Chaykhaboulaliyah's Blog


Bid3ah et Tariqa soufi

Posted in cours général,Croyance,Exhortation,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur février 29, 2016
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La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Parmi les bienfaits que Allah a accordé à Ses esclaves c’est qu’ils aient la croyance des gens de la vérité. Les gens de vérité sont les compagnons et ceux qui les ont suivis depuis des générations et des générations depuis l’époque des compagnons jusqu’à nos jours. C’est cela le plus grand bienfait de Allah à Ses esclaves. La croyance des gens de la vérité, c’est ce que le khalaf a transmis du salaf. Le khalaf ce sont les musulmans qui sont après le quatrième siècle de l’hégire et le salaf ce sont les trois premiers siècles de l’hégire. Nous nous faison partit du khalaf. Cette croyance des gens de la vérité c’est ce que ce sont transmis le khalaf du salaf. Celui qui vit en ayant cette croyance et meurt en ayant cette croyance, il sera rassemblé avec les croyants et sera préservé du châtiment de Allah ta^ala. Les deux points de cette croyance : la croyance en Allah et en Son Messager et croire en l’Unicité de Dieu concernant Sa création des choses.

 

Pour ce qui est de la croyance en Dieu, il s’agit de croire que Allah ta^ala existe, qu’Il n’est pas comme autre que Lui. Allah n’est pas comme les corps impalpables. Il n’est pas un corps impalpable comme la lumière, l’obscurité et le vent. Et Il n’est pas un corps palpable comme l’homme, la pierre, les arbres, les étoiles, le soleil ou la lune. Et Il n’a pas les caractéristiques des corps. Il n’a pas les caractéristiques des corps palpables, ni les caractéristiques des corps impalpables. Tout cela repose sur quelque chose, à savoir que Allah est Celui qui existe et qui n’a pas de début à Son existence et tout autre que Lui est entré en existence, tout autre que Lui existe après n’avoir pas existé. Toutes les choses autres que Dieu ont été précédé de néant. Avant que Allah ne crée ce monde, il n’y a pas de lumière, il n’y a pas d’obscurité, il n’y a pas d’endroit, il n’y a pas de direction et il n’y a aucune des caractéristiques des corps. Avant que Allah ne crée le monde, il n’y a aucun caractéristiques des corps comme le mouvement, l’immobilité, comme le changement, comme la coloration, comme les changements d’humeur. Allah est Celui qui n’a pas de début à Son existence et à qui Il n’arrive aucun changement ; parce que celui qui change a nécessairement qui lui a donné l’existence et qui le fait changer. Ce monde nous le voyons, il est changeant. C’est pour cela qu’il est un devoir selon la raison et un devoir selon la loi, que ce monde ait un début, c’est-à-dire que ce monde existe après n’avoir pas existé, et ce parce qu’il change. Il n’est pas suffisant de croire que Allah n’a pas de ressemblance avec les corps palpables et avec les corps impalpables, si la personne croit que Dieu est sujet à des choses qui entrent en existence. Il est obligatoire d’exempter Allah de toutes les caractéristiques entré en existence. La vie de Allah, Son attribut est un attribut qui n’a pas de début, qui n’a pas de fin. L’attribut de la vie de Allah ne change pas. Également l’attribut de la science de Allah ne diminue et ne change pas. Il en est de même pour Ses autres attributs. Ainsi Allah entend les sons et voit ce qui est vu sans qu’Il n’ait besoin ou qu’il ne lui arrive de vue qui entre en existence ou d’ouïe entrée en existence. Allah entend avec un attribut qui s’appelle l’ouïe et cet attribut il n’a pas de début et il n’a pas de fin. Et Allah voit tout ce qui est visible par Son attribut qui est la vue, qui n’a pas de début, qui n’a pas de fin et qui n’est pas comme la vue de Ses créatures. Il en est de même pour la puissance de Allah et la volonté de Allah, ce sont des attributs qui n’ont ni début ni fin. La puissance de Allah n’est pas comme la puissance des créatures et la volonté de Allah n’est pas comme la volonté des créatures. La puissance des esclaves est entrée en existence, elle a un début, elle augmente et diminue. La volonté des esclaves est entrée en existence. Il en est de même pour l’attribut de la parole de Allah, ce n’est pas quelque chose qui arrive après n’avoir pas eu lieu. La parole de Allah ce n’est pas des choses qui se suivent les unes les autres comme notre parole à nous. Notre parole à nous ce sont des sons qui se suivent les uns les autres. Pour ce qui est de la parole de Allah ta^ala elle n’est pas un son et elle n’est pas des lettres. La parole de Allah ce n’est pas quelque chose qui entre en existence, qui advient à l’Être de Allah puis qui augmente ou qui diminue ou qui est entrecoupé de silence. Celui qui a eu cette croyance qui est correcte, on dit qu’il a connu Allah et les actes d’adoration sont valables de sa part. Les actes d’adorations seront valables de la part de cette personne, que ce soit la prière ou le jeûne ou le pèlerinage ou la zakat ou la récitation du Qour’an et ainsi de suite. Quant à celui qui n’a pas eu cette croyance correcte mais il a eu une croyance différente, les actes d’adoration ne seront pas valables de sa part, quelque soient les actes d’adoration. Après ce point-là, le plus important c’est de croire en l’Unicité de Dieu dans Ses actes. Quand on parle de l’acte de Allah c’est-à-dire le fait de donner l’existence, le fait de créer. Concernant les actes des esclaves, ce n’est pas le fait de donner l’existence ou de créer. C’est Allah qui fait entrer en existence ce qui n’existait pas. Les corps c’est Allah ta^ala qui les fait entrer du néant à l’existence et même les mouvements des corps, les immobilisations des corps, les paroles des corps c’est Allah qui les fait entrer du néant à l’existence. Lorsque l’Homme dit des paroles de son propre choix c’est lui qui a voulu parlé, c’est délibéré mais ce n’est pas l’Homme qui crée ses propres paroles, c’est Allah qui les lui crée. Il en est de même pour les réflexions que peut avoir un homme, pour les perceptions qu’il peut avoir, pour les connaissances qu’il peut avoir ; tout cela c’est Allah qui les crée pour Ses créatures. Nul ne crée quoique ce soit parmi les mouvements et les immobilités si ce n’est Allah. C’est ce deuxième point qui est le plus important des fondements de notre croyance.

 

Celui qui contredit le tanzih c’est-à-dire il a pour croyance que Dieu ressemble aux créatures, qui croit que Dieu est un corps dans la direction du trône, celui-là il n’a pas connu Dieu. Et celui qui a pour croyance que Dieu a pour attribut le mouvement et l’immobilité, c’est quelqu’un qui ignore son Seigneur, ce n’est pas un musulman. Et celui qui a pour croyance que Dieu est tout le temps immobile, celui-là aussi il n’a pas connu son Créateur car les immobilisations sont une des caractéristiques des créatures, et le mouvement c’est une des caractéristiques des créatures. Et celui qui qualifie le Créateur par le mouvement ou l’immobilité ou les deux, celui-là n’a pas connu son Créateur. Ces deux sujets sont les deux principaux sujets de la croyance.

 

Après cela, les sujets de la religion parmi eux il y a ce qui concerne la croyance et il y a ce qui concerne les adorations par le corps. Et parmi les actes, il y a ceux qui sont obligatoires, celui qui les délaisse tombe dans un péché et celui qui les accomplit il aura une immense récompense de la part de Dieu.

 

Allah ta^ala a rendu licite aux musulmans d’innover dans la religion que Dieu agrée des choses qui ne sont pas contradictoires au Qour’an et aux hadiths, on appelle cela une sounnah haçanah, une bonne innovation. Tout ce que les savants de l’Islam, les pieux, les saints, tout ce qu’ils ont innové dans la religion agréée par Allah et qui est en conformité avec le Qour’an et les hadiths cela s’appelle une sounnah haçanah, un bonne innovation, une bonne sounnah, une bonne tradition. On ne dit pas : «  Cela c’est une chose que le Messager n’a pas faite alors c’est une mauvaise tradition, une mauvaise innovation, une innovation interdite « . Non, on ne dit pas cela. Il y a des successeurs qui ont innové dans la religion, des choses que le Messager n’a pas faite. Et il en est de même pour des savants de l’Islam qui sont venu après les successeurs des compagnons. Ils ont innové des choses que le Messager n’a pas faite et qu’il n’a même pas mentionné ; c’est-à-dire des choses que le Messager n’a pas indiqué en disant «  Faite cela ! » . Et ces choses qui ont innovées par les successeurs des compagnons, que l’on appelle At-tabi^oun, ceux qui sont pieux dans la religion, ce qu’ils ont innové c’est une bonne innovation, une bonne sounnah. Il en est de même pour ceux qui sont venu après eux, qui ont innové des choses dans la religion, des choses qui ne contredisent pas le Qour’an et le hadith ; on dit que ce sont des sounnah haçanah, de bonnes innovations. Parmi les premières choses qui ont été innovées par les musulmans, il y a ce qui a eu lieu à l’époque des compagnons mais qui a été innové par des gens qui n’étaient pas des compagnons, par les successeurs (c’est-à-dire des gens qui ont vécu à l’époque des compagnons sans avoir rencontré le Prophète et qui ont appris la science auprès des compagnons, en arabe ils sont appelés les tabi^in). Cela a eu lieu du vivant des compagnons sans que ces derniers ne disent : «  C’est mauvais ce que vous faites « , pourtant le Prophète ne leur a pas dit de les faire. Ce sont des successeurs qui les ont innové à l’époque des compagnons. Il y avait le fait de mettre des points au-dessus et en-dessous des lettres du Moushaf et de mettre le chakl c’est-à-dire le fait de mettre les voyelles : la dammah, la fathah, la kasrah. Ceci a été fait à l’époque de compagnons par des gens qui n’étaient pas des compagnons, c’était par les successeurs des compagnons ; et ceci était une bonne sounnah, une bonne innovation. Les compagnons n’ont pas mit les points au-dessus et en-dessous des lettres et ils n’ont pas mis le chakl. Les compagnons ont écrit le Qour’an parce que le Prophète leur dictait, mais ils l’écrivaient sans mettre les points ni le chakl. Mais c’était un successeur des compagnons qui s’appelle Yahya Ibnou Ya^mour qui, à l’époque des compagnon, a innové cela.

 

Par ailleurs, parmi les choses que les savants du salaf ont innové et c’était des gens parmi les successeurs des compagnons, il y a la construction des minarets et des mihrab. Les minarets dans les mosquées et les mihrab là où se tient l’imam pour diriger la prière. Les mosquée à l’époque du Prophète ne comportaient pas de mihrab, c’est-à-dire cette concavité dans le mur là où se trouve l’imam pour diriger la prière. La mosquée du Messager ^alayhi s-salam et les mosquées des compagnons ne comportaient pas des concavités, ces mihrab. Celui qui a innové cela c’est le Calife bien guidé, le grand savant, celui qui est ascète, ^Oumar Ibnou ^Abd al-^Aziz (que Allah l’agrée). C’est celui qui a innové les mihrab et c’est également lui qui a innové les minarets. Avant lui les musulmans n’avaient pas de minaret pour leurs mosquées. Et par la suite, les savants pieux des musulmans ont innové d’autres choses.

 

Parmi les choses qui ont innové après cela, il y a la commémoration de la naissance du Prophète (Al-Mawlid) et AtTariqah (des voies soufies).

 

Celui qui a innové la commémoration de la naissance du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) durant le mois de Rabi^ou l-‘awwal, c’était un homme qui était pieux, qui était brave, qui était courageux, un grand savant. Il était par ailleurs le roi de Irbil qui se trouve dans l’actuelle Irak, il était donc kurde. Il était appelé le Roi Mouhaffar. Ce roi était le mari de la sœur du Soultan Salahou d-din A-‘Ayoubiyy. C’est le Sultan qui a libéré Baytou l-Maqdis et c’était lui qui a régné sur l’Egypte, le Hijaz et Ach-Cham. C’était un grand savant lui aussi, il connaissait des livres de jurisprudence chafi^ite par cœur. Il avait appris la religion. Ceux qui lui ont enseigné la religion étaient cinquante, savants hommes et savantes femmes. Il avait donc une sœur qui était l’épouse du Roi Moudhaffar d’Irbil qui a innové la commémoration de la naissance du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Les savants de l’Islam ont apprécié ce que ce roi avait fait et les musulmans ont repris cette belle tradition partout jusqu’à nos jours. Et depuis qu’il l’a innovée, il s’est écoulé plus de huit cent années.

 

Et il y a également les voies soufies, les tariqah ; la tariqah rifa^iyya et la tariqah qadiriyya et d’autres tariqah, elles ont été innovées par des savants qui étaient pieux, qui étaient ascètes. Donc la tariqah  c’est de se mettre à faire des wirds c’est-à-dire des pratiques habituelles, des actes d’adorations surérogatoires régulièrement dans des temps particuliers et de suivre le chaykh d’une tariqah  qui est un éducateur qui s’occupe d’éduquer ses mourids, ses disciples.

 

Le Chaykh ^Abd al-Qadir Al-Jilaniyy et le Chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy ce sont les deux premiers fondateurs de tariqah. Le Chaykh ^Abd al-Qadir Al-Jilaniyy il s’appelle Mouhyi d-Din Al-Jilaniyy ou bien Al-Kilaniyy ou bien Al-Jiliyy ; c’est le fondateur de la tariqah qadiriyya. Il fait partie des grands ascètes des grands soufis. Il est né à Jili qui se trouve derrière Tabarastan puis il s’est installé à Bagdad alors qu’il était encore jeune en 488 de l’Hégire. Il a pu prendre la science des savants et des spécialistes de tasawwouf et il a appris l’exhortation. Il a maîtriser le fiqh, la jurisprudence, et il a également et des transmissions du hadith du Messager. Il a appris la littérature et il était réputé. c’était quelqu’un qui vivait de son propre travail. Il a commencé à donner des cours et des avis de jurisprudence en 528 de l’Hégire et il est mort à Baghdad. Concernant le Chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy il s’appelle Ahmad fils de ^Aliyy fils de Yahya Ar-Rifa^iyy Al-Houçayniyy. Il est mort en 578 de l’Hégire. Son surnom c’est Abou l-^Abbas. C’est un imam ascète, fondateur de la tariqah rifa^iyyah. Il est né dans le village de Haçan dans la région de Wasit en Irak. Il a appris la science de la religion dans cette région de Wasit. Il est devenu un grand soufi et il y avait beaucoup de gens qui l’ont suivi et pensaient beaucoup de bien de lui. Il vivait dans le village de Oummou ^Abidah où il est mort. Sa tombe jusqu’à nos jours est la destination de voyageurs qui suivent sa tariqah. Le Chaykh ^Abd al-Qadir Al-Jilaniyy et le Chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy ce sont les deux premiers fondateurs de tariqah et par la suite d’autres savants ont fondé des tariqah qui sont toutes des voies qui permettent de se rapprocher de l’Agrément de Allah. La tariqah on l’appelle une bonne sounnah, une bonne innovation. Toute ces choses que les savants pieux de l’Islam ont innové sont appelées sounnah haçanah, elles sont toutes concernées ou rentrent toutes sous la coupe du hadith du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qui signifie :

 » Celui qui instaure dans l’Islam une bonne tradition il en aura la récompense et une récompense à chaque fois que quelqu’un va la refaire après lui « .

 

Après ces indications, on ne prête pas attention à ceux qui contredisent à ce sujet. Ces choses qui sont une bonne tradition, ils disent que c’est une chose interdite mais ces gens-là il n’y a aucune considération à accorder à leur parole. Alors que eux même ils pratiquent des choses qui n’étaient pas à l’époque du Prophète ^alayhi s-salatou wa s-salam, des choses que les savants ont innové, et ils en renient d’autres. Alors que toutes ces innovations ont été faites conformément au Qour’an et au hadith, comme les moushaf dans lesquels il y a les points et le chakil, les voyelles. Eux, ceux qui renient les innovations, ils le font tout comme nous nous le faisons ; et les minarets et les mihrab. Eux qui renient les innovations ils les font alors que nous aussi nous les faisons. Ces gens-là ne s’attachent pas à la balance de la Loi de l’Islam, ils suivent leur passions, ce que leur âme, leurs penchants leur indiquent de faire. La chose qui leur plaît ils la font et la chose qui ne leur plaît pas ils disent que c’est une mauvaise innovation. Ils disent que c’est une innovation interdit. Ce ne sont pas des gens qui suivent leurs preuves, ce sont des gens qui suivent les penchants de leurs âmes. Pourquoi est-ce qu’ils ont bien accepté le Chakl sur les lettres du Qour’an ? Pourquoi ils ont accepté les points au-dessus et en-dessous des lettres du Qour’an ? Pourquoi ils ont accepté la construction des minarets ? Pourquoi ils ont accepté que l’on fasse des mihrab dans les mosquées et d’une autre côté ils interdisent les tariqah, ils interdisent le mawlid. Ils interdisent et ils rendent licite sans preuve. On accorde aucune considération à leur parole, elle ne vaut rien du tout même s’ils ont des tonnes de livres, même si c’est imprimé en papier glacé, même si c’est avec une reliure en or, cela ne vaut rien du tout car ils suivent leurs passions.

 

Concernant les tariqah, les voies soufies, les deux premières qui ont été fondé c’est la tariqah rifa^iyya et qadiriyya. Le Chaykh ^Abd al-Qadir Al-Jilaniyy et Chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy étaient contemporains, ils ont vécu à la même époque en Irak. Notre maître Ahmad Ar-Rifa^iyy est descendant de l’imam Al-Houçayn. fils de l’imam ^Aliyy (que Allah l’agrée). L’imam Ahmad Ar-Rifa^iyy était un faqih chafi^ite. L’imam Abou l-Qaçim Ar-Rafi^iyy qui est celui qui a résumé l’école chafi^ite, il a parlé de notre maître Ahmad Ar-Rifa^iyy en disant que c’est celui qui connaissait le plus le Qour’an et la Sounnah du Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Et il y avait un saint de l’époque de Chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy qui disait :  » Tous les soufis se sont accordé à dire que le Chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy était parmi les chouyoukh souffiyyah qui avait un plus haut degrés « . Par ailleurs, la voie de l’imam Ahmad Ar-Rifa^iyy a une particularité, elle s’est distinguée de d’autres tariqah. C’est que Allah préservé ceux qui suivent l’imam Ahmad Ar-Rifa^iyy dans sa voie soufie, Il les a préservé de deux croyances sont les plus graves des mécréances : la première c’est ceux qui disent que Allah s’incarne dans le corps des gens et la deuxième c’est ceux qui disent que Allah et ce monde c’est une seule et même chose. Et ces deux mécréances ont pénétré chez certains qadiriyyah et chez certains chadhiliyyah , et c’est même devenu majoritaire chez les chadhiliyyah, davantage que chez les qadiriyyah. Et chez certains naqshabandiyyah également et d’autres encore.

 

A notre époque, il y a des gens qui se disent suivre la tariqah chadhiliyyah et ils disent que Allah est à l’intérieur de chaque personne, homme et femme. Et il se trouve également parmi ces gens-là qui disent que Allah et ce monde c’est comme la glace et l’eau qui est contenue dans la glace. Ils disent que ce monde c’est comme la glace et que l’eau qui est dedans c’est Allah. Et ces deux mécréances sont plus laides que la mécréance des mécréants de fils de ‘Israil. Ils ont considéré que toutes choses est une partie de Dieu. Dans certains pays arabes, il y a des gens qui disent que Allah est à l’intérieur de chaque personne. Certains ont même ajouté à cela, ils ont dit : «  Toi c’est Allah et ce mur c’est Allah «. Quant aux rifa^iyyah, Allah les a préservé de cette mécréance parce que le Chaykh de cette tariqah, le Chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy mettait en garde très très fermement contre ces deux mécréances. Al-Houlouliyyah c’est la croyance de ceux qui croient que Allah s’incarne dans les choses. Et il y a ceux qui croient en l’unité de l’existence, ils prétendent que ce monde c’est Allah et que tout ce qu’il y a dans ce monde ce serait des parties de Allah. Cela est de la mécréance.

 

En effet, la croyance des musulmans est que rien n’est tel que Dieu, Il est un Être qui n’a pas de ressemblance avec Ses créatures, Il est sans comment et sans endroit, voici la croyance correcte. Allah a confirmé Son existence et l’existence de Ses créatures par Sa Parole ta^ala : «  Al-hamdouli l-Lahi Rabbi l-^alamin «, ce qui signifie : «  La louange est à Allah le Seigneur des mondes «. Il n’a pas dit : « Al-hamdouli l-Lahi houwwa l-^alamoun «, Il n’a pas dit : «  La louange est à Dieu Celui qui est Lui-même ce monde «.

 

Le chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy mettait beaucoup en garde dans certains de ses ouvrages contre ces deux mécréances. Ce chaykh, Ahmad Ar-Rifa^iyy, était quelqu’un qui accordait beaucoup d’importances aux cours ; c’est pour cela qu’il n’a pas laissé beaucoup d’ouvrages. Et c’était quelqu’un qui enseignait au début de la journée dans le fiqh, la jurisprudence, dans le hadith, dans le tafsir (l’éxégèse du Qour’an) et dans le tawhid (la croyance en l’Unicité). Et en fin de journée, c’était également toutes ces matières-là. Mais le jeudi il le réservait aux exhortations. Il restait assit sur une chaise élevé pour que les gens puissent le voir tellement il y avait beaucoup de gens dans son assemblée d’exhortation. Les princes, les savants, les soufiyy, les gens du communs, tous venaient assister à ses assemblées d’exhortation. Une fois, il était dans une assemblée, il était assis sur cette chaise d’exhortation et dans cette assemblée il y avait des mécréants des fils de ‘Israil et il y avait des sabéens et ces sabéens ce sont un groupe de mécréants. Quand ils ont entendu ces paroles, il y a eu environ huit mille personnes qui sont entré en Islam et parmi les musulmans insouciants qui commettaient des péchés quarante milles ont fait le repentir. Parmi les prodiges que Allah lui a accordé c’est que un jour dans l’année de ses élèves se réunissaient cent mille personnes ou plus et c’était lui qui leur garantissait leur nourriture et leur boisson. Tous mangeaient et buvaient. Il n’était pas un roi, ni un ministre. Et dans sa famille il n’y avait ni roi, ni ministre. Mais c’est lui par un secret que Allah lui a accordé. Il était surnommé Abou l-^alamayn, il était surnommé aussi Abou l-^Abbas, et il était surnommé aussi le Chaykh de Al-^ourayjah, Al-^ourayjah signifie la petite fille boiteuse. C’était le chaykh de la petite fille boiteuse parce qu’un jour il est partit rendre visite à des gens dans un village où il avait des élèves, des gens qui le suivaient, des disciples. Ils sont tous sortit pour l’accueillir, hommes et femmes. Il y avait parmi eux une petite fille boiteuse, bossue et chauve. Quand elle a vu le chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy et elle s’est mis à pleurer en lui demandant des invocations. Elle lui a dit : «  Tu es mon chaykh et le chaykh de ma mère «. Elle a dit : «  Je ne supporte plus les moqueries des filles du village «. Il s’est mis à pleurer pour avoir vu cette petite fille dans cet état et il a invoqué Allah en sa faveur. Sa jambe qui était plus courte s’est rallongée immédiatement, sur le champs. Son dos qui était bossu s’est redressé et ses cheveux ont poussé, sur le champs, dès qu’il a invoqué. C’est un prodige que Allah lui a accordé. Tellement les gens ont aimé ce prodige, ils l’ont surnommé le chaykh de la petite fille bossue c’est-à-dire c’est le chaykh par son invocation qui a guérit cette petite fille bossue et boiteuse. Tellement c’était quelqu’un qui s’occupait de la science de la religion et tout particulièrement de la science de la croyance, sa tariqah, sa voie a été préservé jusqu’à nos jours. Il n’y a pas quelqu’un dans sa tariqah qui prétende que Allah s’incarne dans des choses ou qu’Il est dans toutes choses. Il n’y a pas parmi ces gens qui suivent sa tariqah qu’il y ait des gens qui disent que Allah et ce monde font une seule chose. Il n’y a pas parmi ces gens qui le suivent qui disent que Allah est devenu multiple. Il n’y a pas parmi ses élèves et ses disciples qui disent ces mécréances abominables, et la louange est à Allah pour cela. Et le chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy mettait en garde contre un homme qui s’appelle Al-Hallaj qui disait : «  Je suis Allah «. Al-Hallaj est mort environ trois cent ans avant notre maître Ahmad Ar-Rifa^iyy. Le Chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy mettait en garde contre Al-Hallaj, il disait : « Ce n’était pas quelqu’un qui est sur la vérité. Si il était sur la vérité, il n’aurait pas dit : je suis Allah «. La parole de Al-Hallaj lorsqu’il disait « Ana l-Haqq », c’est-à-dire qu’il disait qu’il était Dieu. Notre maître Ahmad Ar-Rifa^iyy a jugé que Al-Hallaj était un égaré et c’est cela la vérité, et c’est cela ce qu’ont dit la plupart des savants soufis. Ils ont dit : «  Il n’est pas des nôtres », ce n’est pas un soufi, c’est un charlatan, c’est un menteur, c’est un mécréant. C’est pour cela que par le passé très peu ont dit du bien de Al-Hallaj et c’était des gens qui ne connaissaient pas sa réalité. Mais aujourd’hui il y a des gens qui essayent de faire passer Al-Hallaj comme si c’était la référence du tasawwouf, surtout dans la littérature occidentale, faites attention ! Mettez en garde contre Al-Hallaj, si il était sur la vérité il n’aurait pas dit qu’il était Allah. Il prétend qu’il est devenu qu’un avec Allah et cela c’est de la mécréance car Allah ne change pas. Si tu restes avec des qadiriyy tu entends qu’ils disent du bien de Al-Hallaj, si tu restes avec des chadhiliyy ils disent du bien de Al-Hallaj, si tu restes avec des naqshabandiyy aussi. Ce sont des gens qui ne connaissent pas sa réalité. Et d’autres aussi sauf les rifa^iyy ils ne disent pas du bien de Al-Hallaj parce que le chaykh de leur tariqah a su que Al-Hallaj est un égaré et il leur a dit. Et ceci est un des secrets de la rifa^iyya. Rien que le fait de se réclamer de cette tariqah comporte un secret.

 

La louange est à Allah.

 

 

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