et si tu offrais un cadeau à ton frère, à ta soeur …
بسم الله الرحمن الرحيم
La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.
Nous allons parler du cadeau et les lois concernant le cadeau, et incha Allah nous allons rapporter certaines paroles du Prophète (^alayhi salatou wa sallam) à ce sujet.
Le cadeau (en arabe : hadiyah) dans la loi de l’islam, comme l’ont dit les savants de l’islam, c’est un don sans poser pour condition qu’il n’y ait de contrepartie, cela c’est la définition du cadeau.
Le cadeau, al-hadiyah, a été mentionné dans le Qour’an et dans le hadith et elle a été fortement encouragée, c’est-à-dire dans le Qour’an et le hadith il y a eu fort encouragement à donner le cadeau. Et le cadeau c’est une cause principale, c’est une grande cause qui aide à évacuer ce qu’il peut avoir dans les coeurs comme haine. Et le cadeau est une cause qui fait que les croyants s’aiment les uns les autres. Il y a des mots synonymes au mot hadiyyah, cadeau dans la langue arabe. Al-hibah, Al-^atiyyah et As–sadaqah. Al-hibah c’est le don, tout comme Al ^atiyyah c’est une donation et As–sadaqah c’est l’aumône. Tout cela ils reviennent au même, au cadeau, au don sans attendre de contrepartie, sans réclamer de contrepartie, sans requérir de contrepartie. Parmi les gens de science, il y a ceux qui ont distinguer quand même entre ces différents termes. Certains ont dit qu’il y avait des subtilités, qu’il y avait des choses qui sont différentes entre ces termes là. Mais on peut affirmer que ces quatre termes en arabe Al-hadiyyah (le cadeau) Al-hibah (le don), Al-^atiyyah (la donation) et As–sadaqah (l’aumône) ont le même sens puisqu’il s’agit de rendre propriétaire quelqu’un de quelque chose, pendant la vie, sans contrepartie ; c’est-à-dire que ce n’est pas un lègue, quelque chose que l’on a recommandé de donner après notre mort. Durant la vie, rendre quelqu’un propriétaire d’une chose sans requérir de contrepartie. Tu donnes la propriété de quelque chose à quelqu’un sans requérir de contrepartie, et Al-^atiyyah c’est le mot générique qui englobe tout cela.
Quand est-ce que celui à qui l’on fait un don il devient propriétaire de ce qui lui a été donné ? Quand il le réceptionne, il devient propriétaire de ce qui lui a été donné. Si celui à qui a été fait le don réceptionne ce qui lui a été donné, il en devient propriétaire. Il n’en devient propriétaire, que si lui-même ou quelqu’un à qui il a donné un mandat pour réceptionner ce cadeau ou ce don, le réceptionne. La condition pour qu’il y ait changement de propriété c’est la réception. La majorité des savants ont retenu la preuve que réceptionner le don c’est le critère pour que la personne devienne propriétaire de ce don, de ce qui a été donné. Ils ont trouvé la preuve dans le hadith du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qui signifie :
« Même si on m’a offert la patte d’un mouton, je l’aurais acceptée », c’est une première preuve qu’il est bon d’accepter le cadeau, même si il n’est pas de grande valeur, et deuxièmement l’acceptation ou la réception c’est ce qui fait changer la propriété, c’est grâce à la réception que cela devient notre propriété.
Ce n’est pas parce que le cadeau est offert, qu’il devient la propriété de celui à qui il est offert. Il faut que celui à qui il est offert, le réceptionne. C’est lorsque celui à qui le cadeau ets fait, le réceptionne, lui ou celui à qui il a mandaté de le réceptionner pour lui, alors cela devient sa propriété. C’est à partir de cela que il y a des jugements qui vont dépendre de cet événement là. Un exemple de jugement, c’est dès lors que le cadeau est offert et que l’autre la réceptionné, est-ce que celui qui l’a offert peut le reprendre ? Vous voyez, ce seront des questions qui seront posées. Quand est-ce que il peut abandonner ? Il l’a donné, l’autre l’a reçu, est-ce qu’il y a un délai ou il peut le récupérer ? Et quand exactement, quel événement particulier fait que c’est la propriété du second et ce n’est plus la propriété du donateur. Vous voyez, il y a plein de jugements. Incha Allah, on va en parler.
La règle c’est que dés lors que celui à qui le cadeau à été fait, le reçoit, il le réceptionne, ça y est il en devient propriétaire. Du simple fait qu’il l’a réceptionnée, elle devient sa propriété. Par contre, s’il lui dit » je vais t’offrir quelque chose « , c’est-à-dire si le propriétaire lui dit » je vais t’offrir telle chose » ou s’il lui dit » je te donne telle chose » et l’autre il n’a rien réceptionné encore, dans ce cas cela reste la propriété du premier. Tant que l’autre ne l’a pas réceptionné, cela reste la propriété du premier. Voyez comme c’est subtile. Et le cadeau a été mentionné dans la sounnah du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Et il y a eu des textes à propos du cadeau en raison de l’impact que le cadeau a sur les coeurs. Al-Boukhariyy a rapporté dans son livre al-‘adabou l-Moufrad, que le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :
« Offrez vous des cadeaux les uns aux autres et aimez vous les uns les autres », c’est-à-dire que le Prophète a incité que les membres de sa communauté s’offrent des cadeaux les uns aux autres. Cela a été rapporté par Al-Boukhariyy, et Ibnou Hajar Al-^Asqalaniyy a dit que la chaîne de transmission de ce hadith est bonne.
Il n’y a pas de doute que le cadeau soit une cause pour l’amour et pour le rapprochement des cœurs, les cœurs se rapprochent. Les successeurs des compagnons lorsqu’ils envoyaient des cadeaux les uns aux autres, il arrivait que l’un d’entre eux dise à son frère à qui il offre un cadeau :
« Nous savons pertinemment que vous n’avez pas besoin d’un tel cadeau (c’est-à-dire vous n’êtes pas dans le besoin pour que l’on vous offre un tel cadeau) mais c’est un signe de considération de notre part », c’est-à-dire c’est pour te manifester que tu compte pour moi, c’est pour cela que je t’offre ce cadeau. C’est pour te manifester que j’ai de la considération pour toi, même si je sais que ce que je t’ai offert dont tu as besoin forcément car tu es dans l’aisance, mais c’est juste pour t’indiquer que tu compte pour moi. Il a été rapporté dans un hadith sahih que notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) acceptait le cadeau et rétribuait celui qui lui offrait un cadeau. Al-Boukhariyy a rapporté dans le sahih ce qui signifie :
« Si on m’avait invité pour consommer de la patte d’un mouton, j’aurais répondu à l’invitation, et si on m’avait offert une patte d’un mouton, je l’aurais acceptée ».
Et nous avons été incité à accepter le cadeau et à ne pas le rendre s’il n’y a pas de suspicion à propos de son caractère licite, s’il n’y a pas de doute si c’est quelque chose de licite ou pas, nous avons été incité dans la loi a accepter le cadeau. L’imam Ahmad et Al-Boukhariyy dans son al-‘adabou l-Moufrad, et d’autres, d’après le compagnon Ibnou Mas^oud (que Allah l’agrée), le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) disait ce qui signifie :
« Répondez à l’invitation de celui qui vous invite et ne refusez pas le cadeau, et ne frappez pas les musulmans ». Le Prophète (^alayhi salatou wa sallam) nous a fortement incité à accepter le cadeau. Et le Prophète (^alayhi salatou wa sallam) il lui arrivait de donner à ^Oumar un cadeau, un don, mais ^Oumar lui disait :
« Donne à quelqu’un qui est plus que moi dans le besoin, quelqu’un qui est plus pauvre que moi, ô Messager de Allah. », et le Prophète (^alayhi salatou wa sallam) lui disait ce qui signifie :
« Quand tu reçois un bien et que tu ne t’attendais pas à le recevoir, et que tu n’avais pas demandé à le recevoir ; alors prend le, tu peux te l’approprier. Si tu veux tu le consommes et si tu veux tu le donnes en aumône ».
Dans la parole du Prophète qui signifie : « Quand tu reçois un bien, alors prend le, approprie toi le », cela englobe les cadeaux. Le Prophète (^alayhi salatou wa sallam) a du ce qui signifie :
« Celui à qui parvient une part de bien sans qu’il ne l’ai demandée alors qu’il l’accepte, il s’agit d’une subsistance que Dieu lui a accordé. Si tu reçois un bien sans l’avoir demandé, et que. Ne cherchais pas à l’avoir et que tu ne t’attendais pas à l’avoir et que ton âme n’est pas cupide et ne cherche pas à avoir cela ou espérant en retour recevoir, alors prend le et ne le refuse pas ».
Il n’y a pas de doute qu’il y a une différence entre le cadeau et l’aumône concernant les jugements. Le cadeau est une forme d’honneur, c’est-à-dire c’est une manière d’honorer quelqu’un en lui offrant un cadeau et c’est une forme de bon comportement qui permet de réunir les cœurs. Le Prophète (^alayhi salatou wa sallam) acceptait le cadeau parce que c’est une marque d’honneur et il ne le refusait pas. Quant à l’aumône, le Prophète (^alayhi s-salatou wa s-salam) ne l’a prenait pas et se jugement est un jugement spécifique au Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) car il ne consommait pas de l’aumône. Le Prophète (^alayhi s-salatou wa s-salam), et cela c’est une forme de son excellent comportement, lorsqu’il recevait un cadeau il en faisait profiter ceux qui étaient avec lui et ceux qui étaient autour de lui, tout comme cela a été rapporté dans le livre Ar-Riqaq dans le sahih de Al-Boukhariyy. Le Prophète (^alayhi s-salatou wa s-salam), une fois il est rentré chez lui et il a trouvé un récipient dans lequel il y avait du lait, il a dit ce qui signifie :
« D’où vient-il ? », ils lui ont dit : « C’est un tel qui te l’a offert » donc c’est un cadeau. Alors, le Prophète a appelé Abou Hourayrah qui a répondu à l’appel du Prophète. Le Messager lui a dit ce qui signifie :
« Va voir Ahlou s-Siffah (les gens de s-Siffah) et appel les », Abou Hourayrah a dit : » et Ahlou s-Siffah ce sont des étrangers, ils ne sont pas de Médine, mais qui n’ont pas de famille, qui n’ont pas d’argent et ils n’ont personne » c’est-à-dire c’était des gens qui étaient détachés du bas-monde, ils n’avaient pas de travail, rien du tout. Ils se consacraient tout le temps à l’adoration de Dieu et ils étaient pauvres, ils ne faisaient pas la mendicité. Ils avaient se fiaient totalement à Dieu, que Dieu leur accorde la subsistance d’une voie à laquelle il ne s’attende pas. C’était des gens qui n’avaient pas de famille, donc ils n’avaient pas de charge obligatoire pour travailler pour les nourrir. Ils étaient étrangers, ils n’avaient pas de maison et ils dormaient dans la mosquée. Le Prophète (^alayhi s-salatou wa s-salam), quand quelqu’un le mandatait pour distribuer une aumône, lui bien sur il ne consommait pas de l’aumône, mais il l’a faisait parvenir à ces gens, à Ahlou s-Siffah. Et quand on lui offrait un cadeau, il demandait à ce qu’on les appelle et il prenait une part avec eux, c’est-à-dire qu’il leur donnait et il prenait une part avec eux, jusqu’à la fin du hadith.
Parmi les beaux hadiths qui ont été rapporté au sujet du cadeau, c’est ce qui est parvenu dans le sahih de Al-Boukhariyy, d’après le compagnon Ibnou Abi Moulaykata, que le Prophète (^alayhi s-salatou wa s-salam) a reçu des tissus en soie et en brocard avec des boutons en or. Il les a partagé entre quelques membres parmi ses compagnons. Mais cela ne veut pas dire que les hommes portaient cela, mais c’est possible qu’ils prenaient cette soie, cet or et ce brocard pour le donner à leurs épouses ou à leurs filles. Et le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) il envoyait les cadeaux à ses proches parents. Et le Prophète (^alayhi s-salatou wa s-salam) avait un souvenir de notre dame Khadijah (que Allah l’agrée) et un amour pour son épouse Khadijah, et il utilisait le cadeau pour revivifier le souvenir de son épouse. Et ceci est sans aucun doute une preuve que le Prophète (^alayhi s-salatou wa s-salam) avait de l’estime pour cette femme bonne qui l’avait soutenu grâce à son argent, qui l’avait défendu par sa propre personne et qui lui a donné ses enfants. Donc quelle manifestation d’amour il avait pour sa femme après sa mort, c’est quand il lui arrivait d’égorger un mouton, il offrait des parties aux amis de son épouse Khadijah ; Khadijah était morte, mais ses amis à elle.
Le jugement de rétribuer quelqu’un pour un cadeau c’est que c’est recommandé, c’est-à-dire qu’il est recommandé de rétribuer pour le cadeau que l’on nous donne, parce que cette rétribution est parvenue dans la sounnah. Si quelqu’un t’offre un cadeau, c’est sounnah, c’est recommandé pour toi de lui en offrir un autre. Et surtout si celui qui t’a fait le cadeau c’est quelqu’un qui à un niveau qui est inférieur au tien ou qui est plus jeune que toi. Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :
« Celui qui vous fait quelque chose de bien, alors récompensez le. Si vous ne trouvez pas de quoi le récompenser alors faite lui des invocations, autant d’invocations qu’il le faut, jusqu’à ce que vous estimez que vous l’avez récompensé », et le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) récompensait celui qui lui offrait un cadeau, tout comme cela est rapporté dans le hadith. Ce qui est rapporté dans le hadith : le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) acceptait le cadeau et récompensait celui qui lui offrait. Et sans aucun doute c’est une bonne tradition et il y a pour cela plusieurs causes, entre autre c’est que tu fais preuve d’amour envers celui qui te l’a offert. Celui qui t’a offert le cadeau c’est une forme d’amour, en contrepartie tu lui fais une preuve d’amour en lui offrant un cadeau ou que tu lui manifeste que tu l’as récompensé pour cette bonne chose qu’il t’a faite, par une bonne chose. Et que tu n’oublie pas le bien qu’il t’a fait. Et ou il t’a fait quelque chose pour laquelle il mérite la reconnaissance et que toi tu lui fais quelque chose qui mérite la reconnaissance, même si c’est désintéressé mais tu reste reconnaissant pour celui qui a fait un bien avec toi. C’est dans l’islam que d’être reconnaissant envers celui qui agit avec toi, même si lui il était sincère, c’est-à-dire il ne recherchait pas que tu lui sois reconnaissant, même si lui son intention, son objectif était uniquement l’Agrément de Dieu, la récompense de la part de Dieu mais comme c’est quelque chose qui mérite la reconnaissance, c’est-à-dire c’est quelque chose qui est bien dans l’islam, le musulman il convient qu’il soit reconnaissant envers celui qui agit en bien avec lui. Et la première des reconnaissances, c’est notre reconnaissance pour notre Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), pour tout le bien qu’il a fait pour nous avec cet enseignement de cette religion qui nous apprend les excellents comportements. La reconnaissance aussi envers nos parents, qui nous ont élevé, qui est supporter les difficultés. La reconnaissance envers celui qui nous enseigne, la reconnaissance envers celui qui agit en bien avec nous, ainsi de suite. C’est quelque chose qui convient d’avoir dans notre religion. D’ailleurs, le mot mécréant en arabe koufour c’est aussi le contraire de la reconnaissance, c’est l’ingratitude. Le mot koufour veut dire ingratitude, car le mécréant il est ingrat envers Dieu. Le musulman il est reconnaissant envers Dieu pour tous les bienfaits que Dieu lui a accordé, alors que le mécréant est ingrat. Cela va loin cette forme de connaissance, et l’opposé qui est l’ingratitude. Cela se manifeste à plusieurs niveau. Entre autre, la femme il convient qu’elle soit reconnaissante envers son mari. Il ne faut pas qu’elle soit ingrate, pas comme certaines : elle vie longtemps avec lui, puis un jour il y a eu un petit incident elle lui dit » je n’ai jamais vu de bien de ta part « . Elle efface tout d’un coup et elle brise le coeur de son mari, cela c’est un grand péché. Le Prophète (^alayhi s-salatou wa s-salam) il a dit un jour aux femmes ce qui signifie :
« Faites des aumônes parce que j’ai vu que vous allez être les plus nombreuses en enfer », elles ont posé la question, elles ont dit : » Pourquoi ? » pourquoi les femmes seront les plus nombreuses. Il a expliqué, c’est-à-dire parce que vous maudissez beaucoup, vous insultez beaucoup, et vous reniez les bienfaits du mari. Cela ne signifie pas que toutes les femmes le font, mais cela signifie que cela arrive souvent. Et cela c’est une forme d’ingratitude. Vous voyez que l’ingratitude c’est quelque chose de mauvais et la reconnaissance c’est quelque chose de bien. Et même celui qui agit en bien, il convient qu’il agisse de manière désintéressée parce que si quelqu’un fait du bien en espérant la reconnaissance des autres, au lieu d’espérer la récompense de la part de Dieu, il n’a pas de récompenses. Au contraire, s’il le fait pour le paraître, alors il commet un grand péché qui s’appelle l’insincérité. Vous voyez, tout cela se joue au nouveau du coeur et de l’intention. C’est pour cela que l’intention est très importante.
A l’origine, le cadeau c’est un don, c’est vraiment quelque chose que l’on fait de manière désintéressée. Et celui qui donne un cadeau, il n’a pas requit de récompense pour le cadeau qu’il offre. Et les savants ils ont donné le jugement de la récompense pour le cadeau. Certains savants ont dit que la récompense pour le cadeau n’est pas obligatoire. Ils ont dit : si quelqu’un t’offre un cadeau, ce n’est pas un devoir de le récompenser pour ce cadeau. Certains savants malikites ont dit : il faut récompenser pour le cadeau parce que le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) le faisait, il récompensait pour le cadeau mais le simple fait que le Prophète (^alayhi s-salatou wa s-salam) fasse quelque chose cela n’indique pas que c’est un devoir. Il y avait un campagnard qui avait offert au Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) une chamelle, le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) l’a récompensé en lui donnant six chamelles. Et le Prophète (^alayhi s-salatou wa s-salam) a dit ce qui signifie :
« Celui qui ne remercie pas les gens, il n’aura pas remercié Allah parfaitement », donner un cadeau parce que l’on a reçut un cadeau, revient à remercier les gens. Et si quelqu’un ne trouve rien du tout, au minimum il fait une invocation pour celui qui lui a offert le cadeau. S’il n’a pas trouvé de quoi offrir, qu’il lui fasse une invocation. Tout comme nous l’a enseigné le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) dans le hadith sahih rapporté par at-Tirmidhiyy qui l’a jugé haçan, qui signifie :
« Celui à qui quelque chose qui mérite la reconnaissance à été faite et qui répond à celui qui l’a lui a faite : jazaka l-Lahou khayra (Que Dieu te rétribue en bien) alors il a largement remercié ». C’est une forme de grand remerciement que de dire à quelqu’un qui nous fait un bien, que de lui dire : jazaka l-Lahou khayra, cela veut dire Que Dieu te rétribue en bien. Il convient aussi à celui à qui cette invocation ou une invocation a été faite, qu’il réponde par une autre invocation comme s’il lui dit wa jazaka c’est-à-dire » qu’Il te rétribue également » ou bien wa iyyaka cela veut dire » et toi aussi « , ou ce qui est de cet ordre. Et ^A‘ichah (que Allah l’agrée) disait :
« Une brebis a été offerte au Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) », et le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) lui a dit ce qui signifie :
« Donne la, partage la aux gens », ^A‘ichah envoyait un serviteur pour enmener, elle a coupé plusieurs parties et elle a envoyé à plusieurs personnes. Et chaque fois que le serviteur avec qui elle envoyait la partie revenait, elle l’interrogeait. Elle lui disait : « Qu’est-ce qu’ils ont dit ? », c’est-à-dire » les gens à qui on a offert cette partie de la brebis, qu’est-ce qu’ils ont dit ? « . Et le serviteur répondait : « Ils ont dit : baraka l-Lahou fikoum », et ^A‘ichah disait : « wa fihim baraka l-Lah » ; c’est-à-dire eux ils disaient : » que Dieu vous accorde des bénédictions » et elle dit : » Et à eux aussi que Dieu accorde des bénédictions « . Elle a dit : « Nous leur répondons la même chose qu’ils nous ont dit et nous avons notre récompense »,c’est-à-dire la récompense d’avoir offert cette partie de la brebis.
Concernant à qui il est recommandé d’offrir le cadeau en priorité, par qui commencer pour offrir le cadeau. Il a été rapporté dans le sahih de Al-Boukhariyy, dans le livre des dons que Maymounah, l’épouse du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a affranchit une esclave à elle. Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) lui a dit ce qui signifie :
« Si tu l’avais donnée à un de tes oncles maternels, tu aurais eu plus de récompenses », c’est-à-dire parce que il se peut que eux ils avaient besoin d’elle.
Donner un cadeau aux proches parents est prioritaire que de donner à quelqu’un d’autre. Également parmi ce qu’il convient de compter parmi les gens prioritaires lors du cadeau, c’est de commencer comme cela a été indiqué dans le livre Ach-Chouf^ah. D’après la dame ^A‘ichah (que Allah l’agrée), elle disait :
« Ô Messager de Allah, j’ai deux voisins. Auquel des deux j’offre un cadeau ? », et le Prophète lui a dit ce qui signifie :
« Celui dont la porte est la plus proche de toi », c’est-à-dire que le voisin le plus proche passe en premier quand on veut offrir un cadeau. Il se peut que quelqu’un n’est pas de grande capacité à offrir de cadeau à tout le monde, donc il commence par celui qui est le plus proche de lui, celui qui a sa porte qui est la plus proche de la sienne.
Également parmi les situations dans lesquelles il convient d’offrir des cadeaux, c’est d’offrir à ceux qui sont nécessiteux, tout comme cela est rapporté dans le sahih de Al-Boukhariyy, dans le livre Al-Maghaziyy, qu’un homme, un compagnon (que Allah l’agrée) avait fait fabriquer de la nourriture, un plat, quand il était près d’être cuit, il est venu voir le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Il lui a dit :
« Ô Messager de Allah, ta`ayim », ta`ayim c’est-à-dire c’est un diminutif de repas, un tout petit repas. En arabe, en utilisant n’importe quel mot généralement, on peut avec une petite construction le changer pour indiquer que c’est quelque chose de petit. Il a utilisé ce terme pour ne pas dire que » c’est-un-petit-repas « , mais en un mot, il a juste changé la construction du mot et cela c’est un petit, ce n’est pas une grande quantité. Il a invité le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), il lui a dit : « Tu ramène un ou deux hommes avec toi », et le Prophète (^alayhi s-salatou wa s-salam) l’a interrogé, c’est quoi le repas exactement et le compagnon a expliqué au Prophète. C’est alors que le Prophète a fait l’éloge, il a dit c’est beaucoup et c’est bon. Puis, il lui a dit de dire à son épouse, c’est-à-dire le Prophète a dit à ce compagnon de dire à son épouse, de ne pas lever le couvercle là où elle avait préparé et de ne pas sortir le pain du four jusqu’à ce que le Prophète arrive. Le Prophète s’est adressé à tous les émigrants et les partisans qui étaient avec lui, il leur a dit ce qui signifie :
« Venez », alors ils sont tous venu. L’homme est parti voir sa femme, il lui a dit : « Qu’est-ce qui nous arrive ? Le Prophète arrive avec tous les émigrants et les partisans », alors sa femme lui a demandé : « Est-ce qu’il t’a demandé quelle était la quantité du plat ? », l’homme a dit à sa femme : « Oui, il m’a demandé et je lui ai expliqué », alors la femme a dit : « Alors on est tranquille. S’ils leur a dit de venir c’est qu’il y a une raison ». Donc, le Prophète (^alayhi s-salatou wa s-salam) est entré, il leur a dit entrez et ne vous pressez pas. Et il prenait le pain lui-même, il prenait un morceau de pain, il prenait de la viande, il mettait sur le pain et il donnait à ses compagnons et ainsi de suite. Il prenait du pain et il donnait à ses compagnons, c’était lui qui le faisait alors qu’ils étaient très nombreux. C’est sans aucun doute un miracle pour le Prophète (^alayhi s-salatou wa s-salam), parce que le peu par la barakah du Prophète, devenir beaucoup. Donc, il a distribué, tout le monde à mangé et il en est resté et il a dit à la femme de ce compagnon : « Toi, tu mange et tu offre aux gens car les gens ils ont été atteint de famine, les gens sont dans une famine, les gens sont affamés ».
Concernant certains cadeaux qu’il ne convient pas du tout de les refuser, donc c’est très important de ne pas les refuser, c’est les cadeaux qui ne nécessite pas de grandes charges, il n’y a pas de grande charge pour les faire. D’après ‘Anas (que Allah l’agrée), le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) il ne refusait jamais le parfum. Lorsque quelqu’un voulait le parfumer, il ne refusait pas. D’après Abou Hourayrah (que Allah l’agrée), le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :
« Celui à qui il a été proposé du parfum, qu’il ne le refuse pas parce que c’est quelque chose de léger à porter et c’est une belle odeur », cela a été rapporté par Ahmad, Abou Dawoud, et été jugé sahih dans Jama^ as–saghir. Les choses qui ne sont pas très lourdes à porter, qui ne nécessite pas des charges, il convient de ne pas les refuser.
Mais, il a été confirmé que le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a refusé des cadeaux qui lui avaient été offerts par certains associateurs, certains mécréants. En fait c’était à cause de ce fameux campagnard qui avait offert au Prophète une chamelle et en fait quand il l’avait offert au Prophète la chamelle, il voulait beaucoup plus, et le Prophète l’a largement rétribué, l’a largement récompensé puisqu’il lui avait offert six. Mais, il n’était pas content ce campagnard, c’est pour cela que le Prophète (^alayhi s-salatou wa s-salam) a dit ce qui signifie :
« Je vais peut être décider de ne plus accepter de cadeaux mis à part de quatre catégories », donc il a cité les mouhajir de Qouraych, les ‘ansar, ou bien Indouçiyy ou Infaqafiyy parce que ce sont des tribus arabes qui sont connues pour leur bon comportement, leur générosité et qui n’ont pas un tel comportement comme ce campagnard qui utilise des stratagèmes détournées pour obtenir plus que ce qu’il n’avait donné.
Si quelqu’un pense que quelqu’un en lui donnant le cadeau il veut le gêner, faire en sorte qu’il soit dans la gêne, il peut refuser le cadeau. Et si le cadeau provient d’argent interdit, c’est un devoir de le refuser. Et s’il y a un doute quant à le caractère licite de ce cadeau, alors il est recommandé de le refuser. De même, dans le cas où c’est un pervers, un grand pécheur ou à un mécréant qui t’offre le cadeau pour un objectif, que tu lui sois, quand tu le vois tu restes humilié devant lui comme si il a une faveur qu’il t’a accordé un jour pour que tu reste toujours comme si tu étais reconnaissant à jamais pour lui, donc il le fait dans un objectif pervers, dans ce cas ne l’accepte pas. Mais si le cadeau est parvenu, il est pur, licite, clair, il n’y a aucune confusion, aucun doute, aucune suspicion, aucun caractère interdit, alors tu l’accepte et tu ne la refuse pas. Il se peut que une personne n’est pas de penchant pour un cadeau ou son âme n’est pas cupide, elle n’a pas besoin de ces choses qu’on lui offre, mais pour manifester un amour pour celui qui l’a offert ou pour le rétribuer ou pour l’honorer alors il accepte ce cadeau.
Il a été rapporté d’après Ibnou ^Abbas, dans le sahih de Al-Boukhariyy, une femme avait offert au Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) trois catégories de nourriture entre autre du beurre rance et entre autre du dabb. Le dabb c’est un gros lézard, ce n’est pas le petit lézard. C’est un gros animal qui vit dans le désert. Et cela est licite, cela s’égorge et se consomme, mais le Prophète il répugnait, cela le répugne. Mais cela reste licite. Il a mangé du reste mais il n’a pas mangé de ce gros lézard pour ne pas briser le coeur de celui qui a offert le cadeau. Cela veut dire que dans certains cas, tu peux recevoir un cadeau que toi tu veux pas le recevoir, tu veux pas le consommer, mais tu laisse les autres le consommer pour ne pas briser le coeur de celui qui te l’a offert. Tu accepte ce qui t’est offert pour réjouir le coeur de celui qui l’a offert, et tu peux le donner aux pauvres qui sont dans le besoin.
Le Coran (Qur’aan), ce livre magnifique
بسم الله الرحمن الرحيم
La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.
Il n’y a pas un livre qui soit plus cher pour le musulman que le livre de Allah. Il n’y a pas des paroles qui méritent plus de glorification et de respect que le livre de Allah. Ce livre comporte la Parole de Allah soubhanaou wa ta^ala et c’est ce qu’Il a révélé à Son Prophète Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Il a réuni ainsi différentes sortes de preuves et de nouvelles des communautés antérieurs. Il comporte des récits des prophètes et des envoyés, leurs exhortations, leur patience, des attributs de Allah, ce qu’il est possible à Son sujet, ce qu’il est impossible à Son sujet. Il comporte également les attributs des anges honorables et leurs nouvelles. Le livre de Allah comporte également la conduite, les exhortations et les sagesses des nouvelles de l’au-delà, ainsi que l’état de ceux qui y seront châtiés et de ceux qui y auront une félicité. Ce livre comporte également les bons caractères et la bonne conduite, il dévoile également les hypocrites. Il comporte également des jugements, ce qui est licite, ce qui est interdit, et il comporte des défis et des nouvelles, beaucoup de choses. Le Qour’an honoré comporte ainsi des sciences de la Loi. C’est la Parole de Allah soubhanah. Ce n’est pas la composition d’un humain, ni d’un ange. C’est bien l’ange Jibril qui l’a transmit au coeur de notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) afin qu’à son tour, il le transmette aux gens. Allah dit dans sourat An-Nahl, la ‘ayah 44 ce qui signifie :
« Nous avons révélé le Qour’an pour que tu l’explique et l’indique aux gens et que tu indique aux gens ce qui a été révélé ».
Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) l’a transmit tout comme Allah le lui a ordonné, et c’est un miracle permanent qui reste au sein de la communauté et qui est préservé par Allah. Allah dit dans sourat Al-Hijr, la ‘ayah 9 ce qui signifie :
« Certes, Nous avons fait descendre le Qour’an et Nous le préservons ».
Allah a accordé beaucoup de spécificité au Qour’an honoré, il comporte énormément de mérites. Et, Il a fait que ce livre soit respectable et qu’il soit glorifié dans les coeurs des croyants.
Parmi les spécificités qui se rapportent au Qour’an et à son honneur, c’est que la sérénité et l’apaisement enveloppent ceux qui le récite. Ainsi dans le hadith sahih rapporté par Mouslim, le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :
« Chaque fois que des gens se réunissent dans une mosquée pour réciter le Qour’an, pour l’étudier entre eux, alors la sérénité descend sur eux et la Miséricorde les enveloppent et les anges les entourent. Allah fait qu’ils sont mentionnés par les anges des plus hauts degrés ».
C’est pour cela qu’il est recommandé pour celui qui récite le Qour’an d’être face à la Qiblah et de s’asseoir avec beaucoup d’humilité et de crainte de Dieu dans son coeur, avec une position qui indique le respect avec ce qu’il est en train de faire. Mais il peut réciter debout ou bien allongé ou bien dans son lit ou autrement, cela reste permis et il a aussi des récompenses. Il est recommandé d’utiliser le siwak avant de commencer la récitation. Il est recommandé pour celui qui veut réciter le Qour’an de choisir un endroit qui est digne de ce qu’il va faire et qu’il soit propre. Le mieux c’est que ce soit dans la mosquée, mais la récitation du Qour’an reste valable même pour celui qui est dans la rue et qui est en train de marcher et dans d’autres situations, cela reste valable. Il ne convient pas pour celui qui se sent prit par le sommeil, il ne convient pas qu’il récite le Qour’an en raison qui est parvenu dans le hadith, par crainte qu’il ne se trompe dans la récitation. Hadith rapporté par Mouslim, d’après Abou Hourayrah (que Allah l’agrée) dans lequel le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :
« Si l’un d’entre vous voulait se se lever en pleine nuit pour réciter le Qour’an, mais qu’il est pris par le sommeil de sorte qu’il ne sait plus ce qu’il est en train de dire, alors qu’il se rendorme », c’est-à-dire pour ne pas réciter avec des erreurs.
Parmi les spécificités du Qour’an honoré c’est qu’il n’est pas permis à celui qui est jounoub ou à la femme qui a les menstrues ou à celle qui a les lochies de réciter le Qour’an dans l’intention de la récitation. Par contre si c’est dans l’intention d’évoquer Dieu, cela reste permis. Le dhikr, l’évocation de Dieu, comme s’il voulait dire par exemple : Soubhana l-ladhi sakhkhara lana hadha wa ma kounna lahou mouqrinin, wa inna ila rabbina lamounqaliboun. C’est dans sourat Az-Zoukhrouf, les ‘ayah 13 et 14. Ce sont des versets que l’on récite lorsque l’on prend place sur une monture, pour dire nous exemptons Allah de toute imperfection, Lui qui nous a asservit cette monture et qui nous a permis de l’utiliser et nous n’attribuons pas d’associé à Allah. Donc, à l’origine c’est un verset du Qour’an c’est devenu une parole de dhikr, c’est-à-dire une parole d’évocation que nous disons lorsque nous prenons place sur une monture. Également il est permis de réciter ‘ayatou l-Koursiyy si la personne a peur, même si la personne est jounoub, même si la femme a les menstrues ou les lochies, dans l’intention de l’apaisement contre la peur et non dans l’intention de réciter du Qour’an; ou bien quelqu’un est jounoub ou bien la femme qui a les menstrues ou les lochies, avant de commencer à manger ou de boire elle dit : Bismi l-Lahi r-rahmani r-rahim. A l’origine Bismi l-Lahi r-rahmani r-rahim c’est du Qour’an, mais la personne le dit pour rechercher la barakah dans ce qu’elle est en train de faire. Même si elle est jounoub, même si la femme a les menstrues ou les lochies, elle peut les dire. Et également il est permis de réciter ce qui est à titre de préservation, c’est-à-dire les versets du Qour’an que la personne récite pour la protection, pour le tahsin. Même si elle est jounoub, même si la femme a les menstrues ou les lochies, cela reste permis dans l’objectif de rechercher la protection.
Dans le madhhab de l’imam Malik (que Allah l’agrée), il est permis à une femme qui a les menstrues de réciter le Qour’an si c’est pour apprendre ou pour enseigner. Mais ceci est spécifique à la femme qui a les menstrues pour apprendre ou pour enseigner, par contre celui qui est jounoub il ne lui est pas permis de réciter le Qour’an, même si il ou elle veut apprendre ou il ou elle veut enseigner jusqu’à ce qu’il fasse sa purification, parce que le jounoub quand il veut le ghousl, il le fait et donc il n’a plus se statut de jounoub, pourquoi alors délaisse t-il le fait de faire le ghousl pour réciter Qour’an. Tandis que la femme qui a les menstrues ce n’est pas de son chef à elle, ce n’est pas de son choix à elle qu’elle ait eu les menstrues, donc elle a cette autorisation dans l’école de l’imam Malik. Par contre, si une femme avait les menstrues, elle n’a plus l’écoulement des menstrues, dans ce cas même si pour enseigner ou apprendre, elle doit faire le ghousl avant de continuer à réciter le Qour’an.
Tandis que dans l’école de l’imam Ach-Chafi^iyy, c’est interdit pour la femme qui a les menstrues de réciter le Qour’an, que ce soit pour enseigner ou pour apprendre. Par contre si c’est pour de la récitation, mais ce n’est pas de la récitation de Qour’an, pour faire du dhikr, pour évoquer Dieu par la langue, comme pour dire soubhana l-Lah, al-hamdouli l-Lah, la ilaha illa l-Lah, ou encore pour dire ou réciter dans les livres de science ou de hadiths, cela reste autorisé pour la femme qui a les menstrues.
L’imam An-Nawawiyy a dit : « Les musulmans ont été unanimes à dire que il est permis de faire le tasbih (la parole soubhana l-Lah), le tahlil (la parole la ilaha illa l-Lah), le tahmid (la parole al-hamdouli l-Lah), le takbir (la parole Allahou ‘akbar), l’invocation en faveur du Prophète (la parole Allahoumma salli ^ala sayyidina Mouhammad) et d’autres évocations, tout cela est permis pour celui ou celle qui est jounoub et celle qui a les menstrues par unanimité ».
Également, il est permis pour celle qui a les menstrues et celui ou celle qui est jounoub, de regarder le Moushaf, le livre, donc les pages d’écriture, sans les toucher. Même celui ou celle qui est jounoub et celle qui a les menstrues, peut porter le hirz autour du coup, même si dessus il y a du Qour’an si c’est pour la protection. Il est autorisé également de transporter les livres de science et les livres de hadiths.
Parmi les spécificités du Qour’an également, c’est que celui qui n’a pas le woudou‘, il lui est interdit de le toucher et de le porter. Même de toucher les pages du Moushaf, même de toucher la reliure du Moushaf, c’est-à-dire la couverture, ou la marge qui est en bordure de l’écriture, sauf s’il y a une nécessité comme si par exemple il craignait qu’il soit touché par une najaçah, comme le porter pour qu’il ne soit pas salie par une najaçah ou il va être perdu, donc il prend il n’a pas le woudou‘, cela c’est pour une nécessité. Il y a une exception c’est l’enfant qui atteint le discernement, si il veut prendre le Moushaf pour aller apprendre, parce que l’enfant il lui est difficile d’avoir tout le temps le woudou‘, on l’autorise quand il a atteint le discernement à toucher le Moushaf et à le porter si c’est pour apprendre. Par contre, si c’est un petit enfant qui n’a pas le woudou‘, on ne lui demande pas de nous le ramener car ce n’est pas dans l’objectif de l’apprentissage. Les savants qui ont donné ce jugement d’interdit de toucher le Moushaf pour celui qui n’a pas le woudou‘, ils ont dit :
« La preuve vient du Qour’an, de la ‘ayah 79 de sourat Al-Waqi^ah, la Parole de Allah qui signifie : » Ne le touche que ceux qui sont moutahhirin « . » Alors comment ils ont expliqué moutahhirin ? Ils ont dit : « cela veut dire ceux qui ont le woudou‘ ». Certains savants dans sourat Al-Waqi^ah, ils ont expliqué al-moutahharoun c’est-à-dire ceux qui ont al-woudou‘. Certains gens de science ont dit qu’il est permis à celui qui n’a pas le woudou‘, de toucher le Moushaf. C’est un sujet qui fait l’objet de divergences. Comment ils ont expliqué l’autre verset ? La yamoussouhou illa l-moutahharoun. Ils sont appelés al-moutahharoun dans le verset c’est-à-dire les anges, et ils ont dit qu’il s’agit de la table préservée. Ils ont dit que la table préservée seuls les anges la touchent. Ils n’ont pas dit que ce verset parle du Qour’an et que seuls ceux qui ont le woudou‘ peuvent le toucher. Il y a deux interprétation d’un même verset, certains l’ont interprété d’une manière, d’autres l’ont interprété d’une autre manière. Mais la plupart des savants ont dit qu’il est interdit de toucher le Moushaf sans avoir le woudou‘.
Parmi les spécificités du Qour’an, c’est que il est recommandé pour celui qui veut réciter, avant de commencer la récitation de dire :
A^oudhoubi l-Lahi mina ch-chaytani r-rajim, c’est-à-dire : je demande à ce que Allah me protège du chaytan le maudit.
Tout comme Allah nous l’a dit dans courant An-Nahl, la ‘ayah 98 qui signifie :
« Lorsque tu récites le Qour’an, d’abord demande à Allah qu’il te préserve du chaytan le maudit ».
Il est également recommandé de réciter cette parole : a^oudhoubi l-Lahi mina ch-chaytani r-rajim, avant de commencer à réciter la Fatihah dans toutes rak^ah de la prière. Il est recommandé pour celui qui récite qu’il se concentre et qu’il ait la crainte de Dieu dans son coeur et au’ il médite à propos de ce qu’il est en train de réciter. Dans sourat An-Niça‘, ‘ayah 82, Allah dit ce qui signifie :
« Ne méditent-ils donc pas au sujet du Qour’an »,c’est-à-dire ne réfléchissent-ils pas.
Et dans sourat Sad, ‘ayah 29, Allah dit ce qui signifie :
« Nous t’avons révélé un livre qui est béni pour que les gens méditent et réfléchissent à propos des versets ».
Et il n’y a pas de mal à répéter un même verset plusieurs fois pour la méditation. D’après Abou Dharr (que Allah l’agrée), il a dit que le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a veillé une nuit en prières surérogatoires en répétant un seul verset jusqu’au matin. Et le verset c’est la Parole de Allah dans sourat Al-Ma‘idah, ‘ayah 118 qui signifie : « Ô Allah, si Tu les châtie après tout ce ne sont que Tes esclaves », c’est-à-dire Tu fais ce que Tu veux. Rapporté par An-Naça‘iyy et Ibnou Majah.
As-Souyoutiyy a décrit comment il convient de méditer lors de la récitation, il a dit c’est que le récitateur de Qour’an occupe son coeur par la réflexion à propos des sens de ce qu’il prononce, la signification de ce qu’il dit. Ainsi il prend conscience de chaque verset et il observe bien les ordres et les interdits sur lesquels il passe en récitant, et il accepte par son coeur tout cela, c’est-à-dire ce qui est interdit il le rejette, et ce qui est un devoir il met dans son coeur de l’accomplir. Si jamais il se rend compte qu’il a fait preuve de défaillance par le passé, il a manqué à certaines choses, alors il demande à être pardonné. Et lorsqu’il récite un verset dans lequel il y a l’annonce de la Miséricorde de Dieu, qu’il s’en réjouisse et qu’il espère la Miséricorde de Dieu. Et lorsqu’il récite un verset dans lequel il y a l’annonce d’un châtiment, qu’il prenne peur et ce qu’il demande à ce que Allah l’en préserve. Et lorsqu’il récite un verset dans lequel il y a l’exemption de Dieu de toute ressemblance avec Ses créatures, alors qu’il glorifie Dieu et qu’il reconnaisse que Dieu n’a absolument aucune ressemblance avec Ses créatures, qu’Il existe sans comment et sans endroit. Et quand il récite un verset dans lequel il y a une demande, alors qu’il invoque Dieu et qu’il essaye d’obtenir par le biais de cette invocation qu’il récite. D’après Houdhayfah Ibnou l-Yaman, il a dit d’après ce qu’a rapporté Mouslim :
« J’ai fait une nuit les prières surérogatoires avec le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Il a commencé par réciter sourat Al-Baqarah, il l’a récitée toute entière, puis il a récité sourat An-Niça‘, il l’a récitée toute entière, puis il a récité sourat ‘Ali ^Imran, il l’a récitée toute entière, il récitait lentement en méditant à propos des mots; et lorsque il récitait un verset dans lequel il y avait un tasbih (c’est-à-dire une parole de soubhana l-Lah) il disait : » soubhana l-Lah « , quand il passait par un verset dans lequel il y a l’incitation a demander des choses à Dieu, alors il demandait; lorsqu’il récitait dans lesquels il y a une incitation à rechercher la préservation de Dieu contre de mauvaises choses, alors il demandait à Dieu la préservation contre ces mauvaises choses ».
Il n’y a pas de mal à pleurer lors de la récitation du Qour’an. Dans sourat Al-‘isra‘, ‘ayah 109, Allah dit ce qui signifie :
« Ce sont des gens qui lorsqu’ils récitent le Qour’an, ils se mettent à pleurer jusqu’à ce qu’ils inondent leur visage de larmes, et cela les augmente en crainte ».
An-Nawawiyy, dans le livre Adhkar, il a dit :
« Celui qui est capable de pleurer, il est recommandé pour lui qu’il essaye, comme s’il pleurait ».
Il est recommandé pour celui qui récite le Qour’an de répondre à la fin, parfois dans certains versets cela termine par une question, et de répondre par ce qui nous a été rapporté. Par exemple dans sourat At-tin wa zaytoun, à la fin c’est :
« Alayça l-Lahou bi-ahkami l-hakimin », c’est-à-dire n’est-ce pas que Allah crée toute chose avec une sagesse, de répondre et de dire « Bala wa ana ^ala dhalika mina ch-chahidin » c’est-à-dire : « Ô que oui, et je suis au nombre de ceux qui témoignent de cela ». Et dans Al-qiyamah, à la fin elle finit par : « Alayça dhalika bi qadirin ^ala an youhyiya l-mawta », c’est-à-dire n’est-ce pas qu’Il est Tout-puissant à ressusciter les morts, de répondre « Bala », c’est-à-dire : « Ô que oui ! ». Et celui qui récite sourat Al-Moursalat, et lorsqu’il récite la parole de Allah : « Fabi ayyi hadithin ba^dahou yu’minoun », c’est-à-dire : En quelles autres paroles que celles-ci vont-ils croire ; de dire : « Amanou bi l-Lahi ta^ala », c’est-à-dire : « Nous croyons fermement en Dieu ». Tout cela a été rapporté par Abou Dawoud et At-tirmidhiyy, ces paroles de réponse.
Parmi les spécificités du Qour’an honoré, c’est qu’il y a des versets où a été mentionnée la prosternation. Si quelqu’un les récite, il lui est recommandé de se prosterner, après les avoir récitées. Cela s’appelle la prosternation de la récitation. Généralement, ce sont des passages qui sont indiqués en marge du Moushaf. Un signe qui indique qu’il y a une prosternation qui est recommandée au niveau de ce verset. Il s’agit de quatorze prosternation, dans tout le Moushaf. Dans tout le Qour’an, il y a quatorze passages. Les quatorzes passages sont : sourat Al-‘A^raf la ‘ayah 206, sourat Al-Hajj la ‘ayah 18, sourat Al-Hajj la ‘ayah 77, sourat Ar-ra^d la ‘ayah 15, sourat An-Nahl la ‘ayah 49, sourat Al-‘isra‘ la ‘ayah 109, sourat Maryam la ‘ayah 58, sourat Al-Fourqan la ‘ayah 60, sourat Al-Naml la ‘ayah 25, sourat As-Sajdah la ‘ayah 15, sourat Fouçilat la ‘ayah 38, sourat An-Inchiqaq la ‘ayah 21, sourat Al-^Alaq la ‘ayah 19. Il y a le verset 24 de sourat Sad, c’est un verset de prosternation selon l’imam Abou Hanifah et l’imam Malik. Il y a divergence si c’est un verset de prosternation ou pas. Donc, celui qui est en train de réciter et il a le woudou‘, et quand il arrive à un de ces versets de prosternation, il lui est recommandé de dire Allahou ‘akbar, de se prosterner, de se rasseoir, et de passer le salam. Donc, une seule prosternation. Pour celui qui n’a pas le woudou‘ et qui a récité un verset ou il a entendu un verset de prosternation, il lui est recommandé de dire quatre fois : soubhana l-Lah wal hamdouli l-Lah wa la ilaha illa l-Lah wallahou ‘akbar.
Parmi les spécificités du Qour’an, c’est qu’il n’est pas permis de le traduire au mot à mot, dans une autre langue que la langue arabe. Mais il reste permis de traduire son explication vers n’importe quelle langue. La traduction des versets en eux même c’est interdit, c’est-à-dire du mot à mot. Allah ta^ala dit ce qui signifie :
« Nous l’avons révélé, c’est un Qour’an arabe », c’est-à-dire qu’il a été révélé en arabe, qu’il est récité en arabe, et il est écrit en arabe. Et dans un autre verset, sourat Fouçilat ‘ayah 44, nous comprenons également que le Qour’an est en arabe et qu’il n’est pas dans une autre langue que la langue arabe. Si quelqu’un dit : » Et pour ceux qui ne parlent pas arabe, comment est-ce qu’ils vont le comprendre ? « , la réponse est : on peut leur traduire l’explication du sens des versets, et non pas les versets eux-même. Quant au fait de traduire le Qour’an en français, en anglais ou dans d’autres langues, comme cela est fait dans notre époque, ce sont des gens qui ont mal agit. Ils n’ont pas servit la religion en agissant de la sorte, parce qu’il se peut qu’une expression en arabe dans le Moushaf d’origine peut donner plusieurs sens alors que ce que eux ont retenu c’est un sens qui est réduit, si ce n’est pas plus grave, siècle n’est pas un sens complètement différent. Entre autre ce qu’ils prétendent comme étant le Qour’an en français, c’est le verset : Allahou Nourou s-samawati wa l-Ard, ils traduisent en disant » Allah est la lumière » et cela c’est de la mécréance. On sait que Allah n’a pas de ressemblance avec Ses créatures. On ne dit pas que Allah est une lumière. Vous voyez combien c’est grave ! Cela trompe les gens dans la religion. Ce n’est pas une parole que l’on dit. En arabe, le mot Nour a beaucoup de sens. Eux ils ont prit un des sens qui n’est pas le sens correct. La signification de ce verset : Allahou Nourou s-samawati wa l-Ard, c’est-à-dire que Allah est Celui qui guide les habitants des cieux et les musulmans parmi les habitants de la terre. Nour c’est-à-dire Il guide. Allah, il est impossible qu’Il soit une lumière, il est impossible qu’Il ait une quelconque ressemblance avec Ses créatures. Allah, rien n’est tel que Lui et Il est Celui qui entend et qui voit. Allah, Il n’est pas une lumière, Il n’est pas une obscurité. Il n’est pas un corps. Il existe sans endroit et sans comment. Et même dans d’autres langues, il y a eu beaucoup d’égarement. Sous prétexte de traduire le Moushaf, le Qour’an en anglais, dans la parole de Allah : Alif lam mim, ils ont écrit A L M, alors que cela n’a rien à voir.
Que Allah nous préserve du châtiment de l’enfer.
Il y a un savant, un descendant du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), notre maître ^Aliyy Zayn Al-^Abidin. Il était en train de faire des prières surérogatoires, il y a un incendit qui a éclaté dans la maison, tous le monde est sortie. Ils lui ont dit : » Ô feu, Ô feu, Ô feu. « ,en arabe bien sur. Quand il est sortie bien longtemps plus tard, ils lui ont dit : » Mais tu n’as pas entendu ? « , il leur a dit : » J’ai été préoccupé par l’autre feu, le feu de l’au-delà. » C’est le feu de l’au-delà qui l’a complètement détourné de ce feu.
Parmi les spécificités du Moushaf, du Qour’an, c’est qu’il est un devoir de le respecter. De respecter les mots du Moushaf, de respecter les versets du Qour’an, de le mettre dans un endroit digne. Il est interdit de le mettre sous l’oreiller. Il est interdit de diriger les pieds vers le livre du Qour’an. On ne pose rien sur le Moushaf, on ne s’adosse pas sur le Moushaf. Même un livre de religion, tu ne le met pas sur le Moushaf,encore moins un paquet de cigarette, ou je ne sais quoi d’autres comme certains stupides, ou les lunettes sur le Moushaf wala^iyadhou bi l-Lah. On ne met rien du tout sur le Moushaf. Faites attention. Il ne convient pas de manquer de respect au livre de Allah. Certains ils manquent de respect au Qour’an, ils humectent leurs doigts pour tourner les pages, cela c’est quelque chose qui n’est pas digne. Il ne convient pas de le faire avec le Moushaf. Également il ne convient pas de poser les lunettes, ou un crayon, ou un stylo sur le Moushaf, ou un autre livre sur le Moushaf. Faites très attention à cela. Même quand il s’agit de feuilles déchirées du Moushaf, ou d’anciennes feuilles, ou bien des feuilles sur laquelle on a écrit du Qour’an, même cela on doit les respecter tout comme on respecte le Moushaf. Il n’est permis de les jeter dans un endroit, dans les ordures. Les savants ils ont dit que celui que celui qui jette une feuille sur laquelle il y a du Qour’an, ou il jette le Moushaf dans les ordures, aloès qu’il sait qu’il y a du Qour’an inscrit dessus, il sort de l’islam parce que son acte indique un rabaissement de la religion. Ibnou ^Abidin a dit :
« Le jugement de celui qui fait cela c’est qu’il devient mécréant même si lui prétend n’avoir pas voulu manquer de respect, son acte indique un manque de respect, son acte indique un rabaissement ».
Vous savez que celui qui est sorti de l’islam, il doit prononcer les deux témoignages pour revenir à l’islam.
Certains ignorants quand on leur enseigne ces questions, ils disent : » Mais nous on fait la prière tous les jours on fait les témoignages « . On leur dit : Ce que vous prétendez être une prière, elle n’est pas valable car la prière est valable de qui ? De celui qui est musulman, et vous si vous avez fait cet acte qui fait sortir de l’Islam vous êtes sortis de l’Islam ; donc tout ce que vous dites dans la prière ce n’est pas valable, même les deux témoignages ce n’est pas valable. Il faut d’abord dire les deux témoignages dans l’intention de devenir musulman, après vous faites la prière, vous faites le jeûne. Vous voyez combien ce sont des points qui sont très sensibles, très dangereux, mais malheureusement il y a des gens qui sont dans l’ignorance, qui ne prêtent pas attention à cela.
Si un musulman trouve une telle feuille sur laquelle il y a du Qour’an dans les ordures, il doit les prendre, les sauver de cette endroit. Si ce sont des feuilles dont on ne peut plus profiter car elles sont complètement déchirées, dans ce cas il peut les brûler ou séparer les lettres pour que cela ne reste plus du Qour’an.
Parmi les spécificités du Qour’an honoré, c’est que l’on recherche la barakah, on recherche les bénédictions par le Qour’an. Dans sourat Al-An^am, la ‘ayah 92, Allah dit ce qui signifie :
« C’est un livre que nous révélé et qui est béni », Allah nous apprend qu’il est béni.
Et parmi les caractéristiques du Qour’an, c’est que celui qui récite une sourah du Qour’an, ou certains versets du Qour’an, cela chasse les mauvaises suggestions. Certains versets du Qour’an sont des causes pour chasser les mauvaises suggestions du chaytan, pour celui qui récite et de sa maison également. Et que la récitation du Qour’an peut être une cause pour obtenir les miséricordes, pour gagner l’Agrément de Allah. Et c’est une cause pour que la sérénité s’installe dans l’endroit où on la récite et les anges descendent dans l’endroit où on récite le Qour’an. Bien sur il est indispensable que la récitation soit correcte. Pas comme certains c’est comme s’il avait le feu aux trousses, tu ne sais pas ce qu’il est en train de dire, il n’articule même pas les lettres, ce n’est pas comme cela. A nous de prendre exemple sur le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), et les compagnons et les gens de science. Quand ils récitent le Qour’an on entend parfaitement, on entend correctement, pas comme certains, ils récitent, ils récitent, ils n’articulent même pas les lettres.
Utiliser le Qour’an pour chercher la guérison de maladie qui sont physiques est également autorisé. Et on recherche la barakah du Qour’an pour repousser les chagrins, les douleurs, et les difficultés. Par le passé les gens tellement ils avaient la foi et ils appliquaient les devoirs et ils évitaient les péchés, quand quelqu’un tombait malade, ils n’utilisaient pas tout ce que nous on utilise comme médicaments. Ils se réunissaient, ils récitaient quarante et une fois sourat Ya-sin. Les gens se réunissaient, ils récitaient dans l’intention particulière, par exemple la guérison de cette personne. Par la Volonté de Dieu, il guérit. N’est-ce pas que c’est Allah qui crée la maladie ? C’est Lui qui crée la guérison. Allah dit dans sourat Al-‘isra’ ‘ayah 82 ce qui signifie :
« Nous révélons du Qour’an des versets qui sont des causes pour la guérison et pour la miséricorde des croyants ».
Et dans sourat Fouçilat, ‘ayah 44, Allah dit ce qui signifie :
« Dis : Le Qour’an est pour ceux qui ont été croyants, une source de bonne guidée et de guérison », Sourat Fouçilat, ‘ayah 44.
Et le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :
« Utilisez les deux remèdes : le miel et le Qour’an ».
Il y a des savants tels que As-Souyoutiyy qui ont composé des ouvrages sur la manière à se soigner grâce au Qour’an. Que l’on sache que le Qour’an ne comporte pas de sorcellerie, mais au contraire le Qour’an est une cause de guérison contre la sorcellerie.
Parmi les mérites du Qour’an, c’est que la récompense de la récitation du Qour’an parvient à ceux qui sont morts et c’est la voie et l’avis de la majorité des savants de l’islam, Ahlou s-sounnah wa l-jama^ah.
Le Messager de Allah (^alayhi salatou wa sallam) dans un hadith rapporté par ibnou Hibban dans son sahih, et An-Naça’iyy et Ibnou Majah, a dit ce qui signifie :
« Récitez Ya-sin en faveur de vos morts ».
Parmi les spécificités du Qour’an honoré, c’est qu’il n’est pas permis de l’expliquer en faisant référence à son opinion personnel et sans science, comme le font certains qui se réunissent et ils disent : » Qu’est-ce que tu penses toi de ce verset ? Qu’est-ce que tu en dis ? « , c’est comme s’il faisait une étude de texte. Cela n’est pas permis. Cela c’est quelque chose qui est interdit, de parler dans le Qour’an sans science. Il est indispensable pour pouvoir expliquer le Qour’an d’avoir beaucoup de science, notamment quelques conditions ils se réunissent chez celui qui interprète le Qour’an, de connaître qu’est-ce qui abroge, qu’est-ce qui a été abrogé, les fondements de la langue, les causes de la révélation de tel verset, qu’est-ce qui est absolu, qu’est-ce qui est restreint, qu’est-ce qui est spécifique, qu’est-ce qui est général. Et de tels critères sont rares aujourd’hui pour les trouver chez quelqu’un. Le Messager de Allah (^alayhi salatou wa sallam) a dit ce qui signifie :
« Celui qui explique le Qour’an sans science, qu’il se prépare à occuper sa place en enfer », et notre maître Abou Bakr As-Siddiq il a été interrogé au sujet d’un verset { fakihatan wa abba } Qu’est ce que veut dire le mot abba ? Dans sourat ^Abaça, ‘ayah 31. Il a dit ce qui signifie :
« Quel ciel va m’abriter et quelle terre va me porter si je parle sans science à propos du livre de Dieu ». Regardez la crainte de Dieu, ce n’est pas comme ces gens aujourd’hui sans scrupule, quand ils parlent de médecine ou quand ils parlent de mécanique ils se taisent parce qu’ils ne connaissent pas, quand il s’agit de religion chacun il veut parler. Cela c’est une réalité, alors que regardez Abou Bakr As-Siddiq qui est le meilleur des humain après tous les prophètes. Les meilleurs des gens se sont les prophètes, après les prophètes, dans tous les humains c’est notre maître Abou Bakr As-Siddiq qui est le meilleur, pas uniquement dans la communauté de notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) mais dans toutes les communautés, dans tous les saints, notre maître Abou Bakr As-Siddiq c’est le meilleur des saints, et regardez quelle crainte de Dieu qu’il a pour ne pas parler sans science. Pas comme nous aujourd’hui les gens ils parlent, ils parlent et certains disent des paroles qui les font sortir de l’islam, ils s’en rendent même pas compte. Il te dit : » Mais moi qu’est-ce que j’ai fait, qu’est-ce j’ai dit ? « , certains ils disent : » Moi je rigolais. » alors que ce sont des choses qui les font sortir de l’islam. Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :
« Il arrive à l’esclave de dire une parole dans laquelle il ne vois aucun mal mais à cause de laquelle il chute en enfer soixante-dix automnes », c’est-à-dire soixante-dix ans en train de tomber en enfer.
Il a été rapporté dans le livre Nouzhatou l-Majalis, que la dame honorable Rabi^ah Al-^Adawiyah, c’était une femme sainte. Rabi^ah Al-^Adawiyah (que Allah l’agrée), elle a vu un homme qui avait un mouton qui était grillé sur le feu. Elle a observé longtemps ce mouton qui était grillé, puis elle s’est mise à pleurer. Alors, l’homme lui a dit : « Peut être tu veux un morceau, peux être tu souhaitais en manger un peu ». Elle a dit : « Mais moi je l’ai pas vu de ce point de vu là, le fait que ce soit une nourriture mais j’ai constaté que les animaux entrent dans le feu alors qu’ils sont morts (c’est-à-dire on les égorge puis on les fait griller) alors que les entrent dans le feu vivant. » Elle parle du feu de l’enfer. Voilà ce que chacun voit. Les gens observent la même chose, certains voient une chose, d’autres voient autre chose.
Que Allah nous accorde une fin heureuse.
Règles détaillées sur la croyance musulmane
بسم الله الرحمن الرحيم
La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.
Dans le hadith, le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :
« Celui qui veut profiter du plaisir du Paradis, celui qui veut entrer au Paradis, qu’il s’attache à la croyance de la majorité de cette communauté »
Celui qui veut entrer au Paradis et être sauvé du châtiment de l’enfer, qu’il s’attache à la croyance de cette communauté, à la majorité de ceux qui se disent musulmans c’est-à-dire le plus grand nombre des musulmans.
La signification de cette phrase, ce hadith du Prophète est que Allah a honoré notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) par le fait qu’Il protège sa communauté d’être dans sa totalité égarée. Allah a honoré la communauté de notre maître, Il a honoré notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) et Il a promis à notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) de préserver la croyance de l’islam pour la majorité de sa communauté ; cela veut dire que certains d’entre eux vont forcément sortir de l’islam. Cela veut dire que il y a parmi ceux qui se disent musulmans, ceux qui sont sortis de l’islam mais la majorité ne quitte pas l’islam. C’est cela la signification de « la majorité », la majorité de ceux qui se réclament de l’islam, de ceux qui se disent musulmans. Eux, ils seront protégés. Cela n’empêche pas qu’il y ait parmi des musulmans, c’est-à-dire des gens qui se disent et s’annoncent musulmans, mais ils vont sortir de l’islam. Jusqu’à nos jours, tel est l’état de cette communauté, c’est-à-dire que la majorité reste attachée à la croyance de l’islam. Et même dans le futur, se sera la même chose, c’est-à-dire il y aura une majorité qui sera sur la bonne croyance et une minorité qui se dit musulmane mais qui est sortie de l’islam. La croyance de l’islam est préservée pour la majorité de ceux qui se disent musulmans. Quant aux petits groupes qui contredisent la croyance de l’islam, ces groupes sont appeler à disparaître.
Les compagnons du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) avaient une seule et même croyance. La croyance des compagnons du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) est que Allah existe sans endroit et sans direction, Allah n’est pas dans une quelconque direction. Et Allah n’est pas partout, dans toutes les directions. Mais, Il est sans endroit et sans direction. Allah existe sans direction et sans endroit. Il n’est pas dans une quelconque direction. Il existe de toute éternité. Son existence n’a pas de commencement, n’a pas de début. Allah existe de toute éternité, avant l’existence des endroits et avant l’existence du temps. Les endroits sont créés, les endroits n’existaient pas et Allah leur a donné l’existence. Le temps également, il n’existait pas et Allah lui a donné l’existence. Celui qui existe avant l’existence du temps, avant l’existence de l’endroit, Il existe sans début à Son existence, Il n’évolue pas. Il ne change pas, Il ne se transforme pas d’un état à un autre. Quant à la créature d’un état à un autre. Même la lumière et l’obscurité changent d’un état à un autre. Maintenant où nous parlons, il y a une partie de la terre où il y a l’obscurité, c’est la nuit et il y a une partie où c’est le jour, c’est-à-dire que l’obscurité s’est dissipée et la lumière a prit place. Et ainsi de suite, la lumière se déplace et l’obscurité se déplace. Et chacun a une quantité, aussi bien la lumière a une quantité que Dieu lui a accordée et l’obscurité a une quantité que Dieu lui a accordée. La lumière a une étendue qu’elle occupe. L’obscurité occupe également une étendue, et chacun change d’un état à un autre. Et le soleil également, lorsqu’il se lève il apparaît de couleur rougeâtre et lorsqu’il se couche il apparaît de couleur rougeâtre, et entre les deux il est de couleur blanchâtre. Le Créateur de ce monde ne change pas, car si le Créateur de ce monde changeait Il serait semblable au soleil, Il aurait besoin de qui Lui donne l’existence. Il aurait besoin de qui Le fait exister après son inexistence et qui Le fait changer d’un état à un autre.
Les anges, leur créature sont des corps impalpables comme la lumière est un corps impalpable. L’ange peut rentrer dans la poitrine d’un être humain sans qu’il ne s’en aperçoive. C’est pour cela que l’ange, de l’utérus il fait ce que Dieu lui ordonne de faire, dans l’utérus de la femme. Il y a des anges qui ont en charge des utérus des femmes. Ce sont eux qui donnent au fœtus l’aspect qu’il a. Selon ce que Dieu leur ordonne, ils donnent aux fœtus la forme de l’être humain, que Dieu leur a inspiré de leur donner. Puis, il y a un ange qui est en charge de l’âme, qui ramène l’âme dans ce fœtus, après que le fœtus est passé par différentes étapes : d’abord c’était du maniyy du père et de la mère, puis comme un caillot de sang, puis comme une bouchée de chair. C’est à l’état de chair que l’âme est insufflée. Un ange ramène l’âme pour la mettre dans ce bout de chair. Donc, le maniyy se transforme comme un caillot sanguin qui est coagulée, puis se caillot va se transformer en bout de chair. C’est Dieu qui le fait passer par ces différentes étapes. Puis, il est recouvert d’os. Le premier os que dieu crée dans ce fœtus c’est le dernier os de la colonne vertébrale : un partie du coccyx. Et c’est à partir de cet os que tout le reste est constitué. Et c’est également à partir de cet os que le corps humain sera créé à nouveau pour le jour du jugement, lors de la résurrection. Cet os est de la taille d’un grain de moutarde. Cet os qui, même si la personne est incinérée tout le corps brûle, sauf cet os reste. Allah préserve cet os de disparaître mais tout le reste disparaît.
Ce n’est pas tout ce qui existe que l’être humain peut imaginer. On ne peut pas imaginer tout ce qui existe. Il y a même parmi les créatures, celles que nous ne pouvons pas imaginer. À savoir, nous ne pouvons pas imaginer le temps dans lequel il n’y avait ni lumière ni obscurité. Tu peux imaginer la lumière seule, tu peux imaginer l’obscurité seule. Mais un temps où il n’y avait ni lumière ni obscurité, tu ne peux pas l’imaginer. Si déjà tu n’arrives pas à imaginer certaines créatures, que dire du Créateur ; tu ne peux pas, à plus forte raison, L’imaginer. Il n’a pas de ressemblance avec ce qui existe, Il n’a pas de ressemblance avec les corps impalpables, et Il n’a pas de ressemblance avec les corps palpables. A plus forte raison, nous ne pouvons pas imaginer le Créateur. Ceux qui ont imaginé Dieu comme étant un corps au-dessus du trône, dans la direction du haut, ces gens-là sont des mécréants parce qu’ils ont considéré que Dieu était semblable à Ses créatures. Ils ont considéré que Dieu est comme le trône, et le trône est créé c’est le toit du paradis. De toute éternité, le trône n’existait pas, il a un début à son existence. Dieu Seul est de toute éternité. De toute éternité, il n’y a rien d’autre que Dieu. De toute éternité, il n’y avait pas de trône, il n’y a pas de direction du haut, ni de direction du bas, ni la direction de droite, ni la direction de gauche, ni la direction de devant, ni la direction de derrière. Allah existe sans toutes ces choses là, et Il a créé ces choses. Et par la création de Ses créatures, Il n’a pas changé. Il n’a pas prit d’endroit. Et le trône, Dieu l’a créé comme manifestation de Sa Puissance. Il y a des anges, dont Dieu Seul connaît le nombre. Dieu seul cognait le nombre des anges. Il y a des anges qui sont tout autour du trône, et ils font le tasbih, ils évoquent Dieu, ils glorifient Dieu. Ces anges lorsqu’ils voient la taille très grande du trône, leur certitude de la Toute-puissance de Dieu augmente. C’est pour cela que Dieu l’a créé, ce n’est pas pour s’asseoir dessus. La position assise c’est une des caractéristiques des créatures. L’être humain s’asseoir, les chiens s’assoient, les vaches s’assoient ; Allah tabaraka wa ta^ala ce n’est pas possible qu’Il ait une quelconque ressemblance avec Ses créatures. C’est ainsi que l’on dit qui l’on connaît Dieu. Connaître Dieu ne veut pas dire avoir la croyance que Dieu est assit au-dessus du trône, de la taille du trône. Il n’y a rien de vivant qui est installé au-dessus du trône. Il y a une table sur lequel il est inscrit, et cette table est au-dessus du trône, sur cette table il est inscrit :
« Les manifestations de Ma Miséricorde sont plus nombreuses que les manifestations de Mon châtiment ».
Ceux qui prétendent que au-dessus du trône il n’y a pas d’endroit et Allah est là-bas au-dessus du trône où il n’y a pas d’endroit, dites-leur : vous êtes des menteurs, parce que au-dessus du trône il y a un endroit, il y a cette table sur laquelle il est inscrit que les manifestation de la Miséricorde de Dieu sont plus nombreuses quel les manifestations de Son châtiment. Vous leur dite : Mais vous, vous avez imaginez un corps qui est au-dessus du trône, qui est extrêmement grand, qui est gigantesque, qui est très étendu, de la taille du trône mais ce ne sont là que des illusions. Cela n’a pas d’existence ce que vous dites. C’est ainsi que vous leur répondez. Celui qui a eu pour croyance que Dieu existe sans endroit, sans direction, sans qu’Il ne soit un corps impalpable comme les anges ou la lumière, ni un corps palpable comme l’être humain, et que c’est Lui qui mérite d’être adoré ; on dit que celui qui a eu cette croyance, il a connu Dieu. Dés lors qu’il croit au message de notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), alors on dit d’une telle personne c’est un musulman tant qu’il persévère sur cette croyance. Mais, il reste quelque chose pour qu’il ne perde pas son statut de musulman, c’est qu’il se garde de l’apostasie. Il se garde de la mécréance. Il se garde de la mécréance par la parole, par le coeur et par les actes. Il faut, en plus de cette croyance, qu’il garde son islam pour ne pas le perdre. Qu’il ne dise pas des paroles qui sont contraires à l’islam, comme dire que l’Homme descend du singe, ou qu’il insulte Dieu en étant en colère ou en plaisantant ; qu’il ne dise pas des paroles qui contredisent l’islam. Qu’il n’ait pas de croyances qui contredisent l’islam, et qu’il ne fasse pas d’acte qui contredit l’islam. Tout cela ne lui sera pas utile s’il commet la mécréance, s’il commet l’apostasie ; parce que s’il insulte Dieu, ou s’il insulte le Messager de Dieu, ou s’il insulte un ange, ou s’il insulte un prophète comme ^Iça, Mouça, ‘Adam, Soulayman ou d’autres prophètes, ou qu’il dise une parole qui contredit l’islam quelle qu’elle soit, même si c’est par plaisanterie, il est sortie de l’islam. Sa croyance ne va pas le sauver, parce que il a fait quelque chose qui contredit l’islam.
Les mécréants disent de notre maître Soulayman que c’était un roi, ils disent que c’est le roi Salomon, et que il pratiquait la sorcellerie et cette prétention est de la mécréance parce que la sorcellerie, la pratiquer est un grand péché et les prophètes sont préservés des grands péchés. Donc, attribuer un grand péché à un prophète fait sortir de l’islam. Mais en réalité, ce sont les démons, les chaytan qui étaient énervés et qui étaient contrariés par notre maître Soulayman. Dieu a accordé un secret à notre maître Soulayman,c’est un prophète et grâce à ce secret les démons, les chaytan même s’ils étaient mécréants, ils lui obéissaient. Sans être croyants, ils étaient à son service. Ils faisaient pour lui de grands travaux, des travaux très difficile. Et Est qui n’obéissait pas à notre maître Soulayman, Dieu fait que s’abatte sur lui un châtiment et il est détruit ce démon. C’est pour cela qu’ils étaient contraints et ils obéissaient à notre maître Soulayman. Quand il est mort, ils ont enterrés sous le trône de notre maître Soulayman, sous la chaise de notre maître Soulayman, un support sur lequel était inscrit de la sorcellerie. Après avoir enterré un livre dans lequel il y avait de la sorcellerie sous la chaise de notre maître Soulayman, une partie des démons, ou certains d’entre eux sont partis voir les gens, ils leur ont dit : » Vous savez grâce à quoi Soulayman vous contrôlait, quelle était la source de son pouvoir, il faisait la sorcellerie. Creusez sous sa chaise, vous allez voir. » Les gens ont creusé, ils ont sortie un livre dans lequel il y avait la sorcellerie. Ils ont cru que c’était l’oeuvre de notre maître Soulayman. Et ceux qui ont cru cela, ils sont sortis de l’islam ; car ils indirectement attribué un grand péché à un prophète. La sorcellerie ce n’est pas quelque chose que les prophètes font, ni les saints. Les saints aussi ne font pas. Les prophètes ont des miracles. Ce sont des choses extraordinaires que même les incrédules, ceux qui ne croient pas en eux, ne sont pas capables de répliquer. Ils ne sont pas capables de faire la même chose qu’eux. Notre maître ^Iça (^alayhi s-salam), il avait ressuscité des morts après l’enterrement. Parmi les miracles de notre maître ^Iça (^alayhi s-salam), c’est qu’il guérissait celui qui était aveugle de naissance, celui qui était né aveugle, sans qu’il ne lui fasse d’opération chirurgicale, il faisait qu’il pouvait voir. Ce n’est pas vrai ce que font certains des charlatans avec des habits soi-disant musulmans, et ils disent à la femme : » Viens, je vais te faire quelque chose comme cela untel il va tomber amoureux de toi. » ou il dit à l’homme : » Je vais faire quelque chose pour que tu commande ta femme. » ou je ne sais quoi d’autre. Ce ne sont pas des saints. Ces gens là, ce sont des charlatans. Même des juifs qui ont démenti notre maître ^Iça (^alayhi s-salam), est-ce qu’ils sont capables de faire la même chose que lui ? De donner la vie à quelqu’un qui a été enterré après sa mort ou de donner la vue à quelqu’un qui est né aveugle. Non. Et également, notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) il avait eu des miracles. Dieu lui a accordé des miracles. Les mécréants n’ont pas été capables de relever le défi que constituaient les miracles de notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Il est extrêmement important de préserver notre foi. Donc, nous avons vu au début du cours que la majorité de ceux qui se disent musulmans vont rester musulmans. La croyance elle est correcte. Mais il y a des groupuscules, même s’ils sont médiatisés. Ils restent des groupuscules par rapport à l’immense majorité de ceux qui se réclament de l’islam. Et ces gens là ont des croyances qui les font sortir de l’islam, comme celui qui croit que Dieu est un corps, ou qu’il se rend licite de tuer les musulmans parce qu’ils rendent visite aux tombes des saints comme ce qu’ils font dans certains pays, ou qu’ils se rendent licite aussi de tuer les musulmans parce qu’ils fêtent la naissance du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Ces sont des gens qui sont médiatisés, qui ont beaucoup d’argent à notre époque mais ils sont amenés à disparaître. Même si toutes les communautés les aidaient indirectement, mais ils vont disparaître, comme les écumes de la mer. Pourquoi? Parce que Dieu a préservé cette communauté. Ils ont réussi à égarer la communauté de ^Iça et la communauté de Mouça pour que l’Islam disparaisse. L’islam auquel a appelé Mouça puis ^Iça. Mais la communauté de Mouhammad, ils ne pourront pas le faire. Allah a fait que la majorité reste sur la bonne croyance, mais c’est très important de préserver son Islam de ce qui l’annule. Il faut que cette majorité apprenne quelles sont les choses qui font sortir de l’islam. C’est très important de connaître quelles sont les croyances des égarés pour les éviter.
Le musulman doit préserver son islam, Il ne doit pas dire ou écrire quelque chose qui contredit l’islam, même si c’est par plaisanterie, même si c’est dans un cours pour avoir un diplôme. Il ne dit quelque chose, il n’écrit pas quelque chose qui contredit l’Islam. Il ne dit pas une parole qui revient à se moquer Dieu, il ne dit pas une parole qui revient à rabaisser la religion comme celui qui écrit que toutes les religions sont égales. Toutes les religions ne sont pas égales. Il y a la religion qui fait gagner le paradis et le reste fait mériter l’enfer. Ou celui qui rabaisse la gravité de l’enfer c’est-à-dire qui dit : » Qu’est-ce qu’il y a ? Ce n’est pas grave en enfer, on va se réchauffer là-bas, on va rencontrer les personnalités de ce monde. » Des gens qui disent cela, des impudents. Ce sont des paroles qui les font sortir de l’Islam. Ces gens-là sont sortis de l’islam, même si dans leur coeur ils disent : » Nous avons la croyance de l’islam « . C’est une parole qui les fait sortir de l’islam. Ou celui qui dit que l’origine de l’Homme c’est une cellule qui est devenu un têtard, et ce têtard est devenu une grenouille, puis cette grenouille est devenue un crocodile, puis ce crocodile est devenu un singe, et un singe est devenu un homme. Cela contredit l’Islam. Celui qui dit cela, est sorti de l’Islam. Même ceux qui appellent à cette croyance, ils n’osent pas dire que c’est une certitude, ils l’appellent théorie. Dans la démarche scientifique, une théorie ne peut être confirmée qu’après une expérimentation et jusqu’à aujourd’hui on n’a pas vu ni fait qu’un crocodile grimpe dans les arbres, avoir des poils et grimper dans les arbres. On n’en a pas vu. Il y a beaucoup de maillons manquants, comme ils disent. Cela reste des théories, ce sont des choses pour amuser, pour distraire la galerie et pour occuper les gens, pour les détourner de ce qui est correct. Ce qui est correct, nous le connaissons par certitude. Pourquoi ? Parce que ceux qui nous l’ont annoncé ont des choses extraordinaires que les incrédules ne peuvent pas contrer, ce sont les prophètes. Ce sont les envoyés de Dieu. Ce qu’ils disent est forcément une réalité, c’est une vérité. C’est cela d’où nous tirons notre certitude, parce que ce sont des choses qui ont été enseignées par les prophètes, et les prophètes sont véridiques. Pourquoi est-ce qu’ils sont véridiques ? Parce qu’ils ont des miracles, et ces miracles sont des signes de leur véracité. Parce que ce sont des choses qui ne sont pas ordinaires. Ce sont des preuves que le Créateur de ce monde leur a créées pour que nous puissions reconnaître leur véracité. Le miracle c’est comme si Dieu nous dit : » Cet esclave qui a dit qu’il est un envoyé de Dieu, il est véridique puisque Je lui donne cette chose qui confirme sa parole « . Cela c’est pour le miracle.
Le saint également peut avoir des choses extraordinaires, mais le saint il ne prétend pas être un prophète. Il prétend suivre un prophète donc cette chose extraordinaire que ce saint a est une preuve de sa véracité et de son honnêteté quand il suit le prophète. Dieu lui accorde cette chose extraordinaire, et le saint il est très pudique avec ces prodiges que Dieu lui accorde. Plus pudique qu’une femme vierge. Parce qu’il ne veut pas les montrer, parce que c’est un signe que Dieu lui a accordé. Sauf, si il y a une nécessité. Il y a des saints qui entrent dans le feu pour que le feu ne les brûle pas, pour que les gens voient qu’ils sont sur la vérité. Alors que le feu, il brûle habituellement. La même chose s’est produite pour notre maître ‘Ibrahim (^alayhi s-salam) mais c’était un miracle pour lui. Et Abou Mouslim Al-Khawlaniyy qui était le successeur des compagnons du Prophète, il a eu ma même chose. C’est pour cela que notre maître ^Oumar Ibnou l-Khattab quand il l’a vu, il l’a embrassé sur le front, il lui a dit :
« Al-hamdouli l-Lah qui a fait qu’au sein de la communauté de notre maître Mouhammad, il y a quelqu’un qui a eu la même chose que notre maître ‘Ibrahim », à savoir qui est entré dans le feu et le feu ne l’a pas brûlé.
Et il y a des choses qui sont extraordinaires et qui ne sont ni miracles, ni prodiges. C’est ce qui va arriver à un homme qui va apparaître à la fin des temps et qui prétend être le Dieu. C’est celui que l’on appelle Ad-Dajjal. Ad-Dajjal c’est un charlatan. C’est un homme, il existe actuellement. Un compagnon du Prophète l’a rencontré. Il est enchaîné sur une île, mais on ne sait pas où est-ce qu’elle est. Le jour où Dieu veut qu’il sorte, il va sortir. Et beaucoup de gens vont le suivre. Et lui qu’est-ce qu’il dit ? Il dit : » Je suis un Dieu « . Mais, il est borgne et c’est un corps. Et Dieu n’est pas un corps. Et pourtant il va avoir des choses extraordinaires. Il ordonne à la pluie de tomber et elle tombe. Il ordonne à l’herbe de pousser et elle va pousser. Ceux qui vont le suivre seront dans un bien-être alors que les musulmans les croyants seront dans une grande difficulté, ils seront dans une grande famine. Malgré ces choses extraordinaires, ce qu’il a lui ce n’est pas un miracle, ce n’est pas un prodige. Mais cela s’appelle en arabe : Al-Istidraj. Al-Istidraj c’est-à-dire ce par quoi il va attirer les gens vers l’égarement. Dieu les a créé pour que ce soit une épreuve. Nous, les musulmans nous sommes avertis, nous sommes au courant de cela. Donc celui qui est intelligent, celui qui apprend, il ne va pas suivre. Et il a été dit que celui qui connaît les dix premiers versets de sourat Al-Kahf et certains ont dit les dix derniers versets de sourat Al-Kahf, il sera préservé de l’égarement de cet homme. Mais, dans les invocations que le Messager nous a enseigné, il nous a enseigné de demander à être préservé de la gravité de la dissension que va provoquer Ad-Dajjal. Dans l’invocation qu’il nous a enseignée :
Allahoumma inni a^oudhoubika min ^adhabi l-qabri wa min chiddati fitnati l-macihi d-dajjal.
Tellement sa fitnah, la discorde qu’il entraîne, est grande, c’est quelque chose de laquelle il convient de se préserver.
Et celui qui meurt musulman, il va au paradis. Et la plus grande récompense que le croyant aura au paradis, c’est que ils verront Dieu. Sans que Dieu ne soit à l’intérieur du Paradis, sans qu’Il ne soit dans un endroit ou dans une direction, les croyants Le verront sans endroit et sans direction. Dans le Qour’an, Allah dit ce qui signifie :
« Des visages ce jour là seront radieux, seront tout heureux, ils verront leur Seigneur ».
Mouslim (que Allah lui fasse miséricorde) a rapporte que notre Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :
« Lorsque les gens du Paradis entreront au Paradis, Dieu leur dit : Est-ce que vous voulez quelque chose de plus ? (C’est-à-dire que le Paradis dans lequel vous êtes) Ils vont dire : Tu nous accordé d’avoir de visages tout blancs au jour du jugement, Tu nous a fait entrer au Paradis et Tu nous a préservé de l’enfer. Et Allah fait que ils pourront Le voir, ils n’auront pas un bonheur plus grand que de voir leur Seigneur ».
« Dieu leur dit » cela ne veut pas dire des mots et des lettres car la Parole de Dieu ce ne sont pas des mots, ce ne sont pas des lettres. C’est un attribut qui est de toute éternité. Mais Dieu fait qu’ils comprendront Sa Parole qui est de toute éternité, qui n’a pas de début, qui n’a pas de fin, qui n’est pas de son, ni des voix.
C’est cela la plus grande récompense que les gens auront au Paradis. Sans que ce soit de face, ni qu’en regardant dans une direction ils Le voient puis en se tournant dans une autre direction ils ne Le voient pas, parce que cela c’est propre aux créatures. Sans qu’il n’y ait de distance entre eux et Lui. Mais Dieu leur accorde de Le voir, et Il est sans comment. Pourquoi nous croyons en cela? Parce que c’est confirmé dans le Qour’an. Mais il n’y a pas de comment. On ne dit pas : » Comment ils Le verront ? » Ils Le verront sans comment, c’est-à-dire pas comme sont vu les créatures. Allah a créé les créatures, et il y a parmi les créatures des croyants, et il y a parmi les créatures des mécréants. Il a réservé aux mécréants un châtiment et Il a préparé aux croyants une vie paisible, et une félicité ininterrompue. Et Allah a promis pour Ses esclaves croyants, Ses esclaves vertueux et musulmans qu’ils entreront au paradis. Là où il y a ce que pas un œil a vu, pas une oreille a entendu, et qu’il n’a même pas effleuré l’imagination d’un être humain. Et la plus grande, la plus éminente récompense que l’esclave aura au paradis, il pourra voir l’Être de Dieu. Mais dans cette vie qui est éphémère, qui va à sa fin, Dieu nous a empêché de cela, nous a privé de cela. Quant au mécréant, il ne verra pas Dieu ni dans ce bas-monde ni dans l’au-delà. Il n’a pas cru en Dieu. La vue de Dieu dans l’au-delà, les croyants qui verront Dieu sans comment, sans assimilation ni comparaison. Sans direction , sans distance proche ou éloignée, sans comment, sans corps et sans couleur. Ils verront Dieu, Celui qui n’a aucune ressemblance avec les créatures. Lorsqu’ils verront Dieu, ils n’auront aucun doute. Aucune hésitation si Celui qu’ils ont vu c’est Dieu ou c’est autre chose. Tout comme celui qui voit la lune une nuit de pleine lune, lorsque le ciel est dégagé, il ne doute pas que ce qu’il a vu c’est la lune.
Dans le hadith rapporté par Mouslim, le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :
« Certes, vous verrez votre Seigneur au jour du jugement (c’est-à-dire au paradis), tout comme lorsque vous voyez la lune une nuit de pleine lune, vous ne doutez pas que ce que vous avez vu c’est la lune ».
Le prophète (^alayhi salatou wa sallam), il a comparé la vision de Dieu du point de vu de la certitude à la vision de la lune une nuit de pleine lune. Mais le Prophète n’a pas comparé Dieu à la lune. Beaucoup d’ignorants lorsqu’ils entendent ce hadith, ils ont pour illusion que Dieu ressemblé à la lune. Que Dieu nous préserve de pareilles croyances. Certains gens du commun ont avoué cela et ceci est sans aucun doute des propos de gens impudents et c’est de la mécréance. Dieu n’a absolument aucune ressemblance avec la lune, ni avec une quelconque créature. Il est Celui qui a dit à Son sujet, dans le Qour’an honoré :
(layça kamithlihi chay)
ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui »,c’est-à-dire que Dieu n’a absolument aucune ressemblance avec Ses créatures, et aucune de Ses créatures n’a de ressemblance avec Lui.
Celui qui a eu une croyance qui contredit l’islam ou qui a fait un acte qui contredit l’islam, ou qui a dit une parole qui contredit l’islam, il doit immédiatement revenir à l’islam en prononçant les deux témoignages, en disant : Je témoigne qu’il n’est de dieu que Dieu et je témoigne que Mouhammad est le Messager de Dieu.
La clef du paradis
بسم الله الرحمن الرحيم
La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.
Dans le hadith, le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :
« Celui qui veut profiter du plaisir du Paradis, celui qui veut entrer au Paradis, qu’il s’attache à la croyance de la majorité de cette communauté »
Celui qui veut entrer au Paradis et être sauvé du châtiment de l’enfer, qu’il s’attache à la croyance de cette communauté, à la majorité de ceux qui se disent musulmans c’est-à-dire le plus grand nombre des musulmans.
La signification de cette phrase, ce hadith du Prophète est que Allah a honoré notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) par le fait qu’Il protège sa communauté d’être dans sa totalité égarée. Allah a honoré la communauté de notre maître, Il a honoré notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) et Il a promis à notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) de préserver la croyance de l’islam pour la majorité de sa communauté ; cela veut dire que certains d’entre eux vont forcément sortir de l’islam. Cela veut dire que il y a parmi ceux qui se disent musulmans, ceux qui sont sortis de l’islam mais la majorité ne quitte pas l’islam. C’est cela la signification de « la majorité », la majorité de ceux qui se réclament de l’islam, de ceux qui se disent musulmans. Eux, ils seront protégés. Cela n’empêche pas qu’il y ait parmi des musulmans, c’est-à-dire des gens qui se disent et s’annoncent musulmans, mais ils vont sortir de l’islam. Jusqu’à nos jours, tel est l’état de cette communauté, c’est-à-dire que la majorité reste attachée à la croyance de l’islam. Et même dans le futur, se sera la même chose, c’est-à-dire il y aura une majorité qui sera sur la bonne croyance et une minorité qui se dit musulmane mais qui est sortie de l’islam. La croyance de l’islam est préservée pour la majorité de ceux qui se disent musulmans. Quant aux petits groupes qui contredisent la croyance de l’islam, ces groupes sont appeler à disparaître.
Les compagnons du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) avaient une seule et même croyance. La croyance des compagnons du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) est que Allah existe sans endroit et sans direction, Allah n’est pas dans une quelconque direction. Et Allah n’est pas partout, dans toutes les directions. Mais, Il est sans endroit et sans direction. Allah existe sans direction et sans endroit. Il n’est pas dans une quelconque direction. Il existe de toute éternité. Son existence n’a pas de commencement, n’a pas de début. Allah existe de toute éternité, avant l’existence des endroits et avant l’existence du temps. Les endroits sont créés, les endroits n’existaient pas et Allah leur a donné l’existence. Le temps également, il n’existait pas et Allah lui a donné l’existence. Celui qui existe avant l’existence du temps, avant l’existence de l’endroit, Il existe sans début à Son existence, Il n’évolue pas. Il ne change pas, Il ne se transforme pas d’un état à un autre. Quant à la créature d’un état à un autre. Même la lumière et l’obscurité changent d’un état à un autre. Maintenant où nous parlons, il y a une partie de la terre où il y a l’obscurité, c’est la nuit et il y a une partie où c’est le jour, c’est-à-dire que l’obscurité s’est dissipée et la lumière a prit place. Et ainsi de suite, la lumière se déplace et l’obscurité se déplace. Et chacun a une quantité, aussi bien la lumière a une quantité que Dieu lui a accordée et l’obscurité a une quantité que Dieu lui a accordée. La lumière a une étendue qu’elle occupe. L’obscurité occupe également une étendue, et chacun change d’un état à un autre. Et le soleil également, lorsqu’il se lève il apparaît de couleur rougeâtre et lorsqu’il se couche il apparaît de couleur rougeâtre, et entre les deux il est de couleur blanchâtre. Le Créateur de ce monde ne change pas, car si le Créateur de ce monde changeait Il serait semblable au soleil, Il aurait besoin de qui Lui donne l’existence. Il aurait besoin de qui Le fait exister après son inexistence et qui Le fait changer d’un état à un autre.
Les anges, leur créature sont des corps impalpables comme la lumière est un corps impalpable. L’ange peut rentrer dans la poitrine d’un être humain sans qu’il ne s’en aperçoive. C’est pour cela que l’ange, de l’utérus il fait ce que Dieu lui ordonne de faire, dans l’utérus de la femme. Il y a des anges qui ont en charge des utérus des femmes. Ce sont eux qui donnent au fœtus l’aspect qu’il a. Selon ce que Dieu leur ordonne, ils donnent aux fœtus la forme de l’être humain, que Dieu leur a inspiré de leur donner. Puis, il y a un ange qui est en charge de l’âme, qui ramène l’âme dans ce fœtus, après que le fœtus est passé par différentes étapes : d’abord c’était du maniyy du père et de la mère, puis comme un caillot de sang, puis comme une bouchée de chair. C’est à l’état de chair que l’âme est insufflée. Un ange ramène l’âme pour la mettre dans ce bout de chair. Donc, le maniyy se transforme comme un caillot sanguin qui est coagulée, puis se caillot va se transformer en bout de chair. C’est Dieu qui le fait passer par ces différentes étapes. Puis, il est recouvert d’os. Le premier os que dieu crée dans ce fœtus c’est le dernier os de la colonne vertébrale : le coccyx. Et c’est à partir de cet os que tout le reste est constitué. Et c’est également à partir de cet os que le corps humain sera créé à nouveau pour le jour du jugement, lors de la résurrection. Cet os est de la taille d’un grain de moutarde. Cet os qui, même si la personne est incinérée tout le corps brûle, sauf cet os reste. Allah préserve cet os de disparaître mais tout le reste disparaît.
Ce n’est pas tout ce qui existe que l’être humain peut imaginer. On ne peut pas imaginer tout ce qui existe. Il y a même parmi les créatures, celles que nous ne pouvons pas imaginer. À savoir, nous ne pouvons pas imaginer le temps dans lequel il n’y avait ni lumière ni obscurité. Tu peux imaginer la lumière seule, tu peux imaginer l’obscurité seule. Mais un temps où il n’y avait ni lumière ni obscurité, tu ne peux pas l’imaginer. Si déjà tu n’arrives pas à imaginer certaines créatures, que dire du Créateur ; tu ne peux pas, à plus forte raison, L’imaginer. Il n’a pas de ressemblance avec ce qui existe, Il n’a pas de ressemblance avec les corps impalpables, et Il n’a pas de ressemblance avec les corps palpables. A plus forte raison, nous ne pouvons pas imaginer le Créateur. Ceux qui ont imaginé Dieu comme étant un corps au-dessus du trône, dans la direction du haut, ces gens-là sont des mécréants parce qu’ils ont considéré que Dieu était semblable à Ses créatures. Ils ont considéré que Dieu est comme le trône, et le trône est créé c’est le toit du paradis. De toute éternité, le trône n’existait pas, il a un début à son existence. Dieu Seul est de toute éternité. De toute éternité, il n’y a rien d’autre que Dieu. De toute éternité, il n’y avait pas de trône, il n’y a pas de direction du haut, ni de direction du bas, ni la direction de droite, ni la direction de gauche, ni la direction de devant, ni la direction de derrière. Allah existe sans toutes ces choses là, et Il a créé ces choses. Et par la création de Ses créatures, Il n’a pas changé. Il n’a pas prit d’endroit. Et le trône, Dieu l’a créé comme manifestation de Sa Puissance. Il y a des anges, dont Dieu Seul connaît le nombre. Dieu seul cognait le nombre des anges. Il y a des anges qui sont tout autour du trône, et ils font le tasbih, ils évoquent Dieu, ils glorifient Dieu. Ces anges lorsqu’ils voient la taille très grande du trône, leur certitude de la Toute-puissance de Dieu augmente. C’est pour cela que Dieu l’a créé, ce n’est pas pour s’asseoir dessus. La position assise c’est une des caractéristiques des créatures. L’être humain s’asseoir, les chiens s’assoient, les vaches s’assoient ; Allah tabaraka wa ta^ala ce n’est pas possible qu’Il ait une quelconque ressemblance avec Ses créatures. C’est ainsi que l’on dit qui l’on connaît Dieu. Connaître Dieu ne veut pas dire avoir la croyance que Dieu est assit au-dessus du trône, de la taille du trône. Il n’y a rien de vivant qui est installé au-dessus du trône. Il y a une table sur lequel il est inscrit, et cette table est au-dessus du trône, sur cette table il est inscrit :
« Les manifestations de Ma Miséricorde sont plus nombreuses que les manifestations de Mon châtiment ».
Ceux qui prétendent que au-dessus du trône il n’y a pas d’endroit et Allah est là-bas au-dessus du trône où il n’y a pas d’endroit, dites-leur : vous êtes des menteurs, parce que au-dessus du trône il y a un endroit, il y a cette table sur laquelle il est inscrit que les manifestation de la Miséricorde de Dieu sont plus nombreuses quel les manifestations de Son châtiment. Vous leur dite : Mais vous, vous avez imaginez un corps qui est au-dessus du trône, qui est extrêmement grand, qui est gigantesque, qui est très étendu, de la taille du trône mais ce ne sont là que des illusions. Cela n’a pas d’existence ce que vous dites. C’est ainsi que vous leur répondez. Celui qui a eu pour croyance que Dieu existe sans endroit, sans direction, sans qu’Il ne soit un corps impalpable comme les anges ou la lumière, ni un corps palpable comme l’être humain, et que c’est Lui qui mérite d’être adoré ; on dit que celui qui a eu cette croyance, il a connu Dieu. Dés lors qu’il croit au message de notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), alors on dit d’une telle personne c’est un musulman tant qu’il persévère sur cette croyance. Mais, il reste quelque chose pour qu’il ne perde pas son statut de musulman, c’est qu’il se garde de l’apostasie. Il se garde de la mécréance. Il se garde de la mécréance par la parole, par le coeur et par les actes. Il faut, en plus de cette croyance, qu’il garde son islam pour ne pas le perdre. Qu’il ne dise pas des paroles qui sont contraires à l’islam, comme dire que l’Homme descend du singe, ou qu’il insulte Dieu en étant en colère ou en plaisantant ; qu’il ne dise pas des paroles qui contredisent l’islam. Qu’il n’ait pas de croyances qui contredisent l’islam, et qu’il ne fasse pas d’acte qui contredit l’islam. Tout cela ne lui sera pas utile s’il commet la mécréance, s’il commet l’apostasie ; parce que s’il insulte Dieu, ou s’il insulte le Messager de Dieu, ou s’il insulte un ange, ou s’il insulte un prophète comme ^Iça, Mouça, ‘Adam,Soulayman ou d’autres prophètes, ou qu’il dise une parole qui contredit l’islam quelle qu’elle soit, même si c’est par plaisanterie, il est sortie de l’islam. Sa croyance ne va pas le sauver, parce que il a fait quelque chose qui contredit l’islam.
Les mécréants disent de notre maître Soulayman que c’était un roi, ils disent que c’est le roi Salomon, et que il pratiquait la sorcellerie et cette prétention est de la mécréance parce que la sorcellerie, la pratiquer est un grand péché et les prophètes sont préservés des grands péchés. Donc, attribuer un grand péché à un prophète fait sortir de l’islam. Mais en réalité, ce sont les démons, les chaytan qui étaient énervés et qui étaient contrariés par notre maître Soulayman. Dieu a accordé un secret à notre maître Soulayman,c’est un prophète et grâce à ce secret les démons, les chaytan même s’ils étaient mécréants, ils lui obéissaient. Sans être croyants, ils étaient à son service. Ils faisaient pour lui de grands travaux, des travaux très difficile. Et Est qui n’obéissait pas à notre maître Soulayman, Dieu fait que s’abatte sur lui un châtiment et il est détruit ce démon. C’est pour cela qu’ils étaient contraints et ils obéissaient à notre maître Soulayman. Quand il est mort, ils ont enterrés sous le trône de notre maître Soulayman, sous la chaise de notre maître Soulayman, un support sur lequel était inscrit de la sorcellerie. Après avoir enterré un livre dans lequel il y avait de la sorcellerie sous la chaise de notre maître Soulayman, une partie des démons, ou certains d’entre eux sont partis voir les gens, ils leur ont dit : » Vous savez grâce à quoi Soulayman vous contrôlait, quelle était la source de son pouvoir, il faisait la sorcellerie. Creusez sous sa chaise, vous allez voir. » Les gens ont creusé, ils ont sortie un livre dans lequel il y avait la sorcellerie. Ils ont cru que c’était l’oeuvre de notre maître Soulayman. Et ceux qui ont cru cela, ils sont sortis de l’islam ; car ils indirectement attribué un grand péché à un prophète. La sorcellerie ce n’est pas quelque chose que les prophètes font, ni les saints. Les saints aussi ne font pas. Les prophètes ont des miracles. Ce sont des choses extraordinaires que même les incrédules, ceux qui ne croient pas en eux, ne sont pas capables de répliquer. Ils ne sont pas capables de faire la même chose qu’eux. Notre maître ^Iça (^alayhi s-salam), il avait ressuscité des morts après le enterrement. Parmi les miracles de notre maître ^Iça (^alayhi s-salam), c’est qu’il guérissait celui qui était aveugle de naissance, celui qui était né aveugle, sans qu’il ne lui fasse d’opération chirurgicale, il faisait qu’il pouvait voir. Ce n’est pas vrai ce que font certains des charlatans avec des habits soi-disant musulmans, et ils disent à la femme : » Viens, je vais te faire quelque chose comme cela untel il va tomber amoureux de toi. » ou il dit à l’homme : » Je vais faire quelque chose pour que tu commande ta femme. » ou je ne sais quoi d’autre. Ce ne sont pas des saints. Ces gens là, ce sont des charlatans. Même des juifs qui ont démenti notre maître ^Iça (^alayhi s-salam), est-ce qu’ils sont capables de faire la même chose que lui ? De donner la vie à quelqu’un qui a été enterré après sa mort ou de donner la vue à quelqu’un qui est né aveugle. Non. Et également, notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) il avait eu des miracles. Dieu lui a accordé des miracles. Les mécréants n’ont pas été capables de relever le défi que constituaient les miracles de notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Il est extrêmement important de préserver notre foi. Donc, nous avons vu au début du cours que la majorité de ceux qui se disent musulmans vont rester musulmans. La croyance elle est correcte. Mais il y a des groupuscules, même s’ils sont médiatisés. Ils restent des groupuscules par rapport à l’immense majorité de ceux qui se réclament de l’islam. Et ces gens là ont des croyances qui les font sortir de l’islam, comme celui qui croit que Dieu est un corps, ou qu’il se rend licite de tuer les musulmans parce qu’ils rendent visite aux tombes des saints comme ce qu’ils font dans certains pays, ou qu’ils se rendent licite aussi de tuer les musulmans parce qu’ils fêtent la naissance du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Ces sont des gens qui sont médiatisés, qui ont beaucoup d’argent à notre époque mais ils sont amenés à disparaître. Même si toutes les communautés les aidaient indirectement, mais ils vont disparaître, comme les écumes de la mer. Pourquoi? Parce que Dieu a préservé cette communauté. Ils ont réussi à égarer la communauté de ^Iça et la communauté de Mouça pour que l’Islam disparaisse. L’islam auquel a appelé Mouça puis ^Iça. Mais la communauté de Mouhammad, ils ne pourront pas le faire. Allah a fait que la majorité reste sur la bonne croyance, mais c’est très important de préserver son Islam de ce qui l’annule. Il faut que cette majorité apprenne quelles sont les choses qui font sortir de l’islam. C’est très important de connaître quelles sont les croyances des égarés pour les éviter.
Le musulman doit préserver son islam, Il ne doit pas dire ou écrire quelque chose qui contredit l’islam, même si c’est par plaisanterie, même si c’est dans un cours pour avoir un diplôme. Il ne dit quelque chose, il n’écrit pas quelque chose qui contredit l’Islam. Il ne dit pas une parole qui revient à se moquer Dieu, il ne dit pas une parole qui revient à rabaisser la religion comme celui qui écrit que toutes les religions sont égales. Toutes les religions ne sont pas égales. Il y a la religion qui fait gagner le paradis et le reste fait mériter l’enfer. Ou celui qui rabaisse la gravité de l’enfer c’est-à-dire qui dit : » Qu’est-ce qu’il y a ? Ce n’est pas grave en enfer, on va se réchauffer là-bas, on va rencontrer les personnalités de ce monde. » Des gens qui disent cela, des impudents. Ce sont des paroles qui les font sortir de l’Islam. Ces gens-là sont sortis de l’islam, même si dans leur coeur ils disent : » Nous avons la croyance de l’islam « . C’est une parole qui les fait sortir de l’islam. Ou celui qui dit que l’origine de l’Homme c’est une cellule qui est devenu un têtard, et ce têtard est devenu une grenouille, puis cette grenouille est devenue un crocodile, puis ce crocodile est devenu un singe, et un singe est devenu un homme. Cela contredit l’Islam. Celui qui dit cela, est sorti de l’islam. Même ceux qui appellent à cette croyance, ils n’osent pas dire que c’est une certitude, ils l’appellent théorie. Dans la démarche scientifique, une théorie ne peut être confirmée qu’après une expérimentation et jusqu’à aujourd’hui on n’a pas vu ni fait qu’un crocodile grimpe dans les arbres, avoir des poils et grimper dans les arbres. On n’en a pas vu. Il y a beaucoup de maillons manquants, comme ils disent. Cela reste des théories, ce sont des choses pour amuser, pour distraire la galerie et pour occuper les gens, pour les détourner de ce qui est correct. Ce qui est correct, nous le connaissons par certitude. Pourquoi ? Parce que ceux qui nous l’ont annoncé ont des choses extraordinaires que les incrédules ne peuvent pas contrer, ce sont les prophètes. Ce sont les envoyés de Dieu. Ce qu’ils disent est forcément une réalité, c’est une vérité. C’est cela d’où nous tirons notre certitude, parce que ce sont des choses qui ont été enseignées par les prophètes, et les prophètes sont véridiques. Pourquoi est-ce qu’ils sont véridiques ? Parce qu’ils ont des miracles, et ces miracles sont des signes de leur véracité. Parce que ce sont des choses qui ne sont pas ordinaires. Ce sont des preuves que le Créateur de ce monde leur a créées pour que nous puissions reconnaître leur véracité. Le miracle c’est comme si Dieu nous dit : » Cet esclave qui a dit qu’il est un envoyé de Dieu, il est véridique puisque Je lui donne cette chose qui confirme sa parole « . Cela c’est pour le miracle.
Le saint également peut avoir des choses extraordinaires, mais le saint il ne prétend pas être un prophète. Il prétend suivre un prophète donc cette chose extraordinaire que ce saint a est une preuve de sa véracité et de son honnêteté quand il suit le prophète. Dieu lui accorde cette chose extraordinaire, et le saint il est très pudique avec ces prodiges que Dieu lui accorde. Plus pudique qu’une femme vierge. Parce qu’il ne veut pas les montrer, parce que c’est un signe que Dieu lui a accordé. Sauf, si il y a une nécessité. Il y a des saints qui entrent dans le feu pour que le feu ne les brûle pas, pour que les gens voient qu’ils sont sur la vérité. Alors que le feu, il brûle habituellement. La même chose s’est produite pour notre maître ‘Ibrahim (^alayhi s-salam) mais c’était un miracle pour lui. Et Abou Mouslim Al-Khawlaniyy qui était le successeur des compagnons du Prophète, il a eu ma même chose. C’est pour cela que notre maître ^Oumar Ibnou l-Khattab quand il l’a vu, il l’a embrassé sur le front, il lui a dit :
« Al-hamdouli l-Lah qui a fait qu’au sein de la communauté de notre maître Mouhammad, il y a quelqu’un qui a eu la même chose que notre maître ‘Ibrahim », à savoir qui est entré dans le feu et le feu ne l’a pas brûlé.
Et il y a des choses qui sont extraordinaires et qui ne sont ni miracles, ni prodiges. C’est ce qui va arriver à un homme qui va apparaître à la fin des temps et qui prétend être le Dieu. C’est celui que l’on appelle Ad-Dajjal. Ad-Dajjal c’est un charlatan. C’est un homme, il existe actuellement. Un compagnon du Prophète l’a rencontré. Il est enchaîné sur une île, mais on ne sait pas où est-ce qu’elle est. Le jour où Dieu veut qu’il sorte, il va sortir. Et beaucoup de gens vont le suivre. Et lui qu’est-ce qu’il dit ? Il dit : » Je suis un Dieu « . Mais, il est borgne et c’est un corps. Et Dieu n’est pas un corps. Et pourtant il va avoir des choses extraordinaires. Il ordonne à la pluie de tomber et elle tombe. Il ordonne à l’herbe de pousser et elle va pousser. Ceux qui vont le suivre seront dans un bien-être alors que les musulmans les croyants seront dans une grande difficulté, ils seront dans une grande famine. Malgré ces choses extraordinaires, ce qu’il a lui ce n’est pas un miracle, ce n’est pas un prodige. Mais cela s’appelle en arabe : Al-Istidraj. Al-Istidraj c’est-à-dire ce par quoi il va attirer les gens vers l’égarement. Dieu les a créé pour que ce soit une épreuve. Nous, les musulmans nous sommes avertis, nous sommes au courant de cela. Donc celui qui est intelligent, celui qui apprend, il ne va pas suivre. Et il a été dit que celui qui connaît les dix premiers versets de sourat Al-Kahf et certains ont dit les dix derniers versets de sourat Al-Kahf, il sera préservé de l’égarement de cet homme. Mais, dans les invocations que le Messager nous a enseigné, il nous a enseigné de demander à être préservé de la gravité de la dissension que va provoquer Ad-Dajjal. Dans l’invocation qu’il nous a enseignée :
Allahoumma inni a^oudhoubika min ^adhabi l-qabri wa min chiddati fitnati l-macihi d-dajjal.
Tellement sa fitnah elle est grande. C’est pour cela que c’est quelque chose de laquelle il convient de se préserver.
Et celui qui meurt musulman, il va au paradis. Et la plus grande récompense que le croyant aura au paradis, c’est que ils verront Dieu. Sans que Dieu ne soit à l’intérieur du Paradis, sans qu’Il ne soit dans un endroit ou dans une direction, les croyants Le verront sans endroit et sans direction. Dans le Qour’an, Allah dit ce qui signifie :
« Des visages ce jour là seront radieux, seront tout heureux, ils verront leur Seigneur ».
Mouslim (que Allah lui fasse miséricorde) a rapporte que notre Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :
« Lorsque les gens du Paradis entreront au Paradis, Dieu leur dit : Est-ce que vous voulez quelque chose de plus ? (C’est-à-dire que le Paradis dans lequel vous êtes) Ils vont dire : Tu nous accordé d’avoir de visages tout blancs au jour du jugement, Tu nous a fait entrer au Paradis et Tu nous a préservé de l’enfer. Et Allah fait que ils pourront Le voir, ils n’auront pas un bonheur plus grand que de voir leur Seigneur ».
« Dieu leur dit » cela ne veut pas dire des mots et des lettres car la Parole de Dieu ce ne sont pas des mots, ce ne sont pas des lettres. C’est un attribut qui est de toute éternité. Mais Dieu fait qu’ils comprendront Sa Parole qui est de toute éternité, qui n’a pas de début, qui n’a pas de fin, qui n’est pas de son, ni des voix.
C’est cela la plus grande récompense que les gens auront au Paradis. Sans que ce soit de face, ni qu’en regardant dans une direction ils Le voient puis en se tournant dans une autre direction ils ne Le voient pas, parce que cela c’est propre aux créatures. Sans qu’il n’y ait de distance entre eux et Lui. Mais Dieu leur accorde de Le voir, et Il est sans comment. Pourquoi nous croyons en cela? Parce que c’est confirmé dans le Qour’an. Mais il n’y a pas de comment. On ne dit pas : » Comment ils Le verront ? » Ils Le verront sans comment, c’est-à-dire pas comme sont vu les créatures. Allah a créé les créatures, et il y a parmi les créatures des croyants, et il y a parmi les créatures des mécréants. Il a réservé aux mécréants un châtiment et Il a préparé aux croyants une vie paisible, et une félicité interrompue. Et Allah a promis pour Ses esclaves croyants, Ses esclaves vertueux et musulmans qu’ils entreront au paradis. Là où il y a ce que pas un œil a vu, pas une oreille a entendu, et qu’il n’a même pas effleuré l’imagination d’un être humain. Et la plus grande, la plus éminente récompense que l’esclave aura au paradis, il pourra voir l’Être de Dieu. Mais dans cette vie qui est éphémère, qui va à sa fin, Dieu nous a empêché de cela, nous a privé de cela. Quant au mécréant, il ne verra pas Dieu ni dans ce bas-monde ni dans l’au-delà. Il n’a pas cru en Dieu. La vue de Dieu dans l’au-delà, les croyants qui verront Dieu sans comment, sans assimilation ni comparaison. Sans direction , sans distance proche ou éloignée, sans comment, sans corps et sans couleur. Ils verront Dieu, Celui qui n’a aucune ressemblance avec les créatures. Lorsqu’ils verront Dieu, ils n’auront aucun doute. Aucune hésitation si Celui qu’ils ont vu c’est Dieu ou c’est autre chose. Tout comme celui qui voit la lune une nuit de pleine lune, lorsque le ciel est dégagé, il ne doute pas que ce qu’il a vu c’est la lune.
Dans le hadith rapporté par Mouslim, le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :
« Certes, vous verrez votre Seigneur au jour du jugement (c’est-à-dire au paradis), tout comme lorsque vous voyez la lune une nuit de pleine lune, vous ne doutez pas que ce que vous avez vu c’est la lune ».
Le prophète (^alayhi salatou wa sallam), il a comparé la vision de Dieu du point de vu de la certitude à la vision de la lune une nuit de pleine lune. Mais le Prophète n’a pas comparé Dieu à la lune. Beaucoup d’ignorants lorsqu’ils entendent ce hadith, ils ont pour illusion que Dieu ressemblé à la lune. Que Dieu nous préserve de pareilles croyances. Certains gens du commun ont avoué cela et ceci est sans aucun doute des propos de gens impudents et c’est de la mécréance. Dieu n’a absolument aucune ressemblance avec la lune, ni avec une quelconque créature. Il est Celui qui a dit à Son sujet, dans le Qour’an honoré :
(layça kamithlihi chay)
ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui »,c’est-à-dire que Dieu n’a absolument aucune ressemblance avec Ses créatures, et aucune de Ses créatures n’a de ressemblance avec Lui.
Celui qui a eu une croyance qui contredit l’islam ou qui a fait un acte qui contredit l’islam, ou qui a dit une parole qui contredit l’islam, il doit immédiatement revenir à l’islam en prononçant les deux témoignages, en disant : Je témoigne qu’il n’est de dieu que Dieu et je témoigne que Mouhammad est le Messager de Dieu.
Description du paradis
بسم الله الرحمن الرحيم
La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son Agrément.
Parmi les choses auxquelles nous devons croire parce que c’est notre Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qui nous en a parlé, il y a le Paradis.
Le Paradis est une réalité. Il est donc un devoir de croire au Paradis. Il est un devoir de croire que le Paradis est créé actuellement tout comme cela est compris du Qour’an honoré et du hadith qui est sahih. Le paradis se trouve au-dessus du septième ciel. Le paradis n’est pas collé au septième ciel, il y a un espace entre le paradis et le septième ciel. Le toit du paradis est le trône de Allah, c’est-à-dire c’est un trône que Dieu a créé comme manifestation de Sa Puissance. Il n’a pas prit l’endroit pour s’asseoir car Allah n’est pas un corps. Il existe avant la création des endroits et des directions, sans endroits ni direction, et après la création des endroits et des directions, Il ne change pas. C’est pour cela que nous disons Allah existe sans endroit, Allah existe sans direction. Ceci est la croyance des musulmans.
Les habitants du Paradis, les humains qui entreront au Paradis, auront l’aspect de leur père ‘Adam (^alayhi s-salam). Ils auront tous une grande taille, soixante coudées de haut et sept coudées de large. Ils auront tous un bel aspect. Les hommes seront imberbes et n’auront pas de poils sur le corps. Ils auront tous l’âge de trente trois ans. Ils y resteront éternellement, ils n’en sortiront pas. Le sens de ces propos est que le paradis existe actuellement. Son existence est confirmée, elle est authentifiée. Le paradis a huit portes. Parmi les portes du Paradis, il y a une qui s’appelle la porte de Ar-Rayan. Cette porte est réservée à ce qui faisait le jeûne. Le martyr pourra rentrer par n’importe quelle porte qu’il voudra. Le paradis est au-dessus du septième ciel. Il y a une grande distance qui sépare le paradis du septième ciel. Le paradis a un sol indépendant du septième ciel. Le toit du paradis c’est le trône. Ce trône c’est un corps que Allah a créé, qui a la forme d’un lit qui a quatre pieds. Dieu l’a créé comme manifestation de Sa Puissance, ce n’est pas pour s’asseoir dessus. Ce n’est pas pour s’asseoir, ni pour flotter au dessus du trône, non. Allah a créé le trône par manifestation de Sa Puissance. Les anges lorsqu’ils voient l’immensité du trône et comment le trône sans qu’il ne tombe sans qu’il ne détruise les cieux et la terre, leur crainte de Dieu augmente. Mais Allah n’a pas besoin de Ses créatures. Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) dans un hadith rapporté par Al-Boukhariyy a dit ce qui signifie : « Lorsque vous invoquez Dieu, pour lui demander le Paradis, demandez Lui qu’Il vous accorde Al-Firdaws ». Al-Firdaws c’est le centre du paradis tout en haut, c’est-à-dire c’est le meilleur endroit du paradis. Que Dieu nous l’accorde à tous. Dans le hadith, le Messager de Allah a dit que au-dessus du Paradis, il y a le trône de Ar-Rahman. Les gens du Paradis auront l’aspect de leur père ‘Adam (^alayhi s-salam). Ils auront soixante coudées de haut sur sept coudées de large comme cela est rapporté par l’imam Ahmad dans son Mousnad. Ils auront tous un très beau visage. Celui qui était croyant dans ce bas-monde et qui avait un visage qui était laid, il n’aura plus cette laideur au paradis. Allah lui accorde une beauté semblable à la beauté de Youçouf As-Siddiq (^alayhi s-salam). Il aura une ressemblance avec Youçouf (^alayhi s-salam) dans sa beauté. Et celui qui était de petite taille, il n’aura plus cette petitesse. Il sera grand comme notre maître ‘Adam (^alayhi s-salam). Dans chaque humain qui sera au paradis, puisqu’ils auront tous la beauté de Youçouf, Allah fait qu’il y a un signe distinctif, quelque chose ils puisent être reconnus de sorte que si un de ceux qu’ils connaissait dans ce bas-monde venait lui rendre visite, si tous deux étaient au paradis, il va le reconnaître. Il va savoir que c’est untel. Les gens au paradis s rendent visite les uns aux autres. Comment ils se rendent visite : Une manière c’est que le lit, sur lequel s’assoit celui qui est au paradis, s’envole et l’emmène devant le lit de celui qu’il voulait visiter. Ils s’assoient l’un devant l’autre et ils discutent. Au paradis, tellement c’est facile de se déplacer, du simple fait que la personne désire rencontrer quelqu’un d’autre, le lit s’envole et l’emmène juste en face du lit de celui qu’il voulait voir, par la Toute-puissance de Dieu. Ils s’assoient l’un devant l’autre et ils discutent. C’est cela le sens du verset 47 dans sourat Al-Hijr. Et quand il veut rentrer, son lit l’emmène jusqu’à sa place. Parfois, ils ont pour montures des chevaux. Des chevaux qui sont en perles et qui ont des ailes en or, qui s’envolent pour les emporter. Et Allah est certes, sur toute chose Tout-puissant. Cela ce n’est rien pour la Toute-puissance de Allah. Il fait ce qu’Il veut et Il accorde ce qu’Il veut à qui Il veut. Concernant la Parole de Allah, dans courant Ar-Ghachiyah, la ‘ayah 13 ce qui signifie :
« Il y a des lits qui sont élevés »,
Ibnou ^Abbas dans tafsirou l-baghawiyy a dit ce qui signifie :
« Les planches de ses lits sont en réalité de l’or, dans lequel sont incrustés des belles perles et des pierres précieuses comme Al-zabarjat, comme yaqout et ad-dour ».
Et ces lits sont élevés tant que la personne n’est pas venue pour s’asseoir. Lorsque la personne vient pour s’asseoir, il s’abaisse pour lui faciliter la position assise puis le lit revient haut comme il était auparavant. Les gens au Paradis seront imberbes et n’auront pas de poils sur leur corps, ils auront l’âge de trente trois ans, tout comme cela a été rapporté par At-Tirmidhiyy, c’est-à-dire qu’il ne leur pousse pas de barbe et ils n’ont pas de poils sur leurs bras,ni sur leurs ventres ni sur les jambes. Ils n’auront que les cheveux sur la tête, les cils et les sourcils. Leurs boissons et leur nourriture ne se transforment en matière fécale et en urine. Mais ce qu’ils mangent sort du corps par la suite sous forme de transpiration, mais une transpiration qui a l’odeur du musc. Ce n’est pas comme la transpiration dans cette vie. La transpiration dans ce bas-monde peut générer des saletés ou même des poux, ce qui n’est pas le cas au paradis. Mouslim a rapporté du hadith de Abou Hourayrah (que Allah l’agrée) que le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie en français :
« Lorsque les gens du paradis s’installeront au paradis un ange va leur dire à tous : Vous allez rester toujours en vie, vous ne mourrez plus jamais. Vous allez rester toujours en bonne santé, vous ne tomberez plus jamais malades. Vous serez toujours jeunes, vous ne vieillirez jamais. Et vous allez avoir une félicité, vous ne serez jamais malheureux ».
Et le dernier a entrer au Paradis, il aura autant que le bas-monde et dix fois encore, c’est-à-dire onze fois comme ce bas-monde, la totalité du bas-monde. Cela c’est le dernier. A de sujet, il a été rapporté un hadith sahih rapporté par Al-Boukhariyy et d’autres.
Chaque personne au paradis aura des serviteurs. Le moins qu’elle puisse avoir c’est dix milles serviteurs. Ce sont des serviteurs qui oint un aspect bien particulier. Chacun d’entre eux, ce ne sont pas des humains ce sont des créatures que Dieu a créé pour être au service des gens du Paradis. Chacun d’entre eux est prêt avec un bol en or dans sa main droite et un bol en argent dans sa main gauche, pour être au service des gens du paradis, tout comme cela est indiqué dans sourat Az-Zoukhrouf, ‘ayah 71. Allah ta^ala dit, dans sourat At–Tour ‘ayah 24 ce qui signifie :
« Le gens au paradis auront à leur service des serviteurs du Paradis », c’est-à-dire ils ont l’aspect de jeunes adolescents, comme des jeunes adolescents, mais ce ne sont pas des humains.
Allah les a créé au paradis pour être au service des gens du paradis. Tellement ils sont beaux et leur couleur est blanche, on dirait des perles que personnes n’a touchées. Quand une perle est brut, à l’état brut, que personne n’a touché, elle a un éclat encore supérieur à l’éclat qu’elle aurait lorsque quelqu’un l’a touchée. Eux ce sont comme des perles que personne n’a touchées. Ce sont des créatures que Allah a créé qui ne sont pas des humains, qui ne sont pas des jinns qui ne sont pas des anges. Ils sont au service des gens du paradis. Pour décrire le paradis, le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit un hadith, ce hadith a été rapporté par Ibnou Hibban. Au début du hadith, le Messager (^alayhi salatou wa sallam) a dit ce qui signifie :
« Y’a t-il des gens qui veulent œuvrer pour le paradis ? Le paradis est tellement beau que vous ne pouvez pas trouver de semblable. », c’est-à-dire que vous n’allez pas pouvoir trouver quelque chose de semblable ici.
Et le Messager a juré par Allah, il a dit : « wa Rabbi l-Ka^bah » ce qui signifie : « Par le Seigneur de la Ka^bah ». Il a juré que le Paradis est extrêmement scintillant de lumière, il n’y a pas besoin de soleil et de lune pour l’éclairer. Il n’y a pas d’obscurité au Paradis tout comme il y en a dans ce bas-monde. Cependant, les gens connaissent la durée de la nuit et du jour par des signes que Allah a créé. Si telle que la décrit le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), une des femmes du Paradis apercevait le bas-monde ou si elle venait dans ce bas-monde, elle éclairerait d’est en ouest, tellement elle rayonne de lumière. Comment y aurait-il besoin de lumière au paradis, si tel est le cas d’une des femmes du paradis. Si les gens du paradis avaient des yeux comme nous en avons aujourd’hui , les gens seraient aveuglés. Mais bien sûr, Allah accorde d’autres corps que ces corps là, aux gens du paradis et ils auront des yeux qui portent et qui au contraire auront du plaisir avec cette lumière qui porte. Mais Allah donne aux habitants du paradis une force, une puissance dans les yeux dont la limite est connue par Allah Seul. Allah leur donne une puissance telle qu’ils peuvent voir à une distance de milles années de marché comme si quelqu’un regardait la paume de sa main. Et ils verront cette grande distance sans confusion, ni doute sur de qu’ils verront. Le Messager a décrit le paradis par le fait qu’il est verdoyant, c’est une verdure qui est plaisante au regard. C’est une verdure qui plaît à celui qui l’a voit. Et il n’y a pas de saison pour les fruits au Paradis. A n’importe quel moment, tu souhaites un fruit, tu le trouves. Les fruits du bas-monde sont tous issue des fruits du paradis, simplement les fruits du bas-monde ils pourrissent alors que les fruits du paradis ne pourrissent pas. Les fruits du bas-monde sont petits alors que les fruits du paradis sont très grands. Si un croyant est assit ou allongé et qu’il désire manger d’un des fruits du paradis, l’arbre qui porte se fruit se penche jusqu’à venir à sa portée. Il prend le fruit qu’il voulait, il le mange et l’arbre devient comme il était. Et Allah fait pousser un autre fruit à la place de celui qu’il a cueillit, tout comme nous l’apprend dans sourat Al-Waqi^ah, la ‘ayah 33. Chaque arbre au paradis a un tronc qui est en or. Les arbres du paradis lorsqu’ils bougent, il sort d’eux, il provient d’eux un son qui est extrêmement agréable, que l’âme désire et pour lequel l’âme penche et qu’elle apprécie.
Al-Boukhariyy a rapporté qu’au Paradis il y a un arbre qui s’appelle Touba. Cet arbre est tellement grand qu’un voyageur mettrait cent années a marcher pour aller d’un bout de l’ombre de cet arbre sans le dépasser. Et cet arbre donne des vêtements pour les gens du Paradis, c’est-à-dire que les vêtements des gens du paradis sortent de cet arbre. Les vêtements des gens du paradis comportent de la soie et des pierres précieuses. Ils ont pour encens Al-Oulouwwa’ c’est comme le bois de santal, c’est quelque chose de très parfumé, c’est avec cela qu’ils se parfument, et leurs peignes seront en or. Les gens du paradis parlent en arabe. Même si quelqu’un ne parlait pas l’arabe ou parlait très peu et qu’il va au paradis, Allah fait qu’il parle la langue arabe. Les gens au paradis ils évoqueront Dieu, ils feront le tahsin, ils exemptent Dieu de toute imperfection, ils récitent le Qour’an. Mais il n’est pas parvenu quoi que ce soit au sujet de la prière, ni qu’ils font ni qu’ils ne font pas. Il n’a pas été mentionné ce sujet.
Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a décrit le Paradis par le fait qu’il comporte des palais qui sont élevés, de très grands palais qui sont élevés dans l’air. Il a été rapporté dans un hadith rapporte par Mouslim qui est sahih que le croyant aura au paradis une tente, qui est composé d’une seule perle, qui est creusée à l’intérieur qui a une longueur de soixante miles, très très grande. Au paradis, il y a deux parties qui comportent des ustensiles qui seront tous en or. Ce seront ceux qui auront les plus haut degrés qui y seront. Il y a au paradis deux parties avec tous les ustensiles qu’elles comportent d’argent. Il y a au paradis des parties qui sont construites avec des pierres en or et en argent, c’est-à-dire des murs qui sont construit en or et en argent. Au paradis, comme l’a dit le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) il y a de nombreux jardins, tout comme l’a rapporté Al-Boukhariyy. Il y aura au paradis des chambres comme si elles étaient transparentes, on voit l’intérieur de l’extérieur et on voit l’extérieur à partir de l’intérieur. Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit qu’au paradis il y a plusieurs rivières qui coulent. Allah dit dans sourat Mouhammad ‘ayah 15 ce qui signifie que au paradis il y a des rivière d’eau qui ne pourrie pas, car il y a de l’eau qui lorsqu’elle reste elle devient avec un mauvais goût, elle devient saumâtre, ce n’est pas le cas des rivières au paradis. Il y a au paradis des rivières de lait et il y a au paradis des rivières de khamr. Le mot khamr dans cette vie il désigne le vin mais le khamr au paradis ce n’est pas le vin de ce bas-monde. D’abord, il ne rend pas ivre le khamr du paradis, deuxièmement, il ne fait pas perdre la lucidité, troisièmement il ne donne pas de maux de tête, quatrièmement il n’est pas amère au contraire, il a un très bon goût. Et il y a des rivières de miel mais ce n’est pas le miel qui est composé par l’abeille; c’est-à-dire que Allah accorde beaucoup de belles choses aux gens du paradis.
Dans le hadith, le Messager a dit au sujet des fruits au paradis, il y a tout ce que la personne désire. Tout ce que la personne désire en fruits, elle le trouve. Les fruits du paradis sont tous murs, il n’y a pas de fruits acides ou qui ne sont pas arrivés à maturité. Tous les fruits du paradis sont mûrs. Il y a aussi au paradis des oiseaux et du bétail. Le Messager a dit ce qui signifie :
« Il t’arrive de voir un oiseau qui vole et tu désirés le manger, tu le retrouves immédiatement entre tes mains cuit. » hadith rapporté par Al-Bayhaqiyy.
Et après que le croyant le mange, Allah ta^ala lui donne la vie et il reprend son envole.
Le Messager (^alayhi s-salam) a dit dans le hadith ce qui signifie : « et une belle épouse ».
Il a été rapporté dans le hadith rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim que chacun aura deux épouses au paradis des femmes du paradis que l’on appellent Al-hourou l-^ayn. Ce hadith est sahih, il a été rapporté par l’accord des savants.
Il a été rapporté également dans le hadith sahih, rapporté par ad-Diya al-makliciyy dans Al-Moukhtarah, que un homme au paradis pourra avoir un rapport avec cent femmes vierges en une matinée
Et il a été rapporté dans le hadith sahih que le martyr aura soixante douze épouses. Tous les gens au paradis, ils auront des degrés différents. Certains auront cent épouses. Et à chaque homme, Allah donne la force de cent hommes dans le désir et également pour ce qui est de la nourriture et de la boisson. Et le croyant ne sera pas atteint de fatigue après le rapport et il n’y aura pas de maniyy, car au paradis il n’y a pas cela. Mais il ressentira le désir sans maniyy.
Ceux qui dénigrent ou qui essayent de rabaisser le paradis, ou la récompense du paradis ces gens là ne sont pas des références. Nous c’est notre croyance, c’est notre conviction et le Messager a encouragé à œuvrer pour gagner cette félicité. Il ne faut pas rentrer dans ce jeu pour rigoler ou se moquer. Rabaisser une des récompenses que Dieu a promises revient à sortir de l’islam. Que la personne fasse attention à cela.
Il a été rapporté de manière authentique dans un hadith rapporté par Al-Boukhariyy dans le sahih que les femmes humaines qui entreront au paradis portent un voile sur leur tête et ce bas-monde et ce qu’il contient n’équivaut pas le voile que portent les femmes du paradis. Les femmes du paradis portent des voiles par embellissement, cela augmente leur parure. Le voile qu’elles portent c’est ce qui couvre les cheveux, la tête. Les femmes, les humaines qui seront au paradis seront toutes vierges. Chaque fois que le croyant ira avec son épouse il l’a retrouve vierge, chaque fois il l’a retrouve à nouveau vierge. Et malgré que au paradis chaque homme aura plusieurs femmes, il n’y a pas entre les femmes de disputes, il n’y a pas entre les femmes de jalousie, il n’y a pas d’envie car Allah purifie les cœurs des gens du paradis de toutes ces mauvaises choses. Une femme croyante qui est pieuse parmi les humaines qui entre au paradis à un degrés supérieur aux femmes du paradis, Al-Hour Al-^ayn selon le jugement de Dieu. Al-Hourou l-^ayn ce sont des femmes qui ne sont pas humaines, Dieu les a créé sans qu’elles soient issues de parents humains. Les mots Al-Hour Al ^ayn sont deux mots : Al-Hour c’est un pluriel de Hawrah, et Hawrah c’est le fait d’avoir un iris noir qui contraste avec le blanc de l’œil. Et ^ayn c’est le pluriel de ^ayna qui veut dire des yeux qui sont larges.
Allah les a décrit dans sourat Ar-Rahman ‘ayah 58, ce sont de belles femmes épouses de gens honorables et l’une d’entre elles tellement leurs os sont purs on peut voir la moelle des os à partir de la peau.
Il n’y a pas de célibataires au paradis, ni des hommes célibataires ni des femmes célibataires. Le Messager (^alayhi salatou wa sallam) a dit dans un hadith rapporté par Mouslim ce qui signifie : « Il n’y a pas de célibataire au paradis ». Même la petite fille qui vient de naître, qui a poussé un cri puis qui est morte, Allah lui donne l’âge de trente trois ans au paradis et elle sera l’épouse d’un des gens du paradis. Le Messager a dit dans ce même hadith, ce sera une vie éternelle qui n’aura pas de fin.
Quand le Prophète, au début de ce hadith, a dit ce qui signifie : « Est-ce qu’il y a des gens prêts à oeuvrer pour gagner le paradis ? » et il leur a décrit le paradis pour les encourager à œuvrer pour gagner le paradis. A la fin de ce hadith, les compagnons ont dit : « Nous, ô Messager de Allah. Nous, nous sommes prêts à œuvrer pour le paradis », c’est alors que le Messager leur a enseigné de dire : « incha‘ Allah », il leur a dit ce qui signifie : « Dites si Dieu le veut », pour leur enseigner de s’en remettre totalement à Dieu, en toue chose.
Bonheur à celui qui pour l’au-delà, car le plaisir et la félicité de l’au-delà sont très importants. Tout ce qu’il y a comme plaisir de ce bas-monde par rapport à l’au-delà c’est comme rien du tout. Et le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Le bas-monde par rapport à l’au-delà c’est comme si l’un d’entre vous plonge son doigt dans l’eau de la mer et qu’il le ressort » c’est-à-dire que représente cette humidité qui a adhéré à son doigt par rapport à toute la mère c’est comme rien du tout. Le bas-monde c’est comme rien du tout par rapport à l’au-delà.
Et parmi les spécificités du Messager de Dieu (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), combien son degrés est élevé, c’est qu’il sera le premier l’anneau de la porte du paradis pour s’annoncer pour qu’on le lui ouvre. L’ange en charge du paradis lorsqu’il entend l’anneau de la porte du paradis, il va dire : « Qui est là ? », le Prophète répondra : « Mouhammad » salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. L’ange va lui dire : « J’ai reçu l’ordre de n’ouvrir à personne d’autre avant toi. » hadith rapporté par Mouslim.
Que Allah nous accorde Al-Firdaws.
Les dangers du mensonge
بسم الله الرحمن الرحيم
La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son Agrément.
Incha‘Allah nous allons aborder plusieurs sujets dont un qui est une véritable plaie dans notre société qui est le mensonge.
Le mensonge c’est le contraire de la vérité. Le mensonge se concrétise en amenant une information, donner une nouvelle contraire à la réalité. Cette information peut avoir lieu pas uniquement par la parole. Certes, il y a le fait de parler, dire quelque chose qui n’est pas conforme à la réalité mais il se peut que ce soit avec un geste, avec la main, il se peut que ce soit en hochant la tête, il se peut que ce soit par un silence, il se peut que ce soit par un sms. Toute information contraire à la réalité s’appelle mensonge. Il n’y a aucun doute que le mensonge est un acte vil, c’est un caractère qui est blâmable, c’est une caractéristique des hypocrites et c’est une des marches vers la mécréance. Et ce n’est pas une excuse que de dire : « Mais je disais ça pour rire. », cela reste un mensonge. Dans un hadith rapporté par mouslim, le Messager de Allah (salla l-Lahou `alayhi wa sallam) a mit en garde contre le mensonge par sa parole qui signifie :
« Gardez vous de mentir, méfiez vous du mensonge car le mensonge guide vers la perversité et la perversité guide vers l’enfer. Et lorsque quelqu’un ment et cherche toujours à mentir, il sera inscrit selon le Jugement de Dieu comme menteur. »
Parmi les paroles de sagesse qui ont été rapporté au sujet du menteur, il a été dit : « Ne demande rien à un menteur parce que il va te rapprocher des choses qui sont loin et t’éloigner des choses qui sont proches. »
Ibnou Hibban a dit à propos de la langue : « La langue est comme un fauve. Si tu le dompte, tu seras sauvé, tu auras dompté ton fauve. Et si tu le lâches il va te piétiner et te dévorer. Celui qui est censé, il ne va pas rentrer dans les sujets où il n’a pas de connaissance. » Celui qui est censé, il ne va pas s’engager dans des conversations et des sujets où il n’a pas de connaissance correcte, c’est-à-dire une connaissance conforme à la Loi de l’islam. Mais, la personne va plutôt s’occuper de ce dont elle a connaissance, des sujets qu’elle a connaissance, qu’elle a apprit par transmission orale avec une chaîne de transmission sûre qui remonte jusqu’aux savants de cette communauté, qui remonte jusqu’au Prophète (^alayhi salatou wa sallam). C’est ainsi qu’il convient que la personne censée parle et non de s’engager dans n’importe quelle conversation sous prétexte de donner son avis et d’avoir un esprit critique. Qu’il utilise son esprit critique pour critiquer ce qui est faux, pas pour parler des sujets qui sont corrects et qui sont transmis avec une chaîne de transmission de manière sûre. Ibnou Hibban a dit ensuite : « L’origine de tous les péchés c’est le mensonge. Le mensonge dévoile les défauts de la personne et cache ses qualités. »
Une grande tristesse dans notre société c’est le trop de mensonge et le peu le vérité. Rare sont ceux qui sont toujours véridiques dans leurs propos, dans leurs relations avec les gens, et dans la manière avec laquelle ils se comportent.
Parmi les manifestations du mensonge que l’on peut voir dans notre époque, c’est ceux qui mentent à propos de Dieu et de Son Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), comme celui qui donne des jugements sans science. Ce sont des gens qui, sans avoir appris, ils donnent des jugements dans la religion à propos de quelque chose qui est licite, ils disent que c’est interdit comme le fait de rendre visite aux tombes des saints. Ils disent que c’est interdit alors que c’est quelque chose de licite. De même, réciter le Qour’an pour un mort. Se réunir pour réciter le Qour’an pour un mort, il y a des gens qui disent que c’est interdit. Cela ce sont des formes de mensonges à notre époque. Ce sont des gens qui mentent et qui attribuent des paroles fausses à Dieu et à Son Messager. Ce sont des gens qui s’égarent eux même et qui sont la cause d’égarement d’autres personnes. La personne ne va pas dire : « C’est lui qui a menti, mois je l’ai entendu. J’ai répété. ». On n’apprend pas auprès de quelqu’un qui est un menteur. Même celui qui l’aura suivit ne sera pas excusé.
Dans sourat An-Nahl, le verset 116, Allah dit ce qui signifie : « Ne dite pas par votre bouche des mensonges en disant que telle chose est licite et que telle chose est interdite en émettant des jugements calomnieusement dans la religion que Dieu agrée. Certes ceux qui calomnient cette religion, ils ne réussiront pas. » C’est exactement dans ce que nous avons mentionné.
C’est également le cas de ceux qui mentent au sujet du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) sous prétexte d’inciter les gens à œuvrer pour la religion, par exemple; ou pour éloigner les gens du châtiment. Ils mentent, ils disent que le Prophète a dit telle chose, comme ceux qui disent que le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit que celui qui ne fait pas la prière sounnah au jour du jugement il sera rassemblé sans avoir de chair sur son visage. Sois disant pour inciter les gens à faire les prières sounnah, alors que le Prophète n’a pas dit cela. Cela c’est un exemple de mensonge. Et le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit dans un hadith moutawatir [c’est-à-dire qui a été entendu par un grand nombre de personnes qui ont transmit à un grand nombre de personnes, et ainsi de suite jusqu’à ce que l’information nous soit parvenue. C’est un mode de transmission, le moutawatir, qui entraîne une source d’informations certaines. C’est comme si nous avions entendu nous même. C’est le plus fort mode d’information du point de vu de la fiabilité. Le Qour’an nous est parvenu de cette façon, par tawatour.], ce hadith qui est moutawatir compte parmi les quelques hadiths qui sont moutawatir. Ils ne sont pas nombreux, moins que vingt. La plupart des hadiths ne sont pas moutawatir, ils sont soit par un compagnon ou par deux, trois, quatre. Moutawatir c’est par un grand nombre, une vingtaine par exemple. Le Prophète a dit dans ce hadith moutawatir ce qui signifie : « Celui qui m’attribue des paroles mensongèrement, délibérément, qu’il s’apprête à occuper sa place en enfer. », c’est-à-dire c’est au moins un grand péché, et cela peut arriver jusqu’à la mécréance. Cela arrive jusqu’à la mécréance quand cette parole revient à contredire la religion comme ceux qui disent : « Le Prophète n’a pas interdit l’alcool. » ou ceux qui disent que le Prophète a autoriser de boire de l’alcool. Cela c’est une parole qui contredit le texte du Qour’an et c’est de la mécréance.
D’autres formes de mensonges que nous trouvons dans notre époque, c’est le fait de mentir dans la vente et l’achat dans le commerce; comme ceux qui, pour écouler leur marchandise, jurent par le Nom de Dieu mensongèrement. Et ceux qui trompent l’acheteur à propos de la qualité de la marchandise qu’il vend. Combien cela se produit beaucoup chez les gens malgré le grand danger et la grande menace de châtiment qui s’oppose. C’est un grave péché que de mentir, de tromper, de jurer mensongèrement pour écouler la marchandise, alors que par le passé lorsque les musulmans sont partis sur la route de la soie, tous ces pays où les musulmans ont côtoyé les non-musulmans. Les non-musulmans lorsqu’ils ont vu l’honnêteté des musulmans, ils sont entrés en Islam. Jusqu’en Chine tu trouve des musulmans grâce à ces échanges. De même, les commerçants musulmans qui sont partis en Malaisie, en Indonésie, et ailleurs. Les non-musulmans, c’est par l’honnêteté, la véracité des musulmans, qu’ils ont dit c’est une religion de vérité. Et aujourd’hui tu trouves des gens qui trompent d’autres à propos de leur marchandise, et ils mentent. Le mensonge est quelque chose de très grave.
Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), dans un hadith rapporté par l’imam Ahmad, a dit ce qui signifie : « Le fait de jurer mensongèrement, certes fait écouler la marchandise mais ne permet pas de gagner. » c’est-à-dire qu’il n’y a pas de bénédictions et ce n’est pas un gain qui est bon. Et dans un autre hadith, le Prophète a dit : « Celui qui nous trompe n’est pas des notres », c’est-à-dire qu’il ne suit pas correctement la voie du Prophète. Celui qui nous trompe dans le commerce, celui qui nous dupe,ce n’est pas quelqu’un qui suit correctement la voie du Prophète (^alayhi salatou wa sallam).
Parmi les manifestations de mensonges que nous trouvons dans notre époque, c’est ceux qui mentent pour mourir la relation entre deux personnes, pour corrompre la relation entre deux personnes. Il y a des gens qui ne se calment et qui ne trouvent le repos que lorsqu’ils arrivent à séparer entre deux personnes. Ils trouvent du plaisir à éloigner les gens les uns des autres, des gens qui s’aiment. Cette catégorie de gens, tu les trouves à réfléchir, à trouver des mensonges, à ruser, pour réussir à éloigner des gens qui s’aiment. Et au lieu de l’amour et du lien qu’il y avait entre les deux, c’est au contraire la rupture qui s’installe. Ceci est très grave, c’est une calamité. Combien de gens ont rompu des relations avec leurs proches parents à cause de gens qui leur ont menti. Combien d’amis qui se sont séparés. Combien de couples qui se sont séparés aussi à cause de mensonge.
Parmi les choses que nous trouvons dans notre époque, il y a ceux qui se mentent à eux même, comme certains qui se donnent l’illusion à eux même, ils essayent de se convaincre à eux même, qu’ils ont fourni tous les efforts qu’ils pouvaient et qu’ils n’ont plus aucune énergie et qu’ils ont fait tout ce qu’ils ont pu faire pour fait ce qui est un devoir pour eux; alors qu’il ne l’ont pas fait. Ce sont des gens qui mentent, qui se mentent à eux même. Ils se mentent pour se donner bonne conscience, c’est-à-dire pour ne pas se blâmer soi même, ils se mentent. En réalité, ils n’ont rien fait de tout ça.
Également, il y a ceux qui mentent à leurs enfants. Tu trouves souvent des parents qui mentent à leurs enfants. Pourquoi il leur mentent ? Soit pour se débarrasser d’eux, soit pour leur faire peur. Ils leur mentent pour qu’ils arrêtent de jouer ou pour les inciter à être plus sérieux dans une activité donnée ou autre que cela. Mais cela reste toujours un mensonge. Ce n’est pas ainsi qu’il convient de faire. Parfois l’enfant, il ne sait pas, il pose des questions qui sont de la mécréance, et les parents au lieu de leur donner la bonne réponse, il les laisse dans la mécréance. Parfois l’enfant, il ne sait pas, il dit : « Où est Allah ? ». Certains ils mentent à leurs enfants, ils leur disent : « Dans ton coeur » ou bien ils leur disent : « Il est partout » ou bien ils leur disent : « Il est en haut, Il te regarde dans le ciel. » Tout cela, c’est faux. La croyance correcte c’est de dire : Dieu existe sans endroit. Dieu est le Créateur de tous les endroits. Avant l’existence des endroits, Dieu existe. Et après la création des endroits, Il existe toujours et Il ne change pas. Il existe sans endroit.
Quelqu’un m’a apprit, il discutait avec une personne pour lui donner un cours et quand elle a apprit que Dieu existe sans endroit, qu’il ne se ressemble pas à Ses créatures, que quoique tu imagines en ton esprit Allah en est différent, elle lui a dit : « Quand j’étais petite on avait une maquette de la Ka^bah sur un meuble à la maison » et ces parents lui ont dit que Allah c’est cette maquette, elle y croyait et elle a grandit sur cette croyance. Le mensonge peut être très grave, ce n’est pas parce qu’ils sont enfants que l’on se permet de leur mentir. Il faut enseigner la croyance correcte, que Dieu existe sans endroit, qu’Il n’a pas de ressemblance avec Ses créatures.
Alors quels sont les mobile du mensonge, quels sont les motifs du mensonge, pour quelle raison les gens mentent. La plupart du temps, c’est parce que la personne craint la critique, elle ne veut pas qu’on la critique, ou elle craint une punition, ou elle a simplement peur d’être blâmée, ou alors elle veut atteindre un objectif rapide comme celui qui ment pour écouler sa marchandise, ou le fait de ne pas se surveiller pour l’Agrément de Dieu. Se surveiller pour l’Agrément de Dieu, c’est-à-dire avoir présent dans le coeur la crainte de sorte à accomplir les devoirs et à éviter les péchés. Il y a des gens qui n’ont pas cela. Il y en a qui ne savent même pas que c’est un devoir de se surveiller pour l’Agrément de Dieu. Celui qui a apprit, il sait que parmi les devoirs du coeur il y a se surveiller pour l’Agrément de Dieu, c’est-à-dire avoir présent dans le coeur la crainte de Dieu, crainte qui va t’amener à accomplir les devoirs et à éviter les péchés. Certains n’ont pas cela ou très peu. D’autres simplement, ils se sont habitué à mentir. Souvent il y a des gens qu’il qui mentent, qui mentent et il dit : « Ah non, c’est pour rire. C’est pour rigoler. » Et il ment, il ment. C’est devenu quelque chose de normal pour lui. Il y a aussi ceux qui commencent à mentir le 1er Avril puis ils disent que c’est un mensonge blanc, comme s’il y avait des mensonges en couleur, non. Le mensonge on l’a vu, il a été définit. C’est toute parole qui n’est pas conforme à la réalité, point.
Il y a aussi la société dans laquelle la personne peut vivre où les gens sont habitués à mentir, il y a aussi la mauvaise éducation que ce soit à la maison ou à l’école ou ailleurs. Celui qui est censé, celui qui est raisonnable, celui qui est intelligent c’est celui qui va éviter autant qu’il peut le mensonge car dire la vérité est quelque chose qui sauve, et mentir est quelque chose qui mène à la perte. Et Allah soubhanahou wa ta^ala a ordonné de dire la vérité. Il a fait l’éloge de ceux qui sont véridique. Dans sourat at-Tawbah ‘ayah 119, Allah dit ce qui signifie : « Vous qui êtes croyants, craignez Dieu et soyez au nombre de ceux qui sont véridiques ». Et le Prophète (^alayhi salatou wa sallam), dans un hadith rapporté par Mouslim, a dit ce qui signifie : « Attachez vous à dire la vérité car la vérité est quelque chose qui guide vers la bienfaisance et la bienfaisance guide au Paradis et l’Homme lorsqu’il persévère à dire la vérité, il sera inscrit au nombre des véridiques selon le jugement de Dieu. » Qu’est-ce que être véridique, c’est d’informer conformément à la réalité, sans ajouter, sans diminuer, et sans excès. Il y a des gens qui essayent d’embellir. Ils ajoutent, même cet excès, non. Comme la réalité. Tout comme pour le mensonge, il ne s’agit pas seulement de la parole. Être véridique ce n’est pas uniquement par la parole. Il se peut que ce soit par le geste, il se peut en hochant la tête, il se peut que ce soit par un silence. Et sans aucun doute la véracité est un bon caractère, un caractère louable, c’est une qualité que les âmes normales apprécient et que les lois célestes ordonnent. Les lois célestes ce sont les lois des prophètes. On ne dit pas : « Les religions célestes » parce qu’il y a une seule religion céleste qui est l’islam. On ne dit pas : « Les religions monothéistes », il y a une seule religion qui a été révélée qui est la religion du Prophète Mouhammad et qui est celle du Prophète Jésus (^Iça), du Prophète Moïse (Mouça), et qui est celle du Prophète Ibrahim, du Prophète ‘Adam. Tous les prophètes ont eu une seule et même religion qui s’appelle l’Islam, tous. Ce qui a été différent entre un messager et un autre, ce sont les lois. Mais même ces lois qui peuvent être différentes, comme par exemple dans certaines lois il y avait deux prières obligatoires par jour et nuit, dans certaines il y avait cinquante prières par jour et nuit, et dans la communauté du Prophète MouHammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) il y a cinq prières obligatoires par jour et nuit. Même s’il y a des choses qui différent dans ses lois, il y a des choses qui ne changent pas, entre autre le mensonge a toujours été interdit. Dans toutes les lois célestes, le mensonge est interdit. Tout comme manger la viande qui n’a pas été égorgée a toujours été interdit. Dans la loi de Jésus c’était interdit, dans la loi de Moïse c’était interdit. Également manger le porc, cela a toujours été interdit. Et manger ce qui a été égorgé pour autre que Dieu comme pour une statue cela a toujours été interdit. Manger du sang cela toujours été interdit. Le sang qui a coulé puis le recueillir pour le manger, cela c’est interdit dans toute les lois. Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Il y a deux sortes de cadavres qui sont licites pour vous et deux sortes de sang. Les cadavres sont le poisson et les sauterelles et les deux sortes de sang sont la rate et le foie. » En dehors de cela, c’est interdit, même si quelqu’un dit bismi l-Lah. Ce n’est pas parce que quelqu’un dit bismi l-Lah dessus qu’elle va devenir licite. Cela c’est un mensonge que disent certains, ils disent tu prend la viande qui n’est pas égorgée tu dis bismi l-Lah et tu mange. Cela ce n’est pas permis. Ce qui est autre que la viande on peut manger avec le doute, mais la viande on ne peut pas manger s’il y a le doute.
Pour s’attacher à la véracité et délaisser le mensonge, cela nécessite un grand effort pour certains, cela nécessité de contredire ses passions, cela nécessite une volonté de fer, un exercice pour l’âme, une patience et du courage. Et ce qui aidé à cela c’est de rechercher l’aide de Allah ^azza wa jall. Il faut absolument rechercher l’aide de Dieu en Lui demandant de nous aider et de nous accorder la réussite. Celui que Dieu aide, celui à qui Dieu accorde la réussite, les épreuves vont sembler très facile pour lui et les efforts seront supportables. Par contre, si la personne est privée de la réussite, si la personne est laissée pour compte, et laissée sous l’emprise de sa propre âme alors elle va échouée et son effort sera vain. Si la personne se contrôle, se surveille comme vu précédemment qui est un devoir du coeur, c’est-à-dire contrôler son âme tout le temps c’est-à-dire avoir la crainte de Dieu dans son coeur pour accomplir les devoirs et éviter les péchés. Si la personne s’arrête aux limites fixées par la Loi et en ayant présent dans son coeur que Allah sait absolument tout de lui et qu’il a présent dans son coeur que quelque soit la parole qu’il dit, il y a les deux anges ^Aqib et ^Atid à ses côtés, il va s’attacher à la vérité et délaisser le mensonge. La personne va s’habituer à dire la vérité à chaque fois. Elle délaisse le mensonge, même pour plaisanter.
Le poète a dit un vers : « Habitue ta langue à dire la vérité ce sera une habitude car l’habitude que tu va donnée à ta langue elle va la suivre. »
Il s’agit que la personne face attention aux conséquences de ce qu’elle va dire. Elle a présent dans son coeur quelles sont les gravités du mensonge, que ce soit les dangers proches ou éloignés. Et il convient d’élever les enfants sur la vérité depuis leur plus jeune âge, de ne pas les habituer à mentir comme ceux qui disent : « C’est un homme qui va te ramener des cadeaux. » par exemple. Si tu habitue ton enfant à des mensonges à quoi tu va t’attendre ? Tu met une plante dans un terrain qui est mauvais et tu lui donne pas les bons engrais, à quoi tu vas t’attendre ? Ce que tu vas semer, tu vas le trouver.
Parmi le antidotes contre le mensonge, c’est le fait de s’habituer à accomplir la prière correctement dans son temps. La prière c’est un acte qui va t’aider à t’attacher au bien et à t’éloigner de ce qui est blâmable. Et le mensonge fait partie de ce qui est blâmable. La prière est aussi une aide pour toi pour t’attacher à la vérité et t’éloigner du mensonge. Également, il convient de rechercher la compagnie de ceux qui sont véridiques, même s’ils sont peu nombreux; et délaisser la compagnie de ceux qui sont menteurs, même s’ils sont nombreux. Comme l’a dit notre Prophète (^alayhi salatou wa sallam) : « La personne a tôt ou tard le comportement de son compagnon. Que chacun d’entre vous vérifie la compagnie de qui il tient. » Si tu vas tenir la compagnie des gens qui sont menteurs, si tu vas tenir la compagnie des gens qui sont déviés, cela va déteindre sur ton comportement. Si par exemple, toi ce n’est pas ton truc les feuilletons mexicains ou brésiliens mais tu tiens la compagnie de gens qui t’en parlent matin et soir, tu vas te retrouver à le faire comme eux. Des choses qui sont toutes simples, si toi tu n’aimes pas Mcdo mais autour de toi tous le monde va à Mcdo, tu vas les suivre. Ce sont des exemples basiques pour caricaturer le sujet. Mais la personne est influencée. Mais si la personne tient la compagnie de gens droits, elle va avoir un effet sur elle.
Les gens ont dit : La compagnie de la bonne personne c’est comme celui qui va chez un parfumeur même s’il n’achète pas de parfum, il va sortir avec une bonne odeur. Il va lui faire sentir un échantillon, cela va avoir un effet même s’il n’achète pas de parfum. Cela c’est l’exemple de la compagnie de ceux qui sont bons. Et la compagnie des gens qui sont égarés c’est comme celui qui rentre dans la forge d’un forgeron, de nos jours on en trouve pas beaucoup. Mais sachez que le forgeron pour attiser le feu, il y met n’importe quoi, c’est une odeur qui n’est pas bonne du tout. Ils ont dit même si tu ne sort pas avec une étincelle qui va te brûler tes vêtements, tu vas avoir une mauvaise odeur. Par la fumée et tout cela. Le Messager (^alayhi salatou wa sallam) a dit ce qui signifie :
« Le mensonge n’est pas bon dans le sérieux et dans la plaisanterie. », même dans la plaisanterie ce n’est pas non de mentir.
Que la personne s’attache à dire la vérité c’est quelque chose qui va la sauver et le mensonge c’est quelque chose qui mène à la perte. Comme un saint avait dit lorsque quelqu’un lui avait dit : « Mais cette chose là dont tu parles c’est un petit péché. », il a dit : « Éloigne toi de moi. Pourquoi tu me de petit qu’il n’est qu’un petit péché. J’ai vu ma mère qui essayait d’attiser un feu, elle n’y arrivait pas avec des gros morceaux de bois, elle a essayé avec des petites brindilles. C’est avec les petites brindilles qu’elle a pu allumer un grand feu. Tu me parles des petits péchés mais justement c’est lorsque les petits péchés s’accumulent, la personne va trouver négligeable de faire les petits péchés, ensuite elle va faire les grands et après elle va mériter l’entrée en enfer. »
Que Allah fasse que nous soyons sur la croyance de notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), que nous soyons de ceux qui accomplissent les devoirs, qui évitent les péchés, qui s’éloignent du mensonge, et que Allah fasse que l’on soit des guides pour le bien et des gens qui éloignent du mal.
La croyance musulmane
بسم الله الرحمن الرحيم
La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son Agrément.
Allahou ta^ala est Unique, Il n’a pas d’associé, tout comme cela à été confirmé par les preuves rationnelles et textuelles. La signification de l’Unicité de Dieu c’est que Allah n’a pas de second. Il n’est pas un être composé de parties comme les corps. Le trône qui est le toit du Paradis, qui est le plus grand des corps que Allah a créé, que l’on appelle Al-^Arch en arabe; et tout ce qui est plus petit que le trône, c’est-à-dire les corps qui sont de tailles plus petites que celle du trône, tout ces corps sont composés de parties. Il est impossible qu’il y ait une quelconque correspondance entre Allah et ces corps. Il est impossible qu’il y ait une quelconque ressemblance entre Allah et ces corps. Tout comme il est impossible qu’il y ait une quelconque correspondance ou ressemblance entre Allah et une de Ses créatures.
Allah n’a pas de ressemblant, Il n’a pas de semblable à Son Être, Il n’a pas de semblable à Ses Attributs et Il n’a pas de semblable à Ses Actes.
Quant nous disons que Allah est Unique, cela ne veut pas dire l’unicité du nombre car le nombre lorsque l’on dit » une chaise, une table, une maison » cela peut admettre une moitiée et des parties; mais la signification de l’Unicité de Dieu est qu’Il n’a pas d’associé, Il n’a pas de semblable. Allah est Unique, non pas dans le sens numérique mais dans le sens qu’Il n’a pas d’associé, c’est ainsi que les savants du Tawhid cette science de la croyance en l’Unicité de Dieu l’ont énoncé.
La preuve à partir de la raison, de l’Unicité de Allah ta^ala est que s’Il n’était pas Unique, s’Il était multiple, s’il y avait eu plusieurs dieu, il n’y aurait pas tout cet ordre dans ce monde; or nous le voyons le monde est ordonné. Il y a un ordre dans ce monde, ceci est observable, il est donc obligatoire selon la raison que Dieu soit Unique. Il convient ici de citer ce que l’un des savants prédécesseurs qui s’appelle Abou l-^Ata‘iyyah qui a composé un poème qui est très jolie dans ce que l’on appelle l’ordre de Al-Moutaqarib, a dit (en français) : » Nous allons tous mourir et quel être humain va vivre éternellement dans cette vie. Qu’il est étonnant qu’il y aient des gens qui désobéissent à Dieu, et qu’il est encore plus étonnant qu’il y ait des gens qui renient Son Existence; alors que en tout mouvement il y a un signe et en toute immobilisation il y a un signe. Et dans toute chose il y a la preuve que le Dieu est Unique. » Ceci est dans l’ordre de Al-Moutaqarib. Dans la poésie arabe, il y a une altération de syllabes longues et courtes selon un ordre bien définie et il y a une trentaine à peu près d’ordres, il ne s’agit pas uniquement de rimes. Un autre savant a écrit en poésie, il décrivait une fleur et il décrivait la diversité, la variété qu’il y avait sur cette fleur quand il décrit les couleurs et les formes et tout cela est une preuve que ce ne sont pas des choses qui sont arrivées comme ça, qu’il y a bien un Être Qui a spécifié chaque partie pour avoir la caractéristique qu’elle a. Et cet Être c’est Celui que nous appelons Allah, ou Dieu en français.
Il y a une autre preuve de l’Unicité de Dieu qui a été mentionnée chez les savants du Tawhid qui s’appelle Dilal At-touttamanou^ c’est-à-dire l’incompatibilité. Ils ont dit que ce monde à un Créateur parce que tout ce qui change à forcément un début et ce monde nous l’observons il change, donc il a forcément un début. Du fait que ce monde a un début, il a besoin de qui lui a donné ce début et celui qui lui donne le début n’a pas de ressemblance avec lui, donc forcément celui qui lui donne le début il ne change pas et il n’a pas de début, c’est Celui que nous appelons en arabe Allah. Cet Être qui n’a pas de début à Son existence, qui ne change pas, qui donne le début aux choses, qui fait changer les choses, a des Attributs de perfection qui sont dignes de Lui. Ils ont dit qu’il est obligatoirement vivant, c’est-à-dire qu’Il a pour attribut la vie mais Sa vie n’est pas comme notre vie à nous, c’est-à-dire ce n’est pas une vie avec de la chair, du sang, une âme; parce que s’Il n’était pas vivant Il serait mort et celui qui est mort ne crée rien du tout. Ils ont dit qu’Il a pour attribut la Toute-puissance, parce que s’Il n’était pas Tout-puissant Il ne créerait rien du tout, donc obligatoirement Il est Tout-puissant. Ils ont dit qu’Il a obligatoirement la Science, c’est-à-dire qu’Il sait toute chose,parce que celui qui ne sait pas une chose il est ignorant, et celui qui est ignorant ce n’est pas possible qu’il soit un Dieu. Celui qui est ignorant, il va apprendre et il va changer. Celui qui change il a un début et on a dit que le Créateur de ce monde n’a pas de début. Ils ont dit également que le Créateur a pour attribut la Volonté. Il n’y a qu’à voir les doigts de notre main, nous voyons bien qu’ils ne sont pas tous les même; donc forcément Celui qui les a créé a voulu que certains aient telles caractéristiques et d’autres telles caractéristiques. C’est une preuve qu’Il a une volonté car s’Il n’avait pas eu de volonté, Il aurait été contraint et celui qui est contraint il n’est pas un Dieu. Ils ont dit, une fois tout ceci confirmé, c’est-à-dire ces attributs confirmés pour le Dieu, si ce monde avait eu deux créateurs, (ici il va prouvé l’Unicité de Dieu) ils auraient tout deux la vie, la Toute-puissance, la science, la volonté, et la liberté de choisir; or ceux qui sont libres de choisir, ils peuvent avoir des choix différents puisqu’aucun des deux est obligé de suivre le choix du deuxième, sinon ils seraient tous deux contraints. Et celui qui est contraint ne peut pas être Dieu. Ils ont dit si l’un voulait le contraire de l’autre sur un sujet donné, comme si par exemple l’un des deux voulait la vie de quelqu’un et l’autre voulait sa mort, il y a trois cas possibles en terme d’énumération :
– soit leur deux volontés vont se réaliser
– soit aucune des deux volontés va se réaliser
– soit la volonté d’un se réalise et pas celle de l’autre
Ils ont dit c’est impossible que leurs deux volontés se réalisent en même temps car ce sont des volontés opposées, c’est-à-dire si l’un des deux voulait la vie de quelqu’un et l’autre voulait sa mort, cette personne ne peut pas être en même temps vivante et morte, c’est impossible selon la raison. Le premier cas est donc impossible selon la raison.
Si leurs deux volontés ne se réalisaient pas, ils seraient tout deux impuissants, et celui qui est impuissant il n’est pas un Dieu. Le deuxième cas abouti à une impossibilité également.
Et si la volonté de l’un des deux se réalise et pas la volonté du second, celui dont la volonté ne se serait pas réalisée serait impuissant, et celui qui est impuissant il n’est pas un Dieu et il n’est pas exempt de début, c’est une créature.
Voyez, dans tous les cas, partir de cette hypothèse cela amène à des choses impossibles et ils ont dit : » ce qui entraîne une impossibilité est en soit impossible. » Il est donc impossible que ce monde ait deux créateurs.
Concernant la preuve par les textes qui sont transmis, en arabe on dit : naqli, an-naqal c’est-à-dire ce qui est rapporté. Lorsque l’on parle de preuves textuelles notre référence dans l’Islam ce sont le Qour’an et le hadith. Concernant le Qour’an, il y a plusieurs versets. Entre autre, sourat Al-‘Ikhlas la première ‘ayah, le premier verset « Qoul houwa l-Lahou ‘ahad » qui veut dire : » Dis Allah est Unique « . Un autre verset, dans sourat Al-‘Anbiya‘, le verset numéro 22 qui signifie : » Si les cieux et la terre avait un autre dieu que Dieu alors ils seraient complètement désorganisés, ce serait l’anarchie la plus totale. Allah est exempt de tout ce que les injustes lui attribuent comme choses fausses. »
Parmi les hadiths qui prouvent l’Unicité de Dieu, c’est ce qui est rapporté du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Lorsqu’il se réveillait la nuit, il disait :
لا إله إلا الله الواحد القهار رب السماوات والأرض وما بينهما العزيز الغفار.
Le Prophète a donc qualifié Allah d’être Unique, الواحد. Il y a un grand bénéfice et profit à dire cette invocation. Si Dieu le veut, celui qui la dit ses péchés sont pardonnés.
L’invocation signifie : Il n’est de dieu que Allah, Celui Qui n’a pas d’associé, Celui Qui est Unique, Celui Qui domine toute chose. Il est le Seigneur des cieux et de la terre, et de ce qu’il y a entre eux deux. Il est Al-^Aziz, Il est Al-Ghaffar Celui Qui accorde le pardon.
Ce hadith a été rapporté par Ibnou Sounniyy dans son livre ^Amalou l-yawmi wa l-layla.
Dans sourat Al-‘Anbiya‘, le verset numéro 22 qui signifie : » Si les cieux et la terre avait un autre dieu que Dieu alors ils seraient complètement désorganisés » Regardez toutes les étoiles qu’il y a dans le ciel, elles sont en perpétuel mouvement. Il n’y a pas d’étoile immobile, même l’étoile polaire qui indique le nord est en mouvement. Toutes les étoiles sont toutes en mouvement, toujours. Le soleil qui se lève toujours de l’est, qui se couche à l’ouest, selon les saisons bien sur. Le temps, les mois, le années. Regardez cet ordre qu’il y a. Les saisons, dans les pays où il y a des saisons. Si il y avait plusieurs dieu il n’y aurait pas un tel ordre. Les cieux sont des corps immobiles. Le premier c’est celui que l’on voit qui est bleu mais il est a une distance de cinq cent années de marche, c’est-à-dire que la personne mettrait cinq cent années sans s’arrêter en marchant pour arriver au premier ciel. Et le premier ciel a une épaisseur de cinq cent années. Les cieux ce ne sont pas des corps gazeux, ce sont des corps palpables. Ils ont des portes. Le premier ciel a une épaisseur de cinq cent années de marche. Et au-dessus du premier ciel, il y a encore une distance de cinq cent années de marche. Et au-dessus de cela il y a un deuxième ciel, et ainsi de suite jusqu’au septième ciel. Et au-dessus du septième ciel, il y a le Paradis et au-dessus du Paradis, il y a Al-^Arch (le trône). Et tous les cieux et la terre par rapport à un corps qui s’appelle Al-Koursiyy (le piédestal), sont comme un anneau, une bague par rapport à un désert. Et le piédestal lui-même par rapport au trône est comme un anneau dans une terre déserte. Le trône c’est le plus grand corps par les dimensions et c’est le toit du Paradis. Et le Paradis est immense. Il est beaucoup plus grand que l’enfer qui est en dessous de la septième terre. Tout comme en dessous de cette terre, il y a un espace et après cet espace il y a une deuxième terre. Cela ne veut pas dire que la deuxième terre se trouve en dessous de celle là de sorte que l’on pourrait y arriver en creusant. Non. La terre sur laquelle nous vivons c’est la première terre puis en dessous de celle là, il y a un espace de cinq cent années puis il y a une deuxième terre, puis en dessous de la deuxième terre il y a un espace puis une troisième terre et ainsi de suite jusqu’à la septième septième terre. Et en dessous de la septième terre, il y a l’enfer. Et Allah, Lui Il n’habite pas dans un ciel ou une terre ou dans tous les cieux ou dans toutes les terres. Il n’habite pas dans le Paradis, ni au-dessus du trône. Allah existe avant l’existence de tout cela, sans rien de cela. Sans la lumière, sans l’obscurité, sans le temps, sans l’endroit, Allah existe de toute éternité. Et après la création de toutes ces choses là, Il ne change pas. C’est pour cela les savants ont donné une règle, ils ont dit :
« مهما تصورت ببالك فالله بخلاف ذالك »
Ce qui signifie : « Quoique tu imagines dans ton esprit, Allah n’est pas ainsi. »
Parce que ce que toi tu peux imaginer ce sont des choses de l’ordre de ce que vois qui sont des choses qui ont des dimensions, des couleurs, des caractéristiques : mouvement, immobilité. Or Dieu n’est pas concerné par tout cela, c’est Lui Qui en est le Créateur. Il n’en est pas l’objet. Allah existe sans endroit et sans direction. C’est cela la croyance des musulmans. Les directions ce sont des choses qui sont par rapport à nous, lorsque l’on dit : devant moi, derrière moi, à droite, à gauche, en haut, en bas. Ce sont des choses relatives à l’être humain. Allah existe sans endroit et sans direction. Il est le Créateur des directions, Il n’a pas besoin des endroits ni des directions. Et Il n’est pas sujet au temps car qu’est-ce que le temps ? Le temps c’est le rapport d’un événement à un autre événement, ce n’est pas un mouvement de planète. Le temps existait avant l’existence des planètes. C’est le rapport d’un événement à un autre événement. Un événement c’est quelque chose qui a un début. Le temps c’est le rapport d’une chose qui a un début par rapport à d’autres choses qui ont des débuts. Allah puisqu’Il ne change pas, Il n’est pas sujet au temps. On ne dit pas : » Quand Il a existé ? » ni » Depuis quand Il a existé ? « . Quand et depuis, on les dit pour celui qui change et Dieu ne change pas, donc Il n’est pas sujet au mot Quand, ni au mot Depuis, ni au mot Où. Tout cela ne Le concerne pas, c’est cela le sens de l’Exemption de Dieu de toute ressemblance avec Ses créatures. C’est l’essence même de notre croyance, de la croyance des musulmans, c’est que Dieu n’a pas de ressemblance avec Ses créatures et Il est le Créateur de toute chose; c’est-à-dire que le bien et le mal, les bonnes choses et les mauvaises choses sont créées par Dieu, c’est Lui Qui leur donne l’existence. Ce n’est pas malgré Lui que ces choses existent. Mais c’est par Sa Volonté, par Sa Puissance et conformément à Sa Science. C’est cela la croyance de l’Islam.
Il y a des égarés qui attribuent le corps à Dieu, qui ont prétendu que ce n’est pas suffisant de dire : » Il n’est de dieu que Dieu « . Ils ont prétendu qu’il faut deux choses : qu’il n’est de dieu que Dieu et qu’il n’est de seigneur que Dieu. Ils ont ajouté quelque chose dans l’Islam qui n’a pas de fondement. Ils ont dit qu’il y a deux choses différentes à reconnaître pour que la personne devienne musulmane. Or ceci est justement le contraire de la parole du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Le Messager de Allah n’a pas dit cela. Dans un hadith rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim, nous comprenons de la parole du Prophète (^alayhi salatou wa sallam) la personne devient musulmane en témoignant qu’il n’est de dieu que Dieu et que Mouhammad est le Messager de Dieu. Il n’y a pas ce que ces gens ont ajouté comme délire. Ils disent qu’il faut le tawhid de la divinité, le tawhid de la seigneurie. Ils ont ajouté des choses de leur tête. Ce ceux des gens qui sont des mauvais innovateurs. Leur parole contredit la parole du Prophète (^alayhi salatou wa sallam). Le Prophète n’a pas requis deux tawhid, deux croyances en l’unicité. Il a requis une seule croyance en l’Unicité, c’est la croyance en l’Unicité de Dieu. Et lorsque un mécréant prononçait devant le Messager de Allah, les deux témoignages : il n’est de dieu que Dieu, Mouhammad est le Messager de Dieu, le Prophète le jugeait musulman de fact. C’était suffisant pour qu’il le juge musulman. Il ne va pas lui dire : » Qu’est-ce que tu dis à propros de Ar-Rabb et qu’est-ce que tu dis à propos de Al-ilah ? » Non. Du moment qu’ils disaient La ilaha illa l-Lah, Mouhammadoun raçoulou l-Lah c’est-à-dire Il n’est de dieu que Dieu, Mouhammad est le Messager de Dieu; il les jugeaient musulmans et croyants. Puis il lui ordonnait d’accomplir la prière, avant tout autre sujet de la religion. Pour montrer l’importance de la prière dans la religion. Ces gens là ont fondé une nouvelle religion. Ils se passent pour des musulmans mais ils ont fondé une nouvelle religion. La base de leur religion c’est qu’ils disent qu’il faut reconnaître qu’il n’est de Rabb (de Seigneur) que Allah et qu’il n’est de ilah (de Dieu) que Allah. Ceci est une preuve de leur stupidité, car reconnaître la divinité revient à reconnaître le fait que Allah est le Seigneur c’est-à-dire Celui à Qui toute chose appartient. Le sens de la divinité englobe tout cela. Preuve en est encore, dans le hadith de l’interrogatoire dans la tombe il y a eu deux versions : une version dans laquelle le mort disait « je témoigne qu’il n’est de dieu que Dieu » (ach-hadou an la ilaha illa l-Lah), et une autre version dans laquelle il dit (Allahou Rabbi) » Allah est mon Seigneur. » Cela signifie que c’est le même sens. C’est une preuve que le témoignage qu’il n’est de dieu que Allah est un témoignage aussi qu’il n’est de seigneur que Allah. Donc c’est une grande catastrophe pour les musulmans qu’il y ait ce groupe de wahhabite, ils divisent le groupe des musulmans et propagent des croyances contraires à ce que disent les musulmans depuis des années.
Nous devons donc œuvrer pour ce qui vient après la mort. Et nous devons apprendre la science de notre religion pour la défendre et pour prouver l’infondée des idées des égarés. Pour préserver ainsi que nos familles de la mécréance. Afin que nous ne soyons pas au nombre des insouciants, ceux qui ont été entraîner par le monde et qui ont oublié qu’il y a un jour du jugement et qu’il y a un au-delà. Ils ont oublié qu’ils allaient descendre dans une tombe quelle que soit la longueur de la vie qu’ils vont passer, ils vont mourir. Nous n’emmenons dans cette tombe que un linceul et les oeuvres que l’on a accomplit. Il est rapporté dans le hadith que lorsque le mort est accompagné au cimetière pour être enterré, il y a trois choses qui vont l’accompagner mais deux vont repartir et une va rester. Il sera accompagné par sa famille, par ses biens et par ses oeuvres. Mais quand il sera mis dans sa tombe, sa famille et ses biens vont rentrer, mais ses oeuvres vont rester lui. Nous devons donc œuvrer pour notre au-delà comme si nous allions mourir demain. Si l’un d’entre nous on lui dit : » il te reste vingt quatre heures à vivre, après tu va mourir. » Qu’est-ce que nous allons faire ? Nous allons profiter pour faire le maximum de bonnes choses, n’est-ce pas ? Que chacun d’entre nous se conditionne ainsi. Qu’il se dise qu’il oeuvre pour l’au-delà comme s’il allait mourir demain. Et à chacun d’entre nous de se rappeller qu’il va quitter ce bas-monde.
D’après ^Abdoul-Lah, le fils de notre maître ^Oumar Ibnou l-Khattab, (que Allah les agrée tout deux), il a dit : « Le Messager de Allah m’a prit par l’épaule un jour et il m’a dit [ce qui signifie] : oeuvre dans ce bas-monde, agis dans ce bas-monde comme si tu étais un étranger ou simple voyageur qui poursuit son chemin. »
Parfois l’un d’entre nous il voyage et que quelqu’un lui dit : » Combien tu as fait de kilomètres ? « , il va dire : » Je sais pas, j’ai pas fait attention, j’ai traversé. » Il s’agit d’être dans ce bas-monde comme quelqu’un qui poursuit son chemin. Et quelle est la destination ? C’est l’au-delà. Que l’on profite de cette vie par laquelle nous passons pour construire l’au-delà. Ce que tu fais ici comme bien c’est avec cela que tu construit dans l’au-delà. Et ce que tu as consommé, tu l’auras consommé. Chacun d’entre nous, lorsqu’il arrive dans cette vie, il a un capital. Le capital c’est le temps, la santé, sa subsistance. Ce capital à lui de l’exploiter au maximum pour que dans l’au-delà il soit gagnant. Est-ce qu’il a apprit la science de la religion qu’il doit apprendre ? Est-ce qu’il a fait ses devoirs ? Est-ce qu’il a ordonné le bien ? Est-ce qu’il a ordonné le mal ? Est-ce qu’il a évité les péchés ? C’est cela qui va te faire fructifier ton capital. Quant à celui qui est ruiné c’est celui qui fait certaines choses de ces choses-là mais il commet des péchés, il s’enfonce, il s’enfonce, il s’enfonce de sorte que au jour dernier rien ne va lui rester, ou pire encore c’est celui qui meurt en étant mécréant, celui-là il aura pas du tout la félicité dans l’au-delà il sera enfer. Celui qui est intelligent c’est celui qui oeuvre pour mourir musulman et pour atteindre la piété c’est-à-dire pour accomplir les obligations et éviter les péchés. Quant à l’insouciant c’est celui qui lâche les brides à son âme. Vous connaissez l’histoire de la cigalle et la fourmi, et bien ce sera la cigalle. C’est pour cela que chacun d’entre nous se rappelle d’œuvrer pour l’au-delà.
Ce même ^Abdoul-Lah, le fils de notre maître ^Oumar Ibnou l-Khattab, que le Prophète avait un jour qualifié d’homme vertueux. Ce n’est donc pas n’importe qui, c’était un homme vertueux. Il a dit : « Lorsque tu arrives le soir, n’attend pas le matin et lorsque tu te lève le matin n’attend pas le soir. [C’est-à-dire oeuvre comme si tu n’allais pas vivre une journée.] Et profite de ta bonne santé pour le jour où tu seras malade. »
Chacun d’entre nous est déjà passé par des périodes de sa vie où il était malade et sait à quel point la personne peut arriver à un stade d’incapacité où elle peut rien faire. Qu’elle se rappelle de ces cas pour faire des choses qu’elle ne pourra pas faire quand elle sera malade.
Et il a dit : « Profite de ta vie pour ta mort ». Comme cet homme vertueux qui s’adressait la parole à lui-même, il se disait en parlant à son âme : « Imagine au Jour Dernier, le jugement pour toi c’est d’aller en Enfer. Qu’est-ce que tu aurais souhaité ? » Il s’est dit : « J’aurais souhaité revenir dans cette vie pour gagner le Paradis. » Et il s’est dit : « et bien maintenant tu es dans l’endroit où tu souhaiterais être si tu avais été en enfer, tu as l’opportunité d’oeuvrer alors agis. » Comment veux tu avoir les hauts degrés, si tu ne fais pas les causes ? Comment veux tu avoir le Paradis, si tu oeuvres pour le chemin de l’enfer ? Comment tu veux gagner alors que tu es en train d’agir à la manière des gens qui voient perdre ? C’est du bon sens. Si tu veux avoir des pommes, tu plante un pommier. Si tu veux avoir des melons, tu plante la graine d’un melon. Si tu veux avoir le Paradis, tu prend le chemin du Paradis. Tu oeuvre en fonction de ce que tu veux. Comment quelqu’un il veut des concombres et il plante des tomates, cela ne marche pas. Tu ne cueilleras le fruit que de ce que tu sème. Le hadith de ^Abdoul-Lah rapporté par Al-Boukhariyy est une référence concernant le fait de ne pas être attaché à ce bas-monde. Le croyant il ne convient pas qu’il considère ce bas-monde comme une finalité, comme une patrie pour lui de sorte à ce qu’il baisse la garde et il pense qu’il va rester éternellement. Il convient que le croyant soi dans ce bas-monde comme quelqu’un qui s’apprête à voyager. Il fait ses préparatifs pour le départ.
Allah dit au sujet d’un homme qui faisait partie du peuple de Pharaon et qui était musulman, qui avait prit la défense de notre maître Mouça (^alayhi s-salam), il a dit dans sourat Ghafir ‘ayah 39 ce qui signifie : « Ô mon peuple, cette vie n’est que la vie du bas-monde, ce ne sont que des biens qui vont finir et l’au-delà est la résidence qui n’a pas de fin. »
Et notre Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) disait ce qui signifie : « Mon coeur n’est pas attaché au bas-monde. Je suis par rapport au bas-monde comme un voyageur qui a fait une halte à l’ombre d’un arbre puis a quitté cet arbre pour poursuivre son chemin. » [rapporté par At-Tirmidhiyy] L’intelligent c’est celui qui obtient de cette vie qui a une fin le bonheur dans l’autre vie qui n’a pas de fin. Et celui qui ne sait pas calculé, c’est celui qui hypothèque l’au-delà ou pire il dégrade sa vie dans l’au-delà, pour gagner le bas-monde. Celui qui observe comment les gens se comportent, il va constater que beaucoup de gens gaspillent cette vie. Beaucoup de gens sont privés de ce bienfait qu’est de bien exploiter son temps. Nous les voyons passer du temps dans des choses qui ne sont pas profitables. Et qu’il est étonnant de voir comment ces gens sont contents lorsque les jours passent, quand les jours s’écoulent. Ils oublient que chaque instant qui passe est un instant qui est perdu de leur vie et qui les rapproche de la mort et de l’au-delà. C’est un instant qui les éloigne de cette vie.
Il a été rapporté dans le hadith ce qui montre l’importance du temps. Le temps est un bienfait que Allah a accordé à Ses esclaves et il est indispensable à l’esclave de remercier Dieu pour les bienfaits qu’Il lui a accordé. Comment remercier Allah pour le bienfait du temps ? C’est en utilisant le temps dans les actes d’obéissance et de l’exploiter dans les choses qui restent. Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Il y a deux bienfaits que la plupart des gens gaspillent, la bonne santé et le temps libre. » [rapporté par Al-Boukhariyy] L’être humain généralement fait très attention à l’argent, pourtant l’argent vient et va. Tu peux en gagner, tu peux le perdre, même après l’avoir perdu tu peux en avoir à nouveau. Et pourtant l’Homme attache beaucoup d’importance à ce bien. Que dire du temps qui, lui une fois parti ne revient pas. A plus forte raison, il faut prêter attention au temps. Les vertueux, hommes et femmes, savent exploiter le temps car ce sont des gens qui savent très très bien la valeur du temps. Ils veillent pour qu’il n’y ait pas un jour qui passe, ou la partie d’une journée, ou même un instant sans qu’ils tirent partie de ce qui s’est écoulé. Que ce soit en apprenant une science utile pour l’au-delà, ou en accomplissant une oeuvre de bien pour l’au-delà, ou en combattant les mauvais penchants de l’âme ou en profitant aux autres. Il est rapporté dans le hadith : « Celui qui délivre son frère d’un des tourments de ce bas-monde, Allah le délivre d’un des tourments du Jour du Jugement ». Si quelqu’un te demande un service, surtout si c’est ton père ou ta mère, profite pour avoir des récompenses. C’est cela bonne manière de gérer le temps.
Al-Hassan disait : « J’ai vu des gens qui étaient beaucoup plus rigoureux, méticuleux et organisés veillant ne rien laisser filer de leur temps, plus que vous ne l’êtes avec votre argent. » Il parle de gens proches des compagnons du Prophète. Il y a parmi les gens, qui, chaque centime il sait où il le met.
Comment tu vas profiter de ton temps si tu n’apprends pas la science de la religion, si tu ne fais pas d’oeuvres qui vont te profiter dans l’au-delà, si tu ne fais pas de paroles de dhikr, d’évocation de Dieu, si tu n’accomplit pas tes actes d’obéissance obligatoires, si tu ne fais pas d’actes surérogatoires, si tu ne vas pas ordonner le bien aux gens, si tu ne vas pas interdire le mal aux gens ? Quel est donc le sens de ta vie ? Tu as un capital et tu es en train de le gaspiller. Certains ignorants qu’est-ce qu’ils disent ? Ils disent : » Quand j’aurais soixante ans, je ferais le pèlerinage et je serais rangé. » Qui te garantit que tu vas vivre l’instant qui suit ? Qui ? Et même si tu auras vécu jusqu’à soixante ans, pourquoi tu auras gaspillé toutes ces années ? Il convient d’être opportuniste dans le bon sens du terme, non pas dans le mauvais sens, en profitant du temps. Cela avec la bonne intention, si tu es au service de ta mère, de ton père, de ton mari, car sans la bonne intention il n’y a pas de récompenses. La bonne intention c’est que tu te dise : » Je le fais pour l’Agrément de Dieu uniquement. » Ce n’est pas pour avoir l’éloge des gens ou pour les beaux yeux de X ou de Y. Non, plutôt je le fais pou avoir des récompenses de la part de Dieu, parce que Dieu aime que l’on fasse le bien. C’est comme cela que tu auras des récompenses. Celui qui est censé il occupe son temps par le bien.
Il convient d’apprendre comment vivaient les compagnons et les hommes vertueux par le passé, comment ils exploitaient chaque instant dans le bien. De nos jours, si tu demande à certains quel est le dernier film d’untel, ou qu’est-ce que tel acteur mange, ou quel est le dernier feuilleton, ou la dernière série, il te répond. Mais si tu lui dit : cite dix compagnons du Prophète, comment ils ont fait; il te regarde avec des yeux hagards. On dirait que tu lui parle de science fiction, alors que c’est l’histoire, c’est notre modèle ! Il faut que nous, nous l’apprenions et que nous l’enseignons. Sinon, comment tu peux suivre un chemin ? Allah nous a envoyé un Prophète qui est un modèle, c’est l’excellence et c’est la meilleure de toutes les créatures de Dieu. Il est celui qui a le plus haut degrés parmi les créatures. Toutes les créatures. Il est meilleur que le Paradis, que tous les anges, notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). C’est un modèle, à nous d’apprendre. Les compagnons ont appris de lui, et les savants sont venu après transmettre. A nous d’apprendre pour savoir comment se comporter, pour être au nombre des gagnants au jour dernier. C’est le modèle du Prophète qui est gagnant, ce n’est pas le modèle de Brad Pitt.
Un compagnon illustre Abou d-Darda‘ (que Allah l’agrée), lorsque là mort est venue il incitait les gens. Ils disaient aux gens : « Rappelez-vous vous allez tous être dans la situation dans laquelle je me trouve. Oeuvrez avant d’arriver à l’état auquel je suis arrivé. » puis il est mort, que Allah lui fasse miséricorde. Ce sont des gens qui ont tiré profit de leur vie pleinement, à fond, pour gagner la vie de l’au-delà.
Quant à notre maître ^Oumar Ibnou l-Khattab (que Allah l’agrée), l’émir des croyants ! Il fait partie des dix à qui le Prophète a annoncé la bonne nouvelle qu’il sera Paradis. Il a une grande place auprès du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) et il est enterré auprès du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Un jeune homme parmi les ansar, les partisans de Médine, est venu le réconforter lorsqu’il était près de mourir. Il lui rappelait qu’il faisait partie des premiers à être entré en Islam, et que le Messager était mort il était satisfait de notre ^Oumar. ^Oumar (que Allah l’agrée) a répondu à ce jeune homme : « Que Allah te rétribue en bien mon fils mais par Allah j’aimerais bien quitter ce bas-monde sans avoir une seule injustice envers une seule personne. » Il a certes un très haut degrés. Il est le meilleur de cette communauté après le Prophète et après Abou Bakr. Le Prophète lui avait annoncé la nouvelle qu’il allait mourir martyr. Lorsque notre Prophète était en compagnie de notre maître Abou Bakr, de notre maître ^Oumar et de notre maître ^Outhman sur la montagne de ‘Ouhoud. C’est une montagne qui se trouve à la limite de Médine. Et ‘Ouhoud a tremblé de joie, alors le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) s’est adressé à cette montagne par ce qui signifie : « Ô ‘Ouhoud, calme toi, stabilise toi. Il y a sur toi un Prophète, un véridique [c’est-à-dire Abou Bakr], et deux martyrs. » ^Oumar et ^Outhman ont reçu la bonne nouvelle qu’ils allaient mourir martyrs et effectivement ils furent tués.
Rappelle toi mon frère et ma soeur, le moment où tu vas agoniser pour tourner le dos à cette vie et faire face à l’au-delà. Chacun va souhaiter avoir encore un court temps pour réparer ce qu’il n’a pas bien fait et rattraper ce qu’il a manquer. Mais le temps des oeuvres est finie et l’exposition des actes va commencer. Chacun de nous, il ne sait pas si son linceul est déjà tissé et en train de l’attendre quelque part. Chacun d’entre nous. Peut être que pas encore mais peut être qu’il est déjà prêt, ce tissu dans lequel on sera enveloppés avant d’être enterrés.
Notre maître ^Aliyy (que Allah lui fasse miséricorde) a dit : « Aujourd’hui les oeuvres et il n’y a pas d’exposition des oeuvres, et demain [au Jour du Jugement] l’exposition des oeuvres et il n’y aura plus d’œuvres dans l’au-delà. » Le fait de se rappeler cela va aider la personne à être en conformité avec ce que Allah a ordonné et à avoir encore plus dans son coeur la crainte révérencielle envers dieu. Cette crainte mène la personne à obéir à Dieu, à aimer Dieu et à éviter désobéir à Dieu.
Croyance musulmane
بسم الله الرحمن الرحيم
La louange est à Allaah le Seigneur des mondes. Que Allaah honore et élève d’avantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allaah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeller ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allaah qu’I fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son Agrément.
Allaah ta^aalaa dit : Ce qui signifie en français : « Rien n’est tel que Lui », (Sourat Ach-Choura / ‘ayah 11).
Allaah n’a absolument pas de ressemblance avec Ses créatures. Cette ‘ayah nous apprends que Allaah n’est pas du tout un corps. Allaah n’est pas un corps, ni un corps palpable, ni un corps impalpable. Les corps sont de deux catégories :
– les corps palpables, ce sont ceux que l’on peut attraper avec la main.
– les corps impalpables, ce sont ceux que l’on ne peut pas attraper avec la main, comme la lumière. La lumière est un corps car elle occupe un espace, elle a un endroit. Allaah n’a pas les caractéristiques des corps palpables, ni es caractéristiques des corps impalpables. La lumière, l’obscurité, l’ombre, l’âme, tout cela fait partie des corps impalpables.
La parole de ceux qui disent que celui qui est vivant est nécessairement en mouvement, est loin de la vérité. Nous disons que Dieu est vivant c’est-à-dire qu’Il a pour attribut la Vie, mais n’étant pas un corps Il n’est pas concerné par le mouvement, ni l’immobilité. Le mouvement et l’immobilité ce sont deux caractéristiques des corps. Allaah n’est pas un corps, on ne dit pas qu’Il est en mouvement, on ne dit pas qu’Il est immobile. Dieu n’est pas concernés par les caractéristiques des corps.
Il y a, malheureusement, des gens qui se disent musulmans et qui disent que celui qui est vivant est nécessairement en mouvement et cela est de la mécréance qui fait sortir de l’Islam. Ils n’ont pas connu Dieu, ils ont adorer quelque chose qui a les caractérisques des corps. Selon eux, le dieu pour lequel ils se soumettent serait un corps qui tantôt bouge tantôt est immobile. Ce n’est pas Dieu qu’ils adorent car Allaah n’est pas un corps. Parmi ceux qui ont pris cette mauvaise croyance, il y a un homme qui est connu qui s’appelle Ad-Daramiyy. Il y en a un autre qui a tiré cela de lui, c’est Ibnou Taymiyyah. Ces deux ne sont pas musulmans à cause de cette mauvaise croyance qui consiste à attribuer à Allaah le mouvement et l’immobilité. Parfois le vent est calme et parfois le vent souffle. La lumière également, parfois elle est dans un endroit, parfois elle est dans un autre endroit. Les corps impalpables peuvent avoir pour caractéristique le mouvement, tout comme les corps palpables peuvent avoir comme caractéristique le mouvement. Tout ceci, ce sont des caractéristiques des créatures.
Le Chaykh ^Abdou l-Ghaniyy an-Naaboulouciyy a dit : « Celui qui a pour croyance que Allaah est une lumière, c’est un mécréant, et celui qui croit que Dieu s’incarne dans quelque chose, c’est un mécréant; ou celui qui croit que Dieu dérive de quelque chose, c’est un mécréant. Et celui qui croit que Dieu remplit les cieux et la terre, c’est un mécréant. »
Ce savant qui a vécu il y a plus d’un siècle, a dit cela car il y a des croyances qui sont justes et d’autres qui ne le sont pas. Il a transmis cela afin de distinguer qu’elle est la croyance du Prophète MouHammad صلى الله عليه و سلم et qu’est-ce qui est des choses que les gens ont ajouté de leur tête. Et ce, même s’ils prennent l’apparence de l’Islam. Ce n’est pas comme certains ignorants qui disent qu’il ne faut pas déclarer mécréance. Ils veulent faire croire que toute personne est gentille et juste, mais ceci est faux.
Ce savant, le Chaykh ^Abdou l-Ghaniyy an-Naaboulouciyy a dit que celui qui croit que Allaah est une lumière n’est pas musulman parce que Allaah dit dans le Qour’aan :
{ ليس كمثله شيء }
qui signifie : Rien n’est tel que Lui.
Celui qui dit que Allaah s’incarne dans quelque chose, il aura dit comme les chrétiens. Ils ont dit à propos de Dieu que l’un de Ses Attributs s’est incarné dans Jésus. Incarner veut dire prendre chair, devenir un corps. Ceci, au Sujet de Dieu ce n’est pas possible. Allaah dit :
{ لَمْ يَلِدْ وَلَمْ يُولَدْ }
C’est-à-dire : Il n’a pas donné naissance et Il n’est pas engendré.
Celui qui croit que Dieu s’incarne dans quelque chose, il est mécréant. Et celui qui croit que quelque chose dérive de Lui, qu’il y a quelque chose qui se sépare de Dieu pour donner autre chose, lui aussi est mécréant. Celui qui a cru que Dieu est un tout duquel des choses peuvent dériver, il a considéré Dieu comme étant un corps. Ce qui peut donner ou engendrer quelque chose c’est un corps, c’est-à-dire quelque chose composer de parties. Or ce qui est composé de parties a besoin de Qui l’a composé ainsi. Cela n’est pas Dieu, un tel être a un début. C’est une créature.
Cette croyance les savants l’ont expliqué avec des mots à notre portée. Les compagnon du Prophète Mouhammad صلى الله عليه و سلم avec tout l’intelligence que Dieu leurs a accordé et leur maîtrise de la langue, il suffisait pour eux d’entendre le verset et toutes les choses étaient claires. Nous, à notre niveau, on est faibles par la compréhension de la langue et par la compréhension en général. On a besoin de ce détail, de nou dire que Allaah n’a pas de ressemblance avec les corps palpables, qu’Il n’a pas de ressemblance avec les corps impalpables, qu’Il n’est pas un tout duquel dérive des parties, qu’Il ne prend pas chair, qu’Il ne s’incarne pas, que rien ne dérive de Lui. Tout cela est compris dans Sa parole :
{ ليس كمثله شيء و هو السميع البصير {
Dans un seul verset.
Allaah dit aussi : C’est-à-dire : Il n’a pas donné naissance et Il n’est pas engendré. Et Il n’a aucun équivalent.
C’est important de bien comprendre cela afin de l’expliquer à notre tour, car le Prophète صلى الله عليه و سلم a encouragé à cela, il a dit : Ce qui signifie : « Transmettez de moi ne serait-ce qu’une ‘aayah », [rapporté par Al-Boukhaariyy].
C’est très important que chacun de nous apprenne, comprenne et transmette. De même, c’est important de le réviser.
Il y avait, par le passé, un groupe qui se disait musulman et qui disait que Dieu est une lumière qui scintille. Ils ont cru que Dieu est une grande lumière éblouissante. C’est là leur croyance, ils ne sont pas musulmans. Les wahhabites, quant à eux, qui se font passer pour des salafistes; ils croient que Dieu est un corps qui a des membres, des mains, des pieds, qui est assis sur le trône. Ceci aussi ce n’est pas la croyance de l’Islam. Les deux groupes sont des mécréants.
Parmi les Noms de Allaah, il y a le Nom An-Noour (النور) et il y a le Nom Al-Mouniir (المنير). Mais cela ne signifie pas lumière. Cela signifie que Allaah éclaire les cieux et la terre par la lumière du soleil, de la lune et des étoiles. C’est cela l’une des deux explications du verset.
Selon l’autre explication, cela signifie que Allaah guide les habitants des cieux (les anges) et les croyants parmi les habitants de la terre (les humains et les djinns) vers la foi.
La foi c’est la lumière que Dieu crée dans le coeur des gens car c’est une lumière qui préserve des ténèbres de la mécréance. Elle délivre des ténèbres de la mécréance.
Il se peut que Allaah accorde à certaines personnes une certaine connaissance des sujets du bas-monde, ils parviennent à une expertise dans certains sujets du bas-monde. Mais certains d’entre eux, Allaah leurs a aveuglé le coeur de sorte que ils sont complètement perdus concernant les sujets de la foi et de l’au-delà. Allaah guide qui Il veut. Ce n’est pas parce qu’une personne sait fabriqué un avion que forcément sa croyance est correcte, de même celui qui a une croyance correcte ce n’est pas une condition qu’il est la connaissance suffisante pour construire des avions par exemple. Ce n’est pas des choses corrélées, de sorte à ce que l’un existe que sans l’autre.
Parmi les groupes de gens qui se revendiquent de l’Islam de manière fausse, il y a un groupe qui dit que Allaah est l’origine de ce monde et que tout ce monde ce sont des ramifications de Lui. Ils disent que Allaah est devenu des anges, des Jinns, des animaux, et toute les choses sont des parties de Lui. Ces gens ils se croient soufiyy alors qu’ils sont plus mécréants que les juifs et les chrétiens. Il y a un autre groupe qui se dit soufiyy aussi mais ils ont pour croyance que Allaah s’incarne dans chaque chose. On les appelle les achroutiyyah. Ces achroutiyyah se trouvent en Syrie, au Liban, en Palestine et même aux Comores. Ils se réclament d’un Chaykh qui s’appelle ^Aliyy Nourou d-Diin al-Achroutiyy qui est du Maghreb et qui s’est établit à ^Akka, en Palestine. Ce chaykh n’avait cette mauvaise croyance mais certains de ceux qui le suivaient ont dérivés. Il a été dit que durant sa vie, lorsqu’il a su que certains qui se réclamaient de lui ont dit cette mauvaise croyance qui consiste à croire que Allaah s’incarne dans les choses, il s’est innocenté d’eux. Il a dit que ces gens ne sont pas sur sa croyance, qu’il ne se reconnait pas en eux.
Il y avait à Beyrouth, une de ces femmes qui se réclament de lui tout en ayant une mauvaise croyance. Environ quatre-vingt femmes l’a suivaient. Elle disait : « Je suis Allaah, tu es Allaah. » Ces gens considèrent véritablement que Dieu s’incarne dans les choses. Si l’un d’eux frappent à la porte, l’un demande qui est là et celui qui se trouve derrière la porte dit qu’il est Allaah.
Le chaykh ^Aliyy Nourou d-Diin Al-Achroutiyy avait une fille qui a suivi cette mauvaise croyance, elle n’avait pas appris de son père. Ce n’est pas parce qu’un individu est un savant que son enfant sera un savant, et inversement. Le Prophète NouHعليه السلام avait quatre fils, trois étaient musulmans, un quatrième était mécréant. Le père du Prophète Ibraahiim عليه السلام était mécréant.
Le chaykh ^Aliyy Nourou d-Diin Al-Achroutiyy était un musulman d’une voie soufiyy véritable, il était sur la droiture. Mais des gens ont diffusé de la mécréance sous son appellation, en se revendiquant mensongèrement de lui. Ils ont dérivés. Sa fille diffusa elle aussi des mécréances. Jusqu’à nos jours, on trouve encore des traces de ces gens là.
La croyance de Ahlou s-sounnah, c’est-à-dire les gens qui sont sur la croyance du Prophète Mouhammad صلى الله عليه و سلم , n’est pas que Allaah a une quantité, ni qu’Il serait dans un endroit, ni qu’Il serait dans tous les endroits (partout). Mais plutôt c’est de croire que Allaah existe sans endroit. C’est pour cela qu’il n’est pas permis de dire que Allaah est dans la direction du haut, dans la direction du trône. Il n’est pas permis de dire que Allaah est partout. Il n’est pas permis d’imaginer que Allaah serait dans une direction ou dans toutes les directions. Celui qui a eu une idée passagère, qu’il la chasse cette idée de sa tête. Les directions et les endroits ont un début et Allaah existe sans début. Avant l’existence des endroits et des directions, Allaah existe sans endroits e sans direction. Après la création des endroits et des directions, Allaah existe et ne change pas. Celui qui change, il a un début, il a besoin Qui lui donne ce début et le fait changer.
La plupart des anges tournent autour du trône, le toit du Paradis, la plus grande des créatures que Allaah a créé. Au Paradis aussi il y a des anges, ils ont des fonctions. Ces anges qui sont au Paradis, ils ont un président qui s’appelle RiDwane. De même, en enfer il y a des anges en chargent de l’enfer. Leur président s’appelle Maalik. Les anges qui sont en enfer ne subissent pas de châtiment. Ils sont tous des saints. L’enfer ne leur fait pas de douleur ou de mal. Si Allaah avait une direction ou un endroit, Il aurait été semblable à une partie de Ses créatures.
Le deuxième pilier fondamental de la croyance des musulmans, c’est de croire que la création est un attribut de Allaah exclusivement. Il n’y a pas autre que Dieu qui crée quoi que ce soit. Il n’y a pas autre que Lui qui donne l’existence à ce qui n’existait pas. Il n’y a pas d’autre créateur que Lui, dans le sens de donner l’existence. Il donne l’existence au bien et au mal. Allaah est le Créateur de notre regard. Lorsque nous observons quelque chose et que l’image revient, tout cela c’est Allaah Qui le crée. Allaah est le Créateur de la foi et de la mécréance. Quant à ceux qui prétendent que les bonnes actions c’est Dieu Qui en est le Créateur et que les péchés ce serait l’esclave qui les crée ou le chayTan qui les crée, ce sont des mécréants. Ils ont cru qu’il y a deux créateurs. Allaah nous apprend qu’il y a qu’un seul Créateur.
Dieu dit dans le Qour’aan :
وَخَلَقَ كُلَّ شَىْءٍ
Ce qui signifie : « Il crée toute chose », [Al-Fourqaan / 2]
Il dit aussi :
هَلْ مِنْ خَالِقٍ غَيْرُ اللهِ
ce qui signifie : « Y aurait-il un autre créateur que Allâh » [FâTir / 3].
C’est-à-dire qu’il n’y a pas de créateur autre que Dieu.
Croire que Allaah est le Créateur de toute chose, c’est une croyance prouvée dans le Qour’aan.
Allaah a créé la lune et Il a fait qu’elle n’éclaire pas uniquement vers la terre mais aussi vers le ciel. Par Sa toute-puissance, Il fait que la lumière de la lune n’est pas tous le temps la même. Au début du mois, la majeure partie de la lune n’émet pas de lumière. Puis, nous voyons d’avatange de lumière. Il y a un chaykh, d’origine turque, qui s’appelle ^Abdoul-laah Afandiyy qui est monté à la lune deux fois. Il a désiré faire la prière sur la lune. Il y est monté deux fois, puis il est revenu. Cela a eu lieu, il y a une soixantaine d’années. Il enterré dans un village qui s’appelle QaQmaz. Les savants ont dit que l’on ne peut pas vivre sur la lune.
Dans sourat NouH, les ‘aayah 15 et 16, Allaah nous apprend qu’il a créé les sept cieux qui sont tous parallèles les uns aux autres et Il a fait que la lune éclaire pour ces cieux, c’est-à-dire que la lune donne de la lumière pour ce ciel que nous voyons mais également pour les autres cieux qui sont au-dessus. Les cieux sont séparés par une grande distance. Un ciel ce n’est pas des matieres gazeuses, ce sont des matrieres solides. C’est un corps palpable. Chaque ciel est épais.
Le fait de dire que la terre tourne, cela n’a aucun fondement. Ce qui est correct, c’est de dire que le soleil tourne. Le prophète Ibraahiim عليه السلام a dit au roi An-Noumroud qui se prétendait dieu : « Mon Seigneur fait venir le soleil de l’Est, fais le donc venir de l’ouest si tu es capable. » Au préalable, le prophète Ibraahiim lui avait indiqué que c’est Allaah Qui donne la vie et la mort mais le roi faible d’esprit avait tenté une réponse qui n’est pas un argument. Deux de ses prisonniers, tous deux sous la coupe d’une sentence de mort. Il fit tuer l’un, prétextant lui donner la mort. Et il fit libérer l’autre, en prétextant donner la vie. Le Prophète Ibraahiimعليه السلام lui donna alors l’argument au sujet du soleil.
Il a été demandé au Chaykh ^Abdoul-laah Al-Harariyy comment explique t-on l’éclipse lunaire et l’éclipse solaire. Il a dit que ces deux sont des événements pour la lune et le soleil, c’est une menace pour les gens. Le chaykh a dit qu’il se peut que des gens puissent calculer, déterminer à l’avance approximativement quand aura lieu telle ou telle éclipse car cela fait partie des choses qui peuvent être calculer.
Le chaykh ^Abdoul-laah Al-Harariyy a dit, sur une autre question, au sujet d’une appellation que des gens donnent en arabe à l’arc en ciel. Ils disent : قوس قزح , mais ce qui est juste de dire c’est : قوس الله .
Le chaykh fut interrogé au sujet de ce qui est cité dans des livres de préhistoire, concernant de grands animaux appelés les dinosaures. Il a dit que il n’y a pas de préjudice pour la croyance de la personne si elle croit que les dinosaures ont existé ou si elle croit qu’ils n’ont pas existé. Croire qu’ils ont existé et croire qu’ils n’ont pas existé, c’est indifférent. Ce n’est pas quelque chose qui attrait aux fondements de l’Islam.
Le chaykh ^Abdoul-laah a dit au sujet de ce que les gens appellent l’attraction terrestre, cela n’a rien à voir. Allaah a donné une puissance à l’être humain pour monter plus faible que sa puissance pour descendre. Ce n’est pas cela qui prouve l’attraction gravitationnelle.
Concernant l’expérience que certains font durant laquelle deux poids différents, un plus lourd que l’autre, sont lâchés dans un récipient vide. Le chaykh a dit que ce n’est pas une preuve de l’attraction gravitationnelle, mais plutôt c’est une caractéristique que Dieu a créé.
Le chaykh a été questionné au sujet de la fécondation in vitro, ce qui est fait lorsqu’ils prennent le maniyy de la femme (équivalent féminin du sperme) en insérant une seringue dans son orifice inférieur sans qu’il y ait de pousser de désir et le maniyy de l’homme (sperme), puis qu’ils les mélangent, puis les mettent dans l’utérus de la femme. Le chaykh a dit que si le mari est médecin, il peut le faire avec son épouse. Sinon, c’est interdit car la femme découvre ses parties intimes. Il a expliqué que l’eau de la femme prend racine au niveau des os de la poitrines, puis il descend vers le bas.
Les classes du jugement rationnel sont au nombre de trois :
– ce qui est obligatoire selon la raison : c’est ce dont la raison ne conçoit pas l’inexistance, comme l’Existence de Dieu et Ses Attributs. Tout ce qui existe est une preuve de Celui Qui les a créé.
– ce qui est impossible selon la raison : c’est ce dont la raison ne conçoit pas l’existence, comme l’impossibilité d’un associé à Dieu. L’impossibilité d’un second à Dieu, d’une femme, d’un fils.
– ce qui est possible selon la raison : c’est ce dont la raison conçoit tantôt l’existence et tantôt l’inexistence.
La Puissance de Dieu ne se rapporte pas à ce qui est obligatoire selon la raison, et ne concerne pas ce qui est impossible selon la raison. Et ce, parce que le premier est obligatoire et parce que le deuxième est impossible, par définition même. La fonction de la Puissance de Dieu c’est de donner l’existence et d’anéantir, ce qui admet l’existence et l’anéantissement, c’est-à-dire ce qui est possible selon la raison. La Puissance de Dieu ne concerne pas ce qui est obligatoire parce qu’il n’admet pas l’inexistance. Et la Puissance de Allaah ne concerne pas ce qui est impossible parce qu’il n’admet pas l’existence. Mais la Puissance de Allaah concerne tout ce qui est possible selon la raison. On ne dit donc pas » la Puissance de Allaah ne peut pas » mais on dit » la Puissance de Allaah ne concerne pas ce qui est impossible ». On ne dit pas : » Est-ce que Allaah peut avoir un fils? » Avoir un fils au Sujet de Dieu est quelque chose d’impossible selon la raison. On ne dit pas : » Oui, Il peut. » et on ne dit pas : » Non, Il ne peut pas. ». On dit plutôt : « La Puissance de Dieu ne concerne pas ce qui est impossible. » Celui qui dit : » Oui, Il peut », il devient mécréant. De même, celui qui dit que Allaah ne peut pas, il devient mécréant. En une phrase, la personne peut rompre son Islam. C’est pour cela que le Prophète Mouhammad صلى الله عليه وسلم a dit : qui signifie : « Certes, il arrive que quelqu’un dise une parole dans laquelle il ne voit pas de mal, mais à cause de laquelle il chutera en enfer pendant soixante-dix automnes »
Une phrase peut être la cause pour un séjour éternel en Enfer. Il faut surveiller sa langue car le Prophète nous a indiqué que l’organe par lequel l’être humain commet le plus de péché c’est sa langue. Dans un Hadîth, il a dit : ce qui signifie : « Celui qui se tait est sauvé. »
La prière
بِسْمِ اللهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ
Je commence par le nom de Allah Ar-Rahman Ar-Rahim
Premier chapitre
Les conditions de la prière
Une condition de validité : c’est quelque chose qui est nécessaire à la validité d’un acte mais qui n’en fait pas partie. Ainsi, la prière n’est pas valable pour quelqu’un qui a délaissé l’une des conditions de validité de la prière, comme le woudou‘ par exemple. Le woudou‘ ne fait pas partie de la prière mais sans lui la prière n’est pas valable.
Les conditions d’obligation de la prière sont au nombre de quatre :
1/ L’Islam : pour le mécréant d’origine, la prière ne constitue pas un devoir que l’on exige de lui dans le bas monde. Mais elle est pour lui un devoir dont l’abandon sera une cause de châtiment dans l’au-delà. Tout comme il sera châtié pour avoir délaissé le jeûne, fait la fornication ou bu de l’alcool. En effet les mécréants seront interrogés sur les différents points de la Loi de l’Islam.
2/ La puberté : la prière n’est pas un devoir pour le jeune garçon ou la jeune fille qui n’a pas atteint la puberté. Mais c’est un devoir pour le tuteur d’un garçon ou d’une fille moumayyiz –qui a atteint l’âge de distinction– de leur ordonner d’accomplir la prière à partir de l’âge de sept ans lunaires et de les corriger s’ils la délaissent alors qu’ils ont atteint l’âge de dix ans lunaires. Il s’agit ici de l’année lunaire et non de l’année solaire. Toutefois, ce n’est pas un devoir pour les enfants de rattraper ce qu’ils ont manqué comme prières lorsqu’ils deviennent pubères.
3/ La raison : la prière n’est donc pas un devoir pour le fou et ce n’est pas un devoir pour lui de la rattraper.
4/ La pureté des menstrues et des lochies : la prière n’est pas un devoir pour les femmes qui ont leurs menstrues et les femmes qui ont leurs lochies. Elles n’ont pas le devoir de les rattraper.
Les conditions de validité de la prière sont :
1/ L’Islam : la prière n’est donc pas valable de la part d’un mécréant d’origine. De même, la prière n’est pas valable non plus de la part d’un apostat qui est sorti de l’Islam en chutant dans la mécréance, qu’il ait insulté Allah, le Prophète ou le Qour’an ou qu’il ait fait autre chose encore, la prière ne sera valable de sa part qu’après son retour à l’Islam par la prononciation des deux témoignages.
2/ La raison : la prière n’est pas valable de la part d’un fou. Le fou n’est pas responsable.
3/ La distinction : la prière n’est pas valable de la part d’un enfant qui n’a pas atteint l’âge de distinction. Donc, on ne dit pas à un enfant qui n’a pas atteint l’âge de distinction : « accomplis la prière » mais on lui dit : « regarde comment on fait la prière ». L’enfant a atteint l’âge de distinction lorsqu’il comprend quand on lui parle et sait répondre.
4/ Faire face à la qiblah : à savoir faire face à la Ka^bah, c’est-à-dire à son volume ou au prolongement de son volume jusqu’au septième ciel ou jusqu’à la septième terre. De sorte que si on oriente une partie de son corps face à la Ka^bah et qu’une autre partie ne lui fait pas face, cela ne suffit pas. Ce qui est visé par « la Ka^bah », c’est l’édifice qui existe actuellement et qui existait à l’époque du Messager r. Il a dit lorsqu’il a prié face à elle :
(( هذه القبلة ))
ce qui signifie : « Voici la qiblah » [rapporté par accord de tous]. Ce qui est visé par « faire face », c’est d’orienter son buste lors des positions debout et assise et l’ensemble de son corps lors de l’inclination et de la prosternation.
5/ Le commencement du temps de la prière : s’assurer du commencement du temps de la prière fait partie des conditions de validité de la prière. On acquiert cette certitude en observant par exemple le début de la redescente du soleil après le zénith : on peut observer l’augmentation de la longueur d’une ombre par rapport à ce qu’elle était lorsque le soleil était au milieu du ciel ou observer le changement d‘orientation de l’ombre vers l’est après que le soleil a été au milieu du ciel. On peut aussi obtenir cette intime conviction en évaluant la durée d’un acte répétitif et régulier dans le temps (wird). Il n’est donc pas suffisant de se lever pour la prière et de l’entamer sur la base d’une simple impression. Bien plus, cette prière n’est pas valable même si elle a coïncidé avec le temps de cette prière. Combien de gens accomplissent la prière en pareille situation ! Pourtant ils ne l’ont pas accomplie, selon la Loi de Allah ta^ala. Il convient donc de prêter attention au temps des prières et de s’en soucier. At–Tabaraniyy a rapporté avec une chaîne de transmission sûre et ininterrompue que le Messager de Allah r a dit :
(( إنّ خيار عباد الله الّذين يراعون الشّمس والقمر والأظلّة لذكر الله ))
ce qui signifie : « Certes, les meilleurs des esclaves de Allah sont ceux qui tiennent compte du soleil, de la lune et des ombres pour l’accomplissement de la prière » [rapporté par At–Tabaraniyy]. Dans ce hadith,il y a une preuve que la lune intervient dans la détermination du temps des prières. En effet, il a été confirmé dans le hadith rapporté par At-Tirmidhiyyque le Prophète r avait accompli la prière de al-^icha‘ lorsque le croissant de la troisième nuit du mois lunaire avait disparu.
6/ La connaissance du caractère obligatoire de cette prière : c’est-à-dire de croire que la prière qu’on est en train d’accomplir est une obligation. Si quelqu’un hésite ou croit que c’est un acte surérogatoire qui n’est pas obligatoire, sa prière n’est pas réalisée jusqu’à ce qu’il sache qu’elle est une obligation, c’est alors qu’elle sera valide de sa part.
7/ Ne pas croire qu’une de ses obligations est simplement recommandée, c’est-à-dire qu’il est une condition de validité de la prière de ne pas croire qu’un des actes obligatoires de la prière est simplement recommandé et n’est donc pas un devoir, comme l’inclination, la prosternation, la récitation de la Fatihah ou un autre acte qui fait partie des actes obligatoires unanimement reconnus comme tels. Ceci vaut dans l’école de jurisprudence des chafi^iyy. Si quelqu’un croit que la récitation de la Fatihah n’est pas un devoir, sa prière n’est pas valable selon eux. Toutefois, si on croit que tous les gestes et toutes les paroles de la prière sont obligatoires, la prière est valable. Celui qui croit que certains de ses gestes sont obligatoires et d’autres recommandés sans viser qu’une obligation particulière est simplement recommandée, sa prière est valable, qu’il fasse partie du commun des musulmans ou non.
8/ Couvrir la zone de pudeur : même si on est dans l’obscurité et seul, par respect envers Allah ta^ala. La couverture de la zone de pudeur est réalisée avec ce qui cache la couleur de la peau, des poils et des cheveux. Ce qui ne cache pas la couleur n’est pas suffisant. C’est une condition que la zone de pudeur soit couverte par en haut et par les côtés mais ce n’est pas une condition qu’elle le soit par en bas. Par conséquent, si quelqu’un accomplit la prière sur un endroit surélevé et que sa zone de pudeur est visible – sa cuisse par exemple – pour quelqu’un qui la regarderait d’en bas, sans qu’elle soit visible d’en haut ni de côté, sa prière reste valable.
* dans la prière comme en-dehors de la prière, la zone de pudeur de la femme libre concerne tout son corps sauf le visage et les mains. Ainsi, le visage de la femme ne fait pas partie de sa zone de pudeur. Il en est de même pour ses deux mains, selon l’Unanimité des imams moujtahid. Il n’est donc pas un devoir pour la femme libre de se couvrir le visage à l’extérieur, ni lorsqu’elle est en présence d’hommes ‘ajnabiyy –qui ne font pas partie de ses mahram–.
* la zone de pudeur de l’homme est la zone comprise entre le nombril et les genoux. Le nombril et les genoux eux-mêmes ne font pas partie de la zone de pudeur, c’est ce qui est compris entre eux qui constitue la zone de pudeur. Ceci est le jugement dans l’école de jurisprudence de Ach-Chafi^iyy, que Allah l’agrée. Ainsi, selon lui, la cuisse fait partie de la zone de pudeur et il est un devoir de la couvrir ; c’est ce qui fait le plus preuve de précaution.
9/ La purification du hadath : c’est-à-dire du grand et du petit hadath.
* le petit hadathrend obligatoire le woudou‘ seulement. C’est par exemple le contact peau contre peau avec une femme ‘ajnabiyyah ou l’émission d’urine ou de selles. Celui qui a eu un petit hadath devra faire le woudou‘ pour pouvoir accomplir la prière, porter le Mous–haf ou ce qui est semblable à cela.
* le grand hadathrend obligatoire le ghousl. C’est par exemple l’accouchement ou l’émission de maniyy. Il est donc un devoir pour la femme de faire le ghousl après l’accouchement pour pouvoir accomplir la prière. Il en est de même pour celui qui a émis du maniyy.
10/ La purification de toute najaçah –de toute substance impure selon la Loi de l’Islam– non tolérable :
* sur le corps, même à l’intérieur de la bouche et du nez.
* sur les vêtements : si une najaçah non tolérable, comme l’urine, atteint le vêtement, la prière n’est donc pas valable en sa présence.
* sur l’endroit qui est en contact avec le corps : c’est-à-dire ce qui est touché par le corps. Ainsi, la simple proximité d’une najaçah, sans contact, n’est pas préjudiciable, même si la poitrine est à proximité d’une najaçah. On a appris ainsi que si quelqu’un accomplit la prière quelque part et qu’une najaçah se trouve à proximité de lui mais ne touche ni son vêtement, ni son corps, ni une chose qu’il porte sur lui comme une cape, sa prière est valable.
Il est aussi une condition qu’on ne porte pas sur soi de najaçah, comme par exemple une bouteille contenant une najaçah dans sa poche.
Deuxième chapitre
Les choses qui annulent la prière
Sache qu’il est un devoir pour la personne responsable d’apprendre les choses qui annulent la prière et qui la rompent afin de les éviter. Il n’est donc pas suffisant de faire l’apparence des actes comme c’est le cas de nos jours si l’on considère la situation d’un bon nombre de gens qui ne tiennent compte en effet que de l’apparence des actes. Ainsi, il arrive que l’un d’eux aille au pèlerinage sans avoir appris les lois du pèlerinage et se satisfasse de suivre les autres dans leurs actes, ou encore qu’il fasse l’apparence de la prière sans en avoir appris les piliers. Ceux-là sont concernés par le hadithdu Messager de Allah r :
(( ربّ قائم ليس له من قيامه إلاّ السّهر، وربّ صائم ليس له من صيامه إلاّ الجوع والعطش ))
qui signifie : « Combien de gens croient faire des prières de nuit et ne recueillent rien d’autre que la veille et combien de gens croient faire un jeûne et ne recueillent rien d’autre que la faim et la soif » [rapporté par Ibnou Hibban].
La prière est annulée par les choses suivantes :
1/ La parole, à savoir ce qui fait partie du langage des gens, si elle est dite sciemment –tout en se rappelant que l’on est en train d’accomplir la prière– et sans que cela soit hors de sa volonté –c’est-à-dire sans que l’on soit capable de ne pas la prononcer–, et ceci même si ce qui est prononcé est constitué de deux lettres qui n’ont pas de sens. Ainsi, si l’on dit (‘Ah), la prière est annulée, comme cela a été mentionné par les savants spécialistes de la jurisprudence qu’ils soient chafi^iyy ou autres. Leur jugement est une preuve que (‘Ah) n’est pas un nom de Allah. De même, la prière est annulée par une lettre prolongée, comme si l’on dit : (A) ou (I) ou (Ou). Elle devient en effet deux lettres à cause de cette prolongation. Dans l’école chafi^iyy, il y a pourtant un avis disant que la simple lettre n’annule pas la prière si elle est prolongée, comme par exemple en disant (A). De même, la prière est annulée en prononçant une lettre ayant une signification, comme en disant قِ(qi) ou ع(^i) ou ف(fi), car ces trois lettres en arabe ont chacune un sens compréhensible. (Qi) signifie « protège ! » à l’impératif (^i) signifie « prends conscience ! » à l’impératif et (fi) signifie « sois loyal ! » à l’impératif. Ces choses-là et les choses similaires annulent la prière si elles sont dites sciemment en se rappelant que l’on est en train d’accomplir la prière et en sachant que cela est illicite. Quant à celui qui ignorait l’interdiction de la parole pendant la prière parce qu’il fait partie des gens récemment entrés en Islam ou qu’il est né dans un pays éloigné de ceux qui connaissent les jugements de la Loi de l’Islam, sa prière n’est pas annulée.
Quant à celui qui a oublié qu’il était en train d’accomplir la prière, s’il a peu parlé, c’est-à-dire six phrases selon l’usage courant ou moins, sa prière n’est pas annulée par sa parole. C’est le cas par exemple, si l’on a dit : va au marché, achète-moi du pain, ramène-le-moi puis mets-le à tel endroit.
Pour le raclement de gorge, le rire, le pleur, le gémissement et le souffle, il y a deux cas :
a) S’il y apparaît deux lettres ou plus, la prière est annulée.
b) S’il n’y apparaît pas du tout de lettres, la prière n’est pas annulée.
Il y a cependant un avis selon lequel le raclement de gorge n’annule pas la prière, même s’il y apparaît deux lettres.
Par la précision « ce qui fait partie du langage des gens », on exclut l’évocation de Allah ta^ala (adh-dhikr) qui n’annule donc pas la prière. C’est par exemple le cas lorsqu’on dit, si on voit le chaytan faire une attaque : (‘a^oudhou bi l-Lahi minka). Ainsi, Iblis est venu au Messager r avec une torche en flamme à la main en voulant la jeter sur lui. Le Prophète r a dit :
(( أعوذ بالله منك ))
ce qui signifie : « Je recherche par Allah la protection contre toi ». Allah l’a donc aidé et lui a accordé de le vaincre au point qu’il s’apprêtait à l’attacher à un pilier de la mosquée pour que les gens le voient au matin, mais il s’est rappelé l’invocation de Soulayman le fils de Dawoud, ^alayhima s-salam :
] وهب لي ملكا لا ينبغي لأحد من بعدي [
ce qui signifie : « Accorde-moi une souveraineté que Tu n’accorderas à personne d’autre après moi » [sourat Sad / 36], il a donc abandonné ce qu’il allait faire.
2/ Faire trois mouvements successifs, que ce soit avec trois membres, en faisant par exemple un mouvement avec les deux mains et la tête, successivement ou en même temps, ou bien trois pas, ceci valant selon certains chafi^iyy. D’autres ont dit : les mouvements qui annulent la prière concernent ce qui dure le temps d’accomplir une rak^ah –une séquence rituelle–. Il est permis d’agir conformément à cet avis-là. Il est en effet plus en accord avec les hadithdans lesquels il a été rapporté une information qui laisse penser que le Prophète r a fait dans sa prière plus de trois mouvements, comme par exemple le hadithdans lequel il a ouvert r à ^A‘ichah, que Allah l’agrée, une porte close se trouvant vers la qiblah et poursuivi ensuite sa prière. Ce hadithest sahih ; il a été rapporté par l’imam ‘Ahmad dans son Mousnad d’après ^A‘ichah. Ce qui apparaît de son geste r, c’est qu’il a fait plus de trois mouvements successifs et il est très peu probable qu’il n’ait fait que deux mouvements.
3/ Le mouvement excessif : par exemple un grand saut. La prière est également annulée par un seul mouvement, même s’il n’est pas excessif, s’il est fait pour jouer. La prière n’est pas annulée par le mouvement des doigts, la paume restant au repos, même si ce sont de nombreux mouvements. De même, les mouvements de paupière, de langue ou d’oreille, l’ouverture ou la fermeture d’un bouton, même s’ils sont nombreux n’annulent pas la prière, tant que la paume reste au repos, si ce n’est pas fait pour jouer.
4/ L’ajout d’un pilier gestuel : par exemple dans le cas où l’on ajoute une inclination ou une prosternation délibérément.
5/ Le fait de manger ou de boire sauf si on a oublié. En effet, dans ce cas si on mange ou si on boit peu, cela n’annule pas la prière.
6/ L’intention d’interrompre la prière : si on fait l’intention dans le cœur d’interrompre la prière immédiatement, elle est annulée. De même, si on a l’intention de l’interrompre après l’écoulement d’une rak^ah par exemple, la prière est annulée.
* Elle est aussi annulée si on fait dépendre l’interruption de la prière de quelque chose, comme par exemple en se disant : « si telle chose arrive, j’interromps ma prière », elle est immédiatement annulée.
* De même, la prière est annulée par l’hésitation à l’interrompre, comme par exemple en se disant : « je l’interromps ou je la poursuis ? » ; elle est alors annulée.
7/ Par le dépassement d’un pilier en ayant le doute au sujet de l’intention de l’entrée en rituel (at-taharroum) ou bien si la période de doute s’est prolongée. C’est-à-dire que la prière est annulée si quelqu’un doute au sujet de l’intention de la prière –est-ce qu’il a fait l’intention lors de l’entrée en rituel ou pas, ou bien est-ce qu’il a fait l’intention pour le dhouhr ou pour le ^asr–. Cela veut dire que la prière est annulée si ce doute se prolonge et dure jusqu’à ce qu’un pilier se termine alors qu’on est encore dans le doute. C’est le cas par exemple si on a récité la Fatihah et qu’on est resté dans le doute, la prière est annulée ; ou si on a douté à ce sujet et qu’on a fait l’inclination en étant toujours dans le doute, ici aussi la prière est annulée. De même, elle est annulée si la période du doute se prolonge, même si on n’a pas atteint la fin d’un pilier. Quant à celui à qui le souvenir revient avant d’avoir atteint la fin d’un pilier et que la période du doute ne s’est pas prolongée, sa prière n’est pas annulée. Cela arrive quand on a douté puis que le doute a été dissipé rapidement.
Troisième chapitre
Les conditions d’agrément de la prière
On a cité dans le premier chapitre les conditions pour que la prière soit une obligation et ses conditions de validité –les conditions sans lesquelles la prière n’est pas valable–. Les conditions qu’on va citer dans ce chapitre sont les conditions pour obtenir la récompense. Si elles ne sont pas remplies, la prière reste valable mais elle est sans récompense. Ce sont les conditions suivantes :
1/ La sincérité pour Allah ta^ala (al-‘ikhlas) : c’est-à-dire que l’esclave de Allah doit viser par sa prière l’obéissance à l’ordre de Allah et non l’éloge et l’estime des gens. De sorte que si quelqu’un a pour objectif que les gens fassent son éloge ou s’il a pour objectif, outre la recherche des récompenses, que les gens pensent du bien de lui, il n’aura pas de récompense et il se sera chargé d’un péché car il aura accompli la prière avec l’insincérité (ar-riya‘), c’est-à-dire pour que les gens fassent son éloge.
2/ Que sa nourriture, ses vêtements soient licites (halal) : si sa nourriture ou ses vêtements proviennent d’une source illicite, il n’aura pas de récompense dans sa prière : cependant elle reste valable, c’est-à-dire suffisante pour l’en décharger. De sorte que si quelqu’un consomme une nourriture ou une boisson illicite puis accomplit la prière immédiatement après, avant que ce qu’il a consommé soit digéré, dans ce cas, il n’a pas de récompense dans sa prière qui reste tout de même valable.
3/ Que son lieu de prière soit licite (halal) : celui qui accomplit la prière dans un endroit usurpé à son propriétaire n’aura pas de récompense dans sa prière. Il en est de même s’il entre dans la maison de quelqu’un sans son accord et y accomplit la prière.
4/ Qu’il ressente dans son cœur le khouchou^ envers Allah, ne serait-ce qu’un instant : ainsi, celui qui n’a pas ressenti dans son cœur l’humilité envers Allah, ne serait-ce qu’un instant dans sa prière en ressortira sans récompense. Allah ta^ala dit :
] قد أفلح المؤمنون الذين هم في صلاتـهم خاشعون [
ce qui signifie : « Les croyants ont certes gagné, ceux qui sont dans leurs prières dans un état de khouchou^ » [sourat Al-Mou’minoun / 2-3].
Quatrième chapitre
Les piliers de la prière
Les piliers de la prière sont au nombre de dix-sept :
1/ L’intention : c’est un acte du cœur. Ce n’est pas un devoir de la prononcer par la langue. Ainsi, si l’on n’a pas dit par sa langue : « j’ai l’intention d’accomplir adh–dhouhr » ou « al-^asr » par exemple, mais qu’on a fait face à la qiblah, on a fait le takbir –on a dit (Allahou ‘akbar)– et on a eu lors du takbir cette intention, comme par exemple : « j’ai l’intention d’accomplir l’obligation de adh–dhouhr », la prière est alors valable. Cependant si l’intention est présente dans le cœur avant de faire le takbir mais n’est plus présente lors du takbir, la prière n’est pas valable selon l’Imam Ach-Chafi^iyy car selon lui, l’intention doit avoir lieu en même temps que le takbir. De même, la prière n’est pas valable si on dit par la langue : « j’ai l’intention d’accomplir l’obligation de adh–dhouhr » et qu’on n’a pas cette intention dans le cœur lors du takbir.
Ce qui est nécessaire pour l’intention :
* c’est d’avoir la volonté d’accomplir la prière ;
* de préciser la prière qui a une cause particulière, comme la prière de la Fête (al-^id) ou celle de l’éclipse lunaire, ou bien la prière qui a un temps particulier comme la prière de ad–douha ;
* de faire l’intention d’accomplir une obligation le cas échéant, c’est-à-dire que l’on fait l’intention avec le cœur d’accomplir la prière de adh–dhouhr qui est obligatoire par exemple. Ainsi, si on fait simplement l’intention d’accomplir la prière de adh–dhouhr, sans avoir présent dans le cœur son caractère obligatoire, la prière n’est pas valable chez certains chafi^iyy. D’autres ont dit que la prière est valable sans elle. Il est un devoir d’avoir tout cela présent dans le cœur lors du takbir.
La simultanéité de l’intention avec le takbir n’est pas obligatoire chez l’Imam Malik, que Allah l’agrée. Par conséquent, si on fait l’intention pour cette prière peu avant le takbir, la prière est valable selon lui, c’est-à-dire que si on fait l’intention avec son cœur, puis que l’on prononce la formule du takbir de l’entrée en rituel, la prière est valable.
2/ La formule du takbir de l’entrée en rituel : c’est dire de façon à pouvoir s’entendre soi-même obligatoirement pour l’ensemble de ses lettres : (Allahou ‘akbar). De même pour les autres piliers oraux, il est une condition de les prononcer de manière à pouvoir s’entendre soi-même.
Les piliers oraux sont au nombre de cinq :
a) la formule du takbir de l’entrée en rituel –dire (Allahou ‘akbar)– lors de l’ouverture de la prière.
b) la récitation de la Fatihah.
c) le dernier tachahhoud.
d) l’invocation en faveur du Prophète r lors de la dernière position assise.
e) le salam qui est le dernier pilier de la prière et consiste à dire (as-salamou ^alaykoum).
Remarques relatives à la formulation du takbir de l’entrée en rituel qu’il convient de connaître :
1) il est une condition de ne pas prolonger la syllabe (ba’) du mot (‘akbar) de manière à ce que le terme devienne (‘akbar). Ceci annule la prière, c’est-à-dire que la prière n’est pas engagée par ce mot-là. Ceci est par ailleurs interdit car (‘akbar) dans la langue arabe est le pluriel du mot (kabar) qui signifie « grand tambour ». Si celui qui l’a dit ignorait la signification de ce mot, la prière n’est pas valable. S’il en connaissait la signification et l’a dit délibérément, il est devenu mécréant, que Allah nous en préserve. Alors, que l’on y prenne garde lors de l’appel à la prière (al-‘adhan) également. Certains chafi^iyy et malikiyy ont cité que c’est de la mécréance dans le cas où il y a connaissance de la signification et prononciation délibérée.
2) il est une condition de ne pas prolonger la première lettre (a) du mot (Allah). Par conséquent, si quelqu’un dit : (‘allahou ‘akbar), sa prière n’est pas engagée et c’est interdit car cela signifie l’interrogation. C’est comme s’il avait dit : « est-ce que Allah est plus puissant et sait plus que tout autre ou pas ? »
3) il est une condition de ne pas ajouter de (wa) avant le mot (Allah). De sorte que si l’on dit : (wallahou ‘akbar), la prière n’est pas valable. De même, si on ajoute un (wa) entre le mot (Allah) et le mot (‘akbar), en disant (Allahou wa ‘akbar), la prière n’est pas valable non plus. De même, si on change le (‘a) de (‘akbar) par un (wa), la prière n’est pas valable, comme en disant : (Allahou wakbar).
Information Utile : si le ma’moum –celui qui prie dirigé– a été sujet au waswas à propos de la formulation du takbir de l’entrée en rituel au point qu’il cause une gêne pour les autres ma’moum, c’est interdit. Il en est de même pour celui qui s’assoit à discuter près de quelqu’un qui accomplit la prière. De même, il lui est interdit de réciter à haute voix de sorte qu’il gêne celui qui accomplit la prière à ses côtés.
3/ La position debout dans les prières obligatoires, pour celui qui le peut : c’est-à-dire que le fait de prier debout, dans la prière obligatoire, fait partie des piliers de la prière, même si c’est une prière que l’on fait à la suite d’un vœu (nadhr) ou si c’est une prière funéraire. Il est donc une condition pour sa validité, aussi bien pour le jeune enfant que pour l’adulte, de la faire debout. Il en est de même pour la prière répétée et c’est celle qui est répétée après avoir été accomplie correctement, à cause d’une deuxième assemblée. D’autre part, la condition de la position debout est réalisée en prenant appui sur ses deux pieds et en tenant sa colonne vertébrale verticale. Il n’est pas un devoir de tenir le cou vertical ; il est plutôt recommandé de pencher légèrement la tête en avant. Celui qui ne peut se tenir debout qu’à l’aide d’un bâton doit en utiliser un.
Si l’on est incapable de se tenir debout par soi-même ou en se faisant aider, c’est-à-dire que cela entraîne une grande difficulté, insupportable habituellement, la prière est valable assis. Si l’on est incapable de se tenir assis, il est un devoir d’accomplir la prière obligatoire allongé sur le côté, le droit ou le gauche. Toutefois, il est préférable de se mettre prioritairement sur le côté droit. Mais, si l’on en est incapable, on se met sur le côté gauche. Si l’on n’a pas pu faire la prière sur un côté, il est un devoir de la faire couché sur le dos et de relever la tête, de façon obligatoire, même un peu, pour orienter sa tête vers la qiblah. Si l’on ne peut pas relever la tête, on se limite à orienter la plante des pieds vers la qiblah. Si l’on est incapable de faire tout cela, par exemple si l’on ne peut que se tenir couché face au sol, on fait la prière dans cette position et on lève la tête si on le peut. Sinon, on fait la prière avec ses paupières, c’est-à-dire qu’on bouge ses paupières avec l’intention de faire l’inclination, puis on les bouge avec l’intention de faire la prosternation en les abaissant de façon plus marquée pour la prosternation. Si l’on est incapable de tout cela, on fait les piliers gestuels par le cœur. Quant aux piliers oraux, on les récite avec la langue. Si sa langue est immobilisée aussi, on les fait avec le cœur.
Celui qui accomplit la prière assis fait son inclination de manière à avancer sa tête au niveau de ce qui est en avant de ses genoux. La meilleure façon est de l’avancer au niveau de l’endroit de sa prosternation. Il est recommandé, après l’entrée en rituel (taharroum), c’est-à-dire après la formulation du takbir de l’entrée en rituel, de mettre les mains sous la poitrine et au-dessus du nombril.
4/ La récitation de la Fatihah : selon sa parole r :
(( لا صلاة لمن لم يقرأ بفاتحة الكتاب ))
qui signifie : « Il n’y a pas de prière pour celui qui n’a pas récité la Fatihah ». Elle est de sept ‘ayah –sept versets– et la basmalah –[ بِسْمِ اللّهِ الرَّحمنِ الرَّحِيم ] (bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim)– en fait partie. La récitation de la Fatihah n’est donc pas valable sans la basmalah. Il est aussi un devoir de réciter ses quatorze lettres doublées. Si l’on délaisse ne serait-ce que l’une d’elles, la récitation de la Fatihah n’est pas valable, comme par exemple si l’on dit : [إيّاك ] (‘iyyaka) [sourat Al-Fatihah / 5] sans doubler le (ya‘). Il est un devoir de réciter les ‘ayah sans interruption. Si on délaisse cette condition, en faisant par exemple un long silence durant la récitation, il est alors un devoir de revenir au début de la Fatihah. L’interruption n’est pas préjudiciable si l’on est gagné par l’éternuement, la toux, le bâillement ou ce qui est semblable, même si cela se prolonge. De même, il n’est pas nuisible que le ma’moum dise (‘amin) après la récitation de son imam ; la récitation de la Fatihah n’est pas interrompue par cette parole. Il est aussi un devoir d’articuler les lettres sur leurs points de prononciation. Celui qui délaisse cette condition par manquement, comme s’il change le (dhal) en (zay) ou le (sad) en (sin) ou le (ta‘) en (ta‘), sa récitation n’est pas valable.
5/ L’inclination (ar-roukou^) : elle a lieu en se courbant jusqu’à ce que les paumes des mains puissent atteindre les genoux. Les paumes constituent le plat des mains, doigts non compris. Il est une condition que l’inclination soit réalisée sans flexion des genoux. La meilleure manière de réaliser la position de l’inclination, c’est de se tenir le dos et le cou tendus, comme une planche, en tendant les jambes et les cuisses et en prenant les genoux avec les deux paumes, en écartant les genoux et les pieds d’un empan et en écartant moyennement les doigts. Ceci concerne l’homme. Quant à la femme, il lui est recommandé de rapprocher les pieds. De plus, pour que la manière d’accomplir l’inclination soit complète, on dit : (soubhana Rabbiya l-^Adhim) ce qui signifie : « Mon Seigneur Qui est vénéré est exempt de toute imperfection » trois fois.
6/ La quiétude (at–touma’ninah) dans ce pilier le temps de pouvoir dire (soubhana l-Lah) : il s’agit de l’immobilisation simultanée de tous les os à leurs places en une seule fois, c’est-à-dire immobiliser les membres simultanément.
7/ Le redressement (al-i^tidal) qui consiste à se relever en position droite après l’inclination : c’est le retour de celui qui était en inclination à la position antérieure à l’inclination, qu’il prie debout ou autrement. Ceci est réalisé en se relevant en position debout si l’on faisait la prière debout et en se remettant assis si l’on faisait la prière assis.
8/ La quiétude dans ce pilier.
9/ La prosternation (as-soujoud) par deux fois : en posant le front découvert, tout entier ou en partie sur l’emplacement de sa prière, en posant aussi une partie des genoux, une partie du plat des mains et du dessous des orteils et ceci, conformément à sa parole r :
(( أُمرتُ أن أَسجُدَ عَلَى سَبْعَةِ أعظُمٍ : الجَبْهَةُ واليَدَيْنِ والرُّكبَتَيْن وأَطْرافِ القَدَمَيْنِ ))
qui signifie : « J’ai reçu l’ordre de me prosterner sur sept os : le front, les deux mains, les deux genoux et les extrémités des pieds ».
Parmi ses conditions :
a) appuyer le front de sorte qu’une cotonnade serait tassée si l’on se prosternait dessus et que les traces du tassement apparaîtraient sur la main.
b) abaisser la tête de sorte que la partie inférieure du corps soit plus élevée que la partie supérieure.
10/ La quiétude dans la prosternation.
11/ La position assise entre les deux prosternations.
12/ La quiétude dans la position assise entre les deux prosternations.
13/ La dernière position assise : pour le dernier tachahhoud et ce qui vient après le tachahhoud c’est-à-dire l’invocation en faveur du Prophète r (as–salatou ^ala n-Nabiyy) puis le salam –le salut rituel–.
14/ Le dernier tachahhoud : et il y a un minimum et une forme complète. Le minimum du tachahhoud, sans lequel la prière n’est pas valable est le suivant :
التَّحِيَّاتُ لِلّهِ سَلاَمٌ عَلَيْكَ أَيُّهَا النَّبِيُّ وَرَحْمَةُ اللهِ وَبَرَكَاتُهُ
سَلاَمٌ عَلَيْنَا وَعَلَى عِبَادِ اللهِ الصَّالِحِينَ
أَشْهَدُ أَن لاَ إِلهَ إِلاَّ اللهُ وَأَنَّ مُحَمَّداً رَسُولُ الله
(at-tahiyyatou lil-Lah, salamoun ^alayka ‘ayyouha n-Nabiyyou wa rahmatou l-Lahi wa barakatouh, salamoun ^alayna wa ^ala ^ibadi l-Lahi s–salihin, ‘ach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘il-la l-Lah wa ‘anna Mouhammadan-raçoulou l-Lah).
Quant au tachahhoud complet, c’est :
التَّحِيَّاتُ المُبَارَكَاتُ الصَّلَوَاتُ الطَّيِّبَاتُ لِلّه
السَّلاَمُ عَلَيْكَ أَيُّهَا النَّبِيُّ وَرَحْمَةُ اللهِ وَبَرَكَاتُهُ
السَّلاَمُ عَلَيْنَا وَعَلَى عِبَادِ اللهِ الصَّالِحِينَ
أَشْهَدُ أَن لاَ إِلهَ إِلاَّ اللهُ وَأَشْهَدُ أَنَّ مُحَمَّداً رَسُولُ الله
(at-tahiyyatou l-moubarakatou s–salawatou t–tayyibatou lil-Lah, as-salamou ^alayka ‘ayyouha n-Nabiyyou wa rahmatou l-Lahi wa barakatouh, as-salamou ^alayna wa ^ala ^ibadi l-Lahi s–salihin, ‘ach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘il-la l-Lah wa ‘ach-hadou ‘anna Mouhammadan-raçoulou l-Lah) ce qui signifie : « Les salutations, les œuvres qui prospèrent dans le bien, les prières et les œuvres méritoires appartiennent à Allah, que le salut de tout mal te soit accordé, ô Prophète, ainsi que la miséricorde de Allah et Ses bénédictions, que le salut nous soit accordé, ainsi qu’aux esclaves de Allah vertueux, je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah et je témoigne que Mouhammad est le messager de Allah ».
Avertissement : Il s’est propagé chez certaines personnes que lorsque le Prophète r est arrivé au cours de son ascension à l’endroit où il a entendu la parole de Allah tabaraka wa ta^ala, il aurait dit : (at-tahiyyatou lil-Lah) et Allah aurait dit : (as-salamou ^alayka ‘ayyouha n-Nabiyyou wa rahmatou l-Lah). Cela n’est pas vrai car cette forme du tachahhoud n’a pas été rendue obligatoire cette nuit-là. Toutefois, certains menteurs rapportent cette histoire qui a connu une grande propagation, bien qu’elle soit attribuée mensongèrement à Allah et à Son Messager. Il est donc un devoir de l’expliquer aux gens.
15/ L’invocation en faveur du Prophète r (as–salatou ^ala n-Nabiyy) dont le minimum est :
اللَّهُمَّ صَلِّ عَلَى مُحَمَّد (Allahoumma salli ^ala Mouhammad)
ce qui signifie : « ô Allah, honore et élève davantage en degré Mouhammad r ».
16/ Le salam dont le minimum est de dire :
السَّلاَمُ عَلَيْكُم (as-salamou ^alaykoum)
Parmi ses conditions, on prononce l’article défini « ال » (as-), ainsi, il ne suffit pas de dire (salamoun ^alaykoum).
Quant au salam complet, il est réalisé en ajoutant wa rahmatou l-Lah. D’autres ont choisi d’ajouter wa barakatouh. Cela a été rapporté dans les Sounan de Abou Dawoud dans le premier salam.
17/ L’ordre : c’est-à-dire effectuer les piliers dans l’ordre, comme ils viennent d’être cités. Si on fait exprès d’abandonner l’ordre, comme par exemple si on se prosterne avant de faire l’inclination, la prière est annulée selon l’Unanimité en raison du manque de sérieux. Cela concerne celui qui abandonne l’ordre sciemment. Si on le fait par distraction, alors qu’on revienne au pilier omis pour l’accomplir, sauf si on se trouve dans le pilier correspondant de la rak^ah suivante ou plus avancé encore, la rak^ah du pilier omis est complétée par ce pilier et on ne prend pas en compte ce qui a été fait par distraction après le pilier omis jusqu’au pilier correspondant de la rak^ah suivante. Si quelqu’un a abandonné l’ordre par distraction puis s’est rappelé de ce qu’il a omis :
1/ soit il s’en rappelle avant d’avoir atteint le pilier correspondant de la rak^ah suivante ;
2/ soit il s’en rappelle alors qu’il a atteint le pilier correspondant de la rak^ah suivante ;
3/ soit il s’en rappelle alors qu’il a dépassé le pilier correspondant de la rak^ah suivante.
Le détail à propos de ces jugements est le suivant :
1/ Si on s’en rappelle avant d’avoir atteint le pilier correspondant au pilier omis, ce qu’on aura fait après le pilier omis ne sera pas pris en compte parce que cela n’a pas été fait à sa place. De sorte qu’on doit revenir immédiatement au pilier omis pour conserver l’ordre. Par exemple dans le cas où on était dans la première rak^ah, on a oublié l’inclination et on s’est prosterné directement après avoir fini la récitation de la Fatihah, puis on s’est rappelé dans la prosternation qu’on a délaissé l’inclination, on se relève alors immédiatement et obligatoirement en position debout. Il n’est pas suffisant de se relever en position d’inclination. Puis, on accomplit l’inclination et on poursuit la prière.
2/ Si on s’en rappelle alors qu’on a déjà atteint le pilier correspondant au pilier omis dans la rak^ah suivante, ce qu’on est en train de faire complète la rak^ah et on ne prend pas en compte ce qui a été fait entre le pilier omis et ce qu’on est en train de faire. Par exemple, dans le cas où on a oublié l’inclination de la première rak^ah, puis on s’en est rappelé dans l’inclination de la deuxième rak^ah, on reste dans cette inclination en considérant que c’est la première rak^ah et on poursuit la prière.
3/ Si on s’en rappelle alors qu’on a dépassé le pilier correspondant au pilier omis, la rak^ah a été complétée par ce qu’on vient de faire et on ne prend pas en compte ce qui a été fait entre les deux. Par exemple, dans le cas où on a oublié l’inclination de la première rak^ah, puis on s’est rappelé dans la prosternation de la troisième rak^ah qu’on avait oublié l’inclination de la première rak^ah, on reste dans cette prosternation et on poursuit la prière, en considérant que cette rak^ah est la deuxième, car ce qui a été fait après le pilier omis jusqu’au pilier correspondant suivant n’est pas pris en compte. Par conséquent, ce qui a été fait entre l’inclination omise de la première rak^ah et l’inclination de la deuxième rak^ah n’est pas pris en compte.
Ce jugement concerne celui qui n’est pas ma’moum ; le ma’moum accomplit une rak^ah après le salam de son imam.
Remarque importante : le fait de douter dans cette question est considéré comme le fait de se rappeler. De sorte que si on s’incline puis on doute d’avoir récité la Fatihah ou pas, ou bien si on se prosterne puis on doute de s’être incliné et remis debout ou pas, on doit immédiatement se relever en position debout et il n’est pas suffisant de se relever en position d’inclination. Quant à celui qui est encore debout et doute d’avoir récité la Fatihah ou non dans cette même rak^ah, il ne lui est pas un devoir de la réciter immédiatement car il n’a pas encore quitté la position propre à cette récitation.
Remarque pour l’explication des termes de la prière :
(Allahou ‘akbar) : signifie Allah est plus puissant et sait plus que tout autre et non pas qu’Il est plus grand par les dimensions car Allah est exempt des dimensions. Il est valable de l’expliquer par l’expression (kabir) car la parole (Allahou ‘akbar) est synonyme de (Allahou kabir).
(soubhana l-Lah) : signifie que Allah est exempt de toute imperfection et de tout défaut, tels que l’incapacité, la faiblesse, l’ignorance, la peur, le changement, la position assise, l’établissement et ce qui est de cet ordre des caractéristiques des humains.
(soubhana Rabbiya l-‘A^la) : c’est-à-dire Mon Seigneur Qui domine par Sa toute puissance toute la création et Qui est exempt de toute imperfection ; cette expression ne veut pas dire qu’Il est plus élevé en terme de localisation, d’endroit ou d’élévation par la distance.
Les actes et paroles recommandées de la prière
Les choses recommandées de la prière avant de l’entamer sont au nombres de deux : L’appel à la prière (Al-‘adhan) et l’annonce de la prière (Al-‘iqamah). Quant à celles après avoir entamé la prière, pour certaines on accomplit les prosternations d’oubli (soujoudou s-sahw) et elles sont au nombres de deux : le premier tachahhoud et al-qounout dans la prière du Soubh et dans la prière du Witr dans la deuxième quinzaine du mois de Ramadan.
Quant aux choses recommandées pour lesquelles on n’accomplit pas de prosternations d’oubli si on les délaisse, elles sont nombreuses. Parmi cela, il y a :
Lever les mains lors de la formulation du takbir de l’entrée en rituel ainsi que pour l’inclination et pour le redressement de l’inclination.
poser la main droite sur la main gauche, sous la poitrine et au-dessus du nombril
Ecarter entre les pieds d’un empan.
L’invocation du tawajjouh : (wajjahtou wajhiya lil-ladhi fatara s-samawati wa l-‘arda hanifan mousliman wa ma ‘ana mina l-mouchrikin ; ‘inna salati wa nouçouki wa mahyaya wa mamati lil-Lahi rabbi l-^alamin ; la charika lahou wa bidhalika ‘oumirtou wa ‘ana mina l-mouslimin) ce qui signifie : « Je recherche l’agrément de Celui Qui a créé les cieux et la terre, éloigné de toute religion autre que l’Islam, musulman, je ne suis pas au nombre des associateurs. Certes, ma prière, mes actes d’adoration, ma vie et ma mort appartiennent à Allah le Seigneur des mondes. Il n’a pas d’associé. J’ai eu l’ordre d’agir de la sorte et je suis au nombre des musulmans ».
Faire at-ta^awwoudh (rechercher la protection de Allah contre le chaytan maudit) et c’est recommandé dans chaque rak^ah.
Dire (‘amin) à la suite de la récitation de la Fatihah.
La récitation à voix basse dans son contexte et la récitation à voix haute dans son contexte. Quant à la femme, elle baisse la voix en présence d’hommes ‘ajnabiyy et ce comme acte recommandé.
La récitation d’une sourah après la Fatihah. La base de la sounnah est réalisée avec la récitation d’une ‘ayah. Il est préférable de réciter une sourah complète. Cette récitation n’est pas recommandée dans la troisième rak^ah du maghrib ou autre, ni dans la quatrième de la prière à quatre rak^ah.
Dire (Allahou ‘akbar) lors du relèvement et lors de la descente.
Dire avec le commencement du redressement de l’inclination : (sami^a l-Lahou liman hamidah) ce qui signifie : « Allah exauce celui qui Lui fait les louanges » et la parole: (Rabbana laka l-hamd) ce qui signifie : « Notre Seigneur, à Toi la louange » lorsqu’on s’est redressé.
Le tasbih dans l’inclination et dans la prosternation.
Que l’homme décolle ses coudes de ses côtes et éloigne son ventre de ses cuisses. Quant à la femme, elle regroupe son corps.
Faire une petite pause en position assise après la deuxième prosternation dans chaque rak^ah suite à laquelle on se relève de sorte qu’elle ne soit pas suivie d’un tachahhoud.
Al-iftirach dans toutes les positions assises. C’est le fait de s’asseoir sur la cheville du pied droit en posant les extrémités du dessous des orteils du pied gauche en contact du sol.
At-tawarrouk dans la dernière position assise: c’est semblable à l’iftirach dans sa forme sauf qu’on fait dépasser le pied gauche du côté droit et qu’on pose au sol la hanche gauche.
Poser les mains sur les cuisses dans la position assise en dépliant la main gauche et en repliant la main droite sauf l’index : on le relève lorsqu’on dit : (‘il-la l-Lah) dans le tachahhoud pour indiquer la croyance en l’unicité de Allah.
De se tourner vers la droite pour le premier salam et vers la gauche pour le deuxième.
Le deuxième salam.
La prière en assemblée (al-jama^ah)
La prière en assemblée pour les cinq prières est une obligation communautaire (fardou kifayah) pour :
1/ les personnes de sexe masculin et libres ; elle n’est donc pas un devoir pour les femmes car ce qui est requis d’elles, c’est le surcroît de discrétion..
2/ pubères ; elle n’est pas un devoir pour le jeune enfant, mais il est du devoir de son tuteur d’ordonner à l’enfant qui a atteint l’âge de distinction de faire la prière du vendredi et la prière en assemblée.
3/ sains d’esprits ; elle n’est donc pas un devoir pour le fou.
4/ résidents ; elle n’est donc pas un devoir pour le voyageur. Le voyageur est celui qui a eu l’intention de résider dans la ville moins que quatre jours complets, sans compter ses jours d’arrivée et de départ.
5/ qui n’ont pas d’excuse valable pour s’en abstenir ; elle n’est donc pas un devoir pour ceux qui ont une excuse faisant que la prière en assemblée n’est plus obligatoire pour eux. Ces excuses sont nombreuses.
L’obligation est réalisée en accomplissant la prière en assemblée de façon que l’accomplissement du rite ait un signe manifeste. Ainsi, elle est faite dans la petite ville en un lieu unique et dans la grande ville en plusieurs lieux de sorte que celui qui compte y aller puisse l’atteindre sans difficulté apparente. La prière pour laquelle l’assemblée est la plus requise, c’est celle de as–soubh, puis celle de al-^icha‘, puis celle de al-^asr.
Le ma’moum doit avoir fait l’intention d’être dirigé par l’imam, contrairement à l’imam dont la prière est valable même s’il ne fait pas l’intention d’être imam. Exception faite toutefois pour la prière du vendredi, la prière répétée (al-mou^adah) et la prière rassemblée à cause de la pluie, prières pour lesquelles il doit faire l’intention d’être imam.
Il est un devoir pour toute personne qui prie dirigé par un imam :
1/ de ne pas devancer son imam dans l’emplacement et ce, en considérant ses talons lorsqu’il est debout et son postérieur lorsqu’il est assis. S’il le devance, sa prière est annulée.
2/ de ne pas devancer son imam dans la formulation de la takbirah de l’entrée en rituel. Bien plus, la simultanéité dans l’entrée en rituel invalide la prière. Il est donc un devoir pour le ma’moum de reporter toute la formulation du takbir après la formulation du takbir de l’entrée en rituel de l’imam, en raison de sa parole r :
(( إنّما جعل الإمام ليؤتمّ به فإذا كبّر فكبّروا ))
qui signifie : « Certes, l’imam a été placé pour qu’on le suive. Lorsqu’il a formulé le takbir, alors formulez-le à votre tour » [rapporté par Al-Boukhariyy et Abou Dawoud]. Ce qui est recommandé dans les autres actes que l’entrée en rituel, c’est que le ma’moum débute ses actes après l’imam. La manière la plus complète, c’est que le ma’moum retarde le commencement de son acte après l’acte de l’imam tout entier. Ainsi, il n’entame son mouvement qu’après que l’imam soit arrivé à la position en question. Ceci vaut dans le cas où il sait que s’il accomplit le geste, il rejoindra l’imam dans la position visée par le déplacement. Quant à la formulation de la parole (‘amin), ce qui est préférable, c’est la simultanéité avec l’imam.
3/ de ne pas devancer l’imam d’un pilier gestuel, tel que l’inclination ou la prosternation. Cette anticipation est interdite : par exemple faire l’inclination alors que l’imam est debout, puis relever la tête de l’inclination alors que l’imam est encore debout. Mais si le ma’moum précède l’imam d’une partie d’un pilier et non par tout un pilier, par exemple s’il fait l’inclination alors que l’imam est encore debout et s’il l’attend en position d’inclination jusqu’à ce que l’imam fasse l’inclination, ceci est déconseillé.
4/ de ne pas devancer l’imam de deux piliers gestuels. Ceci a lieu si le ma’moum fait l’inclination puis se relève en position debout et entame la descente pour la prosternation alors que l’imam est encore debout, ceci annule la prière.
5/ de ne pas prendre du retard par rapport à l’imam de deux piliers gestuels sans excuse, comme dans le cas où l’imam fait l’inclination et se relève en position debout, puis entame la descente pour la prosternation alors que le ma’moum est encore debout, ceci annule la prière également. De même, s’il prend du retard de plus de trois piliers longs même avec excuse, ceci a lieu par exemple quand l’imam fait l’inclination, se relève en position debout puis fait la première et la deuxième prosternation et commence le tachahhoud ou se relève pour une autre rak^ah alors que le ma’moum est encore debout, ceci aussi annule la prière. Parmi les excuses pour le ma’moum, il y a la lenteur de sa récitation de la Fatihah. Par conséquent, s’il achève cette récitation avant que l’imam se relève de la deuxième prosternation, il fait l’inclination et rattrape l’imam au fur et à mesure.
Toutefois, il n’est pas interdit de précéder l’imam d’un pilier oral et ceci n’annule pas la prière. Exception faite pour le takbir d’entrée en rituel pour lequel précéder l’imam annule la prière ainsi que pour le salam sauf si le ma’moum fait l’intention de la séparation ; dans ce cas, s’il dit le salam avant lui, sa prière n’est pas annulée.
6/ d’être au courant des mouvements de son imam. Ceci a lieu soit en voyant l’imam ou en voyant qui le voit, ou en entendant sa voix ou la voix de celui qui transmet.
7/ il est aussi une condition que la distance entre l’imam et le ma’moum ne dépasse pas trois cents coudées sauf s’ils sont réunis dans une mosquée et que le ma’moum est au courant du déroulement de la prière de l’imam.
8/ qu’il n’y ait pas entre l’imam et le ma’moum d’obstacle empêchant le passage pour parvenir auprès de l’imam ou empêchant de le voir ou de voir ceux qui prient derrière lui, comme par exemple un mur ou une porte fermée ou rabattue.
9/ que le déroulement de la prière de l’imam et celle du ma’moum s’accordent de manière à ce qu’ils soient en concordance pour les actes apparents, même si le nombre de leurs rak^ah ou leurs intentions diffèrent, comme par exemple adh–dhouhr avec al-^asr ou al-maghrib avec al-^icha‘, dans ce cas, la prière du ma’moum est valable. Mais si le déroulement de leurs prières est différent, comme la prière de al-^icha‘ avec la prière funéraire (salatou l-jinazah), la prière du ma’moum n’est pas valable.
10/ que le ma’moum ne se distingue pas de l’imam dans un acte recommandé (sounnah) quand la différence de pratique est trop grande, comme dans le cas où l’imam délaisse le premier tachahhoud et que le ma’moum s’assoit pour l’effectuer. La prière du ma’moum est annulée dans ce cas s’il connaissait le jugement et l’a fait délibérément, même s’il a rattrapé l’imam de près et ce, pour avoir délaissé le fait de suivre l’imam, qui est obligatoire sur lui. En revanche si l’imam effectue le premier tachahhoud et que le ma’moum le délaisse délibérément, sa prière n’est pas annulée car il est passé d’une obligation à une autre obligation.
Il n’est pas valable qu’une personne de sexe masculin, même un garçon, ait pour imam une personne de sexe féminin. De même, il n’est pas valable qu’une personne récitant correctement la Fatihah ait pour imam une personne qui ne la récite pas correctement. Ici, il s’agit de celui qui ne prononce pas correctement certaines lettres de la Fatihah, il prononce par exemple le (sin) : (tha‘) ou le (ra‘) : (lam). Celui qui récite correctement la Fatihah, c’est quelqu’un qui en prononce correctement les lettres.
Il est permis à la personne pubère d’avoir pour imam celui qui est proche de la puberté, bien qu’en priorité, c’est la personne pubère qui est imam. Celui qui est prioritaire pour être imam, c’est celui qui récite le mieux tout en réunissant les conditions de validité de la prière et la piété.
La prière du voyageur
Il est autorisé au voyageur de raccourcir les prières de quatre rak^ah, à savoir adh–dhouhr, al-^asr et al-^icha‘, en faisant deux rak^ah sous certaines conditions, parmi lesquelles :
1/ que le voyage soit long, c’est-à-dire que l’aller dépasse une distance de seize farçakh. Le farçakh est égal à trois mil. Le mil est égal à six mille coudées, selon un avis, trois mille cinq cents coudées selon un deuxième avis et deux mille selon un troisième avis. Si l’on considère que la coudée vaut 46.5 cm, la distance serait d’après le premier avis de 133.92 Km, de 78.12 Km selon le second et de 44.64 Km selon le troisième. Quant au voyage court, il n’est pas permis de raccourcir la prière pour un voyage court ;
2/ que le voyageur ne commette pas de désobéissance par son voyage. Ainsi, le voyage qui est permis est par exemple le voyage pour faire le commerce ou se promener. Mais quelqu’un qui commet une désobéissance par son voyage comme l’épouse qui s’est enfuie de chez son mari, celui qui voyage pour faire le commerce d’alcool ou pour commettre la fornication avec une femme, il ne lui est pas permis de raccourcir ;
3/ cela concerne la prière de quatre rak^ah qu’il accomplit pendant son voyage. Ainsi, on ne raccourcit pas la prière de al-maghrib, ni celle de as–soubh. D’autre part, on ne raccourcit pas la prière manquée avant le voyage pour la rattraper raccourcie pendant le voyage.
Il est permis de raccourcir celle qu’on a manquée pendant le voyage, pour l’effectuer au cours du voyage. Ceci a lieu dans le cas où on a manqué la prière de adh–dhouhr à cause du sommeil en étant voyageur, si on la rattrape pendant le voyage, on la rattrape raccourcie si l’on veut ;
4/ qu’il fasse l’intention de raccourcir lors de l’entrée en rituel, en disant dans son cœur par exemple, lors de la formulation du takbir : « je fais la prière obligatoire de adh–dhouhr, en deux rak^ah » ou « je fais la prière obligatoire de al-^asr en deux rak^ah », ou « je fais la prière obligatoire de al-^icha‘ raccourcie » ;
5/ qu’il ne prenne pas pour imam quelqu’un qui est résident. Ainsi, il n’est pas valable pour le voyageur qui veut raccourcir d’avoir pour imam quelqu’un qui ne raccourcit pas, c’est-à-dire qui fait la prière de quatre rak^ah sans la raccourcir.
Remarques utiles :
* Dans le cas où la destination du voyageur a deux chemins, l’un est long et l’autre court, s’il prend le chemin le plus long pour se rendre permis le raccourcissement de la prière et seulement dans cet objectif, il ne raccourcit pas. Mais s’il avait un autre objectif en empruntant ce chemin, même accompagné de l’objectif de se rendre permis le fait de raccourcir, par exemple la sûreté du chemin, sa facilité, une visite ou la visite d’un malade ou même si l’objectif était seulement de se promener, il peut raccourcir.
* le début du voyage a lieu en franchissant les remparts de la ville si elle en a et les limites de l’agglomération si elle n’en a pas.
* si le voyageur est dans un endroit qu’il pense quitter jour après jour si son affaire se réalise, il peut raccourcir durant dix-huit jours, en dehors de ses jours d’arrivée et de départ, tant qu’il demeure dans cette situation.
* si le voyageur entre dans un lieu et fait l’intention d’y résider quatre jours complets, c’est-à-dire quatre jours complets en dehors de ses jours d’arrivée et de départ, il ne peut y raccourcir la prière.
Il est permis à celui qui fait un long voyage de regrouper adh–dhouhr avec al-^asr dans le temps de l’un des deux, c’est-à-dire en anticipant ou en reculant et al-maghrib avec al-^icha‘ en anticipant ou en reculant.
Si l’on regroupe pendant le temps de la première, il y a trois conditions :
1) accomplir la première avant la seconde. Ainsi, on accomplit par exemple adh–dhouhr en premier puis al-^asr, ou al-maghrib puis al-^icha‘.
2) faire l’intention par son cœur de regrouper et ce, pendant qu’on est dans la première.
3) les faire immédiatement l’une après l’autre. Il n’est pas valable de regrouper en faisant une pause très longue, par rapport à l’usage. Toutefois, une petite pause n’est pas préjudiciable, comme par exemple le temps de faire l’iqamah –l’annonce de la prière– pour la seconde prière ou le temps de faire le tayammoum pour elle.
Il est une condition pour le regroupement, lorsqu’on recule la première prière : de faire l’intention, dans le temps de la première prière, de la reculer jusque dans le temps de la seconde, et ce, de manière à ce qu’il reste de son temps ce qui suffit à la faire ou plus. Il n’est pas une condition de respecter l’ordre des deux prières, ni de les faire l’une immédiatement après l’autre, ni de faire l’intention de regrouper pendant la première prière.
Remarque : Il est permis de regrouper pour celui qui est résident et malade d’une maladie comportant une difficulté manifeste, que ce soit en anticipant ou en reculant, selon ce qui lui est le plus facile. Si le plus facile pour lui, c’est d’anticiper, cela lui est permis et si le plus facile pour lui, c’est de reculer, cela lui est permis.
La prière du vendredi
La prière du vendredi (al-joumou^ah) est constituée de deux rak^ah. C’est une obligation d’ordre personnel (fardou ^ayn) pour tout musulman pubère, sain d’esprit, libre, de sexe masculin, résident, non dispensé par une excuse qui autorise son délaissement, s’il y a quarante résidents établis à vie (moustawtin). Ainsi, la prière du vendredi n’est pas obligatoire pour le mécréant d’origine, d’un devoir requis de lui dans le bas monde. De même, elle n’est pas obligatoire pour le jeune enfant, ni pour le fou, ni pour l’esclave, ni pour la personne de sexe féminin, ni pour le voyageur même si son voyage est d’une distance inférieure à la distance qui permet de raccourcir la prière, ni pour celui qui a une excuse qui permet son délaissement, comme le malade d’une maladie à cause de laquelle il lui est éprouvant de se rendre à l’endroit où a lieu la prière du vendredi.
Elle est également obligatoire pour celui qui a eu l’intention de résider dans la ville où a lieu la prière du vendredi au moins quatre jours complets, c’est-à-dire en dehors de ses jours d’arrivée et de départ ; en effet, il n’a plus dans ce cas le jugement de voyageur.
Conditions de la prière du vendredi :
1/ qu’elle ait lieu dans un endroit faisant partie de la ville, même si c’est dans une construction en bois, en roseaux ou en branches de palmiers. Ainsi, elle est valable dans la limite de la ville : dans une mosquée, dans une maison ou bien à l’extérieur dans l’espace qui s’y trouve. Mais elle n’est pas valable en-dehors des limites de la ville ;
2/ qu’elle soit précédée par deux discours (khoutbah) qui soient entendus par les quarante hommes établis à vie. Il est une condition que chacun d’eux soit musulman, pubère, sain d’esprit, libre, de sexe masculin et résident établi à vie ;
3/ qu’elle soit effectuée en assemblée avec eux, c’est-à-dire avec les quarante résidents établis à vie ;
4/ qu’elle ait lieu dans le temps de adh–dhouhr, de sorte qu’elle n’est valable ni avant ni après ce temps ;
5/ qu’une autre prière du vendredi ne soit pas simultanée avec elle dans la même ville, même si la ville est grande ; c’est-à-dire, si le rassemblement des gens de la ville en un lieu unique ne présente pas une réelle difficulté. Le cas échéant, celle qui a précédé l’autre est valable et pas la suivante. Si l’on ne sait pas laquelle des deux a précédé l’autre, aucune des deux n’est valable. Certains compagnons de Ach-Chafi^iyy ont dit : il n’est pas valable qu’il y ait plus qu’une prière de vendredi, quelle qu’en soit la raison.
Les piliers des deux discours (khoutbah) sont :
1/ la louange à Allah en disant : (al-hamdou li l-Lah) ou (lil-Lahi l-hamd) ou (hamdan lil-Lah) ou ce qui est semblable ;
2/ l’invocation en faveur du Prophète r (as–salatou ^ala n-Nabiyy), en disant par exemple : (Allahoumma salli ^ala Mouhammad). Il est suffisant de dire : (salla l-Lahou ^ala Mouhammad) ;
3/ la recommandation de la piété (at-taqwa) en incitant à l’obéissance et en réprimant la désobéissance ou l’un des deux. Il n’est pas une condition de prononcer le mot (taqwa) (piété) mais il suffit de dire (‘ati^ou l-Lah) ce qui signifie : « obéissez à Allah ».
Il est une condition de faire ces trois piliers dans chacun des deux discours ;
4/ une ‘ayah –un verset– ayant un sens complet dans l’un des deux discours. La meilleure façon, c’est que cela ait lieu dans le premier discours à la fin du discours ;
5/ l’invocation en faveur des croyants dans le deuxième discours, incluant les croyantes. Il est recommandé de citer les croyantes et il n’est pas une condition de généraliser : si l’on cite en particulier ceux qui sont présents ou quarante d’entre eux, cela suffit.
Les conditions de validité des deux discours sont :
1/ la purification des deux hadath, petit et grand, et l’élimination des najaçah non tolérables sur le corps, sur l’emplacement des discours et sur ce que l’on porte sur soi, comme un vêtement ou autre ;
2/ couvrir la zone de pudeur, c’est-à-dire la zone comprise entre le nombril et les genoux ;
3/ la position debout pour celui qui le peut. Si on est incapable de se tenir debout, on donne le discours assis ;
4/ la position assise entre les deux discours au minimum le temps de la quiétude. Mais la façon la plus complète, c’est le temps équivalent à celui de la récitation de sourat Al-‘Ikhlas et il est ici recommandé de la réciter à voix basse ;
5/ faire successivement leurs piliers et faire suivre par la prière à la fin des deux discours ;
6/ que les piliers des deux discours soient en arabe ;
7/ qu’ils aient lieu après que le soleil a quitté sa position du zénith ;
8/ que les quarante hommes établis à vie entendent les piliers des discours ;
9/ faire précéder la prière par les deux discours.
Ce qui est recommandé :
1/ le ghousl pour la prière du vendredi. Le temps de ce ghousl commence avec l’aube. Il est déconseillé de délaisser ce ghousl ;
2/ mettre des habits blancs ;
3/ se parfumer ;
4/ se couper les ongles ;
5/ se rendre tôt à la prière, à pied, dès l’aube ;
6/ être attentif à celui qui donne le discours. La signification de « être attentif » est de se taire tout en l’écoutant. Si on délaisse cela, c’est déconseillé.
Celui qui entre alors que l’imam est en train de donner le discours accomplit deux rak^ah légères puis s’assoit.
La prosternation de la récitation
Il est recommandé pour celui qui récite le Qour’an, pour celui qui l’entend ou celui qui l’écoute de faire la prosternation de la récitation après avoir récité ou entendu une des ‘ayah de prosternation (sajdah) et ce, tant que le temps qui sépare l’instant où il l’entend et celui où il se prosterne ne s’est pas prolongé selon l’usage. Si cet instant s’est prolongé, on ne fait pas la prosternation et on ne la rattrape pas. Si celui qui récite ou qui entend avait eu un petit hadath et fait le woudou‘ rapidement, il peut faire la prosternation, sinon il ne la fait pas.
La prosternation de la récitation requiert les conditions de validité de la prière telles que la purification, couvrir la zone de pudeur, faire face à la qiblah, délaisser la prononciation de la parole qui est de l’ordre du langage des gens ainsi que le commencement de son temps qui coïncide avec l’achèvement de la récitation ou de l’audition de la ‘ayah de prosternation complète.
Si celui qui se prosterne n’était pas en train d’accomplir la prière, il lui est un devoir de formuler le takbir de l’entrée en rituel en faisant l’intention d’accomplir la prosternation. Il est recommandé qu’il lève les mains lors de la formulation du takbir, comme pour l’entrée en rituel de la prière. Il n’est pas recommandé pour celui qui récite assis de se lever pour se prosterner depuis la position debout. Ensuite, il s’abaisse pour la prosternation en formulant un takbir, puis il relève la tête en formulant un takbir, s’assoit, et c’est une condition qu’il passe le salam. Il n’est pas une condition de réciter le tachahhoud. S’il était en train de faire une prière, il est recommandé de faire un takbir pour l’abaissement et pour le relèvement de la prosternation.
Il est recommandé que l’imam la retarde dans la prière à voix basse jusqu’après la fin de la prière, pour ne pas perturber ceux qu’il dirige dans la prière, si le temps qui sépare l’instant où il récite la ‘ayah et celui où il se prosterne est court.
La prosternation du remerciement
La prosternation du remerciement est recommandée lors de l’avènement d’un bien tel que l’arrivée d’un enfant, d’une somme d’argent, le retour d’un absent ou la victoire sur un ennemi et aussi lors de la fin d’une épreuve comme le sauvetage de la noyade ou de l’incendie. Elle n’est pas recommandée pour la poursuite d’un bien ou la poursuite de la délivrance d’une épreuve. Elle a lieu comme la prosternation de la récitation du Qour’an faite en-dehors de la prière, avec les mêmes conditions et de la même manière.
Remarque : Il n’est pas permis de faire une prosternation sans raison aucune, dans l’intention de rechercher l’agrément de Allah ta^ala. De même, il n’est pas permis de se prosterner pour un musulman ou toute autre personne, même si la prosternation est faite dans l’intention de le saluer.
La prière de la Fête de la fin du jeûne (^idou l-fitr) et de la Fête du sacrifice (^idou l-‘ad–ha)
La prière de la Fête (al-^id) est très recommandée. Elle est constituée de deux rak^ah. Son temps dure depuis le lever du soleil, jusqu’à ce qu’il quitte sa position du zénith. Mais le mieux, c’est de la reculer jusqu’à ce que le soleil atteigne la hauteur d’une lance, c’est-à-dire par rapport au niveau du regard.
Il est recommandé de l’accomplir en assemblée. Elle est valable même si la personne l’accomplit seule, en faisant deux rak^ah, telles que les deux rak^ah de la prière recommandée qui accompagne as–soubh. Il est recommandé de formuler sept takbir au début de la première rak^ah, après le takbir de l’entrée en rituel et dans la deuxième rak^ah cinq takbir après la formulation du takbir pour le relèvement en position debout. On dit entre un takbir et un autre : (soubhana l-Lahi wa l-hamdou li l-Lahi wa la ‘ilaha ‘il-la l-Lahou wa l-Lahou ‘akbar).
Il est recommandé de faire deux discours après la prière, en formulant dans le premier neuf takbir et dans le deuxième sept takbir.
Il est recommandé de sortir tôt pour la prière de la Fête, après la prière de as–soubh, sauf pour celui qui donne les discours, qui recule son arrivée jusqu’au temps de la prière. Il est préférable d’aller à pied plutôt que d’y aller sur une monture. Il n’y a pas de mal que celui qui a une excuse s’y rende sur une monture. Il est recommandé de faire le ghousl. Le temps de ce ghousl commence à la moitié de la nuit. Il est recommandé de s’embellir par l’habillement et autres et de se parfumer. Ceci vaut pour les hommes : quant aux femmes, il leur est déconseillé de sortir parfumées et embellies.
Il est recommandé de faire des takbir la veille des deux Fêtes jusqu’à l’entrée en rituel de leur prière de même qu’après les prières obligatoires, depuis le soubh du neuvième jour de Dhou l-Hijjah –le jour de ^Arafah– jusqu’au ^asr du treizième jour de ce mois –le dernier des trois jours de at-tachriq–.
Remarque : La prière surérogatoire est de deux sortes : une catégorie qu’il est recommandé de faire en assemblée, par exemple pour les deux Fêtes, l’éclipse lunaire, l’éclipse solaire, la demande de la pluie ou les tarawih, les plus méritoires étant celles des deux Fêtes. Et il y a une catégorie qu’il n’est pas recommandé d’accomplir en assemblée : ce sont par exemple les prières surérogatoires des cinq prières obligatoires (rawatib) et la prière de ad–douha. Les meilleures prières de cette catégorie sont le witr, puis les deux rak^ah du fajr. La prière du witr est réalisée par un nombre impair de rak^ah pouvant aller jusqu’à onze et au minimum une rak^ah. Le minimum pour accomplir la manière complète, c’est d’effectuer trois rak^ah. Par conséquent, si on accomplit pour le witr trois rak^ah continues ou davantage, et qu’on fait le tachahhoud dans les deux dernières ou seulement dans la dernière rak^ah, cela est suffisant. Il est préférable de la faire en continu avec un seul tachahhoud plutôt que de la faire en continu avec deux tachahhoud. La séparation entre la dernière rak^ah et les précédentes est préférable à la continuité. Son temps commence après avoir accompli al-^icha‘ jusqu’à la deuxième aube.
Le witr lui-même comptera pour un tahajjoud –une prière de nuit accomplie après avoir dormi ou une prière accomplie la nuit si la personne veille toute la nuit– si on le fait après un sommeil. Si on le fait avant, c’est un witr et non un tahajjoud. Il n’est pas recommandé de le faire en assemblée, sauf à la suite des prières de tarawih.
Le minimum de la prière de ad–douha est de deux rak^ah. Le minimum de la manière complète est d’accomplir quatre rak^ah et le maximum est de huit. Il est recommandé de faire le salam après chaque deux rak^ah. Son temps dure à partir du moment où le soleil est élevé à la hauteur d’une lance, jusqu’au zénith.
La prière funéraire (al-jinazah)
Il convient de se rappeler souvent la mort et de s’y préparer en faisant le repentir et en réparant les injustices qu’on a faites envers ceux qui ont été lésés. Ceci est encore plus requis de la part des malades. Tout comme il fait preuve de patience envers la maladie et abandonne les gémissements autant qu’il le peut. Il lui est recommandé de se faire soigner et pour les autres, de lui rendre visite. Il convient à celui qui lui rend visite de lui remonter le moral et de ne pas rester trop longtemps.
C’est une obligation communautaire (fardou kifayah) de préparer le mort : en le lavant, en l’enveloppant dans un linceul, en faisant la prière funéraire pour lui et en l’enterrant.
Ce qui est un devoir pour le lavage, c’est de répandre de l’eau purificatrice une fois sur tout le corps, peau, cheveux et poils, même s’ils sont épais. Le minimum du linceul, c’est ce qui couvre l’ensemble du corps. Mais on fait exception de la tête de celui qui est mort en rituel de pèlerinage ou de ^oumrah, s’il est mort avant le désengagement rituel (tahalloul). Dans ce cas, on ne lui couvre pas la tête mais elle est laissée découverte : il sera ressuscité au jour dernier dans l’état sur lequel il est mort, en état de rituel, en faisant la talbiyah c’est-à-dire en disant : (labbayka l-Lahoumma labbayk). De même, pour la femme morte en état de rituel, on ne lui couvre pas le visage.
La couverture du corps du mort se fait par un tissu qui lui était licite durant sa vie et qui était digne de lui. Ainsi l’homme n’est pas enveloppé dans de la soie. Il est plutôt enveloppé d’un tissu en coton, en lin ou ce qui est semblable. Quant à la femme et à l’enfant, il est permis de leur donner pour linceul un tissu en soie car il leur était permis d’en porter pendant leur vie. Il n’est pas permis d’envelopper un défunt musulman d’un linceul fait d’un tissu qui n’est pas digne de lui, c’est-à-dire qui serait rabaissant pour lui et ferait ressentir du mépris à son égard. Il n’est pas un devoir de lui donner pour linceul un tissu neuf, mais aussi bien ce qui a déjà été porté que ce qui est neuf suffit.
Il est recommandé que le linceul soit constitué pour l’homme de trois tissus et pour la femme d’une chemise, d’un voile, d’un ‘izar –un pagne long– autour des jambes et des pieds et de deux tissus. La chemise, c’est ce qui cache la plus grande partie du corps, l’izar, ce qui est porté pour la partie inférieure du corps et le voile, ce que la femme utilise pour se couvrir la tête. Les deux tissus enfin sont en plus des trois choses que l’on vient de citer.
La meilleure chose pour le linceul est qu’il soit blanc et en coton. L’enveloppement dans trois tissus est un devoir envers celui qui est enveloppé à partir de son bien et qui n’a pas de dette qui dépasse ses biens, comme par exemple s’il laisse un héritage qui dépasse le montant de ses dettes ou s’il n’a pas de dette du tout, même s’il n’a pas d’autre bien que ces trois tissus.
Le minimum de la prière funéraire par lequel l’obligation est accomplie est le suivant : on fait l’intention de faire la prière pour le mort lors du takbir ; c’est-à-dire que l’on dit : (Allahou ‘akbar) et on fait l’intention dans le cœur en disant : « j’accomplis la prière funéraire pour ce mort », s’il est présent. Il est une condition de désigner dans le cœur l’intention de la prière funéraire, ceci est une obligation. Il ne suffit pas de faire l’intention de faire une prière dans l’absolu, sans préciser que c’est une prière funéraire. Ensuite, on récite la Fatihah, puis on dit : (Allahou ‘akbar, Allahoumma salli ^ala Mouhammad) ce qui signifie : « Allah est plus puissant et sait plus que tout autre ; ô Allah élève davantage le degré de Mouhammad », puis on dit : (Allahou ‘akbar, Allahoumma ghfir lahou wa rhamhou), puis on dit : (Allahou ‘akbar) et on fait le salam.
Mais il est recommandé après le deuxième takbir de réciter as–salatou l-‘ibrahimiyyah en entier : (Allahoumma salli ^ala Mouhammad wa ^ala ‘ali Mouhammad kama sallayta ^ala ‘Ibrahim, wa ^ala ‘ali ‘Ibrahim, ‘innaka Hamidoun Majid. Allahoumma barik ^ala Mouhammad wa ^ala ‘ali Mouhammad kama barakta ^ala ‘Ibrahim, wa ^ala ‘ali ‘Ibrahim, ‘innaka Hamidoun Majid). Il est recommandé après le troisième takbir de dire cette invocation : (Allahoumma hadha ^abdouka wa bnou ^abdayka, kharaja min rawhi d-dounya wa sa^atiha wa mahboubouhou wa ‘ahibba‘ouhou fiha ‘ila dhoulmati l-qabri wa ma houwa laqih. Kana yach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘il-la ‘anta wahdaka la charika lak, wa ‘anna Mouhammadan ^abdouka wa raçoulouk, wa ‘anta ‘a^lamou bihi minna. Allahoumma ‘innahou nazala bika wa ‘anta khayrou manzoulin bih, wa ‘asbaha faqiran ‘ila rahmatika wa ‘anta ghaniyyoun ^an ^adhabih, wa qad ji’naka raghibina ‘ilayka choufa^a‘a lah, Allahoumma ‘in kana mouhsinan fazid fi ‘ihçanihi wa ‘in kana mouçi‘an fatajawaz ^anhou, wa laqqihi birahmatika ridak, wa qihi fitnata l-qabri wa ^adhabihi wa fsah lahou fi qabrihi wa jafi l-‘arda ^an janbayh, wa laqqihi bi rahmatika l-‘amna min ^adhabika hatta tab^athahou ‘aminan ‘ila jannatika bi rahmatika ya ‘arhama r-rahimin) ce qui signifie : « Ô Allah c’est là Ton esclave et le fils de Tes deux esclaves. Il a quitté le repos de cette vie et son bien-être, alors que ce qu’il a aimé et ceux qu’il a aimé y sont encore, pour rejoindre l’obscurité de la tombe et ce qui l’attend. Il témoignait qu’il n’est de dieu que Toi, Toi seul Tu n’as pas d’associé et que Mouhammad est Ton esclave et Ton messager et Tu sais ce qu’il en est de lui mieux que nous. Ô Allah il est devenu Ton hôte et Tu es le meilleur de qui on est l’hôte. Il s’est retrouvé dans le besoin de Ta miséricorde et Tu n’as pas besoin de son châtiment. Nous sommes venus T’implorer, en Te suppliant, en intercédant en sa faveur. Ô Allah, s’il était bienfaiteur, accorde-lui encore plus de bienfait et s’il était malfaisant, accorde-lui Ta clémence et accorde-lui par Ta miséricorde Ton agrément, préserve-le des troubles de la tombe et de son supplice, élargis pour lui l’espace de sa tombe, écarte la terre de ses côtés et accorde-lui par Ta miséricorde le salut de Ton châtiment jusqu’à ce que Tu le ressuscites en paix pour Ton paradis, par Ta miséricorde, ô Toi Qui est Le plus miséricordieux des miséricordieux ».
Le minimum de l’enterrement, c’est un fosse qui cache son odeur, de sorte qu’elle n’apparaisse plus après l’avoir enseveli et qui le protège des animaux sauvages, de sorte qu’ils ne le déterrent pas et ne le dévorent pas. S’il n’y a pas d’autre moyen de le garder de ces choses que d’avoir recours à la construction ou au cercueil, ceci devient alors un devoir.
La façon la plus complète d’effectuer l’enterrement est la suivante : que la fosse soit suffisamment large pour celui qui y descend le mort ainsi que son aide et qu’il soit de la profondeur de quelqu’un de taille moyenne levant le bras, c’est-à-dire de quatre coudées et demi de profondeur, même si le mort est un enfant. Il est recommandé de mettre le défunt dans une niche latérale si la terre est compacte et de creuser une tranchée au fond de la tombe si la terre est meuble. Il est interdit d’enterrer dans des caveaux.
Avertissement : Parmi les positions rabaissantes pour le mort et qui ne sont pas permises, c’est de le renverser sur sa face lors du lavage. Ceci est interdit. De même, il y a le fait de le porter sur les épaules, sans civière ou autre. Mais il est permis de porter le petit enfant à la main pour aller l’enterrer.
Wa soubhana l-Lahi
wa l-hamdou li l-Lahi Rabbi l-^alamin.
Allah est exempt de toute imperfection
la louange est à Allah le Seigneur
des mondes
comment calculer sa zakaat sur l’argent ?
Règle de calcul de la zakat sur l’argent
v Rappel
Dans le Qour’an la zakat est uniquement sur l’or et l’argent métal, frappé en pièce ou pas.
- Selon les écoles de l’iman Malik, Ach Chafi^iyy et Ahmad Ibnou Hanbal :
La zakat est à verser sur l’or et l’argent métal purs uniquement.
- Selon Abou Hanifah :
La monnaie fiduciaire qui a libre cours est sujette à la zakat. Si la personne a un compte bancaire (licite selon Abou Hanifah), elle doit suivre son avis pour la zakat.
v Pour la zakat sur l’or et l’argent métal
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ARGENT |
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Seuil à partir duquel la zakat est due |
20 dinars |
200 dirhams |
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Equivalent en poids |
84,875 g |
594,125 g |
La quantité à verser est : x = = 2,5 %
v Pour la zakat sur l’argent, monnaie fiduciaire (selon Abou Hanifah)
Il y a deux dimensions à prendre en considération :
1- le seuil : al nisab c’est-à-dire le montant à partir duquel on doit payer la zakat
2- le temps : al hawl ou une année lunaire qui est-à-dire la durée à partir de laquelle on doit verser la zakat
Information importante : les données chiffrées qui vont suivre sont des approximations ou hypothèses par besoin de simplification. Charge à la personne qui doit calculer la zakat de prendre les cours réels de l’or et de l’argent à la période souhaitée.
Si on prend l’hypothèse que :
- 1 Kg d’or vaut 35 000 euros
- 1 Kg d’argent vaut 2 000 euros
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OR |
ARGENT |
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Nisab |
Environs 3 000 euros (35 000 x 0,084875) |
Environs 1 200 euros (2 000 x 0,594125)
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Hawl
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Une année lunaire complète à partir du moment où l’on atteint le seuil |
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Qimah (la quantité à verser)
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2,5 % |
2,5 % |
Lequel des seuils faut-il utiliser ?
ð Celui qui est le plus profitable pour les pauvres.
Le plus bas des deux seuils ici est celui de l’argent, donc c’est celui que l’on prend en considération car c’est celui qui arrange le plus ceux qui sont censés recevoir la zakat.
Selon Abou Hanifah il y a une règle de calcul :
Paramètres :
M : montant sujet à la zakat
Seuil : seuil de l’argent métal
M’ : montant qui dépasse le seuil
Z1 : zakat qui est due sur le montant du seuil
Z2 : zakat qui est due sur ce qui dépasse le seuil
E (x) : partie entière
M > seuil
M = seuil + M’
Application
On prend pour hypothèse que le montant sur lequel la personne souhaite calculer la zakat à verser est 2 140 euros.
2 140 > 1 200
2 140 = 1 200 + 940
Z1 : Zakat (seuil) = 2,5% x seuil
Z2 : Zakat (M’) = 2,5% x (
Zakat M = Z1 + Z2
Zakat (1 200) = 2,5% x 1 200 = 30 euros
ð Sur 1 200 euros on verse 30 euros
du seuil = 1 200 x = 240
On cherche à savoir pour le montant qui dépasse le seuil, à combien de cinquième du seuil il correspond ?
On obtient = 3 et il reste 220
Donc 940 = 3 x 240 + 220 littéralement on a nombre entier x + reste
Abou Hanifah dit que sur ce qui dépasse le seuil (M’) la personne paie la zakat sur ce qui est un multiple du cinquième (ici 3 x 240 soit sur 720 euros), et sur ce qui est au-dessus (220 euros) il n’y a rien à verser.
Ainsi dans notre exemple, la zakat à payer est :
1 200 x 2,5% + 720 x 2,5%
= 1 920 x 2,5% = 48 euros
Si la personne veut verser la zakat sur la totalité du montant, elle multiplie le tout par 2,5% (2 140 x 2,5% = 53,5 euros), elle met l’intention de payer la zakat et elle met l’intention de donner ce qui dépasse en aumône.