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Répliques : Hizbou t TaHriir

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur février 14, 2011
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La Conquête Motivée par la Foi pour la Réplique aux Maux de Hizbou t-Tahrir

de son auteur

le serviteur de la science du hadith honoré

le très savant, le Mouhaddith

le Chaykh ^Abdou l-Lah Al-Harariyy

connu sous le nom de Al-Habachiyy

 

بِسْمِ اللهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ

 

La louange est à Allah, le Seigneur des Mondes, et que l’élévation en degré et l’honneur soient accordés au maître des messagers Mouhammad ainsi qu’à sa famille et à ses compagnons purs et excellents.

 

Il est apparu un groupe d’individus, qui se font appeler hizbou t-tahrir, déforment la religion de Allah et propagent le faux, et qui entraînent des divergences qui n’ont pas de sens. Ce parti a été fondé par un homme qui s’appelle Taqiyyou d-Din An-Nabahaniyy qui prétendait être moujtahid et qui discutait au sujet de la religion avec ignorance. Ce faisant, il s’est retrouvé dans la falsification et le démenti du Livre de Allah et de la tradition de Son Messager r et dans la violation de l’Unanimité sur des questions ayant trait aux fondements de la religion tout comme à ses ramifications.

 

Par application du devoir que Allah a rendu obligatoire sur nous, à savoir ordonner le bien et interdire le mal, par mesure de conseil aux musulmans et pour les mettre en garde contre ce parti et ses dires, nous avons écrit ces feuillets abrégés et concis en citant leurs propos et en prouvant que leurs avis sont faux, avec pour preuve en cela le Livre et la Sounnah tout comme l’Unanimité de la communauté et les paroles des savants. Ainsi la mise en garde contre les gens de l’égarement est une chose obligatoire. Tout comme il est un devoir de mettre en garde contre celui qui trompe les musulmans sur la marchandise, il est aussi un devoir de mettre en garde contre ceux qui propagent le faux, falsifient la religion et calomnient au sujet de Allah et de Son Messager, à plus forte raison. Allah ta^ala dit :

]ولتكُن منكُم أمّة يدعون إلى الخير ويأمرون بالمعروف وينهون عن المنكر[

[sourat ‘Ali ^Imran / 104] ce qui signifie : « Et que vous soyez une communauté qui ordonne le bien et interdit le mal« . D’autre part, Abou ^Aliyy Ad-Daqqaq a dit : « Celui qui se tait et ne dit pas la vérité est un chaytan muet« .

 

Premier point

 

Leur leader, Taqiyyou d-Din An-Nabahaniyy dans son livre Ach-Chakhsiyyatou l-‘Islamiyyah [1] dit : (Ses actes, c’est-à-dire les actes de l’être humain, ne sont pas concernés par la destinée et la destinée ne les concerne pas car c’est être humain qui les a accomplis par sa volonté et son choix. Ainsi les actes qui sont accomplis délibérément ne sont pas concernés par la destinée) fin de citation. Il dit également dans le même livre Ach-Chakhsiyyatou l-‘Islamiyyah [2] ce qui suit : (Le fait que la récompense ou le châtiment soient en rapport avec la bonne guidée ou l’égarement prouve que la bonne guidée et l’égarement proviennent de l’acte de l’esclave et ne sont pas de la part de Allah) fin de citation. Il a mentionné la même chose dans son livre appelé Nidhamou l-‘Islam page 22.

 

La Réplique

Ses propos sont en contradiction avec le Qour’an, le hadith et ce qu’implique la raison saine. Ainsi en ce qui concerne le Qour’an, Allah ta^ala dit :
[وخلق كُلَّ شىء فقدّرهُ تقديراً] [sourat Al-Fourqan / 2] ce qui signifie : « Et Il crée et prédestine toute chose« , et Il dit : {واللهُ خلقكُم وما تعملون} [sourat AsSaffat / 96] ce qui signifie : « Et Allah vous a créés ainsi que ce que vous faites« , et Il dit : [إنّا كُلَّ شىءٍ خلقناه بقدر] [sourat Al-Qamar / 49] ce qui signifie : « Nous avons créé toute chose selon une destinée« . Chay’ ici traduit par « chose » englobe tout ce qui entre en existence, qu’il s’agisse des corps, des mouvements, des esclaves, de leurs immobilités, ce qui en est accompli délibérément et ce qui est accompli involontairement. Et les actes accomplis délibérément sont beaucoup plus nombreux que ceux qui sont accomplis involontairement. Si tous les actes acquis délibérément de la part des esclaves étaient par la création de l’esclave, alors ce que l’esclave créerait comme actes serait beaucoup plus nombreux que ce que Allah crée comme actes des esclaves. Le chay’ traduit par chose ici signifie donc dans la langue ce qui existe et ces actes qui sont des actes de l’être humain qu’il accomplit délibérément, existent bien.

Il a donc été confirmé que la parole de An-Nabahaniyy est une réfutation des textes du Qour’an et du hadith. Allah ta^ala dit : [فمن يهدي من أضلّ اللهُ] [sourat Ar-Roum / 30] ce qui signifie : « Qui guidera celui que Allah égare ?« . Et Allah ta^ala dit à propos de Mouça :

]إن هي إلاَّ فتنتُك تُضِلُّ بها من تشاء وتهدي من تشاء[

[sourat Al-‘A^raf / 156] ce qui signifie : « Ce n’est que la dissension que Tu as créée par laquelle Tu égares qui Tu veux et Tu guides qui Tu veux« . Et Allah ta^ala dit : [إنّك لا تهدي من أحببت ولكنَّ اللهَ يهدي من يشاء] [sourat Al-Qasas / 57] ce qui signifie : « Tu ne guides pas qui tu veux mais c’est Allah Qui guide qui Il veut« , c’est-à-dire ne crée la bonne guidée dans les corps des esclaves que Allah. Et Sa parole ta^ala au sujet de Mouça :

{تُضلُّ بها من تشاءُ وتَهدي من تشاءُ}

ce qui signifie : « Par laquelle Tu égares qui Tu veux et Tu guides qui Tu veux » est un texte explicite clair que Allah est Celui Qui crée la bonne guidée dans les cœurs de qui Il veut qu’Il soit guidé et Celui Qui crée l’égarement dans les cœurs de qui Il veut de ceux qu’Il veut égarer. Et il n’y a pas d’autre signification dans la langue à Sa parole ta^ala : [تُضلُّ بها من تشاءُ] sinon que Allah est Celui Qui crée l’égarement dans les cœurs de qui Il veut et qu’Il est Celui Qui crée la bonne guidée dans les cœurs de qui Il veut. Et le pronom – Tu – dans Sa parole : [تُضلُّ] et dans Sa parole : [تشاءُ] ne se réfère qu’à Allah, il n’y a pas d’éventualité que ce soit un pronom qui concerne l’esclave. Ce qu’a dit le parti du Hizbou t-Tahrir est une opposition claire au Livre de Allah.

Les propos de leur leader sont également opposés à Sa parole ta^ala : [ونُقلِّبُ أفئدتَهُم وأبصارَهُم] [sourat Al-‘An^am / 110]. Ainsi Allah nous apprend dans cette ‘ayah que l’acte de l’esclave, l’acte du cœur ainsi que ses actions qu’il accomplit par ses organes existent par la création de Allah ta^ala. Ont-ils une réponse à cette ayah ?

Et Allah ta^ala dit : [وما هم بضارّين به من أحدٍ إلاَّ بإذن الله] [sourat Al-Baqarah / 102] ce qui signifie : « Et ils ne nuiront par cela à personne si ce n’est par la volonté de Allah« . Il n’est pas valable d’expliquer (al-‘idhn) ici par l’ordre, car Allah n’ordonne pas le mal, il s’agit donc ici de (al-machi‘ah) c’est-à-dire la volonté. La magie est donc bien un acte accompli délibérément.

Allah ta^ala dit :

]وإن تُصبهم حسنةٌ يقولوا هذه من عند الله وإن تُصبهم سيِّئةٌ يقولوا هذه من عندِك قل كلٌّ من عند الله[

[sourat An-Niça / 78] ce qui signifie : « Si c’est un bien qui les atteint, ils disent : Ceci est de la part de Allah, et si c’est un mal qui les atteint, il disent : Ceci provient de toi. Dis : Tout est de la part de Allah« . D’autre part, Allah dit :[وحيلَ بينَهُم وبين ما يشتهون] [sourat Saba’ / 54] ce qui signifie : « Et ils n’ont pu atteindre ce qu’ils désiraient« . Allah dit : {إن كان اللهُ يُريد أن يُغويكم} [sourat Houd / 34] ce qui signifie : « Allah veut créer en vous l’égarement« .

Et Il dit : {كذلك زيّنّا لكلّ أمّة عملهم} [sourat Al-‘An^am / 109] ce qui signifie : « Nous avons créé les actes de chaque communauté« .

Et Il dit : {ختم الله على قُلوبهم وعلى سمعهم وعلى أبصارهم غشاوة} [sourat Al-Baqarah / 7] ce qui signifie : « Allah a scellé leur cœur, leur ouïe et leur vue« .

Et Il dit :{بل طبع الله عليها بكفرهم} [sourat An-Niça‘/ 155] ce qui signifie : « Allah a scellé leur cœur par leur mécréance« .

Et Il dit : {وما كان لنفسٍ أن تُؤمن إلاّ بإذن الله} [sourat Younous / 100] ce qui signifie : « Et une âme ne peut être croyante que par la volonté de Allah« .

Et Il dit : {وما تشاءون إلاّ أن يشاء اللهُ ربُّ العالمين} [sourat At-Takwir / 29] ce qui signifie : « Et vous ne voulez que ce que Allah veut que vous vouliez, le Seigneur des Mondes« .

Et Il dit : {ولو شئنا لآتينا كلَّ نفسٍ هُداها} [sourat As-Sajdah / 13] ce qui signifie : « Et si Nous [le] voulions, Nous accorderions à chaque âme sa bonne guidée« .

Et Il dit : {حبَّبَ إليكم الإيمانَ وزَيَّنهُ في قُلوبكم} [sourat Al-Houjourat / 7] ce qui signifie : « Il a fait aimer à votre cœur la foi et Il l’a embellie dans vos cœurs« .

Et autre encore parmi ce qui a été rapporté dans le Livre de Allah ^azza wa jall dans le sens que Allah ^azza wa jall est Celui Qui accorde [la foi] par Sa grâce et Son don, à qui Il veut parmi Ses esclaves croyants et Il est Celui Qui la fait aimer au cœur de Son esclave et Qui l’embellit dans son cœur, c’est Lui Qui le guide vers la voie de droiture. C’est également dans le sens que Allah scelle les cœurs de certains de Ses esclaves et que personne ne peut faire autre chose que ce que Allah lui prédestine, que personne ne profite ou ne nuit à soi-même ou à autrui si ce n’est par la volonté de Allah, que les actes des esclaves, tous les actes arrivent par la volonté de Allah jalla thana‘ouh et seulement par Sa volonté, et qu’il n’arrive à un être humain de paroles, d’actes ou d’intentions que par la volonté de Allah ta^ala et par Son vouloir.

Concernant maintenant leur opposition au hadith, Mouslim a rapporté dans son Sahih tout comme Al-Bayhaqiyy et autres qu’eux deux que le Messager de Allah r a dit :

((كلُّ شىءٍ بقدرٍ حتّى العجزُ والكيسُ))

ce qui signifie : « Tout est selon une prédestination, même la stupidité et l’intelligence« . Et le Prophète r a dit :

((إنّ اللهَ صانعُ كلِّ صانعِ وصنعته))

[rapporté par Ibnou Hibban du hadith de Houdhayfah] ce qui signifie : « Allah est le Créateur de tout artisan et de tout ce qu’il fait » et il dit :

((القدريّةُ مجوسُ هذه الأمّة إن مرضوا فلا تَعودوهم ، وإن ماتوا فلا تشهدوهم))

[rapporté par Abou Dawoud dans ses Sounan tout comme Al-Bayhaqiyy dans le livre de Al-Qadar] ce qui signifie : « Les qadariyy sont les majous de cette communauté, s’ils tombent malades, ne leur rendez pas visite, et s’ils meurent n’assistez pas à leur convoi funéraire« . Et il dit r :

((ستّةٌ لعنتهم ولعنهم الله وكلّ نبيّ مجاب : الزّائد في كتاب الله ، والمكذّب بقدر الله …))

ce qui signifie : « Six catégories de personnes, je les maudis et Allah les maudit, ainsi que tous les prophètes, celui qui ajoute au Livre de Allah et celui qui renie la prédestination de Allah … »

Il a également contredit le hadith qu’a rapporté Ibnou Jarir AtTabariyy dans son livre Tahdhibou l-‘Athar, hadith qu’il a jugé sahih, à savoir sa parole r :

((صنفان من أمَّتي لا نصيب لهما في الإسلام : القدريّة ، والمُرجئة))

ce qui signifie : « Deux catégories de personnes dans ma communauté n’ont aucune part dans l’Islam : Les qadariyy et les mourji’ah« . Ce hadith est clair, explicite pour déclarer mécréant ceux qui nient la prédestination, ceux qui disent que l’esclave est celui qui crée ses actes par sa volonté et sa propre préméditation exactement comme ce groupe, le Hizbou t-Tahrir. Ainsi, par ces propos, ils se sont mis à l’écart de l’Islam et ils en sont sortis tout comme la vipère quitte sa peau.

Il a également contredit le hadith de Mouslim d’après Abou l-‘Aswad Ad-Dou’aliyy qui a dit : « ^Imran Ibnou l-Housayn m’a dit : « As-tu vu ce que font les gens aujourd’hui et ce pour quoi ils uvrent, est-ce une chose qui leur a été prédestinée et qui a été voulue pour eux auparavant ou est-ce que c’est une chose nouvelle qui n’a pas été prédestinée et qu’ils font après que leur est venu leur Prophète, après avoir reçu de lui la preuve et les textes de Loi ? Je lui ai alors dit : c’est plutôt une chose qui leur a été prédestinée et qui a été voulue pour eux auparavant. Il a dit : n’est-ce pas une injustice ? » J’ai alors été terriblement effrayé et j’ai dit : « Chaque chose est Sa créature et Il la possède. Il ne Lui est pas demandé de comptes sur ce qu’Il fait et c’est à nous qu’il en sera demandé« . Il m’a alors dit : « Que Allah te fasse miséricorde, par ma question j’ai seulement voulu tester ta connaissance de la religion. Il y avait deux hommes de la tribu de Mouzaynah qui étaient allés voir le Messager de Allah r et qui lui ont dit : Ô Messager de Allah, as-tu vu ce que font les gens aujourd’hui et ce pour quoi ils
uvrent, est-ce une chose qui leur a été prédestinée et qui a été voulue pour eux auparavant ou est-ce que c’est une chose nouvelle qui n’a pas été prédestinée et qu’ils font après que leur est venu leur Prophète, après avoir reçu de lui la preuve et les textes de Loi ? Il a répondu alors [ce qui signifie] : c’est plutôt une chose qui leur a été prédestinée et qui a été voulue pour eux auparavant, conformément à Sa parole ta^ala :

{وَنَفْسٍ وَمَا سَوَّاهَا فَأَلْهَمَهَا فُجُورَهَا وَتَقْوَاهاَ}

[sourat Ach-Chams / 8-9] ce qui signifie : « Par l’âme et ce dont Il l’a pourvue, Il Lui a inspiré son immoralité et sa piété » fin de citation.

Quant à ce qu’implique la raison saine, c’est que leurs propos précédemment cités entraînent que Allah serait impuissant, dominé, car l’esclave serait le créateur de ses désobéissances malgré la volonté de Allah, alors que Allah est le Tout-Puissant. Allah ta^ala dit : {واللهُ غالبٌ على أمره} [sourat Youçouf / 21] ce qui signifie : « Allah est Celui Qui domine Ses esclaves et c’est Sa volonté qui se réalise absolument« .

Selon leur prétention, il adviendrait dans ce qui appartient à Allah ta^ala des choses en dehors de Sa volonté et ceci n’est pas valable. En effet, il ne se produit pas dans ce qui appartient à Allah, un seul clignement de l’œil ni un détournement de regard si ce n’est par la destinée de Allah, Sa puissance et Sa volonté. Il n’y a pas de différence entre ce qui fait partie du bien ou du mal. Allah n’est pas interrogé sur ce qu’Il fait alors que les esclaves, eux seront interrogés.

Il n’est donc pas valable selon la raison qu’une partie de ces actes existent par l’acte de Allah alors qu’une autre partie serait par l’acte d’autre que Lui, tout comme le prétendent les mou^tazilah qui ont contredit les gens de la vérité.

L’Imam Abou Hanifah dans son livre Al-Wasiyyah a dit : « L’esclave avec ses actes, avec ce qu’il fait, ce qu’il reconnaît et ses connaissances : tout est créé. Puisque celui qui agit est créé, ses actes à plus forte raison sont créés« . Et l’Imam Abou l-Haçan Al-Basriyy a dit : « Celui qui renie la prédestination, est devenu mécréant » fin de citation.

Il a été rapporté de Ibnou ^Abbas, que Allah les agrée tous les deux, qu’il a dit : « Les propos des qadariyy sont de la mécréance« . D’autre part, d’après ^Oumar Ibnou ^Abdi l-^Aziz ainsi que l’Imam Malik Ibnou Anas et Al-‘Awza^iyy, ils ont dit : « On les oblige au repentir, soit ils se repentent, soit ils sont exécutés« .

Et ^Abdou r-Razzaq AsSan^aniyy dans son Mousannaf a dit : Ma^mar d’après AzZouhriyy a dit : « Il m’a été rapporté qu’ils ont trouvé dans le maqam de ‘Ibrahim trois tablettes, sur chacune des tablettes, il y a des paroles écrites :

– Sur la première, il est écrit : « Je suis Allah Qui a créé Bakkah – c’est-à-dire La Mecque – … Je l’ai entourée de sept anges et J’ai donné des bénédictions à ceux qui y habitent dans la viande et dans le lait ».

– Sur la deuxième tablette, il est écrit : « Je suis Allah, Celui Qui a créé Bakkah, J’ai créé les matrices …, celui qui maintient les relations avec les proches aura la grande récompense, et celui qui ne les maintient pas est menacé du châtiment ».

– Et sur la troisième tablette, il est écrit : « Je suis Allah, Celui Qui a créé Bakkah, J’ai créé le bien et le mal, bonheur à celui sur les mains duquel le bien s’est réalisé et malheur à celui par qui le mal s’est réalisé ».

Et d’après Ma^mar, d’après Ibnou Tawous, d’après son père, un homme a dit à Ibnou ^Abbas : « Il y a des gens qui disent que le mal n’est pas prédestiné« . Ibnou ^Abbas a dit : « Entre nous et entre les gens de al-qadar, il y a cette ‘ayah : {سيقول الذين أشركوا لو شاء الله ما أشركنا} [sourat Al-‘An^am / 149-150] ce qui signifie : « Ceux qui ont été associateurs vont dire : si Allah l’avait voulu nous ne serions pas devenus associateurs« , jusqu’à Sa parole : {فلو شاء لهداكم أجمعين} ce qui signifie : « Si Allah [le] voulait, Il vous aurait guidés tous« .

Deuxième point

 

Parmi leurs égarements, il y a ce que dit leur chef, leur leader, dans le même livre précédemment cité Ach-Chakhsiyyatou l-‘Islamiyyah [3]. Il dit ce qui suit : (Cette préservation pour les prophètes et les messagers, elle n’a lieu qu’après qu’ils sont devenus prophètes ou messagers par la révélation, du fait qu’avant l’avènement de leur mission de prophète ou de messager, il est possible pour eux ce qui est possible pour le reste des humains car la préservation est pour la prophétie et le message) fin de citation.

La réplique

Les gens de la vérité ont été en accord qu’il est obligatoire pour les prophètes, la véracité, l’honnêteté, et l’extrême intelligence. L’on apprend à partir de là que Allah ta^ala ne choisit pour ce rang que celui qui est sauf de la bassesse, de la trahison, de la vilénie, du mensonge et de la stupidité. Celui donc qui a des antécédents de cet ordre, il n’est pas valable pour la prophétie même s’il s’en défait par la suite.

Il est un devoir aussi de croire que les prophètes sont préservés de la mécréance, des grands péchés et des petits péchés de bassesse et d’indécence. Il leur est possible ce qui est autre que cela en fait de petits péchés qui ne comportent pas d’indécence. C’est cela l’avis de la plupart des savants tout comme plus d’un l’a rapporté et c’est sur cette croyance qu’était l’Imam Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy.

La prophétie, selon l’avis de Taqiyyou d-Din An-Nabahaniyy, serait valable pour qui aurait été voleur, pour qui aurait déterré les morts et aurait pratiqué la sodomie ou autre que cela parmi les indécences qui proviennent des humains.

 

Troisième point

 

Parmi leurs égarements, il y a sa parole que l’assemblée de ach-choura le conseil a le droit de démettre le Calife avec ou sans raison et il a édité cela dans un de leurs écrits qui a été distribué à Damas il y a plus de vingt ans. C’est ce qu’a écrit un de ceux qui ont suivi Taqiyyou d-Din An-Nabahaniyy.

Ils prétendent également dans le livre appelé Doustourou Hizbou t-Tahrir [4] et dans Ach-Chakhsiyyatou l-‘Islamiyyah [5] que les choses qui permettent de changer l’état du Calife, qui causent sa déchéance et qui entraînent le devoir de le destituer immédiatement, c’est, ont-ils dit, le grand péché apparent, la perversité apparente.

An-Nabahaniyy dans son Livre appelé Nidhamou l-‘Islam [6] écrit ce qui suit : (Et s’il contredit la Loi de l’Islam ou s’il est incapable de mener à bien les affaires du gouvernement, il est un devoir de la démettre immédiatement) fin de citation.

 

La réplique

Ces propos sont contraires aux hadith qui confirment ce qui concerne le Calife, il contredit ainsi sa parole :

((من كره من أميره شيئاً فليصبر عليه فإنه ليس أحد من الناس خرج من السلطان شبراً فمات عليه إلا مات ميتةً جاهليّة))

[rapportée par Mouslim] ce qui signifie : « Celui qui ne supporte pas quelque chose de son Emir, de son Gouverneur, qu’il fasse preuve de patience parce qu’il n’est personne qui sorte de l’obéissance – c’est-à-dire qui se rebelle contre son Sultan – ne fut-ce d’un empan et qui meure ainsi sans qu’il meure d’une mort de jahiliyyah« . C’est-à-dire sans qu’il commette ainsi un grand péché. Il contredit également le hadith sûr et connu qui ordonne de ne pas se rebeller contre le calife sauf en raison de la mécréance et qui comporte :

((وأن لا ننازع الأمر أهله إلا أن تروا طفراً بواحا))

[rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim] ce qui signifie : « Et de ne pas disputer le gouvernement à ceux qui gouvernent sauf si vous voyez une mécréance flagrante« .

An-Nawawiyy dans le commentaire de ce hadith a dit ce qui suit : « La signification de ce hadith est la suivante : Ne vous disputez pas leur gouvernement à ceux qui sont chargés des affaires, et ne vous opposez pas à eux sauf si vous voyez de leur part une chose réprouvable claire que vous savez faire partie des fondements même de l’Islam, si vous voyez cela, alors réprouvez-le et dites la vérité où que vous soyez ; mais se rebeller contre eux et les combattre est interdit par l’Unanimité des musulmans même s’il sont des grands pécheurs injustes, et les hadith ont été clairs dans le sens de ce que j’ai cité. D’autre part les gens de Ahlou s-Sounnah ont été unanimes que le Sultan n’est pas démis à cause du grand péché. » fin de citation.

Ces tahririyyah ont fait du Calife un jeu de balle entre les mains d’une assemblée de joueurs. Le Calife n’est pas démis par la désobéissance mais on ne lui obéit pas sur cette désobéissance. En effet dans le Sahih de Mouslim, de ^Abdou l-Lah Ibnou ^Amr Ibni l-^As, ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Abdi Rabbi l-Ka^bah lui a dit : « Le fils de ton oncle paternel, Mou^awiyah nous ordonne de consommer nos biens entre nous injustement et de nous combattre les uns les autres. Or Allah ta^ala dit :

{لا تأكلوا أموالكم بينكم بالباطل إلاَّ أن تكون تجارةً عن تراضٍ منكم}

[sourat An-Niça/ 29] ce qui signifie : « Ne consommez pas les biens les uns des autres injustement sauf si c’est par commerce et avec accord mutuel« . Et Il dit :

{ولا تقتلوا أنفسكم}

[sourat An-Niça’ / 29] ce qui signifie : « Ne vous entre-tuez pas les uns les autres« . C’est alors que ^Abdou l-Lah Ibnou ^Amr s’est tu puis il a dit : « Obéis lui en ce qui est une obéissance à Allah et désobéis lui dans ce qui est une désobéissance à Allah« .

Ainsi le Calife s’il ordonne le bien et le mal, quoi qu’il commette comme grand péché, on ne brandit pas contre lui une arme, car la dissension provoquée par sa déposition est plus grave encore que de lui désobéir.

 

Quatrième point

 

Parmi leurs erreurs et leurs faux, il y a leur parole que celui qui meurt sans s’être engagé par un pacte vis-à-vis d’un Calife meurt d’une mort de jahiliyyah [7]. Ainsi, mentionnent-ils dans leur livre appelé Al-Khilafah [8] ce qui suit : (Le Prophète a rendu obligatoire pour chaque musulman de s’engager par un pacte et il a décrit celui qui meurt sans s’être engagé par un pacte envers un Calife comme étant mort d’un mort de jahiliyyah) fin de citation.

Ils mentionnent également dans le même livre [9] ce qui suit : (Ainsi les musulmans, dans leur ensemble, tous commettent un grand péché s’ils restent et abandonnent l’élection d’un Calife pour les musulmans. S’ils ont été d’accord sur cet abandon alors le péché est sur chaque individu d’entre eux dans tous les pays de la Terre) fin de citation. Ils mentionnent également dans un autre passage de Al-Khilafah [10] et Ach-Chakhsiyyatou l-‘Islamiyyah [11] : (La période qui constitue le sursis pour les musulmans pour placer un Calife est de deux nuits, il n’est pas licite qu’ils passent deux nuits sans s’être engagés par un pacte). Et ils disent [12] : (Si les musulmans n’ont pas de calife trois jours, tous commettent un péché jusqu’à ce qu’ils placent un calife) fin de citation.

Ils disent dans un autre livre [13] ce qui suit : (Les musulmans au Liban tout comme dans les autres pays des musulmans commettent un péché selon le jugement de Allah s’ils n’œuvrent pas pour ramener l’Islam à la vie et placer un Calife unique qui règle leurs affaires) fin de citation.

 

La Réplique

Ces expressions constituent une part de leurs déformations des textes par rapport à leurs sens réels. Ainsi ce hadith a été rapporté par Mouslim d’après Ibnou ^Oumar dans ces termes :

((من خلع يداً عن طاعة لقي اللهَ يوم القيامة لا حجّة له ، ومن مات وليس في عُنُقِه بيعة مات ميتةً جاهليّة))

ce qui signifie : « Celui qui ôte sa main et se rebelle en refusant d’obéir à l’Imam, il viendra au jour du jugement sans avoir de preuves pour se défendre et celui qui meurt sans s’être engagé par un pacte meurt d’une mort de jahiliyyah« . Ainsi ils ne citent de ce hadith que la deuxième phrase et ils répètent :

((من مات وليس في عُنُقِه بيعة مات ميتةً جاهليّة))

ce qui signifie : « Celui qui meurt sans s’être engagé par un pacte, il meurt d’une mort de jahiliyyah« , tout en laissant croire que cela concerne tous ceux qui n’ont pas parlé avec eux au sujet du Calife tout comme eux ils en parlent.

La signification de ce hadith n’est pas telle qu’ils le prétendent, mais c’est la suivante : Celui qui se rebelle contre un Calife et qui reste sur cet état jusqu’à la mort, alors sa mort est une mort de jahiliyyah tout comme cela est indiqué à partir du hadith de Mouslim, d’après Ibnou ^Abbas, d’après le Prophète  :

((من كره من أميره شيئاً فليصبر عليه فإنه ليس أحد من الناس خرج من السلطان شبراً فمات عليه إلا مات ميتةً جاهليّة))

ce qui signifie : « Celui qui ne supporte pas quelque chose de son Emir, de son Gouverneur, qu’il fasse preuve de patience parce qu’il n’est personne qui sorte de l’obéissance – c’est-à-dire qui se rebelle contre son Sultan – ne fut-ce d’un empan et qui meure ainsi sans qu’il meure d’une mort de jahiliyyah« .

Ainsi, la parole du Prophète  : ((فمات عليه)) ce qui signifie : « Et qui meure ainsi » est explicite que celui qui meurt d’une mort jahiliyyah c’est celui à qui la mort parvient alors qu’il est en état de rébellion contre le Sultan et cela est indiqué également à partir du hadith de Abou Hourayrah que le Prophète a dit :

((من خرج من الطاعة وفارق الجماعة فمات مات ميتة جاهليّة))

[rapporté par Mouslim] ce qui signifie : « Celui qui se rebelle contre l’obéissance d’un Calife, quitte la majorité et meurt, il est mort d’une mort de jahiliyyah« .

Ceci est également indiqué à partir du hadith de Al-Boukhariyy et Mouslim d’après Houdhayfah Ibnou l-Yaman dans lequel le Messager de Allah après avoir décrit ceux qui prêchent sur les portes de l’enfer, il a dit : ((فالزموا جماعة المسلمين وإمامهم)) ce qui signifie : « Attachez-vous à l’ensemble des musulmans et à leur Imam« . Houdhayfah a dit : « Et s’ils n’ont pas de groupe ni d’Imam ?« . Le Prophète a répondu : ((فاعتزل تلك الفرق كلّها)) ce qui signifie : « Alors isole-toi et abandonne tous ces groupes« . Le Messager de Allah ne lui a pas répondu : Alors vous mourrez d’une mort jahiliyyah.

De plus, ce à quoi appelle Hizbou t-Tahrir est quelque chose qui présente une difficulté éprouvante. Ainsi les musulmans aujourd’hui sont dans l’incapacité de mettre en place un Calife et Allah ta^ala dit :

{لا يُكلِّفُ الله نفساً إلاّ وُسعها}

[sourat Al-Baqarah / 286] ce qui signifie : « Allah ne charge une âme que de ce dont elle est capable« . Ils ont donc laissé de côté le hadith de Al-Boukhariyy et Mouslim et se sont attachés au hadith de Mouslim d’une manière infondée.

Ainsi le caractère erroné de leurs propos et leurs duperies sont devenus clairs. Leur objectif est bien la perturbation des musulmans pour qu’ilsles suivent et pour qu’ils s’engagent par un pacte vis-à-vis de leur leader Taqiyyou d-Din AnNabahaniyy qui a prétendu être Calife. Son groupe s’est même engagé par un pacte vis-à-vis de lui conformément à cette prétention. Il a ainsi partagé les pays selon sa prétention entre ses trois fils : le premier il l’a appelé l’émir de l’Irak, le second il l’a appelé l’Emir du Cham, et le troisième il l’a appelé l’Emir d’Egypte. Et il a appelé son épouse la mère des croyants selon sa prétention . Maintenant, après sa mort ils ont placé un autre prétendu Calife, qui se trouve actuellement au Danemark, et qui a fait appliquer la peine légale sur l’un des leurs qui avait commis la fornication.

 

 

Cinquième point

 

Parmi leurs tromperies et leurs fausses paroles, dans certains de leurs tracts qu’ils ont propagés à Tripoli il y a un peu plus de quinze ans environ, ils ont dit qu’il n’est pas interdit de marcher avec l’intention de faire la fornication avec une femme ou d’avoir un rapport avec un garçon mais que le péché, c’est bien la pratique de l’acte.

 

La Réplique

Dans ces propos, il y a une contradiction avec l’Unanimité et avec le hadith :

((كُتب على ابن ءادم نصيبه من الزنى مدرك ذلك لا محالة ، فالعينان زناهما النظر ، والأذنان زناهما الاستماع ، واللسان زناه الكلام ، واليد زناها البطش ، والرجل زناها الخطا …))

[rapporté par Al-Boukhariyy, Mouslim et autres qu’eux deux] ce qui signifie : « La part de fornication du fils de ‘Adam est prédestinée, il fera cela sans aucun doute, ainsi, les deux yeux, leur péché c’est le regard, les deux oreilles, leur péché c’est d’écouter, la langue, son péché c’est de parler, la main, son péché c’est de prendre et les pieds, leur péché ce sont les pas« . An-Nawawiyy dans son commentaire sur Mouslim a mentionné que marcher pour faire la fornication est interdit et que toucher est interdit, pour preuve ce hadith précédemment cité.

 


Sixième point

 

Parmi leurs erreurs, il y a leurs paroles lorsqu’ils ont dit qu’il est permis que l’homme embrasse la femme ‘ajnabiyyah, de même que masser et marcher et autre que cela. Ainsi, ils ont mentionné cela dans un de leurs tracts sous forme de question-réponse [14] dont voici le texte qu’ils ont écrit : (Quel est le jugement du fait d’embrasser avec désir, et quelle est la preuve ? La réponse : On comprend de l’ensemble des réponses précédemment citées que le fait d’embrasser avec désir est permis et n’est pas interdit … C’est pour cela que nous déclarons aux gens qu’embrasser en tant que tel, n’est pas interdit parce que cela est permis puisque cela rentre dans le cadre général des preuves de ce qui est permis parmi les actes habituels de l’homme. Ainsi, le fait de marcher, de masser, de sucer, de bouger le nez, d’embrasser et d’embrasser les lèvres et autre parmi les actes qui rentrent sous le cadre général des preuves générales de ce qui est permis … Ainsi, la manière habituelle n’est pas interdite mais fait bien partie des choses permises. Cependant l’Etat empêche qu’on le pratique … De même le fait qu’un homme embrasse une femme dans la rue, que ce soit avec désir ou sans désir, l’Etat empêche que cela ait lieu dans la vie courante …

Il se peut que l’Etat dans la vie courante empêche des choses permises. Ainsi certains hommes touchent les vêtements des femmes avec désir, il y en a parmi eux qui regardent leurs souliers avec désir et qui entendent leur voix à la radio avec désir, le désir sexuel pouvant être entraîné chez lui à partir du fait d’entendre sa voix directement ou à partir d’une chanson ou à partir de la lecture des annonces de publicité ou lorsqu’une lettre parvient de chez elle ou si elle lui transmet quelque chose par quelqu’un d’autre … Ce sont des actes avec désir qui se rattachent à la femme et qui sont permis parce que ces actes rentrent sous le cadre de ce qui est indiqué comme étant permis) fin de citation.

Ils mentionnent également dans un autre tract [15] ce qui suit : (Celui qui embrasse quelqu’un arrivant de voyage, un homme ou une femme ou qui serre la main à un homme ou à une femme mais qui n’a pas fait cet acte pour parvenir à la fornication ou à la sodomie, alors ce baiser n’est pas interdit et c’est pour cela qu’ils sont tous deux licites) fin de citation.

Ils ont dit également qu’il est permis que l’homme serre la main à la femme ‘ajnabiyyah prétendant par là que le Messager aurait serré la main, pour preuve le hadith de ‘Oummou ^Atiyyah lors de l’engagement par un pacte (al-moubaya^ah) rapporté dans Al-Boukhariyy o elle a dit : « Alors une femme a repris sa main » alors que d’autres qu’elle n’ont pas repris leur main. Ils ont dit [16] : (L’engagement par un pacte a lieu en serrant la main ou par l’écriture et il n’y a pas de différence entre les hommes et les femmes. Elles peuvent donc serrer la main du Calife lorsqu’elles s’engagent par un pacte pour lui tout comme les hommes lui serrent la main) fin de citation.

Dans un autre tract [17] sous le titre « Le jugement de l’Islam concernant le fait que l’homme serre la main à la femme ‘ajnabiyyah« , ils ont dit après de longs propos ce qui suit : (Si nous considérons les hadith à partir desquels certains savants de jurisprudence ont compris l’interdiction du fait de serrer la main, nous trouvons qu’ils ne comportent ni interdiction ni même empêchements) fin de citation.

Et ils ont conclu leur tract en disant : (Et ce qui est valable pour le fait de serrer la main est aussi valable pour le baiser) fin de citation.

 

La Réplique

Ibnou Hibban a rapporté d’après ‘Oumaymah Bintou Rouqayqah et ‘Is-haq Ibnou Rahawayh avec une bonne chaîne de transmission d’après Asma‘ Bintou Yazid, rapporté jusqu’au Prophète, que le Prophète a dit :
((إنّي لا أصافح النّساء)) ce qui signifie : « Je ne serre pas la main aux femmes« . Le Hafidh Ibnou Hajar après avoir cité ce hadith a dit : « Dans ce hadith, nous comprenons que le fait d’entendre les paroles de la femme ‘ajnabiyyah est permis et que sa voix n’est donc pas une intimité (^awrah), et nous comprenons également l’interdiction de toucher la peau de la personne ‘ajnabiyyah sans nécessité » fin de citation.

Quant au hadith de ‘Oummou ^Atiyyah que Al-Boukhariyy a rapporté, ce n’est pas un texte autorisant le fait de toucher peau contre peau. La signification en est seulement que les femmes faisaient un signe de leurs mains lorsqu’elles s’engageaient par un pacte, sans toucher. Il est donc nécessaire d’interpréter ce hadith par un autre sens que le sens qui vient communément à l’esprit pour être en accord avec les deux hadith qui sont sûrs, et parce qu’il est nécessaire de faire concorder les deux hadith puisque chacun des deux est sûr.

De plus, il a été rapporté dans le sahih de Al-Boukhariyy dans le même chapitre où a été rapporté le hadith de ‘Oummou ^Atiyyah un hadith de ^A‘ichah, que Allah l’agrée, qu’elle a dit : « Le Prophète recevait l’engagement des femmes par le pacte oralement avec cette ‘ayah : {لا يُشرِكن بالله شيئاً} [sourat Al-Moumtahinah / 12] ce qui signifie : « Elles n’associent rien à Allah«  ». Elle a dit : « La main du Messager de Allah n’a pas touché la main d’une femme sinon une femme qui lui appartient« . Si donc le sens de l’engagement par un pacte était le fait de serrer la main comme ils le prétendent, il y aurait dans les propos de ^A‘ichah une contradiction.

Ibnou Mandhour dans Liçanou l-^Arab a dit : « baya^a signifie ^ahada » c’est-à-dire : « Il s’est engagé par un pacte » et dans le hadith : ((ألا تُبايعوني عى الإسلام)) ce qui signifie : « Ne vous engagerez-vous pas par un pacte vis-à-vis de moi pour l’Islam« . Ce hadith donc explique que al-moubaya^ah est l’expression du fait de s’engager par un pacte. Ce n’est donc pas une condition pour al-moubaya^ah selon la langue ni selon la Loi que de toucher peau contre peau. Ainsi al-moubaya^ah, est un terme qui s’applique aussi bien pour al-moubaya^ah sans toucher. Mais pour insister, les compagnons lors de Bay^atou r-Ridwan se sont engagés par un pacte vis-à-vis du Prophète en serrant la main, mais al-moubaya^ah peut avoir lieu par l’écriture.

Ce qui réfute également leurs mensonges lorsqu’ils prétendent qu’autres que ‘Oummou ^Atiyyah a tendu la main au Messager et qu’elle lui aurait serré la main lors de al-moubaya^ah, c’est le hadith de Al-Boukhariyy également des propos de ^A‘ichah qu’elle a dit : « Non, par Allah sa main n’a jamais touché la main d’une femme lors d’une moubaya^ah, il ne recevait leur engagement que par sa parole qui signifie : « J’ai accepté ton engagement sur cela«  ». On leur dit également : Où donc dans le hadith de ‘Oummou ^Atiyyah y-a-t-il un texte montrant que quelqu’un d’autre qu’elle aurait serré la main du Prophète ? Ceci n’est qu’une illusion de leur part et une calomnie.

Ce qui indique également l’interdiction du fait de serrer la main et de toucher une personne ‘ajnabiyyah sans ce qui empêche le contact peau contre peau, c’est le hadith :

((لأن يُطعن أحدُكم بحديدةٍ في رأسه خيرٌ له من أن يَمسَّ امرأةً لا تحلُّ له))

[rapporté par AtTabaraniyy dans Al-Mou^jamou l-Kabir et le Hafidh Ibnou Hajar l’a jugé bon, haçan ainsi que Nourou d-Din Al-Haythamiyy, Al-Houndhouriyy et d’autres] ce qui signifie : « Si l’un de vous reçoit un coup de barre de fer sur la tête, cela vaut mieux pour lui que de toucher une femme qui ne lui est pas licite« . De plus, al-mass le fait de toucher dans le hadith c’est-à-dire palper par la main et ce qui est de cet ordre, ce n’est pas le rapport sexuel, comme le prétendent les tahririyyah. Celui qui a rapporté le hadith, Ma^qal Ibnou Yaar a compris de ce hadith autre chose que ce que prétendent les tahririyyah tout comme cela a été rapporté de lui d’après Ibnou Abi Chaybah dans son Mousannaf.

Il est devenu clair que les tahririyyah ont calomnié le Messager de Allah et ont démenti ^A‘ichah, que Allah l’agrée. Ils ont déformé la langue arabe et ils ont rendu licite ce que le Messager de Allah a interdit.

Ce qui prouve encore davantage leur ignorance, c’est qu’ils ont prétendu que le hadith de AtTabaraniyy concernant l’interdiction du fait de serrer la main à une personne ‘ajnabiyyah est de l’ordre de la nouvelle rapportée par une seule personne et qu’on ne l’utilise pas dans les jugements. Nous leur répliquons par ce qu’a cité Al-Khatib Al-Baghdadiyy dans son livre Al-Faqih wa l-Moutafaqqih à savoir lorsqu’il a dit : « Il est permis d’œuvrer conformément au hadith rapporté par une seule personne » fin de citation. D’autre part, les spécialistes des fondements ont décrété que c’est un argument concernant toutes les choses de la religion. Aucun Imam n’a contredit cela en requérant le tawatour si ce n’est Al-‘Amidiyy qui n’a pas eu d’argument en faveur de ses paroles. Il est devenu clair que Hizbou t-Tahrir réfute la vérité.

De plus, ce qu’on rapporte que le Prophète aurait été guidé par une femme esclave noire dans certains quartiers de Médine et lorsqu’ils disent que ce hadith est une preuve qu’il est permis de serrer la main à une femme sans ce qui empêche le contact peau contre peau, on leur dit :

Ce hadith ne comporte pas le texte qu’elle le tenait par la main, c’est-à-dire en lui serrant la main sans ce qui empêche le contact peau contre peau, et il n’y a pas de preuve également qu’elle était désirable. De toute façon, il n’est pas permis d’annuler le hadith clair qui est dans Mouslim : ((واليد زناها البطش)) ce qui signifie : « Et le péché de la main, c’est de toucher » en raison de cet autre hadith qui rentre dans le cadre de ce qui porte à conjecture. Ceci est opposé à la règle des spécialistes des fondements et des mouhaddith, selon laquelle lorsque deux hadith sûrs de par leur chaîne de transmission s’opposent selon l’apparence, il est un devoir d’établir la concordance entre les deux autant que possible. Mais si cela n’est pas possible, lorsque le dernier d’entre eux est connu alors c’est celui qui abroge et celui qui a précédé est abrogé. Ou alors on penche vers ce qui prévaut des deux. Si donc nous nous tournons pour rechercher ce qui prévaut des deux, ce hadith, c’est-à-dire le hadith de Mouslim est celui selon lequel on œuvre parce que c’est celui sur lequel il y a eu Unanimité de la communauté. En effet, les quatre écoles interdisent le fait de toucher sans ce qui empêche le contact direct, que ce soit avec ou sans désir. Et le hadith qui est le plus en accord avec la pratique selon les mouhaddith et les spécialistes des fondements, c’est celui qui prévaut sur celui qui est en opposition avec lui. Alors que dire de celui qui est en accord avec la pratique de la totalité ?

Et regarde bien Ô toi lecteur, la corruption de leurs propos selon lesquels il ne serait pas interdit de marcher pour faire la fornication et qu’il ne serait pas interdit que l’homme embrasse la femme ‘ajnabiyyah et inversement, et de même de toucher, de sucer, de toucher les vêtements de la femme avec désir. Ils ont compté tout cela parmi les choses permises. N’est-ce pas dans ces propos une opposition au hadith de AtTabaraniyy précédemment cité, et une opposition au hadith de Mouslim :

((كُتب على ابن ءادم نصيبه من الزنى مدرك ذلك لا محالة ، فالعينان زناهما النظر ، والأذنان زناهما الاستماع ، واللسان زناه الكلام ، واليد زناها البطش ، والرجل زناها الخطا ، والقلبُ يهوى ويتمنّى ويُصدِّقُ ذلك الفرجُ ويكذبه))

ce qui signifie : « La part de fornication du fils de ‘Adam est prédestinée, il fera cela sans aucun doute, ainsi le péché des yeux, c’est le regard, le péché des oreilles, c’est d’écouter, le péché de la langue, c’est de parler, le péché de la main, c’est de toucher, le péché du pied, c’est de marcher, le cœur désire et souhaite et le sexe confirme cela ou bien l’infirme« . Et dans la version de Abou Dawoud :

((واليدان تزنيان فزناهما البطش ، والرجلان تزنيان فزناهما المشي ، والفم يزني فزناه القُبل))

ce qui signifie : « Les péchés des mains c’est de prendre, les péchés des pieds, c’est de marcher et les péchés de la bouche, c’est d’embrasser« .

Enfin ce qu’ils ont fait suffit comme mécréance, parce que contredire et réfuter les textes est de la mécréance tout comme l’a dit An-Naçafiyy et d’autres que lui. Comment serait-il valable qu’ils prétendent appeler à l’Islam tout en s’y opposant ? Alors que le musulman, c’est celui qui s’est soumis à Allah et à Son Messager et qui n’a réfuté aucun texte du Qour’an ni aucun texte du hadith.

Nous leurs disons, éloignez-vous de l’appel à l’Islam, parce que vous n’êtes pas de ceux qui en sont dignes, vous avez en effet réfuté les textes.

 

Septième point

 

Semblable à ces nombreuses calomnies figurant dans les livres de Hizbou t-Tahrir, ils prétendent que (l’homme, dès qu’il devient capable de déduire devient moujtahid. C’est pour cela que la déduction ou l’ijtihad est possible pour la totalité des gens et c’est une chose facile pour l’ensemble et plus particulièrement après que sont parvenus entre les mains des gens des livres de langue arabe et de Loi Islamique). Et c’est là le texte de leurs propos [18].

 

La Réplique

Dans ces propos, il y a une porte ouverte aux avis de jurisprudence sans science. N’ont-ils pas su que le moujtahid est celui qui a su ce qui se rattache aux jugements à partir du Livre et de la Sounnah ? Qui a connu ce qui est particulier et ce qui est général, ce qui est absolu et ce qui est conditionné, ce qui est global et ce qui est détaillé, ce qui abroge et ce qui est abrogé et qui a connu à partir de la Sounnah ce qui est moutawatir et ce qui est rapporté par une personne, ce qui est attribué au Prophète sans que ce soit rapporté par un compagnon et ce qui est attribué au Prophète et qui est rapporté par un compagnon, le degré de confiance de ceux qui rapportent et leur réfutation. N’ont-ils pas su que le moujtahid est celui qui a connu aussi les paroles des compagnons et ceux qui sont venus après eux en tant que moujtahid, que cela soit sujet à Unanimité ou autre et qui a connu l’analogie (al-qiyas), ce qui en est clair et ce qui n’en est pas explicite, ce qui est bon et ce qui n’est pas bon, qui a connu la langue des arabes par laquelle a été descendu le Qour’an, qui a connu les fondements même de la croyance ? Et qu’il est une condition qu’il soit juste (^adl), digne de confiance, qu’il ait une forte capacité intellectuelle et qu’il ait mémorisé les ayah concernant les jugements et les hadith concernant les jugements.

De plus, celui qui est moujtahid, ce sont les gens de la science qui témoignent pour lui de son statut et aucun des savants digne de considération n’a témoigné dans ce sens en faveur de Taqiyyou d-Din An-Nabahaniyy ni ne lui a témoigné d’un degré approchant à cela. Et comment pareil individu ferait-il partie des moujtahid ?

Il suffit pour répliquer à leurs propos ce hadith sur lequel il y a accord, c’est-à-dire qu’il y a accord sur son caractère de sûr (sahih) mais qui plus est compte parmi les moutawatir :

((نَضَّر اللهُ امرأً سمع مقالتي فوعاها فأدَّاها كما سمعها ، فرُبَّ حامل فقهٍ ليس بفقيه ، ورُبَّ حامل فقهٍ إلى من هو أفقه منه))

ce qui signifie : « Que Allah embellisse la personne qui a entendu mes propos, qui les a compris et les a appliqués tout comme elle les a entendus. Combien sont ceux qui portent la science et ne sont pas spécialistes de la science, et combien de personnes transmettent la science à qui en aura plus de compréhension qu’eux« . Ainsi sa parole  ((فرُبَّ حامل فقهٍ ليس بفقيه)) ce qui signifie : « Combien sont ceux qui portent la science et ne sont pas spécialistes de la science« , signifie qu’il y a parmi vous qui n’a pas comme part dans le hadith qu’il a entendu de moi de le comprendre ou de comprendre ce qu’il comporte comme jugements. Mais sa part, c’est de le transmettre à quelqu’un d’autre et cet autre, il se peut qu’il soit plus apte à la déduction et al-‘ijtihad. Ainsi le Messager a classé ses compagnons en deux : Il a informé qu’il y a une catégorie qui n’ont pas de part dans la déduction et al-‘ijtihad. Il a informé qu’il s’agit de la majorité d’entre eux. Il a d’autre part informé qu’il y a une catégorie d’entre eux qui sont de simples rapporteurs qui font entendre aux autres ce qu’ils ont entendu de lui .

 

Huitième point

 

Parmi l’ensemble de leurs erreurs, c’est qu’ils mentionnent dans certains de leurs livres [19] des paroles dont le texte est le suivant : (La résidence dans laquelle nous vivons aujourd’hui, c’est une résidence de mécréance parce que ce sont des lois de mécréance qui sont appliquées. Elles sont semblables à La Mecque lors de l’avènement de la mission du Messager) fin de citation. Ils disent dans un autre passage du même livre [20] : (Il n’y a pas parmi les pays des musulmans aujourd’hui un seul pays ni un seul Etat où les Lois de l’Islam sont appliquées dans le jugement et les choses de la vie. C’est pour cela qu’ils sont tous considérés comme une résidence de mécréance, même si leurs habitants sont musulmans) fin de citation.

 

Celui qui considère objectivement le comportement de ce groupe, aura su qu’ils appellent les musulmans à l’anarchie et à la désobéissance.

Ce à quoi a abouti ce groupe du Tahrir, c’est l’appel au désordre concernant les choses de la religion. Comment le désordre serait-il valable dans les choses de la religion, alors que le désordre n’est pas même valable dans les choses de la vie.

Al’Afwahou l-‘Awdiyy a dit : « Les gens ne s’arrangent pas lorsqu’ils sont désorganisés sans personne pour les guider, et personne ne les guide si ce n’est que leurs ignorants qui sont nombreux« .


[1] premier tome, première partie pages 71 et 72.

[2] tome premier, première partie page 74.

[3] premier tome, première partie page 120.

[4] page 66.

[5] deuxième tome, troisième partie pages 107-108.

[6] page 79.

[7] Ach-Chakhsiyyahtou l-‘Islamiyyah, tome 2, troisième partie, pages 13 et 29.

[8] Al-Khilafah page 4.

[9] Al-Khilafah page 9.

[10] Al-Khilafah page 3.

[11] Tome II, troisième partie page 15.

[12] livre Ad-Dawlatou l-‘Islamiyyah page 179.

[13] le livre Moudhakkaratou Hizbi t-Tahrir ‘ila l-Mouslimin fi Loubnan page 4.

[14] nachrat jawab wa sou’al du 24 Rabiou l-‘Awwal de 1390 de l’Hégire.

[15] Manchour Jawab Sou’al de 8 Mouharram de 1390.

[16] Kitabou l-Khilafah pages 22-23 et le livre appelé Ach-Chakhsiyyatou l-‘Islamiyyah Tome 2, troisième partie pages 22-23 et troisième Tome, pages 107-108.

[17] paru le 21 Joumada l-‘Oula 1400 de l’Hégire qui correspond au 07 Avril 1980.

[18] Kitabou Tafkir, page 149.

[19] Kitabou Hizbi t-Tahrir, page 17.

[20] Kitabou Hizbi t-Tahrir page 32.

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Cours : Gardez-vous des devins

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur janvier 25, 2011
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Gardez-vous de consulter les devins

 

La louange est à Allah le Seigneur des mondes et que l’élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordées à notre maître Mouhammad Al‘Amin, l’Honnête.

 

 


L

e Messager de Allah a dit ce qui signifie :

(( لا تأتوا الكُهَّان )) « Ne consultez pas les devins » [rapporté par Mouslim]. Les devins sont ceux qui s’occupent d’annoncer ce qui va avoir lieu dans le futur en se basant sur les jinn, l’observation des étoiles ou d’autres choses et sur diverses causes : par exemple en consultant les lignes de la main, la graisse de vache ou le livre Qour^atou l-‘Anbiya. Ils le font aussi en prenant une partie des grains d’un chapelet et en les comptant, disant sur un grain : (‘aqbil wa la takhaf) – viens et n’aie pas peur – et sur le grain suivant : (Youçouf ‘a^rid ^an hadha) – Youçouf détourne-toi de cela –. S’il finit sur (‘aqbil wa la takhaf), il dit que cette chose réussira. S’il finit sur (Youçouf ‘a^rid ^an hadha), il dit qu’elle ne réussira pas. Il informe alors la personne selon son avis de faire la chose qu’elle voulait faire ou de l’abandonner : un mariage, un voyage ou autre chose. Ou encore, il prend le Moushaf, l’ouvre et compte jusqu’à sept lignes. S’il tombe sur une ayah d’annonce de bonne nouvelle, il dit à la personne : cette chose réussira, fais-la. S’il tombe sur une ayah de menace, il lui dit : détourne-toi de ça. De même, il arrive qu’il regarde dans le livre de Abou Ma^char Al-Falakiyy pour apprendre à la personne des choses à venir, après avoir décompté son nom et le nom de sa mère avec le compte des joummal (correspondance entre les lettres et les nombres).

Le Messager de Allah a dit ce qui signifie :

(( من أتى عرافاً فسأله عن شيء لم تُقبل صلاته أربعين ليلة ))

« Celui qui consulte un devin et l’interroge sur quelque chose, sa prière ne sera pas acceptée durant quarante nuits ». Le devin est celui qui informe sur ce qui est volé, ce qui est absent ou perdu, par exemple que le voleur a telle description, ou sur autre chose qui a eu lieu dans le passé. Ceci compte parmi les grands péchés. Celui donc à qui on a volé quelque chose ou qui a perdu quelque chose n’ira pas consulter ces gens-là mais se fiera à Allah en faisant ses recherches par les voies apparentes. En effet, s’il arrive une épreuve à un musulman, un vol d’argent ou une perte, et qu’il fait preuve de patience face à cette épreuve, il aura une grande récompense de la part de Allah. Mais si en revanche il va consulter un devin pour qu’il l’informe à sa manière, il s’est chargé d’un grand péché et sera châtié dans l’au-delà.

Le Messager de Allah a dit ce qui signifie :

(( من تكهن أو تُكُهِّن لهُ أو سحر أو سُحِرَ لهُ فليس منَّا ))

« Celui qui fait appel à un devin ou pour qui un devin est consulté ou qui fait de la magie ou pour le compte de qui l’on fait de la magie, celui-là n’est pas des nôtres » [rapporté par Al-Tabaraniyy]. Ce hadith signifie que le devin qui prétend prédire l’avenir tout comme celui qui le lui demande, sont en contradiction avec la Loi du Messager. Il en est de même pour celui qui exerce la magie pour les gens et celui qui demande au magicien de lui en faire. La magie compte parmi les plus graves des péchés, que ce soit pour séparer deux personnes qui s’aiment comme des époux, pour faire aimer deux personnes comme une femme et un homme ou encore pour qu’une personne soit atteinte d’une maladie ou de folie, et ce par jalousie.

Quant au fait d’écrire quelque chose du Qour’an ou des noms de Allah pour entraîner l’amour entre les deux époux, cela n’est pas de la magie. Certaines catégories de magie sont de la mécréance, elle n’a lieu qu’en faisant de la mécréance. D’autres catégories ont lieu sans mécréance. Il est interdit de prendre de l’argent pour faire des prédictions de voyance ou de charlatanisme ou pour faire de la magie ; cet argent n’est pas licite pour celui qui l’a pris. Mais prendre de l’argent pour la récitation du Qour’an ou des noms de Allah sur un malade ou pour écrire un hirz qui contient du Qour’an ou des noms de Allah, c’est permis. Quiconque prétend être Chaykh alors qu’il fait de la magie, son péché est plus grave.

Parmi les choses qui sauvent la personne, c’est de lire chaque jour après l’aube et après le coucher du soleil :

بِسمِ اللهِ الَّذِي لاَ يَضُرّ مَعَ اسمِهِ شَيْءٌ فِي الأَرضِ وَلاَ فِي السَّمَاءِ وَهُوِ السَّمِيعُ العَليم

(Bismi l-Lahi l-ladhi la yadourrou ma^a smihi chay’oun fi l-‘ardi wa la fi s-sama‘i wahouwa s-sami^ou l-^alim) trois fois avec une bonne prononciation des mots et des lettres, celui-là sera protégé ce jour-là et cette nuit-là. Celui qui récite :

حَسْبِيَ اللهُ لاَ إِلَهَ إِلاَّ هُوَ عَلَيْهِ تَوَكَّلْتُ وَهُوَ رَبُّ العَرشِ العَظِيم

(hasbiya l-Lahou la ‘ilaha il-la houwa ^alayhi tawakkaltou wahouwa rabbou l-^archi l-^adhim) sept fois, ceci aussi est profitable pour celui qui le récite après l’aube et après le coucher. Celui qui persévère là-dessus avec la bonne prononciation des lettres sera sauf de la magie et de ce qui est de cet ordre, par la volonté de Allah.

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Croyance : On ne dit pas que Dieu peut avoir un fils ni qu’Il ne peut pas avoir un fils

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur décembre 16, 2010
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A la question : Est-ce que Dieu est capable d’avoir un fils, il est interdit de répondre oui et il est interdit de répondre non. La réponse est plutôt :

Avoir un fils est impossible au sujet de Dieu.

Ce qui est impossible selon la raison est ce dont la raison n’en conçoit pas l’existence.

La puissance de Dieu est l’attribut par lequel Il agit sur tout ce qui est possible selon la raison.

Ce qui est possible selon la raison est ce dont la raison en conçoit aussi bien l’existence que l’inexistence.

La fonction de l’attribut de la puissance est de donner l’existence à ce qui n’existait pas et d’anéantir ce qui existe.

Le fait d’avoir un fils est quelque chose d’impossible selon la raison, qui n’admet pas l’existence.

La puissance de Dieu ne concerne pas ce qui n’admet pas l’entrée en existence.

La puissance de Dieu ne concerne pas ce dont l’existence est obligatoire.

Ce dont l’existence est obligatoire est appelé l’obligatoire selon la raison.

L’existence de Dieu est obligatoire selon la raison.

La puissance de Dieu ne concerne pas DIeu Lui-même.

Pour plus de détail, voici ce qu’un grand savant a écrit à ce sujet :

La puissance

La puissance sur toute chose, c’est-à-dire sur tout ce qui est possible selon la raison, est obligatoire selon la raison s’agissant de Allah ta^ala. Ce qui est impossible selon la raison n’est donc pas concerné par la puissance car cela n’accepte pas l’existence et ne peut donc pas être sujet à la puissance. Celui qui a contredit sur cette question c’est Ibnou Hazm. Ainsi, il a dit : (Certes Allah ^azza wa jall est puissant à avoir un fils, car s’Il ne l’était pas, Il serait impuissant). Et ce qu’il a dit n’est pas nécessaire selon la raison car avoir un fils est impossible s’agissant de Allah et ce qui est impossible selon la raison n’est pas concerné par la puissance. Or si la puissance ne concerne pas une chose, c’est (1) tantôt à cause de l’inaptitude à réaliser cette chose et ceci est valable s’agissant des créatures, (2) tantôt parce que cette chose n’accepte pas l’entrée en existence du fait qu’elle est impossible selon la raison ou bien obligatoire selon la raison. Pour ce qui est impossible selon la raison, la non-possibilité de son entrée en existence est claire. Quant à ce qui est obligatoire selon la raison, il n’accepte pas le début à l’existence car son existence est éternelle exempte de début. Il y a une différence entre l’existence et l’entrée en existence. L’existence englobe aussi bien l’existence de toute éternité que l’existence ayant un début et chacune d’elles s’appelle existence. Mais l’entrée en existence est l’existence ayant un début. Ce qui est obligatoire selon la raison, c’est Allah et Ses attributs. Ainsi, Allah Son existence est obligatoire selon la raison ; Son existence est éternelle exempte de début et Ses attributs sont éternels exempts de début. On ne dit pas de Allah, ni d’un de Ses attributs, qu’Il entre en existence car leur existence est exempte de début. Ainsi donc, lorsque nous disons que l’obligatoire n’accepte pas l’entrée en existence, cette parole est correcte mais elle n’est pas évidente d’accès à la compréhension des débutants dans la science de la croyance. Quant à celui qui a de la pratique, ce qu’elle vise est clair.

L’incapacité, c’est le premier des deux cas qui est exclu s’agissant de Sa puissance ta^ala, et non le deuxième cas. Ainsi, il n’est pas permis de dire que Allah est puissant à ce sujet ni qu’Il est incapable. Certains ont dit : de même qu’on ne dit pas à propos de la pierre qu’elle est savante ou ignorante.

        De même, on répond ainsi à la parole de certains irréligieux qui disent : (Est-ce que Allah est capable de créer un dieu pareil à Lui ?). En cette parole, il y a le fait de rendre possible une impossibilité rationnelle. La démonstration de ceci, c’est que Allah est éternel exempt de début et s’Il avait un pareil, celui-ci serait lui aussi éternel exempt de début et ce qui est éternel exempt de début n’est pas créé car il existe de toute éternité, comment alors l’existant de toute éternité serait-il créé !

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Mise en garde contre Al-Bouti

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur décembre 13, 2010
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Comment ose-t-il, lui qui prétend l’Islam,

appeler Allah « ^il-lah » ou « agent causal » ?

 

Il est déplorable dans cette époque que soit mis au programme dans certains instituts le livre « Koubra l-Yaqiniyyati l-Kawniyyah » de Mouhammad Sa^id Ramadan Al-Boutiyy sous prétexte qu’il serait un ouvrage de croyance islamique alors qu’il comporte des contradictions éhontées avec la croyance musulmane. Il comporte la croyance en l’incarnation (al-houloul), la négation de la prédestination (al-i^tizal) et la philosophie des grecs, en présentant ces croyances comme étant la croyance islamique, sans jamais les attribuer aux groupes égarés.

Parmi ses expressions les plus abominables, c’est qu’il appelle Allah ta^ala « ^il-lah » ou « cause ». En effet, dans ce livre, après certains propos, il dit ce qui suit : « … jusqu’à ce que ces nombreuses causes variées t’amènent et aboutissent à la grande cause unique qui se trouve derrière tout ce que tu vois, c’est-à-dire, Celui Dont l’existence est obligatoire qui est Allah ^azza wa jall ».

Il dit en page 87 du même livre : « Quelle est donc l’agent causal (al-^il-lah) qui l’a fait exister, l’a éveillé des ténèbres du néant et l’a posé sur les premières marches de l’existence ? ». Et en page 77, il déclare explicitement que Allah est la source et l’origine et que le monde serait une ramification de Lui. Il dit :« En d’autres termes, nous disons que toutes les réalités du monde que tu vois sont une ramification d’une seule réalité qui est l’être de Dieu. Et il est impossible que tu connaisses les réalités des choses minimes avant que tu ne connaisses leur source et leur première origine ». En page 174 du même livre, il appelle Allah « al-wacitah » –l’Intermédiaire, le moyen ou le Facteur causal– et il dit : « Il est nécessairement le premier et le dernier intermédiaire et Il est le créateur des causes et des conséquences ».

Comment profère-t-il de telles choses, dans un livre par lequel il fait croire aux gens qu’il contient la croyance correcte puisqu’il l’a appelé « Koubra l-Yaqiniyyati l-Kawniyyah » –Les Grandes Certitudes du Monde–. Ceci représente une imposture majeure envers la communauté. Le fait qu’il appelle Allah « l’origine et la source » (al-masdar wa l-manba^) est une mécréance explicite. Allah n’est pas une origine pour le monde mais comme Il le dit Lui-même :

قل هو الله أحد الله الصمد لم يلد و لم يولد

ce qui signifie : « Dis que Allah est unique, qu’Il n’a besoin de rien alors que tout a besoin de Lui, qu’Il n’engendre pas et qu’Il n’est pas engendré ». Il n’est pas une origine pour autrui et Il n’est pas une ramification d’autrui. Il n’y a aucune correspondance, ni aucun rapport ni aucun lien de cause à effet entre Allah et le monde de sorte qu’il L’appelle « origine » ou « source ». La hawla wa la qouwwata ‘il-la bil-Lah – il n’est de préservation et de force que par Allah.

Le Chaykh ^Abdou l-Ghaniyy An-Naboulouçiyy a déclaré mécréant celui qui appelle Allah « ^il-lah » –agent causal– [et ce dans son livre « ‘Asrarou ch-Chari^ah,  Al-Fathou r-Rabbaniyy wa l-Faydou r-Rahmaniyy », page 169, édition Darou l-Baz li n-Nachri wa t-Tawzi^, ^Abbas Ahmad Al-Baz, La Mecque honorée]. Ses paroles sont les suivantes : « Est liée à la mécréance des chrétiens également, la mécréance des philosophes grecs qui croient que Allah ta^ala est la cause des causes, ils Lui attribuent de faire exister toutes les choses par la causalité –du fait même de Son existence, sans que ce soit par Sa volonté. Ce sont des assimilationnistes (mouchabbihah) qui nient les attributs de Dieu (mou^attilah). Ils ont pour croyance que ce monde n’a pas de début de par la matière originelle (al-hayyoula) et le schème (assourah) selon leur odieuse terminologie ». Le Chaykh An-Naboulouçiyy, que Allah lui fasse miséricorde, a été en accord avec les gens de science qui l’ont précédé comme l’Imam, le Pilier de l’Islam, ^Aliyy As-Soughdiyy qui a déclaré mécréant celui qui appelle Allah ta^ala « sabab » ou « ^il-lah » –agent causal–comme il le dit dans le livre « An-Noutafou fi l-Fatawa », et tout comme le dit le Moufassir, spécialiste de l’exégèse du Qour’an, Abou l-Barakat An-Naçafiyy, dans l’explication de la parole de Allah ta^ala :

ولله الأسماء الحسنى فادعوه بها وذروا الذين يلحدون في أسمائه

[sourat Al-‘A^raf] : « C’est de l’athéisme que d’appeler Allah « corps » (jism) ou « substance élémentaire » (jawhar) ou « raison » (^aql) ou « cause » (^il-lah) ». Le Chaykh ^Abdou l-Ghaniyy a été en conformité avec ce qui a été décrété chez Ahlou s-Sounnah, les ach^ariyy et les matouridiyy, à savoir que les noms de Allah sont établis par la Loi (tawqifiyy), ce ne sont pas les gens qui déterminent les noms de Dieu.

L’Imam ^Abdou l-Ma^in An-Naçafiyy, qui fait partie des savants matouridiyy, dans son livre « Tabsiratou l-‘Adil-lati fi ‘Ousouli d-Din », page 138 et 139, édition Al-Jaffan et Al-Jabi, Damas et Chypre, dit ce qui suit : « Nous nous limitons au sujet des noms de Allah à ce qui a été fixé dans la Loi. Ne vois-tu pas que nous n’appelons pas Allah sahih (sain) même si les maladies et les calamités sont impossibles à Son sujet ?! On ne L’appelle pas non plus tabib –médecin– même s’Il sait les affections et les maladies ainsi que leurs remèdes. On ne L’appelle pas non plus faqih -jurisconsulte- même s’Il sait les jugements et leurs significations ». Avant lui, l’Imam de Ahlou s-Sounnah, Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy, a dit d’après ce qu’a rapporté de lui Ibnou Fourak dans son livre Moujarrad Maqalat Al-‘Ach^ariyy : « Il n’est pas permis de donner à Allah un nom en-dehors de ce qui est parvenu dans le Livre, la Sounnah et l’Unanimité (al-‘ijma^). » Il a dit : « Nous n’appelons pas Allah Moustati^ même si cela a le sens de Al-Qadir –Celui Qui a la toute-puissance– car le nom Moustati^ n’est pas parvenu dans la Loi. Il n’est pas permis non plus de l’appeler Faqih ou Fahim parce que ces noms ne sont pas parvenus dans la Loi même s’ils ont le sens de Al-^Alim –Celui Qui sait tout– ».

Les textes semblables à ceux-là sont nombreux. Ils ne peuvent échapper à quelqu’un qui a un minimum de connaissance des livres de Ahlou s-Sounnah. Mais il semble que l’auteur du livre sus-mentionné, le Docteur Mouhammad Sa^id Ramadan Al-Boutiyy, n’en ait pas pris connaissance ou qu’il ne soit pas en accord avec eux. S’il en est ainsi, pourquoi a-t-on mis au programme l’enseignement de son livre sous prétexte qu’il serait un ouvrage de croyance islamique alors qu’il est en opposition fondamentale avec la croyance musulmane ? Al-Boutiyy accepterait-il que quelqu’un le traite de maladie (marad) ou d’agent pathogène ou causal (^il-lah) ? Comment accepte-t-il de donner ce nom à Allah soubhanah ? Du point de vue de la langue arabe, le mot ^il-lah signifie « al-marad » –la maladie– et appeler Allah en ces termes est de la mécréance. Dans la terminologie des philosophes maintenant, le mot « ^il-lah » –la cause, la raison, le principe– est contraire à la religion agréée par Allah. Ainsi dans les deux cas, sa parole n’a pas d’autre issue que la mécréance. Il y a quarante ans lorsqu’il était à Damas, notre Chaykh, le Mouhaddith, le Chaykh ^Abdou l-Lah Al-Harariyy avait pris connaissance de son livre « Koubra l-Yaqiniyyati l-Kawniyyah » et avait vu cette expression que Allah serait l’origine du monde et la source du monde. Il l’avait contré à ce sujet et lui avait demandé de changer ce qu’il avait écrit dans son livre. Il avait alors fait mine d’être d’accord et avait promis qu’il allait faire la modification dans la nouvelle édition du livre. Mais il n’a pas tenu sa promesse et n’a rien changé. Le livre a été réédité plus de neuf fois et les expressions n’ont pas été modifiées.

La réalité, indiquée par ses actes et ses ouvrages, c’est que cet homme est contre la voie de Ahlou s-Sounnah. Il conduit ceux qui le suivent à la mécréance sans qu’ils s’en aperçoivent. Que l’on soit donc en garde contre ses ouvrages. Si jamais son livre devait être mis au programme des étudiants, qu’il soit mis alors en tant qu’exemple de livres qui ont été écrits contre la religion sous le couvert de la religion, mais ceci, après que l’étudiant a maîtrisé la croyance de Ahlou s-Sounnah ‘ach^ariyy et matouridiyy, ceci afin de le protéger.

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Mise en garde contre la croyance de l’unité de l’existence (wahdatou l-woujoud)

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur décembre 13, 2010
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Le conseil aux croyants pour la mise en garde contre la parole de l’unité absolue et la parole de l’incarnation

L’unité absolue (al-wahdatou l-moutlaqah) c’est la croyance que Allah est ce monde. L’incarnation (al-houloul) c’est la croyance que Allah s’installe dans certaines de Ses créatures.

Ces deux croyances sont de l’égarement. Elles n’ont rien à voir avec le tasawwouf. Le tasawwouf est comme l’a dit le maître des soufis, Al-Jounayd fils de Mouhammad Al-Baghdadiyy. Il est en effet un Imam reconnu et un guide pour les premiers soufis ainsi que les plus récents. Il est compté au nombre des musulmans du Salaf puisqu’il est mort en l’an deux cent quatre-vingt-dix de l’Hégire.

Il a dit, que Allah l’agrée : « Le tawhid –la croyance en l’unicité de Dieu–­ c’est la distinction entre Celui Qui est exempt de début et ce qui est entré en existence –la créature–. » Cela veut dire que rien ne s’incarne dans Dieu, que Dieu ne s’incarne pas dans quoi que ce soit, que ce monde n’est pas une partie de Dieu et que Dieu n’est pas l’origine de ce monde.

A l’époque de Al-Jounayd, il y avait un homme qui s’appelle Al-Hallaj et qui venait à lui de temps à autre. Mais il est venu une fois chez lui et lui a posé une question à laquelle il n’a pas répondu. Al-Jounayd a plutôt dit de lui : « C’est quelqu’un qui prétend des choses dont il est loin ». Et il lui a dit à une autre occasion : « Tu as ouvert une brèche dans l’Islam que seule ta tête comblera ». Cela veut dire que toi Hallaj tu as provoqué une dissension parmi les musulmans puisqu’il avait pour croyance l’unité absolue et l’incarnation de Dieu dans Ses créatures.

La firaçah –vision prémonitoire– de Al-Jounayd s’est manifestée neuf ans plus tard lorsque Al-Hallaj a été exécuté par le Calife sur ordre du Qadi Abou ^Amr Al-Malikiyy. C’était là un prodige (karamah) pour Al-Jounayd.

Ainsi, Al-Hallaj n’a aucune considération chez les soufis. Le Mouhaddith, le Hafidh soufi Abou ^Abdi r-Rahman As-Soulamiyy a dit dans son livre Tabaqatou sSoufiyyah que les soufis ont renié Al-Hallaj et ne l’ont pas compté en leur nombre, mis à part quatre.

Le Hafidh Abou Bakr Al-Khatib Al-Baghdadiyy a dit la même chose dans Tarikh Baghdad. Par la suite, et plus précisément au début du septième siècle de l’Hégire, des gens se sont mis à colporter la parole de l’unité absolue et celle de l’incarnation de Dieu dans Ses créatures. La raison en est que le Chaykh Mouhyi d-Din Ibnou ^Arabiyy a composé un ouvrage qu’il a nommé Al-Foutouhat Al-Makkiyyah et un autre qu’il a nommé Fousousou l-Hikam. Mais des juifs ont inséré des ajouts dans certains de ses livres, tout comme l’a dit l’auteur de Al-Ma^roudat Al-Mazbourah qui fait partie des hanafiyy réputés. Il a dit : « Nous avons eu la certitude que les juifs ont inséré des paroles dans les livres du Chaykh Mouhyi d-Din Ibnou ^Arabiyy ».

Par ailleurs, le Chaykh Faqih reconnu pour son tasawwouf, ^Abdou l-Wahhab Ach-Cha^raniyy a dit : « J’avais résumé le livre Al-Foutouhat Al-Makkiyyah et j’ai enlevé tous les passages faisant référence à la croyance en l’unité absolue et en l’incarnation. Plus tard, j’ai rencontré à La Mecque le Chaykh Abou tTahir résident lui-même à La Mecque. Il m’a montré un exemplaire du livre Al-Foutouhat Al-Makkiyyah qu’il a comparé mot à mot avec une copie manuscrite du Chaykh Mouhyi d-Din et qui se trouve dans la ville de Qounyah. Dans cette version, il n’y avait aucune référence à l’incarnation ou à l’unité absolue. » Ceci figure dans son livre Lata’ifou l-Minan wa l-‘Akhlaq. Dans son livre Al-Yawaqit wa l-Jawahir, il innocente aussi le Chaykh Mouhyi d-Din de ces mauvaises croyances.

De plus, ce qui indique que le Chaykh Mouhyi d-Din est innocent de la croyance en l’unité absolue et de l’union, c’est qu’il y a dans l’exemplaire de Al-Foutouhat Al-Makkiyyah où il y a les ajouts, ce qui justement contredit la croyance de l’unité et de l’incarnation. En effet, dans cet exemplaire, on peut trouver : « Celui qui prétend l’union et l’incarnation, c’est quelqu’un qui fait preuve d’irréligion, et celui qui prétend l’unité absolue, sa religion est rompue ».

Ce qui est digne du Chaykh Mouhyi d-Din c’est qu’il lui soit attribué ce qui est conforme à ces paroles et non ce qui est faux, à savoir la croyance de l’unité et celle de l’incarnation.

De plus, ce qui confirme que l’attribution de la croyance de l’unité et celle de l’incarnation au  Chaykh Mouhyi d-Din est infondée et pas correcte, c’est ce qui est cité dans cette version altérée. Dans un passage, il y est écrit la parole du Chaykh Mouhyi d-Din: seul Allah a une existence obligatoire selon la raison. Cette expression est loin de la croyance en l’unité absolue et de l’incarnation.

Suite à la lecture de ces exemplaires falsifiés, de graves corruptions ont eu lieu, en particulier au Yémen. Cette mauvaise croyance s’était en effet propagée au point que le savant du Yémen et son Faqih Abou Bakr Ibnou l-Mouqri qui, dans son livre Rawdou tTalib dans l’explication de l’apostasie et des paroles de mécréance, a écrit : « Celui qui doute de la mécréance du groupe de Ibnou ^Arabiyy est un mécréant », c’est-à-dire ceux qui disent que le monde avec Dieu ne font qu’un. Il a ainsi jugé mécréant ceux qui ont eu pour croyance ce qu’il y a dans ces livres falsifiés et attribués au Chaykh Ibnou ^Arabiyy. Il n’a pas déclaré mécréant le Chaykh Ibnou ^Arabiyy. Mais il a dit (le groupe de Ibnou ^Arabiyy), c’est-à-dire ceux qui se réclament de lui. Et Ibnou ^Arabiyy est en réalité innocent de ces gens-là. Il a déclaré mécréant ceux qui ont pour croyance que Allah est le monde et que ce monde serait une partie de Lui, ainsi que la croyance que Allah s’incarne dans certaines de Ses créatures.

Que ceux qui lisent les livres du Chaykh Ibnou ^Arabiyy et lui attribuent ces deux mécréances prennent garde. Cette croyance est en fait en opposition avec la croyance en l’unicité de Allah (tawhid). Le Qour’an a par ailleurs nié ces deux croyances par sourat Al-‘Ikhlas :

« قل هو الله أحد الله الصمد لم يلد ولم يولد »

(qoul houwa l-Lahou ‘ahad ; Allahou ssamad ; lam yalid wa lam youlad)

Qui signifie : « Dis : Allah est unique. Il n’a pas besoin des créatures alors qu’elles ont besoin de Lui. Il n’est pas généré à partir de quoi que ce soit et Il n’a pas engendré quoi que ce soit ».

Cela veut dire que Dieu n’est pas une origine pour quoi que ce soit et Il n’est pas une dérivation de quoi que ce soit. La phrase :

« ولم يكن له كفوًا أحد »

(wa lam yakoun lahou koufouwan ‘ahad)

Qui signifie : « Il n’a pas d’équivalent, aucun » nie justement la ressemblance de Allah à autre que Lui, de quelque manière que ce soit.

Que ceux qui se sont épris de ces versions falsifiées se réveillent donc. Ils ont délaissé les fondements de la croyance en l’unicité de Dieu. Ces deux croyances-là comptent au nombre des plus atroces mécréances et des plus laides. Il est arrivé de la part de certains qui les avaient, de croire qu’il n’est pas obligatoire de se laver suite à la janabah puisqu’ils considèrent que celui qui a fait l’acte [sexuel] et celui qui est sujet à l’acte sont tous deux Allah ! J’ai entendu cela de l’un d’entre eux à Beyrouth. Cet homme qui prétendait cela se présentait comme étant un Chaykh !

Il y a parmi ces gens-là le groupe des yachroutiyyah dévié, qui se réclame du Chaykh ^Aliyy Nourou d-Din Al-Yachroutiyy. Or ce Chaykh s’est innocenté d’eux lorsqu’il a su qu’ils avaient cette croyance corrompue. Il s’était établi à ^Akka et y a été enterré. Beaucoup de gens ont pu profiter de ses connaissances. Mais certains sont allés à leur propre perte en se réclamant de lui.

En résumé, la croyance de l’unité absolue et la croyance de l’incarnation font toutes deux parties des pires mécréances. Toutes deux sont opposées au tawhid, la croyance en l’unicité de Allah. Elles sont opposées à la ayah :

 » ليس كمثله شىء  »

(layça kamithlihi chay’)

Qui signifie : « Rien n’est tel que Lui ».

Elles sont également contraires à sourat Al-‘Ikhlas. Ces deux croyances constituent par ailleurs un démenti de tous les prophètes. Ils ont en effet tous appelé à la croyance en l’unicité de Dieu, c’est-à-dire qu’Il existe et qu’Il n’a pas de ressemblance avec quoi que ce soit, qu’Il n’est pas une origine pour le monde, ni un dérivé de quoi que ce soit de ce monde. Celui qui doute de la mécréance de ceux qui ont pour croyance l’unité absolue ou l’incarnation, il devient lui-même mécréant.

Ces deux croyances sont par ailleurs en opposition avec toutes les religions.

Que l’on se méfie des livres qui comportent une de ces deux mécréances, comme le livre Al-‘Insanou l-Kamil de Al-Jiliyy et Al-Mandhoumah Al-^Ayniyyah qui est une poésie de huit cent vers, également de ^Abdou l-Karim Al-Jiliyy.

Celui qui les a pour croyance, est plus mécréant que tous les groupes de mécréants : les mazdéens, les boudhistes et les autres religions que suivent les humains. Elles sont plus laides que le négationnisme des athées d’un point de vue et cette dernière est plus laide que ces deux croyances d’un autre point de vue. Mais toutes trois sont les pires mécréances.

De nombreux soufis authentificateurs ont dit que ces croyances étaient de la mécréance. Le soufi très réputé, l’ascète qui s’est détaché pour l’adoration de Allah, a dit une poésie par laquelle il a répliqué à ces deux mauvaises croyances. On en cite ce vers :

ما وحد الله تعالى امرؤ                يقصده بالوحدة المطلقة

Qui signifie :

N’aura pas cru en l’unicité de Allah ta^ala quelqu’un qui

Aura eu pour croyance l’unité absolue

Il s’agit du Chaykh Mouhammad Mahdiyy Ar-Rawwas Ar-Rifa^iyy.

Ceci a été dit par ^Abdou l-Lah fils de Mouhammad Al-Harariyy.

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Conseil : ne pas trop manger

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 3, 2010
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Voici ce qu’a dicté l’illustre savant,

Le Mouhaddith, le Chaykh ^Abdou l-Lah Al-Harariyy

que Allah lui pardonne ainsi qu’à ses parents.

Suffisent au fils d’Adam, quelques bouchées pour maintenir son corps.

Il est connu que tous les Prophètes, ainsi que les saints veillaient à manger peu, sans pur autant entraîner de nuisance à leurs corps. En effet, le fait de manger peu au point de nuire au corps, est interdit.

Mais manger une petite quantité sans que cela ne nuise au corps, cela est digne d’éloge selon le jugement de Dieu. Ceci est la manière de vivre des Prophètes et des vertueux au sein de leur communauté.

Notre maître Mouhammad, que Dieu l’élève davantage en degré, était parmi ceux qui appliquaient le plus cette noble habitude. Il disait, que Dieu l’élève d’avantage en degré, ce qui signifie : « Le fils de ’Adam n’a pas rempli un récipient pire que son ventre. Alors, que quelques bouchées pour maintenir son corps en bonne santé, soient suffisantes au fils de ’Adam. S’il ne peut vraiment pas se limiter à cela, alors qu’il consacre un tiers pour le repas, un tiers pour la boisson et un tiers pour l’air ».

Sa parole, que Dieu l’élève davantage en degré, ce qui signifie : « Le fils d’Adam n’a pas rempli un récipient pire que son ventre. Alors, que quelques bouchées pour maintenir son corps en bonne santé … » veut dire un nombre de bouchées ne dépassant pas les dix. « Louqaymat -des bouchées-«  cest un pluriel, mais de faible nombre. Le pluriel de ce qui est peu, c’est ce qui est en-dessous de onze : la dizaine et ce qui est en-dessous.

Il a dit, que Dieu l’élève davantage en degré, ce qui signifie : «…Alors, que quelques bouchées pour maintenir son corps en bonne santé… » cela veut dire qu’elles entretiennent sa force et l’empêchent de faillir.

ce qui signifie « S’il ne peut vraiment pas se limiter à cela, alors qu’il consacre un tiers pour le repas, un tiers pour la boisson et un tiers pour l’air ».

C’est ainsi le Noble Prophète incitait à manger peu, et il était parmi ceux qui appliquaient le plus cette honorable manière.

Et il y a eu certains gens qui ont calomnié le Messager de Dieu. L’un d’entre eux a prétendu la sainteté et le soufisme, et il a prétendu qu’il est un petit prophète !

Ct-autre, Rajab Dib, a menti sur le Messager de Dieu, il a dit : (le prophète mangeait beaucoup de sucrerie, il mangeait beaucoup jusqu’à ce qu’il a eu des courbes dans son ventre et il a eu sur son cou il y a des plis).

Ce même Rajab Dib, calomnié sur le Messager de Dieu, qui est le plus parfait des prophètes, aussi bien physiquement que du point de vu comportement, en lui attribuant ce vilain mensonge vulgaire, comme quoi tellement il mangeait beaucoup, que cela lui aurait provoqué des plis.

En fait, c’est parce que cet homme est connu pour le fait de manger beaucoup, dont beaucoup des sucreries et de plats gras.

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