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Croyance : Tahawiyyah

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur février 6, 2011
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Matnou l-^Aqidati tTahawiyyah

Le Traité de Croyance Tahawiyyah

P

Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim

Je commence par le nom de Allah le Très-Miséricordieux, le Miséricordieux

Le grand savant Houjjatou l-’Islam Abou Ja^far Al-Warraq AtTahawiyy a dit en Egypte, que Allah lui fasse miséricorde :

Ceci est l’énoncé de la présentation de la croyance de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah selon la voie des savants de la communauté Abou Hanifata n-Nou^man Ibnou Thabitini l-Koufiyy, Abou Youçouf Ya^qoub Ibnou Ibrahim Al-’Ansariyy et Abou ^Abdi l-Lahi Mouhammad Ibnou l-Haçan Ach-Chaybaniyy,que l’agrément de Allah soit sur eux tous, c’est l’énoncé de ce qu’ils ont eu pour croyance concernant les fondements de la religion et l’énoncé de la croyance dont ils sont redevables envers le Seigneur des mondes. Nous disons concernant la croyance en l’unicité de Allah, en ayant cela pour croyance par la réussite que Allah accorde : Allah est unique, Il n’a pas d’associé. Rien n’est tel que Lui. Rien ne Le rend incapable. Il n’y a pas d’autre dieu que Lui. Il est éternel exempt de début. Il est éternel exempt de fin. Il ne s’anéantit pas et Il ne périt pas. N’a lieu que ce qu’Il veut. Les illusions ne L’atteignent pas. Les raisons ne Le conçoivent pas. Il n’a aucune ressemblance avec les créatures. Vivant, Il ne meurt pas, éternel Qui ne s’anéantit pas, Il ne dort pas. Créateur sans besoin. Pourvoyeur sans charge. Il fait mourir sans crainte. Il fait ressusciter sans difficulté. Il est de toute éternité exempt de début avec Ses attributs, avant l’existence de Ses créatures ; par l’existence de Ses créatures, Il ne s’est pas accru de quelque chose qui n’ait pas fait partie de Ses attributs avant que Ses créatures n’existent. Tout comme Il est éternel attribué de Ses attributs exempt de début, de même Il est éternel attribué de Ses attributs exempt de fin. Ce n’est pas après la création des créatures (al-khalq) qu’Il a acquis le nom de Créateur (Al-khaliq), ni en donnant le début à la création (al-bariyyah) qu’Il a obtenu le nom de Créateur (Al-Bari’). Il est attribué de la souveraineté sur les créatures de toute éternité sans qu’il y ait de créatures sujettes à Sa souveraineté de toute éternité. Il est attribué de l’attribut de création de toute éternité sans qu’il y ait de créatures de toute éternité. Tout comme Il est Celui Qui fait vivre les morts après les avoir fait vivre, Il mérite ce nom avant de les faire vivre. De même, Il mérite le nom de Créateur avant le fait qu’elles soient créées. Tout ceci du fait qu’Il est sur toute chose Tout-Puissant ; toute chose a besoin de Lui et toute chose Lui est facile. Il n’a besoin de rien ; rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit. Il crée les créatures conformément à Sa science. Il leur prédestine des destinées et leur fixe des échéances. Rien ne Lui échappe avant qu’Il les crée, Il sait ce qu’elles font avant de les créer. Il leur ordonne l’obéissance envers Lui et leur interdit la désobéissance envers Lui. Toute chose a lieu par Sa prédestination et Son vouloir. Son vouloir se réalise absolument, les esclaves n’ont de vouloir que ce qu’Il veut pour eux. Ce qu’Il veut pour eux a lieu et ce qu’Il ne veut pas n’a pas lieu. Il guide qui Il veut, Il préserve et sauve par grâce. Il égare qui Il veut, Il crée la perdition et éprouve par justice. Tous agissent selon Son vouloir entre Sa grâce et Sa justice. Il est exempt des opposants et des semblables. Rien ne repousse Sa prédestination. Rien ne revient sur Son arrêt (al-houkm), et rien n’a le dessus sur Sa prédestination. Nous avons cru en tout cela et nous avons eu la ferme certitude que tout est de Sa part.

D’autre part, nous disons que Mouhammad r est Son esclave élu, Son prophète honoré et Son messager agréé, et qu’il est le dernier des prophètes, l’Imam des pieux, le Maître des messagers et le Bien-aimé du Seigneur des mondes. Toute prétention d’une prophétie après sa mission de prophète est une hérésie et un effet de la passion. Il est l’envoyé au commun des jinn et à toute l’humanité avec la vérité et la bonne guidée, la lumière et les clartés. Le Qour’an est la parole de Allah. C’est une parole qui a été révélée de Sa part et qui est sans comment. Il a descendu le Qour’an par révélation à Son messager. Les croyants ont réellement cru en la véracité du Qour’an. Ils ont eu la certitude qu’il est la parole de Allah ta^ala véritablement, qu’il n’est pas créé comme la parole des humains. Celui qui l’entend et prétend que c’est la parole des humains est devenu mécréant. Allah le blâme, le rabaisse et le menace de l’enfer puisqu’Il dit : [سَأُصْلِيهِ سَقَرَ](sa’ouslihi saqar) [sourat Al-Mouddath-thir / 26] ce qui signifie : « Je le ferai entrer en enfer« . Du moment que Allah menace de l’enfer celui qui dit : [إِنْ هَذَا إِلاَّ قَوْلُ البَشَرِ](in hadha ‘il-la qawlou l-bachar) [sourat Al-Mouddath-thir / 25] ce qui signifie : « ce n’est que la parole des humains« , nous avons su et nous avons eu la certitude que c’est la parole du Créateur des humains et qu’elle n’a pas de ressemblance avec la parole des humains. Celui qui qualifie Allah par un des attributs des humains est certes devenu mécréant. Celui qui observe bien cela en tirera les conséquences et se sera éloigné de ce qui est semblable à la parole des mécréants, il aura su que Allah avec Ses attributs n’est pas tel que les humains. La vision de Allah est une vérité accordée aux gens du paradis sans qu’ils connaissent Sa réalité, sans comment. Tout comme l’a formulé le Livre de notre Seigneur : [وُجُوهٌ يَوْمَئِذٍ نَاضِرَةٌ إِلَى رَبِّهَا نَاظِرَةٌ](woujouhoun yawma’idhin nadirah ‘ila Rabbiha nadhirah) [sourat Al-Qiyamah / 22-23] ce qui signifie : « Et les visages ce jour-là seront resplendissants, ils verront leur Seigneur« . Son explication est conforme à ce que Allah ta^ala vise et sait. Tout ce qui nous est parvenu à ce sujet dans le hadith sûr du Messager est tel qu’il l’a dit, le sens étant conforme à ce qu’il a visé. Nous n’abordons pas ce sujet en faisant des interprétations selon nos avis personnels, ni en nous imaginant quelque chose selon nos passions. En effet, ne sera sauvé dans sa religion que celui qui s’est soumis et a accepté sans rébellion ni opposition ce qui est parvenu de Allah ^azza wa jall et de Son Messager et qui s’en sera remis concernant la connaissance de ce qui n’est pas explicite pour lui à qui en a la connaissance. La personne n’aura affermi son pas dans l’Islam qu’avec le contentement et la soumission. Celui qui cherche la connaissance de ce qu’il lui est impossible de connaître, celui dont la compréhension ne s’est pas satisfaite du contentement, ce qu’il recherche lui aura voilé la croyance pure en l’unicité, la connaissance claire et la foi correcte. Il oscillera entre la mécréance et la foi, la croyance en la vérité et le démenti, entre la reconnaissance et le reniement, il sera en proie aux mauvaises suggestions, perdu en état de doute sans être ni un croyant en la vérité ni quelqu’un qui réfute dans le démenti. La foi en la vision de Allah accordée aux habitants de la Résidence de la paix n’est pas valable pour celui qui la considère selon ses illusions ou qui l’interprète à sa manière. En effet, l’interprétation de la vision comme l’interprétation de toute signification attribuée à la divinité se fait en délaissant la mauvaise interprétation et en s’attachant au contentement. Voilà sur quoi se fonde la religion des musulmans. Celui qui ne se garde pas de la négation des attributs et de l’assimilation aura glissé et n’arrivera pas à avoir la croyance en l’exemption de Allah de toute ressemblance avec les créatures. En effet, notre Seigneur jalla wa ^ala a pour attribut les attributs de l’unicité. Il est qualifié des qualificatifs de l’unicité. Aucune des créatures n’a d’attributs semblables aux Siens. Il est exempt des limites, des extrémités, des côtés, des membres et des organes, Il n’est pas délimité par les six directions, contrairement à la totalité des créatures. L’ascension (al-mi^raj) est une réalité. Et le Prophète r a effectivement été transporté de nuit. Il a été élevé au ciel par sa personne même, à l’état d’éveil jusqu’au ciel puis vers les endroits élevés que Allah a voulus. Allah l’a honoré par ce qu’Il a voulu et Il lui a révélé ce qu’Il lui a révélé, [مَا كَذَبَ الفُؤَادُ مَا رَأَى](ma kadhaba l-fou’adou ma ra’a) ce qui signifie : « Le cœur n’a pas menti au sujet de ce qu’il a vu« , que Allah l’élève davantage en degré dans l’au-delà et ici-bas et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Le bassin par lequel Allah ta^ala l’a honoré en tant que secours pour sa communauté est une réalité. L’intercession qu’il a gardée en réserve pour sa communauté est une réalité, tout comme cela a été rapporté dans les nouvelles qui sont parvenues. Le pacte que Allah ta^ala a pris de Adam et de sa descendance est une réalité. Allah ta^ala sait de toute éternité le nombre de ceux qui entreront au paradis et le nombre de ceux qui entreront en enfer dans leur totalité, ce nombre n’augmente pas et ne diminue pas. Il sait aussi de toute éternité les actes qu’ils feront ; à chacun d’eux il lui est facilité les choses pour lesquelles il a été créé. La rétribution sera en fonction des actes de l’esclave à la fin de sa vie. Le fondement de la destinée est un secret de Allah ta^ala envers Ses créatures, aucun ange de degré élevé ni aucun prophète envoyé n’en a eu connaissance. Le vain approfondissement et la réflexion sur ce sujet est un moyen de courir à sa perte, une voie d’accès vers la privation et une marche donnant sur l’injustice. Que l’on soit en garde de toutes ses forces contre cela, qu’il s’agisse de la réflexion, des pensées ou des mauvaises suggestions à ce sujet. Allah ta^ala a en effet caché la connaissance de la destinée à Ses créatures, Il leur a interdit d’y parvenir. Tout comme Il dit ta^ala dans Son Livre : [لاَ يُسْئَلُ عَمَّا يَفْعَلُ وَهُمْ يُسْئَلُونَ](la yous’alou ^amma yaf^alou wa houm yous’aloun) [sourat Al-’Anbiya/ 23] ce qui signifie : « Il n’est pas interrogé sur ce qu’Il fait mais eux le seront« . Celui donc qui demande : (Pourquoi fait-Il telle chose) aura rejeté le jugement du Livre et celui qui rejette le jugement du Livre fait partie des mécréants. Voici l’ensemble des choses dont a besoin celui dont le cœur est illuminé par la foi et qui fait partie des croyants par la grâce de Allah ta^ala. C’est le degré de ceux qui sont versés dans la science. En effet la science est de deux sortes : une science qui se trouve chez les créatures et une science qui ne se trouve pas chez les créatures. Ainsi renier la science qui se trouve chez les créatures est de la mécréance et prétendre détenir la science qui ne se trouve pas chez elles est de la mécréance. La foi n’est validée qu’en acceptant la science qui se trouve chez les créatures et en abandonnant la recherche de la science qui ne s’y trouve pas. Nous croyons en la Table Préservée, au Calame et en tout ce qui y a été inscrit. Si les créatures s’unissaient toutes contre quelque chose que Allah ta^ala y a fait inscrire qu’elle existera pour faire qu’elle n’existe pas, elles n’y pourraient rien. Et si elles s’unissaient toutes pour faire exister quelque chose que Allah ta^ala n’y a pas fait inscrire, elles n’y pourraient rien. Le Calame a séché après avoir écrit ce qui doit avoir lieu jusqu’au jour du jugement. Ce qui a manqué l’esclave ne devait pas l’atteindre et ce qui l’a atteint ne devait pas le manquer. L’esclave doit savoir que Allah sait de toute éternité tout ce qui concerne toutes Ses créatures. Il aura ainsi destiné cela d’une destinée parfaite et irrévocable, qu’aucune de Ses créatures de Ses cieux ou de Sa terre ne contredit, ne révise ou n’enlève, ne change ou ne modifie, ne diminue ou n’ajoute. Ceci est l’un des piliers (^aqd) de la foi, l’un des fondements de la connaissance et de la reconnaissance de l’Unicité de Allah ta^ala et de Sa divinité comme Il le dit ta^ala dans Son Livre : [وَخَلَقَ كُلَّ شَىْءٍ فَقَدَّرَهُ تَقْدِيرًا] (wa khalaqa koulla chay’in faqaddarahou taqdira) [sourat Al-Fourqan / 2] ce qui signifie : « Il crée toute chose et lui prédestine une destinée » et Il dit ta^ala : [وَكَانَ أَمْرُ اللهِ قَدَرًا مَقْدُورًا](wa kana ‘amrou l-Lahi qadaran maqdoura) [sourat Al-’Ahzab / 38] ce qui signifie : « Ce dont Allah veut l’existence (‘amr) a lieu selon une destinée« . Malheur donc à celui qui se montrera rebelle envers Allah ta^ala au sujet de la destinée et qui aura eu le cœur malade pour y réfléchir, il aura cherché à atteindre par son illusion un secret caché pour scruter ce qui nous est caché, il deviendra un calomniateur pécheur suite à ce qu’il en dira. Le Trône (al-^arch) et le Piédestal (al-koursiyy) sont une réalité. Il n’a pas besoin du Trône et de tout ce qui est en-dessous. Il cerne toute chose par Sa science et toute chose est concernée par Sa science et Sa puissance (wa fawqah). Il a fait que Ses créatures soient incapables d’englober toute chose par la science. Nous attestons que Allah a fait de Ibrahim un khalil, et que Allah a parlé à Mouça assurément, par acte de foi, en le reconnaissant et en s’y soumettant. Nous croyons fermement aux anges, aux prophètes et aux Livres descendus aux messagers. Nous témoignons qu’ils ont tous été sur la vérité claire. Nous appelons musulmans croyants, ceux qui s’orientent selon notre Qiblah tant qu’ils reconnaissent la véracité de ce avec quoi est venu le Prophète, tant qu’ils croient en la véracité de ce qu’il a dit et a annoncé et qu’ils n’en renient rien. Nous ne discutons pas au sujet de la réalité de Allah Lui-même. Nous ne débattons pas inutilement au sujet de la religion agréée par Allah. Nous ne débattons pas sans science au sujet du Qour’an. Nous témoignons qu’il est la parole du Seigneur des mondes, c’est l’Ange honnête qui est descendu avec et l’a enseigné au Maître des messagers Mouhammad. C’est bien la parole de Allah ta^ala, aucune des paroles des créatures ne lui est équivalente. Nous ne disons pas qu’il est créé. Nous ne contredisons pas la majorité des musulmans. Nous ne déclarons pas mécréant quelqu’un des gens de la Qiblah en raison d’un péché qu’il aurait commis tant qu’il ne se le rend pas permis. Nous ne disons pas qu’avec la foi aucun péché n’est nuisible pour celui qui le commet. Nous espérons pour les croyants qui agissent en bien qu’Il leur pardonne et qu’Il les fasse entrer au paradis par Sa miséricorde mais nous ne pouvons pas le leur garantir et nous n’attestons pas qu’ils auront le paradis. Nous demandons le pardon pour les croyants qui ont mal agi et nous craignons pour eux le châtiment mais nous ne les faisons pas désespérer de la miséricorde de Allah. Se croire protégé du châtiment de Allah et désespérer de la miséricorde de Allah, ces deux choses font sortir de la communauté de l’Islam. La voie de vérité est située entre ces deux pour les gens de la Qiblah. L’esclave ne sort de la foi qu’en reniant ce qui l’y a fait entrer. La foi consiste à reconnaître par la langue et à croire par le cœur. Tout ce qui a été confirmé comme étant transmis par le Messager de Allah, que ce soit la Loi ou les autres informations est entièrement vrai. La base de la foi constitue une seule et même chose et les gens de la foi sont, par rapport à la base de la foi, tous égaux. La différence de mérite entre eux tient à la crainte et à la piété, à la contradiction des passions et à l’attachement à ce qui est le plus précautionneux. Les croyants sont tous préservés par Allah du séjour éternel en enfer. Le plus honorable d’entre eux selon le jugement de Allah, c’est celui qui fait le plus preuve d’obéissance et qui œuvre le plus conformément au Qour’an. La foi, c’est la croyance en Allah,en Ses anges, en Ses Livres, en Ses Messagers, au jour dernier et en la destinée qu’elle soit du bien ou du mal, ce qui en est doux et ce qui en est amer de la part de Allah ta^ala. Nous croyons fermement en tout cela. Nous ne faisons pas de discrimination entre aucun de Ses messagers, nous reconnaissons la véracité de tous concernant ce qu’ils ont transmis. Les grands pécheurs de la communauté de Mouhammad rméritent l’enfer ; ils n’y restent pas éternellement s’ils sont tous morts sur la croyance en l’unicité, même s’ils n’étaient pas repentants, après être morts en ayant connu Allah et Son messager et en étant croyants. Ils sont sous Sa volonté et sujets à Son jugement : s’Il veut, Il leur pardonne et les excuse par Sa grâce, tout comme Il l’a cité ^azza wa jall dans Son Livre : [وَيَغْفِرُ مَا دُونَ ذَـلِكَ لِمَن يَشَآءُ](wa yaghfirou ma douna dhalika liman yacha)[sourat An-Niça/ 48] ce qui signifie : « Et Il pardonne ce qui est en deçà à qui Il veut« . S’il veut, Il les châtie dans l’enfer par Sa justice, puis Il les en fait sortir par Sa miséricorde et l’intercession des intercesseurs parmi les gens de l’obéissance envers Lui. Il les fait par la suite parvenir à Son paradis. En effet, Allah ta^ala préserve les gens qui L’ont connu et ne les rend pas dans les deux résidences comme ceux qui L’ont dénié, qui ont été frustrés de Sa bonne guidée et n’ont pas obtenu Sa protection. Ô Allah, Toi Qui protège l’Islam et les gens de l’Islam, fais que nous persévérions sur l’Islam jusqu’à ce que nous venions à la mort en étant musulmans. Nous considérons la prière valable derrière tout pieux ou tout grand pécheur des gens de la Qiblah ainsi que la prière funéraire pour ceux d’entre eux qui meurent. Nous ne déclarons aucun d’entre eux comme faisant partie des gens du paradis ni des gens de l’enfer. Nous ne déclarons aucun d’entre eux mécréant, associateur ou hypocrite tant qu’il n’y a rien de cela qui soit apparu de leur part. Nous remettons à Allah ta^ala la réalité de leur for intérieur. Nous ne considérons pas licite de brandir l’épée face à quiconque de la communauté de Mouhammad sauf si c’est un devoir de le faire. Nous ne considérons pas licite la rébellion contre nos imams et nos gouverneurs même s’ils font preuve d’injustice. Nous ne faisons pas d’invocations contre eux et nous ne délaissons pas l’obéissance envers eux. Nous considérons que l’obéissance envers eux fait partie de l’obéissance envers Allah ^azza wa jall et qu’elle est obligatoire tant qu’ils n’ordonnent pas de désobéissance. Nous faisons des invocations pour eux afin qu’ils obtiennent vertu et sauvegarde. Nous suivons As-Sounnah wa l-Jama^ah et nous évitons la singularité, la divergence et la séparation. Nous aimons les gens de la justice et de l’honnêteté et nous détestons les gens de l’iniquité et de la trahison. Nous disons : Allah sait plus que tout autre (Allahou ‘a^lam) au sujet de ce qu’il nous est confus de connaître. Nous considérons permis de passer la main mouillée sur les khouff pendant le voyage et en-dehors du voyage comme cela est parvenu dans le récit des faits et actes du Messager et de ses compagnons. Le pèlerinage et le jihad ont cours en compagnie des gouverneurs musulmans, les pieux d’entre eux et les pervers, jusqu’à l’avènement de l’Heure ; rien ne les annulera ni ne les abrogera. Nous croyons fermement aux Honorables scribes, Allah a fait d’eux des protecteurs pour nous. Et nous croyons fermement à l’ange de la mort chargé de retirer les âmes des mondes. Au supplice de la tombe pour celui qui le mérite. A l’interrogatoire du mort par Mounkar et Nakir dans la tombe au sujet de son Seigneur, de sa religion, de son Prophète, conformément à ce qu’ont fait parvenir les nouvelles rapportés du Messager de Allah et de ses compagnons, que l’agrément de Allah leur soit accordé. La tombe est un jardin des jardins du paradis ou un antre des antres de l’enfer. Nous croyons fermement à la résurrection, à la rétribution des œuvres le jour du jugement dernier ainsi qu’à l’exposition des actes, à la récitation du livre des actes, à la récompense, au châtiment, au pont et à la balance. le paradis et l’enfer sont tous deux créés, ils ne s’anéantiront jamais et ne seront pas anéantis. Allah ta^ala a créé le paradis et l’enfer avant la création des créatures. Il leur a créé à tous deux des habitants : ceux d’entre eux qu’Il veut seront au paradis par Sa grâce et ceux d’entre eux qu’Il veut seront en enfer par Sa justice. Chacun agira selon ce qui lui est destiné et ira vers ce pour quoi il a été créé. Le bien et le mal sont prédestinés aux esclaves. La capacité par laquelle l’acte se réalise indispensablement, considérée du point de vue de la réussite accordée par Allah et qu’il n’est pas possible d’attribuer à la créature, cette capacité-là est conjointe à l’acte. Quant à la capacité du point de vue de la santé, de la faculté d’agir, du fait d’être en mesure d’y arriver et du point de vue de l’intégrité des organes, cette capacité est préalable à l’acte et c’est à elle que se rapporte le réquisitoire. Il en est comme Il le dit ta^ala : [لا يُكَلِّفُ اللهُ نَفْسًا إِلاّ وُسْعَهَا](la youkallifou l-Lahou nafsan ‘il-la wous^aha) [sourat Al-Baqarah / 286] ce qui signifie : « Allah ne charge la personne que de ce dont elle est capable« . Les actes des esclaves sont une création de Allah et une acquisition pour les esclaves. Allah ta^ala ne les charge que de ce qu’ils peuvent supporter. Ils n’auront à supporter que ce dont Il les a chargés. C’est cela la signification de : Il n’est de préservation et de force que par Allah (La hawla wa la qouwwata ‘il-la bi l-Lah). Nous disons : personne n’a de moyen d’éviter la désobéissance à Allah, personne ne peut faire aucun mouvement contre et personne ne peut s’en détourner si ce n’est par l’aide de Allah. Et personne n’a de force pour accomplir l’obéissance à Allah et y persévérer si ce n’est par la réussite accordée par Allah. Tout se passe selon la volonté de Allah ta^ala, conformément à Sa science, à Sa prédestination et à Sa destinée. Sa volonté domine toutes les volontés, Sa prédestination domine toutes les ruses. Il fait ce qu’Il veut et Il n’est absolument pas injuste. Il est exempt de tout mal et de toute injustice. Il est exempt de tout défaut et de toute opprobre. [لاَ يُسْأَلُ عَمّا يَفْعَلُ وَهُمْ يُسْأَلونَ](la yous’alou ^amma yaf^alou wa houm yous’aloun) [sourat Al-’Anbiya/ 23] ce qui signifie : « Il n’est pas interrogé sur ce qu’Il fait mais Ses esclaves eux le seront« . Il y a dans l’invocation des vivants et dans leurs aumônes un profit pour les morts. Allah ta^ala exauce les invocations et satisfait aux besoins. Il possède toute chose et rien ne Le possède. On ne se passe pas de Allah ta^ala même le temps d’un clin d’œil. Celui qui prétend se passer de Allah le temps d’un clin d’œil a fait de la mécréance et fait partie des gens de la perdition. Allah fait parvenir le châtiment (yaghdab) et agrée (yarda) mais pas comme l’une des créatures. Nous aimons les compagnons du Messager de Allah et nous n’exagérons pas dans l’amour envers l’un d’entre eux. Nous ne nous innocentons d’aucun d’entre eux. Nous détestons celui qui les déteste et qui les mentionne autrement qu’en bien. Nous ne les mentionnons qu’en bien, les aimer fait partie de la religion, c’est un signe de foi et un acte de bienfaisance. Les haïr est de la mécréance, de l’hypocrisie et de l’injustice. Nous confirmons le califat après le Messager de Allah en premier lieu pour Abou Bakr AsSiddiq, que Allah l’agrée, en raison de son mérite et de sa priorité sur toute la communauté, ensuite pour ^Oumar Ibnou l-Khattab, que Allah l’agrée, ensuite pour ^Outhman, que Allah l’agrée, ensuite pour ^Aliyy Ibnou Abi Talib, que Allah l’agrée. Ce sont eux les califes bien guidés et les Imams de bonne guidée. Les dix que le Messager de Allah r a nommés et à qui il a annoncé le paradis, nous témoignons qu’ils auront le paradis conformément à ce que le Messager de Allah a témoigné qu’ils auraient, sa parole étant véridique. Il s’agit de Abou Bakr, ^Oumar, ^Outhman, ^Aliyy, Talhah, AzZoubayr, Sa^d, Sa^id, ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Awf et Abou ^Oubaydah Ibnou l-Jarrah qui est l’Honnête de cette communauté, que Allah les agrée tous. Celui qui parle en bien au sujet des compagnons du Messager de Allah r, de ses épouses pures de toute souillure et de sa descendance purifiée de toute association, celui-ci sera innocenté de l’hypocrisie. Les savants du Salaf parmi les prédécesseurs et ceux qui les ont suivis parmi les successeurs sont les gens du bien et de la tradition et les gens de la science et de la réflexion. Ils ne sont mentionnés qu’en bien. Celui qui les mentionne en mal n’est pas sur la bonne voie. Nous ne préférons aucun des saints à aucun des prophètes ^alayhimou s-salam et nous disons qu’un seul prophète est meilleur que tous les saints. Nous croyons fermement à ce qui est venu au sujet de leurs prodiges et dont le récit a été rapporté d’une manière sûre par les gens dignes de confiance. Nous croyons fermement aux signes annonciateurs du jour du jugement, à savoir la sortie de l’imposteur (al-macih ad-dajjal) et la descente du ciel de ^Iça, le fils de Maryam, ^alayhi s-salam. Nous croyons fermement au lever du soleil à partir de son couchant et à la sortie de la bête de la terre de son endroit. Nous n’accordons foi ni au devin ni au voyant ni à quiconque prétendant quelque chose qui contredise le Livre, la Sounnah la Tradition Prophétique ou l’Unanimité de la communauté. Nous considérons que la Majorité est véridique et correcte et que la séparation est une déviation et une cause de châtiment. La religion que Allah agrée sur terre et au ciel est une seule et même religion, c’est la religion de l’Islam. Allah ta^ala dit : [إِنَّ الدِّينَ عِندَ اللهِ الإِسْلامُ](‘inna d-dina ^inda l-Lahi l-‘Islam) [sourat ‘Ali ^Imran / 19] ce qui signifie : « Certes, la religion que Allah agrée c’est l’Islam » et Il dit ta^ala : [وَرَضِيتُ لَكُمُ الإِسْلامَ دِينًا](wa raditou lakoumou l-‘Islama dina) [sourat Al-Ma’idah / 3] ce qui signifie : « J’agrée pour vous l’Islam en tant que religion« . Elle est entre l’outrance et la négligence, entre l’assimilation et le négationnisme. Entre la croyance en la contrainte (al-jabriyyah) et la croyance que l’homme crée ses actes (al-qadariyyah). Entre se croire protégé du châtiment et désespérer de la miséricorde. Voilà notre religion, notre croyance en apparence et en réalité. Nous nous innocentons en prenant Allah à témoin, de tous ceux qui contredisent ce que nous avons mentionné et présenté ici. Nous demandons à Allah ta^ala de faire que nous persévérions sur la foi, qu’Il nous accorde de mourir sur elle et qu’Il nous préserve des différentes passions, des avis dispersés, des voies médiocres telles que celles des assimilateurs mouchabbihah, des mou^tazilah, des jahmiyyah, des jabriyyah, des qadariyyah et d’autres parmi ceux qui ont contredit As-Sounnah wa l-Jama^ah et se sont alliés à l’égarement. Nous sommes innocents d’eux. Ils sont pour nous des égarés, des gens médiocres et c’est par Allah qu’est la préservation et la réussite.

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Paroles de Tawhid, croyance des musulmans

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur avril 22, 2010
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Le Mouhaddith, le Chaykh ^Abdou l-Lah Al-Harariyy, que Allah l’agrée, a dit :

Al-mahdoud – ce qui est limité –, selon les savants du tawhid, c’est ce qui a un volume, que ce volume soit petit ou grand ; la limite selon eux c’est le volume, que ce soit un petit ou un grand volume. Le grain de poussière est limité, le Trône (al-^arch) est limité. La lumière, l’obscurité et le vent, tous sont limités.

L’Imam Abou Ja^far AtTahawiyy, né en 227  de l’Hégire et mort en 321 de l’Hégire a dit :

« Il est exempt – c’est-à-dire Allah – des limites, des fins, des côtés, des organes, des membres grands ou petits. Il n’est pas contenu par les six directions comme le sont toutes les créatures ». Et il a dit : « Celui qui attribue à Allah un des attributs des humains, certes il est devenu mécréant ».

L’Imam ^Aliyy, que Allah l’agrée, a dit : « Celui qui prétend que notre Dieu est limité, il n’a pas connu le Créateur, Celui Qui est adoré ».

Le Mouhaddith, le spécialiste de la langue, le Chaykh ^Abdou l-Lah Al-Harariyy, que Allah le protège, a dit

Attache-toi au long silence, Ô toi qui est doté de raison

Pour être sauvé dans le bas-monde et au jour du jugement

L’Imam Ar-Rifa^iyy, que Allah l’agrée, a dit : « Préservez vos croyances de l’attachement au sens apparent de ce qui n’est pas explicite parmi les expressions du Livre et de la Sounnah, car c’est une des sources de mécréance ».

Et Allah ta^ala dit : (ليس كمثله شيء) ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui« .

L’Imam Ar-Rifa^iyy a dit : « La limite de la connaissance que nous avons de Allah, c’est la certitude de Son existence ta^ala, sans comment et sans endroit ».


Le Mouhaddith, le Chaykh ^Abdou l-Lah Al-Harariyy, que Allah le protège, a dit :

Al-mahdoud – ce qui est limité –, selon les savants du tawhid, c’est ce qui a un volume, que ce volume soit petit ou grand ; la limite selon eux c’est le volume, que ce soit un petit ou un grand volume. Le grain de poussière est limité, le Trône (al-^arch) est limité. La lumière, l’obscurité et le vent, tous sont limités.

Commentaire : Allah ta^ala dit : (الحمد لله الذي خلق السموات والأرض وجعل الظلمات والنور) ce qui signifie : « La louange est à Allah Qui a créé les cieux et la terre, et Qui a créé les ténèbres et la lumière« . Allah ta^ala dans cette ayah a mentionné les cieux et la terre qui font tous deux partie du monde palpable, et la lumière et les ténèbres qui tous deux font partie du monde impalpable, pour nous faire comprendre que rien du monde palpable ou du monde impalpable n’est de toute éternité. Cela signifie que Allah ta^ala n’est pas comme le monde palpable ni comme le monde impalpable. Allah ta^ala a fait que ce monde soit de deux sortes : les corps et ce qui advient aux corps. Il y a des corps palpables : c’est ce qui peut être tenu et perçu par la main, comme l’être humain, l’arbre ou le soleil, l’eau et le feu, ou bien impalpables : c’est ce qui ne peut être tenu et perçu dans la main, comme la lumière, l’obscurité, l’âme et l’air. Tous ont une limite, une quantité, un corps et un volume.

Allah ta^ala dit : (وكل شيء عنده بمقدار) ce qui signifie : « Chaque chose a une quantité« . Pour ce qui est des corps palpables, c’est une chose qui est claire, et pour ce qui est des corps impalpables, c’est parce qu’ils ont une localisation. On comprend tout cela en observant bien et en réfléchissant correctement. La lumière a en effet une localisation dans laquelle elle se trouve. La lumière du soleil s’étend jusqu’à une distance que Allah sait, sa quantité est étendue. Quant à la quantité de la lumière d’une bougie, elle est plus faible. Le ver luisant qui dans la nuit circule entre les herbes a aussi une faible luminosité. Cette lumière-là également, Allah a fait qu’elle ait une petite étendue. Quant à la plus grande des lumières, c’est la lumière du paradis. Chacune a une limite et une quantité où elle prend fin.

L’obscurité a également une localisation, une quantité là où elle se trouve, que ce soit une petite quantité ou une grande quantité. De même, le vent a une localisation où il se trouve, et ce du fait que les anges pèsent le vent et l’envoient en fonction de ce que Allah ta^ala leur apprend et leur ordonne. Ainsi le vent froid et le vent chaud, le vent destructeur que Allah envoie pour le châtiment d’un peuple et le vent qu’Il envoie comme miséricorde, chaque vent existe avec un poids déterminé. De même, l’âme a un volume et une quantité. Lorsqu’elle est à l’intérieur du corps elle est de la taille du corps de l’être humain. Et lorsqu’elle quitte ce corps palpable, elle est localisée dans l’air, sans qu’elle soit en contact avec ce corps qu’elle a quitté.

La créature a nécessairement une localisation, petite ou grande.

Le plus petit corps que Allah ait créé et que les yeux puissent voir, c’est al-haba – les grains de poussière –, ce sont les particules qui apparaissent lorsqu’un rayon de soleil pénètre par une fenêtre dans une chambre, comme la poussière qui apparaît à l’œil nu. Ces petites particules, on les appelle al-haba – les grains de poussière –. Il y a quelque chose de plus petit qu’elles, que les yeux ne voient pas, tant c’est petit par la taille, mais qui possède une taille qui est la plus petite taille que Allah ait créée ; il s’agit de al-jawhar, la particule élémentaire qui ne se divise pas. C’est le plus petit volume que Allah ait créé et c’est l’origine des corps et des volumes. Tous ces corps ont une limite, c’est-à-dire un volume et une quantité. Ils ont donc besoin de qui les a spécifiés par cette quantité. Il n’est donc pas valable qu’ils aient la divinité. La divinité est valable pour Celui Qui n’a pas de limite, c’est-à-dire Celui Qui n’a pas de taille, et c’est Allah ta^ala Qui est exempt d’être limité. La signification du fait d’être limité n’est pas spécifique à ce qui a une petite taille ; même ce qui a une grande taille est limité.

Quant aux ^arad – ce qui advient aux corps –, il s’agit des caractères des corps, comme le mouvement, l’immobilité, la couleur, les goûts et ce qui est de cet ordre. Il y a donc parmi les caractéristiques des corps le mouvement et l’immobilité. Certains corps sont toujours en mouvement, ce sont les étoiles, même l’étoile sur laquelle nous nous basons pour déterminer la qiblah, même cette étoile bouge, mais son mouvement est faible. Certains corps en revanche sont toujours immobiles comme les sept cieux. D’autres corps encore sont tantôt immobiles, tantôt en mouvement, comme l’être humain, les anges, les jinn et les animaux. De même, parmi les caractères des corps il y a la couleur. Il se peut qu’ils soient blancs, rouges, jaunes ou verts. Le soleil a des caractères, parmi lesquels il y a la température. Le vent a des caractères, parmi lesquels ils y a la froideur ou la chaleur, la violence ou la légèreté. Ainsi Allah ta^ala, le Créateur de ce monde et de ses diverses sortes et formes, n’a aucune ressemblance avec lui en aucune manière que ce soit. Il n’a aucune ressemblance avec le corps palpable ni avec le corps qui est impalpable et Il n’a pas pour caractéristique les caractéristiques des corps. Ainsi rien n’est tel que Lui, rien parmi ces choses n’est tel que Lui. C’est pour cela que les gens de Ahlou s-Sounnah disent Allah ta^ala existe sans endroit et sans direction. Allah ta^ala a fait que la direction du haut soit une localisation pour le Trône et pour les anges qui tournent autour, pour la Table Préservée et autres encore ; et Il a fait que la localisation des êtres humains, des animaux, des insectes et autres soit dans la direction du bas. Il est donc impossible que Celui Qui a spécifié le Trône par la direction du haut et d’autres choses par la direction du bas, ait une direction. En effet, s’Il se trouvait dans une des directions ou s’Il occupait toutes les directions, Il aurait eu des semblables et Allah ta^ala dit : (ليس كمثله شيء) ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui« . C’est sur cette croyance que sont les pays de l’Islam, en Indonésie, en Egypte, en Irak, en Turquie, au Maroc, en Algérie, en Tunisie, au Yémen, en Somalie, au pays de Ach-Cham et ailleurs. C’est cela leur enseignement.

Quant à celui qui a cru que Allah est un corps de la taille du Trône et qu’Il occupe tout le Trône ou la moitié du Trône ou qu’Il est d’une étendue plus large que celle du Trône de toutes les directions sauf par le bas, ou qu’Il est une lumière qui scintille ou un corps sans limite ou qu’Il est à l’image d’un jeune homme imberbe ou d’un vieil homme sévère, pour tout cela, il n’a pas connu Allah ta^ala, il n’adore pas Allah. Même s’il pense être musulman, Il n’est pas un adorateur de Allah. Il n’adore qu’une chose qu’il a imaginée, qu’il s’est donnée comme illusion en lui-même, mais qui n’a pas d’existence. Le malheur de cette personne est grand, car il n’est pas capable de comprendre, de concevoir Celui Qui existe et Qui n’est pas un corps. C’est pour cela qu’il utilise tous ses efforts pour faire de Allah un corps ayant les caractéristiques des corps. Comment celui-là peut-il prétendre avoir connu la parole de Allah : (ليس كمثله شيء) ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui » alors qu’il croit de telles choses. S’il avait connu et cru en la vérité, il n’aurait pas considéré que Allah est un corps, car le monde est fait de corps et de caractéristiques propres à ces corps.

S’il devait y avoir un débat entre ces mouchabbihah – assimilateurs – comme les wahhabites qui croient que Allah est un corps qui a une surface et un adorateur du soleil, le wahhabite dirait à l’adorateur du soleil : « Toi, ce soleil que tu adores ne mérite pas d’être un dieu ». Alors l’adorateur du soleil dirait au wahhabite : « Comment ne mériterait-il pas d’être adoré alors que son corps est beau, son profit éminent. Toi tu le vois, moi je le vois et tous les gens le voient et voient le profit du soleil. Comment se pourrait-il que ma religion soit fausse et que la tienne soit vraie ? Alors que toi, qui  adores une chose que tu t’es illusionnée en toi-même, que tu n’as pas vue et que nous n’avons pas vue, tu prétends qu’il est un grand corps assis au-dessus du Trône ». Le wahhabite n’aura pas d’argument selon la raison. Si le wahhabite dit : « Le Qour’an témoigne que Allah est le Créateur du monde, que c’est Lui qui mérite l’adoration et que rien d’autre que Lui ne mérite d’être adoré », l’adorateur du soleil lui dira : « Moi je ne crois pas en ton Livre, donne-moi une preuve selon la raison que le soleil ne mérite pas d’être adoré, et que ce que tu adores, toi, qui est une chose que tu t’es illusionnée, mérite d’être adoré ». Alors le wahhabite se taira, il deviendra muet. Quant à nous autres les gens de Ahlou s-Sounnah, nous avons une réponse selon la raison. Nous disons à l’adorateur du soleil : « Le soleil que tu adores à un corps qui est spécifié, il a une forme spécifique, il a besoin de Qui lui a donné l’existence selon cette forme. Alors que Celui Que nous adorons Il existe, non comme ce qui existe, Il n’a de ressemblance avec rien, Il n’est pas un corps, Il n’a pas de forme ni de direction, Il n’a pas d’endroit et n’a pas de début à Son existence. Celui Qui existe et Que nous adorons, Il est Celui Qui s’appelle Allah. C’est Lui Qui mérite d’être adoré, et c’est Lui Qui a donné l’existence au soleil que toi tu adores et à ces humains et à tout autre que cela ». Le sounniyy – qui est sur la croyance de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah –, lorsqu’il donne pour argument cette preuve selon la raison sans dire « Allah ta^ala dit »,  casse ainsi ce mécréant adorateur du soleil. La louange est donc à Allah, Qui nous a guidés à cela, et nous n’aurions pas pu être bien guidés si ce n’est avec l’aide de Allah.

L’Imam Abou Ja^far AtTahawiyy, né en 227  de l’Hégire et mort en 321 de l’Hégire a dit :

« Il est exempt – c’est-à-dire Allah – des limites, des fins, des côtés, des membres grands ou petits. Il n’est pas contenu par les six directions comme le sont toutes les créatures ».

Commentaire : L’Imam AtTahawiyy, il s’agit de Ahmad Ibnou Salamah né en 227 de l’Hégire, et il est concerné par le hadith du Messager de Allah r qui signifie : « Le meilleur des siècles c’est mon siècle, ensuite ceux qui viendront après eux, ensuite ceux qui viendront après eux » [rapporté par At-Tirmidhiyy].

Dans son traité sur la croyance, une présentation de la croyance de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah que la communauté a reçue avec acceptation, génération après génération, il a mentionné, que Allah lui fasse miséricorde :

ta^ala – Il est exempt – c’est-à-dire Allah. Cela veut dire Allah est exempt.

^ani l-houdoud – des limites – c’est-à-dire des limites, à savoir que Allah est totalement exempt de la limite, à savoir de la taille et du volume qu’ils soient grands ou petits. Ainsi, il est nécessaire selon la raison que la taille soit localisé dans un endroit et une direction. Quant à Allah, Il est exempt de la taille, car Il est Celui Qui existe sans endroit. S’Il avait une taille, Il aurait des semblables et des ressemblants. Mais Allah ta^ala dit : (فلا تضربوا لله الأمثال) ce qui signifie : « N’attribuez pas à Allah des semblables« . Celui donc qui dit qu’Il a des limites que nous ignorons ou que Lui seul connaît, il est devenu mécréant.

wa l-ghayat – des fins – ce sont les extrémités.

wa l-‘arkan – des côtés – ce sont les côtés.

wa l-‘a^da – des membres grands – comme la tête, les pieds.

wa l-‘adawat – ou petits – ce sont les organes de petite taille, comme la langue et la glotte.

« Il n’est pas contenu par les six directions », c’est-à-dire qu’il n’est pas possible que Allah soit localisé dans l’une des six directions ni dans toutes les directions, car Il est Celui Qui existe sans endroit ni direction. Les six directions sont le haut, le bas, la droite, la gauche, le devant, le derrière.

« comme le sont l’ensemble des créatures » c’est-à-dire que toutes les créatures sont contenues par les six directions. Mais Allah n’a aucune ressemblance avec les créatures de quelque manière que ce soit, et Il n’est pas imaginé dans le cœur. L’Imam Ahmad Ibnou Hanbal, que Allah l’agrée, a dit ce qui signifie : « Quoi que tu imagines en ton esprit, Allah en est différent« . Cela a été rapporté par Abou l-Fadl At-Tamimiyy.

Si l’on nous demande « Comment cela ? », on dit : « Parmi les créatures, il y a ce que l’on ne peut imaginer, mais nous y croyons. C’est par exemple l’absence de lumière et d’obscurité. Aucun d’entre nous ne peut s’imaginer comment était l’époque où il n’y avait ni lumière ni obscurité. Pourtant, c’est un devoir de croire qu’il s’est écoulé un temps où il n’y avait ni lumière ni obscurité, car Allah ta^ala dit : (وجعل الظلمات والنور) ce qui signifie : « Et Il a créé les ténèbres et la lumière » c’est-à-dire qu’Il a fait exister l’obscurité et la lumière après qu’elles n’existaient pas.

A plus forte raison, au sujet de Allah, Qui a dit de Lui-même : (ليس كمثله شيء) ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui« , Il n’est pas imaginé dans notre imagination et nos raisons, nos cerveaux, ne Le connaissent pas dans Sa réalité. Ainsi Allah soubhanahou wa ta^ala existe et Il n’a pas de taille ni de volume, Il existe sans endroit ni direction.

L’Imam Abou Ja^far AtTahawiyy, que Allah lui fasse miséricorde a dit :

« Celui qui attribue à Allah un des attributs des humains, certes il est devenu mécréant ».

Commentaire : Celui qui attribue à Allah un des attributs des humains, devient mécréant. Et les attributs des humains sont nombreux. Le premier d’entre eux c’est l’entrée en existence, c’est-à-dire le fait d’exister après le néant, il y a également la mort, le changement, l’évolution d’un état à un autre, le mouvement, l’immobilité, les changements d’humeur, la descente, la montée, le déplacement, la couleur, le corps, la longueur, la grande taille, la petite taille, la localisation dans une direction et un endroit, le besoin, l’apprentissage d’une chose, l’advenue de l’oubli, l’ignorance, l’installation, la proximité, la distance, le contact, la séparation et ce qui est de cet ordre. Ainsi donc, celui qui attribue à Allah un de ces attributs, il est devenu mécréant.

L’Imam ^Aliyy, que Allah l’agrée, a dit : « Celui qui prétend que notre Dieu est limité, il n’a pas connu le Créateur, Celui Qui est adoré ».

Commentaire : Cela a été rapporté de lui par le Hafidh Abou Nou^aym dans le livre Hilyatou l-‘Awliya. La signification de sa parole, que Allah l’agrée, c’est que celui qui croit ou prétend que Allah est une grande taille ou une petite taille, c’est un mécréant qui n’a pas connu Allah, tout comme celui qui croit que Allah est localisé dans l’une des directions, comme le haut, car il aura fait que Allah soit limité, et ce qui est limité a besoin,  il a besoin de Qui l’a limité par cette limite. Or celui qui a besoin est incapable et celui qui est incapable n’est pas dieu.

Dans les propos de notre maître ^Aliyy, que Allah l’agrée, il y a une preuve claire que Allah est exempt de la limite absolument. Celui donc qui Lui attribue la position assise, l’installation, la proximité, il n’a pas connu Allah, et celui qui n’a pas connu Allah c’est un mécréant.

Al-haba – le grain de poussière – a une limite, la fourmi a une limite, l’être humain a une limite, le soleil a une limite, le ciel a une limite, le Trône a une limite ; tous nécessitent Qui leur a donné cette limite et ce volume. Ainsi donc celui qui a une limite et un volume, est créé, a besoin, est incapable. Il n’est pas valable qu’il ait la divinité. La divinité n’est valable que pour Celui Qui n’a pas de limite absolument et c’est Allah soubhanahou wa ta^ala  Qui n’a pas besoin du monde, Qui n’a pas de taille et Qui n’a pas de volume.

Al-Ghazaliyy a dit ce qui signifie : « L’adoration n’est valable qu’après avoir connu Celui Qui mérite d’être adoré« .

Ainsi donc, celui qui n’a pas connu Allah, comme par exemple, s’il Lui a attribué la limite, une limite qui n’aurait pas de fin, celui-là est un mécréant et son adoration n’est pas valable, que ce soit la prière, la zakat, le jeûne, le pèlerinage ou ce qui est de cet ordre.

Le Mouhaddith, le spécialiste de la langue, le Chaykh ^Abdou l-Lah Al-Harariyy, que Allah le protège, a dit :

Attache-toi au long silence, Ô toi qui est doté de raison

Pour être sauvé dans le bas-monde et au jour du jugement

Commentaire : Ceci est tiré de la parole du Messager de Allah r à notre maître Abou Dharr, que Allah l’agrée, qui signifie : « Attache-toi au long silence, sauf pour dire du bien, car le long silence est une manière de chasser le chaytan loin de toi et c’est une aide pour toi concernant les choses de ta religion » [rapporté par Ibnou Hibban].

Ainsi celui qui est raisonnable et intelligent, c’est celui qui médite la signification de la parole de Allah ta^ala : (ما يلفظ من قول إلا لديه رقيب عتيد)  qui signifie : « Pas une parole qu’il prononce sans qu’il ait auprès de lui Raqib et ^Atid« , il ne dit donc que du bien. Quant à la signification de « Ô, toi qui est doté de raison », c’est « Toi qui est raisonnable ». Ainsi, le long silence, sauf pour dire du bien est une sauvegarde dans le bas-monde et dans l’au-delà.

L’Imam Ar-Rifa^iyy, que Allah l’agrée, a dit : « Préservez vos croyances de l’attachement au sens apparent de ce qui n’est pas explicite parmi les expressions du Livre et de la Sounnah, car c’est une des sources de mécréance ».

Commentaire : Cet imam Ar-Rifa^iyy a vécu dans le sixième siècle de l’Hégire. Il était Mouhaddith – spécialiste du hadith –, Moufassir – spécialiste de l’exégèse du Qour’an –, ‘Ach^ariyy et Chafi^iyy. Il était le meilleur et le plus savant des gens de son époque. Il s’attachait énormément à l’exemption de Allah tabaraka wa ta^ala de toute imperfection. Parmi ce qu’il a dit à ce sujet, il y a l’expression citée précédemment. Il l’a mentionnée dans son livre Al-Bourhanou l-Mou’ayyad. La signification de cette expression, c’est que celui qui prend le sens qui vient communément à l’esprit de certaines ayah et de certains hadith, qui donnent l’illusion que Allah serait un corps établi en direction du Trône, ou qu’Il serait en direction de la terre, qu’Il aurait des organes ou qu’Il bougerait et ce qui est de cet ordre, celui-là est un mécréant.

C’est comme celui qui explique la ayah : (الرحمن على العرش استوى)  qui signifie : « Le Miséricordieux ‘istawa le Trône » par la position assise, celui-là est un mécréant. Ceci constitue une insulte à l’égard de Allah, car la position assise est une caractéristique des anges, des jinn, des humains, des chiens, des porcs et des singes. La signification est seulement que Allah qahara le Trône, c’est-à-dire qu’Il domine le Trône par Sa puissance. Ceci est digne d’être attribué à Allah, car Allah dit au sujet de Lui-même :
(الله الواحد القهار) (Allahou l-Wahidou l-Qahhar) ce qui signifie : « Allah est l’Unique, Celui Qui domine toute chose« . C’est pour cela que les musulmans appellent leurs enfants ^Abdou l-Qahir – l’esclave de Celui Qui domine toute chose – ou ^Abdou l-Qahhar – l’esclave de Celui Qui domine toute chose – et aucun musulman n’a jamais appelé son fils ^Abdou l-jalis – l’esclave de celui qui est assis – ou ^Abdou l-qa^id – l’esclave de celui qui est assis –.

S’il disait que Allah est proche du Trône sans toutefois le toucher, celui-là est un mécréant également, car celui qui côtoie la chose est soit équivalent à elle, soit plus grand, soit plus petit. Or toute chose qui est concernée par la quantification et le volume est une chose créée qui a besoin de Qui l’en a spécifiée.

Quant à la prétention des mouchabbihah – les assimilateurs – comme les wahhabites, que Allah serait localisé au-dessus du Trône, là où il n’y a pas d’endroit, ceci est réfuté par ce qu’ont rapporté Al-Boukhariyy et Al-Bayhaqiyy et autres, que le Messager de Allah r a dit :

((إن الله لما قضى الخلق كتب في كتاب فهو موضوع عنده فوق العرش ان رحمتي غلبت غضبي))

ce qui signifie : « Alors que toutes les créatures ont eu une destinée, Allah a fait écrire sur un livre qui est au-dessus du Trône : Les manifestations de Ma miséricorde sont plus nombreuses que les manifestations de Ma volonté de châtier » ; dans la version de Ibnou Hibban, figure ce qui signifie : « Ce livre – la Table Préservée –, est au-dessus du Trône« .

Dans ce hadith, il y a une preuve qu’au-dessus du Trône, il y a un endroit car sans cela le Prophète r n’aurait pas dit que ce qui signifie que ce livre est au-dessus du Trône.

Quant à la signification de (^indahou), cela signifie « qui est honoré » c’est-à-dire que c’est un livre qui est honoré. En effet, la parole (^inda) vient dans la langue pour marquer l’honneur, tout comme Allah ta^ala dit au sujet des vertueux : (وانهم عندنا لمن المصطفين الأخيار) ce qui signifie : « Ils sont selon Notre jugement parmi les élus, les meilleurs« , (^indana) dans cette ayah vient dans le sens du témoignage d’honneur et non dans le sens qu’ils seraient des voisins de Allah, qu’ils seraient localisés dans un endroit où Allah ta^ala serait une localisation pour Allah ta^ala. Les mouchabbihah – les assimilateurs – par leur croyance-ci ont fait que ce livre serait équivalent à Allah ta^ala et semblable à Lui. Ils ont ainsi démenti la parole de Allah : (ليس كمثله شيء) qui signifie « Rien n’est tel que Lui« .

Tout comme celui qui a expliqué la parole de Allah ta^ala :

)إن ربكم الله الذي خلق السموات والأرض في ستة أيام ثم استوى على العرش(

ce qui signifie « Votre Seigneur est Allah Qui a créé les cieux et la terre dans six jours et Il domine le Trône« , par le fait que Allah était en direction de la terre, puis qu’Il serait monté aux cieux qu’Il aurait mis en ordre et créés, puis qu’Il serait monté sur le Trône où Il se serait établi, celui-là est un mécréant. En réalité, la signification de la ayah est que Allah a créé les cieux et la terre et avant leur création, Il domine le Trône. Ici (thoumma) prend le sens de (wa) c’est-à-dire « et », c’est une conjonction de subordination, et cela n’a pas le sens d’un quelconque ordre chronologique. L’Imam Abou Mansour Al-Matouridiyy, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : (ثم استوى على العرش) (thoumma stawa ^ala l-^arch) c’est-à-dire (wa qad istawa ^ala l-^arch) c’est-à-dire « Et Il domine de toute éternité le Trône« .

De même pour la parole de Allah : (فأينما تولوا فثم وجه الله) (fa’aynama touwallou fathamma wajhou l-Lah) ce qui signifie : « Où qu’ils se dirigent, il y a le wajh de Allah« , celui qui explique par l’organe ou par le fait que Allah serait dans la direction de la terre, celui-là est un mécréant. La signification de (fathamma wajhou l-Lah) c’est (qiblatou l-Lah) la direction que nous prenons pour la prière, tout comme l’a dit Moujahid, l’élève de ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abbas, que Allah les agrée.

De même, celui qui explique la parole de Allah ta^ala : (كل شيء هالك إلا وجهه) (koullou chay’in halik ‘ik-la wajhahou) ce qui signifie : « Toute chose sera anéantie sauf Son wajh » par le fait que le monde est une chose qui va être anéantie et que Allah serait une chose qui va être anéantie et qu’il ne resterait de Allah que cette partie qui est connue, c’est-à-dire le visage, celui-là aussi est un mécréant, tel le mouchabbih Bayan Ibnou Sam^an At-Tamimiyy qui l’a expliqué ainsi. Mais le (wajh) dans cette ayah c’est le (moulk), c’est-à-dire la souveraineté, ou bien ce par quoi l’on recherche l’agrément de Allah, tout comme en ont fait le ta’wil – l’interprétation – Al-Boukhariyy et Soufyan Ath-Thawriyy, que Allah leur fasse miséricorde.

De même, celui qui explique la parole de Allah ta^ala : (تجري بأعيننا) (tajri bi ‘a^younina) par l’organe – les yeux –, celui-là est un mécréant. Seulement (al-^ayn) ici vient dans le sens de la protection tout comme l’ont dit les exégètes.

De même, celui qui explique la parole de Allah ta^ala : (يد الله فوق أيديهم) (yadou l-Lahi fawqa ‘aydihim) par l’organe – la main –, celui-là aussi est un mécréant. Seulement (al-yad) ici c’est dans le sens de al-^ahd – du témoignage de soutien et de bénédictions –, tout comme les gens de science l’ont mentionné – c’est-à-dire en faveur de ceux qui se sont engagés à ne pas désobéir –.

De même, celui qui explique la parole de Allah ta^ala : (وجاء ربك) (wa ja‘a rabbouka) par le fait que Allah bougerait et se déplacerait d’un endroit à un autre, celui-là est un mécréant. La signification ici est (wa ja‘at qoudratouhou), c’est-à-dire qu’une des manifestations de Sa toute-puissance est venue, tout comme l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal, que Allah l’agrée, en a fait l’interprétation. Cela a été rapporté de lui par le Hafidh Al-Bayhaqiyy avec une bonne chaîne de transmission.

De même, celui qui explique la ayah : (ءأمنتم من في السماء) (‘a’amintoum man fi s-sama‘i) par le fait que Allah serait localisé dans le ciel, celui-là est un mécréant. Seulement, la signification en est comme l’a dit le Chaykh des Hafidh Zaynou d-Din ^Abdou r-Rahim Al-^Iraqiyy, que Allah lui fasse miséricorde, dans ses ‘Amaliyy Al-Misriyyah, lors de l’exégèse du hadith :

((ارحموا من في الأرض يرحمكم من في السماء))

ce qui signifie : « Soyez miséricordieux envers qui est sur terre, qui est dans les cieux sera miséricordieux envers vous » ou dans une autre version :

((ارحموا أهل الأرض يرحمكم أهل السماء))

ce qui signifie : « Soyez miséricordieux envers les gens de la terre, les habitants des cieux seront miséricordieux envers vous« , c’est-à-dire les anges.

De même, celui qui explique le hadith de al-jariyah – la femme esclave noire – qui est dans Mouslim en disant que Allah serait localisé en direction du haut, celui qui dit cela est un mécréant. Ce hadith, certains savants l’ont critiqué et l’ont considéré comme perturbé, comportant des anomalies et contraire aux fondements de la croyance ; car le Messager r il lui est impossible de juger une personne musulmane du simple fait qu’elle dise (Allahou fi s-sama) car cette phrase est commune aux juifs et aux chrétiens. Comment se pourrait-il qu’elle soit une preuve de la foi ? Certains savants ont rapporté ce hadith et ont fait le ta’wil, ils l’ont interprété par un autre sens que celui qui vient communément à l’esprit, par le fait que le sens de la question du Prophète à l’esclave : « Quel est le degré de ta glorification de Allah ? ». La signification de sa réponse à elle est que Allah a un très grand mérite. Selon l’un ou l’autre avis, il n’y a aucune preuve en faveur des wahhabites dans ce hadith.

De même, celui qui explique le hadith du Messager de Allah r :

((ينزل ربنا تبارك وتعالى كل ليلة إلى السماء الدنيا حين يبقى ثلث الليل الآخر يقول من يدعوني فأستجيب له من يسألني فأعطيه من يستغفرني فأغفر له))

(yanzilou rabbouna tabaraka wa ta^ala koulla laylatin ‘ila s-sama‘I d-dounya hina yabqa thoulouthou l-layli l-‘aikhir yaqoulou man yad^ouni fa’astajibou lahou man yas’alouni fa’ou^tihi man yastaghfirouni fa’aghfirou lahou)

celui qui l’explique par le fait que Allah bougerait et descendrait du haut vers le ciel du bas-monde, qu’Il y resterait jusqu’à l’aube, puis qu’Il remonterait jusqu’au Trône, celui-là est un mécréant. Ce qui est surprenant de la part de ces wahhabites c’est qu’ils croient que Allah est de la taille du Trône. Puis ils disent que Allah descend jusqu’au ciel du bas-monde, alors qu’ils savent que le ciel par rapport au Trône est comme une goutte devant la mer. Ceci est une preuve de leur stupidité. De plus, leur avis nécessite que Allah ta^ala soit constamment en train de descendre et de monter pour être en phase avec toutes les nuits sur terre. En effet, la nuit diffère en fonction des pays. Ceci est une autre preuve de leur stupidité.

La signification du hadith, est simplement que les anges descendent sur ordre de Allah jusqu’au ciel du bas-monde, qu’ils y restent jusqu’au dernier tiers de la nuit, ils transmettent de la part de Allah et répètent jusqu’à la levée de l’aube : « Votre Seigneur dit : Qui demande quelque chose, Je lui donne ; qui M’invoque Je l’exauce, qui Me demande le pardon, Je lui pardonne » ensuite ils remontent à leur place. Ceci a été rapporté dans la version de An-Naça‘iyy qui est sûre :

((إن الله يمهل حتى يمضي شطر الليل الأول فيأمر مناديا فينادي …))

(‘inna l-Laha youmhilou hatta yamdiya chatrou l-Layli l-‘awwal faya’mourou mounadiyan fayounadi)

ce qui signifie : « Allah laisse jusqu’à ce que s’écoule la première moitié de la nuit et Il ordonne à un ange qui appelle … ».

Certains de ceux qui ont rapporté des hadith de Al-Boukhariyy ont transmis le hadith avec d’autres termes :

((إن الله يُنزِلُ كل ليلة إلى السماء الدنيا …))

(‘inna l-Laha younzilou koulla laylatin ‘ila s-sama‘i d-dounya)

ce qui signifie : « Allah fait descendre chaque nuit jusqu’au ciel du bas-monde » avec la dammah sur le ya, c’est-à-dire (younzilou) – Il fait descendre – Il ordonne à un ange de descendre.

Ainsi donc, celui qui assimile Allah à Ses créatures, même par une seule caractéristique de Ses créatures, celui-là est un assimilateur, un moujassim – qui attribue à Allah le corps – et celui qui attribue à Allah le corps est un mécréant, tout comme l’a dit l’Imam Ach-Chafi^iyy, que Allah l’agrée.

Allah ta^ala dit : (ليس كمثله شيء) ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui ».

Commentaire : Cette ayah est la plus explicite des ayah du Livre de Allah ta^ala au sujet de la totale exemption de Allah de toute ressemblance avec les créatures. Donc son sens est extrêmement large. On en tire que Allah est exempt de la taille, du fait d’être localisé dans une des directions ou dans toutes les directions. Ainsi Allah ta^ala est exempt d’être au-dessus du Trône ou en dessous, ou à droite ou à gauche et Il est ta^ala exempt des attributs de la taille tels que le mouvement, l’immobilité, le changement, l’évolution d’un état à un autre ou ce qui est de cet ordre.

L’Imam Abou Hanifah, que Allah l’agrée, a dit ce qui signifie : « Il est impossible que le Créateur ait une ressemblance avec Sa créature« . Allah ta^ala n’a pas de ressemblance avec Ses créatures de quelque manière que ce soit.

Et l’Imam Malik, que Allah l’agrée, a dit ce qui signifie : « Et le comment à Son sujet est inconcevable« . Cela a été rapporté de lui par le Hafidh Al-Bayhaqiyy avec une bonne chaîne de transmission. La signification en est, que le comment est impossible au sujet de Allah, absolument. Et le comment c’est tout ce qui fait partie des attributs des créatures, comme la position assise, l’établissement, l’installation, la proximité et ce qui est de cet ordre.

La parole de Ar-Rifa^iyy, qui signifie : « C’est une des sources de mécréance » veut dire que l’attachement au sens apparent de ce qui n’est pas explicite du Qour’an et du hadith a fait tomber de nombreuses personnes dans la mécréance, car cela les a fait tomber dans l’assimilation de Allah à Ses créatures.

L’Imam Ar-Rifa^iyy a dit : « La limite de la connaissance que nous avons de Allah, c’est la certitude de Son existence ta^ala, sans comment et sans endroit ».

Commentaire : La limite et l’aboutissement de ce à quoi peut parvenir l’être humain relativement à la connaissance qu’il a de Allah, c’est qu’il soit catégorique quant à Son existence ta^ala sans comment et sans endroit et c’est cela la limite de la connaissance des prophètes, des anges et des saints au sujet de Allah soubhanahou wa ta^ala. En effet, la connaissance de Allah ne vient pas par l’imagination, ni par la quantification ou en Le représentant par une forme car Allah n’est pas une taille, Il n’a pas de semblable, comment donc se pourrait-il qu’Il soit imaginé ?

Mais ce qui a une taille peut être imaginé mais Celui Qui n’a pas de taille ni de volume, nous sommes incapables de L’imaginer. Toutefois, avoir la connaissance de Allah, c’est de croire fermement qu’Il existe sans que nous puissions L’imaginer et sans qu’Il soit dans une des directions comme la direction du haut. Si le wahhabite disait : « ce qui existe, il est indispensable qu’il soit dans une des directions, comment dites-vous que Allah existe sans direction et sans endroit ? », on lui répondrait  : « parce que s’Il était dans une direction et dans un endroit, Il aurait des semblables et s’Il avait une direction, il y aurait eu qui Le spécifierait par l’existence dans cette direction. Or, celui qui est spécifié est créé et ne peut être dieu ». C’est cela la signification de la parole de Ar-Rifa^iyy, que Allah l’agrée, et c’est une des paroles les plus précieuses dans la science de la croyance et cette parole a été citée dans le livre Al-Bourhan Al-Mou’ayyad. Ainsi l’aube est claire pour celui qui a des yeux.

Soubhana l-Lahi wa l-hamdou li l-lahi rabbi l-^alamin

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