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Croyance : On ne dit pas que Dieu peut avoir un fils ni qu’Il ne peut pas avoir un fils

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur décembre 16, 2010
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A la question : Est-ce que Dieu est capable d’avoir un fils, il est interdit de répondre oui et il est interdit de répondre non. La réponse est plutôt :

Avoir un fils est impossible au sujet de Dieu.

Ce qui est impossible selon la raison est ce dont la raison n’en conçoit pas l’existence.

La puissance de Dieu est l’attribut par lequel Il agit sur tout ce qui est possible selon la raison.

Ce qui est possible selon la raison est ce dont la raison en conçoit aussi bien l’existence que l’inexistence.

La fonction de l’attribut de la puissance est de donner l’existence à ce qui n’existait pas et d’anéantir ce qui existe.

Le fait d’avoir un fils est quelque chose d’impossible selon la raison, qui n’admet pas l’existence.

La puissance de Dieu ne concerne pas ce qui n’admet pas l’entrée en existence.

La puissance de Dieu ne concerne pas ce dont l’existence est obligatoire.

Ce dont l’existence est obligatoire est appelé l’obligatoire selon la raison.

L’existence de Dieu est obligatoire selon la raison.

La puissance de Dieu ne concerne pas DIeu Lui-même.

Pour plus de détail, voici ce qu’un grand savant a écrit à ce sujet :

La puissance

La puissance sur toute chose, c’est-à-dire sur tout ce qui est possible selon la raison, est obligatoire selon la raison s’agissant de Allah ta^ala. Ce qui est impossible selon la raison n’est donc pas concerné par la puissance car cela n’accepte pas l’existence et ne peut donc pas être sujet à la puissance. Celui qui a contredit sur cette question c’est Ibnou Hazm. Ainsi, il a dit : (Certes Allah ^azza wa jall est puissant à avoir un fils, car s’Il ne l’était pas, Il serait impuissant). Et ce qu’il a dit n’est pas nécessaire selon la raison car avoir un fils est impossible s’agissant de Allah et ce qui est impossible selon la raison n’est pas concerné par la puissance. Or si la puissance ne concerne pas une chose, c’est (1) tantôt à cause de l’inaptitude à réaliser cette chose et ceci est valable s’agissant des créatures, (2) tantôt parce que cette chose n’accepte pas l’entrée en existence du fait qu’elle est impossible selon la raison ou bien obligatoire selon la raison. Pour ce qui est impossible selon la raison, la non-possibilité de son entrée en existence est claire. Quant à ce qui est obligatoire selon la raison, il n’accepte pas le début à l’existence car son existence est éternelle exempte de début. Il y a une différence entre l’existence et l’entrée en existence. L’existence englobe aussi bien l’existence de toute éternité que l’existence ayant un début et chacune d’elles s’appelle existence. Mais l’entrée en existence est l’existence ayant un début. Ce qui est obligatoire selon la raison, c’est Allah et Ses attributs. Ainsi, Allah Son existence est obligatoire selon la raison ; Son existence est éternelle exempte de début et Ses attributs sont éternels exempts de début. On ne dit pas de Allah, ni d’un de Ses attributs, qu’Il entre en existence car leur existence est exempte de début. Ainsi donc, lorsque nous disons que l’obligatoire n’accepte pas l’entrée en existence, cette parole est correcte mais elle n’est pas évidente d’accès à la compréhension des débutants dans la science de la croyance. Quant à celui qui a de la pratique, ce qu’elle vise est clair.

L’incapacité, c’est le premier des deux cas qui est exclu s’agissant de Sa puissance ta^ala, et non le deuxième cas. Ainsi, il n’est pas permis de dire que Allah est puissant à ce sujet ni qu’Il est incapable. Certains ont dit : de même qu’on ne dit pas à propos de la pierre qu’elle est savante ou ignorante.

        De même, on répond ainsi à la parole de certains irréligieux qui disent : (Est-ce que Allah est capable de créer un dieu pareil à Lui ?). En cette parole, il y a le fait de rendre possible une impossibilité rationnelle. La démonstration de ceci, c’est que Allah est éternel exempt de début et s’Il avait un pareil, celui-ci serait lui aussi éternel exempt de début et ce qui est éternel exempt de début n’est pas créé car il existe de toute éternité, comment alors l’existant de toute éternité serait-il créé !

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Biographie : L’Imam Zaynou l-3Aabidiin As-Sajjaad

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur décembre 13, 2010
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L’Imam As-Sajjad Zaynou l-^Abidin

 

Sa  biographie

 

Il s’appelle ^Aliyy fils de Al-Houçayn, fils de ^Aliyy Ibnou Abi Talib, que Allah les agréé tous, connu sous le surnom de Zaynou l-^Abidin, il était surnommé également Abou l-Houçayn et d’autres ont dit Abou Mouhammad.

Al-Houçayn, que Allah l’agréé, n’a pas d’autres descendants qu’à partir des descendants de Zaynou l-^Abidin.

Sa mère était une esclave qui s’appelait Ghazalah tout comme Ibnou Sa^ad l’a rapporté dans  » At Tabaqat« .

Ibnou Qoutaybah a dit dans son livre « Al Ma^arif  » que la mère de Zaynou l-^Abidin est de la région de Sindih et qui s’appelle Soulafah et d’autres ont dit Ghazalah.

Il a été rapporté dans le livre « Wa fayatou l ^ayan  » de Ibnou Khoulikan que sa mère Soulafah était la fille de Yazdajrd, le dernier des rois perses.

Et Ibnou Sa^ad rapporté dans « AtTabaqat » que ^Aliyy fils de Al-Houçayn était avec son père et il avait alors vingt-trois ans, il était malade allongé sur son lit, lorsque Al-Houçayn, ^alayhi sallam, a été assassiné Choummar Ibnou Dhiyy l-Jouchana a dit :

« -Tirez sur cet homme !

C’est alors qu’un de ses compagnons lui a dit

Soubhanallah ! ! Veux tu que l’on tue un jeune homme qui est malade, qui n’a pas combattu ?

Et ^Oumar Ibnou Sa^ad a dit

-Ne faites aucun mal à ces femmes ni à ce malade. »

C’est ainsi qu’il a échappé au fait d’être tué lorsque son père Al-Houçayn a été tué.

Sa science et son ascèse, sa piété

L’imam Zaynou l-^Abidin fait partie des maîtres des successeurs des compagnons.

AzZouhriyy a dit :

« -Je nain pas vu un seul hachimite qui soit meilleur que lui et je n’ai vu personne qui ait plus de science que lui. Il était, que Allah l’agréé, lorsqu’il s’apprêtait à faire le woudou, son visage devenait jaune.

Sa famille lui disait :

« -Qu’est ce qui te prend lorsque tu veux faire le woudou?

Il a dit:

-Je ne savais pas pour Qui je compte me lever. » ( C’est-à-dire lorsqu’il s’apprête à faire la prière)

Il a été rapporté un jour qu’un incendie a éclaté dans la maison dans laquelle se trouvait ^Aliyy fils de Al-Houçayn, alors qu’il était en prosternation, les gens s’étaient mis à lui dire :

« -O, toi le fils de la fille du Messager de Allah, O, toi le fils de la fille du Messager de Allah, au feu!! ! »

Mais il n’a pas relevé la tête jusqu’à ce que le feu ait été éteint et il a été dit :

« -Qu’est ce qui t’a détourné de ce feu ?

-C’est l’autre feu qui m’en a détourné a t’il répondu. (Il fait allusion au feu de l’enfer.)

Un jour un homme était venu à lui alors qu’il était avec ses compagnons dans la mosquée, il n’a pas laissé une seule mauvaise parole sans qu’il le lui ait dite et Zaynou l-^Abidin se taisait.

Par la suite, cet homme était reparti lorsque la nuit était venue, il est venu à la porte de cet homme et lui  a dit :

« -Ô, mon frère, si tu étais véridique en ce que tu m’as dit, que Allah me pardonne et si tu étais menteur, que Allah te pardonne. »

Puis il est reparti. C’est alors que cet homme est sorti et l’a suivi par derrière et s’est mis à pleurer tant que Zaynou l-^Abidin a eu de la compassion pour lui.Cet homme lui a dit :

« -Ne me méprends pas. Je ne reviendrais plus à faire quelque chose que tu n’aimes pas .

-Et toi je te pardonne pour tout ce que tu m’as dit. »

Sa générosité

L’imam As-Sajjad Ibnou l-^Abidin, que Allah l’agréé, était généreux, il prodiguait le bien, il était bienfaiteur.

Ibnou l-Jawziyy a rapporté dans «  Sifatou AsSafawah » d’aprés Mouhammad fils de Is-haq il a dit : « Il y avait des gens à Médine qui vivaient et ils ne savaient pas d’où leur parvenait leur subsistance; lorsque ^Aliyy fils de Al-Houçayn était mort ils ne retrouvaient plus ce qu’il leur était donné de nuit et il est rapporté que leur nombre était de cent familles de Médine.

Et lorsque venait à lui un mendiant pour lui demander quelque chose, il lui faisait bon accueil et lui disait :

-Bienvenue à celui qui transporte mes provisions pour l’au-delà ! »

Et un des fils de ^Amr Ibnou Yasir a rapporté :

« Il y avait un jour chez ^Aliyy fils de Al-Houçayn des invités qui avaient demandé à l’un de ses serviteurs à ce qu’il leur ramène rapidement de la viande cuite dans le four. C’est alors que le serviteur était venu en courant et la brochette -le fer sur lequel était mis les bouts de viande- ( On dit plutôt la broche, non?) était tombée de sa main sur l’un des enfants de ^Aliyy qui l’a atteint dans sa tête et il en est mort c’est alors que ^Aliyy a dit à ce serviteur :

« -Tu es libre, parce que tu n’as pas fait exprès ; »

Et il l’a amené avec lui dans le convoi funéraire de son fils.

 Un jour il a rendu visite à Mouhammad fils de Houssama fils de Zayd lors de sa maladie et Mouhammad s’était mis à pleurer. Zaynou l-^Abidin lui a dit:

« -Qu »est ce qui t’arrive?

-Je suis endetté.

-De combien?

-Quinze mille dinars.

C’est alors que Zaynou l-^Abidin lui a dit:

-C’est moi qui me charge de les rembourser. »

Sa modestie.

^Aliyy fils de Houçayn était, que Allah l’agréé, modeste. Lorsqu’il marchait sa main ne dépassait pas sa cuisse et il ne marchait pas avec arrogance et fierté. Lorsqu’il se levait pour accomplir la prière il était pris de tremblements il lui était dit :

« -Qu’est ce qui t’arrive ?

-Vous ne savez pas pour Qui je me lève et Qui j’invoque. »

Il s’asseyait, que Allah l’agréé, dans l’assemblée de ‘Aslam, l’esclave affranchi de ^Oumar, que Allah l’agréé. C’est alors qu’un homme de Qouraych lui a dit:

« -Tu laisses l’assemblée de Qouraych et tu tiens l’assemblée avec un esclave de Bani ^Oudayy !

C’est alors que ^Aliyy lui a dit:

-Mais la personne s’asseoit là où elle profite. »

Et Yazid Ibnou Hazim a dit :

« -J’ai vu ^Aliyy fils de Al-Houçayn et Soulayman fils de Yasar s’asseoir dans Ar-Rawdah (c’est-à-dire entre la tombe du Prophète et le minbar du Prophète dans la mosquée du Prophète) Ils discutaient de sujets utiles jusqu’à addouha et ils révisaient la science de la religion lorsqu’ils voulaient se lever alors ^Abdoul-Lah fils de Abou Salamah leur récitait une sourah du Qour’an. Lorsqu’il terminait, ils faisaient des invocations .

Les faits remarquables de l’imam Zaynou l-^Abidin

 

 Ibnou Qoutaybah a rapporté dans “Al ma^arif”:

« ^Aliyy fils de Al-Houçayn avait affranchi une femme esclave qui lui appartenait puis il l’a épousé. C’est alors que  ^Abdoul-Malik Ibnou Marwan lui a envoyé une lettre pour le blâmer pour ce qu’il a fait  et Zaynou l-^Abidin lui a écrit sa réponse en lui disant:

« Vous avez certes un excellent modèle en la personne du Messager de Allah        , qui avait affranchi Safyah la fille de Khouyay fils de ‘Akhtab puis il l’avait épousé et il a affranchi Zayd, le fils de Kharithah et il lui a donné en épouse la fille de sa tante paternelle  Zaynab bintou Jahch »

Zaynou l-^Abidin était extrêmement bienfaisant envers sa mère tant qu’il évitait de manger dans le même récipient que sa mère de crainte que sa main ne prenne le morceau qu’avait vu en premier sa mère. Et il  accomplissait, que Allah l’agréé, chaque jour et nuit mille rak^ah des prières surérogatoires tant qu’il a été surnommé l’imam As-Sajjad ( c’est-à-dire celui qui se prosterne)

AzZouhriyy a dit également:

« C’était celui des gens de sa famille que l’on avait le plus pour destination et c’était celui d’entre le plus que Marwan Ibnou l-Hakam et ^Abdoul-Malik Ibnou Marwan aimaient »

 

 

Quelques- unes de ses caractéristiques

 

Zaynou l-^Abidin avait un drap de tissu qui s’appelle khaz de couleur jaune qu’il mettait le vendredi et il mettait dans ses pieds des sortes de sandales qui ne sont pas fermées de derrière et qui avait une description particulière Il achetait aussi le tissu de khaz à cinquante dinars, il passait dans ce tissu là l’hiver puis il revendait ce tissu et donnait en aumône le prix. Il passait l’été dans deux vêtements, des habits d’Egypte qu’il achetait à un dinar et il mettait de temps en temps d’autres vêtements. Il mettait sur sa tête une ^imamah (un turban) et il laissait l’extrémité du turban dépasser derrière son dos. Il mettait du baume ou du parfum aprés le ghousl lorsqu’il voulait entrer en rituel. Il rassemblait les prières de Adh-dhour et de Al-^asr, ainsi que celle de Al-maghrib et de Al-^icha pendant le voyage.

Ses paroles dans l’exemption de Allah de toute ressemblance avec Ses créatures

 

Zaynou l-^Abidin était sur la croyance du Prophète et de ses compagnons en terme de croyance en l’unicité de Allah et de Son exemption  de l’endroit, de la localisation, de la limite et de la couleur

Le maître  Mourtadah AzZabidiyy le commentateur de « Al-Qamous » a rapporté avec une chaîne de transmission ininterrompue composée de gens qui sont tous de la famille du Prophéte que Zaynou l-^Abidin ^Aliyy fils de Al-Houçayn a dit dans son épître appelé « AsSahifah As- Sajjadiyyah« :

«  Tu es exempt d’imperfection, O Allah Tu n’es pas contenu dans un endroit »

Et Zaynou l-^Abidin, que Allah l’agréé, personne ne l’aidait pour sa purification, il puisait l’eau pour sa purification avant de s’endormir. Lorsqu’il se levait pendant la nuit il commençait par utiliser le siwak ensuite il faisait son woudouet il commençait à faire la prière et il rattrapait les prières surérogatoires qu’il avait manqué la journée, il les rattrapait pendant la nuit puis il était dit: « Mes fils, ceci n’est pas un devoir pour vous (c’est-à-dire d’accomplir les prières surrérogatoires) mais celui d’entre vous qui s’est habitué à une habitude de bien, c’est bien pour lui de persévérer sur cela »

Et il ne délaissait la prière surérogatoire de nuit ni lorsqu’il était résident ni lorsqu’il était voyageur.

On rapporte de lui, qu’il a dit:

«  Je suis étonné de l’orgueilleux arrogant qui la veille était de l’eau mélangée du père et de la mère et demain il sera un cadavre puant. Et je suis étonné du profond étonnement de celui qui doute au sujet de Allah alors qu’il voit les créatures de Allah et je suis étonné du plus profond étonnement de celui qui renie la résurrection alors qu’il voit cette vie présente et je suis étonné de tout l’étonnement pour celui qui oeuvre pour cette résidence qui va à sa fin et alors qu’il sait qu’il y aura une résidence qui sera éternelle sans fin.»

Et il été rapporté de Abou Ja^far Mouhammad  fils de ^Aliyy Zaynou l-^Abidin qu’il a dit :

« Mon père m’a recommandé certaines choses, il m’a dit :

-Ne tiens pas la compagnie de cinq catégories de personnes ne leur parle pas et ne les accompagne pas sur le chemin.

Je lui ai dit:

-Je me sacrifies pour toi, ô mon père qui sont donc ces cinq personnes?

Il m’ a dit:

-Ne tiens pas la compagnie du grand pécheur car il est capable de te vendre pour une bouchée ou moins que cela.

Je lui ai dit:

-Père qu’est ce qui est moins qu’une bouchée ?

-Il souhaite obtenir la bouchée et il ne l’obtient pas.

-Père et qui est donc la deuxième de qui je ne tiens pas la compagnie ?

-Ne tiens pas la compagnie de celui qui est avare car il est capable de prendre de toi et de te rendre encore plus dans le besoin que lorsque tu l’avais connu.

-Père et qui est donc la troisième personne?

-Ne tiens pas la compagnie du menteur car il est comme le mirage: il éloigne de toi celui qui est proche et te rapproche celui qui est loin

-Père et qui est donc le quatrième?

-Ne tiens pas la compagnie de celui qui est stupide car il veut t’être utile et il va te nuire

-Père et qui est donc le cinquième?

-Ne tiens pas la compagnie de celui qui rompt les liens avec ses proches parents car j’ai vu que dans le Livre de Allah il est maudit à trois reprises »

Au sujet du mérite de la famille du Prophète

 

 Il a été dit au sujet des mérites de la famille du Prophète beaucoup de poésie et parmi ce qui est rapporté c’est que Hicham fils de ^Abdoul-Malik a accompli le pèlerinage avant d’être chargé du califat. Il a essayé d’embrasser la pierre noire mais il n’a pas pu, c’est alors que Zaynou l-^Abidin ^Aliyy  fils de Al-Houçayn était venu, les gens se sont alors écartés, éloignés pour qu’il puisse embrasser la pierre noire. Des gens ont dit à Hicham:

« -Qui est donc cet homme ?

Il a dit:

-Je ne le connais pas »

C’est alors que Al-Farazdaq, le poète a dit :

« -Moi, je le connais. Et il s’est mis à dire de la poésie (en arabe qui est très belle, qui signifie en français) :

 

Cet homme est le fils du meilleur de tous les esclaves de Allah

           C’est lui le pieux, le pur, celui qui est illustre

La terre reconnaît son pas

            Et la maison sacrée le reconnaît

Tout comme ceux qui ne sont pas en rituel de pèlerinage

            Et ceux qui sont en rituel de pèlerinage

C’est lui qui, lorsque sa belle main a touché le noir de la Ka^bah

             Lorsqu’il va l’embrasser

Lorsque Qouraych le voit celui qui parle en leur nom dit

             C’est à l’honneur de cet homme que tout l’honneur aboutit

Si les gens de la piété sont énumérés

           Les gens de la famille seront leurs imams

Ou s’il a été dit : « Qui sont les meilleurs gens de la terre? »

              Il sera dit: “Ce sont eux”

 Cet homme, c’est le fils de Fatimah, si tu l’ignores

             C’est son grand-père qui était le dernier des prophètes de Allah

Mais ta parole: “Qui est cet homme? », ne lui nuie pas

             Les arabes connaissent celui que tu n’as pas connu

Tout comme les non arabes

             Il est modeste et pudique

Tellement il inspire de respect, les gens ne parlent

             Que lorsqu’il sourit”

 

 

Son décès, ^alayhi s-salam

Ses mérites et les faits remarquables de sa vie, que Allah l’agréé, sont beaucoup plus nombreux que d’être énumérés ici.

Il a été dit qu’il est mort en 99 de l’hégire et d’autres ont dit 92 de l’hégire à Médine.

Il a été enterré à Al-Baqi^ dans la tombe de son oncle paternel Al-Haçan fils de ^Aliyy sous la coupole où il y a la tombe de Al-^Abbas, que Allah les agréé tous.

Que Allah te fasse miséricorde, Ô toi l’Imam, l’ascète, le saint, le vertueux, que Allah te fasse miséricorde, tu étais véritablement Zaynou l-^Abidin (c’est-à-dire la parure des adorateurs) et que Allah nous accorde l’intercession de ton grand-père, salla Lahou ^alayhi wa sallam.

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Biographies : Le Chaykh Abdou lLaah Al-Harariyy

LE CHAYKH 3ABDOU L LAAH AL-HARARIYY

Son nom et sa naissance :

Il est l’honorable savant, le modèle des experts en authentification et le doyen de ceux qui examinent scrupuleusement la compatibilité des textes, celui qui est à la tête des savants qui œuvrent pour la religion, l’Imam, le Mouhaddith, le pieux ascète, le vertueux, celui qui persévère dans l’adoration, celui qui possède les dons éminents, le Chaykh Abou ^Abdi r-Rahman ^Abdou l-Lah fils de Mouhammad fils de Youçouf fils de ^Abdou l-Lah fils de Jami^ Al-Harariyy Ach-Chaybiyy Al-^Abdariyy, le Moufti (Jurisconsulte) de Harar. Il est né dans la ville de Harar, aux environs de l’an 1328 de l’Hégire (1910).

Son évolution et ses déplacements :

Il a grandi dans une famille modeste, aimant la science de la religion et les gens de science. Il a donc appris le Qour’an honoré avec mémorisation, psalmodie et maîtrise à l’âge de sept ans, puis il s’est entièrement consacré à puiser dans les océans de la science. Il a ainsi appris par cœur un certain nombre de manuels de base dans différents domaines de la science. Puis il a accordé son attention à la science du Hadith et a ainsi appris par cœur les six livres et d’autres encore, avec leurs chaînes de transmission, à tel point qu’il a été autorisé à donner des avis de jurisprudence et à transmettre le Hadith alors qu’il n’avait pas même dix-huit ans.

Il s’est distingué à travers toutes les régions de l’Ethiopie et de la Somalie en surclassant ses pairs dans la science de la biographie des hommes de la transmission du Hadith et de leurs niveaux respectifs. Il s’est également distingué par la mémorisation des manuels de base et l’approfondissement des sciences de la Sounnah, de la langue, de l’exégèse, de l’héritage et d’autres encore, à tel point qu’il n’est pas de science islamique connue qu’il n’ait étudiée et dans laquelle il ne soit compétent.

Son intelligence et sa mémoire exceptionnelle lui ont permis d’approfondir sa connaissance dans le fiqh Chafi^ite, les règles fondamentales de constitution du fiqh selon Ach-Chafi^iyy et les points de différence d’avis dans l’école. C’est également le cas dans le fiqh ma1ikite, hanafite et hanbalite, à tel point qu’il est devenu celui que les gens désignent et recommandent de visiter et auprès de qui les gens des contrées éthiopiennes et somaliennes se rendaient, jusqu’à ce qu’on lui accorde le poste de Moufti de Harar et de ses environs.

Il a appris le fiqh chafi^ite, les règles fondamentales de constitution selon Ach-Chafi^iyy et la grammaire arabe de plusieurs savants et maîtres parmi lesquels il y a le savant et maître le Chaykh Mouhammad Siraj Al-Jabartiyy le Moufti de l’Ethiopie. Il a appris les sciences de la langue arabe entre autres Chaykh et en particulier, du Chaykh Ahmad Al-Basir.

Il a étudié le fiqh des trois autres écoles ainsi que leurs règles fondamentales de constitution de plusieurs savants parmi lesquels il y a le Chaykh Mouhammad Al-^Arabiyy Al-Façiyy. Il a appris la science de l’exégèse du Chaykh Charif Al-Habachiyy, dans sa ville Jimmah, et il a pris la science du Hadith et les sciences attenantes de très nombreux savants. Parmi les plus honorables d’entre eux il y a le Chaykh Abou Bakr Mouhammad Siraj Al-Jabartiyy, Moufti de l’Ethiopie et le Chaykh ^Abdou r-Rahman ^Abdou l-Lah Al-Habachiyy ainsi que d’autres.

Puis il est parti vers La Mecque et ses savants avec lesquels il a fait connaissance. Parmi eux le Chaykh Mouhammad Yaçin Al-Fadaniyy. I1 a aussi fait partie de l’auditoire du Chaykh Mouhammad Al-^Arabiyy At-Tabban. Il a aussi rencontré le Chaykh vertueux, le Mouhaddith et spécialiste de la récitation du Qour’an Ahmad ^Abdou l-Mouttalib, Chaykh des spécialistes des sciences de la lecture du Qour’an à la mosquée de La Mecque. Il a appris de lui les quatorze versions de lecture ainsi que davantage de science du Hadith et il a obtenu de sa part une licence.

Il est parti par la suite à Médine l’Illuminée où il a établi des liens avec ses savants et où il a appris encore du Hadith du Mouhaddith le Chaykh Mouhammad fils de ^Aliyy AsSiddiqiyy Al-Bakriyy Al-Hanafiyy qui l’a autorisé à transmettre le Hadith.

Puis, il s’est dirigé vers Damas. Les habitants de la ville lui ont fait bon accueil, d’autant que venait de décéder le Mouhaddith, le Chaykh Badrou d-Din Al-Haçaniyy, que Allah lui fasse miséricorde. Puis, lorsqu’il a habité Damas, il a appris du Chaykh Mahmoud Fayiz Ad-Dir^ataniyy, le résident à Damas et son spécialiste de la lecture du Qour’an. Puis il s’est déplacé dans le pays du Cham. Sa renommée n’a cessé de croître, les savants du Cham ainsi que les étudiants le fréquentaient assidûment, il a donc fait connaissance avec ses savants et ils ont tiré profit de sa science. Ils ont témoigné de son mérite et ont reconnu son haut degré dans la science. Il est devenu célèbre dans le pays du Cham comme étant « le successeur du Chaykh Badrou d-Din Al-Haçaniyy » et comme étant « le Mouhaddith du pays du Cham ». Par ailleurs, de nombreux savants et spécialistes du fiqh du Cham lui ont rendu hommage, parmi eux le Chaykh Abou l-Yousr ^Abidin, Moufti de la Syrie, le Chaykh Nouh de la Jordanie, le docteur Al-Halwaniyy, Chaykh des spécialistes de la lecture du Qour’an en Syrie. De même le Chaykh ^Outhman Sirajou d-Din de la descendance du Chaykh ^Ala‘ou d-Din, maître des Naqchabandiyy en son temps, a fait son éloge et une correspondance fraternelle et scientifique s’est établie entre eux. Ont fait son éloge également le Chaykh ^Abdou l-Karim Al-Bayyariyy, l’enseignant à la mosquée Al-Hadra Al-Kaylaniyyah à Bagdad, le Chaykh Mouhammad Zahid Al-Islambouliyy, le Chaykh Mouhammad Al-Hanafiyy qui est l’un des plus célèbres savants turcs œuvrant actuellement dans ces contrées, les deux Chaykh ^Abdou l-Lah et ^Abdou l-^Aziz Al-Ghoummariyy qui sont les deux Mouhaddith des contrées marocaines, le Chaykh Mouhammad Yaçin Al-Fadaniyy le Mecquois, Chaykh du Hadith et des chaînes de transmission à l’Institut des sciences de religion à La Mecque honorée (Dar Al-^ouloum ad-Diniyyah). De nombreuses autres personnalités lui ont encore rendu hommage.

Il est arrivé à Beyrouth en l’an 1370 de l’Hégire (1950). Il a été l’hôte des plus grands Chaykh de cette ville, tels le Chaykh le Qadi (Juge) Mouhyi d-Din Al-^Ajouz, le Chaykh et Conseiller Mouhammad Ach-Charif. Le Chaykh Baha‘ou d-Din Al-Kilaniyy s’est réuni avec le Chaykh ^Abdou l-Lah chez le Chaykh Mouhammad Ach-Charif et il a tiré profit de lui dans la science du Hadith.

Le Chaykh Moukhtar Al-^Alayli, l’ancien responsable de la fatwa, que Allah lui fasse miséricorde, s’est réuni avec le Chaykh ^Abdou l-Lah et a reconnu son mérite et son haut degré dans la science. Il a préparé la prise en charge de son installation à Beyrouth par Dar Al-Fatwa, afin qu’il puisse se déplacer dans les différentes mosquées pour y diriger des assemblées de sciences, et ceci par une autorisation écrite du Chaykh Moukhtar.

 

Il est décédé que Dieu lui fasse miséricorde le mois de Ramadan de l’année 1429 H 2008. Il est enterré à Beyrouth.


1- Al-Harariyy : de Harar, région de la corne africaine (Ethiopie) ayant une histoire islamique glorieuse et qui a vu naître sur son sol beaucoup de savants et de saints.

2- Al-^Abdariyy : de la descendance de ^Abdou d-Dar, qui est une branche de la tribu de Qousayy fils de Kilab, le quatrième arrière-grand-père du Prophète

3- Hadith -Tradition prophétique – : parole, fait ou événement rapporté du Prophète ou de ses compagnons, que Allah les agrée.

4- Les six livres sont les recueils de Hadith les plus importants de la Tradition : AI-Boukhariyy, Mouslim, An-Naça‘iyy, Abou Dawoud, At-Tirmidhiyy, Ibnou Majah.

5- Fiqh : science de la jurisprudence des lois de l’Islam.

6- Chafi^ite : relatif à Ach-Chafi^iyy, le grand savant Qouraychite, l’un des plus illustres jurisconsultes musulmans, que Allah lui fasse miséricorde, il a pris la science de l’Imam Malik à Médine et ce dernier l’a autorisé à donner des avis de jurisprudence alors qu’il n’avait que quinze ans. Puis, il est parti en Irak et il a appris chez les élèves de l’Imam Abou Hanifah. Il a rencontré l’Imam Ahmad que Allah leur fasse miséricorde à tous.

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Noter prophète : Les manifestations de l’amour du Salaf et des Imams illustres pour le Prophète

Les manifestations de l’amour du Salaf et des Imams illustres pour le Prophète

 

Il y a eu beaucoup de nouvelles qui ont été rapportées du Salaf vertueux (c’est-à-dire les musulmans des trois premiers siècles de l’Hégire) et des Imams illustres qui indiquent leur profond amour pour leur prophète et le fait qu’ils se languissaient de lui. Le prophète a dit : « min ‘achaddi ‘oummati li houbban ‘ounasoun yakounouna ba^di yawaddou ‘ahadouhoum law ra’ani bi ‘ahlihi wa malihi » ce qui signifie : « les gens de ma communauté qui m’aimeront le plus, ce sont des gens qui vont venir après moi. L’un d’entre eux serait prêt à sacrifier sa famille et ses biens pour me voir » et le prophète a dit dans un autre hadith : « wadidtou law ra’aytou ahbabi » ce qui signifie : « j’aurai souhaité voir mes bien-aimés ». Les compagnons lui ont dit : « mais ne sommes-nous pas tes biens aimés ô messager de Allah ? ». Il a répondu : « ‘antoum ‘ashabi, ‘ahbabi al-ladhina ya’touna min ba^di yawaddou ‘ahadouhoum ‘an law ra’ani bi ‘ahlihi wa malih » ce qui signifie : « vous, vous êtes mes compagnons, mais mes bien-aimés ce sont ceux qui viendront après moi. L’un d’entre-eux serait prêt à sacrifier sa famille et ses biens pour me voir ».

 

Parmi les paroles rapportés du Salaf vertueux, les paroles et les nouvelles qui manifestaient leur amour pour leur prophète, et le fait qu’ils étaient attachés à lui durant sa vie et après sa mort c’est que ^Amr ibnou l-^As a dit : « il n’y avait personne que j’aimais plus que le messager de Allah ». D’après ^Abdah, la fille de Khalid ibnou Ma^dan elle parlait de son père et elle disait : « Khalid n’allait pas dormir sans citer son profond amour pour le messager de Allah, pour ses compagnons, qu’ils soient mouhajiroun (émigrants) ou ‘ansar (partisans). Il les mentionnait et il disait : ce sont eux ma famille, ce sont eux mon clan, c’est à eux que mon cœur s’attendrit. Je me languis d’eux. O Seigneur fais que je les rejoigne rapidement, et il disait cela jusqu’à dormir ». Il a été rapporté qu’une femme des ‘ansar, des partisans, c’est-à-dire des musulmans de Médine a apprit que son père, son frère et son mari ont été tués le jour de la bataille de ‘Ouhoud, ils étaient auprès du messager de Allah. Elle a dit : « comment vas le messager de Allah ? ». On lui a répondu : « il va bien par la grâce de Allah, il va comme tu le souhaites ». Elle a dit alors : « montre-le moi que je puisse le voir » et quand elle a vu le prophète, elle a dit : « toute épreuve après toi est comme rien du tout ». Un jour ^Aliyy ibnou Abi Talib, que Allah l’honore davantage, a été interrogé : « comment vous aimiez le messager de Allah ? ». Alors notre maître ^Aliyy, que Allah l’agrée, a répondu : « par Allah, nous l’aimions plus que nos biens, plus que nos enfants, plus que nos parents, plus que nos pères et mères et plus que l’eau fraîche pour celui qui est assoiffé ». D’après Zayd ibnouAslam, il a dit : « ^Oumar ibnou l-Khattab, que Allah l’agrée était sorti faire son inspection de nuit (il avait instauré une bonne innovation, c’est qu’il sortait de nuit et inspectait les musulmans : comment est l’état des musulmans, il regardait s’il y avait quelqu’un à qui il manquait quelque chose, c’était une innovation qu’il avait instauré, que le sultan, le calife, le responsable sorte et inspecte les gens la nuit pour voir s’il ne leur manque pas quelque chose. De nos jours certains parents peut-être n’inspectent même pas leurs enfants au lit pour voir s’ils sont bien couvert ou pas. Lui il sortait de chez lui et il passait et contrôlait les gens). Alors il a vu une lumière allumée dans une maison et une vieille femme qui était en train de filer de la laine et elle disait de la poésie. Elle disait :

^ala Mouhammadin salatou l-‘abrar

salla ^alayhi ttayyibouna l-‘akhyar

qad kounta qawwaman boukan bi l-‘as-har

ya layta chi^ri wa l-manaya ‘atwar

hal tajma^ouni wa habibi d-dar

 

Que Allah honore et élève d’avantage le prophète Mouhammad

Ce sont les bons et les meilleurs qui ont fait des invocations en sa faveur

Puis dans sa poésie elle s’adressait au prophète et elle disait :

Tu veillais les nuits en pleurant par crainte de Allah

Quand est ce que la mort viendra et je pourrai venir te rejoindre

 

Notre maître ^Oumar que Allah l’agrée s’est assis et s’est mis à pleurer. Il a demandé qu’elle parle avec lui.

 

Il a été rapporté que le compagnon glorieux ^Abdou l-Lah, fils de ^Oumar ibnou l-Khattab, que Allah les agrée tous les deux, une fois sa jambe s’est comme paralysée. On lui a dit : « cite la personne que tu aimes le plus, tu guériras ». Alors il a dit : « Ya Mouhammadan », il a appelé le prophète. C’est alors qu’il guérit sur le coup.

 

Information utile : L’imam Al-Boukhariyy dans son livre al-‘adabou l-moufrad, a dit qu’il était permis d’appeler le prophète après sa mort en disant « Ya Mouhammad », « Ô Mouhammad ».

 

Ibnou s-Sounniy a également cité cela dans son livre ^amalou l-yawmi wa l-laylah. Le texte de ce qu’a rapporté Al-Boukhariyy dans al-‘adabou l-moufrad, son livre, il a dit : « la jambe du fils de ^Oumar s’est comme paralysée. Un homme lui a alors dit : cite la personne que tu aimes le plus, celle qui est le plus cher pour toi. Il a dit : « Ya Mouhammad », « Ô Mouhammad ». Cette quasi-paralysie de sa jambe, c’est-à-dire que sa jambe c’est comme si elle n’a plus de sensibilité, ce n’est pas le simple fourmillement. Certains ne comprennent pas ce hadith, ils pensent que c’est comme si la jambe se met à fourmiller, mais ce n’est pas le simple fourmillement de jambe, c’est une quasi-paralysie, la jambe ne sent plus rien. Lorsque Bilal Al-Habachiy que Allah l’agrée, qui était le mou’adh-dhin, celui qui appelait à la prière pour le messager, quand il était près de mourir, sa femme s’est mise à dire : « Ô qu’il est grand mon chagrin », parce qu’elle voyait que son mari était prés de mourir. C’est alors que Bilal lui a répondu : « qu’il est grand mon bonheur : Demain je vais rejoindre mes bien-aimés, Mouhammad et ses compagnons ».

Il a été rapporté qu’une femme avait dit à ^A’ichah, que Allah l’agrée, elle lui avait dit après le décès du prophète élu : « montre-moi la tombe du messager de Allah ». ^A’ichah a alors dévoilé la tombe et c’est alors que cette femme s’est mise à pleurer en face de la tombe honorée jusqu’à ce qu’elle soit morte tellement elle se languissait du prophète et l’aimait.

 

Parmi les nouvelles qui nous sont parvenues au sujet de l’immense amour que les compagnons éprouvaient envers leur prophète, et comment ils faisaient tout pour qu’il ne lui arrive aucun mal, aucune nuisance : lorsque les gens de La Mecque, qui étaient à l’époque encore mécréants, ont emmené Zayd ibnou d-dathnah, ils l’ont fait sortir de al-haram, l’enceinte sacré de La Mecque pour le tuer alors que Zayd était un compagnon du prophète. Abou Soufiyan ibnou Harb qui était mécréant lui a dit : « je te demande par Allah ô Zayd, est-ce que tu aurais aimé que Mouhammad soit à ta place maintenant entre nos mains et qu’on lui tranche le cou et que toi tu sois parmi les gens de ta famille, tranquille ? ». Alors Zayd, que Allah l’agrée lui a répondu : « Par Allah, je ne voudrai pas que Mouhammad, qui est à la place où il est maintenant, je ne voudrai même pas qu’il soit touché par une épine. Alors que moi je serai assis avec les gens de ma famille ». Et Abou Soufiyan a dit : « je n’ai pas vu des gens qui aimaient plus quelqu’un que les compagnons de Mouhammad qui aimaient le prophète Mouhammad ».

Ce qui nous indique le grand attachement des compagnons, leur grand amour pour le messager éminent, il y a ce qui s’est passé lors de la bataille de ‘Ouhoud. Lorsque les archers (ceux qui devaient être positionnés pour couvrir les musulmans qui combattaient. Le Prophète les avait placés sur une hauteur, le mont des archers jabalou r-roumat, ils étaient là normalement pour surveiller que les musulmans ne soient pas attaqués par derrière) avaient contredit la parole du prophète, ils avaient quitté leurs positions alors que le prophète leur avait dit ce qui signifie : « même si vous voyez que nous sommes en train de gagner la bataille, vous ne quittez pas vos positions » et eux ont désobéi, ils ont quitté leurs position. C’est alors que les musulmans n’ont plus été couverts, et les associateurs sont venus pour les attaquer par derrière. Il y a eu beaucoup de morts parmi les musulmans à cette occasion là. Et à cette occasion, les compagnons du prophète ont manifesté leur grand attachement pour le prophète. Ils étaient devenus comme une forteresse : par leur corps ils avaient constitué comme une forteresse autour du prophète et ils protégeaient le prophète par leurs corps et ils tombaient les uns à la suite des autres sous les flèches des associateurs au point que nombre d’entre eux furent tués à cette occasion là. Tout cela manifestant leur amour pour leur prophète et leur guide éminent et oeuvrant conformément à la parole de Allah : « an-nabiyyou ‘awla bi l-mou’minina min ‘anfousihim » [sourat Al-‘Ahzab / 6].

 

Parmi ce qui est rapporté également concernant le sacrifice des compagnons, que Allah les agrée, le sacrifice qu’ils ont fait pour leur prophète, ils sacrifiaient leurs âmes et leurs corps le jour de la bataille de ‘Ouhoud. Lorsque les gens n’avaient pas écouté la parole du prophète et que parce qu’ils n’avaient pas écouté la parole du prophète ils avaient perdu, mais le prophète il ne perd jamais. On ne dit pas que le prophète a perdu une bataille, le prophète est toujours gagnant. Ce sont ceux qui n’ont pas écouté sa parole qui ont perdu.

 

Le compagnon honorable Abou Talhah, que Allah l’agrée a protégé le prophète et il était debout pour le protéger et porter son bouclier. Il protégeait le prophète avec son propre corps et son bouclier. Et Abou Talhah était un homme adroit dans le lancer. Le prophète surveillait la bataille mais Abou Talhah lui disait : « s’il te plait ne te découvre pas sinon tu risques d’être atteint par une flèche. Je préfère que ce soit moi qui meurt et pas toi ».

 

Abou Doujanah également, que Allah l’agrée, a protégé le messager de Allah par son corps. Son corps était comme un bouclier pour le prophète et les flèches tombaient sur son dos alors qu’il était penché sur le messager de Allah pour le couvrir jusqu’à ce qu’il meure lui et cinq autres avec lui qui protégeaient le messager de Allah par leurs corps. Ils ont sacrifiés leurs âmes pour le prophète et ils ont obtenu la gloire du martyr. Le dernier d’entre eux était ^Amarah ibnou Yazid que Allah l’agrée qui lui aussi protégeait et combattait jusqu’à ce que ses blessures l’aient achevé. Quand ce compagnon était tout plein de blessure et qu’il allait bientôt mourir, le messager de Allah, lui qui a le cœur tendre et miséricordieux a dit aux autres : « ‘adnouhou minni », ce qui signifie : « rapprochez-le de moi » et le prophète a posé la tête de ce compagnon blessé sur son pied honoré et ce compagnon est mort avec sa joue contre la jambe du messager de Allah.

 

Parmi ce qui indique le grand amour des compagnons pour leur prophète et le grand attachement de leur cœur à le voir et le fait qu’ils ne supportaient pas de la quitter, c’est qu’un homme est venu un jour voir le prophète élu et lui a dit : «  Ô messager de Allah je t’aime plus que ma famille et mes biens. Chaque fois que je te cite, je ne peux pas patienter jusqu’à venir te voir. J’ai pensé, le jour où moi je vais mourir et que toi tu vas mourir, j’ai su que toi lorsque tu rentreras au paradis, tu y entreras en haut du paradis avec les prophètes et que si moi j’y rentre je ne t’y verrai pas ». Alors Allah tabaraka wa ta^ala a révélé Sa parole : « wa man youti^i l-Laha wa r-rasoula fa‘oula’ika ma^a l-ladhina ‘an^ama l-Lahou ^alayhim m-mina n-nabiyyina wa ssiddiqina wa ch-chouhada’i wa ssalihina wa hasouna ‘oula’ika rafiqa » [sourat An-Niça / 69], c’est-à-dire dans cette ‘ayah nous comprenons que ceux qui obéissent à Allah et au messager ceux-là seront avec le prophète, les véridiques, les martyrs et les vertueux et quelle meilleure compagnie que la compagnie de ces gens-là.

 

Le prophète a demandé qu’on lui ramène cet homme et il lui a récité cette ‘ayah pour lui égayer le cœur. Dans le hadith de ‘Anas, que Allah l’agrée, le prophète a dit : « man ‘ahabbani kana ma^i fi l-jannah », ce qui signifie : « celui qui m’aime sera avec moi au paradis ».

 

Information utile : le messager de Allah a dit : « al-mar’ou ma^a man ‘ahabb », c’est-à-dire que Allah ta^ala réunit l’homme avec celui qu’il aime s’il fait partie des vertueux. Au jour du jugement, si quelqu’un aimait quelqu’un de vertueux, il sera avec lui au jour du jugement.

 

Parmi les manifestations claires également de l’amour des compagnons envers leur prophète, et que leur cœur était attaché à l’accompagner même après sa mort, il y a ce qu’a rapporté Mouslim que Rabi^ah ibnou Ka^b Al-‘Aslamiy qui avait été un certain moment au service du messager de Allah. Le messager de Allah lui a dit un jour pour le rétribuer, car ce compagnon était à son service : « salni », ce qui signifie : « demande quelque chose je, le ferai » c’est-à-dire par rétribution. C’est alors que ce compagnon a demandé au messager de Allah d’être avec lui au paradis. Le messager de Allah ne l’a pas blâmé pour cela. Il ne lui a pas dit, ce n’est pas bien ce que tu demandes. Mais par modestie, le prophète lui a dit : « ‘aw ghayra dhalik » ce qui signifie : « ou autre chose ». Mais le compagnon lui a dit : « non c’est ce que je veux ». Alors le prophète lui a dit : « fa’a^inni ^ala nafsika bi kathrati s-soujoud », ce qui signifie : « œuvre, accompli beaucoup des prières surérogatoires, peut-être que ce sera une cause pour que tu sois exaucé ».

 

Information utile : ce hadith honoré dans lequel ce compagnon honorable Rabi^ah ibnou Ka^b, que Allah l’agrée avait demandé au messager de Allah d’être avec lui au paradis par rétribution pour son service à lui dans le bas monde. Ce hadith constitue une preuve claire qu’il est permis de demander à autre que Allah ta^ala quelque chose qu’il n’est pas habituel de demander. Il a demandé au prophète d’être avec lui au paradis, il a demandé à autre que Allah. Et lui demander d’être au paradis, ça n’est pas quelque chose d’habituel, les gens habituellement ne demandent pas ça. Donc ce hadith est une preuve qu’il est permis de demander à autre que Allah ce qu’il n’est pas habituel de demander contrairement à ce que disent ces perturbateurs qui renient le tawassoul, les wahhabites ou prétendus salafites. Ils disent le contraire, ils déforment. Ils prétendent qu’il n’est pas permis de demander à autre que Allah et qu’il n’est pas permis de demander ce qui n’est pas habituel. Ils ont ramené des règles de leur tête. Nous, nous suivons le hadith du prophète et des compagnons ou ces gens là ? On suite le prophète et ses compagnons, mais eux c’est comme si leur cœur est voilé, c’est comme si tu parles avec le vent. Ces gens ont ramené une nouvelle religion et avec leur argent ils la diffusent. Ils prennent des jeunes qui n’ont pas vécu dans les pays musulmans, qui n’ont pas appris ou même ceux qui ont vécu dans les pays musulmans et ils les détournent, ils sèment parmi eux leur mauvaise religion. S’ils l’ont propagée, c’est avec l’argent car le fondateur de leur secte wahhabite est apparu il y a plus de 250 ans et il n’a pas réussi à attirer des gens. C’est seulement lorsqu’ils ont découvert du pétrole qu’ils ont réussi à diffuser leur mauvaise croyance et pourtant ils n’ont rien changé, c’est toujours la même chose. Avant ils n’avaient pas d’argent, ils n’avaient pas de client maintenant qu’ils ont l’argent ils trouvent des clients.

Ils disent : « comment tu demandes à quelqu’un qui lui aussi est dans le besoin ?! », c’est soit disant la réplique qu’ils ont trouvée ! Quand on leur dit qu’il est permis de demander à autre que Allah quelque chose qu’il n’est pas habituel de demander, comme ce compagnon, ils disent : « comment tu demandes à quelqu’un qui lui-même est dans le besoin ?! ». La réplique est que le messager de Allah qui lui aussi ne se passe pas de Allah, il a toujours besoin de Allah a dit à son propre serviteur ce qui signifie : « demande-moi ce que tu veux ». C’est le prophète qui a pris l’initiative de lui dire de demander et le compagnon qui connaît certainement la religion de l’Islam mieux que ces wahhabites a demandé. Le prophète ne lui a pas dit : « tu as fait quelque chose de mal, pourquoi tu demandes à quelqu’un qui lui-même est dans le besoin ». Ces gens-là sont très loin de la religion du prophète.

 

Les gens de la vérité, parmi les savants ont dit : « il est permis de demander au prophète qu’il soit vivant ou mort et il est également permis de demander à un saint qu’il soit vivant ou mort. Cela n’est pas contraire à la loi de l’islam et cela ne représente pas  une adoration d’autre que Allah » tout comme le prétendent ces perturbés, ces perturbateurs qui renient le tawassoul. L’adoration comme l’ont définie les linguistes, les spécialistes de la langue, c’est : « ghayatou l-khouchou^i wa l-khoudou^ » c’est-à-dire l’extrême limite de l’humilité, de la crainte et de la soumission. On comprend à partir de là que le simple tawassoul, la simple demande d’aide ou de renfort par le prophète ou par un saint et lui demander qu’il soit vivant ou mort, cela n’est pas une adoration pour celui à qui on demande cela car ce n’est pas une extrême limite d’une soumission, ce n’est pas une forme d’association. Les prophètes et les saints tout comme l’ont dit les savants de la vérité peuvent agir, accomplir certaine chose durant leur vie et après leur mort. Tout cela par la volonté de Allah. Allah ta^ala fait que s’Il veut, ce saint sort de sa tombe, il fait ce que Allah veut qu’il fasse et il revient. N’est ce pas que Allah est sur toute chose tout puissant. Qu’est ce qui empêche cela ? Rien du point de vue de la raison n’empêche cela, rien. C’est quelque chose de possible selon la raison.

 

Parmi ce qui est parvenu au sujet de l’amour des compagnons envers le prophète élu, il y a la visite qu’ils lui font après sa mort et le tabarrouk, c’est-à-dire la recherche des bénédictions par sa tombe honorée, il y a ce qu’à, rapporté Bilal Al-Habachiy, que Allah l’agrée, le mou’adh-dhin du messager de Allah. Il avait quitté Médine l’illuminée après la mort du prophète et il était parti s’installer au pays de Ach-Cham. Il a vu dans son rêve le messager de Allah lui dire dans le rêve ce qui signifie : « tu fais preuve là d’une froideur ô Bilal. Le moment de venir me rendre visite n’est donc pas encore arrivé ». C’est-à-dire que le prophète s’est comme s’il reprochait avec douceur, comme lorsque quelqu’un te dit « il y a longtemps que tu n’es pas venu me rendre visite pourquoi tu ne viens pas ». Bilal, que Allah l’agrée s’est réveillé de son sommeil attristé et touché. Il a pris sa monture et s’est dirigé vers Médine l’illuminée, que Allah honore et élève d’avantage celui qui y réside. Il est parti à la tombe du prophète, il s’est mis à pleurer et à frotter son visage sur la tombe. C’est alors que Al-Haçan et Al-Houçayn, les deux petit-fils du messager de Allah, sont venus et Bilal les a pris contre lui, les a serrés contre sa poitrine en les embrassant. Ils lui ont dit : « nous souhaitons tant entendre à nouveau l’appel à la prière que tu faisais pour le messager de Allah dans la mosquée ». C’est alors que Bilal a fait ce que les petit-fils du prophète lui ont demandé. Il est monté sur le toit de la mosquée du prophète. Il a pris la place qu’il prenait habituellement et quand il a dit Allahou ‘akbar Allahou ‘akbar, Médine a tremblé. Quand il a dit Ach-hadou an-la ‘ilaha illa l-Lah, les gens ont tous remarqué qu’il y avait quelque chose d’inhabituel. Lorsqu’il a dit Ach-hadou anna Mouhammadan raçoulou l-Lah les femmes étaient sorties de chez elles, elles se sont dit « est ce que le prophète a ressuscité ? » et ce jour-là, était le jour où on avait vu le plus les gens pleurer, hommes et femmes à Médine, après le décès du messager de Allah. Cela a été rapporté par le Hafidh Taqiyyou d-Din As-Soubkiyy dans son livre Chifa’ou s-Saqam.

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Le mérite de ceux qui s’aiment les uns les autres par recherche de l’agrément de Allaah

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur avril 22, 2010
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Au jour du jugement, il n’y aura pas d’autre ombre que celle du Trône. Cette terre sera changée. Il ne restera ni montagne, ni crevasse ou vallée. Ceux qui s’aiment par recherche de l’agrément de Allah tabaraka wa ta^ala au jour du jugement seront à l’ombre du Trône. Allah ta^ala déplacera les humains à ce moment-là vers un lieu obscur du côté du pont. Ils seront transportés par la toute puissance de Allah tabaraka wa ta^ala. Et après que la terre aura été changée, Allah les ramènera à nouveau sur cette terre. Il n’y aura pas de ravin, de dépression sur terre. Il n’y aura pas de lieux élevés, ni arbres, ni maisons. Ce jour-là, seul l’acte de la personne pourra la couvrir. Ceux pour qui Allah a voulu le repos et la sauvegarde de la chaleur du soleil ce jour-là, seront à l’ombre du Trône et séparés des gens.

Les gens qui s’aiment dans le bas monde par recherche de l’agrément de Allah et non pour de l’argent, ni pour les désirs, ni pour la proche parenté et uniquement par recherche de l’agrément de Allah, Allah les sauvera de la chaleur du soleil. Cette chaleur que subiront les mécréants fera que leur transpiration leur arrivera jusqu’à la bouche. Leur transpiration ne les dépassera pas. Ils failliront en mourir mais ils n’en mourront pas. Il n’y a pas de mort dans l’au-delà. Quelque soit le châtiment de la personne, elle restera en vie. Elle restera dans sa douleur et il n’y aura pas de mort. Dans le bas monde, si quelqu’un est brûlé par le feu, il meurt. Si on le coupe avec du fer, il meurt. Si on tire dans sa direction une balle en plomb, il meurt. Certains musulmans désobéissants qui seront morts sans se repentir auront également un châtiment mais moindre que celui du mécréant.

Aimez-vous par recherche de l’agrément de Allah veut dire s’entraider sur le bien et pas sur le mal, pas sur le péché. Certains de ceux qui seront à l’ombre du Trône, Allah les fera s’asseoir sur des chaises en lumière. Leurs habits seront de lumière et leurs visages seront rayonnants. S’aimer par recherche de l’agrément de Allah comporte un grand bien, un bien éminent dans l’au-delà. C’est avec la pureté et non pas avec la duperie que l’on y parvient. Certains n’encouragent pas leurs frères au mal, au péché et d’autres non seulement ils ne les encouragent pas mais en plus ils les en empêchent.

Ceux qui s’aiment par recherche de l’agrément de Allah sont ceux qui auront ce haut degré dans l’au-delà. Quant à ceux qui s’aiment pour la désobéissance à Allah, pour les passions ou pour de l’argent, ils n’auront pas ce mérite. Ils auront un châtiment douloureux.

Ce jour-là, chacun fuira l’autre. Ce père, s’il était injuste avec son fils, au jour du jugement, il le fuira afin qu’il ne puisse pas répondre du droit de son fils. Et l’inverse également. Si le fils était injuste envers son père, ce fils fuira son père. Où sera la sauvegarde ? Nécessairement les droits seront rétablis. Pour le mari et la femme également, ainsi que pour le frère avec son frère.

Allah tabaraka wa ta^ala dit :

الأخِلاءُ يومَئذٍ بَعضُهُم لبَعضٍ عَدُوٌّ المُتَّقِين 

ce qui signifie : « Ceux qui étaient compagnons, qui étaient amis dans le bas monde seront des ennemis les uns pour les autres au jour du jugement sauf les pieux, c’est-à-dire ceux qui se sont entraidés pour le bien ».

C’est-à-dire que ceux qui s’attachent à la Loi de Allah parfaitement ne se trompent pas les uns les autres. Mis à part ceux-là, ceux qui s’entraident dans le bas monde sur la désobéissance seront des ennemis les uns pour les autres et ce, quelque soit la force de leur amitié dans le bas monde. Chacun sera un ennemi pour l’autre car il saura là-bas, le résultat de ce qu’ils auront fait.

Allah ta^ala dit :

 وَللهِ الْمَثَلُ الأَعْلَى

ce qui signifie : « Allah a les attributs qui n’ont pas de ressemblance avec les attributs d’autre que lui ».

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Se remettre en cause

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur avril 22, 2010
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La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le maître des Messagers et l’Imam des pieux notre Prophète Mouhammad r,  tous ses frères prophètes messagers et sa famille bons et purs.

Ô vous les gens, délaissez l’insouciance avant que ne vienne à vous la mort.

Ô vous les gens, délaissez l’insouciance avant que ne vienne la mort. Réfléchissez combien vous allez vivre et qu’est-ce que vous avez préparé pour votre tombe et pour votre au-delà ? Jusqu’à quand allez-vous rester dans l’insouciance sans vous préoccuper de l’obéissance envers votre Seigneur ? Qu’attendez-vous ? Que la mort ne vienne soudainement à vous ?!

Jusqu’à quand certains ne feront pas la prière ?

Jusqu’à quand certains ne diminueront pas les paroles ?

Jusqu’à quand certains délaisseront les assemblées de science alors qu’ils en ont besoin ?

Jusqu’à quand certains feront la médisance des musulmans ?

Jusqu’à quand une femme nuira à son mari ? Ne pense-t-elle pas à la parole du Prophète r qui signifie : « Il n’y a pas une femme qui nuit à son mari dans le bas monde sans que l’épouse de son mari parmi les hour Al-^in – les femmes du paradis – ne lui disent « Ne lui nuis pas, que Dieu te rétribue pour le mal que tu lui fais ! Il est comme un intrus chez toi et il va bientôt te quitter pour venir à nous. » »

Elle ne réfléchit donc pas au hadith qui signifie : « Toute femme qui meurt alors que son époux est satisfait d’elle, elle entrera au paradis »

Et au hadith du Prophète qui signifie : « Il n’y a pas une femme qui passe la nuit alors que son mari est en colère contre elle sans que les anges ne la maudissent jusqu’au matin ».

Le Messager éminent, que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré, a dit ce qui signifie : « La personne qui a le plus grand droit sur la femme, c’est son mari. »

Jusqu’à quand des hommes nuisent à leurs épouses sans droit alors que le Messager de Allah r a dit ce qui signifie : « Les meilleurs d’entre vous sont les meilleurs avec leurs épouses et moi je suis le meilleur d’entre vous envers mes épouses. »

Et il a dit ce qui signifie : « Je suis très exigent avec vous concernant le droit des deux plus faibles, la femme et l’orphelin ».

Ne pensent-ils pas à la tombe étroite dans laquelle ils vont descendre qui est la maison de la solitude, la maison des vers ?

Ne réfléchissent-ils pas au sujet du châtiment de l’enfer noir ténébreux ?

Jusqu’à quand lâcherez-vous les brides aux langues pour dire ce qui vous passe par la tête parmi les paroles qui ne comportent pas de bien ?

Quand appliquerez-vous le hadith qui signifie : « Attache-toi au long silence sauf pour dire du bien parce que le long silence chasse le chaytan de toi et t’aide pour ta religion. »

Jusqu’à quand profiterez-vous des félicités, des désirs, des plaisirs de nourritures, des boissons, des habits luxueux, des meubles alors que le Messager a dit ce qui signifie : « Sois ascète dans le bas monde, Allah t’agrée et sois ascète et ne recherche pas ce que les gens ont, alors les gens t’aimeront. »

Jusqu’à quand passerez-vous la nuit dans un sommeil profond ?

Jusqu’à quand ne veillerez-vous pas les nuits pour faire des prières surérogatoires, pour demander le pardon, pour faire le repentir et pour regretter ?

Jusqu’à quand ne ferez-vous pas la prière de AsSoubh dans son temps ?

Jusqu’à quand allez-vous rigoler et ne pas pleurer ? Vous parlez et vous n’évoquez pas Allah. Vous mangez, vous profitez et vous n’êtes pas ascète. Vous perdez du temps dans les loisirs, vous ne tirez pas les leçons et vous n’êtes pas exhorté !

Vous agissez en mal avec vos pères et vos mères. Vous n’êtes pas bienfaisants avec eux. Vous délaissez les assemblées de science alors que vous êtes capables d’y assister. Vous délaissez l’aide des pauvres alors que vous êtes rassasiés. Vous avez du plaisir à dépenser beaucoup d’argent pour vos désirs éphémères mais vous ne soutenez pas l’appel à la religion agréée par Allah par la parole et par l’argent. Vous retenez l’argent. Combien vous êtes insouciants !

Quand allez-vous tirer des leçons, vous repentir, pleurer, demander le pardon et veiller la nuit en prières surérogatoires ?

Quand allez-vous vous aimer par recherche de l’agrément de Allah ?

Quand allez-vous vous détourner de faire la nuisance du musulman et la médisance ? Mais comme a dit notre maître ^Aliyy : «  الناس نيام فإذا ماتوا انتبهوا», « An-Nasou niyam ; fa ‘idha matou ntabahou » ce qui signifie : « Les gens sont comme endormis, c’est lorsqu’ils meurent qu’ils se réveillent ».

Attendez-vous de voir ^Azrail venir retirer vos âmes ? Alors rappelez-vous maintenant de cela. Qu’allez-vous dire ? Qu’allez-vous faire ? Comment allez-vous agir si vous restez sur l’état sur lequel vous êtes maintenant ?

Le Messager de Allah r a dit ce qui signifie : « Celui qui est intelligent est celui qui se remet en cause et qui œuvre pour ce qui vient après la mort. L’incapable est celui qui laisse son âme suivre ses passions et qui a beaucoup d’espoir alors qu’il n’agit pas en conséquence ».

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Paroles de Tawhid, croyance des musulmans

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur avril 22, 2010
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Le Mouhaddith, le Chaykh ^Abdou l-Lah Al-Harariyy, que Allah l’agrée, a dit :

Al-mahdoud – ce qui est limité –, selon les savants du tawhid, c’est ce qui a un volume, que ce volume soit petit ou grand ; la limite selon eux c’est le volume, que ce soit un petit ou un grand volume. Le grain de poussière est limité, le Trône (al-^arch) est limité. La lumière, l’obscurité et le vent, tous sont limités.

L’Imam Abou Ja^far AtTahawiyy, né en 227  de l’Hégire et mort en 321 de l’Hégire a dit :

« Il est exempt – c’est-à-dire Allah – des limites, des fins, des côtés, des organes, des membres grands ou petits. Il n’est pas contenu par les six directions comme le sont toutes les créatures ». Et il a dit : « Celui qui attribue à Allah un des attributs des humains, certes il est devenu mécréant ».

L’Imam ^Aliyy, que Allah l’agrée, a dit : « Celui qui prétend que notre Dieu est limité, il n’a pas connu le Créateur, Celui Qui est adoré ».

Le Mouhaddith, le spécialiste de la langue, le Chaykh ^Abdou l-Lah Al-Harariyy, que Allah le protège, a dit

Attache-toi au long silence, Ô toi qui est doté de raison

Pour être sauvé dans le bas-monde et au jour du jugement

L’Imam Ar-Rifa^iyy, que Allah l’agrée, a dit : « Préservez vos croyances de l’attachement au sens apparent de ce qui n’est pas explicite parmi les expressions du Livre et de la Sounnah, car c’est une des sources de mécréance ».

Et Allah ta^ala dit : (ليس كمثله شيء) ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui« .

L’Imam Ar-Rifa^iyy a dit : « La limite de la connaissance que nous avons de Allah, c’est la certitude de Son existence ta^ala, sans comment et sans endroit ».


Le Mouhaddith, le Chaykh ^Abdou l-Lah Al-Harariyy, que Allah le protège, a dit :

Al-mahdoud – ce qui est limité –, selon les savants du tawhid, c’est ce qui a un volume, que ce volume soit petit ou grand ; la limite selon eux c’est le volume, que ce soit un petit ou un grand volume. Le grain de poussière est limité, le Trône (al-^arch) est limité. La lumière, l’obscurité et le vent, tous sont limités.

Commentaire : Allah ta^ala dit : (الحمد لله الذي خلق السموات والأرض وجعل الظلمات والنور) ce qui signifie : « La louange est à Allah Qui a créé les cieux et la terre, et Qui a créé les ténèbres et la lumière« . Allah ta^ala dans cette ayah a mentionné les cieux et la terre qui font tous deux partie du monde palpable, et la lumière et les ténèbres qui tous deux font partie du monde impalpable, pour nous faire comprendre que rien du monde palpable ou du monde impalpable n’est de toute éternité. Cela signifie que Allah ta^ala n’est pas comme le monde palpable ni comme le monde impalpable. Allah ta^ala a fait que ce monde soit de deux sortes : les corps et ce qui advient aux corps. Il y a des corps palpables : c’est ce qui peut être tenu et perçu par la main, comme l’être humain, l’arbre ou le soleil, l’eau et le feu, ou bien impalpables : c’est ce qui ne peut être tenu et perçu dans la main, comme la lumière, l’obscurité, l’âme et l’air. Tous ont une limite, une quantité, un corps et un volume.

Allah ta^ala dit : (وكل شيء عنده بمقدار) ce qui signifie : « Chaque chose a une quantité« . Pour ce qui est des corps palpables, c’est une chose qui est claire, et pour ce qui est des corps impalpables, c’est parce qu’ils ont une localisation. On comprend tout cela en observant bien et en réfléchissant correctement. La lumière a en effet une localisation dans laquelle elle se trouve. La lumière du soleil s’étend jusqu’à une distance que Allah sait, sa quantité est étendue. Quant à la quantité de la lumière d’une bougie, elle est plus faible. Le ver luisant qui dans la nuit circule entre les herbes a aussi une faible luminosité. Cette lumière-là également, Allah a fait qu’elle ait une petite étendue. Quant à la plus grande des lumières, c’est la lumière du paradis. Chacune a une limite et une quantité où elle prend fin.

L’obscurité a également une localisation, une quantité là où elle se trouve, que ce soit une petite quantité ou une grande quantité. De même, le vent a une localisation où il se trouve, et ce du fait que les anges pèsent le vent et l’envoient en fonction de ce que Allah ta^ala leur apprend et leur ordonne. Ainsi le vent froid et le vent chaud, le vent destructeur que Allah envoie pour le châtiment d’un peuple et le vent qu’Il envoie comme miséricorde, chaque vent existe avec un poids déterminé. De même, l’âme a un volume et une quantité. Lorsqu’elle est à l’intérieur du corps elle est de la taille du corps de l’être humain. Et lorsqu’elle quitte ce corps palpable, elle est localisée dans l’air, sans qu’elle soit en contact avec ce corps qu’elle a quitté.

La créature a nécessairement une localisation, petite ou grande.

Le plus petit corps que Allah ait créé et que les yeux puissent voir, c’est al-haba – les grains de poussière –, ce sont les particules qui apparaissent lorsqu’un rayon de soleil pénètre par une fenêtre dans une chambre, comme la poussière qui apparaît à l’œil nu. Ces petites particules, on les appelle al-haba – les grains de poussière –. Il y a quelque chose de plus petit qu’elles, que les yeux ne voient pas, tant c’est petit par la taille, mais qui possède une taille qui est la plus petite taille que Allah ait créée ; il s’agit de al-jawhar, la particule élémentaire qui ne se divise pas. C’est le plus petit volume que Allah ait créé et c’est l’origine des corps et des volumes. Tous ces corps ont une limite, c’est-à-dire un volume et une quantité. Ils ont donc besoin de qui les a spécifiés par cette quantité. Il n’est donc pas valable qu’ils aient la divinité. La divinité est valable pour Celui Qui n’a pas de limite, c’est-à-dire Celui Qui n’a pas de taille, et c’est Allah ta^ala Qui est exempt d’être limité. La signification du fait d’être limité n’est pas spécifique à ce qui a une petite taille ; même ce qui a une grande taille est limité.

Quant aux ^arad – ce qui advient aux corps –, il s’agit des caractères des corps, comme le mouvement, l’immobilité, la couleur, les goûts et ce qui est de cet ordre. Il y a donc parmi les caractéristiques des corps le mouvement et l’immobilité. Certains corps sont toujours en mouvement, ce sont les étoiles, même l’étoile sur laquelle nous nous basons pour déterminer la qiblah, même cette étoile bouge, mais son mouvement est faible. Certains corps en revanche sont toujours immobiles comme les sept cieux. D’autres corps encore sont tantôt immobiles, tantôt en mouvement, comme l’être humain, les anges, les jinn et les animaux. De même, parmi les caractères des corps il y a la couleur. Il se peut qu’ils soient blancs, rouges, jaunes ou verts. Le soleil a des caractères, parmi lesquels il y a la température. Le vent a des caractères, parmi lesquels ils y a la froideur ou la chaleur, la violence ou la légèreté. Ainsi Allah ta^ala, le Créateur de ce monde et de ses diverses sortes et formes, n’a aucune ressemblance avec lui en aucune manière que ce soit. Il n’a aucune ressemblance avec le corps palpable ni avec le corps qui est impalpable et Il n’a pas pour caractéristique les caractéristiques des corps. Ainsi rien n’est tel que Lui, rien parmi ces choses n’est tel que Lui. C’est pour cela que les gens de Ahlou s-Sounnah disent Allah ta^ala existe sans endroit et sans direction. Allah ta^ala a fait que la direction du haut soit une localisation pour le Trône et pour les anges qui tournent autour, pour la Table Préservée et autres encore ; et Il a fait que la localisation des êtres humains, des animaux, des insectes et autres soit dans la direction du bas. Il est donc impossible que Celui Qui a spécifié le Trône par la direction du haut et d’autres choses par la direction du bas, ait une direction. En effet, s’Il se trouvait dans une des directions ou s’Il occupait toutes les directions, Il aurait eu des semblables et Allah ta^ala dit : (ليس كمثله شيء) ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui« . C’est sur cette croyance que sont les pays de l’Islam, en Indonésie, en Egypte, en Irak, en Turquie, au Maroc, en Algérie, en Tunisie, au Yémen, en Somalie, au pays de Ach-Cham et ailleurs. C’est cela leur enseignement.

Quant à celui qui a cru que Allah est un corps de la taille du Trône et qu’Il occupe tout le Trône ou la moitié du Trône ou qu’Il est d’une étendue plus large que celle du Trône de toutes les directions sauf par le bas, ou qu’Il est une lumière qui scintille ou un corps sans limite ou qu’Il est à l’image d’un jeune homme imberbe ou d’un vieil homme sévère, pour tout cela, il n’a pas connu Allah ta^ala, il n’adore pas Allah. Même s’il pense être musulman, Il n’est pas un adorateur de Allah. Il n’adore qu’une chose qu’il a imaginée, qu’il s’est donnée comme illusion en lui-même, mais qui n’a pas d’existence. Le malheur de cette personne est grand, car il n’est pas capable de comprendre, de concevoir Celui Qui existe et Qui n’est pas un corps. C’est pour cela qu’il utilise tous ses efforts pour faire de Allah un corps ayant les caractéristiques des corps. Comment celui-là peut-il prétendre avoir connu la parole de Allah : (ليس كمثله شيء) ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui » alors qu’il croit de telles choses. S’il avait connu et cru en la vérité, il n’aurait pas considéré que Allah est un corps, car le monde est fait de corps et de caractéristiques propres à ces corps.

S’il devait y avoir un débat entre ces mouchabbihah – assimilateurs – comme les wahhabites qui croient que Allah est un corps qui a une surface et un adorateur du soleil, le wahhabite dirait à l’adorateur du soleil : « Toi, ce soleil que tu adores ne mérite pas d’être un dieu ». Alors l’adorateur du soleil dirait au wahhabite : « Comment ne mériterait-il pas d’être adoré alors que son corps est beau, son profit éminent. Toi tu le vois, moi je le vois et tous les gens le voient et voient le profit du soleil. Comment se pourrait-il que ma religion soit fausse et que la tienne soit vraie ? Alors que toi, qui  adores une chose que tu t’es illusionnée en toi-même, que tu n’as pas vue et que nous n’avons pas vue, tu prétends qu’il est un grand corps assis au-dessus du Trône ». Le wahhabite n’aura pas d’argument selon la raison. Si le wahhabite dit : « Le Qour’an témoigne que Allah est le Créateur du monde, que c’est Lui qui mérite l’adoration et que rien d’autre que Lui ne mérite d’être adoré », l’adorateur du soleil lui dira : « Moi je ne crois pas en ton Livre, donne-moi une preuve selon la raison que le soleil ne mérite pas d’être adoré, et que ce que tu adores, toi, qui est une chose que tu t’es illusionnée, mérite d’être adoré ». Alors le wahhabite se taira, il deviendra muet. Quant à nous autres les gens de Ahlou s-Sounnah, nous avons une réponse selon la raison. Nous disons à l’adorateur du soleil : « Le soleil que tu adores à un corps qui est spécifié, il a une forme spécifique, il a besoin de Qui lui a donné l’existence selon cette forme. Alors que Celui Que nous adorons Il existe, non comme ce qui existe, Il n’a de ressemblance avec rien, Il n’est pas un corps, Il n’a pas de forme ni de direction, Il n’a pas d’endroit et n’a pas de début à Son existence. Celui Qui existe et Que nous adorons, Il est Celui Qui s’appelle Allah. C’est Lui Qui mérite d’être adoré, et c’est Lui Qui a donné l’existence au soleil que toi tu adores et à ces humains et à tout autre que cela ». Le sounniyy – qui est sur la croyance de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah –, lorsqu’il donne pour argument cette preuve selon la raison sans dire « Allah ta^ala dit »,  casse ainsi ce mécréant adorateur du soleil. La louange est donc à Allah, Qui nous a guidés à cela, et nous n’aurions pas pu être bien guidés si ce n’est avec l’aide de Allah.

L’Imam Abou Ja^far AtTahawiyy, né en 227  de l’Hégire et mort en 321 de l’Hégire a dit :

« Il est exempt – c’est-à-dire Allah – des limites, des fins, des côtés, des membres grands ou petits. Il n’est pas contenu par les six directions comme le sont toutes les créatures ».

Commentaire : L’Imam AtTahawiyy, il s’agit de Ahmad Ibnou Salamah né en 227 de l’Hégire, et il est concerné par le hadith du Messager de Allah r qui signifie : « Le meilleur des siècles c’est mon siècle, ensuite ceux qui viendront après eux, ensuite ceux qui viendront après eux » [rapporté par At-Tirmidhiyy].

Dans son traité sur la croyance, une présentation de la croyance de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah que la communauté a reçue avec acceptation, génération après génération, il a mentionné, que Allah lui fasse miséricorde :

ta^ala – Il est exempt – c’est-à-dire Allah. Cela veut dire Allah est exempt.

^ani l-houdoud – des limites – c’est-à-dire des limites, à savoir que Allah est totalement exempt de la limite, à savoir de la taille et du volume qu’ils soient grands ou petits. Ainsi, il est nécessaire selon la raison que la taille soit localisé dans un endroit et une direction. Quant à Allah, Il est exempt de la taille, car Il est Celui Qui existe sans endroit. S’Il avait une taille, Il aurait des semblables et des ressemblants. Mais Allah ta^ala dit : (فلا تضربوا لله الأمثال) ce qui signifie : « N’attribuez pas à Allah des semblables« . Celui donc qui dit qu’Il a des limites que nous ignorons ou que Lui seul connaît, il est devenu mécréant.

wa l-ghayat – des fins – ce sont les extrémités.

wa l-‘arkan – des côtés – ce sont les côtés.

wa l-‘a^da – des membres grands – comme la tête, les pieds.

wa l-‘adawat – ou petits – ce sont les organes de petite taille, comme la langue et la glotte.

« Il n’est pas contenu par les six directions », c’est-à-dire qu’il n’est pas possible que Allah soit localisé dans l’une des six directions ni dans toutes les directions, car Il est Celui Qui existe sans endroit ni direction. Les six directions sont le haut, le bas, la droite, la gauche, le devant, le derrière.

« comme le sont l’ensemble des créatures » c’est-à-dire que toutes les créatures sont contenues par les six directions. Mais Allah n’a aucune ressemblance avec les créatures de quelque manière que ce soit, et Il n’est pas imaginé dans le cœur. L’Imam Ahmad Ibnou Hanbal, que Allah l’agrée, a dit ce qui signifie : « Quoi que tu imagines en ton esprit, Allah en est différent« . Cela a été rapporté par Abou l-Fadl At-Tamimiyy.

Si l’on nous demande « Comment cela ? », on dit : « Parmi les créatures, il y a ce que l’on ne peut imaginer, mais nous y croyons. C’est par exemple l’absence de lumière et d’obscurité. Aucun d’entre nous ne peut s’imaginer comment était l’époque où il n’y avait ni lumière ni obscurité. Pourtant, c’est un devoir de croire qu’il s’est écoulé un temps où il n’y avait ni lumière ni obscurité, car Allah ta^ala dit : (وجعل الظلمات والنور) ce qui signifie : « Et Il a créé les ténèbres et la lumière » c’est-à-dire qu’Il a fait exister l’obscurité et la lumière après qu’elles n’existaient pas.

A plus forte raison, au sujet de Allah, Qui a dit de Lui-même : (ليس كمثله شيء) ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui« , Il n’est pas imaginé dans notre imagination et nos raisons, nos cerveaux, ne Le connaissent pas dans Sa réalité. Ainsi Allah soubhanahou wa ta^ala existe et Il n’a pas de taille ni de volume, Il existe sans endroit ni direction.

L’Imam Abou Ja^far AtTahawiyy, que Allah lui fasse miséricorde a dit :

« Celui qui attribue à Allah un des attributs des humains, certes il est devenu mécréant ».

Commentaire : Celui qui attribue à Allah un des attributs des humains, devient mécréant. Et les attributs des humains sont nombreux. Le premier d’entre eux c’est l’entrée en existence, c’est-à-dire le fait d’exister après le néant, il y a également la mort, le changement, l’évolution d’un état à un autre, le mouvement, l’immobilité, les changements d’humeur, la descente, la montée, le déplacement, la couleur, le corps, la longueur, la grande taille, la petite taille, la localisation dans une direction et un endroit, le besoin, l’apprentissage d’une chose, l’advenue de l’oubli, l’ignorance, l’installation, la proximité, la distance, le contact, la séparation et ce qui est de cet ordre. Ainsi donc, celui qui attribue à Allah un de ces attributs, il est devenu mécréant.

L’Imam ^Aliyy, que Allah l’agrée, a dit : « Celui qui prétend que notre Dieu est limité, il n’a pas connu le Créateur, Celui Qui est adoré ».

Commentaire : Cela a été rapporté de lui par le Hafidh Abou Nou^aym dans le livre Hilyatou l-‘Awliya. La signification de sa parole, que Allah l’agrée, c’est que celui qui croit ou prétend que Allah est une grande taille ou une petite taille, c’est un mécréant qui n’a pas connu Allah, tout comme celui qui croit que Allah est localisé dans l’une des directions, comme le haut, car il aura fait que Allah soit limité, et ce qui est limité a besoin,  il a besoin de Qui l’a limité par cette limite. Or celui qui a besoin est incapable et celui qui est incapable n’est pas dieu.

Dans les propos de notre maître ^Aliyy, que Allah l’agrée, il y a une preuve claire que Allah est exempt de la limite absolument. Celui donc qui Lui attribue la position assise, l’installation, la proximité, il n’a pas connu Allah, et celui qui n’a pas connu Allah c’est un mécréant.

Al-haba – le grain de poussière – a une limite, la fourmi a une limite, l’être humain a une limite, le soleil a une limite, le ciel a une limite, le Trône a une limite ; tous nécessitent Qui leur a donné cette limite et ce volume. Ainsi donc celui qui a une limite et un volume, est créé, a besoin, est incapable. Il n’est pas valable qu’il ait la divinité. La divinité n’est valable que pour Celui Qui n’a pas de limite absolument et c’est Allah soubhanahou wa ta^ala  Qui n’a pas besoin du monde, Qui n’a pas de taille et Qui n’a pas de volume.

Al-Ghazaliyy a dit ce qui signifie : « L’adoration n’est valable qu’après avoir connu Celui Qui mérite d’être adoré« .

Ainsi donc, celui qui n’a pas connu Allah, comme par exemple, s’il Lui a attribué la limite, une limite qui n’aurait pas de fin, celui-là est un mécréant et son adoration n’est pas valable, que ce soit la prière, la zakat, le jeûne, le pèlerinage ou ce qui est de cet ordre.

Le Mouhaddith, le spécialiste de la langue, le Chaykh ^Abdou l-Lah Al-Harariyy, que Allah le protège, a dit :

Attache-toi au long silence, Ô toi qui est doté de raison

Pour être sauvé dans le bas-monde et au jour du jugement

Commentaire : Ceci est tiré de la parole du Messager de Allah r à notre maître Abou Dharr, que Allah l’agrée, qui signifie : « Attache-toi au long silence, sauf pour dire du bien, car le long silence est une manière de chasser le chaytan loin de toi et c’est une aide pour toi concernant les choses de ta religion » [rapporté par Ibnou Hibban].

Ainsi celui qui est raisonnable et intelligent, c’est celui qui médite la signification de la parole de Allah ta^ala : (ما يلفظ من قول إلا لديه رقيب عتيد)  qui signifie : « Pas une parole qu’il prononce sans qu’il ait auprès de lui Raqib et ^Atid« , il ne dit donc que du bien. Quant à la signification de « Ô, toi qui est doté de raison », c’est « Toi qui est raisonnable ». Ainsi, le long silence, sauf pour dire du bien est une sauvegarde dans le bas-monde et dans l’au-delà.

L’Imam Ar-Rifa^iyy, que Allah l’agrée, a dit : « Préservez vos croyances de l’attachement au sens apparent de ce qui n’est pas explicite parmi les expressions du Livre et de la Sounnah, car c’est une des sources de mécréance ».

Commentaire : Cet imam Ar-Rifa^iyy a vécu dans le sixième siècle de l’Hégire. Il était Mouhaddith – spécialiste du hadith –, Moufassir – spécialiste de l’exégèse du Qour’an –, ‘Ach^ariyy et Chafi^iyy. Il était le meilleur et le plus savant des gens de son époque. Il s’attachait énormément à l’exemption de Allah tabaraka wa ta^ala de toute imperfection. Parmi ce qu’il a dit à ce sujet, il y a l’expression citée précédemment. Il l’a mentionnée dans son livre Al-Bourhanou l-Mou’ayyad. La signification de cette expression, c’est que celui qui prend le sens qui vient communément à l’esprit de certaines ayah et de certains hadith, qui donnent l’illusion que Allah serait un corps établi en direction du Trône, ou qu’Il serait en direction de la terre, qu’Il aurait des organes ou qu’Il bougerait et ce qui est de cet ordre, celui-là est un mécréant.

C’est comme celui qui explique la ayah : (الرحمن على العرش استوى)  qui signifie : « Le Miséricordieux ‘istawa le Trône » par la position assise, celui-là est un mécréant. Ceci constitue une insulte à l’égard de Allah, car la position assise est une caractéristique des anges, des jinn, des humains, des chiens, des porcs et des singes. La signification est seulement que Allah qahara le Trône, c’est-à-dire qu’Il domine le Trône par Sa puissance. Ceci est digne d’être attribué à Allah, car Allah dit au sujet de Lui-même :
(الله الواحد القهار) (Allahou l-Wahidou l-Qahhar) ce qui signifie : « Allah est l’Unique, Celui Qui domine toute chose« . C’est pour cela que les musulmans appellent leurs enfants ^Abdou l-Qahir – l’esclave de Celui Qui domine toute chose – ou ^Abdou l-Qahhar – l’esclave de Celui Qui domine toute chose – et aucun musulman n’a jamais appelé son fils ^Abdou l-jalis – l’esclave de celui qui est assis – ou ^Abdou l-qa^id – l’esclave de celui qui est assis –.

S’il disait que Allah est proche du Trône sans toutefois le toucher, celui-là est un mécréant également, car celui qui côtoie la chose est soit équivalent à elle, soit plus grand, soit plus petit. Or toute chose qui est concernée par la quantification et le volume est une chose créée qui a besoin de Qui l’en a spécifiée.

Quant à la prétention des mouchabbihah – les assimilateurs – comme les wahhabites, que Allah serait localisé au-dessus du Trône, là où il n’y a pas d’endroit, ceci est réfuté par ce qu’ont rapporté Al-Boukhariyy et Al-Bayhaqiyy et autres, que le Messager de Allah r a dit :

((إن الله لما قضى الخلق كتب في كتاب فهو موضوع عنده فوق العرش ان رحمتي غلبت غضبي))

ce qui signifie : « Alors que toutes les créatures ont eu une destinée, Allah a fait écrire sur un livre qui est au-dessus du Trône : Les manifestations de Ma miséricorde sont plus nombreuses que les manifestations de Ma volonté de châtier » ; dans la version de Ibnou Hibban, figure ce qui signifie : « Ce livre – la Table Préservée –, est au-dessus du Trône« .

Dans ce hadith, il y a une preuve qu’au-dessus du Trône, il y a un endroit car sans cela le Prophète r n’aurait pas dit que ce qui signifie que ce livre est au-dessus du Trône.

Quant à la signification de (^indahou), cela signifie « qui est honoré » c’est-à-dire que c’est un livre qui est honoré. En effet, la parole (^inda) vient dans la langue pour marquer l’honneur, tout comme Allah ta^ala dit au sujet des vertueux : (وانهم عندنا لمن المصطفين الأخيار) ce qui signifie : « Ils sont selon Notre jugement parmi les élus, les meilleurs« , (^indana) dans cette ayah vient dans le sens du témoignage d’honneur et non dans le sens qu’ils seraient des voisins de Allah, qu’ils seraient localisés dans un endroit où Allah ta^ala serait une localisation pour Allah ta^ala. Les mouchabbihah – les assimilateurs – par leur croyance-ci ont fait que ce livre serait équivalent à Allah ta^ala et semblable à Lui. Ils ont ainsi démenti la parole de Allah : (ليس كمثله شيء) qui signifie « Rien n’est tel que Lui« .

Tout comme celui qui a expliqué la parole de Allah ta^ala :

)إن ربكم الله الذي خلق السموات والأرض في ستة أيام ثم استوى على العرش(

ce qui signifie « Votre Seigneur est Allah Qui a créé les cieux et la terre dans six jours et Il domine le Trône« , par le fait que Allah était en direction de la terre, puis qu’Il serait monté aux cieux qu’Il aurait mis en ordre et créés, puis qu’Il serait monté sur le Trône où Il se serait établi, celui-là est un mécréant. En réalité, la signification de la ayah est que Allah a créé les cieux et la terre et avant leur création, Il domine le Trône. Ici (thoumma) prend le sens de (wa) c’est-à-dire « et », c’est une conjonction de subordination, et cela n’a pas le sens d’un quelconque ordre chronologique. L’Imam Abou Mansour Al-Matouridiyy, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : (ثم استوى على العرش) (thoumma stawa ^ala l-^arch) c’est-à-dire (wa qad istawa ^ala l-^arch) c’est-à-dire « Et Il domine de toute éternité le Trône« .

De même pour la parole de Allah : (فأينما تولوا فثم وجه الله) (fa’aynama touwallou fathamma wajhou l-Lah) ce qui signifie : « Où qu’ils se dirigent, il y a le wajh de Allah« , celui qui explique par l’organe ou par le fait que Allah serait dans la direction de la terre, celui-là est un mécréant. La signification de (fathamma wajhou l-Lah) c’est (qiblatou l-Lah) la direction que nous prenons pour la prière, tout comme l’a dit Moujahid, l’élève de ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abbas, que Allah les agrée.

De même, celui qui explique la parole de Allah ta^ala : (كل شيء هالك إلا وجهه) (koullou chay’in halik ‘ik-la wajhahou) ce qui signifie : « Toute chose sera anéantie sauf Son wajh » par le fait que le monde est une chose qui va être anéantie et que Allah serait une chose qui va être anéantie et qu’il ne resterait de Allah que cette partie qui est connue, c’est-à-dire le visage, celui-là aussi est un mécréant, tel le mouchabbih Bayan Ibnou Sam^an At-Tamimiyy qui l’a expliqué ainsi. Mais le (wajh) dans cette ayah c’est le (moulk), c’est-à-dire la souveraineté, ou bien ce par quoi l’on recherche l’agrément de Allah, tout comme en ont fait le ta’wil – l’interprétation – Al-Boukhariyy et Soufyan Ath-Thawriyy, que Allah leur fasse miséricorde.

De même, celui qui explique la parole de Allah ta^ala : (تجري بأعيننا) (tajri bi ‘a^younina) par l’organe – les yeux –, celui-là est un mécréant. Seulement (al-^ayn) ici vient dans le sens de la protection tout comme l’ont dit les exégètes.

De même, celui qui explique la parole de Allah ta^ala : (يد الله فوق أيديهم) (yadou l-Lahi fawqa ‘aydihim) par l’organe – la main –, celui-là aussi est un mécréant. Seulement (al-yad) ici c’est dans le sens de al-^ahd – du témoignage de soutien et de bénédictions –, tout comme les gens de science l’ont mentionné – c’est-à-dire en faveur de ceux qui se sont engagés à ne pas désobéir –.

De même, celui qui explique la parole de Allah ta^ala : (وجاء ربك) (wa ja‘a rabbouka) par le fait que Allah bougerait et se déplacerait d’un endroit à un autre, celui-là est un mécréant. La signification ici est (wa ja‘at qoudratouhou), c’est-à-dire qu’une des manifestations de Sa toute-puissance est venue, tout comme l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal, que Allah l’agrée, en a fait l’interprétation. Cela a été rapporté de lui par le Hafidh Al-Bayhaqiyy avec une bonne chaîne de transmission.

De même, celui qui explique la ayah : (ءأمنتم من في السماء) (‘a’amintoum man fi s-sama‘i) par le fait que Allah serait localisé dans le ciel, celui-là est un mécréant. Seulement, la signification en est comme l’a dit le Chaykh des Hafidh Zaynou d-Din ^Abdou r-Rahim Al-^Iraqiyy, que Allah lui fasse miséricorde, dans ses ‘Amaliyy Al-Misriyyah, lors de l’exégèse du hadith :

((ارحموا من في الأرض يرحمكم من في السماء))

ce qui signifie : « Soyez miséricordieux envers qui est sur terre, qui est dans les cieux sera miséricordieux envers vous » ou dans une autre version :

((ارحموا أهل الأرض يرحمكم أهل السماء))

ce qui signifie : « Soyez miséricordieux envers les gens de la terre, les habitants des cieux seront miséricordieux envers vous« , c’est-à-dire les anges.

De même, celui qui explique le hadith de al-jariyah – la femme esclave noire – qui est dans Mouslim en disant que Allah serait localisé en direction du haut, celui qui dit cela est un mécréant. Ce hadith, certains savants l’ont critiqué et l’ont considéré comme perturbé, comportant des anomalies et contraire aux fondements de la croyance ; car le Messager r il lui est impossible de juger une personne musulmane du simple fait qu’elle dise (Allahou fi s-sama) car cette phrase est commune aux juifs et aux chrétiens. Comment se pourrait-il qu’elle soit une preuve de la foi ? Certains savants ont rapporté ce hadith et ont fait le ta’wil, ils l’ont interprété par un autre sens que celui qui vient communément à l’esprit, par le fait que le sens de la question du Prophète à l’esclave : « Quel est le degré de ta glorification de Allah ? ». La signification de sa réponse à elle est que Allah a un très grand mérite. Selon l’un ou l’autre avis, il n’y a aucune preuve en faveur des wahhabites dans ce hadith.

De même, celui qui explique le hadith du Messager de Allah r :

((ينزل ربنا تبارك وتعالى كل ليلة إلى السماء الدنيا حين يبقى ثلث الليل الآخر يقول من يدعوني فأستجيب له من يسألني فأعطيه من يستغفرني فأغفر له))

(yanzilou rabbouna tabaraka wa ta^ala koulla laylatin ‘ila s-sama‘I d-dounya hina yabqa thoulouthou l-layli l-‘aikhir yaqoulou man yad^ouni fa’astajibou lahou man yas’alouni fa’ou^tihi man yastaghfirouni fa’aghfirou lahou)

celui qui l’explique par le fait que Allah bougerait et descendrait du haut vers le ciel du bas-monde, qu’Il y resterait jusqu’à l’aube, puis qu’Il remonterait jusqu’au Trône, celui-là est un mécréant. Ce qui est surprenant de la part de ces wahhabites c’est qu’ils croient que Allah est de la taille du Trône. Puis ils disent que Allah descend jusqu’au ciel du bas-monde, alors qu’ils savent que le ciel par rapport au Trône est comme une goutte devant la mer. Ceci est une preuve de leur stupidité. De plus, leur avis nécessite que Allah ta^ala soit constamment en train de descendre et de monter pour être en phase avec toutes les nuits sur terre. En effet, la nuit diffère en fonction des pays. Ceci est une autre preuve de leur stupidité.

La signification du hadith, est simplement que les anges descendent sur ordre de Allah jusqu’au ciel du bas-monde, qu’ils y restent jusqu’au dernier tiers de la nuit, ils transmettent de la part de Allah et répètent jusqu’à la levée de l’aube : « Votre Seigneur dit : Qui demande quelque chose, Je lui donne ; qui M’invoque Je l’exauce, qui Me demande le pardon, Je lui pardonne » ensuite ils remontent à leur place. Ceci a été rapporté dans la version de An-Naça‘iyy qui est sûre :

((إن الله يمهل حتى يمضي شطر الليل الأول فيأمر مناديا فينادي …))

(‘inna l-Laha youmhilou hatta yamdiya chatrou l-Layli l-‘awwal faya’mourou mounadiyan fayounadi)

ce qui signifie : « Allah laisse jusqu’à ce que s’écoule la première moitié de la nuit et Il ordonne à un ange qui appelle … ».

Certains de ceux qui ont rapporté des hadith de Al-Boukhariyy ont transmis le hadith avec d’autres termes :

((إن الله يُنزِلُ كل ليلة إلى السماء الدنيا …))

(‘inna l-Laha younzilou koulla laylatin ‘ila s-sama‘i d-dounya)

ce qui signifie : « Allah fait descendre chaque nuit jusqu’au ciel du bas-monde » avec la dammah sur le ya, c’est-à-dire (younzilou) – Il fait descendre – Il ordonne à un ange de descendre.

Ainsi donc, celui qui assimile Allah à Ses créatures, même par une seule caractéristique de Ses créatures, celui-là est un assimilateur, un moujassim – qui attribue à Allah le corps – et celui qui attribue à Allah le corps est un mécréant, tout comme l’a dit l’Imam Ach-Chafi^iyy, que Allah l’agrée.

Allah ta^ala dit : (ليس كمثله شيء) ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui ».

Commentaire : Cette ayah est la plus explicite des ayah du Livre de Allah ta^ala au sujet de la totale exemption de Allah de toute ressemblance avec les créatures. Donc son sens est extrêmement large. On en tire que Allah est exempt de la taille, du fait d’être localisé dans une des directions ou dans toutes les directions. Ainsi Allah ta^ala est exempt d’être au-dessus du Trône ou en dessous, ou à droite ou à gauche et Il est ta^ala exempt des attributs de la taille tels que le mouvement, l’immobilité, le changement, l’évolution d’un état à un autre ou ce qui est de cet ordre.

L’Imam Abou Hanifah, que Allah l’agrée, a dit ce qui signifie : « Il est impossible que le Créateur ait une ressemblance avec Sa créature« . Allah ta^ala n’a pas de ressemblance avec Ses créatures de quelque manière que ce soit.

Et l’Imam Malik, que Allah l’agrée, a dit ce qui signifie : « Et le comment à Son sujet est inconcevable« . Cela a été rapporté de lui par le Hafidh Al-Bayhaqiyy avec une bonne chaîne de transmission. La signification en est, que le comment est impossible au sujet de Allah, absolument. Et le comment c’est tout ce qui fait partie des attributs des créatures, comme la position assise, l’établissement, l’installation, la proximité et ce qui est de cet ordre.

La parole de Ar-Rifa^iyy, qui signifie : « C’est une des sources de mécréance » veut dire que l’attachement au sens apparent de ce qui n’est pas explicite du Qour’an et du hadith a fait tomber de nombreuses personnes dans la mécréance, car cela les a fait tomber dans l’assimilation de Allah à Ses créatures.

L’Imam Ar-Rifa^iyy a dit : « La limite de la connaissance que nous avons de Allah, c’est la certitude de Son existence ta^ala, sans comment et sans endroit ».

Commentaire : La limite et l’aboutissement de ce à quoi peut parvenir l’être humain relativement à la connaissance qu’il a de Allah, c’est qu’il soit catégorique quant à Son existence ta^ala sans comment et sans endroit et c’est cela la limite de la connaissance des prophètes, des anges et des saints au sujet de Allah soubhanahou wa ta^ala. En effet, la connaissance de Allah ne vient pas par l’imagination, ni par la quantification ou en Le représentant par une forme car Allah n’est pas une taille, Il n’a pas de semblable, comment donc se pourrait-il qu’Il soit imaginé ?

Mais ce qui a une taille peut être imaginé mais Celui Qui n’a pas de taille ni de volume, nous sommes incapables de L’imaginer. Toutefois, avoir la connaissance de Allah, c’est de croire fermement qu’Il existe sans que nous puissions L’imaginer et sans qu’Il soit dans une des directions comme la direction du haut. Si le wahhabite disait : « ce qui existe, il est indispensable qu’il soit dans une des directions, comment dites-vous que Allah existe sans direction et sans endroit ? », on lui répondrait  : « parce que s’Il était dans une direction et dans un endroit, Il aurait des semblables et s’Il avait une direction, il y aurait eu qui Le spécifierait par l’existence dans cette direction. Or, celui qui est spécifié est créé et ne peut être dieu ». C’est cela la signification de la parole de Ar-Rifa^iyy, que Allah l’agrée, et c’est une des paroles les plus précieuses dans la science de la croyance et cette parole a été citée dans le livre Al-Bourhan Al-Mou’ayyad. Ainsi l’aube est claire pour celui qui a des yeux.

Soubhana l-Lahi wa l-hamdou li l-lahi rabbi l-^alamin

Commentaires fermés sur Paroles de Tawhid, croyance des musulmans

Croyance acharite

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur avril 13, 2010
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La louange est Allah, le Seigneur des mondes et que l’élévation en degré soient accordées au maître des envoyés, notre maître Mouhammad et qu’Il apaise ses craintes quant au sort de sa communauté ainsi que sur sa famille et ses compagnons bons et pures. »

Un grand savant contemporain de Ahlou s-Sounnah a dit : « Nous avons rapportés avec une chaîne ininterrompue dans le livre Jami^ de At-Tirmidhiyy, que Allah lui fasse miséricorde, que le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit :

« لا تزول قدما عبد حتى يُسأل عن أربع، عن عُمْره فيما أفناه عن جسمه فيما أبلاه وعن ماله من أين أخذه وفيما أنفقه وعن علمه ماذا عمل فيه »

ce qui signifie : « Les pieds de l’esclave ne quitteront pas la station du Jour du Jugement avant qu’il ne soit interrogé sur quatre choses : sur sa vie dans quoi il l’a passée, sur son corps dans quoi il l’a utilisé, sur son argent d’où il l’a pris et dans quoi il l’a dépensé, et sur sa science qu’en a-t-il fait ? »  (hadith sahih).

La signification que l’homme sera interrogé avant qu’il ne quitte la station au Jour du Jugement, avant qu’il soit ordonné d’être dirigé vers le Paradis ou l’enfer, il sera interrogé sur sa vie, dans quoi il l’a passée, sur son corps dans quoi il l’a usé, sur son argent d’où il l’a pris et dans quoi il l’a dépensé, s’il a pris l’argent d’une voie licite et qu’il l’a dépensé dans le licite, il sera sauf, sinon il mérite le châtiment.

Il sera interrogé sur sa science, qu’est ce qu’il en a fait. Il sera interrogé sur ce qu’il a appris, est ce qu’il a appliqué cette science qu’il a apprise ou est-ce qu’il ne l’a pas appliquée. Celui qui a appris le Qour’an et a pris le Qour’an comme guide et qui suivait le Qour’an ; il exécutait ses ordres et il délaissait ce que le Qour’an a interdit, celui-là sera sain et sauf. Mais celui qui l’a appris et qui lui a tourné le dos et s’est mis a faire ce qui contredit le Qour’an, celui-là aura périt et le Qour’an sera une preuve contre lui au Jour du Jugement.

A partir de là, on sait que la voie pour être sauvé, c’est la science, c’est-à-dire la science de la religion car la science de la religion, par elle, on sait ce que Allah agréé et ce que Allah n’agréé pas. Par elle, on connaît la parole qui n’a pas de conséquence dans l’au-delà et la marche qui n’a pas de conséquence dans l’au-delà, il en est de même concernant l’ensemble des actes de l’homme, on connaît ce qui est nuisible et ce qui est profitable. Celui qui a appris la science de la religion fait partie de ceux à qui Allah a voulu le bien et celui qui n’a pas appris, Allah ta^ala n’a pas voulu le bien pour lui.  La meilleure des sciences, c’est la science du Tawhid, la science par laquelle on connaît Allah, ce qui est digne d’être d’attribué à Allah et ce qui n’est pas digne de Lui être attribué, cette science est la meilleure des sciences. Abou Hanifah, que Allah l’agrée, a nommé la science du Tawhid, la science majeure, c’est-à-dire que la science avec laquelle on connaît le jugement de la purification de la prière, du jeûne, du pèlerinage, de la zakat, ceci est appelé la science mineure.

Il faut faire preuve de précaution concernant la science du Tawhid plus que toute autre science, car celui qui a connu Allah et son messager et s’est maintenu sur ceci jusqu’à sa mort et s’est préservé des mécréances, celui-là entrera nécessairement au paradis. Ou bien sans châtiment  ni dans la tombe ni dans l’au-delà, ou bien après avoir subi un châtiment, il entrera au paradis si Allah ne lui pardonne pas alors qu’il avait commis des grands pêchés, comme le délaissement des cinq prières ou une partie d’entre elles ou la consommation d’un interdit.

Cependant, quand à celui qui ne connaît pas Allah selon ce qui est digne de Lui, celui-là rien ne lui profite quelque soient les efforts qu’il a fourni dans l’image des adorations. Rien ne lui est profitable. Beaucoup de gens n’apprennent pas la science de l’unicité et ils s’occupent avec la tariqah et les évocations et ils se fatiguent. Ceux-là sont ruinés, dans l’au-delà, ils seront ruinés. Ils ne trouveront pas ce qu’ils pensent qu’ils vont trouver, ils pensent qu’ils ont préparé pour l’au-delà de grandes provisions, alors qu’ils n’ont rien.

Il en est de même pour celui qui a connu Allah comme il se doit et a cru en Son messager Mouhammad  mais il n’évitait pas les mécréances, la parole qui contient la mécréance, ou bien par le biais de la plaisanterie ou bien par ignorance des actes, des paroles et des croyances de mécréance, c’est-à-dire, celles qui font sortir de la religion.

Et tout ceci, c’est-à-dire, la connaissance de ce que Allah a rendu obligatoire et ce que Allah a interdit comme parole, acte et croyance, on y accède par l’apprentissage.

Quelle grande perte pour celui qui a passé sa vie dans le dhikr, la prière, le jeûne sans avoir une croyance juste, et ceci est le cas de beaucoup de gens.

Aujourd’hui, certaines personnes, du fait de leur grande ignorance, disent : 

« Allah ta^ala dit :

[ وَاتَّقُواْ اللهَ وَيُعَلِّمُكُمُ اللهُ ]

ce qui signifie :  « Et craignez Allah et Allah vous donnera la science  ». [sourat Al-Baqarah / 282].

Et ils s’occupent des adorations sans avoir appris la science. Ils pensent que la signification de

[ وَاتَّقُواْ اللهَ وَيُعَلِّمُكُمُ اللهُ ] qui signifie :  « Et craignez Allah et Allah vous donnera la science  », est que si l’homme accomplit la prière, le jeûne, le pèlerinage, les évocations, et les aumônes, Allah ta^ala lui donnera une science sans apprentissage, ceci est impossible, impossible. Allah ta^ala ne donne pas à la personne la science wahbiyy avant qu’il n’apprenne et qu’il agisse conformément à ce qu’il a appris. 

Quand à celui qui a appris ce que Allah  a permis et ce que Allah a interdit, avec la croyance juste et s’est acquitté des obligations, tout ce que Allah lui a rendu obligatoire il l’a fait, et s’est abstenu de tout ce que Allah lui a interdit, celui-là, Allah lui donne une science en don (whabiyy), autre que la science qui ne s’apprend qu’auprès des savants. Ceci est la signification de :

[ وَاتَّقُواْ اللهَ وَيُعَلِّمُكُمُ اللهُ ] qui signifie :  « Et craignez Allah et Allah vous donnera la science  ».

 

Malheur à ceux qui s’occupent avec la tariqah et les évocations sans avoir appris la science de l’unicité ni la science des jugements. Ils pensent qu’avec ces wird et ces évocations, ils parviendront à la sainteté, qu’ils seront des saints de Allah. Ceci est impossible. A cause de leur mauvaise compréhension, ils ont péri.

[ وَاتَّقُواْ اللهَ وَيُعَلِّمُكُمُ اللهُ ] qui signifie :  « Et craignez Allah et Allah vous donnera la science  », cela veut dire « appliquez ce que Allah a ordonné en tant que science et actes. Si vous oeuvrez ainsi, si vous appliquez parfaitement, alors Allah vous donnera une science en don (ladounniyy), c’est-à-dire, autre que la science qui s’apprend auprès des savants.

Ceux qui pensent, que s’ils oeuvrent avec les évocations, la prière, et le jeûne, qu’ils multiplient ceci ils deviendront des saints de Allah et que Allah leur donnera une science qui ne s’acquiert que par apprentissage auprès des savants, ceux-là recherchent quelque chose d’impossible, quelque chose qui n’a pas lieu.

De plus, le fondement, la base même, c’est la science de l’unicité. Sans la science de l’unicité, aucune bonne action n’est profitable. Comme la prière n’est valable qu’après le woudou, de même, les bonnes actions, Allah ne les accepte qu’après la croyance en l’unicité, la science de l’unicité, après la connaissance de Allah , qu’Il est attribué de tel attribut et qu’Il est exempt de tel et tel attribut. Après ceci et après la croyance en son messager Mouhammad , après ceci les bonnes actions sont profitables ; la prière, le jeûne, le pèlerinage et la zakat et la bienfaisance envers les parents et le jihad dans la voie agréée par Allah. Après ceci, les bonnes actions sont profitables. Sans ceci, elles ne sont pas profitables. Celui qui pense que sans cela il parviendra à cet objectif, il aura demandé l’impossible.

Et la connaissance s’agissant de Allah, c’est de croire que Allah existe sans qu’Il ne ressemble à aucune chose de ce monde ; Son Être, c’est-à-dire, Sa Réalité, ne ressemble pas aux êtres du monde. Allah, Son Être n’est pas un corps impalpable ni un corps palpable, c’est-à-dire, qu’Il n’est pas comme la lumière ou le vent ou l’âme quelque chose qui ne se touche pas avec les mains et non plus Il n’est pas comme ce qui se touche avec les mains tels les pierres, les arbres et l’homme. Ce n’est pas un volume petit ni un corps grand. Allah ta^ala, a crée le monde selon des dimensions différentes. Il a crée la plus petite des choses, le plus petit des volumes, la graine de moutarde et ce qui est plus petit que ceci. Et Il a crée le trône qui est le plus grand des volumes, et Il est capable de créer plus grand que le trône, mais Il n’a pas crée plus grand que celui-ci. Toute chose qui a un volume est créée. Allah n’a pas de volume, Il n’est ni attribué de la petitesse ni de la grandeur. On dit « Allahou ‘akbar », dans le sens qu’Il est plus savant que tout savant, qu’Il a plus de science que tout savant et qu’il est plus puissant que tous ceux qui ont une puissance, c’est dans ce sens qu’on dit « Allahou ‘akbar », ça ne veut pas dire que Allah a un volume plus grand que tout volume. Et le volume a besoin d’un endroit, certains volumes se trouvent dans l’espace comme les étoiles. Et certains volumes, une partie d’entre eux sont en contact avec la terre et une partie est en contact avec les cieux et le Trône.

Et Allah, qu’Il soit exempté, n’est pas attribué avec aucun des attributs du volume, le volume a des attributs : la couleur, la chaleur, le froid, l’humidité, la sécheresse et ce qui est de cet ordre. Et Allah n’est pas attribué par cela.

C’est Lui qui a fait exister ces choses-là après qu’elles ait été inexistantes. Comment leur ressemblerait–il d’une façon ou d’une autre !!!

Le volume ne crée pas le volume, si Allah ta^ala était un volume, Il n’aurait pas crée le volume, s’Il était impalpable comme l’âme le vent et la lumière, Il n’aurait pas pu les créer. S’Il était palpable comme l’homme, les pierres, l’or ou l’argent, Il n’aurait pas pu créer ceux-ci. De même, le volume a besoin d’un endroit, l’endroit lui est nécessaire ; ou bien un espace ou bien un appui sur un corps comme la terre, comme l’homme, les animaux, nous, nous nous appuyons sur cette terre, sur ce volume qui est la terre.

Et toutes ces choses, les cieux, le Trône, la terre et l’espace n’existaient pas avant que Allah ta^ala ne les crées, elles étaient inexistantes ensuite, elles ont existé par la création de Allah. Toute existence a un début à son existence, c’est-à-dire, un commencement sauf Allah. Et Il est le seul Être qui existe et qui n’a pas de début à son existence. On dit à propos de toute chose « quand est-ce qu’elle a existé », et on ne dit pas à propos de Allah quand Il a existé car Allah n’est pas concerné par le temps. Avant le temps, Allah existe, et avant l’endroit, avant l’endroit et le temps. L’endroit a un commencement et le temps a un commencement. Si quelqu’un dit « comment un être peut exister sans endroit ? Il est nécessaire qu’un être ait un endroit », on lui dit : Il n’y a pas d’empêchement selon la raison que Allah existe sans endroit, le Qour’an témoigne de ceci et le hadith, le hadith du messager témoigne de ceci. Quant au Qour’an, Sa parole :

[ هُوَ الأَوَّلُ ]

qui signifie : «   Il est Celui Qui est exempt de début » [sourat Al-Hadid / 3]. Quant au hadith, sa parole  :

« كان الله ولم يكن شىء غيره »

qui signifie : « Dieu existe de toute éternité alors que rien n’existe de toute éternité hormis Dieu », c’est-à-dire que Dieu existe de toute éternité et rien hormis Allah n’existe de toute éternité, c’est-à-dire, l’endroit, le temps, les six directions n’existent pas de toute éternité.

On dit à ces wahhabites qui disent « comment Allah peut-Il exister sans endroit  » : vous avez comparé le Créateur avec ce qui est crée, ce qui est crée a nécessairement besoin d’un endroit, vous, vous avez fait en sorte que Allah soit semblable à Sa création ; votre comparaison est erronée, fausse. Et s’ils disent  « comment concevoir un être qui existe sans endroit », on leur répond ce n’est pas une condition que ce qui existe puisse être imaginé, et la preuve de ceci est que la lumière et l’obscurité n’existaient pas avant que Allah ne les crées, et l’eau, le Trône, le Qalam élevé et la table préservé existaient dans un temps dans lequel il n’y avait ni lumière, ni obscurité. Qui peut imaginer un temps où il n’y avait ni lumière ni obscurité ! Personne ne peut concevoir ceci, mais on doit croire en ceci car le Qour’an a informé qu’il n’y avait ni la lumière ni l’obscurité avant que Allah ne les crée, récitez cette ‘ayah :

[ الْحَمْدُ للهِ الَّذِي خَلَقَ السَّمَاوَاتِ وَالأَرْضَ وَجَعَلَ الظُّلُمَاتِ وَالنُّورَ ]

 ce qui signifie : « La louange est à Allah Qui a créé les cieux et la terre et a fait exister les ténèbres et la lumière » [sourat Al-An^am/1]. La signification de la ayah est qu’il n’y avait ni cieux ni terre, c’est-à-dire, qu’il n’y avait ni monde céleste ni monde terrestre ni lumière ni obscurité avant que Allah ne les crées. Reconnaissez-vous ceci ou non ? Si vous reconnaissez, c’est que vous êtes d’accord à propos de l’existence sans endroit, et si vous niez, ceci est de la mécréance car cela est un démenti du Qour’an.

On ne fait pas d’analogie entre le Créateur et la créature, vous, les wahhabites vous avez fait une analogie entre le Créateur et la créature et vous avez dit comment est possible une existence sans endroit, vous avez suivi Ibnou Taymiyah dans ceci, vous n’avez aucun argument mais votre argument c’est Ibnou Taymiyah qui a contredit le Qour’an et le hadith et a dévié par rapport à la communauté. Et il a dit « le trône est de toute éternité avec Allah, le trône par son genre, c’est-à-dire, lui-même, il n’a pas de commencement à son existence, il est de toute éternité avec Allah » et celui qui dit ceci est mécréant, par unanimité, par unanimité des savants de l’Islam, celui qui prétend qu’il y a autre que Allah qui est de toute éternité devient mécréant.

Ibnou Taymiyah est décédé en l’an 728 de l’hégire, c’est-à-dire, un nombre d’années proche de cela, après le décès du messager. Mais le décès d’ Ibnou Taymiyah a eu lieu 728 ans après que le Prophète a émigré. Ensuite, 400 ans après est venu Mouhammad Ibnou ^Abdi-l-Wahhab qui a amené la religion wahhabite, c’est une nouvelle religion, la religion des wahhabites, il a pris des livres d’Ibnou Taymiyah, certains égarements et a rajouté des égarements de lui-même.

Parmi les choses étranges d’ Ibnou Taymiyah, il y a Sa parole que Allah descend chaque nuit du trône jusqu’à ce ciel que nous voyons à partir de la terre et le trône est toujours occupé par Lui, il descend jusqu’au ciel de ce monde sans qu’il ne quitte le trône, cette chose-là la raison ne l’accepte pas, celui qui descend d’une chose la quitte, c’est ça que la raison accepte, mais que quelque chose descende d’un endroit à un autre endroit pour y rester le tiers d’une nuit et qu’ensuite il y retourne, et dire que le trône est toujours occupé par Lui, ceci la raison ne l’accepte pas. Celui-ci, Ibnou Taymiyah, ils l’appellent le chaykh de l’Islam alors qu’il il est le chaykh de la mécréance. De même la parole d’Ibnou Taymiyah, il dit « Allah est avec nous réellement et au-dessus du trône réellement », la raison ne l’accepte pas. Ce qui a été rapporté dans le hadith :

« إن ربّنا ينزل كل ليلة إلى السماء الدّنيا حين يبقى ثلث الليل الأخير » معناه الملائكة تنزل بأمر من الله، تبلغ عن الله: أن الله يقول لكم مَن الذي يدعوني فأستجيبَ له ومن الذي يسألني فأعطيَهُ ومن الذي يستغفرني فَأغفِرَ له

cela veut dire que les anges descendent sur ordre de Allah, ils transmettent de la part de Allah ce qui signifie « Que Allah vous dit, qui parmi vous M’invoque Je l’exauce, qui parmi vous Me demande Je lui accorde, qui parmi vous Me demande pardon, Je lui pardonne ». Ensuite, ils retournent à leur endroit qui est au-dessus. Ceci est la signification du hadith, la signification du hadith ne veut pas dire que Allah Lui-même bouge et se déplace d’un endroit à un autre. Allah tabaraka wa ta^ala, il est impossible qu’Il soit attribué des attributs de la création, Sa Puissance n’est pas comme la puissance des créatures, elle n’augmente pas et ne diminue pas et Sa Science englobe toute chose, elle n’augmente pas et ne diminue pas, il en est de même pour Sa Volonté, une Volonté unique avec laquelle, Il a voulu que ce monde existe, ce qui en a existé et ce qui existera sans fin. Tout ceci, Il l’a voulu avec une volonté unique car toute chose qui existe, qui augmente et qui diminue est créée. Comment est-ce que la science de Allah pourrait augmenter ou diminuer, comment est ce que la science de Allah augmenterait d’une période de temps à un autre, toute chose qui a lieu d’un instant à un autre est créée, la Science de Allah n’est pas ainsi, la Science de Allah n’est pas ainsi, ni Sa Puissance, ni Son Ouïe, ni Sa Vue, ni Sa Parole, Allah, qu’Il soit exempté, a une Parole qui n’est ni lettre ni son , qui n’est pas une langue parmi les langues, qui n’est pas comme notre parole qui elle a lieu au fur et à mesure, dans notre parole, certaines choses précèdent certaines autres, et d’autres viennent après, comme la parole de l’homme, lorsque nous récitons le Qour’an, nous commençons par le « ba’ », « بسم الله الرحمن الرحيم » (bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim) jusqu’à « منَ الجِنَّةِ والنَّاس » (mina l-jinnati wa n-nas). On prononce le « ba’ » en premier, ensuite le « sin », ensuite le « sin » fini et vient le « mim » et ainsi de suite des lettres qui se succèdent les unes aux autres, nous, c’est ainsi qu’on récite le Qour’an, et ce Qour’an ce n’est pas Allah qui l’a récité ainsi, on ne dit pas au sujet de Allah qu’Il prononce, on dit que Allah parle. Celui qui prononce c’est celui qui parle avec des lettres. Quant au moutakallim (celui qui parle), on dit à propos de celui qui parle sans lettres ni son qu’Il est moutakallim (qu’il parle), et on dit à propos de celui qui parle avec des lettres et des sons qu’il est moutakallim (qu’il parle), l’homme on dit de lui qu’il est moutakallim (qu’il parle), c’est-à-dire que sa parole est de sons de et lettres, et on dit de Allah qu’Il est moutakallim (qu’Il parle) que Sa Parole est sans  lettre ni son, le son est créé comment peut-il être un attribut de Allah !!

Maintenant, nous ne comprenons pas cette parole, mais dans l’au-delà, Allah, Qui est Exempt d’imperfection, nous fera comprendre cette parole : on l’entendra sans qu’elle soit ni lettres ni son, on l’entendra, le musulman l’entendra et le mécréant l’entendra, lorsque le mécréant l’entendra, il sera chagriné mais le musulman pieux sera heureux.

Jibril entend cette parole, dans ce bas monde il l’entend, et Moïse une fois l’a entendue. Notre maître Mouhammad, la nuit de l’ascension (Al-Mi^raj), a entendu cette parole qui est sans lettres ni son et il a vu Allah, mais Allah ta^ala, Il n’est pas vu comme sont vues les créatures, ce qui est crée tu le vois ou bien comme ceci loin, ou proche ou tu le vois ainsi ou tu le vois en dessous, ou tu le vois à ta droite ou tu le vois à ta gauche, ou tu te retournes et tu le vois. Allah n’est pas vu ainsi car Il n’est pas un corps, par la Puissance de Allah, Allah crée en nous une vision et nous verrons Son Être sans qu’Il soit devant ou derrière, sans aucun comment de ceux avec lesquels sont vues les créatures. C’est ainsi qu’Il sera vu.

Et Lui voit le monde, toute chose de ce monde Il l’a voit sans que ce soit de face, ni par derrière, ni en étant localisé dans la direction du haut, du bas, de droite ou de gauche, Il voit le monde, et nous les musulmans au paradis lorsqu’on Le verra, nous ne Le verrons pas de face ni sous une quelconque apparence car Il n’est pas un corps. On ne dit pas que Allah est proche par la distance et on ne dit pas non plus que Allah est loin par la distance.

Toute chose de laquelle tu es séparé d’une distance, proche ou lointaine, est créée, Allah n’est pas ainsi, on ne dit pas que Allah est présent ni qu’Il est absent.

Certains ignorants font du dhikr ils disent (ya hadir, ya hadir, ya nadhir) s’ils comprennent  de cela qu’Il est proche par la distance, ils deviennent mécréants, celui qui croit que Allah est proche de lui par une distance tout comme je suis proche de toi il devient mécréant. Son qourb n’est pas par une distance, nous comprenons tout cela à partir de la ‘ayah du Qour’an :

لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَىْءٌ ]

qui signifie : « Rien n’est tel que Lui ».

 

Quant au Qour’an que nous récitons, on dit qu’il est la parole de Allah car il est l’expression de la parole de Allah qui est sans lettre ni son et ces termes que nous prononçons Jibril l’a prise de la Table préservée sur lequel il était écrit. Personne ne l’a écrit, c’est le Qalam qui a tracé et qui les a écrit sur le tableau préservé par la toute puissance de Allah, ensuite Jibril a repris ces termes sur ordre de Allah et les a récités à notre maître Mouhammad, Jibril l’a descendu de la Table préservée.

Il en est de même pour Al-‘Injil d’origine, le vrai évangile, et la vraie Torah et le vrai Zabour (psaumes) tous ceux-là, Jibril les a descendus sur ordre de Allah sur Ses prophètes. Ce n’est pas Allah qui l’a récité comme nous le récitons. On dit qu’il est la parole de Allah mais pas dans le sens que Allah l’a récité avec des lettres et des sons ».

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La piété

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur mars 31, 2010
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Allah ta^ala dit dans une ayah honorée de sourat Al-Houjourat ce qui signifie que le mérite selon le jugement de Allah est selon et conformément à la piété. At-Taqwa, la piété c’est de s’attacher à l’obéissance à Allah en accomplissant les devoirs et en abandonnant les interdits. Ainsi, celui qui est plus pieux c’est celui là qui est plus honorable selon le jugement de Allah. Notre maître Mouhammad     est le plus honorable des créatures de Allah selon Son jugement car il est celui qui fait plus preuve de piété. La piété qui est le fait de s’attacher à l’obéissance de Allah en accomplissant les devoirs et en évitant les interdits elle a pour source et pour origine le cœur.

    La piété prend donc source dans le coeur et elle se diffuse sur les organes. Parce que le corps par rapport au cœur est comme les sujets par rapport à leur souverain. Tout comme le roi ou le gouverneur gère les affaires des gouvernés également le cœur gère les affaires du corps; c’est ainsi que c’est le cœur qui gère l’ouïe, c’est le coeur qui gère les mains et même la langue qui exprime ce qu’il y a dans le coeur et même le sexe : si le cœur l’envoie vers l’interdit il y va et s’il l’empêche il s’en empêche. Donc le cœur pour le corps et comme un roi pour ses gouvernés c’est donc le cœur qui gère les organes : l’ouïe, la vue, les pieds, le ventre. Si le ventre il lui est rendu possible tout ce qu’il désire il va consommer, que cela provienne du licite ou de l’interdit, où que le dirige le cœur le ventre se dirige, le cœur est comme un souverain sur le ventre. Il est comme un émir pour les organes si le cœur est sain, si le cœur est droit, les organes sont sains, les organes sont droits. C’est pour cela que le Messager de Allah    est le plus pieux  et des créatures de Allah, celui qui Le craint le plus. Comme le cœur du Messager de Allah comporte une humilité à l’égard de Allah, un amour pour Allah, une glorification de Allah  qui n’est pas contenue dans le cœur d’un autre être humain ni même d’un ange ayant un haut degré c’est pour cela que le Messager de Allah est le meilleur de toutes les créatures de Allah.

     Le mérite ne revient pas à celui qui a un âge avancé qu’il a passé dans l’adoration mais le mérite revient à ce que contient le cœur comme humilité et soumission pour Allah. C’est selon ce que le coeur contient comme soumission pour Allah ta^ala que l’homme a plus de mérite et est plus proche de l’agrément de Allah les prophètes qui ont le haut degré qui s’appelle ‘Oulou l- ^Azm sont cinq : Mouhammad, ‘Ibrahim, Mouça, ^Iça et Nouh. Le meilleur de ces cinq c’est notre maître Mouhammad,  bien que notre maître Mouhammad n’a pas vécu autant que les autres. si le mérite revenait à celui qui vit le plus alors notre maître Nouh aurait été meilleur que notre maître Mouhammad ; il n’aurait pas été seulement meilleur que notre maître Mouhammad mais meilleur aussi que ‘Ibrahim, Mouça, ^Iça ^alayhimou s-salam. Mais en réalité c’est notre maître Mouhammad qui a vécu soixante-trois ans lui il est meilleur que notre maître Nouh qui a passé neuf cent cinquante années à appeler son peuple à l’Islam.     Ainsi notre maître Nouh qui a vécu parmi son peuple à les appelé à l’Islam, à l’adoration de Allah neuf cent cinquante ans, mille ans moins cinquante années, il les a passé à les appeler à l’Islam lui il n’est pas meilleur que notre maître Mouhammad notre maître Nouh a donc passer mille moins cinquante années à appeler son peuple à les appeler à l’Islam et après ces neuf cent cinquante années il a vécu selon un avis soixante années et selon un autre avis environ trois cent années mais Allah tabaraka wa ta^ala a fait que notre maître Mouhammad   a plus de crainte, d’humilité à l’égard de Allah et d’amour pour Allah qu’aucun autre prophète ; ainsi notre maître Mouhammad est le meilleur de toutes les créatures de Allah il est meilleur que les prophètes il est meilleur que les anges.

    Il est parvenu dans le hadith sûr que Jibril ^alayhi s-salam est venu au Messager de Allah alors qu’il était endormi dans la Mecque il était dans la maison de ‘Oummou ^Aliyy la sœur de ^Aliyy le fils de Abou Talib et avec notre prophète il y avait deux de ses proches parents l’un des deux était son oncle paternel Hamza et le deuxième était Ja^far le fils de son oncle paternel. Jibril l’a pris jusqu’à la mosquée Al-Haram dans ce hadith Jibril a pris le Messager à la mosquée Al-Haram et l’a fait monter sur Al-Bouraq, Al-Bouraq qui est un animal du paradis, et cet animal a eu un mouvement de joie parce que le Messager de Allah allait monter sur son dos. Lorsque le Prophète est monté sur le dos de Al-Bouraq, Al-Bouraq a eu un mouvement de joie et Jibril a dit à Al-Bouraq à cet animal : soit ferme il n’y a pas quelqu’un qui a plus d’honneur selon le jugement de Allah qui est monté sur ton dos plus que le Messager de Allah Mouhammad. Ceci est une preuve du hadith que le Messager de Allah est la plus honorable des créatures selon le jugement de Allah même Jibril ^alayhi s-salam qui est l’ange chargé de la révélation et qui est l’envoyé de Allah pour les anges et qui a été créé bien longtemps avant ‘Adam et qui a vécu et qui vit encore jusqu’à la fin ce de bas monde, malgré tout cela il ne s’est pas considéré meilleur que le Messager de Allah  Mouhammad, il a plutôt dit au sujet du messager de Allah qu’il est le meilleur de toutes les créatures de Allah et tout ce mérite c’est justement en raison de ce que son cœur contient comme amour et comme soumission pour Allah. Tout cela nous augmente en compréhension au sujet de la ayah.

    Et il est parvenu dans les hadith sûrs ce qui indique et qui  augmente le sens de cette ayah en clarté. Il est ainsi parvenu qu’il nous a été apporté dans le Sahih de Ibnou Hibban, le hadith de Jabir Ibnou ^Abdi l-Lah Al-‘Ansariyy qu’il a dit : le Messager de Allah    a dit ce qui signifie : ((Ceux qui sont le plus proche de moi ce sont les pieux quels qu’ils soient et où qu’ils soient)). Le Messager nous indique ici que les meilleurs des gens et les plus proches ce sont les pieux c’est une proximité pas physique mais dans le sens. Les pieux ce sont ceux qui font preuve de piété à l’égard de Allah qui accomplissent les devoirs et qui évitent les interdictions quelque soit leur origine et où qu’ils habitent c’est-à-dire même si son corps est très loin par la distance. Ainsi le pieux est proche du Prophète en vérité même si par la distance il est éloigné de lui. Il est également parvenu du Prophète ce qui signifie : ((Fais preuve de piété à l’égard de Allah où que tu sois)). Cela veut dire que l’homme doit faire preuve de piété à l’égard de Allah où qu’il soit. Comment cela a t-il lieu ? C’est lorsque l’esclave accomplit ce que Allah lui a rendu obligatoire d’accomplir comme actes d’adoration celui qui est ainsi il est dans le bien, l’agrément de Allah. Ce qui est à prendre en considération ce n’est pas le fait d’être de la lignée du Messager de Allah. Abou Talib n’était-il pas un proche parent du Messager de Allah ?! N’est-ce pas qu’il a protégé le Prophète, qu’il l’a défendu, qu’il s’est chargé de lui pendant une certaine période ?! Malgré cela le Messager de Allah a dit de lui qu’il sera en enfer. Ce qui est à prendre en considération ce n’est pas la proche parenté avec le Messager de Allah    mais ce qui a de la considération c’est la proximité en vérité et donc ce n’est pas la proximité physique ou par la proche parenté et donc c’est de faire preuve de piété et d’être croyant sans prêter attention au fait qu’il soit à l’extrême Orient ou à l’extrême Occident. Cette ayah et ces hadith indiquent que le mérite selon le jugement de Allah est conformément à l’attachement à l’obéissance à Allah  mais bien sûr si la piété et l’honneur de l’ascendance avec le Prophète sont réunies en une même personne ceci est un ensemble de bienfaits de la part de Allah tabaraka wa ta^ala.

Allah tabaraka wa ta^ala dit ce qui signifie : (( Mouhammad  le Messager de Allah et ceux qui sont avec lui sont rudes à l’égard des mécréants et miséricordieux entre eux tu les vois en inclination en prosternation ils recherchent un bienfait de la part de Allah et un agrément leur signe est sur leurs visages suite à leurs prosternations ils ont été cités dans At-Tawrat et dans Al-‘Injil )) donc la parole de Allah  qui signifie (( et ceux qui sont avec lui )) englobe tous ceux qui sont avec cette description que Allah a cité dans cette ayah. Dans cette ayah il y a la caractéristique de ceux qui sont avec le Messager de Allah donc cette description englobe tous ceux qui sont avec cette caractéristique là et ceux qui sont avec le Messager de Allah à savoir que la personne fait preuve de miséricorde envers les croyants et est rude avec les mécréants et qu’il veille à persévérer sur l’accomplissement de la prière et qu’il ait une intention sincère c’est-à-dire que son intention par cela c’est de rechercher  l’agrément de Allah tabaraka wa ta^ala parce qu’il recherche et il espère l’agrément de Allah tabaraka wa ta^ala et Allah les a décrits par le fait que leur signe est sur leur visage. Cela ne veut pas dire que sur leur front ils ont une plaque noire suite à leur prosternation non, ce n’est pas le sens. Mais c’est parce qu’ils persévèrent sur l’accomplissement des cinq prières, qu’ils les accomplissent parfaitement, complètement avec leur inclination, leur prosternation alors sur leurs visages il y a un signe pour les pieux. Ainsi le croyant qui a dans son cœur la beauté de la foi. Lorsqu’il voit ces pieux, il se manifeste pour lui à partir de leur visage que ce sont des gens de la piété. C’est ainsi que lorsqu’il les voit, il évoque Allah tabaraka wa ta^ala. C’est au sujet de gens pareils à cela qu’il est parvenu dans le ‘athar (faits et paroles des prédécesseurs) :   ((Font partie des meilleurs des esclaves de Allah ceux qui lorsqu’ils sont vus on évoque Allah)). Et par ailleurs Allah nous a appris dans cette ayah que cette description a été citée dans At-Tawrat d’origine et dans Al-‘Injil d’origine. Dans At-Tawrat d’origine il y est cité que ceux qui suivront Mouhammad ils auront ces caractéristiques-là, les caractéristiques qui ont été citées dans  la ayah. Et le Messager de Allah était un modèle pour mettre en pratique ces caractéristiques-là. En l’occurrence, il était miséricordieux envers les croyants, il aimait les miséreux et il les faisait rapprocher de lui et il avait recommandé cela au compagnon Abou Dharr Al-Ghifariyy. Abou  Dharr, que Allah l’agrée, a dit : mon bien-aimé (le Prophète Mouhammad) m’a recommandé des caractères de bien. Il m’a recommandé d’aimer les miséreux et de me rapprocher d’eux. Donc ces caractéristiques qui ont été citées dans cette ayah le Messager de Allah était un modèle pour les mettre en pratique, il les avait en lui et il avait recommandé de les mettre en pratique tout comme il l’a dit au compagnon Abou Dharr Al-Ghifariyy c’est pour cela qu’il a dit : et il m’a recommandé d’aimer les miséreux et de me rapprocher d’eux.

     Parmi les caractéristiques du Messager de Allah tellement il était miséricordieux et il était tendre pour les croyants c’est que lorsqu’il ne voyait pas l’un de ses compagnons pendant un certain temps il demandait après lui et tant que lorsqu’il lui a été dit qu’un homme  étranger qui était croyant et pauvre lorsque le Messager a demandé après lui et qu’on lui a dit qu’il était mort le Messager est parti jusqu’à sa tombe et a fait la prière funéraire pour lui. C’était un homme étranger et le Messager ne le connaissait pas avant sauf qu’il est passé auprès du Prophète et il lui a passé le salam et lorsqu’il  a demandé après lui et qu’on lui a appris qu’il était mort il a demandé à ce qu’on lui indique sa tombe où est-ce qu’il a été enterré. On la lui a indiquée il est parti et il a accompli la prière funéraire pour lui. Jusqu’à ce point là il aimait les miséreux et il s’occupait d’eux et ce n’était là qu’un homme qui était miséreux qui était croyant, qui était musulman et qui était de plus étranger. Et Abou Dharr a ajouté pour citer ce que lui a recommandé le Prophète : et il m’a recommandé de considérer ceux qui ont moins que moi et de ne pas considérer ceux qui ont plus que moi. C’est-à-dire à ne pas chercher à faire comme ceux qui ont plus que lui dans les choses du bas monde ; c’est-à-dire qu’il ne regarde pas ce qu’ont les riches mais plutôt ce qu’ont les pauvres parce que s’il regardait les riches il va trouver faible et il va négliger le bienfait que Allah lui a  accordé parce que s’il regardait les riches il va trouver négligeables les bienfaits que Allah lui a accordé et il va avoir de la cupidité pour chercher à avoir plus et il ne va pas remercier Allah après cela car toute sa réflexion a été déviée par l’argent des riches, parce que son plus grand souci va devenir comment pouvoir obtenir pour avoir comme les riches. À cause de cela il va plonger et se noyer dans les choses du bas monde jusqu’à en arriver à rassembler l’argent à partir de ce qui est interdit sans prêter aucune considération à cela parce que son souci est de rassembler l’argent. Par contre s’il considérait celui qui a moins que lui, ceux qui sont plus pauvres il va redoubler en remerciement à Allah ta^ala. C’est pour cela que le Messager de Allah    a recommandé au compagnon Abou Dharr de considérer ceux qui ont moins que lui et de ne pas considérer ceux qui ont plus que lui et lorsqu’il va considérer ceux qui ont moins que lui et il va redoubler en remerciement à Allah et cela va l’aider à agir avec bienfaisance en donnant ce qu’il peut, en donnant à ceux qui sont dans un besoin supérieur au sien.

     Il est en effet parvenu dans le hadith sahih que le Messager de Allah    a dit ce qui signifie : (( Un dirham a fait plus que cent mille dirham)). On lui a posé la question : et comment cela, Ô Messager de Allah ?  Il a dit  ce qui signifie : un homme qui a deux dirham il n’a rien d’autre et il donne en aumône un des deux. Et un autre qui a donne en aumône cent mille dirham de toute sa fortune. Or, comme cet homme il ne possède rien d’autre que deux dirham il a donné un des deux par recherche de l’agrément de Allah donc celui là qui a donné en aumône la moitié de ce qu’il possède il aura plus les récompenses que le riche qui a donné cent mille dirham qui représentent une petite partie de sa fortune parce que les cent mille par rapport à sa grande fortune représente quelque chose de négligeable. C’est pour cela que le Messager de Allah    a dit ce qui signifie : ((Un dirham donne plus que cent mille dirham)).  C’est pour cela que l’homme ne regarde pas et ne prenne pas pour exemple ceux qui ont plus que lui dans les choses de ce bas monde mais plutôt ceux qui ont moins que lui. Mais celui qui considère, comme l’a recommandé le Messager de Allah, celui qui considère celui qui a moins que lui dans les choses du bas monde cela l’aidera plus à remercier Allah. Abou Dharr a dit : et mon bien aimé m’a recommandé de maintenir et de conserver et d’entretenir les liens avec mes proches parents même si de leur côté ils les rompent. Cela veut dire que le Messager lui a recommandé également d’entretenir les liens de parenté avec ses proches parents aussi bien ses proches qui maintiennent les liens avec lui que ses proches qui rompent les liens avec lui. Ici il s’agit du proche parent, c’est-à-dire celui qui est un proche parent pour toi que ce soit du côte de ton père ou du côté de ta mère tous ceux-là il est un devoir de maintenir et d’entretenir les liens avec eux. Le Messager de Allah    lui a recommandé d’entretenir les liens avec ses proches parents même si ce sont des parents qui ont rompu les liens avec lui, le Messager lui a recommandé d’entretenir les liens avec ses proches parents même si ce proche parent ne lui est pas reconnaissant. Même si ce proche parent agit en mal avec lui le Messager nous a recommandé d’entretenir les liens avec lui et d’agir en bien avec lui car il y a certaines personnes qui n’entretiennent les liens qu’avec ceux qui les entretiennent avec eux, certains n’agissent en bien qu’avec ceux qui agissent en bien avec eux, certains n’agissent en bien et ne font des choses de bien qu’avec ceux qui leur sont reconnaissants. C’est pour cela que le Messager de Allah lui a recommandé d’entretenir les liens avec les proches parents même avec ceux qui les rompent.  En effet celui qui agit en bien avec son proche parent qui agit en bien avec lui aura un récompense inférieure à celui qui agit en bien avec celui qui n’agit pas en bien avec lui car le deuxième en agissant ainsi, en faisant le bien avec celui qui ne fait pas de bien avec lui, son acte revient à casser son nafs son acte l’amène à casser ses passions, les passions de son âme pour obéir à Allah ta^ala et Allah aime cela. Ainsi celui qui contredit les passions de son âme et qui agit en bien avec son proche parent qui rompt les liens de son côté avec lui celui là  aura un grande récompense c’est pour cela qu’on ne prête aucune attention à ceux qui disent : moi je ne rends visite qu’a ceux qui me rendent visite. Et Abou Dharr a dit ce qui signifie : et mon bien aimé, c’est-à-dire le Messager de Allah, m’a recommandé de dire la vérité même si elle est amère. Cela veut dire que le croyant il convient qu’il dise la vérité aussi bien auprès de celui qui aime cette vérité qu’en présence de celui qui n’aime pas cette vérité. Et donc ce qu’a recommandé là le Messager de Allah    c’est cela la vérité. Ces caractères et ces règles qu’a recommandés le Messager de Allah    sont tous des caractères de bien.

   Il lui a non seulement donné toutes les recommandations que nous avons vu mais il lui a recommandé également de beaucoup dire la parole la hawla wa la qouwwata ‘ila bi l-Lah

Cette phrase il a été rapporté au sujet de sa récompense que le Messager de Allah a dit qu’elle comporte un immense profit. Pour ce qui est de sa récompense, la récompense de cette phrase il est parvenu dans le hadith sûr que cette phrase représente un trésor sous le Trône, cette phrase constitue un grand trésor sous le Trône c’est-à-dire que cette phrase est comme une provision, une grande provision de récompenses que Allah ta^ala  a réservé au croyant qui dit cette phrase. Allah tabaraka wa ta^ala fait que cette récompense de cette phrase est une provision dans l’au-delà. Allah la lui réserve dans l’au-delà, cette récompense lui sera conservée sous le Trône. Pour ce qui est de son utilité et son profit, cette phrase lève et enlève le tourment. Si quelqu’un est éprouvé, qu’il est tourmenté, parmi les meilleures des choses parmi lesquelles il s’occupe c’est de dire cette phrase et cette phrase également est utile pour celui qui est éprouvé par les mauvaises suggestions al-waswas jusqu’à avoir en lui même une grande gêne, jusqu’à faillir être atteint de folie, cette phrase lui profite par la volonté de Allah. Cette phrase lui profitera par la volonté de Allah s’il persévère et s’il veille à la dire régulièrement  s’il persévère et s’il veille à la dire régulièrement, nécessairement il aura la délivrance nécessairement il aura la délivrance et sa difficulté se transformera en aisance parce que Allah tabaraka wa ta^ala a accordé à cette phrase un grand secret et un immense profit. Donc la délivrance du tourment est un des profits de cette phrase ceci est un des profits des dizaines de bénéfices de cette phrase honorée. Quant à sa signification les sens de cette phrase c’est du tawhid le sens de cette phrase c’est qu’il n’y a personne qui puisse accomplir un acte de bien ou d’obéissance si ce n’est par Allah tabaraka wa ta^ala. Personne ne peut accomplir le bien ou l’obéissance sauf par l’aide de Allah tabaraka wa ta^ala et personne ne peut se préserver du mal si ce n’est par la préservation de Allah tabaraka wa ta^ala quelque soit l’être humain qui a de l’ardeur pour faire le bien cette ardeur est une grâce et un bienfait de la part de Allah. Qu’il remercie Allah  celui pour qui Allah lui a facilité de faire le bien,  qu’il ne soit pas épris et imbu de soi-même  mais qu’il ait présent à l’esprit que c’est Allah Qui lui a donne la capacité d’accomplir ces  bonnes actions et ces actes d’obéissance. Si l’esclave a bien observé cela, a bien eu présent dans son cœur que ce bien qu’il accomplit c’est par la grâce de Allah, c’est Allah Qui lui en a donné la capacité alors il s’éloignera de l’insincérité, s’il a présent cela dans son coeur et qu’il a bien observé cela il s’éloignera de l’insincérité et il sera proche de l’état de ceux qui sont sincères car celui qui fait une bonne action avec une intention sincère par recherche de l’agrément de Allah tabaraka wa ta^ala, qui ne comporte donc pas d’insincérité Allah lui donne de la récompense. Le peu selon le jugement de Allah, Allah le  lui rétribue par beaucoup tout comme celui qui a donné en aumône un dirham qui représente la moitié de ce qu’il possède parce que s’il n’avait pas eu  la ferme certitude et sa grande sincérité à l’égard de Allah, il n’aurait pas donné un dirham, s’il n’avait pas eu la certitude et la foi et la sincérité il n’aurait pas donné la moitié de ce qu’il possède. Allah tabaraka wa ta^ala a fait que la récompense de celui qui a donné un dirham est plus grande que la récompense que celui qui a donné cent mille dirham le peu selon le jugement de Allah Il le rétribue par beaucoup c’est pour cela qu‘il est nécessaire d’être sincère et d’avoir la bonne intention. C’est pour cela que le Messager de  Allah a accordé beaucoup d’importance à l’intention, c’est pour cela qu’il a dit  dans le hadith ce qui signifie : (( Et chaque personne aura ce pour quoi elle a fait l’intention)) c’est pour cela, le peu d’actes dans lequel il y a la sincérité par recherche de l’agrément de Allah vaut mieux que beaucoup d’actes qui ne comportent pas de sincérité. C’est pour cela qu’il convient que chacun d’entre nous agisse et mettent en œuvre ces belles paroles de notre Prophète.
Et Dieu sait plus que tout autre.

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Croyance des musulmans

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur mars 25, 2010
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La louange est à Allah le Seigneur des mondes et que l’honneur et l’élévation en degrés soient accordés au meilleur des messagers, le dernier des prophètes, le guide des ghourr mouhajjalin [1] au jour du jugement. Que l’honneur soit également accordé à tous ses frères prophètes et à sa famille pure.

 

La plus éminente des grâces dont Allah ta^ala [2] a gratifié Ses esclaves, c’est l’Islam, conformément à la voie de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah. Il s’agit de ce sur quoi étaient le Messager et ses compagnons, et que les musulmans se sont transmis leurs successeurs (khalaf) à partir des prédécesseurs (salaf). C’est-à-dire ce qu’ils ont transmis de l’époque du Prophète  r jusqu’à nos jours. La voie de Ahlou s-Sounnah –les sunnites– demeure la voie de la majorité de la communauté jusqu’au jour du jugement.

Mais les autres voies que celle de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah, elles disparaissent. Sont apparus par le passé environ soixante-douze groupes. Tous prétendaient l’Islam. Mais en réalité, ils ont dévié de ce sur quoi étaient les compagnons et la majorité de la communauté qui les avaient suivis. Par la suite, ils ont disparu.

Ensuite, sont apparus deux groupes ou plus d’un groupe depuis trois cents années environ. Ils ont prétendu l’Islam alors qu’ils se sont écartés de l’Islam car ils ont contredit ce sur quoi étaient les compagnons et ceux qui les ont suivis jusqu’à nos jours.

Parmi ces groupes-là, il y a les wahhabites, ceux qui suivent un homme qui est apparu au Najd [3] du Hijaz [4] il y a environ deux cent cinquante ans. Il a amené une innovation (bid^ah) qu’il a prétendue être de la religion alors qu’elle n’en fait pas partie. Il s’appelle Mouhammad Ibnou ^Abdi l-Wahhab.

Il y a un autre groupe, celui de ceux qui suivent Sayyid Qoutb l’égyptien. Ce groupe-là a environ soixante-dix ans.

Il y a un autre groupe qui est appelé at-tahririyyah qui a lui aussi environ soixante-dix ans.

Tous ceux-là contredisent le Qour’an et le hadith.

Quant à nous, et la louange est à Allah, nous sommes sur ce sur quoi sont les compagnons ainsi que ceux qui les ont suivis jusqu’à nos jours. Nous sommes avec la majorité de la communauté. Nous ne sommes pas déviés. Les califes et les Sultans étaient sur la voie de Ahlou s-Sounnah. Parmi eux, il y a le Sultan Salahou d-Din Al-‘Ayyoubiyy qui est décédé en cinq cent quatre-vingt-dix de l’Hégire [5] du Prophète. C’était (Il était), que Allah l’agrée, un Sultan équitable. Il connaissait le Qour’an par cœur. Il connaissait par cœur également le livre At-Tanbih dans la jurisprudence chafi^iyy. Il connaissait par cœur aussi le livre Al-Hamaçah. Il a reçu la science par transmission orale auprès des gens de la connaissance. Il assistait aux assemblées des mouhaddith à l’ancienne manière des savants du hadith. Il était, que Allah l’agrée ach^ariyy de croyance. C’est la croyance sur laquelle nous sommes, à savoir que Allah tabaraka wa ta^ala n’est pas une substance palpable ni une substance impalpable, qu’Il n’a pas les caractéristiques des substances. Les caractéristiques du corps impalpable tout comme celles du corps palpable sont impossibles au sujet de Allah. C’est aussi la croyance que l’Etre de Allah ta^ala c’est-à-dire Sa réalité n’est pas un corps impalpable comme la lumière ou le vent, ni un corps palpable comme l’homme, la pierre, l’arbre, l’étoile, le soleil ou la lune puisqu’Il est le Créateur de la totalité. Il est le Créateur du corps impalpable et le Créateur du corps palpable. De toute éternité il n’y a ni corps palpable ni corps impalpable. Il n’y a de toute éternité ni nuit ni jour. De toute éternité, il n’y a ni cet espace entre la terre et le ciel, et entre un ciel et un autre ou entre les sept cieux et le Trône (al-^arch). Rien n’est de toute éternité si ce n’est Allah. Rien n’existe de toute éternité sinon Allah. Toutes ces choses-là sont entrées en existence, elles n’existaient pas auparavant. Allah tabaraka wa ta^ala est le Créateur des corps impalpables et des corps palpables. Il n’est donc pas un corps impalpable ni un corps palpable. Il n’est pas localisé dans la direction du haut ni ailleurs. Il n’est pas localisé dans toutes les directions. Tout cela est impossible au sujet de Allah. Car s’Il avait été ainsi, Il aurait eu des semblables. Or le Qour’an honoré dit : (ليس كمثله شىء) (layça kamithlihi chay’) ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui ». Cela signifie qu’Il n’a pas de ressemblance avec quoi que ce soit de ce monde d’aucun manière que ce soit. Tout comme Son Etre, c’est-à-dire Sa réalité n’a pas de ressemblance avec quoi que ce soit, également Ses attributs n’ont pas de ressemblance avec les attributs d’autres que Lui. Ainsi, Il a pour attribut la puissance, la volonté, la science, l’ouïe, la vue, la vie et la parole. Ces attributs ne sont pas comme les attributs des créatures. En effet, Ses attributs n’augmentent pas et ne diminuent pas. Ils ne prennent pas fin avec le temps. Par l’écoulement du temps, Ses attributs ne s’interrompent pas. Il ne leur arrive pas de fin, comme Sa vie. C’est-à-dire que tout comme Sa vie, il ne lui arrive pas d’interruption, de même, tous Ses attributs, il ne leur arrive pas d’interruption.

Comme le Sultan Salahou d-Din était sur cette croyance, lorsque les wahhabites l’ont su, ils l’ont déclaré mécréant. Lorsqu’ils ont su que le Sultan Salahou d-Din avait cette croyance-là, ils l’ont déclaré mécréant car les wahhabites assimilent Allah à Ses créatures. Il ne leur reste plus qu’appeler Allah un humain. Par la signification, c’est comme s’ils L’ont considéré un humain. En effet, selon eux, Allah serait un corps qui aurait une quantité, de la taille du Trône ou plus petit ou plus étendu, qui aurait des membres, un visage, un œil et une main. Il y a une grande différence entre la croyance du Sultan Salahou d-Din qui est la croyance de Ahlou s-Sounnah et la croyance des wahhabites. Ils l’ont alors déclaré mécréant. Ils ont dit c’est un égaré. Certains d’entre eux ont dit c’est un mécréant, alors que ce sont eux les mécréants.

Le Sultan Salahou d-Din est un Sultan équitable, vertueux. Il est possible qu’il soit parvenu à la sainteté. C’est lui qui a fait sortir les mécréants les anglais et leurs alliés de Baytou l-Maqdis –l’actuelle Jérusalem–, après qu’ils l’aient occupée pendant quatre-vingt-dix ans. Il a ainsi un grand mérite, que Allah l’agrée et le rétribue en bien pour l’Islam.

Salahou d-Din avait décrété l’enseignement de cette croyance, qui est la croyance de Ahlou s-Sounnah et qui est notre croyance que nous enseignons dans les écoles pour les plus jeunes  tout comme pour les plus âgés. Cette croyance comporte le fait que Allah ta^ala n’est pas un corps, que Allah ta^ala n’est pas localisé dans les directions, ni la direction du haut ni ailleurs, ni dans toutes les directions. Il existe plutôt sans être localisé dans une des directions car Il n’est pas un corps. Le corps a nécessairement un endroit et une direction. La lumière a un endroit et une direction, l’obscurité également ; et Allah ta^ala n’est pas ainsi.

Il est mentionné ici dans ce livre –le livre dont le Sultan avait ordonné l’enseignement aux enfants à son époque– que Allah n’est pas sujet au temps car le temps est créé. Le temps, quand est-il entré en existence ? Lorsque l’eau a été créée, avant le Trône. Avant toute autre chose, Allah a créé l’eau et c’est là qu’a existé le temps. En effet, l’existence de l’eau a été suivie par l’existence du Trône. Ensuite ont existé le reste des corps ; la lumière et l’obscurité après ces deux-là. Après l’eau et le Trône, Allah a créé la lumière et l’obscurité.

Dans ce livre-là aussi, il est mentionné que la parole de Allah n’est pas des lettres et des sons, c’est-à-dire que Allah parle d’une parole qui n’est pas des lettres ni des sons. En effet, les lettres et le son sont créés.

Dans l’introduction de ce livre, son auteur a cité le Sultan Salahou d-Din et il a dit que c’est pour lui qu’il a composé ce livre. Son auteur faisait partie des savants du cinquième siècle de l’Hégire. Il s’appelle Mouhammad Ibnou Hibah Al-Barmakiyy.

Il dit dans son introduction [en poésie arabe] :

Je l’ai composé pour le roi honnête

            Le victorieux, le conquérant Salahou d-Din

Le souverain d’Egypte, du Cham, celui à qui

            Allah a donné la souveraineté du Hijaz  et du Yémen

Celui qui est équitable, généreux et qui est efficace dans le combat

            Youçouf, celui qui a revivifié l’Etat des abbassides

Le fils du glorieux le grand maître

            Ayyoub le héros de la religion, qui a la bonne gestion

Son règne a persisté dans le temps

            Et la chance accompagne la victoire de ses armées

Puis il dit au sujet de l’exemption de Allah de l’endroit et de la direction :

Le Créateur du monde n’est pas contenu

            Dans un endroit, Allah est exempt de tout semblable

Il existe de toute éternité

            Et Il est maintenant tel qu’Il est de toute éternité

Il est exempt de l’endroit

            Il est exempt du changement du temps

A fait preuve d’outrance, à l’extrême

            Celui qui Lui a attribué la direction du haut

Il aura limité le Créateur dans le ciel

            Lui qui l’a créé, et le Trône est au-dessus de l’eau

Ils ont confirmé pour Son Etre la localisation

            L’assimilateur s’est égaré dans ce qu’il Lui a attribué

Il a dit au sujet de l’attribut de la parole :

Ont nié Ses attributs les mou^tazilah

            Qu’Il est exempt d’imperfection Celui Qui nous a créés, Il est certes juste

Ils ont considéré que Sa parole est à partir d’un arbre

            A Son esclave Mouça, Ah que cela est blâmable !

Et un autre groupe qui a penché à l’analogie

            Ils ont ainsi confirmé que Sa parole est comme la parole des gens

Or Sa vie est de toute éternité tout comme Son Etre

            Et c’est ce qui est parvenu au sujet de Ses attributs

Comme la science, la puissance et la volonté

            Et il se peut que Son ordre diffère de ce qu’Il veut

Il est Celui Qui entend, tout-puissant, ayant une volonté

            Le puissant Qui fait ce qu’Il veut

Ce qu’Il a révélé est l’expression de Son attribut de la parole

            Qui est de toute éternité propre à Son Etre

Dis à celui qui a attribué le comment à Sa parole

            En la considérant avec des lettres et des sons, je ne reconnais pas ce que tu dis

Ô vous qui assimilez le Créateur aux créatures et qui Lui attribuez le corps

La lettre (ha) dans le mot Ar-Rahman précède bien la lettre (mim) !

Le sens en est que la parole de Allah tabaraka wa ta^ala n’est pas des lettres et des sons. C’est-à-dire que Allah parle d’une parole qui n’est pas des lettres et des sons car les lettres et les sons sont créés et Allah n’a pas pour attribut un attribut créé, entré en existence. Il est donc un devoir de croire que Sa parole est ainsi, c’est-à-dire que Allah parle d’une parole qui n’est pas des lettres ni des sons et même si nous ne pouvons pas imaginer cela par nos cœurs. En effet, l’homme ne perçoit pas les réalités de toute chose ; et cela, il est un devoir d’y croire même si nous ne pouvons l’imaginer, tout comme nous ne pouvons atteindre l’Etre de Allah. Nous, nous pouvons imaginer le corps de grande taille et celui de petite taille même si nous ne l’avons pas vu. Nous, maintenant, nous pouvons imaginer le Trône, qu’il est un corps de grande taille en direction du haut, même si nous ne connaissons pas le détail de ses caractéristiques. Il en est de même pour le paradis et pour l’enfer. Nous pouvons les imaginer même si nous ne les avons pas vus car ce sont deux corps. Autre que cela aussi, nous pouvons l’imaginer, nous pouvons alors atteindre certaines caractéristiques de ce que nous imaginons. Mais Allah tabaraka wa ta^ala, nous ne pouvons imaginer Sa réalité car Il n’a pas de ressemblance avec ce à quoi nous sommes habitués. En effet, il n’est pas un corps. Nous ne pouvons pas imaginer Celui Qui n’est pas un corps et ce qui n’est pas une caractéristique d’un corps. Nous pouvons imaginer le corps et la caractéristique du corps mais Allah n’est pas un corps et Ses attributs ne sont pas non plus tels que les caractéristiques des corps. C’est pour cela, nous avons pour croyance que Allah ta^ala existe sans être un grand corps et sans être un petit corps, sans être localisé dans une direction et un endroit. Egalement, nous avons pour croyance que Allah ta^ala est un Etre Qui n’a pas des attributs des créatures. Il n’est ni en mouvement ni immobile. Ceci, la raison ne peut pas l’imaginer, l’homme n’arrive pas à l’imaginer. Nous, nous  imaginons ce qui est en mouvement et nous imaginons ce qui est immobile. Mais Celui Qui existe et Qui n’est ni en mouvement ni immobile, nous ne pouvons L’imaginer. Malgré cela, il est un devoir pour nous de croire que Allah existe, qu’Il n’est pas en mouvement et qu’Il n’est pas immobile car le mouvement fait partie de nos caractéristiques et également l’immobilité fait partie de nos caractéristiques. Il nous est suffisant de croire et d’être catégorique par notre cœur que Allah existe sans qu’Il soit semblable à quoi que ce soit. Si déjà parmi les créatures il y a des choses que nous ne pouvons imaginer, comment serait-il inconcevable que Allah existe et que nous ne pouvons L’imaginer par notre esprit ?! Avant que Allah ne crée la lumière et l’obscurité, est-ce que l’un d’entre nous arrive à imaginer ce moment-là ? Non, aucun d’entre nous ne peut imaginer un temps dans lequel il n’y avait ni lumière ni obscurité. Nous ne pouvons l’imaginer par notre esprit. Malgré cela, il est un devoir pour nous de croire qu’il s’est écoulé un temps dans lequel il n’y avait ni lumière ni obscurité car le Qour’an nous apprend cela. Le Qour’an dit :

(الحمد لله الذي خلق السموات والأرض وجعل الظلمات والنور)

(al-hamdou li l-Lahi l-ladhi khalaqa s-samawati wa l-‘arda wa ja^ala dhdhouloumati wa n-nour)

ce qui signifie : « La louange est à Allah Qui a créé les cieux et la terre et Qui a créé l’obscurité et la lumière » c’est-à-dire qu’avant que Allah ne les crée, il n’y avait ni terre ni ciel, ni lumière ni obscurité. En raison de cette ayah –verset–, nous devons croire qu’il s’est écoulé un temps dans lequel il n’y avait ni lumière ni obscurité. Si cela est bel et bien possible et n’est donc pas impossible selon la raison, comment ne serait-il pas possible que Allah ta^ala existe sans être un corps palpable ni un corps impalpable, sans être en mouvement ni immobile. C’est cela le sens de la ayah honorée : (ليس كمثله شىء) (layça kamithlihi chay’) ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui ». La prononciation de cette ayah est concise et légère par la langue mais sa signification est importante et étendue.

Il y a par ailleurs dans le Qour’an des ayah dont le sens apparent donne l’illusion que Allah serait un corps qui aurait un endroit, qu’Il aurait des membres et qu’Il bougerait. Ces ayah, il n’est pas permis de leur donner leur sens apparent. Les wahhabites sont allés à leur perte car ils ont expliqué ces ayah par leur sens apparent. Ils ont alors eu pour croyance que Allah serait un corps, qu’Il serait dans la direction du haut, établi, qu’Il descendrait et s’immobiliserait. Ils ont expliqué ces ayah selon leur sens apparent. Ils n’ont pas été en compatibilité avec cette ayah : (ليس كمثله شىء) (layça kamithlihi chay’) ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui ».

Ahlou s-Sounnah ne retiennent pas le sens apparent de ces ayah et de ces hadith. Ils les interprètent plutôt par un autre sens que le sens apparent. Celui à qui Allah ta^ala accorde la réussite, Il le guide pour bien comprendre ce sujet.

Bien que la parole de Allah tabaraka wa ta^ala par laquelle Il parle de toute éternité n’est pas des lettres ni des sons, nous disons que le Qour’an est la parole de Allah car ce Qour’an qui est des lettres et des sons exprime la parole de Allah qui elle n’est pas des lettres et des sons. Ce Qour’an que nous récitons avec des lettres et des sons est une expression de la parole de Allah par laquelle Il parle de toute éternité sans qu’elle soit des lettres et des sons. Quant à cette parole  qui n’est pas lettres et sons, l’ont entendue Jibril et notre maître Mouhammad la nuit de son ascension (al-mi^raj) ainsi que Mouça qui l’a entendue à AtTour –Mont Sinaï–. Mais dans l’au-delà, chacun d’entre nous entendra la parole de Allah qui n’est pas des lettres et des sons.

Ce Qour’an, la Tawrah –la Thora–, l’injil –l’évangile– et le Zabour –les psaumes– et les autres Livres célestes, Allah les a fait écrire sur la Table préservée cinquante mille années avant que ne soient créés les sept cieux et la terre. Il a fait écrire ces Livres sur la Table préservée. Puis Il a ordonné à Jibril de prendre le Qour’an et de le descendre sur notre Prophète Mouhammad et de descendre ces autres Livres à ces autres Prophètes qui étaient avant notre Prophète Mouhammad. Ce n’est pas Allah Qui aurait lu le Qour’an à Jibril. Il a plutôt ordonné à Jibril de prendre le Qour’an à partir de la Table préservée. Par la suite, Jibril l’a lu à notre maître Mouhammad.

Apprenez cela, que Allah vous donne les bénédictions. Enseignez cela à d’autres. Tout cela, tout ce qui s’est dit dans ce cours, enseignez-le à d’autres car les écoles de nos jours, la plupart des écoles n’enseignent pas la croyance de Ahlou s-Sounnah. Elles enseignent la Fatihah, les tahiyyat, l’invocation ibrahimiyyah et les noms des cinq prières. Par le passé, dans le kouttab –école d’enseignement de Qour’an pour les petits–, on enseignait aux enfants que Allah existe sans endroit, qu’Il n’a pas de ressemblance avec les créatures. Quant à aujourd’hui, l’ignorance a prévalu chez les plus âgés tout comme les plus jeunes. En effet, celui qui étudie dans ces écoles contemporaines, puis grandit, puis devient père et son enfant, à son tour, prend son éducation dans ces écoles, le père tout comme son fils deviennent ignorants de la croyance de Ahlou s-Sounnah.

Remerciez Allah Qui vous a assuré qui vous enseigne cette croyance sur laquelle étaient les compagnons et ceux qui les ont suivis, jusqu’à notre époque, de ceux à qui Allah a voulu le bien. Fin de citation


[1]              Ceux qui lors du woudou –petites ablutions– dépassent la limite requise dans la Loi pour le lavage du visage et celui des avants-bras et des pieds. Ce seront des parties qui seront auréolées de lumière au jour du jugement. C’est un des signes distinctifs de la communauté de notre maître Mouhammad r.

[2]              Celui Qui est exempt de toute imperfection, comme l’endroit, le corps, le mouvement, l’immobilité et en général de tout ce qui fait partie des caractéristiques des créatures.

[3]              Région à l’est de la péninsule arabique et dont la capitale est Ar-Riyad.

[4]              Région de la péninsule arabique qui comprend La Mecque, Médine et AtTa’if.

[5]              L’Emigration. Il ne s’agit pas d’une fuite. Le Prophète est préservé de cela. Il s’agit d’un voyage effectué sur ordre de Allah.

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