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Cours Chaykh AbdoulLaah : Récit au sujet de Aadam

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur janvier 23, 2011
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Cours de Chaykh ^Abdou lLaah, que Allaah lui fasse miséricorde

donné à Paris le 29 Mars 2004 au centre de l’association.

 

 

Allah ta ^ala dit : « Inna lLaha stafaAdama »

Le sens de cette ‘ayah est que Allah a élu ‘Adam parce qu’Il lui a accordé un degré supérieur à celui des anges, de tous les anges. La preuve que ‘Adam est meilleur que tous les anges, meilleur que Jibril et meilleur que tout les anges qui ont un degré inférieur à Jibril, c’est que Allah a ordonné aux anges de se prosterner pour ‘Adam, par salutation et non pas par adoration. Tous les anges se sont prosternés sans exception.

Iblis était à ce moment-là avec les anges ; il était musulman mais il a fait preuve d’orgueil.

Il a dit : « Comment je me prosterne pour celui-là alors qu’il est créé de terre et moi je suis de feu ?! »

Les anges lui ont dit en lui transmettant de la part de Dieu : « Qu’est ce qui t’empêche de te prosterner ? »

Il a répondu : « Moi je suis meilleur que lui. Tu m’as créé de feu alors que Tu l’as créé de terre glaise ». C’est à ce moment-là qu’il est devenu mécréant. C’es, lorsqu’il a renié l’ordre de Allah qu’il est devenu mécréant. Ce n’est pas suite au fait de ne pas s’être prosterné. Car si le musulman  a pour croyance que la prière est un devoir et que tout ce qui est parvenu du Messager est vrai, mais qu’il ne fait pas la prière ni le jeûne ni la zakat, il n’aura pas commis de la mécréance. Il aura désobéi à Allah.

 

Si Iblis s’était limité à ne pas se prosterner à ‘Adam, sans émettre d’objection contre l’ordre de Allah, il n’aurait pas commis de mécréance.

Mais comme il a émis une objection contre Allah, il a fait preuve d ‘orgueil, il a commis de  la mécréance. La mécréance de Iblis est connue. Les jeunes tout comme les plus âgés le savent.

Il est arrivé qu’un homme nommé ^Amr Khaled, d’Egypte et qui est venu au Liban pour donner une conférence. Il a dit : « Iblis n’est pas devenu mécréant. » Il a dit : « Parce qu’il a reconnu l’existence de Allah .» Ce ^Amr Khaled est devenu mécréant car il a démenti le Qour’an.

Le Qour’an dit : « Wa kana mina l kafirin » ce qui signifie : « Et il fait partie des mécréants .»

 

Le Qour’an a jugé que Iblis est un mécréant.^Amr Khaled a répété deux fois : « Iblis n’est pas devenu mécréant ». Certains hommes et femmes ont dit comme lui. Ils sont devenus mécréants à leur tour. Celui qui a démenti le jugement du Qour’an, il devient mécréant.

 

Par ailleurs ‘Adam ^alayhi s-salam son origine est de terre, cette terre. Allah a ordonné à un ange de prendre une poignée des différents sols de cette terre ; de la terre noire, la terre rouge, ce qui est de couleur intermédiaire, la terre de bonne qualité, celle de moins bonne et de toute sorte de terre. L’ange a pris cela et c’est pour cela que parmi la descendance du fils de ‘Adam il y a ceux qui sont de couleur noire, de couleur blanche et il y a ceux qui sont de couleur intermédiaire.

Adam a vécu au paradis. Le paradis est au dessus des cieux, ce n’est pas un jardin sur terre, en Inde comme le prétendent certains menteurs. Ils disent que ‘Adam a été créé au paradis c’est-à-dire en Inde ! Ceux-là se sont égarés. Si c’est une parole qu’ils disent par entêtement, ils sont devenus mécréants. Mais s’ils le disent parce qu’ils n’ont jamais entendu autre que cela, ils ne deviennent pas mécréants.

Adam ^alayhi s-salam, Allah l’a autorisé à consommer des fruits du paradis. Sauf une seule catégorie. Iblis lui est apparu à l’image d’un être humain. Hawwa était avec ‘Adam. Elle était au paradis. Elle a été crééE à partir de la côte de ‘Adam. Iblis leur a dit : « Si vous mangez de cet arbre vous vivrez éternellement. », c’est-à-dire que vous ne mourrez jamais. Hawwa a incité ‘Adam pour manger de cet arbre. Quand ils en ont mangé, ils ont désobéi à Allah, mais ce n’est pas un grand péché. De plus, lorsqu’ils ont consommé de cet arbre, leurs vêtements sont tombés. Les vêtements qu’ils avaient au paradis sont tombés et leur zone de pudeur est apparue. Ils ont alors pris des feuilles du paradis pour les mettre sur leur zone de pudeur. Les feuilles des arbres du paradis sont très larges. Elles ne sont comme les feuilles des arbres du bas monde. ‘Adam et Hawwa, chacun d’entre eux avait sept coudées de large et soixante coudées de hauteur. Les arbres du paradis étaient d’une hauteur qui correspondait à leur taille. Les arbres du paradis ne sont pas comme les arbres du bas monde.

 

Ils ont tout deux regretté. Ils se sont repentis à Allah. Et Allah leur a pardonné. Allah a accepté leur repentir. Il les a fait descendre sur terre –mais ce n’est pas pour les punir d’avoir consommé de cet arbre. Il leur a donné des fruits du paradis pour en manger. Les fruits sur terre ont pour origine ces fruits du paradis. Mais les fruits de la terre changent et pourrissent alors que les fruits du paradis ne changent pas et ne pourrissent pas. De plus, Allah a enseigné à ‘Adam la fabrication de chaque chose. ‘Adam extrayait l’or et l’argent, et en faisait des pièces d’or et d’argent. Il préparait la nourriture après la récolte. Allah lui a enseigné comment forger le fer, comment coudre et autre que cela comme construire les maisons. Notre maître ‘Adam était beau. Il avait beaucoup de cheveux. Ses cheveux étaient longs et lui arrivaient jusqu’aux épaules.

Il a vécu sur terre 870 ans. Il était parti à La Mecque et y avait construit la Ka^bah sur ordre de Allah. Il a reçu le statut de Prophète après être descendu sur terre. Mais quand il était au paradis il n’avait pas encore reçu la prophétie. Que Allah honore et élève davantage notre maître Mouhammad et notre maître ‘Adam et tous les prophètes.

 

Iblis après sa descente sur terre a lui aussi eu une descendance. Parmi eux il y a eu des mâles et des femelles comme les humains. Allah tabaraka wa ta^ala a guidé certains de ses descendants vers l’Islam. Il se trouve parmi les jinns certains qui sont musulmans. Il y a parmi eux certains musulmans vertueux. Il y a parmi eux des savants et il y a également des musulmans non vertueux, injustes. Les musulmans vertueux ne nuisent pas aux fils de ‘Adam. Quant à leurs mécréants, eux, ils nuisent aux fils de ‘Adam. Les pervers d’entre eux, les grands pécheurs d’entre eux, ceux qui ne craignent pas Allah, eux aussi nuisent aux fils de ‘Adam. Le Messager ^alayhi s-salam nous a enseigné des choses qui nous profitent.  Il a dit ce qui signifie : « C’est une protection des zones de pudeur contre les yeux des jinns, lorsqu’une personne veut entrer aux toilettes et qu’elle veut accomplir ses besoins qu’elle dise « Bismi lLah ».

Ainsi ils ne verront pas sa zone de pudeur ; ils ne pourront pas. Mais s’il ne dit pas : « Bismi lLah », ils verront sa zone de pudeur. Ils pourront lui nuire parce qu’ils auront vu sa zone de pudeur.

Que Allah rétribue notre maître Mouhammad du meilleur de ce dont Il a rétribué un prophète pour sa communauté. Que Allah l’honore et l’élève davantage en degré et préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Qu’Il préserve sa famille bonne et pure.

 

De plus, Allah tabaraka wa ta^ala a fait que les jinns ont une apparence que nous ne voyons pas.

Mais s’ils prennent l’apparence d’un chien, d’un chat ou d’un oiseau ou autre que cela, à ce moment, nous les voyons. Eux ils peuvent nuire aux fils de ‘Adam. Eux ils nous voient et nous, nous ne les voyons pas. Mais Allah a chargé pour chaque être humain, pour chaque musulman et pour chaque mécréant, des anges qui sont chargés de nous protéger des nuisances des jinns. S’il n’y avait pas eu ces anges avec nous, les jinns auraient joué avec nous comme ils le voulaient. Parmi les croyants des jinns, il y a ceux qui ont cru au Prophète Mouça, il y a ceux qui ont cru au Prophète Youçouf, et autres que ces deux prophètes malgré la volonté de leur ancêtre Iblis. Iblis veut qu’aucun de ses descendants n’entre en Islam. Mais Allah a voulu pour certains qu’ils entrent en Islam et ils sont entrés en Islam. De l’époque de notre maître ^Iça il y avait eu des jinns qui avaient cru en lui. Il y en avait qui avaient entendu ses paroles. Les jinns vivent plus longtemps que nous. Certains d’entre eux vivent des milliers d’années.  Certains vivent des centaines d’années. Il y avait parmi les jinns, un qui avait entendu les paroles de ^Iça, qui l’avait suivi et s’était attaché à sa Loi. Il l’avait entendu dire que si Mouhammad venait, que s’il apparaissait et que vous êtes vivants, croyez en lui, suivez le, et soutenez le. Il y avait un jinn qui faisait partie de ceux qui l’avaient entendu dire cela. C’était un jinn qui avait vécu jusqu’à la venue de notre maître Mouhammad, jusqu’à ce que la révélation soit descendue sur notre maître Mouhammad. Notre Prophète a reçu la révélation quand il a atteint l’âge de quarante ans. Peu de musulman vivaient encore quand était né le Prophète Mouhammad. Puis le nombre des musulmans a diminué, c’est-à-dire ceux qui vivaient en appliquant la Loi du Prophète ^Iça. Leur nombre diminuait jour après jour. Jusqu’à ce que notre Prophète atteigne l’âge de trente cinq ans, il n’est plus resté sur terre un seul musulman parmi les humains. Et parmi les jinns, il y en avait. Al Khadir ^alayhi s-salam est un prophète. Lui il vivait sur la mer, il n’était pas sur terre. Mais sur terre il n’y avait plus de musulman parmi les humains.

Malgré l’existence de ces anges qui protègent les humains, ceux que Allah a prédestiné que les jinns leur nuisent ils vont leur nuire. Car Allah a prédestiné cela. Les anges n’empêchent pas ce que Allah a prédestiné. Les anges qui sont chargés des humains, certains d’entre eux les protègent contre les jinns. D’autres anges écrivent les actes des humains. Chaque chose que chaque être humain dit et fait est écrite par les deux anges. L’un des deux écrit les bonnes actions et l’autre écrit les mauvaises. Et ce qui est une obéissance ou une bonne action ils le confirment, ils l’écrivent. Mais les paroles qui ne sont ni bonnes actions ni péché, après les avoir écrites, ils les effacent. Ces bonnes actions et ces mauvaises actions seront conservées jusqu’au jour du jugement. Au jour du jugement, le livre des actes de la personne lui sera exposé. Le livre dans lequel il y a ses bonnes et ses  mauvaises actions. Toutes ces mauvaises actions  sont écrites, mais les mauvaises, si le musulman s’en est repenties, elles seront effacées. Il ne les verra pas au jour du jugement dans le livre qui lui sera exposé. Quant aux bonnes actions, il n’en perdra aucune. Et ceci est une grâce que Allah accorde à Ses créatures. Il convient de protéger sa langue car la langue si la personne la laisse, si elle lui lâche la bride, elle s’échappe pour faire le mal, pour le péché qui est de la mécréance ou le péché qui est moindre que de la mécréance. C’est pour cela que le Messager a incité à diminuer les paroles. Et les croyants qui ne sont pas prophètes sont de deux niveaux.

Il y a un niveau où ils ont abandonné tous les péchés, apparents et non-apparents. Ils deviennent des saints. Et l’autre niveau, ce sont ceux qui commettent des péchés, petits ou grands car les péchés sont nombreux. Les grands péchés comme l’a dit Ibnou ^Abbas et son père sont plus proches de soixante. Dans le livre Al-Moukhtasar que nous avons écrit, il y a trente et quelques grands péchés. Celui qui oeuvre, qui fournit des efforts, qui délaisse tous les péchés, qui a appris la science de la religion, la part dont il a besoin comme croyance et comme jugement, les lois de la prière, du jeûne et autre que cela, les jugements de la vente qui est licite et de la vente qui n’est pas licite et ce qui est du même ordre puis s’il n’a pas eu une période où il n’a pas commis de péché, une grande période, son état dans la tombe et au jour du jugement est différent de l’état du croyant qui lui a délaissé tous les péchés et qui est devenu un waliyy, un saint. Le croyant qui délaisse tous les péchés, qui persévère sur cela, lors de sa mort, quelque soient les douleurs qu’il va éprouver avant la sortie de son âme, les anges de la miséricorde viendront à lui, lui annoncer la bonne nouvelle que Allah l’a agréé.  Il ne restera en lui aucune crainte de la mort, ni de la tombe car son cœur est empli de joie. Au contraire, il souhaitera parvenir rapidement à sa tombe. Et dans la tombe, il sera en paix. Il ne se plaindra pas d’une étroitesse de la tombe, ni de la solitude. Il ne se plaindra pas de l’obscurité de la tombe, ni du fait qu’elle soit étroite mais Allah la lui éclairera. Il la lui élargira et il sentira une odeur du paradis qui parviendra jusqu’à sa tombe. Il sera dans une joie continue. Il dormira véritablement car l’âme sera revenue à lui après avoir quitté le corps lors de la mort.

Après qu’on l’introduise dans la tombe son âme revient à son corps. Certains vertueux, Allah leur permet de réciter le Qour’an et la prière dans leur tombe. Cela a été vu à plusieurs occasions. Dans notre pays Harar, un homme est mort. Ils sont venus, ils voulaient lui creuser une tombe. Ils sont venus au cimetière et ils ont creusé. Et celui qui creuse est arrivé jusqu’auprès de la tombe d’un homme. Cette tombe a été ouverte. Ils ont trouvé que celui qui était dedans, était debout en train de réciter le Qour’an. Et il leur a dit : « Fermez ». Alors ils ont bouché l’ouverture et ils ont creusé un autre trou.

Les exemples de cela sont nombreux et ce croyant pieux, il n’a  pas besoin de manger dans sa tombe. Il ne va pas ressentir de faim et de soif. Il ne ressentira que paix et félicité qui ne s’interrompra pas.

Mais le chahid lui, le martyr, il mangera et il boira. Mais pas dans la tombe. Il va manger et boire car son âme sera au paradis. L’âme sera à l’image d’un oiseau au paradis qui mangera et boira. Et les manifestations de cette nourriture et de cette boisson parviendra jusqu’à son corps qui est dans la tombe. Car l’âme reste en liaison avec le corps, bien qu’elle soit au paradis. Ceci est l’état du martyr. Quant aux saints autres que les martyrs, ils ne mangeront pas et ne boiront pas. Mais le martyr, il boira et il mangera. Et son corps restera souple. Même s’il reste des centaines d’années. Le martyr a une particularité, c’est qu’il lui est accordé de manger et de boire. Il y a environ 600 années, il y a eu une guerre entre les mécréants et les musulmans. Un certain nombre de musulmans a été tué. Un mécréant des fils de Israil est venu et s’est tenu debout face à ces morts martyrs. Il se moquait du Qour’an en disant : « Mais où est donc la parole : (Wa la tahsabanna l-ladhina qoutilou fi sabililLaahi amwata ; bal ahya’oun ^inda Rabbihim yourzaqouna farihin…) ce qui signifie : « Ne pense pas que ceux qui ont été tués dans la voix que Allah agrée qu’ils sont morts ; ils sont plutôt vivants profitant de la félicité de leur Seigneur et heureux …», il se moquait. C’est alors qu’un de ces morts s’est assis. Le mécréant des fils de Israil l’a vu. Puis celui qui était martyr s’est à nouveau allongé. Allah a fait que ce martyr s’assoit, puis il est revenu. Cet homme s’appelle Mouhammad Ibnou l-Qacim. C’était un savant. Tout ce qui est cité dans le Qour’an, tout ce qu’a cité le Messager et toute la science qu’il a révélée de la part de Allah est une vérité, c’est une réalité.

 

wAllahou ta^ala, a^lam wa ahkam

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Cours : Croyance du Chaykh ^AbdoulLaah

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur janvier 21, 2011
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Je commence par le nom de Allah Ar-Rahman, Ar-Rahi

Voici ce qu’a dicté l’illustre savant, le Mouhaddith,
le Chaykh ^Abdou l-Lah Al-Harariyy
le lundi 15 juillet 2002

La louange est à Allah le Seigneur des mondes et que l’honneur et l’élévation en degrés soient accordés au meilleur des messagers, le dernier des prophètes, le guide des ghourr mouhajjalin [1] au jour du jugement. Que l’honneur soit également accordé à tous ses frères prophètes et à sa famille pure.

La plus éminente des grâces dont Allah ta^ala [2] a gratifié Ses esclaves, c’est l’Islam, conformément à la voie de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah. Il s’agit de ce sur quoi étaient le Messager et ses compagnons, et que les musulmans se sont transmis leurs successeurs (khalaf) à partir des prédécesseurs (salaf). C’est-à-dire ce qu’ils ont transmis de l’époque du Prophète  r jusqu’à nos jours. La voie de Ahlou s-Sounnah –les sunnites– demeure la voie de la majorité de la communauté jusqu’au jour du jugement.

Mais les autres voies que celle de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah, elles disparaissent. Sont apparus par le passé environ soixante-douze groupes. Tous prétendaient l’Islam. Mais en réalité, ils ont dévié de ce sur quoi étaient les compagnons et la majorité de la communauté qui les avaient suivis. Par la suite, ils ont disparu.

Ensuite, sont apparus deux groupes ou plus d’un groupe depuis trois cents années environ. Ils ont prétendu l’Islam alors qu’ils se sont écartés de l’Islam car ils ont contredit ce sur quoi étaient les compagnons et ceux qui les ont suivis jusqu’à nos jours.

Parmi ces groupes-là, il y a les wahhabites, ceux qui suivent un homme qui est apparu au Najd [3] du Hijaz [4] il y a environ deux cent cinquante ans. Il a amené une innovation (bid^ah) qu’il a prétendue être de la religion alors qu’elle n’en fait pas partie. Il s’appelle Mouhammad Ibnou ^Abdi l-Wahhab.

Il y a un autre groupe, celui de ceux qui suivent Sayyid Qoutb l’égyptien. Ce groupe-là a environ soixante-dix ans.

Il y a un autre groupe qui est appelé at-tahririyyah qui a lui aussi environ soixante-dix ans.

Tous ceux-là contredisent le Qour’an et le hadith.

Quant à nous, et la louange est à Allah, nous sommes sur ce sur quoi sont les compagnons ainsi que ceux qui les ont suivis jusqu’à nos jours. Nous sommes avec la majorité de la communauté. Nous ne sommes pas déviés. Les califes et les Sultans étaient sur la voie de Ahlou s-Sounnah. Parmi eux, il y a le Sultan Salahou d-Din Al-‘Ayyoubiyy qui est décédé en cinq cent quatre-vingt-dix de l’Hégire [5] du Prophète. C’était (Il était), que Allah l’agrée, un Sultan équitable. Il connaissait le Qour’an par cœur. Il connaissait par cœur également le livre At-Tanbih dans la jurisprudence chafi^iyy. Il connaissait par cœur aussi le livre Al-Hamaçah. Il a reçu la science par transmission orale auprès des gens de la connaissance. Il assistait aux assemblées des mouhaddith à l’ancienne manière des savants du hadith. Il était, que Allah l’agrée ach^ariyy de croyance. C’est la croyance sur laquelle nous sommes, à savoir que Allah tabaraka wa ta^ala n’est pas une substance palpable ni une substance impalpable, qu’Il n’a pas les caractéristiques des substances. Les caractéristiques du corps impalpable tout comme celles du corps palpable sont impossibles au sujet de Allah. C’est aussi la croyance que l’Etre de Allah ta^ala c’est-à-dire Sa réalité n’est pas un corps impalpable comme la lumière ou le vent, ni un corps palpable comme l’homme, la pierre, l’arbre, l’étoile, le soleil ou la lune puisqu’Il est le Créateur de la totalité. Il est le Créateur du corps impalpable et le Créateur du corps palpable. De toute éternité il n’y a ni corps palpable ni corps impalpable. Il n’y a de toute éternité ni nuit ni jour. De toute éternité, il n’y a ni cet espace entre la terre et le ciel, et entre un ciel et un autre ou entre les sept cieux et le Trône (al-^arch). Rien n’est de toute éternité si ce n’est Allah. Rien n’existe de toute éternité sinon Allah. Toutes ces choses-là sont entrées en existence, elles n’existaient pas auparavant. Allah tabaraka wa ta^ala est le Créateur des corps impalpables et des corps palpables. Il n’est donc pas un corps impalpable ni un corps palpable. Il n’est pas localisé dans la direction du haut ni ailleurs. Il n’est pas localisé dans toutes les directions. Tout cela est impossible au sujet de Allah. Car s’Il avait été ainsi, Il aurait eu des semblables. Or le Qour’an honoré dit : (ليس كمثله شىء) (layça kamithlihi chay’) ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui ». Cela signifie qu’Il n’a pas de ressemblance avec quoi que ce soit de ce monde d’aucun manière que ce soit. Tout comme Son Etre, c’est-à-dire Sa réalité n’a pas de ressemblance avec quoi que ce soit, également Ses attributs n’ont pas de ressemblance avec les attributs d’autres que Lui. Ainsi, Il a pour attribut la puissance, la volonté, la science, l’ouïe, la vue, la vie et la parole. Ces attributs ne sont pas comme les attributs des créatures. En effet, Ses attributs n’augmentent pas et ne diminuent pas. Ils ne prennent pas fin avec le temps. Par l’écoulement du temps, Ses attributs ne s’interrompent pas. Il ne leur arrive pas de fin, comme Sa vie. C’est-à-dire que tout comme Sa vie, il ne lui arrive pas d’interruption, de même, tous Ses attributs, il ne leur arrive pas d’interruption.

Comme le Sultan Salahou d-Din était sur cette croyance, lorsque les wahhabites l’ont su, ils l’ont déclaré mécréant. Lorsqu’ils ont su que le Sultan Salahou d-Din avait cette croyance-là, ils l’ont déclaré mécréant car les wahhabites assimilent Allah à Ses créatures. Il ne leur reste plus qu’appeler Allah un humain. Par la signification, c’est comme s’ils L’ont considéré un humain. En effet, selon eux, Allah serait un corps qui aurait une quantité, de la taille du Trône ou plus petit ou plus étendu, qui aurait des membres, un visage, un œil et une main. Il y a une grande différence entre la croyance du Sultan Salahou d-Din qui est la croyance de Ahlou s-Sounnah et la croyance des wahhabites. Ils l’ont alors déclaré mécréant. Ils ont dit c’est un égaré. Certains d’entre eux ont dit c’est un mécréant, alors que ce sont eux les mécréants.

Le Sultan Salahou d-Din est un Sultan équitable, vertueux. Il est possible qu’il soit parvenu à la sainteté. C’est lui qui a fait sortir les mécréants les anglais et leurs alliés de Baytou l-Maqdis –l’actuelle Jérusalem–, après qu’ils l’aient occupée pendant quatre-vingt-dix ans. Il a ainsi un grand mérite, que Allah l’agrée et le rétribue en bien pour l’Islam.

Salahou d-Din avait décrété l’enseignement de cette croyance, qui est la croyance de Ahlou s-Sounnah et qui est notre croyance que nous enseignons dans les écoles pour les plus jeunes  tout comme pour les plus âgés. Cette croyance comporte le fait que Allah ta^ala n’est pas un corps, que Allah ta^ala n’est pas localisé dans les directions, ni la direction du haut ni ailleurs, ni dans toutes les directions. Il existe plutôt sans être localisé dans une des directions car Il n’est pas un corps. Le corps a nécessairement un endroit et une direction. La lumière a un endroit et une direction, l’obscurité également ; et Allah ta^ala n’est pas ainsi.

Il est mentionné ici dans ce livre –le livre dont le Sultan avait ordonné l’enseignement aux enfants à son époque– que Allah n’est pas sujet au temps car le temps est créé. Le temps, quand est-il entré en existence ? Lorsque l’eau a été créée, avant le Trône. Avant toute autre chose, Allah a créé l’eau et c’est là qu’a existé le temps. En effet, l’existence de l’eau a été suivie par l’existence du Trône. Ensuite ont existé le reste des corps ; la lumière et l’obscurité après ces deux-là. Après l’eau et le Trône, Allah a créé la lumière et l’obscurité.

Dans ce livre-là aussi, il est mentionné que la parole de Allah n’est pas des lettres et des sons, c’est-à-dire que Allah parle d’une parole qui n’est pas des lettres ni des sons. En effet, les lettres et le son sont créés.

Dans l’introduction de ce livre, son auteur a cité le Sultan Salahou d-Din et il a dit que c’est pour lui qu’il a composé ce livre. Son auteur faisait partie des savants du cinquième siècle de l’Hégire. Il s’appelle Mouhammad Ibnou Hibah Al-Barmakiyy.

Il dit dans son introduction [en poésie arabe] :

Je l’ai composé pour le roi honnête

Le victorieux, le conquérant Salahou d-Din

Le souverain d’Egypte, du Cham, celui à qui

Allah a donné la souveraineté du Hijaz et du Yémen

Celui qui est équitable, généreux et qui est efficace dans le combat

Youçouf, celui qui a revivifié l’Etat des abbassides

Le fils du glorieux le grand maître

Ayyoub le héros de la religion, qui a la bonne gestion

Son règne a persisté dans le temps

Et la chance accompagne la victoire de ses armées

Puis il dit au sujet de l’exemption de Allah de l’endroit et de la direction :

Le Créateur du monde n’est pas contenu

Dans un endroit, Allah est exempt de tout semblable

Il existe de toute éternité

Et Il est maintenant tel qu’Il est de toute éternité

Il est exempt de l’endroit

Il est exempt du changement du temps

A fait preuve d’outrance, à l’extrême

Celui qui Lui a attribué la direction du haut

Il aura limité le Créateur dans le ciel

Lui qui l’a créé, et le Trône est au-dessus de l’eau

Ils ont confirmé pour Son Etre la localisation

L’assimilateur s’est égaré dans ce qu’il Lui a attribué

Il a dit au sujet de l’attribut de la parole :

Ont nié Ses attributs les mou^tazilah

Qu’Il est exempt d’imperfection Celui Qui nous a créés, Il est certes juste

Ils ont considéré que Sa parole est à partir d’un arbre

A Son esclave Mouça, Ah que cela est blâmable !

Et un autre groupe qui a penché à l’analogie

Ils ont ainsi confirmé que Sa parole est comme la parole des gens

Or Sa vie est de toute éternité tout comme Son Etre

Et c’est ce qui est parvenu au sujet de Ses attributs

Comme la science, la puissance et la volonté

Et il se peut que Son ordre diffère de ce qu’Il veut

Il est Celui Qui entend, tout-puissant, ayant une volonté

Le puissant Qui fait ce qu’Il veut

Ce qu’Il a révélé est l’expression de Son attribut de la parole

Qui est de toute éternité propre à Son Etre

Dis à celui qui a attribué le comment à Sa parole

En la considérant avec des lettres et des sons, je ne reconnais pas ce que tu dis

Ô vous qui assimilez le Créateur aux créatures et qui Lui attribuez le corps

La lettre (ha) dans le mot Ar-Rahman précède bien la lettre (mim) !

Le sens en est que la parole de Allah tabaraka wa ta^ala n’est pas des lettres et des sons. C’est-à-dire que Allah parle d’une parole qui n’est pas des lettres et des sons car les lettres et les sons sont créés et Allah n’a pas pour attribut un attribut créé, entré en existence. Il est donc un devoir de croire que Sa parole est ainsi, c’est-à-dire que Allah parle d’une parole qui n’est pas des lettres ni des sons et même si nous ne pouvons pas imaginer cela par nos cœurs. En effet, l’homme ne perçoit pas les réalités de toute chose ; et cela, il est un devoir d’y croire même si nous ne pouvons l’imaginer, tout comme nous ne pouvons atteindre l’Etre de Allah. Nous, nous pouvons imaginer le corps de grande taille et celui de petite taille même si nous ne l’avons pas vu. Nous, maintenant, nous pouvons imaginer le Trône, qu’il est un corps de grande taille en direction du haut, même si nous ne connaissons pas le détail de ses caractéristiques. Il en est de même pour le paradis et pour l’enfer. Nous pouvons les imaginer même si nous ne les avons pas vus car ce sont deux corps. Autre que cela aussi, nous pouvons l’imaginer, nous pouvons alors atteindre certaines caractéristiques de ce que nous imaginons. Mais Allah tabaraka wa ta^ala, nous ne pouvons imaginer Sa réalité car Il n’a pas de ressemblance avec ce à quoi nous sommes habitués. En effet, il n’est pas un corps. Nous ne pouvons pas imaginer Celui Qui n’est pas un corps et ce qui n’est pas une caractéristique d’un corps. Nous pouvons imaginer le corps et la caractéristique du corps mais Allah n’est pas un corps et Ses attributs ne sont pas non plus tels que les caractéristiques des corps. C’est pour cela, nous avons pour croyance que Allah ta^ala existe sans être un grand corps et sans être un petit corps, sans être localisé dans une direction et un endroit. Egalement, nous avons pour croyance que Allah ta^ala est un Etre Qui n’a pas des attributs des créatures. Il n’est ni en mouvement ni immobile. Ceci, la raison ne peut pas l’imaginer, l’homme n’arrive pas à l’imaginer. Nous, nous  imaginons ce qui est en mouvement et nous imaginons ce qui est immobile. Mais Celui Qui existe et Qui n’est ni en mouvement ni immobile, nous ne pouvons L’imaginer. Malgré cela, il est un devoir pour nous de croire que Allah existe, qu’Il n’est pas en mouvement et qu’Il n’est pas immobile car le mouvement fait partie de nos caractéristiques et également l’immobilité fait partie de nos caractéristiques. Il nous est suffisant de croire et d’être catégorique par notre cœur que Allah existe sans qu’Il soit semblable à quoi que ce soit. Si déjà parmi les créatures il y a des choses que nous ne pouvons imaginer, comment serait-il inconcevable que Allah existe et que nous ne pouvons L’imaginer par notre esprit ?! Avant que Allah ne crée la lumière et l’obscurité, est-ce que l’un d’entre nous arrive à imaginer ce moment-là ? Non, aucun d’entre nous ne peut imaginer un temps dans lequel il n’y avait ni lumière ni obscurité. Nous ne pouvons l’imaginer par notre esprit. Malgré cela, il est un devoir pour nous de croire qu’il s’est écoulé un temps dans lequel il n’y avait ni lumière ni obscurité car le Qour’an nous apprend cela. Le Qour’an dit :

(الحمد لله الذي خلق السموات والأرض وجعل الظلمات والنور)

(al-hamdou li l-Lahi l-ladhi khalaqa s-samawati wa l-‘arda wa ja^ala dhdhouloumati wa n-nour)

ce qui signifie : « La louange est à Allah Qui a créé les cieux et la terre et Qui a créé l’obscurité et la lumière » c’est-à-dire qu’avant que Allah ne les crée, il n’y avait ni terre ni ciel, ni lumière ni obscurité. En raison de cette ayah –verset–, nous devons croire qu’il s’est écoulé un temps dans lequel il n’y avait ni lumière ni obscurité. Si cela est bel et bien possible et n’est donc pas impossible selon la raison, comment ne serait-il pas possible que Allah ta^ala existe sans être un corps palpable ni un corps impalpable, sans être en mouvement ni immobile. C’est cela le sens de la ayah honorée : (ليس كمثله شىء) (layça kamithlihi chay’) ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui ». La prononciation de cette ayah est concise et légère par la langue mais sa signification est importante et étendue.

Il y a par ailleurs dans le Qour’an des ayah dont le sens apparent donne l’illusion que Allah serait un corps qui aurait un endroit, qu’Il aurait des membres et qu’Il bougerait. Ces ayah, il n’est pas permis de leur donner leur sens apparent. Les wahhabites sont allés à leur perte car ils ont expliqué ces ayah par leur sens apparent. Ils ont alors eu pour croyance que Allah serait un corps, qu’Il serait dans la direction du haut, établi, qu’Il descendrait et s’immobiliserait. Ils ont expliqué ces ayah selon leur sens apparent. Ils n’ont pas été en compatibilité avec cette ayah : (ليس كمثله شىء) (layça kamithlihi chay’) ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui ».

Ahlou s-Sounnah ne retiennent pas le sens apparent de ces ayah et de ces hadith. Ils les interprètent plutôt par un autre sens que le sens apparent. Celui à qui Allah ta^ala accorde la réussite, Il le guide pour bien comprendre ce sujet.

Bien que la parole de Allah tabaraka wa ta^ala par laquelle Il parle de toute éternité n’est pas des lettres ni des sons, nous disons que le Qour’an est la parole de Allah car ce Qour’an qui est des lettres et des sons exprime la parole de Allah qui elle n’est pas des lettres et des sons. Ce Qour’an que nous récitons avec des lettres et des sons est une expression de la parole de Allah par laquelle Il parle de toute éternité sans qu’elle soit des lettres et des sons. Quant à cette parole  qui n’est pas lettres et sons, l’ont entendue Jibril et notre maître Mouhammad la nuit de son ascension (al-mi^raj) ainsi que Mouça qui l’a entendue à AtTour –Mont Sinaï–. Mais dans l’au-delà, chacun d’entre nous entendra la parole de Allah qui n’est pas des lettres et des sons.

Ce Qour’an, la Tawrah –la Thora–, l’injil –l’évangile– et le Zabour –les psaumes– et les autres Livres célestes, Allah les a fait écrire sur la Table préservée cinquante mille années avant que ne soient créés les sept cieux et la terre. Il a fait écrire ces Livres sur la Table préservée. Puis Il a ordonné à Jibril de prendre le Qour’an et de le descendre sur notre Prophète Mouhammad et de descendre ces autres Livres à ces autres Prophètes qui étaient avant notre Prophète Mouhammad. Ce n’est pas Allah Qui aurait lu le Qour’an à Jibril. Il a plutôt ordonné à Jibril de prendre le Qour’an à partir de la Table préservée. Par la suite, Jibril l’a lu à notre maître Mouhammad.

Apprenez cela, que Allah vous donne les bénédictions. Enseignez cela à d’autres. Tout cela, tout ce qui s’est dit dans ce cours, enseignez-le à d’autres car les écoles de nos jours, la plupart des écoles n’enseignent pas la croyance de Ahlou s-Sounnah. Elles enseignent la Fatihah, les tahiyyat, l’invocation ibrahimiyyah et les noms des cinq prières. Par le passé, dans le kouttab –école d’enseignement de Qour’an pour les petits–, on enseignait aux enfants que Allah existe sans endroit, qu’Il n’a pas de ressemblance avec les créatures. Quant à aujourd’hui, l’ignorance a prévalu chez les plus âgés tout comme les plus jeunes. En effet, celui qui étudie dans ces écoles contemporaines, puis grandit, puis devient père et son enfant, à son tour, prend son éducation dans ces écoles, le père tout comme son fils deviennent ignorants de la croyance de Ahlou s-Sounnah.

Remerciez Allah Qui vous a assuré qui vous enseigne cette croyance sur laquelle étaient les compagnons et ceux qui les ont suivis, jusqu’à notre époque, de ceux à qui Allah a voulu le bien. Fin de citation


[1] Ceux qui lors du woudou –petites ablutions– dépassent la limite requise dans la Loi pour le lavage du visage et celui des avants-bras et des pieds. Ce seront des parties qui seront auréolées de lumière au jour du jugement. C’est un des signes distinctifs de la communauté de notre maître Mouhammad r.

[2] Celui Qui est exempt de toute imperfection, comme l’endroit, le corps, le mouvement, l’immobilité et en général de tout ce qui fait partie des caractéristiques des créatures.

[3] Région à l’est de la péninsule arabique et dont la capitale est Ar-Riyad.

[4] Région de la péninsule arabique qui comprend La Mecque, Médine et AtTa’if.

[5] L’Emigration. Il ne s’agit pas d’une fuite. Le Prophète est préservé de cela. Il s’agit d’un voyage effectué sur ordre de Allah.

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