Chaykhaboulaliyah's Blog


Cours général : Aadam le premier des humains et le premier des envoyés de Dieu

Posted in cours général,Croyance,Histoire,islam,Récit par chaykhaboulaliyah sur octobre 24, 2012

La louange est à Allah le seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Et nous demandons à Allah de nous préserver de l’état des gens de l’enfer, nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit

 

لَمَّا أَخْرَجَ اللهُ آدَمَ مِنَ الجَنَّةِ زَوَّدَهُ مِنْ ثِمارِ الجَنَّةِ فَثِمارُكُمْ هَذِهِ مِنْ تِلْكَ غَيْرَ أَنَّ هَذِهِ تَتَغَيَّرُ وَتِلْكَ لاَ تَتَغَيَّرُ وَعَلَّمَهُ اللهُ صَنْعَةَ كُلِّ شَيْءٍ

 (lamma ‘akhraja l-Lahou ‘adama mina l-jannati  zawwadahou min thimari l-jannah fathimaroukoum hadhihi min tilka th-thimar ghayra ‘anna hadhihi tataghayyar wa tilka la tataghayyar) wa ^allamahou l-Lahou san^ata koulli chay’)

 

 

ce qui signifie : « Lorsque Allah  a fait que ‘Adam sorte du paradis, Il lui a donné en provisions des fruits du paradis. Vos fruits que vous avez ici-bas proviennent de ces autres fruits qui sont des fruits du paradis, sauf que ces fruits du bas monde s’altèrent alors que les autres ne s’altèrent pas ». Et Allah  a enseigné à ‘Adam la fabrication de différentes choses et également comment exécuter plusieurs, différentes tâches. ‘Adam, ^alayhi s-salam, lorsque Allah  a fait qu’il est sorti du paradis, Il lui a donné en provisions des fruits du paradis et ces fruits-là, il en a mangé et il en a planté. Il a planté certains et il a mangé certains. Les fruits qui sont sortis du paradis ne sont pas altérés, ne pourrissent pas. Ils ne sont pas comme les fruits d’ici bas qui pourrissent. Les fruits du paradis ne pourrissent pas alors que les fruits d’ici bas pourrissent. Donc les fruits qu’il a ramenés du paradis, il en a mangé une partie et le reste est resté sur terre. Mais ils sont changés, ils n’ont plus gardé les caractéristiques qu’ils avaient au paradis. Les caractéristiques des fruits au paradis, c’est qu’ils n’étaient pas altérés, alors que ces fruits-là, il les a planté ici, ils n’ont pas gardé ces mêmes caractéristiques qu’au paradis. Ils sont devenus des fruits qui s’altèrent. Donc Allah  lui a enseigné comment semer, comment planter. Allah  lui a enseigné comment fabriquer, travailler le fer et autres métaux, le forgeron, la forge, Il lui a appris comment coudre, comment extraire de l’or, de l’argent de terre. C’est ‘Adam, ^alayhi s-salam, qui a appris aux gens comment fabriquer les pièces d’or et d’argent, pour les échanges. Comme aujourd’hui, ils enseignent dans l’économie comment soi-disant les gens ne savaient pas, ils faisaient le troc. Et après ils ont eu besoin d’échanger, ils ont fabriqué, ils ont imaginé des pièces. Non ! Parmi les choses qu’ils disent, beaucoup sont des hypothèses. Ce ne sont pas des choses qui sont fondées. Alors que ce que nous apprenons est fondé sur la parole d’un prophète, notre maître Mouhammad, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, qui lui a reçu la révélation et qui a eu des miracles qui sont des preuves que ce qu’il dit est vrai, que le Créateur de ce monde le confirme dans ce qu’il dit. Donc les humains savaient depuis le début fabriquer des pièces d’or et d’argent. Ce n’est pas comme certains ignorants qui disent qu’au départ ils ne savaient pas utiliser que des pièces, ils faisaient du troc, c’est-à-dire  ils échangent quatre œufs contre un peu de blé, et l’autre échange cinq sacs de blé contre un mouton. Cela s’appelle le troc. Les gens disent qu’avant, ils ne savaient pas comment utiliser les monnaies, alors s’il voulait acheter quelque chose, il déplaçait son troupeau. Et après, comme il a voulu acheter des choses un peu plus loin, il ne pouvait pas ramener son troupeau d’un pays à un autre, et là, ils ont imaginé les pièces. Ce n’est pas comme ça. ‘Adam, ^alayhi s-salam, Allah  lui a révélé comment de fabriquer des pièces d’or et d’argent. Si ce n’était pas ‘Adam, ^alayhi s-salam, les humains seraient comme des animaux. Donc notre maître ‘Adam a un grand mérite sur nous. C’est le premier prophète et c’est le père de l’humanité.

 

Et Allah  lui a enseigné les moyens de subsistance. Il lui a enseigné aussi les différentes langues, la langue arabe, les autres langues. La première des langues qui lui a enseigné, c’était la langue arabe. Puis les autres langues. Et quand la descendance de ‘Adam s’est multipliée, ils se sont répartis dans les différentes régions. Ensuite sa descendance, quand ils se sont multipliés, ils sont allés s’installer dans différentes régions. Certains ont dialogués entre eux avec une des langues que ‘Adam leur a enseignée. D’autres sont partis, ils ont gardés plus une autre langue que ‘Adam leur a enseignée. D’autres ont gardé une autre langue. Certains  sont restés à parler l’arabe. D’autres sont restés à parler en hébreux. D’autres sont restés à parler en syriaque. Donc les origines des langues que nous connaissons aujourd’hui sont des langues qui sont arrivées par révélation. Par exemple, quand les gens parlent aujourd’hui français, espagnol, italien. Ils ont une même origine ces différences. C’est comme une déclinaison d’une même langue, qui elle a été révélée. Eux après, ils ont suivi des chemins différents mais vous trouvez les mêmes racines. Et les origines des langues sont par révélation. La langue arabe est une langue par révélation. L’hébreu également. Le syriaque également. Mais le français, l’italien, l’espagnol, ce sont des déclinaisons d’autres langues qui elles, ont été par révélation.

 

Que Allah  honore et élève davantage notre maître ‘Adam et notre maître Nouh et tous les prophètes. ‘Adam ^alayhi s-salam a enseigné les Lois, les jugements. Il leur a enseigné le licite et l’interdit. Parmi les choses qui étaient interdites, qu’il leur a enseigné, ce sont quatre choses. Comme on avait vu lors de précédentes assemblées, il y a quatre choses qui sont toujours interdites. Ce sont quatre choses qui ont été interdites aux enfants de ‘Adam. Elles ont été interdites dans toutes les Lois. Quatre choses qui ont été interdites dans toutes les Lois. Ce sont la chair du porc, c’est-à-dire  le porc, le sanglier, le cadavre, c’est-à-dire  l’animal qui n’a pas été égorgé, le sang, c’est-à-dire  le sang qui a coulé, même si après il se coagule, c’est interdit, et ce qui a été égorgé ou tué en évoquant autre que le nom de Dieu, comme en évoquant le nom d’une idole par exemple, ou le nom de la croix, ou autre. Tout animal qui a été égorgé en évoquant autre que le nom de Dieu est interdit, que ce soit dans la Loi de ‘Adam ou dans la Loi de tous les prophètes qui sont venus après lui jusqu’à la Loi de notre maître Mouhammad, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

 

Quand notre maître ‘Adam est mort, Allah  a accordé la révélation, c’est-à-dire  le statut de prophète à un des fils de ‘Adam. Un des fils de ‘Adam était devenu prophète, qui s’appelle Chith. Dans la littérature occidentale, vous trouvez Seth. Donc il a enseigné l’Islam aux descendants de ‘Adam, aux humains. Après la mort de Chith, Allah  a envoyé un autre prophète qui s’appelle ‘Idris. Idris est venu après Chith. A l’époque de ‘Idris, tous les monde était musulman. Il n’y avait pas de mécréant. A l’époque de ‘Adam, il n’y avait pas de mécréant parmi les humains. A l’époque de Chith, il n’y avait pas de mécréant. Et à l’époque de ‘Idris également, il n’y avait pas de mécréant.

 

Après la mort de ‘Idris, les humains sont devenus mécréants. Ils se sont mis à adorer cinq idoles. C’était cinq hommes vertueux à l’origine. Mais après leur mort, ‘Iblis est venu aux gens et leur a dit : « Faites des statuts pour ces gens-là, comme ça, vous allez vous rappeler d’eux. Vous n’allez pas les oublier ». A leur époque, cela n’était pas interdit de faire des statuts à l’effigie de quelqu’un si ce n’était pas pour l’adorer. Ils avaient fait cela. A nouveau, ‘‘Iblis  est venu à leurs descendants et leur a dit : « Ces cinq-là méritent que vous les adoriez. Adorez-les ». Ils les ont adoré. Ils sont devenus associateurs. Ils sont devenus mécréants. C’est là l’origine de l’apparition de la mécréance.

 

Après la mécréance parmi les humains, Allah a envoyé un prophète qui s’appelle Nouh. Nouh, ^alayhi s-salam, est venu pour appeler les gens à l’Islam, comme les prophètes qui l’ont précédés. Nouh, ^alayhi s-salam, après une longue période, où il appelait les gens à l’Islam, environ quatre-vingt seulement sont entrés en Islam. Allahou tabaraka wa ta^ala  lui a révélé qu’après les quatre-vingt, il n’y en a plus aucun qui va devenir musulman. Quand notre maître Nouh a appris qu’il n’y aura plus de nouveau musulman, qu’il n’y avait que ceux qui sont déjà entrés en Islam, c’est là qu’il a fait des invocations contre les mécréants. Avant, il n’a pas fait d’invocation contre les mécréants. Avant, il essayait de les faire entrer en Islam. Mais quand Allah  lui a révélé qu’il n’y aura plus de nouveau musulman, il a fait des invocations contre les mécréants. Et Allah  tabaraka wa ta^ala  a révélé à Nouh de fabriquer un bateau, un navire, une arche mais loin de l’eau, sur la terre ferme. Habituellement ceux qui fabriquent des bateaux les fabriquent au bord de l’eau. Allah  lui a révélé de fabriquer sur la terre ferme. Et il a fait monter sur l’arche des humains musulmans et des animaux. Et avant que la pluie ne tombe, l’eau s’est mise à jaillir des entrailles de la terre. Toute la terre s’est couverte d’eau, qui est sortie de ses entrailles, avant qua la pluie ne commence à tomber. Puis la pluie s’est mise à tomber. Elle a recouvert toute la terre. Toute la terre a été recouverte. Et à cette époque-là, ce n’était pas la pluie comme maintenant, des petites gouttes. Mais c’était comme des montagnes d’eau qui tombaient. L’eau a noyé tout le monde, les petites et les grands, même les nourrissons. Ils sont tous morts noyés. Uniquement les musulmans qui ont suivi Nouh sont montés avec lui sur l’arche. Les autres sont morts noyés. Donc même notre maître Nouh avait quatre fils. Trois étaient musulmans, croyants. Et un était mécréant. Les trois musulmans s’appelaient SamHam, et Yafith. Le quatrième s’appelle Kan^an. Il a dit : « Je vais m’abriter au sommet d’une montagne ». Mais Allah l’a fait mourir avec ceux qui étaient morts. Toute la terre a été recouverte d’eau, même les plus hautes montagnes. Après six mois et plus, Allah  a fait que la terre assèche et avale toute l’eau. Donc il y a beaucoup d’eau sous terre maintenant. Et le bateau de Nouh s’est arrêté au bord d’une montagne en Iraq, qui s’appelle Al-Joudiyy. Quand la terre est devenue ferme à nouveau, ils sont descendus du navire. Tous les humains aujourd’hui sont descendants des trois fils de Nouh parce qu’uniquement les trois fils de Nouh ont eu des descendants. Les autres n’ont pas eu de descendants, les autres musulmans. Uniquement les trois fils de Nouh ont eu des descendants.

 

Après ils ont eu des descendants. Et quelques générations plus tard, après leur mort, Allah  a envoyé un autre prophète arabe, qui s’appelle Houd. Il était au Yémen. Aujourd’hui, la tombe de Houd est au Yémen. Les gens rendent visite à la tombe du prophète Houd. Et lui aussi appelait les gens à l’Islam. Après l’anéantissement du peuple de Nouh, il appelait les gens à l’Islam. Il s’est mis à les appeler à l’adoration de Allah. Houd, à son tour, peu de gens ont cru en lui. Peu de gens sont devenus musulmans. Mais les autres l’ont démentis. Allah  ta^ala  a fait que la plupart des gens restent sur la mécréance. Allah  a envoyé des prophètes. Ils sont la cause de la bonne guidée de certains mais beaucoup ne sont pas bien guidés. Allah  leur a envoyé une tempête de vent, qu’on appelle al-houçoum, qui a anéanti les mécréants et seuls les musulmans sont restés. Puis à leur tour, ils ont eu des descendants.

 

Et depuis ce temps-là, il y a toujours eu, à chaque période, à chaque époque, parmi les humains, ceux qui étaient musulmans et ceux qui étaient mécréants. Jusqu’à nos jours, la plupart des humains sont mécréants. Au jour du jugement, 99% des humains seront en enfer, et 1% au paradis. Même les jinn, la plupart d’entre eux sont mécréants. Mais lorsque ^Iça, ^alayhi s-salam va descendre, tout le monde va entrer en Islam. Et les mécréants vont mourir. Lorsque ^Iça, ^alayhi s-salam, va descendre, les mécréants vont mourir. Allah  ta^ala  lui donne par son souffle, quand il souffle, les mécréants qui sont dans sa portée, qui sont atteints par son souffle, meurent. Et son souffle va très loin, à la limite de son regard. ^Iça, ^alayhi s-salam, est un prophète. Ce n’est pas des moindres. Tous les prophètes ne sont pas négligeables. Les prophètes ont un haut degré selon le jugement de Allah, même si Allah  a fait que certains prophètes soient tués par certains mécréants, cela ne veut pas dire qu’il ne compte pas. Cela ne veut pas dire qu’ils sont négligeables. Mais Allah  ta^ala  éprouve qui Il veut. Et ceux qui ont les plus hauts degrés sont plus éprouvés que les autres. Et les prophètes ont les plus hauts degrés. Les mécréants seront anéantis lorsque ^Iça, ^alayhi s-salam, va descendre. Quarante ans après la descente de ^Iça, ^alayhi s-salam, notre maître ^Iça, ^alayhi s-salam, va mourir. Et il sera enterré à Médine, près de notre prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Il sera enterré à côté de lui. Le prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit :

لَيَنْزِلَنَّ عِيسَى حَكَمًا مُقْسِطًا وَلَيَسْلُكَنَّ فَجًّا حَاجًّا أَوْ مُعْتَمِرًا وَلَيَأْتِيَنَّ قَبْرِي وَلَيُسَلِّمَنَّ عَلَيَّ وَلأَرُدَّنَّ عَلَيْهِ السَّلاَمَ

(layanzilanna ^iça hakaman mouqsita wa layasloukanna fajjan hajjan ‘aw mou^tamira wa laya’tiyanna qabri wa layouçallimanna ^alayya wa la’arouddanna ^alayhi s-salam)

ce qui signifie : « ^Iça va sans aucun doute redescendre. Et il va gouverner les gens. Et il sera équitable, c’est-à-dire  il va appliquer la Loi du prophète Mouhammad  et il sera juste. Et il va traverser la vallée entre deux montagnes (Il s’agit de Médine, parce que Médine est entre deux montagnes, la montagne de ^Ir et la montagne de Sawr) pour aller faire un pèlerinage ou une ^oumrah. Il va venir me rendre visite et il va me passer le salam. Et je vais lui rendre le salam ». Et après la mort de ^Iça, ^alayhi s-salam, la mécréance va à nouveau apparaître parmi les humains. Il viendra une époque où il n’y aura plus aucun humain musulman. Tous seront mécréants. Et le jour du jugement aura lieu, commencera lorsqu’il n’y aura que des mécréants sur terre, c’est-à-dire  la fin de ce monde aura lieu lorsqu’il n’y aura que des mécréants vivant sur terre. Il y a aura la fin de ce monde. Notre maître ‘Israfil va souffler dans le cor. Et tous ceux qui étaient vivants vont mourir, même lui, ‘Israfil, Allah  le fait mourir. Même l’ange de la mort, ^Azra’il, Allah  le fait mourir. Et quarante ans après, Allah  les ressuscite. Il ressuscite ‘Israfil, qui va souffler une deuxième fois dans le cor (c’est un instrument qui émet un son). Et tous ceux qui étaient morts vont être ressuscités pour le jugement. ‘Israfil va souffler dans le cor, quand il n’y aura que ces mécréants vivants. Et tous les humains vont mourir. L’un d’entre eux va prendre une bouchée, va la manger. Avant qu’il ne la mange, il entend le son de l’instrument dans lequel ‘Israfil  va souffler, son âme va sortir par ce son-là. L’un est en train de manger, l’un est en train de travailler, quand ils entendent le son, ils vont tous mourir.

cours general : A propos du hajj et des dix premiers jours de dhou l-hijjah

Posted in cours général,Exhortation par chaykhaboulaliyah sur octobre 24, 2012

La louange est à Allah le seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Nous demandons à Allah de nous préserver de l’état des gens de l’enfer, nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

 

Allah a fait grâce à la communauté islamique par ses nombreux bienfaits. Il a accordé à ses esclaves vertueux, des saisons, des périodes, pour le bien durant lesquelles ils s’approvisionnent, ils profitent pour multiplier les actes d’adoration et les bonnes œuvres. Et Allah a prolongé la vie de ses esclaves de sorte qu’ils puissent profiter de ces périodes de bien. Et parmi ces périodes, les plus éminentes d’entre elles, il y a les dix premiers jours du mois de dhou l-hijjah.

 

Même si la moyenne d’âge de la communauté du Prophète Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam est courte par rapport aux communautés qui nous ont précédés. Vous savez que la moyenne d’âge dans cette communauté est d’environ soixante ans, un peu plus que soixante ans. Par rapport à des communautés qui nous ont précédés, qui elles vivaient beaucoup plus longtemps. Il y a des communautés où certains vivaient des centaines et des centaines d’années.

 

Notre maitre Nouh a vécu plus que mille ans. Donc la moyenne d’âge de cette communauté est très courte par rapport à des communautés qui nous ont précédés mais Allah par Sa grâce et Ses grands bienfaits nous a remplacé cette courte moyenne d’âge par des temps dans lesquels on peut multiplier des actes d’adoration et obtenir beaucoup de récompenses. C’est-à-dire que Dieu a bénit cette courte période de sorte qu’on puisse en profiter comme certains qui vivaient beaucoup plus longtemps. Vous savez que la barakah c’est la multiplication du bien. Il se peut que quelque chose soit en petite quantité mais Dieu fait que le bien qu’elle comporte soit immense. C’est ca la barakah, c’est la multiplication du bien.

 

Donc celui qui passe ces périodes bénies dans l’adoration de Dieu, c’est comme s’il a vécut longtemps. N’est ce pas qu’il nous est parvenu que celui qui fait l’invocation en faveur du Prophète Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, qui invoque Dieu qu’Il élève davantage le rang de notre Prophète Mouhammad le vendredi pendant le temps de al ^asr, après la prière de la journée vendredi, s’il récite quatre-vingt fois l’invocation en faveur du Prophète, Dieu lui pardonne des péchés de quatre-vingt années. Regardez, Allah fait qu’il y a de la barakah dans certaines choses, certaines périodes de sorte qu’on peut gagner des récompenses comme certains qui ont vécu beaucoup plus longtemps que nous. Donc c’est pour cela qu’il s’agit d’apprendre et de connaitre ces périodes exceptionnelles.

 

Donc parmi les grâces que Allah a accordé à la communauté du Prophète Mouhammad  salla l-Lahou ^alayhi wa sallam c’est qu’Il accorde dix récompenses pour une seule bonne action. Une seule bonne action, sa récompense est multipliée par dix. Donc déjà il y a cette grâce.

 

Et la prière c’est un acte d’adoration fondamental dans la religion, c’est-à-dire que les cinq prières sont les meilleurs des œuvres après la croyance en Dieu et en son Messager. Après la croyance en Dieu et Son Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam les cinq prières sont les meilleures des œuvres. Il s’agit de ne pas les négliger.

 

Celui qui accompli un pèlerinage mabrour, on va voir qu’est ce que ca veut dire exactement mabrour, il n’a pas d’autre récompense que le paradis pour son pèlerinage mabrour. 

Et celui dont le pèlerinage a été accepté, il sera libéré de ses péchés, il redeviendra comme le jour où sa mère l’a mise au monde, un nouveau né n’a pas de péchés. Même un enfant qui n’est pas responsable, qui n’a pas encore atteint la puberté n’est pas chargé de péché.

Donc celui qui fait un pèlerinage qui est accepté par Allah, il sortira de ses péchés, il redeviendra comme le jour où sa mère l’a mise au monde. Regardez le bienfait du pèlerinage qui est accepté par Allah.

Donc c’est un acte d’adoration important le pèlerinage, c’est un grand bienfait, il convient au musulman de bien réfléchir et de bien méditer au sujet de cet acte d’adoration le pèlerinage, al-hajj.

 

Il convient donc pour que l’esclave puisse profiter de ce grand bienfait qu’est le pèlerinage qu’il apprenne comment l’accomplir correctement pour bénéficier de cette grande récompense.

Il est requis d’abord, dans les premières choses qui sont rappelées ici c’est de patienter face à la nuisance des gens. Notre chaykh que Allah lui fasse miséricorde a dit : « si tu t’attends à n’avoir affaire qu’à des gens qui sont parfaits tu vas te retrouver tout seul ». Ce n’est pas une excuse dire « oui mais ces gens là sont entrain d’appliquer la religion, regardes elle met le voile ou regardes il met le qamis, regardes comment ils se comportent » Tout le monde n’est pas saint ou vertueux, il se peut que quelqu’une mette le voile et un tel mette le qamis mais il n’a pas le comportement d’excellence. Cela ne diminue pas son attachement à la religion. Parce que l’attachement à la religion est important, simplement on espère que ces gens s’améliorent et à nous de patienter face à leur nuisance parce que Allah éprouve les gens. Parfois Allah ta^ala fait qu’une personne est éprouvée. Comment elle est éprouvée? Par exemple elle a deux amis : un qui est athée qui ne reconnait ni la religion qui est complètement éloigné, c’est un ennemis de Dieu, c’est un mécréant mais il est gentil, il l’aide quand il est dans la difficulté, il lui sourit… et un autre qui selon l’apparence fait la prière, récite le Qour’an, il jeûne mais il a un comportement qui n’est pas bon du tout. Celui qui est faible qu’est ce qu’il dit ? « Ah regardes celui là est gentil, celui là est bien ! » Alors que ce n’est pas le critère correct. Il s’agit d’accorder à chaque chose sa juste valeur. Au jour du jugement sur quoi on sera interrogé ? Est-ce qu’on sera interrogé sur le fait d’être serviable avec les gens et d’être polis et souriant ou bien on sera interrogé sur notre croyance ?

 

Qu’est ce qu’on croyait au sujet de Dieu ? Qu’est ce qu’on avait pour croyance au sujet de Dieu ? Qu’est ce qu’on avait pour croyance au sujet du Prophète. La première chose au sujet de laquelle on sera interrogé c’est la croyance. Ce n’est pas la serviabilité ou l’amabilité ou le nombre de sourire qu’on a fait dans notre vie. Non ! La première chose c’est « Que croyais-tu au sujet du Prophète Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. » C’est pour cela qu’il convient de connaitre les choses à leur juste valeur.

 

Et après on patiente, on patiente avec les gens parce que comme a dit le chaykh : « si tu t’attends à n’avoir affaire qu’à des gens qui sont parfaits tu vas te retrouver tout seul ». Ou peut être tu vas aller avec des gens qui vont déteindre sur toi. Comment ils vont déteindre sur toi ? Ils vont t’influencer sur ta croyance, ils vont t’influencer sur ton attachement à l’islam. Parce que selon l’apparence ce sont des gens qui sont gentils, ce sont des gens qui sont serviables, ce sont des gens qui sont aimables mais en réalité Dieu ne les aime pas parce qu’eux ne croient pas en Dieu ou ils ne croient pas en notre Prophète Mouhammad, ou ils attribuent à Dieu des choses dont Il est exempt, comme certains qui croient que Dieu est un corps qui est assis au dessus du ciel. Ca ce n’est pas la croyance correcte. La croyance correcte c’est que Dieu ne ressemble pas à ses créatures et Il est sans endroit, Il n’habite pas le ciel. Il n’est pas partout. C’est Lui qui a crée le ciel, avant l’existence du ciel Dieu existe, avant l’existence du trône, al ^arch qui est le toit du paradis, Dieu existe et Il ne change pas. Tout comme avant l’existence de toutes ses créatures il existe, sans ses créatures, après la création de ses créatures, Il ne change pas. Le fait qu’une créature existe ou n’existe pas ca ne va pas changer Dieu.

Donc c’est pour cela qu’il convient que la personne fasse attention qu’elle reconnaisse à chaque chose sa juste valeur.

 

La première chose c’est l’attachement à l’islam, est ce que la personne a la bonne croyance ou n’a pas la bonne croyance ?

Après la deuxième chose au sujet de laquelle la personne sera interrogée au jour du jugement ce sont ses cinq prières. Est-ce qu’elle a fait ses cinq prières ? C’est pour cela qu’il ne faut pas négliger l’accomplissement de la prière. Il faut faire attention pour ne pas tomber dans le grand péché qui est de retarder une prière par rapport à son temps sans excuses valables. Certains te disent « Mais moi je suis loin, je commets des péchés » On lui dit « si tu commets des péchés, cela ne t’empêche pas d’accomplir les devoirs ». Certains, comment chaytan les entraine ? Il les enfonce davantage. Lui il commet des péchés, mais au lieu d’essayer de s’améliorer, qu’est ce qu’il fait ? Il te dit « Ah non, je commets des péchés donc je ne fais pas les devoirs » Ca ce n’est pas une conclusion correcte. S’il fait des péchés, il ne faut pas pour autant qu’il s’enfonce davantage. Qu’il accomplisse les devoirs et in cha’a l-Lah l’accomplissement de sa prière va améliorer son état. Ca va l’amener à se détacher des péchés.

 

Que l’on sache également que la patience face aux nuisances des gens est quelque chose de requise. Que l’on sache aussi qu’il convient à la personne qu’elle patiente. Et le pèlerin celui qui va pour accomplir le pèlerinage, il a besoin de côtoyer les gens. Celui qui va pour faire le pèlerinage il a besoin de côtoyer les gens. Et le croyant qui se mélange aux gens, qui côtoie les gens et qui patiente face à la nuisance des gens. Ce musulman là, ce croyant là qui patiente et qui se mélange aux gens il est meilleur que ceux qui ne se mélangent pas aux gens et qui ne patientent pas face à leur nuisance, parce que celui qui côtoie les gens, qui patiente face à la nuisance des gens, il est récompensé pour cette patience, il a la possibilité d’ordonner le bien et d’interdire le mal. Tandis que l’autre qui s’éloigne, qui s’isole qui ne se mélange pas aux gens, qui ne patiente pas face à leur nuisance celui là il est privé de cette récompense.

 

Un savant qui s’appelle Rabi^ah a dit :

 « المروءة في السفر بذلك الزاد و قلة الخلاف على الأصحاب والمزاح في غير مصاخط الله عزّ و جلّ »

(Al-mourou‘atou fi s-safari bidhalika z-zad wa qillatou l-khilafi ^ala l-‘ashab, wa l-mouzahou fi ghayri masakhiti l-Lahi ^azza wa jall )

 

 « La personne quand elle va en voyage, il convient qu’elle fasse preuve de noblesse d’âme » de noblesse d’âme avec ses compagnons, « il convient qu’elle ne contredise pas beaucoup ses compagnons de voyage ». Si les compagnons de voyage décident par exemple de faire une halte, il n’est pas à chaque fois entrain de s’opposer à eux. De dire « non pas maintenant, après » s’ils décident de partir il ne dit pas «non on reste encore ». Il essaie d’être souple et facile avec ses compagnons de voyage et même s’il lui arrive de plaisanter avec eux pour faire de la bonne ambiance que ca ne soit pas dans la désobéissance à Dieu. Que ca ne soit pas pour faire un péché, pour désobéir, pour mentir ou pour d’autres choses qui sont graves.

Sa^id Ibnou Joubayr a été interrogé, on lui a demandé :

« أيّ الحاج أفضل »

(‘ayyou l-hajji ‘afdal?)

 

 « Quel est le meilleur pèlerin ? Quand il va partir pour le pèlerinage, quel est le meilleur comportement ? » Il a dit :

 « من أطعم الطعام و كف لسانه »

(man ‘at^ama tta^am wa kaffa lisanahou)

 

« c’est celui qui partage sa nourriture avec ses compagnons de voyage et qui reste le plus longtemps possible silencieux. » Celui qui partage sa nourriture et qui garde le plus longtemps possible sa langue au repos, qui ne parle pas beaucoup. Pourquoi ? Parce que quand tu parles, tu peux tomber dans des choses qui sont déconseillées, tu peux tomber dans des choses qui sont interdites. Donc c’est pour cela qu’il vaut mieux retenir sa langue et ne pas parler.

Un autre homme vertueux qui s’appelle ‘Ibrahim ibnou ‘Adham que Allah l’agrée, quand les gens lui demandait si on pouvait l’accompagner pour faire le pèlerinage, « est ce qu’on peut partir avec toi ? » il posait pour condition deux choses. Il disait à ceux qui voulaient l’accompagner dans un voyage en générale, il leur posait deux conditions. La première c’était que ce soit lui qui soit à leur service pendant le voyage, donc s’ils avaient besoin de quelque chose, il voulait être lui à leur service et la deuxième chose était que ce soit lui qui fasse l’appel à la prière. Parce que faire l’appel à la prière est un acte qui donne beaucoup de récompenses et être au service de ses frères en islam et de ses sœurs en islam c’est quelque chose qui donne beaucoup de récompenses. Ce n’est pas comme aujourd’hui dans la maison, parfois le père ou la mère demande quelque chose à son enfant et l’enfant traine, traine… il ne veut pas le faire alors que les parents sont prioritaires à ce qu’on écoute leurs paroles.

 

Il y avait un homme vertueux qui accompagnait ses frères dans le voyage, dans différente sorte de voyage, quelque soit le voyage et il posait pour condition d’être à leur service et il avait la bonne intention, c’est-à-dire il faisait pour l’agrément de Dieu. Quand il voyait quelqu’un qui voulait laver son vêtement, il lui disait « mais c’est la condition que je t’ai posé, quand je t’accompagne dans le voyage, c’est moi qui suis à ton service » il prenait son vêtement et il le lavait pour lui. Quand il voyait quelqu’un qui voulait se laver la tête, il lui disait « ca c’est ma condition, c’est moi qui te laves la tête » et il lui lavait la tête et quand il est mort, ils ont vu sur sa main, il était inscrit : « il fait parti des gens du paradis ».

 

Tu ne sais pas quel acte peut te faire entrer au paradis. Tu ne sais pas quel acte, simplement, il y a une chose très importante c’est que tu es l’intention de rechercher l’agrément de Dieu. Et pour rechercher l’agrément de Dieu, qu’est ce que ca implique ? Ca implique que tu vas patienter face à la froideur des gens, aux mauvais comportements des autres. Parce qu’il se peut que tu veuilles faire quelque chose de bien à quelqu’un et que lui agisse en mal avec toi. Le chemin de la facilité c’est que ton nafs, la nafs de la plupart des gens lui dit « Pourquoi tu lui as dis ca, regardes comment il te traites, laisse le tomber, il ne mérite pas… » Le vertueux, celui qui arrive à casser son nafs c’est celui qui dit « moi je ne fais pas pour ses beaux yeux, moi je le fais pour l’agrément de Dieu, c’est pour gagner des récompenses » Après si lui est reconnaissant ou n’est pas reconnaissant, c’est son problème à lui, moi je fais ça pour l’agrément de Dieu. Et c’est ainsi que la personne peut espérer s’améliorer, augmenter et améliorer son état. Quant à celui qui est faible. Dès la petite première épreuve il baisse les bras et il retombe dans la médiocrité.

Tandis que celui qui essaie de casser son nafs, de s’améliorer, il patiente avec son frère, il patiente avec sa sœur, il patiente avec ses parents, il patiente avec ses enfants, il patiente avec son enseignant, il patiente avec les gens avec qui il travaille, un travail de da^wah. Et ça c’est quelque chose qui demande beaucoup beaucoup d’humilité, beaucoup de modestie et beaucoup d’effort sur son âme. Parce que l’âme aspire à être supérieure aux autres. Elle cherche la facilité, elle cherche la paresse, elle cherche à être meilleure que les autres.

 

Un savant a dit :

كنت في طريق الحج و كان الأمير يقف للناس كلّ يوم لصلاة الفجر فينزل فنصلي ثم نركب، فلما كان ذات يوم قرب طلوع الشمس و لم يقفوا للناس، فناديتهم فلم يلتفتوا إلى ذلك، فتوضّأت على المحمل، ثم نزلت للصلاة على الأرض، و وطّنت نفسي على المشي إلى وقت نزولهم للضّحى و كانوا لاينزلون إلى قريب وقت الظهر مع علمي بمشقة ذلك عليّ، و أني لا قدرة لي عليه، فلما صليت و قضيت صلاتي، نظرت إلى رفقتي، فإذا هم وقوف و قد كانوا لو سئلوا ذلك لم يفعلوا، فسألتهم عن سبب وقوفهم، فقالوا لما نزلت تعرقلت مقاود الجمال بعضها ببعض، فنحن في تخليصها إلى الآن

(kountou fi tariqi l-hajji wa kana l-‘amirou yaqifou li n-nasi koulla yawmin li salati l-fajri, fayanzilou fanousalli thoumma narkib, falamma kana dhata yawmin qarouba toulou^ou ch-chamsi wa lam yaqifou li n-nas, fanadaytouhoum falam yaltafitou ila dhalika, fatawadda’tou ^ala l-mahmali, thoumma nazaltou li s-salati ^ala l-‘ardi, wa watantou nafsi ^ala l-machyi ila waqti nouzoulihim li ddouha wa kanou la yanzilouna ila qaribi waqti dhdhouhri ma^a ^ilmi bi machaqqati dhalika ^alayy, wa anni la qoudrata li ^alayh,  falamma sallaytou wa qoudiyat salati, nadhartou ila rifqati, fa’idha houm wouqouf wa qad kanou law sou’ilou dhalika lam yaf^alou, fasa’altouhoum ^an sababi wouqoufihim, faqalou lamma nazalta ta^arqalat maqawidou l-jimali ba^douha biba^d, fanahnou fi takhlisiha ila  l-‘an)

 

« j’étais un jour en voyage pour le pèlerinage et l’habitude de cette caravane (il était dans une caravanne) c’était que le chef de cette caravane, c’était lui qui dirigeait la prière de assoubh, c’était lui qui dirigeait cette prière. » La caravane avançait à la fin de la nuit, ils profitaient sans doute de la fraicheur, et il faisait une halte pour faire la prière de assoubh la prière de l’aube. Puis ils remontaient, ils continuaient leur chemin puis s’arrêtaient un peu avant la prière de adhdhour, donc c’était l’habitude. Donc un jour alors qu’ils étaient entrain d’avancer, ce savant qui était dans la caravane était dans une monture, il a remarqué que le soleil allait bientôt se lever et la caravane n’avait pas encore fait halte pour faire la prière de soubh, donc ils allaient rater le temps de la prière, ce qui était grave parce que retarder une prière par rapport à son temps c’est un grand péché. Donc qu’est ce qu’il a fait ? Il leur a dit « il faut qu’on arrête pour faire une halte », eux ils n’ont pas entendu, ils ont voulu continuer leur chemin. Il s’est dit « moi je vais descendre, même si ça me fatigue, je vais faire ma prière dans son temps, même si eux ne vont pas s’arrêter et que ça va être très éprouvant pour moi de les rattraper lorsqu’ils vont faire une halte près du temps de adhdhour, mais je vais le faire parce que c’est un devoir. » il a dit « j’ai fais mon woudou’ dans la monture et je suis descendu, j’ai fais ma prière, quand j’ai terminé j’ai regardé la caravane était toujours là. Il leur a demandé « Mais qu’est ce qui vous a pris ? ». Ils lui ont dis « quand tu es descendu les brides et les cordes des chameaux se sont toutes entremêlées et là on essaie de tirer les fils pour qu’on arrive à continuer le chemin ».

 

Et il a dit

فجئت و ركبت و حمدت الله عز و جل وعلمت أنه ماقدّم أحد حق الله على هوى نفسه و راحتها إلا و رأى سعادة الدنيا و الآخرة ، ولعكس أحد ذلك فقدّم حظ نفسه على حق ربه إلا و رأى الشقاوة في الدنيا و الآخرة

(faji’tou wa rakibtou wa hamidtou l-Laha ^azza wa jall wa ^alimtou ‘annahou ma qaddama ‘ahadoun haqqa l-Lahi ^ala hawa nfsihi wa rahatiha ‘illa wa ra’a sa^adata d-dounya wa l-‘akhirah, wa la^akasa ‘ahadoun dhalika faqaddama hadhdha nafsihi ^ala haqqi rabbihi ‘illa wa ra’a ch-chaqawata fi d-dounya wa l-‘akhirah)

 

« celui qui priorise l’adoration de Dieu, au dépend des passions de son âme (parce que l’âme a des passions, elle aspire à des choses, entre autre l’âme recherche la facilité, elle recherche à ne pas trop se casser la tête, elle veut tout de suite et facilement) Allah le facilite dans ce bas monde et dans l’au delà. Et celui qui au contraire priorise les passions de son âme et bien il sera comme ces gens là qui essaient de faire sortir les cordes et qui essaient de les démêler. N’est ce pas que c’est Allah qui crée toute chose et il se peut que quelqu’un Allah lui donne une épreuve, une petite chose, à cause de cette chose là il rate beaucoup beaucoup de bien. Il est le créateur de toute chose, donc celui qui craint Dieu, qui se rappelle la Toute-puissance de Dieu, qu’il se dise moi je priorise dans tout les cas l’obéissance à Dieu. Et Dieu Incha’a l-Lah me facilite.

 

Il a cité à titre de preuves deux vers de poésie en arabe qui sont des métaphores, des images, il a dit :

و الله ما جئتكم زائرا إلا وجدت الأرض تُطوى لي، ولا ثنيت العزم عن بابكم إلا تعثّرت بأذيالي.

(wa l-Lahi ma gi’toukoum za‘iran illa wajadtou l’arda toutwa li, wa la thanaytou l-^azma ^an babikoum illa ta^aththartou bi ‘adhyali)

 

« Par Allah à chaque fois que je viens vous rendre visite, je vois comme si la terre était pliée et le chemin tout facile et chaque fois que je reculais un peu, je retardais alors je trébuchais dans mes vêtements ». C’est comme pour dire, à chaque fois que je veux me consacrer à l’adoration de Dieu, les choses deviennent faciles. Et si je fais preuve de défaillance, et je tarde, ou je commets des péchés ou je ne fais pas certains devoirs, les choses deviennent difficiles.

 

Une manière complète lorsqu’on va faire le pèlerinage, c’est d’évoquer beaucoup Dieu, d’essayer de se rappeler toujours Dieu, pas comme certains pensent « ça sera où l’hôtel? Qu’est ce qu’on va manger ce soir ? On va où ? Quand est ce qu’on va se lever ?» En fait, toi tu vas aller pour faire un acte d’adoration, donc il s’agit de te consacrer à cet acte d’adoration. Rappelles toi qu’il y a des gens qui partaient, avant ils mettaient une année pour  aller faire le pèlerinage. Certains saluaient leurs familles pour pratiquement ne plus les revoir. Et c’est vrai ça, certains ne revenaient pas. Aujourd’hui al hamdouli l-Lah, parfois en deux-trois heures ça y es tu atterris, tu fais ton pèlerinage, donc profites de ce temps, ne te laisses pas détourner par des choses futiles. Même si tu n’as pas mangé, même si tu as mal dormi, même si tu as mal mangé, qu’est ce que cela coûte ? Ce qui est important c’est que tu accomplisses l’adoration de Dieu.

 

L’imam Ahmad a rapporté que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a été interrogé

أي الحاج أفضل ؟

(‘ayyou l-hajji afdal ? )

 

sur quel était le meilleur pèlerin. Et le Prophète a répondu

 « أكثرهم لله ذكرا »

(‘aktharouhoum li l-Lahi dhikra)

 

ce qui signifie « c’est celui qui évoque le plus Dieu », c’est celui qui évoque le plus Dieu, on peut évoquer Dieu par la langue, par le cœur. C’est ça.

Ce même hadith a été rapporté aussi par plusieurs compagnons.

At-tirmidhiyy a rapporté et d’autres que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam,   Il a répondu

« أفضل الحج، العج و الثج »

(‘ afdalou l-hajji al-^ajjou wa th-thaj)

 

ce qui signifie « C’est le pèlerinage durant lequel on dit beaucoup « Allahou ‘Akbar » et « labbayka l-Lahoumma labbayk » à haute voix (ca c’est pour les hommes) et dans le quel on sacrifie pour l’agrément de Dieu» c’est-à-dire on égorge des moutons et d’autres animaux pour l’agrément de Dieu.

 

Parmi les caractères qu’il convient au pèlerin d’avoir durant son pèlerinage c’est d’être un bon compagnon de voyage, ce n’est pas un compagnon de voyage où les gens qui sont avec lui disent « Quand est ce qu’il va partir ? Qu’il va nous laisser ? » Ils sont contents d’être avec lui, c’est quelqu’un avec lequel les gens sont heureux. Ils sont contents, ce n’est pas un cas à problème, ce n’est pas quelqu’un qui on se dit « Quand est ce qu’il va partir on sera débarrassé de lui » Non ! Il faut qu’il soit agréable avec les gens qu’il accompagne. Également de faire le bien autour de soit par différents moyens et également de supporter la nuisance des gens et de cesser de nuire aux gens. Tout cela fait parti de l’excellence de comportement.

 

Donc parmi les choses qui sont une forme de bienfaisance elles sont nombreuses, comme par exemple la belle parole. Tu dis une belle parole. Ou aussi tu dépenses ton argent pour ton compagnon de voyage, quelqu’un qui n’a pas appris, tu lui enseigne, tu vas lui dire « voilà c’est comme ca qu’il faut faire ». Et d’accompagner quelqu’un s’est perdu, il se peut que tu rencontres des gens que c’est la première fois qu’ils quittent leur voyage, donc il se trouve au milieu de millions de personnes dans le même endroit avec des mouvements qui sont rapprochés d’un endroit à un autre. Donc si quelqu’un est perdu, tu vas pour l’aider à retrouver ses compagnons de voyage.

Il y a également ordonner le bien autour de toi, interdire le mal et en faisant cela avec sagesse, en faisant cela avec une bonne exhortation, tu corriges les gens correctement, avec la bonne manière. Rappelez vous à cet effet que al-Hasan et al-Housayn comment ils ont enseignés à un homme âgé comment faire le woudou’, sans lui dire qu’ils étaient entrain de lui enseigner. Donc les deux petits fils du prophète al-Hasan et Al-Housayn, les deux fils de sa fille Fatimah qui était mariée à notre maitre ^Aliyy. Quand ils ont vu un homme âgé qui était entrain de faire le woudou’, il ne faisait pas correctement. Ils n’ont pas dit « Ah qu’est ce que tu fais là, ce n’est pas correct » Non ! Ils ont bien vu qu’il y avait quelque chose qui clochait. Ils lui ont dit « On va faire le woudou’ devant toi et regardes bien et arbitre entre nous qui fait le woudou’ correctement » et tous deux ont fait correctement le woudou’. Lui il a su qu’ils ont fait correctement et que c’était lui qui devait apprendre. Donc c’est de cette manière, parfois quand tu enseignes à quelqu’un quelque chose, quand tu viens de haut tu es heurté à quoi ? Au nafs, à l’âme de cette personne. Elle te dit « Pour qui il se prend ? Pourquoi il vient m’enseigner ? C’est qui lui ? » Alors toi quel est ton objectif ? Ton objectif est que tu es une levée de bouclier et que la personne rejette la vérité ou bien qu’elle accepte la vérité ? C’est qu’elle accepte la vérité, ton objectif ce n’est pas de paraitre supérieur à elle. Comme l’imam Ach-Chafi^iyy disait, « il m’arrivait de débattre avec quelqu’un et je souhaitais que la vérité sorte de la bouche de celui avec qui je débats. Je l’amène à reconnaitre la vérité, à dire la vérité ». Donc tu viens et tu enseignes à la personne en étant souple, en étant facile et tu lui transmets l’information sans heurter ses sentiments, même si toi tu te dis « mais pourquoi il est orgueilleux » Quelqu’un qui n’est pas orgueilleux il accepte même de manière rude. Oui ça c’est théoriquement quelqu’un qui n’est pas orgueilleux mais toi quel est le risque. Tu ne connais pas cette personne si elle est orgueilleuse ou pas. Pour éviter ce risque utilise le chemin dont tu es sûr. Ce dont tu es sûr c’est de lui enseigner ça avec sagesse avec bonne exhortation comme Allah nous l’ordonne dans le Qour’an.

 

Et le Prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam a dit

« إن الله يعطي على الرفق ما لا يعطي على العنف »

(‘inna l-Laha you^ti ^ala r-rifqi ma la you^ti ^ala l-^ounf)

 

ce qui signifie « Allah accorde pour la chose qui est accomplie avec douceur plus que ce qu’Il accorde pour la chose qui est faite avec rudesse et dureté » Donc essaies d’être souple, de passer le message de la manière la plus souple et sage possible.

 

Donc également quand la personne va faire le pèlerinage, la ^oumrah, c’est quelque chose qui donne la Barakah dans l’argent, Allah éloigne la pauvreté de la personne lorsqu’elle dépense de l’argent pour le pèlerinage et la ^oumrah, c’est une cause.

 

L’Imam Ahmad a rapporté dans son Mousnad d’après ibnou Mas^oud que Allah l’agrée, il a dit : Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit

« تابعوا بين الحج و العمرة فإنهما ينفيان الفقر و الذنوب كما ينفي الكير خبث الحديد و الذهب و الفضة »

(Tabi^ou bayna l-hajji wa l^oumrati fa’innahouma yanfiyani l-faqra wa dh-dhounouba kama yanfi

l- kayrou khabatha l-hadidi wa dh-dhahabi wa l-fiddati)

 

 « faites suivre le pèlerinage de la ^oumrah, faites successivement le pèlerinage et la ^oumrah, enchainez le pèlerinage et la ^oumrah, Faites le pèlerinage et la ^oumrah les uns à la suite des autres car quand vous agissez ainsi, vous faites des pèlerinage les uns à la suite des autres des ^oumrah les unes à la suite des autres cela éloigne de vous la pauvreté et les péchés. »

Tout comme le forgeron fait chauffer le fer, les impuretés sortent ou l’orfèvre, celui qui travaille l’or, ou celui qui travaille l’argent quand il le chauffe, les impuretés qui étaient dans le métal s’en vont. De la même manière celui qui fait des pèlerinages et des ^oumrah successifs ça éloigne de lui la pauvreté et les péchés. Donc ca c’est un des mérites du pèlerinage et de la ^oumrah.

 

Abou Nou^aym a rapporté d’après Abou Hourayrah que Allah l’agrée que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit

« ثلاثة في ضمان الله، رجل خرج إلى مسجد من مساجد الله و رجل خرج غازيا في سبيل الله و رجل خرج حاجّا »

(thalathatoun fi damani l-Lahi, rajouloun kharaja ila masjidin min masajidi l-Lahi, wa rajouloun kharaja ghaziyan fi sabili l-Lahi, wa rajouloun kharaja hajjan)

 

ce qui signifie «Il y a trois catégories de personne qui sont sous la protection de Dieu, trois catégories de personne que Dieu protège et parmi ces gens là, il y a celui qui sort pour accomplir la prière dans une mosquée et celui qui part pour accomplir le pèlerinage. » Donc celui là aussi il est protégé par Allah.

 

Il a été rapporté et confirmé dans le sahih d’après ibnou ^Abbas que Allah l’agrée lui et son père, que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit au sujet d’un homme qui était mort en rituel de pèlerinage, il était parti pour faire son pèlerinage, donc il était en ihram, il avait juste les vêtements sur les épaules et les vêtements autour de la taille, il était mort en accomplissant le pèlerinage. C’était sa monture qui l’avait piétinée. Sa monture l’avait piétinée et il est mort. Le Prophète a dit

« اغسلوه بماء و سدر و كفنوه بثوبيه و لا تخمروا رأسه و لا تحنطوه »

(‘irsilouhou bi ma’in wa sidrin wa kaffinouhou bi thawbayhi wa la toukhammirou ra’sahou wa la touhannitouh)

 

ce qui signifie « lavez le, faites lui le lavage funéraire avec de l’eau et du sidr (c’est une sorte de plante pour parfumer l’eau), enveloppez le dans ses vêtements de pèlerinage et ne lui couvrez pas la tête. » Habituellement quelqu’un qui meurt on lui couvre la tête, mais lui comme il était en rituel de pèlerinage, et pour l’homme, il est interdit de se couvrir la tête pendant qu’il fait son rituel de pèlerinage. Pour la femme ce qui lui est interdit de couvrir c’est son visage ? bien sur elle couvre tout le reste mais c’est son visage qui reste découvert si elle meurt en rituel de pèlerinage, mais si ce n’est pas en rituel de pèlerinage on couvre la totalité. Cet homme là comme il était mort en rituel de pèlerinage, le prophète leur a dit de ne pas lui couvrir la tête et il a dit

« فإنه يبعث يوم القيامة ملبيا»

(fa’innahou youb^athou yawma l-qiyamati moulabbiyan)

 

ce qui signifie « Il va être ressuscité au jour du jugement en faisant la talbiyyah. En disant

«لبيك اللهم لبيك»

 « labbayka l-Lahoumma labbayk » qu’est ce que veut dire cette phrase « labbayka l-Lahoumma labbayk » ? C’est à dire « Nous répondons à ton ordre ô notre Seigneur nous répondons » c’est-à-dire quel ordre ? L’ordre d’accomplir le pèlerinage, quand les gens vont pour faire le pèlerinage, ils disent cette phrase, c’est-à-dire « Ô Allah nous répondons à l’ordre qui nous est parvenu » N’est ce pas que Allah a ordonné à notre maitre ‘Ibrahim ^alayhi s-salam d’appeler les gens au pèlerinage. Il a dit « Mais je suis dans une terre déserte ici, je vais appeler qui ? » Allah lui a révélé à lui ‘Ibrahim d’appeler et que Allah fait que son appel sera relayé. Et n’est ce pas qu’il nous est parvenu l’appel de notre maitre ‘Ibrahim, il nous est parvenu. Allah a révélé le Qour’an à notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et notre maitre Mouhammad a transmit à sa communauté et cela nous a été parvenu jusqu’à nous. Vous voyez comment le message a été relayé, donc il est bien parvenu.

Le pèlerinage nous rappel également le jour de la résurrection, quand tu vois tous ces gens là qui sont détachés du bas monde, vêtus des manières les plus simples, ca nous rappelle le jour du rassemblement, le jour du jugement.

 

Le pèlerinage nous rappelle le jour de la résurrection, il nous rappelle le jour du jugement, il nous rappelle le jour où les gens sortiront de leurs tombes pour être jugé et il nous rappelle les efforts que nous devons faire pour l’agrément de Allah. Puisque à l’occasion du pèlerinage il y a un entrainement pour l’âme pour faire face aux difficultés du voyage, les difficultés de quitter un endroit pour rejoindre un autre, et la fatigue et le fait de s’attacher à respecter des horaires bien particuliers, des moments bien particuliers. Il faut être dans un endroit à tel moment, des rituels particuliers que Allah a ordonné de faire et que notre Prophète honoré nous a indiqué, que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré. Nous demandons à Allah qu’Il nous accorde l’accomplissement du pèlerinage et de la ^oumrah et qu’Il accepte de nous nos bonnes œuvres, Il est certes celui qui accorde avec bienfaisance.

 

 

L’Imam Ahmad, at-Tirmidhiyy et d’autres ont rapportés de ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit

« ما من أيام ، العمل الصالح فيها أحب إلى الله من هذه الأيام»

(ma min ‘ayyamin al^amalou ssalihou fiha  ‘ahabbou ila l-Lahi min hadhihi l-‘ayyam)

 

ce qui signifie « Il n’y a pas des jours durant lesquelles les actes de bien sont le plus agrée par Dieu que ces dix jours là », ces dix jours que nous allons entamer, les dix premiers jours de dhou l-hijjah, Allah agrée que l’on accomplisse des actes de biens durant ces dix jours, donc profitons. Profitons pour accomplir des actes de bien pendant ces dix jours (dès que l’on termine le mois de dhou l-qi^dah on rentre dans le mois de dhou l-hijjah).

 

Un autre hadith qui a le même sens qui incite à agir en bien pendant les dix premiers jours du mois de dhou l-hijjah. Les bonnes œuvres sont une bonne provision et la meilleure des provisions c’est la piété. Et quand la personne cherche à accomplir le bien, c’est un bon signe pour elle.

 

Dans la vie, il y a des occasions, comme un commerçant qui dit « j’ai fais aujourd’hui une affaire, j’ai trouvé une occasion excellente, j’ai pu acheter tel produit beaucoup moins cher que d’habitude » Et bien dans ta vie également tu as des occasions, pour faire le bien.

 

Donc il y a dans notre de vie des occasions et des stations qu’il convient de saisir pour obtenir la grande récompense de la part de Dieu, et parmi ces jours il y a les dix jours de dhou l-hijjah. Et Allah a juré par le Qour’an par ces dix jours là. Si Allah jure sur quelque chose c’est que cette chose a une grande valeur. Et Allah a juré par le Qour’an pour les dix jours de dhou l-hijjah :

{و الفجر و ليال عشر}

(wa l-fajri wa layalin ^achr)

 

Et c’est une preuve que ces dix jours ont un statut, un degré éminent. Et il convient de profiter pour obtenir des récompenses de la part de Dieu. Il nous est parvenu au sujet du jeûne de ces dix jours et les veillées des nuits pour accomplir des actes d’adoration et de faire beaucoup de dhikr et d’aumône et beaucoup de bienfaisance, à ce sujet beaucoup de hadith et de paroles importantes qui ont été rapportées à ce sujet. Entre autre le hadith de Jabir dans le sahih de Al-Boukhariyy et de Mouslim d’après Abou ^ouwannah et ibnou Hiban

« ما من أيام أفضل  عند الله من أيام عشر ذي الحجة»

(ma min ayyamin ‘afdalou ^inda l-Lahi min ayyami ^achri dhi l-hijjah)

 

qui signifie « il n’y a pas des jours meilleurs sur terre selon le jugement de Allah que les dix jours de dhou l-hijjah ».

 

Il y a des preuves que le travail que l’on fait durant ces dix jours, ce sont des œuvres qui donnent beaucoup, beaucoup de récompenses. Que la personne profite de ce grand bien.

 

Dans sourat al Fajr Allah dit :

{ و الفجر و ليال عشر}

(wa l-fajri wa layalin ^achr)

 

ça veut dire les dix premiers jours de dhou l-hijjah. Toujours dans cette ‘Ayah

{و الفجر و ليال عشر}

(wa l-fajri wa layalin ^achr)

 

Allah a juré par les dix nuits et par ach-chaf^ et par al-watr. Et l’imam Ahmad à rapporté une parole du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qui explique

 

« الوتر هو يوم عرفة و الشفع هو يوم النحر»

(‘alwatrou houwa yawmou ^arafah wa ch-chaf^ou houwa yawmou n-nahr)

 

 

« les dix premières nuits de dhou l-hijjah, al watr c’est le jour de ^Arafat c’est le 9ème jour de dhou l-hijjah, c’est le jour où les pèlerins vont à ^Arafat (c’est la veille du jour de l ^aid)et ach-chaf^ c’est le jour du sacrifice, c’est le 10ème jour de dhou l-hijjah. »

 

Les dix premiers jours de dhou l-hijjah sont aussi les dix dernières nuits des quarante durant lesquelles Mouça a reçu la révélation de la part de Allah. Allah dit

{و واعدنا موسى ثلاثين ليلة و أتممناها بعشر فتم ميقات ربه أربعين ليلة و قال موسى لأخيه هارون اخلفني في قومي و أصلح و لا تتبع سبيل المفسدين}

(wa wa^adna mousa thalathina laylatan wa atmamnaha bi^achrin fatamma miqatou rabbihi arba^ina laylatan wa qala mousa li’akhihi harouna khloufni fi qawmi wa ‘aslih wa la tattabi^  sabila l-moufsidin)

 

dans [sourat al a^raf/142], « qu’il a ordonné à Mouça de se consacrer à l’adoration de Dieu et d’aller au mont Attour au Sinaï durant trente nuit et Il lui a rajouté dix nuits ». Les dix qui ont été rajoutées sont les dix premières nuits de dhou l-hijjah. Et regardez le mérite de cette période de l’année dans laquelle nous nous trouvons maintenant.

 

Le jour de ^Arafat est un jour éminent. C’est le meilleur jour de l’année, le jour où les pèlerins vont à ^Arafat, c’est le meilleur jour de l’année. Et le chaytan le jour de ^Arafat est énervé et il est humilié parce que les pèlerins se trouvent à ^Arafat et ils se consacrent à l’adoration de Dieu, c’est un jour éminent, celui qui n’est pas au pèlerinage qu’est ce qu’il peut faire ce jour là ? Il le jeûne le jour de ^Arafat, c’est le jour qui est la veille du jour de l^id. Donc cette année si vous voulez si l’^id c’est le vendredi ca sera le jeudi à jeûner. Si l’^id c’est le jeudi ca serait le mercredi qui est à jeuner. Donc il est interdit de jeuner le jour de l’^id, on ne jeûne pas le jour de l’^id, c’est haram mais c’est le jour d’avant. On le saura quand le mois sera entamé puisque le mois est connu par l’observation du croissant. Dès que le mois est entamé on sait si on est le premier, le deux ou le trois donc on peut connaitre quel est le 9. Là on n’a pas encore entamé le mois donc on ne peut pas savoir mais on sait que la fête c’est soit le vendredi soit le jeudi, donc le 9 ce sera la veille ca sera soit le mercredi ou le jeudi. Donc c’est un jour essayer de le jeûner parce qu’il y a beaucoup de récompenses, il y a beaucoup de bien à le jeûner.

 

D’après ^A’ichah hadith rapporté par Mouslim que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit

« ما من يوم أكثر من أن يعتق الله فيه عبدا من النار من يوم عرفة »

(ma min yawmin akhthara min ‘an you^tiqa l-Lahou fihi ^abdan mina n-nari min yawmi ^arafah)

 

 ce qui signifie : « Le jour dans lequel Allah affranchie le maximum de gens du feu de l’enfer c’est le jour de ^arafat » affranchie c’est-à-dire Il fait qu’ils ne rentreront pas en enfer. Donc c’est le jour de ^Arafat, le 9 de dhou l-hijjah.

 

Il convient à la personne de se préserver du haram ce jour là tout comme ils se préservent les autres jours de l’année et multiplier la parole de tawhid « La ilaha il-la l-Lah, Mouhammadoun raçoulou l-Lah» avec sincérité et véracité. Parce que c’est la base même de l’islam. Et Allah a parachever la religion un jour pareil à celui là.

Dans le Mouwatta’ de l’imam Malik que Allah l’agrée, le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit

«أفضل الدعاء دعاء يوم عرفة»

(afdalou d-dou^a’i  dou^a’ou yawmi ^arafah)

 

ce qui signifie « La meilleure des invocations ce sont les invocations que l’on fait le jour de ^Arafat. Donc profitez ce jour là.

 

Ceux qui sont au pèlerinage et ceux qui ne sont pas au pèlerinage et la suite du hadith, le Prophète a dit

«و خير ما قلت أنا و النبيون من قبلي لا إله إلا الله وحده لا شريك له»

(wa khayrou ma qoultou ana wa n-nabiyyouna min qabli, la ilaha illa l-Lahou wahdahou la charika lah)

 

ce qui signifie « La meilleure parole que j’ai dite moi ainsi que tous les Prophètes qui m’ont précédés c’est « La ilaha il-la l-Lah wahdahou la charika Lah » Il n’est de Dieu que Dieu, lui seul qui n’a pas d’associé.

 

Et au sujet de ce jour d’après l’imam Ahmad, d’après ibnou ^Abbas le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit

«إن هذا يوم من ملك فيه سمعه و بصره و لسانه، غفر له»

(‘inna hadha yawmoun man malaka fihi sam^ahou wa basarahou wa lisanahou, ghoufira lahou)

 

ce qui signifie au sujet du jour de ^Arafat : « Celui qui préserve sa langue ce jour là, celui qui préserve ses yeux et qui préserve ses oreilles de ce qui est interdit, Allah ta^ala lui pardonne ». Que chacun d’entre nous veille à ne pas rater ces occasions là. La vie est composée d’année et les années sont composées de mois, les mois sont composés de semaines et les semaines sont composées de jours, les jours sont composés d’heures, les heures sont composées de minutes et de secondes. Chaque instant est compté alors profitons maintenant pour faire des choses qui vont nous être utile au jour du jugement avant de le regretter, parce que le temps va passer de toute manière et on ne sait pas chacun quel est son échéance. On voit bien autour de nous on a entendu « untel est mort » Certains sont exhorté quand ils entendent que quelqu’un est mort d’autre ils disent c’est comme si « rubrique de chien écrasé dans un journal » il tourne la page et il passe. Non ! Il s’agit d’avoir présent à l’esprit que l’on va tous à notre terme. Et l’intelligent c’est celui qui œuvre pour ce qui vient après la mort, parce qu’aujourd’hui on œuvre et on ne voit pas le résultat mais demain ce seront les comptes et on ne pourra pas rattraper ce qu’on aura manqué maintenant. A nous d’apprendre, la science c’est la meilleure des choses qui peut t’accompagner pour améliorer ton état. Si tu n’as pas appris tu ne vas pas faire la distinction, tu ne pourras pas distinguer entre ce qui est bon et ce qui n’est pas bon. Celui qui n’a pas appris, il va juger généralement selon l’apparence comme l’exemple qu’on a pris au début. Il va dire « ah celui là il a un bon comportement » il va dire « il est bien alors » parce qu’il ne va pas connaitre quelle est la valeur des choses alors que ce qui est important c’est quel est ton attachement à la religion ? Quelle est ta croyance ? Est ce que ta croyance est correcte ? Est ce que ta croyance n’est pas correcte ? Est ce que tu t’es préservé contre les choses qui font sortir de l’islam ? Il y a des gens qui ne savent même pas qu’il y a des paroles qui font sortir de l’islam, qu’il y a des actes qui font sortir de l’islam, qu’il y a des croyances qui font sortir de l’islam. Il se croit musulman, il se croit que « ça va je n’ai rien à craindre pour moi » alors que lui il se peut qu’il est sorti de l’islam et qu’il ne sait pas. Donc il faut apprendre les choses qui font sortir de l’islam pour se préserver. Et s’il est sortit de l’islam il doit revenir à l’islam en prononçant les deux témoignages en disant «la ‘ilaha illa l-Lah Mouhammadoun racoulou l-Lah ».

Entre autre au sujet de la croyance, il s’agit d’avoir la croyance que Dieu n’a pas de ressemblance avec ses créatures, qu’Il n’est pas un corps qui a des membres (un pied, une main, des yeux, des oreilles) celui qui a cette croyance il n’est pas musulman celui là, il n’a pas la croyance du Prophète Mouhammad  salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

Egalement la personne doit savoir que elle ne doit pas rendre licite ce qui est interdite et elle ne doit pas rendre interdite les choses qui sont licites. La personne ne met pas de jugement de valeur de sa tête elle dit « oui ça j’aime, ça je n’aime pas, ça c’est bien, ça ce n’est pas bien » sans se référer à la religion. Donc quand on dit que tel comportement est bien ou tel comportement est mauvais ou tel acte est bon ou tel acte est mauvais on ne dit pas des choses qui reviennent à contredire la parole de Dieu, la parole du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Il s’agit d’apprendre quel est le jugement dans la religion et on s’aligne par rapport à ce qui est dans la religion, notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit

«لا يؤمن أحدكم حتى يكون هواه تبعا لما جئت به»

(la you’minou ahadoukoum hatta yakouna hawahou tab^an lima ji’tou bihi)

 

ce qui signifie « L’un de vous n’atteindra un degré de foi complète que s’il fait en sorte que les passions de son âme devienne soumise à la loi de l’islam »

La personne ne va pas inverser, elle dit « ce que moi j’apprécie alors c’est bien dans l’islam /ce que moi je n’apprécie pas alors ce n’est pas bien dans l’islam » Non, elle doit apprendre ce qui est bon, ce qui est mauvais et elle fait en sorte que son avis, son opinion devienne aligné, soumise et conforme à ce qui est parvenu dans la loi de l’islam. Et si toi tu n’as pas appris, tu apprends.

 

Le prophète ^alayhi s-salatou wa s-salam a dit

«من يرد الله به خيرا يفقهه في الدين، إنماالعلم بالتعلم و الفقه بالتفقه»

(man youridi l-Lahou bihi khayran youfaqqihou fi d-din, innama l-^ilmou bi t-ta^alloumi, wa

l-fiqhou bi t-tafaqqouh)

 

ce qui signifie « Celui pour qui Allah a voulu le bien Il fait qu’il apprenne la science de la religion » Et la science est par apprentissage, et c’est en apprenant que tu t’améliores et l’apprentissage a lieu par transmission orale. Ce n’est pas en lisant dans les livres ou en regardant dans des chaines de télé, par internet et on apprend. Non ! Mais c’est par transmission orale, c’est ainsi que le Prophète nous a conseillé d’apprendre. Donc chacun d’entre nous veille et on ne va pas apprendre chez n’importe qui. Si quelqu’un nous enseigne que Allah a un pied qu’l met en enfer et que l’enfer va se remplir à cause de son pied, qu’est ce qu’il raconte ? Il regarde trop les dessins animés apparemment, ce n’est pas cela la croyance des musulmans.

 

 Allah n’est pas un corps qui a un pied qu’Il met en enfer. Celui qui a une quantité, qui a une limite il a besoin de qui lui a donné cette quantité et cette limite. Et chacun d’entre voit qu’il est un corps, est ce que c’est nous qui avons fixé cette limite. Pourquoi je m’arrête ici et pas ici et plus encore petit. Ce n’est pas mes parents qui m’ont donné cette quantité, ce n’est pas moi qui me suis donné cette quantité. Chacun d’entre nous a une quantité et il a besoin de qui lui a donné cette quantité. Celui qui a une quantité, une limite et un volume, il a besoin de qui lui a donné cette quantité et ce volume. Et celui qui change d’un état à un autre il a besoin de qui le fait changer. Allah Lui est exempt de la quantité, Il exempt du changement. Nous on récite sourat al ikhlas, on dit

{قل هو الله أحد الله الصمد لم يلد و لم يولد و لم يكن له كفوا أحد}

« Qoul houwa-l-Lahou ‘ahad, Allahou ssamad, lam yalid wa lam youlad, wa lam yakoun lahou koufouwan ahad » qu’est ce que ca veut dire «wa lam yakoun lahou koufouwan ahad » Il n’a pas d’équivalent, cela ne veut pas dire qu’Il a une main plus grande ou une main plus petite, non ! Il n’a pas du tout de membre, Il n’a pas d’organe. C’est vrai que dans le Qour’an il peut y avoir des mots qui peuvent avoir plusieurs sens dans la langue arabe. Quel sens retenir et quel sens ne pas retenir ? On ne retient pas des sens qui en reviennent à contredire le Qour’an, Allah a dit qu’Il n’a pas d’équivalent. Comment tu vas dire qu’il a main ? Tu ne dis pas qu’il a une main, parce que le mot main en français c’est quelque chose qui veut dire un membre, un organe.

 

Alors qu’il peut avoir en arabe des mots qui peuvent avoir plusieurs sens. Entre autre que si tu les traduis ils peuvent avoir comme sens la main, mais ils peuvent avoir d’autres sens. Pourquoi tu traduis le sens qui n’est pas bon ? Traduis l’autre sens qui lui est bon, si tu veux traduire. Vous voyez les gens comment ils se sont trompés ? Parce qu’ils ont mal compris les ‘Ayah du Qour’an et c’est ce qui les a entrainé à contredire le Qour’an sans qu’ils ne s’en rendent compte. C’est pour cela que celui pour qui Allah veut le bien, Il fait qu’il apprenne correctement Allah a dit dans le Qour’an

{ليس كمثله شيء}

 

(Layca kamithlihi chay’) qui signifie en français, « Rien est tel que Lui » Absolument rien, donc Il n’est pas un corps, Il n’est pas une quantité, Il ne change pas, Il existe, pas comme tout ce qui existe. Les choses qui existent aujourd’hui autour de nous, sont dans un endroit, occupe un volume, un corps, Allah Lui n’est pas un corps, Il n’occupe pas d’endroits, Il existe avant l’existence des endroits.

 

 Avant l’existence des endroits, il n’y avait pas d’endroit et Lui il existe, Il existe sans endroit sans endroit. Et après la création des endroits, Il ne change pas, parce que celui qui change a besoin de qui le fait changer et à plus forte raison il a besoin de qui lui donne le début, donc Allah existe sans endroit. Et ceci ne revient pas à nier l’existence de Dieu, ce n’est pas vrai cela, ça c’est l’imagination qui n’arrive pas à atteindre cela mais notre croyance n’est pas basée sur l’imagination, notre croyance est basée sur ce que les Prophètes nous a transmis et notre raison confirme ce que le Prophète nous a transmis. Que Dieu fait que nous restions sur la croyance de notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et que nous mourrions sur la croyance de notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Et qu’Il nous rassemble sous la bannière de notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et que Dieu protège la communauté de notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam de tous les égarés qui essaient de porter atteinte à la croyance de notre Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Et que Dieu préserve sa communauté des épreuves qui sont en train de la toucher de toute part et on est dans la période au sujet de laquelle le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit

 

«تتداعا عليكم الأمم كما تتداعا الأكلة على قصعة الطعام»

(tatada^a ^alaykoumou l-‘oumamou kama tatada^a  l-‘akalatou ^ala qas^ati tta^am)

 

ce qui signifie « Les gens vont vous attaquer de toute part, toute les communautés vont s’allier contre vous, ils vont vous attaquer comme un plat au milieu de gens » chacun mange de son côté.

La raison

Posted in cours général par chaykhaboulaliyah sur octobre 24, 2012

La louange est à Allah, le Seigneur des mondes. Que Allah  élève davantage notre maître Mouhammad, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, et qu’Il préserve la communauté de Mouhammad  de ce que Mouhammad  craint pour elle.

 

La base de la religion musulmane est la connaissance. La science est la base de notre religion. Et aujourd’hui, le sujet est la raison parce que la raison intervient dans cette acquisition de connaissances. La religion musulmane, son fondement repose sur la science, c’est-à-dire sur la connaissance. L’objectif des sciences est d’acquérir des connaissances. Les sciences sont multiples. Il y a la science de la religion, la science de la physique, de la biologie. Il y a beaucoup de sortes de sciences. Et l’objectif des sciences est la connaissance. Et la religion musulmane, sa base est la science, c’est-à-dire  la connaissance. Et la raison intervient pour avoir des connaissances.

                 

Comment la raison peut-elle intervenir pour avoir des connaissances ? La religion musulmane incite fortement à utiliser la raison. Il y a beaucoup de ‘ayah  dans le Qour’an  qui mentionnent la considération que Allah  a accordé pour l’utilisation de la raison. Parmi les ‘ayah, Allah  ta^ala  dit dans le Qour’an :

 

﴿وفي أنفسكم أفلا تبصرون

 

(Wa fi ‘anfouçikoum ‘afala toubçiroun) ce qui signifie : « Et en vous-même, ne voyez-vous pas ? », c’est-à-dire  que Allah  ta^ala nous ordonne, nous appelle à méditer sur notre propre constitution, comment on est fait. Donc ici, c’est un appel à utiliser la raison. Et il y a aussi d’autres ‘ayah.

Il faut comprendre ce qu’est la raison. La raison est une force qui se trouve au niveau du cœur. Avec quoi on sait ? Avec nos cœurs. Et la raison se situe à quel niveau ? C’est une caractéristique du cœur. Souvent on dit : « Utilise ta raison » et on mentionne le cerveau. Non, la raison a lieu dans le cœur. Mais le cerveau, cette matière qui est dans le crâne, intervient pour la raison de sorte que si cette substance qui est dans le crâne, si elle faiblit, il y a une conséquence sur la raison. Mais la raison est dans le cœur. Et la croyance a lieu dans le cœur, et non pas dans le cerveau. Mais le cerveau intervient. La raison est quelque chose qui permet de faire ce qu’on appelle des raisonnements, c’est-à-dire  des déductions, de partir d’une connaissance pour en déduire une autre connaissance. C’est cela la fonction de la raison. La raison est une source de connaissance, c’est une cause pour acquérir des connaissances. Mais cela a aussi une autre fonction. La raison a donc deux fonctions. La deuxième chose, c’est que c’est un témoin pour la religion de l’Islam, c’est-à-dire  c’est un témoin en faveur de la religion.

La raison est une source de connaissance. Ainsi, il y avait un grand savant de la communauté qui s’appelle An-Naçafiyy. An-Naçafiyy est un savant du 5ème siècle de l’Hégire. Il a dit : « Les causes de connaissance sont au nombre de trois : il y a les sens sains, la nouvelle véridique, et la raison ». Quand on dit la raison, c’est-à-dire  la raison saine, c’est-à-dire  quelqu’un qui n’est pas fou. Donc il a dit que pour avoir la connaissance, il y a trois moyens : soit vous utilisez vos sens, vous voyez par exemple. Ici, on parle de quelqu’un qui a le sens de la vision sain, qui n’est pas malade. Là ce que je vois devant moi, ce mur, là j’ai une connaissance qu’il y a un mur devant moi. En effet, je le vois. Et s’il y a un bruit, je peux dire qu’il y a un son. Il y a un bruit qui s’est produit parce que j’ai entendu. J’ai utilisé mes oreilles, ce sens sain de l’ouïe qui est saine, et je n’ai pas de doute. Ce sont des causes pour la connaissance, c’est-à-dire que je sais avec certitude. Ce n’est pas si je pense fortement qu’il y a, non, c’est ce que je sais. Là, je sais qu’il y a un mur devant moi parce que je le vois. De même, il y a la nouvelle véridique. C’est par exemple celui qui est devant un des prophètes que Allah  ta^ala  a envoyé. Ce que lui annonce le prophète, cette nouvelle qu’il annonce à cette personne-là, c’est une connaissance certaine.  La connaissance que nous avons du prophète Mouhammad, s’il était devant nous et nous annonçait une chose, on dit : « C’est comme ça ». Quand le prophète, ^alayhi ssalatou wa s-salam, annonce qu’il y aura un jour du jugement, pour nous, il y aura un jour du jugement. Quand il nous annonce que le paradis existe, nous croyons que le paradis existe, même si on ne l’a pas vu. J’ai une connaissance qu’il y a un jour du jugement. J’ai la connaissance qu’il y a le paradis. C’est ce qu’on appelle la nouvelle véridique. Un autre exemple : si le prophète n’est pas devant nous, si beaucoup étaient à côté du prophète. Un très grand nombre de compagnons a entendu et ce très grand nombre de compagnons a transmis à un très grand nombre de personnes jusqu’à nous. Alors cette connaissance, cette nouvelle qui nous parvient de cette manière-là, pour nous, il n’y a pas de doute. Pourquoi ? Parce que à chaque fois, il y avait un très grand nombre de personnes. Des fois, il y a beaucoup de choses, des événements auxquels nous croyons mais que nous n’avons pas vu. Par exemple, l’existence qu’il y a eu un homme qui s’appelle Napoléon. Pourtant, est-ce que quelqu’un doute dans ce pays qu’il y a un homme qui s’appelle Napoléon ? Non, parce que le nombre de personnes qui l’ont vu était très grand, de sorte qu’il est impossible qu’ils se soient tous mis d’accord pour mentir. Et eux, ils ont transmis à un grand nombre de personnes, …, jusqu’à ce que la nouvelle nous soit parvenue. Donc même si nous ne l’avons pas vu, nous n’avons quand même pas de doute que Napoléon a existé. De même, la première guerre mondiale, on ne l’a pas vue, pourtant on croit à la première guerre mondiale parce que la nouvelle qui nous est parvenue est par beaucoup de gens. Il y en a beaucoup qui ont vu cela et qui ont transmis à beaucoup de gens jusqu’à ce que cela nous arrive. C’est pour cela que nous n’avons pas de doute. Certaines nouvelles qui viennent du prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, nous sont venues par cette voie-là. C’est ce qu’on appelle le tawatour, c’est-à-dire beaucoup ont entendu le prophète et ont transmis à beaucoup jusqu’à nos jours. Donc ceci est pour la nouvelle véridique.

Ensuite, il a mentionné la raison. Sachez que dans la religion musulmane, il y a deux sortes de connaissance. Il y a ce qu’on appelle les connaissances dans la religion. Il y a celles que l’on ne peut obtenir que par transmission. Et il y a celles que l’on peut obtenir ou acquérir par la raison. Comment a-t-on su qu’il y a un jour du jugement ? C’est parce que le prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, l’a transmis. Est-ce que c’est nous même qui avons utilisé notre raison pour savoir qu’il y a un jour du jugement ? Non. Si le prophète ne nous avait pas annoncé cela, nous ne n’aurions pas su qu’il y a un jour du jugement. Il faut qu’il y ait quelqu’un qui te transmette. Comment avons-nous su qu’il y a cinq prières obligatoires ?  C’est parce qu’il y a des gens qui nous ont transmis qu’il y a cinq prières obligatoires. Si tu réfléchis tout seul, tu n’arriveras pas. Ce n’est pas par ce moyen-là que tu arrives à cette connaissance. Et d’ailleurs, il y a la connaissance de ce qu’on appelle le bien et le mal. La connaissance du bien et du mal, c’est par transmission. C’est ce que la religion décrète comme étant bien ou mal. Ce n’est pas la raison. Adam, ^alayhi s-salam, le premier des humains, était marié. Son épouse s’appelle Hawwa’. Et Adam est un prophète. Et son épouse a mis au monde, d’après ce qui est rapporté, plusieurs fois des jumeaux. Adam avait une Loi que Allah lui a révélée, qui lui permettait de marier ses fils avec ses filles, mais pas sa jumelle. Il ne pouvait pas marier le frère et la sœur jumeaux. C’est pour cela que les humains se sont multipliés depuis Adam ^^alayhi ssalam. Après la mort de Adam, Allah a révélé à son fils Chith, qui était prophète, que cette loi était abrogée. Au temps de Adam, le fait de marier avec sa sœur, on dit que c’est bien. Nous descendons tous de Adam, des couples qui étaient formés des enfants de Adam. C’est une bonne chose. Mais maintenant, si un frère veut se marier avec sa sœur, on dit que c’est une mauvaise chose. Donc le bien et le mal, ce n’est pas la raison qui décrète que c’est bien ou mal, c’est ce que Allah  nous décrète comme étant bien ou mal. Pour cela, la connaissance du bien et du mal, ce n’est pas en réfléchissant tout seul. C’est en apprenant la science de la religion c’est pour cela que celui qui dit : « Moi, j’utilise ma raison », ce n’est pas la raison qui est une référence pour savoir le bien et le mal, mais c’est en apprenant. Cela veut dire que celui qui n’a pas appris la science de la religion, même si c’est quelqu’un qui a une raison forte, qui est très intelligent, mais ce n’est pas avec sa raison qu’il peut savoir le bien et le mal.

 

Et le deuxième type de connaissance : ce sont celles que l’on peut obtenir par la raison. Par exemple, le fait que Allah  ta^ala  existe. Bien sûr, il y a une ‘ayah  du Qour’an  qui nous le fait savoir. Allah  ta^ala  existe.

﴿أفي الله شك﴾

ce qui signifie : « Y aurait-il un doute au sujet de Allah ? », c’est-à-dire  y aurait-il un doute au sujet de Son existence ? Bien entendu, il n’y a pas de doute. Parce que toute chose qui est autour de nous, il n’y a pas une chose qui ne soit pas une preuve que Allah  ta^ala  existe. Les musulmans qui témoignent de cela au sens propre du terme. Ils témoignent, ils disent : « Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah ». Ils Le reconnaissent. Les anges aussi Le reconnaissent. En effet, tous les anges sont musulmans. Et les jinn musulmans aussi Le reconnaissent. Mais par exemple, les objets inanimés, la table n’a pas une langue pour témoigner. Mais son état, c’est comme si son état témoigne. Celui qui médite correctement, c’est comme si la table disait : « Mon état témoigne qu’il y a un Créateur ». Le grain de sable témoigne que Allah  ta^ala  existe et que ce monde a un Créateur. C’est pour cela que cela, on peut y arriver avec la raison. Si quelqu’un médite et utilise sa raison correctement, il arrive à la conclusion que ce monde a un Créateur, même s’il y a une ‘ayah  du Qour’an.  Avec la raison, on peut y arriver. Si par exemple, pour savoir que le Créateur du monde est Tout Puissant. Il y a des ‘ayah  du Qour’an  qui mentionnent que Allah  est Tout Puissant. Il y a des hadith qui mentionnent que Allah  est Tout Puissant. Mais même si la personne n’avait pas vu une ‘ayah  ou un hadith, avec sa raison, elle peut arriver au fait que Allah  est Tout Puissant parce qu’il sil utilise correctement sa raison, il se dit : « Ce monde, le Créateur qui l’a fait exister, forcément Il est Tout puissant. S’Il n’était pas Tout Puissant, ce serait une imperfection. Il aurait pour attribut l’incapacité. Et celui qui a pour attribut l’incapacité ne crée rien du tout ». Donc Allah  est le Créateur du monde. Il est impossible à Son sujet qu’Il soit sujet à l’imperfection. Même si quelqu’un n’a pas appris le Qour’an, avec sa raison, il peut arriver à cela. Par exemple, le fait que Allah  n’a pas de ressemblance avec Ses créatures. Allah  n’a pas de ressemblance ni avec la table, ni avec l’air parce que c’est Lui qui les a créés. Le Créateur de l’air n’a aucune ressemblance avec l’air. Le Créateur du soleil n’a pas de ressemblance avec le soleil. Le Créateur des choses n’a pas de ressemblance avec la chose qu’il a créée parce que si le Créateur avait une ressemblance avec Sa créature, il lui serait possible ce qui est possible pour la créature, comme le changement, comme le fait d’avoir, comme le fait d’avoir une fin. Tout ce qui est autre que Allah  a un début, je n’existais pas avant, le monde n’existait pas. Celui qui considère que Allah  a une ressemblance avec une chose qu’Il a créée, c’est comme s’il disait que Allah  a un début. Or Allah  ta^ala, Son existence n’a pas de début. En effet, si Son existence avait un début, Il aurait besoin lui-même de qui le fasse exister. Si quelqu’un dit : « Quelle est la preuve que tu as un Créateur qui t’a créé ? ». Tu lui réponds : « Le fait que je n’existais pas avant et que maintenant, j’existe. Et ce n’est pas nos parents qui nous ont fait exister. Même le fœtus, même l’embryon, ce n’est pas eux qui ont pris. Ce n’est même pas un acte volontaire le fait former. Tes parents ont été une cause pour que tu sois dans ce monde. Mais ce ne sont pas les créateurs ». Celui qui crée sait tout au sujet de la chose qu’il crée. Par exemple, lorsque je parle de moi, ce n’est pas moi qui crée ma parole. Je ne sais même pas comment fonctionnent les cordes vocales. Nous nous retrouvons en train de parler mais nous ne savons pas comment cela marche. Si je ne sais pas comment cela marche, comment serais-je le créateur de cette chose ? Le créateur est Allah. Ce sont des preuves rationnelles. Allah  nous a donné ce bienfait, qui est cette raison. Concernant les animaux, ils ont un instinct mais n’ont pas une raison. Nous avons une raison et Allah  nous incite à l’utiliser. Bien entendu, le fait que Allah  n’a pas de ressemblance avec les choses qu’Il a fait exister sont dans le Qour’an  aussi. Allah  ta^ala  dit dans le Qour’an :

﴿ليس كمثله شىء﴾

(Layça kamithlihi chay’), c’est-à-dire : « Rien n’est tel que Lui ». Donc la ‘ayah  du Qour’an  le mentionne. Mais si quelqu’un n’avait pas eu connaissance de cette ‘ayah, est-ce qu’il pouvait arriver à cette connaissance avec sa raison ? Oui, s’il réfléchit correctement. Je ne suis pas en train de dire : « N’apprenez pas mais allez réfléchir au sujet de Allah », non. On dit qu’il faut apprendre parce que la science est par transmission. Les compagnons du prophète apprenaient auprès du prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Mais sachez qu’il y a des connaissances auxquelles on peut arriver, même si nous n’avons pas eu de transmission. Donc la raison permet d’arriver à certaines connaissances, par exemple le fait que Allah  soit Tout Puissant. Même si la personne n’a pas lu dans le Qour’an  que Allah  est Tout Puissant, elle ne peut pas dire : « Oui, mais moi j’étais ignorante ». On répond : « Non, ce sont des connaissances sur lesquelles tu n’es pas excusé. Si tu avais utilisé ta raison, tu serais arrivé à cela ». Allah  ta^ala  existe. La raison témoigne de Son existence. Mais quand on dit la raison, cela ne signifie pas l’imagination. Celui qui regarde ce monde correctement, s’il utilise correctement sa raison, il en déduit que ce monde a un Créateur. Maintenant, le Créateur des mondes, on a dit qu’Il n’a aucune ressemblance avec les choses de ce monde. C’est pour cela que les savants ont dit : « Quoique tu imagines en ton esprit, Allah  en est différent » parce que ce que tu imagines dans ton esprit a une taille, une couleur, une forme. Mais Allah  ta^ala, c’est Lui le créateur des couleurs, c’est Lui le Créateur des formes. Il n’est pas qualifié par le fait d’avoir une taille petite ou grande. Allah  ta^ala  est le Créateur des corps. Quand au fait que les musulmans disent : « Allahou ‘akbar », que certains traduisent par : « Allah  est grand », en fait cela ne signifie pas que Allah  est grand par la taille. Même en français, parfois les gens disent : « Un grand homme », cela ne veut pas dire qu’il est grand par la taille. Mais cela signifie quelqu’un qui a une certaine valeur, une certaine considération. Allahou ‘akbar en arabe ne signifie pas que Allah  est grand par la taille, mais signifie que Allah  est plus puissant que tous ceux qui sont puissants. Et Allah  ta^ala  sait plus que tout autre. C’est cela que cela veut dire Allahou ‘akbar. Donc Allah  ta^ala  existe et n’a pas de ressemblance avec les choses qu’Il fait exister. Quoique tu imagines, Allah  est différent de ce que tu as imaginé. Allah  ta^ala  existe sans endroit car c’est Lui le Créateur de tous les endroits. Par exemple, là nous sommes dans un endroit, le soleil est dans un endroit, la lune est dans un endroit, c’est-à-dire  l’espace que ce corps aujourd’hui occupe. Allah  ta^ala  est Celui qui a créé toutes ces choses-là. Avant elles n’existaient pas. Seul Allah  ta^ala  existe sans avoir de début à Son existence. Quand à toutes ces choses-là qui existent maintenant, Allah  ta^ala  les a créées. Il n’en a pas besoin.  Et lorsque les musulmans lèvent les mains vers le ciel quand ils font des invocations, ce n’est pas parce que Allah  ta^ala  se trouverait dans un endroit vers le haut, mais c’est parce que le ciel est la qiblah pour les invocations. Tout comme le musulman se prosterne vers la ka^bah dans la prière. Cela ne signifie pas que Allah, le Créateur des mondes, serait dans la ka^bah. De même, lorsque nous levons les mains vers le ciel, c’est une qiblah pour les invocations, c’est parce que c’est du ciel que descendent les miséricordes. C’est le lieu où habitent les anges. C’est pour cela que celui qui invoque sincèrement, Allah  ta^ala  ne le déçoit pas. Et celui-là porte, après avoir invoqué, ses mains sur son visage, c’est-à-dire  il porte les miséricordes sur son corps.

 

Nous avons dit que la raison est une cause de connaissance. Quelqu’un, avec sa raison peut arriver à connaître des choses dans la religion musulmane. Et cela ne signifie pas que vous restez chez vous et vous réfléchissez pour connaître ces choses-là. Cette deuxième fonction, nous avons dit que c’est un témoin pour la religion. Cela veut dire que c’est un témoin en faveur de la religion. Cela signifie qu’il n’y a pas dans la religion quelque chose qui contredit la raison saine.  La raison est un témoin pour la religion mais ce n’est pas la référence première. On ne connaît pas le bien et le mal en utilisant la raison. Mais il n’y a pas quelque chose dans la raison, c’est-à-dire  quand il y a quelque chose de bien dans la religion, elle ne sera jamais contraire à la raison. Quand une chose est mauvaise selon la religion, il n’y a pas quelque chose dans la raison qui indique que cette chose-là soit en contradiction avec la raison. Quand on dit que c’est un témoin, cela veut dire qu’il n’y a pas dans la religion ce qui contredit la raison. Il n’y a pas quelque chose qui est incohérent avec le jugement rationnel. Avec la raison, il y a certains jugements dans la religion dont nous ne connaissons pas la sagesse, parce que dans tout ce que Allah  ta^ala  ordonne et interdit, il y a une sagesse. Si Allah  interdit une chose, c’est qu’il y a une sagesse de la part de Allah. Si Allah  permet une chose, c’est qu’il y a une sagesse de la part de Allah. Parfois, Allah  ne nous a pas fait savoir les sagesses. Si par exemple, quelqu’un nous dit : « Pourquoi, vous les musulmans, vous faites le jeûne de Ramada? ». On connaît certaines sagesses. Cela nous apprend la patience, la compassion envers les pauvres.  Mais quelle est la sagesse de faire une inclination et deux prosternations dans une rak^ah, pourquoi quatre rak^ah  et pas trois dans la prière ? Pourquoi exactement un mois le mois de ramada? Pourquoi compter les sept tours rituels autour de la ka^bah ? Certaines choses, on sait. Certaines, on ne sait pas. Mais ce dont on est sûr, c’est qu’il y a une sagesse. Donc quand vous savez qu’une chose est permise ou interdite, ce qui est sûr, c’est qu’il n’y a pas une contradiction avec la raison. Mais cela ne veut pas dire que vous connaissez la sagesse. Celui qui pense que quelque chose pourrait contredire la raison, c’est qu’il n’a pas compris. Si quelque chose, Allah  ta^ala  l’a décrété dans la religion, c’est qu’il y a une sagesse de la part de Allah  ta^ala. Allah  ta^ala  fait ce qu’Il veut de nous, Il enverra certains au paradis, Il enverra certains en enfer. Nous, nous devons savoir ce que Allah  ta^ala  nous ordonne de faire. Et si on est sûr qu’une chose est de la part de Allah, alors on y croit, que l’on sache ou que l’on ne sache pas la sagesse.

 

Le prophète a dit :

 

« طلب العلم فريضة على كل مسلم »

 

« Talabou l-^ilmi faridatoun ^ala koulli mouslim », c’est-à-dire  qu’appendre la science de la religion est une obligation pour tous musulman. il faut qu’il apprenne afin de savoir une part sur la croyance, une part sur la purification, une part dans les obligations, les devoirs du cœur, les péchés des organes, qu’est-ce qu’il est permis de faire, qu’est-ce qu’il n’est pas permis de faire. Et le musulman doit éviter les interdits. Après les peines, ça c’est les juges, les qadi, c’est-à-dire  même s’il est non musulman, il y a des peines. Nous devons obéir à Allah  ta^ala. Et nous devons enseigner parce que même les peines, l’emprisonnement, au temps du prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, les gens étaient attachés à la religion, et il y avait moins d’ignorance, moins de péchés que maintenant. C’est pour cela les gens doivent apprendre, doivent appliquer. Parce que de toute manière, tout ce qui est peines… qu’est-ce que c’est devant le jour du jugement ? Le prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit :

« الدنيا سجن الـمؤمن »

« ad-dounyaa sijnou l-Mou’min », il a dit ce qui signifie : «  le bas monde est comme une prison pour le musulman ». Même celui qui vit dans le bonheur, celui-là, par rapport à la félicité dans l’au-delà, pour le musulman, c’est comme si c’est rien du tout. Et le châtiment, les douleurs que peut ressentir la personne, que ce soit suite aux choses qu’il a fait pour lequel le juge l’a emprisonné, ce n’est rien par rapport à la douleur qu’il pourrait ressentir pour les péchés qu’il a fait dans le bas-monde.

Remarque : il y a une différence entre les connaissances acquises par jugement rationnel et ce qu’on appelle les théories. Ce n’est pas la même chose. La connaissance acquise par jugement rationnel te fait arriver à des connaissances certaines. Par exemple, si j’utilise correctement ma raison, j’arrive à la conclusion que ce monde a un Créateur, sans aucun doute. Si quelqu’un nous dit : « Mais avec la raison, comment se fait-il qu’il y ait des gens qui ne croient pas que Allah  existe ? ». Le fait qu’Il s’appelle Allah, c’est parce qu’on a  su par le prophète. Le prophète nous a annoncé que Son nom est Allah. Il y a des gens qui ne croient pas. Et ceux-là ont une raison. Ils ne sont pas fous. La réponse est qu’ils n’ont pas utilisé à bien leur raison. Les mains sont bien un bienfait de la part de Allah, mais il y a des gens qui ne savent pas les utiliser. Ils les utilisent pour faire le mal. La raison, qui est un bienfait de la part de Allah, il y a des gens qui ne savent pas l’utiliser. S’ils l’avaient utilisée correctement, ils seraient arrivés au résultat. Et d’ailleurs, celui qui dit qu’il n’y a pas de Créateur, on lui dit : « l’écrit, ce n’est pas suite à un arbre qui est tombé tout seul, puis que l’encre serait venue seule. Il y a forcément quelqu’un qui a écrit cet écrit. Comment un écrit sans qu’il y ait quelqu’un qui l’ait écrit ? Il va dire : « Ce n’est pas possible. Il y a forcément quelqu’un qui l’a écrit ». Vous lui dites : « Alors si un simple écrit, ta raison n’accepte pas qu’il n’ait pas un auteur, comment tu acceptes que ce monde, qui est beaucoup complexe qu’un simple écrit, n’ait pas un Créateur ? ». S’il vous dit : « C’est la nature ». Vous lui dites : La nature n’a pas de volonté. La nature, c’est les couleurs, les formes, le feu, les arbres. Par contre, les théories : les gens font des observations. Ils font quelques expériences. Et avec des constructions intellectuelles, ils émettent des hypothèses et ils disent : « voilà, avec ce qu’on a observé, avec l’expérience (on avait des expériences dans telles conditions), et avec des hypothèses, on en déduit que c’est comme ça. Exemple : la théorie du big bang. Ils parlent de choses qui ne sont pas certaines. Le mot théorie, cela veut dire que ce n’est pas quelque chose de certain. C’est supposer, c’est-à-dire  on pense que c’est comme cela. Alors il se peut que parfois la théorie tienne, et parfois elle ne tient pas. Si quelqu’un dit : « Ce qui est dit dans l’Islam est faux car il y a telle théorie », cela ne tient pas. A la base, la théorie n’est pas une chose certaine. Donc on ne peut pas l’utiliser comme un argument infaillible. Ce qui est étonnant, c’est que les gens qui ont fait même ces théories-là, eux-mêmes les premiers, émettent des réserves. Et les gens du commun les véhiculent comme si c’étaient des connaissances certaines alors  que celui même qui l’a faite ne dit pas que c’est comme cela. Certains savants ont dit que la raison est une faculté, une caractéristique qui te permet de distinguer le bien du mal. La raison est une caractéristique qui a lieu dans le cœur avec laquelle on fait des déductions. Pour être plus précis c’est quelque chose qui te permet d’obtenir des connaissances par déductions à partir de connaissances dites évidentes. La raison te permet de partir de quelque chose et d’en déduire une autre chose. Par exemple, tout à l’heure, on a dit que ce n’est pas la raison qui intervient pour savoir le bien du mal. Et maintenant, certains savants te disent que la raison te permet de distinguer le bien du mal. La cohérence est dans le point suivant : les savants, quand ils disent que tu distingues le bien du mal, les savants tels que l’imam Malik, l’imam Ach-Chafi^iyy, tous ces grands savants de la communauté, quand ils disent qu’une chose est interdite, il y a deux cas : soit il y a un texte clair (ex :

﴿حرمت عليكم الـميتة﴾

ce qui signifie : et le cadavre est interdit, c’est explicite, il n’y a pas lieu de réfléchir). Après il se peut que quand l’imam Ach-Chafi^iyy te dit que telle chose est interdite, il n’y ait pas un texte explicite. Comment a-t-il donc fait pour dire que c’est interdit s’il n’y a pas de texte explicite ? Il est parti de textes explicites et a pris les différents textes. Et avec une réflexion de sa part, il dit, alors cette chose-là est interdite ou n’est pas interdites, elle est laide ou elle n’est pas laide. C’est-à-dire  il n’y a pas un texte explicite, mais il y a des choses des autres textes, qui permettent aussi, et ceci est la fonction de savants tels que Ach-Chafi^iyy  de nous dire, même s’il n’y a pas un texte explicite, n’empêche que c’est interdit aussi. Donc le moujtahid, qu’a-t-il utilisé pour dire que c’est permis ou pas, alors qu’il n’y avait pas un texte explicite ? N’est-ce pas qu’il a réfléchi ? C’est quoi les connaissances évidentes ? Ce sont les textes de la Loi, le Qour’an, le hadith, parce que lui ici parle de quelque chose. Donc même s’il n’y a pas un texte qui dit que telle chose est interdite, il est parti quand même de ‘ayah, de hadith  et il est parvenu au résultat avec sa raison.

Autre chose : vous, vous apprenez ici. Les gens viennent apprendre le minimum de la religion. Les gens sortent et sont face à des situations. Combien de fois les gens apprennent le minimum obligatoire. Et malgré cela, ils ont toujours besoin d’appeler et de demander : « Quel est le jugement de cette chose-là, est-ce permis ou non ? ». Est-ce qu’on lui dit : « Non, écoute, tu as appris le minimum, tu te débrouilles ? ». Non, cela ne suffit pas toujours parce que parfois, la personne, il faut qu’elle réfléchisse pour savoir la situation dans laquelle elle est. Est-ce que c’est une situation qui rentre dans ce cas-là ou dans un autre cas. Des fois tu es dans une exception. Donc, il faut que tu utilises ta raison. Mais ce n’est pas tu vas réfléchir dans l’absolu avec ta raison. Tu vas dire : « J’ai appris que le prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit telle chose. J’ai appris qu’une ‘ayah  fait mention que telle chose est interdite. J’ai appris, maintenant je sais. Donc l’application de la religion demande une intelligence. Et les savants moujtahid aussi, quand ils vont appliquer la religion, quand ils vont donner les jugements dans les cas qui ne sont pas explicites dans le texte, ils vont utiliser leur raison.

Et aussi on a dit que la raison te fait arriver à des connaissances à partir d’autres connaissances. Pour le bien et le mal, on a compris. Il y a les textes et le résultat, c’est connaître ce qui est bien et ce qui est mal. Autre exemple : ce qui change a forcément un début. Par exemple, la terre change. En hiver, la terre est froide. Et en été, le sol est chaud. Il y a forcément, la terre a commencé, la terre a commencé. C’est une connaissance qu’on appelle évidente, c’est-à-dire  qu’on peut y arriver avec la raison. Et c’est quoi le résultat ? Allah  ne change pas. La déduction c’est que Allah  ne change pas.

« سبحان الذي يغير ولا يتغير »

La preuve que Allah  ne change pas. On dit : ce qui change a forcément un début. Oui mais Allah  Son existence n’a pas de début. Donc la conclusion est que Allah  ne change pas. Je pars de quelque chose, j’arrive à une autre. Je pars de quelque chose au niveau de la croyance, j’arrive à autre chose au niveau de la croyance. Je pars de textes de la Loi, parce que ça pour celui qui croit au prophète Mouhammad, il croit au Qour’an, pour lui c’est une connaissance évidente. Il ne dit pas : « Tiens, consommer du cadavre est interdit, est-ce que c’est vraiment vrai ? ». Non, il y croit. Donc pour lui, c’est quelque chose qui est une connaissance évidente. Il n’y a pas lieu de revenir là-dessus. Et à partir de cela, il essaye d’arriver à autre chose, pour connaître le bien et le mal. Quand quelqu’un dehors te dit : « Tiens ça c’est bien ou c’est mal ? ». Est-ce que tu vas avoir un texte du hadith  qui va te dire : « écoutes, le prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit que telle chose … ». Non, tu vas le ramener, tu vas lui dire que le prophète a dit telle chose, et ce qui est là rentre dans ce cadre-là, donc il y a une raison.

…. Quand je vais assister à un cours, n’est-ce pas que je vais utiliser ma raison pour comprendre ? En plus, si quelqu’un veut se convertir à l’Islam, il va vous dire : « Donne-moi une preuve que Allah  existe ». Tu vas lui dire : « Allah  ta^ala  dit dans le Qour’an », mais lui ne croit pas au Qour’an. Il faut une preuve rationnelle. Est-ce qu’on va leur dire : « Non, dans notre religion, on n’utilise pas notre raison » ?! Allah  ta^ala  a blâmé les gens de l’enfer. Ils diront au jour du jugement

 

﴿لو كنا نسمع أو نعقل ما كنا في أصحاب السعير﴾

 

ce qui signifie : « Si nous avions écouté, c’est-à-dire  avec acceptation (ce n’est pas seulement entendre) et si nous avions utilisé à bien notre raison, nous ne serions pas parmi les gens de l’enfer. Cela signifie que la raison a une considération dans la religion.

 

 

Certains savants ont dit que le cerveau est pour le cœur ce que le soleil est pour les yeux. La fonction des yeux est de regarder. S’il n’y a pas de lumière, est-ce que tu peux regarder ? Tu as besoin d’une lumière. Et le cœur, on raisonne avec le cœur, on croit avec le cœur.

 

Certains ont dit : « La raison est dans le cœur, comment ça ? Quand on frappe quelqu’un sur la tête, et qu’il devient fou. Ils ont dit que c’est cela la preuve que la raison est dans la tête, dans le crâne et pas dans le cœur ». La réponse qui est correcte est qu’elle est dans le cœur. Dans le Qour’an  il est dit

 

﴿قلوب يعقلون بها﴾

 ce qui signifie : « Des cœurs avec lesquels ils raisonnent ». Cela veut dire que la raison est dans le cœur. Il y a une ‘ayah  du Qour’an  qui mentionne que la réflexion, que le raisonnement est au niveau du cœur et pas au niveau du cerveau.

Conseils

Posted in cours général,Exhortation par chaykhaboulaliyah sur septembre 6, 2012

Conseil

–          On diffuse cela entre les élèves des écoles.

 

Ibnou ^Abbas, que Allah ta^ala l’agrée lui et son père, a dit au sujet de la parole de Allah ta^ala (Wa bi l-walidayni ‘ihsana) il vise par cela la bienfaisance envers les parents en étant doux envers eux, en étant tendre, il ne leur répond pas sèchement, il ne les regarde pas d’un regard dur, il ne lève pas la voix sur eux, mais il se tient avec eux  tout comme un esclave se tient avec son maître, humblement. Fin de citation.

 

Conseil

–          Les orateurs ont délaissé la base de leur fonction.

 

Les orateurs de nos jours ont délaissé la base même de la fonction de l’orateur (al-khatib).

La base de la fonction de l’orateur c’est de mettre en garde les gens contre la mécréance et les péchés, et d’indiquer quels sont les devoirs.

 

 

Conseil

 

Le Qour’an comporte la science des premiers et des derniers.

Il comporte ce que les prophètes ont cité ce qui est arrivé à leurs communautés.

Il comporte le licite et l’interdit.

Il comporte l’indication des sujets du bas monde et de l’au-delà.

Il comporte la présentation de ce qui répare les âmes et ce qui les corrompt.

Et il comporte l’indication de ce qui a été descendu sur certains prophètes.

 

 

Conseil

 

– Beaucoup manger n’est pas quelque chose de recommander dans la Loi

 

Beaucoup manger n’est pas apprécier dans la Loi.

Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam prenait la nourriture avec trois doigts uniquement et ainsi, ce qu’il pouvait prendre comme nourriture était en faible quantité.

 

 

Conseil

 

Dans cette époque, parmi les meilleures des œuvres c’est de sauver les gens contre la mécréance.

Les gens, à cause de leur ignorance, pensent qu’ils sont musulmans, alors qu’en réalité ils sont mécréants.

Attacher de l’importance au Tawhid dans cette époque fait partie des meilleures des œuvres.

S’occuper de l’enseignement de la science du Tawhid et son apprentissage, fait partie des meilleures des œuvres.

 

 

Conseil

 

Nous sommes arrivé à l’époque au sujet de laquelle le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam a dit « Wa yaqillou l-^ilm » c’est-à-dire « La science de la religion diminue ».

 

 

Conseil

 

Se rappeler souvent la mort aide à délaisser la paresse.

 

 

Conseil

 

Le chaykh a dit à l’un d’entre eux au sujet de ses compagnons « Evite d’avoir à faire à celui qui ne connaît pas la Loi de l’Islam, celui qui ne fait pas la différence entre l’argent licite et l’argent interdit ».

 

 

Conseil

 

–          C’est une preuve d’une bonne application de l’Islam de la personne que de délaisser ce qui ne le concerne pas.

 

D’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, il a dit : Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam a dit  « Min housni  Islami l-mar’i tarkouhou ma la ya^nih », c’est un hadith haçan rapporté par at-Tirmidhiyy et d’autres.

Parmi le signe de la force de la personne dans sa religion c’est qu’elle délaisse ce qui ne comporte pas d’utilité comme paroles et autre que cela.

Ibnou Hibban a rapporté que dans les livrets de ‘Ibrahim ^alayhi s-salam figure ce qui suit « La personne raisonnable devra s’occuper que de ce qui la concerne ».

 

 

Conseil

 

Quand le chaykh a été interrogé au sujet de comment parvenir à la sainteté, il a dit « La wousoula ‘il-la ^ala l-‘ousoul » c’est-à-dire « On ne parvient aux hauts degrés que conformément aux principes de base ».

 

 

Conseil

 

Soyez, vous esclaves de Allah comme des frères, vous vous donnez le conseil, tout comme l’a ordonné le Messager.

Contrôlez et vérifier les états des uns des autres, ainsi la da^wah se renforce, et ainsi le raffermissement entre les cœurs et l’amour entre les cœurs se renforce.

 

Conseil

 

Saches que celui qui n’a pas appris, il ne représente rien du tout.

 

 

Conseil

 

–          L’amour de la science de la religion est un signe de bien, de réussite et de victoire.

 

L’amour de la science de la religion est un signe de bien, de victoire et de réussite.

Celui qui s’adonne aux actes d’adorations avant d’avoir appris la croyance et les Lois, sa fin sera mauvaise.

Il pense de lui-même qu’il a obtenu des hauts degrés alors qu’en réalité il fait partie de ceux qui sont au plus bas niveau.

 

 

Conseil

 

–          La foi ne devient complète que par l’amour des uns des autres par recherche de l’agrément de Allah.

 

Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayi wa s-sallam a dit : « Lan tadkhoulou l-Jannata hatta tou’minou wa la tou’minou hatta tahabbou » cela veut dire que la foi est une condition pour l’entrée au Paradis, et la foi n’est complète que par l’amour des uns les autres par recherche de l’agrément de Allah.

 

 

Conseil

 

La science de la religion est par l’apprentissage auprès des gens de connaissance et ceux qui sont dignes de confiance en raison de la parole du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayi wa s-sallam « ‘Innama l-^ilmou bit- ta^alloum ».

La science de la religion est prise par chaîne de transmission d’un savant à partir d’un autre, à partir d’un autre jusqu’à ce que la chaîne remonte aux compagnons.

Leur science est par transmission. La science de la religion n’est pas par la lecture.

 

 

Conseil

 

Le Mous-haf a été écrit par des compagnons.

Le Mous-haf ce sont des hommes parmi les compagnons qui les ont écrits.

On ne connaît pas de femme compagnon qui ait écrit quoi que ce soit du Qour’an.

Il n’a pas été rapporté de quelqu’un parmi les savants qu’il y avait une femme parmi les compagnons qui avait un Mous-haf.

Quant au fait que Fatimah avait un Mous-haf, cela n’a aucun fondement.

Fatimah n’était pas présente pour écrire le Mous-haf du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayi wa s-sallam, ce sont les hommes qui étaient présents, qui assistaient.

 

 

Conseil

 

Le temps est plus cher que l’or.

Si tu ne l’utilises pas dans l’obéissance de Allah, tu le perds.

 

 

Conseil

 

– Vous êtes maintenant dans votre jeunesse, alors profitez de cette occasion.

 

Vous êtes maintenant jeunes, alors profitez de cette occasion.

Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayi wa s-sallam a dit « ‘Ightanimou khamsan qabla khamsin » ce qui signifie : « Profitez de cinq choses avant cinq autres ».

Dans ce hadith, il y a « wa chababaka qabla haramik » , l’homme est incapable quand il est âgé de faire ce qu’il pouvait faire alors qu’il était jeune, c’est-à-dire des actes de bien.

Celui qui profite de sa jeunesse, il ne regrettera pas lorsque viendra à lui la vieillesse.

Cependant la paresse est une maladie.

Le jeune homme s’il est sous l’emprise de la paresse, il rate l’occasion.

La paresse, le Messager a fait une invocation pour en être préservé.

Parmi les invocations du Messager « ‘A^oudhou bika mina l-^ajzi wa l-kaçal » ce qui signifie : « Je te demande de me préserver contre la faiblesse de l’ardeur et contre la paresse ».

 

 

Conseil

 

–          Délaisser cette habitude, chaque jour de la cuisine, chaque jour de la cuisine, qu’est-ce que c’est que cela ?!

 

Délaisser cette habitude, chaque jour vous cuisinez, chaque jour vous cuisinez, vous allez où comme ça ?

Dis leur, il n’y a plus de cuisine après aujourd’hui, nous commencerons à partir d’aujourd’hui.

Le Messager ^alayhi s-salam, il s’écoulait pour lui, un mois et deux mois et on n’attisait pas de feu chez lui.

Le Messager ^alayhi s-salam passait un mois et deux mois sans qu’il y ait chez lui quoique se soit de chaud, il n’y avait que des dattes et de l’eau, des dattes et de l’eau

 

Conseil

 

–          Le meilleur des gens c’est celui qui apprend et qui enseigne

 

Al-Bayhaqiyy a rapporté que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam a dit « Khayrou n-nass man ta^allama wa ^allam » ce qui signifie : « Le meilleur des gens sont ceux qui apprennent et qui enseignent » c’est-à-dire la science de la religion, car la science de la religion c’est la science qui est utile dans le bas monde et dans l’au-delà.

Attachez vous à persévérer dans l’apprentissage et l’enseignement.

L’enseignement de vos familles et de vos amis, car beaucoup de gens aujourd’hui, grandissent puis vieillissent tout en étant ignorants, tout en ignorant la croyance.

Ils croient à tort que Allah est un corps assis sur le Trône et cela est de la mécréance.

L’Imam ach-Chafi^iyy, que Allah l’agrée, a dit « Celui qui croit que Allah est un corps assis sur le Trône, c’est un mécréant ».

Enseignez à vos familles et à vos amis.

Aujourd’hui la plupart des gens vivent sans avoir appris la science de la religion, sans apprendre la science du Tawhid qui est la base même de la religion.

Allah n’agrée ni la prière, ni le jeûne, ni le pèlerinage, ni la récitation de Qour’an sauf de celui qui a connu Allah.

 

 

Conseil

 

Ja^farou sSadiq.

 

Ja^farou sSadiq fils de Mouhammad al-Baqir fils de Zayn al-^Abidin fils de ^Aliyy ibnou ‘Abi Talib, sa mère est de la descendance de ‘Abou Bakr.

Ja^farou sSadiq, que Allah l’agrée, il était fier et tirait sa gloire de ‘Abou Bakr.

Il disait « ‘Abou Bakr m’a donné naissance à deux reprises ».

Qu’est-ce que cela veut dire ? Cela veut dire qu’il tirait sa fierté de ‘Abou Bakr, car sa mère est bakriyyah de la descendance de Abou Bakr.

Sa mère est la petite fille de Abou Bakr asSiddiq.

Sa mère s’appelle ‘Oummou Farwah fille de al-Qacim fils de Mouhammad fils de ‘Abou Bakr asSiddiq.

Et sa grand-mère, la mère de sa mère s’appelle ‘Asma fille de ^Abdou r-Rahman fils de Abou Bakr asSiddiq.

Ja^far avait appris la science auprès de ‘Ahlou s-Sounnah.

Il a appris auprès de son grand-père maternel al-Qacim fils de Mouhammad fils de ‘Abou Bakr asSiddiq.

Ce grand-père al-Qaçim était un grand savant, c’est de lui qu’il a appris la science et auprès d’autres que lui.

 

 

Conseil

 

–          La jeunesse, le temps libre et la richesse sont des sources de corruption pour beaucoup de personnes

 

‘Abou l-^Atahiyah a dit « ‘Inna ch-chababa wa l-faragha wa l-jidah ; mafsadatoun li l-mar’i ‘ayyou mafsadah » c’est-à-dire « La jeunesse, le temps libre et la richesse sont des sources de corruption pour la personne et quelle corruption »

La jeunesse, pour de nombreuses personnes est une source de corruption, il est en de même pour le temps libre et la richesse.

Celui qui ne se protège pas dans ces trois situations, il ira à sa perte.

Comme ceux qui vont au cinéma au lieu d’aller rendre visite aux tombes ou au lieu d’aller aux mosquées.

Il rate ainsi, beaucoup de bien.

 

 

Conseil

 

Je vous recommande l’indulgence et la modestie.

Que celui qui enseigne soit modeste avec celui à qui il enseigne, et que celui qui apprend soit modeste avec celui qui lui enseigne.

 

 

Conseil

 

Les gens de science ont dit l’homme n’est pas valeureux lorsqu’il réunit les gens autour de lui, mais l’homme est valeureux quand il rassemble les gens sur l’obéissance de Allah.

 

 

Conseil

 

–          Le bas monde est un terrain de semence pour l’au-delà.

 

Le bas monde est un terrain de semence pour l’au-delà, celui qui sème ici bas du bien, il le récoltera dans l’au-delà.

Cela veut dire que celui qui a connu Allah, qui a cru en le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam, qui a accompli les devoirs, qui a évité les interdits, celui-là gagnera dans l’au-delà.

Dans ce bas monde, il aura pris une provision éminente.

Quant à celui qui rate cela, il est dans un grand danger.

Celui qui meurt sans avoir connu Allah, sans avoir cru en Son Prophète, celui-là il n’aura rien du tout dans l’au-delà mis à part le chagrin et le châtiment.

 

 

Conseil

 

–          Les maux de la langue sont nombreux

 

Je vous recommande de conserver votre langue, le Messager ^alayhi s-salam a beaucoup insisté auprès de sa communauté pour tenir la langue.

La plupart des péchés proviennent de la langue, alors, diminuez les paroles.

Avant de parler, réfléchissez. Cette parole, que veut-elle dire ? A quoi entraîne-t-elle ?

Si elle entraîne au mal, qu’il la délaisse, qu’il ne la dise pas.

Beaucoup de personnes parce qu’elles parlent beaucoup, il arrive que l’une d’entre elles tombe dans une mécréance, et ensuite il se met à poser la question.

Lors de la joie, que la personne fasse attention à sa personne et lors de la difficulté qu’elle fasse attention à sa propre personne, qu’elle réfléchisse au sujet de ses paroles, à quoi entraînent-elles ?

De nombreuses personnes parlent et disent de la mécréance, et ils ne pensent pas que ce qu’ils ont dit est contraire à la Loi.

Ces gens là meurent sur la mécréance, ils persistent sur cela.

Les dangers et les maux de la langue sont nombreux.

 

 

Conseil

 

Si la personne n’a pas appris la science de la religion, il ne lui suffit pas que son père fût un savant ou que son grand-père fût un saint.

Il est indispensable qu’elle apprenne elle-même.

 

 

Conseil

 

–          La colère détruit la religion

 

Attachez-vous à délaisser la colère, attachez-vous à délaisser la colère.

La colère détruit la religion. Certaines personnes, à cause de la colère deviennent mécréantes.

Certaines personnes se mettent en colère contre Allah et deviennent mécréantes.

Une femme nous a rapporté, elle vit ici à Beyrouth, elle a dit « J’ai une sœur en Syrie, ma sœur est morte, je suis partie au Cham et je suis arrivée après al-^asr. Elle avait été enterrée avant notre arrivé. Mes enfants m’ont rattrapé et sont arrivés après le coucher du soleil. Nous sommes allés auprès de la tombe de nuit avec les filles et les fils de ma sœur qui était morte. Et on entendait des coups provenant de la tombe, on entendait un son et le sable qui bougeait. Les fils de ma sœur, quand ils ont vu cela se sont mis à creuser la tombe, ils ont dit peut-être qu’elle a été enterrée alors qu’elle était vivante, peut-être qu’elle est encore vivante. Ils ont trouvé le corps noir, ils ont alors remis la terre. Après avoir remis la terre, la terre s’est remise de nouveau à bouger, elle avait été enterré durant le temps de la prière de al-^asr, et la tombe avait été ré ouverte près du temps de al^icha. Plus tard, le fossoyeur (celui qui creuse les tombes) est venu chez eux à la maison et leur a dit qu’il y a un bruit qui vient de la tombe. Cette femme a dit « Ma sœur, quand elle était vivante, elle faisait la prière, mais elle avait fait cinq fausses couches et elle disait pourquoi je fais la prière, Il me tue mes enfants, je ne lui ferais plus de prières » cette parole est de la mécréance, celui qui dit cela, il sort de l’Islam.

Cette femme s’est mise en colère contre son Seigneur, elle n’a pas patienté, elle est devenue mécréante.

Si elle avait dit « Al-hamdou li l-Lah » il lui aurait été inscrit une récompense, mais elle s’est opposé, elle est devenue mécréante.

Emettre des objections contre Allah c’est de la mécréance.

Elle a considéré Allah comme étant injuste.

Allah crée toute chose selon une sagesse, et Il est Juste, Il est équitable.

Celui qui le qualifie d’injustice, il devient mécréant.

Elle devenue au nombre des gens de l’enfer. Dans la tombe, elle est supplicié et dans l’au-delà se sera encore plus.

Que Allah nous accorde une fin heureuse, que Allah nous accorde une fin heureuse, que Allah nous accorde une fin heureuse.

 

 

Conseil

 

–          Le Chaykh a dit à celui qui enseigne dans les assemblées de condoléance et qui rencontre des gens d’égarement et autres.

 

Après qu’il soit retourné, il lui  a dit « Toi tu es comme le concurrent qui est revenu de la conquête, tu es comme celui qui vient d’une conquête du jihad ».

 

 

 

 

 

Conseil

 

–          Ce qui est un devoir pour celui qui appelle à l’Islam

 

Ce qui est un devoir pour celui qui appel à l’Islam c’est de conserver la croyance de ‘Ahlou s-Sounnah puis d’indiquer les mécréances, et d’indiquer leurs jugements afin qu’on les évite.

Moulla ^Aliyy l-Qari disait dans son commentaire sur « al-Fiqhou l-‘Akbar » de Abou Hanifah « Il est devoir de connaître les choses qui font sortir de l’Islam ».

Le Hafidh Mouhammad Mourtada az-Zabidiyy dans son livre, a dit : « Un certains nombre des quatre Imams ont composé des épîtres pour indiquer les paroles de mécréance » puis il a ajouté « Il n’est pas permis de prendre pour modèle les mou^tazilah ni les jahmiyyah, ni les khattabiyyah, ni les assimilateurs, les mouchabbihah, et leurs semblables de ceux qui deviennent mécréants à cause de leur mauvaise innovation ». Fin de citation.

Cela veut dire que tous ces gens là sont des mécréants.

Attachez vous à arrêter les choses blâmables qui entraîne la mécréance, fournissez pour cela le maximum de votre effort, car les choses blâmables sont de différents niveaux.

Ce qui en est de la mécréance mérite plus d’attention pour leur répliquer puis vient ensuite ce qui compte au nombre des grands péchés, puis ce qui compte au nombre des petits péchés.

Les choses blâmables prioritaires pour leur répliquer sont les mécréances.

 

 

Conseil

 

–          Le silence comporte une sauvegarde

 

Conserver la langue comporte un grand bien, comporte une sauvegarde contre beaucoup de mal.

Mais malheureusement de nos jours, les gens se sont habitués à beaucoup parler, à dire des choses qui ne comportent pas de bien, au point que les gens lorsqu’ils voient quelqu’un qui assistent à une assemblée, qui ne parlent pas ils disent « il est idiot », tellement ils sont ignorants.

Ils ne disent pas que le silence est quelque chose de bien dans la Loi.

Alors la personne se charge de parler et elle tombe dans ce qui lui nuit.

Le silence comporte une sauvegarde. Le silence comporte une sauvegarde. Le silence comporte une sauvegarde.

 

 

Conseil

 

–          Al-‘Outroujj, le cédrat

 

La maison qui comporte du ‘outroujj, il n’y entrera pas de jinn.

Même le jardin, quand on y met du ‘outroujj, les jinn n’aiment pas y entrer.

Certains des chaykh qui enseignaient à Harar par le passé lointain, avaient des étudiants qui assistaient dans ces cours, puis ces gens là se sont arrêtés, puis ils sont revenus.

Il leur a dit pourquoi vous êtes-vous arrêté ? Ils lui ont dit parce qu’il y a dans la maison du ‘outroujj.

Comment le chaykh a su que c’était des jinn ? À cause du ‘outroujj.

Ils venaient sous l’apparence humaine et quand ils ont arrêté il a su que c’était des jinn.

 

Conseil

 

Réparer ce qui est corrompu nécessite beaucoup d’efforts. Faites l’intention de réparer ce qui est corrompu.

 

 

Conseil

 

« Rabbanaatina fi d-dounya haçanah wa fi l-‘akhirati  haçanah wa qina ^adhaba n-nar»

Seigneur accorde nous un bien dans le bas monde et un bien dans l’au-delà et préserve nous du châtiment de l’enfer.

“‘Allahoumma ghfir lana wa rhamna wa ^afina wa ^fou ^anna wa hdina souboula s-salam”

Ô Allah pardonne nous, Fais nous miséricorde, accorde nous la bonne santé et le pardon et guide nous dans la voie de la sauvegarde.

Wa najina mina dhdhouloumat ‘ila n-nour

Et sauve-nous de l’obscurité vers la lumière

« wa salla l-Lah ^ala sayyidina Mouhammad wa ^alaalihi wa sahbihi wa sallam »

Et que Allah élève davantage en degré notre maître Mouhammad ainsi que sa famille et ses compagnons et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.

 

 

Conseil

 

–          ‘Abou l-Haçanayn

 

‘Aba l-Haçanayni mawlana ^aliyya

 

^Alayka salamou Rabbi  l-^alamina

 

Ya man houbbouhou ‘imanoun wa boughdouhou nifaqou

 

^Alayka salamou Rabbi l-^alamina

 

Ya ‘açada l-Lahi mawlana ^aliyya

 

^Alayka salamou Rabbi l-^alamina

 

Ce qui signifie :

 

Toi le père des deux Haçan, notre maître ^Aliyy

 

A toi le Salut de la part du Seigneur des mondes

Toi, dont l’amour est un signe de foi, et dont la haine est un signe d’hypocrisie

 

A toi le Salut de la part du Seigneur des mondes

Ô toi qui est tel un lion, tu es notre maître ^Aliyy

 

A toi le Salut de la part du Seigneur des mondes

Conseil

 

–          Le commerçant véridique

 

La plupart des commerçants avant d’avoir appris qui mérite la zakat, qui ne mérite pas la zakat, ils distribuent la zakat.

Le commerçant lorsqu’il est honnête et véridique et qu’il a appris la science de la religion, qu’il évite les désobéissances, qu’il accomplit les devoirs, sera rassemblée au Jour du Jugement avec les Prophètes, les véridiques et les martyrs.

Sinon, il compte au nombre des grands pécheurs. Ils seront rassemblés avec les pervers.

Question : Que veut dire au Jour du Jugement, il sera rassemblé avec les Prophètes et les véridiques?

Le chaykh a répondu : Cela veut qu’au jour du rassemblement, il sera soulagé, il ne sera chargé de rien du tout au jour du jugement. La personne sera rassemblée avec les gens qui sont comme lui, le pervers avec les pervers, le pieu avec les pieux.

Les pieux ne seront pas atteints de la chaleur au jour du jugement, ils seront à l’ombre du Trône.

Les commerçants seront ressuscités au Jour du Jugement pervers mis à part ceux qui ont craint Allah, qui ont agis avec bienfaisance et qui ont été véridique.

Celui qui est véridique dans ses propos, qui ne trompe pas, qui ne ment pas, qui évite l’argent interdit, qui accomplit les obligations, celui-là fait partie de ceux qui seront sauvés.

 

 

Conseil

 

–          Il ne convient pas que le croyant se rassasie de la science

 

Attachez vous à persévérer sur l’apprentissage de la science. Il est parvenu du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam qu’il a dit «  La yachba^ou mou’minoun min khayrin yasma^ouh hatta yakouna mountahahou l-Jannah » cela veut dire que le croyant, il convient qu’il ne se rassasie pas de science.

Il ne convient pas qu’il dise « Moi j’ai appris tel et tel sujet » et qu’il délaisse l’apprentissage de plus.

Par ailleurs la science de la religion est prise de la bouche des savants, ce n’est pas en lisant dans les livres comme le font beaucoup de gens de cette époque.

Les sciences du bas monde, ils les prennent bien de la bouche de ceux qui en sont connaisseurs.

La science de la religion est prioritaire pour être prise de la bouche des savants afin de garantir, pour ne pas tomber dans les erreurs et les déformations.

Que Allah accorde des bénédictions grâce à vous.

Occupez vous et augmenter en ardeur et en attention de la science de la religion.

Celui qui s’adonne aux actes d’adoration sans science, il est dans un grand danger, il ne sait pas si sa prière est correcte ou pas, ni son pèlerinage, ni sa zakat, ni son jeûne.

Peu d’œuvres avec la connaissance de la science valent mieux que beaucoup avec l’ignorance.

Et je vous demande de plus, de maintenir les liens entre vous, de vous rendre visite, de vous aimer, lorsque l’un d’entre vous s’absente une certaine période demandez après lui, il se peut qu’il lui ai arrivé une mise en doute s’il rencontre quelqu’un de ces corrupteurs et qu’il ait une influence sur lui.

Si vous vérifiez vos états les uns les autres, il sera guérit en levant cette mise en doute qui a eu un effet sur lui.

 

 

Conseil

 

Le Liban était une « khalwah » pour les saints.

 

 

Conseil

 

Il y a du bien dans l’apprentissage de la science et plus particulièrement la science du Tawhid et éviter la mécréance.

 

 

Conseil

 

–          Le pardon c’est le caractère des vertueux

 

Le pardon selon le jugement de Allah est une gloire, ce n’est pas une humiliation.

Quelque soit le crime, le pardon selon le jugement de Allah est une élévation.

Vous serez les victorieux, si vous avez le dessus avec le pardon.

Suivre les habitudes qui contredisent la Loi ne comporte pas de bien, c’est une perte.

Le pardon, c’est le caractère des vertueux. Les prophètes et les saints c’est cela leur caractère.

Recommandez vous cela entre vous et agissez avec ce qui comporte un bien pour vous selon le jugement de Dieu.

L’homme s’il ne se décharge pas dans le bas monde, la dispute au Jour du Jugement sera plus rude, la vérité sera apparente ce Jour là.

Et celui qui a subit l’injustice prendra sa revanche de celui qui lui a fait cette injustice.

Allah ta^ala dit (Thoumma ‘innakoum yawma l-qiyamati ^inda rabbikoum takhtasimoun) l’adversité ce jour là montrera la vérité parfaitement.

 

 

Conseil

 

Le guide complet c’est celui qui rapproche les gens, si c’est quelqu’un de paresseux, il devient ? par une forte ardeur grâce à un regard de la part de ce guide.

 

 

Conseil

 

–          ‘Adam ^alayhi s-salam

 

Adam ^alayhi s-salam a enseigné la médecine, la forge, la couture et ce qui est semblable. Tout cela c’est lui qui l’a enseigné.

Ensuite les humains ont ajouté à ce que Adam leur a enseigné grâce aux expériences.

 

 

 

 

Conseil

 

–          Ceux qui se réclament des voies soufiyy, certains ont des objectifs personnels et suivent leurs passions

 

Le Messager n’a pas été sauf des calomnies, que dire alors de ar-Rifa^iyy ?

Ceux qui se réclament des voies soufiyy certains sont des gens qui ont des objectifs personnels et veulent satisfaire leurs passions. Ils ne sont pas sincères.

Certains, leur objectif c’est de rassembler les gens autour d’eux, et de faire en sorte que ceux qui sont autour d’eux sont nombreux au lieu d’apprendre la science de la religion.

Certains, leur objectif c’est de jouer du douff, des cymbales, et de tirer profit par des poèmes dont certains n’ont pas de sens et ils attribuent cela à ar-Rifa^iyy.

Certains fument des cigarettes et ils lisent des poésies comme si c’était la base de la religion. Ca c’est l’habitude des paresseux, ce n’est pas l’habitude des gens des voies soufiyy.

La hawla wa la qouwwata ‘il-la bi l-Lah.

 

 

Conseil

 

Combattre les passions de l’âme est un devoir, en l’amenant à délaisser les péchés et en l’astreignant à accomplir les devoirs.

 

 

Conseil

 

–          Le plat demande le pardon pour celui qui le racle

 

Les compagnons mangeaient dans un plat (qas^ah), ils n’avaient pas d’assiettes.

Ils avaient un grand plat en bois épais qu’ils taillaient et dans lequel ils mangeaient.

Ils avaient des grandes et des petites.

Ils utilisaient les grandes dans les banquets.

Ce plat (qas^ah) il est parvenu dans le hadith qu’il demande le pardon pour celui qui le racle.

Si Allah voulait qu’ils entendent, ils auraient entendu la demande de pardon de ce plat en faveur de celui qui l’a raclé.

 

 

Conseil

 

–          Ahmad bnou Nasr al-Khouza^iyy, que Allah l’agrée

 

Par le passé, deux cent ans après l’Hégire, certains présidents musulmans ont obligé les gens à dire que le Qour’an est crée.

Eux, ce qu’ils visaient c’était ses lettres, et cela n’est pas permis car le Qour’an est une expression de la parole éternelle qui n’a pas de début, qui n’a pas de fin de Allah.

Comment dit-on qu’il est crée ?!

Bien que ces lettres soient bien crée, mais le Qour’an comme il est une expression de la parole éternelle on ne dit pas qu’il est crée.

A l’époque des Abassydes, certains califes ont astreint les gens à dire que le Qour’an est créé. Certains ont dit, d’autres ont refusé.

L’Imam ‘Ahmad ibnou Hanbal, que Allah l’agrée, a refusé de dire que le Qour’an est créé.

Il lui a été mandaté 150 hommes, 150 bourreaux pour le fouetter en une seule nuit. Il a patienté.

Il y avait un autre grand savant qui s’appelle ‘Ahmad bnou Nasr al-Khouza^iyy, que Allah l’agrée qui a refusé de dire que le Qour’an est crée, on lui a tranché la tête.

Elle fut accrochée sur une lance, et la tête a été sous la charge de quelqu’un qui l’a détourne de la direction de la Qiblah tellement il y avait de l’injustice.

Et sa tête s’est mise à réciter sourat Yaçin de manière correcte.

Par honneur pour lui, Allah a fait prononcer cette tête avec la récitation.

Et la nuit, lorsque les gardiens relâchaient leur attention, la tête se dirigeait vers la Qiblahalors qu’elle était plantée sur une lance et après cela, ils l’ont enterré.

Il avait été tué parce qu’il a refusé de dire que le Qour’an était créé.

Allah a manifesté en sa faveur ce prodige. Sa tête qui était séparé du corps et accroché à une lance s’est mise à réciter sourat Yaçin.

A Baghdad cela s’est produit, il y a mille cent ans. Un des gouverneurs l’a tué.

Ces présidents ont nuit aux gens, ils astreignaient les gens à dire que le Qour’an est crée, ils ont torturé un grand nombre de savants, mais ils avaient patienté.

D’autres n’avaient pas patienté et leur ont obéis.

Nous, notre croyance c’est que le Qour’an qui est récité avec une voix est une créature de Allah, Allah l’a créé.

Quant à cet autre Qour’an qui est la parole éternelle qui ne comporte pas de lettres, qui n’est pas une voix, nous avons pour croyance qu’il est de toute éternité exempt de début, exempt de fin et qui n’est pas créé. Fin de citation.

 

Miracles de Jésus

Posted in cours général,Croyance par chaykhaboulaliyah sur juin 18, 2012

Je commence par le nom de Allah, le Très Miséricordieux, le Miséricordieux

La louange est à Allah le Seigneur des mondes

Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad  et Qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.

Nous demandons à Allah Qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons Qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et Qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer

Nous demandons à Allah Qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément

 Lorsque notre maître ^Iça Al-Maçih ^alayhi s-salam, a eu trente ans, la trentaine, Allah ta^ala lui a révélé d’appeler les gens à l’adoration de Allah ^azza wa jall. Il est sorti, il a parcouru les pays en traversant les villages et c’est pour cela, tout comme on le sait, qu’il a été surnommé ^Iça Al-Maçih. Certains savants ont dit que tellement il parcourait la terre, yaçih, que le prophète ^Iça a été surnommé Al-Maçih, et d’autres savants ont dit que c’est parce qu’il passait la main, yamçahou, sur l’homme qui était aveugle qui recouvrait ainsi la vue. Il est sorti ainsi parcourant les pays et traversant les villages pour appeler à l’Islam. Il disait aux gens : « Adorez Allah Lui seul, ne Lui attribuez aucun associé, et croyez en moi que je suis un messager pour vous ». Au tout début il y a eu douze personnes qui ont cru en lui, ils sont appelés  « الحواريين » les apôtres.

Il est rapporté que parmi les premiers des miracles de notre maître ^Iça ^alayhi s-salam, que sa mère, notre dame Maryam ^alayha s-salam, l’avait envoyé plusieurs fois pour accomplir plusieurs travaux et les derniers à qui elle l’avait envoyé c’était des gens qui faisaient de la teinture pour les vêtements, c’étaient des gens qui blanchissaient les vêtements et les coloraient. Le patron de cette entreprise voulait une fois voyager, il a dit à notre maître ^Iça ^alayhi s-salam : «  j’ai plusieurs habits à colorer en différentes couleurs ». Il lui a dit : « je  t’ai enseigné maintenant la teinture alors colore chaque vêtement de la couleur que je vais te préciser et j’ai mis pour cela un fil  de la couleur demandée sur chaque vêtement ». Notre maître ^Iça ^alayhi s-salam a chauffé un gros récipient et il a mis dedans différents colorants et il a mis tous les vêtements ensemble dans ce même récipient et il a dit : « Ayez, par la volonté de Allah, la couleur que je voudrais ». Le patron est revenu après son voyage et il a trouvé que tous les vêtements étaient dans un même récipient. Lorsqu’il a vu que tous les vêtements étaient dans un même récipient il été surpris et il a dit à ^Iça : ils sont tous, selon lui il croyait qu’ils n’étaient plus de bonne couleur, qu’il y a eu des dégâts. Et notre maître ^Iça ^alayhi

s-salam a alors sorti de ce récipient un vêtement de couleur rouge, un vêtement de couleur jaune, un autre de couleur verte et autre que cela conformément à ce qui était demandé pour chaque vêtement. Celui qui avait l’entreprise était étonné et il savait que cela était quelque chose d’étonnant et il a su que cela est par la volonté de Allah. À cause de cela il  a cru en notre maître ^Iça, qu’il est un prophète et il a appelé les gens à croire en lui et ils ont cru en lui et cet homme a fait partie de l’ensemble des hawariyin ceux qui étaient aux côtés de notre maître ^Iça qui le soutenaient dans son appel à la religion agréée par Allah ta^ala.

Les miracles se sont multipliés, ceux que Allah a fait paraître sur les mains de notre maître ^Iça. Il est passé une fois auprès d’un groupe de gens qui pêchaient, leur chef  s’appelait Cham^oun, notre maître ^Iça leur a dit : « que faites-vous ? » Ils lui ont dit : « nous pêchons le poisson ». Il leur a dit « ne voulez pas venir avec nous pour être à la pêche des gens ? » C’est-à-dire pour les diriger et les guider à l’Islam ils lui ont dit : « et qui es-tu ? »  Il leur a dit : «  je suis ^Iça le fils de Maryam l’esclave de Allah et Son messager ». Ils lui ont demandé une preuve qui leur indique sa véracité dans ce qu’il a dit et ceci est un exemple du miracle qui se produit suite à la demande des gens parce qu’il y a des miracles qui se produisent suite à une demande et il y a des miracles qui ont lieu sans que ce soit suite à une demande. Ils lui ont demandé une preuve sur la véracité de ce à quoi il prétend. Cham^oun avait cette nuit là jeté son filet dans l’eau mais il n’avait rien pêché, Cham^oun était donc le chef de ceux qui pêchaient le poisson il est arrivé qu’il a lancé son filet dans l’eau mais il n’a rien pris.  Notre maître ^Iça  ^alayhi s-salam, lui a ordonné de lancer à nouveau son filet et ^Iça  a invoqué Allah ta^ala en Le suppliant. Il s’est écoulé quelques instants, très peu de temps que dans ce filet se sont rassemblés un nombre de poissons tel que le filet a failli se déchirer. Allah a exaucé l’invocation de notre maître ^Iça  ^alayhi s-salam et ce miracle est apparu donc tant qu’ils avaient demandé l’aide de pêcheurs d’une autre embarcation et ils ont rempli les deux navires de poissons. A ce moment là ils ont cru en lui et sont partis avec lui, ils sont alors au nombre des apôtres, des hawariyin, de ceux qui étaient donc qui pêchaient le poisson,  c’est-à-dire avant qu’ils deviennent croyants en notre maître ^Iça , donc après avoir en cru en notre maître ^Iça ils se sont mis à pêcher les gens pour les guider et les diriger à la religion de l’Islam. Ils ont été surnommées al-hawariyin parce que leurs habits étaient blancs et il a été dit que c’était plutôt parce qu’ils étaient des partisans de notre maître ^Iça alayhi s-salam, c’était ses aides, ses supports  qui étaient sincères dans leur amour pour lui dans leur obéissance à lui et être à son service. Parmi les hawariyin, les apôtres il y a celui qui a reçu la ressemblance avec ^Iça ^alayhi s-salam, c’est celui à qui Allah  a accordé les traits de ^Iça et c’est lui qui a été accroché sur un poteau parce que, lorsque les mécréants des fils de ‘Israil étaient entrés dans la maison parce qu’ils voulaient tuer ^Iça, ^Iça a été élevé au ciel par une lucarne qui se trouvait dans la toiture de cette maison et les traits de ^Iça avaient été donnés au plus jeune de ses élèves.        Lorsqu’ils sont entrés dans la maison ils ont cru que c’était lui ^Iça  ^alayhi s-salam, ils l’ont pris et ils l’ont tué mais ^Iça  ^alayhi s-salam n’a pas été tué et n’est pas encore mort. Il n’a pas été accroché à un poteau mais il vit au deuxième ciel, là où notre maître Mouhammad   l’a rencontré lors de son ascension dans la nuit de Al-Mi^raj et ^Iça était avec le fils de sa tante maternelle Yahya.

Les mécréants des fils de ‘Israil n’ignoraient pas les nouvelles qui parvenaient  au sujet de ses miracles éclatants qui apparaissaient à notre maître ^Iça Al-Maçih, ils ont senti comme si le tapis était retiré sous leurs pieds et qu’il était une menace pour leur poste et combien de gens ils ont induits en erreur et ils ont égarés et qu’il ont écartés de la voie de vérité pour leur destin bas et vil. Et voici notre maître ^Iça qui est ferme avec les arguments et les preuves qui dévoilait leur secrets et qui diffusaient entre les gens leurs égarements. Ils se sont tous accordés entre eux à le combattre où qu’il aille et à l’accuser de mensonge quelque soit l’endroit où il se trouve ils lui ont dit un jour: « si tu es véridique dans ce que tu dis et dans ton appel alors fabrique nous de tes mains une chauve souris à partir de terre et fais en sorte qu’elle vole ». Notre maître ^Iça  ^alayhi s-salam s’est levé en se fiant totalement à Allah ta^ala il a pris de la terre glaise et il a donné la forme d’une chauve souris et il a soufflé dans cette chauve souris qui s’est mis à voler entre ciel et terre au milieu de l’étonnement de ceux qui regardaient, mais dès qu’elle a échappée à leurs regards cette chauve souris est tombée morte. Allah tabaraka wa ta^ala l’a honoré par cela comme cela est parvenu dans la parole de Allah qui signifie : (( Et tu fabriques avec la terre glaise comme un volatile)) et notre maître ^Iça  a donné à cette forme l’image d’un volatile. Puis il a soufflé dedans et il volé par la volonté de Allah et lorsque il disparaissait au regard des gens il tombait raide mort. Les mécréants de fils de ‘Israil étaient emplis de haine parce qu’ils avaient demandé à voir une chauve souris parce que c’est très étonnant, parce que c’est parmi les créatures les plus étonnantes et parmi les volatiles celui qui a une forme la plus complète parce que la femelle de la chauve souris a des mamelles, des dents et des oreilles et parmi les choses étonnantes de la chauve souris c’est qu’elle est de chair et de sang mais vole sans plume et  met bas comme les mammifères mettent bas et ne pond pas des œufs tout comme le font le restant des volatiles et elle a des mamelles desquelles sort du lait et c’est un animal qui ne voit pas ni dans la lumière du jour ni dans l’obscurité de la nuit et c’est un animal qui arrive à voir pendant deux heures, une heure après le coucher du soleil et une heure après la levée de l’aube et c’est un animal qui rie tout comme l’être humain rie et sa femelle a les menstrues tout comme la femme a les menstrues. la forme à partir de terre glaise et le fait de souffler étaient fait par notre maître ^Iça mais la création est de la part de Allah ^azza wa jall c’est pour cela que les mécréants des fils de ‘Israil ont été profondément exaspérés lorsqu’ils ont vu cela de notre maître ^Iça, ils pensaient qu’il allait être incapable de faire ce qu’ils lui avaient demandé mais Allah tabaraka wa ta^ala l’a honoré par ce miracle et a montré l’impuissance et le mensonge des mécréants des fils de ‘Israil.

Parmi ses miracles ^alayhi s-salam il guérissait l’aveugle de naissance et celui qui était atteints de al-baras par la volonté de Allah. Al-baras c’est une maladie de peau qui est la forme d’une blancheur qui s’étale sur des surfaces du corps et qui fait que les gens sont répugnés et évite celui qui l’a et ces deux maladies ont été particulièrement mentionnées car ce sont deux maladies qui sont difficiles pour leur guérison et ce qui était courant de notre maître ^Iça c’était la médecine qui était beaucoup pratiquée de son époque et Allah leur a fait montré des miracles sur les mains de notre maître ^Iça de la même sorte de chose qu’il maîtrisaient de leur époque tout comme cela est arrivé à notre maître  Mouça ^alayhi s-salam ce qui était courant de son époque c’était la magie la sorcellerie et il les a défié par ce qui est supérieur à cela il leur a montré que la magie, la sorcellerie peuvent être contrées alors que le miracle ne peut pas être contré preuve en est ce que nous avons cité dans le cours précédent. Egalement notre maître Mouhammad     son peuple a été connu pour sa grande maîtrise de la langue et son éloquence et malgré cela ils avaient été incapables d’amener un texte qui soit de la taille de la plus courte sourat du Qour’an honoré, il les a défié par le fait d’amener comme la plus courte des ayah du Qour’an. Ainsi notre maître ^Iça  ^alayhi s-salam a ramené à la vie les morts par la volonté de Allah tant qu’il a été dit qu’il a ramené à la vie quatre créatures par la volonté de Allah et Sa puissance. Et notre maître Hizqil, avant notre maître ^Iça avait ramené à la vie  huit et il était également un des prophètes des fils de ’Israil  tout comme on a dit dans le cours précédent, qu’après le prophète de Allah, ‘Israil tous les prophètes qui sont venus après lui sont de sa propre descendance mis à part notre prophète Mouhammad . Yaqoub c’est lui-même ‘Israil qui est fils de Ishaq. Tous les prophètes qui sont venus après lui sont de sa propre descendance mis à part notre prophète Mouhammad. Notre maître Yaqoub a eu parmi ses fils notre maître Youçouf, il a eu d’autre fils mais Youçouf était un des prophètes et certains ont dit que Binyamin, un autre fils de Yaqoub, était lui aussi un prophète comme son frère Youçouf. Donc Mouça et tous les Prophètes qui sont venus après  Yaqoub sont des descendants de Yaqoub qui   s’appelle aussi ‘Israil. Il y a eu également le prophète de Allah Hizqil. Hizqil également Allah l’a honoré par le fait de ramener des morts à la vie tout comme Il a accordé cela également à notre maître ^Iça ^alayhi s-salam et parmi ceux que notre maître ^Iça ^alayhi s-salam  a ramené à la vie par la volonté de Allah il y a un de ses amis qui s’appelle ^Azar, en effet lors de sa maladie sa soeur a envoyé quelqu’un informer ^Iça ^alayhi s-salam que ^Azar était en train de mourir. Il a pris le chemin en marchant pour aller vers lui et il y avait entre eux une distance de trois jours, à son arrivée lorsqu’il l’a rejoint il l’a trouvé déjà mort, il est parti à sa tombe et il a invoqué Allah ^azza wa jall et il lui a dit : « relèves toi  par la volonté de Allah » et ^Azar s’est relevé par la volonté de Allah et il a vécu et il a eu aussi des descendants après cela.

Et ce n’est pas comme certains prétendent que ceux qu’il ramenait à la vie vivaient quelques instants ou une heure puis ils mourraient à nouveau. Parmi ceux qui ont été ramenés à la vie par la volonté de Allah sur les mains de notre maître ^Iça Al-Maçih il y a le fils d’ une vieille femme qui était passé, transporté sur sa civière, devant notre maître ^Iça et notre ^Iça  ^alayhi s-salam a  invoqué Allah pour qu’ il se relève par la volonté de Allah. Il s’est relevé, il est descendu du dessus des épaules des gens, il a remis ses vêtements, il a transporté sa civière et il est revenu dans sa famille. Malgré tout cela les mécréants des fils de ‘Israil n’ont pas cru en notre maître ^Iça, ils ont poursuivis sur leur orgueil, leur refus, leur entêtement et ils n’ont pas cru en lui. Et il a ainsi fait de même avec un roi qui lui aussi était porté sur sa civière, son brancard et il s’est passé avec lui la même chose qu’il s’est passé avec le fils de la vieille femme. Mais les mécréants des fils de ‘Israil qui étaient jaloux et envieux lorsqu’ils ont vu cela ils lui ont dit par entêtement : « mais toi, tu ramènes à la vie ceux qui sont morts récemment alors peut-être ils ne sont pas véritablement morts mais ils sont évanouis ou c’était juste un coma ».  Ils lui ont dit alors : « ramènes à la vie pour nous  Sam, le fils de Nouh » et notre maître Nouh  ^alayhi s-salam  avait quatre fils, trois d’entre eux sont entrés en Islam et ont été sauvés avec lui sur l’arche qui sont Sam, Ham et Yafith. Quant à son quatrième fils Kan^an il a refusé d’être croyant et il n’est pas monté sur l’arche avec son père et ses frères et il est mort noyé.

Notre maitre ^Iça ^alayhi s-salam   leur a dit : « montrez moi sa tombe ». Notre maître ^Iça est sorti et les gens avec lui jusqu’à arriver à la tombe de Sam fils de Nouh. ^Iça a invoqué Allah ta^ala et Sam est sorti de sa tombe et il s’était écoulé depuis  sa mort plus de quatre mille années. Sam s’est retourné en indiquant aux gens notre maître ^Iça Al-Maçih et a dit : « croyez en lui, qu’il est véridique car il est prophète », puis il est revenu tel qu’il était auparavant. Certains ont cru en lui et d’autres l’ont accusé de mensonge et ils ont dit : « c’est de la sorcellerie et de la magie », que Allah nous préserve de leur égarement. Et il a été rapporté que notre maître ^Iça ^alayhi s-salam lorsqu’il ramenait les morts à la vie par la volonté de Allah, il frappait de son bâton le mort, c’est-à-dire il touchait de son bâton le mort ou la tombe ou le crâne et l’homme revenait à la vie et il lui parlait et restait en vie.

Parmi ses miracles   c’est qu’il disait aux  gens ce qu’ils avaient mangé et ce qu’ils avaient caché comme provisions chez eux et ce, car lorsqu’il leur avait ramené des morts à la vie, par la volonté de Allah, ils lui ont demandé un autre miracle ils lui ont dit : « dis nous qu’est-ce que nous avons mangé chez nous et qu’est ce que nous avons caché pour le lendemain ». Et il leur a dit : « toi untel tu as mangé telle et telle chose et toi tu as mangé telle et telle chose et tu as caché telle et telle chose ». Et malgré tout cela seuls pour qui Allah a voulu qu’ils soient des croyants ont été croyants. Comme nous avons cité ce ni n’est le prophète qui créé la bonne guidée ni le miracle qui créé la bonne guidée mais la guidée est par la création de Allah  tabaraka wa ta^ala.

La piété

Posted in cours général,Exhortation par chaykhaboulaliyah sur juin 18, 2012

Je commence par le nom de Allah, le Très Miséricordieux, le Miséricordieux

La louange est à Allah le Seigneur des mondes

Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad  et Qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.

Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer.

Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément

Allah ta^ala dit : (( sourat Al-Houjourat ?))

Cette ayah honorée indique que le mérite selon le jugement de Allah est selon et conformément à la piété. At-Taqwa, la piété c’est de s’attacher à l’obéissance à Allah en accomplissant les devoirs et en évitant les interdits, ainsi celui qui est plus pieux c’est celui là qui est plus honorable selon le jugement de Allah. Notre maître Mouhammad     est le plus honorable des créatures de Allah selon Son jugement car il est celui qui fait plus preuve de piété. La piété qui est le fait de s’attacher à l’obéissance de Allah en accomplissant les devoirs et en évitant les interdits elle a pour source et pour origine le cœur.

La piété prend donc source dans le coeur et elle se diffuse sur les organes. Parce que le corps par rapport au cœur est comme les sujets par rapport à leur souverain. Tout comme le roi ou le gouverneur gère les affaires des gouvernés également le cœur gère les affaires du corps; c’est ainsi que c’est le cœur qui gère l’ouie, c’est le coeur qui gère les mains et même la langue qui exprime ce qu’il y a dans le coeur et même le sexe : si le cœur l’envoie vers l’interdit il y va et s’il l’empêche il s’en empêche. Donc le cœur pour le corps et comme un roi pour ses gouvernés c’est donc le cœur qui gère les organes : l’ouie, la vue, les pieds, le ventre. Si le ventre il lui est rendu possible tout ce qu’il désire il va consommer, que cela provienne du licite ou de l’interdit, où que le dirige le cœur le ventre se dirige, le cœur est comme un souverain sur le ventre. il est comme un émir pour les organes si le cœur est sain, si le cœur est droit, les organes sont sains, les organes sont droits. C’est pour cela que le Messager de Allah    est le plus pieux  et des créatures de Allah, celui qui Le craint le plus. Comme le cœur du Messager de Allah comporte une humilité à l’égard de Allah, un amour pour Allah, une glorification de Allah  qui n’est pas contenue dans le cœur d’un autre être humain ni même d’un ange ayant un haut degré c’est pour cela que le Messager de Allah est le meilleur de toutes les créatures de Allah.

Le mérite ne revient pas à celui qui a un âge avancé qu’il a passé dans l’adoration mais le mérite revient à ce que contient le cœur comme humilité et soumission pour Allah. C’est selon ce que le coeur contient comme soumission pour Allah ta^ala que l’homme a plus de mérite et est plus proche de l’agrément de Allah les prophètes qui ont le haut degré qui s’appelle Oulou l- ^Azam sont cinq : Mouhammad, ‘Ibrahim, Mouça, ^Iça et Nouh. Le meilleur de ces cinq c’est notre maître Mouhammad,  bien que notre maître Mouhammad n’a pas vécu autant que les autres. si le mérite revenait à celui qui vit le plus alors notre maître Nouh aurait été meilleur que notre maître Mouhammad ; il n’aurait pas été seulement meilleur que notre maître Mouhammad mais meilleur aussi que ‘Ibrahim, Mouça, ^Iça ^alayhimou s-salam. Mais en réalité c’est notre maître Mouhammad qui a vécu soixante-trois ans lui il est meilleur que notre maître Nouh qui a passé neuf cent cinquante années à appeler son peuple à l’Islam.     Ainsi notre maître Nouh qui a vécu parmi son peuple à les appelé à l’Islam, à l’adoration de Allah neuf cent cinquante ans, mille ans moins cinquante années, il les a passé à les appeler à l’Islam lui il n’est pas meilleur que notre maître Mouhammad notre maître Nouh a donc passer mille moins cinquante années à appeler son peuple à les appeler à l’Islam et après ces neuf cent cinquante années il a vécu selon un avis soixante années et selon un autre avis environ trois cent années mais Allah tabaraka wa ta^ala a fait que notre maître Mouhammad   a plus de crainte, d’humilité à l’égard de Allah et d’amour pour Allah qu’aucun autre prophète ; ainsi notre maître Mouhammad est le meilleur de toutes les créatures de Allah il est meilleur que les prophètes il est meilleur que les anges.

Il est parvenu dans le hadith sûr que Jibril ^alayhi s-salam est venu au Messager de Allah alors qu’il était endormi dans la Mecque il était dans la maison de ‘Oummou ^Aliyy la sœur de ^Aliyy le fils de Abou Talib et avec notre prophète il y avait deux de ses proches parents l’un des deux était son oncle paternel Hamza et le deuxième était Ja^far le fils de son oncle paternel. Jibril l’a pris jusqu’à la mosquée Al-Haram dans ce hadith Jibril a pris le Messager à la mosquée Al-Haram et l’a fait monter sur Al-Bouraq, Al-Bouraq qui est un animal du paradis, et cet animal a eu un mouvement de joie parce que le Messager de Allah allait monter sur son dos. Lorsque le Prophète est monté sur le dos de Al-Bouraq, Al-Bouraq a eu un mouvement de joie et Jibril a dit à Al-Bouraq à cet animal : soit ferme il n’y a pas quelqu’un qui a plus d’honneur selon le jugement de Allah qui est monté sur ton dos plus que le Messager de Allah Mouhammad. ceci est une preuve du hadith que le Messager de Allah est la plus honorable des créatures selon le jugement de Allah même Jibril ^alayhi s-salam qui est l’ange chargé de la révélation et qui est l’envoyé de Allah pour les anges et qui a été créé bien longtemps avant ‘Adam et qui a vécu et qui vit encore jusqu’à la fin ce de bas monde, malgré tout cela il ne s’est pas considéré meilleur que le Messager de Allah  Mouhammad, il a plutôt dit au sujet du messager de Allah qu’il est le meilleur de toutes les créatures de Allah et tout ce mérite c’est justement en raison de ce que son cœur contient comme amour et comme soumission pour Allah. Tout cela nous augmente en compréhension au sujet de la ayah.

Et il est parvenu dans les hadith sûrs ce qui indique et qui  augmente le sens de cette ayah en clarté il est ainsi parvenu donc notre Chaykh dit : il nous a été apporté dans le Sahih de Ibnou Hibban , le hadith de Jabir Ibnou ^Abdou l-Lah Al-‘Ansariyy qu’il a dit : le Messager de Allah    a dit ce qui signifie : ((Ceux qui sont le plus proche de moi ce sont les pieux quelqu’ils soient et où qu’ils soient)) le Messager nous indique ici que les meilleurs des gens et les plus proches ce sont les pieux c’est une proximité pas physique mais dans le sens. Les pieux ce sont ceux qui font preuve de piété à l’égard de Allah qui accomplissent les devoirs et qui évitent les interdictions quelque soit leur origine et où qu’ils habitent c’est-à-dire même si son corps est très loin par la distance. Ainsi le pieu est proche du Prophète en vérité même si par la distance il est éloigné de lui. Il est également parvenu du Prophète ce qui signifie : ((Fais preuve de piété à l’égard de Allah où que tu sois)). Cela veut dire que l’homme doit faire preuve de piété à l’égard de Allah où qu’il soit. Comment cela a t-il lieu ? C’est lorsque l’esclave accomplit ce que Allah lui a rendu obligatoire d’accomplir comme actes d’adoration celui qui est ainsi il est dans le bien, l’agrément de Allah. Ce qui est à prendre en considération ce n’est pas le fait d’être de la lignée du Messager de Allah  Abou Talib n’était il pas un proche parent du Messager de Allah? N’est-ce pas qu’il a protégé le Prophète, qu’il l’a défendu, qu’il s’est chargé de lui pendant une certaine période et malgré cela le Messager de Allah a dit de lui qu’il sera en enfer. Ce qui est à prendre en considération ce n’est pas la proche parenté avec le Messager de Allah    mais ce qui a de la considération c’est la proximité en vérité et donc ce n’est pas la proximité physique ou par la proche parenté et donc c’est de faire preuve de piété et d’être croyant sans prêter attention au fait qu’il soit à l’extrême Orient ou à l’extrême Occident. Cette ayah et ces hadith indiquent que le mérite selon le jugement de Allah est conformément à l’attachement à l’obéissance à Allah  mais bien sur si la piété et l’honneur de l’ascendance avec le Prophète sont réunies en une même personne ceci est un ensemble de bienfaits de la part de Allah tabaraka wa ta^ala.

Allah tabaraka wa ta^ala dit ce qui signifie : (( Mouhammad  le Messager de Allah et ceux qui sont avec lui sont rudes à l’égard des mécréants et miséricordieux entre eux tu les vois en inclination en prosternation ils recherchent un bienfait de la part de Allah et un agrément leur signe est sur leurs visages suite à leurs prosternations ils ont été cités dans At-Tawrat et dans Al-‘Injil )) donc la parole de Allah  qui signifie (( et ceux qui sont avec lui )) englobe tous ceux qui sont avec cette description que Allah a cité dans cette ayah. Dans cette ayah il y a la caractéristique de ceux qui sont avec le Messager de Allah donc cette description englobe tous ceux qui sont avec cette caractéristique là et ceux qui sont avec le Messager de Allah à savoir que la personne fait preuve de miséricorde envers les musulmans et est rude avec les mécréants et qu’il veille à persévérer sur l’accomplissement de la prière et qu’il ait une intention sincère c’est-à-dire que son intention par cela c’est de rechercher  l’agrément de Allah tabaraka wa ta^ala parce qu’il recherche et il espère l’agrément de Allah tabaraka wa ta^ala et Allah les a décrit par le fait que leur signe est sur leur visage; cela ne veut pas dire que sur leur front ils ont un point noir ou une plaque noire suite à leur prosternation non, ce n’est pas le sens mais c’est parce qu’ils persévèrent sur l’accomplissement des cinq prières, des prières, qu’ils les accomplissent parfaitement, complètement avec leur inclination, leur prosternation alors sur leurs visages il y a un signe pour les pieux. Ainsi le croyant qui a dans son cœur la beauté de la foi lorsqu’il regarde, lorsqu’il voit ces pieux il se manifeste pour lui à partir de leur visage que ce sont des gens de la piété ainsi lorsqu’il les voit il évoque Allah tabaraka wa ta^ala. C’est au sujet de gens pareils à cela qu’il est parvenu dans le ‘athar ( ?) :   ((Font partie des meilleurs des esclaves de Allah ceux qui lorsqu’ils sont vus on évoque Allah)).Et par ailleurs Allah nous a appris dans cette ‘ayah que cette description a été citée dans At-Tawrat d’origine et dans Al-‘Injil d’origine. Dans At-Tawrat d’origine il y est cité que ceux qui suivront Mouhammad ils auront ces caractéristiques là, les caractéristiques qui ont été cités dans  la ayah. Et le Messager de Allah était un modèle pour mettre en pratique ces caractéristiques là en l’occurrence il était miséricordieux envers les croyants, il aimait les miséreux et il les faisait rapprocher de lui et il avait recommandé cela au compagnon Abou Dharr Ar-Rifa^iyy. Abou  Dharr, que Allah l’agréé, a dit : mon bien-aimé m’a recommandé des caractères de bien. Il m’a recommandé d’aimer les miséreux et de me rapprocher d’eux. Donc ces caractéristiques qui ont été cité dans cette ayah le Messager de Allah était un modèle pour les mettre en pratique, il les avait en lui et il avait recommandé de les mettre en pratique tout comme il l’a dit au compagnon Abou Dharr Ar-Rifa^iyy c’est pour cela qu’il a dit : et il m’a recommandé d’aimer les miséreux et de me rapprocher d’eux.

Parmi les caractéristiques du Messager de Allah tellement il était miséricordieux et il était tendre pour les croyants c’est que lorsqu’il ne voyait pas l’un de ses compagnons pendant un certain temps il demandait après lui et tant que lorsqu’il lui a été dit qu’un homme  étranger qui était croyant et pauvre lorsque le Messager a demandé après lui et qu’on lui a dit qu’il était mort le Messager est parti jusqu’à sa tombe et a fait la prière funéraire pour lui. C’était un homme étranger et le Messager ne le connaissait pas avant sauf qu’il est passé auprès du Prophète et il lui a passé le salam et lorsqu’il  a demandé après lui et qu’on lui a appris qu’il était mort il a demandé à ce qu’on lui indique sa tombe où est-ce qu’il a été enterré on la lui a indiqué il est parti et il a accomplit la prière funéraire pour lui. Jusqu’à ce point là il aimait les miséreux et il s’occupait d’eux et ce n’était là qu’un homme qui était miséreux qui était croyant, qui était musulman et qui était de plus étranger. Et Abou Dharr a ajouté pour citer ce que lui a recommandé le Prophète : et il m’a recommandé de considérer ceux qui ont moins que moi et de ne pas considérer ceux qui ont plus que moi. c’est-à-dire à ne pas chercher à faire comme ceux qui ont plus que lui dans les choses du bas monde; c’est-à-dire qu’il ne regarde pas ce qu’ont les riches mais plutôt ce qu’ont les pauvres parce que s’il regardait les riches il va trouver faible et il va négliger le bienfait que Allah lui a  accordé parce que s’il regardait les riches il va trouver négligeables les bienfaits que Allah lui a accordé et il va avoir de la cupidité pour chercher à avoir plus et il ne va pas remercier Allah après cela car toute sa réflexion a été déviée par l’argent des riches, parce que son plus grand souci va devenir comment pouvoir obtenir pour avoir comme les riches. À cause de cela il va plonger et se noyer dans les choses du bas monde  jusqu’à en arriver a rassembler l’argent à partir de ce qui est interdit sans prêter aucune considération à cela parce que son souci est de rassembler l’argent. Par contre s’il considérait celui qui a moins que lui, ceux qui sont plus pauvres il va redoubler en remerciement à Allah ta^ala. C’est pour cela que le Messager de Allah    a recommandé au compagnon Abou Dharr de considérer ceux qui ont moins que lui et de ne pas considérer ceux qui ont plus que lui et lorsqu’il va considérer ceux qui ont moins que lui et il va redoubler en remerciement à Allah et cela va l’aider à agir avec bienfaisance en donnant ce qu’il peut, en donnant à ceux qui sont dans un besoin supérieur au sien.

Il est en effet parvenu dans le hadith sahih que le Messager de Allah    a dit ce qui signifie :

(( Un dirham a fait plus que cent mille dirham)). On lui la posé la question : et comment cela, Ô Messager de Allah ?  Il a dit  ce qui signifie : un homme qui a deux dirham il n’a rien d’autre et il donne en aumône un des deux. Et un autre qui a donne en aumône cent mille dirham de toute sa fortune. Or, comme cet homme il ne possède rien d’autre que deux dirham il a donné un des deux par recherche de l’agrément de Allah donc celui là qui a donné en aumône la moitié de ce qu’il possède il aura plus les récompenses que le riche qui a donné cent mille dirham qui représentent une petite partie de sa fortune parce que les cent mille par rapport à sa grande fortune représente quelque chose de peu. C’est pour cela que le Messager de Allah    a dit ce qui signifie : ((Un dirham donne plus que cent mille dirham)).  C’est pour cela que l’homme ne regarde pas et ne prenne pas pour exemple ceux qui ont plus que lui dans les choses de ce bas monde mais plutôt ceux qui ont moins que lui. Mais celui qui considère, comme l’a recommandé le Messager de Allah, celui qui considère celui qui a moins que lui dans les choses du bas monde cela l’aidera plus à remercier Allah. Abou Dharr a dit : et mon bien aimé m’a recommandé de maintenir et de conserver et d’entretenir les liens avec mes proches parents même si de leur côté ils les rompent. Cela veut dire que le Messager lui a recommandé également d’entretenir les liens de parenté avec ses proches parents aussi bien ses proches qui maintiennent les liens avec lui que ses proches qui rompent les liens avec lui. Ici il s’agit du proche parent, c’est-à-dire celui qui est un proche parent pour toi que ce soit du côte de ton père ou du côté de ta mère tous ceux là il est un devoir de maintenir et d’entretenir les liens avec eux. Le Messager de Allah    lui a recommandé d’entretenir les liens avec ses proches parents même si ce sont des parents qui ont rompu les liens avec lui, le Messager lui a recommandé d’entretenir les liens avec ses proches parents même si ce proche parent ne lui est pas reconnaissant. Même si ce proche parent agit en mal avec lui le Messager nous a recommandé d’entretenir les liens avec lui et d’agir en bien avec lui car il y a certaines personnes qui n’entretiennent les liens qu’avec ceux qui les entretiennent avec eux, certains n’agissent en bien qu’avec ceux qui agissent en bien avec eux, certains n’agissent en bien et ne font des choses de bien qu’avec ceux qui leur sont reconnaissants. C’est pour cela que le Messager de Allah lui a recommandé d’entretenir les liens avec les proches parents même avec ceux qui les rompent.  En effet celui qui agit en bien avec son proche parent qui agit en bien avec lui aura un récompense inférieure à celui qui agit en bien avec celui qui n’agit pas en bien avec lui car le deuxième en agissant ainsi, en faisant le bien avec celui qui ne fait pas de bien avec lui, son acte revient à casser son nafs son acte l’amène à casser ses passions, les passions de son âme pour obéir à Allah ta^ala et Allah aime cela. Ainsi celui qui contredit les passions de son âme et qui agit en bien avec son proche parent qui rompt les liens de son côté avec lui celui là  aura un grande récompense c’est pour cela qu’on ne prête aucune attention à ceux qui disent : moi je ne rends visite qu’a ceux qui me rendent visite. Et Abou Dharr a dit ce qui signifie : et mon bien aimé, c’est-à-dire le Messager de Allah, m’a recommandé de dire la vérité même si elle est amère. Cela veut dire que le croyant il convient qu’il dise la vérité aussi bien auprès de celui qui aime cette vérité qu’en présence de celui qui n’aime pas cette vérité. Et donc ce qu’a recommandé là le Messager de Allah    c’est cela la vérité. Ces caractères et ces règles qu’a recommandés le Messager de Allah    sont tous des caractères de bien.

Il lui a non seulement donné toutes les recommandations que nous avons vu mais il lui a recommandé également de beaucoup dire la parole la hawla wa la qouwwata ‘ila bi l-Lah

Cette phrase il a été rapporté au sujet de sa récompense que le Messager de Allah a dit qu’elle comporte un immense profit. Pour ce qui est de sa récompense, la récompense de cette phrase il est parvenu dans le hadith sûr que cette phrase représente un trésor sous le Trône, cette phrase constitue un grand trésor sous le Trône c’est-à-dire que cette phrase est comme une provision, une grande provision de récompenses que Allah ta^ala  a réservé au croyant qui dit cette phrase. Allah tabaraka wa ta^ala fait que cette récompense de cette phrase est une provision dans l’au-delà. Allah la lui réserve dans l’au-delà, cette récompense lui sera conservée sous le Trône. Pour ce qui est de son utilité et son profit, cette phrase lève et enlève le tourment. Si quelqu’un est éprouvé, qu’il est tourmenté, parmi les meilleures des choses parmi lesquelles il s’occupe c’est de dire cette phrase et cette phrase également est utile pour celui qui est éprouvé par les mauvaises suggestions al-waswas jusqu’à avoir en lui même une grande gêne, jusqu’à faillir être atteint de folie, cette phrase lui profite par la volonté de Allah. Cette phrase lui profitera par la volonté de Allah s’il persévère et s’il veille à la dire régulièrement  s’il persévère et s’il veille à la dire régulièrement, nécessairement il aura la délivrance nécessairement il aura la délivrance et sa difficulté se transformera en aisance parce que Allah tabaraka wa ta^ala a accordé à cette phrase un grand secret et un immense profit. Donc la délivrance du tourment est un des profits de cette phrase ceci est un des profits des dizaines de bénéfices de cette phrase honorée. Quant à sa signification les sens de cette phrase c’est du tawhid le sens de cette phrase c’est qu’il n’y a personne qui puisse accomplir un acte de bien ou d’obéissance si ce n’est par Allah tabaraka wa ta^ala. Personne ne peut accomplir le bien ou l’obéissance sauf par l’aide de Allah tabaraka wa ta^ala et personne ne peut se préserver du mal si ce n’est par la préservation de Allah tabaraka wa ta^ala quelque soit l’être humain qui a de l’ardeur pour faire le bien cette ardeur est une grâce et un bienfait de la part de Allah. Qu’il remercie Allah  celui pour qui Allah lui a facilité de faire le bien,  qu’il ne soit pas épris et imbu de soi-même  mais qu’il ait présent à l’esprit que c’est Allah Qui lui a donne la capacité d’accomplir ces  bonnes actions et ces actes d’obéissance. si l’esclave a bien observé cela, a bien eu présent dans son cœur que ce bien qu’il accomplit c’est par la grâce de Allah, c’est Allah Qui lui en a donné la capacité alors il s’éloignera de l’insincérité, s’il a présent cela dans son coeur et qu’il a bien observé cela il s’éloignera de l’insincérité et il sera proche de l’état de ceux qui sont sincères car celui qui fait une bonne action avec une intention sincère par recherche de l’agrément de Allah tabaraka wa ta^ala, qui ne comporte donc pas d’insincérité Allah lui donne de la récompense. Le peu selon le jugement de Allah, Allah le  lui rétribue par beaucoup tout comme celui qui a donné en aumône un dirham qui représente la moitié de ce qu’il possède parce que s’il n’avait pas eu  la ferme certitude et sa grande sincérité à l’égard de Allah, il n’aurait pas donné un dirham, s’il n’avait pas eu la certitude et la foi et la sincérité il n’aurait pas donné la moitié de ce qu’il possède. Allah tabaraka wa ta^ala a fait que la récompense de celui qui a donné un dirham est plus grande que la récompense que celui qui a donné cent mille dirham le peu selon le jugement de Allah Il le rétribue par beaucoup c’est pour cela qu‘il est nécessaire d’être sincère et d’avoir la bonne intention. C’est pour cela que le Messager de  Allah a accordé beaucoup d’importance à l’intention, c’est pour cela qu’il a dit  dans le hadith ce qui signifie : (( Et chaque personne aura ce pour quoi elle a fait l’intention)) c’est pour cela, le peu d’actes dans lequel il y a la sincérité par recherche de l’agrément de Allah vaut mieux que beaucoup d’actes qui ne comportent pas de sincérité.

Les habitudes des anciens

Posted in cours général,Exhortation,Histoire par chaykhaboulaliyah sur Mai 2, 2012
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La plupart des gens éduquent leurs enfants comme s’ils élevaient des vaches. la vache, on profite de son lait. Si c’est un taureau, ceux qui labourent en profitent pour labourer leur champ. Ceux-là également, c’est comme si leurs enfants étaient un passe-temps : ils ne pensent pas beaucoup à l’au-delà.

Par le passé, lorsque les gens terminaient leurs travaux, ils allaient à la mosquée. Ils accomplissaient la prière du maghrib puis ils restaient à écouter les cours de science de religion jusqu’à al-^icha. Ensuite, ils faisaient la prière de al-^icha et ils rentraient chez eux. Ils attendaient un certain temps puis ils s’endormaient. Les commerçants, quand ils fermaient leur commerce, ils faisaient ainsi. Ils réunissaient entre leur intérêt du bas monde et celui de l’au-delà. Mais aujourd’hui, la plupart des gens passent leur journée à manger, à boire, à travailler pour le bas monde et le soir, ils dorment ou pour ce loisir : la télévision. Quel mauvais état que cet état-là.

Préservez-vous ainsi que vos familles d’un feu

Posted in cours général,Exhortation par chaykhaboulaliyah sur Mai 2, 2012

La louange est à Allah le Seigneur des mondes, que l’honneur et l’élévation en degré soient accordées à notre maître Mouhammad ainsi qu’à sa famille bon et pur. Ô Allah fais nous apprendre ce que nous ignorons, fais nous nous rappeler de ce que nous avons oublié, fais nous apprendre ce qui nous est utile et augmente nous en science et nous demandons à Allah ta^ala qu’Il nous préserve de l’état des gens de l’enfer.

Allah ta^ala dit « Ya ‘ayyouha l-ladhina ‘amanou qou ‘anfouçakoum wa ‘ahlikoum naran waqoudouha n-naçou wa l-hijarah » qui signifie « Ô vous qui avez cru, préservez-vous ainsi que vos familles d’un feu dont le combustible est fait d’hommes et de pierres ». ^Aliyy Ibnou Abi TTalib a dit dans l’explication de cette ayah « Apprenez et enseignez à vos familles le bien » c’est-à-dire la science de la religion. Ainsi la parole « Qou ‘anfouçakoum wa ‘ahlikoum », c’est-à-dire « Préservez-vous ainsi que  vos familles de ce feu ». Allah ta^ala nous a ordonné de nous protéger nous-mêmes, de protéger nos familles de ce feu intense, que Allah ta^ala a décrit dans le Qour’an. Et le chemin pour se protéger soi-même et la famille de ce feu, c’est que l’homme apprenne les sujets de la religion et il les enseigne à sa famille. Ainsi, l’homme sera protégé lui-même et sa famille du feu de l’enfer. S’il apprend lui-même et sa famille, c’est-à-dire s’il apprend lui-même et qu’il enseigne à sa famille lui-même ou par l’intermédiaire de quelqu’un, il se sera protégé lui-même et sa famille du feu de l’enfer de sorte que, il faut qu’il apprenne de sorte à ce que, comment on fait le mariage, comment on fait le divorce, l’homme doit apprendre ce que Allah ta^ala a révélé à Son messager, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam, Mouhammad, les sujets de la Religion, pas uniquement les sujets de la prière et de la croyance, si il n’apprend pas ces sujets, Allah ta^ala au Jour du Jugement, Il le châtie. Notre maître Mouhammad, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam, Allah ta^ala l’a envoyé pour qu’il enseigne aux gens comment on croie en Allah et comment ils font la prière, comment ils font le jeûne, comment ils font le pèlerinage, comment ils donnent la zakat uniquement. Mais Allah ta^ala lui a ordonné d’enseigner à sa famille comment il vend et il achète, comment il se marie et il divorce, celui qui n’apprend pas ces sujets, il se retrouve dans le feu de l’enfer. En effet, beaucoup de gens se marient mais d’un mariage qui n’est pas valable selon la loi, ils ne savent pas s’ils vivent avec un contrat légal ou un contrat qui n’est pas légal. Ces gens-là, au Jour du Jugement, seront interrogés. Par exemple, si quelqu’un épouse une femme qui est encore en période d’attente post-maritale d’un premier mari alors qu’il est resté quelque temps de la période d’attente post-maritale de son mari, elle n’a pas terminé sa période d’attente alors ce mariage n’est pas valable. L’homme sera interrogé au sujet de deux choses : s’il n’a pas appris, il lui sera dit « pourquoi tu n’as pas appris », si il a appris et qu’il n’a pas appliqué, ce qu’il a appris, qu’il évite les péchés. Apprendre le licite et l’interdit puis il n’évite pas d’interdit, il faut apprendre ce que Allah ta^ala a rendu obligatoire à Ses esclaves, donc celui qui néglige les obligations ou certaines de ses obligations, il sera interrogé, il sera châtié parce qu’il n’a pas œuvré comme il a appris. Celui qui n’apprend pas, il sera interrogé et celui qui a appris puis qui l’a négligé, il sera interrogé. Les deux méritent le châtiment de l’enfer.

Les coeurs des humains

Posted in cours général,Croyance,Invocations par chaykhaboulaliyah sur Mai 2, 2012

Ô Allah, Toi Qui fais changer les cœurs, fais que nos cœurs persévèrent sur Ton obéissance.

Il est parvenu dans le hadith de Abou Hourayrah, ce qui signifie « Les cœurs des fils de Adam sont tous « … »  tels un seul cœur » rapporté par Mouslim. Celui qui explique ce hadith selon le sens apparent, il considérerait que Allah a des doigts et donc ressemble à l’être humain. Et ce n’est pas cela le sens de ce hadith. Le sens du hadith, c’est que Allah fait changer les cœurs des esclaves comme Il veut, cela ne veut pas dire qu’Il a des doigts.  « … » c’est-à-dire que Allah fait changer les cœurs des humains facilement. Cela ne veut pas dire que Allah a la forme des doigts comme les doigts que nous nous avons de nous même qui sont de notre corps. Le corps est impossible au sujet de Allah. Allah ta^ala n’est pas un corps, ni un volume, ni une substance élémentaire, ni une caractéristique de la substance élémentaire. « Layça kamithlihi chay’ » qui signifie « Rien n’est tel que Lui » mais ceci est une des formes d’éloquence dans la langue Arabe, Allah ta^ala a révélé à Son prophète de s’exprimer avec ces termes-là. « … » le sens de « … » et « .. » c’est-à-dire que c’est Allah qui gère tous les cœurs, c’est Allah qui prédestine au cœur, si Il veut, Il fait qu’il soit sur la droiture et qu’Il accorde la vérité et si Il le veut, Il l’égare, c’est-à-dire que si Allah ta^ala veut son égarement, Il fait qu’il se dirige vers le faux et l’égarement. Ensuite, le prophète, ^alayhi s-salam, a dit en plus de cela pour un maximum d’éloquence et pour se remettre totalement à Allah ta^ala « Allahoumma Ya Mouqalliba l-qouloub, thabbit qouloubana ^ala ta^atik » ce qui signifie « Ô Allah, Toi Qui fait que les cœurs changent, Toi Qui les dirige comme Tu veux, c’est Toi Qui s’Il veut, les dirige vers le bien, s’Il veut, les dirige vers le mal. « … » c’est-à-dire « Dirige nos cœurs vers Ton obéissance » puisque Allah ta^ala est le Créateur des actes des esclaves même ceux qui sont avec le  cœur. Le sens de ce hadith c’est que l’homme ne possède rien de son cœur. Comment posséderait-il ses organes, son œil, sa main, son pied, sa langue, son ouïe. L’esclave ne possède rien à la place de Allah. Allah ta^ala est Celui à Qui appartient son cœur , son ouïe, sa vue, sa main, sa langue et tout ce qu’il a comme organe, tous les organes de l’esclave appartiennent à Allah ta^ala car c’est Lui Qui les a fait pousser du néant. Puis, tout ce qui a lieu comme regard, comme ouïe, comme marche, tout cela appartient à Allah ta^ala, rien n’échappe à ce que Allah prédestine.

Conseils épars

Posted in cours général,Exhortation par chaykhaboulaliyah sur Mai 2, 2012

1/ Celui qui n’apprend pas la science de la religion, est exposé à tout mal.

2/ Le jeûne surérogatoire

La louange est à Allah. Le jeûne surérogatoire.

Pour ce qui est du jeûne surérogatoire, il est très recommandé de jeûner le lundi et le jeudi ainsi que le samedi et le dimanche et de jeûner trois jours de chaque mois au milieu du mois, le treize, le quatorze et le quinzième de chaque mois lunaire. Ces trois jours, on dit que leurs nuits sont blanches puisque la lune est grande et complète durant ces trois nuits-là.

Il y a aussi le jeûne du jour de ^Arafah, le jeûne du jour de ^Achoura et le jeûne de ^Achoura fait partie des jeûnes très recommandés. Le dixième jour de Mouharram c’est le jour de ^Achoura. Mouharram en entier, si il est jeûné, il y aura une grande récompense et Rajab également, si il le jeûne en entier ou en partie, cela fait partie des meilleurs des jeûnes. Il en est de même pour Dhoul Qa^dah.

 

3/ La science sans œuvre est comme un jardin sans arbre et des œuvres sans sincérité, ce sont des arbres sans fruits.

4/ La prière en assemblée. S’y attacher comporte un secret. S’attacher à la prière en assemblée comporte un secret. Il y avait un grand savant éminent qui s’appelle le chaykh Ibrahim Badda, que Allah l’agréé. Il a dit « Je n’ai raté la prière en assemblée durant toute ma vie sauf à onze prières ». C’était un saint vertueux. Il allait dans un lieu, la tombe d’un saint très connu, il s’asseyait auprès de la tombe, il discutait avec lui alors qu’il était dans sa tombe.

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