La clef du paradis
بسم الله الرحمن الرحيم
La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.
Dans le hadith, le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :
« Celui qui veut profiter du plaisir du Paradis, celui qui veut entrer au Paradis, qu’il s’attache à la croyance de la majorité de cette communauté »
Celui qui veut entrer au Paradis et être sauvé du châtiment de l’enfer, qu’il s’attache à la croyance de cette communauté, à la majorité de ceux qui se disent musulmans c’est-à-dire le plus grand nombre des musulmans.
La signification de cette phrase, ce hadith du Prophète est que Allah a honoré notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) par le fait qu’Il protège sa communauté d’être dans sa totalité égarée. Allah a honoré la communauté de notre maître, Il a honoré notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) et Il a promis à notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) de préserver la croyance de l’islam pour la majorité de sa communauté ; cela veut dire que certains d’entre eux vont forcément sortir de l’islam. Cela veut dire que il y a parmi ceux qui se disent musulmans, ceux qui sont sortis de l’islam mais la majorité ne quitte pas l’islam. C’est cela la signification de « la majorité », la majorité de ceux qui se réclament de l’islam, de ceux qui se disent musulmans. Eux, ils seront protégés. Cela n’empêche pas qu’il y ait parmi des musulmans, c’est-à-dire des gens qui se disent et s’annoncent musulmans, mais ils vont sortir de l’islam. Jusqu’à nos jours, tel est l’état de cette communauté, c’est-à-dire que la majorité reste attachée à la croyance de l’islam. Et même dans le futur, se sera la même chose, c’est-à-dire il y aura une majorité qui sera sur la bonne croyance et une minorité qui se dit musulmane mais qui est sortie de l’islam. La croyance de l’islam est préservée pour la majorité de ceux qui se disent musulmans. Quant aux petits groupes qui contredisent la croyance de l’islam, ces groupes sont appeler à disparaître.
Les compagnons du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) avaient une seule et même croyance. La croyance des compagnons du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) est que Allah existe sans endroit et sans direction, Allah n’est pas dans une quelconque direction. Et Allah n’est pas partout, dans toutes les directions. Mais, Il est sans endroit et sans direction. Allah existe sans direction et sans endroit. Il n’est pas dans une quelconque direction. Il existe de toute éternité. Son existence n’a pas de commencement, n’a pas de début. Allah existe de toute éternité, avant l’existence des endroits et avant l’existence du temps. Les endroits sont créés, les endroits n’existaient pas et Allah leur a donné l’existence. Le temps également, il n’existait pas et Allah lui a donné l’existence. Celui qui existe avant l’existence du temps, avant l’existence de l’endroit, Il existe sans début à Son existence, Il n’évolue pas. Il ne change pas, Il ne se transforme pas d’un état à un autre. Quant à la créature d’un état à un autre. Même la lumière et l’obscurité changent d’un état à un autre. Maintenant où nous parlons, il y a une partie de la terre où il y a l’obscurité, c’est la nuit et il y a une partie où c’est le jour, c’est-à-dire que l’obscurité s’est dissipée et la lumière a prit place. Et ainsi de suite, la lumière se déplace et l’obscurité se déplace. Et chacun a une quantité, aussi bien la lumière a une quantité que Dieu lui a accordée et l’obscurité a une quantité que Dieu lui a accordée. La lumière a une étendue qu’elle occupe. L’obscurité occupe également une étendue, et chacun change d’un état à un autre. Et le soleil également, lorsqu’il se lève il apparaît de couleur rougeâtre et lorsqu’il se couche il apparaît de couleur rougeâtre, et entre les deux il est de couleur blanchâtre. Le Créateur de ce monde ne change pas, car si le Créateur de ce monde changeait Il serait semblable au soleil, Il aurait besoin de qui Lui donne l’existence. Il aurait besoin de qui Le fait exister après son inexistence et qui Le fait changer d’un état à un autre.
Les anges, leur créature sont des corps impalpables comme la lumière est un corps impalpable. L’ange peut rentrer dans la poitrine d’un être humain sans qu’il ne s’en aperçoive. C’est pour cela que l’ange, de l’utérus il fait ce que Dieu lui ordonne de faire, dans l’utérus de la femme. Il y a des anges qui ont en charge des utérus des femmes. Ce sont eux qui donnent au fœtus l’aspect qu’il a. Selon ce que Dieu leur ordonne, ils donnent aux fœtus la forme de l’être humain, que Dieu leur a inspiré de leur donner. Puis, il y a un ange qui est en charge de l’âme, qui ramène l’âme dans ce fœtus, après que le fœtus est passé par différentes étapes : d’abord c’était du maniyy du père et de la mère, puis comme un caillot de sang, puis comme une bouchée de chair. C’est à l’état de chair que l’âme est insufflée. Un ange ramène l’âme pour la mettre dans ce bout de chair. Donc, le maniyy se transforme comme un caillot sanguin qui est coagulée, puis se caillot va se transformer en bout de chair. C’est Dieu qui le fait passer par ces différentes étapes. Puis, il est recouvert d’os. Le premier os que dieu crée dans ce fœtus c’est le dernier os de la colonne vertébrale : le coccyx. Et c’est à partir de cet os que tout le reste est constitué. Et c’est également à partir de cet os que le corps humain sera créé à nouveau pour le jour du jugement, lors de la résurrection. Cet os est de la taille d’un grain de moutarde. Cet os qui, même si la personne est incinérée tout le corps brûle, sauf cet os reste. Allah préserve cet os de disparaître mais tout le reste disparaît.
Ce n’est pas tout ce qui existe que l’être humain peut imaginer. On ne peut pas imaginer tout ce qui existe. Il y a même parmi les créatures, celles que nous ne pouvons pas imaginer. À savoir, nous ne pouvons pas imaginer le temps dans lequel il n’y avait ni lumière ni obscurité. Tu peux imaginer la lumière seule, tu peux imaginer l’obscurité seule. Mais un temps où il n’y avait ni lumière ni obscurité, tu ne peux pas l’imaginer. Si déjà tu n’arrives pas à imaginer certaines créatures, que dire du Créateur ; tu ne peux pas, à plus forte raison, L’imaginer. Il n’a pas de ressemblance avec ce qui existe, Il n’a pas de ressemblance avec les corps impalpables, et Il n’a pas de ressemblance avec les corps palpables. A plus forte raison, nous ne pouvons pas imaginer le Créateur. Ceux qui ont imaginé Dieu comme étant un corps au-dessus du trône, dans la direction du haut, ces gens-là sont des mécréants parce qu’ils ont considéré que Dieu était semblable à Ses créatures. Ils ont considéré que Dieu est comme le trône, et le trône est créé c’est le toit du paradis. De toute éternité, le trône n’existait pas, il a un début à son existence. Dieu Seul est de toute éternité. De toute éternité, il n’y a rien d’autre que Dieu. De toute éternité, il n’y avait pas de trône, il n’y a pas de direction du haut, ni de direction du bas, ni la direction de droite, ni la direction de gauche, ni la direction de devant, ni la direction de derrière. Allah existe sans toutes ces choses là, et Il a créé ces choses. Et par la création de Ses créatures, Il n’a pas changé. Il n’a pas prit d’endroit. Et le trône, Dieu l’a créé comme manifestation de Sa Puissance. Il y a des anges, dont Dieu Seul connaît le nombre. Dieu seul cognait le nombre des anges. Il y a des anges qui sont tout autour du trône, et ils font le tasbih, ils évoquent Dieu, ils glorifient Dieu. Ces anges lorsqu’ils voient la taille très grande du trône, leur certitude de la Toute-puissance de Dieu augmente. C’est pour cela que Dieu l’a créé, ce n’est pas pour s’asseoir dessus. La position assise c’est une des caractéristiques des créatures. L’être humain s’asseoir, les chiens s’assoient, les vaches s’assoient ; Allah tabaraka wa ta^ala ce n’est pas possible qu’Il ait une quelconque ressemblance avec Ses créatures. C’est ainsi que l’on dit qui l’on connaît Dieu. Connaître Dieu ne veut pas dire avoir la croyance que Dieu est assit au-dessus du trône, de la taille du trône. Il n’y a rien de vivant qui est installé au-dessus du trône. Il y a une table sur lequel il est inscrit, et cette table est au-dessus du trône, sur cette table il est inscrit :
« Les manifestations de Ma Miséricorde sont plus nombreuses que les manifestations de Mon châtiment ».
Ceux qui prétendent que au-dessus du trône il n’y a pas d’endroit et Allah est là-bas au-dessus du trône où il n’y a pas d’endroit, dites-leur : vous êtes des menteurs, parce que au-dessus du trône il y a un endroit, il y a cette table sur laquelle il est inscrit que les manifestation de la Miséricorde de Dieu sont plus nombreuses quel les manifestations de Son châtiment. Vous leur dite : Mais vous, vous avez imaginez un corps qui est au-dessus du trône, qui est extrêmement grand, qui est gigantesque, qui est très étendu, de la taille du trône mais ce ne sont là que des illusions. Cela n’a pas d’existence ce que vous dites. C’est ainsi que vous leur répondez. Celui qui a eu pour croyance que Dieu existe sans endroit, sans direction, sans qu’Il ne soit un corps impalpable comme les anges ou la lumière, ni un corps palpable comme l’être humain, et que c’est Lui qui mérite d’être adoré ; on dit que celui qui a eu cette croyance, il a connu Dieu. Dés lors qu’il croit au message de notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), alors on dit d’une telle personne c’est un musulman tant qu’il persévère sur cette croyance. Mais, il reste quelque chose pour qu’il ne perde pas son statut de musulman, c’est qu’il se garde de l’apostasie. Il se garde de la mécréance. Il se garde de la mécréance par la parole, par le coeur et par les actes. Il faut, en plus de cette croyance, qu’il garde son islam pour ne pas le perdre. Qu’il ne dise pas des paroles qui sont contraires à l’islam, comme dire que l’Homme descend du singe, ou qu’il insulte Dieu en étant en colère ou en plaisantant ; qu’il ne dise pas des paroles qui contredisent l’islam. Qu’il n’ait pas de croyances qui contredisent l’islam, et qu’il ne fasse pas d’acte qui contredit l’islam. Tout cela ne lui sera pas utile s’il commet la mécréance, s’il commet l’apostasie ; parce que s’il insulte Dieu, ou s’il insulte le Messager de Dieu, ou s’il insulte un ange, ou s’il insulte un prophète comme ^Iça, Mouça, ‘Adam,Soulayman ou d’autres prophètes, ou qu’il dise une parole qui contredit l’islam quelle qu’elle soit, même si c’est par plaisanterie, il est sortie de l’islam. Sa croyance ne va pas le sauver, parce que il a fait quelque chose qui contredit l’islam.
Les mécréants disent de notre maître Soulayman que c’était un roi, ils disent que c’est le roi Salomon, et que il pratiquait la sorcellerie et cette prétention est de la mécréance parce que la sorcellerie, la pratiquer est un grand péché et les prophètes sont préservés des grands péchés. Donc, attribuer un grand péché à un prophète fait sortir de l’islam. Mais en réalité, ce sont les démons, les chaytan qui étaient énervés et qui étaient contrariés par notre maître Soulayman. Dieu a accordé un secret à notre maître Soulayman,c’est un prophète et grâce à ce secret les démons, les chaytan même s’ils étaient mécréants, ils lui obéissaient. Sans être croyants, ils étaient à son service. Ils faisaient pour lui de grands travaux, des travaux très difficile. Et Est qui n’obéissait pas à notre maître Soulayman, Dieu fait que s’abatte sur lui un châtiment et il est détruit ce démon. C’est pour cela qu’ils étaient contraints et ils obéissaient à notre maître Soulayman. Quand il est mort, ils ont enterrés sous le trône de notre maître Soulayman, sous la chaise de notre maître Soulayman, un support sur lequel était inscrit de la sorcellerie. Après avoir enterré un livre dans lequel il y avait de la sorcellerie sous la chaise de notre maître Soulayman, une partie des démons, ou certains d’entre eux sont partis voir les gens, ils leur ont dit : » Vous savez grâce à quoi Soulayman vous contrôlait, quelle était la source de son pouvoir, il faisait la sorcellerie. Creusez sous sa chaise, vous allez voir. » Les gens ont creusé, ils ont sortie un livre dans lequel il y avait la sorcellerie. Ils ont cru que c’était l’oeuvre de notre maître Soulayman. Et ceux qui ont cru cela, ils sont sortis de l’islam ; car ils indirectement attribué un grand péché à un prophète. La sorcellerie ce n’est pas quelque chose que les prophètes font, ni les saints. Les saints aussi ne font pas. Les prophètes ont des miracles. Ce sont des choses extraordinaires que même les incrédules, ceux qui ne croient pas en eux, ne sont pas capables de répliquer. Ils ne sont pas capables de faire la même chose qu’eux. Notre maître ^Iça (^alayhi s-salam), il avait ressuscité des morts après le enterrement. Parmi les miracles de notre maître ^Iça (^alayhi s-salam), c’est qu’il guérissait celui qui était aveugle de naissance, celui qui était né aveugle, sans qu’il ne lui fasse d’opération chirurgicale, il faisait qu’il pouvait voir. Ce n’est pas vrai ce que font certains des charlatans avec des habits soi-disant musulmans, et ils disent à la femme : » Viens, je vais te faire quelque chose comme cela untel il va tomber amoureux de toi. » ou il dit à l’homme : » Je vais faire quelque chose pour que tu commande ta femme. » ou je ne sais quoi d’autre. Ce ne sont pas des saints. Ces gens là, ce sont des charlatans. Même des juifs qui ont démenti notre maître ^Iça (^alayhi s-salam), est-ce qu’ils sont capables de faire la même chose que lui ? De donner la vie à quelqu’un qui a été enterré après sa mort ou de donner la vue à quelqu’un qui est né aveugle. Non. Et également, notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) il avait eu des miracles. Dieu lui a accordé des miracles. Les mécréants n’ont pas été capables de relever le défi que constituaient les miracles de notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Il est extrêmement important de préserver notre foi. Donc, nous avons vu au début du cours que la majorité de ceux qui se disent musulmans vont rester musulmans. La croyance elle est correcte. Mais il y a des groupuscules, même s’ils sont médiatisés. Ils restent des groupuscules par rapport à l’immense majorité de ceux qui se réclament de l’islam. Et ces gens là ont des croyances qui les font sortir de l’islam, comme celui qui croit que Dieu est un corps, ou qu’il se rend licite de tuer les musulmans parce qu’ils rendent visite aux tombes des saints comme ce qu’ils font dans certains pays, ou qu’ils se rendent licite aussi de tuer les musulmans parce qu’ils fêtent la naissance du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Ces sont des gens qui sont médiatisés, qui ont beaucoup d’argent à notre époque mais ils sont amenés à disparaître. Même si toutes les communautés les aidaient indirectement, mais ils vont disparaître, comme les écumes de la mer. Pourquoi? Parce que Dieu a préservé cette communauté. Ils ont réussi à égarer la communauté de ^Iça et la communauté de Mouça pour que l’Islam disparaisse. L’islam auquel a appelé Mouça puis ^Iça. Mais la communauté de Mouhammad, ils ne pourront pas le faire. Allah a fait que la majorité reste sur la bonne croyance, mais c’est très important de préserver son Islam de ce qui l’annule. Il faut que cette majorité apprenne quelles sont les choses qui font sortir de l’islam. C’est très important de connaître quelles sont les croyances des égarés pour les éviter.
Le musulman doit préserver son islam, Il ne doit pas dire ou écrire quelque chose qui contredit l’islam, même si c’est par plaisanterie, même si c’est dans un cours pour avoir un diplôme. Il ne dit quelque chose, il n’écrit pas quelque chose qui contredit l’Islam. Il ne dit pas une parole qui revient à se moquer Dieu, il ne dit pas une parole qui revient à rabaisser la religion comme celui qui écrit que toutes les religions sont égales. Toutes les religions ne sont pas égales. Il y a la religion qui fait gagner le paradis et le reste fait mériter l’enfer. Ou celui qui rabaisse la gravité de l’enfer c’est-à-dire qui dit : » Qu’est-ce qu’il y a ? Ce n’est pas grave en enfer, on va se réchauffer là-bas, on va rencontrer les personnalités de ce monde. » Des gens qui disent cela, des impudents. Ce sont des paroles qui les font sortir de l’Islam. Ces gens-là sont sortis de l’islam, même si dans leur coeur ils disent : » Nous avons la croyance de l’islam « . C’est une parole qui les fait sortir de l’islam. Ou celui qui dit que l’origine de l’Homme c’est une cellule qui est devenu un têtard, et ce têtard est devenu une grenouille, puis cette grenouille est devenue un crocodile, puis ce crocodile est devenu un singe, et un singe est devenu un homme. Cela contredit l’Islam. Celui qui dit cela, est sorti de l’islam. Même ceux qui appellent à cette croyance, ils n’osent pas dire que c’est une certitude, ils l’appellent théorie. Dans la démarche scientifique, une théorie ne peut être confirmée qu’après une expérimentation et jusqu’à aujourd’hui on n’a pas vu ni fait qu’un crocodile grimpe dans les arbres, avoir des poils et grimper dans les arbres. On n’en a pas vu. Il y a beaucoup de maillons manquants, comme ils disent. Cela reste des théories, ce sont des choses pour amuser, pour distraire la galerie et pour occuper les gens, pour les détourner de ce qui est correct. Ce qui est correct, nous le connaissons par certitude. Pourquoi ? Parce que ceux qui nous l’ont annoncé ont des choses extraordinaires que les incrédules ne peuvent pas contrer, ce sont les prophètes. Ce sont les envoyés de Dieu. Ce qu’ils disent est forcément une réalité, c’est une vérité. C’est cela d’où nous tirons notre certitude, parce que ce sont des choses qui ont été enseignées par les prophètes, et les prophètes sont véridiques. Pourquoi est-ce qu’ils sont véridiques ? Parce qu’ils ont des miracles, et ces miracles sont des signes de leur véracité. Parce que ce sont des choses qui ne sont pas ordinaires. Ce sont des preuves que le Créateur de ce monde leur a créées pour que nous puissions reconnaître leur véracité. Le miracle c’est comme si Dieu nous dit : » Cet esclave qui a dit qu’il est un envoyé de Dieu, il est véridique puisque Je lui donne cette chose qui confirme sa parole « . Cela c’est pour le miracle.
Le saint également peut avoir des choses extraordinaires, mais le saint il ne prétend pas être un prophète. Il prétend suivre un prophète donc cette chose extraordinaire que ce saint a est une preuve de sa véracité et de son honnêteté quand il suit le prophète. Dieu lui accorde cette chose extraordinaire, et le saint il est très pudique avec ces prodiges que Dieu lui accorde. Plus pudique qu’une femme vierge. Parce qu’il ne veut pas les montrer, parce que c’est un signe que Dieu lui a accordé. Sauf, si il y a une nécessité. Il y a des saints qui entrent dans le feu pour que le feu ne les brûle pas, pour que les gens voient qu’ils sont sur la vérité. Alors que le feu, il brûle habituellement. La même chose s’est produite pour notre maître ‘Ibrahim (^alayhi s-salam) mais c’était un miracle pour lui. Et Abou Mouslim Al-Khawlaniyy qui était le successeur des compagnons du Prophète, il a eu ma même chose. C’est pour cela que notre maître ^Oumar Ibnou l-Khattab quand il l’a vu, il l’a embrassé sur le front, il lui a dit :
« Al-hamdouli l-Lah qui a fait qu’au sein de la communauté de notre maître Mouhammad, il y a quelqu’un qui a eu la même chose que notre maître ‘Ibrahim », à savoir qui est entré dans le feu et le feu ne l’a pas brûlé.
Et il y a des choses qui sont extraordinaires et qui ne sont ni miracles, ni prodiges. C’est ce qui va arriver à un homme qui va apparaître à la fin des temps et qui prétend être le Dieu. C’est celui que l’on appelle Ad-Dajjal. Ad-Dajjal c’est un charlatan. C’est un homme, il existe actuellement. Un compagnon du Prophète l’a rencontré. Il est enchaîné sur une île, mais on ne sait pas où est-ce qu’elle est. Le jour où Dieu veut qu’il sorte, il va sortir. Et beaucoup de gens vont le suivre. Et lui qu’est-ce qu’il dit ? Il dit : » Je suis un Dieu « . Mais, il est borgne et c’est un corps. Et Dieu n’est pas un corps. Et pourtant il va avoir des choses extraordinaires. Il ordonne à la pluie de tomber et elle tombe. Il ordonne à l’herbe de pousser et elle va pousser. Ceux qui vont le suivre seront dans un bien-être alors que les musulmans les croyants seront dans une grande difficulté, ils seront dans une grande famine. Malgré ces choses extraordinaires, ce qu’il a lui ce n’est pas un miracle, ce n’est pas un prodige. Mais cela s’appelle en arabe : Al-Istidraj. Al-Istidraj c’est-à-dire ce par quoi il va attirer les gens vers l’égarement. Dieu les a créé pour que ce soit une épreuve. Nous, les musulmans nous sommes avertis, nous sommes au courant de cela. Donc celui qui est intelligent, celui qui apprend, il ne va pas suivre. Et il a été dit que celui qui connaît les dix premiers versets de sourat Al-Kahf et certains ont dit les dix derniers versets de sourat Al-Kahf, il sera préservé de l’égarement de cet homme. Mais, dans les invocations que le Messager nous a enseigné, il nous a enseigné de demander à être préservé de la gravité de la dissension que va provoquer Ad-Dajjal. Dans l’invocation qu’il nous a enseignée :
Allahoumma inni a^oudhoubika min ^adhabi l-qabri wa min chiddati fitnati l-macihi d-dajjal.
Tellement sa fitnah elle est grande. C’est pour cela que c’est quelque chose de laquelle il convient de se préserver.
Et celui qui meurt musulman, il va au paradis. Et la plus grande récompense que le croyant aura au paradis, c’est que ils verront Dieu. Sans que Dieu ne soit à l’intérieur du Paradis, sans qu’Il ne soit dans un endroit ou dans une direction, les croyants Le verront sans endroit et sans direction. Dans le Qour’an, Allah dit ce qui signifie :
« Des visages ce jour là seront radieux, seront tout heureux, ils verront leur Seigneur ».
Mouslim (que Allah lui fasse miséricorde) a rapporte que notre Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :
« Lorsque les gens du Paradis entreront au Paradis, Dieu leur dit : Est-ce que vous voulez quelque chose de plus ? (C’est-à-dire que le Paradis dans lequel vous êtes) Ils vont dire : Tu nous accordé d’avoir de visages tout blancs au jour du jugement, Tu nous a fait entrer au Paradis et Tu nous a préservé de l’enfer. Et Allah fait que ils pourront Le voir, ils n’auront pas un bonheur plus grand que de voir leur Seigneur ».
« Dieu leur dit » cela ne veut pas dire des mots et des lettres car la Parole de Dieu ce ne sont pas des mots, ce ne sont pas des lettres. C’est un attribut qui est de toute éternité. Mais Dieu fait qu’ils comprendront Sa Parole qui est de toute éternité, qui n’a pas de début, qui n’a pas de fin, qui n’est pas de son, ni des voix.
C’est cela la plus grande récompense que les gens auront au Paradis. Sans que ce soit de face, ni qu’en regardant dans une direction ils Le voient puis en se tournant dans une autre direction ils ne Le voient pas, parce que cela c’est propre aux créatures. Sans qu’il n’y ait de distance entre eux et Lui. Mais Dieu leur accorde de Le voir, et Il est sans comment. Pourquoi nous croyons en cela? Parce que c’est confirmé dans le Qour’an. Mais il n’y a pas de comment. On ne dit pas : » Comment ils Le verront ? » Ils Le verront sans comment, c’est-à-dire pas comme sont vu les créatures. Allah a créé les créatures, et il y a parmi les créatures des croyants, et il y a parmi les créatures des mécréants. Il a réservé aux mécréants un châtiment et Il a préparé aux croyants une vie paisible, et une félicité interrompue. Et Allah a promis pour Ses esclaves croyants, Ses esclaves vertueux et musulmans qu’ils entreront au paradis. Là où il y a ce que pas un œil a vu, pas une oreille a entendu, et qu’il n’a même pas effleuré l’imagination d’un être humain. Et la plus grande, la plus éminente récompense que l’esclave aura au paradis, il pourra voir l’Être de Dieu. Mais dans cette vie qui est éphémère, qui va à sa fin, Dieu nous a empêché de cela, nous a privé de cela. Quant au mécréant, il ne verra pas Dieu ni dans ce bas-monde ni dans l’au-delà. Il n’a pas cru en Dieu. La vue de Dieu dans l’au-delà, les croyants qui verront Dieu sans comment, sans assimilation ni comparaison. Sans direction , sans distance proche ou éloignée, sans comment, sans corps et sans couleur. Ils verront Dieu, Celui qui n’a aucune ressemblance avec les créatures. Lorsqu’ils verront Dieu, ils n’auront aucun doute. Aucune hésitation si Celui qu’ils ont vu c’est Dieu ou c’est autre chose. Tout comme celui qui voit la lune une nuit de pleine lune, lorsque le ciel est dégagé, il ne doute pas que ce qu’il a vu c’est la lune.
Dans le hadith rapporté par Mouslim, le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :
« Certes, vous verrez votre Seigneur au jour du jugement (c’est-à-dire au paradis), tout comme lorsque vous voyez la lune une nuit de pleine lune, vous ne doutez pas que ce que vous avez vu c’est la lune ».
Le prophète (^alayhi salatou wa sallam), il a comparé la vision de Dieu du point de vu de la certitude à la vision de la lune une nuit de pleine lune. Mais le Prophète n’a pas comparé Dieu à la lune. Beaucoup d’ignorants lorsqu’ils entendent ce hadith, ils ont pour illusion que Dieu ressemblé à la lune. Que Dieu nous préserve de pareilles croyances. Certains gens du commun ont avoué cela et ceci est sans aucun doute des propos de gens impudents et c’est de la mécréance. Dieu n’a absolument aucune ressemblance avec la lune, ni avec une quelconque créature. Il est Celui qui a dit à Son sujet, dans le Qour’an honoré :
(layça kamithlihi chay)
ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui »,c’est-à-dire que Dieu n’a absolument aucune ressemblance avec Ses créatures, et aucune de Ses créatures n’a de ressemblance avec Lui.
Celui qui a eu une croyance qui contredit l’islam ou qui a fait un acte qui contredit l’islam, ou qui a dit une parole qui contredit l’islam, il doit immédiatement revenir à l’islam en prononçant les deux témoignages, en disant : Je témoigne qu’il n’est de dieu que Dieu et je témoigne que Mouhammad est le Messager de Dieu.
Description du paradis
بسم الله الرحمن الرحيم
La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son Agrément.
Parmi les choses auxquelles nous devons croire parce que c’est notre Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qui nous en a parlé, il y a le Paradis.
Le Paradis est une réalité. Il est donc un devoir de croire au Paradis. Il est un devoir de croire que le Paradis est créé actuellement tout comme cela est compris du Qour’an honoré et du hadith qui est sahih. Le paradis se trouve au-dessus du septième ciel. Le paradis n’est pas collé au septième ciel, il y a un espace entre le paradis et le septième ciel. Le toit du paradis est le trône de Allah, c’est-à-dire c’est un trône que Dieu a créé comme manifestation de Sa Puissance. Il n’a pas prit l’endroit pour s’asseoir car Allah n’est pas un corps. Il existe avant la création des endroits et des directions, sans endroits ni direction, et après la création des endroits et des directions, Il ne change pas. C’est pour cela que nous disons Allah existe sans endroit, Allah existe sans direction. Ceci est la croyance des musulmans.
Les habitants du Paradis, les humains qui entreront au Paradis, auront l’aspect de leur père ‘Adam (^alayhi s-salam). Ils auront tous une grande taille, soixante coudées de haut et sept coudées de large. Ils auront tous un bel aspect. Les hommes seront imberbes et n’auront pas de poils sur le corps. Ils auront tous l’âge de trente trois ans. Ils y resteront éternellement, ils n’en sortiront pas. Le sens de ces propos est que le paradis existe actuellement. Son existence est confirmée, elle est authentifiée. Le paradis a huit portes. Parmi les portes du Paradis, il y a une qui s’appelle la porte de Ar-Rayan. Cette porte est réservée à ce qui faisait le jeûne. Le martyr pourra rentrer par n’importe quelle porte qu’il voudra. Le paradis est au-dessus du septième ciel. Il y a une grande distance qui sépare le paradis du septième ciel. Le paradis a un sol indépendant du septième ciel. Le toit du paradis c’est le trône. Ce trône c’est un corps que Allah a créé, qui a la forme d’un lit qui a quatre pieds. Dieu l’a créé comme manifestation de Sa Puissance, ce n’est pas pour s’asseoir dessus. Ce n’est pas pour s’asseoir, ni pour flotter au dessus du trône, non. Allah a créé le trône par manifestation de Sa Puissance. Les anges lorsqu’ils voient l’immensité du trône et comment le trône sans qu’il ne tombe sans qu’il ne détruise les cieux et la terre, leur crainte de Dieu augmente. Mais Allah n’a pas besoin de Ses créatures. Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) dans un hadith rapporté par Al-Boukhariyy a dit ce qui signifie : « Lorsque vous invoquez Dieu, pour lui demander le Paradis, demandez Lui qu’Il vous accorde Al-Firdaws ». Al-Firdaws c’est le centre du paradis tout en haut, c’est-à-dire c’est le meilleur endroit du paradis. Que Dieu nous l’accorde à tous. Dans le hadith, le Messager de Allah a dit que au-dessus du Paradis, il y a le trône de Ar-Rahman. Les gens du Paradis auront l’aspect de leur père ‘Adam (^alayhi s-salam). Ils auront soixante coudées de haut sur sept coudées de large comme cela est rapporté par l’imam Ahmad dans son Mousnad. Ils auront tous un très beau visage. Celui qui était croyant dans ce bas-monde et qui avait un visage qui était laid, il n’aura plus cette laideur au paradis. Allah lui accorde une beauté semblable à la beauté de Youçouf As-Siddiq (^alayhi s-salam). Il aura une ressemblance avec Youçouf (^alayhi s-salam) dans sa beauté. Et celui qui était de petite taille, il n’aura plus cette petitesse. Il sera grand comme notre maître ‘Adam (^alayhi s-salam). Dans chaque humain qui sera au paradis, puisqu’ils auront tous la beauté de Youçouf, Allah fait qu’il y a un signe distinctif, quelque chose ils puisent être reconnus de sorte que si un de ceux qu’ils connaissait dans ce bas-monde venait lui rendre visite, si tous deux étaient au paradis, il va le reconnaître. Il va savoir que c’est untel. Les gens au paradis s rendent visite les uns aux autres. Comment ils se rendent visite : Une manière c’est que le lit, sur lequel s’assoit celui qui est au paradis, s’envole et l’emmène devant le lit de celui qu’il voulait visiter. Ils s’assoient l’un devant l’autre et ils discutent. Au paradis, tellement c’est facile de se déplacer, du simple fait que la personne désire rencontrer quelqu’un d’autre, le lit s’envole et l’emmène juste en face du lit de celui qu’il voulait voir, par la Toute-puissance de Dieu. Ils s’assoient l’un devant l’autre et ils discutent. C’est cela le sens du verset 47 dans sourat Al-Hijr. Et quand il veut rentrer, son lit l’emmène jusqu’à sa place. Parfois, ils ont pour montures des chevaux. Des chevaux qui sont en perles et qui ont des ailes en or, qui s’envolent pour les emporter. Et Allah est certes, sur toute chose Tout-puissant. Cela ce n’est rien pour la Toute-puissance de Allah. Il fait ce qu’Il veut et Il accorde ce qu’Il veut à qui Il veut. Concernant la Parole de Allah, dans courant Ar-Ghachiyah, la ‘ayah 13 ce qui signifie :
« Il y a des lits qui sont élevés »,
Ibnou ^Abbas dans tafsirou l-baghawiyy a dit ce qui signifie :
« Les planches de ses lits sont en réalité de l’or, dans lequel sont incrustés des belles perles et des pierres précieuses comme Al-zabarjat, comme yaqout et ad-dour ».
Et ces lits sont élevés tant que la personne n’est pas venue pour s’asseoir. Lorsque la personne vient pour s’asseoir, il s’abaisse pour lui faciliter la position assise puis le lit revient haut comme il était auparavant. Les gens au Paradis seront imberbes et n’auront pas de poils sur leur corps, ils auront l’âge de trente trois ans, tout comme cela a été rapporté par At-Tirmidhiyy, c’est-à-dire qu’il ne leur pousse pas de barbe et ils n’ont pas de poils sur leurs bras,ni sur leurs ventres ni sur les jambes. Ils n’auront que les cheveux sur la tête, les cils et les sourcils. Leurs boissons et leur nourriture ne se transforment en matière fécale et en urine. Mais ce qu’ils mangent sort du corps par la suite sous forme de transpiration, mais une transpiration qui a l’odeur du musc. Ce n’est pas comme la transpiration dans cette vie. La transpiration dans ce bas-monde peut générer des saletés ou même des poux, ce qui n’est pas le cas au paradis. Mouslim a rapporté du hadith de Abou Hourayrah (que Allah l’agrée) que le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie en français :
« Lorsque les gens du paradis s’installeront au paradis un ange va leur dire à tous : Vous allez rester toujours en vie, vous ne mourrez plus jamais. Vous allez rester toujours en bonne santé, vous ne tomberez plus jamais malades. Vous serez toujours jeunes, vous ne vieillirez jamais. Et vous allez avoir une félicité, vous ne serez jamais malheureux ».
Et le dernier a entrer au Paradis, il aura autant que le bas-monde et dix fois encore, c’est-à-dire onze fois comme ce bas-monde, la totalité du bas-monde. Cela c’est le dernier. A de sujet, il a été rapporté un hadith sahih rapporté par Al-Boukhariyy et d’autres.
Chaque personne au paradis aura des serviteurs. Le moins qu’elle puisse avoir c’est dix milles serviteurs. Ce sont des serviteurs qui oint un aspect bien particulier. Chacun d’entre eux, ce ne sont pas des humains ce sont des créatures que Dieu a créé pour être au service des gens du Paradis. Chacun d’entre eux est prêt avec un bol en or dans sa main droite et un bol en argent dans sa main gauche, pour être au service des gens du paradis, tout comme cela est indiqué dans sourat Az-Zoukhrouf, ‘ayah 71. Allah ta^ala dit, dans sourat At–Tour ‘ayah 24 ce qui signifie :
« Le gens au paradis auront à leur service des serviteurs du Paradis », c’est-à-dire ils ont l’aspect de jeunes adolescents, comme des jeunes adolescents, mais ce ne sont pas des humains.
Allah les a créé au paradis pour être au service des gens du paradis. Tellement ils sont beaux et leur couleur est blanche, on dirait des perles que personnes n’a touchées. Quand une perle est brut, à l’état brut, que personne n’a touché, elle a un éclat encore supérieur à l’éclat qu’elle aurait lorsque quelqu’un l’a touchée. Eux ce sont comme des perles que personne n’a touchées. Ce sont des créatures que Allah a créé qui ne sont pas des humains, qui ne sont pas des jinns qui ne sont pas des anges. Ils sont au service des gens du paradis. Pour décrire le paradis, le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit un hadith, ce hadith a été rapporté par Ibnou Hibban. Au début du hadith, le Messager (^alayhi salatou wa sallam) a dit ce qui signifie :
« Y’a t-il des gens qui veulent œuvrer pour le paradis ? Le paradis est tellement beau que vous ne pouvez pas trouver de semblable. », c’est-à-dire que vous n’allez pas pouvoir trouver quelque chose de semblable ici.
Et le Messager a juré par Allah, il a dit : « wa Rabbi l-Ka^bah » ce qui signifie : « Par le Seigneur de la Ka^bah ». Il a juré que le Paradis est extrêmement scintillant de lumière, il n’y a pas besoin de soleil et de lune pour l’éclairer. Il n’y a pas d’obscurité au Paradis tout comme il y en a dans ce bas-monde. Cependant, les gens connaissent la durée de la nuit et du jour par des signes que Allah a créé. Si telle que la décrit le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), une des femmes du Paradis apercevait le bas-monde ou si elle venait dans ce bas-monde, elle éclairerait d’est en ouest, tellement elle rayonne de lumière. Comment y aurait-il besoin de lumière au paradis, si tel est le cas d’une des femmes du paradis. Si les gens du paradis avaient des yeux comme nous en avons aujourd’hui , les gens seraient aveuglés. Mais bien sûr, Allah accorde d’autres corps que ces corps là, aux gens du paradis et ils auront des yeux qui portent et qui au contraire auront du plaisir avec cette lumière qui porte. Mais Allah donne aux habitants du paradis une force, une puissance dans les yeux dont la limite est connue par Allah Seul. Allah leur donne une puissance telle qu’ils peuvent voir à une distance de milles années de marché comme si quelqu’un regardait la paume de sa main. Et ils verront cette grande distance sans confusion, ni doute sur de qu’ils verront. Le Messager a décrit le paradis par le fait qu’il est verdoyant, c’est une verdure qui est plaisante au regard. C’est une verdure qui plaît à celui qui l’a voit. Et il n’y a pas de saison pour les fruits au Paradis. A n’importe quel moment, tu souhaites un fruit, tu le trouves. Les fruits du bas-monde sont tous issue des fruits du paradis, simplement les fruits du bas-monde ils pourrissent alors que les fruits du paradis ne pourrissent pas. Les fruits du bas-monde sont petits alors que les fruits du paradis sont très grands. Si un croyant est assit ou allongé et qu’il désire manger d’un des fruits du paradis, l’arbre qui porte se fruit se penche jusqu’à venir à sa portée. Il prend le fruit qu’il voulait, il le mange et l’arbre devient comme il était. Et Allah fait pousser un autre fruit à la place de celui qu’il a cueillit, tout comme nous l’apprend dans sourat Al-Waqi^ah, la ‘ayah 33. Chaque arbre au paradis a un tronc qui est en or. Les arbres du paradis lorsqu’ils bougent, il sort d’eux, il provient d’eux un son qui est extrêmement agréable, que l’âme désire et pour lequel l’âme penche et qu’elle apprécie.
Al-Boukhariyy a rapporté qu’au Paradis il y a un arbre qui s’appelle Touba. Cet arbre est tellement grand qu’un voyageur mettrait cent années a marcher pour aller d’un bout de l’ombre de cet arbre sans le dépasser. Et cet arbre donne des vêtements pour les gens du Paradis, c’est-à-dire que les vêtements des gens du paradis sortent de cet arbre. Les vêtements des gens du paradis comportent de la soie et des pierres précieuses. Ils ont pour encens Al-Oulouwwa’ c’est comme le bois de santal, c’est quelque chose de très parfumé, c’est avec cela qu’ils se parfument, et leurs peignes seront en or. Les gens du paradis parlent en arabe. Même si quelqu’un ne parlait pas l’arabe ou parlait très peu et qu’il va au paradis, Allah fait qu’il parle la langue arabe. Les gens au paradis ils évoqueront Dieu, ils feront le tahsin, ils exemptent Dieu de toute imperfection, ils récitent le Qour’an. Mais il n’est pas parvenu quoi que ce soit au sujet de la prière, ni qu’ils font ni qu’ils ne font pas. Il n’a pas été mentionné ce sujet.
Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a décrit le Paradis par le fait qu’il comporte des palais qui sont élevés, de très grands palais qui sont élevés dans l’air. Il a été rapporté dans un hadith rapporte par Mouslim qui est sahih que le croyant aura au paradis une tente, qui est composé d’une seule perle, qui est creusée à l’intérieur qui a une longueur de soixante miles, très très grande. Au paradis, il y a deux parties qui comportent des ustensiles qui seront tous en or. Ce seront ceux qui auront les plus haut degrés qui y seront. Il y a au paradis deux parties avec tous les ustensiles qu’elles comportent d’argent. Il y a au paradis des parties qui sont construites avec des pierres en or et en argent, c’est-à-dire des murs qui sont construit en or et en argent. Au paradis, comme l’a dit le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) il y a de nombreux jardins, tout comme l’a rapporté Al-Boukhariyy. Il y aura au paradis des chambres comme si elles étaient transparentes, on voit l’intérieur de l’extérieur et on voit l’extérieur à partir de l’intérieur. Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit qu’au paradis il y a plusieurs rivières qui coulent. Allah dit dans sourat Mouhammad ‘ayah 15 ce qui signifie que au paradis il y a des rivière d’eau qui ne pourrie pas, car il y a de l’eau qui lorsqu’elle reste elle devient avec un mauvais goût, elle devient saumâtre, ce n’est pas le cas des rivières au paradis. Il y a au paradis des rivières de lait et il y a au paradis des rivières de khamr. Le mot khamr dans cette vie il désigne le vin mais le khamr au paradis ce n’est pas le vin de ce bas-monde. D’abord, il ne rend pas ivre le khamr du paradis, deuxièmement, il ne fait pas perdre la lucidité, troisièmement il ne donne pas de maux de tête, quatrièmement il n’est pas amère au contraire, il a un très bon goût. Et il y a des rivières de miel mais ce n’est pas le miel qui est composé par l’abeille; c’est-à-dire que Allah accorde beaucoup de belles choses aux gens du paradis.
Dans le hadith, le Messager a dit au sujet des fruits au paradis, il y a tout ce que la personne désire. Tout ce que la personne désire en fruits, elle le trouve. Les fruits du paradis sont tous murs, il n’y a pas de fruits acides ou qui ne sont pas arrivés à maturité. Tous les fruits du paradis sont mûrs. Il y a aussi au paradis des oiseaux et du bétail. Le Messager a dit ce qui signifie :
« Il t’arrive de voir un oiseau qui vole et tu désirés le manger, tu le retrouves immédiatement entre tes mains cuit. » hadith rapporté par Al-Bayhaqiyy.
Et après que le croyant le mange, Allah ta^ala lui donne la vie et il reprend son envole.
Le Messager (^alayhi s-salam) a dit dans le hadith ce qui signifie : « et une belle épouse ».
Il a été rapporté dans le hadith rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim que chacun aura deux épouses au paradis des femmes du paradis que l’on appellent Al-hourou l-^ayn. Ce hadith est sahih, il a été rapporté par l’accord des savants.
Il a été rapporté également dans le hadith sahih, rapporté par ad-Diya al-makliciyy dans Al-Moukhtarah, que un homme au paradis pourra avoir un rapport avec cent femmes vierges en une matinée
Et il a été rapporté dans le hadith sahih que le martyr aura soixante douze épouses. Tous les gens au paradis, ils auront des degrés différents. Certains auront cent épouses. Et à chaque homme, Allah donne la force de cent hommes dans le désir et également pour ce qui est de la nourriture et de la boisson. Et le croyant ne sera pas atteint de fatigue après le rapport et il n’y aura pas de maniyy, car au paradis il n’y a pas cela. Mais il ressentira le désir sans maniyy.
Ceux qui dénigrent ou qui essayent de rabaisser le paradis, ou la récompense du paradis ces gens là ne sont pas des références. Nous c’est notre croyance, c’est notre conviction et le Messager a encouragé à œuvrer pour gagner cette félicité. Il ne faut pas rentrer dans ce jeu pour rigoler ou se moquer. Rabaisser une des récompenses que Dieu a promises revient à sortir de l’islam. Que la personne fasse attention à cela.
Il a été rapporté de manière authentique dans un hadith rapporté par Al-Boukhariyy dans le sahih que les femmes humaines qui entreront au paradis portent un voile sur leur tête et ce bas-monde et ce qu’il contient n’équivaut pas le voile que portent les femmes du paradis. Les femmes du paradis portent des voiles par embellissement, cela augmente leur parure. Le voile qu’elles portent c’est ce qui couvre les cheveux, la tête. Les femmes, les humaines qui seront au paradis seront toutes vierges. Chaque fois que le croyant ira avec son épouse il l’a retrouve vierge, chaque fois il l’a retrouve à nouveau vierge. Et malgré que au paradis chaque homme aura plusieurs femmes, il n’y a pas entre les femmes de disputes, il n’y a pas entre les femmes de jalousie, il n’y a pas d’envie car Allah purifie les cœurs des gens du paradis de toutes ces mauvaises choses. Une femme croyante qui est pieuse parmi les humaines qui entre au paradis à un degrés supérieur aux femmes du paradis, Al-Hour Al-^ayn selon le jugement de Dieu. Al-Hourou l-^ayn ce sont des femmes qui ne sont pas humaines, Dieu les a créé sans qu’elles soient issues de parents humains. Les mots Al-Hour Al ^ayn sont deux mots : Al-Hour c’est un pluriel de Hawrah, et Hawrah c’est le fait d’avoir un iris noir qui contraste avec le blanc de l’œil. Et ^ayn c’est le pluriel de ^ayna qui veut dire des yeux qui sont larges.
Allah les a décrit dans sourat Ar-Rahman ‘ayah 58, ce sont de belles femmes épouses de gens honorables et l’une d’entre elles tellement leurs os sont purs on peut voir la moelle des os à partir de la peau.
Il n’y a pas de célibataires au paradis, ni des hommes célibataires ni des femmes célibataires. Le Messager (^alayhi salatou wa sallam) a dit dans un hadith rapporté par Mouslim ce qui signifie : « Il n’y a pas de célibataire au paradis ». Même la petite fille qui vient de naître, qui a poussé un cri puis qui est morte, Allah lui donne l’âge de trente trois ans au paradis et elle sera l’épouse d’un des gens du paradis. Le Messager a dit dans ce même hadith, ce sera une vie éternelle qui n’aura pas de fin.
Quand le Prophète, au début de ce hadith, a dit ce qui signifie : « Est-ce qu’il y a des gens prêts à oeuvrer pour gagner le paradis ? » et il leur a décrit le paradis pour les encourager à œuvrer pour gagner le paradis. A la fin de ce hadith, les compagnons ont dit : « Nous, ô Messager de Allah. Nous, nous sommes prêts à œuvrer pour le paradis », c’est alors que le Messager leur a enseigné de dire : « incha‘ Allah », il leur a dit ce qui signifie : « Dites si Dieu le veut », pour leur enseigner de s’en remettre totalement à Dieu, en toue chose.
Bonheur à celui qui pour l’au-delà, car le plaisir et la félicité de l’au-delà sont très importants. Tout ce qu’il y a comme plaisir de ce bas-monde par rapport à l’au-delà c’est comme rien du tout. Et le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Le bas-monde par rapport à l’au-delà c’est comme si l’un d’entre vous plonge son doigt dans l’eau de la mer et qu’il le ressort » c’est-à-dire que représente cette humidité qui a adhéré à son doigt par rapport à toute la mère c’est comme rien du tout. Le bas-monde c’est comme rien du tout par rapport à l’au-delà.
Et parmi les spécificités du Messager de Dieu (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), combien son degrés est élevé, c’est qu’il sera le premier l’anneau de la porte du paradis pour s’annoncer pour qu’on le lui ouvre. L’ange en charge du paradis lorsqu’il entend l’anneau de la porte du paradis, il va dire : « Qui est là ? », le Prophète répondra : « Mouhammad » salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. L’ange va lui dire : « J’ai reçu l’ordre de n’ouvrir à personne d’autre avant toi. » hadith rapporté par Mouslim.
Que Allah nous accorde Al-Firdaws.
Les dangers du mensonge
بسم الله الرحمن الرحيم
La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son Agrément.
Incha‘Allah nous allons aborder plusieurs sujets dont un qui est une véritable plaie dans notre société qui est le mensonge.
Le mensonge c’est le contraire de la vérité. Le mensonge se concrétise en amenant une information, donner une nouvelle contraire à la réalité. Cette information peut avoir lieu pas uniquement par la parole. Certes, il y a le fait de parler, dire quelque chose qui n’est pas conforme à la réalité mais il se peut que ce soit avec un geste, avec la main, il se peut que ce soit en hochant la tête, il se peut que ce soit par un silence, il se peut que ce soit par un sms. Toute information contraire à la réalité s’appelle mensonge. Il n’y a aucun doute que le mensonge est un acte vil, c’est un caractère qui est blâmable, c’est une caractéristique des hypocrites et c’est une des marches vers la mécréance. Et ce n’est pas une excuse que de dire : « Mais je disais ça pour rire. », cela reste un mensonge. Dans un hadith rapporté par mouslim, le Messager de Allah (salla l-Lahou `alayhi wa sallam) a mit en garde contre le mensonge par sa parole qui signifie :
« Gardez vous de mentir, méfiez vous du mensonge car le mensonge guide vers la perversité et la perversité guide vers l’enfer. Et lorsque quelqu’un ment et cherche toujours à mentir, il sera inscrit selon le Jugement de Dieu comme menteur. »
Parmi les paroles de sagesse qui ont été rapporté au sujet du menteur, il a été dit : « Ne demande rien à un menteur parce que il va te rapprocher des choses qui sont loin et t’éloigner des choses qui sont proches. »
Ibnou Hibban a dit à propos de la langue : « La langue est comme un fauve. Si tu le dompte, tu seras sauvé, tu auras dompté ton fauve. Et si tu le lâches il va te piétiner et te dévorer. Celui qui est censé, il ne va pas rentrer dans les sujets où il n’a pas de connaissance. » Celui qui est censé, il ne va pas s’engager dans des conversations et des sujets où il n’a pas de connaissance correcte, c’est-à-dire une connaissance conforme à la Loi de l’islam. Mais, la personne va plutôt s’occuper de ce dont elle a connaissance, des sujets qu’elle a connaissance, qu’elle a apprit par transmission orale avec une chaîne de transmission sûre qui remonte jusqu’aux savants de cette communauté, qui remonte jusqu’au Prophète (^alayhi salatou wa sallam). C’est ainsi qu’il convient que la personne censée parle et non de s’engager dans n’importe quelle conversation sous prétexte de donner son avis et d’avoir un esprit critique. Qu’il utilise son esprit critique pour critiquer ce qui est faux, pas pour parler des sujets qui sont corrects et qui sont transmis avec une chaîne de transmission de manière sûre. Ibnou Hibban a dit ensuite : « L’origine de tous les péchés c’est le mensonge. Le mensonge dévoile les défauts de la personne et cache ses qualités. »
Une grande tristesse dans notre société c’est le trop de mensonge et le peu le vérité. Rare sont ceux qui sont toujours véridiques dans leurs propos, dans leurs relations avec les gens, et dans la manière avec laquelle ils se comportent.
Parmi les manifestations du mensonge que l’on peut voir dans notre époque, c’est ceux qui mentent à propos de Dieu et de Son Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), comme celui qui donne des jugements sans science. Ce sont des gens qui, sans avoir appris, ils donnent des jugements dans la religion à propos de quelque chose qui est licite, ils disent que c’est interdit comme le fait de rendre visite aux tombes des saints. Ils disent que c’est interdit alors que c’est quelque chose de licite. De même, réciter le Qour’an pour un mort. Se réunir pour réciter le Qour’an pour un mort, il y a des gens qui disent que c’est interdit. Cela ce sont des formes de mensonges à notre époque. Ce sont des gens qui mentent et qui attribuent des paroles fausses à Dieu et à Son Messager. Ce sont des gens qui s’égarent eux même et qui sont la cause d’égarement d’autres personnes. La personne ne va pas dire : « C’est lui qui a menti, mois je l’ai entendu. J’ai répété. ». On n’apprend pas auprès de quelqu’un qui est un menteur. Même celui qui l’aura suivit ne sera pas excusé.
Dans sourat An-Nahl, le verset 116, Allah dit ce qui signifie : « Ne dite pas par votre bouche des mensonges en disant que telle chose est licite et que telle chose est interdite en émettant des jugements calomnieusement dans la religion que Dieu agrée. Certes ceux qui calomnient cette religion, ils ne réussiront pas. » C’est exactement dans ce que nous avons mentionné.
C’est également le cas de ceux qui mentent au sujet du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) sous prétexte d’inciter les gens à œuvrer pour la religion, par exemple; ou pour éloigner les gens du châtiment. Ils mentent, ils disent que le Prophète a dit telle chose, comme ceux qui disent que le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit que celui qui ne fait pas la prière sounnah au jour du jugement il sera rassemblé sans avoir de chair sur son visage. Sois disant pour inciter les gens à faire les prières sounnah, alors que le Prophète n’a pas dit cela. Cela c’est un exemple de mensonge. Et le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit dans un hadith moutawatir [c’est-à-dire qui a été entendu par un grand nombre de personnes qui ont transmit à un grand nombre de personnes, et ainsi de suite jusqu’à ce que l’information nous soit parvenue. C’est un mode de transmission, le moutawatir, qui entraîne une source d’informations certaines. C’est comme si nous avions entendu nous même. C’est le plus fort mode d’information du point de vu de la fiabilité. Le Qour’an nous est parvenu de cette façon, par tawatour.], ce hadith qui est moutawatir compte parmi les quelques hadiths qui sont moutawatir. Ils ne sont pas nombreux, moins que vingt. La plupart des hadiths ne sont pas moutawatir, ils sont soit par un compagnon ou par deux, trois, quatre. Moutawatir c’est par un grand nombre, une vingtaine par exemple. Le Prophète a dit dans ce hadith moutawatir ce qui signifie : « Celui qui m’attribue des paroles mensongèrement, délibérément, qu’il s’apprête à occuper sa place en enfer. », c’est-à-dire c’est au moins un grand péché, et cela peut arriver jusqu’à la mécréance. Cela arrive jusqu’à la mécréance quand cette parole revient à contredire la religion comme ceux qui disent : « Le Prophète n’a pas interdit l’alcool. » ou ceux qui disent que le Prophète a autoriser de boire de l’alcool. Cela c’est une parole qui contredit le texte du Qour’an et c’est de la mécréance.
D’autres formes de mensonges que nous trouvons dans notre époque, c’est le fait de mentir dans la vente et l’achat dans le commerce; comme ceux qui, pour écouler leur marchandise, jurent par le Nom de Dieu mensongèrement. Et ceux qui trompent l’acheteur à propos de la qualité de la marchandise qu’il vend. Combien cela se produit beaucoup chez les gens malgré le grand danger et la grande menace de châtiment qui s’oppose. C’est un grave péché que de mentir, de tromper, de jurer mensongèrement pour écouler la marchandise, alors que par le passé lorsque les musulmans sont partis sur la route de la soie, tous ces pays où les musulmans ont côtoyé les non-musulmans. Les non-musulmans lorsqu’ils ont vu l’honnêteté des musulmans, ils sont entrés en Islam. Jusqu’en Chine tu trouve des musulmans grâce à ces échanges. De même, les commerçants musulmans qui sont partis en Malaisie, en Indonésie, et ailleurs. Les non-musulmans, c’est par l’honnêteté, la véracité des musulmans, qu’ils ont dit c’est une religion de vérité. Et aujourd’hui tu trouves des gens qui trompent d’autres à propos de leur marchandise, et ils mentent. Le mensonge est quelque chose de très grave.
Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), dans un hadith rapporté par l’imam Ahmad, a dit ce qui signifie : « Le fait de jurer mensongèrement, certes fait écouler la marchandise mais ne permet pas de gagner. » c’est-à-dire qu’il n’y a pas de bénédictions et ce n’est pas un gain qui est bon. Et dans un autre hadith, le Prophète a dit : « Celui qui nous trompe n’est pas des notres », c’est-à-dire qu’il ne suit pas correctement la voie du Prophète. Celui qui nous trompe dans le commerce, celui qui nous dupe,ce n’est pas quelqu’un qui suit correctement la voie du Prophète (^alayhi salatou wa sallam).
Parmi les manifestations de mensonges que nous trouvons dans notre époque, c’est ceux qui mentent pour mourir la relation entre deux personnes, pour corrompre la relation entre deux personnes. Il y a des gens qui ne se calment et qui ne trouvent le repos que lorsqu’ils arrivent à séparer entre deux personnes. Ils trouvent du plaisir à éloigner les gens les uns des autres, des gens qui s’aiment. Cette catégorie de gens, tu les trouves à réfléchir, à trouver des mensonges, à ruser, pour réussir à éloigner des gens qui s’aiment. Et au lieu de l’amour et du lien qu’il y avait entre les deux, c’est au contraire la rupture qui s’installe. Ceci est très grave, c’est une calamité. Combien de gens ont rompu des relations avec leurs proches parents à cause de gens qui leur ont menti. Combien d’amis qui se sont séparés. Combien de couples qui se sont séparés aussi à cause de mensonge.
Parmi les choses que nous trouvons dans notre époque, il y a ceux qui se mentent à eux même, comme certains qui se donnent l’illusion à eux même, ils essayent de se convaincre à eux même, qu’ils ont fourni tous les efforts qu’ils pouvaient et qu’ils n’ont plus aucune énergie et qu’ils ont fait tout ce qu’ils ont pu faire pour fait ce qui est un devoir pour eux; alors qu’il ne l’ont pas fait. Ce sont des gens qui mentent, qui se mentent à eux même. Ils se mentent pour se donner bonne conscience, c’est-à-dire pour ne pas se blâmer soi même, ils se mentent. En réalité, ils n’ont rien fait de tout ça.
Également, il y a ceux qui mentent à leurs enfants. Tu trouves souvent des parents qui mentent à leurs enfants. Pourquoi il leur mentent ? Soit pour se débarrasser d’eux, soit pour leur faire peur. Ils leur mentent pour qu’ils arrêtent de jouer ou pour les inciter à être plus sérieux dans une activité donnée ou autre que cela. Mais cela reste toujours un mensonge. Ce n’est pas ainsi qu’il convient de faire. Parfois l’enfant, il ne sait pas, il pose des questions qui sont de la mécréance, et les parents au lieu de leur donner la bonne réponse, il les laisse dans la mécréance. Parfois l’enfant, il ne sait pas, il dit : « Où est Allah ? ». Certains ils mentent à leurs enfants, ils leur disent : « Dans ton coeur » ou bien ils leur disent : « Il est partout » ou bien ils leur disent : « Il est en haut, Il te regarde dans le ciel. » Tout cela, c’est faux. La croyance correcte c’est de dire : Dieu existe sans endroit. Dieu est le Créateur de tous les endroits. Avant l’existence des endroits, Dieu existe. Et après la création des endroits, Il existe toujours et Il ne change pas. Il existe sans endroit.
Quelqu’un m’a apprit, il discutait avec une personne pour lui donner un cours et quand elle a apprit que Dieu existe sans endroit, qu’il ne se ressemble pas à Ses créatures, que quoique tu imagines en ton esprit Allah en est différent, elle lui a dit : « Quand j’étais petite on avait une maquette de la Ka^bah sur un meuble à la maison » et ces parents lui ont dit que Allah c’est cette maquette, elle y croyait et elle a grandit sur cette croyance. Le mensonge peut être très grave, ce n’est pas parce qu’ils sont enfants que l’on se permet de leur mentir. Il faut enseigner la croyance correcte, que Dieu existe sans endroit, qu’Il n’a pas de ressemblance avec Ses créatures.
Alors quels sont les mobile du mensonge, quels sont les motifs du mensonge, pour quelle raison les gens mentent. La plupart du temps, c’est parce que la personne craint la critique, elle ne veut pas qu’on la critique, ou elle craint une punition, ou elle a simplement peur d’être blâmée, ou alors elle veut atteindre un objectif rapide comme celui qui ment pour écouler sa marchandise, ou le fait de ne pas se surveiller pour l’Agrément de Dieu. Se surveiller pour l’Agrément de Dieu, c’est-à-dire avoir présent dans le coeur la crainte de sorte à accomplir les devoirs et à éviter les péchés. Il y a des gens qui n’ont pas cela. Il y en a qui ne savent même pas que c’est un devoir de se surveiller pour l’Agrément de Dieu. Celui qui a apprit, il sait que parmi les devoirs du coeur il y a se surveiller pour l’Agrément de Dieu, c’est-à-dire avoir présent dans le coeur la crainte de Dieu, crainte qui va t’amener à accomplir les devoirs et à éviter les péchés. Certains n’ont pas cela ou très peu. D’autres simplement, ils se sont habitué à mentir. Souvent il y a des gens qu’il qui mentent, qui mentent et il dit : « Ah non, c’est pour rire. C’est pour rigoler. » Et il ment, il ment. C’est devenu quelque chose de normal pour lui. Il y a aussi ceux qui commencent à mentir le 1er Avril puis ils disent que c’est un mensonge blanc, comme s’il y avait des mensonges en couleur, non. Le mensonge on l’a vu, il a été définit. C’est toute parole qui n’est pas conforme à la réalité, point.
Il y a aussi la société dans laquelle la personne peut vivre où les gens sont habitués à mentir, il y a aussi la mauvaise éducation que ce soit à la maison ou à l’école ou ailleurs. Celui qui est censé, celui qui est raisonnable, celui qui est intelligent c’est celui qui va éviter autant qu’il peut le mensonge car dire la vérité est quelque chose qui sauve, et mentir est quelque chose qui mène à la perte. Et Allah soubhanahou wa ta^ala a ordonné de dire la vérité. Il a fait l’éloge de ceux qui sont véridique. Dans sourat at-Tawbah ‘ayah 119, Allah dit ce qui signifie : « Vous qui êtes croyants, craignez Dieu et soyez au nombre de ceux qui sont véridiques ». Et le Prophète (^alayhi salatou wa sallam), dans un hadith rapporté par Mouslim, a dit ce qui signifie : « Attachez vous à dire la vérité car la vérité est quelque chose qui guide vers la bienfaisance et la bienfaisance guide au Paradis et l’Homme lorsqu’il persévère à dire la vérité, il sera inscrit au nombre des véridiques selon le jugement de Dieu. » Qu’est-ce que être véridique, c’est d’informer conformément à la réalité, sans ajouter, sans diminuer, et sans excès. Il y a des gens qui essayent d’embellir. Ils ajoutent, même cet excès, non. Comme la réalité. Tout comme pour le mensonge, il ne s’agit pas seulement de la parole. Être véridique ce n’est pas uniquement par la parole. Il se peut que ce soit par le geste, il se peut en hochant la tête, il se peut que ce soit par un silence. Et sans aucun doute la véracité est un bon caractère, un caractère louable, c’est une qualité que les âmes normales apprécient et que les lois célestes ordonnent. Les lois célestes ce sont les lois des prophètes. On ne dit pas : « Les religions célestes » parce qu’il y a une seule religion céleste qui est l’islam. On ne dit pas : « Les religions monothéistes », il y a une seule religion qui a été révélée qui est la religion du Prophète Mouhammad et qui est celle du Prophète Jésus (^Iça), du Prophète Moïse (Mouça), et qui est celle du Prophète Ibrahim, du Prophète ‘Adam. Tous les prophètes ont eu une seule et même religion qui s’appelle l’Islam, tous. Ce qui a été différent entre un messager et un autre, ce sont les lois. Mais même ces lois qui peuvent être différentes, comme par exemple dans certaines lois il y avait deux prières obligatoires par jour et nuit, dans certaines il y avait cinquante prières par jour et nuit, et dans la communauté du Prophète MouHammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) il y a cinq prières obligatoires par jour et nuit. Même s’il y a des choses qui différent dans ses lois, il y a des choses qui ne changent pas, entre autre le mensonge a toujours été interdit. Dans toutes les lois célestes, le mensonge est interdit. Tout comme manger la viande qui n’a pas été égorgée a toujours été interdit. Dans la loi de Jésus c’était interdit, dans la loi de Moïse c’était interdit. Également manger le porc, cela a toujours été interdit. Et manger ce qui a été égorgé pour autre que Dieu comme pour une statue cela a toujours été interdit. Manger du sang cela toujours été interdit. Le sang qui a coulé puis le recueillir pour le manger, cela c’est interdit dans toute les lois. Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Il y a deux sortes de cadavres qui sont licites pour vous et deux sortes de sang. Les cadavres sont le poisson et les sauterelles et les deux sortes de sang sont la rate et le foie. » En dehors de cela, c’est interdit, même si quelqu’un dit bismi l-Lah. Ce n’est pas parce que quelqu’un dit bismi l-Lah dessus qu’elle va devenir licite. Cela c’est un mensonge que disent certains, ils disent tu prend la viande qui n’est pas égorgée tu dis bismi l-Lah et tu mange. Cela ce n’est pas permis. Ce qui est autre que la viande on peut manger avec le doute, mais la viande on ne peut pas manger s’il y a le doute.
Pour s’attacher à la véracité et délaisser le mensonge, cela nécessite un grand effort pour certains, cela nécessité de contredire ses passions, cela nécessite une volonté de fer, un exercice pour l’âme, une patience et du courage. Et ce qui aidé à cela c’est de rechercher l’aide de Allah ^azza wa jall. Il faut absolument rechercher l’aide de Dieu en Lui demandant de nous aider et de nous accorder la réussite. Celui que Dieu aide, celui à qui Dieu accorde la réussite, les épreuves vont sembler très facile pour lui et les efforts seront supportables. Par contre, si la personne est privée de la réussite, si la personne est laissée pour compte, et laissée sous l’emprise de sa propre âme alors elle va échouée et son effort sera vain. Si la personne se contrôle, se surveille comme vu précédemment qui est un devoir du coeur, c’est-à-dire contrôler son âme tout le temps c’est-à-dire avoir la crainte de Dieu dans son coeur pour accomplir les devoirs et éviter les péchés. Si la personne s’arrête aux limites fixées par la Loi et en ayant présent dans son coeur que Allah sait absolument tout de lui et qu’il a présent dans son coeur que quelque soit la parole qu’il dit, il y a les deux anges ^Aqib et ^Atid à ses côtés, il va s’attacher à la vérité et délaisser le mensonge. La personne va s’habituer à dire la vérité à chaque fois. Elle délaisse le mensonge, même pour plaisanter.
Le poète a dit un vers : « Habitue ta langue à dire la vérité ce sera une habitude car l’habitude que tu va donnée à ta langue elle va la suivre. »
Il s’agit que la personne face attention aux conséquences de ce qu’elle va dire. Elle a présent dans son coeur quelles sont les gravités du mensonge, que ce soit les dangers proches ou éloignés. Et il convient d’élever les enfants sur la vérité depuis leur plus jeune âge, de ne pas les habituer à mentir comme ceux qui disent : « C’est un homme qui va te ramener des cadeaux. » par exemple. Si tu habitue ton enfant à des mensonges à quoi tu va t’attendre ? Tu met une plante dans un terrain qui est mauvais et tu lui donne pas les bons engrais, à quoi tu vas t’attendre ? Ce que tu vas semer, tu vas le trouver.
Parmi le antidotes contre le mensonge, c’est le fait de s’habituer à accomplir la prière correctement dans son temps. La prière c’est un acte qui va t’aider à t’attacher au bien et à t’éloigner de ce qui est blâmable. Et le mensonge fait partie de ce qui est blâmable. La prière est aussi une aide pour toi pour t’attacher à la vérité et t’éloigner du mensonge. Également, il convient de rechercher la compagnie de ceux qui sont véridiques, même s’ils sont peu nombreux; et délaisser la compagnie de ceux qui sont menteurs, même s’ils sont nombreux. Comme l’a dit notre Prophète (^alayhi salatou wa sallam) : « La personne a tôt ou tard le comportement de son compagnon. Que chacun d’entre vous vérifie la compagnie de qui il tient. » Si tu vas tenir la compagnie des gens qui sont menteurs, si tu vas tenir la compagnie des gens qui sont déviés, cela va déteindre sur ton comportement. Si par exemple, toi ce n’est pas ton truc les feuilletons mexicains ou brésiliens mais tu tiens la compagnie de gens qui t’en parlent matin et soir, tu vas te retrouver à le faire comme eux. Des choses qui sont toutes simples, si toi tu n’aimes pas Mcdo mais autour de toi tous le monde va à Mcdo, tu vas les suivre. Ce sont des exemples basiques pour caricaturer le sujet. Mais la personne est influencée. Mais si la personne tient la compagnie de gens droits, elle va avoir un effet sur elle.
Les gens ont dit : La compagnie de la bonne personne c’est comme celui qui va chez un parfumeur même s’il n’achète pas de parfum, il va sortir avec une bonne odeur. Il va lui faire sentir un échantillon, cela va avoir un effet même s’il n’achète pas de parfum. Cela c’est l’exemple de la compagnie de ceux qui sont bons. Et la compagnie des gens qui sont égarés c’est comme celui qui rentre dans la forge d’un forgeron, de nos jours on en trouve pas beaucoup. Mais sachez que le forgeron pour attiser le feu, il y met n’importe quoi, c’est une odeur qui n’est pas bonne du tout. Ils ont dit même si tu ne sort pas avec une étincelle qui va te brûler tes vêtements, tu vas avoir une mauvaise odeur. Par la fumée et tout cela. Le Messager (^alayhi salatou wa sallam) a dit ce qui signifie :
« Le mensonge n’est pas bon dans le sérieux et dans la plaisanterie. », même dans la plaisanterie ce n’est pas non de mentir.
Que la personne s’attache à dire la vérité c’est quelque chose qui va la sauver et le mensonge c’est quelque chose qui mène à la perte. Comme un saint avait dit lorsque quelqu’un lui avait dit : « Mais cette chose là dont tu parles c’est un petit péché. », il a dit : « Éloigne toi de moi. Pourquoi tu me de petit qu’il n’est qu’un petit péché. J’ai vu ma mère qui essayait d’attiser un feu, elle n’y arrivait pas avec des gros morceaux de bois, elle a essayé avec des petites brindilles. C’est avec les petites brindilles qu’elle a pu allumer un grand feu. Tu me parles des petits péchés mais justement c’est lorsque les petits péchés s’accumulent, la personne va trouver négligeable de faire les petits péchés, ensuite elle va faire les grands et après elle va mériter l’entrée en enfer. »
Que Allah fasse que nous soyons sur la croyance de notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), que nous soyons de ceux qui accomplissent les devoirs, qui évitent les péchés, qui s’éloignent du mensonge, et que Allah fasse que l’on soit des guides pour le bien et des gens qui éloignent du mal.
La croyance musulmane
بسم الله الرحمن الرحيم
La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son Agrément.
Allahou ta^ala est Unique, Il n’a pas d’associé, tout comme cela à été confirmé par les preuves rationnelles et textuelles. La signification de l’Unicité de Dieu c’est que Allah n’a pas de second. Il n’est pas un être composé de parties comme les corps. Le trône qui est le toit du Paradis, qui est le plus grand des corps que Allah a créé, que l’on appelle Al-^Arch en arabe; et tout ce qui est plus petit que le trône, c’est-à-dire les corps qui sont de tailles plus petites que celle du trône, tout ces corps sont composés de parties. Il est impossible qu’il y ait une quelconque correspondance entre Allah et ces corps. Il est impossible qu’il y ait une quelconque ressemblance entre Allah et ces corps. Tout comme il est impossible qu’il y ait une quelconque correspondance ou ressemblance entre Allah et une de Ses créatures.
Allah n’a pas de ressemblant, Il n’a pas de semblable à Son Être, Il n’a pas de semblable à Ses Attributs et Il n’a pas de semblable à Ses Actes.
Quant nous disons que Allah est Unique, cela ne veut pas dire l’unicité du nombre car le nombre lorsque l’on dit » une chaise, une table, une maison » cela peut admettre une moitiée et des parties; mais la signification de l’Unicité de Dieu est qu’Il n’a pas d’associé, Il n’a pas de semblable. Allah est Unique, non pas dans le sens numérique mais dans le sens qu’Il n’a pas d’associé, c’est ainsi que les savants du Tawhid cette science de la croyance en l’Unicité de Dieu l’ont énoncé.
La preuve à partir de la raison, de l’Unicité de Allah ta^ala est que s’Il n’était pas Unique, s’Il était multiple, s’il y avait eu plusieurs dieu, il n’y aurait pas tout cet ordre dans ce monde; or nous le voyons le monde est ordonné. Il y a un ordre dans ce monde, ceci est observable, il est donc obligatoire selon la raison que Dieu soit Unique. Il convient ici de citer ce que l’un des savants prédécesseurs qui s’appelle Abou l-^Ata‘iyyah qui a composé un poème qui est très jolie dans ce que l’on appelle l’ordre de Al-Moutaqarib, a dit (en français) : » Nous allons tous mourir et quel être humain va vivre éternellement dans cette vie. Qu’il est étonnant qu’il y aient des gens qui désobéissent à Dieu, et qu’il est encore plus étonnant qu’il y ait des gens qui renient Son Existence; alors que en tout mouvement il y a un signe et en toute immobilisation il y a un signe. Et dans toute chose il y a la preuve que le Dieu est Unique. » Ceci est dans l’ordre de Al-Moutaqarib. Dans la poésie arabe, il y a une altération de syllabes longues et courtes selon un ordre bien définie et il y a une trentaine à peu près d’ordres, il ne s’agit pas uniquement de rimes. Un autre savant a écrit en poésie, il décrivait une fleur et il décrivait la diversité, la variété qu’il y avait sur cette fleur quand il décrit les couleurs et les formes et tout cela est une preuve que ce ne sont pas des choses qui sont arrivées comme ça, qu’il y a bien un Être Qui a spécifié chaque partie pour avoir la caractéristique qu’elle a. Et cet Être c’est Celui que nous appelons Allah, ou Dieu en français.
Il y a une autre preuve de l’Unicité de Dieu qui a été mentionnée chez les savants du Tawhid qui s’appelle Dilal At-touttamanou^ c’est-à-dire l’incompatibilité. Ils ont dit que ce monde à un Créateur parce que tout ce qui change à forcément un début et ce monde nous l’observons il change, donc il a forcément un début. Du fait que ce monde a un début, il a besoin de qui lui a donné ce début et celui qui lui donne le début n’a pas de ressemblance avec lui, donc forcément celui qui lui donne le début il ne change pas et il n’a pas de début, c’est Celui que nous appelons en arabe Allah. Cet Être qui n’a pas de début à Son existence, qui ne change pas, qui donne le début aux choses, qui fait changer les choses, a des Attributs de perfection qui sont dignes de Lui. Ils ont dit qu’il est obligatoirement vivant, c’est-à-dire qu’Il a pour attribut la vie mais Sa vie n’est pas comme notre vie à nous, c’est-à-dire ce n’est pas une vie avec de la chair, du sang, une âme; parce que s’Il n’était pas vivant Il serait mort et celui qui est mort ne crée rien du tout. Ils ont dit qu’Il a pour attribut la Toute-puissance, parce que s’Il n’était pas Tout-puissant Il ne créerait rien du tout, donc obligatoirement Il est Tout-puissant. Ils ont dit qu’Il a obligatoirement la Science, c’est-à-dire qu’Il sait toute chose,parce que celui qui ne sait pas une chose il est ignorant, et celui qui est ignorant ce n’est pas possible qu’il soit un Dieu. Celui qui est ignorant, il va apprendre et il va changer. Celui qui change il a un début et on a dit que le Créateur de ce monde n’a pas de début. Ils ont dit également que le Créateur a pour attribut la Volonté. Il n’y a qu’à voir les doigts de notre main, nous voyons bien qu’ils ne sont pas tous les même; donc forcément Celui qui les a créé a voulu que certains aient telles caractéristiques et d’autres telles caractéristiques. C’est une preuve qu’Il a une volonté car s’Il n’avait pas eu de volonté, Il aurait été contraint et celui qui est contraint il n’est pas un Dieu. Ils ont dit, une fois tout ceci confirmé, c’est-à-dire ces attributs confirmés pour le Dieu, si ce monde avait eu deux créateurs, (ici il va prouvé l’Unicité de Dieu) ils auraient tout deux la vie, la Toute-puissance, la science, la volonté, et la liberté de choisir; or ceux qui sont libres de choisir, ils peuvent avoir des choix différents puisqu’aucun des deux est obligé de suivre le choix du deuxième, sinon ils seraient tous deux contraints. Et celui qui est contraint ne peut pas être Dieu. Ils ont dit si l’un voulait le contraire de l’autre sur un sujet donné, comme si par exemple l’un des deux voulait la vie de quelqu’un et l’autre voulait sa mort, il y a trois cas possibles en terme d’énumération :
– soit leur deux volontés vont se réaliser
– soit aucune des deux volontés va se réaliser
– soit la volonté d’un se réalise et pas celle de l’autre
Ils ont dit c’est impossible que leurs deux volontés se réalisent en même temps car ce sont des volontés opposées, c’est-à-dire si l’un des deux voulait la vie de quelqu’un et l’autre voulait sa mort, cette personne ne peut pas être en même temps vivante et morte, c’est impossible selon la raison. Le premier cas est donc impossible selon la raison.
Si leurs deux volontés ne se réalisaient pas, ils seraient tout deux impuissants, et celui qui est impuissant il n’est pas un Dieu. Le deuxième cas abouti à une impossibilité également.
Et si la volonté de l’un des deux se réalise et pas la volonté du second, celui dont la volonté ne se serait pas réalisée serait impuissant, et celui qui est impuissant il n’est pas un Dieu et il n’est pas exempt de début, c’est une créature.
Voyez, dans tous les cas, partir de cette hypothèse cela amène à des choses impossibles et ils ont dit : » ce qui entraîne une impossibilité est en soit impossible. » Il est donc impossible que ce monde ait deux créateurs.
Concernant la preuve par les textes qui sont transmis, en arabe on dit : naqli, an-naqal c’est-à-dire ce qui est rapporté. Lorsque l’on parle de preuves textuelles notre référence dans l’Islam ce sont le Qour’an et le hadith. Concernant le Qour’an, il y a plusieurs versets. Entre autre, sourat Al-‘Ikhlas la première ‘ayah, le premier verset « Qoul houwa l-Lahou ‘ahad » qui veut dire : » Dis Allah est Unique « . Un autre verset, dans sourat Al-‘Anbiya‘, le verset numéro 22 qui signifie : » Si les cieux et la terre avait un autre dieu que Dieu alors ils seraient complètement désorganisés, ce serait l’anarchie la plus totale. Allah est exempt de tout ce que les injustes lui attribuent comme choses fausses. »
Parmi les hadiths qui prouvent l’Unicité de Dieu, c’est ce qui est rapporté du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Lorsqu’il se réveillait la nuit, il disait :
لا إله إلا الله الواحد القهار رب السماوات والأرض وما بينهما العزيز الغفار.
Le Prophète a donc qualifié Allah d’être Unique, الواحد. Il y a un grand bénéfice et profit à dire cette invocation. Si Dieu le veut, celui qui la dit ses péchés sont pardonnés.
L’invocation signifie : Il n’est de dieu que Allah, Celui Qui n’a pas d’associé, Celui Qui est Unique, Celui Qui domine toute chose. Il est le Seigneur des cieux et de la terre, et de ce qu’il y a entre eux deux. Il est Al-^Aziz, Il est Al-Ghaffar Celui Qui accorde le pardon.
Ce hadith a été rapporté par Ibnou Sounniyy dans son livre ^Amalou l-yawmi wa l-layla.
Dans sourat Al-‘Anbiya‘, le verset numéro 22 qui signifie : » Si les cieux et la terre avait un autre dieu que Dieu alors ils seraient complètement désorganisés » Regardez toutes les étoiles qu’il y a dans le ciel, elles sont en perpétuel mouvement. Il n’y a pas d’étoile immobile, même l’étoile polaire qui indique le nord est en mouvement. Toutes les étoiles sont toutes en mouvement, toujours. Le soleil qui se lève toujours de l’est, qui se couche à l’ouest, selon les saisons bien sur. Le temps, les mois, le années. Regardez cet ordre qu’il y a. Les saisons, dans les pays où il y a des saisons. Si il y avait plusieurs dieu il n’y aurait pas un tel ordre. Les cieux sont des corps immobiles. Le premier c’est celui que l’on voit qui est bleu mais il est a une distance de cinq cent années de marche, c’est-à-dire que la personne mettrait cinq cent années sans s’arrêter en marchant pour arriver au premier ciel. Et le premier ciel a une épaisseur de cinq cent années. Les cieux ce ne sont pas des corps gazeux, ce sont des corps palpables. Ils ont des portes. Le premier ciel a une épaisseur de cinq cent années de marche. Et au-dessus du premier ciel, il y a encore une distance de cinq cent années de marche. Et au-dessus de cela il y a un deuxième ciel, et ainsi de suite jusqu’au septième ciel. Et au-dessus du septième ciel, il y a le Paradis et au-dessus du Paradis, il y a Al-^Arch (le trône). Et tous les cieux et la terre par rapport à un corps qui s’appelle Al-Koursiyy (le piédestal), sont comme un anneau, une bague par rapport à un désert. Et le piédestal lui-même par rapport au trône est comme un anneau dans une terre déserte. Le trône c’est le plus grand corps par les dimensions et c’est le toit du Paradis. Et le Paradis est immense. Il est beaucoup plus grand que l’enfer qui est en dessous de la septième terre. Tout comme en dessous de cette terre, il y a un espace et après cet espace il y a une deuxième terre. Cela ne veut pas dire que la deuxième terre se trouve en dessous de celle là de sorte que l’on pourrait y arriver en creusant. Non. La terre sur laquelle nous vivons c’est la première terre puis en dessous de celle là, il y a un espace de cinq cent années puis il y a une deuxième terre, puis en dessous de la deuxième terre il y a un espace puis une troisième terre et ainsi de suite jusqu’à la septième septième terre. Et en dessous de la septième terre, il y a l’enfer. Et Allah, Lui Il n’habite pas dans un ciel ou une terre ou dans tous les cieux ou dans toutes les terres. Il n’habite pas dans le Paradis, ni au-dessus du trône. Allah existe avant l’existence de tout cela, sans rien de cela. Sans la lumière, sans l’obscurité, sans le temps, sans l’endroit, Allah existe de toute éternité. Et après la création de toutes ces choses là, Il ne change pas. C’est pour cela les savants ont donné une règle, ils ont dit :
« مهما تصورت ببالك فالله بخلاف ذالك »
Ce qui signifie : « Quoique tu imagines dans ton esprit, Allah n’est pas ainsi. »
Parce que ce que toi tu peux imaginer ce sont des choses de l’ordre de ce que vois qui sont des choses qui ont des dimensions, des couleurs, des caractéristiques : mouvement, immobilité. Or Dieu n’est pas concerné par tout cela, c’est Lui Qui en est le Créateur. Il n’en est pas l’objet. Allah existe sans endroit et sans direction. C’est cela la croyance des musulmans. Les directions ce sont des choses qui sont par rapport à nous, lorsque l’on dit : devant moi, derrière moi, à droite, à gauche, en haut, en bas. Ce sont des choses relatives à l’être humain. Allah existe sans endroit et sans direction. Il est le Créateur des directions, Il n’a pas besoin des endroits ni des directions. Et Il n’est pas sujet au temps car qu’est-ce que le temps ? Le temps c’est le rapport d’un événement à un autre événement, ce n’est pas un mouvement de planète. Le temps existait avant l’existence des planètes. C’est le rapport d’un événement à un autre événement. Un événement c’est quelque chose qui a un début. Le temps c’est le rapport d’une chose qui a un début par rapport à d’autres choses qui ont des débuts. Allah puisqu’Il ne change pas, Il n’est pas sujet au temps. On ne dit pas : » Quand Il a existé ? » ni » Depuis quand Il a existé ? « . Quand et depuis, on les dit pour celui qui change et Dieu ne change pas, donc Il n’est pas sujet au mot Quand, ni au mot Depuis, ni au mot Où. Tout cela ne Le concerne pas, c’est cela le sens de l’Exemption de Dieu de toute ressemblance avec Ses créatures. C’est l’essence même de notre croyance, de la croyance des musulmans, c’est que Dieu n’a pas de ressemblance avec Ses créatures et Il est le Créateur de toute chose; c’est-à-dire que le bien et le mal, les bonnes choses et les mauvaises choses sont créées par Dieu, c’est Lui Qui leur donne l’existence. Ce n’est pas malgré Lui que ces choses existent. Mais c’est par Sa Volonté, par Sa Puissance et conformément à Sa Science. C’est cela la croyance de l’Islam.
Il y a des égarés qui attribuent le corps à Dieu, qui ont prétendu que ce n’est pas suffisant de dire : » Il n’est de dieu que Dieu « . Ils ont prétendu qu’il faut deux choses : qu’il n’est de dieu que Dieu et qu’il n’est de seigneur que Dieu. Ils ont ajouté quelque chose dans l’Islam qui n’a pas de fondement. Ils ont dit qu’il y a deux choses différentes à reconnaître pour que la personne devienne musulmane. Or ceci est justement le contraire de la parole du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Le Messager de Allah n’a pas dit cela. Dans un hadith rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim, nous comprenons de la parole du Prophète (^alayhi salatou wa sallam) la personne devient musulmane en témoignant qu’il n’est de dieu que Dieu et que Mouhammad est le Messager de Dieu. Il n’y a pas ce que ces gens ont ajouté comme délire. Ils disent qu’il faut le tawhid de la divinité, le tawhid de la seigneurie. Ils ont ajouté des choses de leur tête. Ce ceux des gens qui sont des mauvais innovateurs. Leur parole contredit la parole du Prophète (^alayhi salatou wa sallam). Le Prophète n’a pas requis deux tawhid, deux croyances en l’unicité. Il a requis une seule croyance en l’Unicité, c’est la croyance en l’Unicité de Dieu. Et lorsque un mécréant prononçait devant le Messager de Allah, les deux témoignages : il n’est de dieu que Dieu, Mouhammad est le Messager de Dieu, le Prophète le jugeait musulman de fact. C’était suffisant pour qu’il le juge musulman. Il ne va pas lui dire : » Qu’est-ce que tu dis à propros de Ar-Rabb et qu’est-ce que tu dis à propos de Al-ilah ? » Non. Du moment qu’ils disaient La ilaha illa l-Lah, Mouhammadoun raçoulou l-Lah c’est-à-dire Il n’est de dieu que Dieu, Mouhammad est le Messager de Dieu; il les jugeaient musulmans et croyants. Puis il lui ordonnait d’accomplir la prière, avant tout autre sujet de la religion. Pour montrer l’importance de la prière dans la religion. Ces gens là ont fondé une nouvelle religion. Ils se passent pour des musulmans mais ils ont fondé une nouvelle religion. La base de leur religion c’est qu’ils disent qu’il faut reconnaître qu’il n’est de Rabb (de Seigneur) que Allah et qu’il n’est de ilah (de Dieu) que Allah. Ceci est une preuve de leur stupidité, car reconnaître la divinité revient à reconnaître le fait que Allah est le Seigneur c’est-à-dire Celui à Qui toute chose appartient. Le sens de la divinité englobe tout cela. Preuve en est encore, dans le hadith de l’interrogatoire dans la tombe il y a eu deux versions : une version dans laquelle le mort disait « je témoigne qu’il n’est de dieu que Dieu » (ach-hadou an la ilaha illa l-Lah), et une autre version dans laquelle il dit (Allahou Rabbi) » Allah est mon Seigneur. » Cela signifie que c’est le même sens. C’est une preuve que le témoignage qu’il n’est de dieu que Allah est un témoignage aussi qu’il n’est de seigneur que Allah. Donc c’est une grande catastrophe pour les musulmans qu’il y ait ce groupe de wahhabite, ils divisent le groupe des musulmans et propagent des croyances contraires à ce que disent les musulmans depuis des années.
Nous devons donc œuvrer pour ce qui vient après la mort. Et nous devons apprendre la science de notre religion pour la défendre et pour prouver l’infondée des idées des égarés. Pour préserver ainsi que nos familles de la mécréance. Afin que nous ne soyons pas au nombre des insouciants, ceux qui ont été entraîner par le monde et qui ont oublié qu’il y a un jour du jugement et qu’il y a un au-delà. Ils ont oublié qu’ils allaient descendre dans une tombe quelle que soit la longueur de la vie qu’ils vont passer, ils vont mourir. Nous n’emmenons dans cette tombe que un linceul et les oeuvres que l’on a accomplit. Il est rapporté dans le hadith que lorsque le mort est accompagné au cimetière pour être enterré, il y a trois choses qui vont l’accompagner mais deux vont repartir et une va rester. Il sera accompagné par sa famille, par ses biens et par ses oeuvres. Mais quand il sera mis dans sa tombe, sa famille et ses biens vont rentrer, mais ses oeuvres vont rester lui. Nous devons donc œuvrer pour notre au-delà comme si nous allions mourir demain. Si l’un d’entre nous on lui dit : » il te reste vingt quatre heures à vivre, après tu va mourir. » Qu’est-ce que nous allons faire ? Nous allons profiter pour faire le maximum de bonnes choses, n’est-ce pas ? Que chacun d’entre nous se conditionne ainsi. Qu’il se dise qu’il oeuvre pour l’au-delà comme s’il allait mourir demain. Et à chacun d’entre nous de se rappeller qu’il va quitter ce bas-monde.
D’après ^Abdoul-Lah, le fils de notre maître ^Oumar Ibnou l-Khattab, (que Allah les agrée tout deux), il a dit : « Le Messager de Allah m’a prit par l’épaule un jour et il m’a dit [ce qui signifie] : oeuvre dans ce bas-monde, agis dans ce bas-monde comme si tu étais un étranger ou simple voyageur qui poursuit son chemin. »
Parfois l’un d’entre nous il voyage et que quelqu’un lui dit : » Combien tu as fait de kilomètres ? « , il va dire : » Je sais pas, j’ai pas fait attention, j’ai traversé. » Il s’agit d’être dans ce bas-monde comme quelqu’un qui poursuit son chemin. Et quelle est la destination ? C’est l’au-delà. Que l’on profite de cette vie par laquelle nous passons pour construire l’au-delà. Ce que tu fais ici comme bien c’est avec cela que tu construit dans l’au-delà. Et ce que tu as consommé, tu l’auras consommé. Chacun d’entre nous, lorsqu’il arrive dans cette vie, il a un capital. Le capital c’est le temps, la santé, sa subsistance. Ce capital à lui de l’exploiter au maximum pour que dans l’au-delà il soit gagnant. Est-ce qu’il a apprit la science de la religion qu’il doit apprendre ? Est-ce qu’il a fait ses devoirs ? Est-ce qu’il a ordonné le bien ? Est-ce qu’il a ordonné le mal ? Est-ce qu’il a évité les péchés ? C’est cela qui va te faire fructifier ton capital. Quant à celui qui est ruiné c’est celui qui fait certaines choses de ces choses-là mais il commet des péchés, il s’enfonce, il s’enfonce, il s’enfonce de sorte que au jour dernier rien ne va lui rester, ou pire encore c’est celui qui meurt en étant mécréant, celui-là il aura pas du tout la félicité dans l’au-delà il sera enfer. Celui qui est intelligent c’est celui qui oeuvre pour mourir musulman et pour atteindre la piété c’est-à-dire pour accomplir les obligations et éviter les péchés. Quant à l’insouciant c’est celui qui lâche les brides à son âme. Vous connaissez l’histoire de la cigalle et la fourmi, et bien ce sera la cigalle. C’est pour cela que chacun d’entre nous se rappelle d’œuvrer pour l’au-delà.
Ce même ^Abdoul-Lah, le fils de notre maître ^Oumar Ibnou l-Khattab, que le Prophète avait un jour qualifié d’homme vertueux. Ce n’est donc pas n’importe qui, c’était un homme vertueux. Il a dit : « Lorsque tu arrives le soir, n’attend pas le matin et lorsque tu te lève le matin n’attend pas le soir. [C’est-à-dire oeuvre comme si tu n’allais pas vivre une journée.] Et profite de ta bonne santé pour le jour où tu seras malade. »
Chacun d’entre nous est déjà passé par des périodes de sa vie où il était malade et sait à quel point la personne peut arriver à un stade d’incapacité où elle peut rien faire. Qu’elle se rappelle de ces cas pour faire des choses qu’elle ne pourra pas faire quand elle sera malade.
Et il a dit : « Profite de ta vie pour ta mort ». Comme cet homme vertueux qui s’adressait la parole à lui-même, il se disait en parlant à son âme : « Imagine au Jour Dernier, le jugement pour toi c’est d’aller en Enfer. Qu’est-ce que tu aurais souhaité ? » Il s’est dit : « J’aurais souhaité revenir dans cette vie pour gagner le Paradis. » Et il s’est dit : « et bien maintenant tu es dans l’endroit où tu souhaiterais être si tu avais été en enfer, tu as l’opportunité d’oeuvrer alors agis. » Comment veux tu avoir les hauts degrés, si tu ne fais pas les causes ? Comment veux tu avoir le Paradis, si tu oeuvres pour le chemin de l’enfer ? Comment tu veux gagner alors que tu es en train d’agir à la manière des gens qui voient perdre ? C’est du bon sens. Si tu veux avoir des pommes, tu plante un pommier. Si tu veux avoir des melons, tu plante la graine d’un melon. Si tu veux avoir le Paradis, tu prend le chemin du Paradis. Tu oeuvre en fonction de ce que tu veux. Comment quelqu’un il veut des concombres et il plante des tomates, cela ne marche pas. Tu ne cueilleras le fruit que de ce que tu sème. Le hadith de ^Abdoul-Lah rapporté par Al-Boukhariyy est une référence concernant le fait de ne pas être attaché à ce bas-monde. Le croyant il ne convient pas qu’il considère ce bas-monde comme une finalité, comme une patrie pour lui de sorte à ce qu’il baisse la garde et il pense qu’il va rester éternellement. Il convient que le croyant soi dans ce bas-monde comme quelqu’un qui s’apprête à voyager. Il fait ses préparatifs pour le départ.
Allah dit au sujet d’un homme qui faisait partie du peuple de Pharaon et qui était musulman, qui avait prit la défense de notre maître Mouça (^alayhi s-salam), il a dit dans sourat Ghafir ‘ayah 39 ce qui signifie : « Ô mon peuple, cette vie n’est que la vie du bas-monde, ce ne sont que des biens qui vont finir et l’au-delà est la résidence qui n’a pas de fin. »
Et notre Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) disait ce qui signifie : « Mon coeur n’est pas attaché au bas-monde. Je suis par rapport au bas-monde comme un voyageur qui a fait une halte à l’ombre d’un arbre puis a quitté cet arbre pour poursuivre son chemin. » [rapporté par At-Tirmidhiyy] L’intelligent c’est celui qui obtient de cette vie qui a une fin le bonheur dans l’autre vie qui n’a pas de fin. Et celui qui ne sait pas calculé, c’est celui qui hypothèque l’au-delà ou pire il dégrade sa vie dans l’au-delà, pour gagner le bas-monde. Celui qui observe comment les gens se comportent, il va constater que beaucoup de gens gaspillent cette vie. Beaucoup de gens sont privés de ce bienfait qu’est de bien exploiter son temps. Nous les voyons passer du temps dans des choses qui ne sont pas profitables. Et qu’il est étonnant de voir comment ces gens sont contents lorsque les jours passent, quand les jours s’écoulent. Ils oublient que chaque instant qui passe est un instant qui est perdu de leur vie et qui les rapproche de la mort et de l’au-delà. C’est un instant qui les éloigne de cette vie.
Il a été rapporté dans le hadith ce qui montre l’importance du temps. Le temps est un bienfait que Allah a accordé à Ses esclaves et il est indispensable à l’esclave de remercier Dieu pour les bienfaits qu’Il lui a accordé. Comment remercier Allah pour le bienfait du temps ? C’est en utilisant le temps dans les actes d’obéissance et de l’exploiter dans les choses qui restent. Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Il y a deux bienfaits que la plupart des gens gaspillent, la bonne santé et le temps libre. » [rapporté par Al-Boukhariyy] L’être humain généralement fait très attention à l’argent, pourtant l’argent vient et va. Tu peux en gagner, tu peux le perdre, même après l’avoir perdu tu peux en avoir à nouveau. Et pourtant l’Homme attache beaucoup d’importance à ce bien. Que dire du temps qui, lui une fois parti ne revient pas. A plus forte raison, il faut prêter attention au temps. Les vertueux, hommes et femmes, savent exploiter le temps car ce sont des gens qui savent très très bien la valeur du temps. Ils veillent pour qu’il n’y ait pas un jour qui passe, ou la partie d’une journée, ou même un instant sans qu’ils tirent partie de ce qui s’est écoulé. Que ce soit en apprenant une science utile pour l’au-delà, ou en accomplissant une oeuvre de bien pour l’au-delà, ou en combattant les mauvais penchants de l’âme ou en profitant aux autres. Il est rapporté dans le hadith : « Celui qui délivre son frère d’un des tourments de ce bas-monde, Allah le délivre d’un des tourments du Jour du Jugement ». Si quelqu’un te demande un service, surtout si c’est ton père ou ta mère, profite pour avoir des récompenses. C’est cela bonne manière de gérer le temps.
Al-Hassan disait : « J’ai vu des gens qui étaient beaucoup plus rigoureux, méticuleux et organisés veillant ne rien laisser filer de leur temps, plus que vous ne l’êtes avec votre argent. » Il parle de gens proches des compagnons du Prophète. Il y a parmi les gens, qui, chaque centime il sait où il le met.
Comment tu vas profiter de ton temps si tu n’apprends pas la science de la religion, si tu ne fais pas d’oeuvres qui vont te profiter dans l’au-delà, si tu ne fais pas de paroles de dhikr, d’évocation de Dieu, si tu n’accomplit pas tes actes d’obéissance obligatoires, si tu ne fais pas d’actes surérogatoires, si tu ne vas pas ordonner le bien aux gens, si tu ne vas pas interdire le mal aux gens ? Quel est donc le sens de ta vie ? Tu as un capital et tu es en train de le gaspiller. Certains ignorants qu’est-ce qu’ils disent ? Ils disent : » Quand j’aurais soixante ans, je ferais le pèlerinage et je serais rangé. » Qui te garantit que tu vas vivre l’instant qui suit ? Qui ? Et même si tu auras vécu jusqu’à soixante ans, pourquoi tu auras gaspillé toutes ces années ? Il convient d’être opportuniste dans le bon sens du terme, non pas dans le mauvais sens, en profitant du temps. Cela avec la bonne intention, si tu es au service de ta mère, de ton père, de ton mari, car sans la bonne intention il n’y a pas de récompenses. La bonne intention c’est que tu te dise : » Je le fais pour l’Agrément de Dieu uniquement. » Ce n’est pas pour avoir l’éloge des gens ou pour les beaux yeux de X ou de Y. Non, plutôt je le fais pou avoir des récompenses de la part de Dieu, parce que Dieu aime que l’on fasse le bien. C’est comme cela que tu auras des récompenses. Celui qui est censé il occupe son temps par le bien.
Il convient d’apprendre comment vivaient les compagnons et les hommes vertueux par le passé, comment ils exploitaient chaque instant dans le bien. De nos jours, si tu demande à certains quel est le dernier film d’untel, ou qu’est-ce que tel acteur mange, ou quel est le dernier feuilleton, ou la dernière série, il te répond. Mais si tu lui dit : cite dix compagnons du Prophète, comment ils ont fait; il te regarde avec des yeux hagards. On dirait que tu lui parle de science fiction, alors que c’est l’histoire, c’est notre modèle ! Il faut que nous, nous l’apprenions et que nous l’enseignons. Sinon, comment tu peux suivre un chemin ? Allah nous a envoyé un Prophète qui est un modèle, c’est l’excellence et c’est la meilleure de toutes les créatures de Dieu. Il est celui qui a le plus haut degrés parmi les créatures. Toutes les créatures. Il est meilleur que le Paradis, que tous les anges, notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). C’est un modèle, à nous d’apprendre. Les compagnons ont appris de lui, et les savants sont venu après transmettre. A nous d’apprendre pour savoir comment se comporter, pour être au nombre des gagnants au jour dernier. C’est le modèle du Prophète qui est gagnant, ce n’est pas le modèle de Brad Pitt.
Un compagnon illustre Abou d-Darda‘ (que Allah l’agrée), lorsque là mort est venue il incitait les gens. Ils disaient aux gens : « Rappelez-vous vous allez tous être dans la situation dans laquelle je me trouve. Oeuvrez avant d’arriver à l’état auquel je suis arrivé. » puis il est mort, que Allah lui fasse miséricorde. Ce sont des gens qui ont tiré profit de leur vie pleinement, à fond, pour gagner la vie de l’au-delà.
Quant à notre maître ^Oumar Ibnou l-Khattab (que Allah l’agrée), l’émir des croyants ! Il fait partie des dix à qui le Prophète a annoncé la bonne nouvelle qu’il sera Paradis. Il a une grande place auprès du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) et il est enterré auprès du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Un jeune homme parmi les ansar, les partisans de Médine, est venu le réconforter lorsqu’il était près de mourir. Il lui rappelait qu’il faisait partie des premiers à être entré en Islam, et que le Messager était mort il était satisfait de notre ^Oumar. ^Oumar (que Allah l’agrée) a répondu à ce jeune homme : « Que Allah te rétribue en bien mon fils mais par Allah j’aimerais bien quitter ce bas-monde sans avoir une seule injustice envers une seule personne. » Il a certes un très haut degrés. Il est le meilleur de cette communauté après le Prophète et après Abou Bakr. Le Prophète lui avait annoncé la nouvelle qu’il allait mourir martyr. Lorsque notre Prophète était en compagnie de notre maître Abou Bakr, de notre maître ^Oumar et de notre maître ^Outhman sur la montagne de ‘Ouhoud. C’est une montagne qui se trouve à la limite de Médine. Et ‘Ouhoud a tremblé de joie, alors le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) s’est adressé à cette montagne par ce qui signifie : « Ô ‘Ouhoud, calme toi, stabilise toi. Il y a sur toi un Prophète, un véridique [c’est-à-dire Abou Bakr], et deux martyrs. » ^Oumar et ^Outhman ont reçu la bonne nouvelle qu’ils allaient mourir martyrs et effectivement ils furent tués.
Rappelle toi mon frère et ma soeur, le moment où tu vas agoniser pour tourner le dos à cette vie et faire face à l’au-delà. Chacun va souhaiter avoir encore un court temps pour réparer ce qu’il n’a pas bien fait et rattraper ce qu’il a manquer. Mais le temps des oeuvres est finie et l’exposition des actes va commencer. Chacun de nous, il ne sait pas si son linceul est déjà tissé et en train de l’attendre quelque part. Chacun d’entre nous. Peut être que pas encore mais peut être qu’il est déjà prêt, ce tissu dans lequel on sera enveloppés avant d’être enterrés.
Notre maître ^Aliyy (que Allah lui fasse miséricorde) a dit : « Aujourd’hui les oeuvres et il n’y a pas d’exposition des oeuvres, et demain [au Jour du Jugement] l’exposition des oeuvres et il n’y aura plus d’œuvres dans l’au-delà. » Le fait de se rappeler cela va aider la personne à être en conformité avec ce que Allah a ordonné et à avoir encore plus dans son coeur la crainte révérencielle envers dieu. Cette crainte mène la personne à obéir à Dieu, à aimer Dieu et à éviter désobéir à Dieu.
Croyance musulmane
بسم الله الرحمن الرحيم
La louange est à Allaah le Seigneur des mondes. Que Allaah honore et élève d’avantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allaah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeller ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allaah qu’I fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son Agrément.
Allaah ta^aalaa dit : Ce qui signifie en français : « Rien n’est tel que Lui », (Sourat Ach-Choura / ‘ayah 11).
Allaah n’a absolument pas de ressemblance avec Ses créatures. Cette ‘ayah nous apprends que Allaah n’est pas du tout un corps. Allaah n’est pas un corps, ni un corps palpable, ni un corps impalpable. Les corps sont de deux catégories :
– les corps palpables, ce sont ceux que l’on peut attraper avec la main.
– les corps impalpables, ce sont ceux que l’on ne peut pas attraper avec la main, comme la lumière. La lumière est un corps car elle occupe un espace, elle a un endroit. Allaah n’a pas les caractéristiques des corps palpables, ni es caractéristiques des corps impalpables. La lumière, l’obscurité, l’ombre, l’âme, tout cela fait partie des corps impalpables.
La parole de ceux qui disent que celui qui est vivant est nécessairement en mouvement, est loin de la vérité. Nous disons que Dieu est vivant c’est-à-dire qu’Il a pour attribut la Vie, mais n’étant pas un corps Il n’est pas concerné par le mouvement, ni l’immobilité. Le mouvement et l’immobilité ce sont deux caractéristiques des corps. Allaah n’est pas un corps, on ne dit pas qu’Il est en mouvement, on ne dit pas qu’Il est immobile. Dieu n’est pas concernés par les caractéristiques des corps.
Il y a, malheureusement, des gens qui se disent musulmans et qui disent que celui qui est vivant est nécessairement en mouvement et cela est de la mécréance qui fait sortir de l’Islam. Ils n’ont pas connu Dieu, ils ont adorer quelque chose qui a les caractérisques des corps. Selon eux, le dieu pour lequel ils se soumettent serait un corps qui tantôt bouge tantôt est immobile. Ce n’est pas Dieu qu’ils adorent car Allaah n’est pas un corps. Parmi ceux qui ont pris cette mauvaise croyance, il y a un homme qui est connu qui s’appelle Ad-Daramiyy. Il y en a un autre qui a tiré cela de lui, c’est Ibnou Taymiyyah. Ces deux ne sont pas musulmans à cause de cette mauvaise croyance qui consiste à attribuer à Allaah le mouvement et l’immobilité. Parfois le vent est calme et parfois le vent souffle. La lumière également, parfois elle est dans un endroit, parfois elle est dans un autre endroit. Les corps impalpables peuvent avoir pour caractéristique le mouvement, tout comme les corps palpables peuvent avoir comme caractéristique le mouvement. Tout ceci, ce sont des caractéristiques des créatures.
Le Chaykh ^Abdou l-Ghaniyy an-Naaboulouciyy a dit : « Celui qui a pour croyance que Allaah est une lumière, c’est un mécréant, et celui qui croit que Dieu s’incarne dans quelque chose, c’est un mécréant; ou celui qui croit que Dieu dérive de quelque chose, c’est un mécréant. Et celui qui croit que Dieu remplit les cieux et la terre, c’est un mécréant. »
Ce savant qui a vécu il y a plus d’un siècle, a dit cela car il y a des croyances qui sont justes et d’autres qui ne le sont pas. Il a transmis cela afin de distinguer qu’elle est la croyance du Prophète MouHammad صلى الله عليه و سلم et qu’est-ce qui est des choses que les gens ont ajouté de leur tête. Et ce, même s’ils prennent l’apparence de l’Islam. Ce n’est pas comme certains ignorants qui disent qu’il ne faut pas déclarer mécréance. Ils veulent faire croire que toute personne est gentille et juste, mais ceci est faux.
Ce savant, le Chaykh ^Abdou l-Ghaniyy an-Naaboulouciyy a dit que celui qui croit que Allaah est une lumière n’est pas musulman parce que Allaah dit dans le Qour’aan :
{ ليس كمثله شيء }
qui signifie : Rien n’est tel que Lui.
Celui qui dit que Allaah s’incarne dans quelque chose, il aura dit comme les chrétiens. Ils ont dit à propos de Dieu que l’un de Ses Attributs s’est incarné dans Jésus. Incarner veut dire prendre chair, devenir un corps. Ceci, au Sujet de Dieu ce n’est pas possible. Allaah dit :
{ لَمْ يَلِدْ وَلَمْ يُولَدْ }
C’est-à-dire : Il n’a pas donné naissance et Il n’est pas engendré.
Celui qui croit que Dieu s’incarne dans quelque chose, il est mécréant. Et celui qui croit que quelque chose dérive de Lui, qu’il y a quelque chose qui se sépare de Dieu pour donner autre chose, lui aussi est mécréant. Celui qui a cru que Dieu est un tout duquel des choses peuvent dériver, il a considéré Dieu comme étant un corps. Ce qui peut donner ou engendrer quelque chose c’est un corps, c’est-à-dire quelque chose composer de parties. Or ce qui est composé de parties a besoin de Qui l’a composé ainsi. Cela n’est pas Dieu, un tel être a un début. C’est une créature.
Cette croyance les savants l’ont expliqué avec des mots à notre portée. Les compagnon du Prophète Mouhammad صلى الله عليه و سلم avec tout l’intelligence que Dieu leurs a accordé et leur maîtrise de la langue, il suffisait pour eux d’entendre le verset et toutes les choses étaient claires. Nous, à notre niveau, on est faibles par la compréhension de la langue et par la compréhension en général. On a besoin de ce détail, de nou dire que Allaah n’a pas de ressemblance avec les corps palpables, qu’Il n’a pas de ressemblance avec les corps impalpables, qu’Il n’est pas un tout duquel dérive des parties, qu’Il ne prend pas chair, qu’Il ne s’incarne pas, que rien ne dérive de Lui. Tout cela est compris dans Sa parole :
{ ليس كمثله شيء و هو السميع البصير {
Dans un seul verset.
Allaah dit aussi : C’est-à-dire : Il n’a pas donné naissance et Il n’est pas engendré. Et Il n’a aucun équivalent.
C’est important de bien comprendre cela afin de l’expliquer à notre tour, car le Prophète صلى الله عليه و سلم a encouragé à cela, il a dit : Ce qui signifie : « Transmettez de moi ne serait-ce qu’une ‘aayah », [rapporté par Al-Boukhaariyy].
C’est très important que chacun de nous apprenne, comprenne et transmette. De même, c’est important de le réviser.
Il y avait, par le passé, un groupe qui se disait musulman et qui disait que Dieu est une lumière qui scintille. Ils ont cru que Dieu est une grande lumière éblouissante. C’est là leur croyance, ils ne sont pas musulmans. Les wahhabites, quant à eux, qui se font passer pour des salafistes; ils croient que Dieu est un corps qui a des membres, des mains, des pieds, qui est assis sur le trône. Ceci aussi ce n’est pas la croyance de l’Islam. Les deux groupes sont des mécréants.
Parmi les Noms de Allaah, il y a le Nom An-Noour (النور) et il y a le Nom Al-Mouniir (المنير). Mais cela ne signifie pas lumière. Cela signifie que Allaah éclaire les cieux et la terre par la lumière du soleil, de la lune et des étoiles. C’est cela l’une des deux explications du verset.
Selon l’autre explication, cela signifie que Allaah guide les habitants des cieux (les anges) et les croyants parmi les habitants de la terre (les humains et les djinns) vers la foi.
La foi c’est la lumière que Dieu crée dans le coeur des gens car c’est une lumière qui préserve des ténèbres de la mécréance. Elle délivre des ténèbres de la mécréance.
Il se peut que Allaah accorde à certaines personnes une certaine connaissance des sujets du bas-monde, ils parviennent à une expertise dans certains sujets du bas-monde. Mais certains d’entre eux, Allaah leurs a aveuglé le coeur de sorte que ils sont complètement perdus concernant les sujets de la foi et de l’au-delà. Allaah guide qui Il veut. Ce n’est pas parce qu’une personne sait fabriqué un avion que forcément sa croyance est correcte, de même celui qui a une croyance correcte ce n’est pas une condition qu’il est la connaissance suffisante pour construire des avions par exemple. Ce n’est pas des choses corrélées, de sorte à ce que l’un existe que sans l’autre.
Parmi les groupes de gens qui se revendiquent de l’Islam de manière fausse, il y a un groupe qui dit que Allaah est l’origine de ce monde et que tout ce monde ce sont des ramifications de Lui. Ils disent que Allaah est devenu des anges, des Jinns, des animaux, et toute les choses sont des parties de Lui. Ces gens ils se croient soufiyy alors qu’ils sont plus mécréants que les juifs et les chrétiens. Il y a un autre groupe qui se dit soufiyy aussi mais ils ont pour croyance que Allaah s’incarne dans chaque chose. On les appelle les achroutiyyah. Ces achroutiyyah se trouvent en Syrie, au Liban, en Palestine et même aux Comores. Ils se réclament d’un Chaykh qui s’appelle ^Aliyy Nourou d-Diin al-Achroutiyy qui est du Maghreb et qui s’est établit à ^Akka, en Palestine. Ce chaykh n’avait cette mauvaise croyance mais certains de ceux qui le suivaient ont dérivés. Il a été dit que durant sa vie, lorsqu’il a su que certains qui se réclamaient de lui ont dit cette mauvaise croyance qui consiste à croire que Allaah s’incarne dans les choses, il s’est innocenté d’eux. Il a dit que ces gens ne sont pas sur sa croyance, qu’il ne se reconnait pas en eux.
Il y avait à Beyrouth, une de ces femmes qui se réclament de lui tout en ayant une mauvaise croyance. Environ quatre-vingt femmes l’a suivaient. Elle disait : « Je suis Allaah, tu es Allaah. » Ces gens considèrent véritablement que Dieu s’incarne dans les choses. Si l’un d’eux frappent à la porte, l’un demande qui est là et celui qui se trouve derrière la porte dit qu’il est Allaah.
Le chaykh ^Aliyy Nourou d-Diin Al-Achroutiyy avait une fille qui a suivi cette mauvaise croyance, elle n’avait pas appris de son père. Ce n’est pas parce qu’un individu est un savant que son enfant sera un savant, et inversement. Le Prophète NouHعليه السلام avait quatre fils, trois étaient musulmans, un quatrième était mécréant. Le père du Prophète Ibraahiim عليه السلام était mécréant.
Le chaykh ^Aliyy Nourou d-Diin Al-Achroutiyy était un musulman d’une voie soufiyy véritable, il était sur la droiture. Mais des gens ont diffusé de la mécréance sous son appellation, en se revendiquant mensongèrement de lui. Ils ont dérivés. Sa fille diffusa elle aussi des mécréances. Jusqu’à nos jours, on trouve encore des traces de ces gens là.
La croyance de Ahlou s-sounnah, c’est-à-dire les gens qui sont sur la croyance du Prophète Mouhammad صلى الله عليه و سلم , n’est pas que Allaah a une quantité, ni qu’Il serait dans un endroit, ni qu’Il serait dans tous les endroits (partout). Mais plutôt c’est de croire que Allaah existe sans endroit. C’est pour cela qu’il n’est pas permis de dire que Allaah est dans la direction du haut, dans la direction du trône. Il n’est pas permis de dire que Allaah est partout. Il n’est pas permis d’imaginer que Allaah serait dans une direction ou dans toutes les directions. Celui qui a eu une idée passagère, qu’il la chasse cette idée de sa tête. Les directions et les endroits ont un début et Allaah existe sans début. Avant l’existence des endroits et des directions, Allaah existe sans endroits e sans direction. Après la création des endroits et des directions, Allaah existe et ne change pas. Celui qui change, il a un début, il a besoin Qui lui donne ce début et le fait changer.
La plupart des anges tournent autour du trône, le toit du Paradis, la plus grande des créatures que Allaah a créé. Au Paradis aussi il y a des anges, ils ont des fonctions. Ces anges qui sont au Paradis, ils ont un président qui s’appelle RiDwane. De même, en enfer il y a des anges en chargent de l’enfer. Leur président s’appelle Maalik. Les anges qui sont en enfer ne subissent pas de châtiment. Ils sont tous des saints. L’enfer ne leur fait pas de douleur ou de mal. Si Allaah avait une direction ou un endroit, Il aurait été semblable à une partie de Ses créatures.
Le deuxième pilier fondamental de la croyance des musulmans, c’est de croire que la création est un attribut de Allaah exclusivement. Il n’y a pas autre que Dieu qui crée quoi que ce soit. Il n’y a pas autre que Lui qui donne l’existence à ce qui n’existait pas. Il n’y a pas d’autre créateur que Lui, dans le sens de donner l’existence. Il donne l’existence au bien et au mal. Allaah est le Créateur de notre regard. Lorsque nous observons quelque chose et que l’image revient, tout cela c’est Allaah Qui le crée. Allaah est le Créateur de la foi et de la mécréance. Quant à ceux qui prétendent que les bonnes actions c’est Dieu Qui en est le Créateur et que les péchés ce serait l’esclave qui les crée ou le chayTan qui les crée, ce sont des mécréants. Ils ont cru qu’il y a deux créateurs. Allaah nous apprend qu’il y a qu’un seul Créateur.
Dieu dit dans le Qour’aan :
وَخَلَقَ كُلَّ شَىْءٍ
Ce qui signifie : « Il crée toute chose », [Al-Fourqaan / 2]
Il dit aussi :
هَلْ مِنْ خَالِقٍ غَيْرُ اللهِ
ce qui signifie : « Y aurait-il un autre créateur que Allâh » [FâTir / 3].
C’est-à-dire qu’il n’y a pas de créateur autre que Dieu.
Croire que Allaah est le Créateur de toute chose, c’est une croyance prouvée dans le Qour’aan.
Allaah a créé la lune et Il a fait qu’elle n’éclaire pas uniquement vers la terre mais aussi vers le ciel. Par Sa toute-puissance, Il fait que la lumière de la lune n’est pas tous le temps la même. Au début du mois, la majeure partie de la lune n’émet pas de lumière. Puis, nous voyons d’avatange de lumière. Il y a un chaykh, d’origine turque, qui s’appelle ^Abdoul-laah Afandiyy qui est monté à la lune deux fois. Il a désiré faire la prière sur la lune. Il y est monté deux fois, puis il est revenu. Cela a eu lieu, il y a une soixantaine d’années. Il enterré dans un village qui s’appelle QaQmaz. Les savants ont dit que l’on ne peut pas vivre sur la lune.
Dans sourat NouH, les ‘aayah 15 et 16, Allaah nous apprend qu’il a créé les sept cieux qui sont tous parallèles les uns aux autres et Il a fait que la lune éclaire pour ces cieux, c’est-à-dire que la lune donne de la lumière pour ce ciel que nous voyons mais également pour les autres cieux qui sont au-dessus. Les cieux sont séparés par une grande distance. Un ciel ce n’est pas des matieres gazeuses, ce sont des matrieres solides. C’est un corps palpable. Chaque ciel est épais.
Le fait de dire que la terre tourne, cela n’a aucun fondement. Ce qui est correct, c’est de dire que le soleil tourne. Le prophète Ibraahiim عليه السلام a dit au roi An-Noumroud qui se prétendait dieu : « Mon Seigneur fait venir le soleil de l’Est, fais le donc venir de l’ouest si tu es capable. » Au préalable, le prophète Ibraahiim lui avait indiqué que c’est Allaah Qui donne la vie et la mort mais le roi faible d’esprit avait tenté une réponse qui n’est pas un argument. Deux de ses prisonniers, tous deux sous la coupe d’une sentence de mort. Il fit tuer l’un, prétextant lui donner la mort. Et il fit libérer l’autre, en prétextant donner la vie. Le Prophète Ibraahiimعليه السلام lui donna alors l’argument au sujet du soleil.
Il a été demandé au Chaykh ^Abdoul-laah Al-Harariyy comment explique t-on l’éclipse lunaire et l’éclipse solaire. Il a dit que ces deux sont des événements pour la lune et le soleil, c’est une menace pour les gens. Le chaykh a dit qu’il se peut que des gens puissent calculer, déterminer à l’avance approximativement quand aura lieu telle ou telle éclipse car cela fait partie des choses qui peuvent être calculer.
Le chaykh ^Abdoul-laah Al-Harariyy a dit, sur une autre question, au sujet d’une appellation que des gens donnent en arabe à l’arc en ciel. Ils disent : قوس قزح , mais ce qui est juste de dire c’est : قوس الله .
Le chaykh fut interrogé au sujet de ce qui est cité dans des livres de préhistoire, concernant de grands animaux appelés les dinosaures. Il a dit que il n’y a pas de préjudice pour la croyance de la personne si elle croit que les dinosaures ont existé ou si elle croit qu’ils n’ont pas existé. Croire qu’ils ont existé et croire qu’ils n’ont pas existé, c’est indifférent. Ce n’est pas quelque chose qui attrait aux fondements de l’Islam.
Le chaykh ^Abdoul-laah a dit au sujet de ce que les gens appellent l’attraction terrestre, cela n’a rien à voir. Allaah a donné une puissance à l’être humain pour monter plus faible que sa puissance pour descendre. Ce n’est pas cela qui prouve l’attraction gravitationnelle.
Concernant l’expérience que certains font durant laquelle deux poids différents, un plus lourd que l’autre, sont lâchés dans un récipient vide. Le chaykh a dit que ce n’est pas une preuve de l’attraction gravitationnelle, mais plutôt c’est une caractéristique que Dieu a créé.
Le chaykh a été questionné au sujet de la fécondation in vitro, ce qui est fait lorsqu’ils prennent le maniyy de la femme (équivalent féminin du sperme) en insérant une seringue dans son orifice inférieur sans qu’il y ait de pousser de désir et le maniyy de l’homme (sperme), puis qu’ils les mélangent, puis les mettent dans l’utérus de la femme. Le chaykh a dit que si le mari est médecin, il peut le faire avec son épouse. Sinon, c’est interdit car la femme découvre ses parties intimes. Il a expliqué que l’eau de la femme prend racine au niveau des os de la poitrines, puis il descend vers le bas.
Les classes du jugement rationnel sont au nombre de trois :
– ce qui est obligatoire selon la raison : c’est ce dont la raison ne conçoit pas l’inexistance, comme l’Existence de Dieu et Ses Attributs. Tout ce qui existe est une preuve de Celui Qui les a créé.
– ce qui est impossible selon la raison : c’est ce dont la raison ne conçoit pas l’existence, comme l’impossibilité d’un associé à Dieu. L’impossibilité d’un second à Dieu, d’une femme, d’un fils.
– ce qui est possible selon la raison : c’est ce dont la raison conçoit tantôt l’existence et tantôt l’inexistence.
La Puissance de Dieu ne se rapporte pas à ce qui est obligatoire selon la raison, et ne concerne pas ce qui est impossible selon la raison. Et ce, parce que le premier est obligatoire et parce que le deuxième est impossible, par définition même. La fonction de la Puissance de Dieu c’est de donner l’existence et d’anéantir, ce qui admet l’existence et l’anéantissement, c’est-à-dire ce qui est possible selon la raison. La Puissance de Dieu ne concerne pas ce qui est obligatoire parce qu’il n’admet pas l’inexistance. Et la Puissance de Allaah ne concerne pas ce qui est impossible parce qu’il n’admet pas l’existence. Mais la Puissance de Allaah concerne tout ce qui est possible selon la raison. On ne dit donc pas » la Puissance de Allaah ne peut pas » mais on dit » la Puissance de Allaah ne concerne pas ce qui est impossible ». On ne dit pas : » Est-ce que Allaah peut avoir un fils? » Avoir un fils au Sujet de Dieu est quelque chose d’impossible selon la raison. On ne dit pas : » Oui, Il peut. » et on ne dit pas : » Non, Il ne peut pas. ». On dit plutôt : « La Puissance de Dieu ne concerne pas ce qui est impossible. » Celui qui dit : » Oui, Il peut », il devient mécréant. De même, celui qui dit que Allaah ne peut pas, il devient mécréant. En une phrase, la personne peut rompre son Islam. C’est pour cela que le Prophète Mouhammad صلى الله عليه وسلم a dit : qui signifie : « Certes, il arrive que quelqu’un dise une parole dans laquelle il ne voit pas de mal, mais à cause de laquelle il chutera en enfer pendant soixante-dix automnes »
Une phrase peut être la cause pour un séjour éternel en Enfer. Il faut surveiller sa langue car le Prophète nous a indiqué que l’organe par lequel l’être humain commet le plus de péché c’est sa langue. Dans un Hadîth, il a dit : ce qui signifie : « Celui qui se tait est sauvé. »
La prière
بِسْمِ اللهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ
Je commence par le nom de Allah Ar-Rahman Ar-Rahim
Premier chapitre
Les conditions de la prière
Une condition de validité : c’est quelque chose qui est nécessaire à la validité d’un acte mais qui n’en fait pas partie. Ainsi, la prière n’est pas valable pour quelqu’un qui a délaissé l’une des conditions de validité de la prière, comme le woudou‘ par exemple. Le woudou‘ ne fait pas partie de la prière mais sans lui la prière n’est pas valable.
Les conditions d’obligation de la prière sont au nombre de quatre :
1/ L’Islam : pour le mécréant d’origine, la prière ne constitue pas un devoir que l’on exige de lui dans le bas monde. Mais elle est pour lui un devoir dont l’abandon sera une cause de châtiment dans l’au-delà. Tout comme il sera châtié pour avoir délaissé le jeûne, fait la fornication ou bu de l’alcool. En effet les mécréants seront interrogés sur les différents points de la Loi de l’Islam.
2/ La puberté : la prière n’est pas un devoir pour le jeune garçon ou la jeune fille qui n’a pas atteint la puberté. Mais c’est un devoir pour le tuteur d’un garçon ou d’une fille moumayyiz –qui a atteint l’âge de distinction– de leur ordonner d’accomplir la prière à partir de l’âge de sept ans lunaires et de les corriger s’ils la délaissent alors qu’ils ont atteint l’âge de dix ans lunaires. Il s’agit ici de l’année lunaire et non de l’année solaire. Toutefois, ce n’est pas un devoir pour les enfants de rattraper ce qu’ils ont manqué comme prières lorsqu’ils deviennent pubères.
3/ La raison : la prière n’est donc pas un devoir pour le fou et ce n’est pas un devoir pour lui de la rattraper.
4/ La pureté des menstrues et des lochies : la prière n’est pas un devoir pour les femmes qui ont leurs menstrues et les femmes qui ont leurs lochies. Elles n’ont pas le devoir de les rattraper.
Les conditions de validité de la prière sont :
1/ L’Islam : la prière n’est donc pas valable de la part d’un mécréant d’origine. De même, la prière n’est pas valable non plus de la part d’un apostat qui est sorti de l’Islam en chutant dans la mécréance, qu’il ait insulté Allah, le Prophète ou le Qour’an ou qu’il ait fait autre chose encore, la prière ne sera valable de sa part qu’après son retour à l’Islam par la prononciation des deux témoignages.
2/ La raison : la prière n’est pas valable de la part d’un fou. Le fou n’est pas responsable.
3/ La distinction : la prière n’est pas valable de la part d’un enfant qui n’a pas atteint l’âge de distinction. Donc, on ne dit pas à un enfant qui n’a pas atteint l’âge de distinction : « accomplis la prière » mais on lui dit : « regarde comment on fait la prière ». L’enfant a atteint l’âge de distinction lorsqu’il comprend quand on lui parle et sait répondre.
4/ Faire face à la qiblah : à savoir faire face à la Ka^bah, c’est-à-dire à son volume ou au prolongement de son volume jusqu’au septième ciel ou jusqu’à la septième terre. De sorte que si on oriente une partie de son corps face à la Ka^bah et qu’une autre partie ne lui fait pas face, cela ne suffit pas. Ce qui est visé par « la Ka^bah », c’est l’édifice qui existe actuellement et qui existait à l’époque du Messager r. Il a dit lorsqu’il a prié face à elle :
(( هذه القبلة ))
ce qui signifie : « Voici la qiblah » [rapporté par accord de tous]. Ce qui est visé par « faire face », c’est d’orienter son buste lors des positions debout et assise et l’ensemble de son corps lors de l’inclination et de la prosternation.
5/ Le commencement du temps de la prière : s’assurer du commencement du temps de la prière fait partie des conditions de validité de la prière. On acquiert cette certitude en observant par exemple le début de la redescente du soleil après le zénith : on peut observer l’augmentation de la longueur d’une ombre par rapport à ce qu’elle était lorsque le soleil était au milieu du ciel ou observer le changement d‘orientation de l’ombre vers l’est après que le soleil a été au milieu du ciel. On peut aussi obtenir cette intime conviction en évaluant la durée d’un acte répétitif et régulier dans le temps (wird). Il n’est donc pas suffisant de se lever pour la prière et de l’entamer sur la base d’une simple impression. Bien plus, cette prière n’est pas valable même si elle a coïncidé avec le temps de cette prière. Combien de gens accomplissent la prière en pareille situation ! Pourtant ils ne l’ont pas accomplie, selon la Loi de Allah ta^ala. Il convient donc de prêter attention au temps des prières et de s’en soucier. At–Tabaraniyy a rapporté avec une chaîne de transmission sûre et ininterrompue que le Messager de Allah r a dit :
(( إنّ خيار عباد الله الّذين يراعون الشّمس والقمر والأظلّة لذكر الله ))
ce qui signifie : « Certes, les meilleurs des esclaves de Allah sont ceux qui tiennent compte du soleil, de la lune et des ombres pour l’accomplissement de la prière » [rapporté par At–Tabaraniyy]. Dans ce hadith,il y a une preuve que la lune intervient dans la détermination du temps des prières. En effet, il a été confirmé dans le hadith rapporté par At-Tirmidhiyyque le Prophète r avait accompli la prière de al-^icha‘ lorsque le croissant de la troisième nuit du mois lunaire avait disparu.
6/ La connaissance du caractère obligatoire de cette prière : c’est-à-dire de croire que la prière qu’on est en train d’accomplir est une obligation. Si quelqu’un hésite ou croit que c’est un acte surérogatoire qui n’est pas obligatoire, sa prière n’est pas réalisée jusqu’à ce qu’il sache qu’elle est une obligation, c’est alors qu’elle sera valide de sa part.
7/ Ne pas croire qu’une de ses obligations est simplement recommandée, c’est-à-dire qu’il est une condition de validité de la prière de ne pas croire qu’un des actes obligatoires de la prière est simplement recommandé et n’est donc pas un devoir, comme l’inclination, la prosternation, la récitation de la Fatihah ou un autre acte qui fait partie des actes obligatoires unanimement reconnus comme tels. Ceci vaut dans l’école de jurisprudence des chafi^iyy. Si quelqu’un croit que la récitation de la Fatihah n’est pas un devoir, sa prière n’est pas valable selon eux. Toutefois, si on croit que tous les gestes et toutes les paroles de la prière sont obligatoires, la prière est valable. Celui qui croit que certains de ses gestes sont obligatoires et d’autres recommandés sans viser qu’une obligation particulière est simplement recommandée, sa prière est valable, qu’il fasse partie du commun des musulmans ou non.
8/ Couvrir la zone de pudeur : même si on est dans l’obscurité et seul, par respect envers Allah ta^ala. La couverture de la zone de pudeur est réalisée avec ce qui cache la couleur de la peau, des poils et des cheveux. Ce qui ne cache pas la couleur n’est pas suffisant. C’est une condition que la zone de pudeur soit couverte par en haut et par les côtés mais ce n’est pas une condition qu’elle le soit par en bas. Par conséquent, si quelqu’un accomplit la prière sur un endroit surélevé et que sa zone de pudeur est visible – sa cuisse par exemple – pour quelqu’un qui la regarderait d’en bas, sans qu’elle soit visible d’en haut ni de côté, sa prière reste valable.
* dans la prière comme en-dehors de la prière, la zone de pudeur de la femme libre concerne tout son corps sauf le visage et les mains. Ainsi, le visage de la femme ne fait pas partie de sa zone de pudeur. Il en est de même pour ses deux mains, selon l’Unanimité des imams moujtahid. Il n’est donc pas un devoir pour la femme libre de se couvrir le visage à l’extérieur, ni lorsqu’elle est en présence d’hommes ‘ajnabiyy –qui ne font pas partie de ses mahram–.
* la zone de pudeur de l’homme est la zone comprise entre le nombril et les genoux. Le nombril et les genoux eux-mêmes ne font pas partie de la zone de pudeur, c’est ce qui est compris entre eux qui constitue la zone de pudeur. Ceci est le jugement dans l’école de jurisprudence de Ach-Chafi^iyy, que Allah l’agrée. Ainsi, selon lui, la cuisse fait partie de la zone de pudeur et il est un devoir de la couvrir ; c’est ce qui fait le plus preuve de précaution.
9/ La purification du hadath : c’est-à-dire du grand et du petit hadath.
* le petit hadathrend obligatoire le woudou‘ seulement. C’est par exemple le contact peau contre peau avec une femme ‘ajnabiyyah ou l’émission d’urine ou de selles. Celui qui a eu un petit hadath devra faire le woudou‘ pour pouvoir accomplir la prière, porter le Mous–haf ou ce qui est semblable à cela.
* le grand hadathrend obligatoire le ghousl. C’est par exemple l’accouchement ou l’émission de maniyy. Il est donc un devoir pour la femme de faire le ghousl après l’accouchement pour pouvoir accomplir la prière. Il en est de même pour celui qui a émis du maniyy.
10/ La purification de toute najaçah –de toute substance impure selon la Loi de l’Islam– non tolérable :
* sur le corps, même à l’intérieur de la bouche et du nez.
* sur les vêtements : si une najaçah non tolérable, comme l’urine, atteint le vêtement, la prière n’est donc pas valable en sa présence.
* sur l’endroit qui est en contact avec le corps : c’est-à-dire ce qui est touché par le corps. Ainsi, la simple proximité d’une najaçah, sans contact, n’est pas préjudiciable, même si la poitrine est à proximité d’une najaçah. On a appris ainsi que si quelqu’un accomplit la prière quelque part et qu’une najaçah se trouve à proximité de lui mais ne touche ni son vêtement, ni son corps, ni une chose qu’il porte sur lui comme une cape, sa prière est valable.
Il est aussi une condition qu’on ne porte pas sur soi de najaçah, comme par exemple une bouteille contenant une najaçah dans sa poche.
Deuxième chapitre
Les choses qui annulent la prière
Sache qu’il est un devoir pour la personne responsable d’apprendre les choses qui annulent la prière et qui la rompent afin de les éviter. Il n’est donc pas suffisant de faire l’apparence des actes comme c’est le cas de nos jours si l’on considère la situation d’un bon nombre de gens qui ne tiennent compte en effet que de l’apparence des actes. Ainsi, il arrive que l’un d’eux aille au pèlerinage sans avoir appris les lois du pèlerinage et se satisfasse de suivre les autres dans leurs actes, ou encore qu’il fasse l’apparence de la prière sans en avoir appris les piliers. Ceux-là sont concernés par le hadithdu Messager de Allah r :
(( ربّ قائم ليس له من قيامه إلاّ السّهر، وربّ صائم ليس له من صيامه إلاّ الجوع والعطش ))
qui signifie : « Combien de gens croient faire des prières de nuit et ne recueillent rien d’autre que la veille et combien de gens croient faire un jeûne et ne recueillent rien d’autre que la faim et la soif » [rapporté par Ibnou Hibban].
La prière est annulée par les choses suivantes :
1/ La parole, à savoir ce qui fait partie du langage des gens, si elle est dite sciemment –tout en se rappelant que l’on est en train d’accomplir la prière– et sans que cela soit hors de sa volonté –c’est-à-dire sans que l’on soit capable de ne pas la prononcer–, et ceci même si ce qui est prononcé est constitué de deux lettres qui n’ont pas de sens. Ainsi, si l’on dit (‘Ah), la prière est annulée, comme cela a été mentionné par les savants spécialistes de la jurisprudence qu’ils soient chafi^iyy ou autres. Leur jugement est une preuve que (‘Ah) n’est pas un nom de Allah. De même, la prière est annulée par une lettre prolongée, comme si l’on dit : (A) ou (I) ou (Ou). Elle devient en effet deux lettres à cause de cette prolongation. Dans l’école chafi^iyy, il y a pourtant un avis disant que la simple lettre n’annule pas la prière si elle est prolongée, comme par exemple en disant (A). De même, la prière est annulée en prononçant une lettre ayant une signification, comme en disant قِ(qi) ou ع(^i) ou ف(fi), car ces trois lettres en arabe ont chacune un sens compréhensible. (Qi) signifie « protège ! » à l’impératif (^i) signifie « prends conscience ! » à l’impératif et (fi) signifie « sois loyal ! » à l’impératif. Ces choses-là et les choses similaires annulent la prière si elles sont dites sciemment en se rappelant que l’on est en train d’accomplir la prière et en sachant que cela est illicite. Quant à celui qui ignorait l’interdiction de la parole pendant la prière parce qu’il fait partie des gens récemment entrés en Islam ou qu’il est né dans un pays éloigné de ceux qui connaissent les jugements de la Loi de l’Islam, sa prière n’est pas annulée.
Quant à celui qui a oublié qu’il était en train d’accomplir la prière, s’il a peu parlé, c’est-à-dire six phrases selon l’usage courant ou moins, sa prière n’est pas annulée par sa parole. C’est le cas par exemple, si l’on a dit : va au marché, achète-moi du pain, ramène-le-moi puis mets-le à tel endroit.
Pour le raclement de gorge, le rire, le pleur, le gémissement et le souffle, il y a deux cas :
a) S’il y apparaît deux lettres ou plus, la prière est annulée.
b) S’il n’y apparaît pas du tout de lettres, la prière n’est pas annulée.
Il y a cependant un avis selon lequel le raclement de gorge n’annule pas la prière, même s’il y apparaît deux lettres.
Par la précision « ce qui fait partie du langage des gens », on exclut l’évocation de Allah ta^ala (adh-dhikr) qui n’annule donc pas la prière. C’est par exemple le cas lorsqu’on dit, si on voit le chaytan faire une attaque : (‘a^oudhou bi l-Lahi minka). Ainsi, Iblis est venu au Messager r avec une torche en flamme à la main en voulant la jeter sur lui. Le Prophète r a dit :
(( أعوذ بالله منك ))
ce qui signifie : « Je recherche par Allah la protection contre toi ». Allah l’a donc aidé et lui a accordé de le vaincre au point qu’il s’apprêtait à l’attacher à un pilier de la mosquée pour que les gens le voient au matin, mais il s’est rappelé l’invocation de Soulayman le fils de Dawoud, ^alayhima s-salam :
] وهب لي ملكا لا ينبغي لأحد من بعدي [
ce qui signifie : « Accorde-moi une souveraineté que Tu n’accorderas à personne d’autre après moi » [sourat Sad / 36], il a donc abandonné ce qu’il allait faire.
2/ Faire trois mouvements successifs, que ce soit avec trois membres, en faisant par exemple un mouvement avec les deux mains et la tête, successivement ou en même temps, ou bien trois pas, ceci valant selon certains chafi^iyy. D’autres ont dit : les mouvements qui annulent la prière concernent ce qui dure le temps d’accomplir une rak^ah –une séquence rituelle–. Il est permis d’agir conformément à cet avis-là. Il est en effet plus en accord avec les hadithdans lesquels il a été rapporté une information qui laisse penser que le Prophète r a fait dans sa prière plus de trois mouvements, comme par exemple le hadithdans lequel il a ouvert r à ^A‘ichah, que Allah l’agrée, une porte close se trouvant vers la qiblah et poursuivi ensuite sa prière. Ce hadithest sahih ; il a été rapporté par l’imam ‘Ahmad dans son Mousnad d’après ^A‘ichah. Ce qui apparaît de son geste r, c’est qu’il a fait plus de trois mouvements successifs et il est très peu probable qu’il n’ait fait que deux mouvements.
3/ Le mouvement excessif : par exemple un grand saut. La prière est également annulée par un seul mouvement, même s’il n’est pas excessif, s’il est fait pour jouer. La prière n’est pas annulée par le mouvement des doigts, la paume restant au repos, même si ce sont de nombreux mouvements. De même, les mouvements de paupière, de langue ou d’oreille, l’ouverture ou la fermeture d’un bouton, même s’ils sont nombreux n’annulent pas la prière, tant que la paume reste au repos, si ce n’est pas fait pour jouer.
4/ L’ajout d’un pilier gestuel : par exemple dans le cas où l’on ajoute une inclination ou une prosternation délibérément.
5/ Le fait de manger ou de boire sauf si on a oublié. En effet, dans ce cas si on mange ou si on boit peu, cela n’annule pas la prière.
6/ L’intention d’interrompre la prière : si on fait l’intention dans le cœur d’interrompre la prière immédiatement, elle est annulée. De même, si on a l’intention de l’interrompre après l’écoulement d’une rak^ah par exemple, la prière est annulée.
* Elle est aussi annulée si on fait dépendre l’interruption de la prière de quelque chose, comme par exemple en se disant : « si telle chose arrive, j’interromps ma prière », elle est immédiatement annulée.
* De même, la prière est annulée par l’hésitation à l’interrompre, comme par exemple en se disant : « je l’interromps ou je la poursuis ? » ; elle est alors annulée.
7/ Par le dépassement d’un pilier en ayant le doute au sujet de l’intention de l’entrée en rituel (at-taharroum) ou bien si la période de doute s’est prolongée. C’est-à-dire que la prière est annulée si quelqu’un doute au sujet de l’intention de la prière –est-ce qu’il a fait l’intention lors de l’entrée en rituel ou pas, ou bien est-ce qu’il a fait l’intention pour le dhouhr ou pour le ^asr–. Cela veut dire que la prière est annulée si ce doute se prolonge et dure jusqu’à ce qu’un pilier se termine alors qu’on est encore dans le doute. C’est le cas par exemple si on a récité la Fatihah et qu’on est resté dans le doute, la prière est annulée ; ou si on a douté à ce sujet et qu’on a fait l’inclination en étant toujours dans le doute, ici aussi la prière est annulée. De même, elle est annulée si la période du doute se prolonge, même si on n’a pas atteint la fin d’un pilier. Quant à celui à qui le souvenir revient avant d’avoir atteint la fin d’un pilier et que la période du doute ne s’est pas prolongée, sa prière n’est pas annulée. Cela arrive quand on a douté puis que le doute a été dissipé rapidement.
Troisième chapitre
Les conditions d’agrément de la prière
On a cité dans le premier chapitre les conditions pour que la prière soit une obligation et ses conditions de validité –les conditions sans lesquelles la prière n’est pas valable–. Les conditions qu’on va citer dans ce chapitre sont les conditions pour obtenir la récompense. Si elles ne sont pas remplies, la prière reste valable mais elle est sans récompense. Ce sont les conditions suivantes :
1/ La sincérité pour Allah ta^ala (al-‘ikhlas) : c’est-à-dire que l’esclave de Allah doit viser par sa prière l’obéissance à l’ordre de Allah et non l’éloge et l’estime des gens. De sorte que si quelqu’un a pour objectif que les gens fassent son éloge ou s’il a pour objectif, outre la recherche des récompenses, que les gens pensent du bien de lui, il n’aura pas de récompense et il se sera chargé d’un péché car il aura accompli la prière avec l’insincérité (ar-riya‘), c’est-à-dire pour que les gens fassent son éloge.
2/ Que sa nourriture, ses vêtements soient licites (halal) : si sa nourriture ou ses vêtements proviennent d’une source illicite, il n’aura pas de récompense dans sa prière : cependant elle reste valable, c’est-à-dire suffisante pour l’en décharger. De sorte que si quelqu’un consomme une nourriture ou une boisson illicite puis accomplit la prière immédiatement après, avant que ce qu’il a consommé soit digéré, dans ce cas, il n’a pas de récompense dans sa prière qui reste tout de même valable.
3/ Que son lieu de prière soit licite (halal) : celui qui accomplit la prière dans un endroit usurpé à son propriétaire n’aura pas de récompense dans sa prière. Il en est de même s’il entre dans la maison de quelqu’un sans son accord et y accomplit la prière.
4/ Qu’il ressente dans son cœur le khouchou^ envers Allah, ne serait-ce qu’un instant : ainsi, celui qui n’a pas ressenti dans son cœur l’humilité envers Allah, ne serait-ce qu’un instant dans sa prière en ressortira sans récompense. Allah ta^ala dit :
] قد أفلح المؤمنون الذين هم في صلاتـهم خاشعون [
ce qui signifie : « Les croyants ont certes gagné, ceux qui sont dans leurs prières dans un état de khouchou^ » [sourat Al-Mou’minoun / 2-3].
Quatrième chapitre
Les piliers de la prière
Les piliers de la prière sont au nombre de dix-sept :
1/ L’intention : c’est un acte du cœur. Ce n’est pas un devoir de la prononcer par la langue. Ainsi, si l’on n’a pas dit par sa langue : « j’ai l’intention d’accomplir adh–dhouhr » ou « al-^asr » par exemple, mais qu’on a fait face à la qiblah, on a fait le takbir –on a dit (Allahou ‘akbar)– et on a eu lors du takbir cette intention, comme par exemple : « j’ai l’intention d’accomplir l’obligation de adh–dhouhr », la prière est alors valable. Cependant si l’intention est présente dans le cœur avant de faire le takbir mais n’est plus présente lors du takbir, la prière n’est pas valable selon l’Imam Ach-Chafi^iyy car selon lui, l’intention doit avoir lieu en même temps que le takbir. De même, la prière n’est pas valable si on dit par la langue : « j’ai l’intention d’accomplir l’obligation de adh–dhouhr » et qu’on n’a pas cette intention dans le cœur lors du takbir.
Ce qui est nécessaire pour l’intention :
* c’est d’avoir la volonté d’accomplir la prière ;
* de préciser la prière qui a une cause particulière, comme la prière de la Fête (al-^id) ou celle de l’éclipse lunaire, ou bien la prière qui a un temps particulier comme la prière de ad–douha ;
* de faire l’intention d’accomplir une obligation le cas échéant, c’est-à-dire que l’on fait l’intention avec le cœur d’accomplir la prière de adh–dhouhr qui est obligatoire par exemple. Ainsi, si on fait simplement l’intention d’accomplir la prière de adh–dhouhr, sans avoir présent dans le cœur son caractère obligatoire, la prière n’est pas valable chez certains chafi^iyy. D’autres ont dit que la prière est valable sans elle. Il est un devoir d’avoir tout cela présent dans le cœur lors du takbir.
La simultanéité de l’intention avec le takbir n’est pas obligatoire chez l’Imam Malik, que Allah l’agrée. Par conséquent, si on fait l’intention pour cette prière peu avant le takbir, la prière est valable selon lui, c’est-à-dire que si on fait l’intention avec son cœur, puis que l’on prononce la formule du takbir de l’entrée en rituel, la prière est valable.
2/ La formule du takbir de l’entrée en rituel : c’est dire de façon à pouvoir s’entendre soi-même obligatoirement pour l’ensemble de ses lettres : (Allahou ‘akbar). De même pour les autres piliers oraux, il est une condition de les prononcer de manière à pouvoir s’entendre soi-même.
Les piliers oraux sont au nombre de cinq :
a) la formule du takbir de l’entrée en rituel –dire (Allahou ‘akbar)– lors de l’ouverture de la prière.
b) la récitation de la Fatihah.
c) le dernier tachahhoud.
d) l’invocation en faveur du Prophète r lors de la dernière position assise.
e) le salam qui est le dernier pilier de la prière et consiste à dire (as-salamou ^alaykoum).
Remarques relatives à la formulation du takbir de l’entrée en rituel qu’il convient de connaître :
1) il est une condition de ne pas prolonger la syllabe (ba’) du mot (‘akbar) de manière à ce que le terme devienne (‘akbar). Ceci annule la prière, c’est-à-dire que la prière n’est pas engagée par ce mot-là. Ceci est par ailleurs interdit car (‘akbar) dans la langue arabe est le pluriel du mot (kabar) qui signifie « grand tambour ». Si celui qui l’a dit ignorait la signification de ce mot, la prière n’est pas valable. S’il en connaissait la signification et l’a dit délibérément, il est devenu mécréant, que Allah nous en préserve. Alors, que l’on y prenne garde lors de l’appel à la prière (al-‘adhan) également. Certains chafi^iyy et malikiyy ont cité que c’est de la mécréance dans le cas où il y a connaissance de la signification et prononciation délibérée.
2) il est une condition de ne pas prolonger la première lettre (a) du mot (Allah). Par conséquent, si quelqu’un dit : (‘allahou ‘akbar), sa prière n’est pas engagée et c’est interdit car cela signifie l’interrogation. C’est comme s’il avait dit : « est-ce que Allah est plus puissant et sait plus que tout autre ou pas ? »
3) il est une condition de ne pas ajouter de (wa) avant le mot (Allah). De sorte que si l’on dit : (wallahou ‘akbar), la prière n’est pas valable. De même, si on ajoute un (wa) entre le mot (Allah) et le mot (‘akbar), en disant (Allahou wa ‘akbar), la prière n’est pas valable non plus. De même, si on change le (‘a) de (‘akbar) par un (wa), la prière n’est pas valable, comme en disant : (Allahou wakbar).
Information Utile : si le ma’moum –celui qui prie dirigé– a été sujet au waswas à propos de la formulation du takbir de l’entrée en rituel au point qu’il cause une gêne pour les autres ma’moum, c’est interdit. Il en est de même pour celui qui s’assoit à discuter près de quelqu’un qui accomplit la prière. De même, il lui est interdit de réciter à haute voix de sorte qu’il gêne celui qui accomplit la prière à ses côtés.
3/ La position debout dans les prières obligatoires, pour celui qui le peut : c’est-à-dire que le fait de prier debout, dans la prière obligatoire, fait partie des piliers de la prière, même si c’est une prière que l’on fait à la suite d’un vœu (nadhr) ou si c’est une prière funéraire. Il est donc une condition pour sa validité, aussi bien pour le jeune enfant que pour l’adulte, de la faire debout. Il en est de même pour la prière répétée et c’est celle qui est répétée après avoir été accomplie correctement, à cause d’une deuxième assemblée. D’autre part, la condition de la position debout est réalisée en prenant appui sur ses deux pieds et en tenant sa colonne vertébrale verticale. Il n’est pas un devoir de tenir le cou vertical ; il est plutôt recommandé de pencher légèrement la tête en avant. Celui qui ne peut se tenir debout qu’à l’aide d’un bâton doit en utiliser un.
Si l’on est incapable de se tenir debout par soi-même ou en se faisant aider, c’est-à-dire que cela entraîne une grande difficulté, insupportable habituellement, la prière est valable assis. Si l’on est incapable de se tenir assis, il est un devoir d’accomplir la prière obligatoire allongé sur le côté, le droit ou le gauche. Toutefois, il est préférable de se mettre prioritairement sur le côté droit. Mais, si l’on en est incapable, on se met sur le côté gauche. Si l’on n’a pas pu faire la prière sur un côté, il est un devoir de la faire couché sur le dos et de relever la tête, de façon obligatoire, même un peu, pour orienter sa tête vers la qiblah. Si l’on ne peut pas relever la tête, on se limite à orienter la plante des pieds vers la qiblah. Si l’on est incapable de faire tout cela, par exemple si l’on ne peut que se tenir couché face au sol, on fait la prière dans cette position et on lève la tête si on le peut. Sinon, on fait la prière avec ses paupières, c’est-à-dire qu’on bouge ses paupières avec l’intention de faire l’inclination, puis on les bouge avec l’intention de faire la prosternation en les abaissant de façon plus marquée pour la prosternation. Si l’on est incapable de tout cela, on fait les piliers gestuels par le cœur. Quant aux piliers oraux, on les récite avec la langue. Si sa langue est immobilisée aussi, on les fait avec le cœur.
Celui qui accomplit la prière assis fait son inclination de manière à avancer sa tête au niveau de ce qui est en avant de ses genoux. La meilleure façon est de l’avancer au niveau de l’endroit de sa prosternation. Il est recommandé, après l’entrée en rituel (taharroum), c’est-à-dire après la formulation du takbir de l’entrée en rituel, de mettre les mains sous la poitrine et au-dessus du nombril.
4/ La récitation de la Fatihah : selon sa parole r :
(( لا صلاة لمن لم يقرأ بفاتحة الكتاب ))
qui signifie : « Il n’y a pas de prière pour celui qui n’a pas récité la Fatihah ». Elle est de sept ‘ayah –sept versets– et la basmalah –[ بِسْمِ اللّهِ الرَّحمنِ الرَّحِيم ] (bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim)– en fait partie. La récitation de la Fatihah n’est donc pas valable sans la basmalah. Il est aussi un devoir de réciter ses quatorze lettres doublées. Si l’on délaisse ne serait-ce que l’une d’elles, la récitation de la Fatihah n’est pas valable, comme par exemple si l’on dit : [إيّاك ] (‘iyyaka) [sourat Al-Fatihah / 5] sans doubler le (ya‘). Il est un devoir de réciter les ‘ayah sans interruption. Si on délaisse cette condition, en faisant par exemple un long silence durant la récitation, il est alors un devoir de revenir au début de la Fatihah. L’interruption n’est pas préjudiciable si l’on est gagné par l’éternuement, la toux, le bâillement ou ce qui est semblable, même si cela se prolonge. De même, il n’est pas nuisible que le ma’moum dise (‘amin) après la récitation de son imam ; la récitation de la Fatihah n’est pas interrompue par cette parole. Il est aussi un devoir d’articuler les lettres sur leurs points de prononciation. Celui qui délaisse cette condition par manquement, comme s’il change le (dhal) en (zay) ou le (sad) en (sin) ou le (ta‘) en (ta‘), sa récitation n’est pas valable.
5/ L’inclination (ar-roukou^) : elle a lieu en se courbant jusqu’à ce que les paumes des mains puissent atteindre les genoux. Les paumes constituent le plat des mains, doigts non compris. Il est une condition que l’inclination soit réalisée sans flexion des genoux. La meilleure manière de réaliser la position de l’inclination, c’est de se tenir le dos et le cou tendus, comme une planche, en tendant les jambes et les cuisses et en prenant les genoux avec les deux paumes, en écartant les genoux et les pieds d’un empan et en écartant moyennement les doigts. Ceci concerne l’homme. Quant à la femme, il lui est recommandé de rapprocher les pieds. De plus, pour que la manière d’accomplir l’inclination soit complète, on dit : (soubhana Rabbiya l-^Adhim) ce qui signifie : « Mon Seigneur Qui est vénéré est exempt de toute imperfection » trois fois.
6/ La quiétude (at–touma’ninah) dans ce pilier le temps de pouvoir dire (soubhana l-Lah) : il s’agit de l’immobilisation simultanée de tous les os à leurs places en une seule fois, c’est-à-dire immobiliser les membres simultanément.
7/ Le redressement (al-i^tidal) qui consiste à se relever en position droite après l’inclination : c’est le retour de celui qui était en inclination à la position antérieure à l’inclination, qu’il prie debout ou autrement. Ceci est réalisé en se relevant en position debout si l’on faisait la prière debout et en se remettant assis si l’on faisait la prière assis.
8/ La quiétude dans ce pilier.
9/ La prosternation (as-soujoud) par deux fois : en posant le front découvert, tout entier ou en partie sur l’emplacement de sa prière, en posant aussi une partie des genoux, une partie du plat des mains et du dessous des orteils et ceci, conformément à sa parole r :
(( أُمرتُ أن أَسجُدَ عَلَى سَبْعَةِ أعظُمٍ : الجَبْهَةُ واليَدَيْنِ والرُّكبَتَيْن وأَطْرافِ القَدَمَيْنِ ))
qui signifie : « J’ai reçu l’ordre de me prosterner sur sept os : le front, les deux mains, les deux genoux et les extrémités des pieds ».
Parmi ses conditions :
a) appuyer le front de sorte qu’une cotonnade serait tassée si l’on se prosternait dessus et que les traces du tassement apparaîtraient sur la main.
b) abaisser la tête de sorte que la partie inférieure du corps soit plus élevée que la partie supérieure.
10/ La quiétude dans la prosternation.
11/ La position assise entre les deux prosternations.
12/ La quiétude dans la position assise entre les deux prosternations.
13/ La dernière position assise : pour le dernier tachahhoud et ce qui vient après le tachahhoud c’est-à-dire l’invocation en faveur du Prophète r (as–salatou ^ala n-Nabiyy) puis le salam –le salut rituel–.
14/ Le dernier tachahhoud : et il y a un minimum et une forme complète. Le minimum du tachahhoud, sans lequel la prière n’est pas valable est le suivant :
التَّحِيَّاتُ لِلّهِ سَلاَمٌ عَلَيْكَ أَيُّهَا النَّبِيُّ وَرَحْمَةُ اللهِ وَبَرَكَاتُهُ
سَلاَمٌ عَلَيْنَا وَعَلَى عِبَادِ اللهِ الصَّالِحِينَ
أَشْهَدُ أَن لاَ إِلهَ إِلاَّ اللهُ وَأَنَّ مُحَمَّداً رَسُولُ الله
(at-tahiyyatou lil-Lah, salamoun ^alayka ‘ayyouha n-Nabiyyou wa rahmatou l-Lahi wa barakatouh, salamoun ^alayna wa ^ala ^ibadi l-Lahi s–salihin, ‘ach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘il-la l-Lah wa ‘anna Mouhammadan-raçoulou l-Lah).
Quant au tachahhoud complet, c’est :
التَّحِيَّاتُ المُبَارَكَاتُ الصَّلَوَاتُ الطَّيِّبَاتُ لِلّه
السَّلاَمُ عَلَيْكَ أَيُّهَا النَّبِيُّ وَرَحْمَةُ اللهِ وَبَرَكَاتُهُ
السَّلاَمُ عَلَيْنَا وَعَلَى عِبَادِ اللهِ الصَّالِحِينَ
أَشْهَدُ أَن لاَ إِلهَ إِلاَّ اللهُ وَأَشْهَدُ أَنَّ مُحَمَّداً رَسُولُ الله
(at-tahiyyatou l-moubarakatou s–salawatou t–tayyibatou lil-Lah, as-salamou ^alayka ‘ayyouha n-Nabiyyou wa rahmatou l-Lahi wa barakatouh, as-salamou ^alayna wa ^ala ^ibadi l-Lahi s–salihin, ‘ach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘il-la l-Lah wa ‘ach-hadou ‘anna Mouhammadan-raçoulou l-Lah) ce qui signifie : « Les salutations, les œuvres qui prospèrent dans le bien, les prières et les œuvres méritoires appartiennent à Allah, que le salut de tout mal te soit accordé, ô Prophète, ainsi que la miséricorde de Allah et Ses bénédictions, que le salut nous soit accordé, ainsi qu’aux esclaves de Allah vertueux, je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah et je témoigne que Mouhammad est le messager de Allah ».
Avertissement : Il s’est propagé chez certaines personnes que lorsque le Prophète r est arrivé au cours de son ascension à l’endroit où il a entendu la parole de Allah tabaraka wa ta^ala, il aurait dit : (at-tahiyyatou lil-Lah) et Allah aurait dit : (as-salamou ^alayka ‘ayyouha n-Nabiyyou wa rahmatou l-Lah). Cela n’est pas vrai car cette forme du tachahhoud n’a pas été rendue obligatoire cette nuit-là. Toutefois, certains menteurs rapportent cette histoire qui a connu une grande propagation, bien qu’elle soit attribuée mensongèrement à Allah et à Son Messager. Il est donc un devoir de l’expliquer aux gens.
15/ L’invocation en faveur du Prophète r (as–salatou ^ala n-Nabiyy) dont le minimum est :
اللَّهُمَّ صَلِّ عَلَى مُحَمَّد (Allahoumma salli ^ala Mouhammad)
ce qui signifie : « ô Allah, honore et élève davantage en degré Mouhammad r ».
16/ Le salam dont le minimum est de dire :
السَّلاَمُ عَلَيْكُم (as-salamou ^alaykoum)
Parmi ses conditions, on prononce l’article défini « ال » (as-), ainsi, il ne suffit pas de dire (salamoun ^alaykoum).
Quant au salam complet, il est réalisé en ajoutant wa rahmatou l-Lah. D’autres ont choisi d’ajouter wa barakatouh. Cela a été rapporté dans les Sounan de Abou Dawoud dans le premier salam.
17/ L’ordre : c’est-à-dire effectuer les piliers dans l’ordre, comme ils viennent d’être cités. Si on fait exprès d’abandonner l’ordre, comme par exemple si on se prosterne avant de faire l’inclination, la prière est annulée selon l’Unanimité en raison du manque de sérieux. Cela concerne celui qui abandonne l’ordre sciemment. Si on le fait par distraction, alors qu’on revienne au pilier omis pour l’accomplir, sauf si on se trouve dans le pilier correspondant de la rak^ah suivante ou plus avancé encore, la rak^ah du pilier omis est complétée par ce pilier et on ne prend pas en compte ce qui a été fait par distraction après le pilier omis jusqu’au pilier correspondant de la rak^ah suivante. Si quelqu’un a abandonné l’ordre par distraction puis s’est rappelé de ce qu’il a omis :
1/ soit il s’en rappelle avant d’avoir atteint le pilier correspondant de la rak^ah suivante ;
2/ soit il s’en rappelle alors qu’il a atteint le pilier correspondant de la rak^ah suivante ;
3/ soit il s’en rappelle alors qu’il a dépassé le pilier correspondant de la rak^ah suivante.
Le détail à propos de ces jugements est le suivant :
1/ Si on s’en rappelle avant d’avoir atteint le pilier correspondant au pilier omis, ce qu’on aura fait après le pilier omis ne sera pas pris en compte parce que cela n’a pas été fait à sa place. De sorte qu’on doit revenir immédiatement au pilier omis pour conserver l’ordre. Par exemple dans le cas où on était dans la première rak^ah, on a oublié l’inclination et on s’est prosterné directement après avoir fini la récitation de la Fatihah, puis on s’est rappelé dans la prosternation qu’on a délaissé l’inclination, on se relève alors immédiatement et obligatoirement en position debout. Il n’est pas suffisant de se relever en position d’inclination. Puis, on accomplit l’inclination et on poursuit la prière.
2/ Si on s’en rappelle alors qu’on a déjà atteint le pilier correspondant au pilier omis dans la rak^ah suivante, ce qu’on est en train de faire complète la rak^ah et on ne prend pas en compte ce qui a été fait entre le pilier omis et ce qu’on est en train de faire. Par exemple, dans le cas où on a oublié l’inclination de la première rak^ah, puis on s’en est rappelé dans l’inclination de la deuxième rak^ah, on reste dans cette inclination en considérant que c’est la première rak^ah et on poursuit la prière.
3/ Si on s’en rappelle alors qu’on a dépassé le pilier correspondant au pilier omis, la rak^ah a été complétée par ce qu’on vient de faire et on ne prend pas en compte ce qui a été fait entre les deux. Par exemple, dans le cas où on a oublié l’inclination de la première rak^ah, puis on s’est rappelé dans la prosternation de la troisième rak^ah qu’on avait oublié l’inclination de la première rak^ah, on reste dans cette prosternation et on poursuit la prière, en considérant que cette rak^ah est la deuxième, car ce qui a été fait après le pilier omis jusqu’au pilier correspondant suivant n’est pas pris en compte. Par conséquent, ce qui a été fait entre l’inclination omise de la première rak^ah et l’inclination de la deuxième rak^ah n’est pas pris en compte.
Ce jugement concerne celui qui n’est pas ma’moum ; le ma’moum accomplit une rak^ah après le salam de son imam.
Remarque importante : le fait de douter dans cette question est considéré comme le fait de se rappeler. De sorte que si on s’incline puis on doute d’avoir récité la Fatihah ou pas, ou bien si on se prosterne puis on doute de s’être incliné et remis debout ou pas, on doit immédiatement se relever en position debout et il n’est pas suffisant de se relever en position d’inclination. Quant à celui qui est encore debout et doute d’avoir récité la Fatihah ou non dans cette même rak^ah, il ne lui est pas un devoir de la réciter immédiatement car il n’a pas encore quitté la position propre à cette récitation.
Remarque pour l’explication des termes de la prière :
(Allahou ‘akbar) : signifie Allah est plus puissant et sait plus que tout autre et non pas qu’Il est plus grand par les dimensions car Allah est exempt des dimensions. Il est valable de l’expliquer par l’expression (kabir) car la parole (Allahou ‘akbar) est synonyme de (Allahou kabir).
(soubhana l-Lah) : signifie que Allah est exempt de toute imperfection et de tout défaut, tels que l’incapacité, la faiblesse, l’ignorance, la peur, le changement, la position assise, l’établissement et ce qui est de cet ordre des caractéristiques des humains.
(soubhana Rabbiya l-‘A^la) : c’est-à-dire Mon Seigneur Qui domine par Sa toute puissance toute la création et Qui est exempt de toute imperfection ; cette expression ne veut pas dire qu’Il est plus élevé en terme de localisation, d’endroit ou d’élévation par la distance.
Les actes et paroles recommandées de la prière
Les choses recommandées de la prière avant de l’entamer sont au nombres de deux : L’appel à la prière (Al-‘adhan) et l’annonce de la prière (Al-‘iqamah). Quant à celles après avoir entamé la prière, pour certaines on accomplit les prosternations d’oubli (soujoudou s-sahw) et elles sont au nombres de deux : le premier tachahhoud et al-qounout dans la prière du Soubh et dans la prière du Witr dans la deuxième quinzaine du mois de Ramadan.
Quant aux choses recommandées pour lesquelles on n’accomplit pas de prosternations d’oubli si on les délaisse, elles sont nombreuses. Parmi cela, il y a :
Lever les mains lors de la formulation du takbir de l’entrée en rituel ainsi que pour l’inclination et pour le redressement de l’inclination.
poser la main droite sur la main gauche, sous la poitrine et au-dessus du nombril
Ecarter entre les pieds d’un empan.
L’invocation du tawajjouh : (wajjahtou wajhiya lil-ladhi fatara s-samawati wa l-‘arda hanifan mousliman wa ma ‘ana mina l-mouchrikin ; ‘inna salati wa nouçouki wa mahyaya wa mamati lil-Lahi rabbi l-^alamin ; la charika lahou wa bidhalika ‘oumirtou wa ‘ana mina l-mouslimin) ce qui signifie : « Je recherche l’agrément de Celui Qui a créé les cieux et la terre, éloigné de toute religion autre que l’Islam, musulman, je ne suis pas au nombre des associateurs. Certes, ma prière, mes actes d’adoration, ma vie et ma mort appartiennent à Allah le Seigneur des mondes. Il n’a pas d’associé. J’ai eu l’ordre d’agir de la sorte et je suis au nombre des musulmans ».
Faire at-ta^awwoudh (rechercher la protection de Allah contre le chaytan maudit) et c’est recommandé dans chaque rak^ah.
Dire (‘amin) à la suite de la récitation de la Fatihah.
La récitation à voix basse dans son contexte et la récitation à voix haute dans son contexte. Quant à la femme, elle baisse la voix en présence d’hommes ‘ajnabiyy et ce comme acte recommandé.
La récitation d’une sourah après la Fatihah. La base de la sounnah est réalisée avec la récitation d’une ‘ayah. Il est préférable de réciter une sourah complète. Cette récitation n’est pas recommandée dans la troisième rak^ah du maghrib ou autre, ni dans la quatrième de la prière à quatre rak^ah.
Dire (Allahou ‘akbar) lors du relèvement et lors de la descente.
Dire avec le commencement du redressement de l’inclination : (sami^a l-Lahou liman hamidah) ce qui signifie : « Allah exauce celui qui Lui fait les louanges » et la parole: (Rabbana laka l-hamd) ce qui signifie : « Notre Seigneur, à Toi la louange » lorsqu’on s’est redressé.
Le tasbih dans l’inclination et dans la prosternation.
Que l’homme décolle ses coudes de ses côtes et éloigne son ventre de ses cuisses. Quant à la femme, elle regroupe son corps.
Faire une petite pause en position assise après la deuxième prosternation dans chaque rak^ah suite à laquelle on se relève de sorte qu’elle ne soit pas suivie d’un tachahhoud.
Al-iftirach dans toutes les positions assises. C’est le fait de s’asseoir sur la cheville du pied droit en posant les extrémités du dessous des orteils du pied gauche en contact du sol.
At-tawarrouk dans la dernière position assise: c’est semblable à l’iftirach dans sa forme sauf qu’on fait dépasser le pied gauche du côté droit et qu’on pose au sol la hanche gauche.
Poser les mains sur les cuisses dans la position assise en dépliant la main gauche et en repliant la main droite sauf l’index : on le relève lorsqu’on dit : (‘il-la l-Lah) dans le tachahhoud pour indiquer la croyance en l’unicité de Allah.
De se tourner vers la droite pour le premier salam et vers la gauche pour le deuxième.
Le deuxième salam.
La prière en assemblée (al-jama^ah)
La prière en assemblée pour les cinq prières est une obligation communautaire (fardou kifayah) pour :
1/ les personnes de sexe masculin et libres ; elle n’est donc pas un devoir pour les femmes car ce qui est requis d’elles, c’est le surcroît de discrétion..
2/ pubères ; elle n’est pas un devoir pour le jeune enfant, mais il est du devoir de son tuteur d’ordonner à l’enfant qui a atteint l’âge de distinction de faire la prière du vendredi et la prière en assemblée.
3/ sains d’esprits ; elle n’est donc pas un devoir pour le fou.
4/ résidents ; elle n’est donc pas un devoir pour le voyageur. Le voyageur est celui qui a eu l’intention de résider dans la ville moins que quatre jours complets, sans compter ses jours d’arrivée et de départ.
5/ qui n’ont pas d’excuse valable pour s’en abstenir ; elle n’est donc pas un devoir pour ceux qui ont une excuse faisant que la prière en assemblée n’est plus obligatoire pour eux. Ces excuses sont nombreuses.
L’obligation est réalisée en accomplissant la prière en assemblée de façon que l’accomplissement du rite ait un signe manifeste. Ainsi, elle est faite dans la petite ville en un lieu unique et dans la grande ville en plusieurs lieux de sorte que celui qui compte y aller puisse l’atteindre sans difficulté apparente. La prière pour laquelle l’assemblée est la plus requise, c’est celle de as–soubh, puis celle de al-^icha‘, puis celle de al-^asr.
Le ma’moum doit avoir fait l’intention d’être dirigé par l’imam, contrairement à l’imam dont la prière est valable même s’il ne fait pas l’intention d’être imam. Exception faite toutefois pour la prière du vendredi, la prière répétée (al-mou^adah) et la prière rassemblée à cause de la pluie, prières pour lesquelles il doit faire l’intention d’être imam.
Il est un devoir pour toute personne qui prie dirigé par un imam :
1/ de ne pas devancer son imam dans l’emplacement et ce, en considérant ses talons lorsqu’il est debout et son postérieur lorsqu’il est assis. S’il le devance, sa prière est annulée.
2/ de ne pas devancer son imam dans la formulation de la takbirah de l’entrée en rituel. Bien plus, la simultanéité dans l’entrée en rituel invalide la prière. Il est donc un devoir pour le ma’moum de reporter toute la formulation du takbir après la formulation du takbir de l’entrée en rituel de l’imam, en raison de sa parole r :
(( إنّما جعل الإمام ليؤتمّ به فإذا كبّر فكبّروا ))
qui signifie : « Certes, l’imam a été placé pour qu’on le suive. Lorsqu’il a formulé le takbir, alors formulez-le à votre tour » [rapporté par Al-Boukhariyy et Abou Dawoud]. Ce qui est recommandé dans les autres actes que l’entrée en rituel, c’est que le ma’moum débute ses actes après l’imam. La manière la plus complète, c’est que le ma’moum retarde le commencement de son acte après l’acte de l’imam tout entier. Ainsi, il n’entame son mouvement qu’après que l’imam soit arrivé à la position en question. Ceci vaut dans le cas où il sait que s’il accomplit le geste, il rejoindra l’imam dans la position visée par le déplacement. Quant à la formulation de la parole (‘amin), ce qui est préférable, c’est la simultanéité avec l’imam.
3/ de ne pas devancer l’imam d’un pilier gestuel, tel que l’inclination ou la prosternation. Cette anticipation est interdite : par exemple faire l’inclination alors que l’imam est debout, puis relever la tête de l’inclination alors que l’imam est encore debout. Mais si le ma’moum précède l’imam d’une partie d’un pilier et non par tout un pilier, par exemple s’il fait l’inclination alors que l’imam est encore debout et s’il l’attend en position d’inclination jusqu’à ce que l’imam fasse l’inclination, ceci est déconseillé.
4/ de ne pas devancer l’imam de deux piliers gestuels. Ceci a lieu si le ma’moum fait l’inclination puis se relève en position debout et entame la descente pour la prosternation alors que l’imam est encore debout, ceci annule la prière.
5/ de ne pas prendre du retard par rapport à l’imam de deux piliers gestuels sans excuse, comme dans le cas où l’imam fait l’inclination et se relève en position debout, puis entame la descente pour la prosternation alors que le ma’moum est encore debout, ceci annule la prière également. De même, s’il prend du retard de plus de trois piliers longs même avec excuse, ceci a lieu par exemple quand l’imam fait l’inclination, se relève en position debout puis fait la première et la deuxième prosternation et commence le tachahhoud ou se relève pour une autre rak^ah alors que le ma’moum est encore debout, ceci aussi annule la prière. Parmi les excuses pour le ma’moum, il y a la lenteur de sa récitation de la Fatihah. Par conséquent, s’il achève cette récitation avant que l’imam se relève de la deuxième prosternation, il fait l’inclination et rattrape l’imam au fur et à mesure.
Toutefois, il n’est pas interdit de précéder l’imam d’un pilier oral et ceci n’annule pas la prière. Exception faite pour le takbir d’entrée en rituel pour lequel précéder l’imam annule la prière ainsi que pour le salam sauf si le ma’moum fait l’intention de la séparation ; dans ce cas, s’il dit le salam avant lui, sa prière n’est pas annulée.
6/ d’être au courant des mouvements de son imam. Ceci a lieu soit en voyant l’imam ou en voyant qui le voit, ou en entendant sa voix ou la voix de celui qui transmet.
7/ il est aussi une condition que la distance entre l’imam et le ma’moum ne dépasse pas trois cents coudées sauf s’ils sont réunis dans une mosquée et que le ma’moum est au courant du déroulement de la prière de l’imam.
8/ qu’il n’y ait pas entre l’imam et le ma’moum d’obstacle empêchant le passage pour parvenir auprès de l’imam ou empêchant de le voir ou de voir ceux qui prient derrière lui, comme par exemple un mur ou une porte fermée ou rabattue.
9/ que le déroulement de la prière de l’imam et celle du ma’moum s’accordent de manière à ce qu’ils soient en concordance pour les actes apparents, même si le nombre de leurs rak^ah ou leurs intentions diffèrent, comme par exemple adh–dhouhr avec al-^asr ou al-maghrib avec al-^icha‘, dans ce cas, la prière du ma’moum est valable. Mais si le déroulement de leurs prières est différent, comme la prière de al-^icha‘ avec la prière funéraire (salatou l-jinazah), la prière du ma’moum n’est pas valable.
10/ que le ma’moum ne se distingue pas de l’imam dans un acte recommandé (sounnah) quand la différence de pratique est trop grande, comme dans le cas où l’imam délaisse le premier tachahhoud et que le ma’moum s’assoit pour l’effectuer. La prière du ma’moum est annulée dans ce cas s’il connaissait le jugement et l’a fait délibérément, même s’il a rattrapé l’imam de près et ce, pour avoir délaissé le fait de suivre l’imam, qui est obligatoire sur lui. En revanche si l’imam effectue le premier tachahhoud et que le ma’moum le délaisse délibérément, sa prière n’est pas annulée car il est passé d’une obligation à une autre obligation.
Il n’est pas valable qu’une personne de sexe masculin, même un garçon, ait pour imam une personne de sexe féminin. De même, il n’est pas valable qu’une personne récitant correctement la Fatihah ait pour imam une personne qui ne la récite pas correctement. Ici, il s’agit de celui qui ne prononce pas correctement certaines lettres de la Fatihah, il prononce par exemple le (sin) : (tha‘) ou le (ra‘) : (lam). Celui qui récite correctement la Fatihah, c’est quelqu’un qui en prononce correctement les lettres.
Il est permis à la personne pubère d’avoir pour imam celui qui est proche de la puberté, bien qu’en priorité, c’est la personne pubère qui est imam. Celui qui est prioritaire pour être imam, c’est celui qui récite le mieux tout en réunissant les conditions de validité de la prière et la piété.
La prière du voyageur
Il est autorisé au voyageur de raccourcir les prières de quatre rak^ah, à savoir adh–dhouhr, al-^asr et al-^icha‘, en faisant deux rak^ah sous certaines conditions, parmi lesquelles :
1/ que le voyage soit long, c’est-à-dire que l’aller dépasse une distance de seize farçakh. Le farçakh est égal à trois mil. Le mil est égal à six mille coudées, selon un avis, trois mille cinq cents coudées selon un deuxième avis et deux mille selon un troisième avis. Si l’on considère que la coudée vaut 46.5 cm, la distance serait d’après le premier avis de 133.92 Km, de 78.12 Km selon le second et de 44.64 Km selon le troisième. Quant au voyage court, il n’est pas permis de raccourcir la prière pour un voyage court ;
2/ que le voyageur ne commette pas de désobéissance par son voyage. Ainsi, le voyage qui est permis est par exemple le voyage pour faire le commerce ou se promener. Mais quelqu’un qui commet une désobéissance par son voyage comme l’épouse qui s’est enfuie de chez son mari, celui qui voyage pour faire le commerce d’alcool ou pour commettre la fornication avec une femme, il ne lui est pas permis de raccourcir ;
3/ cela concerne la prière de quatre rak^ah qu’il accomplit pendant son voyage. Ainsi, on ne raccourcit pas la prière de al-maghrib, ni celle de as–soubh. D’autre part, on ne raccourcit pas la prière manquée avant le voyage pour la rattraper raccourcie pendant le voyage.
Il est permis de raccourcir celle qu’on a manquée pendant le voyage, pour l’effectuer au cours du voyage. Ceci a lieu dans le cas où on a manqué la prière de adh–dhouhr à cause du sommeil en étant voyageur, si on la rattrape pendant le voyage, on la rattrape raccourcie si l’on veut ;
4/ qu’il fasse l’intention de raccourcir lors de l’entrée en rituel, en disant dans son cœur par exemple, lors de la formulation du takbir : « je fais la prière obligatoire de adh–dhouhr, en deux rak^ah » ou « je fais la prière obligatoire de al-^asr en deux rak^ah », ou « je fais la prière obligatoire de al-^icha‘ raccourcie » ;
5/ qu’il ne prenne pas pour imam quelqu’un qui est résident. Ainsi, il n’est pas valable pour le voyageur qui veut raccourcir d’avoir pour imam quelqu’un qui ne raccourcit pas, c’est-à-dire qui fait la prière de quatre rak^ah sans la raccourcir.
Remarques utiles :
* Dans le cas où la destination du voyageur a deux chemins, l’un est long et l’autre court, s’il prend le chemin le plus long pour se rendre permis le raccourcissement de la prière et seulement dans cet objectif, il ne raccourcit pas. Mais s’il avait un autre objectif en empruntant ce chemin, même accompagné de l’objectif de se rendre permis le fait de raccourcir, par exemple la sûreté du chemin, sa facilité, une visite ou la visite d’un malade ou même si l’objectif était seulement de se promener, il peut raccourcir.
* le début du voyage a lieu en franchissant les remparts de la ville si elle en a et les limites de l’agglomération si elle n’en a pas.
* si le voyageur est dans un endroit qu’il pense quitter jour après jour si son affaire se réalise, il peut raccourcir durant dix-huit jours, en dehors de ses jours d’arrivée et de départ, tant qu’il demeure dans cette situation.
* si le voyageur entre dans un lieu et fait l’intention d’y résider quatre jours complets, c’est-à-dire quatre jours complets en dehors de ses jours d’arrivée et de départ, il ne peut y raccourcir la prière.
Il est permis à celui qui fait un long voyage de regrouper adh–dhouhr avec al-^asr dans le temps de l’un des deux, c’est-à-dire en anticipant ou en reculant et al-maghrib avec al-^icha‘ en anticipant ou en reculant.
Si l’on regroupe pendant le temps de la première, il y a trois conditions :
1) accomplir la première avant la seconde. Ainsi, on accomplit par exemple adh–dhouhr en premier puis al-^asr, ou al-maghrib puis al-^icha‘.
2) faire l’intention par son cœur de regrouper et ce, pendant qu’on est dans la première.
3) les faire immédiatement l’une après l’autre. Il n’est pas valable de regrouper en faisant une pause très longue, par rapport à l’usage. Toutefois, une petite pause n’est pas préjudiciable, comme par exemple le temps de faire l’iqamah –l’annonce de la prière– pour la seconde prière ou le temps de faire le tayammoum pour elle.
Il est une condition pour le regroupement, lorsqu’on recule la première prière : de faire l’intention, dans le temps de la première prière, de la reculer jusque dans le temps de la seconde, et ce, de manière à ce qu’il reste de son temps ce qui suffit à la faire ou plus. Il n’est pas une condition de respecter l’ordre des deux prières, ni de les faire l’une immédiatement après l’autre, ni de faire l’intention de regrouper pendant la première prière.
Remarque : Il est permis de regrouper pour celui qui est résident et malade d’une maladie comportant une difficulté manifeste, que ce soit en anticipant ou en reculant, selon ce qui lui est le plus facile. Si le plus facile pour lui, c’est d’anticiper, cela lui est permis et si le plus facile pour lui, c’est de reculer, cela lui est permis.
La prière du vendredi
La prière du vendredi (al-joumou^ah) est constituée de deux rak^ah. C’est une obligation d’ordre personnel (fardou ^ayn) pour tout musulman pubère, sain d’esprit, libre, de sexe masculin, résident, non dispensé par une excuse qui autorise son délaissement, s’il y a quarante résidents établis à vie (moustawtin). Ainsi, la prière du vendredi n’est pas obligatoire pour le mécréant d’origine, d’un devoir requis de lui dans le bas monde. De même, elle n’est pas obligatoire pour le jeune enfant, ni pour le fou, ni pour l’esclave, ni pour la personne de sexe féminin, ni pour le voyageur même si son voyage est d’une distance inférieure à la distance qui permet de raccourcir la prière, ni pour celui qui a une excuse qui permet son délaissement, comme le malade d’une maladie à cause de laquelle il lui est éprouvant de se rendre à l’endroit où a lieu la prière du vendredi.
Elle est également obligatoire pour celui qui a eu l’intention de résider dans la ville où a lieu la prière du vendredi au moins quatre jours complets, c’est-à-dire en dehors de ses jours d’arrivée et de départ ; en effet, il n’a plus dans ce cas le jugement de voyageur.
Conditions de la prière du vendredi :
1/ qu’elle ait lieu dans un endroit faisant partie de la ville, même si c’est dans une construction en bois, en roseaux ou en branches de palmiers. Ainsi, elle est valable dans la limite de la ville : dans une mosquée, dans une maison ou bien à l’extérieur dans l’espace qui s’y trouve. Mais elle n’est pas valable en-dehors des limites de la ville ;
2/ qu’elle soit précédée par deux discours (khoutbah) qui soient entendus par les quarante hommes établis à vie. Il est une condition que chacun d’eux soit musulman, pubère, sain d’esprit, libre, de sexe masculin et résident établi à vie ;
3/ qu’elle soit effectuée en assemblée avec eux, c’est-à-dire avec les quarante résidents établis à vie ;
4/ qu’elle ait lieu dans le temps de adh–dhouhr, de sorte qu’elle n’est valable ni avant ni après ce temps ;
5/ qu’une autre prière du vendredi ne soit pas simultanée avec elle dans la même ville, même si la ville est grande ; c’est-à-dire, si le rassemblement des gens de la ville en un lieu unique ne présente pas une réelle difficulté. Le cas échéant, celle qui a précédé l’autre est valable et pas la suivante. Si l’on ne sait pas laquelle des deux a précédé l’autre, aucune des deux n’est valable. Certains compagnons de Ach-Chafi^iyy ont dit : il n’est pas valable qu’il y ait plus qu’une prière de vendredi, quelle qu’en soit la raison.
Les piliers des deux discours (khoutbah) sont :
1/ la louange à Allah en disant : (al-hamdou li l-Lah) ou (lil-Lahi l-hamd) ou (hamdan lil-Lah) ou ce qui est semblable ;
2/ l’invocation en faveur du Prophète r (as–salatou ^ala n-Nabiyy), en disant par exemple : (Allahoumma salli ^ala Mouhammad). Il est suffisant de dire : (salla l-Lahou ^ala Mouhammad) ;
3/ la recommandation de la piété (at-taqwa) en incitant à l’obéissance et en réprimant la désobéissance ou l’un des deux. Il n’est pas une condition de prononcer le mot (taqwa) (piété) mais il suffit de dire (‘ati^ou l-Lah) ce qui signifie : « obéissez à Allah ».
Il est une condition de faire ces trois piliers dans chacun des deux discours ;
4/ une ‘ayah –un verset– ayant un sens complet dans l’un des deux discours. La meilleure façon, c’est que cela ait lieu dans le premier discours à la fin du discours ;
5/ l’invocation en faveur des croyants dans le deuxième discours, incluant les croyantes. Il est recommandé de citer les croyantes et il n’est pas une condition de généraliser : si l’on cite en particulier ceux qui sont présents ou quarante d’entre eux, cela suffit.
Les conditions de validité des deux discours sont :
1/ la purification des deux hadath, petit et grand, et l’élimination des najaçah non tolérables sur le corps, sur l’emplacement des discours et sur ce que l’on porte sur soi, comme un vêtement ou autre ;
2/ couvrir la zone de pudeur, c’est-à-dire la zone comprise entre le nombril et les genoux ;
3/ la position debout pour celui qui le peut. Si on est incapable de se tenir debout, on donne le discours assis ;
4/ la position assise entre les deux discours au minimum le temps de la quiétude. Mais la façon la plus complète, c’est le temps équivalent à celui de la récitation de sourat Al-‘Ikhlas et il est ici recommandé de la réciter à voix basse ;
5/ faire successivement leurs piliers et faire suivre par la prière à la fin des deux discours ;
6/ que les piliers des deux discours soient en arabe ;
7/ qu’ils aient lieu après que le soleil a quitté sa position du zénith ;
8/ que les quarante hommes établis à vie entendent les piliers des discours ;
9/ faire précéder la prière par les deux discours.
Ce qui est recommandé :
1/ le ghousl pour la prière du vendredi. Le temps de ce ghousl commence avec l’aube. Il est déconseillé de délaisser ce ghousl ;
2/ mettre des habits blancs ;
3/ se parfumer ;
4/ se couper les ongles ;
5/ se rendre tôt à la prière, à pied, dès l’aube ;
6/ être attentif à celui qui donne le discours. La signification de « être attentif » est de se taire tout en l’écoutant. Si on délaisse cela, c’est déconseillé.
Celui qui entre alors que l’imam est en train de donner le discours accomplit deux rak^ah légères puis s’assoit.
La prosternation de la récitation
Il est recommandé pour celui qui récite le Qour’an, pour celui qui l’entend ou celui qui l’écoute de faire la prosternation de la récitation après avoir récité ou entendu une des ‘ayah de prosternation (sajdah) et ce, tant que le temps qui sépare l’instant où il l’entend et celui où il se prosterne ne s’est pas prolongé selon l’usage. Si cet instant s’est prolongé, on ne fait pas la prosternation et on ne la rattrape pas. Si celui qui récite ou qui entend avait eu un petit hadath et fait le woudou‘ rapidement, il peut faire la prosternation, sinon il ne la fait pas.
La prosternation de la récitation requiert les conditions de validité de la prière telles que la purification, couvrir la zone de pudeur, faire face à la qiblah, délaisser la prononciation de la parole qui est de l’ordre du langage des gens ainsi que le commencement de son temps qui coïncide avec l’achèvement de la récitation ou de l’audition de la ‘ayah de prosternation complète.
Si celui qui se prosterne n’était pas en train d’accomplir la prière, il lui est un devoir de formuler le takbir de l’entrée en rituel en faisant l’intention d’accomplir la prosternation. Il est recommandé qu’il lève les mains lors de la formulation du takbir, comme pour l’entrée en rituel de la prière. Il n’est pas recommandé pour celui qui récite assis de se lever pour se prosterner depuis la position debout. Ensuite, il s’abaisse pour la prosternation en formulant un takbir, puis il relève la tête en formulant un takbir, s’assoit, et c’est une condition qu’il passe le salam. Il n’est pas une condition de réciter le tachahhoud. S’il était en train de faire une prière, il est recommandé de faire un takbir pour l’abaissement et pour le relèvement de la prosternation.
Il est recommandé que l’imam la retarde dans la prière à voix basse jusqu’après la fin de la prière, pour ne pas perturber ceux qu’il dirige dans la prière, si le temps qui sépare l’instant où il récite la ‘ayah et celui où il se prosterne est court.
La prosternation du remerciement
La prosternation du remerciement est recommandée lors de l’avènement d’un bien tel que l’arrivée d’un enfant, d’une somme d’argent, le retour d’un absent ou la victoire sur un ennemi et aussi lors de la fin d’une épreuve comme le sauvetage de la noyade ou de l’incendie. Elle n’est pas recommandée pour la poursuite d’un bien ou la poursuite de la délivrance d’une épreuve. Elle a lieu comme la prosternation de la récitation du Qour’an faite en-dehors de la prière, avec les mêmes conditions et de la même manière.
Remarque : Il n’est pas permis de faire une prosternation sans raison aucune, dans l’intention de rechercher l’agrément de Allah ta^ala. De même, il n’est pas permis de se prosterner pour un musulman ou toute autre personne, même si la prosternation est faite dans l’intention de le saluer.
La prière de la Fête de la fin du jeûne (^idou l-fitr) et de la Fête du sacrifice (^idou l-‘ad–ha)
La prière de la Fête (al-^id) est très recommandée. Elle est constituée de deux rak^ah. Son temps dure depuis le lever du soleil, jusqu’à ce qu’il quitte sa position du zénith. Mais le mieux, c’est de la reculer jusqu’à ce que le soleil atteigne la hauteur d’une lance, c’est-à-dire par rapport au niveau du regard.
Il est recommandé de l’accomplir en assemblée. Elle est valable même si la personne l’accomplit seule, en faisant deux rak^ah, telles que les deux rak^ah de la prière recommandée qui accompagne as–soubh. Il est recommandé de formuler sept takbir au début de la première rak^ah, après le takbir de l’entrée en rituel et dans la deuxième rak^ah cinq takbir après la formulation du takbir pour le relèvement en position debout. On dit entre un takbir et un autre : (soubhana l-Lahi wa l-hamdou li l-Lahi wa la ‘ilaha ‘il-la l-Lahou wa l-Lahou ‘akbar).
Il est recommandé de faire deux discours après la prière, en formulant dans le premier neuf takbir et dans le deuxième sept takbir.
Il est recommandé de sortir tôt pour la prière de la Fête, après la prière de as–soubh, sauf pour celui qui donne les discours, qui recule son arrivée jusqu’au temps de la prière. Il est préférable d’aller à pied plutôt que d’y aller sur une monture. Il n’y a pas de mal que celui qui a une excuse s’y rende sur une monture. Il est recommandé de faire le ghousl. Le temps de ce ghousl commence à la moitié de la nuit. Il est recommandé de s’embellir par l’habillement et autres et de se parfumer. Ceci vaut pour les hommes : quant aux femmes, il leur est déconseillé de sortir parfumées et embellies.
Il est recommandé de faire des takbir la veille des deux Fêtes jusqu’à l’entrée en rituel de leur prière de même qu’après les prières obligatoires, depuis le soubh du neuvième jour de Dhou l-Hijjah –le jour de ^Arafah– jusqu’au ^asr du treizième jour de ce mois –le dernier des trois jours de at-tachriq–.
Remarque : La prière surérogatoire est de deux sortes : une catégorie qu’il est recommandé de faire en assemblée, par exemple pour les deux Fêtes, l’éclipse lunaire, l’éclipse solaire, la demande de la pluie ou les tarawih, les plus méritoires étant celles des deux Fêtes. Et il y a une catégorie qu’il n’est pas recommandé d’accomplir en assemblée : ce sont par exemple les prières surérogatoires des cinq prières obligatoires (rawatib) et la prière de ad–douha. Les meilleures prières de cette catégorie sont le witr, puis les deux rak^ah du fajr. La prière du witr est réalisée par un nombre impair de rak^ah pouvant aller jusqu’à onze et au minimum une rak^ah. Le minimum pour accomplir la manière complète, c’est d’effectuer trois rak^ah. Par conséquent, si on accomplit pour le witr trois rak^ah continues ou davantage, et qu’on fait le tachahhoud dans les deux dernières ou seulement dans la dernière rak^ah, cela est suffisant. Il est préférable de la faire en continu avec un seul tachahhoud plutôt que de la faire en continu avec deux tachahhoud. La séparation entre la dernière rak^ah et les précédentes est préférable à la continuité. Son temps commence après avoir accompli al-^icha‘ jusqu’à la deuxième aube.
Le witr lui-même comptera pour un tahajjoud –une prière de nuit accomplie après avoir dormi ou une prière accomplie la nuit si la personne veille toute la nuit– si on le fait après un sommeil. Si on le fait avant, c’est un witr et non un tahajjoud. Il n’est pas recommandé de le faire en assemblée, sauf à la suite des prières de tarawih.
Le minimum de la prière de ad–douha est de deux rak^ah. Le minimum de la manière complète est d’accomplir quatre rak^ah et le maximum est de huit. Il est recommandé de faire le salam après chaque deux rak^ah. Son temps dure à partir du moment où le soleil est élevé à la hauteur d’une lance, jusqu’au zénith.
La prière funéraire (al-jinazah)
Il convient de se rappeler souvent la mort et de s’y préparer en faisant le repentir et en réparant les injustices qu’on a faites envers ceux qui ont été lésés. Ceci est encore plus requis de la part des malades. Tout comme il fait preuve de patience envers la maladie et abandonne les gémissements autant qu’il le peut. Il lui est recommandé de se faire soigner et pour les autres, de lui rendre visite. Il convient à celui qui lui rend visite de lui remonter le moral et de ne pas rester trop longtemps.
C’est une obligation communautaire (fardou kifayah) de préparer le mort : en le lavant, en l’enveloppant dans un linceul, en faisant la prière funéraire pour lui et en l’enterrant.
Ce qui est un devoir pour le lavage, c’est de répandre de l’eau purificatrice une fois sur tout le corps, peau, cheveux et poils, même s’ils sont épais. Le minimum du linceul, c’est ce qui couvre l’ensemble du corps. Mais on fait exception de la tête de celui qui est mort en rituel de pèlerinage ou de ^oumrah, s’il est mort avant le désengagement rituel (tahalloul). Dans ce cas, on ne lui couvre pas la tête mais elle est laissée découverte : il sera ressuscité au jour dernier dans l’état sur lequel il est mort, en état de rituel, en faisant la talbiyah c’est-à-dire en disant : (labbayka l-Lahoumma labbayk). De même, pour la femme morte en état de rituel, on ne lui couvre pas le visage.
La couverture du corps du mort se fait par un tissu qui lui était licite durant sa vie et qui était digne de lui. Ainsi l’homme n’est pas enveloppé dans de la soie. Il est plutôt enveloppé d’un tissu en coton, en lin ou ce qui est semblable. Quant à la femme et à l’enfant, il est permis de leur donner pour linceul un tissu en soie car il leur était permis d’en porter pendant leur vie. Il n’est pas permis d’envelopper un défunt musulman d’un linceul fait d’un tissu qui n’est pas digne de lui, c’est-à-dire qui serait rabaissant pour lui et ferait ressentir du mépris à son égard. Il n’est pas un devoir de lui donner pour linceul un tissu neuf, mais aussi bien ce qui a déjà été porté que ce qui est neuf suffit.
Il est recommandé que le linceul soit constitué pour l’homme de trois tissus et pour la femme d’une chemise, d’un voile, d’un ‘izar –un pagne long– autour des jambes et des pieds et de deux tissus. La chemise, c’est ce qui cache la plus grande partie du corps, l’izar, ce qui est porté pour la partie inférieure du corps et le voile, ce que la femme utilise pour se couvrir la tête. Les deux tissus enfin sont en plus des trois choses que l’on vient de citer.
La meilleure chose pour le linceul est qu’il soit blanc et en coton. L’enveloppement dans trois tissus est un devoir envers celui qui est enveloppé à partir de son bien et qui n’a pas de dette qui dépasse ses biens, comme par exemple s’il laisse un héritage qui dépasse le montant de ses dettes ou s’il n’a pas de dette du tout, même s’il n’a pas d’autre bien que ces trois tissus.
Le minimum de la prière funéraire par lequel l’obligation est accomplie est le suivant : on fait l’intention de faire la prière pour le mort lors du takbir ; c’est-à-dire que l’on dit : (Allahou ‘akbar) et on fait l’intention dans le cœur en disant : « j’accomplis la prière funéraire pour ce mort », s’il est présent. Il est une condition de désigner dans le cœur l’intention de la prière funéraire, ceci est une obligation. Il ne suffit pas de faire l’intention de faire une prière dans l’absolu, sans préciser que c’est une prière funéraire. Ensuite, on récite la Fatihah, puis on dit : (Allahou ‘akbar, Allahoumma salli ^ala Mouhammad) ce qui signifie : « Allah est plus puissant et sait plus que tout autre ; ô Allah élève davantage le degré de Mouhammad », puis on dit : (Allahou ‘akbar, Allahoumma ghfir lahou wa rhamhou), puis on dit : (Allahou ‘akbar) et on fait le salam.
Mais il est recommandé après le deuxième takbir de réciter as–salatou l-‘ibrahimiyyah en entier : (Allahoumma salli ^ala Mouhammad wa ^ala ‘ali Mouhammad kama sallayta ^ala ‘Ibrahim, wa ^ala ‘ali ‘Ibrahim, ‘innaka Hamidoun Majid. Allahoumma barik ^ala Mouhammad wa ^ala ‘ali Mouhammad kama barakta ^ala ‘Ibrahim, wa ^ala ‘ali ‘Ibrahim, ‘innaka Hamidoun Majid). Il est recommandé après le troisième takbir de dire cette invocation : (Allahoumma hadha ^abdouka wa bnou ^abdayka, kharaja min rawhi d-dounya wa sa^atiha wa mahboubouhou wa ‘ahibba‘ouhou fiha ‘ila dhoulmati l-qabri wa ma houwa laqih. Kana yach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘il-la ‘anta wahdaka la charika lak, wa ‘anna Mouhammadan ^abdouka wa raçoulouk, wa ‘anta ‘a^lamou bihi minna. Allahoumma ‘innahou nazala bika wa ‘anta khayrou manzoulin bih, wa ‘asbaha faqiran ‘ila rahmatika wa ‘anta ghaniyyoun ^an ^adhabih, wa qad ji’naka raghibina ‘ilayka choufa^a‘a lah, Allahoumma ‘in kana mouhsinan fazid fi ‘ihçanihi wa ‘in kana mouçi‘an fatajawaz ^anhou, wa laqqihi birahmatika ridak, wa qihi fitnata l-qabri wa ^adhabihi wa fsah lahou fi qabrihi wa jafi l-‘arda ^an janbayh, wa laqqihi bi rahmatika l-‘amna min ^adhabika hatta tab^athahou ‘aminan ‘ila jannatika bi rahmatika ya ‘arhama r-rahimin) ce qui signifie : « Ô Allah c’est là Ton esclave et le fils de Tes deux esclaves. Il a quitté le repos de cette vie et son bien-être, alors que ce qu’il a aimé et ceux qu’il a aimé y sont encore, pour rejoindre l’obscurité de la tombe et ce qui l’attend. Il témoignait qu’il n’est de dieu que Toi, Toi seul Tu n’as pas d’associé et que Mouhammad est Ton esclave et Ton messager et Tu sais ce qu’il en est de lui mieux que nous. Ô Allah il est devenu Ton hôte et Tu es le meilleur de qui on est l’hôte. Il s’est retrouvé dans le besoin de Ta miséricorde et Tu n’as pas besoin de son châtiment. Nous sommes venus T’implorer, en Te suppliant, en intercédant en sa faveur. Ô Allah, s’il était bienfaiteur, accorde-lui encore plus de bienfait et s’il était malfaisant, accorde-lui Ta clémence et accorde-lui par Ta miséricorde Ton agrément, préserve-le des troubles de la tombe et de son supplice, élargis pour lui l’espace de sa tombe, écarte la terre de ses côtés et accorde-lui par Ta miséricorde le salut de Ton châtiment jusqu’à ce que Tu le ressuscites en paix pour Ton paradis, par Ta miséricorde, ô Toi Qui est Le plus miséricordieux des miséricordieux ».
Le minimum de l’enterrement, c’est un fosse qui cache son odeur, de sorte qu’elle n’apparaisse plus après l’avoir enseveli et qui le protège des animaux sauvages, de sorte qu’ils ne le déterrent pas et ne le dévorent pas. S’il n’y a pas d’autre moyen de le garder de ces choses que d’avoir recours à la construction ou au cercueil, ceci devient alors un devoir.
La façon la plus complète d’effectuer l’enterrement est la suivante : que la fosse soit suffisamment large pour celui qui y descend le mort ainsi que son aide et qu’il soit de la profondeur de quelqu’un de taille moyenne levant le bras, c’est-à-dire de quatre coudées et demi de profondeur, même si le mort est un enfant. Il est recommandé de mettre le défunt dans une niche latérale si la terre est compacte et de creuser une tranchée au fond de la tombe si la terre est meuble. Il est interdit d’enterrer dans des caveaux.
Avertissement : Parmi les positions rabaissantes pour le mort et qui ne sont pas permises, c’est de le renverser sur sa face lors du lavage. Ceci est interdit. De même, il y a le fait de le porter sur les épaules, sans civière ou autre. Mais il est permis de porter le petit enfant à la main pour aller l’enterrer.
Wa soubhana l-Lahi
wa l-hamdou li l-Lahi Rabbi l-^alamin.
Allah est exempt de toute imperfection
la louange est à Allah le Seigneur
des mondes
comment calculer sa zakaat sur l’argent ?
Règle de calcul de la zakat sur l’argent
v Rappel
Dans le Qour’an la zakat est uniquement sur l’or et l’argent métal, frappé en pièce ou pas.
- Selon les écoles de l’iman Malik, Ach Chafi^iyy et Ahmad Ibnou Hanbal :
La zakat est à verser sur l’or et l’argent métal purs uniquement.
- Selon Abou Hanifah :
La monnaie fiduciaire qui a libre cours est sujette à la zakat. Si la personne a un compte bancaire (licite selon Abou Hanifah), elle doit suivre son avis pour la zakat.
v Pour la zakat sur l’or et l’argent métal
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ARGENT |
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Seuil à partir duquel la zakat est due |
20 dinars |
200 dirhams |
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Equivalent en poids |
84,875 g |
594,125 g |
La quantité à verser est : x = = 2,5 %
v Pour la zakat sur l’argent, monnaie fiduciaire (selon Abou Hanifah)
Il y a deux dimensions à prendre en considération :
1- le seuil : al nisab c’est-à-dire le montant à partir duquel on doit payer la zakat
2- le temps : al hawl ou une année lunaire qui est-à-dire la durée à partir de laquelle on doit verser la zakat
Information importante : les données chiffrées qui vont suivre sont des approximations ou hypothèses par besoin de simplification. Charge à la personne qui doit calculer la zakat de prendre les cours réels de l’or et de l’argent à la période souhaitée.
Si on prend l’hypothèse que :
- 1 Kg d’or vaut 35 000 euros
- 1 Kg d’argent vaut 2 000 euros
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OR |
ARGENT |
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Nisab |
Environs 3 000 euros (35 000 x 0,084875) |
Environs 1 200 euros (2 000 x 0,594125)
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Hawl
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Une année lunaire complète à partir du moment où l’on atteint le seuil |
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Qimah (la quantité à verser)
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2,5 % |
2,5 % |
Lequel des seuils faut-il utiliser ?
ð Celui qui est le plus profitable pour les pauvres.
Le plus bas des deux seuils ici est celui de l’argent, donc c’est celui que l’on prend en considération car c’est celui qui arrange le plus ceux qui sont censés recevoir la zakat.
Selon Abou Hanifah il y a une règle de calcul :
Paramètres :
M : montant sujet à la zakat
Seuil : seuil de l’argent métal
M’ : montant qui dépasse le seuil
Z1 : zakat qui est due sur le montant du seuil
Z2 : zakat qui est due sur ce qui dépasse le seuil
E (x) : partie entière
M > seuil
M = seuil + M’
Application
On prend pour hypothèse que le montant sur lequel la personne souhaite calculer la zakat à verser est 2 140 euros.
2 140 > 1 200
2 140 = 1 200 + 940
Z1 : Zakat (seuil) = 2,5% x seuil
Z2 : Zakat (M’) = 2,5% x (
Zakat M = Z1 + Z2
Zakat (1 200) = 2,5% x 1 200 = 30 euros
ð Sur 1 200 euros on verse 30 euros
du seuil = 1 200 x = 240
On cherche à savoir pour le montant qui dépasse le seuil, à combien de cinquième du seuil il correspond ?
On obtient = 3 et il reste 220
Donc 940 = 3 x 240 + 220 littéralement on a nombre entier x + reste
Abou Hanifah dit que sur ce qui dépasse le seuil (M’) la personne paie la zakat sur ce qui est un multiple du cinquième (ici 3 x 240 soit sur 720 euros), et sur ce qui est au-dessus (220 euros) il n’y a rien à verser.
Ainsi dans notre exemple, la zakat à payer est :
1 200 x 2,5% + 720 x 2,5%
= 1 920 x 2,5% = 48 euros
Si la personne veut verser la zakat sur la totalité du montant, elle multiplie le tout par 2,5% (2 140 x 2,5% = 53,5 euros), elle met l’intention de payer la zakat et elle met l’intention de donner ce qui dépasse en aumône.
Quelques secrets pour une vie conjugale heureuse
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La résidence du bonheur |
La louange est à Allah le Seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Nous demandons à Allah de nous préserver de l’état des gens de l’enfer, nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.
Al-Boukhariyy a rapporté dans son sahih d’après ^Abdou l-Lah fils de ^Amr Ibnou ^As qu’il a dit le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam m’a dit :
Ce qui signifie : « Ô Abdou l-Lah, on m’a dit que tu jeunais tous les jours et que tu veillais toutes les nuits en prières surérogatoires. » Je lui ai répondu « oui, ô Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam » il a alors dit :
« Ne fais pas cela. Jeûne certains jours et d’autres jours ne jeûne pas. Veille certaines nuits et d’autres nuits ne veille pas car ton corps a des droits sur toi, tes yeux ont des droits sur toi, ton épouse a des droits sur toi ». Tout comme le mari a des droits sur son épouse, l’épouse a des droits sur son mari. Et les deux époux ne seront heureux et la vie conjugale ne sera emplie de bonheur entre eux que si chacun s’acquitte du droit de l’autre. La vie conjugale sera ainsi stable, les deux époux seront heureux, chacun des deux connait ce qu’il a comme droits et ce qu’il a comme devoirs. Et chacun va s’acquitter du droit de son partenaire sur lui. Il agit en bien avec lui. Il y a des règles de comportement et des caractères que la Loi de l’islam a incités d’avoir concernant l’épouse envers son époux afin que la vie conjugale soit heureuse. Pour que cette vie soit pleine de miséricorde et de sérénité et qu’il n’y ait pas de déstabilisation ou de destruction de cette vie conjugale. Parmi ces règles de caractère, il y a que l’épouse agisse en bien avec son mari. Elle s’acquitte de ses droits. Et que le mari agisse en bien avec son épouse. Que l’épouse obéisse à son mari dans tout ce qui fait gagner l’agrément de Allah et l’agrément de son Messager.
Le prophète éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
أَعْظَمُ النَّاسِ حَقّاً عَلَى المَرْأََةِ زَوْجُها
(‘A^dhamou n-nasi haqqan ^ala l-mar ‘ati zawjouha)
Ce qui signifie : « La personne qui a le plus grand droit sur la femme c’est son mari » et le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam dit également :
الجَنَّة دَخَلَتِ رَادُ عَنْها وَزَوجُها ماتَت امْرَئَةٍ يأَ
(‘ayyou mra’atin matat wa jawjouha ^anha radin dakhalati l-jannah)
[Rapporté par At-Tirmidhiyy qu’il a jugé hacan]
Ce qui signifie : « Toute femme qui meurt et qui laisse son mari satisfait d’elle, entrera au paradis ». L’épouse raisonnable et sensée est celle qui s’acquitte des droits de son mari.
Allah tabaraka wa ta^ala dit :
الرِّجَالُ قَوَّامُونَ عَلَى النِّسَاء بِمَا فَضَّلَ اللهُ بَعْضَهُمْ عَلَى بَعْضٍ وَبِمَا أَنفَقُواْ مِنْ أَمْوَالِهِمْ
(Ar-rijalou qawwamouna ^ala n-niça’i bima faddala l-Lahou ba^dahoum ^ala ba^din wa bima ‘anfaqou min ‘amwalihim)
[sourat An-Niça’/‘ayah 34] Allah a fait que les hommes ont une responsabilité sur les femmes. D’ailleurs il a fait que le divorce soit prononcé par le mari. C’est le mari qui le prononce. Pourquoi donc ? Parce que la part de raison que Dieu a accordé à Ses esclaves hommes dépasse la part de raison qu’Il a accordé aux femmes. La part de raison de tous les hommes dépasse la part de raison de toutes les femmes. Il en est de même pour la force physique.
La force physique que Allah a accordée dans les hommes dépasse la force physique que Allah a créée dans toutes les femmes. Quelqu’un de sensé ne renie pas cela. C’est quelque chose de perceptible que l’on peut constater. Dans leur généralité, en globalité, les hommes sont plus forts que les femmes par la raison et par la force physique.
Ceux qui gouvernent le monde et dirigent les affaires des gens sont en général des hommes. Pour l’explication du hadith :
النِّساءُ ناقِصاةٌ عَقْلاً وَدِينًا
(‘an-niça’ou naqisatou ^aqlan wa dinan)
En général, en globalité le sens de ce hadith est que les femmes ont moins que les hommes du point de vue de la raison et de la religion. Ça c’est en général. Mais tu peux trouver des individus femmes qui sont fortes par la raison que beaucoup d’hommes. Mais si on fait la somme de toute la part de raison que Dieu a accordé aux hommes elle dépasse la somme de la part de raison que Dieu a accordé aux femmes. Et ce qui compte c’est la majorité.
La parole du prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam :
ناقِصاةٌ َدِينًا
(naqisatou dinan)
C’est-à-dire « elles ont moins que les hommes par la religion » ce n’est pas un rabaissement pour la femme mais la signification est que la femme n’obtient pas la récompense de la prière pendant toute sa vie tout comme l’homme, puisqu’elle a des périodes de menstrues. Elle s’arrête de faire la prière pendant les menstrues et pendant les lochies. Pour le jeûne également à cause des menstrues et des lochies, elle s’abstient de jeûner pendant un certain temps.
Allah ta^ala dit :
وَلِرِّجَالِ عَلَيْهِنَّ دَرَجَةٌ
(Wa li r-rijali ^alayhinna darajah)
[sourat Al-Baqarah/228] ce qui signifie « Les hommes ont un degré supérieur sur les femmes ». Pourquoi ? Parce que c’est l’homme qui est chargé de subvenir à la charge de sa femme. Pourquoi est ce que l’homme est chargé de subvenir à la femme ? Parce qu’il possède une autorité sur elle. Pour cela, Allah ta^ala a fait que la charge obligatoire soit assurée par les hommes et donc les femmes par conséquent doivent s’attacher à l’autorisation du mari.
Quant à ceux qui veulent outrepasser ce que Allah nous a annoncé dans Sa Loi, il aura été injuste envers lui-même et il aura été injuste envers autrui. Ibnou Jawziyy a dit : « Il convient à la femme qui est raisonnable quand elle trouve un mari vertueux qu’il lui convient, de s’appliquer à gagner sa satisfaction et à éviter tout ce qui peut lui nuire car si jamais elle nuit à ce mari vertueux ou qu’elle fait quelque chose qui lui fait mal, il va se lasser d’elle et cela restera dans son cœur et peut-être à la première occasion, il va l’abandonner ou préférer une autre. Il se peut que lui, il trouve et il se peut que elle ne trouve pas un autre mari. »
Dans le sahih de Mouslim, un fils est mort à Abou Talhah. Abou Talhah avait une épouse qui s’appelle ‘Oummou Soulaym. Il avait un fils d’elle qui était nourrisson et il était mort. Elle a dit à sa famille c’est-à-dire à ses proches parents qui étaient chez elle et qui ont appris que leur fils était mort : « Ne le dites pas à Abou Talhah quand il va rentrer le soir pour qu’il ne soit pas affligé alors qu’il est en train de jeûner, cela va lui couper son appétit. Laissez-moi d’abord lui annoncer cette nouvelle ». Quand Abou Talhah est rentré elle lui a présenté son diner, il a mangé et il a bu. Puis elle s’est faite belle pour lui en mettant de beaux vêtements, en s’ornant de bijoux, de parure et de ce qui est de cet ordre de la meilleure manière et cela est une preuve de sa profonde certitude et de sa totale confiance en Dieu et de sa grande patience. Il eut un rapport avec elle. Quand elle a vit qu’il avait atteint son besoin, elle lui dit pour lui attirer l’attention, qu’il ne convient pas de se chagriner pour la mort de son fils quand il allait le savoir, car l’enfant est comme un bien qui nous est confié et qui va être repris. Elle lui dit : « Abou Talhah, dis moi si des gens ont prêté quelque chose à une famille et que par la suite, ils demandaient à cette famille qu’il la leur rende, c’est à dire cet objet qu’ils leur ont confié. Est ce que cette famille peut conserver ce qui leur a été confié et priver le propriétaire de ce qui leur a été confié ? » Il lui a répondu : « Non [c’est-à-dire ils n’ont pas à les priver, s’ils veulent récupérer leur bien ils n’ont pas à les empêcher » elle lui dit alors : « Recherche la récompense de la part de Dieu en faisant preuve de patience pour la mort de ton fils et n’ait pas un comportement qui te prive de cette récompense. Parce que notre fils est comme un bien qui nous a été confié et Celui à Qui il appartient, l’a repris. »
C’est alors que Abou Talhah fut en colère. [Ici quand il dit à propos de ce compagnon qui était en colère c’est-à-dire qu’il n’était pas content, cela ne veut pas dire qu’il s’est mit à taper sur les portes ou tout ce qui est devant lui. La colère, ce n’est pas quelque chose comme certains ignorants aujourd’hui, quand il n’y a pas lieu d’être en colère, ils ont des comportements qui sont indécents. Ça veut dire qu’il n’était pas content, c’est ça le sens de la colère ici.] Il a dit à ‘Oummou Soulaym : « Pourquoi tu me laisses jusqu’à avoir un rapport avec toi puis tu m’annonces le décès de ton fils ? »
Il partit de suite raconter ce qui lui était arrivé au Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, comment ‘Oummou Soulaym avait agit avec lui alors que son comportement à elle indiquait sa totale confiance en Dieu et sa grande patience. Chose que de nombreux hommes sont incapables de faire.
Après avoir entendu le récit, le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam leur fit des invocations à tous deux et leur dit :
بارَكَ اللَّهُ لَكُمَ في لَيْلَتِكُما
(baraka l-Lahou lakouma fi laylatikouma)
C’est-à-dire « Que Allah vous accorde des bénédictions dans ce que vous avez fait ensemble dans cette nuit » c’est-à-dire que ça soit une cause pour avoir un autre enfant et qu’il soit un enfant de bien.
Et ‘Anas qui rapporte le hadith a dit que ‘Oummou Soulaym tomba enceinte effectivement et c’était un exaucement de l’invocation du prophète de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.
‘Oummou Soulaym, cette femme dont le cœur est éclairé par la bonne guidée du Prophète élu s’est embellie de patience quand elle a perdu son fils qu’elle a eut avec Abou Talhah.
Comment ‘Oummou Soulaym a atteint ce haut degré de patience si elle n’avait eut sa grande certitude au jour dernier et en la récompense de la part de Allah ta^ala si les enseignements du maître des Messagers salla l-Lahou ^alayhi wa sallam était gravé dans son cœur. Ce n’est pas surprenant que tu trouves parmi les compagnons ceux qui étaient ainsi car leur Prophète est le maitre des gens. La meilleure des créatures. Celui parmi les gens qui se fient le plus à Allah. Et il a semé dans leur cœur cette soumission et cette glorification comme la parole du Seigneur des mondes
وَمَا كَانَ لِمُؤْمِنٍ وَلا مُؤْمِنَةٍ إِذَا قَضَى اللهُ وَرَسُولُهُ أَمْرًا أَن يَكُونَ لَهُمُ الْخِيَرَةُ مِنْ أَمْرِهِمْ
(Wa ma kana li mou’minin wa la mou’minatin ‘idha qada l-Lahou wa raçoulouhou ‘amran ‘an yakouna lahoum l-khiyaratou min ‘amrihim)
[sourat Al-‘Ahzab/36]. De cette ‘ayah nous comprenons que si Allah nous a prédestiné quelque chose, nous n’avons pas à nous objecter et à nous rebeller. Il en est de même pour toutes les bonnes œuvres que l’esclave musulman accomplit.
Les récompenses sont différentes en fonction de la force de la certitude, de la véracité de l’intention et de sa qualité. Et tout cela, cette récompense n’est confirmée par quelqu’un que si la personne est sur l’islam. C’est-à-dire elle évite les mécréances par la parole, par les actes et par les croyances. Celui qui persévère sur l’Islam qui a eut son intention sincère, pour l’agrément de Allah ta^ala, qui a agit de manière conforme à la Loi de Allah, cette Loi qui nous a amenée Son Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam il aura cette récompense.
Allah tabaraka wa ta^ala n’a besoin de rien et rien ne Le rend impuissant et Il est Celui qui donne avec profusion.
Le plus important c’est d’être en conformité avec la Loi de Allah tabaraka wa ta^ala et de persévérer sur cela c’est-à-dire de préserver ses organes, de préserver sa langue, de préserver son corps et de préserver son cœur. Celui qui ne préserve pas ses organes c’est-à-dire sa langue, son corps, son cœur de ce qui annule les actes, il est comme celui qui construit et qui détruit. Il construit puis il détruit. Il construit puis il détruit. Certains, quand ils se mettent en colère avec quelqu’un d’autre, quand ils se disputent avec quelqu’un d’autre, ils se mettent en colère et ils tombent dans une mécréance, ils insultent le Créateur ou ils insultent un prophète ou ils changent leurs croyances de l’islam, de la foi pour avoir une croyance qui contredit, il sera ainsi sorti de l’islam et ils devront alors prononcer les deux témoignages « La ‘ilaha ‘il-la l-Lah, Mouhammadoun raçoulou l-Lah » immédiatement pour revenir à l’islam.
Les dix conseils qu’une mère a donnés à sa fille le jour de son mariage
Parmi les conseils qu’une mère a donnés à sa fille le jour de son mariage, il y a dix conseils :
Elle lui a dit : sois pour ton mari comme une femme esclave, il sera pour toi comme un esclave et retiens dix conseils que j’ai mis en pratique et j’ai été heureuse avec ton père en les appliquant :
– Le premier, sois de celles qui se suffisent de peu « Al-qana^ah ».
– Le deuxième, écoute ses paroles et obéis lui.
– le troisième et le quatrième : Vérifie ce qu’il voit de toi et ce qu’il sent de toi. Fais en sorte qu’il ne puisse jamais voir quelque chose de laid chez toi et qu’il ne sente de toi que le meilleur des parfums.
– Le cinquième et le sixième : Fais bien attention au moment de son repas et de son sommeil. Parce que la faim brûle de l’intérieur et le manque de sommeil incite à la colère.
– Le septième et le huitième : veille sur ses biens, sur sa famille et sur ses enfants. Concernant les biens, le secret réside dans la bonne gestion. Concernant les enfants c’est de bien les élever.
– Le neuvième et le dixième : surtout ne sois pas heureuse quand il est chagriné, ne montre pas de joie en sa présence quand ton mari est chagriné. Et gare à toi de te montrer chagriné en sa présence si lui est heureux.
Et sache enfin que tu n’obtiendras de lui ce que tu veux que lorsque tu feras preuve d’altruisme c’est-à-dire que tu préfères son opinion à lui au dépens de ton opinion à toi et sans sa satisfaction à lui au dépens de la tienne.
Où trouve-t-on pareille mère dans cette époque, sauf celle à qui Allah a fait miséricorde. Et où sont les femmes qui appliquent dans cette époque ces recommandations ? Sauf celles à qui Allah a fait miséricorde.
La femme vertueuse, c’est celle qui est pieuse, qui accomplit les devoirs et qui évite les péchés, qui respecte le droit de Allah tabaraka wa ta^ala, qui respecte le droit de son mari. Elle ne manque pas aux droits. Et cette catégorie de femme est très peu nombreuse de nos jours.
Le prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
لا تُؤَدِّي المَرْأََةُ حَقَّ اللَّهِ حَتَّى تُؤَدِّي حَقَّ زَوْج
(la tou’addi l-mar’atou haqqa l-Lahi hatta tou’addiya haqqa zaouj)
[Rapporté par Ibnou Majah et Ibnou Hibban dans son sahih] ce qui signifie : « L’acquittement du droit de son mari sur elle est une condition pour la piété pour la femme »
Parmi les signes des femmes vertueuses c’est l’obéissance à leur mari dans tout ce qui ne comporte pas de désobéissance. Si le mari fait preuve de peu de patience alors la femme peut être plus forte avec la patience dont elle peut faire preuve.
Ceci vaut mieux pour elle si elle veut augmenter en degré selon le jugement de Allah.
Mouslim a rapporté dans son sahih d’après ^Abdou l-Lah ibnou ^Amr que le Messager de Allah a dit :
الدُّنْيا مَتاع وَخَيْرِ مَتاعِ الدُّنْيا المَرْأََةُ صالِحًا
(Ad-dounya’ou mata^ wa khayri mata^i d-dounya’i l-mar’atou saliha)
Ce qui signifie : « dans ce bas monde il y a des biens et le meilleur des biens c’est la femme vertueuse ».
La femme vertueuse aide son mari pour l’au delà. Dans le mariage, il y a une protection contre le chaytan. La femme vertueuse qui s’occupe de sa maison est une aide pour la religion par cette voie. Dans le mariage, il y a un combat contre les passions de l’âme. Il y a un exercice pour l’âme pour assumer des responsabilités, pour assumer la charge obligatoire de la femme, pour patienter avec les caractères de la femme, pour supporter la nuisance de sa part. La femme vertueuse réjouit son mari lorsqu’il la voit. Elle lui obéit quand il lui ordonne, quand il lui donne des ordres. Et elle ne le contredit pas et elle n’est pas al-‘annanah, ni mannanah, ni hannanah, ni haddaqah, ni barraqah, ni chaddaqah.
Al-‘annanah, c’est celle qui se plaint tout le temps, qui gémit tout le temps, qui se plaint.
Al-mannanah, c’est celle qui rappelle ses bienfaits à son mari, elle lui dit « j’ai fais telle chose pour toi.
Al-hannanah, c’est celle qui se languit d’un ancien mari. Elle a été mariée par le passé et elle se rappelle toujours le premier en présence du deuxième.
Al-haddaqah, c’est celle qui chaque fois qu’elle voit quelque chose, elle voudrait l’avoir et elle demande à son mari de les lui acheter.
Al-barraqah, c’est celle qui passe sa journée à se faire belle, à embellir son visage pour que son visage soit brillant.
Ach-chaddaqah, c’est celle qui parle beaucoup et dit des paroles qui ne comportent pas de biens.
Voilà les différentes catégories et de caractères qu’il convient à la femme vertueuse d’éviter.
Les droits du mari sur son épouse
Les droits du mari sur son épouse. Bonheur à celui qui a appris la science de la religion agrée par Allah et qu’il l’a appliqué et qui a enseigné à ses parents, à son épouse à ses enfants, à ses bien aimés, à ses voisins, à tous ceux qui entendent la bonne parole et le conseil.
Khadijah que Allah l’agrée avait une grande place dans le cœur du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, chaque fois qu’il l’a citait, il disait du bien d’elle et il louait sa bonne compagnie. ^A’ichah que Allah l’agrée disait : « Lorsque le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam mentionnait Khadijah, il ne se lassait pas de faire ses éloges et demandait le pardon en sa faveur. Il a retenu son amitié et sa fidélité. Il honorait ainsi les amis de Khadijah après son décès. »
^A’ichah que Allah l’agrée disait : « Lorsque le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam égorgeait un mouton, il disait « Envoyez ce mouton aux amis de Khadijah [les femmes qui étaient les amies de Khadijah] » après la mort de Khadijah.
Elle était agréée et Allah l’a agréée, les anges l’ont aimée, et le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam l’a aimée . Il disait ^alayhi s–salatou wa s-salam :
إنِّي رُزِقْتُ حُبَّها
(‘Inni rou’ziqtou houbbaha)
[Rapporté par Al-Boukhariyy] ce qui signifie : « Allah m’a accordé de l’aimer » et nul ignore combien elle a aidé le Prophète, comment elle s’est tenue aux côtés du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, pour le soutenir, pour l’aider à supporter les difficultés et les différentes sortes de nuisance. En effet, elle était une bonne femme vertueuse pour lui et que Allah l’agrée, elle était un modèle éminent de l’épouse croyante et pieuse. Que Allah honore et élève davantage en degré notre maitre Mouhammad et agrée la mère des croyants Khadijah.
Parmi les droits du mari sur son épouse et qu’il est demandé à l’épouse dans la loi de l’islam d’assurer, c’est de ne pas l’empêcher de son droit de jouir d’elle sauf dans ce que la loi a interdit comme durant les menstrues ou les lochies, comme cela est connu dans la Loi.
Il est rapporté à la fin du troisième siècle de l’hégire qu’il y avait un imam qui était ascète, qui était adorateur, qui était un grand saint et cet imam avait beaucoup de prodiges. C’est un grand saint qui avait des prodiges. Dans son assemblée, dans son cours, il citait des choses qui correspondaient à ce que les gens dans l’assistance avaient dans leur cœur. Et il glissait dans ses cours ce qui leur permettait de résoudre leurs problèmes que ce soit concernant les sujets du bas monde ou l’au-delà. Les gens allaient assister à ses assemblées en raison de cette réputation qu’il avait.
Justement, il est arrivé qu’un homme qui était blanc a eut un enfant qui était noir, qui était différent de sa couleur à lui et la couleur de sa mère. Alors l’homme a douté de son épouse, il a pensé du mal d’elle. Il a pensé qu’elle était fornicatrice et il avait entendu parler de ce chaykh, que c’était un grand savant à qui Allah dévoile certaines choses c’est-à-dire Il donne le kachf, Il peut lui dévoiler certaines choses cachées. Quand il est rentré dans l’assemblée de ce savant, le chaykh l’a tout de suite dévoilé. Dans son cours il s’est mit à parler d’un sujet, il a dit : « Allah a interdit d’avoir un rapport lorsque la femme a ses menstrues, pour une sagesse. Celui qui fait cela et qui a un enfant de couleur brune, qui est différente de la couleur du père ou de la mère alors qu’il ne se blâme que lui-même. Si la couleur change, c’est parce qu’il y a eut un rapport durant les menstrues ».
Cet homme a pris peur et il a abandonné les mauvaises pensées qu’il avait eut au sujet de sa femme.
Le saint pour un intérêt religieux il se peut qu’il montre ses prodiges.
Il n’est pas permis à l’épouse d’empêcher son mari de jouir d’elle ou de se refuser à lui. Si elle ne répond pas au désir de son mari sans excuse valable alors elle commet un grand péché et les anges la maudissent. Le Prophète éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
إِذَا دَعَا الرَّجُلُ امْرَأَتَهُ إِلَى فِرَاشِهِ فَأَبَتْ فَباتَ غَضْبان عَلَيْها لَعَنَتْها الْمَلَائِكَةُ حَتَّى تُصْبِحَ
(‘Idha da^a r-rajoulou imra’atahou ila firachihi fa’abat fabata ghadban ^alayha la^anat’ha l-lmala’ikatou hatta tousbiha)
[Rapporté par Al-Boukhariyy] ce qui signifie : « Lorsque l’homme demande son épouse et qu’elle se refuse à lui sans raison valable et qu’il passe la nuit en colère contre elle, les anges la maudisse jusqu’au matin »
Le droit du mari de jouir de son épouse dans les limites de la loi de l’islam fait partie des plus importants des droits sur son épouse. Car le fait que la femme s’occupe du besoin de son mari à elle, dans ce sens est une grande cause pour le bonheur des deux époux. Et si elle néglige ce grand droit, cela entraine des différents et des disputes entre les époux. Souvent cela entraine à la destruction de la vie conjugale et par conséquent au divorce et à la perte. Il est à observer que de nombreuses épouses de nos jours négligent le droit du mari de jouir d’elle dans un moment où le mari en a un besoin et alors cette femme va quitter le lit de son mari sans excuse valable alors que le mari a besoin d’elle et elle ne prête pas attention à cela comme si ce n’était pas son mari. Elle aura ainsi été la cause d’une tristesse, d’un chagrin chez le mari, ce qui entraine des conséquences négatives sur la vie conjugale.
Un autre droit du mari c’est que la femme ne jeûne pas un jeûne surérogatoire, c’est-à-dire un jeûne autre que le jeûne obligatoire sans son autorisation. Pour ce qui est du jeûne obligatoire, comme le jeûne du mois de ramadan elle n’attend pas son autorisation. S’il ne lui autorise pas à le jeûner, elle ne lui obéit pas. C’est-à-dire qu’elle applique la règle :
لا طاعَةَ لِمَخْلُوقٍ في مَعْصِيَّةِ الخالِق
(la ta^ata li makhlouqin fi ma^siyyati l-khaliq)
Ce qui signifie : « On n’obéit pas à une créature dans quelque chose qui est une désobéissance au Créateur » rapporté par l’imam Ahmad.
Le jeûne empêche de jouir, si elle jeûne un jeûne surérogatoire, sans l’autorisation de son mari alors le mari ne pourra pas avoir un rapport avec elle. Or avoir un rapport avec elle c’est son droit à lui. C’est pour cela que le Prophète éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam tout comme l’a rapporté Al-Boukhariyy a dit :
لا يَحِلُّ لامْرَأَةٍ أَنْ تَصُومَ وَزَوْجُها شاهِدٌ – أَي حاضر- إلاَّ بِإِذْنِه
(la yahillou li’imra’atin ‘an tasoumou wazaoujouha chahidoun – ’ay hadiroun – illa bi’idhnihi)
C’est-à-dire « Il n’est pas permis à la femme de jeûner un jeûne surérogatoire alors que son mari est présent, c’est-à-dire il n’est pas en voyage, sans son autorisation. » donc il s’agit bien du jeûne autre que le jeûne obligatoire. Il est arrivé à l’époque du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam que l’épouse de Safwan Ibnou l-Mou^attil s’est plainte à lui au Messager de Allah. Elle a dit : « Mon époux m’oblige à rompre le jeûne alors que je jeûne, il ne fait pas la prière de l’aube sauf après le lever du soleil » c’est alors que le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a demandé pour avoir plus d’éclaircissement à Safwan. Il lui a répondu : « Ô Messager de Allah quand elle dit que je ne me lève pas pour la prière de l’aube, sauf après le lever de soleil, nous sommes dans une famille et nous nous réveillons qu’après le lever du soleil. [Donc ça ne veut pas dire qu’il s’est levé dans le temps de l’aube et il n’a pas fait la prière]. » Et quand elle dit que je l’oblige à rompre le jeûne alors qu’elle jeûne. En fait, elle fait le jeûne surérogatoire et moi je suis un homme qui est jeune ».
Alors le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ne l’a pas blâmé, il n’a pas remis en cause ce que ce compagnon faisait. [Rapporté par Abou Dawoud]
Les faqih ont déduits à partir de ce hadith que si quelqu’un dort avant l’entrée du temps de la prière de l’aube, al-fajr, et qu’il s’est réveillé après le lever du soleil, il ne commet pas de péché s’il ne fait pas la prière de as–soubh dans son temps.
Et qu’il est permis à l’homme d’obliger sa femme à rompre son jeûne, si son jeûne était surérogatoire et qu’il avait voulu avoir un rapport avec elle. Et qu’il n’est pas permis à la femme de faire un jeûne surérogatoire si son mari ne lui autorise pas
Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a indiqué combien du droit du mari est éminent sur son épouse en disant :
لَوْ كُنْتُ آمِرًا أَحَدًا أَنْ يَسْجُدَ لِأَحَدٍ لِأَمَرْتُ المَرْأَةَ أَنْ تَسْجُدَ لِزَوْجِها
(laou kountou amira ‘ahada ’an yasjouda li’ahadin li’amartou l-lmar’ata ‘an tasjouda lizaoujiha)
Ce qui signifie : «Si je devais ordonner à quelqu’un de se prosterner pour quelqu’un d’autre [c’est-à-dire une prosternation de salutation] alors j’aurais ordonné à la femme de se prosterner pour son mari. » [Rapporté par Ibnou Hibban, Ibnou Majah et d’autres].
Dans ce hadith il y a l’indication qu’il n’est pas permis de se prosterner pour autre que Allah ^azza wa jall. Il y a également dans ce hadith l’indication du droit éminent du mari. Le mari a un droit sur son épouse et l’épouse a un droit sur son mari.
Parmi les droits du mari sur son épouse c’est qu’elle ne fasse entrer personne chez lui sans son autorisation. La loi de l’islam interdit quelque chose que pour une sagesse mais de nombreuses personnes ignorent ces sagesses.
Il y a un évènement qui s’est produit dans l’Abyssinie, Al-Habachah. Il y avait un homme qui était un commerçant, il partait de chez lui et il laissait son neveu, le fils de son frère avec son épouse. Et ce jeune homme qui était son neveu, le fils de son frère, il les laissait dans une khalwah interdite c’est-à-dire, ils se retrouvaient deux personnes étrangères l’une et l’autre sans qu’une tierce personne ne les voit. Un jour, il est entré et il a vu que sa femme était avec son neveu dans une situation très mauvaise. Il a perdu sa lucidité et il a coupé l’oreille de son neveu.
Alors le fils de son frère avait un signe visible sur lui, qui était un signe de honte toute sa vie. Les gens le voient et ils disent « celui là, son oreille a été coupée pour cette raison là »
Cet homme, ce commerçant-là avait négligé d’appliquer la loi de Allah. S’il avait dit : « Maintenant, tu pars avec moi parce qu’il n’y a dans la maison que mon épouse » alors il l’aura préservé de tomber dans le péché.
C’est lui-même qui a provoqué le fait que cet homme se retrouve seul avec sa femme. Et cette khalwah, le fait que son neveu se retrouve seul avec son épouse, l’a entrainé à faire un acte qui est laid. Et cela a fait que toute la réputation de son neveu et de son épouse était devenue mauvaise. Tout cela parce qu’il a négligé d’appliquer la loi de Allah. C’est pour une sagesse que Allah tabaraka wa ta^ala a interdit qu’un homme se retrouve seul en présence d’une femme ajnabiyyah, qui n’est pas mahram.
Le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a interdit qu’un homme se retrouve seul avec une femme ajnabiyyah c’est-à-dire qui n’est pas mahram pour lui c’est-à-dire qu’il peut épouser un jour et il nous a indiqué que ce péché est un grand moyen pour le chaytan de semer la corruption et la désobéissance entre un homme et une femme. Cette khalwah qu’un homme se retrouve seul avec une femme qu’il peut épouser un jour sans qu’une tierce personne ne les voit devant laquelle ils pourraient éprouver de la pudeur. Cette khalwah aide le chaytan a les entrainer aux péchés, soit à la fornication, soit à ce qui est moins que la fornication. Le Messager n’interdit une chose qu’avec une sagesse. Cependant certaines personnes peuvent connaitre la sagesse et d’autre peuvent ne pas la connaitre.
Parmi les droits du mari sur son épouse c’est qu’elle ne quitte pas le domicile conjugal ou qu’elle ne voyage pas avec quelqu’un de ses mahram sauf avec l’autorisation de son mari. Il n’y a pas en cela une diminution du rôle de la femme mais au contraire, c’est une préservation et une protection pour elle.
Parmi les choses utiles à ce sujet c’est de mentionner ce que les savants ont dit. Le fait que la femme et surtout l’épouse reste chez elle et de ne pas sortir de chez elle sans nécessité, cela vaut mieux pour elle. Ceci est pour l’intérêt de la femme car c’est un surcroît de chasteté et de protection pour elle. Et comme les spécialistes de la jurisprudence ont cités, ils ont dit que pour la femme, il convient qu’elle fasse preuve d’un surcroît de couverture de sa zone de pudeur. Et il y a en cela un grand intérêt pour la femme.
Le Prophète éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
أَقْرَبُ ما تَكُونُ المَرْأَةُ إِلى وَجْهِ الله (أَيْ إِلى طاعَةِ اللهِ) إِذا كَانَت في قَعْرِ بَيْتِها
(‘aqrabou ma takounou l-lmar’atou ila wajhi l-Lahi – ‘ay ila ta^ati l-Lahi – ’idha kanat fi qa^ri baytiha)
Ce qui signifie : « L’endroit dans lequel la femme est le plus proche de l’obéissance à Allah c’est lorsqu’elle est au sein de sa maison. [Rapporté par At-Tabaraniyy]
Parmi les droits de son mari sur son épouse c’est que la femme priorise le droit de son mari sur le droit de ses proches parents. Car le droit de son mari sur elle est éminent selon le jugement de Allah ta^ala. Si la famille de la femme lui ont ordonné quelque chose et que son mari lui a ordonné autre chose, une chose qui ne comporte pas de désobéissance, alors elle obéit à son mari et pas à sa famille. C’est cela le sens de la parole du Prophète ^alayhi s–salatou wa s-salam :
وَحَقُّ النَّاسِ بِالمَرْأَةِ زَوْجُهَا
(wa haqqou n-nasi bi l-lmar’ati zaoujouha)
Ce qui signifie : « La personne qui a le plus grand droit sur la femme c’est son mari. »
Il a été rapporté de la dame honorée ^A’ichah que Allah l’agrée qu’elle, avait dit « J’ai demandé au Messager de Allah qu’elle est la personne qui a le plus grand droit sur l’homme ». Il a répondu :
أُمُّهُ
(‘oummou)
Ce qui signifie : « c’est sa propre mère ». Je lui ai dit : « et qu’elle est personne qui a le plus grand droit sur la femme ? ». Il a dit :
زَوْجُها
(zawjouha )
Ce qui signifie : « son époux »
Ce hadith a été rapporté par Ahmad et il a été jugé sahih par Al-Hakim et Al-Bazzar avec une bonne chaine de transmission.
Parmi les droits du mari sur son épouse, c’est qu’elle ne fait pas preuve d’exaspération avec lui et elle ne se plaint pas de la difficulté matérielle ou d’un mauvais état. Et qu’elle ne multiplie pas les paroles de critiques et de blâmes de sorte à lui nuire par ses paroles ou qu’elle lui brise le cœur. Au contraire, selon la loi, il est requis de la femme qu’elle montre sa satisfaction, sa suffisance du peu de subsistance et qu’elle respecte la fatigue de son mari pour assurer la subsistance et qu’elle ne lui demande pas plus que le besoin de crainte qu’il ne tombe dans la recherche de subsistance d’une voie interdite.
La femme vertueuse et sensée, c’est celle qui recherche l’agrément de son Créateur et qui recherche le paradis et qui s’éloigne totalement de tout ce qui est interdit et qui se satisfait du peu de la subsistance halal et qui met en garde son époux de suivre les voies interdites, les chemins interdits.
Que Allah ta^ala fasse miséricorde aux épouses du salaf, puisque l’épouse vertueuse quand son mari sortait de sa maison pour aller chercher la subsistance, elle lui disait : « Méfie-toi d’obtenir la subsistance d’une voie interdite ».
Nous pouvons patienter pour endurer la faim et la difficulté mais nous ne pouvons pas patienter pour endurer le feu de l’enfer.
Il a été rapporté qu’une femme des fils de ‘Isra’il c’est-à-dire des communautés musulmanes qui ont précédés la communauté de notre maître Mouhammad. cette femme était musulmane et elle était adoratrice, elle était vertueuse, elle était la fille d’un roi. Un homme fils de roi l’a demandé en mariage. Alors elle a refusé de l’épouser. Puis elle a dit a une femme esclave à elle : « va et cherche moi un mari qui soit ascète, qui soit pieux, qui soit adorateur, et qui soit surtout pauvre »
Sa servante est partie, elle a trouvé un pauvre, adorateur et pieux. Elle l’a ramené à sa maitresse. Cette fille de roi lui a dit : « Si tu veux m’épouser, je viens avec toi à qui nous fait le contrat de mariage » Et c’est ce qu’il fit.
Ils ont fait le contrat de mariage, puis elle lui a dit : « Emmène-moi chez ta famille. » Alors il lui a dit : « Par Allah, je ne possède rien d’autre que cette cape qui est sur mon dos, que j’utilise pour me couvrir avec la nuit et un vêtement pour moi le jour ». Alors elle lui a dit : « Je t’ai accepté ainsi ».
Une fille de roi qui dit à un pauvre et qui est ascète « Je t’ai accepté ainsi » et c’était un homme qui gagnait sa subsistance au jour le jour et lui ramenait la nuit ce qui lui permettait de manger. Cette femme ne mangeait pas la journée, elle faisait le jeûne par recherche de l’agrément de Dieu. Lorsqu’il lui ramenait quelque chose, elle rompait le jeûne et elle louait Allah ta^ala dans tous les cas. Elle lui a dit « Maintenant j’ai pu me consacrer à l’adoration de Dieu ».
Un jour, il n’a rien pu amener. Alors, il prit peur et cela fut fortement éprouvant pour lui. Il se dit : « Mon épouse est assise chez elle à la maison, elle fait le jeûne, elle attend quelque chose que je lui ramène pour rompre le jeûne » alors il s’est levé, il a fait le woudou’, il a fait une prière et il a invoqué Son Seigneur tabaraka wa ta^ala et il a dit : « Ô Allah, Tu sais que je ne T’ai pas demandé quelque chose pour cette vie d’ici bas, mais je Te demande pour faire plaisir à mon épouse qui est vertueuse. Ô Allah, donne moi une subsistance de Ta part. Certes, Tu es Celui Qui accorde avec profusion. C’est alors qu’une grosse perle tomba du ciel. Il l’a prit et l’emmena chez son épouse. Quand elle vit cette grosse perle, elle fut étonnée. Elle lui a dit « D’où as-tu donc amené cette perle ? Je n’ai jamais vu une telle perle chez moi. »
Alors, il lui a dit : « J’ai cherché ma subsistance comme c’est de mon habitude aujourd’hui mais je n’ai rien pu gagner, j’ai alors invoqué mon Seigneur soubhanahou wa ta^ala et Il m’a accordé cette perle qui est tombée du ciel. »
Cette femme lui dit alors : « Retourne à cette endroit, dans lequel tu as invoqué Allah et supplie Allah et demande lui et tu dis : « Ô Allah, ô Allah ô mon Seigneur. Si c’est quelque chose que Tu nous accordes dans cette vie ici bas alors fait que ce soit plein de bénédictions mais si c’est quelque chose que Tu nous réserves pour l’au-delà alors fait qu’elle remonte au ciel. »
L’homme fit ce que son épouse lui demanda, c’est alors que la perle remonta au ciel. Il revint chez elle et il lui a appris cela. Elle lui dit : « La louange est à Dieu Qui nous a montré ce qu’Il nous réserve dans l’au-delà ».
Puis elle lui a dit : « Ca ne m’est égal maintenant si je n’ai aucune richesse dans cette vie ici bas qui va à sa fin. » et elle a remercié Allah pour cela.
Parmi les droits du mari sur son épouse c’est la bonne vie conjugale. C’est le fait qu’elle agisse correctement avec lui. Et ceci est une base fondamentale dans le bonheur conjugal.
Parmi les droits du mari sur son épouse, c’est qu’elle soit respectueuse avec lui quand elle parle avec lui. Qu’elle essaie de lui donner du plaisir, c’est-à-dire par exemple, elle se parfume pour lui, elle se fait belle pour lui, tout comme lui il le souhaite. Elle ne va pas faire preuve d’arrogance avec sa beauté. Elle ne va pas rabaisser son mari s’il n’est pas beau, s’il est laid. Elle ne va pas faire preuve de vanité avec son argent, ou avec son origine, si elle était riche ou d’une grande famille. Au contraire la femme sensée c’est celle qui recherche l’agrément de son Créateur. Elle obéit à son mari dans ce qui fait gagner l’agrément de Allah ^azza wa jall, elle ne lui nuit pas dans ses paroles et ses actes. Elle ne va pas divulguer le secret qu’il lui a confié, même à sa famille à elle. Et elle fait preuve de tendresse envers ses enfants. Elle veille sur eux en leur assurant une éducation islamique que Allah ta^ala agrée et que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam aime. Elle protège sa langue pour ne pas dire des paroles qui blessent son mari et qui font mériter le châtiment de son Créateur. Elle ne crie pas devant lui. Elle ne lui dit pas par exemple : « Tu es lourd, tu ne comprends pas » ou ce qui est de cet ordre comme paroles qui nuisent au mari et qui lui brisent le cœur.
Si chacun des deux époux applique cela ils auront fermé la porte du mal et ils auront ouvert la porte de l’amour, de l’amitié, de la sérénité et ils auront tous deux une grande récompense.
Il convient à l’homme qu’il agisse envers son épouse avec beaucoup de sagesse mais pas au point qu’elle ne soit plus respectueuse envers lui. Il convient qu’il assure les dépenses avec modération de sorte qu’il ne la fasse pas vivre dans la difficulté mais qu’il ne gaspille pas son argent et qu’il enseigne ce dont elle a besoin comme science de la religion. Il l’exhorte et lui rappelle le châtiment de Allah si elle cherche la facilité dans la religion. Il est tendre et doux avec elle quand elle accouche. Il lui tient compagnie et il ne lui montre pas qu’il est chagriné si elle a eut une fille. Il ne divulgue pas son secret, il ne pense pas du mal d’elle, il ne la divorce pas quand elle est en menstrues ou dans une période intermenstruelle durant laquelle il a eut un rapport avec elle car sinon il sera tombé dans le péché mais le divorce reste effectif. Allah a ordonné des choses pour la femme qu’Il n’a pas ordonnée à l’homme et également Allah a ordonné des choses à l’homme qu’Il n’a pas ordonné à la femme. Chacun des deux doit patienter pour accomplir ce que Allah a ordonné en étant sincère pour rechercher l’agrément de Allah. Que chacun cherche l’exemple et trouve le modèle dans la conduite des Prophètes et des vertueux qui l’ont précédés.
Il convient à la femme d’avoir une bonne vie conjugale avec son mari, en se faisant belle pour lui, en se parfumant, en étant douce quand elle parle avec lui. Elle ne parle pas si son mari est en colère. Elle ne le charge pas de ce qu’il ne peut pas supporter. Elle se suffit du peu, elle ne demande pas quelque chose pendant le rapport, et elle essaie de peu parler. Elle ne va pas trop souvent chez ses voisines. Elle ne demande pas à son mari des choses qui sont lourdes pour lui pour les assurer et elle ne multiplie pas les plaintes.
Il convient aussi qu’elle soit une bonne gestionnaire de sa maison. Qu’elle aime accomplir la prière et à l’adoration de son Seigneur. Qu’elle priorise le droit de son mari sur son avis à elle et celui de ses proches parents. Elle fait preuve de tendresse avec ses enfants. Elle ne va pas insulter souvent les enfants. Elle ne va pas remettre en cause la parole de son mari. Elle ne va pas tirer fierté de sa beauté ou de son argent, elle ne divulgue pas son secret. Si son mari meurt, elle s’endeuille pour lui, elle ne se fait pas belle, elle ne se parfume pas pendant la période d’attente post maritale.
Allah ta^ala dit :
وَعَاشِرُوهُنَّ بِالْمَعْرُوفِ
(wa ^achirouhounna bi l-lma^rouf)
[sourat An-Niça’/19] Ce qui signifie : « Assurez à vos femmes une vie conjugale sans nuisances, sans manquement dans leurs droits. »
Celui qui agit d’une bonne manière avec son épouse fait partie des meilleurs des croyants. C’est-à-dire celui qui fait preuve de tendresse, de miséricorde et de bienfaisance. Les meilleurs des hommes, ce sont ceux qui agissent avec bienfaisance avec leurs femmes de sorte qu’il fait preuve de modestie avec son épouse. Il agit en bien avec elle. Il lui pardonne ses mauvais actes. Il ne répond pas au mal par le mal, il agit avec sagesse et intelligence avec elle. Bien agir avec son épouse est quelque chose de requis de la part du mari. Il est requis qu’il agisse en bien avec elle et elle aussi il convient qu’elle agisse bien avec lui. Il convient que le mari ne fasse pas preuve d’orgueil avec son épouse, il ne va pas faire preuve de tyrannie mais il agit avec elle avec miséricorde.
Certains ignorants musulmans agissent mal avec leurs épouses, ces gens là ne connaissent pas la loi de l’islam, ni les règles de comportement de l’islam. C’est à partir de là que apparait l’importance de ce qui nous est parvenu du Messager puisqu’il a incité sa communauté que lorsque quelqu’un qui est attaché à la religion et qui a un bon comportement qui vient demander la main de leur fille de ne pas tarder à la marier. C’est-à-dire qu’il ne regarde pas s’il est pauvre ou si la dot est faible, la dot qu’il peut assurer. Mais qu’ils prennent plutôt en considération son attachement à la religion agréée par Allah et à son excellent comportement. C’est ce qui convient de prendre en considération chez le musulman pour lui donner en mariage sa fille. S’il a vu que cet homme avait un bon comportement et qu’il était attaché à la religion, qu’il ne tarde pas, qu’il s’empresse de lui marier sa fille. Qu’il lui facilite, qu’il ne lui rende pas la tâche difficile.
Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
إِذَا جَاءَكُم مَنْ تَرْضَوْنَ دِينَهُ وَخُلُقَهُ فَزَوِّجُوهُ وَإِلَّا تَكُنْ فِتْنَةٌ فِي الأَرْضِ وَفَسَادٍ عَرِيض
(idha ja’akoum man tardaouna dinahou wa khoulouqahou fazawwijouhou wa ‘illa takoun fitnatoun fi l-l’ardi wa fasadin ^arid)
[Rapporté par Al-Bayhaqiyy] ce qui signifie : « Si un homme vient vous demander la main de votre fille et qu’il a un bon attachement à la religion et un bon comportement alors mariez-le. Sinon il y aura une grande corruption sur terre et beaucoup de mal » Celui qui n’agit pas ainsi mais qui au contraire tarde ou refuse le marier à quelqu’un qui a ces caractères parce qu’il recherche plus d’argent ou il recherche plus de pouvoir ou une meilleur réputation cela va les exposer à la discorde et à la corruption sur terre, à la corruption des caractères des filles et des garçons.
L’auteur que Allah lui fasse miséricorde a dit : Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam n’a pas cessé de montrer son amour pour ses épouses. Il a même recommandé à ses compagnons cela. Il est parvenu dans le hadith, que le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
إذَا أَحَبَّ أَحَدُكُم أَخَاهُ فَلْيُعْلِمْهُ
(‘idha ‘ahabba ‘ahadoukoum ‘akhahou falyou^limhou)
[Rapporté par Abou Dawoud] ce qui signifie : « lorsque l’un d’entre vous aime son frère, qu’il le lui dise c’est-à-dire qu’il lui dise « ‘inni ‘ouhibouka fi l-Lah » c’est-à-dire « je t’aime pour l’amour de Dieu ». Ou il lui dit « ‘ana ‘ouhiboukoum fi l-Lah », « je vous aime pour l’agrément de Allah. »
Que dire alors pour les épouses, pour l’épouse qui est son associée dans ses joies, dans ses chagrins et celle qui est son partenaire à la maison. Il a même été rapporté de ^A’ichah que Allah l’agrée qu’elle a dit : « J’ai demandé au Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qui, parmi tes épouses seront au paradis ? » il a répondu :
أَنتِ مِنهُن
(‘anti minhounna)
Ce qui signifie : « Tu en fais partie » Tout comme l’a rapporté Al-Boukhariyy dans le sahih.
Et il a été authentifié d’après ^Ammar Ibni Yaçir qu’il a dit :
إِنَّهَا زَوْجَتُهُ فِي الدُّنْيَا وَالآخِرَة
(‘innaha zawjatouhou fi d-dounia wa l’akhirah)
Ce qui signifie : « Elle est son épouse, dans le bas monde et dans l’au-delà »
En plus de tout cela, rien n’empêche le Prophète de manifester son amour pour son épouse devant les plus proches des gens à lui. Ce qui renforce l’amour encore plus.
Il a été rapporté de ^A’ichah qu’elle a dit : les épouses du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ont envoyés Fatimah la fille du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam pour parler à son père. Elle a demandé l’autorisation au Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, qui était en compagnie de ^A’ichah quand elle était malade et il a autorisé à sa fille de rentrer. Elle est rentrée et elle a dit : « Ô Messager de Allah, tes autres épouses m’ont envoyé à toi pour te demander la même part que la fille de Abi Tahafa, c’est-à-dire la fille de Abou Bakr As–Siddiq. » C’est alors que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
أَيْ بُنَيَّةُ أَلَيْسَ تُحِبِّيْنَ مَا أُحِبُّ
(‘ay bounayyatou ‘alaysa touhibbina ma ‘ouhibbou)
Ce qui signifie : « Ô ma fille n’est ce pas que tu aimes ce que j’aime ? » Elle a répondu « Bien sûr que si, ô Messager de Allah » Alors il lui a répondu :
فَأَحِبِّي هَذِهِ لِعَائِشَة
(fa’ahibbi hadhihi li^A‘ichah)
Ce qui signifie : « Alors aime cela pour ^A’ichah »
Et dans le sahih de Al-Boukhariyy le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a envoyé ^Amr Ibnou l-^As à la tête d’une armée qui s’appelle zatou s-salaçil, il a dit : « Je suis parti le voir et je lui ai dit : quel personne tu aimes le plus ? » il a répondu :
« ^A’ichah »
Je lui ai dit : « parmi les hommes ? » il a répondu :
أَبوُهَا، أبو بَكْر
(‘abouha, ‘Abou Bakr)
ce qui signifie : « son père » c’est-à-dire Abou Bakr .
Je lui ai dit : « Ensuite qui donc ? » Il a répondu :
« ^Oumar »
Et il a énuméré certains hommes.
^Oumar Ibnou l-^As a dit « Je me suis tu de crainte qu’il ne me cite à la fin » jusqu’à la fin du hadith.
Donc l’amour du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam pour la mère des croyants ^A’ichah était manifeste, et ceci est moutawatir c’est-à-dire que ça été rapporté d’un grand nombre à un grand nombre de personnes auprès des compagnons du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam au point que lorsque l’un d’entre eux voulait offrir un cadeau au Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, ils faisaient en sorte que cela coïncide le jour où le Messager était chez ^A’ichah.
Comment n’en serait il pas ainsi alors que les compagnons surnommaient ^A’ichah « habibatou raçouli l-Lah » c’est-à-dire la bien-aimée du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Elle est la bien-aimée, elle est chère au cœur du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Elle est celle qui a dépassé les épouses du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam par de nombreux mérites. Parmi lesquels le fait que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a passé les derniers jours qui ont précédés sa mort, lors de la maladie de sa mort chez ^A’ichah et quand il est mort il avait sa tête entre la poitrine de ^A’ichah et le cou de ^A’ichah et c’était le jour qu’il passait chez ^A’ichah. Et il a été enterré dans la maison de ^A’ichah. Regardez ce grand mérite, cette grande faveur qui a été accordé à notre dame ^A’ichah que Allah l’agrée et lui donne satisfaction.
Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapporté que lorsque le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam endurait beaucoup les douleurs de la maladie qui précèdent sa mort, il a dit :
أَيْنَ أَنَا غَدًا
(‘ayna ‘ana ghadan)
C’est-à-dire « Demain je serais chez qui parmi mes femmes ? » Ils lui ont dit : « chez une telle ». Il a dit :
أَيْنَ أَنَا بَعْدَ غَدًا
(‘ayna ‘ana ba^da ghadan)
Ce qui signifie : « Chez qui après demain ? » Ils lui ont dit : « Chez une telle » c’est alors que ses épouses ont compris que par la question qu’il posait, il cherchait chaque jour, il voulait arriver au tour de ^A’ichah que Allah l’agrée. C’est alors que les épouses du Prophète lui ont dit : « Ô Messager de Allah, nous faisons dons de nos jours à notre sœur ^A’ichah. » hadith sahih et il y a accord dans son caractère de sahih.
Ce fut elle qui a veillé sur lui pendant la maladie qui a précédé sa mort et quand le moment du départ était arrivé la tête du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam était posée sur ^A’ichah. ^A’ichah a décrit cette situation, elle a dit : « Parmi les grâces que Allah m’a accordé c’est que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam décéda chez moi, lorsque c’était mon tour avec sa tête entre ma poitrine et mon cou. Et Allah a réuni entre sa salive et ma salive le jour de sa mort, puisque ^Abdou r-Rahman était rentré et ^Abdou r-Rahman portait à sa main un siwak et moi j’appuyais le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam sur moi et j’ai vu son regard se diriger vers le siwak de ^Abdou r-Rahman et j’ai compris qu’il voulait le siwak. Je lui ai dit « veux tu que je le prenne ? » et il m’a fait oui de la tête. Je le pris et quand la douleur fut terrible pour lui, je lui ai dit : « veux tu que j’adoucisse le siwak pour toi ? » et il hocha à nouveau la tête. C’est alors que je l’ai adouci dans ma bouche puis je le lui ai donné. » Jusqu’à la fin du hadith. Et le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam fut enterré là où il mourut dans la chambre de ^A’ichah. Lorsque le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam décéda, elle n’avait que 18 ans et elle était parmi les femmes qui avaient le plus de science de jurisprudence et de science. ^A’ichah après le Prophète enseignait aux hommes et aux femmes jusqu’à ce qu’elle décéda, quand elle avait 66 ans la nuit du mardi, sept nuits passées de ramadan de l’an 57 de l’Hégire. Que Allah te fasse miséricorde, ô toi ^A’ichah la mère des croyants, une large miséricorde et qu’Il nous réunisse avec toi dans Al-Firdaws al-a^la, certes Il est sur ce qu’Il veut tout puissant et Il sait tout de Ses esclaves.
Le Messager est donc mort dans la maison de son épouse ^A’ichah car Allah ta^ala a prédestiné pour ^A’ichah ce grand honneur. Quand il était mort, il avait neuf épouses. Allah ta^ala n’a pas fait que le décès du Prophète est lieu dans la maison de Hafsah la fille de ^Oumar, ni la maison de ^amlah, ni ‘Oummou Habibah ni d’autres mais bien chez ^A’ichah. Allah l’a honorée et lui a accordée un mérite de faire d’elle la femme qui a le plus de science de jurisprudence dans l’absolu. Allah n’a pas créé de femmes qui aient plus de science de jurisprudence que ^A’ichah. Pourquoi donc toute cette faveur, tout cet honneur ? Car elle était aimée d’un amour véritable. Elle était pure dans son amour pour le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Elle a aimé le Messager pour l’agrément de Dieu.
Dans le sahih de Ibnou Hibban, le Prophète a dit :
تَصافَوِ الحُبَّ فِي اللَّهِ
(tasafawi-lhoubba fil-Lahi)
C’est-à-dire « Aimez-vous les uns les autres pour l’agrément de Allah, d’un amour qui est pur. » Et la signification de l’amour pour l’agrément de Allah, c’est que le musulman aime pour son frère musulman ce qu’il aime pour lui-même comme bien. Il ne le trompe pas, ni dans la pratique, ni dans les actes, ni par la parole et il est sincère dans son amour, un amour pur pour son frère. Dans ce sens que, s’il voit son frère profiter d’un bien, il se réjouit pour lui, il est heureux pour le bien que son frère reçoit. Et s’il le voit dans un autre état, il déteste cela pour lui et il essaie de l’en libérer.
En résumé, il ne le trompe pas, il ne lui embellit pas le faux, il lui porte le conseil, pour qu’il corrige ce qu’il a comme mauvaises choses. S’il voit que son frère par exemple ne fait pas la prière, il le dirige pour qu’il l’accomplisse. Il le met en garde contre les dangers de l’abandonner. Et s’il voit que son frère ignore les sujets de la religion, il lui indique, il le guide, il le dirige vers quelqu’un qui lui enseigne la science correcte. C’est cela le sens de s’aimer pour l’agrément de Dieu.
Celui qui suit ce chemin, il aura une grande réussite. Mais le simple fait de se réunir, de se rassembler, de se rencontrer tout en se trompant, cela aura de graves conséquences dans ce bas monde et dans l’au delà. Car il se peut que l’aimant, celui qui t’aime devienne quelqu’un qui te déteste par la suite. C’est pour cela que les maris devront avoir ce caractère éminent pour être de ceux qui ont ces hauts degrés. Il suffit comme importance de ce caractère, de s’aimer les uns les autres pour l’agrément de Dieu, c’est que ceux qui s’aiment pour l’agrément de Dieu de cette manière qui a été décrite, au jour du jugement lorsque les gens endureront des situations très difficiles, eux ils seront épargnés de la torpeur, de la chaleur du soleil. Ils seront à l’ombre du Trône et cette situation est un préliminaire de la grande félicité ininterrompue qui les attend par la suite. Ce sont ceux là qui s’aiment pour l’agrément de Allah. Ils se réunissent pour la bienfaisance et la piété. Ils ne se réunissent pas pour le péché, ni pour le mal. Ce qui les réunit, c’est l’obéissance à Allah. Loin des objectifs du bas monde, ils ne se trompent pas les uns les autres. Ils ne se dupent pas les uns des autres. Ils ne s’indiquent pas les uns aux autre le mal, l’égarement, ni l’injustice. Au contraire, ils s’aiment d’un amour pour l’agrément de Allah ta^ala, alors veille toi mon frère et veille toi ma sœur à être de ceux qui s’aiment les uns les autres pour l’agrément de Allah. Que Allah fasse que nous soyons au nombre de ces gens-là. Ô Allah Toi le plus miséricordieux de ceux qui font miséricorde, Fais que nous soyons de ceux qui s’aiment les uns les autres pour Ton agrément.
Il est parvenu dans le hadith qoudsiyy que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit : c’est-à-dire : Allah dit :
المُتَحابُونَ بِجَلَالِي لَهُم مَنَابِرٌ مِن نُورٍ يَوْمَ القِيَامَةِ
(‘al-moutahabbouna bijalali lahoum manabiroun min-nourin yawma lqiyamah)
Ce qui signifie : «ceux qui s’aiment les uns les autres par recherche de Mon agrément aura des chairs de lumière au jour du jugement. » la chair, al-minbar c’est ce sur quoi on s’assoit. Et ceci aura lieu avant leur entrée au paradis. Allah ta^ala les fait assoir à l’ombre du Trône sur des minbars, des chairs, comme des fauteuils de lumière de sorte que les gens seront heureux pour eux. Les Prophètes et les martyrs également seront heureux pour eux et agréablement surpris de leur situation. Bien que les Prophètes aient un degré supérieur, mais lorsqu’ils verront cela pour des gens qui ont un degré inférieur aux leurs, ils seront agréablement surpris, ils seront heureux, ils se réjouiront pour eux.
L’amour véritable c’est l’amour dans lequel il n’y a pas de tromperie, il n’y a pas d’hypocrisie, dans ce sens que s’il voit que son ami est dans une mauvaise situation, il ne lui embellit pas ce mal. Il ne se tait pas tant qu’il est capable de l’en délivrer et s’il voit que son ami est dans un bon état, il le renforce et il le soutient. C’est cela le sens de s’aimer par recherche de l’agrément de Allah. Et parmi les signes de l’amour pour l’agrément de Allah, c’est qu’il n’y a pas de tromperie entre eux, il n’y a pas de duperie, il n’y a pas d’hypocrisie mais ils s’entraident pour l’obéissance pour donner le conseil. Pour cela, les compagnons du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam lorsqu’ils se rencontraient, ils se rappelaient l’un et l’autre la parole de Allah ta^ala:
وَالْعَصْرِ
إِنَّ الإِنسَانَ لَفِي خُسْرٍ
إِلاَّ الَّذِينَ ءامَنُوا وَعَمِلُوا الصَّالِحَاتِ وَتَوَاصَوْا بِالْحَقِّ وَتَوَاصَوْا بِالصَّبْرِ
(wa l^asri ‘inna l’insana la fi khousr ‘illa lladhina ‘amanou wa ^amilou s–salihati wa tawasaw bilhaqqi wa tawasaw bis–sabri)
C’est-à-dire « Allah jure par al-^Asr que la plupart des gens, vont à leur perte, sauf ceux qui sont croyants et qui ont agis en bien et qui se sont recommandés les uns aux autres la patience et la bonne croyance et l’obéissance à Allah et la patience pour accomplir les actes d’obéissance. »
Le fait de s’aimer les uns autres sera une cause pour que le croyant se retrouve à l’ombre du Trône au jour du jugement. Et le fait de s’aimer les uns les autres pour l’agrément de Allah est une cause qui fait gagner l’agrément de Allah. Allah ta^ala dit dans le hadith qoudsiyy :
حَقَّت مَحَبَّتِي لِلمُتَحَابِيْنَ فيَّ
(haqqat mahabbati li l-moutahabina fiyya)
C’est-à-dire « Mon agrément est mérité par ceux qui s’aiment les uns les autres pour Mon agrément »
Bien sûr si ce que nous avons dit concerne le fait qu’un musulman aime son frère musulman, à plus forte raison cet amour pour l’agrément de Dieu au sein du couple entre le mari et son épouse. La femme vertueuse fait partie des quatre choses qui comptent au nombre du bonheur dans le bas monde. Tout comme cela est parvenu dans le hadith rapporté par le hafidh Diya’ou d-din Al-Maqdiciyy C’est-à-dire « le bonheur du bas monde – c’est-à-dire le bonheur dans cette vie ici bas – c’est par exemple une grande maison, une voiture ou une monture paisible, une épouse vertueuse et un bon voisin » ce sont les quatre choses qui comptent au nombre du bonheur dans le bas monde. C’est-à-dire que celui qui a ces quatre choses il vivra heureux, et il se peut que ces quatre choses aident pour accomplir les sujets de la religion et donc cela lui profitera pour son au-delà. Mais cela ne veut pas dire que celui qui aujourd’hui a une grande maison ou une monture paisible ou un voisin qui est bon ou une épouse vertueuse alors que cela implique forcément que dans l’au-delà il sera heureux. Non !
La base de l’Islam c’est de croire en Allah et en Son Messager. Celui qui obtient cela, il aura obtenu la meilleure des œuvres. Et celui qui n’obtient pas cela, alors il a perdu tout bien car il aura perdu la félicité de l’au-delà et c’est la félicité de l’au-delà qui est perpétuelle et qui n’aura pas de fin.
Pour ce qui est de la femme vertueuse, elle aide son mari pour sa religion, en l’aidant dans les sujets de la subsistance, en s’occupant de la maison, ce qui l’aide à se libérer pour la science de la religion et pour les œuvres. La base c’est donc la religion. Si elle n’est pas attachée à la religion, il se peut qu’elle corrompe l’attachement à la religion de son mari à cause de son mauvais comportement. Ce qui va lui empoisonner la vie. Il en est de même si la femme a un mauvais comportement, sa nuisance sera beaucoup plus grande que son profit. Pour cela, le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam a incité que nous épousions la femme qui est attachée à la religion, qui craint Allah ta^ala qui agit avec bienfaisance envers son mari, qui lui obéit dans ce qui fait gagner l’agrément de Allah ta^ala.
Le Prophète ^alayhi s–salatou wa s-salam a dit :
تُنْكَحُ المَرْأَةُ لِأَرْبَعٍ لِمَالِهَا وَلِجَمَالِهَا وَلِحَسَبِهَا وَلِدِينِهَا فَاظْفَر بِذاتِ الدِّينِ تَرِبَت يَدَاك
(tounkahou l-mar’atou li ‘arba^ li maliha wa li jamaliha wa lihasabiha wa lidiniha fadhfar bidhati d-dini taribat yadak)
Ce qui signifie : « la femme est généralement recherchée en mariage pour quatre critères. Certains cherchent son bien, d’autres la beauté, d’autres sa famille, son ascendance, sa lignée et d’autres son attachement à la religion. Alors recherche la femme pour son attachement à la religion, tu gagneras. »
Cette expression que le Prophète a utilisé « talibat yadak » indique son insistance et une incitation de sa part salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam à épouser la femme qui est attachée à la religion, qui craint Allah ta^ala , qui œuvre, qui agit avec son mari avec bienfaisance envers lui, en lui obéissant dans ce qui permet de gagner l’agrément de Allah.
Il y a dans le hadith un encouragement de la part du Messager de Allah aux femmes pour apprendre les sujets de la religion. At-Tirmidhiyy a rapporté que le Messager de Allah a dit :
خَيرُكُم خَيْرُكُم لأَِهْلِهِ وَأَنَا خَيرُكُم لِأَهْلِي
(khayroukoum khayroukoum li’ahlihi wa ‘ana khayroukoum li ‘ahli)
C’est-à-dire « Les meilleurs d’entre vous sont ceux qui sont les meilleurs avec leurs femmes et je suis le meilleur d’entre vous avec ses femmes » c’est-à-dire « Je suis celui qui agit le plus en bien avec l’épouse. Moi, j’agis mieux que vous avec mes épouses. Mon comportement avec mes épouses est meilleur que les vôtres avec vos épouses. Et ceux d’entre vous qui agissent le mieux avec leurs épouses sont meilleurs que les autres (meilleurs musulmans) »
Le Messager ^alayhi s–salatou wa s-salam parmi son excellent comportement, quand il passait la nuit chez une de ses épouses, au matin, quand il sortait il passait voir chacune d’entre elles. L’une après l’autre. Il se tenait devant la porte de chacune de ses épouses et il disait : as-salamou ^alaykoum wa rahmatou l-Lahi wa barakatouh ahla l-bayt. Il va devant la porte de l’une d’entre elles et il lui passait le salam, puis il passait devant la porte d’une autre et il passait le salam. Il n’attendait pas que son épouse vienne lui passer le salam, alors qu’il est le meilleur de toutes les créatures de Dieu. Il est celui que Allah agrée le plus salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Regardez ce comportement, quelle joie il introduit dans le cœur de ses épouses avec ce salam. Celui qui veut prendre exemple sur le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, il se comporte avec bienfaisance envers son épouse. Ce n’est pas en faisant preuve d’orgueil et d’oppression mais il agit avec son épouse avec miséricorde, avec compassion, avec patience, avec sagesse, non pas en étant dur avec elle et en agissant mal avec elle. N’est ce pas que nous entendons souvent que des maris qui frappent leurs épouses qui les humilient si elles n’ont pas cuisiné comme ils le souhaitent ? Celui qui frappe son épouse parce qu’elle ne cuisine pas comme il le souhaite aura commis un grand péché. Il est injuste, son péché est grand dans l’au-delà. Allah ta^ala le punit dans l’au-delà, il fait que certaines de ses bonnes actions, le nombre qui correspond à ses injustices lui soit prélevées, sauf si avant de mourir, avant d’aller dans la tombe il demande le pardon à son épouse. S’il demande le pardon à son épouse avant de mourir, il ne sera pas punit à cause de cela.
Le Messager vaquait aux tâches à la maison comme tout le monde. Il faisait la trait de sa brebis, il réparait le seau s’il se cassait. Il réparait lui-même ses sandales si elles avaient besoin de réparations. Il n’agissait pas avec les gens à l’image des rois avec leurs sujets. Al-Boukhariyy a rapporté de ^A’ichah que Allah l’agrée, quand elle fut interrogée « Que faisait le Messager de Allah à la maison ?» Elle a répondu : « Ce que chaque homme fait chez lui. » c’est-à-dire qu’il vaquait lui-même aux tâches de la maison.»
L’auteur que Allah lui fasse miséricorde a dit : « La modestie est quelque chose qui est requis au sein d’un couple».
Les Prophètes ^alayhimou s-salam sont les gens les plus modestes parmi les esclaves de Allah. C’est pour cela que chaque Prophète de Allah a une fois dans sa vie fait paitre des moutons, a été berger dans sa vie. Notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a fait paître les moutons pendant un certain temps quand il était à la Mecque. Mouça également a fait paitre un troupeau de moutons du Prophète Chou^ayb pendant 10 ans. Pourquoi ? Parce que faire paître les moutons comporte le fait de supporter une fatigue. Celui qui est berger, il est ainsi préparé pour gérer les gens, en supportant leurs difficultés. La modestie est demandée avec les personnes âgées et avec les plus jeunes, avec les riches tout comme les pauvres. Tout cela par l’agrément de Allah. La modestie entraîne l’amour alors que l’orgueil est blâmable. Selon la modestie du croyant, à l’égard de Allah, son degré est élevé jusqu’à être au plus haut de ^illiyyin. La modestie appelle et entraine l’amour. Pour cela le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
إِنَّكُم لَتَغْفُلُونَ عَن أَفْضَلِ العِبادَةِ التَّواضُع
(‘innakoum lataghfoulouna ^an ‘afdali-l^ibadati t-tawadou^)
[Rapporté par le hafidh Ibnou Hajar dans son livre al-amali]
ce qui signifie : « Certes, vous passez à côté d’une des meilleures adorations, à savoir la modestie »
Lorsque l’homme est chez lui, il se sert lui-même et s’il est lui-même au service de son épouse au lieu d’attendre que ce soit elle qui soit à son service, ceci vaut mieux selon le jugement de Dieu.
Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
مَنْ تَوَاضَعَ لِلَّهِ دَرَجَةً رَفَعَهُ اللَّهُ دَرَجَةً حَتَّى يَجْعَلَهُ فِي أَعْلَى عِلِّيِّينَ وَ مَن تَكَبَّرَ عَلَى اللَّهِ دَرَجَةً وَضَعَهُ اللَّهُ دَرَجَةً حَتَّى يَجْعَلَهُ فِي أَسْفَلَ سَافِلِيْن
(man tawada^a lil-Lahi darajatan rafa^ahou l-Lahou darajah hatta yaj^alahou fi ‘a^la ^illiyyin wa man takabbara ^ala l-Lahi darajatan wa da^ahou l-Lahou darajah hatta yaj^alahou fi ‘asfala safilin)
Ce qui signifie : « celui qui fait preuve de modestie d’un seul degré, Allah l’élève d’un degré. Jusqu’à ce qu’il arrive au plus haut de ^illiyyin [^illiyyin est au dessus du septième ciel]. Et celui qui fait preuve d’orgueil d’un degré, Allah le rabaisse d’un degré jusqu’à ce qu’il arrive au plus bas des niveaux [c’est-à-dire de niveau moral] à savoir la perte, c’est-à-dire qu’il est perdant qu’il soit un époux ou une épouse. Donc c’est en fonction de la modestie du croyant selon le jugement de Allah, par recherche de l’agrément de Allah que ce croyant est élevé en degré jusqu’à être dans les plus haut des degrés». [Rapporté par l’imam Ahmad]
Le fait que le mari agisse avec bienfaisance avec son épouse, cela est quelque chose de requis. Il est parvenu dans le hadith :
إِذَا أَحَبَّهَا أَكْرَمَهَا وَإِذَا كَرِهَهَا لَمْ يُهِنْهَا
(‘idha ‘ahabbaha ‘akramaha wa ‘idha karihaha lam youhinha)
Ce qui signifie : « Lorsqu’il aime son épouse, il l’honore et s’il l’a déteste, il ne l’humilie pas »
Le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a appelé la modestie, afdali l^ibadat c’est à dire « parmi les meilleurs des actes d’adoration ». Le tatawou^ également est quelque chose de requis, c’est-à-dire la concordance est quelque chose de requis car le fait que l’époux et l’épouse chacun profitent de l’autre, n’est réalisé qu’avec la concordance.
Que veut dire la concordance tatawou^ c’est d’être d’accord sur ce qui comporte un bien, c’est-à-dire s’entraider pour accomplir le bien. Chacun est alors éclairé parce que son partenaire a comme compréhension et comme connaissance, chacun profitera ainsi de l’autre. C’est pour cela que la modestie et la concordance sont des bases pour la réussite d’une vie conjugale. Le mari agit avec bienfaisance avec son épouse, en étant modeste avec elle. Il lui fait miséricorde pour sa faiblesse. Et l’épouse également fait preuve de concordance avec son mari et l’aide pour les sujets de la religion et du bas monde.
La douceur entre les époux : le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
مَا كَانَ الرِّفْقُ فِي شَيْءٍ إِلَّا زَانَه
(ma kana-rrifqou fi chay’in ‘illa zanah)
[Rapporté par Mouslim] dans son sahih
ce qui signifie : « Chaque fois que la douceur intervient dans quelque chose, elle la rend plus belle. » et dans une autre version de ce hadith :
إنَّ اللَّهَ يُحِبُّ الرِّفْقَ فِي الأَمْرِ كُلِّهِ
(‘inna l-Laha youhibbou rrifqa fi-l’amri koullihi)
Ce qui signifie : « Allah agrée la douceur en toute chose. La douceur c’est le contraire de la violence. Allah ^azza wa jall agrée pour Son esclave croyant qu’il utilise la douceur en toutes choses.»[Rapporté par Mouslim]
Celui qui veut être ainsi, alors qu’il suive le comportement du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam pour avoir des caractères et des comportements qui correspondent au comportement du Prophète.
Si le croyant veut ordonner le bien à son épouse, qu’il le fasse avec la douceur et pas avec la violence. Car de nombreuses personnes quand elles ordonnent le bien avec la douceur, cela entraine des résultats et les gens vont les suivre. Mais utiliser la dureté avec eux ne va pas faire atteindre le résultat dans la plupart des cas. Parmi ce qui est une forme de douceur c’est que si tu veux ordonner à ton épouse qui n’a pas accomplit l’obligation, une des obligations de Dieu comme la prière (une des cinq prières par exemple) c’est que tu ne lui ordonnes d’accomplir cette obligation religieuse avec une manière qui n’entraine pas la contradiction par entêtement. Et à plus fortes raisons, si tu veux interdire quelque chose de blâmable c’est-à-dire « tu veux enlever un mal », si tu utilises la douceur pour interdire cette chose interdite et pour ordonner le bien. Cela va te donner plus de résultats et ils vont te suivre pour ce que tu les appelles.
Parmi ce qui constitue une forme de douceur, c’est de bien étudier le cas de ton épouse à laquelle tu veux donner le conseil. Si tu trouves que ton épouse comprend par un signe, alors tu te suffit de le faire avec un signe. Sinon, tu utilises une expression explicite. Que le mari fasse attention pour choisir la manière que l’épouse accepte, pour pas qu’elle se trouve fière dans son amour propre en commettant le péché. Beaucoup de personnes, l’orgueil les empêche d’accepter la vérité même s’ils savent que ce qu’on leur dit est vrai. La dureté dans certains cas peut amener l’inverse et l’opposé de ce qui est recherché et il y a pour cela de nombreux exemples.
Il y avait parmi ces exemples un homme qui avait un pouvoir à l’époque du calife ^Oumar ibnou l-Khattab. Il avait agit avec un mauvais comportement avec un musulman pendant qu’il faisait les tours rituels autour de la ka^bah. C’est alors qu’on lui a appliqué la loi du talion immédiatement alors qu’il venait d’entrer en islam. Et il avait en plus un pouvoir et une autorité dans son pays. Cela a entrainé pour lui une forme d’orgueil, et il a apostasié l’Islam car il n’avait pas supporté qu’on applique la loi du talion avec lui parce qu’il s’était mal comporté avec individu parmi les musulmans qui n’avaient pas de pouvoir.
Les gens sont de différents états. Il y a parmi les gens ceux à qui si tu donnes un conseil, ils l’acceptent, et il y a parmi les gens ceux à qui si tu donnes le conseil, ils ne l’acceptent pas. Alors si tu penses qu’elle n’accepte pas de toi le conseil dans ce moment là, tu peux le laisser pour plus tard.
De même si une femme parle à son mari, de manière dure et froide il lui donne le conseil et il ne va pas agir avec elle de la même manière avec la froideur et la dureté. Il ne la frappe pas si elle a délaissé la prière. Les savants ont dit : « Il ne la frappe pas mais il lui donne le conseil »
Même celui qui a un âne chez lui, s’il frappe violemment cet âne sans raison il mérite d’être châtié par Dieu dans l’au-delà. Que dire alors de celui qui agit en mal avec son épouse musulmane qui est respectable selon le jugement de Allah.
La douceur entre les époux est quelque chose de requis. Délaisser la rudesse et la violence est fondamentale pour accepter la vérité et pour se soumettre à la vérité. Et également agir avec bienfaisance avec celui des deux qui a mal agit. Le mari devra éviter la dureté avec son épouse, il devra agir intelligemment avec elle.
Il lui parle de manière douce, il fait preuve de modestie avec son épouse. Chaque fois que la douceur accompagne quelque chose, elle l’embellit. Et chaque fois qu’une douceur est retirée d’une chose elle l’enlaidit. Le Prophète ^alayhi s–salatou wa s-salam, tout comme Allah l’a dit à Son Messager :
فَبِمَا رَحْمَةٍ مِّنَ اللهِ لِنتَ لَهُمْ وَلَوْ كُنتَ فَظًّا غَلِيظَ الْقَلْبِ لاَنفَضُّواْ مِنْ حَوْلِكَ
(fabima rahmatin mina l-Lahi linta lahoum wa law kounta fadh-dhan ghalidha lqalbi lanfaddou min hawlika)
Ce qui signifie : « C’est par une miséricorde de Allah que tu es doux avec eux et si tu avais été rude d’un cœur dur, ils ne seraient pas restés autour de toi » [sourat Ali ^imran/159] c’est-à-dire que la douceur que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam avait, est par la miséricorde de la part de Allah. C’est une réussite de la part de Allah. S’il avait été rude et froid, d’un cœur dur, les gens ne seraient pas restés autour de lui. Tout comme cela est parvenu dans le hadith :
إِنَّ اللَّهَ يُعطِي عَلَى الرِّفْقِ مَا لَا يُعْطِي عَلَى العُنْفِ
(‘inna l-Laha you^ti ^ala rrifqi ma la you^ti ^ala l^ounfi)
Ce qui signifie : « Allah accorde pour ce qui est fait avec douceur ce qu’Il n’accorde pas pour ce qui est fait avec dureté »[Rapporté par Mouslim]
c’est-à-dire « Agissez les uns avec les autres avec douceur, avec amour » que dire alors avec celle qui partage ta vie. N’est ce pas que le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
خَيرُكُم خَيْرُكُم لأِهْلِهِ
(khayroukoum khayroukoum li’ahlihi)
Ce qui signifie : « Font partis des meilleurs d’entre vous, ceux qui sont les meilleurs avec leurs femmes »il y a donc ainsi une incitation pour agir avec douceur avec l’épouse, avec un comportement excellent.
Quelque soit la corruption et le mal, il est corrigé avec la sagesse et la douceur. Il est donc demandé de la part des deux époux, d’être doux quand ils s’adressent la parole, d’avoir un sourire sur le visage, d’avoir une belle parole quand ils se rencontrent. Ce sont là des parures que portent les gens bienheureux et ce sont les caractères du croyant. A l’image d’une abeille qui consomme de quelque chose de bon et qui fabrique quelque chose de bon. Et si elle se pose sur une fleur, elle ne la casse pas, car Allah accorde pour la douceur ce qu’Il n’accorde pas pour ce qui est fait avec dureté.
L’excellent comportement même lors de la colère.
Ibnou Hibban a rapporté d’après Abou Hourayrah, il a dit : le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
أَكْمَلُ المُؤْمِنِينَ إِيمَانًا أَحْسَنُهُم خُلُقًا وَخِيَارُكُم خِيَارُكُم لِنِسَائِهِ
(‘akmalou l-mou’minina ‘imanan ‘ahsanouhoum khoulouqa wa khiyaroukoum khiyaroukoum linisa‘ihi)
Ce qui signifie : « les croyants qui ont le degré le plus complet ce sont ceux qui ont les meilleurs comportements. Et les meilleurs d’entre vous sont les meilleurs avec leurs épouses. »
Celui qui a un excellent comportement, il va l’avoir également quand il va être avec son épouse. L’excellent comportement c’est de supporter la nuisance d’autrui, de cesser de nuire aux autres et d’agir avec bienfaisance.
Les caractères que nous a recommandés le livre de Allah ta^ala c’est-à-dire les caractères qui sont mentionnés dans le Qour’an honoré : ordonner le bien, interdire le mal, patienter face à la nuisance, cesser de nuire aux autres. Tous les caractères de bien, Allah les a ordonnés dans le Qour’an. Ils font partie des caractères du Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.
Safiyah bintou hou’ayy que Allah l’agrée a dit : « le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam m’a affranchie puis m’a épousé. Et il a fait que ma dot soit justement mon affranchissement. Je rencontrais alors certaines de ses autres épouses qui me disaient « Ô toi la fille du juif » et je voyais que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam agissait en bien et avec douceur avec moi, il m’honorait. Il est rentré un jour et il m’a trouvé en train de pleurer, il m’a dit :
مالَكِ؟
(malaki?)
Ce qui signifie : « Qu’est ce que tu as ? » Je lui ai dis « Certaines de tes épouses font preuve de fierté envers moi et elles me disent « tu es la fille du juif » »
Safiyah a dit : « J’ai vu alors que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam en colère [Ce n’est pas une colère qui l’emmène a agir d’une manière qui n’est pas conforme à la sagesse] et il m’a dit :
إِذَا قَالُوا لَكِ أَوْ فَخَرُوكِ فَقُولِي أَبِي هَارُونَ وَعَمِّي مُوسَى
(‘idha qalou laki ‘aw fakharouki faqouli ‘abiHarouna wa ^ammi Mouça)
Ce qui signifie : « Si elles te disent encore cela ou si elle font preuve de fierté avec toi, répond leur « Mon père c’est Haroun, le Prophète et mon oncle maternel c’est le Prophète Mouça » » hadith haçan sahih [Rapporté par At-Tirmidhiyy]
Le Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam quand il était contrarié par ^A’ichah, il posait sa main sur son épaule et il disait :
اللَّهُمَّ اغفِر لَهَا ذَنْبَهَا وَ أَذْهِب غَيْظَ قَلْبِهَا وَأَعِذْهَا مِن مُعضَلَاتِ الفِتَن
(‘Al-Lahoumma ghfir laha dhanbaha wa ‘adhhib ghaydha qalbiha wa ‘a^idhha min mou^dalati lfitani)
Ce qui signifie : « Ô Allah pardonne lui son péché et fais partir la colère de son cœur et préserve-la des discordes qui mènent à la perte » hadith sahih haçan Rapporté par Ibnou^Açakir dans son livre al arba^in fi maniqibi oummahati l-mou’minin.
Regardez comment était l’amour du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam envers ses épouses. C’est cela le véritable amour. Et le Prophète ^alayhi s–salatou wa s- salam a dit :
مَا مِنْ شَيْءٍ أَثْقَلَ فِي المِيزَانِ مِنْ حُسْنِ الخُلُق
(ma min chay’in ‘athqala fi-lmizani min housni l-khoulouq)
ce qui signifie : «L’excellence de comportement a un grand degré, une grande valeur dans l’islam. »
[Rapporté par At-Tirmidhiyy qui a dit hadith haçan sahih]
Cela ne veut pas dire que l’excellence de comportement est plus importante et prioritaire que la croyance en Dieu. Non ! Ce qui profite à la personne c’est d’avoir l’excellent comportement avec la croyance en Dieu, c’est ainsi que la personne s’élève en degrés . C’est ainsi que la personne augmente en degré. Ayez le dessus sur les passions de vos âmes, sur vos passions.
Le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam nous a indiqué que la meilleure des manières d’agir avec les gens c’est de répondre à la nuisance avec la bienfaisance. Même s’il est licite et permis au musulman de se venger de celui qui a été injuste envers lui, en agissant envers lui à l’identique de ce qu’il lui a fait. Mais le Messager nous a indiqué ce qui est le mieux, à savoir d’excuser celui qui a été injuste envers soi, pour gagner des récompenses de la part de Dieu.
Preuve en est ce qu’a rapporté Ibnou Hibban dans son sahih que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit à Jabir ibnou Salim : que Allah l’agrée quand Jabir l’a interrogé « Ô Messager de Allah enseigne moi des choses que Dieu t’a enseigné. »
Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam lui a dit :
فَإِنِ امْرُؤٌ شَتَمَكَ بِمَا لَا يَعلَمُ فِيكَ فَلَا تَشْتُمْهُ بِمَا تَعْلَمُ فِيهِ
(fa’ini mrou’oun chatamaka bima la ya^lamou fika fala tachtoumhou bima ta^lamou fih)
Ce qui signifie : « Si quelqu’un t’insulte en te disant des paroles, en t’attribuant des choses qui ne sont pas en toi, ne répond pas en l’insultant par des choses qui sont véritablement en lui. »
Jabir Ibnou Salim faisait partie des compagnons du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Quand il a entendu du Messager de Allah ^alayhi s–salatou wa s-salam ce hadith, il n’a jamais insulté quelqu’un jusqu’à la fin de sa vie, même pas un animal. Les compagnons du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam s’empressaient pour mettre en pratique ce que Allah ta^ala leur ordonne. Ils s’empressaient, ils prenaient l’initiative pour appliquer les ordres du Qour’an et du hadith.
C’était une seule phrase que le Messager lui avait enseigné
إِن شَتَمَكَ بِمَا لَا يَعلَمُ فِيكَ فَلَا تَشْتُمْهُ بِمَا تَعْلَمُ فِيهِ
(‘in chatamaka bima ya^lamou fika fala tachtoumhou bima ta^lamou fihi)
« S’il t’insulte par ce qui est en toi, alors ne l’insulte pas par ce qui est en lui », il l’a mise en œuvre depuis ce moment là jusqu’à sa mort.
Et d’après Mou^adh Ibnou ‘Anas Allahl’agrée le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallama dit :
مَن كَظَمَ غَيْظًا وَهُوَ قَادِرٌ عَلَى أَنْ يُنْفِدُهُ دَعَاهُ اللَّهُ سُبْحَانَهُ وَتَعَالَى عَلَى رُؤُوسِ الخَلَائِقِ يَومَ القِيَامَةِ
(man kadhama ghaydhan wa houwa qadiroun ^ala ‘an younfidouhou da^ahou l-Lahou soubhanahou wa ta^ala ^ala rou’ousi lkhala‘iqi yawma lqiyama)
[Rapporté par Abou Dawoud et At-Tirmidhiyy qui ont dit que c’est un hadith haçan] ce qui signifie : « Celui qui étouffe une colère alors qu’il était capable de l’exécuter, Allah soubhanahou wa ta^ala le priorise sur les gens au jour du jugement pour qu’il choisisse parmi les femmes du paradis celle qu’il veut. Alors soit de ceux qui ont une grande patience, qui pardonnent beaucoup. Le pardon est un caractère des gens nobles. »
Ibnou Hibban a rapporté également avec une chaine de transmission du degré de sahih que le Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
لَيْسَ الشَّدِيدُ مَن غَلَبَ النَّاسَ وَلَكِنِ الشَّدِيْدَ مَن غَلَبَ نَفْسَهُ
(layça ch-chadidou man ghalaba n-nasa wa lakini ch-chadidou man ghalaba nafsahou)
Ce qui signifie : « celui qui est fort véritablement, ce n’est pas celui qui a le dessus sur les gens, mais celui qui est fort c’est celui qui arrive à vaincre les passions de son âme, celui qui est fort, c’est celui qui a le dessus et qui vainc les passions de son âme, qui arrive à se contenir. »
Abou Bakr Alla ‘al a rapporté dans son livre « Makarimou l-‘akhlaq » que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit : « j’habitais entre les deux pires voisins ^ouqb bnou abi mou^ayth et Abou Lahab, ils jetaient devant ma porte des saletés chaque jour » c’est-à-dire que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam supportait les nuisances alors qu’il était le plus courageux des créatures de Dieu dans l’absolu. Et Allah lui a accordé une force physique de 40 hommes. Malgré cela, son caractère était de pardonner et d’excuser.
Mais attention, ce que certains racontent sur le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Des gens, des juifs jetaient des ordures devant sa porte et qu’un jour il n’a pas trouvé les ordures qu’on jetait habituellement et qu’il allait leur rendre visite pour demander après eux, cela est un pur mensonge. C’est une calomnie qui n’a aucun fondement dans les livres de la sounnah pure.
Il est parvenu dans un hadith rapporté par Al-Bayhaqiyy dans le livre al-‘adab qui est un chapitre composé dans l’excellence de comportement, que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit à ^Ouqbab ibnou ^Amir quand il l’a interrogé « Comment être sauvé ô Messager de Allah ? »Il lui a dit :
تَصِلُ مَن قَطَعَكَ وَتُعْطِي مَن حَرَمَكَ وَتَعْفُوا عَنْ مَنْ ظَلَمَك
(tasilou man qata^aka wa tou^ti man haramaka wa ta^fou ^an man dhalamaka)
Ce qui signifie : « Tu entretiens les relations avec ceux qui les ont rompus avec toi, tu donnes à celui qui t’a privé, et tu pardonnes à celui qui a été injuste avec toi »
Ce sont là trois caractères éminents, qui étaient des caractères du Messager et il n’y a pas de meilleur comportement que celui du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, que Dieu le rétribue de la meilleure rétribution pour nous.
En effet, habituer son âme à supporter la nuisance des autres est un moyen pour obtenir des hauts degrés. Celui qui arrive à se contenir lors de la colère, il aura préservé son âme et il l’aura protégé.
Combien de crimes ont eu lieu à cause de la colère ? Combien de ruptures de lien entre proche parents, entre frères à cause de la colère ? Combien de disputes, combien de conflits ont eu pour cause le fait de ne pas contenir son âme lors de la colère ?
Combien de divorces, combien de répulsions ont eut lieu entre deux époux à cause de la colère ? Et le plus dangereux en cas de colère, c’est la mécréance, comme ceux qui ne craignent pas Dieu et ils insultent Dieu parce que son épouse la contredit. Parce qu’il lui a ordonné quelque chose ou parce que son fils lui a désobéit et n’a pas exécuté ce qu’il lui a ordonné de faire. L’imam An-Nawawiyy dans son livre rawdatou t–talibin a dit « Si un homme est en colère contre son fils ou son esclave et qu’il le frappe violemment. Et un qu’un autre lui dise « N’es tu donc pas musulman ? »S’il répond « Non » [c’est-à-dire qu’il n’est pas musulman] délibérément [c’est-à-dire de son propre chef] même s’il était en colère, son jugement est qu’il devient mécréant. » Plus d’un savant parmi les chafi^iyy, les hanafiyy et les malikiyy et d’autres ont énoncé cela.
Si tu fais face à un problème dans ta vie de tous les jours, que ce soit chez toi, dans ton travail, dans la rue ou n’importe où ailleurs, ne sois pas en colère pour avoir le dernier mot, étouffe ta colère, préserve ta langue des paroles qui sont laides. Pardonne à celui qui a été injuste envers toi. Sois de ceux qui pardonnent, sois doux, ne sois pas dur avec un cœur rude.
Allah ta^ala dit :
لَقَدْ كَانَ لَكُمْ فِي رَسُولِ اللَّهِ أُسْوَةٌ حَسَنَةٌ لِّمَن كَانَ يَرْجُو اللَّهَ وَالْيَوْمَ الآخِرِ وَذَكَرَ اللَّ هَ كَثِيرًا
(laqad kana lakoum fi rasouli l-Lahi ‘ouswatoun hasanatoun liman kana yarjou l-Laha wa l-yawma l’akhiri wa dhakara l-Laha kathira)
[sourat Al-‘Ahzab/21] Ce qui signifie : « Vous avez en la personne du Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam un excellent exemple. Vous qui espérez le jour du jugement dernier, gagner le paradis et qui évoquez beaucoup Allah »
Voici Nouh ^alayhi s-salam il a vécu parmi les siens pendant 950 ans, il les a appelés à l’adoration de Allah, il les a appelés au paradis alors qu’eux l’ont démenti, ils le frappaient au point qu’il s’évanouissait mais il n’a pas arrêté de persévérer d’appeler son peuple à la religion agréée par Allah. Il répondait à la nuisance avec la bienfaisance. Tous les Prophètes étaient ainsi. Ils appelaient à l’adoration de Allah pour sauver les gens de la mécréance, pour sauver les gens du châtiment de Allah dans l’au-delà, alors que les mécréants leur répondaient avec les insultes et la nuisance, et eux ils augmentaient en patience et en bienfaisance envers eux en les appelant à l’adoration de Dieu pour les sauver de l’état dans lequel ils se trouvent.
C’est ainsi qu’étaient les Prophètes et celui qui veut les hauts degrés, il va suivre les Prophètes. Il ne suit pas ses passions, celui qui patiente et qui excuse et qui ne répond pas au mal avec le mal mais il répond avec la bienfaisance, celui là il aura suivi le chemin des Prophètes.
Celui qui répond au mal par le bien même mille fois ou plus alors il aura accompli quelque chose d’éminent selon le jugement de Allah.
Dans at-tawrat al-‘asliyyah, le livre qui a été révélé à notre maitre Mouça ^alayhi s-salam, il est parvenu la description de notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, il ne répond pas au mal avec le mal. Mais il pardonne et il excuse et c’est ainsi qu’étaient les Prophètes. Ils répondaient à la nuisance avec la bienfaisance alors que les deux époux suivent ce chemin car c’est ainsi que leurs âmes vont s’améliorer.
Zaynou l-^Abidin ^Aliyy fils de Al-Houçayn fils de ^Aliyy fils de Abou Talib, il fait partie des meilleurs des gens de la famille du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Un jour un homme l’a insulté de face et l’a humilié, jusqu’à être repus d’insultes mais il ne lui a pas répondu. L’autre homme s’est mis à répéter des insultes et Zaynou l-^Abidin ne bougeait pas, il ne lui a pas répondu, c’est comme s’il ne l’avait pas entendu. Zaynoul-^Abidin inspirait le respect comme un roi tellement il avait une belle apparence, tellement il était respectable. Mais malgré cela il était modeste pour l’agrément de Dieu. Cet homme lui a dit « C’est toi que je vise par mes paroles d’insultes » c’est comme s’il lui disait « tu ne comprends pas ? » Mais ^Aliyy Zaynou l-^Abidin lui a dit « Et moi je fais exprès de me détourner, je ne bronche pas, je ne te réponds pas ». Non seulement il ne lui a pas répondu mais en plus il a agit en bien avec lui, il lui a donné de l’argent, il lui a donné de l’or en plus du fait qu’il n’a pas répondu à ses insultes par d’autres insultes. L’autre, son état s’est amélioré. C’est ainsi que sont les saints, les waliyy, ils se comportent ainsi. ^Aliyy Zaynou l-^Abidin, tellement il avait un bel aspect, une belle apparence, il inspirait le respect comme les rois et malgré cela il agissait en bien avec les gens. Il agissait en bien envers celui qui agissait en bien et avec celui qui n’agissait pas en bien.
Notre maitre Ahmad Ar-Rifa^iyy également. Il était extrêmement modeste. Il arrivait que quelqu’un agisse en mal avec lui et lui, il agit avec miséricorde et douceur. Un jour, un juif qui était l’a rencontré, c’était un des savants des juifs et notre maitre Ahmad était accompagné de ses élèves et de ses disciples. Ce juif avait entendu que notre maitre Ahmad Ar-Rifa^iyy avait atteint un très haut degré dans la modestie. Il s’est dit « je vais tester cet homme »il lui a dit « Eh toi, maitre ! C’est toi qui es le meilleur ou le chien ? », il lui a répondu « Si je suis sauvé sur le pont au jour du jugement je serais meilleur ». C’est alors que le juif s’est mis à pleurer et est entré en islam lui, ainsi que sa famille.
Il a été rapporté également qu’un vertueux a voulu divorcer sa femme, on lui a posé la question : « Qu’est ce qui ne te plait pas en elle ? ». Il a répondu « La personne raisonnable, la personne sensée ne dévoile pas de tels secrets ». Il l’a divorcé, il lui a été dit « Pourquoi tu l’as divorcée ? ». Il a répondu « Pourquoi voulez vous que je parle d’une femme qui n’est pas la mienne ? » c’est-à-dire que « elle était mon épouse puis, maintenant, elle n’est plus mon épouse, pourquoi voulez vous que je parle d’elle ? »
C’est ainsi que sont les gens vertueux. Ils font preuve de piété à l’égard de Allah, ils demandent des comptes à leurs âmes pour leur comportement et pour leurs paroles. De plus, le mari aura une récompense s’il ordonne à sa femme de faire la prière et de faire le jeûne. Il aura la récompense parce qu’il ordonne le bien. Tout comme il a une récompense lorsqu’il subvient à sa subsistance. S’il subvient à la subsistance de son épouse à partir d’argent qui est licite, il a une récompense. Quant à celui qui dépense à partir d’un argent qui est interdit, il n’aura que des péchés.
Al-Boukhariyy a rapporté dans son livre, d’après ^Abdou l-Lah, le fils de ^Oumar que Allah les agrée tous les deux qu’il a dit : J’ai entendu le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam dire :
كُلُّكُم رَاعٍ
( koulloukoum ra^in)
C’est-à-dire « Vous êtes tous responsables ». Celui qui est responsable ici, c’est celui à qui quelque chose à été confiée et qui a en charge de préserver ce qui lui a été confié. Donc il est requis de sa part l’équité et, d’assurer ce qui est de l’intérêt de ce qui lui a été confié.
Et chacun d’entre vous aura des comptes à rendre à propos de ce dont il est responsable. Et l’homme est responsable de sa famille.
La responsabilité de l’homme ici, c’est qu’il gère les affaires de sa famille et il garantit le fait de leur faire parvenir leurs droits.
Concernant la responsabilité de la femme, elle est responsable dans sa maison et qu’elle gère les affaires de sa maison et elle gère les enfants, les serviteurs et elle donne le conseil au mari à propos de ce dont elle est responsable.
Le serviteur est responsable pour préserver ce dont il est responsable, c’est-à-dire les choses qui sont de son ressort.
Il y a dans ce hadith l’indication de la part du bien aimé, élu, notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, l’importance que chacun assume la responsabilité qui lui est dévolue. Ces paroles, ce hadith, c’est la parole du maitre des premiers et des derniers. Il y a dans ces paroles une indication et un conseil pour bien travailler et bien assurer cette responsabilité.
L’imam est responsable et aura des comptes à rendre à propos de ses administrés. L’homme est responsable de sa famille et aura des comptes à rendre à propos de ce dont il est responsable. La femme est responsable de la maison de son mari et elle aura des comptes à rendre. Chacun d’entre vous est responsable et chacun aura des comptes à rendre à propos de ce dont il est responsable.
L’homme n’a pas été créé absurdement dans ce bas monde. Allah nous a créés et Il nous a ordonné de L’adorer. Il nous a ordonné de persévérer sur la foi jusqu’à la mort.
Allah ta^ala dit :
وَ اعْبُد ربَّكَ حَتَّى يَأْتِيَكَ اليَقِين
( wa ^boud Rab-baka hatta ya’tiyaka lyaqin)
[Sourat Al-fajr/99] ce qui signifie : « Persévère sur l’adoration de ton Seigneur jusqu’à ce que vienne à toi la mort »
Que chacun d’entre nous assume la responsabilité qui lui incombe dans ce bas monde afin d’être au nombre de ceux que Allah agrée et pour qu’il soit heureux dans ce bas monde et dans l’au-delà.
Le chapitre suivant : recommandez-vous le bien envers les femmes
Notre Seigneur tabaraka wa ta^ala dit dans le Qour’an honoré :
يَا أَيُّهَا النَّاسُ اتَّقُواْ رَبَّكُمُ الَّذِي خَلَقَكُم مِّن نَّفْسٍ وَاحِدَةٍ وَخَلَقَ مِنْهَا زَوْجَهَا وَبَثَّ مِنْهُمَا رِجَالاً كَثِيرًا وَنِسَاءَ وَاتَّقُواْ اللهَ الَّذِي تَسَاءَلُونَ بِهِ وَالأَرْحَامَ إِنَّ اللهَ كَانَ عَلَيْكُمْ رَقِيبًا
(Ya ‘ayyouha n-nas t-taqou Rabbakoum l-ladhi khalaqakoum min nafsin wahidatin wa khalaqa minha zawjaha wabaththa minha rijalan kathiran wa niça’a wa t-taqou l-Laha l-ladhi tasa’alouna bihi wa l-‘arhama ‘inna l-Laha kana ^alaykoum raqiba)
[Sourat An-Niça’/1] qui signifie « Ô vous les gens faites preuve de piété à l’égard de votre Seigneur. Celui qui vous a créés à partir d’une seule âme, d’une même âme [c’est-à-dire de ‘Adam ^alayhi s-salam] et à partir de cette première personne qui est ‘Adam, Allah a créé son épouse qui est Hawwa. Et des deux il a fait que ce soit engendré beaucoup d’hommes et de femmes et craignez Allah Celui que vous adorez, Celui par Lequel vous vous demandez les uns les autres et craignez Allah en maintenant les liens avec les proches parents. Certes Allah sait tout de vous. »
La relation conjugale dans la Loi de l’Islam, Allah ^azza wa jall a fait qu’elle soit basée sur l’amour, sur la tendresse, sur la sérénité et sur la miséricorde entre les deux époux afin que chacun se réfugie et trouve du réconfort chez l’autre et pour que les liens de l’amour, et de la miséricorde et de la tendresse se renforce entre eux deux, et pour que les deux époux s’entraident dans cette vie conjugale pour accomplir ce que Allah ta^ala agrée et ce que Son Messager a ordonné.
Allah soubhana l-Lahi ta^ala dit :
وَمِنْ ءَايَاتِهِ أَنْ خَلَقَ لَكُم مِّنْ أَنفُسِكُمْ أَزْوَاجًا لِّتَسْكُنُوا إِلَيْهَا وَجَعَلَ بَيْنَكُم مَّوَدَّةً وَرَحْمَةً إِنَّ فِي ذَلِكَ لِآيَاتٍ لِّقَوْمٍ يَتَفَكَّرُونَ
(wa min ayatihi ‘an khalaqa lakoum min ’anfouçikoum ‘azwaja litaskounou ’ilayha wa ja^ala baynakoum mawaddatan wa rahmah ‘inna fi dhalika li’ayatin liqaoumin yatafakkaroun)
[sourat ar-roum/21] Ce qui signifie : « Et parmi les signes que Allah a crée, c’est Qu’Il a fait que vous ayez des épouses auprès desquelles vous vous réfugiez, vous retrouvez le réconfort. Et Il a fait qu’il y a entre vous de l’amour et de la miséricorde. Certes il y a en cela des signes pour des gens qui utilisent correctement leurs raisons. »
Il y a dans la première ‘ayah l’ordre de faire preuve de piété à l’égard de Allah Al-^Aliyy Al-^Adhim. Il y a aussi un avertissement sur le fait que l’origine de tous les êtres humains est à partir d’une même personne, en l’occurrence ‘Adam ^alayhi s-salam et que tout le monde humain dérive de cette même personne. Il y a aussi l’incitation à la concordance, à l’amour, à la tendresse. Et il y a aussi l’indication que la base de l’espèce humaine adorait Allah ta^ala, c’est-à-dire que ‘Adam et Hawwa étaient musulmans, qu’ils adoraient Allah seul et qu’ils faisaient preuve de piété à l’égard. Ils obéissaient à Allah ^azza wa jall. Il convient également que tous ceux qui sont de sa descendance soient ainsi. Il y a donc dans ce message général, l’ordre pour les humains de faire preuve de piété et la piété c’est la barrière entre l’homme et les péchés.
Concernant la parole de Allah ta^ala :
الَّذِي خَلَقَكُم مِن نَفْسٍ وَاحِدَة
(‘al-ladhi khalaqakoum min nafsin wahidah)
C’est-à-dire que « Allah a fait que vous soyez tous issus de ‘Adam ^alayhi s-salam. » Il y a ici une indication pour délaisser la fierté déplacée et l’orgueil puisque vous êtes tous issus du même homme. Pourquoi être orgueilleux ?!!! Et Hawwa, Eve l’épouse de ‘Adam a été créée à partir d’une côte de sa cage thoracique, la côte gauche. Allah a pris de ‘Adam une de ses côtes alors que ‘Adam était endormie.
^Abdou l-Lah Ibnou ^Abbas que Allah l’agrée a dit que Hawwa a été créée à partir de la plus petite côte gauche chez l’être humain. Allah, Celui qui fait sortir les plantes à partir des graines et Qui fait que ces plantes grandissent pour devenir des épis et des arbres, Il a fait que de la côte gauche de ‘Adam soit un corps, celui de Hawwa.
Tout comme Allah ta^ala dit :
وَخَلَقَ مِنْهَا زَوْجَهَا وَبَثَّ مِنْهُمَا رِجَالًا كَثِيرًا وَنِسَاءًا
(wa khalaqa minha zawjaha wa bath-tha minhouma rijalan kathiran wa nisa‘a)
C’est-à-dire qu’Il a crée à partir de ‘Adam Hawwa et il a fait que la descendance soit issue d’eux deux, de ‘Adam et de Hawwa.
Donc la mère de toute l’humanité c’est Hawwa. Cette ‘ayah est une indication que la descendance des humains est à partir d’un homme et d’une femme. Ce n’est pas comme le prétendent certains avec une cellule qui peut être prélevée pour être implantée mais c’est à partir d’un homme et d’une femme.
Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapportés d’après Abou Hourayrah, d’après le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qu’il a dit :
وَاسْتَوْصُوا بِالنِّسَاءِ، فَإِنَّ المَرْأَةَ خُلِقَت مِنْ ضِلْعٍ، وَإِنَّ أَعْوَجَ شَيْءٍ فِي الضِّلْعِ أَعْلَاه، إِنْ ذَهَبْتَ تُقِيْمَهُ كَسَرْتَه، وَإِنْ تَرَكْتَهُ لَمْ يَزَل أَعْوَج، اِسْتَوْصُوا بِالنِّسَاءِ خَيْرًا
(wa stawsou bi n-nisa‘i , fa ‘inna lmar’ata khouliqat min dil^in, wa ‘inna ‘a^waja chay’in fi ddil^i ‘a^lah, ‘in dhahabta touqimahou kasartah, wa ‘in taraktahou lam yazal ‘a^waj, istawsou bin-nisa’i khayran)
Ce qui signifie : « Recommandez vous les uns les autres d’agir en bien avec les femmes car la femme a été créée à partir d’une côte. Et la partie la plus tordue de la côte, c’est la partie supérieure. Si tu veux la corriger tu vas la casser et si tu la laisses, elle restera tordue. Recommandez-vous le bien envers les femmes. »
Allah n’a pas créé Hawwa à l’image d’une enfant, puis qui a grandit petit à petit jusqu’à devenir adulte. Il l’a créée dès le départ sous son aspect avec lequel elle a vécu, âgée, grande de taille, d’une taille qui correspond à la taille de ‘Adam ^alayhi s-salam.
Il y a dans le hadith une indication qu’il est requis de patienter avec la femme car elle a été créée à partir d’une côte qui est tordue. C’est la plus petite côte gauche de ‘Adam ^alayhi s-salam.
Allah ta^ala dit :
وَ بَثَّ مِنْهُما
(wa bath-tha mihouma)
C’est-à-dire « qu’Il a fait que se diffuse et ait lieu à partir de ces deux premières personnes ‘Adam et Hawwa »
رِجَالًا كَثِيرًا وَنِسَاءًا
(rijalan kathiran wa nisa‘a)
C’est-à-dire « beaucoup d’hommes et de femmes »
وَمِنْ ءَايَاتِهِ أَنْ خَلَقَ لَكُم مِّنْ أَنفُسِكُمْ
(wa min ayatihi ‘an khalaqa lakoum min ’anfouçikoum)
C’est-à-dire « Et parmi les signes que Allah vous a donné c’est qu’Il a crée à partir de votre espèce »
أَزْوَاجًا
(‘azwaja)
C’est-à-dire à partir des humains Il a fait qu’il y ait des hommes et leurs épouses.
Les femmes et les hommes sont de la même espèce, l’espèce humaine. Les hommes sont des humains et les femmes sont des humains mais les femmes sont comme des sœurs pour les hommes, c’est ainsi que cela est rapporté dans le hadith de Abou Dawoud d’après ^A’ichah.
Hawwa a été créée de la côte de ‘Adam et toutes les femmes à la suite après Hawwa ont été créées à partir du mélange de l’eau de l’homme et de la femme.
لِتَسكُنوا إلَيهَا
(li taskounou ‘ilayha)
C’est-à-dire « Afin que vous trouviez du réconfort auprès d’elle »
وَجَعَلَ بَيْنَكُم مَوَدَّةً وَرَحْمَة
(wa ja^ala baynakoum mawaddatan wa rahmah)
c’est à dire « et Allah a fait qu’il y a au sein de vos couples entre vous hommes et femmes de l’amour et de la miséricorde.»
Il y a là une preuve de l’éminence de la puissance de Allah tabaraka wa ta^ala.
Chapitre : La bonne vie en commun et le danger de renier le bienfait du mari.
Parmi les informations utiles que nous rappelons aux femmes pour qu’elles soient exhortées c’est de bien vivre en commun avec leur mari et d’indiquer l’importance du droit du mari au point qu’un des savants qui éduque ses élèves, un savant illustre, (c’est notre chaykh) il a conseillé une de ses élèves qui était mariée en lui enseignant comment adresser la parole à son mari, comment agir en bien avec lui, comment vivre correctement en commun avec lui. Il lui a dit quand tu lui parles et tu te tiens devant lui, fais le comme si tu étais devant un roi éminent, dans ta tenue et dans le fait de lui adresser la parole considère le comme si c’était un roi éminent.
Le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
لاَ تُؤْذِي امْرَأَةٌ زَوْجَهَا فِي الدُّنْيَا إِلَّا قَالَتْ زَوْجَتُهُ مِنَ الحُوْرِ العِيْن: لَا تُؤذِيْهِ قَاتَلَكِ اللَّه، فَإِنَّمَا هُوَ عِنْدَكِ دَخِيْل يُوْشِكُ أَنْ يفَارِقَكِ إِلَيْنَا
(la tou’dhi mra’atoun zawjaha fi d-dounia ‘illa qalat zawjatouhou mina lhouri l^in : la tou’dhihi qatalaki l-Lah, fa’innama houwa ^indaki dakhil youchikou ‘an youfariqaki ‘ilayna)
Ce qui signifie : « Si jamais une femme nuit à son mari dans le bas monde, son épouse (de son mari) qui fait partie des Hour al ^in, les femmes du paradis, lui diront « Ne lui nuit pas, que Dieu te punisse, il est chez toi comme un invité, bientôt il va te quitter pour nous rejoindre » » [Rapporté par At-Tirmidhiyy]
Parmi les droits du mari sur son épouse, c’est que l’épouse ne renie pas le mérite de son mari et sa bienfaisance. La femme qui est raisonnable doit absolument éviter de renier le mérite de son mérite, son bienfait, ses actes de bien. Et ce caractère est important pour la stabilité de la vie conjugale. Très peu de femmes mariées prennent en compte cela. En effet, beaucoup de femmes renient le bienfait du mari au moindre mal de sa part. Au moindre mal du mari, elle renie tout le bienfait qu’il lui a fait par le passé. Et c’est pour cela que les femmes sont majoritaires dans le feu de l’enfer tout comme l’a annoncé le Prophète ^alayhi s–salatou wa s-salam. Al-Boukhariyy et Mouslim ainsi que Ahmad et d’autres ont rapportés avec différentes versions qui sont proches les unes des autres, ce dont le sens global est que Allah tabaraka wa ta^ala a montré au Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam que les femmes étaient la plupart des gens de l’enfer, elles étaient majoritaires en enfer.
Quand certaines femmes compagnons ont posé la question au Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam à propos de la raison pour laquelle les femmes étaient majoritaires en enfer, il a répondu :
لِأَنَّكُنَّ تُكْثِرْنَ اللَّعْنَ وَتَكْفُرْنَ العَشِير
(li’annakounna toukthirna lla^na wa takfourna l^achir)
C’est-à-dire « Parce que, vous les femmes vous utilisez beaucoup les paroles de malédiction, comme celles qui maudissent leurs enfants ou qui maudissent leurs maris et parce que de nombreuses femmes renient le bienfait du mari – c’est-à-dire elle renient ce que leur mari leur a fait comme bien.- et elles amoindrissent le bien qu’il leur fait » et ceci est une réalité qui est observée chez de nombreuses femmes avec leur époux dans cette vie conjugale.
Le Messager éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a même détaillé cette question, il a dit :
فَلَو أَحْسَنْتَ إِلَى إِحْدَاهُنَّ الدَّهْرَ ثُمَّ رَأَت مِنْكَ سُوْءًا قَالَت مَا رَأَيْتُ مِنْكَ خَيرًا قَطّ
( falaw ‘ahsanta ‘ila ‘ihdahounna d-dahra thoumma ra’at minka sou‘an qalat ma ra’aytou minka khayran qatt)
Ce qui signifie : « Si tu as agis en bien avec l’une d’entre elles pendant toute la vie et puis un jour, elle a vu de toi un écart elle te dit « je n’ai jamais vu de bien de toi » »
Renier le bienfait du mari fait partie des grands péchés. Si une femme dit à son mari, qui lui a fait beaucoup de bien par le passé « je n’ai jamais rien vu de bien de ta part » n’est ce pas que le cœur de ce mari est comme blessé de cette parole ? Il y a une grande nuisance dans de telles paroles.
Par ailleurs, ces paroles de malédiction et ces paroles de reniement du bienfait du mari ont pour cause la plus fréquente la colère. Pour cela il est demandé de la femme croyante de se contenir lors de la colère. Qu’elle ne dépasse pas avec sa langue les limites pour commettre la désobéissance à Allah tabaraka wa ta^ala pour maudire celui qui ne mérite pas la malédiction et pour nuire le mari en reniant ses bienfaits. La principale cause de nuisance, ici c’est la colère.
Le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa-sallam a recommandé à sa communauté d’abandonner la colère. La colère pour prendre partie pour sa propre personne ce n’est pas quelque chose qui est appréciée. Méfiez vous donc, vous les femmes, celles d’entre elles qui ont un mari pour ne pas renier le bienfait du mari quelque soit la colère qui peut l’atteindre, quelque soit la détérioration de la situation entre eux d’eux qui peut arriver jusqu’à la répulsion au fait qu’ils se détestent l’un et l’autre, qu’elle ne renie pas le bienfait que son mari lui a fait par le passé. Qu’elle se limite simplement à demander son droit si elle avait un droit selon la loi de l’Islam, sinon qu’elle se taise. Dans l’au-delà il y a la rétribution de la personne pour ce qu’elle a dit comme paroles et il y aura une rétribution pour les actes qu’elle aura accomplit. La personne rendra des comptes pour les paroles interdites, les paroles que l’homme dit et qui sont de l’ordre du haram quelle qu’elles soient. Et les paroles interdites sont très nombreuses, pour les actes interdits, la personne rendra des comptes également. Ce jour là Allah tabaraka wa ta^ala dévoile les choses qui étaient cachées, les choses que l’homme dissimulait dans sa poitrine. Tous ces sujets Allah ta^ala les manifeste ce jour là. Pour cela, il convient aux femmes et à autre que les femmes de s’éloigner, du fait de renier les bienfaits c’est-à-dire la bienfaisance. Chers frères musulmans, chères sœurs musulmanes l’Islam a beaucoup insisté sur le droit de la femme sur son mari et il a beaucoup insisté sur le droit du mari sur son épouse. L’Islam n’a pas été injuste envers la femme pour donner quelque chose injustement aux hommes. Et l’inverse également, il n’a pas donné injustement à la femme au détriment de l’homme. L’Islam est équitable concernant les hommes et les femmes.
Concernant ce hadith que nous avons cité, cette mise en garde des femmes c’est pour inciter les femmes à éviter ce caractère détestable, afin qu’elle ne tombe dans l’interdit et il ne faut comprendre de ce hadith ce que certains ignorants ont cru comprendre, les ignorants hommes ou femmes, que la femme n’aurait pas de droits sur son mari et qu’elle n’aurait pas de valeur dans la société. Au contraire le Messager éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam nous rapporte ce qu’il a vu et observé tel qu’il est. Il n’est pas permis de déformer le sens du hadith du Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, il est demandé d’apprendre à la fille depuis sa naissance et son discernement, depuis qu’elle prend conscience, il convient de lui enseigner les sujets indispensables de la science de la religion, les sujets qu’elle doit apprendre après la puberté concernant la croyance et les lois. Il convient aussi de l’élever dans un cadre islamique vertueux basé sur les caractères louables afin qu’elle soit un pilier actif pour construire une société utile. Afin qu’elle soit une mère vertueuse, une épouse vertueuse qui connait le droit de son mari sur elle et elle s’en acquitte, qui connait son mérite et ses bienfaits afin qu’elle ne les renie pas. Tout comme Allah tabaraka wa ta^ala dit :
وَلَا تَنْسَوا الفَضْلَ بَيْنَكُم
(wa la tansaw lfadla baynakoum)
Ce qui signifie : « N’oubliez pas le mérite que les uns ont sur les autres », si quelqu’un nous a fait un jour un bien, ne l’oubliez pas.
Ainsi cette femme gagnera l’agrément de son Seigneur ^azza wa jall. Elle obtiendra sa récompense et sa miséricorde dans les jardins du paradis.
Le dernier chapitre : conclusion du cœur
Qu’il est beau de terminer notre sujet avec les paroles des maitres des Messager, l’imam des pieux, notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qui comporte une annonce de bonne nouvelle pour la femme et pour l’épouse vertueuse qui s’acquitte des droits que Allah lui a indiqués et des droits de son mari sur elle. Le Messager éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
إِذَا صَلَّتِ المَرْأَةُ خَمْسَهَا وَصَامَت شَهْرَهَا وَحَفِظَت فَرْجَهَا وَأَطَاعَت زَوْجَهَا قِـيْلَ لَهَا ادْخُلِي مِنْ أَيِّ أَبْوَابِ الجَنَّةِ شِئْتِ
(‘idha sallati lmar’atou khamsaha wa çamat chahraha wa hafidhat farjaha wa ‘ata^at zawjaha qila laha dkhouli min ‘ayyi ‘abwabi ljannati chi’ti)
[Rapporté par Al-Bazzar] d’après ‘Anas et par Ibnou Hibban d’après Abou Hourayrah ce qui signifie : « Si la femme accomplit ses cinq prières quotidiennes et qu’elle fait le jeûne du mois de ramadan et qu’elle se préserve des relations sexuelles interdites et qu’elle obéit à son mari, il lui sera dit « Entre par la porte du paradis que tu veux, entre au paradis par la porte que tu voudras. » »
Le sens de ce hadith est que la femme musulmane et croyante qui, dans le bas monde a fait la prière tout comme Allah lui a ordonné, qui a fait le ghousl, qui a fait le jeûne de ramadan tout comme Allah le lui a ordonné, qui a obéit à son mari, qu’elle ne lui a pas désobéit dans certaines choses qui sont interdites envers son mari alors elle entrera par la porte qu’elle voudra parmi les huit portes du paradis car toutes les portes du paradis sont de très bel aspect, et quand tu vois une porte, tu oublies par la beauté l’autre. Le mari et l’épouse, s’ils s’entraident dans le bas monde pour accomplir ce que Allah agrée, si chacun des deux ordonne à l’autre le bien et interdit à l’autre le mal, au jour du jugement le mari ne va pas fuir son épouse et son épouse ne va pas fuir son mari.
Quant à ceux qui s’entraidaient dans le bas monde pour les péchés, qui ne s’entraidaient pas pour l’obéissance à Allah, ces couples là vont se fuir au jour du jugement. Elle va le fuir et lui va la fuir. Pourquoi donc ? Lui, il va avoir peur qu’elle ne lui réclame des droits qu’il aurait bafoués, des choses envers lesquelles il a été injuste envers elle. Et elle, elle va avoir peur qu’il ne réclame ses droits c’est-à-dire des choses où elle aurait été injuste envers lui dans le bas monde. Le père et le fils également sauf si dans le bas monde s’ils s’entraident pour le bien, s’ils se donnaient le conseil et qu’ils ne s’entraidaient pas pour la désobéissance, ils ne s’entraident que pour le bien. Cela, au jour du jugement ils ne vont pas s’enfuir les uns des autres.
Chers frères, attachez vous à la science de la religion, c’est grâce à la science de la religion que tu sauras ce que ton épouse a comme droits sur toi. Et elle, elle saura qu’est ce qu’elle a comme droit sur elle. Le Prophète ^alayhi s–salatou wa s-salam a expliqué en disant :
أَوْلَى النَّاسِ بِالمَرْأَةِ زَوْجُهَا : أَحَقُّ النَّاسِ بِالمَرْأَةِ زَوْجُهَا وَأَحَقُّ النَّاسِ بِالرَّجُلِ أُمُّهُ
(‘awla n-naçi bi l-mar’ati zawjouha ; ‘ahaqqou n-naçi bi l-mar’ati zawjouha wa ‘ahaqqou n-naçi bi r-rajouli ‘oummouhou)
Ce qui signifie : « La personne qui a le plus grand droit sur la femme, c’est son mari et la personne qui a le plus grand droit sur l’homme, c’est sa mère. ». Grâce à la science de la religion, l’épouse et l’époux sauront chacun quels sont leurs devoirs envers Dieu. Il est rapporté dans le hadith rapporté par Al-Boukhariyy d’après Mou^adh que Allah l’agrée qu’il a dit : « j’étais un jour derrière le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam sur un âne qui lui appartenait et qu’il appelait ^Oufayr. Et il m’a dit :
يَا مُعَاذ هَلْ تَدْرِي حَقَّ اللَّهِ عَلَى عِبَادِه وَحَقُّ العِبَادِ عَلَى اللَّهِ
(Ya Mou^adh hal tadri haqqa l-Lahi ^ala ^ibadihi wa haqqa al-^ibadi ^ala l-Lahi)
Ce qui signifie : « Ô Mou^adh sais-tu quels sont les devoirs que les esclaves ont envers leur Seigneur, envers Allah et qu’est ce qu’Allah a promis a Ses esclaves ? » je lui ai dis « Allah sais plus que tout autre et Son Messager sait. » Il a dit :
فَإِنَّ حَقَّ اللَّهِ عَلَى عِبَادِهِ أَنْ يَعْبُدُوْهُ وَلَا يُشْرِكُوا بِهِ شَيْءًا
(fa’inna haqqa l-Lahi ^ala ^ibadihi ‘an ya^boudouhou wa la youchrikou bihi chay’a)
Jusqu’à la fin du hadith ce qui signifie : « Le droit que Allah a sur Ses esclaves, le devoir des esclaves envers Dieu c’est d’adorer Allah et de ne pas lui attribuer d’associé ».
Le premier des devoirs pour les esclaves, c’est de connaître Allah, de croire en Lui, qu’Il existe et qu’Il n’a pas de ressemblances avec Ses Créatures car s’il avait eu une ressemblance avec Ses Créatures, Il aurait été semblable à elle et il n’aurait pas été valable qu’il soit un Dieu. Il est également un devoir de connaitre Son Messager Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam c’est-à-dire d’avoir la croyance que notre maître Mouhammad est le Messager de Allah véritablement et qu’il est véridique en tout ce qu’il a emmené, que ce soit concernant les sujets qu’il nous a annoncés, comme allant se produire dans le futur, comme les sujets de l’au-delà, ou encore concernant les communautés antérieures ou le caractère licite ou interdit de certaines choses. Si l’homme a connu Allah comme il se doit et qui a connu le Messager comme il se doit et qui a cru fermement par son cœur et a prononcé par sa langue, alors il aura accompli le meilleur des devoirs, le plus prioritaire et ainsi il se sera garanti la préservation du séjour éternel en enfer.
Nous demandons à Allah la piété, la chasteté et la richesse de l’âme et nous demandons à Allah qu’Il fasse que nous soyons au nombre de Ses esclaves, qui ont les comportements de Son Prophète élu salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Nous demandons à Allah qu’Il nous accorde de bien prendre modèle sur les Prophètes, les saints et les vertueux. Ô Allah nous te demandons le pardon, la préservation dans le bas monde et dans l’au-delà et notre dernière invocation est Al-hamdouli l-Lahi Rabbi l-^alamin.
Le bon comportement
Le bon comportement
« Je recommande ce que notre bien-aimé le Messager de Allah, Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, nous a recommandé, de faire preuve de compassion et de modestie, d’habituer nos âmes et de faire en sorte qu’elles s’attachent à cela, d’aimer pour autrui ce que nous aimons pour nous- même. Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
لا يؤمن أحدكم حتى يحبّ لأخيه ما يحب لنفسه
(la you’minou ‘ahadakoum hatta youhibba li-‘akhihi ma youhibou li nafsih)
ce qui signifie : « L’un de vous n’atteindra un degré de foi complète que s’il aime pour son frère ce qu’il aime pour lui-même ». [rapporté par Al-Boukhariyy]
Et de nous rappeler toujours la parole de Allah ta^ala : « Rouhama’ou baynahoum» [sourat Al-Fath]
ce qui signifie « Ils sont miséricordieux les uns envers les autres.»
Et la parole du Messager honoré : « Ma kana r-rifqou fi chay’in illa zanah » [rapporté par Ibnou Hibban]
ce qui signifie : « La douceur chaque fois qu’elle accompagne quelque chose elle l’embellit. »
Je vous recommande de vous donner le conseil les uns aux autres. Et celui qui veut donner le conseil, qu’il soit miséricordieux, qu’il soit tendre. Nous vous rappelons la parole de notre maître Abou l-^Alamayn ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy Al-Kabir qui veut dire : « Quelque soit le défaut dont tu prends connaissance chez un musulman, en te basant sur une preuve qui ne comporte aucun doute, alors donne-lui le conseil en cachette. Ne laisse pas le chaytan te tromper et t’amener à faire sa médisance, et quand tu exhortes, ne l’exhorte pas en étant heureux parce que tu as pris connaissance de sa défaillance, de sorte qu’il te regarde en te glorifiant et que tu le vois en le diminuant. Aie plutôt comme intention et objectif de le délivrer du péché en étant triste tout comme tu serais triste pour toi-même si tu fais preuve de défaillance. » Je vous recommande également ce que nous a recommandé notre bien-aimé, Mawlana le Chaykh ^Abdou l-Lah Al-Harariyy, que Allah lui fasse miséricorde, la modestie. Il a ainsi dit, que Allah l’agrée : « mon conseil, un conseil de moi à vous, c’est de vous attacher à la modestie. Je vous rappelle le hadith du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam : « innakoum lataghfouloun ^an afdali l-^ibadat fi t-tawadou^ » ce qui signifie : « Vous passez certes à côté d’une des meilleures adorations qui est la modestie. » Je vous recommande de vous aimer, d’entretenir les liens entre vous, de vous rendre visite et de vous donner des cadeaux. Pour ce qui est de donner des cadeaux, c’est que le frère donne à son frère ce qu’il peut, même si c’est quelque chose qui est de faible valeur car le cadeau rassemble les cœurs. Je vous recommande le respect, de respecter le plus âgé d’entre vous et de faire miséricorde au plus jeune. Si vous appliquez ce conseil, alors on espère que vous soyez dans une augmentation de bien jusqu’aux hauts degrés. Appliquer ce conseil nécessite de contredire son âme et de délaisser le fait de s’entêter pour son propre avis. Et j’espère que vous appliquiez ce conseil pour que vous soyez toujours en augmentation en bien tous les jours.
Conseils divers
CONSEIL N°1 :
Celui qui se base sur la lecture des livres individuellement, il va s’égarer et égarer autre que lui.
CONSEIL N°2
L’amour de l’argent entraîne certaines personnes à des sources de perditions et cela conduit certaines personnes à la mécréance. Quelques uns parmi d’autres, tant il recherche le pouvoir, ils deviennent mécréants.
CONSEIL N°3
Certains auteurs ont écrit ce qui est une perte pour eux et ce qui est une perte pour ceux qui les ont suivis.
CONSEIL N°4
Celui qui laisse des livres d’égarement se diffuser entre les gens est semblable à celui qui a laissé chez les gens du poison.
CONSEIL N°5
Les khoutbah ont été faites pour appeler les gens à l’au-delà, pour interdire la mécréance et inciter au bien.
CONSEIL N°6
L’audace, avoir de l’audace pour la religion est quelque chose de très éminent.
CONSEIL N°7
Les compagnons mangeaient le matin un seul plat et au soir un seul plat.
CONSEIL N°8
La science du tawhid est la meilleure des sciences. Dans cette époque, ils ont minimisé cette science comme si elle était négligeable. Ils ont fait prévaloir les sciences du bas monde tel que le calcul, la géométrie et ce qui est de cet ordre en la considérant comme si elle était meilleure que la science du tawhid. Il s’occupe des sciences du bas monde et ne s’occupe pas de cette science qui est la plus honorable des sciences. Ceci est une immense perte. Les ignorants ignorent cela et c’est après la mort qu’ils le sauront. Celui qui ne connaît pas Allah par son cœur tout comme cela est récité dans sourat Al Ikhlas, celui-là en réalité n’est pas musulman même s’il fait l’image de la prière, du jeune et du pèlerinage. A notre époque, nombre de ceux qui mémorisent le Qour’an ne connaissent pas le tawhid, ils mémorisent le Qour’an et se suffisent de cela.
Ceux-là, le Qour’an sera un adversaire pour eux au jour du jugement car ils ne l’auront pas suivi.
Conseil Education :
On a interrogé un grand savant : « comment étiez-vous avec vos chouyoukh ? ». Il a répondu « quand nous entrions pour les voir, nous entrions avec une autorisation. Je tenais le livre dans la main et je restais des heures jusqu’à ce que le chaykh me donne l’autorisation pour lire.
Conseil sur la mort :
La mort est une épée sur les cous des esclaves, nous ne savons pas à quel moment elle va trancher.
Conseil concernant le Qour’an :
Le Qour’an comporte des informations sur les prédécesseurs et les successeurs, les tout premiers et les tout derniers. Il comporte ce qu’ont cité les prophètes et ce qui est arrivé à leur communauté. Il comporte ce qui est licite et ce qui est interdit. Il comporte des précisions sur les sujets du bas monde et l’au-delà. Il comporte la présentation de ce qui corrige les âmes et ce qui les corrompt. Il comporte des précisions sur ce qui a été révélé à certains prophètes.
Conseil concernant le Tasbih :
Le Tasbih avec les phalanges est meilleur. Le Tasbih avec la main est meilleur que le Tasbih avec la Soubhah. Le Messager n’a fait les Tasbih qu’avec sa main. Par le passé les hommes et les femmes faisaient le Tasbih avec leurs phalanges. Le Tasbih avec les doigts est meilleur car au jour du jugement Allah fera parler les doigts, Il leur donnera la force de parler, et les doigts témoigneront en faveur de leur propriétaire, c’est pour cela que le Tasbih avec les doigts est meilleur. Mais si quelqu’un s’est attaché à un nombre particulier, il fait le Tasbih avec la soubhah, la récompense est obtenue avec la soubhah tout comme avec les phalanges.
Conseil concernant la télé :
La télévision enseigne aujourd’hui la corruption. La plupart des gens de nos jours veillent en regardant la télévision, ceci est une chose qui ne comporte pas de bien. S’ils avaient veillé pour réciter le Qour’an, pour faire du dhikr, cela aurait été mieux pour eux mais ils veillent pour regarder la télévision. La télévision enseigne de nos jours la corruption car il y est présenté des choses laides. Le jeune homme est corrompu s’il regarde beaucoup la télévision. Ne regardez pas beaucoup la télévision. Ce qu’il y a de bien dans la télé les gens peuvent le prendre comme la mise en garde contre un mal nouveau ou que la personne apprenne quelque chose de nouveau pour profiter aux gens dans les sujets de leur bas monde. Mais regarder cette mauvaise chose comporte un mal très grand. Les âmes de certains sont corrompues à cause de ce qu’ils voient à la télévision, leurs cœurs deviennent corrompus et ils sont entraînés vers leur perte.
Conseil pour l’ardeur :
Gare à vous de l’insouciance qui vous entraîne à faire preuve de paresse et ne pas œuvrer pour appuyer la religion.
Conseil pour le secours : Les compagnons disaient : Ya Mouhammadah Ya Mouhammadah
Les musulmans ont surnommé « Mousaylamah » le menteur, car il avait prétendu être messager. Il avait dit « je suis le messager de Allah». Abou Bakr a envoyé l’armée des musulmans pour le combattre avec son groupe qui l’a suivi et à la tête de cette armée il y avait Khalid Ibnou l-Walid. Les musulmans disaient alors dans ce combat « Ya Mouhammadah Ya Mouhammadah » « Ô mon Mouhammad, Ô mon Mouhammad » afin que Allah leur donne la victoire.
Conseil pour les épreuves :
Le musulman est éprouvé selon la force de sa religion, selon la force de sa religion le musulman est éprouvé. Les prophètes étaient ceux qui étaient les plus éprouvés, ensuite, selon la force de sa foi, sera l’épreuve qui lui arrive. Les musulmans des gens de La Mecque lorsque la nuisance des associateurs était devenue intense, ils ont fait l’émigration et parmi eux il y avait un compagnon qui était celui parmi les gens de la Mecque qui avait le plus d’argent. Les associateurs de la Mecque ne lui ont pas permis de voyager à Médine sauf en abandonnant tous ses biens. Ils lui ont dit « nous ne te laisserons pas prendre tes biens » alors il a laissé tous ses biens et il est sorti sans rien du tout mis à part ce qu’il portait sur son corps. Il fait partie des premiers prédécesseurs. Le musulman est sujet aux épreuves.
Conseil pour la science :
Le fait que nous révisions entre nous, les assemblées de la science, c’est quelque chose d’important. Le messager n’a pas appelé les assemblées de science de la religion absurdement « les jardins du paradis ».
Conseil pour l’amour :
Dans le hadith qui signifie : « Lorsque l’un d’entre vous aime son frère, qu’il l’en informe » cela veut dire : qu’il lui dise « je t’aime par rechercher de l’agrément de Allah ». La sagesse est claire. Cela renforce les liens.
Conseil pour l’ascèse :
De nombreux compagnons ne portaient même pas une chemise, un Qamis, mais uniquement un pagne et une cape comme celui qu’il y a en rituel de pèlerinage. Ils mettaient le siwak entre l’oreille et la tête. S’il n’y avait pas eu dans le siwak d’autres intérêts que celui des gencives et des dents, cela aurait suffit. Un dentiste de Houms a dit « si vous vous étiez attachés à cela, les gens ne seraient pas venus me consulter ». Il y a beaucoup de bien dans le siwak.
Conseil pour la croyance : Allah existe sans endroit !
Avant de dire « sans endroit » il convient d’expliquer aux gens ainsi : « de toute éternité, il n’y a rien d’autre que Allah, Allah n’a pas de début à Son existence, Allah est de toute éternité, rien d’autre que Lui n’est de toute éternité. Il n’y a ni lumière, ni obscurité, ni trône, ni ciel, ni aucune de ces six directions, elles n’existaient pas. Et après avoir créé le trône, la terre, les cieux, Il ne s’y est pas installé, cela signifie qu’Il existe sans endroit.
En Ethiopie on m’a dit qu’il y avait un homme qui lorsqu’il lui avait été dit « Allah existe sans endroit », a dit « donc il se déplace tout le temps ? » c’est pour cela qu’on craint pour certaines personnes, alors dites leur cela avant de leur dire « Sans endroit ».
Conseil aux enseignants :
Les gens de la science ont dit que parmi les règles de comportement de l’enseignant c’est qu’il soit indulgent car grâce à l’indulgence s’obtient l’enseignement parfaitement. Pour cela, supportez les difficultés de la part de ceux et de celles qui apprennent, cela également facilite les causes de l’enseignement et de l’obtention des connaissances. Soyez ainsi avec l’intention sincère de recherche de l’agrément de Allah ta^ala car les actes valent par leurs intentions. Quelque soit la difficulté du travail ou quelque soit la difficulté de l’acte d’adoration, Allah ne l’agrée qu’avec l’intention sincère par recherche de l’agrément de Allah ta^ala. Allah n’agrée pas un acte dans lequel l’esclave a associé quelqu’un d’autre que Lui. Que Allah fasse que vous soyez bénis et que Allah profite aux gens grâce à vous.
Conseil pour l’éducation des enfants : Extraits du livre de l’imam, l’illustre savant, Jamalou d-din Abou l-Faraj Ibnou l-Jawziyy
Je commence par le nom de Allah et c’est Son aide que je recherche.
La louange est à Allah Qui a créé le premier père à partir de terre et Qui a fait sortir de lui sa descendance d’entre son dos et ses jambes. Il a renforcé les différentes tribus par les liens de parenté et les liens d’alliance et la louange est à Allah Qui m’a accordé la science et la connaissance de ce qui est correct, Qui a fait que j’ai une bonne éducation durant mon enfance et Qui m’a protégé dans ma jeunesse et Qui m’a accordé une descendance et j’espère par leur existence avoir beaucoup de récompenses. Seigneur, fais que je sois de ceux qui accomplissent la prière continuellement, ainsi que ma descendance. Seigneur, agrée nos invocations. Seigneur, pardonne moi, à mes parents, ainsi qu’aux croyants au jour du jugement. Lorsque j’ai connu l’honneur du mariage et de la recherche des enfants, j’ai fait une Khatmah du Qour’an, j’ai récité tout le Qour’an et j’ai demandé à Allah ta^ala qu’Il m’accorde 10 enfants. Il me les a accordés : j’ai eu ainsi 5 garçons et 5 filles. Parmi les filles, 2 sont mortes et parmi les garçons, 4 sont morts. Il ne me restait qu’un seul garçon, Abou l-Qacim. J’ai demandé à Allah ta^ala qu’Il fasse qu’il soit une descendance vertueuse et qu’Il m’accorde ce que je recherche par lui mais j’ai vu de sa part un certain relâchement et un manque de sérieux dans la recherche de la science. Alors je lui ai écrit cette lettre pour l’inciter et pour le motiver à suivre le chemin que j’ai suivi dans l’acquisition de la science. Je lui indique ainsi d’avoir recours à Allah soubhanahou wa ta^ala Qui accorde la réussite tout en sachant que personne ne fait échouer celui à qui Allah accorde la réussite et personne ne guide celui que Allah égare. Mais Allah ta^ala dit « wa tawasaw bi l haqqi wa tawasaw bi s sabr» ce qui signifie « recommandez vous la vérité et recommandez vous la patience » et Allah dit « fadhakkir in nafa^ ati dhikra» ce qui signifie « puisse le rappel être profitable » et il n’est de préservation et de force que par Allah ».
CHAPITRE :
Sache mon fils, que Allah t’accorde la réussite pour être sur la vérité, que l’être humain n’a été caractérisé par la raison que pour œuvrer conformément à cette raison, alors utilise la correctement. Utilise ta réflexion et reprend toi, tu sauras par les preuves que tu es, créé, responsable, sujet à des obligations dont tu es chargé. Et que les deux anges inventorient ce que tu dis, ce que tu regardes ; les souffles de celui qui est vivant sont autant de pas qui le rapprochent de son échéance, la durée de ton séjour dans le bas monde est très courte, la présence dans les tombes est très longue. Et que le châtiment pour celui qui suit ses passions est une grave issue. Où est donc alors le plaisir de la veille ? Il est parti et n’a laissé que du regret. Où sont les tentations de l’âme ? Combien de têtes ont-elles fait baisser ? Combien de pieds ont-elles fait glisser ? Et celui qui est heureux ne l’est qu’en contredisant ses passions. Et celui qui est malheureux ne l’est que parce qu’il a préféré le bas monde, alors tire les moralités des rois et des ascètes qui sont partis avant toi. Où sont les plaisirs qu’ont éprouvé ces gens là ? Et où sont les fatigues qu’ont subi ces autres ? Il n’est que la grande récompense, les bonnes évocations pour les vertueux et le mal, le châtiment douloureux pour les désobéissants. C’est comme si ceux qui ont été affamés n’avaient pas enduré de faim et ceux qui ont été rassasiés n’avaient pas ressenti le soulagement. Leur paresse pour accomplir les actes de mérite est un mauvais compagnon et la recherche du repos laisse le regret, un regret qui fait oublier tout plaisir. Alors prend conscience et fatigue ton âme. Saches que l’accomplissement des obligations et se garder des interdictions sont nécessaires et si la personne outre passe cela, le feu l’attendra. Et sache que l’objectif des gens qui fournissent des efforts est de rechercher les mérites. Les actes des degrés émérites se diffèrent les uns des autres. Il y a des gens qui estiment que ce qui est méritoire, c’est d’être ascète dans le bas monde. D’autres considèrent que ce qui est méritoire est de s’occuper des actes d’adoration. Mais en réalité, adjoindre les actes conformément à la science est ce qui est méritoire de manière complète. Celui qui réalise les deux sera élevé jusqu’à réaliser la connaissance du Créateur soubhanahou wa ta^ala, et il sera motivé à L’aimer, à Le craindre et à se languir de Lui et ceci est l’objectif, la finalité. Et c’est selon la volonté des gens, telle est l’ardeur qui les motive. Tout mourid n’est pas forcément voulu pour atteindre de hauts degrés et ce n’est pas toute personne recherchant les hauts degrés qui va les trouver. Néanmoins l’esclave doit fournir des efforts et chacun sera facilité dans ce pour quoi il a été créé et c’est la recherche de l’aide de Allah que nous souhaitons.
CHAPITRE
La première chose au sujet de laquelle il convient de méditer est de connaître Allah ta^ala par les preuves. Il est connu que celui qui voit le ciel élevé, la terre placée et qui aura observé les constructions parfaites, particulièrement dans son propre corps, saura qu’il est indispensable pour ces choses qui sont créées qu’il y ait Qui les a créées. Et ces choses construites, qu’il y ait Qui les a construites. Ensuite il observe bien la preuve de la véracité du messager, salla l-lahou ^alayhi wa sallam, à savoir, la plus grande des preuve qui est le Qour’an, qui a rendu impuissantes les créatures d’amener une seule sourat semblable. Une fois que ceci est confirmé pour lui : l’existence du Créateur Jalla wa ^ala et la véracité du messager, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, il devra soumettre ses propres brides à la loi, il devra savoir ce qu’il doit faire comme woudou’, comme prière, comme zakat s’il a de l’argent, comme pèlerinage et autre que cela parmi les devoirs. Une fois qu’il connaît la part obligatoire, il l’accomplit. Il convient pour celui qui a une forte ardeur d’essayer de grimper dans l’échelle du mérite. Il s’occupe par l’apprentissage du Qour’an, son explication par le hadith du messager, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, par la connaissance de sa biographie, de la biographie de ses compagnons et des savants qui sont venus après eux, pour ainsi suivre les hauts degrés et choisir les plus hauts d’abord. Il est indispensable de connaître aussi ce qui lui permet de rectifier sa langue comme grammaire (nahou) et également les différentes méthodes de l’usage de la langue. Et le fiqh est la base des sciences, le rappel est comme ce qui le rend doux et sucré et ce qui est le plus profitable. J’ai écrit dans ces sciences citées des ouvrages qui te feront passer de tout ce qui a précédé comme composition des savants prédécesseurs et autres par la grâce de Allah. Je t’ai ainsi évité de rechercher des livres et de fournir des efforts pour composer. Et il n’y a pas une ardeur qui baisse si ce n’est pour sa stupidité. Et dès lors qu’une ardeur est forte, elle ne se suffira pas de ce qui est moindre et j’ai su par les preuves que l’ardeur est dans l’être humain mais certaines ardeurs sont faibles pendant certaines périodes. Mais si elles sont motivées à nouveau, elles iront de l’avant. Dès lors que tu vois une impuissance en toi, alors demandes au Créateur, au Bienfaiteur, ou si tu constates une paresse, alors trouves refuge auprès du Créateur car tu n’obtiendras pas un bien sauf en Lui obéissant. Et tu ne manqueras un bien qu’en Lui désobéissant. Qui donc a recherché l’agrément de Allah et n’a pas trouvé ce qu’il voulait ? Et qui donc s’est détourné de Lui et a profité ou a eu un bienfait ? N’as-tu pas entendu la parole d’un poète qui dit ce qui signifie « par Allah je ne suis pas venu un seul jour vous rendre visite sans que je trouve comme si la terre se rétrécissait sous mes pas. Et les ardeurs n’ont pas faibli un jour sans que je vois que je suis encore plus en retard ».
CHAPITRE
Regarde mon fils, observe toi-même pour ne pas dépasser les limites de la loi. Regarde comment veiller à ne pas dépasser ces limites et tu seras alors préservé. Et celui qui les délaisse sera abandonné. Et je te rappelle certains faits de ma vie, puisses tu prendre exemple sur mes efforts et que tu demandes au Créateur car nombre de bienfaits que j’ai eu n’étaient pas par ma cause mais par la création de mon Créateur, par Ses bienfaits. Je me rappelle, moi qui ait une forte ardeur, lorsque j’étais à l’école, j’avais 6 ans, j’étais avec des enfants qui étaient plus âgés que moi mais j’ai eu une raison clairvoyante depuis mon jeune âge qui dépassait la raison des personnes âgées. Je ne me rappelle pas avoir joué sur le chemin avec les enfants, ni avoir éclaté de rire, au point que lorsque j’avais environ 7 ans, j’allais dans les mosquées et je ne choisissais pas l’assemblée d’un charlatan. Je recherchais l’assemblée du mouhaddith qui rapportait des conduites du prophète. Je mémorisais tout ce que j’entendais, je rentrais à la maison et je l’écrivais. Et Allah m’a accordé notre chaykh Abou l-Fadl ibnou nasir…..que Allah lui fasse miséricorde. Il m’emmenait auprès des chaykh et il m’a fait entendre le mousnad et d’autres grands livres et je ne savais pas ce qu’il voulait de moi. Il a veillé à ce que j’entende les sujets les plus importants jusqu’à avoir atteint la puberté. J’ai persévéré sur cela et je suis resté avec lui jusqu’à ce qu’il décède, que Allah lui fasse miséricorde. Grâce à lui j’ai obtenu la connaissance du hadith de la transmission. Et alors que les enfants descendaient auprès du fleuve Ad-Dijlah, le tigre, et se mettaient à observer le pont, je prenais un jouz et je me tenais à l’écart des gens auprès de Ar- rikah et je m’occupais de la science. Ensuite me fut inspiré l’ascèse, j’ai poursuivi les jours de jeûne et je m’occupais du peu de nourriture. J’ai astreint mon âme à la patience, j’ai persévéré et j’ai poursuivi sur cela. J’ai veillé des nuits et je ne me suffisais pas d’une science, j’entendais le fiqh, j’entendais, l’exhortation, j’entendais le hadith, je recherchais la conduite des ascètes. Ensuite j’ai lu dans la langue arabe et je n’ai pas laissé une seule personne qui rapporte ou qui exhorte, sans que j’assiste à son assemblée et je recherchais les meilleurs. Et lorsque j’avais à choisir entre deux choses, dans la plupart des cas je choisissais le droit du Créateur, et ainsi Il m’a accordé beaucoup de bienfaits dans mon éducation. Il a fait que je sois sur le chemin le meilleur pour moi. Il a repoussé de moi les ennemis, les envieux, ceux qui me veulent du mal et Il m’a facilité les causes de la science. Il m’a fait envoyer des livres d’une manière à laquelle je ne m’y attendais pas, Il m’a accordé la bonne compréhension, la rapidité de la mémorisation, la belle écriture, la bonne composition et Il a fait que je n’ai besoin de rien de ce bas monde, au contraire, Il m’a fait parvenir ma subsistance, ce qui me suffit, et plus encore. Il a accordé dans le cœur des gens de l’amour envers moi et de l’acceptation au-delà de la limite. Et Il a fait que mes paroles aient un impact sur leurs âmes de sorte qu’ils ne doutent pas de la validité de ce que je disais. Et sur mes mains environ 200 personnes des gens de Adh-Dhimmah sont entrées en Islam. Et dans mon assemblée plus de 100 000 personnes se sont repenties. Je parcourais les assemblées de chouyoukh pour entendre le hadith et je ne retrouvais plus mon souffle tellement je courais pour assister aux assemblées et ne pas être précédé par d’autres. Au matin, je me levais sans avoir rien à manger et au soir j’arrivais sans avoir rien à manger, mais Allah ne m’a pas humilié pour une seule créature, Il m’a au contraire fait parvenir ma subsistance pour conserver mon honneur. Et si je détaillais tous mes états, cela prendrait beaucoup de temps mais tu peux voir l’état auquel je suis arrivé et moi je te les rassemble tous en une seule phrase qui est la parole de Allah ta^ala «wa taqqoul-Lah wa you^allimoukoumou l-Lah » qui signifie « faites preuve de piété à l’égard de Allah et Allah vous accorde une science à partir d’une voie à laquelle vous ne vous attendez pas ».
CHAPITRE
Souviens toi mon fils et prête attention à ton âme, regrette ce qui s’est passé comme insouciance. Fournis des efforts pour rattraper les gens parfaits tant que tu as encore le temps. Profite de ta branche tant qu’elle est encore humide et souviens toi des moments que tu as perdu, cela te suffira comme exhortation. Le plaisir de la paresse a disparu et tu as raté les degrés des hauts mérites. Les salafs vertueux, que Allah leur fasse miséricorde, aimaient rassembler différents actes méritoires, ils pleuraient pour le manquement de l’un d’entre eux. Ibrahimou ibnou ‘Ad-ham, que Allah lui fasse miséricorde, a dit « nous sommes partis rendre visite à un adorateur qui était malade, qui regardait ses pieds en pleurant, on lui a dit « qu’est-ce qui te fait pleurer ? » Et il a dit « mes jambes n’ont pas été atteintes par la poussière du chemin de ceux qui vont pour combattre dans la voie que Allah agrée ». Un autre s’est mis à pleurer et ils lui ont dit « qu’est-ce qui te fais pleurer », il a dit « un jour que j’ai raté parce que je n’avais pas jeûné et une nuit que j’ai manqué, durant laquelle je n’ai pas fait d’actes surérogatoires » ». Et saches mon fils que les jours sont comptés en heures et que les heures sont comptées en souffles d’air et que chaque souffle d’air est un capital, alors méfie toi de ne pas perdre un seul souffle sans rien y trouver au jour du jugement et que tu le regrettes. Un homme a dit à ^Amir Ibnou Abdi Qays. « Arrête toi je veux te parler », il lui a répondu, « retiens le soleil si tu peux ». C’est-à-dire « arrête le temps » « j’ai pas le temps pour m’arrêter ». Des gens se sont assis auprès de Ma^rouf, que Allah lui fasse miséricorde, et il a dit « ne voulez vous pas partir parce que l’ange qui se charge du soleil le traîne et il ne se fatigue pas ». Et dans le hadith, celui qui dit « soubhana l-Lah al-^adhimou wa bihamdih » il lui sera planté un palmier au paradis. Alors regarde combien ceux qui perdent les heures manquent comme palmiers. Et les salafs profitaient de chaque instant. Kahnas, que Allah lui fasse miséricorde, récitait tout le Qour’an 3 fois chaque jour et nuit. Et quarante hommes du salaf faisaient la prière du soubh avec le woudou’ de Al-^icha. Et Rabi^a al-‘Adawiyyah veillait toute la nuit et lorsque l’aube se levait, elle s’assoupissait un peu puis elle se relevait apeurée en se disant « le sommeil dans la tombe sera long ».
CHAPITRE
Et celui qui médite au sujet du bas monde avant qu’il n’existe, voit qu’il s’est écoulé un temps très long. Et s’il réfléchit au sujet du bas monde après qu’il nous quitte, il verra qu’il s’écoulera un temps long et saura que le séjour dans les tombes est très long. S’il médite au sujet du jour du jugement, il saura qu’il dure 50 000 ans. S’il médite au sujet du séjour au paradis ou en enfer, il saura qu’ils n’auront pas de fin. Et s’il revient à méditer au sujet de la durée qu’il passe dans le bas monde, par exemple 60 ans, il en passera 30 ans dans le sommeil et environ 15 ans dans l’enfance. S’il compte ce qui reste, il verra que la plupart de son temps il le passe dans ses désirs, dans la nourriture et dans la recherche de la subsistance. S’il compte ce qu’il reste pour l’au-delà, il trouvera qu’il y a l’insincérité et qu’il y a l’insouciance pour une grande part. Alors comment achètera t-il la vie éternelle si le prix n’est que ces quelques heures ?
CHAPITRE
Et mon fils, veille à ne pas répéter ce que tu as manqué par le passé parce que beaucoup de personnes se sont réveillées après un long sommeil. Le chaykh Abou Hakim m’a rapporté au sujet du Qadi et de Al-Qoudat, le chaykh Abou l-Hassan ad Dam ghaniyy, que Allah lui fasse miséricorde, a dit « dans mon enfance j’étais occupé de plaisirs, je ne prêtais pas attention à la science. Mon père m’a emmené auprès de Ibnou ^Abdi l-Lah, que Allah lui fasse miséricorde, et il m’a dit « O mon fils, je ne vais pas rester pour toi pour toujours, alors prend 20 dinars et ouvre un magasin, une boulangerie, tu gagnera ta vie », je lui ai dit « mais qu’est-ce que tu me dis là ? », il lui a dit alors « ouvre une autre boutique », je lui ai dit « comment me dis tu cela ? Je suis le fils de Qadi Al-Qoudat ^Abdou l-Lah Ad-Damghaniyy » il lui a dit « je ne vois pas que tu recherche la science », je lui ai dit « donne moi un moment ou il y a un cours », il me l’a donné, je suis parti et je me suis occupé de science. C’est à ce moment que je me suis consacré à la science de la religion, j’ai fourni des efforts et Allah ta^ala m’a accordé la réussite. Un des compagnons de Abou Mouhammad Al-Halwaniyy, que Allah lui fasse miséricorde, a dit « mon père est mort alors que j’avais 21 ans et j’étais aussi connu de ceux qui s’occupaient de loisirs. J’étais parti récupérer le loyer d’un des habitants d’une maison dont j’avais hérité et j’ai entendu qu’ils disaient « voici celui qui ne fait rien qui arrive », je me suis dit « on dit ça de moi », alors je suis parti voir ma mère et je lui ai dis « si tu me cherches alors tu me trouveras dans la mosquée du chaykh Abou l-Khattab », j’y suis resté et je ne suis sorti de là bas que pour devenir un Qadi et je suis resté un Qadi une longue période. J’ai dit « je l’ai vu et il donnait des avis de jurisprudence et il débattait ». Alors mon fils veille à être toujours conscient depuis le lever de l’aube et ne perd pas de temps dans les discours du bas monde. Les salaf vertueux, que Allah leur fasse miséricorde, ne perdaient pas de temps à discuter de cela, d’une seule chose du bas monde. Lorsque tu te réveilles du sommeil dis « la louange est à Allah Qui m’a ressuscité après mon sommeil et c’est à Lui que nous serons ressuscités pour le jugement, la louange est à Allah Qui fait que le ciel ne tombe pas sur la terre, sauf par Sa volonté. Certes Allah est miséricordieux envers les gens. Ensuite lève toi pour la purification et fais l’inclination pour la prière de l’aube. Ensuite vas à la mosquée dans la crainte et dis toi sur ton chemin « O Allah, je te demande par le degré de ceux qui te demandent et par le degré de mes pas que voici, je ne suis pas sorti par insincérité, ni par orgueil, ni pour que les gens disent du bien de moi, je suis sorti pour me protéger de Ta volonté de châtier et pour gagner Ton agrément. Je te demande de me préserver de l’enfer et de me pardonner mes péchés, certes ne pardonne les péchés que Toi. » Et cherche à faire la prière à droite de l’imam. Quand tu finiras la prière, dis « la ilaha illa l-Lah wahdahou la charika lah lahou l-moulkou wa lahou l-hamd youhyi wa youmit bi yadihi l-khayhr wa houwa ^ala koulli chay’in Qadir » 10 fois, ensuite 10 fois « soubhana l-Lah » et « Al Hamdou li l-Lah » 10 fois et 10 fois « Allahou ‘akbar » et récite ‘Ayatou l-Koursiyy et demande à Allah soubhanahou wa ta^ala qu’Il agrée ta prière. Une fois cela réalisé, alors assied toi pour évoquer Allah ta^ala jusqu’au lever du soleil. Ensuite, fais la prière, ce que tu peux, même si ce sont 8 rak^ah c’est bien.
CHAPITRE
Quand tu répètes le cours jusqu’au temps du douha alors fais la prière de douha 8 rak^ah, ensuite lis ou copie des livres de science jusqu’au temps de Al-^Asr et reprend ton cours après Al-^Asr jusqu’au temps de Al-Maghrib. Après la prière de Al-Maghrib fais deux rak^ah avec deux jouz du Qour’an et après avoir fait la prière de Al-^Icha, reprend tes cours et ensuite endors toi sur ton coté droit, fais 33 fois du tasbih, 33 fois « Al-Hamdou li l-Lah » et 34 fois « Allahou ‘akbar » et dis « Allahoumma qini ^ adhabak ». Et quand tu ouvres les yeux du sommeil, saches que tu as pris ta part de sommeil, relève toi pour le woudou’ et fais les prières dans l’obscurité de la nuit, ce que tu peux. Commence par deux rak^ah légères, après cela, deux rak^ah avec deux jouz du Qour’an, ensuite reprend tes cours de science car la science est meilleure que n’importe quelle prière surérogatoire.
CHAPITRE
Isole toi des gens parce que c’est mieux et méfie toi des mauvais compagnons. Que ceux qui tiennent ta compagnie soient les livres, et la méditation sur la conduite des vertueux du salaf. Ne t’occupe pas d’une science avant de maîtriser celle qui la précède. Prend exemple sur la conduite des gens qui ont été sur la droiture dans la science et les actes. Ne recherche pas la médiocrité.
L’auteur a dit : Je n’ai pas vu dans l’un des défauts des gens quelque chose comme le manquement de ceux qui sont capable d’être parfaits. Et saches que la science élève ceux qui ont un bas degré. Il y avait beaucoup de personnes parmi les savants qui n’avaient pas d’ascendance particulière, ni d’apparence appréciée. ^Ata Ibnou Abi Rabah était noir de peau [-^Ata était un moujtahid, il a pris la science des tabi^in, et Abou Hanifah a dit à son sujet : « je n’ai pas vu quelqu’un qui a plus de science que lui » (à son époque). ^Ata Ibnou Abi Rabah -], il avait un visage qui n’était pas joli. Soulayman Ibnou ^Abdi l-Malik est venu l’interroger alors qu’il était calife. Il avait avec lui ses deux fils, ils se sont assis à coté de lui, ils l’interrogeaient au sujet des règles du pèlerinage, il leur a enseigné et il leur a donné les réponses sans les regarder. Le calife a dit à ses deux fils « relevez vous et ne soyez pas paresseux pour apprendre la science, je n’oublierai jamais notre humilité devant cet esclave noir ». Al-Haçan était aussi un esclave affranchi, Ibnou Sirin, Masrouq et beaucoup d’autres n’ont eu les hauts degrés que grâce à la science et à la piété.
CHAPITRE
Et fourni tes efforts mon fils pour ton honneur, pour ne pas entacher ton honneur par la recherche du bas monde et l’humiliation pour les gens du bas monde. Suffit toi du peu et tu sera honoré. Il a été dit que celui qui se suffit du peu, personne ne sera son maître. Un bédouin est parti à Al-Basra et il a dit « qui est le maître de cette ville ? » et il lui a été dit « Al-Haçan al-Basriyy » et il a dit « comment a t-il été le maître des gens ici ? » et ils lui ont dit « parce qu’il s’est passé de leur bas monde et ils ont eu besoin de sa science ». Saches mon fils que mon père était aisé, il a laissé des milliers et quand j’ai atteint la puberté, ils m’ont donné 20 dinars et deux maisons. Ils m’ont dit « ceci est l’héritage de ton père », j’ai pris les dinars et j’ai acheté avec tous les dinars des livres de science, j’ai vendu les deux maisons et j’ai dépensé l’argent pour apprendre la science, il ne m’est resté rien de cet argent mais ton père n’a jamais été humilié dans la recherche de la science, il n’est pas sorti à travers les pays comme d’autre qui pratique l’exhortation[1] , ton père n’a pas envoyé un seul livre à quelqu’un lui moyennant une contre partie et il a toujours été dans sa suffisance. Allah dit……..ce qui signifie : « Celui qui fait preuve de piété à l’égard de Allah, Allah lui accorde une issue et Il lui accorde sa subsistance à partir d’une voie à laquelle il ne s’y attendait pas. »
Chapitre :
O mon fils quand tu atteindras la piété, tu auras tout bien ; celui qui est sur la piété, il ne fait pas preuve d’insincérité envers les créatures, il ne s’expose pas à ce qui va lui nuire dans sa religion et celui qui conserve les droits[2] de Allah, Allah le protège. Le messager de Allah salla l-lahou ^alayhi wa sallam a dit à Ibnou ^Abbas que Allah l’agrée ainsi que son père ce qui signifie : « Persévère et respecte les droits de Allah, Allah te protège ; persévère et respecte les droits de Allah, tu verras l’agrément de Allah devant toi ».
Et saches mon fils que Younous, ^alayhi s-salam, puisque sa provision était du bien, il a été sauvé de la difficulté. Quant à Pharaon, comme sa provision n’était pas un bien, il n’a pas trouvé de délivrance dans sa difficulté.
Allah ta^ala dit :
] إنَّ سَعْيَكُم لشتَّى، فأمّا من أعطى واتقى، وصدّق بالحسنى، فَسَنُيَسِّرُهُ لليسرى [
(‘inna sa^yakoum lachatta ; fa’amma man ‘a^ta wa t-taqa ; wa saddaqa bi l-housna ; fasanouyassirouhou li l-yousra) ce qui signifie : « Vous agissez de manières différentes. Nous faciliterons les causes dans la voie du bien et de la vertu à celui qui aura donné, fait preuve de piété et qui aura cru au Paradis ;» [Al-Layl / 4-5-6-7].
Allah dit de celui qui se sera acquitté des obligations que Allah a ordonné d’accomplir, qui aura fait preuve de piété envers Allah, qui aura suivi le chemin des saints, de Ses waliyy, de Ses bien-aimés, (fasanouyassirouhou li l-yousra) ce qui signifie : « Nous lui faciliterons les causes dans la voie du bien et de la vertu ».
Alors fais que tes provisions soient du bien, de la piété, tu en trouveras les conséquences. Il est parvenu dans le hadith ce qui signifie « il n’y a pas un jeune homme qui fait preuve de piété à l’égard de Allah dans sa jeunesse sans que Allah l’élève en degré dans sa vieillesse. » Et Allah ta^ala dit « wa lamma… » ce qui signifie « Quand il a atteint un âge avancé, Nous lui avons accordé sagesse et science, c’est ainsi que Nous rétribuons les bienfaiteurs ».
Allah dit « ‘innahou… » ce qui signifie « Certes celui qui fait preuve de piété et qui patiente, ne perd pas les récompenses du bienfaiteur ».
Allah ta^ala dit :
وَالَّذِينَ جَاهَدُوا فِينَا لَنَهْدِيَنَّهُمْ سُبُلَنَا وَإِنَّ اللهَ لَمَعَ الْمُحْسِنِينَ
(wa l-ladhina jahadou fina lanahdiyannahoum souboulana wa ‘inna l-Laha lama^a l-mouhsinin)
[sourat Al-^Ankabout / 69] ce qui signifie : « Ceux qui ont fourni un effort par recherche de Notre agrément, Nous les guiderons vers les voies que Nous agréons. Certes Allah donne le victoire et la récompense aux bienfaiteurs ».
Sache que la provision la plus parfaite est de détourner les regards des interdits, de garder la langue des paroles inutiles, de veiller aux limites de la loi, de préférer l’obéissance à Allah soubhanahou wa ta^ala, plutôt que l’obéissance aux passions de son âme. Et tu as certainement connu le hadith de ces trois hommes qui sont entrés dans la grotte et lorsque son entrée a été obstruée par un rocher, l’un d’entre eux a dit « O Allah, j’avais mon père, ma mère et j’avais des enfants et je me tenais debout avec le lait dans mes mains pour donner à boire à mes parents avant mes enfants. Si tu sais que j’ai fait cela pour Ton agrément, alors délivre nous » et le tiers de l’entrée bloquée par le rocher est apparu. Le deuxième a dit « O Allah j’ai loué les services d’un homme et il n’a pas pris son salaire, j’ai fais du commerce avec son salaire, un jour il est revenu et il m’a dit « ne crains tu pas Allah pour me donner mon salaire ? » je lui ai dit « prend toutes ces vaches et ce qu’il y a avec, c’est le résultat de mon commerce avec ton salaire. O Allah si j’ai fais cela par recherche de ton agrément, alors délivre nous » et le 2ème tiers de l’entrée obstruée par le rocher est apparu. Le dernier a dit « O Allah j’ai eu mon cœur attaché à une cousine et lorsque je me suis rapproché d’elle, elle m’a dit « crains Allah et ne mets le doigt dans la bague sans droit » alors je me suis éloigné d’elle. O Allah, si j’ai fais cela par recherche de Ton agrément, alors délivre nous » et le rocher a été écarté et ils ont pu sortir.
Soufyan Ath-Thawriyy que Allah lui fasse miséricorde, a été vu dans le rêve et il lui a été dit « qu’est-ce que Allah a fait de toi » et il a dit « lorsque j’ai été mis dans le linceul et que je suis entré dans ma tombe, quelqu’un a dit « Soufyan ? », j’ai dit « oui c’est Soufyan », il m’a dit rappelle-toi le jour où tu as préféré l’obéissance à Allah plutôt que l’obéissance à tes passions. Je lui ai dit « oui c’est vrai » et j’ai ainsi pu profiter du paradis.
CHAPITRE
Il convient que ton ardeur soit forte pour aspirer vers les hauts degrés. Il y a des gens qui se sont attachés à l’ascèse, d’autres se sont attachés à la science mais peu sont les gens qui ont assemblé la science complète et les œuvres complètes. Saches que j’ai feuilleté les pages des successeurs des compagnons et ceux qui les ont suivi, je n’ai pas trouvé ceux qui ont atteint les hauts degrés, mieux que 4 personnes : Sa^id Ibnou Mousayyib[3], Al-Haçan Al-Basriyy[4], Soufian Ath-Thawriyy[5] et Ahmad Ibnou Hanbal[6], que Allah les agrées. C’était des hommes, et ils avaient des ardeurs qui chez nous se sont affaiblies. Il y avait dans le salaf beaucoup de créatures qui avaient de fortes ardeurs. Si tu veux étudier leur état alors étudie le livre Sifatou s–Safwa si tu veux. Observe bien les nouvelles de Sa^id, de Al-Hassan, de Soufyan et de Ahmad, que Allah les agrée et j’ai rassemblé pour chacun d’entre eux un livre.
CHAPITRE
O mon fils, j’ai su que tu as su que j’ai composé 100 livres[7], parmi ces livres il y a At-Tafsirou l-Kabir en 20 volumes, il y a At-Tarikh en 20 volumes, il y a Tahdibou l-mousnat en 20 volumes et le reste des livres entre grands et petits, 5 volumes, 2 volumes, 3 ou 4 ou plus ou moins. Je t’ai suffit grâce à ces ouvrage d’emprunter des livres et de chercher à en composer d’autre alors attache toi à la mémorisation. La mémorisation est le capital et l’utiliser est un bénéfice. Soit véridique dans tous les cas pour avoir recours à Allah soubhanahou, ne dépasse pas les limites qu’Il te fixe. Allah ta^ala dit « In… » ce qui signifie « Si vous soutenez la religion agréée par Allah, Allah vous donne la victoire » et Il dit « …. » ce qui signifie « Evoquez moi, je vous accorde de hauts degrés » et la parole « … » qui signifie « Respectez les engagements que vous faites à mon égard, vous serez récompensés ». Et garde toi de suivre l’apparence de la science sans la mettre en œuvre car ceux qui vont voir les princes et les gouverneurs et les gens du bas monde et qui se sont détournés des actes pour mettre en pratique la science seront privés des bénédiction et du profit de la science.
CHAPITRE
Garde toi de t’occuper des actes d’adoration sans science. Il y a beaucoup de personnes qui veulent faire preuve d’ascèse et de Tasawwouf, qui se sont égarés du chemin de vérité car ils ont œuvré sans science. Et protège toi avec de très beaux habits qui ne vont pas te dévoiler face aux gens du bas monde par leur qualité ni par leur modestie. Et demande des comptes à ton âme pour chaque regard, chaque parole, chaque pas car tu seras interrogé à ce sujet et c’est selon ton profit de la science que ceux qui t’entendent profiteront. Et quand celui qui exhorte ne met pas en pratique sa science, son exhortation n’a plus d’effet sur les cœurs tout comme l’eau glisse sur la pierre alors n’exhorte qu’avec la bonne intention et ne marche qu’avec la bonne intention et ne mange une bouchée qu’avec une bonne intention. En prenant connaissance de la conduite des vertueux, tu auras beaucoup de connaissances.
CHAPITRE
Attache toi au livre de la voie des Mourid car il t’enseignera la bonne conduite « minhajou mouslimin ». Fais en sorte que ce soit ton compagnon et ton enseignant. Et regarde le livre Sayyidou l-Khatir car tu y trouveras des choses qui vont te corriger dans ta religion et ton bas monde et essaye de prendre le livre Joummatou nawar, il te suffira pour ta compréhension du fiqh. Et quand tu prendras le livre Al-Hadaq, il te donnera la connaissance du hadith[8]. Et quand tu t’occuperas du livre Al-Kachf, tu sauras ce qu’il y a dans le deux Sahih comme hadith[9]. Ne t’occupe des livres de Tafsir que les non arabes ont composé[10].. Et le livre Al-Mou^niyy et Zadou l-masir ne te laisseront aucun besoin pour aucun autre livre de Tafsir[11]. Quant à ce que je t’ai rassemblé comme livres d’exhortation, après ces livres là tu n’aura pas besoin de plus[12].
CHAPITRE
Sois de ceux qui savent comment prendre les créatures tout en s’isolant au maximum d’eux car l’isolement est un repos qui évitent de se mélanger avec les gens du mal et c’est quelque chose qui conserve le respect que tu peux inspirer car celui qui exhorte en particulier, il ne convient pas qu’il soit vu dans une situation où il délaisse sa chasteté, ni marchant dans le marché, ni en train de rire afin que les gens pensent du bien de lui et qu’ils puissent profiter de son exhortation et si tu as été amené à te mélanger aux gens alors mélange toi à eux avec indulgence car si tu dévoiles leurs véritables comportements, tu ne seras plus capable d’éviter les situations difficiles……………….agir avec eux du meilleur, avec ..
CHAPITRE
A chacun respecte le droit qu’il a sur toi, ton épouse, ton enfant, tes proches parents, à chacun de tes instants, veille en quoi il est passé, fais en chaque instant que ce qui est le mieux et ne néglige pas ton âme, habitue là à ce qui est le plus honorable parmi les actes et prépare pour la tombe ce qui te réjouira lorsque tu y parviendra. Tout comme il a été dit « O toi qui s’est occupé de son bas monde et qui a été pris par long espoir, la mort t’atteindra soudainement et la tombe est la boite de tes œuvres. Prend en compte les conséquences des actes, ainsi la patience te sera plus facile, tu patienteras pour ne pas suivre tes passions et tu patientera face aux difficultés. Et si tu constates une insouciance de ton âme, emmène la au cimetière et rappelle lui l’imminence du départ. Et Allah est Celui qui t’aide pour tes dépenses. Ne gaspille pas pour que tu ne sois pas dans le besoin des gens car ne pas gaspiller l’argent fait partie de la religion. Il vaut mieux que tu laisses de l’argent pour tes héritiers plutôt que d’avoir besoin des gens.
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Mon fils, sache que nous sommes des descendants de Abou Bakr As-Siddiq, que Allah l’agrée, notre père est Al-Qacim, Mouhammad fils de ^Abdou r-Rahman, fils de Abou Bakr, fils de Mouhammad, fils de Abou Bakr, que Allah l’agrée. Et ces nouvelles sont confirmées dans le livre Sifatou s-safwah. Ensuite nos ancêtres se sont occupés du commerce de vente et d’achat et il n’y a pas eu parmi les plus récents d’entre eux qui a eu une forte ardeur pour apprendre la science de la religion, mis à part moi. Et maintenant tu es le dépositaire de notre descendance, alors fourni des efforts pour ne pas me décevoir en ce que j’espère de toi et pour toi. Je t’ai confié à Allah soubhanahou wa ta^ala et c’est à Allah que je demande de t’accorder la réussite dans la science et dans les actes et ceci est la limite de ce que je peux fournir comme effort pour te conseiller. Il n’est de préservation et de force que par Allah Al^ Aliyy Al ^Adhim et la louange est à Allah, et que l’honneur et l’élévation en degrés soient accordés à notre maître Mouhammad ainsi qu’à sa famille et ses compagnons.
La lettre est terminée par l’aide de Allah et Sa louange.
[1] Il vise ceux qui traversent les pays et qui étudient l’exhortation moyennant un don d’argent et ils gagnent leur vie en exhortant les gens, c’était ainsi dans cette époque là.
[2] C’est à dire les limites de la Loi de Allah
[3] Fait partie des 7 savants de Médine. Ahmad Ibnou Hanbal a dit « les paroles qu’il rapporte du prophète sont sûres » et Qatada a dit « je n’ai vu personne qui a plus de science que Sa^id Ibnou Mousayyid ni qui savait plus ce que le messager de Allah a émis comme jugements, il donnait ses jugements de jurisprudence en se basant sur les jugements de ^Oumar Ibnou l-Khattab, il a été surnommé « celui qui rapporte de ^Oumar ». Parmi ses élèves il y a As-sabriyy et Qatada. Sa^id est mort en l’an 94 de l’Hégire.
[4] Haçan al-Basriyy est né à Médine. Il a appris le Qour’an durant le califat de ^Outhman, il l’a entendu à plusieurs reprises donner des discours. Il avait le jour de l’assassinat de ^Outhman 14 ans. Puis il s’est attaché au jihad, à la science et aux actes et il a rencontré ^Aliyy Ibnou Abi Talib ainsi que ^Aichah. Al-Haçan a rencontré 50 compagnons. Al-Haçan Al-Basriyy était un savant qui avait un haut degré, qui était digne de confiance, qui était honnête dans ce qu’il rapporte, c’était un adorateur sincère, éloquent, qui avait beaucoup de science et un bel aspect. Al-Hassan était Moujtahid, il donnait des avis de jurisprudence dans la religion, il avait une école.
[5] Soufyaan Ath-Thawriyy c’est Abou ^Abdi l-Lah Ibnou Sa^id Ibnou Masrouk Ath-Thawriyy de Al Koufa. Le savant de jurisprudence, l’imam, le chaykh de l’islam, le maître des hafidh. Ahmad Ibnou Hanbal a dit « personne ne dépasse Soufian dans mon cœur ».
[6] L’Imam Ahmad Ibnou Mouhammad Ibnou Hanbal est né à Baghdad. Il a été rapporté dans le livre de Al-Manaaqib, Ibnou l-Mouradiyy a dit « mon ancêtre c’était Ahmad, il était parmi les gens les plus honorables et ceux dont la compagnie était la meilleure, il était de ceux qui étaient humbles, qui se détournaient de ce qui est laid et des paroles inutiles. On entendait de lui que l’évocation du hadith et l’évocation des vertueux et des ascètes avec respect, avec sérénité, avec belles paroles. Et lorsqu’il rencontrait quelqu’un il souriait et il était tout à lui. Il était extrêmement humble avec les vieillards et ils l’honoraient et le respectaient beaucoup. Il avait une bonne compagnie, quand il subissait la nuisance il patientait face à la nuisance des voisins.
[7] Ceci nous indique que Ibnou l-Jawziyy a écrite cette lettre à son fils le premier quart de sa vie scientifique parce qu’il a dit qu’à ce moment il avait composé 100 livres, or, le nombre de ses ouvrages qui sont comptés sont d’environ 519.
[8] De la majorité des hadith
[9] C’est-à-dire il te dévoilera ce qui est caché des deux Sahih
[10] Composé par d’autres
[11] Ils te suffiront amplement pour le tafsir
[12] Tu n’auras pas besoin d’autres après cela