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Notre Prophete : l’épreuve de son décès

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 18, 2010
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L’épreuve de cette communauté par le décès de son prophète

 

Allah ta^ala dit : {koullou nafsin dha’iqatou l-mawt} [sourat ‘Ali ^Imran/185]

Le messager de Allah a dit « ‘akthirou min dhikri hadima l-ladhdhat » ce qui signifie : « rappelez vous souvent de ce qui détruit les plaisirs » (c’est-à-dire la mort), rapporté par At-Tirmidhiyy.

 

La mort est une réalité. Allah a prédestiné la mort pour tout être vivant. Aucun esclave n’est excepté, aucun être vivant n’est épargné. Même les prophètes, même les messagers ont goûté à la mort. Ceux qui sont les meilleurs des créatures de Allah, même eux sont morts sauf ceux qui sont encore vivant et il s’agit de ^Iça et de notre maître Al-Khadir selon l’avis qui dit que c’est un prophète. Les meilleurs des esclaves de Allah aussi goûtent à la mort. Allah dit dans Son Livre honoré : « wa ma ja^alna libacharin min qablika l-khould » [sourat Al-‘Anbiya’/34] ce qui signifie « Il n’y a pas d’esclave, d’être humain, qui va vivre éternellement dans cette vie du bas monde ».

 

Allah tabaraka wa ta^ala a créé le corps de Adam à partir des différentes catégories de sol de cette terre sur laquelle nous vivons. L’ange chargé de souffler l’âme honorée de notre maître Adam a soufflé cette âme dans le corps de Adam. Et lorsque son âme s’est retrouvée dans son corps notre maître Adam est devenu vivant.

 

Ainsi, Allah a fait que les différentes âmes insufflées dans les corps sont comme un objet qui est prêté. Chacun d’entre nous, son âme est comme un objet qui lui a été prêté et qu’il va rendre. Allah a prédestiné aux descendants de Adam que nécessairement leurs âmes seront reprises par la mort. La mort a lieu par le fait que l’âme quitte le corps ensuite leurs corps seront ramenés à la terre à partir de laquelle Adam a été créé. Leurs corps redeviendront poussière et retourneront à la terre à partir de laquelle notre maître Adam, le premier des humain, a été créé. Ils retourneront à la terre et ensuite au jour du jugement les êtres humains seront ressuscités et ils sortiront de leurs tombes, après que Allah leur crée à nouveau le corps qui a été assimilé par la terre. Au jour du jugement Allah crée les corps qui ont été assimilés par la terre et les gens sortiront de leurs tombes, dans le cas où ce sont des corps qui sont assimilés par la terre. En effet, ce ne sont pas tous les corps qui sont assimilés par la terre. Les corps des prophètes ne seront pas assimilés par la terre. Allah a interdit à la terre d’assimiler les corps des prophètes. Elle ne les assimile pas. Les martyrs du combat, leurs corps ne seront pas assimilés par la terre et également certains saints, leurs corps ne seront pas assimilés par la terre.

Allah dit : « minha khalaqnakoum wa fiha nou^idoukoum wa minha noukhrijoukoum taratan ‘oukhra » [sourat Taha/55] ce qui signifie : « C’est à partir de la terre que Nous vous avons créés et c’est à la terre que vous retournerez et c’est à partir de la terre que vous sortirez une deuxième fois ».

Le Nous ici, le sujet, ce n’est pas un nous de pluriel. C’est Allah Qui est le Créateur et c’est un Nous de glorification.

Allah a fait que le mort retourne à la terre. La deuxième fois c’est pour le jour du jugement.

 

Allah dit : « Qala fiha tahyawna wa fiha tamoutouna wa minha toukhrajoun » [Al-‘A^raf/25] ce qui signifie « c’est sur terre que vous vivrez et c’est sur la terre que vous allez mourir et c’est à partir de la terre que vous sortirez pour le jugement ».

 

Il est rapporté dans les deux Sahih de Al-Boukhariy et Mouslim d’après ‘Ousama Ibnou Zayd que Allah l’agrée lui et son père, qu’une des filles du prophète a envoyé une femme apprendre au prophète qu’un enfant à elle était en train de mourir. Le messager de Allah a dit à cette personne envoyée de la part de sa fille, ce qui signifie : « retourne chez elle (c’est-à-dire auprès de la fille du prophète) et dis lui que c’est à Allah qu’appartient ce qu’Il prend et à Lui appartient ce qu’Il donne et que toute chose a une prédestination et une durée ».

C’est-à-dire l’âme de cet enfant appartient à Allah. Ce que Allah prend appartient à Allah et ce que Allah donne appartient à Allah. La vie de cet enfant à une durée que Allah a prédestinée.

Le prophète a dit à cette personne qui lui a été envoyée, de patienter et d’espérer les récompenses de la part de Allah, car le musulman quand il patiente par recherche de l’agrément de Allah, il sera récompensé ‘incha ‘Allah.

An-Nawawiyy a dit : « ce hadith comporte énormément de règles très importantes de l’Islam. Des règles qui concernent les fondements et les ramifications de la religion, tel la patience face aux épreuves ».

La parole qui signifie : « à Allah appartient ce qu’Il a pris », c’est-à-dire que tous ce monde appartient à Allah et ce que Allah prend ce n’est pas injustement. Il prend ce qui Lui appartient. Et « à Lui appartient ce qu’Il nous a donné », c’est-à-dire que ce que Allah nous a accordé reste une propriété de Allah, il appartient à Allah et Il fait de ce qui Lui appartient ce qu’Il veut. Il fait de nos âmes ce qu’il veut, Il fait de nos corps ce qu’Il veut, Il fait de nos parents ce qu’Il veut, Il fait de nos enfants ce qu’Il veut. Tout appartient à Allah, tout ce monde appartient à Allah.

La suite de la signification de la parole du prophète est « ne soyez pas tourmentés, celui qui meurt sera mort parce que l’échéance que lui a accordée Allah est arrivée ».

N’est-ce pas que toute chose est selon une prédestination. N’est ce pas que tout ce qui a lieu Allah l’a su et l’a voulu. Donc si quelqu’un meurt c’est parce que son échéance est arrivée. Il est impossible qu’une personne meure avant ou après son échéance. La personne mourra à l’échéance que Allah lui a accordée et si vous savez cela alors faites preuve de patience. Patientez et recherchez l’agrément de Allah, recherchez les récompenses de la part de Allah pour votre patience face aux épreuves qui vous arrivent. C’est cela la signification du hadith du prophète.

 

Dans le Mousnad de Al-Bazzar d’après ‘Anas, le prophète a dit aux gens qui s’étaient endormis (certains de ses compagnons ont été pris par le sommeil et ne se sont réveillés qu’après la fin du temps de la prière), ce qui signifie « Ô vous les gens, les âmes des esclaves sont comme quelque chose qui a été prêté dans le corps des esclaves. Allah les retire quand Il veut et Il les ressuscite quand Il veut. La mort et la résurrection sont par la prédestination de Allah ».

 

Sachez que la mort est comme un verre à partir duquel tout le monde va boire. Et la tombe est une résidence que tout le monde va habiter. L’intelligent, le raisonnable est celui qui se prépare pour ce qui vient après la mort, qui se prépare par la piété et les bons actes (en agissant en bien.

Le messager a incité à ce que nous nous rappelions souvent de la mort, que nous ayons souvent à l’esprit la mort. Pourquoi ? Parce qu’il y a de nombreuses sagesses en cela. Se rappeler souvent de la mort incite la personne à s’y préparer avant qu’elle n’arrive. Se rappeler souvent de la mort fait diminuer le trop d’espoir (comme certains qui disent maintenant je vais m’amuser, je vais avoir du bon temps quand j’aurai 60 ans je ferais le pèlerinage, celui-là il a beaucoup d’espoir, il a l’espoir de vivre jusqu’à 60 ans. Se rappeler souvent de la mort fait diminuer le trop d’espoir, la personne va dire demain peut-être je ne serai pas en vie alors à moi de me préparer). Se rappeler souvent de la mort fait que la personne se suffit du peu de subsistance et fait que la personne n’a pas son cœur attaché au bas monde. Se rappeler souvent de la mort incite à se préparer pour l’au-delà, incite le cœur à s’attacher à l’au-delà. Se rappeler souvent de la mort allège les difficultés des épreuves. Se rappeler souvent de la mort, éloigne de l’injustice, de l’orgueil (la personne va éviter d’être injuste et de faire preuve d’orgueil). Notre maître ^Oumar avait fait inscrire sur sa bague « la mort te suffit comme exhortation ô ^Oumar » c’est-à-dire que la mort nous suffit pour nous exhorter, pour nous inciter à accomplir le bien et éviter d’accomplir le mal.

 

Il a été dit un vers de poésie à ce sujet :

Donnez naissance à ceux qui vont mourir

(nécessairement chacun d’entre nous va mourir, chaque fois qu’une femme accouche cet enfant à qui elle a donné naissance va certainement mourir)

Et construisez ce qui va devenir ruine.

(quelque soit les matériaux, la robustesse, ce qui sera construit va nécessairement un jour devenir des ruines).

 

Une belle parole à ce sujet, c’est la parole de celui qui a dit : « je suis étonné de celui qui sait avec certitude qu’il y a une mort comment il se réjouit, et je suis étonné de celui qui a su avec certitude qu’il y a un enfer comment il rit ».

 

Ce bas monde est une résidence de passage et non pas une résidence de séjour éternel et la mort attend, à chaque instant elle peut arriver, elle peut venir. Celui qui est intelligent c’est celui qui profite de cette vie pour œuvrer pour l’au-delà. Il a été rapporté que l’imam Ach-Chafi^iyy lorsqu’il a présenté ses condoléances à un homme qui avait perdu son fils (cet homme était profondément touché par la perte de son fils), il lui a dit « je te présente mes condoléances, non pas que j’espère de la vie quelque chose, mais c’est une bonne tradition dans notre religion que de présenter nos condoléances. Parce que celui qui présente ses condoléances, ne va pas rester éternellement tout comme celui à qui on présente les condoléances, même s’ils vivent un certain bout de temps ». C’est-à-dire que je te présente mes condoléances mais ni toi ni moi n’allons rester éternellement dans cette vie.

 

Notre prophète a appris à sa communauté que lui aussi, il allait mourir et que ce serait une grande épreuve pour sa communauté. D’après ^A’ichah que Allah l’agrée, elle a dit : « le messager de Allah a ouvert une porte, ou une sorte de voile de sorte que de la maison de ^A’ichah il puisse voir les gens qui étaient dans sa mosquée en train de faire la prière dirigés par Abou Bakr que Allah l’agrée. Lorsqu’il a vu les gens faire la prière derrière notre maître Abou Bakr, il a fait les louanges à Allah, il a remercié Allah tellement ce qu’il avait vu lui a plu, à savoir que les compagnons accomplissaient la prière derrière notre maître Abou Bakr. Il a dit ce qui signifie : « que chaque croyant lorsqu’il lui arrive une épreuve qu’il patiente car il n’y aura pas une épreuve plus dure pour ma communauté que lorsque je vais mourir ».

Le prophète nous a appris que l’épreuve de sa mort est la plus grande des épreuves pour notre communauté. Quelque soit l’épreuve qui arrive à la personne dans cette communauté elle ne sera pas aussi difficile que l’épreuve de la mort du prophète (hadith rapporté pas Ibnou Majah).

 

D’après ‘Anas Ibnou Malik, le serviteur du messager de Allah, que Oummou ‘Ayman la nourrice du messager de Allah a pleuré lors de la mort du messager de Allah. Quand elle a été interrogée « qu’est ce qui te fait pleurer Oummou ‘Ayman ? » Elle a dit, que Allah l’agrée, « je savais que le prophète allait mourir mais je pleure parce que nous n’allons plus recevoir la révélation que le prophète nous transmettait » c’est-à-dire la révélation qui comporte les lois de cette communauté (rapporté par l’Imam ‘Ahmad).

 

D’après Abou Bourdah d’après son père, il a dit « nous avons accompli la prière de al-maghrib avec le messager puis nous nous sommes dit nous allons rester pour faire la prière de al-^icha’ avec lui. Nous étions assis et le prophète est sorti vers nous et nous a dit ce qui signifie : « vous êtes encore ici ? ». Nous avons répondu : « O messager de Allah, nous avons fait la prière de al-maghrib avec toi et nous nous sommes dit que nous allions faire la prière de al ^icha’ avec toi ». Il a dit ce qui signifie « vous faites bien (c’est bien) ». Puis il a levé la tête vers le ciel et le prophète, souvent levait la tête vers le ciel. Et il a dit ce qui signifie : « les étoiles dans le ciel sont comme une sécurité pour le ciel lorsque les étoiles vont tomber et qu’il ne restera plus aucune lumière au jour du jugement, le ciel va à son tour se fissurer » et il a dit à la suite ce qui signifie « moi je suis comme une sécurité pour mes compagnons lorsque je m’en irai mes compagnons auront ce qui leur est prédestiné » c’est-à-dire qu’après la mort du prophète il y aura des guerres et des discordes, il y aura des gens qui vont apostasier et les cœurs vont devenir des ennemis les uns pour les autres. Le prophète a annoncé cela et tout cela s’est produit. A la suite de ce même hadith le prophète a dit ce qui signifie « et mes compagnons sont comme une sécurité pour ma communauté, lorsqu’ils s’en iront, il arrivera à ma communauté ce qui lui est prédestiné » c’est-à-dire l’apparition des mauvaises innovations qui sont contraires à la religion, des évènements et des discordes qui vont se produire, la force du chaytan qui va apparaître et d’autres ennemis qui vont avoir le dessus sur la communauté et tout cela ce sont des signes de la prophétie de notre maître Mouhammad, ce sont ses miracles et tout cela s’est produit tout comme il nous l’a annoncé.

 

Il a été révélé au prophète éminent, durant sa vie alors qu’il était entouré de ses compagnons et de sa famille, que son terme était proche et ce, dans plusieurs ayah du Qour’an parmi lesquelles la parole de Allah : « Innaka mayyitoun wa innahoum mayyitoun » [sourat azZoumar/30] qui signifie : « Ô Mouhammad tu vas mourir ». Et la parole de Allah qui signifie « et Mouhammad est un messager qui a été précédé par d’autres messager et il va mourir ». Il y a aussi sourat An-Nasr qui a été révélée au cœur de notre maître Mouhammad et par cette sourat le prophète a su que son terme était proche. D’après ^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar que Allah l’agrée lui et son père, il a dit : « cette sourat « idha ja’a nasrou l-Lahi wa l-fath » a été révélée au messager de Allah durant les jours de at-tachriq (les trois jours qui viennent après le jour de ^idou l-adha, la fête du sacrifice, le 11, 12, 13 de dhou l-hijjah) et il a su par cette sourat que sa mort était imminente ». Rapporté par Al-Bayhaqiyy dans ses Sounan. La signification de cette sourat est que « toi ô Mouhammad lorsque Allah t’accordera la conquête des pays et que les gens vont entrer dans ta religion (en Islam) par groupe (‘afwaj) alors ton terme sera proche (c’est-à-dire que bientôt tu mourras). Prépare-toi  alors pour la mort par les paroles al hamdou li l-Lah et astaghfirou l-Lah. Car tu auras accompli ta mission, tu auras transmis le message qui t’a été confié et ce que Allah te prépare après la mort vaut mieux pour toi que le bas monde. Prépare toi à passer de cette vie vers ce qui vient après la mort qui est la vie de al-barzakh. »

 

Il a été rapporté de Ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée lui et son père qu’il a dit : « lorsque cette sourat a été révélée au prophète, il a su qu’il allait bientôt mourir et le prophète s’est alors consacré encore plus aux actes d’adoration pour l’au-delà ».

 

Il a été rapporté que la Dame honorable ^A’ichah a dit : « le messager de Allah disait beaucoup avant sa mort soubhana l-Lahi wa bi hamdihi, astaghfirou l-Laha wa atoubou ilayh ». ^A’ichah a dit alors au prophète : « tu dis maintenant des invocations que tu ne disais pas auparavant. Avant aujourd’hui tu ne disais pas beaucoup ces paroles ». Il lui a répondu ce qui signifie « mon Seigneur m’a appris que je vais voir un signe qui va apparaître dans ma communauté et quand je verrai ce signe là je ferai les évocations en faisant la louange et la demande de pardon et j’ai vu ce signe ». Le prophète a répondu à ^A’ichah que Allah lui a ordonné que lorsqu’il verra un signe particulier il va dire beaucoup al-hamdou li l-Lah et ‘astaghfirou l-Lah et que ce signe il l’a vu. Si le prophète élu qui est l’imam des pieux, le maître des bienfaiteurs, si il a reçu l’ordre de veiller à ce que ses derniers actes soient des actes de bien que dire du cas de celui qui est dans le péché ? Que dire du cas de celui qui est dans la désobéissance ? Que dire du cas de celui qui est sali par les péchés et qui a besoin de purification ?

Le prophète a reçu l’avertissement que la mort était proche par une révélation mais nous autre qui ne recevons pas cet avertissement par révélation de la mort proche, ce sont les cheveux grisonnants et la mort de ceux qui ont son âge qui vont l’avertir. Lorsque la personne voit ses cheveux gris et que ceux qui ont son âge commencent à mourir, ceci est un avertissement que la mort est proche. D’après Jabir que Allah l’agrée, le prophète lorsqu’il a ordonné aux gens qui l’accompagnaient pour le pèlerinage de lancer des pierres dans les jamarat, il leur a indiqué la taille de ces pierres et il a dit ce qui signifie « peut-être que l’année prochaine je ne vous verrai pas » rapporté par At-Tirmidhiy. C’était le seul pèlerinage que le prophète a accompli, le prophète a fait un seul pèlerinage de toute sa vie. Il a été dit que le prophète lors du pèlerinage de al-wada^ qu’il a accompli, a plusieurs reprises il a dit, ce qui signifie « peut-être que l’année prochaine je ne vous verrai pas et peut être je ne ferai plus jamais de pèlerinage après ce pèlerinage là ». Lors de ce pèlerinage Allah a révélé à Son prophète la parole « al-yawma akmaltou lakoum dinakoum » [Al-Ma’idah/3] et également sourat an-nasr. Ceci indique que sa mission de prophète était terminée. Ce sont des ayah qui indiquent que sa mission de prophète était arrivée à son terme dans le bas monde. C’est pour cela que ce pèlerinage a été appelé hajjatou l-wada^, le pèlerinage de l’adieu parce que le prophète avait fait ses adieux à l’occasion de ce pèlerinage.

 

Parmi ce qui indique que les compagnons avaient compris que le prophète leur avait annoncé que sa mort était proche, il y a ce qui est rapporté de Mou^adh Ibnou Jabal que Allah l’agrée lorsque le messager de Allah l’avait envoyé au Yémen. Le messager été sorti avec lui pour l’accompagner comme on accompagne quelqu’un qui va faire un voyage. Le prophète, la meilleure de toute les créatures, avait accompagné son compagnon Mou^adh. Mou^adh était sur sa monture et le messager marchait à coté de lui. Quand il allait le quitter, le prophète a dit à Mou^adh ce qui signifie « O Mou^adh, peut être que tu ne me verras plus après cette fois ci ou peut être tu passeras auprès de ma tombe ». C’est alors que Mou^adh s’est mis à pleurer à chaudes larmes. Puis le messager s’est retourné pour revenir à Médine puis il a dit ce qui signifie « ceux qui sont le plus proche de moi ce seront les pieux quels qu’ils soient et où qu’ils soient » (rapporté par l’Imam ‘Ahmad).

 

D’après la Dame honorée ^A’ichah que Allah l’agrée, l’épouse du prophète : « les épouses du prophètes s’étaient toutes réunies, aucune n’était absente. C’est alors que Fatimah Az-Zahra’ la fille du prophète, était venue en marchant et sa marche ressemblait à la marche du messager de Allah, son père. Le prophète lui a dit «  marhaban bi bnatiy » ce qui signifie « bienvenue à ma fille » et il l’a fait asseoir prés de lui (à sa droite ou à sa gauche). Puis il lui a dit des paroles à voie basse. C’est alors que Fatimah s’est mise à pleurer, puis il lui a dit à nouveau des paroles à voie basse et elle s’est mise à sourire. ^A’ichah lui a dit « qu’est ce qui t’a fait pleurer ? » Elle a répondu : « je ne peux pas divulguer le secret du messager de Allah ». ^A’ichah lui a dit : « je n’ai jamais vu comme aujourd’hui quelqu’un être heureux après avoir été malheureux et que ce sont deux évènements qui sont très proche », rapidement la personne est passée d’une tristesse vers une joie. Lorsque le prophète est mort ^A’ichah a de nouveau questionné Fatimah et Fatimah lui a répondu, après la mort du prophète. Elle lui a dit « le prophète m’a dit que Jibril révisait avec lui le Qour’an une fois chaque année et cette année il l’avait révisé avec lui deux fois ».

Comment se passait cette révision ? L’un récite et l’autre écoute.

Le prophète a dit ce qui signifie « je pense qu’il ne l’a fait que parce que je vais bientôt mourir et tu seras la première des gens de ma famille à me rejoindre (c’est-à-dire à mourir après moi) et je suis un bon prédécesseur pour toi ».

Fatimah a dit « c’est pour cela que je me suis mise à pleurer ». Puis il m’a dit par la suite ce qui signifie « ne voudrais tu pas être la meilleure des femmes de cette communauté ». Il lui a annoncé la bonne nouvelle qu’elle est la meilleure des femmes de la communauté de notre maître Mouhammad. Bien sûr la meilleure de femmes de toute l’humanité c’est notre dame Maryam. Elle a dit « et c’est pour cela que j’ai souri ». Fatimah a expliqué à ^A’ichah (rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim).

 

D’après le compagnon honorable Abou Hourayarah, il a dit : « Jibril révisait avec le prophète tout le Qour’an une fois par an et l’année de sa mort il l’a révisé avec lui deux fois. Et le prophète chaque année faisait al-i^tikaf les dix dernières nuits de Ramadan et l’année de sa mort il a fait al-i^tikaf les 20 dernières nuits de Ramadan ». Al-i^tikaf est le fait de rester dans la mosquée et de ne pas en sortir, sauf avec une nécessité et avec l’intention de rester dans la mosquée et c’est un acte d’adoration qui donne des récompenses.

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