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Transactions interdites : il est également interdit de vendre ce qui n’a pas été vu, mais il est permis selon un avis de Ach Chaafi^iyy

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur juin 20, 2022

il est interdit de vendre un bien qui n’a pas été vu par les deux contractants ou par l’un des deux.

C’est l’avis le plus réputé de l’école chaafi^ites.

Mais la majorité des savants autorise cette vente mais à condition qu’il y ait la possibilité de rendre la marchandise lorsqu’il la voit.

Ach Chaafi^iyy a un avis pour la validité de cette vente si l’article est décrit d’une description qui fait qu’il ne soit pas inconnu.

Exemple : quelqu’un va voir un autre et lui dit : j’ai une voiture et qui a telle et telle caractéristique (année, marque, km, couleur…).

-Selon un avis (chez les chaafi^ites) cette vente n’est pas valable (car la marchandise n’a pas été vue).

-Selon un deuxième avis (chez les chaafi^ites), la vente est valide à condition qu’il y ait une description qui élimine le caractère inconnu et qu’il a la capacité  de choisir lorsqu’il voit l’article (c’est à dire qu’il peut revenir sur cette vente).

Ad-Daliil al-qawiim : 77 78 79 80 81 82     Réfutation de mises en doute des moutazilites

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur mai 27, 2022

77      Réfutation d’une tentative de mise en doute des moutazilites

Ils ont dit que l’injustice des esclaves les uns envers les autres est quelque chose qui se produit de leur part sans aucun doute, et que ce n’est donc pas quelque chose qui est voulue par Dieu. Preuve en est la parole de Allah :

﴿وما الله يريد ظلما للعباد﴾

Sourat Ghafir selon eux que Dieu ne veut pas l’injustice envers les esclaves.

Notre réponse à cela est que Allah a nié le fait d’être injuste Lui envers ses esclaves. Mais il n’a pas nié sa volonté que les esclaves soient injustes les uns envers les autres. Ce qui est nié dans le verset, ce n’est pas la volonté que les esclaves soient injustes les uns envers les autres et qu’il ait voulu cela. En effet, il a une volonté et un vouloir.

Quant au fait qu’ils s’attachent à la parole de Allah :

﴿ولا يرضى لعباده الكفر﴾

« Il n’agrée pas l’injustice pour Ses esclaves » et Sa parole :

﴿والله لا يحب الفساد﴾

« Allah n’agrée pas la corruption »

La réponse est qu’il n’y a pas d’implication entre l’agrément et la volonté tout comme ils l’ont prétendu. Parce qu’il se peut que l’un d’entre nous veuille quelque chose qu’il n’aime pas pratiquer en raison de son goût qui est laid ou son amertume.

78      Une autre réponse contre leur tentative de mise en doute

Les mou^tazilites ont dit : « Vous avez dit que Allah a voulu l’injustice de la part des esclaves, puis Il les punit pour cela dans l’au-delà et ça c’est une injustice ».

Nous leur disons en guise de réponse « Sa volonté de ce qui se produit de la part des esclaves comme injustice commise les uns envers les autres, puis leur punition pour cela dans l’au-delà n’est pas une injustice de Sa part.

Contrairement aux esclaves, leur volonté d’injustice est quelque chose de laid de leur part, car il leur est défendu de faire cela, ils ont l’ordre de délaisser cela. Il n’est pas concevable à propos de Son acte ta^ala quoi que ce soit qui lui soit défendu. Puisqu’il n’est pas concevable qu’il ait qui lui interdise quoi que ce soit, Il n’a personne pour lui donner d’ordre. Comme ce monde est Sa création, il Lui appartient, il est Celui qui agit dans Sa souveraineté, qui est Sa création. Il est impossible qu’Il soit qualifié d’injustice.

Par ailleurs, l’injustice n’est pas concevable hormis de la part de celui à propos duquel il est concevable qu’il soit ignorant, parce que l’injustice revient à placer les choses hors de leur place et contexte.

Quant à celui qui englobe par sa science toute chose et leur réalité ce n’est pas possible qu’il soit injuste.

Celui qui contredit à propos de cette question, ce sont les Qadariyyah, c’est-à-dire les mou^tazilites. Ils ont dit que celui qui est exempt de début, il est valide de sa part qu’il soit injuste, mais il n’est pas injuste parce que c’est quelque chose de laid.

Le résumé de la réponse à propos de cette question c’est que Allah ta^ala est celui à qui appartient véritablement les esclaves. C’est pour cela qu’Il a à leur ordonner des ordres et à leur interdire et il est donc concevable de leur part l’injustice. Leur injustice, c’est de contredire ses ordres et ses interdictions.

Quant à Lui, nul ne mérite de lui donner d’ordre ou d’interdiction. L’injustice n’est pas concevable de sa part, s’Il les punit pour avoir contredit Ses ordres et Ses interdictions.

Il n’y a pas d’analogie entre Allah à qui appartient toute chose et l’esclave qui ne possède que ce que Allah lui a donné de posséder et qui lui a fixé une gestion conformément à ce qu’Il lui a autorisé. S’il dépasse cette limite, il mérite la punition. Comment faire une analogie entre Celui qui possède véritablement toute chose et l’esclave qui, lui et ce qu’il possède, appartiennent à son créateur. Il n’y a aucun rapport.

79      Une réponse contre une duperie des moutazilites

Il se peut qu’ils prennent pour argument la parole de Allah :

﴿وَمَا خَلَقْتُ ٱلْجِنَّ وَٱلْإِنسَ إِلَّا لِيَعْبُدُونِ﴾

Dans sourat Adh-Dhariyat.

La réponse est que le sens du verset est : « Je n’ai créé les jinn et les humains que pour [leur ordonner] l’adoration ». Il n’y a pas dans ce verset qu’Il n’a pas voulu qu’ils commettent du chirk, de l’association à Dieu ou qu’ils désobéissent. Preuve en est Sa parole ta^ala :

﴿وَلَا يَحْسَبَنَّ ٱلَّذِينَ كَفَرُوٓا۟﴾

Jusqu’à la fin de sourat ‘Ali ^Imran qui signifie que : « Que ceux qui ont mécru ne pensent pas que ce que nous leur avons prédestiné est toujours un bien. Mais nous leur avons prédestiné pour qu’ils augmentent en péché et ils auront un châtiment humiliant ». Sa parole :

﴿إِنَّمَا نُمْلِى لَهُمْ لِيَزْدَادُوٓا۟ إِثْمًۭا﴾

Est explicite dans le sens que Allah a voulu qu’ils désobéissent. N’est-ce pas cela une parole explicite pour confirmer la volonté de Dieu que se produise des péchés de la part des esclaves et Sa parole :

﴿أولئك الذين لم يرد الله أن يطهّر قلوبهم﴾

Fait partie des plus explicites des paroles explicites pour confirmer la voie des gens de la vérité que Allah a voulu l’égarement des mécréants, Il n’a pas voulu leur bonne guidée.

Les mou^tazilites ont également pris pour argument Sa parole :

﴿سَيَقُولُ ٱلَّذِينَ أَشْرَكُوا۟ لَوْ شَآءَ ٱللَّهُ مَآ أَشْرَكْنَا وَلَآ ءَابَآؤُنَا وَلَا حَرَّمْنَا مِن شَىْءٍۢ ۚ كَذَٰلِكَ كَذَّبَ ٱلَّذِينَ مِن قَبْلِهِمْ حَتَّىٰ ذَاقُوا۟ بَأْسَنَا ۗ﴾

Jusqu’à la fin du verset de sourat Al-‘An^am / 148.

Ils ont dit : « Allah a répliqué aux associateurs leur parole » :

{لو شاء الله ما أشركنا ولا آباؤنا}

« Si Dieu le voulait nous n’aurions pas commis d’association ainsi que nos parents ». Allah les a blâmés pour cette parole dans laquelle ils ont confirmé Sa volonté de leur association, et si c’était valide, Il ne les aurait pas blâmés.

La réponse c’est que Allah ne les a pas blâmés pour leur croyance que leur association est par la volonté de Dieu, mais Il les a blâmés parce qu’ils pensaient que Dieu a agréé pour eux l’association et qu’Il la leur a ordonné. Tout comme Allah ta^ala dit dans sourat Al-A^raf :

﴿وَإِذَا فَعَلُوا فَاحِشَةً قَالُوا وَجَدْنَا عَلَيْهَا آَبَاءَنَا وَاللَّهُ أَمَرَنَا بِهَا قُلْ إِنَّ اللَّهَ لَا يَأْمُرُ بِالْفَحْشَاءِ أَتَقُولُونَ عَلَى اللَّهِ مَا لَا تَعْلَمُونَ﴾

Il dit ce qui signifie : « Quand ils commettent un acte blâmable, ils disent : nous avons trouvé ainsi nos parents et Allah nous l’a ordonné. Dis que Allah n’ordonne pas les choses blâmables. Comment osez-vous dire à propos de Dieu ce que vous ne savez pas ». Allah nous a appris à propos des associateurs qu’ils disaient : nous ne les adorons que pour qu’ils nous rapprochent de l’agrément de Dieu.

Les mou^tazilites ont pris pour preuve également Sa parole ta^ala :

﴿مَا أَصَابَكَ مِنْ حَسَنَةٍ فَمِنَ اللَّهِ وَمَا أَصَابَكَ مِنْ سَيِّئَةٍ فَمِنْ نَفْسِكَ﴾

Nous disons la réponse est que ce qui est visé par « al-haçanah » ici c’est la grâce et non pas l’obéissance et par « as-sayyi’ah » c’est l’épreuve et non la désobéissance. Preuve en est Sa parole :

﴿وَإِنْ تُصِبْهُمْ حَسَنَةٌ يَقُولُوا هَذِهِ مِنْ عِنْدِ اللَّهِ وَإِنْ تُصِبْهُمْ سَيِّئَةٌ يَقُولُوا هَذِهِ مِنْ عِنْدِكَ قُلْ كُلٌّ مِنْ عِنْدِ اللَّهِ﴾

C’est-à-dire que le verset n’est pas sujet à controverse entre eux et nous. Le verset est à propos des mécréants qui, lorsqu’ils voyaient une fertilité, un bien-être ils disent : ça c’est de la part de Dieu. S’ils voyaient une sècheresse et une famine, ils disaient : ça c’est à cause du malheur de la religion de Mouhammad. Allah leur a répliqué et leur a dit ce qui signifie : « Dis : tout est de la part de Dieu. Pourquoi ces gens-là ne comprennent pas ce qui leur est dit ! » sourat An-Niça.

Semblable à cela sa parole à propos du peuple de Mouça dans sourat Al-A^raf qui signifie : « Lorsqu’une épreuve les atteint, ils disent que c’est à cause de Mouça et ceux qui sont avec lui ; n’est-ce pas que tout est de la part de Dieu, mais la plupart d’entre eux ne le savent pas ». La signification de :

﴿مَّآ أَصَابَكَ مِنْ حَسَنَةٍۢ فَمِنَ ٱللَّهِ﴾

Dans sourat An-Niça, c’est-à-dire « Ce qui te touche ô toi être humain comme grâce, c’est un bienfait de la part de Dieu ».

﴿وَمَآ أَصَابَكَ مِن سَيِّئَةٍۢ فَمِن نَّفْسِكَ﴾

C’est-à-dire ce qui t’arrive comme épreuve, c’est une rétribution pour ton péché, Dieu t’a puni pour cela. Comme la parole de Allah :

﴿وَمَآ أَصَٰبَكُم مِّن مُّصِيبَةٍۢ فَبِمَا كَسَبَتْ أَيْدِيكُمْ وَيَعْفُوا۟ عَن كَثِيرٍۢ﴾

Dans sourat Ach-Choura : « Tout ce qui vous arrive comme épreuves, c’est en raison de ce que vous acquérez et il pardonne la plupart ».

80      Réfutation

Les mou^tazilah ont dit que les péchés ne se produisent pas par la volonté de Allah, par sa prédestination et sa création mais plutôt par la volonté et la création de l’esclave.

Ils ont prétendu trouver pour preuve à ce sujet la parole de Allah :

﴿ولا يرضى لعباده الكفر﴾

Qui signifie : « Il n’agrée pas la mécréance pour Ses esclaves ».

Nous disons que l’agrément et l’ordre sont autres que la volonté, la prédestination et la création.

Dieu a prédestiné l’occurrence de la mécréance et de la désobéissance de la part des esclaves par leur propre choix. Elles se produisent donc par la création de Dieu, et leur acquisition. Allah en est le créateur et les esclaves ceux qui les acquièrent.

81      Une autre réponse 

S’ils disent : Comment Allah ordonne au mécréant de croire et Il a voulu de lui la mécréance ?

Nous disons : Comment lui ordonne-t-Il la foi alors qu’Il a su qu’il allait commettre la mécréance et qu’il ne croirait jamais ?

On dit au mou^tazilite : Est-ce qu’il peut arriver autre que ce que Dieu a su ? S’il répond « oui », il aura attribué l’ignorance à Dieu et c’est de la mécréance.

S’il dit : Il n’y aura pas lieu contraire à ce que Dieu a su, alors il aura reconnu la réalité. Ils n’ont pas de réponse ni détours à cette question.

Pour cela Ach-Chafi^iyy a dit : Dès lors que le qadarite reconnaît l’attribue de la Science, il est vaincu ; c’est-à-dire il a perdu le débat.

82      Réplique contre une duperie, une tentative de confusion à laquelle s’attachent les Mou^tazilites.

Les Mou^tazilites ont dit : L’ordre du contraire de ce qu’Il a voulu est contraire à la sagesse.

La réponse est que nous nous abstenons de dire que cela est contraire à la sagesse parce que la sagesse dans un ordre n’est pas restreinte à la réalisation de ce qui est ordonné.

Ce qui confirme cela c’est la parole d’‘Ibrahim à son fils qui signifie : « Certes, j’ai vu en rêve que je t’égorgeais alors dis-moi ce que tu en penses ».

Il a répondu : Père, fais ce que tu as reçu l’ordre de faire et tu verras, si Dieu le veut, que je fais partie de ceux qui patientent – sourat AsSaffat

Il n’a pas dit : Tu me trouveras au nombre de ceux qui patientent, sans dire « si Dieu le veut ».

Et si l’ordre impliquait systématiquement la volonté, alors il n’y aurait pas de sens dans la parole « si Dieu le veut », car l’ordre reçu par ‘Ibrahim d’égorger son fils impliquerait alors l’ordre de patienter pour son fils.

Donc si l’ordre d’égorger impliquait la volonté que cela ait lieu de la part d’‘Ibrahim, alors la patience de la part de son fils serait également voulue, preuve en est justement l’ordre.

La patience n’aurait alors plus aucun rapport avec l’ordre et la volonté.

Et donc cela est bien un ordre de sa part, mais il n’a pas voulu qu’il l’égorge.

Cela a été indiqué par Abou Mansour Al-Matouridiyy dans « At-ta’wilat ».

Abou Mansour, pour confirmer la différence entre la volonté et l’ordre, a dit : « Allah a ordonné à ‘Ibrahim de l’égorger et Il a compensé son égorgement par un bélier. Il n’est pas possible qu’Il ait voulu que cet acte ait lieu, l’acte d’égorgement, et que par la suite Il l’en empêche par ce qui le compense [le bélier] ! Ceci est en effet le signe du changement et donc de l’entrée en existence ainsi que le signe de l’ignorance. Ainsi donc l’ordre n’était pas en réalité ce qu’il voulait qu’il ait lieu.

Ad-Daliil al-qawiim : 73  74 75 76 D’autres preuves

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur mai 27, 2022

73      Une autre preuve

Comme il a été confirmé qu’Il a une volonté qui concerne tout être qui entre en existence, parce ce que ce qui valide rationnellement le rapport de Sa volonté, le fait que Sa volonté se rapporte au bien et à l’obéissance, c’est la possibilité rationnelle.

Or cette possibilité est commune entre tous. Il est donc obligatoire que Sa volonté concerne la totalité de ce qui est possible selon la raison et c’est ce qu’il fallait démontrer.

Il est confirmé également qu’Il est le créateur de leur totalité, le bien et le mal.

74      Une autre preuve rationnelle

Si l’acte de l’esclave était par sa création, il aurait connaissance de son acte de manière parfaite, nécessairement du fait qu’il a un choix, et que le choix dérive de la science. Or, il n’englobe pas par sa connaissance son acte.

De plus, chaque être doté de raison constate qu’il ne sait pas lorsqu’il parcourt une distance précise, quelles sont les parties de cette distance, les moments et les mouvements depuis son point de départ, jusqu’à son point d’arrivée.

Pareillement, lorsqu’il prononce des lettres, chaque être doté de raison sait de lui-même qu’il ne connaît pas quels sont les organes et muscles qui en sont les instruments, ainsi que les emplacements à partir duquel il y a les articulations ou encore les manières et les endroits de ces articulations.

Tout cela est clair et apparent. C’est ainsi que l’a décrété Al-Matouridiyy.

75      Une autre preuve

Si l’acte de l’esclave était créé par sa propre puissance alors cela aurait impliqué l’existence de deux êtres créateurs réellement pour une même chose, ce qui est impossible en raison de ce qu’implique l’existence de deux opposés, à savoir le besoin [de la chose pour exister] et le non-besoin [de cette même chose pour exister puisqu’elle aurait été déjà créée].

L’indication de cette implication est que l’acte de l’esclave fait partie de ce qui est possible selon la raison. Or tout ce qui est possible selon la raison a lieu nécessairement par la puissance de Dieu, puisque c’est ce caractère possible qui implique le besoin de qui fait prévaloir l’occurrence de l’une précisément des deux possibilités. Ainsi, ce qui n’existe pas des deux ne se réalise pas. Or le caractère possible est une chose concevable et commune dans toutes les choses possibles selon la raison.

Cela implique que tout ce qui est possible selon la raison a besoin de Celui qui fait prévaloir l’occurrence de l’une précisément des deux possibilités. Sinon cela impliquerait le fait qu’une chose prévale sans qui la fasse prévaloir.

Ce n’est pas possible non plus que celui qui fasse prévaloir soit lui-même possible selon la raison. Cela impliquerait en effet l’enchaînement prétendument sans début. Celui dont l’existence est obligatoire est donc le Créateur de ce monde et toutes les choses possibles selon la raison ont lieu par Sa puissance.

Si l’acte de l’esclave avait lieu par sa propre puissance [indépendamment de la création de Dieu], cela impliquerait l’occurrence de ce qui est impossible selon la raison, précédemment cité, et c’est ce qu’il fallait démontrer.

76      Une autre preuve

S’il était possible que l’acte de l’esclave a lieu en étant créé par sa puissance alors il aurait été possible que les substances et la totalité des caractéristiques des substances soient par sa puissance à lui également.

Or ceci est infondé par accord entre nous et les mou^tazilites. Dire que l’acte de l’esclave est par la création de l’esclave est infondé, est impossible. L’indication de cette implication est que ce qui rend l’acte de l’esclave dans le besoin de qui fasse prévaloir, c’est son caractère de possible rationnel, le fait qu’il soit entré en existence. Or tous deux sont une même réalité qui se retrouve dans toutes les choses possibles selon la raison.

Dès lors que cela est clair, cela implique de dire que les actes des esclaves s’appuient pour leur entrée en existence sur la puissance de Dieu. Et cela n’exclut pas le fait que ces mêmes actes soient dans la capacité des esclaves, dans le sens qu’il les acquiert.

C’est bien Allah qui a créé la capacité dans l’esclave, cette capacité qui entre en existence ainsi que tout ce qu’il fait, tout comme sa volonté et ses mouvements. Ainsi par exemple, le mouvement est une création de Allah et une acquisition de l’esclave.

Si le mou^tazilite dit : « Cela est une contrainte qui contredit la responsabilisation [de l’esclave] », nous disons « Cela n’est pas une contrainte pure ; l’esclave perçoit évidemment la différence entre le mouvement qui est par sa capacité et les tremblements qui sont en dehors de sa capacité. De plus, comment [l’acte de l’esclave] serait-ce une création de l’esclave alors qu’il ne connaît pas le détail des mouvements qu’il acquière et leur nombre.

Si les deux extrêmes [la contrainte et l’indépendance] sont prouvés infondés, il ne reste plus que suivre le juste milieu, et de se résigner dans la croyance au fait qu’il ne s’agit pas d’une contrainte pure ni d’une indépendance. Ceci, car l’acte de l’esclave est créé par la puissance de Dieu et il est une acquisition pour l’esclave dans un sens moindre que la création, c’est-à-dire le fait de faire exister du néant. La voie des gens de la vérité sort comme le lait pur pour ceux qui le boivent et qui coule entre la graisse et le sang».

Ad-Daliil al-qawiim : 72 Information utile

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur mai 27, 2022

Az-Zarkachiyy a dit dans Tachnifou l-Maçami^ : « Allahou soubhanahou wa ta^ala agit par Sa volonté, Il a à faire exister un événement, un accident avant un autre et à faire exister un événement, accident après un autre conformément à Son choix ».

La preuve à ce sujet, c’est Sa parole ta^ala « وَرَبُّكَ يَخْلُقُ مَا يَشَآءُ » dans sourat Al-Qasas qui signifie : « Et ton Seigneur crée ce qu’Il veut ». La croyance de Ahlou s-sounnati wa l-Jama^ah est que Dieu n’est pas obligé, Il n’est pas contraint, Il n’a pas l’ordre de faire quoi que ce soit ni il ne lui est interdit de faire quoi que ce soit. La finalité ou l’objectif de cette information utile, c’est de rappeler que Dieu n’est pas contraint, Il n’est pas obligé de faire quoi que ce soit. Pour cela que les gens de la vérité ont dit à propos de Dieu qu’Il agit par son choix. Et quand on parle d’acte au sujet de Dieu, ce n’est pas comme pour la créature. Notre acte à nous a lieu par un contact, notre acte à nous est en procédant à quelque chose. Quant à l’acte de Allah, il n’est pas par un contact ni en procédant à quelque chose. L’acte de Allah est Son attribut qui est de toute éternité et ce qui en résulte c’est ce qui entre en existence tout comme l’a dit l’imam Abou Hanifah que Allah l’agrée.

Dieu nous a fait grâce de nombreux bienfaits apparents et de nombreux bienfaits qui ne sont pas apparents sans que ce soit obligatoire pour Lui que de nous les accorder. Il nous a fait grâce de l’existence, Il nous a fait grâce de la foi, Il nous a fait grâce de la bonne santé et Il nous a fait grâce sans que ce soit obligatoire pour Lui que de nous les accorder. Il nous a fait grâce des 5 sens que nous avons et les mou^tazilites qu’est-ce qu’ils disent ? Ils disent que Dieu est obligé, c’est obligatoire pour Lui que de récompenser ceux qui sont obéissants. N’est-ce pas que nous avons vu que les mou^tazilites ont différentes choses, propositions certaines ils sont déclarés pour ce qu’ils disent et pour d’autres choses qu’ils disent également ce n’est pas quelque chose qui les fait sortir de l’Islam.

Parmi les choses pour lesquels ils sont déclarés mécréants, c’est lorsqu’ils disent que c’est obligatoire pour Dieu que de faire ce qui est le mieux pour l’esclave ou de récompenser l’esclave qui fait des actes d’obéissance. Que disons-nous à propos de Dieu ? C’est qu’Il agit par son propre choix, Il n’est pas obligé de faire quoi que ce soit. La preuve en est c’est la parole de Allah qui signifie : « Ton seigneur crée ce qu’Il veut », c’est-à-dire tout ce qu’Il crée, il le crée par son propre choix, c’est ce qu’Il veut. Parce que s’Il n’agissait pas par Son choix, par Sa volonté Il serait contraint et celui qui est contraint il a un défaut et le défaut contredit la divinité. Ce monde est entré en existence conformément à la volonté de Dieu, par le choix de Dieu conformément à Sa science et par Sa puissance. Et ceci est confirmé par la parole de Allah qui signifie : « Ton seigneur crée ce qu’il veut ». Quant à la parole des philosophes, des athées « Le monde aurait existé sans que ce ne soit par la volonté de Dieu » et ceci revient à contredire le Qour’an.

Allah ta^ala dit dans le Qour’an : ﴿إن الله على كل شيء قدير﴾ dans sourat Al-Baqarah ce qui signifie : « Certes, Allah est sur toute chose tout-puissant », c’est-à-dire que Dieu est tout puissant à créer les actes que nous accomplissons. Le fait de manger, le fait de boire, le fait de marcher, le fait de réfléchir, les idées passagères tout cela est entré en existence par la création de Dieu et par Sa prédestination. Donc ce n’est pas comme le disent les mou^tazilah que l’esclave créerait ses actes. Parfois l’un d’entre nous peut avoir des idées passagères, des idées qu’il ne voulait pas avoir. Si déjà lui-même il ne veut pas avoir ces idées passagères alors comment est-ce que ce serait lui qui les aurait crée ?! Ça c’est la preuve de Ahlou s-sounnah, ce n’est pas comme le prétendent les mou^tazilah qui disent que Allah après avoir crée les corps Il est devenu impuissant à créer les actes qui proviennent de ces corps. Allah a crée les corps, Il a crée les actes. Donc aussi bien les actes qui sont un bien que les actes qui sont un mal, les actes qui sont de plein gré par le choix de l’esclave et les actes qui proviennent malgré l’esclave involontairement. La preuve que ce n’est pas l’être humain qui crée ce qui provient de lui, ce sont ces idées passagères que l’homme déteste et pourtant elles viennent à lui. Allah ta^ala est celui qui crée nos actes, Il est celui qui crée nos corps, Il est celui qui crée ce qui provient de plein gré de notre part, ce qui provient malgré nous et même les idées passagères, c’est Dieu qui en est le créateur. La parole de Allah qui signifie : « Certes, Allah est sur toute chose tout puissant », c’est-à-dire que tout ce qui est possible selon la raison, Dieu est tout puissant à le faire. Ces idées passagères, ces pensées qui viennent au cœur de l’être humain alors qu’il ne les aime pas, qu’il les déteste. Quelle que soient ces pensées, ces idées passagères, quelle qu’elles fussent abominables, quelle que soient laide ces pensées, quelle que soient ces pensées d’être humain du moment qu’il les déteste, qu’il les rejette il n’est pas chargé de ces mauvaises pensées. Quelle que soient laides ces mauvaises pensées, quelle qu’elles soient abominables ces mauvaises pensées tant que lui il les déteste il lui est inscrit une récompense par le fait de les détester, il n’est pas chargé, elles ne sont pas inscrite dans ses mauvaises œuvres. Tant que lui il les déteste par son cœur, tant que lui il les rejette par son cœur par ce rejet il gagne les récompenses. Du moment qu’il déteste ces mauvaises pensées qui sont suggérées par le Chaytan, du moment qu’il ne les accepte pas par le fait de les détester il lui est inscrit des récompenses. Il se peut parfois que quelqu’un ait une pensée dans le cœur que le Qour’an n’est pas correct, n’est pas vrai tant que lui il rejette cette mauvaise pensée il n’est pas chargé de cela. Il se peut qu’il ait une pensée qu’il n’y a pas d’au-delà, qu’il n’y a pas de paradis, qu’il n’y a pas d’enfer tant que lui il rejette ces mauvaises pensées, il les déteste elle n’a pas de conséquence sur sa foi.

Allahou ta^ala dit : ﴿فَعَّالٌۭ لِّمَا يُرِيدُ﴾ ce qui signifie : « Et Celui qui fait ce qu’Il veut » sourat Houd, c’est-à-dire Allahou ta^ala fait exister les choses qui sont entrées en existence par Sa volonté qui est de toute éternité. « Il fait ce qu’Il veut », c’est-à-dire que personne n’empêche la réalisation, la volonté de Dieu. Tout ce que Dieu a voulu qu’il existe aura lieu nécessairement. Rien n’empêche la réalisation de la volonté de Dieu. Allah ﴿فَعَّالٌ لِّمَا يُرِيدُ﴾ c’est-à-dire que Sa volonté se réalise au détriment de toute chose.

On peut dire que Allah fait exister par Sa volonté qui est de toute éternité c’est correct. Il fait ce qu’Il veut par Sa volonté qui est de toute éternité. Rien n’empêche la réalisation de ce que Dieu a voulu et prédestiné.

Le fait que Allah fait absolument ce qu’Il veut, Il l’a prouvé par Sa parole ta^ala :

﴿وَفِى ٱلْأَرْضِ قِطَعٌۭ مُّتَجَٰوِرَٰتٌۭ وَجَنَّٰ﴾

Ce qui signifie : « Il y a sur Terre des parts voisines » dans sourat Ar-Ra^d. C’est une information utile qui indique que Allah agit par Son choix. Entre autres preuves, c’est ce qui est parvenu dans sourat Ar-Ra^d qui signifie : « Il y a sur terre des parcelles voisines (des parts voisines) ». Il se peut qu’on trouve sur terre un sol qui est compact, dur et une autre parcelle à côté qui soit plutôt meuble. Il se peut qu’on trouve une parcelle de terrain qui soit fertil, bonne et une autre qui ne soit pas fertile, qui ne donne pas de fruits. Le fait que nous constations que sur terre il y a des parcelles voisines qui soient différentes les unes des autres, c’est une preuve qu’il y a un créateur qui fait exister les choses par Sa volonté, par Sa puissance et par Son choix.

Que chacun d’entre nous observe bien comment sur terre il y a des terrains, des parcelles qui sont différentes les uns des autres alors que la terre c’est une seule terre, mais la nature du terrain est différente ici et là. Ici attention on n’est pas en train de parler des pays différents ou des patries différentes ou des nations différentes, mais c’est la nature du sol. On parle bien de terrains qui sont proches, qui sont limitrophes, qui sont les uns à côté des autres et qui sont différents. Même si on pousse la réflexion plus que cela, déjà dans un seul terrain, ce terrain est irrigué de la même manière, il y a le même ensoleillement et pourtant on trouve des fruits qui sont différents. Les fruits viennent avec des goûts, des couleurs, des natures, des formes, des odeurs, des bénéfices et des particularités toutes différentes tout en sachant que la terre, le terrain est le même et que l’eau est la même. Preuve en est la parole de Allah qui signifie : « Il y a en cela des signes pour des gens qui sont sensés ». Il y a dans cette variété de couleur, de goût, d’odeur des preuves et des arguments pour des gens qui sont sensés qui utilisent correctement leur raison. Quand Il a dit : « Des gens sensés » c’est-à-dire des gens qui déduisent correctement à partir de ces preuves l’unicité du créateur qui est tout puissant, qui crée toute chose selon une sagesse qui prédestine à toute chose. Ce n’est pas la nature qui a géré tout cela comme le prétendent ceux qui nient l’existence de Dieu ou que les choses qui sont entrées en existence, des événements, les incidents seraient entrés en existence comme ça d’eux-mêmes sans créateur. Pour cela le Chaykh que Dieu lui fasse miséricorde a dit dans son Moukhtasar « Ce n’est ni la nature, ni les causes » et il a poursuivi en disant : « Leur entrée en existence est par Sa volonté, Sa puissance, Sa prédestination » etc. Dieu a donné par cet exemple, par ce qui est provenu dans le verset Dieu a donné un exemple rien qu’un exemple. Un autre exemple, les humains ont tous pour origine un seul être humain qui est Adam ^alayhi s-salam alors qu’ils sont différents dans le bien et le mal, dans la foi et la mécréance. Comme la différence des fruits alors que ces fruits ont été irrigués de leurs arbres par une même eau. Dans le verset de sourat Ar-Ra^d, Allah ta^ala nous apprend que sur terre il y a des parcelles voisines et des vergers qui comportent des vignes et des plantations, des palmiers de différentes variétés qui sont tous arrosés d’une même eau et nous avons des choix, nous avons des préférences dans les fruits des uns des autres, nous préférons certains fruits plutôt que d’autres et en cela il y a des signes pour des gens qui sont sensés, qui raisonnent correctement.

Un autre troisième exemple : que chacun d’entre nous réfléchisse et médite à propos de la feuille du murier. La feuille du murier a la même odeur, goût et couleur et quand c’est la gazelle qui en mange alors elle produit du musc. Quand c’est le ver à soie qui se nourrit de cette feuille de murier, le ver à soie produit de la soie et quand c’est le chameau qui mange de cette feuille de murier, c’est des matières fécales qui sortent et lorsque c’est les abeilles qui en consomment, elles produisent du miel. Et lorsque c’est une chèvre qui en mange, elle produit du lait. Allah ta^ala est sur toute chose tout puissant. Ceci est une preuve que Dieu agit et fait par choix. Donc il n’y a aucune considération à accorder à ces naturalistes, ceux qui prétendent que c’est la nature qui créée, ils disent « Dame nature » ni à ces philosophes, il n’y a aucune considération, rien.

Le résumé est que s’il agissait par nature comme ils le prétendaient alors ces créatures n’auraient pas été différentes bien que les causes soient les mêmes comme le feu pour la brûlure, l’eau pour la noyade ou le rafraichissement, le soleil pour le réchauffement. Cependant, toutes ces créatures sont différentes alors que les causes sont les mêmes. Parce que le même genre que ce soit les arbres comme par exemple un grenadier est arrosé par une même eau puis le goût des fruits diffère, il y a des grenades qui sont sucrées et il y a ce qui est acide, il y a des grenades qui sont acides. Ainsi, la variation de ces goûts avec la conformité de ce qui les alimentes et qui les fait grandir est une preuve que le Créateur agit par Son choix.

La voie des gens de la vérité est que Allahou tabaraka wa ta^ala agit par son choix.

La voie des prophètes ^alayhimou s-salam est que Allah agit par Son choix, par Sa volonté et non pas par sa nature. Il y a un avis des philosophes et il y a un avis des naturalistes, c’est-à-dire que les deux voies sont fausses. Les deux voies, aussi bien des philosophes que ceux qui disent que c’est la nature qui créée, les deux voies sont fausses. Que disent les philosophes ? Ils disent que ce n’est pas par la volonté de Dieu que les choses ont lieu. Qu’est-ce qu’ils disent les philosophes ? Ils disent que l’existence de Dieu a impliqué l’existence du monde et que ce n’est pas par Sa volonté qu’il a fait exister ce monde. Ça, c’est ce que disent les philosophes athées. Ils disent que l’existence de Dieu a impliqué l’existence de ce monde, ce n’est pas Dieu qui a créé ce monde. Qu’est-ce que l’imam Abou Ja^far AtTahawiyy a dit dans son traité de croyance qu’il a présenté comme étant la croyance de Ahlou s-sounnati wa l-Jama^ah ? Il a dit : « Toute chose se produit, toute chose a lieu par la volonté de Dieu ». Toute chose, qu’est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire les corps, ça veut dire les mouvements, ça veut dire les immobilités, ça veut dire les intentions, les objectifs, les idées passagères, tout cela est par la volonté de Dieu y compris les changements dans le cœur. En arabe, le cœur est appelé qalb qui veut dire aussi changer. Pourquoi il a été appelé qalb ? Parce qu’il change beaucoup. Les changements du cœur dans l’intention de la personne, de sa volonté, de ses choix est plus grand que l’eau quand elle se met à bouillir dans un chaudron. Vous voyez qu’elle change, ce qui est en haut devient en bas, ce qui est en bas devient en haut et etc. Lorsque l’eau se met à bouillir dans un récipient, elle bouge énormément, elle se déplace beaucoup. Le changement dans le cœur de l’homme est plus rapide que l’ébullition de l’eau. Tout ce qui provient de l’esclave que ce soit ses mouvements, ses immobilités, les choses apparentes ou encore les choses qui sont dans le cœur, tout cela est conformément à la volonté de Dieu. Ce n’est pas la nature qui fait exister cela comme le prétendent les naturalistes et ce n’est pas par la nature des choses comme le prétendent les philosophes. Les naturalistes disent c’est la nature qui fait exister ces choses, la question c’est : est-ce que la nature a une volonté pour caractériser ces choses ? Alors que les philosophes anciens, qu’est-ce qu’ils disaient comme mécréance que Dieu nous en préserve ? Ils disent que Dieu est un agent causal, c’est une cause pour l’existence de ce monde. Ahlou s-sounnah wa l-Jama^ah ne tiennent pas des propos des naturalistes ni les propos des philosophes. Donc il y a 2 opinions, 2 avis ; il y a celui des naturalistes, ceux qui disent que c’est la nature et d’autres c’est l’avis des philosophes qui disent que Dieu est une cause, les 2 sont faux. Qu’est-ce que disent les philosophes ? Ils disent que l’existence de Dieu a impliqué l’existence de ce monde et que ce n’est donc pas par Sa volonté et conformément à Sa science et par Sa puissance que ce monde a existé. Le fait qu’ils aient dit que l’existence de Dieu a impliqué l’existence de ce monde, ils nient par cela la volonté de Dieu, la science de Dieu, la puissance de Dieu. Ils ont considéré que Dieu est un agent causal. Ils ont nié au sujet de Dieu la volonté et le choix et ça c’est de l’égarement. Tandis que les naturalistes, ils ont dit : « Ces choses-là existent par la nature ». Ils disent que c’est la chaleur, la froideur, la sécheresse et l’humidité, ils prétendent que ce sont les 4 éléments qui ont fait l’existence de ce monde. Donc les 2 groupes ; les naturalistes et les philosophes aucun des 2 n’attribuent l’existence des choses à Dieu et c’est pour ça que les 2 sont mécréants. Il y a eu même un qui prétendait être un chaykh et un savant qui a appelé Allah une ^il-lah, une cause, un agent causal. Il a même été au-delà pour dire que Dieu est la cause des causes. Or ça c’est la parole de qui ? C’est la parole des philosophes comme nous venons de dire. C’est la parole des philosophes grecs qui disent : « Nous n’avons pas besoin des prophètes », c’est la parole des philosophes grecs qui disent : « Nos pensées, nos réflexions nous font passées des prophètes, nous n’avons pas besoin des prophètes ». Celui qui appelle Allah une cause ou celui qui appelle Allah la cause des causes, est-ce que l’on dit de lui que c’est un musulman ? C’est pour cela qu’il faut faire extrêmement attention notamment contre les calomniateurs qui usurpent l’appellation de machaykh ou de gens de science. La règle est que Allah ta^ala agit par choix et par volonté.

Ad-Daliil al-qawiim : 71      Confirmation que l’acquisition des actes par les esclaves et que Allah est leur créateur, ils ne créent absolument rien de leurs actes

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur mai 27, 2022

La voie des gens de la vérité est que les actes des esclaves dans leur totalité sont créés par Allah en raison de la parole du prophète ﷺ qui signifie : « Certes, Allah est le Créateur de tous ceux qui agissent ainsi que de leurs actes ». Cela a été rapporté par Al-Hakim, Al-Bayhaqiyy et Ibnou Hibban du hadith du compagnon Houdhayfah. C’est un hadith dont la chaine de transmission est sahih (authentique) qui fait l’objet de l’accord quant à son statut de sahih (d’authentique). Lorsque nous disons qu’un hadith est sahih, c’est-à-dire il a obtenu le plus haut degré de l’authentification concernant le hadith.

Le sens de ce hadith, c’est que Allah crée tous ceux qui agissent et Il crée les actes de ceux qui agissent. Ici le terme san`ah qui figure dans le hadith signifie l’acte de l’être humain. Ici le terme san`ah ne fait pas référence au métier ou à la profession. L’acte en général, que ce soit un acte qui est fait par le corps ou un acte du cœur dans les 2 cas il est appelé san`ah et du point de vue de la langue arabe on peut dire san`ah et on peut dire soun`ah, c’est le même sens. Allah est le créateur de tous ceux qui agissent et Il est le créateur de l’acte de ceux qui agissent. Le sens donc est que Allah est le créateur de toute personne, tout être qui agit et Il est le créateur de l’acte de celui qui agit. Cela veut dire que Dieu est le créateur des esclaves qui accomplissent leurs œuvres c’est-à-dire qui agissent, qui ont des mouvements, des immobilités. Et c’est également Dieu qui est le créateur des mouvements et des immobilités qui proviennent des esclaves.

Il est donc un devoir de croire que l’esclave ne crée absolument rien de ses œuvres, c’est-à-dire qu’il ne les fait pas exister du néant, mais il les acquiert. Il y a en cela une réfutation de la parole des mou^tazilah tout comme nous l’avons vu dans un cours précédent. Les mou^tazilah qu’est-ce qu’ils prétendent ? Ils prétendent que c’est l’homme qui est le créateur de ses actes grâce à une capacité de puissance que Dieu lui a donnée. Un homme c’est un seul être, c’est un seul corps, mais ses actes qui proviennent de lui, ses mouvements, ses immobilisations peuvent être au nombre de millions. Si Dieu était le créateur de l’homme seulement et que l’homme était le créateur de ce qui provient de lui alors les créatures de l’homme dépasseraient en nombre les créatures de Dieu. Allahou tabaraka wa ta^ala est le créateur des corps et Il est le créateur des actes. Que ce soit des actes de bien ou les actes de mal. Que ce soit des actes qui proviennent de soi malgré soi ou des actes qui proviennent de soi de plein gré. Allahou ta^ala est le créateur de tout ce qui entre en existence. Et c’est cela la signification de la parole du tawhid lorsque nous disons qu’il n’est de dieu que Dieu, cela veut dire « Il n’y a de créateur que Dieu ». Car il n’y a pas autre que Dieu qui donne l’existence à ce qui n’existe pas. Il est donc un devoir de croire que l’esclave ne crée absolument rien de ses œuvres, c’est-à-dire qu’il ne les fait pas exister du néant, mais il les acquiert. L’homme acquiert ses actes et il ne les crée pas. L’acquisition est un sujet qui est autre que la création, car la création qu’est-ce que cela veut dire ? Cela veut dire donner l’existence à ce qui n’existe pas. Quant à l’acquisition en arabe al-kasab, c’est la décision ferme d’accomplir quelque chose. L’esclave décide fermement. L’esclave acquiert l’acte, c’est-à-dire il décide fermement d’accomplir l’acte. Cette décision ferme, c’est un acte de l’esclave. Quant à l’entrée en existence de ses actes, de ses mouvements, c’est par la création de Dieu. Donc les actes de l’esclave, leurs mouvements, leurs immobilités c’est Dieu qui les leur crée. C’est Dieu qui crée ces actes en nous, mais ce n’est pas nous qui les créons, cependant nous les acquérons. Ses actes sont donc créés par Allah conformément à la volonté de Allah, à la science de Allah et à la prédestination de Allah. Tout comme les corps sont créés par Allah tabaraka wa ta^ala, les actes également sont créés par Allah tabaraka wa ta^ala. Tout ce qui entre en existence est par la volonté de Allah, conformément à la science de Allah et par la prédestination de Allah et par la parole de Dieu. Au sujet du feu dans lequel ‘Ibrahim a été jeté, Allah ta^ala dit dans le Qour’an ce qui signifie : « Nous avons dit au feu ». Dans le Qour’an au sujet de ce qui est arrivé à notre maître ‘Ibrahim quand son peuple de mécréant l’ont projeté dans un gigantesque brasier. Ici dans le verset, il y a le verbe qaala qui littéralement veut dire « dire », mais ici ça veut dire que Dieu a décrété de toute éternité que ce feu soit une fraîcheur et une paix pour ‘Ibrahim. Donc tout ce qui entre en existence, il est conforme à la volonté de Dieu, à la science de Dieu, à la prédestination de Dieu et au décret qui est de toute éternité de Dieu. Tout comme à propos de ce brasier, Dieu a ordonné de toute éternité qu’il soit fraîcheur et paix. Dieu a ordonné de toute éternité que ce feu soit une fraîcheur et une paix pour ‘Ibrahim ^alayhi s-salam.

Il ne se produit pas dans la souveraineté de Allah et ce qui Lui appartient, ne fût-ce qu’un clin d’œil ni une idée passagère ni le regard de celui qui regarde sans que tout cela ne soit conforme à la prédestination de Allah et à sa destinée, par Sa toute-puissance, Sa volonté et Son vouloir.

Il n’y a pas de différence en cela entre ce qui est un bien ou un mal, ce qui est bénéfique ou nuisible, ce qui est une foi (croyance) ou une mécréance, ce qui est une réussite ou une perte, ce qui est un égarement ou une bonne guidée car tout ce qui est possible selon la raison, y compris les corps et les actes, n’existe que par l’acte d’un Créateur doté de sagesse. Le terme moulk et le terme malakout parfois ont même sens. Ces deux termes sont employés en arabe, parfois c’est le terme moulk parfois c’est le terme malakout, mais ils ont le même sens et parfois ils n’ont pas le même sens. Al-moulk, la souveraineté est un terme qui est employé au sujet de ce monde terrestre et le terme malakout est employé pour désigner la souveraineté du monde céleste. Le monde il y a ce qui est terrestre et il y a ce qui est céleste. Nous et ce qui est en dessous de nous faisons partie du monde terrestre. Le ciel et ce qui est au-dessus font partie du monde céleste. Quelle est la finalité de l’ascension du prophète Al-Mi^raj ? C’est de lui faire découvrir les choses étonnantes et surprenantes du monde céleste. Parfois ces deux termes sont synonymes, le terme moulk et le terme malakout sont employés dans le même sens et parfois ce sont deux termes qui sont employés pour désigner deux choses différentes. Il ne se produit pas dans la souveraineté de Dieu aussi bien terrestre que céleste ne fusse qu’un clin d’œil ni une idée passagère sans que ce soit par Sa création. Pas uniquement le clin d’œil, mais également les idées passagères ni le regard de celui qui regarde sans que tout cela ne soit conformément à la prédestination de Dieu et à Sa destinée. Et comme cela est parvenu dans le hadith que Dieu est le créateur de tous ceux qui agissent et leurs actes, cela indique que Dieu est le créateur des bons et des mauvais actes. Également ce qui est une foi ou une mécréance. Il n’en est pas comme le prétendent les mou^tazilites. Donc il a dit : car tout ce qui est possible selon la raison, y compris les corps et les actes, n’existe que par l’acte d’un Créateur. Ici le créateur c’est Allah. Celui qui est doté de sagesse, car Dieu est exempt de l’absurdité et des choses qui n’ont pas de sens. Tout ce que Dieu a créé est pour une sagesse et tout ce que Dieu a ordonné de faire est avec une sagesse et tout ce que Dieu a interdit de faire il y a une sagesse en cela. Que nous connaissions la sagesse en cela ou pas. Quand il a dit par l’acte d’un créateur doté de sagesse, ça veut dire que Dieu ne fait pas quelque chose absurdement. Il n’est pas valide selon la raison que l’existence d’une partie d’entre ce qui est possible selon la raison ait lieu par l’Acte de Dieu et que l’existence d’une autre partie soit par l’acte d’autre que Lui. Ceci est la voie des gens de la vérité ; Allah n’est pas interrogé à propos de ce qu’Il fait alors qu’eux le seront. Il est Celui à qui appartient véritablement toute chose. Il est Celui qui donne des ordres, qui fixe des interdits, mais pas sujet aux ordres et aux interdictions de quiconque. Pour cela, Il n’a pas de compte à rendre, Il n’est pas interrogé à propos de ce qu’Il fait. Alors qu’eux c’est-à-dire les esclaves auront des comptes à rendre, ils seront interrogés. Pourquoi ? Parce que Dieu nous a fixé des limites. Il ne nous est pas licite, il ne nous est pas autorisé, il ne nous est pas permis d’outrepasser ces limites que Dieu nous a fixées. Celui qui dépasse ces limites, il sera injuste envers lui-même, mais Dieu est exempt de l’injustice. Le fait qu’Il châtie des mécréants, le fait qu’Il châtie les mauvais c’est une justice de Sa part. Donc ce n’est pas correct ce que disent les mou^tazilah lorsqu’ils disent « Comment Il châtie les esclaves, alors que c’est Lui qui crée leurs actes, ce serait alors une injustice de Sa part ». Ils ont fait une analogie entre le créateur et la créature. Ils se sont égarés et ils ont égaré d’autres qu’eux. Il y a une grande différence entre la parole des gens de la vérité et la voie qu’ont suivie les mou^tazilites. Selon eux pour exempter Dieu de l’injustice, ils ont attribué à Dieu l’impuissance. Ils ont attribué à Dieu le fait d’être vaincu. Alors que c’est Dieu qui vainc, c’est Dieu qui a Sa volonté qui prime. C’est-à-dire que nul n’empêche la réalisation de ce que Dieu veut. Dieu est donc le créateur des corps, Il est créateur des actes. Ce qui est un bien de ses actes et ce qui est un mal parmi ses actes. Ce qui est une foi et ce qui est une mécréance. Ce qui provient de manière délibérée de la part de l’esclave ou ce qui provient de manière involontaire de la part de l’esclave.

L’imam Abou Hanifah a dit dans Al-Wasiyyah : L’esclave avec ses œuvres et ses connaissances est créé ; comme l’auteur est créé, ses actes à plus forte raison sont créés. Comme l’auteur des actes est lui-même créé, ses actes à plus forte raison sont créés. Tout comme nous le savons, Abou Hanifah historiquement est le plus ancien des quatre imams. Et c’est un successeur des compagnons puisqu’il a rencontré quelques compagnons. Cet imam qui est connu, qu’est-ce qu’il a dit ? Il a dit que l’esclave avec ses œuvres est créé. L’esclave avec ses œuvres et ses connaissances est créé. Il a dit comme l’auteur lui-même des actes est créé puisque c’est l’esclave ici alors ses actes à plus forte raison sont eux-mêmes créés. Il a dit dans son livre Al-Fiqh Al-Akbar : La totalité des actes des esclaves, que ce soit les mouvements ou les immobilités sont leur acquisition, c’est-à-dire l’acquisition des esclaves au sens propre en réalité, et Allah ta^ala en est le Créateur, c’est Allah qui créé ces actes. Allahou ta^ala est le créateur des créatures. Les créatures n’avaient pas de capacité, elles sont faibles, elles sont impuissantes et Allah ta^ala est leur créateur, Il est leur pourvoyeur. Preuve en est la parole de Allah dans sourat Ar-Roum verset 40 « ٱللَّهُ ٱلَّذِى خَلَقَكُمْ ثُمَّ رَزَقَكُمْ ثُمَّ يُمِيتُكُمْ ثُمَّ يُحْيِيكُمْ » qui signifie : « Allah est celui qui vous crée, puis Il vous pourvoit, puis Il vous fait mourir, puis Il vous ressuscite ». Ceci est une des preuves de Ahlou s-sounnah que l’être humain est créé par Dieu tout comme tous ses actes et toutes ses œuvres. « Allah est celui qui vous crée, Il vous pourvoit, Il vous fait mourir, puis Il vous ressuscite ». L’acquisition donc al-kasab, ce que l’esclave acquiert il est soit licite soit il est interdit. Obtenir l’argent, les biens d’une source licite est licite et obtenir le bien, l’argent de source interdite est interdit. Les gens sont de trois catégories :

  • il y a le croyant qui est sincère dans sa foi,
  • il y a le mécréant qui renie, déclarant sa mécréance et
  • il y a l’hypocrite celui qui trompe les gens par son hypocrisie.

Allahou ta^ala a rendu obligatoire certaines œuvres à tous, aux croyants et aux mécréants. Il a ordonné aux croyants des œuvres, Il a ordonné aux mécréants de croire, d’être croyants et Il a ordonné aux hypocrites d’être sincères. En raison de la parole de Allah qui signifie : « Ô vous les gens faites preuve de piété à l’égard de votre seigneur ». Que veut dire « Ô vous les gens faites preuve de piété à l’égard de Dieu, de votre seigneur » ? Ça veut dire ô vous qui êtes croyants obéissez et vous qui êtes mécréants croyez et vous qui êtes hypocrites soyez sincère.

Abou Hanifah que Allah l’agrée, il a dit « La totalité des actes des esclaves, que ce soit leurs mouvements, leurs immobilités sont leurs acquisitions au sens propre en vérité, mais c’est Allah qui en est le créateur ». Et parmi les actes des esclaves, il y a ce qui est permis et qui est licite et il y a ce qui n’est pas permis et qui est interdit. C’est pour cela que ce qu’acquiert l’esclave, son acquisition, il y a parmi son acquisition ce qui est licite et il y a parmi son acquisition ce qui est interdit.

Al-Jahidh et An-NadhDham, qui sont tous deux des chefs des mou^tazilah, ont prétendu que l’esclave crée une seule chose qui est sa volonté et ça c’est de la mécréance. Celui qui a rapporté cela c’est l’imam Abd Al-Qahir At-Tamimiyy. Même s’ils prétendent que tous les actes de l’esclave sont créés par Dieu, mais que la décision ferme chez l’esclave, c’est l’esclave qui la crée, cela ne les sauve pas de la mécréance. Selon certaines têtes des mou^tazilites, la décision ferme n’est pas créée par Dieu et ça c’est de la mécréance. C’est pour cela que l’imam Abou Mansour Al-Baghdadiyy dans son livre At-Tafsir Al-Baghdadiyyah a dit « Sache que la déclaration de mécréance de chaque tête des têtes des mou^tazilites est obligatoire à plusieurs titres ». Comme rappelez-vous ont a dit que les mou^tazilites leur masse, ils ne sont pas tous déclarés mécréants. Par contre leur tête comme l’a dit Abou Mansour Al-Baghdadiyy, les têtes des mou^tazilites il faut les déclarer mécréants tous sans exception. Qu’est-ce que nous avons vu ? Nous avons vu que les mou^tazilah ont atteint environ 20 groupes. Ils ont des questions pour lesquelles ils sont déclarés mécréants et ils ont des questions pour lesquelles ils ne sont pas déclarés mécréants. Tandis que leurs têtes eux comme l’a dit Abou Mansour Al-Baghdadiyy il faut les déclarer mécréants. Abou Mansour Al-Baghdadiyy dans son livre At-Tafsir Al-Baghdadiyyah a dit : « Sache que la déclaration de mécréance de chaque tête de mou^tazilites est obligatoire à plusieurs titres » et il a dit « Pour ce qui est de Wasil fils de ^Ata il est déclaré mécréant parce qu’il a mécru dans le chapitre de la prédestination par la confirmation de plusieurs créateurs de leurs œuvres hormis Allah ta^ala ». Les mou^tazilites qu’est-ce qu’ils disent ? Ils disent que Allah après avoir créé les corps de ses créatures, Il est devenu incapable, impuissant de leur crée leurs actes et ça c’est de la mécréance. Ils ont considéré chacun d’entre nous est créateur de ses actes. C’est un homme qui s’appelle Wasil fils de ^Ata qui dit cela. Pourquoi est-il devenu mécréant dans le sujet de la prédestination ? Parce qu’il a confirmé l’existence de plusieurs créateurs de leurs œuvres. Il a également innové une nouvelle catégorie, c’est lui qui a pour la première fois parlé d’un état intermédiaire entre l’état du croyant et l’état du mécréant concernant le grand pécheur. Or, ce que nous savons c’est que le grand pécheur, le pervers, quels que soient ses grands péchés il ne sort pas de l’Islam. Donc cette nouvelle innovation d’état intermédiaire entre les deux états, c’est à cause de cette mauvaise innovation que Al-Haçan Al-Bisriyy l’a chassé de son assemblée tout comme l’a rapporté Abou Mansour Al-Baghdadiyy. Puisqu’il l’a chassé, il lui a dit de s’écarter d’eux, ils ont été appelés les mou^tazilah, ceux qui s’écartent. Et dans le hadith le messager de Allah ﷺ les a surnommés les qadarites. Tout comme il nous a été rapporté qu’il a dit à leur sujet : « Les qadarites sont comme les mages, les mazdéens de cette communauté », mais après que Wasil fils de ^Ata a commencé à parler de ces sujets et que Al-Haçan Al-Bisriyy lui a ordonné de quitter l’assemblée, il a utilisé un terme ‘i^tazilouh. D’où leur appellation de mou^tazilah, c’est-à-dire le groupe qui est rejeté. Qu’est-ce que nous avons vu ? L’imam Abou Mansour Al-Baghdadiyy, il a dit « La déclaration de mécréance de chaque tête, chaque représentant des mou^tazilah est obligatoire ». Puis dans un autre endroit de son livre, l’imam Abou Mansour Al-Baghdadiyy, il rapporte, il dit « Pour ce qui est de leurs chefs (il a cité une autre tête des mou^tazilites qui s’appelle Abou l-houzay) il a prétendu que les choses dont Allah est capable vont finir au point qu’après cela il n’est plus capable de quoi que ce soit ». Et pour ce qui est d’un autre de leur chef qui s’appelle An-NadhDham, lui il a prétendu qu’il n’y a pas de partie indivisible, que la division ne s’arrête pas et il a par conséquent dit que le créateur ne sait pas combien il y a de parties dans ce monde et il ne sait pas combien il y a de subdivision. Les chefs des mou^tazilites quel que soit leur nombre, il faut les déclarer mécréants. Ils ont mécru par les paroles qu’ils ont dites. L’auteur que Dieu lui fasse miséricorde a dit comme si dans le livre Al-Mousayarah de Al-Kamal Ibnou l-hoummam et son livre At-tahrir est tiré de leur parole à tous deux. Puisque dans ces deux livres il figure que l’esclave crée une seule chose, qui est sa décision ferme et que cela est spécifique et excepté de la généralité de la Parole de Dieu :

﴿الله خالق كل شيء﴾

Dans la sourat Az-Zoumar, qui signifie : « Allah est le créateur de toute chose » ; afin que la responsabilisation soit valide ! Fin de citation. Que l’on prenne garde à cela, car cela revient à quitter la voie de ahl s-sounnah, les gens de la vérité, dans leur totalité. Même s’ils prétendent que Allah est le créateur de toute chose excepté la décision ferme que l’esclave a, cela ne les épargne pas d’être déclaré mécréant. N’est-ce pas que Allah ta^ala dit dans le Qour’an honoré ce qui signifie : « Allah a créé toute chose » ? Oui. N’est-ce pas qu’il est parvenu dans le Qour’an la parole de Allah qui signifie : « Y aurait-il donc un créateur autre que Dieu ? », c’est-à-dire qu’il n’y en a pas. Et Allah ta^ala dit ce qui signifie : « Allah vous crée vous ainsi que ce que vous faites ». Il est également parvenu dans la Qour’an ce qui signifie : « Allah est le créateur de toute chose ». Comment après tous ces textes quelqu’un pourrait-il dire que la décision ferme de l’esclave de faire quelque chose serait créée par l’esclave lui-même et non pas par Dieu ? Et donc pour cela l’auteur dit : Que l’on prenne garde à cela, car cela revient à quitter la voie de ahl s-sounnah, les gens de la vérité, dans leur totalité et que reste-t-il après la vérité si ce n’est le faux. Cela lui a été attribué par Moullaa ^Aliyy Al-Qariyy qui a réfuté cette croyance. C’est-à-dire il a répliqué à ce qui est parvenu dans le livre Al-Mousayarah et At-tahrir. Il est possible également que ce passage n’existait pas dans le livre d’origine de Al-Kamal fils de l-hoummam. Il se peut que ces passages-là ne figuraient pas dans le livre d’origine qui a été écrit par Al-Kamal fils de l-hoummam c’est-à-dire les deux livres Al-Mousayarah et At-tahrir parce que Al-Kamal fils de l-hoummam est connu pour être un authentificateur.

Le texte de ce qu’il a dit dans le livre Al-Mousayarah : « La totalité de ce de quoi dépendent les actes des organes, que ce soient les mouvements ou encore le fait de délaisser certaines choses, qui sont tous des actes de l’âme comme le penchant, l’attrait, ou le choix, tout ceci est par la création de Allah. Il n’y a pas d’effet de la puissance de l’esclave en tout cela. Mais le champ d’intervention de la puissance de l’esclave réside dans sa décision ferme, suite à la création par Allah ta^ala de ces choses en l’esclave lui-même, d’une décision ferme sans hésitation [de la part de l’esclave] et d’une orientation véridique pour faire l’acte en cherchant à ce qu’il ait lieu ».

Jusqu’à ce qu’il dise : « Et c’est à partir de cette décision ferme qui existe par la puissance de l’esclave laquelle est créée par Dieu, que la responsabilisation est valide ainsi que la récompense et le châtiment, le blâme et l’éloge. [Et c’est à partir de cette décision ferme] que sont niées l’invalidation de la responsabilisation et la contrainte pure. Il suffit à spécifier le sens général [de la création], et afin de valider la responsabilisation [de l’esclave par Dieu], ce sujet unique, à savoir la décision ferme. Tout autre que cela, qui ne peut être énuméré parmi les actes partiels ou les abandons, tout cela est créé par Allah ta^ala, par Sa puissance, à l’origine, sans intermédiaire ». Fin de citation. Et c’est exactement la croyance des mou^tazilites. La croyance des mou^tazilites c’est que l’esclave crée ses actes. La différence entre cette parole que nous venons de voir et la parole des mou^tazilites, c’est que les mou^tazilites ont généralisé. Les mou^tazilites ont dit que tous les actes des créatures, des esclaves, des animaux tout cela est créé par ces créatures elles-mêmes. Même selon eux les insectes crées leurs propres actes et ceci est contraire à la voie de Ahlou s-sounnati wa l-Jama^ah. A savoir que personne ne crée quoi que ce soit, personne ne donne l’existence à ce qui n’existe pas hormis Dieu. Selon la croyance de Ahlou s-sounnah wa l-Jama^ah il n’y a pas d’exception pour ce qui provient des esclaves par leur propre volonté. Les mou^tazilites eux ils disent que tout ce qui provient de l’esclave par sa propre volonté est créé par l’esclave. Et les deux imams Abou l-Haçan Al-Ach^ariyy et Abou Mansour Al-Matouridiyy ont tous deux explicitement dit qu’une telle croyance revient à attribuer des associés à Dieu. Car cette parole est contraire à la parole du tawhid à la parole qu’il n’est de dieu que Dieu, qui a été amené par tous les prophètes et les messagers.

La preuve de ce qu’ont dit Ahl s-sounnah, à savoir que l’acte de l’esclave fait partie de ce qui est possible selon la raison, et que tout ce qui est possible est sujet à la puissance de Dieu, et que par conséquent, l’acte de l’esclave est sujet à la puissance de Dieu.

Il ne se produit rien de ce qui est sujet à la puissance de Dieu sans que ce soit par l’acte de Dieu de faire exister, car la puissance de Dieu est globale et universelle, tout comme Sa volonté est globale et universelle. Si la puissance de Dieu ne concernait pas certaines choses possibles selon la raison, cela serait suite à un supposé être qui l’en empêcherait et qui aurait le dessus. Or ce n’est pas possible qu’un être empêche Celui dont l’existence est obligatoire selon la raison, de faire quoi que soit. Il est Celui Qui a le dessus et Qui réalise tout ce qu’Il veut. Que dit-on à propos des actes des esclaves ? Ils font partis de ce qui est possible selon la raison et tout ce qui est possible selon la raison il est entré en existence par la création de Dieu selon Sa volonté par Sa puissance. Pourquoi ? Parce que la puissance de Dieu concerne toute chose, elle est universelle. Tout comme la volonté de Dieu, également elle concerne toute chose, elle est globale et universelle. Et si Sa volonté n’avait pas été globale, Sa puissance n’avait pas été globale, ne concernait pas toute chose, Il aurait eu besoin de qui les aurait spécifiés par le fait de concerner certaines choses et pas d’autres. C’est pour ça qu’il dit : « Si la puissance de Dieu ne concernait pas certaines choses possibles selon la raison cela serait suite à un supposé être qui l’en empêcherait et qui aurait le dessus ». Or cette croyance est contraire à la parole de Allah qui signifie : « Et la volonté de Allah se réalise au détriment de toute chose », c’est-à-dire que personne n’empêche la réalisation de la volonté de Dieu. Le verset «     » signifie que Allah réalise ce qu’il veut sans aucun manquement, sans aucun doute. Ce qu’Il veut il est indispensable qu’il soit réalisé. Ainsi Allahou tabaraka wa ta^ala s’Il veut qu’une chose ait lieu, elle aura lieu sans personne qui l’en empêche. Personne ne peut empêcher la réalisation de ce que Dieu a voulu qu’il ait lieu. Il est indispensable et il faut exempter Allah d’être vaincu. C’est une obligation rationnelle que Sa volonté se réalise en toute chose. Ce qui est impossible n’admet pas l’entrée en existence et ce qui est obligatoire selon la raison n’est pas caractérisé par l’entrée en existence et donc la volonté de Dieu se réalise dans tout ce qui est possible selon la raison. Pour cela il est parvenu dans le Qour’an honoré et la volonté de Allah se réalise nul n’empêche la réalisation de ce que Dieu veut.

Ad Daliil al qawiim : 5.1     L’indication que le tawhid est la meilleure des sciences

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur mai 27, 2022

Sache que l’honneur de cette science par rapport à d’autres sciences est relatif au fait qu’elle se rapporte à la plus honorable des connaissances, à savoir les fondements de la religion, c’est-à-dire la connaissance de Dieu et de son messager. La science du tawhid c’est la science de la croyance, c’est les fondements de la religion. Comme il se rapporte à la plus honorable des connaissances, à savoir connaître Dieu et connaître son messager. Cette science est la plus honorable des sciences. Allah ta^ala dit dans sourat Mouhammad verset 19 ce qui signifie : « Sache qu’il n’est de dieu que Dieu et demande le pardon pour ton péché ». Il a cité en premier l’ordre de savoir, de connaître le tawhid avant l’ordre de la demande du pardon parce que le tawhid se rapporte à la science des fondements et que la demande de pardon se rapporte aux sciences dérivées. La parole de Allah qui signifie « sache » c’est une parole adressée au messager ﷺ. Le messager que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré depuis son enfance, il savait qu’il n’est de dieu que Dieu, mais cet ordre est pour insister sur cette connaissance et c’est un ordre qui s’adresse à sa communauté. La parole de Allah « فَٱعْلَمْ أَنَّهُۥ لَآ إِلَٰهَ إِلَّا ٱللَّهُ » « Sache qu’il n’est de dieu que Dieu » signifie persévère et augmente en connaissance de Dieu. « Sache qu’il n’est de dieu que Dieu et demande le pardon pour ton péché et pour les croyants et les croyantes », il a fait que l’ordre de connaître le tawhid a été prioritaire, a précédé l’ordre de la demande du pardon l’istighfar et la raison en cela c’est que la connaissance du tawhid fait référence à la science des fondements et se consacrer pour l’istighfar, à la demande du pardon fait référence à la science des branches, des sciences dérivées. Et Allah ta^ala dit dans sourat Al-Hadid verset 28 :

﴿يا أيها الذين ءامنوا اتقوا الله وءامنوا برسوله يؤتكم كفلين من رحمته ويجعل لكم نورا تمشون به ويغفر لكم والله غفور رحيم﴾

Ce qui signifie : « Ô vous qui êtes croyants, faites preuve de piété à l’égard de Dieu. Croyez en son messager, Il vous accordera beaucoup de miséricorde, il vous accordera une lumière qui vous permettra d’avancer et Il vous pardonnera vos péchés. Certes, Allah est celui qui pardonne les péchés et qui est miséricordieux ».

Dans ce verset honoré, Allahou tabaraka wa ta^ala ordonne aux croyants de faire preuve de piété à Son égard et la piété signifie le fait d’accomplir les devoirs et d’éviter les péchés. En d’autres termes, Il ordonne l’ordre de persévérer sur la foi. Donc le sens de ce verset est un ordre au croyant de faire preuve de piété à l’égard de Dieu et de persévérer sur leur foi. Quant à la parole « وءامنوا برسوله » « Wa ‘aminou birasoulihi » c’est-à-dire persévérez sur la foi en son messager, car la piété à l’égard de Dieu, elle n’est valide qu’avec la croyance en Dieu et à la croyance en son messager. Et ceux qui font cela dans la suite du verset, Dieu promet aux croyants en Dieu et en son messager qu’Il leur accordera deux parts de miséricorde. Et en plus du fait qu’il leur accordera deux parts de miséricorde, Il leur accordera une lumière qui leur éclairera leur chemin. Tout cela c’est pour ceux qui croient en Dieu, ceux qui font preuve de piété à l’égard de Dieu, c’est-à-dire qui font les devoirs, qui évitent les péchés et qui croient en son messager.

Et l’imam Abou Hanifah que Allah l’agrée, dans son livre Al-fiqh al-absat a dit : « Sache que la connaissance dans la religion est meilleure que la connaissance dans les jugements et la connaissance ici en al-fiqh c’est que l’âme sache ce qui est de son droit et ce qui est de son devoir ». Ainsi, le fiqh dans la Religion, la connaissance dans la Religion englobe le fait de connaître Dieu et de connaître le messager et de connaître les fondements de la croyance. Comme cette connaissance dans la religion, le fiqh dans la Religion englobe la connaissance de Allah, la connaissance de son messager, la connaissance des fondements dans la croyance, pour ces raisons Abou Hanifah que Dieu l’agrée a dit : « Sache que la connaissance dans la Religion est meilleure que la connaissance dans les jugements ». C’est comme s’il disant que « En définitive, connaître la croyance et connaître les jugements, ça, c’est la meilleure des œuvres. Al-Qaradawiyy qui fait partie des personnages de cette époque blâme la connaissance dans la religion. Al-Qaradawiyy, que Dieu nous en préserve, il blâme la connaissance dans la religion et les preuves rationnelle. Il appelle la connaissance des Lois, des actes d’adoration que ce soit les conditions de validité, les piliers, les devoirs, les actes recommandés, il appelle tout cela la science qui est sèche ou non fertile ou inutile. Ainsi, par exemple dans son livre qui s’appelle «     » dit : « Ceux qui se sont basés sur les preuves de l’entrée en existence avec tout ce que cette exposition comporte comme inutilité et défaillance dans son contenu ». On parle de quoi ? On parle de la preuve de l’entrée en existence. C’est quoi cette preuve ? C’est lorsque le croyant dit : « Le monde change et tout ce qui change entre en existence a un début et tout ce qui entre en existence nécessite qui l’a fait exister et c’est Dieu ». C’est cette argumentation qu’on appelle l’argumentation de l’entrée en existence. Al-Qaradawiyy blâme cela, il dit que ça, c’est des choses inutiles, il les blâme. Alors que le premier des quatre grands imams de la communauté, le plus ancien des quatre, l’imaam Abou Hanifah, qu’est-ce qu’il dit ? Il dit : « Sache que la connaissance dans la Religion est meilleure que la connaissance dans les jugements ». Et il (Abou Hanifah) a dit : « La base du tawhid et ce qu’il est valide d’avoir pour croyance et ce qui s’y rattache comme sujet de doctrine, c’est cela la science majeure al-fiqh al-akbar. La science du tawhid c’est la science qui permet de connaître ce qui est possible au sujet de Dieu, ce qui est digne de Lui et ce qui n’est pas possible à son sujet. Qu’est-ce que nous disons à propos de la science du tawhid ? C’est la science qui permet de connaître ce qui est possible au sujet de Dieu et ce qui est digne de Lui tabaraka wa ta^ala. Et ce qui n’est pas possible au sujet de Allah ^azza wa jall et ce qui est obligatoire à son sujet pour nous de connaître soubhanahou wa ta^ala. Pour cela Abou Hanifata n-Na^man a appelé cette science, la science majeure. Pour nous faire comprendre, pour nous faire savoir que cette science c’est la science la plus honorable, la meilleure, meilleure que toute autre science.

Que l’on sache que la connaissance de Allah ta^ala et de ses attributs est la plus illustre des sciences, la plus honorable, la plus obligatoire et la plus prioritaire. Elle s’appelle également la science des fondements et la science du tawhid, la croyance en l’unicité et la science de la croyance « al-^aqidah ».

Elle s’appelle la science des fondements de la religion, la science du tawhid, donc le tawhid c’est la croyance en l’unicité et elle s’appelle la science de la croyance « al-^aqidah ». Que nous disions la science des fondements ou que nous disions la science du tawhid ou que nous disions la science de la croyance le sens est le même. Elle a été cette science appelée la science du tawhid en raison du plus célèbre de ses objets de recherche qui est justement l’unicité de Dieu par son être, par ses attributs et par ses actes. Lorsque nous parlons du tawhid de Allah, l’unicité de Dieu, c’est-à-dire nous parlons de l’unicité de Dieu de Son être, l’unicité de Ses attributs et l’unicité de Ses actes. Ça veut dire que Allah, Il est unique par Son être, il est unique par Ses attributs, Il est unique par Ses actes. Donc cette science a été appelée la science du tawhid parce que le sujet qui a été le plus célèbre, qui était étudié dans le cadre de cette science c’est justement le tawhid, c’est-à-dire l’unicité de Dieu.

Le prophète ﷺ s’est spécifié lui-même comme maîtrisant et comme ayant atteint les plus hauts degrés dans cette science : il a dit ce qui signifie : « Je suis celui d’entre vous qui connait le plus Dieu et qui le craint le plus ». Le sens de son propos que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré est qu’il est celui qui connait son seigneur plus que tout autre connaisseur de Dieu. Cela veut dire que le messager de Allah ﷺ est celui qui connait le plus son seigneur plus que tout autre connaisseur de Dieu et il est celui qui craint le plus Allah parmi les créatures. Même si lorsqu’il parlait son oratoire concerne aussi bien les compagnons qu’autre que les compagnons. Le sens de sa parole ^alayhi ssalatou wa s-salam est qu’il est celui qui connait le plus Allah et qui craint le plus Allah. Cette science donc est la plus importante des sciences à obtenir, la plus légitime à prioriser et à glorifier. Allah ta^ala dit dans sourat Mouhammad verset 19 ce qui signifie : « Sache qu’il n’est de dieu que Dieu et demande le pardon pour ton péché ». Le sens de fa`lam « sache », c’est-à-dire persévère sur cela, car le messager depuis qu’il a grandi, il connaît son seigneur et il le craint. Preuve en est ce qui est parvenu avec Adam ^alayhi s-salam. La toute première fois que l’âme a été insufflée dans le corps de Adam il a éternué et il a dit al-hamdou li l-Lah. C’est un signe pour nous qu’il est croyant, qu’il a la foi, qu’il croit en Dieu. Alors qu’à cette époque-là il n’était pas encore prophète messager. Le prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam depuis son enfance, il connaissait son seigneur. Même si à son époque que ce soit à La Mecque ou ailleurs dans les pays arabes il n’y avait pas des gens qui connaissaient la science de la religion. Mais Allahou ta^ala a préservé le prophète des mauvaises croyances, des croyances des associateurs. Le prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam n’avait pas pour croyance leur mauvaise croyance de l’époque. Il a grandi sur le tawhid, la croyance en l’unicité de Dieu. Cependant, il ne connaissait pas les détails des jugements de l’Islam jusqu’à ce que Allah les lui révèle. C’est à ce moment-là qu’il a connu le détail des règles de la foi. Tout comme Allahou ta^ala le lui a révélé dans le Qou’raan qui indique cela. Le sens de ce verset justement est que Dieu a fait descendre la révélation au prophète Mouhammad ﷺ et dès lors il a connu ce qu’est le Qou’raan et il a connu le détail de la foi. Le sens n’est pas qu’avant qu’il ne reçoive la révélation il n’était pas croyant, pas du tout ! Mais le sens du verset est que « Avant que Dieu ne te fasse parvenir la révélation, tu ne connaissais pas le Qou’raan et tu ne connaissais pas le détail de la foi ». Donc la parole de Allah ta^ala « فَٱعْلَمْ أَنَّهُۥ لَآ إِلَٰهَ إِلَّا ٱللَّهُ » signifie : « Persévère sur la connaissance du tawhid, de l’unicité de Dieu » et ce qui est visé par cet ordre c’est d’autres que le prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam. Pourquoi les savants ont dit que ceux qui sont visés par cet ordre ce sont autre que le prophète Mouhammad ? Parce que le prophète Mouhammad il est préservé, il n’est pas possible à son sujet qu’il quitte la foi un seul instant. Ceux qui sont visés par cet ordre « Sache qu’il n’est de dieu que Dieu », c’est la communauté du prophète, c’est-à-dire vous les croyants restez ferme sur la croyance en Dieu. Après lui avoir ordonné de persévérer sur la foi, il lui a ordonné de demander le pardon. Il lui a ordonné de demander le pardon par la langue et l’istighfar la demande du pardon par la langue, il y a ce qui est parvenu dans le Qour’an et il y en a ce qui est parvenu dans le hadith. Ce qui est parvenu dans le Qour’an honoré, ce qui est parvenu dans le hadith honoré, tout cela ce sont des actes de demande de pardon par la langue. Comme Allah a mentionné la foi en Dieu en premier lieu, c’est-à-dire il a fait précéder la croyance en l’unicité de Dieu sur la demande du pardon, il nous a fait comprendre que cette croyance c’est la meilleure des œuvres. Et la croyance en Dieu c’est un acte du cœur. Cette foi, cette croyance qui est un acte du cœur c’est la meilleure des œuvres. Comme Allah a mentionné le tawhid en premier lieu, Il nous a fait comprendre que c’est la meilleure des œuvres et Il nous a fait comprendre qu’il n’y a pas d’acte qui soit bénéfique sans la connaissance de Dieu, sans la croyance en l’unicité de Dieu. Cette science avec ses preuves rationnelles et textuelles à partir des livres et de la sounnah, s’appelle également la science de al-kalam. Pourquoi cette science a également été appelée la science de al-kalam ? La raison de son appellation avec ce nom-là, c’est le grand nombre de gens, d’opposants et de gens qui ont contredit à ce sujet parmi ceux qui se réclament de l’Islam, et les longs débats (kalam) qui ont été menés par Ahlou s-sounnah pour décréter et prouver la vérité. Tout comme cette science s’appelle donc la science de la croyance, la science du tawhid, la science des fondements, elle s’appelle également la science de al-kalam. Pourquoi cette science a été appelée la science de al-kalam ? C’est parce qu’il y a eu beaucoup de gens qui se sont opposés à l’Islam dans cette science. Justement un des savants qui a défendu cette science, la science de la croyance en l’appelant la science de al-kalam. Il a dit : « Cette science de al-kalam a été critiquée, blâmée par des gens qui n’ont pas de cervelle et que leur critique ne porte aucune nuisance à cette science. Tout comme lorsque le soleil est bien haut dans le ciel, si quelqu’un prétend qu’il ne voit pas sa lumière, ça ne va pas nuire au soleil ». Concernant ce qui est rapporté comme blâme de la science de al-kalam de la part de certains imams comme l’Imam Ach-Chafi^iyy et d’autres. Ce qui est visé par le blâme de la science de al-kalam, ce n’est pas la science de al-kalam telle que nous la connaissons, mais c’est le blâme du kalaam qui est blâmable, des paroles des gens égarés qui a été appelé aussi kalam. Ce que Ach-Chafi^iyy et d’autres imams illustres ont blâmé comme kalam, ce n’est pas la science de al-kalam telle que défini par les savants de Ahlou s-sounnah, mais c’est surtout le kalam, les propos des égarés de ceux qui se sont écartés de la voie de Ahlou s-sounnah. Ce sont les gens des mauvaises innovations comme les mou^tazilites, comme les khawarij, ces gens-là n’est-ce pas qu’ils ont abordé le sujet de l’être de Dieu et le sujet des attributs de Dieu et notamment l’attribut de la parole. Ils l’ont abordé, mais avec des propos qui sont incorrects, qui sont faux. Donc c’est Ach-Chafi^iyy et d’autres parmi les imams ont blâmé leurs expressions à eux. Donc Ach-Chafi^iyy et d’autres imams qui ont blâmé par leurs expressions al-kalam, ils ont blâmé l’approche des mauvais innovateurs, c’est-à-dire ceux qui ont déviés de la voie de Ahlou s-sounnah. Ils n’ont pas blâmé le kalaam de Ahlou s-sounnati wa l-Jama^ah. Parce que les propos et la manière d’aborder les sujets de la part Ahlou s-sounnah, le kalam de Ahlou s-sounnah, ce kalam que Ahlou s-sounnah ont décrété au sujet de la connaissance de Dieu, de la connaissance des attributs de Dieu, de la connaissance du messager de Dieu, de la connaissance des attributs des messagers cela est une chose correcte et une science qui est correcte, il n’y a aucun blâme, aucun reproche là-dessus. La science de al-kalam qui est correct, c’est la science qui est conforme aux règles de Ahlou s-sounnah, c’est-à-dire la voie sur laquelle était le salaf vertueux des musulmans des trois premiers siècles de l’hégire. Il a été dit également que la raison de l’appellation de cette science, la science de al-kalam c’est parce que la plus célèbre des divergences à ce sujet fut la question de kalamou l-Lah, l’attribut de la parole de Dieu, s’Il est de toute éternité, ce qui est la vérité, ou entré en existence accidentelle, ce qui est faux. Que disons-nous à propos de la parole de Dieu ? La parole de Dieu est éternelle exempte de début tout comme tous Ses attributs, car il est impossible au sujet de Dieu qu’Il ait pour attribut un attribut qui soit entré en existence. Les Hachwiyyah ont dit que la parole de Allah est une voix et des lettres au point que certains Hachwites ont exagéré jusqu’à dire que cette voix est de toute éternité exempte de début et que les formes des lettres qui sont dans le Moushaf sont de toute éternité, exemptes de début. Ils ont ainsi contredit la raison saine. On peut dire Hachwiyyah et Hachwiyyah. Il s’agit des assimilationnistes des mouchabbihah. Tout comme les assimilationnistes contemporains on les appelle les wahhabites, mais les anciens assimilationnistes sont appelés Hachwiyyah ou Hachawiyyah. Et le sens de Hachwiyyah, c’est-à-dire ce sont des gens qui sont loin du bien. Qu’est-ce qu’ils ont dit à propos de l’attribut de la parole de Dieu ? Ils ont dit : « La parole de Dieu c’est une voix et des lettres ». Alors que la voix, elle est créée et les lettres sont créées, comment prétendent-ils que la parole de Dieu serait une voix et des lettres. Certains ont fait preuve d’outrance, ils ont exagéré au point de dire que la voix selon eux, la voix de Dieu, elle est de toute éternité. Et la voix ou le son, un son c’est soit ce qui provient de l’air qui traverse une trachée-artère et par l’articulation des lèvres et la langue ou le son c’est ce qui se produit par l’entrechoquement de corps. Voilà ce qu’ils ont dit à propos du son. Ils ont dit que selon eux Allah aurait une voix qui est de toute éternité, qui est sans début. Et ils ont également dit à propos des formes des lettres comme la lettre ba’, la lettre sin, ces lettres avec lesquelles on écrit l’alphabet arabe, ils ont dit que ces formes-là elles sont de toute éternité. C’est pour cela qu’ils disent des choses que la raison n’accepte pas. Est-ce qu’il y avait des feuilles avant que les feuilles ne soient fabriquées ? Forcément les feuilles sont entrées en existence. De plus l’encre avec laquelle une lettre écrasée sur un support, cette encre elle n’est pas de toute éternité, forcément elle a un début. Comment osent-ils dire ou prétendent-ils que les formes des lettres qui sont sur le Moushaf sont de toute éternité. C’est pour cela qu’ils ont contredit la raison saine. C’est-à-dire quelqu’un qui a une raison saine ne tient pas de tel propos. Quand tu écris le mot Allah ; alif, lam, lam, ha’ ; qu’est-ce que tu dis à propos de cette forme que tu as écrite ? Tu dis c’est Allah. Le mot en tant que tel qui est tracé avec des lettres en arabe, qu’est-ce qu’on dit de ce mot ? On dit Allah. Si quelqu’un te demande de lire ce que tu as écrit, qu’est-ce qu’il va dire ? Il va dire Allah et quand tu dis à quelqu’un qui tu adores, il va dire Allah. Est-ce qu’en disant j’adore Allah, il vise les lettres qu’il a tracées ? Mais il vise plutôt l’être qui est exempt de début, exempt de fin. Pour cela on ne dit pas que la parole de Allah c’est une voix et des lettres comme ont dit ces gens-là. Donc ça, c’est la parole des mouchabbihah, des assimilationnistes. Qu’ils soient anciens ou récents, ils ont tous assimilé Allah à ses créatures.

Un autre groupe a dit que Allah parle dans le sens qu’Il crée la parole dans d’autres que lui, comme dans l’arbre auprès duquel Mouça a entendu la parole de Dieu, et non pas dans le sens qu’il a un attribut d’essence, qui est propre à son être, qui serait un de ses attributs. Il s’agit des moutazilites que Dieu les enlaidisse davantage. Et c’est partant de là que les mou^tazilites nient le fait que Dieu ait un attribut qui s’appelle la parole, qui s’appelle le Qour’an qui soit un attribut exempt de début, exempt de fin, propre à son être et qui ne soit pas des lettres ni une voix. Les gens de la vérité, Ahlou s-sounnah wa l-Jama^ah confirme que Dieu a l’attribut de la parole. Ils confirment que Dieu a l’attribut de la parole et ils nient que Dieu ait une quelconque ressemblance avec les créatures.

Ahlou as-sounnah, les gens de la vérité, ont dit que Allah parle d’une parole qui est propre à son être qui est exempte de début, exempte de fin qui n’est pas de lettre ni une voix et qui ne varie pas par la variété des langues. À partir de là, nous savons que Ahlou s-sounnah, les gens de la vérité, les sunnites sont sur la voie du juste milieu entre deux extrêmes. L’extrême des assimilationnistes et l’extrême des mou^tazilites. Nous ne disons pas ce qu’ont dit les mou^tazilites qui ont renié le fait que Dieu ait un attribut parce que celui qui renie un attribut de Dieu c’est un mécréant, car nier l’attribut de la parole à Dieu revient à lui attribuer le fait d’être muet. Quel est le contraire de parler ? C’est être muet. Donc nier que Dieu ait un attribut de parole, revient à dire qu’il est muet et le fait d’être muet est un défaut et Dieu est exempt du défaut. Tout comme nous ne disons pas ce qu’ont dit les mou^tazilites. Également nous ne disons pas ce qu’ont dit les mouchabbihah, les assimilationnistes. Les assimilationnistes, eux ils n’ont pas nié que Dieu ait un attribut, ils l’ont confirmé, mais ils l’ont comparé et assimilé à celui des créatures. Même s’ils ont confirmé l’attribut de la parole, mais ils ont dit que c’est un attribut avec une voix et avec des lettres. Or les lettres sont créés tout comme la voix elle est créée. Quelle est la preuve que les lettres sont créées, c’est le fait qu’elles se suivent, après le ba’ il y a le sin, après le sin il y a le mim etc. Tout comme les lettres et la voix sont créées, nous les nions au sujet de l’attribut de Dieu. Pour cela Ahlou s-sounnah wa l-Jama^ah sont sur la voie du juste milieu entre les mou^tazilites et les assimilationnistes.

Le sujet de la science de al-kalam, c’est d’étudier, c’est-à-dire de rechercher les preuves, à partir des créatures de Dieu, afin de confirmer l’existence de Dieu et ses attributs de perfection, et également à partir des textes de Loi à partir desquels les preuves sont extraites. Cette science est conforme aux règles de l’Islam et n’est pas fondée sur les règles de la philosophie, car les philosophes ont des paroles à ce sujet qui sont connues chez eux par les Ilaahiyaat. Nous avons vu que la science de la croyance a une priorité et un honneur sur les autres sciences, car elle se rapporte à la connaissance de Dieu et de son prophète et cette science, la science de al-kalam consiste à rechercher les preuves à partir des créatures de Dieu pour confirmer l’existence de Dieu. Cependant, cette science de al-kalam est régie par des règles conformes à l’Islam et non pas conformes aux règles des philosophes. Et les savants du tawhid ne parlent pas au sujet de Dieu et au sujet des anges et autre que cela en se basant sur le simple examen avec la raison, mais ils abordent ces sujets au titre de l’argumentation par la raison à propos de la validité de ce qui est parvenu du messager de Dieu, que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré. La raison selon les savants du tawhid est donc un témoin en faveur de la Loi et n’est pas un fondement pour la religion. Les philosophes ne prennent pas en compte ce que les prophètes ont transmis. Les philosophes disent : « Nous nous passons de la parole du prophète ». C’est pour cela qu’on ne prête aucune attention à ce qu’ils disent. C’est pour cela que l’auteur a dit que cette science n’est pas abordée conformément à l’approche des philosophes parce que les philosophes ont des paroles sur ces sujets qu’ils qualifient de ilaahiyaat. La croyance est appelée ilaahiyaat, c’est-à-dire les règles qui se rapportent à la croyance en Dieu. Pour cela dans certains pays leurs universités qui sont de religion ils les appellent les ilaahiyaat. Ils visent par cela la croyance. Et malgré cela nous n’abordons pas ces sujets de croyance avec l’approche des philosophes, mais nous abordons ce sujet conformément aux règles de l’Islam. Les savants du tawhid ne parlent pas au sujet de Dieu et au sujet des anges et autre que cela en se basant sur le simple examen avec la raison, mais ils abordent cela en se basant sur ce qui est parvenu du messager de Allah ﷺ et tout ce que le messager ﷺ a amené ne contredit pas la raison. Parce que la raison est témoin de ce qui est parvenu dans la Loi. La Loi ne comporte que ce que la raison correcte accepte. Tout comme l’a dit le Hafidh, le faqih Al-Khatib Al-Baghdadiyy. Le Hafidh Al-Khatib Al-Baghdadiyy dit que la Loi, c’est-à-dire la croyance de l’Islam elle comporte ce que la raison accepte, mais ce que la raison n’accepte pas, il n’y a pas dans la croyance de l’Islam. C’est pour cela que les savants du tawhid ont dit que la raison est témoin en faveur de ce qu’il y a dans la Loi en terme de croyance, mais n’est pas une base, un point de départ pour la croyance. Quant aux philosophes, ils ont considéré que la raison est une base, un fondement, sans accorder d’attention à ce qui est parvenu des prophètes comme informations. Les philosophes ne se restreignent donc pas à concilier entre l’étude par la raison et ce qui est parvenu des prophètes. Tout en sachant que l’étude par la raison saine n’aboutit pas à autre que ce qui est venu dans la Loi et ne le contredit pas. Allahou tabaraka wa ta^ala a manifesté des miracles avec les prophètes. Pourquoi est-ce que Allah a accordé des miracles aux prophètes ? Pour que la personne sensée, la personne dotée de raison par l’observation de ces miracles reconnait et connait la véracité de ce que les prophètes ont amené comme informations. Comment est-ce que la raison serait elle annulée ? Comment est-ce que l’observation, c’est-à-dire l’observation par la raison serait-elle mise de cotée ? Celui qui est sensé lorsqu’il observe, lorsqu’il réfléchit il est bien guidé. Également celui qui est sensé, qui utilise correctement sa raison lorsqu’il réfléchit à propos de celui qui a eu les miracles, il va déduire par la raison que celui qui a eu un miracle est véridique quand il dit qu’il est un envoyé de Dieu. C’est pour cela que les gens de la vérité ont dit que la raison saine n’aboutit pas à autre chose que ce qui est parvenu dans la Loi de l’Islam en termes de croyance. Dieu a incité ses esclaves dans le Qour’an à observer Sa souveraineté pour connaître Sa toute puissance. Dieu dit dans sourat Al-A^raf verset 185 :

﴿أولم ينظروا في ملكوت السماوات والأرض﴾

Et dans sourat Foussilat verset 53 :

﴿سنريهم ءاياتنا في الأفاق وفي أنفسهم حتى يتبين لهم أنه الحق﴾

Qu’est-ce qui est parvenu dans le verset 53 de sourat Foussilat ? Nous allons leur montrer les signes des preuves de notre existence, des preuves de notre toute puissance, des preuves de notre science et ceci est dans le bas-monde. Celui qui réfléchit, qui médite, qui observe les créatures de Dieu, la souveraineté de Dieu il aboutit, il conclut, il parvient à l’existence de Dieu, à Sa toute puissance, à Sa science.

Également dans sourat Adh-Dhariyat verset 21, Allah ta^ala nous incite à réfléchir à propos de notre propre être à nous en tant qu’être humain. La création de l’être humain, ses différents états de l’être humain sont des preuves de l’existence de Dieu, sont des preuves de la toute-puissance de Dieu, de Sa sagesse, de Sa science et de Sa perfection. C’est pour cela que cette science, la science de al-kalaam, la science de la croyance a pour objet et a pour objectif de réfléchir, de méditer à propos de la création de Dieu pour parvenir à l’existence de Dieu. Du fait que cette science, la science de la croyance, la science de l’unicité, la science de al-kalaam, de la connaissance de son sujet nous avons su que cette science est la plus honorable des sciences.

S’il a été dit : « Il n’a pas été rapporté que le prophète que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré ait enseigné à l’un de ses compagnons cette science ni d’un de ses compagnons qu’il aurait appris ou enseigné à d’autres que lui cette science, mais que cette science s’est produite après leur disparition bien longtemps. Si cette science avait été importante dans la religion, le compagnon et leurs successeurs lui auraient prioritairement accordé de l’importance ». Nous répondons : « Si l’on vise par cette parole, par ce discours qu’ils (les compagnons) ne connaissaient pas l’être de Dieu, ses attributs, son unicité et son exemption, et la véracité de son messager et la validité de ses miracles par la preuve rationnelle, mais qu’ils auraient reconnu cela par simple imitation, cela est loin de la vérité et abominable comme propos. Preuve en est ce que certains compagnons ont dit : « Nous avons d’abord appris les fondements de la foi avant d’avoir appris le Qour’an, puis nous avons appris le Qour’an et notre foi s’en est accrue ». Pour cela nous ne disons pas à propos des compagnons qu’ils ne connaissaient pas l’être de Dieu, qu’ils ne connaissaient pas l’unicité de Dieu, qu’ils ne connaissaient pas ses attributs, ça c’est faux !

Et Dieu a répliqué dans son livre à ceux qui imitent leur ancêtre dans l’adoration des idoles par Sa parole dans sourat Az-Zoukhrouf le verset 23. Dans ce verset ces gens ont été blâmés, pourquoi ? Parce qu’ils avaient suivi leurs ancêtres dans leur religion. Allahou ta^ala a blâmé ces associateurs parce qu’ils ont dit : « Nous avons trouvé nos ancêtres associés à Dieu, à avoir une religion et nous les avons suivi aveuglement sans preuve ». C’est-à-dire que ces gens-là avaient suivi leurs ancêtres dans leur association à Dieu sans aucune preuve qui établisse la validité de leur religion. À partir de cela, nous comprenons que la connaissance de la preuve est chose requise.

On comprend de ce texte du Qour’an que le fait de suivre sans preuve, d’imiter sans preuve à propos de la connaissance de Dieu est interdit. Le fait de suivre sans preuve à propos de la connaissance de Dieu n’est pas permis. Parce que dans le fait d’imiter sans preuve, il y a l’annulation du bénéfice de la raison, car la raison a été créée pour réfléchir et méditer. Nous avons reçu l’ordre de réfléchir, nous avons reçu l’ordre de méditer, nous avons reçu l’ordre de déduire à partir des créatures de Dieu l’existence de Dieu et Ses attributs de perfection. Pour cela notre Chaykh que Dieu lui fasse miséricorde a dit : « C’est quelque chose laid de la part de celui qui a reçu la raison d’en éteindre la lumière et d’en annuler l’intérêt » et il a ajouté que la raison est une lumière qui permet de s’éclairer alors que l’imitateur est tel un aveugle qui s’appuie sur autrui. C’est pour cela que les gens de la vérité ont dit : « Ce n’est pas permis d’imiter aveuglement concernant la connaissance de Dieu ». Pourquoi ce n’est pas permis ? Parce que dans l’imitation il y a une annulation du profit, du bénéfice de la raison.

Si par ailleurs, l’on vise par cela (c’est-à-dire ceux qui soulèvent cette objection) que les compagnons du prophète n’avaient jamais employé ces expressions qui sont connues dans cette terminologie établie chez les spécialistes de cette science comme le terme « jawhar » ou substance, « al-^arad » ou caractéristique de la substance, « al-ja’iz » ou le possible rationnel, « al-mouhal » ou l’impossible rationnel, « al-hadath » ou l’évènement ou l’accident, « al-qidam » ou l’exemption de début oui cela nous le concédons, ils n’avaient pas employé ces termes-là. Oui, il est vrai que les compagnons qui ont reçu cette religion du prophète et qui nous l’ont transmise grâce à eux de génération en génération, c’est vrai qu’ils n’ont pas employé cette terminologie qui a été instaurée par les spécialistes de cette science. Comme le terme « jawhar » ou communément traduit par substance, c’est ce qui a un emplacement et qui est définit par soit même comme les corps. La substance, elle est soit composée, soit élémentaire. Lorsqu’elle est élémentaire, il s’agit de la substance élémentaire. Qu’est-ce que la substance élémentaire ? C’est la partie qui ne se divise plus du corps tellement elle est petite. En d’autres termes, la substance élémentaire c’est plus petite créature que Dieu ait crée. La substance, lorsqu’elle n’est pas élémentaire, elle est composée, c’est celle qui se compose de deux substances élémentaires ou davantage. Alors pour ce qui est de la définition du mot « jawhar » non pas dans la terminologie de la croyance, mais dans la terminologie de la langue arabe c’est l’origine de la chose, l’essence de la chose.

Pour ce qui est du mot « al-^arad » c’est ce qui advient à la substance, c’est-à-dire ce qui est une caractéristique de la substance. Comme le mouvement d’un corps, son immobilisation, son immobilité ou sa situation dans un endroit. Les spécialistes du tawhid, de la croyance en l’unicité de Dieu ont convenu de ce vocabulaire, de cette terminologie. Qu’est-ce qu’ils disent à propos du monde, de cet univers ? Ce sont des substances et des caractéristiques. Pour ce qui est du jaa’iz c’est ce qu’on traduit par possible rationnel, c’est ce dont on peut concevoir dans la raison l’existence et l’inexistence. Tout comme du point de vue rationnel nous pouvons parfaitement concevoir notre existence, nous pouvons également concevoir notre inexistence. Parce que nous faisons partie de ce qu’ils appelaient possible rationnel.

Pour ce qui est du terme « mouhal » si on veut prendre sa définition dans la langue arabe non pas dans la terminologie de la science de la croyance « al-mouhal » c’est ce qui détourne de la direction de ce qui est correct vers le faux. Et du point de vue de la terminologie de la science de la croyance quand on dit « mouhal » on le traduit par impossible rationnel c’est ce qui implique un sens qui est faux de tout point de vue. Comme par exemple l’existence ou la réunion du mouvement et de l’immobilité en un même emplacement, dans un même corps. Il est impossible selon la raison que l’être humain soit en même temps immobile et en mouvement. Il y a parmi les créatures de Dieu celles qui sont tout le temps immobile comme les sept cieux et il y a les créatures de Dieu qui sont tout le temps en mouvement comme les étoiles. Pour ce qui est de l’être humain, il est parfois en mouvement, il est parfois immobile. Et donc il est impossible du point de vue rationnel que l’être humain soit en même temps immobile et en mouvement. Il a cité le mot hadath parmi les exemples de terme qui sont utilisés dans cette science, c’est ce qu’ils ont traduit par évènement ou accident c’est ce qui a lieu après n’avoir pas existé.

Concernant le terme « al-qidam » c’est l’exemption de début, il vise par cela ce qui n’a pas de début à son existence. Si ceux qui soulèvent cette objection contre cette science en disant « Oui, mais les compagnons n’avaient pas utilisé ces termes, pourquoi vous les utilisez ? » on dit oui, on concède le fait que c’est vrai les compagnons n’avaient pas utilisé ces termes-là.

Cependant, nous opposons à cela le même argument pour les autres sciences. En effet, il n’a pas été rapporté du prophète ﷺ ni de ses compagnons qu’ils aient employé le terme de « nasikh » abrogeant ou « mansoukh » abrogé ou « moujmal » ce qui nécessite une indication ou « moutachabih » non explicite et d’autres termes encore, tout comme cela est employé chez les spécialistes du Tafsir. Tout comme il y a des termes qui concernent la science de la croyance qui n’ont pas été rapportés de la part des compagnons, il y a aussi des termes dans d’autres sciences comme l’exégèse du Qour’an, le Tafsir qui n’ont pas été utilisés par les compagnons. Comme le fait de dire que ça c’est nasikh abrogeant ou mansoukh abrogé. Qu’est- ce que « an-nasikh » ce qui abroge ? C’est ce qui est appliqué en tant que règle. Qu’est-ce qui est abrogé « al-mansoukh », c’est la règle qui n’est plus appliquée. Tout comme c’est parvenu dans le hadith du messager de Allah ﷺ lorsqu’il a dit ce qui signifie en français : « Je vous avais précédemment interdit de visiter les tombes maintenant visitez les ». Le mot « naskh » à l’origine signifie effacement ou arrêt ou le fait d’enlever. Cette définition est très jolie en arabe, très concise. Généralement ce sont des définitions très compactes pour les retenir. Qu’est-ce que l’abrogation ? L’abrogation c’est le fait d’arrêter l’application d’un jugement, jugement qui est confirmé par un texte antérieur, un texte précédent et s’il n’y avait pas eu cette abrogation, ce texte antérieur serait toujours effectif et applicable. Et l’abrogation c’est quelque chose qui est ultérieur à un ancien jugement. L’abrogeant, celui qui abroge est ultérieur, postérieur au premier texte. En d’autres termes, c’est le fait d’arrêter l’application d’un ancien jugement, d’une ancienne Loi, d’une ancienne règle, l’arrêt de son application par l’arrivée d’une nouvelle règle. C’est le fait de cesser l’application d’un jugement légal antérieur, c’est-à-dire de cesser l’application d’une règle à l’acte de la personne responsable par un jugement ultérieur. Pour prendre l’exemple du hadith qui signifie : « Je vous avais précédemment interdit, défendu de visiter les tombes (ça c’est le jugement antérieur). Maintenant, visitez-les (c’est le jugement ultérieur, postérieur qui maintenant à appliquer) ». Donc ce terme-là d’abrogeant ou ce qui abroge et ce qui est abrogé, ce n’était pas quelque chose qui était utilisé par les compagnons ou par le prophète, c’est une terminologie qui est nouvelle. Également le terme « moujmal », c’est ce qui nécessite plus d’indications et qu’est-ce que l’indication ici ? C’est de donner au sujet d’ôter la confusion, la problématique autour d’un sujet pour un éclaircissement, c’est-à-dire pour que le sujet soit clair et très évident. Il se peut qu’un texte soit « moujmal ». Le « moujmal » ça peut être un Qour’an ou ça peut être un hadith. Qu’est-ce qui est parvenu dans le hadith ? Les Qadarites sont les mages, mazdéens de cette communauté. Puis il y a eu une indication qui est venue dans un autre hadith qui dit : « Qui sont ces qadarites ? », ce sont ceux qui disent qu’il n’y a pas de prédestination. Le premier texte nécessite une indication, c’est un texte « moujmal », les Qadarites sont les mazdéens de cette communauté, qui sont-ils ? Donc c’est un texte qui nécessite une indication. L’indication est venue ultérieurement dans un autre hadith. Eux les mou^tazilites de leur méchanceté, qu’est-ce qu’ils ont dit ? Ils ont dit : les Qadarites c’est Ahlou s-sounnah, ils parlent de nous qu’on est les mage, mais comme il y a eu un autre hadith qui dit c’est qui les Qadarites ? Ce sont ceux qui renient la prédestination, pas ceux qui confirment la prédestination. Ahlou s-sounnah, ils confirment la prédestination. Ahlou s-sounnah, nous confirmons que tout ce qui entre en existence est conformément à la science de Dieu, à la volonté de Dieu, à la puissance de Dieu, c’est les mou^tazilah eux qui renient cela. Il y a également un autre terme « moutachaabih », ce terme-là il ne nous est pas parvenu comme ayant été employé par les compagnons, par le prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam. Et donc le « moutachabih », ce qui n’est pas explicite est de deux sortes. La première sorte de ce qui n’est pas explicite, c’est ce que seul Dieu sait comme le moment exact où le jour du jugement va avoir lieu et la deuxième sorte de ce qui n’est pas explicite, c’est ce que peuvent connaître les gens versés dans la science. Comme la signification, le sens du verset « Ar-Rahmanou ^ala l-^archi stawa », les savants qui sont versés dans la science, ils ont expliqué que cela veut dire que Allah domine le trône. Chez les gens du tafsir, de l’exégèse le mot nasikh, mansoukh, moujmal, moutachabih ce sont des mots qui sont usités. Même s’il n’a pas été rapporté du prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam ni de ses compagnons qu’ils avaient utilisé ce terme, ce sont des termes qui sont corrects. Pourquoi alors reprocher aux spécialistes de la croyance uniquement l’utilisation de termes qui sont corrects même s’ils n’ont pas été employés par le prophète et les compagnons. Ni « al-qiyas » l’analogie, « al-istihsan » l’approbation, « al-mou^aradah » l’opposition, « al-mounaqadah » la contradiction, « ach-chart » la condition, « as-sabab » la raison, « al-^il-lah » l’agent causal, et d’autres termes encore tout comme cela est employé chez les faqih, spécialistes de jurisprudence. Le terme « al-qiyas » dans la langue arabe signifie l’équivalence, l’égalité. Du point de vue de la terminologie dans cette science de jurisprudence, quand on parle de qiyaas, c’est de donner un jugement qui n’est pas connu, le même jugement qui est connu en raison de son équivalence pour la causalité du jugement, pour ce qui fait ce jugement. Selon la terminologie de la jurisprudence, l’analogie « al-qiyas » c’est de donner à un jugement qui n’est pas connu, le même jugement, à un sujet dont le jugement n’est pas connu, le jugement d’un autre sujet qui lui est connu en raison d’une causalité entre les deux. Comme le cas du jugement qui est parvenu dans un texte pour la femme esclave, il a été déduit pour l’homme esclave. Et donc l’istihsan, c’est une approbation de la part du moujtahid sans qu’il n’y ait une preuve, c’est un argument que le moujtahid a en lui-même, mais pour lequel il n’a pas amené de preuve, c’est lui qui approuvé cela. C’est une approbation qui provient du moujtahid lui-même, mais qui ne constitue pas une preuve, lui il a approuvé cela, mais ça ne constitue pas une preuve, ce qu’il a dans son cœur n’est pas une preuve. Il y a mou^aradah, c’est l’opposition, c’est de donner une preuve contre celui à qui la preuve a été donnée. Et donc « al-mounaqadah » un autre terme, c’est qu’une chose contredise une autre. Et ils ont utilisé d’autres terminologies comme « At-tard » et « ach-chart ». Ach-charT, c’est la condition. Ils disent à propos de la condition, c’est ce qui est indispensable pour la chose, mais qui ne fait pas partie de la chose. N’est-ce pas que le woudouu fait partie des conditions de la prière. Par le woudouu ont peut faire la prière, mais le woudouu, il ne fait pas partie de la prière. La prière est accomplie avec le woudou, mais le woudouu ne fait pas partie de la prière. Quand il a dit « as-sabab », « as-sabab » c’est la raison, c’est dans la langue arabe ce qui fait parvenir à autre chose. Dans la terminologie de la jurisprudence, quand on dit que telle chose est un sabab de cette chose, c’est une raison, c’est toute description qui est claire, qui est bien défini, qui indique par la preuve textuelle, par la preuve qui peut être entendue qu’elle explique le jugement religieux. Donc tous ces termes-là qui viennent d’être rappelés ici, ce sont des termes qui sont utilisés, usités chez les faqih, les spécialistes de jurisprudence. Donc ce ne sont pas des termes qui ont été rapportés ou été employés par le prophète et ses compagnons et pourtant on peut les utiliser. Tout comme il y a des termes qui sont dans la science de la croyance que le prophète et les compagnons, il n’a pas été rapporté qu’ils les aient employés. Également il y a des termes dans d’autres sujets religieux que le prophète et les compagnons n’ont pas employé, mais qu’il nous est permis d’employer. Ni l’emploi des termes « al-jarh » la critique, « atta^dil » la fiabilisation, « al-ahad » rapporté par des individus, « al-mach-hour » célèbre, moutawatir ou « sahih » authentique ou « gharib » étrange ou d’autres que cela comme cela est employé chez les spécialistes du hadith.

Le mot Jarh dans la science du hadith, c’est ce qui considère comme non fiable celui qui rapporte. A l’opposé du ta^diil, c’est la confirmation du caractère fiable de celui qui rapporte. Et donc dans la terminologie du fiqh ; donc on a vu la terminologie du hadith ta^dil veut dire quelque chose et dans la terminologie de la jurisprudence ça veut dire autre chose ; c’est celui qui évite les grands péchés, qui ne persiste pas sur les petits péchés. Qu’est-ce que les spécialistes de « al-jarh » et de « atta^dil » à propos de rapporter les paroles de quelqu’un qui s’appelle Haram, ils ont dit c’est défendu. Al-jarh c’est de considérer non fiable celui qui rapporte. Les spécialistes du hadith, ils emploient des termes qui n’ont pas été rapportés du prophète ou des compagnons. Tout comme on dit de certains ahadith qui sont des hadith de ahad. La plupart des hadith du prophète ﷺ sont des hadith qualifiés de ahad. C’est les hadith qui sont rapportés par un compagnon, deux compagnons ou trois compagnons. Ce n’est pas tous les hadith du prophète ﷺ qui sont moutawatir. Certains hadith du prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam sont des hadith moutawatir. Qu’est-ce que les hadith moutawatir ? Ce sont les hadith rapportés à partir d’un grand nombre et les premiers qui rapportent se basent sur l’observation. Comme le hadith du jaillissement de l’eau des mains du prophète ﷺ. Comme le hadith du tronc de palmier qui a gémi par languissement du prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam. On dit que c’est un hadith moutawatir. Qui l’a rapporté ? Un grand nombre de compagnons du prophète ﷺ qui ont été témoins que le tronc a pleuré parce qu’il se languissait du prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam. Qu’est-ce que les spécialistes du hadith ont dit à propos du hadith du gémissement du tronc de palmier ? C’est un hadith moutawatir. Parce qu’il a été rapporté par un grand nombre qui le rapporte d’un grand nombre et les premiers s’appuient sur une observation. Et ce n’est pas acceptable qu’ils se soient tous entendus pour mentir. Et le nombre de ceux qui rapportent n’est pas plus faible que la limite fixée pour le moutawaatir et c’est par ce mode de transmission du moutawatir que le Qour’an nous est parvenu. Exactement de la même manière que nous est parvenue, nous a été rapporté le jaillissement de l’eau d’entre les doigts du prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam. Les hadith moutawatir du prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam sont environ soixante-dix hadith. Alors que les hadith qui sont rapportés du prophète ﷺ sont d’environ cent mille hadith. Les spécialistes du hadith comme notre Chaykh, Chaykh `Abdou l-Lah rapporte du prophète cent mille hadith. Et malgré tout cela, parmi tous ces hadith combien sont moutawatir parmi ces cent mille ? Environ soixante-dix. Le poids de preuve d’un hadith moutawaatir est semblable au poids de la preuve que constitue le Qour’an. Mais est-ce que tous les hadith du prophète sont moutawatir ? Non ! La plupart des hadith sont des hadith qu’on qualifie de ahad c’est-à-dire rapportés par des individus un, deux ou trois. Pour ce qui est du hadith mach-hour, c’est le hadith célèbre, rapporté par trois ou plus des compagnons du prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam. C’est pour cela que ces spécialistes de cette science du hadith tantôt ils qualifient un hadith de ahad ou parfois ils le qualifient de mach-hour ou il le qualifie de moutawaatir. Et parfois ils le qualifient, ils disent qu’il est sahih ou haçan ou mouda^if.

Le hadith sahih, c’est le hadith authentique. C’est un hadith dont les termes ne comportent pas de médiocrité dans le style, qui ne comporte pas un sens qui contredit un verset ou une information moutawatir ou une unanimité et qu’il est rapporté par ceux qui sont dignes de confiance. Le hadith est dit sahih, authentique du point de vue de son authenticité, de sa fiabilité et juste après le moutawatir. Pour cela les spécialistes du hadith parfois ils disent à propos d’un hadith pour indiquer sa grande authenticité, ils disent et le hadith est sahih. Et parfois ils qualifient un hadith de « gharib ». On peut traduire littéralement par étrange. Qu’est-ce que ça veut dire un hadith étrange ou gharib ? C’est un hadith dont la chaine de transmission n’est pas interrompue, c’est une chaine de transmission qui est ininterrompue jusqu’au messager de Allah ﷺ sauf que celui qui le rapporte du messager de Allah ﷺ c’est une seule personne qui est un successeur ou un successeur de successeur. Est-ce qu’il y a quelqu’un qui aurait la légitimité de dire qu’il faut rejeter toutes ces sciences parce que ces termes n’ont pas été rapportés du prophète. Ce que nous avons vu concernant la science du tafsir, la terminologie qui a été employée par les spécialistes du tafsir, de l’exégèse du Qour’an, la terminologie qui a été employée par les spécialistes de la jurisprudence, la science des Lois, la terminologie qui est employée par les spécialistes du hadith et également la terminologie qui est employée et qui est défini par les spécialistes de la croyance. Est-ce qu’il faudrait rejeter tous ces termes pour la raison que le prophète et les compagnons ne les ont pas employés ? Si nous appliquions cette règle prétendue par ces gens-là alors nous aurions perdu une grande part de notre patrimoine et de notre religion islamique. Est-ce que celui qui dit cela ose affirmer qu’il serait obligatoire de rejeter ces sciences pour cette raison-là, tout en sachant qu’à l’époque du prophète ﷺ les mauvaises passions et les mauvaises innovations n’étaient pas apparues. Par conséquent, il n’y avait pas eu de besoin à s’engager dans les détails de telles terminologies.

Définition des termes :

Le mot « jawhar » désigne ce qui a un emplacement, un endroit et qui est défini en soit. La substance « jawhar » est soit unitaire soit composée. La substance unitaire, c’est la substance élémentaire. C’est la partie qui ne se divise pas d’un corps. Tellement elle est petite, elle ne se divise plus. La substance qui est composée, c’est celle qui est composée de deux substances élémentaires ou plus.

Le « ^arad » c’est ce qui advient à la substance, c’est-à-dire ce qui est une caractéristique de la substance.

Le ja’iz, c’est le possible rationnel, ce dont la raison conçoit l’existence et l’inexistence.

Dans la langue le mot « mahal » ou « mouhal » c’est ce qui implique d’être faux, quelque chose de faux, quelque chose de corrompu de tout point de vue.

Et « al-hadath » c’est ce qui entre en existence, c’est ce qui existe après n’avoir pas été.

« Al-qidam » c’est-à-dire ce qui n’a pas de début à son existence dans cette terminologie.

« Nasikh » Ce qui abroge, c’est le jugement ou la Loi qui est à appliquer. L’abrogation ou « naskh », c’est l’annulation ou la non-application d’un jugement antérieur et l’application d’une nouvelle règle qui est postérieure.

« Al-mansoukh » ce qui est abrogé, c’est ce qui n’est plus appliqué.

« Al-moujmal » c’est ce qui nécessite une indication.

« Al-bayan » c’est l’indication, c’est de faire sortir un sujet qui peut être problématique à une explication qui est claire.

Ce qui n’est pas explicite est « moutachabih » et de deux sortes. L’une de ces deux sortes c’est ce que seul Dieu sait comme la date exacte du jour du jugement. La deuxième sorte c’est ce que ceux qui sont versés dans la science peuvent connaître.

« Al-qiyas » ou l’analogie c’est dans la langue l’égalité ou l’équivalence et du point de vue de la terminologie dans la jurisprudence, l’analogie c’est de donner à un sujet dont le jugement n’est pas connu un jugement qui est connu pour un autre sujet en raison d’une causalité entre les deux sujets.

« Al-mou^aradah », c’est l’opposition c’est dans le sens que quelque chose qui empêche une autre et « Al-mou^aradah » l’opposition c’est de donner la preuve qui est opposée à celui qui a avancé une preuve avant.

« Al-mounaqadah » ou l’annulation c’est l’une des deux choses par une autre ça c’est dans la langue.

« Ach-chart » la condition, c’est ce par quoi la chose est complète et qui ne fait pas partie de la chose.

« As-sabab » ou en français la raison, c’est ce qui permet de parvenir à une chose. Et donc la raison, ici ce n’est pas raison dans le sens rationnel, la raison dans le sens de la cause, c’est toutes caractéristiques apparentes, bien déterminées que la preuve textuelle indique comme étant une présentation d’un jugement de religion. La raison par exemple quand on dit : « Quelle est la raison qui indique que les cinq prières sont obligatoires ? » c’est ça le sens de raison ici. C’est toute description apparente, bien définit que la preuve textuelle, un hadith par exemple présente, indique comme définissant un jugement de religion.

« Al-jarh » c’est la critique qui fait que celui qui rapporte n’est pas considéré fiable.

« At-Ta^dil », c’est au contraire considéré fiable celui qui rapporte.

« Al-^adl » c’est dans la terminologie de la jurisprudence, celui qui évite les grands péchés, qui ne persiste pas à commettre les petits et qui évite les actes qui sont indécents. En d’autres termes, c’est celui qui évite les grands péchés, qui ne persiste pas à commettre les petits péchés et qui conserve le comportement de ses pères, de ses semblables.

On qualifie le hadith « ahad » rapporté par des individus, c’est un hadith rapporté par un compagnon, deux compagnons ou trois compagnons.

Le hadith « mach-hour » ou célèbre, c’est celui qui est rapporté par trois ou plus gens de confiance.

Le moutawatir c’est ce qui est rapporté par un grand nombre qui le rapporte d’un grand nombre et il n’est pas concevable qu’ils se soient entendus pour mentir. Il y a parmi les hadith moutawatir ceux qui ont été rapportés par soixante-dix compagnons. Et il y a parmi les hadith moutawatir ceux qui ont été rapportés par quinze compagnons. C’est ce qui est rapporté par un grand nombre d’un grand nombre de sorte qu’il ne soit pas concevable qu’ils se soient entendus pour mentir et les premiers qui l’ont rapporté se basent sur une observation.

Qu’est-ce qu’on qualifie de « sahih » dans la terminologie du hadith ? C’est ce qui comporte le hadith dont les termes ne comportent pas de médiocrité dans le style et dont le sens ne contredit pas de verset du Qour’an ni de nouvelle moutawatir et ni l’unanimité des savants et ceux qui le rapportent sont de confiance. Le « sahih » ou hadith authentique, c’est le hadith dont les termes ne comportent pas de médiocrité et dont le sens ne contredit pas un verset ni de nouvelle moutawatir ni l’unanimité et que ceux qui le rapportent sont de confiance.

Le « gharib » ou étrange c’est le hadith dont la chaine de transmission remonte jusqu’au messager de Allah. Chacun le dit d’après celui qui l’a précédé et le dernier dit : « D’après le messager de Allah ». Sauf que celui qui l’attribue au messager de Allah c’est un successeur des compagnons ou un successeur des successeurs des compagnons.

Abou Hanifah que Allah l’agrée a dit en guise de réponse à ceux qui disent pourquoi vous parlez de science de al-kalam, alors que les compagnons n’en ont pas parlé ? Il a répondu : « leur exemple, l’exemple des compagnons c’est comme des gens qui n’avaient pas en leur présence qui les combatte. Ils n’ont pas eu besoin d’exhiber d’armes. Et notre exemple à nous, est comme des gens qui ont en leur présence qui les combat, et qui avons eu besoin d’exhiber des armes ».

Abou Hanifah que Dieu l’agrée, il est dans quelle catégorie ? Il est dans la catégorie des tabi`ites, des successeurs des compagnons. Il est parvenu dans une version qu’il a rencontré cinq compagnons et dans une autre version, qu’il a rencontré six compagnons. L’imam Abou Hanifah que Allah l’agrée est le plus ancien des quatre, il est avant l’imam Malik, avant l’imam Ach-Chafi^iyy et avant l’imam Ahmad.

Abou Hanifah que Allah l’agrée c’est celui qui a l’école de jurisprudence très connue. Il est né en l’an 80 de l’hégire et il est mort l’année 150 de l’hégire. C’est lui qui a fait plus de 20 voyages pour répliquer à ceux qui contredisent la voie de Ahlou s-sounnah. A son époque le voyage généralement prenait beaucoup de temps parce qu’il n’y avait pas les moyens de locomotion que nous avons à notre époque comme l’avion, le bus, la voiture, le train. Il a fait plus de 20 voyages pour répliquer à ceux qui sont des opposants à la voie de Ahlou s-sounnah. Où se trouvait-il ? Il se trouvait en Irak, il se trouvait à Baghdad, là où il est enterré. C’est à lui que la question a été posée pourquoi vous parlez de science de al-kalam alors que les compagnons n’en ont pas parlé. Parce qu’ils n’ont pas pu le vaincre dans les débats, il avait le dessus par les preuves et les arguments. C’est pour cela qu’ils lui ont dit pourquoi est-ce que vous parlez de la science de al-kalam alors que les compagnons n’en ont pas parlé. Et donc il a répondu l’exemple des compagnons est comme des gens qui n’avaient pas en leur présence qui les combatte donc ils n’ont pas eu besoin d’exhiber d’armes. Et il a dit notre exemple à nous est comme des gens qui ont en leur présence qui les combatte et qui avons eu besoin d’exhiber des armes. Si telle était la situation à l’époque de Abou Hanifah que dire de nos jours. Pour cela il est indispensable de maîtriser pareille science. Il est indispensable de maîtriser les sujets de croyance pour répliquer au mouchabbihah et à d’autres. Pas uniquement pour répliquer à ceux qui prétendent l’Islam, mais également pour répliquer aux athées, aux philosophes et autres. C’est une obligation communautaire collective qu’il y ait au sein des musulmans dans chaque ville qui réponde à ces égarés.

Les fondements de cette science, la science du tawhid existait bel et bien parmi les compagnons et était disponible chez eux beaucoup plus que ceux qui sont venus après eux. Parler à ce sujet en répliquant aux gens des mauvaises innovations a commencé à l’époque des compagnons. Le premier parmi les compagnons à parler de ce sujet fut ^Aliyy Ibn Abi Talib que Allah honore son visage. Il avait répliqué et coupé court aux paroles des kharijites (Khawarij) avec les arguments. Il a été rapporté qu’il avait coupé court à la parole de ceux qui prétendent que la nature crée les choses et que le monde n’a pas de créateur. Il a donné les preuves aussi à 40 hommes parmi les mécréants des fils de ‘Israil qui sont des anthropomorphes, avec des paroles précieuses qui ne laissent aucune réplique possible. Par ailleurs, le fils de ^Oumar et le fils de Al-^Abbas ont tous deux répliqué aux mou^tazilites. L’illustre savant Ibn ^Abbas que Allah l’agrée lui et son père, a coupé court aux kharijites avec les arguments également. La science de at-tawhid, de la croyance en l’unicité de Dieu qui est la plus honorable des sciences, les fondements de cette science étaient disponibles, existaient chez les compagnons. La différence est qu’ils étaient beaucoup plus forts dans la langue de sorte que lorsqu’ils entendaient la parole de tawhid, la parole La ilaha illa l-Lah que le prophète leur avait enseigné, ils en comprenaient tout ce que nous disons avec force détail et dont nous remplissons des livres et des livres à notre époque. Tout cela grâce à leur maîtrise de la langue des Arabes. Et ceci n’est pas spécifique à la phrase « Il n’est de dieu que Dieu » « La ilaha illa l-Lah », mais c’est tout ce que le prophète leur avait enseigné. Et c’est ainsi qu’ils comprenaient également les versets du Qour’an. Il suffisait ainsi par exemple que le prophète leur récite sourat Al-Ikhlas « قُلْ هُوَ ٱللَّهُ أَحَدٌ » pour en comprendre les différents sens que nous nous comprenons si on nous donne des explications et des Tafsir par des exégèses. Pour cela, que les fondements de cette science étaient disponibles, existaient parmi les compagnons plus encore qu’entre ceux qui sont venus après eux. Mais comme l’a dit Abou Hanifah que Allah l’agrée : « L’exemple des compagnons est comme des gens qui n’avaient pas quelqu’un qui était là pour les combattre ». Les premières répliques contre les mauvais innovateurs ont commencé à l’époque des compagnons. Le premier à avoir répliqué aux égarés c’était ^Aliyy Ibn Abi Talib que Allah l’agrée. C’était lui qui avait coupé court aux paroles des kharijites avec les arguments avant de les combattre. Auparavant, ils étaient dans son armée, ils combattaient à ses côtés ces kharijites. Puis ils se sont retournés contre lui, ils ont déclaré mécréant notre maître ^Aliyy et se sont mis à le combattre. Quelle était la raison ? Pourquoi ils s’étaient retournés contre lui ? C’était qu’il lui reprochait d’avoir accepté l’arbitrage entre lui et Mou^awiyah. Ils sont partis d’un verset qu’ils ont mal expliqué. Ils ont dit comment est-ce qu’il accepte l’arbitrage alors que Dieu dit « إِنِ ٱلْحُكْمُ إِلَّا لِلَّهِ ». Et notre maître ^Aliyy leur a répliqué en disant : « Vous citez une parole de vérité, c’est un verset, c’est une parole de Dieu, mais le sens que vous voulez donner à ce verset est un sens qui est faux ». Parce que comme l’ont dit les spécialistes du Tafsir, de l’exégèse du Qour’an ce verset a été révélé à propos de Ya^qoub ^alayhi s-salam. Parce que notre maître Ya^qoub ^alayhi s-salam, il avait des fils et ses fils étaient beaux, ils avaient un bel aspect physique. Il avait peur que ses fils ne soient atteints par le mauvais œil. Imaginez 10 très beaux hommes qui rentrent dans un même endroit, il avait peur pour eux. Donc quand il les avait envoyés en Égypte, il leur a dit : « N’entrez pas tous du même côté, entrez de côté séparé pour pas que vous soyez atteint par le mauvais œil si vous apparaissez tous ensemble » et après il a dit « إِنِ ٱلْحُكْمُ إِلَّا لِلَّهِ », c’est-à-dire que même si on prend cette cause n’adviendra que ce que Dieu a voulu. Bien que notre maître ^Aliyy ait répliqué aux Khawaarij, mais malgré cela ils l’ont déclaré mécréant et ils l’ont combattu. Il a été rapporté également que ^Aliyy que Dieu l’agrée avait débattu et coupé court à la parole d’un dahlit. Les dahlit ce sont qui ? Ce sont ceux qui prétendent que le monde n’a pas de créateur. Également il a été rapporté que notre maître ^Aliyy a donné les preuves et il a coupé court de sorte qu’il n’y avait plus aucune réplique possible à 40 hommes parmi les mécréants des fils de ‘Israil. D’après Nou^man Ibnou Sa^d, il a dit : « J’étais à Al-Koufah dans la résidence du gouvernement, donc la maison de ^Aliyy que Allah l’agrée et Nawouf Ibnou `Abdi l-Lah est entré, il s’est adressé à notre maître ^Aliyy, il lui a dit : « Ô émir des croyants devant la porte il y a 40 hommes mécréants des fils de ‘Israil » ». Alors ^Aliyy que Dieu l’agrée lui a dit amène les, je vais m’en occuper. Quand ils étaient devant notre maître ^Aliyy, ils lui ont dit : « Ô ^Aliyy décris nous ton Dieu, celui qui est au ciel comment il est, quand est-ce qu’il a existé ? » et ils lui ont dit « Sur quoi il se trouve, sur quoi il est assis » selon eux. Pourquoi lui ont-ils dit cela ? Parce que ce sont des anthropomorphe, ce sont des assimilationnistes, ils ont pour croyance que Dieu est dans la direction du haut et leur croyance est que Dieu est établi sur le trône. Allah est exempt de ce qu’ils disent. Alors ^Aliyy s’est assis et il s’est mis à leur parler, il leur a répliqué. Il s’est relevé, il était allongé, il s’est assis alors qu’il était allongé et il leur a dit : « Ecoutez bien ce que je vais vous dire et ce n’est pas la peine de chercher la réponse auprès de quelqu’un d’autre ». Il leur a dit Allah est Al-‘Awwal celui qui est exempt de début, il n’est pas engendré à partir d’autre chose et Il ne s’incarne pas dans les illusions. Ce n’est pas un aspect ou une forme qu’on essaie d’imaginer et il n’est pas contenu dans un endroit. Ce n’est pas un être qui a existé après n’avoir pas été et il a dit : celui qui prétend que notre Dieu a une limite, une quantité il n’aura pas connu le seigneur, Celui qui mérite d’être adoré. Il n’y a pas que ^Aliyy parmi les compagnons qui ont pratiqué cette science, la science du tawhid, mais également d’autres compagnons comme le fils de ^Oumar et le fils de Al-^Abbas. Ibnou ^Oumar le fils de ^Oumar Ibnou l-Khattab que le prophète a décrit comme étant un homme vertueux, il a répliqué aux mou^tazilites qui sont apparus à son époque. Ibnou ^Abbas le fils de Al-^Abbas qui est connu comme étant l’exégète par excellence du Qour’an lui aussi il a répliqué aux mou^azilites. L’illustre savant Ibnou ^Abbas que Allah l’agrée lui et son père a coupé court aux kharijites avec les arguments également des kharijites qui se sont rebellés contre ^Aliyy. Cette science, la science du tawhid a bel et bien existé parmi les compagnons. Elle était disponible cette science plus que chez ceux qui les ont suivis.

Parmi les successeurs, il y a eu le calife ^Oumar Ibn ^Abd Al-^Aziz qui a répliqué aux qadarites et qui a composé une épitre pour leur répliquer. C’est une épitre concise. Il a pu répliquer et couper court aux paroles des compagnons de Chawdhab le kharijite. Le calife ^Oumar Ibn ^Abd Al-^Aziz en plus du fait qu’il soit le gouverneur général des musulmans, c’était un savant, un moujtahid et qui maîtrisait les différentes sciences. Au niveau de la science de la Religion, le calife ^Oumar Ibn ^Abd Al-^Aziz était comme l’imam Ach-Chafi^iyy, comme l’imam Malik que Dieu les agrée. ^Oumar Ibn ^Abd Al-^Aziz le calife bien guidé, il a répliqué aux qadarites et il a composé une épitre qui est concise et qui était très forte pour leur répliquer. Cette épitre est très connue, elle est célèbre, elle a été rapportée par Abou Nou^aym. Il n’a pas seulement répliqué aux mou^tazilites, mais il a répliqué également aux kharijites et il a coupé court aux compagnons de Chawdhab le kharijite. Qui leur a répliqué ? C’est le calife ^Oumar Ibn ^Abd Al-^Aziz. Puis Zayd fils de ^Aliyy fils de Al-Houçayn fils de ^Aliyy fils de Abou Talib avait un écrit dans lequel il a répliqué aux qadarites à partir du Qour’an. Qui est ce Zayd ? Zayd c’est le petit-fils de ^Aliyy que Dieu les agrée. Tout comme son grand-père avait répliqué à ces gens-là, lui aussi il leur a répliqué. Quand est-ce que ces groupes qui contredisent le messager de Allah ﷺ sont apparus ? C’était à l’époque de ^Aliyy et le premier groupe à être apparu, c’était le groupe des khawarij, des kharijites. A son époque également il y a certains qui avaient fait preuve d’outrance dans leur amour pour ^Aliyy. Tellement ils avaient dépassé les limites, donc ils ont fait preuve d’outrance, ils lui ont dit devant lui à ^Aliyy, ils lui ont dit : « Tu es notre Dieu, tu es notre créateur, tu es notre pourvoyeur ». Il leur a dit : « Malheur à vous, je ne suis qu’un être humain, je mange et je bois tout comme vous vous mangez et vous buvez ». Malgré cela ils ont persisté sur leur entêtement, sur leur égarement, sur leur mécréance. Il y a eu également Al-Haçan fils de Mouhammad fils de Al-Hanafiyyah. C’est aussi le petit-fils de notre maître ^Aliyy que Dieu les agrée. Zayd qu’on a cité toute à l’heure c’était le petit-fils de ^Aliyy par son fils Al-Houçayn et ce Haçan que nous citons maintenant, c’est le petit-fils de ^Aliyy par Mouhammad fils de Al-Hanafiyyah. Al-Haçan qui a répliqué, son père s’appelle Mouhammad et le père de Mouhammad c’est notre maître ^Aliyy et sa mère c’est une femme du clan de Bani Hanifah, c’est pour ça qu’elle a été appelé Hanafiyyah. Il s’appelle Mouhammad fils de Al-Hanafiyyah du nom de sa mère. Il y a eu également un juge légal, un Qadiyy qui s’appelle Iyaas fils de Mou^awiyah le Qadiyy a lui aussi répliqué aux qadarites. Iyaas fils de Mou^awiyah a été investi de la fonction de juge à l’époque de ^Oumar Ibn ^Abd Al-^Aziz. Par le passé qui était investi de la fonction de juge ? C’était celui qui avait le plus de science dans la ville. Iyaas fils de Mou^awiyah, le Qadiyy c’est lui qui a répliqué aux qadarites. Habib fils de Ach-Chahid avait entendu Iyaas fils de Mou^awiyah dire : « Je n’ai jamais répliqué à des gens qui suivent leur passion avec toutes mes capacités intellectuelles hormis les Qadariyyah ». Comment il a répliqué aux qadarites Iyaas fils de Mou^awiyah ? Il a dit : « J’ai dit aux qadarites : C’est quoi l’injustice pour vous ? ». Ils ont répondu « C’est que l’homme prend quelque chose qui n’est pas à lui ». Alors il a dit : « Je leur ai répliqué, je leur ai dit : Allah à lui appartient toute chose ». Il les a cassés juste avec cette phrase concise. Les mou^tazilites ont qualifié Dieu d’être injuste. Ils ont dit : « Comment est-ce qu’Il châtie ses esclaves pour des choses qu’Il a créé et qu’Il a voulu pour eux, c’est de l’injustice ». Quelle est la raison de cette parole ? C’est qu’ils ont fait une analogie entre le créateur et la créature, ils se sont égarés et ils ont égaré autrui. Parmi ceux qui ont répliqué au qadarites, il y a le Qadiyy Iyaas fils de Mou^awiyah. Il a dit : « Je n’ai pas eu à avoir besoin de toutes mes capacités intellectuelles pour répliquer à un groupe des mauvaises passions hormis les qadarites ». Il leur a juste demandé « Quelle est la définition de l’injustice pour vous ? » Ils ont dit : « C’est que quelqu’un prenne quelque chose qui n’est pas à lui » et ça, c’est correct. L’injustice c’est d’agir dans ce qui appartient à autrui sans son accord. L’injustice, c’est d’accorder à la chose autre que sa juste place. L’injustice, c’est de contredire l’ordre et l’interdiction de celui qui ordonne et interdit. Tout cela nous fait comprendre que l’injustice c’est quelque chose d’impossible au sujet de Dieu. Parce que Allah est Celui à qui appartient toute chose. Parce que Dieu, c’est lui qui ordonne et qui interdit. Il n’est pas sujet aux ordres et aux interdictions de quiconque. C’est pour cela qu’il leur a répliqué et qu’ils n’ont plus rien trouvé à dire lorsqu’il leur a dit : « A Allah appartient toute chose, donc l’injustice est impossible à son sujet ». Et Az-zouhriyy a donné un jugement à ^Abd al-Malik fils de Marwan une fatwa selon laquelle les qadarites étaient apostats. Tout comme cela a été cité par l’imam ^Abdou l-Qahir At-tamimiyy dans son livre ‘Ousoulou d-Din. Il n’y a pas lieu de reprocher aux gens de la vérité, à Ahlou s-sounnah d’étudier et de maîtriser la science du tawhid. Les bases, les principes de cette science existaient chez les musulmans des prédécesseurs, du salaf tout comme c’est le cas chez les successeurs des khalafs. Qui sont les salafs ? Ce sont les compagnons, leurs successeurs et les successeurs des successeurs. Rabi^at ar-ra’y, le chaykh de l’imam Malik tout comme l’imam Al-’Awza^iyy ont coupé court à la parole de Ghaylan fils de Mouslim le qadarite. A l’époque des successeurs des compagnons, il y avait un homme qui s’appelle Ghaylan, il était qadarite et il a été coupé court au débat avec lui par les preuves.

De même Al-Haçan Al-Bisriyy s’est occupé de cette science. Il fait partie des plus illustres des successeurs des compagnons tabi`iyy parmi les gens du salaf. Après tout cela, il n’y a pas lieu à quiconque de nous blâmer pour étudier cette science. Cette science, la science du tawhid est la plus honorable des sciences parce qu’elle se rapporte à la plus honorable des connaissances.

S’il est dit, mais Al-Bayhaqiyy a rapporté avec une chaine de transmission authentique d’après Ibn ^Abbas qu’il a dit : « Réfléchissez à propos de toute chose et ne réfléchissez pas à propos de l’être de Dieu, ceci est défendu ». La réponse est que la défense qui est parvenue de réfléchir à propos du Créateur avec l’ordre de réfléchir et de méditer à propos de la créature, cela implique de méditer et d’utiliser la raison et l’observation dans la souveraineté de Dieu dans les cieux et la terre afin de déduire par cela l’existence du Créateur et qu’il n’a aucune ressemblance avec ses créatures. Et celui qui n’a pas connu le Créateur, qu’il ne le distingue pas de ses créatures, comment pourrait-il appliquer cette parole de compagnon ce « athar » authentique ?! Le fait de méditer, de réfléchir et d’observer les créatures de Dieu augmente le cœur en sérénité, en apaisement et en certitude quant à la parfaite toute puissance de Dieu et sa sagesse. Pourquoi avons-nous reçu l’ordre de réfléchir et de méditer à propos des créatures de Dieu ? Parce que cela nous augmente en certitude, en la parfaite toute puissance de Dieu. Dieu a fait que dans ce monde il y ait des signes qui augmentent les croyants en certitude en l’existence de Dieu. La certitude qu’il est sur toute chose tout puissant, que rien ne le rend impuissant, qu’Il est le créateur de tout ce qui est bénéfique, utile et nuisible et qu’il n’y a pas de créateur pour ce qui est profitable et utile et pour ce qui est nuisible hormis Lui soubhanah. Celui qui étudie par sa raison les créatures de Dieu, il saura que les causes ne sont créatrices de rien parmi les choses qui sont bénéfiques ou les choses qui sont nuisibles. Cependant, Dieu crée suite à ces causes ce qu’Il veut et ce qu’Il a su de toute éternité qu’il aura lieu. Ainsi, le médicament ne crée pas la guérison et la nourriture ne crée pas le fait d’être repu, rassasié. Et ce n’est pas l’eau qui crée la satiété. Ce n’est pas le feu non plus qui crée la brûlure. Preuve en est que le feu, n’a pas brûlé ‘Ibrahim ^alayhi s-salam alors qu’il était dedans, mais c’est bien Dieu qui est le créateur de tout cela. C’est Dieu qui est le créateur de la guérison lorsqu’on prend le médicament et c’est Dieu qui crée le fait d’être rassasié lorsque l’on prend ou consomme un morceau de pain par exemple.

Le Qour’an a ordonné d’apprendre les preuves des sujets de croyance islamique pour déduire l’existence de Dieu et la confirmation de ses attributs de science, de puissance, de volonté, d’unicité et ainsi de suite. La manière la plus complète en cela c’est que chacun d’entre nous apprenne les preuves qui confirme la croyance de Ahlou s-sounnah, preuve à partir du Qour’an et preuve selon la raison pour combattre les assimilationnistes et les autres groupes semblables. Pour cela les gens de science ont dit que l’apprentissage des preuves pour répliquer aux groupes égarés est un devoir, c’est un devoir collectif. Il est indispensable qu’il y ait à chaque époque des gens qui soient forts, qui maîtrisent la science de Ahlou s-sounnah, qui soient capables de réfuter les tentatives de mise en doute provoqué par les athées. Bien que ce ne soit pas des gens qui se disent musulmans, qui se réclament de l’Islam, mais il est indispensable qu’il y ait des gens qui soient capables de répliquer à leur tentative de mise en doute. Il est également indispensable qu’il y ait des gens qui soient capables de répliquer à ceux qui se disent musulmans, mais qui se sont égarés, qui ont déviés de la voie de Ahlou s-sounnah wa l-Jama^ah. Comme ceux qui à notre époque ont pour croyance que Dieu est un corps qui monte et qui descend. Tout comme ceux qui ont pour croyance que Dieu a rempli par son être le trône et certains d’entre eux ont pour croyance que Dieu est plus petit que le trône et d’autres ont pour croyance que Dieu est plus étendu, plus grand que le trône. Apprendre les répliques contre ces groupes égarés est une obligation tout comme l’ont dit les faqih et les quatre écoles islamiques. Aucun imam digne de considération n’a porté atteinte à cette science, n’a critiqué cette science, n’a remis en cause cette science qui est maîtrisée par Ahl s-sounnah wa l-Jama^ah, qu’ils soient du salaf ou du khalaf. Ça veut dire qu’il n’y a pas de considération à accorder à ceux qui ont contredit à propos de ce sujet parce qu’il n’y a pas parmi eux de savants qui soient considérés.

Ce qui est rapporté de Ach-Chafi^iyy qu’il a dit que « la personne soit éprouvée par tout ce que Allah a interdit hormis le chirk, l’association à Dieu, cela vaut mieux pour elle que d’être éprouvée par Al-Kalaam », cela n’est pas dans l’absolu. Mais il vise les mauvais innovateurs les qadarites et d’autres qui ont contredit les textes de la Loi, le livre et la sounnah et qui se sont approfondis dans leurs mauvaises passions corrompues. Quant au kalam, les débats qui sont conformes au livre et à la sounnah, qui éclaircissent les réalités de la chari^ah, de la Loi notamment lors de l’apparition des zizanies et des mauvaises innovations, c’est quelque chose de louable chez les savants dans leur totalité. Ach-Chafi^iyy ne l’a pas blâmé.

Ach-Chafi^iyy que Allah l’agrée maitrisait et comprenait cette science. Il avait débattu avec Bichr Al-Mirrisiyy, Hafs al-fard et il a coupé court à leur débat en les faisant taire. On peut dire Al-Marisiyy et Al-Marrisiyy. Cela n’est pas valide de dire que Ach-Chafi^iyy n’aurait pas déclaré mécréant ce groupe de mou^tazilah. Et ce qui est rapporté et qui fait comprendre l’inverse, il est interprété par l’autre groupe des mou^tazilah. Tout comme on le sait le messager ﷺ a dit ce qui signifie : « Et ma communauté se partagera, se divisera en 73 groupes, tous seront en enfer sauf un seul ». Quand il a dit que tous seront en enfer, cela ne veut pas dire que tous sont mécréants. Mais c’est comme l’ont dit certains gens de science « Certains de ces groupes égarés sont arrivés jusqu’à la mécréance et d’autres ne sont pas arrivés jusqu’à la mécréance ». Cependant, tous ceux-là qui ont contredit la voie correcte, ils méritent l’entrée en enfer. C’est ça l’explication de ce qui est parvenue dans le hadith « Qui seront tous en enfer ». Parmi ceux-là il y a les mou^tazilah. Combien sont les mou^tazilah ? Environ une vingtaine de groupes. Certains d’entre eux, des mou^tazilah, des vingt groupes, de sous-groupes des mou^tazilah certains sont arrivés jusqu’à la mécréance, d’autres ne sont pas arrivés jusqu’à la mécréance. Ceux d’entre les Qadariyyah, les mou^tazilah qui prétendent que Dieu est le créateur du bien et qu’Il n’est pas le créateur du mal, ils sont devenus mécréants. Également ceux qui parmi les mou^tazilah prétendent qu’après que Dieu ait crée en l’esclave la capacité de créer son acte, Il est devenu impuissant à lui créer son acte ce groupe-là également est mécréant. Mais ceux qui parmi les mou^tazilah se sont limités à dire que Dieu ne sera pas vu dans l’au-delà, les savants ne les ont pas déclaré mécréant pour cette parole. Également parmi les mou^tazilah ceux qui ont dit que le Qour’an est créé et qui ont porté cette phrase sur les termes qui sont révélés, les savants ne les ont pas déclaré mécréant pour cette phrase. Également ceux qui parmi les mou^tazilah ont dit que le musulman qui a commis un grand péché il restera éternellement en enfer s’il meurt sans se repentir comme les mécréants, les savants n’ont pas déclaré mécréant les mou^tazilites qui disent cela également. Ce n’est pas chaque mou^tazilite qui dit que l’esclave crée ses actes. C’est pour cela que la règle chez les savants c’est qu’il y a parmi les mou^tazilites ceux qui sont arrivés jusqu’à la mécréance et il y a parmi les mou^tazilites ceux qui ne sont pas arrivés jusqu’à la mécréance.

Ce qui est rapporté de Ach-Chafi^iyy et de ses semblables concernant les paroles qui pourraient faire croire qu’il ne déclare pas mécréant les groupes qui suivent leur passion, les mauvais innovateurs, c’est une parole qu’il convient d’expliquer comme concernant les groupes qui ont eu des croyances qui ne font pas sortir de l’Islam. Mais par contre si un groupe comme les mou^tazilah si parmi eux il y a certains qui nient que Dieu ait un attribut qui s’appelle la parole, ça c’est de la mécréance sans aucun doute. Celui qui nie un des attributs obligatoires pour Dieu sans aucun doute c’est un mécréant. Parce que celui qui nie l’attribut de la parole au sujet de Dieu, il aura implicitement dit que Dieu est muet et le fait d’être muet est un défaut et Dieu est exempt du défaut. Pour cela que Ach-Chafi^iyy que Allah l’agrée a déclaré mécréant HafS al-fard après avoir débattu avec lui et qu’il lui ait donné les preuves après quoi il ne pouvait plus rien dire. Également pour Bichr Al-Marrisiyy.

Les mou^tazilah à leur début, par le passé, ils ne déclaraient pas haut et fort toutes leurs mauvaises croyances au grand jour. Par le passé, il n’y avait pas une déclaration explicite des mou^tazilah la parole que « L’homme crée ses propres actes ». Mais cette déclaration explicite de leur mécréance est apparue à l’époque d’un homme qui s’appelle le Qadiyy ^Abdl Jabbar qui est un de leur tête. Le croyant, il faut qu’il soit explicite et qu’il dise haut et fort pour confirmer la vérité et prouver l’infondée de ce qui est faux. Pour ne pas qu’ils induisent les gens dans la confusion et qu’ils comprennent le contraire de ce qui est correct. Et il est parvenu dans le livre Al-‘Awsat de Ibnou l-Moundhir que Al-Marrisiyy est un mécréant, c’est un athée. Et il a été rapporté de Hafs Al-Fard lui-même que Ach-Chafi^iyy l’a déclaré mécréant. Suite à ce que Hafs Al-Fard avait dit à propos de l’attribut de la parole de Dieu. La mécréance des mou^tazilah n’est pas uniquement à propos des actes de l’homme et de la création des actes de l’homme. Il y a parmi les mou^tazilah ceux qui nient les attributs obligatoires au sujet de Dieu. Certains d’entre eux disent : « Allah, Il sait, mais sans science » et ça c’est une mécréance. Même s’il dit que Allah sait, le fait de dire sans science ça fait tomber dans la mécréance. Ce n’est pas parce qu’il a dit que Allah sait que ça va l’épargner de cette déclaration de mécréance. Parce que celui qui nie la science au sujet de Dieu, il aura attribué à Dieu l’opposé, le contraire de la science. Également ils sont déclarés mécréants les mou^tazilah lorsqu’ils disent que Dieu après la création des corps il est incapable de créer les actes que font ces corps. Il y a également parmi les mou^tazilah ceux qui disent que Allah est le créateur du bien et qu’Il n’est pas le créateur du mal. Il y a parmi les mou^tazilah ceux qui disent que Allah est le créateur des actes qui proviennent de la personne malgré elle alors que les actes qui proviennent de plein gré de la personne ce n’est pas Dieu qui en est le créateur. Pour ces 3 affirmations, les mou^tazilah sont déclarés mécréants.

Al-Bayhaqiyy et d’autres ont rapporté une autre expression de Ach-Chafi^iyy : Que l’esclave vienne au jugement de Allah ^azza wa jall avec tout péché hormis le chirk, c’est-à-dire l’association à Dieu cela vaut mieux pour lui que de venir avec une de ces passions. Et il y a une autre version, la version de Zakariyya fils de Yahya As-Sadji qui rapporte de Ar-Rabi^ à propos de ce même évènement. Il a dit Ach-Chafi^iyy est venu à nous un jour alors qu’ils débattaient au sujet du qadr, de la prédestination. Il leur a dit : « Soit vous quittez notre assemblée soit vous nous côtoyez, mais avec bonne croyance et bon comportement ». Puis il a dit que l’esclave vienne au jugement de Allah avec tous péchés excepté l’association à Dieu, cela vaut mieux pour lui que de venir avec une de ses passions. Qu’est-ce que Ach-Chafi^iyy a visé par cette parole ? Il a voulu blâmer la voie des Qadarites. Preuve en est ce qu’ils disent « Que de venir avec une de ses mauvaises passions ».

Justement les passions ici en arabe « ahwa » c’est le pluriel de « hawa » le singulier, c’est ce vers quoi penchent les âmes des mauvais innovateurs qui se sont écartés de la voie du salaf. Il a voulu par cela blâmer la voie des Qadarites et il préférait ne pas avoir à débattre avec eux sur ce sujet. C’est comme si Ach-Chafi^iyy voulait suivre en cela ce qu’il a été rapporté de `Oumar Ibnou l-Khattab que Allah l’agrée, qu’il rapporte du prophète ﷺ qu’il a dit : « Ne côtoyez pas les gens qui remettent en cause al-qadr, la prédestination et n’ouvrez pas le débat avec eux ». Pour cela Al-Haçan Al-Bisriyy a surnommé les qadarites, les mou^tazilah qui littéralement veut dire le groupe qui est rejeté. Un jour un d’entre eux de ces Qadarites a commencé à parler dans l’assemblée de Al-Haçan Al-Bisriyy que Dieu l’agrée et Al-Haçan Al-Bisriyy lui a dit de s’isoler d’eux, de les quitter, de s’éloigner d’eux d’où leur appellation, leur dénomination des mou^tazilah de groupe qui est rejeté.

Les passions c’est le pluriel de « hawa », c’est ce vers quoi penchent les âmes des mauvais innovateurs qui se sont écartés de la voie sur laquelle est le salaf. Il s’agit donc de ce à quoi s’attachent les mauvais innovateurs dans la croyance, comme les kharijites, les mou^tazilites, les mourji’ah, les najjariyyah et d’autres. Ce sont les 72 groupes, tout comme cela est parvenu dans le hadith célèbre mach-hour qui signifie : « Et cette communauté se divisera en 73 groupes, 72 iront en enfer et un seul au Paradis et c’est Al-Jama^ah, la majorité », rapporté par Abou Dawoud. Le groupe sauvé est un seul groupe. Malgré cela ce groupe constitue la grande majorité de ceux qui se disent musulmans. Pour ce qui est des autres groupes, tout comme cela est parvenu dans le hadith, ils sont nombreux, ils sont au nombre de 72. Parmi ces groupes il y a les mou^tazilah qui à eux seuls représentent une vingtaine de groupe de ces 72. Et parmi ces groupes, il y a les assimilationnistes qui sont un groupe. Par le passé il était surnommé les Qaramiyyah. Tout comme ils étaient appelés également Hachawiyyah. À notre époque, ils sont appelés Wahhabiyyah. Parmi les groupes qui ont contredit la voie de Ahlou s-sounnah wa l-Jama^ah il y a les Kharijites (khawarij) qui se sont écartés de ^Aliyy alors qu’auparavant ils faisaient partie de son armée et ils combattaient à ses côtés. Les kharijites également sont une vingtaine de groupes. Quand nous disons une vingtaine de groupes c’est-à-dire parmi les 72. Les mou^tazilah également parmi les 72 représentent une vingtaine de groupes. Parmi les groupes égarés également, il y a les mourji’ah. C’est un groupe qui se prétend musulman, qui se réclame de l’Islam, mais qui ne sont pas musulmans. Ils avaient pour croyance que le croyant, le musulman quoi qu’il fasse comme péché c’est-à-dire sans se repentir, il n’est pas châtié. Ils ont prétendu que tout comme aucun acte d’obéissance n’est bénéfique, n’est profitable à celui qui est mécréant, ils ont dit aucun péché de manière analogue n’est préjudiciable pour un croyant. Ils ont fait une fausse, une mauvaise analogie et ils se sont égarés. Il est vrai qu’aucune bonne action n’est profitable pour celui qui est mécréant, car le mécréant quoiqu’il accomplisse comme image des actes d’obéissance il n’en tirera pas profit en termes de récompense. Quant à leur prétention qu’aucun péché n’est nuisible pour le croyant, ça c’est une parole qui contredit la vérité. Ça veut dire que c’est de la mécréance et c’est de l’égarement, parce que le croyant, il subit un préjudice par les péchés qu’il commet. Le croyant, il subit une nuisance, ça lui nuit le fait de commettre des péchés. N’est-ce pas que le prophète a dit par exemple à propos des sept péchés qui mènent à la perte : « Évitez les sept péchés qui nuisent, qui sont préjudiciables, qui mènent à la perte ». Tandis que les mourji’ah prétendent que le croyant n’est pas châtié quel que soit les péchés qu’il fait tant qu’il est croyant. Selon eux la foi est une sorte de protection contre le châtiment. Et donc ils ont été appelés mourji’ah parce que le mot irjah signifie retardé ou reculé ou protéger. Le mot qui est la racine de leur appellation qui est al-irjah, c’est le fait de retarder, de reculer, de mettre un frein, d’éloigner. Et la raison de leur égarement, c’est leurs mauvaises compréhensions de certains textes. Ils ont mal compris par exemple un verset « . » ils ont compris que seul le mécréant sera châtié. Alors que le verset n’a pas pour signification ce à quoi ils ont abouti, mais le sens de ce verset est que le châtiment qui a été cité avant ce verset-là dont il est question-là c’est un châtiment qui n’est appliqué qu’aux mécréants. Ce groupe-là grâce à Dieu c’est comme s’ils ont complètement disparu. Il n’en reste plus aucun selon ce que nous savons comme a dit notre Chaykh que Dieu lui fasse miséricorde, mais ils restent mentionnés dans les livres de science. Il dit les najjariyyah, c’est qui les najjariyyah ? C’est également un des groupes égarés. Les najjariyyah, c’est un sous-groupe de mou^tazilah. Ils sont des hommes qui suivent Mouhammad fils de Al-Houçayn fils de An-Najjar. Ils disent que Allah veut par Lui-même et non pas par un attribut qui s’appelle la volonté et ça c’est de la mécréance également. Quand il a dit et d’autres, c’est-à-dire ce qu’il a mentionné, ici c’est juste un échantillon ce n’est pas une liste exhaustive.

Le messager ﷺ tout comme c’est parvenu à propos du hadith qui porte sur la communauté, il nous a mis en garde contre ces différents groupes. C’est lui-même qui a annoncé que sa communauté allait se diviser. Dans une version, il a dit à propos du groupe qui sera sauvé, il a dit « Tous iront en enfer hormis un seul et c’est la majorité » c’est-à-dire la plupart de ceux qui se disent musulmans. Dans une autre version, il a été rapporté qu’il a dit que le groupe qui sera sauvé c’est le groupe qui aura la même croyance que le prophète avait et ses compagnons avaient. Et nous par la grâce de Dieu nous sommes sur la croyance qu’avait le prophète et les compagnons. La majorité des musulmans de ceux qui se disent musulmans ont la bonne croyance, la croyance qui est agréée par Dieu. Tandis que la croyance d’autre que Ahlou s-sounnah, autre que les sunnites, leur croyance n’est pas agrée par Dieu. Pour cela le prophète a dit que ces groupes qui se sont écartés de la voie de Ahlou s-sounnah seront en enfer. C’est-à-dire que même si eux se présentent comme étant musulmans, mais leur croyance n’est pas agrée. Et au troisième siècle de l’hégire, il y a eu 2 illustres savants qui ont résumé la croyance des compagnons. C’était 2 illustres savants parmi les meilleurs des gens de leur époque. Ils ont résumé, énoncé et écrit la croyance des compagnons et ceux qui ont suivi correctement les compagnons jusqu’à nos jours. Mais eux bien sûr quand ils l’ont fait, c’est-à-dire ils ont résumé la croyance depuis les compagnons jusqu’à leur époque à eux. Et ce en présentant et en indiquant qu’elles étaient les preuves textuelles et les preuves rationnelles de cette croyance. Et ils avaient en plus de cela répliqué contre ceux qui avaient dévié et c’était en composant des écrits qui résumaient, indiquaient, présentaient et expliquaient la croyance des compagnons et de ceux qui les ont suivis correctement. Ils n’ont pas seulement répliqué à ceux qui ont dévié par rapport à la voie des compagnons, mais également ils ont répliqué aux athées. Et ils furent célèbres parmi Ahlou s-sounnati wa l-Jama^ah les sunnites. Le sunnite dès lors, depuis leur époque à eux, chaque sunnite qui suivait donc la croyance des compagnons et ceux qui avaient suivi les compagnons se réclament depuis leur apparition à ces deux savants-là se réclamaient de l’un de ces 2 illustres savants. Et ces deux savants sont Abou Mansour Al-Matouridiyy et Abou l-Haçan Al-Ach^ariyy. Et jusqu’à nos jours Ahlou s-sounnati wa l-Jama^ah, les sunnites se réclament de ces 2 illustres imams et la plupart des pays musulmans sont sur la voie, la croyance de ces 2 imams.

Al-Bayhaqiyy a dit dans manaqib Ach-Chafi^iyy ce qui suit : « Je dis Ach-Chafi^iyy a visé par ces paroles Hafs et ses semblables parmi les mauvais innovateurs. C’est ce qu’il vise avec tout ce qui a été rapporté de lui dans le blâme de al-kalam, le blâme de ceux qui suivent cette voie. Sauf que certains rapporteurs de cette parole ont employé ce terme et d’autres l’ont restreint. Certains ont employé ce terme dans l’absolu et d’autres l’ont restreint. Dans la restriction de ceux qui l’ont restreint, il y a la preuve de ce que Ach-Chafi^iyy visait ». Puis il a dit : « Comment la parole de Ahl s-sounnah wa l-Jama^ah serait-elle blâmable selon Ach-Chafi^iyy alors que lui-même a parlé dans cette science ?! Il a même débattu avec ceux avec lesquels il a débattu. Il a dévoilé les duperies de ceux qui ont essayé de diffuser à ses compagnons quelques mauvaises passions qu’ils avaient ». C’est pour cela qu’il n’y a pas de considération à ceux qui essaient de détourner la parole de Ach-Chafi^iyy sur cette question. Ach-Chafi^iyy maîtrisait parfaitement la science de la croyance et il répliquait à ceux qui contredisaient la bonne croyance. Et comme vous savez Abou Hanifata n-Na^maan il a appelé cette science, la science majeure. Par ailleurs comment Ach-Chafi^iyy selon ces calomniateurs blâmerait-il cette science alors que lui-même il l’a maîtrisait et il en a parlé et que Ach-Chafi^iyy avait débattu avec certains comme Bichr Al-Marrisiyy et Hafs Al-Fard. Parmi ceux qui étaient présents lors de ce débat, il y avait l’élève de Ach-Chafi^iyy qui s’appelle Ar-Rabi^ fils de Soulayman. Ar-Rabi^ fils de Soulayman avait dit : « J’étais présent lorsque Ach-Chafi^iyy avait débattu avec Hafs Al-Fard ». Il a donné deux chaines de transmission, il a dit : « Moi j’étais présent et Abou Chou^ayb m’a rapporté aussi ». Et il a dit : « Et je sais aussi qu’il y a ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abdi l-Hakam qui était présent également. On a besoin de ces noms pour savoir qui était présent dans cette assemblée de Ach-Chafi^iyy. Ar-Rabi^ fils de Soulayman, c’est l’élève de Ach-Chafi^iyy, il a dit : « J’étais présent aux côtés de Ach-Chafi^iyy ». Deuxième point Abou Chou^ayb m’a rapporté et il a dit : « Et je sais par ailleurs que ^Abdou l-Lah fils de ^Abdi l-Hakam était présent également » et un autre qui s’appelle Youçouf fils de ^Ammar fils de Yazid était présent également et la personne en question avec laquelle Ach-Chafi^iyy avait débattu, c’était qui ? C’était Hafs Al-Fard et Ach-Chafi^iyy le surnommait Al-Mounfard le singulier. Alors Hafs cet égaré dans l’assemblée qu’est-ce qu’il a fait ? Il a essayé d’ouvrir la discussion avec qui ? Avec ^Abdou l-Lah fils de ^Abd Al-Hakam. Il lui a posé la question. ^Abdou l-Lah fils de ^Abd Al-Hakam lorsque Hafs Al-Fard lui a dit : « Qu’est-ce que tu dis à propos du Qour’an ? » Il a refusé de lui répondre. Hafs Al-Fard s’est détourné vers Youçouf fils de ^Ammar, il lui a posé la même question « Que dis-tu à propos du Qour’an ? » et à son tour il n’a pas voulu répondre et les deux lui disaient poses ta question à Ach-Chafi^iyy. Pas explicitement, mais ils lui montraient Ach-Chafi^iyy, c’est lui qui peut te répondre. Il a posé la question à Ach-Chafi^iyy et Ach-Chafi^iyy a présenté plusieurs preuves et le débat s’est prolongé. Et Ach-Chafi^iyy a eu le dernier mot, il a eu le dessus en lui donnant les preuves que la parole du Qour’an c’est la parole de Allah et que la parole de Allah n’est pas créée et il a déclaré mécréant Hafs Al-Fard. Et Ar-Rabi^ plus tard il a rencontré Hafs Al-Fard et comment il lui a résumé le débat ? Il lui a dit : « Ach-Chafi^iyy, il a voulu me tuer ». Ça veut dire que Ach-Chafi^iyy l’a déclaré mécréant Hafs Al-Fard et que c’est une mécréance qui consiste à quitter l’Islam et ce n’est pas comme certains essaient d’expliquer al-koufr par l’ingratitude, le manque de reconnaissance pour les bienfaits que Dieu agrée. La preuve est sortie de la bouche du concerné de Hafs Al-Fard, il a dit que « Ach-Chafi^iyy voulait m’exécuter ». Ibn ^Açakir a dit dans « tabyin kadhib al-mouftari » : « Ach-Chafi^iyy que Allah lui fasse miséricorde, a visé par sa parole uniquement le kalam –propos– de Hafs Al-Fard, le qadarite et ses semblables ».

L’imam Ach-Chafi^iyy que Allah l’agrée a bien déclaré mécréant Hafs Al-Fard après avoir débattu avec lui et après lui avoir donné les preuves qui ne lui permettait plus de dire quoi que ce soit. Il lui a dit : « Tu as mécru en Dieu l’éminent ». Et Hafs Al-Fard disait par la suite « Ach-Chafi^iyy voulait me trancher le cou, c’est-à-dire qu’il s’est rendu licite selon la Loi de l’Islam mon exécution ». Quelle est la raison de cela, pourquoi Ach-Chafi^iyy avait-il déclaré mécréant Hafs Al-Fard ? Parce que Hafs Al-Fard reprenait les propos des mou^tazilah. Quel était la parole de Hafs Al-Fard qui est la parole des mou^tazilah ? Ils disent que Allah parle d’une parole qu’Il crée dans des créatures à Lui. Selon eux Allah ne parle pas d’une parole qui est Son attribut, un attribut des sens, l’attribut de Son être. C’est ainsi que les mou^tazilah disent à propos de l’attribut de la parole de Dieu. Et quiconque renie l’attribut de la parole à Dieu ce n’est pas un croyant et il dit à propos du Qour’an qu’il est créé. La croyance des mou^tazilah est que Allah n’a pas de parole qui soit propre à Son être, qui soit un attribut de son être. Les mou^tazilah prétendent que Dieu parle en créant une parole dans d’autres que Lui comme l’arbre auprès duquel Moïse se trouvait quand il est parti recevoir la révélation de la part de Dieu. Celui qui croit, qui a cette croyance parmi les mou^tazilites ce n’est pas un musulman. Ce n’est pas chaque mou^tazilite qui a cette croyance. Pour cela que plus tôt nous avons vu que parmi les mou^tazilites il y a ceux qui sont arrivés jusqu’à la mécréance et il y a ceux qui ne sont pas arrivés jusqu’à la mécréance. Les mou^tazilah ont eu plusieurs paroles par lesquelles ils ont contredit la voie de Ahlou s-sounnah. Il y a parmi les paroles que les mou^tazilah ont dites, celles pour lesquelles ils sont déclarés mécréants et il y a parmi les paroles celles pour lesquelles ils ne sont pas déclarés mécréants. Parmi les questions pour lesquelles ils sont déclarés mécréants, il y a cette parole de Hafs Al-Fard. En l’occurrence ici c’est qu’ils ont pour croyance que Dieu n’a pas d’attribut propre à Son être. Qu’est-ce qu’ils disent à ce sujet ? Ils disent que Dieu parle par une parole qu’Il crée dans d’autres que Lui comme selon eux la parole qu’il a créé dans l’arbre auprès duquel Mouça se trouvait quand il est parti recevoir la révélation de la part de Dieu. Celui qui nie un des attributs obligatoires selon la raison pour Dieu, il devient mécréant. Et nous avons précédemment vu que ça ne les sauve pas de la mécréance que de dire que Allah sait puisqu’ils disent sans science. Parce que quand ils disent sans science cela revient à nier un attribut obligatoire selon la raison pour Dieu.

Question : Qu’est-ce que Ahlou s-sounnah wa l-Jama^ah dit à propos du Qour’an ?

Au tout début nous disons le Qour’an c’est la parole de Dieu. Pour cela les gens de science ont empêché que l’on dise le Qour’an est créé excepté dans un cadre d’enseignement, un contexte d’enseignement. Pour pas que quelqu’un croit que ces feuilles sur lesquelles les mots sont tracés et que ces mots en tant que tels et les lettres qui sont dessus. Pour pas que quelqu’un croit qu’ils ne seraient pas créés.

Le Qour’an c’est la parole de Dieu. Cependant, comme notre Chaykh l’a dit : « Le terme Qour’an a 2 emplois ».

Le mot Qour’an est employé pour désigner la parole, l’attribut de l’être de Dieu, cette parole, cet attribut qui n’est pas des mots, qui ne sont pas des sons, qui ne sont pas des langues. Le terme Qour’an est employé également pour désigner les livres révélés dont certains sont en arabe, d’autres en araméen, d’autres en hébreu. Donc le terme Qour’an a 2 emplois, il est employé pour désigner l’attribut propre à l’être de Dieu, il est employé pour désigner les termes qui sont révélés au prophète.

Le Qour’an a été révélé en langue arabe. Tout comme l’Évangile a été révélé en araméen et la Torah a été révélée en hébreu. Lorsque nous parlons d’Évangile, lorsque nous parlons de Torah nous visons les livres authentiques qui avaient été révélés aux prophètes respectifs. Ce n’est pas une condition de préciser à chaque fois « d’origine » ou « d’authentique », mais c’est lorsque nous parlons des livres qui ont été falsifiés, c’est là qu’il est indispensable de préciser que ce sont des livres falsifiés.

Quand nous disons l’Évangile, ça veut dire le livre qui a été révélé à Jésus ^alayhi s-salam. Lorsque nous parlons de Torah, nous visons le livre qui a été révélé à Moïse ^alayhi s-salam. Tout comme lorsque nous disons le Qour’an, nous visons le livre qui a été révélé à Mouhammad que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré.

Ainsi, le mot Qour’an c’est un terme qui est employé pour désigner l’attribut propre à l’être de Dieu et qui est employé également pour désigner les termes qui sont en arabe qui ont été révélés au prophète Mouhammad. Si l’un d’entre nous ouvre le Moushaf, le livre du Qour’an et qu’il récite, qu’est-ce qu’il est en train de réciter ? Il aura récité les termes qui ont été révélés. Ces termes sont une expression de l’attribut propre à l’être de Dieu. Ces termes qui sont révélés sont des termes créés. Nous les récitons par notre langue, par notre bouche, nous l’entendons par nos oreilles, nous le mémorisons dans nos poitrines. C’est une expression de l’attribut propre à l’être de Dieu qui n’est pas des lettres, qui n’est pas des mots, qui n’est pas des sons.

Dans un cadre d’enseignement, qu’est-ce que nous disons à propos des termes révélés ? Nous disons qu’ils sont créés parce que les feuilles sont créées, l’encre elle est créée, les lettres sont créées. Pour pas que quelqu’un ait pour croyance le contraire de la vérité, mais dans l’absolu on ne dit pas « Le Qour’an est créé ». Pour pas que quelqu’un ait l’illusion que l’attribut de la parole de Dieu serait créé. Voilà en résumé la croyance de Ahlou s-sounnati wa l-Jama^ah.

Règle de calcul de la zakaat sur l’argent

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur janvier 9, 2022
  • Rappel

Dans le Qour’an la zakaat est uniquement sur l’or et l’argent métal, frappé en pièce ou pas.

  • Selon les écoles de l’iman Malik, Ach Chaafi^iyy et AHmad Ibnou Hanbal :

La zakaat est à verser sur l’or et l’argent métal purs uniquement.

  • Selon Abouu Haniifah :

La monnaie fiduciaire qui a libre cours est sujette à la zakaat. Si la personne a un compte bancaire (licite selon Abou Haniifah), elle doit suivre son avis pour la zakaat.

  • Pour la zakaat sur l’or et l’argent métal
 ORARGENT
Seuil à partir duquel la zakaat est due20 dinars200 dirhams
Equivalent en poids84,875 g594,125 g

La quantité à verser est :   x  =  = 2,5 %

  • Pour la zakaat sur l’argent, monnaie fiduciaire (selon Abou Haniifah)

Il y a deux dimensions à prendre en considération :

  1. le seuil : al niSaab c’est-à-dire le montant à partir duquel on doit payer la zakaat
  2. le temps : al Hawl ou une année lunaire qui est-à-dire la durée à partir de laquelle on doit verser la zakaat

Information importante : les données chiffrées qui vont suivre sont des approximations ou hypothèses par besoin de simplification. Charge à la personne qui doit calculer la zakaat de prendre les cours réels de l’or et de l’argent à la période souhaitée.

Si on prend l’hypothèse que :

  • 1 Kg d’or vaut 35 000 euros
  • 1 Kg d’argent vaut 2 000 euros
   OR  ARGENT
  Nisab  Environs 3 000 euros (35 000 x 0,084875)  Environs 1 200 euros (2 000 x 0,594125)  
  Hawl    Une année lunaire complète à partir du moment où l’on atteint le seuil
  Qimah (la quantité à verser)    2,5 %  2,5 %

Lequel des seuils faut-il utiliser ?

  • Celui qui est le plus profitable pour les pauvres.

Le plus bas des deux seuils ici est celui de l’argent, donc c’est celui que l’on prend en considération car c’est celui qui arrange le plus ceux qui sont censés recevoir la zakaat.

Selon Abouu Haniifah il y a une règle de calcul :

Paramètres :

M : montant sujet à la zakaat

Seuil : seuil de l’argent métal

M’ : montant qui dépasse le seuil

Z1 : zakaat qui est due sur le montant du seuil

Z2 : zakaat qui est due sur ce qui dépasse le seuil

E (x) : partie entière

M > seuil

M = seuil + M’

Application

On prend pour hypothèse que le montant sur lequel la personne souhaite calculer la zakat à verser est 2 140 euros.

2 140 > 1 200

2 140 = 1 200 + 940

Z1 :      Zakaat (seuil) = 2,5% x seuil

Z2 :      Zakaat (M’) = 2,5% x (

Zakaat M = Z1 + Z2

Zakaat (1 200) = 2,5% x 1 200 = 30 euros

  • Sur 1 200 euros on verse 30 euros

    du seuil = 1 200 x   = 240

On cherche à savoir pour le montant qui dépasse le seuil, à combien de cinquième du seuil il correspond ?

On obtient   = 3 et il reste 220

Donc 940 = 3 x 240 + 220  littéralement on a  nombre entier x  + reste

Abou Haniifah dit que sur ce qui dépasse le seuil (M’) la personne paie la zakaat sur ce qui est un multiple du cinquième (ici 3 x 240 soit sur 720 euros), et sur ce qui est au-dessus (220 euros) il n’y a rien à verser.

Ainsi dans notre exemple, la zakaat à payer est :

1 200 x 2,5% + 720 x 2,5%

= 1 920  x 2,5% = 48 euros

Si la personne veut verser la zakaat sur la totalité du montant, elle multiplie le tout par 2,5% (2 140 x 2,5% =  53,5 euros), elle met l’intention de payer la zakaat et elle met l’intention de donner ce qui dépasse en aumône.

Extraits du livre ad dalil al qawim

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur août 24, 2021
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EXTRAITS DU LIVRE AD-DALIIL AL QAWIIM : Croyance, prédestination, acquisition, signes du jour du jugement

1er chapitre : l’indication que le Tawhid est la meilleure des sciences.

L’honneur de cette science par rapport aux autres sciences est relatif qu’elle se rapporte à la connaissance de Dieu et de Son messager. La science du tawhid c’est la science de la croyance, c’est le fondement de la religion. Cette science est la plus honorable des sciences, alors de ce fait elle se rapporte à la plus honorable des connaissances.

Allah dit ce qui signifie dans Sourat Mouhammad verset 19 :

« Sache qu’il n’est de dieu que Dieu et demande pardon pour ton péché »

(fa ^lam ‘anna la ‘ilaha ‘illa l-Lah, wa starghfir li dhanbik)

Dans ce verset la connaissance de Dieu est citée en premier, et concernant le péché on ne peut le connaître qu’en se référant aux autres sciences, et ceci est cité en second lieu.

Quant au messager de Allah, depuis son enfance, il savait qu’il n’est de dieu que Dieu, mais cet ordre, dans ce verset, est pour insister sur la connaissance de Allah.  Donc la parole de Allah signifie persévère et augmente en connaissance de Dieu. L’ordre sur le tawhid précède sur l’ordre de al ’istighfar. La connaissance du tawhid fait référence à la science des fondements, et la demande de pardon pour le péché fait référence aux sciences dérivées.

Allah ta^ala dit ce qui signifie dans Sourat Al Hadid verset 28 que Allah ordonne aux croyants de faire preuve de piété à Son égard. La piété signifie le fait d’accomplir les devoirs et d’éviter les interdits. Il leur donne l’ordre de persévérer sur la foi. Le sens de ce verset est un ordre aux croyants de faire preuve de piété, et de persévérer sur leur foi.  Et la piété n’est valide qu’en la croyance en Dieu et en Son messager.

L’imam Abou Hanifah a dit dans son livre Fiqhou l-’Absat ce qui signifie :

« Sache que la connaissance dans la religion est meilleure que la connaissance dans les jugements. »

 La connaissance dans al fiqh c’est que l’âme sache ce qui est de son droit et ce qui est de son devoir. Ainsi la connaissance dans la religion englobe le fait de connaître Dieu, de connaître le messager de Dieu et de connaitre les fondements dans la croyance. C’est comme si l’imam Abou Hanifah disait qu’en définitif, connaître la croyance et connaître les jugements c’est la meilleure des œuvres.

Al Qaradawiyy, qui fait partie des personnages de notre époque, blâme la connaissance dans la religion, et il blâme les preuves rationnelles. Il appelle à la connaissance des lois qui concernent les actes d’adoration, il qualifie tout qui est en rapport à l’argumentation afférente à la croyance de science inutile, sèche et non fertile. Par exemple dans son livre Woujoudou l-Lah, il dit ceux qui se sont basés sur la preuve de l’entrée en existence (c’est-à-dire l’argumentation selon laquelle tout ce qui entre en existence a un début) cette exposition est inutilité. En d’autres termes, il dit que cette argumentation est inutile.

Alors que, le premier des 4 grands imams, l’imam Abou Hanifah dit le contraire. Comme évoqué précédemment, il a dit sache que la connaissance dans la religion est meilleure que la connaissance dans les jugements. Il poursuit en disant que la base du tawhid est ce qu’il est valide d’avoir pour croyance et ce qui s’y rattache comme sujet de doctrine c’est cela la science majeure.

La science du tawhid est ce qui permet de connaitre ce qui est possible au sujet de Allah, ce qui est digne de Allah et ce qu’il n’est pas possible au sujet de Allah, et ce qu’il est obligatoire à Son sujet pour nous de connaître. C’est pourquoi l’imam Abou Hanifah a appelé cette science al fiqhou  l-‘akbar, pour nous faire comprendre que cette science est la plus honorable de toutes les autres sciences.

Le chaykh ^Abdou l-Lah a dit que l’on sache que la connaissance de Allah est la plus illustre des sciences, la plus honorable, la plus prioritaire, elle s’appelle la science des fondements, la science du tawhid, la science de l’unicité, la science de la croyance. Quel que soit l’un de ces termes utilisés, la science est la même.

Elle a été appelée la science du tawhid, en raison du plus célèbre de ses objets de recherche, qui est l’unicité de Dieu par Son être, Ses attributs et Ses actes. Allah est Unique par Son être, Unique par Ses attributs, et Unique par Ses actes.

Chaykh ^Abdou lLah a dit que le prophète s’est spécifié lui-même comme maîtrisant et ayant atteint un niveau avancé dans cette science, et il a dit dans le sens qu’il est celui qui connaît son Seigneur plus que tout autre. Cela signifie aussi que le prophète est celui qui craint le plus Allah parmi les créatures.

La toute première fois que l’âme a été insufflé dans le corps de notre maître ‘Adam, il a éternué, et a dit « al hamdou li l-Lah ». Cela est un signe que ‘Adam est croyant. Le prophète Mouhammad même dans son enfance il savait que son Seigneur est Allah, alors qu’à cette époque il n’y avait pas de gens qui avaient des connaissances dans la science de la religion, mais Allah l’a préservé de la croyance des associateurs, le prophète a grandi dans la croyance de l’unicité de Dieu, cependant il ne connaissait pas les détails des jugements de l’islam jusqu’à ce que Allah les lui révèle, c’est à ce moment-là qu’il a connu le détail des règles de la foi.

C’est dans ce sens que Allah dit dans le Qour’an ce qui signifie que Allah a fait descendre la révélation au prophète et dès lors il a connu ce qu’est le Qour’an et le détail de ce qu’est la foi.

Le sens n’est pas qu’avant qu’il ne reçoive la révélation, il n’était pas croyant. Mais le sens c’est qu’avant que Allah lui fasse parvenir la révélation, il ne connaissait pas le Qour’an et ne connaissait pas le détail de la foi. La parole de Allah citée au tout début signifie persévère sur la connaissance du Tawhid, et demande pardon pour ton péché. Et cette ayah du Qour’an concerne autre que le prophète, car le prophète Mouhammad est préservé il n’est pas possible à son sujet qu’il quitte la foi. Ceux qui sont visés par ce verset ce sont les croyants : c’est-à-dire qu’il est ordonné aux croyants de rester fermes sur la foi.

Comme Allah a mentionné la foi en Dieu en premier lieu, Il nous a fait comprendre que cette croyance c’est la meilleure des œuvres, la croyance en Dieu c’est un acte du cœur. Cette foi c’est la meilleure des œuvres. L’auteur dit que cette science avec ses preuves rationnelles et textuelles s’appelle également la science de al kalam. En effet, on l’a appelé comme ça car de nombreuses personnes ont contredit cela, et de longs débats ont eu lieu pour défendre cette science qui a été critiquée par des gens qui ne sont pas intelligents.

Concernant sur ce qui est rapporté comme propos des égarés contre la science de al kalam :

Ces égarés qui ont attaqués la science de al kalam sont les mou^tazilah, les qadiriya, les khawarij, et ceux qui leur ressemblent, et qui se sont écartés de la voie de ahlou s-sounnah, comme l’ont expliqué les savants, dont l’imam Ash-shafi^iyy, que Allah l’agrée.

Car les propos et la manière d’aborder les sujets par les savants de ‘ahlou sunnah, au sujet de la connaissance de Dieu, des attributs de Dieu, des messagers et de leurs attributs, cela est correct il n’y a aucun blâme dessus. La science de al kalam qui est correcte est la science qui est conforme à la voie du salaf, c’est-à-dire des musulmans des 3 premiers siècles de l’Hégire.

Il a également été dit que l’appellation de cette science par la science de al kalam, c’est en raison de l’attribut de Allah : al kalam, la Parole de Allah ta^ala, qui est de toute éternité, et il est impossible au sujet de Dieu qu’Il ait un attribut qui soit entré en existence. Les hachwiya ou hachawiya ont dit que la parole de Allah est constituée d’une voix et de lettres. Ils ont dit que l’attribut de la parole de Dieu que c’est une voix et des lettres.

Comment prétendent-ils cela alors que la voix et les lettres sont créées ?

Certain ont exagéré au point de dire que la voix de Dieu est de toute éternité, alors que le son est soit ce qui provient de ce qui traverse la trachée, ou c’est ce qui se produit entre l’entrechoc de deux choses. Ils ont dit que Allah aurait une voix qui est de toute éternité … ceci est de l’égarement, et ils ont également dit que les lettres de l’alphabet arabe sont de toute éternité, alors que la raison n’accepte pas ces idées abjectes.

Un autre groupe a dit que Allah parle dans le sens qu’Il crée la parole dans autre que Lui, et non pas dans le sens qu’Il aurait un attribut de la Parole. Que Allah les maudisse pour cet égarement. Et c’est en partant de cette idée abjecte que les mou^tazilah nient que Dieu ait un attribut de la parole.

Les gens de la vérité confirment que Dieu a l’attribut de la parole et ils nient que Allah ait une quelconque ressemblance avec les créatures. Et c’est pour cela que les gens de la vérité ont dit que Allah parle une parole qui est propre à Son être, exempte de début, exempte de fin, et qui n’est ni langue, ni lettres, ni son. On comprend ici que les gens de la vérité sont dans le milieu, on ne dit pas ce que disent les mou^tazilah qui ont renié l’attribut de Allah et celui qui nie l’attribut de la Parole à Allah il est mécréant, car cela revient à Lui attribuer l’incapacité de parler, donc dire qu’Il est muet, et cela est un défaut, et Allah est exempt de défaut. On ne dit pas ce que disent les assimilationnistes (mouchabbiha) qui font ressembler et assimiler l’attribut de la parole de Allah avec la parole des créatures.

La science de al kalam, c’est de rechercher les preuves à partir des créatures de Dieu pour établir l’existence de Dieu, cette science est conforme à la loi de l’islam, et n’est pas fondée sur la philosophie.

Cependant cette science de al kalam est régie par des règles conformes à l’islam et non aux règles des philosophes. Les savants du tawhid ne parlent pas au sujet de Dieu et au sujet des anges, en se basant sur le simple examen au regard de la raison. La raison selon les savants du tawhid est un témoin en faveur de la loi c’est pourquoi l’auteur a dit que cette science n’est pas abordée selon l’approche des philosophes.

Les savants du tawhid ne parlent pas au sujet de Dieu et au sujet des anges en se basant sur le simple examen de la raison, ils abordent cela en se basant sur ce qui est parvenu du messager de Allah, tout ce qui vient du prophète et qu’il a amené ne contredit pas la raison, parce que la raison est témoin de ce qui est parvenu dans la loi.

La loi ne comporte que ce que la raison correcte accepte tout comme l’a dit al hafidh al faqih al khatib al Baghdadiyy, que la loi (la croyance de l’islam) comporte ce que la raison accepte, et ce que la raison n’accepte pas. C’est pour cela que les savants du tawhid ont dit que la raison est témoin en faveur de la loi mais n’est pas un point de départ pour la croyance.

Et le chaykh ^Abdou l-Lah a dit que les philosophes ont considéré que la raison est une base un fondement sans accorder de l’importance aux choses avec lesquelles les prophètes sont venus. Les philosophes ne se restreignent donc pas à concilier entre la raison et ce avec quoi sont venus les prophètes, tout en sachant que l’étude par la raison aboutit à ce qui est parvenue de la loi.

Allah a manifesté des miracles avec les prophètes, pour que la personne sensée dotée de raison, par l’observation de ces miracles reconnaisse la vérité avec laquelle les prophètes sont venus. Comment est-ce que l’observation par la raison serait donc mise de côté ? Celui qui est sensé, lorsqu’il réfléchit, il est bien guidé. Celui qui est sensé, lorsqu’il réfléchit à propos de celui qui a eu les miracles, il va déduire que celui qui a eu le miracle est véridique dans ce qu’il dit, c’est pour cela que les gens de la vérité ont dit que la raison saine n’aboutit pas à autre chose que l’islam.

L’auteur dit Dieu a incité Ses esclaves à observer Sa souveraineté pour connaitre Sa Toute-Puissance dans Sourat Al A^raf et Sourat Foussilat – verset 53  dans lequel Allah dit dans le sens :

« Nous allons leur montrer les signes, les preuves de Notre existence ».

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, dit que certains ont donc soutenu qu’il n’a pas été rapporté que le prophète, ait enseigné à l’un de ses compagnons cette science, ou que l’un de ses compagnons ait appris et enseigné à autre que lui cette science, si cette science avait été importante les compagnons et leurs successeurs, lui auraient prioritairement accordée de l’importance.

D’une part, l’auteur dit que s’ils visent par cette parole que les compagnons ne connaissaient pas l’Etre de Dieu, Son absence de début, Son exemption, mais qu’ils ont reconnu cela par simple imitation, cela est abominable comme propos. Chaykh ^Abdou l-Lah a dit nous avons d’abord appris les fondements de la foi, et ensuite les jugements, et on a connu le Qour’an et notre foi n’a fait qu’augmenter. C’est pour cela que l’on ne tient pas ce genre de propos sur les compagnons.

Dans le Qour’an certains sont blâmés car ils ont suivi leurs ancêtres dans leurs religions, et leurs paroles sont rapportées dans le Qour’an avec ce sens : « nous avons trouvé nos ancêtres avec cette religion et nous les avons suivis aveuglément sans preuves qui établissent la validité de notre religion ». A partir de cela on comprend de cette ayah que l’apprentissage des preuves qui valident la croyance est requise. Le fait de suivre sans preuve ce qui est afférent à la connaissance de Dieu n’est pas permis. Le fait d’imiter sans preuve il y a l’annulation du bénéfice de la raison, car la raison a été créée pour que l’on puisse réfléchir et méditer. On effet, il nous a été ordonné de réfléchir de méditer sur la création de Allah, et de déduire à partir de l’existence des créatures, l’existence de Allah. Chaykh ^Abdou l-Lah a dit c’est pour cela qu’il est laid de la part de celui qui a reçu la raison, de l’éteindre et d’en annuler l’intérêt.

La raison est une lumière qui permet d’être éclairé alors que l’imitateur est tel un aveugle qui s’appuie sur autrui, c’est pour cela que les gens de ‘ahlou s-sounnah ont dit qu’il n’est pas permis d’imiter aveuglement dans la connaissance de Dieu, car dans l’imitation il y a une annulation du bénéfice de la raison.

D’autre part, l’auteur a dit si par ailleurs on vise par cela que les compagnons du prophète n’avaient jamais employé ces expressions qui sont connues chez les spécialistes de ces sciences, oui cela est vrai, ils n’avaient jamais employé ces expressions et cette terminologie a été instaurée par les spécialistes de cette science.

Comme le terme al jawhar définie par substance, c’est ce qui a un emplacement et qui est défini par soi-même, comme les corps. La substance est soit élémentaire, (c’est la partie qui ne se divise plus du corps tellement elle est petite, c’est la plus petite créature que Dieu ait créée), soit composée (celle qui se compose de deux substances élémentaires ou plus). Pour ce qui est de la définition du mot jawhar, dans la terminologie de la langue arabe, c’est l’origine de la chose.

Pour ce qui est du mot ^arad, c’est ce qui advient de la substance, c’est une caractéristiques de la substance, comme le mouvement d’un corps, son immobilité, sa situation dans un endroit. Les spécialistes de la croyance ont convenu de ce vocabulaire.

A propos du monde ils disent que ce sont des caractéristiques et des substances. Pour ce qui est du ja’iz, c’est ce qu’on peut concevoir dans la raison, l’existence et l’inexistence. Nous faisons partie de ce qui est appelé possible rationnel : on peut exister tout comme on peut, ne pas exister.

Pour le terme Mouhal : c’est l’impossible rationnel, c’est ce qui implique un sens faux de tout point de vue, comme l’existence du mouvement ou de l’immobilité dans un même corps, il est impossible selon la raison que l’être humain soit immobile et en mouvement en même temps. Les 7 cieux par exemple sont tout le temps immobiles, les étoiles elles sont toujours mobiles, et l’être humain est parfois en mouvement parfois immobile, mais n’accumule pas les deux situations concomitamment.

Par conséquent, ceux qui soulèvent cette objection en disant que les compagnons n’avaient pas utilisé ces termes, ceci c’est vrai et n’est pas nié. Cependant nous opposons à cela le même argument que pour les autres sciences, il n’a pas été rapporté du prophète qu’il avait utilisé les termes de nasikh (abrogeant) et mansoukh (abrogé). Car il est parvenu dans le hadith du prophète qu’il a dit dans le sens : je vous avais précédemment interdit de visiter les tombes, maintenant visitez-les. Ce qui signifie que l’abrogation c’est le fait d’arrêter l’application d’un jugement, jugement confirmé par un texte antérieur, s’il n’y avait pas eu l’abrogation, le texte antérieur serait toujours effectif et applicable, et l’abrogation c’est ce qui est ultérieur au premier texte. C’est le fait d’arrêter l’application d’un ancien jugement par l’arrivée d’une nouvelle règle.

Également le terme « moujmal » c’est ce qui nécessite plus d’indications, ici l’indication c’est d’ôter la confusion ou la problématique au sujet d’une chose pour que le sujet soit clair et évident. Il se peut qu’un texte soit moujmal, cela peut être un verset du Qour’an ou un hadith. Il est parvenu du hadith du messager de Allah dans le sens que al qadariyyah sont les mazdéens de cette communauté, et ce hadith a besoin d’une explication, car on a besoin de savoir qui sont les qadariyyahh. Puis cette indication est venue d’un autre hadith, qui nous explique qui sont les qadariyyahh. En effet, nous avons connu par cet autre hadith que les qadariyyah sont ceux qui nie la prédestination. Donc nous avons vu l’indication de ce que signifiait le premier hadith, par un autre hadith qui apporte une indication.

Moutashabbih, ce terme n’a pas été employé par le prophète, ce terme est de deux sortes :

–           La première sorte c’est ce qui n’est pas explicite : c’est ce que seul Dieu sait comme le moment exact du jour du jugement

–           La seconde sorte c’est ce que peuvent savoir les gens : comme la signification du sens du verset « Ar-Rahmanou ^ala l-^arch istawa », que les savants ont expliqué comme la domination du trône par Allah.

Ces termes il est possible de les utiliser bien qu’ils n’aient pas été utilisés par le prophète et ses compagnons.

Le terme qiyas (l’analogie) signifie l’équivalence ou l’égalité, du point de vue de la terminologie c’est de donner à un jugement qui n’est pas connu, le même jugement qui est connu en raison de son équivalence ou de l’analogie que l’on peut en faire pour cet autre jugement.

Al istihsan c’est une approbation de la part du moujtahid sans qu’il n’amène de preuves. C’est une approbation qui provient du moujtahid lui-même mais ne constituant pas une preuve.

Al mounaqadah c’est qu’une chose contredise une autre.

Il y a eu d’autres terminologies encore, comme ach-chart (la condition), c’est ce qui est indispensable pour la chose mais ne fait pas partie de la chose (exemple : le woudou’ est un chart pour que la prière soit valide, alors qu’il ne fait pas partie de la prière).

As-sabab, c’est la raison, la cause, ce qui fait parvenir à autre chose.

Il doit être observé que les hadiths du prophète ne sont pas tous moutawatir, certains sont rapportés par un ou deux compagnons. Le hadith moutawatir est celui qui est rapporté par un grand nombre, à partir d’un grand nombre, et les premiers qui rapportent se basent sur une observation, et ce n’est pas acceptable qu’ils se soient tous entendus pour mentir. C’est par ce mode de transmission que le Qour’an nous est parvenu, ou encore comme le hadith du jaillissement de l’eau d’entre les doigts du prophète, ou du tronc du palmier qui a gémit/pleuré par languissement du prophète.

Les hadith moutawatir sont environ au nombre de 70, alors que les hadith qui sont rapportés du prophète sont environ au nombre de 100 000. Les spécialistes du hadith rapportent du prophète 100 000 hadith comme Chaykh ^abdou l-Lah et parmi tous ces hadith il n’y a que 70 hadith environ qui sont moutawatir. La plupart des hadith sont des hadith que l’on qualifie de « ‘ahad » rapportés par 1, 2 ou 3 personnes. Les hadith mach-hour sont ceux rapportés par plus de 3 personnes. C’est pour cela que les spécialistes de hadith qualifient les hadith de ‘ahad, ou mach-hour, ou hasan, ou da^if, ou sahih.

Le hadith sahih c’est le hadith authentique, qui ne comporte pas de médiocrité dans le style, qui ne comporte pas de sens qui contredit le qour’an, ni de nouvelles moutawatir, ni l’unanimité et qui est rapportés par des personnes dignes de confiance.

Parfois ils qualifient un hadith de gharib (étrange) c’est un hadith dont la chaine de transmission n’est pas interrompue jusqu’au messager de Allah, mais celui qui l’attribue au messager de Allah c’est un successeur des compagnons, ou un successeur d’un successeur des compagnons.

Est-ce que quelqu’un aurait la légitimité de dire qu’il faut rejeter toutes ces sciences car ces termes n’ont pas été utilisés par le prophète ? Si nous avions appliqué, ainsi que les savants, ce que ces gens prétendent nous aurions perdu une grande part de notre patrimoine islamique.

Le chaykh ^Abdou l-Lah a dit que l’imam Abou Hanifah a dit, en guise de réponse à ceux qui lui ont demandé pourquoi on parle de science de al kalam alors que les compagnons n’en ont pas parlé : les compagnons c’est comme ceux qui n’ont pas eu des gens qui les combattent, et ils n’ont pas eu besoin d’exhiber d’armes, et nous nous avons des gens qui nous combattent et nous avons besoin d’exhiber des armes.

Alors que dire de notre époque ? Il faut donc maitriser les sujets de la croyance pour répliquer aux assimilationnistes et à d’autres.

Concernant l’imam Abou Hanifah il est parvenu dans une version qu’il a rencontré 6 compagnons du prophète et dans une autre 5 compagnons. Il est le plus ancien des 4 imams. Il est né en l’an 80 de l’hégire et est mort en l’an 150 de l’hégire, il a fait plus de 20 voyages pour répliquer à ceux qui contredisaient ‘ahlou s-sounnah, et à son époque le voyage prenait beaucoup de temps. Il était à Baghdad, en Irak, là où il est également enterré.

CHAPITRE

Les fondements de science existaient bel et bien parmi les compagnons, et était disponible chez eux beaucoup plus que ceux qui sont venus après eux.

Le premier des compagnons à parler de ces sujets était notre maître ^Aliyy. Il a été rapporté qu’il avait coupé court à la parole de ces personnes qui disait que c’était la nature qui créait les choses.

L’époque des compagnons est différente de la nôtre, il suffisait que le prophète leur récite sourat al-‘ikhlas pour qu’ils comprennent sa signification.

Et les premières répliques contre les mauvais innovateurs ont commencé à l’époque des compagnons.  Le premier à avoir répliqué est notre maître ^Aliyy, qui a coupé court aux paroles des kharijites. Auparavant, ces mêmes personnes avant de devenir kharijites, ils étaient dans l’armée de l’imam ^Aliyy il combattaient à ses côtés, puis ils l’ont déclaré mécréant et ont commencé à le combattre. Et ils se sont retournés contre lui car il avait accepté l’arbitrage avec Mou^awiya, et ils disaient aux gens comment il accepte l’arbitrage alors que la Parole de Dieu dit le contraire dans le Qour’an (ils visent par-là la ayah : ‘inna l-houkmou ‘ila li l-Lah), dans le Qour’an.

Et l’imam ^Aliyy leur a répondu la parole que vous citez dans le Qour’an est vraie, mais elle ne nous est pas applicable car elle a été mentionnée au sujet des fils du prophète Ya^qoub. Il leur a répliqué mais ils n’ont pas accepté, et l’ont tué.

Il a été rapporté que ^Aliyy a répliqué à un dahrite aussi, ce dernier prétendait que le monde n’a pas de créateur.

Ibnou ^Abbas aussi a répliqué aux mou^tazilah. Parmi les successeurs il y a eu le calife, ^Oumar Ibnou ^Abdou l-^Aziz, qui a répliqué aux qadariyyah. Il était le gouverneur général des musulmans, il était un savant et un moujtahid, il était comme l’imam Malik et l’Imam Ash-Shafi^iyy au niveau de la religion. Il a composé une épître concise et forte pour répliquer, et elle a été rapportée par Abou Nou^aym.

Le premier groupe à être apparu est le groupe des kharijites.

A l’époque de ^Aliyy il y a des gens qui se sont épris de ^Aliyy à outrance, ils lui ont dit : tu es notre Dieu, notre pourvoyeur. Il leur a répondu : Malheur à vous, je ne suis qu’un être humain, je mange comme vous mangez…

C’était la même chose aussi pour Al Hasan ibnou Mouhammad ibnou al hanafiya, c’est le petit-fils de notre maître ^Aliyy. Zayd Ibnou l-Housayn aussi était son petit-fils, tous deux ont répliqué aux égarés.

Il y a également un juge légal : ‘Iyyas fils de Mou^awiya qui a aussi répliqué aux qadarites. Il a été investi de la fonction de juge à l’époque de ^Oumar Ibnou ^Abd al ^Aziz.  

Ils ont répliqué aux mou^tazilah qui disaient que Allah était injuste car il châtiait les gens pour des choses qu’Il a Lui-même créé. Tenir ces propos est bien sûr de la mécréance.

Ils ont confondu les créatures et Le Créateur, car l’injustice est impossible au sujet de Allah, tout Lui appartient, nous appartenons à Allah et Il fait ce qu’Il veut dans ce qui Lui appartient. L’injustice c’est agir dans quelque chose qui ne nous appartient pas. Donc l’injustice est impossible au sujet du Créateur.

Rabi^atou Ra’i, le chaykh de l’imam Malik, tout comme l’imam al ‘Awza^iyy, ont coupé court aux propos de Ghaylan al Qadari.

De même, al Hasan al Bisriyy, qui fait partie des salaf, il a également répliqué aux égarés.

Après tout cela, il n’y a plus quelconque pour nous blâmer d’enseigner cette science.

Celui qui n’a pas connu Le Créateur comment il peut le distinguer de Ses créatures ? Le fait de méditer d’observer les créatures de Dieu augmente le cœur en certitude quant à la Parfaite Toute-Puissance de Dieu. Nous avons reçu l’ordre de méditer sur les créatures de Dieu justement pour nous augmenter en certitude. Dieu a fait que dans ce monde il y ait des signes qui augmentent les croyants en certitude qu’Il est Tout Puissant, qu’Il est Le Créateur de tout ce qui est bénéfique et de ce qui est nuisible.

Dieu crée ce qu’Il veut et Il a su de toute éternité.

Allah est Le Créateur des causes et des conséquences engendrées par ces causes. Ce n’est pas le feu qui crée la brûlure, c’est Allah Qui la crée, preuve en est que le feu n’a pas brûlé notre prophète ‘Ibrahim ^alayhi s-salam alors qu’il était dans le feu même. C’est Dieu Qui crée les causes et les conséquences.

Le Qour’an a ordonné d’apprendre les sujets des sciences islamiques pour déduire l’existence de Dieu.

Aucun imam digne de considération n’a jamais porté atteinte à cette science, il n’y a pas de considération à accorder à ceux qui ont contredit ce sujet.

L’imam Ash-Shafi^iyy a dit : que la personne soit éprouvée par tout ce que Allah a interdit hormis le chirk (l’association à Dieu), cela vaut mieux pour elle que d’être éprouvée par la science du kalam.

Quant au kalam qui est conforme aux Livres et à la sounnah, qui éclaircit les réalités de la chari^ah c’est quelque chose de louable chez les savants dans leur totalité, et l’imam Ash-Shafi^iyy ne l’a pas blâmé. Cet imam maitrisait et comprenait cette science, il avait même débattu avec Bishr Al Marrisi.

Le messager de Allah a dit ce qui signifie : ma communauté se partagera en 73 groupes, tous seront en enfer, un seul ira au paradis, c’est al jama^ah.

Pour ce qui est des autres roupes ils sont nombreux. Il y a les assimilationnistes, à notre époque on les appelle les wahhabiyyah.

Certains de ces groupes égarés sont arrivés jusqu’à la mécréance, et d’autres non, mais ceux qui ont contredit la voix correcte ils méritent d’aller en enfer. Parmi eux il y a les mou^tazilah. Ils sont à peu près une vingtaine de groupes, certains d’entre les mou^tazilah sont arrivés jusqu’à la mécréance et d’autres non. Ceux qui ont prétendu que Allah a créé le bien mais Il n’a pas créé le mal, eux ils sont mécréants, pareil pour ceux qui ont nié que Allah n’a pas l’attribut de la Parole, parce que c’est implicitement dire que Dieu est muet et cela est de la mécréance, car c’est attribuer un défaut à Dieu.

La mécréance des mou^tazilah ne se restreint pas aux actes de Dieu et aux actes des hommes, il y a parmi eux, qui disent que Allah sait sans science, et cela est de la mécréance, même s’il dit que Allah sait.

Zakariya Ibnou Yahya S-Saji rapporte que l’imam Ash-Shafi^iyy est venu à eux un jour alors qu’il débattait au sujet du qadar, et il a dit dans le sens : « soit vous quittez notre assemblée, soit vous nous côtoyez mais avec une bonne croyance et un bon comportement, que l’esclave vienne au jugement de Allah avec tout péché excepté l’association à Dieu, cela vaut mieux pour lui que de venir avec ses passions ». Ash-Shafi^iyy a visé par cette parole le blâme de la parole des qadarites, et il préférait ne pas avoir à débattre avec eux sur ce sujet.

C’est comme si Ash-Shafi^iyy voulait suivre en cela ce qui a été rapporté de ^Oumar Ibnou l-Khattab qui rapporte lui-même que le prophète a dit dans le sens :

 « Ne côtoyez pas les gens qui nient al qadar, et ne débattez pas avec eux. »

En ce qui concerne les najariyyah, ce sont un sous-groupe des mou^tazilah, ce sont des gens qui suivent Mouhammad fils de Houssayn An-Najjar. Ils disent que Allah veut par lui-même et non pas un attribut. Cela également est de la mécréance.

Le messager de Allah nous a mis en garde contre ces différents groupes.

C’est lui-même qui a annoncé que sa communauté allait se diviser. La majorité de ceux qui se disent musulmans ont la croyance agréée par Dieu. D’ailleurs, au 3ème siècle de l’Hégire il y a eu deux illustres savants. Ils sont parmi les meilleurs des gens de leur époque, ils ont résumé la croyance des compagnons. Ils furent célèbres parmi les sunnites.  Ce sont :

–           L’imam Abou Mansour Al Matouridiyy

–           L’Imam Abou l-Hasan Al ‘Ash^ariyy

La plupart des pays musulmans sont sur la foi et la croyance de ces deux imams.

Ar-Rabi^ Ibnou Soulayman était présent dans une assemblée de Ash-Shafi^iyy, et il a rapporté qu’il savait qu’ il sait par ailleurs que ^Abdou lLah fils de ^Abdou l-Hakam, était présent, et Youssouf fils de ^Ammar fils de Yazid était présent, et Hafs al Fard était présent pour débattre, alors Hafs a essayé d’ouvrir la discussion avec ^Abdou l-Lah fils de ^abd al Hakam en lui demandant : qu’est-ce que tu dis du Qour’an ? et il n’a pas répondu, et il a reposé la question à Youssouf fils de ^ammar qui n’a pas répondu également, et ils ont désigné l’imam Ash-Shafi^iyy comme celui qui peut lui répondre et il a présenté les preuves, et le débat s’est prolongé, et l’imam Ash-Shafi^iyy lui a donné les preuves en prenant le dessus et en lui démontrant que la parole de Allah n’est pas créée, et l’imam Ash-Shafi^iyy a déclaré Hafs al Fard mécréant (il était d’ailleurs qadarite). Et Hafs al Fard du fait de cette déclaration,  a conclu en disant que l’imam Ash-Shafi^iyy voulait le faire exécuter.

L’imam Ash-Shafi^iyy a bien déclaré mécréant Hafs al Fard en lui disant : tu as mécru en Dieu L’Eminent, et Hafs al Fard lui a répondu par la suite : vous voulez me trancher le cou. L’imam Ash-Shafi^iyy l’a déclaré mécréant car Hafs al Fard reprenait les propos des mou^tazilah selon lesquels Allah parle d’une parole qu’Il crée dans les créatures. Selon eux Allah ne parle pas d’une parole propre à Son Être.

Chapitre 2 : Confirmation de l’acquisition des actes par les esclaves, dont Allah est Le Créateur, et que les créatures ne créent rien de leurs actes

L’auteur dit que la voie des gens de la vérité est que les actes des esclaves dans leur totalité sont créés par Allah, en raison de la parole du prophète qui signifie :

« Certes Allah est Le Créateur de tous ceux qui agissent et de leurs actes

Il s’agit d’un hadith authentique.

Allah crée les actes de ceux qui agissent et c’est Le Créateur de tous ceux qui agissent. Ici, le terme san^a ne fait pas référence au métier ou à la profession, mais à l’acte que ce soit l’acte fait par le corps ou un acte du cœur, dans les deux il est appelé san^a. Du point de vue de la langue arabe on peut dire san^a ou soun^a.

Allah est Le Créateur de tous ceux qui agissent, et Il est Le Créateur des actes de ceux qui agissent. Allah est Le Créateur des mouvements et des immobilités qui proviennent des esclaves. Il est obligatoire de croire que les créatures ne créent absolument rien de leurs œuvres, mais ils les acquièrent. Il y a en cela une réfutation de la parole des mou^tazila, qui disent que les esclaves créent leurs actes grâce à une puissance que leur a donnée Allah.

Or, si Dieu était Le Créateur de l’homme seulement et que l’homme était le créateur de ce qui provient de lui, alors les créatures de l’homme dépasseraient en nombre celles de Dieu. Mais, Allah est Le Créateur des corps et des actes que ce soient les actes de bien ou les actes de mal. Que ce soient des actes qui proviennent de soi malgré soi ou bien des actes exécutés de plein gré. Allah est Le Créateur de tout ce qui entre en existence.

L’acquisition est un sujet autre que la création. Car la création cela veut dire donner l’existence à ce qui n’existe pas. Quant à l’acquisition c’est la décision ferme d’accomplir quelque chose. L’esclave décide fermement d’accomplir l’acte, cette décision ferme c’est un acte de l’esclave. L’entrée en existence de ces actes c’est par la création de Dieu. Les actes de l’esclave, leurs mouvements, leurs immobilités c’est Dieu Qui les crée, et les esclaves les acquièrent. Les actes de l’esclave sont donc créés par Allah conformément à Sa Science. Tout comme les corps sont créés par Allah, les actes également sont créés par Allah.

Allah ta^ala dit dans le Qour’an dans le sens au sujet de ‘Ibrahim ^alayhi s-salam :

« Nous avons décrété de toute éternité que le feu soit paix et fraicheur pour Ibrahim »

Tout ce qui entre en existence est conforme à La Volonté de Allah. Allah a décrété de toute éternité que ce feu soit fraicheur et paix pour Ibrahim.

L’auteur dit qu’il ne se produit pas dans la souveraineté de Dieu et dans ce qui Lui appartient sans que tout cela soit conforme à la Prédestination de Dieu.

L’auteur dit qu’il n’y a pas de différence en cela entre ce qui est un bien ou un mal, ce qui est bénéfique ou nuisible, ce qui est une réussite ou une perte, ce qui est un égarement ou une bonne guidée, car tout ce qui est possible selon la raison y compris les corps et les actes n’existent que par l’acte d’un Créateur doté d’une sagesse. Al Moulk et Malakout ont le même sens parfois, et parfois ils n’ont pas le même sens. Al Moulk, la souveraineté est un terme appliqué à ce monde terrestre, et le terme Malakout est utilisé pour signifier la souveraineté dans le monde céleste. Le ciel et ce qui est au-dessus font partie du monde céleste.

L’ascension du prophète avait une finalité de faire découvrir au prophète les choses qui relèvent du monde céleste.

Il ne se produit pas dans la souveraineté de Dieu aussi bien terrestre ou céleste, un clin d’œil ou des idées passagères, ou un regard sans que ce soit conforme à la Prédestination de Dieu. Dieu est Le Créateur des mondes et des mauvais actes, également sur ce qui est une foi ou une mécréance. Il n’en est pas comme le prétendent les mou^tazilah. Car tout ce qui est possible selon la raison n’existent que par l’acte d’un Créateur. Le Créateur est Allah, Celui Qui est doté de sagesse, Dieu est exempt de l’absurdité et des choses qui n’ont pas de sens. Et tout ce que Dieu a ordonné de faire, est une sagesse. Et tout ce que Dieu a interdit de faire il y a une sagesse dans cela. Et ceci bien que nous ne connaissions pas la sagesse en cela ou que nous la connaissions. 

L’auteur dit qu’il n’est pas valide selon la raison que, l’existence d’une partie de ce qui est possible selon la raison soit par l’acte de Dieu, et que l’existence d’une autre partie soit possible par l’acte d’autre que Dieu. Il est Celui à Qui appartient véritablement toute chose, Il est Celui Qui fixe les ordres et les interdit et Qui n’est pas Sujet de rendre des comptes. Il ne nous est pas permis de dépasser les limites, et celui qui les dépasse est un injuste. Dieu est exempt de l’injustice. Le fait qu’Il châtie les mécréants est une justice de la part de Allah. Ce n’est pas correct ce que disent les mou^tazilah et Ils ont fait une analogie entre Allah et Ses créatures. Selon eux pour exempter Dieu de l’injustice ils ont attribué à Dieu le fait d’être vaincu.

Allah est Le Créateur des actes et des corps, du bien et du mal, de la croyance et de la mécréance, ce qui provient de manière délibérée de la part de l’esclave et ce qui provient involontairement de la part de l’esclave.

L’auteur dit l’imam Abou Hanifah a dit dans son livre Al Wasiyya :

« Comme l’auteur des actes est lui-même créé ses actes à plus forte raison sont créés ».

Abou Hanifah est un successeur des compagnons car il a rencontré quelques compagnons, il a dit que l’esclave et ses actes sont créés. Il a dit dans son livre Al fiqhou l-’akbar : la totalité des actes des esclaves, que ce soit les mouvements ou les immobilités, sont leurs acquisitions, et Allah en est Le Créateur.

Abou Hanifah a dit dans le sens que la totalité des actes des esclaves sont leurs acquisitions mais c’est Allah Qui en est Le Créateur.

Allah est Le Créateur des créatures, et les créatures sont faibles et impuissantes, et Allah est leur Créateur et Pourvoyeur, puis Il les fera mourir et Il les ramènera à la vie, comme il est dit dans le Qour’an. Et l’acquisition des actes (al kasb) est soit licite soit interdite.

Obtenir l’argent d’une bien d’une source licite, est licite, et l’obtenir d’une source interdite est interdit. Et les gens sont de 3 catégories, il y a le croyant qui est sincère dans sa foi, il y a le mécréant qui renie et il y a l’hypocrite celui qui trompe les gens par son hypocrisie.

Al Jahid et An-Nadham (ces deux personnes sont des mou^tazilah) ont prétendu que l’esclave crée une seule chose qui est sa volonté, et cela est de la mécréance.

Selon certains des mou^tazilah, la décision ferme n’est pas créée par Dieu, et cela est de la mécréance.

C’est pour cela que l’imam Abou Mansour al Baghdadiyy a dit :

« Sache que la déclaration de mécréance de chaque tête de mou^tazilah est obligatoire à plusieurs titres. »

Ceci signifie que leur masse n’est pas forcément déclarée mécréante, ils ont des questions pour lesquelles ils sont déclarés mécréants, et d’autres questions pour lesquelles ils ne sont pas déclarés mécréants, mais ceux qui sont à la tête de ce groupe et qui tiennent les propos précédemment évoqués qui contredisent la croyance, il faut les déclarer mécréant.

Les mou^tazilah disent que Allah après avoir créé les créatures Il est devenu impuissant. Ceci est de la mécréance, c’est Wassil ibnou ^Ata’ qui a affirmé cela. Selon lui nous sommes tous des créateurs de nos actes. Il a également innové une nouvelle catégorie, concernant un état intermédiaire entre le croyant et le mécréant : le grand pêcheur, mais nous savons que le grand pêcheur n’est pas une nouvelle catégorie, c’est une personne qui ne sort pas de l’islam à cause de ses grands péchés. C’est à cause de cette innovation que Hassan al Bisriyy l’a chassé de ses assemblées.

Pour ce qui est un autre de leur chef, qui est An-Nadham, il a prétendu que la division ne s’arrête pas, et il a dit que Le Créateur ne sait pas combien il y a de parties dans ce monde et combien il y a de subdivision, et donc les chefs des mou^tazilah quelques soit leur nombre il faut les déclarer mécréant, et ils ont mécru pour les paroles qu’ils ont dites.

Dans le Qour’an Allah dit le sens : « Allah vous a créé et crée ce que vous faites »

Comment après cela quelqu’un pourrait dire que la décision ferme de l’esclave de faire quelque chose serait créée par l’esclave et non par Dieu ?

Les mou^tazilah leur croyance c’est que l’esclave crée ses actes. Ils ont dit que la totalité des actes des créatures (esclaves, animaux… ) sont créés par eux-mêmes, même les insectes font de même, et ceci

est contraire à la voie de ‘ahlou sounnah wa l-jama^ah. Cette croyance revient à attribuer des associés à Allah, et cette parole est contraire à la parole du tawhid.

L’auteur dit que la preuve est celle apportée par ahlou s-sounnah qui est la suivante :

tous les actes des créatures relèvent du possible rationnel, et tout ce qui relève du possible rationnel est sujet à la puissance de Dieu et par conséquent l’acte de l’esclave est sujet à la Puissance de Dieu, et il ne se produit rien de ce qui est sujet à la Puissance de Dieu sans que Allah l’ait voulu et sans que Allah l’ait créé. Si la Puissance de Dieu ne concernait pas certaines choses possibles selon la raison cela se produirait à cause d’un être qui l’en empêcherait et qui aurait le dessus, or cela est impossible, Il est Celui Qui réalise ce qu’Il veut. Et tout ce qui est possible rationnel, est entré en existence par la création de Dieu selon Sa Volonté par Sa Puissance, car la Puissance de Allah concerne toute chose, elle est globale et universelle.

Chapitre 3 : Le Paradis, l’enfer, et la preuve qu’ils ont déjà été créés (n°107 polycopié)

Il est obligatoire de croire en l’existence du paradis au fait qu’il demeure ainsi que sa félicité sans fin, il existe actuellement il est au-dessus du 7ème ciel, et son toit c’est al ^arch. Et le trône est beaucoup plus grand que le paradis, mais il est au-dessus.

Le paradis comporte des degrés.

Le messager de Allah nous en a parlé.

Nous disons du paradis que c’est la demeure de la félicité sans fin.

Le paradis a son sol qui est indépendant. Les gens du paradis ne sont pas tous du même niveau, et du même degré.

Il est également un devoir de croire en l’existence de l’enfer, et de croire que c’est un châtiment sans fin. C’est un devoir de croire à l’enfer, et qu’il est actuellement créé.

Le paradis c’est la résidence de la félicité qui n’a pas de de fin. L’enfer c’est le feu le plus puissant que Dieu ait créé, l’enfer se trouve en dessous de la 7ème terre. C’est un lieu de châtiment ininterrompue pour les mécréants, et pour certains désobéissants musulmans qui vont y rester un certain temps et en sortiront.

Certains musulmans ne seront pas châtiés par la miséricorde de Dieu ou grâce à l’intercession de ceux qui intercéderont.

L’auteur dit que le paradis a été préparé et réservé pour ceux qui sont croyants pour leur foi à jamais. L’enfer a été préparé pour le châtiment des mécréants à jamais, et certains musulmans grand pécheurs qui subiront son châtiment un certain temps et en sortiront.

Les croyants vont avoir une félicité au paradis qui n’aura pas de fin, et le mécréant aura un châtiment en enfer qui n’aura pas de fin.

C’est une rétribution qui correspond au cas de chacun.

Le plus imminent droit que Dieu a sur Ses esclaves c’est qu’ils croient en Lui et Son Unicité. Comme les non croyants n’ont pas respecté le devoir le plus éminent envers Dieu, Dieu a fait que leur rétribution soit de rester perpétuellement dans le châtiment de l’enfer.

L’imam Abou Hanifah a dit dans son Livre al Wassiya que le paradis et l’enfer sont des réalités, c’est une vérité, tous deux sont créés pour ceux qui vont y résider, en raison de la parole de Allah dans le Qour’an qui dit ce qui signifie : « Le paradis a été réservé pour ceux qui se protègent de la mécréance et à propos des mécréants, l’enfer est réservé pour les mécréants ».

Allah a créé le paradis et l’enfer respectivement pour la récompense et la punition.

Le paradis : al jannata hiya daarou s-salam (= le paradis c’est le lieu de la félicité car il n’y a rien de ce qui tourmente les esclaves de Allah).

Le paradis et l’enfer n’ont pas de fin. C’est notre croyance. Aucun musulman n’a dit le contraire de cela, mais des égarés ont commencé à dire cela, comme Jahm Ibnou Safwan, et Ibnou Taymiyyah concernant l’infinité de l’enfer.

Ces deux-là sont sortis de l’islam. Ibnou Taymiyyah avait rapporté auparavant dans son livre Minhaj As-Sounnah, que les musulmans n’ont pas de divergence sur ce sujet (l’infinité de l’enfer), puis Jahm a contredit cela et les musulmans l’ont déclaré mécréant. Par la suite, Ibnou Taymiyyah a contredit son propre constat mis par écrit dans son propre livre, et son jugement est donc le même que Jahm. A savoir qu’il est déclaré mécréant. L’imam As-Soubkiyy a fait une réplique contre ce que prétend Ibnou Taymiyyah sur l’absence d’infinité de l’enfer.

Concernant la parole de certains prétendus soufis, que le paradis et l’enfer seront anéantis même un instant pour réaliser la parole de Allah qui dit : « Koullou chay’in halikoun ‘illa Wajhah » ce qui signifie tout sera anéanti sauf Son Wajh. Ici la signification du Wajh est Sa Souveraineté.

Le Savant Ar-Raziyy dans son livre al ‘Itqan, a dit qu’on ne se détourne pas du sens apparent d’un texte sauf si on a une preuve contraire qui relève de la raison ou une preuve dans la religion qui est vérifiable.

Donc le Wajh ici est interprété par le terme Moulk, c’est-à-dire Souveraineté, Allah a la souveraineté sur ce monde, c’est Al Boukhariyy qui a interprété ainsi ce terme. Il est également valide de l’interpréter par tout ce qui est valide. Comme dans l’explication donnée par Soufyan Ath-Thawriyy, en l’expliquant par toute chose sera anéantie exceptées les récompenses des actes faits pour l’agrément de Allah.

L’existence du paradis et de l’enfer a été confirmée par les preuves textuelles. Ce que visent les gens de la vérité par la confirmation de l’existence du paradis et de l’enfer, c’est leur existence actuelle également. Car les mou^tazila disent qu’actuellement le paradis et l’enfer n’existent pas mais seront créés par la suite, et resteront sans fin. Cette croyance n’est pas correcte et contredit celle de ‘ahlou sounnah mais les savants ne les ont pas déclarés mécréants pour autant pour cette croyance de dire qu’ils ne sont pas créés actuellement car ils ont bien dit que le paradis et l’enfer allaient restés sans fin par la suite, une fois créés.

L’enfer est constitué par beaucoup de jinn et beaucoup d’êtres humains, du Qour’an on apprend que Allah a créé beaucoup de jinn et d’humains pour les châtier en enfer.

Si quelqu’un dit pourquoi Dieu n’a-t-il pas fait que des esclaves croyants et qui soient heureux ? La réponse est que dans le fait que les esclaves soient de deux catégories, une catégorie croyante et une catégorie des esclaves qui sont des mécréants, et désobéissants, il y a une preuve en plus de la parfaite Toute-Puissance de Allah, et également cela nous augmente en certitude de La Parfaite Toute Puissance de Dieu. Et Dieu dans tout ce qu’Il a créé il n’y a pas d’absurdité. Il y a une sagesse, que nous l’ayons connu ou pas. Quelle est la sagesse dans les choses opposées ? il y a en cela une manifestation de La Parfaite Toute-Puissance de Dieu. Le fait que Allah créé ce qui est laid ce n’est pas laid de la part de Allah, mais le fait que l’esclave fasse ce qui est laid c’est cela qui est laid. Il agit dans ce qui Lui appartient comme Il le veut.

Le prophète a dit dans le sens, d’après Ibnou Hibban qui l’a rapporté de Oussam fils de Zayd, et Ahmad dans son Mousnad d’après Abou Hourayrah :

« Je suis entré au Paradis et j’ai vu que la plupart des gens au paradis sont les pauvres, et j’ai pris connaissance de l’enfer et j’ai vu la plupart de ceux qui y sont, sont des femmes. »

Cela indique que le paradis existe actuellement.

Le prophète est entré au paradis la nuit de al mi^raj. Allah lui a montré une représentation des gens qui allaient entrer au paradis, et il a vu que la plupart d’entre eux étaient des pauvres. Ceux parmi les humains qui sont déjà morts, sont dans le barzakh. En effet, il y a une vie du bas-monde, il y a une vie dans le barzakh et une vie dans l’au-delà. Allah ta^ala lui a permis de voir dans l’enfer mais sans y entrer, et ce hadith est une preuve que le paradis et l’enfer existent déjà actuellement.

L’auteur a dit tout comme on déduit l’existence du paradis par les récits de Adam et Hawwa’ et le fait qu’ils y aient résidé. Ils ont résidé dans le paradis, ce même paradis qui a été promis comme récompense pour les croyants pour qu’ils y résident dans l’au-delà.

Adam a vécu mille années, 130 années ont été passés par lui au Paradis, avant de descendre sur terre. Adam a été au paradis au début de sa création. Allah a ordonné à un ange de prélever une poignée de terre de différents sols de cette terre. Il n’a pas été rapporté dans le hadith qui était cet ange. Puis cette terre a été mélangée par de l’eau du paradis, jusqu’à devenir de la terre sèche comme de la céramique. Puis après l’âme a été insufflée dedans, et Adam a éternué et il a dit : al hamdou li l-Lah. Il était à ce moment-là au Paradis. Puis il a vu un groupe d’anges, et Allah lui a inspiré de saluer ces anges en leur disant : as-salamou ^alaykoum, et les anges ont répondu à son salam.

Puis Dieu l’a fait descendre sur terre en compagnie de Hawwa’, on ne dit pas qu’ils ont été chassés du paradis, mais ils ont été descendus sur terre, contrairement à Iblis qui lui a été chassé. On ne dit pas qu’ils ont été chassés car ils ont fait le repentir et Allah leur a pardonné, et cet événement s’est produit le jour de ^achoura, correspondant au 10 de Mouharram.

Ils ont été descendus sur terre pour peupler la terre.

Tout ceci est une preuve additionnelle de l’existence du paradis et de son existence actuelle.

Les musulmans ont été unanimes sur le fait que le paradis et l’enfer existent actuellement. Et la communauté ne se rassemblent pas sur un égarement. Preuve en est la parole du prophète qui a dit :

« la tajtami^ou ‘oummati ^ala dalalah », qui est un hadith da^if.

L’unanimité est une réalité comme cela est indiqué dans le Qour’an honoré.

Concernant les gens du paradis : ils sont à l’image de notre maître ‘Adam, soit 60 coudées de haut sur 7 coudées de large et ils auront un beau visage. Lorsqu’ils entreront au paradis ils ont l’aspect de ‘Adam ^alayhi s-salam. Chacun d’entre eux de ceux qui entreront au Paradis auront l’aspect de leur père ‘Adam. Celui parmi les croyants qui était laid dans le bas monde sa laideur disparaitra et Allah fait qu’au paradis il sera beau comme la beauté de Youssouf As-Siddiq. Tous les gens du paradis auront un beau visage. Cela ne veut pas dire que notre Maître Youssouf était plus beau que notre Maître Mouhammad, notre maître Mouhammad est le plus beau des humains, et il était plus beau que notre Maître Youssouf. Et Allah accorde à chacun un signe qui le distingue de l’autre. Les gens du paradis se rendent visite : soit leur lit s’envolera jusqu’à la personne qu’ils veulent visiter et s’assiéront l’un en face de l’autre, et par le simple fait de se languir de son ami, le lit s’envole jusqu’à celui de l’autre. Cette visite procure une félicité et une joie.

Ces visites auront lieu aussi par les chevaux du paradis , et pas seulement par les lits qui se déplacent. Parfois ils monteront des chevaux en perles rouges qui ont des ailes en or. Ils monteront ces chevaux et vont s’envoler avec et ces chevaux les ramèneront ensuite à leur place.

Allah dit dans le Qour’an :

« Fiha sourouroun marfou^ah »

Ibnou ^Abbas a dit que le sommier du lit est en hauteur et est en or dans lequel sont incrustés du zabarjad (péridot) et d’autres pierres précieuses, et lorsqu’il revient à son lit pour s’y asseoir, le lit s’abaisse jusqu’à ce que l’esclave puisse s’y asseoir puis il reprend sa hauteur.  Ces lits sont en hauteur pour que le croyant puisse voir tout ce que Dieu lui a accordé comme bienfait.

Il y a des verres qui sont posés au bord de sources réservées pour la boisson, il est sur son lit il peut boire sans que cela ne lui demande une charge ou un effort. Il y a des coussins placés les uns à côté des autres pour s’adosser à ces coussins. Les gens du paradis sont tous imberbes, et n’auront pas de poils sur le corps, ni sur les bras, ni sur les jambes, ni sur le ventre, mais ils auront des cheveux, des cils et des sourcils. Même les prophètes au paradis n’auront pas de barbe, dans le bas-monde la barbe est une tradition pour les prophètes, et ceci est une preuve que la barbe cache la beauté.

Leur nourriture et leurs boissons ne se transformeront pas en matière fécales et en urine mais ils sortiront sous forme de transpiration de leur corps, et cette transpiration aura l’odeur du musc.  Quel que soit appétissant et délicieux et luxueux un repas dans le bas monde il se transformera en matière fécale et en urine, mais pas au paradis, car Allah n’a pas créé au Paradis des choses qui gênent et qui dérangent. Il n’y a pas au Paradis de choses répugnantes.

Mouslim a rapporté un hadith d’après Abou Hourayrah, que le messager de Allah a dit ce qui signifie :

« Lorsque les gens du paradis entreront au paradis un ange fera une annonce, et dira vous aurez à vivre vous ne mourrez plus jamais, vous êtes en bonne santé et vous ne tomberez plus jamais malade, vous êtes jeunes et vous ne serez plus jamais vieux, vous avez la félicité et vous ne serez plus jamais malheureux. »

Iblis a été créé avant notre maître Adam, mais il a demandé à Dieu de le laisser vivant jusqu’à ce que Israfil souffle dans le cor, à ce moment iblis et les humains mourront ainsi que les jinn.

Notre maître ^Issa a été élevé au ciel depuis beaucoup d’années, il y a entre lui et notre Maître Mouhammad environ 600 années. Et il s’est écoulé depuis l’émigration du prophète, jusqu’à nos jours environ 1400 années.  Malgré cela quand notre maitre ^Issa redescendra sur terre il aura l’aspect d’un homme de 33 ans.  

Chapitre

Le dernier qui sort de l’enfer, et qui entrera au Paradis il aura comme ce bas-monde comme cette terre et dix fois plus. Il aura une étendue de mille années de marche, et elle sera toute pleine d’habitation de lits, d’arbres, de fruits, d’eau et autres encore. Cette distance de 1000 années est toute pleine de choses, elle n’est pas désertique comme sur terre.  Le paradis ce n’est pas comme le bas monde il n’y a pas de choses désertiques, cette distance sera toute peuplée pleine de bonnes choses.

Quelques soit grand l’étendue qui sera accordée à celui qui va au Paradis, nécessairement un jour il va profiter et arriver à ce que Dieu lui a réservé, car au Paradis il n’y a pas de morts. La vie dans ce bas-monde est limitée, mais la vie au Paradis est sans fin, c’est pour cela qu’il va nécessairement profiter de chaque partie que Allah lui a accordée. Compte tenu de l’éminence de l’au-delà et du fait qu’il n’y a aucune comparaison avec le bas-monde Dieu nous a fait comprendre que ce bas-monde est comme rien du tout par rapport à l’au-delà.

Ainsi dans le Qour’an Allah dit ce qui signifie :

« Les biens du Bas-monde ne sont que des biens dont les personnes se sont trompées »

(‘inna hayatou dounya illa mata^oun ghourour).

Les esclaves seront servis dans des bols et avec des verres sans hanses. Il y a dans le paradis tout ce que l’âme désire et ce qui plait au regard. Les gens qui sont au paradis seront servis par leurs serviteurs, et ils seront à leurs services, ces serviteurs ne sont pas des humains ni des jinn ni des anges.

L’homme au paradis aura l’aspect d’un roi, et ses serviteurs seront autour de lui comme des gens à son service. Leurs serviteurs sont comme des perles qu’aucun humain n’a touchées, ils ont l’aspect de jeunes gens de 14 ans. Ils sont tellement beaux et blancs qu’on dirait des perles. Leur aspect est beau et il plait au regard car au Paradis il n’y a pas de choses qui dérangent.

Les athées ont renié l’existence du paradis et de l’enfer, et les philosophes ont dit que la destruction de ce monde est une chose qui n’est pas valide. Mais leur parole n’a aucune preuve, ni selon la raison ni selon les textes. Les philosophes et les athées ne croient pas à l’au-delà, et ne croit pas au jour dernier et c’est pour cela qu’ils ont renié l’existence de l’enfer et du paradis, et qu’ils sont allés jusqu’à nier la destruction de ce monde.

Chapitre 4 : De la prédestination et de la destinée (Al qada’ wa l-qadar)

L’auteur dit : sache que al qada’ peut avoir le sens de la création comme dans Sa parole ta^ala dans le Qour’an où il est dit ce qui signifie : 

« Il a créé 7 cieux ».

Le sens en est que Allah créé ce qu’Il veut, Il donne l’existence aux créatures alors qu’elles n’existaient pas.

Al qadar, la prédestination c’est de faire que chaque chose soit dans l’état dans lequel elle se trouve.

Certains savants shafi^iyy ont dit qu’il s’agit de La Volonté. Ce que Dieu veut aura lieu, même si nous ne le voulons pas. L’imam Ash-Shafi^iyy a expliqué al qadar par la Volonté, à l’aide de vers de poésie.

La Volonté c’est de spécifier ce qui est possible selon la raison par certaines caractéristiques au lieu d’autres. L’imam Ash-Shafi^iyy a dit ce qui signifie au sujet de Allah :

« Ce que Tu veux aura lieu, même si moi je ne le veux pas, elle se réalisera car Ta Volonté se réalise sans aucun doute.

Et ce que je veux, si tu ne le veux pas, n’aura pas lieu. Tu as créé des esclaves conformément à ce que Tu as su, (c’est-à-dire c’est conformément à Ta Science que Tu as créé les esclaves).

C’est conformément à Ta Science que se comporte le plus jeune comme le plus âgé. A celui-ci Tu as fait grâce (comprendre, pour la foi, pour les hauts degrés), et à cet autre Tu as accordé l’échec (comprendre que la personne n’a pas de réussite, elle n’a pas été guidée vers la vérité et elle n’a pas accepté la vérité).

Celui-là tu l’as aidé et cet autre tu ne l’as pas aidé pour faire le bien (comprendre l’aide pour faire le bien c’est une réussite accordée par Dieu, et l’aide pour le mal c’est une privation du bien).

Parmi eux il y a des malheureux et parmi eux il y a des heureux (le malheureux c’est celui qui va mourir mécréant, et l’heureux c’est celui qui mourra croyant).

Celui-ci est beau et celui-ci est laid. »

Explication :

La parole de l’imam Ash-Shafi^iyy, ne veut pas dire que Dieu n’aide pas pour le mal et qu’Il aide pour le bien uniquement. Mais la langue par exemple que ce mécréant utilise pour commettre sa mécréance, c’est Allah Qui lui a donné sa langue pour l’utiliser. L’esclave ne possède pas la capacité de prononcer sans que Allah ne créé ses gestes, ses actes.

Allah sait par Sa Science de toute éternité qui mourra croyant et ira au paradis, et qui mourra mécréant et ira en enfer.

A l’exemple de Moussa As-Samiriyy qui a été élevé par Jibril, et à la fin il a fini par adorer le veau, et Allah a voulu qu’il meurt sur la mécréance.

Les anges, les prophètes et les saints, Allah leur a accordé le pouvoir de pouvoir orienter leurs capacités pour le bien, et d’autres Allah leur a donné la capacité d’orienter leurs capacités pour le mal. Dieu a fait grâce aux anges aux prophètes et aux saints puisqu’Il les a aidés à orienter leurs capacités pour le bien et Il a privé d’autres pour le bien, et leur a accordé l’échec, Il les a fait échouer mais ce n’est pas une injustice de Sa part. Cette croyance, c’est la croyance de la Ahlou s-sounnah, celui qui s’en détourne il est dans la perdition. Nous ne disons pas comme disent les mou^tazilah que Dieu est devenu impuissant à créer après avoir donné aux esclaves la capacités de créer leurs actes.

La voix sauve est que l’être humain a une volonté mais que sa volonté est soumise à la volonté de Dieu.

La volonté de Dieu prime et a le dessus sur toutes les volontés. Il est défendu d’aller au-delà, et c’est ce que le messager de Allah a visé par sa parole quand il a dit dans le sens :

« Quand le qadar est évoqué abstenez-vous d’aller au-delà de ce qui est le minimum. »

Parce que, si comme ils le prétendent, une des choses que Dieu veut de toute éternité ne se réalisait pas, cela serait de l’impuissance et l’impuissance au sujet de Allah est impossible.

Présentation du sens de se satisfaire du qada’ :

Il est un devoir pour toute personne responsable de se satisfaire du qada’ qui est un attribut de Dieu, et de n’émettre aucune objection contre Dieu. S’il est touché par une douleur dans le corps, ou que la vie devient difficile pour lui, qu’il n’émette pas d’objection contre Allah.

Certains lorsqu’ils sont touchés par des épreuves ils émettent des objections contre Dieu. Il y avait un homme des anciens arabes, dont la famille a été tuée par la foudre qui s’était abattue sur eux, et les a tous tués. Il a alors commis une mécréance horrible, en disant à la suite de cet événement : « je ne l’adorerai plus jamais Il m’a tué mes enfants ». En plus de sa mécréance par laquelle il se rebelle contre Dieu, il s’est mis à inciter les gens à dire de la mécréance.

Alors qu’il avait vécu sur l’Islam pendant 40 années, avant de mécroire en Dieu.

Jusqu’à de nos jours, il se produit plusieurs objections contre Dieu.

Ce qui est destiné, s’il s’agit d’une obéissance, il est un devoir de s’en satisfaire, et s’il s’agit d’une désobéissance ce n’est pas une obligation de s’en satisfaire.

S’il s’agit d’une désobéissance des choses que Dieu n’agrée pas au contraire, l’esclave doit détester les désobéissances. Ce qu’il provient des esclaves comme actes de désobéissance, nous les détestons, mais l’obéissance nous l’aimons. En effet, Allah a créé le bien et le mal, Il a prédestiné le bien et le mal, mais Il agrée le bien, et Il n’agrée pas le mal.

L’auteur a dit néanmoins la création par Allah de la désobéissance, n‘est pas quelque chose de laid de Sa part. De la part de l’esclave vouloir quelque chose de laid est laid, mais de la part de Allah ce n’est pas laid car Allah est Celui Qui ordonne et interdit, nul autre que Lui ne possède réellement toute chose, et Ses actes ne sont pas dépourvus de sagesse car les conséquences qu’ils engendrent ne sont pas inconnues de Lui. Ce qui est laid c’est que l’esclave fasse ce qui est laid et fasse les péchés. Vouloir quelque chose de laid n’est pas quelque chose de laid de la part de Dieu, contrairement à l’esclave car l’esclave a reçu des ordres et a été défendu de faire les interdits, qui lui sont fixés.

Dieu n’est pas sujet aux ordres et aux interdictions de quiconque, c’est Lui Qui fixe les ordres et les interdits aux esclaves qui sont les créatures de leur Créateur. Les esclaves s’ils agissent conformément aux limites fixées par leur Créateur ils ne sont pas sujet au blâme. Et s’ils se comportent de manière non conforme à ce que Dieu leur a fixé alors ils sont sujets au blâme.

Nous devons détester le mal et les péchés, même s’ils sont créés par Allah, parce que Allah ta^ala n’agrée pas la désobéissance, et la mécréance, alors de ce fait nous devons les détester. L’esclave n’a pas à se satisfaire des péchés et des choses laides, même si ces choses laides sont créées par Allah.

Allah ta^ala dit dans le Qour’an ce qui signifie :

« Il n’est pas interrogé à propos de ce qu’Il fait. »

S’il égard une partie de Ses esclaves c’est qu’Il l’a voulu et Il n’est pas injuste en cela, c’est par Sa Justice qu’Il égare une partie de Ses esclaves.

Dans le livre Al Fiqhou l-’Akbar il est dit ce qui signifie :

« Il est Celui Qui a destiné aux choses et leur a fixé des prédestinations. Il n’y a pas dans le bas-monde une chose sans que ce soit par Sa Volonté et Sa Prédestination. »

Dans Sourat Al Nahl Allah dit ce qui signifie :

« Il y en a parmi eux à qui Allah accorde la réussite pour croire en Allah et Ses messagers, et sera ainsi sauvé du châtiment de Allah. Il y a parmi eux ceux à qui Il a voulu l’égarement. »

Allah a créé les humains sous différentes formes et aspects afin que ce soit pour nous une manifestation de Sa Toute-Puissance. Parce que si nous n’avions pas vu ces choses opposées variées, nous n’aurions pas eu cette croyance en Dieu.

Et il est un devoir de croire qu’il est impossible que survienne à Dieu quelque chose de nouveau. Dieu n’augmente pas en perfection dans Sa Puissance.

Avertissement :

Al Qadar peut être employé à propos de ce qui est prédestiné, et également il peut avoir le sens de la créature. Ce qui est parvenu dans le hadith de Jibril on l’appelle : les fondements de la foi (Oussoul al Iman – ce hadith est connu sous le nom de hadithou Jibril car c’est Jibril qui a été la cause pour nous faire connaître ces choses-là).

Jibril venait toujours au prophète sous un autre aspect que son aspect d’origine. Le prophète ne l’a vu qu’à deux reprises seulement sous son véritable aspect :

  • la première fois sur terre, et le messager s’est évanoui en le voyant,
  • et la deuxième fois c’est durant le voyage nocturne, et cette fois-ci il ne s’est pas évanoui car avant le départ du voyage nocturne, sa poitrine a été ouverte et son cœur a été empli pour supporter de voir les choses étonnantes qu’il allait voir.

Al Qadar peut être employé à propos de ce qui a eu lieu comme destinée, et quand il est employé au sujet de l’attribut de Dieu il n’est pas qualifié de mauvais. Lorsque al qadar est qualifié de mauvais on comprend qu’ici c’est employé à propos de la créature.

Information utile (72)

Les actes des créatures ont lieu par un contact. Quant à l’acte de Allah Il est de Son attribut qui est de toute éternité. Dieu nous a fait grâce de nombreux bienfaits apparents, et d’autres qui ne sont pas apparents sans que ce soit obligatoire pour Lui de nous les accorder. Il nous a fait grâce de l’existence, de la foi, de la bonne santé, sans aucune obligation de Sa part de nous les accorder.

Il nous a fait grâce des 5 sens que nous avons, et les mou^tazilah disent que c’est obligatoire pour Dieu de récompenser les obéissants. Ils disent que c’est obligatoire pour Dieu de faire ce qui est mieux pour l’esclave, et ceci est de la mécréance.

Ce monde est entré en existence conformément à la Volonté de Dieu, conformément à Sa Science et Sa Toute-Puissance. Les philosophes disent que le monde a existé sans que ce soit par La Volonté de Dieu, et ceci revient à contredire le Qour’an. En effet, Allah dit ce qui signifie dans le Qour’an :

« Wa houwa ^ala koulli chay’in Qadir ».

Parfois il y a des gens qui ont des idées passagères (khawatir) mais qu’ils ne souhaitent pas avoir et qu’ils détestent, alors comment peuvent-ils dire que c’est la personne qui crée ses actes alors même qu’ils n’ont pas voulu ces idées passagères ? C’est la preuve pour répondre au mou^tazilah.

Ces idées passagères (khawatir (plur.) – khatir (sing.)) qui viennent au cœur de l’être humain alors qu’il les déteste, quelque soient ces idées passagères, abominables soient-elles, du moment qu’il les déteste il n’est pas responsable d’elles, et il lui est inscrit une récompense par le fait de les détester et de les rejeter. Il se peut parfois que quelqu’un ait une pensée dans le cœur que le Qour’an n’est pas correct. Tant qu’il rejette cette pensée il n’est pas chargé.

La Volonté de Allah se réalise au détriment de toute chose. Dans le Qour’an Allah dit ce qui signifie : « Fa^^aloul-lima yourid ». Rien n’empêche la réalisation de ce que Dieu a voulu et prédestiné.

Il s’agit d’une information utile qui indique que Allah agit par Son choix.

Que l’on médite sur la feuille de mûrier : quand la gazelle en mange, il en sort du musc, quand la chèvre en mange, il en sort du lait, quand le vers en mange, il en sort de la soie, et quand le chameau en mange il en sort des matières fécales. Ce qui signifie que Dieu agit par choix, à partir d’une même créature il a accordé des conséquences différentes.

L’auteur dit qu’en résumé s’Il agissait par nature comme les égarés le prétendent alors Ses créatures n’auraient pas été différentes, bien que les causes soient les mêmes, cependant toutes Ses créatures sont différentes alors que les causes sont les mêmes : comme l’eau qui irrigue les arbres fruitiers est la même, alors que les fruits sont différents, et ont des goûts différents et des formes différentes. Pourtant il s’agit de la même eau et la même terre est utilisé pour cultiver ces arbres.

La voie des prophètes c’est que Allah agit par Son choix et par Sa Volonté, et non pas par nature, il y a un avis des philosophes, et un avis des naturalistes et les deux voix là sont fausses :

–           Les philosophes disent que ce n’est pas par La Volonté de Dieu que les choses ont lieu, ils disent que l’existence de Dieu a impliqué l’existence du monde et que ce n’est pas par Sa Volonté qu’a existé ce monde. Cela est la position des philosophes athées.

L’imam At-Tahawiyy a dit que toute chose se produite par La Volonté de Dieu. Pareil pour le cœur des humains qui changent, c’est Dieu Qui les fait changer : le cœur a justement été appelé « qalb » en arabe car il change beaucoup. Il a été dit que le changement dans le cœur de l’homme est plus rapide que l’ébullition de l’eau.

–           Les philosophes anciens disent que Dieu est un agent causal (^illah) pour l’existence de ce monde. Ils sont même allés jusqu’à dire que Allah est la cause des causes.

Ces deux pensées impliquent de nier à Dieu La Volonté et La Puissance. Ils disent que la chaleur l’humidité, la dureté, la sécheresse ils prétendent que ce sont ces 4 éléments qui ont produit ce monde.

Les philosophes grecs ont dit qu’ils n’ont pas besoin des prophètes, et que nos pensées nous font nous passer des prophètes.

Chapitre 5 : Les signes annonciateurs de la fin du monde

A l’époque de notre maître Mouhammad, la lune s’est fendue en deux, et les mécréants de la Mecque ont prétendu que c’est une sorcellerie. Ils ont dit : C’est le fils de Abu Kabcha qui vous a ensorcelé (car le prophète est le fils de lait de Halima, et Abu Kabcha était son mari), donc en disant cela ils accusaient le prophète de faire de la sorcellerie. Accusé, le messager de sorcellerie c’est de la mécréance. Ils ont augmenté en mécréance en plus de leur mécréance. Comme on le sait pour l’avoir précédemment appris, insulter le prophète, accuser le prophète de commettre de grands péchés, accuser le prophète de choses indécentes, c’est de la mécréance.

Les mécréants de la Mecque ont dit que c’est de la sorcellerie. Alors que c’est eux-mêmes, les mécréants de la Mecque, qui avaient demandé au messager de leur montrer ce miracle.

Ils lui ont demandé de leur montrer un signe pour croire qu’il est véritablement un messager de Dieu. Il leur a dit qu’est-ce que vous voulez comme signe, ils lui ont dit montre nous la lune fendue. Il a demandé à Allah de l’aider en cela, et Il leur a montré la lune fendue tout comme ils le lui avaient demandé, et même avec cela ils n’ont pas cru, car Allah ta^ala a aveuglé leurs cœurs.

Au lieu de croire, ils ont augmenté en mécréance, puisqu’ils l’avaient accusé de sorcellerie. Entre eux ils se sont dit qu’ils demanderaient à ceux qui sont en voyage. Pourquoi ? Car, si cela avait été une sorcellerie de la part de quiconque, comme ils l’ont prétendu, il n’aurait pas été capable d’ensorceler des gens dans toutes les directions. Ils ont posé la question aux voyageurs de différentes horizons, et les voyageurs ont bien confirmé qu’ils ont vu la lune fendue en deux, et même avec cela ils n’ont pas cru.

La fente de la lune est un des signes de l’imminence du jour du jugement.

Allah dit dans les versets 42 et 43 de sourat An-Nazi^at, ce qui signifie :

« Ils t’interrogent à propos du jour du jugement quand il aura lieu et toi tu n’en as pas connaissance. Et tu ne fais pas partie de ceux qui savent quand le jour du jugement aura lieu pour que tu puisses leur répondre. »

Le messager de Allah est un des esclaves de Dieu et Dieu n’a pas divulgué à Ses esclaves quand aura lieu le jour du jugement. Aucun ange de haut degré ni prophète n’a cette connaissance. C’est pour cela dans le hadith très célèbre de Jibril, lorsque Jibril a demandé au prophète quand aura lieu le jour du jugement, et le prophète a répondu ce qui signifie :

« Celui à qui la question a été posée n’a pas plus de réponse à ce sujet que celui qui a posé la question ».

Dans les deux versets 42 et 43 de sourat An-Nazi^at il y a un blâme pour la question que les associateurs ont posé au prophète au sujet de la connaissance du jour dernier. Et dans le verset 44, de cette même sourah, Allah nous apprend que c’est Lui Qui sait quand aura lieu le jour du jugement et personne d’autre ne le sait.

Mais Allah a informé Son Messager de certains signes qui indiquent l’imminence du jour du jugement dernier.

Le messager de Allah a informé ses compagnons de ces signes. Et le messager faisait le rappel à ses compagnons à propos du jour du jugement et leur parlait même des grands signes annonciateurs.

D’après ce que le compagnon Houdayfah a rapporté en ce sens :

« Le prophète nous a vu un jour alors que nous étions en train de réviser ensemble les sujets du jour du jugement. Le prophète nous a interrogé en disant ce qui signifie : qu’est-ce que vous êtes en train de réviser ? nous avons répondu : nous révisions ensemble le sujet du jour du jugement.  C’est alors que le messager a dit ce qui signifie : le jour du jugement n’arrivera pas avant que vous voyiez 10 signes :

–           La fumée

–           L’imposteur

–           La bête

–           Le lever du soleil à partir de son couchant

–           La descente de Jésus fils de Marie

–           Gog et Magog

–           3 failles dans la terre : une faille au levant, une faille au couchant, et une faille dans la péninsule arabique

–           Un feu qui va sortir du Yemen et qui va pousser les gens vers leur lieu de rassemblement.

Et le prophète a dit ce qui signifie : Sachez que le jour du jugement n’arrivera pas tant que les signes annonciateurs auront lieu : 2 grands signes et 2 petits signes.

Pour ce qui est des petits signes annonciateurs il y a parmi eux ce que le messager a annoncé dans le hadith qui a été rapporté par Mouslim. Lorsque Jibril lui a posé la question à propos des signes du jugement, il a dit ce qui signifie : c’est lorsque la femme donnera naissance à sa maitresse (comprendre : il y aura beaucoup de femmes esclaves, au point que l’homme libre qui aura des femmes esclaves aura des enfants d’elles, et les filles auront le statut de maitresse par rapport à leur mère esclave) et ceux qui étaient nus pieds, mal habillés, et pauvres, construiront en hauteur. 

Et ceci se retrouve en péninsule arabique. En effet, il n’y a pas si longtemps ils étaient pauvres, nus pieds, ils veillaient sur les troupeaux, et maintenant ils construisent en hauteur plus haut l’un que l’autre comme à Dubaï.

Il y a également parmi ces petits signes la disparition de nombreuses montagnes (Jibal, c’est le pluriel pour indiquer plus de 10). Actuellement ce qui a lieu c’est qu’ils détruisent des montagnes pour frayer des chemins, ou alors ils cassent pour faire des carrières, de la roche de pierre pour la construction. En revanche, la disparition de toute une montagne à partir de son ancrage dans la terre, cela n’a pas encore eu lieu.

Cependant il n’est pas parvenu dans le hadith la précision de savoir si cette disparition aura lieu par l’activité humaine ou non.

La multiplication des séismes, tremblements de terre, la multiplication de maladies que les gens ne connaissaient pas avant, cela se produit actuellement. Il y a également la multiplication des charlatans et des orateurs pour diffuser le faux, et cela s’est produit également.

Il y a également la prétention de certains à la prophétie, et cela s’est produit également. Il y a eu plusieurs qui ont prétendus être prophètes après le prophète et cela est de la mécréance.

Le changement des saisons au point que l’été devient comme si c’était l’hiver, et l’hiver devient comme si c’était l’été.

Il y a également la diminution de la science et la multiplication de l’ignorance et cela s’est produit également.

Al Boukhari a rapporté de Abou Hourayra que le prophète a dit ce qui signifie :

« le jour du jugement dernier n’adviendra pas avant que la science ne soit retenue (c’est-à-dire qu’elle ne diminue). Le temps va sembler très court, les homicides deviennent nombreux et l’argent devient abondant parmi vous. »

La durée du jour du jugement est de 50 000 années, et son début commence au moment où l’ange Israfil soufflera dans le cor et les gens sortiront de leurs tombes pour l’exposition des œuvres. Israfil a actuellement placé son cor devant sa bouche et attend que ce soit le moment d’y souffler.

Israfil soufflera deux fois :

  • la première fois les humains, les jinn et les anges mourront excepté ceux que Allah a excepté, comme les anges en charge du paradis et ceux qui ont la charge de l’enfer. Lorsque Israfil, va souffler la première fois, il va mourir lui-même et même ^Azra’il, l’ange de la mort, mourra.
  • Puis Dieu ressuscite Israfil 40 ans plus tard, et il souffle une autre fois, et les gens sortiront de leurs tombes pour l’exposition des œuvres.

La parole du prophète quand il dit jusqu’à ce que la science soit retenue, cela signifie que les savants vont mourir. Allah ne retire pas la science en l’arrachant aux gens, mais en faisant mourir les savants, au point qu’il ne reste plus de savants, les gens vont se retourner vers des ignorants, qu’ils vont placer à leur tête à qui ils vont poser des questions, et ils égareront les gens par leurs réponses.

Parmi les petits signes annonciateurs, il y a les grands nombres d’homicides et d’injustice, et le temps qui va sembler court. Et de nos jours cela se produit.  Ceci fait partie des plus grands des petits signes annonciateurs.

Le prophète a dit dans le sens que le jour du jugement n’arrivera pas avant que le temps se rapproche.

De sorte que l’année va paraitre comme un mois, et un mois comme une semaine, et une semaine comme un jour, et un jour comme une heure. Et l’heure comme un coup pour allumer un feu (comprendre, le temps nécessaire pour attiser un feu d’un coup). Cela ne s’est pas encore produit. Bien que nous constations qu’il n’y pas de bénédictions dans le temps et que le temps semble rapide, cela ne s’est pas encore produit. Il y aura une époque où une année semblera comme un mois.

Il se produit également beaucoup de meurtres, et cela s’est produit.

La parole du prophète qui signifie lorsqu’il y a aura tellement d’argent que ce sera en abondance, et cela parce que s’il y a beaucoup de meurtres, il y aura de moins en moins de gens, et il y aura de moins en moins d’accumulation des richesses, car les gens n’auront pas l’espoir de vivre. Et s’il s’est produit beaucoup de ce que le messager a rapporté.

Il y a également le rapprochement de lieux de commerce, le grand nombre de lieux de commerce : par le passé la personne devait parcourir une longue distance pour faire du commerce, et attendre le jour où il y avait le marché. Alors que de nos jours à peine la personne sort de chez elle rentre dans le marché et achète et vend n’importe quel jour de la semaine.

Le fait que les différentes communautés s’allient contre la communauté de Mouhammad, tout comme les gens qui vont manger d’un plat l’entourent de toutes parts.

Dans les Sounan de Abou Dawoud, il est rapporté que le messager a dit à Thawban ce qui signifie :

« Tu verras Thawban un jour les communautés vont s’unir contre vous. »

Thawban a alors posé la question au prophète en lui demandant : est-ce que à cette époque-là lorsqu’ils vont nous entourer de toute part on sera tellement peu nombreux ?

Le prophète a répondu alors ce qui signifie :

« non vous ne serez pas peu nombreux vous serez à cette époque-là très nombreux mais vous serait comme ce que le ruisseau emporte sur son chemin (cela signifie que l’amour du bas-monde est présent dans leurs cœurs) Le prophète a dit en arabe : (translittéré ici) ‘Yadkhoulou fi qouloubihim al wahn’

Thawban a posé la question en disant : qu’est-ce que le wahn ?

Le prophète lui a répondu ce qui signifie : « c’est le fort attachement à ce monde »,

Il faut en comprendre que al wahn c’est l’amour du bas-monde, et ne pas vouloir mourir en quittant le bas-monde. Cela s’est également produit.

Parmi les signes annonciateurs du jour du jugement également il y a ce que le prophète a rapporté dans son hadith, dans lequel il a dit ce qui signifie :

« Il y a deux catégories de personnes dans ma communauté qui vont venir après moi : des gens qui auront des fouets comme des queues de vaches (siyat) et qui frapperont les gens avec, et des femmes qui portent des vêtements qui ne cachent pas leur zone de pudeur (Kasiya’ ^ariya’), qui détournent les gens de l’obéissance à Dieu, et qui s’écartent de la voie de l’obéissance, elles sont perverses, elles invitent les gens à la fornication, elles ont une démarche très particulière, elles portent leurs têtes hautes comme les bosses des chameaux (ici le prophète vise le chameau avec les 2 bosses donc leur tête est portée bien droite comme les bosses des chameaux. Le terme ‘ibil en arabe désigne le dromadaire et le chameau, à la différence du français), et elles portent des chignons pour que ça plaise aux gens elles ne rentreront pas au Paradis, elles n’en sentiront même pas l’odeur, alors que l’odeur du paradis embaume à une grande distance. »

Ce hadith a été rapporté par Al Bayhaqiyy, At-Tirmidhiyy, et Ahmad.

Ceci s’est déjà produit comme à Baghdad ou ailleurs.

Ce hadith ne s’applique pas à celles qui découvrent seulement une partie de leurs zones de pudeur, ce n’est pas le simple fait que la femme porte quelque chose jusqu’aux jambes par exemple.

Le chaykh ^Abdou l-Lah a dit si le hadith n’est pas mentionné dans son juste contexte il devient une source de discorde pour celui qui l’a mentionné et celui qui l’a entendu, car il le mentionne pour soi-disant prouver quelque chose d’autre que ce qui est visé par le hadith. Également citer les versets du Qour’an dans autre que leur contexte cela peut être une autre source d’égarement pour lui et pour autre que lui.

Parmi les derniers petits signes annonciateurs (donc ce n’est pas le dernier petit signe), il y a l’apparition de al Mahdi ^alayhi s-salam, mais les plus grands des signes annonçant l’apparition de al Mahdi sont déjà apparus comme :

–           Que la terre soit remplie d’injustice

Cette apparition de al mahdi est confirmée dans le hadith authentique rapporté par Ibou Hibban dans son sahih, ainsi que Abou Dawoud, ainsi qu’At-tirmidhiyy, et Al hakim dans al Moustadrak.

Le messager de Allah a donc dit ce qui signifie :

« Le jour du jugement n’arrivera sans que les gens soient gouvernés par un homme de ma famille dont le prénom est le mien et le prénom de son père et celui de mon père. Il emplira la terre de justice et d’équité tout comme elle aura été remplie d’injustice. »

Al Mahdi s’appelle Mouhammad fils de ^Abdou l-Lah il est hasaniyy ou bien housayni, il est de la famille du prophète. Mais le prophète n’a pas dit quel était le prénom de son ancêtre. Il est possible qu’il apparaisse à notre époque mais il ne nous est pas permis de préciser quand il apparaîtra. Les hadiths de al Mahdi sont moutawatir par leur signification. Le tawatour véritable c’est la conformité des dires d’un grand nombre de personnes qu’il n’est pas possible qu’ils se soient entendus pour mentir.

Lorsque le Mahdi apparaitra au tout début il apparaitra à Médine et il sera accompagné de 1000 anges qui lui donneront du renfort, ensuite il ira à la Mecque, et à la Mecque il sera attendu par 300 saints, et qui seront les tous premiers à lui faire un pacte d’allégeance. Et ceci renforce et confirme la parole que notre maitre ^Aliyy, qui a dit à son compagnon dans le sens : « il y aura toujours sur terre qui défende la religion de Allah avec les arguments. »

Il y aura ensuite une armée qui va se constituer pour combattre le Mahdi, Dieu fait que cette armée sera ensevelie dans la terre entre la Mecque et Médine. Ensuite il ira s’installer dans la région de Ach-Cham là où il rencontrera le prophète ^Issa quand il descendra du deuxième ciel pour revenir sur terre.

Durant l’époque de Al Mahdi il y aura une famine qui va durer des années, et le croyant accompli à cette époque-là sera rassasié rien qu’en faisant le tasbih et le taqdis, et ceci est une preuve que l’évocation de Dieu comporte énormément de bénédictions et de profits.

Après l’apparition de al Mahdi, 7 ou 8 années après, apparaîtra l’imposteur, ad-dajjal, mais entre l’apparition de Al Mahdi et ^Issa ^alayhi s-salam il y a 9 années.

Parmi les signes qui ne sont pas encore apparus il y a :

Le fait que le fleuve, L’Euphrate (Al Fourat), s’écarte pour faire apparaître une montagne d’or.

Le prophète a dit ce qui signifie :

« L’heure du jugement n’arrivera pas tant que l’Euphrate (fleuve traversant l’Irak) ne s’écarte pour dévoiler une montagne en Or pour laquelle les gens vont s’entretuer (99 mourants). Et chacun d’entre eux dit peut-être que c’est moi qui vais être le survivant.

Al Fourat signifie en arabe la pluie douce des eaux. Le savant shafi^i An-Nawawiyy a expliqué le terme s’écarte en disant que l’Euphrate va passer ailleurs ou disparaître, c’est cela le sens de s’écarter, il est possible que ce soit à cause du déplacement de son lit.

Ce trésor ou cette montagne d’or est aujourd’hui enseveli sous terre. Son emplacement à cette montagne n’est pas connu aujourd’hui.

Le savant Ibnou Hajar Al ^Asqalaniyy a dit dans le sens qu’il est appelé kanz (trésor enfoui) du fait qu’il n’est pas découvert avant sa sortie, et on dit montagne d’or pour indiquer que c’est une grande quantité.

Les gens vont s’entretuer pour avoir cet or, et sur 100 personnes, 99 vont mourir, et 1 seul en sera survivant, et il apparaît du hadith que ce sont des musulmans qui vont s’entretuer. Car ici le prophète a utilisé le terme « qital » c’est le terme utilisé en arabe entre les musulmans, sinon cela aurait été le terme « malah » qui aurait été utilisé.

Cela se produira après l’apparition du feu au Yémen. C’est pour cela que l’apparition du Mahdi on a dit qu’elle était parmi les derniers petits signes et non pas le dernier dans l’absolu.

L’auteur dit quant aux grands signes annonciateurs du jour du jugement ils sont au nombre de 10 :

–           La descente de al Masih, notre maître ^Issa

–           L’apparition de l’imposteur (ad-dajjal)

–           L’apparition des 2 tribus : Gog et Magog

–           Le lever du soleil à partir de son couchant et la sortie de la bête de sous-terre, ce sera après la mort de ^issa ^alayhi s-salam.

Après cela Dieu n’acceptera plus le repentir de quiconque.

–           Une fumée se propageant sur terre : les mécréants vont mourir et s’asphyxier de cette fumée, pour le musulman cela aura l’effet d’un rhume.

–           3 failles sur terre : au levant, au couchant, et une faille dans la péninsule arabique.

Ces trois signes-là n’auront lieu qu’après la sortie de ad-dajjal

  • Il y aura un feu à ^Adan au Yemen.

Le premier c’est l’apparition de l’imposteur, ensuite l’apparition de ^Issa et ^Issa tuera ad-dajjal, ensuite l’apparition de Gog et Magog, c’est les 3 premiers grands signes annonciateurs du jour du jugement.

La sortir de la bête de sous terre : cette bête est différente des autres animaux. Dans Sourat An-Naml Allah dit ce qui signifie

« Et lorsque l’heure apparaitra Nous leur ferons sortir une bête de sous terre qui leur parlera et elle va faire la distinction du croyant et du mécréant, et personne ne pourra lui échapper. »

Selon ce qui est parvenu, elle sortira au niveau de la montagne As-Safa mais cette information n’a pas été rapportée avec une chaine de transmission authentique. Ce qu’il est un devoir de croire c’est que cette bête va bien sortir de sous terre.

Celui qui veut entrer en islam après le lever du soleil du côté du couchant et la sortie de la bête de sous terre Dieu ne l’acceptera pas, et le repentir ne sera pas accepté.

Ces deux grands signes auront lieu entre le moment de l’aube et le moment de ad-douha’. Cette bête en plus d’adresser la parole aux gens elle fait la différence entre qui est croyant et qui est mécréant. C’est une des créatures de Dieu, et ce n’est pas un être humain. Dieu lui donnera la capacité d’apposer un signe sur la face des gens, elle va mettre un signe sur le visage des gens alors que les gens sont en grand nombre sur terre, et les humains ne pourront pas la tuer, cette bête ne ressemble pas aux humains et ne ressemble pas aux bêtes naturelles.

Il y a aura une fumée qui s’abattra sur terre et s’y répandra sur terre, et les mécréants mourront de cette fumée, et pour les musulmans elle aura l’effet d’un rhume (az-zoukam) sur eux. Il s’agit d’un grand signe de l’apparition du jour du jugement, et non pas un petit signe. Tellement cette fumée sera intense, le mécréant en mourra.

Il y aura 3 failles de terrains, une faille à l’est, une à l’ouest et une dans la péninsule arabique. La terre va s’ouvrir et va ensevelir ce qu’il y avait dessus. Ce seront 3 failles qui vont se produire soit en même temps soit en des moments proches.

Et le dernier de ces signes ce sera un feu qui apparaitra à ^Adan au Yemen, qui va pousser les gens à fuir vers l’occident. Et le feu va les poursuivre lentement. Ce n’est pas un feu qui avance comme si le vent soufflait dessus. Les gens vont fuir de leur lieu d’habitation pour se rendre à l’ouest, en Europe et ailleurs. C’est un feu que Dieu a créé dans cette terre, ce n’est pas le feu de l’enfer. Le feu de l’enfer les gens ne le verront qu’au jour du jugement.

Au jour du jugement, Allah donnera l’ordre à 70 000 anges, de trainer une partie de l’enfer aux gens, et les gens verront les anges trainer l’enfer de loin. Dieu a donné une grande force aux anges. Un seul ange est tellement fort qu’il peut écraser une montagne d’un seul coup, et pourtant ici 70 000 anges vont trainer une partie de l’enfer avec des chaines afin que les gens dans une des stations du jour du jugement voit le feu de l’enfer de leurs yeux, les mécréants lorsqu’il le verront ils augmenteront en gêne et en peur. Mais pas le croyant.

S’agissant de l’imposteur – Ad-dajjal :

Il est appelé al masih ad-dajjal et al masih al kadhdhab, il est appelé masih car il fait beaucoup de déplacements, il se déplacera sur terre en environ 1 an et demi. Il parcourra le bas-monde dans toutes les directions exceptée la Mecque, Médine et Jérusalem il ne pourra pas y entrer. Il a été authentifié du hadith du messager de Allah duquel on comprend que l’imposteur va venir à Médine mais il trouvera sur chaque porte de Médine un ange avec une épée qu’il brandit. Ici les portes qui sont visées ce sont les entrées de Médine.

Ad-dajjal est une épreuve de la part de Dieu par laquelle il égare qui Il veut de parmi Ses esclaves qui vont le suivre. Le déplacement sur terre qu’il fera se fera de manière surprenante, il dira aux gens : je suis votre dieu, je suis votre seigneur. Il va leur montrer des choses par lesquelles il va les duper et les mécréants de fils de Israël vont croire en lui, les tout premiers à suivre l’imposteur sont 70 000 fils d’Israël en provenance de Ispahan (Iran). Puis il sera suivi par d’autres.

Une fois qu’apparaîtra ad-dajjal, ceux qui croient en lui vont ne plus avoir faim, et ils seront repus et Dieu leur facilite la subsistance et ils en auront avec largesse. Quant aux croyants qui vont démentir ad-dajjal, ils seront en proie à une famine mais Dieu les aide à surmonter cette famine par le dhikr, des paroles d’invocations, de glorification.

Puis lorsque Al Masih ^Issa descendra c’est lui, ^alayhi s-salam qui tuera l’imposteur. Ad- dajjal ne restera parmi les gens qu’environ 2 ans, mais il va égarer beaucoup de gens car de ses mains apparaîtront beaucoup de choses surprenantes, Dieu a voulu qu’il soit la cause de l’égarement de beaucoup de créatures, mais une partie des gens vont patienter et ne vont pas le suivre. Les premiers vont perdre et les autres vont être gagnants.

Al Mahdi rencontrera ^Issa au tout début de sa descente sur terre.  ^Issa va laisser al Mahdi diriger la prière en tant qu’imam pour montrer l’honneur de la communauté de Mouhammad, et pour montrer que s’il est descendu sur terre c’est bien pour appliquer la chari^ah de Mouhammad. Après la révélation faite à notre Maître Mouhammad les anciennes lois ne sont plus appliquées. On ne dit pas que les lois des prophètes antérieurs sont invalides, mais on dit qu’elles ne sont plus applicables dès lors que le prophète Mouhammad a été envoyé. Puis à l’époque de al masih il y aura une grande sécurité, au point que ni les serpents ni les loups ne vont nuire aux humains. La terre va faire apparaître ce qu’il y a dans son sous-sol comme or. Tellement les gens seront riches personnes ne va accepter l’aumône.

Le borgne imposteur (ad-dajjal) est un être humain des fils de Adam, et le plus plausible c’est qu’il fasse partie des fils de Israël, ce n’est pas une autre sorte de créature.

Un de ses deux yeux et protubérant comme un grain de raisin, il dépasse et l’autre c’est comme s’il avait disparu. Il est actuellement enchainé dans une île en mer, ce sont les anges qui l’y ont emprisonné. Cette île n’est pas connue.

Le compagnon Tamim ibnou ‘Aws l’a rencontré. Son navire s’est perdu pendant un mois en mer et s’est éloigné et ils sont arrivés sur un île et ont rencontré ad-dajjal il était enchainé, par des chaînes. Ils ont trouvé un homme à forte corpulence. Et il s’est adressé à eux en langue arabe, et certains savants ont dit qu’il fait partie des fils de Israël de Médine, c’est pour cela qu’il connaissait l’arabe, et il s’est présenté à eux et leur a dit qui il était. Il leur a posé des questions sur telle ou telle chose qui se serait produite. Et leur a demandé si le prophète arabe est apparu. Ce récit ressort d’un Hadith rapporté par Mouslim.

Cela signifie qu’ad-dajjal est né avant que le prophète Mouhammad ne reçoive sa révélation et sa mission de prophète.

Lorsque ce compagnon est revenu et qu’il en a parlé au prophète, le prophète a confirmé ses dires.

Allah fait qu’il apparait de l’imposteur des choses surprenantes : comme le fait qu’il ordonne à la pluie de tomber et elle tombe mais ce n’est pas par l’intervention de l’ange qui est chargé habituellement d’exécuter cette mission comme actuellement et habituellement. C’est juste une chose surprenante. Il ordonnera à la terre de faire pousser les plantes et les plantes vont pousser, et tout cela ce sont des choses extraordinaires et qui sont une cause d’égarement des gens. Il aura également avec lui deux fleuves : un fleuve de feu qui est une fraîcheur pour les croyants, et un autre d’eau qui est un feu pour les croyants.

3 ans avant l’apparition de ad-dajjal il y aura sur terre un tiers de pluie en moins et 1/3 de récoltes en moins, 2 ans avant son apparition, il y aura 2/3 de pluie en moins et 2/3 de récoltes en moins. Une année avant l’apparition de l’imposteur il n’y aura plus de pluie et donc plus de récoltes. En effet, parmi les signes préliminaires à l’apparition de ad-dajjal c’est l’absence de pluie.

Parmi les choses surprenantes de cet imposteur c’est qu’il va couper en deux un croyant (croyant qui l’aura démenti) et il va par la volonté de Dieu le remettre comme il était et cet homme va lui dire : je n’ai fait qu’augmenter en certitude que tu es un imposteur.

Ad-dajjal va dire à un homme je suis capable de ressusciter ton père et sa mère, et il va ordonner à un chaytan de prendre l’apparence des parents de cet homme, et ce chaytan avec l’apparence de ses parents dira à l’homme : Mon fils voilà ton dieu, en désignant ad-dajjal, ceci pour égarer cet homme.

Ad-dajjal va croiser ^Issa en Palestine, et ^Issa va le tuer aux portes de la ville de Loudd qui est un village qui se trouve près de Jérusalem. Ibnou Majah ainsi que Ahmad ont tous rapporté de Ibnou Mas^oud que d’après lui, le messager de Allah a dit ce qui signifie :

« Lorsque c’était la nuit du voyage nocturne j’ai rencontré Ibrahim, Moussa et ^Issa, et ils ont parlé du jour du jugement et ils ont commencé par Ibrahim, et ils lui ont posé la question, et il n’avait pas de précisions, et ils ont posé la question à Moussa, et lui également n’avait pas de précision sur le sujet, la parole fut donnée à ^Issa, et ^Issa a dit : j’ai eu des informations avant que ce jour n’arrive ais le jour où cela va arriver seul Dieu le sait. Et ^issa a cité l’apparition de ad-dajjal, et il a dit : je vais descendre et je le tuerai. ^Issa recevra l’ordre de descendre sur terre et de le tuer, et il a cité l’apparition de Gog et Magog, et l’invocation qu’il va faire pour que ces gens meurent. Puis la pluie va apparaître et va pousser leurs corps vers la mer, et les montagnes deviendront poussières, la terre sera étendue comme une peau d’animal, et lorsque tout cela arrivera c’est comme une femme qui est à son terme mais dont la famille ne sait pas quand elle va accoucher. »

Chapitre

Gog et Magog (Jouj wa Majouj) :

L’auteur a dit pour ce qui est de Gog et Magog à l’origine, ce sont deux tribus des fils de Adam c’est-à-dire ce sont tous des humains, mais ils sont mécréants. Leur remplacement est voilé aux yeux des gens dans l’une des extrémité de la terre, et Allah les a emprisonnés de sorte que les gens ne les voient pas, eux ne viennent pas chez nous et nous n’allons pas chez eux.

C’est un homme qui s’appelle As-Sa^b, surnommé Dhoul Qarnayn, qui les a emprisonnés dans une extrémité de la terre et on ne les voit pas.

Allah lui a donné de grands prodiges car c’est un grand saint. C’est donc de manière prodigieuse que Dieu lui a accordé de construire une montagne en fer, sur laquelle a été fondu du cuivre de sorte qu’aucun des humains n’arrive à la surmonter, et eux essayent chaque jour de percer cette montagne mais ils n’y arrivent pas.

Chaque jour après beaucoup d’effort ils disent demain nous allons poursuivre, et quand ils reviennent le lendemain ils retrouvent ce qu’ils ont creusé la veille refermé et jusqu’au jour où ils diront demain nous allons poursuivre si Dieu le veut (In cha’a l-Lah), et le lendemain ils reviennent et retrouvent leur travail intact et ils arrivent à percer et à sortir.

Cela aura lieu un certain temps après la descente de notre maître ^Isa. Et eux chacun d’entre eux ne meure pas avant d’avoir laissé mille (1000) de ses descendants directs ou plus, tout comme l’a mentionné le prophète Mouhammad. Leur nombre avant qu’ils n’arrivent à s’échapper sera très grand.

De sorte que tous le reste des humains par rapport à eux le jour du jugement, représentera 1%.

Il a été authentifié dans une autre version du hadith, que le reste des humains représentent par rapport à eux 1 humain pour 1000 d’entre eux. 

Le prophète a dit ce qui signifie qu’ils sont des descendants de Adam.

Seul Allah sait comment ils vivent actuellement et ce qu’ils mangent.

Quant à ce que certains rapportent qu’ils auraient de longues oreilles, et qu’ils dorment sur l’une d’elles et qu’ils se couvrent de l’autre oreille, et qu’ils sont de petites tailles, cela n’est pas confirmé.

A leur époque il y aura une famine. Ils vont passer près de la lagune de Tibériade en Palestine et vont complètement l’assécher, ils vont la boire. Lorsque le dernier d’entre eux va passer il va dire : ici il y avait de l’eau. Ce qui est parvenu dans le hadith c’est qu’ils vont boire la totalité de la lagune de Tibériade, ils vont l’assécher tellement ils sont nombreux.

Quant au fait qu’ils vont dévorer tout ce qui est vert et sec, cela n’est pas dans le hadith.

Les musulmans n’oseront pas les affronter, et les musulmans vont partir en compagnie notre maître ^Isa sur le mont Sinaï et vont invoquer Dieu par ^Isa pour que Dieu les anéantisse. Dieu fait que s’abattent sur eux des vers qui vont pénétrer le cou de chacun d’entre eux. Et chacun aura un vers qui le fera mourir.

Puis Dieu envoie une nuée d’oiseaux qui va les emporter, et une pluie s’abattra pour enlever leurs traces.

Concernant la descente de ^Isa du ciel, cela est confirmé par le hadith.

Ainsi Abou Dawoud dans ses Sounan et d’autres ont rapporté que le messager de Allah a dit ce qui signifie :

« Il n’y a pas entre lui et moi d’autre prophète, et il va certainement redescendre sur terre, lorsque vous le verrez reconnaissez le, il est un homme de taille moyenne, (c’est-à-dire non petit), de couleur entre la rougeur et la blancheur, ses cheveux vont sembler humides même s’ils ne le sont pas, il va combattre les gens pour l’islam, il détruira les croix, il tuera les porcs, et il y aura à son époque l’abrogation de la jizya, Dieu anéantit à son époque toutes les communautés hormis l’islam, il vivra sur terre 40 années, puis il va décéder et les musulmans feront la prière en sa faveur. »

Il n’était descendu auparavant sur terre que durant le voyage nocturne, une seule fois, pour accueillir le messager de Allah à Jérusalem, puis il a été élevé à nouveau au ciel, pour accueillir le prophète au ciel, il était avec le fils de sa tante maternelle, le prophète Yahya. Quand ^Isa va descendre sur terre il descendra en ayant se deux mains déposées sur les ailes de 2 anges. Il redescendra auprès de la tour blanche à l’est de Damas, comme le messager de Allah l’a mentionné puis il se dirigera vers la Palestine. Il descendra au niveau de cette tour blanche, et maintenant elle est déjà construite près de l’aéroport de Damas.

Sur son chemin il rencontrera l’imposteur au niveau des portes du village de Loudd, en Palestine et le tuera.  Puis il va poursuivre son chemin jusqu’à Médine l’illuminée, et il visitera le prophète Mouhammad.

Il a été rapporté qu’il aura ses mains posées sur les ailes de deux anges lorsqu’il va redescendre, mais même s’il n’avait pas posé ses mains sur les ailes de ces deux anges, Allah ta^ala lui a donné une capacité qui fait qu’il aurait pu redescendre sur terre sans se faire de mal. Mais c’est pour l’honorer que Dieu a fait qu’il redescende avec ses mains posées sur les ailes de deux anges.

Tout en sachant que lorsque le prophète avait annoncé tout cela, à son époque à lui il n’y avait pas de tour blanche à l’est de Damas. Nous n’avons pas à préciser que c’est tel endroit précis, certains précisent le nom de l’endroit, alors que le messager de Allah a juste dit à l’est de Damas. Nous disons comme le messager a dit : c’est à l’est de Damas.

L’auteur a dit que maintenant cette tour existe et comme l’a décrite le messager de Allah. La tour ici c’est comme la tour de projecteurs, et il a été construit une tour de projecteurs pour le nouvel aéroport de Damas, et lorsque ^Isa va descendre il va rencontrer al Mahdi au Cham. Al Mahdi va d’abord être à Médine, puis va se déplacer à la Mecque et va se rendre au Cham. Au moment où ^Isa descend Al Mahdi sera au même endroit où ^Issa va descendre.

Le cham ce n’est pas seulement la Syrie, c’est le Liban, la Jordanie et la Palestine aussi. La limite du Cham c’est du ^arich (du côté de l’Egypte) jusqu’à l’Euphrate.

Allah a élevé ^Issa alors qu’il avait l’âge de 33 ans, et quand il va redescendre il aura l’aspect d’une personne de 33 ans. Jusqu’à maintenant il s’est écoulé 2000 années depuis qu’il a été élevé au ciel.

Celui qui dit qu’il est mort sans être crucifié et tué, il s’est trompé.

Le messager de Allah a décrit la couleur de la peau de ^Isa : dans une version dans le sahih de Al Boukhariyy, il a été décrit comme bronzé, et dans une autre version de al Boukhariyy et Abou Dawoud, il a été décrit comme de couleur rougeâtre, comme celui qui est resté au soleil, comme doré. La blancheur avec la rougeur donne un joli/bel effet sur le visage. Donc sa couleur n’est pas un blanc éclatant mais il est plutôt légèrement doré. Il est comme quelqu’un blanc de peau qui a été exposé aux rayons du soleil. Et ses cheveux, comme il est parvenu du hadith, semblent humides.

Pour ce qui est du verset dans Sourat Ali ^Imran (verset 55) il y a un terme : noutawaffika, qui a été cité avant rafi^ouka, mais du point de vue du sens c’est l’inverse : il sera d’abord élevé et ensuite il mourra.

L’ordre selon le sens et pas selon l’énumération faite dans le verset c’est que :

« Je vais t’élever au lieu qui est honoré pour Moi » (car le ciel est le lieu de résidence des anges, et les anges ne désobéissent pas aux ordres que Dieu leur donne, et il n’y a pas de désobéissance à Dieu dans le ciel) et dans la suite de ce verset n°55 de la sourat Ali ^Imran, Dieu dit ce qui signifie :

« Et je te sors de ceux qui ont mécru » (« Wa noutahhirouka mina l-ladhina kafarou ») et Il dit ce qui signifie :

« Puis je te ferai mourir après te faire revenir sur terre » (« Wa noutawaffika ba^da anzalika mina l-’ard »

Allah lui a fait savoir par révélation qu’il le fera mourir après l’avoir élevé au ciel, puis le faire revenir sur terre. Cela aura lieu quand Allah veut. Et Dieu lui a fait savoir qu’il le sauvera des mécréants et il l’a effectivement sauvé des mécréants avant qu’ils n’entrent dans la maison où il se trouvait. Telle est la parole qui est conforme au hadith.

Enumérer ces événements dans un ordre différent de l’ordre chronologique est une figure de style qui est dans le Qour’an. Parmi les figures de style qu’il y a dans le Qour’an c’est de citer des événements dans l’ordre chronologique inverse. Ce qui est cité dans le verset, signifie : Je vais te faire élever au ciel au lieu que J’honore et ensuite Je vais te faire mourir après t’avoir fait ramener au ciel. C’est ainsi que ^Abdou l-Lah ibnou ^Abbas, l’a expliqué. C’est une figure de style qui s’appelle Al Mouqaddam – Al Mou’akhkhar (avancer ce qui est reculé)

Il y a un exemple semblable à cela dans le Qour’an, dans Sourat Al ‘A^la (verset 10) où Allah nous apprend que c’est Lui Qui a fait pousser les pâturages, et les plantes ont été décrites sèches et cassantes, vertes et humides, alors que dans l’ordre chronologique elles sont d’abord vertes et humides, puis sèches et cassantes.

Tout comme concernant le mariage de Sarah avec Ibrahim, ^alayhi s-salam, Allah Ta^ala dit dans le Qour’an dans le sens : elle a souri et Nous lui avons annoncé la bonne nouvelle.

Alors que dans la chronologie, les anges lui ont d’abord annoncé ce mariage, et ensuite elle a souri en entendant la bonne nouvelle.

Il y a un autre avis concernant le terme Noutawaffika, utilisé dans le Qour’an, comme l’expliquer par le fait de « faire sortir de terre en étant vivant ».

Ce qui n’est pas permis de faire c’est d’expliquer Noutawaffika comme : je te fais mourir avant de t’élever au ciel et de te faire descendre, parce que cette explication vient en contradiction avec le hadith rapporté par Abou Dawoud cité précédemment.

Car les qadyaniyyah, qui suivent Ghoulam Ahmad al Qadyaniyy, qui a établi une secte, ils prétendent que le ^Isa qui reviendra sur terre, n’est pas ^Isa ibnou Maryam, mais c’est leur chef Ghoulam Ahmad. Et cet homme est un imposteur car il a dit qu’il était prophète, et qu’il était le masih qui était attendu. Il a attribué des paroles mensongères à Allah et à Son messager.

Allah ta^ala dit dans le Qour’an, dans sourat al ‘ahzab :

« Wa khatama n-nabiyyin » ou « Wa khatima n-nabiyyin »(ce qui signifie, que Mouhammad est le dernier des prophètes) et il n’est pas valide d’expliquer cette ayah par la parure, l’embellissement, ici cela signifie qu’il est le dernier des prophètes, c’est une glorification pour le prophète. Le fait de dire que c’est un embellissement ce la ne comporte pas d’honneur pour le prophète car la bague n’a pas le degré de celui qui la porte, et la bague n’est pas meilleure que celui qui la porte, et leur explication est médiocre et fausse. Et le Qour’an on ne l’explique pas de manière médiocre et stupide.

Les Qadyaniyyah essayent de tromper certaines personnes en leur faisant croire que ce verset signifie la parure, l’embellissement du prophète. Ils ne disent pas que khatam signifie dernier, car ils ont pour croyance que Ghoulam Ahmad est un prophète, et parfois, ils disent que la prophétie de Ghoulam Ahmad est une prophétie de renouvellement, et parfois pour se cacher et duper les faibles d’esprit ils disent que la prophétie de Ghoulam Ahmad est dans l’ombre de celle du prophète Mouhammad, et parfois ils disent que c’est un prophète indépendant. Tout cela est de la mécréance, car Allah a terminé la prophétie par celle de Mouhammad. Il n’est pas possible que quelqu’un reçoive la révélation après notre maître Mouhammad que ce soit par renouveau ou autre.

« Wa khatama n-nabiyyin » ou « Wa khatima n-nabiyyin » les deux lectures sont valables, et le sens ne change pas.

Le prophète lui-même a dit ce qui signifie dans un hadith, rapporté par Mouslim :

« Et l’envoi des prophètes a été scellé par mon envoi » (Wa khoutima biya n-nabiyyoun) Le hadith du prophète explique en plus le sens du verset du Qour’an.

Il n’est pas valide d’expliquer ce hadith comme si le prophète aurait dit Allah a fait de moi comme une bague pour les prophètes. Et certains disent que le sens de ce hadith c’est de dire qu’il n’y a pas de prophète avec moi durant ma vie. Et cette explication n’est pas valide du point de vue de la langue arabe. Et les Qadyaniyyah ont expliqué ainsi ces sens pour justifier la prophétie de leur chef Ghoulam Ahmad. Toutes ces explications de leur part sont infondées.

Le messager de Allah a dit ce qui signifie, dans un hadith rapporté par Ibnou Majah, Ahmad et d’autres :

« Il n’y a plus de nouveaux prophètes mais resteront les annonces de bonnes nouvelles »,

et les compagnons ont demandé quelles sont ces annonces de bonnes nouvelles, et il a répondu dans le sens :

« Ce sont les bons rêves »

Soit c’est le croyant qui fait les bons rêves, soit c’est quelqu’un d’autre qui le fait pour lui.

L’auteur a dit ibnou abi Hatim et An-Nasa’iyy ont rapporté de ibnou ^Abbas que :

^Issa était en compagnie de 12 personnes de ses compagnons dans une maison, il leur a dit il va y avoir parmi vous qui va mécroire en moi après avoir été croyant, puis il s’est adressé à ses compagnons et leur a dit : qui voudra parmi vous me ressemblez et avoir mes traits, être tué et être en ma compagnie au paradis. Puis un jeune homme s’est levé et a dit moi, c’était un de ses compagnons qui l’avait suivi et était bon. ^Issa lui a demandé de se rasseoir puis ^Issa a réitéré sa proposition et le jeune homme s’est à nouveau reproposé et ^Issa lui a redemandé de se rasseoir, et ^Issa a à nouveau demandé et c’est à nouveau le même jeune homme sui s’est proposé pour la troisième fois, et ^Issa lui a dit : ce sera toi.

Dieu a fait que ce jeune homme a eu les traits de ^Issa, puis les mécréants qui étaient à la recherche de ^Issa sont entrés dans la maison. Ils ont attrapé le jeune homme qui avait les trait de ^Issa. Issa a été élevé à partir d’une ouverture sur le toit dans la maison comme une sorte de lucarne, et le jeune homme a été attrapé, ils l’ont tué en croyant que c’était lui ^Issa, et l’ont crucifié.

Il a été élevé au ciel en étant éveillé par son âme et par son corps, après avoir subi beaucoup de nuisances de la part de ses ennemis.

بلوغ المرام

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur juin 15, 2021
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من أدلة الأحكام

للحافظ ابن حجر العسقلاني

Boulough al-maram

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Introduction

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le Hafidh Ibnou Hajar Al-^Asqalaniyy que Allah lui fasse miséricorde, a dit dans le livre Boulough al-maram dans le chapitre de la purification.

La louange est à Allah pour ses nombreux bienfaits apparents et cachés par le passé et récemment et que l’honneur et l’élévation en degré soient accordés à son prophète et son messager Mouhammad ﷺ ainsi que sa famille et ses compagnons cela même qui ont marché et œuvré pour soutenir sa religion d’une marche vigoureuse ainsi que ceux qui les ont suivis, ceux-là qui ont hérité des savants et les savants eux-mêmes sont les héritiers des prophètes, quels bons héritiers et quelles bonnes personnes de qui ils ont hérité.

Ibnou Hajar a dit après cette introduction il s’agit là d’un abrégé, d’un résumé qui regroupe les fondements des preuves à partir du hadith pour les jugements de la Loi de l’Islam : « Je l’ai rassemblé minutieusement pour qu’il soit une aide pour celui qui va le mémoriser grâce auquel il va pouvoir se distinguer de ces vers et pour que l’étudiant débutant puisse se faire aider, s’appuyer sur ce recueil tout en sachant que même celui qui le souhaite et qui est bien avancé ne va pas s’en passer ». Il a dit : « j’ai précisé après chaque hadith qui parmi les imams l’a rapporté tout cela pour le conseil à la communauté ». Quand il explique, il dit : « Quand je dis a été rapporté par les sept », par les sept il entend Ahmad, Al-Boukhariyy, Mouslim, Abou Dawoud, At-Tirmidhiyy, An-Naça’i et Ibnou Majah. Quand il dit les six c’est-à-dire ceux qu’il vient de citer précédemment mis à part Ahmad. Quand il dit les cinq c’est-à-dire les sept moins Al-Boukhariyy et Mouslim et il se peut que pour ces cinq il les désigne en disant les quatre avec Ahmad et quand il dit les 4 c’est-à-dire moins les 3 premiers. Quand il dit les trois c’est-à-dire les sept moins les trois premiers et moins le dernier et quand il dit par accord c’est-à-dire rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim et il se peut qu’il ne mentionne personne d’autre avec eux deux. Mis à part cela il détaille à chaque fois.

Il a appelé ce recueil « Boulough al-maram min ‘adilah al-‘ahkam » et il a terminé cette introduction en disant : « Je demande à Allah qu’il fasse que ce que nous avons su et appris ne soit pas une cause de châtiment pour nous et qu’il nous accorde d’œuvrer conformément à ce qu’il agrée soubhanahou wa ta^ala ».

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Chapitre de la purification

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La signification de « attaharah » la purification dans la langue, c’est la propreté, c’est le fait d’enlever toutes les souillures qu’elles soient physiques ou morales. Les souillures qui sont physiques c’est comme lever un hadath ou éliminer une najaçah. Pour ce qui est des souillures qui sont morales, c’est comme se préserver contre les défauts comme l’infatuation et l’insincérité, ceci est la signification de la purification dans la langue arabe.

Concernant la purification qui est expliquée par les faqih, il s’agit de la purification du hadath et la purification des najaçah.

Chapitre les eaux

Le terme arabe pour indiquer le chapitre c’est « bab » qui veut dire porte et dans la langue arabe le mot « bab » signifie ce par quoi l’on entre et ce par quoi l’on sort. Et il s’agit ici d’un sens figuré pour désigner le chapitre par le terme porte parce qu’il s’agit d’entrer dans un sujet bien particulier. Il s’agit d’un sens figuré parce qu’il va s’engager, il va entrer dans l’explication d’un sujet qui est comparable au fait de rentrer dans un endroit physique. Les eaux « al-miyah » en arabe c’est le pluriel du mot « ma’ ». L’eau c’est un nom de genre parce qu’il peut y avoir plusieurs catégories d’eau tout comme on va le voir et la forme grammaticale arabe du mot « miyah » c’est un pluriel qui indique le grand nombre puisque nous allons voir qu’il y a plus de dix.

1- D’après Abou Hourayrah que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit à propos de la mer ce qui signifie : « C’est celle dont l’eau est pure et dont la maytah est licite », cela a été rapporté par les quatre ainsi que Ibnou Abi Chaybah et la version est celle que lui-même a rapportée tout comme Ibnou Khouzaymata, At-Tirmidhiyy, Malik, Ach-Chafi^iyy et Ahmad l’ont également rapporté.

Abou Hourayrah que Allah l’agrée s’appelle ^Abdou r-Rahman fils de Sakhr et il était parmi les plus illustres des compagnons. Il est l’un des compagnons qui parmi ceux qui ont le plus de science, celui qui a rapporté beaucoup de hadith du messager de Allah ﷺ. Bien qu’il soit de ceux qui rapportent énormément de hadith du messager de Allah ﷺ, il avait une pratique habituelle qu’il faisait quotidiennement. Notre chaykh a dit à propos de Abou Hourayrah qu’il faisait douze mille tasbiha. Il était resté ascète jusqu’à la fin de sa vie. A lui seul Abou Hourayrah a rapporté plus de cinq mille hadith du messager de Allah ﷺ. Parmi les hadith qu’il a rapportés, il y a celui-là à propos de l’eau de la mer, il a dit que l’eau de la mer est pure et purificatrice. Tout comme cela a été rapporté, ce hadith était une réponse à une question. Cet homme avait posé la question au prophète ﷺ, il lui a dit : « Ô messager de Dieu, il nous arrive de voyager en mer, de partir en mer et nous emmenons avec nous peu de provision d’eau, si nous utilisons cette eau douce pour faire notre woudou nous allons avoir soif, est-ce que nous pouvons faire le woudou avec l’eau de la mer ? ». En guise de réponse le messager de Allah ﷺ a dit à cet homme ce qui signifie : « La mer, son eau est pure et purificatrice et sa maytah est licite à la consommation ». Le messager de Allah ﷺ a ainsi indiqué que l’eau de mer est valable pour faire la purification et qu’elle est pure et purificatrice.

Ce que nous déduisons de ce hadith c’est que l’eau de mer ne perd pas son caractère purificateur d’aucune manière que ce soit sauf lorsqu’il y a des caractérisations particulières si l’une de ces caractéristiques est altérée.

Ce hadith est concerné par la règle des mouhaddith quand ils disent que le hadith est da^if par sa chaîne de transmission lorsque la communauté l’a accepté, c’est-à-dire on peut l’appliquer. Ce hadith malgré la faiblesse de sa chaîne de transmission les quatre imams moujtahid et d’autres qu’eux également l’ont appliqué. Ce hadith tout comme l’a dit notre chaykh est concerné par la règle indiquée par des savants mouhaddith lorsqu’un hadith da^if par sa chaîne de transmission est acceptée par la communauté alors il est sahih et ça veut dire par la communauté il vise par-là que ce sont les moujtahid, les quatre imams et autres qu’eux. Les quatre imams ; l’imam Abou Hanifah, Malik, Ach-Chafi^iyy et Ahmad ont malgré la faiblesse de la chaîne de transmission de ce hadith ils l’ont retenu et appliqué.

2- D’après Abou Sa^idin Al-Khoudriyy que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « L’eau est purificatrice, rien ne le lui enlève, rien ne la rend impure », ce hadith a été rapporté par les trois et a été jugé sahih par Ahmad.

Abou Sa^iydin Al-Khoudriyy que Allah l’agrée lui également faisait partie des compagnons qui avaient de la science. Il a rapporté beaucoup de hadith du messager de Allah ﷺ et il a émis des fatwa pendant une certaine période. Dans les deux sahih il y a environ quatre-vingts hadith qui lui sont attribués, qu’il rapporte. Abou Sa^iyd Al-Khoudriyy rapporte que le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « L’eau est purificatrice, rien ne la rend impure », c’est-à-dire sauf si c’est quelque chose qui altère son goût, son odeur ou sa couleur.

Le hadith lui aussi a une cause, il a été dit au messager de Allah ﷺ : « Est-ce que nous pouvons faire le woudou’ à partir du puits de Bouda^a ? », il s’agit d’un puits dans lequel est jeté le sang des menstrues ainsi que la …. Des chiens et les choses qui ont pourri et le prophète a répondu avec le hadith en question. Ça veut dire que si une najaçah est jetée dans l’eau et que l’eau fait moins de deux qoullah ce n’est plus le cas, mais si c’est plus de deux qoullah alors l’eau reste purificatrice. Ce hadith tel que l’a été expliqué par les savants est que l’eau reste purificatrice tant qu’on y jette pas de najaçah si l’eau est en quantité inférieure à deux qoullah et l’eau reste purificatrice tant qu’elle n’est pas altérée par une najaçah si elle est de deux qoullah ou plus. C’est pour cela que selon l’imam Ach-Chafi^iyy, si l’eau est de faible quantité c’est-à-dire de moins de deux qoullah et qu’une najaçah est jetée dans cette eau, que l’eau ait été altérée ou pas dans les 2 cas l’eau n’est plus purificatrice. Mais si l’eau est de grande quantité c’est-à-dire elle est de deux qoullah ou plus, si une najaçah est jetée dans cette eau et que l’eau n’est pas altérée elle reste purificatrice. Mais selon l’imam Malik, l’eau reste purificatrice tant qu’elle n’est pas altérée par une najaçah, que l’eau soit en grande quantité deux qoullah ou plus ou en petite quantité. Notre chaykh que Allah l’agrée a dit : « L’imam Malik son avis est plus proche du contenu de ce hadith que d’autres que lui » et l’imam Chafi^iyy lui a voulu concilier entre deux hadith, le hadith que nous étudions maintenant et un autre hadith qui signifie : « Lorsque l’eau est de deux qoullah, elle n’est pas altérée par une najaçah », c’est pour cela que nous trouvons cette différence entre l’imam Malik et l’imam Ach-Chafi^iyy à propos de l’eau.

3- D’après Abou ‘Oumamah Al-Bahiliyy que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « L’eau n’est pas rendue impure par quoi que ce soit sauf si c’est quelque chose qui va changer son odeur, son goût ou sa couleur », cela a été rapporté par Ibnou Majah et qui a été jugé da^if par Abou Hatim, Al-Bayhaqiyy a une autre version qui signifie : « L’eau reste purificatrice tant que ni son odeur, son goût ou sa couleur ne soit altérée par une najaçah qui s’y retrouve ».

Abou ‘Oumamah Al-Bahiliyy que Allah l’agrée, compte également au nombre des compagnons qui ont rapporté beaucoup de hadith du messager de Allah ﷺ. C’est ce même Abou ‘Oumamah Al-Bahiliyy qui a rapporté du messager de Allah ﷺ son hadith qui signifie : « Le mérite du savant sur l’adorateur est comme mon mérite par rapport à celui d’entre vous qui a le plus bas degré ».

Il a rapporté que Allah l’agrée qu’il y avait deux hommes, un se consacrait aux adorations et l’autre à la science et le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Le mérite du savant par rapport à l’adorateur est comme mon mérite par rapport à celui d’entre vous qui a le plus bas degré ». Ce hadith est un hadith par lequel notre chaykh a beaucoup incité à enseigner la science. Notre chaykh le citait fréquemment dans ses assemblées pour montrer l’importance de la science, car par la science Allah fait que beaucoup de mal est corrigé et que beaucoup de personnes sont sauvées. Ce hadith a été rapporté par At-Tirmidhiyy avec une bonne chaîne de transmission et ce hadith comporte une des plus grandes recommandations de notre chaykh pour inciter à apprendre et à enseigner.

Abou ‘Oumamah c’est un compagnon honorable qui a récité pendant un certain temps en Égypte avant de rejoindre le pays de Ach-Cham ou il est mort. Il est enterré à Hamah en Syrie dans le pays de Ach-Cham. Il a rapporté que le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « L’eau n’est pas rendue najis sauf si son odeur, sa couleur ou son goût sont altérés », cette version rapportée par Ibnou Majah est expliquée par l’autre version rapportée par Al-Bayhaqiyy. Al-Bayhaqiyy a rapporté l’autre version qui signifie : « L’eau reste purificatrice jusqu’à ce que son odeur, son goût ou sa couleur soit altéré par une najaçah qui se retrouve dedans ». La meilleure manière d’expliquer une version d’un hadith est par une autre version d’un hadith c’est la règle donnée par les spécialistes de cette science et notre chaykh a dit la version de Ibnou Majah était expliquée par la version de Al-Bayhaqiyy. En d’autres termes, si l’eau n’est pas altérée par une najaçah qui se trouve dedans alors l’eau reste purificatrice.

4- D’après ^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Lorsque l’eau est de deux qoullah alors elle n’est pas najis » et dans une autre version « Elle n’est pas rendue najis », rapportée par les quatre.

Ce hadith a été rapporté par ^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar que Allah l’agrée et ce même ^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar est celui à propos duquel le prophète ﷺ a dit ce qui signifie : « Il est un homme vertueux ». C’est lui dont la jambe s’est comme paralysée, il lui alors été dit cite la personne que tu aimes le plus et il a dit « Ô Mouhammad » et il a guéri sur le champ.

^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar, Allah l’a honoré par le fait d’être parmi les premiers à entrer en Islam et il lui a accordé l’honneur d’être le compagnon du meilleur des gens le messager de Allah ﷺ. C’est ^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar qui a rapporté que le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Lorsque l’eau est d’une quantité de deux qoullah alors cette eau repousse d’elle le statut d’impureté ». C’est à partir de ce hadith que les Chafi^ite ont pris la preuve que l’eau en grande quantité c’est l’eau qui a un volume de deux qoullah.

5- D’après Abou Hourayrah que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Que l’un d’entre vous ne fasse pas son ghousl dans l’eau qui est stagnante en étant jounoub », cela a été rapporté par Mouslim et la version de Al-Boukhariyy : « Que l’un d’entre vous n’urine pas dans une eau stagnante c’est-à-dire celle qui ne coule pas pour par la suite faire son ghousl dedans ». Il y a quelques différences dans les versions de Mouslim et Abou Dawoud à une autre version dans laquelle il rapporte que le messager a dit ce qui signifie : « qu’il ne se lave pas dans une telle eau de la janabah ».

Le messager de Allah ﷺ a ainsi interdit de faire le ghousl dans une eau qui est stagnante, dans une eau qui ne coule pas. Ici, ça veut dire qu’il ne va pas plonger dans une eau stagnante pour faire le ghousl.

La version de Abou Dawoud comporte le faite de ne pas se laver dans cette eau suite à la janabah, de ne pas faire le ghousl à partir de cette eau. La version de Abou Dawoud indique de ne pas faire son ghousl à partir de cette eau qui est stagnante, que ce soit en plongeant dedans ou autrement. Ce n’est pas chaque parole de nahil d’interdiction parce qu’en français il n’y a pas cette subtilité, quand en français il y a nahil l’interdiction ce n’est pas dans tous les cas que ça veut dire que c’est un péché de le faire.

6- D’après un compagnon du prophète ﷺ, le messager de Allah ﷺ n’a pas autorisé que la femme se lave avec le reste de l’eau qu’a utilisé un homme ni qu’un homme se lave avec le reste de l’eau qu’a utilisé une femme, que chacun des deux prenne l’eau qu’il lui faut, rapporté par Abou Dawoud et An-Naça’iyy.

Le messager ﷺ n’a pas autorisé à la femme de se laver avec le reste de l’eau qu’un homme a préparée pour son ghousl, ni à l’homme de se laver avec l’eau qui reste après ce que la femme a préparé pour son ghousl et que chacun des deux prennent de l’eau qui lui faut pour son propre ghousl.

7- D’après Ibnou ^Abbas que Allah l’agrée, le prophète ﷺ faisait son ghousl avec le reste de l’eau de Maymounah, rapporté par Mouslim et les auteurs des sounan ont rapporté que certaines épouses du prophète ﷺ avaient fait son ghousl dans un grand bassin et le prophète était venu pour faire son ghousl dedans, mais son épouse lui a dit : « J’étais jounoub » et il lui a répondu ce qui signifie : « Certes l’eau ne devient pas jounoub ».

C’est ce hadith de Ibnou ^Abbas qui est une preuve qu’il reste permis à l’homme de faire le ghousl avec le reste de l’eau du ghousl de la femme et l’inverse en raison de l’analogie parce qu’ils sont équivalents pour ce point-là et c’est à partir de ce hadith que les savants ont déduit le caractère permis des deux cas. C’est cette version de Ibnou ^Abbas qui a prévalu sur l’autre version à savoir qu’il reste permis à l’homme de se laver avec le reste de l’eau du ghousl de la femme et réciproquement.

8- Dans un autre hadith de Abou Hourayrah que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Le moyen de purifier le récipient de l’un d’entre vous lorsqu’un chien met de sa salive dedans, c’est de le laver à 7 reprises dont une fois mélangé avec de la terre », cela a été rapporté par Mouslim et dans une version de At-Tirmidhiyy « La dernière vaut la première ».

Il est valable dans ce hadith de prononcer le premier mot avec la fathah ou avec la dammah, on peut dire « tahourou » et « touhourou », mais ce qui est réputé c’est en récitant avec une dammah tout comme cela a été récité à notre chaykh que Allah l’agrée.

Le hadith concerne le chien, mais il y a eu une analogie concernant le porc parce que le porc est pire que le chien. Ce hadith s’applique aux chiens, aux porcs et ce qui est issu du croisement des deux ou de l’un des deux avec un autre animal. L’animal qui est issu du croisement d’un animal pur et d’un autre impur va suivre son ascendant qui est impur, il ne suit pas son ascendant qui est pur. C’est pour cela que le hadith s’applique aux chiens, aux porcs et à ce qui est issu des deux ou de l’un des deux avec autre chose.

L’imam Malik que Allah l’agrée n’a pas retenu de ce hadith le caractère impur du chien, selon Malik, il considère que le chien est pur, mais il considère le lavage à sept reprises par application du hadith. L’imam Malik n’a pas retenu non plus qu’il faille mélanger l’eau avec de la terre pour l’une des sept fois en raison des divergences entre les différentes versions, pour lui il suffit de laver sept fois sans qu’aucune d’entre elles ne soit mélangée avec de la terre. Dans l’école de l’imam Malik, le corps du chien est pur et si même il t’a touché avec sa salive, tu as de sa salive sur ton corps et que tu te lèves pour faire la prière sans te laver au préalable la prière reste valable selon l’imam Malik et de même si le chien a mordu tes vêtements ou ton pied et que de sa salive s’est retrouvée sur ton corps ou tes vêtements, dans l’école de l’imam Malik il est permis que tu fasses la prière sans le laver au préalable, car l’imam Malik considère le chien pur.

L’imam Abou Hanifah que Allah l’agrée considère que le chien est impur, mais selon l’imam Abou Hanifah il suffit de laver à trois reprises.

Quant à l’imam Ach-Chafi^iyy et l’imam Ahmad pour eux deux il faut absolument laver ce qui a été touché par une partie humide du chien à sept reprises dont l’une mélangée avec de la terre, c’est-à-dire un des sept lavages avec de l’eau mélangée avec de la terre. Soit en mettant de la terre sur l’endroit à laver puis verser l’eau dessus, soit de mettre la terre dans le récipient dans lequel il y a de l’eau jusqu’à la rendre trouble pour la verser ensuite sur l’endroit. Tel est le jugement selon l’imam Ach-Chafi^iyy et l’imam Ahmad. Mais selon l’imam Malik comme nous l’avons vu il n’y a pas de conséquence.

Il en est de même si ta main était humide ou si le corps du chien était humide et que tu l’as touché alors il te faudra purifier cet endroit sept fois avec sept lavages, dont un avec de l’eau mélangée avec de la terre. Nous avons la possibilité d’appliquer la parole de l’imam Malik et également la parole de l’imam Ach-Chafi^iyy.

Le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Le moyen de purifier le récipient de l’un d’entre vous lorsqu’un chien s’y abreuve c’est de le laver à sept reprises ». Les trois imams mis à part l’imam Malik qu’ont-ils compris de ce hadith ? Ils en ont compris que lorsque le chien met sa langue dans un récipient pour boire alors il le rend impur. Quant à l’imam Malik il a dit : « Non ce n’est pas ainsi, le sens de ce hadith est que c’est requis seulement, c’est-à-dire qu’il vaut mieux et que ce n’est pas obligatoire ». Ils ont divergé au sujet de la compréhension du hadith. Aucun des deux groupes n’avait pour objectif de faire une Loi qui soit issue de lui-même, de son avis indépendamment de la parole du prophète, mais ils leur arrivent de diverger à propos de la compréhension. La compréhension d’un verset ou la compréhension d’un hadith et cette divergence reste conforme à la langue arabe et ce n’est pas une condition pour la personne que de suivre une école en particulier. Mais le mouqalin, celui qui n’est pas moujtahid doit absolument suivre un moujtahid, car les gens sont de 2 niveaux il y a le moujtahid et il y a le mouqalin. Le moujtahid c’est celui qui a atteint des hauts degrés parce qu’il a mémorisé les hadith des jugements et les versets des jugements et, car il connaît également la langue arabe, il comprend les sens des mots et il connaît les différents cas dans lesquels les versets et les hadith sont parvenus. Quant à celui qui est moujtahid, lui il ne peut appliquer que ce à quoi est parvenu son ‘ijtihad c’est-à-dire son effort de déduction des jugements et ceci s’est produit depuis la période des compagnons jusqu’à nos jours. Durant le califat de notre maître Abou Bakr AsSiddiq que Allah l’agrée, il y a eu un évènement, c’était le cas d’un homme qui était mort et il avait laissé vivant après lui son grand père et ses propres frères. Le messager ﷺ n’avait pas évoqué ce cas-là, n’en avait pas parlé, car ce n’était pas quelque chose qui s’est produit à son époque qu’un homme meurt en laissant son grand-père et ses frères. Abou Bakr que Allah l’agrée a eu besoin de donner un avis à propos de ce cas-là. Son ‘ijtihad c’est-à-dire l’effort de déduction du jugement l’a amené à dire que le grand-père est à l’image du père, c’est-à-dire que c’est lui qui hérite et pas les frères de cet homme qui est mort. ^Aliyy que Allah l’agrée lui également était arrivé au degré de l’ijtihad et son effort de déduction l’a amené à une autre conclusion. ^Aliyy a dit le grand-père n’est pas un père donc il n’empêche pas les frères d’hériter, mais il va s’associer aux frères et l’héritage sera partagé entre eux tous. Ni Abou bakr n’a émis d’objection contre la conclusion à laquelle était arrivée ^Aliyy et même ^Aliyy et Zayd Ibnou Thabit qui avait lui aussi atteint le degré de l’‘ijtihad et qui était arrivé aux mêmes conclusions que ^Aliyy, ni ^Aliyy, ni Zayd n’ont émis d’objection contre le jugement auquel était parvenu notre maître Abou Bakr. Par la suite Abou Hanifah a émis un jugement sur la question tout comme Ach-Chafi^iyy a émis un avis sur la question. Abou Hanifah est arrivé aux mêmes conclusions que Abou bakr et Ach-Chafi^iyy est arrivé aux mêmes conclusions que ^Aliyy. Jusqu’à nos jours les tribunaux légaux qui appliquent la Loi de l’Islam, ceux qui sont des tribunaux Hanafites appliquent la conclusion à laquelle était arrivé Abou Hanifah et Abou Bakr et des tribunaux Chafi^ite appliquent le jugement auquel était arrivé l’imam Ach-Chafi^iyy et avant lui l’imam ^Aliyy et notre maître Zayd Ibnou Thabit que Allah les agrée tous.

Tout comme l’imam Malik à propos de ce hadith, quand le chien va boire d’un récipient il a eu un avis qui est différent des avis des autres. On peut appliquer cet avis tout comme on peut appliquer l’avis des autres.

Il a été dit à l’époque de ^Oumar Ibnou ^Abd l-^Aziz qui était un calife bien guidé et qui était un moujtahid par ailleurs, il lui a été dit pourquoi tu n’imposes pas aux gens de suivre un seul avis et il leur a répondu laissez les gens tels qu’ils sont, c’est-à-dire ne leur imposez pas de suivre une école particulière.

9– D’après Abou Qatadah que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit à propos du chat qu’il n’est pas najis, mais que c’est un animal qu’il côtoie beaucoup.

Le messager ﷺ a commencé ce hadith en nous apprenant que le chat n’est pas un animal qui est impur. Quant à la signification de sa parole « Le chat vous côtoie beaucoup », c’est-à-dire que le chat reste beaucoup au côté des humains et se mélange aux humains. Le messager de Allah ﷺ une fois qu’il faisait la prière, Allah lui a dévoilé certaines choses. Parmi les choses qu’il a vues alors qu’il faisait la prière c’était une femme très vieille, c’est-à-dire des habitants anciens du Yémen c’est-à-dire elle ne faisait pas partie des gens de cette époque-là, mais de gens qui avaient vécus par le passé et qui avaient disparus. Il a vu alors qu’il faisait la prière une femme qui était en enfer, Allah l’a châtié en enfer à cause d’une chatte qu’elle avait emprisonnée et qu’elle avait empêchée de se nourrir. Les animaux qui sont utiles aux humains comme le chat et ce qui est de cet ordre il est interdit de les tuer, mais il arrive que certains chats deviennent sauvages, ils deviennent nuisibles. Si quelqu’un le tue pour se débarrasser de sa nuisance il ne tombe pas dans le péché.

Le messager n’a pas autorisé également de tuer les abeilles et si une abeille attaque quelqu’un il lui est permis de se protéger.

Il y a également un oiseau qui s’appelle al-boudboud que le messager a interdit de tuer parce qu’il n’est pas nuisible. Les animaux nuisibles que ce soit des oiseaux ou des insectes ou ce qui est de cet ordre il est permis de les tuer et il n’y a pas d’expiation à donner si on en tue.

Parmi les animaux qui sont nuisibles, il y a la souris, il y a des récompenses à tuer des souris. Le messager ﷺ l’a appelée la petite perverse parce qu’elle est nuisible. Les médecins disent que la souris et le rat véhiculent la peste qui est une maladie qui mène à la mort, pour cela il nous est permis de le tuer ou de tendre une souricière, un piège pour les tuer. Il n’y a pas que la souris qu’il est recommandé de tuer, il y a d’autres animaux qui sont nuisibles qu’il est recommandé de tuer.

Il y a une catégorie de corbeaux qui ont deux couleurs, noir et blanc, cela également il est recommandé de les tuer. Il y a également les scorpions et les serpents.

Parmi les animaux qu’il est recommandé de tuer, il y a aussi la al-klidaha qui est une sorte de rapace. Les gens de Al-Habachah d’Abyssinie connaissent bien cet animal et le messager l’a compté au nombre des animaux pervers c’est-à-dire qu’ils sont nuisibles. Il y a des récompenses à tuer chacun de ces animaux, la souris, le corbeau, la klidaha ce rapace, le serpent et le scorpion, mais le chat il est interdit de le tuer. Le chien qui ne nuit pas et qui est utile, il est interdit de le tuer même s’il est najis, il reste interdit de le tuer. Le chien qui est utile, qui nous aide à la chasse, qui chasse les oiseaux ou d’autres gibiers et qui ne nuit pas aux gens il est interdit de le tuer. Quant au chien qui nuit aux gens, il y a des récompenses à le tuer.

Pour ce qui est des fourmis, elles sont de deux sortes ; il y a des fourmis qu’il est interdit de tuer et il y a des fourmis qu’il est permis de tuer. Les petites fourmis rouges qui vont prendre le sucre ou autres, mais qui sont nuisibles, les tuer est autorisé. Quant aux grosses fourmis rouges qui sont appelées des fourmis soulaymaniyy il est interdit de les tuer. Ce sont des petites fourmis qui nous dérangent comme si elles s’attaquent à nos provisions, nos sucres et autres que cela, ce sont des animaux qui dérangent, il est permis de les tuer. Nous devons veiller sur ces trois-là parce que le messager ﷺ nous a appris qu’une femme est châtiée en enfer parce qu’elle a empêché un chat de s’alimenter, elle a tué un chat de faim.

10- D’après ‘Anas Ibnou Malik que Allah l’agrée, il a dit un bédouin est venu et a uriné dans une partie de la mosquée, c’est alors que les gens l’on fortement réprimandé, mais le messager de Allah ﷺ les a retenu et quand cet homme a terminé d’uriner le prophète ﷺ a ordonné qu’on amenât un gros seau d’eau qui a été déversé sur l’endroit où il a uriné.

Dans la version de ‘Anas Ibnou Malik, ‘Anas Ibnou Malik c’est le compagnon qui est resté dix ans au service du prophète ﷺ. Il a dit tandis que nous étions assis dans la mosquée auprès du messager de Allah ﷺ un bédouin est venu et s’est mis à uriner dans la mosquée, c’est alors que les compagnons du messager de Allah ﷺ lui ont dit « Mah mah » c’est-à-dire comme s’il disait « Arrête, arrête ». Le messager ﷺ leur a dit ce qui signifie : « Ne le pressez pas, laissez-le » et ils l’ont laissé jusqu’à ce qu’il ait terminé d’uriner. Puis le messager de Allah ﷺ a appelé ce bédouin et il lui a dit ce qui signifie : « Ces mosquées ne sont pas pour qu’on y urine ni qu’on y mette autres selles, de matière fécale ou autre saleté, mais ce sont des endroits pour l’évocation de Allah ^azza wa jall, pour y accomplir la prière et pour y réciter le Qour’an », tout comme l’a dit le messager de Allah ﷺ. Pourquoi le messager de Allah ﷺ a dit aux compagnons de le laisser finir ? Parce que s’ils l’empêchaient alors il aurait sali encore plus que l’endroit où il a uriné. C’est pour cela qu’après que cet homme a fini, le messager a ordonné à quelqu’un de ramener un grand seau d’eau pour qu’il soit déversé sur l’endroit qu’il avait sali. Les compagnons ont appris du messager de Allah ﷺ que les mosquées sont respectables. C’est pour cela que le messager de Allah a appelé cet homme après qu’il a fini et il lui a dit ce qui signifie : « Ces mosquées on n’y urine pas et on ne les souille pas ». Les mosquées font parties des symboles de la religion et nous avons l’ordre de glorifier les symboles de la religion, car les moquées ont été édifiées pour l’évocation de Allah, pour y accomplir la prière ou d’y réciter le Qour’an et ce qui est de cet ordre.

11- D’après le fils de ^Oumar que Allah l’agrée, il a dit le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Il nous a été rendu licite deux maytah et deux catégories de sang. Pour ce qui est des deux maytah il s’agit des criquets et des poissons et pour ce qui est des sangs il s’agit du foie et de la rate ».

La maytah des poissons et la maytah des criquets sont pures selon l’unanimité. Ce hadith a été attribué par Ibnou Majah jusqu’au prophète ﷺ avec une faible chaîne de transmission d’après le fils de ^Oumar que Allah l’agrée lui et son père et Al-Bayhaqiyy a dit que ce hadith est sahih jusqu’à Ibnou ^Oumar et il a dit que le jugement du hadith est comme le jugement d’une parole qui est attribuée au prophète ﷺ. Pour cela il a dit dans «  …As-sahih » Al-Bayhaqiyy que le fils de ^Oumar c’est lui qui a dit : « il nous a été rendu licite et qu’ainsi avec cette forme à la voix passive cela revient à dire que c’est le prophète qui a dit cela ». Le fait que le messager ﷺ ait dit ce qui signifie : « Il nous a été rendu licite deux maytah » ça veut dire que le cas général est que la maytah est interdite. Pour cela la règle générale est qu’il nous est interdit de consommer de la maytah en raison de la parole de Allah dans sourat Al-Ma’idah qui signifie : « La maytah et le sang vous sont interdits », mais pour concilier entre le texte du Qour’an et le hadith que nous venons de dire, nous disons que la maytah dans le cas général est interdite sauf deux exceptions qui sont le poisson et le criquet. Dans ce hadith le messager ﷺ nous a appris que deux catégories de maytah nous sont licites, qui sont les poissons et les criquets cela veut dire que ce sont deux choses qui sont pures selon l’unanimité.

12- D’après Abou Hourayrah que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Lorsqu’une mouche tombe dans la boisson de l’un d’entre vous, qu’il l’y plonge puis qu’il la retire, car sur l’une des deux ailes de la mouche il y a une maladie et sur l’autre il y a le remède ».

Si une mouche tombe dans le liquide de l’un d’entre nous alors le messager nous a enseigné de l’y plonger et cela peut entraîner la mort de la mouche. Si cela rendait impur le liquide, le prophète ﷺ ne nous aurait pas donné l’ordre de le faire. S’il rendait impur le liquide dans lequel il est tombé alors le messager ne nous aurait pas rendu licite de le consommer après cela. C’est à partir de ce hadith que les savants ont déduit que les insectes qui n’ont pas de sang qui coule sont excusés. D’habitude, plonger une mouche dans un liquide cela entraîne sa mort. Le messager par ailleurs ne nous a pas ordonné de faire cela. Dans ce hadith le messager indique que la personne a le choix entre abandonner cette boisson, ne pas l’utiliser définitivement et entre le faite de plonger cette mouche puis la retirer et boire ou donner cette boisson à quelqu’un d’autre pour qu’il la boive.

Par ailleurs dans ce hadith il est question d’une mouche et il s’agit de la mouche qui est connue, communément appelée (rosobé) donc ce n’est pas n’importe quel insecte qui vole ou qui marche, il s’agit bien de la mouche qui est connue.

13– D’après Abou Waqid Al-Laythiyy que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Ce qui est coupé d’un animal alors qu’il est encore vivant a le jugement de la maytah de cet animal ».

La signification du hadith du messager de Allah ﷺ est que si une partie d’un animal est coupée alors qu’il est vivant, le jugement de cette partie qui est coupée a le même jugement que la maytah de cet animal et comme nous venons de voir précédemment la maytah des animaux est najis, est impure selon la Loi de l’Islam mis à part deux exceptions ; les criquets et les poissons. Ce qui est coupé d’un animal alors qu’il est vivant, a le jugement de ce même animal s’il était maytah.

Il y a une autre exception pour ce qui a le jugement de la maytah de l’animal quand il est coupé de l’animal quand il est vivant, il y a ce qu’on appelle fa’adou al-ghazal, c’est une partie qui est dans les gazelles et qui comporte du musc. Chez certaines catégories d’animaux de la famille des gazelles, on trouve dans leur corps une poche qui contient du musc. C’est une poche qui se remplit de sang d’un animal qui est de la famille des gazelles, des cerfs, des biches, c’est un animal de cette catégorie qu’on trouve dans certaines montagnes comme au Tibet, ce sont des poches de sang et quand l’animal passe elle tombe de son corps et il y a comme des vergers ou des gens qui les ramassent et qui en retirent le musc. Donc la parole du prophète ﷺ qui signifie que : « Le musc est un des meilleurs parfums » cela indique que cette partie-là également est une exception. Il y a une autre exception, il s’agit de la laine qui est enlevée d’un animal comestible pendant qu’il est vivant donc cette laine de différentes catégories d’animaux que ce soit des chameaux ou des moutons ou des chèvres quand on enlève cette laine elle n’est pas najis, c’est donc aussi une exception à ce que nous venons de voir dans ce hadith tant que cet animal est vivant et qu’il est licite à la consommation si on lui coupe sa laine cette laine n’est pas impure.

Chapitre الآنية

14- D’après Houdhayfah Ibnou l-Yaman, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Ne buvez pas dans un récipient en or ni en argent et ne mangez pas dans des bols en or ou en argent, car ils sont pour eux dans ce bas monde et ils seront pour vous dans l’au-delà » rapporté par accord c’est-à-dire Al-Boukhariyy et Mouslim.

Houdhayfah fils de Al-Yaman est un illustre compagnon, son père également était un illustre compagnon tous 2 étaient présents lors de la bataille de ‘Ouhoud. Houdhayfah était surnommé le dépositaire du secret du messager de Allah ﷺ. Notre maître Houdhayfah, le prophète ﷺ lui a dit en secret le nom de certains hypocrites, mais il n’a pas dit en secret ces noms-là uniquement à Houdhayfah, il l’a dit également à d’autres compagnons sauf que les autres compagnons étaient morts et seul Houdhayfah était resté vivant. C’est pour cela que ^Oumar que Allah l’agrée quand par la suite, quand il voyait qu’il y avait une prière funéraire il vérifiait si Houdhayfah était parmi les présents. Si Houdhayfah était là pour faire la prière funéraire il la faisait avec eux, ^Oumar se joignait à eux, mais si Houdhayfah n’était pas dans cette prière funéraire ^Oumar ne faisait pas la prière funéraire avec eux. Qu’est-ce que le messager a interdit dans ce hadith ? Il a interdit de boire dans le récipient en or et en argent et également de manger dans des récipients en or et en argent. Quant à la signification de la parole du prophète ﷺ que ce sont des récipients pour eux il vise par-là les associateurs. Quand il a dit ce qui signifie que : « Ce sont des récipients pour eux », c’est-à-dire aux associateurs dans ce bas monde c’est pour annoncer l’état qu’ils ont c’est-à-dire pour décrire un fait et non pas pour dire que c’est licite pour eux de le faire. Sa parole qui signifie : « Ces récipients sont pour eux dans le bas monde » c’est pour dire que c’est ce qu’ils font aujourd’hui, ils boivent dedans et la suite que « Ce seront des récipients pour vous dans l’Au-delà » c’est pour dire que ce sera licite pour vous dans l’Au-delà. Ce hadith fait l’objet de l’accord des deux chaykh du hadith en l’occurrence Al-Boukhariyy et Mouslim. Dans ce hadith il est question de boire et de manger dans le terme récipient, mais les gens de science ont fait une analogie pour autre que manger et boire dans de tels récipients. C’est pour cela qu’ils ont dit : « On fait l’analogie sur le fait de boire ou de manger pour déduire de tel jugement pour autre chose avec de tels récipients ». Tout comme il est interdit de les utiliser, il est interdit de les acheter même si ce n’est pas pour les utiliser.

Par ailleurs il n’y a pas de différence entre le fait que ce soit des ustensiles d’or pur ou d’argent pur ou mélangé c’est-à-dire de l’or ou de l’argent mélangé avec autre chose, car les imams ont été d’accord à dire que c’est interdit de les utiliser pour boire et manger c’est-à-dire qu’ils soient en or ou en argent.

15- D’après Oummou Salamah que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Celui qui boit dans un récipient en argent, il ne fait qu’ingurgiter du feu de l’enfer ».

Oummou Salamah est l’une des épouses du prophète ﷺ. Elle a le statut de Oummou l-mou’minin c’est-à-dire la mère des croyants c’est le même statut qu’ont toutes les épouses du prophète ﷺ. Elle s’appelle Hind fille de Abou Oumayyah. Oummou Salamah a dit que le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Celui qui boit dans un récipient en argent c’est comme s’il buvait du feu de l’enfer », c’est-à-dire que tant qu’il n’y a pas d’excuse pour utiliser un tel ustensile.

Parmi les excuses il y a le fait de suivre un traitement, de se soigner grâce à tel ustensile lorsqu’un médecin digne de confiance le prescrit, mais s’il n’y a pas d’excuse le jugement est celui indiqué par le messager ﷺ.

16- D’après Ibnou ^Abbas que Allah l’agrée lui et son père, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Lorsque la peau est tannée elle devient pure », rapporté par Mouslim et chez les quatre la version est la suivante : « Quelle que soit la peau lorsqu’il sera tanné ».

La peau en question ici c’est celle de la maytah. Ce hadith indique que la peau devient pure par le tannage, mis à part la peau du chien et du porc elle n’est pas purifiée par le tannage parce que leur impureté est majeure. Le hadith concerne la peau et donc l’exception de la peau de la maytah qui devient pure par le tannage, cette exception ne concerne pas le reste des parties du corps de la maytah comme les poils, la laine, les os.

17- D’après Salamah fils de Al-Mouhabbiq que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Le tannage de la peau de la maytah revient à purifier cette peau », cela a été jugé sahih par Ibnou Hibban.

Les peaux des maytah toute entière c’est-à-dire qu’elles proviennent d’un animal dont la chaire est licite ou pas, ces peaux lorsque l’animal est une maytah elles sont najis, impures selon la Loi de l’Islam. Elle peut devenir pure par le tannage mise à part la peau du chien et du porc.

Les peaux des maytah peuvent être rendues pures par le tannage c’est-à-dire par 3 choses :

  1. Premièrement l’élimination de ce qui colle, les restes qui collent à la peau que ce soit de la chaire que ce soit des poils ou encore de la laine et le peu de poils qui restent attachés à la peau qu’il est difficile d’éliminer est excusé tout comme l’a dit An-Nawawiyy.
  2. Deuxièmement pour le tannage il faut que ces choses qui sont arrachées de la peau, il faut qu’elles soient arrachées avec un instrument qui soit tranchant et capable d’ôter ce qui colle à la peau.

Il se peut que cet instrument qui arrache les restes qui sont attachés à la peau, il se peut que cet instrument, cet outil soit pur ou impur.

Pour que la peau d’une maytah devienne pure, il faut premièrement éliminer le reste qui colle à cette peau que ce soit des poils, de la laine ou de la chaire. Bien sûr le peu de poil est excusé. Deuxièmement il faut que l’outil, les instruments utilisés pour arracher ces choses soit un outil tranchant capable d’ôter et indifféremment pur comme une peau de grenade ou impur comme les matières fécales des pigeons.

  • Troisièmement comment est-ce qu’on est sûr que le tannage a bien eu lieu ? C’est qu’après avoir fait les deux premières étapes si on le met dans de l’eau la peau ne pourrit pas.

Par ailleurs la peau dans ce processus elle est ce qu’on appelle moutanajis rendue impure et ce qui est moutanajis on le purifie en le lavant avec de l’eau. Quant à la peau qui est elle-même impure et non pas rendue impure, mais elle est elle-même impure comme la peau du chien il n’y a pas moyen de la purifier. Preuve en est-ce que l’on a vue précédemment, le hadith du prophète ﷺ qui signifie : « Lorsque le chien s’abreuve dans le récipient de l’un d’entre vous qu’il le lave sept fois dont une mélanger avec de la terre » et comme par ailleurs la gueule c’est la partie la plus pure du corps, on comprend du hadith que tout le corps du chien est najis parce que s’il met la partie qui est la moins grave de son corps dans de l’eau, dans un récipient il faut le laver sept fois alors le reste du corps a fortiori fait que tout son corps est najis. Le porc a le même jugement que le chien par analogie c’est pour cela que la peau du porc n’est pas purifiée, ni la peau du chien ne devient pure, ni la peau du porc ne devient pure, ni un animal qui est issu de leur croisement ou du croisement de l’un des deux avec autre chose. Le hadith du prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam qui signifie : « Le tannage des peaux de la maytah la rend pur » ceci est dans le cas général mis à part la peau du chien et du porc et nous avons vu que si une peau qui est celle d’un animal qui est licite à la consommation ou celle d’un animal qui n’est pas licite à la consommation son tannage fait en sorte que la peau devienne pure.

18- D’après Maymounah que Allah l’agrée, elle a dit le prophète ﷺ est passé auprès de gens qui étiraient une brebis qui était morte, il leur a dit ce qui signifie : « Si vous preniez sa peau (avant de vous en débarrasser) ? », mais ils lui ont dit, mais c’est une maytah, il leur a dit ce qui signifie : « Ce qui la purifie c’est l’eau et un outil tranchant pour le tannage ».

L’outil de tannage dans le hadith c’est le nom d’un arbre qui pousse au Hijaz et dans d’autres pays chauds. On prend le tronc de cet arbre ou ses feuilles et on les met sur la peau. Quelque temps après tous les restes de poils et de chaire vont être éliminés. La peau va changer de statut alors qu’elle était impure elle-même, son jugement devient un objet qui est pur, qui est inanimé et qui est moutanajis, rendu impur à cause des restes impurs qui l’avaient touché. Il suffira ensuite de faire ce que l’on fait avec un vêtement qui a été rendu impur à savoir de le laver une fois avec de l’eau et il devient valable de faire la prière avec et dessus.

Le résumé de ce que nous avons vu jusqu’ici c’est que la peau de la maytah devient pure par le tannage.

19- D’après Abou Tha^labah Al-Khouchaniyy que Allah l’agrée, il a dit : « J’ai dit ô messager de Dieu nous sommes dans une terre qui est gérée par les gens du livre, est-ce que nous pouvons manger dans leur récipient », le messager a dit ce qui signifie : « N’y mangez pas sauf si vous n’en trouvez pas d’autres dans ce cas lavez les et mangez dedans », rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim.

20- D’après le compagnon ^Imran Ibnou Housayn que Allah l’agrée, le prophète ﷺ et ses compagnons ont fait leur woudou à partir d’un récipient qui appartenait à une femme associatrice, rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim dans un long hadith.

Cet outil en l’occurrence dans le hadith qui a été mentionné qui appartenait à cette femme associatrice c’est un instrument dans lequel on remplit l’eau.

^Imran Ibnou Housayn est l’un des compagnons qui avaient atteint le degré de moujtahid. Il était connu pour être un grand savant au point qu’il a été dit qu’il n’y a pas eu de plus grand savant que lui qui soit arrivé dans la ville de Al-Basrah, c’est-à-dire d’entre tous les compagnons du prophète ﷺ qui sont arrivés dans cette ville de Al-Basrah, ^Imran Ibnou Housayn était celui d’entre eux qui avait le plus de science. Il était un moujtahid qui était connu pour sa science en plus il était un saint parmi les compagnons. C’est ce compagnon ^Imran Ibnou Housayn qui a rapporté que le prophète ﷺ et ses compagnons avaient fait leur woudouà partir d’un récipient qui appartenait à une femme associatrice. Cela veut dire qu’il est permis d’utiliser les récipients des associateurs s’ils ne les utilisent pas dans leur pratique avec des choses impures, car dans certains cas il se peut que ce soit impur comme un groupe de mazdéen qui se lave avec les urines des vaches sous prétexte de se rapprocher de ce qu’ils adorent. Pour cela les savants ont dit qu’il est permis d’utiliser des récipients des associateurs tant qu’ils ne les utilisent pas pour leur pratique avec des najaçah.

21- D’après ‘Anas Ibnou Malik que Allah l’agrée, le récipient du prophète ﷺ s’était fissuré et le prophète ﷺ a mis à la place pour retenir cette ouverture qu’il y a eu un fil en argent, rapporté par Al-Boukhariyy.

Le récipient dans lequel le prophète ﷺ buvait était rafistolé avec un fil d’argent. Tel était le récipient dans lequel le messager ﷺ buvait, le récipient était fissuré et il a été retenu grâce à un fil d’argent. Comme nous l’avons vu précédemment il n’est pas permis lorsqu’il n’y a pas de nécessité d’utiliser d’instrument ou ustensile en or ou en argent ni pour les hommes, ni pour les femmes, car le prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam a dit ce qui signifie : « Ne buvez pas dans des ustensiles en or et en argent et ne mangez pas dans de tels ustensiles ». Que l’ustensile soit fabriqué en or ou en argent. Que l’ustensile soit petit ou grand. Que ce soit un ustensile utilisé pour se laver ou pour manger dedans ou pour boire ou pour tout autre usage. Même ce que l’on utilise pour passer du khol dans les yeux, la tige. Cet usage nous est interdit tout comme cela est parvenu dans le hadith du messager ﷺ. De même acquérir de tel ustensile sans les utiliser est également interdit, c’est-à-dire la personne les acquière sans qu’elle n’ait l’intention de les utiliser. Acquérir l’ustensile sans l’utiliser fait l’objet de divergences, mais l’utiliser est interdit sans aucune divergence. Nous parlons bien des ustensiles en or et en argent.

Nous avons vu que l’utilisation d’ustensile en or et en argent est interdit, les acquérir sans les utiliser fait l’objet de divergence, mais celui qui veut faire preuve de précaution il ne les acquière pas. Pour ce qui est plaqué avec de l’or ou avec de l’argent, si ce plaquage est léger de sorte que si on l’exposait au feu rien ne va couler, il n’y aura pas de l’or qui va couler ou de l’argent qui va couler alors s’est permis d’utiliser de tel ustensile sinon s’est interdit. Si sur un ustensile il y a un peu d’or par exemple comme un décor, de sorte que si tu l’exposes au feu il ne va pas couler donc c’est vraiment très très léger, dans ce cas on peut les utiliser. Utiliser les ustensiles en or et en argent est interdit selon l’unanimité. Acquérir l’ustensile en or ou en argent sans l’utiliser fait l’objet de divergence.

Pour ce qui est d’un ustensile où il y a une fine couche, par exemple il est plaqué ou peint ou décoré avec un peu d’or ou de l’argent il y a deux cas ; si en l’exposant au feu ce métal va couler, il peut le collecter dans ce cas s’est interdit d’utiliser un tel récipient, mais si tu l’exposes au feu tu ne vas rien obtenir alors ce n’est pas interdit d’utiliser un tel ustensile.

Également dans le cas où un ustensile n’est pas en or ou en argent se fissure et qu’on le rafistole, on essaie de retenir les deux parties qui vont s’éloigner avec un fil en argent alors il reste permis d’utiliser un tel ustensile tout comme s’était le cas avec le récipient du messager de Allah ﷺ. ‘Anas Ibnou Malik a rapporté que le récipient du messager ﷺ dans lequel il buvait s’était fissuré et qu’on avait réparé en rafistolant avec un fil en argent. ‘Anas Ibnou Malik disait : « J’ai donné à boire au messager de Allah ﷺ dans ce récipient plusieurs fois, c’est-à-dire après qu’il a été attaché avec le fil en argent.

Comme on a vu, il y a un :

  1. Premier cas, si l’ustensile est carrément en or ou en argent dans ce cas il est interdit de l’utiliser
  2. Deuxième cas, si c’est une fine couche qui a été place sur par exemple une couche de peinture sur un ustensile qui à l’origine n’est pas en or ou en argent, mais on a mis une fine couche d’or ou d’argent il y a 2 cas soit :
  3. En exposant au feu il coule de l’or ou de l’argent auquel cas on ne peut pas l’utiliser,
  4. S’il n’en coule rien du tout il reste licite de l’utiliser.
  5. Troisième cas, dans le cas où le récipient se fissure et qu’on le rafistole avec un fil en argent ça reste autorisé de l’utiliser.

On apprend bien ces jugements avant de dire le contraire.

Chapitre l’élimination de la najaçah et sa présentation

22- D’après ‘Anas Ibnou Malik que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a été interrogé à propos du vin que l’on conserve pour faire du vinaigre le hadith signifie qu’on ne boit pas l’alcool quand il est à l’état d’alcool.

Le vin bien qu’en général c’est de l’alcool même si son goût est amer ceux qui en boivent apprécient cette amertume. Tout ce qui est obtenu en faisant tremper une datte dans de l’eau ou bien on trempe du miel dans de l’eau ou du blé dans de l’eau ou de l’orge dans de l’eau ou ce qui est de cet ordre tous ces liquides ne sont pas interdits à la consommation avant qu’il n’y ait cette réaction d’ébullition et avant qu’il ne s’appelle fermenté. Il ne devient fermenté et alcool qu’après cette réaction d‘ébullition. Il ne s’agit pas de l’ébullition qui consiste à le placer sur le feu, mais c’est une ébullition qui a lieu de manière naturelle dans un liquide déchu ou autre quand on le laisse longtemps en le couvrant. Après cette réaction d’ébullition le niveau du liquide va augmenter ensuite il va redescendre et se stabiliser et s’il arrive à un état dans lequel les buveurs d’alcool l’apprécient. Par ailleurs cette boisson fermentée reste interdite à la consommation jusqu’à sa transformation en vinaigre. Dès lors qu’il change, il devient aigre alors il devient licite et pur même si ce n’est pas une forte acidité, même si c’est léger ça devient un liquide qui est pur et licite à la consommation. Quel que soit l’origine de ce liquide, que ce soit à l’origine du raisin pressé ou c’était du blé ou de l’orge placé en des plantations dans de l’eau ou des dattes dans l’eau ou du miel quel que soit l’origine. Cet état de fermentation c’est à l’origine le liquide qui commence à avoir des bulles et le niveau va augmenter, ensuite le niveau va redescendre et il arrive à cet état dans lequel les buveurs d’alcool l’apprécient. Même si on ne mélange rien au jus de raisin après cette fermentation, cette augmentation de niveau, cette ébullition il devient alcool, il devient du vin. Pour les autres qui ont été cités, les boissons c’est quand on met en décantation des dattes ou du miel ou du blé ou de l’orge dans de l’eau à ce moment-là ça va monter et ça va fermenter, on va entendre un bruit le niveau va augmenter ensuite il redescend et là il devient alcoolique.

An-Naça’iyy a rapporté du fils de ^Oumar que Allah l’agrée lui et son père : « Toutes boissons qui passent par ce processus d’ébullition et ce genre de bruit sont interdites ». Ce bruit qui est émis indique le début de la fermentation, il va rester fermenter pendant une longue période, il ne va se transformer en vinaigre qu’après un certain nombre de jours dans certains pays une quarantaine de jours. C’est pour cela que dans le hadith le messager ﷺ a dit qu’on ne pouvait pas boire de l’alcool même si on va en fabriquer du vinaigre.

23- D’après lui que Allah l’agrée, lorsque ce fut le jour de khaybar le messager de Allah ﷺ a ordonné à Abou Talhah de dire : « Certes Allah et son messager vous interdisent de consommer les viandes des ânes domestiques c’est une souillure », rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim.

Dans le hadith rapporté par Al-Boukhariyy les compagnons ont eu à subir une famine durant les nuits de la bataille de khaybar. Le compagnon a dit lorsque ce fut le jour de la bataille de khaybar, nous avons égorgé les ânes. Lorsque les chaudrons se mirent à bouillir, la personne qui a été chargée par le messager de Allah ﷺ leur dit : « Enlevez les chaudrons du feu et ne mangez pas de la viande des ânes », ^Abdou l-Lah a dit : « Nous nous sommes dit peut-être que le messager de Allah ﷺ nous a interdit d’en consommer parce que cela a eu lieu avant le partage légal du butin ». D’autres ont dit il l’a interdit dans l’absolue et les savants ont déduit de ce hadith l’interdiction de consommer de la chaire des ânes.

24- D’après ^Amr Ibnou Kharijah que Allah l’agrée, il a dit : « Le messager de Allah ﷺ nous a fait un discours à Minna alors qu’il était sur sa monture (un chameau) et qui avait sa salive qui coulait sur mon épaule », cela a été rapporté par Ahmad, At-Tirmidhiyy qui l’a jugé sahih.

La monture en question sur laquelle se tenait le messager ﷺ était un chameau d’une catégorie qu’il était possible d’utiliser pour le voyage, la salive ici c’est ce qui coule de la bouche, de la gueule du chameau. Le hadith est une preuve que la salive de l’animal qui est licite à la consommation cette salive est également pure. L’animal qui est licite à la consommation est pur et également la salive d’un tel animal est pure tout comme cela est indiqué dans le hadith du messager de Allah ﷺ. Celui qui rapporte le hadith a dit que la salive du chameau coulait sur son épaule et le messager le savait c’est pour enseigner à sa communauté que la salive de l’animal qui est licite à la consommation est également pure.

25- D’après ^A’ichah que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ lavait le maniyy qui était attaché sur le vêtement ensuite il allait faire la prière avec ce même vêtement et j’observais les traces du lavage, rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim et selon Mouslim elle disait : « Je grattais, je frottais du vêtement du messager de Allah ﷺ, je le frottais (le maniyy) et ensuite le messager faisait la prière avec ». Et dans une autre version : « Je le grattais alors qu’il était sec, je le grattais avec mon ongle pour l’enlever de son vêtement ».

Qu’est-ce que l’on déduit de ce hadith ? C’est que le maniyy est pur.

Abou Bakr Ibnou Moundhir a dit : « Le maniyy est pur et je ne connais aucune preuve du Qour’an ni de la sounnah, ni de l’unanimité qui rende obligatoire de le laver ». Leurs preuves à ce sujet c’est la parole de ^A’ichah que Allah l’agrée qui disait : « Je frottais », quand elle a dit je frottais ça ne veut pas dire qu’elle lavait.

26- D’après Abou l-Samh que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « On lave l’urine de la petite fille et on asperge d’eau l’urine du petit garçon », cela est rapporté par Abou Dawoud et An-Naça’iyy et jugé sahih par Al-Hakim.

À partir de ce hadith, les savants ont déduit que l’urine de la petite fille a le même jugement que l’urine de la personne adulte. Preuve en est la parole du prophète ﷺ qui signifie : « On lave l’urine de la petite fille ».

Les savants ont expliqué, ils ont dit : « Si la najaçah c’était l’urine d’un petit garçon qui avait moins de deux ans lunaires et qu’il ne s’est pas nourri d’autre chose que du lait maternel alors si son urine atteint un endroit, cet endroit sera purifié en l’aspergeant d’eau de sorte que l’eau va couvrir tout l’endroit même si elle ne coule pas ». Ils ont dit qu’il n’y a pas de différence entre le lait maternel et le lait qui est commercialisé de nos jours. Ils ont dit que si on asperge d’eau l’urine de ce jeune garçon et il n’a pas atteint deux ans lunaires et qu’il s’est nourri uniquement de lait que ce soit de lait maternel ou de lait commercialisé de nos jours qui tient de lait pour bébé, son urine si elle touche un endroit, cet endroit peut être purifié juste en l’aspergeant d’eau de sorte qu’il soit tout imbibé d’eau même si l’eau ne coule pas.

27- D’après ‘Asma la fille de Abou Bakr que Allah les agrée tous les deux, le prophète ﷺ a indiqué comment la femme peut nettoyer l’endroit qui a été touché par le sang des menstrues.

‘Asma qui rapporte le hadith c’est la sœur de ^A’ichah que Allah les agrée toutes les deux.

Dans le hadith qu’elle rapporte du prophète, elle a indiqué comment nettoyer l’endroit de son vêtement qui a été sali par le sang des menstrues ; première chose à faire c’est de le frotter, c’est-à-dire d’enlever la substance même, le sang même, ensuite avec de l’eau elle va le frotter pour extraire et enlever le reste de sang qui est attaché au vêtement. Après cela elle va le laver carrément avec de l’eau. Première chose elle va le frotter pour enlever la substance, ensuite elle va gratter avec ses doigts pour que ce qui reste en sorte, ce qui est collé au tissu s’enlève puis elle le lave avec de l’eau et après elle peut faire la prière avec tout comme s’est rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim.

Ce hadith a été retenu par les savants comme preuve de caractère impur du sang des menstrues et du caractère obligatoire de le laver et même d’être très rigoureux pour l’éliminer, preuve en est ce qui est rapporté dans le hadith des différentes étapes qui ont été précédemment mentionnées.

28- D’après Abou Hourayrah que Allah l’agrée, Khawlah a dit : « Ô messager de Allah et si le sang ne disparaît pas ? », il a dit ce qui signifie : « L’eau te suffit et les traces ne te sont pas préjudiciables », rapporté par At-Tirmidhiyy et sa chaîne de transmission est faible.

Ad-Dalimiyy l’a également rapporté d’après ^A’ichah sans attribuer la parole au prophète ﷺ.

La parole de ^A’ichah signifie : « Lorsque la femme lave le sang et qu’il ne disparaît pas qu’elle modifie la trace par un colorant jaune ou par du safran ». Abou Dawoud a également rapporté de ^A’ichah toujours avec la parole attribuée à ^A’ichah. Concernant la coloration par un colorant jaune ou de safran ce n’est pas pour éliminer la substance même du sang, mais c’est pour en cacher la couleur par protection.

Le hadith que nous venons de voir et celui du cours précédent indiquent le caractère impur du sang des menstrues et l’exagération ou le grand effort à l’éliminer. L’utilisation de l’eau pour l’éliminer est suffisante. Après l’élimination de la substance du sang même, les traces qui restent ne sont pas préjudiciables, malgré l’effort qui est déployé pour éliminer la najaçah en frottant, en grattant avec de l’eau il reste et persiste souvent il peut y avoir des traces qui demeurent qui ne peuvent pas être complètement éliminées. Cela par exemple est clairement visible sur les vêtements d’enfant après avoir lavé les vêtements il reste des traces.

Chapitre du woudou

29- D’après Abou Hourayrah que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Si je ne craignais que la tâche ne soit difficile pour ma communauté, je leur aurais ordonné d’utiliser le siwak avec chaque woudou », hadith rapporté par Malik, Ahmad, An-Naça’iyy, il a été jugé sahih par Ibnou Khouzaymah et Al-Boukhariyy l’a mentionné également.

La signification de la parole du prophète ﷺ est que : « Si je ne craignais que ce soit éprouvant pour ma communauté de le faire je leur aurai ordonné d’utiliser le siwak systématiquement avec chaque woudou ».

30- D’après Houmran, ^Outhman a demandé à ce qu’on lui amenât de l’eau pour son woudou il a lavé ses mains trois fois jusqu’aux poignets, ensuite il s’est rincé la bouche, il a mis de l’eau dans ses narines puis il s’est mouché, ensuite il s’est lavé le visage trois fois, puis il s’est lavé les mains et les avant-bras la droite jusqu’aux coudes puis la gauche jusqu’aux coudes chacune trois fois, puis il a passé la main mouillée sur la tête, ensuite il s’est lavé le pied droit jusqu’aux chevilles trois fois ensuite le pied gauche également trois fois, puis il a dit j’ai vu le messager de Allah ﷺ avoir fait le woudou d’une manière comparable à la mienne, rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim.

Il est arrivé que le messager de Allah ﷺ a fait le woudou en lavant chaque membre une seule fois, c’est à dire il a lavé chaque membre du woudou une seule fois c’était pour enseigner à sa communauté qu’il était suffisant de se laver chaque membre une seule fois. Il a été authentifié également dans le hadith que le messager ﷺ avait fait le woudouen lavant chaque membre deux fois, là encore c’était pour enseigner à sa communauté qu’il était suffisant de laver chaque membre deux fois. Par la suite il lavait chaque membre trois fois. C’est pour cela que notre maître ^Outhman quand il a fait le woudou il avait lavé d’abord ses mains jusqu’au poignet à trois reprises ensuite il s’est rincé la bouche à 3 reprises puis il a mis de l’eau dans ses narines et s’est mouché trois fois et ainsi de suite jusqu’à la fin du woudou, pourquoi a-t-il fait cela ? C’était pour faire la même chose en prenant le prophète pour modèle ﷺ. Preuve en est-ce qu’il avait dit à la fin : « J’ai vu le messager de Allah ﷺ faire le woudou comme je viens de le faire ». Laver chaque membre une seule fois lorsque le prophète l’a fait ce n’était pas quelque chose de déconseillé pour lui, mais c’était pour enseigner à sa communauté. La même chose quand le prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam a lavé chaque membre deux fois ce n’était pas quelque chose de déconseillé qu’il avait fait, c’était parce qu’il enseignait à sa communauté. Après cela il avait fait le woudou trois fois chaque membre. C’est pour cela que les savants ont dit parmi les choses déconseillées lors du woudou c’est de se restreindre à ne laver qu’une ou deux fois chaque membre. Ils ont même dit que laver plus de trois fois chaque membre est une des choses déconseillées lors du woudou. Preuve en est dans le hadith sahih, le messager ﷺ a fait le woudou en lavant chaque membre trois fois puis il a dit ce qui signifie : « C’est ainsi qu’il convient de faire le woudou », celui qui fait plus que cela ou moins que cela il n’aura pas fait ce qui est recommandé. Ce jugement de faire moins c’est pour autre que lui puisque comme on a vu c’était pour qu’il enseigne à sa communauté. Puisque le prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam lui était arrivé auparavant que de ne laver qu’une seule fois et à une autre occasion il a lavé deux fois chaque membre, ce n’était pas déconseillé pour lui parce que c’était pour enseigner à sa communauté et l’enseignement est quelque chose de méritoire.

Certains gens de science ont dit que celui qui ne lave pas chaque membre de son corps à l’occasion du woudou à trois reprises il n’aura pas de récompenses pour son woudou. Par contre si s’est excusé qu’il n’a pas lavé à trois reprises chaque membre comme si par exemple il n’avait pas suffisamment d’eau dans ce cas il est excusé.

Selon Chamsou D-Din Ar-Rajiyy un savant chafi^iyy même s’il ne lave qu’une seule fois chaque membre du woudou il lui reste quand même une partie de récompense.

31- D’après ^Aliyy que Allah l’agrée pour décrire la manière avec laquelle le prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam faisait le woudou, il a dit : « Il a passé la main mouillée sur sa tête une seule fois » rapportée par Abou Dawoud.

Le fait de passer la main sur la tête une seule fois ce n’est pas quelque chose qui affecte la récompense pour le woudou comme ce serait le cas pour les autres membres ou il faut pour avoir la récompense laver trois fois. S’il passe la main mouillée sur la tête une seule fois et s’il essuie ses oreilles une seule fois cela ne lui fait pas perdre, cela ne lui fait pas rater la récompense pour le woudou comme c’est le cas pour les autres membres.

32- D’après ^Abdou l-Lah Ibnou Zayd Ibnou ^Asim que Allah les agrée tous les deux, pour la description du woudou’ il a dit : « Le messager de Allah ﷺ a passé la main mouillée sur la tête, il a pris ses deux mains et il est passé de l’avant jusqu’à l’arrière de sa tête puis il les a ramené vers l’avant », rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim et dans une autre version Al-Boukhariyy et Mouslim il a commencé par l’avant de la tête jusqu’à amener ses mains à l’arrière de la tête puis il a à nouveau passé dans l’autre sens c’est-à-dire de l’arrière vers l’avant pour arriver à l’endroit à partir duquel il a commencé.

Celui qui veut la manière complète il passera les mains mouillées sur la totalité de la tête. Chez les Chafi^ite passer les mains mouillées sur la totalité de la tête c’est-à-dire de l’avant vers l’arrière puis de l’arrière vers l’avant s’est recommandé et chez Malik c’est obligatoire. Bien que s’il ne passait la main mouillée que sur un seul cheveu sur son crâne cela aurait été suffisant.

33- D’après ^Abdou l-Lah Ibnou ^Amr que Allah les agrée tous les deux, pour décrire le woudou il a dit : « Ensuite il a passé les mains mouillées sur la tête puis il a passé ses deux index dans ses oreilles et il a passé les pousses sur la partie extérieure des oreilles », rapporté par Abou Dawoud et An-Naça’iyy et jugé sahih par Ibnou Khouzaymah.

Celui qui se limite à passer la main mouillée sur la tête il aura accompli le pilier, car le passage des mains mouillées sur les oreilles est recommandé. Le messager ﷺ il passait la main mouillée sur la tête et il passait les mains mouillées sur les oreilles.

34- D’après Abou Hourayrah que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Lorsque l’un d’entre vous se réveille de son sommeil qu’il se mouche trois fois, car le chaytan passe la nuit sur son khaychoum », rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim.

Ici il s’agit de se moucher c’est-à-dire pour faire sortir ce qu’il y a dans le nez comme sécrétion ou autres.

Il est recommandé pour celui qui se réveille du sommeil de se rincer la bouche et de se laver le nez avec profusion. Dans le hadith le messager a dit ce qui signifie : « Qu’il se mouche trois fois quand il se réveille de son sommeil, car le chaytan passe la nuit sur son khaychoum » qui est la dernière partie du nez.

35- D’après lui également, le messager a dit ce qui signifie : « Lorsque l’un d’entre vous se réveille de son sommeil, qu’il ne plonge pas directement la main dans le récipient à partir duquel il se lave avant d’avoir au préalable lavé la main à 3 reprises, car il ne sait pas qu’est-ce que sa main a touché pendant son sommeil », rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim et la version ici est celle de Mouslim.

Il a indiqué ici ce qui est la cause pour laquelle il a indiqué d’agir de la sorte, c’est qu’il se peut que sa main ait touché une najaçah pendant le sommeil comme si elle touchait le lieu de l’‘istinja avec la pierre. Le caractère déconseillé n’est éliminé que si on lave les mains trois fois. Bien sûr ce jugement de déconseillé concerne l’eau en petite quantité, car si l’eau est en grande quantité il n’est pas déconseillé de plonger la main dedans. Le messager ﷺ a défendu qu’on plonge la main par crainte de l’impureté. Si la main ne rendait pas najis l’eau en petite quantité en la touchant le messager n’aurait pas défendu de la plonger dedans.

36- D’après Laqiyt fils de Sabrah que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Quand tu fais le woudou fais le de la manière la plus complète, lave ce qu’il y a entre les doigts, veilles a bien introduire l’eau dans ton nez sauf si tu fais le jeûne », rapporté par les quatre, il a été jugé sahih par Ibnou Khouzaymah, mais Abou Dawoud a une version dans laquelle il rapporte qu’il a dit ce qui signifie : « Quand tu fais le woudou alors rince-toi la bouche ».

Le messager au tout début du hadith a indiqué qu’il convient de faire le woudou de la manière la plus complète et de bien croiser les mains lors du woudou pour laver ce qu’il y a entre les doigts, ceci est recommandé. De veiller à bien introduire l’eau dans le nez quand tu inspires l’eau pour te moucher par la suite ça c’est recommandé sauf si la personne fait le jeûne et dans la version de Abou Dawoud lorsque tu fais le woudou alors rince-toi la bouche. C’est pour cela qu’il convient de faire, c’est quelque chose de recommandé de se rincer la bouche au tout début du woudou tout comme de se rincer le nez également.

37- D’après ^Outhman que Allah l’agrée, le prophète ﷺ il introduisait ses doigts mouillés dans sa barbe lors du woudou, cela a été rapporté par At-Tirmidhiyy et c’est Ibnou Khouzaymah qui l’a jugé sahih.

Comment le prophète faisait ? C’est-à-dire qu’il introduisait ses mains mouillées par le bas de la barbe en ayant éloigné les doigts les uns des autres.

38- D’après ^Abdou l-Lah Ibnou Zayd que Allah l’agrée, le prophète ﷺ on lui ramena deux tiers d’un moudd d’eau et il a rincé ses avant-bras en frottant, cela a été rapporté par Ahmad et ça a été jugé sahih par Ibnou Khouzaymah.

Il a également été confirmé que le prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam a fait le woudou avec un seul moudd, c’était pour enseigner à sa communauté l’importance de ne pas utiliser beaucoup d’eau lors du woudou.

39-D’après lui également que Allah l’agrée il a vu le prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam prendre de l’eau pour passer ses mains mouillées sur ses oreilles autres que l’eau qu’il avait utilisée pour passer ses mains mouillées sur la tête, cela a été rapporté par Al-Bayhaqiyy.

C’est pour cela que les savants ont dit qu’il est recommandé lors du passage des mains mouillées sur les oreilles d’utiliser une nouvelle eau.

40- D’après Abou Hourayrah que Allah l’agrée il a dit j’ai entendu le messager de Allah ﷺ dire ce qui signifie : « Les membres de ma communauté viendront au jour du jugement mouhajjalin par les traces du woudou, ceux d’entre vous qui peuvent élargir la ghourrah qu’ils le fassent », rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim et la version est celle de Mouslim.

Al-ghourrah ça veut dire être auréolé c’est-à-dire lavé au-delà de la limite du visage lors du lavage du visage pour le woudou. Celui qui fait cela, c’est-à-dire il lave de son visage au-delà de la limite du visage, autour du visage et pour ce qui est de ses avant-bras et de ses pieds il lave plus que le coude et plus que les chevilles alors au jour du jugement ils auront ceux qui agissent de la sorte un signe par lequel le messager reconnaîtra les membres de sa communauté.

41- D’après ^A’ichah que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ appréciait le fait de commencer avec la droite lorsqu’il mettait ses na^^al lorsqu’il entrait ou lorsqu’il faisait sa purification et dans toutes choses, cela est rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim.

Quand il a dit en toutes choses, c’est-à-dire dans toutes choses qui est honorable ou quelque chose de bien comme le fait de se laver, le fait de mettre ses vêtements ou de mettre du kohl ou de se couper les ongles ou de se couper les moustaches ou de s’épiler les aisselles, etc. Par contre pour éliminer les saletés on le fait avec la gauche. Pour ce qui est des autres cas, c’est avec la gauche comme pour entrer dans les WC, pour faire l’‘istinja, pour enlever ses vêtements, pour éliminer les saletés on utilise la gauche en priorité.

Dans les cas où il est recommandé de laver les deux en même temps, la droite et la gauche il n’est pas recommandé de laver la droite en premier comme par exemple de laver les joues lors du lavage du visage ou laver les mains ou passer les mains mouillées sur les oreilles dans ce cas on fait les deux en même temps.

42- D’après Abou Hourayrah que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Lorsque vous faites le woudou commencez par la droite » cela a été rapporté par les quatre et ça été jugé sahih par Ibnou Khouzaymah.

C’est-à-dire de commencer par la droite pour les mains et les pieds avant la gauche. Le messager ﷺ a dit ce qui signifie : « Lorsque vous faites le woudou commencez par la droite ». Si la personne ne fait pas cela c’est déconseillé.

43- D’après Al-Moughiyrah Ibnou Chou^bah que Allah l’agrée, le prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam a fait son woudou puis il a passé sa main mouillée sur l’avant de son crâne et sur le turban et sur les bottines, rapporté par Mouslim.

Lorsque le compagnon a dit que le prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam a passé la main mouillée sur l’avant de sa tête ils ont dit que c’est recommandé de ne pas passer les mains mouillées sur moins que l’avant du crâne. Pour ce qui est du passage de la main mouillée sur le turban c’est-à-dire le turban que le messager avait porté, un turban tel que la sounnah est réalisée. Ceci est une preuve qu’il est permis de passer la main mouillée sur une partie du crâne même si ce n’est pas la totalité du crâne. Cependant, comme le prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam a passé la main mouillée sur an-nasiyah qui est la partie avant du crâne, les savants ont dit que c’est recommandé de ne pas faire moins que cela, au moins l’avant du crâne au moins an-nasiyah. Si la personne s’était limitée à passer la main mouillée sur un seul cheveu dans la limite du crâne cela aurait été suffisant, mais pour avoir la sounnah il s’agit de passer la main mouillée sur pas moins que l’avant du crâne qui est an-nasiyah.

44- D’après Jabar Ibnou ^Abdi l-Lah que Allah les agrée tous les deux, concernant la description de la manière avec laquelle le prophète ﷺ faisait son pèlerinage, le prophète ﷺ a dit ce qui signifie : « Commencez par ce que Allah a mentionné dans le verset en premier », cela a été rapporté par An-Naça’iyy et dans cette version c’est sous la forme impérative et selon Mouslim c’est sous la forme de l’information.

Ce hadith du messager de Allah ﷺ même s’il est parvenu à propos du pèlerinage, mais le sens est général, la portée de ce jugement est générale. C’est pour cela que les savants ont dit que pour l’ordre des actes dans un acte d’adoration c’est le même ordre dans lequel ils ont été mentionnés dans le Qour’an, qu’il s’agisse de pèlerinage ou de woudou ou autre.

45- D’après lui également que Allah l’agrée, le prophète ﷺ lorsqu’il faisait le woudou il lavait ses coudes, cela a été rapporté par Ad-Daraqoutniyy avec une faible chaîne de transmission.

46- D’après Abou Hourayrah que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Il n’y a pas de woudou pour celui qui n’a pas évoqué le nom de Allah », cela a été rapporté par Ahmad, Abou Dawoud, Ibnou Majah avec une faible chaîne de transmission, At-Tirmidhiyy a rapporté d’après Sa^iyd Ibnou Zayd et Abou Sa^iyd la même chose, mais Ahmad a dit rien de ce hadith n’est authentifié.

Notre chaykh que Allah lui fasse miséricorde a dit à propos de ce hadith qu’il n’est pas sahih.

Au tout début du woudou il est recommandé pour celui qui fait le woudou de dire Bismi l-Lah. La sounnah c’est de dire Bismi l-Lah, mais la manière complète c’est de dire Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim.

Si la basmalah, la tasmiyah, la parole Bismi l-Lah a été omise que ce soit délibérément ou par oublie il est recommandé pendant le woudou de dire « Bismi l-Lahi ‘awwalahou wa ‘akhirah », ‘awwal le début du woudou c’est au tout début du lavage des mains. Il évoque le nom de Allah, il dit Bismi l-Lah puis il commence par laver les mains, il fait l’intention de faire des actes recommandés et lorsqu’il arrive au lavage du visage il fait l’intention de faire le woudou.

47-D’après Talhah fils de Mousarrif d’après son père d’après son grand-père que Allah l’agrée, il a dit : « J’ai vu le messager de Allah ﷺ séparer le rinçage de la bouche et l’introduction de l’eau dans les narines », rapporté par Abou Dawoud avec une faible chaîne de transmission.

Le rinçage de la bouche c’est d’introduire de l’eau dans la bouche, de remuer l’eau dans sa bouche puis de la cracher. Al-‘istinchaq c’est d’inspirer l’eau dans le nez par le biais de la main. Le rinçage de la bouche est un acte recommandé et l’inspiration de l’eau dans le nez est un acte recommandé. Il peut se rincer la bouche d’abord puis inspirer de l’eau dans le nez en second lieu. Cependant, le fait de faire les deux en même temps c’est-à-dire de recueillir de l’eau dans le creux de sa main de mettre un peu de cette eau dans la bouche et le reste d’inspirer dans le nez cela vaut mieux. Le mieux c’est de le faire de manière abondante c’est-à-dire le rinçage de la bouche et l’inspiration de l’eau dans le nez sauf dans le cas où il fait le jeûne. Dans ce que nous disons de manière abondante, c’est lorsqu’il fait parvenir l’eau jusqu’au fond de sa gorge et le fait de le faire en abondance pour l’inspiration de l’eau dans le nez, l’‘istinchaq c’est en faisant arriver l’eau jusqu’à la limite du khaychoum.

49- D’après ^Abdou l-Lah Ibnou Zayd que Allah l’agrée pour décrire le woudou, il a dit ensuite il a introduit sa main dans l’eau et il a mis de l’eau dans le creux de sa main et il a mis un peu d’eau dans sa bouche et il a inspiré avec le nez, il a fait cela a trois reprises, rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim.

50- D’après ‘Anas que Allah ta^ala l’agrée, le prophète ﷺ a vu un homme qui s’est lavé les pieds lors du woudou, mais il a laissé une petite partie comme l’espace d’un ongle qui n’a pas été mouillé qui est resté sèche, le prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam lui a dit ce qui signifie : « Retournes pour mieux faire ton woudou », rapporté par Abou Dawoud et An-Naça’iyy.

C’est un homme qui a fait son woudou, mais quand il a lavé les pieds il a laissé une partie comme la surface d’un ongle qu’il n’a pas lavé elle est restée sèche, le prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam l’a vu il lui a dit ce qui signifie : « Retournes pour faire le woudou mieux que ça ».

51- D’après lui également (‘Anas) que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ utilisait un moudd d’eau pour son woudou et utilisait de un sa^ à cinq moudd pour son ghousl, hadith rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim.

Il est recommandé que l’on utilise un moudd d’eau pour le woudou, le moudd dans la Loi c’est le plein de deux mains jointes. S’il utilise moins d’eau que cela pour son woudou ce n’est pas déconseillé et même s’il utilise plus que cela il n’y a pas de mal c’est-à-dire ce n’est pas interdit. Certains de ceux qui prétendent maîtriser la science du hadith prétendent qu’utiliser plus qu’un moudd pour le woudou serait interdit. Tellement ce sont des gens qui sont ignorants et qui n’ont pas de scrupule à parler sans science, ils ont dit qu’utiliser plus qu’un moudd pour le woudou serait interdit. Pourquoi prétend-il cela ? Parce qu’il a lu dans des livres de hadith que le messager avait utilisé un moudd pour son woudou et quatre moudd pour son ghousl. Effectivement c’est bien de ne pas utiliser beaucoup d’eau dans son woudou, mais ce n’est pas interdit d’utiliser plus qu’un moudd.

La plus grande quantité que le messager ﷺ avait utilisée pour son woudou était six moudd, c’est-à-dire six pleins de mains jointes pour la totalité de son woudou ﷺ et ce pour une sagesse de la part du messager de Allah ﷺ puisqu’il avait fait à une occasion le woudou avec le plein de deux mains jointes, un moudd et une fois il avait fait avec six moudd. Car la personne peut dans certains cas être pressée et dans d’autres cas elle peut ne pas être pressée. Dans le cas où la personne est extrêmement pressée elle ne va pas faire son woudou parfaitement avec un seul moudd. Certains ont posé la question à un savant, ils lui ont dit comment le prophète a-t-il pu faire le woudouavec un seul moudd ? Il a répondu : « Allah est tout puissant à faire en sorte que le moudd devienne comme un océan pour le messager ﷺ ».

52- D’après ^Oumar que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Chaque fois que l’un d’entre vous fait son woudouet qu’il le fait parfaitement puis qu’il dit ‘Ach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘ila l-Lah wahdahou la charika lah wa ‘ach-hadou ‘anna Mouhammadan ^abdouhou wa raçoulouh sans que les huit portes du paradis ne lui soient ouvertes, il pourra entrer par n’importe laquelle qu’il souhaitera », rapporté par Mouslim et At-Tirmidhiyy qui a ajouté « Allahoumma j^alniyy mina t-tawwabiyn wa j^alniy mina al-moutatahhiriyn ».

C’est notre maître ^Oumar Ibnou l-Khattab que Allah l’agrée qui a rapporté ce hadith. C’est lui qui a rapporté cette formulation du messager de Allah ﷺ que l’on dit après avoir terminé le woudou et grâce à laquelle la personne pourra entrer au paradis par n’importe laquelle des huit portes du paradis. Ce qui est visé par l’ouverture des portes du paradis c’est-à-dire elles lui seront ouvertes au jour du jugement, celui qui fait cela aura cette immense récompense.

Notre chaykh que Allah lui fasse miséricorde appliquait ce hadith, mais en levant les yeux vers le ciel ne fusse que quelques instants, même s’il n’était pas à l’extérieur et qu’il ne pouvait pas voir le ciel, il lève les yeux vers le haut, il regarde en direction du plafond.

Chapitre passer la main mouillée sur les bottines, les khouff

53- D’après Al-Moughiyrah Chou^bah que Allah l’agrée, il a dit j’étais en compagnie du prophète ﷺ, il avait fait son woudouet je me suis baissé vite fait pour lui retirer ses khouff, mais il m’a dit ce qui signifie : « Laisse-les, je les ai mis alors qu’ils sont purs » il a passé la main mouillée sur les khouff, rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim.

Les quatre mise à part An-Naça’iyy ont rapporté que le prophète ﷺ avait passé la main mouillée sur la partie supérieure du khouff et la partie inférieure, mais il y a une certaine faiblesse dans la chaîne de transmission de cela.

Du hadith nous comprenons une première chose c’est que pour pouvoir passer la main mouillée sur le khouff il faut les porter en ayant la purification. Concernant ce passage des mains mouillées sur le khouff pour qu’il soit suffisant il faut qu’il ait lieu sur la partie supérieure du khouff même si c’est une partie infime. Si la personne se limite à passer la main mouillée en dessous du khouff ce n’est pas suffisant, ce n’est pas valable, car ce qui est rapporté de l’acte du prophète ﷺ c’est qu’il passe la main mouillée sur la partie supérieure du khouff.

54- D’après ^Aliyy que Allah l’agrée, il a dit si les sujets de la religion, les lois étaient déduites par l’avis personnel nous aurions passé la main mouillée en dessous du khouff plutôt que de passer la main mouillée par-dessus, alors que j’ai bien vu le messager de Allah ﷺ passer la main mouillée sur la partie supérieure du khouff, cela a été rapporté par Abou Dawoud avec une bonne chaîne de transmission.

Par la parole de ^Aliyy nous comprenons que les règles de la religion nous sont connues en suivant le messager ﷺ et non pas en faisant des déductions de nous-mêmes. Concernant la religion nous suivons le messager ﷺ et non pas en suivant notre avis personnel et notre réflexion. En d’autres termes, c’est un devoir pour la personne d’apprendre une des écoles considérées comme telle auprès des gens de la connaissance, car les règles de la religion, les jugements ne sont pas déduits par la simple réflexion personnelle, preuve en est la parole de notre maître ^Aliyy que Allah l’agrée. La manière complète de la sounnah, ce qui est recommandé c’est de passer la main mouillée aussi bien sur la partie supérieure que la partie inférieure du khouff, comment fait-il cela ? C’est en posant sa main droite au niveau des orteils et en mettant sa main gauche sous son talon et une fois qu’il a posé sa main droite au-dessus des orteils et sa main gauche en dessous du talon il va faire deux mouvements qui sont dans le sens inverse l’un de l’autre, c’est-à-dire avec sa main qui est au niveau des orteils par-dessus il la ramène vers l’arrière au niveau du bas de la jambe et la main qui est en dessous du talon il va la pousser vers l’avant jusqu’à arriver en dessous de ses orteils. Mais s’il se limite à passer la main mouillée sur une toute petite partie du haut de son pied même si c’est la superficie d’une phalange cela est suffisant et s’il se limite de passer la main mouillée en dessous du khouff, par-dessous son pied cela n’est pas suffisant selon l’avis apparent et selon l’école.

55- D’après Safwan fils de ^Assal, il a dit : « Le prophète ﷺ nous ordonnait quand nous étions en voyage de ne pas retirer nos khouff durant trois jours et trois nuits sauf si c’était à cause d’une janabah, mais si c’était des selles ou de l’urine ou un sommeil nous ne les retirions pas », rapporté par An-Naça’iyy, At-Tirmidhiyy ainsi que Ibnou Khouzaymah, ces deux derniers l’ont jugé sahih.

56- D’après ^Aliyy Ibnou Abi Talib que Allah l’agrée, il a dit : « Le prophète ﷺ a autorisé le passage de la main mouillée sur le khouff durant trois jours et trois nuits pour le voyageur et un jour et un nuit pour celui qui est résident », cela a été rapporté par Mouslim.

De ce hadith nous comprenons que celui qui effectue, qui accomplit un voyage qui permet de raccourcir la prière, c’est-à-dire un voyage de deux étapes il passe la main mouillée, il peut bénéficier de cette autorisation de passage de main mouillée sur ses bottines pendant trois jours au lieu de se laver les pieds. Pour ce qui est du résident il bénéficie de cette autorisation pendant un jour et une nuit.

57- D’après Thawban que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a envoyé un bataillon et leur a ordonné lors de leur woudou de passer la main mouillée sur ce qui couvre leur tête c’est-à-dire leur turban et ce qu’ils portent à leur pied c’est-à-dire les khouff, cela a été rapporté par Ahmad, Abou Dawoud et Al-Hakim qui l’a jugé sahih.

Le mot sariyyah désigne une partie de l’armée parce qu’elle est rapide dans son déplacement.

Dans ce hadith nous comprenons que le messager ﷺ a ordonné à ses compagnons de passer la main mouillée sur les khouff. Il y a une grande différence entre passer la main mouillée sur les bottines, les khouff et se limiter à passer la main mouillée sur les pieds au lieu de les laver.

Passer la main mouillée sur les pieds au lieu de les laver n’est pas suffisant pour la validité du woudou. C’est pour cela qu’il y a une grande différence entre passer la main mouillée sur le pied et passer la main mouillée sur les bottines.

58- D’après ^Oumar que Allah l’agrée, un hadith qui est mawqouf c’est-à-dire qui s’arrête dans sa chaîne de transmission au compagnon et d’après ‘Anas, marfou^ c’est-à-dire hadith qui dans sa chaîne de transmission remonte jusqu’au prophète, il a dit ce qui signifie : « Lorsque l’un d’entre vous fait son woudou et qu’il met ses khouff il peut passer la main mouillée dessus et il fait la prière avec », il ne les retire (s’il veut) que pour une janabah, cela a été rapporté par Ad-Daraqoutniyy ainsi que Al-Hakim qui l’a jugé sahih.

Lorsque quelqu’un fait son woudou, il termine le woudou il peut mettre les khouff pour pouvoir bénéficier de cette autorisation de passage des mains mouillées sur les bottines. Il a dit ce qui signifie : « Il ne retire ses bottines, s’il veut il peut les garder sauf s’il se retrouve jounoub ». S’il se retrouve jounoub alors qu’il portait le khouff, que devra-t-il faire ? Il devra faire son ghousl. Il ne va pas passer la main mouillée pour faire le ghousl, mais il va retirer le khouff pour laver ses pieds, il devra lever l’état du grand hadath. S’il fait son ghousl et qu’il a son woudou il pourra mettre à nouveau ses khouff et bénéficier d’une nouvelle période d’autorisation de passage de main mouillée dessus. Si quelqu’un fait le ghousl et que durant le ghousl il ne touche pas son sexe ni son anus alors son woudou n’est pas annulé. Si après cela il met ses khouff il pourra bénéficier de cette autorisation de passage des mains mouillées dessus. En d’autres termes, si après avoir mis ses khouff il annule son woudou il refait le woudou, mais au lieu de laver les pieds il peut se limiter à passer la main mouillée sur les bottines.

59- D’après Abou Bakrata que Allah ta^ala l’agrée, d’après le prophète ﷺ il a autorisé au voyageur de bénéficier de cette autorisation de passage des mains mouillées sur les bottines durant trois jours et trois nuits et pour celui qui est résident un jour et un nuit s’il avait fait son woudou puis qu’il a porté ses khouff il pouvait passer les mains mouillées dessus, cela a été rapporté par Ad-Daraqoutniyy et Ibnou Khouzaymah l’a jugé sahih.

Il est autorisé pour le woudou de celui qui est résident de passer la main mouillée sur le khouff pendant un jour et une nuit. Pour celui qui est voyageur, c’est-à-dire qui accomplit un voyage qui permet de raccourcir la prière en l’occurrence il s’agit d’un voyage de deux étapes ou plus durant trois jours avec leurs nuits, il peut bénéficier de cette autorisation. Il commence à compter à partir du moment où il a rompu le woudou pour la première fois après avoir porté les khouff. Il ne va pas compter la période qui s’est écoulée entre le moment où il a porté ses khouff et le moment où il a rompu le woudou pour la première fois. Il commence à compter cette période à partir du moment où il a annulé son woudou pour la première fois après avoir mis ses khouff. Il peut par exemple avoir annulé son woudoupar une émission de gaz, prenons l’exemple de quelqu’un qui a mis ses khouff en ayant la purification complète, après avoir fait son woudou, après avoir complété son woudou il met ses khouff, après quelques heures ou après une journée il a rompu son woudou par exemple par l’émission de gaz quand il termine l’émission des gaz c’est-à-dire à partir du moment où il a fini l’émission des gaz il commence à compter la période. S’il est résident, il va compter un jour et une nuit, s’il était voyageur il compte une période de trois jours et trois nuits. Quant à celui qui est désobéissant dans son voyage il ne bénéficie pas plus que la durée de celui qui est résident, car les autorisations, les permissions ne sont pas données si la personne commet un péché. Nous parlons bien d’un voyage qui en soi est un voyage interdit comme celui qui voyage pour aller commettre la fornication ou pour tuer quelqu’un injustement. Celui qui accomplit un voyage qui est en soit interdit il ne pourra pas bénéficier de trois jours et trois nuits, mais il ne bénéficie que d’un jour et une nuit comme celui qui est résident. Contrairement au cas de celui qui accomplit un voyage qui n’est pas un voyage interdit comme si par exemple il faisait un voyage d’obéissance ou un voyage qui est indifférent. Si par exemple s’il avait fait le voyage pour rendre visite à ses proches, il s’agit là d’un voyage d’obéissance. Un tel voyage autorise de passer la main mouillée sur les khouff pendant trois jours et trois nuits mêmes si durant son voyage il a commis un péché comme s’il a regardé d’un regard interdit ou s’il a bu de l’alcool ou s’il a volé du moment que son voyage en soi n’est pas un voyage interdit il peut bénéficier de cette autorisation de trois jours et trois nuits.

60- D’après ‘Oubayy Ibnou ^Imarah que Allah l’agrée, il a dit : « Ô messager de Allah est ce que je peux passer la main mouillée sur mes khouff », il lui a dit ce qui signifie : « Oui », il lui a dit : « Est-ce que je peux le faire durant 1 jour ? », le messager lui a dit ce qui signifie : « Oui », il lui a dit : « Est-ce que je peux aussi 2 jours ? », le messager lui a dit ce qui signifie : « Oui », il lui a dit : « Est-ce que je peux trois jours ? » le messager lui a dit : « Oui et autant que tu veux », cela a été rapporté par Abou Dawoud, mais il a dit qu’il n’est pas fort.

Chapitre ce qui annule le woudou

61- D’après ‘Anas Ibnou Malik que Allah l’agrée, il a dit : « Les compagnons du messager de Allah ﷺ à son époque attendaient la prière de Al-^icha jusqu’à somnoler au point que leur tête penchait de sommeil sans que le corps ne se penche, ensuite ils faisaient la prière directement sans refaire le woudou », rapporté par Abou Dawoud, qui a été jugé sahih par Ad-Daraqoutniyy et la version de base se trouve dans Mouslim.

Dormir sans que la personne ne soit bien assise calée sur son postérieur cela annule le woudou. Par le sommeil la personne ne se rend pas compte de la conversation des gens qui sont autour, contrairement à la somnolence qui est une étape qui précède le sommeil. Celui qui somnole, il se rend compte des bruits qui sont autour sans forcément bien comprendre ou se rendre compte de ce qu’ils disent. La somnolence n’annule pas le woudou, contrairement au sommeil si c’est dans une position qui n’est celle de celui qui est assis bien calé sur son postérieur. Quant aux prophètes, tous les prophètes le sommeil n’annule pas leurs woudou parce que leurs cœurs sont toujours éveillés.

62- D’après ^A’ichah que Allah l’agrée, elle a dit « Fatimah la fille de Abou Houbaych était venue voir le prophète ﷺ et lui a dit : « Ô messager de Dieu je suis une femme qui a l’’istihada, j’ai toujours des écoulements, est-ce que j’arrête de faire la prière ? », il lui a dit ce qui signifie : « Non, il s’agit là comme d’une hémorragie et ce n’est pas les menstrues. Lorsque la période de tes menstrues arrive alors tu ne fais pas la prière, lorsqu’elles s’achèvent tu te nettoies de l’écoulement de sang et tu fais la prière » », rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim et Al-Boukhariyy a rapporté ce qui signifie : « Ensuite tu fais le woudoupour chaque prière » et il a indiqué que Mouslim l’avait omis délibérément.

La femme qui a les menstrues s’arrête de faire la prière. Lorsque les menstrues prennent fin la femme devra faire le ghousl pour pouvoir faire la prière. Quand est-ce qu’elle fait le ghousl ? Après la fin de l’écoulement des menstrues.

Si elle a eu des écoulements pendant sa période inter menstruelle, il ne s’agit pas de menstrues, mais d’une ‘istihada. Avec l’écoulement de l’’istihada la femme fait la prière contrairement aux écoulements des menstrues, mais avec certaines conditions, et ce après le début du temps de la prière et après avoir fait l’‘istinja et l’élimination de toutes najaçah non tolérable. Elle fait le woudou dans l’intention de se rendre permis d’accomplir la prière et elle ne fait pas en sorte qu’il y ait un long intermède entre le woudou et la prière.

63- D’après ^Aliyy Ibnou Abi Talib que Allah l’agrée, il a dit j’étais quelqu’un qui avait beaucoup de madhi et j’ai demandé à Maqdad de poser la question de manière anonyme au prophète ﷺ, il lui a posé la question et le prophète lui a dit ce qui signifie : « Celui qui émet du madhi devra refaire le woudou », rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim.

Beaucoup de vertueux sont éprouvés par le fait d’avoir beaucoup de madhi. Notre maître ^Aliyy bien qu’à l’époque il était marié avec notre dame Fatimah il émettait beaucoup de madhi. Beaucoup de vertueux sont éprouvés par cela parce que c’était quelque chose qui indique une certaine force, mais il avait de la pudeur à poser la question directement au messager en raison de Fatimah, il a demandé à l’un de ses compagnons qui était à Maqdad de poser la question au prophète. Al-Maqdad qui a posé la question au prophète ﷺ lui a dit ce qui signifie : « Il faut qu’il se lave le sexe » et c’était avant, auparavant il faisait le ghousl pour chaque prière obligatoire au point que sa peau s’était fissurée avant de connaître le jugement.

Quand il a connu le jugement il a abandonné le ghousl systématique pour chaque obligation et cela était plus facile pour lui, c’était une épreuve de la part de Allah pour que sa récompense soit plus élevée.

On apprend à partir de là que l’émission du madhi et l’émission de wadiyy ne rendent pas obligatoire le ghousl, mais ce sont deux substances qui sont najis, qui sont impures selon la Loi de l’Islam, il est un devoir de laver l’endroit quand ils sortent.

64- D’après ^A’ichah que Allah l’agrée, le prophète ﷺ avait embrassé une de ses épouses puis il est parti faire la prière sans refaire le woudou, cela a été rapporté Ahmad et Al-Boukhariyy l’a jugé da^^if.

65- D’après Abou Hourayrah que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Lorsque l’un d’entre vous ressent quelque chose dans le ventre et il n’a pas été catégorique, est-ce qu’il a émis quelque chose ou pas, qu’il ne quitte pas la mosquée, qu’il reste à l’intérieur sauf s’il a entendu un bruit, c’est-à-dire l’émission que quelque chose qui a fait un bruit ou il a senti une odeur », cela a été rapporté par Mouslim.

L’émission des gaz par orifice inférieur postérieur annule le woudou, soit suite à cette émission, soit il entend un son, soit il y a une odeur.

Par la passé la plupart des mosquées quand c’était des mosquées qui étaient dédiées pour la prière il n’y avait pas d’endroit pour faire ses besoins ni pour faire le woudou. Lorsqu’un terrain est dédié pour qu’il soit une mosquée on ne prend pas une partie de ce terrain pour en faire des toilettes ou des lieux de woudou, tout ce qui a été dédié par waqf n’est pas utilisé autrement que pour la prière. Même si les gens ont construit en sous-sol où ils ont construit à l’étage, aucune partie n’est utilisée autrement que pour faire la prière. Si dans certaines mosquées contemporaines on trouve des lieux pour les ablutions ou des toilettes on déduit une possibilité c’est que ce qui a été en waqf pour être une mosquée l’a été après la construction. Le prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam a dit que : « La personne si elle n’entend pas de bruit ou elle ne sent pas d’odeur qu’elle ne quitte pas la mosquée », c’est-à-dire sous-entendu pour refaire le woudou parce que ce n’est pas quelque chose qui annule le woudou. Il est permis à la personne de rester à l’intérieur de la mosquée sans avoir le woudou, mais bien sûr garder le woudou est quelque chose qui est recommandé, il y a une récompense de la part de Allah tabaraka wa ta^ala. Il y a une grande différence entre l’émission de gaz et une confusion que peut avoir quelqu’un au niveau du bas-ventre. Ressentir des gaz dans le ventre ce n’est pas quelque chose qui annule le woudou. Également l’émission des gaz par la vagin n’est pas quelque chose qui annule le woudou pour la femme.

66- D’après Talaq fils ^Aliyy que Allah l’agrée, il a dit : « Un homme a posé la question, il a dit : J’ai touché mon sexe puis il a dit si un homme touche son sexe alors qu’il fait la prière devra-t-il faire le woudou ? », le prophète ﷺ a dit ce qui signifie : « Non, ce n’est qu’une partie de ton corps », cela a été rapporté par les cinq et ça été jugé sahih par Ibnou Hibban et Ibnou l-Madiniyy a dit il est meilleur que le hadith de Bousrah.

67- D’après Bousrata la fille de Safwan que Allah l’agrée, elle a dit que le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Celui qui touche son sexe qu’il refasse le woudou », cela a été rapporté par les cinq, il a été jugé sahih par At-Tirmidhiyy et Ibnou Hibban et Al-Boukhariyy a dit c’est ce qui est le plus authentique qui ait été rapporté dans ce chapitre.

Et dans une autre version rapporté par At-Tirmidhiyy « Celui qui touche son orifice antérieur alors qu’il refasse le woudou ».

Parmi les causes d’annulation du woudou, il y a le fait de toucher l’orifice inférieur antérieur d’un être humain avec l’intérieur de la main. Toucher l’orifice inférieur antérieur d’un être humain que ce soit de soi-même ou d’autrui, d’un homme ou d’une femme, petit ou âgé, vivant ou mort. Ici le mot qui est parvenu dans la version de At-Tirmidhiyy c’est l’orifice et donc l’orifice ici englobe aussi bien le sexe de l’homme, que son anus, que le lieu de rencontre des deux lèvres chez la femme. Ce qui est mentionné dans le hadith c’est de la personne elle-même et ce qui est autre que la personne elle-même c’est par analogie, mais le jugement ne s’applique pas à l’orifice d’un animal ou d’un oiseau, les toucher n’annule pas le woudou. Nous parlons de l’orifice inférieur d’un être humain et ceci dans le cas où ça ait lieu avec l’intérieur de la main.

Qu’est-ce que l’intérieur des mains ici ? C’est ce que l’on ne voit pas lorsqu’on pose une main contre l’autre en écartant légèrement les doigts. Quand il a précisé l’intérieur des mains, il exclut le dos de la main, également lorsqu’il a dit l’intérieur des mains il exclut le bout des doigts, également il exclut le côté de la main et également les parties latérales des doigts, ça n’est pas quelque chose qui va annuler le woudou. Lorsqu’il touche un orifice avec l’intérieur des mains avec contact direct, cela annule le woudou.

68- D’après ^A’ichah que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Celui qui vomit ou qui a du sang qui coule de son nez ou qui a des remontées gastriques ou qui a du madhyy alors qu’il refasse son woudou pour refaire la prière », rapporté par Ibnou Majah et il a été jugé da^^if par Ahmad et d’autres.

69- D’après Jabir Ibnou Samourah que Allah l’agrée, un homme interrogeait le prophète ﷺ, il lui a dit : « Est-ce que je refais le woudouaprès avoir mangé de l’agneau ? », le messager lui a dit ce qui signifie : « Si tu veux », il lui a dit : « Est-ce que je refais le woudou après avoir mangé du chameau ? », le messager lui a dit ce qui signifie : « Oui », rapporté par Mouslim.

En raison de ce que le prophète ﷺ a dit un certain nombre de chafi^iyy parmi lesquels An-Nawawiyy ont retenu l’annulation du woudou pour celui qui mange du chameau. Dans les deux cas que cette viande ait été mangé cru ou cuite. Comme le messager avait répondu à la première question « Est-ce que je refais le woudou quand je mange du mouton », le prophète a dit ce qui signifie : « Si tu veux » et quand la question était à propos de la viande de chameau, il a dit ce qui signifie : « Oui », les savants ont retenu ce jugement.

L’imam Ach-Chafi^iyy que Allah l’agrée avait dit que le jugement serait celui-là sous caution que le hadith soit sahih. Or le hadith est bel et bien sahih, c’est Al-Bayhaqiyy et An-Nawawiyy et d’autres qu’eux qui l’ont jugé comme tel. Quant aux autres savants ils ont retenu le caractère recommandé uniquement, ils ont dit c’est recommandé de refaire le woudou après avoir mangé du chameau.

Comme il a été rapporté que le prophète ﷺ avait fait le woudou après avoir mangé du chameau, certains savants ont expliqué cet acte comme étant recommandé simplement et d’autres ont dit que consommer du chameau est une cause d’annulation du woudou et qu’il fallait refaire le woudou pour la prière après cela.

70- D’après Abou Hourayrata que Allah l’agrée, le prophète ﷺ a dit ce qui signifie : « Celui qui fait le ghousl d’un mort alors qu’il fasse le ghousl et celui qui a porté un mort alors qu’il fasse le woudou », cela a été rapporté par Ahmad, An-Naça’iyy et At-Tirmidhiyy qui l’a jugé haçan, mais Ahmad a dit : « Rien dans ce chapitre n’est sahih ».

Se laver, faire le ghousl après avoir lavé un mort c’est quelque chose de recommandé selon les chafi^ite et selon la majorité des savants. Mais selon l’imam ^Abdou r-Rahman Al-‘Awza^iyy c’est un devoir que de faire le ghousl.

Abou Rafi^ a rapporté que le prophète ﷺ a dit ce qui signifie : « Celui qui fait le lavage mortuaire à quelqu’un et qui ne le dévoile pas, Allah lui pardonne quarante fois », cela a été rapporté par Al-Hakim et Al-Bayhaqiyy. C’est-à-dire celui qui lave un mort et qui ne le dévoile pas Allah lui pardonne quarante fois. Ce hadith même s’il n’est pas sahih notre chaykh a dit qu’on peut l’appliquer.

71- D’après ^Abdou l-Lah le fils de Abou Bakr que Allah les agrée tous les deux, dans l’écrit qu’avait fait écrire le messager de Allah ﷺ a Li^amri Ibnou Hazm, il lui a dit ce qui signifie : « Que seul quelqu’un qui est en état de purification touche le Qour’an », cela a été rapporté par Malik et on l’appelle hadith moursal et An-Naça’iyy l’a rapporté avec une chaîne qui est continue ainsi que Ibnou Hibban et c’est un hadith qui est qualifié de ma^loul.

72- D’après ^A’ichah que Allah l’agrée, elle a dit : « Le messager de Allah ﷺ évoquait Allah dans toutes ses situations », cela a été rapporté par Mouslim et Al-Boukhariyy l’a fait mou^allaq.

La signification de la parole que le messager évoquait Allah dans toutes les situations, c’est-à-dire qu’il évoquait Allah lorsqu’il était jounoub et lorsqu’il ne l’était pas. Il évoquait Allah quelle que soit la situation, c’est-à-dire qu’il évoquait Allah quand il marchait, il évoquait Allah quand il était assis, il évoquait Allah quand il était allongé. Dans toutes les situations, quel que soit l’état le messager évoquait Allah, il ne laissait pas une occasion sans le faire. Dire soubhana l-Lah est une évocation, dire Allahou ‘akbar est une évocation, dire al-hamdou li l-Lah est une évocation. Que veut dire faire une évocation c’est-à-dire faire les louanges de Dieu. Ce hadith est retenu comme preuve pour confirmer la validité de ce que font les gens de nos jours lorsqu’ils accompagnent un convoi funéraire en évoquant Dieu à haute voix, car l’évocation qu’elle soit faite à haute voix ou à voix basse c’est dans tous les cas un remerciement de Dieu. Il n’y a donc aucune objection à émettre à l’encontre de ceux qui évoquent Allah à voix haute quand ils accompagnent un convoi funéraire. Certains savants ont dit qu’il est recommandé pour ceux qui accompagnent le convoi funéraire d’évoquer Dieu à voix basse et certains savants ont dit que si ceux qui accompagnent le convoi funéraire risquent de commettre le péché de la médisance pendant cet accompagnement alors que ceux qui accompagnent fassent l’évocation de Dieu à voix haute pour les empêcher de commettre la médisance.

73- D’après ‘Anas Ibnou Malik que Allah l’agrée, le prophète ﷺ avait fait al-hijamah et il avait fait après cela la prière sans refaire le woudou, cela a été rapporté par Ad-Daraqoutniyy.

Il est arrivé que le messager ﷺ ait fait al-hijamah au niveau de la tête et entre les épaules. Non seulement il avait fait al-hijamah, mais également il a fortement incité la communauté à pratiquer cela. En effet al-hijamah est une source de guérison qui est certaine. De nos jours les médecins ont connu l’intérêt de la hijamah, ils se sont mis eux également à extraire le mauvais sang à faire al-hijamah. Le messager ﷺ avait fait al-hijamah un jour puis il a donné le sang qui était extrait à ^Abdou l-Lah le fils de Az-Zoubayr que Allah l’agrée. Il lui a dit ce qui signifie en français : « Cache-le dans un endroit le plus discret possible », c’est alors que ce compagnon a bu ce sang. Lorsque le messager lui a dit ce qui signifie : « Qu’as-tu fait avec ce sang ? » il lui a répondu : « Je l’ai caché dans un endroit le plus discret possible, je l’ai bu ». Ce compagnon ^Abdou l-Lah Ibnou Az-Zoubayr par la bénédiction du sang du prophète était devenu le plus ferme par le cœur et le plus patient pour l’adoration de Dieu.

74- D’après Mou^awiyah, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Lorsque la personne s’endort qu’elle refasse le woudou », rapporté par Ahmad et AtTabaraniyy.

Il y a un ajout dans la version de Abou Dawoud qui rapportait de ^Aliyy qui est différente de la première partie du hadith, mais dans les deux parties il y a une faiblesse dans la chaîne de transmission.

Abou Dawoud rapporte une autre version qui elle passe par le compagnon Ibnou ^Abbas que Allah les agrée tous les deux dans laquelle il attribue la parole au prophète ﷺ, il a dit ce qui signifie : « Le woudou est à refaire pour celui qui s’endort en étant allongé » et il y a également une faiblesse dans cette chaîne de transmission.

Parmi les causes d’annulation du woudouil y a le fait de s’endormir autrement qu’assis bien calé sur son postérieur. Celui qui ne perd pas le woudou en dormant c’est celui qui est assis bien calé sur son postérieur de sorte qu’il n’y ait pas d’espace entre son postérieur et l’emplacement où il est assis. C’est cela la signification de sa parole qui signifie : « Et celui qui s’endort alors qu’il refasse le woudou ».

Quant aux prophètes ils ne perdent pas le woudou en dormant, car leur cœur reste toujours éveillé.

  • Qu’est-ce que le sommeil ? Le sommeil en réalité c’est un relâchement du corps, c’est une perte de sensibilité et c’est un état où l’on n’entend pas la parole de ceux qui sont autour.

Ce n’est pas la même chose que la somnolence qui elle n’annule pas le woudou dans tous les cas.

  • Qu’est-ce que la somnolence ? La somnolence c’est l’état dans lequel celui qui somnole entend la parole de ceux qui sont autour de lui sans comprendre ce qu’ils disent et c’est un état dans lequel il ne fait pas de rêve.

Quant au sommeil c’est le contraire, le sommeil fait partie des causes d’annulation du woudou.

75- D’après Ibnou ^Abbas que Allah les agrée tous les deux, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Il arrive que le chaytan vient à l’un d’entre vous pendant qu’il fait la prière et il souffle au niveau de son bassin de sorte que la personne croit qu’elle avait émis des gaz alors qu’en réalité elle n’en a pas émis. Si la personne récent cela qu’elle ne délaisse pas sa prière jusqu’à ce qu’elle entende un bruit ou qu’elle sente une odeur », rapporté par Al-Bazzar.

La signification de la parole du prophète ﷺ est que la personne n’arrête pas la prière, ne considère pas avoir annulé son woudou jusqu’à avoir la certitude, c’est-à-dire soit entendre un bruit soit sentir une odeur. S’il entend un bruit ou qu’il sent une odeur, il aura ainsi la certitude qu’il a bien perdu son woudou. La signification de ce hadith est qu’il n’est pas obligatoire de refaire le woudous’il en a douté si on a émis des gaz ou pas.

L’origine de ce hadith figure dans les deux sahih d’après le compagnon ^Abdou l-Lah Ibnou Zayd.

Mouslim a rapporté une version semblable par l’intermédiaire du compagnon Abou Hourayrah que Allah l’agrée.

Al-Hakim rapporte d’après le compagnon Abou Sa^iyd que Allah l’agrée un hadith dont la chaîne de transmission remonte jusqu’au prophète ﷺ dans lequel le messager a dit ce qui signifie : « Lorsque le chaytan vient à l’un d’entre vous pour lui suggérer qu’il a annulé son woudou qu’il lui dise tu es menteur », cela a été rapporté par Ibnou Hibban avec une autre version « Qu’il dise en lui-même ».

Du simple fait que la personne a douté elle n’annule pas sa prière même si elle s’est imaginé qu’elle avait émis des gaz. Il arrive que le chaytan fasse traîner un poil au niveau de l’anus pour faire croire à la personne qu’elle a émis des gaz et ça la perturbe. Le chaytan aime perturber le croyant, le chaytan c’est cela son principal objectif. Il arrive également qu’il souffle au niveau de l’orifice de la personne pour lui faire croire qu’elle a émis des gaz, que la personne ne réagisse pas à cela, ne fasse pas attention à cela sauf si elle entend un bruit ou qu’elle sente une odeur. Il agit de la même manière s’il a l’illusion qu’il a émis quelque chose d’humide, suite à une simple illusion il n’arrête pas la prière. Tant que la personne n’a pas eu la certitude en entendant un bruit ou en sentant une odeur, qu’elle n’interrompe pas sa prière.

Chapitre la manière de faire ses besoins

76- D’après ‘Anas que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ lorsqu’il allait pour faire ses besoins il ôtait sa bague, cela est rapporté par les quatre et le hadith est dit ma^loul.

Le messager de Allah ﷺ portait une bague en argent. Toute la bague était en argent et même la partie supérieure de la bague était en argent. Tout comme cela est parvenu dans ce qu’a rapporté Abou Dawoud que Allah l’agrée. ‘Anas le serviteur du prophète ﷺ a dit ce qui signifie : « Le prophète ﷺ avait pris une bague en argent et il portait cette bague au niveau de l’auriculaire droit », tout comme l’a rapporté Al-Boukhariyy dans son sahih. Al-Boukhariyy rapporte également à la suite de ce hadith que le compagnon a dit : « Il m’arrive de voir l’éclat de cette bague dans son auriculaire ». Mouslim a rapporté de ‘Anas qu’il arrivait au prophète ﷺ de porter sa bague dans sa main gauche et ‘Anas quand il a dit ce hadith il a montré l’auriculaire de la main gauche. Ce qui était écrit sur la bague c’était « Mouhammad raçoulou l-Lah », c’était écris sur trois lignes : première ligne Mouhammad, au-dessus raçoul et au-dessus le terme Allah. Les savants ont dit comme Al-‘Isnawiyy : « Ce que j’ai retenu c’est qu’on lisait cette phrase à partir du bas afin que le nom de Allah soit au-dessus des autres mots » et lorsqu’il le portait ﷺ il mettait le haut de la bague à l’intérieur de la main et le messager ﷺ a posé le sceau de la bague sur les écrits. Dans le livre de Ach-Chama’il et d’autres d’après le fils de ^Oumar que Allah les agrée tous les deux, le prophète ﷺ avait un sceau, une bague en argent et il scellait avec les écrits, mais il ne la portait pas. Tout ce sur quoi est écrit le nom de Allah ou le nom du messager ou Jibril ou autre comme du Qou’ran la personne l’éloigne et ne le fait pas entrer avec elle quand elle va faire ses besoins. S’il l’emmène avec lui là où il fait ses besoins, ce n’est pas interdit, mais c’est déconseillé.

Trois jours ou trois nuits après l’enterrement de notre maître ^Oumar Ibnou l-Khattab que Allah l’agrée notre maître ^Outhman Ibnou ^Affan reçu le pacte d’allégeance pour être calife des musulmans. Le sceau qu’avait utilisé ^Outhman était le même qu’avait utilisé Abou Bakr et qu’avait utilisé ^Oumar. C’est-à-dire que la bague du messager de Allah ﷺ après le messager de Allah cette bague est allée chez notre maître Abou Bakr AsSiddiq et après notre maître Abou Bakr c’est notre maître ^Oumar qui l’a récupéré puis ce fut notre maître ^Outhman jusqu’au jour où notre maître ^Outhman qui se tenait au bord du puits appelé ‘Alis et notre maître ^Outhman faisait tourner la bague dans sa main et il l’a perdu dans ce puits. Il a ordonné que l’on cherche cette bague pendant trois jours les gens ont fait des recherches. Ils ont ratissé carrément tout le puits sans pour autant retrouver la bague, cette bague comportait un secret. Après cela il y eut pas mal de perturbation et de révolte qui ont amené au décès et à l’assassinat justement de notre maître ^Outhman que Allah l’agrée.

77- D’après lui également que Allah l’agrée, le prophète ﷺ lorsqu’il allait pour faire ses besoins avant d’entrer il disait « Allahoumma inni ‘a^oudhou bika mina l-khoubouthi wa l-khaba’ith ».

Ces deux mots respectivement al-khoubouthou et al-khaba’ith sont des pluriels de khabith et de khabitha. C’est-à-dire que celui qui dit cette invocation il demande à Allah qu’il le préserve des démons mâles et femelles. Les chaytan, les démons apprécient beaucoup les endroits où l’on fait les besoins. Quant aux croyants d’entre les jinn eux ils ne les aiment pas. Dans la version rapportée par At-Tirmidhiyy il a rajouté au tout début de cette invocation la phrase « Bismi l-Lah ». Selon et en fonction de la version rapportée par At-Tirmidhiyy il est recommandé de dire « Bismi l-Lah Allahoumma inni ‘a^oudhou bika mina l-khoubouthi wa l-khaba’ith ».

78- D’après ‘Anas que Allah l’agrée, il a dit : « Le messager de Allah ﷺ quand il allait pour faire ses besoins, je portais moi avec un garçon qui est de mon âge un récipient comportant de l’eau et un instrument et le messager ﷺ faisait l’‘istinja avec de l’eau », rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim.

Le messager dans ce hadith comme quand il allait faire ses besoins ‘Anas portait un petit récipient comportant de l’eau. Pour ce qui est de l’instrument dont a parlé ‘Anas dans le hadith il s’agit d’une longue barre. Quand le compagnon a parlé de l’endroit où le prophète faisait ses besoins c’est-à-dire c’était à l’extérieur, en effet lorsqu’il faisait le woudou il se dirigeait vers cet endroit vers cet instrument où il se cachait en posant ses vêtements, sur cette tige.

Le hadith est une preuve qu’il est permis de demander à l’enfant de servir et qu’il est permis de faire l’‘istinja avec de l’eau. Celui qui rapporte le hadith c’est ‘Anas Ibnou Malik qui a été dix ans au service du prophète ﷺ. Lorsque le messager ﷺ est arrivé à Médine sa mère, la mère de ‘Anas qui s’appelle Oummou Soulaym a confié ‘Anas au prophète pour qu’il soit à son service. Lorsqu’il a dit : « Je portais moi et un garçon comme moi », cela veut dire qu’il est permis de demander à un enfant de servir quelqu’un d’adulte.

79- D’après Al-Moughiyrah Ibnou Chou^bah que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ lui a dit ce qui signifie : « Prends le récipient et il est parti jusqu’à disparaître de ma vue et il a fait ses besoins », rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim.

Et dans une autre version Al-Moughiyrah Ibnou Chou^bah a commencé son hadith en disant : « Le messager de Allah m’a dit ». À partir de ce hadith les savants ont dit qu’il convient de s’éloigner lorsque l’on veut faire ses besoins. Il est recommandé de s’éloigner des gens lorsque l’on fait ses besoins afin que l’on n’entende pas des bruits qui sont émis et qu’on ne sente pas l’odeur. Le hadith est une preuve de se cacher lorsque l’on fait ses besoins, de s’éloigner, mais ce n’est pas un devoir.

80- D’après Abou Hourayrah que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Préservez-vous des deux causes qui provoquent la malédiction, le premier c’est celui qui fait ses besoins sur le chemin des gens ou celui qui fait ses besoins à l’ombre ou les gens recherchent de l’ombre », rapporté par Mouslim.

En fait, il s’agit ici des deux causes de malédiction et dans la version de Mouslim les compagnons ont posé la question quelles sont-elles donc. Le sens de ce hadith est éviter les causes de malédiction qui vont être cités, car ce sont deux causes qui provoquent la malédiction de la part des gens très souvent. Le messager de Allah ﷺ a appelé le fait de faire ses besoins sur le chemin par lequel les gens passent ou à l’ombre où les gens recherchent l’ombre, ce sont deux causes de malédiction parce que les gens maudissent celui qui agit de la sorte. Certains savants Chafi^iyy ont dit que cet acte est un péché et d’autres ont dit que cet acte est déconseillé et ils ont dit que l’emplacement, l’endroit où on voit le soleil un endroit qui est exposé au soleil en hiver est semblable à l’endroit ombragé en été.

Abou Dawoud a rapporté de Mou^adh en plus de ce qui a été cité précédemment le terme « mawarid », c’est-à-dire des sources ou des voies d’eau, sa version est ce qui signifie : « Préservez-vous des trois choses qui provoquent la malédiction », il a dit « al-biraz » on va expliquer ce terme plus tard dans les sources d’eau sur le chemin et à l’ombre et Ahmad rapporte de Ibnou ^Abbas que Allah les agrée tous les deux ou il y a des flaques d’eau et il y a dans les deux hadith une faiblesse.

Dans ce hadith le messager nous dit de nous préserver des trois causes de malédiction. Le mot « mawarid » dans ce hadith c’est-à-dire les voies d’eau. Ce qui est visé ici c’est de faire ses besoins c’est-à-dire d’émettre des matières fécales. Il y a eu mention d’une des deux sortes de besoins et la deuxième le fait d’uriner a été rattaché par analogie à la première tout comme cela a été mentionné dans le livre Al-Mouhadhab et d’autres. Parmi les choses qui provoquent la malédiction, c’est-à-dire les gens maudissent celui qui fait cela c’est de faire ses besoins dans les voies d’eau et sur le chemin et également à l’ombre.

AtTabaraniyy à son tour il a rapporté un hadith par l’intermédiaire de Ibnou ^Oumar le fils de ^Oumar avec une faible chaîne de transmission dans laquelle le prophète a défendu de faire ses besoins sous les arbres fruitiers et sur les berges de la rivière qui coule.

81- D’après Jabir que Allah ta^ala l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Lorsque deux hommes font leur besoin que chacun se cache devant l’autre et qu’ils ne discutent pas, car Allah n’agrée pas cela », rapporté par Ahmad, il a été jugé sahih par Ibnou s-Sakan et Ibnou l-Qattan et c’est un hadith qui est qualifié de ma^loul.

Il est recommandé de se taire lorsque l’on fait ses besoins. Parler au moment où l’on émet ce qui sort est déconseillé sauf si c’est par nécessité. Les savants ont même dit que s’il éternuait qu’il remercie Dieu par son cœur sans bouger la langue.

82- D’après Abou Qatadah que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Ne prenez pas votre sexe avec la main droite en urinant » c’est-à-dire que ce n’est pas quelque chose de méritoire.

Ce n’est pas recommandé de toucher son sexe pendant l’urine. Al-Boukhariyy a rapporté dans le chapitre de ne pas toucher avec son sexe avec la main droite en urinant, il a dit ce qui signifie : « Lorsque l’un d’entre vous urine qu’il ne prenne pas son sexe avec la main droite, qu’il ne fasse pas l’‘istinja avec la main droite et qu’il ne souffle pas ou qu’il ne respire pas à l’intérieur du récipient ». Al-Boukhariyy a rapporté cela quand quelqu’un urine il ne prend pas son sexe avec la main droite, il ne fait pas l’‘istinja, il ne s’essuie pas avec la main droite et qu’il ne souffle pas dans le récipient dans lequel il boit. Ici dans ce hadith le messager a défendu de s’essuyer avec la main droite suite aux selles. Quand le prophète a dit ce qui signifie : « qu’il ne souffle pas dans le récipient » c’est-à-dire quand il boit il ne souffle pas dans le récipient à l’intérieur, mais s’il l’éloigne pour respirer d’abord c’est ça la sounnah, c’est ça qui est recommandé c’est-à-dire de l’éloigner pour souffler, mais pas souffler dedans. C’est une chose que le messager a défendu de faire, mais c’est pour un excès de bon comportement, c’est pour l’excès dans la recherche de la propreté.

Le messager ﷺ buvait en trois fois, une première puis une deuxième puis une troisième et à chaque fois avant de boire il disait « Bismi l-Lah » et après avoir bu il dit « Al-hamdou li l-Lah » comme notre chaykh a fait pour nous enseigner. A chaque fois avant de boire il disait « Bismi l-Lah » et après il disait « Al-hamdou li l-Lah » en trois fois et il ne soufflait pas à l’intérieur du récipient duquel il buvait. Ce hadith a été rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim et les termes de cette version sont ceux de Mouslim.

83- D’après Salman que Allah l’agrée, il a dit le messager de Allah ﷺ nous a défendu de nous diriger vers la Qiblah pour déféquer ou uriner, il nous a défendu également de faire l’‘istinja avec la main droite ou de faire l’‘istinja avec moins de trois pierres ou encore de faire l’‘istinjaavec quelque chose d’impur ou avec un os, rapporté par Mouslim.

Les sept ont rapporté de Abou ‘Ayyoub que Allah l’agrée ne vous dirigez pas vers la Qiblah et ne lui tournez pas le dos pour déféquer ou uriner, mais dirigez-vous dans une autre direction.

Il est interdit de se tourner vers la Qiblah ou de lui tourner le dos dans chacune des deux situations pour uriner ou déféquer s’il n’y a pas devant soit quelque chose de la hauteur de deux tiers de coudée au moins même si cet obstacle est un drap que nous avons étendu et qu’il y ait entre soit et cet objet qui est de deux tiers de coudée de hauteur au moins qu’il y ait une distance de trois coudées au maximum. Ceci vaut dans la terre où c’est une campagne c’est-à-dire quelque chose de cet ordre ou il y a une étendue plate devant soi ou ce qui est de cet ordre. Par contre s’il s’agit d’un endroit qui a été dédié pour faire les besoins alors se diriger vers la Qiblah ou lui tourner le dos pour uriner ou déféquer n’est pas interdit.

Quant à la parole du prophète ﷺ qui signifie : « Orientez-vous plutôt vers l’Est ou vers l’Ouest », ceci en prenant en compte la plupart des pays de la terre, mais pas pour celui qui se trouve à Jiddah par exemple. A Jiddah il ne se dirige pas vers l’Est ou vers l’Ouest, mais cette règle de se diriger vers l’Est ou l’Ouest c’est dans la plupart des pays sur terre.

Quant à la signification de la défense d’utiliser des os pour al-‘istinja, car les os sont une nourriture pour les jinn. Faire son ‘istinja avec des os est un péché.

Lorsque les jinn se sont réunis avec le messager de Allah ﷺ une nuit à l’extérieur de Médine, ils l’ont interrogé à propos de leur nourriture. Le messager leur a accordé pour nourriture les os qui proviennent d’un animal qui a été égorgé en évoquant le nom de Allah, c’est-à-dire l’animal qui est égorgé de manière licite. Les os sont donc la nourriture des jinn croyants et non pas des jinn qui ne sont pas croyants. Allah ta^ala fait que ces os qui proviennent d’un animal qui a été égorgé correctement Allah fait qu’il soit recouvert de chaire encore plus lorsque ces os se retrouvent chez les jinn. Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapporté que le prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam a défendu de faire l’‘istinja avec les os et dans la version rapporté par Mouslim il a dit ce qui signifie : « C’est la nourriture de vos frères » c’est-à-dire les croyants parmi les jinn. Nous parlons bien des os qui proviennent d’un animal qui a été égorgé de manière correcte. Quant aux os d’un animal qui est maytah qui est un cadavre cela n’a pas de considération. Les os qui proviennent d’un animal d’un cadavre qui sont impurs cela n’attirent pas les jinn.

Chapitre du ghousl et le jugement de celui qui est jounoub

92- D’après Abou Sa^iyd Al-Khoudriyy que Allah ta^ala l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit : « Al-ma’ou mina l-ma », hadith rapporté par Mouslim et il est tiré aussi dans Al-Boukhariyy.

Ce qui est rapporté dans Mouslim « Inna ma l-ma’ou mina l-ma » c’est-à-dire qu’il est un devoir de faire le ghousl avec de l’eau suite à l’émission de l’eau qui est connue, c’est-à-dire le maniyy. Ce hadith est donc une preuve de l’obligation de faire le ghousl suite à l’émission du maniyy dans tous les cas de figure. Il y a eu deux versions de ce même hadith, une première « Inna ma l-ma’ou mina l-ma » et la deuxième « Al-ma’ou mina l-ma ». Parmi ce qui rend obligatoire le ghousl, il y a l’émission du maniyy. Le sens de ce hadith est qu’il est un devoir de faire le ghousl avec de l’eau suite à l’émission de l’eau qui est connue, qui est le sperme ou le maniyy. Par l’émission du maniyy, le ghousl est obligatoire et il s’agit d’un jugement commun pour les hommes tout comme pour les femmes. Nous parlons de l’eau qui sort des orifices inférieurs avec les caractéristiques connues pour le maniyy, c’est-à-dire comme Allah l’a décrit dans le Qour’an par la parole « … ». Il est connu avec certains signes entre autres c’est qu’il sort par à coup et son nom de maniyy dérive du verbe youmna c’est-à-dire qu’il est déversé, mais sinon on l’appelle ma c’est-à-dire eau. Tout comme cela est indiqué par le hadith de Al-Boukhariyy et Mouslim d’après Oummou Salamah. La preuve est ce qui figure dans Al-Boukhariyy et Mouslim d’après Oummou Salamah, elle a dit : « Oummou Soulaym est venu voir le messager de Allah ﷺ et lui a dit : certes Allah agrée qu’on n’éprouve pas de pudeur concernant la vérité, est-ce que la femme doit faire un ghousl lorsqu’elle fait un rêve ». Le messager ﷺ a dit ce qui signifie : « Oui si elle voit de l’eau », c’est-à-dire le maniyy.

93- D’après Abou Hourayrah que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Lorsque l’homme a un rapport avec son épouse il doit le ghousl », rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim et Mouslim a rajouté ce qui signifie : « Et même s’il n’émet pas de maniyy ».

Le rapport rend obligatoire le ghousl qu’il ait émis un maniyy ou pas.

D’après Abou Hourayrah que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit ce dont nous comprenons : « Lorsque l’homme adopte la position avec son épouse pour faire le rapport avec elle (ici il a indiqué qu’il s’agit d’un rapport) alors le ghousl est obligatoire ». C’est-à-dire dès lors qu’il y a un rapport, il y a obligation de faire le ghousl qu’il y ait eu émission de maniyy ou pas.

94- D’après Oummou Salamah que Allah l’agrée, Oummou Soulaym qui est l’épouse de Abou Talhah a dit : « Ô messager de Allah, Allah agrée qu’on n’éprouve pas de pudeur concernant la vérité ou ce qui est de notre religion, est-ce que la femme doit faire le ghousl si elle fait un rêve érotique », il a répondu ce qui signifie : « Oui dès lors qu’elle voit l’eau », le hadith est rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim.

Oummou Salamah, c’est la mère des croyants, c’est l’une des épouses du prophète ﷺ. Oummou Salamah qui est l’épouse du prophète, c’est elle qui rapporte le hadith, ellea dit : « Une femme qui s’appelle Oummou Soulaym est venue interroger le prophète » et Oummou Soulaym c’est l’épouse de Abou Talhah. Oummou Soulaym l’épouse de Abou Talhah a posé la question, elle a dit : « Ô messager de Allah ﷺ, Allah agrée qu’on n’éprouve pas de pudeur déplacée et qu’on demande les sujets de notre religion, est-ce que la femme doit faire le ghousl lorsqu’elle fait un rêve érotique » et le messager ﷺ a dit ce qui signifie : « Oui si elle voit l’eau », c’est-à-dire le maniyy. Oummou Soulaym a fait une introduction, elle a préparé la question qu’elle voulait poser. Elle a préparé la question en disant que Allah agrée qu’on n’éprouve pas de pudeur concernant les sujets qui concerne la religion pour préparer la question qui aborde un sujet duquel généralement on éprouve de la pudeur. Or la pudeur dont il est question dans la question de Oummou Soulaym c’est la pudeur du point de vue de la langue parce que la pudeur selon la Loi est toujours un bien. La parole de Oummou Soulaym est expliquée ainsi, c’est que Allah n’ordonne pas d’éprouver de pudeur concernant la religion. En d’autres termes, que Allah ne défend pas que l’on énonce la vérité. Cette femme a posé la question, elle a dit : « Est-ce que la femme doit faire le ghousl après un rêve érotique ». Qu’est-ce qu’elle visait par érotique ici, par le rêve érotique, c’est elle a rêvé avoir un rapport par exemple que son mari a un rapport avec elle. Donc elle pose la question si elle voit dans le rêve son mari avoir un rapport avec elle.

Cela est indiqué par une autre version rapportée par Ahmad toujours par l’intermédiaire de Oummou Soulaym. L’autre version de l’imam Ahmad, Oummou Soulaym a dit : « Ô messager de Allah, lorsque la femme voit dans le rêve que son mari a un rapport avec elle, est-ce qu’elle doit faire le ghousl ? ». La réponse du messager ﷺ est sa parole qui signifie : « Oui, si elle voit l’eau » c’est-à-dire si après son réveil elle constate qu’elle a émis du maniyy et de ce hadith les savants ont déduit la preuve que toutes les femmes peuvent avoir un rêve érotique. Et il y a une preuve également dans ce hadith de l’obligation de faire le ghousl pour la femme lorsqu’elle émet du maniyy. ^Abdou Razzaq a rapporté à propos de cet épisode la parole du prophète qui signifie : « Lorsque l’une d’entre vous voit de l’eau comme on voit les hommes », c’est-à-dire s’il sort de la femme exactement comme il sort de l’homme alors le ghousl devient obligatoire. Et Ahmad a rapporté ce qui est de cet ordre, la parole du prophète qui signifie : « La femme n’a pas à faire de ghousl jusqu’à ce qu’elle émette du maniyy tout comme l’homme en émet ». De ce hadith les savants ont déduit que le maniyy de la femme sort, c’est-à-dire est apparent tout comme il est apparent chez l’homme. Donc si la femme émet du maniyy, elle doit faire le ghousl tout comme l’homme doit le faire.

95- D’après ‘Anas que Allah l’agrée, le messager ﷺ a dit à propos de la femme qui voit dans le rêve ce que l’homme voit, il a dit ce qui signifie : « Elle fait le ghousl », rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim. Mouslim a rajouté à ce récit une autre partie qu’il rapport c’est la question de Oummou Salamah qui a posé « Est-ce que cela peut avoir lieu » et le messager a répondu ce qui signifie : « Oui, comment alors l’enfant ressemblerait-il à sa mère ».

A la question de Oummou Salamah, le messager ﷺ a confirmé à Oummou Salamah que la femme peut émettre du maniyy quand elle voit un rêve érotique tout comme l’homme.

Pour bien insister le messager ﷺ a implicitement expliqué à Oummou Salamah que la femme a un maniyy tout comme l’homme en a, c’est-à-dire que si les femmes n’avaient pas eu de maniyy tout comme les hommes en ont comment l’enfant peut-il ressembler parfois à sa mère. En d’autres termes, le messager ﷺ a dit ce qui signifie : « Si ce n’était pas l’eau de la mère et l’eau du père qui se mélangeaient et de ces deux eaux Allah a créé l’enfant comment y aurait-il ressemblance de l’enfant à l’un ou à l’autre de ses parents ? ». Et dans un autre hadith, le messager ﷺ a dit ce qui signifie : « Lorsque c’est l’eau du père qui a le dessus sur l’eau de la mère l’enfant lui ressemblera et c’est si c’est l’eau de la mère qui a le dessus sur l’eau du père l’enfant lui ressemblera ».

Tout comme cela est rapporté dans un autre hadith lorsque le messager ﷺ il lui a été posé trois questions dont seul un prophète en connait les réponses. Les trois questions étaient quelle est la première des nourritures que les gens du paradis vont manger lorsqu’ils rentreront au paradis ? Et la deuxième question était comment l’enfant ressemble-t-il à ses parents ? Et la troisième question était quel est le premier des grands signes annonciateurs du jour du jugement ? Et comme l’a expliqué le messager ﷺ : « Si c’est le maniyy du père qui a le dessus sur le maniyy de la mère alors l’enfant ressemblera au père et si c’est l’eau de la mère qui a le dessus sur l’eau du père alors l’enfant ressemblera à la mère ». Donc de ce hadith nous déduisons que la mère a un maniyy tout comme le père a du maniyy contrairement à ce que prétendent certains médecins de cette époque, ils nient que la femme ait un maniyy.

96- D’après ^A’ichah que Allah l’agrée, elle a dit : « Le messager de Allah ﷺ faisait le ghousl suite à l’une de quatre choses ; suite à la janabah, le vendredi, suite à al-hijamah et après avoir fait le lavage funéraire » rapporté par Abou Dawoud et Ibnou Khouzaymah l’a jugé sahih.

Le hadith est une preuve du caractère méritoire du ghousl dans une de ces quatre situations, mais le hadith ne veut pas dire que le ghousl est obligatoire dans chacune de ces quatre situations.

Pour ce qui est de la janabah, le ghousl est obligatoire tout comme nous l’avons vu précédemment.

Pour ce qui est du ghousl du vendredi concernant son jugement et concernant le temps où il est fait il y a divergence. Pour ce qui est du jugement du ghousl du vendredi, la majorité des savants sont d’avis qu’il est recommandé. La preuve en est le hadith de Samourah qui signifie : « Celui qui fait le woudou pour le jour du vendredi et bien tant mieux il a fait une bonne chose et celui qui fait le ghousl, le ghousl est meilleur ». C’est-à-dire qu’il est recommandé pour celui qui veut se rendre à la prière du vendredi de faire le ghousl même si la prière du vendredi n’est pas obligatoire pour lui. C’est-à-dire qu’il est recommandé pour l’enfant de faire le ghousl pour la prière du vendredi s’il veut se rendre pour l’accomplir. Même le voyageur, il lui est recommandé de faire le ghousl le vendredi s’il compte se rendre pour l’accomplir. Preuve en est le hadith de Al-Boukhariyy qui signifie : « Lorsque l’un d’entre vous se rend à la prière du vendredi qu’il fasse le ghousl ». Le ghousl du vendredi est donc recommandé. Le ghousl du vendredi, c’est le ghousl sur lequel il y a le plus d’insistance, c’est celui qui est le plus important parmi le ghousl surérogatoire. Il y a des ghousl qui sont recommandés dans la Loi de Allah et parmi les ghousl recommandés sur lesquels il y a le plus d’insistance et il y a le ghousl du vendredi. Certains imams ont même dit que le ghousl du vendredi était un devoir et il s’agit de l’imam Ahmad, mais la majorité des savants sont d’avis que c’est un ghousl qui est recommandé. Donc ceci c’est ce qui se rapporte au ghousl du vendredi.

Pour ce qui est du temps de ce ghousl, il commence par le levé de l’aube véritable. Par le levé de l’aube du vendredi commence le temps de ce ghousl recommandé et le temps de ce ghousl s’achève lorsqu’il n’a plus espoir d’accomplir la prière du vendredi. Parce que ce ghousl, il est fait pour l’accomplissement de la prière du vendredi.

Il est déconseillé de ne pas faire ce ghousl sans excuse. Il aura une récompense s’il fait la prière du vendredi s’il n’a pas fait le ghousl, mais la récompense est moindre.

Donc dans le hadith le messager ﷺ a cité qu’il est recommandé de faire le ghousl suite à al-hijamah. Al-hijamah c’est l’extraction du mauvais sang et il est recommandé de faire un ghousl suite à cela. En raison du hadith de ‘Anas dans lequel le prophète ﷺ a fait la hijamah puis il a fait la prière et il n’a pas fait le woudou, cela indique que ce ghousl est recommandé. Al-hijamah, l’extraction du sang il vaut mieux qu’elle ait lieu au printemps et le mieux pour Al-hijamah c’est qu’elle soit faite le 17, le 19 ou le 21 du mois lunaire, du mois arabe. Donc pour Al-hijamah le mieux c’est qu’elle soit faite au printemps et celui qui veut faire la hijamah le mieux c’est qu’il la fasse le 17, le 19 ou le 21 de chaque mois arabe. Et il vaut mieux éviter la hijamah le samedi. Notre chaykh que Allah lui fasse miséricorde a dit : « Ce qui est connu de l’imam Ahmad, c’est qu’il n’aimait pas que l’on fasse la hijamah les mercredis et les samedis ». Pour cela le chaykh a dit : « Evitez la hijamah ces deux jours, vaut mieux ». Dans le hadith, il est rapporté ce qui signifie : « Si dans vos médicaments il y avait une source de guérison alors on les trouverait dans une gorgée de miel ou dans une extraction de la part du mihjab ou une brûlure par le feu ». Le sens du hadith est qu’il y a une cause de guérison, c’est un remède ces trois choses que le messager a mentionnées. La première chose que le prophète ﷺ a mentionnée, c’est une gorgée de miel, c’est-à-dire boire du miel est quelque chose d’extrêmement bénéfique. Le messager ﷺ l’a recommandé pour certains durant sa vie. Et il a cité en second lieu ce que al-hajab c’est-à-dire celui qui extrait le mauvais sang fait. Il y a al-hijamah qui est extrêmement bénéfique et il y a également le fait de se    une brûlure par le feu. Le messager ﷺ a lui-même fait la hijamah au niveau de la tête et au niveau du dos entre ses épaules et il a beaucoup encouragé à faire la hijamah. De nos jours les médecins ont reconnu son caractère bénéfique et ils extraient eux également le sang par l’intermédiaire de al-hijamah. Pour ce qui est de la quatrième situation pour laquelle le ghousl est recommandé, c’est le fait de faire le ghousl après avoir fait le lavage funéraire. Le ghousl après avoir lavé un mort est recommandé. En raison de ce qui est rapporté du prophète ﷺ, la parole qui signifie : « Celui qui lave un mort alors qu’il fasse le ghousl ». La parole du prophète ﷺ indique que ce ghousl est recommandé. Il n’y a pas de différence entre le fait que celui qui lave le mort le lave seul ou à plusieurs. Le fait de faire le ghousl après avoir lavé un mort selon la majorité des savants ce ghousl est recommandé, mais selon Al-’Awza^iyy il est un devoir. Si c’est une seule personne qui fait le lavage funéraire d’un mort, cette personne il lui est recommandé de faire le ghousl par la suite. Également s’il y a plusieurs personnes qui font le lavage funéraire d’un même mort il leur est recommandé à eux tous de faire le ghousl après le lavage funéraire.

97- D’après Abou Hourayrah que Allah l’agrée dans le récit de Thoumamata fils de ‘Outhal lorsqu’il était entré en Islam le prophète ﷺ lui a ordonné de faire le ghousl, rapporté par ^Abdou l-Razzaq et la partie d’origine du hadith est rapportée par Al-Boukhariyy et Mouslim.

Lorsqu’un non-musulman entre en Islam, il lui est recommandé après son entrée en Islam de faire le ghousl dans le cas où lorsqu’il n’était pas musulman, il ne s’est rien produit de lui qui rende obligatoire le ghousl. En d’autres termes, si avant son entrée en Islam il s’est retrouvé dans une chose qui rend obligatoire le ghousl alors après son entrée en Islam il doit faire le ghousl. Si par exemple une femme n’était pas musulmane, elle avait eu ses menstrues puis elle s’est retrouvé en période inter menstruelle puis elle est entrée en Islam, celle-ci doit faire le ghousl pour la prière, car elle s’est retrouvée dans une situation quand elle n’était pas musulmane qui rend obligatoire le ghousl. Mais si elle était entrée en Islam avant qu’elle n’atteigne la puberté et qu’elle n’avait pas encore eu ses menstrues et qu’elle n’a pas eu quelque chose qui rend obligatoire le ghousl dans ce cas après son Islam il lui est simplement recommandé de faire le ghousl et le ghousl n’est pas valable avant l’entrée en Islam. Parce que l’adoration n’est pas valable de la part de quelqu’un qui n’est pas musulman. Il y a une différence entre le caractère recommandé et le caractère obligatoire. Ce qui n’est pas permis c’est de retarder l’entrée en Islam de quelqu’un en lui disant d’aller faire le ghousl. Celui qui dit à quelqu’un qui veut entrer en Islam, il lui dit d’aller faire le ghousl alors il sort de l’Islam. Parce qu’en lui indiquant d’aller faire le ghousl il se sera satisfait du fait qu’il reste encore non musulman pendant un certain temps.

Certains ignorants lorsque quelqu’un vient les voir pour leur dire moi je veux entrer en Islam, qu’est-ce qu’ils lui disent ? Ils disent par leur ignorance va faire le ghousl puis reviens pour que je te dise comment prononcer les deux témoignages. Celui qui lui dit cela, il sort de l’Islam parce qu’il se sera satisfait du fait qu’il reste encore non musulman pendant un certain temps. Donc celui qui lui a dit d’aller faire le ghousl, il sort de l’Islam parce qu’il aura accepté que ce non-musulman reste encore un certain temps non musulman. Ce qu’il devait lui dire c’est de prononcer immédiatement les deux témoignages, de dire « Il n’est de dieu que Dieu, Mouhammad est le messager de Dieu » ou ce qui est de cet ordre. Pour ce qui est du ghousl qu’il avait fait avant de prononcer les deux témoignages il est inutile parce que l’acte d’adoration n’est valable que de la part de celui qui est musulman. La purification n’est pas valable de la part d’un non-musulman. Quelqu’un qui n’est pas musulman, il n’est pas valide de sa part de faire le ghousl ni pour lever le petit hadath ni pour lever le grand hadath, car sa mauvaise croyance empêche la validité de sa purification. Sa croyance est impure donc la purification n’est pas valable de sa part. Tandis que son corps n’est pas impur. La parole de Allah « Inna ma l-mouchrikouna najas » cela concerne leur croyance, c’est leur croyance qui est impure et non pas leur corps. Que son corps soit humide ou pas, il n’y a pas d’impureté qui se déplace de son corps, mais c’est surtout sa croyance qui est impure. Si un non-musulman veut faire le woudoualors son woudoune sera pas valable tant qu’il n’est pas musulman. Et s’il voulait lever le grand hadath alors qu’il n’est pas encore musulman, ce n’est pas valable de sa part. Pour cela le non-musulman quand il veut entrer en Islam, d’abord il entre en Islam ensuite il fait le ghousl, il ne commence pas par le ghousl. Au contraire, s’il commence par faire le ghousl, puis il prononce les deux témoignages pour devenir musulman, il ne profitera pas de ce ghousl qu’il a fait. Pourquoi il n’a rien profité de ce ghousl qu’il fait avant d’entrer en Islam ? Parce que d’une part il n’aura pas de récompense et d’autre part s’il était jounoub, il le reste encore malgré le ghousl qu’il a fait avant son Islam. Mais le ghousl est valide de sa part après son entrée en Islam, après qu’il ait prononcé les deux témoignages. Pour cela, il n’est pas permis de dire à un non-musulman qui veut entrer en Islam « Lave toi le corps, ensuite reviens pour que je t’enseigne comment dire les deux témoignages ». On lui dit plutôt : « Prononce les deux témoignages, dis : « Il n’est de dieu que Dieu, Mouhammad est le messager de Dieu » puis après cela il lui dit de faire le ghousl. Pourquoi est-ce qu’il lui demande après avoir prononcé les deux témoignages de faire le ghousl ? Pour que le hadath il en soit déchargé s’il s’est retrouvé jounoub à cause d’un rêve érotique ou ce qui est de cet ordre.

98- D’après Abou Sa^iyd que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Chaque musulman pubère se doit de faire le ghousl du vendredi », rapporté par les sept c’est-à-dire qu’il y a insistance sur le caractère recommandé de ce ghousl.

Il a été confirmé que le messager ﷺ a dit ce qui signifie : « Chaque musulman pubère se doit de faire le ghousl du vendredi », il y a donc ici une insistance sur ce caractère recommandé, c’est-à-dire qu’il s’agit-là d’une sounnah mou’akkadah, c’est-à-dire un acte très recommandé.

Entre autres informations que nous déduisons de ce hadith, c’est que le terme wajib peut être utilisé dans le sens de l’acte très recommandé et pas seulement ce qui est un devoir. Tout comme le terme sounnah peut venir dans le sens de la croyance que le messager ﷺ a amené. Tout comme dans le hadith qui signifie : « Il y a six catégories de personnes que j’ai maudit, que Dieu maudit et que tout prophète dont l’invocation est exaucée a maudit » et à la fin il a cité un de ces six « C’est celui qui délaisse ma sounnah » ici la sounnah signifie ma croyance, ma Loi. Mais donner au terme sounnah ce qui est différent de al-fard, de l’obligation, c’est-à-dire dans le sens de la simple recommandation, ceci est une terminologie sur laquelle se sont accordés les faqih, les spécialistes de la Loi. Et de la sorte il est valable d’appeler une obligation qu’elle est sounnah, c’est-à-dire qu’elle est légiférée, qu’elle est de la Loi du messager ﷺ, mais bien sûr en évitant tout risque de confusion ou suggestion que ce ne serait pas quelque chose qui est obligatoire. Tout comme dans le hadith le mot wajib peut venir dans le sens d’autre que le devoir, mais de la chose qui est recommandée. Egalement le terme sounnah peut dans le hadith signifier ce qui est de la Loi du prophète sa croyance et pas uniquement quelque chose de recommandé. La sounnah quand ce terme figure dans un hadith, la plupart du temps c’est dans le sens de la voie du messager que ce soit les devoirs ou autres. Mais les faqih quand ils disent d’une chose elle est sounnah, ils visent par là ce qui est en deçà de al-fard, de l’obligatoire.

Ainsi, dans le hadith rapporté par Al-Hakim et d’autres dans lequel le messager ﷺ a indiqué qu’il y a six catégories de personnes qu’il a maudites, que Allah maudit et que tout prophète exaucé a maudit et parmi ces six, le messager a cité celui qui délaisse sa sounnah. Ce qu’il vise ici, c’est celui qui délaisse la croyance que le messager a amené. Lorsque le messager ﷺ a dit qu’il a maudit celui qui délaisse sa sounnah, ça ne veut pas dire qu’il a maudit celui qui délaisse les actes recommandés, les sounnah du woudou ou bien les actes recommandés des sounnah des prières, c’est-à-dire les prières surérogatoires et ce qui est de cet ordre. Dans ce hadith dans lequel le messager a maudit certaines catégories de personnes, il s’agit de celui qui délaisse sa sounnah dans le sens de sa croyance. C’est-à-dire le mot sounnah ici a pour sens la croyance du prophète. Et dans ce même contexte, il y a l’explication du hadith qui signifie : « Celui qui s’attache à ma sounnah lorsque la corruption se diffusera au sein de ma communauté, il aura la récompense d’un martyr », il s’agit ici de celui qui s’attache à la croyance du prophète ﷺ et qui ne s’en écarte pas et pas simplement celui qui fait les actes recommandés du woudou.

Celui qui s’attache à la croyance de Ahlou sSounnah wa lJama^ah dans cette époque dans laquelle il y a beaucoup d’égarement, il aura la récompense d’un martyr. Pourquoi a-t-il cette immense récompense ? À cause du grand nombre de personnes qui s’opposent à lui. Parce que comme c’est le cas dans notre époque, celui qui s’attache à la croyance de Ahlou sSounnah wa lJama^ah il se peut que les membres de sa propre famille chez lui s’opposent à lui. Il se peut que ses amis s’opposent à lui. Il se peut que ses connaissances s’opposent à lui. Pourquoi est-ce qu’ils s’opposent à lui ? Parce qu’il ordonne le bien et il interdit le mal. Il suit une opposition, il se peut même qu’il subisse des injustices et des nuisances tout comme c’est le cas dans notre époque. Et c’est ce qui est rapporté dans le hadith de Al-Bayhaqiyy dans lequel le messager ﷺ a dit ce qui signifie : « Celui qui s’attache à ma croyance lorsque la corruption va se diffuser au sein de ma communauté, il aura la récompense d’un martyr ».

99- D’après Samourah fils de Joundoub que Allah l’agrée, il a dit que le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Celui qui fait le woudou le vendredi tant mieux c’est une bonne chose et celui qui fait le ghousl, le ghousl est encore mieux », rapporté par les cinq et il a été jugé haçan par At-Tirmidhiyy.

Celui qui fait le woudou pour le vendredi, le messager ﷺ a dit : « Fabiha wa ni^mat », fabiha c’est-à-dire il a pris l’autorisation, il a bénéficié de l’autorisation. Wa ni^amt c’est-à-dire c’est une bonne chose, c’est un bon acte ce qu’il a fait. Même si le messager ﷺ a fait l’éloge de celui qui fait le woudou pour le vendredi, mais ceci n’empêche pas que sa récompense elle est inférieure à la récompense de celui qui fait le ghousl. Puisque le messager lui-même a dit ce qui signifie : « Celui qui fait le ghousl, le ghousl c’est mieux ». Celui qui fait le woudou pour la prière du vendredi, le messager ﷺ a fait son éloge et ceci indique qu’il aura quand même de la récompense, ça ne veut pas dire qu’il n’aura pas du tout de récompense parce qu’il n’a pas fait de ghousl.

Nous avons vu que le ghousl du vendredi est un acte très recommandé et c’est une des choses sur laquelle le messager a beaucoup insisté.

100- D’après ^Aliyy que Allah l’agrée, il a dit : « Le prophète ﷺ nous faisait réciter le Qour’an tant qu’il n’était pas jounoub », rapporté par Ahmad et les cinq et il s’agit là de l’expression rapportée par At-Tirmidhiyy qui l’a jugé sahih et qui a été jugé haçan par Ibnou Hibban.

La récitation du Qour’an adoucit les cœurs tout comme elle éduque les âmes et cette récitation du Qour’an guide vers les bonnes œuvres et les caractères louables. La récitation du Qour’an honoré comporte des règles qu’il convient à celui qui veut la faire à respecter. Entre autres, il convient que celui qui récite le Qour’an ait présent dans son cœur qu’il est en train d’invoquer Allah et il convient donc qu’il récite dans un état tel qu’il ressent la glorification de son seigneur.

Entre autres règles de comportement, c’est que celui qui veut réciter le Qour’an, il convient qu’il le fasse en ayant le woudou et le messager ﷺ, il n’appréciait pas, il souhaitait toujours quand il évoquait Allah de l’évoquer en ayant la purification tout comme cela est rapporté dans le hadith de l’imam Malik et d’autres. L’imam Malik et d’autres ont rapporté de ^Abdou l-Lah le fils de Abou Bakr que dans la lettre que le messager ﷺ a fait écrire à ^Oumar Ibnou Hazm que le Qour’an ne soit touché que par quelqu’un qui soit tahir. Or ce terme de touhour, il désigne celui qui a la purification du grand hadath tout comme celui qui a la purification du petit hadath. Et tout comme ce terme de touhour désigne celui qui a la bonne croyance et également pour celui qui n’a pas d’impureté sur son corps. Or il est rapporté d’un autre hadith, tahara en question ici c’est la purification du grand hadath. En raison de ce qui a été rapporté de notre maître ^Aliyy que Allah honore son visage, le messager de Allah ﷺ ne les faisait réciter le Qour’an que s’ils n’étaient pas jounoub.

101- D’après Abou Sa^iyd Al-Khoudriyy que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Lorsque l’un d’entre vous a un rapport avec son épouse et qu’il veut avoir un deuxième rapport qu’il fasse un woudou entre les deux », rapporté par Mouslim et Al-Hakim a rajouté ceci donne plus de vigueur.

Les quatre ont rapporté de ^A’ichah que Allah l’agrée, elle a dit que « Le messager de Allah ﷺ s’endormait après avoir eu un rapport sans pour autant toucher l’eau », mais ce hadith est classé par les savants comme étant ma^loul.

Le fait de se purifier est quelque chose d’éminent dans la religion agrée par Allah. La purification, c’est-à-dire le ghousl suite à la janabah et accomplir le woudou de manière parfaite ce sont des choses qui sont très importantes, éminentes dans la religion de l’Islam.

La purification ici, c’est-à-dire le fait de faire le ghousl après avoir été en état de janabah et également de faire le woudou de manière qui soit complète.

Qu’est-ce qu’al-janabah ? Al-janabah à l’origine c’est soit la sortie du maniyy dans le rêve soit avoir un rapport. Donc la janabah c’est une de deux choses ; soit le rapport, soit l’émission du maniyy dans le rêve par exemple. Pourquoi dit-on que c’est la sortie du maniyy dans le rêve par exemple ? Parce qu’il se peut que le maniyy soit émis en dehors du rêve. Dès lors que le maniyy est émis alors le ghousl devient obligatoire. Également s’il y a le rapport, il y a obligation du ghousl.

La purification est un sujet éminent dans la religion agrée par Allah à propos de laquelle l’homme sera interrogé au jour du jugement. L’homme sera interrogé tout comme la femme sera interrogée. Si la femme n’apprend pas dans ce bas-monde comment accomplir la purification de manière conforme à la Loi de Allah ta ^ala, malheur à elle dans l’au-delà. Et l’homme également s’il n’apprend pas dans ce bas-monde comment accomplir la purification de manière conforme à la Loi de Allah, malheur à lui dans l’au-delà. La purification ici c’est le sens large, c’est la purification de la janabah, c’est la purification des menstrues, c’est la purification des lochies et la purification du petit hadath également et c’est le sens le plus large.

Si le musulman ne maitrise pas ces sujets, malheur à lui au jour du jugement.

L’émission du maniyy que ce soit dans le rêve ou pas fait que la personne est dite jounoub. Pour ce qui est du rapport également, dès lors que le gland est introduit dans le vagin, ceci s’appelle un rapport et il rend obligatoire le ghousl qu’il y ait eu émission de maniyy ou pas. L’émission de maniyy rend obligatoire le ghousl et le rapport rend obligatoire le ghousl pour l’homme tout comme pour la femme. L’interruption, la fin du sang des menstrues également rend obligatoire le ghousl. Également la fin des menstrues, les lochies cela également rend obligatoire le ghousl.

Que comprend t’on de tout cela ? C’est qu’il y a des choses qui rendent obligatoires le ghousl. Celui qui n’apprend pas les règles du ghousl et du woudou, il mérite le châtiment de Allah dans l’au-delà. La pudeur sur ce sujet n’est pas une excuse selon le jugement de Allah. Preuve en est ce qui est arrivé avec Oummou Soulaym qui avait fait une introduction avant de poser cette question, elle a dit : « Allah agrée que l’on n’éprouve pas de pudeur déplacée concernant la religion ». Quelle a été sa question ? Elle a dit : « Est-ce que la femme doit faire le ghousl si elle a fait un rêve érotique ? ». Comme c’est un sujet qui peut être, certaines pourraient éprouver de la pudeur pour la poser, elle, elle avait introduit cette question par l’introduction précédente. Le messager de Allah ﷺ lui a répondu ce qui signifie : « Oui si elle voit l’eau », c’est-à-dire si elle s’est vu dans le rêve avoir un rapport ou faire des préliminaires du rapport et qu’elle a vu le maniyy, c’est-à-dire dans ce cas-là elle doit faire le ghousl.

Oummou Soulaym c’est une femme des ‘Ansar, des partisans, des femmes de Médine. Les femmes des ‘Ansar et les musulmans qui étaient de Médine veillaient beaucoup à apprendre les sujets de la religion. Les femmes des ‘Ansar, les partisans, ce n’était pas à cause de la pudeur qu’elles n’apprenaient pas la religion. Leur pudeur ne les empêchait pas d’apprendre la science de la religion, mais c’est ce qu’il convient pour les femmes de ne pas éprouver de pudeur pour apprendre la science de la religion. C’est-à-dire qu’elles n’éprouvent pas de pudeur pour apprendre les sujets des menstrues, les sujets de la purification, de la janabah etc.

Comme cela a été rapporté de Abou Sa^iyd Al-Khoudriyy que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Lorsque l’un d’entre vous a un rapport avec son épouse et qu’il veut en faire un deuxième alors qu’il fasse le woudou entre les deux rapports » et il y a une autre version de Khouzaymah et de Al-Bayhaqiyy dans laquelle le messager a précisé qu’il s’agissait du même woudou qu’il ferait pour la prière. Al-Hakim a rajouté à la version de Abou Sa^iyd la parole qui signifie : « Ceci donne plus de vigueur pour la deuxième fois qu’il le fait ». Ce hadith est une preuve du caractère méritoire de faire le woudou pour celui qui veut avoir un deuxième rapport avec son épouse. Pour cela les savants ont dit qu’il est recommandé pour celui qui est jounoub de faire le woudou lorsqu’il veut dormir ou faire un autre rapport. Et ils ont également dit qu’il est recommandé pour celui qui est jounoub s’il voulait boire ou manger, qu’il fasse le woudou ceci est un allègement du hadath et c’est pour son nettoyage, c’est pour sa propreté. Et quelle intention met-il pour ce woudou ? Il met l’intention de la sounnah du ghousl. Les gens de science ont cité qu’il est recommandé pour celui qui est jounoub de laver son orifice inférieur antérieur et de faire le woudou s’il veut manger boire, dormir ou avoir un autre rapport et il lui est déconseillé de délaisser ce woudou. Est-ce que c’est un devoir de le faire ? La majorité des savants ont dit que ce n’est pas un devoir. En raison du hadith de Al-Boukhariyy dont le sens apparent est : « Lave ton orifice inférieur antérieur puis fais le woudou ». Les savants ont expliqué ce hadith, ils en ont fait une interprétation en disant que l’ordre ici n’est pas un ordre d’obligation, mais c’est un ordre de recommandation tout cela pour concilier entre les différentes preuves. Donc Al-Boukhariyy a rapporté le hadith qui signifie : « Lave l’orifice inférieur antérieur, puis fais le woudou », les savants ont dit que ce n’est pas une obligation ici, mais c’est le caractère recommandé. Ils ont expliqué ainsi ce hadith pour concilier entre cette version et la version rapportée par Ibnou Khouzaymah et Ibnou Hibban dans leurs sahih respectifs à partir de la parole du fils de ^Oumar. Le fils de ^Oumar a interrogé le prophète ﷺ, il lui a dit ce qui signifie : « Est-ce que l’un d’entre nous peut dormir alors qu’il est Jounoub ? » et le messager a dit ce qui signifie : « Oui et s’il veut il fait le woudou auparavant ». Lorsque les savants ont dit qu’il fait le woudou s’il veut, ils ont déduit que le woudou pour le jounoub est recommandé et non pas obligatoire.

102- D’après ^A’ichah que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ lorsqu’il faisait le ghousl suite à la janabah, il commençait d’abord par laver ses mains. Ensuite il déversait avec sa main droite de l’eau sur la gauche et il lavait son orifice inférieur antérieur. Ensuite il faisait le woudou, puis il prenait de l’eau et il introduisait ses doigts au niveau du cuir chevelu, puis il remplissait sa main à trois reprises et il déversait sur sa tête, puis il versait sur le reste de son corps et il lavait enfin ses pieds, rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim et cette version est celle de Mouslim.

Et dans la version de Maymounah que Allah l’agrée, le messager ﷺ prenait de l’eau, il versait sur son orifice inférieur antérieur qu’il lavait avec sa main gauche.

Et dans une version, il a essuyé sa main sur le sol et dans une autre version « Je lui ai ramené une serviette, il ne l’a pas prise » et dans cette version « il secouait l’eau de sa main ».

Dans Al-Boukhariyy et Mouslim d’après ^A’ichah, le prophète ﷺ quand il faisait le ghousl de la janabah il commençait par laver ses mains, puis il faisait le woudou tout comme il le fait pour la prière, puis il introduisait ses doigts dans l’eau, puis il introduisait ses doigts dans ses cheveux au niveau du cuir chevelu, puis il verset avec ses mains de l’eau à trois reprises sur sa tête, puis il faisait en sorte que cette eau recouvre tout le reste de sa peau. Donc le sens apparent du hadith est que le prophète ﷺ faisait le woudou d’abord avant de faire le ghousl. Comment appelle-t-on ce woudou ? C’est un acte recommandé du ghousl. Ça veut dire avant de faire le ghousl il est recommandé de faire le woudou. Puis le messager ﷺ introduisait ses doigts au niveau du cuir chevelu. Pourquoi le faisait-il ? Pour faciliter l’arrivée de l’eau jusqu’au niveau du cuir chevelu. Agir de la sorte facilite plus l’arrivée de l’eau jusqu’au cuir chevelu. C’est du hadith de ^A’ichah que Allah l’agrée que les savants ont pris la manière avec laquelle on commence le ghousl et comment on le finit. Comme s’est rapporté par ^A’ichah il commence par laver les mains, puis il fait le woudou de même que celui qu’il ferait pour la prière, puis il prenait de l’eau il introduisait au niveau du cuir chevelu au niveau du crâne, puis le messager ﷺ déversait de l’eau à trois reprises sur son corps. Il fait cela d’abord pour la partie droite, ensuite il le fait pour la partie gauche et après avoir lavé au niveau du cuir chevelu, il fait en sorte que l’eau parvienne à tout le reste de son corps.

Ces deux hadith indiquent donc la manière de faire le ghousl depuis le début jusqu’à la fin, le hadith de ^A’ichah et le hadith de Maymounah.

D’abord il lavait ses mains avant de les introduire dans le récipient duquel il allait prendre de l’eau. Tout comme le hadith de ^A’ichah l’a indiqué, le messager ﷺ commençait par se laver les mains avant, puis il faisait le woudou.

103- D’après Oummou Salamah que Allah ta^ala l’agrée, elle avait posé la question : « Ô messager de Allah, je suis une femme qui attache mes cheveux. Est-ce que je les dénoue pour le ghousl après la janabah ? ». Et dans une version « Pour le ghousl après les menstrues ? ». Le messager ﷺ a dit ce qui signifie : « Non, il te suffit de déverser de l’eau sur ta tête à trois reprises ».

Dans la version de Mouslim du hadith de Oummou Salamah que Allah l’agrée, elle a demandé : « Ô messager de Allah, je suis une femme qui fait des nattes avec mes cheveux. Est-ce que je les dénoue pour me laver suite à la janabah ? ». Il lui a dit ce qui signifie : « Il te suffit de déverser sur tes cheveux trois fois de l’eau ensuite tu verses de l’eau sur le reste du corps et ceci est une manière pour que tu sois purifiée ».

Alors comment les savants ont expliqué ce hadith ? Ils ont dit ceci vaut dans le cas où cette manière d’attacher les cheveux n’empêche pas l’eau de parvenir à tous les cheveux et à toute la peau. Donc ils ont dit qu’il lui est suffisant de ne pas dénouer ses nattes dans le cas où l’attache qu’elle a mise n’empêche pas l’eau de parvenir à toute la natte, à tous les cheveux et à toute la peau. Pourquoi ont-ils dit cela ? Pour concilier entre les différentes versions des hadith parvenus du messager ﷺ.

104- D’après ^A’ichah que Allah l’agrée, elle a dit le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Je n’autorise pas à une femme qui a les menstrues ni à quelqu’un qui est jounoub d’entrer dans la mosquée », rapporté par Abou Dawoud et il a été jugé sahih par Ibnou Khouzaymah.

La signification est qu’il n’autorise pas à quelqu’un qui a les menstrues et qui est jounoub de rester dans la mosquée et ce hadith est sahih, sa chaine de transmission est confirmée.

Les savants des quatre écoles se sont accordés à propos du sens de ce hadith. Les savants des quatre écoles se sont accordés à dire qu’il est interdit à celle qui a les menstrues de rester dans la mosquée.

Il n’est pas permis, c’est-à-dire que c’est un péché pour elle, à celle qui a les menstrues de rester dans la mosquée que ce soit pour l’intention du dhikr ou l’intention de la science. Si elle reste à l’intérieur de la mosquée alors qu’elle a les menstrues, elle ne gagne que des péchés.

Le chaykh que Allah lui fasse miséricorde a dit : « Et quel bien elle va acquérir si elle contredit la parole du messager de Allah ﷺ ». Est-ce que l’on obtient le bien en contredisant la parole du prophète ﷺ ? Non ! Bien sûr.

Cette question n’a pas fait l’objet de divergence entre les écoles islamiques. Toutes les écoles islamiques se sont accordées à dire que la femme qui a les menstrues, il lui est interdit de rester dans la mosquée que ce soit pour assister à un cours ou pour autre chose. Ceux qui contredisent cela on ne leur prête aucune attention. Ceux qui prétendent qu’il est permis à la femme qui a les menstrues d’entrer dans la mosquée pour y rester alors qu’elle a les menstrues, ces gens-là contredisent la parole du messager ﷺ. Jusqu’à il n’y a pas si longtemps, certains qui prétendent être des chouyoukh appellent à contredire la parole du messager ﷺ. Certains de ceux qui ne font que suivre, au lieu de s’aligner et de suivre la parole du messager ﷺ ils ne font que suivre ceux qui contredisent la parole du messager ﷺ. Ils prennent partis de ceux qui contredisent la parole du messager ﷺ. Notre chaykh a dit : « Est-ce qu’il y a donc un prophète après notre maître Mouhammad ﷺ ? Est-ce que Allah envoie un nouveau prophète après notre maître Mouhammad ﷺ ? ».

Si le messager lui-même a dit ce qui signifie : « Je ne rends pas licite à une femme qui a les menstrues ou quelqu’un qui est jounoub de rester à l’intérieur de la mosquée qui va leur rendre licite cela ? » Comment la foi et la contradiction du hadith du messager de Allah par entêtement se réunissent-ils ? Comment la personne peut-elle en même temps être croyante et contredire le messager ﷺ et le démentir ? Si le messager ﷺ dit à propos de quelque chose qu’elle est interdite et qu’un chaykh dit que cette chose est licite, la parole de qui allons-nous prendre ? Bien sûr la parole du messager ﷺ.

La règle c’est celle qui a été énoncée par le messager ﷺ qui signifie : « Je ne rends pas licite le fait de rester dans la mosquée pour quelqu’un qui a les menstrues ou qui est jounoub ».

105- D’après elle que Allah l’agrée, elle a dit : « Nous faisions le ghousl, le messager de Allah ﷺ et moi-même et nous prenions de l’eau à partir d’un même récipient, nos mains se croisaient de ce récipient, nous faisions chacun le ghousl de la janabah », rapporté par accord de Al-Boukhariyy et Mouslim et Ibnou Hibban a dit : « Nos mains se rencontraient ».

Et « d’après elle » ici il s’agit de ^A’ichah que Allah l’agrée tout comme cela été mentionné dans le hadith précédent. ^A’ichah que Allah l’agrée a dit « Je faisais le ghousl, le messager de Allah ﷺ et moi-même et nous puisions l’eau avec nos mains à partir d’un même récipient ». C’est-à-dire qu’elle et le messager prenaient chacun de son côté avec leurs mains et ils prenaient de l’eau du même récipient. Ils faisaient tous deux le ghousl de la janabah dans la version de Al-Boukhariyy et Mouslim « Nos mains s’alternaient chacun à son tour dans le récipient pour prendre de l’eau » et dans la version de Ibnou Hibban « Nos mains se rencontraient dans le récipient pour prendre de l’eau » et ce hadith est une preuve qu’il est permis que l’homme et la femme fasse le ghousl à partir d’une même eau qui est contenue dans un même récipient. ^A’ichah que Allah l’agrée, la mère des croyants, Allah lui a accordé un caractère particulier, des spécificités qu’Il n’a pas accordées à autre qu’elle. D’après Al-Qaçim fils de Mouhammad, d’après ^A’ichah que Allah l’agrée, elle a dit : « Allah m’a accordé dix mérites sur les autres femmes du prophète ﷺ ». On lui demanda « Quelles sont donc ces dix particularités, ô toi la mère des croyants ? ». Elle a répondu : « Le messager n’a pas épousé une autre femme     que moi et il n’a pas épousé une femme dont le père et la mère ont tous deux accompli l’émigration de La Mecque à Médine et Allah a révélé mon innocence de ce dont j’ai été accusé calomnieusement à partir de ce qui est écrit dans la table préservée dans le ciel ». Et Jibril lui a amené un       en image sur un bout de tissu et Jibril lui a dit : « Epouse-là c’est ta femme » et nous faisions le ghousl lui et moi, nous prenions de l’eau à partir d’un même récipient et il ne faisait pas cela avec une autre de ses épouses. Là est la preuve du hadith que nous avons cité. Ici nous avons compris ce qui a été rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim et ce qui a été rapporté par Ibnou Hibban les particularités que Allah n’a pas accordé à une autre de ses épouses. Et ^A’ichah disait : « Et le messager ﷺ faisait la prière et j’étais devant lui et il ne faisait pas cela avec une autre de ses épouses » et elle a dit : « Il recevait la révélation alors que j’étais avec lui et cela n’arrivait pas avec une autre de ses épouses. Allah ta^ala a fait que son âme a été retirée alors qu’il adossait sur ma poitrine et il est mort la nuit où c’était mon tour de nuitée et il a été enterré dans ma pièce ». Avec toutes ces spécificités, toutes ces caractéristiques Khadijah la première des épouses du prophète ﷺ était meilleure que ^A’ichah que Allah l’agrée. Également Allah a spécifié ^A’ichah que Allah l’agrée par le fait qu’elle fut et qu’elle est toujours la femme de l’humanité qui a le plus de science. Il n’y a pas eu et il n’y aura pas une femme qui ait plus de science que ^A’ichah. Non seulement les femmes de cette communauté, mais les femmes de toutes les communautés. Elle a plus de science que Maryam, elle a plus de science que Khadijah, elle a plus de science que Fatimah, elle a plus de science que Aciyah, mais ceci est une faveur qu’elle a eu et cette faveur qu’elle a eu n’implique pas le mérite.

106- D’après Abou Hourayrah que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Chaque poil est chargé d’une janabah alors laver vos poils et nettoyez votre peau », rapporté par Abou Dawoud et At-Tirmidhiyy qui l’a jugé faible, Ahmad le rapporte de ^A’ichah que Allah l’agrée avec la même chaine de transmission du même ordre et la situation du même ordre et dans cette chaine il y a un rapporteur qui est inconnu.

Ce hadith est une preuve qu’il est un devoir de laver la totalité du corps à l’occasion de la janabah. Aucune partie du corps n’est excusée, mis à part le fait de se rincer la bouche et le nez il y a divergence à ce sujet. Selon l’imam Ahmad, le fait de se rincer la bouche et de se rincer le nez c’est un devoir, aussi bien pour le woudou que pour le ghousl. Alors que pour les autres imams quand ils parlent de se rincer la bouche ou de se rincer le nez chez les autres imams ce n’est pas comme chez l’imam Ahmad un devoir, mais c’est recommandé. Et pour ce qui est de faire parvenir de l’eau à la totalité du corps, ceci est un devoir pour lever la janabah. Il n’y a divergence qu’à propos du fait de se rincer la bouche et de se rincer le nez.

Chapitre le tayammoum

107- D’après Jabir que Allah l’agrée, le prophète ﷺ a dit ce qui signifie : « Il m’a été accordé cinq choses qui n’ont pas été accordées à quelqu’un d’autre avant moi ; j’ai été soutenu par la peur des gens qui me craignent à une distance d’un mois de marche. Allah a fait que toute la terre pour moi peut être un lieu de prière et un moyen de purification. Chaque personne pour qui le temps de la prière est arrivé qu’elle fasse la prière » et il a cité le hadith.

Ce hadith est rapporté de Jabir Ibnou ^Abdi l-Lah Al-‘Ansariyy qui est un des grands compagnons. Ce même Jabir Ibnou ^Abdi l-Lah Al-‘Ansariyy a fait un voyage de deux mois de marche rien que pour entendre un hadith que le messager ﷺ a dit et qu’un compagnon l’a entendu directement de lui. Ce compagnon a fait le voyage depuis Médine jusqu’en Égypte pour entendre de la bouche d’un compagnon un hadith que ce compagnon avait entendu directement du messager ﷺ tout cela pour indiquer combien ils étaient attachés à écouter et à entendre la science par transmission, les hadith du prophète ﷺ.

Dans le hadith de Houdhayfah que Allah l’agrée, rapporté par Mouslim, il a dit ce qui signifie : « Et la surface de la terre, cette terre est pour nous un moyen de purification dans le cas ou ne disposons pas d’eau ».

Houdhayfah également est un des illustres compagnons du messager ﷺ. Il s’agit de Houdhayfah fils de Al-Yaman qui a été surnommé le dépositaire du secret du messager de Allah ﷺ. Ce n’est pas parce que le secret que le messager avait dit, il ne l’avait dit qu’à Houdhayfah Ibnou l-Yaman, mais il avait également annoncé à d’autres compagnons comment allait être l’état de certains qui étaient hypocrites, mais Houdhayfah était le seul qui a survécu les autres étaient morts. Pour cela ^Oumar Ibnou l-Khattab que Allah l’agrée après le décès du messager ﷺ n’allait faire de prière funéraire en faveur de quelqu’un que lorsqu’il voyait que Houdhayfah était dans les rangs. Il voyait le convoi funéraire, s’il voyait que parmi les gens qui s’apprêtaient à faire la prière funéraire il y avait Houdhayfah, il allait faire à son tour la prière funéraire. S’il ne voyait pas Houdhayfah il n’allait pas faire la prière funéraire pour cette personne.

D’après ^Aliyy selon Ahmad, le messager a dit ce qui signifie : « Et le sol de la terre est pour moi un moyen de purification ».

Pour ce qui est de la version de Ahmad, elle est rapportée par l’intermédiaire de ^Aliyy le cousin du prophète ﷺ. Et il est celui parmi les compagnons qui a le plus de science, mais il n’est pas celui qui est le meilleur d’entre eux.

Preuve en est que le messager ﷺ pour inciter sa fille Fatimah à encourager à épouser ^Aliyy, il lui a dit ce qui signifie : « Je t’ai donné en mariage à l’homme qui a le plus de science dans ma communauté ».

D’après Jabir que Allah l’agrée, le prophète ﷺ a dit ce qui signifie : « Il m’a été accordé cinq (c’est-à-dire spécificités ou mérites ou caractéristiques) comme un autre n’a reçu ». Il a dit ce qui signifie : « Il m’a été accordé cinq caractéristiques que personne d’autre avant moi n’a reçues » et c’est chose connue qu’elles ne seront pas accordées à quelqu’un d’autre après lui. Donc il s’agit-là de spécificité que le messager a et que d’autres que lui n’ont pas. Il ne s’agit pas d’une liste exhaustive puisqu’il a été confirmé que Allah lui a accordé d’autres spécificités que ces cinq-là.

La première qu’il a mentionnée, il a dit ce qui signifie : « Il m’a été accordé que mon ennemi me craint à une distance d’un mois de marche » et là il s’agit d’une spécificité du prophète ﷺ et pas pour sa communauté. Ainsi, Allah a spécifié son prophète par cela. Allah a fait que les cœurs des associateurs sont emplis de peur à une distance d’un mois de marche du prophète ﷺ.

Il a dit ce qui signifie : « Et il m’a été accordé toute la terre comme lieu de prière », c’est-à-dire un lieu de prosternation et ceci n’est pas spécifique à un endroit en particulier. Cette spécificité n’a pas été accordée à d’autres que lui ﷺ. Il a dit ce qui signifie : « Toute la terre a été pour moi un lieu de prière et un moyen de purification », c’est-à-dire quelque chose qui permet de s’autoriser la prière.

Ce hadith est donc une preuve du moins cette parole que la terre est un moyen pour se purifier, pour lever le hadath, c’est un moyen qui permet de lever le hadath comme l’eau parce qu’ils ont en commun ce caractère de pouvoir lever le hadath.

La suite du hadith qui signifie : « Chaque personne pour laquelle le temps de la prière a commencé, qu’elle fasse la prière », c’est-à-dire qu’elle peut la faire dans n’importe quel endroit. Pour que le temps de la prière commence pour eux, ils peuvent accomplir la prière que ce soit chez eux à la maison, au travail, dans les mosquées, sur la route et ceci n’a pas été accordé à autre que cette communauté du prophète Mouhammad ﷺ. Par le passé, les communautés antérieures se devaient de faire la prière dans des endroits spécifiques. De ce hadith nous comprenons qu’il est permis à la communauté du prophète de faire le tayammoum avec la terre s’ils ne trouvent pas d’eau. Quand ils n’ont pas trouvé d’eau, ils peuvent faire le tayammoum et faire la prière même s’ils étaient jounoub. Ceci est accordé au prophète ﷺ et à sa communauté.

Quant aux communautés des prophètes antérieurs, s’ils ne trouvaient pas d’eau ils attendaient jusqu’à trouver de l’eau. C’est pour cela que le messager ﷺ au tout début de ce hadith, il a dit ce qui signifie : « Il m’a été accordé cinq choses », c’est-à-dire particulièrement cinq choses qui n’ont pas été accordées aux communautés antérieures.

Les communautés antérieures n’avaient pas la possibilité de faire le tayammoum, le tayammoum est quelque chose de spécifique à la communauté du prophète Mouhammad ﷺ.

Dans les communautés antérieures, ils faisaient le woudou. Preuve en est ce qu’a rapporté Al-Boukhariyy de Sarah, l’épouse de ‘Ibrahim avait fait le woudou avant de rentrer dans la terre de ceux qui rentrent qui prenaient de force les belles femmes. Ce hadith veut dire que Allah ta^ala a autorisé à la communauté du prophète Mouhammad le tayammoum s’il n’y a pas d’eau ou si la personne est incapable de faire le woudou parce que l’eau lui est nuisible. Si quelqu’un est incapable de faire le woudou ou le ghousl, il peut faire le tayammoum et faire la prière. Également si l’usage de l’eau lui est préjudiciable, il peut faire le tayammoum et faire la prière.

Par le passé si quelqu’un était jounoub dans une nuit froide et il craignait s’il se lavait avec de l’eau que cela ne lui nuise dans son corps, qu’est-ce qu’il faisait ? Il faisait le tayammoum. Ici nous ne parlons pas de douleur, nous parlons de nuisance. Il y a une différence entre la nuisance et la douleur.

Par le passé un homme âgé a dit au chaykh que Allah lui fasse miséricorde : « Quand il fait très très froid que j’utilise l’eau froide ça me fait mal », le chaykh il lui a posé la question, il lui a dit : « Est-ce que c’est nuisible pour toi ? », l’homme a répondu « non », le chaykh lui a dit : « Tu ne peux pas alors faire le tayammoum ».

Quand est-ce que la personne fait le tayammoum ? Quand elle craint si elle utilisait l’eau que ce ne soit nuisible pour elle ou dans le cas où elle ne trouve pas d’eau pour faire son woudou ou son ghousl.

108- D’après ^Ammar Ibnou Yacir que Allah l’agrée, il a dit : « Le prophète ﷺ m’a envoyé pour une mission et je me suis retrouvé jounoub et je n’ai pas trouvé d’eau. Je me suis alors frotté sur le sol comme un cheval aurait fait (ou un animal) et je suis allé voir le prophète ﷺ (le sol c’est-à-dire la terre) et je lui ai dit ce que j’ai fait. Le prophète m’a dit ce qui signifie : « Il t’aurait suffi de faire ainsi avec tes mains » puis il a tapé la terre avec ses mains une seule fois, puis il a passé la main gauche sur la main droite et il a passé les mains sur la partie extérieure de ses paumes puis son visage », rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim et cette version est celle de Mouslim.

Et dans une version de Al-Boukhariyy, il a tapé le sol avec ses mains puis il a soufflé dessus et il a passé ses mains sur son visage et les paumes de ses mains.

Ce hadith est rapporté par ^Ammar Ibnou Yacir qui compte parmi les illustres compagnons que Allah l’agrée. ^Ammar que Allah l’agrée était entré en Islam parmi les premiers et il a été torturé à La Mecque à cause de son Islam. Son père et sa mère sont morts sous la torture. Sa mère s’appelait Soumayyah et son père s’appelait Yacir. Ils étaient les deux premiers martyrs dans l’Islam. Il a accompli la première émigration en Abyssinie et ensuite à Médine. Le messager ﷺ l’a surnommé At-T   et     et il compte parmi les premiers à avoir accompli l’émigration. Il est donc inclus dans ceux dont Allah fait l’éloge dans le Qour’an honoré. Preuve en est la parole de Allah qui signifie : « Les premiers qui sont entrés en Islam parmi les émigrants et les partisans ». Il est aussi l’un de ceux à qui le messager a annoncé la bonne nouvelle qu’ils seront au Paradis. Le messager ﷺ n’a pas seulement annoncé la bonne nouvelle aux dix, mais il a annoncé à d’autres qu’ils seront au Paradis. Tout comme il a annoncé la bonne nouvelle à dix compagnons dans un même hadith, il a annoncé la bonne nouvelle du Paradis dans un même hadith à trois compagnons. Preuve en est, le prophète a dit ce qui signifie : « Le Paradis se languit de trois » et il a cité ^Ammar, Bilal et ^Aliyy. Il a également été présent lors de la bataille de Badr et des autres batailles. Il a été tué dans la bataille de Siffin auprès de ^Aliyy que Allah l’agrée. Il est mort alors qu’il avait 73 années. Il est celui à qui le messager ﷺ a dit ce qui signifie : « Tu seras tué par le groupe injuste ». Cette parole que le messager lui a adressée que « Ce sera le groupe injuste qui va te tuer » est un des miracles du messager ﷺ. Qu’est-ce que ^Ammar a dit ? Il a dit « Le prophète ﷺ m’a envoyé pour une mission, je me suis retrouvé jounoub et je n’ai pas trouvé d’eau ». Qu’est-ce que ^Ammar a dit ? « Je me suis frotté tout le corps sur le sol, sur la terre tout comme un animal l’aurait fait ». Il a dit « Puis je suis allé voir le prophète ﷺ pour lui rapporter ce que j’ai fait » et le messager lui a dit ce qui signifie : « Il t’aurait suffi de faire ainsi avec tes mains ». Parce que dans le hadith le verbe qui est utilisé c’est le verbe qala qui est habituellement utilisé pour dire alors que même l’acte on peut dire qu’il l’a dit comme ça de sa main. Puis il a frappé le sol un coup avec ses mains. Puis il a passé la main gauche sur sa main droite et la partie supérieure extérieure de ses mains et son visage. C’est-à-dire que le messager ﷺ lui a indiqué la manière avec laquelle il devait faire pour le tayammoum. C’est-à-dire que le messager ﷺ lui a indiqué la manière qui est conforme à la Loi pour le tayammoum. Il lui a ainsi renseigné que c’était ce qu’il avait eu l’ordre de faire, mais il est indispensable qu’il y ait deux coups sur le sol pour le tayammoum, un seul ne suffit pas. Un seul coup ne suffit pas comme suggèrerait le sens apparent dans ce hadith. Le tayammoum nécessite deux coups sur le sol. Tout comme il a été rapporté de Al-Hakim d’après le fils de ^Oumar que le     est en donnant deux coups. Les gens de science comme notre chaykh ont dit que le tayammoum il ne suffit pas pour cela de faire un seul coup, il faut deux coups. Et pour ce qui est du hadith de ^Ammar précédemment cité, les savants ont dit qu’il comporte la preuve que ce qui est indiqué dans la Loi c’est de taper la terre avec les mains. Le hadith de ^Ammar est rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim et la version que nous avons étudiée est celle de Mouslim. Et dans la version de Al-Boukhariyy, le prophète ﷺ a frappé le sol de ses mains puis il a soufflé dessus et il a passé avec ses mains sur son visage et ses mains. Le hadith de ^Ammar on déduit qu’il est méritoire, c’est conforme à la Loi de frapper le sol avec les mains. Il est indispensable de frapper à deux reprises le sol tout comme nous allons le voir dans le hadith du fils de ^Oumar.

109- D’après le fils de ^Oumar que Allah les agrée tous les deux, il a dit : « Le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Le tayammoum c’est deux tapes sur le sol. Une première tape sur le sol pour le visage et une deuxième pour les mains » », rapporté par Ad-Daraqoutniyy et les imams ont jugé sahih la chaine de transmission jusqu’au compagnon.

De ce hadith nous déduisons que le visage tout comme les mains, les avant-bras font partis des membres concernés par le tayammoum. Il y a deux coups qu’on donne sur le sol ; un premier pour le visage et un deuxième pour les mains et les avant-bras. Quand il met ses mains sur le sol, il le fait avec l’intention de s’autoriser l’accomplissement de la prière obligatoire. De la parole du prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam qui signifie : « Tu tapes un coup pour le visage et un deuxième coup pour les mains et les avant-bras » nous comprenons que le visage et les mains et les avant-bras font partie des membres concernés par le tayammoum. Les mains sont concernées dans le tayammoum jusqu’au coude comme dans le woudou. Et obligatoirement il passe ses mains sur le visage avant de les passer sur les mains et les avant-bras. Et il est un devoir que tu déplaces les mains de terre et ces mains quand il les déplace il le fait avec l’intention de se rendre autoriser l’accomplissement de la prière obligatoire. S’il a mis cette intention de s’autoriser la prière obligatoire, se sera implicitement autorisé la prière des cinq prières ainsi que toute prière qu’il a fait le vœu de faire et également la prière funéraire. L’auteur que Allah lui fasse miséricorde a dit : le fait qu’il y ait deux coups pour le tayammoum est un acte d’adoration pur tout comme le fait qu’il faut trois pierres pour l’‘istinja. Le minimum de l’‘istinja qui est suffisant c’est le fait d’essuyer à trois reprises, même si au bout de la première fois il a eu nettoyage, il est indispensable de rajouter deux autres. Le nombre de coups sur le sol dans le tayammoum c’est un ordre que l’on accomplit par acte d’adoration tout comme pour l’‘istinja il y a un nombre qui lui aussi doit être accompli en tant qu’acte d’adoration. Et si la terre était meuble, il suffit de poser les mains dessus sans taper. Quand ils disent taper c’est-à-dire leur objectif c’est de pouvoir déplacer et de faire en sorte que des grains de terre soient collés aux mains avant de les déplacer sur les membres du tayammoum. Donc ce n’est pas une condition que de donner un coup. Ce qui compte c’est qu’il y ait de la poussière de la terre qui accroche ces mains. S’il a mis ses mains, il les a juste posé sur de la terre poussiéreuse et que de la poussière de cette terre a collé à ses mains cela est suffisant. C’est-à-dire même s’il n’a pas tapé le sol, parce que ce qui compte c’est que de la poussière s’attache à ses mains.

110- D’après Abou Hourayrah que Allah l’agrée, le messager de Allah ﷺ a dit ce qui signifie : « Le sol de cette terre est un moyen pour l’ablution du musulman (c’est-à-dire pour le tayammoum) même si durant dix ans il ne trouve pas d’eau pour faire le woudou. Lorsqu’il trouve de l’eau qu’il craigne Allah et qu’il la fasse parvenir à sa peau », rapporté par Al-Bazzar, jugé sahih par Ibnou l-Qattan et Ad-Daraqoutniyy a jugé correct son ‘irsal, At-Tirmidhiyy rapporte ce qui est du même ordre d’après Abou Dharr et At-Tirmidhiyy l’a jugé sahih.

Ce hadith a été rapporté par l’intermédiaire de Abou Hourayrah, celui parmi les compagnons du prophète ﷺ qui a rapporté le plus de hadith.

Dans le hadith il y a eu le mot assa^id, les spécialistes de la langue ont dit assa^id, c’est la partie apparente de la terre, que ce soit de la terre ou autre tout comme l’a dit AzZajjaj et autres. Assa^id chez la plupart c’est la terre et chez certains imams de la langue, il s’agit de ce qui est apparent sur cette terre que ce soit de la terre ou autre même si c’est une pierre sur laquelle il n’y a pas de terre ou un rocher sur lequel il n’y a pas de terre.

Dans ce hadith nous comprenons que le musulman peut faire le tayammoum durant autant de temps que nécessaire même si c’est dix ans tant qu’il ne trouve pas d’eau il peut faire le tayammoum.

Dans sa parole « ‘Idha wajada l-ma », il n’y a qu’une preuve que dès lors qu’il trouve de l’eau ce sera un devoir pour lui que de l’utiliser pour son ablution. Donc si quelqu’un fait le tayammoum parce qu’il ne trouve pas d’eau, dès lors qu’il voit de l’eau alors son tayammoum est annulé. S’il fait le tayammoum parce qu’il n’a pas d’eau et qu’il a trouvé de l’eau avant de s’engager dans la prière son tayammoum sera annulé. A l’origine il faut utiliser de l’eau et le tayammoum c’est une solution de repli. Si quelqu’un fait le tayammoum parce qu’il n’a pas trouvé d’eau pour le woudou et qu’avant de s’engager dans la prière il voit de l’eau alors son tayammoum sera annulé en raison du hadith du messager ﷺ que nous venons de voir.

Ce n’est pas dans tous les cas que l’on fait le tayammoum parce qu’on ne trouve pas de l’eau. Parfois on fait le tayammoum parce que l’eau est nuisible. La parole du prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam qui signifie : « Dès lors qu’il trouve de l’eau alors qu’il la fasse parvenir à sa peau », c’est une preuve que l’origine à la base on utilise de l’eau.

Le tayammoum ne lève pas le hadath, mais il rend permis l’accomplissement de la prière. Qu’est-ce qui lève l’état de hadath ? C’est l’eau. L’eau lève l’état du grand hadath et l’état du petit hadath. Comme l’a dit l’auteur le tayammoum ne lève pas le hadath, mais autorise l’accomplissement de la prière, c’est pour cela que celui qui fait le tayammoum il met l’intention de faire ce qui lui rend permis d’accomplir la prière. Pour cela, celui qui a été jounoub et qui a fait le tayammoum parce qu’il n’a pas trouvé d’eau, il devra faire le ghousl lorsqu’il va trouver de l’eau. Il en est de même pour tous les hadath que ce soit suite à la janabah, suite à des menstrues ou suite à des lochies. À partir de là on sait que le tayammoum il ne lève pas le hadath, mais il permet d’accomplir la prière.

Si l’endroit dans lequel il a fait le tayammoum parce qu’il n’a pas trouvé d’eau est un endroit où généralement on trouve de l’eau alors il devra refaire la prière qu’il avait faite avec ce tayammoum. Et lorsqu’il arrive à un endroit où il y a de l’eau et que le temps de la prière est fini, il va la rattraper.

Comme on a vu au début le sa^id, c’est-à-dire la surface de la terre est un moyen de faire le tayammoum pour le croyant.

Selon l’imam Ach-Chafi^iyy le tayammoum n’a lieu qu’avec de la terre, mais chez d’autres savants, il est valable de faire le tayammoum avec de la pierre. Chez l’imam Malik et l’imam Abou Hanifah, il est valable de faire le tayammoum avec de la pierre. Il s’agit ici de la pierre qui est naturelle et non pas ce qui a été cuit dans un four. Donc nous parlons des pierres naturelles qu’on trouve au bord des rivières ou des mers. Une telle pierre est valide pour faire le tayammoum. A l’origine dans ce sujet, c’est la parole de Allah « … » Ach-Chafi^iyy l’a expliqué comme étant la terre qui est pure et purificatrice. Alors que les trois autres imams Malik, Abou Hanifah et Ahmad ont expliqué assa^id comme étant tout ce que l’on peut trouver à la surface de la terre. Avec tout ce qui est à la surface de la terre, englobe de la terre poussiéreuse et des pierres.

Ach-Chafi^iyy a pris pour preuve que assa^id c’est uniquement la terre et non pas la pierre. La parole du prophète ﷺ qui signifie : « Toute la terre pour moi est un lieu de prière et le sol qui constitue de la terre à la surface est un moyen de purification ou un moyen pour faire le tayammoum ».

111- D’après Abou Sa^iyd Al-Khoudriyy que Allah l’agrée, il a dit : « Deux hommes sont partis en voyage et lorsque le temps de la prière est arrivé ils n’avaient pas d’eau, ils ont fait le tayammoum, c’est-à-dire qu’ils ont utilisé la surface de la terre et ils ont fait la prière tous les deux. Ensuite ils ont trouvé de l’eau et c’était encore le temps de la prière. L’un d’entre eux a refait la prière et le woudou et l’autre ne l’a pas refaite. Puis ils sont partis voir le messager de Allah ﷺ et lui ont cité ce qu’ils ont fait et le messager a dit à celui qui n’a pas refait la prière : « Tu as agi conformément à la sounnah et ta prière aura suffi et au second il lui a dit tu auras une double récompense » », rapporté par Abou Dawoud et An-Naça’iyy.

Dans le hadith il a été rapporté que deux hommes sont partis en voyage et ils n’avaient pas d’eau. La prière étant arrivée, ils n’avaient pas d’eau, ils ont fait le tayammoum puis la prière. Puis il s’est trouvé qu’ils ont pu avoir de l’eau, ils ont vu de l’eau alors que le temps de la prière n’était pas encore fini. Puis l’un d’entre eux a refait la prière et le woudou, en vérité il n’avait pas fait le woudou la première fois, mais il a fait le woudou parce que le tayammoum est un moyen qui permet de faire la prière. Le deuxième n’a pas refait la prière, puis ils sont partis voir le messager ﷺ, ils lui ont cité ce qu’ils avaient fait. Qu’est-ce qu’ils lui ont dit ? Que l’un des deux a refait et l’autre pas.

Le messager ﷺ a dit à celui qui n’a pas refait la prière « ‘Asabta s-sounnah » c’est-à-dire « Tu as fait exactement ce qu’il faut faire dans la Loi ». Donc il lui a dit ce qui signifie : « Tu as agi conformément à la sounnah », c’est-à-dire à ce qu’il faut faire selon la Loi de l’Islam et ta prière t’auras suffi, pourquoi ? Parce qu’il a bien fait la prière dans son temps parce qu’il n’avait pas trouvé d’eau et c’est ce qu’il fallait faire. Et il s’est adressé au second et le second ici c’est celui qui a refait la prière après avoir trouvé de l’eau. Il lui a dit ce qui signifie en français : « Tu auras le double de récompense, la récompense de la prière que tu as faite en faisant le tayammoum avec la terre et la récompense de la prière que tu as faite parce que tu as fait le woudou avec l’eau ».

112- D’après Ibnou ^Abbas que Allah l’agrée lui et son père, à propos de la parole de Allah dans sourat An-Niça’ ‘ayah 43 ﴿وَإِن كُنتُم مَّرْضَىٰٓ أَوْ عَلَىٰ سَفَرٍ﴾. Ach-Chafi^iyy a dit à ce sujet : « Allah a autorisé le tayammoum que dans deux cas, que dans deux situations ; la première c’est le voyage et le besoin de l’eau et l’autre c’est la maladie. Qu’est-ce qui est arrivé dans le hadith précédent ? Ils avaient besoin de faire la prière, le temps de la prière est arrivé, ils étaient en voyage, ils n’ont pas trouvé de l’eau. Donc du verset ainsi que du hadith, nous comprenons que Allah a autorisé le tayammoum dans le cas du voyage et de ne pas trouver de l’eau. Et le deuxième cas où le tayammoum est permis, c’est le cas de la maladie comme c’est cité dans le même verset « Si quelqu’un est malade de certaines maladies alors il fait le tayammoum ». Nous parlons de la maladie avec laquelle l’usage de l’eau est éprouvant. Que la personne soit malade d’une certaine maladie et quelle trouve de l’eau que ça lui est nuisible, elle fait le tayammoum. Qu’elle soit malade ou en voyage ou qu’elle trouve de l’eau ou pas, si elle est malade elle a cette autorisation, quel que soit le cas où elle se trouve. Il a dit « Si l’homme avait des blessures ou d’autres sortes de maladies de la peau et qu’il se retrouve jounoub et qu’il craint de mourir s’il se lavait pour le ghousl alors il fait le tayammoum tout comme cela a été rapporté par Ad-Daraqoutniyy.

Ibnou ^Abbas a donné un exemple pour illustrer le verset : si quelqu’un est atteint de blessures par exemple quand il est dans une situation particulière ou bien des sortes d’ulcères ou des blessures au niveau du corps, la peau qui est atteinte comme certaines maladies de la peau. Dans le cas où il se retrouver jounoub et qu’il craint s’il utilise de l’eau de mourir à cause de cette maladie qu’il a, qu’est-ce qu’il fait dans ce cas-là ? Il fait le tayammoum. Ce hadith a été rapporté mawqouf c’est-à-dire avec une chaine de transmission qui arrive jusqu’à Ibnou ^Abbas par Ad-Daraqoutniyy et certains l’ont rapporté avec une chaine de transmission qui remonte jusqu’au prophète ﷺ.

Ce hadith comporte la preuve du caractère légal de faire le tayammoum pour celui qui est jounoub s’il craint de mourir.

Le fait que Ibnou ^Abbas ait mentionné ces deux types de maladies comme les blessures et il a cité la varicelle ou les maladies de cet ordre, ce n’est qu’un exemple qu’il a donné parce que par ailleurs toutes maladies qui est éprouvantes pour la personne permet de faire le tayammoum pas uniquement celles qu’il a cité.

113- D’après ^Aliyy que Allah l’agrée, il a dit « J’ai eu un os qui s’est cassé, j’ai demandé au messager de Allah ﷺ qu’est-ce que je pouvais faire, il m’a ordonné de passer la main mouillée sur ce qui couvre ma blessure », rapporté par Ibnou Majah avec une chaine de transmission.

^Aliyy a parlé, il a eu une fracture dans un des membres du woudou. Donc il a posé la question au messager de Allah ﷺ qu’est-ce qu’il pouvait faire pour le woudou alors qu’il a cette fracture. Il a posé la question au messager de Allah ﷺ sur ce qu’il devait faire pour le woudou et le messager lui a donné l’ordre de passer la main mouillée sur l’attelle, c’est-à-dire ce qui recouvre le membre fracturé et c’est ainsi que le croyant il convient qu’il fasse pour le woudou quand il a une attelle, c’est de passer la main mouillée sur l’attelle.

Les savants ont divergé à propos de l’attelle, l’imam Malik a dit : « Si la majeure partie du corps n’est pas recouvert de l’équivalent de ce que l’on appelle aujourd’hui un plâtre, une attelle en général. Si la majeure partie du corps est saine alors il passe la main mouillée sur son attelle et il n’a pas besoin de faire le tayammoum ».

Selon l’imam Malik si la majeure partie du corps n’est pas recouverte de l’attelle, mais pas de plâtre sur la majeure partie. Que la majeure partie de son corps est saine, mais qu’il a une attelle que sur une petite partie, selon Malik il lave la partie qui n’est pas couverte et il passe la main mouillée sur ce qui est couvert et il n’a pas besoin de faire le tayammoum, il n’a pas besoin de refaire la prière.

Selon l’imam Ach-Chafi^iyy que Allah l’agrée, il faut qu’il passe la main mouillée sur l’attelle et il faut qu’il fasse le tayammoum. Selon l’imam Ach-Chafi^iyy, il passe la main mouillée au lieu de laver la partie qui est saine et qui est couverte par l’attelle et il fait le tayammoum au lieu de laver la partie malade qui est couverte par l’attelle.

Comme c’était le cas de notre maître ^Aliyy que l’attelle a été placée au niveau de sa main et de son avant-bras. Il va passer la main mouillée sur l’attelle au lieu de laver la partie saine qui a été couverte par l’attelle. Même si la fracture est à l’extrémité au niveau de la paume de la main, l’attelle pour qu’elle tienne, nécessairement va recouvrir une partie qui est saine, qui n’est pas fracturée, qui n’est pas malade ici. C’est pour cela que chez l’imam Ach-Chafi^iyy, il passe la main mouillée sur l’attelle pour remplacer le lavage de la partie qui est saine, mais qui s’est retrouvée recouverte par l’attelle et il fait le tayammoum au lieu de laver la partie malade qui s’est retrouvée recouverte par l’attelle.

114- D’après Jabir que Allah l’agrée, il a dit à propos de l’homme qui a eu une blessure et qui a fait le ghousl puis qui est mort : « Ce qui aurait suffi c’est de faire le tayammoum, de recouvrir sa blessure par un tissu et de passer la main mouillée dessus et de laver le reste de son corps », rapporté par Abou Dawoud avec une chaine de transmission qui comporte une faiblesse et il y a divergence à propos de celui qui le rapporte.

Jabir Ibnou ^Abdi l-Lah Al-‘Ansariyy que Allah l’agrée, rapporte ce qui s’est passé avec cet homme qui a eu une blessure à la tête. Cet homme qu’est-ce qui lui est arrivé ? Il s’est retrouvé jounoub et il a fait le ghousl. À cause de ce lavage, à cause de ce ghousl il est mort. Qu’est-ce que Jabir a dit ? Il a dit : « Ce qui aurait été suffisant c’est qu’il fasse le tayammoum. C’est de recouvrir sa blessure par un tissu, de passer la main mouillée dessus et de laver le reste de son corps ». Le hadith de Jabir est une preuve que la personne peut faire en même temps les trois, c’est-à-dire le tayammoum, le passage de la main mouillée et le lavage. Preuve est qu’il a dit qu’il aurait pu se suffire de faire le tayammoum et ce en présence de ce qui est malade et recouvert par le tissu, la partie blessée de sa tête. Ce qui aurait été suffisant pour lui, c’est de faire le tayammoum, de recouvrir sa blessure en mettant un tissu, de passer la main mouillée dessus et de laver le reste de son corps. La blessure était au niveau de sa tête. S’il était incapable de faire parvenir l’eau jusqu’à sa blessure alors il fait le tayammoum et il passe la main mouillée sur ce qui est couvert.

Du hadith du prophète ﷺ nous comprenons que s’il y avait un des membres du woudouquiétait blessé il doit faire le tayammoum. Et le reste du corps qui n’est pas recouvert, il va le laver, il va rependre de l’eau dessus.

Cet homme avait une blessure au niveau de la tête, qu’est ce qui est obligatoire ? C’est de faire le ghousl et comme il était blessé il n’a pas pu faire le ghousl. Qu’est-ce qu’il devait faire ? Mettre un bout de tissu et passer la main mouillée dessus. Ce hadith fait suite à un évènement particulier tout comme ça été rapporté par Abou Dawoud.

Jabir rapporte il a dit : « Nous étions partis en voyage et l’un d’entre nous a été atteint par une pierre. Donc une pierre l’a blessé à la tête et quand il s’est endormi il a fait un rêve érotique et il a émis du maniyy. Il a demandé à ses compagnons, il leur a dit : « Est-ce que vous savez si j’ai une autorisation pour faire le tayammoum ? », ils lui ont dit : « Nous ne pensons pas que tu aies une autorisation pour faire le tayammoum alors que tu peux utiliser de l’eau » Il s’est lavé et il est mort ». Jabir poursuit, il a dit : « Lorsque nous étions arrivés auprès du messager de Allah ﷺ on lui annonça cela, il a dit ce qui signifie : « Ils l’ont tué, que Dieu les rétribue pour cela ». Le messager ﷺ a fait donc une invocation contre eux parce qu’ils lui ont donné un avis sans science. Il a fait une invocation contre eux, puis il a dit ce qui signifie : « Pourquoi n’ont-ils pas posé la question quand ils ne savent pas ? », Celui qui ne sait pas son remède c’est de poser la question, c’est-à-dire de s’adresser aux gens de science. Et le prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam a dit ce qui signifie : « Ce qui aurait été suffisant c’est qu’il fasse le tayammoum, qu’il recouvre la blessure avec un tissu, puis qu’il passe la main mouillée dessus et qu’il lave le reste de son corps », jusqu’à la fin du hadith.

115- D’après Ibnou ^Abbas que Allah ta^ala l’agrée lui et son père, il a dit : « C’est une sounnah que de faire avec le tayammoum une seule prière, puis de faire le tayammoum pour la prière suivante », rapporté par Ad-Daraqoutniyy avec une chaine de transmission très faible.

D’après Ibnou Ibnou ^Abbas que Allah ta^ala l’agrée lui et son père, il a dit : « C’est une sounnah » c’est-à-dire une tradition prophétique, une tradition du prophète ﷺ et ce qui est visé là c’est-à-dire que c’est la voie du prophète, c’est sa Loi qu’un homme n’accomplisse pas, ici il s’agit d’un homme tout comme une femme n’accomplissent pas plus d’une prière avec un même tayammoum. Puis il fait le tayammoum pour la prière obligatoire suivante. C’est pour cela que les gens de science ont dit : « Qu’à travers le tayammoum la personne peut faire une prière obligatoire et autant qu’elle veut de prière surérogatoire ».

C’est ainsi que nous avons su que l’eau est utile pour lever le hadath et que c’est ça l’origine pour la purification et que le tayammoum est un moyen de s’autoriser, de se rendre permis l’accomplissement de la prière.

Ce qu’il se passe après la mort :

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur janvier 23, 2021
  • Parle de la félicité de la tombe.

Il est un devoir de croire en la félicité de la tombe comme son élargissement de 70 coudées de long sur 70 coudées de large pour le croyant qui est pieux, son éclairage par une lumière qui ressemble à la lumière de la lune une nuit de pleine lune ou comme le fait de sentir l’odeur du Paradis. Le Messager de Allahﷺ  a dit ce qui signifie : « Lorsque le mort ou l’être humain sera enterré, viendront à lui deux anges noirs bleus [c’est-à-dire d’une couleur de noirceur teintée de bleu], l’un s’appelle Mounkar et l’autre s’appelle Nakir. Ils vont lui dire : Que disais-tu de ton vivant à propos de cet homme Mouhammad ? il va répondre [c’est-à-dire en guise de réponse à cette question] ce qu’il disait avant de mourir. Si c’était un croyant il va dire : il est l’esclave de Allah et Son Messager et je témoigne qu’Il n’est de dieu que Dieu et je témoigne que Mouhammad est Son esclave et Son Messager. Les anges lui diront : nous savions que tu allais dire cela [c’est-à-dire que nous savions avant même que tu nous répondes que tu avais cette croyance-là], puis sa tombe lui sera élargie [c’est-à-dire de 70 coudées sur 70 coudées] et sera éclairée, il lui sera dit dors. Il dormira du meilleur des sommeils, comme celui du nouveau marié qui n’est réveillé que par son épouse, l’être qui lui est le plus cher [c’est-à-dire il ne ressentira ni dérangement ni solitude], jusqu’à ce que Allah le ressuscite de cette couche », rapporté par Ibnou Hibban.

  • Parle de l’interrogatoire des deux anges Mounkar et Nakir.

Il est un devoir de croire en l’interrogatoire par les deux anges Mounkar et Nakir qui vont interroger le mort après son enterrement. Le croyant accompli ne ressentira ni terreur, ni peur suite à leur questionnement parce que Allah lui raffermira le cœur. Ils ne le regarderont pas d’un regard de colère, il n’aura pas peur de leur aspect effrayant, tout comme il est parvenu dans le Hadith rapporté par Ibnou Hibban dans son Sahih : « Ils seront de couleurs noir bleu qui est la plus effrayante des couleurs, ils auront des yeux rouges comme des chaudrons en cuivre, leur voix est comme le tonnerre, le croyant accompli se réjouira de leur vue et de leur questionnement. Ils vont lui demander : qui est ton seigneur ? Qui est ton Prophète ? Quelle est ta religion ? Il va répondre : Allah est Mon Seigneur, Mouhammad est mon Prophète et l’Islam est ma religion. Le musulman désobéissant répondra aux deux anges, tout comme le musulman pieux, mais il aura peur de leur aspect. Quant au mécréant désobéissant, il répondra : je ne sais pas ». Seront exceptés de l’interrogatoire : le Prophète ﷺ en raison de son honneur c’est-à-dire de son haut degré, l’enfant mort avant la puberté parce qu’il n’est pas responsable et le martyr de combat parce que son âme sera élevée directement au Paradis.

  • Qu’est-ce que la résurrection ?

La résurrection c’est la sortie des morts de leur tombe après leur retour à la vie, c’est à dire après que le corps qui a été assimilé par la terre soit créé de nouveau. Dans ce cas, Il sera reconstitué sur la base d’un petit os qui est de la taille d’un grain de moutarde qui s’appelle ^ajbou-dh-dhanab qui est le plus petit bout du coccyx. Le Messager de Allah ﷺ a dit :

يُنْزِلُ اللَّهُ مِنَ السَّمَاءِ مَاءً فَيَنْبُتُونَ كَمَا يَنْبُتُ الْبَقْل

Ce qui signifie : « Allah fait pleuvoir du ciel une eau et ils vont pousser tout comme poussent les plantes », c’est-à-dire que cette eau va se mélanger avec la terre et la dernière partie du coccyx et Allah fait que les corps soient reconstitués, s’agissant des corps assimilés par la terre. Cet os ne sera pas transformé en poussière même s’il est soumis à un feu intense. Ainsi le Messager de Allah ﷺ a dit :

لَيْسَ مِنَ الإِنْسَانِ شَىْءٌ إِلَّا يَبْلَى إِلَّا عَظْمًا وَاحِدًا وَهُوَ عَجْبُ الذَّنَبِ وَمِنْهُ يُرَكَّبُ الْخَلْقُ يَوْمَ الْقِيَامَةِ

Ce qui signifie : « Il n’y a pas une partie du corps de l’être humain sans qu’elle ne soit assimilée par la terre excepté un petit os qui est ^ajbou-dh-dhanab et c’est à partir de cet os que les créatures seront reconstituées au Jour du Jugement ». Et dans une version de Ibnou Hibban : « la terre assimilera toutes les parties de l’être humain excepté ^ajbou-dh-dhanab. Il a été dit mais quel est-il ô Messager de Allah ? Il a dit c’est comme un grain de moutarde, c’est à partir de cet os qu’il sera reconstitué ». Pour ce qui est des Prophètes, leurs corps ne seront pas assimilés par la terre en raison de la parole du Prophète ﷺ :

إِنَّ اللَّهَ حَرَّمَ عَلَى الأَرْضِ أَنْ تَأْكُلَ أَجْسَادَ الأَنْبِيَاءِ

Ce qui signifie : « Allah a fait que la terre n’assimile pas les corps des Prophètes ». Les Prophètes sont donc vivants dans leur tombe et font la prière par plaisir par glorification de Dieu. Le Prophète ﷺ a dit :

الأَنْبِيَاءُ أَحْيَاءٌ فِى قُبُورِهِمْ يُصَلُّونَ، رَوَاهُ الْبَيْهَقِىُّ

Ce qui signifie : « Les Prophètes sont vivants dans leur tombe et accomplissent la prière », rapporté par Al-Bayhaqiyy. Et les martyrs de combat, également, leurs corps ne seront pas assimilés par la terre et également certains Saints en raison de l’observation qui a été rapportée par tawatour de certains Saints, et parmi eux le Hafidh Abou ^Amr Ibnou As-Salah dont le corps a été vu intacte, rien n’en a été altéré, alors qu’il s’est écoulé plus de 800 années depuis son décès.

Le premier pour qui la tombe va s’entrouvrir c’est notre maître Mouhammad ﷺ, ensuite les autres Prophètes. Et les gens de la Mecque, les gens de Médine et les gens de At-Ta’if font partie des tous premiers à être ressuscités. La résurrection aura lieu après que l’ange Israfil ^alayhi-s-salam soufflera une seconde fois dans le cor, un instrument qui émet un son. Les morts se lèveront de leur tombe après le retour de l’âme à leur corps.

  • Parle de l’âme.

L’âme est un corps qui est impalpable dont seul Allah sait la réalité. Ainsi Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dit dans Sourat Al-Isra’ :

﴿وَيَسْأَلُونَكَ عَنِ الرُّوحِ قُلِ الرُّوحُ مِنْ أَمْرِ رَبِّى وَمَا أُوتِيتُمْ مِّنَ الْعِلْمِ إِلَّا قَلِيلًا﴾

Ce qui signifie : « Et il t’interroge à propos de l’âme ; dis l’âme fait partie des choses que mon Seigneur sait et vous n’avez à ce sujet que très peu de connaissances ». Allah a fait que d’habitude la vie continue dans les corps des anges, des humains, des djinns et des animaux tant que leurs âmes, qui sont des corps impalpables sont rassemblées avec. Les âmes sont des choses contingentes créées qui ont un début à leur existence mais elles n’auront pas de fin, elles ne s’anéantissent pas. Le croyant qui est pieux, après sa mort, après que son corps soit assimilé par la terre et qu’il ne reste plus que la dernière partie du coccyx ^ajbou-dh-dhanab, son âme ira au Paradis. Pour ce qui est du martyr de guerre, son âme monte directement au Paradis. Pour ce qui est des âmes des musulmans désobéissants c’est-à-dire des musulmans grands pécheurs qui sont morts sans se repentir après que leurs corps soient assimilés par la terre, leurs âmes seront entre ciel et terre et pour certains, leurs âmes seront au premier ciel. Les âmes des mécréants après que les corps seront assimilées par la terre, seront à Sijjin qui est un endroit dans la septième terre.

  • Qu’est-ce que le rassemblement ?

Le rassemblement c’est que les gens soient réunis après la résurrection dans un endroit. Il a été rapporté qu’il s’agissait du pays de Ach-Cham mais il sera élargi ce jour-là pour pouvoir contenir tout le monde. Puis ils seront transportés lorsque la terre sera détruite vers un endroit obscur au niveau du pont. Cette terre va subir au Jour du Jugement des tremblements jusqu’à ce que soit détruites toutes les constructions qu’elle comporte et qu’il ne reste plus rien. Puis lorsque la terre sera ainsi changée, Allah, ramène à nouveau les humains dessus et ils rendront des comptes. Le rassemblement aura donc lieu sur la terre qui aura été changée, c’est une terre qui est plate comme une peau tendue et qui ne comporte ni montagne ni ravin ni vallée. Cette terre changée est beaucoup plus grande, plus étendue que notre terre actuelle, elle sera blanche comme de l’argent. Les gens lors du rassemblement seront dans trois situations différentes : une catégorie de gens qui seront repus, vêtus, sur des chamelles dont les scelles sont en or et il s’agit des pieux – une catégorie sera rassemblée dévêtue et nu-pieds, ce seront les musulmans grands pécheurs qui commettaient les grands péchés – une catégorie sera nu-pieds dévêtue, trainée sur leur visage, c’est-à-dire les anges vont les traîner sur leur visage et il s’agit des mécréants. Ainsi d’après ^A’ichah, que Allah l’agrée, le Messager de Allah ﷺ a dit :

يُبْعَثُ النَّاسُ يَوْمَ الْقِيَامَةِ حُفَاةً عُرَاةً غُرْلا

Ce qui signifie : « Les gens seront rassemblés au Jour du Jugement nu-pieds, dévêtus », puis ^A’ichah a dit « mais comment ça, les gens vont voir les zones de pudeur ?! » et le Messager a répondu par un verset :

﴿لِكُلِّ امْرِئٍ مِّنْهُمْ يَوْمَئِذٍ شَأْنٌ يُغْنِيهِ﴾ اهـ

Ce qui signifie : « Chacun sera occupé par son propre état », c’est-à-dire chacun sera préoccupé par son état et ne va pas regarder l’état des autres.

Le soleil sera placé au-dessus des mécréants, ce soleil va être immobile dans l’espace sans couchant ni levant. Ces derniers vont se noyer dans leurs transpirations au point que la transpiration de l’un d’entre eux va arriver jusqu’à sa bouche sans que cela n’atteigne quelqu’un d’autre, elle se limitera à lui. Tellement il endurera la chaleur du soleil, Il va dire : « Ô mon Dieu soulage moi de ce châtiment, même en me mettant en enfer ». Ainsi Ibnou Hibban a rapporté de ^Abdou-L-Lah Ibnou Mas^oud, que Dieu l’agrée, que le Prophète ﷺ a dit :

إِنَّ الْكَافِرَ لَيُلْجِمُهُ الْعَرَقُ يَوْمَ الْقِيَامَةِ فَيَقُولُ أَرِحْنِى وَلَوْ إِلَى النَّارِ

Ce qui signifie : « Le mécréant aura la transpiration qui lui arrivera jusqu’à la bouche le Jour du Jugement et va dire Ô mon Seigneur soulage moi, même en m’envoyant en enfer ». Les humains seront rassemblés tout comme les djinns et les animaux. Ainsi Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dit :

﴿وَإِذَا الْوُحُوشُ حُشِرَتْ﴾

Ce qui signifie : « Et lorsque les animaux seront rassemblés », c’est-à-dire ils seront ressuscités pour que Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, fasse qu’ils se vengent les uns des autres. Le Messager de Allah ﷺ a dit :

لَتُؤَدَّنَّ الْحُقُوقُ إِلَى أَهْلِهَا يَوْمَ الْقِيَامَةِ حَتَّى يُقَادَ لِلشَّاةِ الْجَلْحَاءِ مِنَ الشَّاةِ الْقَرْنَاءِ اهـ رَوَاهُ مُسْلِمٌ

Ce qui signifie : « Les droits seront rendus à leurs ayants droit le Jour du Jugement au point que la brebis qui a reçu un coup de cornes va le rendre à celle qui le lui a donné », rapporté par Mouslim. C’est-à-dire que Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, fait que même le mouton qui n’avait pas de cornes et qui a été encorné par un mouton qui avait des cornes, va le lui rendre au Jour du Jugement. Cela ne veut pas dire que le mouton qui a donné un coup de corne va être emmené en enfer. Cela veut simplement dire que le mouton qui n’avait pas de cornes et qui a reçu un coup de corne de l’autre va le lui rendre. Et tout comme il l’a reçu dans le bas monde il va le lui rendre au Jour du Jugement et ils vont mourir à nouveau. Ils n’entreront ni au Paradis ni en enfer, ils redeviendront poussière.

  • Parle du Jour du Jugement (Al-Qiyamah).

Le Jour du Jugement c’est la sortie des morts pour l’exposition des actes. Le début de Al-Qiyamah commence par la sortie des gens de leur tombe jusqu’à l’établissement des gens du Paradis au Paradis et des gens de l’enfer en enfer. La durée du Jour de Al-Qiyamah est de cinquante mille années de ce que nous comptons. Ainsi Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dit dans Sourat Al-Ma^arij :

﴿فِى يَوْمٍ كَانَ مِقْدَارُهُ خَمْسِينَ أَلْفَ سَنَةٍ﴾

Ce qui signifie : « En un Jour dont la durée est de cinquante milles années ». Et le moment exact de Al-Qiyamah, c’est-à-dire le moment exact de la survenue du Jour du Jugement, seul Allah le sait avec précision.

Lorsque le Jour du Jugement va arriver, il n’y aura que des mécréants vivants sur terre. Cent ans avant le Jour du Jugement, il y a un souffle de vent qui va passer sous les aisselles de chaque musulman et ils mourront ainsi, seuls les mécréants resteront. Le Jour du Jugement arrivera alors que ces mécréants seront vivants. ‘Israfil ^alayhi-s-salam soufflera dans le cor, un instrument qui émet un son, et les cœurs des mécréants se déchireront dans leur poitrine et ils mourront de cela. Même les djinns mécréants mourront à ce moment-là. Il ne restera plus d’humains ni de djinns vivants sur terre. Et après cela, les anges vont mourir et le dernier d’entre eux à mourir c’est l’ange ^Azra’il ^alayhi-s-salam. Ensuite après cela, Allah ressuscite ‘Israfil qui avait soufflé une première fois dans le cor.  Il va souffler une seconde fois et les morts vont sortir de leur tombe. Après cela commencera l’interrogatoire et l’exposition des actes. Au Jour du Jugement, cette terre va subir des tremblements successifs de sorte que toutes les constructions qui sont dessus vont tomber et vont disparaître. Les montagnes vont se transformer en une poussière très douce à l’exception de la montagne de ‘Ouhoud, elle sera transportée au Paradis. Les cieux vont se fissurer et les océans et les mers seront attisés de feu. Les mécréants, dans une des stations du Jour du Jugement, Allah fait que leur bouche soit scellée, c’est-à-dire qu’ils ne pourront plus parler et leurs membres ainsi que leur peau vont témoigner contre eux de ce qu’ils avaient fait. Dans Sourat Foussilat Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dit :

﴿وَقَالُوا لِجُلُودِهِمْ لِمَ شَهِدْتُّمْ عَلَيْنَا قَالُوا أَنْطَقَنَا اللَّهُ الَّذِى أَنْطَقَ كُلَّ شَىْءٍ﴾

Ce qui signifie : « Et ils ont dit à leur peau pourquoi avez-vous témoigné contre nous et leur peau leur répondra c’est Allah Qui nous a fait parler, Lui Qui fait parler toute chose »

  • Parle de l’exposition des actes.

Al-Hiçab, c’est l’exposition des œuvres des esclaves, il leur sera exposé ce qu’ils avaient fait dans le bas-monde. Et chaque être humain recevra le livre de ses œuvres. Le croyant prendra son livre de la main droite et le mécréant prendra le livre de sa main gauche par derrière le dos. Ce livre est le livre qui a été inscrit, consigné par les deux anges Raqib et ^Atid dans le bas-monde. Et l’exposition des actes aura lieu par le fait que tous les esclaves, dans leur totalité, vont entendre la parole de Dieu, tout comme cela est parvenu dans le Hadith authentique rapporté par Ahmad et par At-Tirmidhiyy. Ainsi le Messager de Allah ﷺa dit :

مَا مِنْكِمْ مِنْ أَحَدٍ إِلَّا سَيُكَلِّمُهُ رَبُّهُ يَوْمَ الْقِيَامَةِ اهـ

Ce qui signifie : « Il n’y a pas un seul d’entre vous sans qu’il n’entende la parole de Son Seigneur au Jour du Jugement », c’est-à-dire que Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, fait que Sa parole soit entendue par chaque être humain au Jour du Jugement. Chaque esclave entendra la parole éternelle de Dieu qui n’est pas de lettres, qui n’est pas de sons et qui n’est pas une langue. L’esclave va comprendre de la parole de Dieu l’interrogation à propos de ses actes, de ses paroles et de ses croyances. Ainsi le croyant qui est pieux se réjouira tandis que le mécréant ne se réjouira pas, au contraire, c’est la peur, la gêne qui vont l’emporter. L’exposition des actes va s’achever dans un laps de temps très court. Si l’exposition des actes à Allah et l’interrogatoire de Ses créatures parmi les humains et les djinns était avec des lettres et des sons, Il n’aurait pas fini de leur faire rendre des comptes en cent mille années parce que les créatures sont nombreuses et l’exposition des actes des esclaves n’est pas uniquement pour leur parole mais elle est pour la parole, les actes et la croyance. Si leur exposition des actes était avec des lettres et des sons, elle aurait duré un temps extrêmement long. Et Allah n’aurait pas été le plus rapide de ceux qui font rendre des comptes, mais Il aurait été le plus lent de ceux qui font rendre des comptes. Et Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dit :

﴿وَهُوَ أَسْرَعُ الْحَاسِبِينَ﴾

Ce qui signifie : « Et Il est le plus rapide de ceux qui font rendre des comptes »

  • Que signifie la récompense ?

La récompense, c’est la rétribution que va recevoir le croyant dans l’au-delà pour les bonnes œuvres, des récompenses qui vont lui réjouir le cœur. La récompense est une grâce de la part de Dieu. Il n’est pas un devoir pour Dieu de récompenser ceux qui sont obéissants mais Il leur a promis la récompense et Sa promesse est une vérité. Allah ne manque pas à sa promesse.

  • Que signifie le châtiment ?

Le châtiment c’est la rétribution que va recevoir l’esclave dans l’au-delà, des choses qui vont le chagriner pour ce qu’il a fait comme mauvaises actions, telle que la nuisance de la chaleur du soleil. Le soleil se rapprochera de la terre au Jour du Jugement au point qu’il soit à une distance d’un mil. Ainsi Ibnou Hibban a rapporté de ^Ouqbah ibn ^Amir qui a dit qu’il a entendu le Messager de Allah ﷺ dire :

تَدْنُو الشَّمْسُ مِنَ الأَرْضِ فَيَعْرَقُ النَّاسُ فَمِنَ النَّاسِ مَنْ يَبْلُغُ عَرَقُهُ كَعْبَيْهِ وَمِنْهُمْ مَنْ يَبْلُغُ إِلَى نِصْفِ السَّاقِ وَمِنْهُمْ مَنْ يَبْلُغُ إِلَى رُكْبَتَيْهِ وَمِنْهُمْ مَنْ يَبْلُغُ إِلَى الْعَجُزِ وَمِنْهُمْ مَنْ يَبْلُغُ إِلَى الْخَاصِرَةِ وَمِنْهُمْ مَنْ يَبْلُغُ عُنُقَهُ وَمِنْهُمْ مَنْ يَبْلُغُ وَسَطَ فِيهِ (أَىْ فَمِهِ) وَمِنْهُمْ يُغَطِّيهِ عَرَقُهُ

Ce qui signifie : « Le soleil se rapprochera de la terre et les gens vont transpirer. Il y a parmi les gens ceux dont la transpiration arrivera jusqu’aux chevilles, d’autres jusqu’à mi-mollet, d’autres jusqu’aux genoux, d’autres jusqu’à la taille, d’autres jusqu’au nombril, d’autres qui va dépasser leur cou et d’autres qui va atteindre le milieu de leur bouche et d’autres vont être recouverts par leur transpiration ». Ainsi celui que Allah châtie, c’est par Sa justice et Allah n’est injuste envers personne car Il est Celui à Qui appartient véritablement toute chose, Il est Celui Qui fait de Sa souveraineté ce qu’Il veut. On ne conçoit pas de Lui l’injustice car l’injustice est concevable de la part de celui à qui Il donne des ordres et lui interdit des choses, tel que les esclaves. L’injustice c’est justement le fait de contredire l’ordre et l’interdiction de celui qui ordonne et interdit et Allah n’a personne pour Lui donner des ordres ni pour Lui interdire quoi que ce soit. Allah, exempté de toute imperfection soit-Il dit :

﴿وَمَا رَبُّكَ بِظَلَّامٍ لِلْعَبِيدِ﴾

Ce qui signifie : « Et ton Seigneur n’est pas injuste envers les esclaves ».

  • Parle de la Balance

Il est un devoir de croire en la balance sur laquelle seront pesées les œuvres des esclaves au Jour du Jugement. Et ceux qui se chargent de peser les actes, ce sont les deux anges Jibril et Mika’il. Ce qui sera pesé ce seront les livres sur lesquelles ont été inscrits les bonnes et les mauvaises actions. Et la balance de par sa composition est comme les balances du bas monde mais elle est beaucoup plus grande par sa dimension. Elle a une potence, une balançoire et deux plateaux, un plateau pour les bonnes actions et un plateau pour les mauvaises actions. Les bonnes actions seront placées sur un plateau et les mauvaises actions seront placées sur l’autre. Celui qui a ses bonnes actions qui l’emportent sur ses mauvaises, il fait partie des gens qui seront sauvés qui auront réussi et entrera au Paradis sans châtiment. Celui qui a ses bonnes et ses mauvaises actions équivalentes fait aussi partie des gens qui seront sauvés. Quant à celui qui a ses mauvaises actions qui l’emportent sur ses bonnes actions, il est sous la volonté de Dieu : s’Il veut, Il le châtie pendant un certain temps en enfer puis le fait entrer au Paradis, et s’Il veut, Il lui pardonne et le fait entrer au Paradis sans châtiment. Quant au mécréant, ses mauvaises actions seront placées dans un des deux plateaux et le plateau de ses mauvaises actions l’emportera car il n’aura pas de bonnes actions dans l’au-delà. Le mécréant sera rétribué dans ce bas monde par la subsistance, la bonne santé et ce qui est de cet ordre pour ses bonnes œuvres. Ainsi le Messager de Allah ﷺ a dit :

وَأَمَّا الْكَافِرُ فَيُطْعَمُ بِحَسَنَاتِهِ فِى الدُّنْيَا حَتَّى إِذَا أَفْضَى إِلَى الآخِرَةِ لَمْ يَكُنْ لَهُ مِنْهَا نَصِيب، رَوَاهُ مُسْلِمٌ

Ce qui signifie : « Quant au mécréant, il sera nourri pour ses bonnes actions dans le bas monde de sorte que lorsqu’il arrivera à l’au-delà, il n’en aura aucune part »

  • Parle de l’enfer.

Il est un devoir de croire de croire en l’enfer, c’est-à-dire la géhenne. C’est une résidence de châtiment éternel pour les mécréants. Certains musulmans désobéissants y seront châtiés pendant un certain temps. L’enfer se trouve en dessous de la septième terre et il existe actuellement en raison de la parole de Allah :

﴿أُعِدَّتْ لِلْكَافِرِينَ﴾

Ce qui signifie : « Il est préparé pour les mécréants ». L’enfer ne sera pas anéanti et les gens qui sont dans l’enfer ne seront pas anéantis en raison de la parole de Allah, exempté de toute imperfection soit-Il :

﴿إِنَّ اللَّهَ لَعَنَ الْكَافِرِينَ وَأَعَدَّ لَهُمْ سَعِيرًا خَالِدِينَ فِيهَا أَبَدًا﴾

Ce qui signifie : « Certes, Allah a maudit les mécréants. Il leur a réservé l’enfer ou ils resteront éternellement », en raison de la parole de Allah, exempté de toute imperfection soit-Il :

﴿وَمَا هُمْ بِخَارِجِينَ مِنَ النَّارِ﴾

Ce qui signifie : « Et ils ne sortiront pas de l’enfer ». Et le châtiment ne sera pas allégé pour les mécréants comme Abou Lahab en raison de la parole de Allah :

﴿خَالِدِينَ فِيهَا لا يُخَفَّفُ عَنْهُمُ الْعَذَابُ﴾

Ce qui signifie : « Ils y resteront éternellement, il ne leur sera pas allégé le châtiment ». Et Allah, exempté de tout imperfection soit-Il, augmente la taille du mécréant en enfer, pour que son châtiment augmente, au point que sa molaire soit de la taille de la montagne de ‘Ouhoud et entre ses deux épaules il y a la distance de 3 jours de marche. Si sa taille était celle qu’il avait dans le bas monde il aurait fondu en un instant. Les mécréants ne mourront pas en enfer pour être soulagés du châtiment et ils n’y auront pas une vie paisible et agréable, ils seront plutôt dans un chagrin et un châtiment perpétuel. Leur nourriture sera de dari^ qui est un arbre qui a un aspect très laid et une odeur très laide. Preuve en est la parole de Allah :

﴿لَّيْسَ لَهُمْ طَعَامٌ إِلَّا مِنْ ضَرِيعٍ﴾

Ce qui signifie : « Ils n’y auront pas d’autre nourriture autre que le dari^ ». De même les gens de l’enfer mangeront d’un arbre qui s’appelle az-zaqqoum tout comme Allah, exempté d’imperfection soit-Il, dit :

﴿إِنَّ شَجَرَةَ الزَّقُّومِ طَعَامُ الأَثِيمِ كَالْمُهْلِ يَغْلِى فِى الْبُطُونِ كَغَلْىِ الْحَمِيمِ﴾

Ce qui signifie : « Certes l’arbre de az-zaqqoum c’est la nourriture du mécréant, il va bouillir dans leur ventre comme le feu », et cet arbre a un aspect extrêmement laid et son odeur est extrêmement laide et insupportable. Pour ce qui est de la boisson des gens de l’enfer, c’est de l’eau qui est extrêmement chaude tout comme Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dit :

﴿لَّا يَذُوقُونَ فِيهَا بَرْدًا وَلا شَرَابًا﴾

Ce qui signifie : « Ils ne goûteront ni fraîcheur ni boisson », c’est-à-dire que les mécréants en enfer n’auront pas de boisson fraiche appréciée sauf le hamim, étant de l’eau extrêmement chaude et le ghassaq qui est ce qui coule de la peau des gens de l’enfer lorsqu’elle brûle. Les anges du châtiment leur feront boire de cela et leurs intestins se déchireront de cela. Et les habits des gens de l’enfer sont des habits de feu. Allah, exempté de toute imperfection soit-Il, dit :

﴿فَالَّذِينَ كَفَرُوا قُطِّعَتْ لَهُمْ ثِيَابٌ مِّنْ نَّارٍ﴾

Ce qui signifie : « Ceux qui ont mécru, il leur sera découpé des vêtements de feu ». Il se trouve en enfer des serpents, l’un d’entre eux est comme une rivière dans sa longueur et des scorpions qui ont la taille de mules qui ne sont pas brûlés par l’enfer et ils vont mordre et piquer les mécréants. Ce sera un châtiment en plus de leur châtiment du feu de l’enfer.

  • Parle de As-Sirat, le pont.

Il est un devoir de croire au pont. C’est un pont qui est large et tendu au-dessus de l’enfer. Les gens vont y parvenir dans leur totalité, certains d’entre eux vont être sauvés et d’autres vont tomber en enfer. Les mécréants vont tomber du pont dès le début de leur passage. Certains musulmans désobéissants vont marcher un peu dessus une certaine distance puis vont tomber. Il y a certains d’entre eux qui vont être attrapés par les tenailles, des pinces se trouvant sur les deux côtés du pont pour le faire tomber en enfer, ils vont faillir tomber puis ils échapperont et traverseront le pont. Il y a parmi les gens ceux qui vont traverser le pont en marchant. Il y a ceux d’entre eux qui vont y venir pour le passer mais en le survolant sans que leurs pieds ne le foulent, ceux-là, certains d’entre eux passeront à la vitesse de l’éclair et d’autres à la vitesse d’un clin d’œil. Le pont a une de ses extrémités sur la terre changée et l’autre extrémité est au voisinage du Paradis mais après l’enfer, c’est-à-dire avant le Paradis et après l’enfer. Il est parvenu dans la description du pont qu’il est dangereux, périlleux et glissant, c’est-à-dire qu’il est lisse, les pieds pouvant glisser. Pour ce qui est parvenu que « il serait plus tranchant que l’épée et plus fin que le cheveu » tout comme l’a rapporté Mouslim d’après Abou Sa^id Al-Khoudhriyy, le sens visé n’est pas le sens apparent parce que le pont est large. Mais ce qui est visé c’est que le danger est grand pour le traverser parce que la facilité de le franchir ou la difficulté est en fonction des actes d’obéissance et de désobéissance. Il est parvenu dans le Sahih de Mouslim que ce sont leurs œuvres qui vont les emporter.

  • Parle du Bassin.

Il est un devoir de croire au bassin, c’est un endroit dans lequel Allah a réservé une boisson pour les gens du Paradis. Ils vont en boire après avoir traversé le pont et avant d’entrer au Paradis. Ils ne seront atteints après cela par aucune soif. Il y a parmi eux ceux qui vont boire par plaisir, ce sont les pieux et il y a ceux qui vont boire par soif et ce sont les désobéissants. Chaque Prophète de Dieu a un bassin duquel va boire sa communauté. Et le plus grand des bassins, c’est le bassin de notre Maître Mouhammad le Prophète ﷺ. Il a une longueur d’un mois de marche et une largeur d’autant et il comporte des verres aussi nombreux que les étoiles dans le ciel, il s’y déversera de l’eau provenant du Paradis. Il a été rapporté par Al-Boukhariyy d’après ^Abdoullah le fils de ^Amr qui a dit que le Messager de Allah ﷺ a dit :

حَوْضِى مَسِيرَةُ شَهْرٍ مَاؤُهُ أَبْيَضُ مِنَ اللَّبَنِ وَرِيحُهُ أَطْيَبُ مِنَ الْمِسْكِ وَكِيزَانُهُ كَنُجُومِ السَّمَاءِ مَنْ شَرِبَ مِنْهُ لا يَظْمَأُ أَبَدًا

Ce qui signifie : « Mon bassin fait une longueur d’un mois de marche, son eau est plus blanche que le lait, son odeur est plus parfumée que le musc, ses verres sont aussi nombreux que les étoiles dans le ciel, celui qui en boit il n’aura plus jamais soif ».

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