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Biographie : AL-FOUDAYL IBNOU ^IYAD

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur novembre 9, 2010
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AL-FOUDAYL IBNOU ^IYAD

Sa biographie

Il est le modèle de ceux qui suivent le chemin pour l’ascèse. Il est l’Imam vertueux Al-Foudayl fils de Mas^oud fils de Bichr, le modèle, le chaykh de l’Islam, Abou ^Aliyy At-Taymiyy Al-Yarbou^iyy Al-Khouraçaniyy, celui qui a résidé auprès de la Maison Sacrée et honorée par Allah, la Ka^bah. Il était né à Samarqand –Samarkand– et il a grandi à ‘Abyourid. Il était un brigand qui barrait le chemin aux gens qui voyageaient entre Abyourid et Sarkhas jusqu’à ce qu’eut lieu l’événement de la petite fille. Il a alors fait le repentir à Allah puisqu’il a été fortement impressionné par ce rêve. Son âme a également été fortement influencée lorsqu’il a entendu la récitation d’un homme qui s’adonnait à l’adoration qui récitait la parole de Allah dans sourat Al-Hadid ayah 16 qui signifie : « N’est-il pas venu le moment pour ceux qui sont croyants que leurs cœurs fassent preuve de piété à l’égard de Allah lorsque Allah est évoqué et lorsque le Qour’an est récité ! ». C’est alors qu’il se mit à répéter par sa langue : « Oui, Seigneur il est venu le moment. Ô Allah je me suis repenti à Toi. Ô Allah je me suis repenti à Toi ».

Il est parti par la suite quérir la science et il puisait des océans de la science. Il était embelli pour cela par la sincérité et la piété à l’égard de Allah, tant qu’il a eu un très grand degré. Allah est exempt d’imperfection, Celui Qui guide qui Il veut.

 

Sa science et son ascèse

Il a voyagé, que Allah l’agrée, pour rechercher la science de la religion. Il a ainsi écrit le hadith à la ville de Al-Koufah. Il a appris de Al-‘A^mach, de Al-Layth, de Ja^far AsSadiq et d’autres qu’eux. Parmi ceux qui ont rapporté de Al-Foudayl Ibnou ^Iyad, il y a Ach-Chafi^iyy, Ibnou l-Moubarak, Bichr Al-Hafiyy, As-Siriyy As-Saqtiyy et ‘Açad Ibnou Mouça Al-‘Oumawiyy surnommé ’Açadou s-sounnah, –le lion de ‘Ahlou-Sounnah–, et d’autres encore.

Il a appris la jurisprudence. Il l’a mémorisée et il y a excellé. Il s’est adonné à l’adoration et à l’application dans l’obéissance jusqu’à atteindre un très haut degré. Les témoignages des savants sont venus pour prouver son haut degré. Ainsi, d’après Ibrahim fils de Mouhammad Ach-Chafi^iyy, il a dit : « J’ai entendu Soufyan Ibnou ^Ouyaynah dire Al-Foudayl est digne de confiance ».

D’après Ibnou Mahdiyy il a dit :  « Foudayl est un homme vertueux ».

An-Naça’iyy a dit : « Il est digne de confiance, il est honnête et c’est un homme vertueux ».

Mouhammad Ibnou Sa^d a dit :  « Il était né à Khouraçan dans le village de ‘Abyourid. Il est venu à Al-Koufah alors qu’il était âgé, il a entendu le hadith de Mansour et d’autres. Ensuite, il s’est adonné à l’adoration et il s’est déplacé pour s’installer à La Mecque. Il y a résidé jusqu’à sa mort au début de l’an 187 de l’hégire durant le califat de Haroun. Il était digne de confiance. Il était noble. Il était émérite. Il s’adonnait aux adorations. Il était ascète et avait rapporté beaucoup le hadith. »

Parmi ce qui a été rapporté au sujet de Al-Foudayl Ibnou ^Iyad, que Allah lui fasse miséricorde, c’est qu’il craignait beaucoup pour lui-même en ce qui concerne les sujets de l’au-delà et non pas les sujets du bas-monde. Il récitait le Qour’an. Lorsqu’il récitait le Qour’an, il transparaissait de sa récitation la tristesse et l’amour de Allah et la crainte du châtiment de Allah ^azza wa jall. Lorsqu’il récitait une ayah dans laquelle il y avait la mention du paradis, il demandait à Allah le paradis et lorsqu’il récitait une ayah dans laquelle il y avait une mention du châtiment, il demandait la préservation de Allah contre l’enfer. Avec tout cela, il accomplissait beaucoup de prières. On lui installait des nattes dans sa mosquée et il faisait la prière du début de la nuit pendant un certain temps, ensuite le sommeil le gagnait. Il se couvrait alors avec les nattes. Il s’endormait un peu puis il se réveillait à nouveau. Lorsque le sommeil le gagnait encore, il s’endormait puis il se réveillait et ainsi de suite jusqu’au matin. Au matin, il finissait l’adoration de nuit pour s’adonner à l’adoration de jour.

 

Al-Foudayl Ibnou ^Iyad, que Allah lui fasse miséricorde, était sûr dans le hadith qu’il rapportait. Il était véridique dans sa parole. Il accordait beaucoup de respect pour le hadith du Prophète r lorsqu’il le rapportait. Il arrive également que lorsqu’il rapporte le hadith du Prophète, son état change. Il se mettait alors à parler plus lentement par honneur et par respect pour les paroles du Messager de Allah r. Il était, que Allah l’agrée, de ceux qui étaient fortement touchés par le Qour’an qu’il récitait ou par l’exhortation qu’il entendait. Ses larmes coulaient à flots et il se arrive qu’il pleure parfois jusqu’à ce que ceux qui étaient présents avec lui aient de la compassion pour lui. Il était de ceux qui méditaient beaucoup. Il recherchait par sa science et ses œuvres l’agrément de Allah ^azza wa jall. Lorsqu’il partait dans un convoi funéraire, il ne cessait pas d’exhorter les gens, d’évoquer Allah et de pleurer comme s’il allait quitter à jamais ses amis et ses compagnons jusqu’à ce qu’il arrivât au cimetière. Il s’asseyait alors entre les tombes en étant fortement exhorté par la mort et les morts. Il pleurait alors beaucoup jusqu’à ce qu’il se relevât et revenait chez lui, que Allah l’agrée.

Allah est exempt d’imperfection ! Certes, un homme qui a ces caractères mérite véritablement d’être parmi les plus honorables des maîtres et les plus émérites, ce qui a fait que les plus émérites des gens mentionnent son mérite et le citent en bien. Ainsi, Ahmad fils de ‘Abou l-Hawwariyy a rapporté de Al-Haytham fils de Jamil, qu’il a dit : « J’ai entendu Charik dire : Chaque peuple avait une référence dans son époque, et Al-Foudayl Ibnou ^Iyad était la référence pour les gens de son époque ».

Dans As-Siyar Mardawayh a dit : « ^Abdou l-Lah Ibnou l-Moubarak m’a dit : Al Foudayl Ibnou ^Iyad a été véridique dans son engagement à l’égard de Allah et Allah lui a accordé la sagesse lorsqu’il parlait ». Il a également été rapporté de ^Abdou l-Lah Ibnou l-Moubarak qu’il a dit au sujet de Al-Foudayl : « Il fait parti des abdal‘abdal est le pluriel de badal et badal est un rang élevé dans la sainteté. Tous les saints n’ont pas le même rang et le badal est un rang élevé– ». Ainsi, celui qui fait partie des abdal est forcément comme nous l’avons mentionné quelqu’un qui a la science, qui a l’ascèse, qui s’adonne à l’adoration, qui a la vertu et la rectitude.

Ainsi, d’après Abou Bakr ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Affan, il a dit : J’ai entendu Ibnou l-Moubarak dire :  Il n’est pas resté dans Al-Hijaz un seul badal si ce n’est Al-Foudayl Ibnou ^Iyad et son fils ^Aliyy et ceci suffit comme mérite et honneur qu’il fasse partie des badal, ceux au sujet de qui le Messager r a dit : ce qui signifie : « La terre ne se videra pas de quarante hommes comme ‘Ibrahim Al-Khalil. C’est grâce à ces quarante-là que les gens recevront la pluie et c’est grâce à ces gens-là qu’ils recevront la victoire. Il n’y a pas un seul d’entre eux qui meure sans que Allah ne le remplace par un autre ». Ce hadith a été rapporté par AtTabaraniyy dans son Jami^ par l’intermédiaire de ‘Anas Ibnou Malik, que Allah l’agrée.

 

Ce qui s’est passé entre Al-Foudayl et Ar-Rachid

Haroun Ar-Rachid, que Allah lui fasse miséricorde, honorait les gens de science et les gens de mérite. Il entretenait des liens avec eux c’est-à-dire qu’il leur rendait visite. Ils venaient aussi les voir et il recherchait de leur science, de leur secret et de leur bénédiction. Ainsi beaucoup d’Imams de son époque comme l’Imam Malik et Al-Foudayl ont eu des contacts avec lui et il a fait leur éloge.

D’après ce qu’a rapporté Adh-Dhahabiyy dans (    ) d’après (    ) Ibnou (     )  il a dit : J’ai entendu Ar-Rachid dire : Je n’ai pas vu parmi les savants qui inspirait plus le respect que l’Imam Malik ni qui avait plus crainte de Allah que Al-Foudayl.

 

Dans une autre occasion, il a été rapporté que Al-Foudayl a exhorté Ar-Rachid. Il a parlé avec tellement d’éloquence que Ar-Rachid s’est mis à pleurer. Son serviteur est alors venu et a pu voir Ar-Rachid pleurer en sanglots. Al-Foudayl a dit : « Ils m’ont alors accompagné et ils m’ont dit : Pars tu es en paix ».

Dans un autre récit, il a été rapporté que Ar-Rachid était parti le voir dans sa maison accompagné de son serviteur Al-Fadl. Al-Fadl qui accompagnait l’Emir des Croyants Haroun Ar-Rachid a dit : Nous étions arrivés chez lui. Il était alors debout en train d’accomplir la prière et réciter une ayah du Qour’an qu’il répétait. Haroun Ar-Rachid a dit à son accompagnateur Al-Fadl : Frappe à la porte. J’ai alors frappé à la porte. Il nous a dit, après avoir terminé sa prière : Qui est là ? J’ai dit : Réponds à l’Emir des Croyants. Alors Al-Foudayl a dit de l’intérieur : Qu’est ce que j’ai moi avec l’Emir des Croyants ! Al-Fadl lui a répondu : Soubhana l-Lah ! N’est-ce pas que tu lui dois l’obéissance ?! Il a dit : C’est alors qu’il est descendu. Il a ouvert la porte puis il est remonté dans sa chambre. Il a éteint la lumière et il s’est réfugié dans un des coins de la chambre. Nous étions entrés et nous nous sommes mis à le chercher avec nos mains. C’est alors que la main de Haroun a précédé la mienne pour lui serrer la sienne. Al-Foudayl a dit : Combien cette main est douce si demain elle est sauvée du châtiment de Allah ! Al-Fadl a dit : Je me suis dit en moi-même qu’il va certainement lui dire des paroles dures cette nuit pour l’exhorter ! Al-Fadl l’accompagnateur de Haroun Ar-Rachid lui a dit : Passe maintenant à ce pour quoi nous sommes venus chez toi que Allah te fasse miséricorde. C’est alors que Al-Foudayl s’est mis à parler et a dit des paroles qui ont eu un très grand effet et qui ont exhorté Ar-Rachid. Il lui a dit entre autres : Si tu veux être sauvé alors abstiens-toi du bas monde. Fais comme un jeûne pour les bien du bas monde et que la rupture de ton jeûne soit par la mort. Ne sois pas de ceux qui se laissent aller au plaisir du bas-monde. Abstiens-toi de tout cela, tout comme le jeûneur s’abstient de manger et de boire et que la rupture de ton jeûne soit par la mort, tout comme celui qui jeûne rompt le jeûne au coucher du soleil. Il lui a dit également : Si tu veux être sauvé du châtiment de Allah, aime pour les musulmans ce que tu aimes pour toi-même et déteste pour le musulman ce que tu détestes pour toi-même. Je te dis cela, et je crains pour toi d’une grande crainte le jour où les pieds glissent lorsqu’ils auront à traverser le pont entre la terre du rassemblement et le voisinage du paradis ! Est-ce que tu as avec toi, que Allah te fasse miséricorde, qui te donne des conseils comme ceux-là ?! Al-Fadl a dit : C’est alors que Ar-Rachid s’est  mis à pleurer à chaudes larmes jusqu’à qu’il se soit évanoui. Lorsqu’il s’est réveillé, il lui a dit :  Dis-moi encore d’autres belles paroles, que Allah te fasse miséricorde ! Al-Foudayl lui a dit : Ô toi qui a un beau visage, c’est toi que Allah va interroger au sujet de l’état des musulmans au jour du jugement. Si tu as la capacité de protéger ce visage du feu de l’enfer alors fais tout ce qui est en ton possible. Et gare à toi de te lever au matin ou d’arriver au soir en ayant dans ton cœur une duperie à l’égard de l’un de ceux que tu gouvernes. C’est alors que Ar-Rachid s’est mis à sangloter. Puis il lui a donné mille dinars et il lui a dit : Prends cet argent. Tu pourras le dépenser sur ta famille et te renforcer pour adorer ton Seigneur. C’est alors que Al-Foudayl lui a dit : Que Allah te protège et t’accorde la réussite. Il lui a rendu l’argent. Il ne l’a pas pris puis il s’est tu. Al-Fadl a dit : Nous sommes alors sortis. Ar-Rachid a dit : Abou l-^Abbas, si jamais tu m’indiques quelqu’un, alors indique moi quelqu’un comme lui, c’est le maître des musulmans aujourd’hui. Entre-temps, une des épouses de Al-Foudayl était entrée chez lui et lui a dit : Tu vois bien la difficulté dans laquelle nous sommes, pourquoi n’as-tu pas accepté cet argent ? Lorsque Ar-Rachid a entendu ces paroles, il a dit : Revenons chez lui. Peut-être il va accepter l’argent. Lorsque Al-Foudayl a su la raison pour laquelle ils étaient revenus, il est remonté sur le toit et il s’est assis devant la porte de la chambre. Haroun est venu et s’est assis à ses côtés et s’est mis à lui parler pour le convaincre de prendre l’argent. Mais Al-Foudayl ne lui répondait pas. Tandis que nous étions ainsi une femme esclave noire était sortie et elle dit sèchement à Haroun Ar-Rachid l’Emir des Croyants –sans chercher à savoir qui il était– : Toi tu as beaucoup parlé au Chaykh ce soir. Tu peux t’en aller ! Et nous sommes repartis.

 

Quelques-unes des perles de sa sagesse

Il est naturel pour un Imam comme Al-Foudayl que ses propos expriment sa grande crainte de Allah, sa sincérité et sa grande compassion à l’égard des musulmans et son conseil pour eux par des expression éminentes, éloquentes qui sont très claires et bien exprimées comme des perles et des diamants.

Ainsi, parmi ce qui a un effet, parmi ces paroles, celles rapportées par Al-Houçayn fils de Ziyad, il a dit : J’ai beaucoup entendu Al-Foudayl dire : Protège ta langue, occupe-toi de ton état. Sois au courant des affaires de ton époque. Ne cherche pas à trop te montrer. Ne cherche pas la réputation dans le bas-monde.

Il est rapporté de Haroun Ar-Rachid qu’il a dit : Je suis entré le voir une fois et il m’a dit : Vide ton cœur pour le remplir de tristesse et de crainte jusqu’à ce qu’ils y habitent. Ainsi, ils pourront te détacher des désobéissances et t’éloigner du feu de l’enfer.

 

D’après ‘Ibrahim Ibnou l-‘Ach^ath d’après Al-Foudayl qu’il a dit : Il y a deux caractères qui rendent le cœur dur : le fait de trop parler et le fait de trop manger.

Il a dit aussi : Parmi le comportement des prophètes, il y a l’indulgence, la patience et le fait de veiller la nuit pour accomplir des actes d’adoration.

‘Ibrahim Ibnou l-‘Ach^ath a dit : J’ai vu Soufyan Ibnou ^ouyaynah qui fait partie des grands savants embrasser la main de Al-Foudayl à deux reprises.

Adh-Dhahabiyy a dit dans (    ) : Al-Foudayl, que Allah lui fasse miséricorde, a beaucoup d’exhortations. Il est ferme dans la piété. Il vivait grâce à ce que lui donnait Ibnou l-Moubarak et ceux qui sont comme lui parmi les gens du bien. Il s’abstenait de prendre les cadeaux des rois.

 

Son décès que Allah l’agrée

Certains ont dit : Nous étions assis auprès de Al-Foudayl. Nous lui avions dit : Quel âge as-tu ? Il a dit (en poésie) :

J’ai atteint les quatre-vingts

et qu’est ce que j’ai à attendre ou à espérer

les années m’ont fatigué et ont usé mon corps

mes os se sont affaiblis tout comme ma vue.

 

Après une vie pleine de sérieux, de piété, de prospérité dans le bien et les bénédictions, la mort est venue à lui alors qu’il avait dépassé les quatre-vingts ans. Il était mort le mois de Mouharram, au début de l’an 187 de l’Hégire honorée. Son décès était à La Mecque honorée. Ce jour-là, il était le Chaykh des gens du Hijaz –le Hijaz est la région qui englobe La Mecque, Médine et AtTa’if– que Allah lui fasse miséricorde.

 

Ô Allah, fais miséricorde à Al-Foudayl Ibnou ^Iyad et fais-nous profiter de ses bénédictions et les bénédictions des vertueux et la louange est à Allah le Seigneur des mondes.

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