conseil d’un savant : trois informations
1 – Soubhana l-Lahi midada kalimatihi veut dire : je fais le tasbih de Allah d’un tasbih qui est digne de l’éminence de Ses kalimat.
2 – Celui qui dit au matin : (la ‘ilaha ‘il-la l-Lahou la charika lah, lahou l-moulkou wa lahou l-hamdou wahouwa ^ala koulli chay’in qadir) aura l’équivalent de l’affranchissement d’un des descendants de ‘Isma^il…
Un grand savant que Allah l’agrée et lui donne satisfaction a dit : cela veut dire c’est comme s’il avait affranchi un esclave parmi ceux qui ont la plus honorable lignée : la plus honorable des lignées des humains c’est la descendance de ‘Isma^il. Ils sont plus honorables que les fils de ‘Isra’il et plus honorables que les non-arabes.
3 – Lorsque notre maître Abou Bakr a été investi du califat, il a dit : « J’ai eu la responsabilité de vos affaires et je ne suis pas le meilleur d’entre vous ».
Un grand savant que Allah l’agrée et lui donne satisfaction a dit : c’est-à-dire pour certaines caractéristiques de la sainteté : il n’était pas d’un corps fort comme ^Oumar mais il avait une forte capacité de compréhension et d’esprit pour certains sujets. Mais par ailleurs il savait qu’il était le meilleur de cette communauté après le Prophète.
Notre maître ^Oumar par exemple est le maître de ceux qui ont le kachf. Notre maître ^Aliyy par exemple était celui qui avait le plus de science parmi les compagnons.
conseil d’un savant : l’entraide pour le bien
Que Allah fasse qu’il y ait de bénédictions en vous-mêmes et au-dessus de vous. Que Allah vous accorde la réussite pour faire le bien, que Allah vous accorde la réussite pour faire le bien. Je vous recommande de vous rendre visite les uns aux autres, de vous donner le conseil les auns aux autres et de faire preuve de concordance (tatawou^) les uns avec les autres. Beaucoup sans concordance est en vérité peu. Peu avec la concordance est en réalité beaucoup. Attachez-vous donc à la concordance, au conseil des uns des autres et au maintien des liens les auns avec les autres.
Qu’Il vous profite et qu’Il fasse profiter par vous.
conseil d’un savant : les sorties inutiles
Je commence par le nom de Allah le Très Miséricordieux, le Miséricordieux
La louange est à Allah le Seigneur des mondes et que davantage d’élévation en degrés et d’honneur soient accordés au Messager de Allah
Un grand savant a dit :
Parmi les choses qui relèvent du manque de préparation pour le jour du jugement dans cette époque, il y a les sortie fréquentes des femmes. Ceci revient au fait de suivre les passions, le dimanche, elles veulent sortir se promener en dehors de la ville. Si elles s’abstenaient de le faire, ce serait mieux pour elles.
Si le Prophète a dit que la prière de la femme chez elle est meilleure que la prière dans ma mosquée, qu’en est-il donc de la sortie des femmes pour se promener, chose dont elles ont pris l’habitude de faire de nos jours ? Elles sortent sans que ce soit pour se soigner. Si elle est malade et qu’elle veut se faire soigner en sortant de la ville, c’est une excuse. Mais par simple habitude et pour suivre les passions de l’âme, ceci est éloigné de la religion et de la Loi. Dans la mosquée du Prophète, la récompense de la prière est multipliée par cinq cent mille. Pourtant le Prophète a conseillé les femmes de ne pas sortir pour faire la prière dans sa mosquée et qu’elles fassent la prière chez elles, il a montré que la prière chez elles est préférable à celle qui est accomplie dans sa mosquée.
Les femmes ont à se rendre des comptes à elles-mêmes. Elles ont pris l’habitude de sortir et de se promener chaque dimanche. Par le passé, ces choses là n’existaient pas. Ce ne sont pas des habitudes des musulmans. Ceci est dû au manque de réflexion pour l’au-delà. La tombe les attend. La tombe est la demeure de la solitude, de l’inquiétude, des vers et de l’obscurité. Elles ne réfléchissent pas à cela. Si maintenant la femme sort pour propager la croyance de Ahlou s-Sounnah, par la croyance et la pratique, il y a en cela un bien immense.
conseil d’un savant : s’aimer les uns les autres par recherche de l’agrément de Dieu
Je vous recommande à nos frères de s’aimer les uns les autres, maintenir les liens les uns avec les autres, se donner le conseil les uns aux autres, se rendre visite les uns aux autres et faire des dons les uns aux autres, par recherche de l’agrément de Allah ta^ala.
Lorsque le musulman aime son frère et que son frère l’aime par recherche de l’agrément de Allah, non pas poru une raison de ce bas monde ni pour une proche parenté, il sera à l’ombre du Trône au jour du jugement, il ne sera pas atteint par la chaleur du soleil.
Faire des dons les uns aux autres veut dire que l’un donne quelque chose et que l’autre donne quelque chose. Cela renforce l’amour. Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit : » تهادوا تحابوا « (tahadou tahabbou) cela veut dire que si vous donnez des cadeaux et que l’un donne quelque chose à son frère et que l’autre lui donne quelque chose alors l’amour augmente. Je vous recommande de vous consacrer avec empressement à la science en apprenant et en enseignant car la science de Ahlou s-Sounnahc’est la vie de l’lslam.
Attachez-vous aussi à éviter les mécréances qui se sont propagées dans de nombreux pays et plsu particulièrement dans ce siècle. Le Hafidh Mourtada Az–Zabidiyy a dit dans le commentaire de ‘Ihya’ou ^Ouloumi d-Din : Un certain nombre d’imams des quatre écoles ont composé des écrits pour la présentation des paroles de mécréance.
Attachez-vous à l’indulgence car l’indulgence est la parure de la science. Wa s-salamou ^alaykoum wa rahmatou l-Lahi wa barakatouh.
Wa baraka l-Lahou fikoum wa saddada khoutakoum.
conseil d’un savant : ce qu’a dit un soufi véritable
Quelque soit la faille ou le défaut que tu trouveras en ton frère, un défaut qui est prouvé sans aucun doute, alors porte lui le conseil en cachette, sans que ce soit au grand jour. Ne te laisse pas tromper par le chaytan de sorte à en venir à faire sa médisance.
Lorsque tu l’exhortes, ne le fais pas en étant content d’avoir pris connaissance de son défaut, de sorte qu’il te considère avec égard et respect et que tu le considères avec dédain et rabaissement ! Fais plutôt en sorte que ton objectif soit de le délivrer du péché. Sois triste pour lui tout comme tu serais triste pour toi si tu découvrais en toi-même un défaut. Il convient que tu préfères qu’il délaisse son défaut sans que tu ne l’aies à l’exhorter plutôt qu’il ne le délaisse parce que tu l’as exhorté.
conseil d’un savant : sur les méthodes d’apprentissage
Certes, répéter un grand nombre de fois fait partie des méthodes d’enseignement. Les gens se distinguent en cela : Il y a des gens qui retiennent ce qui est appris sans trop de répétition. Il y a des gens qui ne retiennent qu’après un grand nombre de répétitions. Il convient donc de ne pas multiplier les matières et les mémorisations pour les enfants de sorte que les leçons leur paraissent nombreuses et que cela entraîne la fatigue, la retenue des derniers cours tout en oubliant les premiers, ceci venant de la rapidité de l’enseignant et du grand nombre de cours surtout à notre époque où la mémoire de la plupart des gens est devenue très faible. Ce qu’il convient de faire, c’est de diminuer le nombre de cours dans leur ensemble et de multiplier les répétitions tout en mémorisant ; c’est cela qui est utile. N’attachez pas d’importance aux autres ni à leur méthode d’enseignement. De nombreux savants et mouhaddith reprenaient le même cours plusieurs fois. Ibnou l-Jawziyy a rapporté qu’un savant spécialiste de la jurisprudence a repris chez lui un cours de nombreuses fois. Une vieille femme qui se trouvait alors chez lui lui a dit : je l’ai déjà appris. Il lui dit alors : répète-le. Elle le lui répéta. Ensuite, après quelques jours, il lui demanda de le lui répéter. Elle lui dit alors : je l’ai oublié. Il lui répondit : je répète la récitation par cœur pour qu’il ne m’arrive pas ce qui t’est arrivé.
Il convient à l’enseignant de ne pas prolonger le cours d’une durée qui entraîne l’ennui, ni de le raccourcir d’une manière qui porterait atteinte [à la compréhension]. Il prend en considération pour cela ce qui est de l’intérêt des étudiants. Il convient de procéder avec douceur pour faire comprendre les choses, de prendre soin d’enseigner et de faire comprendre en fournissant tout son effort et de faire des rapprochements d’idées sans en faire trop de sorte que son esprit ne puisse pas le supporter, et sans trop détailler non plus de sorte que l’étudiant ne puisse pas mémoriser avec rigueur. Il convient aussi qu’il éclaircisse les questions par des exemples et qu’il demande aux étudiants de reprendre le commentaire pour qu’il persiste dans leurs esprits. Il ne charge pas l’étudiant de ce qu’il n’est pas apte à supporter de par sa compréhension ou son âge, ni d’un écrit que son esprit serait incapable de comprendre. Il convient à l’enseignant de faire preuve de modestie envers l’étudiant ainsi qu’avec toute personne cherchant à être guidée et qui poserait à cet effet des questions. Il convient également qu’il agisse avec un visage détendu et une intention sincère. Rappelle-leur la parole des mouhaddith : celui qui recherche toute la science d’un seul coup, il la manque entièrement.
Ensuite, porte le conseil aux enseignants et aux dirigeants des écoles de faire preuve de miséricorde les uns envers les autres, de faire preuve d’humilité, de faire preuve de modestie et d’excellence de comportement, d’écouter le bon conseil de ceux qui sont moins bien qu’eux ou mieux qu’eux, de diminuer les paroles sauf pour le bien. Porte leur le conseil de s’embellir par les caractéristiques louables, de faire preuve de docilité et de souplesse les uns envers les autres : en effet, ce qu’ils font est une tâche éminente. Alors, soyez sincères dans votre intention et que votre travail soit loin des innovations. Je vous rappelle la parole du Messager de Allah r ce qui signifie : « Certes Allah accorde pour ce qui est effectué avec douceur ce qu’Il n’accorde pas pour ce qui est accompli avec rudesse ». Ceci est mon conseil pour vous.
Et je demande à Allah de nous accorder la réussite ainsi que vous pour ce en quoi il y a Son agrément.
conseil d’un savant (1998) : que faire contre le waswaas ou mauvaises suggestions
Parmi les actes odieux, laids et repoussants, il y a le waswas – les mauvaises suggestions récurrentes – dont certaines personnes font preuve lors du takbir – la parole Allahou ‘akbar de l’entrée en rituel – ou lors de la récitation de la Fatihah. En effet, cela contrarie le khouchou^ – la crainte de Allah, présente dans le cœur –. Il arrive ainsi que l’homme ressorte de sa prière sans avoir senti le moindre khouchou^ pour Allah ta^ala. Il n’aura alors aucune récompense si ce n’est d’avoir fatigué son cœur puisque certains en ressentent les conséquences dans leur corps et leur esprit. Celui qui voit une telle personne sera dégoûté de son acte. C’est une chose qui peut même entraîner, si cela persiste et se prolonge, une perturbation dans l’esprit de la personne elle-même et peut même entraîner une faiblesse dans sa compréhension. Le cas qui présente le plus de gravité, c’est lorsque la personne est récemment entrée en Islam : certains musulmans ignorants voyant cela de la part de quelqu’un, trouvent la prière laide, surtout si celui qui est éprouvé par ce waswas montre l’apparence de quelqu’un qui pratique bien la religion. Celui qui le voit dit ainsi : si cette personne qui semble être quelqu’un qui pratique la religion, agit de cette façon, comment va-t-on devenir si on le suit lui et ses semblables ? Il cesse alors de faire la prière. Il se peut alors qu’il ait de mauvaises pensées au sujet du fondement même de la religion et qu’il en arrive jusqu’à l’apostasie par la croyance. Comme est donc mauvais un acte dont tout cela serait la conséquence. Ceci est une source de mauvaise compréhension des choses de la religion et c’est contraire au hadith : ((إن الدين يسر)) ce qui signifie : « Certes la religion est une facilité« .
Si encore il n’y avait de mal en cela que de priver du khouchou^ et de la joie provoquée par l’adoration de Allah : la prière est en effet un apaisement pour le cœur alors que celui qui est en proie au waswas en a fait le contraire puisqu’il ne ressent pas cet épanouissement du cœur, ce qui est à l’opposé de la prière d’une personne dont la prière est conforme à ce qui est méritoire. Le Messager a dit ((أرحنا بها يا بلال)) ce qui signifie : « Apaise-nous par elle Bilal« .
La signification en est que grâce à la prière, le cœur s’apaise et devient joyeux. Celui qui agit en ayant le waswas est privé de la bénédiction de la prière et de sa récompense jusqu’à ce qu’il la finisse. Celui qui persévère sur cela pendant des années et dont la vie se clôt sur cet état, il est tel celui qui n’a jamais accompli de prières.
Celui qui accomplit véritablement la prière c’est celui qui en état de prière a le cœur apaisé, calme, tranquille plus encore que lorsqu’il n’est pas dans l’accomplissement de la prière. Celui donc pour qui Allah veut un bien, aura le cœur joyeux lorsqu’il est en état d’accomplissement de la prière, joyeux par son imploration de son Seigneur et non pas angoissé ni inquiet.
Celui qui est éprouvé par ce waswas, en raison de son application à avoir présente l’intention qu’il est requis d’avoir pendant le takbir selon le madh-hab chafi^iyy, qu’il s’en détourne pour le madh-hab de Malik et qu’il se suffise de l’intention d’accomplir la prière obligatoire de adh–dhouhr ou de al-^asr par exemple avant le takbir, même quelques minutes avant. Elle est correcte ainsi selon Malik. Il en est de même pour celui qui est sujet à l’épreuve du waswas pour rectifier la prononciation des lettres, qu’il prenne l’avis du madh-hab de Malik en accomplissant la prière derrière quelqu’un qui récite correctement la Fatihah et qu’il se suffise de la récitation de son imam. S’il est seul, qu’il se suffise de bouger ses lèvres. Il lui est permis dans le madh-hab de Malik de réciter dans deux rak^ah et de ne pas réciter dans deux autres rak^ah. Chez eux [les malikiyy], il y a un avis qui dit que la récitation est suffisante dans le minimum c’est-à-dire dans une rak^ah de la prière de trois ou de quatre rak^ah. Ainsi, s’il est déjà requis pour l’aumône que la personne ait le cœur réjoui lorsqu’elle la donne, que dire de la prière qui est une imploration, par laquelle l’esclave implore son Seigneur ?
Si encore il n’y avait dans le waswas que l’éloignement des gens qui observent ces gestes exécrables. En effet certains de ceux qui sont en proie à ce waswas lèvent les bras lors du takbir d’une manière qui entraîne l’aversion, de même que lors de la prononciation de certaines lettres, au point que celui qui le voit s’imagine qu’il est fou ou perturbé dans son esprit. ‘Inna li l-Lahi wa ‘inna ‘ilayhi raji^oun. Nous appartenons à Allah et c’est à Lui que nous rendrons des comptes au rassemblement.
Si elle était récitée ainsi dans le discours et que celui qui est éprouvé l’entendait, il ressentirait un malaise et aurait honte. De plus, dans le madh-hab de Malik il y a une facilité pour celui qui est éprouvé. Ainsi selon Malik il n’est pas une condition qu’il s’entende lui-même prononcer les lettres mais il lui suffit de faire bouger les lèvres. Compte ainsi parmi le conseil conforme à la Loi de guider et de montrer à celui que l’on voit agir ainsi d’abandonner le waswas et de ne pas le laisser persévérer sur cela. Il est arrivé à quelqu’un en proie au waswas de partir au Nil pour lever le grand hadath car il était jounoub, de s’y plonger puis de se dire : [le ghousl] n’est pas valable. Il a passé sa journée et il s’est dit : maintenant qu’il fait nuit, je reviendrai demain pour lever le hadath. L’eau du Nil ne lui a pas suffi. fin de citation.
conseil d’un savant (en aout 2001) : les dégats provoqués par les assimilationnistes
Je commence par le nom de Allah le Très-Miséricordieux, le Miséricordieux
La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que l’honneur et l’élévation en degré soient accordés à notre maître Mouhammad. Que sa communauté soit préservée de ce qu’il craint pour elle.
Parmi les corruptions qui se sont produites suite à l’apprentissage de la science des wahhabites, il y a le cas d’un jeune homme d’Ethiopie qui est parti au Hijaz. Il s’est installé à Médine et a intégré leur école qu’ils appellent l’université islamique. Il y est resté cinq ans durant lesquels il a appris leur doctrine : que celui qui dit Ya Mouhammad –Ô Mouhammad– est un mécréant, que celui qui dit Ya Raçoula l-Lah –Ô Messager de Allah– est un mécréant, que celui qui rend visite aux tombes des Chaykh pour rechercher la barakah –les bénédictions– est un mécréant.
Il est revenu chez lui dans son pays et a dit aux gens : vous êtes mécréants. Il a dit à son père : Père, tu es mécréant. Le père n’a pas pu se contenir, il a pris un fusil et l’a tué. Ensuite il s’est rendu au gouvernement.
Semblable à cela est arrivé au Togo en Afrique. Il y a un homme qui accordait une grande importance au Mawlid. Son fils était parti en Arabie Séoudite et a pris la doctrine des wahhabites. Lorsqu’il est rentré dans son pays, il a dit à son père : tu es mécréant. Le père l’a tué.
A Jimmah en Ethiopie aussi, il y avait un homme qui s’occupait particulièrement du Mawlid. Son fils a appris la croyance des wahhabites et s’est mis à dire à son père : tu es mécréant. Le jour du Mawlid, le père préparait la nourriture afin de la présenter aux gens le jour du Mawlid. Le fils était venu et a déversé du fuel dans la nourriture car selon lui c’était une chose blâmable. Le père était alors à l’extérieur de la maison. Lorsqu’il était rentré, ceux qui préparaient la nourriture lui ont dit : ton fils a fait telle et telle chose. Le père s’était mis en colère, il l’a tué puis s’est rendu au gouvernement.
Ces trois affaires ont eu lieu. Les deux premières se sont produites il y a environ deux ans et la troisième depuis sept ans. Pour la deuxième et la troisième, le gouvernement n’a pas puni le père. Le père a dit : il –c’est-à-dire le fils– est mécréant dans notre Loi car il a déclaré mécréants les musulmans. Ils ont laissé le père et ne l’ont pas puni. Mais dans la première affaire, nous n’avons pas su s’ils ont laissé le père ou s’ils l’ont emprisonné. Nous ne savons pas.
Conseil d’un savant : la bienfaisance envers son épouse
Agir avec bienfaisance est chose requise de part et d’autre (le mari et la femme). C’est une chose requise de lui et d’elle. Il lui est demandé d’agir avec bienfaisance avec elle et elle aussi, il est demandé d’elle qu’elle agisse avec bienfaisance avec lui. Il ne fait pas preuve d’orgueil avec elle du fait qu’il soit son époux. Il n’agit pas d’une manière tyrannique mais il fait preuve de miséricorde avec elle. Certains musulmans ignorants agissent mal avec leurs épouses en Europe, tant que ces femmes sont amenées à détester les musulmans. Certains maghrébins sont si durs avec leurs épouses et, au lieu de leur augmenter leur amour pour l’Islam, ils les en éloignent à cause de leur mauvais comportement. Ces gens-là ne connaissent pas les limites fixées par l’Islam ni les nobles règles de comportement dans l’Islam. Ils ne font que se réclamer de nom de l’Islam.
Certains hommes pensent qu’être tyrannique avec l’épouse et l’humilier est une des règles de comportement, une des belles caractéristiques de l’Islam et de la bravoure.
Le Messager ^alayhi s-salam a dit ce qui signifie : « Font partie des meilleurs d’entre vous ceux qui sont les meilleurs avec leurs épouses. Et je suis le meilleur d’entre vous avec ses épouses« . Celui qui veut prendre pour modèle le Messager, qu’il agisse avec bienfaisance avec son épouse et non avec tyrannie et orgueil. Le Messager aidait dans les tâches ménagères, tout comme les gens le font en aidant dans les travaux ménagers : il trayait la brebis, il raccommodait l’outre dans laquelle on puise l’eau du puits lorsqu’elle se cassait et il réparait de ses mains ses sandales lorsqu’il le fallait. Il n’agissait pas avec les gens de la manière des rois avec leurs sujets. Il a été rapporté dans le hadith que ^A‘ichah a dit lorsqu’elle a été interrogée sur ce que le Messager faisait à la maison : « ce que fait un homme chez lui« , c’est-à-dire qu’il aidait aux tâches ménagères.
Les prophètes sont parmi les gens ceux qui sont les plus modestes vis à vis des esclaves de Allah. C’est pour cela que chacun des prophètes de Allah a eu à faire paître les moutons. Notre maître Mouhammad a fait paître des moutons pendant un certain temps à La Mecque, pour le compte de certaines personnes, en contrepartie d’une rémunération. Mouça également a fait paître les moutons pour Chou^ayb pendant dix ans.
Comme faire paître des moutons aide à supporter les difficultés, celui qui les fait paître est préparé pour encadrer et gérer les gens tout en supportant leurs difficultés.
Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Celui qui fait preuve de modestie, par recherche de l’agrément de Allah, d’un seul degré, Allah l’élève d’un degré jusqu’à ce qu’Il le fasse parvenir à ^Illiyyin. Celui qui fait preuve d’orgueil à l’égard de Allah, d’un degré, Allah le rabaisse d’un degré jusqu’à ce qu’Il le fasse parvenir au plus bas des degrés« . Rapporté par Ahmad.
Plus le croyant fait preuve de modestie, plus Allah l’élève en degrés jusqu’à faire partie des gens de ^Illiyyin.
Mise en garde contre Al-Bouti
Comment ose-t-il, lui qui prétend l’Islam, appeler Allah « ^il-lah » ou « agent causal » ?!
Il est déplorable dans cette époque que soit mis au programme dans certains instituts le livre « Koubra l-Yaqiniyyati l-Kawniyyah » de Mouhammad Sa^id Ramadan Al-Boutiyy sous prétexte qu’il serait un ouvrage de croyance islamique alors qu’il comporte des contradictions éhontées avec la croyance musulmane. Il comporte la croyance en l’incarnation (al-houloul), la négation de la prédestination (al-i^tizal) et la philosophie des grecs, en présentant ces croyances comme étant la croyance islamique, sans jamais les attribuer aux groupes égarés.
Parmi ses expressions les plus abominables, c’est qu’il appelle Allah ta^ala « ^il-lah » ou « agent causal ». En effet, dans ce livre, après certains propos, il dit ce qui suit : « … jusqu’à ce que ces nombreuses causes variées t’amènent et aboutissent à le grand agent causal unique qui se trouve derrière tout ce que tu vois, c’est-à-dire, Celui Dont l’existence est obligatoire qui est Allah ^azza wa jall ».
Il dit en page 87 du même livre : « Quelle est donc l’agent causal (al-^il-lah) qui l’a fait exister, l’a éveillé des ténèbres du néant et l’a posé sur les premières marches de l’existence ? ». Et en page 77, il déclare explicitement que Allah est la source et l’origine et que le monde serait une ramification de Lui. Il dit :« En d’autres termes, nous disons que toutes les réalités du monde que tu vois sont une ramification d’une seule réalité qui est l’être de Dieu. Et il est impossible que tu connaisses les réalités des choses minimes avant que tu ne connaisses leur source et leur première origine ». En page 174 du même livre, il appelle Allah « al-waçitah » –l’Intermédiaire, le moyen ou le Facteur causal– et il dit : « Il est nécessairement le premier et le dernier intermédiaire et Il est le créateur des causes et des conséquences ».
Comment profère-t-il de telles choses dans un livre en faisant croire aux gens qu’il contient la croyance correcte, puisqu’il l’a appelé « Koubra l-Yaqiniyyati l-Kawniyyah » –Les Grandes Certitudes du Monde–. Ceci représente une imposture majeure envers la communauté. Le fait qu’il appelle Allah « l’origine et la source » (al-masdar wa l-manba^) est une mécréance explicite. Allah n’est pas une origine pour le monde mais comme Il le dit Lui-même :
[ قل هو الله أحد الله الصمد لم يلد و لم يولد ] ce qui signifie : « Dis que Allah est unique, qu’Il n’a besoin de rien alors que tout a besoin de Lui, qu’Il n’engendre pas et qu’Il n’est pas engendré ». Il n’est pas une origine pour autrui et Il n’est pas une ramification d’autrui. Il n’y a aucune correspondance, ni aucun rapport ni aucun lien de cause à effet entre Allah et le monde de sorte qu’il L’appelle « origine » ou « source ». La hawla wa la qouwwata illa billah – il n’est de préservation et de force que par Allah.
Le Chaykh ^Abdou l-Ghaniyy An-Naboulouçiyy a déclaré mécréant celui qui appelle Allah « ^il-lah » –cause– [et ce dans son livre « ‘Asrarou ch-Chari^ah , Al-Fathou r-Rabbaniyy wa l-Faydou r-Rahmaniyy », page 169, édition Darou l-Baz li n-Nachri wa t-Tawzi^, ^Abbas Ahmad Al-Baz, La Mecque honorée]. Ses paroles sont les suivantes : « Est liée à la mécréance des chrétiens également, la mécréance des philosophes grecs qui croient que Allah ta^ala est la cause des causes, ils Lui attribuent de faire exister toutes les choses par la causalité, du fait même de Son existence et sans que ce soit par Sa volonté. Ce sont des assimilationnistes (mouchabbihah) qui nient les attributs de Dieu (mou^attilah). Ils ont pour croyance que ce monde n’a pas de début de par la matière originelle (al-hayyoula) et le schème (as–sourah) selon leur odieuse terminologie ». Le Chaykh An-Naboulouçiyy, que Allah lui fasse miséricorde, a été en accord avec les gens de science qui l’ont précédé comme l’Imam, le Pilier de l’Islam, ^Aliyy As-Soughdiyy qui a déclaré mécréant celui qui appelle Allah ta^ala « sabab » –cause– ou « ^il-lah » –agent causal–. Tout comme il l’a dit dans le livre « An-Noutafou fi l-Fatawa », et comme l’a dit le Moufassir, spécialiste de l’exégèse du Qour’an, Abou l-Barakat An-Naçafiyy, dans l’explication de la parole de Allah ta^ala :
ولله الأسماء الحسنى فادعوه بها وذروا الذين يلحدون في أسمائه
[sourat Al-‘A^raf] : « C’est de l’athéisme que d’appeler Allah « corps » (jism) ou « substance élémentaire » (jawhar) où « raison » (^aql) où « agent causal » (^il-lah) ». Le Chaykh ^Abdou l-Ghaniyy a été en conformité avec ce qui a été décrété chez Ahlou s-Sounnah, les ach^ariyy et les matouridiyy, à savoir que les noms de Allah sont établis par la Loi (tawqifiyy), ce ne sont pas les gens qui déterminent les noms de Dieu.
L’Imam ^Abdou l-Mou^in An-Naçafiyy, qui fait partie des savants matouridiyy, dans son livre « Tabsiratou l-‘Adil-lati fi ‘Ousouli d-Din », page 138 et 139, édition Al-Jaffan et Al-Jabi, Damas et Chypre, dit ce qui suit : « Nous nous limitons au sujet des noms de Allah à ce qui a été fixé dans la Loi. Ne vois-tu pas que nous n’appelons pas Allah sahih (sain) même si les maladies et les calamités sont impossibles à Son sujet ?! On ne L’appelle pas non plus tabib (médecin) même s’Il sait les affections et les maladies ainsi que leurs remèdes. On ne L’appelle pas non plus faqih (jurisconsulte) même s’Il sait les jugements et leurs significations ». Avant lui, l’Imam de Ahlou s-Sounnah, Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy, a dit d’après ce qu’a rapporté de lui Ibnou Fourak dans son livre Moujarrad Maqalat Al-Ach^ariyy : « Il n’est pas permis de donner à Allah un nom en-dehors de ce qui est parvenu dans le Livre, la Sounnah et l’Unanimité (al-‘ijma^). » Il a dit : « Nous n’appelons pas Allah moustati^ -capable- même si cela a le sens de Al-Qadir –Celui Qui a la toute-puissance– car le nom moustati^ n’est pas parvenu dans la Loi. Il n’est pas permis non plus de l’appeler faqih ou fahim -qui comprend- parce que ces noms ne sont pas parvenus dans la Loi même s’ils ont le sens de Al-^Alim –Celui Qui sait tout– ».
Les textes semblables à ceux-là sont nombreux. Ils ne peuvent échapper à quelqu’un qui a un minimum de connaissance des livres de Ahlou s-Sounnah. Mais il semble que l’auteur du livre sus-mentionné, le Docteur Mouhammad Sa^id Ramadan Al-Boutiyy, n’en ait pas pris connaissance ou qu’il ne soit pas en accord avec eux. S’il en est ainsi, pourquoi a-t-on mis au programme l’enseignement de son livre sous prétexte qu’il serait un ouvrage de croyance islamique alors qu’il est en opposition fondamentale avec la croyance musulmane ? Al-Boutiyy accepterait-il que quelqu’un le traite de maladie (marad) ou d’agent pathogène (^il-lah) ? Comment accepte-t-il de donner ce nom à Allah soubhanah ? Du point de vue de la langue arabe, le mot ^il-lah signifie « al-marad » –la maladie– et appeler Allah en ces termes est de la mécréance. Dans la terminologie des philosophes maintenant, le mot « ^il-lah » –l’agent causal, la raison, le principe– est contraire à la religion agréée par Allah. Ainsi dans les deux cas, sa parole n’a pas d’autre issue que la mécréance. Il y a quarante ans lorsqu’il était à Damas, le Mouhaddith, le Chaykh ^Abdou l-Lah Al-Harariyy avait pris connaissance de son livre « Koubra l-Yaqiniyyati l-Kawniyyah » et avait vu cette expression que Allah serait l’origine du monde et la source du monde. Il l’avait contré à ce sujet et lui avait demandé de changer ce qu’il avait écrit dans son livre. Il avait alors fait mine d’être d’accord et avait promis qu’il allait faire la modification dans la nouvelle édition du livre. Mais il n’a pas tenu sa promesse et n’a rien changé. Le livre a été réédité plus de neuf fois et les expressions n’ont pas été modifiées.
La réalité, indiquée par ses actes et ses ouvrages, c’est que cet homme est contre la voie de Ahlou s-Sounnah. Il conduit ceux qui le suivent à la mécréance sans qu’ils s’en aperçoivent. Que l’on soit donc en garde contre ses ouvrages. Si jamais son livre devait être mis au programme des étudiants, qu’il soit mis alors en tant qu’exemple de livres qui ont été écrits contre la religion sous couvert du nom de la religion, mais ceci, après que l’étudiant a maîtrisé la croyance de Ahlou s-Sounnah ‘ach^ariyy et matouridiyy, ceci afin de le protéger.