Chaykhaboulaliyah's Blog


Transactions interdites : il est interdit de vendre ce qui ne s’approprie pas comme un homme libre ou une terre à l’état sauvage

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur juin 20, 2022

La chose que l’on ne possède pas, qui n’a pas de propriétaire, il n’est pas valable de la vendre.

Il n’est pas permis de vendre et le cas échéant cette vente n’est pas valide car il n’est pas propriétaire de cet homme.

Un autre cas de ce qu’il est interdit de vendre est la terre qui n’a pas de propriétaire c’est-à-dire la terre qui n’a pas été mise en valeur. La terre qui n’a pas de propriétaire, n’entre dans la propriété de quelqu’un que s’il la met en valeur c’est-à-dire qu’il la prépare pour qu’on puisse en bénéficier. Soit il va le labourer pour le préparer pour l’agriculture, ou pour construire une habitation, ou ce qui est de cet ordre.

Par exemple : si quelqu’un va à la campagne, il trouve un terrain dans la montagne et personne ne l’a exploité. Il va voir quelqu’un et lui dit : je te vends ce terrain pour tant.

Cela est interdit car c’est un terrain sans propriétaire, il n’a été ni valorisé ni exploité.

Mais après avoir mis en valeur ce terrain qui à l’origine n’a pas de propriétaire, alors ce terrain devient sa propriété et dans ce cas-là il lui est permis de le vendre.

Le terrain qui n’a pas été mis en valeur, on dit que c’est un terrain sans propriétaire. Cependant, ceci ne concerne pas les bords des rivières et les bords de mer car ce sont des terrains qui ne deviennent pas propriété de quiconque par leur mise en valeur. Il n’est pas permis à quelqu’un d’exploiter ces terrains et de priver les autres d’en bénéficier. Mais dans le cas où ce n’est pas ce type de terrain, si c’était à l’origine une terre sans propriétaire, si la personne la met en valeur, alors il en devient le propriétaire. Dès qu’il met en valeur un terrain sans valeur, il devient sa propriété. Il ne devient pas propriétaire d’un terrain qui est sans propriétaire par la simple volonté de s’en approprier.

Transactions interdites : ce n’est pas valable selon certains savants de faire une vente sans formule de vente. Mais selon d’autres savants l’accord implicite des deux contractants suffit

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur juin 20, 2022

ce n’est pas valable selon certains savants de faire une vente sans formule de vente. Mais selon d’autres savants l’accord implicite des deux contractants suffit.

Pour expliquer cette règle, l’auteur a dit : parmi les conditions de la vente telle que cela est indiqué dans les textes de Ach Chaafi^iyy, il y a la formule c’est-à-dire une formule des deux contractants. Selon certains savants chafiites, la vente sans formule n’est pas valable.

Par exemple : Si quelqu’un va dans un magasin, il prend un article et s’en va et qu’il n’y a pas eu de formule de vente. Selon certains savants chafiites, la vente sans formule n’est pas valable.

Et d’autres savants, aussi de l’école chafiites, ont retenu l’avis que la vente est valide s’il y a un don de part et d’autre, et ce sans formule. C’est lorsqu’il donne le prix et qu’il prend le produit vendu sans aucune parole. Cela est l’avis de l’imam Malik.

Dans l’école de l’imam Malik, la vente est conclue par tout ce que les gens considèrent comme étant une vente sans condition de formule. C’est cet avis-là qui a été retenu par certains savants de l’école chafiites.

Dans la plupart des écoles, ce que les gens considèrent comme étant une vente, est une vente. Même si la personne qui a vendu et celle qui a acheté n’ont rien dit.

Par exemple : Une personne est entrée dans un magasin et a demandé combien coûte l’article.
L’autre lui dit : 1€.
Alors la personne a pris 1€ de sa poche, l’a laissé et a pris l’article.

Cela est valide chez les malikites et chez la plupart des imams car les deux contractants ont consenti à la vente.

Transactions interdites : Il est interdit de vendre ce qui n’a pas d’utilité.

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur juin 20, 2022

Il est interdit de vendre ce qui n’a pas d’utilité.

Le pain brulé par exemple, n’a pas d’utilité concrète. Il n’est donc pas permis qu’on en achète car on ne peut pas en manger.

Et il y a des choses qui n’ont pas d’utilité légale selon la loi de l’islam, même si concrètement elles ont une utilité (instruments de musiques interdits).

Il n’est pas permis d’acheter ce qui ne comporte pas d’utilité c’est-à-dire qui n’a pas d’utilité concrète (matériel) ou qui n’a pas d’utilité légale.

Exemples :

Il n’est pas permis non plus de vendre des instruments de musique interdits ainsi que des croix en or ou en argent car il n’y a pas d’utilité légale, même si concrètement, matériellement, il y en a.

Les petits insectes comme les fourmis n’ont pas d’utilité. Il n’est pas valide non plus de vendre ce qui a une image d’être dotée d’âme, exceptée la poupée de petite fille pour que les petites filles jouent avec. Mais la vente d’image de chien ou d’oiseau, cela n’est pas permis, même pour les petites filles.

Si quelqu’un a besoin d’une photo d’un animal, la vente n’est pas valide. Mais il peut l’obtenir à titre de don. C’est-à-dire qu’il donne l’argent sans attendre rien en retour et l’autre donne les photos sans attendre rien en retour. Cela s’appelle le don de part et d’autre.

Également parmi les choses qui ne comportent pas d’utilité selon la loi de l’islam, il y a les insectes de la terre, le serpent, le scorpion, la souris, les coléoptères et ce qui est de cet ordre… 

Cependant, il n’est pas valide de vendre ni d’acheter un chien même s’il est dressé, même s’il sait chasser car le Prophète a interdit de vendre le chien. Mais il est valide de dresser un chien pour la garde ou surveiller le bétail…

Contrairement aux animaux qui présentent une utilité valide dans la loi de l’islam comme AD Dabb (gros lézard qui vit dans le désert et qui est mangé par les arabes) ou les sangsues (pour extraire le mauvais sang).

De plus, il n’est pas permis de vendre des fauves (lion, loup, tigre…) qui n’ont pas d’utilité considérée dans la loi de l’islam.

Contrairement à certains autres animaux sauvages comme l’hyène qui est licite à la consommation dans l’école de l’imam Ach Chaafi^iyy, le guépard (utile pour la chasse) et l’éléphant (utile pour le combat) qu’il est valide d’acheter.

Pour la contrepartie de la vente aussi, il est une condition que cela ait une utilité.

Règle : Il n’est pas valable de vendre ce en quoi il n’y a pas d’utilité car ce n’est pas considéré comme étant un bien marchand. Donc prendre de l’argent en contrepartie de cette chose est défendu.

Il n’y a pas d’utilité selon deux cas :

– soit parce que ce sont des choses qui sont viles (insectes qui ne comportent pas d’utilité, coléoptères, serpent), il n’y a pas de considération à accorder aux utilités dans certains insectes, comme le venin du serpent qui peut être utile pour certaines choses.

– soit parce que ce sont des choses en très petites quantités. Comme deux grains de blé ou d’orge n’ont pas d’utilité. Et donc leur vente n’est pas valable.

Il n’est pas valable de vendre les fauves ou les volatiles qui ne sont pas utiles tels que le lion, le loup et le milan noir (rapace qui propage le feu). On ne prend pas en compte l’intérêt de la peau après la mort, ni celui des plumes (pour les flèches), ni le fait que des rois achètent ces animaux pour le prestige.


L’exception c’est ce qui constitue une utilité comme le guépard pour la chasse, l’éléphant pour le combat, les abeilles pour le miel, le paon pour l’apaisement de la vue avec ses couleurs.

Transactions interdites : le fait de vendre ce que l’on n’a pas la capacité de remettre

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur juin 20, 2022

Parmi les ventes qui sont interdites, il y a le fait de vendre ce que l’on n’a pas la capacité de remettre.


Il y a toutefois une exception. C’est dans le cas où l’acheteur a la capacité de prendre possession du bien vendu. Dans ce cas-là, la vente est permise et valide.

Par conséquent, il n’est pas valide de vendre ce qui est égaré. Il n’est pas valable non plus de vendre ce qui a été pris injustement de force, ni de vendre ce qui a fugué, pour celui qui n’a pas la capacité de le ramener. Contrairement à celui qui peut le récupérer sans avoir à engager beaucoup de frais et beaucoup d’efforts. Dans ce cas-là, cela est permis.

Règle : ce que l’on n’a pas la capacité de remettre à l’acheteur, ne peut pas être vendu.

Exemple :

On a pris de force la maison de quelqu’un. A l’origine cet homme est propriétaire, il n’a pas la capacité de la remettre à un éventuel acheteur. Donc il ne peut pas la vendre.

Néanmoins, si celui à qui il vend ce bien a la capacité de le récupérer de l’injuste, dans ce cas, cela est permis.

Il lui dit par exemple : “je te vends cette maison pour tant.”

Et l’autre, celui qui a acheté est quelqu’un qui a un pouvoir, une certaine force, il peut chasser celui qui a usurpé cette maison qu’il a prise de force et tirer profit du bien. Dans ce cas, cela est valable.

Transactions interdites : il n’est pas valable que quelqu’un qui est non responsable vende ou qu’on lui vende, autrement dit qu’il achète de nous

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur juin 20, 2022

La vente ou l’achat par un fou ou par un enfant n’est pas valable car il n’est pas valide que l’un des deux contractants ne soit pas responsable, selon l’école de l’imam Ach Chaafi^iyy.

Toutefois, la vente par l’enfant qui a atteint le discernement est permise avec l’autorisation de son tuteur selon l’école de jurisprudence de AHmad Ibnou Hanbal.

Celui qui est fou et celui qui n’est pas pubère, il n’est pas valable qu’il vende son bien et que quelqu’un achète de lui.

Cependant, certains imams ont considéré que la vente effectuée par un enfant qui a atteint le discernement est valide avec l’autorisation de son tuteur.

Si c’est un enfant qui a 7 ans, 8 ans, 9 ans, 10 ans, qui n’a pas encore vu le maniyy, qui n’est pas responsable, la vente effectuée par lui n’est pas valide. C’est son tuteur qui vend les biens de cet enfant pour lui. Ce n’est pas l’enfant qui les vend lui-même.

Exemples :

– Si un enfant qui n’est pas pubère va à la mer pêcher un poisson, le poisson lui appartient. Mais il n’a pas à le vendre car la vente effectuée par l’enfant n’est pas valide. C’est son père qui va vendre au prix courant, le poisson pour son fils et va prendre en compte l’intérêt de l’enfant.

– Également si un enfant va à la forêt ramasser du bois, ce bois devient sa propriété. Et c’est son père qui va le vendre pour lui.

– De même, si la mère de l’enfant qui n’a pas atteint la puberté meurt, il aura sa part de l’héritage mais ce n’est pas lui qui va le gérer, c’est son père qui va le gérer dans l’intérêt de l’enfant.

– De même, si quelqu’un veut offrir un cadeau à l’enfant, c’est son père qui va accepter le cadeau et va le réceptionner pour lui, selon l’école de l’imam Ach Chaafi^iyy.

Dans l’école de l’imam Ach Chaafi^iyy, si quelqu’un veut donner un bien à un enfant, le bien n’entre dans la propriété de l’enfant que si le père l’accepte pour lui.

A le même jugement la vente qui est effectuée par quelqu’un qui est sous la contrainte (ce n’est pas valide).

Une personne sous la contraire est celle qui est menacée de mort, ou de lui couper un membre, ou de le frapper violemment, et ce qui est de cet ordre.

En effet, cette vente n’est pas valide car pour cette vente là il est comme quelqu’un qui n’est pas responsable.

Dans le Hadiith, le Messager de Allaah a dit ce qui signifie : “Allaah ne charge pas ma communauté pour l’erreur, l’oubli et ce qu’ils sont amenés à faire sous la contrainte.”

– Hadiith rapporté par At Tirmidhiyy 

La contrainte ici est différente selon les situations et les sujets.

Exemple : Dans certains cas la menace d’emprisonnement est une contrainte et pour d’autres sujets elle n’est pas considérée comme une contrainte.

Il faut prendre des précautions et ne pas déduire des généralisations tout seul.

Si quelqu’un par exemple est menacée par quelque chose qui est moindre que d’être tué pour tuer un musulman, les savants n’ont pas considéré cela comme étant une contrainte.

Mais s’il est menacé d’être tué s’il ne tue pas un musulman, cela est considéré comme une contrainte mais cela ne l’autorise pas à tuer le musulman.

Dès lors qu’il est interdit de menacer quelqu’un à vendre son bien, il est interdit d’acheter de quelqu’un qui est contraint sauf si la contrainte est selon la loi de l’islam.

Dans certains cas, la contrainte est que quelqu’un a emprunté de l’argent, il a hypothéqué un bien, et puis il n’a pas les moyens de rembourser. Le juge va le contraindre à vendre son bien pour rembourser sa dette.

Cela est une contrainte légale conforme à la loi de l’islam et donc il est permis de vendre et d’acheter de cette personne.

La preuve qu’il est une condition qu’il n’y ait pas de contrainte pour la validité de la vente, c’est le verset 29 de souurat An Niça.

Dieu dit ce qui signifie : “Sauf s’il s’agit d’un commerce de plein gré.”

Il doit y avoir consentement mutuel dans la vente.

La parole du Prophète qui signifie : “La vente est par consentement mutuel.”

– Hadiith rapporté par Ibnou Hibban et Ibnou Maajah

Ce sont les preuves que la contrainte invalide la vente.

Si quelqu’un vend à celui qui est fou ou celui qui n’est pas pubère, il tombe dans le péché. C’est la personne pubère qui tombe dans le péché et non le fou ni l’enfant qui n’est pas pubère.

Transactions interdites : il est également interdit de vendre ce qui n’a pas été vu, mais il est permis selon un avis de Ach Chaafi^iyy

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur juin 20, 2022

il est interdit de vendre un bien qui n’a pas été vu par les deux contractants ou par l’un des deux.

C’est l’avis le plus réputé de l’école chaafi^ites.

Mais la majorité des savants autorise cette vente mais à condition qu’il y ait la possibilité de rendre la marchandise lorsqu’il la voit.

Ach Chaafi^iyy a un avis pour la validité de cette vente si l’article est décrit d’une description qui fait qu’il ne soit pas inconnu.

Exemple : quelqu’un va voir un autre et lui dit : j’ai une voiture et qui a telle et telle caractéristique (année, marque, km, couleur…).

-Selon un avis (chez les chaafi^ites) cette vente n’est pas valable (car la marchandise n’a pas été vue).

-Selon un deuxième avis (chez les chaafi^ites), la vente est valide à condition qu’il y ait une description qui élimine le caractère inconnu et qu’il a la capacité  de choisir lorsqu’il voit l’article (c’est à dire qu’il peut revenir sur cette vente).

Ad-Daliil al-qawiim : 77 78 79 80 81 82     Réfutation de mises en doute des moutazilites

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur mai 27, 2022

77      Réfutation d’une tentative de mise en doute des moutazilites

Ils ont dit que l’injustice des esclaves les uns envers les autres est quelque chose qui se produit de leur part sans aucun doute, et que ce n’est donc pas quelque chose qui est voulue par Dieu. Preuve en est la parole de Allah :

﴿وما الله يريد ظلما للعباد﴾

Sourat Ghafir selon eux que Dieu ne veut pas l’injustice envers les esclaves.

Notre réponse à cela est que Allah a nié le fait d’être injuste Lui envers ses esclaves. Mais il n’a pas nié sa volonté que les esclaves soient injustes les uns envers les autres. Ce qui est nié dans le verset, ce n’est pas la volonté que les esclaves soient injustes les uns envers les autres et qu’il ait voulu cela. En effet, il a une volonté et un vouloir.

Quant au fait qu’ils s’attachent à la parole de Allah :

﴿ولا يرضى لعباده الكفر﴾

« Il n’agrée pas l’injustice pour Ses esclaves » et Sa parole :

﴿والله لا يحب الفساد﴾

« Allah n’agrée pas la corruption »

La réponse est qu’il n’y a pas d’implication entre l’agrément et la volonté tout comme ils l’ont prétendu. Parce qu’il se peut que l’un d’entre nous veuille quelque chose qu’il n’aime pas pratiquer en raison de son goût qui est laid ou son amertume.

78      Une autre réponse contre leur tentative de mise en doute

Les mou^tazilites ont dit : « Vous avez dit que Allah a voulu l’injustice de la part des esclaves, puis Il les punit pour cela dans l’au-delà et ça c’est une injustice ».

Nous leur disons en guise de réponse « Sa volonté de ce qui se produit de la part des esclaves comme injustice commise les uns envers les autres, puis leur punition pour cela dans l’au-delà n’est pas une injustice de Sa part.

Contrairement aux esclaves, leur volonté d’injustice est quelque chose de laid de leur part, car il leur est défendu de faire cela, ils ont l’ordre de délaisser cela. Il n’est pas concevable à propos de Son acte ta^ala quoi que ce soit qui lui soit défendu. Puisqu’il n’est pas concevable qu’il ait qui lui interdise quoi que ce soit, Il n’a personne pour lui donner d’ordre. Comme ce monde est Sa création, il Lui appartient, il est Celui qui agit dans Sa souveraineté, qui est Sa création. Il est impossible qu’Il soit qualifié d’injustice.

Par ailleurs, l’injustice n’est pas concevable hormis de la part de celui à propos duquel il est concevable qu’il soit ignorant, parce que l’injustice revient à placer les choses hors de leur place et contexte.

Quant à celui qui englobe par sa science toute chose et leur réalité ce n’est pas possible qu’il soit injuste.

Celui qui contredit à propos de cette question, ce sont les Qadariyyah, c’est-à-dire les mou^tazilites. Ils ont dit que celui qui est exempt de début, il est valide de sa part qu’il soit injuste, mais il n’est pas injuste parce que c’est quelque chose de laid.

Le résumé de la réponse à propos de cette question c’est que Allah ta^ala est celui à qui appartient véritablement les esclaves. C’est pour cela qu’Il a à leur ordonner des ordres et à leur interdire et il est donc concevable de leur part l’injustice. Leur injustice, c’est de contredire ses ordres et ses interdictions.

Quant à Lui, nul ne mérite de lui donner d’ordre ou d’interdiction. L’injustice n’est pas concevable de sa part, s’Il les punit pour avoir contredit Ses ordres et Ses interdictions.

Il n’y a pas d’analogie entre Allah à qui appartient toute chose et l’esclave qui ne possède que ce que Allah lui a donné de posséder et qui lui a fixé une gestion conformément à ce qu’Il lui a autorisé. S’il dépasse cette limite, il mérite la punition. Comment faire une analogie entre Celui qui possède véritablement toute chose et l’esclave qui, lui et ce qu’il possède, appartiennent à son créateur. Il n’y a aucun rapport.

79      Une réponse contre une duperie des moutazilites

Il se peut qu’ils prennent pour argument la parole de Allah :

﴿وَمَا خَلَقْتُ ٱلْجِنَّ وَٱلْإِنسَ إِلَّا لِيَعْبُدُونِ﴾

Dans sourat Adh-Dhariyat.

La réponse est que le sens du verset est : « Je n’ai créé les jinn et les humains que pour [leur ordonner] l’adoration ». Il n’y a pas dans ce verset qu’Il n’a pas voulu qu’ils commettent du chirk, de l’association à Dieu ou qu’ils désobéissent. Preuve en est Sa parole ta^ala :

﴿وَلَا يَحْسَبَنَّ ٱلَّذِينَ كَفَرُوٓا۟﴾

Jusqu’à la fin de sourat ‘Ali ^Imran qui signifie que : « Que ceux qui ont mécru ne pensent pas que ce que nous leur avons prédestiné est toujours un bien. Mais nous leur avons prédestiné pour qu’ils augmentent en péché et ils auront un châtiment humiliant ». Sa parole :

﴿إِنَّمَا نُمْلِى لَهُمْ لِيَزْدَادُوٓا۟ إِثْمًۭا﴾

Est explicite dans le sens que Allah a voulu qu’ils désobéissent. N’est-ce pas cela une parole explicite pour confirmer la volonté de Dieu que se produise des péchés de la part des esclaves et Sa parole :

﴿أولئك الذين لم يرد الله أن يطهّر قلوبهم﴾

Fait partie des plus explicites des paroles explicites pour confirmer la voie des gens de la vérité que Allah a voulu l’égarement des mécréants, Il n’a pas voulu leur bonne guidée.

Les mou^tazilites ont également pris pour argument Sa parole :

﴿سَيَقُولُ ٱلَّذِينَ أَشْرَكُوا۟ لَوْ شَآءَ ٱللَّهُ مَآ أَشْرَكْنَا وَلَآ ءَابَآؤُنَا وَلَا حَرَّمْنَا مِن شَىْءٍۢ ۚ كَذَٰلِكَ كَذَّبَ ٱلَّذِينَ مِن قَبْلِهِمْ حَتَّىٰ ذَاقُوا۟ بَأْسَنَا ۗ﴾

Jusqu’à la fin du verset de sourat Al-‘An^am / 148.

Ils ont dit : « Allah a répliqué aux associateurs leur parole » :

{لو شاء الله ما أشركنا ولا آباؤنا}

« Si Dieu le voulait nous n’aurions pas commis d’association ainsi que nos parents ». Allah les a blâmés pour cette parole dans laquelle ils ont confirmé Sa volonté de leur association, et si c’était valide, Il ne les aurait pas blâmés.

La réponse c’est que Allah ne les a pas blâmés pour leur croyance que leur association est par la volonté de Dieu, mais Il les a blâmés parce qu’ils pensaient que Dieu a agréé pour eux l’association et qu’Il la leur a ordonné. Tout comme Allah ta^ala dit dans sourat Al-A^raf :

﴿وَإِذَا فَعَلُوا فَاحِشَةً قَالُوا وَجَدْنَا عَلَيْهَا آَبَاءَنَا وَاللَّهُ أَمَرَنَا بِهَا قُلْ إِنَّ اللَّهَ لَا يَأْمُرُ بِالْفَحْشَاءِ أَتَقُولُونَ عَلَى اللَّهِ مَا لَا تَعْلَمُونَ﴾

Il dit ce qui signifie : « Quand ils commettent un acte blâmable, ils disent : nous avons trouvé ainsi nos parents et Allah nous l’a ordonné. Dis que Allah n’ordonne pas les choses blâmables. Comment osez-vous dire à propos de Dieu ce que vous ne savez pas ». Allah nous a appris à propos des associateurs qu’ils disaient : nous ne les adorons que pour qu’ils nous rapprochent de l’agrément de Dieu.

Les mou^tazilites ont pris pour preuve également Sa parole ta^ala :

﴿مَا أَصَابَكَ مِنْ حَسَنَةٍ فَمِنَ اللَّهِ وَمَا أَصَابَكَ مِنْ سَيِّئَةٍ فَمِنْ نَفْسِكَ﴾

Nous disons la réponse est que ce qui est visé par « al-haçanah » ici c’est la grâce et non pas l’obéissance et par « as-sayyi’ah » c’est l’épreuve et non la désobéissance. Preuve en est Sa parole :

﴿وَإِنْ تُصِبْهُمْ حَسَنَةٌ يَقُولُوا هَذِهِ مِنْ عِنْدِ اللَّهِ وَإِنْ تُصِبْهُمْ سَيِّئَةٌ يَقُولُوا هَذِهِ مِنْ عِنْدِكَ قُلْ كُلٌّ مِنْ عِنْدِ اللَّهِ﴾

C’est-à-dire que le verset n’est pas sujet à controverse entre eux et nous. Le verset est à propos des mécréants qui, lorsqu’ils voyaient une fertilité, un bien-être ils disent : ça c’est de la part de Dieu. S’ils voyaient une sècheresse et une famine, ils disaient : ça c’est à cause du malheur de la religion de Mouhammad. Allah leur a répliqué et leur a dit ce qui signifie : « Dis : tout est de la part de Dieu. Pourquoi ces gens-là ne comprennent pas ce qui leur est dit ! » sourat An-Niça.

Semblable à cela sa parole à propos du peuple de Mouça dans sourat Al-A^raf qui signifie : « Lorsqu’une épreuve les atteint, ils disent que c’est à cause de Mouça et ceux qui sont avec lui ; n’est-ce pas que tout est de la part de Dieu, mais la plupart d’entre eux ne le savent pas ». La signification de :

﴿مَّآ أَصَابَكَ مِنْ حَسَنَةٍۢ فَمِنَ ٱللَّهِ﴾

Dans sourat An-Niça, c’est-à-dire « Ce qui te touche ô toi être humain comme grâce, c’est un bienfait de la part de Dieu ».

﴿وَمَآ أَصَابَكَ مِن سَيِّئَةٍۢ فَمِن نَّفْسِكَ﴾

C’est-à-dire ce qui t’arrive comme épreuve, c’est une rétribution pour ton péché, Dieu t’a puni pour cela. Comme la parole de Allah :

﴿وَمَآ أَصَٰبَكُم مِّن مُّصِيبَةٍۢ فَبِمَا كَسَبَتْ أَيْدِيكُمْ وَيَعْفُوا۟ عَن كَثِيرٍۢ﴾

Dans sourat Ach-Choura : « Tout ce qui vous arrive comme épreuves, c’est en raison de ce que vous acquérez et il pardonne la plupart ».

80      Réfutation

Les mou^tazilah ont dit que les péchés ne se produisent pas par la volonté de Allah, par sa prédestination et sa création mais plutôt par la volonté et la création de l’esclave.

Ils ont prétendu trouver pour preuve à ce sujet la parole de Allah :

﴿ولا يرضى لعباده الكفر﴾

Qui signifie : « Il n’agrée pas la mécréance pour Ses esclaves ».

Nous disons que l’agrément et l’ordre sont autres que la volonté, la prédestination et la création.

Dieu a prédestiné l’occurrence de la mécréance et de la désobéissance de la part des esclaves par leur propre choix. Elles se produisent donc par la création de Dieu, et leur acquisition. Allah en est le créateur et les esclaves ceux qui les acquièrent.

81      Une autre réponse 

S’ils disent : Comment Allah ordonne au mécréant de croire et Il a voulu de lui la mécréance ?

Nous disons : Comment lui ordonne-t-Il la foi alors qu’Il a su qu’il allait commettre la mécréance et qu’il ne croirait jamais ?

On dit au mou^tazilite : Est-ce qu’il peut arriver autre que ce que Dieu a su ? S’il répond « oui », il aura attribué l’ignorance à Dieu et c’est de la mécréance.

S’il dit : Il n’y aura pas lieu contraire à ce que Dieu a su, alors il aura reconnu la réalité. Ils n’ont pas de réponse ni détours à cette question.

Pour cela Ach-Chafi^iyy a dit : Dès lors que le qadarite reconnaît l’attribue de la Science, il est vaincu ; c’est-à-dire il a perdu le débat.

82      Réplique contre une duperie, une tentative de confusion à laquelle s’attachent les Mou^tazilites.

Les Mou^tazilites ont dit : L’ordre du contraire de ce qu’Il a voulu est contraire à la sagesse.

La réponse est que nous nous abstenons de dire que cela est contraire à la sagesse parce que la sagesse dans un ordre n’est pas restreinte à la réalisation de ce qui est ordonné.

Ce qui confirme cela c’est la parole d’‘Ibrahim à son fils qui signifie : « Certes, j’ai vu en rêve que je t’égorgeais alors dis-moi ce que tu en penses ».

Il a répondu : Père, fais ce que tu as reçu l’ordre de faire et tu verras, si Dieu le veut, que je fais partie de ceux qui patientent – sourat AsSaffat

Il n’a pas dit : Tu me trouveras au nombre de ceux qui patientent, sans dire « si Dieu le veut ».

Et si l’ordre impliquait systématiquement la volonté, alors il n’y aurait pas de sens dans la parole « si Dieu le veut », car l’ordre reçu par ‘Ibrahim d’égorger son fils impliquerait alors l’ordre de patienter pour son fils.

Donc si l’ordre d’égorger impliquait la volonté que cela ait lieu de la part d’‘Ibrahim, alors la patience de la part de son fils serait également voulue, preuve en est justement l’ordre.

La patience n’aurait alors plus aucun rapport avec l’ordre et la volonté.

Et donc cela est bien un ordre de sa part, mais il n’a pas voulu qu’il l’égorge.

Cela a été indiqué par Abou Mansour Al-Matouridiyy dans « At-ta’wilat ».

Abou Mansour, pour confirmer la différence entre la volonté et l’ordre, a dit : « Allah a ordonné à ‘Ibrahim de l’égorger et Il a compensé son égorgement par un bélier. Il n’est pas possible qu’Il ait voulu que cet acte ait lieu, l’acte d’égorgement, et que par la suite Il l’en empêche par ce qui le compense [le bélier] ! Ceci est en effet le signe du changement et donc de l’entrée en existence ainsi que le signe de l’ignorance. Ainsi donc l’ordre n’était pas en réalité ce qu’il voulait qu’il ait lieu.

Ad-Daliil al-qawiim : 73  74 75 76 D’autres preuves

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur mai 27, 2022

73      Une autre preuve

Comme il a été confirmé qu’Il a une volonté qui concerne tout être qui entre en existence, parce ce que ce qui valide rationnellement le rapport de Sa volonté, le fait que Sa volonté se rapporte au bien et à l’obéissance, c’est la possibilité rationnelle.

Or cette possibilité est commune entre tous. Il est donc obligatoire que Sa volonté concerne la totalité de ce qui est possible selon la raison et c’est ce qu’il fallait démontrer.

Il est confirmé également qu’Il est le créateur de leur totalité, le bien et le mal.

74      Une autre preuve rationnelle

Si l’acte de l’esclave était par sa création, il aurait connaissance de son acte de manière parfaite, nécessairement du fait qu’il a un choix, et que le choix dérive de la science. Or, il n’englobe pas par sa connaissance son acte.

De plus, chaque être doté de raison constate qu’il ne sait pas lorsqu’il parcourt une distance précise, quelles sont les parties de cette distance, les moments et les mouvements depuis son point de départ, jusqu’à son point d’arrivée.

Pareillement, lorsqu’il prononce des lettres, chaque être doté de raison sait de lui-même qu’il ne connaît pas quels sont les organes et muscles qui en sont les instruments, ainsi que les emplacements à partir duquel il y a les articulations ou encore les manières et les endroits de ces articulations.

Tout cela est clair et apparent. C’est ainsi que l’a décrété Al-Matouridiyy.

75      Une autre preuve

Si l’acte de l’esclave était créé par sa propre puissance alors cela aurait impliqué l’existence de deux êtres créateurs réellement pour une même chose, ce qui est impossible en raison de ce qu’implique l’existence de deux opposés, à savoir le besoin [de la chose pour exister] et le non-besoin [de cette même chose pour exister puisqu’elle aurait été déjà créée].

L’indication de cette implication est que l’acte de l’esclave fait partie de ce qui est possible selon la raison. Or tout ce qui est possible selon la raison a lieu nécessairement par la puissance de Dieu, puisque c’est ce caractère possible qui implique le besoin de qui fait prévaloir l’occurrence de l’une précisément des deux possibilités. Ainsi, ce qui n’existe pas des deux ne se réalise pas. Or le caractère possible est une chose concevable et commune dans toutes les choses possibles selon la raison.

Cela implique que tout ce qui est possible selon la raison a besoin de Celui qui fait prévaloir l’occurrence de l’une précisément des deux possibilités. Sinon cela impliquerait le fait qu’une chose prévale sans qui la fasse prévaloir.

Ce n’est pas possible non plus que celui qui fasse prévaloir soit lui-même possible selon la raison. Cela impliquerait en effet l’enchaînement prétendument sans début. Celui dont l’existence est obligatoire est donc le Créateur de ce monde et toutes les choses possibles selon la raison ont lieu par Sa puissance.

Si l’acte de l’esclave avait lieu par sa propre puissance [indépendamment de la création de Dieu], cela impliquerait l’occurrence de ce qui est impossible selon la raison, précédemment cité, et c’est ce qu’il fallait démontrer.

76      Une autre preuve

S’il était possible que l’acte de l’esclave a lieu en étant créé par sa puissance alors il aurait été possible que les substances et la totalité des caractéristiques des substances soient par sa puissance à lui également.

Or ceci est infondé par accord entre nous et les mou^tazilites. Dire que l’acte de l’esclave est par la création de l’esclave est infondé, est impossible. L’indication de cette implication est que ce qui rend l’acte de l’esclave dans le besoin de qui fasse prévaloir, c’est son caractère de possible rationnel, le fait qu’il soit entré en existence. Or tous deux sont une même réalité qui se retrouve dans toutes les choses possibles selon la raison.

Dès lors que cela est clair, cela implique de dire que les actes des esclaves s’appuient pour leur entrée en existence sur la puissance de Dieu. Et cela n’exclut pas le fait que ces mêmes actes soient dans la capacité des esclaves, dans le sens qu’il les acquiert.

C’est bien Allah qui a créé la capacité dans l’esclave, cette capacité qui entre en existence ainsi que tout ce qu’il fait, tout comme sa volonté et ses mouvements. Ainsi par exemple, le mouvement est une création de Allah et une acquisition de l’esclave.

Si le mou^tazilite dit : « Cela est une contrainte qui contredit la responsabilisation [de l’esclave] », nous disons « Cela n’est pas une contrainte pure ; l’esclave perçoit évidemment la différence entre le mouvement qui est par sa capacité et les tremblements qui sont en dehors de sa capacité. De plus, comment [l’acte de l’esclave] serait-ce une création de l’esclave alors qu’il ne connaît pas le détail des mouvements qu’il acquière et leur nombre.

Si les deux extrêmes [la contrainte et l’indépendance] sont prouvés infondés, il ne reste plus que suivre le juste milieu, et de se résigner dans la croyance au fait qu’il ne s’agit pas d’une contrainte pure ni d’une indépendance. Ceci, car l’acte de l’esclave est créé par la puissance de Dieu et il est une acquisition pour l’esclave dans un sens moindre que la création, c’est-à-dire le fait de faire exister du néant. La voie des gens de la vérité sort comme le lait pur pour ceux qui le boivent et qui coule entre la graisse et le sang».

Ad-Daliil al-qawiim : 72 Information utile

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur mai 27, 2022

Az-Zarkachiyy a dit dans Tachnifou l-Maçami^ : « Allahou soubhanahou wa ta^ala agit par Sa volonté, Il a à faire exister un événement, un accident avant un autre et à faire exister un événement, accident après un autre conformément à Son choix ».

La preuve à ce sujet, c’est Sa parole ta^ala « وَرَبُّكَ يَخْلُقُ مَا يَشَآءُ » dans sourat Al-Qasas qui signifie : « Et ton Seigneur crée ce qu’Il veut ». La croyance de Ahlou s-sounnati wa l-Jama^ah est que Dieu n’est pas obligé, Il n’est pas contraint, Il n’a pas l’ordre de faire quoi que ce soit ni il ne lui est interdit de faire quoi que ce soit. La finalité ou l’objectif de cette information utile, c’est de rappeler que Dieu n’est pas contraint, Il n’est pas obligé de faire quoi que ce soit. Pour cela que les gens de la vérité ont dit à propos de Dieu qu’Il agit par son choix. Et quand on parle d’acte au sujet de Dieu, ce n’est pas comme pour la créature. Notre acte à nous a lieu par un contact, notre acte à nous est en procédant à quelque chose. Quant à l’acte de Allah, il n’est pas par un contact ni en procédant à quelque chose. L’acte de Allah est Son attribut qui est de toute éternité et ce qui en résulte c’est ce qui entre en existence tout comme l’a dit l’imam Abou Hanifah que Allah l’agrée.

Dieu nous a fait grâce de nombreux bienfaits apparents et de nombreux bienfaits qui ne sont pas apparents sans que ce soit obligatoire pour Lui que de nous les accorder. Il nous a fait grâce de l’existence, Il nous a fait grâce de la foi, Il nous a fait grâce de la bonne santé et Il nous a fait grâce sans que ce soit obligatoire pour Lui que de nous les accorder. Il nous a fait grâce des 5 sens que nous avons et les mou^tazilites qu’est-ce qu’ils disent ? Ils disent que Dieu est obligé, c’est obligatoire pour Lui que de récompenser ceux qui sont obéissants. N’est-ce pas que nous avons vu que les mou^tazilites ont différentes choses, propositions certaines ils sont déclarés pour ce qu’ils disent et pour d’autres choses qu’ils disent également ce n’est pas quelque chose qui les fait sortir de l’Islam.

Parmi les choses pour lesquels ils sont déclarés mécréants, c’est lorsqu’ils disent que c’est obligatoire pour Dieu que de faire ce qui est le mieux pour l’esclave ou de récompenser l’esclave qui fait des actes d’obéissance. Que disons-nous à propos de Dieu ? C’est qu’Il agit par son propre choix, Il n’est pas obligé de faire quoi que ce soit. La preuve en est c’est la parole de Allah qui signifie : « Ton seigneur crée ce qu’Il veut », c’est-à-dire tout ce qu’Il crée, il le crée par son propre choix, c’est ce qu’Il veut. Parce que s’Il n’agissait pas par Son choix, par Sa volonté Il serait contraint et celui qui est contraint il a un défaut et le défaut contredit la divinité. Ce monde est entré en existence conformément à la volonté de Dieu, par le choix de Dieu conformément à Sa science et par Sa puissance. Et ceci est confirmé par la parole de Allah qui signifie : « Ton seigneur crée ce qu’il veut ». Quant à la parole des philosophes, des athées « Le monde aurait existé sans que ce ne soit par la volonté de Dieu » et ceci revient à contredire le Qour’an.

Allah ta^ala dit dans le Qour’an : ﴿إن الله على كل شيء قدير﴾ dans sourat Al-Baqarah ce qui signifie : « Certes, Allah est sur toute chose tout-puissant », c’est-à-dire que Dieu est tout puissant à créer les actes que nous accomplissons. Le fait de manger, le fait de boire, le fait de marcher, le fait de réfléchir, les idées passagères tout cela est entré en existence par la création de Dieu et par Sa prédestination. Donc ce n’est pas comme le disent les mou^tazilah que l’esclave créerait ses actes. Parfois l’un d’entre nous peut avoir des idées passagères, des idées qu’il ne voulait pas avoir. Si déjà lui-même il ne veut pas avoir ces idées passagères alors comment est-ce que ce serait lui qui les aurait crée ?! Ça c’est la preuve de Ahlou s-sounnah, ce n’est pas comme le prétendent les mou^tazilah qui disent que Allah après avoir crée les corps Il est devenu impuissant à créer les actes qui proviennent de ces corps. Allah a crée les corps, Il a crée les actes. Donc aussi bien les actes qui sont un bien que les actes qui sont un mal, les actes qui sont de plein gré par le choix de l’esclave et les actes qui proviennent malgré l’esclave involontairement. La preuve que ce n’est pas l’être humain qui crée ce qui provient de lui, ce sont ces idées passagères que l’homme déteste et pourtant elles viennent à lui. Allah ta^ala est celui qui crée nos actes, Il est celui qui crée nos corps, Il est celui qui crée ce qui provient de plein gré de notre part, ce qui provient malgré nous et même les idées passagères, c’est Dieu qui en est le créateur. La parole de Allah qui signifie : « Certes, Allah est sur toute chose tout puissant », c’est-à-dire que tout ce qui est possible selon la raison, Dieu est tout puissant à le faire. Ces idées passagères, ces pensées qui viennent au cœur de l’être humain alors qu’il ne les aime pas, qu’il les déteste. Quelle que soient ces pensées, ces idées passagères, quelle qu’elles fussent abominables, quelle que soient laide ces pensées, quelle que soient ces pensées d’être humain du moment qu’il les déteste, qu’il les rejette il n’est pas chargé de ces mauvaises pensées. Quelle que soient laides ces mauvaises pensées, quelle qu’elles soient abominables ces mauvaises pensées tant que lui il les déteste il lui est inscrit une récompense par le fait de les détester, il n’est pas chargé, elles ne sont pas inscrite dans ses mauvaises œuvres. Tant que lui il les déteste par son cœur, tant que lui il les rejette par son cœur par ce rejet il gagne les récompenses. Du moment qu’il déteste ces mauvaises pensées qui sont suggérées par le Chaytan, du moment qu’il ne les accepte pas par le fait de les détester il lui est inscrit des récompenses. Il se peut parfois que quelqu’un ait une pensée dans le cœur que le Qour’an n’est pas correct, n’est pas vrai tant que lui il rejette cette mauvaise pensée il n’est pas chargé de cela. Il se peut qu’il ait une pensée qu’il n’y a pas d’au-delà, qu’il n’y a pas de paradis, qu’il n’y a pas d’enfer tant que lui il rejette ces mauvaises pensées, il les déteste elle n’a pas de conséquence sur sa foi.

Allahou ta^ala dit : ﴿فَعَّالٌۭ لِّمَا يُرِيدُ﴾ ce qui signifie : « Et Celui qui fait ce qu’Il veut » sourat Houd, c’est-à-dire Allahou ta^ala fait exister les choses qui sont entrées en existence par Sa volonté qui est de toute éternité. « Il fait ce qu’Il veut », c’est-à-dire que personne n’empêche la réalisation, la volonté de Dieu. Tout ce que Dieu a voulu qu’il existe aura lieu nécessairement. Rien n’empêche la réalisation de la volonté de Dieu. Allah ﴿فَعَّالٌ لِّمَا يُرِيدُ﴾ c’est-à-dire que Sa volonté se réalise au détriment de toute chose.

On peut dire que Allah fait exister par Sa volonté qui est de toute éternité c’est correct. Il fait ce qu’Il veut par Sa volonté qui est de toute éternité. Rien n’empêche la réalisation de ce que Dieu a voulu et prédestiné.

Le fait que Allah fait absolument ce qu’Il veut, Il l’a prouvé par Sa parole ta^ala :

﴿وَفِى ٱلْأَرْضِ قِطَعٌۭ مُّتَجَٰوِرَٰتٌۭ وَجَنَّٰ﴾

Ce qui signifie : « Il y a sur Terre des parts voisines » dans sourat Ar-Ra^d. C’est une information utile qui indique que Allah agit par Son choix. Entre autres preuves, c’est ce qui est parvenu dans sourat Ar-Ra^d qui signifie : « Il y a sur terre des parcelles voisines (des parts voisines) ». Il se peut qu’on trouve sur terre un sol qui est compact, dur et une autre parcelle à côté qui soit plutôt meuble. Il se peut qu’on trouve une parcelle de terrain qui soit fertil, bonne et une autre qui ne soit pas fertile, qui ne donne pas de fruits. Le fait que nous constations que sur terre il y a des parcelles voisines qui soient différentes les unes des autres, c’est une preuve qu’il y a un créateur qui fait exister les choses par Sa volonté, par Sa puissance et par Son choix.

Que chacun d’entre nous observe bien comment sur terre il y a des terrains, des parcelles qui sont différentes les uns des autres alors que la terre c’est une seule terre, mais la nature du terrain est différente ici et là. Ici attention on n’est pas en train de parler des pays différents ou des patries différentes ou des nations différentes, mais c’est la nature du sol. On parle bien de terrains qui sont proches, qui sont limitrophes, qui sont les uns à côté des autres et qui sont différents. Même si on pousse la réflexion plus que cela, déjà dans un seul terrain, ce terrain est irrigué de la même manière, il y a le même ensoleillement et pourtant on trouve des fruits qui sont différents. Les fruits viennent avec des goûts, des couleurs, des natures, des formes, des odeurs, des bénéfices et des particularités toutes différentes tout en sachant que la terre, le terrain est le même et que l’eau est la même. Preuve en est la parole de Allah qui signifie : « Il y a en cela des signes pour des gens qui sont sensés ». Il y a dans cette variété de couleur, de goût, d’odeur des preuves et des arguments pour des gens qui sont sensés qui utilisent correctement leur raison. Quand Il a dit : « Des gens sensés » c’est-à-dire des gens qui déduisent correctement à partir de ces preuves l’unicité du créateur qui est tout puissant, qui crée toute chose selon une sagesse qui prédestine à toute chose. Ce n’est pas la nature qui a géré tout cela comme le prétendent ceux qui nient l’existence de Dieu ou que les choses qui sont entrées en existence, des événements, les incidents seraient entrés en existence comme ça d’eux-mêmes sans créateur. Pour cela le Chaykh que Dieu lui fasse miséricorde a dit dans son Moukhtasar « Ce n’est ni la nature, ni les causes » et il a poursuivi en disant : « Leur entrée en existence est par Sa volonté, Sa puissance, Sa prédestination » etc. Dieu a donné par cet exemple, par ce qui est provenu dans le verset Dieu a donné un exemple rien qu’un exemple. Un autre exemple, les humains ont tous pour origine un seul être humain qui est Adam ^alayhi s-salam alors qu’ils sont différents dans le bien et le mal, dans la foi et la mécréance. Comme la différence des fruits alors que ces fruits ont été irrigués de leurs arbres par une même eau. Dans le verset de sourat Ar-Ra^d, Allah ta^ala nous apprend que sur terre il y a des parcelles voisines et des vergers qui comportent des vignes et des plantations, des palmiers de différentes variétés qui sont tous arrosés d’une même eau et nous avons des choix, nous avons des préférences dans les fruits des uns des autres, nous préférons certains fruits plutôt que d’autres et en cela il y a des signes pour des gens qui sont sensés, qui raisonnent correctement.

Un autre troisième exemple : que chacun d’entre nous réfléchisse et médite à propos de la feuille du murier. La feuille du murier a la même odeur, goût et couleur et quand c’est la gazelle qui en mange alors elle produit du musc. Quand c’est le ver à soie qui se nourrit de cette feuille de murier, le ver à soie produit de la soie et quand c’est le chameau qui mange de cette feuille de murier, c’est des matières fécales qui sortent et lorsque c’est les abeilles qui en consomment, elles produisent du miel. Et lorsque c’est une chèvre qui en mange, elle produit du lait. Allah ta^ala est sur toute chose tout puissant. Ceci est une preuve que Dieu agit et fait par choix. Donc il n’y a aucune considération à accorder à ces naturalistes, ceux qui prétendent que c’est la nature qui créée, ils disent « Dame nature » ni à ces philosophes, il n’y a aucune considération, rien.

Le résumé est que s’il agissait par nature comme ils le prétendaient alors ces créatures n’auraient pas été différentes bien que les causes soient les mêmes comme le feu pour la brûlure, l’eau pour la noyade ou le rafraichissement, le soleil pour le réchauffement. Cependant, toutes ces créatures sont différentes alors que les causes sont les mêmes. Parce que le même genre que ce soit les arbres comme par exemple un grenadier est arrosé par une même eau puis le goût des fruits diffère, il y a des grenades qui sont sucrées et il y a ce qui est acide, il y a des grenades qui sont acides. Ainsi, la variation de ces goûts avec la conformité de ce qui les alimentes et qui les fait grandir est une preuve que le Créateur agit par Son choix.

La voie des gens de la vérité est que Allahou tabaraka wa ta^ala agit par son choix.

La voie des prophètes ^alayhimou s-salam est que Allah agit par Son choix, par Sa volonté et non pas par sa nature. Il y a un avis des philosophes et il y a un avis des naturalistes, c’est-à-dire que les deux voies sont fausses. Les deux voies, aussi bien des philosophes que ceux qui disent que c’est la nature qui créée, les deux voies sont fausses. Que disent les philosophes ? Ils disent que ce n’est pas par la volonté de Dieu que les choses ont lieu. Qu’est-ce qu’ils disent les philosophes ? Ils disent que l’existence de Dieu a impliqué l’existence du monde et que ce n’est pas par Sa volonté qu’il a fait exister ce monde. Ça, c’est ce que disent les philosophes athées. Ils disent que l’existence de Dieu a impliqué l’existence de ce monde, ce n’est pas Dieu qui a créé ce monde. Qu’est-ce que l’imam Abou Ja^far AtTahawiyy a dit dans son traité de croyance qu’il a présenté comme étant la croyance de Ahlou s-sounnati wa l-Jama^ah ? Il a dit : « Toute chose se produit, toute chose a lieu par la volonté de Dieu ». Toute chose, qu’est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire les corps, ça veut dire les mouvements, ça veut dire les immobilités, ça veut dire les intentions, les objectifs, les idées passagères, tout cela est par la volonté de Dieu y compris les changements dans le cœur. En arabe, le cœur est appelé qalb qui veut dire aussi changer. Pourquoi il a été appelé qalb ? Parce qu’il change beaucoup. Les changements du cœur dans l’intention de la personne, de sa volonté, de ses choix est plus grand que l’eau quand elle se met à bouillir dans un chaudron. Vous voyez qu’elle change, ce qui est en haut devient en bas, ce qui est en bas devient en haut et etc. Lorsque l’eau se met à bouillir dans un récipient, elle bouge énormément, elle se déplace beaucoup. Le changement dans le cœur de l’homme est plus rapide que l’ébullition de l’eau. Tout ce qui provient de l’esclave que ce soit ses mouvements, ses immobilités, les choses apparentes ou encore les choses qui sont dans le cœur, tout cela est conformément à la volonté de Dieu. Ce n’est pas la nature qui fait exister cela comme le prétendent les naturalistes et ce n’est pas par la nature des choses comme le prétendent les philosophes. Les naturalistes disent c’est la nature qui fait exister ces choses, la question c’est : est-ce que la nature a une volonté pour caractériser ces choses ? Alors que les philosophes anciens, qu’est-ce qu’ils disaient comme mécréance que Dieu nous en préserve ? Ils disent que Dieu est un agent causal, c’est une cause pour l’existence de ce monde. Ahlou s-sounnah wa l-Jama^ah ne tiennent pas des propos des naturalistes ni les propos des philosophes. Donc il y a 2 opinions, 2 avis ; il y a celui des naturalistes, ceux qui disent que c’est la nature et d’autres c’est l’avis des philosophes qui disent que Dieu est une cause, les 2 sont faux. Qu’est-ce que disent les philosophes ? Ils disent que l’existence de Dieu a impliqué l’existence de ce monde et que ce n’est donc pas par Sa volonté et conformément à Sa science et par Sa puissance que ce monde a existé. Le fait qu’ils aient dit que l’existence de Dieu a impliqué l’existence de ce monde, ils nient par cela la volonté de Dieu, la science de Dieu, la puissance de Dieu. Ils ont considéré que Dieu est un agent causal. Ils ont nié au sujet de Dieu la volonté et le choix et ça c’est de l’égarement. Tandis que les naturalistes, ils ont dit : « Ces choses-là existent par la nature ». Ils disent que c’est la chaleur, la froideur, la sécheresse et l’humidité, ils prétendent que ce sont les 4 éléments qui ont fait l’existence de ce monde. Donc les 2 groupes ; les naturalistes et les philosophes aucun des 2 n’attribuent l’existence des choses à Dieu et c’est pour ça que les 2 sont mécréants. Il y a eu même un qui prétendait être un chaykh et un savant qui a appelé Allah une ^il-lah, une cause, un agent causal. Il a même été au-delà pour dire que Dieu est la cause des causes. Or ça c’est la parole de qui ? C’est la parole des philosophes comme nous venons de dire. C’est la parole des philosophes grecs qui disent : « Nous n’avons pas besoin des prophètes », c’est la parole des philosophes grecs qui disent : « Nos pensées, nos réflexions nous font passées des prophètes, nous n’avons pas besoin des prophètes ». Celui qui appelle Allah une cause ou celui qui appelle Allah la cause des causes, est-ce que l’on dit de lui que c’est un musulman ? C’est pour cela qu’il faut faire extrêmement attention notamment contre les calomniateurs qui usurpent l’appellation de machaykh ou de gens de science. La règle est que Allah ta^ala agit par choix et par volonté.

Ad-Daliil al-qawiim : 71      Confirmation que l’acquisition des actes par les esclaves et que Allah est leur créateur, ils ne créent absolument rien de leurs actes

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur mai 27, 2022

La voie des gens de la vérité est que les actes des esclaves dans leur totalité sont créés par Allah en raison de la parole du prophète ﷺ qui signifie : « Certes, Allah est le Créateur de tous ceux qui agissent ainsi que de leurs actes ». Cela a été rapporté par Al-Hakim, Al-Bayhaqiyy et Ibnou Hibban du hadith du compagnon Houdhayfah. C’est un hadith dont la chaine de transmission est sahih (authentique) qui fait l’objet de l’accord quant à son statut de sahih (d’authentique). Lorsque nous disons qu’un hadith est sahih, c’est-à-dire il a obtenu le plus haut degré de l’authentification concernant le hadith.

Le sens de ce hadith, c’est que Allah crée tous ceux qui agissent et Il crée les actes de ceux qui agissent. Ici le terme san`ah qui figure dans le hadith signifie l’acte de l’être humain. Ici le terme san`ah ne fait pas référence au métier ou à la profession. L’acte en général, que ce soit un acte qui est fait par le corps ou un acte du cœur dans les 2 cas il est appelé san`ah et du point de vue de la langue arabe on peut dire san`ah et on peut dire soun`ah, c’est le même sens. Allah est le créateur de tous ceux qui agissent et Il est le créateur de l’acte de ceux qui agissent. Le sens donc est que Allah est le créateur de toute personne, tout être qui agit et Il est le créateur de l’acte de celui qui agit. Cela veut dire que Dieu est le créateur des esclaves qui accomplissent leurs œuvres c’est-à-dire qui agissent, qui ont des mouvements, des immobilités. Et c’est également Dieu qui est le créateur des mouvements et des immobilités qui proviennent des esclaves.

Il est donc un devoir de croire que l’esclave ne crée absolument rien de ses œuvres, c’est-à-dire qu’il ne les fait pas exister du néant, mais il les acquiert. Il y a en cela une réfutation de la parole des mou^tazilah tout comme nous l’avons vu dans un cours précédent. Les mou^tazilah qu’est-ce qu’ils prétendent ? Ils prétendent que c’est l’homme qui est le créateur de ses actes grâce à une capacité de puissance que Dieu lui a donnée. Un homme c’est un seul être, c’est un seul corps, mais ses actes qui proviennent de lui, ses mouvements, ses immobilisations peuvent être au nombre de millions. Si Dieu était le créateur de l’homme seulement et que l’homme était le créateur de ce qui provient de lui alors les créatures de l’homme dépasseraient en nombre les créatures de Dieu. Allahou tabaraka wa ta^ala est le créateur des corps et Il est le créateur des actes. Que ce soit des actes de bien ou les actes de mal. Que ce soit des actes qui proviennent de soi malgré soi ou des actes qui proviennent de soi de plein gré. Allahou ta^ala est le créateur de tout ce qui entre en existence. Et c’est cela la signification de la parole du tawhid lorsque nous disons qu’il n’est de dieu que Dieu, cela veut dire « Il n’y a de créateur que Dieu ». Car il n’y a pas autre que Dieu qui donne l’existence à ce qui n’existe pas. Il est donc un devoir de croire que l’esclave ne crée absolument rien de ses œuvres, c’est-à-dire qu’il ne les fait pas exister du néant, mais il les acquiert. L’homme acquiert ses actes et il ne les crée pas. L’acquisition est un sujet qui est autre que la création, car la création qu’est-ce que cela veut dire ? Cela veut dire donner l’existence à ce qui n’existe pas. Quant à l’acquisition en arabe al-kasab, c’est la décision ferme d’accomplir quelque chose. L’esclave décide fermement. L’esclave acquiert l’acte, c’est-à-dire il décide fermement d’accomplir l’acte. Cette décision ferme, c’est un acte de l’esclave. Quant à l’entrée en existence de ses actes, de ses mouvements, c’est par la création de Dieu. Donc les actes de l’esclave, leurs mouvements, leurs immobilités c’est Dieu qui les leur crée. C’est Dieu qui crée ces actes en nous, mais ce n’est pas nous qui les créons, cependant nous les acquérons. Ses actes sont donc créés par Allah conformément à la volonté de Allah, à la science de Allah et à la prédestination de Allah. Tout comme les corps sont créés par Allah tabaraka wa ta^ala, les actes également sont créés par Allah tabaraka wa ta^ala. Tout ce qui entre en existence est par la volonté de Allah, conformément à la science de Allah et par la prédestination de Allah et par la parole de Dieu. Au sujet du feu dans lequel ‘Ibrahim a été jeté, Allah ta^ala dit dans le Qour’an ce qui signifie : « Nous avons dit au feu ». Dans le Qour’an au sujet de ce qui est arrivé à notre maître ‘Ibrahim quand son peuple de mécréant l’ont projeté dans un gigantesque brasier. Ici dans le verset, il y a le verbe qaala qui littéralement veut dire « dire », mais ici ça veut dire que Dieu a décrété de toute éternité que ce feu soit une fraîcheur et une paix pour ‘Ibrahim. Donc tout ce qui entre en existence, il est conforme à la volonté de Dieu, à la science de Dieu, à la prédestination de Dieu et au décret qui est de toute éternité de Dieu. Tout comme à propos de ce brasier, Dieu a ordonné de toute éternité qu’il soit fraîcheur et paix. Dieu a ordonné de toute éternité que ce feu soit une fraîcheur et une paix pour ‘Ibrahim ^alayhi s-salam.

Il ne se produit pas dans la souveraineté de Allah et ce qui Lui appartient, ne fût-ce qu’un clin d’œil ni une idée passagère ni le regard de celui qui regarde sans que tout cela ne soit conforme à la prédestination de Allah et à sa destinée, par Sa toute-puissance, Sa volonté et Son vouloir.

Il n’y a pas de différence en cela entre ce qui est un bien ou un mal, ce qui est bénéfique ou nuisible, ce qui est une foi (croyance) ou une mécréance, ce qui est une réussite ou une perte, ce qui est un égarement ou une bonne guidée car tout ce qui est possible selon la raison, y compris les corps et les actes, n’existe que par l’acte d’un Créateur doté de sagesse. Le terme moulk et le terme malakout parfois ont même sens. Ces deux termes sont employés en arabe, parfois c’est le terme moulk parfois c’est le terme malakout, mais ils ont le même sens et parfois ils n’ont pas le même sens. Al-moulk, la souveraineté est un terme qui est employé au sujet de ce monde terrestre et le terme malakout est employé pour désigner la souveraineté du monde céleste. Le monde il y a ce qui est terrestre et il y a ce qui est céleste. Nous et ce qui est en dessous de nous faisons partie du monde terrestre. Le ciel et ce qui est au-dessus font partie du monde céleste. Quelle est la finalité de l’ascension du prophète Al-Mi^raj ? C’est de lui faire découvrir les choses étonnantes et surprenantes du monde céleste. Parfois ces deux termes sont synonymes, le terme moulk et le terme malakout sont employés dans le même sens et parfois ce sont deux termes qui sont employés pour désigner deux choses différentes. Il ne se produit pas dans la souveraineté de Dieu aussi bien terrestre que céleste ne fusse qu’un clin d’œil ni une idée passagère sans que ce soit par Sa création. Pas uniquement le clin d’œil, mais également les idées passagères ni le regard de celui qui regarde sans que tout cela ne soit conformément à la prédestination de Dieu et à Sa destinée. Et comme cela est parvenu dans le hadith que Dieu est le créateur de tous ceux qui agissent et leurs actes, cela indique que Dieu est le créateur des bons et des mauvais actes. Également ce qui est une foi ou une mécréance. Il n’en est pas comme le prétendent les mou^tazilites. Donc il a dit : car tout ce qui est possible selon la raison, y compris les corps et les actes, n’existe que par l’acte d’un Créateur. Ici le créateur c’est Allah. Celui qui est doté de sagesse, car Dieu est exempt de l’absurdité et des choses qui n’ont pas de sens. Tout ce que Dieu a créé est pour une sagesse et tout ce que Dieu a ordonné de faire est avec une sagesse et tout ce que Dieu a interdit de faire il y a une sagesse en cela. Que nous connaissions la sagesse en cela ou pas. Quand il a dit par l’acte d’un créateur doté de sagesse, ça veut dire que Dieu ne fait pas quelque chose absurdement. Il n’est pas valide selon la raison que l’existence d’une partie d’entre ce qui est possible selon la raison ait lieu par l’Acte de Dieu et que l’existence d’une autre partie soit par l’acte d’autre que Lui. Ceci est la voie des gens de la vérité ; Allah n’est pas interrogé à propos de ce qu’Il fait alors qu’eux le seront. Il est Celui à qui appartient véritablement toute chose. Il est Celui qui donne des ordres, qui fixe des interdits, mais pas sujet aux ordres et aux interdictions de quiconque. Pour cela, Il n’a pas de compte à rendre, Il n’est pas interrogé à propos de ce qu’Il fait. Alors qu’eux c’est-à-dire les esclaves auront des comptes à rendre, ils seront interrogés. Pourquoi ? Parce que Dieu nous a fixé des limites. Il ne nous est pas licite, il ne nous est pas autorisé, il ne nous est pas permis d’outrepasser ces limites que Dieu nous a fixées. Celui qui dépasse ces limites, il sera injuste envers lui-même, mais Dieu est exempt de l’injustice. Le fait qu’Il châtie des mécréants, le fait qu’Il châtie les mauvais c’est une justice de Sa part. Donc ce n’est pas correct ce que disent les mou^tazilah lorsqu’ils disent « Comment Il châtie les esclaves, alors que c’est Lui qui crée leurs actes, ce serait alors une injustice de Sa part ». Ils ont fait une analogie entre le créateur et la créature. Ils se sont égarés et ils ont égaré d’autres qu’eux. Il y a une grande différence entre la parole des gens de la vérité et la voie qu’ont suivie les mou^tazilites. Selon eux pour exempter Dieu de l’injustice, ils ont attribué à Dieu l’impuissance. Ils ont attribué à Dieu le fait d’être vaincu. Alors que c’est Dieu qui vainc, c’est Dieu qui a Sa volonté qui prime. C’est-à-dire que nul n’empêche la réalisation de ce que Dieu veut. Dieu est donc le créateur des corps, Il est créateur des actes. Ce qui est un bien de ses actes et ce qui est un mal parmi ses actes. Ce qui est une foi et ce qui est une mécréance. Ce qui provient de manière délibérée de la part de l’esclave ou ce qui provient de manière involontaire de la part de l’esclave.

L’imam Abou Hanifah a dit dans Al-Wasiyyah : L’esclave avec ses œuvres et ses connaissances est créé ; comme l’auteur est créé, ses actes à plus forte raison sont créés. Comme l’auteur des actes est lui-même créé, ses actes à plus forte raison sont créés. Tout comme nous le savons, Abou Hanifah historiquement est le plus ancien des quatre imams. Et c’est un successeur des compagnons puisqu’il a rencontré quelques compagnons. Cet imam qui est connu, qu’est-ce qu’il a dit ? Il a dit que l’esclave avec ses œuvres est créé. L’esclave avec ses œuvres et ses connaissances est créé. Il a dit comme l’auteur lui-même des actes est créé puisque c’est l’esclave ici alors ses actes à plus forte raison sont eux-mêmes créés. Il a dit dans son livre Al-Fiqh Al-Akbar : La totalité des actes des esclaves, que ce soit les mouvements ou les immobilités sont leur acquisition, c’est-à-dire l’acquisition des esclaves au sens propre en réalité, et Allah ta^ala en est le Créateur, c’est Allah qui créé ces actes. Allahou ta^ala est le créateur des créatures. Les créatures n’avaient pas de capacité, elles sont faibles, elles sont impuissantes et Allah ta^ala est leur créateur, Il est leur pourvoyeur. Preuve en est la parole de Allah dans sourat Ar-Roum verset 40 « ٱللَّهُ ٱلَّذِى خَلَقَكُمْ ثُمَّ رَزَقَكُمْ ثُمَّ يُمِيتُكُمْ ثُمَّ يُحْيِيكُمْ » qui signifie : « Allah est celui qui vous crée, puis Il vous pourvoit, puis Il vous fait mourir, puis Il vous ressuscite ». Ceci est une des preuves de Ahlou s-sounnah que l’être humain est créé par Dieu tout comme tous ses actes et toutes ses œuvres. « Allah est celui qui vous crée, Il vous pourvoit, Il vous fait mourir, puis Il vous ressuscite ». L’acquisition donc al-kasab, ce que l’esclave acquiert il est soit licite soit il est interdit. Obtenir l’argent, les biens d’une source licite est licite et obtenir le bien, l’argent de source interdite est interdit. Les gens sont de trois catégories :

  • il y a le croyant qui est sincère dans sa foi,
  • il y a le mécréant qui renie, déclarant sa mécréance et
  • il y a l’hypocrite celui qui trompe les gens par son hypocrisie.

Allahou ta^ala a rendu obligatoire certaines œuvres à tous, aux croyants et aux mécréants. Il a ordonné aux croyants des œuvres, Il a ordonné aux mécréants de croire, d’être croyants et Il a ordonné aux hypocrites d’être sincères. En raison de la parole de Allah qui signifie : « Ô vous les gens faites preuve de piété à l’égard de votre seigneur ». Que veut dire « Ô vous les gens faites preuve de piété à l’égard de Dieu, de votre seigneur » ? Ça veut dire ô vous qui êtes croyants obéissez et vous qui êtes mécréants croyez et vous qui êtes hypocrites soyez sincère.

Abou Hanifah que Allah l’agrée, il a dit « La totalité des actes des esclaves, que ce soit leurs mouvements, leurs immobilités sont leurs acquisitions au sens propre en vérité, mais c’est Allah qui en est le créateur ». Et parmi les actes des esclaves, il y a ce qui est permis et qui est licite et il y a ce qui n’est pas permis et qui est interdit. C’est pour cela que ce qu’acquiert l’esclave, son acquisition, il y a parmi son acquisition ce qui est licite et il y a parmi son acquisition ce qui est interdit.

Al-Jahidh et An-NadhDham, qui sont tous deux des chefs des mou^tazilah, ont prétendu que l’esclave crée une seule chose qui est sa volonté et ça c’est de la mécréance. Celui qui a rapporté cela c’est l’imam Abd Al-Qahir At-Tamimiyy. Même s’ils prétendent que tous les actes de l’esclave sont créés par Dieu, mais que la décision ferme chez l’esclave, c’est l’esclave qui la crée, cela ne les sauve pas de la mécréance. Selon certaines têtes des mou^tazilites, la décision ferme n’est pas créée par Dieu et ça c’est de la mécréance. C’est pour cela que l’imam Abou Mansour Al-Baghdadiyy dans son livre At-Tafsir Al-Baghdadiyyah a dit « Sache que la déclaration de mécréance de chaque tête des têtes des mou^tazilites est obligatoire à plusieurs titres ». Comme rappelez-vous ont a dit que les mou^tazilites leur masse, ils ne sont pas tous déclarés mécréants. Par contre leur tête comme l’a dit Abou Mansour Al-Baghdadiyy, les têtes des mou^tazilites il faut les déclarer mécréants tous sans exception. Qu’est-ce que nous avons vu ? Nous avons vu que les mou^tazilah ont atteint environ 20 groupes. Ils ont des questions pour lesquelles ils sont déclarés mécréants et ils ont des questions pour lesquelles ils ne sont pas déclarés mécréants. Tandis que leurs têtes eux comme l’a dit Abou Mansour Al-Baghdadiyy il faut les déclarer mécréants. Abou Mansour Al-Baghdadiyy dans son livre At-Tafsir Al-Baghdadiyyah a dit : « Sache que la déclaration de mécréance de chaque tête de mou^tazilites est obligatoire à plusieurs titres » et il a dit « Pour ce qui est de Wasil fils de ^Ata il est déclaré mécréant parce qu’il a mécru dans le chapitre de la prédestination par la confirmation de plusieurs créateurs de leurs œuvres hormis Allah ta^ala ». Les mou^tazilites qu’est-ce qu’ils disent ? Ils disent que Allah après avoir créé les corps de ses créatures, Il est devenu incapable, impuissant de leur crée leurs actes et ça c’est de la mécréance. Ils ont considéré chacun d’entre nous est créateur de ses actes. C’est un homme qui s’appelle Wasil fils de ^Ata qui dit cela. Pourquoi est-il devenu mécréant dans le sujet de la prédestination ? Parce qu’il a confirmé l’existence de plusieurs créateurs de leurs œuvres. Il a également innové une nouvelle catégorie, c’est lui qui a pour la première fois parlé d’un état intermédiaire entre l’état du croyant et l’état du mécréant concernant le grand pécheur. Or, ce que nous savons c’est que le grand pécheur, le pervers, quels que soient ses grands péchés il ne sort pas de l’Islam. Donc cette nouvelle innovation d’état intermédiaire entre les deux états, c’est à cause de cette mauvaise innovation que Al-Haçan Al-Bisriyy l’a chassé de son assemblée tout comme l’a rapporté Abou Mansour Al-Baghdadiyy. Puisqu’il l’a chassé, il lui a dit de s’écarter d’eux, ils ont été appelés les mou^tazilah, ceux qui s’écartent. Et dans le hadith le messager de Allah ﷺ les a surnommés les qadarites. Tout comme il nous a été rapporté qu’il a dit à leur sujet : « Les qadarites sont comme les mages, les mazdéens de cette communauté », mais après que Wasil fils de ^Ata a commencé à parler de ces sujets et que Al-Haçan Al-Bisriyy lui a ordonné de quitter l’assemblée, il a utilisé un terme ‘i^tazilouh. D’où leur appellation de mou^tazilah, c’est-à-dire le groupe qui est rejeté. Qu’est-ce que nous avons vu ? L’imam Abou Mansour Al-Baghdadiyy, il a dit « La déclaration de mécréance de chaque tête, chaque représentant des mou^tazilah est obligatoire ». Puis dans un autre endroit de son livre, l’imam Abou Mansour Al-Baghdadiyy, il rapporte, il dit « Pour ce qui est de leurs chefs (il a cité une autre tête des mou^tazilites qui s’appelle Abou l-houzay) il a prétendu que les choses dont Allah est capable vont finir au point qu’après cela il n’est plus capable de quoi que ce soit ». Et pour ce qui est d’un autre de leur chef qui s’appelle An-NadhDham, lui il a prétendu qu’il n’y a pas de partie indivisible, que la division ne s’arrête pas et il a par conséquent dit que le créateur ne sait pas combien il y a de parties dans ce monde et il ne sait pas combien il y a de subdivision. Les chefs des mou^tazilites quel que soit leur nombre, il faut les déclarer mécréants. Ils ont mécru par les paroles qu’ils ont dites. L’auteur que Dieu lui fasse miséricorde a dit comme si dans le livre Al-Mousayarah de Al-Kamal Ibnou l-hoummam et son livre At-tahrir est tiré de leur parole à tous deux. Puisque dans ces deux livres il figure que l’esclave crée une seule chose, qui est sa décision ferme et que cela est spécifique et excepté de la généralité de la Parole de Dieu :

﴿الله خالق كل شيء﴾

Dans la sourat Az-Zoumar, qui signifie : « Allah est le créateur de toute chose » ; afin que la responsabilisation soit valide ! Fin de citation. Que l’on prenne garde à cela, car cela revient à quitter la voie de ahl s-sounnah, les gens de la vérité, dans leur totalité. Même s’ils prétendent que Allah est le créateur de toute chose excepté la décision ferme que l’esclave a, cela ne les épargne pas d’être déclaré mécréant. N’est-ce pas que Allah ta^ala dit dans le Qour’an honoré ce qui signifie : « Allah a créé toute chose » ? Oui. N’est-ce pas qu’il est parvenu dans le Qour’an la parole de Allah qui signifie : « Y aurait-il donc un créateur autre que Dieu ? », c’est-à-dire qu’il n’y en a pas. Et Allah ta^ala dit ce qui signifie : « Allah vous crée vous ainsi que ce que vous faites ». Il est également parvenu dans la Qour’an ce qui signifie : « Allah est le créateur de toute chose ». Comment après tous ces textes quelqu’un pourrait-il dire que la décision ferme de l’esclave de faire quelque chose serait créée par l’esclave lui-même et non pas par Dieu ? Et donc pour cela l’auteur dit : Que l’on prenne garde à cela, car cela revient à quitter la voie de ahl s-sounnah, les gens de la vérité, dans leur totalité et que reste-t-il après la vérité si ce n’est le faux. Cela lui a été attribué par Moullaa ^Aliyy Al-Qariyy qui a réfuté cette croyance. C’est-à-dire il a répliqué à ce qui est parvenu dans le livre Al-Mousayarah et At-tahrir. Il est possible également que ce passage n’existait pas dans le livre d’origine de Al-Kamal fils de l-hoummam. Il se peut que ces passages-là ne figuraient pas dans le livre d’origine qui a été écrit par Al-Kamal fils de l-hoummam c’est-à-dire les deux livres Al-Mousayarah et At-tahrir parce que Al-Kamal fils de l-hoummam est connu pour être un authentificateur.

Le texte de ce qu’il a dit dans le livre Al-Mousayarah : « La totalité de ce de quoi dépendent les actes des organes, que ce soient les mouvements ou encore le fait de délaisser certaines choses, qui sont tous des actes de l’âme comme le penchant, l’attrait, ou le choix, tout ceci est par la création de Allah. Il n’y a pas d’effet de la puissance de l’esclave en tout cela. Mais le champ d’intervention de la puissance de l’esclave réside dans sa décision ferme, suite à la création par Allah ta^ala de ces choses en l’esclave lui-même, d’une décision ferme sans hésitation [de la part de l’esclave] et d’une orientation véridique pour faire l’acte en cherchant à ce qu’il ait lieu ».

Jusqu’à ce qu’il dise : « Et c’est à partir de cette décision ferme qui existe par la puissance de l’esclave laquelle est créée par Dieu, que la responsabilisation est valide ainsi que la récompense et le châtiment, le blâme et l’éloge. [Et c’est à partir de cette décision ferme] que sont niées l’invalidation de la responsabilisation et la contrainte pure. Il suffit à spécifier le sens général [de la création], et afin de valider la responsabilisation [de l’esclave par Dieu], ce sujet unique, à savoir la décision ferme. Tout autre que cela, qui ne peut être énuméré parmi les actes partiels ou les abandons, tout cela est créé par Allah ta^ala, par Sa puissance, à l’origine, sans intermédiaire ». Fin de citation. Et c’est exactement la croyance des mou^tazilites. La croyance des mou^tazilites c’est que l’esclave crée ses actes. La différence entre cette parole que nous venons de voir et la parole des mou^tazilites, c’est que les mou^tazilites ont généralisé. Les mou^tazilites ont dit que tous les actes des créatures, des esclaves, des animaux tout cela est créé par ces créatures elles-mêmes. Même selon eux les insectes crées leurs propres actes et ceci est contraire à la voie de Ahlou s-sounnati wa l-Jama^ah. A savoir que personne ne crée quoi que ce soit, personne ne donne l’existence à ce qui n’existe pas hormis Dieu. Selon la croyance de Ahlou s-sounnah wa l-Jama^ah il n’y a pas d’exception pour ce qui provient des esclaves par leur propre volonté. Les mou^tazilites eux ils disent que tout ce qui provient de l’esclave par sa propre volonté est créé par l’esclave. Et les deux imams Abou l-Haçan Al-Ach^ariyy et Abou Mansour Al-Matouridiyy ont tous deux explicitement dit qu’une telle croyance revient à attribuer des associés à Dieu. Car cette parole est contraire à la parole du tawhid à la parole qu’il n’est de dieu que Dieu, qui a été amené par tous les prophètes et les messagers.

La preuve de ce qu’ont dit Ahl s-sounnah, à savoir que l’acte de l’esclave fait partie de ce qui est possible selon la raison, et que tout ce qui est possible est sujet à la puissance de Dieu, et que par conséquent, l’acte de l’esclave est sujet à la puissance de Dieu.

Il ne se produit rien de ce qui est sujet à la puissance de Dieu sans que ce soit par l’acte de Dieu de faire exister, car la puissance de Dieu est globale et universelle, tout comme Sa volonté est globale et universelle. Si la puissance de Dieu ne concernait pas certaines choses possibles selon la raison, cela serait suite à un supposé être qui l’en empêcherait et qui aurait le dessus. Or ce n’est pas possible qu’un être empêche Celui dont l’existence est obligatoire selon la raison, de faire quoi que soit. Il est Celui Qui a le dessus et Qui réalise tout ce qu’Il veut. Que dit-on à propos des actes des esclaves ? Ils font partis de ce qui est possible selon la raison et tout ce qui est possible selon la raison il est entré en existence par la création de Dieu selon Sa volonté par Sa puissance. Pourquoi ? Parce que la puissance de Dieu concerne toute chose, elle est universelle. Tout comme la volonté de Dieu, également elle concerne toute chose, elle est globale et universelle. Et si Sa volonté n’avait pas été globale, Sa puissance n’avait pas été globale, ne concernait pas toute chose, Il aurait eu besoin de qui les aurait spécifiés par le fait de concerner certaines choses et pas d’autres. C’est pour ça qu’il dit : « Si la puissance de Dieu ne concernait pas certaines choses possibles selon la raison cela serait suite à un supposé être qui l’en empêcherait et qui aurait le dessus ». Or cette croyance est contraire à la parole de Allah qui signifie : « Et la volonté de Allah se réalise au détriment de toute chose », c’est-à-dire que personne n’empêche la réalisation de la volonté de Dieu. Le verset «     » signifie que Allah réalise ce qu’il veut sans aucun manquement, sans aucun doute. Ce qu’Il veut il est indispensable qu’il soit réalisé. Ainsi Allahou tabaraka wa ta^ala s’Il veut qu’une chose ait lieu, elle aura lieu sans personne qui l’en empêche. Personne ne peut empêcher la réalisation de ce que Dieu a voulu qu’il ait lieu. Il est indispensable et il faut exempter Allah d’être vaincu. C’est une obligation rationnelle que Sa volonté se réalise en toute chose. Ce qui est impossible n’admet pas l’entrée en existence et ce qui est obligatoire selon la raison n’est pas caractérisé par l’entrée en existence et donc la volonté de Dieu se réalise dans tout ce qui est possible selon la raison. Pour cela il est parvenu dans le Qour’an honoré et la volonté de Allah se réalise nul n’empêche la réalisation de ce que Dieu veut.

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