Chaykhaboulaliyah's Blog


Idéologie d’extrémistes

Posted in cours général,société par chaykhaboulaliyah sur décembre 15, 2011

Présentation de ce que comporte le livre de Sayyid Qoutb « Fi Dhilali l-Qour’an » – A l’Ombre du Coran – et d’autres ouvrages à lui

 

La louange est à Allah, et que Allah honore et élève davantage Son messager Mouhammad et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.

 

Les Salaf, les musulmans des trois premiers siècles ainsi que les Khalaf ceux qui les ont suivis – et qui représentent Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah –, ont été d’accord que la science de la religion n’est pas acquise par la lecture à partir des livres mais bien par l’apprentissage auprès de qui est connaisseur, digne de confiance, qui a lui-même appris auprès de qui est semblable à lui, en remontant ainsi jusqu’aux compagnons. Le Hafidh Abou Bakr Al-Khatib Al-Baghdadiyy a dit : « La science n’est prise que de la bouche des savants« . Et l’un des savants du Salaf a dit : « Celui qui prend le hadith à partir des livres est appelé sahafiyy – bouquiniste – et celui qui prend le Qour’an à partir du Moushaf est appelé moushafiyy, il n’est pas appelé qari‘ – spécialiste de récitation – ». Ceci est tiré du hadith du Messager de Allah r qui a dit :

((من يُرد اللهُ به خيراً يُفقّههُ في الدين ، إنّما العلمُ بالتَّعلُّم والفقهُ بالتّفقُّه))

(man youridi l-Lahou bihi khayran youfaqqih-hou fi d-din, ‘innama l-^ilmou bi t-ta^alloum wa l-fiqhou bi t-tafaqqouh) [rapporté par AtTabaraniyy] ce qui signifie : « Celui pour qui Allah veut un bien, Il fait qu’il apprend la science de la religion, certes la science ne vient que par l’apprentissage et la connaissance des droits et des devoirs de soi est obtenue par la transmission orale« .

Parmi ce genre de personnes, il y a un homme qui s’appelle Sayyid Qoutb. Cet homme, il ne lui est pas arrivé de s’asseoir auprès d’un seul savant pour apprendre, ni même de lire devant les savants, ni même de sentir l’odeur de la science. A ses débuts, c’était un journaliste marxiste. Puis il s’est enrôlé par la suite dans le rang du parti de Al-‘Ikhwan qui l’ont vite placé au premier plan. Il s’est alors mis à composer et à écrire. Il a dérapé et il s’est égaré. Celui qui observe et étudie ses livres tout en faisant partie des gens de la compréhension et de la distinction, il les trouvera remplis de fatwa, d’avis de jurisprudence que Allah n’a pas descendus. La personne attentive aura su que ses livres proclament haut et fort sa profonde ignorance. Les preuves de son ignorance sont nombreuses, entre autres :

Il appelle Allah (la plume miraculeuse) et (la plume créatrice et inventive) et ce, à plusieurs reprises dans son livre At-Taswirou l-Fanniyy fi l-Qour’an et dans d’autres. Il appelle également Allah (le cerveau créateur) lors de l’exégèse de sourat An-Naba’ et ceci est une chose qui n’est pas cachée comme étant de l’irréligion. Allah ta^ala dit :

)ولله الأسماء الحسنى فادعوه بها وذروا الذين يُلحدون في أسمائه
سيجزون ما كانوا يعملون
(

[sourat Al-‘A^raf / 180] ce qui signifie : « Et Allah a les noms qui indiquent la perfection. Invoquez-Le par Ses noms et laissez ceux qui font preuve d’irréligion au sujet de Ses noms. Ils seront rétribués pour ce qu’ils ont fait« . L’Imam Abou Ja^far AtTahawiyy dans son traité de la croyance qui est le traité de la croyance de ‘Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah a dit : « Celui qui qualifie Allah par un des attributs des humains alors certes, il est devenu mécréant« .

Cet homme, dans de nombreux passages de son livre, qui est appelé Fi Dhilali l-Qour’an (Edition Dar Ach-Chourouq Beyrouth 1400 de l’hégire, 1980), il appelle les ayah du Qour’an (des partitions musicales qui ont une mélodie et un rythme, une musique ondulée et large), et ce qui est de cet ordre.

De plus il décrète dans son livre Fi Dhilali l-Qour’an qu’il n’existera pas de musulmans sur Terre tant que les gouverneurs gouverneront avec autre chose que la Loi de l’Islam même pour une petite question. Il mentionne cela dans le premier tome page 590. Ainsi il dit : (il n’y a pas de religion pour les gens tant qu’ils ne se réfèreront pas dans les choses de la vie quotidienne entièrement à Allah Lui seul. Et il n’y a donc pas d’Islam s’ils se réfèrent à une autre source en une chose quelconque de leur vie quotidienne, que ce soit une chose importante ou négligeable. Ce sera alors l’association ou la mécréance et ce sera la jahiliyyah que l’Islam était venu déraciner de la vie des gens).

Ensuite, il déclare mécréants tous ceux qui gouvernent avec autre chose que la Loi de l’Islam dans l’absolu, même sur une question mineure, sans faire de détail, en expliquant Sa parole ta^ala :

)ومن لم يحكم بما أنزل اللهُ فأولئك هُمُ الكافرون(

[sourat Al-Ma‘idah / 44] selon le sens qui vient immédiatement à l’esprit, à savoir : celui qui gouverne par autre que ce que Allah a descendu, alors ceux-là sont les mécréants, par ignorance ou par entêtement, niant ainsi que le Salaf ou ceux qui sont venus après eux ont fait le ta’wil de cette ayah, c’est-à-dire qu’ils l’ont interprétée par un autre sens que celui qui vient communément à l’esprit. Cela a en effet été confirmé de Ibnou ^Abbas, que Allah les agrée tous les deux, le fils de l’oncle paternel du Messager de Allah r et qui est l’Exégète par excellence du Qour’an ainsi que de Al-Bara‘ Ibnou ^Azib, que Allah l’agrée. Al-Qourtoubiyy a ainsi mentionné dans son livre Al-Jami^ou li ‘Ahkami l-Qour’a[1] pour l’exégèse de cette ayah ce qui suit : « Elles ont toutes été descendues c’est-à-dire ces ayah au sujet des mécréants. Cela a été confirmé dans le Sahih de Mouslim, Livre de Al-‘Iman la foi . Et c’est sur cela que se sont tenus la plupart des savants. Quant au musulman, il ne devient pas mécréant par cela bien qu’il ait commis un grand péché. D’autres ont dit ici : comportant implicitement un autre sens, c’est-à-dire : celui qui n’a pas jugé et n’a pas gouverné selon ce que Allah a descendu en réfutant le Qour’an et en reniant la parole du Messager de Allah r, celui-là est mécréant. C’est ce qu’ont dit Ibnou ^Abbas et Moujahid. La ‘ayah est générale dans ce sens. Ibnou Mas^oud et Al-Haçan ont dit : Cette ‘ayah est générale au sujet de tous ceux qui n’ont pas gouverné selon ce que Allah a descendu, qu’ils soient musulmans d’origine, juifs ou mécréants, c’est-à-dire en ayant cela pour croyance et en se rendant cela licite. Quant à celui qui l’a fait tout en croyant qu’il a commis par cela une chose interdite, celui-là compte parmi les musulmans grands pécheurs, pervers, et son jugement est à Allah ta^ala. S’Il veut, Il le châtie et s’Il veut, Il lui pardonne. Seulement Ach-Cha^biyy a dit : « Cette ‘ayah concerne particulièrement les juifs ». Et c’est l’avis qu’a préféré An-Nahhas. Il a dit : « Ceci est prouvé par trois choses parmi lesquelles : les juifs ont été mentionnés avant cela par Sa parole : (للَّذين هادوا) [sourat Al-Ma‘idah / 44]. Ainsi le pronom les concerne. Et parmi les preuves de cela également, il y a le contexte des phrases qui indique cela : Ne vois-tu donc pas qu’après cette ‘ayah il y a : (وكتبنا عليهم) [sourat Al-Ma‘idah / 45] ce qui signifie : « Et Nous leur avons prescrit« , le pronom revient ici aux juifs par unanimité. Il y a également le fait que les juifs, ce sont eux qui ont renié la lapidation et le talion.

Si quelqu’un dit : (man) celui qui , si ce mot vient pour indiquer la rétribution, il est général sauf s’il y a une preuve qu’il est spécifique. On lui répond (man) ici, vient dans le sens de « celui qui » avec ce que nous avons mentionné en tant que preuve ; c’est comme s’il est dit : les juifs, ceux-là qui n’ont pas jugé selon ce que Allah a descendu, les voilà les mécréants. C’est le meilleur avis qui ait été dit à ce sujet. On rapporte que Houdhayfah a été interrogé au sujet de ces ‘ayah, si elles concernent les fils de Israil. Il a dit : « Oui, ces ‘ayah les concernent. » Tawous ainsi que d’autres ont dit : « Dans cette ‘ayah il ne s’agit pas de la mécréance qui fait sortir de la religion, il s’agit d’un péché grave mais en deçà de la mécréance (koufr) ». Le cas diffère donc selon qu’il a jugé par des lois de lui-mme en prétendant qu’elles sont des lois de Allah, là c’est une falsification qui entraîne sa mécréance. Mais s’il a jugé avec, sous l’effet de ses passions et en désobéissance, c’est alors un péché qui peut être pardonné selon les fondements de la croyance de Ahlou s-Sounnah concernant le pardon des désobéissants. Al-Qouchayriyy a dit : « La voie des khawarij c’est que celui qui est soudoyé et qui juge selon une autre loi que la Loi de Allah, celui-là est un mécréant » fin de la parole de Al-Qourtoubiyy.

Al-Khazin a cité quelque chose de semblable à cela dans son Tafsi[2] et il a ajouté : « Moujahid a dit au sujet de ces trois ‘ayah que celui qui délaisse de juger selon ce que Allah a descendu par réfutation du Livre, celui-là est un mécréant, un injuste et un grand pécheur. » ^Ikrimah a dit : « Et celui qui ne juge pas par ce que Allah a descendu en reniant ce que Allah a descendu, celui-là est un mécréant. Mais celui qui reconnaît la Loi de Allah mais n’a pas jugé selon ce que Allah a descendu, celui-là est un injuste et un grand pécheur. » C’est également la parole de Ibnou ^Abbas. Tawous a dit : « J’ai dit à Ibnou ^Abbas : est-il donc mécréant celui qui ne juge pas selon ce que Allah a descendu ? Il a dit : Il s’est chargé d’un grand péché mais ce n’est pas la mécréance qui fait sortir de la religion comme celui qui aurait mécru en Allah, en Ses anges, en Ses Livres en Ses messagers, en le jour dernier et ce qui est du même ordre. Cela a été rapporté de ^Ata‘. Il a dit : « C’est un grand péché en deçà de la mécréance » fin de citation.

Le savant de la communauté, ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abbas a donc tranché le sujet par une exégèse concise et utile. Au sujet des trois ayah précédemment citées, Al-Hakim a rapporté et a déclaré sûr dans Al-Moustadrak [3], Adh-Dhahabiyy étant en accord avec lui, Al-Bayhaqiyy a rapporté dans ses Sounan et autres qu’eux deux ont rapporté qu’il a dit : « Ce n’est pas le koufr auquel on pense, ce n’est pas la mécréance (koufr) qui fait sortir de la religion. (ومن لم يحكم بما أنزل اللهُ فأولئك هُمُ الكافرون) [sourat Al-Ma‘idah / 44] (wa man lam yahkoum bima ‘anzala l-Lah fa ‘oula‘ika houmou l-kafiroun) c’est un grand péché en deçà de la mécréance » fin de citation. La signification de « koufr en deçà du koufr« , c’est un grand péché qui ressemble à la mécréance dans son odiosité, tout comme a dit le Messager de Allah r :

((سبابُ المسلم فسوق وقتالهُ كُفر))

[rapporté par Ahmad [4]] ce qui signifie : « Insulter un musulman est un grand péché et le combattre est un koufr » ce qui veut dire : « un grand péché ». En effet, des combats avaient bien éclaté entre les croyants depuis l’époque de ^Aliyy, que Allah l’agrée, et on en voit jusqu’à aujourd’hui. Allah ta^ala dit :

)وإن طائفتان من المؤمنين اقتتلوا(

ce qui signifie : « Si deux groupes de musulmans se combattent« .

De plus la parole de Sayyid Qoutb est la voie même des khawarij, qui ont dit que l’injustice et le grand péché sont de la mécréance qui fait séjourner éternellement en enfer. De même, la déclaration de mécréance de celui qui juge par autre que la Loi de l’Islam dans l’absolu, sans détailler, implique la déclaration de mécréance de nombreux gouverneurs qui se sont succédés au califat islamique, qu’ils soient de Bani ‘Oumayyah, des Omeyades, de Bani l-^Abbas, des Abbasides, ou de Bani ^Outhman, des Ottomans. En effet, ils ont gouverné et ont fait en sorte que le califat soit une souveraineté obtenue par héritage les uns des autres. Ceci annule les prétentions de Sayyid Qoutb dans son livre appelé Fi Dhilali l-Qour’an. En effet en premier lieu il réfute le ta’wil de ces ayah – l’interprétation par un autre sens que celui qui vient communément à l’esprit – comme s’il avait atteint le degré qu’avait atteint l’Exégète du Qour’an ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abbas, que Allah les agrée tous les deux, ou autres parmi les compagnons et les successeurs. Il n’hésite pas en effet, dans son livre à renier dans l’absolu tout ce qu’ont dit les savants du Khalaf et du Salaf. Ainsi, il dit dans le tome 2 page 898 ce qui suit : (Le ta’wil, le fait d’interpréter par un autre sens que celui qui vient communément à l’esprit, dans pareil jugement ne signifie qu’une tentative de falsification des paroles, en leur donnant un autre sens que le leur). Ainsi son ignorance l’a amené à cette accusation erronée à l’encontre de ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abbas, de Houdhayfah Ibnou l-Yaman, de Sa^id Ibnou Joubayr, de Al-Haçan Al-Basriyy et d’autres parmi les Salaf et les Khalaf. Il les accuse d’être des falsificateurs du Livre de Allah tout comme l’ont fait les savants des juifs.

Le plus surprenant, c’est que ce livre est édité et vendu dans les pays musulmans alors qu’il n’a pas laissé un seul individu de l’humanité sans lui attribuer l’apostasie, même les mou’adh-dhin – ceux qui appellent à la prière – dans les orients et les occidents, car ils ne se rebellent pas contre leurs présidents qui gouvernent par une autre loi que la Loi de l’Islam. Ainsi l’auteur dit dans le tome 2 page 1057 ce qui suit : (L’humanité a apostasié pour l’adoration des esclaves et l’oppression des religions et a renié la parole : La ‘ilaha ‘il-la l-Lah – Il n’est de dieu que Allah –, même si un groupe répète du haut des minarets cette parole sans en saisir le sens et sans prendre conscience de ce sens en la répétant et sans refuser la légitimité à gouverner que les esclaves s’adjugent à eux-mêmes …). Puis il dit : (L’humanité est revenue à la jahiliyyah – la période anté-coranique – et a apostasié la parole La ‘ilaha ‘il-la l-Lah – Il n’est de dieu que Allah –. Les gens ont ainsi attribué à ces esclaves ce qui est propre à la divinité, ils n’adorent donc plus Allah et ne Lui font plus sincèrement preuve de soumission). Puis il poursuit et dit : (L’humanité dans sa totalité a apostasié, y compris ceux qui répètent du haut des minarets dans les orients de la terre et ses occidents, les paroles La ‘ilaha ‘il-la l-Lah sans aucun sens ni réalité. Ceux-là, leur péché est plus grave et auront un châtiment plus dur au jour du jugement car ils ont apostasié pour revenir à l’adoration des esclaves) fin de citation.

Puis il a cité dans le tome 2 pages 841 : (Celui qui juge ne fut-ce que sur un seul détail par autre que la Loi de l’Islam, celui-là est sorti de la religion). Et par la suite en page 940, il cite que (ceux qui prétendent être musulmans mais qui n’appliquent pas sur eux-mêmes ce que leur Seigneur a descendu, ceux-là sont comme les gens du Livre, ils ne sont en rien sur la vérité). Puis il déclare mécréants ceux qui jugent par autre que la Loi de l’Islam dans l’absolu, ne fut-ce que sur une seule question au tome 2 page 972. Il dit ainsi : (Et l’Islam est une voie pour la vie toute entière, celui qui la suit en entier celui-là est un croyant et il est dans la religion que Allah ordonne. Mais celui qui suit autre que cela, même si c’est sur une seule question, il aura refusé la foi et outrepassé la divinité de Allah, il est sorti de la religion que Allah ordonne, même s’il clame qu’il respecte la croyance et qu’il est musulman). Il mentionne ce qui est semblable à cela au tome 2 page 1018. Son insolence l’a amené jusqu’à citer dans le tome 3 en page 1198 que (celui qui obéit à un humain en une loi issue des lois humaines même ne fut-ce que sur un seul petit détail, celui-là est un associateur apostat de l’Islam, quoiqu’il continue de répéter Ach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘il-la l-Lah par sa langue). Puis il généralise ainsi après sa parole dans le tome 3 en page 1257 : (L’Islam aujourd’hui n’existe même pas, nous sommes donc une société jahiliyy associatrice). Il décrète dans le tome 4 page 1945 que l’humanité aujourd’hui dans sa totalité est apostate et connaît une jahiliyyah globale. Il dit que (l’observation de la réalité de l’humanité sous cet aspect clair, nous confirme que l’humanité aujourd’hui dans sa totalité a apostasié pour une jahiliyyah généralisée) fin de citation.

Ce qui est encore plus surprenant, c’est que les gens qui font partie de ceux qui l’ont suivi et de ceux qui appellent à suivre son avis, qui appellent mécréants tous ceux qui jugent et gouvernent par une loi faite par eux-mêmes ne fut-ce que sur un seul petit détail, une partie d’entre eux ont pour profession la profession d’avocat, une autre partie utilise la loi issue des humains concernant les transactions, comme les transactions du passeport, du visa et ils interdisent à autrui la reproduction de leurs ouvrages ou de ce qu’ils impriment, ils interdisent aux autres de les photocopier sauf avec leur permission. Ils croient que celui qui fait cela est passible d’être jugé par une loi issue des humains. Cela leur suffit comme rabaissement, comme indécence et comme contradiction avec eux-mêmes. Selon les paroles mêmes de leur leader ils sont devenus mécréants sans s’en être aperçu et selon ce que requiert son propre texte, une partie d’entre eux sont des adorateurs des gouverneurs séoudiens et une autre partie adorerait les gouverneurs des autres pays dans lesquels ils vivent.

Celui qui analyse objectivement les propos de cet homme aura su qu’il n’a pas d’autres prédécesseurs qu’un groupe de khawarij appelés les bayhaciyyah et qui se sont démarqués des autres groupes de khawarij en disant : (le souverain lorsqu’il gouverne avec autre que la Loi de l’Islam est devenu mécréant, ainsi que ses sujets, aussi bien ceux qui l’ont suivi que ceux qui ne l’ont pas suivi). C’est comme si Sayyid Qoutb renouvelait l’appel à cette croyance, à ce groupe khawarij qui est en fait le groupe le plus extrémiste à déclarer mécréants les musulmans. Cela lui suffit comme rabaissement et comme égarement car le Messager r a dit au sujet des khawarij :

((يخرُجُ قومٌ حُدثاءُ الأسنان سُفهاءُ الأحلام يقولون بخير قول البريّة ، يقرءون القرءان لا يجاوز حناجرهم ، يحقر أحدكم صلاته إلى صلاتهم وصيامه إلى صيامهم ، لئن أدركتهم لأقتلنّهم قتل عاد))

[rapporté par Al-Boukhariyy] ce qui signifie : « Il apparaîtra un peuple qui sont jeunes avec des idées naïves qui utilisent de belles paroles, ils récitent le Qour’an mais la foi ne parvient pas jusqu’à leurs cœurs – c’est-à-dire ils ne connaissent pas la foi –. L’un de vous trouvera négligeable sa prière par rapport à la leur et son jeûne par rapport au leur. Si je venais à les voir je les tuerais comme fut anéanti le peuple de ^Ad« .

Il décrète au tome 4 page 2012 que (s’occuper du fiqh aujourd’hui c’est-à-dire de la jurisprudence en prétendant que c’est un travail en faveur de l’Islam, ce n’est qu’une pure perte de temps et de la récompense également, tant que les gens seront dans une jahiliyyah et qu’ils adoreront leurs gouverneurs). Il cite dans le tome 4 page 2122 (qu’on ne trouve plus aujourd’hui de président musulman, ni de citoyens musulmans, ni même de société musulmane), il prétend qu’il n’y a qu’une jahiliyyah totale. Il dit : (Il n’y a pas sur Terre de pays musulmans, ni de société musulmane dans laquelle la base des transactions soit la Loi que Allah a révélée et qui soit gérée par la jurisprudence islamique). Cette dernire parole entraîne que toute la Terre y compris La Mecque honorée et Médine l’Illuminée ne sont plus des Terres d’Islam mais des terres de mécréance.

Par ailleurs il contredit tous les savants de l’Islam par sa parole : (La parole de Allah ta^ala : (وهو معكم أينما كنتم) [sourat Al-Hadid / 4] signifie que Allah est avec vous où que vous soyez, c’est un accompagnement en réalité et non pas un sens figuré. Allah soubhanahou est avec tout un chacun, avec toute chose et en tout endroit). Il a fait que Allah est répandu dans le monde et c’est de la mécréance. Sa parole : (dans tous les endroits), personne des Salaf ne l’a dite. Celui qui l’a dite, c’est Jahm Ibnou Safwan qui fut tué en étant mécréant à la fin des Omeyades. Plus tard, des ignorants des soufis l’ont suivi sans comprendre les sens que Jahm avait visés [5].

Ainsi tous les savants de l’Islam ont été d’accord que Sa parole ta^ala :(وهو معكم أينما كنتم)signifie que Allah englobe par Sa science toute créature. Sayyid Qoutb a cité sa parole  à lui dans le tome 6 page 3481 du Livre précédemment cité.

Sayyid Qoutb mentionne dans son livre Ma^alim Fi tTariq – impression Darou ch-ChourouqBeyrouth page 5-6 – que (l’existence de la communauté musulmane est considérée comme ayant été interrompue depuis de nombreux siècles). En page 8 du même livre, il dit que (le monde vit de nos jours dans une totale jahiliyyah) et en page 17-18, il dit : (nous sommes dans une jahiliyyah comparable à la jahiliyyah contemporaine à l’Islam ou plus obscure encore).

Il ne s’est pas suffi de cela car son ignorance et son insolence l’ont amené à porter atteinte et à blâmer notre maître Mouçar. Ainsi il a dit dans son livre At-Taswirou l-Fanniyy fi l-Qour’an impression Darou ch-Chourouq Beyrouth page 162 ce qui suit : (Considérons maintenant Mouça, il représente l’archétype du leader emporté, nerveux de tempérament). Et il dit dans la page suivante : (Laissons-le ici pour le rencontrer dans une autre période de sa vie, dix années plus tard. Peut-être s’était-il calmé ou était-il devenu un homme calme de tempérament, indulgent ? Non …) Et il accuse notre maître Youçouf à la page 166 d’avoir failli faiblir devant la femme du haut dignitaire. D’autre part, il attribue à notre maître Ibrahim le doute. Ainsi il dit à la page 133 ce qui suit : (Et Ibrahim, son histoire commence jeune homme regardant dans le ciel, il voit une étoile et il pense qu’elle est son dieu et lorsque l’étoile se couche il dit : je n’aime pas ceux qui se couchent. Puis il regarde une seconde fois et il voit la lune et il croit que c’est son seigneur et à son tour elle se couche et aussi il la laisse. Et il s’en va. Puis il regarde le soleil, sa taille lui plaît et il pense qu’il est sans aucun doute son dieu mais il n’est pas à la hauteur de ce qu’il escomptait de lui non plus) fin de citation. Ces paroles contredisent la croyance de l’Islam qui décrète qu’il est obligatoire aux prophètes la préservation de la mécréance, des grands péchés et des petits péchés de bassesse, avant l’avènement de leur mission de prophète tout comme après. La parole de Ibrahim au sujet de l’astre quant il l’a vu (هذا ربّي) est une forme d’interrogation fictive qui comporte une réponse négative implicite. C’est comme s’il avait dit : Est-ce mon seigneur comme vous le prétendez ? Puis lorsque le soleil s’est couché, il a dit : (لا أحبُّ الآفلين) [sourat Al-‘An^am / 76] ce qui signifie : « Je n’aime pas ceux qui se couchent » ce qui veut dire : cet astre, ce n’est pas valable qu’il soit mon seigneur, comment pouvez-vous croire cela ? Cependant, comme ils n’ont pas compris son allusion mais sont restés sur la croyance sur laquelle ils étaient, il a dit la même chose lorsqu’il a vu la lune. Lorsqu’il n’a pas trouvé chez eux ce qu’il escomptait, il leur a manifesté qu’il était innocent de l’adoration de la lune et qu’il n’est pas valable que la lune soit dieu. Puis lorsque le soleil est apparu, il a dit pareil à cela mais n’a pas vu ce qu’il escomptait de leur part. C’est alors qu’il a perdu espoir de leur compréhension et qu’il leur a montré qu’il était innocent de tout cela. Quant à lui, en lui-même, il savait dès avant cela que la divinité n’est valable que pour Allah, pour preuve la parole de Allah : (ولقد ءاتينا إبراهيم رُشدهُ من قبل)  [sourat Al-‘Anbiya/ 51] ce qui signifie : « Et nous avons accordé à Ibrahim la bonne guidée dès auparavant« .

Il se résume à partir de là que Sayyid Qoutb a porté atteinte aux exégètes, aux savants des musulmans, les prédécesseurs d’entre eux tout comme les successeurs, le Salaf et le Khalaf et qu’il a ouvert ainsi une porte vers la sortie de la religion dont seul Allah en sait le danger. Que les musulmans soient en garde contre lui et craignent pour leur religion contre ce danger. En effet, cet homme est devenu un modèle pour porter atteinte aux prédécesseurs de la communauté tout comme à leurs successeurs. Il est devenu un modèle pour l’appel à sortir de la religion tout comme les khawarij. En effet les khawarij ont compris la parole de Allah ta^ala : (إن الحكمُ إلاّ لله)  [sourat Al-‘An-^am / 57] autrement que par le sens qui est visé. Les khawarij ont ainsi osé déclarer mécréant notre maître ^Aliyy et tous ceux qui étaient avec lui, jusqu’à en arriver à déclarer mécréants tous ceux qui commettent une désobéissance. Certes nous appartenons à Allah et nous retournerons à Lui pour le jugement.

Ce qui est surprenant également de la part de cet homme, c’est comment il a ignoré la parole de Allah :

)وجاعلُ الّذين اتَّبعوك فوق الذّين كفروا إلى يوم القيامة(

[sourat Ali ^Imran / 55] ce qui signifie : « Et Nous ferons que ceux qui t’ont suivi, auront la supériorité sur ceux qui ont été mécréants et ce, jusqu’au jour du jugement« . En effet, cette ayah est une preuve à partir du Qour’an que cette communauté, la communauté de Mouhammad, restera sur sa religion jusqu’au jour du jugement. En effet, la communauté de Mouhammad, est celle qui a suivi ^Iça, après qu’ont disparu ceux qui l’avaient suivi véritablement sur la foi, sur l’Islam et le tawhid. Comment cet homme est-il passé à côté du sens et n’a pu comprendre cetteayah, suivant plutôt ses passions et ses illusions. Il s’est imaginé que la communauté de Mouhammad a vécu sur l’Islam le premier siècle et qu’elle a été par la suite dans une jahiliyyah. Comment a-t-il oublié la parole du Messager de Allah r :

((إنّ الله يبعثُ لهذه الأمّة على رأس كلّ مائة سنة من يجدّد لها دينها))

ce qui signifie : « Certes, Allah envoie pour cette communauté chaque début de siècle quelqu’un qui renouvelle pour elle l’appel à la religion« . Et comment a-t-il oublié, comment est-il passé à côté de sa parole r :

((لا تزال طائفة من أمّتي ظاهرين على الحقّ حتّى تقوم السّاعة))

ce qui signifie : « Une part de ma communauté restera sur la vérité jusqu’au jour du jugement« . Le premier hadith a été rapporté par Abou Dawoud et le deuxième par les deux Chaykh. Le moment n’est-il pas venu, vous qui êtes épris de cet homme, de craindre Allah ?

Vous qui êtes des fanatiques de cet homme, faites preuve de piété envers Allah et abandonnez votre voie que voilà pour faire partie de la majorité de la communauté. En effet celui qui se singularise, se singularise pour aller en enfer. Et nous demandons à Allah qu’Il nous préserve de pareils dérapages.

Wa soubhana l-Lahi wa l-hamdou li l-Lahi Rabbi l-^alamin


[1]  Tome 6 pages 190-191.

[2] Tafsirou l-Khazin tome 1 pages 467-468.

[3] Tome 2 page 313.

[4] Le Mousnad de Ahmad Tome 1 page 439.

[5] Jahm disait cette expression et visait par là le sens propre c’est-à-dire le sens de l’incarnation. Alors que les ignorants des soufis en comprenaient que Allah domine tout endroit par Sa toute puissance. Isma^il Haqqi An-Nazilyy a attribué cette parole aux ignorants des soufis dans son Tafsirou Rouhi l-Bayan. Il compte parmi les soufis. Que ces gens-là sachent dans quelle ignorance ils se débattent.

Question diverses : rêves, zone de pudeur et Famille du prophète

Posted in cours général,Histoire,islam par chaykhaboulaliyah sur novembre 29, 2011

La louange est à Allah le Seigneur des mondes, Seigneur accorde nous dans ce bas monde un bienfait et dans l’au-delà un bienfait et préserve nous du châtiment de l’enfer. Seigneur,  pardonne nous ainsi qu’à nos frères qui nous ont précédés en étant croyants. Ô Allah pardonne aux croyants et aux croyantes, aux musulmans et aux musulmanes, les vivants d’entre eux et les morts, fais nous miséricorde dans cette vie du bas monde et dans le barzakh et au Jour du Jugement.

Question : est-ce qu’il est licite à la femme mariée de dévoiler son visage ?

Réponse : le visage ne fait pas partie de la zone de pudeur selon l’unanimité mais si elle cache son visage, c’est mieux. L’imam Malik dit dans son livre réputé « al-Mouwatta’ » « Il est permis à l’homme de manger lui et son épouse avec un autre homme » c’est-à-dire si elle cache sa zone de pudeur, il lui est permis de manger en présence d’homme tout en ayant son visage dévoilé parce que l’homme, quand il mange, il dévoile son visage.

Question : le Messager a vu dans le rêve que ad-Dajjal tournait autour de la Ka^bah, or ad-Dajjal n’entrera pas à la Mecque, c’est ce qu’a dit le Messager.

L’interprétation de ce rêve n’est pas selon le sens apparent. Ce n’est pas tout ce que la personne voit dans le rêve même ce que le Messager a vu dans le rêve, ce n’est pas tout cela qui est expliqué selon le sens apparent. Il y a une partie de ce que le Messager a vu dans le rêve qui est interprété selon le sens apparent et il y a une partie qui a une interprétation qui n’est pas le sens apparent. Que dire alors de ce que voit un des membres de sa communauté. Si par exemple, il lui a serré la main ou qu’il a fait telle et telle chose avec lui, comment expliqué cela selon le sens apparent. Mais on dit plutôt « il est possible que ce soit selon le sens apparent et il est possible que ce ne soit pas selon le sens apparent et que ce soit à interpréter.

Une autre question : c’est un devoir pour nous d’aimer les quatre califes bien guidés, nous n’avons pas à critiquer l’un d’entre eux, eux ils s’aimaient entre eux, pourquoi nous nous faisons la différence.

Il n’est pas permis de distinguer entre eux en aimant certains et en détestant les autres. Il a été confirmé de l’acte de cela, ce qui indique une manière forte qu’ils s’aimaient tous et que chacun d’entre eux aimait l’autre. Il a été confirmait que Abou Bakr avait porté Al-Haçan le fils de ^Aliyy sur ses épaules et que ^Aliyy était avec lui et il disait « Par mon père, tu ressembles plus au Prophète, tu ne ressemble pas à ^Aliyy » et ^Aliyy souriait. Abou Bakr a fait la prière de l’^Asr puis il était sorti en marchant et avec lui, il avait ^Aliyy. C’est alors qu’il a vu Al-Haçan jouer avec les enfants. Il l’a porté sur ses épaules et il lui a dit cela » rapporté par Al-Boukhariyy et d’autres. C’est une forte preuve de l’amour qu’il y avait entre eux et de la pureté de leur relation. Ce n’était pas une relation légère mais c’était un amour profond. Parmi les preuves à ce sujet c’est que ^Oumar avait demandé en mariage Oummou Kalthoum qui était la fille de Fatima et de ^Aliyy mais ^Aliyy lui a dit « Elle est encore jeune », ^Oumar lui a dit « Je voudrais quand même l’épouser » alors ^Aliyy lui a dit « Je vais l’envoyer vers toi, si elle te plaît, alors ce sera ta femme ». Il le lui a envoyée, il a dit à sa fille « Va voir l’Emir des croyants et tu lui dis « est-ce que al-houllah  t’a plu ». Alors, elle est partie, elle lui a dit « Ô Emir des croyants, mon père te dit « est-ce que al-houllah  t’a plu ? » alors ^Oumar lui a dit « Oui, j’ai accepté ». ^Aliyy comprenait le sens et ^Oumar aussi mais elle, Oummou Kalthoum, elle pensait que par « al-houllah » c’était un vêtement, or ce qui était visé, c’est autre que cela. ^Aliyy a donné en mariage sa fille Oummou Kalthoum a ^Oumar, elle lui a donné un garçon qui s’appelle Zayd qu’on appelait Dhoul Hilalayn en raison de son honneur, parce qu’il avait un honneur des deux côtés, il était le fils de ^Aliyy et le fils de ^Oumar Ibnou-l-Khattab puis elle est décédée à l’époque des omeyades, elle et son fils Zayd. Abou Hourayrah a fait la prière funéraire en leur faveur et un autre parmi les omeyades, parmi les gouverneurs.

Mouhammad Al-Bakir avait épousé une bakriyah, que l’on appelait Oummou Farwah et elle, elle avait donné naissance à Ja^far Ibnou Abi Bakr et il s’agit d’une autre que Asma’, la fille de Abou Bakr.

Question : est-ce qu’il est vrai que l’un des imam de ahlou bayt avait demandé quel était « houllatou s- sayf » « la parure de l’épée » et qu’il avait répondu « C’est Abou Bakr qui l’a embellie ».

Réponse : cela n’a pas été confirmé mais il est permis de le rapporter. Ja^far était fier. Il disait « Abou Bakr est mon ancêtre doublement ». Le père de Ja^far avait pris la science de son grand-père maternel qui était le petit fils de Abou Bakr. Il s’appelait Al-Qacim fils de Mouhammad et c’était un des plus grands savants de Médine à son époque. Ja^far avait pris aussi la science de Ach-Cha^biyy, de Az-Zouhriyy et d’autres savants de Ahli s-Sounnah. Lui, il a pris la science de Ahli s-Sounnah puis un groupe de savants de Ahli s-Sounnah ont pris la science de lui. Il a pris la science de Ahli s-Sounnah, il a donné la science à Ahli s-Sounnah.

Qui sont les Salafs vertueux ?

Posted in cours général,islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 17, 2011

Les Salaf vertueux sont les savants de l’Islam qui ont vécu au cours des trois premiers siècles de l’Hégire. Ce sont eux que le Messager de Allah a visés par sa parole : « Khayrou l-qourouni qarni thoumma l-Ladhina yalounahoum thoumma l-Ladhina yalounahoum » qui signifie : « Les meilleures gens sont les gens du siècle dans lequel j’ai vécu, ensuite ceux qui viendront après eux, ensuite ceux qui viendront après ces derniers ».

 

De même, on comprend l’éloge de ces savants, qui ont vécu dans les trois premiers siècles méritoires, à partir de la parole de Allah ta^ala : « wa s-sabiqouna l-‘awwalouna mina l-mouhajirina wa l-‘ansar wa l-ladhina t-taba^ouhoum bi ‘ihsanin radiya l-Lahou ^anhoum wa radou ^anh » [sourat At-Tawbah / 100]  qui signifie : « Les premiers Prédécesseurs parmi les Émigrants et les Partisans ainsi que ceux qui les ont suivis correctement sont agréés par  Allah et ils sont satisfaits de Lui ».

 

Ceux qui  suivront ce sur quoi étaient le Messager et ses Compagnons ainsi que leurs successeurs  sont le groupe sauvé. Ce sont eux que le Messager a visés dans son hadith qui a été rapporté par ‘Abou Dawoud et par d’autres et qui signifie : «  Les Yahoud se sont divisés en 71 groupes, les Nasara se sont divisés en 72 groupes, et ma Communauté se divisera en 73 groupes. Tous seront en Enfer sauf un seul, il s’agit de ceux qui seront sur ce sur quoi je suis ainsi que mes Compagnons ».

 

Dans une autre version, il est mentionné : « wa hiya l-jama^ah » c’est-à-dire  qu’il s’agit de la majorité. Dans la version de Ibnou Hibban, « wa hiya s-sawadou l-‘a^dham ». Or « as-sawadou l-‘a^dham » veut dire la grande majorité, et il s’agit de Ahlou s-Sounnah wa l-jama^ah. La signification de Ahlou s-Sounnah, c’est ceux qui suivent la Chari^ah (Loi) du Messager, c’est-à-dire la Croyance et les lois qu’il a amenées. Donc, le sens de  Al-jama^ah, c’est la grande majorité. En sont exclus, ceux qui se sont singularisés ceux qui attribuent le corps à  Allah et déclarent sans droit les Musulmans comme étant des mécréants. Ils déclarent mécréant le musulman qui rend visite à la tombe du Prophète ou la tombe d’un saint afin de rechercher  de la  bénédiction – la barakah – et qui  y invoque Allah tout en ayant pour Croyance que Celui Qui crée le profit et Qui crée la nuisance, en réalité, c’est Allah. Ces égarés qui se prétendent salafites et qui attribuent le corps à Allah, assimilent Allah à Ses créatures. Ils se sont singularisés  par rapport à la majorité des Musulmans ; ils sont insignifiants. En effet de nos jours, le nombre des gens de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah  a dépassé le milliard.

 

Aussi, il nous est parvenu du Prophète « ^alaykoumou bi s-sawadi l-‘a^dham ; man chadh-dha chadh-dha ‘ila n-nar» ce qui signifie : « Attachez-vous à la grande majorité, celui qui se singularise se retrouvera en Enfer ! ».

 

L’Imam du Salaf, Ahmad ibnou Salamah, Abou Ja^far AtTahawiyy, qui est décédé en l’an 329 de l’Hégire a dit  au début  de son  » Traité de Croyance  »  ceci : « Voici la présentation de la Croyance de Ahlou s-Sounnah wa l-jama^ah ». Au sujet de Allah,  il a dit dans son  » Traité de Croyance  » qui a était réputé et diffusé parmi les Musulmans : « Ta^ala ya^ni l-Lah ^ani l-houdoudi wa l-ghayati wa l-‘arkani wa l-‘a^da’i wa l-‘adawat la tahwihi l-jihatou s-sittou kaça‘iri l-moubtada^a» ce qui signifie : « Il est exempt des limites, des fins, des coins, des membres et des petits organes. Il n’est pas contenu dans les six directions contrairement à la totalité des créatures ». Cela veut dire que  Allah est exempt de la limite. Selon les savants, ce qui a une limite, a une localisation grande ou petite. Ainsi, le grain de poussière est limité, le Trône est limité. Tout ce qui est dans une direction ou dans un endroit est limité. Et ce qui est limité est créé. Allah n’est pas limité, car Il est le Créateur ; Il n’est pas  une créature. Ainsi,  Il existe sans endroit et sans direction, car Il n’est pas localisé du tout ; Il n’occupe pas d’endroit. La preuve en est que les corps que contient ce monde ont des quantités ; ils occupent des endroits.

 

      Allah ta^ala dit dans le Qour’an : « koullou chay’in ^indahou bi miqdar » [ sourat Ar-Ra^d / 8 ]    ce qui signifie : « Toutes les choses qu’Il a créées ont une quantité ».

 

Au sujet de Allah, AtTahawiyy a dit : «^ani l-houdoudi wa l-ghayati », ce qui signifie : « Il est exempt des limites et des fins ». Cela veut dire que Allah n’a pas de fin, car toute chose a une fin. Et toute chose qui a une fin est forcément limitée ; elle a une quantité spécifique et occupe un endroit dans l’espace.

 

Quant aux coins, il s’agit des côtés. Cela fait également partie des caractéristiques des corps. Allah est exempt de cela.

 

En ce qui concerne les membres, il s’agit des grands organes comme la tête, la main, le pied ou les petits organes comme la langue, les dents et la glotte.

 

La parole de AtTahawiyy  au sujet de Allah : « la tahwihi l-jihatou s-sittou kaça‘iri l-moubtada^a» signifie : « Il n’est pas contenu par les six directions comme le sont la totalité des créatures ». Cela veut dire que Allah existe  sans direction  et sans endroit.

Cela est la Croyance de Ahlou s-Sounnah wa l-jama^ah, elle est déduite du Qour’an, du Hadith et de l’Unanimité des savants.

 

Quant aux assimilationnistes, ceux qui attribuent le corps à Allah, ils ne se satisfont pas de cela.

 

Dans son  » Tafsir », Al-Qourtoubiyy a dit que « tarbou fi tarfi r-Rahman » signifie le plateau de la balance sur laquelle seront pesées les œuvres. En l’occurrence, on a une omission du complément du nom. C’est comme s’il a dit : « fa tarbou fi kaffati Mizan Ar-Rahma», ce qui signifie  : « Il augmente l’aumône dans le plateau de la balance de Alla». Donc, en arabe le mot « de la balance » a été omis. Et en arabe, ce mot « kaffah » veut dire aussi bien main que plateau. Celui qui croit que Allah a une main, il n’est pas musulman.

 

À propos de l’interprétation – ta’wil – de ces genres de  hadith et ce qui leur est semblable, il a été rapporté de Malik,  de Ath-Thawriyy et  de Ibnou l-Moubarak  ceci : « Retenez ces hadith sans comment ». C’est ce qu’ont dit At-Tirmidhiyy et d’autres. Et c’est ce qu’ont dit les savants de Ahlou s-Sounnah wa l-jama^ah.  Et le sens de « sans comment », c’est exclure au sujet de Allah tout ce qui fait partie des caractéristiques des créatures comme la position assise, l’installation, les organes, les mouvements, l’immobilité, la descente, la montée. En effet, tout cela fait partie des caractéristiques des créatures. Le Créateur est exempt des caractéristiques des créatures.

 

L’Imam Abou Ja^far AtTahawiyy, dans son  » Traité de Croyance « , a dit : « Wa man wasafa l-Laha bi ma^nan min ma^ani l-bachar faqad kafar » ce qui signifie : « Celui qui attribue à Allah un des sens propres aux humains, il devient mécréant. ». Les sens qu’ont les humains sont leurs attributs, leurs caractéristiques, et elles sont nombreuses.  Parmi elles, il y a la position assise et l’installation.

 

À  propos des hadith qui font partie des hadith moutachabih -de ce qui n’est pas explicite- il nous est parvenu de Al-‘Awza^iyy et de Soufyan Ath-Thawriyy ceci : « Amirrouha kama ja’at bila kayf », c’est-à-dire : « Retenez ces hadith comme ils vous sont parvenus sans attribuer le comment !» Cela veut dire qu’il faut exclure au sujet de Allah tout ce qui fait partie  des caractéristiques des créatures.

 

Il n’y a pas  lieu de considérer ce que disent certains singuliers comme Ahmad Ibnou Taymiyah Al-Harraniyy et son élève Ibnou l-Qayyim qui ont contredit la Croyance des Musulmans. Ibnou Taymiyah est un assimilationniste ; il attribue le corps à Allah.   Au sujet de la parole de Allah : « layça kamithlihi chay’ », il a dit : « mounazzah », c’est-à-dire « exemption ». Ensuite, à propos de la parole de Allah : « wa Houwa s-sami^ou l-Basir »,  il a dit : «  fa chabbah », c’est-à-dire : « Il a assimilé ». Et cela fait partie des plus atroces de ses égarements.

 

Quant aux ‘Ach^ariyy et les Matouridiyy, qui sont ‘Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah, ils  ne sont pas négationnistes comme le prétendent les Wahhabites qui attribuent à Allah le corps et qui assimilent Allah à Ses créatures.

Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy est l’Imam ^Aliyy ibnou Isma^il ibnou ‘Ishaq ibnou Salim ibnou Isma^il ibnou ^Abdi l-Lah ibnou Mouça ibnou Bilal ibnou Abi Bourdah, le fils du Compagnons du Messager de Allah Abou Mouça ^Abdou l-Lah ibnou Qays.

 

L’Imam, le Hafidh As-Soubkiyy dans ses « Tabaqatou ch-chafi^iyyati l-koubra » a dit au sujet de Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy ce qui suit : « C’est notre Chaykh, c’est notre modèle qui nous guide sur la voie agréée par Allah ta^ala. Le Chaykh Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy Al-Basriyy, le chaykh de la voie de Ahlou s-sounnah wa l-jama^ah, est l’imam des spécialistes de la science de Al-Kalam. C’est lui qui a accordé la réussite à la Croyance de l’Imam des Messagers. C’est lui qui défend la Religion et qui œuvre pour préserver la Croyance des Musulmans. Les traces de ses œuvres resteront jusqu’au jour du Jugement. C’est un imam ascète, pur et bienfaisant.  Il a préservé la Loi de toute parole calomnieuse. Il s’est investi et il a donné la victoire à la Communauté de l’Islam qu’il a fortement soutenue.»

 

Abou Sahl AsSa^loukiyy a dit : « Nous étions auprès du Chaykh Abou l-Haçan dans une assemblée à Al-Basrah et il débattait avec les Mou^tazilah. Allah a humilié ces derniers qui étaient nombreux. C’est alors que Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy est venu et les a tous vaincus. Chaque fois que l’un d’entre eux était défait, il passait à l’autre jusqu’à ce que tous, jusqu’au dernier d’entre eux, soient vaincus. Nous étions revenus le lendemain dans l’assemblée, mais aucun d’entre eux n’est revenu. »

 

 

L’Imam Abou Bakr AsSayrafiyy a dit : « Les Mou^tazilah avaient levé haut leurs têtes jusqu’à ce que Allah a manifesté Al-‘Ach^ariyy qui les a emprisonnés dans les trous, comme dans des entonnoirs ».

 

Al- Oustadh Ibnou ^Abdi l-Lah ibnou Khafif a dit : « Lorsque j’étais jeune, je me suis rendu à Al-Basrah pour voir Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy dont j’avais tellement entendu. J’ai vu un chaykh avec un très bel aspect et je lui ai demandé de m’indiquer la maison de Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy. Il m’a dit : Mais qu’est-ce que tu veux de lui ? Je lui ai dit que j’aimerais le rencontrer. Alors, il m’a dit : Viens tôt demain à cet endroit !  Je suis revenu le lendemain tôt ; et quand je l’ai vu, je l’ai  suivi. Il s’est rendu auprès de certains dignitaires de la ville. Et lorsque ces derniers l’ont vu, ils l’ont honoré. Il y avait un ensemble de savants et une assemblée de science de Croyance. Ils l’ont fait asseoir au milieu d’entre eux et quelqu’un d’entre eux a posé une question. Le chaykh s’est alors mis à lui répliquer et à débattre avec lui jusqu’à le faire taire. J’ai vu des choses étonnantes au sujet de sa science et de son éloquence. J’ai alors dit à quelqu’un qui était près de moi : «  Qui est donc ce chaykh ? » Il m’a répondu que c’est Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy. Quand ils se sont levés, je l’ai suivi à nouveau. Il m’a dit : Ô jeune homme, comment as-tu vu Al-‘Ach^ariyy ? Je suis alors resté à son service et je lui ai dit : « Ô mon maître pourquoi tu n’as pas commencé par poser la question ? » Il a répondu : Je ne parle à aucun de ces gens dès le départ. S’ils commencent à citer des choses qui ne sont pas permises au sujet de la religion agréée par Allah, nous leur répliquons parce que Allah soubhanahou wa ta^ala nous a ordonné de répliquer à ceux qui contredisent la vérité. J’ai rapporté cette histoire de Ibnou Khafif par une autre chaîne de transmission. Les différenet sversions s’accordent sur l’éminence du chaykh et de sa place dans la Science.  En effet,  il n’abordait  la science de Al-Kalam que lorsque c’était un devoir de le faire ; pour soutenir la Religion et pour répliquer aux négationnistes. Nos savants ont dit  que le chaykh était quelqu’un qui avait une firaçah ; Allah lui dévoilait certaines choses. Ensuite, ils ont dit :  Le chaykh était maître dans le Tasawwouf, dans la maîtrise du cœur tout comme il était un maître dans la science de Al-kalam et dans d’autres sciences.»

 

    Le Oustadh Abou ‘Is-haq Al-‘Isfarayiniyy  a dit : « J’étais à côté du Chaykh Abou l-Haçan Al-Bahiliyy comme une goutte d’eau à côté de la mer. Et j’ai entendu Al-Bahiliyy dire j’étais à côté de Al-‘Ach^ariyy comme une goutte d’eau à côté de la mer. »

 

En guise d’honneur pour Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy, il suffit ce qu’à rapporté Al-Hakim quant à la parole de Allah ta^ala qui signifie : « Allah fera venir des gens qu’Il agrée, et ce sera des gens qui L’ aimeront ». Le Prophète a dit : « Houm qawmou hadha » ce qui signifie : « Il s’agit des gens du peuple de celui-là » et il a désigné Abou Mouça Al-‘Ach^ariyy qui est l’ancêtre de Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy.

Extraits de RiyaaDou S-SaaliHiin de An-Nawawiyy

Posted in cours général,Exhortation,islam,jurisprudence par chaykhaboulaliyah sur octobre 9, 2011

Ayah et hadith pour l’incitation à apprendre la Science de la Religion

Rassemblées par An-Nawawiyy dans son livre Riyadou sSalihin

Allah ta^ala dit : [وقُل رَبِّ زِدْنِي عِلْمًا] [sourat  Taha/ 114] ce qui signifie : « Dis : Seigneur, augmente mes connaissances« .

Et Il dit ta^ala  : [قُلْ هَلْ يَسْتَوِي الَّذِينَ يَعْلَمُونَ وَالَّذِينَ لاَ يَعْلَمُونَ [sourat  AzZoumar / 9] ce qui signifie : « Dis : sont-ils équivalents ceux qui savent et ceux qui ne savent pas ? !« .

Et Il dit ta^ala : [يَرفَعِ اللهُ الّذِينَ ءَامَنُوا مِنكُمْ وَالّذِينَ أُوتُوا العِلْمَ دَرَجَات] [sourat  Al-Moujadalah / 11] ce qui signifie : « Allah élève en degré ceux d’entre vous qui ont cru et qui ont acquis la connaissance« .

Et Il dit ta^ala : [إِنَّمَا يَخْشَى اللهَ مِنْ عِبَادِهِ العُلَمَاءُ] [sourat  Fatir / 28] ce qui signifie : « Ceux qui craignent le plus Allah parmi Ses esclaves, ce sont les savants« .

 

1374 – D’après Mou^awiyah : Le Messager de Allah e a dit :

((مَنْ يُرِدِ اللهُ بِهِ خَيْرًا يُفَقِّهْهُ فِي الدِين))

 [rapporté par accord] ce qui signifie : « Celui pour qui Allah veut le bien, Il fait qu’il apprend la science de la religion« .

1375 – D’après Ibnou Mas^oud, que Allah l’agrée, il a dit : Le Messager de Allah e a dit :

((لا حَسَدَ إِلاّ فِي اثْنَتَيْنِ : رَجُلٌ آتَاهُ اللهُ مَالاً فَسَلَّطَهُ عَلَى هَلَكَتِهِ فِي الحَقِّ ، وَرَجُلٌ آتَاهُ اللهُ الحِكْمَةَ فَهُوَ يَقْضِي بِهَا وَيُعَلِّمُهَا))

[rapporté par accord] ce qui signifie : « On n’éprouve [légitimement] de la ghibtah –souhaiter la même chose pour soi– qu’envers deux personnes : un homme à qui Allah accorde un bien qu’Il donne à ceux qui l’utilisent dans le bien, et un homme à qui Allah accorde une sagesse grâce à laquelle il juge entre les gens et qu’il enseigne« .

1376 – D’après Abou Mouça, que Allah l’agrée, il a dit : Le Prophète e a dit :

((مثَلُ مَا بَعَثَني اللهُ مِنَ الهُدَى وَالعِلمِ كَمَثَلِ غَيْثٍ أَصَابَ أَرْضاً ، فَكَانَتْ مِنْهَا طَائفةٌ طَيِّبَةٌ قَبِلَتِ الماءَ فَأَنْبَتَت الْكَلأََ ، وَالعُشْبَ الكَثِيرَ ، وَكَانَ مِنْهَا أَجَادِبُ أَمْسَكَتِ الماءَ ، فَنَفَعَ اللهُ بِهَا النَّاسَ ، فَشَرِبُوا مِنْهَا وَسَقَوا وَزَرَعُوا ، وَأَصَابَ طَائِفَةٌ مِنْهَا أُخْرَى إِنَّمَا هِيَ قِيعَانٌ ، لاَ تُمْسِكُ مَاءً ، وَلاَ تُنْبِتُ كَلأَ ، فَذَلِكَ مَثَلُ مَنْ فَقُهَ فِي دِينِ اللهِ ، وَنَفَعَهُ مَا بَعَثَنِي اللهُ بِهِ وَعَلَّمَ ، وَمَثَلُ مَنْ لَمْ يَرْفَعْ بِذَلِكَ رَأْساً ، وَلَمْ يَقْبَلْ هُدَى اللهِ الَّذِي أُرْسِلْتُ بِهِ))

[rapporté par accord] ce qui signifie : « La bonne guidée et la science avec lesquelles Allah m’a envoyé sont à l’exemple d’une pluie qui est tombée sur un terrain ; de ce terrain une bonne partie a accepté l’eau, a fait pousser le pâturage et beaucoup d’herbe. De ce terrain des zones arides ont retenu l’eau, et Allah en a fait profiter les gens. Ils en ont bu, ont arrosé et semé. Une autre partie de la pluie a aussi atteint un terrain qui ne retient pas d’eau et ne fait pas pousser de pâturage. Ceci est à l’exemple de celui qui a eu de la science dans la religion agréée par Allah et à qui a profité ce par quoi Allah m’a envoyé et a enseigné. Cela est semblable à celui qui n’en a pas profité et qui n’a pas accepté la bonne guidée de Allah avec laquelle j’ai été envoyé« .

1377 – D’après Sahl Ibnou Sa^d, que Allah l’agrée, le Prophète e a dit à ^Aliyy, que Allah l’agrée :

((فَوَاللهِ : لأَن يَهْدِي اللهُ بِكَ رَجُلاً وَاحِدًا خَيْرٌ لَكَ مِنْ حُمْرِ النَعَمِ))

[rapporté par accord] ce qui signifie : « Par Allah, si Allah guide par toi un seul homme, c’est mieux pour toi que les plus chers des chameaux –qui compte parmi le plus précieux des biens chez les arabes–« .

1378 – Il a été rapporté d’après ^Abdou l-Lah Ibnou ^Amr Ibni l-^As, que Allah  l’agrée, que le Prophète e a dit :

((بَلِّغُوا عَنِّي وَلَوْ آيَةً ، وَحَدِّثُوا عَنْ بَنِي إسْرَائِيل وَلا حَرَجَ ، وَمَنْ كَذَبَ عَلَيَّ مُتَعَمِّدًا فَلْيَتَبَوَّأْ مَقْعَدَهُ مِنَ النَّارِ))

[rapporté par Al-Boukhariyy] ce qui signifie : « Transmettez de moi même une ‘ayah, et parlez des fils de Israil sans retenue. Celui qui m’attribue des paroles mensongèrement qu’il se prépare à prendre sa place en enfer« .

1379 – D’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, le Messager de Allah e a dit :

((وَمَنْ سَلَكَ طَرِيقًا يَلْتَمِسُ فِيهِ عِلْمًا ، سَهَّلَ اللهُ لَهُ بِهِ طَرِيقًا أِلَى الجَنَّةِ))

[rapporté par Mouslim] ce qui signifie : « Celui qui prend une voie dans laquelle il cherche à acquérir une science, Allah lui facilite grâce à elle une voie pour le paradis« .

1380 – D’après lui également, le Messager de Allah e a dit :

((مَنْ دَعَا إِلَى هُدًى كَانَ لَهُ مِنَ الأَجْرِ مِثْلُ أُجُورِ مَنْ تَبِعَهُ لا يُنْقِصُ ذَلِكَ مِنْ أُجُورِهِم شَيْئاً))

[rapporté par Mouslim] ce qui signifie : « Celui qui appelle à une bonne guidée, il aura en récompense l’équivalent des récompenses de ceux qui l’ont suivi. Cela ne diminuera en rien de leurs récompenses« .

1381 – D’après lui, il a dit : Le Messager de Allah e a dit :

((إِذَا مَاتَ ابْنُ آدَمَ انْقَطَعَ عَمَلُهُ إِلاّ مِنْ ثَلاثٍ : صَدَقَةٍ جَارِيَةٍ ، أَوْ عِلْمٍ يُنْتَفَعُ بِهِ ، أَوْ وَلَدٍ صَالِحٍ يَدْعُو لَهُ))

[rapporté par Mouslim] ce qui signifie : « Quand l’homme meurt, ses actes ne lui rapportent plus de récompenses sauf trois : une aumône qui court, une connaissance dont on tire profit ou un enfant vertueux qui fait des invocations pour lui« .

1382 – D’après lui, il a dit : J’ai entendu le Messager de Allah e dire :

((الدُّنْيَا مَلْعُونَةٌ ، مَلْعُونٌ مَا فِيهَا ، إِلاَّ ذِكْرَ اللهِ تَعَالَى ، وَمَا وَالاَهُ ، وَعَالِمًا ، أَوْ مُتَعَلِّمًا))

[rapporté par At-Tirmidhiyy qui a dit : c’est un hadith fiable] ce qui signifie : « Le bas-monde n’a pas grande valeur, de même que tout ce qui s’y fait n’a pas grande valeur, excepté l’évocation de Allah, ce qui est fait dans Son obéissance, un savant ou quelqu’un qui apprend« .

1383 – D’après ‘Anas, que Allah l’agrée, le Messager de Allah e a dit :

((مَنْ خَرَجَ فِي طَلَبِ العِلْمِ ، فَهُوَ فِي سَبِيلِ اللهِ حَتَّى يَرْجِعَ))

[rapporté par At-Tirmidhiyy qui a dit : c’est un hadith fiable] ce qui signifie : « Celui qui sort pour rechercher la science, il est fi sabili l-Lah –dans la voie que Allah agrée– jusqu’à ce qu’il revienne« .

1384 – D’après Abou Sa^id Al-Khoudriyy, que Allah l’agrée, d’après le Messager de Allah e qu’il a dit :

((لَنْ يَشْبَعَ مُؤْمِنٌ مِنْ خَيْرٍ حَتَّى يَكُونَ مَنْتَهَاهُ الجَنَّة))

[rapporté par At-Tirmidhiyy et il a dit : c’est un hadith fiable] ce qui signifie : « Un croyant ne se lasse pas d’un bien [qu’il entend] jusqu’à ce qu’il parvienne au paradis« .

1385 – D’après Abou ‘Oumamah, que Allah l’agrée, le Messager de Allah e a dit :

((فَضْلُ العَالِمِ عَلَى العَابِدِ كَفَضْلِي عَلَى أَدْنَاكُم))

ce qui signifie : « Le mérite du savant sur celui qui s’adonne uniquement aux actes d’adoration est semblable à mon mérite sur le plus bas en degré d’entre vous« . Puis le Messager de Allah e a dit :

((إِنَّ اللهَ وَمَلاَئِكَتَهُ وَأَهْلَ السَمَوَاتِ وَالأَرْضِ حَتَّى النَّمْلَةَ فِي جُحْرِهَا وَحَتَّى الحُوتَ لَيُصَلُّونَ عَلَى مُعَلِّمِي النَّاسِ الخَيْرَ))

[rapporté par At-Tirmidhiyy et il a dit c’est un hadith fiable] ce qui signifie : « Certes, Allahhonore et élève en degré, et Ses anges, les habitants des cieux et de la terre, jusqu’à la fourmi dans son trou et même les poissons font des invocations en faveur de ceux qui enseignent aux gens le bien« .

1386 – D’après Abou d-Darda, que Allah l’agrée, il a dit : J’ai entendu le Messager de Allah e dire :

((مَنْ سَلَكَ طَرِيقاً يَبْتَغِي فِيهِ عِلْماً سَهَّلَ اللهُ لَهُ طَرِيقاً إِلى الْجَنَّة ، وَإِنَّ المَلاَئِكَةَ لَتَضَعُ أَجْنِحَتَهَا لِطَالِبِ الْعِلْمِ رِضىً بِمَا يَصْنَعُ ، وَإِنَّ الْعَالِمَ لَيَسْتَغْفِرُ لَهُ مَنْ فِي السَّمَوَاتِ وَمَنْ فِي الأَرْضِ حَتَّى الْحِيتَانُ فِي الْمَاءِ ، وَفَضْلُ الْعَالِمِ عَلَى الْعَابِدِ كَفَضْلِ الْقَمَرِ عَلَى سَائِرِ الْكَوَاكِبِ ، وَإِنَّ الْعُلَمَاءَ وَرَثَةُ الأَنْبِيَاءِ وَإِنَّ الأَنَبِيَاءَ لِمْ يُوَرِّثُوا دِينَاراً وَلاَ دِرْهَماً وَإِنَّمَا وَرَّثُوا الْعِلْمَ . فَمَنْ أَخَذَهُ أَخَذَ بِحَظٍّ وَافِرٍ))

[rapporté par Abou Dawoud et At-Tirmidhiyy] ce qui signifie : « Celui qui prend une voie dans laquelle il recherche une science, Allah lui facilite grâce à elle une voie pour le paradis. Certes les anges baissent leurs ailes pour celui qui apprend la science de la religion par satisfaction pour ce qu’il fait. Certes ceux qui sont dans les cieux et dans la terre, et même les poissons dans l’eau, demandent à Allah le pardon pour le savant. Le mérite du savant sur celui qui s’adonne uniquement aux actes d’adoration est semblable au mérite de la lune sur le reste des astres. Les savants sont les héritiers des prophètes. Les prophètes n’ont laissé en héritage ni dinar ni dirham mais ils ont laissé en héritage la science. Celui qui en a pris quelque chose a reçu une grande part« .

1387 – D’après Ibnou Mas^oud, que Allah l’agrée, il a dit : J’ai entendu le Messager de Allah e dire :

((نَضَّرَ اللهُ امْرَءاً سَمِعَ مِنَّا شَيْئاً ، فَبَلَّغَهُ كَمَا سَمِعَهُ ، فَرُبَّ مُبَلَّغٍ أَوْعَى مِنْ سَامِعٍ))

[rapporté par At-Tirmidhiyy et il a dit c’est un hadith haçan fiable, sahih sûr] ce qui signifie : « Que Allah accorde un beau visage et beaucoup de bien à quelqu’un qui a entendu quelque chose de nous, puis l’a transmise comme il l’a entendue. Il y a certains à qui l’on transmet la parole et qui en ont plus de compréhension que ceux qui l’ont entendue à la source« .

1388 – D’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, il a dit : Le Messager de Allah a dit :

((مَنْ سُئِلَ عَنْ عِلْمٍ فَكَتَمَهُ ، أُلْجِمَ يَوْمَ القِيَامَةِ بِلِجَامٍ مِن نَارِ))

[rapporté par Abou Dawoud et At-Tirmidhiyy qui a dit c’est un hadith haçan fiable] ce qui signifie : « Celui qui a été interrogé au sujet d’une science et qui l’a tue, sera muni au jour du jugement d’un mors de feu« .

1389 – D’après lui, il a dit : le Messager de Allah e a dit :

((مَنْ تَعَلَّمَ عِلْماً مِمَّا يُبْتَغَى بِهِ وَجْهُ اللهِ عَزَّ وَجَلَّ لا يَتَعَلَّمُهُ إِلاَّ لِيُصِيبَ بِهِ شَيْئاً مِنَ الدُّنْيَا لَمْ يَجِدْ عَرْفَ الجَنَّةِ يَوْمَ القِيَامَةِ))

[rapporté par Abou Dawoud avec une chaîne de transmission sûre] ce qui signifie : « Celui qui apprend une science par laquelle on recherche l’agrément de Allah ^azza wa jall mais ne l’apprend que pour obtenir grâce à elle quelque chose de ce bas-monde ne sentira pas l’odeur du paradis au jour du jugement« .

1390 – Il a été rapporté d’après ^Abdou l-Lah Ibnou ^Amr Ibni l-^As, que Allah l’agrée, qu’il a dit : J’ai entendu le Messager de Allah e dire :

((إِنَّ اللهَ لا يَقْبِضُ العِلْمَ انْتِزَاعاً يَنْتَزِعُهُ مِنَ النَّاسِ ، وَلَكِنْ يَقْبِضُ العِلْمَ بِقَبْضِ العُلَمَاءِ حَتَّى إِذا لَمْ يُبْقِ عَالِماً ، اتَّخَذَ النّاَسُ رُؤُوساً جُهَّالاً ، فَسُئِلُوا ، فَأَفْتُوْا بِغَيْرِ عِلْمٍ ، فَضَلُّوا وَأَضَلُّوا))

[rapporté par accord] ce qui signifie : « Certes Allah ne retire pas la science en l’arrachant des gens. Allah retire la science en faisant mourir les savants, à tel point que lorsqu’il ne restera plus aucun savant, les gens prendront des chefs ignorants à qui on posera des questions. Ils donneront alors des avis de jurisprudence sans science. Ils s’égareront et ils égareront autrui« .

 

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La louange est à Allah le Seigneur des mondes, à Lui reviennent les bienfaits, les grâces et les bonnes louanges. Que l’élévation en degré de la part de Allah Celui Qui accorde avec bienfaisance, Celui Qui est Très-Miséricordieux, que les invocations d’honneur des anges de haut degré soient accordées à notre maître Mouhammad, le plus honorable des messagers, ainsi qu’aux musulmans de sa famille les excellents et les purs.

Allah tabaraka wa ta^ala dit ce qui signifie : « Certes les bonnes œuvres effacent les mauvaises ». De nombreux hadith sahih ont été rapportés du Messager de Allah r dans l’exégèse du sens de cette ‘ayah. Parmi cela, il y a ce qu’a rapporté Mouslim dans son Sahih, que le Prophète de Allah a dit ce qui signifie : « Est-ce que l’un de vous serait incapable d’acquérir en une journée mille bonnes actions ? Il fait le tasbih pour Allah ta^ala cent fois. Il lui inscrit pour cela mille bonnes actions et Il efface de lui mille mauvaises actions ». Dans ce hadith, il y a une preuve qu’une seule bonne action efface dix mauvaises actions. Ceci est le moins qui puisse avoir lieu. En effet, la seule bonne action peut effacer plus que cela comme mauvaises actions. La preuve pour cela est que le Messager r nous a appris que les cents tasbih (dire soubhana l-Lah) ont pour récompense mille bonne actions et plus : il a appris qu’Il efface pour celui qui dit ces cents tasbih mille mauvaises actions, c’est-à-dire mille péchés. Le Messager de Allah r n’a pas restreint les péchés concernés par la condition qu’ils fassent partie des petits péchés. Ainsi, nous disons qu’il est possible que Allah efface par une des bonnes actions certains grands péchés, même s’il a été rapporté au sujet du mérite des cinq prières qu’il lui sera effacé et qu’il lui sera expié grâce à elles ce qui est en-deçà des grands péchés si le nombre des péchés n’est pas supérieur [à celui de ses bonnes actions]. Mais ceci n’est pas restreint aux seules cinq prières. Ainsi, il a été confirmé avec une chaîne de transmission sûre que celui qui dit : (‘Astaghfirou l-Laha l-ladhi la ‘ilaha ‘il-la houwa l-Hayyou l-Qayyoum wa ‘atoubou ‘ilayh), il lui sera pardonné même s’il s’était enfui du front. S’enfuir du front compte parmi les plus grands péchés. Si avec ces paroles de demande de pardon, Allah ta^ala efface ce qu’Il veut comme grands péchés, il n’y a pas d’empêchement que le tasbih et ce qui est du même ordre, effacent certains grands péchés. Le deuxième hadith ce qui signifie : « Celui qui dit ‘Astaghfirou l-Laha l-ladhi la ‘ilaha ‘il-la houwa l-Hayyou l-Qayyoum wa ‘atoubou ‘ilayh, il lui sera pardonné même s’il s’est enfui du front », a été rapporté par Abou Dawoud dans ses Sounan et c’est un hadith de chaîne de transmission fiable (haçan). Le Hafidh Ibnou Hajar lui a donné le degré de fiable (haçan) dans Al-‘Amaliyy.

Cette version qui a été jugée fiable ne comporte pas la restriction que cette parole soit dite trois fois ni que cela ait lieu à la suite de la prière de al-fajr. Elle est générale, c’est-à-dire que lorsqu’il dit cet istighfar – cette demande de pardon – : (‘Astaghfirou l-Laha l-ladhi la ‘ilaha ‘il-la houwa l-Hayyou l-Qayyoumou wa ‘atoubou ‘ilayh), il lui est pardonné ses péchés, même s’il a commis quelques grands péchés. De plus la phrase se lit selon deux manières, avec la dammah : (Al-Hayyou l-Qayyoumou) tout comme avec la fathah : (Al-Hayya l-Qayyouma). Les deux manières sont possibles selon les savants de la grammaire (an-nahw).

De plus, le Hafidh Ibnou Hajar a cité que grâce à cette demande de pardon, il lui est effacé des grands péchés qui ne concernent pas les droits pris injustement aux gens, c’est-à-dire que les injustices n’entrent pas dans le cadre de ce hadith. De plus pour tout cela, la condition c’est qu’il y ait une intention conforme à la Loi, à savoir de viser par ce tasbih de se rapprocher de l’agrément de Allah, et qu’il ne comporte pas d’insincérité (riya’), c’est-à-dire une recherche de l’éloge des gens. Seulement, que son objectif soit sincère, de se rapprocher de l’agrément de Allah et il en est ainsi pour toutes les bonnes actions : la récitation du Qour’an, la prière, le jeûne, le pèlerinage, la zakat, le bienfait envers les parents, la charge envers les ascendants, la conservation des liens avec les proches et autre que cela parmi les bonnes actions. Ainsi, n’importe quelle bonne action ne comporte une récompense qu’avec l’intention. L’intention, c’est de dire par son cœur : je fais cela pour me rapprocher de l’agrément de Allah ou par recherche de l’agrément de Allah, ou par recherche de la récompense de Allah mais à condition de ne pas cumuler avec cela l’objectif de recevoir l’éloge des gens et d’être évoqué par des belles louanges. Que son objectif ne soit pas cela mais que son objectif soit de rechercher le rapprochement de l’agrément de Allah par cette bonne action, par ce tasbih ou par cette récitation du Qour’an ou par cette aumône ou par les obligations qu’il fait comme la prière, le pèlerinage, la zakat, toutes ces bonnes actions si elles sont accompagnées par elle, si elles sont accompagnées par une intention correcte, sincère pour rechercher l’agrément de Allah ta^ala, si elles ne sont pas accompagnées d’insincérité (riya’), alors celui qui les a accomplies aura cette grande récompense, c’est-à-dire que chaque bonne action lui sera inscrite comme dix semblables au moins. Il se peut que Allah multiplie à qui Il veut. De plus, il y a une condition qui est indispensable, c’est la validité de la croyance. La validité de la croyance est une condition pour la récompense des actes. Il n’y a donc pas de récompense pour les œuvres sans la validité de la croyance. Et le sens de la validité de la croyance, c’est d’avoir la connaissance de Allah et de Son Messager comme il se doit et non le simple fait de prononcer la parole de tawhid. La base qui est indispensable pour être sauvé de l’enfer dans l’au-delà et pour obtenir les récompenses pour les œuvres, c’est de connaître Allah tel qu’il se doit, de connaître Son Messager et, après cela, de persévérer sur l’Islam, c’est-à-dire d’éviter les sortes de mécréances, par la parole, les gestes et les croyances. Ainsi, celui qui a persévéré sur cela, jusqu’à la mort, chaque bonne action qu’il fait sera récompensée de cette manière. Il sera alors au nombre des gagnants, de ceux qui seront sauvés et qui auront réussi. Le sens de la validité de la croyance, c’est d’être sur la croyance sur laquelle étaient les compagnons du Messager de Allah, et leurs successeurs (at-tabi^oun), les successeurs des successeurs et ceux qui les ont suivis sur cette croyance, croyance qui a été prise du Messager et que les successeurs ont reçue à partir des compagnons et que les musulmans ont reçue de génération en génération. C’est cette croyance qui existe jusqu’à nos jours, même si certains groupuscules en ont dévié.

Cette croyance sur laquelle étaient les compagnons et ceux qui les ont suivis correctement, c’est la croyance ‘ach^ariyy et matouridiyy. De nos jours, les gens de Ahlou s-Sounnah, leur majorité, pour ne pas dire leur totalité sont ‘ach^ariyy. Dans le passé, les matouridiyy étaient présents dans les régions de Boukhara, Samarqand, Tachqand, Jourjan et Nayçabour du pays de Perse. Mais de nos jour, l’ach^ariyy s’est pratiquement généralisé. Les ‘ach^ariyy et les matouridiyy sont les gens de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah, ceux qui suivent la Tradition Prophétique et qui représentent la majorité de ceux qui se réclament de l’Islam. Leur croyance est issue de la parole de Allah ta^ala : ce qui signifie : « Rien n’est tel que lui ». Ils ont compris le sens de cette ‘ayah comme il se doit et ils ont exempté Allah ta^ala des caractéristiques des créatures, de la localisation dans un endroit, de la limite, c’est-à-dire de l’étendue. En effet, la connaissance de Allah n’est pas valable avec la croyance qu’Il ressemble à Ses créatures par certaines de leurs caractéristiques telles que la localisation dans un endroit, que ce soit la localisation sur le Trône (al-^arch) ou autre que le Trône ou même la localisation dans tous les endroits. Tout cela est contraire à cette ‘ayah : {áíÓ ßãËáå ÔìÁ} ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui ». Le résumé de la croyance des Gens de la Vérité, c’est que Allah existe non pas comme les êtres qui existent, c’est-à-dire qu’Il n’a aucune ressemblance avec les êtres qui existent en aucune manière que ce soit. Les Prédécesseurs (Salaf) vertueux étaient sur cette croyance, c’est-à-dire l’exemption (tanzih) de Allah de la localisation et de la limite. La preuve à cela, c’est celle de l’Imam Zaynou l-^Abidin ^Aliyy Ibnou l-Houçayn Ibni ^Aliyy Ibni Abi Talib, que Allah les agrée, faisait partie des premiers parmi les Prédécesseurs. Il a composé un traité appelé As-Sahifatou s-Sajjadiyyah. Il y avait mentionné des phrases sur l’exemption (tanzih) parmi lesquelles, cette phrase : « Tu es exempt de toute imperfection (Soubhanak), Tu es Allah, Celui Qui n’est pas contenu dans un endroit ».

Dans ce livret qui est composé par notre maître Zaynou l-^Abidin il y a sa parole : « Tu es exempt de toute imperfection (Soubhanak), Tu es Allah, Celui Qui n’est pas contenu dans un endroit ». Apprenez-la, car elle fait partie de la parole des Prédécesseurs vertueux. On a dit de Zaynou l-^Abidin, que Allah l’agrée, qu’il était le meilleur de Qouraych de son époque, le meilleur de la famille du Prophète. Il a dit également pour nier la limite au sujet de Allah : « Tu es exempt de toute imperfection (Soubhanak), Tu es Allah, Celui Qui n’est pas limité ». Et ce, parce que ce qui est limité a besoin de qui l’a limité. Ainsi Allah tabaraka wa ta^ala n’a pas une étendue, Il n’est pas de la taille du Trône, ni plus étendu, ni plus petit que le Trône. Celui qui croit que Allah est de la taille du Trône, il est ignorant de Allah et celui qui croit qu’Il est plus étendu que lui en surface, il est ignorant de Allah et celui qui croit qu’Il est plus petit que le Trône, il est encore plus ignorant et plus éloigné de la connaissance de Allah. De plus, l’Imam Abou Ja^far At-Tahawiyy qui a vécu au troisième siècle de l’Hégire pendant des dizaines d’années, environ soixante-dix ans, et a atteint par la suite le siècle d’après, le quatrième siècle de l’Hégire d’environ vingt ans et quelque, At-Tahawiyy donc a composé un Livre qu’il a appelé L’explication de la croyance de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah, croyance sur laquelle était Abou Hanifah qui est mort en l’an cent cinquante et ses deux compagnons qui sont morts des dizaines d’années après lui, durant le deuxième siècle de l’Hégire : Abou Youçouf Ya^qoub Ibnou ‘Ibrahim et Mouhammad Ibnou l-Haçan qui font partie des Imams capables de faire l’ijtihad – d’extraire et de déduire des jugements à partir des textes –. C’est aussi sur cette croyance qu’étaient d’autres qu’eux. Il a cité que Ahlou s-Sounnah, ces trois Imams et d’autres, sont sur la croyance que Allah n’est pas limité, ni localisé dans les directions, ni en direction du haut, ni du bas, ni à droite, ni à gauche, ni derrière et ni avant. L’Imam a dit : « Il est exempt des limites ». Allah ta^ala est exempt des limites, il n’est pas limité. Le Trône est limité bien que nous, nous ne connaissons pas sa limite, mais il est lui-même limité. Il a une limite que Allah sait. Allah tabaraka wa ta^ala n’est pas limité. Il n’est pas permis de dire qu’Il a une limite que Lui sait. Il n’est pas permis de dire qu’Il a une limite que Lui sait et que nous connaissons. Les deux paroles sont fausses. La vérité, c’est de L’exempter de la limite et ce, parce que celui qui a une limite a besoin de Qui l’a fait avec cette limite. Ce soleil, nous avons une preuve selon la raison autre que la preuve du Qour’an qu’il n’est pas valable qu’il soit un dieu pour ce monde. Et ce, car il a une limite et donc il a un Créateur Qui l’a fait selon cette limite. Allah tabaraka wa ta^ala s’Il avait eu une limite, Il aurait eu besoin de qui l’a fait selon cette limite, tout comme le soleil a besoin de Qui l’a fait selon cette limite sur laquelle il est. Il vous est devenu clair que les Prédécesseurs niaient la limite s’agissant de Allah, tout comme ils niaient la direction, c’est-à-dire la localisation dans une des six directions, ou dans toutes les directions et de toutes les caractéristiques de la création.

Allah est exempt de tout cela et tout ceci est tiré de cette ‘ayah ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui ». Mais les cœurs sont différents. Il y a des cœurs qui comprennent à partir de cette ‘ayah ces sens-là et il y a des cœurs qui ne comprennent pas ; leurs langues la récitent mais ils ne comprennent pas ce qu’elle contient comme sens d’exemption (tanzih). C’est sur cette croyance qu’a toujours été Ahlou s-Sounnah. Le madh-hab, la voie de Ahlou s-Sounnah n’est pas le tachbih, l’assimilation de Allah avec Ses créatures de sorte à croire qu’Il a des organes et de croire à Son sujet la localisation sur le Trône, alors que ce qui fait partie des caractéristiques des créatures et autre que cela est impossible s’agissant de Allah, comme de descendre du haut vers le bas puis de retourner là-haut.

Certains ignorants des réalités pensent que la parole de Allah ta^ala ce qui signifie : « Certes, votre Seigneur est Allah, Celui Qui a créé les cieux et la terre dans six jours et Qui d’autre part istawa le Trône », ils pensent que cette ‘ayah signifie que Allah descend du Trône qui serait Son lieu d’établissement, vers le bas, qu’Il a préparé les cieux et la terre puis qu’Il serait remonté après cela. Ceci est une ignorance abjecte du Qour’an. Le sens, de cette ‘ayah, c’est que Allah tabaraka wa ta^ala a créé les cieux et la terre dans six jours et qu’Il istawa’ [de toute éternité] le Trône c’est-à-dire qu’Il domine (qahara) le Trône avant l’existence même des cieux et de la terre. Selon leur prétention, le mot (thoumma) ne vient seulement que pour indiquer l’arrivée d’une chose après une autre et ceci est une ignorance de la langue. (thoumma) a pour sens le synonyme de (waw), tout comme il vient aussi pour indiquer que l’existence de ce qui suit [ce terme] a lieu après l’existence de ce qui le précède. Tout comme il est employé avec le sens du décalage dans le temps, il est aussi employé dans le sens de la réunion de deux choses, signifiant l’information que deux choses sont réunies dans l’existence, sans indication du décalage de ce qui suit ce terme par rapport à ce qui le précède. Ceci a été confirmé par les savants de la langue, parmi lesquels Al-Farra’. Il a dit : « (Thoumma) vient dans le sens du (waw) ». De plus, il y a pour cela une preuve du Qour’an et une preuve de la poésie des arabes anciens qui étaient éloquents, qui parlaient la langue arabe naturellement et depuis leur plus jeune âge, sans avoir étudié la grammaire (an-nahw). L’un d’eux a dit ce qui signifie : « Certes, c’est quelqu’un qui a gouverné thoumma son père a gouverné

thoumma, avant cela son grand-père a gouverné ».

Est-il valable d’expliquer (thoumma) ici par le fait qu’il indique le retard dans l’existence de ce qui le suit par rapport à ce qui le précède ? Non, il n’indique pas cela. De même, dans cette ‘ayah : {Ëãø ÇÓÊæì Úáì ÇáÚÑÔ} (thoumma stawa ^ala l-^arch), (thoumma) n’indique pas que Allah ta^ala a créé les cieux et la terre puis, après que les cieux et la terre ont existé, qu’Il serait monté sur le Trône et qu’Il se serait assis dessus, comme le prétendent les mouchabbihah qui ont été privés de la compréhension des preuves rationnelles. La raison est prise en compte dans la Loi. Pour cela, Allah a ordonné de réfléchir dans plus d’une ‘ayah. La réflexion, c’est de considérer quelque chose avec la raison. Ceux-là ont été privés de la connaissance des preuves rationnelles, par lesquelles on sait ce qui est valable et ce qui n’est pas valable. Un exemple pour cela, qui montre la faiblesse d’esprit de ceux qui croient au sujet de Allah en la localisation dans un endroit, à la limite et à l’étendue, c’est leur façon d’expliquer le hadith qui est ainsi dans une autre version et qui est un hadith dont la chaîne de transmission est sûre (sahih). Le sens apparent et qui vient communément à l’esprit de ce hadith, d’après la prétention de ceux-là qui s’attachent au sens qui vient communément à l’esprit, c’est que Allah reste pendant le dernier tiers de la nuit jusqu’à l’aube en train de dire ces paroles. Leur compréhension de ce sens est une preuve de la faiblesse de leur esprit. Et ceci du fait que la nuit diffère en fonction des contrées. Ainsi, la nuit sur une région correspond au jour d’une autre et la moitié de la nuit dans une région correspond au début du jour sur une autre et d’autres différences encore. Selon leurs dires, ceci entraînerait que Allah tabaraka serait dans le ciel de ce bas-monde en train de remonter vers le Trône à chaque instant des instants de la nuit et du jour. Ceci est une faiblesse d’esprit.

Quant à l’exégèse des gens de Ahlou s-Sounnah qui exemptent Allah de l’endroit, de la direction et de la limite, pour eux, ce nouzoul, cette descente, n’est pas une descente physique mais une expression de la descente des anges de la miséricorde vers le ciel du bas monde, par rapport à chaque région, selon la nuit de cette région. Ce sont eux les anges de la miséricorde qui descendent et qui transmettent de la part de Allah. Ils disent : Votre Seigneur dit : Y a-t-il qui L’invoque et il sera exaucé ou : Y a-t-il qui l’Invoque alors Je l’exauce, y a-t-il qui demande le pardon, alors Je lui pardonne, y a-t-il qui demande, alors Je lui donne. Ils transmettent de la part de Allah, par Son ordre. C’est cela le sens de (younzilou Rabbouna koulla laylatin ‘ila s-sama’i d-dounya …). Selon ce sens, ceci est valable, c’est une chose raisonnable, que la raison accepte. Mais comme le comprennent ces autres, que Allah Lui-même descendrait d’en haut vers le bas, ceci est une stupidité, une faiblesse d’esprit qui n’est acceptée ni par la raison ni par la Loi. Quant à la descente des anges sur l’ordre de Allah afin qu’ils transmettent de Lui, appellent et disent ce qu’Il leur a ordonné, c’est une chose qui est en accord avec la raison et avec la Loi.

Les gens de Ahlou s-Sounnah, Allah ta^ala les a guidés vers les sens qui sont en accord avec la Loi et avec la raison. Quant à ceux-là, ils en sont privés, ils vivent dans la stupidité, ils vivent en répétant les paroles de faiblesse d’esprit au point que l’un d’eux a parlé par son extrême stupidité concernant le hadith rapporté au sujet de l’enfer au jour du jugement, à savoir qu’il sera dit à l’enfer : Est-ce que tu t’es rempli et qu’il répondra : encore, et qu’alors Allah y met Son qadam, et dans une autre version Il y met son rijl, alors l’enfer se contracte sur lui-même et dit : cela suffit, cela suffit. Ce hadith également, ceux-là l’expliquent avec la faiblesse de leur esprit, selon leur prétention, que Allah ta^ala a des membres et qu’Il met Son rijl dans le sens du membre – et donc le pied – en enfer et que l’enfer se calme. C’est ainsi que l’un d’entre eux, des gens de notre époque et qui est docteur, a dit : « Lorsqu’Il met son pied dedans, Sa jambe ne brûle pas, tout comme les anges du châtiment, leurs jambes ne brûlent pas ». Il a ainsi assimilé Allah avec Ses créatures, il Lui a attribué un membre à savoir la jambe, qu’Il mettrait en enfer et en remplirait l’enfer qui en serait plein, lequel s’en suffirait et dirait : cela me suffit, cela me suffit. Quant au sens correct, qui est le sens du hadith que le Messager visait par al-qadam, il s’agit d’un groupe parmi les mécréants, des gens de l’enfer, le dernier groupe que Allah fait entrer en enfer et avec lesquels Il remplit l’enfer. Dans la langue des arabes, on appelle qadam : ce qui est présenté (youqaddam) à quelque chose. De même, on dit dans la langue « un groupe de criquets » (rijloun min jarad), c’est-à-dire un groupe de criquets. La version avec le mot (rijlouh) et celle avec le mot (qadamouh), toutes les deux ont un sens correct qui ne contredit ni la raison ni la Loi. Mais selon leur parole, ils ont démenti le Qour’an et ont contredit la raison. Concernant le Qour’an, Allah tabaraka wa ta^ala dit au sujet des statues ce qui signifie : « Si ceux-là étaient dieux, ils n’y entreraient pas [en enfer] ». Au jour du jugement, les statues seront jetées en enfer par rabaissement pour les mécréants qui les adoraient. Les statues entreront en enfer au jour du jugement. Allah ta^ala dit : ces statues, si elles méritaient l’adoration, elles n’entreraient pas en enfer. Et Allah Qui nous a appris cela, il n’est pas valable selon la raison qu’Il entre en enfer. Ils L’ont donc égalé aux statues qui seront jetées en enfer au jour du jugement. Ce sont des gens stupides. Ne vous méprenez pas lorsqu’ils disent nous sommes sur la voie des Salaf. Dites-leur vous mentez, vous ne suivez pas la voie du Salaf, vous induisez les gens en erreur et vous entraînez les faibles d’esprit.

En résumé, sachez que ceux-là ne sont pas sur la voie du Salaf dans la croyance ; en ce qui concerne les attributs de Allah, ils ne sont pas sur la voie des Salaf. Il en est de même dans de nombreux actes, concernant leur interdiction du tawassoul – l’invocation de Allah par le degré des êtres de mérite – par les prophètes et les saints. Ceci ne fait pas partie de la croyance des Salaf, mais Ibnou Taymiyah l’a affirmé calomnieusement. Ibnou Taymiyah est un homme qui est apparu vers la fin du septième siècle de l’Hégire et il s’était écarté du rang c’est-à-dire qu’il s’était singularisé des musulmans en interdisant le tawassoul par les prophètes et les saints. Sa parole : « il n’est permis de faire le tawassoul que par celui qui est vivant et présent », sur laquelle aucun des Imams du Salaf ne serait en accord avec lui, n’est rien d’autre qu’un avis, un avis corrompu. Il a ainsi provoqué le jugement de mécréance à l’encontre des musulmans sans raison légale. Selon eux, celui qui dit « Ya Raçoula l-Lah » – Ô Messager de Allah –, devient associateur, mécréant. Et celui qui dit « Ya ^Aliyy » – Ô ^Aliyy –, devient associateur, mécréant et d’autres choses encore. Aucun des Imams des musulmans n’a précédé ni Ibnou Taymiyah ni Ibnou ^Abdi l-Wahhab avec ces deux avis. Les compagnons ont fait le tawassoul par le Messager, les successeurs (tabi^iyy) ont fait le tawassoul et les successeurs des successeurs ont fait le tawassoul jusqu’à nos jours.

Il y a même, parmi les savants du Hadith qui a dit, et il s’agit du Hafidh Ibnou l-Jazriyy qui est le Chaykh des spécialistes de la récitation et qui faisait partie des Hafidh du Hadith, il a dit dans un livre dont il est l’auteur appelé Al-Hisnou l-Hasin, ainsi que dans son Moukhtasar : « Parmi les lieux où les invocations sont exaucées, il y a les tombes des vertueux ». Ce Hafidh est venu environ cent ans après Ibnou Taymiyah. Aucun des savants ne lui a renié cela, si ce n’est certains qui se sont singularisés qui ont suivi Ibnou Taymiyah. Les gens du Salaf, les prédécesseurs, faisaient le tabarrouk – la recherche des bénédictions – par la visite des tombes des vertueux, au point que l’Imam Ach-Chafi^iyy, que Allah l’agrée, lorsqu’il était à Baghdad, se rendait auprès de la tombe de l’Imam Abou Hanifah car Abou Hanifah était mort l’année de la naissance de Ach-Chafi^iyy. Ainsi, il se rendait auprès de la tombe de Abou Hanifah et y invoquait Allah, dans l’espoir d’être exaucé, c’est-à-dire dans l’espoir que Allah lui exauce son invocation par les bénédictions (barakah) de cet esclave vertueux Abou Hanifah. Personne parmi les gens de la science de cette époque ne reniait cela. Personne n’a jamais renié cela à Ach-Chafi^iyy, ne fut-ce par un seul mot, ni en sa présence, ni derrière lui.

Ibnou Taymiyah a entraîné la dissension entre les musulmans à l’époque où il est apparu, à Damas. Mais les savants et les gouverneurs ne se sont pas tus. Il a été emprisonné à plusieurs reprises au Cham. Il a été emprisonné puis appelé au Caire, sur ordre du souverain An-Nasir Mouhammad Ibnou Qalawoun. Le souverain Mouhammad Ibnou Qalawoun a réuni les présidents des juges (qadi) des quatre écoles : le président des juges hanbaliyy, le président des juges chafi^iyy, le président des juges hanafiyy et le président des juges malikiyy. Ils ont ainsi étudié le cas de Ibnou Taymiyah et ils ont dit : Cet homme, il faut le réprimer et éloigner les gens de lui et de ses disciples. Le souverain avait ainsi émis un décret pour mettre en garde contre lui et pour menacer ceux qui l’avaient suivi : s’ils n’abandonnaient pas les idées de Ibnou Taymiyah ils n’auraient aucune part de responsabilité dans l’Etat musulman ; ni d’être orateur ni imam, ni juge ni aucune autre fonction de l’Etat musulman. Parmi ces quatre juges, il y avait Badrou d-Din Ibnou Jama^ah. Il est un de ceux qui avaient prononcé la sentence d’emprisonnement contre Ibnou Taymiyah d’un long emprisonnement. Ensuite, Badrou d-Din est mort un an avant la mort de Ibnou Taymiyah. Ibnou Taymiyah est resté en prison deux ans et il est mort en prison. Aujourd’hui, ils l’appellent Chaykhou l-‘Islam, comme s’il était le Sultan des savants de l’Islam. Dans le passé, ceux qui avaient sa croyance et qui faisaient partie des moujassimah – qui attribuent à Allah le corps – qui se prétendaient hanbaliyy et croyaient que Allah est un corps qu’ils s’étaient eux-mêmes imaginés et qui en réalité n’a pas d’existence, ils se sont imaginés un corps assis sur le Trône, de la taille du Trône, qui aurait rempli le Trône ; ceci est une imagination de leur part qui n’a pour fondement ni le Livre ni le Sounnah, ceux-là, tant ils l’ont aimé parce qu’il était fort dans le discours et la discussion et parce qu’il appuyait leur croyance, ils l’ont appelé Chaykhou l-‘Islam. Soyez donc en garde contre lui et mettez en garde contre lui et contre ceux qui le suivent et qui sont aujourd’hui ceux qui ont suivi Mouhammad Ibnou ^Abdi l-Wahhab. En effet, Mouhammad Ibnou ^Abdi l-Wahhab a pris la croyance de Ibnou Taymiyah bien qu’il soit apparu environ trois cents ans après lui, et ce, à partir des livres de Ibnou Taymiyah. Il a pris sa croyance et y a apporté des ajouts de sa part, comme de déclarer mécréant celui qui accroche un hijab autour de son cou. Cette parole-là, Ibnou Taymiyah ne l’avait pas dite. Ibnou Taymiyah n’avait pas dit que celui qui s’accroche un hijab autour du cou est un mécréant, il s’agit bien d’un des apports de Ibnou ^Abdi l-Wahhab. Selon eux, lorsqu’ils voient sur une personne un hirz, ils disent : ceci est du chirk, de l’association, et s’ils peuvent lui arracher du cou de leurs mains, ils le font. Et d’autres choses encore parmi leurs hérésies, par lesquelles ils déclarent mécréant le musulman sans aucune raison selon la Loi. A la suite de la simple parole Ya Raçoula l-Lah,Ya ^Aliyy – Ô Messager de Allah, Ô ^Aliyy –, ils déclarent les gens mécréants. Il y a une preuve que cette déclaration des gens mécréants, qui vient d’eux, est pur égarement : Le Messager a enseigné à l’aveugle qui était venu à lui pour qu’il fasse des invocations en sa faveur afin que Allah lui rende la vue, de dire : ((íÇ ãÍãÏ Åäí ÃÊæÌå Èß Åáì ÑÈí Ýí ÍÇÌÊí áÊÞÖì áí)) (ya Mouhammad ‘inni ‘atawajjahou bika ‘ila Rabbi fi hajati litouqda li) ce qui signifie : « Ô Mouhammad, je m’adresse par toi à mon Seigneur pour mon affaire, pour qu’elle me soit réglée ». L’aveugle était ainsi parti à l’endroit où l’on fait les ablutions, tout comme le Messager le lui avait ordonné, il avait accompli deux rak^ah [surérogatoires] et avait dit ce tawassoul. Ce n’est pas en face du Messager qu’il a dit : Ya Mouhammad – Ô Mouhammad –. Non, c’était là où il était parti. Puis il était revenu en ayant recouvré la vue, il avait ouvert les yeux, il était revenu vers l’assemblée du Messager alors que le Messager n’avait pas quitté cette assemblée et l’aveugle avait ainsi retrouvé la vue. Ceci est une preuve que leur déclaration de mécréance lorsque les gens disent « Ya Mouhammad, ya Raçoula l-Lah » – Ô Mouhammad, Ô Messager de Allah – ou « Ya ^Aliyy » – Ô ^Aliyy – n’est qu’un égarement.

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Attributs des prophètes : mise en garde

Posted in cours général,Croyance,islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 9, 2011

بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَـٰنِ الرَّحِيمِ

Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim

 

La louange est à Allah et que Allah élève davantage en degré le Messager de Allah et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle

 

Les attributs des prophètes et mise en garde contre des fausses histoires qui circulent au sujet des prophètes de Allah

 

La prophétie (an-noubouwwah) tire sa racine de an-naba’, c’est-à-dire de la nouvelle car la prophétie est une nouvelle révélée de la part de Allah ; ou bien c’est un terme qui est dérivé de an-nabwah qui est l’élévation. Ainsi, selon la première racine, le prophète (an-nabiyy) est celui qui fait l’action, dans le sens qu’il nous informe de la part de Allah conformément à ce qui lui est révélé, ou bien il est celui qui fait l’action dans le sens qu’il est informé de la part de Allah, c’est-à-dire que l’ange porte à sa connaissance des choses de la part de Allah. La prophétie est donc possible selon la raison. Elle n’est pas impossible.

 

 

An-naba’, c’est-à-dire la nouvelle, et an-nabwah c’est l’élévation. Le terme an-nabiyy – prophète – est soit dérivé du an-naba’ , c’est-à-dire que c’est quelqu’un qui rapporte ou qui reçoit des nouvelles ou encore c’est un terme qui dérive de an-nabwah – l’élévation – et les deux définitions sont correctes. Que nous disions c’est un terme qui dérive de an-naba’, c’est-à-dire de la nouvelle, dans ce sens les prophètes reçoivent des nouvelles de la part de Allah ou que l’on dise que an-nabiyy et dérivé de an-nabwah c’est-à-dire de l’élévation parce que les prophètes ont un degré extrêmement élevé. Le prophète – an-nabiyy – est un terme en arabe qui dérive de an-naba’ – la nouvelle – ou un terme qui dérive de an-nabwah qui signifie l’élévation, les deux sens sont correctes.

 

Allah ta^ala a envoyé les prophètes par miséricorde pour Ses esclaves car il n’y a pas dans la seule raison ce qui permet de se passer d’eux. En effet, la raison ne parvient pas à elle seule à connaître les choses qui peuvent sauver dans l’au-delà.

 

La raison à elle seule ne suffit pas pour être sauvé. Les mécréants ont une raison par nature mais malgré cela ils font partie des gens de l’enfer. C’est pour cela qu’il y a une sagesse dans l’envoi des prophètes. Les prophètes sont eux qui enseignent aux gens ce qui les sauve dans l’au-delà et ce qui mène à la perte dans l’au-delà.

 

Ainsi, dans l’envoi des prophètes, il y a une utilité, indispensable pour combler le besoin des esclaves de Allah. Pour cela, Allah est donc Celui qui accorde Sa grâce à Ses esclaves en les envoyant. Ce sont donc des ambassadeurs de Sa part, ta^ala, pour les créatures.

L’envoi des prophètes est un intérêt nécessaire pour les esclaves. Allah ta^ala a tait grâce à Ses esclaves en leur envoyant des prophètes. C’est une grâce de Sa part, et s’Il n’a pas envoyé de prophètes, Il ne serait pas injuste. Que l’on sache aussi, que la prophétie est particulière au sexe masculin parmi les humains. Il n’y a pas de prophète parmi les femmes tout comme l’a dit la majorité des savants.

 

Allah ta^ala dit : (Wa ma ‘arsalna min qablika ‘illa rijalan nouhi ‘ilayhim) [sourat An-Nahl / 43] ce qui signifie : « Et Nous n’avons envoyé avant toi que des hommes à qui Nous avons révélé ». Cette ayah comporte une preuve que la prophétie est spécifique pour les hommes seuls. Que l’on sache également que Jibril est celui qui descend avec la révélation sur les prophètes la plupart du temps. Mais dans certaines occasions, il se peut que ce soit autre que lui qui descend.

La révélation est soit par l’intermédiaire d’un ange ou lorsque le prophète entend la parole de Allah qui est de toute éternité ou que la révélation arrive au corps du prophète directement.

 

La différence entre les prophètes et  les messagers

Sache que  le prophète et le messager ont en commun la révélation. Allah leur révèle donc à tous deux une Loi de l’Islam, conformément à laquelle ils agissent, pour la transmettre aux gens.

Toutefois, le messager vient avec l’abrogation de certaines lois antérieures à lui ou avec une nouvelle Loi de l’Islam.

 

Le messager, il descend sur lui la révélation d’une Loi qu’il applique. Il lui est révélé aussi l’abrogation d’une partie de la Loi de qui l’a précédé c’est-à-dire l’abrogation de certains jugements qui étaient dans l’époque du messager qui l’a précédé ou il lui descend un nouveau jugement qui n’est pas descendu sur qui l’a précédé parmi les prophètes ; celui-là est appelé messager.

 

Quant à celui sur qui il ne descend rien de nouveau, mais seulement l’ordre d’agir conformément à la Loi du messager qui l’a précédé comme si par exemple il lui a été dit : transmets la loi de Mouça, celui-là est appelé prophète et il n’est pas appelé messager.

 

Il a été rapporté que le nombre de prophètes est de 124 000 parmi lesquels il y a 313 messagers [hadith rapporté par Ibnou Hibban qui l’a jugé sahih].

Le premier d’entre eux est notre maître Adam et le dernier est notre maître Mouhammad. Et le meilleur d’entre eux est Mouhammad, ensuite ‘Ibrahim, ensuite Mouça, ensuite ^Iça, ensuite Nouh, que Allah les honore et les élève tous davantage en degré.

 

Notre maître Mouça était un prophète messager. Il avait un élève qui s’appelle Youcha^ Bin Noun. A la mort de Mouça, Allah a révélé à Youcha^ Bin Noun et Il lui a accordé le statut de prophète. C’est sur ses mains qu’a été conquise Jérusalem et ce, après la mort de Mouça. Youcha^ Bin Noun a invoqué Allah afin qu’Il retarde d’une heure le coucher du soleil. Son invocation a été exaucée afin qu’il puisse conquérir Jérusalem avant le coucher du soleil.

 

Quant au nombre des prophètes, il y a ce qu’a été rapporté dans le hadith précédemment cité mais l’avis qui est retenu par les savants comme étant celui qui prévaut c’est de dire que Allah a envoyé des prophètes, le premier d’entre eux est Adam et le dernier est Mouhammad. L’avis qui prévaut au sujet des prophètes c’est de ne pas préciser un nombre de crainte d’intégrer parmi eux qui ne fait pas partie d’eux ou d’enlever parmi eux qui fait partie d’eux. Seulement on dit que Allah a envoyé des prophètes, le premier d’entre eux est Adam et le dernier est Mouhammad. Pour ce qui est du mérite ‘oulou l-^azm  sont au nombre de cinq et sont : Mouhammad, ensuite ‘Ibrahim, ensuite Mouça, ensuite ^Iça, ensuite Nouh, que Allah les honore et les élève tous davantage en degré.

 

Le prophète qui n’est pas messager, il lui est révélé de suivre la Loi de l’Islam d’un messager antérieur à lui pour la transmettre.

 

C’est cette différence entre le prophète et le messager qui est correcte. Quant à ce qu’a cité certains des plus récents dans leurs écrits que le prophète reçoit la révélation d’une Loi mais qu’il n’a pas reçu d’ordre pour la transmettre, ceci est faux et très loin du sens du statut de prophète. Que l’on soit sur ses gardes de pareilles explications.

 

Quant à l’explication correcte c’est ce qu’a cité de nombreux savants, comme l’Imam glorieux, le Chaykh des Chafi^iyy et des ‘Ach^ariyy, Abou Mansour Al-Baghdadiyy ou encore Al-Qounawiyy, celui qui a fait le commentaire de AtTahawiyyah ou Al-Mounawiyy. Il n’y a pas un seul prophète sans qu’il ait transmis à sa communauté.

 

Pour cela, les savants ont dit : « Tout messager est aussi prophète et tout prophète n’est pas forcément messager ».

 

De plus, ils se différencient par le fait que le message peut être attribué aux anges ou aux êtres humains. Alors que la simple prophétie ne peut avoir lieu que chez les hommes.

 

Les messagers sont meilleurs que les prophètes qui ne sont pas messagers. Et tous ceux qui ont été messagers ont également été prophètes mais ce n’est pas tout prophète qui est également messager.

 

De plus, le message est une caractéristique que peut avoir les anges et un humain. Quant au statut de prophète ce ne peut être que parmi les humains. Il y a parmi les anges des messagers parmi lesquels Jibril ^alayhi s-salam. Il est un messager parmi les anges tout comme il y a d’autres que lui que Allah envoie aux anges afin de transmettre la révélation. Allah ta^ala leur ordonne de transmettre à un groupe d’anges un ordre particulier.

 

Allah ta^ala dut : (Allahou yastafi mina l-mala’ikati rouçoulan wa mina n-nas) [sourat Al-Hajj / 75] ce qui signifie : «Allah élit parmi les anges des messagers et également parmi les gens ». C’est-à-dire que Allah choisit parmi les anges des messagers et également parmi les humains des messagers. Jibril est donc un messager de la part de Allah pour les prophètes et pour les messagers parmi les humains et de même, il est un messager de la part de Allah pour les anges également.

 

Les messagers sont meilleurs que les prophètes mais la personne ne distingue pas par elle même entre tel ou tel autre prophète sans science.

 

Notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ne savait pas au début qu’il était le meilleur des prophètes, c’est pour cela qu’il a dit : ce qui signifie : « Ne m’accordez pas un degré supérieur aux autres prophètes ». Lorsqu’il avait dit cela, il ne savait pas encore qu’il était le meilleur des prophètes. La raison pour laquelle ce hadith a été dit c’est qu’il y avait un mécréant des fils de ‘Israil qui vendait à un musulman. Le musulman avait offert un prix au mécréant des fils de ‘Israil mais le mécréant des fils de ‘Israil n’a pas été d’accord pour ce prix. Le mécréant des fils de ‘Israil a répondu : « Non par Celui qui a élit et qui a accordé à Mouça un degré supérieur à toutes les créatures ». Le musulman a alors frappé le mécréant des fils de ‘Israil et le mécréant des fils de ‘Israil qui faisait partie des gens de la dhimmah est parti se plaindre auprès du Messager de Allah. Il lui a dit ce qui lui était arrivé. Le mécréant des fils de ‘Israil a dit : « Ô Abou l-Qacim, nous sommes des gens de la dhimmah et un des musulmans nous a frappé ». Alors le Messager a envoyé chercher ce musulman. Ainsi, le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Ne m’accordez pas un degré supérieur aux autres prophètes parce que au jour du jugement lorsque ‘Israfil va souffler dans le corps, je vais m’évanouir et les gens vont s’évanouir et lorsque je me réveille je vais voir Mouça qui est près d’un des piliers du Trône. Je ne sais pas si lui il ne s’évanouit pas parce que il a été rétribué pour son évanouissement sur le mont Sinaï ou alors il s’est réveillé avant moi de son évanouissement ». Le prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam s’est attaché à la Loi. A nous donc de prendre exemple sur lui parce que le prophète à ce moment-là ne savait pas qu’il avait un degré supérieur à tous les autres prophètes et il s’est attaché à ce qui lui a été transmis comme Loi et à nous donc de ne pas préférer un  prophète sur un autre sans qu’il y ait un texte. Et lorsqu’il a reçu la révélation le Prophète a dit : (‘Ana sayyidou waladi ‘adama yawma l-qiyamati wa la fakhar) ce qui signifie : « Je suis le maître des fils de ‘Adam au jour du jugement et je ne dis pas cela par fierté ou orgueil ».

Les prophètes sont les meilleurs des créatures de Allah tout comme Sa parole ta^ala l’indique : (Wa koullan faddalna ^ala l-^alamin) ce qui signifie : « Et Nous leur avons tous accordé un degré et un mérite supérieur par rapport aux autres créatures ».

 

 

Les attributs obligatoires des prophètes et les attributs qui leur sont impossibles :

 

Les prophètes ont obligatoirement pour attribut la véracité. Il leur est impossible le mensonge. Il leur est obligatoire aussi l’extrême intelligence. Il leur est impossible  l’idiotie et la stupidité. Il leur est obligatoire l’honnêteté. Ainsi, les prophètes sont préservés de la mécréance, des grands péchés et des petits péchés de  bassesse. C’est cela la préservation qui leur est obligatoire et il leur est impossible la trahison.  D’autre part, la chasteté leur est obligatoire. Ainsi, la vulgarité, la légèreté morale et la lâcheté leur sont impossibles.

 

Il est un devoir pour les prophètes la véracité et il leur est impossible le mensonge. Notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam était connu d’entre les gens de La Mecque comme étant al-‘amin – l’honnête – . Il n’a pas été rapporté qu’il ait menti une seule fois toute la période qu’il a passée avant de recevoir la révélation à savoir 40 ans. Le mensonge est un défaut qui contredit le rang des prophètes.

 

Il est obligatoire également pour les prophètes l’extrême intelligence. Ils sont tous extrêmement intelligents. Ils ont une raison saine, complète et ils ont une forte compréhension. Il leur est impossible la stupidité et l’idiotie. Il n’y a pas parmi eux un seul qui ait été stupide, de faible compréhension et qui ne comprend pas rapidement les paroles sauf après qu’on  les lui répète plusieurs fois. Il n’y a pas parmi eux qui était idiot car s’ils avaient été idiots, les gens les auraient fuit en raison de leur idiotie et Allah a pour attribut la sagesse, Il ne fait pas cela.

 

En effet, ils ont été envoyé afin de transmettre aux gens ce qui est de leur intérêt dans l’au-delà et dans le bas monde. Et l’idiotie et la stupidité contredisent ce qui est demandé d’eux.

 

Il est obligatoire pour les prophètes aussi, l’honnêteté. Il leur est donc impossible la trahison aussi bien dans les paroles, les actes ou les comportements. Si quelqu’un leur demande un conseil, ils ne lui disent pas des propos mensongers pour le laisser croire quelque chose contraire à la réalité et si quelqu’un leur confie un objet, ils le conservent.

 

Et les prophètes sont préservés de la mécréance des grands péchés et des petits péchés de bassesse, c’est-à-dire des péchés qui indiquent une bassesse de caractère comme le fait de voler un grain de raisin et ce, avant l’avènement de la mission de prophète tout comme après. C’est celle-là la préservation qui leur est obligatoire. Il leur est possible autre que cela parmi les péchés mais ils sont immédiatement avertis pour se repentir avant que d’autres ne prennent exemple sur eux en cela.

 

Et c’est comme ça que l’on répond à ce qu’ont dit certains des plus récents parmi les ‘Ach^ariyy qui ont considéré obligatoire pour les prophètes la préservation de tout ce qui est interdit et de tout ce qui est déconseillé prétendant par cela que s’il provenait d’eux une seule désobéissance ou une seule chose déconseillée alors cette désobéissance ou cette chose déconseillée  se transformerait en obéissance car nous avons reçu l’ordre de prendre exemple sur eux. Il leur est répondu que cela est réfuté par ce qui a été cité à savoir, que Allah ta^ala leur inspire le repentir de cela avant qu’un autre ne prenne exemple sur eux en cela et ainsi le risque est levé.

 

Ce qui explique la possibilité qu’un péché autre que la mécréance le grand péché, et  le petit péché de bassesse, provienne de leur part, c’est la parole de Allah ta^ala :

(Wa ^asaadamou rabbahou fa ghawa ) [sourat Taha / 121] ce qui signifie : « Et Adam a désobéis à son Seigneur ».

 

Il est également obligatoire un devoir pour les prophètes la chasteté. Il leur est impossible la vulgarité comme de regarder les femmes ‘ajnabiyyah avec désir ou voler un grain de raisin. Et de même, il leur est impossible le fait d’agir d’une manière non conforme à la sagesse comme celui qui dit des paroles vulgaires et laides.

 

Il leur est également impossible le manque de courage. En effet, les prophètes sont les plus courageux des créatures de Allah. Et certains compagnons ont dit : « Lorsque la bataille battait son plein, nous recherchions la protection auprès du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ».  Ainsi, Allah a accordé à notre Prophète la force de quarante hommes forts.

 

De plus, les prophètes sont tous extrêmement intelligents, il n’y a pas parmi eux qui soit stupide, imbécile ou idiot. Et parmi ce qui représente une preuve de la véracité, de l’intelligence des prophètes, il y a ce qui a été rapporté entre notre maître ‘Ibrahim ^alayhi s-salam et An-Noumroud. Notre maître ‘Ibrahim ^alayhi s-salam a dit à An-Noumrou: « Mon Seigneur donne la vie et donne la mort ». Alors An-Noumroud a dit : « Moi aussi, je donne la vie et je donne la mort ». Il a ramené deux hommes qui étaient selon lui condamnés à mort et il a libéré un deux et il a fait tuer le deuxième. Alors notre maître ‘Ibrahim lui  a dit : « Mon Dieu fait lever le soleil de l’orient alors, fais le lever à partir de l’occident ! », c’est alors que An-Noumroud n’a rien trouvé à dire.

 

Il est également obligatoire pour les prophètes l’honnêteté. Il leur est impossible la trahison. Ainsi, notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam malgré la grande aversion, la grande animosité et la grande haine qu’avaient les gens mécréants de Qouraych envers lui, ils l’avaient  surnommé AsSadiq Al-‘Amin, le véridique, l’honnête, parce qu’il n’avait pas fait une seule fois preuve de trahison ou de mensonge.  Même lorsqu’il a émigré de La Mecque à Médine, il a laissé notre maître ^Aliyy afin qu’il rende à leurs propriétaires, les objets qui avaient été confiés au prophète et ce, par honnêteté.

 

La préservation des prophètes est une grâce de la part de Allah, c’est un bienfait qu’Il leur a accordé. Mais c’est une préservation de sorte à ce que ce qu’ils font reste le fruit de leurs choix après la préservation, c’est-à-dire lorsqu’ils font une obéissance et qu’ils s’abstiennent d’une désobéissance. Ce qu’ils font c’est un choix de leur part malgré cette préservation et c’est l’avis pour lequel a penché le Chaykh Abou Mansour Al-Matouridiyy et c’est l’avis le plus correct que l’on retient car si ce n’était pas ainsi, ils seraient contraints dans leurs actes. Et celui qui est contraint pour faire l’obéissance ou pour s’abstenir de la désobéissance, il ne sera pas récompensé dans le fait qu’il a fait ou qu’il a abandonné.

 

Pour ce qui est de la parole de Allah ta^al: (Wa laqad hammat bihi wa hamma biha lawla ‘an ra’a bourhana rabbihi) [sourat Youçouf / 24]. Il a été dit au sujet de cette ayah environ cinq interprétations et le meilleur de ce qui a été dit à ce sujet c’est ce qui suit : La parole de Allah ta^ala  (Wa hamma biha ) c’est-à-dire : « il aurait eu un penchant pour elle … » est lié avec ce qui vient après : ( … lawla ‘anra’a bourhana rabbihi) c’est-à-dire : « … s’il n’avait eu des preuves de son Seigneur ». Et selon cette explication, Youçouf n’a pas du tout eu l’intention envers elle car il a reçu les preuves et s’il n’avait pas eu la preuve, il aurait eu un penchant. Et la preuve ici c’est la préservation. C’est-à-dire qu’il lui a été inspiré que les prophètes sont préservés de pareilles choses et qu’il va recevoir le statut de prophète et ainsi il n’a pas eu de penchant pour elle. C’est le meilleur de ce qui a été dit pour l’exégèse de cette ayah.

 

En résumé, les prophètes ne commettent pas la fornication et ne penchent pas pour commettre la fornication. On ne prête donc aucune attention à ce qui figure dans certains livres prétendus de Tafsir que selon eux, notre maître Youçouf ^alayhi s-salam aurait eu un penchant et aurait désiré commettre la fornication ou que notre maître ‘Ibrahim ^alayhi s-salam aurait commis un mensonge ou autre que cela parmi les paroles mensongères et calomnieuses à l’égard des prophètes. On ne prête aucune attention à cela.

 

AVERTISSEMENT

 

Parmi ce qui est un devoir pour les prophètes c’est de transmettre. Aussi, tous le prophètes, il leur est ordonné de transmettre cela a été indiqué et prouvé par la parole de Allah ta^ala : (Wa ma ‘arsalna min qablika min raçoulin wa la nabiyyin ‘i-la ‘idha tamanna ‘alqa ch-chaytanou fi ‘oumniyyatih) [sourat Al-Hajj / 52].

 

Dans cette ayah, la signification de tamanna c’est lorsque le prophète appelle son peuple à l’Islam. Et la signification de  ( … ‘alqa ch-chaytanou fi ‘oumniyatih) c’est-à-dire que le chaytan ajoute à ce que les prophètes ont dit. Il ajoute des choses que les prophètes n’ont pas dites afin de tromper les gens et leur donner l’illusion que les prophètes ont dit ces paroles corrompues. Mais cela ne veut pas dire du tout que le chaytan parle sur la langue du prophète.

En effet, Al-Fakhrou r-Raziyy a dit : « Devient mécréant celui qui dit que le chaytan fait sortir des paroles de la bouche du prophète et que le prophète aurait fait l’éloge des idoles, des trois statues, ‘al-lat, al-^ouzza et manat avec cette expression : et ces trois statues leur intercession est espérée ». En effet, il est impossible que Allah fasse que le chaytan puisse faire sortir de la bouche de son prophète une éloge pour des statues. Pour mieux expliquer cela le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam récitait un jour sourat An-Najm, lorsqu’il a récité : (‘Afara’aytoumou llata wa l-^ouzza wa manata th-thalithata l-‘oukhra) ce qui signifie : « avez-vous les trois statues ‘al-lat, al-^ouzza et manat ».  Le chaytan a profité de l’arrêt et du silence du Messager de Allah, pour faire entendre aux associateurs qui étaient auprès du prophète, leurs faisant croire que c’était la voix du prophète. Il leur a fait entendre cette phrase où il a dit : (Ces trois statues élevées, leur intercession est espérée). C’est alors que les associateurs ont été heureux. Ils ont dit : (Jamais Mouhammad n’a cité nos dieux avant aujourd’hui en bien). Allah a fait descendre, pour les démentir, cette ayah qui est dans [sourat Al-Hajj / 52] : Wa ma ‘arsalna min qablika min raçoulin wa la nabiyyin ‘i-la ‘idha tamanna ‘alqa ch-chaytanou fi ‘oumniyyatih ; Fa yansakhou l-Lahou ma youlqi ch-chaytanou thoumma youhkimou l-Lahou ‘ayatihi » c’est-à-dire que Allah dévoile et montre que ce que le chaytan a dit ne provient pas du  Prophète. Et ceci est une épreuve de la part de Allah afin que soit distingué qui suit ce que le chaytan a dit et qui ne le suit pas pour que celui-là périsse et que cet autre soit heureux.

 

Et dans la parole du prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam  qui signifie : « Le prophète était envoyé pour son peuple, et j’ai été envoyé pour tous les gens ». Dans cette parole, cela ne veut pas dire que tous les autres prophètes, hormis notre prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, qu’il ne leur était pas un devoir de transmettre à autre que leur peuple. Mais la signification du hadith c’est que les prophètes autres que notre prophète ont été envoyés à leur peuple. C’est-à-dire qu’il leur a été ordonné de transmettre à leur peuple et cela ne veut pas dire qu’ils ne transmettent qu’à leur peuple car ordonner le bien et interdire le mal est un devoir à tout individu parmi les croyants qui en est capable. Et cette obligation est encore plus prioritaire pour les prophètes.

 

Notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a été envoyé à tout le monde. Les autres prophètes que notre maître Mouhammad ont été envoyés chacun pour sa communauté. Mais c’était un devoir pour quiconque qui suivait un des prophètes, s’il y avait un autre prophète qui est venu après lui, de suivre cet autre prophète.

 

Que l’on sache que chacun des prophètes était éloquent. Il n’y a pas parmi eux dont la langue ne facilite pas sa prononciation  de sorte à ce qu’il parle rapidement et sa langue ne répond pas comme il le veut. Et il n’y a pas parmi eux qui balbutie et  il n’y a pas  parmi eux qui transforme le « ra » en « gha » ou en « la » ni celui qui transforme le « tha » en « sa ».

 

Et il leur est impossible également les lapsus, aussi bien concernant la Loi ou concernant les choses habituelles autres que la Loi. En effet, si le lapsus leur avait été possible, il n’y aurait plus de confiance dans la véracité de ce qu’ils disent et alors quelqu’un pourrait dire lorsqu’il lui est rapporté les paroles du prophète : (qu’est-ce qui nous fait savoir  que ce  qu’il dit n’est pas par lapsus ?) Il ne peut arriver du Prophète qu’il dise des paroles autres que celles qu’il voulait dire. Il est également impossible qu’il provienne de lui des paroles qu’il ne voulait pas dire du tout, comme cela pourrait arriver à quelqu’un d’endormi de parler.

 

Quant à l’oubli qui est possible pour eux, c’est comme de faire le salam après deux rak^ah tout comme cela s’est produit pour le Messager. En effet, il a été rapporté qu’il a été dit au Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam : « Est-ce que la prière a été raccourci Ô Messager de Allah, ou bien on t’a fait oublier les deux dernières rak^ah ? ». Il a dit ce qui signifie : « Tout cela n’a pas eu lieu ». Puis le Prophète a interrogé ses compagnons et a dit ce qui signifie : « Est-ce que Dhou l-yadayn -celui qui a posé la question- a dit vrai ? ». Ils lui ont répondu : « oui ». C’est alors qu’il s’est levé et il a accompli les deux rak^ah manquantes. [rapporté par Mouslim].

 

Et parmi ce qui est impossible pour les prophètes également, il y a la folie. Quant à l’évanouissement, il leur est possible. En effet, le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam tant les douleurs étaient terribles dans la maladie de sa mort, il s’évanouissait, on l’aspergeait d’eau et il se réveillait.

 

Parmi ce qui est impossible pour eux également, il y a l’influence de la magie sur leur raison. Il n’est pas permis de croire que la magie a une quelconque influence sur leur raison et il n’est pas permis de croire que la sorcellerie a eu une influence sur la raison de notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam quelque soit la personne qui a dit cela.

 

Pour ce qui est de la peur naturelle, comme d’éviter un serpent, cela ne leur est pas impossible. Mais la peur qui est le manque de courage, c’est cette peur-là qui leur est impossible. Mai on ne dit pas que le Prophète s’est enfui des mécréants parce que cette phrase suggère le manque de courage.

 

 

 

De même, leur est impossible toute maladie repoussante.

 

Celui qui leur attribue donc le mensonge, la trahison, la vulgarité,  la légèreté morale, la lâcheté ou ce qui est semblable à cela, est devenu mécréant.

 

Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam  a dit :  (Ma ba^atha l-Lahou nabiyyan ‘il-la haçana l-wajhi haçana ssawti  wa ‘in-na nabiyyakoum ‘ahçanouhoum wajhan wa ‘ahçanouhoum sawta) [rapporté par At-Tirmidhiyy] ce qui signifie : « Allah n’a pas envoyé un seul prophète sans qu’il ait un beau visage et une belle voix et certes, votre Prophète est celui d’entre eux qui a le plus beau visage et la plus belle voix ».

 

Les prophètes ont donc tous une grande beauté. Il leur est donc impossible la maladie qui répugne les gens et les éloigne d’eux. Allah ta^ala ne leur donne pas pareilles maladies. Quant à la maladie douloureuse, extrêmement  douloureuse même si suite à elle il se produit un évanouissement, pareilles maladies leur sont possibles. Par contre, les maladies répugnantes ne sont pas possibles pour les prophètes.

 

Voici ‘Ayyoub ^alayhi s-salam que Allah a éprouvé d’une grande épreuve. Il était resté dix-huit ans malade. Et suite à cette épreuve, il a perdu ses biens et sa famille et après laquelle Allah l’a guéri et lui a donné la richesse et Il lui a accordé beaucoup d’enfants.

 

Certaines personnes ignorantes le calomnient et prétendent que des vers auraient mangé de son corps et que ces vers tombaient puis qu’il prenait le ver et le remettait à l’endroit de son corps et lui disait : (Ô toi créature de mon Seigneur, mange de la subsistance que Allah t’a accordée). Nous demandons à Allah qu’Il nous préserve de cela, c’est un égarement clair et de la mécréance. Lorsqu’il avait recouvert la bonne santé, sa femme ne l’ayant pas reconnu lui  a dit : (Tu es la personne qui ressemble le plus au prophète de Allah ‘Ayyoub avant qu’il ne soit atteint par sa maladie). Elle ne l’avait pas reconnu ! Allah a également éprouvé ‘Ayyoub  ^alayhi s-salam dans ses enfants parce qu’il a perdu ses enfants pendant sa vie. Et Il l’a également éprouvé dans ses biens : il a perdu tous ses biens. Et malgré tout cela, il a fait preuve de patience et n’a émis aucune objection à Allah ta^ala. Seulement, en raison de sa patience Allah l’a rétribué dans le bas monde avant l’au-delà. Allah tabaraka wa ta^ala lui a accordé des enfants après qu’il les ait tous perdu. Et Allah lui a rendu la santé qu’il avait perdue à cause de sa maladie.

 

Quant au Prophète de Allah Mouça ^alayhi s-salam, lui dont la langue a eu un effet suite au charbon qu’il avait pris et qu’il avait mis dans sa bouche lorsqu’il était tout enfant devant pharaon pour une sagesse que Allah sait, ce charbon n’a pas laissé comme conséquence dans la langue de Mouça le fait qu’il ait des paroles qui ne sont pas compréhensibles pour les gens. Ses paroles étaient au contraire tout à fait compréhensibles. Il ne transformait pas une lettre en une autre. Mais il parlait correctement. Seulement, il avait une légère lenteur suite à ce charbon et il a invoqué Allah ta^ala lorsqu’il a reçu la révélation et dans [sourat Taha / 27-28] (wa hloul ^ouqdatan min liçani yafqahou qawli) et Allah l’a délivré de cela.

 

En résumé, les prophètes de Allah sont d’une parfaite création. Il n’y avait pas en eux un seul qui avait une maladie dans son apparence, et qui était boiteux ou handicapé ou aveugle. Seulement Ya^qoub ^alayhi s-salam tant il avait pleuré son fils Youçouf ^alayhi s-salam ses yeux étaient devenus blancs de chagrin. En fait, c’était les frères de Youçouf ^alayhi s-salam qui avaient rusé et qui avaient mis leur frères dans un puits. Ils avaient prétendu à leur père que Youçouf avait été dévoré par un loup. Notre maître Ya^qoub ^alayhi s-salam par chagrin pour son fils avait perdu la vue pendant une période de sa  vie.  Allah ta^ala lui a rendu la vue lorsque Youçouf avait envoyé sa chemise d’Egypte jusqu’à Madyan qui était la ville où résidait son père. Ya^qoub a ainsi senti l’odeur de Youçouf dans cette chemise et Allah ta^ala a fait que suite à cela, il a recouvert la vue. Lui, il n’était pas aveugle de naissance et il n’avait pas de cécité avant cette épreuve qui l’avait atteint, à savoir la perte de son fils Youçouf. A partir du début de la révélation sur le prophète, il voit nécessairement et après cela, il est possible qu’il perde la vue pour une période, tout comme cela s’est produit donc pour le prophète de Allah Ya^qoub ^alayhi s-salam.

 

Quant à celui qui dit que Adam ^alayhi s-salam était sauvage, de taille courte qui ressemblait au singe, cela est de la mécréance. Et de même celui qui dit qu’il marchait sur terre nu, comme les animaux car cela est un démenti du Qour’an. Allah ta^ala dit : (Wa t-tini wa zzaytouni wa touri sinin wa hadha l-baladi l-‘amin laqad khalaqna l-‘insana fi ‘ahçani taqwim) [sourat At-Tin /1-2-3-4] ce qui signifie : «Allah a créé l’être humain dans la meilleure image et la meilleur apparence ».

Ainsi, les propos de certains irréligieux dans les dernières époques qui disent que les premiers humains avaient une image semblable à celle du singe, cela est un démenti de cette ayah précédemment citée et du hadith sûr : (Kana ‘adamou sittina dhira’an toulan fi sab^ati ‘adhrou^in ^arda) [rapporté par l’Imam ‘Ahmad] ce qui signifie : « La taille de ‘Adam était de soixante coudées sur sept coudées de large ».

 

Tous les prophètes avaient une belle image et une belle forme. Il n’y a  pas parmi eux un seul qui ressemble au singe ou à un quelconque autre animal. Comment les prophètes ressembleraient-ils aux singes alors que Allah a châtié un peuple en les transformant en singes ! Notre maître Adam ^alayhi s-salam avait une belle image et une belle forme. Et la taille de notre maître Adam était de soixante coudées de haut sur sept coudées de large. Et c’est avec cette taille que seront les gens du paradis à l’image de leur père Adam.

 

Celui qui dit que Adam ressemble au singe, celui-là, il est mécréant.

 

AVERTISSEMENT

 

Il n’est pas permis de dire que le verbe al-liwat qui signifie en français sodomie, dérive du nom du prophète de Allah Lout. Le faqih, le mouhaddith, le spécialiste de la croyance Badrou d-Din AzZarkachiyy dans son livre Tachnifou l-Masami^ a dit ce qui signifie : « Les verbes sont dérivés des noms selon l’avis le plus plausible, et les verbes sont à l’origine des attributs qui en sont dérivés. Ainsi, les noms sont également une origine également ».

Et Abou Mansour, le linguiste a dit : « Tous les noms des prophètes ne sont pas arabes sauf quatre : ‘Adam, Salih, Chou^ayb et Mouhammad ». Mais ceci est contraire à ce qui est parvenue dans le sahih. En effet, il a été rapporté dans le Sahih de Ibnou Hibban du hadith de Abou Dharr que le Messager ^alayhi s-salam a dit : (‘Arba^atoun l-mina l-‘anbiya’i mina l-^arabi Houdoun wa Salihoun wa Chou^ayboun wa Mouhammadoun) ce qui signifie : « Quatre parmi les prophètes sont arabes : Houd, Salih, Chou^ayb et Mouhammad ».

 

Et ce qui apparaît du hadith c’est que les noms d’autres que ces quatre-là ne sont pas arabes. Et il est possible d’interpréter le hadith dans le sens que ce qui en est visé, c’est que les quatre sont des prophètes arabes et que d’autres qu’eux ne sont pas arabes de par leur origine. Ainsi, cette explication ne contredit pas que le fait que le terme Adam soit un terme arabe.

 

Le nom du prophète de Allah Lout est dans ce cas-là c’est-à-dire que ce n’est pas un nom arabe. Il n’est pas permis de dire que c’est un nom qui est dérivé de al-liwat – la sodomie –  car al-liwat est un terme arabe et c’est le nom du verbe lata. Alors que Lout est un nom non arabe. Comment quelqu’un pourrait-il prétendre qu’il dériverait de al-liwat – la sodomie – ! Et comment prétendre l’inverse également c’est-à-dire que prétendre que al-liwat serait dérivé du nom du prophète Lout ! En réalité le terme al-liwat existait avant même le peuple de Lout car la langue arabe  est une langue ancienne tant que certains savants ont dit : « La première langue qu’a utilisé ‘Adam c’est l’arabe ».

Ce qui témoigne pour cela c’est ce qui a été rapporté dans le Sahih que le Prophète a dit ce qui signifie : « Adam a éternué, il a dit : Al-hamdou lil-Lah ».

 

Mais le peuple de Lout était le premier à faire ces actes atroces. Quant au terme (liwat), il était utilisé chez ceux qui parlaient la langue arabe avant Lout. Il s’agit ici du peuple de ^Ad. Il n’y a pas dans la parole de Allah ta^ala au sujet du peuple de Lout lorsque ce dernier a dit à son peuple : (‘ata’touna l-fahichata ma sabaqakoum biha min ‘ahadin mina l-^alamin) [sourat Al-‘A^raf / 80] ce qui signifie : « Commettez-vous donc ce vilain péché et personne parmi les gens ne vous a  précédé pour le commettre ! ».

 

Il n’y a pas de preuve que le terme al-liwat n’existait pas avant cela. Seulement la signification de cette parole de Lout, c’est que ce péché, personne d’autre eux ne les avait précédés pour le commettre. L’existence du terme a donc précédé l’acte indiqué par ce terme. Par ailleurs, al-liwat ce terme-là a existé bien avant, mais la réalisation de ce terme n’a eu lieu que dans le peuple de  Lout.

 

Et il n’y a pas d’analogie entre la dérivation d’un terme par rapport à un terme qui est nouvellement utilisé chez les arabes c’est-à-dire un terme qui est intégré dans la langue arabe. Et cela ne s’appelle pas dérivation. Ces deux choses sont différentes. Nous disons pour le terme qui est intégré dans la langue arabe, c’est un terme qui est ramené d’une langue non arabe vers la langue arabe. Mais les arabes ne l’ont pas utilisé comme étant un terme arabe. Ainsi, les noms des choses, un certains nombre d’entre eux ont été ramenés vers la langue arabe et les arabes les ont utilisés d’une simple utilisation mais il n’y a pas ce qui indique que tel mot a été dérivé de tel autre qui a été ramené vers la langue arabe. Il y a une grande différence entre un mot qui est intégré dans la langue arabe et un mot qui est dérivé à partir d’un autre mot.

 

Celui qui dit que nom du prophète  Lout est dérivé de al-liwat – sodomie –, celui-là, il devient mécréant.

 

De plus, Allah ta^ala a préservé les prophètes de tout ce qui repousse et éloigne les gens, comme le fait que leurs noms soient des noms laids ou que leurs caractères soient des caractères laids. Ainsi, celui qui leur attribue un nom atroce et mauvais, il les aura rabaissés.

Comment certains linguistes ont-ils osé dire que Lout serait tiré et dérivé de al-liwat ?! Cette parole est infondée. Elle est atroce selon la langue et selon la Loi. Que l’on soit sur ses gardes des paroles de quiconque a dit cela parmi les linguistes et que l’on soit sur ses gardes pour ne pas les suivre.  Comment aurait-il pu leur échapper que le verbe, le nom du verbe, le nom de l’auteur de l’acte indiqué par ce verbes, le comparatif et le superlatif, que tout cela est extrait et dérivé à partir du nom (masdar).

 

Abou l-Qacim Al-Haririyy a ainsi dit dans Moulhatou l-‘I^rab : (Al-masdar c’est l’origine et c’est à partir du masdar qu’est extrait et dérivé le verbe).

 

Comment se sont-ils rendus permis que le nom de ce Prophète honoré a dérivé de al-liwat ou que al-liwat soit dérivé de son nom ?! Alors que celui qui observe et qui réfléchit, il ne lui échappe pas que les propos de ces gens-là ne s’appliquent à aucune des trois catégories des dérivations que les savants ont présentées dans leurs contextes.

 

Allah a préservé les prophètes d’avoir des noms laids ou vulgaires, ou d’avoir des noms qui sont dérivés de choses mauvaises, ou qu’à partir de leurs noms, il soit dérivé de mauvaises choses.

 

Il a été validé que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam  a dit :  (Ma ba^atha l-Lahou nabiyyan ‘il-la haçana l-wajhi haçana ssawti  wa ‘in-na nabiyyakoum ‘ahçanouhoum wajhan wa ‘ahçanouhoum sawta) [rapporté par At-Tirmidhiyy] ce qui signifie : «Allah n’a pas envoyé un seul prophète sans qu’il ait un beau visage et une belle voix et certes, votre Prophète est celui d’entre eux qui a le plus beau visage et la plus belle voix ». Si tel étaient les prophètes, alors forcément leurs noms sont beaux ! Mais ce qu’a rapporté Al-‘Azhariyy d’après Al-Layth que les gens avaient dérivé du nom de Lout un verbe pour celui qui fait la sodomie, cela  ne s’accorde pas avec ce qu’a dit Al-‘Azhariyy que tout autre que les quatre noms des prophètes sont des noms non arabes. Il n’y a donc pas de fondement sur cette parole rapportée de Al-Layth.

 

Quant à la parole des gens qui disent au sujet de celui qui fait cet acte : (Loutiyy) ceci est pour l’attribuer au peuple de Lout et non pas à Lout lui-même. En effet, la règle de l’attribution dans la langue arabe, c’est qu’ils disent lorsqu’ils attribuent quelque chose à un terme composé d’un nom et d’un complément de nom, ils citent le nom et disent au sujet de ^Abdou l-Qays, un tel est Qaysiyy et ils comprennent de cela uniquement la tribu. Il en est de même lorsqu’ils disent : (Loutiyy). Seulement, ce n’est pas une expression approuvée. Lorsqu’il y a l’attribution, si la personne visait l’acte, il est préférable qu’elle dise : (Untel est liwatiyy) ou (Untel al-la’it).

 

De plus, cette parole de Al-Layth que les gens auraient dérivé à partir de Lout un verbe pour celui qui pratique al-liwat, cette parole n’est pas explicite pour affirmer que c’est une dérivation correcte dans la langue. Peut-être voulait-il dire que c’est une attribution qui n’a pas de considération mais que ce ne sont que quelques mécréants qui ont fait cela et il ne vise pas par là l’approbation ni qu’il était correct de faire une pareille dérivation du verbe à partir du nom de Lout ^alayhi s-salam.

 

En résumé, ce qui a été cité pour la dérivation de lata et ce qui est de cet ordre à partir du nom de Lout, il n’a aucun fondement dans la dérivation qui est connue comme telle selon les linguistes. En effet, al-‘ichtiqaq – la dérivation – qui est reconnue comme telle selon les linguistes, sa condition c’est que ce qui est dérivé et ce de quoi il est dérivé soient tous deux dans la langue arabe parce qu’ils ont dit dans la définition de la dérivation que c’est de prendre un terme à partir d’un autre pour une correspondance entre eux. Ils ont classé cela en trois exemples dans la langue arabe puisqu’ils ont pris pour exemple : pour la petite dérivation comme halboun et halaba qui est le verbe, pour la dérivation moyenne comme darboun et dariboun et pour la dérivation majeure comme thalboun et thalmoun et ce qui est de cet ordre.  Et Lout ^alayhi s-salam c’est le fils du frère de ‘Ibrahim ^alayhi s-salam et tous deux ne sont pas arabes par accord des savants.

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Posted in cours général par chaykhaboulaliyah sur octobre 9, 2011

Questions/réponses


Q1 – Que signifie la prole : « raditou bi l-Lahi rabba » ?

R : – Je suis content de ce que Allah est mon Seigneur.

Q2 – Que signifie la parole : « hasbiya l-Lah » ?

R : –  Allah me suffit pour ce dont j’ai besoin (pour ce qui m’importe ou me préoccupe).

Q3 – Que signifie : récite (Qoul houwa l-Lahou ‘ahad) ainsi que la sourate «‘annas »et la sourate «‘al-falaq » matin et soir trois fois, « takfika min koulli chay’ » ? Que signifie : « takfika min koulli chay’ » ?

R : – […] Tout ce qui te nuit, te suffisent pour te protéger de tout ce qui te nuirait.

Q4 : – Que signifie la parole : « rabbi ch-rah li sadri wa yassir li ‘amri » ?

R : – C’est-à-dire fais que mon cœur se réjouisse du bien (……) facilite-moi l’obtention de ce que je désire de bien.

Q6 : – Que signifie la parole : « al-hamdou lil-Lahi l-ladhi ‘adhhaba ^anni l-‘adha wa ^afani » ?

R : – (‘al-‘adha), ces choses qui sortent de mon corps, et qui, si elles y restaient me nuiraient, ces choses, je loue Allah pour avoir fait que mon corps en soit débarassé  ; et je loue Allah Qui me maintient en bonne santé.

Q7 : – Que signifie la parole : « allahoumma bika ‘asbahna wa bika ‘amsayna wa bika nahya wa bika namout » ?

R : – Cela signifie : [Ô Allah] Tu nous as maintenus en vie jusqu’à ce matin et Tu nous as fait atteindre vivants ce soir ; c’est par Ta puissance que nous vivons et notre vie est par Ta volonté, de même la mort que nous aurons.

Q8 : – Dans les tahiyyat, que signifie la parole : « assalamou ^alayka ayyouha n-nabiyy » ?

R : – Que Allah te protège du mal que tu redoutes, invocation qui s’étend à la communauté.

Q9 : – Dans les tahiyyat, que signifie la parole : « assalamou ^alayna wa ^ala ^ibadi l-Lahi s-salihin » ?

R : – Que Allah nous protège et protège Ses esclaves vertueux du mal.

Q10 : – Dans le tachahhoud, que signifie la parole : « ali Mouhammad » ?

R : – Les croyants parmi ses proches.

Q11 : – Que signifie la parole : « ‘asbahna wa ‘asbaha l-moulkou lil-Lah », et la parole : « ‘amsayna wa ‘amsa l-moulkou lil-Lah » ?

R : Nous sommes parvenus au matin et la souveraineté est immuablement à Allah. Et nous avons atteint le soir la souveraineté est immuablement à Allah.

Q12 : – Que signifie la parole : « sami^al-Lahou li man hamidah » ?

R : – Allah accepte l’éloge de celui qui fait Son éloge.

Q13 : – Que signifie la parole : « soubhana rabiya l-‘A^la »

R : – Mon  Seigneur Lui Qui est plus élevé en degré que tout autre, est exempt de tout ce qui n’est pas digne de Lui.

Q14 : – Que signifie la parole : « ‘allahoumma ‘a^inni ^ala dhikrika wa housni ^ibadatik » ?

R : – Accorde-moi de pouvoir T’évoquer et d’accomplir l’acte d’adoration que Tu acceptes.

Q15 :   – tahou najahan wa ‘akhirahou falaha »

R : – C’est-à-dire un bien. Fais que le début de cette journée soit un bien pour moi ; dans son milieu facilite mon affaire ; et fais qu’en sa fin j’aie ce que je désire de bien.

Q16 : – Que signifie la praole : « ‘al-hamdou lil-Lahi l-Ladhi ‘at^ama wa saqa wa sawwaghahou wa ja^ala lahou makhraja » ?

R : – Il a fait que cela descende aisément par cet orifice étroit.

Q17 : – Que signifie la parole de Allah ta^ala : (wa la tanharhouma)

R : – An-nahr, c’est la parole dure.

Q18 – Que signifie la parole : « ‘assalamou ^alaykoum » par quoi le musulman salue son frère en Islam ?

R : – Que Allah vous protège de ce que vous redoutez.

Q19  : – Et la parole : « wa ^alaykoumou s-salam » ?

R : – Pareillement. C’est-à-dire : Que Allah vous protège de ce que vous redoutez.

Q21 : – Que signifie la parole : « ‘al-hamdou lil-Lahi l-Ladhi kafani wa ‘awani »

R : – Kafani, C’est-à-dire IL m’a facilité l’obtention du rizq (ce qui m’est profitable), et ‘awani signifie : IL m’a accordé un refuge.

Q22 : – Que signifie la parole : « sajada wajhi lil-Ladhi khalaqah »

R : – Par glorification, par humilité pour Celui Qui l’a créé, il a appliqué son front sur le sol. En cela, il y a l’extrême humilité car le visage est la plus honorable des parties apparentes du corps. .

Q23 : – Que singifie la parole : « wajjahtou wajhiya lil-Ladhi fatara s-samawati wa l-‘ard » ?

R : – J’ai visé par mon acte d’adoration l’agrément du Créateur, Celui Qui a créé les cieux et les la terre.

Q24 : – Dans la parole de Allah ta^ala : (wa koullan faddalna ^ala l-^alamin), ici que signifie le mot ‘al-^alamin ?

R : – Al-^alamoun, ce sont les créatures. Les prophètes sont les meilleurs créatures de Allah. Ils sont meilleurs que les anges. Bien que les prophètes mangent, se désaltèrent,  dorment…, car leur temps n’est pas tout entier dans l’adoration. Les anges, eux, tout leur temps est dans l’adoration., Rien de ce qui occupe les humains, tel que le fait de se nourrir ou autre que cela n’occupe les anges. Pourtant, les prophètes sont meilleurs car la crainte qu’ils ont de Allah dans leurs cœurs est plus grande que la crainte qu’il y a dans les cœurs d’autres qu’eux. Ainsi, s’il était dit : pourquoi est-ce que les prophètes sont meilleurs que les anges, alors que les anges ne désobéissent pas à Allah, pas même le temps d’un clin d’œil et que ni la nourriture ni quoi que ce soit d’autre de cet ordre-là n’occupent leurs instants ? la réponse est de dire : Allah élève en degré qui Il veut par rapport à qui Il veut parmi Ses créatures  car Il ne tire profit de l’obéissance de personne et ne subit de nuisance par les péchés de personne.

Q25 : – Nous n’avions pas trouvé de terme pour traduire celui de « mash », aussi avons-nous mis : « passer la main mouillée sur la tête », cette traduction est-elle acceptable ? Est-ce que nous y rajoutons : « ou ce qui est du même ordre [que cela] » de sorte qu’il ne soit pas mis comme condition le fait de passer la main en particulier, ou est-ce que nous nous contentons de dire : « passer la main mouillée » étant donné que c’est ainsi que cela se fait la plupart du temps ?

R : – Cela convient. Au fait, autre que la main, cela suffit. Toutefois c’est  le faire avec la main qui est la base et le caractère recommandé ne se réalise pas autrement, à moins que l’on ait une excuse. Celui qui mouille un tissu et le passe sur la tête sans excuse n’aura pas de récompense.

Q26 : – Parmi les choses qui sont cause d’annulation de la prière : prononcer quelque parole qui relève de (kalamou n-nas) [la parole des gens]. Comment traduire cela ? Par : « autrement que pour faire l’évocation de Allah » ? ou plutôt : « si celui qui est en train de faire la prière dit quelque chose de ce que le gens disent d’ordinaire en dehors de la prière » de quelle manière traduire au juste ?

R : – Le fait de parler autrement que pour faire l’évocation de Allah. Il a été rapporté dans le hadith que dans la prière, il n’est pas valable de parler de la parole des gens. Ce qui visé en l’occurrence c’est la parole qui n’est pas de celles que Allah a rendu permises dans la prière. Quant à l’évocation de Allah, l’évocation de Son messager, l’invocation faite pour soi ou en faveur d’autrui, cela est permis.

Q27 : – Que signifie la parole : « ‘allahouma j^alal li fi qalbi nouran wa fi liçani nouran wa j^al fi sam^i nouran wa j^al fi basari noura » ?

R : – [Ô Allah, fais qu’il y ait pour moi] du bien dans tous ces organes.

Q28 : – Que signifie al-mou^afat lorsque nous disons : « wa ^afini fi man ^afayt » ?

R : – Et protège-moi des maladies parmi ceux que Tu as protégés.

Q29 : – Que signifie la praole : « wa tawallani fi man tawallayt » ?

R : – Aide-moi avec ceux que Tu as aidés, c’est-à-dire fais que je sois de ceux-là.

Q30 : – Que signifie la parole : « wa barik li fi ma ‘a^tayt » ?

R : – Accorde-moi des bénédictions dans ce que Tu m’as donné.

Q31 : – Que signifie la parole : « wa qini wa srif ^anni charra ma qadayt » ?

R : – De ce que Tu as prédestiné comme mal, protège-moi. Cela ne signifie pas « de ce dont Tu as voulu que cela m’arrive » mais plutôt de ce dont Tu as voulu que cela arrive à certaines de Tes créatures.

Q32 : – Que signifie la parole : « fa ‘innaka taqdi wa la youqda ^alayk » ?

R : – Tu prédestines pour Tes créatures et personne ne prédestine pour Toi, c’est-à-dire rien de la part de quiconque ne Te profite ni ne Te nuit.

Q33 : – Que signifie la parole : « wa ‘innahou la yadhillou man walayt » ?

R : – Celui que Tu as honoré ne sera pas rabaissé. Même si certaines gens lui nuisent et le dénigrent, il a un grand honneur. Les prophètes, beaucoup d’entre eux furent tués par les mécréants et beaucoup d’entre eux subirent des nuisances sans que cela arrivât jusqu’à l’assassinat. Malgré cela, selon le jugement de Allah, l’honneur des prophètes est très grand car la nuisance qui les a atteints de la part des gens les augmente en honneur selon le jugement de Allah.

Q34 : – Que signifie la parole : « fa ‘inna salatakoum ma^roudatoun ^alayya » [c’est-à-dire au prophète]?

R : – Les anges lui exposent [au prophète] cela : untel a invoqué pour que tu sois davantage élevé en degré, Ô prophète de Allah. Certaines personnes, le Prophète entend leurs invocations et leur salam, de ses oreilles il les entend et pour ; d’autres, ce sont les anges qui exposent au prophète les invocations faites par eux.

Q35 : – Parmi les caractéristiques du prophète : al-hilm, ainsi que le courage et la patience. Que signifie : al-hilm ?

R : – Faire preuve de patience face à la nuisance des gens et à leurs mauvais comportements en s’abstenant d’agir en mal en retour.

Q36 : – Que signifie : « la yaslouhou l-kadhibou fi jiddiw-wa la hazl »

Il [le mensonge] n’est pas permis. Il convient d’enseigner cela aux enfants car beaucoup grandissent en considérant permis le mensonge dit en plaisantant.

Q38 : –

R : – Assalihat, c’est ce que Allah a rendu obligatoire comme actes d’obéissance : la prière, le jeûne, le Hajj et la Zakat.

Q39 : –

R : – Le woudou’, le ghousl suite à la sortie de maniyy et pour ce qui est de cet ordre c’est la moitié de la foi, c’est-à-dire une grande partie. Attouhour (la purification) est une grande partie de la foi, cela ne signifie pas qu’il lui est équivalent.

Q40 : –

R : – Allahou ‘ahkamou l-hakimin : Son jugement est meilleur que le jugement d’autre que Lui car il n’y a dans Son jugement ni erreur ni injustice.

Q41 : –

R : – Les actes de bien ne sont acceptés qu’assortis de l’intention [adéquate], c’est-à-dire que la prière, le jeûne, le Hajj et la Zakat, si la personne [qui accomplit tel ou tel de ces actes] ne met pas l’intention, si elle n’accompagne pas l‘acte de l’intention, elle n’aura pas de récompense et cet acte ne sera pas valable ; ce sera comme si l’acte n’avait pas été accompli.

Q43 : –

R : – Les ‘aqlam des anges avec lesquels ils écrivent sur la Table Préservée et « les feuillets sur lesquels ils écrivent ont séché » signifie que ceci s’est produit avant qu’arrive à l’être humain ce va lui arriver.

Q44 : –

R : – On dit ceci d’une chose pour laquelle il n’y a pas de récompense et qui n’est pas un péché non plus. Faire cette chose ou ne pas la faire, c’est du même ordre. Par exemple manger ce matin : qu’on ne le fasse pas ou qu’on le fasse, c’est du même ordre ; de même concernant le repas de ce soir, que la personne le prenne ou non c’est du même ordre c’est-à-dire : que tu le fasses ou que tu ne le fasses pas il n’y a pas de récompense.

Q44- pourquoi ne donnent-t-ils pas l’exemple du mensonge ? Qu’ils donnent quelque chose en exemple.

Q45- Comme la prière, sauf qu’il y est permis de parler.

Q46- Accorde-moi la bonne santé. Le malade invoque pour avoir une bonne santé et celui qui ne l’est pas invoque aussi pour avoir une bonne santé.

Q47- La mosquée dans laquelle on accomplit la prière du vendredi. En effet, à Harare, les gens n’accomplissent la prière du vendredi que dans une seule mosquée. A Harare, il y a quatre-vingt mosquées. Il en est ainsi dans la plupart des villes, la prière du vendredi ne se fait que dans une seule mosquée. A la Mecque et Médine, c’était le cas auparavant jusqu’à il y a environ deux cents ans ; par la suite ils se sont mis à multiplier [les assemblées de prière du vendredi dans plusieurs lieux]. Aussi, Ach-Chafi^iyy aussi dit qu’il n’est pas valable qu’il y ait deux assemblées simultanées de prière du vendredi dans une même ville.

Q48- qui parle beaucoup des gens en mal.

Q49- celui qui joue avec les dés c’est comme s’il plongeait sa main la chaire et le sang du porc.

Q50- (ahsani sourah= sous le meilleur des aspects ?) La forme de l’être humain est parmi les meilleurs des formes et il est droit, marchant avec ses pieds et mangeant à l’aide de ses mains. Cela signifie « de belle morphologie » et ne signifie pas la beauté du visage ; cela signifie « sous la plus belle des morphologies ».

Q51- C’est là est un grand mal. Cela signifie que mépriser son frère en Islam est un grand mal, un très grand mal.

Q52- Celui qui est ton ennemi n’aura pas d’honneur, ni selon Ton jugement, ni selon le jugement des meilleurs des gens, même si, selon l’apparence, il a un honneur aux yeux de ses semblables et à cela il n’y a pas à accorder de considération.

Q54- Cela signifie « je demande pour vous la sauvegarde de la part de Allah » il s’agit  des croyants de parmi les humains et les jinn qui se trouvent derrière [celui qui dit cela] , même s’il n’y a aucun humain avec lui. De même, les anges, il se peut qu’ils accomplissent la prière derrière une personne si sa prière est valable. Celui qui accomplit sur une terre déserte la prière en assemblée précédée de l’appel à la prière (‘adhan) et de l’annonce (‘iqamah), il prie derrière lui des jinn et des anges  en rang à perte de vue.

Q56- La belle parole est une aumône. Toute belle parole qu’une personne prononce est une aumône c’est-à-dire qu’elle est récompensée de cela, tout comme l’on est récompensé de l’aumône que l’on fait.

Q57- Le sevrage est à l’âge de deux ans

Q58- « Remercie-moi » c’est le remerciement de Allah qui est d’accomplir les obligations et de se garder des péchés. Quant au remerciement des parents, c’est d’agir envers eux avec bienfaisance. « Wa ilayya l-masir » signifie « Vous reviendrez tous à Mon jugement »

Q60- Les humains et les jinn. N’est-ce pas qu’ils furent sur la bonne guidée par sa cause ?

Q61- « Ouch-hidouka » signifie « Tu sais cela ». Quant à « wa hamalata ^archik…. », cela signifie par l’expression de leur état, c’est-à-dire c’est comme s’ils témoignaient que Allah mérite cela.

Q62- L’origine de quoi ils furent créés c’est la lumière mais à présent ils ont un corps spécifique, impalpable.

Q63- viens à ce qui est réussite, à savoir la prière.

Q 65 : – « yahdi », c’est-à-dire [ici] mène les gens vers -. « youktaba », c’est-àdire que les anges écrivent à son sujet qu’il est un menteur, tant il aura menti,  à cause de cela i sera écrit à son sujet qu’il est un menteur.

Q67 – « salimah », c’est-à-dire : il n’y a rien en lui [le paradis] qui déplaise.

Q 69 – Dans la ‘ayah, quelle est la signification de « fa ‘ahsana souwarakoum » ? Est-ce que nous parlons à ce sujet de « beauté de l’aspect extérieur » ?

Le chaykh a dit : Allah vous a créés sous une forme belle, Il ne vous a pas faits tels que les animaux le visage tourné vers le sol, et Il vous a pourvus de mains à l’aide desquelles vous mangez.

Q 70 – : Lorsque l’on dit : « par la volonté de Allah », qu’est-ce que cela signifie ?

Le chaykh a dit : « par Sa volonté », cela signifie qu’Il n’est pas contraint. Allah n’est pas contraint, nul ne Le contraint jamais.

Q 72 : – Et lorsque l’on dit : « par Sa prédestination » ?

Le chaykh a dit : Faire exister la chose selon Sa science. Conformément à Sa science éternelle Il crée la chose. Cela ne signifie pas réfléchir, car Allah est exempt de cela. Réfléchir est le fait de l’être entré en existence, il ne doit pas être attribué à L’Eternel la réflexion ou le fait de réflécir.

Q 74 : – Parmi les choses qui sont cause d’annulation de la prière, il est dit dans le texte arabe : « trois mouvements consécutifs », est-ce que nous gardons cela tel quel pour l’enseigner aux enfants, ou bien est-ce que nous citons l’autre avis, à l’argument plus fort ?

Le chaykh a dit : [Plutôt] l’autre avis……….. Selon cet autre avis, [ce qui est cause d’annulation] c’est le mouvement qui s’est prolongé autant de temps qu’il en faut pour l’accomplissement d’une rak^ah. Cet avis-là est plus en conformité avec les hadith dans lesquels il fut rapporté ce par quoi l’on comprend que le prophète – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam fit durant une même prière davantage que trois mouvements, tels que le hadith où il est rapporté que le prophète ouvrit la porte qui était fermée dans la direction de al-qiblah à ^A’ichah et poursuit sa prière, et ce hadith est un hadith sûr, rapporté par l’Imam Ahmad dans son Mousnad.

Q 76 : – Au cours de l’invocation, il est rapporté que le petit [l’enfant] dit : « wa ‘atoubou ‘ilayk ». Selon quelle signification traduire cela ?

Le chaykh a dit : c’est-à-dire je Te demande [Ô Allah] de changer mon état, que de mauvais celui-ci devienne meilleur.

Q 77 : – Quelle est la signification de la parole de Allah ta^ala : (fa man chahida minkoumou ch-chahra fal-yasoumh) ?

Le chaykh a dit : – C’est-à-dire celui qui atteint le mois [de Ramadan] en étant vivant, il lui est obligatoire de jeûner.

Le paradis

Posted in cours général,Croyance,islam par chaykhaboulaliyah sur septembre 28, 2011

La croyance au Paradis et à sa félicité

La louange est à Allah. Que davantage d’honneur et d’élévation en degrés soient accordés au Prophète de Allah. Louanges à Allah, Celui Qui est Unique, Celui Qui n’a besoin de rien, Qui n’est pas engendré, Qui n’engendre pas et Qui n’a nul équivalent. Je loue Allah ta^ala et je L’implore de me guider sur le chemin de droiture. Je recherche Son pardon et je me repens à Lui. Je recherche la préservation de Allah contre le mal de mon âme et de mes mauvais actes. Le bien-guidé est celui que Allah guide, et nul ne peut guider celui qu’Il égare.

 

Que l’honneur et l’élévation en degrés les plus complets et les plus parfaits soient accordés à notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam le maître des fils de ^Adnan, celui que Allah a envoyé en tant que miséricorde pour les mondes, en tant que guide et annonciateur de bonnes nouvelles et avertisseur d’un châtiment. Le Prophète, qui est comme une lumière éclatante et une lune éclairante, a appelé à la religion agréée par Allah. Allah a guidé par lui la communauté. Il a dévoilé par lui les obscurités. Le Prophète a transmis le message. Il s’est acquitté de ce qui lui a été confié. Il a conseillé la communauté. Que Allah le rétribue pour nous du meilleur de ce dont Il a rétribué chacun de Ses prophètes.

 

Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah, Lui seul n’a pas d’associé. Il a envoyé Son messager avec l’enseignement de droiture et la religion de la vérité. Je témoigne que notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam est Son esclave et Son messager. Que Allah l’honore ainsi que tous les messagers qu’Il a envoyés.

 

 

 

 

 

 

Mes frères de foi, je vous recommande ainsi qu’à moi-même de faire preuve de piété à l’égard de Allah Al-^Aliyy, Al-^Adhim, Lui Qui dit dans la révélation :

﴿ وَعَدَ اللهُ الْمُؤْمِنِينَ وَالْمُؤْمِنَاتِ جَنَّاتٍ تَجْرِي مِن تَحْتِهَا الأَنْهَارُ خَالِدِينَ فِيهَا وَمَسَاكِنَ طَيِّبَةً فِي جَنَّاتِ عَدْنٍ وَرِضْوَانٌ مِّنَ اللهِ أَكْبَرُ ذَلِكَ هُوَ الْفَوْزُ الْعَظِيمُ  ﴾

(wa^ada l-Lahou l-mouminina wa l-mouminati jannatin tajri min tahtiha l-‘anharou khalidina fiha wa maçakina tayyibatan fi jannati ^adnin wa ridwanoun mina l-Lahi ‘akbar dhalika houwa l-fawzou l-^adhim)

ce qui signifie : « Allah a promis aux croyants et aux croyantes des jardins sous lesquels coulent des fleuves, ils y resteront éternellement, et de belles résidences dans des jardins d’Eden. Et l’agrément de Allah est une récompense plus éminente encore. C’est cela la grande réussite » [sourat At-Tawbah / 72].

Oui mes bien-aimés, c’est cela la grande réussite, que Allah nous honore par cela. Mes frères de foi, nous parlons aujourd’hui du Paradis et de ce que Allah y a réservé aux croyants.

 

Le Paradis est la résidence de la félicité éternelle. Croire au Paradis, autrement dit croire en son existence, cela fait partie de la croyance des musulmans. Il est un devoir de croire en son existence. Le Paradis existe actuellement, c’est ce qu’ont indiqué les nombreux textes de Loi. Il existe et n’aura pas de fin, car Allah l’a spécifié ainsi.

 

Au Paradis, les gens vivront éternellement, tout comme Allah ^azza wa jall nous l’apprend dans le Qour’an :

﴿ وَالَّذِينَ ءامَنُواْ وَعَمِلُواْ الصَّالِحَاتِ سَنُدْخِلُهُمْ جَنَّاتٍ تَجْرِي مِن تَحْتِهَا الأَنْهَارُ خَالِدِينَ فِيهَا أَبَدًا لَّهُمْ فِيهَا أَزْوَاجٌ مُّطَهَّرَةٌ وَنُدْخِلُهُمْ ظِـلاًّ ظَلِيلاً 

 (wa lladhina ‘amanou wa^amilou ssalihati sanoudkhilouhoum jannatin tajri min tahtiha l-‘anharou khalidina fiha ‘abada lahoum fiha ‘azwajoun moutahharatoun wa noudkhilouhoum dhillan dhalila)

ce qui signifie : « Ceux qui ont été croyants et ont agi en bien, Nous les ferons entrer dans des jardins sous lesquels coulent des fleuves. Ils y resteront éternellement, ils y auront des épouses pures » [sourat An-Niça / 57].

 

La félicité du Paradis est éternelle, autrement dit, elle ne prend pas fin. Au Paradis, la félicité est de deux sortes : il y aune félicité spécifique que seuls les pieux auront et une félicité générale qu’auront tous les gens du Paradis. Parmi la félicité générale qu’obtiendront tous les gens du Paradis, il y a le fait qu’ils seront tous jeunes, ils ne vieilliront jamais, ils seront tous en bonne santé et ils ne tomberont jamais malade. Les gens seront tous heureux, ils ne seront jamais atteints de tourments, de chagrin et de tristesse, jamais !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ainsi, ils resteront toujours vivants dans une félicité éternelle, ils ne mourront jamais, tout comme nous l’a annoncé notre Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam dans le hadith sahih :

 

 » يُنَادِي مُنَادٍ إِنَّ لَكُمْ أَنْ تَصِحُّوا فَلاَ تَسْقَمُوا أَبَداً وَإِنَّ لَكُمْ أَنْ تَحْيَوْا فَلاَ تَمُوتُوا أَبَداً وَإِنَّ لَكُمْ أَنْ تَشِبُّوا فَلاَ تَهْرَمُوا أَبَداً وَإِنَّ لَكُمْ أَنْ تَنْعَمُوا فَلاَ تَبْأَسُوا أَبَداً « 

ce qui signifie : « Un ange appellera et les gens du Paradis vont l’entendre, il dira : “Vous resterez en bonne santé, vous ne tomberez jamais malades. Vous resterez vivants éternellement, vous ne mourrez plus jamais. Vous resterez jeunes éternellement, vous ne vieillirez jamais. Vous aurez une félicité, vous ne serez atteints d’aucune tristesse, à jamais ” » [rapporté par Mouslim].

 

Et cela est conforme à la parole de Allah ^azza wa jall:

﴿ وَنُودُواْ أَن تِلْكُمُ الْجَنَّةُ أُورِثْتُمُوهَا بِمَا كُنتُمْ تَعْمَلُونَ

(wa noudou ‘an tilkoumou l-jannatou ‘ourithtoumouha bima kountoum ta^maloun)

ce qui signifie : « Ils entendront un appel qui signifie : “Voici le Paradis dont vous avez hérité en récompense de vos œuvres” » [sourat Al-‘A^raf / 43].

 

Mes frères de foi, écoutez bien ce qui nous est parvenu au sujet de sa description faite par le Prophète éminent, que Allah l’honore et l’élève davantage en degrés, dans un autre hadith, où il dit à son sujet :

« هِيَ وَرَبِّ الكَعْبَةِ نُورٌ يَتَلأْلأُ وَرَيْحَانَةٌ تَهْتَزُّ وَنَهْرٌ مُضْطَّرِدٌ وَقَصْرٌ مَشِيدٌ وَفَاكِهَةٌ نَضِيجَةٌ وَزَوْجَةٌ حَسْنَاءُ جَمِيلَةٌ فِي مُقَامٍ أَبَدِيٍّ وَحُبْرَةٍ وَنَضْرَةٍ »

ce qui signifie : « Par le Seigneur de la Ka^bah, le Paradis contient des lumières scintillantes, une belle odeur qui embaume, des fleuves qui coulent à même le sol sans lits, des palais érigés, des fruits mûrs, et une épouse belle dans une résidence éternelle, dans une grâce et une joie éternelles » [rapporté par Ibnou Majah dans ses Sounan].

 

Ainsi, le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam  a juré par le Seigneur de la Ka^bah en disant que dans le Paradis, il y a des lumières qui scintillent. C’est pour cela qu’au Paradis, il n’y a pas besoin de soleil ou de lune. Tout ce qu’il y a au Paradis est clair, il n’y a pas d’obscurité. La durée de la nuit et du jour est connue par des signes que Allah crée au Paradis.

 

Au Paradis, il y a Touba. Mes frères de foi, Touba est un arbre à l’ombre duquel un voyageur pourrait marcher pendant cent ans sans le dépasser. Il a comme fruits les vêtements que les gens du Paradis porteront.

 

Au Paradis, il y a des fleuves qui coulent, et il n’y a pas de difficultés pour en puiser. Ce ne sont pas des fleuves qui se trouvent dans des lits profonds. Ce sont des fleuves qui coulent à même le sol du Paradis.

 

Au Paradis, il y a également des oiseaux qui ne sont pas comme les oiseaux du bas monde. À ce sujet, il  nous est parvenu que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

« إِنَّكَ لَتَنْظُرُ إِلَى الطَّيْرِ فِي الجَنَّةِ فَتَشْتَهِيهِ فَيَخِرُّ بَيْنَ يَدَيْكَ مَشْوِيّاً »

ce qui signifie : « Au paradis, il t’arrive d’observer un oiseau. Si tu désires le manger, tu le retrouves grillé entre tes mains ». [rapporté par Al-Bazzar dans son Mousnad].

Après que le croyant ait mangé cet oiseau cuit, Allah lui donne à nouveau la vie et il s’envole comme il était.

 

Au Paradis, il y a des lits élevés, tout comme notre Seigneur le dit dans le Qour’an Honoré :

فِيهَا سُرُرٌ مَّرْفُوعَةٌ﴿

(fiha sourouroun marfou^ah)

ce qui signifie : « Il comporte des lits élevés » [sourat Al-Ghachiyah/13].

 

Concernant la description de ces lits, il nous est parvenu qu’ils sont ornés de pierres précieuses, et que ses planches sont en or. Ils sont élevés tant que celui qui veut y prendre place n’est pas venu. Lorsque celui qui veut s’y installer arrive, ce lit s’abaisse et il s’assoit dessus, puis il reprend sa position élevée. Allah ta^ala a fait que ses lits fassent partie des moyens de déplacement au Paradis. Ainsi, si quelqu’un souhaite rencontrer une autre personne au Paradis, ce lit l’emmène en s’envolant, par la Toute- Puissance de Allah ta^ala, jusqu’à arriver face au lit de cette personne. Ils s’assoient l’un en face de l’autre et ils discutent. Ensuite, son lit l’amène d’où il est venu. Et c’est cela la signification de la parole de Allah ta^ala :

﴿ عَلَى سُرُرٍ مُّتَقَابِلِينَ

(^ala sourourin moutaqabilin)

ce qui signifie : « Sur des lits l’un en face de l’autre » [sourat Al-Hijr/47].

 

        Mes frères de Foi, ce que nous avons cité est une partie de ce qui nous est parvenu au sujet de la félicité générale qu’obtiendront tous les gens du Paradis. Quant à la félicité particulière que Allah a réservée aux pieux, aucun ange de haut degré, aucun prophète envoyé n’en ont pris connaissance. En effet, Al-Boukhariyy a rapporté de Abou Hourayrah, que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

قَالَ اللهُ تَبَارَكَ وَتَعَالَى أَعْدَدْتُ لِعِبَادِي الصَّالِحِينَ مَا لَا عَيْنٌ رَأَتْ وَلاَ أُذُنٌ سَمِعَتْ وَلاَ خَطَرَ عَلَى قَلْبِ بَشَرٍ فَاقْرَؤُوا إِنْ شِئْتُمْ

 (qala l-Lahou tabaraka wa ta^ala: ‘a^dadtou li^ibadiya ssalihina ma la ^aynoun ra’at wa la ‘oudhounoun sami^at wa la khatara ^ala qalbi bachar)

ce qui signifie : « Allah a dit ce qui signifie : “J’ai réservé pour Mes esclaves vertueux ce qu’aucun œil n’a vu, ce qu’aucune oreille n’a entendu et ce qui n’a pas même effleuré le cœur d’un humain“ ». Alors récitez, si vous voulez la parole de Alla:

﴿ فَلا تَعْلَمُ نَفْسٌ مَّا أُخْفِيَ لَهُم مِّن قُرَّةِ أَعْيُنٍ

 (fala ta^lamou nafsoun ma ‘oukhfiya lahoum min qourrati a^younin)

ce qui signifie : « Aucune âme ne sait ce qui leur a été réservée comme réjouissance » [sourat As-Sajdah/17].

 

Ô Allah, par le degré du Maître des Messagers, fais que nous soyons parmi les meilleurs de Tes esclaves vertueux, ceux-là même qui n’auront pas à avoir de crainte ni à être chagrinés. Ô Allah accorde- nous une grande ardeur pour soutenir cette religion afin que nous soyons au nombre des victorieux dans l’au-delà.

 

 

Mes frères de foi, œuvrez dans l’obéissance à Allah avec sérieux et diffusez l’appel à la religion agréée par Allah. Mettez vos ardeurs au service de cette religion et rappelez-vous la parole de Allah ta^ala :

﴿ إِنَّ اللهَ اشْتَرَى مِنَ الْمُؤْمِنِينَ أَنفُسَهُمْ وَأَمْوَالَهُم بِأَنَّ لَهُمُ الجَنَّةَ  ﴾

(‘inna l-Laha chtara mina l-mou’minina ‘anfouçahoum wa ‘amwalahoum bi ‘anna lahoumou l-jannah)

ce qui signifie : « Allah a promis aux croyants, en contrepartie de leur âme et de leurs biens, qu’ils auront le Paradis » [sourat At-Tawbah/111].

 

Commentaires fermés sur Le paradis

Pas de différence entre l’arabe et le non-arabe si ce n’est par la piété

Posted in cours général par chaykhaboulaliyah sur août 11, 2011

La louange est à Allah le Seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad et qu’il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’il nous augmente en connaissance. Et nous lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’Enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de son agrément.

Allah tabaraka wa ta^ala a accordé à son prophète Mouhammad, parmi les bons caractères et les bons comportements, les meilleurs et les plus hauts degrés. Et les gens auprès du prophète ne se distinguaient pas les uns les autres, c’est-à-dire qu’ils ne faisaient pas de différence entre les gens sauf selon la piété. C’est-à-dire que pour le prophète, les meilleurs étaient ceux qui était le plus pieu. Ainsi, notre chaykh que Allah lui fasse miséricorde, a rapporté avec une chaine de transmission du degré du sahih, dans le sahih de Mouslim, du hadith de ja^far assadiq, d’après son père Mouhammad al baqir, d’après Jabir Ibnou ^abdi l-Lah al ‘ansariyy, que Allah les agrée, concernant description de la manière avec laquelle le messager de Allah a accompli le pèlerinage, le hajj. Il a dit pour décrire la manière avec laquelle le prophète a accompli le pèlerinage, que le prophète était partit de ^arafat après le coucher du soleil, vous savez que le 9 de dhou l-Hijjah les pèlerins vont à ^arafat et le temps de la station à ^arafat est depuis le temps de adh-dhouhr du jour de ^arafat, c’est-à-dire le 9 du mois de dhoul Hijjah, jusqu’à l’aube du 10, le 10 étant le jour de al ^id, le jour de la fête du sacrifice. Donc il est parti de ^arafat après le coucher du soleil, et il était sur une monture et il avait mis derrière lui ‘Ouçamah, jusqu’à ce qu’ils soient arrivés à Mouzdalifah, qui est une station, une etape, par laquelle les pèlerins passent avant de retourner à la Mecque pour faire les tous autour de la ka^bah. Il a passé la nuit à Mouzdalifah, il a fait la prière de as-soubh à mouzdalifah puis il est reparti à al mach^ar al Haram, et il s’est tenu la bas et il a invoqué Allah et il avait mis sur sa monture cette fois-ci Al Fadl ‘ibn Al ^abbas, qui est le fils de al-^abbas, Al ^abbas comme vous le savez c’est l’oncle du prophète. Al Fadl est donc le cousin du prophète, il est le fils de al ^abbas, al ^abbas étant le frère de ^abdou l-Lah, ^abdou l-Lah qui est le père du prophète. Al ^abbas avait plusieurs fils, parmi eu il y avait al Fadl. Parmi eux il y avait ^abdou l-Lah qui est connu, qui est tarjoumalou l-Qour’an, c’est-à-dire celui qui explique le Qour’an. Le prophète a donc pris son cousin al-Fadl jusqu’à arriver à Mina, Mina étant un autre endroit sur le trajet du retour de ^arafat jusqu’à la Mecque. Il est donc passe par Mouzdalifah, al mach^ar al-Haram et Mina.

Regardez cette grande sagesse, combien la sagesse du prophète est éminente puisqu’il a pris derrière lui sur la monture ‘ouçama fils de zayd. Donc au début quand il est parti de ^arafat à mouzdalifah il a pris Ouçama fils de zayd, puis quand il a quitté mouzdalifah et qu’il est retourné jusqu’à mina il a pris derrière lui son cousin al Fadl ibnou ^abbas. Il n’a donc pas pris en considération l’aspect, ni l’ascendance, celui-là est le fils, celui-là est mon cousin alors que celui-là n’est pas mon cousin, ce n’est pas cela qu’il a pris en considération. Mais il a pris en considération le mérite par la piété en effet ‘ouçama fils de zayd était le fils de zayd qui était un esclave qui a été affranchi, qui a été offert par khadijah (l’épouse du prophète) au prophète, le prophète lui a rendu sa     liberté et il l’a fait marié a ‘oummou ‘ayman al habachiyyah, qui était une femme qui avait pris en charge le prophète quand il était enfant. Et ‘ouçamah le fils de ce zayd et cette ‘oummou ‘ayman, par la couleur de sa peau il était noir. Tandis que le cousin du prophète, al fadl ibnou al ^abbas, il était parmi les plus beaux des gens par l’aspect il était blanc et avait de beaux cheveux, le prophète n’a pas dit celui-là est mon cousin, c’est le fils de mon oncle paternel, il s’appelle Al-Fadl, je vais le prendre d’abord alors que de par son ascendance c’était son cousin et de par l’aspect il était parmi les plus beaux des hommes, mais il a pris en compte le fait que ‘ouçama est plus ancien dans l’islam que al Fadl, il a pris d’abord ‘ouçamah que Allah l’agrée, il l’a fait monter derrière lui sur sa monture de ^arafat jusqu’à mouzdalifah, et c’était la nuit. Puis, le lendemain après avoir fait la prière de l’aube du jour de al ^id, il a pris avec lui al Fadl et c’est cela la justice qui est acceptée. Allah a accordé la réussite au prophète dans tous ses agissements son cœur était pur son intention était sincère, on for intérieur était bon il ne prenait pas en considération qui avait plus d’argent ou qui était le fils de qui mais il prenait en considération le mérite dans la religion. Et il en était ainsi pour tous ses agissements, que Allah l’honore et l’élève davantage en degré, Allah ta^ala lui a accordé une grâce particulière, bien que le prophète avait grandi orphelin, le prophète n’avait pas côtoyé les gens qui avaient de la sagesse, quelqu’un pourrait dire qu’il a appris cela d’eux, non, il avait grandi orphelin c’est Allah qui  lui a accordé toute cette sagesse. Et Allah a embelli notre prophète et lui a accordé les meilleurs comportements, ainsi le prophète est comme il est décrit dans le Qour’an honoré, sourat al Qalam ‘ayah 4, Allah dit, ce qui signifie : « et tu as certes un comportement éminent. ». Et il été ainsi décrit dans les livres anciens. Il y avait un des savants des juifs qui était à l’époque à Medine, qui s’appelait zayd fils de sa^nah, il avait lu dans certains  livres anciens que Allah a révélé à un de ses prophètes, il avait lu comment était décrit le dernier des prophètes, et il y avait lu que le dernier des prophètes était plus indulgent que les autres et que chaque fois que les gens étaient injustes envers lui, il augmentait en indulgence, plus les gens augmentaient en injustice, plus il augmentait en indulgence. Ce savant juif voulait donc, après que le prophète a émigré de la Mecque à Médine, savoir si cette description s’appliquait au prophète mouhammad, si il était bien le prophète des derniers temps. Donc ce savant des juifs voulait voir si son indulgence était plus forte qu’un autre caractère et est-ce que l’injustice que les gens pouvaient lui faire l’augmentait bien en indulgence, c’est-à-dire que, quel que soit la nuisance des gens cela ne l’amène pas à agir de manière qui n’est pas correct, quel que soit l’agissement des gens il n’avait pas un comportement qui n’était pas conforme à la sagesse. Il a voulu donc tester le messager de Allah. Il a fait une transaction avec lui, une dette qui devait être remboursée à un terme bien déterminée. L’objectif de cette transaction était que le prophète lui rembourse une dette à une date bien déterminée. Et trois jours avant l’arrivée de l’échéance ce juif est venu pour réclamer le remboursement. Et il a dit une parole au messager de Allah, une parole très incorrecte. Et notre maitre ^oumar ibnou l-khattab, que Allah l’agrée, quand il a entendu cet homme insulter le prophète il a voulu venger le prophète, car cette homme avait manqué de respect envers le messager de Allah. Il a même faillit le tuer. Le messager de Allah l’en a empêché, et il a su ainsi que cette description s’appliquait bien à notre maître Mouhammad et qu’il était bel et bien ce prophète dont les autres prophètes avaient annoncé sa venue. Et il a dit les témoignages de vérité, il a dit « Je témoigne qu’il n’est de Dieu que Allah, et je témoigne que tu es le messager de Allah ».Ceci est un des nombreux exemples des signes de sa prophétie, que Allah l’honore et élève en degré lui et sa famille. Par ailleurs la sagesse et le bon comportement était la caractéristique de tous les prophètes. Allah n’envoie pas pour guider ses esclaves un homme dont l’honneur a été remis en cause car il serait indécent ou aurait trahi ou aurait été vulgaire ou menteur, il n’y a pas de prophète qui serait de cet ordre. Il n’envoie que quelqu’un qui a grandi sur la véracité, qui ait était véridique depuis sa naissance, qui ait était chaste, dont l’honneur est sauf, dont le comportement est bon, qui agit correctement avec les gens. Et notre maître Mouhammad était parmi les prophètes celui qui avait la plus grande part de tout ça, personne après lui n’aura plus que lui et personne avant lui n’a eut plus que lui. Notre chaykh, que Allah lui fasse miséricorde, a rapporté dans les deux sahih, sahih de al boukhariyy et de Mouslim, d’après le hadith de ‘anas ibnou malik, que le messager était parmi les gens celui qui avait le meilleur comportement. Une fois ayant connu cette règle que les prophètes ont un excellent comportement, si nous entendons quelque chose qui est rapporté au sujet d’un prophète qui contredit ce sens, qu’ils auraient d’excellent comportement, alors nous savons que ce qui est rapporté est faux, c’est une calomnie, c’est quelque chose qui n’a pas de fondement.

Il a été rapporté dans le mousnad de l’Imam ahmad que Allah l’agrée, d’après le compagnon ‘Anas  ibnou malik que Allah l’agrée, que le messager de Allah a dit, ce qui signifie : « Allah n’a pas envoyé un prophète sans qu’il est un beau visage et une belle voix, et certes votre prophète est celui d’entre eux qui a le plus beau visage et la plus belle voix ». Et notre chaykh a dit : « Et il nous a été rapporté dans le sahih de mouslim d’après le compagnon joubayr ibnou mout^im que Allah l’agrée, il a dit : « j’ai entendu le messager de Allah réciter du Qour’an sourat wa ttour, mon cœur a failli s’envoler », tellement que la récitation du prophète était belle, tellement que la voix du prophète était belle. Malgré tout cela, c’est à dire malgré cet excellent comportement de notre prophète et l’excellent comportement des autres prophètes, ils n’incitaient pas à avoir l’excellent comportement comme ils ordonnaient et ils incitaient à accomplir les obligations. C’est-à-dire qu’ils insistaient beaucoup plus sur le fait d’accomplir les obligations que sur l’excellent comportement. En effet, le prophète insistait beaucoup plus sur les obligations parce qu’elles sont plus importantes. Au jour du jugement l’esclave sera interrogé sur les obligations avant d’être interrogé sur son bon comportement et sur son bon agissement avec les gens. Il sera interrogé au jour du jugement sur les obligations, est-ce qu’il a fait les devoirs, est-ce qu’il a évité les péchés, est-ce qu’il s’est acquitté de ce que Allah lui a ordonné de faire parmi les actes d’adorations. Est-ce qu’il a appris parmi la science de la religion la part que toute personne pubère et responsable, saine d’esprit, doit apprendre, dont elle ne peut se passer. L’esclave doit corriger son comportement avec Dieu avant de corriger son comportement avec l’excellence de comportement. C’est quoi le comportement avec Dieu, c’est d’accomplir les devoir et d’éviter les péchés, celui qui n’accomplit pas les devoirs et qui n’évitent pas les péchés, même si il est gentil avec les gens, même si les gens trouvent qu’il a un bon caractère, ça ne lui sera pas utile au jour du jugement. Il doit d’abord faire les devoirs et éviter les péchés, cela est prioritaire. Certains ignorants disent : « moi je ne fais de mal à personne, je suis gentil avec tout le monde ». Oui, mais ce n’est pas cela le plus important, le plus important c’est que tu fasses ce que Dieu t’a ordonné de faire et que tu évites ce que Dieu a interdit de faire, après tu es gentil ou tu n’es pas gentil, mais d’abord fait les devoirs et évite les péchés. La première des obligations est de croire en Allah ta^ala, l’obligation qui est prioritaire sur tous les autres devoirs c’est de croire en Allah ta^ala, c’est-à-dire de croire en son Unicité, et d’éviter toutes les sortes de mécréance, toutes les sortes d’association à Dieu, et de croire en son messager. Les esprits des gens qui avaient acceptés l’appel du prophète à son époque, les compagnons, leurs esprits étaient ouverts et leurs esprits comprenaient ce que le messager de Allah leur enseignait comme exemption de Allah de toute ressemblance avec les créatures, il leur disait que Dieu n’a pas de ressemblance avec les créatures et ils comprenaient cela directement. Ils comprenaient de la ‘ayah, plusieurs sens et de manière correcte. Ils comprenaient ce que beaucoup de gens aujourd’hui ne comprennent pas. Aujourd’hui et également dans certaines époques qui ont précédé notre époque. Allah a révélé au sujet de son exemption une ‘ayah qui a réuni beaucoup de sens, c’est la ‘ayah 11 de sourat ach-choura, qui signifie « Rien n’est tel que Lui ». Cette phrase réunit de nombreux sens d’exemption totale de Dieu de ressemblance avec ses créatures, Allah n’a pas de ressemblance avec ses créatures. Quoi que tu imagines en ton esprit, Allah n’est pas ainsi. Donc cette ‘ayah nous fait comprendre que Allah n’a absolument aucune ressemblance avec quoi que ce soit, et aucune de ses créatures ne Lui ressemble, ni par son être, ni par ses attributs, ni par ses actes. Aucune créature ne ressemble à l’Etre de Allah, il n’y a pas de caractéristiques des créatures qui ont une ressemblance avec les attributs de Allah, et il n’y a pas d’acte des créatures qui ait une ressemblance avec l’acte de Allah. Allah tabaraka wa ta^ala est Unique par son Etre, Il est exempt de début, exempt de fin, Il n’a pas de début et Il n’a pas de fin à son existence, il existe sans début il n’y a pas d’autre que Lui Qui soient exempt de début. Le temps et l’endroit ont un début, ils sont entrés en existence, ils n’existaient pas de toute éternité puis ils ont existé. L’endroit, c’est plus clair de comprendre qu’il n’existait pas de toute éternité puis il a eu un début. Pour ce qui est du temps, lorsqu’on dit que le temps est une créature, que le temps a un début, comment rapprocher cela à la compréhension, c’est de dire que le temps n’avait pas d’existence avant la première chose qui est entrée en existence. Avant la première des créatures il n’y avait pas de temps, parce que la définition du temps c’est le rapport d’une créature à une autre créature, le rapport d’un évènement à un autre évènement, le rapport d’un accident à un autre accident. C’est cela le temps, c’est un rapport de choses qui sont entrées en existence. Avant tout ce qui est entrée en existence seul Dieu existe et donc il n’y a pas de temps  de toute éternité. Le temps a existé par la première des choses qui est entrée en existence. La première des créatures selon ce qui est parvenu dans les hadith sahih du messager de Allah c’est l’eau, ensuite c’est le trône (al ^arch) qui est le toit du Paradis, ensuite c’est le Kalam élevé, c’est un instrument d’écriture, ensuite la Table Préservée, c’est une table sur laquelle Allah a fait que ce kalam trace tout ce qui va avoir lieu jusqu’au jour du jugement. La première des créatures que Allah a créé c’est l’eau, Allah a créé l’eau sans qu’elle ne soit à partir d’une autre créature. Allah l’a créé de rien, sans qu’elle ne soit à partir d’autre chose. Allah est tout Puissant à créer la première des créatures sans que ce soit à partir d’autre chose, Il est sur toute chose tout Puissant. Allah a créé l’être humain à partir de la terre sur laquelle nous vivons, du sol de cette Terre. Allah a créé l’homme à partir de différentes couleurs de sol. Allah a ordonné à un de ses anges de prendre une poignée de terre des différents sols de cette Terre. Puis cette poignée de terre a été élevé au Paradis et a été pétris avec l’eau du Paradis. C’est devenu de la terre glaise, de la terre mélangée avec de l’eau, puis c’est devenu sec comme de la porcelaine. Ensuite, Allah fait que l’âme entre dans ce corps qui était comme de la porcelaine et c’est devenu ainsi un être vivant, qui bouge, qui a une volonté. Et l’âme, Allah l’a créée avant le corps, les âmes sont créées, les âmes ont un début, tout autre que Allah a un début, seul Allah n’a pas de début. Et parmi les grâces que Allah a accordées à ce premier humain, qui est ‘Adam, que Allah l’honore et l’élève davantage en degrés, ‘Adam était non seulement notre père à tous, il est notre ancêtre à tous, donc il a un mérite de ce point de vue, mais en plus il était le premier des prophètes, c’est-à-dire qu’il a un autre mérite puisqu’il a enseigné à ses enfants la manière de fabriquer les choses, la manière de semer le blé, la manière de fabriquer du pain, de fabriquer des pièces d’or, tout cela, c’est ‘Adam qui l’a enseigné. Allah a accordé à ‘Adam le nom des différentes choses sans qu’il n’étudiât auprès qu’aucun ange, mais Allah lui a accordé cette connaissance. Depuis le début de son existence ‘Adam parlait, ce n’est pas comme un enfant qui était petit, qui ne savait pas parler puis qui a grandi et il a parlé, non, depuis le début ‘Adam était avec son apparence d’adulte. Et parmi les grâces que Allah a accordé à notre maitre ‘Adam c’est qu’il a parlé dès que l’âme est rentrée dans le corps humain. Il a parlé avec les anges, les anges avaient été créé auparavant, une période avant que Allah sait. En résumé, l’eau à partir de laquelle a été créé ce monde, quel que soit les parties de ce monde elles ont toutes été créées à partir de cette première eau qui existe actuellement sous le Trône. Et avant cette première eau il n’y avait pas de temps et il n’y avait pas d’endroit. Parce que l’endroit a été créé à partir de cette première eau. Le premier corps solide que Allah a créé c’est le Trône il n’y avait pas avant le Trône un autre corps solide. Et il est un devoir de croire que le créateur de ce monde n’a pas de ressemblance avec ce monde d’aucune manière que ce soit, Allah existe et Il n’a pas de ressemblance avec tout ce qui existe. Lorsque nous disons que Allah existe et n’a pas de ressemblance avec tout ce qui existe, on comprend que Dieu n’a pas de début à son existence. Il existe, Il n’a pas de créateur qui l’ait fait exister. Pourquoi, parce que son existence n’a pas été précédé de néant. Comment aurait-il alors besoin d’un créateur ?! Qui a besoin d’un créateur ? Celui dont l’existence a été précédée d’un néant c’est lui qui a besoin d’un créateur. Celui qui a un début à son existence il a besoin d’un créateur, mais Allah son existence n’a pas été précédée d’un néant. Par ailleurs Allah a pour attribut la puissance la science et la volonté, parce que Celui qui créé il n’est pas valable selon la raison qu’il créé s’il n’a pas ces attributs-là, et ces trois attributs, il n’est valable de les avoir selon la raison que par celui qui a pour attribut la vie. Celui qui n’est pas vivant il n’est pas attribué par la science, la volonté et la puissance. Allah ta^ala a pour attribut la Vie, mais sa Vie n’est pas comme la vie d’autre que Lui. Notre vie à nous elle est à l’aide d’âme, de chair, d’os et de sang. Mais la vie de Allah, Celui Qui a créé ce monde, elle n’a pas de ressemblance avec la Vie d’autre que Lui, elle n’est pas avec de la chair, de l’os et du sang. C’est un attribut éternel, exempt de début exempt de fin, qui n’évolue pas, qui ne change pas. Allah c’est Lui Qui a créé la lumière et l’obscurité. La lumière n’est pas de toute éternité. L’obscurité n’est pas de toute éternité. La lumière et l’obscurité ce sont des corps, ce ne sont pas des corps palpables, mais ce sont des corps impalpables. Pourquoi nous disons que la lumière et l’obscurité sont des corps ? Parce qu’ils occupent un espace. Si quelqu’un se trouve dans une nuit obscure et qu’il allume une bougie, il voit bien que cette lumière elle atteint une limite qu’elle ne dépasse pas. Au-delà, c’est l’obscurité, s’il revient c’est la lumière. Comme aujourd’hui maintenant, il fait jour dans certains pays du monde, dans d’autre pays il fait nuit, c’est à dire que la lumière occupe un espace. C’est un espace qui n’est pas palpable, mais c’est un espace, c’est un corps. Les corps ont une quantité, celui qui a une quantité il a besoin de Qui lui a donné la quantité, et celui qui a besoin de qui lui a donné la quantité, à plus forte raison il a besoin de qui lui a donné l’existence, c’est une créature. La lumière et l’obscurité ne sont pas de toute éternité, ils sont créés. Les deux sont entrés en existence après n’avoir pas existé. Et ceci même si l’imagination est un peu confuse à ce sujet, la raison saine, celui qui utilise correctement sa raison il n’a pas de problème à ce sujet, il l’accepte, il le confirme. C’est un devoir pour nous d’avoir pour croyance que de toute éternité il n’y avait ni lumière ni obscurité, mais que tout deux (la lumière et l’obscurité) sont entrés en existence. Preuve en est, le fait qu’ils se succèdent, qu’il y a une lumière, puis une obscurité, c’est une preuve que chacun d’entre eux a une fin, et un début. La fin de la lumière indique le début de l’obscurité et ainsi de suite. En fin de compte, tout ce qui change, tout ce qui a une fin, a un début à son existence. Comme ce monde, comment est-ce que nous avons déduit qu’il a un début à son existence, c’est par son changement. Tout ce qui change d’un état à un autre a besoin de qui le fait changer, et celui qui a besoin de Qui le fait changer, il a besoin de Qui lui donne l’existence, et celui Qui donne l’existence, Lui, ne change pas, Il n’a pas de début, Il n’a pas de fin à son existence, c’est Celui que nous appelons Dieu ou Allah. Donc le fait que chacun de la lumière et de l’obscurité prennent fin, c’est une preuve qu’ils ont un début. Allah tabaraka wa ta^ala nous a donné la preuve dans le Qour’an par sa Parole dans sourat al-‘an^am/’ayah 1, qui signifie : « Il a créé l’obscurité et la lumière »

Allah est le créateur de la lumière, tout comme Il est le créateur de l’obscurité. Il n’a pas de ressemblance avec la lumière, Il n’a pas de ressemblance avec l’obscurité. Et il est valable d’appeler Allah An-Nour, le mot nour en arabe veut dire au sujet de Allah, Celui qui guide qui Il veut parmi ses esclaves, cela ne veut pas dire lumière au sujet de Dieu. Le mot an-nour dans la langue arabe peut avoir plusieurs sens, parmi les sens il y a la lumière, mais au sujet de Dieu ça ne veut pas dire lumière, ça veut dire : Il est Celui qui guide qui Il veut parmi ses esclaves à l’Islam. C’est Lui qui a guide les anges (les anges ce sont les habitants des sept cieux), c’est Lui Qui les a guide vers la foi c’est-à-dire qu’Il a créé en eu la connaissance, Il a créé en eu la foi, ils sont bien guidés. Et Il a créé en qui Il veut parmi les humains et les jinn la foi également. Allah a fait qu’il y a des humains et qu’il y a des jinn qui sont croyants. C’est dans ce sens qu’on dit de Allah qu’Il est An-Nour et non pas dans le sens de la lumière. Quand on dit an-nour dans le sens de la lumière, elle est entrée en existence, elle est créée. N’est-ce pas que la lumière est recouverte par l’obscurité ? C’est-à-dire que la lumière s’en va puis c’est l’obscurité qui s’installe, puis c’est l’obscurité qui s’en va et c’est la lumière qui prend place et ainsi de suite ils se succèdent. Ceci est une preuve de leur entrée en existence, ceci est une preuve que la lumière n’est pas de toute éternité et que l’obscurité n’est pas de toute éternité. Seul Allah est de toute éternité. Allah tabaraka wa ta^ala nous a fait comprendre cela avec une seule parole dans le Qour’an, dans sourat al-Hadid ‘ayah 3, qui signifie : « Il est Celui Qui n’a pas de début à son existence et tout autre que Lui est entré en existence ». Cette ‘ayah veut dire que Allah seul n’a pas de début à son existence et tout autre que Lui a un début à son existence. Nous exemptons Allah de toute ressemblance avec ses créatures par application de la ‘ayah dans sourat ach-choura/’ayah11, qui signifie « Rien n’est tel que Lui », c’est-à-dire que nous excluons au sujet de Allah les caractéristiques des créatures, comme le fait d’être dans un endroit, comme le fait de s’assoir, comme le fait de s’adosser, comme le fait d’être suspendu dans l‘air. Allah est exempt de tout cela. L’homme doit ancrer dans son cœur cette croyance, la croyance que Allah ta^ala existe sans endroit, que Allah n’a pas la caractéristique de la position assise, ni d’être allongé, ni d’être adossé, ni d’être suspendu comme ses planètes. Les planètes sont suspendues dans l’espace par la Toute Puissance de Allah. Allah tabaraka wa ta^ala il n’est pas possible à son sujet qu’ils soient comme ces choses-là. Et il n’est pas possible au sujet de Allah qu’Il soit comme un homme assis dans un endroit. Le Trône (al ^arch) ce n’est pas un lieu d’établissement ou d’installation de Dieu, mais le trône (al ^arch) qui est comme un lit qui a quatre pilier, qui est un corps immense, Allah ta^ala l’a créé par manifestation de sa Toute Puissance pour que les anges ressentent l’éminence de la Toute Puissance de Dieu. En effet les anges qui sont tout autour du Trône, ils augmentent en glorification de Allah, car lorsqu’ils voient l’étendu du Trône qui est immense, gigantesque, leur science, leur connaissance de la parfaite Toute Puissance de Dieu augmente. L’endroit est donc la caractéristique de ce qui entre en existence, de ce qui n’existait pas puis qui a existé. La plus ancienne de ces choses qui existent et qui sont entré en existence, et qui occupent un endroit, c’est l’eau, et ce qu’il y a après l’eau c’est le Trône. L’eau tout comme le Trône sont entre en existence. Ici lorsqu’on dit « qui entre en existence » (al hadith) il ne s’agit pas simplement de quelque chose de récent, mais c’est tout ce qui entre en existence en général. Tout ce qui entre en existence après n’avoir pas existé on dit que c’est un hadith, c’est-à-dire quelque chose qui entre en existence. Si le Trône qui est la plus éminente des créatures, la plus étendue des créatures est entré en existence, que dire de cette Terre sur laquelle nous vivons, à plus forte raison ces Etoiles, ces planètes sont entrées en existence. En résumer, tout autre que Allah est entre en existence c’est à dire qu’il existe après n’avoir pas existé. Et la preuve de l’entrée en existence de ce monde c’est son changement. Lorsque nous voyons une chose qui change d’un état à un autre, nous déduisons que cette chose à un début. Nous même par exemple nous changeons, c’est une preuve de notre entrée en existence. Tout ce qui change est une preuve du besoin de Qui fait changer cette chose, et celui qui a un besoin il a obligatoirement Qui lui donne l’existence.

Quelques informations utiles :

Dans le hadith, rapporté par notre chaykh que Allah lui fasse miséricorde : Lorsque des gens se réunissent dans une assemblée, puis ils quittent cette assemblée sans évoquer Dieu, sans dire une parole évoquant Dieu comme la ‘ilaha ‘illa l-Lah par exemple, sans faire d’invocations en faveur du prophète par exemple en disant Allahoumma salli ^ala sayyidina mouhammad, cela sera une cause de regret pour eux dans l’au-delà, même s’ils vont au Paradis. Hadith rapporté par At-Tabaraniyy. C’est-à-dire que même si la personne est dans une assemblée de science de la religion, elle ne quitte pas cette assemble sans évoquer Allah et sans faire d’invocation en faveur du prophète. Dans l’au-delà la personne que ne fait pas cela elle va regretter, elle dira « si seulement je n’avais pas raté cela ». Même si la personne va au Paradis, mais elle ne va pas ressentir de chagrin ou de tristesse, parce qu’au Paradis il n’y a pas de chagrin, il n’y a pas de tristesse au Paradis. Mais elle regrettera car elle verra la grande récompense que ceux qui ont évoqué Allah et qui ont invoqué Allah en faveur du prophète vont gagner quand ils font cette évocation et cette invocation. Il se dira si seulement j’avais fait la même chose, j’aurais moi aussi eut une grande récompense.

Il est parvenu dans le jami^ de at-tirmidhiyy, avec une chaine de transmission sahih, du hadith de abou ‘oumama al-bahili que Allah l’agrée, qu’il y avait deux hommes, l’un qui s’adonnait aux actes d’adorations, et l’autre qui était un savant, alors le messager de Allah, a dit ce qui signifie : « Le mérite du savant sur l’adorateur, c’est-à-dire le mérite de celui qui est un savant, qui a de la science, sur celui qui se consacre uniquement aux actes d’adorations, est semblable à mon mérite sur le mérite de celui d’entre vous qui a le plus bas niveau (le plus bas degrés)»

Et certes Allah honore celui qui enseigne le bien aux gens, les anges et même les poissons dans l’eau font des invocations en faveur de celui qui enseigne le bien aux gens. En effet, parce que par la science, Allah fait que beaucoup de mal est réparé, par la science, Allah fait que beaucoup de gens soient sauvés de ce qui les mène à leur perte. Par la science de la religion la personne corrige sa croyance. Par la science de la religion, la personne, si elle était sur un cas de mécréance, elle revient à l’Islam, par la science de la religion la personne apprend comment adorer Dieu correctement. Elle apprend comment accomplir les devoirs correctement, elle apprend aussi quelles sont choses que Dieu a interdites, pour les éviter. Tout cela grâce à la science, c’est pour cela que la science c’est l’arme du croyant. Celui qui n’a pas la science il est exposé à de grands dangers. Il se peut même qu’il pense qu’il est dans un bon état alors qu’en réalité il est dans un très mauvais état. Que Dieu nous préserve de toute mauvaise chose.

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RamaDaan 1432 : Les actes surérogatoires de nuit

Posted in cours général,islam,jurisprudence par chaykhaboulaliyah sur août 7, 2011

La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissances et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Allah ta^ala dit : (‘Inna l-mouttaqina fi jannatin wa ^ouyoun ; ‘akhidhina maatahoum rabbouhoum ‘innahoum kanou qabla dhalika mouhsinin ; kanou qalilan mina l-layli ma yahja^oun ; wa bi l-‘as-hari houm yastaghfiroun » [sourat Adh-Dhariyat/15-18].

Le Prophète éminent a dit ce qui signifie : « Attachez-vous au fait d’accomplir des prières surérogatoires et des actes d’adorations surérogatoires durant la nuit car c’est cela le chemin des vertueux, c’est un moyen d’expier vos mauvaises actions, c’est un moyen pour éviter de commettre les péchés et un moyen de chasser la maladie du corps » [rapporté par At-Tirmidhiyy qui a dit que c’est un hadith gharib].

Celui qui veut améliorer son état, qui veut suivre le chemin des vertueux, qui veut prendre la voie des soufis, qu’il s’attache aux veillées surérogatoires pendant la nuit pour accomplir différents actes d’adoration et notamment, la prière pendant la nuit. C’est la tradition des prophètes et la voie et le chemin des saints et des esclaves vertueux. La prière surérogatoire pendant la nuit est une tradition de notre Prophète élu. D’après ^A’ichah que Allah l’agrée : « Le Prophète veillait en prières surérogatoires la nuit tant que ses pieds en étaient endoloris » mais sans que cela arrive à nuire au corps. ^A’ichah a demandé au Prophète : « Pourquoi fais-tu cela ô Messager de Allah ?! N’est-ce pas que Allah t’a pardonné tes éventuels péchés que tu as pu commettre ou que tu aurais pu commettre ?! ». Le Prophète a répondu ce qui signifie : « Ne serais-je alors pas un esclave qui remercie son Seigneur ! » C’est-à-dire bien qu’il en est tel que tu m’as dit, je remercie mon Seigneur et j’accomplis des actes surérogatoires.

Le Prophète éminent a dit un jour au compagnon glorieux ^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar ce qui signifie : « C’est un homme bon ^Abdou l-Lah s’il faisait la prière surérogatoire pendant la nuit ». Le fils de ^Oumar qui s’appelle Salim a dit : « ^Abdou l-Lah, après ce que lui a dit le Prophète, ne dormait que très peu la nuit ».

La mère de Soulayman, fils de Dawoud, qui faisait partie des femmes vertueuses qui accomplissaient les devoirs, qui évitaient les interdits, qui multipliaient les prières surérogatoires la nuit pour obéir à Allah, a dit : « Ô mon fils ! Ne dors pas beaucoup la nuit parce que le trop de sommeil la nuit fait que l’esclave sera pauvre au jour du Jugement ». Il ne s’agit pas d’une pauvreté en argent ou en biens mais en récompenses. Que celui qui veut suivre le chemin des vertueux qui permet d’avoir son cœur illuminé par la lumière de la foi, qu’il sache que l’accomplissement des prières surérogatoires pendant la nuit et que les différents actes d’adoration la nuit constituent un acte d’adoration éminent parce que c’est une source de plaisir intense pour ceux qui aiment Allah, c’est un plaisir pour les âmes des pieux et c’est un jardin pour les adorateurs. C’est aussi un commerce gagnant pour ceux qui réussissent et c’est le fruit des âmes pour ceux qui sont remplis de crainte de Allah parce qu’il y a en cela un combat contre les passions de l’âme, une contradiction de ce à quoi aspire l’âme de la personne. Cet adorateur pieux qui a passé la nuit dans le tahajjoud et surtout plus particulièrement durant les nuits qui sont froides, il adore son Seigneur, il Le supplie, il L’évoque beaucoup, il a délaissé le plaisir du sommeil pendant la nuit, il a laissé son épouse, le drap avec lequel il se couvre, son lit dans lequel il se repose pour rechercher ce que Allah lui a promis comme récompenses. Allah lui remplacera par mieux que ce qu’il a laissé dans le Paradis. Allah dit ce qui signifie : « Certes les pieux seront dans des jardins au Paradis ; ils profiteront de ce que leur Seigneur leur a accordé … ils dormaient peu la nuit et ils demandaient le pardon à Allah » [Adh-Dhariyat].

Allah dit dans sourat As-Sajdah/15-17 ce qui signifie : « Ceux qui croient en nos ayah sont ceux qui lorsque le rappel leur est  fait, ils se prosternent immédiatement et ils invoquent la louange de leur Seigneur ». Leurs corps ne se reposent pas longtemps sur leur couche. Ils invoquent leur Seigneur par crainte. Ils dépensent dans les voies du bien et ils ne savent pas le bien qui leur sera réservé et qui leur réjouira le cœur en rétribution de ce qu’ils avaient fait.

Le Prophète a dit (‘Ayyouha n-nas ‘afchou s-salam wa ‘at^imou tta^am wa sallou bi l-layli wa n-naçou niyam ; tadkhoulou l-jannata bi salam) [rapporté par At-Tirmidhiyy] ce qui signifie : « Ô vous les gens ! Diffusez le salam autour de vous, partagez la nourriture, accomplissez les prières surérogatoires pendant la nuit alors que les gens sont endormis, vous entrerez au Paradis en paix ».

C’est pour cela que celui qui veut suivre le chemin des vertueux, qu’il accomplisse un maximum de prières de nuit et qu’il accomplisse durant la nuit différentes sortes d’obéissance comme la prière, la récitation du Qour’an, le dhikr, l’istighfar –la demande du pardon à Allah–, les invocations et surtout au dernier tiers de la nuit –la nuit c’est ce qui est entre le coucher du soleil et l’aube–. Divisée en trois, il y a au dernier tiers de la nuit un temps qui précède l’aube et qui s’appelle as-sahar. C’est un temps béni parce que c’est un temps où l’âme est pure, les cœurs s’adoucissent et l’invocation est exaucée. Les saints vertueux délaissent rarement l’accomplissement des actes d’adoration pendant la nuit en raison du plaisir, de la sérénité, du bonheur qu’ils trouvent dans l’obéissance à leur Créateur en faisant du dhikr et en récitant le Qour’an. Leur modèle en cela, c’est le Prophète. Faire le qiyam, c’est-à-dire veiller les nuits en prières, en invocations, en istighfar, est un plaisir pour les pieux et les esclaves vertueux de Allah. C’est pour cela qu’un saint qui s’appelle Abou Soulayman Ad-Daraniyy a dit que « les gens de l’obéissance, leur nuit leur procure plus de plaisir que les gens qui s’occupent des loisirs, lorsqu’ils s’occupent de leurs loisirs et s’il n’y avait pas eu la nuit, il n’aurait pas aimé resté davantage dans ce bas-monde ».

Parmi les caractères des Salaf vertueux, c’est-à-dire les musulmans des trois premiers siècles, il y a l’assiduité dans le qiyam que ce soit pendant l’été ou pendant l’hiver. Ils considèrent que c’est quelque chose d’extrêmement important comme si c’était une obligation. Ils disent : « Toute personne qui veut cheminer dans la voie du soufisme qui s’endort la nuit sans qu’il ne soit gagner par le sommeil, il n’arrivera rien de sa part », c’est-à-dire que s’il va dormir sans que ce soit la somnolence qui l’ait gagné, il n’arrivera rien de lui sur le chemin des soufis ». S’ils dorment, c’est parce qu’ils ont été gagné par le sommeil. Aujourd’hui, beaucoup de personnes qui se réclament de la voie soufi ne se comportent pas de cette manière. Les Salaf vertueux reconnaissaient par le visage celui qui s’était endormi et celui qui avait passé la nuit en actes d’adoration surérogatoires.

^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar était un esclave vertueux. Il accomplissait des actes d’adoration pendant la nuit et il demandait à son élève Nafi^ : « Nous sommes arrivés au temps du sahar ? » et son élève lui répondait : « non ». Il se relevait pour faire plus de prières puis il lui demandait : « Nous sommes entrés dans le temps du sahar ? ». Lorsqu’il lui disait : « oui », alors il se mettait à faire al-istighfar –la demande du pardon–.

^Abdou l-Lah Ibnou Mas^oud se levait pour faire le tahajjoud et on entendait provenir de lui comme le bruit des abeilles jusqu’au matin, c’est-à-dire qu’il faisait du dhikr et il récitait le Qour’an.

Le tabi^iyy  –successeur des compagnons– mettait la couche sur laquelle il comptait  passer la nuit et il ne s’endormait pas et se mettait à gémir jusqu’au matin et disait : « La crainte de l’enfer chasse le sommeil des yeux des adorateurs ».

Ibnou Abi Dawoud, lorsqu’on lui étendait sa couche, il mettait la main et lui disait : « comme c’est doux ! Mais les couches du Paradis sont encore plus douces ». Puis il se levait et accomplissait la prière jusqu’à l’aube.

Soufyan Ath-Thawriyy et Ibrahim Ibnou l-‘Ad-ham étaient de ceux qui passaient la nuit en train d’accomplir des actes d’adoration jusqu’à leur mort. Pourquoi les gens de notre époque n’ont–ils pas peur de ce dont les autres avaient peur !

Rabi^ah Al-^Adawiyyah faisait le woudou chaque nuit. Elle se parfumait et disait à son époux : « As-tu besoin de moi ? ». S’il lui disait non, elle se levait et disait : « Mon Dieu, les yeux se sont refermés, les rois du bas monde ont refermé leur porte mais la porte du pardon n’est pas fermée. Accorde-moi Ton pardon ». Elle disait : « Par Ta gloire, voici ma position jusqu’au matin tant que je suis vivante ».

Il a été rapporté que Malik Ibnou Dinar, lorsqu’il était debout depuis le temps de al-^icha, il tenait sa barbe dans sa main et pleurait en disant : « Ô Seigneur, fais miséricorde à Malik » jusqu’à la levée de l’aube.

Il a été rapporté qu’un vertueux n’a pas dormi une seule partie de la nuit durant un mois. Il disait aux gens de sa maison : « Ô gens ! Cette résidence n’est pas une résidence du sommeil, bientôt les vers vont dévorer votre corps ».

Dans l’accomplissement d’actes d’obéissances à fréquence régulière que ce soit des dou^a’, la demande du pardon ou la récitation du Qour’an, à nous de faire en sorte que nous accomplissions beaucoup d’actes surérogatoires pendant la nuit et surtout pendant le temps du sahar. Que la personne invoque son Seigneur avec beaucoup d’humilité. Allah a dit au sujet de Ses esclaves vertueux dans sourat Adh-Dhariyyat/17-18 ce qui signifie : « Ils dorment peu la nuit et durant le sahar, ils demandent le pardon ».

Un saint a conseillé un de ses élèves qui se plaignait de la dureté de son cœur. Il lui a dit : « Habitue-toi à faire des prières même deux rak^ah durant le temps du sahar parce que ce temps-là est un temps où l’invocation est exaucée et où le cœur s’adoucit ».

Celui qui a des prières obligatoires à rattraper, qu’il accomplisse la prière en rattrapage et qu’il fasse des invocations. Ibn Al-Khawass qui était un grand saint a dit : « Le remède du cœur, ce sont cinq choses :

–          la récitation du Qour’an avec méditation,

–          avoir un ventre creux (c’est-à-dire ne pas trop manger),

–          faire le qiyam la nuit (veiller en actes d’adoration pendant la nuit),

–          invoquer Allah avec humilité pendant le sahar,

–          tenir compagnie aux vertueux ».

Que celui qui recherche le chemin des vertueux, qui veut être au nombre des gagnants dans l’au-delà, qu’il persévère durant les actes surérogatoires pendant la nuit. Que la personne veille pendant le temps du sahar à être au nombre de ceux qui accomplissent les actes d’obéissance à Allah. Aujourd’hui, beaucoup perdent leur temps à regarder la télévision, celui qui est intelligent est celui qui écoute les belles choses et les met en pratique.

Certains savants ont dit : « L’indulgence est une parure pour la science parce que l’indulgence est chose requise de la part de l’enseignant et de la part de l’étudiant. Il est important aussi de ne pas s’engager dans un sujet que l’on ne connaît pas ».

Et Allah sait plus que tout autre.

RamaDaan 1432 : La croyance véritable et les prodiges des saints

Posted in cours général,Croyance,islam,jurisprudence par chaykhaboulaliyah sur août 7, 2011

La louange est à Allah et que l’honneur et l’élévation en degré soient accordés à Mouhammad l’esclave de Allah r.

Je loue Allah l’Unique, Celui qui n’a besoin de rien, Celui Qui n’est pas engendré, Qui n’engendre pas et Qui n’a nul équivalent. Je loue Allah, ta^ala, et Je recherche Sa bonne guidée, je recherche Son pardon et je me repens à Lui. Je recherche la préservation de Allah du mal de nos âmes et de nos mauvais actes. Celui que Allah guide c’est lui le bien guidé et celui qu’Il égare, tu ne lui trouveras pas de partisan ni de guide.

Que l’honneur et l’élévation en degré les plus complets et les plus parfaits soient accordés à notre maître Mouhammad le maître des fils de ^Adnan, celui que Allah a envoyé en tant que miséricorde pour les mondes, en tant que guide et annonciateur de bonne nouvelle et avertisseur d’un châtiment, appelant à la religion agréée par Allah par Sa volonté, lumière éclatante, lune éclairante. Allah a guidé par lui la communauté, Il a dévoilé par lui les obscurités. Il a transmis le message, il s’est acquitté de ce qui lui a été confié, il a conseillé la communauté, que Allah le rétribue pour nous du meilleur de ce dont Il ait rétribué un de Ses prophètes, r. Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah, Lui seul Il n’a pas d’associé. Il a envoyé Son messager avec la bonne guidée et la religion de la vérité afin qu’Il lui donne la victoire sur toutes les religions même si cela déplaît aux mécréants. Et je témoigne que notre maître Mouhammad r est Son esclave et Son messager, que Allah l’honore lui ainsi que tous les messagers qu’Il a envoyés.

La croyance de vérité

Allah ta^ala dit : {يَا أَيُّها الّذِينَ آمَنُوا اتَّقُوا اللهَ وَلْتَنْظُرْ نَفْسٌ مَا قَدَّمَتْ لِغَد} [1] (ya ‘ayyouha l-ladhina ‘amanou t-taqou l-Laha wa l-tandhour nafsoun ma qaddamat lighad) ce qui signifie : « Ô vous qui avez cru, craignez Allah et que chacun considère ce qu’il a préparé  pour le jour du jugement« .

Notre maître ^Aliyy, que Allah l’agrée, a dit : « Aujourd’hui les actes et demain les comptes » [rapporté par Al-Boukhariyy dans le chapitre Ar-Riqaq].

Le droit le plus éminent que Allah a sur Ses esclaves c’est la croyance en Son unicité, ta^ala, et de ne rien Lui associer. En effet, l’association à Allah est le plus grand péché que puisse commettre l’esclave. C’est le péché que Allah ne pardonne pas et Il pardonne ce qui est en-deçà à qui Il veut. Allah ta^ala dit : {إِنَّ اللهَ لاَ يَغْفِرُ أَنْ يُشْرَكَ بِهِ وَيَغْفِرُ مَا دُونَ ذَلِكَ لِمَنْ يَشَاءُ} [2] (inna l-Laha la yaghfirou ‘an youchraka bihi wa yaghfirou ma douna dhalika liman yacha) ce qui signifie : « Certes, Allah ne pardonne pas qu’on Lui associe quelque chose et Il pardonne ce qui est en-deçà à qui Il veut« .

De même, toutes les sortes de mécréance, Allah ne les pardonne pas. La preuve en est Sa parole ta^ala : {إِنَّ الَّذِينَ كَفَرُوا وَصَدُّوا عَنْ سَبِيلِ اللهِ ثُمَّ مَاتُوا وَهُمْ كُفَّارٌ فَلَنْ يَغْفِرَ اللهُ لَهُمْ} [3] (‘inna l-ladhina kafarou wa saddou ^an sabili l-Lahi thoumma matou wa houm kouffaroun falan yaghfira l-Lahou lahoum) ce qui signifie : « Certes, ceux qui ont mécru et ont empêché les gens d’entrer en Islam, puis sont morts mécréants, ceux-là Allah ne leur pardonne pas« .

Le Messager de Allah r a dit :

((مَنْ شَهِدَ أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللهُ وَحْدَهُ لاَ شَرِيكَ لَهُ وَأَنَّ مُحَمَّداً عَبْدُهُ وَرَسُولُهُ وَأَنَّ عِيسَى عَبْدُ اللهِ وَرَسُولُهُ وَكَلِمَتُهُ أَلْقَاهَا إِلَى مَرْيَمَ وَرُوحٌ مِنْهُ وَالْجَنَّةَ حَقٌّ وَالنَّارَ حَقٌّ أَدْخَلَهُ اللهُ الْجَنَّةَ عَلَى مَا كَانَ مِنَ الْعَمَلِ))

(man chahida ‘an la ‘ilaha ‘il-la l-Lahou wahdahou la charika lah ; wa ‘anna Mouhammadan ^abdouhou wa raçoulouh ; wa ‘anna ^Iça ^abdou l-Lahi wa raçoulouh ; wa kalimatouhou ‘alqaha ‘ila Maryama wa rouhoun minh ; wa l-jannata haqqoun wa n-nara haqq ; ‘adkhalahou l-Lahou l-jannata ^ala ma kana mina l-^amal)

[rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim] ce qui signifie : « Celui qui témoigne qu’il n’est de dieu que Allah, unique sans associé et que Mouhammad est Son esclave et Son messager, que ^Iça est l’esclave de Allah et Son messager, qu’il est la bonne nouvelle annoncée à Maryam et que son âme est une âme honorée par Allah, que le paradis est une vérité et que l’enfer est une vérité, celui-là, Allah le fera entrer au paradis selon les actes qu’il aura accomplis« .

Dans un autre hadith : ((فَإِنَّ اللهَ حَرَّمَ عَلَى النَّارِ مَنْ قَالَ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللهُ يَبْتَغِي بِذَلِكَ وَجْهَ اللهِ))  (fa’inna l-Laha harrama ^ala n-nari man qala la ‘ilaha ‘il-la l-Lah yabtaghi bidhalika wajha l-Lah) [rapporté par Al-Boukhariyy] ce qui signifie : « Certes, Allah ne châtiera pas éternellement celui qui a témoigné qu’il n’est de dieu que Allah, en recherchant par cette parole l’agrément de Allah« .

Il est un devoir de joindre la croyance en le message de Mouhammad r à la croyance qu’il n’est de dieu que Allah, et ceci est le minimum pour être sauvé du séjour éternel en enfer.

La signification du témoignage qu’il n’est de dieu que Allah est globalement : je reconnais par ma langue et je crois par mon cœur que le seul Qui mérite vraiment l’adoration, c’est Allah ta^ala.

La signification du témoignage que Mouhammad r est le Messager de Allah est : je reconnais par ma langue et je crois par mon cœur que notre maître Mouhammad est le messager de Allah à tous les mondes, aussi bien les hommes que les jinn, qu’il est véridique en tout ce qu’il a transmis de la part de Allah ta^ala pour qu’ils croient en sa Loi (chari^ah) et le suivent.

Ce qui est visé par les deux témoignages est de nier le fait d’être dieu à tout autre que Allah, de le confirmer à Allah, et ce, en reconnaissant et en croyant au message de notre maître Mouhammad r.

La foi et l’Islam ne sont pas valables et les bonnes œuvres ne sont pas acceptées sans les deux témoignages avec l’expression : (‘Ach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘il-la l-Lah, wa ‘ach-hadou ‘anna Mouhammadan raçoulou l-Lah) « Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah et je témoigne que Mouhammad est le Messager de Allah« , ou ce qui a la même signification, même en une autre langue que la langue arabe.

Il suffit pour la validité de l’Islam de les prononcer une fois dans la vie. Il reste un devoir de les prononcer dans chaque prière pour la validité de la prière. Ceci concerne celui qui n’était pas musulman et qui a eu l’intention d’entrer en Islam.

Quant à celui qui a grandi sur la religion de l’Islam et qui croyait fermement à la signification des deux témoignages, il n’est pas une condition pour lui de les prononcer : il est musulman même s’il ne les prononce pas.

La juste religion selon le jugement de Allah, c’est l’Islam. Allah ta^ala dit :

{وَمَنْ يَبْتَغِ غَيْرَ الإِسْلاَمِ دِيناً فَلَنْ يُقْبَلَ مِنْهُ} [4] (wa man yabtaghi ghayra l-‘islami dinan falan youqbala minh) ce qui signifie : « Et quiconque choisit autre que l’Islam pour religion, cela ne sera  pas accepté de lui » ; et Allah ta^ala dit aussi : {إِنَّ الدِّينَ عِنْدَ اللهِ الإِسْلاَم} [5] (‘inna d-dina ^inda l-Lahi l-‘islam) ce qui signifie : « Certes la religion [agréée] selon le jugement de Allah est l’Islam« .

Ainsi, tous les prophètes sont musulmans. Celui qui a suivi Mouça r est un musulman mouçawiyy, et celui qui a suivi ^Iça r est un musulman ^içawiyy. Il est valable de dire à propos de celui qui a suivi Mouhammad r qu’il est un musulman mouhammadiyy.

L’Islam est la religion que Allah agrée pour Ses esclaves et qu’Il nous ordonne de suivre.

On n’appelle pas Allah (mouslim) –musulman– comme le disent certains ignorants.

Autrefois, l’humanité entière avait une seule religion, c’était l’Islam mais l’association et la mécréance envers Allah ta^ala sont apparues après le prophète Idris r.

Nouh [6] fut alors le premier prophète envoyé aux mécréants pour les appeler à l’adoration de Allah, l’Unique, Qui n’a pas d’associé. Allah a averti de l’association tous les messagers qui sont venus après lui.

Notre maître Mouhammad r a donc renouvelé l’appel à l’Islam après que cette religion a disparu parmi les gens, sur terre. Il a été appuyé pour cela par des miracles, qui prouvaient sa prophétie. Certains sont donc entrés en Islam. Les gens de l’égarement ont renié sa prophétie. Parmi eux, certains faisaient auparavant partie des associateurs, tel un groupe de juifs qui ont adoré ^Ouzayr. Ils ont ainsi cumulé mécréance sur mécréance. D’autres parmi les gens du Livre, juifs et chrétiens, ont cru en lui. C’est le cas de ^Abdou l-Lah Ibnou Salam qui était le savant des juifs à Médine (Al-Madinah) et ‘Ashamah An-Najachiyy, le roi de l’Ethiopie qui était chrétien et qui a ensuite suivi le Messager r d’une manière complète ; il est mort durant la vie du messager de Allah et le Messager a fait la prière funéraire en sa faveur, salatou l-gha’ib –la prière funéraire sans que le corps du défunt soit présent– le jour même de sa mort. Allah lui avait révélé qu’il était mort. Après cela, on voyait la nuit au-dessus de sa tombe une lumière. Ceci est une preuve qu’il était devenu un musulman complet, un saint, que Allah l’agrée.

Le principe islamique qui réunit tous les gens de l’Islam, c’est l’adoration de Allah Lui seul.

La croyance en Dieu

Les Gens de la vérité ont dit : Parmi les règles de croyance, il y a des règles globales et des règles partielles. Entre autres, que la substance ne crée pas une substance. Si Allah avait été une substance palpable, il ne serait pas valable selon la raison qu’Il créerait une substance palpable. S’il avait été une substance impalpable, il ne serait pas valable selon la raison qu’Il créerait une substance impalpable. En outre, il a été confirmé par la raison que Allah n’est ni une substance palpable, ni une substance impalpable.

Aussi, parmi cela, il y a une règle partielle : ce qui a un début à son existence, il n’est pas valable par la raison qu’il crée ce qui a un début à son existence comme lui. Il n’est pas valable selon la raison également qu’il se crée lui-même. Il est dit à l’idolâtre adorateur du soleil : le soleil est une substance palpable, il n’est pas valable selon la raison qu’il se soit créé lui-même car cela entraînerait l’impossible selon la raison, à savoir qu’il existe antérieurement à lui-même et postérieurement à lui-même ; et ceci est évidemment impossible. Il lui est également dit : il est ainsi confirmé que le soleil a besoin de Qui lui a donné l’existence et Celui Qui lui a donné l’existence n’est pas une substance. C’est plutôt un Être Qui existe, Qui n’est pas une substance, c’est-à-dire qu’Il n’est pas ce qui a un volume. Le cops (jirm) et ce qui a un volume (hajm) ont même signification.

Quant à l’athée qui dit que c’est la nature qui a créé le monde, il lui est dit : la nature n’est pas un être qui a une perception et une science. Comment serait-il possible qu’elle crée quoi que ce soit du monde ! En effet, Celui Qui crée, nécessairement sait ce qu’Il crée ; et la nature, pour nous tout comme pour vous, n’a ni de science ni de perception.

Il est ainsi obligatoire selon la raison que le monde soit une créature, ayant un début à son existence, que Celui Qui l’a fait surgir du néant à l’existence est un Être Qui existe, Qui est vivant, Qui sait tout et Qui est tout-puissant. Il s’agit de Allah, l’Être Dont l’existence est obligatoire selon la raison.

La signification de « Dont l’existence est obligatoire selon la raison » est que Son inexistence n’est pas valable selon la raison. Il n’est pas valable selon la raison que le néant ait précédé Son existence ni que le néant suive Son existence.

De plus, le monde se limite à deux choses :  le corps (al-hajm), et qui s’appelle jawhar et le jawhar dans la langue est la chose elle-même, et la deuxième sorte c’est la caractéristique (^arad) et c’est ce qui advient au corps comme les couleurs, les mouvements, les immobilités, la chaleur, la froideur, l’humidité, la sécheresse, le contact, la localisation dans une direction et un endroit. On le définit en disant qu’il est : ce qui est lié au corps et n’existe pas en soi indépendamment de la substance.

Parmi les caractéristiques (^arad), il y a la longueur ou la petitesse, la grande taille ou la petite taille de la substance. La science entrée en existence qui est la science de la créature est aussi une caractéristique, et de même la perception. Il en est de même pour les changements d’humeur comme la joie, le chagrin, le plaisir, la douleur, les changements d’un état à un autre. Le Dieu tabaraka wa ta^ala est exempt de toutes les caractéristiques qui adviennent aux substances. Sa science n’est pas une caractéristique advenant à une substance, Sa puissance également, Sa parole également n’est pas une caractéristique advenant à une substance. Sa parole n’est pas un son tout court ni un son fait de lettres. Tous Ses attributs sont exempts de début, exempts de fin, comme Sa vie ta^ala. Tout comme Sa vie n’est pas entrecoupée d’interruption, de renouvellement, d’augmentation et de diminution, il en est de même pour tous Ses attributs comme la puissance, la volonté, l’ouïe, la vue, la science et la parole.

Ahlou s-Sounnah sont unanimes sur le fait que la puissance de Allah est une puissance unique, qui concerne tout ce qui est possible selon la raison et qui est donc sujet à Sa puissance, que Sa volonté est une volonté unique, qui concerne tout ce qui est possible selon la raison et qui est donc sujet à Sa volonté, que Son ouïe est un attribut unique exempt de début et de fin, par lequel Il entend tous les sons. Ce n’est pas une ouïe qui entre en existence lors de l’entrée en existence d’un son. Sa vue est un attribut unique par lequel Il voit tout ce qui est vu, d’une vue exempte de début exempte de fin. Sa vue n’est pas une vue qui entre en existence lors de l’entrée en existence de ce qui est vu. Il en est de même pour Sa science qui est un attribut unique par lequel Il sait toute chose qui existe et qui existera.

Sa parole est un attribut unique. Sa parole est unique, exempte de début, exempte de fin. Elle est ordre,  interdiction, annonce, interrogation – n’est-ce pas que Allah interroge les humains au jour du jugement ! –, promesse et menace. Si quelqu’un dit : comment est-il dit que la parole de Allah (kalam) est unique alors que dans le Qour’an, il y a :

{ ولو أنما في الأرض من شجرةٍ أقلامٌ والبحر يَمُدُّهُ من بعده سبعةُ أبحرٍ ما نفدت كلماتُ الِله }

(wa law ‘annama fi l-‘ardi min chajaratin ‘aqlamoun wa l-bahrou yamouddouhou min ba^dihi sab^atou ‘abhourin ma nafadat kalimatou l-Lah)

Dans laquelle il est dit (kalimat) qui est un mot au pluriel ? Comment est-il dit parole unique (kalam) alors que dans le Qour’an il est dit (kalimatou l-Lah) au pluriel ? La réponse est que la mention d’un terme au pluriel est pour la glorification, pour glorifier cette parole qui est une parole unique. Tout comme Allah tabaraka wa ta^ala est un seul Être et il est indiqué dans le Qour’an par le terme (nahnou) – Nous –, comme dans cette ayah :

{إنّا نحن نحيي ونميت}

(inna nahnou nouhyi wa noumit)

qui signifie : « Certes, c’est Nous Qui donnons la vie et la mort ». « Nous » alors qu’Il est unique. Il en est de même pour le terme nous (nahnou) pour la créature, il peut être utilisé au sujet des créatures dans le sens du pluriel et il se peut que ce soit pour glorifier celui qui parle. Il se peut que l’un d’entre nous dise « nous » pour exprimer un pluriel : au sujet de soi-même avec un groupe de personnes et il se peut pour se glorifier soi-même par « nous ». Ce qui est parvenu dans le Qour’an (inna nahnou nouhyi wa noumit) est pour la marque d’honneur et de glorification et non pas pour indiquer un pluriel. Allah S’est glorifié Lui-même. Il en est de même pour l’expression (kalimatou l-Lah) c’est pour la marque d’honneur et de glorification de cette parole qui est unique. La parole de Allah est unique. Il est parvenu dans le Qour’an sa mention par un terme qui exprime le pluriel car kalimat est le pluriel de kalimah et par kalimah : kalimah et  kalimat.

Pour ce qui est parvenu dans le Qour’an par Sa parole :

{إنما أمره إذا أراد شيئًا أن يقول له كن فيكون}

(innama ‘amrouhou ‘idha arada chay’an ‘an yaqoula lahou koun fayakoun)

cela ne signifie pas que Allah dit du nombre de ce qu’Il crée : koun, koun, koun –soit, soit, soit–. Mais le sens est que ce dont Allah veut l’existence, il a lieu sans que difficulté ou fatigue ne L’atteignent, sans qu’il y ait retard par rapport au temps dans lequel Il en a voulu l’existence. C’est cela le sens. Ce n’est pas qu’Il dise du nombre des créatures, chacune, koun – soit –.

Dans un seul instant, Il crée ce qu’aucune créature ne peut dénombrer, ni ange, ni humain. C’est une stupidité que de croire que Allah prononce le (kaf) et le (noun) pour chaque chose qu’Il crée. Ceux-là sont stupides ! Ils n’ont pas de raison qui les fasse parvenir à la réflexion correcte, les wahhabites et ceux qui sont dans un état semblable au leur. Selon eux, Allah parlerait avec le (kaf) et le (noun) du nombre de ce qu’Il crée.

Allah existe avant la création des langues. Avant l’existence du monde Il parle et après avoir créé le monde Il parle d’une seule parole. Nous n’en comprenons pas la réalité dans le bas monde mais dans l’au-delà, lorsqu’Il nous fait entendre, nous comprendrons. Nous entendrons une parole qui n’est pas de lettres ni de sons et qui n’est pas composée d’une lettre qui précède et d’une lettre qui suit. Ahlou s-Sounnah –les sunnites– ont dit que Sa parole est unique, que Sa puissance est unique, que Sa science est unique, que Sa volonté est unique, que Son ouïe est unique, que Sa vue est unique et que Sa science est unique car si elle avait été multiple, qu’elle se produit petit à petit, cela entraînerait l’entrée en existence de l’Être de Allah, or l’entrée en existence est impossible au sujet de Alla; et ce qui entraîne le début à l’existence est impossible au sujet de Allah.

Le livre Jawahirou l-Fousoul, ce livre comprend ce que nous avons décrété dans cette conférence, à savoir que la parole de Allah n’est pas lettres et sons, que Allah tabaraka wa ta^ala existe sans endroit et qu’il ne s’écoule pas de temps sur Lui car Il est de toute éternité, alors que l’endroit et le temps ont un début à leur existence et que Allah n’en est pas caractérisé. Il existe plutôt de toute éternité alors qu’il n’y a pas d’endroit de toute éternité, et Il est maintenant tel qu’Il est de toute éternité. Ce livre, Salahou d-Din Al-‘Ayyoubiyy de son temps en a décidé l’enseignement dans les écoles, pour les jeunes et les plus âgés, et c’est ce qu’enseignent Ahlou s-Sounnah dans les orients et les occidents. Mais les wahhabites sont apparus il y a deux cent cinquante ans. Ils enseignent aux gens que Allah est un corps qui est assis au-dessus du Trône, qu’Il a des membres et qu’Il parle avec des lettres et un son. Ils ont même dit qu’Il a un pied ! Ils lui ont attribué le pied ! Tant que certains ont dit : (au jour du jugement, lorsqu’il sera dit à l’enfer es-tu rempli ? et qu’il répond : pas encore, le Dieu met dedans sa jambe et l’enfer ne la brûle pas) ! Ils L’ont considéré avec l’aspect d’un être humain, ils L’ont considéré un corps limité de la taille du Trône. Ils Lui ont attribué des membres et Lui ont attribué une descente et une remontée. Il ne leur reste plus qu’à dire qu’Il est comme nous ! Que Allah les maudisse. Eux, cette voie maligne, ils la diffusent avec l’argent. Allah leur a donné l’argent : le pétrole. Il leur a fait jaillir ce qui est une source de péchés pour eux. Il sera pour eux une source de remontrances et de courroux pour eux dans l’au-delà.

Certains de leurs chaykh, dans leur exagération de l’assimilation, a dit en descendant des marches, il a dit : Allah descend comme moi. Il a ainsi expliqué le hadith (ينزل ربنا كل ليلة إلى السماء الدنيا) (yanzilou Rabbouna koulla laylatin ‘ila s-sama’i d-dounya). Il l’explique ainsi par son acte. Il assimile Allah à lui. Ce nouzoul selon Ahlou s-Sounnah est la descente des anges sur ordre de Allah. Les anges descendent chaque nuit, après la moitié de la nuit jusqu’au ciel du bas-monde. Ils transmettent de la part de Allah. Ensuite, au temps de l’aube, ils retournent à leurs places, au-dessus du ciel du bas-monde. C’est cela l’explication du hadith.

Ce n’est pas tout le monde qui est bien guidé par le Qour’an. Allah ne l’a pas révélé afin que tout le monde en soit bien guidé. Celui que Allah veut qu’il soit bien guidé par le Qour’an, il sera bien guidé par le Qour’an, et s‘égarera par le Qour’an celui que Allah veut qu’il soit égaré par le Qour’an. Ahlou s-Sounnah, Allah les a bien guidés par le Qour’an. Il leur a fait profiter du Qour’an car ils l’expliquent de la manière adéquate. Le Qour’an est ainsi pour eux une bonne guidée. Quant à ceux qui assimilent Allah à Ses créatures, qui expliquent certaines ayah et hadith conformément aux caractéristiques des créatures, ceux-là Allah les a égarés par le Qour’an. C’est pour cela qu’Il dit :

{ ذلك الكتاب لا ريب فيه هدى للمتقين}

(dhalika l-kitabou la rayba fihi houdan li l-mouttaqin)

ce qui signifie : « Ce Livre qui ne comporte pas de doute, est une guidée pour les pieux ». Les wahhabites mémorisent le Qour’an mais en réalité, ils le contredisent.

Que signifie une preuve partielle ? Réponse : le monde change et tout ce qui change a une existence ayant un début et le monde a un début à son existence. Ceci est une preuve globale. Quant à ce qui est compris à partir de cette règle, ce sont des preuves partielle. Tout comme lorsque tu dis que la substance (jawhar) a une existence ayant un début. Ceci est une partie de ce qui est compris de l’autre règle.

La parole des Gens de la vérité – disant que Allah est exempt de la limite – signifie : si Allah était une substance élémentaire, la substance élémentaire Lui serait semblable. S’Il était supérieur à cela jusqu’à atteindre le plus grand des corps, qui est le Trône ou davantage jusqu’à atteindre une quantité finie ou une quantité supposée infinie, il serait obligatoire selon la raison qu’Il soit constitué de parties c’est-à-dire composé. Or, ce qui est constitué de parties a besoin de qui le constitue ainsi et celui qui a besoin d’autrui est entré en existence, indispensablement. Ceci est la parole de ^Aliyy Ibnou Abi Talib, que Allah l’agrée :

(( مَنْ زَعَمَ أَنَّ إِلَهَنَا مَحْدُودٌ فَقَدْ جَهِلَ الْخَالِقَ الْمَعْبُودَ ))

[rapporté par Abou Nou^aym] ce qui signifie : « Celui qui prétend que notre Dieu est limité, certes, il a ignoré le Créateur, Celui Qui mérite d’être adoré« , et c’est la parole de ^Aliyy Ibnou l-Houçayn Ibni ^Aliyy Ibni Abi Talib,  que Allah les agrée, Zaynou l-^Abidin :

(( إِنَّ اللَّهَ لَيْسَ بِمَحْدُودٍ ))

[rapporté avec une chaîne de transmission ininterrompue par l’Imam Mourtada AzZabidiyy dans ‘It-hafou s-Sadati l-Mouttaqin] ce qui signifie : « Certes, Allah n’est pas limité« , et c’est la parole de ‘Ahmad Ibnou Salamah AtTahawiyy :

(( تَعَالَى (أي اللَّهُ) عَنِ الْحُدُودِ ))

ce qui signifie : « Il (Allah) est exempt des limites« . C’est pour cela qu’il est impossible selon la raison s’agissant de Allah qu’Il soit en contact avec le monde, diffus à l’intérieur ou éloigné de lui par la distance. Ceci est la vérité en-dehors de laquelle rien d’autre n’est valable. En effet, les créatures sont soit en contact les unes avec les autres, soit séparées et il est impossible selon la raison d’attribuer à Allah les deux : le contact et la séparation. Cela impliquerait en effet la confirmation du pareil à Allah. Allah tabaraka wa ta^ala a nié pour Lui-même tout pareil dans l’absolu. Si les hachawiyyah, les moujassimah les corporalistes –, qui confirment que Allah a une limite, s’ils disent : ce que vous dites est une négation de l’existence de Allah, on leur répond : vous avez basé votre croyance sur ce à quoi l’imagination aboutit et il n’y a pas de considération à donner à l’imagination. La considération, on ne la donne qu’à la preuve selon la Loi de l’Islam et selon la raison. Ce que nous déclarons ici, c’est ce que les textes transmis et ce que la raison impliquent. Si vous dites : nous ne croyons pas à quelque chose à laquelle notre imagination n’aboutit pas, vous reniez alors une créature à laquelle votre imagination n’aboutit pas et qui a été confirmée par le Qour’an, comme par exemple dans Sa parole ta^ala : [وَجَعَلَ الظُّلُمَاتِ وَالنُّورَ] ce qui signifie : « Et Il a créé les ténèbres et la lumière« . Ainsi, la lumière et l’obscurité sont deux créatures entrées en existence, par le témoignage du Qour’an. Alors, votre imagination admet-elle une époque où il n’y avait ni lumière ni obscurité ? Pourtant, ceci a été confirmé par cette ayah : [وَجَعَلَ الظُّلُمَاتِ وَالنُّورَ] ce qui signifie : « Et Il a créé les ténèbres et la lumière« , c’est-à-dire que Allah a créé les ténèbres et la lumière après qu’elles n’ont pas été. Il les a créées après qu’elles ont été inexistantes. Cette époque, ni notre illusion, ni la vôtre n’y aboutit, ni notre imagination ni la vôtre ne l’atteint. Qui peut imaginer une époque où il n’y avait ni lumière ni obscurité ? Malgré cela, il est un devoir de croire qu’il y a eu une époque – c’est-à-dire une créature – dans laquelle il n’y avait ni lumière ni obscurité, car c’est après la création de l’eau et du Trône que Allah a créé la lumière et l’obscurité. La première chose que Allah a créée, c’est l’eau, puis le Trône. Donc, la lumière et l’obscurité n’ont existé qu’après l’existence de l’eau et du Trône.

La croyance aux prophètes

Allah ta^ala a envoyé les prophètes par miséricorde pour Ses esclaves car il n’y a pas, selon la raison, ce qui permet de se passer d’eux. En effet, la raison ne parvient pas à elle seule à connaître les choses qui peuvent sauver dans l’au-delà. Ainsi, dans l’envoi des prophètes, il y a une utilité, indispensable pour leur besoin en cela, et cette grâce revient à Allah pour avoir accordé ceci à Ses esclaves. Ce sont donc des ambassadeurs de Sa part, ta^ala, pour les créatures.

Le prophète et le messager ont en commun la révélation. Allah leur révèle donc à tous deux une Loi de l’Islam, conformément à laquelle ils agissent, pour la transmettre aux gens.

Toutefois, le messager vient avec l’abrogation de certaines lois antérieures à lui ou avec une nouvelle Loi de l’Islam.

Le prophète qui n’est pas messager, il lui est révélé de suivre la Loi de l’Islam d’un messager antérieur à lui pour la transmettre.

Pour cela, les savants ont dit : « Tout messager est aussi prophète et tout prophète n’est pas forcément messager« .

De plus, ils se différencient par le fait que le statut de messager peut être attribué aux anges et aux êtres humains, alors que la simple prophétie, ne peut l’être que pour les humains.

Les prophètes ont obligatoirement pour attribut la véracité, il leur est impossible le mensonge. Il leur est obligatoire aussi l’extrême intelligence, il leur est impossible l’idiotie et la stupidité. Il leur est obligatoire l’honnêteté. Ainsi, les prophètes sont préservés de la mécréance, des grands péchés et des petits péchés de bassesse et c’est cela la préservation qui leur est obligatoire. De même, il leur est impossible la trahison. D’autre part, la chasteté leur est obligatoire ; la vulgarité, la bassesse et la lâcheté leur sont donc impossibles. Leur est impossible également, tout ce qui peut repousser d’accepter leur appel et de même, toute maladie repoussante.

Celui qui leur attribue donc le mensonge, la trahison, la vulgarité, la bassesse, la lâcheté ou ce qui est de cet ordre, est certes devenu mécréant.

Sache que le moyen de connaître le prophète, c’est le miracle (mou^jizah). C’est une chose contraire à l’ordinaire, qui vient en accord avec les dires de celui qui prétend être prophète et qui est sauf de l’opposition par une chose semblable.

Ce qui fait partie des choses étonnantes mais qui ne sort pas de l’ordinaire n’est donc pas un miracle.

De même, tout ce qui est contraire à l’ordinaire mais qui n’est pas accompagné de la prétention à la prophétie, comme les choses extraordinaires qui apparaissent par la main des saints (waliyy), qui suivent les prophètes, ceci n’est pas un miracle mais on appelle cela prodige (karamah).

De même, ce à quoi peut être opposé une chose semblable, comme la magie, n’est pas un miracle. En effet, la magie peut lui être opposée une magie qui lui est équivalente.

De plus, il y a deux sortes de miracles :

Il y a le miracle qui a lieu à la demande des gens, demande faite à celui qui prétend être prophète.

Il y a aussi le miracle qui a lieu sans demande.

De la première sorte, il y a par exemple le miracle de la chamelle de Salih qui est sortie du rocher. Son peuple lui avait demandé cela en lui disant : si tu es vraiment un prophète envoyé à nous pour que nous croyions en toi, alors fais sortir pour nous une chamelle et son petit de ce rocher. Il a fait sortir pour eux une chamelle avec son petit. Ils furent alors stupéfaits et ils crurent en lui.

Certes, s’il était menteur dans son affirmation que Allah l’a envoyé comme messager, il n’apporterait pas cette chose étonnante et extraordinaire, que personne parmi les gens ne peut y opposer une chose semblable à ce qu’il a fait. La preuve leur a ainsi été donnée.

Ils ne pouvaient faire autrement que se soumettre et reconnaître la véracité de cela car la raison oblige à croire celui qui vient avec une telle chose, qui ne peut lui être opposée une chose semblable de la part des opposants.

Celui qui ne se soumet pas et s’entête est considéré comme méprisant la valeur de l’argumentation rationnelle.

La croyance aux saints

Allah ta^ala dit :

(‘ala ‘inna ‘awliya’a l-Lahi la khawfoun ^alayhim wa la houm yahzanoun ; alladhina ‘amanou wa kanou yattaqoun) [Younous/ 62-63] ce qui signifie : « Certes les waliyy de Allah il n’y a pour eux aucune crainte et ils n’ont pas à être chagrinés ; ce sont ceux qui ont cru et ont fait preuve de piété ».

L’Imam Abou ^Abdi l-Lah Al-Boukhariyy a rapporté de Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, que le Prophète a dit :

(qala l-Lahou ta^ala : man ^ada li waliyyan faqad ‘adhantouhou bi l-harb ; wa ma taqarraba ‘ilayya ^abdi bichay’in ‘ahabba ‘ilayya mimma ftaradtou ^alayh) ce qui signifie : « Allah ta^ala dit : Celui qui prend un de Mes waliyy pour ennemi, il s’attendra à Mon châtiment. Mon esclave se rapproche davantage de Mon agrément par ce que Je lui ai ordonné d’accomplir ».

La signification de ce hadith qoudsiyy est que celui qui prend un saint pour ennemi, Allah lui apprend qu’il s’attendra au châtiment. Celui qui s’attend au châtiment de Allah sera perdu. De plus, ce que Allah agrée le plus de l’esclave, ce sont les obligations.

Les saints de Allah ont pour caractéristiques de se maintenir sur la droiture dans l’obéissance à Allah ta^ala, d’accomplir les devoirs tout en évitant les interdits et de multiplier les actes d’adoration surérogatoires. Tels sont les saints, ceux que Allah aime, Qu’Il honore dans le bas monde et dans l’au-delà.

Parmi les honneurs que Allah leur accorde dans le bas monde il y a les prodiges. Les prodiges sont des choses qui sortent de l’ordinaire, apparaissant aux mains des saints. La preuve qui confirme la réalité des prodiges c’est la parole de Alla:

(qala l-ladhi lahou ^ilmoun mina l-kitabi ‘ana ‘atika bihi qabla ‘an yartadda ‘ilayka tarfouka ; falamma ra’ahou moustaqirran ^indahou qala hadha min fadli Rabbi) [An-Naml / 40] ce qui signifie: « Celui qui a connaissance du Livre a dit : Moi, je te le ramène avant que ton regard n’atteigne ce que tu veux regarder ». (Il s’agit du trône de la reine Bilqis). Lorsqu’il l’a vu devant lui, il dit : Ceci est par la grâce de mon Seigneur ».

La preuve vient également la parole du Prophéte r, dans ce qu’a rapporté At-Tirmidhiyy et d’autres qu’il a dit :

(ittaqou firaçata l-mou’mini fa’innahou yandhourou binouri l-Lah) ce qui signifie :  « Prenez garde à  la firasah, –ce qui peut être dévoilé au croyant qui est un saint–, car certes Allah lui donne une lumiére dans son regard ».

Il y a aussi le prodige de ^Oumar Ibnou l-Khattab, que Allah l’agrée, qui a été confirmé avec une bonne chaîne de transmission alors qu’il faisait un discours à Médine : il  interpella le chef de son armée Sariyah Ibnou Zanim qui bataillait à Nahawand en Perse. « Sariyah, la montagne, la montagne », lui avait-il dit. Sariyah avait entendu l’appel depuis  des milliers de kilomètres et avait pu grâce à cela déjouer le piége tendu par les ennemis. Cette chose extraordinaire a été rapportée par Al-Bayhaqiyy,  par le Hafidh Ad-Dimyatiyy qui l’a jugé sahih et As-Souyoutiyy a été en accord avec lui sur cela.

Parmi les preuves encore, AtTabaraniyy a rapporté dans « Al-‘Awsat » d’aprés ‘Anas, que le Messager de Allah r a dit :

(lan takhlou l-‘ardou min ‘arba^ina rajoulan mithla khalili r-Rahman ; fabihim tousqawna wa bihim tantasiroun ; mam mata minhoum ‘ahadoun ‘il-la ‘abdala l-Lahou makanahou ‘akhar) ce qui signifie: « Il y aura toujours sur terre quarante hommes qui sont comme Ibrahim Khalilou Rahman. C’est grâce à ces quarante là que vous recevrez la pluie et c’est grâce à eux que vous aurez la victoire. Il n’y a pas un seul d’entre eux qui meurt sans que Allah le remplace par un autre ». Le hafidh Al-Haythamiyy a dit de ce hadith dans « Majma^ou zZawa’id » qu’il a une bonne chaîne de transmission.

Croire en l’existence des saints et en leurs prodiges fait partie de la croyance de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah. Que l’on soit sur ses gardes de ceux qui renient les prodiges des saints, ceux là même qui attribuent à Allah le corps, qui renient le tawassoul, ceux qui ont assimilé Allah à Ses créatures et qui ont interdit le tawassoul par les prophétes et les saints vertueux.

Sachez que les saints ont été réputés par la science,  par le fait d’être soufis, ascètes et pieux et de suivre la Sounnah. Il y a parmi les saints qui ont des voies soufies  (tariqah) comme l’imam Ahmad Ar-Rifa^iyy ou Al-Jilaniyy et d’autres encore. Ces voies ont été fondées conformément au Qour’an et au hadith mise à part la voie Tijaniyy car selon ce qu’expliquent les livres de ces Tijaniyy deviés elle est clairement contradictoire au Livre et à la Sounnah et Allah sait plus que tout autre l’état du Chaykh duquel ils se réclament à savoir Abou l-^Abbas Ahmad At-Tijaniyy car il se peut que ces livres lui soient attribués calomnieusement et qu’il en soit innocent.

Il n’y a pas de considération à donner à ceux qui renient le tawassoul pour leur  blâme des voies des soufis véridiques. Ce blâme est une preuve de leur ignorance car le soufi, pour celui qui  le connaît, c’est celui qui oeuvre conformément au Livre et à la Sounnah, qui accomplit les devoirs, évite les interdits et qui délaisse le luxe et le confort dans la nourriture, l’habillement et ce qui est de cet ordre. Ces caractères sont en réalité ceux des Califes bien guidés. D’ailleurs Abou Nou^aym l’auteur de « Hilyatou l-‘Awliya’ » (le joyau des saints), ouvrage dans lequel il a  voulu distinguer les soufis véridiques des autres, ceux qui se prétendent tels alors qu’ils en sont le contraire, a commencé par citer les quatre califes. A son époque, il y a eu beaucoup de mises en garde  et de nuisances faites à certains soufis.

Sachez que ceux qui renient le tawassoul sont des pertubateurs à cause de leur mauvais jugement au sujet des soufis. Ils ont contredit l’Imam Ahmad duquel ils prétendent calomnieusement être des disciples car l’imam Ahmad disait à Abou Hamzah dont il prenait conseil : « Que dis-tu à ce sujet, ô soufi ? »

Les wahhabites ont également contredit leur chef Ibnou Taymiyah Al-Harraniyy puisqu’il a dit dans « Charhou hadith An-Nouzoul » : « Al-Jounayd, le maître des soufis, est un imam de bonne guidée ».

Qu’ils sachent ce qu’est le véritable tasawwouf : suivre la loi de l’Islam, oeuvrer conformément au Livre et à la Sounnah et faire des efforts pour corriger son âme et contredire ses passions.

Al-Jounayd Al-Baghdadiyy, que Allah l’agrée a dit : «  Le tasawwouf, c’est la pureté et la sincérité de son comportement à l’égard de Allah ta^ala ».

Notre maître Ahmad Ar-Rifa^iyy, que Allah l’agrée a dit :

« Le soufi est celui qui a appris la jurisprudence et qui oeuvre conformément à ce qu’il a appris ».

Et sachez que parmi les musulmans, l’existence des saints et l’arrivée des prodiges est une chose réputée depuis l’époque des compagnons jusqu’à nos jours.

Seul celui qui est privé de bien renie l’existence des saints et l’existence des prodiges.

L’Imam Zaynou l-^Abidin

Ainsi, les saints sont ceux qui suivent correctement le Prophète Mouhammad. Certains d’entre eux sont même des descendants du Prophète. C’est comme par exemple l’imam Zaynou l-^Abidin qui fait partie des maîtres des successeurs des compagnons.

AzZouhriyy a dit : « Je n’ai pas vu un seul hachimite qui soit meilleur que lui et je n’ai vu personne qui ait plus de science que lui. Lorsqu’il s’apprêtait à faire le woudou, que Allah l’agrée,  son visage devenait jaune. Sa famille lui disait : Qu’est ce qui te prend lorsque tu veux faire le woudou? Il a dit : Vous ne savez pas pour Qui je compte me lever. c’est-à-dire lorsqu’il s’apprête à faire la prière, il a la crainte de Allah pour Qui il fait la prière.

Il a été rapporté un jour qu’un incendie a éclaté dans la maison dans laquelle se trouvait ^Aliyy fils de Al-Houçayn, alors qu’il était en prosternation, les gens s’étaient mis à lui dire : « O, toi le fils de la fille du Messager de Allah, ô toi le fils de la fille du Messager de Allah, au feu !! ! » Mais il n’a pas relevé la tête jusqu’à ce que le feu ait été éteint et il a été dit : « Qu’est ce qui t’a détourné de ce feu ? »  « C’est l’autre feu qui m’en a détourné » a-t-il répondu. –Il fait allusion au feu de l’enfer–.

Un jour un homme était venu à lui alors qu’il était avec ses compagnons dans la mosquée, il n’a pas laissé une seule mauvaise parole sans qu’il le lui ait dite et Zaynou l-^Abidin se taisait. Par la suite, cet homme était reparti et lorsque la nuit était tombée, il est venu à la porte de cet homme et lui  a dit : « Ô mon frère, si tu étais véridique en ce que tu m’as dit, que Allah me pardonne et si tu étais menteur, que Allah te pardonne. » Puis il est reparti. C’est alors que cet homme est sorti et l’a suivi par derrière et s’est mis à pleurer tant que Zaynou l-^Abidin a eu de la compassion pour lui. Cet homme lui a dit : « Ne me méprends pas. Je ne reviendrais plus à faire quelque chose que tu n’aimes pas. Zaynou l-^Abidin lui répondit alors : « Et toi je te pardonne pour tout ce que tu m’as dit. »

L’imam As-Sajjad Ibnou l-^Abidin, que Allah l’agréé, était généreux, il prodiguait le bien, il était bienfaiteur. Ibnou l-Jawziyy a rapporté dans «  Sifatou AsSafawah » d’aprés Mouhammad fils de Is-haq il a dit : « Il y avait des gens à Médine qui vivaient et ils ne savaient pas d’où leur parvenait leur subsistance; lorsque ^Aliyy fils de Al-Houçayn était mort ils ne retrouvaient plus ce qu’il leur était donné de nuit et il est rapporté que leur nombre était de cent familles de Médine.

Et lorsque venait à lui un mendiant pour lui demander quelque chose, il lui faisait bon accueil et lui disait : « Bienvenue à celui qui transporte mes provisions pour l’au-delà ! » Un des fils de ^Ammar Ibnou Yacir a rapporté : « Il y avait un jour chez ^Aliyy fils de Al-Houçayn des invités qui avaient demandé à l’un de ses serviteurs à ce qu’il leur ramène rapidement de la viande cuite dans le four. C’est alors que le serviteur était venu en courant et la broche –le fer sur lequel étaient mis les bouts de viande– était tombée de sa main sur l’un des enfants de ^Aliyy et l’a atteint à la tête. Il en est mort. C’est alors que ^Aliyy a dit à ce serviteur : « Tu es libre, parce que tu n’as pas fait exprès » Et il l’a amené avec lui dans le convoi funéraire de son fils.

Un jour il a rendu visite à Mouhammad fils de ‘Ouçamah fils de Zayd lors de sa maladie et Mouhammad s’était mis à pleurer. Zaynou l-^Abidin lui a dit : « Qu’est ce qui t’arrive ? » Il lui répondit : « Je suis endetté de quinze mille dinars ». C’est alors que Zaynou l-^Abidin lui a dit : « C’est moi qui me charge de les rembourser ».

Zaynou l-^Abidin était extrêmement bienfaisant envers sa mère tant qu’il évitait de manger dans le même récipient que sa mère de crainte que sa main ne prenne le morceau qu’avait vu en premier sa mère. Et il  accomplissait, que Allah l’agrée, chaque jour et nuit mille rak^ah des prières surérogatoires tant qu’il a été surnommé l’imam As-Sajjad –c’est-à-dire celui qui se prosterne beaucoup–.

Zaynou l-^Abidin était sur la croyance du Prophète et de ses compagnons en terme de croyance en l’unicité de Allah et de Son exemption  de l’endroit, de la localisation, de la limite et de la couleur. Le maître  Mourtada AzZabidiyy le commentateur de Al-Qamous a rapporté avec une chaîne de transmission ininterrompue composée de gens qui sont tous de la famille du Prophéte que Zaynou l-^Abidin ^Aliyy fils de Al-Houçayn a dit dans son épître appelé AsSahifah As- Sajjadiyyah : « Tu es exempt d’imperfection, ô Allah Tu n’es pas contenu dans un endroit ».

Zaynou l-^Abidin, que Allah l’agrée, personne ne l’aidait pour sa purification : il puisait l’eau pour sa purification avant de s’endormir. Lorsqu’il se levait pendant la nuit, il commençait par utiliser le siwa; ensuite, il faisait son woudouet il commençait à faire la prière et il rattrapait les prières surérogatoires qu’il avait manquées la journée, il les rattrapait pendant la nuit. Il a dit un jour : « Mes fils, ceci n’est pas un devoir pour vous (c’est-à-dire d’accomplir les prières surrérogatoires) mais celui d’entre vous qui s’est habitué à une habitude de bien, c’est bien pour lui de persévérer sur cela ». Il ne délaissait la prière surérogatoire de nuit ni lorsqu’il était résident ni lorsqu’il était voyageur.

On rapporte de lui, qu’il a dit : « Je suis étonné de l’orgueilleux arrogant qui la veille était de l’eau mélangée du père et de la mère et demain il sera un cadavre puant. Et je suis étonné du profond étonnement de celui qui doute au sujet de Allah alors qu’il voit les créatures de Allah et je suis étonné du plus profond étonnement de celui qui renie la résurrection alors qu’il voit cette vie présente et je suis étonné de tout l’étonnement pour celui qui oeuvre pour cette résidence qui va à sa fin et alors qu’il sait qu’il y aura une résidence qui sera éternelle sans fin.»

Il été rapporté de Abou Ja^far Mouhammad  fils de ^Aliyy Zaynou l-^Abidin qu’il a dit : « Mon père m’a recommandé certaines choses, il m’a dit : Ne tiens pas la compagnie de cinq catégories de personnes ne leur parle pas et ne les accompagne pas sur le chemin. Je lui ai dit : Je me sacrifies pour toi, ô mon père qui sont donc ces cinq personnes ? Il m’ a dit : Ne tiens pas la compagnie du grand pécheur car il est capable de te vendre pour une bouchée ou moins que cela. Je lui ai dit : Père qu’est ce qui est moins qu’une bouchée ? Il m’a répondu : Il souhaite obtenir la bouchée et il ne l’obtient pas. Je lui dis : Père et qui est donc la deuxième de qui je ne tiens pas la compagnie ? Il m’a dit : Ne tiens pas la compagnie de celui qui est avare car il est capable de prendre de toi et de te rendre encore plus dans le besoin que lorsque tu l’avais connu. Je lui dis : Père et qui est donc la troisième personne ? Il m’a répondu : Ne tiens pas la compagnie du menteur car il est comme le mirage : il éloigne de toi celui qui est proche et te rapproche celui qui est loin. Je demandai : Père et qui est donc le quatrième ? Il me répondit : Ne tiens pas la compagnie de celui qui est stupide car il veut t’être utile et il va te .nuire. Je dis : Père et qui est donc le cinquième ? Il me dit : Ne tiens pas la compagnie de celui qui rompt les liens avec ses proches parents car j’ai vu que dans le Livre de Allah il est maudit à trois reprises ».

Notre maître ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy

Parmi les saints, il y a notre maître ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy. L’imam Abou l-Qacim ^Abdou l-Karim Ar-Rafi^iyy, l’imam des Chafi^iyy connu pour sa science son ascèse et ses prodiges, a dit du bien de lui ; il a dit, que Allah ta^ala lui fasse miséricorde, dans son livre Sawadou l-^aynayn fi manaqibi l-Ghawth ‘Abi l-^Alamayn pour l’éloge du chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy que Allah l’agrée ce qui suit : « Le chaykh l’imam Abou Chouja^ Ach-Chafi^iyy m’a rapporté en disant : le chaykh ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy que Allah l’agrée était un symbole tel une montagne de science un mouhaddith, spécialiste de jurisprudence, moufassir qui a des chaînes de transmission de haut degré des maîtrises il était spécialiste dans la récitation il mémorisait il avait les arguments il maîtrisait la religion il était facile avec les musulmans et rude avec les égarés ; il était doux souriant, avec un bon caractère, sa parole était douce ; les gens trouvaient du plaisir lorsqu’ils étaient avec lui on ne s’ennuyaient pas dans ses assemblées. On ne quittait son assemblée que pour un acte d’adoration ; il supportait la nuisance ; il tenait sa parole lorsqu’il l’engageait ; il patientait face aux difficultés ; il était modeste sans humiliation ; il maîtrisait sa colère sans animosité ; il était celui de son époque qui connaissait le plus le livre de Allah et la Sounnah de Son Messager r et celui qui avait le plus de connaissance de cela ; il était un océan de science : il avait hérité des caractères de son ancêtre le Messager de Allah r ».

Ar-Rafi^iyy a dit également : « Notre chaykh ^Oumar Al-Farouthiyy m’a dit le chaykh Badr Al-‘Ansariyy nous a rapporté du chaykh l’imam Mansour Al-Bata‘ihiyy Ar-Rabbaniyy qu’il a dit : « J’ai vu le Prophète r quarante jours avant la naissance du fils de ma sœur le chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy dans le rêve qui m’a dit ce qui signifie : « Ô Mansour, je t’annonce la bonne nouvelle que Allah accorde à ta sœur après quarante jours un fils qui s’appellera Ahmad Ar-Rifa^iyy. Tout comme je suis le meilleur des Prophètes également il sera le meilleur des saints [de son époque] ; et lorsqu’il va grandir emmène-le auprès du chaykh ^Aliyy Al-Qari‘ Al-Wasitiyy et confie-le-lui afin qu’il l’éduque car cet homme a un haut degré selon le jugement de Allah et ne le perd pas de vue » ; j’ai dis : « L’ordre est votre ordre Ô Messager de Allah que Allah vous honore et vous élève davantage en degré. Et il en était ainsi tout comme l’a mentionné le Messager de Allah r ».

Ar-Rafi^iyy a dit également : « Le spécialiste de jurisprudence le grand savant Abou Zakariyya’ Yahya le fils du chaykh AsSalih Youçouf Al-^Asqalaniyy Al-Hanbaliyy m’a dit : J’étais à ‘Oummou ^Oubaydah j’étais en train de visiter auprès de notre maître Ahmad Ar-Rifa^iyy et dans son couloir il y avait autour de lui des visiteurs plus de cent milles personnes ; il y avait des gouverneurs, des savants, des chaykh, des gens du commun ; et il les avait accueillis avec bienvenue en leur donnant à manger en les honorant et en leur faisant bon accueil chacun selon son état ; et il prenait place sur la chaise après le dhouhr –pour que les gens le voient– et il exhortait les gens et les gens étaient des cercles tout autour de lui ; il a pris place sur la chaise après le dhouhr du jeudi et dans son assemblée il y avait des exhortateurs de Wasit et un groupe nombreux de savants de l’Irak et des plus grands dignitaires des gens et des gens s’étaient mis à lui poser des questions de tafsir, d’autres lui avaient posé des questions du hadith, d’autres dans la jurisprudence, d’autres dans la divergence, d’autres sur les fondements, d’autres dans d’autres sciences : il a répondu à deux cents questions de différentes sciences et son état n’a pas changé lorsqu’il répondait et il n’avait pas manifesté de signes de difficulté ; c’est alors que je n’ai pas pu me contenir et je me suis levé et j’ai dit : « Mais cela ne vous suffit pas ? Par Allah si vous l’avez interrogé sur toute science qui a été consignée il vous aurait répondu par la volonté de Allah sans que cela ne lui fasse de peine » ; c’est alors qu’il a souri et il a dit : « Laisse-les, Ô ‘Abou Zakariyya, qu’ils me posent des questions avant qu’ils ne me perdent car le bas monde va à sa perte et Allah est Celui Qui fait changer les états ». Les gens se sont mis à pleurer et on a entendu beaucoup de bruit dans l’assemblée et c’est alors que dans l’assemblée cinq hommes sont morts et parmi les Sabéens et les chrétiens et les juifs huit mille personnes ou plus sont entrées en l’Islam et quarante milles personnes se sont repenties ».

Ar-Rafi^iyy a dit : « Le chaykh ^adl –juste– ‘Abou Mouça Al-Haddadiyy m’a dit le chaykh Abou Mouhammad Jamalou d-Din Al-Khatib m’a rapporté qu’une fille de Al-Haddadiyyah qui s’appelle Fatimah avait une mère qui ne pouvait avoir d’enfants ; elle a fait le vœu que si Allah lui accorde un enfant elle le mettrait tant qu’il est vivant au service de ceux qui viendraient à Al-Haddadiyah parmi les disciples de notre maître le chaykh ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy ; Allah a prédestiné qu’après une courte période elle tombe enceinte ; lorsqu’elle a mis au monde et qu’elle a amené le nouveau-né, c’était une fille qui était bossue ; lorsqu’elle a grandi et qu’est venu le temps pour elle de marcher, il s’est avéré qu’elle était boîteuse ; puis elle a perdu ses cheveux suite à une maladie ; un jour alors que le maître Ahmad Al-Kabir que Allah l’agrée était venu à Al-Haddadiyah et que les gens de ce village l’ont accueilli, la boîteuse Fatimah était parmi les gens du côté des femmes alors que les filles de Al-Haddadiyah se moquaient d’elle ; lorsqu’elle était venue auprès de notre maître le chaykh ‘Ahmad elle a dit : Eh toi mon maître tu es mon chaykh et le chaykh de ma mère et tu es ma provision, je me plains à toi de mon état, puisse Allah par la bénédiction de ta sainteté et ta proche parenté du Messager de Allah r qu’Il me guérisse de ce que je suis car je suis fatiguée des moqueries des filles de Al-Haddadiyah. C’est alors que la compassion l’a pris et il s’est mis à pleurer par miséricorde pour son état puis il l’a appelée : rapproche-toi de moi. Elle s’est rapprochée de lui et il a passé sa main honorée[7] sur sa tête et son dos et ses pieds c’est alors que par la volonté de Allah ses cheveux ont poussé sa bosse a disparu et ses jambes se sont corrigées et elle devenu dans un meilleur état ».

Ar-Rafi^iyy dans son livre qu’il a composé pour l’éloge de l’imam Ar-Rifa^iyy et qu’il a appellé « Sawadou l-^aynayn fi manaqibi l-Ghawthi ‘Abi l-^Alamayn » a dit ce qui suit : « Notre chaykh l’imam le spécialiste des arguments le modèle ‘Abou l-Faraj ^Oumar Al-Farouthiyy Al-Wasitiyy nous a appris il a dit : notre maître et notre chaykh le maître ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy a accompli le pèlerinage en l’an cinq cent cinquante-cinq de l’Hégire et lorsqu’il était arrivé à Médine et qu’il a eu l’honneur de visiter son ancêtre ^alayhi ssalatou wa s-salam il s’est placé face à la résidence du Prophète r et nous nous étions mis debout derrière lui et il a dit : « As-salamou ^alayka ya Jaddi » c’est alors que le Prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam lui a dit : « Wa ^alayka s-salamou ya waladi » ; alors lorsqu’il a entendu cette belle voix il a été pris par le wajd –intense sentiment d’allégresse– et il s’est mis à dire de la poésie :

Fi halati l-bou^di rouhi kountou ‘oursilouha

Touqabbilou l-‘arda ^anni wahiya na‘ibati

Wa hadhihi dawlatou l-‘achbahi qad hadarat

Famdoud yaminaka kay tahdha biha chafati

qui signifie : « Dans la période de l’éloignement j’envoyais mon âme qui embrassait la terre à ma place et voici mon corps ici présent. Tends-moi ta main droite pour que puissent l’effleurer mes lèvres ».

Le Messager de Allah r a tendu sa main honorée à partir de sa tombe honorée et il a embrassé en présence d’environ quatre-vingt dix milles personnes ; des gens voyaient la main du Prophète r et entendaient sa voix ; Parmi ceux qui étaient présents il y avait le chaykh Hayat fils Qays Al-Harraniyy et le chaykh ^Abdou l-Qadir Al-Jiliyy et le chaykh ^Adi Ach-Chamiyy ils ont été témoins de cela eux et d’autres qu’eux que Allah les agrée tous » fin de citation.

Ar-Rafi^iyy précédemment cité il a été décrit par At-Taj As-Soubkiyy dans tabaqatou ch-chafi^iyyah par sa parole : l’imam Ar-Rafi^iyy était maître de plusieurs sciences de la loi de tafsir –d’exégèse– de hadith de fondements et il était supérieur aux gens de son époque dans la transmission et dans la recherche des arguments, en guidant les gens et dans l’obtention de la science. Pour la jurisprudence il est un pilier authentificateur, un maître des compositeurs, c’est comme si la jurisprudence avait été morte et qu’il l’avait revivifiée et qu’il l’avait diffusée et qu’il l’avait corrigée après que l’ignorance l’avait tuée et enterrée. Ar-Rafi^iyy a été également présenté dans une biographie par l’auteur de moukhtasar talkhisi l-‘Asdiyy dans tabaqatou ch-chafi^iyyah où il a fait un grand éloge de lui.

A partir de là As-Souyoutiyy a rapporté la chaîne de transmission de ce récit par différentes autres voies puis il a dit : « Parmi ce qui est su c’est que ce fait béni a atteint parmi les musulmans le degré du tawatour et ses chaînes de transmission sont nombreuses et ses différentes versions sont sûres et ceux qui l’ont rapporté ont été d’accord ; et renier cela est un des signes de l’hypocrisie que Allah nous en préserve. Puis il a cité une réplique à la question : est-ce que cela veut dire que Ar-Rifa^iyy est devenu un compagnon puisqu’il a vu la main du Messager r ainsi que les autres visiteurs ? Il a répondu : ce qui est le plus plausible c’est qu’ils ne sont pas devenus des compagnons. Et c’est ce qu’a dit As-Sakhawiyy et d’autres car l’argument c’est que ce soit durant la vie du Prophète ^alayhi sSalatou wa s-Salam et que cette vie-là une vie de l’au-delà elle n’est pas la vie du bas monde elle n’est pas conservée par les lois du bas monde », tout comme la rencontre du Prophète r avec les autres prophètes dans Al-‘Aqsa la nuit de Al-‘Isra ne veut pas dire qu’ils sont devenus des compagnons.

Et ce qui est connu c’est que As-Souyoutiyy a reçu al-‘ijazah la maîtrise pour donner des avis de jurisprudence et enseigner tant que le nombre de ses chaykh qui lui avait donné les maîtrises et auprès de qui il a récité et il a entendu ils étaient au nombre de cinquante et un ; il a composé de nombreux ouvrages presque cinq cents ouvrages qui ont été réputés dans les différents recoins de la Terre alors observe bien cela.

Conclusion

Tout cela, les saints ne l’ont eu que par leur honnêteté et leur rigueur pour suivre notre maître Mouhammad sur la croyance de vérité et sur les pratiques.

Celui donc qui espère augmenter en degré et être au nombre des victorieux au jour du jugement, qu’il soit de ceux qui sont exhortés à l’écoute des prodiges qui sont rapportés des saints. Qu’il fasse en sorte que ce soit une cause pour améliorer son état : s’il lui manque des chapitres dans la science obligatoire, qu’il s’empresse d’assister aux assemblées du bien poru les prendre, s’il en a oublié certains, qu’il s’empresse de les écouter à nouveau, s’il commet certains péchés, qu’il s’empresse pour se repentir, s’il manque à certains devoirs, qu’il s’empresse pour les rattraper.

Que chacun de nous se remémore la parole du prophète : (akthirou min dhikri hadhimi l-ladh-dhat) qui signifie : « Souvenez-vous beaucoup de la mort ». Le rappel de la mort en effet est un moyen pour ne pas tomber dans l’insouciance et pour améliorer son état. Ce qui aide à cela, c’est aussi de rester en compagnie des gens de bien et non en compagnie des grands pécheurs ni des ignorants pour leur tenir compagnie. Il a en effet été dit : (AsSahibou sahib)ce qui signifie : « le compagnon tire vers lui son compagnon » et le Prophète a dit : (al-mar’ou ^ala dini khalilih fal-yandhour ‘ahadoukoum man youkhalil) ce qui signifie : « l’homme sera influencé par le comportement de son compagnon ; que chacun de vous fasse attention la compagnie de qui il recherche ».


[1] [sourat Al-Hachr / 18]

[2] [sourat An-Niça / 48]

[3] [sourat Mouhammad / 34]

[4] [sourat Ali ^Imran / 85]

[5] [souratAli ^Imran / 19]

[6] Entre Nouh r et Idris  r mille ans se sont écoulés. Et cette époque est appelée la jahiliyyah que Allah a évoquée par Sa parole : {ولا تبرّجن تبرّج الجاهليّة الأولى} (wa la tabarrajna tabarrouja l-jahiliyyati l-‘oula) [Al-‘Ahzab / 33] ce qui signifie : « Ne vous exhibez pas [Ô femmes] à l’exemple des femmes de la première jahiliyyah« .

[7] sans que ce soit par contact direct

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