Quelques secrets pour une vie conjugale heureuse
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La résidence du bonheur |
La louange est à Allah le Seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Nous demandons à Allah de nous préserver de l’état des gens de l’enfer, nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.
Al-Boukhariyy a rapporté dans son sahih d’après ^Abdou l-Lah fils de ^Amr Ibnou ^As qu’il a dit le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam m’a dit :
Ce qui signifie : « Ô Abdou l-Lah, on m’a dit que tu jeunais tous les jours et que tu veillais toutes les nuits en prières surérogatoires. » Je lui ai répondu « oui, ô Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam » il a alors dit :
« Ne fais pas cela. Jeûne certains jours et d’autres jours ne jeûne pas. Veille certaines nuits et d’autres nuits ne veille pas car ton corps a des droits sur toi, tes yeux ont des droits sur toi, ton épouse a des droits sur toi ». Tout comme le mari a des droits sur son épouse, l’épouse a des droits sur son mari. Et les deux époux ne seront heureux et la vie conjugale ne sera emplie de bonheur entre eux que si chacun s’acquitte du droit de l’autre. La vie conjugale sera ainsi stable, les deux époux seront heureux, chacun des deux connait ce qu’il a comme droits et ce qu’il a comme devoirs. Et chacun va s’acquitter du droit de son partenaire sur lui. Il agit en bien avec lui. Il y a des règles de comportement et des caractères que la Loi de l’islam a incités d’avoir concernant l’épouse envers son époux afin que la vie conjugale soit heureuse. Pour que cette vie soit pleine de miséricorde et de sérénité et qu’il n’y ait pas de déstabilisation ou de destruction de cette vie conjugale. Parmi ces règles de caractère, il y a que l’épouse agisse en bien avec son mari. Elle s’acquitte de ses droits. Et que le mari agisse en bien avec son épouse. Que l’épouse obéisse à son mari dans tout ce qui fait gagner l’agrément de Allah et l’agrément de son Messager.
Le prophète éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
أَعْظَمُ النَّاسِ حَقّاً عَلَى المَرْأََةِ زَوْجُها
(‘A^dhamou n-nasi haqqan ^ala l-mar ‘ati zawjouha)
Ce qui signifie : « La personne qui a le plus grand droit sur la femme c’est son mari » et le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam dit également :
الجَنَّة دَخَلَتِ رَادُ عَنْها وَزَوجُها ماتَت امْرَئَةٍ يأَ
(‘ayyou mra’atin matat wa jawjouha ^anha radin dakhalati l-jannah)
[Rapporté par At-Tirmidhiyy qu’il a jugé hacan]
Ce qui signifie : « Toute femme qui meurt et qui laisse son mari satisfait d’elle, entrera au paradis ». L’épouse raisonnable et sensée est celle qui s’acquitte des droits de son mari.
Allah tabaraka wa ta^ala dit :
الرِّجَالُ قَوَّامُونَ عَلَى النِّسَاء بِمَا فَضَّلَ اللهُ بَعْضَهُمْ عَلَى بَعْضٍ وَبِمَا أَنفَقُواْ مِنْ أَمْوَالِهِمْ
(Ar-rijalou qawwamouna ^ala n-niça’i bima faddala l-Lahou ba^dahoum ^ala ba^din wa bima ‘anfaqou min ‘amwalihim)
[sourat An-Niça’/‘ayah 34] Allah a fait que les hommes ont une responsabilité sur les femmes. D’ailleurs il a fait que le divorce soit prononcé par le mari. C’est le mari qui le prononce. Pourquoi donc ? Parce que la part de raison que Dieu a accordé à Ses esclaves hommes dépasse la part de raison qu’Il a accordé aux femmes. La part de raison de tous les hommes dépasse la part de raison de toutes les femmes. Il en est de même pour la force physique.
La force physique que Allah a accordée dans les hommes dépasse la force physique que Allah a créée dans toutes les femmes. Quelqu’un de sensé ne renie pas cela. C’est quelque chose de perceptible que l’on peut constater. Dans leur généralité, en globalité, les hommes sont plus forts que les femmes par la raison et par la force physique.
Ceux qui gouvernent le monde et dirigent les affaires des gens sont en général des hommes. Pour l’explication du hadith :
النِّساءُ ناقِصاةٌ عَقْلاً وَدِينًا
(‘an-niça’ou naqisatou ^aqlan wa dinan)
En général, en globalité le sens de ce hadith est que les femmes ont moins que les hommes du point de vue de la raison et de la religion. Ça c’est en général. Mais tu peux trouver des individus femmes qui sont fortes par la raison que beaucoup d’hommes. Mais si on fait la somme de toute la part de raison que Dieu a accordé aux hommes elle dépasse la somme de la part de raison que Dieu a accordé aux femmes. Et ce qui compte c’est la majorité.
La parole du prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam :
ناقِصاةٌ َدِينًا
(naqisatou dinan)
C’est-à-dire « elles ont moins que les hommes par la religion » ce n’est pas un rabaissement pour la femme mais la signification est que la femme n’obtient pas la récompense de la prière pendant toute sa vie tout comme l’homme, puisqu’elle a des périodes de menstrues. Elle s’arrête de faire la prière pendant les menstrues et pendant les lochies. Pour le jeûne également à cause des menstrues et des lochies, elle s’abstient de jeûner pendant un certain temps.
Allah ta^ala dit :
وَلِرِّجَالِ عَلَيْهِنَّ دَرَجَةٌ
(Wa li r-rijali ^alayhinna darajah)
[sourat Al-Baqarah/228] ce qui signifie « Les hommes ont un degré supérieur sur les femmes ». Pourquoi ? Parce que c’est l’homme qui est chargé de subvenir à la charge de sa femme. Pourquoi est ce que l’homme est chargé de subvenir à la femme ? Parce qu’il possède une autorité sur elle. Pour cela, Allah ta^ala a fait que la charge obligatoire soit assurée par les hommes et donc les femmes par conséquent doivent s’attacher à l’autorisation du mari.
Quant à ceux qui veulent outrepasser ce que Allah nous a annoncé dans Sa Loi, il aura été injuste envers lui-même et il aura été injuste envers autrui. Ibnou Jawziyy a dit : « Il convient à la femme qui est raisonnable quand elle trouve un mari vertueux qu’il lui convient, de s’appliquer à gagner sa satisfaction et à éviter tout ce qui peut lui nuire car si jamais elle nuit à ce mari vertueux ou qu’elle fait quelque chose qui lui fait mal, il va se lasser d’elle et cela restera dans son cœur et peut-être à la première occasion, il va l’abandonner ou préférer une autre. Il se peut que lui, il trouve et il se peut que elle ne trouve pas un autre mari. »
Dans le sahih de Mouslim, un fils est mort à Abou Talhah. Abou Talhah avait une épouse qui s’appelle ‘Oummou Soulaym. Il avait un fils d’elle qui était nourrisson et il était mort. Elle a dit à sa famille c’est-à-dire à ses proches parents qui étaient chez elle et qui ont appris que leur fils était mort : « Ne le dites pas à Abou Talhah quand il va rentrer le soir pour qu’il ne soit pas affligé alors qu’il est en train de jeûner, cela va lui couper son appétit. Laissez-moi d’abord lui annoncer cette nouvelle ». Quand Abou Talhah est rentré elle lui a présenté son diner, il a mangé et il a bu. Puis elle s’est faite belle pour lui en mettant de beaux vêtements, en s’ornant de bijoux, de parure et de ce qui est de cet ordre de la meilleure manière et cela est une preuve de sa profonde certitude et de sa totale confiance en Dieu et de sa grande patience. Il eut un rapport avec elle. Quand elle a vit qu’il avait atteint son besoin, elle lui dit pour lui attirer l’attention, qu’il ne convient pas de se chagriner pour la mort de son fils quand il allait le savoir, car l’enfant est comme un bien qui nous est confié et qui va être repris. Elle lui dit : « Abou Talhah, dis moi si des gens ont prêté quelque chose à une famille et que par la suite, ils demandaient à cette famille qu’il la leur rende, c’est à dire cet objet qu’ils leur ont confié. Est ce que cette famille peut conserver ce qui leur a été confié et priver le propriétaire de ce qui leur a été confié ? » Il lui a répondu : « Non [c’est-à-dire ils n’ont pas à les priver, s’ils veulent récupérer leur bien ils n’ont pas à les empêcher » elle lui dit alors : « Recherche la récompense de la part de Dieu en faisant preuve de patience pour la mort de ton fils et n’ait pas un comportement qui te prive de cette récompense. Parce que notre fils est comme un bien qui nous a été confié et Celui à Qui il appartient, l’a repris. »
C’est alors que Abou Talhah fut en colère. [Ici quand il dit à propos de ce compagnon qui était en colère c’est-à-dire qu’il n’était pas content, cela ne veut pas dire qu’il s’est mit à taper sur les portes ou tout ce qui est devant lui. La colère, ce n’est pas quelque chose comme certains ignorants aujourd’hui, quand il n’y a pas lieu d’être en colère, ils ont des comportements qui sont indécents. Ça veut dire qu’il n’était pas content, c’est ça le sens de la colère ici.] Il a dit à ‘Oummou Soulaym : « Pourquoi tu me laisses jusqu’à avoir un rapport avec toi puis tu m’annonces le décès de ton fils ? »
Il partit de suite raconter ce qui lui était arrivé au Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, comment ‘Oummou Soulaym avait agit avec lui alors que son comportement à elle indiquait sa totale confiance en Dieu et sa grande patience. Chose que de nombreux hommes sont incapables de faire.
Après avoir entendu le récit, le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam leur fit des invocations à tous deux et leur dit :
بارَكَ اللَّهُ لَكُمَ في لَيْلَتِكُما
(baraka l-Lahou lakouma fi laylatikouma)
C’est-à-dire « Que Allah vous accorde des bénédictions dans ce que vous avez fait ensemble dans cette nuit » c’est-à-dire que ça soit une cause pour avoir un autre enfant et qu’il soit un enfant de bien.
Et ‘Anas qui rapporte le hadith a dit que ‘Oummou Soulaym tomba enceinte effectivement et c’était un exaucement de l’invocation du prophète de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.
‘Oummou Soulaym, cette femme dont le cœur est éclairé par la bonne guidée du Prophète élu s’est embellie de patience quand elle a perdu son fils qu’elle a eut avec Abou Talhah.
Comment ‘Oummou Soulaym a atteint ce haut degré de patience si elle n’avait eut sa grande certitude au jour dernier et en la récompense de la part de Allah ta^ala si les enseignements du maître des Messagers salla l-Lahou ^alayhi wa sallam était gravé dans son cœur. Ce n’est pas surprenant que tu trouves parmi les compagnons ceux qui étaient ainsi car leur Prophète est le maitre des gens. La meilleure des créatures. Celui parmi les gens qui se fient le plus à Allah. Et il a semé dans leur cœur cette soumission et cette glorification comme la parole du Seigneur des mondes
وَمَا كَانَ لِمُؤْمِنٍ وَلا مُؤْمِنَةٍ إِذَا قَضَى اللهُ وَرَسُولُهُ أَمْرًا أَن يَكُونَ لَهُمُ الْخِيَرَةُ مِنْ أَمْرِهِمْ
(Wa ma kana li mou’minin wa la mou’minatin ‘idha qada l-Lahou wa raçoulouhou ‘amran ‘an yakouna lahoum l-khiyaratou min ‘amrihim)
[sourat Al-‘Ahzab/36]. De cette ‘ayah nous comprenons que si Allah nous a prédestiné quelque chose, nous n’avons pas à nous objecter et à nous rebeller. Il en est de même pour toutes les bonnes œuvres que l’esclave musulman accomplit.
Les récompenses sont différentes en fonction de la force de la certitude, de la véracité de l’intention et de sa qualité. Et tout cela, cette récompense n’est confirmée par quelqu’un que si la personne est sur l’islam. C’est-à-dire elle évite les mécréances par la parole, par les actes et par les croyances. Celui qui persévère sur l’Islam qui a eut son intention sincère, pour l’agrément de Allah ta^ala, qui a agit de manière conforme à la Loi de Allah, cette Loi qui nous a amenée Son Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam il aura cette récompense.
Allah tabaraka wa ta^ala n’a besoin de rien et rien ne Le rend impuissant et Il est Celui qui donne avec profusion.
Le plus important c’est d’être en conformité avec la Loi de Allah tabaraka wa ta^ala et de persévérer sur cela c’est-à-dire de préserver ses organes, de préserver sa langue, de préserver son corps et de préserver son cœur. Celui qui ne préserve pas ses organes c’est-à-dire sa langue, son corps, son cœur de ce qui annule les actes, il est comme celui qui construit et qui détruit. Il construit puis il détruit. Il construit puis il détruit. Certains, quand ils se mettent en colère avec quelqu’un d’autre, quand ils se disputent avec quelqu’un d’autre, ils se mettent en colère et ils tombent dans une mécréance, ils insultent le Créateur ou ils insultent un prophète ou ils changent leurs croyances de l’islam, de la foi pour avoir une croyance qui contredit, il sera ainsi sorti de l’islam et ils devront alors prononcer les deux témoignages « La ‘ilaha ‘il-la l-Lah, Mouhammadoun raçoulou l-Lah » immédiatement pour revenir à l’islam.
Les dix conseils qu’une mère a donnés à sa fille le jour de son mariage
Parmi les conseils qu’une mère a donnés à sa fille le jour de son mariage, il y a dix conseils :
Elle lui a dit : sois pour ton mari comme une femme esclave, il sera pour toi comme un esclave et retiens dix conseils que j’ai mis en pratique et j’ai été heureuse avec ton père en les appliquant :
– Le premier, sois de celles qui se suffisent de peu « Al-qana^ah ».
– Le deuxième, écoute ses paroles et obéis lui.
– le troisième et le quatrième : Vérifie ce qu’il voit de toi et ce qu’il sent de toi. Fais en sorte qu’il ne puisse jamais voir quelque chose de laid chez toi et qu’il ne sente de toi que le meilleur des parfums.
– Le cinquième et le sixième : Fais bien attention au moment de son repas et de son sommeil. Parce que la faim brûle de l’intérieur et le manque de sommeil incite à la colère.
– Le septième et le huitième : veille sur ses biens, sur sa famille et sur ses enfants. Concernant les biens, le secret réside dans la bonne gestion. Concernant les enfants c’est de bien les élever.
– Le neuvième et le dixième : surtout ne sois pas heureuse quand il est chagriné, ne montre pas de joie en sa présence quand ton mari est chagriné. Et gare à toi de te montrer chagriné en sa présence si lui est heureux.
Et sache enfin que tu n’obtiendras de lui ce que tu veux que lorsque tu feras preuve d’altruisme c’est-à-dire que tu préfères son opinion à lui au dépens de ton opinion à toi et sans sa satisfaction à lui au dépens de la tienne.
Où trouve-t-on pareille mère dans cette époque, sauf celle à qui Allah a fait miséricorde. Et où sont les femmes qui appliquent dans cette époque ces recommandations ? Sauf celles à qui Allah a fait miséricorde.
La femme vertueuse, c’est celle qui est pieuse, qui accomplit les devoirs et qui évite les péchés, qui respecte le droit de Allah tabaraka wa ta^ala, qui respecte le droit de son mari. Elle ne manque pas aux droits. Et cette catégorie de femme est très peu nombreuse de nos jours.
Le prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
لا تُؤَدِّي المَرْأََةُ حَقَّ اللَّهِ حَتَّى تُؤَدِّي حَقَّ زَوْج
(la tou’addi l-mar’atou haqqa l-Lahi hatta tou’addiya haqqa zaouj)
[Rapporté par Ibnou Majah et Ibnou Hibban dans son sahih] ce qui signifie : « L’acquittement du droit de son mari sur elle est une condition pour la piété pour la femme »
Parmi les signes des femmes vertueuses c’est l’obéissance à leur mari dans tout ce qui ne comporte pas de désobéissance. Si le mari fait preuve de peu de patience alors la femme peut être plus forte avec la patience dont elle peut faire preuve.
Ceci vaut mieux pour elle si elle veut augmenter en degré selon le jugement de Allah.
Mouslim a rapporté dans son sahih d’après ^Abdou l-Lah ibnou ^Amr que le Messager de Allah a dit :
الدُّنْيا مَتاع وَخَيْرِ مَتاعِ الدُّنْيا المَرْأََةُ صالِحًا
(Ad-dounya’ou mata^ wa khayri mata^i d-dounya’i l-mar’atou saliha)
Ce qui signifie : « dans ce bas monde il y a des biens et le meilleur des biens c’est la femme vertueuse ».
La femme vertueuse aide son mari pour l’au delà. Dans le mariage, il y a une protection contre le chaytan. La femme vertueuse qui s’occupe de sa maison est une aide pour la religion par cette voie. Dans le mariage, il y a un combat contre les passions de l’âme. Il y a un exercice pour l’âme pour assumer des responsabilités, pour assumer la charge obligatoire de la femme, pour patienter avec les caractères de la femme, pour supporter la nuisance de sa part. La femme vertueuse réjouit son mari lorsqu’il la voit. Elle lui obéit quand il lui ordonne, quand il lui donne des ordres. Et elle ne le contredit pas et elle n’est pas al-‘annanah, ni mannanah, ni hannanah, ni haddaqah, ni barraqah, ni chaddaqah.
Al-‘annanah, c’est celle qui se plaint tout le temps, qui gémit tout le temps, qui se plaint.
Al-mannanah, c’est celle qui rappelle ses bienfaits à son mari, elle lui dit « j’ai fais telle chose pour toi.
Al-hannanah, c’est celle qui se languit d’un ancien mari. Elle a été mariée par le passé et elle se rappelle toujours le premier en présence du deuxième.
Al-haddaqah, c’est celle qui chaque fois qu’elle voit quelque chose, elle voudrait l’avoir et elle demande à son mari de les lui acheter.
Al-barraqah, c’est celle qui passe sa journée à se faire belle, à embellir son visage pour que son visage soit brillant.
Ach-chaddaqah, c’est celle qui parle beaucoup et dit des paroles qui ne comportent pas de biens.
Voilà les différentes catégories et de caractères qu’il convient à la femme vertueuse d’éviter.
Les droits du mari sur son épouse
Les droits du mari sur son épouse. Bonheur à celui qui a appris la science de la religion agrée par Allah et qu’il l’a appliqué et qui a enseigné à ses parents, à son épouse à ses enfants, à ses bien aimés, à ses voisins, à tous ceux qui entendent la bonne parole et le conseil.
Khadijah que Allah l’agrée avait une grande place dans le cœur du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, chaque fois qu’il l’a citait, il disait du bien d’elle et il louait sa bonne compagnie. ^A’ichah que Allah l’agrée disait : « Lorsque le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam mentionnait Khadijah, il ne se lassait pas de faire ses éloges et demandait le pardon en sa faveur. Il a retenu son amitié et sa fidélité. Il honorait ainsi les amis de Khadijah après son décès. »
^A’ichah que Allah l’agrée disait : « Lorsque le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam égorgeait un mouton, il disait « Envoyez ce mouton aux amis de Khadijah [les femmes qui étaient les amies de Khadijah] » après la mort de Khadijah.
Elle était agréée et Allah l’a agréée, les anges l’ont aimée, et le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam l’a aimée . Il disait ^alayhi s–salatou wa s-salam :
إنِّي رُزِقْتُ حُبَّها
(‘Inni rou’ziqtou houbbaha)
[Rapporté par Al-Boukhariyy] ce qui signifie : « Allah m’a accordé de l’aimer » et nul ignore combien elle a aidé le Prophète, comment elle s’est tenue aux côtés du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, pour le soutenir, pour l’aider à supporter les difficultés et les différentes sortes de nuisance. En effet, elle était une bonne femme vertueuse pour lui et que Allah l’agrée, elle était un modèle éminent de l’épouse croyante et pieuse. Que Allah honore et élève davantage en degré notre maitre Mouhammad et agrée la mère des croyants Khadijah.
Parmi les droits du mari sur son épouse et qu’il est demandé à l’épouse dans la loi de l’islam d’assurer, c’est de ne pas l’empêcher de son droit de jouir d’elle sauf dans ce que la loi a interdit comme durant les menstrues ou les lochies, comme cela est connu dans la Loi.
Il est rapporté à la fin du troisième siècle de l’hégire qu’il y avait un imam qui était ascète, qui était adorateur, qui était un grand saint et cet imam avait beaucoup de prodiges. C’est un grand saint qui avait des prodiges. Dans son assemblée, dans son cours, il citait des choses qui correspondaient à ce que les gens dans l’assistance avaient dans leur cœur. Et il glissait dans ses cours ce qui leur permettait de résoudre leurs problèmes que ce soit concernant les sujets du bas monde ou l’au-delà. Les gens allaient assister à ses assemblées en raison de cette réputation qu’il avait.
Justement, il est arrivé qu’un homme qui était blanc a eut un enfant qui était noir, qui était différent de sa couleur à lui et la couleur de sa mère. Alors l’homme a douté de son épouse, il a pensé du mal d’elle. Il a pensé qu’elle était fornicatrice et il avait entendu parler de ce chaykh, que c’était un grand savant à qui Allah dévoile certaines choses c’est-à-dire Il donne le kachf, Il peut lui dévoiler certaines choses cachées. Quand il est rentré dans l’assemblée de ce savant, le chaykh l’a tout de suite dévoilé. Dans son cours il s’est mit à parler d’un sujet, il a dit : « Allah a interdit d’avoir un rapport lorsque la femme a ses menstrues, pour une sagesse. Celui qui fait cela et qui a un enfant de couleur brune, qui est différente de la couleur du père ou de la mère alors qu’il ne se blâme que lui-même. Si la couleur change, c’est parce qu’il y a eut un rapport durant les menstrues ».
Cet homme a pris peur et il a abandonné les mauvaises pensées qu’il avait eut au sujet de sa femme.
Le saint pour un intérêt religieux il se peut qu’il montre ses prodiges.
Il n’est pas permis à l’épouse d’empêcher son mari de jouir d’elle ou de se refuser à lui. Si elle ne répond pas au désir de son mari sans excuse valable alors elle commet un grand péché et les anges la maudissent. Le Prophète éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
إِذَا دَعَا الرَّجُلُ امْرَأَتَهُ إِلَى فِرَاشِهِ فَأَبَتْ فَباتَ غَضْبان عَلَيْها لَعَنَتْها الْمَلَائِكَةُ حَتَّى تُصْبِحَ
(‘Idha da^a r-rajoulou imra’atahou ila firachihi fa’abat fabata ghadban ^alayha la^anat’ha l-lmala’ikatou hatta tousbiha)
[Rapporté par Al-Boukhariyy] ce qui signifie : « Lorsque l’homme demande son épouse et qu’elle se refuse à lui sans raison valable et qu’il passe la nuit en colère contre elle, les anges la maudisse jusqu’au matin »
Le droit du mari de jouir de son épouse dans les limites de la loi de l’islam fait partie des plus importants des droits sur son épouse. Car le fait que la femme s’occupe du besoin de son mari à elle, dans ce sens est une grande cause pour le bonheur des deux époux. Et si elle néglige ce grand droit, cela entraine des différents et des disputes entre les époux. Souvent cela entraine à la destruction de la vie conjugale et par conséquent au divorce et à la perte. Il est à observer que de nombreuses épouses de nos jours négligent le droit du mari de jouir d’elle dans un moment où le mari en a un besoin et alors cette femme va quitter le lit de son mari sans excuse valable alors que le mari a besoin d’elle et elle ne prête pas attention à cela comme si ce n’était pas son mari. Elle aura ainsi été la cause d’une tristesse, d’un chagrin chez le mari, ce qui entraine des conséquences négatives sur la vie conjugale.
Un autre droit du mari c’est que la femme ne jeûne pas un jeûne surérogatoire, c’est-à-dire un jeûne autre que le jeûne obligatoire sans son autorisation. Pour ce qui est du jeûne obligatoire, comme le jeûne du mois de ramadan elle n’attend pas son autorisation. S’il ne lui autorise pas à le jeûner, elle ne lui obéit pas. C’est-à-dire qu’elle applique la règle :
لا طاعَةَ لِمَخْلُوقٍ في مَعْصِيَّةِ الخالِق
(la ta^ata li makhlouqin fi ma^siyyati l-khaliq)
Ce qui signifie : « On n’obéit pas à une créature dans quelque chose qui est une désobéissance au Créateur » rapporté par l’imam Ahmad.
Le jeûne empêche de jouir, si elle jeûne un jeûne surérogatoire, sans l’autorisation de son mari alors le mari ne pourra pas avoir un rapport avec elle. Or avoir un rapport avec elle c’est son droit à lui. C’est pour cela que le Prophète éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam tout comme l’a rapporté Al-Boukhariyy a dit :
لا يَحِلُّ لامْرَأَةٍ أَنْ تَصُومَ وَزَوْجُها شاهِدٌ – أَي حاضر- إلاَّ بِإِذْنِه
(la yahillou li’imra’atin ‘an tasoumou wazaoujouha chahidoun – ’ay hadiroun – illa bi’idhnihi)
C’est-à-dire « Il n’est pas permis à la femme de jeûner un jeûne surérogatoire alors que son mari est présent, c’est-à-dire il n’est pas en voyage, sans son autorisation. » donc il s’agit bien du jeûne autre que le jeûne obligatoire. Il est arrivé à l’époque du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam que l’épouse de Safwan Ibnou l-Mou^attil s’est plainte à lui au Messager de Allah. Elle a dit : « Mon époux m’oblige à rompre le jeûne alors que je jeûne, il ne fait pas la prière de l’aube sauf après le lever du soleil » c’est alors que le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a demandé pour avoir plus d’éclaircissement à Safwan. Il lui a répondu : « Ô Messager de Allah quand elle dit que je ne me lève pas pour la prière de l’aube, sauf après le lever de soleil, nous sommes dans une famille et nous nous réveillons qu’après le lever du soleil. [Donc ça ne veut pas dire qu’il s’est levé dans le temps de l’aube et il n’a pas fait la prière]. » Et quand elle dit que je l’oblige à rompre le jeûne alors qu’elle jeûne. En fait, elle fait le jeûne surérogatoire et moi je suis un homme qui est jeune ».
Alors le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ne l’a pas blâmé, il n’a pas remis en cause ce que ce compagnon faisait. [Rapporté par Abou Dawoud]
Les faqih ont déduits à partir de ce hadith que si quelqu’un dort avant l’entrée du temps de la prière de l’aube, al-fajr, et qu’il s’est réveillé après le lever du soleil, il ne commet pas de péché s’il ne fait pas la prière de as–soubh dans son temps.
Et qu’il est permis à l’homme d’obliger sa femme à rompre son jeûne, si son jeûne était surérogatoire et qu’il avait voulu avoir un rapport avec elle. Et qu’il n’est pas permis à la femme de faire un jeûne surérogatoire si son mari ne lui autorise pas
Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a indiqué combien du droit du mari est éminent sur son épouse en disant :
لَوْ كُنْتُ آمِرًا أَحَدًا أَنْ يَسْجُدَ لِأَحَدٍ لِأَمَرْتُ المَرْأَةَ أَنْ تَسْجُدَ لِزَوْجِها
(laou kountou amira ‘ahada ’an yasjouda li’ahadin li’amartou l-lmar’ata ‘an tasjouda lizaoujiha)
Ce qui signifie : «Si je devais ordonner à quelqu’un de se prosterner pour quelqu’un d’autre [c’est-à-dire une prosternation de salutation] alors j’aurais ordonné à la femme de se prosterner pour son mari. » [Rapporté par Ibnou Hibban, Ibnou Majah et d’autres].
Dans ce hadith il y a l’indication qu’il n’est pas permis de se prosterner pour autre que Allah ^azza wa jall. Il y a également dans ce hadith l’indication du droit éminent du mari. Le mari a un droit sur son épouse et l’épouse a un droit sur son mari.
Parmi les droits du mari sur son épouse c’est qu’elle ne fasse entrer personne chez lui sans son autorisation. La loi de l’islam interdit quelque chose que pour une sagesse mais de nombreuses personnes ignorent ces sagesses.
Il y a un évènement qui s’est produit dans l’Abyssinie, Al-Habachah. Il y avait un homme qui était un commerçant, il partait de chez lui et il laissait son neveu, le fils de son frère avec son épouse. Et ce jeune homme qui était son neveu, le fils de son frère, il les laissait dans une khalwah interdite c’est-à-dire, ils se retrouvaient deux personnes étrangères l’une et l’autre sans qu’une tierce personne ne les voit. Un jour, il est entré et il a vu que sa femme était avec son neveu dans une situation très mauvaise. Il a perdu sa lucidité et il a coupé l’oreille de son neveu.
Alors le fils de son frère avait un signe visible sur lui, qui était un signe de honte toute sa vie. Les gens le voient et ils disent « celui là, son oreille a été coupée pour cette raison là »
Cet homme, ce commerçant-là avait négligé d’appliquer la loi de Allah. S’il avait dit : « Maintenant, tu pars avec moi parce qu’il n’y a dans la maison que mon épouse » alors il l’aura préservé de tomber dans le péché.
C’est lui-même qui a provoqué le fait que cet homme se retrouve seul avec sa femme. Et cette khalwah, le fait que son neveu se retrouve seul avec son épouse, l’a entrainé à faire un acte qui est laid. Et cela a fait que toute la réputation de son neveu et de son épouse était devenue mauvaise. Tout cela parce qu’il a négligé d’appliquer la loi de Allah. C’est pour une sagesse que Allah tabaraka wa ta^ala a interdit qu’un homme se retrouve seul en présence d’une femme ajnabiyyah, qui n’est pas mahram.
Le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a interdit qu’un homme se retrouve seul avec une femme ajnabiyyah c’est-à-dire qui n’est pas mahram pour lui c’est-à-dire qu’il peut épouser un jour et il nous a indiqué que ce péché est un grand moyen pour le chaytan de semer la corruption et la désobéissance entre un homme et une femme. Cette khalwah qu’un homme se retrouve seul avec une femme qu’il peut épouser un jour sans qu’une tierce personne ne les voit devant laquelle ils pourraient éprouver de la pudeur. Cette khalwah aide le chaytan a les entrainer aux péchés, soit à la fornication, soit à ce qui est moins que la fornication. Le Messager n’interdit une chose qu’avec une sagesse. Cependant certaines personnes peuvent connaitre la sagesse et d’autre peuvent ne pas la connaitre.
Parmi les droits du mari sur son épouse c’est qu’elle ne quitte pas le domicile conjugal ou qu’elle ne voyage pas avec quelqu’un de ses mahram sauf avec l’autorisation de son mari. Il n’y a pas en cela une diminution du rôle de la femme mais au contraire, c’est une préservation et une protection pour elle.
Parmi les choses utiles à ce sujet c’est de mentionner ce que les savants ont dit. Le fait que la femme et surtout l’épouse reste chez elle et de ne pas sortir de chez elle sans nécessité, cela vaut mieux pour elle. Ceci est pour l’intérêt de la femme car c’est un surcroît de chasteté et de protection pour elle. Et comme les spécialistes de la jurisprudence ont cités, ils ont dit que pour la femme, il convient qu’elle fasse preuve d’un surcroît de couverture de sa zone de pudeur. Et il y a en cela un grand intérêt pour la femme.
Le Prophète éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
أَقْرَبُ ما تَكُونُ المَرْأَةُ إِلى وَجْهِ الله (أَيْ إِلى طاعَةِ اللهِ) إِذا كَانَت في قَعْرِ بَيْتِها
(‘aqrabou ma takounou l-lmar’atou ila wajhi l-Lahi – ‘ay ila ta^ati l-Lahi – ’idha kanat fi qa^ri baytiha)
Ce qui signifie : « L’endroit dans lequel la femme est le plus proche de l’obéissance à Allah c’est lorsqu’elle est au sein de sa maison. [Rapporté par At-Tabaraniyy]
Parmi les droits de son mari sur son épouse c’est que la femme priorise le droit de son mari sur le droit de ses proches parents. Car le droit de son mari sur elle est éminent selon le jugement de Allah ta^ala. Si la famille de la femme lui ont ordonné quelque chose et que son mari lui a ordonné autre chose, une chose qui ne comporte pas de désobéissance, alors elle obéit à son mari et pas à sa famille. C’est cela le sens de la parole du Prophète ^alayhi s–salatou wa s-salam :
وَحَقُّ النَّاسِ بِالمَرْأَةِ زَوْجُهَا
(wa haqqou n-nasi bi l-lmar’ati zaoujouha)
Ce qui signifie : « La personne qui a le plus grand droit sur la femme c’est son mari. »
Il a été rapporté de la dame honorée ^A’ichah que Allah l’agrée qu’elle, avait dit « J’ai demandé au Messager de Allah qu’elle est la personne qui a le plus grand droit sur l’homme ». Il a répondu :
أُمُّهُ
(‘oummou)
Ce qui signifie : « c’est sa propre mère ». Je lui ai dit : « et qu’elle est personne qui a le plus grand droit sur la femme ? ». Il a dit :
زَوْجُها
(zawjouha )
Ce qui signifie : « son époux »
Ce hadith a été rapporté par Ahmad et il a été jugé sahih par Al-Hakim et Al-Bazzar avec une bonne chaine de transmission.
Parmi les droits du mari sur son épouse, c’est qu’elle ne fait pas preuve d’exaspération avec lui et elle ne se plaint pas de la difficulté matérielle ou d’un mauvais état. Et qu’elle ne multiplie pas les paroles de critiques et de blâmes de sorte à lui nuire par ses paroles ou qu’elle lui brise le cœur. Au contraire, selon la loi, il est requis de la femme qu’elle montre sa satisfaction, sa suffisance du peu de subsistance et qu’elle respecte la fatigue de son mari pour assurer la subsistance et qu’elle ne lui demande pas plus que le besoin de crainte qu’il ne tombe dans la recherche de subsistance d’une voie interdite.
La femme vertueuse et sensée, c’est celle qui recherche l’agrément de son Créateur et qui recherche le paradis et qui s’éloigne totalement de tout ce qui est interdit et qui se satisfait du peu de la subsistance halal et qui met en garde son époux de suivre les voies interdites, les chemins interdits.
Que Allah ta^ala fasse miséricorde aux épouses du salaf, puisque l’épouse vertueuse quand son mari sortait de sa maison pour aller chercher la subsistance, elle lui disait : « Méfie-toi d’obtenir la subsistance d’une voie interdite ».
Nous pouvons patienter pour endurer la faim et la difficulté mais nous ne pouvons pas patienter pour endurer le feu de l’enfer.
Il a été rapporté qu’une femme des fils de ‘Isra’il c’est-à-dire des communautés musulmanes qui ont précédés la communauté de notre maître Mouhammad. cette femme était musulmane et elle était adoratrice, elle était vertueuse, elle était la fille d’un roi. Un homme fils de roi l’a demandé en mariage. Alors elle a refusé de l’épouser. Puis elle a dit a une femme esclave à elle : « va et cherche moi un mari qui soit ascète, qui soit pieux, qui soit adorateur, et qui soit surtout pauvre »
Sa servante est partie, elle a trouvé un pauvre, adorateur et pieux. Elle l’a ramené à sa maitresse. Cette fille de roi lui a dit : « Si tu veux m’épouser, je viens avec toi à qui nous fait le contrat de mariage » Et c’est ce qu’il fit.
Ils ont fait le contrat de mariage, puis elle lui a dit : « Emmène-moi chez ta famille. » Alors il lui a dit : « Par Allah, je ne possède rien d’autre que cette cape qui est sur mon dos, que j’utilise pour me couvrir avec la nuit et un vêtement pour moi le jour ». Alors elle lui a dit : « Je t’ai accepté ainsi ».
Une fille de roi qui dit à un pauvre et qui est ascète « Je t’ai accepté ainsi » et c’était un homme qui gagnait sa subsistance au jour le jour et lui ramenait la nuit ce qui lui permettait de manger. Cette femme ne mangeait pas la journée, elle faisait le jeûne par recherche de l’agrément de Dieu. Lorsqu’il lui ramenait quelque chose, elle rompait le jeûne et elle louait Allah ta^ala dans tous les cas. Elle lui a dit « Maintenant j’ai pu me consacrer à l’adoration de Dieu ».
Un jour, il n’a rien pu amener. Alors, il prit peur et cela fut fortement éprouvant pour lui. Il se dit : « Mon épouse est assise chez elle à la maison, elle fait le jeûne, elle attend quelque chose que je lui ramène pour rompre le jeûne » alors il s’est levé, il a fait le woudou’, il a fait une prière et il a invoqué Son Seigneur tabaraka wa ta^ala et il a dit : « Ô Allah, Tu sais que je ne T’ai pas demandé quelque chose pour cette vie d’ici bas, mais je Te demande pour faire plaisir à mon épouse qui est vertueuse. Ô Allah, donne moi une subsistance de Ta part. Certes, Tu es Celui Qui accorde avec profusion. C’est alors qu’une grosse perle tomba du ciel. Il l’a prit et l’emmena chez son épouse. Quand elle vit cette grosse perle, elle fut étonnée. Elle lui a dit « D’où as-tu donc amené cette perle ? Je n’ai jamais vu une telle perle chez moi. »
Alors, il lui a dit : « J’ai cherché ma subsistance comme c’est de mon habitude aujourd’hui mais je n’ai rien pu gagner, j’ai alors invoqué mon Seigneur soubhanahou wa ta^ala et Il m’a accordé cette perle qui est tombée du ciel. »
Cette femme lui dit alors : « Retourne à cette endroit, dans lequel tu as invoqué Allah et supplie Allah et demande lui et tu dis : « Ô Allah, ô Allah ô mon Seigneur. Si c’est quelque chose que Tu nous accordes dans cette vie ici bas alors fait que ce soit plein de bénédictions mais si c’est quelque chose que Tu nous réserves pour l’au-delà alors fait qu’elle remonte au ciel. »
L’homme fit ce que son épouse lui demanda, c’est alors que la perle remonta au ciel. Il revint chez elle et il lui a appris cela. Elle lui dit : « La louange est à Dieu Qui nous a montré ce qu’Il nous réserve dans l’au-delà ».
Puis elle lui a dit : « Ca ne m’est égal maintenant si je n’ai aucune richesse dans cette vie ici bas qui va à sa fin. » et elle a remercié Allah pour cela.
Parmi les droits du mari sur son épouse c’est la bonne vie conjugale. C’est le fait qu’elle agisse correctement avec lui. Et ceci est une base fondamentale dans le bonheur conjugal.
Parmi les droits du mari sur son épouse, c’est qu’elle soit respectueuse avec lui quand elle parle avec lui. Qu’elle essaie de lui donner du plaisir, c’est-à-dire par exemple, elle se parfume pour lui, elle se fait belle pour lui, tout comme lui il le souhaite. Elle ne va pas faire preuve d’arrogance avec sa beauté. Elle ne va pas rabaisser son mari s’il n’est pas beau, s’il est laid. Elle ne va pas faire preuve de vanité avec son argent, ou avec son origine, si elle était riche ou d’une grande famille. Au contraire la femme sensée c’est celle qui recherche l’agrément de son Créateur. Elle obéit à son mari dans ce qui fait gagner l’agrément de Allah ^azza wa jall, elle ne lui nuit pas dans ses paroles et ses actes. Elle ne va pas divulguer le secret qu’il lui a confié, même à sa famille à elle. Et elle fait preuve de tendresse envers ses enfants. Elle veille sur eux en leur assurant une éducation islamique que Allah ta^ala agrée et que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam aime. Elle protège sa langue pour ne pas dire des paroles qui blessent son mari et qui font mériter le châtiment de son Créateur. Elle ne crie pas devant lui. Elle ne lui dit pas par exemple : « Tu es lourd, tu ne comprends pas » ou ce qui est de cet ordre comme paroles qui nuisent au mari et qui lui brisent le cœur.
Si chacun des deux époux applique cela ils auront fermé la porte du mal et ils auront ouvert la porte de l’amour, de l’amitié, de la sérénité et ils auront tous deux une grande récompense.
Il convient à l’homme qu’il agisse envers son épouse avec beaucoup de sagesse mais pas au point qu’elle ne soit plus respectueuse envers lui. Il convient qu’il assure les dépenses avec modération de sorte qu’il ne la fasse pas vivre dans la difficulté mais qu’il ne gaspille pas son argent et qu’il enseigne ce dont elle a besoin comme science de la religion. Il l’exhorte et lui rappelle le châtiment de Allah si elle cherche la facilité dans la religion. Il est tendre et doux avec elle quand elle accouche. Il lui tient compagnie et il ne lui montre pas qu’il est chagriné si elle a eut une fille. Il ne divulgue pas son secret, il ne pense pas du mal d’elle, il ne la divorce pas quand elle est en menstrues ou dans une période intermenstruelle durant laquelle il a eut un rapport avec elle car sinon il sera tombé dans le péché mais le divorce reste effectif. Allah a ordonné des choses pour la femme qu’Il n’a pas ordonnée à l’homme et également Allah a ordonné des choses à l’homme qu’Il n’a pas ordonné à la femme. Chacun des deux doit patienter pour accomplir ce que Allah a ordonné en étant sincère pour rechercher l’agrément de Allah. Que chacun cherche l’exemple et trouve le modèle dans la conduite des Prophètes et des vertueux qui l’ont précédés.
Il convient à la femme d’avoir une bonne vie conjugale avec son mari, en se faisant belle pour lui, en se parfumant, en étant douce quand elle parle avec lui. Elle ne parle pas si son mari est en colère. Elle ne le charge pas de ce qu’il ne peut pas supporter. Elle se suffit du peu, elle ne demande pas quelque chose pendant le rapport, et elle essaie de peu parler. Elle ne va pas trop souvent chez ses voisines. Elle ne demande pas à son mari des choses qui sont lourdes pour lui pour les assurer et elle ne multiplie pas les plaintes.
Il convient aussi qu’elle soit une bonne gestionnaire de sa maison. Qu’elle aime accomplir la prière et à l’adoration de son Seigneur. Qu’elle priorise le droit de son mari sur son avis à elle et celui de ses proches parents. Elle fait preuve de tendresse avec ses enfants. Elle ne va pas insulter souvent les enfants. Elle ne va pas remettre en cause la parole de son mari. Elle ne va pas tirer fierté de sa beauté ou de son argent, elle ne divulgue pas son secret. Si son mari meurt, elle s’endeuille pour lui, elle ne se fait pas belle, elle ne se parfume pas pendant la période d’attente post maritale.
Allah ta^ala dit :
وَعَاشِرُوهُنَّ بِالْمَعْرُوفِ
(wa ^achirouhounna bi l-lma^rouf)
[sourat An-Niça’/19] Ce qui signifie : « Assurez à vos femmes une vie conjugale sans nuisances, sans manquement dans leurs droits. »
Celui qui agit d’une bonne manière avec son épouse fait partie des meilleurs des croyants. C’est-à-dire celui qui fait preuve de tendresse, de miséricorde et de bienfaisance. Les meilleurs des hommes, ce sont ceux qui agissent avec bienfaisance avec leurs femmes de sorte qu’il fait preuve de modestie avec son épouse. Il agit en bien avec elle. Il lui pardonne ses mauvais actes. Il ne répond pas au mal par le mal, il agit avec sagesse et intelligence avec elle. Bien agir avec son épouse est quelque chose de requis de la part du mari. Il est requis qu’il agisse en bien avec elle et elle aussi il convient qu’elle agisse bien avec lui. Il convient que le mari ne fasse pas preuve d’orgueil avec son épouse, il ne va pas faire preuve de tyrannie mais il agit avec elle avec miséricorde.
Certains ignorants musulmans agissent mal avec leurs épouses, ces gens là ne connaissent pas la loi de l’islam, ni les règles de comportement de l’islam. C’est à partir de là que apparait l’importance de ce qui nous est parvenu du Messager puisqu’il a incité sa communauté que lorsque quelqu’un qui est attaché à la religion et qui a un bon comportement qui vient demander la main de leur fille de ne pas tarder à la marier. C’est-à-dire qu’il ne regarde pas s’il est pauvre ou si la dot est faible, la dot qu’il peut assurer. Mais qu’ils prennent plutôt en considération son attachement à la religion agréée par Allah et à son excellent comportement. C’est ce qui convient de prendre en considération chez le musulman pour lui donner en mariage sa fille. S’il a vu que cet homme avait un bon comportement et qu’il était attaché à la religion, qu’il ne tarde pas, qu’il s’empresse de lui marier sa fille. Qu’il lui facilite, qu’il ne lui rende pas la tâche difficile.
Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
إِذَا جَاءَكُم مَنْ تَرْضَوْنَ دِينَهُ وَخُلُقَهُ فَزَوِّجُوهُ وَإِلَّا تَكُنْ فِتْنَةٌ فِي الأَرْضِ وَفَسَادٍ عَرِيض
(idha ja’akoum man tardaouna dinahou wa khoulouqahou fazawwijouhou wa ‘illa takoun fitnatoun fi l-l’ardi wa fasadin ^arid)
[Rapporté par Al-Bayhaqiyy] ce qui signifie : « Si un homme vient vous demander la main de votre fille et qu’il a un bon attachement à la religion et un bon comportement alors mariez-le. Sinon il y aura une grande corruption sur terre et beaucoup de mal » Celui qui n’agit pas ainsi mais qui au contraire tarde ou refuse le marier à quelqu’un qui a ces caractères parce qu’il recherche plus d’argent ou il recherche plus de pouvoir ou une meilleur réputation cela va les exposer à la discorde et à la corruption sur terre, à la corruption des caractères des filles et des garçons.
L’auteur que Allah lui fasse miséricorde a dit : Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam n’a pas cessé de montrer son amour pour ses épouses. Il a même recommandé à ses compagnons cela. Il est parvenu dans le hadith, que le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
إذَا أَحَبَّ أَحَدُكُم أَخَاهُ فَلْيُعْلِمْهُ
(‘idha ‘ahabba ‘ahadoukoum ‘akhahou falyou^limhou)
[Rapporté par Abou Dawoud] ce qui signifie : « lorsque l’un d’entre vous aime son frère, qu’il le lui dise c’est-à-dire qu’il lui dise « ‘inni ‘ouhibouka fi l-Lah » c’est-à-dire « je t’aime pour l’amour de Dieu ». Ou il lui dit « ‘ana ‘ouhiboukoum fi l-Lah », « je vous aime pour l’agrément de Allah. »
Que dire alors pour les épouses, pour l’épouse qui est son associée dans ses joies, dans ses chagrins et celle qui est son partenaire à la maison. Il a même été rapporté de ^A’ichah que Allah l’agrée qu’elle a dit : « J’ai demandé au Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qui, parmi tes épouses seront au paradis ? » il a répondu :
أَنتِ مِنهُن
(‘anti minhounna)
Ce qui signifie : « Tu en fais partie » Tout comme l’a rapporté Al-Boukhariyy dans le sahih.
Et il a été authentifié d’après ^Ammar Ibni Yaçir qu’il a dit :
إِنَّهَا زَوْجَتُهُ فِي الدُّنْيَا وَالآخِرَة
(‘innaha zawjatouhou fi d-dounia wa l’akhirah)
Ce qui signifie : « Elle est son épouse, dans le bas monde et dans l’au-delà »
En plus de tout cela, rien n’empêche le Prophète de manifester son amour pour son épouse devant les plus proches des gens à lui. Ce qui renforce l’amour encore plus.
Il a été rapporté de ^A’ichah qu’elle a dit : les épouses du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ont envoyés Fatimah la fille du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam pour parler à son père. Elle a demandé l’autorisation au Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, qui était en compagnie de ^A’ichah quand elle était malade et il a autorisé à sa fille de rentrer. Elle est rentrée et elle a dit : « Ô Messager de Allah, tes autres épouses m’ont envoyé à toi pour te demander la même part que la fille de Abi Tahafa, c’est-à-dire la fille de Abou Bakr As–Siddiq. » C’est alors que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
أَيْ بُنَيَّةُ أَلَيْسَ تُحِبِّيْنَ مَا أُحِبُّ
(‘ay bounayyatou ‘alaysa touhibbina ma ‘ouhibbou)
Ce qui signifie : « Ô ma fille n’est ce pas que tu aimes ce que j’aime ? » Elle a répondu « Bien sûr que si, ô Messager de Allah » Alors il lui a répondu :
فَأَحِبِّي هَذِهِ لِعَائِشَة
(fa’ahibbi hadhihi li^A‘ichah)
Ce qui signifie : « Alors aime cela pour ^A’ichah »
Et dans le sahih de Al-Boukhariyy le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a envoyé ^Amr Ibnou l-^As à la tête d’une armée qui s’appelle zatou s-salaçil, il a dit : « Je suis parti le voir et je lui ai dit : quel personne tu aimes le plus ? » il a répondu :
« ^A’ichah »
Je lui ai dit : « parmi les hommes ? » il a répondu :
أَبوُهَا، أبو بَكْر
(‘abouha, ‘Abou Bakr)
ce qui signifie : « son père » c’est-à-dire Abou Bakr .
Je lui ai dit : « Ensuite qui donc ? » Il a répondu :
« ^Oumar »
Et il a énuméré certains hommes.
^Oumar Ibnou l-^As a dit « Je me suis tu de crainte qu’il ne me cite à la fin » jusqu’à la fin du hadith.
Donc l’amour du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam pour la mère des croyants ^A’ichah était manifeste, et ceci est moutawatir c’est-à-dire que ça été rapporté d’un grand nombre à un grand nombre de personnes auprès des compagnons du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam au point que lorsque l’un d’entre eux voulait offrir un cadeau au Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, ils faisaient en sorte que cela coïncide le jour où le Messager était chez ^A’ichah.
Comment n’en serait il pas ainsi alors que les compagnons surnommaient ^A’ichah « habibatou raçouli l-Lah » c’est-à-dire la bien-aimée du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Elle est la bien-aimée, elle est chère au cœur du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Elle est celle qui a dépassé les épouses du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam par de nombreux mérites. Parmi lesquels le fait que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a passé les derniers jours qui ont précédés sa mort, lors de la maladie de sa mort chez ^A’ichah et quand il est mort il avait sa tête entre la poitrine de ^A’ichah et le cou de ^A’ichah et c’était le jour qu’il passait chez ^A’ichah. Et il a été enterré dans la maison de ^A’ichah. Regardez ce grand mérite, cette grande faveur qui a été accordé à notre dame ^A’ichah que Allah l’agrée et lui donne satisfaction.
Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapporté que lorsque le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam endurait beaucoup les douleurs de la maladie qui précèdent sa mort, il a dit :
أَيْنَ أَنَا غَدًا
(‘ayna ‘ana ghadan)
C’est-à-dire « Demain je serais chez qui parmi mes femmes ? » Ils lui ont dit : « chez une telle ». Il a dit :
أَيْنَ أَنَا بَعْدَ غَدًا
(‘ayna ‘ana ba^da ghadan)
Ce qui signifie : « Chez qui après demain ? » Ils lui ont dit : « Chez une telle » c’est alors que ses épouses ont compris que par la question qu’il posait, il cherchait chaque jour, il voulait arriver au tour de ^A’ichah que Allah l’agrée. C’est alors que les épouses du Prophète lui ont dit : « Ô Messager de Allah, nous faisons dons de nos jours à notre sœur ^A’ichah. » hadith sahih et il y a accord dans son caractère de sahih.
Ce fut elle qui a veillé sur lui pendant la maladie qui a précédé sa mort et quand le moment du départ était arrivé la tête du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam était posée sur ^A’ichah. ^A’ichah a décrit cette situation, elle a dit : « Parmi les grâces que Allah m’a accordé c’est que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam décéda chez moi, lorsque c’était mon tour avec sa tête entre ma poitrine et mon cou. Et Allah a réuni entre sa salive et ma salive le jour de sa mort, puisque ^Abdou r-Rahman était rentré et ^Abdou r-Rahman portait à sa main un siwak et moi j’appuyais le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam sur moi et j’ai vu son regard se diriger vers le siwak de ^Abdou r-Rahman et j’ai compris qu’il voulait le siwak. Je lui ai dit « veux tu que je le prenne ? » et il m’a fait oui de la tête. Je le pris et quand la douleur fut terrible pour lui, je lui ai dit : « veux tu que j’adoucisse le siwak pour toi ? » et il hocha à nouveau la tête. C’est alors que je l’ai adouci dans ma bouche puis je le lui ai donné. » Jusqu’à la fin du hadith. Et le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam fut enterré là où il mourut dans la chambre de ^A’ichah. Lorsque le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam décéda, elle n’avait que 18 ans et elle était parmi les femmes qui avaient le plus de science de jurisprudence et de science. ^A’ichah après le Prophète enseignait aux hommes et aux femmes jusqu’à ce qu’elle décéda, quand elle avait 66 ans la nuit du mardi, sept nuits passées de ramadan de l’an 57 de l’Hégire. Que Allah te fasse miséricorde, ô toi ^A’ichah la mère des croyants, une large miséricorde et qu’Il nous réunisse avec toi dans Al-Firdaws al-a^la, certes Il est sur ce qu’Il veut tout puissant et Il sait tout de Ses esclaves.
Le Messager est donc mort dans la maison de son épouse ^A’ichah car Allah ta^ala a prédestiné pour ^A’ichah ce grand honneur. Quand il était mort, il avait neuf épouses. Allah ta^ala n’a pas fait que le décès du Prophète est lieu dans la maison de Hafsah la fille de ^Oumar, ni la maison de ^amlah, ni ‘Oummou Habibah ni d’autres mais bien chez ^A’ichah. Allah l’a honorée et lui a accordée un mérite de faire d’elle la femme qui a le plus de science de jurisprudence dans l’absolu. Allah n’a pas créé de femmes qui aient plus de science de jurisprudence que ^A’ichah. Pourquoi donc toute cette faveur, tout cet honneur ? Car elle était aimée d’un amour véritable. Elle était pure dans son amour pour le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Elle a aimé le Messager pour l’agrément de Dieu.
Dans le sahih de Ibnou Hibban, le Prophète a dit :
تَصافَوِ الحُبَّ فِي اللَّهِ
(tasafawi-lhoubba fil-Lahi)
C’est-à-dire « Aimez-vous les uns les autres pour l’agrément de Allah, d’un amour qui est pur. » Et la signification de l’amour pour l’agrément de Allah, c’est que le musulman aime pour son frère musulman ce qu’il aime pour lui-même comme bien. Il ne le trompe pas, ni dans la pratique, ni dans les actes, ni par la parole et il est sincère dans son amour, un amour pur pour son frère. Dans ce sens que, s’il voit son frère profiter d’un bien, il se réjouit pour lui, il est heureux pour le bien que son frère reçoit. Et s’il le voit dans un autre état, il déteste cela pour lui et il essaie de l’en libérer.
En résumé, il ne le trompe pas, il ne lui embellit pas le faux, il lui porte le conseil, pour qu’il corrige ce qu’il a comme mauvaises choses. S’il voit que son frère par exemple ne fait pas la prière, il le dirige pour qu’il l’accomplisse. Il le met en garde contre les dangers de l’abandonner. Et s’il voit que son frère ignore les sujets de la religion, il lui indique, il le guide, il le dirige vers quelqu’un qui lui enseigne la science correcte. C’est cela le sens de s’aimer pour l’agrément de Dieu.
Celui qui suit ce chemin, il aura une grande réussite. Mais le simple fait de se réunir, de se rassembler, de se rencontrer tout en se trompant, cela aura de graves conséquences dans ce bas monde et dans l’au delà. Car il se peut que l’aimant, celui qui t’aime devienne quelqu’un qui te déteste par la suite. C’est pour cela que les maris devront avoir ce caractère éminent pour être de ceux qui ont ces hauts degrés. Il suffit comme importance de ce caractère, de s’aimer les uns les autres pour l’agrément de Dieu, c’est que ceux qui s’aiment pour l’agrément de Dieu de cette manière qui a été décrite, au jour du jugement lorsque les gens endureront des situations très difficiles, eux ils seront épargnés de la torpeur, de la chaleur du soleil. Ils seront à l’ombre du Trône et cette situation est un préliminaire de la grande félicité ininterrompue qui les attend par la suite. Ce sont ceux là qui s’aiment pour l’agrément de Allah. Ils se réunissent pour la bienfaisance et la piété. Ils ne se réunissent pas pour le péché, ni pour le mal. Ce qui les réunit, c’est l’obéissance à Allah. Loin des objectifs du bas monde, ils ne se trompent pas les uns les autres. Ils ne se dupent pas les uns des autres. Ils ne s’indiquent pas les uns aux autre le mal, l’égarement, ni l’injustice. Au contraire, ils s’aiment d’un amour pour l’agrément de Allah ta^ala, alors veille toi mon frère et veille toi ma sœur à être de ceux qui s’aiment les uns les autres pour l’agrément de Allah. Que Allah fasse que nous soyons au nombre de ces gens-là. Ô Allah Toi le plus miséricordieux de ceux qui font miséricorde, Fais que nous soyons de ceux qui s’aiment les uns les autres pour Ton agrément.
Il est parvenu dans le hadith qoudsiyy que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit : c’est-à-dire : Allah dit :
المُتَحابُونَ بِجَلَالِي لَهُم مَنَابِرٌ مِن نُورٍ يَوْمَ القِيَامَةِ
(‘al-moutahabbouna bijalali lahoum manabiroun min-nourin yawma lqiyamah)
Ce qui signifie : «ceux qui s’aiment les uns les autres par recherche de Mon agrément aura des chairs de lumière au jour du jugement. » la chair, al-minbar c’est ce sur quoi on s’assoit. Et ceci aura lieu avant leur entrée au paradis. Allah ta^ala les fait assoir à l’ombre du Trône sur des minbars, des chairs, comme des fauteuils de lumière de sorte que les gens seront heureux pour eux. Les Prophètes et les martyrs également seront heureux pour eux et agréablement surpris de leur situation. Bien que les Prophètes aient un degré supérieur, mais lorsqu’ils verront cela pour des gens qui ont un degré inférieur aux leurs, ils seront agréablement surpris, ils seront heureux, ils se réjouiront pour eux.
L’amour véritable c’est l’amour dans lequel il n’y a pas de tromperie, il n’y a pas d’hypocrisie, dans ce sens que s’il voit que son ami est dans une mauvaise situation, il ne lui embellit pas ce mal. Il ne se tait pas tant qu’il est capable de l’en délivrer et s’il voit que son ami est dans un bon état, il le renforce et il le soutient. C’est cela le sens de s’aimer par recherche de l’agrément de Allah. Et parmi les signes de l’amour pour l’agrément de Allah, c’est qu’il n’y a pas de tromperie entre eux, il n’y a pas de duperie, il n’y a pas d’hypocrisie mais ils s’entraident pour l’obéissance pour donner le conseil. Pour cela, les compagnons du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam lorsqu’ils se rencontraient, ils se rappelaient l’un et l’autre la parole de Allah ta^ala:
وَالْعَصْرِ
إِنَّ الإِنسَانَ لَفِي خُسْرٍ
إِلاَّ الَّذِينَ ءامَنُوا وَعَمِلُوا الصَّالِحَاتِ وَتَوَاصَوْا بِالْحَقِّ وَتَوَاصَوْا بِالصَّبْرِ
(wa l^asri ‘inna l’insana la fi khousr ‘illa lladhina ‘amanou wa ^amilou s–salihati wa tawasaw bilhaqqi wa tawasaw bis–sabri)
C’est-à-dire « Allah jure par al-^Asr que la plupart des gens, vont à leur perte, sauf ceux qui sont croyants et qui ont agis en bien et qui se sont recommandés les uns aux autres la patience et la bonne croyance et l’obéissance à Allah et la patience pour accomplir les actes d’obéissance. »
Le fait de s’aimer les uns autres sera une cause pour que le croyant se retrouve à l’ombre du Trône au jour du jugement. Et le fait de s’aimer les uns les autres pour l’agrément de Allah est une cause qui fait gagner l’agrément de Allah. Allah ta^ala dit dans le hadith qoudsiyy :
حَقَّت مَحَبَّتِي لِلمُتَحَابِيْنَ فيَّ
(haqqat mahabbati li l-moutahabina fiyya)
C’est-à-dire « Mon agrément est mérité par ceux qui s’aiment les uns les autres pour Mon agrément »
Bien sûr si ce que nous avons dit concerne le fait qu’un musulman aime son frère musulman, à plus forte raison cet amour pour l’agrément de Dieu au sein du couple entre le mari et son épouse. La femme vertueuse fait partie des quatre choses qui comptent au nombre du bonheur dans le bas monde. Tout comme cela est parvenu dans le hadith rapporté par le hafidh Diya’ou d-din Al-Maqdiciyy C’est-à-dire « le bonheur du bas monde – c’est-à-dire le bonheur dans cette vie ici bas – c’est par exemple une grande maison, une voiture ou une monture paisible, une épouse vertueuse et un bon voisin » ce sont les quatre choses qui comptent au nombre du bonheur dans le bas monde. C’est-à-dire que celui qui a ces quatre choses il vivra heureux, et il se peut que ces quatre choses aident pour accomplir les sujets de la religion et donc cela lui profitera pour son au-delà. Mais cela ne veut pas dire que celui qui aujourd’hui a une grande maison ou une monture paisible ou un voisin qui est bon ou une épouse vertueuse alors que cela implique forcément que dans l’au-delà il sera heureux. Non !
La base de l’Islam c’est de croire en Allah et en Son Messager. Celui qui obtient cela, il aura obtenu la meilleure des œuvres. Et celui qui n’obtient pas cela, alors il a perdu tout bien car il aura perdu la félicité de l’au-delà et c’est la félicité de l’au-delà qui est perpétuelle et qui n’aura pas de fin.
Pour ce qui est de la femme vertueuse, elle aide son mari pour sa religion, en l’aidant dans les sujets de la subsistance, en s’occupant de la maison, ce qui l’aide à se libérer pour la science de la religion et pour les œuvres. La base c’est donc la religion. Si elle n’est pas attachée à la religion, il se peut qu’elle corrompe l’attachement à la religion de son mari à cause de son mauvais comportement. Ce qui va lui empoisonner la vie. Il en est de même si la femme a un mauvais comportement, sa nuisance sera beaucoup plus grande que son profit. Pour cela, le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam a incité que nous épousions la femme qui est attachée à la religion, qui craint Allah ta^ala qui agit avec bienfaisance envers son mari, qui lui obéit dans ce qui fait gagner l’agrément de Allah ta^ala.
Le Prophète ^alayhi s–salatou wa s-salam a dit :
تُنْكَحُ المَرْأَةُ لِأَرْبَعٍ لِمَالِهَا وَلِجَمَالِهَا وَلِحَسَبِهَا وَلِدِينِهَا فَاظْفَر بِذاتِ الدِّينِ تَرِبَت يَدَاك
(tounkahou l-mar’atou li ‘arba^ li maliha wa li jamaliha wa lihasabiha wa lidiniha fadhfar bidhati d-dini taribat yadak)
Ce qui signifie : « la femme est généralement recherchée en mariage pour quatre critères. Certains cherchent son bien, d’autres la beauté, d’autres sa famille, son ascendance, sa lignée et d’autres son attachement à la religion. Alors recherche la femme pour son attachement à la religion, tu gagneras. »
Cette expression que le Prophète a utilisé « talibat yadak » indique son insistance et une incitation de sa part salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam à épouser la femme qui est attachée à la religion, qui craint Allah ta^ala , qui œuvre, qui agit avec son mari avec bienfaisance envers lui, en lui obéissant dans ce qui permet de gagner l’agrément de Allah.
Il y a dans le hadith un encouragement de la part du Messager de Allah aux femmes pour apprendre les sujets de la religion. At-Tirmidhiyy a rapporté que le Messager de Allah a dit :
خَيرُكُم خَيْرُكُم لأَِهْلِهِ وَأَنَا خَيرُكُم لِأَهْلِي
(khayroukoum khayroukoum li’ahlihi wa ‘ana khayroukoum li ‘ahli)
C’est-à-dire « Les meilleurs d’entre vous sont ceux qui sont les meilleurs avec leurs femmes et je suis le meilleur d’entre vous avec ses femmes » c’est-à-dire « Je suis celui qui agit le plus en bien avec l’épouse. Moi, j’agis mieux que vous avec mes épouses. Mon comportement avec mes épouses est meilleur que les vôtres avec vos épouses. Et ceux d’entre vous qui agissent le mieux avec leurs épouses sont meilleurs que les autres (meilleurs musulmans) »
Le Messager ^alayhi s–salatou wa s-salam parmi son excellent comportement, quand il passait la nuit chez une de ses épouses, au matin, quand il sortait il passait voir chacune d’entre elles. L’une après l’autre. Il se tenait devant la porte de chacune de ses épouses et il disait : as-salamou ^alaykoum wa rahmatou l-Lahi wa barakatouh ahla l-bayt. Il va devant la porte de l’une d’entre elles et il lui passait le salam, puis il passait devant la porte d’une autre et il passait le salam. Il n’attendait pas que son épouse vienne lui passer le salam, alors qu’il est le meilleur de toutes les créatures de Dieu. Il est celui que Allah agrée le plus salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Regardez ce comportement, quelle joie il introduit dans le cœur de ses épouses avec ce salam. Celui qui veut prendre exemple sur le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, il se comporte avec bienfaisance envers son épouse. Ce n’est pas en faisant preuve d’orgueil et d’oppression mais il agit avec son épouse avec miséricorde, avec compassion, avec patience, avec sagesse, non pas en étant dur avec elle et en agissant mal avec elle. N’est ce pas que nous entendons souvent que des maris qui frappent leurs épouses qui les humilient si elles n’ont pas cuisiné comme ils le souhaitent ? Celui qui frappe son épouse parce qu’elle ne cuisine pas comme il le souhaite aura commis un grand péché. Il est injuste, son péché est grand dans l’au-delà. Allah ta^ala le punit dans l’au-delà, il fait que certaines de ses bonnes actions, le nombre qui correspond à ses injustices lui soit prélevées, sauf si avant de mourir, avant d’aller dans la tombe il demande le pardon à son épouse. S’il demande le pardon à son épouse avant de mourir, il ne sera pas punit à cause de cela.
Le Messager vaquait aux tâches à la maison comme tout le monde. Il faisait la trait de sa brebis, il réparait le seau s’il se cassait. Il réparait lui-même ses sandales si elles avaient besoin de réparations. Il n’agissait pas avec les gens à l’image des rois avec leurs sujets. Al-Boukhariyy a rapporté de ^A’ichah que Allah l’agrée, quand elle fut interrogée « Que faisait le Messager de Allah à la maison ?» Elle a répondu : « Ce que chaque homme fait chez lui. » c’est-à-dire qu’il vaquait lui-même aux tâches de la maison.»
L’auteur que Allah lui fasse miséricorde a dit : « La modestie est quelque chose qui est requis au sein d’un couple».
Les Prophètes ^alayhimou s-salam sont les gens les plus modestes parmi les esclaves de Allah. C’est pour cela que chaque Prophète de Allah a une fois dans sa vie fait paitre des moutons, a été berger dans sa vie. Notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a fait paître les moutons pendant un certain temps quand il était à la Mecque. Mouça également a fait paitre un troupeau de moutons du Prophète Chou^ayb pendant 10 ans. Pourquoi ? Parce que faire paître les moutons comporte le fait de supporter une fatigue. Celui qui est berger, il est ainsi préparé pour gérer les gens, en supportant leurs difficultés. La modestie est demandée avec les personnes âgées et avec les plus jeunes, avec les riches tout comme les pauvres. Tout cela par l’agrément de Allah. La modestie entraîne l’amour alors que l’orgueil est blâmable. Selon la modestie du croyant, à l’égard de Allah, son degré est élevé jusqu’à être au plus haut de ^illiyyin. La modestie appelle et entraine l’amour. Pour cela le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
إِنَّكُم لَتَغْفُلُونَ عَن أَفْضَلِ العِبادَةِ التَّواضُع
(‘innakoum lataghfoulouna ^an ‘afdali-l^ibadati t-tawadou^)
[Rapporté par le hafidh Ibnou Hajar dans son livre al-amali]
ce qui signifie : « Certes, vous passez à côté d’une des meilleures adorations, à savoir la modestie »
Lorsque l’homme est chez lui, il se sert lui-même et s’il est lui-même au service de son épouse au lieu d’attendre que ce soit elle qui soit à son service, ceci vaut mieux selon le jugement de Dieu.
Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
مَنْ تَوَاضَعَ لِلَّهِ دَرَجَةً رَفَعَهُ اللَّهُ دَرَجَةً حَتَّى يَجْعَلَهُ فِي أَعْلَى عِلِّيِّينَ وَ مَن تَكَبَّرَ عَلَى اللَّهِ دَرَجَةً وَضَعَهُ اللَّهُ دَرَجَةً حَتَّى يَجْعَلَهُ فِي أَسْفَلَ سَافِلِيْن
(man tawada^a lil-Lahi darajatan rafa^ahou l-Lahou darajah hatta yaj^alahou fi ‘a^la ^illiyyin wa man takabbara ^ala l-Lahi darajatan wa da^ahou l-Lahou darajah hatta yaj^alahou fi ‘asfala safilin)
Ce qui signifie : « celui qui fait preuve de modestie d’un seul degré, Allah l’élève d’un degré. Jusqu’à ce qu’il arrive au plus haut de ^illiyyin [^illiyyin est au dessus du septième ciel]. Et celui qui fait preuve d’orgueil d’un degré, Allah le rabaisse d’un degré jusqu’à ce qu’il arrive au plus bas des niveaux [c’est-à-dire de niveau moral] à savoir la perte, c’est-à-dire qu’il est perdant qu’il soit un époux ou une épouse. Donc c’est en fonction de la modestie du croyant selon le jugement de Allah, par recherche de l’agrément de Allah que ce croyant est élevé en degré jusqu’à être dans les plus haut des degrés». [Rapporté par l’imam Ahmad]
Le fait que le mari agisse avec bienfaisance avec son épouse, cela est quelque chose de requis. Il est parvenu dans le hadith :
إِذَا أَحَبَّهَا أَكْرَمَهَا وَإِذَا كَرِهَهَا لَمْ يُهِنْهَا
(‘idha ‘ahabbaha ‘akramaha wa ‘idha karihaha lam youhinha)
Ce qui signifie : « Lorsqu’il aime son épouse, il l’honore et s’il l’a déteste, il ne l’humilie pas »
Le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a appelé la modestie, afdali l^ibadat c’est à dire « parmi les meilleurs des actes d’adoration ». Le tatawou^ également est quelque chose de requis, c’est-à-dire la concordance est quelque chose de requis car le fait que l’époux et l’épouse chacun profitent de l’autre, n’est réalisé qu’avec la concordance.
Que veut dire la concordance tatawou^ c’est d’être d’accord sur ce qui comporte un bien, c’est-à-dire s’entraider pour accomplir le bien. Chacun est alors éclairé parce que son partenaire a comme compréhension et comme connaissance, chacun profitera ainsi de l’autre. C’est pour cela que la modestie et la concordance sont des bases pour la réussite d’une vie conjugale. Le mari agit avec bienfaisance avec son épouse, en étant modeste avec elle. Il lui fait miséricorde pour sa faiblesse. Et l’épouse également fait preuve de concordance avec son mari et l’aide pour les sujets de la religion et du bas monde.
La douceur entre les époux : le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
مَا كَانَ الرِّفْقُ فِي شَيْءٍ إِلَّا زَانَه
(ma kana-rrifqou fi chay’in ‘illa zanah)
[Rapporté par Mouslim] dans son sahih
ce qui signifie : « Chaque fois que la douceur intervient dans quelque chose, elle la rend plus belle. » et dans une autre version de ce hadith :
إنَّ اللَّهَ يُحِبُّ الرِّفْقَ فِي الأَمْرِ كُلِّهِ
(‘inna l-Laha youhibbou rrifqa fi-l’amri koullihi)
Ce qui signifie : « Allah agrée la douceur en toute chose. La douceur c’est le contraire de la violence. Allah ^azza wa jall agrée pour Son esclave croyant qu’il utilise la douceur en toutes choses.»[Rapporté par Mouslim]
Celui qui veut être ainsi, alors qu’il suive le comportement du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam pour avoir des caractères et des comportements qui correspondent au comportement du Prophète.
Si le croyant veut ordonner le bien à son épouse, qu’il le fasse avec la douceur et pas avec la violence. Car de nombreuses personnes quand elles ordonnent le bien avec la douceur, cela entraine des résultats et les gens vont les suivre. Mais utiliser la dureté avec eux ne va pas faire atteindre le résultat dans la plupart des cas. Parmi ce qui est une forme de douceur c’est que si tu veux ordonner à ton épouse qui n’a pas accomplit l’obligation, une des obligations de Dieu comme la prière (une des cinq prières par exemple) c’est que tu ne lui ordonnes d’accomplir cette obligation religieuse avec une manière qui n’entraine pas la contradiction par entêtement. Et à plus fortes raisons, si tu veux interdire quelque chose de blâmable c’est-à-dire « tu veux enlever un mal », si tu utilises la douceur pour interdire cette chose interdite et pour ordonner le bien. Cela va te donner plus de résultats et ils vont te suivre pour ce que tu les appelles.
Parmi ce qui constitue une forme de douceur, c’est de bien étudier le cas de ton épouse à laquelle tu veux donner le conseil. Si tu trouves que ton épouse comprend par un signe, alors tu te suffit de le faire avec un signe. Sinon, tu utilises une expression explicite. Que le mari fasse attention pour choisir la manière que l’épouse accepte, pour pas qu’elle se trouve fière dans son amour propre en commettant le péché. Beaucoup de personnes, l’orgueil les empêche d’accepter la vérité même s’ils savent que ce qu’on leur dit est vrai. La dureté dans certains cas peut amener l’inverse et l’opposé de ce qui est recherché et il y a pour cela de nombreux exemples.
Il y avait parmi ces exemples un homme qui avait un pouvoir à l’époque du calife ^Oumar ibnou l-Khattab. Il avait agit avec un mauvais comportement avec un musulman pendant qu’il faisait les tours rituels autour de la ka^bah. C’est alors qu’on lui a appliqué la loi du talion immédiatement alors qu’il venait d’entrer en islam. Et il avait en plus un pouvoir et une autorité dans son pays. Cela a entrainé pour lui une forme d’orgueil, et il a apostasié l’Islam car il n’avait pas supporté qu’on applique la loi du talion avec lui parce qu’il s’était mal comporté avec individu parmi les musulmans qui n’avaient pas de pouvoir.
Les gens sont de différents états. Il y a parmi les gens ceux à qui si tu donnes un conseil, ils l’acceptent, et il y a parmi les gens ceux à qui si tu donnes le conseil, ils ne l’acceptent pas. Alors si tu penses qu’elle n’accepte pas de toi le conseil dans ce moment là, tu peux le laisser pour plus tard.
De même si une femme parle à son mari, de manière dure et froide il lui donne le conseil et il ne va pas agir avec elle de la même manière avec la froideur et la dureté. Il ne la frappe pas si elle a délaissé la prière. Les savants ont dit : « Il ne la frappe pas mais il lui donne le conseil »
Même celui qui a un âne chez lui, s’il frappe violemment cet âne sans raison il mérite d’être châtié par Dieu dans l’au-delà. Que dire alors de celui qui agit en mal avec son épouse musulmane qui est respectable selon le jugement de Allah.
La douceur entre les époux est quelque chose de requis. Délaisser la rudesse et la violence est fondamentale pour accepter la vérité et pour se soumettre à la vérité. Et également agir avec bienfaisance avec celui des deux qui a mal agit. Le mari devra éviter la dureté avec son épouse, il devra agir intelligemment avec elle.
Il lui parle de manière douce, il fait preuve de modestie avec son épouse. Chaque fois que la douceur accompagne quelque chose, elle l’embellit. Et chaque fois qu’une douceur est retirée d’une chose elle l’enlaidit. Le Prophète ^alayhi s–salatou wa s-salam, tout comme Allah l’a dit à Son Messager :
فَبِمَا رَحْمَةٍ مِّنَ اللهِ لِنتَ لَهُمْ وَلَوْ كُنتَ فَظًّا غَلِيظَ الْقَلْبِ لاَنفَضُّواْ مِنْ حَوْلِكَ
(fabima rahmatin mina l-Lahi linta lahoum wa law kounta fadh-dhan ghalidha lqalbi lanfaddou min hawlika)
Ce qui signifie : « C’est par une miséricorde de Allah que tu es doux avec eux et si tu avais été rude d’un cœur dur, ils ne seraient pas restés autour de toi » [sourat Ali ^imran/159] c’est-à-dire que la douceur que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam avait, est par la miséricorde de la part de Allah. C’est une réussite de la part de Allah. S’il avait été rude et froid, d’un cœur dur, les gens ne seraient pas restés autour de lui. Tout comme cela est parvenu dans le hadith :
إِنَّ اللَّهَ يُعطِي عَلَى الرِّفْقِ مَا لَا يُعْطِي عَلَى العُنْفِ
(‘inna l-Laha you^ti ^ala rrifqi ma la you^ti ^ala l^ounfi)
Ce qui signifie : « Allah accorde pour ce qui est fait avec douceur ce qu’Il n’accorde pas pour ce qui est fait avec dureté »[Rapporté par Mouslim]
c’est-à-dire « Agissez les uns avec les autres avec douceur, avec amour » que dire alors avec celle qui partage ta vie. N’est ce pas que le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
خَيرُكُم خَيْرُكُم لأِهْلِهِ
(khayroukoum khayroukoum li’ahlihi)
Ce qui signifie : « Font partis des meilleurs d’entre vous, ceux qui sont les meilleurs avec leurs femmes »il y a donc ainsi une incitation pour agir avec douceur avec l’épouse, avec un comportement excellent.
Quelque soit la corruption et le mal, il est corrigé avec la sagesse et la douceur. Il est donc demandé de la part des deux époux, d’être doux quand ils s’adressent la parole, d’avoir un sourire sur le visage, d’avoir une belle parole quand ils se rencontrent. Ce sont là des parures que portent les gens bienheureux et ce sont les caractères du croyant. A l’image d’une abeille qui consomme de quelque chose de bon et qui fabrique quelque chose de bon. Et si elle se pose sur une fleur, elle ne la casse pas, car Allah accorde pour la douceur ce qu’Il n’accorde pas pour ce qui est fait avec dureté.
L’excellent comportement même lors de la colère.
Ibnou Hibban a rapporté d’après Abou Hourayrah, il a dit : le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
أَكْمَلُ المُؤْمِنِينَ إِيمَانًا أَحْسَنُهُم خُلُقًا وَخِيَارُكُم خِيَارُكُم لِنِسَائِهِ
(‘akmalou l-mou’minina ‘imanan ‘ahsanouhoum khoulouqa wa khiyaroukoum khiyaroukoum linisa‘ihi)
Ce qui signifie : « les croyants qui ont le degré le plus complet ce sont ceux qui ont les meilleurs comportements. Et les meilleurs d’entre vous sont les meilleurs avec leurs épouses. »
Celui qui a un excellent comportement, il va l’avoir également quand il va être avec son épouse. L’excellent comportement c’est de supporter la nuisance d’autrui, de cesser de nuire aux autres et d’agir avec bienfaisance.
Les caractères que nous a recommandés le livre de Allah ta^ala c’est-à-dire les caractères qui sont mentionnés dans le Qour’an honoré : ordonner le bien, interdire le mal, patienter face à la nuisance, cesser de nuire aux autres. Tous les caractères de bien, Allah les a ordonnés dans le Qour’an. Ils font partie des caractères du Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.
Safiyah bintou hou’ayy que Allah l’agrée a dit : « le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam m’a affranchie puis m’a épousé. Et il a fait que ma dot soit justement mon affranchissement. Je rencontrais alors certaines de ses autres épouses qui me disaient « Ô toi la fille du juif » et je voyais que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam agissait en bien et avec douceur avec moi, il m’honorait. Il est rentré un jour et il m’a trouvé en train de pleurer, il m’a dit :
مالَكِ؟
(malaki?)
Ce qui signifie : « Qu’est ce que tu as ? » Je lui ai dis « Certaines de tes épouses font preuve de fierté envers moi et elles me disent « tu es la fille du juif » »
Safiyah a dit : « J’ai vu alors que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam en colère [Ce n’est pas une colère qui l’emmène a agir d’une manière qui n’est pas conforme à la sagesse] et il m’a dit :
إِذَا قَالُوا لَكِ أَوْ فَخَرُوكِ فَقُولِي أَبِي هَارُونَ وَعَمِّي مُوسَى
(‘idha qalou laki ‘aw fakharouki faqouli ‘abiHarouna wa ^ammi Mouça)
Ce qui signifie : « Si elles te disent encore cela ou si elle font preuve de fierté avec toi, répond leur « Mon père c’est Haroun, le Prophète et mon oncle maternel c’est le Prophète Mouça » » hadith haçan sahih [Rapporté par At-Tirmidhiyy]
Le Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam quand il était contrarié par ^A’ichah, il posait sa main sur son épaule et il disait :
اللَّهُمَّ اغفِر لَهَا ذَنْبَهَا وَ أَذْهِب غَيْظَ قَلْبِهَا وَأَعِذْهَا مِن مُعضَلَاتِ الفِتَن
(‘Al-Lahoumma ghfir laha dhanbaha wa ‘adhhib ghaydha qalbiha wa ‘a^idhha min mou^dalati lfitani)
Ce qui signifie : « Ô Allah pardonne lui son péché et fais partir la colère de son cœur et préserve-la des discordes qui mènent à la perte » hadith sahih haçan Rapporté par Ibnou^Açakir dans son livre al arba^in fi maniqibi oummahati l-mou’minin.
Regardez comment était l’amour du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam envers ses épouses. C’est cela le véritable amour. Et le Prophète ^alayhi s–salatou wa s- salam a dit :
مَا مِنْ شَيْءٍ أَثْقَلَ فِي المِيزَانِ مِنْ حُسْنِ الخُلُق
(ma min chay’in ‘athqala fi-lmizani min housni l-khoulouq)
ce qui signifie : «L’excellence de comportement a un grand degré, une grande valeur dans l’islam. »
[Rapporté par At-Tirmidhiyy qui a dit hadith haçan sahih]
Cela ne veut pas dire que l’excellence de comportement est plus importante et prioritaire que la croyance en Dieu. Non ! Ce qui profite à la personne c’est d’avoir l’excellent comportement avec la croyance en Dieu, c’est ainsi que la personne s’élève en degrés . C’est ainsi que la personne augmente en degré. Ayez le dessus sur les passions de vos âmes, sur vos passions.
Le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam nous a indiqué que la meilleure des manières d’agir avec les gens c’est de répondre à la nuisance avec la bienfaisance. Même s’il est licite et permis au musulman de se venger de celui qui a été injuste envers lui, en agissant envers lui à l’identique de ce qu’il lui a fait. Mais le Messager nous a indiqué ce qui est le mieux, à savoir d’excuser celui qui a été injuste envers soi, pour gagner des récompenses de la part de Dieu.
Preuve en est ce qu’a rapporté Ibnou Hibban dans son sahih que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit à Jabir ibnou Salim : que Allah l’agrée quand Jabir l’a interrogé « Ô Messager de Allah enseigne moi des choses que Dieu t’a enseigné. »
Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam lui a dit :
فَإِنِ امْرُؤٌ شَتَمَكَ بِمَا لَا يَعلَمُ فِيكَ فَلَا تَشْتُمْهُ بِمَا تَعْلَمُ فِيهِ
(fa’ini mrou’oun chatamaka bima la ya^lamou fika fala tachtoumhou bima ta^lamou fih)
Ce qui signifie : « Si quelqu’un t’insulte en te disant des paroles, en t’attribuant des choses qui ne sont pas en toi, ne répond pas en l’insultant par des choses qui sont véritablement en lui. »
Jabir Ibnou Salim faisait partie des compagnons du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Quand il a entendu du Messager de Allah ^alayhi s–salatou wa s-salam ce hadith, il n’a jamais insulté quelqu’un jusqu’à la fin de sa vie, même pas un animal. Les compagnons du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam s’empressaient pour mettre en pratique ce que Allah ta^ala leur ordonne. Ils s’empressaient, ils prenaient l’initiative pour appliquer les ordres du Qour’an et du hadith.
C’était une seule phrase que le Messager lui avait enseigné
إِن شَتَمَكَ بِمَا لَا يَعلَمُ فِيكَ فَلَا تَشْتُمْهُ بِمَا تَعْلَمُ فِيهِ
(‘in chatamaka bima ya^lamou fika fala tachtoumhou bima ta^lamou fihi)
« S’il t’insulte par ce qui est en toi, alors ne l’insulte pas par ce qui est en lui », il l’a mise en œuvre depuis ce moment là jusqu’à sa mort.
Et d’après Mou^adh Ibnou ‘Anas Allahl’agrée le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallama dit :
مَن كَظَمَ غَيْظًا وَهُوَ قَادِرٌ عَلَى أَنْ يُنْفِدُهُ دَعَاهُ اللَّهُ سُبْحَانَهُ وَتَعَالَى عَلَى رُؤُوسِ الخَلَائِقِ يَومَ القِيَامَةِ
(man kadhama ghaydhan wa houwa qadiroun ^ala ‘an younfidouhou da^ahou l-Lahou soubhanahou wa ta^ala ^ala rou’ousi lkhala‘iqi yawma lqiyama)
[Rapporté par Abou Dawoud et At-Tirmidhiyy qui ont dit que c’est un hadith haçan] ce qui signifie : « Celui qui étouffe une colère alors qu’il était capable de l’exécuter, Allah soubhanahou wa ta^ala le priorise sur les gens au jour du jugement pour qu’il choisisse parmi les femmes du paradis celle qu’il veut. Alors soit de ceux qui ont une grande patience, qui pardonnent beaucoup. Le pardon est un caractère des gens nobles. »
Ibnou Hibban a rapporté également avec une chaine de transmission du degré de sahih que le Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
لَيْسَ الشَّدِيدُ مَن غَلَبَ النَّاسَ وَلَكِنِ الشَّدِيْدَ مَن غَلَبَ نَفْسَهُ
(layça ch-chadidou man ghalaba n-nasa wa lakini ch-chadidou man ghalaba nafsahou)
Ce qui signifie : « celui qui est fort véritablement, ce n’est pas celui qui a le dessus sur les gens, mais celui qui est fort c’est celui qui arrive à vaincre les passions de son âme, celui qui est fort, c’est celui qui a le dessus et qui vainc les passions de son âme, qui arrive à se contenir. »
Abou Bakr Alla ‘al a rapporté dans son livre « Makarimou l-‘akhlaq » que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit : « j’habitais entre les deux pires voisins ^ouqb bnou abi mou^ayth et Abou Lahab, ils jetaient devant ma porte des saletés chaque jour » c’est-à-dire que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam supportait les nuisances alors qu’il était le plus courageux des créatures de Dieu dans l’absolu. Et Allah lui a accordé une force physique de 40 hommes. Malgré cela, son caractère était de pardonner et d’excuser.
Mais attention, ce que certains racontent sur le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Des gens, des juifs jetaient des ordures devant sa porte et qu’un jour il n’a pas trouvé les ordures qu’on jetait habituellement et qu’il allait leur rendre visite pour demander après eux, cela est un pur mensonge. C’est une calomnie qui n’a aucun fondement dans les livres de la sounnah pure.
Il est parvenu dans un hadith rapporté par Al-Bayhaqiyy dans le livre al-‘adab qui est un chapitre composé dans l’excellence de comportement, que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit à ^Ouqbab ibnou ^Amir quand il l’a interrogé « Comment être sauvé ô Messager de Allah ? »Il lui a dit :
تَصِلُ مَن قَطَعَكَ وَتُعْطِي مَن حَرَمَكَ وَتَعْفُوا عَنْ مَنْ ظَلَمَك
(tasilou man qata^aka wa tou^ti man haramaka wa ta^fou ^an man dhalamaka)
Ce qui signifie : « Tu entretiens les relations avec ceux qui les ont rompus avec toi, tu donnes à celui qui t’a privé, et tu pardonnes à celui qui a été injuste avec toi »
Ce sont là trois caractères éminents, qui étaient des caractères du Messager et il n’y a pas de meilleur comportement que celui du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, que Dieu le rétribue de la meilleure rétribution pour nous.
En effet, habituer son âme à supporter la nuisance des autres est un moyen pour obtenir des hauts degrés. Celui qui arrive à se contenir lors de la colère, il aura préservé son âme et il l’aura protégé.
Combien de crimes ont eu lieu à cause de la colère ? Combien de ruptures de lien entre proche parents, entre frères à cause de la colère ? Combien de disputes, combien de conflits ont eu pour cause le fait de ne pas contenir son âme lors de la colère ?
Combien de divorces, combien de répulsions ont eut lieu entre deux époux à cause de la colère ? Et le plus dangereux en cas de colère, c’est la mécréance, comme ceux qui ne craignent pas Dieu et ils insultent Dieu parce que son épouse la contredit. Parce qu’il lui a ordonné quelque chose ou parce que son fils lui a désobéit et n’a pas exécuté ce qu’il lui a ordonné de faire. L’imam An-Nawawiyy dans son livre rawdatou t–talibin a dit « Si un homme est en colère contre son fils ou son esclave et qu’il le frappe violemment. Et un qu’un autre lui dise « N’es tu donc pas musulman ? »S’il répond « Non » [c’est-à-dire qu’il n’est pas musulman] délibérément [c’est-à-dire de son propre chef] même s’il était en colère, son jugement est qu’il devient mécréant. » Plus d’un savant parmi les chafi^iyy, les hanafiyy et les malikiyy et d’autres ont énoncé cela.
Si tu fais face à un problème dans ta vie de tous les jours, que ce soit chez toi, dans ton travail, dans la rue ou n’importe où ailleurs, ne sois pas en colère pour avoir le dernier mot, étouffe ta colère, préserve ta langue des paroles qui sont laides. Pardonne à celui qui a été injuste envers toi. Sois de ceux qui pardonnent, sois doux, ne sois pas dur avec un cœur rude.
Allah ta^ala dit :
لَقَدْ كَانَ لَكُمْ فِي رَسُولِ اللَّهِ أُسْوَةٌ حَسَنَةٌ لِّمَن كَانَ يَرْجُو اللَّهَ وَالْيَوْمَ الآخِرِ وَذَكَرَ اللَّ هَ كَثِيرًا
(laqad kana lakoum fi rasouli l-Lahi ‘ouswatoun hasanatoun liman kana yarjou l-Laha wa l-yawma l’akhiri wa dhakara l-Laha kathira)
[sourat Al-‘Ahzab/21] Ce qui signifie : « Vous avez en la personne du Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam un excellent exemple. Vous qui espérez le jour du jugement dernier, gagner le paradis et qui évoquez beaucoup Allah »
Voici Nouh ^alayhi s-salam il a vécu parmi les siens pendant 950 ans, il les a appelés à l’adoration de Allah, il les a appelés au paradis alors qu’eux l’ont démenti, ils le frappaient au point qu’il s’évanouissait mais il n’a pas arrêté de persévérer d’appeler son peuple à la religion agréée par Allah. Il répondait à la nuisance avec la bienfaisance. Tous les Prophètes étaient ainsi. Ils appelaient à l’adoration de Allah pour sauver les gens de la mécréance, pour sauver les gens du châtiment de Allah dans l’au-delà, alors que les mécréants leur répondaient avec les insultes et la nuisance, et eux ils augmentaient en patience et en bienfaisance envers eux en les appelant à l’adoration de Dieu pour les sauver de l’état dans lequel ils se trouvent.
C’est ainsi qu’étaient les Prophètes et celui qui veut les hauts degrés, il va suivre les Prophètes. Il ne suit pas ses passions, celui qui patiente et qui excuse et qui ne répond pas au mal avec le mal mais il répond avec la bienfaisance, celui là il aura suivi le chemin des Prophètes.
Celui qui répond au mal par le bien même mille fois ou plus alors il aura accompli quelque chose d’éminent selon le jugement de Allah.
Dans at-tawrat al-‘asliyyah, le livre qui a été révélé à notre maitre Mouça ^alayhi s-salam, il est parvenu la description de notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, il ne répond pas au mal avec le mal. Mais il pardonne et il excuse et c’est ainsi qu’étaient les Prophètes. Ils répondaient à la nuisance avec la bienfaisance alors que les deux époux suivent ce chemin car c’est ainsi que leurs âmes vont s’améliorer.
Zaynou l-^Abidin ^Aliyy fils de Al-Houçayn fils de ^Aliyy fils de Abou Talib, il fait partie des meilleurs des gens de la famille du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Un jour un homme l’a insulté de face et l’a humilié, jusqu’à être repus d’insultes mais il ne lui a pas répondu. L’autre homme s’est mis à répéter des insultes et Zaynou l-^Abidin ne bougeait pas, il ne lui a pas répondu, c’est comme s’il ne l’avait pas entendu. Zaynoul-^Abidin inspirait le respect comme un roi tellement il avait une belle apparence, tellement il était respectable. Mais malgré cela il était modeste pour l’agrément de Dieu. Cet homme lui a dit « C’est toi que je vise par mes paroles d’insultes » c’est comme s’il lui disait « tu ne comprends pas ? » Mais ^Aliyy Zaynou l-^Abidin lui a dit « Et moi je fais exprès de me détourner, je ne bronche pas, je ne te réponds pas ». Non seulement il ne lui a pas répondu mais en plus il a agit en bien avec lui, il lui a donné de l’argent, il lui a donné de l’or en plus du fait qu’il n’a pas répondu à ses insultes par d’autres insultes. L’autre, son état s’est amélioré. C’est ainsi que sont les saints, les waliyy, ils se comportent ainsi. ^Aliyy Zaynou l-^Abidin, tellement il avait un bel aspect, une belle apparence, il inspirait le respect comme les rois et malgré cela il agissait en bien avec les gens. Il agissait en bien envers celui qui agissait en bien et avec celui qui n’agissait pas en bien.
Notre maitre Ahmad Ar-Rifa^iyy également. Il était extrêmement modeste. Il arrivait que quelqu’un agisse en mal avec lui et lui, il agit avec miséricorde et douceur. Un jour, un juif qui était l’a rencontré, c’était un des savants des juifs et notre maitre Ahmad était accompagné de ses élèves et de ses disciples. Ce juif avait entendu que notre maitre Ahmad Ar-Rifa^iyy avait atteint un très haut degré dans la modestie. Il s’est dit « je vais tester cet homme »il lui a dit « Eh toi, maitre ! C’est toi qui es le meilleur ou le chien ? », il lui a répondu « Si je suis sauvé sur le pont au jour du jugement je serais meilleur ». C’est alors que le juif s’est mis à pleurer et est entré en islam lui, ainsi que sa famille.
Il a été rapporté également qu’un vertueux a voulu divorcer sa femme, on lui a posé la question : « Qu’est ce qui ne te plait pas en elle ? ». Il a répondu « La personne raisonnable, la personne sensée ne dévoile pas de tels secrets ». Il l’a divorcé, il lui a été dit « Pourquoi tu l’as divorcée ? ». Il a répondu « Pourquoi voulez vous que je parle d’une femme qui n’est pas la mienne ? » c’est-à-dire que « elle était mon épouse puis, maintenant, elle n’est plus mon épouse, pourquoi voulez vous que je parle d’elle ? »
C’est ainsi que sont les gens vertueux. Ils font preuve de piété à l’égard de Allah, ils demandent des comptes à leurs âmes pour leur comportement et pour leurs paroles. De plus, le mari aura une récompense s’il ordonne à sa femme de faire la prière et de faire le jeûne. Il aura la récompense parce qu’il ordonne le bien. Tout comme il a une récompense lorsqu’il subvient à sa subsistance. S’il subvient à la subsistance de son épouse à partir d’argent qui est licite, il a une récompense. Quant à celui qui dépense à partir d’un argent qui est interdit, il n’aura que des péchés.
Al-Boukhariyy a rapporté dans son livre, d’après ^Abdou l-Lah, le fils de ^Oumar que Allah les agrée tous les deux qu’il a dit : J’ai entendu le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam dire :
كُلُّكُم رَاعٍ
( koulloukoum ra^in)
C’est-à-dire « Vous êtes tous responsables ». Celui qui est responsable ici, c’est celui à qui quelque chose à été confiée et qui a en charge de préserver ce qui lui a été confié. Donc il est requis de sa part l’équité et, d’assurer ce qui est de l’intérêt de ce qui lui a été confié.
Et chacun d’entre vous aura des comptes à rendre à propos de ce dont il est responsable. Et l’homme est responsable de sa famille.
La responsabilité de l’homme ici, c’est qu’il gère les affaires de sa famille et il garantit le fait de leur faire parvenir leurs droits.
Concernant la responsabilité de la femme, elle est responsable dans sa maison et qu’elle gère les affaires de sa maison et elle gère les enfants, les serviteurs et elle donne le conseil au mari à propos de ce dont elle est responsable.
Le serviteur est responsable pour préserver ce dont il est responsable, c’est-à-dire les choses qui sont de son ressort.
Il y a dans ce hadith l’indication de la part du bien aimé, élu, notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, l’importance que chacun assume la responsabilité qui lui est dévolue. Ces paroles, ce hadith, c’est la parole du maitre des premiers et des derniers. Il y a dans ces paroles une indication et un conseil pour bien travailler et bien assurer cette responsabilité.
L’imam est responsable et aura des comptes à rendre à propos de ses administrés. L’homme est responsable de sa famille et aura des comptes à rendre à propos de ce dont il est responsable. La femme est responsable de la maison de son mari et elle aura des comptes à rendre. Chacun d’entre vous est responsable et chacun aura des comptes à rendre à propos de ce dont il est responsable.
L’homme n’a pas été créé absurdement dans ce bas monde. Allah nous a créés et Il nous a ordonné de L’adorer. Il nous a ordonné de persévérer sur la foi jusqu’à la mort.
Allah ta^ala dit :
وَ اعْبُد ربَّكَ حَتَّى يَأْتِيَكَ اليَقِين
( wa ^boud Rab-baka hatta ya’tiyaka lyaqin)
[Sourat Al-fajr/99] ce qui signifie : « Persévère sur l’adoration de ton Seigneur jusqu’à ce que vienne à toi la mort »
Que chacun d’entre nous assume la responsabilité qui lui incombe dans ce bas monde afin d’être au nombre de ceux que Allah agrée et pour qu’il soit heureux dans ce bas monde et dans l’au-delà.
Le chapitre suivant : recommandez-vous le bien envers les femmes
Notre Seigneur tabaraka wa ta^ala dit dans le Qour’an honoré :
يَا أَيُّهَا النَّاسُ اتَّقُواْ رَبَّكُمُ الَّذِي خَلَقَكُم مِّن نَّفْسٍ وَاحِدَةٍ وَخَلَقَ مِنْهَا زَوْجَهَا وَبَثَّ مِنْهُمَا رِجَالاً كَثِيرًا وَنِسَاءَ وَاتَّقُواْ اللهَ الَّذِي تَسَاءَلُونَ بِهِ وَالأَرْحَامَ إِنَّ اللهَ كَانَ عَلَيْكُمْ رَقِيبًا
(Ya ‘ayyouha n-nas t-taqou Rabbakoum l-ladhi khalaqakoum min nafsin wahidatin wa khalaqa minha zawjaha wabaththa minha rijalan kathiran wa niça’a wa t-taqou l-Laha l-ladhi tasa’alouna bihi wa l-‘arhama ‘inna l-Laha kana ^alaykoum raqiba)
[Sourat An-Niça’/1] qui signifie « Ô vous les gens faites preuve de piété à l’égard de votre Seigneur. Celui qui vous a créés à partir d’une seule âme, d’une même âme [c’est-à-dire de ‘Adam ^alayhi s-salam] et à partir de cette première personne qui est ‘Adam, Allah a créé son épouse qui est Hawwa. Et des deux il a fait que ce soit engendré beaucoup d’hommes et de femmes et craignez Allah Celui que vous adorez, Celui par Lequel vous vous demandez les uns les autres et craignez Allah en maintenant les liens avec les proches parents. Certes Allah sait tout de vous. »
La relation conjugale dans la Loi de l’Islam, Allah ^azza wa jall a fait qu’elle soit basée sur l’amour, sur la tendresse, sur la sérénité et sur la miséricorde entre les deux époux afin que chacun se réfugie et trouve du réconfort chez l’autre et pour que les liens de l’amour, et de la miséricorde et de la tendresse se renforce entre eux deux, et pour que les deux époux s’entraident dans cette vie conjugale pour accomplir ce que Allah ta^ala agrée et ce que Son Messager a ordonné.
Allah soubhana l-Lahi ta^ala dit :
وَمِنْ ءَايَاتِهِ أَنْ خَلَقَ لَكُم مِّنْ أَنفُسِكُمْ أَزْوَاجًا لِّتَسْكُنُوا إِلَيْهَا وَجَعَلَ بَيْنَكُم مَّوَدَّةً وَرَحْمَةً إِنَّ فِي ذَلِكَ لِآيَاتٍ لِّقَوْمٍ يَتَفَكَّرُونَ
(wa min ayatihi ‘an khalaqa lakoum min ’anfouçikoum ‘azwaja litaskounou ’ilayha wa ja^ala baynakoum mawaddatan wa rahmah ‘inna fi dhalika li’ayatin liqaoumin yatafakkaroun)
[sourat ar-roum/21] Ce qui signifie : « Et parmi les signes que Allah a crée, c’est Qu’Il a fait que vous ayez des épouses auprès desquelles vous vous réfugiez, vous retrouvez le réconfort. Et Il a fait qu’il y a entre vous de l’amour et de la miséricorde. Certes il y a en cela des signes pour des gens qui utilisent correctement leurs raisons. »
Il y a dans la première ‘ayah l’ordre de faire preuve de piété à l’égard de Allah Al-^Aliyy Al-^Adhim. Il y a aussi un avertissement sur le fait que l’origine de tous les êtres humains est à partir d’une même personne, en l’occurrence ‘Adam ^alayhi s-salam et que tout le monde humain dérive de cette même personne. Il y a aussi l’incitation à la concordance, à l’amour, à la tendresse. Et il y a aussi l’indication que la base de l’espèce humaine adorait Allah ta^ala, c’est-à-dire que ‘Adam et Hawwa étaient musulmans, qu’ils adoraient Allah seul et qu’ils faisaient preuve de piété à l’égard. Ils obéissaient à Allah ^azza wa jall. Il convient également que tous ceux qui sont de sa descendance soient ainsi. Il y a donc dans ce message général, l’ordre pour les humains de faire preuve de piété et la piété c’est la barrière entre l’homme et les péchés.
Concernant la parole de Allah ta^ala :
الَّذِي خَلَقَكُم مِن نَفْسٍ وَاحِدَة
(‘al-ladhi khalaqakoum min nafsin wahidah)
C’est-à-dire que « Allah a fait que vous soyez tous issus de ‘Adam ^alayhi s-salam. » Il y a ici une indication pour délaisser la fierté déplacée et l’orgueil puisque vous êtes tous issus du même homme. Pourquoi être orgueilleux ?!!! Et Hawwa, Eve l’épouse de ‘Adam a été créée à partir d’une côte de sa cage thoracique, la côte gauche. Allah a pris de ‘Adam une de ses côtes alors que ‘Adam était endormie.
^Abdou l-Lah Ibnou ^Abbas que Allah l’agrée a dit que Hawwa a été créée à partir de la plus petite côte gauche chez l’être humain. Allah, Celui qui fait sortir les plantes à partir des graines et Qui fait que ces plantes grandissent pour devenir des épis et des arbres, Il a fait que de la côte gauche de ‘Adam soit un corps, celui de Hawwa.
Tout comme Allah ta^ala dit :
وَخَلَقَ مِنْهَا زَوْجَهَا وَبَثَّ مِنْهُمَا رِجَالًا كَثِيرًا وَنِسَاءًا
(wa khalaqa minha zawjaha wa bath-tha minhouma rijalan kathiran wa nisa‘a)
C’est-à-dire qu’Il a crée à partir de ‘Adam Hawwa et il a fait que la descendance soit issue d’eux deux, de ‘Adam et de Hawwa.
Donc la mère de toute l’humanité c’est Hawwa. Cette ‘ayah est une indication que la descendance des humains est à partir d’un homme et d’une femme. Ce n’est pas comme le prétendent certains avec une cellule qui peut être prélevée pour être implantée mais c’est à partir d’un homme et d’une femme.
Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapportés d’après Abou Hourayrah, d’après le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qu’il a dit :
وَاسْتَوْصُوا بِالنِّسَاءِ، فَإِنَّ المَرْأَةَ خُلِقَت مِنْ ضِلْعٍ، وَإِنَّ أَعْوَجَ شَيْءٍ فِي الضِّلْعِ أَعْلَاه، إِنْ ذَهَبْتَ تُقِيْمَهُ كَسَرْتَه، وَإِنْ تَرَكْتَهُ لَمْ يَزَل أَعْوَج، اِسْتَوْصُوا بِالنِّسَاءِ خَيْرًا
(wa stawsou bi n-nisa‘i , fa ‘inna lmar’ata khouliqat min dil^in, wa ‘inna ‘a^waja chay’in fi ddil^i ‘a^lah, ‘in dhahabta touqimahou kasartah, wa ‘in taraktahou lam yazal ‘a^waj, istawsou bin-nisa’i khayran)
Ce qui signifie : « Recommandez vous les uns les autres d’agir en bien avec les femmes car la femme a été créée à partir d’une côte. Et la partie la plus tordue de la côte, c’est la partie supérieure. Si tu veux la corriger tu vas la casser et si tu la laisses, elle restera tordue. Recommandez-vous le bien envers les femmes. »
Allah n’a pas créé Hawwa à l’image d’une enfant, puis qui a grandit petit à petit jusqu’à devenir adulte. Il l’a créée dès le départ sous son aspect avec lequel elle a vécu, âgée, grande de taille, d’une taille qui correspond à la taille de ‘Adam ^alayhi s-salam.
Il y a dans le hadith une indication qu’il est requis de patienter avec la femme car elle a été créée à partir d’une côte qui est tordue. C’est la plus petite côte gauche de ‘Adam ^alayhi s-salam.
Allah ta^ala dit :
وَ بَثَّ مِنْهُما
(wa bath-tha mihouma)
C’est-à-dire « qu’Il a fait que se diffuse et ait lieu à partir de ces deux premières personnes ‘Adam et Hawwa »
رِجَالًا كَثِيرًا وَنِسَاءًا
(rijalan kathiran wa nisa‘a)
C’est-à-dire « beaucoup d’hommes et de femmes »
وَمِنْ ءَايَاتِهِ أَنْ خَلَقَ لَكُم مِّنْ أَنفُسِكُمْ
(wa min ayatihi ‘an khalaqa lakoum min ’anfouçikoum)
C’est-à-dire « Et parmi les signes que Allah vous a donné c’est qu’Il a crée à partir de votre espèce »
أَزْوَاجًا
(‘azwaja)
C’est-à-dire à partir des humains Il a fait qu’il y ait des hommes et leurs épouses.
Les femmes et les hommes sont de la même espèce, l’espèce humaine. Les hommes sont des humains et les femmes sont des humains mais les femmes sont comme des sœurs pour les hommes, c’est ainsi que cela est rapporté dans le hadith de Abou Dawoud d’après ^A’ichah.
Hawwa a été créée de la côte de ‘Adam et toutes les femmes à la suite après Hawwa ont été créées à partir du mélange de l’eau de l’homme et de la femme.
لِتَسكُنوا إلَيهَا
(li taskounou ‘ilayha)
C’est-à-dire « Afin que vous trouviez du réconfort auprès d’elle »
وَجَعَلَ بَيْنَكُم مَوَدَّةً وَرَحْمَة
(wa ja^ala baynakoum mawaddatan wa rahmah)
c’est à dire « et Allah a fait qu’il y a au sein de vos couples entre vous hommes et femmes de l’amour et de la miséricorde.»
Il y a là une preuve de l’éminence de la puissance de Allah tabaraka wa ta^ala.
Chapitre : La bonne vie en commun et le danger de renier le bienfait du mari.
Parmi les informations utiles que nous rappelons aux femmes pour qu’elles soient exhortées c’est de bien vivre en commun avec leur mari et d’indiquer l’importance du droit du mari au point qu’un des savants qui éduque ses élèves, un savant illustre, (c’est notre chaykh) il a conseillé une de ses élèves qui était mariée en lui enseignant comment adresser la parole à son mari, comment agir en bien avec lui, comment vivre correctement en commun avec lui. Il lui a dit quand tu lui parles et tu te tiens devant lui, fais le comme si tu étais devant un roi éminent, dans ta tenue et dans le fait de lui adresser la parole considère le comme si c’était un roi éminent.
Le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
لاَ تُؤْذِي امْرَأَةٌ زَوْجَهَا فِي الدُّنْيَا إِلَّا قَالَتْ زَوْجَتُهُ مِنَ الحُوْرِ العِيْن: لَا تُؤذِيْهِ قَاتَلَكِ اللَّه، فَإِنَّمَا هُوَ عِنْدَكِ دَخِيْل يُوْشِكُ أَنْ يفَارِقَكِ إِلَيْنَا
(la tou’dhi mra’atoun zawjaha fi d-dounia ‘illa qalat zawjatouhou mina lhouri l^in : la tou’dhihi qatalaki l-Lah, fa’innama houwa ^indaki dakhil youchikou ‘an youfariqaki ‘ilayna)
Ce qui signifie : « Si jamais une femme nuit à son mari dans le bas monde, son épouse (de son mari) qui fait partie des Hour al ^in, les femmes du paradis, lui diront « Ne lui nuit pas, que Dieu te punisse, il est chez toi comme un invité, bientôt il va te quitter pour nous rejoindre » » [Rapporté par At-Tirmidhiyy]
Parmi les droits du mari sur son épouse, c’est que l’épouse ne renie pas le mérite de son mari et sa bienfaisance. La femme qui est raisonnable doit absolument éviter de renier le mérite de son mérite, son bienfait, ses actes de bien. Et ce caractère est important pour la stabilité de la vie conjugale. Très peu de femmes mariées prennent en compte cela. En effet, beaucoup de femmes renient le bienfait du mari au moindre mal de sa part. Au moindre mal du mari, elle renie tout le bienfait qu’il lui a fait par le passé. Et c’est pour cela que les femmes sont majoritaires dans le feu de l’enfer tout comme l’a annoncé le Prophète ^alayhi s–salatou wa s-salam. Al-Boukhariyy et Mouslim ainsi que Ahmad et d’autres ont rapportés avec différentes versions qui sont proches les unes des autres, ce dont le sens global est que Allah tabaraka wa ta^ala a montré au Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam que les femmes étaient la plupart des gens de l’enfer, elles étaient majoritaires en enfer.
Quand certaines femmes compagnons ont posé la question au Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam à propos de la raison pour laquelle les femmes étaient majoritaires en enfer, il a répondu :
لِأَنَّكُنَّ تُكْثِرْنَ اللَّعْنَ وَتَكْفُرْنَ العَشِير
(li’annakounna toukthirna lla^na wa takfourna l^achir)
C’est-à-dire « Parce que, vous les femmes vous utilisez beaucoup les paroles de malédiction, comme celles qui maudissent leurs enfants ou qui maudissent leurs maris et parce que de nombreuses femmes renient le bienfait du mari – c’est-à-dire elle renient ce que leur mari leur a fait comme bien.- et elles amoindrissent le bien qu’il leur fait » et ceci est une réalité qui est observée chez de nombreuses femmes avec leur époux dans cette vie conjugale.
Le Messager éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a même détaillé cette question, il a dit :
فَلَو أَحْسَنْتَ إِلَى إِحْدَاهُنَّ الدَّهْرَ ثُمَّ رَأَت مِنْكَ سُوْءًا قَالَت مَا رَأَيْتُ مِنْكَ خَيرًا قَطّ
( falaw ‘ahsanta ‘ila ‘ihdahounna d-dahra thoumma ra’at minka sou‘an qalat ma ra’aytou minka khayran qatt)
Ce qui signifie : « Si tu as agis en bien avec l’une d’entre elles pendant toute la vie et puis un jour, elle a vu de toi un écart elle te dit « je n’ai jamais vu de bien de toi » »
Renier le bienfait du mari fait partie des grands péchés. Si une femme dit à son mari, qui lui a fait beaucoup de bien par le passé « je n’ai jamais rien vu de bien de ta part » n’est ce pas que le cœur de ce mari est comme blessé de cette parole ? Il y a une grande nuisance dans de telles paroles.
Par ailleurs, ces paroles de malédiction et ces paroles de reniement du bienfait du mari ont pour cause la plus fréquente la colère. Pour cela il est demandé de la femme croyante de se contenir lors de la colère. Qu’elle ne dépasse pas avec sa langue les limites pour commettre la désobéissance à Allah tabaraka wa ta^ala pour maudire celui qui ne mérite pas la malédiction et pour nuire le mari en reniant ses bienfaits. La principale cause de nuisance, ici c’est la colère.
Le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa-sallam a recommandé à sa communauté d’abandonner la colère. La colère pour prendre partie pour sa propre personne ce n’est pas quelque chose qui est appréciée. Méfiez vous donc, vous les femmes, celles d’entre elles qui ont un mari pour ne pas renier le bienfait du mari quelque soit la colère qui peut l’atteindre, quelque soit la détérioration de la situation entre eux d’eux qui peut arriver jusqu’à la répulsion au fait qu’ils se détestent l’un et l’autre, qu’elle ne renie pas le bienfait que son mari lui a fait par le passé. Qu’elle se limite simplement à demander son droit si elle avait un droit selon la loi de l’Islam, sinon qu’elle se taise. Dans l’au-delà il y a la rétribution de la personne pour ce qu’elle a dit comme paroles et il y aura une rétribution pour les actes qu’elle aura accomplit. La personne rendra des comptes pour les paroles interdites, les paroles que l’homme dit et qui sont de l’ordre du haram quelle qu’elles soient. Et les paroles interdites sont très nombreuses, pour les actes interdits, la personne rendra des comptes également. Ce jour là Allah tabaraka wa ta^ala dévoile les choses qui étaient cachées, les choses que l’homme dissimulait dans sa poitrine. Tous ces sujets Allah ta^ala les manifeste ce jour là. Pour cela, il convient aux femmes et à autre que les femmes de s’éloigner, du fait de renier les bienfaits c’est-à-dire la bienfaisance. Chers frères musulmans, chères sœurs musulmanes l’Islam a beaucoup insisté sur le droit de la femme sur son mari et il a beaucoup insisté sur le droit du mari sur son épouse. L’Islam n’a pas été injuste envers la femme pour donner quelque chose injustement aux hommes. Et l’inverse également, il n’a pas donné injustement à la femme au détriment de l’homme. L’Islam est équitable concernant les hommes et les femmes.
Concernant ce hadith que nous avons cité, cette mise en garde des femmes c’est pour inciter les femmes à éviter ce caractère détestable, afin qu’elle ne tombe dans l’interdit et il ne faut comprendre de ce hadith ce que certains ignorants ont cru comprendre, les ignorants hommes ou femmes, que la femme n’aurait pas de droits sur son mari et qu’elle n’aurait pas de valeur dans la société. Au contraire le Messager éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam nous rapporte ce qu’il a vu et observé tel qu’il est. Il n’est pas permis de déformer le sens du hadith du Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, il est demandé d’apprendre à la fille depuis sa naissance et son discernement, depuis qu’elle prend conscience, il convient de lui enseigner les sujets indispensables de la science de la religion, les sujets qu’elle doit apprendre après la puberté concernant la croyance et les lois. Il convient aussi de l’élever dans un cadre islamique vertueux basé sur les caractères louables afin qu’elle soit un pilier actif pour construire une société utile. Afin qu’elle soit une mère vertueuse, une épouse vertueuse qui connait le droit de son mari sur elle et elle s’en acquitte, qui connait son mérite et ses bienfaits afin qu’elle ne les renie pas. Tout comme Allah tabaraka wa ta^ala dit :
وَلَا تَنْسَوا الفَضْلَ بَيْنَكُم
(wa la tansaw lfadla baynakoum)
Ce qui signifie : « N’oubliez pas le mérite que les uns ont sur les autres », si quelqu’un nous a fait un jour un bien, ne l’oubliez pas.
Ainsi cette femme gagnera l’agrément de son Seigneur ^azza wa jall. Elle obtiendra sa récompense et sa miséricorde dans les jardins du paradis.
Le dernier chapitre : conclusion du cœur
Qu’il est beau de terminer notre sujet avec les paroles des maitres des Messager, l’imam des pieux, notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qui comporte une annonce de bonne nouvelle pour la femme et pour l’épouse vertueuse qui s’acquitte des droits que Allah lui a indiqués et des droits de son mari sur elle. Le Messager éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
إِذَا صَلَّتِ المَرْأَةُ خَمْسَهَا وَصَامَت شَهْرَهَا وَحَفِظَت فَرْجَهَا وَأَطَاعَت زَوْجَهَا قِـيْلَ لَهَا ادْخُلِي مِنْ أَيِّ أَبْوَابِ الجَنَّةِ شِئْتِ
(‘idha sallati lmar’atou khamsaha wa çamat chahraha wa hafidhat farjaha wa ‘ata^at zawjaha qila laha dkhouli min ‘ayyi ‘abwabi ljannati chi’ti)
[Rapporté par Al-Bazzar] d’après ‘Anas et par Ibnou Hibban d’après Abou Hourayrah ce qui signifie : « Si la femme accomplit ses cinq prières quotidiennes et qu’elle fait le jeûne du mois de ramadan et qu’elle se préserve des relations sexuelles interdites et qu’elle obéit à son mari, il lui sera dit « Entre par la porte du paradis que tu veux, entre au paradis par la porte que tu voudras. » »
Le sens de ce hadith est que la femme musulmane et croyante qui, dans le bas monde a fait la prière tout comme Allah lui a ordonné, qui a fait le ghousl, qui a fait le jeûne de ramadan tout comme Allah le lui a ordonné, qui a obéit à son mari, qu’elle ne lui a pas désobéit dans certaines choses qui sont interdites envers son mari alors elle entrera par la porte qu’elle voudra parmi les huit portes du paradis car toutes les portes du paradis sont de très bel aspect, et quand tu vois une porte, tu oublies par la beauté l’autre. Le mari et l’épouse, s’ils s’entraident dans le bas monde pour accomplir ce que Allah agrée, si chacun des deux ordonne à l’autre le bien et interdit à l’autre le mal, au jour du jugement le mari ne va pas fuir son épouse et son épouse ne va pas fuir son mari.
Quant à ceux qui s’entraidaient dans le bas monde pour les péchés, qui ne s’entraidaient pas pour l’obéissance à Allah, ces couples là vont se fuir au jour du jugement. Elle va le fuir et lui va la fuir. Pourquoi donc ? Lui, il va avoir peur qu’elle ne lui réclame des droits qu’il aurait bafoués, des choses envers lesquelles il a été injuste envers elle. Et elle, elle va avoir peur qu’il ne réclame ses droits c’est-à-dire des choses où elle aurait été injuste envers lui dans le bas monde. Le père et le fils également sauf si dans le bas monde s’ils s’entraident pour le bien, s’ils se donnaient le conseil et qu’ils ne s’entraidaient pas pour la désobéissance, ils ne s’entraident que pour le bien. Cela, au jour du jugement ils ne vont pas s’enfuir les uns des autres.
Chers frères, attachez vous à la science de la religion, c’est grâce à la science de la religion que tu sauras ce que ton épouse a comme droits sur toi. Et elle, elle saura qu’est ce qu’elle a comme droit sur elle. Le Prophète ^alayhi s–salatou wa s-salam a expliqué en disant :
أَوْلَى النَّاسِ بِالمَرْأَةِ زَوْجُهَا : أَحَقُّ النَّاسِ بِالمَرْأَةِ زَوْجُهَا وَأَحَقُّ النَّاسِ بِالرَّجُلِ أُمُّهُ
(‘awla n-naçi bi l-mar’ati zawjouha ; ‘ahaqqou n-naçi bi l-mar’ati zawjouha wa ‘ahaqqou n-naçi bi r-rajouli ‘oummouhou)
Ce qui signifie : « La personne qui a le plus grand droit sur la femme, c’est son mari et la personne qui a le plus grand droit sur l’homme, c’est sa mère. ». Grâce à la science de la religion, l’épouse et l’époux sauront chacun quels sont leurs devoirs envers Dieu. Il est rapporté dans le hadith rapporté par Al-Boukhariyy d’après Mou^adh que Allah l’agrée qu’il a dit : « j’étais un jour derrière le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam sur un âne qui lui appartenait et qu’il appelait ^Oufayr. Et il m’a dit :
يَا مُعَاذ هَلْ تَدْرِي حَقَّ اللَّهِ عَلَى عِبَادِه وَحَقُّ العِبَادِ عَلَى اللَّهِ
(Ya Mou^adh hal tadri haqqa l-Lahi ^ala ^ibadihi wa haqqa al-^ibadi ^ala l-Lahi)
Ce qui signifie : « Ô Mou^adh sais-tu quels sont les devoirs que les esclaves ont envers leur Seigneur, envers Allah et qu’est ce qu’Allah a promis a Ses esclaves ? » je lui ai dis « Allah sais plus que tout autre et Son Messager sait. » Il a dit :
فَإِنَّ حَقَّ اللَّهِ عَلَى عِبَادِهِ أَنْ يَعْبُدُوْهُ وَلَا يُشْرِكُوا بِهِ شَيْءًا
(fa’inna haqqa l-Lahi ^ala ^ibadihi ‘an ya^boudouhou wa la youchrikou bihi chay’a)
Jusqu’à la fin du hadith ce qui signifie : « Le droit que Allah a sur Ses esclaves, le devoir des esclaves envers Dieu c’est d’adorer Allah et de ne pas lui attribuer d’associé ».
Le premier des devoirs pour les esclaves, c’est de connaître Allah, de croire en Lui, qu’Il existe et qu’Il n’a pas de ressemblances avec Ses Créatures car s’il avait eu une ressemblance avec Ses Créatures, Il aurait été semblable à elle et il n’aurait pas été valable qu’il soit un Dieu. Il est également un devoir de connaitre Son Messager Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam c’est-à-dire d’avoir la croyance que notre maître Mouhammad est le Messager de Allah véritablement et qu’il est véridique en tout ce qu’il a emmené, que ce soit concernant les sujets qu’il nous a annoncés, comme allant se produire dans le futur, comme les sujets de l’au-delà, ou encore concernant les communautés antérieures ou le caractère licite ou interdit de certaines choses. Si l’homme a connu Allah comme il se doit et qui a connu le Messager comme il se doit et qui a cru fermement par son cœur et a prononcé par sa langue, alors il aura accompli le meilleur des devoirs, le plus prioritaire et ainsi il se sera garanti la préservation du séjour éternel en enfer.
Nous demandons à Allah la piété, la chasteté et la richesse de l’âme et nous demandons à Allah qu’Il fasse que nous soyons au nombre de Ses esclaves, qui ont les comportements de Son Prophète élu salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Nous demandons à Allah qu’Il nous accorde de bien prendre modèle sur les Prophètes, les saints et les vertueux. Ô Allah nous te demandons le pardon, la préservation dans le bas monde et dans l’au-delà et notre dernière invocation est Al-hamdouli l-Lahi Rabbi l-^alamin.
Le bon comportement
Le bon comportement
« Je recommande ce que notre bien-aimé le Messager de Allah, Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, nous a recommandé, de faire preuve de compassion et de modestie, d’habituer nos âmes et de faire en sorte qu’elles s’attachent à cela, d’aimer pour autrui ce que nous aimons pour nous- même. Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
لا يؤمن أحدكم حتى يحبّ لأخيه ما يحب لنفسه
(la you’minou ‘ahadakoum hatta youhibba li-‘akhihi ma youhibou li nafsih)
ce qui signifie : « L’un de vous n’atteindra un degré de foi complète que s’il aime pour son frère ce qu’il aime pour lui-même ». [rapporté par Al-Boukhariyy]
Et de nous rappeler toujours la parole de Allah ta^ala : « Rouhama’ou baynahoum» [sourat Al-Fath]
ce qui signifie « Ils sont miséricordieux les uns envers les autres.»
Et la parole du Messager honoré : « Ma kana r-rifqou fi chay’in illa zanah » [rapporté par Ibnou Hibban]
ce qui signifie : « La douceur chaque fois qu’elle accompagne quelque chose elle l’embellit. »
Je vous recommande de vous donner le conseil les uns aux autres. Et celui qui veut donner le conseil, qu’il soit miséricordieux, qu’il soit tendre. Nous vous rappelons la parole de notre maître Abou l-^Alamayn ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy Al-Kabir qui veut dire : « Quelque soit le défaut dont tu prends connaissance chez un musulman, en te basant sur une preuve qui ne comporte aucun doute, alors donne-lui le conseil en cachette. Ne laisse pas le chaytan te tromper et t’amener à faire sa médisance, et quand tu exhortes, ne l’exhorte pas en étant heureux parce que tu as pris connaissance de sa défaillance, de sorte qu’il te regarde en te glorifiant et que tu le vois en le diminuant. Aie plutôt comme intention et objectif de le délivrer du péché en étant triste tout comme tu serais triste pour toi-même si tu fais preuve de défaillance. » Je vous recommande également ce que nous a recommandé notre bien-aimé, Mawlana le Chaykh ^Abdou l-Lah Al-Harariyy, que Allah lui fasse miséricorde, la modestie. Il a ainsi dit, que Allah l’agrée : « mon conseil, un conseil de moi à vous, c’est de vous attacher à la modestie. Je vous rappelle le hadith du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam : « innakoum lataghfouloun ^an afdali l-^ibadat fi t-tawadou^ » ce qui signifie : « Vous passez certes à côté d’une des meilleures adorations qui est la modestie. » Je vous recommande de vous aimer, d’entretenir les liens entre vous, de vous rendre visite et de vous donner des cadeaux. Pour ce qui est de donner des cadeaux, c’est que le frère donne à son frère ce qu’il peut, même si c’est quelque chose qui est de faible valeur car le cadeau rassemble les cœurs. Je vous recommande le respect, de respecter le plus âgé d’entre vous et de faire miséricorde au plus jeune. Si vous appliquez ce conseil, alors on espère que vous soyez dans une augmentation de bien jusqu’aux hauts degrés. Appliquer ce conseil nécessite de contredire son âme et de délaisser le fait de s’entêter pour son propre avis. Et j’espère que vous appliquiez ce conseil pour que vous soyez toujours en augmentation en bien tous les jours.
Conseils divers
CONSEIL N°1 :
Celui qui se base sur la lecture des livres individuellement, il va s’égarer et égarer autre que lui.
CONSEIL N°2
L’amour de l’argent entraîne certaines personnes à des sources de perditions et cela conduit certaines personnes à la mécréance. Quelques uns parmi d’autres, tant il recherche le pouvoir, ils deviennent mécréants.
CONSEIL N°3
Certains auteurs ont écrit ce qui est une perte pour eux et ce qui est une perte pour ceux qui les ont suivis.
CONSEIL N°4
Celui qui laisse des livres d’égarement se diffuser entre les gens est semblable à celui qui a laissé chez les gens du poison.
CONSEIL N°5
Les khoutbah ont été faites pour appeler les gens à l’au-delà, pour interdire la mécréance et inciter au bien.
CONSEIL N°6
L’audace, avoir de l’audace pour la religion est quelque chose de très éminent.
CONSEIL N°7
Les compagnons mangeaient le matin un seul plat et au soir un seul plat.
CONSEIL N°8
La science du tawhid est la meilleure des sciences. Dans cette époque, ils ont minimisé cette science comme si elle était négligeable. Ils ont fait prévaloir les sciences du bas monde tel que le calcul, la géométrie et ce qui est de cet ordre en la considérant comme si elle était meilleure que la science du tawhid. Il s’occupe des sciences du bas monde et ne s’occupe pas de cette science qui est la plus honorable des sciences. Ceci est une immense perte. Les ignorants ignorent cela et c’est après la mort qu’ils le sauront. Celui qui ne connaît pas Allah par son cœur tout comme cela est récité dans sourat Al Ikhlas, celui-là en réalité n’est pas musulman même s’il fait l’image de la prière, du jeune et du pèlerinage. A notre époque, nombre de ceux qui mémorisent le Qour’an ne connaissent pas le tawhid, ils mémorisent le Qour’an et se suffisent de cela.
Ceux-là, le Qour’an sera un adversaire pour eux au jour du jugement car ils ne l’auront pas suivi.
Conseil Education :
On a interrogé un grand savant : « comment étiez-vous avec vos chouyoukh ? ». Il a répondu « quand nous entrions pour les voir, nous entrions avec une autorisation. Je tenais le livre dans la main et je restais des heures jusqu’à ce que le chaykh me donne l’autorisation pour lire.
Conseil sur la mort :
La mort est une épée sur les cous des esclaves, nous ne savons pas à quel moment elle va trancher.
Conseil concernant le Qour’an :
Le Qour’an comporte des informations sur les prédécesseurs et les successeurs, les tout premiers et les tout derniers. Il comporte ce qu’ont cité les prophètes et ce qui est arrivé à leur communauté. Il comporte ce qui est licite et ce qui est interdit. Il comporte des précisions sur les sujets du bas monde et l’au-delà. Il comporte la présentation de ce qui corrige les âmes et ce qui les corrompt. Il comporte des précisions sur ce qui a été révélé à certains prophètes.
Conseil concernant le Tasbih :
Le Tasbih avec les phalanges est meilleur. Le Tasbih avec la main est meilleur que le Tasbih avec la Soubhah. Le Messager n’a fait les Tasbih qu’avec sa main. Par le passé les hommes et les femmes faisaient le Tasbih avec leurs phalanges. Le Tasbih avec les doigts est meilleur car au jour du jugement Allah fera parler les doigts, Il leur donnera la force de parler, et les doigts témoigneront en faveur de leur propriétaire, c’est pour cela que le Tasbih avec les doigts est meilleur. Mais si quelqu’un s’est attaché à un nombre particulier, il fait le Tasbih avec la soubhah, la récompense est obtenue avec la soubhah tout comme avec les phalanges.
Conseil concernant la télé :
La télévision enseigne aujourd’hui la corruption. La plupart des gens de nos jours veillent en regardant la télévision, ceci est une chose qui ne comporte pas de bien. S’ils avaient veillé pour réciter le Qour’an, pour faire du dhikr, cela aurait été mieux pour eux mais ils veillent pour regarder la télévision. La télévision enseigne de nos jours la corruption car il y est présenté des choses laides. Le jeune homme est corrompu s’il regarde beaucoup la télévision. Ne regardez pas beaucoup la télévision. Ce qu’il y a de bien dans la télé les gens peuvent le prendre comme la mise en garde contre un mal nouveau ou que la personne apprenne quelque chose de nouveau pour profiter aux gens dans les sujets de leur bas monde. Mais regarder cette mauvaise chose comporte un mal très grand. Les âmes de certains sont corrompues à cause de ce qu’ils voient à la télévision, leurs cœurs deviennent corrompus et ils sont entraînés vers leur perte.
Conseil pour l’ardeur :
Gare à vous de l’insouciance qui vous entraîne à faire preuve de paresse et ne pas œuvrer pour appuyer la religion.
Conseil pour le secours : Les compagnons disaient : Ya Mouhammadah Ya Mouhammadah
Les musulmans ont surnommé « Mousaylamah » le menteur, car il avait prétendu être messager. Il avait dit « je suis le messager de Allah». Abou Bakr a envoyé l’armée des musulmans pour le combattre avec son groupe qui l’a suivi et à la tête de cette armée il y avait Khalid Ibnou l-Walid. Les musulmans disaient alors dans ce combat « Ya Mouhammadah Ya Mouhammadah » « Ô mon Mouhammad, Ô mon Mouhammad » afin que Allah leur donne la victoire.
Conseil pour les épreuves :
Le musulman est éprouvé selon la force de sa religion, selon la force de sa religion le musulman est éprouvé. Les prophètes étaient ceux qui étaient les plus éprouvés, ensuite, selon la force de sa foi, sera l’épreuve qui lui arrive. Les musulmans des gens de La Mecque lorsque la nuisance des associateurs était devenue intense, ils ont fait l’émigration et parmi eux il y avait un compagnon qui était celui parmi les gens de la Mecque qui avait le plus d’argent. Les associateurs de la Mecque ne lui ont pas permis de voyager à Médine sauf en abandonnant tous ses biens. Ils lui ont dit « nous ne te laisserons pas prendre tes biens » alors il a laissé tous ses biens et il est sorti sans rien du tout mis à part ce qu’il portait sur son corps. Il fait partie des premiers prédécesseurs. Le musulman est sujet aux épreuves.
Conseil pour la science :
Le fait que nous révisions entre nous, les assemblées de la science, c’est quelque chose d’important. Le messager n’a pas appelé les assemblées de science de la religion absurdement « les jardins du paradis ».
Conseil pour l’amour :
Dans le hadith qui signifie : « Lorsque l’un d’entre vous aime son frère, qu’il l’en informe » cela veut dire : qu’il lui dise « je t’aime par rechercher de l’agrément de Allah ». La sagesse est claire. Cela renforce les liens.
Conseil pour l’ascèse :
De nombreux compagnons ne portaient même pas une chemise, un Qamis, mais uniquement un pagne et une cape comme celui qu’il y a en rituel de pèlerinage. Ils mettaient le siwak entre l’oreille et la tête. S’il n’y avait pas eu dans le siwak d’autres intérêts que celui des gencives et des dents, cela aurait suffit. Un dentiste de Houms a dit « si vous vous étiez attachés à cela, les gens ne seraient pas venus me consulter ». Il y a beaucoup de bien dans le siwak.
Conseil pour la croyance : Allah existe sans endroit !
Avant de dire « sans endroit » il convient d’expliquer aux gens ainsi : « de toute éternité, il n’y a rien d’autre que Allah, Allah n’a pas de début à Son existence, Allah est de toute éternité, rien d’autre que Lui n’est de toute éternité. Il n’y a ni lumière, ni obscurité, ni trône, ni ciel, ni aucune de ces six directions, elles n’existaient pas. Et après avoir créé le trône, la terre, les cieux, Il ne s’y est pas installé, cela signifie qu’Il existe sans endroit.
En Ethiopie on m’a dit qu’il y avait un homme qui lorsqu’il lui avait été dit « Allah existe sans endroit », a dit « donc il se déplace tout le temps ? » c’est pour cela qu’on craint pour certaines personnes, alors dites leur cela avant de leur dire « Sans endroit ».
Conseil aux enseignants :
Les gens de la science ont dit que parmi les règles de comportement de l’enseignant c’est qu’il soit indulgent car grâce à l’indulgence s’obtient l’enseignement parfaitement. Pour cela, supportez les difficultés de la part de ceux et de celles qui apprennent, cela également facilite les causes de l’enseignement et de l’obtention des connaissances. Soyez ainsi avec l’intention sincère de recherche de l’agrément de Allah ta^ala car les actes valent par leurs intentions. Quelque soit la difficulté du travail ou quelque soit la difficulté de l’acte d’adoration, Allah ne l’agrée qu’avec l’intention sincère par recherche de l’agrément de Allah ta^ala. Allah n’agrée pas un acte dans lequel l’esclave a associé quelqu’un d’autre que Lui. Que Allah fasse que vous soyez bénis et que Allah profite aux gens grâce à vous.
Conseil pour l’éducation des enfants : Extraits du livre de l’imam, l’illustre savant, Jamalou d-din Abou l-Faraj Ibnou l-Jawziyy
Je commence par le nom de Allah et c’est Son aide que je recherche.
La louange est à Allah Qui a créé le premier père à partir de terre et Qui a fait sortir de lui sa descendance d’entre son dos et ses jambes. Il a renforcé les différentes tribus par les liens de parenté et les liens d’alliance et la louange est à Allah Qui m’a accordé la science et la connaissance de ce qui est correct, Qui a fait que j’ai une bonne éducation durant mon enfance et Qui m’a protégé dans ma jeunesse et Qui m’a accordé une descendance et j’espère par leur existence avoir beaucoup de récompenses. Seigneur, fais que je sois de ceux qui accomplissent la prière continuellement, ainsi que ma descendance. Seigneur, agrée nos invocations. Seigneur, pardonne moi, à mes parents, ainsi qu’aux croyants au jour du jugement. Lorsque j’ai connu l’honneur du mariage et de la recherche des enfants, j’ai fait une Khatmah du Qour’an, j’ai récité tout le Qour’an et j’ai demandé à Allah ta^ala qu’Il m’accorde 10 enfants. Il me les a accordés : j’ai eu ainsi 5 garçons et 5 filles. Parmi les filles, 2 sont mortes et parmi les garçons, 4 sont morts. Il ne me restait qu’un seul garçon, Abou l-Qacim. J’ai demandé à Allah ta^ala qu’Il fasse qu’il soit une descendance vertueuse et qu’Il m’accorde ce que je recherche par lui mais j’ai vu de sa part un certain relâchement et un manque de sérieux dans la recherche de la science. Alors je lui ai écrit cette lettre pour l’inciter et pour le motiver à suivre le chemin que j’ai suivi dans l’acquisition de la science. Je lui indique ainsi d’avoir recours à Allah soubhanahou wa ta^ala Qui accorde la réussite tout en sachant que personne ne fait échouer celui à qui Allah accorde la réussite et personne ne guide celui que Allah égare. Mais Allah ta^ala dit « wa tawasaw bi l haqqi wa tawasaw bi s sabr» ce qui signifie « recommandez vous la vérité et recommandez vous la patience » et Allah dit « fadhakkir in nafa^ ati dhikra» ce qui signifie « puisse le rappel être profitable » et il n’est de préservation et de force que par Allah ».
CHAPITRE :
Sache mon fils, que Allah t’accorde la réussite pour être sur la vérité, que l’être humain n’a été caractérisé par la raison que pour œuvrer conformément à cette raison, alors utilise la correctement. Utilise ta réflexion et reprend toi, tu sauras par les preuves que tu es, créé, responsable, sujet à des obligations dont tu es chargé. Et que les deux anges inventorient ce que tu dis, ce que tu regardes ; les souffles de celui qui est vivant sont autant de pas qui le rapprochent de son échéance, la durée de ton séjour dans le bas monde est très courte, la présence dans les tombes est très longue. Et que le châtiment pour celui qui suit ses passions est une grave issue. Où est donc alors le plaisir de la veille ? Il est parti et n’a laissé que du regret. Où sont les tentations de l’âme ? Combien de têtes ont-elles fait baisser ? Combien de pieds ont-elles fait glisser ? Et celui qui est heureux ne l’est qu’en contredisant ses passions. Et celui qui est malheureux ne l’est que parce qu’il a préféré le bas monde, alors tire les moralités des rois et des ascètes qui sont partis avant toi. Où sont les plaisirs qu’ont éprouvé ces gens là ? Et où sont les fatigues qu’ont subi ces autres ? Il n’est que la grande récompense, les bonnes évocations pour les vertueux et le mal, le châtiment douloureux pour les désobéissants. C’est comme si ceux qui ont été affamés n’avaient pas enduré de faim et ceux qui ont été rassasiés n’avaient pas ressenti le soulagement. Leur paresse pour accomplir les actes de mérite est un mauvais compagnon et la recherche du repos laisse le regret, un regret qui fait oublier tout plaisir. Alors prend conscience et fatigue ton âme. Saches que l’accomplissement des obligations et se garder des interdictions sont nécessaires et si la personne outre passe cela, le feu l’attendra. Et sache que l’objectif des gens qui fournissent des efforts est de rechercher les mérites. Les actes des degrés émérites se diffèrent les uns des autres. Il y a des gens qui estiment que ce qui est méritoire, c’est d’être ascète dans le bas monde. D’autres considèrent que ce qui est méritoire est de s’occuper des actes d’adoration. Mais en réalité, adjoindre les actes conformément à la science est ce qui est méritoire de manière complète. Celui qui réalise les deux sera élevé jusqu’à réaliser la connaissance du Créateur soubhanahou wa ta^ala, et il sera motivé à L’aimer, à Le craindre et à se languir de Lui et ceci est l’objectif, la finalité. Et c’est selon la volonté des gens, telle est l’ardeur qui les motive. Tout mourid n’est pas forcément voulu pour atteindre de hauts degrés et ce n’est pas toute personne recherchant les hauts degrés qui va les trouver. Néanmoins l’esclave doit fournir des efforts et chacun sera facilité dans ce pour quoi il a été créé et c’est la recherche de l’aide de Allah que nous souhaitons.
CHAPITRE
La première chose au sujet de laquelle il convient de méditer est de connaître Allah ta^ala par les preuves. Il est connu que celui qui voit le ciel élevé, la terre placée et qui aura observé les constructions parfaites, particulièrement dans son propre corps, saura qu’il est indispensable pour ces choses qui sont créées qu’il y ait Qui les a créées. Et ces choses construites, qu’il y ait Qui les a construites. Ensuite il observe bien la preuve de la véracité du messager, salla l-lahou ^alayhi wa sallam, à savoir, la plus grande des preuve qui est le Qour’an, qui a rendu impuissantes les créatures d’amener une seule sourat semblable. Une fois que ceci est confirmé pour lui : l’existence du Créateur Jalla wa ^ala et la véracité du messager, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, il devra soumettre ses propres brides à la loi, il devra savoir ce qu’il doit faire comme woudou’, comme prière, comme zakat s’il a de l’argent, comme pèlerinage et autre que cela parmi les devoirs. Une fois qu’il connaît la part obligatoire, il l’accomplit. Il convient pour celui qui a une forte ardeur d’essayer de grimper dans l’échelle du mérite. Il s’occupe par l’apprentissage du Qour’an, son explication par le hadith du messager, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, par la connaissance de sa biographie, de la biographie de ses compagnons et des savants qui sont venus après eux, pour ainsi suivre les hauts degrés et choisir les plus hauts d’abord. Il est indispensable de connaître aussi ce qui lui permet de rectifier sa langue comme grammaire (nahou) et également les différentes méthodes de l’usage de la langue. Et le fiqh est la base des sciences, le rappel est comme ce qui le rend doux et sucré et ce qui est le plus profitable. J’ai écrit dans ces sciences citées des ouvrages qui te feront passer de tout ce qui a précédé comme composition des savants prédécesseurs et autres par la grâce de Allah. Je t’ai ainsi évité de rechercher des livres et de fournir des efforts pour composer. Et il n’y a pas une ardeur qui baisse si ce n’est pour sa stupidité. Et dès lors qu’une ardeur est forte, elle ne se suffira pas de ce qui est moindre et j’ai su par les preuves que l’ardeur est dans l’être humain mais certaines ardeurs sont faibles pendant certaines périodes. Mais si elles sont motivées à nouveau, elles iront de l’avant. Dès lors que tu vois une impuissance en toi, alors demandes au Créateur, au Bienfaiteur, ou si tu constates une paresse, alors trouves refuge auprès du Créateur car tu n’obtiendras pas un bien sauf en Lui obéissant. Et tu ne manqueras un bien qu’en Lui désobéissant. Qui donc a recherché l’agrément de Allah et n’a pas trouvé ce qu’il voulait ? Et qui donc s’est détourné de Lui et a profité ou a eu un bienfait ? N’as-tu pas entendu la parole d’un poète qui dit ce qui signifie « par Allah je ne suis pas venu un seul jour vous rendre visite sans que je trouve comme si la terre se rétrécissait sous mes pas. Et les ardeurs n’ont pas faibli un jour sans que je vois que je suis encore plus en retard ».
CHAPITRE
Regarde mon fils, observe toi-même pour ne pas dépasser les limites de la loi. Regarde comment veiller à ne pas dépasser ces limites et tu seras alors préservé. Et celui qui les délaisse sera abandonné. Et je te rappelle certains faits de ma vie, puisses tu prendre exemple sur mes efforts et que tu demandes au Créateur car nombre de bienfaits que j’ai eu n’étaient pas par ma cause mais par la création de mon Créateur, par Ses bienfaits. Je me rappelle, moi qui ait une forte ardeur, lorsque j’étais à l’école, j’avais 6 ans, j’étais avec des enfants qui étaient plus âgés que moi mais j’ai eu une raison clairvoyante depuis mon jeune âge qui dépassait la raison des personnes âgées. Je ne me rappelle pas avoir joué sur le chemin avec les enfants, ni avoir éclaté de rire, au point que lorsque j’avais environ 7 ans, j’allais dans les mosquées et je ne choisissais pas l’assemblée d’un charlatan. Je recherchais l’assemblée du mouhaddith qui rapportait des conduites du prophète. Je mémorisais tout ce que j’entendais, je rentrais à la maison et je l’écrivais. Et Allah m’a accordé notre chaykh Abou l-Fadl ibnou nasir…..que Allah lui fasse miséricorde. Il m’emmenait auprès des chaykh et il m’a fait entendre le mousnad et d’autres grands livres et je ne savais pas ce qu’il voulait de moi. Il a veillé à ce que j’entende les sujets les plus importants jusqu’à avoir atteint la puberté. J’ai persévéré sur cela et je suis resté avec lui jusqu’à ce qu’il décède, que Allah lui fasse miséricorde. Grâce à lui j’ai obtenu la connaissance du hadith de la transmission. Et alors que les enfants descendaient auprès du fleuve Ad-Dijlah, le tigre, et se mettaient à observer le pont, je prenais un jouz et je me tenais à l’écart des gens auprès de Ar- rikah et je m’occupais de la science. Ensuite me fut inspiré l’ascèse, j’ai poursuivi les jours de jeûne et je m’occupais du peu de nourriture. J’ai astreint mon âme à la patience, j’ai persévéré et j’ai poursuivi sur cela. J’ai veillé des nuits et je ne me suffisais pas d’une science, j’entendais le fiqh, j’entendais, l’exhortation, j’entendais le hadith, je recherchais la conduite des ascètes. Ensuite j’ai lu dans la langue arabe et je n’ai pas laissé une seule personne qui rapporte ou qui exhorte, sans que j’assiste à son assemblée et je recherchais les meilleurs. Et lorsque j’avais à choisir entre deux choses, dans la plupart des cas je choisissais le droit du Créateur, et ainsi Il m’a accordé beaucoup de bienfaits dans mon éducation. Il a fait que je sois sur le chemin le meilleur pour moi. Il a repoussé de moi les ennemis, les envieux, ceux qui me veulent du mal et Il m’a facilité les causes de la science. Il m’a fait envoyer des livres d’une manière à laquelle je ne m’y attendais pas, Il m’a accordé la bonne compréhension, la rapidité de la mémorisation, la belle écriture, la bonne composition et Il a fait que je n’ai besoin de rien de ce bas monde, au contraire, Il m’a fait parvenir ma subsistance, ce qui me suffit, et plus encore. Il a accordé dans le cœur des gens de l’amour envers moi et de l’acceptation au-delà de la limite. Et Il a fait que mes paroles aient un impact sur leurs âmes de sorte qu’ils ne doutent pas de la validité de ce que je disais. Et sur mes mains environ 200 personnes des gens de Adh-Dhimmah sont entrées en Islam. Et dans mon assemblée plus de 100 000 personnes se sont repenties. Je parcourais les assemblées de chouyoukh pour entendre le hadith et je ne retrouvais plus mon souffle tellement je courais pour assister aux assemblées et ne pas être précédé par d’autres. Au matin, je me levais sans avoir rien à manger et au soir j’arrivais sans avoir rien à manger, mais Allah ne m’a pas humilié pour une seule créature, Il m’a au contraire fait parvenir ma subsistance pour conserver mon honneur. Et si je détaillais tous mes états, cela prendrait beaucoup de temps mais tu peux voir l’état auquel je suis arrivé et moi je te les rassemble tous en une seule phrase qui est la parole de Allah ta^ala «wa taqqoul-Lah wa you^allimoukoumou l-Lah » qui signifie « faites preuve de piété à l’égard de Allah et Allah vous accorde une science à partir d’une voie à laquelle vous ne vous attendez pas ».
CHAPITRE
Souviens toi mon fils et prête attention à ton âme, regrette ce qui s’est passé comme insouciance. Fournis des efforts pour rattraper les gens parfaits tant que tu as encore le temps. Profite de ta branche tant qu’elle est encore humide et souviens toi des moments que tu as perdu, cela te suffira comme exhortation. Le plaisir de la paresse a disparu et tu as raté les degrés des hauts mérites. Les salafs vertueux, que Allah leur fasse miséricorde, aimaient rassembler différents actes méritoires, ils pleuraient pour le manquement de l’un d’entre eux. Ibrahimou ibnou ‘Ad-ham, que Allah lui fasse miséricorde, a dit « nous sommes partis rendre visite à un adorateur qui était malade, qui regardait ses pieds en pleurant, on lui a dit « qu’est-ce qui te fait pleurer ? » Et il a dit « mes jambes n’ont pas été atteintes par la poussière du chemin de ceux qui vont pour combattre dans la voie que Allah agrée ». Un autre s’est mis à pleurer et ils lui ont dit « qu’est-ce qui te fais pleurer », il a dit « un jour que j’ai raté parce que je n’avais pas jeûné et une nuit que j’ai manqué, durant laquelle je n’ai pas fait d’actes surérogatoires » ». Et saches mon fils que les jours sont comptés en heures et que les heures sont comptées en souffles d’air et que chaque souffle d’air est un capital, alors méfie toi de ne pas perdre un seul souffle sans rien y trouver au jour du jugement et que tu le regrettes. Un homme a dit à ^Amir Ibnou Abdi Qays. « Arrête toi je veux te parler », il lui a répondu, « retiens le soleil si tu peux ». C’est-à-dire « arrête le temps » « j’ai pas le temps pour m’arrêter ». Des gens se sont assis auprès de Ma^rouf, que Allah lui fasse miséricorde, et il a dit « ne voulez vous pas partir parce que l’ange qui se charge du soleil le traîne et il ne se fatigue pas ». Et dans le hadith, celui qui dit « soubhana l-Lah al-^adhimou wa bihamdih » il lui sera planté un palmier au paradis. Alors regarde combien ceux qui perdent les heures manquent comme palmiers. Et les salafs profitaient de chaque instant. Kahnas, que Allah lui fasse miséricorde, récitait tout le Qour’an 3 fois chaque jour et nuit. Et quarante hommes du salaf faisaient la prière du soubh avec le woudou’ de Al-^icha. Et Rabi^a al-‘Adawiyyah veillait toute la nuit et lorsque l’aube se levait, elle s’assoupissait un peu puis elle se relevait apeurée en se disant « le sommeil dans la tombe sera long ».
CHAPITRE
Et celui qui médite au sujet du bas monde avant qu’il n’existe, voit qu’il s’est écoulé un temps très long. Et s’il réfléchit au sujet du bas monde après qu’il nous quitte, il verra qu’il s’écoulera un temps long et saura que le séjour dans les tombes est très long. S’il médite au sujet du jour du jugement, il saura qu’il dure 50 000 ans. S’il médite au sujet du séjour au paradis ou en enfer, il saura qu’ils n’auront pas de fin. Et s’il revient à méditer au sujet de la durée qu’il passe dans le bas monde, par exemple 60 ans, il en passera 30 ans dans le sommeil et environ 15 ans dans l’enfance. S’il compte ce qui reste, il verra que la plupart de son temps il le passe dans ses désirs, dans la nourriture et dans la recherche de la subsistance. S’il compte ce qu’il reste pour l’au-delà, il trouvera qu’il y a l’insincérité et qu’il y a l’insouciance pour une grande part. Alors comment achètera t-il la vie éternelle si le prix n’est que ces quelques heures ?
CHAPITRE
Et mon fils, veille à ne pas répéter ce que tu as manqué par le passé parce que beaucoup de personnes se sont réveillées après un long sommeil. Le chaykh Abou Hakim m’a rapporté au sujet du Qadi et de Al-Qoudat, le chaykh Abou l-Hassan ad Dam ghaniyy, que Allah lui fasse miséricorde, a dit « dans mon enfance j’étais occupé de plaisirs, je ne prêtais pas attention à la science. Mon père m’a emmené auprès de Ibnou ^Abdi l-Lah, que Allah lui fasse miséricorde, et il m’a dit « O mon fils, je ne vais pas rester pour toi pour toujours, alors prend 20 dinars et ouvre un magasin, une boulangerie, tu gagnera ta vie », je lui ai dit « mais qu’est-ce que tu me dis là ? », il lui a dit alors « ouvre une autre boutique », je lui ai dit « comment me dis tu cela ? Je suis le fils de Qadi Al-Qoudat ^Abdou l-Lah Ad-Damghaniyy » il lui a dit « je ne vois pas que tu recherche la science », je lui ai dit « donne moi un moment ou il y a un cours », il me l’a donné, je suis parti et je me suis occupé de science. C’est à ce moment que je me suis consacré à la science de la religion, j’ai fourni des efforts et Allah ta^ala m’a accordé la réussite. Un des compagnons de Abou Mouhammad Al-Halwaniyy, que Allah lui fasse miséricorde, a dit « mon père est mort alors que j’avais 21 ans et j’étais aussi connu de ceux qui s’occupaient de loisirs. J’étais parti récupérer le loyer d’un des habitants d’une maison dont j’avais hérité et j’ai entendu qu’ils disaient « voici celui qui ne fait rien qui arrive », je me suis dit « on dit ça de moi », alors je suis parti voir ma mère et je lui ai dis « si tu me cherches alors tu me trouveras dans la mosquée du chaykh Abou l-Khattab », j’y suis resté et je ne suis sorti de là bas que pour devenir un Qadi et je suis resté un Qadi une longue période. J’ai dit « je l’ai vu et il donnait des avis de jurisprudence et il débattait ». Alors mon fils veille à être toujours conscient depuis le lever de l’aube et ne perd pas de temps dans les discours du bas monde. Les salaf vertueux, que Allah leur fasse miséricorde, ne perdaient pas de temps à discuter de cela, d’une seule chose du bas monde. Lorsque tu te réveilles du sommeil dis « la louange est à Allah Qui m’a ressuscité après mon sommeil et c’est à Lui que nous serons ressuscités pour le jugement, la louange est à Allah Qui fait que le ciel ne tombe pas sur la terre, sauf par Sa volonté. Certes Allah est miséricordieux envers les gens. Ensuite lève toi pour la purification et fais l’inclination pour la prière de l’aube. Ensuite vas à la mosquée dans la crainte et dis toi sur ton chemin « O Allah, je te demande par le degré de ceux qui te demandent et par le degré de mes pas que voici, je ne suis pas sorti par insincérité, ni par orgueil, ni pour que les gens disent du bien de moi, je suis sorti pour me protéger de Ta volonté de châtier et pour gagner Ton agrément. Je te demande de me préserver de l’enfer et de me pardonner mes péchés, certes ne pardonne les péchés que Toi. » Et cherche à faire la prière à droite de l’imam. Quand tu finiras la prière, dis « la ilaha illa l-Lah wahdahou la charika lah lahou l-moulkou wa lahou l-hamd youhyi wa youmit bi yadihi l-khayhr wa houwa ^ala koulli chay’in Qadir » 10 fois, ensuite 10 fois « soubhana l-Lah » et « Al Hamdou li l-Lah » 10 fois et 10 fois « Allahou ‘akbar » et récite ‘Ayatou l-Koursiyy et demande à Allah soubhanahou wa ta^ala qu’Il agrée ta prière. Une fois cela réalisé, alors assied toi pour évoquer Allah ta^ala jusqu’au lever du soleil. Ensuite, fais la prière, ce que tu peux, même si ce sont 8 rak^ah c’est bien.
CHAPITRE
Quand tu répètes le cours jusqu’au temps du douha alors fais la prière de douha 8 rak^ah, ensuite lis ou copie des livres de science jusqu’au temps de Al-^Asr et reprend ton cours après Al-^Asr jusqu’au temps de Al-Maghrib. Après la prière de Al-Maghrib fais deux rak^ah avec deux jouz du Qour’an et après avoir fait la prière de Al-^Icha, reprend tes cours et ensuite endors toi sur ton coté droit, fais 33 fois du tasbih, 33 fois « Al-Hamdou li l-Lah » et 34 fois « Allahou ‘akbar » et dis « Allahoumma qini ^ adhabak ». Et quand tu ouvres les yeux du sommeil, saches que tu as pris ta part de sommeil, relève toi pour le woudou’ et fais les prières dans l’obscurité de la nuit, ce que tu peux. Commence par deux rak^ah légères, après cela, deux rak^ah avec deux jouz du Qour’an, ensuite reprend tes cours de science car la science est meilleure que n’importe quelle prière surérogatoire.
CHAPITRE
Isole toi des gens parce que c’est mieux et méfie toi des mauvais compagnons. Que ceux qui tiennent ta compagnie soient les livres, et la méditation sur la conduite des vertueux du salaf. Ne t’occupe pas d’une science avant de maîtriser celle qui la précède. Prend exemple sur la conduite des gens qui ont été sur la droiture dans la science et les actes. Ne recherche pas la médiocrité.
L’auteur a dit : Je n’ai pas vu dans l’un des défauts des gens quelque chose comme le manquement de ceux qui sont capable d’être parfaits. Et saches que la science élève ceux qui ont un bas degré. Il y avait beaucoup de personnes parmi les savants qui n’avaient pas d’ascendance particulière, ni d’apparence appréciée. ^Ata Ibnou Abi Rabah était noir de peau [-^Ata était un moujtahid, il a pris la science des tabi^in, et Abou Hanifah a dit à son sujet : « je n’ai pas vu quelqu’un qui a plus de science que lui » (à son époque). ^Ata Ibnou Abi Rabah -], il avait un visage qui n’était pas joli. Soulayman Ibnou ^Abdi l-Malik est venu l’interroger alors qu’il était calife. Il avait avec lui ses deux fils, ils se sont assis à coté de lui, ils l’interrogeaient au sujet des règles du pèlerinage, il leur a enseigné et il leur a donné les réponses sans les regarder. Le calife a dit à ses deux fils « relevez vous et ne soyez pas paresseux pour apprendre la science, je n’oublierai jamais notre humilité devant cet esclave noir ». Al-Haçan était aussi un esclave affranchi, Ibnou Sirin, Masrouq et beaucoup d’autres n’ont eu les hauts degrés que grâce à la science et à la piété.
CHAPITRE
Et fourni tes efforts mon fils pour ton honneur, pour ne pas entacher ton honneur par la recherche du bas monde et l’humiliation pour les gens du bas monde. Suffit toi du peu et tu sera honoré. Il a été dit que celui qui se suffit du peu, personne ne sera son maître. Un bédouin est parti à Al-Basra et il a dit « qui est le maître de cette ville ? » et il lui a été dit « Al-Haçan al-Basriyy » et il a dit « comment a t-il été le maître des gens ici ? » et ils lui ont dit « parce qu’il s’est passé de leur bas monde et ils ont eu besoin de sa science ». Saches mon fils que mon père était aisé, il a laissé des milliers et quand j’ai atteint la puberté, ils m’ont donné 20 dinars et deux maisons. Ils m’ont dit « ceci est l’héritage de ton père », j’ai pris les dinars et j’ai acheté avec tous les dinars des livres de science, j’ai vendu les deux maisons et j’ai dépensé l’argent pour apprendre la science, il ne m’est resté rien de cet argent mais ton père n’a jamais été humilié dans la recherche de la science, il n’est pas sorti à travers les pays comme d’autre qui pratique l’exhortation[1] , ton père n’a pas envoyé un seul livre à quelqu’un lui moyennant une contre partie et il a toujours été dans sa suffisance. Allah dit……..ce qui signifie : « Celui qui fait preuve de piété à l’égard de Allah, Allah lui accorde une issue et Il lui accorde sa subsistance à partir d’une voie à laquelle il ne s’y attendait pas. »
Chapitre :
O mon fils quand tu atteindras la piété, tu auras tout bien ; celui qui est sur la piété, il ne fait pas preuve d’insincérité envers les créatures, il ne s’expose pas à ce qui va lui nuire dans sa religion et celui qui conserve les droits[2] de Allah, Allah le protège. Le messager de Allah salla l-lahou ^alayhi wa sallam a dit à Ibnou ^Abbas que Allah l’agrée ainsi que son père ce qui signifie : « Persévère et respecte les droits de Allah, Allah te protège ; persévère et respecte les droits de Allah, tu verras l’agrément de Allah devant toi ».
Et saches mon fils que Younous, ^alayhi s-salam, puisque sa provision était du bien, il a été sauvé de la difficulté. Quant à Pharaon, comme sa provision n’était pas un bien, il n’a pas trouvé de délivrance dans sa difficulté.
Allah ta^ala dit :
] إنَّ سَعْيَكُم لشتَّى، فأمّا من أعطى واتقى، وصدّق بالحسنى، فَسَنُيَسِّرُهُ لليسرى [
(‘inna sa^yakoum lachatta ; fa’amma man ‘a^ta wa t-taqa ; wa saddaqa bi l-housna ; fasanouyassirouhou li l-yousra) ce qui signifie : « Vous agissez de manières différentes. Nous faciliterons les causes dans la voie du bien et de la vertu à celui qui aura donné, fait preuve de piété et qui aura cru au Paradis ;» [Al-Layl / 4-5-6-7].
Allah dit de celui qui se sera acquitté des obligations que Allah a ordonné d’accomplir, qui aura fait preuve de piété envers Allah, qui aura suivi le chemin des saints, de Ses waliyy, de Ses bien-aimés, (fasanouyassirouhou li l-yousra) ce qui signifie : « Nous lui faciliterons les causes dans la voie du bien et de la vertu ».
Alors fais que tes provisions soient du bien, de la piété, tu en trouveras les conséquences. Il est parvenu dans le hadith ce qui signifie « il n’y a pas un jeune homme qui fait preuve de piété à l’égard de Allah dans sa jeunesse sans que Allah l’élève en degré dans sa vieillesse. » Et Allah ta^ala dit « wa lamma… » ce qui signifie « Quand il a atteint un âge avancé, Nous lui avons accordé sagesse et science, c’est ainsi que Nous rétribuons les bienfaiteurs ».
Allah dit « ‘innahou… » ce qui signifie « Certes celui qui fait preuve de piété et qui patiente, ne perd pas les récompenses du bienfaiteur ».
Allah ta^ala dit :
وَالَّذِينَ جَاهَدُوا فِينَا لَنَهْدِيَنَّهُمْ سُبُلَنَا وَإِنَّ اللهَ لَمَعَ الْمُحْسِنِينَ
(wa l-ladhina jahadou fina lanahdiyannahoum souboulana wa ‘inna l-Laha lama^a l-mouhsinin)
[sourat Al-^Ankabout / 69] ce qui signifie : « Ceux qui ont fourni un effort par recherche de Notre agrément, Nous les guiderons vers les voies que Nous agréons. Certes Allah donne le victoire et la récompense aux bienfaiteurs ».
Sache que la provision la plus parfaite est de détourner les regards des interdits, de garder la langue des paroles inutiles, de veiller aux limites de la loi, de préférer l’obéissance à Allah soubhanahou wa ta^ala, plutôt que l’obéissance aux passions de son âme. Et tu as certainement connu le hadith de ces trois hommes qui sont entrés dans la grotte et lorsque son entrée a été obstruée par un rocher, l’un d’entre eux a dit « O Allah, j’avais mon père, ma mère et j’avais des enfants et je me tenais debout avec le lait dans mes mains pour donner à boire à mes parents avant mes enfants. Si tu sais que j’ai fait cela pour Ton agrément, alors délivre nous » et le tiers de l’entrée bloquée par le rocher est apparu. Le deuxième a dit « O Allah j’ai loué les services d’un homme et il n’a pas pris son salaire, j’ai fais du commerce avec son salaire, un jour il est revenu et il m’a dit « ne crains tu pas Allah pour me donner mon salaire ? » je lui ai dit « prend toutes ces vaches et ce qu’il y a avec, c’est le résultat de mon commerce avec ton salaire. O Allah si j’ai fais cela par recherche de ton agrément, alors délivre nous » et le 2ème tiers de l’entrée obstruée par le rocher est apparu. Le dernier a dit « O Allah j’ai eu mon cœur attaché à une cousine et lorsque je me suis rapproché d’elle, elle m’a dit « crains Allah et ne mets le doigt dans la bague sans droit » alors je me suis éloigné d’elle. O Allah, si j’ai fais cela par recherche de Ton agrément, alors délivre nous » et le rocher a été écarté et ils ont pu sortir.
Soufyan Ath-Thawriyy que Allah lui fasse miséricorde, a été vu dans le rêve et il lui a été dit « qu’est-ce que Allah a fait de toi » et il a dit « lorsque j’ai été mis dans le linceul et que je suis entré dans ma tombe, quelqu’un a dit « Soufyan ? », j’ai dit « oui c’est Soufyan », il m’a dit rappelle-toi le jour où tu as préféré l’obéissance à Allah plutôt que l’obéissance à tes passions. Je lui ai dit « oui c’est vrai » et j’ai ainsi pu profiter du paradis.
CHAPITRE
Il convient que ton ardeur soit forte pour aspirer vers les hauts degrés. Il y a des gens qui se sont attachés à l’ascèse, d’autres se sont attachés à la science mais peu sont les gens qui ont assemblé la science complète et les œuvres complètes. Saches que j’ai feuilleté les pages des successeurs des compagnons et ceux qui les ont suivi, je n’ai pas trouvé ceux qui ont atteint les hauts degrés, mieux que 4 personnes : Sa^id Ibnou Mousayyib[3], Al-Haçan Al-Basriyy[4], Soufian Ath-Thawriyy[5] et Ahmad Ibnou Hanbal[6], que Allah les agrées. C’était des hommes, et ils avaient des ardeurs qui chez nous se sont affaiblies. Il y avait dans le salaf beaucoup de créatures qui avaient de fortes ardeurs. Si tu veux étudier leur état alors étudie le livre Sifatou s–Safwa si tu veux. Observe bien les nouvelles de Sa^id, de Al-Hassan, de Soufyan et de Ahmad, que Allah les agrée et j’ai rassemblé pour chacun d’entre eux un livre.
CHAPITRE
O mon fils, j’ai su que tu as su que j’ai composé 100 livres[7], parmi ces livres il y a At-Tafsirou l-Kabir en 20 volumes, il y a At-Tarikh en 20 volumes, il y a Tahdibou l-mousnat en 20 volumes et le reste des livres entre grands et petits, 5 volumes, 2 volumes, 3 ou 4 ou plus ou moins. Je t’ai suffit grâce à ces ouvrage d’emprunter des livres et de chercher à en composer d’autre alors attache toi à la mémorisation. La mémorisation est le capital et l’utiliser est un bénéfice. Soit véridique dans tous les cas pour avoir recours à Allah soubhanahou, ne dépasse pas les limites qu’Il te fixe. Allah ta^ala dit « In… » ce qui signifie « Si vous soutenez la religion agréée par Allah, Allah vous donne la victoire » et Il dit « …. » ce qui signifie « Evoquez moi, je vous accorde de hauts degrés » et la parole « … » qui signifie « Respectez les engagements que vous faites à mon égard, vous serez récompensés ». Et garde toi de suivre l’apparence de la science sans la mettre en œuvre car ceux qui vont voir les princes et les gouverneurs et les gens du bas monde et qui se sont détournés des actes pour mettre en pratique la science seront privés des bénédiction et du profit de la science.
CHAPITRE
Garde toi de t’occuper des actes d’adoration sans science. Il y a beaucoup de personnes qui veulent faire preuve d’ascèse et de Tasawwouf, qui se sont égarés du chemin de vérité car ils ont œuvré sans science. Et protège toi avec de très beaux habits qui ne vont pas te dévoiler face aux gens du bas monde par leur qualité ni par leur modestie. Et demande des comptes à ton âme pour chaque regard, chaque parole, chaque pas car tu seras interrogé à ce sujet et c’est selon ton profit de la science que ceux qui t’entendent profiteront. Et quand celui qui exhorte ne met pas en pratique sa science, son exhortation n’a plus d’effet sur les cœurs tout comme l’eau glisse sur la pierre alors n’exhorte qu’avec la bonne intention et ne marche qu’avec la bonne intention et ne mange une bouchée qu’avec une bonne intention. En prenant connaissance de la conduite des vertueux, tu auras beaucoup de connaissances.
CHAPITRE
Attache toi au livre de la voie des Mourid car il t’enseignera la bonne conduite « minhajou mouslimin ». Fais en sorte que ce soit ton compagnon et ton enseignant. Et regarde le livre Sayyidou l-Khatir car tu y trouveras des choses qui vont te corriger dans ta religion et ton bas monde et essaye de prendre le livre Joummatou nawar, il te suffira pour ta compréhension du fiqh. Et quand tu prendras le livre Al-Hadaq, il te donnera la connaissance du hadith[8]. Et quand tu t’occuperas du livre Al-Kachf, tu sauras ce qu’il y a dans le deux Sahih comme hadith[9]. Ne t’occupe des livres de Tafsir que les non arabes ont composé[10].. Et le livre Al-Mou^niyy et Zadou l-masir ne te laisseront aucun besoin pour aucun autre livre de Tafsir[11]. Quant à ce que je t’ai rassemblé comme livres d’exhortation, après ces livres là tu n’aura pas besoin de plus[12].
CHAPITRE
Sois de ceux qui savent comment prendre les créatures tout en s’isolant au maximum d’eux car l’isolement est un repos qui évitent de se mélanger avec les gens du mal et c’est quelque chose qui conserve le respect que tu peux inspirer car celui qui exhorte en particulier, il ne convient pas qu’il soit vu dans une situation où il délaisse sa chasteté, ni marchant dans le marché, ni en train de rire afin que les gens pensent du bien de lui et qu’ils puissent profiter de son exhortation et si tu as été amené à te mélanger aux gens alors mélange toi à eux avec indulgence car si tu dévoiles leurs véritables comportements, tu ne seras plus capable d’éviter les situations difficiles……………….agir avec eux du meilleur, avec ..
CHAPITRE
A chacun respecte le droit qu’il a sur toi, ton épouse, ton enfant, tes proches parents, à chacun de tes instants, veille en quoi il est passé, fais en chaque instant que ce qui est le mieux et ne néglige pas ton âme, habitue là à ce qui est le plus honorable parmi les actes et prépare pour la tombe ce qui te réjouira lorsque tu y parviendra. Tout comme il a été dit « O toi qui s’est occupé de son bas monde et qui a été pris par long espoir, la mort t’atteindra soudainement et la tombe est la boite de tes œuvres. Prend en compte les conséquences des actes, ainsi la patience te sera plus facile, tu patienteras pour ne pas suivre tes passions et tu patientera face aux difficultés. Et si tu constates une insouciance de ton âme, emmène la au cimetière et rappelle lui l’imminence du départ. Et Allah est Celui qui t’aide pour tes dépenses. Ne gaspille pas pour que tu ne sois pas dans le besoin des gens car ne pas gaspiller l’argent fait partie de la religion. Il vaut mieux que tu laisses de l’argent pour tes héritiers plutôt que d’avoir besoin des gens.
CHAPITRE
Mon fils, sache que nous sommes des descendants de Abou Bakr As-Siddiq, que Allah l’agrée, notre père est Al-Qacim, Mouhammad fils de ^Abdou r-Rahman, fils de Abou Bakr, fils de Mouhammad, fils de Abou Bakr, que Allah l’agrée. Et ces nouvelles sont confirmées dans le livre Sifatou s-safwah. Ensuite nos ancêtres se sont occupés du commerce de vente et d’achat et il n’y a pas eu parmi les plus récents d’entre eux qui a eu une forte ardeur pour apprendre la science de la religion, mis à part moi. Et maintenant tu es le dépositaire de notre descendance, alors fourni des efforts pour ne pas me décevoir en ce que j’espère de toi et pour toi. Je t’ai confié à Allah soubhanahou wa ta^ala et c’est à Allah que je demande de t’accorder la réussite dans la science et dans les actes et ceci est la limite de ce que je peux fournir comme effort pour te conseiller. Il n’est de préservation et de force que par Allah Al^ Aliyy Al ^Adhim et la louange est à Allah, et que l’honneur et l’élévation en degrés soient accordés à notre maître Mouhammad ainsi qu’à sa famille et ses compagnons.
La lettre est terminée par l’aide de Allah et Sa louange.
[1] Il vise ceux qui traversent les pays et qui étudient l’exhortation moyennant un don d’argent et ils gagnent leur vie en exhortant les gens, c’était ainsi dans cette époque là.
[2] C’est à dire les limites de la Loi de Allah
[3] Fait partie des 7 savants de Médine. Ahmad Ibnou Hanbal a dit « les paroles qu’il rapporte du prophète sont sûres » et Qatada a dit « je n’ai vu personne qui a plus de science que Sa^id Ibnou Mousayyid ni qui savait plus ce que le messager de Allah a émis comme jugements, il donnait ses jugements de jurisprudence en se basant sur les jugements de ^Oumar Ibnou l-Khattab, il a été surnommé « celui qui rapporte de ^Oumar ». Parmi ses élèves il y a As-sabriyy et Qatada. Sa^id est mort en l’an 94 de l’Hégire.
[4] Haçan al-Basriyy est né à Médine. Il a appris le Qour’an durant le califat de ^Outhman, il l’a entendu à plusieurs reprises donner des discours. Il avait le jour de l’assassinat de ^Outhman 14 ans. Puis il s’est attaché au jihad, à la science et aux actes et il a rencontré ^Aliyy Ibnou Abi Talib ainsi que ^Aichah. Al-Haçan a rencontré 50 compagnons. Al-Haçan Al-Basriyy était un savant qui avait un haut degré, qui était digne de confiance, qui était honnête dans ce qu’il rapporte, c’était un adorateur sincère, éloquent, qui avait beaucoup de science et un bel aspect. Al-Hassan était Moujtahid, il donnait des avis de jurisprudence dans la religion, il avait une école.
[5] Soufyaan Ath-Thawriyy c’est Abou ^Abdi l-Lah Ibnou Sa^id Ibnou Masrouk Ath-Thawriyy de Al Koufa. Le savant de jurisprudence, l’imam, le chaykh de l’islam, le maître des hafidh. Ahmad Ibnou Hanbal a dit « personne ne dépasse Soufian dans mon cœur ».
[6] L’Imam Ahmad Ibnou Mouhammad Ibnou Hanbal est né à Baghdad. Il a été rapporté dans le livre de Al-Manaaqib, Ibnou l-Mouradiyy a dit « mon ancêtre c’était Ahmad, il était parmi les gens les plus honorables et ceux dont la compagnie était la meilleure, il était de ceux qui étaient humbles, qui se détournaient de ce qui est laid et des paroles inutiles. On entendait de lui que l’évocation du hadith et l’évocation des vertueux et des ascètes avec respect, avec sérénité, avec belles paroles. Et lorsqu’il rencontrait quelqu’un il souriait et il était tout à lui. Il était extrêmement humble avec les vieillards et ils l’honoraient et le respectaient beaucoup. Il avait une bonne compagnie, quand il subissait la nuisance il patientait face à la nuisance des voisins.
[7] Ceci nous indique que Ibnou l-Jawziyy a écrite cette lettre à son fils le premier quart de sa vie scientifique parce qu’il a dit qu’à ce moment il avait composé 100 livres, or, le nombre de ses ouvrages qui sont comptés sont d’environ 519.
[8] De la majorité des hadith
[9] C’est-à-dire il te dévoilera ce qui est caché des deux Sahih
[10] Composé par d’autres
[11] Ils te suffiront amplement pour le tafsir
[12] Tu n’auras pas besoin d’autres après cela
La sainteté
La louange est à Allah le seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Nous demandons à Allah de nous préserver de l’état des gens de l’enfer, nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.
Allahou tabaraka wa ta^ala dit le Qour’an :
ألا إن أولياء الله لا خوف عليهم ولا هم يحزنون. الذين آمنوا وكانوا يتقون.لهم البشرى في الحياة الدنيا وفي الآخرة
[sourat Younous/62-64]
ce qui signifie « Certes les Waliyy de Allah, les saint de Allah ils n’ont pas à avoir de crainte et ils n’ont pas à être chagriné. Ce sont ceux qui ont été croyants et qui ont fait preuve de piété. Ils ont la bonne nouvelle dans le bas-monde et dans l’au-delà ».
Parmi les grâces que Allah a accordé aux croyants c’est qu’il a fait que parmi eux il y a des esclaves qui ont de très hauts degré. Allah a manifesté par leurs mains des prodiges, des choses extraordinaires. Ces prodiges, ces choses extraordinaires s’appellent en arabe « karamah » et ces prodiges augmentent la foi et la grande certitude qu’ils ont. Quand ils ont ces choses extraordinaires, ils augmentent en ardeur pour l’obéissance à Allah. Cela les augmente en foi pour croire en la véracité de leur Prophète et ceci est une manifestation de leur rigueur, de leur droiture, de leur parfaite application de la loi du Prophète.
Donc le prodige, Al-karamah, en soi représente un miracle pour le Prophète qui est suivi. Un saint qui suit un Prophète, lorsqu’un saint reçoit un prodige. Ce prodige représente un miracle pour le Prophète qui est suivi. S’il est saint de la communauté du Prophète Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam quand il reçoit des Prodiges, les prodiges qu’ils ont reçu ce sont autant de miracle pour notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.
A l’époque de notre maitre ^Iça ^alayhi s-salam, les saints de la communauté de notre maitre ^Iça ^alayhi s-salam, ceux qui ont reçu des prodiges, les prodiges qu’ils ont reçu ce sont des miracles pour maitre ^Iça ^alayhi s-salam et ainsi de suite.
Que l’on sache que le waliyy, le saint c’est le croyant qui est dans la droiture dans l’obéissance à Dieu. Quelle est la définition du saint, qu’on appelle en arabe al-waliyy ? C’est celui qui est croyant et qui est dans la droiture dans l’obéissance à Allah. La sainteté n’est donc pas valable pour celui qui n’est pas croyant. La sainteté n’est pas valable pour celui qui n’est pas sur l’Islam. Parce que la foi, être musulman, être croyant c’est la condition pour l’agrément des bonnes œuvres. Pour que les bonnes œuvres soient acceptées de la part de Allah, pour qu’elles soient agrées par Allah, de la part de qui elles sont acceptées ? De la part du croyant et uniquement des croyants.
Allah dit la ‘Ayah :
…
(wa man ya^mal mina s-salihati min dhakarin ‘aw ‘ountha wa houwa mou’minoun fa’oula’ika yadkhoulouna l-jannata wa la youdhlamouna naqira) [sourat An-Niça/124]
qui signifie « Celui qui accomplit de bonnes œuvres, qu’il soit homme ou femme, et qui est croyant [c’est-à-dire qu’il est musulman] ceux là rentreront au paradis et ne seront nullement lésés, ils ne subiront aucune injustice, ils seront largement rétribués ».
Donc la première condition pour la sainteté c’est la foi. C’est d’être croyant, d’être musulman. Et la deuxième condition pour parvenir à la sainteté, c’est d’être sur la droiture dans l’obéissance à Dieu.
Et que veut dire la droiture « al ‘istiqamah » ? Ce sont trois choses. Cela veut dire s’attacher à obéir à Allah, Première chose, en accomplissant les devoirs, deuxième chose en évitant les interdits, et troisième chose en multipliant les actes surérogatoires.
Allah dit :
إِنَّ الَّذِينَ قَالُوا رَبُّنَا اللهُ ثُمَّ اسْتَقَامُوا تَتَنَزَّلُ عَلَيْهِمُ الْمَلائِكَةُ أَلاَّ تَخَافُوا وَلا تَحْزَنُوا وَأَبْشِرُوا بِالْجَنَّةِ الَّتِي كُنتُمْ تُوعَدُونَ
نَحْنُ أَوْلِيَاؤُكُمْ فِي الْحَيَاةِ الدُّنْيَا وَفِي الآخِرَةِ وَلَكُمْ فِيهَا مَا تَشْتَهِي أَنفُسُكُمْ وَلَكُمْ فِيهَا مَا تَدَّعُونَ
نُزُلاً مِّنْ غَفُورٍ رَّحِيمٍ
[sourat Fousilat/30-32]
Ce dont nous comprenons : « Ceux qui ont dit « Notre Seigneur c’est Allah [c’est-à-dire ici ca ca fait référence au fait que ce sont des croyants des musulmans, première chose être musulman, être croyant. Et ca sous-entend avoir la bonne croyance c’est-à-dire ne pas avoir croyance au sujet de Dieu des choses qui sont fausses. Être croyant, être musulman c’est la première condition, encore faut il que ce soit sur des bases saines, des bases correctes. Par exemple ne pas avoir pour croyance que Dieu a un fils. Par exemple ne pas avoir pour croyance que Dieu est un corps, par exemple ne pas avoir pour croyance que Dieu bouge. Mais la croyance correcte c’est que Allah n’est pas un corps, Il n’a pas de fils, Il n’a pas de père, Il n’a pas de frère, Il n’habite pas dans un endroit, Il n’est pas partout. Allah est sans endroit et sans comment. Quoi que tu imagines en ton esprit, Allah n’est pas ainsi. Tout ce à quoi tu peux imaginer, tout ce qui peut te passer par la tête, ce n’est pas Dieu. Dieu n’a pas de ressemblance avec ses créatures. Le croyant c’est celui qui a eut la ferme conviction que Dieu existe, que ce monde a un Créateur et que ce Créateur n’a pas de ressemblance avec ses créatures. Le musulman c’est celui qui a eut pour croyance que Allah ne change pas et qu’Il est le créateur du bien et du mal. Il est le Créateur de nos actes, Il est le Créateur de nos réflexions, Il est le créateur de toute chose. Il n’a pas de ressemblance avec ses créatures. Il n’y a pas d’autre Créateur que Lui. Même nos actes c’est Lui qui les crée] et qui ont suivis le chemin de droiture, les anges viennent à eux et leurs disent n’ayez pas de craintes et ne soyez pas chagrinés et à vous la bonne nouvelle du paradis qui vous a été promis, là où vous aurez ce que vous désirez et c’est un bienfait de la part de Allah qui est celui qui accepte le pardon et qui est miséricordieux. Allah est celui qui accepte le pardon et qui est miséricordieux ».
Regardez combien de péchés la personne peut commettre et malgré cela Allah est celui qui accepte le pardon. Et qui est miséricordieux. Rappelez-vous l’histoire de cet homme qui avait tué cent personnes et pourtant Allah lui a pardonné et l’a fait entrer au paradis. Donc Allah est celui qui pardonne. Il y a des gens qui disent des paroles qui sont des insultes de Dieu, ils sortent de l’Islam mais Allah leur donne encore un peu de vie, ils vivent encore, ils rentrent en islam et ils meurent musulmans. Pourtant si Dieu voulait, Il fait qu’Il meurt juste après qu’Il ait dit cette parole de mécréance. Il sort de l’Islam et Il le fait mourir s’il le voulait. Et pourtant il leur donne encore du répit. Et Dieu les guide, ils rentrent en Islam. Certains croyaient que Allah c’est un corps qui habite au dessus du trône et qui a une jambe, un pied qu’il met en enfer c’est une croyance de mécréance, ce n’est pas une croyance de musulman. Certains, Allah les guide. Ils apprennent la vérité, ils apprennent que Allah n’est pas un corps, ils abandonnent cette mauvaise croyance et ils entrent en islam, ils disent les deux témoignages pour entrer en Islam. C’est pour ce la que nous disons que Allah est miséricordieux, Il fait grâce à ses esclaves. Les bienfaits que Allah nous a accordés sont innombrables. L’un d’entre nous s’il a présent à l’esprit combien de bienfaits Allah lui a accordé, il va avoir honte de désobéir à Allah.
La condition pour la sainteté c’est la foi avec la piété. Deux choses pour la sainteté : la foi c’est-à-dire avoir une bonne croyance et la piété. La piété c’est accomplir les devoirs et éviter les péchés.
Tout comme la ‘Ayah précédente dans sourat Younous ‘Ayah 62 nous l’indique, la condition c’est la foi et la piété. Allah dit :
أَلا إِنَّ أَوْلِيَاء اللهِ لاَ خَوْفٌ عَلَيْهِمْ وَلاَ هُمْ يَحْزَنُونَ
Ce qui signifie « Certes les saints, les waliyy de Allah, il n’y a pas de crainte à leur sujet, ils n’ont pas à avoir de crainte, ils n’ont pas à être chagriné ».
Et dans la suite de la ‘Ayah :
الَّذِينَ ءامَنُواْ وَكَانُواْ يَتَّقُونَ
Nous apprenons qui sont-ils, ces saints, ces waliyy, ce sont ceux qui ont été croyants et qui ont fait preuve de piété. La foi avec la piété.
Qu’est ce que la piété ? C’est accomplir les devoirs et éviter les péchés.
Celui qui parvient à la sainteté, il est arrivé au rivage de paix, où il peut être tranquille, vous savez quand quelqu’un traverse une rivière d’un bord à l’autre. Il quitte un bord, il arrive à l’autre. Quand il est au milieu, il est dans le risque des courants. Mais quand il arrive à sa destination, il met pied sur la terre ferme, il est arrivé au rivage où il est en sécurité. Celui qui arrive à la sainteté il est ainsi, il est arrivé là où il est en sécurité.
Mais le saint quelque soit son degré il reste toujours un degré inférieur au degré des Prophètes. Quelque soit le haut degré qu’a un saint, il n’arrivera pas au degré des Prophètes. Il sera toujours d’un degré inférieur au degré des Prophètes.
Les savants ont dit « un seul Prophète est meilleur que tous les saints ».
Quelque soit le haut degré d’un saint, il n’arrive pas au haut degré des Prophètes. On n’accorde pas à un saint un degré supérieur au degré d’un Prophète. On n’accorde pas à un saint un degré supérieur au degré d’un Prophète. Quelque soit haut le degré du saint, il n’arrivera pas au degré d’un Prophète.
C’est-à-dire qui est meilleur ? Un Prophète ou un saint ? Un Prophète. Comment les saints sont-ils arrivés à la sainteté ? C’est en suivant les Prophètes, donc le mérite revient aux Prophète.
Donc les Prophètes leurs degrés est supérieur à celui des saints
Les saints sont de différents degrés. Tous les saints n’ont pas le même degré, certains saints ont des degrés supérieurs à d’autres.
Les saints n’ont pas tous le même degré. Il y a des saints qui s’appliquent plus que d’autres. Donc tous les saints n’ont pas tous le même degré. Certains s’appliquent plus que d’autre.
Dans le hadith Qoudsiyy, Allah ta^ala nous apprend que celui qui prend un saint pour ennemi, Allah ta^ala le menace d’une guerre. C’est-à-dire que celui qui prend un saint pour ennemi, qu’il s’expose à un grand châtiment de la part de Allah. C’est pour cela qu’il ne faut pas prendre un saint pour ennemi. Les saints, on ne les prend pas pour ennemi.
Et dans la suite du hadith Qoudsiyy, Allah nous apprend que ce qui fait le plus rapprocher de l’agrément de Dieu c’est d’accomplir les actes obligatoires. Quand tu accomplis les obligations, cela te fais plus rapprocher de l’agrément de Dieu que lorsque tu fais les choses surérogatoires. Ce qui fait le plus rapprocher de l’agrément de Allah c’est d’accomplir les actes obligatoires.
Et dans la suite de ce hadith Qoudsiyy, l’esclave quand il accomplit des actes obligatoires, et par la suite il multiplie les actes surérogatoires, d’abord l’obligatoire ensuite le surérogatoire, Allah aime cet esclave, Allah agrée cet esclave. Ca veut dire qu’il le protège.
Et quand Allah agrée un esclave, Il aime un esclave, Il lui apporte des secrets dans son ouïe, Il lui accorde des secrets dans sa vue, Il lui accorde des secrets dans sa main et Il lui accorde des secrets dans son pied. Et lorsqu’il invoque Allah, il demande quelque chose à Allah, Allah l’exauce, Allah lui accorde ce qu’il demande. Et quand il demande à être préservé, Allah le préserve.
Et dans une autre version parole en arabe « et il devient au nombre de ceux que Allah agrée, au nombre des saints, au nombre des waliyy de Allah ». Et c’est une version rapportée par At–Tabaraniyy d’après Houdhayfah et sa chaine de transmission est du degré de Sahih comme l’a dit le Hafidh ibnou Hajar al ^Asqalaniyy.
Il a été rapporté après la mort de notre maitre ^Aliyy, que Allah l’agrée et honore son visage que notre maitre Sa^d Ibnou abi Waqqas que Allah l’agrée passait un jour devant la Ka^bah et Sa^d Ibnou abi Waqqas fait partie des très grands compagnons, il est l’un des dix à qui le Prophète a annoncé la bonne nouvelle du paradis. Vous savez le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam annoncé la bonne nouvelle du paradis à plusieurs de ses compagnons, mais il y en a dix qu’il a mentionné dans une même assemblée. Dans une même assemblée il a énuméré le nom de dix compagnons. Il y a Abou bakr, ^Oumar, ^Outhman, ^Aliyy, Sa^d, Sa^id, Talhah, Az-Zoubayr, Abou ^Oubaydah bnou Jarrah et Abdou r-Rahman Ibnou ^Aws.
C’est dix ont été cités dans une même assemblée, c’est cela la particularité mais il n’y a pas que ces dix là, Fatimah la fille du Prophète elle aussi fait partie des gens du Prophète, Khadijah également, ^A’ichah également. Bien sûr toutes les épouses du Prophète.
Sa^d ibnou abi Waqqas était quelqu’un dont l’invocation était exaucée, chaque fois qu’il invoquait, son invocation était exaucée. Pourquoi ? Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam un jour a fait une invocation en sa faveur il a dit :
(Allahoumma Ajib da^watah)
Qui signifie : « Ô Allah, exauce son invocation ».
Notre maitre Sa^d ibnou abi Waqqas en passant devant la Ka^bah il était passé devant un endroit qui s’appelle Ahjarou Zayt, près de la Ka^bah. Il a vu des gens qui étaient attroupés autour d’un homme qui discutaient. Il était sur sa monture, alors il a interrogé les gens, il leur a dit « Qui est cet homme ? Il est sur sa monture et il est entrain de vos parler et vous êtes entrain de l’écouter », ils lui ont dit « Il est entrain d’insulter ^Aliyy que Allah l’agrée ».
C’est alors que Sa^d que Allah l’agrée s’est avancé vers cet homme et lui a dit : « Pourquoi donc tu insultes ^Aliyy ? N’as-tu pas su que ^Aliyy, est celui qui portait l’étendard du Messager de Allah dans ses guerre ? N’as-tu pas entendu, n’as-tu pas su que ^Aliyy était marié à la fille du Prophète Fatimah que Allah l’agrée ? N’as-tu pas su que ^Aliyy avait tel et tel mérite ? [Il énumérait les mérites de notre maitre ^Aliyy que Allah l’agrée] ».
Puis Sa^d s’est dirigé vers la Qiblah et il a dit « Ô Allah, cet homme est entrain d’insulter un de tes waliyy, un saint. Ô Allah fait que cette assemblée ne se disperse pas, que les gens ne se quittent pas avant que Tu ne leur manifeste Ta Toute-puissance en cet homme ».
C’est alors que les pattes du chameau de cet homme ont fléchis, l’homme est tombé sur sa tête, son crâne s’est fracturé, son cerveau est sortit et il est mort.
Voilà celui qui ose attaquer un des waliyy, et sans aucun doute notre maitre ^Aliyy fait partie des grand waliyy.
Comme vous savez les quatre califes font partie des dix à qui le Prophète a annoncé la bonne nouvelle qu’ils seront au paradis. Ils s’aimaient tous les quatre califes. Notre maitre ^Aliyy il aimait notre maitre Abou Bakr, il aimait notre maitre ^Oumar, il aimait notre maitre ^Outhman. Et notre maitre Abou bakr il aimait notre maitre ^Aliyy, il aimait notre maitre ^Oumar, il aimait notre maitre ^Outhman. Ils s’aimaient tous.
Il y avait une femme qui a été mariée au frère de notre maitre ^Aliyy, Ja^far ibnou Abi Talib. Après sa mort elle a été mariée avec notre maitre Abou Bakr As–Siddiq. Et après la mort de notre maitre Abou Bakr elle s’est mariée avec notre maitre ^Aliyy ibnou Abi Talib.
Elle a eut des enfants du première et du deuxième. Un premier de Ja^far et un deuxième de notre maitre Abou Bakr.
Un jour, vous savez les enfants se disputent, ils disaient « Mon père il est meilleur, mon père il est meilleur » Alors notre maitre ^Aliyy a interrogé cette femme qui était la mère des enfants et qui était son épouse à lui, il lui a dit « Et toi qu’est ce que tu en dis ? » Et cette femme était intelligente, elle a dit « je n’ai pas vu un jeune homme qui soit un meilleur mari que mon premier mari, ni un homme âgé et mûr qui soit meilleur mari que notre maitre Abou Bakr » et notre maitre ^Aliyy lui a dit « Et moi qu’est ce que tu m’as laissé ? » il ne sait pas mis en colère, il n’a pas dit « Pourquoi tu dis ça de Abou Bakr ?! » Ils s’aimaient les compagnons entre eux. Ce n’est pas vrai ce que certains disent à propos des quatre califes, qu’ils se disputaient. Il est arrivé bien sûr des conflits entre d’autre mais les quatre califes, eux, ils s’aimaient.
Dans sourat al-Hajj ‘Ayah 38 Allah dit :
ce qui signifie « Allah défend ceux qui ont été croyants ».
Cet homme qui a osé insulter notre maitre ^Aliyy il lui est arrivé ce que vous savez. Allah ta^ala protège ceux qui sont croyants et même si certains sont éprouvés dans la vie d’ici bas, dans l’au-delà ils seront largement rétribués. Si quelqu’un subit une injustice de la part de quelqu’un d’autre et qu’il n’a pas pu avoir son droit ici bas, dans l’au-delà ce sera des récompenses pour lui s’il patiente. Si quelqu’un a été injuste envers lui, dans cette vie ici bas, au jour du jugement celui qui était injuste il lui sera pris de ses bonnes actions pour compenser l’injustice qu’il a faite. Il sera pris des bonnes actions de celui qui a été injuste pour être donné à celui qui a subit l’injustice. S’il ne reste pas de bonnes actions chez celui qui a été injuste, il sera pris des péchés de celui qui a subit l’injustice qui seront au compte de celui qui a été injuste avec lui.
Pour cela le Prophète a dit ce qui signifie « Savez vous qui est celui qui tombe en faillite » Alors les compagnons ont dit « C’est celui qui n’a plus d’argent ». Il leur a dit « C’est plutôt celui qui a fait des bonnes choses mais qui a insulté, qui a volé, qui a frappé, qui a fait beaucoup d’injustice. Au jour du jugement il sera pris de ses bonnes œuvres et il sera donné à ceux qu’il a lésés. Et quand il ne lui reste plus de bonnes œuvres, il sera pris des mauvaises actions de ceux qu’il a lésés qui seront imputés à son compte. Voilà celui qui tombe en faillite ».
C’est pour cela qu’il s’agit de sortir de cette vie avec le moins possible de péchés. Et si quelqu’un était injuste, qu’il aille s’excuser avant que ne vienne un jour où il n’y a pas d’argent, il n’y a pas de dinar, il n’y a pas de dirham.
Concernant le hadith qoudsiyy qui dans lequel Allah dit ce qui signifie « Et ce qui rapproche plus mon esclave de mon agrément c’est qu’il accomplisse ce que je lui ai ordonné d’accomplir ».
Dans cette phrase, il y a une indication, une allusion que l’obligation est prioritaire sur le surérogatoire. Et c’est pour cela que les savant ont dit : « Celui qui a été occupé par l’obligatoire [c’est-à-dire il a fait des choses obligatoires] de sorte qu’il n’a pas pu faire ce qui est surérogatoire alors celui là il est excusé. Tandis que celui qui a été occupé par le surérogatoire au détriment de l’obligatoire celui la il est prétentieux ». Celui qui s’est occupé du surérogatoire au dépend de l’obligatoire, celui là est prétentieux. Pourquoi il est prétentieux ? Parce qu’il veut arriver selon lui aux hauts degrés, mais il n’a pas suivis le chemin normal. Il n’a pas fait ce qui est prioritaire d’abord.
Cette parole fait sujet de l’unanimité des savants. Parmi ceux qui l’ont rapportés il y a le hafidh ibnou Hajar al ^Asqalaniyy et d’autres.
Et le premier des devoirs, puisqu’on parle de l’importance de l’obligatoire, la priorité de l’obligatoire. Le premier des devoirs c’est la croyance en Allah et en son Messager. Ca c’est le premier des devoirs, la première des obligations.
Dans la suite du hadith, c’est un hadith dans lequel le Prophète dit : « Allah dit », c’est un hadith qoudsiyy, Allah dit ce qui signifie « Mon esclave se rapproche encore plus de Mon agrément, en accomplissant les actes surérogatoires jusqu’à faire partie de ceux que J’aime, ceux que J’agrée ».
En effet, après l’indication que l’obligatoire est prioritaire, celui qui accomplit les actes obligatoires qui s’occupe des actes obligatoires, toutes les obligations, qui évite l’interdit et ensuite qui augmente en obéissance à Allah, en multipliant les actes qui sont surérogatoires, il arrive au niveau de ceux que Allah aime, les bien aimés de Allah. Bien sûr ici quand on dit Allah aime, ce n’est pas un sentiment. C’est-à-dire que Allah agrée la personne. C’est-à-dire que Allah ta^ala récompense et préserve cette personne, parce que Allah est exempt des sentiments.
Même s’il n’a pas de prodiges, karamah, il devient au nombre de ceux que Allah agrée. Certains ont dit, un saint justement a dit cette parole « La droiture c’est le prodige même » c’est l’honneur même, le fait d’être sur la droiture, c’est cela l’honneur même que Allah accorde à la personne. Qu’Il accorde à quelqu’un d’être sur la droiture, quel plus grand honneur que celui là pour la personne.
Conseil du chaykh, que Allah lui fasse miséricorde :
Notre chaykh a dit « Parmi les meilleurs invocations que l’on puisse dire matin et soir c’est de dire :
يَا حَيُّ يَا قَيُّومُ بِرَحْمَتِكَ أَسْتَغِيثُ ، أَصْلِحْ لِي شَأْنِي كُلَّهُ وَلا تَكِلْنِي إِلَى نَفْسِي طَرْفَةَ عَيْن
(ya Hayyou ya Qayyoumou birahmatika ‘astaghith ‘aslih li cha’ni koulla wa la takilni ila nafsi tarfata ^ayn)
cette invocation fait partie des meilleurs invocations. Le sens global c’est « Ô Allah, Toi qui a pour attribut la vie, Toi qui est exempt de fin, je recherche Ton renfort, Ton secours par Ta miséricorde. Fais que mon état soit amélioré et ne me laisse pas suivre mes passions le temps d’un clin d’œil ».
L’Aïd
La louange est à Allah le seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Nous demandons à Allah de nous préserver de l’état des gens de l’enfer, nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.
L’^id c’est une occasion, c’est une période durant laquelle les musulmans sont heureux. Les croyants sont heureux pour la fête de l’^id et les joies des musulmans, leur bonheur dans le bas monde c’est lorsqu’ils ont accomplis l’obéissance à leur Seigneur et leur créateur. Les musulmans sont heureux dans ce bas monde lors de l’^id, lors de la fête. Pourquoi ? Parce qu’ils ont accomplis un acte d’adoration et dans l’au-delà ils seront heureux pour la récompense que Dieu leur aura accordé. Donc c’est une joie dans ce bas monde parce qu’ils auront accomplis l’adoration que Dieu leur a ordonné d’accomplir et dans l’au-delà ils seront heureux parce qu’ils auront des récompenses pour les actes d’adorations qu’ils auront accomplis. Tout comme nous le comprenons dans [sourat Younous/58].
قُلْ بِفَضْلِ اللهِ وَبِرَحْمَتِهِ فَبِذَلِكَ فَلْيَفْرَحُواْ هُوَ خَيْرٌ مِّمَّا يَجْمَعُونَ
Ainsi d’après le compagnon honorable ‘Anas Ibnou Malik que Allah l’agrée a dit :
« كان لأهل الجاهلية يومان في كل سنة يلعبون فيهما »
(kana li’ahli l-jahiliyyati yawmani fi koulli sanatin yal^abouna fihima)
« Les gens dans la Jahiliyyah (vous savez la jahiliyyah c’est la période anté-islamique, c’est à dire c’est la période avant la révélation à notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.) Donc dans la jahiliyah, les gens en Arabie avaient deux jours par an avant durant lesquelles ils s’amusaient, c’était deux jours avant où ils s’amusaient, ils jouaient. Et lorsque le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam est arrivé à Médine, il leur a dit :
« كان لكم يومان تلعبون فيهما، و قد أبدلكم الله بهما خيرا منهما ، يوم الفطر و يوم الأضحى »
(kana lakoum yawmani tal^abouna fihima, wa qad ‘abdalakoumou l-Lahou bihima khayran minhouma, yawmou l-fitri wa yawmou l-‘adha)
ce qui signifie en français : « Vous aviez par le passé deux jours où vous vous amusiez, vous jouiez, Allah vous a remplacé mieux que ces deux jours là. Il vous a remplacé par le jour de la fête al Fitr, la fin du jeune et le jour de la fête de al Adhha, la fête du sacrifice. Le jour de la fête d’al-Fitr, la fin du jeûne et le jour de la fête du sacrifice, al Adhha » Rapporté par Abou Dawoud, An-Naca’iyy et d’autres.
Ainsi Allah a remplacé pour cette communauté deux jours de jeu et d’amusement par deux jours d’évocation de Dieu, de remerciement de Dieu, de pardon. Donc ce sont deux jours où les croyants évoquent Dieu, ils remercient Dieu et ils espèrent que Dieu leur pardonne.
Dans le bas monde les croyants ont trois fêtes bénies. Quelles sont ces trois fêtes bénies ? Il y a un jour de fête qui se reproduit une fois par semaine, c’est un jour de fête pour nous une fois par semaine et il y a deux jours que nous commémorons une fois chacun par an, une fois par an, donc il y a un jour hebdomadaire et deux jours annuels. Le jour hebdomadaire qui est un jour de fête est le jour du vendredi. Et les deux jours annuels c’est la fête d’al Fitr et la fête d’al Adha.
La fête que l’on commémore ou bien que nous avons une fois par semaine, c’est le jour du vendredi, c’est la fête de la semaine. Cette fête qui se renouvelle une fois par semaine c’est une fête qui est en rapport avec les cinq prières puisque chaque jour il y a cinq prières quotidienne et Allah a fait que le vendredi, on accomplisse la prière du vendredi en plus qui est une prière particulière que si elle est accomplie, le musulman n’accomplit pas la prière de Adh–dhouhr. C’est également le jour dans lequel Allah a fait que la création soit terminée, c’est-à-dire la création des cieux et de la terre et de ce qu’il y a dans les cieux et de ce qu’il y a sur la terre. Vous savez que Allah a fait que les créatures entrent en existence dans un laps de six jours, bien sûr quand on dit six jours cela ne veut pas dire que six jour c’est 24 heures mais c’est une durée de mille ans chacun. Dieu a fait que toutes les créatures entrent dans l’existence dans une étendue de six jours. Cela ne veut pas dire que Dieu est resté six jours à fabriquer parce que Dieu ne dépend pas du temps. L’acte de Dieu est de toute éternité ce n’est pas comme notre acte à nous, on peut dire que quelqu’un est resté construire sa maison un an, ça veut dire qu’il est resté un an à faire des travaux, parce que nous, nous dépendons du temps, mais Dieu ne dépends pas du temps, Dieu est le créateur du temps et le temps c’est quoi ? Le temps c’est le rapport d’un évènement à un autre évènement. Le temps ce n’est pas un mouvement d’astre. Le temps c’est un rapport entre un évènement et un évènement. Je bouge cet appareil, il était immobile et je l’ai bougé, il y avait un évènement qui était son immobilité et un autre évènement qui est son mouvement, le rapport entre les deux, c’est un temps et Dieu il ne dépend pas du temps parce qu’il ne change pas. Comme l’a dit Abou Hanifah :
« فعله قديم و المفعول حادث «
(fi^louhou qadim wa l-maf^oulou hadith)
« L’acte Allah est de toute éternité et ce qui résulte de cet acte entre en existence » Donc le résultant de l’acte de Dieu de créer le bas monde et ce qu’il contient, les cieux et la terre cela a eut lieu dans une étendue de six jours et le dernier des six jours c’était justement un vendredi. Puisque nous parlons du vendredi maintenant.
Ca c’est le sens de les créatures ont été terminés un vendredi c’est-à-dire quoi les créatures ont été terminés un vendredi. Quelqu’un pourrait dire qu’il y a des arbres qui bougent maintenant, il y a des humains qui naissent, c’est-à-dire que toutes les espèces des créatures tout les genres Dieu les a crée dans ces six jours là de sorte que l’être humain qui était la dernière des espèces que Dieu a fait entrer en existence était à la dernière heure du vendredi de ces six jours là. Et c’est un vendredi que ‘Adam a été crée. ‘Adam a été crée un vendredi. ‘Adam comme vous le savez c’est le père de l’humanité et c’est le premier des Prophètes. Qui est le premier des Prophètes ? ‘Adam ^alayhi s-salam. Qui est le père de l’humanité ? C’est ‘Adam ^alayhi s-salam. Il a été crée un vendredi et c’est un vendredi qu’il est entré au paradis. Allah l’a fait entrer au paradis un vendredi. Et c’est un vendredi qu’il est sortit du paradis. Et c’est un vendredi que le bas monde prendra fin. Le bas monde va finir un vendredi, de sorte que le bas monde va disparaitre et ce sera le jour du jugement.
Dans le hadith, le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
« خيريوم طلعت عليه الشمس يوم الجمعة، فيه خلق ءادم و فيه أهبط من الجنة و فيه تيب عليه و فيه مات و فيه تقوم الساعة، و ما من دابة إلا وهي مصيخة يوم الجمعة من حين تصبح حتى تطلع الشمس شفقا من الساعة، إلا الجن و الإنس، و فيه ساعة لا يصادفها عبد مسلم و هو يصلي يسأل الله شيئا، إلا أعطاه إياها »
( khayrou yawmin tala^at ^alayhi ch-chamsou , yawmou l-joumou^ah, fihi khouliqa ‘adam wa fihi ‘ouhbita mina l-jannah, wa fihi tiba ^alayh, wa fihi mat, wa fihi taqoumou s-sa^ah, wa ma min dabbatin illa wa hiya mousikhatoun yawma l-joumou^ati min hina tousbih hatta tatlou^ou
ch-chamsou chafaqan mina s-sa^ah, illa l-jinnou wa l-‘ins, wa fihi sa^atoun la yousadifouha ^abdoun mouslimoun wa houwa yousalli yas’alou l-Laha chay’an, illa ‘a^tahou iyyaha)
ce qui signifie : « Le meilleur jour dans lequel se lève le soleil c’est le vendredi, c’est un vendredi que ‘Adam a été crée, c’est un vendredi que ‘Adam est descendu du paradis sur terre. C’est un vendredi que Allah a accepté le repentir de ‘Adam. Vous savez quand ‘Adam a consommé d’un arbre dont le fruit lui était interdit et il n’a pas été confirmé que ce fruit était une pomme, ce n’est pas confirmé que l’arbre était un pommier. C’était un fruit interdit. Et de toute façon, quelque soit le fruit, il n’y a pas de conséquence aujourd’hui sur le fait que l’on puisse ou que l’on ne puisse pas manger ce fruit, il n’y a pas de relation. Il a consommé d’un fruit qui lui était interdit et c’était un petit péché, ce n’était pas un grand péché comme le disent certains non musulman. Donc ce n’était pas un grand péché, ce n’était pas le péché capital, non, c’était un petit péché et Dieu lui a pardonné ce péché. Donc c’était un vendredi que Dieu a accepté le repentir de ‘Adam. Vous savez comment ‘Adam à invoquer Dieu ? Il a invoqué Dieu par le degré du Prophète Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam pour que Dieu lui pardonne alors que Mouhammad n’était même pas encore crée. Comment a-t-il connu Mouhammad ? Il a connu Mouhammad parce que c’était inscrit sur le trône « La ilaha il-la l-Lah, Mouhammadoun raçoulou l-Lah» ‘Adam a su que si le nom de Mouhammad était inscrit auprès du nom de ‘Allah, ca veut dire que Mouhammad a un haut degré. Et Allah a appris à ‘Adam que Mouhammad allait être de sa descendance et qu’il était le meilleur de toute sa descendance, de toutes les créatures de Dieu, notre Prophète est le meilleur de toute les créatures de Dieu, c’est pour cela que nous l’aimons, parce que Dieu lui a accordé ce haut degré. C’est pour cela qu’on n’accepte pas que quelqu’un le rabaisse et l’humilie. Si l’un d’entre nous n’accepte pas que l’on rabaisse ou humilie son frère ou sa sœur ou son père ou son fils comment il accepterait que l’on humilie la meilleure des créatures de Dieu, celui que Dieu a envoyé en tant que guide pour l’humanité pour les renseigner de ce qui va les sauver du feu de l’enfer. Aujourd’hui, certains n’acceptent pas qu’on touche un cheveu de certaine catégorie de personne et après il te dise « Non non c’est la liberté d’expression, chacun il peut dire ce qu’il veut » c’est du n’importe quoi ! Donc c’est un vendredi que ‘Adam a eut son repentir accepté et c’est un vendredi que ‘Adam est mort et c’est un vendredi que le jour du jugement va commencer.
Et chaque vendredi tous les animaux sont attentifs, sont craintifs depuis que ces animaux se lèvent jusqu’au lever du soleil parce que ils craignent le jour du jugement. Tous les animaux, tous les vendredis, sont attentifs et craignent le jour du jugement depuis qu’ils se lèvent jusqu’au lever du soleil mais pas les humains et les jinns parce que Allah ta^ala n’a pas fait que les humains et les jinns soient ainsi.
En plus le vendredi il y a un moment dans la journée si la personne se retrouve entrain de faire la prière, entrain d’invoquer Dieu, pendant ce moment là, Dieu exauce son invocation mais on ne sait pas quel moment exactement, mais il y a un moment dans la journée qui s’il coïncide avec un moment où la personne fait la prière, et invoque Dieu, Dieu l’exauce.
Parmi les bénéfices et les particularités du vendredi c’est que les gens se réunissent tous les vendredis pour écouter un rappel, pour écouter une exhortation, pour accomplir la prière du vendredi et c’est ainsi une fête pour eux, qu’ils se réunissent pour ces raisons là c’est une fête.
Et c’est pour cela que nous n’avons pas à jeûner le vendredi tout seul, parce que c’est un jour de fête mais si quelqu’un veut jeûner, il jeûne jeudi et vendredi ou vendredi et samedi mais il ne jeûne pas le vendredi tout seul. Mais ce n’est pas un péché s’il le fait quand même. Ca veut dire que c’est déconseillé de le faire, c’est déconseillé de jeûner le vendredi seul.
Et c’est ce que nous comprenons du hadith du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qui a rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim et cette version c’est celle de Al Boukhariyy dans laquelle le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
« لا يصومن أحدكم يوم الجمعة ، إلا يوما قبله أو بعده »
(la yasoumanna ‘ahadoukoum yawma l-joumou^ati illa yawman qablahou ‘aw ba^dahou)
ce qui signifie : « Ne jeûner pas le vendredi seul sans l’accompagner d’un jour avant ou d’un jour après ». Mais bien sur les Moujtahid, les savants qui extraient les lois à partir des textes, c’est eux qui sont aptes à comprendre de cette négation « ne jeûnez pas » Est-ce que c’est un déconseillé ou un péché ? Donc là ils ont dit que c’est un déconseillé.
Quand le Prophète dit « Ne faites pas telle chose » parfois ca veut dire que c’est interdit parfois ca veut dire que c’est déconseillé. Il faut des savants qui nous l’expliquent, nous ne sommes pas aptes à déduire des lois directement de nous même.
Et ces savants sont ceux qui ont ces écoles de jurisprudence connues : Malik, ach-Chafi^iyy, Ahmad et Abou Hanifah et ceux qui sont comme eux. Il y a toujours des Moujtahid, même à notre époque. Bien sûr parmi les critères d’un Moujtahid c’est qu’il ne va pas déduire des choses qui contredisent les textes, il ne va pas dire des choses qui sont interdites selon toutes les écoles. Si quelqu’un vient et dit « je suis Moujtahid, maintenant ce n’est pas la peine d’égorger le mouton, ce n’est pas la peine d’égorger les animaux, vous mangez ce qui est asphyxié, ce qui est étranglé. Vous pouvez le mangez, vous dites bismi l-Lah et vous le mangez » celui là ce n’est pas un Moujtahid, c’est clair c’est un charlatan, même si lui il vient avec un turban et il dit « je suis diplômé, je suis docteur, je suis chaykh… », du moment que ca contredit le Qour’an, il n’y a pas lieu de faire un ijtihad quand il y a un texte. S’il y a un texte on a besoin de quelqu’un qui nous l’explique ce texte mais pas que quelqu’un le contredise sous prétexte qu’il est Moujtahid.
Si quelqu’un fait la prière du vendredi et il fait la prière du vendredi après et qu’entre les deux prières il n’a pas commis de grand péchés, il a commis uniquement des petits péchés, alors ses petits péchés seront expiés. Donc ça c’est un des mérites de la prière du vendredi.
Dans le sahih de Mouslim, le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
« الصلوات الخمس و الجمعة إلى الجمعة كفارة لما بينهن ما لم تغش الكبائر »
(‘as–salawatou l-khamsou wa l-joumou^atou ila l-joumou^ati kaffaratoun lima baynahounna ma lam toughcha l-kaba‘ir)
ce qui signifie : « Les cinq prières quotidienne et la prière du vendredi, d’un vendredi à un autre sont une cause d’expiation de ce qu’il y a entre elles tant que la personne n’a pas commis des grands péchés ». C’est-à-dire que si tu fais une prière obligatoire, et tu fais celle d’après et qu’entre les deux, tu n’as pas commis de grands péchés, tes petits péchés seront pardonnés et ainsi de suite, d’une prière obligatoire à une autre et d’une prière du vendredi à une autre. Les petits mais pas les grands péchés.
Pour ce qui est des deux fêtes qui ne viennent qu’une fois par an, qui ne se répètent pas, chacune de ses deux n’arrivent qu’une fois par an. La première des deux c’est ^idou l-fitr, la fête de la fin du jeûne c’est la fête qui vient après la fin du mois de ramadan. Une fois la fin du mois de ramadan est achevée ce sera la fête de la fin du jeûne ^idou l-fitr. Quand les musulmans achèvent le mois du jeûne, qui est obligatoire, ils demandent à Allah qu’il leur pardonne (al-maghfirah) et ils demandent à Allah qu’Il les affranchisse du feu de l’enfer (al- ^itqou mina n-nar) c’est-à-dire qu’Il ne les fasse pas entrer en enfer, qu’ils soient affranchis du feu de l’enfer. Allah ta^ala a accordé aux croyants après le mois de ramadan, une fête durant laquelle ils se réunissent pour remercier Dieu, pour l’évoquer, pour le louer, pour toute les grâces qu’Il leur a accordé et durant cette fête Allah leur a accordé une prière et une aumône, il y a une prière et il y a une aumône. La prière c’est celle de l’^id et l’aumône c’est la zakat, zakatou l-fitr.
La deuxième fête qui est es annuel est la fête de an-Nahr, la fête du sacrifice, attention, ici ce n’est pas la fête du mouton comme le disent certains ignorants ce n’est pas une fête des moutons, c’est la fête du sacrifice, on commémore un sacrifice que notre maitre ‘Ibrahim a fait. Donc quand vous entendez quelqu’un qui dit « la fête du mouton » corrigez-le. Déjà en entendant cela on se dit « mais c’est quoi ces gens ? Ils fêtent des moutons ». Vous regardez comment les medias se moquent aussi ? Ils se moquent et les gens tombent dans le panneau. Ce n’est pas une fête de mouton, c’est une fête de sacrifice. D’ailleurs on peut sacrifier autre chose qu’un mouton, on peut sacrifier un mouton, une chèvre, une vache, un chameau. Donc c’est ^idou l-Adha, ^idou l-Adha en arabe c‘est relatif à un moment de la journée parce que ce sacrifice peut commencer à partir de adh–dhouha. C’est pour ca qu’il y a la racine du mot dhouha qui est le moment de la journée qui commence à partir du lever du soleil, environ 20 minutes après le lever du soleil. D’où l’appellation de Adhha. Et ce que l’on sacrifie s’appelle oudhhiyah c’est-à-dire ce que l’on sacrifie, c’est pour cela que c’est la fête du sacrifice.
Et donc c’est la plus grande des deux fêtes et c’est la meilleure des deux fêtes et justement les pèlerins terminent l’obligation du pèlerinage en ce jour là. Lorsque les musulmans terminent leur pèlerinage et que ce pèlerinage est mabrour. On va voir ce que veut dire un pèlerinage qualifié de mabrour. Lorsqu’un pèlerinage est mabrour c’est-à-dire lorsqu’il est accompli tout comme Allah a ordonné qu’on l’accomplisse alors Allah leur pardonne. Allah pardonne pour celui qui fait un pèlerinage mabrour. Et le pèlerinage est terminé justement avec le jour de la fête mais il est indispensable d’accomplir la station à ^Arafat qui elle est la veille du jour de la fête. Il est indispensable pour les pèlerins de se retrouver dans une région qui s’appelle ^Arafat, la veille du jour de la fête, c’est-à-dire le 9 de dhou l-hijjah. La fête c’est le 10 de dhou l-hijjah et le 9 c’est la veille c’est le jour de ^Arafat. Le jour de ^Arafat c’est le jour de l’affranchissement du feu de l’enfer. C’est un jour d’affranchissement du feu de l’enfer aussi bien pour ceux qui sont à ^Arafat que pour ceux qui n’y sont pas de parmi les musulmans. C’est-à-dire ceux pour qui Allah veut l’affranchissement du feu de l’enfer qu’il soit à ^Arafat ou qu’il soit chez lui, Allah l’affranchi ce jour là du feu de l’enfer.
C’est pour cela que le jour d’après est un jour de fête, si le jour de ^Arafat c’est le jour où les gens sont affranchis du feu de l’enfer, c’est une fête c’est le lendemain pour tous les musulmans partout où qu’ils se trouvent.
Le jour d’après qui est le jour de la fête, qui est le jour du 10 de dhou l-hijjah, c’est un jour de fête pour les musulmans puisqu’ils font couler le sang de leur sacrifice pour se rapprocher de l’agrément de Dieu. C’est-à-dire nous faisons cet acte pour gagner l’agrément de Dieu. Et qu’est ce que ça veut dire « nous égorgeons un animal pour se rapprocher de l’agrément de Dieu » ? C’est nous revivifions la tradition de notre maitre ‘Ibrahim qui avait reçu l’ordre de la part de Allah d’égorger son fils ‘Isma^il et c’était une épreuve pour lui. C’était une épreuve et ‘Ibrahim comme tous les Prophètes s’est empressé d’obéir à Dieu. Il n’a pas hésité. Son fils également, notre maitre ‘Isma^il quand son père lui a appris qu’il allait l’égorgé il n’a pas hésité. Il lui a dit « fais ce que Dieu t’a ordonné d’accomplir ». Il ne lui a pas dit « Non, Pourquoi ? Comment ? Qu’est ce que ça veut dire ? Je veux comprendre… » Comme certains aujourd’hui. Du moment que l’ordre est venu, celui qui est intelligent se dit « ok, cela vient de mon créateur qui a tout les droits sur moi, il m’a ordonné de le faire » Il vérifie l’ordre est bien confirmé, si c’est bien comme ca, il obtempère, il agit.
C’est ça l’intelligence. La stupidité c’est l’entêtement, c’est l’objection, comme satan, ‘Ibliss c’est entêté. Qui a perdu ? C’est lui qui a perdu. C’est une question de temps, c’est tout. Là il est encore en vie mais dans l’au-delà il sera dans un châtiment sans fin. Ca c’est la stupidité, l’intelligence c’est celui qui s’empresse d’obéir. Notre maitre ‘Ibrahim s’est empressé d’obéir, notre maitre ‘Isma^il également il lui a dit simplement parce qu’il l’a emmené dans une montagne, « quand tu vas m’égorger, attaches moi bien pour que je ne trembles pas, pour que ca soit plus facile pour toi d’égorger et éloignes tes vêtements pour que ca ne se salisse pas pour que ma mère ne voit pas mon sang, elle va être chagriné » Voilà l’obéissance, mais quand il a essayé de trancher le couteau n’a pas coupé. Ca c’est une preuve que ce n’est pas le couteau qui crée la coupure mais c’est Dieu qui crée la coupure. Si Dieu veut qu’un couteau coupe, il coupe et si Dieu veut qu’un couteau ne coupe pas, il ne coupera jamais. Tout est par la volonté de Dieu, ce n’est pas les causes qui sont créatrices des conséquences. Alors ‘Isma^il lui a dit « Pique moi avec, si tu n’arrives pas à couper, plante le couteau » rien ne s’est passé non plus, le couteau n’a pas voulu se planter. Et notre maitre Jibril ^alayhi s-salam est venu avec un bélier du paradis et il a appris à ‘Ibrahim qu’il a bien obéit à l’ordre de Dieu, qu’il a appliqué et pour le récompenser Dieu lui a compensé son fils par ce bélier du paradis, qu’il a égorgé. Et nous autre musulman, nous revivifions cette tradition. Voilà l’explication, nous faisons cela pour remercier Dieu, pour se rapprocher de l’agrément de Dieu. Et généralement quand on fait une offrande, quand on fait un cadeau, on ne prend pas se cadeau. Quand on va offrir quelque chose à quelqu’un on ne va pas lui dire « permet moi de l’utiliser un peu avec toi » Non ! Et pourtant Dieu nous a autorisé de consommer même de la chair de cet animal que nous sacrifions pour Dieu. Non seulement Dieu nous a permis de le faire, Il nous rétribue pour cela et il nous autorise d’en consommer.
Et dans le sahih de Al Boukhariyy et de Mouslim d’après Abou Sa^id al-khoudriyy que Allah l’agrée, le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a interdit que l’on jeûne les deux jours de fête, ici c’est une interdiction qui indique que c’est un péché, ce n’est pas comme l’interdiction de jeûner le vendredi seul. Il est interdit de jeûner le vendredi seul, mais ce n’est pas une interdiction de péché, de désobéissance. C’est une interdiction de déconseillé. Donc vous voyez ici que c’est une interdiction qui indique que c’est un péché, c’est interdit, celui qui le commet, il commet un péché, celui qui jeûne les jours de fête, ^idou l-Fitr et ^idou l-Adha, il commet un péché.
Et le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a reçu l’ordre de la part de Dieu de remercier son Seigneur de lui avoir accordé al-Kawthar. Qu’est ce que c’est al-kawthar ? Al-kawthar c’est un fleuve dans le paradis. C’est une rivière qui coule dans le paradis. Allah l’a accordé à Notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Allah dit :
{ إنا أعطيناك الكوثر}
(‘inna ‘a^taynaka l-kawthar) ce qui signifie : « Nous t’avons accordé al-kawthar ». (fasalli li Rabbika wanhar ) Comment remercier son Seigneur ? C’est indiqué dans la suite de la sourat
{ فصل لربك و انحر }
(fasalli li Rabbika) ce qui signifie « accomplis la prière » wanhar c’est-à-dire « fais des sacrifices, égorges » pour remercier Dieu, pour lui avoir accordé al-kawthar.
Il lui a été dit dans le Qour’an dans
{ قل إن صلاتي و نسكي و محياي ومماتي لله رب العالمين }
(Qoul ‘inna salati wa nousouki wa mahyaya wa mamati lil-Lahi Rabbi l-^alamin )
[sourat al An^am/162] ce qui signifie que la prière qu’il accomplit, les sacrifices qu’il égorge, sa vie, sa mort tout cela appartient à Allah. C’est-à-dire que ce soit les corps ou les actes, tout cela appartient à Dieu et c’est Dieu qui crée les corps et c’est Dieu qui crée les actes c’est Dieu qui crée le bien, c’est Dieu qui crée le mal. C’est Dieu qui a voulu que le bien se produise, c’est Dieu qui a voulu que le mal se produise. Tout est selon la Volonté de Dieu, par sa Puissance et conformément à sa Science. Tout ce qui a lieu est conforme à la science de Dieu qui est de toute éternité. Tout ce qui a lieu est par la Toute Puissance de Dieu qui est de toute éternité. Tout ce qui a lieu c’est conforme à la Volonté de Dieu qui est de toute éternité. C’est ça le sens de la prédestination.
Tout ce qui entre en existence Allah l’a su de toute éternité, Il l’a voulu de toute éternité et c’est par Sa Puissance de toute éternité qu’Il a fait que cela existe. Le bien et le mal. Bien sûr il y a une différence, Allah crée le bien et Il ordonne le bien et Il agrée le bien et Il crée le mal mais il n’ordonne pas le mal et Il n’agrée pas le mal. Le mal c’est Dieu qui l’a crée mais Il ne l’ordonne pas et Il ne l’agrée pas. C’est pour cela que lorsqu’on égorge c’est bien de réciter cette ‘Ayah
{ قل إن صلاتي و نسكي و محياي ومماتي لله رب العالمين }
(Qoul ‘inna salati wa nousouki wa mahyaya wa mamati lil-Lahi Rabbi l-^alamin) ce qui signifie : « Dis ma prière et ce que je sacrifie, ma vie et ma mort tout cela appartient à Dieu, le Seigneur des mondes. »
Le sacrifice c’est la tradition de ‘Ibrahim ^alayhi s-salam et la tradition de Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Allah tabaraka wa ta^ala a fait que dans la loi de ‘Ibrahim il égorge un mouton, Allah a ordonné à ‘Ibrahim d’égorgé un mouton lorsqu’Il lui a compensé son fils. Quand il a reçu l’ordre d’égorger son fils, il lui a compensé son fils par un gros bélier du paradis.
D’après Zayd ibnou ‘Arqam dans un hadith rapporté par Ibnou Majah et Ahmad, les compagnons ont interrogé le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Ils lui ont dit :
يا رسول الله ما هذه الأضاحي ؟
(ya rasoula l-Lah, ma hadhihi l-‘adahi ? )
« c’est quoi ces sacrifices que nous faisons ô Messager de Allah ? » Il a répondu :
« سنة أبيكم إبراهيم »
(sounnatou ‘abikoum ‘Ibrahim)
ce qui signifie en français « c’est la tradition de votre père ‘Ibrahim » c’est-à-dire en égorgeant comme ce que vous faites, c’est pour revivifier la tradition de votre père ‘Ibrahim ^alayhi s-salam. Ils lui ont dit
فمالنا فيها يا رسول الله ؟
(fama lana fiha ya rasoula l-Lah?)
« Et qu’est ce que nous gagnons en cela ? » Il leur a répondu
« بكل شعرة حسنة »
(bikoulli cha^ratin hasanah)
« Pour chaque poil, vous aurez une bonne action » et ils ont dit
فالصوف يا رسول الله ؟
(fa s–soufou ya Rasoula l-Lah?)
«Et pour la laine ? » Il a répondu :
« بكل شعرة من الصوف حسنة »
(bikoulli cha^aratin mina s–soufi hasanah)
ce qui signifie « pour chaque poil de laine aussi vous avez une bonne action »
Ce sont là les fêtes des musulmans et ce sont des fêtes qui ont lieu au moment de l’accomplissement de l’obéissance à leur Seigneur, à Allah. Donc ce sont des fêtes qui viennent couronner un acte d’obéissance à Dieu. On a vu pour la fête de al-Fitr, c’est après le mois du jeûne et pour la fête de al ‘Adha c’est après la station à ^Arafat pour les pèlerins.
Et ils gagneront pour ces fêtes une grande récompense. Et un vertueux a dit une parole qui est de la prose rimée, donc il y a une rime en arabe :
ليس العيد لمن لبس الجديد و إنما العيد لمن طاعاته تزيد
(laysa l-^idou liman labasa l-jadid wa innama l^idou liman ta^atouhou tazid)
et le sens il a dit « l’^id ce n’est pas de mettre des vêtements neufs mais l’^id c’est d’avoir ses actes d’obéissance augmenté, l’^id ce n’est pas de porter du neuf mais c’est d’augmenter ses actes d’adoration »
Et un autre a dit, toujours une prose rimée en arabe :
ليس العيد لمن تجمل باللباس و الركوب إنما العيد لمن غفرت له الذنوب
(laysa l-^idou liman tajammala bi l-libasi wa r-roukoub, ‘innama l-^idou liman ghoufirat lahou
dh-dhounoub)
« L-^id ce n’est pas de se faire beau par des vêtements et des montures (c’est ce sur quoi on monte) mais l-^id c’est pour celui qui a ses péchés qui sont pardonnés, la fête c’est pour celui qui a vu ses péchés pardonnés. »
Al-Hassan Al-Bisriyy est un savant que Allah l’agrée, il a dit :
« كل يوم لا يعصى الله فيه فهو عيد وكل يوم يقطعه المؤمن في طاعة مولاه و ذكره و شكره فهو له عيد »
(koullou yawmin la you^sa l-Lahou fihi fahouwa ^id, wa koullou yawmin yaqta^ouhou
l-mou’minou fi ta^ati mawlah wa dhikrihi wa choukrihi fahouwa lahou ^id)
« chaque jour pendant lequel un esclave ne désobéit pas à Dieu est un jour de fête en réalité. Chaque jour durant lequel tu ne commets pas de péchés est un jour de fête et chaque jour que le croyant passe dans l’obéissance à Dieu, dans l’évocation de Dieu, dans le remerciement de Dieu est un jour de fête. »
Il se peut que ce coïncide deux fête comme si le jour du vendredi coïncide avec le jour de ^Arafat ou le jour de al-adha comme cette année, le vendredi c’est un jour de fête hebdomadaire qui coïncide avec le jour de al Adha. Donc cette journée devient plus importante puisque c’est une journée durant laquelle sont réunis deux fêtes.
Et cela est arrivé au Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Le Prophète a fait un seul pèlerinage, un pèlerinage après lequel il a vécu moins d’une année et il est mort. Et c’était arrivé au Prophète puisque le jour de son pèlerinage, l’année de son pèlerinage, le vendredi a coïncidé avec la station à ^Arafat et c’était ce jour là qu’a été révélé une ‘Ayah qui signifie
{ اليوم أكملت لكم دينكم و أتممت عليكم نعمتي و رضيت لكم الإسلام دينا }
(‘alyawma ‘akmaltou lakoum dinakoum wa ‘atmamtou ^alaykoum ni^mati wa raditou lakoumou
l-‘islama dina)
« Aujourd’hui, c’est ce jour là même, les règles de la religion vous ont été achevés (c’est-à-dire les règles globale de la religion ont été achevés.) Et Je vous ai complété ma Grâce.» Dieu nous apprends qu’Il a ainsi achevé la grâce qu’Il nous a accordé « Et J’ai agrée pour vous l’islam pour religion. » Allah agrée l’islam pour religion. Allah dit
« إن الدين عند الله الإسلام »
« ‘inna d-dina ^inda l-Lahi l-‘Islam » ca veut dire que la religion que Dieu agrée c’est l’islam.
Allah dit :
« و من يبتغ غير الإسلام دينا فلن يقبل منه »
(wa man yabtaghi ghayra l-‘islami dinan falan youqbala minh)
ce qui signifie « Celui qui prend une autre religion que l’islam, elle ne sera pas acceptée de lui » Si quelqu’un dit « Moi je suis telle religion » ou bien « j’ai tel principe » tout cela ne sera pas accepté de lui. Celui qui prend autre religion que l’islam, elle ne sera pas acceptée de lui et il sera au jour du jugement au nombre des perdants. Et ce jour là le perdant même s’il regrette, ca ne lui sera pas utile. Le regret peut être utile maintenant, maintenant tu peux te rattraper si tu ne fais pas l’entêté, si tu laisses de côté ton entêtement et ton objection et tu te soumets, tu abandonne toutes objections, tu gagnes. Mais si tu veux faire le fière et l’entêté tu perdras. Peut être que tu ne le verras pas maintenant mais c’est sur au jour du jugement tu le verras. Parce que Dieu nous a envoyé un Prophète, on ne peut pas dire qu’on n’était pas au courant. On est au courant, le message est arrivé. Allah dit :
« و من يبتغ غير الإسلام دينا فلن يقبل منه، و هو في الآخرة من الخاسرين »
(wa man yabtaghi ghayra l-‘islami dinan falan youqbala minh, wa houwa fi l-‘akhirati mina
l-khasirin)
ce qui signifie « celui qui prend autre que l’islam comme religion, elle ne sera pas acceptée de lui et il sera dans l’au-delà au nombre des perdants» C’est pour ca qu’on ne dit pas « chacun il peut croire ce qu’il veut, il dit ce qu’il veut, libre à lui ». Comment ? Si toi tu as ton enfant et tu sais qu’il y a du poison dans une armoire et tu as des vitamines, tu lui dis « libre à toi tu prends ce que tu veux » ou tu lui dis « tu ne prends pas ça, tu prends uniquement ça » ? Quand tu sais ce qui est bon et ce qui n’est pas bon tu va lui dire « tu es libre » ou tu vas lui dire « non tu ne prends pas ca, tu prends ça » ? Forcément tu vas ordonner le bien et interdire le mal. Quand tu sais que ce chemin là mène à un précipice et que tu sais que ce sera une chute du haut d’une falaise et la mort, tu vas lui dire « oui tu peux, si tu veux vas y » ? Si tu sais tu ne vas pas le laisser aller là-bas. Même si c’est malgré lui tu vas l’empêcher. Si c’est ton fils tu ne vas pas… comme tu souhaites le bien pour toi, tu souhaite le bien pour les autres.
Comme le jour de la fête de An-Nahr est un jour qui est très important, et c’est le plus grand des deux fêtes, c’est le plus important des deux fêtes, Allah a fait que avant lui il y a des fêtes et après lui il y a des fêtes. Avant c’est le jour de ^Arafat, la station à ^Arafat et après lui ce sont les trois jours de At-Tachriq. On va comprendre ce que c’est.
Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam dans un hadith rapporté par at-Tirmidhiyy d’après ^Ouqbah Ibnou ^Amir il a dit
« يوم عرفة و يوم النحرو أيام التشريق عيدنا أهل الإسلام، و هي أيام أكل و شرب »
(yawmou ^arafah wa yawmou n-nahri wa ‘ayyamou ttachriqi ^idouna ‘ahla l-islam, wa hiya ‘ayyamou ‘aklin wa chourbin)
ce qui signifie « Le jour de ^Arafat, le jour du sacrifice les trois jours de at-Tachriq ce sont des jours de fête pour nous, musulman et les jours de at-Tachriq sont des jours où on mange et on boit, on ne jeûne pas les trois jours de at-Tachriq »
Donc c’est pour cela le jour de ^Arafat les musulmans qui sont entrains de faire le pèlerinage ne jeûnent pas le jour de ^Arafat, ils mangent et ils boivent parce que le Prophète n’a pas jeûné.
Et les trois jours de at-Tachriq ce sont les trois jours qui viennent après le jour de la fête, le 11, le 12 et le 13 de dhou l-hijjah. Ce sont des jours de fête également.
C’est pour cela que le Prophète a envoyé quelqu’un qui crie dans la Mecque pour transmettre aux gens, pour dire « attention les jours de at-tachriq ce sont des jours pour remercier Dieu, pour évoquer Dieu, ne les jeûnez pas ».
Ce sont des jours, les trois jours de at-Tachriq qui sont le 11, le 12 et le 13 de dhou l-hijjah. Le jour de la fête c’est le 10, les jours de at-tachriq ce sont le 11, 12 et 13, ce sont des jours où on mange et on boit.
Et l’évocation de Dieu que nous avons reçu l’ordre de faire les jours de at-tachriq sont de différentes catégorie, on peut le faire de différente manière.
Parmi les exemples c’est qu’après les prières obligatoires des trois jours de at-tachriq on dit « Allahou ‘Akbar », on fait le takbir. Après chaque prière on fait le salam puis on fait le takbir. Et ceci on le fait jusqu’à la fin des jours de at-tachriq.
Egalement lorsque tu égorges tu dis « bismi l-Lahi ‘Allahou ‘akbar »
Remarque : le fait d’égorger n’est pas quelque chose qui est spécifique aux hommes, même les femmes peuvent égorger. Donc quand tu égorges tu dis « bismi l-Lahi ‘Allahou ‘akbar ».
Parce que le temps pour faire le sacrifice ce n’est pas uniquement le jour de la fête, mais c’est quelque chose que tu peux faire jusqu’au dernier des trois jours de at-tachriq. Comment fini le jour de At-tachriq ? Par le coucher du soleil du troisième jour. Donc quand le soleil se couche, le troisième jour de at-tachriq, le 13 de dhou l-hijjah le temps du sacrifice s’achève, prend fin.
Ce qui est méritoire pour la nourriture quand on mange et quand on boit c’est avant de manger tu dis « bismil l-Lah » et quand tu termine tu dis « al-hamdouli l-Lah ». Quand tu commence à manger ou boire tu dis « bismil l-Lah » quand tu termine de manger ou boire tu dis « al-hamdouli l-Lah ».
Dans le hadith rapporté par Mouslim et at-Tirmidhiyy d’après ‘Anas Ibnou Malik que Allah l’agrée a rapporté que le Messager de Allah a dit :
« إن الله ليرضى عن العبد أن يأكل الأكلة فيحمده عليها أو يشرب الشربة فيحمده عليها »
(‘inna l-Laha layarda ^ani l-^abdi ‘an ya’koula l-‘aklata fayahmadahou ^alayha ‘aw yachrouba
ch-charbata fayahmadahou ^alayha)
ce qui signifie « Allah agrée de la part de l’esclave quand il mange quelque chose, qu’il remercie pour cette chose pour ce qu’Il lui a accordé et lorsqu’il boit quelque chose qu’il remercie Dieu pour ce qu’il lui a accordé »
Autre chose, mais cela est réservé à ceux qui font le pèlerinage durant les jours de at-tachriq quand ils lancent les pierres dans les Jamarat ils disent « Bismi l-Lah, ‘Allahou ‘akbar » à chaque fois qu’ils lancent.
Il y a l’évocation de Allah dans l’absolue, c’est bien aussi de multiplier les évocations de Dieu tu dis « soubhana l-Lah, al-hamdouli l-Lah, la ‘ilaha ‘illa l-Lah, ‘Allahou ‘Akbar » tu multiplies ces évocations.
Et notre maitre ^Oumar que Allah l’agrée quand il était à Mina, Mina c’est là où il y a les Jamarat, il disait « ‘Allahou ‘akbar » et quand les gens l’entendait dire « ‘Allahou ‘Akbar » ils répétaient derrière lui. Et tout Mina tremblait tellement le son était fort.
Et le fils de notre maitre ^Oumar Ibnou l-Khattab durant ces jours là il faisait beaucoup de takbir quand il marchait, quand il s’asseyait, quand il était allongé, quand il était sur son tapis, à chaque occasion il faisait beaucoup le takbir.
Maymouna l’épouse du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam elle faisait le takbir le jour du sacrifice.
Et les femmes faisaient le takbir derrière ‘Abban Ibnou ^Outhman et ^Oumar Ibnou ^abdi l-^aziz, que Allah l’agrée. Elles faisaient le takbir pendant les jours de at-tachriq dans la Mosquée avec les hommes. Donc elle faisait le takbir avec les hommes.
Que Allah agrée nos actes et nous pardonnes nos péchés et le jeûne de ^Arafat qui correspond au jeudi cette année est une cause pour avoir les péchés de l’année précédente et l’année à venir pardonnés. Donc ne ratez pas cette occasion pour jeûner cette journée là ‘Incha’a l-Lah.
L’excellence du comportement et le long silence
La louange est à Allah le seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang notre maître Mouhammad et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Nous demandons à Allah de nous préserver de l’état des gens de l’enfer, nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.
Notre prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « il y a deux caractéristiques qui sont des qualités lorsque les gens les ont ». Quelles sont ces deux caractéristiques ? Il y a housnou l-khoulouq, l’excellence de comportement et le long silence, toulou s–samt.
Ce hadith a été rapporté par ^Abdou l-Lah Ibnou Mouhammad Abou Bakr ibnou abi d-dounia Al-Qourachiyy dans son livre As–samt. Le sens de ce hadith honoré c’est que ces deux caractéristiques, ces deux caractères comportent un grand bien pour les gens. Il s’agit de l’excellence de comportement et le long silence.
Le premier caractère auquel le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a incité c’est l’excellence de comportement. L’excellence de comportement c’est le titre donné à trois choses. L’excellence de comportement ce sont trois choses qui sont les bases et les piliers de ce point de caractère. L’excellence de comportement il s’agit de trois choses : La première de ces trois choses ces de cesser de nuire aux gens. La première des trois choses est d’arrêter de faire du mal aux autres, cesser de nuire aux gens. La deuxième c’est supporter la nuisance d’autrui. Quand les gens te font du mal tu supportes, tu patientes et la troisième c’est de faire du bien pour celui qui est reconnaissant tout comme celui qui n’est pas reconnaissant. On fait le bien pour Dieu, pour l’agrément de Dieu. On ne fait pas le bien pour plaire aux autres. Donc quand quelqu’un il fait le bien pour gagner des récompenses de la part de Dieu même si les gens ne sont pas reconnaissant, peu lui importe, ça ne le dérange pas, il ne va pas changer d’attitude parce que les gens ne sont pas reconnaissant. Même si les gens lui font du mal, lui il continu à faire le bien. Il fait le bien à celui qui est reconnaissant tout comme avec celui qui n’est pas reconnaissant. Ce sont là les trois choses qui sont les piliers de l’excellence de comportement.
Celui qui obtient l’excellence de comportement, celui qui réussi à avoir l’excellence de comportement, il aura obtenu un haut degré. Son degré est élevé selon le jugement de Dieu. Selon le jugement de Dieu, son degré est élevé. Pourquoi donc ? Parce que s’il a obtenu ce degré d’excellence de comportement, c’est qu’il a combattu fortement les passions de son âme. Pour obtenir ce degré d’excellence de comportement, il a combattu fortement les passions de son âme. Il se peut que grâce à l’excellence de comportement, il atteigne le degré de celui qui se lève la nuit fréquemment, régulièrement pour faire des actes d’adoration, des prières surérogatoires qu’on appelle al Qa ‘im et le degré de celui qui jeûne souvent des jeûnes surérogatoires. Car celui qui se lève régulièrement la nuit pour faire des prières surérogatoires et qui fait des jeûnes surérogatoires, celui là il a un haut degré. Grâce à l’excellence de comportement il se peut qu’il atteigne le degré de celui qui se lève tout le temps la nuit pour faire des prières surérogatoires et qui jeûne le jour pour faire des jeûnes surérogatoires.
Le Messager éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Il arrive que le croyant atteigne par son excellence de comportement le degré de celui qui fait toujours des jeûnes surérogatoires et qui se lève régulièrement la nuit pour faire des prières surérogatoires » Hadith rapporté par Abou Dawoud.
Le Prophète ^alayhi s–salatou wa s-salam a dit ce qui signifie « Ceux d’entre vous qui ont un degré de foi le plus complet ce sont ceux qui ont les meilleurs comportements et les meilleurs d’entre vous sont ceux qui ont le meilleur comportement envers leurs épouses » [Rapporté par At tirmidhiyy].
Et le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Il n’y a pas quelque chose qui pèse plus lourd au jour du jugement dans la balance du croyant que l’excellent comportement » C’est-à-dire que l’excellent comportement est quelque chose qui pèse lourd dans la balance du croyant au jour du jugement. « Et certes Allah n’agrée pas, n’aime pas celui qui est vulgaire dans ces propos », celui qui dit des paroles vulgaires, celui qui utilise des mots qui sont laids, qui sont mauvais, des paroles laides et vulgaires ce genres de personne Allah ne les aimes pas.
Celui qui a l’excellence de comportement il oblige son âme à faire le bien avec les gens. Il oblige son âme à agir en bien avec les gens. C’est-à-dire qu’il oblige son âme à dire et à agir en bien. Il se force à dire du bien et à agir en bien. Et il ne nuit pas aux gens, il supporte leurs nuisances. Il ne leurs nuit pas et il supporte leurs nuisances.
Agir en bien, faire le bien avec les gens, c’est que tu prodigues le bien autour de toi sans requérir en contrepartie que les gens agissent en bien avec toi. Quand tu vas faire le bien tu ne cherches pas que ce soit en contrepartie d’un bien que les gens vont faire avec toi par la suite. Au contraire tu dois contraindre ton âme, tu dois l’astreindre à agir en bien envers les gens, qu’ils agissent en bien avec toi ou pas. C’est-à-dire tu ne requiers pas comme condition pour agir en bien que les gens agissent en bien. Même si eux n’agissent pas en bien avec toi, tu ne cherches pas la contrepartie. Toi lorsque tu fais le bien tu le fais pour l’agrément de Dieu. Donc il s’agit de contraindre son âme, de forcer son âme, de forcer son nafs à agir en bien même avec celui qui n’agit pas en bien avec toi. Même avec celui qui risque d’agir en mal avec toi. L’âme ici n’apprécie pas, parce que l’âme elle veut toujours être dans une bonne condition. Elle veut avoir la supériorité. Et ici c’est ça l’excellence de comportement, c’est que tu forces ton âme à faire le bien sans attendre de contrepartie même avec celui qui peut agir en mal avec toi.
L’excellence de comportement c’est un des caractères des prophètes que Dieu les honore et les élève davantage en degré, Tout les prophètes que Dieu les honore et les élève davantage en degré agissaient en bien avec ceux qui répondaient à leur appel à l’islam et avec ceux qui ne répondaient pas à leur appel à l’islam. Ainsi ils aimaient le bien que Allah aime pour les gens. Dans l’appel à l’islam ils faisaient preuve de patience et ils supportaient la nuisance de la part de ceux qui ne répondaient pas à leur appel. Au contraire, même avec ceux qui leur nuisaient, ils faisaient preuve de patience. Les prophètes appelaient leur peuple à l’adoration de Allah tabaraka wa ta^ala.
Et leur peuple répondait avec la nuisance et les insultes. Donc leur peuple répondait avec la nuisance et les insultes sauf ceux pour qui Allah a voulu le bien pour eux. Sauf ceux à qui Allah a fait miséricorde puisqu’ils ont répondu à l’appel de ces prophètes et ils sont entrés en islam.
Le croyant qui veut donc être élevé en degré, qui veut s’élever en degré selon le jugement de Dieu, il doit améliorer son comportement. Il doit faire en sorte que son comportement soit un comportement d’excellence c’est-à-dire il patiente face à la nuisance des gens tout en agissant en bien avec eux. C’est-à-dire que dans sa conduite il est comme un arbre fruitier. L’arbre fruitier quand il est frappé avec un bâton, ses fruits tombent, et quand on cueille le fruit sans frapper ses branches, ses fruits on les obtient aussi. Il convient que le croyant soit comme un arbre fruitier, il donne ses fruits qu’on le secoue ou qu’on ne le secoue pas. Il donne toujours des fruits. C’est comme ca qu’il convient qu’il soit.
Un poète a dit : « Mon fils soit parmi les humains, comme les palmiers, ses arbres dont on fait l’éloge, quand on lui lance des pierres au palmier il répond avec des fruits. Quand tu lances des pierres au palmier il te fait tomber des dattes. Donc c’est ainsi qu’il convient que tu sois, c’est-à-dire tu agis avec excellence de comportement. »
Et notre prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam est un excellent exemple, un excellent modèle pour nous. Allah a fait son éloge dans le Qour’an par Sa parole (en arabe dans le Qour’an) qui signifie : « Tu as certes un excellent comportement, un comportement éminent »
Ainsi parmi les caractéristiques du prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qui sont des traits de son comportement avec son peuple c’est qu’il pardonnait à celui qui était injuste avec lui. Premier trait de caractère, avec son peuple il pardonnait à celui qui était injuste avec lui et il donnait à celui qui le privait. Donc si quelqu’un ne lui donnait pas, lui il lui donne. Et il entretenait les liens avec celui qui les rompait avec lui. Si quelqu’un rompait les liens, lui il ne les rompait pas, il les entretenait. Et il agissait en bien avec celui qui agissait en mal avec lui.
Le deuxième caractère que le prophète a mentionné dans le hadith, deux caractéristiques qui sont des qualités si les gens s’en embellissent ce sont l’excellence de comportement et le long silence.
La deuxième caractéristique que le prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a fortement recommandé dans le hadith honoré c’est le long silence, c’est-à-dire de ne pas trop parler sauf pour dire du bien.
Le long silence, quand on dit être longtemps silencieux c’est-à-dire silencieux et s’abstenir de dire autre que l’évocation de Dieu, autre que les autres bonnes récompenses. Parce que les évocations de Dieu et les autres récompenses c’est bien, les autres paroles qui ramènent des récompenses c’est bien de les dire. Là on parle du long silence pour autre que cela. Le long silence, c’est un caractère qui est recommandé, que Dieu agrée. La personne qui est sensée, la personne qui est raisonnable devrait être le plus longtemps possible silencieuse, et de ne parler que pour dire du bien.
Donc la personne sensée devrait être le plus longtemps possible silencieuse et ne parler que pour dire du bien.
Donc, la personne il convient d’être silencieuse sauf pour du bien pour ce qui lui est utile pour sa subsistance ou pour ce qui lui est utile pour son au-delà comme les évocations de Allah, comme la récitation du Qour’an. comme les autres bonnes actions.
Donc la personne aura des comptes à rendre sur ce qu’elle dit. Elle ne dit pas des paroles qui sont une médisance, elle parle de quelqu’un dans son absence, elle dit « non ce n’est pas bien ce qu’il fait » dans le sens que c’est un défaut qu’il a en lui et qu’il n’aime pas qu’on le dévoile. Il ne fait pas la médisance, il ne va pas dire une parole qui va blesser le musulman, comme certaines femmes après des années de vie avec leur maris, il a fait quelque chose et elle lui dit « je n’ai jamais rien vu de bien de ta part ». Ça c’est haram, il se peut que cette fois ci il a fait une erreur, mais ne dit pas jamais. Si elle lui dit jamais ca lui blesse le cœur. Même si lui dit à sa femme quelque chose qui lui blesse c’est interdit pour lui mais ca c’est quelque chose qui arrive souvent de la part des femmes, le prophète a dit que beaucoup de femme, maudissent beaucoup et renient le bienfait du mari. La personne est au courant maintenant, il s’agit de gérer maintenant, parfois c’est sur un coup de colère ou quand elle est prise par la discussion et elle lâche la bombe. Il ne faut pas lâcher la bombe, il faut se contenir, c’est pour ca il vaut mieux se taire. Il vaut mieux se taire, si tu sais que tu es en colère alors tais-toi. Imagines que tu vas brûler si tu parles, Imagine que tu vas recevoir un coup sur la tête si tu parles. Est-ce que tu vas parler ou est ce que tu vas t’abstenir ? Donc quand tu es en colère la solution est que tu te taises. Tu dis quand je ne serais plus en colère je gèrerais la situation, là je ne suis pas en état de la gérer. Maintenant c’est comme si la pile est à plat, elle est vide. Je recharge la batterie et après on verra.
En effet le prophète élu salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : pour chaque parole « soubhana l-Lah », tu as une bonne action, comme si tu faisais une aumône. Pour chaque parole « Allahou ‘Akbar » c’est comme si tu faisais une aumône, pour chaque parole « al hamdouli l-Lah » c’est comme si tu faisais une aumône, pour chaque parole « La ‘ilaha ‘illa l-Lah » c’est comme si tu donnais une aumône. Chaque fois que tu ordonnes le bien c’est comme si tu donnais une aumône, et chaque fois que tu interdis le mal c’est comme si tu faisais une aumône. C’est-à-dire ce sont là des occasions pour parler mais ici c’est parler en bien. Quand on a vu tout à l’heure qu’il vaut mieux ne pas parler c’est-à-dire quand il y a des choses inutiles. Quand il s’agit de gagner des récompenses, on parle. C’est pour cela que quand tu vois quelqu’un qui ne fait pas la prière, tu lui dis de faire la prière. Si quelqu’un n’assiste pas à une assemblée de science de religion, tu lui dis « assistes à l’assemblée de science de la religion », si tu as vu quelqu’un qui a commis un péché, tu lui dis « arrêtes de commettre ce péché ».
Il est rapporté également du prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qu’il a dit ce qui signifie « Ne parlez pas beaucoup pour dire autre que l’évocation de Allah parce que trop parler avec autre que l’évocation de Allah entraine la dureté du cœur» la personne son cœur devient dur. Qu’est ce que ca veut dire son cœur devient dur ? Même si elle entende des paroles d’exhortations, de rappel, ca ne lui attire pas l’attention, ça n’a pas d’effet sur elle parce que son cœur il est dur. Pourquoi ? Parce qu’elle bavarde, elle parle, elle parle… C’est pour cela ce n’est pas quelque chose de bien de trop parler. Dès qu’ils sont jeunes, dès qu’ils sont enfants c’est bien de s’habituer à ne pas trop parler. C’est une bonne caractéristique que de garder longtemps le silence.
Allah a fait grâce à ses esclaves de nombreux bienfaits. Des bienfaits innombrables, et parmi ces bienfaits que Allah nous a accordé il y a la langue. La langue c’est un bienfait que Allah nous a accordé. Regardez ceux qui n’ont pas de langue, ceux qui sont muets, c’est une grande épreuve. Al- Hamdouli l-Lah Allah a fait grâce à l’esclave de nombreux bienfaits dont seul Lui sait le nombre. Et parmi ces nombreux bienfaits il y a la langue.
Allah a fait que cette langue soit un organe que Allah a accordé à l’être humain pour régler ses affaires et ses besoins du bas monde et ses besoins de la religion. Pour qu’il puisse régler ses affaires et arriver à ses objectifs du bas monde et de la religion.
Et Allah nous a accordé cette langue importante pour pouvoir régler nos affaires et parvenir à nos fins concernant les sujets de la religion et concernant les sujet de l’au-delà, c’est-à-dire pour qu’on puisse l’utiliser dans ce qui est profitable et pas pour ce qui est préjudiciable. Nous ne devons pas utiliser la langue pour des choses qui vont nous nuire dans l’au-delà. Celui qui utilise cette langue dans ce qui lui est utile et pas dans ce qui lui est préjudiciable alors il n’y a pas de danger pour lui.
S’il utilise sa langue pour le bien, il ne va pas être châtié dans l’au-delà pour l’utilisation de sa langue. Quant à celui qui utilise sa langue pour le mal, celui là il n’aura pas remercié Dieu, il aura désobéi à Dieu, il mérite d’être châtié.
Et notre Messager éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré a dit ce qui signifie en français « Celui qui croit en Dieu et au jour dernier qu’il dise du bien ou alors qu’il se taise ». C’est-à-dire avant de parler, évalue ce que tu vas dire. Est-ce que ce que tu vas dire est quelque chose de bien ou pas ? Est-ce que c’est quelque chose qui va amener un bien ou pas ? Est-ce que tu vas ordonner le bien, interdire le mal ou est ce que ce sont des paroles inutiles ? Ou pire encore, est ce que ce sont des paroles interdites qui vont nuire à quelqu’un ? Tu réfléchis. Avant de parler tu ne t’empresses pas de parler. Réfléchis d’abord si c’est utile tu le dis sinon tu te tais, c’est mieux. Il vaut mieux te taire.
Celui qui ne s’habitue pas à être silencieux, il va s’habituer à trop parler, il peut être entrainé à des situations périlleuses, dangereuses qui vont le faire glisser jusqu’à aller en enfer.
Il a été authentifié du compagnon honorable ^Abdou l-Lah ibnou Mas^oud que Allah l’agrée, qui s’était adressé à sa langue un jour et il a dit : « Ô ma langue, dis du bien, tu gagneras et abstiens toi de dire du mal, tu seras sauvé avant de le regretter car j’ai entendu le Messager de Dieu salla l-Lahou ^alayhi wa sallam dire ce qui signifie en français : « la plupart des péchés de l’être humain provienne de sa langue » ». [Rapporté par At–Tabaraniyy]
Et parmi les erreurs qui peuvent être commise par la langue, il y a la mécréance et les grands péchés. Si la personne utilise sa langue dans quelque chose qui fait mériter le châtiment de Dieu à cause de paroles interdites sans faire attention, il se peut que cette personne dans l’au-delà, à cause de ces paroles interdites arrive jusqu’au fond de l’enfer fond de l’enfer. Si la personne dit des paroles que Dieu a interdite sans faire attention, il se peut que dans l’au-delà il arrive au fond de l’enfer à cause de paroles qui seraient de la mécréance. Parce que la mécréance est le plus grave des péchés selon le jugement de Dieu. Il se peut que quelqu’un croit qu’il est musulman parce qu’il est né au pays, ou il dit « toute ma famille sont musulmans » ou il dit « mon père c’est un imam » Même si ton père était un imam, n’est ce pas que notre Maitre Nouh il avait quatre fils, trois étaient musulmans et le quatrième est mort mécréant. Son père était un prophète et il est mort mécréant. Donc ce n’est pas parce que ton père ou ton voisin ou ton fils ou tu habites à la Mecque… Tu dois faire attention à ce que tu dis. Il y a des paroles qui font sortir de l’islam. Celui qui rend interdit quelque chose de licite, celui qui rend licite quelque chose d’interdit, celui qui dit « ça ne fait rien, chacun est libre de croire ce qu’il veut » « il est libre de dire ce qu’il veut ». S’il est libre, si on lui insultait sa mère ou sa sœur et regardes comment il réagit. Mais quand on insulte le prophète ou insulte Dieu, tu dis c’est libre. Nan ce n’est pas libre.
Donc il y a des paroles qui font sortir de l’islam, que la personne fasse attention pour ne pas se retrouver dans l’au-delà au fond de l’enfer. Et qu’elle rappelle cela aux gens au titre d’ordonner le bien et d’interdire le mal. Ordonner le bien et interdire le mal c’est un grand devoir pour les musulmans. Beaucoup de gens l’ont délaissé de nos jours, certains disent : « moi je suis tranquille je fais mes cinq prières, je jeûne le mois de Ramadan, je ne fais pas de mal aux gens, ca va ! » Oui mais parmi les devoirs il y a ordonné le bien et interdire le mal. Que tu ailles vers les gens que tu leur rappelle les attributs de Dieu, les attributs des prophètes. Tu leur enseignes qu’il y a des paroles qui font sortir de l’islam ? Chacun il enseigne, il enseigne, il enseigne…multiplier les assemblées de science de la religion, parce que chaytan n’aime pas les assemblées de science de la religion, il essaie de faire tout son possible pour arrêter les assemblées. Il déteste notre prophète et il délaisse les assemblées de science. Donc il faut multiplier, il faut diffuser la science.
Et comme a dit notre prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam à notre maitre ^Aliyy ce qui signifie : « Que tu sois la cause de la bonne guidée d’une seule personne cela vaut mieux pour toi que les biens les plus précieux de ce bas monde » Même une seule personne. Tu vas avec une personne dans un trajet, transport en commun, tu lui dis « moi je te veux le bien je te dis quelques paroles » et tu lui fais un petit rappel. C’est facile, ce n’est pas difficile. Pourquoi il y a des gens pour dire du mal ils n’ont pas froid aux yeux ? Et toi tu as la clé du paradis, tu as la science, tu as la bonne croyance et tu vas éprouver de la pudeur qui n’est pas adapté ici.
Il y a une pudeur qui est louable et une pudeur qui n’est pas louable. Pour ordonner le bien et interdire le mal il ne s’agit pas d’avoir honte, celui qui a honte c’est celui qui commet un péché. Pas celui qui est sur la vérité.
Et le prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qu’il a dit ce qui signifie : « Certes il arrive à l’esclave de dire une parole dans laquelle il ne voit pas de mal mais à cause de laquelle il chutera en enfer d’une distance de soixante dix automne. » Il dit une parole, dans cette parole il pense qu’il n’y a pas de mal mais à cause de cette parole il va chuter en enfer, il va arriver à un endroit qui est réservé aux mécréants. C’est-à-dire que même le musulman entre en enfer, il n’arrive pas au fond de l’enfer. Donc c’est pour cela que c’est important. Il s’agit de se préserver. L’islam est très précieux. C’est facile d’entrer en islam, c’est une parole, une phrase mais aussi c’est facile d’en sortir. Donc il faut faire attention de ne pas sortir de l’islam. Ce n’est pas parce que quelqu’un est musulman depuis vingt générations qu’il se dit « moi je suis préservé ». Le commun des musulmans n’est pas préservé. Les prophètes sont préservés, les saints, Allah les protège. Mais le commun des musulmans ne sont pas préservés de la mécréance.
Celui qui lâche les brides à sa langue, pour dire ce qui fait mériter le châtiment de Dieu, il se peut qu’il glisse à cause d’une seule plaisanterie, une seule blague dans laquelle il y a de la mécréance, sans y voir un quelconque mal mais il mérite à cause de cela la descente jusqu’au fond de l’enfer au jour du jugement. Et combien sont nombreux les gens qui sont ainsi. Il faut faire attention pour ne pas dire de paroles qui font sortir de l’islam. Il faut faire attention pour ne pas dire des mots qui font sortir de l’islam. Certains ils plaisantent, soit disant pour faire rire les gens. Ils racontent une des paroles qui sont contraires à la religion. Et d’autres ils apprécient, ils se mettent à rire, et après ils disent « elle me plait celle là je vais la répéter celle là ».
Et parmi les choses contre lesquelles il faut se préserver et préserver sa langue et qui se produisent souvent de la part des gens c’est la médisance. Qu’est ce que la médisance ? C’est citer ton frère en islam, ou ta sœur, par quelque chose qui est en lui, ou en elle, qu’il ou elle déteste et en son absence. Quatre choses : que tu cites ton frère ou ta sœur en islam, par quelque chose qui est en lui, ou en elle, qu’il ou elle déteste et en son absence, ca c’est interdit. Tu dis par exemple, untel ses enfants ne sont pas polis, ou bien unetelle elle ne sait pas s’habiller, même si c’est vrai, ou untel il a tel métier pour le blâmer, c’est quelque chose qu’il déteste, on ne parle pas de quelque chose que tu cites en bien ce n’est pas interdit mais si tu le cites en mal.
Le prophète ^alayhi s–salatou wa sallam nous a donné une règle qui est très facile, à retenir : « l’un de vous n’atteindras un degré de foi complète que s’il aime pour son frère ce qu’il aime pour lui-même ». Quand tu vas parler sur quelqu’un, met toi à sa place, dis toi « si c’était moi, est ce que j’aimerais qu’on parle de moi comme ça ? » Comme ça ça va t’aider à te surveiller. Donc met toi à la place de l’autre. Ca c’est un hadith qui signifie en français « l’un de vous n’atteindras un degré de foi complète que s’il aime pour son frère ce qu’il aime pour lui-même ». Ce que tu aimes pour toi, alors aimes le pour ton frère.
Les plus graves des paroles sont les paroles de mécréance.
Qu’il est beau de conclure nos propos par un hadith du prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qui signifie : « Celui qui se tait il est sauvé »
Et la parole du prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qui signifie : « La plupart des péchés du fils de ‘Adam proviennent de sa langue ».
Notre Chaykh que Allah lui fasse Miséricorde a dit : « Celui qui veut être sauvé qu’il diminue ses propos, qu’il ne parle pas beaucoup. Quand à celui qui parle beaucoup nécessairement il va tomber, soit dans le péché soit il va dire des paroles qui sont une perte de temps, il va perdre son temps, soit un péché soit une perte de temps. Si lui il fait attention à ce qu’il dit il va tomber dans ce qui est une perte de temps, mais la plupart des gens tombent dans les péchés et beaucoup tombent dans la mécréance, parce qu’ils parlent beaucoup.
Nous demandons à Allah d’être sauvé dans le bas monde et dans l’au-delà et de nous préserver nos langues de tout ce qui mène à la perte de sorte que nous ne les utilisions qu’en ce que tu agrées comme acte d’obéissance et comme acte de bien. Et notre dernière invocation est Al Hamdouli l-Lahi Rabbi l-^alamin
Dieu est le Créateur de toute chose
La louange est à Allah le seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Nous demandons à Allah de nous préserver de l’état des gens de l’enfer, nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.
Notre Chaykh que Allah lui fasse miséricorde a dit : Allah seul est celui qui crée. Seul Allah est le créateur. Il n’y a pas d’autre créateur que Allah. Allah seul est celui qui créé. Qu’est ce que ca veut dire ? C’est à dire que Lui seul fait entrer en existence. Seul Allah fait entrer en existence c’est-à-dire quelque chose qui n’existait pas, puis elle a existé. Qui la fait exister ? C’est Allah ! Seul Allah fait exister ce qui n’existait pas puis qui a existé, c’est Allah qui l’a fait exister, Il n’y a pas d’autre que Allah qui fait exister. Personne n’est associé à Allah en cela. Ni les êtres doté d’âme, les êtres vivants doté d’âme comme les humains, les jinns les anges et les animaux. Voilà les êtres qui ont des âmes ce sont les humains, les jinns, les anges et les animaux, ce sont cela les êtres vivants, il n’y a pas de martiens ou d’extraterrestre. Ceux qui ont des âmes ce sont les être humains, les humains sont sur cette terre. Les jinns ils sont sur cette terre et d’autres terres.
Il y a sept terres, en dessous de cette terre là sur laquelle nous sommes, il y a un espace, et en dessous de cet espace il y a une deuxième terre. Et en dessous de la deuxième terre il y a un espace, puis une troisième terre et ainsi de suite. En tout il y a sept terres. Et les anges eux aussi ont des âmes. Les anges sont les habitants des cieux. Ils sont dans les cieux mais aussi ils descendent sur terre puis ils remontent. Leurs lieux c’est les cieux. Et il y a les animaux qui ont des âmes. Les êtres qui sont dotés d’âme ne créent rien du tout. Il n’y a pas d’autre créateur que Allah. Ni les êtres inanimés, les objets, eux aussi ne créent pas. Les objets sont ceux qui n’ont pas d’âmes. Dans les objets, ici, on inclut les plantes. Les plantes ce sont des êtres qui n’ont pas d’âme. Les plantes n’ont pas d’âme, la vie des plantes c’est leur croissance. Mais les plantes n’ont pas d’âme. Les plantes également et les objets en général, tous ceux qui ne sont pas dotés d’âme ne créent rien du tout. Ils ne créent rien du tout c’est-à-dire ils ne font pas sortir les choses du néant à l’existence. Ils ne font pas surgir du néant à l’existence, ils ne font pas entrer en existence. Pas même les causes habituelles. Qu’est ce que ca veut dire les causes habituelles ? Un exemple de cause habituelle : une cause habituelle de la brûlure c’est le feu. Le feu est une cause habituelle pour la brûlure. Ce n’est pas le feu qui crée la brûlure. Donc les causes habituelles ne créent rien du tout. Quand nous disons « La ‘ilaha ‘illa l-Lah » ce qu’on vient de dire est implicite dans la parole « La ‘ilaha ‘illa l-Lah » Là implicitement c’est comme si nous avions dit « La khaliqa illa l-Lah » il n’y a pas d’autre créateur que Allah. Les savants ont dit que c’est une explication de « La ‘ilaha ‘illa l-Lah » Il n’y a pas d’autre créateur que Allah. C’est-à-dire que nul autre que Allah ne fait entrer quoi que ce soit en existence. Seul Allah fait entrer en existence. Autre que Allah ne fais rien entrer en existence, ni les êtres dotés d’âme, ni les objets inanimés, ni les causes habituelles. Nul autre que Allah ne fait entrer en existence, seul Allah fait entrer en existence. Personne n’est associé à Allah dans la création de quoi que ce soit. Ni les choses utiles (quelque chose qui profite à la personne), ni les choses nuisibles (ce qui nuit à la personne). Si quelqu’un il lui arrive un bien, quelque chose qui lui profité, ou un mal, quelque chose qui lui a nuit, c’est Allah qui en est le créateur. Il n’y a pas autre que Allah qui crée quoi que ce soit, le bien et le mal. Les substances et les caractéristiques des substances c’est Allah qui en est le créateur. Quelque soit la substance, c’est Allah qui la crée, quelque soit la caractéristique de la substance, comme le mouvement, l’immobilité, la chaleur, la froideur, la couleur, l’odeur. Toutes ces caractéristiques c’est Allah qui les crée. Ce n’est pas la substance qui crée ses caractéristiques. C’est Allah qui crée les caractéristiques des substances et c’est Allah qui crée les substances.
Les preuves du Qour’an sont la parole de Allah (parole en arabe dans le Qour’an) (Hal min khaliqin ghayrou l-Lah) Ce qui signifie « il n’y pas de créateur autre que Allah ». Une deuxième preuve, une autre ‘Ayah du Qour’an Allah dit (parole en arabe dans le Qour’an) «Wa khalaqa koulla chay’ » ce qui signifie « Et Il crée toute chose ». Et la parole de Allah (parole en arabe dans le Qour’an) (Qouli l-Lahou khaliqou koulli chay’) qui signifie « Dis, Allah est le créateur de toute chose, et Il est Celui qui est unique et Celui qui domine toute chose » « Dis Allah est celui qui crée toute chose, et Il est Celui qui est unique et Celui qui domine toute chose ». Et Il y a également la parole du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qui signifie « Certes Allah est le créateur de tout ceux qui agissent, et Il est le créateur de leurs actes » Il est le créateur de ceux qui œuvrent et les actes également. Il est le créateur de ceux qui agissent et Il est le créateur de leurs actes, des actes de ceux qui agissent.
Dans ce hadith on comprend que Allah est le créateur des personnes et le créateur des actes des créatures. Il est le créateur des gens et le créateur de leurs actes.
Donc le chaykh que Allah lui fasse miséricorde a dit « Nous avons appris à partir de là, de ce qui vient d’être dit des ‘Ayah, des hadith que ce ne sont pas les causes habituelles qui sont créatrices de quoi que ce soit de leurs effets. Ce ne sont pas les causes habituelles qui sont créatrices de quoi que ce soit de leurs effets mais c’est bien Allah qui est le créateur des causes et des effets. Allah est le créateur des causes et des effets. Un exemple de causes habituelles : le feu. Un exemple d’effet du feu : la brûlure. Donc le feu est une cause habituelle de la brûlure. Mais ce n’est pas le feu qui est le créateur de la brûlure. C’est Allah qui est le créateur de la brûlure. La cause habituelle qui est le feu a pour effet habituel la brûlure. Mais qui est le créateur de la brûlure ? C’est Allah !
La température qui descend en dessous de zéro, c’est un effet habituel pour quoi sur l’eau ? Elle se transforme en glace habituellement. Donc la descente de la température est une cause habituelle pour la transformation de l’eau en glace. Mais ce n’est pas la descente de la température qui est créatrice de la transformation de l’eau en glace. Allah est le créateur de la cause et Il est le créateur de l’effet. Quand quelqu’un tombe malade, il prend un médicament. Habituellement le médicament est une cause pour sa guérison. Donc la cause habituelle c’est la prise du médicament, l’effet habituel c’est la guérison. Mais qui est le créateur du médicament ? Qui est le créateur de la guérison ? C’est Allah. Donc la cause n’est pas créatrice de son effet. C’est Allah qui est le créateur de la cause et Il est le créateur de l’effet. La cause n’est pas créatrice de l’effet. La cause existe habituellement après une cause il y a un effet mais ce n’est pas la cause qui crée l’effet. La cause habituellement est suivie par un effet mais ce n’est pas la cause qui crée l’effet, c’est Allah qui crée la cause et qui crée l’effet. D’ailleurs on le voit bien, parfois suite à une cause, on ne trouve pas l’effet habituel. Ce n’est pas à tous les coups que suite à cette cause là on a l’effet. Il arrive que l’on n’obtienne pas l’effet attendu, qui arrive habituellement suite à cette cause.
Il n’y a pas de lien obligatoire selon la raison entre la cause et l’effet, mais le lien qu’il y a c’est une habitude. C’est une habitude que Dieu a instauré. Dieu a fait qu’habituellement suite à cette cause, il y a cet effet, mais ce n’est pas obligatoire selon la raison que suite à cette cause il y ait cet effet.
Donc il s’agit de faire la distinction par le raisonnement entre ce qui est habituel et ce qui est obligatoire selon la raison. Il n’y a pas de lien obligatoire selon la raison entre la cause et l’effet. Mais c’est une habitude, Dieu a fait que suite à telle chose habituellement il y a cette autre chose, c’est Dieu qui a fait que cela soit ainsi. Mais du point de vue de la raison, il n’y a pas d’obligation. Selon la raison il n’y a rien d’obligatoire que si je mets ma main dans le feu ma main brûle. Habituellement c’est le cas, je ne vais pas le faire parce qu’habituellement c’est le cas. Mais c’est possible selon la raison que cela n’ai pas lieu. Pourquoi ? Parce que le feu n’est pas créateur, le feu n’a pas de volonté. C’est Dieu qui a fait que suite à l’exposition du feu, il y ait habituellement brûlure, mais si Dieu veut qu’il n’y ait pas brûlure, il n’y aura pas brulure. C’est par la volonté de Dieu qu’il y a cette conséquence, cet effet habituel. Mais si Dieu voulait qu’il n’y ait pas cette conséquence alors cette conséquence elle n’aurait pas lieu. Donc il faut bien faire la distinction entre l’implication obligatoire selon la raison et l’implication qui est suite à une habitude c’est habituellement, c’est ainsi. Donc le fait qu’habituellement suite à cette cause il y ait cet effet, ça c’est une habitude que Dieu a instauré mais ce n’est pas une obligation selon la raison.
C’est Allah qui crée l’effet lors de l’occurrence de la cause. C’est Allah qui crée l’effet lorsque la cause existe. Ce n’est pas la cause qui est créatrice, C’est Dieu qui crée la cause et qui crée l’effet habituel suite à cette cause.
C’est-à-dire que c’est Dieu qui crée l’effet lorsque la cause existe. Tous deux, la cause et l’effet, n’entrent en existence que parce que Allah les fait entrer en existence. Parce que tous deux ont un début et celui qui a un début il est crée, il n’est pas créateur. Celui qui crée les choses Il n’a pas de début à son existence. C’est Dieu, uniquement Dieu. Lui seul fait entrer les choses en existence.
Il y a deux exemples qui sont mentionnés dans le Qour’an. Le premier c’est notre maitre ‘Ibrahim ^alayhi s-salam, quand son peuple l’ont projeté dans le feu, ils ont attisés un feu tellement intense qu’ils ne pouvaient même pas s’en rapprocher. Qu’est ce qu’ils ont fait ? Ils ont utilisés une catapulte pour l’y projeter. Quand notre maitre ‘Ibrahim est arrivé dans le feu, Dieu a fait que le feu ne brûle pas. Parce que c’est Dieu qui est le créateur du feu, Il est le créateur de l’effet habituel du feu qui est la brûlure. Dieu n’a pas voulu que le feu brûle.
Un autre exemple qui lui aussi est mentionné dans le Qour’an : Lorsque Allah a demandé à notre maitre Ibrahim d’égorger son fils, qui selon la majorité des savants était Isma^il, mais certains ont dit que c’est Is-haq. Donc quand Il lui a ordonné d’égorger son fils, et qu’il a utilisé le couteau pour trancher le cou, le couteau n’a pas coupé. Donc là encore c’est une preuve que ce n’est pas le couteau qui crée la coupure. La coupure c’est l’effet habituel de l’usage d’un couteau, mais si Dieu veut que le couteau ne coupe pas, il ne coupe pas. Parce que le couteau et la coupure, le feu et la brûlure ce sont des créatures de Dieu. Dieu s’Il veut Il fait que cela entre en existence et s’Il veut il fait que cela n’entre pas en existence.
Beaucoup de gens leur raisonnement n’est pas parfait, beaucoup de gens leur raisonnement s’arrête au fait que suite à une cause, il y a la conséquence. Ils pensent que c’est la cause qui est créatrice de l’effet. Beaucoup de gens arrêtent leur raisonnement à ce niveau, Or la réalité est autre que cela. La réalité est que ce ne sont pas les causes qui sont créatrices des effets, puisque la réalité dans beaucoup de situation on trouve les causes habituels mais on ne trouve pas l’effet qui vient suite à cette cause d’habitude, on le voit.
Le chaykh que Allah lui fasse miséricorde a dit : Si Dieu a voulu de toute éternité et a su de toute éternité, donc c’est selon la volonté et la science de Dieu, l’existence de cet effet suite à cette cause, alors cela aura lieu impérativement, immanquablement. Si Dieu a su et voulu de toute éternité que cet effet entre en existence, suite à cette cause, cela aura lieu immanquablement, parce qu’il n’y a pas de manquement à la volonté de Dieu. Ce que Dieu veut se réalise sans aucun manquement. Donc si Dieu a voulu et su de toute éternité suite à cette cause il y ait cet effet, alors l’effet aura lieu sans manquement. Pourquoi ? Parce que Dieu a voulu cela et Il a su cela. Parce que Dieu a voulu et su que suite à cette cause, il y aura cet effet. Mais si Dieu a su que cela ne va pas avoir lieu et si Dieu a voulu que cela n’ait pas lieu. Si Dieu a su et voulu que cet effet n’existe pas, n’entre pas en existence, Il a su et voulu que la cause existe mais il a su et voulu que l’effet habituel n’entre pas en existence alors cet effet n’existera pas.
Le chaykh que Allah lui fasse miséricorde a dit : Nous avons reçu l’autorisation de transmettre un hadith qui est une preuve de ce que nous venons de dire, c’est-à-dire que ceux qui lui ont rapportés le hadith avec leur chaine de transmission qui remonte jusqu’au prophète. Ils lui ont dit : « Maintenant tu peux le transmettre à ton tour » Ce n’est pas n’ importe comment que les informations circulent, il ne faut pas se laisser méprendre par la situation dramatique dans la transmission de l’information de nos jours. Certains même pour tourner en dérision les musulmans ou les arabes, ils disent « téléphone arabe » ne rentrez pas dans ce jeu là. Les arabes et les musulmans sont beaucoup plus sérieux dans la transmission de l’information que ce qu’ils disent à notre sujet. Un hadith du prophète surtout, quand quelqu’un reçoit un hadith, il y a des règles pour y retenir les paroles, pour transmettre, une autorisation pour pouvoir retransmettre à nouveau, il y a toute une science des gens qui sont spécialistes en cela et qui ont des niveaux de fiabilité, que ce hadith est authentique, celui là il n’est pas sûr, celui là il est d’une faible chaine de transmission. C’est toute une science, il y a beaucoup de règles.
Donc notre chaykh que Allah lui fasse miséricorde a dit : Nous avons reçu l’autorisation de transmettre un hadith qui est une preuve à ce sujet à partir du sahih de Ibnou Hibban que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Allah est le créateur des maladies et il est le créateur des remèdes. Si la personne utilise le bon remède, c’est-à-dire le remède qui correspond à sa maladie, alors il guérira par la volonté de Dieu. » Le prophète n’a pas dit il guérira POINT, il a dit il guérira par la volonté de Dieu, c’est-à-dire que le remède c’est celui qui correspond à la maladie, mais si Dieu veut qu’il guérisse, il guérira. Si Dieu ne veut pas qu’il guérisse, même s’il a utilisé le bon remède, il ne guérira pas. ça veut dire quoi ? ça veut dire que ce n’est pas la cause qui est créatrice de l’effet. La conséquence ou l’effet habituel de l’usage de ce remède pour cette maladie c’est quoi ? C’est la guérison. Mais si Dieu veut que cette conséquence habituelle n’entre pas en existence, elle n’aura pas lieu. C’est pour cela que le prophète à dit à la fin « par la volonté de Dieu » Allah a crée la maladie, il a crée le remède, si on utilise le bon remède qui correspond à cette maladie là, la personne guérira par la volonté de Dieu. » Donc cette dernière précision de la part du prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam en disant « par la volonté de Dieu » C’est une preuve que ce ne sont pas les causes, que ce soient les remèdes ou autre, ces causes n’entrainent pas obligatoirement selon la raison, ces causes n’entrainent pas par elles même les effets.
Elles n’entrainent pas par leurs natures l’effet escompté. Ce n’est pas par leur nature, ce n’est pas par leurs êtres même que l’effet habituel entre en existence mais c’est par la volonté de Dieu. Ce n’est pas la cause qui par sa nature entraîne l’existence de l’effet. La cause entraîne l’effet par l’habitude que Dieu a instauré et si Dieu veut que cette nature ne soit pas respectée, elle ne sera pas respectée. Donc ca dépend en fin de compte de la volonté de Dieu. Ca ne dépend pas de la nature de la cause. Toute chose, tout ce qui entre en existence dépend de la volonté de Dieu. Et la réalité, ce que nous observons en est témoin.
On voit de nombreuses personnes qui utilisent un même médicament, un même remède, leurs maladies est la même, certains guérissent et d’autres pas. Il se peut même qu’ils soient deux jumeaux, ils ont la même maladie, ils utilisent le même médicament, l’un guérit et l’autre il ne guérit pas.
Si c’était le médicament qui était le créateur de la guérison, si c’était le médicament qui créait la guérison alors toute personne qui utiliserait ce médicament guérirait nécessairement. Il n’y aurait pas eut guérison pour certains et non guérison pour d’autre. Il y aurait eut guérison pour tout le monde si c’était le médicament qui créait. Or ce n’est pas le cas. Le médicament est une cause si Dieu veut que suite à cette cause il y ait cet effet, cet effet aura lieu. Si Dieu veut que l’effet n’ait pas lieu, il n’aura pas lieu.
C’est pour cela que le prophète ^alayhi s–salatou wa sallam que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré a dit ce qui signifie « si on utilise le bon remède qui correspond à cette maladie là, alors la personne guérira par la volonté de Dieu. » Il n’a pas dit guérira et s’est arrêté. Il a ajouté « par la volonté de Dieu ».
C’est ainsi que nous savons que les médicaments, l’existence des médicaments est par la prédestination de Allah. C’est Allah qui a prédestiné et qui a voulu et qui a su l’existence des médicaments. Et que la guérison également est par la prédestination de Dieu. C’est-à-dire que la guérison, c’est Dieu qui l’a voulu et c’est Dieu qui a su son existence. Donc ce ne sont pas les médicaments qui sont créateurs des guérisons. Ce ne sont pas les remèdes qui créent les guérisons. De sorte que suite à tel remède immanquablement en est la guérison.
Il en est de même pour les autres causes habituelles. Donc si quelqu’un il a une cause, ce n’est pas suite à cette cause habituel que immanquablement on a l’effet comme le feu, ce n’est pas immanquablement suite au feu qu’il y ait brûlure. Mais c’est par la volonté de Dieu. Si Dieu veut que suite au feu il y ait brûlure, il y aura brûlure.
Donc si suite à une exposition à un feu, il n’y a pas eut de brûlure, nous avons su que ce qui empêche que la brûlure ne se produise suite à l’exposition au feu c’est que Allah a su de toute éternité et a voulu de toute éternité qu’il n’y ait pas de brûlure. Si suite à l’exposition au feu il n’y a pas eut de brûlure qu’est ce que nous déduisons ? Nous déduisons que Dieu a su et a voulu de toute éternité qu’il n’y ait pas de brûlure suite à l’exposition au feu.
Allah Tabaraka wa ta^ala a crée des créatures diverses et variées. Les êtres dotés d’âmes sont divers et variés. Rien que si on regarde uniquement l’espèce humaine on voit comment les gens sont différents les uns les autres. Dieu a crée une multitude de variété. Donc rien que les êtres dotés d’âme ils sont divers et variés. Il a crée en certains des choses qu’Il n’a pas crée en d’autres.
Il y a un animal qui s’appelle «As-samandal» le plus proche c’est une des variétés de la salamandre, mais c’est une variété qui est très très rare. Cet animal il est connu que le feu ne le brûle pas. Il rentre dans le feu et le feu ne lui fait rien du tout, au contraire, il est dans son environnement, dans son milieu. Cette espace là est rare, on ne la trouve pas beaucoup.
Ibnou Khillikan dans son livre qu’il l’appelle At-Tarikh d’après le spécialiste de la langue qui est réputé ^Abdou l-Mouttalib al-Baghdadiyy il a dit : « si le feu créait la brûlure par sa nature alors il aurait brûlé la salamandre quand il est exposé au feu, il aurait brûlé tout comme brûle d’autres êtres dotés d’âme quand ils sont mis dans le feu, donc ce n’est pas le feu qui par sa nature crée la brûlure.
Un poète à dit des vers de poésie, on va voir qu’elle est la suite par rapport à ce que nous venons de dire. Il a dit que ce que le tissage de Dawoud n’a pas été utile la nuit de la grotte, on va comprendre, le tissage de Dawoud n’a pas été utile la nuit de la grotte mais la fierté est revenue à l’araignée. De quoi il parle ici ? Vous savez que lorsque notre prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a fait son émigration avec notre maitre Abou Bakr As–Sidiqq, il est parti de la Mecque à Médine. Et il est entré dans une grotte parce que les mécréants de Qouraych étaient à leur poursuite. Quand ils sont entrés dans la grotte, Allah a envoyé une araignée qui a tissé sa toile à l’entrée de la grotte. Les mécréants de Qouraych quand ils sont arrivés quand ils allaient entrer dans la grotte à la recherche du prophète et de son compagnons, ils se sont dit « mais comment se pourraient-ils qu’ils soient à l’intérieur alors qu’il y a une araignée qui a tissé sa toile. Ce n’est pas possible qu’ils fussent ici. Donc Dieu a fait que ce soit une araignée avec sa toile qui est quelque chose de très fin, n’importe qui même un enfant qui passe, il va couper cette toile. Donc c’est grâce à cette toile d’araignée qu’il y a eut la protection et ce n’est pas le tissage de Dawoud. Alors c’est quoi le tissage de Dawoud ? Dawoud est un prophète. Dawoud ^alayhi s-salam parmi ses miracles Allah a fait que le fer soit malléable entre ses mains. Tout comme l’un d’entre nous utilise une pate du pain et il lui donne la forme qu’il veut, lui Allah lui a donné le fait que le fer devienne malléable entre ses mains comme il le souhaite. Donc ce qui était la cause pour la protection du prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, ce n’était pas le fer qui est désigné ici par, dans un sens qui est figuré, le tissage de Dawoud, même si on sait ici que le fer on ne le tisse pas habituellement mais c’est pour dire que ce n’est pas le métal qui a servit pour protéger le prophète mais c’était la toile d’araignée. Toujours là encore regardez la cause et l’effet habituel, donc habituellement la cause qu’on utilise pour se protéger c’est du fer ou du métal du moins mais pas quelque chose qui est facile à couper comme une toile d’araignée. Donc c’est pour cela que le poète a dit « Ce n’était pas le tissage de Dawoud qui a été utile lors de la nuit de la grotte mais le mérite est revenu à l’araignée. Alors que l’araignée est une créature qui est faible. D’ailleurs ici entre parenthèse ca ne veut pas dire qu’il nous est interdit de tuer les araignées, on tue les araignées parce que les araignées ont des poisons, si elle pique c’est nuisible. C’est un animal qui est nuisible. On ne dit pas parce qu’elle a protégé le prophète alors on ne la tue pas. Non ! Ca n’a rien à voir ici. Donc c’est un animal qui est nuisible, on peut le tuer. On peut la tuer l’araignée.
Donc le poète a dit « et le fait que la salamandre – cet animal qui lorsqu’elle entre dans le feu, le feu ne le brûle- résiste au feu fait qu’il a un mérite sur al-yaqout. Al-yaqout c’est une sorte de pierre précieuse, c’est le rubis. Vous savez que si on le met dans le feu, qu’est ce qui lui arrive ? Le rubis perd toute sa structure et il fond. Ca veut dire que cet animal, la salamandre a un mérite sur cette pierre précieuse, quelque chose que la pierre précieuse n’a pas. Donc tout cela ca nous conforte et ca nous prouve que ce ne sont pas les causes qui créent les effets habituels.
Donc, en résumé de tout ce que nous avons vu, avec ce que nous confirmons par l’observation, avec les textes du Qour’an, avec le hadith et avec les preuves selon la raison ce ne sont pas les causes qui sont créatrices de leurs effets mais c’est Allah qui est le créateur des effets habituellement suite à l’occurrence des causes.
C’est Allah qui crée les causes, c’est Allah qui crée les effets, ce ne sont pas les causes qui créent les effets. C’est Allah qui crée les causes, c’est Allah qui crée les effets.
Le chaykh que Allah lui fasse miséricorde a dit : C’est ainsi qu’on explique ce qui est devenu diffusé dans leurs invocations. Les musulmans dans leurs invocations ils disent « ya Mousabbiba l-‘Asbab» ce qui signifie « Ô Toi qui crée les effets, Ô Toi qui est le créateur des effets, des conséquences ». « ya Mousabbiba l-‘Asbab» Cela veut dire que c’est Allah qui crée suite à une cause habituelle l’effet habituel. Cela veut dire que c’est Allah le créateur suite à une cause son effet habituel. Il y a une cause qui a lieu, l’effet qui suit cette cause habituellement c’est Allah qui le crée. Allah crée la cause et Il crée l’effet qui vient habituellement suite à cette cause et ce sont là des paroles de Tawhid, c’est-à-dire de notre croyance en l’unicité de Dieu comme en disant « Ô Toi qui est le créateur des conséquences ». C’est ce qui est diffusé sur les langues des musulmans. Les musulmans disent cela à large échelle. Les savants des musulmans et les gens du commun, les savants disent cela et les gens du commun disent cela et ceci revient à la croyance en l’unicité de Allah par Son acte. C’est-à-dire, Son acte, l’acte de Dieu, ce qui est un effet ou ce qui est une trace de l’acte de Dieu, il aura lieu immanquablement. Qu’est ce qui est une conséquence ou une trace de l’acte de Dieu ? C’est les créatures. Dieu, l’effet de Son acte ce sont les créatures. Donc, les créatures c’est tout ce qui a un début. L’acte de Dieu, ce qui en est une conséquence a lieu immanquablement. Si Dieu veut que telle chose ait lieu elle aura lieu immanquablement sans aucun doute.
Tout comme Allah tabaraka wa ta^ala est le créateur des effets suite à l’arrivée d’une cause, Il est aussi le créateur des gens, Il est le créateur des esclaves. Nous sommes ses esclaves, c’est-à-dire que nous Lui appartenons. Il est le créateur des esclaves, Il est le créateur de leurs mouvements et de leurs immobilisations. Lorsque moi je prends le stylo, je le prends ou je le mets, ce mouvement ce n’est pas moi qui en est le créateur, je ne suis pas le créateur de cet acte, mais c’est bien Dieu qui en est Le créateur. Il est le créateur des actes, des mouvements et des immobilisations, Il est le créateur de toute chose. Il n’y a pas d’autre créateur que Lui. Et rappelez vous ce que ca veut dire créer, ça veut dire donner l’existence. Qui donne l’existence ? C’est Dieu ! C’est Lui qui donne l’existence à mon acte, c’est Lui qui donne l’existence à mon intention, c’est lui qui donne l’existence à ma réflexion, c’est lui qui donne l’existence à mon corps, c’est lui qui donne l’existence à mon âme, c’est Lui qui donne l’existence à toute chose. Il n’y a pas d’autre que Lui qui donne l’existence de quoi que ce soit. Lui seul est Celui qui donne l’existence à toute chose, ce qui est bien et ce qui est mauvais. Toute chose c’est Dieu qui l’a crée. C’est Allah qui crée nos actes délibérés, les actes que nous accomplissons délibérément c’est Allah qui en est le créateur. Nous, nous les acquérons, nous avons l’acquisition de l’acte, nous acquérons l’acte. Mais c’est Dieu qui le crée. On va comprendre ce que ca veut dire « nous acquérons l’acte ». Nous avons l’acquisition mais pas la création ça veut dire que ce n’est pas nous qui faisons entrer en existence, ce n’est pas nous qui créons l’acte mais nous acquérons l’acte.
Ces actes que nous accomplissons que ce soit pour le bien ou pour le mal, c’est Allah qui les crée en nous, ces actes que nous faisons, dont nous sommes les auteurs « je fais quelque chose, je bouge ma main, je réfléchis » tout ce que je fais de pleins gré, c’est Dieu qui le crée, c’est Dieu qui lui donne l’existence. C’est Allah qui fait que cela a lieu par nos mains. C’est Dieu qui les fait exister par notre acte à nous.
Il n’y a pas de différence pour ce qui est de nos bonnes actions comme pour nos mauvaises actions. C’est Dieu qui crée nos bonnes actions, c’est Dieu qui crée nos mauvaises actions. Les bonnes actions c’est dieu qui les crée en nous, les mauvaises actions c’est Dieu qui les crée en nous. Les bonnes actions qu’est ce que ca veut dire ? Ce sont les actes d’obéissance, Quand nous obéissons à Dieu, par exemple, assister à une assemblée de science obligatoire, c’est un acte d’obéissance. Faire une prière obligatoire c’est un acte d’obéissance, faire une prière surérogatoire c’est un acte d’obéissance, dire « La ‘ilaha ‘illa l-Lah » c’est un acte d’obéissance. Tout ce qui est des bonnes actions se sont des actes d’obéissance, c’est Dieu qui est le créateur.
Et ce qui est visé par les mauvaises actions ce sont les péchés. C’est-à-dire si quelqu’un frappe quelqu’un injustement ou il tue quelqu’un injustement ou il vole l’argent de quelqu’un, ou il insulte quelqu’un, ce sont de mauvaises actions, ce sont des péchés. Qu’est ce que ca veut dire un péché, qu’est ce que ca veut dire une mauvaise action ? ça veut dire ce qui fait mériter le châtiment de Dieu dans l’au-delà. Un péché, une mauvaise action, c’est quelque chose qui fait mériter à la personne un châtiment dans l’au-delà. C’est ca la définition du péché. Celui qui évite un péché parce que c’est un péché, il dit « moi je ne fait pas ça parce que c’est interdit, parce que Dieu me l’a interdit » il gagne des récompenses. Si quelqu’un il évite un péché parce que Dieu l’a interdit, il est récompensé. Et la récompense c’est ce qui va réjouir la personne au jour du jugement, et le châtiment c’est au contraire ce qui va chagriner la personne et attrister la personne au jour du jugement. Et la récompense et le châtiment ne sont pas uniquement d’ordre moral, ils sont d’ordre moral et physique.
Le plus important des actes d’obéissance c’est la foi en Dieu et en son prophète. ça c’est le plus important des actes d’obéissance. C’est l’acte d’obéissance qui est prioritaire sur tout le reste. C’est de croire en Dieu, qu’Il n’a pas de ressemblance avec Ses créatures, qu’Il existe et qu’Il n’habite pas un endroit. Il n’habite pas le ciel, on ne dit pas qu’Il est partout. On dit qu’Il est sans endroit et sans comment. La croyance en Dieu qu’Il n’a pas de ressemblance avec Ses créatures, qu’Il est le créateur de toute chose du bien et du mal et la croyance en son prophète Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, qu’il est un envoyé de Dieu pour inviter, appeler les gens à l’Islam qui est la religion que Dieu agrée. C’est la seule religion que Dieu agrée. Dieu n’agrée pas une autre religion que l’Islam. Dieu dit dans le Qour’an ce qui signifie « Celui qui suit une autre religion que l’Islam, elle ne sera pas acceptée de Lui, Il sera au nombre des perdants au jour du jugement » Même si lui il a un bon comportement, il agit en bien, il aide ceux qui sont faibles mais il n’aura rien comme récompense au jour du jugement, parce qu’il n’a pas accompli le plus important des actes d’obéissance qui est la croyance en Dieu et en Son prophète. Quoi qu’il fasse dans cette vie, s’il ne croit pas en Dieu et Son prophète Mouhammad au jour du jugement il sera au nombre des perdants et il ira en enfer, parce que ce qu’il a fait ne lui sera pas utile. Il n’a pas fait pour obéir à Dieu, il a fait pour quelque chose qu’il s’était imaginé être Dieu et qui n’est pas Dieu. Parce que s’il croyait en Dieu, il aurait cru au prophète Mouhammad et il serait musulman. Mais celui qui croit que Dieu est un corps, ou il croit que Dieu a des enfants, ou une famille, ou il croit que Dieu habite dans le ciel ou qu’il serait assis sur une chaise, ce n’est pas un musulman celui là. Ce n’est pas un croyant.
Les mauvaises actions c’est la mécréance et autre que la mécréance, les péchés, tout cela est par la création de Dieu.
Donc cette croyance, la croyance que tout est par la création de Dieu et que l’homme acquiert les actes mais ne les crée pas, c’est la croyance du groupe qui est sauvé. C’est la croyance des compagnons du prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, ce qui ont appris la science auprès du prophète ^alayhi s–salatou wa sallam, ils ont pris auprès du prophète la croyance de l’islam.
Puis at-tabi^oun, ce sont les successeurs des compagnons ont pris cette science de leur part. Ensuite les successeurs des successeurs et ainsi de suite jusqu’à nos jours. C’est cela la croyance du groupe qui est sauvé.
Quand on dit le groupe sauvé, ce n’est pas parce qu’ils sont peu nombreux. Ceux qui composent ce groupe là, ils ne sont pas peu nombreux par rapport aux autres groupes qui ont déviés par rapport à la croyance correcte, il y a beaucoup de groupes qui ont déviées par rapport à la croyance du prophète, ils se disent musulman mais ils diffusent des croyances contraires à l’islam.
Quand on dit le groupe sauvé cela ne veut pas dire que c’est une minorité, non au contraire, ce groupe qui a la croyance du prophète et des compagnons de par le nombre de gens qui ont suivis cette croyance ils sont les plus nombreux. C’est le groupe le plus grand, par le nombre de personnes qui suivent cette croyance. Même s’il y a beaucoup de groupuscules qui se sont égarés, qui ont déviés de la croyance correcte, le nombre de groupuscule est élevé mais ceux qui suivent chacun de ces groupuscules, leur nombre est faible par rapport au nombre des musulmans qui ont la croyance du groupe qui est sauvé. Par exemple, ces groupuscules, on trouve un exemple de groupuscule qui s’est égaré par rapport à la croyance puisque ils suivent la croyance concernant la création des actes, des mou^tazilah qui prétendent que c’est l’homme qui est le créateur de ces actes. ça, c’est un des groupuscules qui est égaré. Et ca c’est une croyance qui contredit l’islam, ce n’est pas la croyance de l’islam. La croyance de l’islam est que c’est Allah qui est le créateur de toute chose, l’homme ne crée pas ses propres actes. Tout comme par exemple au sujet de l’exemption de Dieu de toute ressemblance avec ses créatures, il y a la croyance par opposition à cette croyance de ahlou s-sounnah, il y a la croyance de ceux qui croient que Allah est un corps, comme les wahhabites. Les wahhabites eux croient que Dieu est un corps. C’est un groupe qui s’est égaré par rapport à ahlou s-sounnah wa l-jama^ah. Et il y a d’autres exemples, nous n’allons pas passer en revue tout les groupuscules et leurs idées. Sachez que le groupe de ahlou s-sounnah wa l-jama^ah est le groupe qui est le plus grand de par le nombre de personnes qui suivent ces idées.
Les groupes de ceux qui ce sont égarés sont au nombre de 72 et le groupe qui est sauvé c’est un seul. Les 72 groupes qui se sont égarés beaucoup d’entre eux ont disparus, il en est resté que très très peu par rapport à ceux qui se sont égarés.
Le groupe qui est sauvé est le groupe des ach^ariyy et des matouridiyy en références aux deux imams qui ont résumés la croyance du prophète et des compagnons. On les appelle ahlou s-sounnah wa l-jama^ah, on les appelle les ach^ariyy et les matouridiyy.
Evocations
Je commence par le nom de Allah, Ar-Rahman, Ar-Rahim
Dédicace : A tout enfant musulman, garçon et fille dans le cœur duquel a été semé l’amour de Allah ta^ala et l’amour de Son Messager et qui veut passer une journée heureuse, préservé par Allah ta^ala, avec des langues qui ne cessent d’evoquer Allah ta^ala, les cœurs sereins et apaisés par l’évocation de Allah ta^ala et par la foi.
A vous, nos enfants, qui êtes la prunelle de nos yeux et le bourgeon de la foi ; vous qui êtes l’espoir du futur ensoleillé, nous vous présentons ce cadeau, ce joli bouquet d’évocations parfumées pour embaumer vos belles journées, pour vous protéger de tout mal par la volonté de Allah ta^ala.
Nous vous appelons ainsi à vous faire accompagner chaque jour de ces paroles d’évocations bénies.
Allah ta^ala dit :
﴿يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا اذْكُرُوا اللهَ ذِكْرًا كَثِيرًا﴾
« Ya ‘ayyouha l-ladhina ‘amanou dhkourou l-Laha dhikran kathira »
[Sourat Al-‘Ahzab/41] ce qui signifie « Ô vous qui êtes croyants, évoquez beaucoup Allah ».
Le messager éminent a dit :
« لا يَزَال لِسَانُكَ رَطْبَا مِنْ ذِكْرِ الله »
« La yazalou liçanouka ratban min dhikri l-Lah »
[Rapporté par At-Tirmidhiyy] ce qui signifie « Ta langgue est douce tant que tu ne cesses d’évoquer Allah ».
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Chapitre : Le témoignage du petit musulman (les deux témoignages) : |
« أشهدُ أنْ لا إله إلا الله وأشهدُ أنَّ محمدًا رسولُ الله »
(‘ach-hadou ‘alla ‘ilaha ‘illa l-Lah wa ‘ach-hadou ‘anna Mouhammada r-raçoulou l-Lah) ce qui signifie : « je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah et je témoigne que Mouhammad est le Messager de Allah ».
Je suis un petit musulman, je reconnais par ma langue et je crois fermement que Allah ta^ala est mon Seigneur, Il est le Seigneur des mondes, Il est le seul Dieu, Il est Celui Qui m’a créé, Qui a créé toute chose, Qui a créé le monde dans sa totalité ; Nul ne mérite l’adoration si ce n’est Allah. Toute chose dans ce monde a lieu par la création de Allah, par Sa toute-puissance, par Sa science et Sa volonté ; ce que Allah veut est et ce que Allah ne veut pas n’est pas. Quoi que tu imagines en ton esprit, Allah n’est pas ainsi.
J’ai pour croyance ferme par mon cœur que Allah tabaraka wa ta^ala est (Al-‘Awwal) Il n’a pas de début à Son existence, Il est (Al-‘Akhir) et (Ad-Da’im) Il n’y a pas de fin à Son existence. Il existe sans endroit, Il n’est pas sujet au temps, Il n’habite pas le ciel ni la terre, Il ne s’assoit pas sur le Trône (Al-^Arch), Il ne s’incarne pas dans quoi que ce soit, Il n’est pas localisé dans une quelconque direction, Il n’a pas de ressemblance avec les créatures qu’Il a créées ; Il n’a pas de ressemblance avec l’être humain, Il n’a pas de ressemblance avec les cieux et la terre, Il n’a pas de ressemblance avec la lumière et l’âme, Il n’a pas de forme, ni d’image, ni d’aspect, Il n’a pas d’organes ni de membres, Il n’a pas de ressemblant ni d’équivalent :
﴿ليس كَمِثْلِهِ شَىْءٌ وَهُوَ السَّمِيعُ الْبَصِيرُ﴾
« Layça kamithlihi chay’oun wa Houwa s-Sami^ou l-Basir »
[Sourat Ach-Choura/11] ce qui signifie « Rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit ».
Je reconnais par ma langue, je crois fermement par mon cœur que notre maitre, notre prophète Mouhammad est l’esclave de Allah et Son messager, envoyé à toutes les créatures, humains ou jinns. Il a amené la religion de l’Islam tout comme l’ont fait ses frères prophètes ; il est véridique en tout ce qu’il a annoncé et transmis de la part de Allah ta^ala comme le supplice de la tombe et sa félicité, l’interrogatoire par les deux anges Mounkar et Nakir, la résurrection, le rassemblement, le Jour du jugement, l’exposition des actes, la récompense, le châtiment, le Paradis et l’Enfer.
Il est le meilleur des prophètes, le maître des mondes dans leur totalité. Que Allah l’honore et l’élève en degré et apaise ses craintes quant au sort de sa communauté.
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Chapitre : Evocation dont le profit est éminent |
Les paroles que Allah agrée le plus sont aux nombres de quatre :
« سُبْحانَ اللهِ، والحَمْدُ للهِ، وَلاَ إِلهَ إِلاَّ اللهُ، وَاللهُ أَكْبَرُ »
« Soubhanallahi wa l-hamdou li l-Lahi wa la ‘ilaha ‘illa l-Lahou wa l-Lahou ‘akbar »
Le Messager de Allah a dit « Kalimatani khafifatani ^ala l-lisan thaqilatani fi l-mizan habibatani ila r-Rahman » :ce qui signifie « Ce sont deux paroles qui sont légères pour la langue, lourdes dans la balance et agréées par Ar-Rahman -par Allah- :
« سُبْحَانَ اللهِ وَبِحَمْدِهِ، سُبْحَانَ اللهِ العَظيمِ »
« soubhanallahi wa bihamdih, soubhana l-Lahi l-^Adhim »
[Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim]
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Invocation du réveil |
« الحَمْدُ للهِ الَّذي أحْيانا بَعْدَما أماتَنا وإلَيْهِ النُّشُورُ »
« Al-hamdou li l-Lahi l-ladhi ‘ahyana ba^dama ‘amatana wa ‘ilayhi n-nouchour »
Invocation qui signifie « La louange est à Allah Qui nous a donné vie après nous avoir fait mourir et c’est à Lui que nous serons ressuscités au Jour du jugement ».
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Les évocations du matin |
« أصْبَحْنا وأصْبَحَ المُلْكُ للهِ وَالحَمْدُ للهِ رَبِّ العَالَمِين »
« ‘Asbahna wa ‘asbaha l-moulkou li l-Lahi wa l-hamdou li l-Lahi Rabbi l-^alamin »
Evocation qui signifie « Nous sommes au matin et la souveraineté appartient à Allah et la louange est à Allah le Seigneur des mondes ».
»اللَّهُمَّ بِكَ أصْبَحْنا، وَبِكَ أمْسَيْنا، وَبِكَ نَحْيا، وَبِكَ نَمُوتُ وَإِلَيْكَ النُّشُورُ »
« Allahoumma bika ‘asbahna wa bika ‘amsayna wa bika nahya wa bika namoutou wa ‘ilayka n-nouchour »
Evocation qui signifie « Ô Allah c’est par Ta puissance que nous nous levons au matin et que nous arrivons au soir, que nous vivons et que nous mourrons et c’est par Ta puissance que nous serons rassemblés au Jour du jugement ».
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Les wird de tahsin (les invocations que l’on répète régulièrement pour la protection) |
* Les trois mou^awwidhat :
Sourat Al-Ikhlas
بِسْمِ اللهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيْمِ
﴿قُلْ هُوَ اللهُ أَحَدٌ (1) اللهُ الصَّمَدُ (2) لَمْ يَلِدْ وَلَمْ يُولَدْ (3) وَلَمْ يَكُنْ لَهُ كُفُوًا أَحَدٌ (4) ﴾
« Qoul Houwa l-Lahou ‘ahad ; Allahou s–Samad ; lam yalid wa lam youlad ; wa lam yakou l-lahou koufouwan ‘ahad »
Sourat Al-Falaq
بِسْمِ اللهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيْمِ
﴿ قُلْ أَعُوذُ بِرَبِّ الْفَلَقِ (1) مِنْ شَرِّ مَا خَلَقَ (2) وَمِنْ شَرِّ غَاسِقٍ إِذَا وَقَبَ (3) وَمِنْ شَرِّ النَّفَّاثَاتِ في الْعُقَدِ (4) وَمِنْ شَرِّ حَاسِدٍ إِذَا حَسَدَ (5)﴾
« Qoul ‘a^oudhou birabbi l-falaq ; min charri ma khalaq ; wa min charri ghaciqin ‘idha waqab ; wa min charri n-naffathati fi l-^ouqad ; wa min charri hacidin ‘idha haçad »
Sourat An-Nas
بِسْمِ اللهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيْمِ
﴿قُلْ أَعُوذُ بِرَبِّ النَّاسِ (1) مَلِكِ النَّاسِ (2) إِلَهِ النَّاسِ (3) مِنْ شَرِّ الْوَسْوَاسِ الْخَنَّاسِ (4) الَّذِي يُوَسْوِسُ فِي صُدُورِ النَّاسِ (5) مِنْ الْجِنَّةِ وَالنَّاسِ (6)﴾
« Qoul ‘a^oudhou birabbi n-nas ; maliki n-nas ; ‘ilahi n-nas ; min charri l-waswasi l-khannas ; ‘alladhi youwaswisou fi soudouri n-nas ; mina l-jinnati wa n-nas »
Chacune d’entre elles est récitée trois fois matin et soir.
* ‘Ayatou l-Koursiyy
﴿اللهُ لا إِلَهَ إِلا هُوَ الْحَيُّ الْقَيُّومُ لا تَأْخُذُهُ سِنَةٌ وَلا نَوْمٌ لَهُ مَا في السَّمَوَاتِ وَمَا في الأَرْضِ مَنْ ذَا الَّذِي يَشْفَعُ عِنْدَهُ إِلا بِإِذْنِهِ يَعْلَمُ مَا بَيْنَ أَيْدِيهِمْ وَمَا خَلْفَهُمْ وَلا يُحِيطُونَ بِشَىءٍ مِنْ عِلْمِهِ إِلا بِمَا شَاءَ وَسِعَ كُرْسِيُّهُ السَّمَوَاتِ وَالأَرْضَ وَلا يَؤُودُهُ حِفْظُهُمَا وَهُوَ الْعَلِيُّ الْعَظِيمُ (255)﴾
« Allahou la ‘ilaha il-la Houwa l-Hayyou l-Qayyoum ; la ta’khoudhouhou sinatoun-wa la nawm ; lahou ma fi s-samawati wa ma fi l-‘ard ; man dha l-ladhi yachfa^ou ^indahou il-la bi’idhnih ; ya^lamou ma bayna ‘aydihim wa ma khalfahoum ; wa la youhitouna bichay’in min ^ilmihi ‘il-la bima cha’ ; waci^a koursiyyouhou s-samawati wa l’ard ; wa la ya’oudouhou hifdhouhouma ; wa Houwa l-^Aliyyou l-^Adhim »
Elle est récitée une fois matin et soir.
*« رَضِيتُ بالله رَبًّا، وَبِالإِسْلامِ دِينًا، وَبِمُحَمَّدٍ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ نَبِيًّا »
« Raditou bi l-Lahi Rabba ; wi bil-‘islami dina ; wa bi Mouhammadin salla l-Lahou ^alayhi wa sallama nabiyya »
Ce qui signifie : « Je me suis satisfait de Allah comme Seigneur, de l’Islam comme religion et de Mouhammad comme prophète » à réciter trois fois matin et soir.
* بسْمِ اللَّهِ الَّذي لاَ يَضُرُّ مَعَ اسْمِهِ شَىْءٌ فِي الأرْضِ وَلا في السَّماءِ وَهُوَ السَّمِيعُ العَلِيم.
« Bismi l-Lahi l-ladhi la yadourrou ma^a smihi chay’oun fi l-‘ardi wa la fi s-sama’i wa Houwa s-Sami^ou l-^Alim »
Ce qui signifie : « Je commence par le nom de Allah, rien sur terre ni dans le ciel ne nuit lors de l’évocation de Son nom et Il est Celui Qui entend et Qui sait » à réciter trois fois le matin, trois fois le soir.
*حَسْبِيَ اللَّهُ لا إِلهَ إِلاَّ هُوَ عَلَيْهِ تَوَكَّلْتُ وَهُوَ رَبُّ العَرْشِ العَظِيمِ
« Hasbiya l-Lahou l-ladhi la ‘ilaha il-la Hou ; ^alayhi tawakkaltou wa Houwa Rabbou l-^archi l-^adhim »
Ce qui signifie : « Allah, il n’est de dieu que Lui, Il me suffit, je me fie totalement à Lui et Il est le Seigneur du trône éminent » à réciter 7 fois matin et soir.
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Remarque importante |
Nous espérons que nos chers enfants, lors des évocations et lors de la récitation des invocations régulières de protection et autres évocations, veillent bien à articuler correctement les lettres, à les prononcer à partir de leur point d’articulation, à bien distinguer entre la lettre (ص) et la lettre (س), entre la lettre (ت) et la lettre (ط) et également à bien réciter les lettres dont le point d’articulation est le bout de la langue en contact avec le bout des incisives supérieures, à savoir les lettres (ذ), (ظ) et (ث).
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Lors de l’entrée aux toilettes |
بسْم الله، »اللَّهُمَّ إني أعُوذُ بِكَ من الخُبْثِ والخَبائِثِ ».
« Bismi l-Lah, Allahoumma ‘inni ‘a^oudhou bika mina l-khoubthi wa l-khaba’ith »
J’entre par mon pied gauche et je dis ce qui signifie « Je cherche la protection de Allah contre les chaytan, qu’ils soient males ou femelles ».
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Ce que l’on dit lorsqu’on enlève ses vêtements pour ne pas que notre zone de pudeur soit vue par les jinn dans les toilettes |
« بِسْمِ اللهِ الَّذِي لا إلهَ إلاَّ هُو«
« Bismi l-Lahi l-ladhi la ‘ilaha il-la Hou »
Je dis ce qui signifie : « Je commence par le nom de Allah il n’est de dieu que Lui » ou je dis :
« بِسْمِ اللهِ »
« Bismi l-Lah »
ce qui signifie : « Je commence par le nom de Allah ».
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En sortant des toilettes |
Je sors avec mon pied droit et je dis :
« غُفْرَانَكَ، الحَمْدُ للهِ الَّذي أَذْهَبَ عَنِّيَ الأَذَى وَعافَانِي »
« Ghoufranak, al-hamdou lil-Lahi l-ladhi ‘adhaba ^anni l’adha wa ^afani »
« La louange est à Allah qui a fait sortir de mon corps la nuisance et qui m’a donner la bonne santé ».
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Lors du woudou’ |
Je commence mon woudou’ en disant :
« بِسْمِ الله »
« Bismi l-Lah »
ce qui signifie : « Je commence par le nom de Allah ».
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Invocation lors de la fin du woudou’ |
« أشْهَدُ أنْ لا إله إِلاَّ اللهُ وَحْدَهُ لا شَرِيك لَهُ، وأشْهَدُ أنَّ مُحَمَّدًا عَبْدُهُ وَرَسُولُهُ، اللَّهُمَّ اجْعَلْنِي مِنَ التَوَّابِينَ، واجْعَلْنِي مِنَ المُتَطَهِّرِينَ »
« ‘Achhadou ‘an la ‘ilaha ‘illa l-Lah wahdahou la charika lah wa ‘achhadou ‘anna Mouhammadan ^abdouhou wa raçoulouh, Allahoumma j^alni mina t-tawwabin wa j^alni mina l-moutatahhirin »
Ce qui signifie « Je témoigne qu’il n’est de Dieu que Allah, Lui seul n’a pas d’associé, je témoigne que Mouhammad est Son esclave et Son messager ; Ô Allah fait que je sois au nombre de ceux qui font le repentir et ceux qui ce purifie ».
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Invocation lorsqu’on ce regarde dans un miroir |
»الحَمْدُ للهِ، اللَّهُمَّ كما حَسَّنْتَ خَلْقِي فَحَسِّنْ خُلُقِي »
« Al-hamdou lil-Lah, Allahoumma kama hassanta khalqi fahassin khoulouqi»
Ce qui signifie : « La louange est à Allah, Ô Allah tout comme tu m’as accordé un belle aspect fait que j’ai un bon comportement ».
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Lorsqu’on enlève ses vêtements |
« بِسْمِ اللهِ »
« Bismillah »
Ce qui signifie : « Je commence par le nom de Allah » ou :
»بِسْمِ اللهِ الرَّحْمَنِ الرَّحيمِ »
« Bismillahi r-Rahmani r-Rahim »
« Je commence par le nom de Allah, Ar-Rahman, Ar-Rahim ».
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Invocation lorsqu’on met ses vêtements |
« الحَمْدُ للهِ الذي كَساني هَذَا الثَّوْبَ وَرَزَقنيهِ مِنْ غَيْرِ حَوْلٍ مِنِّي وَلا قُوَّة »
« Al-hamdou lil-Lahi l-ladhi kaçani hadha th-thawaba wa razaqanih min ghayri hawlim-minni wa la qouwwah »
Ce qui signifie : « La louange est à Allah qui m’a fait vêtir ce vêtement, qui me l’a accordé sans préservation ni force de ma part ».
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Ce que l’on dit à quelqu’un qui met un nouveau vêtement |
« اِلبَسْ جَدِيدًا، وعِشْ حَمِيدًا، ومُتْ شَهِيدًا »
« ‘Ilbas jadida wa ^ich hamida wa mout chahida »
Ce qui signifie : « Portes du neuf, vie en remerciant Dieu et meurt martyr ».
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Lorsqu’on met un nouveau vêtement |
« الحَمْدُ للهِ الَّذِي كَسَاني ما أُوَاري بِهِ عَوْرَتي وَأَتَجَمَّلُ بِهِ في حَيَاتي »
« ‘Al-hamdou lil-lahi l-ladhi kasani ma ouwari bihi ^aawrati wa tajammalou bihi fi hayati »
Ce qui signifie : « La louange est à Allah qui m’a accordé de mettre ce qui me permet de cacher ma zone de pudeur et qui me permet d’avoir un belle aspect durant ma vie ».
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Invocations avant de manger |
« اللَّهُمَّ بارِكْ لَنا فِيما رَزَقْتَنا، وَقِنا عَذَابَ النَّارِ »
« Allahoumma barik lana fima razaqtana wa qina ^adhaba n-nar »
Ce qui signifie : « Ô Allah accorde nous des bénédictions dans ce que Tu nous as accordé comme subsistance et préserve nous du châtiment de l’enfer ».
« بسْمِ اللهِ »
«Bismillah »
Ce qui signifie « Je commence par le nom de Allah ».
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Que dit celui qui a oublié de citer la basmalah au début du repas |
« بِسْمِ اللهِ أوَّلَهُ وآخِرَهُ »
« Bismillahi ‘awwalahou wa ‘akhirah »
Ce qui signifie : « Je cite le nom de Allah au début et en fin ».
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Invocations après avoir mangé et bu |
« الحَمْدُ للهِ الَّذي أطْعَمَنَا وَسَقانا وَجَعَلَنا مُسْلِمِينَ »
« ‘Al-hamdou lil-Lahi l-ladhi ‘at^amana wa saqana wa ja^alna mouslimin »
Ce qui signifie : « La louange est à Allah qui nous a donné à manger qui nous a boire et qui a fait de nous des musulmans ».
« الحَمْدُ للهِ الَّذي أطْعَمَ وَسَقَى، وَسَوَّغَهُ، وَجَعَلَ لَهُ مَخْرَجًا »
« ‘Al-hamdou lil-Lahi l-ladhi ‘at^ama wa saqa wa sawwaghahou wa ja^ala lahou makhraja »
Ce qui signifie : « La louange est à Allah qui a donné à manger qui a donné à boire, qui a fait que cette nourriture puisse passer facilement depuis la gorge et qui lui a accordé une issu ».
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Ce que l’ont dit lorsqu’on rompt le jeûne |
« ذَهَبَ الظَّمأُ، وابْتَلَّتِ العُرُوقُ، وَثَبَتَ الأجْرُ إِنْ شَاءَ اللهُ تَعَالى »
« Dhahaba dh–dhama’ wa btallati l-^ourouq wa thabata l’ajrou ‘incha’ Allah »
Ce qui signifie : « La soif est dissipée, les veines ce sont irriguées et la récompense est confirmée si Dieu le veut ».
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Invocations lorsqu’on sort de la maison |
« بسْمِ اللهِ، تَوَكَّلْتُ على اللهِ، وَلاَ حَوْلَ وَلاَ قُوَّةَ إِلاَّ باللهِ »
« Bismillah, tawakkaltou ^ala l-Lah wa la hawla wa la qouwwata ‘illa bi l-Lah »
Ce qui signifie : « Je commence par le nom de Allah, je me fie à Allah, il n’est de force et de préservation que par Allah » et quand je lève le regard vers le ciel je dis:
« رَبَّنَا ما خَلَقْتَ هَذَا بَاطِلاً سُبْحَانَكَ فَقِنَا عَذَابَ النَّار »
« Rabbana ma khalaqta hadha batilan soubhanaka faqina ^adhaba n-nar »
ce qui signifie : « Notre Seigneur, Tu n’as pas crée cela absurdement, Tu es exempt d’imperfection, préserve nous du châtiment de l’enfer ».
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Invocation quand on prend place dans une voiture ou un autre moyen de transport |
اللهُ أَكْبَرُ… اللهُ أَكْبَرُ… اللهُ أَكْبَرُ
« سُبْحانَ الَّذي سَخَّرَ لَنا هَذَا وَما كُنَّا لَهُ مُقْرِنِينَ، وَإنَّا إلى رَبِّنا لَمُنْقَلِبُونَ »
« Allahou ‘akbar… Allahou ‘akbar… Allahou ‘akbar… Soubhana l-ladhi sakh-khara lana hadha wa ma kounna lahou mouqrinin, wa ‘inna ‘ila rabbina lamounqaliboun »
Ce qui signifie : « Allah mérite plus de vénération que tout autre… Allah mérite plus de vénération que tout autre… Allah mérite plus de vénération que tout autre, Il est exempt d’imperfection Celui Qui nous a asservit cela, et nous n’aurions pas pu le maitriser et l’utiliser si ce n’est Allah qui nous l’a asservit ; et certes nous reviendront au jugement de notre Seigneur au Jour du jugement ».
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Lors de la rencontre d’un musulman |
السَّلامُ عَلَيْكُمْ »«
« As-salamou ^alaykoum »
ou
»السَّلامُ عَلَيْكُمْ وَرَحْمَةُ اللهِ وبَرَكاتُهُ »
« As-salamou ^alaykoum wa rahmatoullahi wa barakatouh »
Ce qui signifie « Tu n’as rien à craindre de moi, tu es en paix ».
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Lorsqu’on baille |
J’essai de contrer le bâillement autant que possible et je pose ma main sur ma bouche en je dis :
« أَعُوذُ بِاللهِ مِنْ الشَّيْطَانِ الرَّجِيمِ »
« ‘A^oudhou bi l-Lahi mina ch-chaytani r-rajim »
ce qui signifie : « Je recherche la préservation de Allah contre le chaytan qui est maudit ».
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Lors de l’éternuement |
Après avoir éternué je dis ce qui signifie :
الحمدُ لله
« Al-hamdou lil-Lah »
« La louange est à Allah », mon compagnon me répond (c’est-à-dire qu’il fait mon tachmit) :
« يَرْحَمُكَ الله »
« Yarhamouka l-Lah »
ce qui signifie : « Que Allah te fasse miséricorde » je lui réponds alors ce qui signifie : « Que Allah vous guide et vous corrige votre état ».
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Quand j’entends le mou’adhin |
Je dis la même chose que lui sauf quand il dit :
« حَيَّ عَلى الصَّلاةِ،حَيَّ عَلى الفَلاحِ »
« Hayya ^ala s–salat, hayya ^ala l-falah »
je dis:
« لا حَوْلَ وَلاَ قُوَّةَ إِلا باللهِ »
« La hawla wa la qouwwata ‘illa bi l-Lah »
ce qui signifie : « Il n’est de force ni de préservation que par Allah »
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Après la fin de l’appel à la prière |
Je dis :
« رَضِيتُ باللهِ رَبًّا، وَبِالإِسْلامِ دِينًا، وَبمُحَمَّدٍ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وسَلَّمَ رَسُولاً »
« Raditou bi l-Lahi Rabba wa bi l-‘islami dina wa bi Mouhammadin salla l-Lahou ^alayhi wa sallam raçoula »
ce qui signifie : « Je le suis satisfait de Allah pour Seigneur, de l’Islam pour religion et de Mouhammad pour messager », ensuite je dis:
« اللَّهُمَّ رَبَّ هَذهِ الدَّعْوَةِ التَّامَّةِ وَالصَّلاةِ القائِمةِ، ءَاتِ مُحَمَّدًا الوَسِيلَةَ والفَضِيلَةَ، وابْعَثْهُ مَقَامًا مَحْمُودًا الَّذِي وَعَدْتَهُ »
« Allahoumma Rabba hadhihi d-da^wati t-tammah, wa s–salati l-qa’imah, ‘ati Mouhammadani l-wacilata wa l-fadilata wa b^athhou maqamam-mahmoudal-ladhi wa ^adtah »
ce qui signifie : « Ô Allah, Le Seigneur de cette appel parfait, et de cette prière qui va être accomplit, accorde à Mouhammad le haut degré et le haut mérite, et fait qu’il ait au Jour du jugement ce degré élevé que Tu lui a promis ».
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Lors de l’entrée à la mosquée |
J’entre dans la mosquée avec mon pied droit après avoir dit :
« بِسْمِ اللهِ«
« Bismillah »
ce qui signifie : « Je commence par le nom de Allah » et quand je rentre je dis :
« اللَّهُمَّ صَلِّ على سَيّدِنَا مُحمَّدٍ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وسَلَّم.
اللَّهُمَّ افْتَحْ لي أبْوابَ رَحْمَتِكَ »
« Allahoumma salli ^ala sayyidina Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, Allahoumma ftah li ‘abwaba rahmatik »
« Ô Allah honore et élève d’avantage le rang de notre maitre Mouhammad , Ô Allah ouvre moi les porte de Ta miséricorde ».
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Quand je sors de la mosquée |
Je sors avec mon pied gauche et je dis :
« اللَّهُمَّ صَلِّ عَلَى سَيِّدِنَا مُحَمَّدٍ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وسَلَّم. اللَّهُمَّ إِنِّي أَسْأَلُكَ مِنْ فَضْلِكَ«
« Allahoumma salli ^ala sayyidina Mouhammad, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Allahoumma ‘inni ‘as’alouka min fadlik »
ce qui signifie : « Ô Allah honore et élève d’avantage en degré notre maitre Mouhammad , Ô Allah je Te demande de m’accorder de Ta grâce ».
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Les évocations après la prière |
Je dis :
« أَسْتَغْفِرُ اللهَ »
« Astaghfirou l-Lah »
ce qui signifie : « Je demande que Allah me pardonne » à trois reprises.
Puis je dis :
« اللَّهُمَّ أعِنِّي عَلَى ذِكْرِكَ وَشُكْرِكَ وَحُسْنِ عِبَادَتِكَ.اللَّهُمَّ أنْتَ السَّلامُ وَمِنْكَ السَّلامُ، تَبارَكْتَ يَا ذَا الجَلالِ وَالإِكْرامِ »
« Allahoumma ‘a^inni ^ala dhikrika wa choukrika wa housni ^ibadatik. Allahoumma Anta s-Salamou wa minka s-salam, tabarakta ya Dha l-Jalali wa l-ikram »
ce qui signifie : « Ô Allah aide-moi pour T’évoquer, pour Te remercier et pour T’adorer correctement, Ô Allah Tu es As-Salam, et c’est de Toi qu’est la sauvegarde, Tu es exempt d’imperfection, Toi Qui es Dhou l-Jalali wa l-‘Ikram ».
Puis j’évoque Allah ta^ala en disant :
« سُبْحَانَ اللهِ، الحَمْدُ للهِ،اللهُ أَكْبَرُ »
« Soubhanallah, l-hamdou lil-Lah, Allahou ‘akbar »
chacune 33 fois, et je récite les trois mou^awwidhat ainsi que ‘ayatou l-Koursiyy.
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Ce que l’on dit après la prière de al witr |
« سُبْحانَ المَلِكِ القُدُّوسِ ربِّ المَلائِكَةِ والرُّوحِ »
« Soubhana l-Maliki l-Qouddous, Rabbi l-mala’ikati wa r-rouh »
Ce qui signifie : « Il est exempt d’imperfection, Allah, qui est Al-Malik, qui est Al-Qouddous qui est le Seigneur des anges et de Jibril » à réciter trois fois.
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Invocation lorsqu’on rentre à la maison |
« بِسْمِ اللهِ، اللَّهُمَّ إِنِّي أَسْأَلُكَ خَيْرَ الْمَوْلَـجِ وَخَيْرَ الْمَخْرَجِ، بِسْمِ اللهِ وَلَجْنَا، وبِسْمِ اللهِ خَرَجْنَا، وَعَلى اللهِ رَبِّنَا تَوَكَّلْنَا »
« Bismi l-Lah, Allahoumma ‘inni ‘as’alouka khayra l-mawlaji wa khayra l-makhraj, bismi l-Lahi wa lajna wa bismi l-Lahi kharajna, wa ^ala l-Lahi Rabbina tawakkalna »
Ce qui signifie : « Je commence par le nom de Allah, Ô Allah je Te demande de la meilleur des entrées et je Te demande de la meilleur des sorties ; par le nom de Allah nous entrons et par le nom de Allah nous sortons et c’est Allah notre Seigneur que nous nous fions ».
Puis il passe le salam à sa famille en disant :
« السَّلامُ عَلَيْكُمْ وَرَحْمَةُ اللهِ وبَرَكاتُهُ »
« As-salamou ^alaykoum wa rahmatou l-Lahi wa barakatouh »
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Invocation quant on voit le croissant lunaire |
»اللهُ أَكْبَرُ، اللَّهُمَّ أهِلَّهُ عَلَيْنَا بِالأَمْنِ وَالإِيْمَانِ وَالسَّلامَةِ وَالإِسْلامِ وَالتَّوْفِيقِ لِمَا يُحِبُّ رَبُّنا وَيَرْضَى، رَبُّنَا وَرَبُّكَ اللهُ »
« Allahou ‘akbar, Allahoumma ‘ahillahou ^alayna bi l-‘amni wa l-‘imani wa s-salamati wa l-‘islami wa t-tawfiqi lima youhibbou Rabbouna wa yarda, Rabbouna wa Rabbouka l-Lah »
Ce qui signifie : « Allah mérite plus de vénération que toute autre, Ô Allah fait que ce soit un croissant d’une nouvelle lune qui soit pour nous une sécurité, une foi, une sauvegarde […] et la réussite pour accomplir ce que notre Seigneur agrée. Notre Seigneur et ton Seigneur c’est Allah* » (*en s’adressant au croissant lunaire).
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Invocation lors de la visite d’un malade |
« أسألُ اللهَ العظيمَ ربَّ العرشِ العظيمِ أنْ يشفيَكَ »
« As’alou l-Laha l-^Adhim, Rabba l-^archi l-^adhim ‘an yachfiyak »
Ce qui signifie : « Je demande à Allah, al-^Adhim, Le Seigneur du Trône éminent de te guérir » 7 fois.
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Quant on ressent la douleur |
Je pose ma main sur l’endroit qui est douloureux de mon corps et je dis :
»بِسْمِ اللهِ، بِسْمِ اللهِ، بِسْمِ اللهِ »
« Bismi l-Lah, Bismi l-Lah, Bismi l-Lah »
ce qui signifie : « Je commence par le nom de Allah, je commence par le nom de Allah, je commence par le nom de Allah » puis je dis :
« أعُوذُ بِعِزَّةِ اللهِ وَقُدْرَتِهِ مِنْ شَرِّ ما أجِدُ وأُحاذِرُ »
« ‘a^oudhou bi ^izzati l-Lahi wa qoudratih min charri ma ‘ajidou wa ‘ouhadhir »
ce qui signifie : « Je recherche la préservation par la gloire de Allah et Sa toute-puissance contre le mal de ce que je ressens et ce que je perçois ».
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Ce qu’on dit pour repousser l’envie et les calamitées |
« ما شاءَ اللهُ لا قُوَّةَ إِلا باللهِ »
« Ma cha’ Allah, la qouwwata illa bi l-Lah »
Ce qui signifie : « Ce que Allah veut est, il n’est de force que par Allah » puis je récite les deux mou^awwidhat, c’est-à-dire sourat al-Falaq et sourat an-Nas.
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Lors de la crainte et de la peur |
« هُوَ اللهُ، اللهُ رَبِّي لا شَرِيكَ لَهُ »
« Houwa l-Lah, Allahou Rabbi, la charika lah »
Ce qui signifie : « Il est Allah, Allah est mon Seigneur, Il n’a pas d’associer ».
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Lors du tourment, du chagrin et des mauvaises suggestions |
Je dis beaucoup:
« لا حَوْلَ وَلا قُوَّةَ إِلاَّ باللهِ العَلِيِّ العَظِيمِ »
« La hawla wa la qouwwata ‘illa bi l-Lahi l-^Aliyyi l-^Adhim »
ce qui signifie : « Il n’est de force et de préservation que par Allah, Al-^Aliyy, Al-^Adhim ».
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Invocation du marché |
« لا إِلهَ إِلاَّ اللهُ وَحْدَهُ لا شَريكَ لَهُ، لَهُ المُلْكُ وَلَهُ الحَمْدُ، يُحْيِي ويُمِيتُ وَهُوَ حَيٌّ لا يَمُوتُ، بِيَدِهِ الخَيْرُ وَهُوَ على كُلِّ شَىْءٍ قَدِيرٌ »
« La ‘ilaha illa l-Lahou wahdahou la charika lah, Lahou l-moulkou wa Lahou l-hamdou, youhyi wa youmitou wa Houwa Hayyoun la yamout, biyadihi l-khayr wa Houwa ^ala koulli chay’in qadir »
Ce qui signifie : « Il n’est de Dieu que Allah, Lui seul n’a pas d’associé, à Lui appartient la souveraineté, à Lui les louanges, Il donne la vie et Il donne la mort, alors Qu’Il a pour attribut la vie mais Qu’Il ne meurt pas, c’est Lui le possesseur et le créateur du bien et Il est sur toute chose tout puissant ».
Remarque : بِيَدِهِ الخَيْرُ « biyadihi l-khayr » c’est-à-dire Il est Celui à Qui le bien appartient, Il est Celui Qui crée le bien, Allah n’a pas de yad dans le sens de l’organe c’est-à-dire la main, car Allah soubhanahou est exempt des organes, des membres et de l’endroit ».
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A la vue de quelqu’un qui est éprouvé ou atteint |
« الحَمْدُ للهِ الَّذي عافاني مِمَّا ابْتلاكَ بِهِ وَفَضَّلَنِي على كَثِيرٍ مِمَّنْ خَلَقَ تَفْضِيلاً »
« Al-hamdou lil-Lahi l-ladhi ^afani mimma-btalaka bih, wa faddalani ^ala kathirim-mimman khalaqa tafdila »
Je dis à voix base (pour que celui qui est éprouvé ne m’entende pas) ce qui signifie : « La louange est à Allah qui m’a préservé de ce dont Il t’a éprouvé et Qui m’a accordé un mérite par rapport à de nombreux de ceux qu’Il a crée ».
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Lors du chagrin et de la difficulté |
»يا حَيُّ يا قَيُّومُ، بِرَحْمَتِكَ أسْتَغِيثُ »
« Ya Hayyou Ya Qayyoum birahmatika ‘astaghith »
Ce qui signifie : « Ô Toi qui est Hayy, Toi qui est Qayyoum, c’est par Ta miséricorde que je recherche le renfort ».
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Invocation quant on entend le tonnerre |
« سُبْحَانَ الَّذِي يُسَبِّحُ الرَّعْدُ بِحَمْدِهِ وَالْمَلاَئِكَةُ مِنْ خِيفَتِهِ »
« Soubhana l-ladhi yousabbihou r-Ra^dou bihamdihi wa l-mala’ikatou min khifatih »
Ce qui signifie : « Il est exempt d’imperfection Celui pour qui ar-Ra^d (l’ange du tonnerre) fait le tasbih et Le loue, et les anges font le tasbih et Le loue par crainte de Allah ».
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Invocation à dire lorsque la pluie tombe ou lorsqu’on voit la pluie |
« اللهم اجعلهُ صيِّبا هنيئا »
« Allahoumma j^alhou sayyiban hani’a »
Ce qui signifie : « Ô Allah fait que ce soit des pluies abondantes et bonnes ».
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Invocation lorsque la pluie s’arrête de tomber |
« مُطِرْنَا بِفَضْلِ اللهِ وَرَحْمَتِهِ »
« Moutirna bifadli l-Lahi wa rahmatih »
Ce qui signifie : « Nous avons reçu la pluie par la grâce de Allah et par Sa miséricorde ».
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Invocation lorsque le vent souffle |
« اللهمَّ إني أسألُك خيرَها وخيرَ ما فيها وخيرَ ما أُرسلتْ به وأَعوذُ بك مِن شَرِّها وشَرِّ ما فيها وشَرِّ ما أُرسلتْ به »
« Allahoumma ‘inni ‘as’alouka khayraha wa khayra ma fiha wa khayra ma ‘oursilat bih, wa ‘a^oudhou bika min charriha wa charri ma fiha wa charri ma ‘oursilat bih »
Ce qui signifie : « Ô Allah je te demande du meilleur de ce vent, du meilleur de ce qu’il comporte et du meilleur de ce pour quoi il a été envoyé ; et je recherche Ta préservation contre le mal de ce vent, du mal de ce qu’il comporte et du mal de ce pour quoi il a été envoyé ».
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Invocation pour conserver quelque chose, pour préserver la personne et l’endroit |
« اللهم إني استودعُك هذا المكانَ وما فيه ومَن فيه »
« Allahoumma ‘inni ‘astawdi^ouka hadha l-makana wa ma fihi wa man fih »
Ce qui signifie : « Ô Allah je te confie cette endroit, ce qu’il comporte comme objet et ce qu’il comporte comme personne ».
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Invocation lorsqu’on entend le cri du coq durant la nuit |
« أسألُ اللهَ العَظِيمَ مِنْ فَضْلِهِ وَخَيْرِهِ فِي الدُّنْيَا وَالآخِرِةِ »
« As’alou l-Laha l-^Adhim min fadlihi wa khayrihi fi d-dounya wa l-‘akhirah »
Ce qui signifie : « Je demande à Allah, Al-^Adhim, de Sa grâce et de Son bien dans le bas monde et dans l’au-delà ».
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Invocation quant on entend le braillement de l’âne ou les aboiements d’un chien la nuit |
« أَعُوذُ بِاللهِ مِنْ الشَّيْطَانِ الرَّجِيمِ »
« A^oudhou bi l-Lahi mina ch-chaytani r-rajim »
Ce qui signifie : « Je recherche la préservation de Allah contre le chaytan maudit ».
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Lors des mauvaises suggestions |
« ءامَنْتُ باللهِ وَرُسُلِهِ »
« Amantou bi l-Lahi wa rouçoulih »
Je dis ce qui signifie : « Je crois fermement en Allah et en Ses messagers ».
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Invocation quant on voit quelque chose qui réjouit le cœur et qu’on apprécie |
»الحَمْدُ للهِ الَّذي بِنِعْمَتِهِ تَتِمُّ الصَّالِحاتُ »
« Al-hamdou lil-Lahi l-ladhi bini^matihi tatimmou s–salihat »
Ce qui signifie : « La louange est à Allah par la grâce DuQuel les belles choses ont lieu ».
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Invocation quant on voit quelque chose qui chagrine et qu’on désapprouve |
« الحَمْدُ للهِ على كلِّ حالٍ »
« Al-hamdou lil-Lahi ^ala koulli hal »
Ce qui signifie : « La louange est à Allah en toute situations ».
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Invocation pour calmer la colère |
« أَعُوذُ بِاللهِ مِنْ الشَّيْطَانِ الرَّجِيمِ »
« A^oudhou bi l-Lahi mina ch-chaytani r-rajim »
Ce qui signifie : « Je recherche la préservation de Allah contre le chaytan maudit ».
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Ce que l’on dit lors de l’épreuve ou lors de la mort d’un proche ou d’un bien-aimé |
« الحَمْدُ للهِ، إنَّا للهِ وإنَّا إِلَيْهِ رَاجِعُونَ »
« Al-hamdou lil-Lah, ‘inna li l-Lahi wa ‘inna Ilayhi raji^oun »
Ce qui signifie : « La louange est à Allah, certes nous appartenons à Allah et nous seront ressuscité pour Son jugement ».
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Invocation pour présenter ses condoléances à un musulman suite à la mort de son proche musulman |
أعْظَمَ اللهُ أجْرَكَ، وأحْسَنَ عَزَاءَكَ، وَغَفَرَ لمَيِّتِكَ«
« A^dhama l-Lahou ‘ajrak, wa ‘ahsana ^aza’ak, wa ghafara limayyitik »
Ce qui signifie : « Que Allah t’accorde une récompense éminente, qu’Il t’accorde un bon apaisement de tes douleurs et qu’Il accorde le pardon à ton défunt ».
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Invocation quant on rend visite aux tombes |
»السَّلامُ عَلَيْكُمْ يا أهْلَ القُبُورِ! يَغْفِرُ اللَّهُ لَنا وَلَكُمْ، أنْتُمْ سَلَفُنا وَنَحْنُ بالأثَرِ »
« As-salamou ^alaykoum ya ‘ahla l-qoubour, yaghfirou l-Lahou lana wa lakoum, antoum salafouna wa nahnou bi l-‘athar »
Ce qui signifie : « A vous le salam, habitants des tombes ! Que Allah nous pardonne ainsi qu’à vous, vous êtes nos prédécesseurs et nous sommes sur votre trace ».
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Invocation du besoin |
Je fais le woudou’, puis j’accomplis deux rak^ah et je dis :
« اَللّهُمَّ إِنِّي أَسْأَلُكَ وَأَتَوَجَّهُ إِلَيْكَ بِنَبِيّـِكَ مُحَمَّدٍ نَبِيِّ الرَّحْمَةِ، يَا مُحَمَّدُ إِنِّي أَتَوَجَّهُ بِكَ إِلَى رَبِّي فِي حَاجَتِي (…) لتقضى لي »
« Allahoumma ‘inni ‘as’alouk wa ‘atawajjahou ‘ilayka binabiyyika Mouhammadin-nabiyyi r-rahmah, ya Mouhammad, ‘inni ‘atawajjahou bika ‘ila rabbi fi hajati (et je cite mon affaire) litouqda li »
ce qui signifie : « Ô Allah je te demande et je m’adresse à Toi par ton prophète Mouhammad, le prophète de la miséricorde, Ô Mouhammad je m’adresse par toi à mon Seigneur pour mon affaire -je la cite- pour qu’elle me soit réglée ».
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Invocation du remerciement à celui qui t’as fais du bien ou qui a fait quelque chose qui mérite la reconnaissance |
« جَزَاك اللهُ خَيْرًا »
« Jazaka l-Lahou khayra »
Ce qui signifie : « Que Allah te rétribues en bien ».
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Invocation quant on perd quelque chose |
« اللَّهُمَّ رَبَّ هذِهِ الضَّالَةِ رُدَّ إليَّ ضَالَّتي »
« Allahoumma Rabba hadhihi d–dallah roudda ‘ilayya dallati »
Ce qui signifie : « Ô Allah le Seigneur de cette chose qui est perdu, fait que cette chose que j’ai perdu me soit rendu » ou je dis :
« يا جَامِعَ النَّاسِ ليومٍ لارَيْبَ فيه اجْمَعْ عَليَّ ضَالَّتي »
« Ya Jami^a n-nasi liyawmil-la rayba fih ‘ijma^ ^alayya dallati »
à trois reprises ce qui signifie : « Ô Allah, Toi qui les gens pour un Jour au sujet duquel il n’y a aucun doute, fait que je sois réuni avec ce que j’ai perdu ».
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Invocation pour faciliter des choses difficiles |
« اللَّهُمَّ لا سَهْلَ إِلاَّ ما جَعَلْتَهُ سَهْلاً، وأنْتَ تَجْعَلُ الحَزْنَ إذَا شِئْتَ سَهْلاً »
« Allahoumma la sahla illa ma ja^altahou sahla wa Anta taj^alou l-hazna ‘idha chi’ta sahla »
Ce qui signifie : « Ô Allah il n’est facile que ce que Tu as rendu facile et Toi tu rends les choses difficiles si Tu les veux difficiles ».
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Invocation pour repousser l’injustice de celui qui est injuste |
« اللهُ اللهُ رَبي لا أُشْرِكُ بِهِ شَيْئًا »
« Allahou Allahou Rabbi la ‘ouchrikou bihi chay’ »
Ce qui signifie : « Allah, Allah est mon Seigneur, je ne lui attribut aucun associer » à répété à 2 reprises.
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Invocation pour rembourser les dettes |
»اللَّهُمَّ اكْفِنِي بِحَلالِكَ عَنْ حَرامِكَ، وَأغْنِني بِفَضْلِكَ عَمَّنْ سِوَاكَ »
« Allahoumma kfini bihalalika ^an haramik wa ‘aghnini bifadlika ^amman siwak »
Ce qui signifie : « Ô Allah fait que ce qui est licite et qui T’appartient me suffise plutôt que ce qui est interdit et qui T’appartient, et accorde moi la richesse par Ta grâce par laquelle je n’aurais pas besoin d’autre que Toi ».
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Invocation pour saluer celui qui part en voyage |
»أسْتَوْدِعُ اللهَ دِينَكَ وأمانَتَكَ وَخَوَاتِيمَ عَمَلِكَ »
« Astawdi^ou l-Laha dinaka wa ‘amanataka wa khawatima ^amalik »
Ce qui signifie : « Je confie à Allah ta religion, ta sécurité et la finalité de tes œuvres ».
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Invocation du voyage |
« اللهُ أَكْبَرُ، اللهُ أَكْبَرُ، اللهُ أَكْبَرُ. اللَّهُمَّ إنَّا نَسألُكَ فِي سفَرِنَا هَذَا البِرَّ وَالتَّقْوَى، وَمِنْ العَمَلِ ما تَرْضَى، اللَّهُمَّ هَوِّن عَلَيْنا سَفَرَنَا هَذَا، وَاطْوِ عَنَّا بُعْدَهُ،اللَّهُمَّ أنْتَ الصَّاحِبُ فِي السَّفَرِ وَالخَلِيفَةُ في الأهْلِ. اللَّهُمَّ إني أعُوذُ بِكَ مِنْ وَعْثَاءِ السَّفَرِ وَكَآبَةِ المَنْظَرِ وَسُوءِ المُنْقَلَبِ في المَالِ والأهْلِ »
« Allahou akbar, Allahou akbar, Allahou akbar. Allahoumma ‘inna nas’alouka fi safarina hadha l-birra wa t-taqwa, wa mina l-^amali ma tarda, Allahoumma hawwin ^alayna safarana hadha wa twi ^anna bou^dah, Allahoumma Anta s–Sahibou fi s-safar wa l-khalifatou fi l’ahl, Allahoumma ‘inni ‘a^oudhou bika min wa^tha’i s-safar, wa ka’abati l-mandhar, wa sou’i l-mounqalabi fi l-mali wa l’ahl »
Ce qui signifie : « Allah mérite plus de vénération que toute autre, Allah mérite plus de vénération que toute autre, Allah mérite plus de vénération que toute autre, Ô Allah nous te demandons pour notre voyage que voici la bienfaisance et la piété, et nous te demandons parmi les œuvres ce que Tu agrée, Ô Allah facilite-nous ce voyage que nous voulons entreprendre et fait que la distance nous paraisse courte malgré sa longueur ; Ô Allah, Celui Qui nous préserve durant ce voyage par Ta grâce, Tu es Celui à Qui nous confions nos familles, Ô Allah nous recherchons par Toi la préservation contre les difficultés du voyage, Tu es Celui Qui préserve la famille, Ô Allah nous recherchons ta préservation contre la grande fatigue du voyage, contre le fait de voir quelque chose de mauvais et contre un mauvais retour concernant les bien et la famille »
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Lors du voyage quand on prend de la hauteur |
« اللهُ أَكْبَرُ »
« Allahou akbar »
Ce qui signifie : « Allah mérite plus de vénération que toute autre ».
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Invocation lors du retour du voyage |
»ءايِبُونَ تائِبُونَ عابِدُون لِرَبِّنا حامِدُونَ »
« Ayibouna ta’iboun, ^abidouna lirabbina hamidoun »
Ce qui signifie : « Nous retournons, nous faisons le repentir, nous adorons notre Seigneur et nous Le louons ».
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Invocation quant on entend l’évocation du messager |
« اللَّهُمَّ صَلِّ عَلَى سَيِّدنَا مُحمَّدٍ »
« Allahoumma salli ^ala sayyidina Mouhammad »
Ce qui signifie : « Ô Allah augmente notre maitre Mouhammad en honneur et en glorification ».
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Evocations du soir |
« أمْسَيْنا وأمْسَى المُلْكُ للهِ »
« Amsayna wa amsa l-moulkou li l-Lah »
Ce qui signifie : « Nous sommes arrivé au soir et la souveraineté appartient à Allah ».
« اللَّهُمَّ بِكَ أمْسَيْنا، وبك أصبحنا، وَبِكَ نَحْيا، وَبِكَ نَمُوتُ وَإِلَيْكَ المَصِيرُ »
« Allahoumma bika amsayna wa bika asbahna wa bika nahya wa bika namout wa ilayka l-masir »
Ce qui signifie : « Ô Allah c’est par Ta puissance que nous arrivons au soir, c’est par Ta puissance que nous arrivons au matin, c’est par Ta puissance que nous vivons et que nous mourrons et c’est à Toi le devenir ».
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Invocations du sommeil |
Je fais mon woudou’, je dors sur mon coté droit et je dis :
« بِاسْمِكَ اللَّهُمَّ أَمُوتُ وَأَحْيَا »
« Bismika l-Lahoumma amoutou wa ahya »
ce qui signifie : « Par nom Ô Allah, je meurs et je vie ».
Puis je récite les trois mou^awwidhat, et je passe les deux mains sur toutes les parties de mon corps que je peu atteindre puis je récite ‘ayatou l-Koursiyy et sourat Al-Kafiroun et je m’endors en évoquant Allah ta^ala.
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Invocation lorsqu’on ce réveil d’un cauchemar la nuit |
« أَعُوذُ بِكَلِمَاتِ اللهِ التَّامَّاتِ مِنْ غَضَبِهِ وَعِقَابِهِ، وَشَرِّ عِبَادِهِ، وَمِنْ هَمَزَاتِ الشَّيَاطِينِ وَأَنْ يَحْضُرُونَ »
« A^oudhou bikalimati l-Lahi t-tammati min ghadabihi wa ^iqabih wa charri ^ibadih wa min hamazati ch-chayatini wa ay-yahdouroun »
Ce qui signifie : « Je recherche la préservation par la parole de Allah parfaite contre Sa volonté de châtier, contre Son châtiment, contre le mal de Ses esclaves et contre les accès du chaytan et contre le fait qu’ils viennent à moi ».
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Invocation lors de l’insomnie |
« اللَّهُمَّ غَارَتِ النُّجُومُ وَهَدأتِ العُيُونُ وأنْتَ حَيٌّ قَيُّومٌ لا تَأخُذُكَ سِنَةٌ وَلاَ نَوْمٌ، يَا حَيُّ يَا قَيُّومُ أَهْدِىءْ لَيْلي، وأنِمْ عَيْنِي »
« Allahoumma gharati n-noujoum wa hada’ati l’^ouyoun wa Anta Hayyoun Qayyoum, la ta’khoudhouka sinatouw-wa la nawm, Ya Hayyou Ya Qayyoum, ahdi layli wa anim ^ayni »
Ce qui signifie : « Ô Allah les étoiles sont apparues, les yeux ce sont reposés et Tu es Celui Qui est vivant Celui Qui ne meurt pas, Celui Qui n’est pas atteint par la fatigue, ni par la somnolence ni par le sommeil ; Ô Toi qui a pour attribut la vie, Toi qui prédestine toute chose, apaise ma nuit et endors mes yeux ».
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Invocations du Qour’an honoré |
﴿رَبَّنَا آتِنَا فِي الدُّنْيَا حَسَنَةً وَفِي الآخِرَةِ حَسَنَةً وَقِنَا عَذَابَ النَّارِ﴾
« Rabbana atina fi d-dounya haçanataw-wa fi l’akhirati haçanataw-wa qina ^adhaba n-nar »
Ce qui signifie : « Ô Allah accorde-nous un bien dans le bas-monde, un bien dans l’au-delà et préserve-nous du châtiment de l’enfer ».
﴿رَبَّنَا آتِنَا مِنْ لَدُنْكَ رَحْمَةً وَهَيِّئْ لَنَا مِنْ أَمْرِنَا رَشَدًا﴾
« Rabbana atina mil-ladounka rahmah wa hayyi lana min amrina rachada »
Ce qui signifie : « Seigneur accorde-nous une miséricorde de Ta part et accorde-nous un bien de Ta part ».
﴿رَبِّ اشْرَحْ لِي صَدْرِي، وَيَسِّرْ لِي أَمْرِي، وَاحْلُلْ عُقْدَةً مِنْ لِسَانِي يَفْقَهُوا قَوْلِي﴾
« Rabbi chrah li sadri, wa yassir li amri, wa hloul ^ouqdatam-mil-lisani, yafqahou qawli »
Ce qui signifie : « Ô Allah ouvre mon cœur sur le bien, facilite-moi, et fait qu’ils comprennent ce que je dis ».
﴿فَاطِرَ السَّمَاوَاتِ وَالأَرْضِ أَنْتَ وَلِيِّي فِي الدُّنْيَا وَالآخِرَةِ تَوَفَّنِي مُسْلِمًا وَأَلْحِقْنِي بِالصَّالِحِينَ ربِّ هَبْ لي حُكْمًا وَأَلْحِقْنِي بِالصَّالِحِينَ﴾
« Fatira s-samawati wa l’ardi Anta Waliyyi fi d-dounya wa l’akhirah, tawaffani mousliman wa alhiqni bi s–salihin »
Ce qui signifie : « Ô Allah Toi qui crée les cieux et la terre, Tu es Celui à Qui je me remet dans le bas monde et dans l’au-delà, fais moi mourir musulman et que je sois aux nombres des vertueux. Seigneur accorde-moi une sagesse et fais que je sois aux nombres des vertueux ».
﴿رَبِّ أَوْزِعْنِي أَنْ أَشْكُرَ نِعْمَتَكَ الَّتِي أَنْعَمْتَ عَلَيَّ وَعَلَى وَالِدَيَّ وَأَنْ أَعْمَلَ صَالِحًا تَرْضَاهُ وَأَدْخِلْنِي بِرَحْمَتِكَ فِي عِبَادِكَ الصَّالِحِينَ﴾
« Rabbi awzi^ni an achkoura ni^mataka l-lati an^amta ^alayy wa ^ala walidayy wa an a^mala salihan tardah wa adkhilni birahmatika fi ^ibadika s–salihin »
Ce qui signifie : « Seigneur, accorde-moi de Te remercier pour la grâce que Tu m’as accordé ainsi qu’à mes parents et que j’accomplisse les bons actes que tu agrées et fait que je sois par Ta miséricorde aux nombres de Tes esclaves vertueux ».
﴿رَبِّ اغْفِرْ لِي وَلِوَالِدَيَّ، رَبِّ ارْحَمْهُمَا كَمَا رَبَّيَانِي صَغِيرًا﴾
« Rabbi ghfir li wa liwalidayy, Rabbi rhamhouma kama rabbayani saghira »
Ce qui signifie : « Seigneur accorde-moi le pardon ainsi qu’à mes parents, Seigneur fais-leur miséricorde comme ils m’ont élevé quand j’étais enfant ».
﴿رَبِّ اغْفِرْ لي ولِوالِدَيَّ وَلِمَنْ دَخَلَ بَيْتِيَ مُؤْمِناً وَللْمُؤْمِنِينَ وَالمُؤْمِناتِ﴾
« Rabbi ghfir li wa liwalidayy wa liman dakhala baytiya mou’minaw-wa lil mou’minina wa l-mou’minat »
Ce qui signifie : « Seigneur accorde moi le pardon ainsi qu’à mes parents et à tous ceux qui viennent chez moi qui sont croyants, ainsi qu’aux croyants et aux croyantes ».
﴿رَبَّنَا اغْفِرْ لَنَا وَلإِخْوَانِنَا الَّذِينَ سَبَقُونَا بِالإيمَانِ وَلاَتَجْعَلْ فِي قُلُوبِنَا غِلاً لِلَّذِينَ ءامَنُوا رَبَّنَا إِنَّكَ رَؤُوفٌ رَحِيمٌ﴾
« Rabbana ghfir lana wa li ikhwanina l-ladhina sabaqouna bi l-iman wa la taj^al fi qouloubina ghilla li l-ladhina amanou Rabbana innaka Ra’oufour-Rahim »
Ce qui signifie : « Notre Seigneur accorde-nous le pardon, à nous ainsi qu’à nos frères qui nous ont précédés et qui étaient croyants, et le fait qu’il n’y ait pas dans nos cœurs de haine envers les croyants ; Seigneur tu es Celui Qui est Ra’ouf et Qui est Rahim ».
Conclusion :
Nos jeunes bien-aimés…
Après avoir passé ensemble un temps agréable et utile avec ce joli petit livret « Les évocations du petit musulman » qui est parfumé par l’évocation de Allah ta^ala, par lesquelles les cœurs de ceux qui évoquent beaucoup hommes et femmes sont apaisés, nous te souhaitons en conclusion que ce petit livret te réalise a grand profit et un grand plaisir ; alors levé vos petites mains douces et demandé à Allah ta^ala qu’Il vous accorde et qu’Il accorde à tout ceux qui ont contribué à l’édition de ce beau petit livret qui est entre vos mains, de ceux qui évoque beaucoup Allah ta^ala hommes et femmes, qu’Il nous réunisse dans le paradis de la félicité et la louange est à Allah le Seigneur des mondes.
La prière funéraire
La prière funéraire (al-jinazah)
Il convient de se rappeler souvent la mort et de s’y préparer en faisant le repentir et en réparant les injustices qu’on a faites envers ceux qui ont été lésés. Ceci est encore plus requis de la part des malades. Il fait également preuve de patience face à la maladie et abandonne les gémissements autant qu’il le peut. Il lui est recommandé de se faire soigner et pour les autres, de lui rendre visite. Il convient à celui qui lui rend visite de lui remonter le moral et de ne pas rester trop longtemps.
C’est une obligation communautaire (fardou kifayah) de préparer le mort : en le lavant, en l’enveloppant dans un linceul, en faisant la prière funéraire pour lui et en l’enterrant.
Ce qu’il est un devoir de faire pour le lavage, c’est de répandre de l’eau purificatrice, une fois, sur tout le corps : peau, cheveux et poils, même s’ils sont épais. Le minimum du linceul, c’est ce qui couvre l’ensemble du corps. Mais on fait exception de la tête de celui qui est mort en rituel de pèlerinage ou de ^oumrah, s’il est mort avant le désengagement rituel (tahalloul). Dans ce cas, on ne lui couvre pas la tête, elle est au contraire laissée découverte : il sera ressuscité au jour dernier dans l’état sur lequel il est mort, en état de rituel, en faisant la talbiyah c’est-à-dire en disant : (labbayka l-Lahoumma labbayk). De même, la femme décédée en état de rituel est exemptée de la couverture du visage.
La couverture du corps du mort se fait par un tissu qui lui était licite durant sa vie et qui était digne de lui. Ainsi l’homme n’est pas enveloppé dans de la soie. Il est plutôt enveloppé dans un tissu en coton, en lin ou ce qui est analogue. Quant à la femme et à l’enfant, il est permis de leur donner pour linceul un tissu en soie car il leur était permis d’en porter pendant leur vie. Il n’est pas permis d’envelopper un défunt musulman d’un linceul fait d’un tissu qui n’est pas digne de lui, c’est-à-dire qui serait rabaissant pour lui et ferait ressentir du mépris à son égard. Il n’est pas un devoir de lui donner pour linceul un tissu neuf. Ce qui a déjà été porté et ce qui est neuf suffit aussi bien.
Il est recommandé que le linceul soit constitué pour l’homme de trois tissus et pour la femme d’une chemise, d’un voile, d’un ‘izar –un pagne long– autour des jambes et des pieds et de deux tissus. La chemise, c’est ce qui cache la plus grande partie du corps, l’izar, ce qui est porté pour la partie inférieure du corps et le voile, ce que la femme utilise pour se couvrir la tête. Les deux tissus enfin sont en plus des trois pièces que l’on vient de citer.
La meilleure chose pour le linceul est qu’il soit blanc et en coton. L’enveloppement dans trois tissus est un devoir envers celui qui est enveloppé à partir de ses biens et qui n’a pas de dette excédant ses biens, comme par exemple s’il laisse des biens dont la valeur dépasse le montant de ses dettes ou s’il n’a pas de dette du tout, même s’il n’a pas d’autre bien que ces trois tissus.
Le minimum de la prière funéraire (salatou l-jinazah) est le minimum qu’il faut observer pour que l’obligation soit accomplie : on fait l’intention de faire la prière pour le mort lors du takbir ; c’est-à-dire que l’on dit : (Allahou ‘akbar) et on fait l’intention dans le cœur en disant : « j’accomplis la prière funéraire pour ce mort », s’il est présent. Il est une condition de désigner dans le cœur l’intention de la prière funéraire. Ceci est une obligation. Il ne suffit pas de faire l’intention d’accomplir une prière dans l’absolu, sans préciser que c’est une prière funéraire. Ensuite, on récite la Fatihah, puis on dit 😦Allahou ‘akbar, Allahoumma salli ^ala Mouhammad) ce qui signifie : « Allah a plus de science et plus de puissance que tout autre ; ô Allah élève davantage le degré de Mouhammad », puis on dit : (Allahou ‘akbar, Allahoumma ghfir lahou wa rhamhou) ce qui signifie : « Allah mérite plus de vénération que tout autre ; ô Allah pardonne-lui et fais-lui miséricorde », puis on dit : (Allahou ‘akbar) et on fait le salam.
Il est cependant recommandé après le deuxième takbir de réciter as–salatou l-‘ibrahimiyyah en entier : (Allahoumma salli ^ala Mouhammad wa ^ala ‘ali Mouhammad kama sallayta ^ala ‘Ibrahim, wa ^ala ‘ali ‘Ibrahim, ‘innaka Hamidoun Majid. Allahoumma barik ^ala Mouhammad wa ^ala ‘ali Mouhammad kama barakta ^ala ‘Ibrahim, wa ^ala ‘ali ‘Ibrahim, ‘innaka Hamidoun Majid) ce qui signifie : « Ô Allah honore et élève davantage le degré de Mouhammad et celui de la famille de Mouhammad, tout comme Tu as honoré et élevé le degré de ‘Ibrahim et celui de la famille de ‘Ibrahim ; Tu es certes Celui Qui mérite les louanges, Celui Qui accorde beaucoup de bien et Dont le mérite est élevé. Ô Allah donne des bénédictions à Mouhammad et à la famille de Mouhammad, tout comme Tu as donné des bénédictions à ‘Ibrahim et à la famille de ‘Ibrahim ; Tu es certes Celui Qui mérite les louanges, Celui Qui accorde beaucoup de bien et Dont le mérite est élevé ». Il est recommandé après le troisième takbir de dire cette invocation : (Allahoumma hadha ^abdouka wa bnou ^abdayka, kharaja min rawhi d-dounya wa sa^atiha wa mahboubouhou wa ‘ahibba‘ouhou fiha ‘ila dhoulmati l-qabri wa ma houwa laqih. Kana yach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘il-la ‘anta wahdaka la charika lak, wa ‘anna Mouhammadan ^abdouka wa raçoulouk, wa ‘anta ‘a^lamou bihi minna. Allahoumma ‘innahou nazala bika wa ‘anta khayrou manzoulin bih, wa ‘asbaha faqiran ‘ila rahmatika wa ‘anta ghaniyyoun ^an ^adhabih, wa qad ji’naka raghibina ‘ilayka choufa^a‘a lah, Allahoumma ‘in kana mouhsinan fazid fi ‘ihçanihi wa ‘in kana mouçi‘an fatajawaz ^anhou, wa laqqihi birahmatika ridak, wa qihi fitnata l-qabri wa ^adhabahou wa fsah lahou fi qabrihi wa jafi l-‘arda ^an janbayh, wa laqqihi bi rahmatika l-‘amna min ^adhabika hatta tab^athahou ‘aminan ‘ila jannatika bi rahmatika ya ‘arhama r-rahimin) ce qui signifie : « Ô Allah c’est là Ton esclave et le fils de Tes deux esclaves. Il a quitté le repos de ce bas monde et son bien-être, alors que ce qu’il a aimé et ceux qu’il a aimés y sont encore, pour rejoindre l’obscurité de la tombe et ce qui l’attend. Il témoignait qu’il n’est de dieu que Toi, que Tu es unique, sans associé et que Mouhammad est Ton esclave et Ton messager et Tu sais ce qu’il en est de lui mieux que nous. Ô Allah il est devenu Ton hôte et Tu es le meilleur de qui l’on est l’hôte. Il s’est retrouvé dans le besoin de Ta miséricorde et Tu n’as pas besoin de son châtiment. Nous sommes venus T’implorer, en Te suppliant, en intercédant en sa faveur. Ô Allah, s’il était bienfaiteur, accorde-lui encore plus de bienfait et s’il était malfaisant, accorde-lui Ta clémence et accorde-lui par Ta miséricorde Ton agrément, préserve-le des troubles de la tombe et de son supplice, élargis pour lui l’espace de sa tombe, écarte la terre de ses côtés et accorde-lui par Ta miséricorde le salut de Ton châtiment jusqu’à ce que Tu le ressuscites en paix pour Ton paradis, par Ta miséricorde, ô Toi Qui est Le plus miséricordieux des miséricordieux ».
Le minimum de l’enterrement, c’est une fosse qui cache son odeur, de sorte qu’elle n’apparaisse plus après l’avoir enseveli et qui le protège des animaux sauvages, de sorte qu’ils ne le déterrent pas et ne le dévorent pas. S’il n’y a pas d’autre moyen de le garder de ces choses que d’avoir recours à une construction ou à un cercueil, ceci devient alors un devoir.
La façon la plus complète d’effectuer l’enterrement est la suivante : que la fosse soit suffisamment large pour permettre à celui qui descend le mort et à son aide d’y descendre et qu’elle soit d’une profondeur équivalente à la taille de quelqu’un levant le bras, c’est-à-dire de quatre coudées et demi de profondeur, même si le mort est un enfant. Il est recommandé de mettre le défunt dans une niche latérale si la terre est compacte ou bien de creuser une tranchée au fond de la tombe si la terre est meuble. Il est interdit d’enterrer dans des caveaux.
Avertissement : Parmi les positions rabaissantes pour le mort et qui ne sont pas permises, c’est de le renverser sur sa face lors du lavage. Ceci est interdit. De même, il y a le fait de le porter sur les épaules, sans civière ou autre. Mais il est permis de porter le petit enfant à la main pour aller l’enterrer.
Les menstrues
Chapitre : Les menstrues.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Le minimum de l’âge pour les menstrues est de neuf années lunaires environ.
Commentaires : Le minimum de l’âge pour les menstrues est de neuf ans lunaires environ. Si son âge est légèrement inférieur à neuf ans, l’écoulement de sang est considéré comme des menstrues, c’est-à-dire que si elle à neuf ans moins dix jours ou neuf ans moins quinze jours et qu’elle a vu un écoulement sanguin, il est considéré comme des menstrues. Par contre, si elle voit du sang avant les neuf ans moins seize jours, cela n’est pas considéré comme des menstrues. C’est-à-dire si elle voit du sang dix-sept jours avant les neuf ans, ou dix-huit jours avant etc, alors ce n’est pas un sang de menstrues.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Le minimum des menstrues est d’un jour et une nuit.
Commentaire : C’est-à-dire que le minimum des menstrues est ce qui dure un jour et une nuit, c’est-à-dire vingt-quatre heures. Si le sang coule pendant vingt-quatre heures durant une période de quinze jours alors il est considéré comme étant un sang de menstrues.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Le maximum des menstrues est de quinze jours avec leurs nuits.
Commentaire : Le maximum des menstrues est de quinze avec leurs nuits, c’est-à-dire que si l’écoulement du sang se prolonge pendant quinze jours, toute cette durée est considérée comme période de menstrues.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Il est de quinze jours, comme le minimum de la période intermenstruelle, à savoir la période entre deux périodes de menstrues.
Commentaire : C’est-à-dire que le minimum de la période entre deux périodes menstruelles, entre des menstrues et les menstrues suivantes, ce minimum est de quinze jours également.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Il n’y a pas de limites pour le maximum de la période intermenstruelle.
Commentaire : Le maximum de la période intermenstruelle n’a pas de limite. Il se peut qu’une femme ne voit pas de menstrues durant toute sa vie. Il se peut qu’elle ait les menstrues une fois et qu’ensuite elle n’en ait plus jamais. Il se peut également qu’elle ait les menstrues une fois par an ; si elle a eu des menstrues une fois par an, ce sont bien des menstrues mais ceci est contraire à ce qui est habituel.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Devient interdit par les menstrues et par les lochies ce qui est interdit suite au rapport.
Commentaire : Lorsque la femme a les menstrues ou les lochies, il devient interdit les mêmes choses qui lui sont interdites suite à un rapport ou à une émission de maniyy.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Il lui est également interdit de traverser une mosquée lorsqu’elle craint de la salir.
Commentaire : C’est-à-dire qu’il lui est également interdit en plus de ce qui a été dit précédemment de traverser la mosquée, c’est-à-dire de rentrer d’un côté pour en sortir de l’autre, et ceci, lorsqu’elle craint qu’il descende d’elle du sang jusqu’à terre, dans ce cas-là il lui est interdit de la traverser.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : De faire une purification des hadath et un jeûne.
Commentaire : C’est-à-dire qu’il ne lui est pas permis de faire le woudou‘. La femme qui a les menstrues ou les lochies, il ne lui est pas permis de faire le woudou‘ parce que le woudou‘ n’est pas valable. Le jeûne également est interdit pour la femme qui a les menstrues et pour celle qui a les lochies.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Il lui est un devoir de le rattraper.
Commentaire : C’est-à-dire qu’elles doivent toutes deux rattraper le jeûne. La femme qui a les menstrues et celle qui a les lochies doivent rattraper le jeûne mais elles ne doivent pas rattraper la prière.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Il n’est pas permis à son époux de profiter de la zone comprise entre son nombril et ses genoux sauf s’il y a quelque chose qui empêche le contact direct.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Le divorce avec ses conditions.
Commentaire : Le divorce également n’est pas permis. Dans le cas où la femme a les menstrues ou les lochies, il n’est pas permis de la divorcer. Par contre, si le mari la divorce, le divorce est effectif.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Lorsque l’écoulement du sang s’arrête, il ne lui est devenu licite avant le ghousl que le jeûne, le divorce et la purification.
Commentaire : C’est-à-dire que lorsque l’écoulement des menstrues s’est arrêté, il ne lui est licite avant le ghousl, c’est-à-dire qu’il n’est valable pour elle avant qu’elle ait fait le ghousl que le jeûne, le divorce et la purification. Ainsi, avant qu’elle ait fait le ghousl, il est valable et il est permis de la divorcer. Il lui est permis le jeûne : si elle fait l’intention après l’interruption de l’écoulement durant la nuit et qu’elle n’a pas encore fait son ghousl, son jeûne sera valable. La purification qu’elle fait avant l’interruption du sang est interdite mais après l’arrêt de l’écoulement elle lui est licite. Pendant les menstrues, il lui est donc interdit de faire le woudou‘.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Al-istihadah est semblable à l’incontinence urinaire.
Commentaire : Le jugement des menstrues prend fin ici. Maintenant on commence à expliquer al-istihadah. L’istihadah est semblable à l’incontinence urinaire. Ainsi, si l’écoulement de sang de la femme dépasse les quinze jours pour les menstrues, et s’il dépasse soixante jours pour les lochies, elle est dans un cas semblable à quelqu’un qui a l’incontinence urinaire. On va citer ce qu’elle doit faire.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Al-istihadah est semblable à l’incontinence. Elle se distingue des menstrues, elle n’interdit pas ce que les menstrues interdisent.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Ainsi la femme qui a l’istihadah doit laver son vagin.
Commentaire : L’istihadah est de différentes sortes, sept sortes. Certaines sortes n’empêchent pas ce que les menstrues empêchent. Il est un devoir pour la femme qui a l’istihadah, lorsqu’elle veut faire la prière, de laver son vagin bien qu’il y a du sang, même si le sang ne s’est pas encore arrêté, ensuite elle se lave et fait la prière.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Elle y place un tampon.
Commentaire : Ainsi cette femme qui a al-istihadah met dans son vagin du coton ou un morceau de tissu afin de réduire l’écoulement.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Puis elle fait un bandage
Commentaire : Elle fait un bandage c’est-à-dire qu’elle serre une bande de tissu de l’avant vers l’arrière puis elle la maintient avec un autre morceau de tissu.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Ces deux choses, c’est-à-dire le tampon et le bandage, ont des conditions.
Commentaire : Si elle ne fait pas le jeûne, elle met un tampon. Mais celle qui fait le jeûne, elle ne met rien à l’intérieur. De même si cela lui est nuisible, elle ne met rien à l’intérieur.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Elle fait son tahour pour chaque obligation dans son temps.
Commentaire : Elle fait la purification pour chaque obligation après l’entrée du temps de cette obligation. Ainsi son woudou’ n’est valable qu’après le début du temps de chaque prière : pour la prière de adh–dhouhr, après que le soleil a quitté le zénith, pour la prière de al-^asr après l’entrée du temps de ^asr, pour al-maghrib après le coucher du soleil et pour al-^icha‘ de même.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Elle la fait immédiatement après.
Commentaire : c’est-à-dire qu’elle ne tarde pas. Après son woudou’ elle ne tarde pas pour l’accomplissement de la prière, elle fait sa prière immédiatement après.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Le fait qu’elle la retarde pour un intérêt particulier n’est pas préjudiciable.
Commentaire : Si elle a tardé à faire la prière pour attendre l’assemblée par exemple, cela n’a pas de conséquence. Elle a fait son woudou’ par exemple après l’entrée du temps mais elle a attendu que l’assemblée se réunisse pour la prière en assemblé, dans ce cas-là, cela lui est permis.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Comme pour voiler sa zone de pudeur ou attendre une assemblée.
Commentaire : Il lui appartient de retarder sa prière pour couvrir sa zone de pudeur afin que sa prière soit valable, ou bien pour attendre que l’assemblée se réunisse afin d’accomplir la prière en assemblée.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Il est un devoir pour elle de refaire le woudou’ si l’écoulement de sang s’est interrompu après le woudou’ ou pendant le woudou‘.
Commentaire : Pour la femme qui a l’istihadah, si l’écoulement du sang s’interrompt après qu’elle a fait son woudou‘, elle devra refaire son woudou‘. Ou si l’écoulement s’est interrompu durant le woudou‘, par exemple elle a su que pendant qu’elle faisait le woudou‘ l’écoulement s’est arrêté, elle devra également refaire le woudou‘.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Elle n’a pas à le refaire s’il revient juste après.
Commentaire : C’est-à-dire que pendant qu’elle était en train de faire son woudou‘ elle a su que le sang s’est interrompu, celle-là comme nous l’avons dit va refaire le woudou‘. Par contre, si l’écoulement du sang reprend, elle n’aura pas à refaire le woudou‘ c’est-à-dire qu’après qu’elle a fait son woudou‘ le sang s’est arrêté puis a repris après quelques minutes, celle-là n’aura pas à refaire le woudou‘ mais son premier woudou‘ lui est suffisant.
wa l-hamdou li l-Lahi Rabbi l-^alamin
Deuxième cours
Cours Chaykh Mouhammad Le Jeudi 02 Août 2001
Chapitre : Les menstrues (suite)
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Lorsqu’elle voit un écoulement de sang, même pendant la grossesse mais pas lorsqu’elle a les douleurs précédant l’accouchement, pendant la période de menstrues.
Commentaire : C’est-à-dire que lorsque la fille voit un écoulement de sang, même si elle est enceinte, dans le temps où elle peut avoir les menstrues c’est-à-dire à un âge auquel on considère que le sang qu’elle a est un sang de menstrues à savoir neuf ans lunaires (lunaire veut dire du croissant lunaire au croissant lunaire car le mois lunaire commence à partir du croissant jusqu’au croissant et l’année dure douze mois lunaires), lorsque cette fille atteint la puberté et qu’elle voit du sang durant vingt-quatre heures, même en discontinu, sur une période de quinze jours, ce sang-là est du sang de menstrues. Par contre, ce que voient les femmes lors de l’accouchement n’est pas des menstrues ni des lochies. L’accouchement signifie lorsqu’elle a les douleurs qui précèdent la sortie de l’enfant, lorsque l’enfant s’apprête à sortir.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Le temps de sa durée.
Commentaire : C’est-à-dire que si elle a vu un écoulement qui s’est prolongé de la durée des menstrues à savoir une durée de vingt-quatre heures en continu ou en discontinu, cet écoulement-là est des menstrues. De sorte que si elle voit un écoulement aujourd’hui pendant six heures, le lendemain six heures, le surlendemain six heures jusqu’à ce que cela atteigne vingt-quatre heures, toute cette période est considérée comme une période de menstrues.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Et ne dépassant pas son maximum.
Commentaire : C’est-à-dire qu’il ne dépasse pas quinze jours, c’est des menstrues.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Alors cette période, même avec celle où elle n’a pas d’écoulement entre deux écoulements, est considérée dans sa totalité comme étant une période de menstrues.
Commentaire : Cet écoulement de sang est considéré comme étant des menstrues même s’il y a des périodes durant lesquelles le sang ne coule pas entre les écoulements sanguins. Donc comme nous l’avons cité, si aujourd’hui elle voit un écoulement de sang durant six heures puis il s’arrête, le deuxième jour durant six heures ensuite il s’arrête, le troisième jour durant six heures puis il s’arrête, de même lors du quatrième jour, toute cette période est considérée comme étant une période de menstrues y compris les périodes durant lesquelles il n’y avait pas d’écoulement. Les périodes durant lesquelles il n’y a pas d’écoulement est comme si par exemple si elle voit aujourd’hui du sang pendant six heures puis l’écoulement cesse, le lendemain elle le voit également durant six heures ensuite l’écoulement cesse, le surlendemain elle le voit aussi pendant six heures puis il s’arrête et lors du quatrième jour il dure six heures après quoi il s’arrête. Toute cette période depuis le début des premières six heures est une période de menstrues. Même si entre temps elle avait accompli la prière, il s’avère qu’elle n’était pas valable pendant cette période. En effet par exemple, après que le sang s’est interrompu, elle a pensé que cela n’était pas des menstrues, alors elle a fait l’istinja‘ et la prière, cependant elle n’était pas valable. Toutefois, elle n’a pas commis de péché car elle croyait qu’elle se trouvait dans une période intermenstruelle, c’est-à-dire qu’elle ne pensait pas que l’écoulement allait reprendre avant quinze jours, elle s’est dit : « Ceci est un sang de maladie (damou l-façad) car le minimum des menstrues n’a pas été atteint. De ce fait elle a accompli la prière et n’a pas commis de péché, elle a fait au contraire ce qu’elle devait faire. Cependant l’écoulement a repris et dès qu’il a atteint vingt-quatre heures elle a su que cette prière n’était pas valable.
S’il lui arrive un écoulement de sang après le coucher du soleil et au début du mois durant six heures puis il s’arrête, elle se dit : « Ceci n’est pas des menstrues » alors elle fait l’intention de jeûner et ne mange rien durant la journée. Par la suite, après le coucher du soleil elle voit encore du sang pendant six heures puis il s’est arrêté. Alors elle se dit : « Ceci est la fin de l’écoulement du sang » c’est-à-dire que c’est terminé. Ensuite elle fait l’intention de jeûner ; de même le troisième et le quatrième jour. Lorsque l’écoulement de sang a atteint le minimum des menstrues qui est de vingt-quatre heures, elle a su que son jeûne n’était pas valable et que la prière qu’elle a fait pendant les périodes durant lesquelles il n’y avait pas d’écoulement n’est pas valable.
Il en est de même si aujourd’hui elle voit un écoulement pendant douze heures pour la première fois, c’est-à-dire le premier jour du mois, puis s’arrête et qu’il réapparaît le quinzième jour du mois pendant douze heures, nous disons : « entre le premier et le deuxième écoulement de sang, il y a eu vingt-quatre heures sur une période de quinze jours », nous disons donc : « il s’est avéré que cette période est une période de menstrues ». Nous ajoutons : « le jeûne quelle a fait entre ces deux écoulements n’était pas valable car la période durant laquelle il n’y avait pas d’écoulement est considérée comme étant toute entière une période de menstrues ».
Par contre si l’écoulement du sang s’est poursuivi au-delà des quinze jours alors ce sang-là est un sang d’istihadah. Toutefois, si l’écoulement de sang n’avait repris que pendant dix heures puis s’est interrompu, nous disons : « C’est un écoulement de sang de maladie » ce qui veut dire qu’il est comme le sang qui apparaît très fin et qui s’arrête c’est-à-dire que ce ne sont ni des menstrues ni une istihadah. Quant au sang qui s’est écoulé durant tout le mois on l’appelle sang d’istihadah, nous disons que cette femme est moustahadah et cet état est appelé istihadah.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : S’il dépasse les quinze jours, dans le cas où elle est moubtada’ah moumayyizah (ce qui veut dire que c’est le première fois qu’elle a les menstrues et qu’elle est capable de distinguer) comme si elle voit un sang fort et un sang faible.
Commentaire : L’expression « s’il dépasse » veut dire : si l’écoulement se prolonge. Nous avons dit que la condition des menstrues est qu’il ne dépasse pas les quinze jours. Si elle a vu un écoulement de sang pendant vingt jours, c’est-à-dire qu’elle a vu un écoulement au-delà de quinze jours, alors ce qui est en plus du sang fort est appelé istihadah, c’est-à-dire que le sang faible est appelé istihadah. La moumayyizah est celle dont le sang est de deux sortes, il n’est pas uniforme comme s’il y a un sang noir et un autre rouge ou un sang épais et un autre non. Ce qui est épais est appelé fort tout comme celui qui est noir.
Quant à celui qui n’était pas épais ou qui est rouge, il est appelé faible. Cette femme qui n’a jamais eu d’écoulement sanguin auparavant et dont le premier écoulement a dépassé quinze jours, cette femme-là, on regarde son cas. Si elle a vu un écoulement fort et un écoulement faible, on dit quelle est moumayyizah. C’est le cas par exemple si l’écoulement a duré pendant un, deux ou trois mois ou bien davantage, du simple fait qu’il a dépassé les quinze jours et qu’elle voyait un sang fort et un sang faible, tout l’écoulement n’étant pas noir fort ni entièrement rouge. C’est-à-dire que ce n’est pas tous les jours qu’elle voyait du sang épais et ce n’est pas tous les jours qu’elle ne voyait que du sang non épais, elle a vu au contraire pendant un certain temps du sang noir, fort, et pendant une autre période un sang rouge, faible ou bien pendant un certain temps un sang noir non épais et durant une autre période un sang noir épais, le sang épais étant le sang fort et le sang non épais étant le sang faible. On appelle cette femme : moubtada’ah moumayyizah. La moubtada’ah est celle qui n’a jamais eu avant cela de menstrues et à qui elles viennent d’arriver pour la première fois. Quant à la moumayyizah, c’est celle qui a vu deux sortes de sang.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : La période durant laquelle le sang était faible est une istihadah et la période durant laquelle le sang était fort est une période de menstrues.
Commentaire : Le sang faible est une période d’istihadah et le sang fort est une période de menstrues. Toutefois il est une condition que le fort ne dure pas moins que vingt-quatre heures et que le faible ne dure pas moins que quinze jours. Ceci est la condition pour qu’elle soit moubtada’ah moumayyizah. Dans ce cas nous disons que le noir qui n’a pas duré moins qu’un jour et une nuit sans dépasser quinze jours est un sang de menstrues et que ce qui vient après, qui est rouge, nous disons que c’est une istihadah.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Le fort étant un sang de menstrues s’il ne dure pas moins que le minimum des menstrues sans dépasser le maximum des menstrues
Commentaire : C’est lorsque le fort, c’est-à-dire le noir, ne dure pas moins que vingt-quatre heures, c’est-à-dire le minimum des menstrues, et ne dure pas plus que quinze jours.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : et si le faible n’a pas duré moins que le minimum de la période intermenstruelle en continu.
Commentaire : Il est une condition que le faible, c’est-à-dire le rouge, ne dure pas moins que quinze jours en continu, car le minimum de la période intermenstruelle est de quinze jours sans qu’il y ait de limite au maximum de la période intermenstruelle. Dans ce cas-là, le fort est un sang de menstrues et le faible un sang d’istihadah.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Dans le cas où elle n’est pas moumayyizah (capable de distinguer)
Commentaire : Dans le cas où c’est une femme qui ne peut pas distinguer, ce qui veut dire que le sang qu’elle a eu n’avait qu’une seule couleur, c’est-à-dire que tout le sang qu’elle a vu n’avait qu’une seule caractéristique.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Ou dans le cas où une condition n’a pas été remplie,
Commentaire : Il est une condition que le sang faible ne dure pas moins que quinze jours et que le sang fort ne dure pas moins que le minimum des menstrues, c’est-à-dire un jour et une nuit. Si cette condition n’est pas remplie le jugement change.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Ses menstrues sont de un jour et une nuit.
Commentaire : Dans ce cas-là, elle aura vingt-quatre heures de menstrues et pour ce qui est en plus, c’est-à-dire ce sang rouge, ce sera une istihadah même s’il se prolonge pendant une année.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : et sa période intermenstruelle est de vingt-neuf jours.
Commentaire : Nous disons que chaque mois sa période de menstrues est de un jour et une nuit et que sa période intermenstruelle est de vingt-neuf jours. Ceci est valable lorsque l’une des conditions de la distinction n’est pas remplie ou lorsqu’elle ne peut pas distinguer, ou bien lorsqu’elle voit un sang d’une seule couleur ou encore lorsqu’elle le voit avec deux couleurs mais sans les conditions requises.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Dans le cas où elle connaît le temps du début de l’écoulement du sang ou dans le cas où elle est mou^tadah (habituée),
Commentaire : Dans le cas où elle est mou^tadah (habituée), la mou^tadah étant celle qui a déjà vu dans le passé une période menstruelle et intermenstruelle. C’est le cas si elle a eu un écoulement de sang de cinq, dix ou quinze jours ou bien d’un jour et une nuit et qu’il se soit interrompu jusqu’à la fin du mois et ce une fois ou deux ou davantage. De même, si cela lui est arrivé une seule fois et que par la suite l’écoulement s’est prolongé pendant un, deux ou trois mois ou davantage. Celle-là est appelée mou^tadah (habituée). Elle est de deux catégories.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Comme lorsqu’elle a eu dans le passé une période de menstrues et une période intermenstruelle, elle se réfère à elles.
Commentaire : Elle revient à son habitude. La période durant laquelle elle avait ses menstrues est pour elle une période de menstrues. Elle ne fait pas la prière durant cette période. Pendant la période après laquelle ses menstrues finissaient c’est-à-dire la période durant laquelle elle n’avait pas de menstrues, dans la période suivant l’arrêt de l’écoulement c’est-à-dire après la durée de ses menstrues habituelles, elle considère qu’elle se trouve dans une période intermenstruelle. Dans ce cas-là, elle prie, elle jeûne et son époux peut avoir un rapport avec elle malgré l’écoulement de sang car c’est une istihadah. Après la fin de ses menstrues habituelles, elle n’est pas considérée comme ayant des menstrues selon la Loi.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Son habitude est confirmée par une seule fois tant qu’elle ne se distingue pas.
Commentaire : La durée habituelle est confirmée par une seule fois, comme si elle l’a vu pendant un mois. Avant qu’elle voit cet écoulement de sang, elle voyait chaque mois du sang pendant cinq jours puis cela s’interrompait jusqu’à la fin du mois. Elle voyait cinq jours de sang et vingt-cinq jour de période intermenstruelle. Cela lui est arrivé une, deux ou trois fois ou davantage, ensuite elle est entrée dans cette période où elle a toujours du sang. Sa période menstruelle est donc de cinq jours et sa période intermenstruelle est de vingt-cinq jours. Elle avait du sang pendant cinq jours, c’était des menstrues et les vingt-cinq jours restant étaient une période intermenstruelle. Alors dans ce cas on lui dit : « Tes menstrues sont de cinq jours et les vingt-cinq jours sont une istihadah ». Durant les cinq jours elle ne prie pas et ne jeûne pas ; ensuite elle fait le ghousl, elle accomplit la prière et jeûne jusqu’à la fin du mois. Ceci même si elle reste dans cet état pendant des mois. Chaque mois on lui dit : Tes menstrues sont de cinq jours et le reste est une période intermenstruelle. Celle-là est mou^tadah (habituée) non moumayyizah car elle a vu un écoulement de sang d’une seule couleur durant des mois. Avant al-istihadah elle avait des périodes menstruelles et intermenstruelles.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : On la considère mou^tadah moumayyizah s’il ne s’est pas écoulé une période minimum de la période intermenstruelle.
Commentaire : Si la mou^tadah est moumayyizah, elle voit un sang fort et un sang faible, le fort est un sang de menstrues et le faible est une istihadah. La mou^tadah qui voit du sang de deux couleurs noir et rouge, le fort est un sang de menstrues et le faible est une istihadah. Par contre, si elle l’a vu d’une seule couleur durant tout le mois, elle considère alors que le première jour du mois est un sang de menstrues et que le reste et une période intermenstruelle. Ceci est dans le cas où elle n’a jamais eu de menstrues ou de période intermenstruelle.
Cours du Vendredi 03 Août 2001
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Elle peut être moutahayyirah et cette catégorie est de trois catégories, trois sortes.
Commentaire : Donc moutahayyirah on peut traduire par dans l’embarras, celle qui est dans l’embarras. C’est celle qui ne se rappelle pas combien durait de jours sa période de menstrues, ni dans quelle période du mois elle avait les menstrues. C’est-à-dire qu’elle ne se souvient pas pour la fois passée combien de jours elle avait eu les menstrues ni à quelle période du mois elle avait eu les menstrues. Ceci peut arriver pour certaines femmes dont la période intermenstruelle s’est prolongée. Ou alors celle-ci qui est dans l’embarras, peut se rappeler de la durée de ses menstrues mais elle ne se rappelle pas si ses menstrues elle les avait au début du mois, au milieu du mois ou à la fin du mois. Ou il se peut également qu’elle se souvienne à quelle période du mois exactement elle avait les menstrues mais elle ne se rappelle pas quelle était la durée de ses menstrues. Donc celle-ci qui est dans l’embarras elle est habituée à avoir les menstrues mais comme elle ne se rappelle pas de combien de temps duraient ses menstrues ou dans quelle période du mois elle avait les menstrues on dit d’elle qu’elle est moutahayrah elle est dans l’embarras.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Dans le cas où elle est dans l’embarras, moutahayyirah.
Commentaire : Les quatre catégories sont ainsi terminées : celle qui a les menstrues pour la première fois qui est capable de distinguer : al-moubtada’ah l-moumayyazah, celle qui a les menstrues pour la première fois qui n’est pas capable de distinguer : al-moubtada’ah ghayrou l-moumayyizah, celle qui est habituée à avoir les menstrues et qui est capable de distinguer : al-mou^tadah al-moumayyizah et celle qui est habituée à avoir des menstrues mais qui n’est pas capable de distinguer : al-mou^tadah ghayrou l-moumayyizah. Ce sont là quatre catégories, il en reste trois. Concernant la femme qui est moustahadah, il reste trois cas. Maintenant nous parlons de al-moutahayyirah, celle qui est dans l’embarras, il s’agit de la cinquième des sortes de moustahadah.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Dans le cas où elle a oublié son habitude de menstrues, aussi bien en durée qu’en période.
Commentaire : Celle qui est dans l’embarras c’est celle qui ne se souvient pas de combien de jours était l’écoulement de sang. Est-ce que c’était un jour et une nuit ou cinq jours ou dix jours ou quinze jours ? Elle ne se souvient plus. D’autre part elle ne se souvient pas si cet écoulement lui arrivait au début du mois, au milieu du mois ou à la fin du mois ; elle est dans l’embarras. Dans le cas où elle a oublié son habitude aussi bien en durée qu’en période c’est-à-dire lorsqu’elle a oublié et ne se souvient plus de la durée de ses menstrues ni de la période du mois où elles avaient lieu.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Elle est comme celle qui a les menstrues mais pas pour le divorce,
Commentaire : Son jugement est semblable à une femme qui a ses menstrues même si l’écoulement du sang dure dix ans. Elle a le même jugement que la femme qui a les menstrues sauf pour le divorce et certains jugements.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Ni pour une adoration qui nécessite une intention.
Commentaire : Pour le divorce et pour une adoration qui nécessite une intention comme le jeûne et la prière, elle n’est pas comme la femme qui a les menstrues pour cela. Pour le divorce et l’adoration qui nécessite une intention elle est comme la femme qui n’a pas les menstrues. Par contre pour la prière et pour le jeûne, son jugement n’est pas semblable au jugement de la femme qui a les menstrues c’est une femme qui est dans l’embarras.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Elle fait le ghousl pour chaque obligation si elle a ignoré le temps de l’interruption de l’écoulement.
Commentaire : Par conséquent (on est toujours dans le cas de celle qui est dans l’embarras) elle fait le ghousl pour chaque obligation, pour adh–dhouhr al-^asr, al-maghrib, al-^icha‘ et pour as–soubh sauf si elle se souvient que par le passé le sang s’interrompait lors du coucher du soleil. Celle-ci fait le ghousl chaque fois que vient le temps du coucher. Pour les autres prières, elle se suffit du woudou’ et elle prie chacune des cinq prières ; seulement lors du coucher, elle fait le ghousl puis elle fait la prière. Ensuite pour les autres temps jusqu’au temps correspondant du lendemain, elle fait le woudou’ et la prière. Pour ce qui est du divorce, elle n’a pas le jugement de celle qui a les menstrues de même que pour la prière et le jeûne, pour tout acte d’adoration qui nécessite une intention, elle n’a pas le jugement de celle qui a les menstrues. Cela signifie que son époux n’a pas du tout de rapport avec elle. Mais pour la prière elle a le jugement de celle qui n’a pas les menstrues. Il n’est pas interdit de la divorcer contrairement à celle qui a les menstrues parce que celle qui a les menstrues, il est interdit de la divorcer jusqu’à ce que l’écoulement du sang s’arrête. Quant à elle pour le divorce, elle a le jugement de celle qui n’a pas les menstrues. Pour la prière également elle a le jugement de celle qui n’a pas les menstrues, elle accomplit la prière ; quant au rapport, elle n’a pas à le faire. Certains savants ont dit : Jusqu’à quand n’a-t-il pas de rapport avec elle ? Cela peut lui nuire. Si elle est empêché d’avoir des rapports en permanence, cela peut lui être nuisible ; il est donc permis d’avoir un rapport avec elle. Toutefois le Chaykh bien connu Zakariyya Al-‘Ansariyy et beaucoup d’autres on dit : ce n’est pas permis.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Elle jeûne Ramadan qu’elle fait suivre d’un mois complet.
Commentaire : Elle fait le jeûne de Ramadan également mais il ne lui suffit pas de jeûner un seul mois : elle jeûne Ramadan et un mois complet. Puis il restera deux jours. Celle-ci qui est dans l’embarras absolu c’est celle au sujet de laquelle les savants ont dit qu’elle est comme la femme qui a les menstrues sauf pour le divorce, le jeûne et ce qui est de cet ordre. Pour les deux mois elle réalise vingt-huit jours de jeûne et il lui reste alors deux jours à rattraper : trois au début d’une période de dix-huit jours et trois à la fin des dix-huit jours.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Il lui reste deux jours à jeûner si elle n’a pas été habituée dans le passé à avoir l’interruption de l’écoulement pendant la nuit. Elle jeûnera pour ces deux jours à partir d’une série de dix-huit jours, trois au début et trois à la fin.
Commentaire : Le premier jour, le deuxième jour et le troisième jour elle jeûne, puis elle mange, puis le seizième, le dix-septième et le dix-huitième jour elle jeûne. Elle aura ainsi réalisé deux jours effectif sur six jours de jeûne, elle aura réalisé deux jours, elle aura été certaine qu’il y aura au moins deux jours d’acquis. Le reste, elle a le jugement de la femme qui a les menstrues. Ici, le jeûne est obligatoire par précaution, même s’il est par précaution, il est obligatoire.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Il lui est possible de rattraper un jour en jeûnant un jour, le troisième et le dix-septième.
Commentaire : Par contre, si elle a à rattraper un jour, c’est-à-dire lorsqu’elle était dans une autre situation, auparavant, et qu’elle n’avait qu’un seul jour à rattraper, si elle veut le rattraper elle jeûne un jour puis elle jeûne le troisième puis le dix-septième c’est-à-dire qu’elle jeûne le dix septième jour. Le jour où elle a commencé à jeûner jusqu’au dix-septième, elle aura réalisé ce rattrapage d’un seul jour. Donc elle rattrape un jour ensuite elle compte le troisième et le dix-septième, elle réalise ainsi le rattrapage d’un seul jour. Celle-ci est éprouvée, elle est sujette à une grande épreuve et à une grande difficulté. Ceci vaut dans le cas-là elle n’était pas habituée à avoir l’interruption de l’écoulement dans le passé pendant la nuit. Par contre si elle savait que par habitude ses menstrues s’interrompaient la nuit, c’est-à-dire avant l’aube, dans ce cas-là deux mois lui suffisent pour le mois de Ramadan sans les deux jours en plus.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Si elle se souvient de l’un des deux alors son jugement est pour ce dont elle est certaine et pour ce qui admet les deux possibilités, elle est comme si elle les a oubliés tous les deux.
Commentaire : Pour cette femme : si elle se souvient de la durée de ses menstrues mais ne se rappelle pas de la période du mois de ses menstrues ou si elle se souvient de la période mais ne se souvient pas du nombre de jours de ses menstrues, elle sait que ses menstrues débutaient au début du mois, elle se rappelle de la période mais ne se rappelle pas de la durée ou l’inverse : elle se rappelle de la durée et ne se rappelle pas de la période, si elle est ainsi son jugement est que pendant la période dont elle est certaine, c’est-à-dire la partie pour laquelle elle est sûre que ce sont ses menstrues, elle a le jugement de celle qui a les menstrues. Mais pour la période dans laquelle il est possible quelle ait eu les menstrues ou qu’elle ait été en période intermenstruelle ou d’interruption c’est-à-dire dans les trois cas, son jugement change. Pour la période dans laquelle elle admet les différentes possibilités, elle est comme celle qui est dans l’embarras, son jugement est le jugement de celle qui est dans l’embarras, celle qui ne se souvient ni du temps ni de la durée. C’est-à-dire que ce jugement concerne la période pour laquelle elle n’est pas sûre et qui admet donc les différentes possibilités.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Le minimum des lochies est de un instant, ou la valeur d’un crachat. Certains savants ont dit que c’est un instant, d’autres on dit c’est comme un crachat.
Commentaire : Le minimum des lochies est de un instant. Après la naissance, si elle voit pendant une minute un écoulement de sang, c’est cela les lochies. Pendant quinze jours il ne revient pas puis après le quinzième jour elle voit à nouveau un écoulement de sang, il n’est plus considéré comme lochies. Mais si elle voit un écoulement avant quinze jours, ce sont encore des lochies.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Le maximum des lochies est de soixante jours.
Commentaire : Le maximum des lochies est de soixante jours. S’il se prolonge soixante jours en continu, ces soixante jours sont tous des jours de lochies. De même si elle le voit un jour, puis elle ne voit rien le jour suivant, puis elle voit l’écoulement puis elle ne le voit plus et ainsi de suite jusqu’à ce qu’elle finisse les soixante jours, tous ces jours-là durant lesquels il y a eu un écoulement, aussi bien la période où elle a vu l’écoulement que les jours où elle n’a pas vu d’écoulement mais qui étaient entre les jours où elle a vu l’écoulement, ce sont les lochies. Même si cela s’est interrompu pendant une période inférieure à quinze jours, par exemple. Elle a vu le sang dix jours, puis elle n’a pas eu d’écoulement pendant dix jours, puis elle a vu à nouveau dix jours d’écoulement, puis elle n’en a pas vu, puis à nouveau elle en voit dix jours, puis elle n’en voit plus jusqu’à atteindre cinquante jours, elle considère tous ces jours-là comme des lochies et elle considère les dix jours où elle n’a plus d’écoulement de sang qui viennent après les cinquante comme une période où ce ne sont pas des lochies, c’est une période intermenstruelle. Si l’écoulement s’arrête après les soixante jours pendant une nuit, puis revient, ce nouveau sang est un sang de menstrues ou bien si le sang apparaît de nouveau après deux jours, ce nouveau sang est considéré comme des menstrues. Par contre, pendant la période de soixante jours, si elle voit un écoulement puis n’en voit plus, puis elle en voit encore, cela n’est pas considéré comme des menstrues mais en tant que lochies car elle est encore dans cet intervalle de soixante jours.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Dans la plupart des cas, elles sont de quarante jours.
Commentaire : La plupart des femmes voient un écoulement pendant quarante jours.
L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Lorsqu’elles dépassent les soixante jours, c’est comme si elles dépassent le maximum des menstrues.
Commentaire : Si l’écoulement dépasse soixante jours, son jugement est semblable au jugement de l’écoulement qui dépasse le maximum des menstrues (quinze jours). Ainsi, s’il y a l’écoulement de sang en continu au-delà des soixante jours, elle est considérée moustahadah. Si c’est la première fois qu’elle a les lochies, elle considère que ses lochies sont de un instant et ce qui est en plus, elle le considère comme une période intermenstruelle, ceci dans le cas où elle le voit d’une seule catégorie comme la femme qui a les menstrues pour la première fois et qui le voit d’une seule catégorie. Ses menstrues à elle seront d’un jour et une nuit et le restant du mois est une période intermenstruelle. Celle-ci également, si elle voit le sang une heure, puis il ne s’interrompt pas mais se prolonge, le sang n’ayant qu’une seule couleur, tout le temps noir ou bien tout le temps rouge ou tout le temps épais ou bien non épais, il lui est dit : « Comme tu n’as jamais eu cela auparavant, tu n’as pas eu de naissance ni de lochies, tes lochies seront comme le temps d’un instant, le temps d’un crachat, et tout ce qui est en plus est une istihadah ». Par contre, si elle voit l’écoulement de deux sangs par exemple : dix jours noirs et cinquante jours rouges, alors ce qui est noir ce sont les lochies et pour ce qui est en plus, tant que cela ne dépasse pas les soixante jours, il lui est dit : « Ton jugement est selon la couleur ». Elle est capable de distinguer, son jugement est ainsi tant que l’écoulement ne dépasse pas le maximum des lochies.
Wa l-hamdou li l-Lahi Rabbi l-^alamin