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Abou Bakr, le Calife bien guidé

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur juillet 29, 2010
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La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissances et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de son agrément.

Notre maître Abou Bakr s’appelle ^Abdoullah, fils de ^Outhman, fils de ^Amr, fils de Ka^b, fils de , fils de Taym et Taym, c’est l’homme auquel est rattaché tout le clan de Abou Bakr AsSiddiq, on dit qu’Abou Bakr fait partie de Banou Taym qui sont un clan de la tribu de Qouraych et Taym est fils de Mourrah, fils de Ka^b, fils de Lou’ayy, fils de Ghalib, fils de Fihr et ainsi de suite, son ascendance est la même que celle du prophète jusqu’à ^Adnan. Son ascendance de Abou Bakr rencontre l’ascendance du messager de Allah en la personne de Mourrah. Mourrah est un ancêtre commun au prophète et Abou Bakr AsSiddiq. Abou Bakr AsSiddiq est surnommé également ^atiq – ^atiq signifie celui qui est affranchi, c’est-à-dire du feu de l’enfer, c’est-à-dire qu’il ne sera pas châtié dans le feu de l’enfer et la communauté de Mouhammad a été unanime à surnommé Abou Bakr par le mot AsSiddiq, c’est-à-dire celui qui croit rapidement à la véracité du prophète. Notre maître Abou Bakr avait eu des prises de position très glorieuse dans l’Islam comme le jour suivant le miracle de notre prophète, le Voyage nocturne (al-‘Isra). Notre maître Abou Bakr s’est empressé de croire en la véracité de notre maître Mouhammad lorsque les non-musulmans étaient venus, ils voulaient rabaisser le prophète, ils sont venu voir Abou Bakr AsSiddiq et lui ont dit « Ton ami – ils visent le prophète – prétend qu’il a voyagé en moins d’une nuite jusqu’à Baytou-l-maqdis (Jérusalem) » et Abou Bakr s’est empressé de croire en sa véracité, il a dit « s’il a dit cela alors je croie en sa véracité ». Il était connu pour avoir donné beaucoup de ses biens pour l’Islam, pour la voie que Allah agréée. C’était un homme qui avait soutenu  beaucoup l’appel à l’Islam et également il a laissé sa famille et ses enfants pour accompagner le prophète et il était resté en compagnie du prophète durant son émigration, il a fait face aux difficultés et aux dangers. Egalement Abou Bakr était resté ferme auprès du prophète lorsque, le jour de la bataille de Badr et le jour de ?, certains avaient été perturbés.

Parmi les caractéristiques de Abou Bakr, il était rapide dans la compréhension de ce que lui disait et de ce que voulait le messager de Allah. Lorsque le prophète avait donné son discours, il a dit « … », c’est-à-dire « il y a un esclave à qui Allah a donné à choisir entre le bas-monde et l’au-delà et il a choisi l’au-delà » et Abou Bakr a compris de qui il s’agissait dans ce hadith. Egalement, il avait été aux côtés du prophète dans les situations très difficiles et surtout après la mort du prophète, il était resté ferme et il a donné un discours qui était mémorable aux gens lorsque le prophète était mort. Les compagnons du prophète qui étaient aux côtés du prophète qui leur indiquait ce qu’ils faisaient et du jour au lendemain, ils se retrouvent sans le prophète parce que le prophète est mort. Abou Bakr a eu une prise de position très importante et il a pu maîtriser la situation. Il a juste après cela prêté attention à l’intérêt des musulmans, notamment l’engagement d’obéissance (al-bay^ah) que les compagnons avaient donné à Abou Bakr en le désignant en tant que calife des musulmans après le prophète et il a envoyé les armées, entre autres comme l’armée de ^Oussama et il a combattu les gens de l’apostasie, il a envoyé les armées en Irak pour la conquête de l’Irak, de Ach-Cham et il a envoyé des renforts aux différentes armées des musulmans et lorsqu’il a senti sa mort proche, il a choisi notre maître ^Oumar Ibnou-l-Khattab pour qu’il soit le calife après lui. Tout ceci fait partie de l’ensemble des mérites de notre maître Abou Bakr.

Notre maître Abou Bakr est né deux ans et quelques mois après le prophète. Il était parmi les dignitaires de Qouraych dans la jahiliyyah (la période qui a précédé l’Islam), c’est-à-dire, il faisait partie de ces gens à qui on demandait l’avis pour les choses importantes. Il avait énormément de science et il connaissait beaucoup la science de la généalogie, il connaissait les Arabes, qui était l’ancêtre de qui, qui était le père de qui, toute une science à laquelle les gens accordaient beaucoup plus d’importance que de nos jours. Il a été dit qu’il n’y avait pas mieux que lui qui maîtrisait cette science. Abou Bakr, dans la jahiliyyah, la période qui a précédé la mission de notre prophète, ne faisait pas beaucoup de choses que les gens de la jahiliyyah faisaient. Il a été rapporté qu’Abou Bakr n’avait jamais bu de l’alcool, ceci a été rapporté par Abou Nou^aym et Ibnou ^Açakir et d’autres qu’eux.

Abou Bakr était d’un teint blanc, il était maigre, il n’avait pas beaucoup de poils dans sa barbe et il y avait des poils qui étaient blancs, qui faisaient qu’il se teignait avec le henné la barbe. Son front était saillant et ses yeux étaient profonds. Il était le premier homme à entrer en Islam tout comme Khadija était la première femme à entrer en Islam et ^Aliyy était le premier enfant à entrer en Islam et Bilal al-Habachiyy était le premier esclave à entrer en Islam. Le prophète aimait beaucoup Abou Bakr. Al-Boukhariyy a rapporté d’après Abou Darda qu’un jour il y a eu une dispute entre Abou Bakr et un compagnon qui était ^Oumar. Lorsque le prophète a su cela, il a donné un discours aux gens, il a dit « … », c’est-à-dire « ne nuisez pas à mon compagnon ». Abou Bakr, le prophète l’a appelé « sahibiyy » (mon compagnon), et il était le seul qu’il avait désigné par cette appellation, il l’a dite deux fois et le prophète a dit « … » et le prophète leur a rappelé le mérite de Abou Bakr, il leur a dit, ce qui signifie « Quand je suis venu aux gens, je vous ais dit « je suis le messager de Allah » et nous m’avez dit « tu as menti » et Abou Bakr m’a dit « tu as dit vrai », il a ainsi montré le grand mérite de Abou Bakr, comment Abou Bakr était aux côtés du prophète et qu’il l’avait suivi sans aucune hésitation. Abou Bakr avait tenu la compagnie du message de Allah depuis son Islam jusqu’à sa mort, il ne l’a pas quitté ni dans un voyage ni dans un séjour qui n’était pas dans le cadre d’un voyage. Tout le temps il était avec le prophète sauf dans les cas exceptionnels où le prophète lui avait autorisé de partir comme pour faire le pèlerinage ou pour faire une conquête. Il a été auprès du prophète dans toutes les conquêtes dans lesquelles le messager de Allah était sorti. Allah a fait l’éloge d’Abou Bakr dans le Qour’an par Sa Parole « … » (sourat At-Tawbah/140) ce qui signifie « C’était le deuxième de deux personnes lorsqu’ils étaient dans la grotte et qu’il disait à son compagnon « ne sois pas chagriné, Allah nous accorde la victoire ». La communauté a été unanime à dire que le compagnon qui a été cité implicitement dans cette ‘ayah, c’était Abou Bakr AsSiddiq. Egalement, Abou Bakr a été parmi ceux qui n’avaient pas été perturbés le jour de la bataille de Ouhoud quand certains avaient quitté leur position avant que le prophète ne leur autorise, alors la bataille a changé de direction et certains musulmans avaient quitté le champs de la bataille mais Abou Bakr était resté ferme et il était resté auprès du prophète. C’était également le cas le jour de la bataille de ?, lorsque beaucoup de personnes s’étaient enfuies, Abou Bakr était resté avec le prophète. Abou Bakr était quelqu’un de très courageux. Al-Bazzar a rapporté d’après ^Aliyy que ^Aliyy avait parlé du courage de Abou Bakr AsSiddiq. Il a dit « Le jour de la bataille de Badr, les musulmans avaient construit un ^alich (c’est mettre des branches d’arbres et dessus mettre des palmes de palmiers pour que la personne puisse rester en-dessous à l’ombre) pour le prophète. ^Aliyy a dit « Nous nous sommes dit qui va rester avec le prophète pour qu’il n’y ait pas un associateur qui vienne lui nuire ou le tuer » alors Abou Bakr s’est proposé, il a brandi son épée et il est resté auprès du prophète. Il n’y avait pas quelqu’un des associateurs qui s’étaient rapprochés de cet endroit sans que Abou Bakr ne l’ait repoussé ». Prendre position dans telle situation mérite une grande force de cœur. Le messager était la cible des associateurs et rester aux côtés du prophète dans pareille situation nécessite beaucoup de courage. ^Aliyy a dit « Un jour, avant l’émigration à la Mecque, les mécréants s’étaient rassemblés autour du messager, ils s’étaient mis à le blâmer, ils lui ont dit « c’est toi qui as fait que tous les dieux que nous adorions ne soit qu’un seul » et ils voulaient nuire au prophète avec leurs mains, c’est alors que Abou Bakr s’est levé et il a repoussé les gens du prophète, il frappait avec sa main et le messager de Allah a ainsi été protégé et Abou Bakr disait aux gens « Malheur à vous, vous voulez tuer un homme parce qu’il a dit « mon Dieu, c’est Allah » et ^Aliyy, lorsqu’il a rapporté cela, il s’est recouvert la tête avec une ? et il s’est mis à pleurer par nostalgie.

Abou Bakr était parmi les gens celui qui était le plus généreux. Quand il était entré en Islam, il avait quarante mille dinars en or, aujourd’hui si on veut faire l’évaluation de ces quarante mille dinars en or, cela vaut des multiples et des multiples de ce que cela valait à l’époque et il les avait tous dépensés dans la voie que Allah agréée. Abou Dawoud et At-Tirmidhiyy ont rapporté de ^Oumar qu’il a dit « Le messager de Allah nous a ordonné un jour de donner des aumônes ». ^Oumar a dit « Ce jour-là, j’avais un peu d’argent alors je me suis dit je vais faire mieux que Abou Bakr parce que si je peux faire mieux que lui, c’est l’occasion ou jamais. J’ai ramené alors la moitié de mon argent au prophète ». Alors le prophète a dit à ^Oumar, ce qui signifie « Qu’est-ce que tu as gardé pour toi ? » et ^Oumar lui a dit « J’ai gardé la même chose ». Alors, Abou Bakr est venu avec tout son argent et le prophète lui a dit « Ya Aba Bakr, ma ?…. », ce qui signifie « Qu’est-ce que tu as laissé pour ta famille ? » alors Abou Bakr a dit « … », c’est-à-dire « Je me fie à Allah et au messager de Allah ». ^Oumar a dit « Je ne pourrai jamais faire mieux que Abou Bakr ».

Abou Bakr faisait partie des compagnons qui avaient le plus de science et celui d’entre eux qui était le plus perspicace. Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapporté d’après Abou Sa^id Al- ? qu’il a dit « Le messager de Allah a donné un discours et il a dit, ce qui signifie « Allah tabaraka wa ta^ala a donné à un esclave de choisir entre le bas-monde et l’au-delà et il a choisi l’au-delà », c’est-à-dire, Il lui a donné à choisir entre le bas-monde et le Paradis et il a choisi le Paradis et lorsque le prophète a dit cela, notre maître Abou Bakr s’est mis à pleurer, il a dit « Nous sacrifions pour toi nos pères et nos mères, oh messager de Allah », c’est-à-dire que nous sommes prêts à les perdre pour te garder. Les gens qui entendaient le prophète n’ont pas fait attention et il s’agissait du prophète. Allah a donné à choisir au prophète entre le faire mourir rapidement ou faire qu’il vive encore plus et le prophète a choisi de mourir rapidement. Cette phrase-là, Abou Bakr l’a comprise, il a compris que cela veut dire que le prophète allait bientôt mourir, c’est pour cela qu’il s’est mis à pleurer. Lorsque le messager de Allah a vu ce que Abou Bakr avait fait, il a dit «… », c’est-à-dire « Parmi les gens qui étaient les plus généreux avec moi dans leur compagnie et dans leurs biens, c’est Abou Bakr », c’est-à-dire qu’Abou Bakr m’a soutenu beaucoup tant avec sa compagnie qu’avec l’argent qu’il a dépensé dans la voie que Allah agréée. Le prophète a ordonné qu’on ferme toutes les portes autour de la mosquée sauf la porte de Abou Bakr parce que autour de la mosquée du prophète il y avait des maisons. Ces maisons avaient des portes qui donnaient directement sur la mosquée. Le prophète a ordonné qu’on condamne toutes les portes sauf la porte de Abou Bakr AsSiddiq. Certains savants ont dit qu’en cela, il y a un signe que le prophète voulait que ce soit Abou Bakr le calife après lui parce qu’il a besoin de passer directement de chez lui dans la mosquée pour donner les discours du vendredi, pour diriger les gens dans les prières. Et parmi les preuves que Abou Bakr faisait partie des plus intelligents et des plus savants parmi les compagnons, il y a ce qui s’est produit le jour du pacte de ?. ?, c’est le nom d’un endroit. Dans cet endroit, le prophète avait fait un pacte, c’est-à-dire un engagement de la part de deux parties, ici il s’agissait des musulmans et des associateurs pour ne pas se combattre pendant une certaine période et il y avait des conditions en plus. ^Oumar avait interrogé Abou Bakr au sujet de ce pacte, il y avait des conditions et des causes à vérifier et ^Oumar avait posé la question pour que Abou Bakr lui explique et Abou Bakr lui a expliqué puis ^Oumar est parti demander la même chose au messager de Allah pour entendre la confirmation et le messager de Allah lui a expliqué exactement ce que Abou Bakr avait dit à ^Oumar.

Abou Bakr fait partie aussi de ceux qui avaient rassemblé le Qour’an durant la vie même du prophète et il avait mémorisé tout le Qour’an par cœur. Il est le meilleur des compagnons tout comme cela fait l’objet de l’unanimité de ‘Ahlou s-sounnah (les sunnites) qui sont le groupe sauvé de cette communauté. Abou Mansour Al-Baghdadiyy a dit « ‘Ahlou s-sounnah ont été unanimes à dire que le meilleur des compagnons, c’est Abou Bakr », ensuite ^Oumar, ensuite ^Outhman ensuite les dix à qui le prophète avait annoncé la bonne nouvelle qu’ils seront au Paradis, parmi les dix, il y a les quatre califes. Après les dix, il y a les compagnons qui étaient présents le jour de la bataille de Badr, après eux, ceux qui étaient présents le jour de la bataille de Ouhoud puis ceux qu’on appelle ‘ahlou-l-bay^ah, ce sont des compagnons qui ont fait une bay^ah – un pacte d’allégeance, c’est-à-dire un engagement d’obéissance. Ce sont des compagnons qui se sont engagés au prophète de lui obéir le jour de bay^at-al- ? ou « bay^atou-ch-chajarah » parce que c’était sous un arbre qu’ils s’étaient engagés à obéir au prophète, ensuite les autres compagnons, dans cet ordre-là de mérite. Al-Boukhariyy a rapporté de Mouhammad, fils de ^Aliyy Ibnou Abi Talib – ^Aliyy Ibnou Abi Talib avait eu deux fils de Fatimah AzZahrah, la fille de notre prophète, ses deux fils s’appellent Al-Haçan et Al-Houçayn, tous ceux qui sont descendants du prophète sont des descendants soit de Al-Haçan, soit de Al-Houçayn, c’est pour cela qu’on dit « il est haçaniyy » ou « il est houçayniyy », haçaniyy est relativement à Haçan et houçayniyy est relativement à Houçayn. ^Aliyy avait eu des femmes esclaves et parmi ces femmes esclaves, il y avait eu celle qui lui avait donné des fils, et parmi les fils de ^Aliyy il y en a un qui s’appelle Mouhammad, Mouhammad fils de Al-Hanafiyyah, c’était un savant. Mouhammad a dit, d’après ce qu’a rapporté Al-Boukhariyy « J’ai dit à mon père – qui est ^Aliyy – qui est le meilleur de cette communauté après son prophète ? » et ^Aliyy lui a répondu « C’est Abou Bakr ». « Je lui ai dit « ensuite, c’est qui ? », il a dit « c’est ^Oumar » et Mouhammad ibnou-l-Hanafiyyah a dit « J’ai peur que si je lui pose la question « après c’est qui ? », il me réponde « ^Outhman », alors je lui ai dit « ensuite, c’est toi ? », alors ^Aliyy lui a dit « je ne suis qu’un homme parmi les musulmans » par sa grande modestie. Allah ta^ala a révélé une ayah au sujet de Abou Bakr AsSiddiq, à savoir la Parole de Allah « …. » , les deux personnes c’est le prophète et Abou Bakr, quand ils étaient dans la grotte, c’est-à-dire sur leur chemin vers Médine, quand ils ont quitté la Mecque pour émigrer à Médine et le prophète disait à son compagnon « Ne sois pas chagriné, Allah nous accorde la victoire ». Ibnou Jarir a rapporté de Abou Bakr qu’il affranchissait les esclaves musulmans qui étaient faibles et démunis, Abou Bakr les achetait auprès de ceux qui les possédaient et ils les affranchissaient par recherche de l’agrément de Allah. S’il y avait une vieille femme qui entrait en Islam ou des gens qui étaient handicapés, ils les achetaient et il les libéraient et son père lui a dit « oh mon fils, je constate que tu es en train d’affranchir des gens qui sont faibles, si tu avais acheté des gens forts, si tu les affranchissais, le jour où tu est dans le besoin, ils te seront reconnaissants et ils vont t’aider dans la difficulté ». Abou Bakr lui a répondu « Oh mon père, ce que je recherche, c’est l’agrément de Allah » et Allah a révélé une ‘ayah à ce sujet « … » jusqu’à la fin de sourat al-Layl, ‘ayah 5, ce qui signifie « Celui qui a donné de son argent et qui a fait preuve de piété », les savants ont dit qu’il s’agissait de Abou Bakr AsSiddiq. Il a été rapporté du messager de Allah beaucoup de hadith sur le mérite de Abou Bakr, parmi lesquels, ce que le prophète a dit un jour, ce qui signifie « Il y avait un homme qui faisait porter une charge par une vache et la vache s’est retournée vers cet homme et elle lui a dit « je n’ai pas été créée pour cela, j’ai été créée pour labourer la terre » et auparavant le messager leur a parlé d’un loup qui voulait prendre une brebis à un berger, le berger s’est interposé entre le loup et la brebis, le loup s’est retourné vers le berger et lui a dit « Qui va défendre cette brebis le jour où le lion va venir pour la prendre et que cette brebis n’aura personne d’autre que moi pour la protéger » c’est-à-dire « si le lion vient, toi tu vas t’enfuir et je pourrai la manger à ce moment-là, tu ne pourras pas la défendre ». Quand les gens ont entendu cela, le prophète leur a parlé d’un loup qui allait parler et d’une vache, les gens ont dit « oh messager de Allah, une vache qui parle », ce n’est pas à titre de doute sur la parole du messager mais c’était pour marquer leur étonnement, alors le messager a dit « moi, je crois en cela et Abou Bakr également et ^Oumar également » et il a dit cette parole en l’absence de Abou Bakr et de ^Oumar, c’est-à-dire que le messager a témoigné de la foi qui est complète et ceci s’est produit que le loup ait parlé. Les compagnons et les successeurs et ceux qui sont venus après eux ont fait l’éloge de Abou Bakr. ^Aliyy a dit « Par Celui qui détient nos âmes en Sa toute-puissance, il n’y a pas eu une porte pour le bien sans que Abou Bakr nous ait précédé pour le faire », c’est-à-dire que Abou Bakr précédait les compagnons pour faire le bien et on rapporte de Zaydou-l-^Abidin qui est un descendant de ^Aliyy qu’il a été interrogé un jour au sujet du mérite de Abou Bakr et ^Oumar pendant la vie du prophète et il leur a répondu « tout comme leur mérite après sa mort », il veut dire ils sont enterrés à côté du prophète et le prophète n’a pas énoncé un texte explicite pour que ce soit Abou Bakr qui soit le calife après lui mais il y a fait allusion à plusieurs reprises. Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapporté d’après Joubair Ibnou ? d’après son père qu’il a dit « Une femme est venue voir le prophète et le prophète lui a dit de revenir plus tard, elle lui a dit « Et si je revenais et je ne te trouve pas ? », elle voulait dire « si tu venais à mourir » mais d’une manière élégante, alors le prophète lui a dit, ce qui signifie « Si tu ne me trouves pas, alors va voir Abou Bakr », le prophète a compris l’allusion de cette femme. Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapporté lorsque le messager de Allah est tombé malade de la maladie qui a précédé sa mort, il a dit, ce qui signifie « Dîtes à Abou Bakr qu’il aille diriger les gens dans la prière », alors ^Aichah qui était l’épouse du prophète et la fille de Abou Bakr, elle a dit « Oh messager de Allah, Abou Bakr est un homme qui a le cœur très doux, s’il va prendre ta place, il ne pourra pas diriger les gens dans la prière », c’est-à-dire que quand il va réciter le Qour’an, il va se mettre à pleurer et les gens vont entendre que ses pleurs alors le prophète a répété « Ordonnez à Abou Bakr qu’il aille diriger les gens dans la prière » et il n’avait pas apprécié lorsque ^Aichah avait insisté à nouveau pour lui dire qu’il était doux. C’est une allusion claire que ce soit Abou Bakr qui succède au prophète. Un homme est venu voir ^Aliyy et il lui a dit « Tu nous ordonnes de combattre cet ennemi. Est-ce que le messager de Allah t’a recommandé de nous ordonner de combattre cet ennemi ? » et ^Aliyy leur a répondu « Non, le messager de Allah ne m’a pas ordonné de combattre cet ennemi-là ». Mais le messager de Allah avant de mourir, il a demandé à ce que ce soit Abou Bakr AsSiddiq qui aille diriger les gens dans la prière et « comme Abou Bakr les a dirigé dans un sujet de la religion, nous avons accepté ce que le messager de Allah a accepté pour nous, pour notre religion et nous l’avons désigné pour qu’il nous dirige dans nos affaires du bas-monde ». Ceux qui avaient désigné Abou Bakr à leur tour et qui s’étaient engagés par un pacte d’allégeance envers lui se sont engagés par la suite par un pacte d’allégeance à ^Oumar, puis ils se sont engagés par un pacte d’allégeance à suivre ^Outhman. Tout ceci est une preuve que le prophète a fait allusion à que ce soit Abou Bakr qui lui succède et certains savants ont dit que même dans le Qour’an, il y a cette allusion, à savoir la Parole de Allah « … » jusqu’à la fin de sourat al-Fath, ‘ayah 16. Cette ‘ayah signifie que celui qui dirige les gens, le calife, va appeler les gens à combattre d’autres qui sont puissants dans le combat et ceci s’est produit lorsque Abou Bakr a appelé les musulmans à combattre les gens qui étaient rudes dans les combats, c’étaient des gens de la campagne qui avaient apostasié et Abou Bakr a combattu les apostats. Ceci est une preuve que Allah agrée Abou Bakr. Celui qui prétend que le califat de Abou Bakr n’était pas mérité ou que Abou Bakr avait pris injustement le gouvernement, celui qui prétend cela est dans l’erreur parce que Allah ne rassemble pas la communauté de Mouhammad sur quelque chose de faux, tous les compagnons ont été unanimes à suivre Abou Bakr.

Il n’est pas parvenu de notre maître Mouhammad un titre explicite par lequel il désignait untel ou untel en tant que calife mais à partir de différentes versions de notre prophète, les savants ont dit qu’il y a eu une allusion, entre autre lors de la maladie de la mort de notre prophète, le prophète a demandé à ce que ce soit Abou Bakr AsSiddiq qui dirige les musulmans dans la prière, ce qui est un signe très fort pour conforter le rôle de notre maître Abou Bakr.

Dans le récit de al-bay^ah, c’est-à-dire le pacte d’allégeance que les musulmans ont fait pour Abou Bakr, il y a un récit très particulier. Lorsque le messager de Allah était mort, les mouhajjiroun (les musulmans qui ont émigré de la Mecque à Médine) se sont rassemblés avec Abou Bakr AsSiddiq et les ‘Ansars (les musulmans de Médine qui ont accueilli les émigrants se sont réunis à leur tour dans un endroit. Notre maître ^Oumar a dit à Abou Bakr « Viens, nous allons rejoindre nos frères ». Sur leur chemin, Abou Bakr et ^Oumar ont rencontré deux hommes vertueux. Ils leur ont dit à tous deux « Quelle est donc votre destination oh vous mouhajjiroun ». Abou Bakr et ^Oumar ont répondu à ces deux hommes vertueux « Nous allons rejoindre nos frères les ‘Ansar ». Alors ces deux hommes vertueux leur ont dit « Ils se sont rassemblés dans un endroit qui s’appelle ?Bani Sa^ida ». Ils leur ont dit « Ils sont en train de se concerter pour désigner quelqu’un d’entre eux en tant que calife ». Abou Bakr et ^Oumar se sont empressés pour les rejoindre parce qu’ils craignaient qu’il y ait une divergence entre les musulmans après la mort du prophète et ils savaient tous deux que le califat devait être au sein des gens de Qouraych. Quand ils sont arrivés à ? Banou Sa^ida là où s’étaient rassemblés les partisans, ils ont passé le salam et se sont assis. L’un d’entre eux a dit « Nous sommes les ‘Ansar », c’est-à-dire nous avons soutenu la religion agréée par Allah et c’est nous qui avons défendu l’Islam. Il veut faire allusion par cela que le calife pourrait être quelqu’un des ‘Ansar. ^Oumar quand il relatait cet événement a dit « je m’apprêtais à parler et j’avais préparé un discours pour que ce que j’allais dire soit convenable au contexte dans lequel on allait se retrouver ». C’est alors que ^Oumar a dit « Lorsque je m’apprêtais à parler, Abou Bakr m’a arrêté avec douceur et il s’est mis à parler, il a dit par improvisation ce que moi j’avais préparé ». Il a adressé la parole aux gens des ‘Ansar, il leur a indiqué l’importance à ce que ce soit quelqu’un de Qouraych qui devienne calife et lorsque les gens de ? ont entendu cette précision de Abou Bakr que le calife devait être de Qouraych, quelqu’un des ‘Ansar s’est levé et a dit « On peut avoir deux chefs : un de Qouraych et un d’entre nous » et lorsque ^Oumar a vu cela, il a eu peur qu’il y eu des conflits, alors il a pris la main de Abou Bakr et lui a dit « ? » « je fais un pacte d’allégeance pour toi pour que tu sois le calife du messager de Allah ». Quand ^Oumar a fait al-bay^ah, les émigrants à leur tour ont fait al-bay^ah et al-‘Ansar aussi. Grâce à cela, les musulmans ont pu éviter une divergence parmi leur rang parce que si il s’était produit qu’il y ait deux chefs, ce serait un très grand danger. ^Oumar a dit « Nous avons eu peur que si nous les laissions dans cet endroit et que nous partions, qu’ils désignent l’un d’entre eux et alors soit on va être obligé de nous rallier à celui qu’ils ont choisi pour qu’il n’y ait pas de divergence, soit on les contredit et on désigne un à notre tour ». C’est alors que le fait de désigner Abou Bakr en tant que calife a permis d’éviter le danger de la divergence. En cela, il y a beaucoup de moralité pour les musulmans. Grâce à la sagesse de Abou Bakr et de ^Oumar les musulmans ont évité une grande source de dissension.. Lorsque le messager de Allah était tombé malade et que tellement le prophète endurait la maladie de sa mort, Abou Bakr a dirigé les musulmans dans la prière, la nouvelle de la maladie du prophète s’est répandue. Tellement il était malade, il ne pouvait pas sortir diriger les musulmans dans la prière et il a demandé à ce que ce soit Abou Bakr AsSiddiq qui dirige les musulmans dans la prière. A cette période difficile, il y a des gens qui se sont manifestés et qui ont prétendu la prophétie, c’était à plusieurs endroits de la Péninsule Arabique. Parmi ces gens-là, il y a un homme qui s’appelle ?Al-Asadiyy, il y en a un autre qui s’appelle Al-‘Aswad Al-^Ansiyy et un autre qui s’appelle Mouçaylimah al-Kadhdhab (le menteur) et d’autres que ces trois-là. Quand cela est parvenu au messager de Allah, sa maladie ne l’a pas détourné de ses préoccupations de la communauté. Le prophète gérait les affaires de la communauté malgré sa maladie. Il a envoyé les musulmans dans les différentes régions où ces gens-là s’étaient manifestés pour enseigner aux gens comment se comporter face à ses menteurs et de leur dire « faîtes ceci », « ne faîtes pas cela ». Les musulmans ont fait ce que le prophète leur a dit de faire et cette discorde de ces menteurs qui avait prétendu la prophétie s’était presque éteinte mais à ce moment-là le prophète est mort. C’est alors que ces gens qui avaient prétendu la prophétie se sont renforcés à nouveau et un nombre non négligeable de tribus avait apostasié. Beaucoup de personnes s’étaient abstenu de payer la zakat, ils ont dit « Avant, nous donnions la zakat au prophète, pourquoi est-ce que Abou Bakr veut prendre la zakat de nous ? », ils ont fait une mauvaise interprétation. La situation des musulmans était devenue très sensible. Les musulmans de la Mecque, de Médine et de AtTa’if (ville de la Péninsule arabique – il a été rapporté que Jibril avait amené du pays de Ach-Cham une montagne à la Péninsule arabique, c’était à AtTa’if, c’est vrai que l’air de AtTa’if ressemble à l’air de Ach-Cham (l’actuelle Syrie, Liban et Palestine), les fruits que l’on trouve à AtTa’if ressemblent aux fruits que l’on trouve à Ach-Cham) étaient restés fermes sur l’Islam mais ailleurs dans la Péninsule arabique, rares étaient les endroits qui avaient échappé à l’existence d’apostats. Un grand nombre de personne de la tribu de ? avait apostasié et ? était une très grande tribu. Egalement la tribu de ?, la tribu de Soulaym, la tribu de ^Amir, les Banou Tamim, les Banou Hanifah qui étaient le peuple de Mouçaylimah al-Kadhdhab, il y avait au sein de ces tribus des apostats. Les apostats s’étaient réunis dans un endroit proche de Médine et ils voulaient attaquer les musulmans. A ce moment-là, il y avait une autre armée de musulmans qui était dirigée par Oussama fils de Zayd, qui stationnait à l’extérieur de Médine parce qu’avant son décès, le prophète avait préparé cette armée pour qu’elle se dirige vers Ach-Cham. Lorsque cette armée avait commencé sa marche vers Ach-Cham et qu’ils étaient sortie de Médine, le prophète était mort, c’est pour cela que Oussama n’a pas avancé, il a fait halte à l’extérieur de Médine, il attendait les ordres du calife. Certains compagnons à ce moment-là avaient suggéré à Abou Bakr, ils lui ont dit « Pourquoi vas-tu combattre ceux qui s’abstiennent de payer la zakat ? Il suffit maintenant de combattre ceux qui ont apostasié pour que tu n’ais pas à gérer plusieurs combats en même temps ». Il y avait des gens qui avaient apostasié et il y avait des gens qui s’étaient abstenus de payer la zakat, ceux qui s’étaient abstenus de payer la zakat avaient manqué à un devoir, ils n’étaient pas sorti de l’Islam, ils avaient fait une mauvaise interprétation, ils croyaient que la zakat était un devoir seulement pendant la vie du prophète. Abou Bakr savait que ce n’était pas correct leur interprétation et que si ces gens-là étaient rudes dans le combat, c’étaient des gens qui pouvaient combattre pour ne pas accomplir l’obligation, le calife devait les combattre. Il savait qu’il devait combattre aussi bien ceux qui avaient apostasié que ceux qui s’étaient abstenus de payer la zakat. Certains compagnons avaient suggéré à Abou Bakr, ils lui ont dit « Pourquoi tu va ouvrir deux fronts ? Combats seulement ceux qui ont apostasié pour le moment ». Mais Abou Bakr a répondu de la parole de l’homme qui se fie totalement à Allah et Abou Bakr a dit « Par Allah, si ces gens-là s’abstenaient de donner quelque chose qui n’est pas de grande valeur mais qu’ils devaient donner lorsque le messager de Allah était vivant, je les aurais combattus pour cela, je ne les crains pas ». Ils lui ont dit « Alors dans ce cas, retiens l’armée de Oussama, si tu les laisses partir, ils vont s’éloigner de al-Hijaz (là où était Médine) et si tu as besoin d’eux, ils seront très loin », ils lui ont dit « Les apostats ont presque pris le siège de Médine, si tu retenais cette armée ici et lorsque tu auras terminé avec les apostats, tu peux les laisser partir à Ach-Cham ». Abou Bakr a dit « Comment une armée que le prophète a envoyé, vous voulez que moi je l’arrête, je ne ferai jamais cela » et il a donné l’ordre à Oussama de poursuivre son chemin et il est parti le saluer, à pied alors que Oussama était sur sa monture et Abou Bakr, le calife des musulmans a demandé à Oussama, le chef de l’armée, qui est sous son commandement « est-ce que tu m’autorises à garder ^Oumar avec moi ? » et il lui a permis de laisser ^Oumar avec lui. L’armée de Oussama était partie. En cela il y avait beaucoup de bien pour les musulmans parce que les mécréants et les apostats, quand ils ont vu que l’armée de Oussama était partie, ils ont dit « si les musulmans n’avaient pas une force chez eux à Médine, ils n’auraient pas laissé cette armée partir jusqu’à Ach-Cham ». C’est alors qu’ils n’ont pas attaqué Médine. Celui qui se fie totalement à Allah et qui suit le prophète, incha’ Allah, il sera toujours victorieux. Notre maître Abou Bakr était parti d’un principe : c’est que le prophète a ordonné que cette armée aille dans une direction, il ne va pas changer cette direction et ainsi, c’était un message pour les apostats. C’est à ce moment que notre maître Abou Bakr a mis les musulmans en alerte, il est sorti avec eux et il à attaquer les apostats qui s’étaient rassemblés dans un endroit proche de Médine, il a eu la victoire. Puis il a appelé des gens parmi des compagnons et chacun  de ces compagnons, il lui a délégué un ensemble de personnes pour qu’il aille dans des directions différentes dans les endroits où les apostats se réfugiaient et Allah tabaraka wa ta^ala a donné la victoire aux musulmans. Parmi les compagnons auxquels Abou Bakr avait fait appel, il y avait Khalid Ibnou l-Walide. Abou Bakr avait envoyé Khalid Ibnou l-Walide pour aller aider les musulmans qui combattaient Mouçaylimah le menteur parce que Mouçaylimah était à la tête d’une des armées les plus dangereuses contre les musulmans parce qu’il savait que Khalid était quelqu’un qui était très astucieux dans le combat. Mouçaylimah avait avec lui quarante mille hommes de la région de Najd. Najd se trouve à l’est de al-Hijaz (région dans la Péninsule arabique qui se trouve le plus à l’ouest). Mouçaylimah al-Kadhdhab était de la région de Najd. Abou Bakr a raffermi les ardeurs des musulmans, il les a motivés pour sortir avec Khalid Ibnou l-Walide pour combattre Mouçaylimah al-Kadhdhab. Avec Khalid, Abou Bakr a chargé quelqu’un qui était à la tête des ‘Ansar et quelqu’un qui était à la tête des mouhajjiroun. Pour chaque tribu au sein des mouhajjiroun et au sein des ‘Ansar, il avait désigné aussi un responsable. Khalid Ibnou l-Walide était sorti jusqu’à arriver à la région de Mouçaylimah. Mouçaylimah est quelqu’un qui fait partie de la tribu de Bani Hanifah et il a prétendu que Allah lui a accordé la prophétie. Il citait des paroles à ceux qui le suivaient en prose rimée (as- ?). Pour tromper les gens, il leur disait des paroles qu’il avait fabriqué en s ? et il prétendait que c’était une révélation que Allah lui a accordée. Le messager de Allah avant qu’il ne meurt avait envoyé quelqu’un parler avec Mouçaylimah, pour donner le conseil à Mouçaylimah, pour lui dire d’abandonner cette mauvaise prétention, de reconnaître qu’il est imposteur et pour donner le conseil au peuple de Mouçaylimah mais celui que le prophète avait envoyé pour qu’il parle avec Mouçaylimah, il est tombé dans le piège de Moucaylimah et il a dit aux gens qu’il a entendu que le messager de Allah a dit que Mouçaylimah a reçu la prophétie avec lui et c’était la raison pour laquelle un grand nombre de personnes s’était réuni autour de Mouçaylimah et ils lui disaient « Passes ta main sur la tête de nos enfants », ils voulaient la barakah et après cela, tous ceux sur laquelle Mouçaylimah a passé la main, tous ces enfants ont perdu leurs cheveux. Allah a fait que c’était un signe pour que les gens voient que c’était un menteur. Chaque enfant à qui Mouçaylimah avait fait ? (le prophète a pris un peu de datte qu’il a mis dans sa bouche et après il a frotté les gencives du nouveau-né, c’est pour la barakah) et Mouçaylimah a fait la même chose et tous ces enfants à qui il a fait cela, ils ont eu des problèmes de prononciation par la suite. Chaque puit dans lequel Mouçaylimah a mis de sa salive est devenu un puit avec une eau salée, le prophète avait mis de sa salive honorée dans un puit et jusqu’à maintenant, les gens ont de cette eau pour la barakah. Mouçaylimah, Allah a fait que ce qu’il a fait est contraire à sa prétention à la prophétie. Le miracle, c’est quelque chose qui sort de l’ordinaire, qui vient sur les mains de celui qui se dit prophète, qui est en accord avec ce qu’il dit et qui ne peut pas être contrer par quelque chose de semblable. Mouçaylimah, tout ce qu’il a eu est venu pour le contredire. Quelqu’un est venu après que Mouçaylimah s’est lavé et a recueilli l’eau de Mouçaylimah, il a arrosé avec son terrain et ce terrain est devenu stérile. Toutes ces choses ne sont qu’apparues qu’après la mort de Mouçaylimah, ces enfants sur lesquels il a passé la main qui ont perdu leurs cheveux, c’était après la mort de Mouçaylimah, ces enfants à qui il a fait ?, quand ils ont eu l’âge de parler, ils avaient des problèmes de prononciation, ceci est apparu après la mort de Mouçaylimah. Les deux armées, celle des musulmans avec à leur tête Khalid Ibnou l-Walide et les mécréants avec Mouçaylimah étaient l’une en face de l’autre et ils se sont combattus dans un endroit qui s’appelle ?. Il y a eu un combat terrible tant qu’à un certain moment du combat, il y a eu une partie des musulmans qui a reculé. Les mécréants étaient arrivés jusqu’au niveau de la tente de Khalid Ibnou l-Walide et il y avait dans cette tente un prisonnier que les musulmans avaient attaché, les mécréants sont venus l’en délivrer. Puis les musulmans se sont encouragés les uns les autres. Thabit Ibnou Qays était parmi les grands compagnons, il était le chef des ‘Ansar, il a dit « Oh Allah, je suis innocent de ce que ces associateurs – c’est-à-dire Bani Hanifah, ceux qui avaient suivi Mouçaylimah, je suis innocent de leurs actes et je suis innocent de ces musulmans qui ont reculé » et il a incité les musulmans ont combat et il a combattu avec son épée jusqu’à ce qu’il soit tué. Zayd Ibnou l-Khattab qui était le frère de ^Oumar Ibnou l-Khattab a dit « Les associateurs sont arrivés jusqu’à nos affaires, si nous reculons, où est-ce que nous allons aller » et il a combattu jusqu’à être tué. Al-Bara Ibnou Malik, le frère de Anas Ibnou Malik s’est mis a appeler les musulmans pour qu’ils viennent autour de lui et il était connu pour son très grand courage, il a dit « je suis Al-Bara Ibnou Malik », il y a des gens qui se sont rassemblés autour de lui et les musulmans qui avaient reculés quand ils ont vu que ceux qui étaient restés avaient tenu bon, ils sont revenus et la bataille était très forte tant que les musulmans ont tué un des grands chefs de l’armée de Mouçaylimah qui s’appelle Mouhakkam Al-Yamama. ^Abdou Rahman, le fils de Abou Bakr AsSiddiq a tiré en sa direction une flèche et l’a tué et c’est après ce moment-là que l’armée de Mouçaylimah a reculé. Tellement le combat était fort que les musulmans ont repoussé l’armée de Mouçaylimah dans un champs qui était assiégé, il y avait une sorte de clôture autour de ce champ et avec eux, il y avait Mouçaylimah. Al-Bara a dit « Lancez-moi par dessus la clôture que je retombe parmi eux », il a juré par Allah qu’il fallait qu’ils le lancent. Alors ils l’ont lancé, il a combattu et a pu ouvrir de l’intérieur pour que les musulmans puissent rejoindre l’armée de Mouçaylimah qui avait trouvé refuge à l’intérieur de cette clôture et les musulmans ont pu ainsi les combattre et ils ont tué Mouçaylimah al-Kadhdhab et parmi ceux qui ont tué Mouçaylimah al-Kadhdhab, il y avait Warchiyy, c’était cet homme qui était un esclave chez les gens de Qouraych et qui avait tué avant qu’il n’entre en Islam Hamzah, l’oncle du prophète. C’était lui et un homme des ‘Ansar qui avaient tué Mouçaylimah al-Kadhdhab. Abou Bakr a poursuivi et il a envoyé d’autres armées pour en finir avec les apostats. Parmi ces armées, il y a l’armée qu’il a envoyée avec al-^Ala Ibnou l-Hadramiyy. Abou Bakr l’avait envoyé pour combattre les apostats qui se trouvaient au ?. Il y a eu un récit étonnant concernant cette armée. On voit que des musulmans ont fourni beaucoup d’efforts pour propager cette religion. Certains d’entre nous ratent la prière en son temps pour des choses qui n’ont pas de valeur, certains d’entre nous au lieu d’assister aux assemblées de science, ils trouvent différent prétextes. Combien ces musulmans qui nous ont précédé surtout les premiers avaient sacrifié et combien ils avaient pris le dessus sur leurs passions pour se consacrer à l’obéissance. Abou Bakr avait un très haut degré et malgré les difficultés qu’il avait rencontrées, il était resté ferme et avaient protégé les musulmans. Au début, lorsque le prophète était mort, Abou Bakr n’était pas perturbé, il a rappelé aux gens que Allah ne meurt pas et que les gens adorent Allah et il a rappelé aux gens que même si le prophète est mort, la religion reste, il a récité la Parole de Allah «… », c’est-à-dire que le prophète va mourir et que nous autres aussi allons mourir et ^Oumar, quand il a entendu cette ayah, il a réalisé effectivement que le prophète était mort et à cause des apostats, les musulmans ont enduré la fatigue, la peur, toutes les armées qu’Abou Bakr avait envoyées avaient combattu pour que l’Islam reste. Parmi les armées que Abou Bakr avait envoyé, il y avait celle de al-^Ala Al-Hadramiyy, pour combattre les apostats au ?. Au ?, il y avait deux grandes tribus : la tribu de ^Abdou l-Qays et la tribu de ?. Pour ce qui est de la tribu de ^Abdou l-Qays, Al-J ? qui est l’un des compagnons les a incités à entrer en Islam après leur apostasie et ils sont revenus à l’Islam. Il leur a dit « Oh vous ^Abdou l-Qays, je vous pose une question, répondez-moi si vous connaissez la réponse », ils lui ont dit « poses la question que tu veux ». Il leur a dit « vous savez que par le passé, il y a eu plusieurs prophètes de Allah », ils lui dont « oui », il leur a dit « vous le savez ou vous l’avez vu ou est-ce une opinion que vous vous aîtes faite », ils lui ont dit « nous le savons ». Il leur a dit « comment ils étaient ces prophètes que Allah a envoyé », ils lui ont dit « ils sont tous morts ». Alors, il leur a dit « Mouhammad est mort à son tour et je témoigne qu’il n’est de Dieu que Allah et je témoigne que Mouhammad est son esclave et Son messager », ils lui ont dit « nous aussi nous témoignons qu’il n’est de Dieu que Allah et nous témoignons que Mouhammad est Son esclave et Son messager et que tu es notre maître et le meilleur d’entre nous ». Il leur a attiré l’attention sur des choses évidentes parce que certains avaient apostasié parce que le prophète était mort, c’est que même les prophètes qui ont précédé notre prophète sont morts sauf ^Iça et Al-Khadir selon un avis qu’il est un prophète. La deuxième tribu est restée sur son apostasie, le gouverneur que le prophète avait placé sur al- ? avant qu’il ne meurt, il avait placé un homme qui s’appelle ?? à son tour après la mort du prophète, il est mort, le même mois et après sa mort, il y a eu apparition de l’apostasie. Ses compagnons qui étaient musulmans à cet homme ? ont été assiégés dans deux endroits. Les apostats ont dit « nous voulons que nos gouverneurs soient dans la ? de ? » et ils ont choisi l’un d’entre eux et l’ont désigné comme roi et cet homme s’appelle al- ? et cet homme plus tard est revenu à l’Islam. Le siège des apostats autour des musulmans est devenus très dur, ils ont été affamés, et ils ont demandé à Abou Bakr qu’il leur envoi du renfort et c’est alors que Abou Bakr a envoyé cet homme al-^Ala Ibnou l-Hadramiyy avec une armée. Al-^Ala a traversé un désert qui s’appelle ?, qui est un désert des plus difficiles. Quand ils ont fait halte la nuit pour se reposer, leurs chameaux sont partis et ils n’ont plus eu ni eau ni provisions, chacun recommandait à l’autre des choses. Al-^Ala les a réunis et les a blâmés, ils lui ont dit « si on reste vie jusqu’à demain matin,  le soleil va nous achever », alors il leur a dit « oh vous les gens, ne craignez rien, n’est-ce pas que vous êtes musulmans, n’est-ce pas que vous avez quitté vos résidences dans la voie que Allah agréée, n’est-ce pas que vous êtes sortis pour défendre la religion que Allah agréée », ils lui ont dit « oui », il leur a dit « A vous la  bonne nouvelle, par Allah , Allah ne fait pas que vous échouez » Lorsque l’aube s’est levée, ils ont fait la prière de assoubh, certains ont fait le tayammoum et d’autres avaient encore le woudou, lorsqu’il a passé le salam, al-^Ala al-Hadramiyy s’est mis à genoux et les gens aussi et il s’est mis à invoquer Allah. C’est alors que lorsque le soleil s’est levé, ils ont vu comme quelque chose qui brillait, al-^Ala s’est retourné vers quelqu’un qui était derrière lui et lui a dit « demandes à quelqu’un d’aller voir ce que c’est », il est parti puis il est revenu et leur a dit « ce n’est qu’un mirage », une deuxième fois à nouveau ils ont vu quelque chose qui brillait, il a demandé que quelqu’un aille voir, il est parti et est revenu et a dit « c’est encore un mirage », une troisième fois également, la troisième fois, il leur a dit « c’est de l’eau » ; n’est-ce pas que Allah est le Créateur des causes et des effets. Lorsque le soleil s’est levé encore un peu, toutes leurs montures sont revenues, ils ont fait boire leur monture, ils ont attendu un peu puis sont parti. L’un d’entre eux qui a rapporté cet événement à Abou Hourayrah leur a dit « vous connaissiez cette région », cet homme qui a rapporté ce qui s’est passé a dit « oui je la connaissais très bien. J’avais oublié mon outre dans un endroit ». Il lui a dit « est-ce que tu peux m’accompagner pour que j’aille la chercher » et ils n’ont pas trouvé l’eau à l’endroit qu’ils avaient vu auparavant. Il a trouvé son outre à cet endroit, c’est-à-dire que l’eau qu’ils avaient demandée dans leurs invocations, par la suite, elle n’est plus restée. Abou Hourayrah lui a dit « j’avais laissé exprès mon outre à cet endroit pour voir ce qui s’était passé, si c’était une eau qui existait déjà ou si c’était une eau que Allah nous a fait parvenir pour nous secourir » et il a constaté que c’était une eau que Allah leur a envoyé pour les secourir.

Et Allah sait plus que tout autre.

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