40 Hadith an Nawawiyy : Hadith 1
D’après l’Emir des croyants Abou Hafs, ^Oumar Ibnou l-Khattab, que Allah l’agrée, il a dit : J’ai entendu le Messager de Allah dire :
((إنما الأعمال بالنيات وإنما لكل امرئ ما نوى . فمن كانت هجرته إلى الله ورسوله فهجرته إلى الله ورسوله ، ومن كانت هجرته لدنيا يصيبها أو امرأة ينكحها فهجرته إلى ما هاجر إليه))
ce qui signifie : « Certes, les actes ne comptent que par l’intention, chaque personne n’aura que ce pour quoi elle a fait l’intention. Celui dont l’émigration a été faite par recherche de l’agrément de Allah et par obéissance à Son messager, alors son émigration est acceptée et celui dont l’émigration a été faite pour obtenir quelque chose du bas-monde ou une femme à épouser, son émigration comptera pour ce pour quoi il a émigré« .
Rapporté par les deux Imams des mouhaddith Abou ^Abdi l-Lah Mouhammad fils de Isma^il fils de Ibrahim fils de Al-Moughirah, fils de Bardizbah Al-Boukhariyy et Abou l-Houçayn, Mouslim fils de Al-Hajjaj, fils de Mouslim dans les deux Sahih, qui sont les deux livres les plus authentiques qui aient été composés.
Commentaire du hadîth[1] :
C’est un hadith Sâhîh, il y a accord des savants sur son caractère authentique et sur les séquences bénéfiques de ce hadith. Ce Hadith a été rapporté par l’imam Aboû ^Abdi l-Lah Al-Boukhâriyy dans plus d’un passage de son livre, et il a été également rapporté par Abou l-Houçayn Mouslim, fils de Al-Hajâj à la fin du livre consacré au Jihad ; Il s’agit de l’un des hadith fondamentaux en Islam. L’imam Ahmad et l’imam Ach-Chafi^iyy qu’Allah leur fasse miséricorde ont dit (est contenu dans le hadith « innama l-^amalou bi n-niyât »[2] un tiers de la science), a dit cela Al-Bayhaqiyy et autre que lui. La raison de cela est que l’acquisition de l’esclave a lieu par son cœur, sa langue et ses membres, or l’intention est l’une des trois catégories[3].
En outre, il a été rapporté de Ach-Châfiˆiyy, que Dieu lui fasse miséricorde qu’il a dit que ce hadîth rentre dans soixante-dix sujets de fiqh, et la majorité des savants ont dit que ce hadîth constitue un tiers de la science.
Les savants ont apprécié de débuter les ouvrages par ce hadîth, et de parmi ceux qui ont commencé par cela dans son premier livre il y a l’imam Aboû ˆAbdi l-Lâh Al-Boukhâriyy, et ˆAbdou r-Rahmâni bnou Mahdiyy a dit : il convient pour toute personne qui compose un livre qu’il le commence par ce hadîth afin d’attirer l’attention de l’étudiant pour que son intention soit correcte[4].
Ce hadîth est devenu célèbre mais il a débuté en étant rapporté par seulement un compagnon, parce que seul ˆOumar Ibnou l-Khattâb l’a rapporté du Prophète, et seul ˆAlqamah Ibnou Abî Waqqâs l’a rapporté de ˆOumar, et seul Mouhammad Ibnou Ibrâhîm At-Taymiyy l’a rapporté de ˆAlqamah, et seul Yahyâ Ibnou Saˆîd Al-Ansâriyy l’a rapporté de Mouhammad Ibnou Ibrâhîm, ensuite il s’est diffusé car plus de deux-cent personnes qui sont pour la plupart des imams l’ont rapporté après cela.
En outre, le terme « innama » c’est pour la restriction confirmant ce qui a été cité et qui exclu ce qui n’a pas été cité, et parfois il peut être une restriction dans l’absolu, et parfois une restriction spécifique qui est compris par un lien, comme dans Sa parole taˆâlâ :
{ إِنَّمَا أَنْتَ مُنْذِرٌ ۖ }
[Sourate Ar-Ra`d 7]
Dans le sens premier : « Tu n’es qu’un avertisseur » donc le sens apparent est la restriction au rôle d’avertisseur, or le Messager son rôle ne se restreint pas à cela mais il a beaucoup de belles caractéristiques comme d’être un annonciateur de bonne nouvelle et autre que cela, et de même Sa parole taˆâlâ :
{إِنَّمَا الْحَيَاةُ الدُّنْيَا لَعِبٌ وَلَهْوٌ ۚ }
[Sourate Mouhammad 36]
Qui signifie : « La vie du bas-monde n’est que jeu et loisir », le sens apparent, et Dieu sait plus que tout autre, c’est une restriction pour celui qui a préféré cette vie au dépend de l’au-delà, en revanche pour ce qui est de sa réalité en tant que tel, il se peut que ce bas-monde soit une cause pour le bien, et il se peut que cette restriction soit pour indiquer la majorité. Donc, si le contexte et ce qui est visé par le terme indiquent une restriction en un sens particulier, alors on considère que la restriction est limité à ce sens spécifique, sinon alors la restriction est absolue. A partir de là, sa parole :
إنما الأعمال بالنيات
Nous comprenons les actes par les actes légaux, cela signifie que ces actes indiqués dans la Loi ne sont considérés qu’avec l’intention, comme la petite ablution, la grande ablution, l’ablution sèche, et de même la prière, la zakât, le jeûne, le pèlerinage, la retraite spirituelle et l’ensembles des actes d’adoration, en revanche, éliminer l’impureté cela ne nécessite pas une intention car il s’agit d’éviter (délaisser) une chose, or éviter une chose ne demande pas d’intention, et certains savants sont allé vers la validité de la petite et de la grand ablution sans intention[5].
En outre, dans sa parole :
إنما الأعمال بالنيات
il y a un sous-entendu, et les savants ont divergés quant à ce qui a été sous-entendu, ainsi, ceux qui ont considéré l’intention comme une condition de validité ont dit que le sous-entendu est « la validité des œuvres est par l’intention », quant à ceux qui ne l’ont pas mis en condition de validité ils ont considérés le sous-entendu comme étant « la complétude des actes est par l’intention ».
Et sa parole :
وإنما لكل امرئ ما نوى
Al-Khattâbiyy a dit qu’elle apporté une information particulière autre que l’information de la première phrase, et il s’agit de préciser l’acte par l’intention. Le Chaykh Mouhyi d-Dîn An-Nawawiyy a dit : utilité, sa mention que la précision de ce que l’on met l’intention de faire est une condition, alors si quelqu’un devait rattraper une prière il ne lui est pas suffisant de mettre l’intention de rattraper une prière, mais il est une condition qu’il précise dans son intention quelle prière est-elle, le Dhouhr, le ˆAsr ou autre, et s’il n’y avait pas eu cette deuxième phrase, la première aurait impliqué la validité de l’intention sans précision ou aurait donné l’impression de cela, et Dieu sait plus que tout autre.
Et sa parole :
فمن كانت هجرته إلى الله ورسوله فهجرته إلى الله ورسوله
La règle est selon les arabes que la condition et la réponse, le moubtada’ et le khabar, il est indispensable qu’ils soient différents, or ici ils sont similaires, la réponse à cela est que :
فمن كانت هجرته إلى الله ورسوله
« celui dont son hégire était pour Dieu et Son Messager » par son intention et son objectif
فهجرته إلى الله ورسوله
« alors son hégire est pour Dieu et Son Messager » selon le jugement et la Loi [la règle est donc vérifié car les deux parties sont différentes par leur sous-entendu].
Ce hadîth a été énoncé pour une cause, en effet il a été rapporté qu’un homme avant fait l’hégire depuis La Mecque jusqu’à Médine pour épouser une femme que l’on nommait Oummou Qays, il n’a pas recherché par cela le mérite de l’hégire, et il était surnommé l’émigrant de Oummou Qays, et Dieu sait plus que tout autre.
[1] Il n’est pas permis de faire rentrer dans la portée de ce hadîth les actes de désobéissance, comme font certaines personnes lorsqu’ils serrent la main à une femme qui ne leur est pas licite, ou qu’ils l’embrassent, ou qu’il boivent de l’alcool, ou qu’ils ont été injustes ils disent : les actes valent par l’intention, alors que ce hadîth n‘est pas approprié ici, cependant son sens est que les bonnes œuvres ont besoins d’une bonne intention pour leur validité ou pour leur acceptation.
[2] Le secret des œuvres réside dans l’intention, le sens de l’intention c’est de viser l’accomplissement d’un acte par le cœur, que celui qui veut accomplir un acte de bien oriente son intention pour l’agrément de Allah, qu’il se dise en lui-même : cet acte Dieu l’agrée, c’est pour cela que je le fais, ou ce qui est dans le même sens, comme lorsqu’un homme subvient à la charge de son épouse et de ses enfants ou fait preuve de bienfaisance envers ses proches parents ou encore vient au secours d’une personne en difficulté, ou lorsque quelqu’un récite du Qour’an, ou tout autre acte de cet ordre qui sont des actes d’adoration, la récompense est réalisé s’il met l’intention d’accomplir l’acte pour l’agrément de Allah, ou parce que Dieu l’a ordonné, mais le simple fait d’agir ce n’est pas suffisant pour qu’ait lieu la récompense.
Mais l’intention à elle-seule ne suffit pas pour la validité de l’acte pour lequel il est une condition avec l’intention autre qu’elle, comme dans la parole du Messager à celui dont sa prière avait un défaut :
ارْجِعْ فَصَلِّ، فإنَّكَ لَمْ تُصَلِّ
Ce qui signifie : « Retourne et prie, certes tu n’as pas prié » trois fois, et à chaque fois il voyait de sa part un défaut apparent, et il n’a pas pris connaissance de son intention, jusqu’à ce que l’homme lui fasse savoir en lui disant : ô Messager de Dieu je ne sais faire que cela, alors à ce moment-là le Messager lui a enseigné comment s’accomplit correctement la prière.
[3] Al-Boukhâriyy a commencé son livre « As-Sahîh » par ce hadîth, il l’a placé comme une introduction, en tant qu’indication que tout acte qui est accomplit sans vouloir par cela l’agrément de Dieu est rejeté, il n’apporte pas de profit ni dans le bas-monde ni dans l’au-delà, c’est pour cela qu’a dit ˆAbdou r-Rahmâni bnou Mahdiyy : si je devais composer un livre j’aurais fait que le hadîth de ˆOumar Ibnou l-Khattâb concernant les intention des actes soit au début de chaque chapitre, et d’après lui il a dit : celui qui veut composer un ouvrage qu’il commence par le hadîth « al-‘aˆmâlou bin-niyyât ».
[4] Par ailleurs, l’imam ‘Ahmad a dit : les fondements de l’Islam sont sur trois hadîth : le hadîth de ˆOumar « innamal-‘aˆmâlou bin-niyyât », le hadîth de ˆÂ’ichah : « man ‘ahdatha fî ‘amrinâ hâdhâ mâ layça minhou fahouwa radd » et le hadîth de An-Nouˆmân Ibnou Bachîr : « al-halâlou bayyinoun wal-harâmou bayyin ».
L’intention dans la langue c’est une sorte de décision et de volonté. Et l’intention selon la terminologie des savants elle a deux significations : l’une des deux est de distinguer les actes d’adorations les uns des autres, comme la distinction de la prière du Dhouhr de la prière du ˆAsr par exemple, et la distinction du jeûne de Ramadân du jeûne d’autre que lui, et la distinction des actes d’adoration des actes ordinaires, comme la distinction de la grande ablution de la janâbah du lavage pour se rafraîchir, ou pour se laver, ou tel que cela.
Quant à la deuxième signification c’est dans le sens de distinguer qui est visé par l’acte, est-ce que cela est pour Dieu Lui Seul sans Lui associer, ou bien pour Dieu et pour autrui, et ceci est l’intention que les connaisseurs soufis citent dans leurs livres lorsqu’ils parlent de la sincérité et ce qui s’en suit.
Soufiane Ath-Thawriyy a dit : je n’ai pas eu à gérer une chose plus difficile pour moi que mon intention. Et d’après Ibnou l-Moubârak il a dit : combien d’actes paraissant négligeables sont magnifié par l’intention, et combien d’actes paraissant grands sont amoindris par l’intention. Ibnou ˆAjlân a dit : la science n’est pas valide si ce n’est par trois choses : la piété à l’égard de Dieu, la bonne intention et de faire l’acte correctement.
Il est rapporté de Ibnou ˆAbbâs, que Dieu les agrée tous deux, concernant la parole de Dieu :
{ إِذَا جَاءَكُمُ الْمُؤْمِنَاتُ مُهَاجِرَاتٍ فَامْتَحِنُوهُنَّ ۖ اللَّهُ أَعْلَمُ بِإِيمَانِهِنَّ ۖ }
[Al-Moumtahanah 10]
Il a dit : la femme lorsqu’elle venait au Prophète il l’a faisait jurer par Dieu qu’elle n’est pas sortie parce qu’elle détestait son mari, et il l’a faisait jurer par Dieu qu’elle n’est pas sortie par préférence d’un endroit sur un autre, qu’elle n’est pas venue chercher un bien mondain qu’elle n’a quitter sa terre que par amour pour Dieu et pour Son Messager » l’a rapporté Ibnou Abî Hâtim, Ibni Jarîr et Al-Bazzâr dans son Mousnad. Enfin, l’ensemble des actes sont comme l’hégire de ce point de vue, leur validité et leur invalidité est en fonction de l’intention qui a amené à les accomplir, comme le jihâd, le pèlerinage et autre.
[5] Les actes légaux ne sont considérés qu’avec l’intention, et celui qui inclut les œuvres qui sont dès le départ contraires à la Loi dans la portée de ce hadith il aura ouvert grand les portes de la corruption, comme l’a fait Sayyid Sâbiq l’auteur de « Kitâb fiqhou s-Sounnah » qu’il a rempli de faussetés, d’égarements et de contradiction avec la Loi, et de parmi cela sa prétention que la mécréance, c’est-à-dire les paroles de mécréance, son auteur ne sera considéré mécréant que par l’intention, c’est-à-dire que s’il a mis l’intention de la mécréance et ceci est un égarement évident.
La purification, très importante en Islam !
C’est un cours que le chaykh ^Abdou l-Laah fils de Mouhammad al-^Abdariyy que Dieu lui fasse miséricorde a donné à un groupe de femmes en Suisse et c’était un cours pour indiquer l’importance de l’apprendre des jugements de la purification.
Et la signification du hadith : At-touhourou chatrou l-‘iman.
Le cours c’est l’explication de ce hadith.
La louange est à Allâh le Seigneur des mondes, que l’honneur et l’élévation en degré de la part de Allâh Celui Qui accorde le bien celui Qui est miséricordieux et que les invocations des anges des plus haut degré soit en faveur de notre maitre Mouhammad ainsi que sa famille et ses compagnons bons et pures.
Le messager de Allâh salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a dit : At-Touhourou chatrou l-‘iman. Hadith rapporté par Mouslim dans son sahih. C’est-à-dire que la purification du petit et du grand hadath et de la najaça est comme la moitié de la foi. Parce que la purification, le fait de se purifier est un sujet important dans la religion.
Il n’en n’est pas comme le disent les ignorants qui dénigrent ceux qui s’occupe du jugement de l’istinja’ à la suite de l’urine et aux selles et de la purification du grand et du petit hadath, ils considèrent que s’occuper de cela est inutile. Le prophète, il a bien dit « At-Touhourou chatrou l-‘iman », c’est comme la moitié de la foi et eux ils disent que c’est inutile.
Ces gens-là n’ont pas connu la religion de l’islam. Parce qu’ils considèrent négligeable quelque chose qui est très important dans la religion.
Alors qu’est-ce que la religion (en arabe a-dine) ?
C’est ce que Allâh ta^ala a légiféré par la bouche du prophète salla l-Laahou ^alayhi wa sallam (c’est-à-dire que Allâh nous a envoyé un messager, et c’est lui qui nous a transmis ce que Dieu légifère, ce que nous ordonne et nous interdit et Allâh Il sait à qui Il confie Ses messages et c’est le prophète qui nous a transmis).
Et par conséquent, ce que Allâh ta^ala a jugé comme étant bien c’est quelque chose de bien et ce que Allâh a jugé comme étant mauvais, c’est quelque chose de mauvais, ou de laid. Donc que l’un d’entre nous ne vienne pas dire de quelque de bien « je n’aime pas ça », il ne dit de quelque de mauvais « j’aime ça ». Même tes jugements de valeur, il faut que tu sois aligné avec la loi. Tu ne vas pas rabaisser ou détester quelque chose que la loi apprécie, et tu ne vas apprécier ou approuvé quelque chose que la loi rejette.
Et la priorité pour la purification des najaçah (= impureté rituel) de toutes les najaçah c’est l’urine. Ça c’est prioritaire sur toutes les autres najaçah. Donc la najaçah prioritaire pour s’en éloigner, s’en préserver c’est l’urine. Même si pour les gens, certains pourrait penser que c’est les excréments qui sont plus grave.
Dans la loi de Allâh, le châtiment de celui qui ne se préserve pas de l’urine est plus grave que le châtiment de celui qui ne se préserve pas d’autres najaçah.
Le messager de Allâh salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a dit :
استنزهو من البول فإن عمة عذاب القبر منه
ce qui signifie « Préservez-vous de l’urine car la plupart du supplice dans la tombe est à cause de l’urine ». Rapporté par Ad-Dara Qoutniyy.
C’est-à-dire que la plupart des gens qui sont supplicier dans la tombe c’est à cause de l’urine.
Dans la loi des descendants de Isra’il (c’est-à-dire la loi que Allâh a fait descendre au prophète Ya^coub fils de Ishaq fils de Ibrahim). Dans la loi qui lui a été révélé, si de l’urine touchait ou tâchait le vêtement de l’un d’entre eux, l’eau ne purifie pas ce vêtement. Ils devaient couper cette partie. C’était obligatoire chez eux.
Tandis que dans la loi de Mouhammad salla l-Laahou ^alayhi wa sallam qui est la loi la plus facile, l’eau suffit.
Si on verse de l’eau sur ce qui a été touché par de l’urine, de sorte à faire disparaître l’odeur de l’urine, son goût et sa couleur cela suffit pour purifier cette partie/emplacement du vêtement. Louange à Dieu qui a fait que la loi de Mouhammad salla l-Laahou ^alayhi wa sallam soit la plus facile des lois.
Les descendants de ‘Isra’il avaient eu beaucoup de prophètes. Le dernier d’entre eux était Jésus, ^Iça ^alayhi salam. Ce qui concerne l’urine était dans leur loi beaucoup plus contraignant que chez nous. Allâh ta^ala a révélé à ces prophètes (des descendants d’Isra’il que l’endroit touché par l’urine n’était pas purifié autrement qu’en le découpant. Tout comme Il leur a révélé que leur prière n’est valide que dans des endroits spécifiques.
Les gens qui suivaient Jésus, ^Iça, Al-Maçiih, faisaient leur prière dans al-Biya^ (pluriel de al-Bi^ah) dans des endroits prévus/dédié/consacrer à la prière. Ils ne faisaient pas comme nous (dans les commerces, dans la nature, aux marchés). Ils n’avaient pas l’autorisation de faire la prière n’importe où. Quant à la loi de Mouhammad que Dieu l’honore ainsi que tous ses frères prophètes et les élèvent davantage en degré, Allâh a fait que cette loi soit belle et facile. Il y a une facilité dans cette loi.
La communauté de Mouhammad salla l-Laahou ^alayhi wa sallam il leur est permis de faire les 5 prières dans leur commerce, dans la campagne, dans leur marché et même si la prière était accomplie dans la rue, elle est valide. Mais si c’est au milieu de la rue (là où les gens passent) c’est déconseillé parce qu’il risque de déranger les gens. Mais si quelqu’un se met à côté dans la rue (ce n’est pas au milieu de la rue) et qu’il fait la prière sur le côté, il n’y a plus de caractère déconseillé. Certains croient que s’il fait la prière il faut que tout le monde autour de lui s’arrêtent.
Et dans les lois des prophètes des fils d’Isra’il, ils faisaient la prière et ils faisaient le woudou’. Et même dans la loi de Ibrahim, ils faisaient le woudou’ et ils faisaient la prière.
Allâh n’a pas révélé une loi à un de ses prophètes sans qu’elle ne comporte la prière (autrement dit : il y a la prière dans toutes les lois).
Adam ^alayhi sallam qui était le premier des humains, il faisait la prière. Et ses enfants également, il faisait la prière. C’est lui qui leur a enseigné. Et les prophètes qui sont venu après également, ils faisaient la prière et ordonnait à leur communauté de la faire.
Mais après un certain temps du décès de Mouça et des prophètes qui sont venu après lui, c’est-à-dire à l’époque de ^Iça al-Massih ^alayhi salam, les yahoud ont altéré la loi de Mouça parce qu’ils n’ont pas cru en ^Iça al-Massih qu’il était prophète. Ils l’ont démenti et ils ont dit de lui que c’était un sorcier. Ils n’ont pas reconnu son statut de prophète. Par la suite la communauté de al-Massih ^Iça ^alayhi salam était sur l’islam pendant 200 années. Ils faisaient la prière, ils faisaient le jeûne, ils jeûnaient comme nous jeûnons. Ils ne mangeaient rien et ne buvaient rien pendant la durée du jeûne. Ils évitaient ce qui comportait du gras ainsi que ce qui ne comportait pas de gras. Ils évitaient ce qui était liquide et ce qui était solide. (Autrement dit ce n’est pas comme ceux qui aujourd’hui à notre époque qui disent qu’ils font soi-disant le jeûne ou le karem et ne mangent pas certaines choses et d’autres choses ils les mangent.) Ils s’abstenaient de tout, c’était le jeûne comme nous). Ils évitaient tout cela jusqu’au moment de rupture. Puis leurs savants leur ont falsifié la religion de al-Massih. Et 200 années après ^Iça, ils leur ont déformé la religion et la falsification augmentait de période en période au point qu’ils n’ont rien gardé de la religion de al-Massih. Ils ont remplacé le tawhid par l’adoration de al-Massih et l’adoration de sa mère et l’adoration de leur prêtre. Car ils considéraient que ce que leur prêtre leur autorisait en modifiant la loi de ^Iça comme étant correcte. Ils avaient pour croyance que le prêtre avait le droit de modifier et de gérer la religion. Ce sont justement ces prêtres-là qui leur ont dit « manger telle et telle chose et éviter telle et telle chose ». Et ils ont fait que cela était à la place du jeûne véritable que ^Iça leur avait enseigné. Pour ce qui est du woudou’ ils l’ont complètement abandonné, ils l’ont enlevé. Mais ils entrent dans leur église et ils s’inclinent. Ce n’est pas la prière que ceux qui avaient suivi ^Iça ^alayhi salam faisaient. Eux ils appellent cela « prière » alors qu’elle ne comporte qu’une sorte d’inclination et certains actes qu’ils font avec leur corps, c’est tout. Alors que ^Iça ^alayhi salam a enseigné la prière comme nous la faisons. C’est-à-dire avec le woudou’, le roukou^, le soujjoud,
Les miséricordieux, Dieu leur fera miséricorde. Faites miséricorde à ceux qui sont sur terre, ceux qui sont dans les cieux vous feront miséricorde !
La louange est à Allah le Seigneur des mondes et que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wasallam et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’Enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions, nos actes et nos paroles soient accomplis sincèrement par recherche de Son agrément.
Notre Chaykh, que Dieu lui fasse miséricorde, a dit quant au hadith rapporté par At-Tirmidhiyy.
Quel est ce hadith ?
الرَّاحِمُونَ يَرْحَمُهُمُ الرَّحْمَنُ ارْحَمُوا مَنْ فِي الأَرْضِ يَرْحَمْكُمْ مَنْ فِي السَّمَاءِ
Ar-rahimouna yarhamouhoumou r-Rahman ; ‘irhamou man fi l-’ardi yarhamkoum man fi s-sama’
Ce qui signifie : « Les miséricordieux, Ar-Rahman leur fait miséricorde ; soyez miséricordieux envers ceux qui sont sur terre, ceux qui sont dans le ciel feront preuve de miséricorde envers vous ».
Ce hadith signifie : « ceux qui font preuve de miséricorde, Ar-Rahmanleur fait miséricorde »
Ainsi, cela veut dire que ceux qui font preuve de miséricorde Ar-Rahman, c’est-à-dire, Dieu leur fait miséricorde. Soyez miséricordieux envers ceux qui sont sur terre alors, man fi s-sama’ vous seront miséricordieux, seront miséricordieux envers vous.
Pourquoi conservons-nous les termes en arabe ?
Nous employons les termes en arabe car c’est dans les mots en arabe que réside le débat.
Si nous traduisant le mot directement « man fi s-sama’ » cela veut dire « ceux qui sont dans le ciel » (au pluriel).
Dans une autre version, il est dit :
يَرْحَمْكُمْ أَهْلُ السَّمَاء
Yarhamkoum ‘ahlou s-sama’
Ce qui signifie : « Les habitants du ciel feront preuve de miséricorde envers vous ».
Ce que signifie : les habitants du ciel vous seront miséricordieux envers vous.
Justement, cette deuxième version explique la première. En effet, dans la deuxième, il n’y a pas deux possibilités mais dans la deuxième, il est question d’un pluriel. Ainsi, le sujet « d’être miséricordieux », ici, le sujet dans la deuxième version, est un sujet au pluriel alors que le sujet est dans la première version, du point de vue de la langue arabe, peut-être, peut admettre du point de vue de la langue, le singulier et le pluriel.
Ainsi, c’est ce que le Chaykh dit, il utilise la deuxième version en disant cette version, à savoir, la deuxième où le sujet est clairement un pluriel explique donc la première version. Cette deuxième version explique la première version. Dans la première version, comme nous l’avions vu, le sujet admet d’être au pluriel et au singulier tandis que dans la deuxième version de ce même hadith, le sujet est au pluriel. Par conséquent, cette version explique la première, car :
Règle chez les savants du hadith :
La meilleure manière d’expliquer un hadith rapporté c’est de le faire par un autre texte rapporté comme l’a dit le Hafidh Al-^Iraqiyy dans son ouvrage ’Alfiyyatou l-Hadith :
Wakhayrou ma fassartahou bil-waridi
Ce qui signifie : La meilleure manière dont nous disposons pour expliquer un hadith est d’utiliser un autre hadith qui est rapporté.
Ce que l’on entend, ce qui est visé par ‘ahlou s-sama’, les habitants du ciel, ce sont les Anges ^alayhimou s-salam. Ceci est ce qu’a dit le Hafidh Al-^Iraqiyy.
Nous ne disons pas au sujet de Allah : « ’ahlou s-sama’ ». Ceci est cité par le Hafidh Al-^Iraqiyy dans son livre Al-’Amaliyy à la suite de ce hadith.
Qu’est-ce qu’a dit le Hafidh Al-^Iraqiyy dans son livre Al-’Amaliyy suite à ce hadith ?
Il a dit ce qui suit, à savoir, la parole du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wasallam « ’ahlou s-sama’ » est une preuve que ce qui est entendu par la parole de Allah dans souratou l- Moulk verset 16 :
ءَأَمِنتُم مَنْ في السَّمَاء
‘A’amintoum man fi s-sama’
Qui signifie : « Vous croyez-vous à l’abri de ce qui est dans le ciel »
Ce qui signifie : Vous alors, vous croyez-vous à l’abri de qui est dans le ciel
- Il s’agit de des Anges ^alayhimou s-salam
En effet, nous ne disons pas à propos de Allah : « ’ahlou s-sama’ »
Nous aurons compris qu’ici il s’agit des Anges ^alayhimou s-salam et non pas de Dieu comme le croient les assimilationnistes, ceux qui adorent un corps qu’ils ont imaginé tantôt dans le ciel, tantôt au-dessus du trône. Un corps, qui selon eux, serait vivant, puissant ayant un choix, une volonté. Ils prétendent qu’un tel corps serait Dieu.
Allah n’est pas dans le ciel parce que le ciel a été créé et Dieu est de toute éternité. Forcément, celui qui est dans un endroit est délimité et celui qui est limité, il a besoin de qui lui a donné cette limite.
Par conséquent, ils ont mal compris le texte et l’ont expliqué de manière tendancieuse pour appuyer leurs mauvaises croyances.
Pour en revenir au hadith, de plus, ce qui est en français c’est le « qui », il vaut pour le singulier et pour le pluriel.
Il n’y a donc pas dans cet ‘ayah d’arguments en leur faveur c’est-à-dire qu’ils ne peuvent pas dire que cela ne se réfère qu’au singulier, que cela ne peut être que le sens de « Dieu » parce que du point de vue la langue, « qui » admet les deux, donc ils n’ont pas à fixer un des deux sens, sans aucune preuve.
La même explication vaut pour le verset 17 de souratou l-Moulk :
أَم أَمِنتُم مَنْ في السَّمَاءِ أَن يُرْسِلَ عَلَيْكُمْ حاصِبًا
‘Am ‘amintoum man fi s-sama’i ‘an yoursila ^alaykoum hasiba
Ce qui signifie : « Ne craignez-vous donc pas ce qui est dans le ciel, qu’ils ne vous envoient un ouragan ?! ».
- Là encore, مَنْ (man) désigne les gens du ciel
Il s’agit d’un pluriel. En effet, Allah inflige par l’intermédiaire des Anges ^alayhimou s-salam un châtiment aux mécréants, s’Il veut que son châtiment s’abatte sur eux dans le bas-monde tout comme ce seront eux au Jour du Jugement c’est-à-dire, les Anges ^alayhimou s-salam qui seront chargés de faire subir le châtiment aux mécréants car les Anges ce sont eux qui ont la charge de l’Enfer. Ce sont des Anges puissants qui ont la charge de l’Enfer.
Les Anges ^alayhimou s-salam traîneront une partie de l’Enfer et vont la tirer jusqu’à une des étapes du Jour du Jugement afin que les mécréants soient terrifiés lorsqu’ils verront cela.
Les termes de la version qu’a rapportée le Hafidh ’Al-^Iraqiyy dans ses ’Amaliyy sont :
الرَّاحِمُونَ يَرْحَمُهُمُ الرَّحْمَنُ ارْحَمُوا أَهلَ الأَرْضِ يَرْحَمْكُمْ أَهْلُ السَّمَاءِ
Ar-rahimouna yarhamouhoumou r-Rahman ; ‘irhamou ’ahla l-’ardi yarhamkoum ‘ahlou s-sama’
Ce qui signifie : « Les miséricordieux, Dieu miséricordieux leur fait miséricorde. Faites miséricorde aux habitants de la Terre, Les habitants des cieux vous feront miséricorde ».
Ce qui signifie : ceux qui font preuve de miséricorde Ar-Rahman ici, c’est Ar-Rahim leur fera miséricorde. Soyez miséricordieux envers les gens sur terre, les gens de la terre, alors les habitants des cieux seront miséricordieux envers vous.
Ceci est la version qui a été rapportée le Hafidh ’Al-^Iraqiyy
La version où il est question des habitants du ciel, elle a une bonne chaîne de transmission.
Il n’est pas possible du point de vue de la langue, il n’est pas valide que de dire que Allah est un « ‘ahl »parce que « ’ahl »fait référence à un pluriel.
Par conséquent, la version où il a مَنْ (man) ;
مَنْ في السَّمَاءِ
Man fi s-sama’i
Ce qui signifie : « qui est au ciel »
Parce qu’il y a des deux possibilités au singulier et au pluriel. Cette version est expliquée par un pluriel.
De quel pluriel s’agit-il ?
Qui sont les habitants des cieux ?
Les habitants des cieux sont des Anges ^alayhimou s-salam.
Nous expliquons de la même manière le verset 16 de souratou l- Moulk :
ءَأَمِنتُم مَّن فِى ٱلسَّمَآءِ أَن يَخْسِفَ بِكُمُ ٱلْأَرْضَ
‘A’amintoum man fi s-sama’ an yakhsifa bikoum al-ard
Ce qui signifie : « Oh vous croyez-vous donc à l’abri des gens du ciel qu’ils ne vous fassent avaler par la terre »
Les gens du ciel c’est-à-dire les Anges ^alayhimou s-salam.
Il est connu dans la grammaire arabe que le pronom, le sujet du verbe qui le conjugué, peut être quand il y a le مَنْ (man), on peut le conjuguer quand il fait référence à un pluriel, le verbe peut être conjugué au singulier.
Il y a un exemple de cela dans le Qour’an dans sourat Al An^Am verset 25 :
وَمِنْهُم مَّن يَسْتَمِعُ إِلَيْكَ
Wa minhoum man yastami^ou ylayk
Ce qui signifie : il y a parmi eux qui t’écoute
Ici, le مَنْ (man) fait référence à un pluriel. C’est un peu plus subtil en arabe que ce qu’il en est en français mais ici, cela fait référence à un pluriel et pourtant le verbe est conjugué au singulier.
Le même verset est retrouvé avec le verbe conjugué au pluriel dans Sourat Younous verset 42 :
وَمِنْهُم مَّن يَسْتَمِعُونَ إِلَيْكَ
Wa minhoum man yastami^ouna ylayk
Il y a également le verset 43 de Sourat Younous :
وَمِنهُم مَّن يَنظُرُ إِلَيْكَ
Wa minhoum man yandhourou ylayk
Là encore on a le مَنْ (man) et un verbe conjugué au singulier.
Celui qui explique le verset 16 de souratou l- Moulk :
ءَأَمِنتُم مَنْ في السَّمَاء
‘A’amintoum man fi s-sama’
Qui signifie : « Vous croyez-vous à l’abri de ce qui est dans le ciel »
S’il prétend que cela veut dire à « ^ala sama’ », c’est à dire « au-dessus du ciel », « sur les cieux ». Nous lui disons : « si tu dis que Allah est au-dessus du ciel » : la réponse est que l’élévation peut être dans le sens physique et peut être dans le sens du degré. Si tu vises l’élévation du degré c’est-à-dire que Allah a un très haut degré, il n’y a pas de mal pour toi. Mais si tu vises l’élévation physique alors tu auras mécru parce que celui qui est dans une direction est limité et celui qui est limité a besoin de qui lui a donné cette limite et celui qui a besoin de quelque chose et n’est pas un Dieu.
Nous leur répliquons aussi en citant un autre verset le verset 68 de Sourat Az-Zoumar :
وَنُفِخَ فِي الصُّورِ فَصَعِقَ مَن فِي السَّمَاوَاتِ وَمَن فِي الْأَرْضِ إِلَّا مَن شَاء اللَّهُ
wa noufikha fi S-Souri fassa^iqa man fi s-samawati wa man fil ardi illa man sha Allah
Ce qui signifie : lorsque l’Ange va souffler dans le cor tous ceux qui sont dans les cieux et sur terre vont s’évanouir hormis ce que Dieu a voulu épargner de cet évanouissement.
Nous leur disons alors : « prétendez-vous que Allah s’évanouit ? »
Nous répliquons de la même manière, nous leur disons ce qui est dit dans sourat Al-Anbiya verset 104 :
يَوْمَ نَطْوِي السَّمَاء كَطَيِّ السِّجِلِّ لِلْكُتُبِ
Yaouma natwi sama’ akatay sijili lkoutoub
Ce qui signifie : le jour où les cieux seront pliés comme la couverture d’un livre sera refermée.
Vous prétendez que si Dieu est dans le ciel, Il serait à l’intérieur, que Dieu nous préserve de pareils égarements.
Pour ce qui est la parole du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wasallam :
ارْحَمُوا مَنْ فِي الأَرْضِ
‘Irhamou man fi l-’ardi
Ce qui signifie : « faites miséricorde à ceux qui sont sur terre »
Comment faire miséricorde à ceux qui sont sur terre ?
Nous faisons miséricorde à ceux qui sont sur terre en les orientant vers le bien, en leur enseignant les sujets indispensables de la religion. Ces sujets qui sont une cause pour qu’ils soient préservés du feu de l’Enfer. Nous faisons miséricorde aux gens sur terre en donnant à manger à ceux qui sont affamés d’entre eux. Nous faisons miséricorde aux gens sur terre en donnant de quoi se vêtir à ceux d’entre eux qui sont dévêtus et ce qui est de cet ordre. Voilà comment nous faisons miséricorde aux gens sur terre.
Quant à la parole du prophète salla l-Lahou ^alayhi wasallam :
يَرْحَمْكُمْ أَهْلُ السَّمَاء
Yarhamkoum ‘ahlou s-sama
Ce qui signifie : « Les habitants du ciel feront preuve de miséricorde envers vous ».
Les gens du ciel, ici ce sont « les Anges »
Comment est-ce que les Anges font-ils miséricorde, comment sont-ils miséricordieux envers les gens sur terre ?
Allah ordonne à Ses Anges d’invoquer le pardon en faveur des croyants. Les Anges ^alayhimou s-salam font également descendre la pluie pour eux et ils donnent aux croyants des renforts de biens, ils les soutiennent par des renforts de bien et de bénédiction et ils les protègent conformément à ce que Dieu leur ordonne.
Le Chaykh, que Dieu lui fasse miséricorde a dit, de plus si Allah habitait le ciel comme le prétendent certains, Il encombrerait les Anges ^alayhimou s-salam, ce qui est impossible.
Il a été rapporté dans le hadith :
ما في السماءِ موضِعُ أربَعِ أصابِعَ إلاّ وفيه ملكٌ قائم أو راكع أو ساجد
Ma fi s-samawati mawdi^ou ‘arba^i ‘asabi^a ’il-la wa fihi malakoun qa’imoun ‘aw raki^oun ‘aw sajid
Ce qui signifie : « Il n’y a pas dans les cieux un espace de quatre doigts qui ne soit occupé par un Ange debout, incliné ou prosterné».
Dans le commentaire le Chaykh a dit ce hadith a été rapporté par At-Tirmidiyy.
De plus, ce hadith est une preuve qu’il est impossible au sujet de Dieu, qu’Il habite le Ciel, sinon il aurait été équivalent aux Anges, à les bousculer.
Quant au hadith rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim d’après Abou Sa^id Al-Khoudriyy que Dieu l’agrée selon lequel le Messager que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré a dit :
أَلاَ تَأْمَنُونِىِ وَأَنَا أَمِينُ مَنْ فِي السَّمَاءِ يَأْتِينِي خَبَرُ مَنْ فِي السَّمَاءِ صَبَاحاً وَمَسَاءً
‘Ala ta’manouni wa ‘ana ‘aminou man fi s-sama’ ya’tini khabarou man fi s-sama’i sabahan wa maça’a
Ce qui signifie : « N’avez-vous pas confiance en moi alors que je suis le dépositaire de ceux qui sont dans le ciel. Les nouvelles de ce qui est dans le ciel me parviennent matin et soir ».
Le Chaykh cite ce hadith parce qu’il y a encore un « man fi s-sama » et là encore, du point de vue la langue arabe, peut être admis un singulier et un pluriel.
Mais, nous verrons qu’il s’agit, en réalité, d’un pluriel.
Ceux qui sont visés, ici, ce sont les Anges également et si l’expression « man fi s-sama » visait Allah, elle signifierait que Allah a un rang extrêmement élevé.
Quand Il dit : « je suis le dépositaire de ceux qui sont dans le ciel » c’est-à-dire que les Anges ^alayhimou s-salam reconnaissent Sa véracité. Ils savent qu’Il est honnête et qu’Il est véridique dans la transmission de la révélation.
Quant au hadith de Zaynab Bintou Jahch, l’épouse du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wasallam dans lequel elle disait aux épouses du Messager salla l-Lahou ^alayhi wasallam :
زَوَّجَكُنَّ أَهَالِيكُنَّ وَزَوَّجَنِيَ اللهُ مِنْ فَوْقِ سَبْعِ سَمَوَاتٍ
Zawwajakounna ‘ahalikounna wa zawwajaniya l-Lahou min fawqi sab^i samawat
Ce qui signifie : « Ce sont vos familles qui vous ont mariées alors que moi, c’est Allah qui m’a mariée,[mon mariage était inscrit]au-dessus des sept cieux »
Ce qui signifie : « ce sont vos familles qui vous ont marié, ce sont vos pères qui vous ont donné en mariage alors que moi c’est Allah qui m’a mariée c’est-à-dire mon mariage était inscrit au-dessus des sept cieux »
Cela veut dire que le mariage du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wasallam avec elle est inscrit dans la table préservée. Il s’agit de l’inscription spécifique à Zaynab et non pas d’une inscription habituelle. En effet, ce n’est pas une inscription qui concerne tout un chacun de sorte que jusqu’à la fin du monde tout mariage qui doit avoir lieu est effectivement inscrit et la table quant à elle est donc bien au-dessus des sept cieux.
Ce hadith a été rapporté par Al-Boukhariyy et Al-Bayhaqiyy.
Ce hadith comporte la preuve que Zaynab,le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wasallam l’a épousé par révélation et non pas par contrat de mariage avec un tuteur et deux témoins.
Ainsi, ce n’est pas avec un tuteur et deux témoins mais c’est par révélation de la part de Dieu. Ceci est le sens du propos de Zaynab que Allah l’agrée.
Zaynab, l’épouse du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wasallam lorsqu’elle était fière, elle disait :
« Vous, ce sont vos parents qui vous ont donné en mariage votre père, votre frère, c’est ainsi que vous vous êtes mariés, tandis que moi c’est Dieu qui m’a mariée, c’est-à-dire, par révélation »
Elle a dit :
« Par-dessus cette chose, c’est-à-dire que ce mariage, mon mariage est inscrit sur la table préservée et qui est au-dessus des sept cieux »
Quelqu’un pourrait dire : « mais, tous les mariages sont inscrits ! »
Certes, cela est véridique. Toutefois, il s’agit d’une inscription spéciale pour Zaynab,iln’y a pas d’autre cas qui a eu un tel mariage inscrit sur la table préservée et c’est-à-dire sans tuteur, ni témoin.
Quant au hadith qui comporte :
وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ مَا مِنْ رَجُلٍ يَدْعُو امْرَأَتَهُ إِلَى فِرَاشِهِ فَتَأْبَى عَلَيْهِ إِلاَّ كَانَ الَّذِي في السَّمَاءِ سَاخِطاً عَلَيْهَا…
Wa l-Ladhi nafsi biyadihi ma min rajoulin yad^ou m-ra’atahou ’ila firachihi fata’ba ^alayh, ‘il-la kana l-ladhi fi s-sama’i sakhitan ^alayha…
Ce qui signifie : « Par Celui Qui détient mon âme par Sa toute-puissance, toutes les fois qu’un homme appelle sa femme à sa couche et que celle-ci le lui refuse, ceux qui sont au ciel sont en colère contre elle… ».
Ce qui signifie : par celui qui détient mon âme, par Sa Toute-puissance, il n’y a pas un homme qui demande son épouse au lit pour un rapport et qu’elle se refuse à lui c’est à dire, sans excuse, sans que qui est au ciel soit en colère contre elle.
Ce hadith concerne les Anges ^alayhimou s-salam également, preuve en est la deuxième version qui elle est sahih, authentique et qui est plus connue que la première et qui est :
لَعَنَتْهَا الْمَلاَئِكَةُ حَتَّى تُصْبِحَ
La^anat-ha l-mala’ikatou hatta tousbih
Ce qui signifie : « Les Anges la maudissent jusqu’à ce qu’elle parvienne au matin »
Cela a été rapporté par Ibnou Hibban et d’autres.
L’auteur dit que la première version a été rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim. Nous en comprenant que si la femme n’a pas d’excuse légale, selon la loi de l’Islam comme les menstrues, comme les lochies ou si elle n’était pas malade c’est-à-dire une maladie qui fait que le rapport va lui faire mal, que le rapport lui provoquera des nuisances alors, dans ce cas-là, il ne lui est pas permis de se refuser à son mari quand il le veut sinon elle est perverse, maudite et sujette à la colère des Anges ^alayhimou s-salam.
Le Chaykh, que Dieu Lui fasse miséricorde, a dit : quant au hadith de Abou d-Darda’ dans lequel le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wasallam aurait dit :
رَبَّنَا الَّذِي ِفي السَّمَاءِ تَقَدَّسَ اسْمُك
Rabbana l-ladhi fi s-sama’i taqaddaça s-mouk
Il n’est pas sahih mais il est da^if comme l’a jugé Ibnou l-Jawziyy. S’il avait été sahih, authentique alors son cas aurait été similaire à ce qui a précédé au sujet du hadith de la femme esclave, à savoir, « celui qui a un très haut degré ».
Ce hadith a été rapporté par Abou Dawoud s’il avait été authentique alors, sa signification est que « Allah a un très haut degré»
Quant au hadith de Joubayr Ibnou Mout^im, du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wasallam :
إِنَّ اللهَ عَلَى عَرْشِهِ فَوْقَ سَمَوَاتِهِ، وَسَمَوَاتُهُ فَوْقَ أَرَاضِيهِ مِثْلُ الْقُبَّةِ
‘Inna l-Laha ^ala ^archihi fawqa samawatihi wa samawatouhou fawqa ‘aradihi mithlou l-qoubbah
Dont le sens apparent et qu’il ne faut pas retenir serait « que Allah serait sur Son trône au-dessus de Ses cieux et que Ses cieux sont au-dessus de Ses terres tels un dôme », Al-Boukhariyy ne l’a pas introduit dans son Sahih. Il y a, d’autre part, dans sa chaîne de transmission, quelqu’un qui est faible sur lequel on ne peut s’appuyer pour argumenter tout comme Ibnou l-Jawziyy et d’autres l’ont mentionné.
Quant au hadith que Al-Boukhariyy a transmis dans son livre Khalqou ‘Af^ali l-^Ibad qu’Ibnou ^Abbas aurait dit :
لَمَّا كَلَّمَ اللهُ مُوسَى كَانَ نِدَاؤُهُ فِي السَّمَاءِ وَكاَنَ اللهُ فِي السَّمَاءِ
Lamma kallama l-Lahou Mouça kana nida’ouhou fi s-sama’i wa kana l-Lahou fi s-sama’
Dont le sens apparent et qu’il ne faut pas retenir serait « que lorsque Allah a parlé à Mouça, Son appel vint du ciel et Allah était dans le ciel », il n’y a pas de certitude au sujet de ce hadith. Ce hadith n’a pas été confirmé, on ne s’appuie donc pas sur lui.
Quant à la parole attribuée à l’Imam Malik selon laquelle il aurait dit :
Allahou fi s-sama’i wa ^ilmouhou fi koulli makan la yakhlou minhou chay’
Dont le sens apparent est qu’il ne faut pas retenir serait « Allah est dans le ciel et Sa science est partout, rien ne lui échappe », cette parole n’est pas non plus confirmée que l’Imam Malik l’ai dite, il n’y a pas de chaîne de transmission qui remonte jusqu’à Malik. Abou Dawoud ne lui a pas donné pas une chaîne de transmission forte. Il n’a fait que la citer dans son livre Al-Maracil et la règle dit que la simple mention, le simple fait de citer n’authentifie pas. La simple citation ne vaut pas authenticité, authentification.
Ceci est une règle. En effet, ce n’est pas parce qu’un livre comporte un hadith ou un texte que cela veut dire que ce texte est authentique. Ils peuvent rapporter sans confirmer.
Nous prenons quelques informations utiles :
Notre Chaykh, que Dieu lui fasse miséricorde, a dit :
Allah a créé Ses esclaves, Il les a chargés de certaines choses et Il ne les a pas créés de manière absurde.
Allah n’a pas créé Ses esclaves de manière absurde et ceci très important. En effet, il n’y a pas d’absurdité dans ce que Dieu fait.
Parmi les choses dont Il les a chargés c’est d’avoir la croyance que Dieu existe de toute éternité et que Lui Seul est de toute éternité que tout autre que lui a existé après un néant. Rien n’est excepté de cela.
Ce monde, par son genre et par sa composition des individus qui le composent tout entier est entré en existence c’est-à-dire qu’il a un début.
C’est ainsi que le Messager salla l-Lahou ^alayhi wasallam nous l’a enseigné par sa parole :
كان الله ولم يكن شىء غيره
Kana l-Lahou walam yakoun chay’oun ghayrouh
Ce qui signifie : « Allah est de toute éternité rien d’autre que Lui n’est de toute éternité »
Ce hadith c’est une réponse à une question qui a été posée au Messager de Dieu salla l-Lahou ^alayhi wasallam par un groupe de gens venus du Yémen.
Ils lui ont dit : « Oh Messager de Dieu nous sommes venus pour apprendre les règles de la religion et pour te demander comment est-ce que tout ce monde a commencé »
Ils comptaient l’interroger à propos du début de ce monde.
Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wasallam leur a répondu par ce hadith :
كَانَ اللهُ وَلَمْ يَكُنْ شَىءٌ غَيْرُهُ، وكانَ عَرْشُهُ على الماءِ
Kana l-Lahou wa lam yakoun chay’oun ghayrouhou wa kana ^archouhou ^ala l-ma’i
Ce qui signifie : Dieu existe de toute éternité alors que rien d’autre que Lui n’est de toute éternité, Son trône (^arch) fut créé sur l’eau.
Ce qui signifie : « Allah est de toute éternité rien d’autre que Lui n’est de toute éternité son trône était au-dessus de l’eau »
Il leur a donné une réponse plus importante, plus valeureuse que ce qu’ils avaient posé aucune question.
Ils avaient posé la question du début de ce monde, comment est-ce que ce monde a-t-il débuté ?
Ils ont posé la question à ce sujet mais, il leur a répondu par ce qui est plus important que cela. Puis, il a répondu à leurs questions.
Pour ce qui est du sujet qui est plus important que la question que ces gens-là avaient posé c’est lorsque le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wasallam a dit :
كان الله ولم يكن شىء غيره
Kana l-Lahou walam yakoun chay’oun ghayrouh
Ce qui signifie : Allah est de toute éternité rien d’autre que Lui n’est de toute éternité
En effet, il leur a donné une information très précieuse qui est que l’exemption de début n’est que pour Dieu, Lui seul est exempt de début.
Il leur a fait comprendre que l’Être qui existe, qui n’a pas de début à son existence est Dieu, seulement.
Tel est le sujet qui est plus important que la question qu’ils avaient posée. Leur question portait sur le début de ce monde.
Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wasallam leur avait répondu, en premier, sur un sujet qui est plus important.
Il leur expliqué que Allah Seul est de toute éternité et rien d’autre que Lui n’est associé à Dieu dans cet attribut qui est l’exemption du début. La divinité n’est pas valide s’il y avait eu autre que Dieu qui serait de toute éternité, tout comme Dieu est de toute éternité. Ceci est contradictoire avec la confirmation de la divinité parce que confirmer l’existence d’une seule chose autre que Dieu de toute éternité est en contradiction avec la confirmation de la divinité pour Dieu.
Quel est le sens de la divinité ?
Le sens de la divinité c’est l’existence sans début.
Comme l’existence de Dieu est de toute éternité, son existence n’a pas de début. Comme cette existence de toute éternité est valide selon la raison alors, il est valide qu’Il soit Lui, le Dieu de ce monde.
S’il y avait une seule chose qui fut associée à Dieu dans son exemption de début alors, la divinité n’aurait pas été valide pour Dieu.
Nous comprenons de cela que celui qui confirme la divinité pour autre que Dieu en réalité n’a pas cru en la divinité de Dieu. En effet, parmi les attributs de la divinité, la caractérisation de la divinité est qu’elle est de toute éternité.
Si Allah n’était pas de toute éternité Seul c’est-à-dire s’il y avait eu qui, qui se serait associé à Lui dans cette existence de toute éternité alors, il n’aurait pas été un Dieu parce que dans ce cas-là, il serait semblable à cet autre qui existerait avec Lui, de toute éternité.
Si cela était vrai, Dieu serait de toute éternité et cet associé serait, lui aussi, de toute éternité alors, comment serait-Il unique dans sa divinité ?
La divinité n’aurait même pas été valide pour lui si tel était le cas.
Ainsi, Allah Seul existe de toute éternité. Il n’y a pas de toute éternité, avec Lui, quoi que ce soit, ni le genre de ce monde, ni la composition de ce monde.
Ce hadith est connu par le hadith de ^Imran Ibnou Al Houçayn. Le hadith est connu sous le nom de hadith de ^Imran Ibnou Al Houçayn il est rapporté avec ces termes dans Al-Boukhariyy, dans le livre du début de la création et rapporté dans le Sahih de Abou Bakr Ibnou l-Jaroud et dans le livre Al-’Asma’ou was-Sifat de Al-Bayhaqiyy et dans le livre Al-’Asma’ou was-Sifat de Abou Mansour At-Tamimiyy et dans d’autres livres de hadith explicites dans le sens qu’il n’y a pas autre que Dieu qui soit de toute éternité, ni le genre de ce monde, ni la composition. Telle est la croyance du Messager et des compagnons et ceux qui les ont suivis correctement jusqu’à nos jours. Celui qui s’écarte de cela est un égaré qui est sorti de l’Islam.
Ceux qui sont sortis de cela, sont au nombre de deux groupes. Il y a un groupe qui prétend que ce monde est de toute éternité par sa matière et par sa composition cela était avant la mission de Prophète de notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wasallam.
Il y a certains qui se réclament de l’Islam qui ont suivis ces anciens philosophes comme Ibnou Sinah et son groupe. Eux, avaient cette croyance qui est une croyance de mécréance que ce monde n’a pas de début par son genre et sa composition.
Il y en a d’autres qui se réclament également de l’Islam et qui ont pour croyance ce que certains philosophes ont pour croyance. Ce sont des philosophes qui ne se réclamaient pas de l’Islam et pourtant, ils étaient d’accord avec eux. Ils ont prétendu que le genre de ce monde est de toute éternité mais sa composition, les individus qui le composent sont entrés en existence.
Qui sont les deux groupes ?
Le premier groupe est composés de ceux qui prétendent que ce monde n’a pas de début par son genre et ses individus.
Le deuxième groupe est, quant à lui, composé de ceux qui prétendent que le monde n’a pas de début par son genre mais ces individus sont entrés en existence.
- Les deux groupes sont sortis de l’Islam
Pour quelle raison dit-on que les deux groupes sont sortis de l’Islam ?
Nous disons que ces deux groupes sont sortis de l’Islam car ils se sont associés sur un une croyance qui est fausse, à savoir, de reconnaître ou d’attribuer la divinité à autre que Dieu.
Le terme « ghayr », « autre que » va couper court à la prétention de ces gens qui trompent les musulmans.
Comment procéder ?
Dire : vous prétendez que le genre de ce monde est de toute éternité avec Dieu c’est-à-dire qu’il n’a pas de débute comme Dieu n’a pas de début ? Est-ce que le genre de ce monde est Dieu lui-même ou est-ce autre que Dieu ?
S’ils disent que ces endroits c’est Allah Lui-même, s’ils disent que le genre de ce monde est Allah lui-même alors, ils deviennent mécréants.
S’ils disent que le genre de ce monde est autre que Dieu, ils deviennent également mécréants.
Pourquoi deviennent-ils mécréants en disant que le genre de ce monde est autre que Dieu ?
Ils deviennent mécréants en disant que le genre de ce monde est autre que Dieu parce qu’ils ont pour croyance que ce genre du monde existait avec Dieu de toute éternité c’est-à-dire que Dieu ne l’aurait pas fait entrer en existence mais qu’il existe sans début tout comme Dieu est sans début.
Quelle est la réponse à apporter à leurs questions ?
Nous leur disons la parole :
وكانَ عَرْشُهُ على الماءِ
Wa kana ^archouhou ^ala l-ma’i
C’est-à-dire : le trône est entré en existence, il a existé au-dessus de l’eau
Qu’est-ce que cela veut-il dire ?
Cela veut dire que ces deux créatures, à savoir, le trône et l’eau, sont les toutes premières choses, les deux premières choses que Dieu a fait surgir du néant à l’existence. Ce sont les deux débuts de ce monde et Allah les a créés avant la création des individus de ce monde : l’eau et le trône.
Que Allah nous fasse profiter ainsi qu’à vous par le hadith du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wasallam.
Prenons d’autres informations utiles :
Une question de transaction qui est utile :
Al Bazzar a rapporté d’après le compagnon Rifa^a fils de Rafi^, que Dieu l’agrée, que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wasallam fut interrogé sur la source de revenus qui est la meilleure, la plus licite.
Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wasallam a dit ce que signifie c’est lorsque la personne travaille de ses propres mains et toute vente qui remplit les conditions.
La personne qui travaille de ses mains est l’artisan qui fabrique des choses de lui-même, il construit au-dessus de ses mains à lui.
Dieu a autorisé la vente et interdit l’usure.
Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wasallam a fait l’éloge de celui qui est facile lorsqu’il vend et lorsqu’il l’achète.
Il y a un hadith rapporté par Al-Boukhariyy dans lequel le Messager salla l-Lahou ^alayhi wasallam a fait l’éloge de celui qui est facile quand il va pour vendre et qui est facile quand il achète, il est facile quand il rembourse ses dettes et il est facile quand il réclame le remboursement de ses dettes, quand il réclame son dû.
Qu’est-ce que le marchandage ?
Le marchandage, le fait de marchander signifie : négocier un prix, demander à avoir un prix plus bas.
La règle générale est que cela est déconseillé mais que ce n’est pas interdit. Cependant, cela est différent si c’est pour le cas de quelqu’un qui a été mandaté pour acheter. Ainsi, il ne va pas marchander pour lui-même mais pour celui qui lui a demandé d’acheter quelque chose ou si c’est quelqu’un qui est vraiment dans le besoin financier parce qu’il n’a pas beaucoup pour assurer la charge obligatoire. Pour ces deux catégories, si elles font le marchandage alors, il n’y a pas de caractère déconseillé pour eux.
Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wasallam ne marchandait pas dans le prix. S’il voulait quelque chose, il l’achetait, si non, il ne l’achetait pas.
Parmi les choses desquelles il est un devoir de mettre en garde : il y a le cas de certains qui reprochent à la personne de ne pas marchander. En effet, certains qui blâment celui qui ne marchande pas lors de la vente et de l’achat parce que ce blâme qu’il porte à celui qui ne marchande pas est un blâme, est une parole qui est en opposition avec ce qu’a amené le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wasallam.
Celui qui blâme le fait de délaisser le marchandage c’est-à-dire le fait de négocier le prix comme s’il dit à propos de quelqu’un qui n’a pas marchandé « c’est un âne » ou « il est idiot » parce qu’il n’a pas marchandé le prix, s’il comprend de cela que son acte est laid alors il se sera mené à sa propre perte. Par contre, s’il comprend de là que c’est quelqu’un qui ne « connaît pas les prix », c’est quelqu’un qui « n’a pas l’expérience d’acheter » et donc il « se fait avoir » ou qu’il « ne connait pas quel est son propre intérêt » ou « qu’il ne connait pas le moyen où il risque de se faire avoir et le moyen où est ce qu’il ne se fait pas avoir » dans ces cas-là, il ne devient pas mécréant.
En effet, c’est quelque chose de connu d’évidence dans la religion que délaisser le marchandage vaut mieux. Même les ignorants savent cela. Même les ignorants font l’éloge de celui qui est facile quand il achète et quand il vend.
Le marchandage comporte de fait devoir avoir le dernier mot et ceci est un penchant de l’âme. Le fait de délaisser le marchandage revient à contredire le penchant de l’âme.
Le fait de ne pas marchander indique que la personne ne s’attache pas au bas-monde. Chaque musulman sait que délaisser le marchandage vaut mieux. Ceci est ce qui est digne des gens honorables dans l’Islam.
Si quelqu’un était endetté et qu’il devait une charge obligatoire. Que cette personne a des revenus très, très faible alors, il n’y a pas de mal pour lui à marchander.
Chacun d’entre nous n’aimerait pas que quelqu’un vienne marchander le prix qu’il demande.
Quant à celui qui est considéré comme récemment entré en Islam et tellement, il était ignorant, il croyait que délaisser le marchandage c’est une faiblesse de compréhension alors, il ne devient pas mécréant celui-là.
Que Allah nous fasse profiter ainsi que vous par l’enseignement de ‘Ahlou s-Sounnah wal-Jama^ah.
Que Allah nous protège ainsi que vous.
§
الحمد لله والصلاة والسَّلام على سيّدنا محمّد رسول الله
يا أيّها الذين آمنوا اتّقوا الله
اللهم اغفِرْ للمؤمنين والمؤمنات
السَّلامُ عَلَيْكُمْ وَرَحْمَةُ اللهِ وبَرَكاتُهُ
Al-hamdou lil-Lahi was–salatou was-salamou ^ala sayyidina Mouhammadin raçouli l-Lah
Ya ‘ayyouha l-ladhina ‘amanou t-taqou l-Lah.
Allahoumma ghfir lil-mou’minina wal-mou’minat
As-salamou ^alaykoum warahmatou l-Lahi wabarakatouh