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Conférence : A propos du hajj et des dix premiers jours de dhou l-hijjah

Posted in cours général,Exhortation,islam par chaykhaboulaliyah sur décembre 13, 2012
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La louange est à Allah le seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Nous demandons à Allah de nous préserver de l’état des gens de l’enfer, nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

 

Allah a fait grâce à la communauté islamique par ses nombreux bienfaits. Il a accordé à ses esclaves vertueux, des saisons, des périodes, pour le bien durant lesquelles ils s’approvisionnent, ils profitent pour multiplier les actes d’adoration et les bonnes œuvres. Et Allah a prolongé la vie de ses esclaves de sorte qu’ils puissent profiter de ces périodes de bien. Et parmi ces périodes, les plus éminentes d’entre elles, il y a les dix premiers jours du mois de dhou l-hijjah.

 

Même si la moyenne d’âge de la communauté du Prophète Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam est courte par rapport aux communautés qui nous ont précédés. Vous savez que la moyenne d’âge dans cette communauté est d’environ soixante ans, un peu plus que soixante ans. Par rapport à des communautés qui nous ont précédés, qui elles vivaient beaucoup plus longtemps. Il y a des communautés où certains vivaient des centaines et des centaines d’années.

 

Notre maitre Nouh a vécu plus que mille ans. Donc la moyenne d’âge de cette communauté est très courte par rapport à des communautés qui nous ont précédés mais Allah par Sa grâce et Ses grands bienfaits nous a remplacé cette courte moyenne d’âge par des temps dans lesquels on peut multiplier des actes d’adoration et obtenir beaucoup de récompenses. C’est-à-dire que Dieu a bénit cette courte période de sorte qu’on puisse en profiter comme certains qui vivaient beaucoup plus longtemps. Vous savez que la barakah c’est la multiplication du bien. Il se peut que quelque chose soit en petite quantité mais Dieu fait que le bien qu’elle comporte soit immense. C’est ca la barakah, c’est la multiplication du bien.

 

Donc celui qui passe ces périodes bénies dans l’adoration de Dieu, c’est comme s’il a vécut longtemps. N’est ce pas qu’il nous est parvenu que celui qui fait l’invocation en faveur du Prophète Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, qui invoque Dieu qu’Il élève davantage le rang de notre Prophète Mouhammad le vendredi pendant le temps de al ^asr, après la prière de la journée vendredi, s’il récite quatre-vingt fois l’invocation en faveur du Prophète, Dieu lui pardonne des péchés de quatre-vingt années. Regardez, Allah fait qu’il y a de la barakah dans certaines choses, certaines périodes de sorte qu’on peut gagner des récompenses comme certains qui ont vécu beaucoup plus longtemps que nous. Donc c’est pour cela qu’il s’agit d’apprendre et de connaitre ces périodes exceptionnelles.

 

Donc parmi les grâces que Allah a accordé à la communauté du Prophète Mouhammad  salla l-Lahou ^alayhi wa sallam c’est qu’Il accorde dix récompenses pour une seule bonne action. Une seule bonne action, sa récompense est multipliée par dix. Donc déjà il y a cette grâce.

 

Et la prière c’est un acte d’adoration fondamental dans la religion, c’est-à-dire que les cinq prières sont les meilleurs des œuvres après la croyance en Dieu et en son Messager. Après la croyance en Dieu et Son Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam les cinq prières sont les meilleures des œuvres. Il s’agit de ne pas les négliger.

 

Celui qui accompli un pèlerinage mabrour, on va voir qu’est ce que ca veut dire exactement mabrour, il n’a pas d’autre récompense que le paradis pour son pèlerinage mabrour. 

Et celui dont le pèlerinage a été accepté, il sera libéré de ses péchés, il redeviendra comme le jour où sa mère l’a mise au monde, un nouveau né n’a pas de péchés. Même un enfant qui n’est pas responsable, qui n’a pas encore atteint la puberté n’est pas chargé de péché.

Donc celui qui fait un pèlerinage qui est accepté par Allah, il sortira de ses péchés, il redeviendra comme le jour où sa mère l’a mise au monde. Regardez le bienfait du pèlerinage qui est accepté par Allah.

Donc c’est un acte d’adoration important le pèlerinage, c’est un grand bienfait, il convient au musulman de bien réfléchir et de bien méditer au sujet de cet acte d’adoration le pèlerinage, al-hajj.

 

Il convient donc pour que l’esclave puisse profiter de ce grand bienfait qu’est le pèlerinage qu’il apprenne comment l’accomplir correctement pour bénéficier de cette grande récompense.

Il est requis d’abord, dans les premières choses qui sont rappelées ici c’est de patienter face à la nuisance des gens. Notre chaykh que Allah lui fasse miséricorde a dit : « si tu t’attends à n’avoir affaire qu’à des gens qui sont parfaits tu vas te retrouver tout seul ». Ce n’est pas une excuse dire « oui mais ces gens là sont entrain d’appliquer la religion, regardes elle met le voile ou regardes il met le qamis, regardes comment ils se comportent » Tout le monde n’est pas saint ou vertueux, il se peut que quelqu’une mette le voile et un tel mette le qamis mais il n’a pas le comportement d’excellence. Cela ne diminue pas son attachement à la religion. Parce que l’attachement à la religion est important, simplement on espère que ces gens s’améliorent et à nous de patienter face à leur nuisance parce que Allah éprouve les gens. Parfois Allah ta^ala fait qu’une personne est éprouvée. Comment elle est éprouvée? Par exemple elle a deux amis : un qui est athée qui ne reconnait ni la religion qui est complètement éloigné, c’est un ennemis de Dieu, c’est un mécréant mais il est gentil, il l’aide quand il est dans la difficulté, il lui sourit… et un autre qui selon l’apparence fait la prière, récite le Qour’an, il jeûne mais il a un comportement qui n’est pas bon du tout. Celui qui est faible qu’est ce qu’il dit ? « Ah regardes celui là est gentil, celui là est bien ! » Alors que ce n’est pas le critère correct. Il s’agit d’accorder à chaque chose sa juste valeur. Au jour du jugement sur quoi on sera interrogé ? Est-ce qu’on sera interrogé sur le fait d’être serviable avec les gens et d’être polis et souriant ou bien on sera interrogé sur notre croyance ?

 

Qu’est ce qu’on croyait au sujet de Dieu ? Qu’est ce qu’on avait pour croyance au sujet de Dieu ? Qu’est ce qu’on avait pour croyance au sujet du Prophète. La première chose au sujet de laquelle on sera interrogé c’est la croyance. Ce n’est pas la serviabilité ou l’amabilité ou le nombre de sourire qu’on a fait dans notre vie. Non ! La première chose c’est « Que croyais-tu au sujet du Prophète Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. » C’est pour cela qu’il convient de connaitre les choses à leur juste valeur.

 

Et après on patiente, on patiente avec les gens parce que comme a dit le chaykh : « si tu t’attends à n’avoir affaire qu’à des gens qui sont parfaits tu vas te retrouver tout seul ». Ou peut être tu vas aller avec des gens qui vont déteindre sur toi. Comment ils vont déteindre sur toi ? Ils vont t’influencer sur ta croyance, ils vont t’influencer sur ton attachement à l’islam. Parce que selon l’apparence ce sont des gens qui sont gentils, ce sont des gens qui sont serviables, ce sont des gens qui sont aimables mais en réalité Dieu ne les aime pas parce qu’eux ne croient pas en Dieu ou ils ne croient pas en notre Prophète Mouhammad, ou ils attribuent à Dieu des choses dont Il est exempt, comme certains qui croient que Dieu est un corps qui est assis au dessus du ciel. Ca ce n’est pas la croyance correcte. La croyance correcte c’est que Dieu ne ressemble pas à ses créatures et Il est sans endroit, Il n’habite pas le ciel. Il n’est pas partout. C’est Lui qui a crée le ciel, avant l’existence du ciel Dieu existe, avant l’existence du trône, al ^arch qui est le toit du paradis, Dieu existe et Il ne change pas. Tout comme avant l’existence de toutes ses créatures il existe, sans ses créatures, après la création de ses créatures, Il ne change pas. Le fait qu’une créature existe ou n’existe pas ca ne va pas changer Dieu.

Donc c’est pour cela qu’il convient que la personne fasse attention qu’elle reconnaisse à chaque chose sa juste valeur.

 

La première chose c’est l’attachement à l’islam, est ce que la personne a la bonne croyance ou n’a pas la bonne croyance ?

Après la deuxième chose au sujet de laquelle la personne sera interrogée au jour du jugement ce sont ses cinq prières. Est-ce qu’elle a fait ses cinq prières ? C’est pour cela qu’il ne faut pas négliger l’accomplissement de la prière. Il faut faire attention pour ne pas tomber dans le grand péché qui est de retarder une prière par rapport à son temps sans excuses valables. Certains te disent « Mais moi je suis loin, je commets des péchés » On lui dit « si tu commets des péchés, cela ne t’empêche pas d’accomplir les devoirs ». Certains, comment chaytan les entraine ? Il les enfonce davantage. Lui il commet des péchés, mais au lieu d’essayer de s’améliorer, qu’est ce qu’il fait ? Il te dit « Ah non, je commets des péchés donc je ne fais pas les devoirs » Ca ce n’est pas une conclusion correcte. S’il fait des péchés, il ne faut pas pour autant qu’il s’enfonce davantage. Qu’il accomplisse les devoirs et in cha’a l-Lah l’accomplissement de sa prière va améliorer son état. Ca va l’amener à se détacher des péchés.

 

Que l’on sache également que la patience face aux nuisances des gens est quelque chose de requise. Que l’on sache aussi qu’il convient à la personne qu’elle patiente. Et le pèlerin celui qui va pour accomplir le pèlerinage, il a besoin de côtoyer les gens. Celui qui va pour faire le pèlerinage il a besoin de côtoyer les gens. Et le croyant qui se mélange aux gens, qui côtoie les gens et qui patiente face à la nuisance des gens. Ce musulman là, ce croyant là qui patiente et qui se mélange aux gens il est meilleur que ceux qui ne se mélangent pas aux gens et qui ne patientent pas face à leur nuisance, parce que celui qui côtoie les gens, qui patiente face à la nuisance des gens, il est récompensé pour cette patience, il a la possibilité d’ordonner le bien et d’interdire le mal. Tandis que l’autre qui s’éloigne, qui s’isole qui ne se mélange pas aux gens, qui ne patiente pas face à leur nuisance celui là il est privé de cette récompense.

 

Un savant qui s’appelle Rabi^ah a dit :

 « المروءة في السفر بذلك الزاد و قلة الخلاف على الأصحاب والمزاح في غير مصاخط الله عزّ و جلّ »

(Al-mourou‘atou fi s-safari bidhalika z-zad wa qillatou l-khilafi ^ala l-‘ashab, wa l-mouzahou fi ghayri masakhiti l-Lahi ^azza wa jall )

 

 « La personne quand elle va en voyage, il convient qu’elle fasse preuve de noblesse d’âme » de noblesse d’âme avec ses compagnons, « il convient qu’elle ne contredise pas beaucoup ses compagnons de voyage ». Si les compagnons de voyage décident par exemple de faire une halte, il n’est pas à chaque fois entrain de s’opposer à eux. De dire « non pas maintenant, après » s’ils décident de partir il ne dit pas «non on reste encore ». Il essaie d’être souple et facile avec ses compagnons de voyage et même s’il lui arrive de plaisanter avec eux pour faire de la bonne ambiance que ca ne soit pas dans la désobéissance à Dieu. Que ca ne soit pas pour faire un péché, pour désobéir, pour mentir ou pour d’autres choses qui sont graves.

Sa^id Ibnou Joubayr a été interrogé, on lui a demandé :

« أيّ الحاج أفضل »

(‘ayyou l-hajji ‘afdal?)

 

 « Quel est le meilleur pèlerin ? Quand il va partir pour le pèlerinage, quel est le meilleur comportement ? » Il a dit :

 « من أطعم الطعام و كف لسانه »

(man ‘at^ama tta^am wa kaffa lisanahou)

 

« c’est celui qui partage sa nourriture avec ses compagnons de voyage et qui reste le plus longtemps possible silencieux. » Celui qui partage sa nourriture et qui garde le plus longtemps possible sa langue au repos, qui ne parle pas beaucoup. Pourquoi ? Parce que quand tu parles, tu peux tomber dans des choses qui sont déconseillées, tu peux tomber dans des choses qui sont interdites. Donc c’est pour cela qu’il vaut mieux retenir sa langue et ne pas parler.

Un autre homme vertueux qui s’appelle ‘Ibrahim ibnou ‘Adham que Allah l’agrée, quand les gens lui demandait si on pouvait l’accompagner pour faire le pèlerinage, « est ce qu’on peut partir avec toi ? » il posait pour condition deux choses. Il disait à ceux qui voulaient l’accompagner dans un voyage en générale, il leur posait deux conditions. La première c’était que ce soit lui qui soit à leur service pendant le voyage, donc s’ils avaient besoin de quelque chose, il voulait être lui à leur service et la deuxième chose était que ce soit lui qui fasse l’appel à la prière. Parce que faire l’appel à la prière est un acte qui donne beaucoup de récompenses et être au service de ses frères en islam et de ses sœurs en islam c’est quelque chose qui donne beaucoup de récompenses. Ce n’est pas comme aujourd’hui dans la maison, parfois le père ou la mère demande quelque chose à son enfant et l’enfant traine, traine… il ne veut pas le faire alors que les parents sont prioritaires à ce qu’on écoute leurs paroles.

 

Il y avait un homme vertueux qui accompagnait ses frères dans le voyage, dans différente sorte de voyage, quelque soit le voyage et il posait pour condition d’être à leur service et il avait la bonne intention, c’est-à-dire il faisait pour l’agrément de Dieu. Quand il voyait quelqu’un qui voulait laver son vêtement, il lui disait « mais c’est la condition que je t’ai posé, quand je t’accompagne dans le voyage, c’est moi qui suis à ton service » il prenait son vêtement et il le lavait pour lui. Quand il voyait quelqu’un qui voulait se laver la tête, il lui disait « ca c’est ma condition, c’est moi qui te laves la tête » et il lui lavait la tête et quand il est mort, ils ont vu sur sa main, il était inscrit : « il fait parti des gens du paradis ».

 

Tu ne sais pas quel acte peut te faire entrer au paradis. Tu ne sais pas quel acte, simplement, il y a une chose très importante c’est que tu es l’intention de rechercher l’agrément de Dieu. Et pour rechercher l’agrément de Dieu, qu’est ce que ca implique ? Ca implique que tu vas patienter face à la froideur des gens, aux mauvais comportements des autres. Parce qu’il se peut que tu veuilles faire quelque chose de bien à quelqu’un et que lui agisse en mal avec toi. Le chemin de la facilité c’est que ton nafs, la nafs de la plupart des gens lui dit « Pourquoi tu lui as dis ca, regardes comment il te traites, laisse le tomber, il ne mérite pas… » Le vertueux, celui qui arrive à casser son nafs c’est celui qui dit « moi je ne fais pas pour ses beaux yeux, moi je le fais pour l’agrément de Dieu, c’est pour gagner des récompenses » Après si lui est reconnaissant ou n’est pas reconnaissant, c’est son problème à lui, moi je fais ça pour l’agrément de Dieu. Et c’est ainsi que la personne peut espérer s’améliorer, augmenter et améliorer son état. Quant à celui qui est faible. Dès la petite première épreuve il baisse les bras et il retombe dans la médiocrité.

Tandis que celui qui essaie de casser son nafs, de s’améliorer, il patiente avec son frère, il patiente avec sa sœur, il patiente avec ses parents, il patiente avec ses enfants, il patiente avec son enseignant, il patiente avec les gens avec qui il travaille, un travail de da^wah. Et ça c’est quelque chose qui demande beaucoup beaucoup d’humilité, beaucoup de modestie et beaucoup d’effort sur son âme. Parce que l’âme aspire à être supérieure aux autres. Elle cherche la facilité, elle cherche la paresse, elle cherche à être meilleure que les autres.

 

Un savant a dit :

كنت في طريق الحج و كان الأمير يقف للناس كلّ يوم لصلاة الفجر فينزل فنصلي ثم نركب، فلما كان ذات يوم قرب طلوع الشمس و لم يقفوا للناس، فناديتهم فلم يلتفتوا إلى ذلك، فتوضّأت على المحمل، ثم نزلت للصلاة على الأرض، و وطّنت نفسي على المشي إلى وقت نزولهم للضّحى و كانوا لاينزلون إلى قريب وقت الظهر مع علمي بمشقة ذلك عليّ، و أني لا قدرة لي عليه، فلما صليت و قضيت صلاتي، نظرت إلى رفقتي، فإذا هم وقوف و قد كانوا لو سئلوا ذلك لم يفعلوا، فسألتهم عن سبب وقوفهم، فقالوا لما نزلت تعرقلت مقاود الجمال بعضها ببعض، فنحن في تخليصها إلى الآن

(kountou fi tariqi l-hajji wa kana l-‘amirou yaqifou li n-nasi koulla yawmin li salati l-fajri, fayanzilou fanousalli thoumma narkib, falamma kana dhata yawmin qarouba toulou^ou ch-chamsi wa lam yaqifou li n-nas, fanadaytouhoum falam yaltafitou ila dhalika, fatawadda’tou ^ala l-mahmali, thoumma nazaltou li s-salati ^ala l-‘ardi, wa watantou nafsi ^ala l-machyi ila waqti nouzoulihim li ddouha wa kanou la yanzilouna ila qaribi waqti dhdhouhri ma^a ^ilmi bi machaqqati dhalika ^alayy, wa anni la qoudrata li ^alayh,  falamma sallaytou wa qoudiyat salati, nadhartou ila rifqati, fa’idha houm wouqouf wa qad kanou law sou’ilou dhalika lam yaf^alou, fasa’altouhoum ^an sababi wouqoufihim, faqalou lamma nazalta ta^arqalat maqawidou l-jimali ba^douha biba^d, fanahnou fi takhlisiha ila  l-‘an)

 

« j’étais un jour en voyage pour le pèlerinage et l’habitude de cette caravane (il était dans une caravanne) c’était que le chef de cette caravane, c’était lui qui dirigeait la prière de assoubh, c’était lui qui dirigeait cette prière. » La caravane avançait à la fin de la nuit, ils profitaient sans doute de la fraicheur, et il faisait une halte pour faire la prière de assoubh la prière de l’aube. Puis ils remontaient, ils continuaient leur chemin puis s’arrêtaient un peu avant la prière de adhdhour, donc c’était l’habitude. Donc un jour alors qu’ils étaient entrain d’avancer, ce savant qui était dans la caravane était dans une monture, il a remarqué que le soleil allait bientôt se lever et la caravane n’avait pas encore fait halte pour faire la prière de soubh, donc ils allaient rater le temps de la prière, ce qui était grave parce que retarder une prière par rapport à son temps c’est un grand péché. Donc qu’est ce qu’il a fait ? Il leur a dit « il faut qu’on arrête pour faire une halte », eux ils n’ont pas entendu, ils ont voulu continuer leur chemin. Il s’est dit « moi je vais descendre, même si ça me fatigue, je vais faire ma prière dans son temps, même si eux ne vont pas s’arrêter et que ça va être très éprouvant pour moi de les rattraper lorsqu’ils vont faire une halte près du temps de adhdhour, mais je vais le faire parce que c’est un devoir. » il a dit « j’ai fais mon woudou’ dans la monture et je suis descendu, j’ai fais ma prière, quand j’ai terminé j’ai regardé la caravane était toujours là. Il leur a demandé « Mais qu’est ce qui vous a pris ? ». Ils lui ont dis « quand tu es descendu les brides et les cordes des chameaux se sont toutes entremêlées et là on essaie de tirer les fils pour qu’on arrive à continuer le chemin ».

 

Et il a dit

فجئت و ركبت و حمدت الله عز و جل وعلمت أنه ماقدّم أحد حق الله على هوى نفسه و راحتها إلا و رأى سعادة الدنيا و الآخرة ، ولعكس أحد ذلك فقدّم حظ نفسه على حق ربه إلا و رأى الشقاوة في الدنيا و الآخرة

(faji’tou wa rakibtou wa hamidtou l-Laha ^azza wa jall wa ^alimtou ‘annahou ma qaddama ‘ahadoun haqqa l-Lahi ^ala hawa nfsihi wa rahatiha ‘illa wa ra’a sa^adata d-dounya wa l-‘akhirah, wa la^akasa ‘ahadoun dhalika faqaddama hadhdha nafsihi ^ala haqqi rabbihi ‘illa wa ra’a ch-chaqawata fi d-dounya wa l-‘akhirah)

 

« celui qui priorise l’adoration de Dieu, au dépend des passions de son âme (parce que l’âme a des passions, elle aspire à des choses, entre autre l’âme recherche la facilité, elle recherche à ne pas trop se casser la tête, elle veut tout de suite et facilement) Allah le facilite dans ce bas monde et dans l’au delà. Et celui qui au contraire priorise les passions de son âme et bien il sera comme ces gens là qui essaient de faire sortir les cordes et qui essaient de les démêler. N’est ce pas que c’est Allah qui crée toute chose et il se peut que quelqu’un Allah lui donne une épreuve, une petite chose, à cause de cette chose là il rate beaucoup beaucoup de bien. Il est le créateur de toute chose, donc celui qui craint Dieu, qui se rappelle la Toute-puissance de Dieu, qu’il se dise moi je priorise dans tout les cas l’obéissance à Dieu. Et Dieu Incha’a l-Lah me facilite.

 

Il a cité à titre de preuves deux vers de poésie en arabe qui sont des métaphores, des images, il a dit :

و الله ما جئتكم زائرا إلا وجدت الأرض تُطوى لي، ولا ثنيت العزم عن بابكم إلا تعثّرت بأذيالي.

(wa l-Lahi ma gi’toukoum za‘iran illa wajadtou l’arda toutwa li, wa la thanaytou l-^azma ^an babikoum illa ta^aththartou bi ‘adhyali)

 

« Par Allah à chaque fois que je viens vous rendre visite, je vois comme si la terre était pliée et le chemin tout facile et chaque fois que je reculais un peu, je retardais alors je trébuchais dans mes vêtements ». C’est comme pour dire, à chaque fois que je veux me consacrer à l’adoration de Dieu, les choses deviennent faciles. Et si je fais preuve de défaillance, et je tarde, ou je commets des péchés ou je ne fais pas certains devoirs, les choses deviennent difficiles.

 

Une manière complète lorsqu’on va faire le pèlerinage, c’est d’évoquer beaucoup Dieu, d’essayer de se rappeler toujours Dieu, pas comme certains pensent « ça sera où l’hôtel? Qu’est ce qu’on va manger ce soir ? On va où ? Quand est ce qu’on va se lever ?» En fait, toi tu vas aller pour faire un acte d’adoration, donc il s’agit de te consacrer à cet acte d’adoration. Rappelles toi qu’il y a des gens qui partaient, avant ils mettaient une année pour  aller faire le pèlerinage. Certains saluaient leurs familles pour pratiquement ne plus les revoir. Et c’est vrai ça, certains ne revenaient pas. Aujourd’hui al hamdouli l-Lah, parfois en deux-trois heures ça y es tu atterris, tu fais ton pèlerinage, donc profites de ce temps, ne te laisses pas détourner par des choses futiles. Même si tu n’as pas mangé, même si tu as mal dormi, même si tu as mal mangé, qu’est ce que cela coûte ? Ce qui est important c’est que tu accomplisses l’adoration de Dieu.

 

L’imam Ahmad a rapporté que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a été interrogé

أي الحاج أفضل ؟

(‘ayyou l-hajji afdal ? )

 

sur quel était le meilleur pèlerin. Et le Prophète a répondu

 « أكثرهم لله ذكرا »

(‘aktharouhoum li l-Lahi dhikra)

 

ce qui signifie « c’est celui qui évoque le plus Dieu », c’est celui qui évoque le plus Dieu, on peut évoquer Dieu par la langue, par le cœur. C’est ça.

Ce même hadith a été rapporté aussi par plusieurs compagnons.

At-tirmidhiyy a rapporté et d’autres que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam,   Il a répondu

« أفضل الحج، العج و الثج »

(‘ afdalou l-hajji al-^ajjou wa th-thaj)

 

ce qui signifie « C’est le pèlerinage durant lequel on dit beaucoup « Allahou ‘Akbar » et « labbayka l-Lahoumma labbayk » à haute voix (ca c’est pour les hommes) et dans le quel on sacrifie pour l’agrément de Dieu» c’est-à-dire on égorge des moutons et d’autres animaux pour l’agrément de Dieu.

 

Parmi les caractères qu’il convient au pèlerin d’avoir durant son pèlerinage c’est d’être un bon compagnon de voyage, ce n’est pas un compagnon de voyage où les gens qui sont avec lui disent « Quand est ce qu’il va partir ? Qu’il va nous laisser ? » Ils sont contents d’être avec lui, c’est quelqu’un avec lequel les gens sont heureux. Ils sont contents, ce n’est pas un cas à problème, ce n’est pas quelqu’un qui on se dit « Quand est ce qu’il va partir on sera débarrassé de lui » Non ! Il faut qu’il soit agréable avec les gens qu’il accompagne. Également de faire le bien autour de soit par différents moyens et également de supporter la nuisance des gens et de cesser de nuire aux gens. Tout cela fait parti de l’excellence de comportement.

 

Donc parmi les choses qui sont une forme de bienfaisance elles sont nombreuses, comme par exemple la belle parole. Tu dis une belle parole. Ou aussi tu dépenses ton argent pour ton compagnon de voyage, quelqu’un qui n’a pas appris, tu lui enseigne, tu vas lui dire « voilà c’est comme ca qu’il faut faire ». Et d’accompagner quelqu’un s’est perdu, il se peut que tu rencontres des gens que c’est la première fois qu’ils quittent leur voyage, donc il se trouve au milieu de millions de personnes dans le même endroit avec des mouvements qui sont rapprochés d’un endroit à un autre. Donc si quelqu’un est perdu, tu vas pour l’aider à retrouver ses compagnons de voyage.

Il y a également ordonner le bien autour de toi, interdire le mal et en faisant cela avec sagesse, en faisant cela avec une bonne exhortation, tu corriges les gens correctement, avec la bonne manière. Rappelez vous à cet effet que al-Hasan et al-Housayn comment ils ont enseignés à un homme âgé comment faire le woudou’, sans lui dire qu’ils étaient entrain de lui enseigner. Donc les deux petits fils du prophète al-Hasan et Al-Housayn, les deux fils de sa fille Fatimah qui était mariée à notre maitre ^Aliyy. Quand ils ont vu un homme âgé qui était entrain de faire le woudou’, il ne faisait pas correctement. Ils n’ont pas dit « Ah qu’est ce que tu fais là, ce n’est pas correct » Non ! Ils ont bien vu qu’il y avait quelque chose qui clochait. Ils lui ont dit « On va faire le woudou’ devant toi et regardes bien et arbitre entre nous qui fait le woudou’ correctement » et tous deux ont fait correctement le woudou’. Lui il a su qu’ils ont fait correctement et que c’était lui qui devait apprendre. Donc c’est de cette manière, parfois quand tu enseignes à quelqu’un quelque chose, quand tu viens de haut tu es heurté à quoi ? Au nafs, à l’âme de cette personne. Elle te dit « Pour qui il se prend ? Pourquoi il vient m’enseigner ? C’est qui lui ? » Alors toi quel est ton objectif ? Ton objectif est que tu es une levée de bouclier et que la personne rejette la vérité ou bien qu’elle accepte la vérité ? C’est qu’elle accepte la vérité, ton objectif ce n’est pas de paraitre supérieur à elle. Comme l’imam Ach-Chafi^iyy disait, « il m’arrivait de débattre avec quelqu’un et je souhaitais que la vérité sorte de la bouche de celui avec qui je débats. Je l’amène à reconnaitre la vérité, à dire la vérité ». Donc tu viens et tu enseignes à la personne en étant souple, en étant facile et tu lui transmets l’information sans heurter ses sentiments, même si toi tu te dis « mais pourquoi il est orgueilleux » Quelqu’un qui n’est pas orgueilleux il accepte même de manière rude. Oui ça c’est théoriquement quelqu’un qui n’est pas orgueilleux mais toi quel est le risque. Tu ne connais pas cette personne si elle est orgueilleuse ou pas. Pour éviter ce risque utilise le chemin dont tu es sûr. Ce dont tu es sûr c’est de lui enseigner ça avec sagesse avec bonne exhortation comme Allah nous l’ordonne dans le Qour’an.

 

Et le Prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam a dit

« إن الله يعطي على الرفق ما لا يعطي على العنف »

(‘inna l-Laha you^ti ^ala r-rifqi ma la you^ti ^ala l-^ounf)

 

ce qui signifie « Allah accorde pour la chose qui est accomplie avec douceur plus que ce qu’Il accorde pour la chose qui est faite avec rudesse et dureté » Donc essaies d’être souple, de passer le message de la manière la plus souple et sage possible.

 

Donc également quand la personne va faire le pèlerinage, la ^oumrah, c’est quelque chose qui donne la Barakah dans l’argent, Allah éloigne la pauvreté de la personne lorsqu’elle dépense de l’argent pour le pèlerinage et la ^oumrah, c’est une cause.

 

L’Imam Ahmad a rapporté dans son Mousnad d’après ibnou Mas^oud que Allah l’agrée, il a dit : Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit

« تابعوا بين الحج و العمرة فإنهما ينفيان الفقر و الذنوب كما ينفي الكير خبث الحديد و الذهب و الفضة »

(Tabi^ou bayna l-hajji wa l^oumrati fa’innahouma yanfiyani l-faqra wa dh-dhounouba kama yanfi

l- kayrou khabatha l-hadidi wa dh-dhahabi wa l-fiddati)

 

 « faites suivre le pèlerinage de la ^oumrah, faites successivement le pèlerinage et la ^oumrah, enchainez le pèlerinage et la ^oumrah, Faites le pèlerinage et la ^oumrah les uns à la suite des autres car quand vous agissez ainsi, vous faites des pèlerinage les uns à la suite des autres des ^oumrah les unes à la suite des autres cela éloigne de vous la pauvreté et les péchés. »

Tout comme le forgeron fait chauffer le fer, les impuretés sortent ou l’orfèvre, celui qui travaille l’or, ou celui qui travaille l’argent quand il le chauffe, les impuretés qui étaient dans le métal s’en vont. De la même manière celui qui fait des pèlerinages et des ^oumrah successifs ça éloigne de lui la pauvreté et les péchés. Donc ca c’est un des mérites du pèlerinage et de la ^oumrah.

 

Abou Nou^aym a rapporté d’après Abou Hourayrah que Allah l’agrée que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit

« ثلاثة في ضمان الله، رجل خرج إلى مسجد من مساجد الله و رجل خرج غازيا في سبيل الله و رجل خرج حاجّا »

(thalathatoun fi damani l-Lahi, rajouloun kharaja ila masjidin min masajidi l-Lahi, wa rajouloun kharaja ghaziyan fi sabili l-Lahi, wa rajouloun kharaja hajjan)

 

ce qui signifie «Il y a trois catégories de personne qui sont sous la protection de Dieu, trois catégories de personne que Dieu protège et parmi ces gens là, il y a celui qui sort pour accomplir la prière dans une mosquée et celui qui part pour accomplir le pèlerinage. » Donc celui là aussi il est protégé par Allah.

 

Il a été rapporté et confirmé dans le sahih d’après ibnou ^Abbas que Allah l’agrée lui et son père, que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit au sujet d’un homme qui était mort en rituel de pèlerinage, il était parti pour faire son pèlerinage, donc il était en ihram, il avait juste les vêtements sur les épaules et les vêtements autour de la taille, il était mort en accomplissant le pèlerinage. C’était sa monture qui l’avait piétinée. Sa monture l’avait piétinée et il est mort. Le Prophète a dit

« اغسلوه بماء و سدر و كفنوه بثوبيه و لا تخمروا رأسه و لا تحنطوه »

(‘irsilouhou bi ma’in wa sidrin wa kaffinouhou bi thawbayhi wa la toukhammirou ra’sahou wa la touhannitouh)

 

ce qui signifie « lavez le, faites lui le lavage funéraire avec de l’eau et du sidr (c’est une sorte de plante pour parfumer l’eau), enveloppez le dans ses vêtements de pèlerinage et ne lui couvrez pas la tête. » Habituellement quelqu’un qui meurt on lui couvre la tête, mais lui comme il était en rituel de pèlerinage, et pour l’homme, il est interdit de se couvrir la tête pendant qu’il fait son rituel de pèlerinage. Pour la femme ce qui lui est interdit de couvrir c’est son visage ? bien sur elle couvre tout le reste mais c’est son visage qui reste découvert si elle meurt en rituel de pèlerinage, mais si ce n’est pas en rituel de pèlerinage on couvre la totalité. Cet homme là comme il était mort en rituel de pèlerinage, le prophète leur a dit de ne pas lui couvrir la tête et il a dit

« فإنه يبعث يوم القيامة ملبيا»

(fa’innahou youb^athou yawma l-qiyamati moulabbiyan)

 

ce qui signifie « Il va être ressuscité au jour du jugement en faisant la talbiyyah. En disant

«لبيك اللهم لبيك»

 « labbayka l-Lahoumma labbayk » qu’est ce que veut dire cette phrase « labbayka l-Lahoumma labbayk » ? C’est à dire « Nous répondons à ton ordre ô notre Seigneur nous répondons » c’est-à-dire quel ordre ? L’ordre d’accomplir le pèlerinage, quand les gens vont pour faire le pèlerinage, ils disent cette phrase, c’est-à-dire « Ô Allah nous répondons à l’ordre qui nous est parvenu » N’est ce pas que Allah a ordonné à notre maitre ‘Ibrahim ^alayhi s-salam d’appeler les gens au pèlerinage. Il a dit « Mais je suis dans une terre déserte ici, je vais appeler qui ? » Allah lui a révélé à lui ‘Ibrahim d’appeler et que Allah fait que son appel sera relayé. Et n’est ce pas qu’il nous est parvenu l’appel de notre maitre ‘Ibrahim, il nous est parvenu. Allah a révélé le Qour’an à notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et notre maitre Mouhammad a transmit à sa communauté et cela nous a été parvenu jusqu’à nous. Vous voyez comment le message a été relayé, donc il est bien parvenu.

Le pèlerinage nous rappel également le jour de la résurrection, quand tu vois tous ces gens là qui sont détachés du bas monde, vêtus des manières les plus simples, ca nous rappelle le jour du rassemblement, le jour du jugement.

 

Le pèlerinage nous rappelle le jour de la résurrection, il nous rappelle le jour du jugement, il nous rappelle le jour où les gens sortiront de leurs tombes pour être jugé et il nous rappelle les efforts que nous devons faire pour l’agrément de Allah. Puisque à l’occasion du pèlerinage il y a un entrainement pour l’âme pour faire face aux difficultés du voyage, les difficultés de quitter un endroit pour rejoindre un autre, et la fatigue et le fait de s’attacher à respecter des horaires bien particuliers, des moments bien particuliers. Il faut être dans un endroit à tel moment, des rituels particuliers que Allah a ordonné de faire et que notre Prophète honoré nous a indiqué, que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré. Nous demandons à Allah qu’Il nous accorde l’accomplissement du pèlerinage et de la ^oumrah et qu’Il accepte de nous nos bonnes œuvres, Il est certes celui qui accorde avec bienfaisance.

 

 

L’Imam Ahmad, at-Tirmidhiyy et d’autres ont rapportés de ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit

« ما من أيام ، العمل الصالح فيها أحب إلى الله من هذه الأيام»

(ma min ‘ayyamin al^amalou ssalihou fiha  ‘ahabbou ila l-Lahi min hadhihi l-‘ayyam)

 

ce qui signifie « Il n’y a pas des jours durant lesquelles les actes de bien sont le plus agrée par Dieu que ces dix jours là », ces dix jours que nous allons entamer, les dix premiers jours de dhou l-hijjah, Allah agrée que l’on accomplisse des actes de biens durant ces dix jours, donc profitons. Profitons pour accomplir des actes de bien pendant ces dix jours (dès que l’on termine le mois de dhou l-qi^dah on rentre dans le mois de dhou l-hijjah).

 

Un autre hadith qui a le même sens qui incite à agir en bien pendant les dix premiers jours du mois de dhou l-hijjah. Les bonnes œuvres sont une bonne provision et la meilleure des provisions c’est la piété. Et quand la personne cherche à accomplir le bien, c’est un bon signe pour elle.

 

Dans la vie, il y a des occasions, comme un commerçant qui dit « j’ai fais aujourd’hui une affaire, j’ai trouvé une occasion excellente, j’ai pu acheter tel produit beaucoup moins cher que d’habitude » Et bien dans ta vie également tu as des occasions, pour faire le bien.

 

Donc il y a dans notre de vie des occasions et des stations qu’il convient de saisir pour obtenir la grande récompense de la part de Dieu, et parmi ces jours il y a les dix jours de dhou l-hijjah. Et Allah a juré par le Qour’an par ces dix jours là. Si Allah jure sur quelque chose c’est que cette chose a une grande valeur. Et Allah a juré par le Qour’an pour les dix jours de dhou l-hijjah :

{و الفجر و ليال عشر}

(wa l-fajri wa layalin ^achr)

 

Et c’est une preuve que ces dix jours ont un statut, un degré éminent. Et il convient de profiter pour obtenir des récompenses de la part de Dieu. Il nous est parvenu au sujet du jeûne de ces dix jours et les veillées des nuits pour accomplir des actes d’adoration et de faire beaucoup de dhikr et d’aumône et beaucoup de bienfaisance, à ce sujet beaucoup de hadith et de paroles importantes qui ont été rapportées à ce sujet. Entre autre le hadith de Jabir dans le sahih de Al-Boukhariyy et de Mouslim d’après Abou ^ouwannah et ibnou Hiban

« ما من أيام أفضل  عند الله من أيام عشر ذي الحجة»

(ma min ayyamin ‘afdalou ^inda l-Lahi min ayyami ^achri dhi l-hijjah)

 

qui signifie « il n’y a pas des jours meilleurs sur terre selon le jugement de Allah que les dix jours de dhou l-hijjah ».

 

Il y a des preuves que le travail que l’on fait durant ces dix jours, ce sont des œuvres qui donnent beaucoup, beaucoup de récompenses. Que la personne profite de ce grand bien.

 

Dans sourat al Fajr Allah dit :

{ و الفجر و ليال عشر}

(wa l-fajri wa layalin ^achr)

 

ça veut dire les dix premiers jours de dhou l-hijjah. Toujours dans cette ‘Ayah

{و الفجر و ليال عشر}

(wa l-fajri wa layalin ^achr)

 

Allah a juré par les dix nuits et par ach-chaf^ et par al-watr. Et l’imam Ahmad à rapporté une parole du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qui explique

 

« الوتر هو يوم عرفة و الشفع هو يوم النحر»

(‘alwatrou houwa yawmou ^arafah wa ch-chaf^ou houwa yawmou n-nahr)

 

 

« les dix premières nuits de dhou l-hijjah, al watr c’est le jour de ^Arafat c’est le 9ème jour de dhou l-hijjah, c’est le jour où les pèlerins vont à ^Arafat (c’est la veille du jour de l ^aid)et ach-chaf^ c’est le jour du sacrifice, c’est le 10ème jour de dhou l-hijjah. »

 

Les dix premiers jours de dhou l-hijjah sont aussi les dix dernières nuits des quarante durant lesquelles Mouça a reçu la révélation de la part de Allah. Allah dit

{و واعدنا موسى ثلاثين ليلة و أتممناها بعشر فتم ميقات ربه أربعين ليلة و قال موسى لأخيه هارون اخلفني في قومي و أصلح و لا تتبع سبيل المفسدين}

(wa wa^adna mousa thalathina laylatan wa atmamnaha bi^achrin fatamma miqatou rabbihi arba^ina laylatan wa qala mousa li’akhihi harouna khloufni fi qawmi wa ‘aslih wa la tattabi^  sabila l-moufsidin)

 

dans [sourat al a^raf/142], « qu’il a ordonné à Mouça de se consacrer à l’adoration de Dieu et d’aller au mont Attour au Sinaï durant trente nuit et Il lui a rajouté dix nuits ». Les dix qui ont été rajoutées sont les dix premières nuits de dhou l-hijjah. Et regardez le mérite de cette période de l’année dans laquelle nous nous trouvons maintenant.

 

Le jour de ^Arafat est un jour éminent. C’est le meilleur jour de l’année, le jour où les pèlerins vont à ^Arafat, c’est le meilleur jour de l’année. Et le chaytan le jour de ^Arafat est énervé et il est humilié parce que les pèlerins se trouvent à ^Arafat et ils se consacrent à l’adoration de Dieu, c’est un jour éminent, celui qui n’est pas au pèlerinage qu’est ce qu’il peut faire ce jour là ? Il le jeûne le jour de ^Arafat, c’est le jour qui est la veille du jour de l^id. Donc cette année si vous voulez si l’^id c’est le vendredi ca sera le jeudi à jeûner. Si l’^id c’est le jeudi ca serait le mercredi qui est à jeuner. Donc il est interdit de jeuner le jour de l’^id, on ne jeûne pas le jour de l’^id, c’est haram mais c’est le jour d’avant. On le saura quand le mois sera entamé puisque le mois est connu par l’observation du croissant. Dès que le mois est entamé on sait si on est le premier, le deux ou le trois donc on peut connaitre quel est le 9. Là on n’a pas encore entamé le mois donc on ne peut pas savoir mais on sait que la fête c’est soit le vendredi soit le jeudi, donc le 9 ce sera la veille ca sera soit le mercredi ou le jeudi. Donc c’est un jour essayer de le jeûner parce qu’il y a beaucoup de récompenses, il y a beaucoup de bien à le jeûner.

 

D’après ^A’ichah hadith rapporté par Mouslim que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit

« ما من يوم أكثر من أن يعتق الله فيه عبدا من النار من يوم عرفة »

(ma min yawmin akhthara min ‘an you^tiqa l-Lahou fihi ^abdan mina n-nari min yawmi ^arafah)

 

 ce qui signifie : « Le jour dans lequel Allah affranchie le maximum de gens du feu de l’enfer c’est le jour de ^arafat » affranchie c’est-à-dire Il fait qu’ils ne rentreront pas en enfer. Donc c’est le jour de ^Arafat, le 9 de dhou l-hijjah.

 

Il convient à la personne de se préserver du haram ce jour là tout comme ils se préservent les autres jours de l’année et multiplier la parole de tawhid « La ilaha il-la l-Lah, Mouhammadoun raçoulou l-Lah» avec sincérité et véracité. Parce que c’est la base même de l’islam. Et Allah a parachever la religion un jour pareil à celui là.

Dans le Mouwatta’ de l’imam Malik que Allah l’agrée, le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit

«أفضل الدعاء دعاء يوم عرفة»

(afdalou d-dou^a’i  dou^a’ou yawmi ^arafah)

 

ce qui signifie « La meilleure des invocations ce sont les invocations que l’on fait le jour de ^Arafat. Donc profitez ce jour là.

 

Ceux qui sont au pèlerinage et ceux qui ne sont pas au pèlerinage et la suite du hadith, le Prophète a dit

«و خير ما قلت أنا و النبيون من قبلي لا إله إلا الله وحده لا شريك له»

(wa khayrou ma qoultou ana wa n-nabiyyouna min qabli, la ilaha illa l-Lahou wahdahou la charika lah)

 

ce qui signifie « La meilleure parole que j’ai dite moi ainsi que tous les Prophètes qui m’ont précédés c’est « La ilaha il-la l-Lah wahdahou la charika Lah » Il n’est de Dieu que Dieu, lui seul qui n’a pas d’associé.

 

Et au sujet de ce jour d’après l’imam Ahmad, d’après ibnou ^Abbas le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit

«إن هذا يوم من ملك فيه سمعه و بصره و لسانه، غفر له»

(‘inna hadha yawmoun man malaka fihi sam^ahou wa basarahou wa lisanahou, ghoufira lahou)

 

ce qui signifie au sujet du jour de ^Arafat : « Celui qui préserve sa langue ce jour là, celui qui préserve ses yeux et qui préserve ses oreilles de ce qui est interdit, Allah ta^ala lui pardonne ». Que chacun d’entre nous veille à ne pas rater ces occasions là. La vie est composée d’année et les années sont composées de mois, les mois sont composés de semaines et les semaines sont composées de jours, les jours sont composés d’heures, les heures sont composées de minutes et de secondes. Chaque instant est compté alors profitons maintenant pour faire des choses qui vont nous être utile au jour du jugement avant de le regretter, parce que le temps va passer de toute manière et on ne sait pas chacun quel est son échéance. On voit bien autour de nous on a entendu « untel est mort » Certains sont exhorté quand ils entendent que quelqu’un est mort d’autre ils disent c’est comme si « rubrique de chien écrasé dans un journal » il tourne la page et il passe. Non ! Il s’agit d’avoir présent à l’esprit que l’on va tous à notre terme. Et l’intelligent c’est celui qui œuvre pour ce qui vient après la mort, parce qu’aujourd’hui on œuvre et on ne voit pas le résultat mais demain ce seront les comptes et on ne pourra pas rattraper ce qu’on aura manqué maintenant. A nous d’apprendre, la science c’est la meilleure des choses qui peut t’accompagner pour améliorer ton état. Si tu n’as pas appris tu ne vas pas faire la distinction, tu ne pourras pas distinguer entre ce qui est bon et ce qui n’est pas bon. Celui qui n’a pas appris, il va juger généralement selon l’apparence comme l’exemple qu’on a pris au début. Il va dire « ah celui là il a un bon comportement » il va dire « il est bien alors » parce qu’il ne va pas connaitre quelle est la valeur des choses alors que ce qui est important c’est quel est ton attachement à la religion ? Quelle est ta croyance ? Est ce que ta croyance est correcte ? Est ce que ta croyance n’est pas correcte ? Est ce que tu t’es préservé contre les choses qui font sortir de l’islam ? Il y a des gens qui ne savent même pas qu’il y a des paroles qui font sortir de l’islam, qu’il y a des actes qui font sortir de l’islam, qu’il y a des croyances qui font sortir de l’islam. Il se croit musulman, il se croit que « ça va je n’ai rien à craindre pour moi » alors que lui il se peut qu’il est sorti de l’islam et qu’il ne sait pas. Donc il faut apprendre les choses qui font sortir de l’islam pour se préserver. Et s’il est sortit de l’islam il doit revenir à l’islam en prononçant les deux témoignages en disant «la ‘ilaha illa l-Lah Mouhammadoun racoulou l-Lah ».

Entre autre au sujet de la croyance, il s’agit d’avoir la croyance que Dieu n’a pas de ressemblance avec ses créatures, qu’Il n’est pas un corps qui a des membres (un pied, une main, des yeux, des oreilles) celui qui a cette croyance il n’est pas musulman celui là, il n’a pas la croyance du Prophète Mouhammad  salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

Egalement la personne doit savoir que elle ne doit pas rendre licite ce qui est interdite et elle ne doit pas rendre interdite les choses qui sont licites. La personne ne met pas de jugement de valeur de sa tête elle dit « oui ça j’aime, ça je n’aime pas, ça c’est bien, ça ce n’est pas bien » sans se référer à la religion. Donc quand on dit que tel comportement est bien ou tel comportement est mauvais ou tel acte est bon ou tel acte est mauvais on ne dit pas des choses qui reviennent à contredire la parole de Dieu, la parole du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Il s’agit d’apprendre quel est le jugement dans la religion et on s’aligne par rapport à ce qui est dans la religion, notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit

«لا يؤمن أحدكم حتى يكون هواه تبعا لما جئت به»

(la you’minou ahadoukoum hatta yakouna hawahou tab^an lima ji’tou bihi)

 

ce qui signifie « L’un de vous n’atteindra un degré de foi complète que s’il fait en sorte que les passions de son âme devienne soumise à la loi de l’islam »

La personne ne va pas inverser, elle dit « ce que moi j’apprécie alors c’est bien dans l’islam /ce que moi je n’apprécie pas alors ce n’est pas bien dans l’islam » Non, elle doit apprendre ce qui est bon, ce qui est mauvais et elle fait en sorte que son avis, son opinion devienne aligné, soumise et conforme à ce qui est parvenu dans la loi de l’islam. Et si toi tu n’as pas appris, tu apprends.

 

Le prophète ^alayhi s-salatou wa s-salam a dit

«من يرد الله به خيرا يفقهه في الدين، إنماالعلم بالتعلم و الفقه بالتفقه»

(man youridi l-Lahou bihi khayran youfaqqihou fi d-din, innama l-^ilmou bi t-ta^alloumi, wa

l-fiqhou bi t-tafaqqouh)

 

ce qui signifie « Celui pour qui Allah a voulu le bien Il fait qu’il apprenne la science de la religion » Et la science est par apprentissage, et c’est en apprenant que tu t’améliores et l’apprentissage a lieu par transmission orale. Ce n’est pas en lisant dans les livres ou en regardant dans des chaines de télé, par internet et on apprend. Non ! Mais c’est par transmission orale, c’est ainsi que le Prophète nous a conseillé d’apprendre. Donc chacun d’entre nous veille et on ne va pas apprendre chez n’importe qui. Si quelqu’un nous enseigne que Allah a un pied qu’l met en enfer et que l’enfer va se remplir à cause de son pied, qu’est ce qu’il raconte ? Il regarde trop les dessins animés apparemment, ce n’est pas cela la croyance des musulmans.

 

 Allah n’est pas un corps qui a un pied qu’Il met en enfer. Celui qui a une quantité, qui a une limite il a besoin de qui lui a donné cette quantité et cette limite. Et chacun d’entre voit qu’il est un corps, est ce que c’est nous qui avons fixé cette limite. Pourquoi je m’arrête ici et pas ici et plus encore petit. Ce n’est pas mes parents qui m’ont donné cette quantité, ce n’est pas moi qui me suis donné cette quantité. Chacun d’entre nous a une quantité et il a besoin de qui lui a donné cette quantité. Celui qui a une quantité, une limite et un volume, il a besoin de qui lui a donné cette quantité et ce volume. Et celui qui change d’un état à un autre il a besoin de qui le fait changer. Allah Lui est exempt de la quantité, Il exempt du changement. Nous on récite sourat al ikhlas, on dit

{قل هو الله أحد الله الصمد لم يلد و لم يولد و لم يكن له كفوا أحد}

« Qoul houwa-l-Lahou ‘ahad, Allahou ssamad, lam yalid wa lam youlad, wa lam yakoun lahou koufouwan ahad » qu’est ce que ca veut dire «wa lam yakoun lahou koufouwan ahad » Il n’a pas d’équivalent, cela ne veut pas dire qu’Il a une main plus grande ou une main plus petite, non ! Il n’a pas du tout de membre, Il n’a pas d’organe. C’est vrai que dans le Qour’an il peut y avoir des mots qui peuvent avoir plusieurs sens dans la langue arabe. Quel sens retenir et quel sens ne pas retenir ? On ne retient pas des sens qui en reviennent à contredire le Qour’an, Allah a dit qu’Il n’a pas d’équivalent. Comment tu vas dire qu’il a main ? Tu ne dis pas qu’il a une main, parce que le mot main en français c’est quelque chose qui veut dire un membre, un organe.

 

Alors qu’il peut avoir en arabe des mots qui peuvent avoir plusieurs sens. Entre autre que si tu les traduis ils peuvent avoir comme sens la main, mais ils peuvent avoir d’autres sens. Pourquoi tu traduis le sens qui n’est pas bon ? Traduis l’autre sens qui lui est bon, si tu veux traduire. Vous voyez les gens comment ils se sont trompés ? Parce qu’ils ont mal compris les ‘Ayah du Qour’an et c’est ce qui les a entrainé à contredire le Qour’an sans qu’ils ne s’en rendent compte. C’est pour cela que celui pour qui Allah veut le bien, Il fait qu’il apprenne correctement Allah a dit dans le Qour’an

{ليس كمثله شيء}

 

(Layca kamithlihi chay’) qui signifie en français, « Rien est tel que Lui » Absolument rien, donc Il n’est pas un corps, Il n’est pas une quantité, Il ne change pas, Il existe, pas comme tout ce qui existe. Les choses qui existent aujourd’hui autour de nous, sont dans un endroit, occupe un volume, un corps, Allah Lui n’est pas un corps, Il n’occupe pas d’endroits, Il existe avant l’existence des endroits.

 

 Avant l’existence des endroits, il n’y avait pas d’endroit et Lui il existe, Il existe sans endroit sans endroit. Et après la création des endroits, Il ne change pas, parce que celui qui change a besoin de qui le fait changer et à plus forte raison il a besoin de qui lui donne le début, donc Allah existe sans endroit. Et ceci ne revient pas à nier l’existence de Dieu, ce n’est pas vrai cela, ça c’est l’imagination qui n’arrive pas à atteindre cela mais notre croyance n’est pas basée sur l’imagination, notre croyance est basée sur ce que les Prophètes nous a transmis et notre raison confirme ce que le Prophète nous a transmis. Que Dieu fait que nous restions sur la croyance de notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et que nous mourrions sur la croyance de notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Et qu’Il nous rassemble sous la bannière de notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et que Dieu protège la communauté de notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam de tous les égarés qui essaient de porter atteinte à la croyance de notre Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Et que Dieu préserve sa communauté des épreuves qui sont entrain de la toucher de toute part et on est dans la période au sujet de laquelle le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit

 

«تتداعا عليكم الأمم كما تتداعا الأكلة على قصعة الطعام»

(tatada^a ^alaykoumou l-‘oumamou kama tatada^a  l-‘akalatou ^ala qas^ati tta^am)

 

ce qui signifie « Les gens vont vous attaquer de toute part, toute les communautés vont s’allier contre vous, ils vont vous attaquer comme un plat au milieu de gens » chacun il mange de son côté.

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Biographie : l’Imam At-Tabaraaniyy

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur décembre 13, 2010
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L’Imam AtTabaraniyy

 

Sa biographie

Il est le Hafidh ‘Abou l-Qacim Soulayman, fils de ‘Ahmad, fils de ‘Ayyoub, fils de Matir Al-Lakhmiyy, que Allah ta^ala lui fasse miséricorde. Il est originaire de Tabariyyah –Tybériade– (Tibériade) du Cham. Il est né en l’an 260 de l’Hégire. Le Hafidh AtTabaraniyy était le plus réputé des gens de son époque dans la science du hadith et dans sa maîtrise. Il connaissait le tafsir –Exégèse– et il était spécialiste de jurisprudence. Il était telle une épée sur le cou des irréligieux, des mauvais innovateurs comme les jahmiyy, les mou^tazilah et d’autres. Il leur a ainsi répliqué par de nombreux ouvrages dans lesquels il a indiqué leur déviation et auxquelles il a répliqué. Il a ainsi excellé dans ses répliques. En plus de tout cela, il a une excellente mémorisation, une large science, une extrême intelligence et une très bonne conduite. Tout comme il était connu pour son indulgence, pour son haut degré et pour son courage et son abnégation pour défendre la vérité.

Ses Chaykh

L’Imam AtTabaraniyy a voyagé vers ‘Asbahan une première fois en l’an 290 puis il l’a laissée pendant un certain temps et y est retourné à nouveau en l’an 310 ou 311 afin d’entendre le hadith de ‘Abou Bakr fils ‘Ahmad, fils de ^Amr, fils de ^Asim An-Nabil, ainsi que de ^Abdoul-Lah fils de Mouhammad, fils de Zakariyya. Seulement, il n’a pas pu les rencontrer parce qu’ils étaient décédés avant son entrée à Asbahan.

Il a alors entendu le hadith de ceux qu’il a pu rencontrer, de ses Chaykh comme ‘Ibrahim fils de Mouhammad, connu sous le nom de Na‘ilah et Mahmoud fils de ‘Ahmad, fils de Al-Faraj et ‘Ibrahim fils de Matawayh et Mouhammad fils de Al-^Abbas Al-‘Akhram et Mouhammad fils de Yahya fils de Mandah et il a rapporté de nombreux autres parmi les émérites qu’il est difficile de citer tous.

La mention de certains qui ont rapporté de lui

Quant à ceux qui ont pris de lui la science, ils sont nombreux. ‘Abou Bakr Mouhammad fils de ^Abdou r-Rahman que Allah lui fasse miséricorde a dit : « Soulayman fils de ‘Ahmad, fils de ‘Ayyoub AtTabaraniyy a cité le hadith du Prophète. Il a transmis aux gens le hadith du Prophète dans la ville de ‘Asbahan durant soixante ans. Ainsi, les pères ont entendu de lui, ensuite c’était les fils, ensuite les petits-fils qui ont ainsi rejoint leurs grands-pères dans le fait d’entendre le hadith du Prophète de At-Tabaraniyy.

Un groupe des plus grands Mouhaddith ont rapporté de lui comme Ibnou ^Ouqdah, ‘Abou ^Aliyy AsSahhaf, ‘Abou ^Abdi l-Lah fils de Khafif, le Qadi ‘Abou Ahmad Al-^Assal, ‘Ibrahim fils de Mouhammad fils de Hamzah et ‘Abou ch-Chaykh et beaucoup d’autres encore. Et parmi les plus récents, figure un nombre qu’il est plus difficile de compter.

Les faits remarquables qui ont été rapportés de lui

Parmi ce dont Allah ta^ala a honoré l’Imam AtTabaraniyy, il y a la modestie et le fait de délaisser l’orgueil pour la recherche de la science. Il disposait en plus d’une maturité d’esprit, d’une éloquence dans le parler et d’une beauté dans les paroles. Plus que cela encore, le Créateur Allah ^azza wa jall l’a honoré par la vision du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam dans le songe, dans le rêve à plusieurs reprises tout comme l’ont rapporté ses contemporains parmi les gens de la science. Il a ainsi obtenu la bonne nouvelle d’avoir une fin heureuse. Il a été rapporté de lui que Allah lui fasse miséricorde qu’il a dit : « Et j’ai vu ^Oumar Ibnou l-Khattab, que Allah l’agrée, dans le rêve comme s’il était dans un palais élevé et j’étais chagriné en train de réfléchir au sujet de certaines de mes affaires. Il me disait à haute voix l’invocation qui signifie : Ô Allah suffit moi des choses qui me tourmentent des sujets du bas-monde et de l’au-delà ».

L’Imam AtTabaraniyy que Allah l’agrée était sur le chemin de droiture. Il était attaché à ce sur quoi était le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ainsi que ses compagnons en terme de croyance. Il reconnaissait les gens de mérite et il glorifiait notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

Il avait pour croyance que le tawassoul par les Prophètes et les saints est une chose permise, une chose approuvée dans la Loi, et que le Prophète et les saints sont profitables par la volonté de Allah durant leur vie et après leur mort.

Il  est l’un des ces illustres qui ont rapporté le hadith dans lequel le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a enseigné à l’homme aveugle de faire le tawassoul par lui. Cet aveugle a fait le tawassoul –l’invocation par le degré– par le Prophète en son absence. Ensuite, il est revenu à l’assemblée du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam en ayant recouvert la vue. Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam avait enseigné à cet homme aveugle de dire ce qui ce signifie :

 « Ô Allah, je Te demande et je m’adresse à Toi par Ton Prophète Mouhammad, le Prophète de la miséricorde. Ô Mouhammad je m’adresse par Toi à mon Seigneur pour mon affaire (et il l’a mentionnée) afin qu’elle soit reglée  (réglée)  ».

Le Hafidh AtTabaraniyy, que Allah lui fasse miséricorde, a dit dans son Mou^jam après avoir mentionné ce hadith : « Et ce hadith est sahih ». Bien qu’il n’est pas de son habitude de mentionner que le hadith est sahih –sûr–. Malgré le fait que son livre Al-Mou^jam était très grand, il n’avait pas dit d’un seul hadith qu’il avait mentionné, même s’il était sahih, il n’a pas dit : « le hadith est sahih » mis à part ce hadith-là !

Ibnou l-Jawziyy Al-Hanbaliyy a rapporté dans son livre Al-Wafa bi ‘Ahwali l-Moustafa –les paroles larges au sujet de l’état du Prophète élu– d’après ‘Abou Bakr Al-Minqariyy qu’il a dit :

« Il était avec AtTabaraniyy ainsi que ‘Abou ch-Chaykh dans l’enceinte sacrée du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, c’est-à-dire auprès de sa tombe, et nous étions dans un état difficile. La faim nous avait fortement éprouvés. Nous avions poursuivi le jour sans manger. Lorsqu’était (Lorsque était) venu le temps de al-^icha, j’étais resté auprès de la tombe du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et j’ai dit : « Ô Messager de Allah, je me plains à toi de la faim ». Puis je suis parti. ‘Abou ch-Chaykh m’a alors dit : « Assieds-toi, soit notre subsistance vient à nous, soit ce sera la mort ». ‘Abou Bakr a dit : « Je me suis assoupi moi, ainsi que ‘Abou ch-Chaykh. AtTabaraniyy était assis en train de réfléchir au sujet de quelque chose. C’est alors qu’est venu à la porte un homme de le famille de ^Aliyy Ibnou ‘Abi Talib, que Allah l’agrée. Il a frappé à la porte et avec lui, il y avait deux jeunes hommes et chacun d’entre eux avait un grand récipient qui contenait beaucoup de nourriture. Nous nous sommes alors assis et nous avions mangé. Et nous avions cru que le reste, le jeune homme allait le prendre. Mais il était parti et il a laissé auprès de nous le reste de nourriture. Lorsque nous avions terminé de manger, l’homme nous a dit : «Vous êtes-vous plains au Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ? J’ai vu le Messager de Allah dans le rêve, m’ordonner de vous ramener de la nourriture ».

Nous nous étonnons de l’état de ceux qui ont le cœur dur, qui renient le tawassoul, qui déclarent mécréants les musulmans dans les orients de la terre et  ses occidents et qui les accusent d’être associateurs parce qu’ils font le tawassoul à Allah par les Prophètes et les Saints. Que font-ils des hadith qui ont été rapportés dans lesquels le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a enseigné à ses compagnons le tawassoul ? Qu’ont-ils fait des paroles et des actes des savants du Salaf et du Khalaf. Et ce qui est encore plus étonnant, c’est qu’ils prétendent qu’ils sont sur la voie du Salaf et qu’ils suivent la Loi. Alors que selon leur prétention et leur croyance, ils ont déclaré mécréant notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam lui qui nous a amené le jugement de la Loi. Ils l’ont considéré comme quelqu’un qui déclare l’association, qui l’enseigne, que Allah nous préserve de pareil égarement. En effet, le Prophète a enseigné à l’homme aveugle de faire le tawassoul par lui en son absence. Nous demandons à Allah qu’Il nous préserve de la mort des cœurs, de l’égarement et de la déviation.

La mention de certains de ses ouvrages

AtTabaraniyy que Allah lui fasse miséricorde, avait une large science et beaucoup de compositions. Parmi les plus réputées qu’il a composées, le Al-Mou^jam Al-Kabir en deux cent volumes. Le livre Al-Mou^jam Al-‘Awsat en vingt-quatre volumes, le livre Al-Mou^jam AsSaghir en sept volumes, Mousannad Al-^Acharah en trente volumes, Mouradou ch-Chamiyyin en dix volumes, Kitabou n-Nawadir en dix volumes, Kitabou l-Fawa’id en dix volumes, Kitabou Dala‘ili n-Noubouwwah en dix volumes, Kitabou tTiwalat en trente volumes, Kitabou t-Tafsir, Kitabou r-Raddi ^ala l-mou^tazilah –la réplique aux mou^tazilah–, Kitabou r-Raddi ^ala l-jahmiyyah –la réplique contre les jahmiyy–, et beaucoup d’autres encore.

Ainsi ce qui a été retrouvé parmi ses ouvrages a atteint un nombre supérieur à cent dans différentes sciences et différents arts.

Son décès

L’Imam le Hafidh ‘Abou Bakr’Ahmad fils de Mouça fils de Mardawayh a dit : « Soulayman fils de ‘Ahmad fils de ‘Ayyoub AtTabaraniyy était mort le mois de Dhou l-Qa^dah un samedi ». Et il a été enterré le dimanche deux nuits avant la fin de ce mois-là, de l’an 360 de l’Hégire à la porte de la ville de ‘Asbahan auprès de la tombe de Hamamah Ad-Dawsiyy que Allah l’agrée le compagnon du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Sa tombe est connue et elle est visitée. Il avait un fils qui s’appelait Mouhammad qui était surnommé ‘Abou Dharr et il avait une fille qui s’appelait Fatimah. La mère de Fatimah s’appelle ‘Asmafille de ‘Ahmad fille Mouhammad fils de Chadharah Al-Khatib. Il a été cité qu’elle jeûnait un jour et qu’elle ne jeûnait pas le lendemain. Et elle ne dormait que très peu la nuit que Allah lui fasse miséricorde.

Que Allah fasse miséricorde à l’Imam AtTabaraniyy et qu’Il le rétribue en bien pour les gens de l’Islam.

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Biographie : L’Imam Zaynou l-3Aabidiin As-Sajjaad

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur décembre 13, 2010
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L’Imam As-Sajjad Zaynou l-^Abidin

 

Sa  biographie

 

Il s’appelle ^Aliyy fils de Al-Houçayn, fils de ^Aliyy Ibnou Abi Talib, que Allah les agréé tous, connu sous le surnom de Zaynou l-^Abidin, il était surnommé également Abou l-Houçayn et d’autres ont dit Abou Mouhammad.

Al-Houçayn, que Allah l’agréé, n’a pas d’autres descendants qu’à partir des descendants de Zaynou l-^Abidin.

Sa mère était une esclave qui s’appelait Ghazalah tout comme Ibnou Sa^ad l’a rapporté dans  » At Tabaqat« .

Ibnou Qoutaybah a dit dans son livre « Al Ma^arif  » que la mère de Zaynou l-^Abidin est de la région de Sindih et qui s’appelle Soulafah et d’autres ont dit Ghazalah.

Il a été rapporté dans le livre « Wa fayatou l ^ayan  » de Ibnou Khoulikan que sa mère Soulafah était la fille de Yazdajrd, le dernier des rois perses.

Et Ibnou Sa^ad rapporté dans « AtTabaqat » que ^Aliyy fils de Al-Houçayn était avec son père et il avait alors vingt-trois ans, il était malade allongé sur son lit, lorsque Al-Houçayn, ^alayhi sallam, a été assassiné Choummar Ibnou Dhiyy l-Jouchana a dit :

« -Tirez sur cet homme !

C’est alors qu’un de ses compagnons lui a dit

Soubhanallah ! ! Veux tu que l’on tue un jeune homme qui est malade, qui n’a pas combattu ?

Et ^Oumar Ibnou Sa^ad a dit

-Ne faites aucun mal à ces femmes ni à ce malade. »

C’est ainsi qu’il a échappé au fait d’être tué lorsque son père Al-Houçayn a été tué.

Sa science et son ascèse, sa piété

L’imam Zaynou l-^Abidin fait partie des maîtres des successeurs des compagnons.

AzZouhriyy a dit :

« -Je nain pas vu un seul hachimite qui soit meilleur que lui et je n’ai vu personne qui ait plus de science que lui. Il était, que Allah l’agréé, lorsqu’il s’apprêtait à faire le woudou, son visage devenait jaune.

Sa famille lui disait :

« -Qu’est ce qui te prend lorsque tu veux faire le woudou?

Il a dit:

-Je ne savais pas pour Qui je compte me lever. » ( C’est-à-dire lorsqu’il s’apprête à faire la prière)

Il a été rapporté un jour qu’un incendie a éclaté dans la maison dans laquelle se trouvait ^Aliyy fils de Al-Houçayn, alors qu’il était en prosternation, les gens s’étaient mis à lui dire :

« -O, toi le fils de la fille du Messager de Allah, O, toi le fils de la fille du Messager de Allah, au feu!! ! »

Mais il n’a pas relevé la tête jusqu’à ce que le feu ait été éteint et il a été dit :

« -Qu’est ce qui t’a détourné de ce feu ?

-C’est l’autre feu qui m’en a détourné a t’il répondu. (Il fait allusion au feu de l’enfer.)

Un jour un homme était venu à lui alors qu’il était avec ses compagnons dans la mosquée, il n’a pas laissé une seule mauvaise parole sans qu’il le lui ait dite et Zaynou l-^Abidin se taisait.

Par la suite, cet homme était reparti lorsque la nuit était venue, il est venu à la porte de cet homme et lui  a dit :

« -Ô, mon frère, si tu étais véridique en ce que tu m’as dit, que Allah me pardonne et si tu étais menteur, que Allah te pardonne. »

Puis il est reparti. C’est alors que cet homme est sorti et l’a suivi par derrière et s’est mis à pleurer tant que Zaynou l-^Abidin a eu de la compassion pour lui.Cet homme lui a dit :

« -Ne me méprends pas. Je ne reviendrais plus à faire quelque chose que tu n’aimes pas .

-Et toi je te pardonne pour tout ce que tu m’as dit. »

Sa générosité

L’imam As-Sajjad Ibnou l-^Abidin, que Allah l’agréé, était généreux, il prodiguait le bien, il était bienfaiteur.

Ibnou l-Jawziyy a rapporté dans «  Sifatou AsSafawah » d’aprés Mouhammad fils de Is-haq il a dit : « Il y avait des gens à Médine qui vivaient et ils ne savaient pas d’où leur parvenait leur subsistance; lorsque ^Aliyy fils de Al-Houçayn était mort ils ne retrouvaient plus ce qu’il leur était donné de nuit et il est rapporté que leur nombre était de cent familles de Médine.

Et lorsque venait à lui un mendiant pour lui demander quelque chose, il lui faisait bon accueil et lui disait :

-Bienvenue à celui qui transporte mes provisions pour l’au-delà ! »

Et un des fils de ^Amr Ibnou Yasir a rapporté :

« Il y avait un jour chez ^Aliyy fils de Al-Houçayn des invités qui avaient demandé à l’un de ses serviteurs à ce qu’il leur ramène rapidement de la viande cuite dans le four. C’est alors que le serviteur était venu en courant et la brochette -le fer sur lequel était mis les bouts de viande- ( On dit plutôt la broche, non?) était tombée de sa main sur l’un des enfants de ^Aliyy qui l’a atteint dans sa tête et il en est mort c’est alors que ^Aliyy a dit à ce serviteur :

« -Tu es libre, parce que tu n’as pas fait exprès ; »

Et il l’a amené avec lui dans le convoi funéraire de son fils.

 Un jour il a rendu visite à Mouhammad fils de Houssama fils de Zayd lors de sa maladie et Mouhammad s’était mis à pleurer. Zaynou l-^Abidin lui a dit:

« -Qu »est ce qui t’arrive?

-Je suis endetté.

-De combien?

-Quinze mille dinars.

C’est alors que Zaynou l-^Abidin lui a dit:

-C’est moi qui me charge de les rembourser. »

Sa modestie.

^Aliyy fils de Houçayn était, que Allah l’agréé, modeste. Lorsqu’il marchait sa main ne dépassait pas sa cuisse et il ne marchait pas avec arrogance et fierté. Lorsqu’il se levait pour accomplir la prière il était pris de tremblements il lui était dit :

« -Qu’est ce qui t’arrive ?

-Vous ne savez pas pour Qui je me lève et Qui j’invoque. »

Il s’asseyait, que Allah l’agréé, dans l’assemblée de ‘Aslam, l’esclave affranchi de ^Oumar, que Allah l’agréé. C’est alors qu’un homme de Qouraych lui a dit:

« -Tu laisses l’assemblée de Qouraych et tu tiens l’assemblée avec un esclave de Bani ^Oudayy !

C’est alors que ^Aliyy lui a dit:

-Mais la personne s’asseoit là où elle profite. »

Et Yazid Ibnou Hazim a dit :

« -J’ai vu ^Aliyy fils de Al-Houçayn et Soulayman fils de Yasar s’asseoir dans Ar-Rawdah (c’est-à-dire entre la tombe du Prophète et le minbar du Prophète dans la mosquée du Prophète) Ils discutaient de sujets utiles jusqu’à addouha et ils révisaient la science de la religion lorsqu’ils voulaient se lever alors ^Abdoul-Lah fils de Abou Salamah leur récitait une sourah du Qour’an. Lorsqu’il terminait, ils faisaient des invocations .

Les faits remarquables de l’imam Zaynou l-^Abidin

 

 Ibnou Qoutaybah a rapporté dans “Al ma^arif”:

« ^Aliyy fils de Al-Houçayn avait affranchi une femme esclave qui lui appartenait puis il l’a épousé. C’est alors que  ^Abdoul-Malik Ibnou Marwan lui a envoyé une lettre pour le blâmer pour ce qu’il a fait  et Zaynou l-^Abidin lui a écrit sa réponse en lui disant:

« Vous avez certes un excellent modèle en la personne du Messager de Allah        , qui avait affranchi Safyah la fille de Khouyay fils de ‘Akhtab puis il l’avait épousé et il a affranchi Zayd, le fils de Kharithah et il lui a donné en épouse la fille de sa tante paternelle  Zaynab bintou Jahch »

Zaynou l-^Abidin était extrêmement bienfaisant envers sa mère tant qu’il évitait de manger dans le même récipient que sa mère de crainte que sa main ne prenne le morceau qu’avait vu en premier sa mère. Et il  accomplissait, que Allah l’agréé, chaque jour et nuit mille rak^ah des prières surérogatoires tant qu’il a été surnommé l’imam As-Sajjad ( c’est-à-dire celui qui se prosterne)

AzZouhriyy a dit également:

« C’était celui des gens de sa famille que l’on avait le plus pour destination et c’était celui d’entre le plus que Marwan Ibnou l-Hakam et ^Abdoul-Malik Ibnou Marwan aimaient »

 

 

Quelques- unes de ses caractéristiques

 

Zaynou l-^Abidin avait un drap de tissu qui s’appelle khaz de couleur jaune qu’il mettait le vendredi et il mettait dans ses pieds des sortes de sandales qui ne sont pas fermées de derrière et qui avait une description particulière Il achetait aussi le tissu de khaz à cinquante dinars, il passait dans ce tissu là l’hiver puis il revendait ce tissu et donnait en aumône le prix. Il passait l’été dans deux vêtements, des habits d’Egypte qu’il achetait à un dinar et il mettait de temps en temps d’autres vêtements. Il mettait sur sa tête une ^imamah (un turban) et il laissait l’extrémité du turban dépasser derrière son dos. Il mettait du baume ou du parfum aprés le ghousl lorsqu’il voulait entrer en rituel. Il rassemblait les prières de Adh-dhour et de Al-^asr, ainsi que celle de Al-maghrib et de Al-^icha pendant le voyage.

Ses paroles dans l’exemption de Allah de toute ressemblance avec Ses créatures

 

Zaynou l-^Abidin était sur la croyance du Prophète et de ses compagnons en terme de croyance en l’unicité de Allah et de Son exemption  de l’endroit, de la localisation, de la limite et de la couleur

Le maître  Mourtadah AzZabidiyy le commentateur de « Al-Qamous » a rapporté avec une chaîne de transmission ininterrompue composée de gens qui sont tous de la famille du Prophéte que Zaynou l-^Abidin ^Aliyy fils de Al-Houçayn a dit dans son épître appelé « AsSahifah As- Sajjadiyyah« :

«  Tu es exempt d’imperfection, O Allah Tu n’es pas contenu dans un endroit »

Et Zaynou l-^Abidin, que Allah l’agréé, personne ne l’aidait pour sa purification, il puisait l’eau pour sa purification avant de s’endormir. Lorsqu’il se levait pendant la nuit il commençait par utiliser le siwak ensuite il faisait son woudouet il commençait à faire la prière et il rattrapait les prières surérogatoires qu’il avait manqué la journée, il les rattrapait pendant la nuit puis il était dit: « Mes fils, ceci n’est pas un devoir pour vous (c’est-à-dire d’accomplir les prières surrérogatoires) mais celui d’entre vous qui s’est habitué à une habitude de bien, c’est bien pour lui de persévérer sur cela »

Et il ne délaissait la prière surérogatoire de nuit ni lorsqu’il était résident ni lorsqu’il était voyageur.

On rapporte de lui, qu’il a dit:

«  Je suis étonné de l’orgueilleux arrogant qui la veille était de l’eau mélangée du père et de la mère et demain il sera un cadavre puant. Et je suis étonné du profond étonnement de celui qui doute au sujet de Allah alors qu’il voit les créatures de Allah et je suis étonné du plus profond étonnement de celui qui renie la résurrection alors qu’il voit cette vie présente et je suis étonné de tout l’étonnement pour celui qui oeuvre pour cette résidence qui va à sa fin et alors qu’il sait qu’il y aura une résidence qui sera éternelle sans fin.»

Et il été rapporté de Abou Ja^far Mouhammad  fils de ^Aliyy Zaynou l-^Abidin qu’il a dit :

« Mon père m’a recommandé certaines choses, il m’a dit :

-Ne tiens pas la compagnie de cinq catégories de personnes ne leur parle pas et ne les accompagne pas sur le chemin.

Je lui ai dit:

-Je me sacrifies pour toi, ô mon père qui sont donc ces cinq personnes?

Il m’ a dit:

-Ne tiens pas la compagnie du grand pécheur car il est capable de te vendre pour une bouchée ou moins que cela.

Je lui ai dit:

-Père qu’est ce qui est moins qu’une bouchée ?

-Il souhaite obtenir la bouchée et il ne l’obtient pas.

-Père et qui est donc la deuxième de qui je ne tiens pas la compagnie ?

-Ne tiens pas la compagnie de celui qui est avare car il est capable de prendre de toi et de te rendre encore plus dans le besoin que lorsque tu l’avais connu.

-Père et qui est donc la troisième personne?

-Ne tiens pas la compagnie du menteur car il est comme le mirage: il éloigne de toi celui qui est proche et te rapproche celui qui est loin

-Père et qui est donc le quatrième?

-Ne tiens pas la compagnie de celui qui est stupide car il veut t’être utile et il va te nuire

-Père et qui est donc le cinquième?

-Ne tiens pas la compagnie de celui qui rompt les liens avec ses proches parents car j’ai vu que dans le Livre de Allah il est maudit à trois reprises »

Au sujet du mérite de la famille du Prophète

 

 Il a été dit au sujet des mérites de la famille du Prophète beaucoup de poésie et parmi ce qui est rapporté c’est que Hicham fils de ^Abdoul-Malik a accompli le pèlerinage avant d’être chargé du califat. Il a essayé d’embrasser la pierre noire mais il n’a pas pu, c’est alors que Zaynou l-^Abidin ^Aliyy  fils de Al-Houçayn était venu, les gens se sont alors écartés, éloignés pour qu’il puisse embrasser la pierre noire. Des gens ont dit à Hicham:

« -Qui est donc cet homme ?

Il a dit:

-Je ne le connais pas »

C’est alors que Al-Farazdaq, le poète a dit :

« -Moi, je le connais. Et il s’est mis à dire de la poésie (en arabe qui est très belle, qui signifie en français) :

 

Cet homme est le fils du meilleur de tous les esclaves de Allah

           C’est lui le pieux, le pur, celui qui est illustre

La terre reconnaît son pas

            Et la maison sacrée le reconnaît

Tout comme ceux qui ne sont pas en rituel de pèlerinage

            Et ceux qui sont en rituel de pèlerinage

C’est lui qui, lorsque sa belle main a touché le noir de la Ka^bah

             Lorsqu’il va l’embrasser

Lorsque Qouraych le voit celui qui parle en leur nom dit

             C’est à l’honneur de cet homme que tout l’honneur aboutit

Si les gens de la piété sont énumérés

           Les gens de la famille seront leurs imams

Ou s’il a été dit : « Qui sont les meilleurs gens de la terre? »

              Il sera dit: “Ce sont eux”

 Cet homme, c’est le fils de Fatimah, si tu l’ignores

             C’est son grand-père qui était le dernier des prophètes de Allah

Mais ta parole: “Qui est cet homme? », ne lui nuie pas

             Les arabes connaissent celui que tu n’as pas connu

Tout comme les non arabes

             Il est modeste et pudique

Tellement il inspire de respect, les gens ne parlent

             Que lorsqu’il sourit”

 

 

Son décès, ^alayhi s-salam

Ses mérites et les faits remarquables de sa vie, que Allah l’agréé, sont beaucoup plus nombreux que d’être énumérés ici.

Il a été dit qu’il est mort en 99 de l’hégire et d’autres ont dit 92 de l’hégire à Médine.

Il a été enterré à Al-Baqi^ dans la tombe de son oncle paternel Al-Haçan fils de ^Aliyy sous la coupole où il y a la tombe de Al-^Abbas, que Allah les agréé tous.

Que Allah te fasse miséricorde, Ô toi l’Imam, l’ascète, le saint, le vertueux, que Allah te fasse miséricorde, tu étais véritablement Zaynou l-^Abidin (c’est-à-dire la parure des adorateurs) et que Allah nous accorde l’intercession de ton grand-père, salla Lahou ^alayhi wa sallam.

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Biographie : le Chaykh ‘Abou Bakr ibnou ^Arabiyy

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur décembre 1, 2010
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Le connaisseur de Allah, le Chaykh ‘Abou Bakr ibnou ^Arabiyy

Sa biographie

C’est le grand chaykh Mouhyid din fils de ^arabiyy Al hatimiyy at ta’i al andalouçiyy-mouhyid-din, c’est un surnom qui lui a été donné, conformément à ce qui a été pratique de son époque, des surnoms qui étaient donnés comme diya’oud –din et d’autres. Mouhyi d-din c’est a dire le revificateur de la religion, Mouhyi d-Din, Diya’oud-din l’éclat de la religion. AtTa’iyy c’est relatif à une tribu, la tribu de Tay’ qui est une tribu arabe très connue parmi lesquelles il y a des gens comme Hatim AtTa’iyy qui est connu pour sa générosité et ainsi le chaykh ibnou ^arabiyy est un arabe dont l’ascendance est pure. Il a été appelé Ach-Chaykhou-l-‘akbar ou le grand chaykh en raison de ce par quoi il se distinguait comme science étendue, de nombreuses connaissances dans plusieurs domaines de la science, au point qu’il était devenu un savant qui était la destination des gens pour qu’ils profitent de lui. Le chaykh ibnou ^arabiyy est né en l’an 560 de l’Hégire a Murci en Andalousie. A partir de là, il est parti à Séville (Ichbiliyyah)en Andalousie également et il s’est déplacé de pays en pays. Il a visité le Maroc et il a composé de nombreux écrits pour certains émirs puis il est partit en Egypte. A partir de là-bas, il a fait un voyage il a visité le Cham et le pays des romains a Rome en Byzance, l’irak, le Hijaz et il a fait de nombreux voyages. Il s’est déplacé de pays en pays en voyageant pour quérir la science et rencontrant les imams de son époque, les savants de son époque, chose qui lui a permis d’acquérir une grande place parmi les savants et une grande expérience. Pendant sa visite de l’Egypte certains ont œuvré pour qu’il soit tué alors il a été emprisonné un certain temps, puis il est sorti après cela grâce à l’aide de ^Aliyy ibnou-l-fath al bija‘i et il s’est installé en fin de compte au pays de ach-cham et à Damas plus particulièrement jusqu’à sa mort.

Les faits remarquables de sa vie

Nous n’exagérons pas si nous disons que le grand chaykh ibnou ^arabiyy que Allah lui fasse miséricorde fait partie des grands imams de son époque par la science, la jurisprudence, le tasawwouf et la composition dans les différents domaines de la science, il a visité le Hijaz, il a entendu à La Mecque le hadith de Zahr. Durant ses voyages, il est passé par Baghdad et s’est installé à Damas et il a entendu là bas la science de ibnou  l harastani. Il avait entendu la science auparavant de son pays de ibnou Saf. En plus de tout cela, il était extrêmement intelligent, il était honorable et il avait beaucoup de science et de connaissance. Ad-Dhahabiyy l’a décrit dans as-siyyar au début de sa biographie, il a dit : « l’illustre savant celui qui a de nombreux ouvrages  Abou bakr ibnou mouhammad ibnou ^aliyy ………….. » il l’a décrit comme étant un compositeur des plus fertiles par la raison et qui avait  le plus d’imagination et il lui a attribué environ 150 ouvrages qui sont encore conservés entre manuscrits et imprimés. Malgré les contradictions qu’il y a entre les auteurs sur le nombre des ouvrages de ibnou ^arabiyy et leur taille, il n’y a pas de doute que cet homme était des plus fertiles des compositeurs des auteurs musulmans dans leurs sciences. Avec tout cela il était ascète il recherchait la solitude, il s’était distingué, il se consacrait aux adorations  Il croyait en l’unicité et il s’est attaché au tasawouf durant toute sa vie il n’a pas débattu dans la philosophie des problématiques des philosophes, il a plutôt composé il a excellé et les gens du tasawwouf ont été influencés par ses ouvrages. Sauf que parmi les livres les plus connus : al foutouhat al makiyyah et fousousou l-hikam n’ont pas été épargnés de faux qui ont été calomnieusement insérés. Il y a été effectivement ajouté des choses dont le chaykh ibnou ^arabiyy est innocent vu son haut degré, nous demandons à Allah la persévérance sur la vérité et le bon état.

l’innocence de ibnou ^arabiyy de ce qui lui a été attribué.

Sache que le chaykh ibnou ^arabiyy est innocent des différents égarements et des paroles de l’unicité de l’existence qui lui ont été attribués, même si certains prétendent qu’il est l’imam de cette école. Nous disons plutôt que nous renions cela à son sujet car ce que tu trouves comme paroles attribuées ajoutées qui sont des paroles d’égarement. Tu trouves également dans ce même ouvrage, des paroles claires et explicites concernant l’exemption de Allah de toute ressemblance avec Ses créatures et l’explication que Allah est unique qui ne s’incarne pas dans quoi que ce soit tout comme cela est compris dans Fousousou-l-hikam. Il a été rapporté de lui qu’il a dit : « celui qui prétend l’unité de l’existence, sa religion est mauvaise ». Ainsi il est impossible qu’il soit de la voie de l’unité de l’existence, ceux qui disent que tout est Allah. C’est une des plus atroces mécréances que la croyance de  l’incarnation de Allah dans le monde et c’est cela la signification de l’unité de l’existence qu’il n’est pas valable d’attribuer à ibnou ^arabiyy même si dans certains ouvrages, certains auteurs le lui ont attribué ou d’autres que cela comme égarements. Tout comme le cite adh-dhahabiyy dans ses Siyar puis il dit : je dis que si mouhyi d-Din avait abandonné ces paroles avant de mourir, il aura gagné. Mais cette parole de Adh-Dhahaliyy n’est pas à prendre en considération pour confirmer ce qui a été calomnieusement attribué à ibnou ^arabiyy.

Notre réplique à cela est que tout ce qui a été attribué au chaykh comme égarements qui mènent à la perte, ce ne sont que des paroles qui ont été ajoutées à ses livres à son insu et cela pour deux raisons la première est que Ach charaniyy a dit qu’il avait l’exemplaire manuscrit d’origine et il a vu qu’il était libre de toutes ces mécréances et que l’auteur de al-marroudat al mazboura l’un des faqih spécialiste de jurisprudence, réputé de l’école hanafite  a dit nous avons eu la certitude que les juifs ont ajouté des paroles dans le livre fousousou l-hikam ; la seconde raison est que le Hafidh ibnou Hajar a dit dans liçanou-l-mizan dans la biographie de ibnou ^arabiyy, que les Hafidh de son époque comme ibnou mayar, ibnou doubayfi ont pris ibnou ^arabiyy comme référence et ceux-ci ont confirmé encore dans Af-foutouhatou l-makkiyyah que les expressions claires pour prouver le faux de la parole de l’unité et  qui confirme l’exemption explicite de Allah ^azza wa jall de toute ressemblance avec ses créatures fin de citation

Le chaykh ahmad ibnou Hajjar al haytamiyy a également cité lorsqu’il a évoqué ibnou ^arabiyy : ceux qui lui ont ajouté des choses dans ses livres : Ainsi mon frére musulman une fois que tu as su cela pour l’innocence de ibnou ^arabiyy alors attache toi à cela et délaisse toutes les voies de l’égarements et gare à toi de débattre dans un océan qui peut te noyer.

Il a écrit beaucoup d’ouvrages tant qu’il a été dit qu’ils ont atteint 400 livres et épîtres comme cela a été rapporté ; nous attirons l’attention que dans la plupart de ses livres ont été insérés des paroles de mensonges et vu qu’il écrivait des choses que l’esprit des gens du commun ne pouvait pas assimiler, nous conseillons d’éviter ces livres pour celui qui ne distingue pas le bon et le mauvais et qui n’a pas beaucoup pris de science de la croyance.

Son décès

Le chaykh ibnou ^arabiyy a composé et écrit sans ennui ni fatigue jusqu’à la fin de sa vie puisqu’il a atteint environ 80 ans. La mort est venue à lui à Damas, lorsqu’il était dans la maison ibnou-dhaki, alors qu’il était entouré de sa famille et de ses disciples parmi les chaykh soufis. C’était la nuit du vendredi 28 de rabi^oul-akhir de l’an 638 de l’hégire. Ibnou dhaki a fait son ghousl, l’a lavé du lavage funéraire et à partir de là, il l’a emporté avec deux de ses disciples qui sont ibnou abdil khaliq et ibnou n-nahhas jusqu’à l’exterieur de Damas puisqu’il est enterré dans As-sahiya au nord de la ville au flanc de la montagne Qasiyoun dans le cimetière qui était privé pour la famille de ibnou dhaki  à cette époque et sa tombe est jusqu’à aujourd’hui un lieu de visite pour les gens.

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Biographie : Ibnou Hajar Al-Asqalaaniyy

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur novembre 29, 2010
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Al-Hafidh Ibnou Hajar Al-^Asqalaniyy

 

Sa biographie

 

Il s’appelle Ahmad fils de ^Aliyy, fils de Mouhammad, fils de Mouhammad, fils de ^Aliyy Al-^Asqalaniyy d’origine l’égyptien, Al Kinaniyy de naissance, Ach-Chafi^iyy d’école, surnommé Ibnou Hajar comme ses ancêtres. Et ceci est relativement à la famille Hajar, qui sont des gens qui habitent le sud du pays de Al-Jarid, et leurs terres c’est Gabes, c’est à dire au pays du Maghreb. Quand à Chihabou d-Din c’est un surnom à lui comme cela est habituel dans son époque, et Abou l-Fadl est son surnom.

 

Il est né dans l’ancienne Egypte en l’an 773 de l’Hégire. Son père est mort en l’an 774 de l’Hégire, sa mère était morte peu avant cela, il a donc grandi orphelin et son tuteur Abou Bakr Al-Kharoubiyy l’a pris en charge, c’était le plus grand des commerçants d’Egypte.

 

Sa quête de science

Quand il a atteint sa cinquième année on l’inscrivit au Qouttab, il mémorisa le Qour’an alors qu’il avait neuf ans auprès du Chaykh Sadrou d-Din AsSouftiyy. Puis il a mémorisé Al-^oumdah, Al- Hawi dans la jurisprudence,  Al-‘Alfiyyah de son chaykh Zaynou d-Din Al-^Iraqiyy dans la science du hadith, moukhtasar Ibnou l-Hajib dans les fondements de la religion, Milhatou l-‘i^rab de Abou Mouhammad Al-Qacim fils de ^Aliyy Al-Haririyy Al-Bisriyy dans la grammaire puis il est parti à la Mecque pour accomplir le pèlerinage en l’an 784 de l’Hégire. Il lut auprès du Hafidh Abou Hamid Mouhammad Ibnou Dhahirah et auprès de Al-^Afif An-Nachawouriyy.

 

Il a pris la langue arabe auprès de Chamsou d-Din Mouhammad Al-Ghoumariyy, la littérature le ^aroud auprès de Al-Badr Al-Bachtakiyy, le fiqh auprès de Bourhanou d-Din Al-‘Ibnaciyy et Nourou d-Din Al-Haythamiyy, et auprès des deux faqih de son époque As-Siraj Al-Boulqiniyy et As-Siraj Ibnou l-Moulaqqin . Il a pris la plupart des sciences auprès de ^Izzou d-Din Ibnou Jama^ah qui était un océan maîtrisant les sciences au point qu’il disait : « J’ai pris dans quinze sciences dont les savants de mon époque ne connaissent même pas le nom ».

 

En général Ach-Chihab Ibnou Hajar était un savant qui connaissait les sciences de son époque avec ses différentes ramifications et ses différences comme le tasrif, la balaghah, les différentes sortes de science de la langue arabe, l’histoire, le fiqh et le hadith, les différentes récitations du Qour’an, les différentes sciences rapportées et les sciences par la raison comme le calcul et autre.

 

Pour ce qui est du hadith dans lequel il a dépassé ses pairs et dans lequel sa réputation était très grande, ses contemporains ont été unanimes concernant sa grande maîtrise du hadith. Et ils lui ont donné le titre de Hafidh pour cela. Le premier chaykh auprès duquel il a pris cette science était ^Afifou d-Din An-Nachawouriyy à Makka puis il partit à Baytou l-Maqdis, Nabouls, Ar-Ramlah, Ghazzah et Damas puis à Alexandrie et à Tous en Egypte puis à Makkah et au Yémen et il s’est attaché particulièrement à apprendre auprès du Chaykh du hadith AzZayn Al-^Iraqiyy au Caire.

 

Le Hafidh Ibnou Hajar a eu beaucoup de chaykh et il a atteint un niveau que ses contemporains n’avaient pas atteint, il maîtrisait les sciences du hadith, le sanad, le matn, le ^ilal et le moustalah et la connaissance de l’état des gens d’une manière parfaite. C’est pour cela qu’il avait composé des ouvrages que les savants ont utilisé comme base par la suite et il fut reconnu par l’unanimité pour sa maîtrise de cette science.

Ses Chaykh

Le hafidh Ibnou Hajar a rassemblé les noms de ses Chaykh et ce,  par ordre alphabétique dans son livre « Al-majma^ou l-mou’assasou bi l-mou^jami l-moufahras« , qu’il a classé en deux parties. Dans la première partie,  il a inscrit  les noms des Chaykh auprès desquels il a pris le hadith (c’est- à-dire il le rapporte d’eux). dans la deuxième partie, ceux à qui il a récité le hadith. Il a cité certains d’entre eux dans son Tarikh :  » ‘Inba‘ou l-ghoumari bi ‘anba‘i l- ^oumar « .

 

En ce qui concerne ses Chaykh les plus réputés, dans la langue arabe, il y a Majdou d-Din Bnou Ya^qoub Al-Fayrouz‘abadiyy, Badrou d-Dini l-Bachtakiyy dans la littérature et Al-Ghoumariyy dans différentes parties de la langue arabe.

 

Pour ce qui est des récitations du Qour’an, il a pris auprès de Abou Ishaq ‘Ibrahim Bnou ‘Ahmad At-Tanoukhiyy Al-Ba^labaqiyy.

 

Dans la jurisprudence il a pris auprès de Sirajou d-Din Al-Boulqiniyy et Sirajou d-Din Bnou l-Moulaqqin.

 

Et dans le hadith auprès de ^Afifou d-Din An-Nachawouriyy, de Zaynou d-Din Al-^Iraqiyy, le hafidh Abou Hourayrah et Badrou d-Din Bnou Qawam Al-Baliciyy. Parmi les Chaykh femmes qu’il a eu, il y a Fatima la fille de Al-Mounja At-Tanoukhiyyah, Fatima bintou Mouhammad Bnou ^Abdi l-Hadi et sa sœur ^A’ichah.

 

 

Ses fonctions et ses différents postes d’enseignement

Ibnou Hajar s’est chargé de l’enseignement de la récitation et la dictée dans les assemblées à la manière des Mouhaddith, c’est-à-dire  comme les  spécialistes du hadith.  Il a aussi donné des avis de jurisprudence (fatawa), il a été chargé de la fonction de qadi à plusieurs reprises, il a enseigné le tafsir dans l’école Haçaniyyah et Mansouriyyah, il a également enseigné le hadith dans l’école Bibarciyyah et celle de Al-Jamaliyyah Al-Moustajidah ainsi que Al-Haçaniyyah, Ach-Chaykhouniyyah et AzZaynabiyyah.  Toutes ces écoles  ont été appelées ainsi par rapport aux gouverneurs et dignitaires qui les ont construites. Il a également enseigné dans la mosquée de Ibnou Touloun  Al-Qoubah Al-Mansouriyyah. Il s’est chargé aussi de faire entendre le hadith dans Al-Mahmoudiyyah et d’enseigner la jurisprudence dans Al-Kharoubiyyah, Ach-Chaykhouniyyah ainsi que AsSalihiyyah An-Najmiyyah et Al-Mou’yadiyyah. Il a été chargé aussi  de la fonction de Chaykh de Al-Bibarciyyah et de donner des avis de jurisprudence dans Dar l-^Adl. Parmi ses fonctions également il avait la fonction d’orateur de la mosquée Al-‘Azhar et celle  de la mosquée de ^Amrou Bnou l-^As. Il a dicté le hadith dans la zawiyah ( appelée Khanqah ) de Bibars environ vingt ans. Puis dans Darou l-Hadith Al-Kamiliyyah dans le quartier qui est ainsi appelé entre les deux palais du Caire.

 

Pour ce qui est du qada, la fonction de juge légal, il s’en est chargé au début durant le gouvernement du sultan Al-Achraf Birsbay et il lui avait proposé aussi d’assurer cette tâche dans le pays de Ach-Cham mais il s’en était abstenu. Il était chargé également de la bibliothèque Mahmoudiyyah pour laquelle il avait composé un index (c’est-à-dire un recensement de tout ce qu’elle comportait).

 

Son décés

 

En l’an 852 de l’hégire, Ibnou Hajar Al-^Asqalaniyy a été atteint de diarrhées et il est resté ainsi jusqu’à sa mort,  la nuit du samedi 18 du mois de Dhou l-Hijjah de cette année. Il était dans sa maison qui se trouvait prés de l’école Al-Mankoutamriyyah au Caire. La prière funéraire a été accomplie en sa faveur à Roumaylah à l’extérieur de la ville. Parmi ceux qui ont  assisté à la prière funéraire, il y avait le sultan AdhDhahir Jaqmaq et le calife ^Abbasiyy et c’est ^Alamou d-Din Al-Boulqiniyy qui a accompli la prière funéraire en tant qu’Imam. Ensuite son corps a été transporté à Al-Qourafah AsSoughra qui est un cimetière en face de la mosquée Ad-Daylamiyy où il a été  enterré prés de Al-Layth Bnou Sa^ad.

 

Ibnou Hajar Al-^Asqalaniyy a dit une poésie dans laquelle il fait l’éloge du Prophète, et ceci est une preuve que les savants de cette communauté reconnaissent le caractère permis de faire l’éloge du prophète. Ils prennent en cela pour modèle les compagnons du Prophète, comme son oncle Al-^Abbas qui a  récité de la poésie pour faire l’éloge du prophète. Allah ta^ala a fait l’éloge du prophète, par Sa parole qui signifie : « Et Nous ne t’avons envoyé que comme miséricorde pour les gens ».

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Biographie : Ibraahiim Ibnou Ad-ham

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur novembre 29, 2010
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L’Imam Ibrahim Ibnou ad-ham

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Le Soufiyy qui a délaissé la souveraineté pour l’au-delà

Sa biographie :

Il est surnommé Abou Ishaq, il s’appelle Ibrahim, fils de adham, fils de mansour, fils de yazid al ^idjliyy al balkhiyy. Il est né à bablakh qui est la grande ville qui a vu le plus grand mouvement de tasawwouf et de gens qui se consacraient pour l’au-delà. Ibnou mou^in a dit : « Il fait parti des arabes originaires de la tribu de ^adjl » et Qoutaybah a dit : « Il est plutôt de la tribu de tamiyy et avait vécu à al koufah ». Al fadlah chaybaniyy a dit : « Son pére adham avait fait le pèlerinage avec sa mére et elle a accouchée de Ibrahim à la Mecque. Elle tournait autour de la mosquée Al haram en disant aux gens : « faites des invocations pour mon fils que  Allah fasse qu’il soit un vertueux ».

Quelques faits remarquables de sa vie :

Ibrahim Ibnou adham était l’un de ces vertueux qui était fils de roi. Son père était un des rois de Qouracam et la raison de son appel c’est qu’il était sorti une fois pour la chasse et il a entendu une voix lui dire : « Ibrahim, tu n’as pas été crée pour chasser et tu n’as pas reçu l’ordre de le faire ». Alors il a juré de ne plus jamais désobéir à Allah ta^ala. Il a délaissé la souveraineté de son père, il a multiplié les voyages pour quérir la science et augmenter en actes d’obéissance. Cet évènement et d’autres l’ont amené à se détourner du bas-monde et à se consacrer aux actes d’obéissance. Parmi ce qui est parvenu dans les détails de cet évènement, il y a ce qu’a rapporté le hafidh Abou Nou^aym dans houlaytoul awliya’ que Ibrahim avait dit : « Mon père était des gens de balakh, c’était un des rois de khouracam. Il était quelqu’un d’aisé et  il aimait la chasse. Je suis sorti sur mon monture et mon chien m’accompagnait. Alors que j’étais ainsi, un lièvre ou un renard a bondit. J’ai tourné la … à mon cheval et j’ai entendu une voix derrière moi me dire : «Ibrahim, tu n’as pas été crée pour cela, et tu n‘as pas reçu l’ordre de cela. ». Je me suis alors arrêté, regardant à droite et à gauche ne voyant personne. Puis j’ai à nouveau essayé de faire bouger mon cheval. J’ai entendu une voix encore plus forte que la première, qui me disait : « O Ibrahim tu n’as pas été crée pour cela, et tu n’as pas reçu l’ordre de cela. ». Et la voix m’a interpellé la troisième fois pour me dire la même chose que la première et la deuxième. Et je dis alors : « Tu m’as averti, tu m’as averti. Ceci est un avertissement du Seigneur des mondes. Par Allah, je ne désobéirai plus jamais à Allah après ce jour-ci tant que Allah me préserve. Et djalalou d-din aroumiyy a rapporté que les gens de sa garde dans la résidence de Ibrahim avaient entendu une nuit un vacarme au-dessus du toit du palais. Ils ont vu alors des gens prétendre chercher leur chameau perdu. Alors on les a ramenés à Ibrahim Ibnou adham. Il les a interrogé, et leur a dit : « est-ce qu’il est arrivé que quelqu’un aille chercher un chameau perdu sur un toit ? ». Ils lui ont répondu : « Mais nos faisons que te prendre pour modèle, c’est toi qui rechercher l’amour de Allah alors que tu es assis sur le trône de ta souveraineté. Est-ce quelqu’un dans pareil endroit, peut-être proche de l’agrément de Allah ? ». Il s’enfuit alors de son palais et plus personne ne le revit jamais après cela. Il a été rapporté aussi qu’un jour il s’était endormi et il avait vu dans le rêve un homme tenant un livre dans ces mains, et il l’a pris et la ouvert. Et il a trouvé écrit en or « Ne préfère pas ce qui va à sa perte à ce qui n’a pas de fin et ne te réjouis pas de ta souveraineté parce que ce que tu possède maintenant va à sa fin. ». Alors il se réveilla terrorisé de son sommeil et il dit : « Ceci est un avertissement de la part de Allah et une exhortation ».

Son ascèse et son excellence de comportement :

Ibrahim Ibnou adham a délaissé la souveraineté et le pouvoir. Il mettait en hiver une fourrure sans chemise en dessous. Et en été un bout d’étoffe coutant deux dirham. Il ne mettait pas de chaussons ni de turban et il multipliait le jeune durant le voyage et quand il été résident. Il dormait peu et il méditait beaucoup. Et il consommait des fruits de son propre labeur dans la récolte des champs ou le gardiennage des jardins.

Parmi ce qui est rapporté au sujet de son ascèse et de son honnêteté, il y a ce qu’a rapporté Abou nou^aym dans son livre al filliyah d’après dawoud ibnou djarrah. Ibrahim était gardien d’un champs à razzah, et le propriétaire du jardin était venu avec ses amis et lui a dit : « raméne-nous du raison pour qu’on en mange ». Alors il lui a ramené du raisain. C’était un raisin extrêmement acide. Le propriétaire du jardin lui a dit : « Est-ce que tu manges pareil raisin ? ». Il lui a dit : « Non, moi je ne mange ni de ce raisin ni d’aucun autre ». Il lui a dit : « Alors raméne moi des grenades ». Il lui a ramené des grenades et ce fût des grenades encore acides. ». Il lui a dit : « Est-ce que tu manges aussi de ces grenades ? ». Ibrahim lui a dit : « Je ne mange ni de ces grenades ni d’aucunes autres de ton champs. Mais j’ai vu que c’était des grenades rouges, belles, alors j’ai pensé qu’elles étaient douces ». Alors le propriétaire du jardin lui a dit : « Tu ne peux être que Ibrahim Ibnou adham ». Il ne savait pas que c’était lui. Et abou nou^aym a rapporté de abou ishaq al fazariyy qui a dit : « Ibrahim ibnou adham, durant le mois de ramadan récoltait des céréales la journée et faisait des prières durant la nuit. Il est resté trente jours sans dormir la nuit ni le jour.

D’après Yahyah ibnou ^outhman d’après baqiyyah qui avait interrogé un ami à Ibrahim. Il lui a dit : « Parle moi de quelque chose qui été la plus remarquable que tu as vu de ton compagnon ». Il lui a dit : « Un jour nous faisions le jeûne. Quand ce fût le temps de rompre le jeûne, nous n’avions rien pour manger. Nous sommes allés voir un homme pour lui louer nos services pour récolter son champ. Alors que nous étions encore jeuneurs. Au soir, nous avions pris nos salaires, je suis parti au marché, j’en ai acheté ce que je voulais et j’ai donné en aumône le reste. Ibrahim a dit : « Moi, j’ai déjà pris tout mon salaire mais j’aimerais bien savoir si nous avions réalisé le service pour lequel il nous a loué ou pas. Quand j’ai vu ça de lui, je me suis mis en colère. Et quand il vu ma colère il m’a dit : « ça ne fais rien, si tu me garanti que nous nous sommes acquittés pour le service pour lequel il nous a loués ». Alors j’ai pris la nourriture et je l’ai donné en aumône. Ceci est la chose la plus remarquable que j’ai vu de lui depuis qu’on était compagnons.

Ce qui confirme son ascèse et son détournement de ce que les gens possèdent, il y a ce qu’a rappoorté abou l-houcayn al dardjaniyy d’après ^aliyy ibnou bakkar qu’il a dit : « Nous étions  assis auprès de la mosquée al masisa qui est une ville au cham qui est surnommée al mansourah également. Il y avait avec nous ibrahim ibnou adham. Un homme de khourafah est venu et a dit : « Qui d’entre vous est Ibrahim ibnou adham ? ». Les gens lui ont dit : «C’est celui-là ». Et lui a dit :  « Tes frères m’ont envoyé vers toi ». Quand il a entendu le nom de ses frères, il s’est levé, il l’a pris par la main, l’a mis à l’écart et lui a dit : «Qu’est-ce qui t’a amené ? ». Il lui a dit : « Moi, je suis ton esclave, avec ce cheval et une mûle et dix mille dirham que tes frères t’ont envoyé.». Il lui a dit : « Si tu es véridique, tu es libre et ce que tu as amené avec toi sera pour toi. Va et ne dis à personne. »

Et parmi les nouvelles de son honnêteté, il y a ce qu’a rapporté Ibnou l-djawziyy dans Sifatou S-safwah, d’après Ahmad Ibnou dawoud qu’il a dit : « Yazid est passé auprès de Ibrahim ibnou adham alors que Ibrahim Ibnou adham était en train de regarder un champ,et yazid lui a dit : « Donne-moi de ce raisin ». Ibrahim lui a dit : « Son propriétaire ne me la pas autorisé ». Yazid a tiré le fouet et il s’est mis à la frapper. Ibrahim a baissé la tête et il a dit : « Frappe une tête qui a tellement désobéit à Allah ^azza wa djal. L’homme s’est alors arrêté net.

Ses prodiges :

Il est connu chez les musulmans que certains saints ont des prodiges. Ce sont des choses qui sortent de l’ordinaire, qui sont une preuve de la véracité de ces saints en suivant leur prophète. Et il est apparu dans la communauté de notre Maitre mouhammed salla lahou ^alayhi wa sallam, de nombreux prodiges. Ibrahim Ibnou adham était l’un de ceux à qui s’est produit des choses de cet ordre. Il y a ce qu’a rapporté Youssouf an-nabhaniyy dans djami^ou karamat al awliya’, que des gens étaient venu auprés de Ibrahim Ibnou adham et ils lui ont dit : « O abou Ishaq, il y a un lion qui nous barre la route ». Ibrahim est parti vers le lion et lui a dit : « ya abou l-harith, si tu as reçu l’ordre de nous faire quelque chose, alors fait ce pourquoi tu es venu. Mais si tu n’as pas reçu d’ordre de faire quoique ce soit, alors éloigne toi de notre chemin. » Le lion s’est éloigné en rugissant.

Et dans Rawda ar-rayahim, il avait un autre prodige, à savoir qu’il avait  voulu monter sur un navire, mais le capitaine voulait absolument prendre de lui un dinar. Ibrahim a alors fait deux raq^ah et il a dit : « O Allah, ils m’ont demandé ce que je n’ai pas et que tu posséde en quantité ». C’est alors que le sable s’est transformé en dinars. Il en a pris un seul, il n’a pas pris le reste.

Parmi ses prodiges, dans al masisa, c’est qu’il est sortit dans un des champs de ach cham et il a rencontré des gens qui attisaient du feu autours d’eux par crainte des pauvres. Ils lui ont demandé de les rejoindre, il a refusé. Et il est resté à l’extérieur tout seul. Tandis qu’il faisait la prière la nuit, trois lions sont venus vers lui. Le premier s’est avancé et s’est mis à le renifler. Il a tourné autours de lui puis il s’est mis à l’écart puis s’est assis. Puis le deuxième a fait la même chose comme le premier, puis le troisième a fait comme les deux premiers. Et au petit matin, il a dit aux lions : « Qu’est-ce qui vous a ramené ? Est-ce que vous voulez me dévorer ? Alors faites. C’est alors que les lions l’ont laissé et sont parti. Tout cela et les gens l’oberservaient.

Ses sagesses et ses exhortations :

Parmi les sagesses qu’il a dite, il y a ce qu’il a écrit a Soufyan ath-thawriyy en lui disant : « Celui qui a connu ce qu’il recherche, il lui sera aisé de tous les efforts qu’il dépensera pour cela. Et celui qui observe longuement, il aura un long regret. Et celui qui a beaucoup d’espoir, il agira en mal. Et celui qui se relâche avec sa langue, il sera tué».

Et parmi les perles de sagesses, il a dit : « le fait de ne pas trop se soucier du bas monde et le fait de ne pas avoir beaucoup de cupidité, laisse en héritage la véracité et l’ascèse. Mais le fait de trop se soucier du bas monde et le trop de cupidité, laisse en héritage le tourment et la peur ».

Et d’après Ahmad Ibnou khadrawayah, que Ibrahim Ibnou adham a dit à un homme qui faisait des tours autour de la Ka^bah : « Sache que tu n’obtiendras le degré des vertueux que si tu dépasses six épreuves. La première c’est que tu fermes la porte des bienfaits du bas-monde, et que tu ouvres la porte de la dureté. La deuxième c’est que tu fermes la porte de la gloire, et que tu ouvres la porte de l’humilité. La troisième c’est que tu fermes la porte du repos et que tu ouvres la porte de l’effort. La quatrième c’est que tu fermes la porte du sommeil, et que tu ouvres la porte des veillées. La cinquième c’est que tu fermes la porte de la richesse et que tu ouvres la porte de la pauvreté. La sixième c’est que tu fermes la porte de l’espoir et que tu ouvres la porte de la préparation pour la mort. »

Son décès :

L’auteur de Jami^ou karamati l-‘awliya’ a dit qu’il est mort au pays de ach-cham en l’an 162 de l’Hégire. Et qu’il a été enterré dans une des hauteurs des rivages de la Syrie. Et il a été rapporté de celui qui a crié sa mort, al mounadiyy, qui a dit : «  Je lui avais rendu visite par la grâce de Allah à Jabla, et j’ai obtenu ses bénédictions. Et il a un endroit bien entretenu ou l’on peut lui rendre visite et une grande mosquée assez ancienne et beaucoup de waqfs. Ibnou l-Jawziyy a dit dans Sifatou sSafwah qu’il est décédé à al Jazirah et qu’il a été emmené a Sour où il a été enterré.

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Biographie : Talhah Ibnou ^Oubaydi l-Lah

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur novembre 24, 2010
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Talhah Ibnou ^Oubaydi l-Lah

Le martyr, celui qui fait preuve de bien et de générosité

Sa biographie

Il est surnommé Abou Mouhammad, il s’appelle Talhah fils de ^Oubaydi l-Lah, fils de ^Outhman, fils de ^Amr, fils de Ka^b, fils de Sa^d, fils de Taym, fils de Mourrah, fils de Ka^b, fils de Lou’ay, sa mère s’appelle AsSa^bah la fille de Al-Hadramiyy, elle était la sœur de Al-^Ala, fils de Al-Hadramiyy, que Allah l’agrée, elle était entrée en Islam ainsi que Talhah parmi les premiers.

Talhah, que Allah l’agrée, est l’un des dix à qui le Messager de Allah a annoncé la bonne nouvelle du paradis, il est l’un des premiers  à être entré en Islam et l’un des six qui étaient connus sous l’appellation de Ahlou ch-Choura – c’est-à-dire ceux qui se concertent, ceux qui s’étaient concertés pour désigner le calife à la mort du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam-.

Il a rapporté de nombreux hadith du Prophète, parmi lesquels il y en a deux qui font sujet d’accord entre Al-Boukhariyy et Mouslim. Al-Boukhariyy a rapporté de Talhah deux hadith que Mouslim n’avait pas rapportés et Mouslim a rapporté de Talhah trois autres hadith que Al-Boukhariyy n’avait pas rapportés de lui. Et dans le Mousnad de Baqiyy Ibnou Makhlad il y a trente-huit hadith rapportés de Talhah Ibnou ^Oubaydi l-Lah.

Il était de taille moyenne plutôt de courte taille, il avait un beau visage, une poitrine large, les épaules également larges, il avait beaucoup de cheveux qui n’étaient pas frisés ni complètement  raides.

Le récit de son entrée en Islam

Ibnou Sa^d rapporte dans ses Tabaqat un récit dont le résumé est le suivant : Talhah avait dit : J’étais présent dans un marché à Bousra dans le pays de Ach-Cham. C’est alors qu’un ermite dans son ermitage – de ceux qui disaient suivre ^Iça–  a dit : « Demandez aux gens, aux nouveaux arrivants de cette époque, s’il y a parmi eux qui vient du Haram, l’enceinte sacrée, c’est-à-dire la Mecque. » Alors j’ai dit : « Oui (c’est Talhah qui parle), c’est moi »  Alors il m’a demandé : « Est-ce que ‘Ahmad est apparu ? » Je lui ai dit : « Et qui est donc ‘Ahmad ? » Il a répondu : « C’est le fils de ^Abdou l-Lah, fils de ^Abdou l- Mouttalib, c’est son mois dans lequel il va dire qu’il est prophète, il va apparaître au Haram et il va émigrer vers une terre où il y a des palmiers » et il a décrit Médine sans la nommer. Alors Talhah a dit : C’est alors que ce qu’il m’a dit est entré dans mon cœur et je suis revenu rapidement jusqu’à La Mecque et j’ai demandé : « Y-a-t-il  eu un événement particulier? » Alors les gens m’ont dit : « Oui, Mouhammad le fils de ^Abdou l-Lah, l’honnête, Al-‘Amin, dit être prophète et Ibnou Abi Qouhafah (c’est-à-dire Abou Bakr) que Allah l’agrée, l’a suivi. » Je me suis alors dirigé vers Abou Bakr, je lui ai appris ce que l’ermite avait dit et nous sommes partis ensemble voir le Messager de Allah et je suis entré en Islam sur ses mains.  Je l’ai informé de la nouvelle de cet homme à Bousra de Ach-Cham, il a été extrêmement heureux par ce que je lui ai dit.

Talhah, que Allah l’agrée, a été présent dans tous les grands événements avec le Messager de Allah, mis à part la bataille de Badr. En effet,  le Messager de Allah lorsqu’il a su que la caravane de Qouraych était sur le chemin du retour de Ach-Cham, il a envoyé Talhah et Sa^id Ibnou Zayd afin qu’ils lui ramènent des nouvelles de cette caravane.

*Ils étaient sortis de Médine jusqu’à arriver à Al-Hawra lorsque la caravane était passée devant eux, puis ils s’en retournèrent voulant avertir le Messager de Allah des informations concernant la caravane, mais le Messager de Allah avait déjà quitté Médine avant qu’ils ne reviennent, et la bataille de Badr a eu lieu le jour même où Talhah et Sa^id étaient arrivés à Médine sur leur chemin de retour ; ils n’avaient ainsi pas pu être présents à la bataille de Badr. Mais le Messager de Allah leur a donné une part du butin et il les a considérés comme ceux qui étaient présents lors de la bataille.

 

Certains faits remarquables de la vie de Talhah

Il est rapporté dans « Siyarou A^lam An-Noubala’ » de Adh-Dhahabiyy que Talhah, que Allah l’agrée, a reçu de l’argent de l’Hadramaout, du Yémen, de l’ordre de sept cent mille dirhams.

C’est alors qu’il a passé la nuit à se tourner et se retourner, sa femme lui a demandé : « Qu’est ce que tu as ? », il lui a répondu : « J’ai réfléchi cette nuit, Que devrait penser quelqu’un de ce que son Seigneur va faire de lui s’il passe la nuit avec cet argent chez lui, dans sa maison ? » C’est alors que son épouse, qui était Oummou Kalthoum, la fille de Abou Bakr AsSiddiq, que Allah les agrée tous les deux, lui a dit : « Au matin, demande à avoir des grands plats et tu partages cet argent et tu le distribues. » C’est alors qu’il lui a dit : « Que Allah te fasse miséricorde, tu es une mouwaffaqah c’est-à-dire une personne à qui Allah accorde la réussite, fille de mouwaffah, c’est-à-dire celui à qui Allah accorde la réussite. » Au matin il a ainsi partagé cet argent qu’il avait reçu entre les Emigrants (Al-Mouhajirin) et les partisans (Al-Ansar). Il a envoyé  à ^Aliyy, que Allah l’agrée, un plat plein de cet argent. Son épouse lui a dit : « Et nous, n’avons-nous pas une part dans cet  argent ? » Il lui a dit : « Tu peux prendre ce qui est resté. » Et il était resté une bourse qui comportait environ mille dirham (ceci est une des preuves de sa largesse et de sa générosité).

Les nouvelles concernant la générosité de Talhah Ibnou ^Oubaydi l-Lah sont très nombreuses dans les livres des biographies et des conduites. Parmi celles-ci,  il est rapporté qu’un homme de la campagne est venu lui demander de l’argent et il a supplié par un de ses parents il a dit : Tout comme tu as de l’estime pour tel parent alors compatis pour moi ? Alors Talhah lui a dit : personne ne m’a imploré pour me demander de l’argent en évoquant ce proche parent, avant toi, il lui a dit : J’ai une terre et ^Outhman m’a offert trois cent mille dirham pour l’acheter, si tu veux  prends cette terre ou si tu veux je la vends à ^Outhman et je te donne le prix de la  vente. C’est alors que cet homme lui a dit : « non, je veux le prix de la vente ». Et il le lui a donné.

Et d’après Ibnou ‘Ibrahim At-Taymiyy, Talhah ne laissait personne de Taym, de sa tribu qui avait une famille sans qu’il lui assure sa suffisance et qu’il rembourse ses dettes ; il envoyait également à ^A’ichah chaque année dix mille et il avait remboursé de Soubayhah At-Taymiyy trente mille c’est-à-dire qu’il remboursait les dettes des gens.

AzZoubayr Ibnou Bakkar a dit : ^Outhman Ibnou ^Abdi r-Rahman m’a rapporté que Talhah Ibnou ^Oubaydi l-Lah avait remboursé les dettes de ^Oubaydi l-Lah Ibnou Ma^mar et de ^Abdou l-Lah Ibnou ^Amir Ibnou Kourayz quatre vingt mille dirham et le Messager de Allah a dit du bien et a fait l’éloge de Talhah : il l’a ainsi surnommé Talhatou l-Khayr (le Talhah du bien) et Talhah Al-Fayyad ( Talhah le généreux, comme s’il débordait de bonté) et Talhatou l-Joud (Talhah de la générosité). Tout cela parce que c’était quelqu’un qui était extrêmement généreux, qui dépensait de l’argent dans la voie que Allah agrée et dans de nombreuses occasions il donnait sans que les gens ne lui demandent.

Et d’après ^A’ichah, que Allah l’agrée, d’après son père AsSiddiq, que Allah l’agrée, chaque fois qu’on évoquait le jour de la bataille de ‘Ouhoud, Abou Bakr disait : « toute cette journée, c’était le jour de Talhah, il était le premier à venir le jour de ‘Ouhoud et le Messager de Allah m’a dit à moi ainsi qu’à ^Oubaydah Ibnou l-Jarrah (( عليكما صاحبكما))  ce qui signifie : « Prenez soin de votre compagnon » C’est-à-dire   nous nous étions occupés d’abord du Prophète  puis nous sommes partis au secours de Talhah car il avait des hémorragies et nous avions vu qu’il avait soixante-dix  ou plus ou moins de coups d’épée ou de coups de couteau ou flèches. »

Il a été confirmé que Talhah, que Allah l’agrée, avait assuré la défense du Messager le jour de la bataille de ‘Ouhoud. Ainsi An-Naça’iyy a rapporté que le Messager de Allah était avec douze compagnons parmi lesquels il y avait Talhah et les associateurs les avaient rattrapés et le Prophète a dit : (( من للقوم)) ce qui signifie : (Qui va combattre ces gens ?)) Alors Talhah lui a dit : « moi ». Le Prophète lui a dit :(( كما أنت)) ce qui signifie ((reste à ta place)) c’est alors qu’un homme des ‘Ansar, des partisans, a dit : « moi ». Et le Prophète lui a dit : (( أنت )) ce qui signifie : (( oui, vas-y)) il a combattu jusqu’à être tué et cela s’est répété jusqu’à ce que ne soit resté avec le Prophète que Talhah. Celui-ci  les a combattus comme les onze qui l’avaient précédé tant que ses doigts avaient été coupés puis Allah a fait que les associateurs soient repoussés.

Al-Hakim ainsi que At-Tirmidhiyy ont rapporté que le Messager de Allah a dit du bien le jour de ‘Ouhoud de Talhah et dans Tabaqat d’Ibnou Sa^d avec une chaîne de transmission qui remonte jusqu’à ^Amr Ach-Cha^miyy qu’il a dit : « le nez du Prophète a été  atteint le jour de ‘Ouhoud ainsi que l’incisive qui est près de la canine et Talhah Ibnou ^Oubaydi l-Lah avait défendu ce jour-là le Messager de Allah avec sa main qui a été atteinte d’un coup d’épée et ses doigts ont été paralysés. »

Et dans Tabaqat également d’après ^A’ichah et ‘Oummou Is-haq, les deux filles de Talhah, elles avaient dit : « Notre père a été blessé le jour de la bataille de ‘Ouhoud de vingt-quatre coups et parmi lesquels certains étaient au niveau de sa tête, un coup qui a laissé une cicatrice carrée et il avait des nerfs qui avaient été atteints, ses doigts paralysés et il avait beaucoup de blessures sur son corps et il était presque évanoui et le Messager de Allah avait eu son incisive qui a été atteinte et son visage blessé. Et Talhah le protégeait avec son corps, il reculait avec le Prophète derrière lui, chaque fois qu’un associateur venait, il le combattait jusqu’à assurer la défense du Prophète, il l’avait ramené dans un refuge. »

 

Son décès

Le décès de notre maître Talhah, que Allah l’agrée, a eu lieu  le jour de la bataille de Al-Jamal, le jour où l’armée de ^Aliyy avait rencontré l’armée de Mou^awiyah Ibnou Abi Soufyan durant le mois de Joumada l-‘Akhirah de l’année 36 de l’hégire. Et il est mort après que Marwan Ibnou l-Hakam ait  tiré une flèche en sa direction alors qu’il avait quitté le champ de bataille de Mou^awiyah, le camp de Mou^awiyah : il s’était repenti de s’être tenu dans l’armée qui combattait l’Emir des croyants ^Aliyy Ibnou Abi Talib, que Allah l’agrée.

Al-Hakim a rapporté dans son Moustadrak que l’Emir des croyants ^Aliyy, que Allah l’agrée, avait envoyé chercher Talhah et lui a dit : « Viens je veux te voir. » Talhah était venu et ^Aliyy lui a dit : « Je te conjure par Allah n’as-tu pas entendu le Messager de Allah dire :

((مولاه فعليّ مولاه، اللهم وال من والاه وعاد من عاداه كنت من ))

Ce qui signifie : ((Celui qui me suit alors il suit ^Aliyy ; Ô Allah accorde la réussite à celui qui le suit et l’échec à celui qui le prend pour ennemi)) » C’est alors que Talhah lui a répondu : « oui ». « Pourquoi alors  me combats-tu ? » Et Talhah lui a répondu : « je ne me suis pas rappelé ce hadith » et Talhah est reparti en s’étant repenti.

L’auteur de Al-Moustadrak dit dans la suite dans son récit d’après Thawr Ibnou Majza’h qu’il a dit : « je suis passé auprès de Talhah Ibnou ^Oubaydi l-Lah le jour de la bataille de Al-Jamal alors qu’il était allongé et c’étaient ses derniers souffles. Je me suis tenu au niveau de sa tête et  il a dit : « je vois un visage d’un homme comme si c’était la lune, avec qui es-tu ? »  « Je suis des compagnons de l’Emir des croyants ^Aliyy » alors Talhah lui a dit : « Tends-moi ta main pour que je la serre et j’indique ainsi mon engagement d’obéissance à ton Emir ^Aliyy. » Je lui ai tenu la main et il l’a serrée en faisant ce pacte d’obéissance pour ^Aliyy et son âme est sortie ; je suis allé voir ^Aliyy et je lui ai annoncé ce qui s’était produit c’est-à-dire la parole de Talhah et ^Aliyy a dit : « Allahou ‘akbar, Allahou ‘akbar le Messager de Allah a dit la vérité, Allah a voulu que Talhah entre au paradis en ayant fait l’engagement d’obéissance. »

Que Allah fasse miséricorde à Talhah Ibnou ^Oubaydi l-Lah le compagnon du Messager de Allah.

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Biographie : Az-Zoubayr Ibnou l-^Awwam

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur novembre 24, 2010
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AzZoubayr Ibnou l-^Awwam,

l’Apôtre du Prophèter.

Sa biographie

Il est surnommé Abou ^Abdou l-Lah, il s’appelle AzZoubayr fils de Al-^Awwam fils de Khouwaylid, fils de ‘Açad, fils de ^Abdou l-^Ouza, fils de Qousay, fils de Kilab. Il est l’apôtre [c’est-à-dire le Compagnon qui a cette appellation particulière] du Messager de Allahr, il est également le fils de sa tante paternelle Safiyyah, la fille de ^Abdou l- Mouttalib. Il est l’un des dix à qui le Prophèter a annoncé la bonne nouvelle d’être au Paradis  et l’un des six membres de ‘Ahlou ch-Choura, ceux qui se sont concertés pour désigner le calife. Il est entré en Islam avec sa mère alors qu’il avait huit ans ; il compte ainsi parmi les premiers à être entrés en Islam.

Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapporté de lui deux hadith qu’il a tenus du Prophèter. Et à lui seul, Al-Boukhariyy a rapporté de AzZoubayr Ibnou l-^Awwam quatre autres hadith. Quant à Mouslim, il a rapporté à lui seul un seul hadith de AzZoubayr.

AzZoubayr -que Allah l’agrée- a fait les deux Emigrations : pour l’Abyssinie ( Al-Habachah) et l’Hégire, l’Emigration obligatoire pour Médine l’Illuminée, il y a émigré alors qu’il avait dix-huit ans.

Ses mérites et les faits remarquables de sa vie

Le glorieux Compagnon AzZoubayr Ibnou l- ^Awwam, que Allah l’agrée, était le premier de ceux qui ont dégainé leur sabre pour défendre le Messager de Allah. Ainsi, il est rapporté dans « Hilyatou l-‘Awliya’ » que AzZoubayr a entendu une voix de Satan selon laquelle le Prophèter a été kidnappé dans les hauteurs de La Mecque, alors il est parti à sa recherche. Lorsqu’il l’a rencontré, le Prophèter lui a dit ce qui signifie : ((Ô Az-Zoubayr, qu’est-ce qui t’arrive ?)) Az-Zoubayr lui a répondu : «On m’a dit qu’on t’a kidnappé ; je suis venu pour frapper avec mon sabre celui qui l’a fait.» Sur ce, le Prophète lui a fait une invocation en sa faveur. C’est ainsi que Az-Zoubayr a été le premier à avoir brandi son sabre dans la voie que Allah agrée.

Le Prophèter a dit ce qui signifie : ((Chaque prophète a un apôtre, et mon apôtre c’est AzZoubayr.))

AzZoubayr -que Allah l’agrée- à ce moment-là, comme l’a cité Adh-Dhahabiyy dans « Siyar ‘A^lami n-Noubala  » avait l’âge de douze ans ; Mouça Ibnou Talhah a dit : « ^Aliyy, AzZoubayr, Talhah et Sa^d sont nés dans la même année. » En plus, Al-Mada’iniyy a dit : « Talhah, AzZoubayr et ^Aliyy avaient le même âge ; l’oncle de AzZoubayr l’accrochait au-dessus du feu et faisait en sorte que la fumée arrivât sur lui ; mais AzZoubayr répétait : « Je ne retournerai jamais à la mécréance ! » »

AzZoubayr, que Allah l’agrée, a été présent dans toutes les conquêtes  avec le Messager de Allah ; et il avait fait même l’engagement de mourir dans la voie que Allah agrée. Il était resté ferme à ses côtés le jour de la bataille de Badr, ainsi que le jour de la bataille de ‘Ouhoud ; il avait avec lui l’une des bannières des Emigrants.  Lorsque les musulmans sont entrés à La Mecque honorée le jour de Al-Fath, le jour de la conquête de La Mecque, AzZoubayr– que Allah l’agrée- était sur le côté gauche et Al-Miqdad Ibnou l-‘Aswad était sur le côté droit. Ils sont venus chacun à cheval. Le Messager de Allahr s’est mis debout, a essuyé la poussière de leur visage avec son vêtement et a dit ce qui signifie : ((J’ai consacré pour le cheval deux parts [du butin] et pour le cavalier une seule part.))

Le jour de la bataille de Badr, AzZoubayr avait un turban de couleur jaune, Jibril ^alayhi s-salam et les Anges ^alayhimou s-salam étaient descendus avec la même apparence que AzZoubayr. Dans « AtTabaqat Al-Koubra«  Ibnou Sa^d rapporte de ^Amrou Ibnou ^Asim Al-Kilabiyy qui, d’après Hammam, rapporte de Hicham Ibnou ^Ourwah ces paroles qu’il tient de son père : « AzZoubayr avait un bout d’étoffe avec lequel il s’était enturbanné le jour de la bataille de Badr ; le Prophète a dit : (( ان الملائكة نزلت على شيماء الزبير)) ce qui signifie ((Ce sont les Anges qui sont descendus sous l’apparence de AzZoubayr.))

D’après Al-Boukhariyy et Mouslim et d’autres, il est rapporté que le Messager de Allah r a dit le jour de la bataille de Al-Khandaq :(( يأتيني بخبر القوم )) ce qui signifie : (( Qui m’apporte des nouvelles de nos ennemis ?)) Et AzZoubayr a dit : « Moi ! » Le Prophète l’a répété une deuxième et une troisième fois, et c’était à chaque fois AzZoubayr qui se proposait en disant : « Moi ! » C’est alors que le Prophète a dit ce qui signifie : ((Chaque prophète a son apôtre, et mon apôtre c’est AzZoubayr.))

Dans « Siyar‘A^lami n-Noubala« , Adh-Dhahabiyy rapporte de Younous Ibnou Boukayr qui rapporte de Hicham les paroles qu’il tient de son père et qui sont de AzZoubayr : « Le Messager de Allah a pris ma main et a dit : ((لكل نبي حواريّ وجواريّ الزبير وابن عمتي)) ce qui signifie : ((Chaque prophète a son apôtre, et mon apôtre c’est AzZoubayr le fils de ma tante paternelle.)) Ibnou Sa^ad l’a également rapporté ce hadith dans ses « Tabaqat » et Al-Hakim l’a jugé sahih (sûr) dans son « Moustadrak ».

Dans la langue arabe, le mot « الحواريّ, al-hawariyy » signifie, celui qui soutient les Prophètes ^alayhimou s-salam tout comme l’a mentionné l’auteur de « Al-Qamous« .

Mous^ab AzZoubayriyy a dit : «l’apôtre est celui qui est pur.»

Selon Al-Kalbiyy : « al-hawariyy signifie l’intime. »

Dans « Tabaqat Al-koubra« , Ibnou Sa^d- avec une chaîne de transmission remontant jusqu’à Hicham Ibnou ^Ourwah– rapporte qu’un homme est passé près du fils de ^Oumar, en l’occurrence  ^Abdoul-Lah Ibnou ^Oumar, et il a été interrogé sur son identité. Alors, ce jeune homme a répondu : « Je suis le fils de l’apôtre du Messager de Allah » Ibnou ^Oumar lui a dit : « Si tu es le fils de AzZoubayr, d’accord, sinon tu n’as pas cette appellation. » C’est alors que Ibnou ^Oumar a été interrogé : « Est-ce qu’il y avait quelqu’un qui était surnommé hawariyy Raçouli-Lah , l’apôtre du Messager de Allahr mis à part AzZoubayr. » Alors,  Ibnou ^Oumar a répondu : « Je n’en ai pas connaissance. »

Son décès.

Le décès de AzZoubayr, que Allah l’agrée, a eu lieu le jour de la bataille de Al-Jamal. Lorsqu’il a quitté le lieu de la bataille en ayant fait le repentir pour avoir été dans les rangs de ceux qui  combattaient contre l’Emir des Croyants, notre maître ^Aliyy Ibnou Abi Talib, que Allah l’agrée. Cela s’est produit l’an 36 de l’Hégire. Al-Hakim, dans son « Moustadrak », rapporte  de Qays Ibnou Abi Hazim les circonstances de son assassinat : « ^Aliyy a adressé la parole à AzZoubayr : « Ne te rappelles-tu pas de ce jour où nous étions dans une saqifah (cour couverte et ouverte) des’Ansar (Partisans médinois) et que le Messager de Allah t’as demandé si tu m’aimais ; tu as répondu : ˝ Qu’et-ce que qui pourrais m’en empêcher ?˝ Ensuite, le Messager de Allah t’as dit que tu seras contre moi, que tu me combattras et que tu seras injuste envers moi. » Sur ce, AzZoubayr a quitté le champ  de bataille.»

Après avoir regretté, il a quitté les rangs des combattants qui étaient avec Mou^awiyah Ibnou Abi Soufyan. Sur le chemin du retour, ^Amrou Ibnou Jourmouz l’a rattrapé et l’a tué dans une vallée qui s’appelle Wadiyy As-Siba^, à sept farsakh (environ 40 km) de Al-Basrah. Il a pris sa tête et l’a emmenée à l’Emir des Croyants ^Aliyy Ibnou Abi Talib, que Allah l’agrée. Il a demandé la permission de le rencontrer, mais l’Imam ^Aliyy a répondu : « Annoncez-lui qu’il mérite l’Enfer !» Et dans une autre version, il a dit : « Annoncez à l’assassin du fils de Safiyyah qu’il mérite l’Enfer ! »

Adh-Dhahabiyy, rapporte avec une chaîne de transmission que Abou Jarou Al-Mazaniyy a dit : « J’ai été présent lorsque ^Aliyy et AzZoubayr s’étaient mis d’accord. ^Aliyy a dit à AzZoubayr: « Ô Zoubayr, je te conjure par Allah, n’as-tu pas entendu le Messager de Allahr dire la parole qui signifie  que tu vas me combattre et que tu seras injuste dans ce combat. » A cela, AzZoubayr a répondu : « Oui, mais je ne m’en suis rappelé que là maintenant que tu me parles ». Puis, il est parti. »

Yazid Ibnou Abi Ziyad rapporte de ^Abdou r-Rahman Ibnou Abi Layla : « AzZoubayr avait quitté le front de bataille le jour de Al-Jamal et pris congé de ^Aliyy, c’est alors que son fils ^Abdou l-Lah l’a rencontré et lui a dit : « C’est un manque de courage dont tu fais preuve ! » Alors, AzZoubayr lui a répondu : « Les gens  savent que je ne suis pas peureux, mais ^Aliyy m’a rappelé quelque chose que j’avais entendu du Messager de Allah et j’ai juré que je ne le combattrais pas. » Puis,  AzZoubayr a dit ce poème :

“J’ai laissé les choses dont je crains les conséquences.

Par recherche de l’agrément de Allah, cela vaut mieux dans le bas monde et dans la Religion. ” »

Dans son livre « Wafiyy bi l- Wafayyat », AsSafadiyy dit que Ibnou l-Jourmouz (celui qui a tué injustement AzZoubayr après qu’il a quitté le champ de bataille) s’est mis à dire ce poème lorsque l’Imam ^Aliyy lui a annoncé la nouvelle qu’il méritait l’Enfer pour avoir tué AzZoubayr :

«J’ai ramené à ^Aliyy la tête de AzZoubayr.

Et j’espérais  me rapprocher de lui par cet acte.

C’est alors qu’il m’a annoncé la nouvelle du feu de l’Enfer lorsque je suis venu à lui.

Quelle mauvaise nouvelle et quelle mauvaise issue!»

AzZoubayr-que Allah l’agrée- n’avait laissé ni dinar ni dirham, mis à part deux terres et quatre maisons : une à Médine, une à Al-Basrah, une à Al-Koufah et une en Egypte ; mais il avait des dettes. La raison en était que lorsque quelqu’un lui ramenait de l’argent pour le lui confier à titre de dépôt, il lui disait : « Non, je ne prends que s’il s’agit d’un prêt ; parce que je crains qu’il ne se perde ! » Et son fils ^Abdou l-Lah a estimé la totalité des dettes qu’il avait : cela atteignait deux millions deux cent mille. Il a vendu alors sa terre qu’il avait à Al-Ghabah et il a fait annoncer durant le Pèlerinage- et ce pendant quatre ans- pour que celui à qui AzZoubayr est redevable, qu’il le rejoigne afin qu’il le rembourse ce qu’il lui devait. Lorsque quatre années se sont écoulées, il a partagé le restant de l’argent entre les héritiers.

Hassan Ibnou Thabit a écrit ce poème très célèbre dédié à AzZoubayr Ibnou l-^Awwam :

« Il a vécu en demeurant fidèle au serment donné au Prophèter et fidèle à son enseignement, lui qui est son apôtre.

En effet, la parole  ne vaut que par l’acte.

Il est demeuré  sur la voie du  Prophèter.

Il donne son alliance à celui qui suit le Droit ; et c’est son application  qui est juste.

Il est le cavalier célèbre et l’héros qui s’engage avec bravoure dans les batailles les plus redoutables.

Lorsque la guerre se montrait rude, il s’y jetait avec sont sabre brillant, comme s’il faisait la course vers la mort, sans peur.

Un homme dont la mère est Safiyyah, et qui est en plus du clan des ‘Açad, est forcément un brave.

Il est un parent proche du Messager de Allah.

Et,  il a acquis, en défendant l’Islam, une renommée indiscutable.

Combien de fois AzZoubayr a dégagé avec son sabre les dangers qui menaçaient le Messager de Allah.

Et Allah donne généreusement Sa récompense.

Tes éloges sont meilleurs que les actes de certains amis.

Et tes actes, ô fils de la femme hachimiyy, sont meilleurs que tout cela ! »

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Biographie : Haroun Ar-Rachid

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur novembre 19, 2010
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Haroun Ar-Rachid

Le Calife pieux et pur

Sa biographie

Il est le cinquième calife des Abassides, Haroun Ar-Rachid, ar-Rachid c’est-à-dire celui qui est sage et lucide, fils de Mouhammad Al-Mehdi, que Allah l’agrée.

Il a eu le pacte d’allégence du califat après la mort de son frère Al-Hadi en l’an 170 de l’Hégire, et c’était le jour où son fils al ma’moun était né, et  c’était la nuit durant laquelle était mort l’ancien calife et où il a reçu le pacte d’allégence pour le califat et où était né un nouveau calife.

Sa mère s’appelle al-Khayzourane, mère de al-Hadi qui est la mère des califes abassides.

 

Sa description, son caractère et sa vie

Haroun Ar-Rachid, que Allah lui fasse miséricorde, était blanc de peau, il était grand de taille, il était beau, d’une assez forte corpulence.

Il avait les cheveux gris et il était parmi les plus glorieux rois de la terre, il était extrêmement généreux, il donnait en aumône de son propre argent chaque jour mille dirhams et il aimait beaucoup la science et les savants.

Il a été rapporté que Abou Mou^awiyyah ad-darir avait dit : « J’ai mangé avec ar-Rachid un jour et un homme est venu me verser de l’eau sur les mains, un homme que je ne connaissais pas ( donc cet homme Abou Mou^awiyyah ad-darir qui parle est aveugle)

Puis ar-Rachid m’a dit sais-tu qui a versé de l’eau sur tes mains ?

Je lui ai dit non, il a dit : «  c’est moi par honneur pour la science » parce que cet homme aveugle était un savant.

Ar-Rachid a eu ce que d’autres que lui n’ont pas eu ; ses ministres étaient les barmakiyy, son Qadiyy, le juge légal, était Abou Youçouf, que Allah lui fasse miséricirde, le compagnon de Abou Hanifah.

Et son poète était Marwan Ibnou Abi Hafsa, son accompagnateur était al-^Abbas fils de Mouhammad fils de l’oncle paternel de son père et son épouse était Zoubaydah, celles qui avait beaucoup de biens, et qui était très généreuse.

C’était celle qui a commandité des travaux pour que l’on amène de l’eau jusqu’à la terre de ^Arafah suite à un rêve qu’elle avait fait.

Et son portier était al-Fadl fils de ar-Rabbi^ qui était parmi les gens qui étaient les plus élégants et les plus beaux.

C’est durant son règne que la montre a été fabriquée et c’est lui qui a offert l’horloge très connue à Charlemagne, le roi de France de cette époque.

Parmi ses mérites, c’est qu’il organisait une conquête une année lui-même et il accomplissait le pèlerinage l’année suivante.

Et le dernier pèlerinage qu’il a accompli, il l’avait fait en marchant, que Allah lui fasse miséricorde.

Quant à ce que citent certains historiens et certains qui racontent les histoires que c’était quelqu’un qui commettaient des choses blâmables, qui buvait de l’alcool, qu’il s’occupait de loisirs, de plaisirs et de désirs, et ce qu’ils rapportent de Abou Nouwas al-Haçan Ibnou Hanni comme histoires et racontards sur ar-Rachid, tout cela n’est que mensonge qui n’a aucune origine, et il n’est pas permis de rapporter cela ou d’en parler sauf pour dire que c’est un mensonge, une tromperie et une déformation de l’histoire islamique.

ET malheureusement cela figure beaucoup dans les livres d’histoires.

Et vois par toi-même, toi qui est objectif ; Abou Youçouf al-Qadiyy, que Allah lui fasse miséricorde, avait composé pour Haroun ar-Rachid : « Tu connaîtras et tu auras la certitude du haut degré de ar-Rachid dans la science et dans la religion »

 

 

Sa vision du Messager dans le rêve

Lorsque Haroun ar-Rachid a été chargé du califat, il a vu le Prophète dans le rêve qui lui a dit ce qui signifie : « Voici que cette fonction est venue à toi, alors fais les conquêtes, et fais le pèlerinage, et facilite, et sois généreux avec les gens des deux Haram, La Mecque et Médine »

C’est ainsi que Haroun a préparé les armées et il fait des conquêtes dans différents recoins des pays  des romains, et il a gagné des batailles.

Il a accompli le pèlerinage en marchant avec des gens et il a distribué dans les deux Haram beaucoup d’argents.

Tout cela, il l’avait fait en une seule année.

 

Ses larmes par la crainte de Allah

Ibnou s-Sammak était venu auprès de aroun ar-Rachid un jour et ar-Rachid a demandé à ce qu’on lui donne à boire. C’est alors qu’on lui ramena un verre d’eu, lorsque ar-Rachid a prit  le verre d’eau, Ibnou s-Samak lui a dit : « Attends, Emir des croyants, si on t’avait empêché de prendre cette gorgée d’eau, combien donnerais-tu pour l’obtenir ? »

Ar-Rachid lui a dit : « Je donnerais la moitié de ma souveraineté »

Alors Ibnou s-Samak lui a dit : « Bois que Allah t’accorde la santé »

Après qu’il ait bu, Ibnou s-Samak lui a dit : « Vois-tu si on n’avait empêché que cette eau que tu as bu ne sorte de ton corps, combien paierais-tu pour qu’elle en sorte ?

Alors Ar-Rachid a répondu : « Avec l’autre moitié de ma souveraineté »

Ibnou s-Samak lui a dit : « Une souveraineté qui a pour valeur une gorgée d’eau mérite que tu ne disputes pas les gens pour l’obtenir »

C’est alors que ar-Rachid, que Allah lui fasse miséricorde, s’est mis à pleurer.

Et on rapporte de lui qu’il avait lui-même choisit son linceul de sa propre main et il prenait le tissu, il le regardait et il disait dans sourat al-Haqqah/28-29 ce qui signifie : « mon argent ne m’a pas évité la mort, m’a souveraineté va à sa perte »

 

Le témoignage de Haroun ar-Rachid en faveur de Abou Hanifah

Abou Youçouf al-Qadiyy, que Allah lui fasse miséricorde, a grandi orphelin et il a été le compagnon de Abou Hanifah et il a appris auprès de lui.

Il a demeuré longtemps auprès d’Abou Hanifah plus que la compagnie de sa mère.

Et il ne s’était pas occupé d’apprendre un métier par lequel il pourrait vivre.

C’est alors que la mère de Abou Youçouf était venue auprès de Abou Hanifah et elle l’a blamé pour cela, elle a dit : « Il est la prunelle de mes yeux » elle s’est plainte auprès d’Abou Hanifah que son fils n’avait pas appris de métier.

Abou Hanifah a répondu à la mère de Abou Youçouf : « Réjouis ton cœur, il est en train d’apprendre comment manger al-falouthaje avec l’huile de pistache »

Et lorsqu’il a grandit, il est devenu le Qadiyy des qadiyy et il mangeait auprès de ar-Rachid.

Et on avait rapporté à ar-Rachid cet événement, alors ar-Rachid a dit : « Abou Hanifah voit grâce à une lumière que Allah lui accorde, c’est-à-dire qu’il a eu un kachf.

 

Son décès, que Allah lui fasse miséricorde

Haroun ar-Rachid est mort dans la conquête de la ville de Tous dans la région de Khouragan, et c’est là-bas qu’il a été enterré, le 3 de Joumad al-‘akhirah en l’an 193 de l’hégire à l’âge de 45 ans.

Il avait été dit qu’il avait vu dans le rêve qu’il mourrait à Tous, il s’était mis à pleurer, il a dit creusez moi une tombe, ils lui ont alors creusé.

Puis il a été transporté alors qu’il était malade sur un chameau qui était recouvert c’est-à-dire là où il était c’était recouvert jusqu’à voir de ses propres yeux la tombe ; et il a dit : « Ô toi fils de ‘ Adam, ta demeure finale sera cela »

Puis il a ordonné à des gens qui sont descendus dans la tombe et ils lui ont récité tout le Qour’an et il était sur le bord de la tombe.

Et il a chargé du califat son fils Al-‘Amin qui était alors à Baghdad.

Son califat avait duré 23 ans et 2 mois et demi.

Allaah est exempt d’imperfection, Celui Qui est vivant et Qui ne meurt pas. Que Allaah fasse miséricorde au calife pieux et pur Haroun Ar-Rachid.

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Biographie : L’Imam Abou Hanifah

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur novembre 15, 2010
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Le grand Imam ‘Abou Hanifah An-Nou^man

 

Sa Biographie

Il est ‘Abou Hanifah An-Nou^man fils de Thabit fils de Khillikan ou dit ‘Abou Hanifah An-Nou^man fils de Zouta fils de Mah, le spécialiste de jurisprudence qui est de la ville de Al-Koufah. Il a été dit dans sa lignée également qu’il est An-Nou^man fils de Thabit fils de An-Nou^man fils de Al-Mourzouban. Il est né en l’an quatre-vingts de l’Hégire. Il vendait Al-Khazz, c’était une sorte de tissu.

Il a appris la science à son jeune âge. Ensuite, il s’est occupé d’enseigner et de donner des avis de jurisprudence. Il a pu rencontrer six parmi les compagnons et a rapporté les hadith d’eux. Ce sont ‘Anas Ibnou Malik, ^Abdou l-Lah Ibnou ‘Anas, Wathilah Ibnou l-‘Asqa^, ^Abdou l-Lah Ibnou ‘Abi ‘Awfa, ^Abdou l-Lah Ibnou Jouz’ AzZabidiyy et Ma^qal Ibnou Yasar.

Il a pris la science de Hammad Ibnou ‘Abi Soulayman et il a entendu le hadith de ^Ata’ Ibnou ‘Abi Rabah, de ‘Abou Is-haq As-Sabi^iyy, de Mouharib Ibnou Dathar et de Al-Haytham Ibnou Habib AsSawwaf ainsi que de Mouhammad Ibnou l-Mounkadir et Nafi^. Il a rapporté également de ‘Abou Ja^far Mouhammad Ibnou ^Aliyy Ibnou l-Houçayn Ibnou ^Aliyy Ibnou ‘Abi Talib que Allah les agrée, de Abou l-Haçan Zayd Ibnou l-Houçayn que Allah les agrée et de ‘Abou Bakr AzZouhriyy.

Le nombre de ses chaykh parmi les tabi^iyy – les successeurs des compagnons – de qui il a rapporté le hadith sont de l’ordre de deux cents. Parmi ses élèves, il y a ^Oubaydou l-Lah Ibnou l-Moubarak et également Waki^.

Les plus réputés de ses élèves étaient ‘Abou Youçouf Al-Qadi et Mouhammad Ibnou l-Haçan Ach-Chaybaniyy. Il a eu beaucoup d’autres encore.

 

Parmi ce qui a été rapporté de lui :

L’Imam moujtahid ‘Abou Hanifah que Allah l’agrée, n’aurait pas atteint la science qu’il avait eue et la capacité de donner des arguments s’il n’était pas extrêmement perspicace, s’il n’avait pas son esprit extrêmement aigu et s’il n’était d’une forte capacité de mémorisation. En effet, il a été rapporté de lui beaucoup de choses étonnantes et surprenantes aussi bien dans le qada c’est-à-dire lorsqu’il prononçait les sentences entre les parties adverses, que dans la jurisprudence, ce qui témoigne de sa supériorité et de son intelligence.

Parmi cela, il a été rapporté qu’un homme était venu à lui. Il lui a dit : « Imam, j’ai enterré de l’argent à moi il y a longtemps mais j’ai oublié l’endroit où je l’ai enterré ».

C’est alors que l’Imam lui a dit « Vas et passes toute la nuit en faisant des prières jusqu’au matin, tu te rappelleras si Allah le veut où tu as enterré cet argent ». L’homme a fait ce qu’il lui avait dit. Il ne s’est pas écoulé le quart de la nuit tant qu’il s’était souvenu de l’endroit où il avait enterré son trésor. C’est alors qu’il est parti voir l’Imam ‘Abou Hanifah et lui a dit cela. ‘Abou Hanifah lui a dit : « J’ai su que le chaytan ne va pas te laisser passer toute la nuit à faire des prières. Maintenant, passes le restant de la nuit en faisant des prières pour remercier Allah. »

Les spécialistes de l’histoire des biographies et des conduites rapportent de lui beaucoup d’évènements qui indiquent son intelligence et sa grande perspicacité.

Ainsi, l’Imam que Allah l’agrée était un homme ascète qui avait la crainte de Allah, qui était pieux, qui faisait beaucoup preuve d’humilité à l’égard de Allah et qui était souvent en invocations de Allah ta^ala. Ibnou Khillikan a rapporté dans Wafayatou l-‘A^yan d’après ‘Asad fils de ^Amr qu’il a dit : « ‘Abou Hanifah a accompli la prière de Al-Fajr avec le woudou’ de la prière de Al-^Icha pendant quarante ans d’après ce qu’on a retenu de lui et la plupart de ses nuits, il récitait tout le Qour’an dans une seule rak^ah. Et on entendait ses pleurs pendant la nuit tant que ses voisins avaient de la compassion pour lui ». On a rapporté de lui qu’il récitait le Qour’an du début jusqu’à la fin dans l’endroit où il était mort et ce, sept mille fois.

Yazid Ibnou l-Koumayt a dit : ‘Abou Hanifah était de ceux qui avait la crainte de Allah dans son coeur.

Un soir, ^Aliyy Ibnou l-Houçayn, le muezzin a récité dans la prière de Al-^icha sourat AzZalzalah et ‘Abou Hanifah était derrière lui, c’est-à-dire qu’il priait dirigé par cet homme. Lorsqu’il termina la prière et que les gens étaient partis, j’ai dirigé mon regard vers ‘Abou Hanifah et il était encore assis ; il méditait et il soupirait. Lorsque je suis sorti, j’ai laissé la chandelle contenant un tout petit peu d’huile. Elle était prêt de s’éteindre. J’étais revenu alors que l’aube s’était levée et ‘Abou Hanifah était debout. Il tenait sa barbe et disait : « Ô Toi Qui rétribue pour un grain de bien par du bien, et Toi Qui rétribue pour un grain de mal par du mal, évite à ton esclave An-Nou^man le feu de l’enfer et le mal qui rapproche du feu de l’enfer et accorde lui une part dans Ta large miséricorde. Yazid a dit : « J’ai fait l’appel à la prière et la chandelle était toujours allumée ». C’est-à-dire que la veille il l’avait laissée prêt de s’éteindre et là  elle était encore plus intense. Lorsque je suis entré, il m’a dit cache ce que tu as vu ! [c’était un prodige que Allah lui a accordé et il ne veut pas être dévoilé]. Et il a accompli deux rak^ah (une prière surérogatoire), puis il s’est assis jusqu’à ce que j’aie fais l’annonce de la prière. Il s’est levé et a fait la prière avec nous, la prière du matin avec le woudou du début de la nuit.

Le Calife Al-Mansour a voulu le charger de la fonction de Qadi –juge légal– et ‘Abou Hanifah An-Nou^man a refusé. C’est alors que Al-Mansour jura qu’il le fera. Il lui a dit : « Par Allah, tu seras Qadi ». Mais l’Imam jura qu’il ne le fera pas. C’est alors que Ar-Rabi^ Ibnou Younous Al-Hajib a dit : « Ne vois-tu donc pas que l’Emir des Croyants a juré ?! ». Alors, ‘Abou Hanifah lui a répondu : « l’Emir des Croyants a plus que moi les moyens d’expier les promesses qu’il fait et qu’il ne tient pas ». ‘Abou Hanifah n’a ainsi pas voulu se charger de la fonction de juge.

Il a été rapporté de Ar-Rabi^ qu’il a dit : « J’ai vu Al-Mansour insister auprès de ‘Abou Hanifah pour qu’il se charge de la fonction de Qadi –juge légal–. C’est alors que ‘Abou Hanifah lui a dit : « Crains Allah et ne charge de ce que tu veux confier que quelqu’un qui craint Allah. Par Allah, moi je ne suis pas quelqu’un dont on garantit le comportement lorsqu’il n’est pas en colère. Que dire alors de mon comportement si jamais je suis en colère ! ». Alors Al-Mansour lui a dit : « Tu as menti ! Tu es capable d’être juge ». Alors il lui a dit : « tu as jugé en ma faveur contre toi même ! Comment charges-tu de la fonction de juge quelqu’un de menteur ? »

Par ailleurs, Yazid Ibnou ^Oumar Ibnou ^Oubayrah Al-Fazariyy était un gouverneur et voulait aussi le charger de la fonction de juge à Al-Koufah durant l’époque de Marwan Ibnou l-Hakam, mais il avait refusé. Il l’a alors fouetté de cent dix coups de fouet. Chaque jour il le fouettait de dix coups et lorsqu’il a vu qu’il s’abstenait toujours, il l’a laissé.

 

Sa science et sa forte argumentation

L’Imam, que Allah l’agrée, était un moujtahid absolu, qui avait une forte argumentation. De son époque, il était l’épée de la sounnah sur les cous des mou^tazilah. Il avait recherché leurs assemblées une à une dans le pays et il a débattu avec eux et il leur a répliqué, il leur a donné l’argument qui les faisait taire. Il a atteint dans la science de Al-Kalam qui est la science du tawhid un degré tel, qu’il était celui qu’on indiquait aux gens. Il était la référence de ‘Ahlou s-Sounnah, le plus réputé d’entre eux pour répliquer aux gens qui suivaient leurs passions et plus particulièrement les mou^tazilah. L’auteur de livre At-Tabsiratou l-Baghdadiyyah a rapporté de l’Imam ‘Abou ^Abdi l-Lah AsSaymariyy que l’Imam ‘Abou Hanifah était le spécialiste de la science de Al-Kalam de cette communauté dans son époque ainsi que le spécialiste de référence dans la jurisprudence, c’est-à-dire dans le licite et l’interdit.

Al-Khatib a rapporté dans son livre « Tarikh Baghdad » d’après Harmalah Ibnou Yahya d’après Ach-Chafi^iyy qu’il a dit : «  celui qui veut s’approfondir dans la jurisprudence il sera comme un enfant par rapport à ‘Abou Hanifah ».

Il a été rapporté également de Ach-Chafi^iyy qu’il a dit à Malik que Allah l’agrée : « Est-ce que tu as rencontré l’Imam ‘Abou Hanifah ». Il a dit : « Oui, j’ai vu un homme, s’il te disait qu’il transformerait ce pilier en or, il le ferait avec ses forts arguments ».

Al-Khatib a dit dans « Tarikh Baghdad » également que ‘Abou Hanifah a vu dans le rêve comme s’il creusait la tombe du Messager de Allah salla l_Lahou ^alayhi wa sallam. C’est alors qu’il a envoyé qui interroge Ibnou Sirin au sujet de ce rêve. Ibnou Sirin a dit : « Celui qui a vu ce rêve va faire jaillir une science dans laquelle personne ne l’a précédé ».

 

Sa croyance

L’Imam que Allah l’agrée, était sur la croyance du Prophète r et ses compagnons honorables que Allah les agrée. Il avait en effet rencontré certains d’entre eux et il avait pris la science d’eux. Il était comme les autres Imams du Salaf, ceux qui étaient sur la croyance du tawhid de l’exemption de Allah ta^ala du semblable, du corps et de l’endroit.

Ce qui indique cela, c’est ce qui a été rapporté dans son livre Al-Fiqhou l-‘Absat lorsqu’il a dit : « Allah est de toute éternité et il n’y a pas d’endroit de toute éternité. Allah existe de toute éternité et il n’y a pas de créature de toute éternité. Il existe de toute éternité et il n’y a pas de où de toute éternité ni de créatures, ni quoi que ce soit et Il est le Créateur de toute chose ».

Parmi les paroles précieuses qu’il a dites au sujet de l’exemption de Allah ta^ala de tout ce qui est des caractéristiques des corps, il y a sa parole dans son livre Al-Fiqhou l-‘Akbar : «  Son yad est un attribut sans comment » c’est-à-dire que Al-yad est un attribut de Allah sans que ce soit une main c’est-à-dire sans que ce soit un organe. Il a dit également : « Allah est Unique, non pas dans le sens numérique mais dans le sens qu’Il n’a pas d’associé. Il n’engendre pas et Il n’est pas engendré et Il n’a point d’équivalent. Il n’est pas un corps, ni une caractéristique d’un corps. Il est exempt de la limite. Il est exempt de l’opposé. Il est exempt du semblable et du ressemblant. Aucune de Ses créatures n’a de similarité avec Lui et Il n’a aucune ressemblance avec aucune de Ses créatures. Il existe pas comme tout ce qui existe ».

Egalement, il était de ceux qui exemptaient Allah ta^ala de la voix, des lettres et de la langue. Il a en effet précisé que la parole de Allah ta^ala qui est Son attribut propre de toute éternité exempt de début et de fin n’est pas des lettres, ni une voix. Il a dit dans son livre Al-Fiqhou l-‘absat ce qui suit : « Allah parle pas comme nous parlons. Nous nous parlons avec des instruments, à partir de points de prononciations, à l’aide de lettres. Allah parle sans instruments, sans lettres. Ses attributs ne sont pas crées, ni entrés en existence. Le changement et la modification des états ont lieu pour les créatures et celui qui prétend que les attributs de Allah sont entrés en existence, qu’ils sont crées ou qui s’abstient, qui ne veut pas se prononcer ou qui doute, c’est un mécréant ». Fin de citation de la parole de ‘Abou Hanifah.

En tout cela il y a une preuve claire du caractère louable de la science de Al-Kalam est également la science du tawhid –science de la croyance de l’unicité. Cette science qui se rapporte à la connaissance de qui est obligatoire parmi les attributs au sujet de Allah, de ce qui est impossible à Son sujet parmi les attributs, c’est une science louable pour preuve la parole de l’Imam ‘Abou Hanifah que Allah l’agrée. Il était parmi les gens celui qui s’en occupait le plus de son époque. Son approfondissement dans cette science était son arme réputée contre les gens qui suivaient leurs passions et l’égarement et plus particulièrement les mou^tazilah. Il les avait en effet suivi pour les dénoncer à travers le pays. Il avait annulé leur prétention. Il avait montré l’infondé de leur mise en doute. Il a montré leurs supercheries. En plus de tout cela, ses deux livres Al-Fiqhou l-‘Akbar et Al-Fiqhou l-‘Absat sont une preuves claire qu’il maîtrisait la science de Al-Kalam par le biais des preuves selon la raison et selon les textes qu’il avaient réuni sur des questions concernant la science de Al-Kalam conformément à la voie de ‘Ahlou s-Sounnah wa l-jama^ah.

 

Son décès

Son décès était en l’an 150 de l’Hégire, c’était l’année même dans laquelle était né l’Imam Ach-Chafi^iyy. Il était mort onze nuits passées du mois de Joumada l-‘oula. Il a été dit une lune est morte et une lune est née, c’est-à-dire que ‘Abou Hanifah était comparé à une lune dans son éclat de la science et Ach-Chafi^iyy également. Il a été dit qu’il est mort en prison parce qu’il avait refusé de se charger de la fonction de juge et il a été dit qu’il n’était pas mort en prison. Dans son convoi funéraire, environ cinquante mille personnes l’avaient accompagné. La prière funéraire avait été accomplie et il a été enterré dans le cimetière de Al-Khayzaran à Baghdad que Allah ta^ala lui accorde de larges miséricordes.

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