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Biographie : L’Imam Zaynou l-3Aabidiin As-Sajjaad

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur décembre 13, 2010
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L’Imam As-Sajjad Zaynou l-^Abidin

 

Sa  biographie

 

Il s’appelle ^Aliyy fils de Al-Houçayn, fils de ^Aliyy Ibnou Abi Talib, que Allah les agréé tous, connu sous le surnom de Zaynou l-^Abidin, il était surnommé également Abou l-Houçayn et d’autres ont dit Abou Mouhammad.

Al-Houçayn, que Allah l’agréé, n’a pas d’autres descendants qu’à partir des descendants de Zaynou l-^Abidin.

Sa mère était une esclave qui s’appelait Ghazalah tout comme Ibnou Sa^ad l’a rapporté dans  » At Tabaqat« .

Ibnou Qoutaybah a dit dans son livre « Al Ma^arif  » que la mère de Zaynou l-^Abidin est de la région de Sindih et qui s’appelle Soulafah et d’autres ont dit Ghazalah.

Il a été rapporté dans le livre « Wa fayatou l ^ayan  » de Ibnou Khoulikan que sa mère Soulafah était la fille de Yazdajrd, le dernier des rois perses.

Et Ibnou Sa^ad rapporté dans « AtTabaqat » que ^Aliyy fils de Al-Houçayn était avec son père et il avait alors vingt-trois ans, il était malade allongé sur son lit, lorsque Al-Houçayn, ^alayhi sallam, a été assassiné Choummar Ibnou Dhiyy l-Jouchana a dit :

« -Tirez sur cet homme !

C’est alors qu’un de ses compagnons lui a dit

Soubhanallah ! ! Veux tu que l’on tue un jeune homme qui est malade, qui n’a pas combattu ?

Et ^Oumar Ibnou Sa^ad a dit

-Ne faites aucun mal à ces femmes ni à ce malade. »

C’est ainsi qu’il a échappé au fait d’être tué lorsque son père Al-Houçayn a été tué.

Sa science et son ascèse, sa piété

L’imam Zaynou l-^Abidin fait partie des maîtres des successeurs des compagnons.

AzZouhriyy a dit :

« -Je nain pas vu un seul hachimite qui soit meilleur que lui et je n’ai vu personne qui ait plus de science que lui. Il était, que Allah l’agréé, lorsqu’il s’apprêtait à faire le woudou, son visage devenait jaune.

Sa famille lui disait :

« -Qu’est ce qui te prend lorsque tu veux faire le woudou?

Il a dit:

-Je ne savais pas pour Qui je compte me lever. » ( C’est-à-dire lorsqu’il s’apprête à faire la prière)

Il a été rapporté un jour qu’un incendie a éclaté dans la maison dans laquelle se trouvait ^Aliyy fils de Al-Houçayn, alors qu’il était en prosternation, les gens s’étaient mis à lui dire :

« -O, toi le fils de la fille du Messager de Allah, O, toi le fils de la fille du Messager de Allah, au feu!! ! »

Mais il n’a pas relevé la tête jusqu’à ce que le feu ait été éteint et il a été dit :

« -Qu’est ce qui t’a détourné de ce feu ?

-C’est l’autre feu qui m’en a détourné a t’il répondu. (Il fait allusion au feu de l’enfer.)

Un jour un homme était venu à lui alors qu’il était avec ses compagnons dans la mosquée, il n’a pas laissé une seule mauvaise parole sans qu’il le lui ait dite et Zaynou l-^Abidin se taisait.

Par la suite, cet homme était reparti lorsque la nuit était venue, il est venu à la porte de cet homme et lui  a dit :

« -Ô, mon frère, si tu étais véridique en ce que tu m’as dit, que Allah me pardonne et si tu étais menteur, que Allah te pardonne. »

Puis il est reparti. C’est alors que cet homme est sorti et l’a suivi par derrière et s’est mis à pleurer tant que Zaynou l-^Abidin a eu de la compassion pour lui.Cet homme lui a dit :

« -Ne me méprends pas. Je ne reviendrais plus à faire quelque chose que tu n’aimes pas .

-Et toi je te pardonne pour tout ce que tu m’as dit. »

Sa générosité

L’imam As-Sajjad Ibnou l-^Abidin, que Allah l’agréé, était généreux, il prodiguait le bien, il était bienfaiteur.

Ibnou l-Jawziyy a rapporté dans «  Sifatou AsSafawah » d’aprés Mouhammad fils de Is-haq il a dit : « Il y avait des gens à Médine qui vivaient et ils ne savaient pas d’où leur parvenait leur subsistance; lorsque ^Aliyy fils de Al-Houçayn était mort ils ne retrouvaient plus ce qu’il leur était donné de nuit et il est rapporté que leur nombre était de cent familles de Médine.

Et lorsque venait à lui un mendiant pour lui demander quelque chose, il lui faisait bon accueil et lui disait :

-Bienvenue à celui qui transporte mes provisions pour l’au-delà ! »

Et un des fils de ^Amr Ibnou Yasir a rapporté :

« Il y avait un jour chez ^Aliyy fils de Al-Houçayn des invités qui avaient demandé à l’un de ses serviteurs à ce qu’il leur ramène rapidement de la viande cuite dans le four. C’est alors que le serviteur était venu en courant et la brochette -le fer sur lequel était mis les bouts de viande- ( On dit plutôt la broche, non?) était tombée de sa main sur l’un des enfants de ^Aliyy qui l’a atteint dans sa tête et il en est mort c’est alors que ^Aliyy a dit à ce serviteur :

« -Tu es libre, parce que tu n’as pas fait exprès ; »

Et il l’a amené avec lui dans le convoi funéraire de son fils.

 Un jour il a rendu visite à Mouhammad fils de Houssama fils de Zayd lors de sa maladie et Mouhammad s’était mis à pleurer. Zaynou l-^Abidin lui a dit:

« -Qu »est ce qui t’arrive?

-Je suis endetté.

-De combien?

-Quinze mille dinars.

C’est alors que Zaynou l-^Abidin lui a dit:

-C’est moi qui me charge de les rembourser. »

Sa modestie.

^Aliyy fils de Houçayn était, que Allah l’agréé, modeste. Lorsqu’il marchait sa main ne dépassait pas sa cuisse et il ne marchait pas avec arrogance et fierté. Lorsqu’il se levait pour accomplir la prière il était pris de tremblements il lui était dit :

« -Qu’est ce qui t’arrive ?

-Vous ne savez pas pour Qui je me lève et Qui j’invoque. »

Il s’asseyait, que Allah l’agréé, dans l’assemblée de ‘Aslam, l’esclave affranchi de ^Oumar, que Allah l’agréé. C’est alors qu’un homme de Qouraych lui a dit:

« -Tu laisses l’assemblée de Qouraych et tu tiens l’assemblée avec un esclave de Bani ^Oudayy !

C’est alors que ^Aliyy lui a dit:

-Mais la personne s’asseoit là où elle profite. »

Et Yazid Ibnou Hazim a dit :

« -J’ai vu ^Aliyy fils de Al-Houçayn et Soulayman fils de Yasar s’asseoir dans Ar-Rawdah (c’est-à-dire entre la tombe du Prophète et le minbar du Prophète dans la mosquée du Prophète) Ils discutaient de sujets utiles jusqu’à addouha et ils révisaient la science de la religion lorsqu’ils voulaient se lever alors ^Abdoul-Lah fils de Abou Salamah leur récitait une sourah du Qour’an. Lorsqu’il terminait, ils faisaient des invocations .

Les faits remarquables de l’imam Zaynou l-^Abidin

 

 Ibnou Qoutaybah a rapporté dans “Al ma^arif”:

« ^Aliyy fils de Al-Houçayn avait affranchi une femme esclave qui lui appartenait puis il l’a épousé. C’est alors que  ^Abdoul-Malik Ibnou Marwan lui a envoyé une lettre pour le blâmer pour ce qu’il a fait  et Zaynou l-^Abidin lui a écrit sa réponse en lui disant:

« Vous avez certes un excellent modèle en la personne du Messager de Allah        , qui avait affranchi Safyah la fille de Khouyay fils de ‘Akhtab puis il l’avait épousé et il a affranchi Zayd, le fils de Kharithah et il lui a donné en épouse la fille de sa tante paternelle  Zaynab bintou Jahch »

Zaynou l-^Abidin était extrêmement bienfaisant envers sa mère tant qu’il évitait de manger dans le même récipient que sa mère de crainte que sa main ne prenne le morceau qu’avait vu en premier sa mère. Et il  accomplissait, que Allah l’agréé, chaque jour et nuit mille rak^ah des prières surérogatoires tant qu’il a été surnommé l’imam As-Sajjad ( c’est-à-dire celui qui se prosterne)

AzZouhriyy a dit également:

« C’était celui des gens de sa famille que l’on avait le plus pour destination et c’était celui d’entre le plus que Marwan Ibnou l-Hakam et ^Abdoul-Malik Ibnou Marwan aimaient »

 

 

Quelques- unes de ses caractéristiques

 

Zaynou l-^Abidin avait un drap de tissu qui s’appelle khaz de couleur jaune qu’il mettait le vendredi et il mettait dans ses pieds des sortes de sandales qui ne sont pas fermées de derrière et qui avait une description particulière Il achetait aussi le tissu de khaz à cinquante dinars, il passait dans ce tissu là l’hiver puis il revendait ce tissu et donnait en aumône le prix. Il passait l’été dans deux vêtements, des habits d’Egypte qu’il achetait à un dinar et il mettait de temps en temps d’autres vêtements. Il mettait sur sa tête une ^imamah (un turban) et il laissait l’extrémité du turban dépasser derrière son dos. Il mettait du baume ou du parfum aprés le ghousl lorsqu’il voulait entrer en rituel. Il rassemblait les prières de Adh-dhour et de Al-^asr, ainsi que celle de Al-maghrib et de Al-^icha pendant le voyage.

Ses paroles dans l’exemption de Allah de toute ressemblance avec Ses créatures

 

Zaynou l-^Abidin était sur la croyance du Prophète et de ses compagnons en terme de croyance en l’unicité de Allah et de Son exemption  de l’endroit, de la localisation, de la limite et de la couleur

Le maître  Mourtadah AzZabidiyy le commentateur de « Al-Qamous » a rapporté avec une chaîne de transmission ininterrompue composée de gens qui sont tous de la famille du Prophéte que Zaynou l-^Abidin ^Aliyy fils de Al-Houçayn a dit dans son épître appelé « AsSahifah As- Sajjadiyyah« :

«  Tu es exempt d’imperfection, O Allah Tu n’es pas contenu dans un endroit »

Et Zaynou l-^Abidin, que Allah l’agréé, personne ne l’aidait pour sa purification, il puisait l’eau pour sa purification avant de s’endormir. Lorsqu’il se levait pendant la nuit il commençait par utiliser le siwak ensuite il faisait son woudouet il commençait à faire la prière et il rattrapait les prières surérogatoires qu’il avait manqué la journée, il les rattrapait pendant la nuit puis il était dit: « Mes fils, ceci n’est pas un devoir pour vous (c’est-à-dire d’accomplir les prières surrérogatoires) mais celui d’entre vous qui s’est habitué à une habitude de bien, c’est bien pour lui de persévérer sur cela »

Et il ne délaissait la prière surérogatoire de nuit ni lorsqu’il était résident ni lorsqu’il était voyageur.

On rapporte de lui, qu’il a dit:

«  Je suis étonné de l’orgueilleux arrogant qui la veille était de l’eau mélangée du père et de la mère et demain il sera un cadavre puant. Et je suis étonné du profond étonnement de celui qui doute au sujet de Allah alors qu’il voit les créatures de Allah et je suis étonné du plus profond étonnement de celui qui renie la résurrection alors qu’il voit cette vie présente et je suis étonné de tout l’étonnement pour celui qui oeuvre pour cette résidence qui va à sa fin et alors qu’il sait qu’il y aura une résidence qui sera éternelle sans fin.»

Et il été rapporté de Abou Ja^far Mouhammad  fils de ^Aliyy Zaynou l-^Abidin qu’il a dit :

« Mon père m’a recommandé certaines choses, il m’a dit :

-Ne tiens pas la compagnie de cinq catégories de personnes ne leur parle pas et ne les accompagne pas sur le chemin.

Je lui ai dit:

-Je me sacrifies pour toi, ô mon père qui sont donc ces cinq personnes?

Il m’ a dit:

-Ne tiens pas la compagnie du grand pécheur car il est capable de te vendre pour une bouchée ou moins que cela.

Je lui ai dit:

-Père qu’est ce qui est moins qu’une bouchée ?

-Il souhaite obtenir la bouchée et il ne l’obtient pas.

-Père et qui est donc la deuxième de qui je ne tiens pas la compagnie ?

-Ne tiens pas la compagnie de celui qui est avare car il est capable de prendre de toi et de te rendre encore plus dans le besoin que lorsque tu l’avais connu.

-Père et qui est donc la troisième personne?

-Ne tiens pas la compagnie du menteur car il est comme le mirage: il éloigne de toi celui qui est proche et te rapproche celui qui est loin

-Père et qui est donc le quatrième?

-Ne tiens pas la compagnie de celui qui est stupide car il veut t’être utile et il va te nuire

-Père et qui est donc le cinquième?

-Ne tiens pas la compagnie de celui qui rompt les liens avec ses proches parents car j’ai vu que dans le Livre de Allah il est maudit à trois reprises »

Au sujet du mérite de la famille du Prophète

 

 Il a été dit au sujet des mérites de la famille du Prophète beaucoup de poésie et parmi ce qui est rapporté c’est que Hicham fils de ^Abdoul-Malik a accompli le pèlerinage avant d’être chargé du califat. Il a essayé d’embrasser la pierre noire mais il n’a pas pu, c’est alors que Zaynou l-^Abidin ^Aliyy  fils de Al-Houçayn était venu, les gens se sont alors écartés, éloignés pour qu’il puisse embrasser la pierre noire. Des gens ont dit à Hicham:

« -Qui est donc cet homme ?

Il a dit:

-Je ne le connais pas »

C’est alors que Al-Farazdaq, le poète a dit :

« -Moi, je le connais. Et il s’est mis à dire de la poésie (en arabe qui est très belle, qui signifie en français) :

 

Cet homme est le fils du meilleur de tous les esclaves de Allah

           C’est lui le pieux, le pur, celui qui est illustre

La terre reconnaît son pas

            Et la maison sacrée le reconnaît

Tout comme ceux qui ne sont pas en rituel de pèlerinage

            Et ceux qui sont en rituel de pèlerinage

C’est lui qui, lorsque sa belle main a touché le noir de la Ka^bah

             Lorsqu’il va l’embrasser

Lorsque Qouraych le voit celui qui parle en leur nom dit

             C’est à l’honneur de cet homme que tout l’honneur aboutit

Si les gens de la piété sont énumérés

           Les gens de la famille seront leurs imams

Ou s’il a été dit : « Qui sont les meilleurs gens de la terre? »

              Il sera dit: “Ce sont eux”

 Cet homme, c’est le fils de Fatimah, si tu l’ignores

             C’est son grand-père qui était le dernier des prophètes de Allah

Mais ta parole: “Qui est cet homme? », ne lui nuie pas

             Les arabes connaissent celui que tu n’as pas connu

Tout comme les non arabes

             Il est modeste et pudique

Tellement il inspire de respect, les gens ne parlent

             Que lorsqu’il sourit”

 

 

Son décès, ^alayhi s-salam

Ses mérites et les faits remarquables de sa vie, que Allah l’agréé, sont beaucoup plus nombreux que d’être énumérés ici.

Il a été dit qu’il est mort en 99 de l’hégire et d’autres ont dit 92 de l’hégire à Médine.

Il a été enterré à Al-Baqi^ dans la tombe de son oncle paternel Al-Haçan fils de ^Aliyy sous la coupole où il y a la tombe de Al-^Abbas, que Allah les agréé tous.

Que Allah te fasse miséricorde, Ô toi l’Imam, l’ascète, le saint, le vertueux, que Allah te fasse miséricorde, tu étais véritablement Zaynou l-^Abidin (c’est-à-dire la parure des adorateurs) et que Allah nous accorde l’intercession de ton grand-père, salla Lahou ^alayhi wa sallam.

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Biographies : Le Chaykh Abdou lLaah Al-Harariyy

LE CHAYKH 3ABDOU L LAAH AL-HARARIYY

Son nom et sa naissance :

Il est l’honorable savant, le modèle des experts en authentification et le doyen de ceux qui examinent scrupuleusement la compatibilité des textes, celui qui est à la tête des savants qui œuvrent pour la religion, l’Imam, le Mouhaddith, le pieux ascète, le vertueux, celui qui persévère dans l’adoration, celui qui possède les dons éminents, le Chaykh Abou ^Abdi r-Rahman ^Abdou l-Lah fils de Mouhammad fils de Youçouf fils de ^Abdou l-Lah fils de Jami^ Al-Harariyy Ach-Chaybiyy Al-^Abdariyy, le Moufti (Jurisconsulte) de Harar. Il est né dans la ville de Harar, aux environs de l’an 1328 de l’Hégire (1910).

Son évolution et ses déplacements :

Il a grandi dans une famille modeste, aimant la science de la religion et les gens de science. Il a donc appris le Qour’an honoré avec mémorisation, psalmodie et maîtrise à l’âge de sept ans, puis il s’est entièrement consacré à puiser dans les océans de la science. Il a ainsi appris par cœur un certain nombre de manuels de base dans différents domaines de la science. Puis il a accordé son attention à la science du Hadith et a ainsi appris par cœur les six livres et d’autres encore, avec leurs chaînes de transmission, à tel point qu’il a été autorisé à donner des avis de jurisprudence et à transmettre le Hadith alors qu’il n’avait pas même dix-huit ans.

Il s’est distingué à travers toutes les régions de l’Ethiopie et de la Somalie en surclassant ses pairs dans la science de la biographie des hommes de la transmission du Hadith et de leurs niveaux respectifs. Il s’est également distingué par la mémorisation des manuels de base et l’approfondissement des sciences de la Sounnah, de la langue, de l’exégèse, de l’héritage et d’autres encore, à tel point qu’il n’est pas de science islamique connue qu’il n’ait étudiée et dans laquelle il ne soit compétent.

Son intelligence et sa mémoire exceptionnelle lui ont permis d’approfondir sa connaissance dans le fiqh Chafi^ite, les règles fondamentales de constitution du fiqh selon Ach-Chafi^iyy et les points de différence d’avis dans l’école. C’est également le cas dans le fiqh ma1ikite, hanafite et hanbalite, à tel point qu’il est devenu celui que les gens désignent et recommandent de visiter et auprès de qui les gens des contrées éthiopiennes et somaliennes se rendaient, jusqu’à ce qu’on lui accorde le poste de Moufti de Harar et de ses environs.

Il a appris le fiqh chafi^ite, les règles fondamentales de constitution selon Ach-Chafi^iyy et la grammaire arabe de plusieurs savants et maîtres parmi lesquels il y a le savant et maître le Chaykh Mouhammad Siraj Al-Jabartiyy le Moufti de l’Ethiopie. Il a appris les sciences de la langue arabe entre autres Chaykh et en particulier, du Chaykh Ahmad Al-Basir.

Il a étudié le fiqh des trois autres écoles ainsi que leurs règles fondamentales de constitution de plusieurs savants parmi lesquels il y a le Chaykh Mouhammad Al-^Arabiyy Al-Façiyy. Il a appris la science de l’exégèse du Chaykh Charif Al-Habachiyy, dans sa ville Jimmah, et il a pris la science du Hadith et les sciences attenantes de très nombreux savants. Parmi les plus honorables d’entre eux il y a le Chaykh Abou Bakr Mouhammad Siraj Al-Jabartiyy, Moufti de l’Ethiopie et le Chaykh ^Abdou r-Rahman ^Abdou l-Lah Al-Habachiyy ainsi que d’autres.

Puis il est parti vers La Mecque et ses savants avec lesquels il a fait connaissance. Parmi eux le Chaykh Mouhammad Yaçin Al-Fadaniyy. I1 a aussi fait partie de l’auditoire du Chaykh Mouhammad Al-^Arabiyy At-Tabban. Il a aussi rencontré le Chaykh vertueux, le Mouhaddith et spécialiste de la récitation du Qour’an Ahmad ^Abdou l-Mouttalib, Chaykh des spécialistes des sciences de la lecture du Qour’an à la mosquée de La Mecque. Il a appris de lui les quatorze versions de lecture ainsi que davantage de science du Hadith et il a obtenu de sa part une licence.

Il est parti par la suite à Médine l’Illuminée où il a établi des liens avec ses savants et où il a appris encore du Hadith du Mouhaddith le Chaykh Mouhammad fils de ^Aliyy AsSiddiqiyy Al-Bakriyy Al-Hanafiyy qui l’a autorisé à transmettre le Hadith.

Puis, il s’est dirigé vers Damas. Les habitants de la ville lui ont fait bon accueil, d’autant que venait de décéder le Mouhaddith, le Chaykh Badrou d-Din Al-Haçaniyy, que Allah lui fasse miséricorde. Puis, lorsqu’il a habité Damas, il a appris du Chaykh Mahmoud Fayiz Ad-Dir^ataniyy, le résident à Damas et son spécialiste de la lecture du Qour’an. Puis il s’est déplacé dans le pays du Cham. Sa renommée n’a cessé de croître, les savants du Cham ainsi que les étudiants le fréquentaient assidûment, il a donc fait connaissance avec ses savants et ils ont tiré profit de sa science. Ils ont témoigné de son mérite et ont reconnu son haut degré dans la science. Il est devenu célèbre dans le pays du Cham comme étant « le successeur du Chaykh Badrou d-Din Al-Haçaniyy » et comme étant « le Mouhaddith du pays du Cham ». Par ailleurs, de nombreux savants et spécialistes du fiqh du Cham lui ont rendu hommage, parmi eux le Chaykh Abou l-Yousr ^Abidin, Moufti de la Syrie, le Chaykh Nouh de la Jordanie, le docteur Al-Halwaniyy, Chaykh des spécialistes de la lecture du Qour’an en Syrie. De même le Chaykh ^Outhman Sirajou d-Din de la descendance du Chaykh ^Ala‘ou d-Din, maître des Naqchabandiyy en son temps, a fait son éloge et une correspondance fraternelle et scientifique s’est établie entre eux. Ont fait son éloge également le Chaykh ^Abdou l-Karim Al-Bayyariyy, l’enseignant à la mosquée Al-Hadra Al-Kaylaniyyah à Bagdad, le Chaykh Mouhammad Zahid Al-Islambouliyy, le Chaykh Mouhammad Al-Hanafiyy qui est l’un des plus célèbres savants turcs œuvrant actuellement dans ces contrées, les deux Chaykh ^Abdou l-Lah et ^Abdou l-^Aziz Al-Ghoummariyy qui sont les deux Mouhaddith des contrées marocaines, le Chaykh Mouhammad Yaçin Al-Fadaniyy le Mecquois, Chaykh du Hadith et des chaînes de transmission à l’Institut des sciences de religion à La Mecque honorée (Dar Al-^ouloum ad-Diniyyah). De nombreuses autres personnalités lui ont encore rendu hommage.

Il est arrivé à Beyrouth en l’an 1370 de l’Hégire (1950). Il a été l’hôte des plus grands Chaykh de cette ville, tels le Chaykh le Qadi (Juge) Mouhyi d-Din Al-^Ajouz, le Chaykh et Conseiller Mouhammad Ach-Charif. Le Chaykh Baha‘ou d-Din Al-Kilaniyy s’est réuni avec le Chaykh ^Abdou l-Lah chez le Chaykh Mouhammad Ach-Charif et il a tiré profit de lui dans la science du Hadith.

Le Chaykh Moukhtar Al-^Alayli, l’ancien responsable de la fatwa, que Allah lui fasse miséricorde, s’est réuni avec le Chaykh ^Abdou l-Lah et a reconnu son mérite et son haut degré dans la science. Il a préparé la prise en charge de son installation à Beyrouth par Dar Al-Fatwa, afin qu’il puisse se déplacer dans les différentes mosquées pour y diriger des assemblées de sciences, et ceci par une autorisation écrite du Chaykh Moukhtar.

 

Il est décédé que Dieu lui fasse miséricorde le mois de Ramadan de l’année 1429 H 2008. Il est enterré à Beyrouth.


1- Al-Harariyy : de Harar, région de la corne africaine (Ethiopie) ayant une histoire islamique glorieuse et qui a vu naître sur son sol beaucoup de savants et de saints.

2- Al-^Abdariyy : de la descendance de ^Abdou d-Dar, qui est une branche de la tribu de Qousayy fils de Kilab, le quatrième arrière-grand-père du Prophète

3- Hadith -Tradition prophétique – : parole, fait ou événement rapporté du Prophète ou de ses compagnons, que Allah les agrée.

4- Les six livres sont les recueils de Hadith les plus importants de la Tradition : AI-Boukhariyy, Mouslim, An-Naça‘iyy, Abou Dawoud, At-Tirmidhiyy, Ibnou Majah.

5- Fiqh : science de la jurisprudence des lois de l’Islam.

6- Chafi^ite : relatif à Ach-Chafi^iyy, le grand savant Qouraychite, l’un des plus illustres jurisconsultes musulmans, que Allah lui fasse miséricorde, il a pris la science de l’Imam Malik à Médine et ce dernier l’a autorisé à donner des avis de jurisprudence alors qu’il n’avait que quinze ans. Puis, il est parti en Irak et il a appris chez les élèves de l’Imam Abou Hanifah. Il a rencontré l’Imam Ahmad que Allah leur fasse miséricorde à tous.

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Biographie : L’Imam Al-Boukhariyy, le Chaykh des Mouhaddith

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur novembre 9, 2010
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L’Imam Al-Boukhariyy

L’Imam Al-Boukhariyy, le Chaykh des Mouhaddith

et l’Imam de ceux qui ont rassemblé le hadith

Sa biographie

Il s’agit de ‘Abou ^Abdi l-Lah Mouhammad fils de ‘Isma^il fils de ‘Ibrahim fils de Bardisbah Al-Jou^fiyy Al-Boukhariyy. Il est né dans la ville de Boukhara, le vendredi après la prière, treize nuits écoulées du mois de chawwal de l’année 194 de l’hégire. Il a grandi orphelin élevé par sa mère. Il a perdu la vue lorsqu’il était petit mais sa mère a vu le KhalilIbrahim ^alayhi s-salam dans le rêve qui lui a dit : « Allah a rendu la vue à ton fils en raison de tes nombreuses larmes ».

Al-Boukhariyy a aimé la science depuis son plus jeune âge. Il a ainsi mémorisé les compositions de hadith de Ibnou l-Moubarak en étant enfant. Il a lu les livres réputés alors qu’il avait seize ans, tant qu’il a été dit qu’il mémorisait en étant jeune soixante-dix mille hadith par cœur. Ce qui l’a aidé à cela, c’est qu’il connaissait les biographies de ceux qui rapportent le hadith et il recherchait leur état également, il le connaissait. Il connaissait les Chaykh de ceux de qui il tient le hadith ainsi que leurs élèves et leurs différentes chaînes de transmission.

Avant qu’il ne quitte son pays, il a pu recevoir par transmission tout ce qui y est rapporté comme hadith. Il les a entendu de Mouhammad ‘Ibnou Salam Al-Baykandiyy et ‘Abdou l-Lah ‘Ibnou Mouhammad Al-Mouçannadiyy et ‘Ibrahim ‘Ibnou l-‘Ach^af, de Mouhammad ‘Ibnou Youçouf Al-Baykandiyy et d’autres encore.

Ensuite, il est parti à La Mecque avec sa mère et son frère en recherchant à recevoir la transmission et à entendre les hadith rapportés.

Il est resté dans le Hijaz pendant six ans durant lesquels il recevait par transmission le hadith. Il s’est déplacé dans les différents pays, il est parti à Ach-Cham, il est parti en Egypte, il est parti à Al-Jazirah à deux reprises, à Al-Basrah à quatre reprises, à Al-Koufah et Baghdad à plusieurs reprises. Il a ainsi reçu le hadith de la part des mouhaddith de chaque pays où il s’était rendu, tant que les hommes de qui il rapporte le hadith ont atteint le nombre de mille quatre-vingts et ils étaient tous des mouhaddith.

Parmi les faits importants qui ont été rapportés à son sujet

L’Imam At-Taj As-Soubkiyy a rapporté dans son livre AtTabaqat lorsqu’il a mentionné la biographie de l’Imam des mouhaddith ‘Abou ^Abdi l-Lah Boukhariyy, il a rapporté d’après ‘Ibnou ^Adiyy qu’il a dit : « J’ai entendu plusieurs Chaykh rapporter que Al-Boukhariyy était venu s’installer à Baghdad. C’est alors que les gens qui rapportent le hadith se sont réunis et ils ont pris cent hadith qu’ils ont inversé, c’est-à-dire qu’ils ont pris le corps du hadith et la chaîne de transmission et ils les ont mélangés, de sorte qu’ils ont mis le texte de ce hadith avec la chaîne de transmission de cet autre hadith, et la chaîne de transmission de ce hadith pour le texte de cet autre hadith. Ils ont donné à chacun dix hadith qu’ils ont ainsi mélangés pour les mentionner à Al-Boukhariyy dans une assemblée. Les gens se sont alors réunis. L’un d’entre eux s’est levé et il a interrogé au sujet de ces hadith, d’un des dix qu’il a mélangés. Al-Boukhariyy a dit : « Je ne le connais pas ». Il l’a interrogé au sujet d’un autre hadith, Al-Boukhariyy a dit : « Je ne le connais pas », jusqu’à ce que le premier homme ait terminé avec les dix hadith. C’est alors que les spécialistes de jurisprudence se regardaient les uns les autres, c’est-à-dire qu’il s’interrogeait sur Al-Boukhariyy. Un deuxième homme s’est levé et a fait comme le premier. Et Al-Boukhariyy disait à chaque fois : « Je ne le connais pas ». Lorsque les dix hommes avaient fini, Al-Boukhariyy s’est retourné vers le premier d’entre eux et  lui a dit :  « Pour ce qui est de ton premier hadith sa chaîne de transmission c’est celle-là. Pour le deuxième hadith la chaîne de transmission c’est celle-là, et le troisième et ainsi de suite » jusqu’à lui donner les chaînes de transmission des dix hadith que le premier a donné. Il a rendu ainsi à chaque texte de hadith sa bonne chaîne de transmission. Ensuite, il a fait la même chose avec le deuxième, la même chose avec les autres jusqu’à avoir terminer avec les dix hommes. C’est alors que les gens lui ont reconnu sa capacité de mémorisation (de Hafidh).

Al-Boukhariyy depuis son plus jeune âge avait une très forte capacité de mémorisation de sorte qu’il apprenait par cœur les hadith avec leurs chaînes de transmission du fait même qu’il les entendait. Il a mémorisé des compositions de hadith de Ibnou l-Moubarak. Il a aussi reçu par transmission les livres réputés de l’époque alors qu’il avait seize ans et cette capacité de mémorisation étonnante est connue de lui depuis son plus jeune âge.

Parmi ce que As-Soubkiyy rapporte dans ses Tabaqat de Al-Boukhariyy qu’il a dit : « J’ai été inspiré la mémorisation du hadith dans le Kouttab –c’est-à-dire l’école où les enfants apprenaient le Qour’an et le hadith– alors que j’avais dix ans ou moins, et lorsque j’ai quitté le Kouttab après dix ans, j’allais écouter auprès de Ad-Dakhiliyy et d’autres.

Un jour tandis qu’il récitait le hadith aux gens, il a dit : « Soufyan a rapporté d’après ‘Abou Zoubayr d’après ‘Ibrahim ». C’est alors que je lui ai dit : « Mais ‘Abou Zoubayr n’a pas du tout rapporté de ‘Ibrahim ». Il m’a alors dit de me taire. Je lui ai dit : « Vérifie si tu veux sur ta copie d’origine ». Il est rentré puis il est ressorti et il m’a dit : « C’est comme tu as dit mon garçon». Il s’agit de AzZoubayr Ibnou ^Adiyy qui a rapporté de ‘Ibrahim. Il m’a alors pris le crayon de la main et il a corrigé, et il m’a dit : « Tu as dit vrai ». Lorsque Al-Boukhariyy a été interrogé sur son âge à ce moment-là, il a répondu : « J’avais onze ans ».

Parmi ce qui est rapporté de Mouhammad ‘Ibnou ‘Abi Hatim Al-Warraqde Al-Boukhariyy qu’il a dit : « J’ai entendu Hamid ‘Ibnou ‘Isma^il et un autre dire : « Al-Boukhariyy venait avec nous pour entendre le hadith alors qu’il était encore jeune garçon. Mais il n’écrivait rien du tout. Un bon moment s’était écoulé et il faisait ainsi. Nous lui disions alors, pourquoi tu n’écris pas ? et il nous a dit vous avez beaucoup insisté pour que j’écrive. Lisez moi donc ce que vous deux avez écrit. Nous avions alors sorti ce que nous avions écrit et c’était plus que quinze mille hadith. Il les a tous récité par cœur, tant que nous corrigions nos versions sur ce qu’il avait appris par cœur ».

Les Chaykh de Al-Boukhariyy

Comme le nombre de ses Chaykh était important et beaucoup plus grand encore que d’être limité dans cette étude, nous allons mentionner les plus réputés d’entre eux. Ainsi, il a entendu de Makkiyy fils de ‘Ibrahim Al-Balkhiyy et de ^Abdan fil de ^Outhman Al-Marwaziyy et de ^Oubaydi l-Lah fils de Mouça Al-^Absiyy et de ‘Abi ^Asim Ach-Chaybaniyy et de Mouhammab ‘Ibnou ^Abdi l-Lah Al-‘Ansariyy, de Mouhammad ‘Ibnou Youçouf Al-Faryabiyy et de ‘Abou Nou^aym Al-Fadl fils de Daki, de ‘Abou Ghassad Al-Hindiyy et de Soulayman fils de Harb Al-Wachijiyy et de ‘Abou Salamah At-Taboudhakiyy et de ^Affan fils de Mouslim, de ^Aram fils de Al-Fadl, de ‘Abou l-Walid AtTayaliciyy, de ‘Abou Ma^mar Al-Minqariyy, de ^Abdou l-Lah fils de Maslamah Al-Qa^indiyy, de ‘Abou Bakr Al-Hamidiyy, de ^Abdou l-Lah fils de Youçouf At-Taniciyy, de ‘Abou l-Yaman Al-Himsiyy, de ‘Ahmad ‘Ibnou Hanbal, de ‘Isma^il fils de ‘Abou ‘Ouways Al-Madiniyy, de Yahya fils de Ma^in et de beaucoup d’autres encore.

Les paroles des savants au sujet de Al-Boukhariyy

Il a été rapporté que l’Imam Al-Boukhariyy s’était vu dans le rêve debout en présence du Messager de Allah et il tenait quelque chose à la main avec laquelle il éloignait quelque chose du Messager de Allah. Lorsqu’il a posé la question sur l’interprétation de ce rêve, certains de ceux qui interprètent les rêves ont dit : « Tu vas repousser le mensonge de ceux qui parlent en faux au sujet du Messager de Allah ».

Il a été rapporté dans Tah-dhibou l-‘Asma’i wa l-Loughat d’après Hachid fils de ‘Isma^il qu’il a dit : « J’ai vu ‘Is-haq fils de Rahawayh assis sur une couche et avec lui Mouhammad fils de ‘Isma^il Al-Boukhariyy. C’est alors que Mouhammad l’a corrigé dans quelque chose et ‘Is-haq fils de Rahawayh a repris les paroles de Al-Boukhariyy. Alors, ‘Is-haq a dit aux gens : « Ô vous les gens, vous qui maîtrisez le hadith, prenez de ce jeune homme. S’il avait vécu dans l’époque de Al-Haçan Al-Basriyy, les gens auraient besoin de lui en raison de sa connaissance du hadith et de sa compréhension du hadith ».

Il a été rapporté dans Al-Bidayah wa n-Nihayah d’après Ibnou Khouzaymah qu’il a dit :  « Je n’ai pas vu sur terre, qui ait plus de connaissance du hadith du Messager de Allah, ni qui le mémorise mieux que Al-Boukhariyy » et ‘Is-haq ‘Ibnou Zayrak a dit à son sujet : « J’ai entendu en l’an deux cent quarante sept Mouhammad ‘Ibnou ‘Idris Ar-Raziyy ‘Abou Hatim dire : « viendra vous voir un homme des gens de Khouraçan et il n’est pas sorti de Khouraçan qui mémorise plus le hadith que lui et il n’est pas venu en Irak qui ait plus de science de hadith que lui ». Est venu alors chez nous Mouhammad ‘Ibnou ‘Isma^il après quelques mois, c’est-à-dire Al-Boukhariyy.

Parmi ce que l’Imam le Moujtahid ‘Ahmad ‘Ibnou Hanbal que Allah l’agrée a dit pour faire son éloge et indiquer son haut degré. Il a dit que le degré de Hafidh a été atteint par quatre des gens de Khouraçan, ‘Abou Zou^rah Ar-Raziyy, Mouhammad ‘Ibnou ‘Isma^il Al-Boukhariyy, ^Abdou l-Lah ‘Ibnou ^Abdi r-Rahman As-Samarqandiyy et Al-Houçayn ‘Ibnou Chouja^ Al-Balkhiyy. Et il a rapporté dans Tabaqat As-Soubkiyy d’après Mouhammad ‘Ibnou ‘Abi Hatim al-warraq de Al-Boukhariyy qu’il a dit : « Je l’ai entendu dire des compagnons de ^Amr ‘Ibnou ^Aliyy : ils m’ont mentionné un jour un hadith. Je leur ai dit alors : je ne le connais pas. Ils étaient alors heureux et ils sont partis voir ^Amr ‘Ibnou ^Aliyy pour lui dire nous avons mentionné à Mouhammad fils de ‘Isma^il un hadith qu’il n’a pas du tout connu. C’est alors que ^Amr leur a dit :  Un hadith que Mouhammad fils de ‘Isma^il ne connaît pas, n’est pas un hadith ». Il a également été rapporté dans Tabaqat As-Soubkiyy d’après ‘Ahmad ‘Ibnou Hamdoun qu’il a dit : « Mouslim ‘Ibnou l-Hajjaj était parti voir Al-Boukhariyy et il l’a embrassé entre les yeux et lui a dit : J’embrasserai même tes pieds Ô toi qui est les maître de ceux qui maîtrisent le hadith et toi qui est celui qui connaît la valeur et le degré de fiabilité des hadith ».

Hachid ‘Ibnou ‘Isma^il a dit : « J’étais à Al-Basrah et j’ai entendu l’arrivée de Mouhammad ‘Ibnou ‘Isma^il. Lorsqu’il était arrivé, Mouhammad ‘Ibnou Yasar a dit : Aujourd’hui est rentré chez nous le maître des spécialistes de jurisprudence ».

Il a été rapporté de ’Abou Sahl Ach-Chafi^iyy qu’il a dit : « Je suis entré à Al-Basrah, à Ach-Cham, à Al-Hijaz, à Al-Koufah, et je voyais leurs savants et chaque fois que Mouhammad ‘Ibnou ‘Isma^il était mentionné ils lui reconnaissaient un degré supérieur au leur ». Il est rapporté de ^Abdou l-Lah le fils de l’Imam ‘Ahmad ‘Ibnou Hanbal qu’il a dit : « J’ai dit à mon père : Père, qui sont donc les Hafidh. Il m’a dit : Ô mon fils, ce sont des jeunes qui venaient chez nous, des gens de Khouraçan et ils se sont dispersés maintenant ». Et je lui ai dit : « Qui sont-ils donc père ? ». Il m’a dit : « Mouhammad ‘Ibnou ‘Isma^il, c’est-à-dire Al-Boukhariyy ». C’est-à-dire qu’il n’a mentionné d’entre eux que Al-Boukhariyy. Parmi ce que ‘Ibrahim Al-Khawwas a dit au sujet de Al-Boukhariyy : « J’ai vu ‘Abou Zour^ah comme un enfant assis devant Al-Boukhariyy, Mouhammad ‘Ibnou ‘Isma^il pour l’interroger sur le hadith ».

Ses ouvrages

Al-Boukhariyy faisait partie des savants qui avaient les plus hauts degrés, qui avaient laissé de nombreux ouvrages éminents et fort utiles. Que Allah l’agrée, il était parmi les gens qui avaient les meilleurs capacités à composer, parmi les plus adroit d’entre eux. Ses ouvrages ont été nombreux. Nous citons les plus réputés d’entre eux : Al-Jami^ AsSahih qui est le livre réputé par le nom de Sahih Al-Boukhariyy, Al-‘Adabou l-Moufrad qui fait partie de ses composition les plus éminentes, les noms des compagnons, Asma’ou sSahabah, At-Tarikh qui est un livre dans lequel il a rassemblé ceux qui sont dignes de confiance et ceux qui sont faibles parmi ceux qui rapportent le hadith et il est en trois volumes, un grand, un moyen et un petit. Il a At-Tafsirou l-Kabir –la grande éxégèse–, Al-Jami^ou l-Kabir, Khalqou ‘Af^ali l-^Ibad –la création des actes des esclaves–, Khayrou l-Kalam fi l-qira’ati Khalfa l-‘Imam –les meilleures paroles au sujet de la récitation derrière l’imam–, Kitabou ddou^afa’i wa l-matroukin –le livre de ceux qui sont faibles et de ceux qui sont délaissés–, Kitabou l-^Ilali fi l-hadith, Kitabou l-Fawa’id, Al-Qira’atou Khalfa l-‘Imam, Qada’i wa sSahabah wa t-Tabi^in, Kitaboun fi l-Mabsouti fi l-hadith, Al-Mousannad Al-Kabir, Kitabou l-Wihdan, c’est un livre dans lequel il a rassemblé tout ceux qui n’ont qu’un seul hadith parmi les compagnons.

Son décès

Il est mort que Allah lui fasse miséricorde le samedi, la nuit de la fête de Al-Fitr de l’année deux cent cinquante six de l’Hégire. Il avait alors soixante deux ans moins treize jours. Il a été enterré le jour de la fête de Al-Fitr après la prière de AdhDhouhr dans un village qui s’appelle Khartank qui est un village de Samarqand. Ibnou ^Oudayy a rapporté d’après ^Abdou l-Qouddous fils de ^Abdou l-Jabbar As-Samarqandiyy qu’il a dit : « L’Imam Al-Boukhariyy était venu à Khartank alors qu’il avait des proches parents chez qui il était hébergé. Je les entendu dire une nuit alors qu’il avait fini la prière de la nuit dans ses invocations : Ô Allah, je ne supporte plus la vie sur terre alors fais-moi mourir. Le mois ne s’est pas écoulé avant que Allah ta^ala le fasse mourir. Que Allah fasse miséricorde à l’Imam Al-Boukhariyy et qu’Il le rétribue pour nous du meilleur bien.

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Biographie : AL-FOUDAYL IBNOU ^IYAD

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur novembre 9, 2010
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AL-FOUDAYL IBNOU ^IYAD

Sa biographie

Il est le modèle de ceux qui suivent le chemin pour l’ascèse. Il est l’Imam vertueux Al-Foudayl fils de Mas^oud fils de Bichr, le modèle, le chaykh de l’Islam, Abou ^Aliyy At-Taymiyy Al-Yarbou^iyy Al-Khouraçaniyy, celui qui a résidé auprès de la Maison Sacrée et honorée par Allah, la Ka^bah. Il était né à Samarqand –Samarkand– et il a grandi à ‘Abyourid. Il était un brigand qui barrait le chemin aux gens qui voyageaient entre Abyourid et Sarkhas jusqu’à ce qu’eut lieu l’événement de la petite fille. Il a alors fait le repentir à Allah puisqu’il a été fortement impressionné par ce rêve. Son âme a également été fortement influencée lorsqu’il a entendu la récitation d’un homme qui s’adonnait à l’adoration qui récitait la parole de Allah dans sourat Al-Hadid ayah 16 qui signifie : « N’est-il pas venu le moment pour ceux qui sont croyants que leurs cœurs fassent preuve de piété à l’égard de Allah lorsque Allah est évoqué et lorsque le Qour’an est récité ! ». C’est alors qu’il se mit à répéter par sa langue : « Oui, Seigneur il est venu le moment. Ô Allah je me suis repenti à Toi. Ô Allah je me suis repenti à Toi ».

Il est parti par la suite quérir la science et il puisait des océans de la science. Il était embelli pour cela par la sincérité et la piété à l’égard de Allah, tant qu’il a eu un très grand degré. Allah est exempt d’imperfection, Celui Qui guide qui Il veut.

 

Sa science et son ascèse

Il a voyagé, que Allah l’agrée, pour rechercher la science de la religion. Il a ainsi écrit le hadith à la ville de Al-Koufah. Il a appris de Al-‘A^mach, de Al-Layth, de Ja^far AsSadiq et d’autres qu’eux. Parmi ceux qui ont rapporté de Al-Foudayl Ibnou ^Iyad, il y a Ach-Chafi^iyy, Ibnou l-Moubarak, Bichr Al-Hafiyy, As-Siriyy As-Saqtiyy et ‘Açad Ibnou Mouça Al-‘Oumawiyy surnommé ’Açadou s-sounnah, –le lion de ‘Ahlou-Sounnah–, et d’autres encore.

Il a appris la jurisprudence. Il l’a mémorisée et il y a excellé. Il s’est adonné à l’adoration et à l’application dans l’obéissance jusqu’à atteindre un très haut degré. Les témoignages des savants sont venus pour prouver son haut degré. Ainsi, d’après Ibrahim fils de Mouhammad Ach-Chafi^iyy, il a dit : « J’ai entendu Soufyan Ibnou ^Ouyaynah dire Al-Foudayl est digne de confiance ».

D’après Ibnou Mahdiyy il a dit :  « Foudayl est un homme vertueux ».

An-Naça’iyy a dit : « Il est digne de confiance, il est honnête et c’est un homme vertueux ».

Mouhammad Ibnou Sa^d a dit :  « Il était né à Khouraçan dans le village de ‘Abyourid. Il est venu à Al-Koufah alors qu’il était âgé, il a entendu le hadith de Mansour et d’autres. Ensuite, il s’est adonné à l’adoration et il s’est déplacé pour s’installer à La Mecque. Il y a résidé jusqu’à sa mort au début de l’an 187 de l’hégire durant le califat de Haroun. Il était digne de confiance. Il était noble. Il était émérite. Il s’adonnait aux adorations. Il était ascète et avait rapporté beaucoup le hadith. »

Parmi ce qui a été rapporté au sujet de Al-Foudayl Ibnou ^Iyad, que Allah lui fasse miséricorde, c’est qu’il craignait beaucoup pour lui-même en ce qui concerne les sujets de l’au-delà et non pas les sujets du bas-monde. Il récitait le Qour’an. Lorsqu’il récitait le Qour’an, il transparaissait de sa récitation la tristesse et l’amour de Allah et la crainte du châtiment de Allah ^azza wa jall. Lorsqu’il récitait une ayah dans laquelle il y avait la mention du paradis, il demandait à Allah le paradis et lorsqu’il récitait une ayah dans laquelle il y avait une mention du châtiment, il demandait la préservation de Allah contre l’enfer. Avec tout cela, il accomplissait beaucoup de prières. On lui installait des nattes dans sa mosquée et il faisait la prière du début de la nuit pendant un certain temps, ensuite le sommeil le gagnait. Il se couvrait alors avec les nattes. Il s’endormait un peu puis il se réveillait à nouveau. Lorsque le sommeil le gagnait encore, il s’endormait puis il se réveillait et ainsi de suite jusqu’au matin. Au matin, il finissait l’adoration de nuit pour s’adonner à l’adoration de jour.

 

Al-Foudayl Ibnou ^Iyad, que Allah lui fasse miséricorde, était sûr dans le hadith qu’il rapportait. Il était véridique dans sa parole. Il accordait beaucoup de respect pour le hadith du Prophète r lorsqu’il le rapportait. Il arrive également que lorsqu’il rapporte le hadith du Prophète, son état change. Il se mettait alors à parler plus lentement par honneur et par respect pour les paroles du Messager de Allah r. Il était, que Allah l’agrée, de ceux qui étaient fortement touchés par le Qour’an qu’il récitait ou par l’exhortation qu’il entendait. Ses larmes coulaient à flots et il se arrive qu’il pleure parfois jusqu’à ce que ceux qui étaient présents avec lui aient de la compassion pour lui. Il était de ceux qui méditaient beaucoup. Il recherchait par sa science et ses œuvres l’agrément de Allah ^azza wa jall. Lorsqu’il partait dans un convoi funéraire, il ne cessait pas d’exhorter les gens, d’évoquer Allah et de pleurer comme s’il allait quitter à jamais ses amis et ses compagnons jusqu’à ce qu’il arrivât au cimetière. Il s’asseyait alors entre les tombes en étant fortement exhorté par la mort et les morts. Il pleurait alors beaucoup jusqu’à ce qu’il se relevât et revenait chez lui, que Allah l’agrée.

Allah est exempt d’imperfection ! Certes, un homme qui a ces caractères mérite véritablement d’être parmi les plus honorables des maîtres et les plus émérites, ce qui a fait que les plus émérites des gens mentionnent son mérite et le citent en bien. Ainsi, Ahmad fils de ‘Abou l-Hawwariyy a rapporté de Al-Haytham fils de Jamil, qu’il a dit : « J’ai entendu Charik dire : Chaque peuple avait une référence dans son époque, et Al-Foudayl Ibnou ^Iyad était la référence pour les gens de son époque ».

Dans As-Siyar Mardawayh a dit : « ^Abdou l-Lah Ibnou l-Moubarak m’a dit : Al Foudayl Ibnou ^Iyad a été véridique dans son engagement à l’égard de Allah et Allah lui a accordé la sagesse lorsqu’il parlait ». Il a également été rapporté de ^Abdou l-Lah Ibnou l-Moubarak qu’il a dit au sujet de Al-Foudayl : « Il fait parti des abdal‘abdal est le pluriel de badal et badal est un rang élevé dans la sainteté. Tous les saints n’ont pas le même rang et le badal est un rang élevé– ». Ainsi, celui qui fait partie des abdal est forcément comme nous l’avons mentionné quelqu’un qui a la science, qui a l’ascèse, qui s’adonne à l’adoration, qui a la vertu et la rectitude.

Ainsi, d’après Abou Bakr ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Affan, il a dit : J’ai entendu Ibnou l-Moubarak dire :  Il n’est pas resté dans Al-Hijaz un seul badal si ce n’est Al-Foudayl Ibnou ^Iyad et son fils ^Aliyy et ceci suffit comme mérite et honneur qu’il fasse partie des badal, ceux au sujet de qui le Messager r a dit : ce qui signifie : « La terre ne se videra pas de quarante hommes comme ‘Ibrahim Al-Khalil. C’est grâce à ces quarante-là que les gens recevront la pluie et c’est grâce à ces gens-là qu’ils recevront la victoire. Il n’y a pas un seul d’entre eux qui meure sans que Allah ne le remplace par un autre ». Ce hadith a été rapporté par AtTabaraniyy dans son Jami^ par l’intermédiaire de ‘Anas Ibnou Malik, que Allah l’agrée.

 

Ce qui s’est passé entre Al-Foudayl et Ar-Rachid

Haroun Ar-Rachid, que Allah lui fasse miséricorde, honorait les gens de science et les gens de mérite. Il entretenait des liens avec eux c’est-à-dire qu’il leur rendait visite. Ils venaient aussi les voir et il recherchait de leur science, de leur secret et de leur bénédiction. Ainsi beaucoup d’Imams de son époque comme l’Imam Malik et Al-Foudayl ont eu des contacts avec lui et il a fait leur éloge.

D’après ce qu’a rapporté Adh-Dhahabiyy dans (    ) d’après (    ) Ibnou (     )  il a dit : J’ai entendu Ar-Rachid dire : Je n’ai pas vu parmi les savants qui inspirait plus le respect que l’Imam Malik ni qui avait plus crainte de Allah que Al-Foudayl.

 

Dans une autre occasion, il a été rapporté que Al-Foudayl a exhorté Ar-Rachid. Il a parlé avec tellement d’éloquence que Ar-Rachid s’est mis à pleurer. Son serviteur est alors venu et a pu voir Ar-Rachid pleurer en sanglots. Al-Foudayl a dit : « Ils m’ont alors accompagné et ils m’ont dit : Pars tu es en paix ».

Dans un autre récit, il a été rapporté que Ar-Rachid était parti le voir dans sa maison accompagné de son serviteur Al-Fadl. Al-Fadl qui accompagnait l’Emir des Croyants Haroun Ar-Rachid a dit : Nous étions arrivés chez lui. Il était alors debout en train d’accomplir la prière et réciter une ayah du Qour’an qu’il répétait. Haroun Ar-Rachid a dit à son accompagnateur Al-Fadl : Frappe à la porte. J’ai alors frappé à la porte. Il nous a dit, après avoir terminé sa prière : Qui est là ? J’ai dit : Réponds à l’Emir des Croyants. Alors Al-Foudayl a dit de l’intérieur : Qu’est ce que j’ai moi avec l’Emir des Croyants ! Al-Fadl lui a répondu : Soubhana l-Lah ! N’est-ce pas que tu lui dois l’obéissance ?! Il a dit : C’est alors qu’il est descendu. Il a ouvert la porte puis il est remonté dans sa chambre. Il a éteint la lumière et il s’est réfugié dans un des coins de la chambre. Nous étions entrés et nous nous sommes mis à le chercher avec nos mains. C’est alors que la main de Haroun a précédé la mienne pour lui serrer la sienne. Al-Foudayl a dit : Combien cette main est douce si demain elle est sauvée du châtiment de Allah ! Al-Fadl a dit : Je me suis dit en moi-même qu’il va certainement lui dire des paroles dures cette nuit pour l’exhorter ! Al-Fadl l’accompagnateur de Haroun Ar-Rachid lui a dit : Passe maintenant à ce pour quoi nous sommes venus chez toi que Allah te fasse miséricorde. C’est alors que Al-Foudayl s’est mis à parler et a dit des paroles qui ont eu un très grand effet et qui ont exhorté Ar-Rachid. Il lui a dit entre autres : Si tu veux être sauvé alors abstiens-toi du bas monde. Fais comme un jeûne pour les bien du bas monde et que la rupture de ton jeûne soit par la mort. Ne sois pas de ceux qui se laissent aller au plaisir du bas-monde. Abstiens-toi de tout cela, tout comme le jeûneur s’abstient de manger et de boire et que la rupture de ton jeûne soit par la mort, tout comme celui qui jeûne rompt le jeûne au coucher du soleil. Il lui a dit également : Si tu veux être sauvé du châtiment de Allah, aime pour les musulmans ce que tu aimes pour toi-même et déteste pour le musulman ce que tu détestes pour toi-même. Je te dis cela, et je crains pour toi d’une grande crainte le jour où les pieds glissent lorsqu’ils auront à traverser le pont entre la terre du rassemblement et le voisinage du paradis ! Est-ce que tu as avec toi, que Allah te fasse miséricorde, qui te donne des conseils comme ceux-là ?! Al-Fadl a dit : C’est alors que Ar-Rachid s’est  mis à pleurer à chaudes larmes jusqu’à qu’il se soit évanoui. Lorsqu’il s’est réveillé, il lui a dit :  Dis-moi encore d’autres belles paroles, que Allah te fasse miséricorde ! Al-Foudayl lui a dit : Ô toi qui a un beau visage, c’est toi que Allah va interroger au sujet de l’état des musulmans au jour du jugement. Si tu as la capacité de protéger ce visage du feu de l’enfer alors fais tout ce qui est en ton possible. Et gare à toi de te lever au matin ou d’arriver au soir en ayant dans ton cœur une duperie à l’égard de l’un de ceux que tu gouvernes. C’est alors que Ar-Rachid s’est mis à sangloter. Puis il lui a donné mille dinars et il lui a dit : Prends cet argent. Tu pourras le dépenser sur ta famille et te renforcer pour adorer ton Seigneur. C’est alors que Al-Foudayl lui a dit : Que Allah te protège et t’accorde la réussite. Il lui a rendu l’argent. Il ne l’a pas pris puis il s’est tu. Al-Fadl a dit : Nous sommes alors sortis. Ar-Rachid a dit : Abou l-^Abbas, si jamais tu m’indiques quelqu’un, alors indique moi quelqu’un comme lui, c’est le maître des musulmans aujourd’hui. Entre-temps, une des épouses de Al-Foudayl était entrée chez lui et lui a dit : Tu vois bien la difficulté dans laquelle nous sommes, pourquoi n’as-tu pas accepté cet argent ? Lorsque Ar-Rachid a entendu ces paroles, il a dit : Revenons chez lui. Peut-être il va accepter l’argent. Lorsque Al-Foudayl a su la raison pour laquelle ils étaient revenus, il est remonté sur le toit et il s’est assis devant la porte de la chambre. Haroun est venu et s’est assis à ses côtés et s’est mis à lui parler pour le convaincre de prendre l’argent. Mais Al-Foudayl ne lui répondait pas. Tandis que nous étions ainsi une femme esclave noire était sortie et elle dit sèchement à Haroun Ar-Rachid l’Emir des Croyants –sans chercher à savoir qui il était– : Toi tu as beaucoup parlé au Chaykh ce soir. Tu peux t’en aller ! Et nous sommes repartis.

 

Quelques-unes des perles de sa sagesse

Il est naturel pour un Imam comme Al-Foudayl que ses propos expriment sa grande crainte de Allah, sa sincérité et sa grande compassion à l’égard des musulmans et son conseil pour eux par des expression éminentes, éloquentes qui sont très claires et bien exprimées comme des perles et des diamants.

Ainsi, parmi ce qui a un effet, parmi ces paroles, celles rapportées par Al-Houçayn fils de Ziyad, il a dit : J’ai beaucoup entendu Al-Foudayl dire : Protège ta langue, occupe-toi de ton état. Sois au courant des affaires de ton époque. Ne cherche pas à trop te montrer. Ne cherche pas la réputation dans le bas-monde.

Il est rapporté de Haroun Ar-Rachid qu’il a dit : Je suis entré le voir une fois et il m’a dit : Vide ton cœur pour le remplir de tristesse et de crainte jusqu’à ce qu’ils y habitent. Ainsi, ils pourront te détacher des désobéissances et t’éloigner du feu de l’enfer.

 

D’après ‘Ibrahim Ibnou l-‘Ach^ath d’après Al-Foudayl qu’il a dit : Il y a deux caractères qui rendent le cœur dur : le fait de trop parler et le fait de trop manger.

Il a dit aussi : Parmi le comportement des prophètes, il y a l’indulgence, la patience et le fait de veiller la nuit pour accomplir des actes d’adoration.

‘Ibrahim Ibnou l-‘Ach^ath a dit : J’ai vu Soufyan Ibnou ^ouyaynah qui fait partie des grands savants embrasser la main de Al-Foudayl à deux reprises.

Adh-Dhahabiyy a dit dans (    ) : Al-Foudayl, que Allah lui fasse miséricorde, a beaucoup d’exhortations. Il est ferme dans la piété. Il vivait grâce à ce que lui donnait Ibnou l-Moubarak et ceux qui sont comme lui parmi les gens du bien. Il s’abstenait de prendre les cadeaux des rois.

 

Son décès que Allah l’agrée

Certains ont dit : Nous étions assis auprès de Al-Foudayl. Nous lui avions dit : Quel âge as-tu ? Il a dit (en poésie) :

J’ai atteint les quatre-vingts

et qu’est ce que j’ai à attendre ou à espérer

les années m’ont fatigué et ont usé mon corps

mes os se sont affaiblis tout comme ma vue.

 

Après une vie pleine de sérieux, de piété, de prospérité dans le bien et les bénédictions, la mort est venue à lui alors qu’il avait dépassé les quatre-vingts ans. Il était mort le mois de Mouharram, au début de l’an 187 de l’Hégire honorée. Son décès était à La Mecque honorée. Ce jour-là, il était le Chaykh des gens du Hijaz –le Hijaz est la région qui englobe La Mecque, Médine et AtTa’if– que Allah lui fasse miséricorde.

 

Ô Allah, fais miséricorde à Al-Foudayl Ibnou ^Iyad et fais-nous profiter de ses bénédictions et les bénédictions des vertueux et la louange est à Allah le Seigneur des mondes.

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Biographie : Le Sultan an nasir, SalaaHou d-Diin al ‘Ayyououbiyy

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur novembre 9, 2010
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Le sultan an nasir, salahou d-din al ayyoubiyy

« Le sultan moudjahid »

Sa biographie :

C’est le savant, ascète, le moudjahid, le sultan Salahou d-din, Youssouf fils de Ayyoub fils de Chadhiyy. Il est né en l’an 532 de l’Hégire dans la citadelle de Tikrit qui est un fleuve qui se trouve au bord du Tigre, au sud de Baghdad en Irak. Son père était un gouverneur de la ville. Puis il s’est déplacé avec lui jusqu’à Al Mousil. Il s’y est installé sous la tutelle de ^imedou d-din zankiyy. Son cœur était pur, sa langue chaste. Il rétablissait les droits. Il empêchait le soudoiement et il punissait pour cela. Il accordait le droit pour chacun et c’était quelqu’un, que Allah lui fasse miséricorde, qui était un fin politique, adroit, un guide téméraire, dont les nouvelles ont étés diffusés en Orient et en Occident.

Son père, Nadjmou d-din ayyoub, s’est déplacé avec sa famille jusqu’à Ba^labak, après que ^imed d-din l’est désigné comme gouverneur de cette ville. Mais il n’est pas resté longtemps à Ba^labak. Puisqu’ils sont partis par la suite vivre à Damas. Salahou d-din s’est chargé de la responsabilité de la police de Damas, de l’époque de Nourou d-din. Mais après la mort de Al ‘atabak, nourou d-din ibnou ^imedou d-din zankiyy en l’an 569 de l’Hégire, Salahou d-din a gouverné l’Egypte et le cham et d’autres pays. Puis, il s’est préparé pour unifier les pays islamiques. Il a préparé les armées pour combattre les mécréants, et récupérer le restant des terres de ach-cham. Il a également préparé une armée pour récupérer le Yémen. Et il a envoyé à la tête de cette armée son propre frère Touran chah, fils de Ayyoub. En effet, Salahou d-din a vu que en adjoignant le Yémen à sa souveraineté, les musulmans pourront ainsi avoir le pouvoir sur les embouchures de la mère rouge afin de défendre les terres sacrées, du Hidjaz. Surtout après avoir repris la région de Al ^aqabah, qui se trouve au bord de la mère rouge. Par ailleurs, ^adan était devenu un centre important pour le commerce islamique. Il était donc important de la protéger des attaques des croisés, qui voulaient ainsi assurer la continuité de leurs territoires avec leurs partisans en Abyssinie. Il était donc important de préserver l’embouchure sud qui donne sur le mère rouge.

Ainsi, après que Salahou d-din ait préparé l’armée, son propre frère a traversé avec  les armées islamiques jusqu’à Djouddah. Et à partir de là-bas jusqu’à Mekkah où il est entré pour faire une ^oumrah. Ensuite, il a marché sur Zabid, qu’il a pris à son pouvoir. Et il a fait prisonnier le gouverneur de ^adan. L’armée a poursuivi son avancée et y a pris le pouvoir de la citadelle à ta^z qui est une des citadelles les plus protégées. Il a agit en bien avec ses habitants, Et il a éliminé toutes les divisions et les disputes. Il a ainsi annulé le restant du pouvoir Fatimide. Banou Ayyoub a gouverné le Yémen plus de la moitié d’un siècle.

Par ailleurs, le sultan Salahou d-din avait envoyé un bataillon à l’ouest de l’Egypte, sous la gouvernance de Qaraqouch, qui a prit barqah et tripoli et tunis. Ainsi il a unifié les pays islamiques en un seul front qui s’étend de barqah et Tunis à l’ouest jusqu’à l’Euphrate à l’est. Et de Al mousil et halab au nord jusqu’à an-noubah et le Yémen au sud. Il restait un souci à Salahou d-din, c’était de libérer Al ‘aqsa de l’ennemi qui était en Palestine.

 

 

 

 

La prise de position de du fort de Al kirk :

 

Badjan As-sakiyy qui était un croisé avait fait construire le fort de Al kirk qui se trouve au sud de la Jordanie. Et ce fort avait été construit sur une hauteur, ses murs étaient élevés et il était étendu de sorte qu’il pouvait contenir un grand nombre de soldats avec leurs familles. Et il était très bien défendu sur une hauteur de pierre de sorte qu’il soit difficile de l’atteindre de différentes directions tant la pente était abrupte. Pour y arriver, un pont a été construit et il était facile de le défendre du coté du fort. Mais la position de ce fort avait une importance stratégique pour des chemins qui mènent à  l’Egypte vers les pays de Ach-cham. Et Ronald Chaniol avait gouverné cette région. Il était surnommé « Arnart » tout comme l’avaient surnommé les arabes. Arnat était un homme qui faisait beaucoup les jeux de paris. C’était quelqu’un qui était quelqu’un de vilain qui ne respectait pas les engagements. A plusieurs reprises, il avait violé les pactes qu’il avait fait avec les musulmans. Et il attaqué les caravanes commerciales islamiques et il les pillait. Le sultan Salahou d-din a fixé une stratégie pour prendre le fort qu’il considéré comme une épine dans la gorge des musulmans. Salahou d-din a assiégé le port et le siége a duré plus d’un an au point que les gens consommés leurs propres bêtes. Ils ont demandé à avoir une garantie de sécurité en contrepartie de rendre le fort. Le sultan a accepté et a donné la garantie de sécurité à ceux qui y résidait.

 

 

La grande bataille de Hittin :

Le village de Hittin se trouve à l’ouest de Tibériade, elle est riche en eau avec beaucoup de pâturages dans certaines parties. La bataille a eu lieu dans une région qui s’étend de tiberaite à l’est et de tafouriayah à l’ouest. Et cette parie là était sèche, difficile, comportant très peu d’eau mis à part des puits et des sources rares. Bien que la libération de baytou l maqdis des mains des croisés était l’objectif pour lequel œuvré le sultan mudjahid salahou d din après avoir unifié le front islamique et qu’il a sécurisé les frontières. Il ne voulait pas être celui qui commencé la guerre pour une raison qu’il voulait. Il a attendu que Arnat celui qui gouvernait al kirk qui était connu pour sa trahison et ses supercheries, commence. Arnat avait attaqué une caravane qui passait par al kirk sur son chemin d’Egypte vers ach cham. Il l’a pillé, il l’a fait prisonnier et a tué les gens de la caravane. Il a dit aux prisonniers alors qu’il les torturés : « Que votre Mouhammed vienne pour vous délivrer. ». C’est alors que salahou d din s’est mis en colère et il a fait le vœu que si Allah le lui permet, il le tuera de ses propres mains. Salahou d-din a appelé à l’alerte générale pour le djihad  et après que les préparatifs furent terminés et que les armées islamiques volontaires soient venues de différentes régions du royaume, salahou d din a quitté Damas, vers basrah. Il a commencé par attaquer al kirk, il a pris possession de tiberiate mais comme la citadelle n’était pas facile à prendre, il l’a laissée pour y revenir plus tard. Et il a commencé par renforcer ses positions et là apparaît l’adresse de salahou d din et sa grande force militaire. En effet, il n’a pas fait avancer ses armées vers la bataille, mais il a plutôt forcé l’ennemi à venir vers lui afin que l’armée et les chevaux de l’ennemi soient fatigué. Les disputent éclatèrent dans l’armée de l’ennemi. Et ils se partagèrent en deux groupes. Raymond était le gouverneur de Tripoli voulait que les armées restent à safouriyyah parce qu’elles étaient proches de leurs royaume du coté de la mer. Et pour amener les armées des musulmans, à traverser le désert, entre tiberiate et safouriyyah de sorte que cette armée soit fatiguée, et qu’il soit facile de la vaincre. Mais arnat, le gouverneur de al kirk, lui qui était assoiffé du sang des musulmans, voulait au contraire s’empressait de s’avancer vers tiberiate, pour prendre par surprise salahou d din. Et ce fut l’avis de arnat qui l’emporta. Les armées des croisés avancèrent alors qu’elles étaient en proie à de profondes disputent. En plus de la température élevée en été alors que l’armée de salahou d din conservée sa force. Quand la nouvelle de l’avancée des ennemis parvint à salahou d din il dit : « Ce que je recherche est arrivé et nous avons eu ce que nous souhaitons. Ainsi l’armée des croisés avança avec leur armes leur armures leurs boucliers de fer et la chaleur du soleil se reflétait sur le sable du désert et la température était extrêmement élevée au point qu’ils allé tomber tellement leur fer était lourd. C’était un samedi cinq jours restant du moi de rabi^ou l akhir, de l’année 583 de l’Hégire. Lorsque la bataille s’engagea, les musulmans encerclèrent les ennemis, et ils les entourèrent comme un bracelet entoure un poignet. Ils ont tué beaucoup et fait prisonnier. Raymond, le gouverneur de Tripoli, voulait provoquer une brèche, dans le siège qui était autour d’eux. Et taqiyyou d din , le fils du frère de salahou d din, lui a préparé une ruse, il manifesta qu’il avait perdu et il lui a laissé le chemin pour sortir puis taqiyyou d-din referma à nouveau le cercle des musulmans. Raymond et son armée se sont trouvé séparé des armés des croisés qui étaient encerclés. Il préféra être sauvé et s’enfuir vers Tripoli. Il mourut peu de temps après par chagrin et tristesse, quand on l’a accusé de trahison. Salahou d din par ailleurs a fait allumé du feu dans les herbes qui ont entouré les positions de l’ennemi. Leur moral fut atteint, et beaucoup d’entre eux moururent et reste fut prisonnier. L’historien ibnou l athirr  qui était contemporain à cette bataille, a dit dans son tarif : « Tous ceux qui voyaient les morts, pensaient qu’il n’y avait plus de prisonniers et tous ceux qui voyait les prisonniers croyait qu’il n’y avait plus de mort. ». Un autre a dit : « Un chevalier parmi les musulmans avait dirigé trente ou quarante prisonniers avec une même corde et il arrivé qu’il y ait eu deux cent croisés prisonniers surveillé par un seul cavalier musulman ». Le nombre des prisonniers fut estimé à trente mille, choses qui baissa leur prix dans le marché quand ils furent exposés en vente. Et on en vendit l’un d’entre eux en contrepartie d’une claquette. Parmi les prisonniers, il y avait la plupart de leur chefs, de leur roi et parmi eux arnat. Salahou d din a blâmé fortement arnat pour ce qu’il avait fait avec la caravane musulmane et pour s’être moqué du prophète. Il lui a proposé l’islam, il a refusé. C’est alors que salahou d din brandit son épée et lui a dit : « Me voici prendre la victoire pour mohammed salla lahou ^alayhi wa sallam ».Et l’a tué en respectant le vœu qu’il avait fait. Après cela, l’Etat surnommé archalim s’écroula. Et le sultan salahou d din put récupérer toutes leurs villes et leurs fort. Les villes tombèrent l’une après l’autre entre les mains des musulmans. Et surtout ^akkaa, yaafaa, ^ifa , Saydah, beyrout et djoubayd.

 

 

 

 

 

Son amour pour la science de la religion et sa piété :

 

 

As soubkiyy dans tabaqat ach chafi^iyyah dit au sujet de salahou d din qu’il avait entendu le hadith du prophète auprès du hafidh abou tahair as salafiyy et abou tahir ibnou ^awf et le chaykh qoutbou d din an naycabouriyy et ^abdou l lah barwiyy an nahwiyy et beaucoup d’autres encore.

Le sultan salahou d-din a suivi la voie du salaf vertueux, en protegeant la religion en s’attachant à la croyance pure et claire, la croyance des gens de la vérité. Il avait ordonné, que Allah l’agrée, que l’on enseigne la croyance islamique qui comporte l’exemption de Allah de l’endroit de la localisation de la couleur et de toutes autres caractéristiques des créatures. Que l’on enseigne cette croyance dans les qouttab et les madrasah. L’illustre savant mouhammed ibnou habbati lah al makkiyy, avait composé un épître dans la croyance qu’il avait appelé hadaiqou l fousoul wa djawahirou l ousoul ( les jardins les saisons et les perles des fondements) qui est dans la science de al kalam conformément aux règles de abou l haçan al ach^ariyy, que Allah lui fasse miséricorde. Il  l’a ensuite offert au sultan salahou d din qui a ordonné qu’on l’enseigne dans les écoles pour les petits enfants. Et ce texte fut connu par al ^aqidah as salahiyyah. Parmi les paroles qu’il y dit il y a ce qui signifie :

Le créateur de ce monde est unique               Il n’a pas d’aide parmi ses créatures

Il est exempt de l’associé et des enfants        Il est exempt de tout équivalent.

Il est exempt de début il n’a pas de commencement        Il est exempt de fin il n’en n’a pas

 

 

Et ses contemporains disaient de lui que son cœur était empli de crainte de Allah, que ses larmes coulaient par la crainte de Allah lorsqu’il entendait le Qour’an. Il glorifiait énormément les rites de l’islam.

 

 

 

 

 

Parmi les choses qu’il a annulées :

 

 

Parmi les choses louables qu’il a annulées,  c’est qu’il avait annulé les impôts qui étaient pris des pèlerins qui prenaient la mer sur la voie de ^aydhab de l’époque de moukaththar ibnou ^isa qui est le dernier des émirs de la mecque surnommé al hawachim . En effet, celui qui ne donné pas cette taxe à ^idhab elle était prise de lui a djouddah . Il s’agissait de 7 dinars égyptien sur chaque personne. Et la raison pour laquelle il avait annulé c’est que le chaykh ^oulwan al asdiyy al halabiyy avait entamé le voyage pour le pèlerinage. Et lorsqu’il arriva à djouddah, on lui demanda cette taxe. Mais il refusa de la donner, et il voulut revenir, c’est alors que les soldats, ont essayé de le convaincre de ne pas repartir, et ils ont demandé l’autorisation au gouverneur de la mecque. Et c’était le charif moukaththar ibnou ^iça. Il a ordonné qu’on le laisse passé, et qu’on ne lui réclame pas cette argent. LOrsqu’il arriva à la mecque, il le rencontra et il s’excusa auprès de lui. En lui disant que les entrées d’argent de la mecque ne suffisent pas pour leur affaires, c’est ce qui les avaient amenés à prelever cette taxe injuste. Le chaykh ^oulwan à écrit une lettre au sultan salahou d din et il lui a cité le besoin du gouverneur de la mecque et lui a dit que les revenus de la ville étaient faibles et qu’ils ne suffisaient pas aux besoins de la ville. Et que c’est ce qui l’avait amené à faire cette innovation atroce. Le sultan salahou d din lui envoya 8000 irdab de blé. Il a été dit 2000 dinars et 1000 irdib de blé. Il lui a ordonné d’abandonné cette injustice. Le sultan persévérait sur la prière surérogatoire. Il avait une habitude de nombre de prières surérogatoires qu’il accomplissait quand il se levé en plein milieu de la nuit. Et sinon, il les faisant avant la prière de as soubh. Et lorsque le temps de la prière venait alors qu’il était en voyage, il faisant halte et il faisait la prière. Durant sa maladie qu’il l’avait atteint à la fin de ses jours, il faisait la prière debout. Et c’était la maladie qui avait provoqué sa mort.

 

 

Mention de certains éléments de sa biographie et de son courage :

 

 

Le sultan salahou d-din que Allah l’agrée était attaché à la religion, il était ascète il multipliait les actes d’adorations. Il persévérait sur les cinq prières dans leur temps dans la mosquée. Même durant la maladie, il faisait preuve de courage, il assisté à la prière en assemblée dans la mosquée tout comme l’a cité Ibnou chadad. Et en plus de cela, il persévérait sur les prières surérogatoires et les rawatib et les prières de la nuit. Lorsque le temps de la prière venait, alors qu’il était en voyage, il faisait halte, il faisait la prière, et avec tout cela, que Allah lui fasse miséricorde, il choisissait celui qui allait le diriger dans la prière. Il préférait celui qui mémorisait le plus le Qour’an, qui le mémoriser et qui le réciter parfaitement. Souvent la récitation du Qour’an le touchait, et il arrivait aussi qu’il demandait au gardien la nuit qu’il lui récite deux jouz ou trois djouz ou quatre jouz et il resté à l’écouter réciter. Et ce qui témoigne de son profond amour et de sa grande glorification du Qour’an, c’est ce qui a été rapporté. Qu’un jour un enfant est passé devant lui, alors qu’il récitait le Qour’an, il a apprécié sa récitation, il l’a rapproché de lui, il l’a fait manger avec lui. Et il a fait un waqf pour cet enfant et pour son père, deux parties d’un champ, dont l’enfant et son père pouvait exploiter dans l’agriculture. Le sultan salahou d din que Allah lui fasse miséricorde, avait un cœur plein de crainte de Allah, des yeux qui pleurait plein de crainte de allah, il était doux il était indulgent, il était tendre, il donnait le bon conseil, il aimait la science et les étudiants de science. Il aimait beaucoup entendre le hadith du prophète. Lorsqu’il prenait connaissance qu’un chaykh mouhaddith qui avait une chaîne de transmission élevée, qui assistait aux assemblées de Sultan, il l’invité et il prenait de lui et il entendait et faisait entendre ses enfants et ses esclaves. Et si ce chaykh n’assistait pas aux assemblées de science, il allait lui-même vers lui, il écoutait de lui et il récitait et il prenait de lui le hadith. Le sultan que Allah l’agrée était équitable, il était miséricordieux, il soutenait le démuni et le faible qui subissaient les injustes. Il a organisé des assemblées pour rétablir les droits, chaque lundi et jeudi où assisté les faqih et les qadi. Et il permettait aux gens qui avaient des différents, de parvenir jusqu’à lui que ce soit des grands des petits des vieux ou des jeunes. Il n’y avait pas eu quelqu’un qui demande son renfort, sans qu’il écoute le plaignant et  il rétablissait la justice. Ibnou chadad a dit : « Une fois je l’ai vu alors qu’un homme de Damas a demandé son renfort,  il se plaignait du fils du frère du sultan. Le sultan a demandé qu’on lui ramène son neveu, pour qu’il assiste à l’assemblée mais taqiyyou d din était quelqu’un qu’on appreciait beaoucoup mais dans pareille situation il avait écouté le plaignant il l’avait invité et il a insisté pour que justice soit faite. Salahou d din était courageux était généreux. Il était un savant vertueux et modeste. Ils ont dit qu’ils n’a jamais retardé une prière par rapport à son temps. Et il n’a jamais fait une prière obligatoire sans qu’elle soit en assemblée. C’était quelqu’un qui craignait énormément Allah, qui ne craignait le blâme de personne pour soutenir la victoire, pour soutenir la religion agrée par Allah. Dans son assemblée, il réunissait les savants, les gens de mérite, et les pauvres, les soufiyy et ses compagnons et il faisant en sorte que tout le monde était comme le cœur d’une même personne. Pour ce qui est du courage et de la patience, le sultan avait atteint un haut degré pour cela. Il était, que Allah lui fasse miséricorde parmi les plus courageux. Il avait une âme qui était très forte. Il était pérsevèrant. L’ennemi ne lui faisant pas peur. Il faisait le tour de l’ennemi une ou deux fois par jours pour prendre de ses nouvelles lui-même s’il était proche de lui. Et il faisait ses plans calmement et avec précaution. Et quand la guerre battait son plein, il traversait les deux rangs, et il organisait lui-même les soldats, il leur ordonnait d’avancer de persévérer, et il s’exposait lui-même face à l’ennemi et c’était celui qui était le plus proche de l’ennemi, qui était ferme comme un lion devant lequel les zèbres s’enfuient. Ibnou chadad a dit : « Je l’ai vu, que Allah lui fasse miséricorde, à l’extérieur de ^akkah, il était extrêmement malade, à cause de nombreuses ampoules, qui avaient poussées, au milieu de sa taille jusqu’à ses genoux, de sorte qu’il ne pouvait pas savoir. Il était sur son coté à l’intérieur de la tente. Et il n’avait pas voulu qu’on amène de la nourriture parce qu’il ne pouvait pas asseoir. Et il ordonnait qu’on donne la nourriture aux gens. Malgré cela, il avait pris place au milieu de la tente, proche des champs de bataille et il avait organisé l’armée en une aile droite, une aile gauche et un cœur. Et avec tout cela, il était sur sa monture du début de la journée jusqu’au coucher du soleil, il faisait le tour de son armée. Et ibnou chadad a dit : « Je l’ai vu la nuit assiégeant safad et il a dit : « Nous ne dormirons pas ce soir, avant d’avoir construit cinq catapultes ». Et il a préparé pour chaque catapulte, des gens qui s’occupent de le mettre en place. Nous avions passé toute la nuit à être à son service et les informations lui parvenaient que telle catapulte avait été déjà construite et telle autre jusqu’au matin et il avait terminé et c’était une des plus longues nuit et des plus froides.

Parmi ses œuvres militaires les plus éminentes, et les plus réputées, c’est la libération de baytou l maqdiss, et la conquête de al qouds puisqu’il y est entré le 15 du mois de rajab et il y a pris la ville le vendredi 27 du mois de radjab à l’occasion du souvenir du mois de al isra’ wal mi^radj (le voyage nocturne et l’ascension). Et la prière du vendredi y a été organisée. Les paroles allahou akbar et la ilaha il lalah se sont élevées. Et c’était une conquête et une libération éminente, et inspirant le respect.

 

Parmi ses recommandations :

Il a été rapporté qu’il avait recommandé à l’un de ses fils en lui disant : « je te recommande de faire preuve de piété à l’égard de Allah. Parce que la piété c’est la tête de tout bien. Et je t’ordonne de faire ce que Allah ta ordonné. Parce que ce sera la cause de ta sauvegarde. Et garde toi de l’effusion injuste du sang  parce que le sang ne dors pas, il peut provoquer la vengeance. Et je te recommande de protéger ton cœur, et le cœur de tes sujets. Et d’étudier leurs affaires. Et ne soit pas haineux envers quiconque car la mort ne laisse personne éternellement vivant.». Et lorsqu’il entendait, que Allah lui fasse miséricorde, qu’un ennemi approchait le pays des musulmans, il se jetait et prosterner en invoquant Allah par cette parole : « Mon Seigneur je n’ai plus de cause du bas monde pour soutenir la religion que tu agrées. Il ne me reste que de me remettre à toi, dem’attacher à ma religion et de me fier à toi. Tu es celui qui me suffit, qui mieux que toi me suffirait ».

Al qadiyy ibnou chadad a dit : « Je l’ai vu une fois prosterné, avec les larmes qui tombaient sur sa barbe, puis sur son tapis de prière, et je n’entendais pas ce qu’il disait. Et ce jour là ne s’est pas terminé avant que les nouvelles de la victoire sur les ennemis les barbares. Il choisissait le temps de la prière du vendredi pour mener les attaques entre ces ennemis en recherchant ainsi la barakah par les invocations des orateurs qui faisaient des invocations en sa faveur pour qu’il ait la victoire.

 

Ses traces et son décès :

Il a fait construire les mosquées et les madrassah. Il a fait construire la citadelle de al djabal, au Caire. Il l’a assiégée. Il a fait construire la coupole de ach chafi^iy. Il était de l’école chafi^ite et de croyance ach^arite. La nuit du samedi 16 de s safar, il fut extrêmement fatigué. Et au milieu de la nuit, il fut pris d’une forte fièvre. La maladie devint de plus en plus dure. Les médecins le visitèrent pour l’examiner. Et la fièvre devenait de plus en plus dure au point qu’il se mit à trembler et qu’il s’évanouit. Le pays fut déstabilisé. Le chagrin général. Et les gens pleuraient. Le dixième jour de sa maladie, il se mit à transpirer jusqu’à quitter le lit, et sa maladie devint encore plus dure la douzième nuit de sa maladie. Le chaykh abou dja^far, l’imam des kallasah, vint pour passer la nuit auprès de lui dans la citadelle pour lui rappeler les deux témoignages lors de la sortie de l’âme. Et lorsque le sultan mourut, la nuit du 27 de safr, après la prière de adh dhor du mercredi il fut emmené dans un cercueil et les gens firent la prière en sa faveur puis il fut enterré dans la citadelle de Damas dans la maison dans laquelle il résidait. Et il fut mis dans son lahd, le temps de la prière de al ^asr après la prière du même jour. Son décès avait eu lieu dans l’an 589 de l’Hégire, il avait 57 ans. Il avait laissé 17 garçons, et une seule fille. Il n’y avait pas dans sa caisse plus que 2 dinars et 4 dirham. Il était resté sultan pendant 24 ans. Après quoi, il mourut et avait donc 57 ans. Il a un maqam qui est connu que les musulmans visitent en recherchant la barakah par sa conduite embaumée et sa voie de droiture. Ce sultan moudjahid avait 3 facteurs qui lui avaient préparé sa réussite et qui ont fait de lui un guide et un gouverneur, et un cavalier téméraire. C’était sa nature que Allah lui a accordée, la science qu’il avait acquise et l’expérience pratique. Et tout cela était embellit par l’attachement à la religion, la piété, l’ascèse, et le fin stratège militaire. Peu de temps après, il a pu étendre son sultanat d’Egypte jusqu’aux pays de ach cham et unifier les pays et les gens. Il a rétablit la terre à ses propriétaires, et à la communauté sa force, après la faiblesse qui l’avait atteinte. Que Allah fasse miséricorde au sultan moudjahid salahou d din le héros de la bataille de hittine. Celui qui a livéré baytoul maqdiss. C’était un homme de croyance, un homme ascète et pieux, il a accordé pour la communauté de l’islam sa gloire il a dominé ses ennemis. Il a fait en sorte que la parole de la religion de Allah soit la plus haute, la plus élevée, et la parole de ceux qui ont mécrus la plus basse.

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Biographie : Al-Layth Ibnou Sa^d

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur novembre 9, 2010
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Al-Layth Ibnou Sa^d

 

Sa Biographie

Il s’agit de l’Imam Al-Layth Ibnou Sa^d fils de ^Abdou r-Rahman Al-Fahmiyy. Il est de Fahm,  un clan de la tribu de Qays ^Aylan ‘Abou l-Harith. Il était à son époque, l’Imam des gens d’Egypte. Il était né au mois de Cha^ban de l’an 94 et décéda en l’an 175 de l’Hégire. Il est originaire de Khouraçan et il est né dans la ville de Qalaqchandah. Son décès était au Caire. Il connaissait parfaitement les Lois et il était très généreux.

Il est rapporté de Ach-Chafi^iyy qu’il avait dit : « Al-Layth Ibnou Sa^d suit plus  ce qui a été rapporté du Prophète et des compagnons que l’Imam Malik Ibnou ‘Anas ». Et dans une autre version des Ach-Chafi^iyy : « Al-Layth Ibnou Sa^d a plus de connaissance que Malik. Seulement, ses compagnons n’ont pas rassemblé son école ». C’est pour cela que son école s’est dispersée et dissipée surtout lorsque les élèves de Malik ou de Ach-Chafi^iyy se sont multipliés.

Sa générosité

Parmi ce qui a été rapporté de sa générosité, c’est qu’une femme était venue un jour voir Al-Layth Ibnou Sa^d. Elle lui a dit : « J’ai un frère à moi à qui il a été prescrit du miel –c’est-à-dire que le médecin lui a prescrit du miel– ; donne-moi donc une sakrajah –une unité de volume– de miel ! ». Alors Al-Layth Ibnou Sa^d dit à son serviteur : « Remplis-lui son récipient de miel et donne lui encore plus ». C’est alors que le serviteur lui a dit : « mais elle n’avait demandé que son récipient ». Il lui a répondu : « Elle a demandé avec sa mesure à elle et nous lui avons donné avec notre mesure à nous. Et il nous faut faire cela car je suis quelqu’un qui vient de ‘Asbahan. »

Al-Layth Ibnou Sa^d avait chaque année des rentrées de cent mille dinars, mais jamais il n’a été sujet à la zakat car l’année lunaire ne s’écoulait pas sans qu’il les dépense et sans qu’il les donne en aumône.

Il possédait un village en Egypte qui s’appelle Al-Farma et on lui ramenait de l’usufruit de ce village. Il mettait cela dans des bourses et il s’asseyait sur le pas de sa maison et donnait à chacun une bourse tant qu’il ne gardait que très peu.

 

Son ascèse et sa piété

Pour ce qui est de son ascèse, il a été rapporté beaucoup de choses. Yahya Ibnou Bakir avait dit : « J’ai vu les pauvres se bousculer à la porte de Al-Layth Ibnou Sa^d et il leur donnait en aumône jusqu’à ce qu’il n’en reste aucun. Puis, il était parti et je l’accompagnais. On a fait ensemble le tour de soixante-dix maisons où il y a avait des veuves. Puis, il est reparti. Je l’ai accompagné. Il a envoyé son serviteur avec un dirham. Il a acheté du pain et de l’huile. Puis, je suis revenu chez lui et j’ai vu qu’il y avait quarante invités à qui il avait ramené de la viande et des sucreries. J’ai demandé à son serviteur : « Je te conjure par Allah, pour qui est-ce qu’il a pris le pain et l’huile ? » Il m’a répondu alors :  « Il donne à manger à ses invités la viande et les sucreries, mais je ne l’ai jamais vu manger que du pain et de l’huile ».

 

Pour ce qui est des évènements marquant sa vie

L’Imam Al-Layth Ibnou Sa^d était de ceux qui veillaient à assurer plusieurs assemblées de science. Il assistait dans ces assemblées où qu’elles se trouvent. Il était arrivé qu’il avait fait le pèlerinage en l’an 113 de l’Hégire et à cette occasion-là, il avait pu entendre la science des grands savants comme Ibnou Chihab AzZouhriyy, comme Ibnou Moulaykah, comme ^Ata Ibnou ‘Abi Rabah, Nafi^, ^Aqil, ou encore ^Oumar Ibnou ‘Abi ‘Anas et d’autres en cette année-là. Il lui suffit comme honneur, comme fierté qu’il est le Chaykh des Chaykh de Al-Boukhariyy et Mouslim.

Al-Boukhariyy a rapporté le hadith de Younous Ibnou ^Abdi l-‘A^la d’après l’Imam Al-Layth Ibnou Sa^d.

Son décès

L’Imam Al-Layth Ibnou Sa^d, que Allah l’agrée, était mort en l’an 175 de l’Hégire c’est-à-dire quatre années avant le décès de l’Imam Malik et il a été dit autre que cela. Il a été enterré en Egypte dans le cimetière de « AsSadaf » et il a été dit que sa tombe était à Al-Moustabah. Puis, il a été construit au-dessus un signe qui indique qu’il était bien enterré là-bas –et qu’on appelle  Al-mach-had–.L’endroit où se trouve la tombe de l’Imam Al-Layth Ibnou Sa^d est un endroit béni,  connu pourl’exaucement des invocations.

Il y a également dans ce même endroit –Al-mach-hdad– la tombe du spécialiste de jurisprudence l’Imam le mouhaddith Chou^ayb fils de Al-Layth Ibnou Sa^d, qui était parmi les savants émérites. Il était compté au nombre des mouhaddith –des spécialistes de la transmission de hadith du Prophète–.

Ibnou ‘Abi d-Dounya a dit : « Chou^ayb, le fils de Al-Layth, avait fait le pèlerinage une année et il avait donné beaucoup d’argent en aumône, c’est alors qu’un savant était passé auprès de lui et il a demandé : « Qui est-il ? ». On lui répondit : « C’est le –savant honorable fils du savant honorable ».

Lorsque justement le fils de Al-Layth Ibnou Sa^d qui s’appelait Chou^ayb n’avait plus l’argent qu’avait son père, après la mort de son père, il a voyagé pour partir à la région de Ach-Cham et il est entré à Damas. C’est alors qu’un homme est venu à lui et lui a dit : « Moi, je suis l’esclave de ton père et j’ai un commerce qui appartient à ton père qui vaut deux mille dinars. Je suis actuellement esclave. Prends l’argent de ton père et si tu veux, tu m’affranchis et si tu veux, tu me vends ». C’est alors que le fils de Al-Layth Ibnou Sa^d lui a dit : « Tu es libre et l’argent t’appartient. C’est un don de ma part pour toi ».

Al-Khattabiyy a dit : « Je ne sais pas qui avait plus de mérite : est-ce l’esclave qui avait reconnu avoir de l’argent ou est-ce le maître qui l’a affranchi et qui lui a donné l’argent ».

 

L’Imam Ach-Chafi^iyy lorsqu’il s’était tenu devant la tombe de l’Imam Al-Layth Ibnou Sa^d s’est adressé à lui en disant : « Tu as gagné quatre caractères qu’aucun savants n’a rassemblé : La science, œuvrer conformément à sa science, le fait d’être ascète et le fait d’être généreux ».

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Biographie : L’Imam Al Ghazaliyy

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur novembre 9, 2010
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L’Imam Al Ghazaliyy

 

Sa biographie.

C’est le grand Chaykh et l’illustre savant, le spécialiste de jurisprudence, celui qui a rassemblé différentes sortes de sciences, celui qui a dépassé ses contemporains concernant la science selon la raison, et il est celui qui a les preuves pour les avis de jurisprudence, et qui est un grand soufi : Abou Hamid Mouhammad fils de Mouhammad fils de Ahmad Al Ghazaliyy.

Il est né à Touss dans la région de Khouraçan en l’an 450 de l’Hégire.

Dans une famille pauvre et modeste puisque son père filait la laine dans une boutique qu’il avait à Touss. Et donc filer la laine c’est ‘al ghazal’, d’où son nom Al Ghazaliyy.

Le Chaykh Al Ghazaliyy a grandi orphelin, il a été pris en charge par un soufi, parmi les amis de son père qu’il lui avait recommandé lorsque la mort était devenue proche pour lui, et il lui avait recommandé aussi son frère Ahmad, un autre ami à lui, soufi lui aussi, des gens de la science et du bien. Il lui avait dit avant de mourir : « Je suis vraiment désolé de n’avoir pas appris a écrire, et je souhaite rattraper ce qui m’a manqué dans mes deux fils. Alors apprends leur et ne t’en fais pas si tout ce que j’ai laissé soit(est) dépensé pour cela. »

Et quand il est mort le soufi s’est consacré à leur enseigner. Il s’est occupé d’eux particulièrement. Et il (leur) était (d’)un(e) grand(e) aide pour eux pour qu’ils atteignent un haut degré dans différentes sortes de science et de connaissances.  Abou Hamid était tel un chevalier, un grand spécialiste de la jurisprudence, un grand soufi, un enseignant et quelqu’un de spécialiste dans les débats pour défendre la religion agréée par Allah.

 

Les faits importants de sa vie.

Al Ghazaliyy, que Allah lui fasse miséricorde, est un des plus grands savants des musulmans.

Il a été surnommé ‘Oujatou l-Islam. Il a été l’un des plus grands Faqih des musulmans, celui qui écrivait le plus pour appuyer l’école Chafi^ite. Il a également un grand mérite pour renforcer la voie des Ach^ariyy conformément à la méthode du grand savant de Ahlou s-Sounnah : Abou l-Haçan Al Ach^ariyy, que Allah l’agrée.

Il est arrivé à Nayçabour, et il a côtoyé l’imam des deux Haram : ^Abdou l Malik al Jouwayniyy. Il a oeuvré et il s’est appliqué jusqu’à maîtrisé l’école Chafi^ite. Et il a composé son livre qu’il a appelé : Al mankhoul fi l-fiqh, il l’a présenté à son chaykh Al Jouwayniyy qui l’a apprécié beaucoup. Et il a alors dit sa phrase qui est très connue : ce qui signifie : « Tu m’as enterré alors que je suis encore vivant ».

Après cela il a étudié la sagesse et la divergence. Il a dépassé ses contemporains et il a répliqué aux philosophes et annulé leurs fausses prétentions. Il s’est énormément appliqué en cela jusqu’à les emprisonner dans les trous. Et il a composé pour cela des livres dans lesquels il répliquait à ces gens qui suivaient leur passion. C’étaient des répliques pleines de sagesse, claires et qui ne laissaient aucune faille à l’adversaire. Après le décès de Al Jouwayniyy que Allah lui fasse miséricorde, il est sorti pour rejoindre le ministre Midhamou l-moulk.

Et il a débattu dans son assemblée. Et il a parlé au point que sa parole a pris le dessus sur celle des ses adversaires et ses arguments ont pris le dessus sur les gens qui suivaient les mauvaises innovations. Les savants ont ainsi reconnu son haut degré. Et le ministre lui a fait bon accueil, avec beaucoup d’honneur. Il l’a chargé de l’enseignement dans son école : An nidhamiyyah à Baghdad. Il s’y est installé en l’an 484H. Et il a poursuivi l’enseignement une longue période. Les gens ont apprécié ses belles paroles, son éloquence, sa précision et ses belles allusions. Ils l’ont aimé et ils l’ont honoré au point qu’il lui a été dit (à son sujet) :

« Bienvenue à celui qui a eu par son mérite les plus hauts postes ».

Ce qui a aidé Al Ghazaliyy à cela c’est son extrême intelligence. C’est sa forte compréhension. Il était de ceux qui approfondissaient dans les subtilités des significations.

Il utilisait les expressions parfaites, utiles. C’était quelqu’un qui savait trouver les arguments, qui maîtrisait le débat. L’imam des deux harams l’a décrit, il a dit : « Al-Ghazaliyy est comme une mer dans laquelle se noie l’adversaire ».

Al Ghazaliyy est resté une période avec beaucoup de pudeur, beaucoup de politesse. On le prenait comme exemple. On le prenait pour destination et son âme a dépassé les choses viles du bas-monde. Il a délaissé tout cela derrière lui et il a pris pour destination Al Haram, il a fait son pèlerinage. Il s’est ensuite dirigé vers le pays de Ach-Cham, le mois de Dhoul Qa^dah de l’an 488H et il a laissé son frère dans l’enseignement. Il s’est ensuite rendu à Damas et il est resté en i^tikaf, dans la Zawwiyah de la mosquée Omeyyade connue aujourd’hui sous le nom de Al-Ghazaliyyah, en hommage à son nom (à lui). Puis il a mis les vêtements rêches. Il a diminué sa nourriture et sa boisson et il s’est mis à visiter les tombes des saints et il visitait les mausolées et les mosquées. Et il se retrouvait souvent seul, il rejoignait les endroits déserts et il entraînait son âme, il la combattait pour qu’elle freine ses passions, d’un grand combat.

Et il multipliait les actes d’adoration et les veillées de nuit et il accomplissait beaucoup d’obéissances et d’actes pour se rapprocher de l’agrément de Allah. Il s’est mis à ce moment là à composer son livre Ahyah al ^ouloumi d-din.

Et lorsqu’il a terminé et qu’il est revenu à Baghdad et qu’il a organisé des assemblées de science et des exhortations, il s’est mis à enseigner et a parler de son livre Al Ahyah. Il parlait la langue des gens du Tasawwouf,  des connaisseurs, ce qui lui a élevé son degré. Et il a maîtrisé les sciences de la jurisprudence et du Tasawwouf, sauf qu’il n’a pas maîtrisé les sciences du hadith comme il convient. Et c’est pour cela que tu trouves dans certains de ces livres des hadith du degré du da’if ou du makdhoub tout comme cela a été indiqué par le Hafidh, le spécialiste de la grammaire arabe et spécialiste de la langue arabe, Mou^tadah AzZabidiyy.

 

Sa croyance :

Sache que celui qui lit les livres de Al Ghazaliyy y trouve des paroles éminentes, des perles de sagesse, dans l’exemption de Allah de la direction et de l’endroit. Ce qui renforce chez le lecteur ce sur quoi était ce Chaykh, dont les livres n’ont pas été épargnés des paroles qui ont été rajoutées malgré lui. Et nous voici citant quelques unes de ces paroles dans Al Ahyah,

Sous le titre « le chapitre des règles de la croyance ».

Parmi ce qu’il dit , il dit qu’il est un devoir de savoir, de connaître l’existence de Allah ta^ala, Son exemption de début, Son exemption de fin. Qu’IL n’est pas une substance « jawhar », ni un corps, ni un ^arad – ce qui advient à la substance- et que Allah soubhanah n’est pas spécifié dans une direction ni installé dans un endroit. Puis il dit : dans un autre passage, à savoir, c’est à dire savoir qu’IL est vivant, qu’IL sait toute chose, qu’IL est sur toute chose tout-puissant, qu’IL a une volonté, qu’IL a une ouie,  une vue, qu’IL parle et qu’IL est exempt de prendre place dans ce qui entre en existence ou que ce qui entre en existence ne s’incarne en LUI. A partir de là il parle des actes des esclaves, et il confirme que ce sont des créatures de Allah ta^ala et que l’esclave n’a rien d’autre que l’acquisition (al-kasb). Et il parle de ce qui est connu par transmission orale du Prophète, pour la confirmation de al-Hachr-la résurrection ; an-Nachr– le rassemblement ; l’interrogatoire des deux anges Munkar et Nakir, le supplice de la tombe ; la balance ; le paradis et l’enfer ; le mérite des quatre califes selon l’ordre de leur prise de responsabilité, et d’autres que cela qui font partie des fondements de la voie de Ahlou s-Sounnah qui sont fiables et qu’on prend en compte.

Et qui sont connus par tout le monde qui est raisonnable, et seul celui qui va à sa perte ne s’en écarte.

 

Son innocence de ce qui lui a été injustement attribué.

Sache qu’après ce qui a été présenté au sujet de Al-Ghazaliyy dans les croyances que cet homme était sur la croyance en l’unicité de Allah. Il exemptait Allah de tout ce qui n’est pas digne de LUI. Il fait partie des Chaykh Ach^ariyy des plus haut degrés. Un des savants qui ont un haut degré. Il a été confirmé de lui les paroles pures dans le tanzih et l’unicité de Allah ^azza wa jall qui renforce la voie des Ach^ariyy et sache que ce qu’ils trouvent après cela comme ayant étant attribué à Al-Ghazaliyy comme expression ou allusion qui contredit la croyance pure des gens de la vérité ne sont que du faux duquel nous innocentons le Chaykh Al-Ghazaliyy et nous considérons que ce sont des choses qui ont été ajoutées malgré lui.

En effet ce n’est pas valable après toute cette présentation, qu’il soit attribué au Chaykh Al-Ghazaliyy le doute au sujet de Allah ou le doute au sujet de Ses attributs.

Puisque tu peux trouver dans les livres des philosophes ou autres biographies des livres d’histoire ou autres qui sont attribués au Chaykh Al-Ghazaliyy, ce n’est pas valable qu’ils lui soit attribués à lui, et il est apparent que ce sont des choses qui ont été ajoutées injustement à ses livres. De plus il est connu par le passé que les Faqih Chafi^ites et les spécialistes de  la science de la croyance, les savants de son époque et les chaykh de son époque l’ont pris pour modèle. Et il n’a pas été confirmé de la part d’un savant digne de considération une seule parole qui lui porterait atteinte ou à sa croyance. Et le fait que les imams contemporains n’aient rien dit et plus encore qu’il l’aient pris pour modèle, est une preuve que ce qui lui est attribué est infondé, et que cela lui est attribué injustement et calomnieusement.

Tout en sachant qu’il n’a pas été confirmé dans les manuscrits de Al-Ghazaliyy une quelconque parole qui porterait atteinte à sa croyance, ou qui l’accuserait d’athéisme ou de doute au sujet de Allah ^azza wa jall, ou de ses attributs. De plus ce qui renforce l’hypothèse des ajouts dans ses livres, les livres de Al-Ghazaliyy, et qui confirme la validité de ce que nous disons et que nous considérons en faveur de l’innocence du Chaykh, à savoir que les livres de Al-Ghazaliyy ont été brûlés, ainsi que ses manuscrits, dans une période donnée. De par ce fait, il n’est pas improbable qu’il y ait eu réécriture de ces ouvrages de la part de  certains qui auraient pu ajouter des choses que Al-Ghazaliyy n’a pas dit, et qu’il n’en a pas connaissance puisqu’il était décédé bien avant. En effet Abou ^Abdi l-Lah Mouhammad fils de Yahyah fils de ^Abdou l Mouna^im Al ^Abdariyy a dit : « J’ai vu Alexandrie dans le rêve comme si le soleil se levait de son couchant »

Et certains ont expliqué cela comme étant une mauvaise innovation qui allait se produire.

Il a dit, quelques jours plus tard : »On m’a dit que les livres de Al-Ghazaliyy ont été brûlés ».

Avertissement : Une fois que tu sais cela attache toi à la vérité et garde toi d’attribuer ce qui n’est pas valable au Chaykh Al-Ghazaliyy et soit mon frère musulman sur tes gardes. Et de ne pas dire ce que tu ne sais pas. Prends plutôt ce qui est conforme au Livre de Allah, et à la Sounnah de Son prophète –salla l-Lahou ^alayhi wa sallam- et délaisse les voies de l’égarement même si elles sont nombreuses. Parce que la vérité mérite plus d’être suivie.

 

Ses ouvrages :

Al Ghazaliyy a de nombreux livres éminents, dont le profit est éminent.

Nous citons parmi eux : Al Basit et Al Wasit et Al Khoulasa et Al Mankhoul et Ar-rad ^alil Baytiniyyah et Al Moustasfa et Minhajou l^Abi d-din et encore Ahyah wa ^ouloumi d-din et d’autres parmi les livres importants.

 

 

 

Son décès :

Après le retour de Al-Ghazaliyy de Damas, il est rentré à l’école An Nayçamiyyah à Nayçabour. Il y a enseigné une deuxième fois, puis il est revenu à Touss. Et il a pris à côté de sa maison une école pour enseigner la jurisprudence et un Khan qah pour les soufis. Il a partagé son temps sur des fonctions honorables, comme de réciter l’intégralité du Qour’an,

Et l’enseignement. A la fin de sa vie, il s’est mis à apprendre le hadith en fournissant un effort et des actes d’adoration, jusqu’à mourir puisque, que Allah lui fasse miséricorde,

Il est mort le Lundi 14 du mois de Joumada l-Akhirah de l’an 505H, il avait 55ans.

Il a été enterré à Touss, que Allah lui fasse miséricorde et le rétribue en bien.

 

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Biographies : Sa3d Ibnou Abii WaqqaaS

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 7, 2010
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Sa^d Ibnou ‘Abi Waqqas

Le premier de ceux qui ont tiré une flèche dans la voie que Allah agrée

Sa biographie

Il fut surnommé Abou ‘Is-haq, Sa^d fils de Abou Waqqas et le nom de Abou Waqqas, c’est-à-dire son père, c’est Malik, fils de ‘Ouhayb, fils de ^Abdou Manaf, fils de Zouhrah, fils de Kilab, fils de Mourrah, fils de Ka^b, fils de Lou’ayy. Il fut l’un des six faisant partie de Ahlou Ach-Choura, de la concertation, qui se sont concertés pour désigner le calife et il fut l’un des dix à qui il a été fait l’annonce de bonne nouvelle du Paradis. Ainsi dans le hadith le Prophète a dit :

أبو بكر في الجنة و عمر في الجنة و عثمان في الجنة و علي في الجنة و طلحة في الجنة و الزبير في الجنة و عبد الرحمن بن عوف في الجنة و سعد في الجنة و سعيد في الجنة و أبو عبيدة بن )

الجراح في الجنة)) ce qui signifie : (( Abou Bakr sera au paradis, ^Oumar sera au Paradis, ^Outhman sera au paradis, ^Aliyy sera au Paradis, Talhah sera au paradis, AzZoubayr sera au paradis, ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Awf sera au paradis, Sa^d sera au paradis, Sa^id sera au paradis et Abou ^Oubayyd Ibnou l-Jarrah sera au paradis )) rapporté par At-Tirmidhiyy.

Il y a également un autre hadith rapporté par Abou Ya^la dans son Mousnad et Al-Hakim dans son Moustadrak avec un chaîne de transmission qui remonte à ^Abdou l-Lah fils de ^Oumar qu’il a dit : « Nous étions assis auprès du Prophète  et il a dit  : ((  يدخل عليكم من هذا الباب رجل من أهل الجنة )) ce qui signifie : ((Va renter maintenant de cette porte un homme qui fait partie des gens du paradis)) et c’est alors que Sa^d Ibnou Abi Waqqas est entré ».

Sa^d comme nous l’avons dit fait partie de la tribu de Bani Zouhrah et son père Abou Waqqas est le fils de l’oncle paternel de ‘Aminah fille de Wahb, Aminah qui est la mère du Prophète. En effet At-Tirmidhiyy a rapporté dans son Manaqib Sa^d et AtTabaraniyy dans son Mou^jam Al-Kabir et Ibnou Sa^d dans ses Tabaqat, d’après Jabir qu’il a dit : « nous étions avec le Messager de Allah, et Sa^d Ibnou Malik est venu c’est alors que  le Messager de Allah a dit : ((  فايرني امرؤ خاله،خالي هذا)) ce qui signifie : (( Voici khaliyy que chacun me montre son khal)) et al-khal a le sens de l’oncle maternel. Donc comme le père de Sa^d fait partie de la famille de la mère du Prophète, il l’appelé khali qui est un terme qui désigne habituellement l’oncle maternel.

Sa^d Ibnou ‘Abi Waqqas a rapporté un certain nombre de hadith dont quinze hadith dans les deux Sahih (de Al-Boukhariyy et Mouslim). Al-Boukhariyy a rapporté cinq autre hadith que Mouslim n’a pas rapporté de lui et Mouslim a rapporté dix-huit autre hadith de Sa^d que Al-Boukhariyy n’a pas rapporté.

Ceux qui ont rapporté le hadith de Sa^d Ibnou ‘Abi Waqqas sont nombreux parmi eux il y a ^Abdou l-Lah fils de ^Oumar, ^A’ichah et Ibnou ^Abbas et As-Sa’ib Ibnou Yazid et Qays Ibnou ‘Abi Hazim et Sa^id Ibnou l-Mouçayyib et Abou ^Outhman AnNahdiyy et ^Amrou Ibnou Maymoun et ‘Ahnaf Ibnou Qays et ^Alqamah Ibnou Qays et ‘Ibrahim fils de ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Awf, Moujahid, Chourayh fils de ^Oubayyd Al-Houmsiyy, ‘Ayman Al-Makkiyy, Bichr Ibnou Sa^id et Abou ^Abdou r-Rahman As-Soulamiyy, Abou Salih Dhakwan et ^Ourwah Ibnou AzZoubayr ainsi que les fils de Sa^d qui sont : ^Amir, ^Oumar, Mouhammad, Mous^ab, ‘Ibrahim et ^A’ichah et beaucoup d’autres que cela.

 

 

 

 

Les faits remarquables de sa vie

Les spécialistes des biographies et des conduites ont rapporté du compagnon honorable Sa^d  Ibnou ‘Abi Waqqas, que Allah l’agréé, un événement qui est un exemple de la force de la foi des compagnons du Messager de Allah, que Allah les agréé. En effet il y a  ce qu’a rapporté Maslamah fils de ^Alqamah d’après Dawoud fils de Abou Hind, d’après  Abou ^Outhman que Sa^d Ibnou ‘Abi Waqqas a dit la  ayah 8 de sourat Al-^Ankabout((  تطعهما لك به علم فلا و ان جاهداك لتشرك بي ما ليس )), ce qui signifie : « Et s’ils (tes parents), te demandent de me donner un associé, alors ne leur obéis pas » a été révélée Il a dit : « J’étais bienfaisant envers ma mère mais lorsque je suis entré en Islam elle m’a dit : « Ô Sa^d quelle est donc cette religion que tu  nous as amené ? Si tu n’abandonnes pas cette religion,  je ne boirai plus et ne m’alimenterai plus jusqu’à en mourir et les gens diront de toi : voilà celui qui a tué sa mère. » Alors j’ai dit : « Ne fais pas cela mère, car je n’abandonnerai ma religion pour quoique ce soit ». Elle est restée un jour et une nuit sans manger et sans boire et elle s’est levée le lendemain en étant extrêmement fatiguée. Lorsque j’ai vu cela je lui ai dit : « mère, sais-tu par Allah, que si tu avais cents âmes et que ces âmes sortaient l’une après l’autre, je n’abandonnerai pas ma religion, manges ou si tu veux ne manges pas ». Lorsqu’elle a vu cela de moi elle s’est remise à manger ». Et ceci est une preuve de la force de la foi des compagnons du Messager de Allah.

Il faisait partie, que Allah l’agrée, des premiers à être entrés en Islam parmi les Emigrants, les mouhajirin, il est donc parmi les premiers prédécesseurs, ceux que Allah ta^ala a mentionnés dans le Qour’an honoré. Il avait lorsqu’il est entré en Islam dix-sept ans et certains ont dit dix-neuf.

Il a été présent dans toutes les occasions mémorables auprès du Messager de Allah et il était le premier à avoir tiré une flèche dans la voie que Allah agréé. Ainsi dans le livre « Al-‘Isabah »  du hafidh Al-^Asqalaniyy le Messager de Allah a envoyé un bataillon dans l’une des régions aux frontières du Hijaz qui s’appelle « Rabigh » c’est alors que les associateurs ont attaqué les musulmans et c’est  Sa^d qui  les a défendus ce jour là grâce à ses flèches, c’était là le premier combat qui s’était déroulé en l’Islam. Sa^d avait dit de la poésie à ce sujet dans laquelle il citait qu’il était le premier a voir tiré une flèche dans la voie que Allah agréé.

Sa^d que Allah l’agrée, était adroit dans le tir à l’arc, il atteignait sa cible surtout après que le Messager de Allah ait fait une invocation en sa faveur. Ainsi dans le livre «  Sifatou AsSafwah » d’Ibnou l-Jawziyy d’après Qays Ibnou ‘Abi Hazim d’après Sa^d Ibnou ‘Abi Waqqas qu’il a dit : le Messager m’a dit : (( اللهم سدّد رميته وأجب دعوته)) ce qui signifie : (( Ô Allah fais qu’il atteigne sa cible quand il tire à l’arc et exauce son invocation)).

Et dans le livre « Siyarou ^Alam An-Noubala » Adh-Dhahabiyy a rapporté d’après Ibnou Chihab qu’il a dit : Sa^d le jour de ‘Ouhoud a tué avec une  flèche qui avait été  tirée dans sa direction auparavant, ils l’ont tirée une deuxième fois dans sa direction,  il l’a reprise, a tiré une deuxième fois et a tué une deuxième personne. Cette flèche a  encore été  reprise par les associateurs et ils l’ont tiré dans sa direction une troisième fois, il l’a reprise, l’a tirée une troisième fois et a atteint sa cible. Les gens ont  alors été surpris de ce qu’il avait fait.

D’après Ishaq, d’après Salih Ibnou Kayçan, d’après un de la famille de Sa^d d’après Sa^d qu’il a dit au sujet de la bataille de ‘Ouhoud : le jour de la bataille de ‘Ouhoud, le Messager de Allah me donnait des flèches les unes après les autres et il disait : ((  ارم ، فداك أبي و أمي)) ce qui signifie : ((Tire, je te conjure par mon père et par ma mère)) et je lançais les flèches ainsi les unes après les autres.

Ibnou l-Mouçayyib a dit que  «  Sa^d était extrêmement adroit dans le lancer, je l’ai entendu dire : « le Messager de Allah m’a conjuré le jour de la bataille de ‘Ouhoud par ses parents ».

Et At-Tirmidhiyy tout comme ‘Ahmad Ibnou Hanbal ont rapporté dans leurs Mousnad et Al-Boukhariyy dans «  Maghaziyy » avec une chaîne de transmission d’après ^Aliyy Ibnou ‘Abi Talib, que Allah l’agrée qu’il a dit : je n’ai pas entendu le Prophète conjurer quelqu’un par ses parents mis à part Sa^d ».

Ibnou Zakhjawayh a rapporté d’après ^A’ichah, la fille de Sa^d qu’elle avait dit : je suis la fille de celui qui a émigré et que le Messager de Allah a conjuré le jour de la bataille de ‘Ouhoud par ses parents.

L’imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal a rapporté avec un chaîne de transmission qui remonte jusqu’à Sa^d Ibnou ‘Abi Waqqas qu’il a dit : « j’ai vu le Messager de Allah sourire le jour de la bataille de Al-Khandaq tant qu’on voyait ses molaires ». Il y avait un homme qui avait un bouclier et Sa ^d était en train de lancer des flèches (du côté des musulmans) alors que ce mécréant qui avait le bouclier montrait à ceux qui étaient avec lui comment se couvrir et cacher sa tête avec un bouclier. C’est alors que Sa^d l’a visé avec une flèche, lorsque ce mécréant a relevé la tête de son bouclier Sa ^d a lancé une flèche et n’a pas raté sa cible, ce mécréant est alors tombé à la renverse et ses jambes en l’air, et le Messager de Allah a souri pour ce que Sa ^d avait fait.

 

L’exaucement de son invocation

Il est connu  parmi les compagnons, que Allah les agréé, et parmi ceux qui sont venus après eux, les prédécesseurs, et parmi les savants, que Sa^d Ibnou ‘Abi Waqqas, que Allah l’agréé avait son invocation qui était exaucée et ce, par la bénédiction de l’invocation du Prophète en sa faveur à savoir la parole du Prophète : (( اللهم سدّد رميته وأجب دعوته)) ce qui signifie : (( Ô Allah fais qu’il atteigne sa cible lorsqu’il tire et exauces son invocation)). Et dans le Mousnad de l’imam ‘Ahmad et le « Jami^ » de At-Tirmidhiyy ainsi que Al-Hakim dans son Moustadrak et Al-Haythamiyy dans «  Majma^ AzZawa’id »  le Messager de Allah a dit : ((سدّد رميته و أجب دعوته اللهم)) ce qui signifie : ((Ô Allah exauces Sa^d lorsqu’il T’invoque)).

Les gens par la suite essayaient de ne pas provoquer Sa^d par crainte que son invocation ne les atteigne. En effet, des gens ont été atteints par son invocation parmi lesquels, un homme qui s’appelle Abou Sa^da. Cela eu lieu lorsque des gens de Al-Koufah (c’est une ville en Irak) s’étaient plaints auprès de ^Oumar Ibnou l-Khattab (il s’agissait de gens connus pour se plaindre tant qu’aujourd’hui on les prend comme exemple en disant des gens qui se plaignent beaucoup « Ahlou l-Koufah »), ils ont dit à ^Oumar au sujet de Sa^d : il ne sait pas faire la prière correctement. C’est alors que ^Oumar, que Allah l’agréé, a envoyé des hommes pour poser des questions aux gens de Al-Koufah au sujet de Sa^d afin de savoir si cette plainte qui lui était parvenue était vraie ou non. Ces gens là n’allaient pas dans une seule mosquée de Al-Koufah sans qu’on leur dise du bien de Sa^d Ibnou ‘Abi Waqqas jusqu’à ce qu’ils soient arrivés à une mosquée de Bani ^Abs et un homme qui était surnommé Abou Sa^da leur a dit : « Si vous nous conjurez par Allah, c’est un homme –il parlait de Sa^d– qui n’est pas équitable lorsqu’il juge, qui ne partage pas avec équité et qui ne mène pas les combattants dans la voie que Allah agréé ». Il a donc dit du mal de Sa^d. Alors Sa^d a dit : « Ô Allah s’il est menteur fais qu’il devienne aveugle, qu’il vive longtemps et qu’il soit exposé aux dissensions ». Il a donc fait une invocation contre lui s’il était menteur et on sait que le Prophète nous appris qu’il y a trois invocations qui ne sont pas rejetées mais qui sont exaucées ; l’invocation de celui qui subit une injustice, l’invocation de celui qui est voyageur et l’invocation du père contre son fils si elle n’est pas déplacée. Ayant été calomnié, il a fait une invocation contre cet homme Abou Sa^da et  ^Abdou l- Malik a dit : « je le voyais après cela sur la route essayant de parler aux filles dans la rue et il était aveugle. Quand on lui posait la question : comment vas-tu ? Il disait : je suis âgé, et je suis tombé dans les dissensions l’invocation de Sa^d a été exaucée à mon sujet ».

Dans le livre « Siyarou ^Alam An-Noubala » d’après Ibnou Jad^an d’après Ibnou l-Mouçayyib qu’un homme insultait ^Aliyy Ibnou ‘Abi Talib ainsi que Talhah et AzZoubayr, que Allah les agréé. C’est alors que Sa^d lui dit d’arrêter, il lui disait : « n’insultes pas mes frères ». Mais cet homme a refusé c’est alors que Sa^d s’est mis debout, il a accomplit deux rak^ah surérogatoires puis il a invoqué et a dit des paroles. Juste après un chameau est venu en traversant la foule jusqu’à cet homme qui insultait les trois compagnons, il a pris l’homme, l’a mis sous sa poitrine, entre sa poitrine et le sol  et l’a étouffé jusqu’à sa mort. Alors Ibnou l- Mouçayyib a dit : « je voyais les gens qui suivaient Sa^d par la suite et qui lui disaient : Bonheur à toi, Abou ‘Ishaq ton invocation été exaucée ». Donc c’est une chose qui est moutawatir, un grand nombre de personnes a vu cela.

Et Hatim Ibnou ‘Isma^il a rapporté de Yahya Ibnou ^Abdou r-Rahman Ibnou ‘Abi Labibah d’après son grand-père qu’il a dit : Sa^d Ibnou ‘Abi Waqas a fait une invocation et il a dit : Ô Seigneur, mes enfants sont encore petits fais que je vive longtemps jusqu’à ce qu’ils atteignent la puberté. Et après cette invocation il a vécu vingt ans.

 

Ses conquêtes

Parmi les faits remarquables de Sa^d c’est que Allah lui a fait grâce par le fait que L’Iraq a été conquis sur ses mains après la bataille de Al-Qadiciyyah, la bataille très réputée Al-Qadiçiyyah. En effet lorsque les musulmans ont pris connaissance que les perses s’étaient rassemblés sous la souveraineté de Yazdajrd le fils de Chahrayar, le fils de Kisra (Chosroes) ^Oumar Ibnou l-Khattab a ordonné de rassembler les musulmans pour se préparer à la conquête de Perse. Il a demandé le conseil de Ahlou Ach-Choura, les gens de la concertation, au sujet de la personne qui dirigerait cette armée et ils lui ont indiqué Sa^d Ibnou ‘Abi Waqas, que Allah l’agréé. Il est sorti ainsi en direction de l’Iraq avec quatre mille combattants et ^Oumar Ibnou l-Khattab lui a envoyé après cela du renfort des soldats de différentes tribus arabes de Ghatafan, de la tribu de Qayç, de la tribu de Tamim, de la tribu de ‘Ousoud et d’autres  tant que l’armée des musulmans avait atteint plus de trente mille combattants. Ils ont marché jusqu’à arriver à Al-Qadiciyyah, un endroit qui est à quarante-cinq miles de Al-Koufah, ce fut la bataille entre les musulmans et les perses dont le chef d’armée était Roustoum qui était désigné de la  part de Chosroes. Ce fut la grande défaite pour les perses, les mazdéens à ce moment là puisque des milliers d’entre eux furent tués et l’armée des musulmans a ainsi pu entrer en Iraq et en perse. Les différentes villes et régions ont été conquises et Sa^d Ibnou Abi Waqqas est ainsi entré avec son armée dans la ville de Kisra là où était son palais et les musulmans ont alors gagné un grand butin.

 

L’édification de Al-Koufah

^Oumar Ibnou l-Khattab, que Allah l’agréé, a envoyé un écrit à Sa^d Ibnou ‘Abi Waqqas pour l’interroger sur la raison pour laquelle les arabes ont été affecté par un changement de climat. Sa^d a répondu  à ^Oumar, que Allah l’agrée, en lui disant  que l’air et  la terre sont différents de ce qu’ils sont dans la péninsule arabique. C’est alors que ^Oumar a envoyé un écrit pour lui dire que ce qui convient aux arabes est ce qui convient à leurs chameaux et il lui a dit « Envoies Salman et Houdhayfah comme éclaireurs qu’ils choisissent un endroit qui soit bien sur la côte, qu’il y ait suffisamment de terre mais qui ne soit pas éloigné de Médine, qu’il n’y ait pas de mers ni de ponts qui séparent  cet endroit de Médine ». Salman est donc parti à l’ouest de l’Euphrate (un des grands fleuves de l’Iraq qui s’appelle Al-Fourat en arabe) et Houdhayfah en direction de l’est et ils se sont rencontrés dans la ville de  Al-Koufah qui leur a plu. Ils ont alors prévenu Sa^d Ibnou ‘Abi Waqqas qui avait fini à ce moment là les conquête de la ville de Al-Kisra et de la majeure partie du pays des perses et il est revenu avec son armée de ces villes pour faire halte à  Al-Koufah. C’était  le mois de Mouharram de l’an 17 de l’hégire. Il a ordonné à un archer de tirer une flèche en direction de l’est et un autre de tirer en direction de l’ouest et il a ordonné aux gens de construire leur résidence entre les deux flèches, c’étaient donc les limites de la ville de Al-Koufah. Puis, il a partagé les différentes régions sur les arabes et chaque tribu avait son quartier. Il a construit au milieu de la ville la mosquée et la maison du gouvernement.

 

Son décès

Sa^d Ibnou ‘Abi Waqqas, que Allah l’agrée, est mort là où il habitait  à Al-^Aqiq à dix miles de la ville de Médine l’Illuminée en l’an 55 de l’hégire (il a également été dit en l’an 50 et il a été  dit en l’an 56 de l’hégire et il y eu d’autre avis encore). Il avait selon certains plus de soixante-dix ans et d’autres ont dit quatre-vingt huit ans.

Adh-Dhahabiyy a rapporté dans ses Siyar d’après Al-Layth, d’après ^Aqil d’après Az-Zouhriyy que lorsque la mort était devenue imminente Sa^d Ibnou ‘Abi Waqqas a demandé à ce qu’on lui ramène une joubbah de laine qui était usée et il a dit : « qu’elle me serve comme linceul parce que j’ai rencontré les associateurs en ayant cette joubbah sur moi le jour de la bataille de Badr et je ne l’ai conservée que pour le jour de ma mort ».

Il a été porté que Allah l’agréé jusqu’à Médine et Marwan Ibnou l-Hakam a dirigé la prière funéraire en sa faveur, il était ce jour là le gouverneur sur Médine. Les épouses du Prophète ont  demandé à ce que le convoi funéraire passe dans la mosquée et le corps a été gardé un moment devant leur maison et elles ont ainsi accompli la prière funéraire en la faveur de Sa^d. Puis des convois funéraires sont sortis par la porte de Al-Jana’iz et il a été enterré dans Al-Baqi^ le cimetière de Médine

Que Allah fasse miséricorde à Sa^d Ibnou ‘Abi Waqqas le compagnon du Messager de Allah.

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Biographies : Az-Zoubayr Ibnou l-3Awaam

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 6, 2010
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AzZoubayr Ibnou l-^Awwam,

l’Apôtre du Prophèter.

Sa biographie.

Il est surnommé Abou ^Abdou l-Lah, il s’appelle AzZoubayr fils de Al-^Awwam fils de Khouwaylid, fils de ‘Açad, fils de ^Abdou l-^Ouza, fils de Qousay, fils de Kilab. Il est l’apôtre [c’est-à-dire le Compagnon qui a cette appellation particulière] du Messager de Allahr, il est également le fils de sa tante paternelle Safiyyah, la fille de ^Abdou l- Mouttalib. Il est l’un des dix à qui le Prophèter a annoncé la bonne nouvelle d’être au Paradis  et l’un des six membres de ‘Ahlou ch-Choura, ceux qui se sont concertés pour désigner le calife. Il est entré en Islam avec sa mère alors qu’il avait huit ans ; il compte ainsi parmi les premiers à être entrés en Islam.

Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapporté de lui deux hadith qu’il a tenus du Prophèter. Et à lui seul, Al-Boukhariyy a rapporté de AzZoubayr Ibnou l-^Awwam quatre autres hadith. Quant à Mouslim, il a rapporté à lui seul un seul hadith de AzZoubayr.

AzZoubayr -que Allah l’agrée- a fait les deux Emigrations : pour l’Abyssinie ( Al-Habachah) et l’Hégire, l’Emigration obligatoire pour Médine l’Illuminée, il y a émigré alors qu’il avait dix-huit ans.

Ses mérites et les faits remarquables de sa vie.

Le glorieux Compagnon AzZoubayr Ibnou l- ^Awwam, que Allah l’agrée, était le premier de ceux qui ont dégainé leur sabre pour défendre le Messager de Allahr. Ainsi, il est rapporté dans « Hilyatou l-‘Awliya’ » que AzZoubayr a entendu une voix de Satan selon laquelle le Prophèter a été kidnappé dans les hauteurs de la Mecque, alors il est parti à sa recherche. Lorsqu’il l’a rencontré, le Prophèter lui a dit ce qui signifie : ((Ô Az-Zoubayr, qu’est-ce qui t’arrive ?)) Az-Zoubayr lui a répondu : «On m’a dit qu’on t’a kidnappé ; je suis venu pour frapper avec mon sabre celui qui l’a fait.» Sur ce, le Prophèter lui a fait une invocation en sa faveur. C’est ainsi que Az-Zoubayr a été le premier à avoir brandi son sabre dans la voie que Allah agrée.

Le Prophèter a dit : ((لكل نبي حواريّ و حواريّ الزبير)) ce qui signifie : ((Chaque prophète a un apôtre, et mon apôtre c’est AzZoubayr.))

AzZoubayr– que Allah l’agrée- à ce moment-là, comme l’a cité Adh-Dhahabiyy dans « Siyar ‘A^lami n-Noubala  » avait l’âge de douze ans ; Mouça Ibnou Talhah a dit : « ^Aliyy, AzZoubayr, Talhah et Sa^d sont nés dans la même année. » En plus, Al-Mada’iniyy a dit : « Talhah, AzZoubayr et ^Aliyy avaient le même âge ; l’oncle de AzZoubayr l’accrochait au-dessus du feu et faisait en sorte que la fumée arrivât sur lui ; mais AzZoubayr répétait : « Je ne retournerai jamais à la mécréance ! » »

AzZoubayr, que Allah l’agrée, a été présent dans toutes les conquêtes  avec le Messager de Allahr ; et il avait fait même l’engagement de mourir dans la voie que Allah agrée. Il était resté ferme à ses côtés le jour de la bataille de Badr, ainsi que le jour de la bataille de ‘Ouhoud ; il avait avec lui l’une des bannières des Emigrants.  Lorsque les musulmans sont entrés à la Mecque honorée le jour de al-Fath, le jour de la conquête de la Mecque, AzZoubayr– que Allah l’agrée- était sur le côté gauche et Al-Miqdad Ibnou l-‘Aswad était sur le côté droit. Ils sont venus chacun à cheval. Le Messager de Allahr s’est mis debout, a essuyé la poussière de leur visage avec son vêtement et a dit  Ce qui signifie : ((J’ai consacré pour le cheval deux parts [du butin] et pour le cavalier une seule part.))

Le jour de la bataille de Badr, AzZoubayr avait un turban de couleur jaune, Jibril ^alayhi s-salam et les Anges ^alayhimou s-salam étaient descendus avec la même apparence que AzZoubayr. Dans « AtTabaqat Al-Koubra«  Ibnou Sa^d rapporte de ^Amrou Ibnou ^Asim Al-Kilabiyy qui, d’après Hammam, rapporte de Hicham Ibnou ^Ourwah ces paroles qu’il tient de son père : « AzZoubayr avait un bout d’étoffe avec lequel il s’était enturbanné le jour de la bataille de Badr ; le Prophète r a dit : (( ان الملائكة نزلت على شيماء الزبير)) ce qui signifie ((Ce sont les Anges qui sont descendus sous l’apparence de AzZoubayr.))

D’après Al-Boukhariyy et Mouslim et d’autres, il est rapporté que le Messager de Allah r a dit le jour de la bataille de Al-Khandaq :(( يأتيني بخبر القوم )) ce qui signifie : (( Qui m’apporte des nouvelles de nos ennemis ?)) Et AzZoubayr a dit : « Moi ! » Le Prophèter l’a répété une deuxième et une troisième fois, et c’était à chaque fois AzZoubayr qui se proposait en disant : « Moi ! » C’est alors que le Prophète r a dit ce qui signifie : ((Chaque prophète a son apôtre, et mon apôtre c’est AzZoubayr.))

Dans « Siyar‘A^lami n-Noubala« , Adh-Dhahabiyy rapporte de Younous Ibnou Boukayr qui rapporte de Hicham les paroles qu’il tient de son père et qui sont de AzZoubayr : « Le Messager de Allah r a pris ma main et a dit : ((لكل نبي حواريّ وجواريّ الزبير وابن عمتي)) ce qui signifie : ((Chaque prophète a son apôtre, et mon apôtre c’est AzZoubayr le fils de ma tante paternelle.)) Ibnou Sa^ad l’a également rapporté ce hadith dans ses « Tabaqat » et Al-Hakim l’a jugé sahih (sûr) dans son « Moustadrak ».

Dans la langue arabe, le mot « الحواريّ, al-hawariyy » signifie, celui qui soutient les Prophètes ^alayhimou s-salam tout comme l’a mentionné l’auteur de « Al-Qamous« .

Mous^ab AzZoubayriyy a dit : «l’apôtre est celui qui est pur.»

Selon Al-Kalbiyy : « al-hawariyy signifie l’intime. »

Dans « Tabaqat Al-koubra« , Ibnou Sa^d- avec une chaîne de transmission remontant jusqu’à Hicham Ibnou ^Ourwah– rapporte qu’un homme est passé près du fils de ^Oumar, en l’occurrence  ^Abdoul-Lah Ibnou ^Oumar, et il a été interrogé sur son identité. Alors, ce jeune homme a répondu : « Je suis le fils de l’apôtre du Messager de Allah » Ibnou ^Oumar lui a dit : « Si tu es le fils de AzZoubayr, d’accord, sinon tu n’as pas cette appellation. » C’est alors que Ibnou ^Oumar a été interrogé : « Est-ce qu’il y avait quelqu’un qui était surnommé hawariyy Raçouli-Lah , l’apôtre du Messager de Allahr mis à part AzZoubayr. » Alors,  Ibnou ^Oumar a répondu : « Je n’en ai pas connaissance. »

Son décès.

Le décès de AzZoubayr, que Allah l’agrée, a eu lieu le jour de la bataille de Al-Jamal. Lorsqu’il a quitté le lieu de la bataille en ayant fait le repentir pour avoir été dans les rangs de ceux qui  combattaient contre l’Emir des Croyants, notre maître ^Aliyy Ibnou Abi Talib, que Allah l’agrée. Cela s’est produit l’an 36 de l’Hégire. Al-Hakim, dans son « Moustadrak », rapporte  de Qays Ibnou Abi Hazim les circonstances de son assassinat : « ^Aliyy a adressé la parole à AzZoubayr : « Ne te rappelles-tu pas de ce jour où nous étions dans une saqifah (cour couverte et ouverte) des’Ansar (Partisans médinois) et que le Messager de Allah r t’as demandé si tu m’aimais ; tu as répondu : ˝ Qu’et-ce que qui pourrais m’en empêcher ?˝ Ensuite, le Messager de Allah r t’as dit que tu seras contre moi, que tu me combattras et que tu seras injuste envers moi. » Sur ce, AzZoubayr a quitté le champ  de bataille.»

Après avoir regretté, il a quitté les rangs des combattants qui étaient avec Mou^awiyyah Ibnou Abi Soufyan. Sur le chemin du retour, ^Amrou Ibnou Jourmouz l’a rattrapé et l’a tué dans une vallée qui s’appelle Wadiyy As-Siba^, à sept farsakh (environ 40 km) de Al-Basrah. Il a pris sa tête et l’a emmenée à l’Emir des Croyants ^Aliyy Ibnou Abi Talib, que Allah l’agrée. Il a demandé la permission de le rencontrer, mais l’Imam ^Aliyy a répondu : « Annoncez-lui qu’il mérite l’Enfer !» Et dans une autre version, il a dit : « Annoncez à l’assassin du fils de Safiyyah qu’il mérite l’Enfer ! »

Adh-Dhahabiyy, rapporte avec une chaîne de transmission que Abou Jarou Al-Mazaniyy a dit : « J’ai été présent lorsque ^Aliyy et AzZoubayr s’étaient mis d’accord. ^Aliyy a dit à AzZoubayr: « Ô Zoubayr, je te conjure par Allah, n’as-tu pas entendu le Messager de Allahr dire la parole qui signifie  que tu vas me combattre et que tu seras injuste dans ce combat. » A cela, AzZoubayr a répondu : « Oui, mais je ne m’en suis rappelé que là maintenant que tu me parles ». Puis, il est parti. »

Yazid Ibnou Abi Ziyad rapporte de ^Abdou r-Rahman Ibnou Abi Layla : « AzZoubayr avait quitté le front de bataille le jour de Al-Jamal et pris congé de ^Aliyy, c’est alors que son fils ^Abdou l-Lah l’a rencontré et lui a dit : « C’est un manque de courage dont tu fais preuve ! » Alors, AzZoubayr lui a répondu : « Les gens  savent que je ne suis pas peureux, mais ^Aliyy m’a rappelé quelque chose que j’avais entendu du Messager de Allah et j’ai juré que je ne le combattrais pas. » Puis,  AzZoubayr a dit ce poème :

“J’ai laissé les choses dont je crains les conséquences.

Par recherche de l’agrément de Allah, cela vaut mieux dans le bas monde et dans la Religion. ” »

Dans son livre « Wafiyy bi l- Wafayyat », AsSafadiyy dit que Ibnou l-Jourmouz (celui qui a tué injustement AzZoubayr après qu’il a quitté le champ de bataille) s’est mis à dire ce poème lorsque l’Imam ^Aliyy lui a annoncé la nouvelle qu’il méritait l’Enfer pour avoir tué AzZoubayr :

«J’ai ramené à ^Aliyy la tête de AzZoubayr.

Et j’espérais  me rapprocher de lui par cet acte.

C’est alors qu’il m’a annoncé la nouvelle du feu de l’Enfer lorsque je suis venu à lui.

Quelle mauvaise nouvelle et quelle mauvaise issue!»

AzZoubayr-que Allah l’agrée- n’avait laissé ni dinar ni dirham, mis à part deux terres et quatre maisons : une à Médine, une à Al-Basrah, une à Al-Koufah et une en Egypte ; mais il avait des dettes. La raison en était que lorsque quelqu’un lui ramenait de l’argent pour le lui confier à titre de dépôt, il lui disait : « Non, je ne prends que s’il s’agit d’un prêt ; parce que je crains qu’il ne se perde ! » Et son fils ^Abdou l-Lah a estimé la totalité des dettes qu’il avait : cela atteignait deux millions deux cent mille. Il a vendu alors sa terre qu’il avait à Al-Ghabah et il a fait annoncer durant le Pèlerinage- et ce pendant quatre ans- pour que celui à qui AzZoubayr est redevable, qu’il le rejoigne afin qu’il le rembourse ce qu’il lui devait. Lorsque quatre années se sont écoulées, il a partagé le restant de l’argent entre les héritiers.

Han Ibnou Thabit a écrit ce poème très célèbre dédié à AzZoubayr Ibnou l-^Awwam :

« Il a vécu en demeurant fidèle au serment donné au Prophèter et fidèle à son enseignement, lui qui est son apôtre.

En effet, la parole  ne vaut que par l’acte.

Il est demeuré  sur la voie du  Prophèter.

Il donne son alliance à celui qui suit le Droit ; et c’est son application  qui est juste.

Il est le cavalier célèbre et l’héros qui s’engage avec bravoure dans les batailles les plus redoutables.

Lorsque la guerre se montrait rude, il s’y jetait avec sont sabre brillant, comme s’il faisait la course vers la mort, sans peur.

Un homme dont la mère est Safiyyah, et qui est en plus du clan des ‘Açad, est forcément un brave.

Il est un parent proche du Messager de Allahr.

Et,  il a acquis, en défendant l’Islam, une renommée indiscutable.

Combien de fois AzZoubayr a dégagé avec son sabre les dangers qui menaçaient le Messager de Allah r .

Et Allah donne généreusement Sa récompense.

Tes éloges sont meilleurs que les actes de certains amis.

Et tes actes, ô fils de la femme hachimiyy, sont meilleurs que tout cela ! »

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Biographie : Al-3Abbaas Ibnou 3AbdilMouTTalib

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 6, 2010
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Al-^Abbas fils de ^Abdou l’Mouttalib, l’oncle paternel du Messager de Allah

– salla l-Lahou ^alayhi wa sallam

Sa biographie.

Il est Abou l-Fadl, son surnom est Abou l-Fadl, il s’appelle Al-^Abbas fils de ^Abdou l Mouttalib fils de Hachim, l’un des oncles paternels du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam- qui sont entrés en Islam. C’était, parmi les gens, un de ceux qui donnaient le plus de soutien et de réconfort au Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam-

Al-^Abbas, que Allah l’agrée, est né trois ans avant l’année de l’éléphant. Il est ainsi plus âgé que le Prophète de trois ans.  Sa mère s’appelle Nouthaylah fille de Janab fils de Koulayb fils de Malik. As-Safadiyy a dit dans Al-Wafiyy fi l-Wafiyat qu’elle était la première femme arabe à avoir couvert la Ka^bah avec de la soie et du brocard et différentes sortes de tissu.

En effet, Al-^Abbas, que Allah l’agrée, s’est perdu alors qu’il était enfant. Sa mère a fait le vœu de couvrir la Ka^bah si elle le retrouvait. Et quand elle l’a retrouvé, elle a tenu son vœu.

A- ^Abbas, que Allah l’agrée, était un leader dans la jahiliyyah parmi les gens de Qouraych.

Il lui a été accordé la fonction de veiller sur al ^imarah de la Ka^bah et de ramener l’eau pour les pèlerins durant la jahiliyyah. Al-^imarah c’est de ne laisser personne insulter quelqu’un d’autre durant Al-Haram. En effet, Qouraych s’était rassemblé et s’était mis d’accord sur cela. Et il l’avait chargé de cette tâche et il l’avait chargé de l’accomplir. Al-^Abbas, que Allah l’agrée, était de taille moyenne parmi les plus beaux hommes, et qui avait le plus bel aspect. C’était celui qui avait la voix qui portait le plus. C’est lui que le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam- a ordonné d’appeler le jour de Hounayn :

« Ô vous les gens de l’arbre (c’est-à-dire vous qui vous êtes engagés à obéir au Prophète quand vous avez fait ce pacte sous l’arbre. C’était lorsque la bataille battait son plein. C’était pour encourager les compagnons du Prophète.)

Al-‘Asma^iyy avait dit : Al-^Abbas faisait paître son troupeau à une distance de 20 milles.

Et lorsque Al-^Abbas voulait quelque chose de son berger, il criait à haute voix et son berger entendait ce que Al-^Abbas voulait lui dire. Al-^Abbas, que Allah l’agrée, était quelqu’un de décidé. Il avait de bons avis et faisait preuve de  sagesse.  Il lui a été dit : « Qui, de toi ou du Prophète, est le plus grand ?  »

Il a dit : « Il est plus grand que moi mais je suis né avant lui. »

Il protégeait son voisin, et il soutenait dans les difficultés. Le jour de sa mort, il a affranchi soixante-dix de ses esclaves.

Parmi ses faits remarquables.

Les spécialistes des conduites comme AdhDhahabiyy, Ibnou Sadr, Ibnou l-Jawziy citent qu’il était entré en Islam avant l’ Emigration,  mais qu’il dissimulait son Islam, pour éviter la nuisance des mécréants de Qouraych. Et le jour de Badr, il était venu à la bataille en compagnie des associateurs malgré lui. Dans As-Siyah de Adh-Dhahabiy, d’après ^Oumarah fils de Yasar As-Salamiyy d’après son père, d’après son grand-père, qu’il a dit :

« J’ai observé Al-^Abbas, le jour de Badr. Il était debout comme une statue. Et ses yeux étaient inondés de larmes. Je lui ai dit : « Est-ce que tu combats le fils de ton frère auprès de son ennemi ? » Il a répondu qu’il ne l’a pas fait. Il a dit : « Est-ce qu’il a été tué ?(c’est-à-dire .au sujet du Prophète) »  J’ai répondu : « Allah le protège et lui donne du renfort. »

Il m’a dit :   « Qu’est- ce- que tu veux de moi ? »

Je lui ai dit : « Te faire prisonnier. Le Messager de Allah – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam- a interdit que l’on te tue. »

Il a répondu : « Ce n’est pas la première fois qu’il agit en bien envers ses proches parents. »

Et je l’ai fait prisonnier. Puis je l’ai amené au Messager de Allah – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam-. Le Prophète a demandé à Al- ^Abbas de donner une rançon pour qu’il soit libéré lui et le fils de son frère ^Aqil Ibnou Abi Talib et Naoufel et ^Outbah Ibnou ^Amr ibnou Jahdam.

Alors Al-^Abbas a dit : « Ô Messager de Allah, j’étais musulman mais les gens m’ont amené malgré moi ».

Le Prophète a dit ce qui signifie : « Allah sait plus que tout autre si tu étais musulman.

S’il en est tel que tu le dis véritablement Allah te rétribuera pour cela. Mais selon ton apparence tu étais contre nous. Alors donne une rançon. »

Le Messager de Allah – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam- avait auparavant pris de lui 20 onces d’or parmi le butin.

Al-^Abbas, que Allah l’agrée, lui a dit : « Ô Messager de Allah compte ces vingt-là à titre de rançon. »

Alors le Messager lui  a dit ce qui signifie : «  Non. Ceci est quelque chose que Allah nous a accordé de toi. »

Al ^Abbas lui a dit : « Je n’ai pas d’argent. »

Le Messager lui a dit, ce qui signifie : « Et où est donc cet argent que tu as mis à la Mecque lorsque tu es sorti voir Oummou l-Fadl fille de Al Harith et que vous n’aviez personne d’autre avec vous et que tu lui avais dit : »S’il m’arrive quelque chose pendant mon voyage, Al Fadl aura telle part et ^Abdou l-Lah aura telle part ».

Alors Al-^Abbas lui a dit : «  Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité,  personne d’autre qu’elle et moi n’avait connaissance de cela et je sais que tu es le Messager de Allah. »

Et Al-^Abbas que Allah l’agrée a dit : « Là a été révélée la ‘ayah 70 de sourat Al-Anfal qui signifie : « Ô Prophète, dis aux prisonniers qui sont chez vous que si Allah sait que dans leur cœur il y a du bien, Il vous accordera du bien mieux que ce qui vous a été pris et Allah vous pardonnera. » Al-^Abbas ajoute : Allah m’a accordé à la place des vingt onces, vingt esclaves dans l’Islam et chacun avait de l’argent avec lequel il faisait du commerce. Et j’espère en plus de cela le pardon de la part de Allah ta^ala. »

Al-^Abbas que Allah l’agrée était l’un de ceux qui étaient présents lors du pacte d’allégeance de Al-^Aqabah.

C’était un pacte auquel avaient assisté 70 hommes de la tribu de Al-Aws et de la tribu de Al A-Khazraj. Le Prophète – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam- les avait précédés en bas de Al-^Aqabah sous un arbre. En compagnie de son oncle A- ^Abbas, que Allah l’agrée.

Le Prophète a pris d’eux l’engagement d’obéissance. Et Al-^Abbas avait à nouveau pris la main du Prophète pour lui confirmer son engagement une nouvelle fois.

Sa place auprès du Prophète – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam-.

Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam- aimait beaucoup son oncle Al-^Abbas, que Allah l’agrée. Il le respectait, il l’honorait,. Quand son oncle jurait pour qu’une chose soit faite, le Prophète la faisait et il prenait en compte son avis. Il était heureux pour les joies de son oncle et il était triste quant il lui arrivait un mal.

D’après le fils de Al-^Abbas, que Allah les agrée lui et son père, le Messager de Allah – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam- avait passé le début de la nuit en veillée  alors que les prisonniers de la bataille de Badr étaient ligotés. Et parmi eux il y avait Al-^Abbas que Allah l’agrée.

Il a été dit : « Ô Messager de Allah, pourquoi donc ne dors-tu pas ? »

Il a dit salla l-Lahou ^alayhi wa sallam- ce qui signifie : « J’entends les gémissements de mon oncle ligoté ». Alors un homme s’est levé et a relâché un peu les liens de Al-^Abbas.

Le Messager de Allah – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam- a dit ce qui signifie : « Pourquoi je n’entends plus les gémissements de Al ^Abbas? »

Alors l’homme de son peuple lui a dit : « J’ai relâché un peu ses liens. »

Alors le Prophète a dit ce qui signifie : «  Alors tu fais la même chose avec tous les prisonniers. ». Plusieurs hadith ont été rapporté du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam-au sujet de son oncle paternel Al-^Abbas, que Allah l’agrée, quand il a fait des invocations en sa faveur et en la faveur de ses enfants. Un homme des Ansar avait insulté un ancêtre de Al-^Abbas, un homme de la jahiliyyah. Cela était parvenu aux oreilles du Messager de Allah – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam- il est monté sur le minbar et il a dit ce qui signifie : « Ô vous les gens ! Qui sont les gens sur terre qui sont les plus honorables selon le jugement de Allah ? » Ils lui ont dit : « C’est toi. » Il leur a répondu ce qui signifie : «  Al-^Abbas fait partie de ma tribu et moi je fais partie de sa tribu et n’insultez pas nos morts parce que vous nuisez ainsi à nos vivants. »

Et dans le Jami^ de At-Tirmidhiyy le Messager de Allah – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam- a dit ce qui signifie : «  Pourquoi est-ce qu’il y a des gens qui me nuisent en nuisant à Al-^Abbas? Car l’oncle de l’homme est comme son père. Celui qui nuit à Al-^Abbas, il m’aura nui. »

Et d’après Sa^id Ibnou’ l Moussayib d’après Sa^d, il a dit : «  Nous étions auprès du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam- dans une région qui s’appelle Nakhirou l-khayl, Al-^Abbas est venu, alors le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam- a dit ce qui signifie : « Voici Al-^Abbas l’oncle de votre Prophète. Celui des gens de Qouraych qui est le plus généreux, et celui qui maintient le plus les liens avec les proches. »

AdhDhahabiyy a rapporté d’après Az-Zoubayr Ibnou Bakar, avec une chaîne de transmission d’après ^Abdou l-Lah fils de ^Oumar, il a dit : «  ^Oumar, que Allah l’agrée, a invoqué Allah pour que leur soit accordé la pluie – Al Istisqah – l’année de Ar-ramadah, en faisant le tawassoul par Al-^Abbas, il a dit : « Ô Allah, voici l’oncle de Ton Prophète,  nous nous adressons à Toi par lui, alors accorde nous la pluie. » Ils n’ont pas laissé leur place avant que Allah ne leur fasse parvenir la pluie.

^Oumar a donné un discours, il a dit : « Le Messager de Allah – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam- considérait Al-^Abbas tout comme un fils a de la considération pour son père.

Il le glorifiait, il l’honorait, il respectait ce qu’il disait, alors ô vous les gens, prenez exemple sur le Messager de Allah – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam- dans son comportement avec son oncle Al-^Abbas. Et considérez- le comme cause pour que Allah vous soulage de ce qui vous est parvenu. »

Et d’après ^A’icha, que Allah l’agrée, elle a dit : « Je n’ai pas vu le Messager de Allah honorer quelqu’un comme il honorait Al-^Abbas. »

Les compagnons honoraient Al-^Abbas, que Allah l’agrée, et ils le respectaient.

Dans le livre Al-Adabou l Moufrad de Al Boukhariyy, il est rapporté d’après ^Aliyy Ibnou Abi Talib qu’il embrassait la main de son oncle Al-^Abbas et il disait : « Ô mon oncle soit satisfait de moi. »

Hassan Ibnou Thabit a composé des vers de poésie, pour faire l’éloge de Al-^Abbas, que Allah l’agrée, après qu’on ait fait l’invocation de Al Istiqrah, l’année de Al-Ramadah, les gens avaient reçu la pluie.

Son éloge du Prophète – salla lLahou ^alayhi wa sallam-

As-Safadiy a rapporté dans Al Wafiyy bi l waffayat ainsi que Adh-Dhahabiyy dans ses Siyar

des vers de poésie de Al-^Abbas, que Allah l’agrée, qu’il avait composés pour faire l’éloge du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam-. Dans une version, Al-^Abbas avait dit au Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam- après qu’il ait quitté la région de Tabouk : « Ô Messager de Allah, je voudrai faire(composer) des paroles pour faire ton éloge ».

Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam- lui a dit ce qui signifie : « Dis : Que Allah fasse que ta bouche soit toujours garnie de dents. » Il lui a dit des vers de poésie que AdhDhahabiyy a également cités dans As Siyar, Ibnou l-Athir dans An-Nihayah et d’autres qu’eux et beaucoup de spécialistes des conduites, littéraires, des poètes en ont expliqué les paroles.

Ces vers de poésie signifient : « Ô toi le Messager de Allah, tu étais bon avant même de venir sur terre lorsque tu étais dans les entrailles de Adam –alayhi s-salam- lorsque lui et Hawwah avaient pris des feuilles du paradis pour se couvrir. Et lorsque Adam est descendu sur terre, tu étais dans ses entrailles et tu n’étais pas encore humain, ni même un bout de chair dans l’utérus d’une femme, et notre maître le Messager de Allah – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam- tu étais ensuite dans les entrailles de notre maître Nouh –alayhi s-salam- lorsqu’il est monté sur son arche et que les idoles que les mécréants adoraient avaient coulé.

Et que toi Messager de Allah, tu te déplaçais des entrailles d’un homme à l’utérus d’une femme et les siècles se suivent, c’est à dire que tu as une ascendance honorable. »

Le décès de Al-^Abbas.

Son décès, que Allah l’agrée, a eu lieu à Médine l’illuminée en l’an trente-deux de l’Hégire. Le clan de Hachim a envoyé quelqu’un qui apprenait la nouvelle de son décès aux gens de Médine. Les gens se sont rassemblés au niveau de sa maison, mais personne ne pouvait se rapprocher de son lit, tellement il y avait de gens. Puis les gens se bousculaient au niveau de sa tombe, et le clan de Hachim ne pouvait pas se rapprocher de sa tombe. Alors ^Outhman Ibnou ^Affan, que Allah l’agrée,  a envoyé la police pour laisser le passage afin que le clan de Hachim puisse parvenir jusqu’à sa tombe. ^Aliyy que Allah l’agrée lui a fait le lavage funéraire ainsi que ses fils : ^Abdou l-Lah, Houçam et ^Oubaydou l-Lah.

^Outhman Ibnou ^Affan que Allah l’agrée, a dirigé la prière funéraire en sa faveur, il a été enterré à Al Baqi^ que Allah l’agrée et lui fasse miséricorde.

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