Chaykhaboulaliyah's Blog


Miracles du Prophète : L’invocation du Prophète, ^alayhi s-salam, contre ^Outbah ibnou Abi Jahl

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur décembre 23, 2010
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Lorsque les annonces de l’appel du Prophète Mouhammad apparurent, il y avait au sein de Qouraych un groupe d’associateurs qui avaient nui au messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, ainsi qu’à ses compagnons honorables, d’une forte nuisance.

Combien de musulmans avaient été jetés sur le sable brûlant du désert et sur le corps desquels étaient placées des pierres, d’autres avaient été ligotés sur le tronc d’un arbre sous le soleil brûlant et en étant assoiffés.

Parmi les associateurs il y avait Abou lahab, ^Ouqbah Ibnou Mou^ayt, Al Walid Ibnou  Moughirah, Abou Jahl et son fils ^Outbah qui insultait le messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

La haine l’avait amené jusqu‘à attaquer le Prophète, ^alayhi s-salam, lui déchirer son qamis et lui nuire.

C’est alors que le Prophète, ^alayhi ssalat wa s-salam avait fait une invocation contre lui en disant :

(Allahoumma sallit ^alayhi sabou^an min siba^ik )

Ce qui signifie : « Ô Allah, fais qu’un des fauves qui T’appartient s’attaque à lui. »

 

Un jour, ^Outbah Ibnou Abi Jahl sortit de la Mecque honorée avec ses compagnons, pour faire du commerce dans le pays de Ach-Cham. La caravane s’engagea dans une longue route jusqu’à arriver dans une région qui s’appelle AzZarqa, en Jordanie. Ils firent halte, reposèrent leurs chamelles et chameaux et descendirent leurs bagages. Tandis qu’ils étaient dans cette région, ils entendirent le rugissement d’un lion, ^Outbah  Ibnou Abi Jahl trembla plus que les autres car il s’était rappelé de l’invocation de notre maître Mouhammad, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, lorsqu’il lui avait déchiré sa chemise. Il annonça à ses compagnons cela Alors qu’ils étaient en train de préparer le dîner.

Tous s’étaient assis pour commencer à manger et ils commençaient à manger les différents plats, mis à part ^Outbah  Ibnou Abi Jahl qui n’avait pas tendu sa main et qui n’avait pas mangé avec eux tellement il avait peur. En effet, il se retournait à droite et à gauche en s’attendant à ce que le lion l’attaque. Quand ils eurent terminé leur repas et que fut venue l’heure de dormir, ils placèrent leur marchandises sous forme d’un cercle autour d’eux et ils mirent ^Outbah  Ibnou Abi Jahl à leur centre pour le protéger. Ils préparèrent leurs épées et leurs armes pour les utiliser en cas de besoin et ils chargèrent un gardien de les surveiller.

La nuit tomba calmement, le lion vint doucement alors que le gardien comme tous les autres avait sombré dans un sommeil profond.

Le lion s’approcha d’eux, les renifla l’un après l’autre jusqu’à arriver à ^Outbah, le frappa fortement à la tête et le blessa. Ses compagnons se réveillèrent et l’entendirent dire : «  n’est ce pas que je vous ai dit que Mouhammad est le plus véridique des gens. » Et il mourut de ses blessures en raison de ses actes atroces.

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Miracles du Prophète : Le peu de nourriture qui suffit à 300 personnes par la volonté de Allaah

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur décembre 23, 2010
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Le Messager de Allasalla l-Lahou ^alayhi wa sallam était à Médine l’illuminée. Il sut que les associateurs venaient de La Mecque honorée pour l’attaquer et combattre ses compagnons. Notre maître Salman Al-Fariciyy lui suggéra de creuser une tranchée pour se protéger de l’ennemi. Cette technique n’était pas quelque chose de connu chez les Arabes à l’époque. Le Prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam ordonna aux compagnons alors de creuser rapidement. Il se mit lui aussi à la besogne avec eux pour porter les rochers et le sable en utilisant ses mains honorées.

 

Le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et ses compagnons honorables étaient ainsi dans un dur labeur ; ils n’avaient pas mangé depuis trois jours. le compagnon Jabir Ibnou ^Abdi l-Lah demanda la permission au Prophète ^alayhi s-salam de s’absenter. Il partit voir son épouse et lui demanda ce qu’elle avait comme nourriture. Elle lui dit : « J’ai une petite quantité d’orge et une petite chèvre ». Il moulu l’orge et le fit cuire dans le four. Ensuite, il égorgea la chèvre et il la mit à bouillir dans un récipient d’eau.

 

Notre maître Jabir revint auprés du Messager de Allasalla l-Lahou ^alayhi wa sallam, s’approcha de lui et lui souffla dans l’oreille ce qu’il avait fait. Il  lui demanda de venir avec un seul homme car la nourriture ne suffirait pas à satisfaire  tout le monde. Le Prophète honoré salla l-Lahou ^alayhi wa sallam l’interrogea sur la quantité de nourriture. Notre maître Jabir la lui cita. Alors, le Prophète  salla l-Lahou ^alayhi wa sallam demanda à Jabir de dire à son épouse de ne pas enlever le chaudron du feu et de ne pas faire sortir le pain du four jusqu’à ce qu’il arrive.

 

Le Prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam ordonna à tous ses compagnons, qui étaient au nombre de trois cents de le suivre chez Jabir. En effet, le Messager de Allah  salla l-Lahou ^alayhi wa sallam pensait toujours à eux. Il était celui qui avait le cœur miséricordieux. Il voulut pour eux qu’ils puissent jouir d’un bien, et cela après la difficulté qu’ils avaient éprouvée et l’effort qu’ils avaient fourni. Mais Jabir fut gêné car la nourriture était de faible quantité. Il se demandait comment pourrait-elle bien suffire à tout le monde. Malgré cela, il aimait la barakah du Messager ^alayhi s-salam.

 

Le Prophète élu, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam entra dans la maison de Jabir, passa le salam puis se lava les mains et invoqua Allah ta^ala pour qu’ils aient la bénédiction. Jabir et son épouse prirent de la viande du chaudron et ils ouvrirent le four dont ils firent sortir le pain. Ils disposèrent le tout dans des récipients autour de chacun desquels, huit compagnons du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam se réunissaient.

 

Chaque fois que ces huit finissaient de manger, ils louaient Allah ta^ala et sortaient. Puis, huit autres entraient. Jabir et son épouse mettaient à nouveau de la nourriture et le nouveau groupe mangeait puis partait pour que d’autres encore puissent prendre leurs places. Cela se prolongea, et le Messager de Allasalla l-Lahou ^alayhi wa sallam faisait des invocations de bien pour tous jusqu’à ce que les trois cents personnes eurent mangé par la grâce de Allah.

 

Une fois que tous les compagnons et le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam eurent terminé, on ouvrit le récipient et on constata que le chaudron était toujours plein de viande, comme si rien n’en avait été pris. Quant au pain qui se trouvait  dans le four, il semblait n’avoir jamais été entamé. Et cela était l’un des miracles éminents accordés au Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. C’est également une preuve de la tendresse qu’il manifestait ^alayhi ssalatou wa s-salam.

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Mawlid : Dernier chapitre de la mise en garde contre certaines choses composées au sujet du Mawlid

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur décembre 15, 2010
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Sache que le mérite du Messager de Allah r est établie dans le Qour’an et les hadith sûrs. On n’a donc nul besoin pour confirmer son mérite, de citer ce qui comporterait mensonge ou excès. ‘Ahmad et Ibnou Hibban [1] ont rapporté d’après ^Oumar Ibnou l-Khattab, que Allah l’agrée, qu’il a dit : « Le Messager de Allah r a dit :

((لا تُطْرُونِي كَمَا أطرت النَّصَارى عِيسَى، فَإِنَّمَا أَنَا عَبْدٌ، فَقُولُوا عَبْد اللهِ وَرَسُوله))

ce qui signifie : « Ne m’adulez pas, tout comme les chrétiens ont adulé ^Iça. Je ne suis qu’un esclave de Allah. Dites : l’esclave de Allah et Son messager« .

De plus, mentir au sujet du Messager de Allah r n’est pas une chose négligeable. Au contraire, ceci compte parmi les grands péchés comme l’a rapporté Mouslim et d’autres que lui [2] que le Messager de Allah r a dit :

((مَن حَدَّثَ عَنِّي بِحَدِيث يَرَى أَنَّهُ كَذِب فَهُوَ أَحَدُ الكَاذِبِين))

ce qui signifie : « Celui qui tient à mon sujet un propos et qui sait qu’il est faux, il fait certes partie des menteurs« . Al-Boukhariyy et Mouslim et d’autres qu’eux [3] ont rapporté que le Messager de Allah r a dit :

((مَنْ كَذَبّ عَلَيَّ فَلْيَتَبَوَّأْ مَقْعَدَهُ مِنَ النَّار))

ce qui signifie : « Celui qui m’attribue des paroles mensongèrement, qu’il se prépare à prendre sa place en enfer« .

Il est devenu clair qu’attribuer au Messager ce qui n’a pas été rapporté d’une manière sûre et ce qui comporte du mensonge compte parmi l’excès blâmable. On ne justifie pas cela par le fait que cela serait du genre de hadith des vertus, car les hadith qui traitent des vertus sont tolérés chez la majorité des savants lorsqu’ils sont de degré faible (da^if). Mais ce qui est une parole mensongère (makdhoub), cela n’est pas accepté pour inciter aux vertus et ce, par unanimité.

  • Parmi les causes de corruptions qui se sont répandues, et que beaucoup de gens du commun se sont mis à lire, il y a certains livres qui ont été écrits au sujet du Mawlid du Prophète et qui ont été bourrés de hadith mensongers, de récits défectueux, d’excès blâmables, de mensonges au sujet de la religion, d’attribution du corps au Créateur (tajsim) et d’assimilation du Créateur à Ses créatures (tachbih), il est ainsi illicite de rapporter ces mensonges sans indiquer leur réalité et c’est un devoir que de mettre en garde contre eux.

Parmi les plus connus de ces livres attribués mensongèrement à certains auteurs, il y a le livre nommé : Mawlidou l-^Arous, dans lequel il est écrit : « Allah ta^ala a pris une poignée de la lumière de son visage et lui a dit : sois Mouhammad et elle fut Mouhammad « . Dans cette expression, il y a l’attribution de la composition à Allah ta^ala alors qu’Il est exempt de la composition et de l’incarnation. Il est en effet impossible à Son sujet la multiplication, le dénombrement, la division et la décomposition en parties. Allah est exempt de cela. Il n’a aucune ressemblance avec aucune de Ses créatures et aucune de Ses créatures n’est tel que Lui :

]لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَىْء وَهُوَ السَّمِيعُ الْبَصِيرُ[

[Ach-Choura / 11] ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit« . Le jugement de celui qui croit que Mouhammad ou autre que lui est une partie de Allah ta^ala, c’est de le déclarer mécréant, catégoriquement. Allah ta^ala dit :[ وَجَعَلُوا لَهُ مِنْ عِبَادِهِ جُزْءًا] [AzZoukhrouf / 15] ce qui signifie : « Ils considérèrent que certains de Ses esclaves étaient une partie de Lui« . Ce livre n’est pas l’oeuvre de Ibnou l-Jawziyy, que Allah lui fasse miséricorde, mais il lui est attribué à tort et mensongèrement. Ce qui figure dans les livres de Ibnou l-Jawziyy, concernant l’exemption de Allah ta^ala de la ressemblance avec les créatures et la négation du corporéisme et de la décomposition, est contraire à ce qu’il y a dans ce livre mensongèrement attribué. Plus encore, dans ses expressions faibles et son style défectueux, il y a une indication qu’il n’est pas l’oeuvre de Ibnou l-Jawziyy qui est Mouhaddith –spécialiste de hadith–, Faqih –spécialiste de la jurisprudence–, Moufassir –spécialiste de l’exégèse– et à qui il fut accordé un don très fort pour l’exhortation au bien et la guidée. En effet, quand il parlait, il secouait les cœurs à tel point que cent mille personnes ou même plus sont entrées en Islam grâce à lui et ce, à cause de la force de son exhortation au bien, de sa bonne expression et de l’éloquence de ses propos, car il avait, que Allah lui fasse miséricorde, une grande éloquence et une grande maîtrise de la langue arabe. Ce livre ne lui a été attribué que par l’orientaliste Bruckelman.

  • Parmi les causes de corruption qui se sont propagées parmi les gens du commun, il y a l’habitude qui a été prise par certaines personnes qui lisent le récit de la naissance du Prophète r et certains de ceux qui font l’appel à la prière, à savoir leur parole : « Certes Mouhammad est la première des créatures », et cela n’est dû qu’à la diffusion d’un hadith mensonger connu sous le nom de hadith de Jabir qui dit : « La première chose que Allah a créée est la lumière de ton Prophète Ô Jabir, Allah l’a créé de sa lumière avant toutes choses ». Ce hadith n’a pas d’origine, il est mensongèrement attribué au Messager de Allah r et il est contraire au Livre –Al-Qour’an– et à la Sounnah.

Concernant son infraction au Livre –Al-Qour’an–, Allah ta^ala dit :[ وَجَعَلْنَا مِنَ الْمَاءِ كُلَّ شَىْءٍ حَيّ][Al-‘Anbiya / 30] ce qui signifie : « Nous avons fait de l’eau toute chose vivante« , et Allah ta^ala dit :

] قُلْ إِنَّمَا أَنَا بَشَرٌ مِثْلُكُمْ يُوحَى إِلَيّ [

[Al-Kahf / 110] ce qui signifie : « Dis : je ne suis qu’un être humain comme vous à qui il a été révélé« .

Pour ce qui est de son infraction aux hadith établis, Al-Boukhariyy et Al-Bayhaqiyy [4] ont rapporté d’après ^Imran Ibnou l-Housayn qu’il a dit : Le Messager de Allah r a dit : ((كَانَ اللهُ وَلَمْ يَكُنْ شَىْءٌ غَيْرُهُ وَكَانَ عَرْشُهُ عَلَى الْمَاءِ)) ce qui signifie : « Allah est de toute éternité et rien d’autre que Lui n’est de toute éternité. Son Trône a été créé sur l’eau« .

Ibnou Hibban [5] a rapporté d’après Abou Hourayrah qu’il a dit : « J’ai dit Ô Messager de Allah chaque fois que je te vois je me sens bien et je me réjouis. Informe moi sur toute chose. Il a dit : ((كُلُّ شَىْءٍ خُلِقَ مَنَ الْمَاءِ)) ce qui signifie : « Toute chose a été créée à partir de l’eau« . As-Souddiyy a rapporté dans son exégèse [6] par de nombreuses chaînes de transmission qu’il a dit :

((إِنَّ اللهَ لَمْ يَخْلُقْ شَيْئًا مِمَّا خَلَقَ قَبْلَ الْمَاءِ ))

ce qui signifie : « Certes Allah n’a rien créé de ce qu’Il a créé avant l’eau« .

Dans le premier hadith, il y a indication que l’eau et le trône sont les premières créations de Allah. Quant au fait que l’eau ait existé avant le trône, ceci est pris des deux derniers hadith.

Quant à l’attribution du hadith de Jabir à Al-Bayhaqiyy, cela n’est pas vrai. Quant à son imputation au recueil (Mousannaf) de ^Abdou r-Razzaq, il n’existe pas dans son Mousannaf, ni dans son Jami^, ni dans son exégèse (Tafsir). Bien au contraire, ce qui existe dans son Tafsir est contraire à cela : En effet, il a cité que la première créature par l’existence, c’est l’eau. As-Souyoutiyy a dit dans le livre Al-Hawi [7] à propos du hadith de Jabir : « Il n’y a pas de chaîne de transmission sur laquelle on puisse se baser« . Fin de citation ; c’est sans aucun doute un hadith mensonger (mawdou^). Le Hafidh As-Souyoutiyy a déclaré dans le commentaire (Charh) de At-Tirmidhiyy que le hadith de l’antériorité de la lumière de Mouhammad n’est pas établi.

De plus, la médiocrité de ses expressions témoigne du bien-fondé du jugement de mensonger porté à ce hadith : le Messager est le plus éloquent des créatures de Allah et le plus fort en rhétorique, il ne parle donc pas avec un style médiocre. Le Mouhaddith, le Chaykh ‘Ahmad Ibnou sSiddiq Al-Ghoummariyy [8] l’a jugé mensonger et il a pris comme preuve son style défectueux et les sens désapprouvés qu’il donne. Moi –Ach-Chaykh, Al-Mouhaddith, Al-Hafidh ^Abdou l-Lah Al-Harariyy–, je dis qu’il en est comme il l’a dit. Même s’il ne contenait que cette expression : « Allah l’a créé de sa lumière avant toutes choses » ((خَلَقَهُ اللهُ مِن نوره قبل الأشياء)), cela aurait suffit de faiblesse d’expression car elle est extrêmement ambiguë. En effet, si l’article de « sa lumière » est pris au sens que c’est une lumière que Allah a créée, cela serait contradictoire avec ce qui est prétendu parce que dans ce sens-là, cette lumière serait la première et non la lumière de Mouhammad, la lumière de Mouhammad serait donc la deuxième des créatures. Si l’article est pris comme attribution de la partie au tout, ce serait une chose plus affreuse et plus odieuse parce que cela serait une confirmation d’une lumière faisant partie de Allah ta^ala. Cela entraînerait que Allah serait composé et dire que Allah Lui-même est composé fait partie des sortes de mécréance les plus odieuses car cela comporte l’attribution de l’entrée en existence à Allah ta^ala. De plus, cela est semblable à la croyance que ^Iça est une partie de Allah. A part cette phrase contenue dans ce faux hadith, il y a d’autres défauts d’expressions odieuses que le bon sens rejette et n’admet pas.

Par ailleurs, il y a une autre cause et qui est la perturbation des termes des différentes versions parce que certains de ceux qui l’ont mentionné dans leurs écrits l’ont cité d’une façon et d’autres l’ont cité d’une autre façon dont le sens est différent. Si l’on considère le terme rapporté par AzZourqaniyy puis celui rapporté par AsSawi, une grande différence apparaîtra.

Quant au hadith : ((كنت أول النبيين في الخلق وءاخرهم في البعث)) ce qui signifie : « Je suis le premier des prophètes par la création et le dernier par l’envoi« , il est faible [9] comme cela a été rapporté par les mouhaddith et dans sa chaîne de transmission, il y a Baqiyyah Ibnou l-Walid qui est fraudeur, ainsi que Sa^id Ibnou Bachir qui est faible. Quant au hadith : ((كنت نبيا وءادم بين الماء والطين)) ce qui signifie : « J’étais prophète alors que ‘Adam était entre eau et terre » et : ((كنت نبيا ولا ءادم ولا ماء ولا طين)) ce qui signifie : « J’étais prophète et il n’y avait ni ‘Adam ni eau ni terre« , ils n’ont pas de fondement [10]. Il n’y a pas besoin d’interpréter autrement que par le sens apparent la ayah ou le hadith sûr, à cause d’un texte mensonger, sans fondement.

  • Parmi les mensonges qui se sont propagés dans certains livres relatant la naissance du Prophète, il y a leur parole : « si ce n’était toi, si ce n’était toi, Je n’aurai pas créé les astres [11] « ; les mouhaddith l’ont jugée mensongère.
  • Il en est de même pour ce qui a été raconté que Jibril ^alayhi s-salam recevait la révélation de derrière un voile, que le voile lui aurait été dévoilé une fois et qu’il aurait alors trouvé le Prophète r qui lui révélait. Jibril aurait alors dit : « De toi et à toi ». Ceci compte pour mensonge abominable qui contredit Sa parole ta^ala :

]وَكَذَلِكَ أَوْحَيْنَا إِلَيْكَ رُوْحًا مِن أَمْرِنَا مَا كُُنْتَ تَدْرِي مَا الكِتَاب وَلاَ الإِيمَان[

[Ach-Choura / 52] ce qui signifie : « C’est ainsi que Nous t’avons révélé, par l’intermédiaire d’un ange, par Notre ordre. Tu ne connaissais pas auparavant les détails du Livre et de la Loi« .

  • C’est également du mensonge ce qui a été raconté dans certains livres relatant la naissance du Prophète, d’après Abou Hourayrah qu’il aurait dit : le Prophète r a demandé et a dit : Ô Jibril combien d’années as-tu vécu ? Il a alors dit : Ô Messager de Allah je ne sais pas, seulement, dans le quatrième voile, il y a une étoile qui se lève une fois toutes les soixante dix mille années, je l’ai vue soixante douze mille fois. Le Prophète r a alors dit ce qui signifie : Par la gloire de mon Seigneur, je suis cette étoile.

La louange est à Allah en premier et en dernier, Celui Qui nous a accordé le succès pour réunir les chapitres de ce livre qui relate la naissance du Messager r. Nous Lui demandons de faire que notre œuvre soit sincère pour Son agrément Lui-même Al-Karim – Celui Dont le bien est abondant –, et il n’est de préservation et de force que par Allah Al-^Aliyy – Celui Qui domine Sa création –, Al-^Adhim – Celui Qui a la prééminence sur toute chose importante –.


[1] ‘Ahmad lui a trouvé une chaîne de transmission dans son Mousnad dans différents endroits : 1/23, 24-47-55-56 ainsi que Ibnou Hibban dans son Sahih voir Al-‘Ihsan 8/46.

[2] Mouslim lui a trouvé une chaîne de transmission dans son Sahih : L’introduction : chapitre de l’obligation de rapporter des gens dignes de confiance et de délaisser les menteurs, et la mise en garde contre le mensonge au sujet du Messager de Allah r, At-Tirmidhiyy dans ses Sounan : livre de la science : chapitre de ce qui est parvenu de celui qui rapporte un hadith alors qu’il considère qu’il est faux, et ‘Ibnou Majah dans ses Sounan : l’introduction : chapitre de celui qui parle du Messager de Allah r par un hadith qu’il considère faux.

[3] Al-Boukhariyy lui a trouvé une chaîne de transmission dans son Sahih : livre la science : chapitre le péché de celui qui ment au sujet du Prophète r et livre du comportement : chapitre de celui qui donne pour nom le nom des prophètes, Mouslim dans son Sahih : l’introduction : chapitre de la gravité du mensonge au sujet du Messager de Allah r, Abou Dawoud dans ses Sounan : livre de la science : chapitre de la gravité du mensonge au sujet du Messager de Allah r, At-Tirmidhiyy dans ses Sounan : livre de la science : chapitre de ce qui est parvenu au sujet de la glorification du rang du Messager de Allah r et Ibnou Majah dans ses Sounan : l’introduction : chapitre de la gravité du mensonge au sujet du Messager de Allah r.

[4] Al-Boukhariyy lui a trouvé une chaîne de transmission dans son Sahih : livre du début de la création, chapitre de ce qui est parvenu à propos de Sa parole ta^ala :[وهو الذي يبدأ الخلق ثم يعيده وهو أهون عليه ] ainsi que Al-Bayhaqiyy dans son livre Al-‘Asma‘ou wa sSifat 1/364.

[5] Sahih de Ibnou Hibban : livre de la prière : chapitre de l’éveil de nuit, revoir Al-‘Ihsan 4/115.

[6] Fat-hou l-Bari 6/286.

[7] Al-Hawi li l-Fatawa 1/325.

[8] Al-Moughir ^ala l-‘Ahadithi l-Mawdou^ati fi l-Jami^i sSaghir page 4.

[9] Al-Maqasidou l-Haçanah page 520, Kachfou l-Khafa 2/169, ‘Asna l-Matalib page 244.

[10] At-Tadhkirah fi l-‘Ahadithi l-Mouchtaharah page 172, Al-Maqasidou l-Haçanah page 522, Kachfou l-Khafa 2/173, Tanzihou ch-Chari^ah 1/341, Al-‘Asrarou l-Marfou^ah page 178, et ‘Asna l-Matalib page 202.

[11] Al-^Ajlouniyy dans Kachfou l-Khafa 2/178 a jugé que ce hadith est mensonger (mawdou^), ainsi que AsSaghaniyy dans ses Mawdou^at page 52.

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Mawlid : Chapitre de l’histoire de son allaitement et des événements qui l’ont suivi tels que l’ouverture de sa poitrine

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur décembre 15, 2010
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Son père ^Abdou l-Lah est mort r alors qu’il avait deux mois. Certains ont dit qu’il était encore dans le ventre de sa mère et d’autres ont dit autre chose que cela. Sa mère Aminah Bintou  Wahb l’a ensuite allaité, puis Halimah l’a allaité. De l’histoire de son allaitement chez Halimah, il est rapporté ce qui suit. Halimah a dit :

« Je suis sortie avec des femmes de Banou Sa^d Ibni Bakr pour aller chercher des nourrissons à allaiter à La Mecque sur le dos de mon ânesse de couleur blanche dans une année de sécheresse qui ne nous a rien laissé. Mon mari était avec moi. Nous avions une vieille chamelle et je jure par Allah qu’on ne tirait plus une goutte de lait d’elle. Il y avait aussi mon bébé et nous ne dormions pas la nuit à cause de ses pleurs, je n’avais pas assez de lait dans mes seins pour le rassasier. Lorsque nous arrivâmes à La Mecque, il n’y avait pas une femme à qui le Messager de Allah r fut présenté qui ne l’eut refusé, car nous espérions la générosité du père voulant faire allaiter son enfant et le Prophète r était orphelin. Nous disions : « Un orphelin, que va donc donner sa mère pour lui ? » jusqu’à ce qu’il ne resta plus aucune femme de mes compagnes à n’avoir pas pris de bébé à allaiter sauf moi. Je n’ai donc pas aimé revenir sans rien, alors que mes compagnes en avaient toutes eu un, je dis alors à mon mari : « Je jure par Allah que je vais retourner vers cet orphelin pour le prendre ». Elle a dit : « Je suis allée à lui, je le pris et retournai vers ma caravane, mon mari dit : « Tu l’a pris ! », je dis : « Oui, par Allah, parce que je n’en ai pas trouvé d’autre », il répliqua : « Tu as bien fait et il se peut que Allah ait mis du bien en lui. Je dis donc : par Allah, à peine l’avais-je mis dans mes bras que j’eus une montée de lait très conséquente. Il but jusqu’à satiété, et son frère C elle veut dire son fils à elle – but aussi à satiété. Mon mari se leva la nuit pour traire la chamelle, et il a trouvé sa mamelle pleine de lait. Nous l’avons trait et avons obtenu ce que nous avons voulu de lait, nous bûmes jusqu’à satiété et nous dormîmes cette nuit-là rassasiés et nos deux enfants dormirent bien ». Son père – elle veut dire son mari – me dit : « Par Allah, ô Halimah, je ne peux que constater en toi que tu as reçu une âme bénie ; nos enfants se sont endormis ».

Elle dit : « Puis nous sortîmes de La Mecque ». Elle dit : « Par Allah, mon ânesse devança tout le convoi, au point qu’ils dirent : « Attention ! va doucement ! N’est-ce pas là l’ânesse avec laquelle tu es sortie ? » et je disais : « Mais oui, par Allah ! » Elle ne cessa pas d’être en tête jusqu’à ce qu’on fut arrivé à nos maisons de la cité des Banou Sa^d Ibni Bakr ; nous arrivâmes à la terre aride. Je jure par Celui Qui détient la vie de Halimah par Sa puissance, les gens faisaient paître leurs moutons le matin et un berger faisait paître mes moutons ; mes brebis revinrent grasses et leurs mamelles pleines de lait, alors que les leurs revenaient faméliques et sans lait ».

Elle dit : « Nous buvions donc le lait que nous voulions et dans la cité, nul ne tirait ni ne trouvait une goutte de lait. Ils disaient alors à leurs bergers : Malheur à vous, pourquoi ne faites-vous pas paître là où fait paître le berger de Halimah? Il font alors paître dans les recoins où nous faisons paître mais leurs brebis revenaient faméliques et sans lait alors que les miennes revenaient avec des mamelles grasses. Et il grandissait r en un jour comme les enfants grandissent en un mois et en un mois comme ils grandissent en un an ; il atteignit une année et il était déjà un jeune garçon fort ». Elle dit : « Nous sommes retournés avec lui voir sa mère, je lui ai alors dit ou son père à lui lui a dit : Rends-nous mon fils pour que nous retournions avec lui ; nous craignons pour lui les épidémies de La Mecque ». Elle dit : « Nous tenions à le garder en raison de ce que nous avions vu de sa bénédiction ». Elle dit : « Nous insistions jusqu’à ce qu’elle ait dit : Retournez avec lui. Nous sommes retournés avec lui et il est alors resté chez nous deux mois ». Elle dit : « Un jour alors que lui et son frère étaient par derrière les maisons, faisant paître le troupeau pour nous, son frère vint à la hâte et nous dit, à son père et moi : « Allez voir mon frère le Qourachiyy, deux hommes sont venus à lui, l’ont allongé et lui ont ouvert la poitrine ». Nous sortîmes avec hâte et le rejoignîmes, il était debout, le teint pâle. Son père le prit dans ses bras, je fis de même et nous dîmes : Ah fils, que t’est-il arrivé ? Il dit : « Deux hommes sont venus à moi, ils étaient vêtus de blanc, ils m’ont allongé et ouvert la poitrine ; je jure par Allah que je ne sais pas ce qu’ils ont fait ». Elle dit : « Nous le prîmes et retournâmes avec lui. Son père a dit : ô Halimah, je ne vois rien d’autre, ce garçon a été atteint d’un mal. Allons-nous en, qu’on le rende à sa famille avant que n’apparaisse ce dont nous avons peur ». Elle dit : « Nous sommes retournés avec lui. Sa mère dit : Qu’est-ce qui vous a poussés à me le rendre alors que vous teniez auparavant à le reprendre ? » Elle dit : « Non par Allah, seulement nous avons pris soin de lui et nous avons rempli le devoir qui nous incombait s’agissant de lui puis nous avons eu peur pour lui qu’il ne lui arrive quelque chose et nous nous sommes dit qu’il valait mieux qu’il soit dans sa famille. Sa mère dit : Par Allah, je ne vois pas que c’est cela la vrai raison. Alors, dites-moi ce qui vous est arrivé à vous et à lui ». Elle dit : « Par Allah, elle ne cessa d’insister auprès de nous jusqu’à ce que nous l’informâmes de ce qui lui était arrivé. Elle dit : Vous avez eu peur à son sujet ? Non, par Allah, mon fils que voici aura une grande destinée, ne voulez-vous pas que je vous en informe ? Je l’ai porté dans mon ventre et ma grossesse fut extrêmement aisée et pleine de bénédictions, puis je vis une lumière et c’est comme si une étoile filante était sortie de moi et cette lumière a éclairé les cous des chameaux à Bousra ; lorsque j’ai accouché, et il n’est pas sorti de mon ventre comme sortent les bébés, mais il avait les mains posées à terre et la tête relevée vers le ciel. Laissez-le donc et partez ».

Ibnou Hibban [1] a dit après avoir cité cette histoire mot à mot : « Wahb Ibnou Jarir Ibnou Hazim a dit, d’après son père, d’après Mouhammad Ibnou ‘Is-haq : Jahm Ibnou Abi Jahm nous a rapporté la même chose. Ceci nous a été  rapporté par ^Abdou l-Lah Ibnou Mouhammad d’après ‘Is-haq Ibnou Ibrahim d’après Wahb Ibnou Jarir« .

Le Hafidh Al-^Iraqiyy [2] a dit après avoir imputé cette histoire à Ibnou Hibban et après avoir cité ses paroles : « … et ainsi l’a rapporté Ziyad Ibnou ^Abdi l-Lah Al-Bakka‘iyy, d’après Ibnou ‘Is-haq, qui a déclaré avoir entendu cela, il a toutefois douté si la chaîne de transmission est ininterrompue. De même, ceci nous a été rapporté, avec une   chaîne de transmission composée d’un faible nombre de personnes : Mouhammad Ibnou ^Aliyy Ibni ^Abdi l-^Aziz Al-Qatrawaniyy nous a rapporté : Mouhammad Ibnou Rabi^ah nous a appris : ^Abdou l-Qawiyy Ibnou ^Abdi l-^Aziz Ibni l-Habbab nous a appris : ^Abdou l-Lah Ibnou Rifa^ah a dit : ^Aliyy Ibnou l-Haçan Al-Khoul^iyy nous a appris : ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Oumar An-Nahhas nous a dit : ^Abdou l-Lah Ibnou Ja^far Ibni l-Ward nous a dit : ^Abdou r-Rahim Al-Yarqiyy nous a dit : ^Abdou l-Malik Ibnou Hicham nous a dit : Ziyad Ibnou ^Abdi l-Lah Al-Bakka‘iyy nous a dit : Mouhammad Ibnou ‘Is-haq nous a dit, il a dit : Jahm Ibnou Abi Jahm l’affranchi de Al-Harith Ibnou Hatib Al-Joumahiyy m’a dit d’après ^Abdou l-Lah Ibnou Ja^far Ibni Abi Talib ou d’après qui lui a dit cela, il a dit : Halimah Bintou Abi Dhou’ayb As-Sa^diyyah était la mère du Messager de Allah r qui l’a allaité, elle disait qu’elle était sortie de sa région avec son époux et un fils à elle, qu’elle allaitait… Et il a cité ce qui est semblable avec une différence de termes, et il a ajouté : « Il n’a cessé de connaître augmentation et bien que Allah lui a accordé, jusqu’à ce que ses deux ans fussent passés, il grandissait d’une façon que les autres enfants ne connaissent pas, ainsi il n’avait pas atteint ses deux ans qu’il était déjà un jeune garçon grandissant bien… ».

Ainsi, il a dit « ses deux ans » [3] et c’est la vérité, et la parole de Ibnou Hibban dans la version qu’il a rapporté « une année » est une faute de l’un de ceux qui ont transmis cette parole ». Fin de citation de la parole du Hafidh Al-^Iraqiyy textuellement.

Mouslim et d’autres que lui [4] ont rapporté que ‘Anas Ibnou Malik, que Allah l’agrée, a dit : « Jibril est venu au Messager de Allah r alors qu’il jouait avec les garçons, il l’a pris et l’a mis à terre, il a ouvert sa poitrine et a extrait son cœur, duquel il a extrait un caillot de sang et a dit : c’est la part du diable de toi, puis il l’a lavé avec l’eau de Zamzam dans une cuvette en or, puis il l’a refermé et l’a remis à sa place. Les garçons se sont précipités vers sa mère – il veut dire sa nourrice – et ont dit : « Mouhammad a été tué », ils l’ont alors trouvé le teint pâle ».

‘Anas a dit : « Et je voyais la trace de cette cicatrice sur sa poitrine ».

Al-Bayhaqiyy a dit, après avoir imputé cette parole à Mouslim : « Et cela est en accord avec ce qui est connu chez les gens spécialistes de l’Histoire des Conquêtes ».

Mouslim [5] a rapporté également que ‘Anas a dit : le Messager de Allah r a dit :

))أُتِيتُ وَأَنَا في أَهْلِي، فَانْطُلِقَ بِي إِلَى زَمْزَم، فَشُرِحَ صدري ثُمَّ غُسِلَ بِمَاءِ زَمْزَم، ثمَّ أُتِيت بِطَسْتٍ مِنْ ذَهَب ممْتَلِئَة إِيمَانًا وَحِكْمَة فحُشِي بِهَا صَدْرِي – قَالَ أَنَس: وَرَسول اللهِ r يرِينَا أَثَره – فعَرِجَ بِي المَلَك إِلَى السَّمَاءِ الدنْيَا، فاسْتَفْتَحَ المَلَك … ((

ce qui signifie : « On est venu à moi alors que j’étais parmi ma famille et on me prit jusqu’à Zamzam. Ma poitrine fut ouverte et a été lavée avec de l’eau de Zamzam. Puis il me fut apporté un récipient d’or rempli de sagesse et de foi et ma poitrine en fut remplie« . ‘Anas a dit : « Le Messager de Allah r nous en montra les traces ». L’ange m’a alors fait monter au ciel de ce bas monde ; il a demandé que l’on nous ouvre …« . Il a cité le hadith de l’ascension (Al-Mi^raj).

Al-Bayhaqiyy [6] a dit suite à ce hadith ce qui signifie : « Il se peut que cela ait eu lieu à deux reprises : une fois quand il était chez sa nourrice Halimah et une fois quand il était à La Mecque après l’avènement de sa mission, la nuit de l’ascension« . Fin de citation

Cette parole est consolidée par ce que Ibnou Hibban [7] a cité, il a dit : « La poitrine du Prophète r a été ouverte alors qu’il était un jeune garçon jouant avec les autres garçons, il en fut extrait le caillot de sang, et lors du voyage nocturne que Allah jalla wa ^ala a destiné à Son Prophète, Il a ordonné à Jibril d’ouvrir sa poitrine une deuxième fois, il a donc fait sortir son cœur et l’a lavé, puis l’a remis à sa place. Cela s’est produit deux fois en deux occasions différents, et ces deux événements ne sont pas contradictoires« . Fin de citation


[1] voir Al-‘Ihsan bi Tartibi Sahihi Ibni Hibban, 1/82-84.

[2] Al-Mawridou l-Haniyy, q/13-15.

[3] De même, dans la version rapportée par Al-Bayhaqiyy « les deux ans ».

[4] Mouslim lui a trouvé une chaîne de transmission dans son Sahih: livre de la croyance : chapitre l’ascension, ainsi que ‘Ahmad avec une version semblable dans son Mousnad 3/121-149-288, Al-Bayhaqiyy dans Ad-Dala‘il 1/147 et Ibnou Hibban dans Sahih voir Al-‘Ihsan 8/82.

[5] Mouslim lui a trouvé une chaîne de transmission dans son Sahih : livre de la croyance : chapitre du voyage nocturne.

[6] Dala‘ilou n-Noubouwwah, 1/148-149.

[7] Voir Al-‘Ihsan bi Tartibi Sahih Ibni Hibban, 8/82.

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Mawlid : Chapitre des noms du Messager et de son surnom

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur décembre 15, 2010
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Allah ta^ala dit : [مُّحَمَّدٌ رَّسُولُ اللهِ][ Al-Fat-h / 29] ce qui signifie : « Mouhammad le messager de Allah « . Il dit à propos de la parole de ^Iça :

[وَمُبَشِّرًا بِرَسُولٍ يَأْتِي مِن بَعْدِي اسْمُهُ أَحْمَدُ ]

[AsSaff / 6] ce qui signifie : « Et annonçant la bonne nouvelle d’un messager qui vient après moi qui s’appelle ‘Ahmad« .

Al-Boukhariyy, MouslimAt-Tirmidhiyy et d’autres [1] , rapportent de Joubayr Ibnou Mout^im, qu’il a dit : J’ai entendu le Messager de Allah r dire :

))إِنَّ لِي أَسْمَاء: أَنَا مُحَمَّدٌ، وَأَنَا أحْمَدُ، وَأَنَا الْمَاحِي الّذِي يَمْحُو اللهُ بِيَ الْكُفْرَ، وَأَنَا الْحَاشِرُ الّذِي يُحْشَرُ النّاسُ على قَدَمِي، وَأَنَا الْعَاقِبُ الّذي لَيْسَ بَعْدَهُ أَحَدٌ((

ce qui signifie : « Certes, j’ai des noms : je suis Mouhammad, je suis ‘Ahmad, je suis Al-Mahi – celui par lequel Allah efface la mécréance –, je suis Al-Hachir – celui dont la communauté est la dernière –, je suis Al-^Aqib – celui après lequel il n’y a aucun nouveau prophète –« .

Mouslim [2] a rapporté d’après Abou Mouça Al-‘Ach^ariyy, que Allah l’agrée, qu’il a dit : Le Messager de Allah nous citait de lui-même des noms ; il a alors dit :

((أَنَا مُحَمَّدٌ، وَأَحْمَدٌ، وَالْمُقَفِّي، وَالْحَاشِرُ، وَنَبِيُّ التَّوْبَةِ، وَنَبِيُّ الرَّحْمَة))

ce qui signifie : « Je suis Mouhammad, ‘Ahmad, Al-Mouqaffi – celui qui est venu en dernier des prophètes –, Al-Hachir, le Prophète du repentir et le Prophète de la miséricorde« .

L’Imam ‘Ahmad [3] a rapporté d’après Joubayr Ibnou Mout^im qu’il a dit : J’ai entendu le Prophète r dire :

((أَنَا مُحَمَّدٌ، وَأَنَا أَحْمَدُ، وَالْحَاشِرُ، وَالْمَاحِي، وَالْخَاتِمُ، وَالْعَاقِبُ))

ce qui signifie : « Je suis Mouhammad, je suis ‘Ahmad, Al-Hachir, Al-Mahi, Al-Khatim – le dernier des prophètes –, et Al-^Aqib« .

Al-Bayhaqiyy [4] a rapporté d’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, qu’il a dit : Le Messager de Allah r a dit : ((إِنَّمَا أَنَا رَحْمَةٌ مُهْداةٌ)) ce qui signifie : « Certes, je suis une miséricorde offerte« . Dans une autre version, il est rapporté que le Prophète a dit :

((يَا أَيُّهَا النَّاسُ إِنَّمَا أَنَا رَحْمَةٌ مُهْداة))

ce qui signifie : « Ô vous les gens, certes, je suis une miséricorde offerte« .

Al-Bayhaqiyy et AtTayaliciyy [5] ont rapporté d’après Joubayr Ibnou Mout^im, qu’il a dit : J’ai entendu le Messager de Allah r dire :

((أَنَا مُحَمَّدٌ، وَأَحْمَدُ، وَالْحَاشِرُ، وَنَبِيُّ التَّوْبَةِ، وَنَبِيُّ المَلْحَمَة))

ce qui signifie : « Je suis Mouhammad, ‘Ahmad, Al-Hachir, le Prophète du repentir et le Prophète de l’époque de grande discorde« .

Quant à son surnom, ^alayhi ssalatou wa s-salam, Al-Boukhariyy et Mouslim ainsi que d’autres qu’eux [6] ont rapporté d’après Abou Hourayrah que Allah l’agrée, qu’il a dit : Le Messager de Allah r a dit :

((تَسَمَّوْا بِاسمِي وَلاَ تَكنُوا بِكُنْيَتِي))

ce qui signifie : « Nommez-vous de mon nom et ne vous surnommez pas de mon surnom ».

Al-Bayhaqiyy [7] a rapporté d’après Abou Hourayrah, que  Allah l’agrée, qu’il a dit : Le Messager de Allah r a dit :

((لاَ تَجْمَعُوا بَيْنَ اسْمِي وَكُنْيَتِي، أَنَا أبو الْقَاسِم))

ce qui signifie : « Ne joignez pas mon nom à mon surnom pour vous nommer et pour vous donner des surnoms, je suis Abou l-Qacim ».

Al-Hakim [8] a rapporté d’après ‘Anas Ibnou Malik, que Allah l’agrée, qu’il a dit : Lorsque Ibrahim fils de Mariyah est né, Jibril est venu au Messager de Allah r et lui a dit : ((السَّلامُ عَلَيْكَ يَا أبا إِبْرَاهِيم)) ce qui signifie : « As-Salamou ^alayk ô Abou – père de – ‘Ibrahim« . Et le hadith de Al-Hakim comporte dans sa chaîne de transmission Ibnou Louhay^ah qui est de faible authenticité (da^if).


[1] Al-Boukhariyy lui a trouvé une chaîne de transmission dans son recueil Sahih : livre des qualités : chapitre des noms du Messager de Allah r, ainsi que dans le livre de l’exégèse : exégèse de sourat AsSaff, Mouslim dans son recueil Sahih : livre des vertus : chapitre de ses noms r, At-Tirmidhiyy dans ses Sounan : livre de la bonne conduite : chapitre de ce qui est parvenu des noms du Prophète r, Malik dans  Al-Mouwatta’ : des noms du Prophète, ‘Ahmad dans son Mousnad 4/80-84, Al-Bayhaqiyy dans  Ad-Dala‘il 1/152-153 et Ad-Daramiyy dans ses Sounan : livre Ar-Riqaq : chapitre des noms du Prophète r.

[2] Mouslim lui a trouvé une chaîne de transmission dans son recueil Sahih : livre des vertus : chapitre de ses noms r.

[3] ‘Ahmad l’a rapporté dans son Mousnad 4/81.

[4] Dala‘ilou n-Noubouwwah, 1/157-158.

[5] Dala‘ilou n-Noubouwwah, 1/156-157 et Abou Dawoud AtTayaliciyy dans son Mousnad, 127.

[6] Al-Boukhariyy lui a trouvé une chaîne de transmission dans son recueil Sahih : livre des qualités : chapitre du surnom du Prophète r et dans le livre de la bonne conduite : chapitre la parole du Prophète r: ((سمُّوا بِاسْمِي وَلاَ تَكنوا بكنيتي)) ce qui signifie : « Nommez de mon nom mais ne surnommez pas de mon surnom« , et Mouslim l’a cité dans son recueil Sahih : livre de la bonne conduite : au début, et Ibnou Majah dans ses Sounan : livre de la bonne conduite : chapitre réunir le nom du Prophète r et son surnom, et Al-Bayhaqiyy dans Ad-Dala‘il 1/162.

[7] Dala‘ilou n-Noubouwwah, 1/163.

[8] Al-Hakim dans Al-Moustadrak, 2/604.

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Mawlid : Chapitre de ce qui est apparu de signes à sa naissance

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur décembre 15, 2010
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De nombreux signes sont apparus à la naissance du Prophète r, et parmi eux, il y a ce qu’a rapporté Al-Bayhaqiyy et Ibnou ^Açakir et d’autres qu’eux encore [1] avec leurs chaînes de transmission jusqu’à Hani’ Al-Makhzoumiyy, qu’il a dit : « Quand ce fut la nuit durant laquelle est né le Messager de Allah r, le palais de Chosroës a tremblé et quatorze de ses balcons se sont effondrés, le feu de Perse s’est éteint alors qu’il n’avait cessé de brûler depuis mille ans et la lagune de Sawah [2] s’est asséchée… ».

Dans l’effondrement des quatorze balcons, il y avait un signe qu’il ne restait que quatorze des rois de Perse, dont le dernier vécut à l’époque du califat de ^Outhman, que Allah l’agrée.

Quant au feu que les perses adoraient au lieu d’adorer Allah, qu’ils approvisionnaient et attisaient nuit et jour, il s’est éteint.

Pour ce qui est de la lagune de Sawah, où les bateaux se déplaçaient jusqu’alors, elle s’est asséchée.

Parmi les signes qui sont apparus à sa naissance r, les démons furent lapidés. Ils reçurent des projectiles de feu à partir du ciel et les nouvelles qu’apportent les anges du ciel leur devinrent inaccessibles, conformément à ce que certains savants ont cité. Toutefois, ce qui est plus connu et retenu, c’est que la lapidation des démons par les flammes a eu lieu lors de l’avènement de sa mission r.

Parmi les signes encore, il y a que les nouvelles du ciel furent voilées à ‘Iblis, qui a alors crié et a poussé un cri terrible identique à celui qu’il avait poussé lorsqu’il avait été maudit, lorsqu’il a été chassé du paradis, lorsque le Prophète r est né et lorsque Al-Fatihah a été descendue par révélation. Cela a été rapporté par le Hafidh Al-^Iraqiyy dans Al-Mawridou l-Haniyy d’après Baqiyy Ibnou Makhlad.

Parmi ces signes, il y a encore ce que l’on a entendu provenant de l’intérieur des statues et les voix annonçant la bonne nouvelle de l’apparition de la vérité dans le temps du déclin.


[1] Al-Bayhaqiyy l’a rapporté en entier dans Ad-Dala‘il 1/126-129, AtTabariyy dans son Tarikh 2/131-132 et le Hafidh Al-^Iraqiyy dans Al-Mawridou l-Haniyy Q/11.

 

[2] Ville de Perse, d’après Mou^jamou l-Bouldan 3/24.

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Mawlid : Chapitre de l’évocation de sa naissance honorée

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur décembre 15, 2010
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‘Ahmad, Al-Bayhaqiyy et d’autres qu’eux-deux encore [1] ont rapporté d’après Al-^Irbad Ibnou Sariyah, le compagnon du Messager de Allah r qu’il a dit : j’ai entendu le Messager de Allah r dire :

))إِنِّي عَبْدُ الله وَخَاتَمُ النَّبِيِّين، وَإِنَّ ءَادَمَ لَمُنْجَدِلٌ فِي طِينَتِهِ، وَسَأُخْبِرُكُم عَنْ ذَلِكَ: دَعْوَةُ أَبِي إِبْراهيم، وَبِشَارَةُ عِيسَى بِي، وَرُؤْيَا أُمِّي الَّتِي رَأَتْ، وَكَذَلِكَ أُمَّهَاتُ النَّبِيِّينَ يَرَيْنَ((

ce qui signifie : « Je suis l’esclave de Allah et le sceau des prophètes alors que ‘Adam était encore dans sa terre glaise ; et je vous informe à propos de ceci : l’invocation de mon père ‘Ibrahim, l’annonce de la bonne nouvelle de ma venue par ^Iça et la vision qu’a eue ma mère de même que les mères des prophètes ont eu des visions« , et qu’il a dit que la mère du Messager de Allah r a vu quand elle l’a mis au monde une lumière qui a illuminé les palais du Cham.

Al-Bayhaqiyy a dit suite à ce hadith : « Par sa parole r : ((إِنِّي عَبْدُ الله وَخَاتَمُ النَّبِيِّين، وَإِنَّ ءَادَمَ لَمُنْجَدِلٌ فِي طِينَتِهِ )) ce qui signifie : « Je suis l’esclave de Allah et le sceau des prophètes alors que ‘Adam était encore dans sa terre glaise« , il veut dire par cela qu’il était ainsi par la destinée de Allah et par Sa prédestination et ce, avant même l’existence du père des humains, le premier des Prophètes, que Allah les élève davantage en degré« . Fin de citation.

‘Ahmad, Al-Bayhaqiyy [2] et AtTayaliciyy ont rapporté par leur chaîne de transmission d’après Abou ‘Oumamah qu’il a dit : « On a dit : Ô Messager de Allah, quel était le début de ton histoire ? Il a dit :

((دَعْوَةُ أَبِي إِبراهيم، وَبُشْرى عِيسَى ابن مريم، وَرَأَتْ أُمِّي أَنَّهُ خَرَجَ مِنْهَا نُورٌ أَضَاءَتْ مِنْهُ قُصُورُ الشَّام))

ce qui signifie : « L’invocation de mon père ‘Ibrahim, l’annonce de la bonne nouvelle par ^Iça fils de Maryam et ma mère a vu qu’il sortait d’elle une lumière illuminant les palais du Cham« .

Ibnou Sa^d [3] a rapporté que le Prophète r a dit :

((رَأَتْ أُمِّي حِينَ وَضَعَتْنِي سَطَعَ منها نُورٌ أَضَاءَتْ لَهُ قُصُورُ بُصْرَى))

ce qui signifie : « Ma mère a vu lorsqu’elle m’a mis au monde, qu’il a brillé d’elle une lumière qui a illuminé les palais de Bousra [4]« .

On rapporte que lorsque Aminah l’a mis au monde r, il s’est retrouvé agenouillé, la tête levée vers le ciel et avec lui est sortie une lumière qui a illuminé les palais de Ach-Cham au point que sa mère a vu les cous des chameaux à Bousra.

Quant à sa parole r : ((دَعْوَةُ أَبِي إِبراهيم)) ce qui signifie : « L’invocation de mon père ‘Ibrahim« , elle indique que ‘Ibrahim ^alayhi s-salam lorsqu’il bâtissait la Maison ­-la Ka^bah-, il a invoqué son Seigneur et a dit :

] رَبِّ اجْعَلْ هَـَذَا بَلَدًا ءامِنًا وَارْزُقْ أَهْلَهُ مِنَ الثَّمَرَاتِ مَنْ ءامَنَ مِنْهُم بِاللهِ وَالْيَوْمِ الآخِرِ [

[Al-Baqarah / 126] ce qui signifie : « Seigneur, fais que cette cité soit paisible et accorde à ses habitants des bienfaits, celui qui a cru parmi les leurs en Allah et en le jour dernier« , puis il a dit :

] رَبَّنَا وَابْعَثْ فِيهِمْ رَسُولاً مِّنْهُمْ يَتْلُو عَلَيْهِمْ ءايَاتِكَ وَيُعَلِّمُهُمُ الْكِتَابَ وَالْحِكْمَةَ وَيُزَكِّيهِمْ إِنَّكَ أَنتَ العَزِيزُ الحَكِيمُ [

[Al-Baqarah / 129] ce qui signifie : « Seigneur, envoie leur un messager qui soit des leurs, qui leur récite Tes ayah, leur enseigne le Livre et la sagesse et les purifie. Tu es certes Celui Qui n’est pas vaincu, Celui Qui crée les choses par sagesse« . Allah ta^ala l’a exaucé dans son invocation par notre Prophète r et Il a fait qu’il soit le messager que ‘Ibrahim ^alayhi s-salam avait demandé.

Quant à sa parole ^alayhi ssalatou wa s-salam :

((وَبُشْرى عِيسَى ابن مريم))

ce qui signifie : « La bonne nouvelle annoncée par ^Iça fils de Maryam« , elle indique que notre maître ^Iça ^alayhi s-salam a annoncé à son peuple la bonne nouvelle de la venue de notre maître Mouhammad r comme le Qour’an honoré l’a annoncé à propos de ^Iça ^alayhi s-salam :

] وَإِذْ قَالَ عِيسَى ابْنُ مَرْيَمَ يَا بَنِي إِسْرَائِيلَ إِنِّي رَسُولُ اللهِ إِلَيْكُم مُّصَدِّقًا لِّمَا بَيْنَ يَدَيَّ مِنَ التَّوْرَاةِ وَمُبَشِّرًا بِرَسُولٍ يَأْتِي مِن بَعْدِي اسْمُهُ أَحْمَدُ [

[AsSaff / 6] ce qui signifie : « Lorsque ^Iça fils de Maryam a dit : ô fils de ‘Israil, je suis le messager de Allah envoyé pour vous, croyant en la véracité de ce que je détiens de Tawrah de Mouça et annonçant la bonne nouvelle d’un messager qui vient après moi, qui s’appelle ‘Ahmad« .

Ce qui est visé, c’est que la nuit de la naissance du Messager r est une nuit honorée, éminente et bénie, aux lumières évidentes et à la valeur glorieuse, au cours de laquelle Allah ta^ala a fait advenir notre maître Mouhammad à l’existence. Aminah l’a mis au monde lors de cette nuit honorée, à la suite d’un mariage et non d’un acte extra conjugal. Il est apparu pour lui des mérites, du bien et des bénédictions, ce qui a ébloui les esprits et les regards, comme en témoignent les hadith et les nouvelles rapportées.


[1] ‘Ahmad lui a trouvé une chaîne de transmission dans son Mousnad 4/127-128, Al-Bayhaqiyy dans Ad-Dala‘il 1/80, Al-Hakim dans Al-Moustadrak 2/600 et il a dit c’est un hadith de chaîne de transmission sûre et Adh-Dhahabiyy a été d’accord avec lui, Al-Haythamiyy dans son livre Majma^ou zZawa‘id 8/223 l’a imputé à ‘Ahmad, AtTabaraniyy et Al-Bazzar et a dit : « Les hommes d’une des chaînes de transmission de ‘Ahmad sont des hommes des hadith sûrs (Sahih) mis à part Sa^id Ibnou Souwayd que Ibnou Hibban par ailleurs a déclaré digne de confiance ».

[2] ‘Ahmad lui a trouvé une chaîne de transmission dans son Mousnad 5/262, Al-Bayhaqiyy dans Ad-Dala‘il 1/84 et Abou Dawoud At-Tayaliciyy dans son Mousnad hadith /1140 et Al-Haythamiyy dans Majma^ou zZawa‘id 8/222.

[3] Tabaqatou Ibni Sa^d, 1/102.

[4] C’est une ville du Cham rattachée administrativement à Damas, et c’est la Casbah de Kawrat Hawran, d’après Mou^jamou l-Bouldan 1/441.

 

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Mawlid : Chapitre de la grossesse de ‘Aminah du Messager de Allah

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur décembre 15, 2010
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Son père ^Abdou l-Lah s’est marié avec la plus honorable des femmes de Banou Zouhrah qui est Aminah fille de Wahb fils de ^Abdou Manaf fils de Zouhrah fils de Kilab. Elle porta donc le Maître des créatures et des nations. Allah a accordé Son bienfait en le faisant surgir r à l’existence, comme grâce envers tous les arabes et tous les non-arabes. Sa noble conception fut la première des annonces de bonne nouvelle des lumières pour les gens des campagnes et des cités.

Ibnou Sa^d [1] a rapporté de la tante de Yazid fils de ^Abdou l-Lah fils de Wahb fils de Zam^ah qu’elle a dit : « Nous entendions que lorsque Aminah fille de Wahb fut enceinte du Messager de Allah r, elle disait : Je n’ai pas senti que j’étais enceinte de lui, et je n’ai pas ressenti de lourdeur comme les femmes en ressentent, mais j’ai rejeté le fait que je n’aie plus mes menstrues et je me suis dit que peut être elles s’étaient arrêtées mais qu’elles allaient reprendre. Or une fois, alors que j’étais entre l’éveil et le sommeil, quelqu’un vint à moi et dit : As-tu senti que tu étais enceinte ? C’est comme si j’ai dit : je ne sais pas ; il a dit alors : tu es enceinte du maître de cette communauté, son Prophète. C’était un lundi. Elle a dit : c’est cela qui m’a donné la certitude que j’étais enceinte ; puis il m’a laissée jusqu’à ce que mon accouchement soit proche et celui qui était déjà venu revint et dit : dis ‘ou^idhouhou bi l-Wahidi sSamad min charri koulli hacid ce qui signifie : je recherche pour lui la protection par l’Unique, Celui de Qui l’on a besoin dans toutes les situations, contre le mal de tout envieux. Elle a dit : et je disais cela ».

Il [2] a rapporté aussi d’après Mouhammad Ibnou ^Oumar Al-‘Aslamiyy qu’il a dit : « Aminah fille de Wahb, et ^Abdou l-Lah fils de ^Abdou l-Mouttalib n’ont pas eu d’autres enfants que le Messager de Allah r ».


[1] Tabaqat Ibnou Sa^d, 1/98.

[2] Tabaqat Ibnou Sa^d, 1/98.

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Mawlid : Chapitre de l’évocation de son noble lignage

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur décembre 15, 2010
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Il est Mouhammad fils de ^Abdou l-Lah fils de ^Abdou l-Mouttalib fils de Hachim fils de ^Abdou Manaf fils de Qousayy fils de Kilab fils de Mourrah fils de Ka^b fils de Lou’ayy fils de Ghalib fils de Fihr fils de Malik fils de An-Nadr fils de Kinanah fils de Khouzaymah fils de Moudrikah fils de ‘Ilyas fils de Moudar fils de Nizar fils de Ma^add fils de ^Adnan, Abou l-Qacim – le père de Qacim –, le maître de tous les fils de Adam, le Prophète r que Allah l’honore et l’élève davantage en degré et préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle, chaque fois que le citent ceux qui font les invocations et chaque fois que les oublieux se distraient de le citer.

Son grand aïeul ^Adnan est de la descendance de ‘Isma^il le Prophète de Allah ta^ala qui est celui qui allait être égorgé selon l’avis retenu, le fils du Prophète de Allah ‘Ibrahim Khalilou r-Rahman r, que Allah honore et élève davantage le degré de notre maître Mouhammad ainsi que celui de tous ses frères les prophètes et les messagers.

Il est donc r celui qui a ce noble lignage, l’élite des fils de Hachim et le plus éminent d’entre eux. L’imam Mouslim [1] et d’autres encore ont rapporté d’après Wathilah Ibnou l-‘Asqa^ qu’il a dit : le Messager de Allah r a dit :

((إِنَّ اللهَ اصْطَفَى كِنَانَةَ مِنْ وَلَدِ إِسْمَعِيلَ، وَاصْطَفَى قُرَيْشًا مِنْ كِنَانَة، وَاصْطَفَى مِنْ قُرَيْش بَنِي هَاشِم، وَاصطَفَانِي مِنْ بَنِي هَاشِم))

ce qui signifie : « Certes, Allah a élu Kinanah parmi les fils de ‘Isma^il ; et Il a élu Qouraych de Kinanah ; et Il a élu parmi Qouraych les fils de Hachim ; et Il m’a élu parmi les fils de Hachim« .

At-Tirmidhiyy [2] par sa chaîne de transmission, rapporte que Wathilah Ibnou l-‘Asqa^, a dit : Le Messager de Allah r a dit :

))إِنَّ اللهَ اصطَفَى مِن وَلَدِ إبرَاهِيمَ إِسمَعيلَ، وَاصطفَى مِن وَلَدِ إِسْمَعِيلَ كِنانَة، وَاصطَفَى مِن كِنَانَة قرَيْشًا، وَاصطَفى مِن قريشٍ بنِي هاشِم، وَاصطَفَانِي مِن بَنِي هَاشِم((

ce qui signifie : « Certes, Allah a élu parmi les fils de ‘Ibrahim, ‘Isma^il ; et Il a élu parmi les fils de ‘Isma^il, Kinanah ; et Il a élu de Kinanah Qouraych ; et Il a élu parmi Qouraych les fils de Hachim ; et Il m’a élu parmi les fils de Hachim« .

Abou ^Iça a dit : ce hadith a le degré de haçan Sahih – fiable, sûr –.

Il est donc le meilleur descendant des meilleurs descendants des meilleurs descendants, comme les transmissions et les traditions l’ont donc indiqué.


[1] Mouslim lui a trouvé une chaîne de transmission dans son Sahih : livre des vertus : chapitre le mérite du lignage du Prophète r et Ibnou Hibban dans son Sahih, cf. Al-‘Ihsan 8/81.

[2] At-Tirmidhiyy lui a trouvé une chaîne de transmission dans ses Sounan : livre de Al-Manaqib : chapitre le mérite du Prophète r.

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Mawlid : Chapitre de l’évocation des ‘ayah par lesquelles Allah ta^ala a honoré Son Prophète

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur décembre 15, 2010
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Allah ^azza wa jall a honoré Son Prophète élu par de nombreuses ayah – versets –. Il y en a parmi elles qui indiquent ses vertus morales et la noblesse de son état. Ainsi la parole de Allah ta^ala : [وَإِنَّكَ لَعَلى خُلُقٍ عَظِيمٍ][Al-Qalam / 4] ce qui signifie : « Tu as certes un caractère éminent« .

Il y a parmi elles des ayah par lesquelles Allah soubhanahou wa ta^ala met en évidence la grandeur de son lignage honorable et l’éminence de son degré, telles que Sa Parole ^azza wa jall :

] لَقَدْ جَاءكُمْ رَسُولٌ مِّنْ أَنفُسِكُمْ عَزِيزٌ عَلَيْهِ مَا عَنِتُّمْ حَرِيصٌ عَلَيْكُم بِالْمُؤْمِنِينَ رَؤُوفٌ رَّحِيمٌ[

[At-Tawbah / 128] ce qui signifie : « Il vous est bien parvenu un messager d’entre vous,  pour qui est cher que vous soyiez bien guidés, qui tient à ce que vous soyiez guidés, et qui a pour les croyants compassion et miséricorde« .

Parmi ces ayah, il y a ce qui montre l’éloge de Allah ta^ala à son sujet r dans Ses Livres descendus par révélation sur Ses prophètes. C’est par exemple Sa parole ^azza wa jall :

]مُّحَمَّدٌ رَّسُولُ اللهِ وَالَّذِينَ مَعَهُ أَشِدَّاء عَلَى الْكُفَّارِ رُحَمَاء بَيْنَهُمْ تَرَاهُمْ رُكَّعًا سُجَّدًا يَبْتَغُونَ فَضْلاً مِّنَ اللهِ وَرِضْوَانًا سِيمَاهُمْ فِي وُجُوهِهِم مِّنْ أَثَرِ السُّجُودِ ذَلِكَ مَثَلُهُمْ فِي التَّوْرَاةِ وَمَثَلُهُمْ فِي الإِنجِيلِ كَزَرْعٍ أَخْرَجَ شَطْأَهُ فَآزَرَهُ فَاسْتَغْلَظَ فَاسْتَوَى عَلَى سُوقِهِ يُعْجِبُ الزُّرَّاعَ لِيَغِيظَ بِهِمُ الْكُفَّارَ[

[Al-Fat-h / 29] ce qui signifie : « Mouhammad le Messager de Allah et ses compagnons sont rudes vis à vis des mécréants et miséricordieux entre eux ; tu les vois en inclination et en prosternation, recherchant bienfait et agrément de Allah ; leurs signes distinctifs sont sur leurs visages, des suites de la prosternation. Cette description citée est leur exemple dans At-Tawrah. Leur exemple dans Al-‘Injil, est tel une semence dont Allah a fait sortir la jeune pousse, Il l’a soutenue, elle s’est alors raffermie et est devenue forte et dressée sur son pied ; elle plaît aux semeurs pour faire enrager les mécréants« .

Il y a parmi ces ayah des versets par lesquels Allah soubhanah explicite le fait qu’il est r d’un rang prioritaire sur les prophètes et ce, dans Sa parole ta^ala :

] وَإِذْ أَخَذَ اللهُ مِيثَاقَ النَّبِيِّيْنَ لَمَا ءاتَيْتُكُم مِّن كِتَابٍ وَحِكْمَةٍ ثُمَّ جَاءكُمْ رَسُولٌ مُّصَدِّقٌ لِّمَا مَعَكُمْ لَتُؤْمِنُنَّ بِهِ وَلَتَنصُرُنَّهُ قَالَ أَأَقْرَرْتُمْ وَأَخَذْتُمْ عَلَى ذَلِكُمْ إِصْرِي قَالُواْ أَقْرَرْنَا قَالَ فَاشْهَدُواْ وَأَنَاْ مَعَكُم مِّنَ الشَّاهِدِينَ [

[Ali ^Imran / 81] ce qui signifie : « Cite leur : lorsque Allah a pris le pacte des prophètes pour ce que Je vous ai donné de Livre et de sagesse, puis est venu à vous un Messager Mouhammad r ; vous croirez en lui et vous l’aiderez. Il dit : acceptez-vous cela et vous engagez-vous sur cela par Mon pacte ? Ils ont dit : nous acceptons. Il dit : soyez donc témoins et Je suis avec vous parmi les témoins« .

Il y a parmi ces ayah ce qui indique l’obligation de le respecter r, de le révérer et de lui accorder de l’honneur, comme par exemple Sa parole ta^ala :

]إِنَّ الَّذِينَ يُنَادُونَكَ مِن وَرَاء الْحُجُرَاتِ أَكْثَرُهُمْ لا يَعْقِلُونَ وَلَوْ أَنَّهُمْ صَبَرُوا حَتَّى تَخْرُجَ إِلَيْهِمْ لَكَانَ خَيْرًا لَّهُمْ وَاللهُ غَفُورٌ رَّحِيمٌ [

[Al-Houjourat / 4-5] ce qui signifie : « Certes, ceux qui t’appellent à haute voix de derrière les murs des maisons de tes femmes, la plupart d’entre eux ne se rendent pas compte de ce qu’ils ont fait par rapport à ton rang éminent et de ce qui lui convient comme honneur. S’ils avaient fait preuve de patience jusqu’à ce que tu sortes à eux, cela aurait été mieux pour eux. Allah est certes Celui Qui pardonne et Celui Qui fait miséricorde« , et Sa parole ta^ala :

] يَا أَيُّهَا الَّذِينَ ءامَنُواْ اسْتَجِيبُواْ للهِ وَلِلرَّسُولِ إِذَا دَعَاكُم لِمَا يُحْيِيكُمْ [

[Al-‘Anfal / 24] ce qui signifie : « Ô vous qui avez cru, répondez par l’obéissance à Allah et au Messager s’il vous invite à ce qui est de la religion, pour avoir la félicité dans la vie éternelle« , et Sa parole ta^ala :

] لا تَجْعَلُوا دُعَاء الرَّسُولِ بَيْنَكُمْ كَدُعَاء بَعْضِكُم بَعْضًا [

[An-Nour / 63] ce qui signifie : « Ne faites pas que votre appel du Messager soit comme vos appels les uns les autres« .

Il y a parmi ces ayah, ce qui indique que sa glorification continue après sa mort r par le fait que Allah ta^ala a fait que ses nobles épouses soient les mères des croyants. Allah ta^ala dit :

] النَّبِيُّ أَوْلَى بِالْمُؤْمِنِينَ مِنْ أَنفُسِهِمْ وَأَزْوَاجُهُ أُمَّهَاتُهُمْ [

[Al-‘Ahzab / 6] ce qui signifie : « Le Prophète est prioritaire sur les croyants pour ce qu’il leur a ordonné quant à eux-mêmes, si leurs passions les invitent à ce qui le contredit ; et ses épouses sont leurs mères« , et Allah ta^ala dit : [وَلا أَن تَنكِحُوا أَزْوَاجَهُ مِن بَعْدِهِ أَبَدًا][Al-‘Ahzab / 53] ce qui signifie : « N’épousez pas ses épouses après lui, à jamais« .

Parmi ces ayah encore, il y a le fait que Allah ta^ala a juré par sa vie r, Allah ^azza wa jall dit : [لَعَمْرُكَ إِنَّهُمْ لَفِي سَكْرَتِهِمْ يَعْمَهُونَ ] [Al-Hijr / 72] ce qui signifie : « Par ta vie, ils sont certes dans leur ivresse, indécis« .

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