Réplique aux prétendus coranistes
Allah dit dans sourate An-Nur verset 54 “ قُلۡ أَطِیعُوا۟ ٱللَّهَ وَأَطِیعُوا۟ ٱلرَّسُولَۖ “
“Dis” c’est à dire que c’est une parole qui s’adresse au Prophète Muhammad
Allah dit dans le verset 54 ce qui signifie « Dis obéissez à Dieu et obéissez au Messager »
Dans ce verset il y a la preuve que appliquer le hadith du Messager de Allah est obligatoire tout comme appliquer le Coran est obligatoire.
Allah a révélé au Messager de Allah 2 sortes de révélation : La révélation coranique et la révélation hadithite
De sorte que celui qui renie l’un des 2 devient mécréant, il contredit ce verset et celui qui contredit un verset est mécréant.
Certains de cette époque ont une corruption dans le cœur, leurs coeurs sont malades mais ils ne le dévoilent pas devant les gens. Ils disent “Nous, nous ne prenons que le Coran”, ces gens là en réalité ce sont des athées.
S’il n’avait pas été un devoir de prendre le hadith, s’il était un devoir de prendre que le Coran, alors Allah n’aurait pas mentionné l’obéissance au Messager, Allah n’aurait mentionné que son obéissance à Lui. Mais Allah a cité son obéissance à Allah et Il a cité l’obéissance au Messager. Allah nous a ordonné de lui obéir et Il nous a ordonné d’obéir à son Messager.
C’est à partir de là que nous avons compris que appliquer le hadith c’est-à-dire la parole du Messager et les actes du Messager est une obligation qui nous incombe. Tout comme appliquer ce que le Coran a mentionné est une obligation qui nous incombe également.
Le hadith qu’il est un devoir d’appliquer, c’est le hadith qui est rapporté par des gens de confiance. Il y a une règle, c’est que les compagnons du Prophète ne mentent pas au sujet du Messager de Allah. Aucun individu d’entre eux ne ment au sujet du Messager de Allah. Le compagnon ne ment pas. Lorsqu’il rapporte un hadith du Messager de Allah, il est digne de confiance dans ce qu’il rapporte du Messager. Le compagnon n’est pas accusé de mensonge.
Cela est une règle, même ceux qui ont commis des péchés lorsqu’ils rapportent des paroles du Prophète ils ne mentent pas, même Mu’awiya qui était la cause de la mort de beaucoup mais quand il rapporte un hadith on prend en compte.
Mais ceux qui sont venus après les compagnons pour qu’il nous soit obligatoire d’appliquer le hadith il faut que le rapporteur soit digne de confiance. Ceux qui sont venus après les compagnons : les successeurs ou en arabe les tabi‘i i.
De même pour ceux qui sont venus après les successeurs il est une condition que le rapporteur soit digne de confiance, en arabe on dit thiq’
C’est un qualificatif mais aussi un nom, et quelqu’un thiq’, c’est quelqu’un digne de confiance. Il peut être utilisé en tant que mot pour signifier la confiance, ou en tant que qualificatif pour signifier digne de confiance.
La signification de celui qui est digne de confiance :
C’est celui qui est préservé des grands péchés, il est préservé de la persistance sur les petits péchés de sorte que ses petits péchés ne dépassent pas ses actes d’obéissance → Car si quelqu’un a ses petits péchés qui dépassent ses actes d’obéissance, il n’est pas considéré comme digne de confiance.
Ceux qui sont dignes de confiance ce sont ceux qui sont préservés des grands péchés, leurs mauvaises actions ne sont pas plus nombreuses que leurs bonnes actions.
Qui adopte le comportement de ses semblables, une conduite digne de ses semblables, il se comporte comme ses pairs. Autrement dit, il n’a pas une pratique que les gens considèrent comme indécente. Il y a des pratiques qui sont viles ou indécentes.
L’exemple que les faqih prennent ce sont ceux qui font voler les pigeons, ce sont les gens qui font des élevages de pigeons. Et certains d’entre eux pour augmenter son pigeonnier, il les fait voler et ramène les pigeons de quelqu’un d’autres en les faisant rentrer chez lui. Les gens ne sont pas tranquille avec lui car cela est suspect. Est-ce que s’il y en a un en plus il le rend ou pas ? Les gens ne sont pas en confiance avec lui. C’est un comportement qui est en contradiction avec le caractère de confiance car cela est suspect.
Il y a aussi le danseur, même s’il accomplit les obligations et évite les interdits. Le danseur ses semblables ne sont pas acceptés quand ils rapportent un hadith du Messager de Allah
L’imam Malik avant d’enseigner envoyait certains demander à ses étudiant s’ils venaient pour apprendre le hadith ou la jurisprudence et si c’était pour le hadith il faisait son wudhu, se parfumait, mettait ses meilleurs vêtements et s’asseyait avec respect car il allait transmettre la parole du Prophète.
C’est une lourde charge et celui qui ment à propos du Prophète qu’il se prépare à occuper sa place en Enfer, c’est au moins un grand péché et cela peut être de la mécréance.
Celui qui est préservé des grands péchés et de la persistance sur les petits péchés c’est à dire qu’il est préservé du fait que ses mauvaises actions dépassent en nombre ses bonnes actions, et qui a le comportement de ses semblables. Ce n’est pas quelqu’un qui a une pratique suspecte chez les gens et qui pourrait rejeter d’accepter sa parole.
Alors une telle personne est a’dal, juste ou thiq’, de confiance.
Un hadith rapporté par des gens de ce degré, il est un devoir de l’appliquer. Tout comme il est un devoir d’appliquer le Coran.
Ces athées qui se cachent sous la prétention qu’ils ne reconnaissent pas le hadith authentique, sahih, d’un autre qui ne l’est pas. Ils disent « Nous avons une confusion à propos du hadith, nous sommes confus pour le hadith. Qu’est-ce qui nous fait reconnaître ce qui est authentique de ce qui ne l’est pas ?» A ces gens-là on dit, le hadith du Prophète à ses spécialistes : des gens qui sont capables de distinguer ce qui est authentique de ce qui ne l’est pas.
Ce que les spécialistes du hadith ont considéré authentique c’est la parole du Messager visée par la parole de Allah du verset 54 de sourate An-Nur qui signifie « Et obéissez au Messager »
Ce hadith rapporté par des gens de confiance, même s’il s’agit d’une seule personne de confiance qui le rapporte d’une personne de confiance ainsi de suite jusqu’au prophète.Il est un devoir d’appliquer ce hadith, tout comme il est un devoir d’appliquer ce qui est venu dans le Coran.
Par ailleurs tout ce qui nous est confirmé du Messager de Allah comme obligation (farai’d) et comme recommandation (nawaafil) s’appelle la sunnah du Messager de Allah. Sunnah cela veut dire sa voie, son chemin, sa tariqah.
La définition du terme sunnah à l’origine ce n’est pas le pendant de l’obligation. L’obligation, celui qui la fait est récompensé et s’il ne la fait pas il mérite d’être châtié. Tandis que le pendant de l’obligation c’est la sunnah, celui qui la fait il est récompensé et celui qui ne la fait pas il n’est pas chatié.
Le mot sunnah à l’origine c’est la voie du Prophète, ce qu’il a instauré, ce qu’il a indiqué.
Les faqih : ceux qui sont spécialistes des lois.
Ce sont les faqih qui ont pris ce terme pour désigner ce qui est recommandé et donc par opposition à obligation. Cela veut dire qu’il y a des récompenses à ce qui est sunnah mais celui qui ne le fait pas ne mérite pas de châtiment, pour désigner ce qui est recommandé.
Mais dans le fondement de la religion tout ce que le Messager de Allah a amené s’appelle sunnah. C’est-à-dire, c’est la tradition du Messager de Allah.
Et par la suite si on veut distinguer ce qui est obligatoire de ce qui ne l’est pas.
On dit telle chose est une sunnah qui est un devoir, telle chose est une sunnah qui n’est pas un devoir; telle chose est une sunnah qui est obligatoire et telle chose est une sunnah qui n’est pas obligatoire C’est de cette manière que l’on fait la différence.
→ Et c’est ce que le Messager de Allah a visé dans le célèbre hadith authentique dans lequel il a cité les 6 catégories de personnes que Allah a maudites.
Dans le sens : “6 catégories de personnes, Allah les maudits et tout prophète exaucé les maudit”.
Et parmi les 6 il a cité “Celui qui délaisse ma sunnah” c’est-à-dire sa croyance, celle qu’il a amené qui est le fondement de la croyance et les ramifications de la croyance. La croyance a des fondements et des ramifications.
Dans la croyance il y a ce qui est le fondement des fondements, et il y a ce qui est un fondement. La base de la croyance c’est de croire en Allah et en son Messager, la connaissance seule ne suffit pas. C’est cela qui fait mériter la sauvegarde dans l’Au delà. Il se peut que quelqu’un connaisse quelque chose mais la rejette par le cœur.
Comme le verset 20 de sourate An Naa’m Allah dit “ یَعۡرِفُونَهُۥ كَمَا یَعۡرِفُونَ أَبۡنَاۤءَهُمُۘ “ ce qui signifie « Ils le connaissent tout comme ils connaissent leurs propres enfants » Lui, c’est le Prophète Muhammad —> les yahoud savaient que le prophète Muhammad était le Prophète de Dieu car cela est inscrit dans la Tawrat d’origine et même dans les livres des autres prophètes, et leurs savants lorsqu’ils étaient sur l’Islam, leurs livres mentionnaient le Prophète avec sa description. La connaissance à elle seule ne suffit pas s’il n’existe pas de soumission dans le coeur. Ils ont su mais ils ont rejeté à cause de leur orgueil, ils ont démenti par la langue alors que leurs cœurs savaient qu’il était prophète. C’est une connaissance sans la foi, sans la croyance, sans la soumission du coeur. Celui qui est intelligent c’est celui qui fait soumettre son cœur à ce qu’il a su. Et celui qui est faible est celui qui s’entête à suivre ses passions.
Si cette connaissance s’accompagne de la soumission du cœur, c’est ça la foi. Si ton âme a accepté ce que tu as su par ton cœur, voilà la foi. Mais de simples connaissances sans la soumission ce n’est pas une foi qui est acceptée selon le jugement de Dieu. La foi qui est acceptée selon le jugement de Dieu, c’est celle qui implique pour la personne la sauvegarde du séjour éternel en enfer, et du séjour éternel au Paradis.
Qu’est-ce qui est visé par la sunnah dans ce hadith ? c’est la parole du Prophète dans les 6 que Allah a maudit et que tout prophète exaucé a maudit, c’est celui qui délaisse la croyance de ahlu sunnah, c’est la croyance des compagnons, la croyance de leurs successeurs, puis celle des successeurs de leurs successeurs.
La communauté du Prophète ne va pas quitter cette croyance, ce qui se sont singularisés de la croyance des compagnons et de leurs successeurs, ceux là Allah les maudit et tout prophète les maudit.
Quant à celui qui contredit à propos des actes, par exemple il a commis un interdit ou il a délaissé une obligation pratique, ce n’est pas une obligation en terme de croyance. Donc celui qui désobéit de la sorte mérite un châtiment mais pas comme ceux qui se sont singularisés dans la croyance.
Dans cette croyance il y a entre autre connaître les 13 attributs de Allah.
Un récit rapporté par An-Nasafi dans son tafsir, Muhammad fils de Yasin a dit :
Un chaykh m’a abordé alors que je faisais le tawaf et m’a dit
« – D’où viens-tu ? »
Alors ce savant a répondu « – Je viens de Khorasan ». (zone de l’actuel Ouzbékistan).
Il lui a dit “- Combien il y a entre chez toi et la Kaaba ?”.
“- Une distance entre 1 et 2 mois de marche”.
Il lui a dit “Ah vous êtes voisins de la Kaaba !”.
Je lui a dit “Et toi tu viens d’où ?”
Il a dit “Moi j’ai fait 5 ans de marche, je suis sortie jeune et maintenant je suis devenu vieux”
Je lui a dit “WAllah ça c’est un bel acte d’obéissance, et l’amour véritable. Quand tu passes 5 ans de ta vie pour visiter celui que tu aime c’est que tu l’aimes véritablement”.
Il a sourit et a dit en poésie :
« Visites celui que tu aimes même si tu te trouves éloigné de lui et que entre toi et lui il y a des barrières et des obstacles Que une longue distance ne t’empêche pas de le visiter parce que celui qui aime rend visite à celui qu’il aime”