Conseil pour les écoles et l’apprentissage
Certes, répéter un grand nombre de fois fait partie des méthodes d’enseignement. Les gens se distinguent en cela : Il y a des gens qui retiennent ce qui est appris sans trop de répétition. Il y a des gens qui ne retiennent qu’après un grand nombre de répétitions. Il convient donc de ne pas multiplier les matières et les mémorisations pour les enfants de sorte que les leçons leur paraissent nombreuses et que cela entraîne la fatigue, la retenue des derniers cours tout en oubliant les premiers, ceci venant de la rapidité de l’enseignant et du grand nombre de cours surtout à notre époque où la mémoire de la plupart des gens est devenue très faible. Ce qu’il convient de faire, c’est de diminuer le nombre de cours dans leur ensemble et de multiplier les répétitions tout en mémorisant ; c’est cela qui est utile. N’attachez pas d’importance aux autres ni à leur méthode d’enseignement. De nombreux savants et mouhaddith reprenaient le même cours plusieurs fois. Ibnou l-Jawziyy a rapporté qu’un savant spécialiste de la jurisprudence a repris chez lui un cours de nombreuses fois. Une vieille femme qui se trouvait alors chez lui lui a dit : je l’ai déjà appris. Il lui dit alors : répète-le. Elle le lui répéta. Ensuite, après quelques jours, il lui demanda de le lui répéter. Elle lui dit alors : je l’ai oublié. Il lui répondit : je répète la récitation par cœur pour qu’il ne m’arrive pas ce qui t’est arrivé.
Il convient à l’enseignant de ne pas prolonger le cours d’une durée qui entraîne l’ennui, ni de le raccourcir d’une manière qui porterait atteinte [à la compréhension]. Il prend en considération pour cela ce qui est de l’intérêt des étudiants. Il convient de procéder avec douceur pour faire comprendre les choses, de prendre soin d’enseigner et de faire comprendre en fournissant tout son effort et de faire des rapprochements d’idées sans en faire trop de sorte que son esprit ne puisse pas le supporter, et sans trop détailler non plus de sorte que l’étudiant ne puisse pas mémoriser avec rigueur. Il convient aussi qu’il éclaircisse les questions par des exemples et qu’il demande aux étudiants de reprendre le commentaire pour qu’il persiste dans leurs esprits. Il ne charge pas l’étudiant de ce qu’il n’est pas apte à supporter de par sa compréhension ou son âge, ni d’un écrit que son esprit serait incapable de comprendre. Il convient à l’enseignant de faire preuve de modestie envers l’étudiant ainsi qu’avec toute personne cherchant à être guidée et qui poserait à cet effet des questions. Il convient également qu’il agisse avec un visage détendu et une intention sincère. Rappelle-leur la parole des mouhaddith : celui qui recherche toute la science d’un seul coup, il la manque entièrement.
Ensuite, porte le conseil aux enseignants et aux dirigeants des écoles de faire preuve de miséricorde les uns envers les autres, de faire preuve d’humilité, de faire preuve de modestie et d’excellence de comportement, d’écouter le bon conseil de ceux qui sont moins bien qu’eux ou mieux qu’eux, de diminuer les paroles sauf pour le bien. Porte leur le conseil de s’embellir par les caractéristiques louables, de faire preuve de docilité et de souplesse les uns envers les autres : en effet, ce qu’ils font est une tâche éminente. Alors, soyez sincères dans votre intention et que votre travail soit loin des innovations. Je vous rappelle la parole du Messager de Allah ce qui signifie : « Certes Allah accorde pour ce qui est effectué avec douceur ce qu’Il n’accorde pas pour ce qui est accompli avec rudesse« . Ceci est mon conseil pour vous.
Et je demande à Allah de nous accorder la réussite ainsi que vous pour ce en quoi il y a Son agrément.
Mas’alah
Notre Chaykh que Allah lui fasse miséricorde a été interrogé au sujet de celui qui dit :
« Les filles sont meilleurs que les garçons. »
Notre Chaykh que Allah lui fasse miséricorde a répondu : « Meilleur, si ici il signifie mieux, ici il n’y a pas de ta’wil possible, d’interprétation par un autre sens, c’est de la mécréance. En général, il n’est pas permis de préférer les filles aux garçons. Mais, c’est possible en détaillant, en disant par exemple, certaines femmes sont meilleures que certains hommes. Ceci est vrai. »
Le Chaykh que Allah lui fasse miséricorde a été interrogé au sujet de celui qui dit :
« Les filles ont plus de tendresse que les garçons. »
Le Chaykh que Allah lui fasse miséricorde a répondu : « Celui qui dit dans l’absolu que les filles ont plus de tendresse que les garçons est mécréant. Mais celui qui restreint ses propos ou s’il y a dans le contexte de ce qu’il dit, ce qui indique qu’il parle d‘une fille particulière et qui est plus tendre qu’un garçon bien précis, il ne devient pas mécréant. »
Notre Chaykh que Allah lui fasse miséricorde a été interrogé au sujet de celui qui dit cette expression, et s’il n’en comprend pas la généralisation, il ne comprend que la restriction.
Le Chaykh que Allah lui fasse miséricorde a répondu : « S’il n’a pas restreint ses propos dans une région particulière, c’est de la mécréance car il comprend la généralisation et quand il prétend : « je n’ai pas visé », cela ne lui est pas utile. Mais s’il veut dire une tendresse particulière, il n’est pas déclaré mécréant. »
Dans tous les caractères de mérite, les hommes ont une plus grande part.
Le Chaykh que Allah lui fasse miséricorde a été interrogé au sujet de celui qui a eu une fille et qui a dit :
« Pour moi la fille vaut 100 hommes. »
Le Chaykh que Allah lui fasse miséricorde a répondu : « Ceci est une parole explicite du mérite de la fille sur le garçon et c’est de la mécréance.
Puis le Chaykh que Allah lui fasse miséricorde a dit : « la question de la tendresse, s’il vise une tendresse particulière comme la patience pour jouer avec les enfants, pour les faire dormir, pour enlever leurs saletés, dans ce cas, s’il dit cela, ce n’est pas de la mécréance. »
C’est pour cela que les faqih disent que la mère est prioritaire pour prendre en charge les enfants et les élever lorsqu’il y a un divorce. Elever les enfants est à la charge de la mère et le coût de cette éducation est à la charge du père.
Ils ont dit :
« Car elle a plus de tendresse pour l’élever alors qu’il est encore enfant. »
Celui qui comprend de cette expression une tendresse particulière, il n’est pas déclaré mécréant. Et celui qui a compris de celui qui a dit cette phrase une part de tendresse et non pas l’absolue totalité et par conséquent il n’a pas déclaré mécréant celui qui dit cette phrase, lui également, il ne devient pas mécréant.
La tendresse particulière, c’est comme patienter avec un enfant, s’occuper de lui, supporter la fatigue comme ses larmes, le fait de le faire dormir et ce qui est de cet ordre.
Le Chaykh que Allah lui fasse miséricorde à été interrogé au sujet de celui qui a 3 filles puis qui a eu la 4ème et il a dit :
« Les filles sont meilleurs que les garçons. » (et il comprend qu’elle peut aider sa mère plus que la garcon.)
Le Chaykh que Allah lui fasse miséricorde a dit : « ici il y a dans sa parole un contexte qui indique la spécification, il ne devient pas mécréant. »
Puis notre Chaykh que Allah lui fasse miséricorde a dit : « Celui qui dit que les filles sont plus tendres que les garçons et il comprend de là qu’elle aide plus sa mère à la maison pour la cuisine, pour les lavages des vêtements, la vaisselle et ce qui est de cet ordre, il ne devient pas mécréant. »
En résumé, on interdit de dire pareille expression.
Conseils épars
1/ Pour les femmes : Parmi les choses qui relèvent du manque de préparation pour le jour du jugement dans cette époque, il y a les femmes qui sortent fréquemment, ceci revient au fait de suivre les passions, le dimanche, elles veulent sortir se promener en dehors de la ville, si elles s’empêchaient de le faire, ce serait mieux pour elles.
Si le Prophète a dit que la prière de la femme chez elle est meilleure que la prière dans ma mosquée, qu’en est-il donc de la sortie des femmes pour se promener et dont elles ont pris l’habitude de nos jours ? Elles sortent sans que se soit pour se soigner. Si elle est malade et qu’elle veut se faire soigner en sortant de la ville, c’est une excuse. Mais par simple habitude et pour suivre les passions de l’âme, ceci est éloigné de la religion et de la Loi. Dans la mosquée du Prophète, la récompense de la prière est multipliée par cinq cent mille. Pourtant le Prophète a conseillé les femmes de ne pas sortir pour faire la prière dans sa mosquée et qu’elles fassent la prière chez elles, il a montré que la prière chez elles est préférable à celle qui est accomplie dans sa mosquée.
Les femmes ont à se rendre des comptes à elles-mêmes. Elles ont pris l’habitude de sortir et de se promener chaque dimanche. Au Liban, avant l’arrivée de l’occupation, ces choses là n’existaient pas. Les habitudes des mécréants sont restées. Ceci est dû au manque de réflexion pour l’au-delà. La tombe les attend. La tombe est la demeure de la solitude, de l’inquiétude, des vers et de l’obscurité. Elles ne réfléchissent pas à cela. Si maintenant la femme sort pour appuyer le travail de l’association et pour propager la croyance de Ahlou s-sounnah, par la croyance et la pratique, il y a en cela un bien immense.
2/
Suffisent au fils d’Adam, quelques bouchées pour maintenir son corps.
Il est connu que tous les Prophètes, ainsi que les saints veillaient à manger peu, sans pur autant entraîner de nuisance à leurs corps. En effet, le fait de manger peu au point de nuire au corps, est interdit.
Mais manger une petite quantité sans que cela ne nuise au corps, cela est digne d’éloge selon le jugement de Dieu. Ceci est la manière de vivre des Prophètes et des vertueux au sein de leur communauté.
Notre maître Mouhammad, que Dieu l’élève davantage en degré, était parmi ceux qui appliquaient le plus cette noble habitude. Il disait, que Dieu l’élève d’avantage en degré, ce qui signifie : « Le fils de ’Adam n’a pas rempli un récipient pire que son ventre. Alors, que quelques bouchées pour maintenir son corps en bonne santé, soient suffisantes au fils de ’Adam. S’il ne peut vraiment pas se limiter à cela, alors qu’il consacre un tiers pour le repas, un tiers pour la boisson et un tiers pour l’air ».
Sa parole, que Dieu l’élève davantage en degré, ce qui signifie : « Le fils d’Adam n’a pas rempli un récipient pire que son ventre. Alors, que quelques bouchées pour maintenir son corps en bonne santé … » veut dire un nombre de bouchées ne dépassant pas les dix. « Louqaymat -des bouchées-« c’est un pluriel, mais de faible nombre. Le pluriel de ce qui est peu, c’est ce qui est en-dessous de onze : la dizaine et ce qui est en-dessous.
Il a dit, que Dieu l’élève davantage en degré, ce qui signifie : «…Alors, que quelques bouchées pour maintenir son corps en bonne santé… » cela veut dire qu’elles entretiennent sa force et l’empêchent de faillir.
ce qui signifie « S’il ne peut vraiment pas se limiter à cela, alors qu’il consacre un tiers pour le repas, un tiers pour la boisson et un tiers pour l’air ».
C’est ainsi le Noble Prophète incitait à manger peu, et il était parmi ceux qui appliquaient le plus cette honorable manière.
Et il y a eu certains gens qui ont calomnié le Messager de Dieu. L’un d’entre eux a prétendu la sainteté et le soufisme, et il a prétendu qu’il est un petit prophète !
Cet autre, Rajab Dib, a menti sur le Messager de Dieu, il a dit : (le prophète mangeait beaucoup de sucrerie, il mangeait beaucoup jusqu’à ce qu’il a eu des courbes dans son ventre et il a eu sur son cou il y a des plis).
Ce même Rajab Dib, calomnié sur le Messager de Dieu, qui est le plus parfait des prophètes, aussi bien physiquement que du point de vu comportement, en lui attribuant ce vilain mensonge vulgaire, comme quoi tellement il mangeait beaucoup, que cela lui aurait provoqué des plis.
En fait, c’est parce que cet homme est connu pour le fait de manger beaucoup, dont beaucoup des sucreries et de plats gras.
3/
Question : ce qui est méritoire (machrou^) englobe les devoirs et les actes recommandés. Chez les spécialistes de la Loi, on n’appelle pas « méritoire » ce qui est permis. Ce qui est méritoire c’est ce à quoi Allah a incité, cela englobe les actes obligatoires et les actes recommandés. La bonne innovation est également comprise car le Messager a appelé tout comme le Qour’an à la bonne innovation.
(wa rahbaniyyatan ibtada^ouha) ce qui signifie « et un monachisme qu’ils ont innové ».
Cette ‘ayah comporte l’invitation à la bonne innovation. Le Messager a invité à la bonne innovation, à ce que les musulmans fassent quelque chose de nouveau, qui soit conforme à la religion agréée par Allah. « Celui qui instaure dans l’Islam une bonne innovation il en aura la récompense et une part de la récompense de ceux qui vont la faire après lui ». C’est pour cela que les savants ont pratiqué des choses qu’ils ont innovées, comme mettre les points sur les lettres dans le Mous–haf, comme de mettre le chakl –voyelles courtes– dans le Mous–haf, comme fabriquer les mihrab concaves, les minarets ou encore l’organisation du Mawlid –commémoration de la naissance du Prophète– le mois de Rabi^ou l-‘Awwal. Comme exemple de bonne innovation il y a l’apprentissage de la grammaire arabe (nahw) et le bayan –rhétorique arabe–. Cela fait partie des bonnes innovations.
Par ailleurs, il y a parmi les bonnes innovations ce qui a le jugement du devoir et il y a ce qui n’entre pas dans le cadre de l’obligation. La grammaire arabe fait partie des obligations d’ordre communautaire. Il est indispensable qu’il y ait parmi les gens qui connaisse le nahw car la compréhension du Qour’an et du hadith en dépend.
(la youqda ^alayhim fayamoutou). Celui qui ne connaît pas le nahw pourra imaginer un sens différent du sens correct de cette ‘ayah. Celui qui connaît le nahw saura le sens correspondant.
Celui qui ne connaît pas le nahw pensera que le sens de la ‘ayah est que Allah ne les anéantit pas mais ils mourront. Alors que le sens visé est tout autre : Allah ne les anéantit pas par la mort ; Allah ne les fera pas mourir et ils ne mourront pas. C’est ce sens-là qui est visé.
Question : Le Chaykh a été interrogé au sujet de celui qui a pensé que les savants de son époque étaient vertueux mais malgré cela il les a spécifiés par la malédiction dans leur totalité, tout en ayant pour conviction qu’ils étaient vertueux. Le Chaykh a dit : il devient mécréant. Considérer maudit l’ensemble des savants de son époque en ayant pour conviction qu’il y a parmi eux des vertueux qui n’ont pas manqué en ce que Allah leur a ordonné, le rend mécréant.
Le Chaykh a dit : Celui qui aura cru que quelqu’un de vertueux selon le jugement de Allah et malgré cela il le maudit, c’est comme s’il a considéré l’obéissance à Allah faire l’objet de la volonté de châtiment de la part de Allah. Il devient alors mécréant.
4/
Parmi les questions importantes il y a :
Celui qui connaît les sortes de mécréance et qui fait la distinction entre la mécréance et la foi, s’il a eu doute véritable quant au fait que lui soit survenue une mécréance certaine – c’est-à-dire qu’il n’y a pas de divergence sur le fait que ce soit une mécréance dans son cas – il lui est un devoir de prononcer les deux témoignages par précaution immédiatement, que le doute de cette personne au sujet de la survenue ou non de cette mécréance, soit fort ou faible, du moment où il s’agit d’un doute véritable. Donc dès lors que la personne a un doute véritable, elle décide fermement et immédiatement par son cœur de faire les deux témoignages et les prononce immédiatement par sa langue – c’est-à-dire la personne fait les deux témoignages avec l’intention de se débarrasser de cette mécréance si celle-ci est survenue de sa part, et elle ne retarde pas son témoignage, après cette décision, pour dire autre chose de plus. Celui-là sera sauvé du fait de retarder le témoignage par précaution. Par ailleurs, son témoignage lui est utile si cette mécréance lui ait véritablement arrivé.
Par contre, s’il retarde le témoignage par précaution par une parole ou par autre chose, comme le fait de répéter l’intention alors qu’il y avait le doute véritable et qu’il ne s’agit pas d’une simple pensée qui lui traverse l’esprit, il devient mécréant pour avoir retardé les deux témoignages. Il lui faudra alors faire les deux témoignages de manière catégorique car il se sera satisfait du fait de rester sur la mécréance dans le cas où cette mécréance se serait produite de sa part.
Le doute véritable – qu’il soit faible (la personne penche plus pour la non survenue de la mécréance que pour la survenue), où fort (la personne penche plus vers la survenue que la non survenue) ou équivalent (la personne penche autant pour la survenue que pour la non survenue de la mécréance) – tout cela est un doute véritable.
Celui qui aura retardé le témoignage, puis l’a prononcé, ce témoignage lui suffira pour se débarrasser de la mécréance, c’est-à-dire, en sachant que ce retard du témoignage durant cette période après la survenue du doute véritable revient à persister sur la mécréance.
Quant à celui de qui est provenue une parole laide, qui est interdite et dont le jugement (est-ce de la mécréance ou pas ?) échappe à beaucoup de ceux qui ne sont pas des savants ; il n’a pas su si c’est de la mécréance ou pas et il est parti posé la question et lorsqu’il a posé la question, il s’est avéré que ça n’était pas de la mécréance, celui-là ne sera pas déclaré mécréant pour avoir douté et pour avoir attendu la réponse. Mais s’il s’avère que cette parole est de la mécréance sans divergence, il doit faire les deux témoignages de manière catégorique. Et son retard de témoignage dans ce cas, serait une persistance sur la mécréance.
5/
Quelque soit la faille ou le défaut que tu trouveras en ton frère, un défaut qui est prouvé sans aucun doute, alors porte lui le conseil en cachette, sans que ce soit au grand jour. Ne te laisse pas tromper par le chaytan de sorte à en venir à faire sa médisance.
Lorsque tu l’exhortes, ne le fais pas en étant content d’avoir pris connaissance de son défaut, de sorte qu’il te considère avec égard et respect et que tu le considères avec dédain et rabaissement ! Fais plutôt en sorte que ton objectif soit de le délivrer du péché. Sois triste pour lui tout comme tu serais triste pour toi si tu découvrais en toi-même un défaut. Il convient que tu préfères qu’il délaisse son défaut sans que tu ne l’aies à l’exhorter plutôt qu’il ne le délaisse parce que tu l’as exhorté.
6/ Soubhana l-Lahi midada kalimatihi veut dire : je fais le tasbih de Allah d’un tasbih qui est digne de l’éminence de Ses kalimat.
7/ Celui qui dit au matin : (la ‘ilaha ‘il-la l-Lahou la charika lah, lahou l-moulkou wa lahou l-hamdou wahouwa ^ala koulli chay’in qadir) aura l’équivalent de l’affranchissement d’un des descendants de ‘Isma^il…
Cela veut dire c’est comme s’il avait affranchi un esclave parmi ceux qui ont la plus honorable lignée : la plus honorable des lignées des humains c’est la descendance de ‘Isma^il. Ils sont plus honorables que les fils de ‘Isra’il et plus honorables que les non-arabes.
8/ Lorsque notre maître Abou Bakr a été investi du califat, il a dit : « J’ai eu la responsabilité de vos affaires et je ne suis pas le meilleur d’entre vous », c’est-à-dire pour certaines caractéristiques de la sainteté : il n’était pas d’un corps fort comme ^Oumar mais il avait une forte capacité de compréhension et d’esprit pour certains sujets. Mais par ailleurs il savait qu’il était le meilleur de cette communauté après le Prophète.
Notre maître ^Oumar par exemple est le maître de ceux qui ont le kachf. Notre maître ^Aliyy par exemple était celui qui avait le plus de science parmi les compagnons.
9/
Je vous recommande à nos frères de s’aimer les uns les autres, maintenir les liens les uns avec les autres, se donner le conseil les uns aux autres, se rendre visite les uns aux autres et faire des dons les uns aux autres, par recherche de l’agrément de Allah ta^ala.
Lorsque le musulman aime son frère et que son frère l’aime par recherche de l’agrément de Allah, non pas poru une raison de ce bas monde ni pour une proche parenté, il sera à l’ombre du Trône au jour du jugement, il ne sera pas atteint par la chaleur du soleil.
Faire des dons les uns aux autres veut dire que l’un donne quelque chose et que l’autre donne quelque chose. Cela renforce l’amour. Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit : » تهادوا تحابوا « (tahadou tahabbou) cela veut dire que si vous donnez des cadeaux et que l’un donne quelque chose à son frère et que l’autre lui donne quelque chose alors l’amour augmente. Je vous recommande de vous consacrer avec empressement à la science en apprenant et en enseignant car la science de Ahlou s-Sounnahc’est la vie de l’lslam.
Attachez-vous aussi à éviter les mécréances qui se sont propagées dans de nombreux pays et plsu particulièrement dans ce siècle. Le Hafidh Mourtada Az–Zabidiyy a dit dans le commentaire de ‘Ihya’ou ^Ouloumi d-Din : Un certain nombre d’imams des quatre écoles ont composé des écrits pour la présentation des paroles de mécréance.
Attachez-vous à l’indulgence car l’indulgence est la parure de la science. Wa s-salamou ^alaykoum wa rahmatou l-Lahi wa barakatouh.
10/
Si l’un des parents a dit à son fils : divorce ton épouse car ils n’aiment pas son épouse, bien qu’elle ne leur nuise pas, il lui est recommandé de leur obéir en cela et ce n’est pas un devoir pour lui.
Si elle leur nuisait en les insultant, en les frappant et ce qui est de cet ordre, ou si elle était connue pour sa perversité comme si elle faisait la fornication et que s’il ne la divorçait pas, ils seraient fortement chagrinés à cause de cela, c’est un devoir pour lui de la divorcer.
Si l’un des deux parents lui ordonnait d’épouser Unetelle et que lui ne désirait pas l’épouser, il leur indique la raison de cela et il n’est pas un devoir pour lui de l’épouser du simple fait qu’ils lui aient ordonné de le faire et qu’ils n’apprécient pas qu’il leur désobéisse en cela sans que cela ne les chagrine. Mais s’ils sont profondément chagrinés s’il ne l’épousait pas, s’il est dit que c’est un devoir pour lui de l’épouser, il n’y a pas de mal en cela.
S’il voulait épouser une femme et que ses parents ne voulaient pas qu’il l’épouse, si cela entraîne pour eux un grand chagrin, il ne lui est pas permis de l’épouser.
11/
D’après Ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée lui et son père, le Messager de Allah, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit à un homme en l’exhortant, ce qui signifie « Profite de cinq choses avant cinq autres : profite de ta vie avant ta mort, profite de ta bonne santé avant ta maladie, profite de ton temps libre avant d’être occupé, profite de ta jeunesse avant ta vieillesse et profite de ta richesse avant ta pauvreté » rapporté par Ahmad. Dans ce hadith, il y a une mise en garde contre le fait de perdre son temps en ce qui ne profite pas dans l’au-delà car celui qui ne fournit pas son effort pour obéir à Allah durant sa vie, il manquera beaucoup de biens et il gardera le regret. Celui qui ne fournit pas son effort quand il est jeune, il sera incapable après cela de faire beaucoup d’actes qui pourraient lui être utiles dans l’au-delà et il va le regretter. Il ne convient pas donc de s’occuper de loisirs, de jeux et de ne pas faire ce qui profite à la personne dans sa tombe ou dans son au-delà. Ceci est une grande perte que de perdre son temps face à la télévision et ce qui est du même ordre. Ce temps-là, ce qu’il consacre à la télé, s’il le consacrait à l’obéissance, à l’une des obéissances ou à une demande de pardon en faveur des parents ou à ceux qui les ont précédés parmi les ancêtres, cela serait un bon acte, un grand acte. Mais habituer les enfants à passer beaucoup de temps dans pareils loisirs, dans beaucoup de cas, la conséquence c’est que l’enfant, après la mort de son père et de sa mère va être occupé par cela au lieu d’occuper son temps par la demande du pardon en faveur de ses parents et autres de ceux qui ont précédé au barzakh. Et en agissant de la sorte, il se sera acquitté du droit que ses parents et ses proches ont sur lui. Ces gens-là auront habitué leurs enfants à délaisser ces bienfaits qu’ils pourraient obtenir après leur mort au lieu de les habituer à réciter le Qour’an et ce qui est du même ordre des choses qui leur sont utiles car ils auraient profité à eux-mêmes et à leur famille. Ce caractère, quel mauvais caractère, il convient de s’en protéger. Les parents et autres membres de la famille attendent des cadeaux qu’ils vont recevoir de leurs enfants et de leur famille, cadeaux qu’ils obtiendront grâce au istighfar, la demande de pardon et grâce aux récompenses de la récitation et ce qui est du même ordre. Eux, ils se languissent de cela. Si l’enfant était ainsi, il occupera son temps avec des chose sutiles, il va se consacrer totalement à la télévision et ce qui est du même ordre, il aura privé ses parents de ce de quoi ils se languiront. Ceci est une insouciance atroce. Les parents ne doivent pas habituer leurs enfants à se prolonger à passer du temps à regarder la télévision et l’internet sans utilité car sinon, ils vont priver leurs parents de récompenses après leur mort. L’enfant est-ce qu’il n’est dans ce bas monde uniquement pour avoir du loisir ? Quels mauvais parents et quels mauvais enfants, ceux dont c’est leur état. Le père qui délaisse ses enfants se noyer dans leur temps libre dans cela, quel mauvais état que l’état de ce père et quels mauvais enfants ceux dont il sera le père. On ne permet pas à l’enfant que d’une certaine part, de sorte que si l’enfant, il y a un mal qui est moins grave qu’un autre, le père et la mère après la mort, ils attendent des cadeaux de leurs enfants et des autres proches parents car c’est là-bas qu’ils connaîtront la valeur des cadeaux, les gens dans les tombes connaissent la valeur des cadeaux. Quels mauvais enfants que ceux qui passent leur temps depuis le début de la soirée jusqu’au sommeil à regarder la télévision, à ne pas se rappeler de sa famille qui est devenue des gens dans les tombes en leur envoyant des cadeaux. La plupart des gens éduque leurs enfants comme ils élèveraient des vaches. La vache, on espère en profiter, profiter de son lait et si c’est un mâle, ceux qui labourent la terre, ils en profiteront pour labourer leur terre, ceux-là également.
12/
Le Messager de Allah, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie « Celui à qui des biens ont été accordés et qui a remercié, celui qui a été éprouvé et qui a patienté, celui qui a subi une injustice et qui a pardonné, celui qui a agi injustement et qui a demandé à être pardonné, ceux-là seront en sécurité et sont bien guidés » rapporté par At–Tabaraniyy.
Allah tabaraka wa ta^ala fait l’éloge de ceux dont ceci est le caractère. Le premier caractère, c’est de remercier pour les bienfaits que Allah t’accorde. Le sens du remerciement c’est de le placer à sa juste place que Allah agréée, c’est-à-dire utiliser les bienfaits dont Allah nous a fait grâce. L’argent, il le place dans son poste, c’est-à-dire il dépense dans ce que Allah tabaraka wa ta^ala agrée. Le plus éminent de ce qui fait gagner l’agrément de Allah tabaraka wa ta^ala pour dépenser l’argent, c’est ce qui permet de renforcer la religion, la croyance et les lois selon l’école de Ahlou s-Sounnah. A vous de vous occuper de cela et la récompense diffère selon une différence de l’effort. Celui qui dépense dans la voie que Allah agrée dans cela malgré le peu de biens qu’il possède, il aura beaucoup plus de récompenses que celui qui dépense beaucoup de biens, alors occupez-vous de cela. Que la personne ne dise pas « comment je donne à un homme et je n’ai que peu, je n’ai pas beaucoup » la force de la certitude amène la personne à donner le peu qu’il a pour profiter de cette récompense, que Allah nous accorde des bénédictions. Quelques hadith au sujet de l’intention.
« Innama l-’a^malou bi n-niyyat » c’est un hadith. Ce hadith veut dire que les bons actes ne seront agréés selon le Jugement de Allah qu’avec la bonne intention. Ce hadith ne veut pas dire que l’intention à elle seule suffit car nous avons reçu l’ordre d’améliorer, de corriger les actes et de corriger l’intention. L’intention n’est pas suffisante à elle seule sans les actes et les actes ne sont pas agréés sans l’intention. Il est surprenant, que certains citent ce hadith pour défendre le péché ou la mécréance qui est provenue d’eux, ces gens-là n’ont pas compris le sens du hadith, l’interdit ne se transforme pas en obéissance par l’intention et la mécréance ne se transforme pas en foi grâce à l’intention.
L’imam ^Aliyy, que Allah lui fasse miséricorde a dit des paroles très précieuses pour celui qui les comprend et qui les applique : « parmi les meilleures des choses dans lesquelles tu dépenses ton temps, il y a la revivification de la science utile, de persévérer sur la diffusion de cette science aux grands et aux plus petits. Il y a en cela une préservation de la loi de Dieu, des droits des esclaves et la plus importante des sciences, c’est la connaissance de Allah et de Son messager. Il ne convient pas que la personne n’ait pas une ardeur forte pour demander davantage de science. Allah ta^ala dit à Son prophète « Qoul Rabbi zidni ^ilma » ce qui signifie « Dis, ô Seigneur augmente moi en connaissances ». Il n’a pas demandé à Son prophète de demander à augmenter en autre chose que la science. Le messager de Allah, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit « La yachba3ou mou’minoun min khayrin yasma3ouh Hattaa yakouuna mountahaahou l-jannah » qui signifie « Le croyant ne se lasse pas d’un bien qu’il entend jusqu’à ce qu’il arrive au Paradis ». Dans ce hadith, il y a une incitation certaine à obtenir la science et la diffuser.
Ne ratez pas ce grand bien et consacrez-y le plus vos ardeurs, que Allah vous accorde la réussite.
13/
La preuve à partir du Qour’an sur l’interdiction de l’adoption, est la parole de Allah ta^ala dans sourat Al-‘Ahzab, ‘ayah 4 :
Qui signifie : « Attribuez-les à leurs véritables pères. Ceci est plus juste selon le jugement de Allah. Si vous ne connaissez pas leurs pères, ce sont vos frères en religion et des gens de votre clan ».
Et Allah ta^ala dit dans sourat Al-‘Ahzab, ‘ayah 39 :
Ce qui signifie : « Mouhammad n’est le père d’aucun homme d’entre vous. Il est le Messager de Allah et le dernier des prophètes. Allah sait toute chose ».
Az–Zourqaniyy a dit dans Al-Mawahibou l-Ladounniyyah : « As-Soubkiyy a dit : c’est une parole réprouvable. Le Prophète r n’a été épris par l’épouse de personne. Le récit de Zaynab est que Allah en a fait, comme cela est cité dans sourat Al-‘Ahzab, une cause pour arrêter les gens de dire : (Zayd est le fils de Mouhammad) et également pour indiquer l’infondé et l’interdiction de l’adoption ».
Quant au hadith de Zaynab Bintou Jahch, la femme du Prophète r dans lequel elle disait : ((زَوَّجَكُنَّ أَهَالِيكُنَّ وَزَوَّجَنِيَ اللهُ مِنْ فَوْقِ سَبْعِ سَمَوَاتٍ)) (zawwajakounna ‘ahalikounna wa zawwajaniya l-Lahou min fawqi sab^i samawat) ce qui signifie : « [Ô femmes] ce sont vos familles qui vous ont mariées alors que moi, c’est Allah qui m’a mariée, mon mariage était inscrit au-dessus des sept cieux« . Ceci signifie que le mariage du Prophète avec elle est inscrit dans la Table Préservée, cette table qui est au-dessus des sept cieux.
C’est une écriture spéciale pour Zaynab. Ce hadith a été rapporté par Al-Boukhariyy et Al-Bayhaqiyy. Il comporte la preuve que le Prophète a épousé Zaynab par révélation et sans tuteur ni deux témoins.
Le récit : Au début, le Prophète a adopté Zayd, avant la descente de la ‘ayah de l’interdiction. On l’appelait Zayd fils de Mouhammad. Son épouse était Zaynab Bintou Jahch. Zayd l’a divorcée. Puis la ‘ayah de l’interdiction est descendue. On l’appela par la suite : Zayd fils de son père. Après cela, le Prophète r l’a épousée. Elle est la fille de sa tante paternelle.
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Parmi les conditions de la prière en assemblée, le ma’moum (celui qui prie en étant dirigé) met l’intention d’être dirigé, de faire la prière en assemblée et ce, lors de la parole Allahou ‘akbar de l’entrée en rituel ou après.
Il met cette intention lors de la parole de l’entrée en rituel pour la prière du vendredi, pour la prière répétée et pour le prière rassemblée à cause de la pluie. Pour ces trois prières, il est une condition de mettre l’intention d’être dirigé lors de la parole Allahou ‘akbar de l’entrée en rituel. Il en est de même pour la prière que la personne a fait le vœu d’accomplir en assemblée.
Mis à part ces quatre prières, il est une condition que l’intention ait lieu avant de commencer à suivre les mouvements de l’imam.
S’il l’a suivi sans avoir mis l’intention au prélable, sa prière n’est pas valable. C’est-à-dire que s’il attend longtemps l’imam et le suit.
Mais s’il l’attend longtemps sans le suivre, sa prière n’est pas annulée.
Si quelqu’un suit un autre sans avoir mis l’intention d’être dirigé par lui dans sa prière, et que délibérément, il attend qu’il s’incline pour s’incliner après lui, ou qu’il attend qu’il se prosterne pour se prosterner après lui comme s’il avait été dirigé par lui (ma’moum) alors qu’il ne l’est pas réellement, alors sa prière est annulée s’il l’a attendu longtemps.
Mais si cela s’est produit par coïncidence et qu’il l’a suivi sans que ce soit délibéré, sa prière n’est pas annulée.
Sa prière n’est pas annulée s’il le suit dans les paroles, sauf pour dire le salam.
De même, s’il l’a attendu longtemps sans le suivre dans ses mouvements, sa prière n’est pas annulée.
Et Allah sait plus que tout autre.
Ne pas perdre du temps / la télévision
Le blâme de perdre du temps face à la télévision
La louange est à Allah le Seigneur des mondes, que l’honneur et l’élévation en degrés soient accordées à notre maître Mouhammad ainsi qu’à sa famille et ses compagnons.
D’après Ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée lui et son père, le Messager de Allah, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit à un homme en l’exhortant, ce qui signifie « Profite de cinq choses avant cinq autres : profite de ta vie avant ta mort, profite de ta bonne santé avant ta maladie, profite de ton temps libre avant d’être occupé, profite de ta jeunesse avant ta vieillesse et profite de ta richesse avant ta pauvreté » rapporté par Ahmad. Dans ce hadith, il y a une mise en garde contre le fait de perdre son temps en ce qui ne profite pas dans l’au-delà car celui qui ne fournit pas son effort pour obéir à Allah durant sa vie, il manquera beaucoup de biens et il gardera le regret. Celui qui ne fournit pas son effort quand il est jeune, il sera incapable après cela de faire beaucoup d’actes qui pourraient lui être utiles dans l’au-delà et il va le regretter. Il ne convient pas donc de s’occuper de loisirs, de jeux et de ne pas faire ce qui profite à la personne dans sa tombe ou dans son au-delà. Ceci est une grande perte que de perdre son temps face à la télévision et ce qui est du même ordre. Ce temps-là, ce qu’il consacre à la télé, s’il le consacrait à l’obéissance, à l’une des obéissances ou à une demande de pardon en faveur des parents ou à ceux qui les ont précédés parmi les ancêtres, cela serait un bon acte, un grand acte. Mais habituer les enfants à passer beaucoup de temps dans pareils loisirs, dans beaucoup de cas, la conséquence c’est que l’enfant, après la mort de son père et de sa mère va être occupé par cela au lieu d’occuper son temps par la demande du pardon en faveur de ses parents et autres de ceux qui ont précédé au barzakh. Et en agissant de la sorte, il se sera acquitté du droit que ses parents et ses proches ont sur lui. Ces gens-là auront habitué leurs enfants à délaisser ces bienfaits qu’ils pourraient obtenir après leur mort au lieu de les habituer à réciter le Qour’an et ce qui est du même ordre des choses qui leur sont utiles car ils auraient profité à eux-mêmes et à leur famille. Ce caractère, quel mauvais caractère, il convient de s’en protéger. Les parents et autres membres de la famille attendent des cadeaux qu’ils vont recevoir de leurs enfants et de leur famille, cadeaux qu’ils obtiendront grâce au istighfar, la demande de pardon et grâce aux récompenses de la récitation et ce qui est du même ordre. Eux, ils se languissent de cela. Si l’enfant était ainsi, il occupera son temps avec des chose sutiles, il va se consacrer totalement à la télévision et ce qui est du même ordre, il aura privé ses parents de ce de quoi ils se languiront. Ceci est une insouciance atroce. Les parents ne doivent pas habituer leurs enfants à se prolonger à passer du temps à regarder la télévision et l’internet sans utilité car sinon, ils vont priver leurs parents de récompenses après leur mort. L’enfant est-ce qu’il n’est dans ce bas monde uniquement pour avoir du loisir ? Quels mauvais parents et quels mauvais enfants, ceux dont c’est leur état. Le père qui délaisse ses enfants se noyer dans leur temps libre dans cela, quel mauvais état que l’état de ce père et quels mauvais enfants ceux dont il sera le père. On ne permet pas à l’enfant que d’une certaine part, de sorte que si l’enfant, il y a un mal qui est moins grave qu’un autre, le père et la mère après la mort, ils attendent des cadeaux de leurs enfants et des autres proches parents car c’est là-bas qu’ils connaîtront la valeur des cadeaux, les gens dans les tombes connaissent la valeur des cadeaux. Quels mauvais enfants que ceux qui passent leur temps depuis le début de la soirée jusqu’au sommeil à regarder la télévision, à ne pas se rappeler de sa famille qui est devenue des gens dans les tombes en leur envoyant des cadeaux. La plupart des gens éduque leurs enfants comme ils élèveraient des vaches. La vache, on espère en profiter, profiter de son lait et si c’est un mâle, ceux qui labourent la terre, ils en profiteront pour labourer leur terre, ceux-là également
Idéologie d’extrémistes
Présentation de ce que comporte le livre de Sayyid Qoutb « Fi Dhilali l-Qour’an » – A l’Ombre du Coran – et d’autres ouvrages à lui
La louange est à Allah, et que Allah honore et élève davantage Son messager Mouhammad et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.
Les Salaf, les musulmans des trois premiers siècles ainsi que les Khalaf ceux qui les ont suivis – et qui représentent Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah –, ont été d’accord que la science de la religion n’est pas acquise par la lecture à partir des livres mais bien par l’apprentissage auprès de qui est connaisseur, digne de confiance, qui a lui-même appris auprès de qui est semblable à lui, en remontant ainsi jusqu’aux compagnons. Le Hafidh Abou Bakr Al-Khatib Al-Baghdadiyy a dit : « La science n’est prise que de la bouche des savants« . Et l’un des savants du Salaf a dit : « Celui qui prend le hadith à partir des livres est appelé sahafiyy – bouquiniste – et celui qui prend le Qour’an à partir du Mous–haf est appelé mous–hafiyy, il n’est pas appelé qari‘ – spécialiste de récitation – ». Ceci est tiré du hadith du Messager de Allah r qui a dit :
((من يُرد اللهُ به خيراً يُفقّههُ في الدين ، إنّما العلمُ بالتَّعلُّم والفقهُ بالتّفقُّه))
(man youridi l-Lahou bihi khayran youfaqqih-hou fi d-din, ‘innama l-^ilmou bi t-ta^alloum wa l-fiqhou bi t-tafaqqouh) [rapporté par At–Tabaraniyy] ce qui signifie : « Celui pour qui Allah veut un bien, Il fait qu’il apprend la science de la religion, certes la science ne vient que par l’apprentissage et la connaissance des droits et des devoirs de soi est obtenue par la transmission orale« .
Parmi ce genre de personnes, il y a un homme qui s’appelle Sayyid Qoutb. Cet homme, il ne lui est pas arrivé de s’asseoir auprès d’un seul savant pour apprendre, ni même de lire devant les savants, ni même de sentir l’odeur de la science. A ses débuts, c’était un journaliste marxiste. Puis il s’est enrôlé par la suite dans le rang du parti de Al-‘Ikhwan qui l’ont vite placé au premier plan. Il s’est alors mis à composer et à écrire. Il a dérapé et il s’est égaré. Celui qui observe et étudie ses livres tout en faisant partie des gens de la compréhension et de la distinction, il les trouvera remplis de fatwa, d’avis de jurisprudence que Allah n’a pas descendus. La personne attentive aura su que ses livres proclament haut et fort sa profonde ignorance. Les preuves de son ignorance sont nombreuses, entre autres :
Il appelle Allah (la plume miraculeuse) et (la plume créatrice et inventive) et ce, à plusieurs reprises dans son livre At-Taswirou l-Fanniyy fi l-Qour’an et dans d’autres. Il appelle également Allah (le cerveau créateur) lors de l’exégèse de sourat An-Naba’ et ceci est une chose qui n’est pas cachée comme étant de l’irréligion. Allah ta^ala dit :
)ولله الأسماء الحسنى فادعوه بها وذروا الذين يُلحدون في أسمائه
سيجزون ما كانوا يعملون(
[sourat Al-‘A^raf / 180] ce qui signifie : « Et Allah a les noms qui indiquent la perfection. Invoquez-Le par Ses noms et laissez ceux qui font preuve d’irréligion au sujet de Ses noms. Ils seront rétribués pour ce qu’ils ont fait« . L’Imam Abou Ja^far At–Tahawiyy dans son traité de la croyance qui est le traité de la croyance de ‘Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah a dit : « Celui qui qualifie Allah par un des attributs des humains alors certes, il est devenu mécréant« .
Cet homme, dans de nombreux passages de son livre, qui est appelé Fi Dhilali l-Qour’an (Edition Dar Ach-Chourouq Beyrouth 1400 de l’hégire, 1980), il appelle les ‘ayah du Qour’an (des partitions musicales qui ont une mélodie et un rythme, une musique ondulée et large), et ce qui est de cet ordre.
De plus il décrète dans son livre Fi Dhilali l-Qour’an qu’il n’existera pas de musulmans sur Terre tant que les gouverneurs gouverneront avec autre chose que la Loi de l’Islam même pour une petite question. Il mentionne cela dans le premier tome page 590. Ainsi il dit : (il n’y a pas de religion pour les gens tant qu’ils ne se réfèreront pas dans les choses de la vie quotidienne entièrement à Allah Lui seul. Et il n’y a donc pas d’Islam s’ils se réfèrent à une autre source en une chose quelconque de leur vie quotidienne, que ce soit une chose importante ou négligeable. Ce sera alors l’association ou la mécréance et ce sera la jahiliyyah que l’Islam était venu déraciner de la vie des gens).
Ensuite, il déclare mécréants tous ceux qui gouvernent avec autre chose que la Loi de l’Islam dans l’absolu, même sur une question mineure, sans faire de détail, en expliquant Sa parole ta^ala :
)ومن لم يحكم بما أنزل اللهُ فأولئك هُمُ الكافرون(
[sourat Al-Ma‘idah / 44] selon le sens qui vient immédiatement à l’esprit, à savoir : celui qui gouverne par autre que ce que Allah a descendu, alors ceux-là sont les mécréants, par ignorance ou par entêtement, niant ainsi que le Salaf ou ceux qui sont venus après eux ont fait le ta’wil de cette ‘ayah, c’est-à-dire qu’ils l’ont interprétée par un autre sens que celui qui vient communément à l’esprit. Cela a en effet été confirmé de Ibnou ^Abbas, que Allah les agrée tous les deux, le fils de l’oncle paternel du Messager de Allah r et qui est l’Exégète par excellence du Qour’an ainsi que de Al-Bara‘ Ibnou ^Azib, que Allah l’agrée. Al-Qourtoubiyy a ainsi mentionné dans son livre Al-Jami^ou li ‘Ahkami l-Qour’an [1] pour l’exégèse de cette ‘ayah ce qui suit : « Elles ont toutes été descendues c’est-à-dire ces ‘ayah au sujet des mécréants. Cela a été confirmé dans le Sahih de Mouslim, Livre de Al-‘Iman la foi . Et c’est sur cela que se sont tenus la plupart des savants. Quant au musulman, il ne devient pas mécréant par cela bien qu’il ait commis un grand péché. D’autres ont dit ici : comportant implicitement un autre sens, c’est-à-dire : celui qui n’a pas jugé et n’a pas gouverné selon ce que Allah a descendu en réfutant le Qour’an et en reniant la parole du Messager de Allah r, celui-là est mécréant. C’est ce qu’ont dit Ibnou ^Abbas et Moujahid. La ‘ayah est générale dans ce sens. Ibnou Mas^oud et Al-Haçan ont dit : Cette ‘ayah est générale au sujet de tous ceux qui n’ont pas gouverné selon ce que Allah a descendu, qu’ils soient musulmans d’origine, juifs ou mécréants, c’est-à-dire en ayant cela pour croyance et en se rendant cela licite. Quant à celui qui l’a fait tout en croyant qu’il a commis par cela une chose interdite, celui-là compte parmi les musulmans grands pécheurs, pervers, et son jugement est à Allah ta^ala. S’Il veut, Il le châtie et s’Il veut, Il lui pardonne. Seulement Ach-Cha^biyy a dit : « Cette ‘ayah concerne particulièrement les juifs ». Et c’est l’avis qu’a préféré An-Nahhas. Il a dit : « Ceci est prouvé par trois choses parmi lesquelles : les juifs ont été mentionnés avant cela par Sa parole : (للَّذين هادوا) [sourat Al-Ma‘idah / 44]. Ainsi le pronom les concerne. Et parmi les preuves de cela également, il y a le contexte des phrases qui indique cela : Ne vois-tu donc pas qu’après cette ‘ayah il y a : (وكتبنا عليهم) [sourat Al-Ma‘idah / 45] ce qui signifie : « Et Nous leur avons prescrit« , le pronom revient ici aux juifs par unanimité. Il y a également le fait que les juifs, ce sont eux qui ont renié la lapidation et le talion.
Si quelqu’un dit : (man) celui qui , si ce mot vient pour indiquer la rétribution, il est général sauf s’il y a une preuve qu’il est spécifique. On lui répond (man) ici, vient dans le sens de « celui qui » avec ce que nous avons mentionné en tant que preuve ; c’est comme s’il est dit : les juifs, ceux-là qui n’ont pas jugé selon ce que Allah a descendu, les voilà les mécréants. C’est le meilleur avis qui ait été dit à ce sujet. On rapporte que Houdhayfah a été interrogé au sujet de ces ‘ayah, si elles concernent les fils de Isra‘il. Il a dit : « Oui, ces ‘ayah les concernent. » Tawous ainsi que d’autres ont dit : « Dans cette ‘ayah il ne s’agit pas de la mécréance qui fait sortir de la religion, il s’agit d’un péché grave mais en deçà de la mécréance (koufr) ». Le cas diffère donc selon qu’il a jugé par des lois de lui-mme en prétendant qu’elles sont des lois de Allah, là c’est une falsification qui entraîne sa mécréance. Mais s’il a jugé avec, sous l’effet de ses passions et en désobéissance, c’est alors un péché qui peut être pardonné selon les fondements de la croyance de Ahlou s-Sounnah concernant le pardon des désobéissants. Al-Qouchayriyy a dit : « La voie des khawarij c’est que celui qui est soudoyé et qui juge selon une autre loi que la Loi de Allah, celui-là est un mécréant » fin de la parole de Al-Qourtoubiyy.
Al-Khazin a cité quelque chose de semblable à cela dans son Tafsir [2] et il a ajouté : « Moujahid a dit au sujet de ces trois ‘ayah que celui qui délaisse de juger selon ce que Allah a descendu par réfutation du Livre, celui-là est un mécréant, un injuste et un grand pécheur. » ^Ikrimah a dit : « Et celui qui ne juge pas par ce que Allah a descendu en reniant ce que Allah a descendu, celui-là est un mécréant. Mais celui qui reconnaît la Loi de Allah mais n’a pas jugé selon ce que Allah a descendu, celui-là est un injuste et un grand pécheur. » C’est également la parole de Ibnou ^Abbas. Tawous a dit : « J’ai dit à Ibnou ^Abbas : est-il donc mécréant celui qui ne juge pas selon ce que Allah a descendu ? Il a dit : Il s’est chargé d’un grand péché mais ce n’est pas la mécréance qui fait sortir de la religion comme celui qui aurait mécru en Allah, en Ses anges, en Ses Livres en Ses messagers, en le jour dernier et ce qui est du même ordre. Cela a été rapporté de ^Ata‘. Il a dit : « C’est un grand péché en deçà de la mécréance » fin de citation.
Le savant de la communauté, ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abbas a donc tranché le sujet par une exégèse concise et utile. Au sujet des trois ‘ayah précédemment citées, Al-Hakim a rapporté et a déclaré sûr dans Al-Moustadrak [3], Adh-Dhahabiyy étant en accord avec lui, Al-Bayhaqiyy a rapporté dans ses Sounan et autres qu’eux deux ont rapporté qu’il a dit : « Ce n’est pas le koufr auquel on pense, ce n’est pas la mécréance (koufr) qui fait sortir de la religion. (ومن لم يحكم بما أنزل اللهُ فأولئك هُمُ الكافرون) [sourat Al-Ma‘idah / 44] (wa man lam yahkoum bima ‘anzala l-Lah fa ‘oula‘ika houmou l-kafiroun) c’est un grand péché en deçà de la mécréance » fin de citation. La signification de « koufr en deçà du koufr« , c’est un grand péché qui ressemble à la mécréance dans son odiosité, tout comme a dit le Messager de Allah r :
((سبابُ المسلم فسوق وقتالهُ كُفر))
[rapporté par Ahmad [4]] ce qui signifie : « Insulter un musulman est un grand péché et le combattre est un koufr » ce qui veut dire : « un grand péché ». En effet, des combats avaient bien éclaté entre les croyants depuis l’époque de ^Aliyy, que Allah l’agrée, et on en voit jusqu’à aujourd’hui. Allah ta^ala dit :
)وإن طائفتان من المؤمنين اقتتلوا(
ce qui signifie : « Si deux groupes de musulmans se combattent« .
De plus la parole de Sayyid Qoutb est la voie même des khawarij, qui ont dit que l’injustice et le grand péché sont de la mécréance qui fait séjourner éternellement en enfer. De même, la déclaration de mécréance de celui qui juge par autre que la Loi de l’Islam dans l’absolu, sans détailler, implique la déclaration de mécréance de nombreux gouverneurs qui se sont succédés au califat islamique, qu’ils soient de Bani ‘Oumayyah, des Omeyades, de Bani l-^Abbas, des Abbasides, ou de Bani ^Outhman, des Ottomans. En effet, ils ont gouverné et ont fait en sorte que le califat soit une souveraineté obtenue par héritage les uns des autres. Ceci annule les prétentions de Sayyid Qoutb dans son livre appelé Fi Dhilali l-Qour’an. En effet en premier lieu il réfute le ta’wil de ces ‘ayah – l’interprétation par un autre sens que celui qui vient communément à l’esprit – comme s’il avait atteint le degré qu’avait atteint l’Exégète du Qour’an ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abbas, que Allah les agrée tous les deux, ou autres parmi les compagnons et les successeurs. Il n’hésite pas en effet, dans son livre à renier dans l’absolu tout ce qu’ont dit les savants du Khalaf et du Salaf. Ainsi, il dit dans le tome 2 page 898 ce qui suit : (Le ta’wil, le fait d’interpréter par un autre sens que celui qui vient communément à l’esprit, dans pareil jugement ne signifie qu’une tentative de falsification des paroles, en leur donnant un autre sens que le leur). Ainsi son ignorance l’a amené à cette accusation erronée à l’encontre de ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abbas, de Houdhayfah Ibnou l-Yaman, de Sa^id Ibnou Joubayr, de Al-Haçan Al-Basriyy et d’autres parmi les Salaf et les Khalaf. Il les accuse d’être des falsificateurs du Livre de Allah tout comme l’ont fait les savants des juifs.
Le plus surprenant, c’est que ce livre est édité et vendu dans les pays musulmans alors qu’il n’a pas laissé un seul individu de l’humanité sans lui attribuer l’apostasie, même les mou’adh-dhin – ceux qui appellent à la prière – dans les orients et les occidents, car ils ne se rebellent pas contre leurs présidents qui gouvernent par une autre loi que la Loi de l’Islam. Ainsi l’auteur dit dans le tome 2 page 1057 ce qui suit : (L’humanité a apostasié pour l’adoration des esclaves et l’oppression des religions et a renié la parole : La ‘ilaha ‘il-la l-Lah – Il n’est de dieu que Allah –, même si un groupe répète du haut des minarets cette parole sans en saisir le sens et sans prendre conscience de ce sens en la répétant et sans refuser la légitimité à gouverner que les esclaves s’adjugent à eux-mêmes …). Puis il dit : (L’humanité est revenue à la jahiliyyah – la période anté-coranique – et a apostasié la parole La ‘ilaha ‘il-la l-Lah – Il n’est de dieu que Allah –. Les gens ont ainsi attribué à ces esclaves ce qui est propre à la divinité, ils n’adorent donc plus Allah et ne Lui font plus sincèrement preuve de soumission). Puis il poursuit et dit : (L’humanité dans sa totalité a apostasié, y compris ceux qui répètent du haut des minarets dans les orients de la terre et ses occidents, les paroles La ‘ilaha ‘il-la l-Lah sans aucun sens ni réalité. Ceux-là, leur péché est plus grave et auront un châtiment plus dur au jour du jugement car ils ont apostasié pour revenir à l’adoration des esclaves) fin de citation.
Puis il a cité dans le tome 2 pages 841 : (Celui qui juge ne fut-ce que sur un seul détail par autre que la Loi de l’Islam, celui-là est sorti de la religion). Et par la suite en page 940, il cite que (ceux qui prétendent être musulmans mais qui n’appliquent pas sur eux-mêmes ce que leur Seigneur a descendu, ceux-là sont comme les gens du Livre, ils ne sont en rien sur la vérité). Puis il déclare mécréants ceux qui jugent par autre que la Loi de l’Islam dans l’absolu, ne fut-ce que sur une seule question au tome 2 page 972. Il dit ainsi : (Et l’Islam est une voie pour la vie toute entière, celui qui la suit en entier celui-là est un croyant et il est dans la religion que Allah ordonne. Mais celui qui suit autre que cela, même si c’est sur une seule question, il aura refusé la foi et outrepassé la divinité de Allah, il est sorti de la religion que Allah ordonne, même s’il clame qu’il respecte la croyance et qu’il est musulman). Il mentionne ce qui est semblable à cela au tome 2 page 1018. Son insolence l’a amené jusqu’à citer dans le tome 3 en page 1198 que (celui qui obéit à un humain en une loi issue des lois humaines même ne fut-ce que sur un seul petit détail, celui-là est un associateur apostat de l’Islam, quoiqu’il continue de répéter Ach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘il-la l-Lah par sa langue). Puis il généralise ainsi après sa parole dans le tome 3 en page 1257 : (L’Islam aujourd’hui n’existe même pas, nous sommes donc une société jahiliyy associatrice). Il décrète dans le tome 4 page 1945 que l’humanité aujourd’hui dans sa totalité est apostate et connaît une jahiliyyah globale. Il dit que (l’observation de la réalité de l’humanité sous cet aspect clair, nous confirme que l’humanité aujourd’hui dans sa totalité a apostasié pour une jahiliyyah généralisée) fin de citation.
Ce qui est encore plus surprenant, c’est que les gens qui font partie de ceux qui l’ont suivi et de ceux qui appellent à suivre son avis, qui appellent mécréants tous ceux qui jugent et gouvernent par une loi faite par eux-mêmes ne fut-ce que sur un seul petit détail, une partie d’entre eux ont pour profession la profession d’avocat, une autre partie utilise la loi issue des humains concernant les transactions, comme les transactions du passeport, du visa et ils interdisent à autrui la reproduction de leurs ouvrages ou de ce qu’ils impriment, ils interdisent aux autres de les photocopier sauf avec leur permission. Ils croient que celui qui fait cela est passible d’être jugé par une loi issue des humains. Cela leur suffit comme rabaissement, comme indécence et comme contradiction avec eux-mêmes. Selon les paroles mêmes de leur leader ils sont devenus mécréants sans s’en être aperçu et selon ce que requiert son propre texte, une partie d’entre eux sont des adorateurs des gouverneurs séoudiens et une autre partie adorerait les gouverneurs des autres pays dans lesquels ils vivent.
Celui qui analyse objectivement les propos de cet homme aura su qu’il n’a pas d’autres prédécesseurs qu’un groupe de khawarij appelés les bayhaciyyah et qui se sont démarqués des autres groupes de khawarij en disant : (le souverain lorsqu’il gouverne avec autre que la Loi de l’Islam est devenu mécréant, ainsi que ses sujets, aussi bien ceux qui l’ont suivi que ceux qui ne l’ont pas suivi). C’est comme si Sayyid Qoutb renouvelait l’appel à cette croyance, à ce groupe khawarij qui est en fait le groupe le plus extrémiste à déclarer mécréants les musulmans. Cela lui suffit comme rabaissement et comme égarement car le Messager r a dit au sujet des khawarij :
((يخرُجُ قومٌ حُدثاءُ الأسنان سُفهاءُ الأحلام يقولون بخير قول البريّة ، يقرءون القرءان لا يجاوز حناجرهم ، يحقر أحدكم صلاته إلى صلاتهم وصيامه إلى صيامهم ، لئن أدركتهم لأقتلنّهم قتل عاد))
[rapporté par Al-Boukhariyy] ce qui signifie : « Il apparaîtra un peuple qui sont jeunes avec des idées naïves qui utilisent de belles paroles, ils récitent le Qour’an mais la foi ne parvient pas jusqu’à leurs cœurs – c’est-à-dire ils ne connaissent pas la foi –. L’un de vous trouvera négligeable sa prière par rapport à la leur et son jeûne par rapport au leur. Si je venais à les voir je les tuerais comme fut anéanti le peuple de ^Ad« .
Il décrète au tome 4 page 2012 que (s’occuper du fiqh aujourd’hui c’est-à-dire de la jurisprudence en prétendant que c’est un travail en faveur de l’Islam, ce n’est qu’une pure perte de temps et de la récompense également, tant que les gens seront dans une jahiliyyah et qu’ils adoreront leurs gouverneurs). Il cite dans le tome 4 page 2122 (qu’on ne trouve plus aujourd’hui de président musulman, ni de citoyens musulmans, ni même de société musulmane), il prétend qu’il n’y a qu’une jahiliyyah totale. Il dit : (Il n’y a pas sur Terre de pays musulmans, ni de société musulmane dans laquelle la base des transactions soit la Loi que Allah a révélée et qui soit gérée par la jurisprudence islamique). Cette dernire parole entraîne que toute la Terre y compris La Mecque honorée et Médine l’Illuminée ne sont plus des Terres d’Islam mais des terres de mécréance.
Par ailleurs il contredit tous les savants de l’Islam par sa parole : (La parole de Allah ta^ala : (وهو معكم أينما كنتم) [sourat Al-Hadid / 4] signifie que Allah est avec vous où que vous soyez, c’est un accompagnement en réalité et non pas un sens figuré. Allah soubhanahou est avec tout un chacun, avec toute chose et en tout endroit). Il a fait que Allah est répandu dans le monde et c’est de la mécréance. Sa parole : (dans tous les endroits), personne des Salaf ne l’a dite. Celui qui l’a dite, c’est Jahm Ibnou Safwan qui fut tué en étant mécréant à la fin des Omeyades. Plus tard, des ignorants des soufis l’ont suivi sans comprendre les sens que Jahm avait visés [5].
Ainsi tous les savants de l’Islam ont été d’accord que Sa parole ta^ala :(وهو معكم أينما كنتم)signifie que Allah englobe par Sa science toute créature. Sayyid Qoutb a cité sa parole à lui dans le tome 6 page 3481 du Livre précédemment cité.
Sayyid Qoutb mentionne dans son livre Ma^alim Fi t–Tariq – impression Darou ch-ChourouqBeyrouth page 5-6 – que (l’existence de la communauté musulmane est considérée comme ayant été interrompue depuis de nombreux siècles). En page 8 du même livre, il dit que (le monde vit de nos jours dans une totale jahiliyyah) et en page 17-18, il dit : (nous sommes dans une jahiliyyah comparable à la jahiliyyah contemporaine à l’Islam ou plus obscure encore).
Il ne s’est pas suffi de cela car son ignorance et son insolence l’ont amené à porter atteinte et à blâmer notre maître Mouçar. Ainsi il a dit dans son livre At-Taswirou l-Fanniyy fi l-Qour’an impression Darou ch-Chourouq Beyrouth page 162 ce qui suit : (Considérons maintenant Mouça, il représente l’archétype du leader emporté, nerveux de tempérament). Et il dit dans la page suivante : (Laissons-le ici pour le rencontrer dans une autre période de sa vie, dix années plus tard. Peut-être s’était-il calmé ou était-il devenu un homme calme de tempérament, indulgent ? Non …) Et il accuse notre maître Youçouf à la page 166 d’avoir failli faiblir devant la femme du haut dignitaire. D’autre part, il attribue à notre maître Ibrahim le doute. Ainsi il dit à la page 133 ce qui suit : (Et Ibrahim, son histoire commence jeune homme regardant dans le ciel, il voit une étoile et il pense qu’elle est son dieu et lorsque l’étoile se couche il dit : je n’aime pas ceux qui se couchent. Puis il regarde une seconde fois et il voit la lune et il croit que c’est son seigneur et à son tour elle se couche et aussi il la laisse. Et il s’en va. Puis il regarde le soleil, sa taille lui plaît et il pense qu’il est sans aucun doute son dieu mais il n’est pas à la hauteur de ce qu’il escomptait de lui non plus) fin de citation. Ces paroles contredisent la croyance de l’Islam qui décrète qu’il est obligatoire aux prophètes la préservation de la mécréance, des grands péchés et des petits péchés de bassesse, avant l’avènement de leur mission de prophète tout comme après. La parole de Ibrahim au sujet de l’astre quant il l’a vu (هذا ربّي) est une forme d’interrogation fictive qui comporte une réponse négative implicite. C’est comme s’il avait dit : Est-ce mon seigneur comme vous le prétendez ? Puis lorsque le soleil s’est couché, il a dit : (لا أحبُّ الآفلين) [sourat Al-‘An^am / 76] ce qui signifie : « Je n’aime pas ceux qui se couchent » ce qui veut dire : cet astre, ce n’est pas valable qu’il soit mon seigneur, comment pouvez-vous croire cela ? Cependant, comme ils n’ont pas compris son allusion mais sont restés sur la croyance sur laquelle ils étaient, il a dit la même chose lorsqu’il a vu la lune. Lorsqu’il n’a pas trouvé chez eux ce qu’il escomptait, il leur a manifesté qu’il était innocent de l’adoration de la lune et qu’il n’est pas valable que la lune soit dieu. Puis lorsque le soleil est apparu, il a dit pareil à cela mais n’a pas vu ce qu’il escomptait de leur part. C’est alors qu’il a perdu espoir de leur compréhension et qu’il leur a montré qu’il était innocent de tout cela. Quant à lui, en lui-même, il savait dès avant cela que la divinité n’est valable que pour Allah, pour preuve la parole de Allah : (ولقد ءاتينا إبراهيم رُشدهُ من قبل) [sourat Al-‘Anbiya‘/ 51] ce qui signifie : « Et nous avons accordé à Ibrahim la bonne guidée dès auparavant« .
Il se résume à partir de là que Sayyid Qoutb a porté atteinte aux exégètes, aux savants des musulmans, les prédécesseurs d’entre eux tout comme les successeurs, le Salaf et le Khalaf et qu’il a ouvert ainsi une porte vers la sortie de la religion dont seul Allah en sait le danger. Que les musulmans soient en garde contre lui et craignent pour leur religion contre ce danger. En effet, cet homme est devenu un modèle pour porter atteinte aux prédécesseurs de la communauté tout comme à leurs successeurs. Il est devenu un modèle pour l’appel à sortir de la religion tout comme les khawarij. En effet les khawarij ont compris la parole de Allah ta^ala : (إن الحكمُ إلاّ لله) [sourat Al-‘An-^am / 57] autrement que par le sens qui est visé. Les khawarij ont ainsi osé déclarer mécréant notre maître ^Aliyy et tous ceux qui étaient avec lui, jusqu’à en arriver à déclarer mécréants tous ceux qui commettent une désobéissance. Certes nous appartenons à Allah et nous retournerons à Lui pour le jugement.
Ce qui est surprenant également de la part de cet homme, c’est comment il a ignoré la parole de Allah :
)وجاعلُ الّذين اتَّبعوك فوق الذّين كفروا إلى يوم القيامة(
[sourat Ali ^Imran / 55] ce qui signifie : « Et Nous ferons que ceux qui t’ont suivi, auront la supériorité sur ceux qui ont été mécréants et ce, jusqu’au jour du jugement« . En effet, cette ‘ayah est une preuve à partir du Qour’an que cette communauté, la communauté de Mouhammad, restera sur sa religion jusqu’au jour du jugement. En effet, la communauté de Mouhammad, est celle qui a suivi ^Iça, après qu’ont disparu ceux qui l’avaient suivi véritablement sur la foi, sur l’Islam et le tawhid. Comment cet homme est-il passé à côté du sens et n’a pu comprendre cette ‘ayah, suivant plutôt ses passions et ses illusions. Il s’est imaginé que la communauté de Mouhammad a vécu sur l’Islam le premier siècle et qu’elle a été par la suite dans une jahiliyyah. Comment a-t-il oublié la parole du Messager de Allah r :
((إنّ الله يبعثُ لهذه الأمّة على رأس كلّ مائة سنة من يجدّد لها دينها))
ce qui signifie : « Certes, Allah envoie pour cette communauté chaque début de siècle quelqu’un qui renouvelle pour elle l’appel à la religion« . Et comment a-t-il oublié, comment est-il passé à côté de sa parole r :
((لا تزال طائفة من أمّتي ظاهرين على الحقّ حتّى تقوم السّاعة))
ce qui signifie : « Une part de ma communauté restera sur la vérité jusqu’au jour du jugement« . Le premier hadith a été rapporté par Abou Dawoud et le deuxième par les deux Chaykh. Le moment n’est-il pas venu, vous qui êtes épris de cet homme, de craindre Allah ?
Vous qui êtes des fanatiques de cet homme, faites preuve de piété envers Allah et abandonnez votre voie que voilà pour faire partie de la majorité de la communauté. En effet celui qui se singularise, se singularise pour aller en enfer. Et nous demandons à Allah qu’Il nous préserve de pareils dérapages.
Wa soubhana l-Lahi wa l-hamdou li l-Lahi Rabbi l-^alamin
[1] Tome 6 pages 190-191.
[2] Tafsirou l-Khazin tome 1 pages 467-468.
[3] Tome 2 page 313.
[4] Le Mousnad de Ahmad Tome 1 page 439.
[5] Jahm disait cette expression et visait par là le sens propre c’est-à-dire le sens de l’incarnation. Alors que les ignorants des soufis en comprenaient que Allah domine tout endroit par Sa toute puissance. Isma^il Haqqi An-Nazilyy a attribué cette parole aux ignorants des soufis dans son Tafsirou Rouhi l-Bayan. Il compte parmi les soufis. Que ces gens-là sachent dans quelle ignorance ils se débattent.
Conseils du maître AHmad Ar-Rifaa3iyy
Est maître celui qui frappe la porte avec humilité, la porte lui sera ouverte avec l’acceptation
Celui qui entre avec modestie il prendra place dans la maison de la gloire
Mon frère, attache-toi à suivre la Loi de l’Islam concernant les lois apparentes et ce qui concerne ton coeur
Protège ton coeur pour qu’il n’oublie pas d’évoquer Dieu
pour être au service des disciples qui recherchent la science de la religion et ceux qui sont étrangers (c’est-à-dire ceux qui sont en voyage et qui n’ont pas de famille)
empresse-toi toujours à accomplir les bonnes oeuvres sans paresse et sans lassitude
veille les nuits en prières surérogatoires par recherche de l’agrément de Allah
Recherche l’agrément de Dieu,
Habitue-toi à te réveiller en pleine nuit pour accomplir des prières surérogatoires
veille à ce que ce que tu as accomplis sois sauf de toute insincérité
pleure quand tu es seul pour les péchés que tu as fait par le passé
Mon fils, ce bas monde est comme un mirage et ce qu’il comporte va à sa fin
Mon fils, le plus grand souci des gens du bas monde c’est leur bas monde
le plus grand objectif des gens de l’au-delà c’est de gagner l’au-delà
Garde-toi de prétendre avoir atteint de hauts degrés alors que tu es menteur
Fais en sorte que ta croyance soit ferme et stable
détourne tes pensées des suggestions du chaytan
mets en garde ton âme pour qu’elle ne recherche pas le mauvais compagnon
Car les conséquences de la compagnie du mauvais ami c’est le regret au jour du jugement
Tout comme Allah dit au sujet du mécréant dans sourate al Fourqan / 28 ce qui signifie : » Malheur à moi. si seulement je n’avais pas pris Untel pour ami »
Allah ta^ala dit au sujet du mécréant ce qui signifie : » Si seulement il y avait entre toi et moi la distance qui sépare les deux levants, quel mauvais compagnon ! »
Garde-toi du mauvais compagnon
Pour que tu ne lui adresses pas la parole au jour du jugement en lui disant ce qu’il y a dans ces deux aayah du Qour’an et là-bas ton regret ne te sera pas utile
tes propos ne seront pas entendus
Ô mon fils ce que tu as mangé tu l’as anéanti
ce que tu as mis comme vêtement tu l’as usé mais ce que tu as fait tu vas le retrouver
venir au jugement de Dieu est quelque chose qui va avoir lieu inéluctablement
que tu te sépares un jour de tes bien-aimés (sous entendu par la mort) cela est quelque chose qui va avoir lieu sans aucun doute
Au début de ta vie dans ce bas monde tu étais faible et tu te fatiguais
la fin de ta vie dans ce bas monde ce sera une mort et ce sera une tombe
Si les gens qui habitaient dans le bas monde étaient restés, les maisons du bas monde ne seraient pas tombées en ruine
Attache ton coeur à l’obéissance à Dieu
détourne-toi de tout autre que Dieu
fie-toi dans toute situation à Dieu
fais en sorte que ta conduite soit la conduite des soufis avec la modestie
prends la droiture en oeuvrant, en suivant à la lettre la Loi de l’Islam
protège ton intention de la souillure des mauvaises suggestions
garde ton coeur pour qu’il ne recherche pas l’agrément des gens
Mange plutôt du pain et de l’eau salée quand c’est quelque chose qui est licite
ne consomme pas de viande tendre et du miel si cela vient d’une voie que Allah n’agrée pas
recherche les causes pour ta subsistance à partir d’une voie qui est licite
n’utilise pas la ruse pour obtenir des causes de subsistance
Garde-toi de blesser le coeur des soufis
Maintiens tes liens avec tes proches parents
Honore tes proches parents
Pardonne à celui qui a été injuste envers toi
Fais preuve de modestie à l’égard de celui qui a fait preuve d’orgueil vis-à-vis de toi
Ne cherche pas à atteindre les portes des gens qui ont du pouvoir
multiplie tes visites aux soufis
Multiplie tes visites aux tombes et aux cimetières
Adoucis tes paroles quand tu t’adresses aux gens
Parle aux gens en fonction de leur compréhension
Améliore ton comportement
Quand tu es avec les gens essaie d’être avec eux en étant en bonne humeur
Détourne-toi des injustes
Oeuvre pour être au service des orphelins et honore-les
Multiplie la visite à ceux qui sont pauvres
Soit au service des veuves
Fais miséricorde aux gens, il te sera fait miséricorde
Sois dans l’obéissance à Allah et tu verras que Allah va t’aider
Fais que la sincérité soit ton compagnon dans tous tes actes et dans toutes tes paroles
fournis tout effort pour guider les créatures vers la voie de vérité
Interdiction de toucher peau contre peau une ajnabiyyah non licite
Interdiction de serrer la main a une femme ajnabya par contact direct
Ibnou Hibban a rappoté d’après Oumayma binti Raqiqa ou Rouqayqa et Ishaq ibn rahaweh d’après Asma bintou Yazid que le Prophète sallalahou âlayi wa salam a dit “ Certes, je ne serre pas la main aux femmes ”, et le hadith est jugé sûr par Ibnou Hibban. Quant à la chaîne de transmission de Ishaq ibn Rahaweh le hafidh a dit à son sujet qu’elle est bonne. Quant à la parole de Oumou ^Atiya: » nous nous sommes engagées par un pacte vis-à-vis du Prophète, il a récité alors la parole de ALLAH dans la sourate ‘al moumtahina’ aya 12 qui signifie: et quelles n’attribuent rien en tant qu’associé à ALLAH, et il nous a interdit de nous lamenter, c’est alors qu’une femme d’entre nous a repris sa main, et a dit: c’est une telle qui m’a rendue heureuse et je voudrais la rétribuer, elle est partie puis elle est revenue. On répond que ce n’est pas un texte concernant le fait qu’il y ait eu contact peau contre peau. Seulement, la signification c’est qu’elles dirigeaient leurs mains lorsqu’elles s’engageaient sans qu’il n ‘ y ait eu contact direct; il faut donc interpréter ce Hadith par un sens autre que celui qui vient communément à l’esprit ( faire un Ta’wil) pour qu’il y ait concordance entre les deux Hadiths sûrs, parce qu’il faut qu’il y ait concordance entre les deux hadiths lorsque chacun de deux est sûr, c’est à dire que chacun de deux est sûr ou si l’un de deux est sûr et l’autre Hassan, et il n’est pas permis d’annuler l’un de deux; Ici, il s’agit de OUMOU ATITAH qui rapporte de Hadith parce que les femmes s’étaient engagées, vis à vis du Prophète pour lui obéir et ne rien associé à ALLAH et OUMOU ATIYAH a dit qu’une de ces femmes a repris sa main, elle a dit : » Qu’une telle a fait de bien avec moi, je voudrais la rétribuer, elle est parti, puis elle est revenue. Donc lorsqu’elle dit qu’elle a repris sa main, ceci n’implique pas qu’elle avait serré peau contre peau la main du prophète, si elle avait repris sa main , c’est possible comme il a dit elle avait simplement dirigeait sa main vers le Prophète, mais il n y avait pas eu un contact direct, il faut concilier entre les deux hadiths; de l’autre hadith le Prophète nous a appris qu’il ne serre pas la main aux femmes, donc de ce Hadith, cela ne veut pas dire que cette femme avait serrer la main du Prophète puis qu’elle avait repris sa main, cela signifie qu’elle avait simplement dirigeait sa main vers le Prophète et qu’elle avait repris sa main. Il est valable de dire également dans ce cas-là que cette engagement des femmes vis à vis du Prophète avait lieu en présence de quelque chose qui empêchait le contact direct. ABOU DAIWOUD a ainsi rapporté dans le Marassil d’après ALCHAYBI que le Prophète lorsqu’il avait reçu l’engagement des femmes, on lui avait apporté une étoffe de Katar et il avait placé cette étoffe sur sa main, et il avait dit : »Je ne serre pas la main aux femmes. » ABDOUL RAZZAK a rapporté la même chose par l’intermédiaire de IBRAHIM ALNKHI, et SAYID IBNOU MANSOUR avait rapporté la même chose d’après KAYISS IBNOU ABOU HAZIM, cela aussi était une preuve que le Prophète ne serrait pas la main par contact direct, il a dit : » c’est possible de dire qu’il y avait eu quelque chose de direct il a dit que c’est possible de dire qu’il y avait eu quelque chose qui empêche le contact direct. IBNOU ISSHAQ a rapporté dans le MARAZI d’après la version de MOUSSA IBNOU BOUKHEIR d’après KAYSS IBNOU HAZIM d’après HIBAN IBNOU SALEH que le Prophète plongeait sa main dans un récipient puis la femme plongeait sa main dans ce récipient. Le HAFITH IBNOU HAJAR a dit :’ il est possible que le fait de serrer la main avait eu lieu une fois avec quelque chose qui enmpêche le contact direct et l’engagement avait eu lieu en plongeant la main dans l’eau dans un récipient puis après cela la femme plonge à son tour la main dans l’eau dans le même récipient ». TABARANI a rapporté que le Prophète a reçu leur engagement, leur pacte par l’intermédiaire de OMAR. Ceci également est interprété par le fait qu’il a dirigeait vers elle sa main de l’extérieure d’une maison, et les femmes dirigeaient leurs mains de l’intérieur, en faisant qu’elles s’engageaient par un pacte sans que les mains ne soient serrées , et ceci figure chez TABARANI. Le Hadith de ASMA BNTOU ZAYED a une autre chaîne de transmission. ALNNASI tout comme TABARI ont rapporté par l’intermédiaire de MOUHAMED IBNOU MOUKADIR que OUMAYMAH BNOU ROUKAYKAH lui avait appris qu’elle était parmi des femmes qui s’engageaient par un pacte, elles avaient dit : »O Messager de ALLAH tend ta main pour que nous la serrions, il a dit que je ne serre pas la main aux femmes mais je vais recevoir votre engagement, j’accepte votre engagement et il a pris leur engagement jusqu’à atteindre la parole de ALLAH Sourate Almoumtahinah Aya 12 et qu’elles ne te désobéissent pas en quelque chose de bien » et il a dit : »en ce qui est dans votre possible et ce dont vous êtes capable ». Elles ont alors dit « ALLAH et son messager ont plus de miséricorde pour nous que nous même » et selon IBNOU HIBAN le Prophète a dit :Ma parole pour cent femmes et comme ma parole que j’adresse à une seule femme dans la version de TABARI il est autre chose en plus elle avait dit le Messager de ALLAH n’a serré la main à aucune de nous. YIHYAI IBNOU SALAM dans son Tafsir d’après ACHABI a rapporté la même version que ABOU DAWOUD également c’est à dire qu’elle prenait sa main lorsqu’elles s’engageaient par un pacte par l’intermédiaire d’un vêtement sans contact direct. Après cette présentation, il devient claire que ceux qui suivent le Hzbou Attahrir ont fait une mauvaise interprétation de ce qu’a rapporté ALBOUKHARI dans son Sahih, lorsque OUMAYMA BNTOU ROUKAYAH avait dit par ALLAH la main de Prophète n’a jamais touché la main d’une femme lors d’un engagement. Hizbou Attahrir a prétendu que c’était une interprétation de sa part et qu’elle avait dit cela par rapport à ce qu’elle avait vu mais en réalité, le Prophète aurait serré pour ce qui est de la version de Sahih ABBOUKHARI que Hizbou Attahrir a interprété à sa manière figure ce qui suit : ISSHAK nous a appris d’après YAYKOUB IBNOU IBRAHIm IBNOU SAAD d’après le fils de son frère IBNOU CHIHAB d’après son oncle que OURWAH nous a rapporté de AICHAY que ALLLAH l’agrée l’épouse du Prophète, qu’elle lui avait dit que Le Messager de ALLAH examinait les croyantes qui émigraient à Medine, il les passait à l’épreuve par cette Ayah ‘O Prophète, si les croyantes viennent pour s’engager envers toi par un pacte…..’ OURWAH a dit AICHAH a dit celles d’entre elles qui avait accepté cette condition, le Messager de ALLAH lui disait j’ai reçu ton engagement oralement, AICHAH poursuit et dit, non par ALLAH sa main n’a jamais touché la main d’une femme lors d’un engagement, il n’acceptait leur engagement que par sa parole : j’ai accepté ton engagement sur cela parmi les réponses à la prétention de Hizbou Attahrir, ce qui a été rapporté dans le Hadith ce que le Prophète avait tendu la main mais cela n’entraîne pas le fait qu’il est tendu la main de l’extérieure de la maison, et que les femmes ont tendu leurs mains de l’intérieure de la maison et qu’il avait dit O ALLAH nous te prenons pour témoin, il a dit ceci n’implique pas le fait de serrer la main par contact direct. Comment ce parti prend-il comme argument ceci pour réfuter le Hadith de OUMAYMAH BNTOU ROUKAYKHAH et le Hadith de ASSAMA BNTOU YAZID où le Prophète a dit : »Certes je ne serre pas la main aux femmes » c’est-là le cas de ce qui discute pour prétendre trouver les arguments avec le Hadith pour défendre leur passion sans qu’ils y aient une connaissance approfondie du hadith. Il en est de même pour la femme qui a repris sa main, ce Hadith ne comprend pas une déclaration explicite que les autres femmes avaient serré la main par contact direct. Dans les termes de Hadith de OUMOU ATTIYAH dans le Sahih, la chaîne de transmission c’est ABOU MAAMAR nous a rapporté de ABDEL WARITH qui nous a rapporté de AYOUB d’après HAFFSAH BNTOU SIRINE d’après OUMOU ATTIYAH que ALLAH l’agrée qu’elle a dit: « nous nous étions engagées envers le Messager de ALLAH, il nous a récité la Parole de ALLAH qu’elle n’attribue rien en temps qu’associé à ALLAH et ils nous est interdite de nous lamenter, puis une femme a repris sa main; elle avait dit une femme a participé avec moi dans une lamentation et je voudrais la rétribuer, le Prophète ne lui a rien dit, elle est repartie puis elle est revenue et il avait accepté son engagement. Le HAFITH IBNOU HAJAR a dit dans la version de ANNSAI que le Prophète a dit va et participe avec elles, elle a dit je suis partie, et j’ai participé avec elle dans ses lamentations puis je suis revenue, je me suis engagée envers le Prophète ». Si l’on que le fait de se lamenter, il a été confirmé dans le Hadith que c’est une chose interdite et qui compte parmi les grandes péchés comment conciliez entre cela et entre le fait que la femme a dit au Prophète lorsqu’elle a repris sa main : »Une telle a participé avec moi en se la mentant et je voudrais la rétribuer, et que le Prophète ne lui a rien dit, on comprend de ce qui nous a été parvenu du Hadith, à partir des différentes termes et des différentes chaînes de transmission, que les lamentations étaient au départ permises puis elles sont devenues déconseillées, puis interdites et ainsi il n y a plus de problématique. C’est à dire qu’au départ c’était quelque chose de permis c’est pour cela que le Prophète n’a rien dit lorsque cette femme était partie pour aider une autre à se lamenter, puis elle est revenue. Ce Hadith ne comporte pas de preuve que le Prophète a serré la main par contact direct. Et parmi les preuves qu’il est interdit de serrer la main à une femme AJNAbiyah, il y a le Hadith : »Que l’un de vous reçoive un coup de barre de fer sur la tête, c’est mieux pour lui que de toucher une femme qui ne lui est pas licite ». Rapporté par TABARNI et IBNOU HASSAn l’a jugé Hassan. Dans ce Hadith, le mot toucher c’est ‘messe’. Al-messe, signifie palper avec la main. Il ne s’agit par du rapport comme l’on prétendu les Tahririyah, car celui qui a rapporté le Hadith, MA¨KAL IBNOU YASSAR a compris autre que ce que prétendent les Tahririyah. Les Tahririah prétendent que ce qui est interdit dans ce Hadith c’est le rapport et ce n’est pas le fait de toucher peau contre peau parce que les Tahririahs parmi leurs stupidités, c’est qu’ils se rendent licite le fait d’embrasser la femme de leur ami lorsqu’il parte en voyage par exemple. Ils se rendent licite de serrer la main des hommes aux femmes Ajnabiyah. Ca, c’est un parti qui a été fondé par TAKYOU EDDINE ALNABAHANI. Ils prétendent que celui qui ne s’est pas engagé pour un Kalif, meurt chargé d’un grand péché. Ils font peur aux musulmans. Ils ont pris un homme de leur parti et ont dit c’est lui le Kalif. Ils s’ont installé au Danemark. TAKIYOU ADDINE a partagé les pays entre ses deux fils. Il a appelé sa femme la mère des croyants. Ils ont des déviations sur la croyance, les idées de MOU^TAZILAH, ils renient la prédéstination . Donc, ce qui a indiqué qu’il s’agit du toucher dans ce Hadith a été expliqué par IBNOU ABI CHAYBAH dans ‘Almoussanaf’. D’autre part interprété Almesse (le toucher) par le rapport, est un sens figuré. Que l’on ne se détourne pas vers un sens figuré qu’avec une preuve selon la raison ou selon les textes, à condition que cette preuve selon la raison soit catégorique, et que la preuve selon les textes soit sûr du point de vue de fiabilité, Règle qui a été donné par ARRAZI dans son livre ‘Almahssoul’. Il a dit : »Si ces conditions ne sont pas vérifiées et, interpréter le texte et lui donner un sens autre que le sens qui vient à l’esprit pour prétendre un sens figuré serait absurde, les spécialistes des fondements parmi les CHAFIYITES et les ANAFI et d’autres ont précisé cela, par ailleurs, le messe (le toucher) lorsqu’il lui est donné le sens de rapport, ceci est un sens figuré et non pas le sens propre. Pour preuve, ce qu’a rapporté le dernier pour preuve, ce qu’a rapporté le dernier des linguistes ALMOURTADHAH AZZABIDI dans son commentaire ‘Alkamouss’. Il a dit : »lorsque le mot masse est interprété par Aljimah (le rapport) ceci a un sens figuré. Il a dit cela dans le chapitre ‘imim sin sin’. Le Cheykh a dit : »O vous parti de Tahrir, lorsque vous prétendez qu’il est permis qu’un homme sert la main à une femme Ajnabiyah par contact direct, vous prétendez que ceci est un effort de compréhension de votre part, et ceci est contraire au texte parce que les textes sont claires pour dire que c’est interdit. Il a donné une autre preuve du Hadith. Le Prophète a dit : » les yeux commettent u péché et les mains commettent des péchés. MOUSLIM a rapporté que le Prophète a dit : »Les yeux, leurs péchés c’est de regarder, et les mains, leurs péchés est le Albatch. Il explique que le mot Albatch veut dire prendre avec la main, car Albatch a deux sens dans la langue. D’une part, c’est prendre avec vigeur et violance, et d’autre part, c’est d’utiliser la main. ALFAYOUMI dans Almousbah a dit : » La main Batachate, c’est à dire qu’on l’a utilisé et ce qui est visé par Al Batch dans le Hadith c’est le fait de prendre avec la main, que soit en serrant la main ou en massant une partie de son corps en recherchant le plaisir ou pour jouir d’elle, ou autre que cela par contacte direct. Le Cheykh a dit :’ S’il n’y avait pas eu d’autre texte que cela, cela aurait suffi, vous n’avez donc aucune réponse à ce Hadith. Le Cheykh a dit si le Messager de ALLAH avait visé Albatch par le rapport, il n’aurait pas dit après cela le sexe confirme ce sentiment ou l’infirme. Il n y a aucune zone d’ombre, il ne reste plus aux Tahririyah que de faire preuve d’orgueil.
Qui sont les Salaf ?
Les Salaf vertueux sont les savants de l’Islam qui ont vécu au cours des trois premiers siècles de l’Hégire. Ce sont eux que le Messager de Allah a visés par sa parole : « Khayrou l-qourouni qarni thoumma l-Ladhina yalounahoum thoumma l-Ladhina yalounahoum » qui signifie : « Les meilleures gens sont les gens du siècle dans lequel j’ai vécu, ensuite ceux qui viendront après eux, ensuite ceux qui viendront après ces derniers ».
De même, on comprend l’éloge de ces savants, qui ont vécu dans les trois premiers siècles méritoires, à partir de la parole de Allah ta^ala : « wa s-sabiqouna l-‘awwalouna mina l-mouhajirina wa l-‘ansar wa l-ladhina t-taba^ouhoum bi ‘ihsanin radiya l-Lahou ^anhoum wa radou ^anh » [sourat At-Tawbah / 100] qui signifie : « Les premiers Prédécesseurs parmi les Émigrants et les Partisans ainsi que ceux qui les ont suivis correctement sont agréés par Allah et ils sont satisfaits de Lui ».
Ceux qui suivront ce sur quoi étaient le Messager et ses Compagnons ainsi que leurs successeurs sont le groupe sauvé. Ce sont eux que le Messager a visés dans son hadith qui a été rapporté par ‘Abou Dawoud et par d’autres et qui signifie : « Les Yahoud se sont divisés en 71 groupes, les Nasara se sont divisés en 72 groupes, et ma Communauté se divisera en 73 groupes. Tous seront en Enfer sauf un seul, il s’agit de ceux qui seront sur ce sur quoi je suis ainsi que mes Compagnons ».
Dans une autre version, il est mentionné : « wa hiya l-jama^ah » c’est-à-dire qu’il s’agit de la majorité. Dans la version de Ibnou Hibban, « wa hiya s-sawadou l-‘a^dham ». Or « as-sawadou l-‘a^dham » veut dire la grande majorité, et il s’agit de Ahlou s-Sounnah wa l-jama^ah. La signification de Ahlou s-Sounnah, c’est ceux qui suivent la Chari^ah (Loi) du Messager, c’est-à-dire la Croyance et les lois qu’il a amenées. Donc, le sens de Al-jama^ah, c’est la grande majorité. En sont exclus, ceux qui se sont singularisés ceux qui attribuent le corps à Allah et déclarent sans droit les Musulmans comme étant des mécréants. Ils déclarent mécréant le musulman qui rend visite à la tombe du Prophète ou la tombe d’un saint afin de rechercher de la bénédiction – la barakah – et qui y invoque Allah tout en ayant pour Croyance que Celui Qui crée le profit et Qui crée la nuisance, en réalité, c’est Allah. Ces égarés qui se prétendent salafites et qui attribuent le corps à Allah, assimilent Allah à Ses créatures. Ils se sont singularisés par rapport à la majorité des Musulmans ; ils sont insignifiants. En effet de nos jours, le nombre des gens de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah a dépassé le milliard.
Aussi, il nous est parvenu du Prophète « ^alaykoumou bi s-sawadi l-‘a^dham ; man chadh-dha chadh-dha ‘ila n-nar» ce qui signifie : « Attachez-vous à la grande majorité, celui qui se singularise se retrouvera en Enfer ! ».
L’Imam du Salaf, Ahmad ibnou Salamah, Abou Ja^far At–Tahawiyy, qui est décédé en l’an 329 de l’Hégire a dit au début de son » Traité de Croyance » ceci : « Voici la présentation de la Croyance de Ahlou s-Sounnah wa l-jama^ah ». Au sujet de Allah, il a dit dans son » Traité de Croyance » qui a était réputé et diffusé parmi les Musulmans : « Ta^ala ya^ni l-Lah ^ani l-houdoudi wa l-ghayati wa l-‘arkani wa l-‘a^da’i wa l-‘adawat la tahwihi l-jihatou s-sittou kaça‘iri l-moubtada^at » ce qui signifie : « Il est exempt des limites, des fins, des coins, des membres et des petits organes. Il n’est pas contenu dans les six directions contrairement à la totalité des créatures ». Cela veut dire que Allah est exempt de la limite. Selon les savants, ce qui a une limite, a une localisation grande ou petite. Ainsi, le grain de poussière est limité, le Trône est limité. Tout ce qui est dans une direction ou dans un endroit est limité. Et ce qui est limité est créé. Allah n’est pas limité, car Il est le Créateur ; Il n’est pas une créature. Ainsi, Il existe sans endroit et sans direction, car Il n’est pas localisé du tout ; Il n’occupe pas d’endroit. La preuve en est que les corps que contient ce monde ont des quantités ; ils occupent des endroits.
Allah ta^ala dit dans le Qour’an : « koullou chay’in ^indahou bi miqdar » [ sourat Ar-Ra^d / 8 ] ce qui signifie : « Toutes les choses qu’Il a créées ont une quantité ».
Au sujet de Allah, At–Tahawiyy a dit : «^ani l-houdoudi wa l-ghayati », ce qui signifie : « Il est exempt des limites et des fins ». Cela veut dire que Allah n’a pas de fin, car toute chose a une fin. Et toute chose qui a une fin est forcément limitée ; elle a une quantité spécifique et occupe un endroit dans l’espace.
Quant aux coins, il s’agit des côtés. Cela fait également partie des caractéristiques des corps. Allah est exempt de cela.
En ce qui concerne les membres, il s’agit des grands organes comme la tête, la main, le pied ou les petits organes comme la langue, les dents et la glotte.
La parole de At–Tahawiyy au sujet de Allah : « la tahwihi l-jihatou s-sittou kaça‘iri l-moubtada^at » signifie : « Il n’est pas contenu par les six directions comme le sont la totalité des créatures ». Cela veut dire que Allah existe sans direction et sans endroit.
Cela est la Croyance de Ahlou s-Sounnah wa l-jama^ah, elle est déduite du Qour’an, du Hadith et de l’Unanimité des savants.
Quant aux assimilationnistes, ceux qui attribuent le corps à Allah, ils ne se satisfont pas de cela.
Dans son » Tafsir », Al-Qourtoubiyy a dit que « tarbou fi tarfi r-Rahman » signifie le plateau de la balance sur laquelle seront pesées les œuvres. En l’occurrence, on a une omission du complément du nom. C’est comme s’il a dit : « fa tarbou fi kaffati Mizan Ar-Rahman », ce qui signifie : « Il augmente l’aumône dans le plateau de la balance de Allah ». Donc, en arabe le mot « de la balance » a été omis. Et en arabe, ce mot « kaffah » veut dire aussi bien main que plateau. Celui qui croit que Allah a une main, il n’est pas musulman.
À propos de l’interprétation – ta’wil – de ces genres de hadith et ce qui leur est semblable, il a été rapporté de Malik, de Ath-Thawriyy et de Ibnou l-Moubarak ceci : « Retenez ces hadith sans comment ». C’est ce qu’ont dit At-Tirmidhiyy et d’autres. Et c’est ce qu’ont dit les savants de Ahlou s-Sounnah wa l-jama^ah. Et le sens de « sans comment », c’est exclure au sujet de Allah tout ce qui fait partie des caractéristiques des créatures comme la position assise, l’installation, les organes, les mouvements, l’immobilité, la descente, la montée. En effet, tout cela fait partie des caractéristiques des créatures. Le Créateur est exempt des caractéristiques des créatures.
L’Imam Abou Ja^far At–Tahawiyy, dans son » Traité de Croyance « , a dit : « Wa man wasafa l-Laha bi ma^nan min ma^ani l-bachar faqad kafar » ce qui signifie : « Celui qui attribue à Allah un des sens propres aux humains, il devient mécréant. ». Les sens qu’ont les humains sont leurs attributs, leurs caractéristiques, et elles sont nombreuses. Parmi elles, il y a la position assise et l’installation.
À propos des hadith qui font partie des hadith moutachabih -de ce qui n’est pas explicite- il nous est parvenu de Al-‘Awza^iyy et de Soufyan Ath-Thawriyy ceci : « Amirrouha kama ja’at bila kayf », c’est-à-dire : « Retenez ces hadith comme ils vous sont parvenus sans attribuer le comment !» Cela veut dire qu’il faut exclure au sujet de Allah tout ce qui fait partie des caractéristiques des créatures.
Il n’y a pas lieu de considérer ce que disent certains singuliers comme Ahmad Ibnou Taymiyah Al-Harraniyy et son élève Ibnou l-Qayyim qui ont contredit la Croyance des Musulmans. Ibnou Taymiyah est un assimilationniste ; il attribue le corps à Allah. Au sujet de la parole de Allah : « layça kamithlihi chay’ », il a dit : « mounazzah », c’est-à-dire « exemption ». Ensuite, à propos de la parole de Allah : « wa Houwa s-sami^ou l-Basir », il a dit : « fa chabbah », c’est-à-dire : « Il a assimilé ». Et cela fait partie des plus atroces de ses égarements.
Quant aux ‘Ach^ariyy et les Matouridiyy, qui sont ‘Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah, ils ne sont pas négationnistes comme le prétendent les Wahhabites qui attribuent à Allah le corps et qui assimilent Allah à Ses créatures.
Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy est l’Imam ^Aliyy ibnou Isma^il ibnou ‘Ishaq ibnou Salim ibnou Isma^il ibnou ^Abdi l-Lah ibnou Mouça ibnou Bilal ibnou Abi Bourdah, le fils du Compagnons du Messager de Allah Abou Mouça ^Abdou l-Lah ibnou Qays.
L’Imam, le Hafidh As-Soubkiyy dans ses « Tabaqatou ch-chafi^iyyati l-koubra » a dit au sujet de Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy ce qui suit : « C’est notre Chaykh, c’est notre modèle qui nous guide sur la voie agréée par Allah ta^ala. Le Chaykh Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy Al-Basriyy, le chaykh de la voie de Ahlou s-sounnah wa l-jama^ah, est l’imam des spécialistes de la science de Al-Kalam. C’est lui qui a accordé la réussite à la Croyance de l’Imam des Messagers. C’est lui qui défend la Religion et qui œuvre pour préserver la Croyance des Musulmans. Les traces de ses œuvres resteront jusqu’au jour du Jugement. C’est un imam ascète, pur et bienfaisant. Il a préservé la Loi de toute parole calomnieuse. Il s’est investi et il a donné la victoire à la Communauté de l’Islam qu’il a fortement soutenue.»
Abou Sahl As–Sa^loukiyy a dit : « Nous étions auprès du Chaykh Abou l-Haçan dans une assemblée à Al-Basrah et il débattait avec les Mou^tazilah. Allah a humilié ces derniers qui étaient nombreux. C’est alors que Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy est venu et les a tous vaincus. Chaque fois que l’un d’entre eux était défait, il passait à l’autre jusqu’à ce que tous, jusqu’au dernier d’entre eux, soient vaincus. Nous étions revenus le lendemain dans l’assemblée, mais aucun d’entre eux n’est revenu. »
L’Imam Abou Bakr As–Sayrafiyy a dit : « Les Mou^tazilah avaient levé haut leurs têtes jusqu’à ce que Allah a manifesté Al-‘Ach^ariyy qui les a emprisonnés dans les trous, comme dans des entonnoirs ».
Al- Oustadh Ibnou ^Abdi l-Lah ibnou Khafif a dit : « Lorsque j’étais jeune, je me suis rendu à Al-Basrah pour voir Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy dont j’avais tellement entendu. J’ai vu un chaykh avec un très bel aspect et je lui ai demandé de m’indiquer la maison de Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy. Il m’a dit : Mais qu’est-ce que tu veux de lui ? Je lui ai dit que j’aimerais le rencontrer. Alors, il m’a dit : Viens tôt demain à cet endroit ! Je suis revenu le lendemain tôt ; et quand je l’ai vu, je l’ai suivi. Il s’est rendu auprès de certains dignitaires de la ville. Et lorsque ces derniers l’ont vu, ils l’ont honoré. Il y avait un ensemble de savants et une assemblée de science de Croyance. Ils l’ont fait asseoir au milieu d’entre eux et quelqu’un d’entre eux a posé une question. Le chaykh s’est alors mis à lui répliquer et à débattre avec lui jusqu’à le faire taire. J’ai vu des choses étonnantes au sujet de sa science et de son éloquence. J’ai alors dit à quelqu’un qui était près de moi : « Qui est donc ce chaykh ? » Il m’a répondu que c’est Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy. Quand ils se sont levés, je l’ai suivi à nouveau. Il m’a dit : Ô jeune homme, comment as-tu vu Al-‘Ach^ariyy ? Je suis alors resté à son service et je lui ai dit : « Ô mon maître pourquoi tu n’as pas commencé par poser la question ? » Il a répondu : Je ne parle à aucun de ces gens dès le départ. S’ils commencent à citer des choses qui ne sont pas permises au sujet de la religion agréée par Allah, nous leur répliquons parce que Allah soubhanahou wa ta^ala nous a ordonné de répliquer à ceux qui contredisent la vérité. J’ai rapporté cette histoire de Ibnou Khafif par une autre chaîne de transmission. Les différenet sversions s’accordent sur l’éminence du chaykh et de sa place dans la Science. En effet, il n’abordait la science de Al-Kalam que lorsque c’était un devoir de le faire ; pour soutenir la Religion et pour répliquer aux négationnistes. Nos savants ont dit que le chaykh était quelqu’un qui avait une firaçah ; Allah lui dévoilait certaines choses. Ensuite, ils ont dit : “ Le chaykh était maître dans le Tasawwouf, dans la maîtrise du cœur tout comme il était un maître dans la science de Al-kalam et dans d’autres sciences.»
Le Oustadh Abou ‘Is-haq Al-‘Isfarayiniyy a dit : « J’étais à côté du Chaykh Abou l-Haçan Al-Bahiliyy comme une goutte d’eau à côté de la mer. Et j’ai entendu Al-Bahiliyy dire j’étais à côté de Al-‘Ach^ariyy comme une goutte d’eau à côté de la mer. »
En guise d’honneur pour Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy, il suffit ce qu’à rapporté Al-Hakim quant à la parole de Allah ta^ala qui signifie : « Allah fera venir des gens qu’Il agrée, et ce sera des gens qui L’ aimeront ». Le Prophète a dit : « Houm qawmou hadha » ce qui signifie : « Il s’agit des gens du peuple de celui-là » et il a désigné Abou Mouça Al-‘Ach^ariyy qui est l’ancêtre de Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy.
La vie conjugale, des conseils pour la mener à bien
La vie conjugale
La femme raisonnable est celle qui recherche l’agrément de Son Créateur et qui recherche le bonheur conjugal dans le foyer de son mari. Elle respecte son mari et elle ne lui nuit pas.
Elle s’acquitte des droits qu’il a sur elle et respecte son mérite car il est son protecteur, il est celui qui veille à son honneur et à sa dignité.
En effet, son mari est son tuteur après son père, il est celui avec qui elle vit en général, la majeure partie de sa vie.
Il est enfin, le pilier de son foyer et est celui qui subvient à la charge obligatoire sur elle, qui subvient à la charge de ses enfants.
Il a sur elle, un tutorat et une autorité, à savoir l’autorité de la diriger, l’autorité de la guider.
Allah ta^ala dit dans Sourat an-Niça, ‘ayah 104, ce qui signifie : « Les hommes sont tuteurs sur ces femmes » Jusqu’à la fin de la ‘ayah.
Il y a de nombreuses grâces dont on ne connaît la juste valeur que lorsqu’on les perd.
L’époux vertueux, qui craint Allah, est celui qui respecte les droits de son épouse, un tel époux fait partie de ces grâces qui convient à l’épouse de préserver.
Elle respecte ainsi, les droits de son mari et veille à rester à ces côtés dans l’aisance et dans la difficulté, avant que vienne un jour où elle ne le retrouvera pas auprès d’elle, se sera alors la grande perte, dans le cas où elle ne lui obéit pas dans ce qu’il est un devoir de lui obéir.
Une mère, pleine de sagesse, a donné le conseil à sa fille la nuit de son mariage. Elle lui a dit :
« Ma fille, voilà que tu sors du nid et du cocon dans lequel tu as grandis pour rejoindre un foyer nouveau pour toi et un compagnon auquel tu n’étais pas habitué.
Sois humble et douce avec lui, il sera un protecteur pour toi.
Sois pour lui comme une base, il sera pour toi comme un toit.
Protège son odorat, son ouïe et sa vue.
Qu’il prenne en toi que de bonnes odeurs, qu’il entende de toi que de belles paroles, qu’il ne voit de toi qu’un bel aspect ».
Et voilà, ci-après quelques conseils utiles, des règles de base pour une bonne vie en commun avec les époux grâce auxquels vous pouvez gagner l’amour de vos maris, une grande place et une haute estime dans leurs cœurs.
Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa s-salam a dit ce qui signifie : « Si la femme accomplit ses cinq prières obligatoires, qu’elle jeûne son mois, qu’elle préserve sa chasteté et qu’elle obéit à son mari, il lui sera dit : « Entre au Paradis par n’importe quelle porte que tu veux ».
L’épouse intelligente et raisonnable est celle qui recherche l’amour de son mari, qui s’acquitte des droits qu’il a sur elle, c’est celle qui lui obéit en ce qui ne comporte pas de désobéissance à Allah.
Elle priorise le droit de son mari sur son propre droit et sur le droit du reste de ses proches parents, car le droit de son mari sur elle est éminent selon le jugement de Allah ^Azza wa Jall.
Si jamais la famille te demande quelque chose et que ton mari te demande autre chose dans laquelle il n’y pas de désobéissance à Allah, alors obéis à ton mari et n’obéis pas à ta famille car ainsi tu obtiendras son amour, son estime et sa satisfaction, c’est cela la signification de la parole du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa s-salam qui signifie : « La personne qui a le plus grand droit sur sa femme, c’est son mari ».
Que la femme ne pense pas que si elle obéirait à son mari en ce qui ne comporterait pas de désobéissance en Allah est un signe de faible personnalité ou qu’elle n’aurait pas d’amour propre, au contraire cette obéissance est quelque chose de méritoire dans la Loi.
Il s’agit d’une obéissance d’amour et de tendresse.
Le Messager éminent ^alayhi s-salam l’a fortement recommandé par sa parole qui signifie : « La personne qui a le plus grand droit sur la femme, c’est son mari ».
Parmi ce qui ramène l’amour de ton mari de sorte que tu deviennes chère pour lui, c’est de le respecter dans tes paroles, dans tes gestes, de l’honorer, de lui reconnaître son mérite, de ne pas renier son bienfait, de baisser la voix en sa présence, de ne pas prolonger les discussions avec lui quand il n’y a pas d’intérêt et surtout quand il est en colère ou triste.
Il y a beaucoup de femmes qui ne respectent pas leurs maris dans leurs paroles, dans leurs gestes, elles lèvent la voix avec leurs maris et débattent inutilement, cela entraîne une aversion de leurs maris envers elles.
Et en conséquence de quoi la vie conjugale n’est pas heureuse. La relation entre eux se détériore, puis vient la rupture, la séparation, le divorce et la perte.
Le Messager éminent salla l-Lahou ^alayhi wa s-salam a fortement mis en garde les femmes qui ne respectent pas leurs maris, qui leurs nuisent quand elles parlent ou agissent, qui également renient les bienfaits du mari, c’est-à-dire le fait qu’il ait agi en bien avec elle.
Il est parvenu dans le hadith sahih que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-salam avait, un jour exhorté les femmes, il leur a dit en leur prodiguant le conseil ce qui signifie :
« Donnez des aumônes, car j’ai vu que vous étiez la majeure partie des gens de l’enfer ». Une femme lui a dit : « Pourquoi Ô Messager de Allah ? » Il a répondu ce qui signifie : « Parce que vous maudissez beaucoup, et vous reniez beaucoup le bienfait de l’époux ».
Cela veut dire que parmi les plus grandes causes de l’entrée des femmes en enfer, c’est qu’elles maudissent beaucoup sans droits, et qu’elles oublient vite et elles renient les bienfaits de leurs maris envers elles alors que Allah ta^ala dit ce qui signifie : « N’oubliez pas et soyez reconnaissants pour les bienfaits que vous vous faites les uns aux autres » (Sourat al-Baqarah/237).
Un grand savant a un jour donné le conseil à l’une de ses disciple qui était marié pour lui indiquer la manière de respecter son mari, de se comporter avec lui, pour gagner son amour et sa satisfaction.
Il lui a ainsi dit : « Sois douce et souple avec ton mari, baisse la voix en sa présence comme si tu avais été en présence d’un roi » Puis il a ajouté : « Le droit du mari selon le jugement de Allah est très grand, contredis ton âme en étant modeste avec ton mari ».
Ma sœur musulmane, le droit de ton mari sur toi est très grand, parmi les choses qui l’indique il y a la parole du Prophète ^alayhi s-salam qui signifie : « Si j’avais à ordonner à quelqu’un de se prosterner pour quelqu’un d’autre, j’aurais ordonné à la femme de se prosterner pour son mari » c’est-à-dire d’une prosternation de salutation et de respect et non pas une prosternation d’adoration car l’adoration n’est accomplit que pour Allah. Mais même cette prosternation de respect a été interdite par le Messager éminent salla l-Lahou ^alayhi wa s-salam.
Cependant, si cette prosternation avait été permise, celui qui aurait du l’accomplir en priorité c’est la femme pour son mari en raison du droit éminent que celui-ci a sur elle.
La relation conjugale entre les époux dans la Loi de l’Islam est fondée sur l’amour et la miséricorde entre les deux époux afin que chacun trouve un soutien de la part de l’autre. La vie conjugale se trouve ainsi stabilisé et donnera ses fruits dans les différentes étapes de la vie.
La femme lucide et mûre est celle qui veille à bien se comporter avec son mari, qui entoure la vie conjugale avec son mari par un enclos d’amitié, de miséricorde, de respect et de bonne vie communautaire que ce soit en sa présence ou à sa sortie de chez lui, ou encore à son retour du travail.
Veiller sur une bonne vie conjugale de la part du mari et de la femme, veiller à sa chasteté raffermit les liens entre ces époux.
Cette relation bonne et bénie donnera ses fruits même après la disparition de la jeunesse et de la force de l’âge.
Lorsque le désir sexuel s’estompera, que la beauté de la femme se fanera, que les cheveux des deux époux deviennent gris, mais les traces de la bonne vie conjugale continueront quand même a donné ses fruits.
C’est ce que nous retrouvons de manière claire chez les époux qui ont atteint la vieillesse, qui ont perdu la jeunesse qui agissait chacun envers l’autre avec bienfaisance.
Tu vois ainsi que chacun des deux est attaché à l’autre, ils sont liés par des liens forts, ils sont attaché l’un à l’autre d’un attachement qui a pour fruit la tendresse, la miséricorde et l’amour à chaque moment.
Tout ceci grâce à la robustesse de leur belle relation.
Et ce bon comportement dans la vie conjugale de la part de la femme envers son mari peut se manifester dans différentes situations qui renforcent la place de la femme et l’amour qu’elle inspire à son mari.
Et voici pour toi, femme mariée, quelques valeureux conseils pour ta vie de tous les jours avec ton mari.
Lorsqu’il sort de chez lui pour aller travailler ; au matin, réveilles toi avant lui pour t’occuper de son bien être, pour lui préparer son déjeuner et ses vêtements.
Lorsqu’il s’apprête à sortir de la maison, prépares toi à bien le saluer, confie le à Allah (stawdi^) pour qu’il revienne à toi chez lui sain et sauf, protégé et nourris de la subsistance par la volonté de Allah.
C’est en sorte que lorsque tu l’accompagnes sur le palier dans les derniers instants, que ton regard soit plein de tendresse, de miséricorde et d’amour jusqu’à ce qu’il disparaisse de ton champs de vision afin qu’il ressente que tu t’occupes de lui et que tu es attachée a lui.
En effet, l’impact de ce regard de ta part sera cher à son cœur, ce sera une cause de l’amour et de la satisfaction qu’il aura et de son fort attachement envers toi.
A son retour à la maison, prépares toi au retour de ton mari chez lui, fatigué de son dure labeur pour rechercher la subsistance. Prépares toi à bien l’accueillir, accueille le chaleureusement avec le sourire même s’il ne t’a pas ramené ce que tu lui avais demandé.
Que ton accueil ait lieu en étant vêtu de beaux vêtements propre avec le sourire aux lèvres, salue le et fais lui un bon accueil, remercie Dieu qu’il soit revenu sain et sauf.
En effet, un tel accueil a sans aucun doute une conséquence sur son âme et son cœur.
Lorsqu’il s’installe dans la maison, qu’il prend place pour se reposer, assieds toi devant lui avec respect, prépares lui ce qu’il faut comme vêtement de la maison.
Gardes toi de l’accueillir avec un air maussade et triste quelque soit la fatigue, suite aux travaux ménagers ou les soucis et les problèmes des enfants.
Veilles à l’accueillir avec les nouvelles qui lui réjouiront le cœur, patientes avec ton mari face aux épreuves et aux difficultés, et si ton mari est éprouvé alors soulage le autant que tu peux.
Remonte lui son moral. Sois lui d’une aide utile.
Voici pour toi le récit d’une honorable femme compagnon, Ar-Roumaysa surnommé ‘Oummou Soulaym avec son mari Abou Talhah, que Allah l’agrée, elle était une femme patiente face à la grande épreuve qu’elle a eu avec son mari. Pour que ce récit soit pour toi un bon exemple à suivre lors des difficultés et des épreuves.
Oummou Soulaym, que Allah lui fasse miséricorde a dit : « Mon fils est mort alors que Abou Talhah n’était pas à la maison, je l’ai enveloppé dans un linceul et je l’ai mis dans un coin de la maison. Au retour de Abou Talhah, je lui ai préparé son repas ; en mangeant il m’a dit « Comment vas le petit ? » Je lui ai dit « Dans un meilleur état par la grâce de Dieu, depuis sa maladie, il n’a pas été plus calme que cette nuit ». Puis je me suis faite belle pour lui, mieux que toutes les fois précédentes au point qu’il est obtenue ce que le mari a de la femme, ensuite je lui ai dit : « Abou Talhah, vois-tu si une famille emprunte quelque chose qu’ils utilisent mais lorsqu’on leur la réclame, ils ont trouvé difficile de la rendre » son mari, Abou Talhah, lui a dit : « Ils ne devraient pas agir ainsi », c’est alors qu’elle lui a dit : « Patientes et recherches la récompense pour ta patience pour le décès de ton fils » et je lui ai annoncé son décès.
- S’occuper de la nourriture de son mari :
Ne négliges pas ce qui concerne la nourriture de ton mari, et de son retour éprouvé du travail, car s’occuper de la nourriture du mari et assouvir sa faim par les plats qu’il aime t’attireront l’amour de ton mari et feront entré la joie dans son cœur.
Fais en sorte que ton mari ne s’endorme pas affamé, ni en colère contre toi en raison de ton mauvais comportement.
En effet, le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa s-salam a recherché la préservation contre la faim qui entraîne la corruption par sa parole : « ‘Allahoumma ‘inni ‘a^oudhou bika mina l-jou^ fa’innahou bi’sa daji^ » Il s’agit de la faim qui est nuisible, quant à la faim qui n’entraîne pas la corruption, elle est l’habitude des Prophètes et des saints.
Je te recommande de prendre place avec ton mari à table lors du repas en ayant un bel aspect avec le sourire sur ton visage.
Partages avec lui la nourriture qu’il aime et qu’il désire, adresses lui la parole avec respect, sois modeste avec lui comme si tu étais en présence d’un roi. Et n’oublies pas dans toutes ces belles situations avec le bon comportement envers ton mari, d’avoir une intention sincère pour gagner l’agrément de Allah, espérant ainsi, la grande rétribution de la part de Allah.
- S’occuper du repos de l’époux et de son sommeil :
Parmi ce qui consiste une bonne relation conjugale, c’est de s’occuper du repos de son mari et de son sommeil. Veilles au repos de ton mari et à son sommeil surtout s’il revient fatigué de son travail car il a fournit beaucoup d’efforts.
Veilles à conserver le calme et la sérénité dans la maison pendant son sommeil et son repos.
Ne le déranges pas quand il est endormi.
Ne le réveilles pas avec des cris des voix élevés avec tes enfants ou un de tes proches parents ou de tes voisins.
- Gagner la satisfaction de ton mari et délaisser la jalousie blâmable :
Le Messager éminent salla l-Lahou ^alayhi wa s-salam a dit ce qui signifie : « Toute femme qui est morte alors que son mari est satisfait d’elle entrera au Paradis ».
Veilles à ce que ton mari soit satisfait de toi, recherche son agrément par la bonne vie conjugale et la bienfaisance.
Le compagnon honorable Abou Darda a recommandé à sa femme « Acceptes le pardon de ma part, tu prolongeras l’amour que j’aurais pour toi et ne parles pas quand je suis en colère ».
Ma sœur, tâche de faire preuve d’indulgence, ne multiplie pas le blâme et la critique des paroles de ton mari et de ses actes surtout en présence des gens car cela lui brise le cœur, il te fera perdre son amitié et son amour.
Si jamais, il y a une dispute, un différent ou des problèmes dans ta vie avec ton mari, alors empresses toi d’évacuer ce différent, contredis tes passions, n’attends pas que l’initiative vienne de lui pour te satisfaire.
Parles lui plutôt en premier, recherche la satisfaction et son amitié avec la belle parole et la bienfaisance, l’harmonie et l’amour se réinstalleront entre vous.
Je te recommande également de délaisser la jalousie déplacée, car elle ne te ramènera que chagrin et tourment.
Elle sera une cause pour éprouver ta vie et la vie de ton mari.
Un homme a donné le conseil à sa fille en lui disant « Méfie toi de la jalousie, elle est certes la clé du divorce ».
Chaykh ^Abdou l-Lah a dit : « A cause de la jalousie, certaines femmes voient une plaine comme si elle était une montagne ».
- La femme s’occupe de la parure, de ses vêtements et de sa propreté :
Parmi les choses qui renforcent la relation conjugale, c’est que la femme fait attention à son embellissement, à ses vêtements et sa propreté en présence de son mari.
Beaucoup d’épouses négligent cela, ce qui entraîne un désagrément et une séparation entre les mariés.
Il est ainsi parvenue dans le hadith honoré d’après Abou Hourayrah que l’on a interrogé le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa s-salam : « Quelle est la meilleure des femmes ? » et le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa s-salam a répondu ce qui signifie: «Celle qui réjouis le regard de son mari lorsqu’il l’a voit, qu’il lui obéit lorsqu’il lui donne un ordre, qui ne le contredis pas, ni par sa personne, ni par ses biens en faisant des choses qu’il désapprouve »(La femme est libre de disposer de ses biens comme elle l’entend, ceux-ci lui appartiennent).
Et réjouis le regard de ton mari par un bel aspect, des beaux vêtements, la propreté de ta maison, portes pour lui les plus beaux vêtements qu’il désire de ta part, parfumes toi pour lui avec ce qui lui réjouis le cœur et qui le rapproche de toi, que tout cela soit avec une intention sincère par recherche de l’agrément de Allah afin que tu obtiennes la grande rétribution de la part de Dieu.
Saches que ce n’est pas un devoir pour la femme de se faire belle pour son mari s’il ne lui demande pas.
Cependant, si elle se fait belle pour lui dans l’objectif d’une bonne vie conjugale par recherche de l’agrément de Allah et des récompenses de la part de Allah, ceci comporte une récompense éminente selon le jugement de Allah.
- Soutenir l’époux financièrement lors des difficultés et se tenir à ses côtés lors des épreuves :
Parmi les choses qui renforcent la place de la femme dans le cœur de son mari, qui augmente son attachement à elle, c’est qu’elle se tienne à ses côtés lors de l’épreuve et de la difficulté financière qu’il pourrait confronter, et qu’elle le soulage lors des tourments.
Si jamais une tempête de tourment ou d’épreuves ou un vent de difficultés financières s’abattent sur lui, alors voles à son secours, soulages le et soutiens le, ainsi que son moral, aide le avec tes propres biens si tu en avais la capacité, sans orgueil, sans lui rappeler les bienfaits mais uniquement par recherche de la récompense de la part de Allah.
Souviens toi la parole du Prophète éminent salla l-Lahou ^alayhi wa s-salam qui signifie : « Celui qui soulage un croyant d’un tourment du bas monde, Allah le soulagera d’un tourment au jour du jugement, et celui qui facilite à quelqu’un dans la difficulté, Allah lui facilitera dans le bas monde et dans l’au-delà » Fin de la signification du hadith.
Que dire alors si celui que tu soulages du tourment n’est autre que ton mari.
Sois pour ton mari dans la difficulté de l’épreuve et de la colère comme de l’eau douce qui assouvit sa soif, comme le baume qui guérit de la blessure et de ses douleurs, soit sûre que si tu fais cela avec ton mari, tu gagneras son amour, son amitié et sa satisfaction et tu auras dans l’au-delà la grande récompense pour ta bonne vie conjugale avec une intention sincère par recherche de l’agreement de Allah.
Nous terminons ce sujet avec 10 conseils d’une mère attendrie pour sa fille à l’occasion de son mariage lorsqu’elle lui a dit : « Ma fille, apprends bien de moi ces 10 conseils qui seront pour toi une valeureuse provision :
Le Premier et le deuxième, c’est de vivre en commun avec lui en te satisfaisant du peu en écoutant et en obéissant.
Le troisième et le quatrième, c’est de veiller à ce qui parvient à son nez et à ses yeux, que ses yeux ne voit pas de toi quelque chose de laid et qu’il ne sente de toi que la belle odeur.
Quant au cinquième et au sixième c’est le calme pendant son sommeil et de veiller à sa nourriture, car l’amertume de la faim est brûlante et le dérangement du sommeil est une cause de colère.
Pour ce qui est du septième et du huitième c’est de veiller sur ses biens et de protéger ses serviteurs, ses proches parents et ses enfants.
Enfin le neuvième et le dixième, gardes toi de lui désobéir en quelque chose qui ne comporte pas une désobéissance à Allah, ou de dévoiler son secret car si tu désobéis à son ordre tu rempliras sa poitrine d’une exaspération et si tu dévoiles son secret, tu ne seras pas protégé de sa colère.
Je t’exhorte pour finir de ne pas manifester de joie lorsqu’il est triste, ni de tristesse s’il est heureux »
Se sont là des conseils chers pour les épouses grâce auxquels la femme bénéficiera de l’amitié et de l’amour de son mari, elle aura une place honorable dans son cœur, se sont des conseils qui seront un capital pour l’épouse dans sa vie maritale.
Et le capital de tout cela, c’est la crainte de Allah tabaraka wa ta^ala et la piété, il y a en cela une félicité dans le bas monde et dans l’au-delà.
Le Prophète éminent salla l-Lahou ^alayhi wa s-salam a dit ce qui signifie : « Dans le bas monde, il y a des biens et le meilleur des biens c’est la femme vertueuse ».
La dernière de mes invocations est la louange est à Allah, le Seigneur des mondes.