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Khoutbah : Le caractère licite de réciter le Qour’aan en faveur des morts musulmans

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur janvier 12, 2011
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La louange est à Allah et que l’honneur et l’élévation en degré soient accordés au Prophète de Allah.

Louanges à Allah l’Unique, Celui Qui n’a besoin de rien, Celui Qui n’est pas engendré, Qui n’engendre pas et Qui n’a nul équivalent. Je loue Allah, ta^ala, et je L’implore de me guider sur le chemin de droiture. Je recherche Son pardon et je me repens à Lui. Je recherche la préservation de Allah contre le mal de nos âmes et de nos mauvais actes. Celui que Allah guide, c’est lui le bien guidé ; et celui qu’Il égare, nul ne peut le guider.

Que l’honneur et l’élévation en degré les plus complets et les plus parfaits soient accordés à notre maître Mouhammad le maître des fils de ^Adnan, celui que Allah a envoyé en tant que miséricorde pour les mondes, en tant que guide et annonciateur de bonne nouvelle et avertis­seur d’un châtiment, appelant à la religion agréée par Allah par Sa volonté, le Prophète qui est tel une lumière éclatante et une lune éclairante. Allah a guidé par lui la communauté. Il a dévoilé par lui les obscurités. Le Prophète a ainsi transmis le message. Il s’est acquitté de ce qui lui a été confié. Il a conseillé la communauté. Que Allah le rétribue pour nous du meilleur de ce dont Il a rétribué un de Ses prophètes. Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah, Lui seul n’a pas d’associé. Il a envoyé Son messager avec l’enseignement de droiture et la religion de la vérité. Je témoigne que notre maître Mouhammad r est Son esclave et Son messager. Que Allah l’honore ainsi que tous les messagers qu’Il a envoyés.

 

La récitation du Qour’an pour les morts n’est pas une innovation interdite comme l’ont prétendu certains ignorants. Il n’y a en effet aucune preuve qui interdise la récitation du Qour’an en faveur du défunt musulman, ni dans Qour’an ni dans la Sounnah. D’autre part, aucun savant des écoles de jurisprudence ne l’a interdite. Comment certains ont-ils pu avoir l’audace de l’interdire alors que jamais personne avant eux n’a interdit de le faire ?

 

Nous allons citer les preuves qu’il est licite de réciter le Qour’an en faveur des morts, à partir des hadith du Messager de Allah r et à partir des paroles des compagnons et des savants des quatre écoles de jurisprudence.

 

1- Les preuves à partir des hadith du Messager de Allah r

La preuve que la récitation du Qour’an par autrui est utile pour le mort musulman, c’est la parole du Messager r : (( إِقْرَءُوا يَس عَلَى مَوْتَاكُم )) (‘iqra’ou Ya-Sin ^ala mawtakoum) qui signifie : « Récitez Ya-Sin pour vos morts ».

Parmi les preuves sur lesquelles les savants se sont appuyés pour déclarer licite la récitation du Qour’an sur la tombe du mort musulman, et pour déclarer que ça lui est profitable, il y a le hadith rapporté par AlBoukhariyy, Mouslim, At-Tirmidhiyy, Abou Dawoud et An-Naça‘iyy de Ibnou ^Abbas qu’il a dit : Le Messager de Allah est passé auprès de deux tombes et a dit :

(( إِنَّـهُمَا لَيُعَذّبَانِ وَمَا يُعَذَّبَانِ فِي كَبِيرِ إِثْمٍ )) (‘innahouma layou^adh-dhabani wa ma you^adh-dhabani fi kabiri ‘ithmin) ce qui signifie : « Ils sont en train de subir un châtiment et sont châtiés à cause d’un péché que les gens  ne voient pas comme un grand péché ».

Il a dit : (( بَلَى ، أَمَّا أَحَدُهُمَا فَكَانَ يَمْشِي بِالنَّمِيمَةِ ، وَأَمَّا الآخَرُ فَكَانَ لاَ يَسْتَـتِرُ مِنَ البَوْلِ )) (bala, ‘amma ‘ahadouhouma fakana yamchi bi n-namimah, wa ‘amma l-‘akharou fakana la yastatirou mina l-bawl) ce qui signifie : « Et pourtant, –c’est-à-dire qu’en réalité c’est un grand péché–, l’un des deux allait et venait des uns aux autres en rapportant les paroles pour semer la discorde (an-namimah), quant à l’autre il ne se préservait pas de l’urine ». Ensuite il a demandé qu’on lui apporte une palme verte, il l’a fendue en deux et en a planté une moitié sur l’une des tombes et la deuxième sur l’autre. Puis il a dit : (( لَعَلَّهُ يُخَفَّفُ عَنْهُمَا )) (la^allahou youkhaffafou ^anhouma) ce qui signifie : « Il se peut que leur châtiment en soit allégé ».

On tire de ce hadith qu’il est licite de planter de la végétation et de réciter le Qour’an sur les tombes des musulmans. En effet, si leur châtiment peut être allégé par le tasbih des plantes, que dire de la récitation du Qour’an qui est faite par un croyant ? Si le tasbih des plantes est utile au mort, il profitera à plus forte raison de la récitation du Qour’an.

L’Imam An-Nawawiyy a dit ce qui suit : « A partir de ce hadith, les savants ont jugé qu’il est recommandé de réciter le Qour’an sur les tombes, car si l’on espère l’allègement du châtiment par le tasbih des palmes de palmier, c’est à plus forte raison le cas pour la récitation du Qour’an ».

En effet la récitation du Qour’an que fait le musulman est plus éminente et plus utile que le tasbih d’une branche coupée. D’autre part, le Qour’an est déjà utile aux gens qui sont atteints de nuisance durant leur vie, il en va de même pour le mort.

 

2-La preuve à partir de la parole des compagnons du Messager de Allah r

L’Imam An-Nawawiyy a dit ce qui suit : « Il nous a été rapporté dans les Sounan de Al-Bayhaqiyy avec une chaîne de transmission haçan –fiable– que Ibnou ^Oumar a jugé recommandé de réciter sur les tombes après l’enterrement, le début et la fin de sourat Al-Baqarah ».

 

3- La preuve à partir de la parole des savants des quatre écoles

Les Malikites : Al-Qourtoubiyy a dit ce qui suit : « Chapitre concernant la récitation du Qour’an sur la tombe, pendant et après l’enterrement, et que les récompenses de la récitation du Qour’an, les invocations, les demandes de pardon ainsi que les aumônes qui lui sont dédiées parviennent au mort ».

Le Chaykh Ahmad Ad-Dardir qui est un savant de l’école de l’Imam Malik, a dit dans son explication du Moukhtasar de Khalil, Ach-Charhou l-Kabir ce qui suit : « Les savants successeurs ont jugé licite de réciter le Qour’an, de faire des évocations et d’offrir les récompenses au mort, et que tout cela lui parvient si Allah le veut. Voilà la voie des vertueux ».

Les Hanbalites : Mouhammad Ibnou Ahmad Al-Marwarroudhiyy l’un des élèves de l’Imam Ahmad Ibnou Hanbal a dit ce qui suit : « J’ai entendu Ahmad Ibnou Hanbal dire : « Si vous visitez les cimetières, récitez ‘Ayatou l-Koursiyy et [ قُلْ هُوَ اللهُ أَحَدٌ ] (qoul houwa l-Lahou ‘ahad) trois fois puis dites : « Ô Allah accorde les récompenses de ce j’ai récité aux habitants des tombes ».

Les Hanafites : AzZayla^iyy a dit ce qui suit : « Chapitre du pèlerinage effectué pour quelqu’un d’autre : Le fondement de ce chapitre est que, chez les savants de ‘Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah, quelqu’un peut offrir les récom­penses de ses actes à quelqu’un d’autre, que ce soit les récompenses d’une prière, d’un jeûne, d’un pèlerinage, d’une aumône, d’une récitation du Qour’an, d’évocations ou de tout autre acte de bien, que cela parvient au mort et que cela lui est utile ».

Les Chafi^ites : L’Imam An-Nawawiyy a cité dans son livre Al-‘Adhkar ce qui suit : « Ach-Chafi^iyy et les ‘ashab –les savants de l’école– ont dit : « Il est recommandé qu’ils récitent auprès de lui quelque chose du Qour’an. Ils ont dit : Et s’ils récitent tout le Qour’an, c’est bien ».

L’Imam An-Nawawiyy a également dit dans Charhou l-Madh-hab ce qui suit : « Il est recom­mandé à celui qui rend visite aux tombes de réciter ce qu’il peut du Qour’an et après quoi de leur faire des invocations. Ach-Chafi^iyy l’a dit clairement et les savants ashabou l-woujouh de son école l’ont tous approuvé ».

Quant à ce qu’ont prétendus certains fabulateurs, que Ach-Chafi^iyy aurait interdit la récitation du Qour’an pour les morts, c’est un mensonge. La divergence porte simplement sur le fait de savoir si les récompenses lui parviennent ou non, et non pas sur le caractère licite ou illicite de réciter le Qour’an.

Ceux qui ont dit que les récompenses ne parviennent pas au mort l’ont dit dans le cas ou celui qui récite le Qour’an n’a pas demandé à Allah de les lui faire parvenir.

Ach-Chafi^iyy et d’autres que lui parmi les savants musulmans disent que les récompenses de la récitation du Qour’an ne parvient que si celui qui récite le demande par une invocation.

Mes frères croyants, si un musulman récite le Qour’an ailleurs que sur la tombe et veut être profitable à un musulman, qu’il dise : « Ô Allah fais parvenir les récompenses de ce que j’ai récité à Untel » ou ce qui de cet ordre, cela lui parviendra si Dieu le veut.

Les gens de ‘Ahlou s-Sounnah sont unanimes à dire que les invocations des musulmans et la demande de pardon sont utiles au mort musulman. Cette parole unanime concerne les invoca­tions faites après la récitation d’une partie du Qour’an pour lui faire parvenir les récompenses en disant : « Ô Allah, fais parvenir les récompenses de ce que j’ai récité à Untel ».

L’Imam AtTahawiyy que Allah lui fasse miséricorde a dit : « Il y a dans les invocations et les aumônes des vivants une utilité pour les morts, mais c’est Allah ta^ala Qui exauce les invocations et comble les besoins ».

Quant à la récitation qui est faite au niveau de la tombe, elle est utile même si elle n’est pas suivie par les invocations, car lorsque le Qour’an est récité, la miséricorde descend et le mort en bénéficie.

Mes frères croyants, certains mauvais innovateurs ont dit que le mort ne tire aucune utilité de la récitation du Qour’an alors que leur parole est rejetée par le Qour’an et la Sounnah. La parole de Allah : [وَأَن لَّيْسَ للإِنسَانِ إِلاّ مَا سَعَى ] (wa ‘an layça li l-‘insani ‘il-la ma sa^a) qui signifie : « La personne ne possèdera que ce pour quoi elle a œuvré », elle ne veut pas dire que l’homme ne pourra pas bénéficier des actes d’autrui, elle signifie que les œuvres d’autrui ne lui appartien­nent pas, qu’elles appartiennent à celui qui les a accomplies : il peut, s’il le désire, en faire profiter quelqu’un d’autre ou sinon les garder pour lui. Allah soubhanahou wa ta^ala n’a pas dit que l’homme ne bénéficiera unique­ment que de ce qu’il a fait lui-même.

Le sens général de la ayah a une portée spécifique qui a été rapportée par le texte concernant les aumônes, les invocations et ce qui est équivalent, tout comme la prière funéraire pour le mort lui est utile alors qu’elle ne fait pas partie des propres actes du mort.

Quant au hadith :

(( إِذَا مَاتَ الإِنساَنُ انْقَطَعَ عَنهُ عَمَلُهُ إِلاَّ مِنْ ثَلاَثة : إلاَّ مِنْ صَدَقَةٍ جَارِيَةٍ أَوْ عِلْمٍ يُنْتَفَعُ بِهِ أَوْ وَلَدٍ صَالِحٍ يَدْعُو لَهُ ))

(‘idha mata l-‘insanou inqata^a ^anhou ^amalouhou ‘il-la min thalathah : ‘il-la min sadaqatin jariyah ‘aw ^ilmin yountafa^ou bihi ‘aw waladin salihin yad^ou lahou) qui signifie : « Lorsque l’homme meurt, ses actes ne lui rapportent plus de récompenses sauf trois : une aumône qui court, une science qui profite à autrui et un enfant vertueux qui fait des invocations pour lui » [rapporté par Mouslim].

Ce hadith ne comporte aucune interdiction de la récitation du Qour’an en faveur des morts. Il ne signifie pas non plus que le mort ne bénéficie pas de cette récitation comme certains l’ont prétendu. Il signifie simplement que les récompenses des actes sujets à la responsabilité cessent après la mort.

Rien n’empêche que le mort puisse bénéficier des actes d’autrui. Pour preuve : les invocations et les aumônes lui parviennent même si elles n’ont pas été faites par son enfant.

De même la récitation du Qour’an qui lui est dédiée lui est utile en disant : « Ô Allah, fais parvenir les récompenses de ce que j’ai récité à Untel ».

Après tous ces éclaircissements, n’allons-nous pas agir en bien envers nos morts, en récitant pour eux le Qour’an et en demandant à Allah qu’Il leur fasse parvenir les récompenses plutôt que de perdre son temps à l’interdire comme si c’était une chose répréhensible comme le font certains ?!

Ô Allah, nous Te demandons de nous guider et nous Te demandons de nous préserver des causes de perdition, certes, Tu es sur toute chose tout puissant.

C’est l’agrément de Allah que nous recherchons et c’est Lui Qui guide vers la voie de la réussite.

Voici mes propos et je demande que Allah ta^ala me pardonne ainsi qu’à vous-mêmes.

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Biographies : Le Chaykh Abdou lLaah Al-Harariyy

LE CHAYKH 3ABDOU L LAAH AL-HARARIYY

Son nom et sa naissance :

Il est l’honorable savant, le modèle des experts en authentification et le doyen de ceux qui examinent scrupuleusement la compatibilité des textes, celui qui est à la tête des savants qui œuvrent pour la religion, l’Imam, le Mouhaddith, le pieux ascète, le vertueux, celui qui persévère dans l’adoration, celui qui possède les dons éminents, le Chaykh Abou ^Abdi r-Rahman ^Abdou l-Lah fils de Mouhammad fils de Youçouf fils de ^Abdou l-Lah fils de Jami^ Al-Harariyy Ach-Chaybiyy Al-^Abdariyy, le Moufti (Jurisconsulte) de Harar. Il est né dans la ville de Harar, aux environs de l’an 1328 de l’Hégire (1910).

Son évolution et ses déplacements :

Il a grandi dans une famille modeste, aimant la science de la religion et les gens de science. Il a donc appris le Qour’an honoré avec mémorisation, psalmodie et maîtrise à l’âge de sept ans, puis il s’est entièrement consacré à puiser dans les océans de la science. Il a ainsi appris par cœur un certain nombre de manuels de base dans différents domaines de la science. Puis il a accordé son attention à la science du Hadith et a ainsi appris par cœur les six livres et d’autres encore, avec leurs chaînes de transmission, à tel point qu’il a été autorisé à donner des avis de jurisprudence et à transmettre le Hadith alors qu’il n’avait pas même dix-huit ans.

Il s’est distingué à travers toutes les régions de l’Ethiopie et de la Somalie en surclassant ses pairs dans la science de la biographie des hommes de la transmission du Hadith et de leurs niveaux respectifs. Il s’est également distingué par la mémorisation des manuels de base et l’approfondissement des sciences de la Sounnah, de la langue, de l’exégèse, de l’héritage et d’autres encore, à tel point qu’il n’est pas de science islamique connue qu’il n’ait étudiée et dans laquelle il ne soit compétent.

Son intelligence et sa mémoire exceptionnelle lui ont permis d’approfondir sa connaissance dans le fiqh Chafi^ite, les règles fondamentales de constitution du fiqh selon Ach-Chafi^iyy et les points de différence d’avis dans l’école. C’est également le cas dans le fiqh ma1ikite, hanafite et hanbalite, à tel point qu’il est devenu celui que les gens désignent et recommandent de visiter et auprès de qui les gens des contrées éthiopiennes et somaliennes se rendaient, jusqu’à ce qu’on lui accorde le poste de Moufti de Harar et de ses environs.

Il a appris le fiqh chafi^ite, les règles fondamentales de constitution selon Ach-Chafi^iyy et la grammaire arabe de plusieurs savants et maîtres parmi lesquels il y a le savant et maître le Chaykh Mouhammad Siraj Al-Jabartiyy le Moufti de l’Ethiopie. Il a appris les sciences de la langue arabe entre autres Chaykh et en particulier, du Chaykh Ahmad Al-Basir.

Il a étudié le fiqh des trois autres écoles ainsi que leurs règles fondamentales de constitution de plusieurs savants parmi lesquels il y a le Chaykh Mouhammad Al-^Arabiyy Al-Façiyy. Il a appris la science de l’exégèse du Chaykh Charif Al-Habachiyy, dans sa ville Jimmah, et il a pris la science du Hadith et les sciences attenantes de très nombreux savants. Parmi les plus honorables d’entre eux il y a le Chaykh Abou Bakr Mouhammad Siraj Al-Jabartiyy, Moufti de l’Ethiopie et le Chaykh ^Abdou r-Rahman ^Abdou l-Lah Al-Habachiyy ainsi que d’autres.

Puis il est parti vers La Mecque et ses savants avec lesquels il a fait connaissance. Parmi eux le Chaykh Mouhammad Yaçin Al-Fadaniyy. I1 a aussi fait partie de l’auditoire du Chaykh Mouhammad Al-^Arabiyy At-Tabban. Il a aussi rencontré le Chaykh vertueux, le Mouhaddith et spécialiste de la récitation du Qour’an Ahmad ^Abdou l-Mouttalib, Chaykh des spécialistes des sciences de la lecture du Qour’an à la mosquée de La Mecque. Il a appris de lui les quatorze versions de lecture ainsi que davantage de science du Hadith et il a obtenu de sa part une licence.

Il est parti par la suite à Médine l’Illuminée où il a établi des liens avec ses savants et où il a appris encore du Hadith du Mouhaddith le Chaykh Mouhammad fils de ^Aliyy AsSiddiqiyy Al-Bakriyy Al-Hanafiyy qui l’a autorisé à transmettre le Hadith.

Puis, il s’est dirigé vers Damas. Les habitants de la ville lui ont fait bon accueil, d’autant que venait de décéder le Mouhaddith, le Chaykh Badrou d-Din Al-Haçaniyy, que Allah lui fasse miséricorde. Puis, lorsqu’il a habité Damas, il a appris du Chaykh Mahmoud Fayiz Ad-Dir^ataniyy, le résident à Damas et son spécialiste de la lecture du Qour’an. Puis il s’est déplacé dans le pays du Cham. Sa renommée n’a cessé de croître, les savants du Cham ainsi que les étudiants le fréquentaient assidûment, il a donc fait connaissance avec ses savants et ils ont tiré profit de sa science. Ils ont témoigné de son mérite et ont reconnu son haut degré dans la science. Il est devenu célèbre dans le pays du Cham comme étant « le successeur du Chaykh Badrou d-Din Al-Haçaniyy » et comme étant « le Mouhaddith du pays du Cham ». Par ailleurs, de nombreux savants et spécialistes du fiqh du Cham lui ont rendu hommage, parmi eux le Chaykh Abou l-Yousr ^Abidin, Moufti de la Syrie, le Chaykh Nouh de la Jordanie, le docteur Al-Halwaniyy, Chaykh des spécialistes de la lecture du Qour’an en Syrie. De même le Chaykh ^Outhman Sirajou d-Din de la descendance du Chaykh ^Ala‘ou d-Din, maître des Naqchabandiyy en son temps, a fait son éloge et une correspondance fraternelle et scientifique s’est établie entre eux. Ont fait son éloge également le Chaykh ^Abdou l-Karim Al-Bayyariyy, l’enseignant à la mosquée Al-Hadra Al-Kaylaniyyah à Bagdad, le Chaykh Mouhammad Zahid Al-Islambouliyy, le Chaykh Mouhammad Al-Hanafiyy qui est l’un des plus célèbres savants turcs œuvrant actuellement dans ces contrées, les deux Chaykh ^Abdou l-Lah et ^Abdou l-^Aziz Al-Ghoummariyy qui sont les deux Mouhaddith des contrées marocaines, le Chaykh Mouhammad Yaçin Al-Fadaniyy le Mecquois, Chaykh du Hadith et des chaînes de transmission à l’Institut des sciences de religion à La Mecque honorée (Dar Al-^ouloum ad-Diniyyah). De nombreuses autres personnalités lui ont encore rendu hommage.

Il est arrivé à Beyrouth en l’an 1370 de l’Hégire (1950). Il a été l’hôte des plus grands Chaykh de cette ville, tels le Chaykh le Qadi (Juge) Mouhyi d-Din Al-^Ajouz, le Chaykh et Conseiller Mouhammad Ach-Charif. Le Chaykh Baha‘ou d-Din Al-Kilaniyy s’est réuni avec le Chaykh ^Abdou l-Lah chez le Chaykh Mouhammad Ach-Charif et il a tiré profit de lui dans la science du Hadith.

Le Chaykh Moukhtar Al-^Alayli, l’ancien responsable de la fatwa, que Allah lui fasse miséricorde, s’est réuni avec le Chaykh ^Abdou l-Lah et a reconnu son mérite et son haut degré dans la science. Il a préparé la prise en charge de son installation à Beyrouth par Dar Al-Fatwa, afin qu’il puisse se déplacer dans les différentes mosquées pour y diriger des assemblées de sciences, et ceci par une autorisation écrite du Chaykh Moukhtar.

 

Il est décédé que Dieu lui fasse miséricorde le mois de Ramadan de l’année 1429 H 2008. Il est enterré à Beyrouth.


1- Al-Harariyy : de Harar, région de la corne africaine (Ethiopie) ayant une histoire islamique glorieuse et qui a vu naître sur son sol beaucoup de savants et de saints.

2- Al-^Abdariyy : de la descendance de ^Abdou d-Dar, qui est une branche de la tribu de Qousayy fils de Kilab, le quatrième arrière-grand-père du Prophète

3- Hadith -Tradition prophétique – : parole, fait ou événement rapporté du Prophète ou de ses compagnons, que Allah les agrée.

4- Les six livres sont les recueils de Hadith les plus importants de la Tradition : AI-Boukhariyy, Mouslim, An-Naça‘iyy, Abou Dawoud, At-Tirmidhiyy, Ibnou Majah.

5- Fiqh : science de la jurisprudence des lois de l’Islam.

6- Chafi^ite : relatif à Ach-Chafi^iyy, le grand savant Qouraychite, l’un des plus illustres jurisconsultes musulmans, que Allah lui fasse miséricorde, il a pris la science de l’Imam Malik à Médine et ce dernier l’a autorisé à donner des avis de jurisprudence alors qu’il n’avait que quinze ans. Puis, il est parti en Irak et il a appris chez les élèves de l’Imam Abou Hanifah. Il a rencontré l’Imam Ahmad que Allah leur fasse miséricorde à tous.

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Noter prophète : Les manifestations de l’amour du Salaf et des Imams illustres pour le Prophète

Les manifestations de l’amour du Salaf et des Imams illustres pour le Prophète

 

Il y a eu beaucoup de nouvelles qui ont été rapportées du Salaf vertueux (c’est-à-dire les musulmans des trois premiers siècles de l’Hégire) et des Imams illustres qui indiquent leur profond amour pour leur prophète et le fait qu’ils se languissaient de lui. Le prophète a dit : « min ‘achaddi ‘oummati li houbban ‘ounasoun yakounouna ba^di yawaddou ‘ahadouhoum law ra’ani bi ‘ahlihi wa malihi » ce qui signifie : « les gens de ma communauté qui m’aimeront le plus, ce sont des gens qui vont venir après moi. L’un d’entre eux serait prêt à sacrifier sa famille et ses biens pour me voir » et le prophète a dit dans un autre hadith : « wadidtou law ra’aytou ahbabi » ce qui signifie : « j’aurai souhaité voir mes bien-aimés ». Les compagnons lui ont dit : « mais ne sommes-nous pas tes biens aimés ô messager de Allah ? ». Il a répondu : « ‘antoum ‘ashabi, ‘ahbabi al-ladhina ya’touna min ba^di yawaddou ‘ahadouhoum ‘an law ra’ani bi ‘ahlihi wa malih » ce qui signifie : « vous, vous êtes mes compagnons, mais mes bien-aimés ce sont ceux qui viendront après moi. L’un d’entre-eux serait prêt à sacrifier sa famille et ses biens pour me voir ».

 

Parmi les paroles rapportés du Salaf vertueux, les paroles et les nouvelles qui manifestaient leur amour pour leur prophète, et le fait qu’ils étaient attachés à lui durant sa vie et après sa mort c’est que ^Amr ibnou l-^As a dit : « il n’y avait personne que j’aimais plus que le messager de Allah ». D’après ^Abdah, la fille de Khalid ibnou Ma^dan elle parlait de son père et elle disait : « Khalid n’allait pas dormir sans citer son profond amour pour le messager de Allah, pour ses compagnons, qu’ils soient mouhajiroun (émigrants) ou ‘ansar (partisans). Il les mentionnait et il disait : ce sont eux ma famille, ce sont eux mon clan, c’est à eux que mon cœur s’attendrit. Je me languis d’eux. O Seigneur fais que je les rejoigne rapidement, et il disait cela jusqu’à dormir ». Il a été rapporté qu’une femme des ‘ansar, des partisans, c’est-à-dire des musulmans de Médine a apprit que son père, son frère et son mari ont été tués le jour de la bataille de ‘Ouhoud, ils étaient auprès du messager de Allah. Elle a dit : « comment vas le messager de Allah ? ». On lui a répondu : « il va bien par la grâce de Allah, il va comme tu le souhaites ». Elle a dit alors : « montre-le moi que je puisse le voir » et quand elle a vu le prophète, elle a dit : « toute épreuve après toi est comme rien du tout ». Un jour ^Aliyy ibnou Abi Talib, que Allah l’honore davantage, a été interrogé : « comment vous aimiez le messager de Allah ? ». Alors notre maître ^Aliyy, que Allah l’agrée, a répondu : « par Allah, nous l’aimions plus que nos biens, plus que nos enfants, plus que nos parents, plus que nos pères et mères et plus que l’eau fraîche pour celui qui est assoiffé ». D’après Zayd ibnouAslam, il a dit : « ^Oumar ibnou l-Khattab, que Allah l’agrée était sorti faire son inspection de nuit (il avait instauré une bonne innovation, c’est qu’il sortait de nuit et inspectait les musulmans : comment est l’état des musulmans, il regardait s’il y avait quelqu’un à qui il manquait quelque chose, c’était une innovation qu’il avait instauré, que le sultan, le calife, le responsable sorte et inspecte les gens la nuit pour voir s’il ne leur manque pas quelque chose. De nos jours certains parents peut-être n’inspectent même pas leurs enfants au lit pour voir s’ils sont bien couvert ou pas. Lui il sortait de chez lui et il passait et contrôlait les gens). Alors il a vu une lumière allumée dans une maison et une vieille femme qui était en train de filer de la laine et elle disait de la poésie. Elle disait :

^ala Mouhammadin salatou l-‘abrar

salla ^alayhi ttayyibouna l-‘akhyar

qad kounta qawwaman boukan bi l-‘as-har

ya layta chi^ri wa l-manaya ‘atwar

hal tajma^ouni wa habibi d-dar

 

Que Allah honore et élève d’avantage le prophète Mouhammad

Ce sont les bons et les meilleurs qui ont fait des invocations en sa faveur

Puis dans sa poésie elle s’adressait au prophète et elle disait :

Tu veillais les nuits en pleurant par crainte de Allah

Quand est ce que la mort viendra et je pourrai venir te rejoindre

 

Notre maître ^Oumar que Allah l’agrée s’est assis et s’est mis à pleurer. Il a demandé qu’elle parle avec lui.

 

Il a été rapporté que le compagnon glorieux ^Abdou l-Lah, fils de ^Oumar ibnou l-Khattab, que Allah les agrée tous les deux, une fois sa jambe s’est comme paralysée. On lui a dit : « cite la personne que tu aimes le plus, tu guériras ». Alors il a dit : « Ya Mouhammadan », il a appelé le prophète. C’est alors qu’il guérit sur le coup.

 

Information utile : L’imam Al-Boukhariyy dans son livre al-‘adabou l-moufrad, a dit qu’il était permis d’appeler le prophète après sa mort en disant « Ya Mouhammad », « Ô Mouhammad ».

 

Ibnou s-Sounniy a également cité cela dans son livre ^amalou l-yawmi wa l-laylah. Le texte de ce qu’a rapporté Al-Boukhariyy dans al-‘adabou l-moufrad, son livre, il a dit : « la jambe du fils de ^Oumar s’est comme paralysée. Un homme lui a alors dit : cite la personne que tu aimes le plus, celle qui est le plus cher pour toi. Il a dit : « Ya Mouhammad », « Ô Mouhammad ». Cette quasi-paralysie de sa jambe, c’est-à-dire que sa jambe c’est comme si elle n’a plus de sensibilité, ce n’est pas le simple fourmillement. Certains ne comprennent pas ce hadith, ils pensent que c’est comme si la jambe se met à fourmiller, mais ce n’est pas le simple fourmillement de jambe, c’est une quasi-paralysie, la jambe ne sent plus rien. Lorsque Bilal Al-Habachiy que Allah l’agrée, qui était le mou’adh-dhin, celui qui appelait à la prière pour le messager, quand il était près de mourir, sa femme s’est mise à dire : « Ô qu’il est grand mon chagrin », parce qu’elle voyait que son mari était prés de mourir. C’est alors que Bilal lui a répondu : « qu’il est grand mon bonheur : Demain je vais rejoindre mes bien-aimés, Mouhammad et ses compagnons ».

Il a été rapporté qu’une femme avait dit à ^A’ichah, que Allah l’agrée, elle lui avait dit après le décès du prophète élu : « montre-moi la tombe du messager de Allah ». ^A’ichah a alors dévoilé la tombe et c’est alors que cette femme s’est mise à pleurer en face de la tombe honorée jusqu’à ce qu’elle soit morte tellement elle se languissait du prophète et l’aimait.

 

Parmi les nouvelles qui nous sont parvenues au sujet de l’immense amour que les compagnons éprouvaient envers leur prophète, et comment ils faisaient tout pour qu’il ne lui arrive aucun mal, aucune nuisance : lorsque les gens de La Mecque, qui étaient à l’époque encore mécréants, ont emmené Zayd ibnou d-dathnah, ils l’ont fait sortir de al-haram, l’enceinte sacré de La Mecque pour le tuer alors que Zayd était un compagnon du prophète. Abou Soufiyan ibnou Harb qui était mécréant lui a dit : « je te demande par Allah ô Zayd, est-ce que tu aurais aimé que Mouhammad soit à ta place maintenant entre nos mains et qu’on lui tranche le cou et que toi tu sois parmi les gens de ta famille, tranquille ? ». Alors Zayd, que Allah l’agrée lui a répondu : « Par Allah, je ne voudrai pas que Mouhammad, qui est à la place où il est maintenant, je ne voudrai même pas qu’il soit touché par une épine. Alors que moi je serai assis avec les gens de ma famille ». Et Abou Soufiyan a dit : « je n’ai pas vu des gens qui aimaient plus quelqu’un que les compagnons de Mouhammad qui aimaient le prophète Mouhammad ».

Ce qui nous indique le grand attachement des compagnons, leur grand amour pour le messager éminent, il y a ce qui s’est passé lors de la bataille de ‘Ouhoud. Lorsque les archers (ceux qui devaient être positionnés pour couvrir les musulmans qui combattaient. Le Prophète les avait placés sur une hauteur, le mont des archers jabalou r-roumat, ils étaient là normalement pour surveiller que les musulmans ne soient pas attaqués par derrière) avaient contredit la parole du prophète, ils avaient quitté leurs positions alors que le prophète leur avait dit ce qui signifie : « même si vous voyez que nous sommes en train de gagner la bataille, vous ne quittez pas vos positions » et eux ont désobéi, ils ont quitté leurs position. C’est alors que les musulmans n’ont plus été couverts, et les associateurs sont venus pour les attaquer par derrière. Il y a eu beaucoup de morts parmi les musulmans à cette occasion là. Et à cette occasion, les compagnons du prophète ont manifesté leur grand attachement pour le prophète. Ils étaient devenus comme une forteresse : par leur corps ils avaient constitué comme une forteresse autour du prophète et ils protégeaient le prophète par leurs corps et ils tombaient les uns à la suite des autres sous les flèches des associateurs au point que nombre d’entre eux furent tués à cette occasion là. Tout cela manifestant leur amour pour leur prophète et leur guide éminent et oeuvrant conformément à la parole de Allah : « an-nabiyyou ‘awla bi l-mou’minina min ‘anfousihim » [sourat Al-‘Ahzab / 6].

 

Parmi ce qui est rapporté également concernant le sacrifice des compagnons, que Allah les agrée, le sacrifice qu’ils ont fait pour leur prophète, ils sacrifiaient leurs âmes et leurs corps le jour de la bataille de ‘Ouhoud. Lorsque les gens n’avaient pas écouté la parole du prophète et que parce qu’ils n’avaient pas écouté la parole du prophète ils avaient perdu, mais le prophète il ne perd jamais. On ne dit pas que le prophète a perdu une bataille, le prophète est toujours gagnant. Ce sont ceux qui n’ont pas écouté sa parole qui ont perdu.

 

Le compagnon honorable Abou Talhah, que Allah l’agrée a protégé le prophète et il était debout pour le protéger et porter son bouclier. Il protégeait le prophète avec son propre corps et son bouclier. Et Abou Talhah était un homme adroit dans le lancer. Le prophète surveillait la bataille mais Abou Talhah lui disait : « s’il te plait ne te découvre pas sinon tu risques d’être atteint par une flèche. Je préfère que ce soit moi qui meurt et pas toi ».

 

Abou Doujanah également, que Allah l’agrée, a protégé le messager de Allah par son corps. Son corps était comme un bouclier pour le prophète et les flèches tombaient sur son dos alors qu’il était penché sur le messager de Allah pour le couvrir jusqu’à ce qu’il meure lui et cinq autres avec lui qui protégeaient le messager de Allah par leurs corps. Ils ont sacrifiés leurs âmes pour le prophète et ils ont obtenu la gloire du martyr. Le dernier d’entre eux était ^Amarah ibnou Yazid que Allah l’agrée qui lui aussi protégeait et combattait jusqu’à ce que ses blessures l’aient achevé. Quand ce compagnon était tout plein de blessure et qu’il allait bientôt mourir, le messager de Allah, lui qui a le cœur tendre et miséricordieux a dit aux autres : « ‘adnouhou minni », ce qui signifie : « rapprochez-le de moi » et le prophète a posé la tête de ce compagnon blessé sur son pied honoré et ce compagnon est mort avec sa joue contre la jambe du messager de Allah.

 

Parmi ce qui indique le grand amour des compagnons pour leur prophète et le grand attachement de leur cœur à le voir et le fait qu’ils ne supportaient pas de la quitter, c’est qu’un homme est venu un jour voir le prophète élu et lui a dit : «  Ô messager de Allah je t’aime plus que ma famille et mes biens. Chaque fois que je te cite, je ne peux pas patienter jusqu’à venir te voir. J’ai pensé, le jour où moi je vais mourir et que toi tu vas mourir, j’ai su que toi lorsque tu rentreras au paradis, tu y entreras en haut du paradis avec les prophètes et que si moi j’y rentre je ne t’y verrai pas ». Alors Allah tabaraka wa ta^ala a révélé Sa parole : « wa man youti^i l-Laha wa r-rasoula fa‘oula’ika ma^a l-ladhina ‘an^ama l-Lahou ^alayhim m-mina n-nabiyyina wa ssiddiqina wa ch-chouhada’i wa ssalihina wa hasouna ‘oula’ika rafiqa » [sourat An-Niça / 69], c’est-à-dire dans cette ‘ayah nous comprenons que ceux qui obéissent à Allah et au messager ceux-là seront avec le prophète, les véridiques, les martyrs et les vertueux et quelle meilleure compagnie que la compagnie de ces gens-là.

 

Le prophète a demandé qu’on lui ramène cet homme et il lui a récité cette ‘ayah pour lui égayer le cœur. Dans le hadith de ‘Anas, que Allah l’agrée, le prophète a dit : « man ‘ahabbani kana ma^i fi l-jannah », ce qui signifie : « celui qui m’aime sera avec moi au paradis ».

 

Information utile : le messager de Allah a dit : « al-mar’ou ma^a man ‘ahabb », c’est-à-dire que Allah ta^ala réunit l’homme avec celui qu’il aime s’il fait partie des vertueux. Au jour du jugement, si quelqu’un aimait quelqu’un de vertueux, il sera avec lui au jour du jugement.

 

Parmi les manifestations claires également de l’amour des compagnons envers leur prophète, et que leur cœur était attaché à l’accompagner même après sa mort, il y a ce qu’a rapporté Mouslim que Rabi^ah ibnou Ka^b Al-‘Aslamiy qui avait été un certain moment au service du messager de Allah. Le messager de Allah lui a dit un jour pour le rétribuer, car ce compagnon était à son service : « salni », ce qui signifie : « demande quelque chose je, le ferai » c’est-à-dire par rétribution. C’est alors que ce compagnon a demandé au messager de Allah d’être avec lui au paradis. Le messager de Allah ne l’a pas blâmé pour cela. Il ne lui a pas dit, ce n’est pas bien ce que tu demandes. Mais par modestie, le prophète lui a dit : « ‘aw ghayra dhalik » ce qui signifie : « ou autre chose ». Mais le compagnon lui a dit : « non c’est ce que je veux ». Alors le prophète lui a dit : « fa’a^inni ^ala nafsika bi kathrati s-soujoud », ce qui signifie : « œuvre, accompli beaucoup des prières surérogatoires, peut-être que ce sera une cause pour que tu sois exaucé ».

 

Information utile : ce hadith honoré dans lequel ce compagnon honorable Rabi^ah ibnou Ka^b, que Allah l’agrée avait demandé au messager de Allah d’être avec lui au paradis par rétribution pour son service à lui dans le bas monde. Ce hadith constitue une preuve claire qu’il est permis de demander à autre que Allah ta^ala quelque chose qu’il n’est pas habituel de demander. Il a demandé au prophète d’être avec lui au paradis, il a demandé à autre que Allah. Et lui demander d’être au paradis, ça n’est pas quelque chose d’habituel, les gens habituellement ne demandent pas ça. Donc ce hadith est une preuve qu’il est permis de demander à autre que Allah ce qu’il n’est pas habituel de demander contrairement à ce que disent ces perturbateurs qui renient le tawassoul, les wahhabites ou prétendus salafites. Ils disent le contraire, ils déforment. Ils prétendent qu’il n’est pas permis de demander à autre que Allah et qu’il n’est pas permis de demander ce qui n’est pas habituel. Ils ont ramené des règles de leur tête. Nous, nous suivons le hadith du prophète et des compagnons ou ces gens là ? On suite le prophète et ses compagnons, mais eux c’est comme si leur cœur est voilé, c’est comme si tu parles avec le vent. Ces gens ont ramené une nouvelle religion et avec leur argent ils la diffusent. Ils prennent des jeunes qui n’ont pas vécu dans les pays musulmans, qui n’ont pas appris ou même ceux qui ont vécu dans les pays musulmans et ils les détournent, ils sèment parmi eux leur mauvaise religion. S’ils l’ont propagée, c’est avec l’argent car le fondateur de leur secte wahhabite est apparu il y a plus de 250 ans et il n’a pas réussi à attirer des gens. C’est seulement lorsqu’ils ont découvert du pétrole qu’ils ont réussi à diffuser leur mauvaise croyance et pourtant ils n’ont rien changé, c’est toujours la même chose. Avant ils n’avaient pas d’argent, ils n’avaient pas de client maintenant qu’ils ont l’argent ils trouvent des clients.

Ils disent : « comment tu demandes à quelqu’un qui lui aussi est dans le besoin ?! », c’est soit disant la réplique qu’ils ont trouvée ! Quand on leur dit qu’il est permis de demander à autre que Allah quelque chose qu’il n’est pas habituel de demander, comme ce compagnon, ils disent : « comment tu demandes à quelqu’un qui lui-même est dans le besoin ?! ». La réplique est que le messager de Allah qui lui aussi ne se passe pas de Allah, il a toujours besoin de Allah a dit à son propre serviteur ce qui signifie : « demande-moi ce que tu veux ». C’est le prophète qui a pris l’initiative de lui dire de demander et le compagnon qui connaît certainement la religion de l’Islam mieux que ces wahhabites a demandé. Le prophète ne lui a pas dit : « tu as fait quelque chose de mal, pourquoi tu demandes à quelqu’un qui lui-même est dans le besoin ». Ces gens-là sont très loin de la religion du prophète.

 

Les gens de la vérité, parmi les savants ont dit : « il est permis de demander au prophète qu’il soit vivant ou mort et il est également permis de demander à un saint qu’il soit vivant ou mort. Cela n’est pas contraire à la loi de l’islam et cela ne représente pas  une adoration d’autre que Allah » tout comme le prétendent ces perturbés, ces perturbateurs qui renient le tawassoul. L’adoration comme l’ont définie les linguistes, les spécialistes de la langue, c’est : « ghayatou l-khouchou^i wa l-khoudou^ » c’est-à-dire l’extrême limite de l’humilité, de la crainte et de la soumission. On comprend à partir de là que le simple tawassoul, la simple demande d’aide ou de renfort par le prophète ou par un saint et lui demander qu’il soit vivant ou mort, cela n’est pas une adoration pour celui à qui on demande cela car ce n’est pas une extrême limite d’une soumission, ce n’est pas une forme d’association. Les prophètes et les saints tout comme l’ont dit les savants de la vérité peuvent agir, accomplir certaine chose durant leur vie et après leur mort. Tout cela par la volonté de Allah. Allah ta^ala fait que s’Il veut, ce saint sort de sa tombe, il fait ce que Allah veut qu’il fasse et il revient. N’est ce pas que Allah est sur toute chose tout puissant. Qu’est ce qui empêche cela ? Rien du point de vue de la raison n’empêche cela, rien. C’est quelque chose de possible selon la raison.

 

Parmi ce qui est parvenu au sujet de l’amour des compagnons envers le prophète élu, il y a la visite qu’ils lui font après sa mort et le tabarrouk, c’est-à-dire la recherche des bénédictions par sa tombe honorée, il y a ce qu’à, rapporté Bilal Al-Habachiy, que Allah l’agrée, le mou’adh-dhin du messager de Allah. Il avait quitté Médine l’illuminée après la mort du prophète et il était parti s’installer au pays de Ach-Cham. Il a vu dans son rêve le messager de Allah lui dire dans le rêve ce qui signifie : « tu fais preuve là d’une froideur ô Bilal. Le moment de venir me rendre visite n’est donc pas encore arrivé ». C’est-à-dire que le prophète s’est comme s’il reprochait avec douceur, comme lorsque quelqu’un te dit « il y a longtemps que tu n’es pas venu me rendre visite pourquoi tu ne viens pas ». Bilal, que Allah l’agrée s’est réveillé de son sommeil attristé et touché. Il a pris sa monture et s’est dirigé vers Médine l’illuminée, que Allah honore et élève d’avantage celui qui y réside. Il est parti à la tombe du prophète, il s’est mis à pleurer et à frotter son visage sur la tombe. C’est alors que Al-Haçan et Al-Houçayn, les deux petit-fils du messager de Allah, sont venus et Bilal les a pris contre lui, les a serrés contre sa poitrine en les embrassant. Ils lui ont dit : « nous souhaitons tant entendre à nouveau l’appel à la prière que tu faisais pour le messager de Allah dans la mosquée ». C’est alors que Bilal a fait ce que les petit-fils du prophète lui ont demandé. Il est monté sur le toit de la mosquée du prophète. Il a pris la place qu’il prenait habituellement et quand il a dit Allahou ‘akbar Allahou ‘akbar, Médine a tremblé. Quand il a dit Ach-hadou an-la ‘ilaha illa l-Lah, les gens ont tous remarqué qu’il y avait quelque chose d’inhabituel. Lorsqu’il a dit Ach-hadou anna Mouhammadan raçoulou l-Lah les femmes étaient sorties de chez elles, elles se sont dit « est ce que le prophète a ressuscité ? » et ce jour-là, était le jour où on avait vu le plus les gens pleurer, hommes et femmes à Médine, après le décès du messager de Allah. Cela a été rapporté par le Hafidh Taqiyyou d-Din As-Soubkiyy dans son livre Chifa’ou s-Saqam.

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La sourah que récitent les compagnons quand ils se retrouvaient

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur avril 6, 2010
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Il était  de l’habitude des compagnons du Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, lorsqu’ils se rencontraient, certains récitaient cette sourah : (Wa l-^asr, inna l-‘insana lafi khousr, ‘illa l-ladhina ‘amanou wa ^amilou ssalihat, wa tawasaw bi l-haqqi wa tawasaw bi ssabr).

En effet, cette sourah réunit ce grâce à quoi l’esclave sera sauvé et gagnant dans l’au-delà.

La première des caractéristiques qui a été citée, c’est la foi. La foi, dans l’absolu, englobe la foi en Allah et la foi en le Messager Mouhammad, tout comme cela est indiqué dans cette ‘ayah. Cependant lorsque Allah est cité, ainsi que le Messager, alors chacune de ces deux citations a un sens particulier, comme la parole de Allah : (Tou’minouna bi l-Lahi wa raçoulih) dans Sourat AsSaff. Ici, (Tou’minouna bi l-Lahi wa raçoulih), Allah ta^ala est cité, ainsi que Son Messager. La foi en tous les deux est citée explicitement. En revanche dans Sourat Al-^Asr, l’expression est générale : (‘illa l-ladhina ‘amanou), exceptés  ceux qui ont cru.

Ensuite Allah ta^ala a mentionné la deuxième caractéristique, qui est de mentionner les bonnes œuvres. Accomplir les bonnes œuvres, c’est faire ce que Allah a ordonné à Ses esclaves de faire.

Et la troisième caractéristique, c’est la parole : (wa tawasaw bi l-haqqi) c’est-à-dire ils se conseillent les uns les autres en se guidant vers les activités de bien et de bienfaisance, c’est-à-dire ils ne font pas preuve d’hypocrisie, ils ne se dupent pas, ils ne se trompent pas les uns les autres.

La quatrième caractéristique, c’est ce que comporte  la parole de Allah : (wa tawasaw bi ssabr) à savoir de s’interdire les uns les autres ce qui est blâmable, en ne se dupant pas les uns les autres car se duper les uns les autres est contraire aux caractères des vertueux.

Allah tabaraka wa ta^ala nous a appris, dans cette ‘ayah, que l’homme est en perdition, sauf celui qui a réuni les caractéristiques citées dans cette sourah : la foi en Allah,  et en Son Messager, l’accomplissement de bonnes œuvres , se recommander le bien en s’incitant  les uns les autres à faire des actes de bienfaisance, et de se recommander les uns les autres de s’abstenir de ce que Allah a interdit. En effet, la patience dans l’absolu comprend  la patience pour accomplir les actes d’obéissance, la patience pour ne pas tomber dans le péché et la patience face aux épreuves et  difficultés. Et c’est le cas de ceux que Allah a choisis parmi les croyants pour qu’ils soient au nombre de ceux qu’Il agrée, de ceux qu’Il a élus, des saints. C’est cela leur conduite. Quant à ceux qui ne sont pas arrivés à cet état, ils ne font pas partie de ceux-là. Au minimum, le musulman croit en Allah et en Son Messager, et évite la mécréance. Ceci est le minimum pour le musulman. Mais plus que cela, en accomplissant les caractéristiques précédemment citées dans cette sourah, c’est le signe des vertueux, de ceux qui réussiront, de ceux qui seront sauvés au jour du jugement du châtiment. La condition, c’est que l’agrément de Allah tabaraka wa ta^ala est confirmé pour ceux qui se passent le conseil par recherche de l’agrément de Allah ta^ala. Et la personne n’aime le bien pour son frère, par recherche de l’agrément de Allah, que s’il œuvre conformément à cette ‘ayah. Il lui indique le bien, que Allah agrée, comme acte obligatoire. Il lui interdit ce que Allah ta^ala n’agrée pas, comme le péché. Et c’est cela la caractéristique de ceux qui s’aiment les uns les autres par recherche de l’agrément de Allah, ceux au sujet desquels est parvenu le hadith sahih, rapporté par Al-Bayhaqiyy, Al-Hakim, Ibnou Hibban, et d’autres : (Haqqat mahabbati li l-moutahabbina fiyya) ce qui signifie : « Mon agrément est mérité par ceux qui s’aiment les uns les autres par recherche de Mon agrément ». Puis le Messager a cité à la suite, dans ce hadith qoudsiyy, qu’il rapporte de Son Seigneur tabaraka wa ta^ala, d’autres phrases, parmi lesquelles : (Wa haqqat mahabbati li l-moutanasihina fiyy) ce qui signifie : « Mon agrément est mérité par ceux qui se passent le conseil les uns les autres par recherche de Mon agrément ».

Que Allah fasse que nous soyons de ceux-là. Ô Allah, accorde-nous de parvenir à cela, Ô Allah, accorde nous de parvenir et de nous affirmer en cela. Oeuvrez conformément à cette ‘ayah et à ce hadith et vous serez au nombre de ceux qui réussiront, ceux qui seront sauvés, ceux qui n’auront pas à avoir de crainte ni à être chagrinés.

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