Chaykhaboulaliyah's Blog


Dieu est le Créateur de toute chose

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur septembre 27, 2012

La louange est à Allah le seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Nous demandons à Allah de nous préserver de l’état des gens de l’enfer, nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Notre Chaykh que Allah lui fasse miséricorde a dit : Allah seul est celui qui crée. Seul Allah est le créateur. Il n’y a pas d’autre créateur que Allah. Allah seul est celui qui créé. Qu’est ce que ca veut dire ? C’est à dire que Lui seul fait entrer en existence. Seul Allah fait entrer en existence c’est-à-dire quelque chose qui n’existait pas, puis elle a existé. Qui la fait exister ? C’est Allah ! Seul Allah fait exister ce qui n’existait pas puis qui a existé, c’est Allah qui l’a fait exister, Il n’y a pas d’autre que Allah qui fait exister. Personne n’est associé à Allah en cela. Ni les êtres doté d’âme, les êtres vivants doté d’âme comme les humains, les jinns les anges et les animaux. Voilà les êtres qui ont des âmes ce sont les humains, les jinns, les anges et les animaux, ce sont cela les êtres vivants, il n’y a pas de martiens ou d’extraterrestre. Ceux qui ont des âmes ce sont les être humains, les humains sont sur cette terre. Les jinns ils sont sur cette terre et d’autres terres.

Il y a sept terres, en dessous de cette terre là sur laquelle nous sommes, il y a un espace, et en dessous de cet espace il y a une deuxième terre. Et en dessous de la deuxième terre il y a un espace, puis une troisième terre et ainsi de suite. En tout il y a sept terres. Et les anges eux aussi ont des âmes. Les anges sont les habitants des cieux. Ils sont dans les cieux mais aussi ils descendent sur terre puis ils remontent. Leurs lieux c’est les cieux. Et il y a les animaux qui ont des âmes.  Les êtres qui sont dotés d’âme ne créent rien du tout. Il n’y a pas d’autre créateur que Allah. Ni les êtres inanimés, les objets, eux aussi ne créent pas. Les objets sont ceux qui n’ont pas d’âmes. Dans les objets, ici, on inclut les plantes. Les plantes ce sont des êtres qui n’ont pas d’âme. Les plantes n’ont pas d’âme, la vie des plantes c’est leur croissance. Mais les plantes n’ont pas d’âme. Les plantes également et les objets en général, tous ceux qui ne sont pas dotés d’âme ne créent rien du tout. Ils ne créent rien du tout c’est-à-dire ils ne font pas sortir les choses du néant à l’existence. Ils ne font pas surgir du néant à l’existence, ils ne font pas entrer en existence. Pas même les causes habituelles. Qu’est ce que ca veut dire les causes habituelles ? Un exemple de cause habituelle : une cause habituelle de la brûlure c’est le feu. Le feu est une cause habituelle pour la brûlure. Ce n’est pas le feu qui crée la brûlure. Donc les causes habituelles ne créent rien du tout. Quand nous disons « La ‘ilaha ‘illa l-Lah » ce qu’on vient de dire est implicite dans la parole « La ‘ilaha ‘illa l-Lah » Là implicitement c’est comme si nous avions dit « La khaliqa illa l-Lah » il n’y a pas d’autre créateur que Allah. Les savants ont dit que c’est une explication de « La ‘ilaha ‘illa l-Lah » Il n’y a pas d’autre créateur que Allah. C’est-à-dire que nul autre que Allah ne fait entrer quoi que ce soit en existence. Seul Allah fait entrer en existence. Autre que Allah ne fais rien entrer en existence, ni les êtres dotés d’âme, ni les objets inanimés, ni les causes habituelles. Nul autre que Allah ne fait entrer en existence, seul Allah fait entrer en existence. Personne n’est associé à Allah dans la création de quoi que ce soit. Ni les choses utiles (quelque chose qui profite à la personne), ni les choses nuisibles (ce qui nuit à la personne). Si quelqu’un il lui arrive un bien, quelque chose qui lui profité, ou un mal, quelque chose qui lui a nuit, c’est Allah qui en est le créateur. Il n’y a pas autre que Allah qui crée quoi que ce soit, le bien et le mal. Les substances et les caractéristiques des substances c’est Allah qui en est le créateur. Quelque soit la substance, c’est Allah qui la crée, quelque soit la caractéristique de la substance, comme le mouvement, l’immobilité, la chaleur, la froideur, la couleur, l’odeur. Toutes ces caractéristiques c’est Allah qui les crée. Ce n’est pas la substance qui crée ses caractéristiques. C’est Allah qui crée les caractéristiques des substances et c’est Allah qui crée les substances.

Les preuves du Qour’an sont la parole de Allah (parole en arabe dans le Qour’an) (Hal min khaliqin ghayrou l-Lah) Ce qui signifie « il n’y pas de créateur autre que Allah ». Une deuxième preuve, une autre ‘Ayah du Qour’an Allah dit (parole en arabe dans le Qour’an) «Wa khalaqa koulla chay’ »  ce qui signifie « Et Il crée toute chose ». Et la parole de Allah (parole en arabe dans le Qour’an) (Qouli  l-Lahou khaliqou koulli chay’) qui signifie « Dis, Allah est le créateur de toute chose, et Il est Celui qui est unique et Celui qui domine toute chose » « Dis Allah est celui qui crée toute chose, et Il est Celui qui est unique et Celui qui domine toute chose ». Et Il y a également la parole du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qui signifie « Certes Allah est le créateur de tout ceux qui agissent, et Il est le créateur de leurs actes » Il est le créateur de ceux qui œuvrent et les actes également. Il est le créateur de ceux qui agissent et Il est le créateur de leurs actes, des actes de ceux qui agissent.

 

Dans ce hadith on comprend que Allah est le créateur des personnes et le créateur des actes des créatures. Il est le créateur des gens et le créateur de leurs actes.

 

Donc le chaykh que Allah lui fasse miséricorde a dit « Nous avons appris à partir de là, de ce qui vient d’être dit des ‘Ayah, des hadith que ce ne sont pas les causes habituelles qui sont créatrices de quoi que ce soit de leurs effets. Ce ne sont pas les causes habituelles qui sont créatrices de quoi que ce soit de leurs effets mais c’est bien Allah qui est le créateur des causes et des effets. Allah est le créateur des causes et des effets. Un exemple de causes habituelles : le feu. Un exemple d’effet du feu : la brûlure. Donc le feu est une cause habituelle de la brûlure. Mais ce n’est pas le feu qui est le créateur de la brûlure. C’est Allah qui est le créateur de la brûlure. La cause habituelle qui est le feu a pour effet habituel la brûlure. Mais qui est le créateur de la brûlure ? C’est Allah !

La température qui descend en dessous de zéro, c’est un effet habituel pour quoi sur l’eau ? Elle se transforme en glace habituellement. Donc la descente de la température est une cause habituelle pour la transformation de l’eau en glace. Mais ce n’est pas la descente de la température qui est créatrice de la transformation de l’eau en glace. Allah est le créateur de la cause et Il est le créateur de l’effet. Quand quelqu’un tombe malade, il prend un médicament. Habituellement le médicament est une cause pour sa guérison. Donc la cause habituelle c’est la prise du médicament, l’effet habituel c’est la guérison. Mais qui est le créateur du médicament ? Qui est le créateur de la guérison ? C’est Allah. Donc la cause n’est pas créatrice de son effet. C’est Allah qui est le créateur de la cause et Il est le créateur de l’effet. La cause n’est pas créatrice de l’effet. La cause existe habituellement après une cause il y a un effet mais ce n’est pas la cause qui crée l’effet. La cause habituellement est suivie par un effet mais ce n’est pas la cause qui crée l’effet, c’est Allah qui crée la cause et qui crée l’effet. D’ailleurs on le voit bien, parfois suite à une cause, on ne trouve pas l’effet habituel. Ce n’est pas à tous les coups que suite à cette cause là on a l’effet. Il arrive que l’on n’obtienne pas l’effet attendu, qui arrive habituellement suite à cette cause.

 

Il n’y a pas de lien obligatoire selon la raison entre la cause et l’effet, mais le lien qu’il y a c’est une habitude. C’est une habitude que Dieu a instauré. Dieu a fait qu’habituellement suite à cette cause, il y a cet effet, mais ce n’est pas obligatoire selon la raison que suite à cette cause il y ait cet effet.

 

Donc il s’agit de faire la distinction par le raisonnement entre ce qui est habituel et ce qui est obligatoire selon la raison. Il n’y a pas de lien obligatoire selon la raison entre la cause et l’effet. Mais c’est une habitude, Dieu a fait que suite à telle chose habituellement il y a cette autre chose, c’est Dieu qui a fait que cela soit ainsi. Mais du point de vue de la raison, il n’y a pas d’obligation. Selon la raison il n’y a rien d’obligatoire que si je mets ma main dans le feu ma main brûle. Habituellement c’est le cas, je ne vais pas le faire parce qu’habituellement c’est le cas. Mais c’est possible selon la raison que cela n’ai pas lieu. Pourquoi ? Parce que le feu n’est pas créateur, le feu n’a pas de volonté. C’est Dieu qui a fait que suite à l’exposition du feu, il y ait habituellement brûlure, mais si Dieu veut qu’il n’y ait pas brûlure, il n’y aura pas brulure. C’est par la volonté de Dieu qu’il y a cette conséquence, cet effet habituel. Mais si Dieu voulait qu’il n’y ait pas cette conséquence alors cette conséquence elle n’aurait pas lieu. Donc il faut bien faire la distinction entre l’implication obligatoire selon la raison et l’implication qui est suite à une habitude c’est habituellement, c’est ainsi.  Donc le fait qu’habituellement suite à cette cause il y ait cet effet, ça c’est une habitude que Dieu a instauré mais ce n’est pas une obligation selon la raison.

 

C’est Allah qui crée l’effet lors de l’occurrence de la cause. C’est Allah qui crée l’effet lorsque la cause existe. Ce n’est pas la cause qui est créatrice, C’est Dieu qui crée la cause et qui crée l’effet habituel suite à cette cause.

 

C’est-à-dire que c’est Dieu qui crée l’effet lorsque la cause existe. Tous deux, la cause et l’effet, n’entrent en existence que parce que Allah les fait entrer en existence. Parce que tous deux ont un début et celui qui a un début il est crée, il n’est pas créateur. Celui qui crée les choses Il n’a pas de début à son existence. C’est Dieu, uniquement Dieu. Lui seul fait entrer les choses en existence.

 

Il y a deux exemples qui sont mentionnés dans le Qour’an. Le premier c’est notre maitre ‘Ibrahim ^alayhi s-salam, quand son peuple l’ont projeté dans le feu, ils ont attisés un feu tellement intense qu’ils ne pouvaient même pas s’en rapprocher. Qu’est ce qu’ils ont fait ? Ils ont utilisés une catapulte pour l’y projeter. Quand notre maitre ‘Ibrahim est arrivé dans le feu, Dieu a fait que le feu ne brûle pas. Parce que c’est Dieu qui est le créateur du feu, Il est le créateur de l’effet habituel du feu qui est la brûlure. Dieu n’a pas voulu que le feu brûle.

Un autre exemple qui lui aussi est mentionné dans le Qour’an : Lorsque Allah a demandé à notre maitre Ibrahim d’égorger son fils, qui selon la majorité des savants était Isma^il, mais certains ont dit que c’est Is-haq. Donc quand Il lui a ordonné d’égorger son fils, et qu’il a utilisé le couteau pour trancher le cou, le couteau n’a pas coupé. Donc là encore c’est une preuve que ce n’est pas le couteau qui crée la coupure. La coupure c’est l’effet habituel de l’usage d’un couteau, mais si Dieu veut que le couteau ne coupe pas, il ne coupe pas. Parce que le couteau et la coupure, le feu et la brûlure ce sont des créatures de Dieu. Dieu s’Il veut Il fait que cela entre en existence et s’Il veut il fait que cela n’entre pas en existence.

 

Beaucoup de gens leur raisonnement n’est pas parfait, beaucoup de gens leur raisonnement s’arrête au fait que suite à une cause, il y a la conséquence. Ils pensent que c’est la cause qui est créatrice de l’effet. Beaucoup de gens arrêtent leur raisonnement à ce niveau, Or la réalité est autre que cela. La réalité est que ce ne sont pas les causes qui sont créatrices des effets, puisque la réalité dans beaucoup de situation on trouve les causes habituels mais on ne trouve pas l’effet qui vient suite à cette cause d’habitude, on le voit.

 

Le chaykh que Allah lui fasse miséricorde a dit : Si Dieu a voulu de toute éternité et a su de toute éternité, donc c’est selon la volonté et la science de Dieu, l’existence de cet effet suite à cette cause, alors cela aura lieu impérativement, immanquablement. Si Dieu a su et voulu de toute éternité que cet effet entre en existence, suite à cette cause, cela aura lieu immanquablement, parce qu’il n’y a pas de manquement à la volonté de Dieu. Ce que Dieu veut se réalise sans aucun manquement. Donc si Dieu a voulu et su de toute éternité suite à cette cause il y ait cet effet, alors l’effet aura lieu sans manquement. Pourquoi ? Parce que Dieu a voulu cela et Il a su cela. Parce que Dieu a voulu et su que suite à cette cause, il y aura cet effet. Mais si Dieu a su que cela ne va pas avoir lieu et si Dieu a voulu que cela n’ait pas lieu. Si Dieu a su et voulu que cet effet n’existe pas, n’entre pas en existence, Il a su et voulu que la cause existe mais il a su et voulu que l’effet habituel n’entre pas en existence alors cet effet n’existera pas. 

 

Le chaykh que Allah lui fasse miséricorde a dit : Nous avons reçu l’autorisation de transmettre un hadith qui est une preuve de ce que nous venons de dire, c’est-à-dire que ceux qui lui ont rapportés le hadith avec leur chaine de transmission qui remonte jusqu’au prophète. Ils lui ont dit : « Maintenant tu peux le transmettre à ton tour » Ce n’est pas n’ importe comment que les informations circulent, il ne faut pas se laisser méprendre par la situation dramatique dans la transmission de l’information de nos jours. Certains même pour tourner en dérision les musulmans ou les arabes, ils disent « téléphone arabe » ne rentrez pas dans ce jeu là. Les arabes et les musulmans sont beaucoup plus sérieux dans la transmission de l’information que ce qu’ils disent à notre sujet. Un hadith du prophète surtout, quand quelqu’un reçoit un hadith, il y a des règles pour y retenir les paroles, pour transmettre, une autorisation pour pouvoir retransmettre à nouveau, il y a toute une science des gens qui sont spécialistes en cela et qui ont des niveaux de fiabilité, que ce hadith est authentique, celui là il n’est pas sûr, celui là il est d’une faible chaine de transmission. C’est toute une science, il y a beaucoup de règles.

Donc notre chaykh que Allah lui fasse miséricorde a dit : Nous avons reçu l’autorisation de transmettre un hadith qui est une preuve à ce sujet à partir du sahih de Ibnou Hibban que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Allah est le créateur des maladies et il est le créateur des remèdes. Si la personne utilise le bon remède, c’est-à-dire le remède qui correspond à sa maladie, alors il guérira par la volonté de Dieu. » Le prophète n’a pas dit il guérira POINT, il a dit il guérira par la volonté de Dieu, c’est-à-dire que le remède c’est celui qui correspond à la maladie, mais si Dieu veut qu’il guérisse, il guérira. Si Dieu ne veut pas qu’il guérisse, même s’il a utilisé le bon remède, il ne guérira pas. ça veut dire quoi ? ça veut dire que ce n’est pas la cause qui est créatrice de l’effet. La conséquence ou l’effet habituel de l’usage de ce remède pour cette maladie c’est quoi ? C’est la guérison. Mais si Dieu veut que cette conséquence habituelle n’entre pas en existence, elle n’aura pas lieu. C’est pour cela que le prophète à dit à la fin « par la volonté de Dieu » Allah a crée la maladie, il a crée le remède, si on utilise le bon remède qui correspond à cette maladie là, la personne guérira par la volonté de Dieu. » Donc cette dernière précision de la part du prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam en disant « par la volonté de Dieu » C’est une preuve que ce ne sont pas les causes, que ce soient les remèdes ou autre, ces causes n’entrainent pas obligatoirement selon la raison, ces causes n’entrainent pas par elles même les effets.

Elles n’entrainent pas par leurs natures l’effet escompté. Ce n’est pas par leur nature, ce n’est pas par leurs êtres même que l’effet habituel entre en existence mais c’est par la volonté de Dieu. Ce n’est pas la cause qui par sa nature entraîne l’existence de l’effet. La cause entraîne l’effet par l’habitude que Dieu a instauré et si Dieu veut que cette nature ne soit pas respectée, elle ne sera pas respectée. Donc ca dépend en fin de compte de la volonté de Dieu. Ca ne dépend pas de la nature de la cause. Toute chose, tout ce qui entre en existence dépend de la volonté de Dieu. Et la réalité, ce que nous observons en est témoin.

 

 

On voit de nombreuses personnes qui utilisent un même médicament, un même remède, leurs maladies est la même, certains guérissent et d’autres pas. Il se peut même qu’ils soient deux jumeaux, ils ont la même maladie, ils utilisent le même médicament, l’un guérit et l’autre il ne guérit pas.

 

Si c’était le médicament qui était le créateur de la guérison, si c’était le médicament qui créait la guérison alors toute personne qui utiliserait ce médicament guérirait nécessairement. Il n’y aurait pas eut guérison pour certains et non guérison pour d’autre. Il y aurait eut guérison pour tout le monde si c’était le médicament qui créait. Or ce n’est pas le cas. Le médicament est une cause si Dieu veut que suite à cette cause il y ait cet effet, cet effet aura lieu. Si Dieu veut que l’effet n’ait pas lieu, il n’aura pas lieu.

 

C’est pour cela que le prophète ^alayhi ssalatou wa sallam que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré a dit ce qui signifie « si on utilise le bon remède qui correspond à cette maladie là, alors la personne guérira par la volonté de Dieu. » Il n’a pas dit guérira et s’est arrêté. Il a ajouté « par la volonté de Dieu ».

C’est ainsi que nous savons que les médicaments, l’existence des médicaments est par la prédestination de Allah. C’est Allah qui a prédestiné et qui a voulu et qui a su l’existence des médicaments. Et que la guérison également est par la prédestination de Dieu. C’est-à-dire que la guérison, c’est Dieu qui l’a voulu et c’est Dieu qui a su son existence. Donc ce ne sont pas les médicaments qui sont créateurs des guérisons. Ce ne sont pas les remèdes qui créent les guérisons. De sorte que suite à  tel remède immanquablement en est la guérison.

Il en est de même pour les autres causes habituelles. Donc si quelqu’un il a une cause, ce n’est pas suite à cette cause habituel que immanquablement on a l’effet comme le feu, ce n’est pas immanquablement suite au feu qu’il y ait brûlure. Mais c’est par la volonté de Dieu. Si Dieu veut que suite au feu il y ait brûlure, il y aura brûlure.

 

Donc si suite à une exposition à un feu, il n’y a pas eut de brûlure, nous avons su que ce qui empêche que la brûlure ne se produise suite à l’exposition au feu c’est que Allah a su de toute éternité et a voulu de toute éternité qu’il n’y ait pas de brûlure. Si suite à l’exposition au feu il n’y a pas eut de brûlure qu’est ce que nous déduisons ? Nous déduisons que Dieu a su et a voulu de toute éternité qu’il n’y ait pas de brûlure suite à l’exposition au feu.

 

Allah Tabaraka wa ta^ala a crée des créatures diverses et variées. Les êtres dotés d’âmes sont divers et variés. Rien que si on regarde uniquement l’espèce humaine on voit comment les gens sont différents les uns les autres. Dieu a crée une multitude de variété. Donc rien que les êtres dotés d’âme ils sont divers et variés. Il a crée en certains des choses qu’Il n’a pas crée en d’autres.

 

Il y a un animal qui s’appelle «As-samandal» le plus proche c’est une des variétés de la salamandre, mais c’est une variété qui est très très rare. Cet animal il est connu que le feu ne le brûle pas. Il rentre dans le feu et le feu ne lui fait rien du tout, au contraire, il est dans son environnement, dans son milieu. Cette espace là est rare, on ne la trouve pas beaucoup.

 

Ibnou Khillikan dans son livre qu’il l’appelle At-Tarikh d’après le spécialiste de la langue qui est réputé ^Abdou l-Mouttalib al-Baghdadiyy il a dit : « si le feu créait la brûlure par sa nature alors il aurait brûlé la salamandre quand il est exposé au feu, il aurait brûlé tout comme brûle d’autres êtres dotés d’âme quand ils sont mis dans le feu, donc ce n’est pas le feu qui par sa nature crée la brûlure.

 

Un poète à dit des vers de poésie, on va voir qu’elle est la suite par rapport à ce que nous venons de dire. Il a dit que ce que le tissage de Dawoud n’a pas été utile la nuit de la grotte, on va comprendre, le tissage de Dawoud n’a pas été utile la nuit de la grotte mais la fierté est revenue à l’araignée. De quoi il parle ici ? Vous savez que lorsque notre prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a fait son émigration avec notre maitre Abou Bakr AsSidiqq, il est parti de la Mecque à Médine. Et il est entré dans une grotte parce que les mécréants de Qouraych étaient à leur poursuite. Quand ils sont entrés dans la grotte, Allah a envoyé une araignée qui a tissé sa toile à l’entrée de la grotte. Les mécréants de Qouraych quand ils sont arrivés quand ils allaient entrer dans la grotte à la recherche du prophète et de son compagnons, ils se sont dit « mais comment se pourraient-ils qu’ils soient à l’intérieur alors qu’il y a une araignée qui a tissé sa toile. Ce n’est pas possible qu’ils fussent ici. Donc Dieu a fait que ce soit une araignée avec sa toile qui est quelque chose de très fin, n’importe qui même un enfant qui passe, il va couper cette toile. Donc c’est grâce à cette toile d’araignée qu’il y a eut la protection et ce n’est pas le tissage de Dawoud. Alors c’est quoi le tissage de Dawoud ? Dawoud est un prophète. Dawoud ^alayhi s-salam parmi ses miracles Allah a fait que le fer soit malléable entre ses mains. Tout comme l’un d’entre nous utilise une pate du pain et il lui donne la forme qu’il veut, lui Allah lui a donné le fait que le fer devienne malléable entre ses mains comme il le souhaite. Donc ce qui était la cause pour la protection du prophète salla l-Lahou ^alayhi  wa sallam, ce n’était pas le fer qui est désigné ici par, dans un sens qui est figuré, le tissage de Dawoud, même si on sait ici que le fer on ne le tisse pas habituellement mais c’est pour dire que ce n’est pas le métal qui a servit pour protéger le prophète mais c’était la toile d’araignée. Toujours là encore regardez la cause et l’effet habituel, donc habituellement la cause qu’on utilise pour se protéger c’est du fer ou du métal du moins mais pas quelque chose qui est facile à couper comme une toile d’araignée. Donc c’est pour cela que le poète a dit « Ce n’était pas le tissage de Dawoud qui a été utile lors de la nuit de la grotte mais le mérite est revenu à l’araignée. Alors que l’araignée est une créature qui est faible. D’ailleurs ici entre parenthèse ca ne veut pas dire qu’il nous est interdit de tuer les araignées, on tue les araignées parce que les araignées ont des poisons, si elle pique c’est nuisible. C’est un animal qui est nuisible. On ne dit pas parce qu’elle a protégé le prophète alors   on ne la tue pas. Non ! Ca n’a rien à voir ici. Donc c’est un animal qui est nuisible, on peut le tuer. On peut la tuer l’araignée.

 

Donc le poète a dit « et le fait que la salamandre – cet animal qui lorsqu’elle entre dans le feu, le feu ne le brûle- résiste au feu fait qu’il a un mérite sur al-yaqout. Al-yaqout c’est une sorte de pierre précieuse, c’est le rubis. Vous savez que si on le met dans le feu, qu’est ce qui lui arrive ? Le rubis perd toute sa structure et il fond. Ca veut dire que cet animal, la salamandre a un mérite sur cette pierre précieuse, quelque chose que la pierre précieuse n’a pas. Donc tout cela ca nous conforte et ca nous prouve que ce ne sont pas les causes qui créent les effets habituels.

 

Donc, en résumé de tout ce que nous avons vu, avec ce que nous confirmons par l’observation, avec les textes du Qour’an, avec le hadith et avec les preuves selon la raison ce ne sont pas les causes qui sont créatrices de leurs effets mais c’est Allah qui est le créateur des effets habituellement suite à l’occurrence des causes.

 

C’est Allah qui crée les causes, c’est Allah qui crée les effets, ce ne sont pas les causes qui créent les effets. C’est Allah qui crée les causes, c’est Allah qui crée les effets.

 

 

Le chaykh que Allah lui fasse miséricorde a dit : C’est ainsi qu’on explique ce qui est devenu diffusé dans leurs invocations. Les musulmans dans leurs invocations ils disent « ya Mousabbiba l-‘Asbab» ce qui signifie « Ô Toi qui crée les effets, Ô Toi qui est le créateur des effets, des conséquences ». « ya Mousabbiba l-‘Asbab» Cela veut dire que c’est Allah qui crée suite à une cause habituelle l’effet habituel. Cela veut dire que c’est Allah le créateur suite à une cause son effet habituel. Il y a une cause qui a lieu, l’effet qui suit cette cause habituellement c’est Allah qui le crée. Allah crée la cause et Il crée l’effet qui vient habituellement suite à cette cause et ce sont là des paroles de Tawhid, c’est-à-dire de notre croyance en l’unicité de Dieu comme en disant « Ô Toi qui est le créateur des conséquences ». C’est ce qui est diffusé sur les langues des musulmans. Les musulmans disent cela à large échelle. Les savants des musulmans et les gens du commun, les savants disent cela et les gens du commun disent cela et ceci revient à la croyance en l’unicité de Allah par Son acte. C’est-à-dire, Son acte, l’acte de Dieu, ce qui est un effet ou ce qui est une trace de l’acte de Dieu, il aura lieu immanquablement. Qu’est ce qui est une conséquence ou une trace de l’acte de Dieu ? C’est les créatures. Dieu, l’effet de Son acte ce sont les créatures. Donc, les créatures c’est tout ce qui a un début. L’acte de Dieu, ce qui en est une conséquence a lieu immanquablement. Si Dieu veut que telle chose ait lieu elle aura lieu immanquablement sans aucun doute.

 

Tout comme Allah tabaraka wa ta^ala est le créateur des effets suite à l’arrivée d’une cause, Il est aussi le créateur des gens, Il est le créateur des esclaves. Nous sommes ses esclaves, c’est-à-dire que nous Lui appartenons. Il est le créateur des esclaves, Il est le créateur de leurs mouvements et de leurs immobilisations. Lorsque moi je prends le stylo, je le prends ou je le mets, ce mouvement ce n’est pas moi qui en est le créateur, je ne suis pas le créateur de cet acte, mais c’est bien Dieu qui en est Le créateur. Il est le créateur des actes, des mouvements et des immobilisations, Il est le créateur de toute chose. Il n’y a pas d’autre créateur que Lui. Et rappelez vous ce que ca veut dire créer, ça veut dire donner l’existence. Qui donne l’existence ? C’est Dieu ! C’est Lui qui donne l’existence à mon acte, c’est Lui qui donne l’existence à mon intention, c’est lui qui donne l’existence à ma réflexion, c’est lui qui donne l’existence à mon corps, c’est lui qui donne l’existence à mon âme, c’est Lui qui donne l’existence à toute chose. Il n’y a pas d’autre que Lui qui donne l’existence de quoi que ce soit. Lui seul est Celui qui donne l’existence à toute chose, ce qui est bien et ce qui est mauvais. Toute chose c’est Dieu qui l’a crée. C’est Allah qui crée nos actes délibérés, les actes que nous accomplissons délibérément c’est Allah qui en est le créateur. Nous, nous les acquérons, nous avons l’acquisition de l’acte, nous acquérons l’acte. Mais c’est Dieu qui le crée. On va comprendre ce que ca veut dire « nous acquérons l’acte ». Nous avons l’acquisition mais pas la création ça veut dire que ce n’est pas nous qui faisons entrer en existence, ce n’est pas nous qui créons l’acte mais nous acquérons l’acte.

Ces actes que nous accomplissons que ce soit pour le bien ou pour le mal, c’est Allah qui les crée en nous, ces actes que nous faisons, dont nous sommes les auteurs « je fais quelque chose, je bouge ma main, je réfléchis » tout ce que je fais de pleins gré, c’est Dieu qui le crée, c’est Dieu qui lui donne l’existence. C’est Allah qui fait que cela a lieu par nos mains. C’est Dieu qui les fait exister par notre acte à nous.

 

Il n’y a pas de différence pour ce qui est de nos bonnes actions comme pour nos mauvaises actions. C’est Dieu qui crée nos bonnes actions, c’est Dieu qui crée nos mauvaises actions. Les bonnes actions c’est dieu qui les crée en nous, les mauvaises actions c’est Dieu qui les crée en nous. Les bonnes actions qu’est ce que ca veut dire ? Ce sont les actes d’obéissance, Quand nous obéissons à Dieu, par exemple, assister à une assemblée de science obligatoire, c’est un acte d’obéissance. Faire une prière obligatoire c’est un acte d’obéissance, faire une prière surérogatoire c’est un acte d’obéissance, dire « La ‘ilaha ‘illa l-Lah » c’est un acte d’obéissance. Tout ce qui est des bonnes actions se sont des actes d’obéissance, c’est Dieu qui est le créateur.

 

Et ce qui est visé par les mauvaises actions ce sont les péchés. C’est-à-dire si quelqu’un frappe quelqu’un injustement ou il tue quelqu’un injustement ou il vole l’argent de quelqu’un, ou il insulte quelqu’un, ce sont de mauvaises actions, ce sont des péchés. Qu’est ce que ca veut dire un péché, qu’est ce que ca veut dire une mauvaise action ? ça veut dire ce qui fait mériter le châtiment de Dieu dans l’au-delà. Un péché, une mauvaise action, c’est quelque chose qui fait mériter à la personne un châtiment dans l’au-delà. C’est ca la définition du péché. Celui qui évite un péché parce que c’est un péché, il dit « moi je ne fait pas ça parce que c’est interdit, parce que Dieu me l’a interdit » il gagne des récompenses. Si quelqu’un il évite un péché parce que Dieu l’a interdit, il est récompensé. Et la récompense c’est ce qui va réjouir la personne au jour du jugement, et le châtiment c’est au contraire ce qui va chagriner la personne et attrister la personne au jour du jugement. Et la récompense et le châtiment ne sont pas uniquement d’ordre moral, ils sont d’ordre moral et physique.

 

Le plus important des actes d’obéissance c’est la foi en Dieu et en son prophète. ça c’est le plus important des actes d’obéissance. C’est l’acte d’obéissance qui est prioritaire sur tout le reste. C’est de croire en Dieu, qu’Il n’a pas de ressemblance avec Ses créatures, qu’Il existe et qu’Il n’habite pas un endroit. Il n’habite pas le ciel, on ne dit pas qu’Il est partout. On dit qu’Il est sans endroit et sans comment. La croyance en Dieu qu’Il n’a pas de ressemblance avec Ses créatures, qu’Il est le créateur de toute chose du bien et du mal et la croyance en son prophète Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, qu’il est un envoyé de Dieu pour inviter, appeler les gens à l’Islam qui est la religion que Dieu agrée. C’est la seule religion que Dieu agrée. Dieu n’agrée pas une autre religion que l’Islam. Dieu dit dans le Qour’an ce qui signifie « Celui qui suit une autre religion que l’Islam, elle ne sera pas acceptée de Lui, Il sera au nombre des perdants au jour du jugement » Même si lui il a un bon comportement, il agit en bien, il aide ceux qui sont faibles mais il n’aura rien comme récompense au jour du jugement, parce qu’il n’a pas accompli le plus important des actes d’obéissance qui est la croyance en Dieu et en Son prophète. Quoi qu’il fasse dans cette vie, s’il ne croit pas en Dieu et Son prophète Mouhammad au jour du jugement il sera au nombre des perdants et il ira en enfer, parce que ce qu’il a fait ne lui sera pas utile. Il n’a pas fait pour obéir à Dieu, il a fait pour quelque chose qu’il s’était imaginé être Dieu et qui n’est pas Dieu. Parce que s’il croyait en Dieu, il aurait cru au prophète Mouhammad et il serait musulman. Mais celui qui croit que Dieu est un corps, ou il croit que Dieu a des enfants, ou une famille, ou il croit que Dieu habite dans le ciel ou qu’il serait assis sur une chaise, ce n’est pas un musulman celui là. Ce n’est pas un croyant.

 

Les mauvaises actions c’est la mécréance et autre que la mécréance, les péchés, tout cela est par la création de Dieu.

 

Donc cette croyance, la croyance que tout est par la création de Dieu et que l’homme acquiert les actes mais ne les crée pas, c’est la croyance du groupe qui est sauvé. C’est la croyance des compagnons du prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, ce qui ont appris la science auprès du prophète ^alayhi ssalatou wa sallam, ils ont pris auprès du prophète la croyance de l’islam.

 

Puis at-tabi^oun, ce sont les successeurs des compagnons ont pris cette science de leur part. Ensuite les successeurs des successeurs et ainsi de suite jusqu’à nos jours. C’est cela la croyance du groupe qui est sauvé.

 

Quand on dit le groupe sauvé, ce n’est pas parce qu’ils sont peu nombreux. Ceux qui composent ce groupe là, ils ne sont pas peu nombreux par rapport aux autres groupes qui ont déviés par rapport à la croyance correcte, il y a beaucoup de groupes qui ont déviées par rapport à la croyance du prophète, ils se disent musulman mais ils diffusent des croyances contraires à l’islam.

Quand on dit le groupe sauvé cela ne veut pas dire que c’est une minorité, non au contraire, ce groupe qui a la croyance du prophète et des compagnons de par le nombre de gens qui ont suivis cette croyance ils sont les plus nombreux. C’est le groupe le plus grand, par le nombre de personnes qui suivent cette croyance. Même s’il y a beaucoup de groupuscules qui se sont égarés, qui ont déviés de la croyance correcte, le nombre de groupuscule est élevé mais ceux qui suivent chacun de ces groupuscules, leur nombre est faible par rapport au nombre des musulmans qui ont la croyance du groupe qui est sauvé. Par exemple, ces groupuscules, on trouve un exemple de groupuscule qui s’est égaré par rapport à la croyance puisque ils suivent la croyance concernant la création des actes, des mou^tazilah qui prétendent que c’est l’homme qui est le créateur de ces actes. ça, c’est un des groupuscules qui est égaré. Et ca c’est une croyance qui contredit l’islam, ce n’est pas la croyance de l’islam. La croyance de l’islam est que c’est Allah qui est le créateur de toute chose, l’homme ne crée pas ses propres actes. Tout comme par exemple au sujet de l’exemption de Dieu de toute ressemblance avec ses créatures, il y a la croyance par opposition à cette croyance de ahlou s-sounnah, il y a la croyance de ceux qui croient que Allah est un corps, comme les wahhabites. Les wahhabites eux croient que Dieu est un corps. C’est un groupe qui s’est égaré par rapport à ahlou s-sounnah wa l-jama^ah. Et il y a d’autres exemples, nous n’allons pas passer en revue tout les groupuscules et leurs idées. Sachez que le groupe de ahlou s-sounnah wa l-jama^ah est le groupe qui est le plus grand de par le nombre de personnes qui suivent ces idées.

 

Les groupes de ceux qui ce sont égarés sont au nombre de 72 et le groupe qui est sauvé c’est un seul. Les 72 groupes qui se sont égarés beaucoup d’entre eux ont disparus, il en est resté que très très peu par rapport à ceux qui se sont égarés.

Le groupe qui est sauvé est le groupe des ach^ariyy et des matouridiyy en références aux deux imams qui ont résumés la croyance du prophète et des compagnons. On les appelle ahlou s-sounnah wa l-jama^ah, on les appelle les ach^ariyy et les matouridiyy.

La fitnah entre le quatrième Calife notre maître Aliyy et Mou3aawiyah

Posted in Croyance,Histoire par chaykhaboulaliyah sur septembre 8, 2012

La louange est à Allah le Seigneur des mondes et que l’honneur et l’élévation en degré soient accordés à Son Messager honnête.

 

La preuve que se rebeller contre le Gouverneur, chargé des affaires des musulmans, fait partie des grands péchés

 

Ibnou Hibban a rapporté dans son Sahih du hadith de Abou Hourayrah que le Messager de Allah  a dit :

من خرجَ من الطاعةِ وفارقَ الجماعةَ فقد خلعَ ربقة الإسلام من عنقه حتى يراجع

(man kharaja mina ttaa^ati wa faraqa l-jama^ata faqad khala^a ribqata l-‘Islami min ^ounouqihi hatta youraji^)

ce qui signifie : « Celui qui se rebelle contre l’autorité et quitte le groupe aura ôté la corde de l’Islam de son cou jusqu’à ce qu’il revienne à l’obéissance au gouverneur ».

Dans ce hadith il y a une grande menace pour celui qui dispute le Calife et se rebelle contre lui, qu’il se mette à le combattre ou pas. Celui qui dit que Mou^awiyah et ceux qui étaient avec lui dans son combat contre ^Aliyy n’avaient pas commis de péché et ne se sont chargés d’aucun blâme, il aura contredit ce hadith là du Messager de Allah. Le Messager de Allah a dit :

ويح عمار تقتله الفئة الباغية يدعوهم إلى الجنة ويدعونه إلى النار

(wayha ^Ammarin taqtoulouhou l-fi’atou l-baghiyah ; yad^ouhoum ‘ila l-jannati wa yad^ounahou ‘ila n-nar)

[rapporté par Al-Boukhariyy] ce qui signifie : “Pauvre ^Ammar, c’est le groupe rebelle qui va le tuer. Il les appelle au paradis alors que eux l’appellent à l’enfer ».

Ainsi, ^Ammar, que Allah l’agrée, appelait les gens à l’obéissance à l’Emir des croyants ^Aliyy. Tandis que l’appel de ses opposants, qui l’ont tué et qui est le groupe de Mou^awiyah, est un appel à l’enfer. En effet, ils appelaient les gens à combattre l’Emir des croyants. Ainsi, ceux que le Messager de Allah  a décrits comme étant des gens appelants à l’enfer font partie des grands pécheurs. Comment avec cela, serait-il valable de dire que Mou^awiyah et ceux qui étaient avec lui, alors qu’il n’y a parmi eux que très peu de compagnons, comment dire qu’ils ne sont pas désobéissants ! Pire encore, comment serait-il valable de dire qu’ils seront récompensés ! Le hadith a été rapporté par Al-Boukhariyy et Ibnou Hibban. Al-Boukhariyy l’a même rapporté à une autre occasion, en abrégé.

Si donc ceux qui ont combattu ^Aliyy, que Allah l’agrée, lors de la bataille de al-jamal qui n’a duré qu’une partie de la journée, étaient désobéissants par leur combat, y compris Zoubayr, Talhah et ^A’ichah, que Allah les agrée, preuve en est le premier hadith et aussi le hadith de Al-Hakim dans Al-Moustadrak dans lequel le Messager de Allah  a dit à AzZoubayr :

إنك لتقاتلن علياً وأنت ظالم له

(‘innaka latouqatilanna ^aliyyan wa ‘anta dhalimoun lahou)

ce qui signifie : « Certes tu combattras ^Aliyy en étant injuste avec lui », que dire alors du groupe de Mou^awiyah qui a combattu l’Emir des croyants pendant trois mois. Ils ont tué à cette occasion un grand nombre des meilleurs compagnons, de ceux qui avaient participé à la bataille de Badr, celle de ‘Ouhoud et même ceux qui étaient présents lors du pacte d’allégeance de Ar-Ridwan (bay^atou r-Ridwan) !

Dans le commentaire de Al-Boukhariyy, tome 6, page 173, figure ce qui suit : « Sa parole (wa ‘inni la’ourani) est dans le sens de la conjecture. Il pense qu’il va être tué injustement. Cette parole s’est réalisée car il a été tué traîtreusement après que ^Aliyy lui a rappelé. Il avait quitté le lieu du combat. Il s’était endormi dans Wadi l-Qoura. Ce fut un homme de Bani Tamim qui s’appelle ^Amr Ibnou Jourmouz qui l’avait assassiné. Ibnou Abi Khaythamah a rapporté dans son Tarikh par l’intermédiaire de ^Abdou r-Rahman Ibnou Abi Layla qu’il a dit : J’étais avec ^Aliyy lorsque les deux groupes s’étaient rencontrés. Il a demandé : Où est AzZoubayr ? aaa AzZoubayr était alors venu. Nous avions alors vu la main de ^Aliyy que AzZoubayr avait serrée indiquant son allégeance, avant même que le combat n’ait lieu.

Al-Hakim a rapporté avec plusieurs chaînes de transmission que ^Aliyy avait rappelé à AzZoubayr que le Prophète  lui avait dit :

لتقاتلن عليا وأنت ظالم له

(latouqatilanna ^Aliyyan wa ‘anta dhalimoun lahou)

ce qui signifie : « Certes tu combattras ^Aliyy et tu seras injuste envers lui dans ce combat ». C’était pour cela qu’il s’était détourné du combat et était retourné.

Ya^qoub Ibnou Soufyan ainsi que Khalifah  dans leurs Tarikh ont rapporté par l’intermédiaire de ^Oumar Ibnou Jawan qu’il a dit : AzZoubayr était reparti quittant le lieu de la bataille et c’était ^Amr Ibnou Jourmouz qui l’avait assassiné à Wadi s-Siba^.

On ne dit pas que Mou^awiyah avait fait un ijtihad en cela et qu’il serait alors excusé, comme l’ont dit certains. Ceci n’est pas correct. Mou^awiyah combattait ^Aliyy pour parvenir à la souveraineté et à la présidence. Mousaddad Ibnou Mousarhad, le Chaykh de Al-Boukhariyy a rapporté que ^Aliyy, que Allah l’agrée, a dit :

إن بني أمية يقاتلونني يزعمون أني قتلت عثمان وكذبوا إنما يريدون المُلك ولو أنني أعلم أنه يردهم عن ذلك أن أحلف عند المقام باللَّه إني ما قتلت عثمان ولا أمرت بقتله لفعلت ولكنهم إنما يريدون الملك

(‘inna bani ‘Oumayyah youqatilounani yaz^oumouna ‘anni qataltou ^Outhmana wa kadhabou ‘innama youridouna l-moulka. Wa law ‘annani ‘a^lamou ‘annahou yarouddouhoum ^an dhalika ‘an ‘ahlifa ^inda l-maqami bi l-Lahi ‘inni ma qataltou ^Outhmana wa la ‘amartou biqatlihi lafa^altou wa lakinnahoum ‘innama youridouna l-moulk)

ce qui signifie : « Certes, Banou ‘Oumayyah –les omeyyades– me combattent prétendant que j’aurai assassiné ^Outhman mais ils mentent. Ils ne veulent que le pouvoir. Par Allah, si je savais qu’ils abandonneraient cela si je jurais auprès du Maqam par Allah que je n’ai pas tué ^Outhman et que je n’ai pas ordonné de le tuer, je l’aurai fait. Mais en réalité, ils veulent le pouvoir ». Cela a également été rapporté par Sa^id Ibnou Mansour dans ses Sounan, tout comme dans le livre Al-Matalibou l-^Aliyah du Hafidh Ibnou Hajar en page 293, avec les termes :

إن بني أمية يقاتلونني يزعمون أني قتلت عثمان وكذبوا إنما يريدون الملك ولو أعلم أن يذهب ما في قلوبهم أني أحلف لهم عند المقام والله ما قتلت عثمان ولا أمرت بقتله لفعلت ولكنهم يريدون الملك. وإني لأرجو أن أكون أنا وعثمان ممن قال الله عزوجل: {ونزعنا ما في قلوبهم من غل}

(‘inna bani ‘Oumayyah youqatilounani yaz^oumouna ‘anni qataltou ^Outhmana wa kadhabou ‘innama youridouna l-moulka. Wa law ‘a^lamou ‘an youdh-hiba ma fi qouloubihim ‘anni ‘ahlifou lahoum ^inda l-maqami wa l-Lahi ma qataltou ^Outhmana wa la ‘amartou biqatlihi lafa^altou wa lakinnahoum youridouna l-moulka. Wa ‘inni la’arjou ‘an ‘akouna ‘ana wa ^Outhmana mimman qala l-Lahou ^azza wa jall : wa naza^na ma fi qouloubihim min ghill)

ce qui signifie : « Certes, Banou ‘Oumayyah –les omeyyades– me combattent prétendant que j’aurai assassiné ^Outhman mais ils mentent. Ils ne veulent que le pouvoir. Par Allah, si je savais que ce qu’il y a dans leurs cœurs disparaîtra si je leur jurais auprès du Maqam par Allah que je n’ai pas tué ^Outhman et que je n’ai pas ordonné de le tuer, je l’aurai fait. Mais en réalité, ils veulent le pouvoir ; et j’espère être ^Outhman et moi de ceux au sujet de qui Allah dit ce qui signifie : Et Nous leur avons ôté l’animosité qu’il y a dans leurs cœurs ». ^Ammar Ibnou Yacir a dit aussi semblable à cela. Les propos de ^Aliyy et de ^Ammar sont prioritaires sur la parole de celui qui a dit que Mou^awiyah était moujtahid dans son combat et qu’il serait alors excusé, tout comme un gouverneur qui fait un ijtihad puis qui se trompe, il aura une seule récompense et que s’il ne se trompe pas, il aura deux récompenses. En effet, la question de la rébellion contre le Calife n’est pas sujette à ijtihad en raison du texte clair et explicite du Qour’an et qui est Sa parole ta^ala :

يا أيها الذين ءامنوا اطيعوا اللَّه وأطيعوا الرسول وأولي الأمر منكم

(ya ‘ayyouha l-ladhina ‘amanou ‘ati^ou l-Laha wa ‘ati^ou r-raçoula wa ‘ouli l-‘amri minkoum)

ce qui signifie : « Ô vous qui avez cru, obéissez à Allah, obéissez au Messager et à celui qui est en charge de vous –votre gouverneur– ».

Cette ayah est ainsi explicite pour l’obligation de l’obéissance au calife et pour ne pas se rebeller contre lui. Ceci n’est donc pas de l’ordre de ce qui est sujet au ijtihad qui a lieu de la part des moujtahid comme Ach-Chafi^iyy, Abou Hanifah sur des questions qui n’ont pas fait l’objet de textes explicites. C’est le cas par exemple de l’avis de Abou Hanifah de considérer valable le contrat de mariage sans tuteur et l’avis de Ach-Chafi^iyy que le mariage n’est pas valable sans tuteur. Il n’y a pas eu de texte explicite clamant l’obligation du tuteur pour la validité du mariage. Il y a plutôt un hadith qui fait sujet à divergence :

لا نكاح إلا بولي

(la nikaha ‘il-la biwaliyy)

ce qui signifie : « Pas de mariage sans tuteur ». Ach-Chafi^iyy l’a considéré sahih –sûr– et l’a retenu. Abou Hanifah n’a pas considéré ce hadith sahih –sûr– et ne l’a donc pas retenu. Par ailleurs, Ach-Chafi^iyy considère que le mariage qui a lieu sans tuteur n’entraîne pas l’obligation d’appliquer la peine légale. Il n’est en effet pas catégorique à considérer invalide le mariage du hanafiyy sans tuteur. Il le considère fait à titre de conjecture et pour cela, il ne rend pas obligatoire la peine légale pour celui qui a imité le hanafiyy.

La tentative de certains pour rendre ce qu’a fait Mou^awiyah avec l’Emir des croyants semblable au ijtihad de Abou Hanifah ou de Ach-Chafi^iyy n’est que fausse illusion et erreur. Si cela avait été à ce titre –un ijtihad–, l’Imam Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy, que Allah l’agrée, n’aurait pas dit :

إن حرب معاوية لعلي خطأ وباطل ومنكر وبغي

(‘inna harba Mou^awiyata li^Aliyyin khata’oun wa batiloun wa mounkaroun wa baghy)

ce qui signifie : « Le combat de Mou^awiyah contre ^Aliyy est erreur, infondé, blâmable et injuste ». Selon la parole de celui-là, la divergence qui peut avoir lieu entre les Moujtahid parmi les quatre Imams Ach-Chafi^iyy et Abou Hanifah décrirait son ijtihad comme étant blâmable et infondé. Or aucun Imam digne de considération n’a dit cela auparavant ! C’est là une preuve que celui qui a prétendu cela n’a pas senti l’odeur de la science. Il n’a fait qu’imiter certains impudents qui disent n’importe quoi.

Mais ce qu’a dit certain des plus récents que Mou^awiyah avait fait un ijtihad dans sa guerre menée contre notre maître ^Aliyy et qu’il s’est trompé dans son interprétation, ce n’est là qu’une conjecture sans fondement. C’est plutôt la parole de ^Aliyy et celle de ^Ammar qui sont dignes de considération. La parole de ^Aliyy et celle de ^Ammar ne sont pas contrées par l’auteur de AzZoubad et ses semblables. Par ailleurs, les propos de ces gens-là sont contradictoires : Ils disent d’une part que la rébellion contre le Chargé des affaires –le gouverneur– est interdite sauf s’il devient mécréant. Malgré cela, ils disent que Mou^awiyah a une seule récompense et que ^Aliyy en a deux. Comment réunissent-ils la récompense et la désobéissance ?! Comment l’auteur de AzZoubad a-t-il eu l’audace de dire ces deux vers de poésie dans son livre alors qu’ils se contredisent :

Il ne nous est pas permis s’il n’y a pas de mécréance claire

de nous rebeller contre le chargé de nous –gouverneur–

avec sa parole :

Ce qui s’est produit entre les compagnons nous n’en parlons pas

Et la récompense du ijtihad nous confirmons

 

Il a réuni deux choses contradictoires. Il s’agit de son interdiction de la rébellion contre le chargé des affaires –le gouverneur– et c’est une vérité sur laquelle il y a unanimité, avec sa confirmation de la récompense pour ce faible nombre de compagnons qui étaient avec Mou^awiyah.

Pour ce qui est de ce que certains arguent comme étant la parole de l’Imam Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy que Mou^awiyah aurait fait un ijtihad pour son combat contre ^Aliyy, la réponse est que si ces paroles sont confirmées comme étant de lui, ce qu’il vise c’est que Mou^awiyah aurait eu un avis qui l’a amené à combattre ^Aliyy. Ce qu’il a visé n’est pas qu’il a fait un ijtihad comme est le cas des Moujtahid, et la preuve est qu’il a dit au sujet de la guerre de Mou^awiyah contre ^Aliyy est blâmable, infondée et injuste. S’il avait considéré Mou^awiyah comme ayant fait un ijtihad digne de considération, dont l’auteur serait excusé, il n’aurait pas dit que sa guerre « était blâmable, infondée et injuste ». Ceci n’échappe pas à qui est objectif. Seul un entêté ne considère pas la vérité vérité mais contrairement à ce qu’il en est réellement.

Il devient clair que le cas de Mou^awiyahn’est pas concerné par le hadith de Al-Boukhariyy :

إذا اجتهد الحاكم فأصاب فله أجران، وإذا اجتهد فأخطأ فله أجر واحد

(‘idha jtahada l-hakimou fa’asaba falahou ‘ajrani wa ‘idha jtahada fa ‘akhta’a falahou ‘ajroun wahid)

ce qui signifie : « Si le gouverneur fait un ijtihad et a dit vrai, il aura deux récompenses et s’il fait un ijtihad et se trompe, il aura une seule récompense ». Avoir pour croyance ce qui contredit cela est une atroce ignorance ou un pur entêtement.

Ce qui prouve également cela, c’est-à-dire l’infondé de la parole de celui qui dit que les compagnons qui ont combattu ^Aliyy n’ont pas commis de péché en cela car ils auraient fait un ijtihad, c’est la parole de Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy que Allah l’agrée :

إن طلحة والزبير ذنبهما بقتال علي مغفور لأجل البشارة التي وردت في العشرة المذكورين في الحديث قال وأما خطأ غيرهما أي إثمهم فمجوز غفرانه والعفو عنه

(‘inna Talhata wa zZoubayr dhanbouhouma biqitali ^Aliyyin maghfouroun li’ajli l-bicharati l-lati waradat fi l-^acharati l-madhkourina fi l-hadith ; wa ‘amma khata’ou ghayrihima ‘ay ‘ithmouhouma famoujawwazoun ghoufranouhou wa l-^afwou ^anh)

ce qui signifie : « Talhata et AzZoubayr leur péché pour avoir combattu ^Aliyy est pardonné en raison de l’annonce de bonne nouvelle rapportée au sujet des dix mentionnés dans le hadith. Quant au péché des autres, il est possible qu’il soit pardonné et qu’ils soient excusés ». C’est-à-dire qu’ils sont désobéissants, Allah pardonne à qui Il veut d’entre eux et Il châtie qui Il veut. Il a dit la même chose au sujet de ^A’ichah. Si telle est la parole des imams des ach^riyy, quelle attention prêter alors à quiconque contredit son texte-ci et qui prétend qu’ils auront une récompense parce qu’ils ont fait un ijtihad. Ceux-là ont contredit le texte de leur imam et ont contredit les hadith sûrs qui sont authentifiés du Messager de Allah. Ainsi dans le hadith :

ويح عمار تقتله الفئة الباغية يدعوهم إلى الجنة ويدعونه إلى النار

(wayh ^Ammarin, taqtoulouhou l-fi’atou l-baghiyah. Yad^ouhoum ‘ila l-jannati wa yad^ounahou ‘ila n-nar)

ce qui signifie : « Pauvre ^Ammar, c’est le groupe injuste qui va le tuer. Il les appelle au paradis et eux l’appellent à l’enfer », il y a l’indication que Mou^awiyah et les compagnons qui ont combattu avec lui appellent à l’enfer. Comment celui qui appelle à l’enfer aura-t-il une récompense pour son acte par lequel il appelle à l’enfer ! Comment auront-ils une récompense alors que le Messager dit :

من خرجَ من الطاعةِ وفارقَ الجماعةَ فقد خلعَ ربقة الإسلام من عنقه حتى يراجع

(man kharaj mina ttaa^ati wa faraqa l-jama^ata faqad khala^a ribqata l-‘Islami min ^ounouqihi hatta youraja^a)

ce qui signifie : « Celui qui se rebelle contre l’autorité et quitte le groupe aura ôté la corde de l’Islam de son cou jusqu’à ce qu’il revienne à l’obéissance au gouverneur » ! Comment auront-ils une récompense après la parole du Messager de Allah :

من كره من أميره شيئا فليصبر عليه فإنه من يخرج من السلطان شبرا فمات على ذلك مات ميتة جاهلية

(man kariha min ‘amirihi chay’an fa l-yasbir ^alayhi fa’innahou man yakhroujou mina s-soultani chibran famata ^ala dhalika mata mitatan jahiliyyatan)

ce qui signifie : « Celui qui ne supporte pas une chose de son Emir, qu’il patiente avec lui. Il n’y a pas un seul qui se rebelle d’un empan contre le Sultan et qui est mort sur cela sans qu’il meure d’une mort jahiliyy ». Ceci a été rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim.

Comment auront-ils une récompense après la parole du Messager de Allah au sujet de ^Aliyy :

اللهم وال من والاه وعاد من عاداه

(Allahoumma wali man walahou wa ^adi man ^adah)

ce qui signifie : « Ô Allah donne la victoire à celui qui se rallie à lui et châtie celui qui le prend pour ennemi ».

Comment ceux qui ont manifesté leur animosité contre ^Aliyy, que Allah l’agrée, tels que Mou^awiyah auraient-ils une récompense. Non seulement il s’était rebellé contre ^Aliyy mais aussi il a ordonné aux gens de l’insulter. Mouslim a ainsi rapporté de Mous^ab Ibnou Sa^d Ibn ‘Abi Waqqas que Mou^awiyah avait ordonné à Sa^d en lui disant : Qu’est-ce qui t’empêche d’insulter Abou Tourab –le surnom de ^Aliyy– ?! Mou^awiyah était en effet la cause pour que les omeyyades insultent ^Aliyy, que Allah l’agrée, du dessus des minbar pendant quatre-vingts ans.

من عادى عمارا عاداه الله

(man ^ada ^Ammaran ^adahou l-Lah)

ce qui signifie : « Celui qui prend ^Ammar pour ennemi, Allah le châtie ». C’est un hadith confirmé rapporté par Al-Hakim dans Al-Moustadrak. L’Imam Abou Mansour Al-Baghdadiyy a rapporté l’unanimité que ceux qui ont combattu ^Aliyy sont des rebelles qui ont été injustes envers lui. L’Imam Abou Mansour Al-Baghdadiyy fait partie des premiers ach^ariyy ; il est réputé parmi eux pour son imamat et sa science. Il a en effet reçu l’école ach^arite de Abou l-Haçan Al-Bahiliyy qui l’a lui-même reçue de l’Imam Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy par transmission orale. Nous citons ce qu’a dit le commentateur de Al-Jami^ AsSaghir le Mouhaddith le Hafidh ^Abdou r-Razzaq Al-Mounawiyy dans son Charh en page 365 : « Wayha ^Ammar, taqtoulouhou l-fi’atou l-baghiyah –Pauvre ^Ammar c’est le groupe injuste et rebelle qui va le tuer– Al-Qadi a dit dans Charhou l-Masabih : il vise par là Mou^awiyah et ses partisans ». Fin de citation

Ceci est explicite pour confirmer la rebellion du groupe de Mou^awiyah qui ont assassiné ^Ammar lors de la bataille de Siffin et que ^Aliyy était dans son droit. Ceci fait partie des hadith apprenant des choses cachées du futur. ^Ammar appelait le groupe de Mou^awiyah qui l’a assassiné lors de la bataille de Siffin au paradis. Ceci avait eu lieu bien après que le Prophète  ne l’ait dit. Il les appelait à ce qui serait une cause de l’entrée au paradis. Il s’agit de l’obéissance à l’Imam véritable. Alors que eux l’appelaient à ce qui est une cause pour l’entrée en enfer. Il s’agit de la désobéissance à l’Imam et l’appel à son combat. Ils ont dit : Cela s’est réalisé à l’occasion de la bataille de Siffin. Il les avait alors appelés à l’Imam véritable et ils l’ont appelé à l’enfer et l’ont tué. C’était là un miracle pour le Prophète élu (al-moustafa) et un des signes illustrant son statut de Prophète.

Lorsque certains ont dit il s’agit de ceux qui l’avaient torturé à La Mecque au début de l’Islam, les savants leur ont répliqué comme Al-Qourtoubiyy qui a dit : « Ce hadith fait partie des plus authentiques et des plus sûrs. Lorsque Mou^awiyah n’a pas pu le renier, il a dit : (c’est celui qui l’a amené au front pour combattre qui l’a assassiné). ^Aliyy lui a répondu que c’est alors le Messager de Allah  qui aurait assassiné Hamzah lorsqu’il l’a amené au fornt ?! Ibnou Dihyah a dit : C’est là une réplique de ^Aliyy qui ne donne aucune suite, aucun argument pour la contrer ou lui émettre une objection ».

L’Imam ^Abdou l-Qahir Al-Jourjaniyy a dit dans on livre Al-‘Amamiyyah : « Les spécialistes de jurisprudence du Hijaz et de l’Irak des deux groupes : du hadith et de l’avis, parmi lesquels Malik, Ach-Chafi^iyy, Abou Hanifah, Al-‘Awza^iyy et la majorité des spécialistes de la science du tawhid et des musulmans, ont été unanimes à dire que ^Aliyy était dans son droit dans son combat des gens de Siffin, tout comme il était dans son droit dans son combat contre les gens de al-jamal et que ceux qui l’ont combattu sont des rebelles injustes envers lui mais ne deviennent pas mécréants pour leur rebellion ».

L’Imam Abou Mansour a dit dans le livre Al-Firaq pour indiquer la croyance de Ahlou s-Sounnah : « Ils ont été unanimes que ^Aliyy était dans son droit dans son combat des gens de al-jamal : Talhah, AzZoubayr et ^A’ichah à Al-Basrah, et des gens de Siffin : Mou^awiyah et son armée ». Fin de citation

 

Suite :

Dans Ar-Rawdou l-‘Anif, un homme a dit à ^Oumar, que Allah l’agrée : « J’ai vu cette nuit dans le rêve comme si le soleil et la lune s’entre-tuaient et avec chacun il y avait des étoiles ». ^Oumar lui a dit : « avec lequel des deux tu étais ? » Il lui a dit : « J’étais avec la lune ». Il lui a dit : « Tu étais avec celle qui est effacée. Va-t-en et ne fais plus aucun travail pour moi ». Il l’a limogé. Il fut tué le jour de Siffin avec Mou^awiyah et il s’appelait Habis Ibnou Sa^d.

D’après Abou Sa^id Al-Khoudriyy : « Nous transportions les briques pour construire la mosquée une par une et ^Ammar les portait deux par deux. Le Prophète  l’a alors vu et s’est mis à lui enlever la poussière de terre en disant wayha … ». L’auteur a dit Al-Khasa’is : « Ce hadith –celui de ^Ammarest moutawatir, plus de dix compagnons l’a rapporté ».

 

Parmi ce qui constitue une preuve claire que Mou^awiyah n’était pas Moujtahid dans son combat contre ^Aliyy d’un ijtihad conforme à la Loi, c’est qu’il disait aux gens : Nous n’avons pas de pacte d’allégeance à faire à ^Aliyy car il a manqué à la loi du Talion pour le sang de ^Outhman à l’encontre de ses assassins. Il disait à ^Aliyy : Nous ne te ferons pas de pacte d’allégeance tant que tu n’as pas exécuté les assassins de ^Outhman. Par la suite, lorsque notre maître Al-Haçan s’était destitué en sa faveur et qu’il était devenu lui le Calife, il n’a pas cherché à venger l’assassinat de ^Outhman. Il s’est occupé d’autre que cela. Son objectif était en effet la souveraineté et il avait atteint son objectif. Il manifeste par cela que son souci n’était pas d’appliquer le Talion en faveur de ^Outhman, que Allah l’agrée, mais il cherchait plutôt ceux qui s’étaient ralliés à ^Aliyy, que Allah l’agrée, leur nuisait et les tuait. Il était auparavant gouverneur d’Egypte, d’Irak du Cham et d’autres pays que ceux-là qui étaient sous la souveraineté des musulmans du temps de ^Outhman. ^Outhman avait par ailleurs des fils âgés qui n’ont pas requis de ^Aliyy qu’il leur applique le talion pour l’assassinat de leur père. Si les fils de ^Outhman avaient demandé l’application du Talion pour leur père et qu’ils lui avaient donné les noms des assassins, il le leur aurait permis. ^Aliyy fait partie des plus ascètes des créatures de Allah à l’égard du bas-monde. C’est lui qui le jour de sa mort, on n’avait trouvé sur lui que sept cents dirhams qu’il avait laissés pour s’acheter un serviteur, tout comme l’a rapporté Ibnou Hibban de la parole de Haçan fils de ^Aliyy dans son discours qu’il a donné le jour de la mort de son père. Mou^awiyah connaissait l’ascèse de ^Aliyy. Mais il a prétendu vouloir appliquer le Talion aux assassins de ^Outhman pour parvenir en réalité au pouvoir. La manière légale de l’application du Talion est que la famille de la victime accuse un assassin précis auprès d’un juge. Ils lui demandent de leur permettre de se venger de lui. Or tout cela ne s’était pas produit. Mou^awiyah n’est pas de la famille de ^Outhman. Sa famille sont ses fils pubères. Certains d’entre eux étaient des gens de science et de mérite.

Tous ceux qui disent que les combattants de ^Aliyy n’étaient pas dans le péché parce qu’ils auraient fait un ijtihad, n’ont pas de réponse au hadith :

من خرجَ من الطاعةِ وفارقَ الجماعةَ فقد خلعَ ربقة الإسلام من عنقه حتى يراجع

(man kharaj mina ttaa^ati wa faraqa l-jama^ata faqad khala^a ribqata l-‘Islami min ^ounouqihi hatta youraji^)

ce qui signifie : « Celui qui se rebelle contre l’autorité et quitte le groupe aura ôté la corde de l’Islam de son cou jusqu’à ce qu’il revienne à l’obéissance au gouverneur » car ce hadith est explicite pour indiquer que la rébellion contre le calife fait partie des grands péchés. Il est ainsi connu d’évidence de la religion qu’il n’est pas permis de se rebeller contre le Calife bien-guidé en raison des textes explicites rapportés à ce sujet et l’unanimité des savants de la communauté. Le Messager de Allah a décrit les combattants de ^Aliyy dans la bataille de Siffin comme étant des boughat –des rebelles–. La rébellion n’a pas d’autre sens que l’injustice et le dépassement de la limite.

AdhDhoulm est de deux sortes : que la personne fait preuve de dhoulm envers elle-même et qu’elle soit injuste envers d’autres qu’elle. Ce qu’ont fait ceux-là est une injustice envers autrui. L’injustice envers autrui ne peut être qu’un grand péché comme l’a dit le Messager de Allah :

الظلم ظلمات يوم القيامة

(adhdhoulmou dhouloumatoun yawma l-qiyamah)

ce qui signifie : “L’injustice ce sera des ténèbres pour la personne au jour du jugement », puisqu’ils ont tué plus de vingt mille personnes.

Pour ce qui est du dhoulm de la personne envers elle-même, il se peut que ce soit un péché, tout comme il se peut que ce soit un manquement ne comportant pas de désobéissance. C’est de cette catégorie qu’est la parole de Younous ^alayhi s-salam dans le ventre du gros poisson : (soubhanaka ‘inni kountou mina dhdhalimin). C’est ce sens-là que certains spécialistes de la jurisprudence ont donné à ce qui figure dans Abou Dawoud du hadith de ^Amr Ibnou Chou^ayb au sujet duquel il y a divergence chez les spécialistes du hadith. Il y a été cité que le woudou est par trois fois et que celui qui a ajouté ou diminué, il aura agi en mal et été injuste (‘aça’a wa dhalama). Certains savants de jurisprudence ont dit que (dhalama) concerne celui qui a diminué par rapport aux trois fois, qui a donc fait le woudou une fois ou deux fois chaque membre. Ce serait alors quelqu’un qui n’a pas été accompli dans son woudou et qui aura sa récompense diminuée par rapport à celui qui fait son woudou trois fois chaque membre. D’autres ont dit : sa parole (dhalama) concerne celui qui ne s’est même pas lavé une fois en ayant délaissé la partie de la main, du pied ou du visage qu’il est un devoir de laver.

Quant à ce que dit certains impudents que ^Aliyy n’a pas été investi de sa fonction de Calife par un pacte d’allégeance pour dire que celui qui le contredit soit considéré comme s’étant rebellé contre un Calife, ceci fait partie du plus infondé de l’infondé et des plus grandes ignorances. En effet, ce n’est pas chaque individu des musulmans qui a fait pacte d’allégeance à Abou Bakr. ^Oumar également, il n’a pas été désigné au début suite à un pacte d’allégeance mais c’était Abou Bakr qui l’a désigné pour lui succéder. ^Outhman, ce furent six qui lui avaient fait pacte d’allégeance parmi lesquels figurait ^Aliyy. Quant à ^Aliyy, ce furent les émigrants (mouhajiroun) et les partisans (al-‘ansar) qui lui firent pacte d’allégeance. Ce pacte est ainsi donc confirmé pour chaque individu des musulmans, aussi bien Mou^awiyah que les gens de Ach-Cham qui étaient avec lui et qui ont combattu ^Aliyy. Tout comme il n’est pas permis de se rebeller contre Abou Bakr, ^Oumar et ^Outhman, il n’est également pas permis de se rebeller contre ^Aliyy. Comment quelqu’un pourrait-il s’imaginer le contraire alors qu’il a été confirmé au sujet du mérite de ^Aliyy plusieurs hadith qui n’ont pas été mentionnés au sujet d’autres que lui.

Le Messager de Allah r a dit à son sujet :

من كنت مولاه فعلي مولاه اللهم والِ من والاه وعاد من عاداه

 (man kountou mawlahou fa^aliyyoun mawlahou ; Allahoumma wali man walahou wa ^adi man ^adah)

[rapporté par Ibnou Hibban et An-Naça’iyy au sujet des mérites de ^Aliyy] ce qui signifie : « Celui qui m’aime, qu’il suive ^Aliyy. Ô Allah donne la victoire à celui qui se rallie à lui et prive de victoire celui qui le prend pour ennemi ».

Il a dit aussi :

من ءاذى علياً فقد ءاذاني

(man ‘adha ^Aliyyan faqad ‘adhani)

[rapporté par Al-Hakim dans Al-Moustadrak et il l’a jugé sahih et Adh-Dhahabiyy a été en accord avec lui] ce qui signifie : « Celui qui nuit à ^Aliyy, il m’aura nuit à moi ».

Mouslim et d’autres ont rapporté de ^Aliyy que Allah l’agrée qu’il a dit :

إنه لعهد النبي الأمِّيِّ إِلَيَّ لا يحبني إلا مؤمن ولا يبغضني إلا منافق

(innahou la^ahdou n-nabiyyi l-‘oummiyyi ‘ilayya la youhibbouni ‘il-la mou’minoun wa la yabghadouni ‘il-la mounafiq)

ce qui signifie : « C’est la promesse que m’a faite le Prophète qui ne lit pas et n’écrit pas : ne m’aime qu’un croyant et ne me hait qu’un hypocrite ».

Le Prophète r a dit :

إن منكم من يقاتل على تأويله كما قاتلت على تنـزيله

(inna minkoum man youqatilou ^ala ta’wilihi kama qataltou ^ala tanzilihi)

ce qui signifie : « Il y aura parmi vous qui combattra pour défendre des sens du Qour’an tout comme j’aurai combattu pour défendre qu’il est révélé ». Abou Bakr a dit alors : est-ce que ce sera moi Ô Messager de Allah ? Il a dit : (لا) (la) ce qui signifie : « Non ». ^Oumar dit alors : Est-ce moi Ô Messager de Allah ? Il a dit : (لا) (la) ce qui signifie : « Non ». Il a dit : (هو خاصف النعل) (houwa khasifou n-na^l) ce qui signifie : « Ce sera celui qui répare ses sandales ». ^Aliyy était à ce moment en train de réparer ses sandales. Ceci est sahih et rapporté par Ibnou Hibban.

Mouslim a rapporté que le Messager de Allah r a dit :

إني تارك فيكم ثقلين لا تضلوا ما تمسكتم بهما كتاب الله وعترتي أهل بيتي أذكركم الله في أهل بيتي

(inni tarikou fikoum thaqalayni la tadillou ma tamassaktoum bihima : kitaba l-Lahi wa ^outrati, Ahlou bayti. ‘Oudhakkiroukoumou l-Laha fi ahli bayti)

ce qui signifie : « J’ai laissé parmi vous deux choses telles que vous ne serez pas perdus si vous vous y attachez : le Livre de Allah et les gens de ma famille. Je vous rappelle de craindre Allah au sujet des gens de ma famille ». Ainsi donc ceux qui l’ont combattu ont contredit ce hadith.

Quant au fait que Al-Houçayn, que Allah l’agrée, se soulève contre Yazid, c’était légitime et légal. En effet, aucun des émigrants ni des partisans n’avait fait pacte d’allégeance à Yazid. Les gens de Médine ne lui avaient pas fait pacte d’allégeance. Son investiture n’avait donc pas été confirmée. Plusieurs malikiyy ont dit cela comme ceux qui ont fait le commentaire de Khalil. Mou^awiyah avait œuvré auparavant pour qu’il lui succède. Il parlait à l’un et à l’autre. Il leur disait prenez mon fils Yazid en tant que successeur à moi après moi. C’est un conseil que je vous donne. Il n’avait pas retenu de se faire succéder par les fils des compagnons comme le fils de ^Oumar ou ^Abdou l-Lah Ibnou zZoubayr. Il a transformé le califat en tradition des rois de Perse. Ces deux-là étaient des savants vertueux. Mais Yazid lui n’était pas des gens de science et de vertu. Il a été investi de la présidence conformément à la parole du Messager de Allah  :

هلاك أمتي على أيدي أغيلمة من قريش

(halakou ‘oummati ^ala ‘aydi ‘oughaylimatin min qouraych)

[rapporté par Al-Boukhariyy et d’autres] ce qui signife : « Une cause de la perte au sein de ma communauté sera par des jeunes de Qouraych ».

Ont été confirmes les propos du Messager de Allah  :

الخلافة بعدي ثلاثون سنة ثم يكون ملك عضودٌ

(al-khilafatou ba^di thalathouna sanatan thoumma yakounou milkoun ^adoud)

ce qui signifie : « Le califat après moi sera de trente ans, après quoi ce seront des souverains durs ». Les trente années ont été accomplies avec Al-Haçan fils de ^Aliyy. Il a en effet désigné pour succéder à son père et a assuré le califat durant six mois. Les trente années s’étaient ainsi écoulées et s’est destitué en faveur de Mou^awiyah afin de préserver le sang des musulmans. Al-Haçan avait été désigné par un pacte d’allégeance de la part des émigrants et des partisans à Médine. Lorsque Al-Haçan s’était déchargé en faveur de Mou^awiyah, Mou^awiyah était devenu Calife.

Détailler le sujet ici comme nous l’avons fait n’est pas une chose qui mène à insulter les compagnons. C’est plutôt prendre la voie des spécialistes du hadith. Les gens du hadith ont mentionné ces sujets dans leurs livres.

Pour ce qui est du hadith :

ويح عمار تقتله الفئة الباغية يدعوهم إلى الجنة ويدعونه إلى النار

(wayha ^Ammarin taqtoulouhou l-fi’atou l-baghiyah ; yad^ouhoum ‘ila l-jannati wa yad^ounahou ‘ila n-nar)

ce qui signifie : “Pauvre ^Ammar, c’est le groupe rebelle qui va le tuer. Il les appelle au paradis alors que eux l’appellent à l’enfer », c’est Al-Boukhariyy qui l’a rapporté.

Quant au hadith :

لا أشبع اللَّه بطنه

(la ‘achba^a l-Lahou batnah)

ce qui signifie : « Que Allah fait que son ventre ne soit jamais rassasié », au sujet de Mou^awiyah, il a été mentionné par Mouslim.

Il en est de même pour tout autre que cela parmi les hadith et les nouvelles rapportées (athar), que nous avons mentionné dans cet écrit, tous ont été mentionnés par les Mouhaddith.

L’habitude des Mouhaddith était de réciter le hadith dans des assemblées auxquelles assistaient les plus âgés et les plus jeunes, même l’enfant de sept ans. Pour plus de précisions, ils chargeaient des gens qui transmettaient à haute voix la parole du Mouhaddith, tout comme les gens transmettent à haute voix la parole de l’imam qui dirige la prière. Il y avait en cela un intérêt pour la religion en plaçant les choses à leur juste contexte et afin de ne pas considérer équivalents celui qui a du mérite et celui qui en a moins. Si on délaissait ces présentations et ces détails des vérités, certains pourraient croire que ce qu’avait fait Mou^awiyah est légitime et qu’il serait alors permis de le suivre en cela. Or il y a en ceci un voile et une déformation de la Loi, puisque ceci diminue de la gravité de la rébellion contre le calife, gravité de laquelle le Qour’an ainsi que le hadith ont fortement insisté. Allah ta^ala dit :

يا أيها الذين ءامنوا اطيعوا اللَّه واطيعوا الرسول وأولي الأمر منكم

(Ya ‘ayyouha l-ladhina ‘amanou ‘ati^ou l-Laha wa ‘ati^ou r-raçoula wa ‘ouli l-‘amri minkoum)

ce qui signifie : « Ô vous qui avez cru, obéissez à Allah, obéissez au Messager et à celui qui est en charge de vous –votre gouverneur– ».

Le Messager a dit :

من كره من أميره شيئاً فليصبر فانه من يخرج من السلطان فيموت على ذلك إلا مات ميتة جاهلية

(man kariha min ‘amirihi chay’an fa l-yasbir fa’innahou man yakhroujou mina s-soultani fayamoutou ^ala dhalika ‘il-la mata mitatan jahiliyyatan)

ce qui signifie : « Celui qui ne supporte pas une chose de son Emir, qu’il patiente avec lui. Il n’y a pas un seul qui se rebelle contre le Sultan et qui est mort sur cela sans qu’il meure d’une mort jahiliyy ».

Indiquer ces sujets contribue à préserver ce que Allah a rendu important ainsi que Son Messager. Abandonner cela contribue à le perdre.

Quant à insulter les compagnons au sujet duquel il y a eu interdiction par la parole du Messager de Allah  :

لا تسبوا أصحابي

(la tasoubboushabi)

ce qui signifie : « N’insultez pas mes compagnons », il s’agit d’insulter la totalité des compagnons ou de blâmer l’un d’entre eux sans raison légale, du moment qu’il n’a rien commis qui lui fait mériter la mise en garde. C’est le cas des insultes proférées par les khawarij lorsqu’ils s’étaient rebellés contre ^Aliyy alors qu’auparavant ils combattaient à ses côtés. Ils l’ont insulté et ont insulté ceux qui s’étaient ralliés à lui. Ils ont été jusqu’à le déclarer mécréant ainsi que ceux qui l’avaient rallié. Mais blâmer des individus parmi les compagnons pour une raison valable selon la Loi, cela a été confirmé par le texte même du hadith. Ainsi, le Messager ^alayhi s-salam, a dit au sujet d’un serviteur à lui qui se dénommait Karkarah, et qui était chargé de la famille du Prophète pendant la conquête ; cet homme était mort durant la conquête ; Le Messager a dit : (هو في النار) (houwa fi n-nar) ce qui signifie : « Il est en enfer ». Ils ont trouvé alors qu’il avait volé un voile du butin. Rapporté par Al-Boukhariyy.

Mouslim a rapporté de ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Abdi Rabbi l-Ka^bah qu’il a dit à ^Abdou l-Lah Ibnou ^Amr Ibni l-^As que le fils de ton oncle paternel Mou^awiyah nous ordonne de consommer les biens des uns des autres injustement et de nous entre-tuer. ^Abdou l-Lah Ibnou ^Amr s’est tu un instant puis lui a dit :

أطعه في طاعة اللَّه واعصه في معصية اللَّه

(ati^hou fi ta^ati l-Lahi wa ^sihi fi ma^siyati l-Lah)

ce qui signifie : « Obéis-lui en ce qui constitue une obéissance à Allah et désobéis-lui en ce qui constitue une désobéissance à Allah ». ^Abdou l-Lah Ibnou ^Amr le compagnon n’a pas dit à ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Abdi Rabbi l-Ka^bah qui fait partie des successeurs dignes de confiance des compagnons : (tu as blâmé Mou^awiyah et le Messager a dit ce qui signifie : N’insultez pas mes compagnons).

Les savants du hadith n’ont pas cessé de mentionner ce hadith rapporté par Mouslim lorsque le Messager de Allah a envoyé ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abbas pour lui appeler Mou^awiyah. ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abbas était parti l’appeler mais il l’a trouvé en train de manger. Il a dit : Ô Messager de Allah, il est en train de manger. Le Messager de Allah lui a dit : (ارجع فادعه) (irji^ fad^ouhou) ce qui signifie : «retourne et appelle-le ». Il est reparti puis est revenu en disant : Ô Messager de Allah, il est en train de manger. Il a alors dit : (لا أشبع اللَّه بطنه) (la ‘achba^a l-Lahou batnah) ce qui signifie : « Que Allah fait que son ventre ne soit jamais rassasié ». Ceci est bien un blâme de la part du Messager et non pas une invocation en sa faveur. En effet, trop manger n’est pas la qualité des pieux. Le Messager de Allah a dit :

المؤمن يأكل في معى واحد والكافر يأكل في سبعة أمعاء

(al-mou’minou ya’koulou fi ma^an wahidin wa l-kafirou ya’koulou fi sab^ati ‘am^a’in)

ce qui signifie : “Le croyant accompli mange le un septième de ce que mange le mécréant ». Trop manger est un blâme et non pas une éloge. Le Messager de Allah a dit r :

ما ملأ ابن ءادم وعاء شرا من بطنه، بحسب أحدكم لقيمات يُقمن صلبه، فإن كان ولا بد فثلث للطعام وثلث للشراب وثلث للنفس

(ma mala’a bnou ‘Adama wi^a’an charran min batnihi ; bihasbi ‘ahadikoum louqaymatoun youqimna soulbahou ; fa’in kana wa la boudda fathoulouthoun li tta^ami wa thoulouthoun li ch-charabi wa thoulouthoun li t-tanaffouci)

ce qui signifie : « Le fils de Adam n’aura pas rempli un pire récipient que son ventre. Que chacun d’entre vous se suffise de quelques bouchées qui lui permettent de garder sa santé. S’il était nécessaire, qu’il se suffise d’un tiers pour la nourriture, un tiers pour la boisson et un tiers pour la respiration ». Rapporté par At-Tirmidhiyy qui a dit haçan sahih.

Ce qui fait partie des choses étranges, c’est que certains ont dit que la parole du Messager à Mou^awiyah (لا أشبع اللَّه بطنه) (la ‘achba^a l-Lahou batnah) ce qui signifie : « Que Allah fait que son ventre ne soit jamais rassasié » est une éloge pour lui ! La corruption de ces propos est apparente en raison de sa contradiction avec les deux autres hadith d’une contradiction claire. Le Messager fait l’éloge du fait de se limiter à quelques bouchées. Il approuve que le croyant se suffise de quelques bouchées, que ce qu’il mange soit de faible quantité.

Nous disons cela, et Allah sait les consciences et les fors intérieurs. Les actes valent selon leur intention et Allah sait nos intentions. A Lui le devenir et le retour pour le jugement.

Evocations

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur septembre 8, 2012

 

 

 

Je commence par le nom de Allah, Ar-Rahman, Ar-Rahim

 

Dédicace : A tout enfant musulman, garçon et fille dans le cœur duquel a été semé l’amour de Allah ta^ala et l’amour de Son Messager et qui veut passer une journée heureuse, préservé par Allah ta^ala, avec des langues qui ne cessent d’evoquer Allah ta^ala, les cœurs sereins et apaisés par l’évocation de Allah ta^ala et par la foi.

 

A vous, nos enfants, qui êtes la prunelle de nos yeux et le bourgeon de la foi ; vous qui êtes l’espoir du futur ensoleillé, nous vous présentons ce cadeau, ce joli bouquet d’évocations parfumées pour embaumer vos belles journées, pour vous protéger de tout mal par la volonté de Allah ta^ala.

 

Nous vous appelons ainsi à vous faire accompagner chaque jour de ces paroles d’évocations bénies.

 

Allah ta^ala dit :

 

﴿يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا اذْكُرُوا اللهَ ذِكْرًا كَثِيرًا﴾

« Ya ‘ayyouha l-ladhina ‘amanou dhkourou l-Laha dhikran kathira »

 

[Sourat Al-‘Ahzab/41] ce qui signifie « Ô vous qui êtes croyants, évoquez beaucoup Allah ».

 

Le messager éminent  a dit :

 

« لا يَزَال لِسَانُكَ رَطْبَا مِنْ ذِكْرِ الله »

« La yazalou liçanouka ratban min dhikri l-Lah »

 

[Rapporté par At-Tirmidhiyy] ce qui signifie « Ta langgue est douce tant que tu ne cesses d’évoquer Allah ».

 

 

 

 

 

Chapitre : Le témoignage du petit musulman (les deux témoignages) :    

 

 

« أشهدُ أنْ لا إله إلا الله وأشهدُ أنَّ محمدًا رسولُ الله »

(‘ach-hadou ‘alla ‘ilaha ‘illa l-Lah wa ‘ach-hadou ‘anna Mouhammada r-raçoulou l-Lah) ce qui signifie : « je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah et je témoigne que Mouhammad est le Messager de Allah ».

 

 

Je suis un petit musulman, je reconnais par ma langue et je crois fermement que Allah ta^ala est mon Seigneur, Il est le Seigneur des mondes, Il est le seul Dieu, Il est Celui Qui m’a créé, Qui a créé toute chose, Qui a créé le monde dans sa totalité ; Nul ne mérite l’adoration si ce n’est Allah. Toute chose dans ce monde a lieu par la création de Allah, par Sa toute-puissance, par Sa science et Sa volonté ; ce que Allah veut est et ce que Allah ne veut pas n’est pas. Quoi que tu imagines en ton esprit, Allah n’est pas ainsi.

 

J’ai pour croyance ferme par mon cœur que Allah tabaraka wa ta^ala est (Al-‘Awwal) Il n’a pas de début à Son existence, Il est (Al-‘Akhir) et (Ad-Da’im) Il n’y a pas de fin à Son existence. Il existe sans endroit, Il n’est pas sujet au temps, Il n’habite pas le ciel ni la terre, Il ne s’assoit pas sur le Trône (Al-^Arch), Il ne s’incarne pas dans quoi que ce soit, Il n’est pas localisé dans une quelconque direction, Il n’a pas de ressemblance avec les créatures qu’Il a créées ; Il n’a pas de ressemblance avec l’être humain, Il n’a pas de ressemblance avec les cieux et la terre, Il n’a pas de ressemblance avec la lumière et l’âme, Il n’a pas de forme, ni d’image, ni d’aspect, Il n’a pas d’organes ni de membres, Il n’a pas de ressemblant ni d’équivalent :

 

﴿ليس كَمِثْلِهِ شَىْءٌ وَهُوَ السَّمِيعُ الْبَصِيرُ﴾

« Layça kamithlihi chay’oun wa Houwa s-Sami^ou l-Basir »

 

[Sourat Ach-Choura/11] ce qui signifie « Rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit ».

 

Je reconnais par ma langue, je crois fermement par mon cœur que notre maitre, notre prophète Mouhammad  est l’esclave de Allah et Son messager, envoyé à toutes les créatures, humains ou jinns. Il a amené la religion de l’Islam tout comme l’ont fait ses frères prophètes ; il est véridique en tout ce qu’il a annoncé et transmis de la part de Allah ta^ala comme le supplice de la tombe et sa félicité, l’interrogatoire par les deux anges Mounkar et Nakir, la résurrection, le rassemblement, le Jour du jugement, l’exposition des actes, la récompense, le châtiment, le Paradis et l’Enfer.

Il est le meilleur des prophètes, le maître des mondes dans leur totalité. Que Allah l’honore et l’élève en degré et apaise ses craintes quant au sort de sa communauté.

 

 

 

Chapitre : Evocation dont le profit est éminent     

 

 

Les paroles que Allah agrée le plus sont aux nombres de quatre :

 

« سُبْحانَ اللهِ، والحَمْدُ للهِ، وَلاَ إِلهَ إِلاَّ اللهُ، وَاللهُ أَكْبَرُ »

« Soubhanallahi wa l-hamdou li l-Lahi wa la ‘ilaha ‘illa l-Lahou wa l-Lahou ‘akbar »

 

Le Messager de Allah  a dit « Kalimatani khafifatani ^ala l-lisan thaqilatani fi l-mizan habibatani ila r-Rahman » :ce qui signifie « Ce sont deux paroles qui sont légères pour la langue, lourdes dans la balance et agréées par Ar-Rahman -par Allah- :

 

« سُبْحَانَ اللهِ وَبِحَمْدِهِ، سُبْحَانَ اللهِ العَظيمِ »

« soubhanallahi wa bihamdih, soubhana l-Lahi l-^Adhim »

 

[Rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim]

 

 

 

                              Invocation du réveil         

 

« الحَمْدُ للهِ الَّذي أحْيانا بَعْدَما أماتَنا وإلَيْهِ النُّشُورُ‏ »‏‏

« Al-hamdou li l-Lahi l-ladhi ‘ahyana ba^dama ‘amatana wa ‘ilayhi n-nouchour »

 

Invocation qui signifie « La louange est à Allah Qui nous a donné vie après nous avoir fait mourir et c’est à Lui que nous serons ressuscités au Jour du jugement ».

 

 

    Les évocations du matin        

 

« أصْبَحْنا وأصْبَحَ المُلْكُ للهِ وَالحَمْدُ للهِ رَبِّ العَالَمِين »

 « ‘Asbahna wa ‘asbaha l-moulkou li l-Lahi wa l-hamdou li l-Lahi Rabbi l-^alamin »

 

Evocation qui signifie « Nous sommes au matin et la souveraineté appartient à Allah et la louange est à Allah le Seigneur des mondes ».

 

‏ »‏اللَّهُمَّ بِكَ أصْبَحْنا، وَبِكَ أمْسَيْنا، وَبِكَ نَحْيا، وَبِكَ نَمُوتُ وَإِلَيْكَ النُّشُورُ »

« Allahoumma bika ‘asbahna wa bika ‘amsayna wa bika nahya wa bika namoutou wa ‘ilayka n-nouchour »

 

Evocation qui signifie « Ô Allah c’est par Ta puissance que nous nous levons au matin et que nous arrivons au soir, que nous vivons et que nous mourrons et c’est par Ta puissance que nous serons rassemblés au Jour du jugement ».

 

Les wird de tahsin (les invocations que l’on répète régulièrement pour la protection)     

 

 

* Les trois mou^awwidhat :

 

Sourat Al-Ikhlas

بِسْمِ اللهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيْمِ

﴿قُلْ هُوَ اللهُ أَحَدٌ (1) اللهُ الصَّمَدُ (2) لَمْ يَلِدْ وَلَمْ يُولَدْ (3) وَلَمْ يَكُنْ لَهُ كُفُوًا أَحَدٌ (4)

« Qoul Houwa l-Lahou ‘ahad ; Allahou sSamad ; lam yalid wa lam youlad ; wa lam yakou l-lahou koufouwan ‘ahad »

 

Sourat Al-Falaq

بِسْمِ اللهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيْمِ

﴿ قُلْ أَعُوذُ بِرَبِّ الْفَلَقِ (1) مِنْ شَرِّ مَا خَلَقَ (2) وَمِنْ شَرِّ غَاسِقٍ إِذَا وَقَبَ (3) وَمِنْ شَرِّ النَّفَّاثَاتِ في الْعُقَدِ (4) وَمِنْ شَرِّ حَاسِدٍ إِذَا حَسَدَ (5)

« Qoul ‘a^oudhou birabbi l-falaq ; min charri ma khalaq ; wa min charri ghaciqin ‘idha waqab ; wa min charri n-naffathati fi l-^ouqad ; wa min charri hacidin ‘idha haçad »

 

Sourat An-Nas

بِسْمِ اللهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيْمِ

﴿قُلْ أَعُوذُ بِرَبِّ النَّاسِ (1) مَلِكِ النَّاسِ (2) إِلَهِ النَّاسِ (3) مِنْ شَرِّ الْوَسْوَاسِ الْخَنَّاسِ (4) الَّذِي يُوَسْوِسُ فِي صُدُورِ النَّاسِ (5) مِنْ الْجِنَّةِ وَالنَّاسِ (6)

« Qoul ‘a^oudhou birabbi n-nas ; maliki n-nas ; ‘ilahi n-nas ; min charri l-waswasi l-khannas ; ‘alladhi youwaswisou fi soudouri n-nas ; mina l-jinnati wa n-nas »

 

Chacune d’entre elles est récitée trois fois matin et soir.

 

* ‘Ayatou l-Koursiyy

 

﴿اللهُ لا إِلَهَ إِلا هُوَ الْحَيُّ الْقَيُّومُ لا تَأْخُذُهُ سِنَةٌ وَلا نَوْمٌ لَهُ مَا في السَّمَوَاتِ وَمَا في الأَرْضِ مَنْ ذَا الَّذِي يَشْفَعُ عِنْدَهُ إِلا بِإِذْنِهِ يَعْلَمُ مَا بَيْنَ أَيْدِيهِمْ وَمَا خَلْفَهُمْ وَلا يُحِيطُونَ بِشَىءٍ مِنْ عِلْمِهِ إِلا بِمَا شَاءَ وَسِعَ كُرْسِيُّهُ السَّمَوَاتِ وَالأَرْضَ وَلا يَؤُودُهُ حِفْظُهُمَا وَهُوَ الْعَلِيُّ الْعَظِيمُ (255)﴾

« Allahou la ‘ilaha il-la Houwa l-Hayyou l-Qayyoum ; la ta’khoudhouhou sinatoun-wa la nawm ; lahou ma fi s-samawati wa ma fi l-‘ard ; man dha l-ladhi yachfa^ou ^indahou il-la bi’idhnih ; ya^lamou ma bayna ‘aydihim wa ma khalfahoum ; wa la youhitouna bichay’in min ^ilmihi ‘il-la bima cha’ ; waci^a koursiyyouhou s-samawati wa l’ard ; wa la ya’oudouhou hifdhouhouma ; wa Houwa l-^Aliyyou l-^Adhim »

 

Elle est récitée une fois matin et soir.

 

*« رَضِيتُ بالله رَبًّا، وَبِالإِسْلامِ دِينًا، وَبِمُحَمَّدٍ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ نَبِيًّا »

« Raditou bi l-Lahi Rabba ; wi bil-‘islami dina ; wa bi Mouhammadin salla l-Lahou ^alayhi wa sallama nabiyya »

 

Ce qui signifie : « Je me suis satisfait de Allah comme Seigneur, de l’Islam comme religion et de Mouhammad  comme prophète » à réciter trois fois matin et soir.

 

*  بسْمِ اللَّهِ الَّذي لاَ يَضُرُّ مَعَ اسْمِهِ شَىْءٌ فِي الأرْضِ وَلا في السَّماءِ وَهُوَ السَّمِيعُ العَلِيم.

« Bismi l-Lahi l-ladhi la yadourrou ma^a smihi chay’oun fi l-‘ardi wa la fi s-sama’i wa Houwa s-Sami^ou l-^Alim »

 

Ce qui signifie : « Je commence par le nom de Allah, rien sur terre ni dans le ciel ne nuit lors de l’évocation de Son nom et Il est Celui Qui entend et Qui sait » à réciter trois fois le matin, trois fois le soir.

 

*حَسْبِيَ اللَّهُ لا إِلهَ إِلاَّ هُوَ عَلَيْهِ تَوَكَّلْتُ وَهُوَ رَبُّ العَرْشِ العَظِيمِ

« Hasbiya l-Lahou l-ladhi la ‘ilaha il-la Hou ; ^alayhi tawakkaltou wa Houwa Rabbou l-^archi l-^adhim »

Ce qui signifie : « Allah, il n’est de dieu que Lui, Il me suffit, je me fie totalement à Lui et Il est le Seigneur du trône éminent » à réciter 7 fois matin et soir.

 

 

          Remarque importante       

 

Nous espérons que nos chers enfants, lors des évocations et lors de la récitation des invocations régulières de protection et autres évocations, veillent bien à articuler correctement les lettres, à les prononcer à partir de leur point d’articulation, à bien distinguer entre la lettre (ص) et la lettre (س), entre la lettre (ت) et la lettre (ط) et également à bien réciter les lettres dont le point d’articulation est le bout de la langue en contact avec le bout des incisives supérieures, à savoir les lettres (ذ), (ظ) et (ث).

 

 

 

 

Lors de l’entrée aux toilettes         

 

بسْم الله، ‏ »‏اللَّهُمَّ إني أعُوذُ بِكَ من الخُبْثِ والخَبائِثِ ».

« Bismi l-Lah, Allahoumma ‘inni ‘a^oudhou bika mina l-khoubthi wa l-khaba’ith »

 

J’entre par mon pied gauche et je dis ce qui signifie « Je cherche la protection de Allah contre les chaytan, qu’ils soient males ou femelles ».

 

Ce que l’on dit lorsqu’on enlève ses vêtements pour ne pas que notre zone de pudeur soit vue par les jinn dans les toilettes         

 

« بِسْمِ اللهِ الَّذِي لا إلهَ إلاَّ هُو« 

« Bismi l-Lahi l-ladhi la ‘ilaha il-la Hou »

 

Je dis ce qui signifie : « Je commence par le nom de Allah il n’est de dieu que Lui » ou je dis :

« بِسْمِ اللهِ »

« Bismi l-Lah »

 

ce qui signifie : « Je commence par le nom de Allah ».

En sortant des toilettes

 

Je sors avec mon pied droit et je dis :

« ‏غُفْرَانَكَ، الحَمْدُ للهِ الَّذي أَذْهَبَ عَنِّيَ الأَذَى وَعافَانِي »

« Ghoufranak, al-hamdou lil-Lahi l-ladhi ‘adhaba ^anni l’adha wa ^afani »

 

« La louange est à Allah qui a fait sortir de mon corps la nuisance et qui m’a donner la bonne santé ».

 

   Lors du woudou’        

 

Je commence mon woudou’ en disant :

« بِسْمِ الله »

« Bismi l-Lah »

 

ce qui signifie : « Je commence par le nom de Allah ».

 

Invocation lors de la fin du woudou

 

« أشْهَدُ أنْ لا إله إِلاَّ اللهُ وَحْدَهُ لا شَرِيك لَهُ، وأشْهَدُ أنَّ مُحَمَّدًا عَبْدُهُ وَرَسُولُهُ، اللَّهُمَّ اجْعَلْنِي مِنَ التَوَّابِينَ، واجْعَلْنِي مِنَ المُتَطَهِّرِينَ‏ »

« ‘Achhadou ‘an la ‘ilaha ‘illa l-Lah wahdahou la charika lah wa ‘achhadou ‘anna Mouhammadan ^abdouhou wa raçoulouh, Allahoumma j^alni mina t-tawwabin wa j^alni mina l-moutatahhirin »

 

Ce qui signifie « Je témoigne qu’il n’est de Dieu que Allah, Lui seul n’a pas d’associé, je témoigne que Mouhammad  est Son esclave et Son messager ; Ô Allah fait que je sois au nombre de ceux qui font le repentir et ceux qui ce purifie ».

 

Invocation lorsqu’on ce regarde dans un miroir       

 

‏ »‏الحَمْدُ للهِ، اللَّهُمَّ كما حَسَّنْتَ خَلْقِي فَحَسِّنْ خُلُقِي‏ »‏‏

« Al-hamdou lil-Lah, Allahoumma kama hassanta khalqi fahassin khoulouqi»

 

Ce qui signifie : « La louange est à Allah, Ô Allah tout comme tu m’as accordé un belle aspect fait que j’ai un bon comportement ».

 

Lorsqu’on enlève ses vêtements

 

« بِسْمِ اللهِ »

« Bismillah »

 

Ce qui signifie : « Je commence par le nom de Allah » ou :

 

‏ »‏بِسْمِ اللهِ الرَّحْمَنِ الرَّحيمِ‏ »‏

« Bismillahi r-Rahmani r-Rahim »

 

« Je commence par le nom de Allah, Ar-Rahman, Ar-Rahi».

 

 

Invocation lorsqu’on met ses vêtements      

 

« الحَمْدُ للهِ الذي كَساني هَذَا الثَّوْبَ وَرَزَقنيهِ مِنْ غَيْرِ حَوْلٍ مِنِّي وَلا قُوَّة »

« Al-hamdou lil-Lahi l-ladhi kaçani hadha th-thawaba wa razaqanih min ghayri hawlim-minni wa la qouwwah »

 

Ce qui signifie : « La louange est à Allah qui m’a fait vêtir ce vêtement, qui me l’a accordé sans préservation ni force de ma part ».

 

 

Ce que l’on dit à quelqu’un qui met un nouveau vêtement

 

« اِلبَسْ جَدِيدًا، وعِشْ حَمِيدًا، ومُتْ شَهِيدًا »

« ‘Ilbas jadida wa ^ich hamida wa mout chahida »

 

Ce qui signifie : « Portes du neuf, vie en remerciant Dieu et meurt martyr ».

 

 

Lorsqu’on met un nouveau vêtement       

 

« الحَمْدُ للهِ الَّذِي كَسَاني ما أُوَاري بِهِ عَوْرَتي وَأَتَجَمَّلُ بِهِ في حَيَاتي »

« ‘Al-hamdou lil-lahi l-ladhi kasani ma ouwari bihi ^aawrati wa tajammalou bihi fi hayati »

 

Ce qui signifie : « La louange est à Allah qui m’a accordé de mettre ce qui me permet de cacher ma zone de pudeur et qui me permet d’avoir un belle aspect durant ma vie ».

 

 

Invocations avant de manger

 

« ‏اللَّهُمَّ بارِكْ لَنا فِيما رَزَقْتَنا، وَقِنا عَذَابَ النَّارِ »

« Allahoumma barik lana fima razaqtana wa qina ^adhaba n-nar »

 

Ce qui signifie : « Ô Allah accorde nous des bénédictions dans ce que Tu nous as accordé comme subsistance et préserve nous du châtiment de l’enfer ».

« بسْمِ اللهِ‏ »

«Bismillah »

 

Ce qui signifie « Je commence par le nom de Allah ».

 

 

Que dit celui qui a oublié de citer la basmalah au début du repas   

 

« بِسْمِ اللهِ أوَّلَهُ وآخِرَهُ‏ »

« Bismillahi ‘awwalahou wa ‘akhirah »

 

Ce qui signifie : « Je cite le nom de Allah au début et en fin ».

 

 

Invocations après avoir mangé et bu

 

« ‏الحَمْدُ للهِ الَّذي أطْعَمَنَا وَسَقانا وَجَعَلَنا مُسْلِمِينَ »

« ‘Al-hamdou lil-Lahi l-ladhi ‘at^amana wa saqana wa ja^alna mouslimin »

Ce qui signifie : « La louange est à Allah qui nous a donné à manger qui nous a boire et qui a fait de nous des musulmans ».

 

« ‏الحَمْدُ للهِ الَّذي أطْعَمَ وَسَقَى، وَسَوَّغَهُ، وَجَعَلَ لَهُ مَخْرَجًا »

« ‘Al-hamdou lil-Lahi l-ladhi ‘at^ama wa saqa wa sawwaghahou wa ja^ala lahou makhraja »

 

Ce qui signifie : « La louange est à Allah qui a donné à manger qui a donné à boire, qui a fait que cette nourriture puisse passer facilement depuis la gorge et qui lui a accordé une issu ».

 

 

Ce que l’ont dit lorsqu’on rompt le jeûne            

 

« ‏ذَهَبَ الظَّمأُ، وابْتَلَّتِ العُرُوقُ، وَثَبَتَ الأجْرُ إِنْ شَاءَ اللهُ تَعَالى‏ »‏‏‏

« Dhahaba dhdhama’ wa btallati l-^ourouq wa thabata l’ajrou ‘incha’ Allah »

 

Ce qui signifie : « La soif est dissipée, les veines ce sont irriguées et la récompense est confirmée si Dieu le veut ».

 

 

Invocations lorsqu’on sort de la maison

 

« بسْمِ اللهِ، تَوَكَّلْتُ على اللهِ، وَلاَ حَوْلَ وَلاَ قُوَّةَ إِلاَّ باللهِ »

« Bismillah, tawakkaltou ^ala l-Lah wa la hawla wa la qouwwata ‘illa bi l-Lah »

 

Ce qui signifie : « Je commence par le nom de Allah, je me fie à Allah, il n’est de force et de préservation que par Allah » et quand je lève le regard vers le ciel je dis:  

« ‏رَبَّنَا ما خَلَقْتَ هَذَا بَاطِلاً سُبْحَانَكَ فَقِنَا عَذَابَ النَّار »‏

« Rabbana ma khalaqta hadha batilan soubhanaka faqina ^adhaba n-nar »

 

ce qui signifie : « Notre Seigneur, Tu n’as pas crée cela absurdement, Tu es exempt d’imperfection, préserve nous du châtiment de l’enfer ».

Invocation quand on prend place dans une voiture ou un autre moyen de transport              

 

اللهُ أَكْبَرُ… اللهُ أَكْبَرُ… اللهُ أَكْبَرُ

« سُبْحانَ الَّذي سَخَّرَ لَنا هَذَا وَما كُنَّا لَهُ مُقْرِنِينَ، وَإنَّا إلى رَبِّنا لَمُنْقَلِبُونَ »

« Allahou ‘akbar… Allahou ‘akbar… Allahou ‘akbar… Soubhana l-ladhi sakh-khara lana hadha wa ma kounna lahou mouqrinin, wa ‘inna ‘ila rabbina lamounqaliboun »

 

Ce qui signifie : « Allah mérite plus de vénération que tout autre… Allah mérite plus de vénération que tout autre… Allah mérite plus de vénération que tout autre, Il est exempt d’imperfection Celui Qui nous a asservit cela, et nous n’aurions pas pu le maitriser et l’utiliser si ce n’est Allah qui nous l’a asservit ; et certes nous reviendront au jugement de notre Seigneur au Jour du jugement ».

 

 

Lors de la rencontre d’un musulman          

 

السَّلامُ عَلَيْكُمْ‏ »« 

« As-salamou ^alaykoum »

 

ou

‏ »‏السَّلامُ عَلَيْكُمْ وَرَحْمَةُ اللهِ‏ وبَرَكاتُهُ »

« As-salamou ^alaykoum wa rahmatoullahi wa barakatouh »

 

Ce qui signifie « Tu n’as rien à craindre de moi, tu es en paix ».

 

 

Lorsqu’on baille

 

J’essai de contrer le bâillement autant que possible et je pose ma main sur ma bouche en je dis :

« أَعُوذُ بِاللهِ مِنْ الشَّيْطَانِ الرَّجِيمِ »

« ‘A^oudhou bi l-Lahi mina ch-chaytani r-rajim »

 

ce qui signifie : « Je recherche la préservation de Allah contre le chaytan qui est maudit ».

 

 

Lors de l’éternuement             

 

 

Après avoir éternué je dis ce qui signifie :

الحمدُ لله

« Al-hamdou lil-Lah »

 

« La louange est à Allah », mon compagnon me répond (c’est-à-dire qu’il fait mon tachmit) :

« يَرْحَمُكَ الله »

« Yarhamouka l-Lah »

 

ce qui signifie : « Que Allah te fasse miséricorde » je lui réponds alors ce qui signifie : « Que Allah vous guide et vous corrige votre état ».

 

 

Quand j’entends le mou’adhin

 

Je dis la même chose que lui sauf quand il dit :

« حَيَّ عَلى الصَّلاةِ،حَيَّ عَلى الفَلاحِ »

« Hayya ^ala ssalat, hayya ^ala l-falah »

 

je dis:  

« لا حَوْلَ وَلاَ قُوَّةَ إِلا باللهِ »

« La hawla wa la qouwwata ‘illa bi l-Lah »

 

ce qui signifie : « Il n’est de force ni de préservation que par Allah »

 

 

Après la fin de l’appel à la prière            

 

Je dis :

« رَضِيتُ باللهِ رَبًّا، وَبِالإِسْلامِ دِينًا، وَبمُحَمَّدٍ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وسَلَّمَ رَسُولاً »

« Raditou bi l-Lahi Rabba wa bi l-‘islami dina wa bi Mouhammadin salla l-Lahou ^alayhi wa sallam raçoula »

 

ce qui signifie : « Je le suis satisfait de Allah pour Seigneur, de l’Islam pour religion et de Mouhammad pour messager », ensuite je dis:  

 

« اللَّهُمَّ رَبَّ هَذهِ الدَّعْوَةِ التَّامَّةِ وَالصَّلاةِ القائِمةِ، ءَاتِ مُحَمَّدًا الوَسِيلَةَ والفَضِيلَةَ، وابْعَثْهُ مَقَامًا مَحْمُودًا الَّذِي وَعَدْتَهُ‏ »

« Allahoumma Rabba hadhihi d-da^wati t-tammah, wa ssalati l-qa’imah, ‘ati Mouhammadani l-wacilata wa l-fadilata wa b^athhou maqamam-mahmoudal-ladhi wa ^adtah »

 

ce qui signifie : « Ô Allah, Le Seigneur de cette appel parfait, et de cette prière qui va être accomplit, accorde à Mouhammad   le haut degré et le haut mérite, et fait qu’il ait au Jour du jugement ce degré élevé que Tu lui a promis ».

 

 

Lors de l’entrée à la mosquée              

 

J’entre dans la mosquée avec mon pied droit après avoir dit :

« بِسْمِ اللهِ« 

« Bismillah »

 

ce qui signifie : « Je commence par le nom de Allah » et quand je rentre je dis :

« اللَّهُمَّ صَلِّ على سَيّدِنَا مُحمَّدٍ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وسَلَّم.

اللَّهُمَّ افْتَحْ لي أبْوابَ رَحْمَتِكَ »

« Allahoumma salli ^ala sayyidina Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, Allahoumma ftah li ‘abwaba rahmatik »

 

« Ô Allah honore et élève d’avantage le rang de notre maitre Mouhammad  , Ô Allah ouvre moi les porte de Ta miséricorde ».

 

 

Quand je sors de la mosquée               

 

Je sors avec mon pied gauche et je dis :

 

« اللَّهُمَّ صَلِّ عَلَى سَيِّدِنَا مُحَمَّدٍ صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وسَلَّم. اللَّهُمَّ إِنِّي أَسْأَلُكَ مِنْ فَضْلِكَ« 

« Allahoumma salli ^ala sayyidina Mouhammad, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Allahoumma ‘inni ‘as’alouka min fadlik »

 

ce qui signifie : « Ô Allah honore et élève d’avantage en degré notre maitre Mouhammad , Ô Allah je Te demande de m’accorder de Ta grâce ».

 

 

Les évocations après la prière             

 

 

Je dis :

« أَسْتَغْفِرُ اللهَ »

« Astaghfirou l-Lah »

 

ce qui signifie : « Je demande que Allah me pardonne » à trois reprises.

Puis je dis :

 

« اللَّهُمَّ أعِنِّي عَلَى ذِكْرِكَ وَشُكْرِكَ وَحُسْنِ عِبَادَتِكَ.اللَّهُمَّ أنْتَ السَّلامُ وَمِنْكَ السَّلامُ، تَبارَكْتَ يَا ذَا الجَلالِ وَالإِكْرامِ »

« Allahoumma ‘a^inni ^ala dhikrika wa choukrika wa housni ^ibadatik. Allahoumma Anta s-Salamou wa minka s-salam, tabarakta ya Dha l-Jalali wa l-ikram »

 

ce qui signifie : « Ô Allah aide-moi pour T’évoquer, pour Te remercier et pour T’adorer correctement, Ô Allah Tu es As-Salam, et c’est de Toi qu’est la sauvegarde, Tu es exempt d’imperfection, Toi Qui es Dhou l-Jalali wa l-‘Ikram ».

Puis j’évoque Allah ta^ala en disant :

 

« سُبْحَانَ اللهِ، الحَمْدُ للهِ،اللهُ أَكْبَرُ »

« Soubhanallah,  l-hamdou lil-Lah, Allahou ‘akbar »

chacune 33 fois, et je récite les trois mou^awwidhat ainsi que ‘ayatou l-Koursiyy.

 

 

Ce que l’on dit après la prière de al witr

 

« سُبْحانَ المَلِكِ القُدُّوسِ ربِّ المَلائِكَةِ والرُّوحِ »

« Soubhana l-Maliki l-Qouddous, Rabbi l-mala’ikati wa r-rouh »

 

Ce qui signifie : « Il est exempt d’imperfection, Allah, qui est Al-Malik, qui est Al-Qouddous qui est le Seigneur des anges et de Jibril » à réciter trois fois.

 

 

Invocation lorsqu’on rentre à la maison

 

« بِسْمِ اللهِ، اللَّهُمَّ إِنِّي أَسْأَلُكَ خَيْرَ الْمَوْلَـجِ وَخَيْرَ الْمَخْرَجِ، بِسْمِ اللهِ وَلَجْنَا، وبِسْمِ اللهِ خَرَجْنَا، وَعَلى اللهِ رَبِّنَا تَوَكَّلْنَا »

« Bismi l-Lah, Allahoumma ‘inni ‘as’alouka khayra l-mawlaji wa khayra l-makhraj, bismi l-Lahi wa lajna wa bismi l-Lahi kharajna, wa ^ala l-Lahi Rabbina tawakkalna »

 

Ce qui signifie : « Je commence par le nom de Allah, Ô Allah je Te demande de la meilleur des entrées et je Te demande de la meilleur des sorties ; par le nom de Allah nous entrons et par le nom de Allah nous sortons et c’est Allah notre Seigneur que nous nous fions ».

 

Puis il passe le salam à sa famille en disant :

 

« ‏السَّلامُ عَلَيْكُمْ وَرَحْمَةُ اللهِ‏ وبَرَكاتُهُ » 

« As-salamou ^alaykoum wa rahmatou l-Lahi wa barakatouh »

 

Invocation quant on voit le croissant lunaire     

 

‏ »‏اللهُ أَكْبَرُ، اللَّهُمَّ أهِلَّهُ عَلَيْنَا بِالأَمْنِ وَالإِيْمَانِ وَالسَّلامَةِ وَالإِسْلامِ وَالتَّوْفِيقِ لِمَا يُحِبُّ رَبُّنا وَيَرْضَى، رَبُّنَا وَرَبُّكَ اللهُ‏ »

« Allahou ‘akbar, Allahoumma ‘ahillahou ^alayna bi l-‘amni wa l-‘imani wa s-salamati wa l-‘islami wa t-tawfiqi lima youhibbou Rabbouna wa yarda, Rabbouna wa Rabbouka l-Lah »

 

Ce qui signifie : « Allah mérite plus de vénération que toute autre, Ô Allah fait que ce soit un croissant d’une nouvelle lune qui soit pour nous une sécurité, une foi, une sauvegarde […] et la réussite pour accomplir ce que notre Seigneur agrée. Notre Seigneur et ton Seigneur c’est Allah* » (*en s’adressant au croissant lunaire).

 

 

Invocation lors de la visite d’un malade

 

« أسألُ اللهَ العظيمَ ربَّ العرشِ العظيمِ أنْ يشفيَكَ »

« As’alou l-Laha l-^Adhim, Rabba l-^archi l-^adhim ‘an yachfiyak »

 

Ce qui signifie : « Je demande à Allah, al-^Adhim, Le Seigneur du Trône éminent de te guérir » 7 fois.

 

 

Quant on ressent la douleur       

 

Je pose ma main sur l’endroit qui est douloureux de mon corps et je dis :

‏ »بِسْمِ اللهِ، بِسْمِ اللهِ، بِسْمِ اللهِ »

« Bismi l-Lah, Bismi l-Lah, Bismi l-Lah »

 

ce qui signifie : « Je commence par le nom de Allah, je commence par le nom de Allah, je commence par le nom de Allah » puis je dis :

 

« أعُوذُ بِعِزَّةِ اللهِ وَقُدْرَتِهِ مِنْ شَرِّ ما أجِدُ وأُحاذِرُ‏ »

« ‘a^oudhou bi ^izzati l-Lahi wa qoudratih min charri ma ‘ajidou wa ‘ouhadhir »

 

ce qui signifie : « Je recherche la préservation par la gloire de Allah et Sa toute-puissance contre le mal de ce que je ressens et ce que je perçois ».

 

Ce qu’on dit pour repousser l’envie et les calamitées

 

« ما شاءَ اللهُ لا قُوَّةَ إِلا باللهِ »

« Ma cha’ Allah, la qouwwata illa bi l-Lah »

 

Ce qui signifie : « Ce que Allah veut est, il n’est de force que par Allah » puis je récite les deux mou^awwidhat, c’est-à-dire sourat al-Falaq et sourat an-Nas.

 

 

Lors de la crainte et de la peur       

 

« ‏هُوَ اللهُ، اللهُ رَبِّي لا شَرِيكَ لَهُ »

« Houwa l-Lah, Allahou Rabbi, la charika lah »

 

Ce qui signifie : « Il est Allah, Allah est mon Seigneur, Il n’a pas d’associer ».

 

 

Lors du tourment, du chagrin et des mauvaises suggestions

 

Je dis beaucoup:  

« لا حَوْلَ وَلا قُوَّةَ إِلاَّ باللهِ العَلِيِّ العَظِيمِ‏ »

« La hawla wa la qouwwata ‘illa bi l-Lahi l-^Aliyyi l-^Adhim »

 

ce qui signifie : « Il n’est de force et de préservation que par Allah, Al-^Aliyy, Al-^Adhim ».

 

 

Invocation du marché

 

« لا إِلهَ إِلاَّ اللهُ وَحْدَهُ لا شَريكَ لَهُ، لَهُ المُلْكُ وَلَهُ الحَمْدُ، يُحْيِي ويُمِيتُ وَهُوَ حَيٌّ لا يَمُوتُ، بِيَدِهِ الخَيْرُ وَهُوَ على كُلِّ شَىْءٍ قَدِيرٌ »

« La ‘ilaha illa l-Lahou wahdahou la charika lah, Lahou l-moulkou wa Lahou l-hamdou, youhyi wa youmitou wa Houwa Hayyoun la yamout, biyadihi l-khayr wa Houwa ^ala koulli chay’in qadir »

Ce qui signifie : « Il n’est de Dieu que Allah, Lui seul n’a pas d’associé, à Lui appartient la souveraineté, à Lui les louanges, Il donne la vie et Il donne la mort, alors Qu’Il a pour attribut la vie mais Qu’Il ne meurt pas, c’est Lui le possesseur et le créateur du bien et Il est sur toute chose tout puissant ».

Remarque : بِيَدِهِ الخَيْرُ « biyadihi l-khayr » c’est-à-dire Il est Celui à Qui le bien appartient, Il est Celui Qui crée le bien, Allah n’a pas de yad dans le sens de l’organe c’est-à-dire la main, car Allah soubhanahou est exempt des organes, des membres et de l’endroit ».

 

 

A la vue de quelqu’un qui est éprouvé ou atteint       

 

« الحَمْدُ للهِ الَّذي عافاني مِمَّا ابْتلاكَ بِهِ وَفَضَّلَنِي على كَثِيرٍ مِمَّنْ خَلَقَ تَفْضِيلاً »

« Al-hamdou lil-Lahi l-ladhi ^afani mimma-btalaka bih, wa faddalani ^ala kathirim-mimman khalaqa tafdila »

 

Je dis à voix base (pour que celui qui est éprouvé ne m’entende pas) ce qui signifie : « La louange est à Allah qui m’a préservé de ce dont Il t’a éprouvé et Qui m’a accordé un mérite par rapport à de nombreux de ceux qu’Il a crée ».

 

Lors du chagrin et de la difficulté

 

‏ »‏يا حَيُّ يا قَيُّومُ، بِرَحْمَتِكَ أسْتَغِيثُ‏ »‏

« Ya Hayyou Ya Qayyoum birahmatika ‘astaghith »

 

Ce qui signifie : « Ô Toi qui est Hayy, Toi qui est Qayyoum, c’est par Ta miséricorde que je recherche le renfort ».

 

 

Invocation quant on entend le tonnerre       

 

« سُبْحَانَ الَّذِي يُسَبِّحُ الرَّعْدُ بِحَمْدِهِ وَالْمَلاَئِكَةُ مِنْ خِيفَتِهِ »

« Soubhana l-ladhi yousabbihou r-Ra^dou bihamdihi wa l-mala’ikatou min khifatih »

Ce qui signifie : « Il est exempt d’imperfection Celui pour qui ar-Ra^d (l’ange du tonnerre) fait le tasbih et Le loue, et les anges font le tasbih et Le loue par crainte de Allah ».

 

 

Invocation à dire lorsque la pluie tombe ou lorsqu’on voit la pluie

 

« اللهم اجعلهُ صيِّبا هنيئا »

« Allahoumma j^alhou sayyiban hania »

 

Ce qui signifie : « Ô Allah fait que ce soit des pluies abondantes et bonnes ».

 

 

Invocation lorsque la pluie s’arrête de tomber     

 

« مُطِرْنَا بِفَضْلِ اللهِ وَرَحْمَتِهِ »

« Moutirna bifadli l-Lahi wa rahmatih »

 

Ce qui signifie : « Nous avons reçu la pluie par la grâce de Allah et par Sa miséricorde ».

 

Invocation lorsque le vent souffle

 

« اللهمَّ إني أسألُك خيرَها وخيرَ ما فيها وخيرَ ما أُرسلتْ به وأَعوذُ بك مِن شَرِّها وشَرِّ ما فيها وشَرِّ ما أُرسلتْ به »

« Allahoumma ‘inni ‘as’alouka khayraha wa khayra ma fiha wa khayra ma ‘oursilat bih, wa ‘a^oudhou bika min charriha wa charri ma fiha wa charri ma ‘oursilat bih »

 

Ce qui signifie : « Ô Allah je te demande du meilleur de ce vent, du meilleur de ce qu’il comporte et du meilleur de ce pour quoi il a été envoyé ; et je recherche Ta préservation contre le mal de ce vent, du mal de ce qu’il comporte et du mal de ce pour quoi il a été envoyé ».

 

 

Invocation pour conserver quelque chose, pour préserver la personne et l’endroit       

« اللهم إني استودعُك هذا المكانَ وما فيه ومَن فيه »

« Allahoumma ‘inni ‘astawdi^ouka hadha l-makana wa ma fihi wa man fih »

 

Ce qui signifie : « Ô Allah je te confie cette endroit, ce qu’il comporte comme objet et ce qu’il comporte comme personne ».

 

 

Invocation lorsqu’on entend le cri du coq durant la nuit

 

« أسألُ اللهَ العَظِيمَ مِنْ فَضْلِهِ وَخَيْرِهِ فِي الدُّنْيَا وَالآخِرِةِ »

« As’alou l-Laha l-^Adhim min fadlihi wa khayrihi fi d-dounya wa l-‘akhirah »

 

Ce qui signifie : « Je demande à Allah, Al-^Adhim, de Sa grâce et de Son bien dans le bas monde et dans l’au-delà ».

 

Invocation quant on entend le braillement de l’âne ou les aboiements d’un chien la nuit       

 

« أَعُوذُ بِاللهِ مِنْ الشَّيْطَانِ الرَّجِيمِ »

« A^oudhou bi l-Lahi mina ch-chaytani r-rajim »

 

Ce qui signifie : « Je recherche la préservation de Allah contre le chaytan maudit ».

 

 

Lors des mauvaises suggestions

 

« ءامَنْتُ باللهِ وَرُسُلِهِ »

« Amantou bi l-Lahi wa rouçoulih »

 

Je dis ce qui signifie : « Je crois fermement en Allah et en Ses messagers ».

 

 

Invocation quant on voit quelque chose qui réjouit le cœur et qu’on apprécie       

 

‏ »‏الحَمْدُ للهِ الَّذي بِنِعْمَتِهِ تَتِمُّ الصَّالِحاتُ‏ »

« Al-hamdou lil-Lahi l-ladhi bini^matihi tatimmou ssalihat »

 

Ce qui signifie : « La louange est à Allah par la grâce DuQuel les belles choses ont lieu ».

 

 

Invocation quant on voit quelque chose qui chagrine et qu’on désapprouve

 

« ‏الحَمْدُ للهِ على كلِّ حالٍ‏ »‏

« Al-hamdou lil-Lahi ^ala koulli hal »

 

Ce qui signifie : « La louange est à Allah en toute situations ».

 

 

Invocation pour calmer la colère

 

« أَعُوذُ بِاللهِ مِنْ الشَّيْطَانِ الرَّجِيمِ »

« A^oudhou bi l-Lahi mina ch-chaytani r-rajim »

 

Ce qui signifie : « Je recherche la préservation de Allah contre le chaytan maudit ».

 

 

Ce que l’on dit lors de l’épreuve ou lors de la mort d’un proche ou d’un bien-aimé        

 

‏‏« ‏الحَمْدُ للهِ، إنَّا للهِ وإنَّا إِلَيْهِ رَاجِعُونَ »

« Al-hamdou lil-Lah, ‘inna li l-Lahi wa ‘inna Ilayhi raji^oun »

 

Ce qui signifie : « La louange est à Allah, certes nous appartenons à Allah et nous seront ressuscité pour Son jugement ».

 

 

 

Invocation pour présenter ses condoléances à un musulman suite à la mort de son proche musulman

 

أعْظَمَ اللهُ أجْرَكَ، وأحْسَنَ عَزَاءَكَ، وَغَفَرَ لمَيِّتِكَ« 

« A^dhama l-Lahou ‘ajrak, wa ‘ahsana ^aza’ak, wa ghafara limayyitik »

 

Ce qui signifie : « Que Allah t’accorde une récompense éminente, qu’Il t’accorde un bon apaisement de tes douleurs et qu’Il accorde le pardon à ton défunt ».

 

 

Invocation quant on rend visite aux tombes   

 

‏ »‏السَّلامُ عَلَيْكُمْ يا أهْلَ القُبُورِ‏!‏ يَغْفِرُ اللَّهُ لَنا وَلَكُمْ، أنْتُمْ سَلَفُنا وَنَحْنُ بالأثَرِ‏ »‏

« As-salamou ^alaykoum ya ‘ahla l-qoubour, yaghfirou l-Lahou lana wa lakoum, antoum salafouna wa nahnou bi l-‘athar »

 

Ce qui signifie : « A vous le salam, habitants des tombes ! Que Allah nous pardonne ainsi qu’à vous, vous êtes nos prédécesseurs et nous sommes sur votre trace ».

 

 

Invocation du besoin

 

Je fais le woudou’, puis j’accomplis deux rak^ah et je dis :

 

« اَللّهُمَّ إِنِّي أَسْأَلُكَ وَأَتَوَجَّهُ إِلَيْكَ بِنَبِيّـِكَ مُحَمَّدٍ نَبِيِّ الرَّحْمَةِ، يَا مُحَمَّدُ إِنِّي أَتَوَجَّهُ بِكَ إِلَى رَبِّي فِي حَاجَتِي () لتقضى لي »

« Allahoumma ‘inni ‘as’alouk wa ‘atawajjahou ‘ilayka binabiyyika Mouhammadin-nabiyyi r-rahmah, ya Mouhammad, ‘inni ‘atawajjahou bika ‘ila rabbi fi hajati (et je cite mon affaire) litouqda li »

 

ce qui signifie : « Ô Allah je te demande et je m’adresse à Toi par ton prophète Mouhammad, le prophète de la miséricorde, Ô Mouhammad je m’adresse par toi à mon Seigneur pour mon affaire -je la cite- pour qu’elle me soit réglée ».

 

 

Invocation du remerciement à celui qui t’as fais du bien ou qui a fait quelque chose qui mérite la reconnaissance       

 

« جَزَاك اللهُ خَيْرًا »

« Jazaka l-Lahou khayra »

 

Ce qui signifie : « Que Allah te rétribues en bien ».

 

 

Invocation quant on perd quelque chose

 

« اللَّهُمَّ رَبَّ هذِهِ الضَّالَةِ رُدَّ إليَّ ضَالَّتي »

« Allahoumma Rabba hadhihi ddallah roudda ‘ilayya dallati »

 

Ce qui signifie : « Ô Allah le Seigneur de cette chose qui est perdu, fait que cette chose que j’ai perdu me soit rendu » ou je dis :

 

« يا جَامِعَ النَّاسِ ليومٍ لارَيْبَ فيه اجْمَعْ عَليَّ ضَالَّتي »

« Ya Jami^a n-nasi liyawmil-la rayba fih ‘ijma^ ^alayya dallati »

 

à trois reprises ce qui signifie : « Ô Allah, Toi qui les gens pour un Jour au sujet duquel il n’y a aucun doute, fait que je sois réuni avec ce que j’ai perdu ».

 

 

Invocation pour faciliter des choses difficiles 

 

« ‏اللَّهُمَّ لا سَهْلَ إِلاَّ ما جَعَلْتَهُ سَهْلاً، وأنْتَ تَجْعَلُ الحَزْنَ إذَا شِئْتَ سَهْلاً‏ »‏

« Allahoumma la sahla illa ma ja^altahou sahla wa Anta taj^alou l-hazna ‘idha chi’ta sahla »

Ce qui signifie : « Ô Allah il n’est facile que ce que Tu as rendu facile et Toi tu rends les choses difficiles si Tu les veux difficiles ».

 

Invocation pour repousser l’injustice de celui qui est injuste

 

« اللهُ اللهُ رَبي لا أُشْرِكُ بِهِ شَيْئًا »

« Allahou Allahou Rabbi la ‘ouchrikou bihi chay’ »

 

Ce qui signifie : « Allah, Allah est mon Seigneur, je ne lui attribut aucun associer » à répété à 2 reprises.

 

 

Invocation pour rembourser les dettes      

 

‏ »‏اللَّهُمَّ اكْفِنِي بِحَلالِكَ عَنْ حَرامِكَ، وَأغْنِني بِفَضْلِكَ عَمَّنْ سِوَاكَ‏ »‏

« Allahoumma kfini bihalalika ^an haramik wa ‘aghnini bifadlika ^amman siwak »

 

Ce qui signifie : « Ô Allah fait que ce qui est licite et qui T’appartient me suffise plutôt que ce qui est interdit et qui T’appartient, et accorde moi la richesse par Ta grâce par laquelle je n’aurais pas besoin d’autre que Toi ».

 

 

Invocation pour saluer celui qui part en voyage

 

‏ »‏أسْتَوْدِعُ اللهَ دِينَكَ وأمانَتَكَ وَخَوَاتِيمَ عَمَلِكَ »

« Astawdi^ou l-Laha dinaka wa ‘amanataka wa khawatima ^amalik »

 

Ce qui signifie : « Je confie à Allah ta religion, ta sécurité et la finalité de tes œuvres ».

 

 

Invocation du voyage     

 

« اللهُ أَكْبَرُ، اللهُ أَكْبَرُ، اللهُ أَكْبَرُ. اللَّهُمَّ إنَّا نَسألُكَ فِي سفَرِنَا هَذَا البِرَّ وَالتَّقْوَى، وَمِنْ العَمَلِ ما تَرْضَى، اللَّهُمَّ هَوِّن عَلَيْنا سَفَرَنَا هَذَا، وَاطْوِ عَنَّا بُعْدَهُ‏،اللَّهُمَّ أنْتَ الصَّاحِبُ فِي السَّفَرِ وَالخَلِيفَةُ في الأهْلِ‏.‏ اللَّهُمَّ إني أعُوذُ بِكَ مِنْ وَعْثَاءِ السَّفَرِ وَكَآبَةِ المَنْظَرِ وَسُوءِ المُنْقَلَبِ في المَالِ والأهْلِ »

« Allahou akbar, Allahou akbar, Allahou akbar. Allahoumma ‘inna nas’alouka fi safarina hadha l-birra wa t-taqwa, wa mina l-^amali ma tarda, Allahoumma hawwin ^alayna safarana hadha wa twi ^anna bou^dah, Allahoumma Anta sSahibou fi s-safar wa l-khalifatou fi l’ahl, Allahoumma ‘inni ‘a^oudhou bika min wa^tha’i s-safar, wa ka’abati l-mandhar, wa sou’i l-mounqalabi fi l-mali wa l’ahl »

 

Ce qui signifie : « Allah mérite plus de vénération que toute autre, Allah mérite plus de vénération que toute autre, Allah mérite plus de vénération que toute autre, Ô Allah nous te demandons pour notre voyage que voici la bienfaisance et la piété, et nous te demandons parmi les œuvres ce que Tu agrée, Ô Allah facilite-nous ce voyage que nous voulons entreprendre et fait que la distance nous paraisse courte malgré sa longueur ; Ô Allah, Celui Qui nous préserve durant ce voyage par Ta grâce,  Tu es Celui à Qui nous confions nos familles, Ô Allah nous recherchons par Toi la préservation contre les difficultés du voyage, Tu es Celui Qui préserve la famille, Ô Allah nous recherchons ta préservation contre la grande fatigue du voyage, contre le fait de voir quelque chose de mauvais et contre un mauvais retour concernant les bien et la famille »

 

 

Lors du voyage quand on prend de la hauteur   

 

« اللهُ أَكْبَرُ »

« Allahou akbar »

 

Ce qui signifie : « Allah mérite plus de vénération que toute autre ».

 

 

Invocation lors du retour du voyage

 

‏ »‏ءايِبُونَ تائِبُونَ عابِدُون لِرَبِّنا حامِدُونَ‏ »‏

« Ayibouna ta’iboun, ^abidouna lirabbina hamidoun »

 

Ce qui signifie : « Nous retournons, nous faisons le repentir, nous adorons notre Seigneur et nous Le louons ».

Invocation quant on entend l’évocation du messager      

 

« اللَّهُمَّ صَلِّ عَلَى سَيِّدنَا مُحمَّدٍ »

« Allahoumma salli ^ala sayyidina Mouhammad »

 

Ce qui signifie : « Ô Allah augmente notre maitre Mouhammad    en honneur et en glorification ».

 

 

Evocations du soir

 

« أمْسَيْنا وأمْسَى المُلْكُ للهِ »

« Amsayna wa amsa l-moulkou li l-Lah »

 

Ce qui signifie : « Nous sommes arrivé au soir et la souveraineté appartient à Allah ».

 

« اللَّهُمَّ بِكَ أمْسَيْنا، وبك أصبحنا، وَبِكَ نَحْيا، وَبِكَ نَمُوتُ وَإِلَيْكَ المَصِيرُ »

« Allahoumma bika amsayna wa bika asbahna wa bika nahya wa bika namout wa ilayka l-masir »

 

Ce qui signifie : « Ô Allah c’est par Ta puissance que nous arrivons au soir, c’est par Ta puissance que nous arrivons au matin, c’est par Ta puissance que nous vivons et que nous mourrons et c’est à Toi le devenir ».

 

 

Invocations du sommeil      

 

Je fais mon woudou’, je dors sur mon coté droit et je dis :

 

« بِاسْمِكَ اللَّهُمَّ أَمُوتُ وَأَحْيَا »

« Bismika l-Lahoumma amoutou wa ahya »

 

ce qui signifie : « Par nom Ô Allah, je meurs et je vie ».

Puis je récite les trois mou^awwidhat, et je passe les deux mains sur toutes les parties de mon corps que je peu atteindre puis je récite ‘ayatou l-Koursiyy et sourat Al-Kafiroun et je m’endors en évoquant Allah ta^ala.

 

 

Invocation lorsqu’on ce réveil d’un cauchemar la nuit    

 

« أَعُوذُ بِكَلِمَاتِ اللهِ التَّامَّاتِ مِنْ غَضَبِهِ وَعِقَابِهِ، وَشَرِّ عِبَادِهِ، وَمِنْ هَمَزَاتِ الشَّيَاطِينِ وَأَنْ يَحْضُرُونَ »

« A^oudhou bikalimati l-Lahi t-tammati min ghadabihi wa ^iqabih wa charri ^ibadih wa min hamazati ch-chayatini wa ay-yahdouroun »

 

Ce qui signifie : « Je recherche la préservation par la parole de Allah parfaite contre Sa volonté de châtier, contre Son châtiment, contre le mal de Ses esclaves et contre les accès du chaytan et contre le fait qu’ils viennent à moi ».

 

 

Invocation lors de l’insomnie       

 

« اللَّهُمَّ غَارَتِ النُّجُومُ وَهَدأتِ العُيُونُ وأنْتَ حَيٌّ قَيُّومٌ لا تَأخُذُكَ سِنَةٌ وَلاَ نَوْمٌ، يَا حَيُّ يَا قَيُّومُ أَهْدِىءْ لَيْلي، وأنِمْ عَيْنِي‏ »‏

« Allahoumma gharati n-noujoum wa hada’ati l’^ouyoun wa Anta Hayyoun Qayyoum, la ta’khoudhouka sinatouw-wa la nawm, Ya Hayyou Ya Qayyoum, ahdi layli wa anim ^ayni »

 

Ce qui signifie : « Ô Allah les étoiles sont apparues, les yeux ce sont reposés et Tu es Celui Qui est vivant Celui Qui ne meurt pas, Celui Qui n’est pas atteint par la fatigue, ni par la somnolence ni par le sommeil ; Ô Toi qui a pour attribut la vie, Toi qui prédestine toute chose, apaise ma nuit et endors mes yeux ».

 

 

Invocations du Qour’an honoré      

 

﴿رَبَّنَا آتِنَا فِي الدُّنْيَا حَسَنَةً وَفِي الآخِرَةِ حَسَنَةً وَقِنَا عَذَابَ النَّارِ‏﴾

« Rabbana atina fi d-dounya haçanataw-wa fi l’akhirati haçanataw-wa qina ^adhaba n-nar »

 

Ce qui signifie : « Ô Allah accorde-nous un bien dans le bas-monde, un bien dans l’au-delà et préserve-nous du châtiment de l’enfer ».

 

﴿رَبَّنَا آتِنَا مِنْ لَدُنْكَ رَحْمَةً وَهَيِّئْ لَنَا مِنْ أَمْرِنَا رَشَدًا﴾

« Rabbana atina mil-ladounka rahmah wa hayyi lana min amrina rachada »

 

Ce qui signifie : « Seigneur accorde-nous une miséricorde de Ta part et accorde-nous un bien de Ta part ».

 

﴿رَبِّ اشْرَحْ لِي صَدْرِي، وَيَسِّرْ لِي أَمْرِي، وَاحْلُلْ عُقْدَةً مِنْ لِسَانِي  يَفْقَهُوا قَوْلِي﴾

« Rabbi chrah li sadri, wa yassir li amri, wa hloul ^ouqdatam-mil-lisani, yafqahou qawli »

 

Ce qui signifie : « Ô Allah ouvre mon cœur sur le bien, facilite-moi, et fait qu’ils comprennent ce que je dis ».

 

﴿فَاطِرَ السَّمَاوَاتِ وَالأَرْضِ أَنْتَ وَلِيِّي فِي الدُّنْيَا وَالآخِرَةِ تَوَفَّنِي مُسْلِمًا وَأَلْحِقْنِي بِالصَّالِحِينَ ربِّ هَبْ لي حُكْمًا وَأَلْحِقْنِي بِالصَّالِحِينَ﴾

« Fatira s-samawati wa l’ardi Anta Waliyyi fi d-dounya wa l’akhirah, tawaffani mousliman wa alhiqni bi ssalihin »

 

Ce qui signifie : « Ô Allah Toi qui crée les cieux et la terre, Tu es Celui à Qui je me remet dans le bas monde et dans l’au-delà, fais moi mourir musulman et que je sois aux nombres des vertueux. Seigneur accorde-moi une sagesse et fais que je sois aux nombres des vertueux ».

 

﴿رَبِّ أَوْزِعْنِي أَنْ أَشْكُرَ نِعْمَتَكَ الَّتِي أَنْعَمْتَ عَلَيَّ وَعَلَى وَالِدَيَّ وَأَنْ أَعْمَلَ صَالِحًا تَرْضَاهُ وَأَدْخِلْنِي بِرَحْمَتِكَ فِي عِبَادِكَ الصَّالِحِينَ﴾

« Rabbi awzi^ni an achkoura ni^mataka l-lati an^amta ^alayy wa ^ala walidayy wa an a^mala salihan tardah wa adkhilni birahmatika fi ^ibadika ssalihin »

 

Ce qui signifie : « Seigneur, accorde-moi de Te remercier pour la grâce que Tu m’as accordé ainsi qu’à mes parents et que j’accomplisse les bons actes que tu agrées et fait que je sois par Ta miséricorde aux nombres de Tes esclaves vertueux ».

 

﴿رَبِّ اغْفِرْ لِي وَلِوَالِدَيَّ، رَبِّ ارْحَمْهُمَا كَمَا رَبَّيَانِي صَغِيرًا﴾

« Rabbi ghfir li wa liwalidayy, Rabbi rhamhouma kama rabbayani saghira »

 

Ce qui signifie : « Seigneur accorde-moi le pardon ainsi qu’à mes parents, Seigneur fais-leur miséricorde comme ils m’ont élevé quand j’étais enfant ».

 

﴿رَبِّ اغْفِرْ لي ولِوالِدَيَّ وَلِمَنْ دَخَلَ بَيْتِيَ مُؤْمِناً وَللْمُؤْمِنِينَ وَالمُؤْمِناتِ﴾‏

« Rabbi ghfir li wa liwalidayy wa liman dakhala baytiya mou’minaw-wa lil mou’minina wa l-mou’minat »

 

Ce qui signifie : « Seigneur accorde moi le pardon ainsi qu’à mes parents et à tous ceux qui viennent chez moi qui sont croyants, ainsi qu’aux croyants et aux croyantes ».

 

﴿رَبَّنَا اغْفِرْ لَنَا وَلإِخْوَانِنَا الَّذِينَ سَبَقُونَا بِالإيمَانِ وَلاَتَجْعَلْ فِي قُلُوبِنَا غِلاً لِلَّذِينَ ءامَنُوا رَبَّنَا إِنَّكَ رَؤُوفٌ رَحِيمٌ﴾

« Rabbana ghfir lana wa li ikhwanina l-ladhina sabaqouna bi l-iman wa la taj^al fi qouloubina ghilla li l-ladhina amanou Rabbana innaka Ra’oufour-Rahim »

 

Ce qui signifie : « Notre Seigneur accorde-nous le pardon, à nous ainsi qu’à nos frères qui nous ont précédés et qui étaient croyants, et le fait qu’il n’y ait pas dans nos cœurs de haine envers les croyants ; Seigneur tu es Celui Qui est Ra’ouf et Qui est Rahim ».

 

 

Conclusion :

 

Nos jeunes bien-aimés…

 

Après avoir passé ensemble un temps agréable et utile avec ce joli petit livret « Les évocations du petit musulman » qui est parfumé par l’évocation de Allah ta^ala, par lesquelles les cœurs de ceux qui évoquent beaucoup hommes et femmes sont apaisés, nous te souhaitons en conclusion que ce petit livret te réalise a grand profit et un grand plaisir ; alors levé vos petites mains douces et demandé à Allah ta^ala qu’Il vous accorde et qu’Il accorde à tout ceux qui ont contribué à l’édition de ce beau petit livret qui est entre vos mains, de ceux qui évoque beaucoup Allah ta^ala hommes et femmes, qu’Il nous réunisse dans le paradis de la félicité et la louange est à Allah le Seigneur des mondes.

La prière funéraire

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur septembre 8, 2012

La prière funéraire (al-jinazah)

Il convient de se rappeler souvent la mort et de s’y préparer en faisant le repentir et en réparant les injustices qu’on a faites envers ceux qui ont été lésés. Ceci est encore plus requis de la part des malades. Il fait également preuve de patience face à la maladie et abandonne les gémissements autant qu’il le peut. Il lui est recommandé de se faire soigner et pour les autres, de lui rendre visite. Il convient à celui qui lui rend visite de lui remonter le moral et de ne pas rester trop longtemps.

C’est une obligation communautaire (fardou kifayah) de préparer le mort : en le lavant, en l’enveloppant dans un linceul, en faisant la prière funéraire pour lui et en l’enterrant.

Ce qu’il est un devoir de faire pour le lavage, c’est de répandre de l’eau purificatrice, une fois, sur tout le corps : peau, cheveux et poils, même s’ils sont épais. Le minimum du linceul, c’est ce qui couvre l’ensemble du corps. Mais on fait exception de la tête de celui qui est mort en rituel de pèlerinage ou de ^oumrah, s’il est mort avant le désengagement rituel (tahalloul). Dans ce cas, on ne lui couvre pas la tête, elle est au contraire laissée découverte : il sera ressuscité au jour dernier dans l’état sur lequel il est mort, en état de rituel, en faisant la talbiyah c’est-à-dire en disant : (labbayka l-Lahoumma labbayk). De même, la femme décédée en état de rituel est exemptée de la couverture du visage.

La couverture du corps du mort se fait par un tissu qui lui était licite durant sa vie et qui était digne de lui. Ainsi l’homme n’est pas enveloppé dans de la soie. Il est plutôt enveloppé dans un tissu en coton, en lin ou ce qui est analogue. Quant à la femme et à l’enfant, il est permis de leur donner pour linceul un tissu en soie car il leur était permis d’en porter pendant leur vie. Il n’est pas permis d’envelopper un défunt musulman d’un linceul fait d’un tissu qui n’est pas digne de lui, c’est-à-dire qui serait rabaissant pour lui et ferait ressentir du mépris à son égard. Il n’est pas un devoir de lui donner pour linceul un tissu neuf. Ce qui a déjà été porté et ce qui est neuf suffit aussi bien.

Il est recommandé que le linceul soit constitué pour l’homme de trois tissus et pour la femme d’une chemise, d’un voile, d’un ‘izar –un pagne long– autour des jambes et des pieds et de deux tissus. La chemise, c’est ce qui cache la plus grande partie du corps, l’izar, ce qui est porté pour la partie inférieure du corps et le voile, ce que la femme utilise pour se couvrir la tête. Les deux tissus enfin sont en plus des trois pièces que l’on vient de citer.

La meilleure chose pour le linceul est qu’il soit blanc et en coton. L’enveloppement dans trois tissus est un devoir envers celui qui est enveloppé à partir de ses biens et qui n’a pas de dette excédant ses biens, comme par exemple s’il laisse des biens dont la valeur dépasse le montant de ses dettes ou s’il n’a pas de dette du tout, même s’il n’a pas d’autre bien que ces trois tissus.

Le minimum de la prière funéraire (salatou l-jinazah) est le minimum qu’il faut observer pour que l’obligation soit accomplie : on fait l’intention de faire la prière pour le mort lors du takbir ; c’est-à-dire que l’on dit : (Allahou ‘akbar) et on fait l’intention dans le cœur en disant : « j’accomplis la prière funéraire pour ce mort », s’il est présent. Il est une condition de désigner dans le cœur l’intention de la prière funéraire. Ceci est une obligation. Il ne suffit pas de faire l’intention d’accomplir une prière dans l’absolu, sans préciser que c’est une prière funéraire. Ensuite, on récite la Fatihah, puis on dit 😦Allahou ‘akbar, Allahoumma salli ^ala Mouhammad) ce qui signifie : « Allah a plus de science et plus de puissance que tout autre ; ô Allah élève davantage le degré de Mouhammad », puis on dit : (Allahou ‘akbar, Allahoumma ghfir lahou wa rhamhou) ce qui signifie : « Allah mérite plus de vénération que tout autre ; ô Allah pardonne-lui et fais-lui miséricorde », puis on dit : (Allahou ‘akbar) et on fait le salam.

Il est cependant recommandé après le deuxième takbir de réciter assalatou l-‘ibrahimiyyah en entier : (Allahoumma salli ^ala Mouhammad wa ^alaali Mouhammad kama sallayta ^ala ‘Ibrahim, wa ^alaali ‘Ibrahim, ‘innaka Hamidoun Majid. Allahoumma barik ^ala Mouhammad wa ^alaali Mouhammad kama barakta ^ala ‘Ibrahim, wa ^alaali ‘Ibrahim, ‘innaka Hamidoun Majid) ce qui signifie : « Ô Allah honore et élève davantage le degré de Mouhammad et celui de la famille de Mouhammad, tout comme Tu as honoré et élevé le degré de ‘Ibrahim et celui de la famille de ‘Ibrahim ; Tu es certes Celui Qui mérite les louanges, Celui Qui accorde beaucoup de bien et Dont le mérite est élevé. Ô Allah donne des bénédictions à Mouhammad et à la famille de Mouhammad, tout comme Tu as donné des bénédictions à ‘Ibrahim et à la famille de ‘Ibrahim ; Tu es certes Celui Qui mérite les louanges, Celui Qui accorde beaucoup de bien et Dont le mérite est élevé ». Il est recommandé après le troisième takbir de dire cette invocation : (Allahoumma hadha ^abdouka wa bnou ^abdayka, kharaja min rawhi d-dounya wa sa^atiha wa mahboubouhou wa ‘ahibba‘ouhou fiha ‘ila dhoulmati l-qabri wa ma houwa laqih. Kana yach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘il-la ‘anta wahdaka la charika lak, wa ‘anna Mouhammadan ^abdouka wa raçoulouk, wa ‘anta ‘a^lamou bihi minna. Allahoumma ‘innahou nazala bika wa ‘anta khayrou manzoulin bih, wa ‘asbaha faqiran ‘ila rahmatika wa ‘anta ghaniyyoun ^an ^adhabih, wa qad ji’naka raghibina ‘ilayka choufa^a‘a lah, Allahoumma ‘in kana mouhsinan fazid fi ‘ihçanihi wa ‘in kana mouçi‘an fatajawaz ^anhou, wa laqqihi birahmatika ridak, wa qihi fitnata l-qabri wa ^adhabahou wa fsah lahou fi qabrihi wa jafi l-‘arda ^an janbayh, wa laqqihi bi rahmatika l-‘amna min ^adhabika hatta tab^athahou ‘aminan ‘ila jannatika bi rahmatika ya ‘arhama r-rahimin) ce qui signifie : « Ô Allah c’est là Ton esclave et le fils de Tes deux esclaves. Il a quitté le repos de ce bas monde et son bien-être, alors que ce qu’il a aimé et ceux qu’il a aimés y sont encore, pour rejoindre l’obscurité de la tombe et ce qui l’attend. Il témoignait qu’il n’est de dieu que Toi, que Tu es unique, sans associé et que Mouhammad est Ton esclave et Ton messager et Tu sais ce qu’il en est de lui mieux que nous. Ô Allah il est devenu Ton hôte et Tu es le meilleur de qui l’on est l’hôte. Il s’est retrouvé dans le besoin de Ta miséricorde et Tu n’as pas besoin de son châtiment. Nous sommes venus T’implorer, en Te suppliant, en intercédant en sa faveur. Ô Allah, s’il était bienfaiteur, accorde-lui encore plus de bienfait et s’il était malfaisant, accorde-lui Ta clémence et accorde-lui par Ta miséricorde Ton agrément, préserve-le des troubles de la tombe et de son supplice, élargis pour lui l’espace de sa tombe, écarte la terre de ses côtés et accorde-lui par Ta miséricorde le salut de Ton châtiment jusqu’à ce que Tu le ressuscites en paix pour Ton paradis, par Ta miséricorde, ô Toi Qui est Le plus miséricordieux des miséricordieux ».

Le minimum de l’enterrement, c’est une fosse qui cache son odeur, de sorte qu’elle n’apparaisse plus après l’avoir enseveli et qui le protège des animaux sauvages, de sorte qu’ils ne le déterrent pas et ne le dévorent pas. S’il n’y a pas d’autre moyen de le garder de ces choses que d’avoir recours à une construction ou à un cercueil, ceci devient alors un devoir.

La façon la plus complète d’effectuer l’enterrement est la suivante : que la fosse soit suffisamment large pour permettre à celui qui descend le mort et à son aide d’y descendre et qu’elle soit d’une profondeur équivalente à la taille de quelqu’un levant le bras, c’est-à-dire de quatre coudées et demi de profondeur, même si le mort est un enfant. Il est recommandé de mettre le défunt dans une niche latérale si la terre est compacte ou bien de creuser une tranchée au fond de la tombe si la terre est meuble. Il est interdit d’enterrer dans des caveaux.

 

Avertissement : Parmi les positions rabaissantes pour le mort et qui ne sont pas permises, c’est de le renverser sur sa face lors du lavage. Ceci est interdit. De même, il y a le fait de le porter sur les épaules, sans civière ou autre. Mais il est permis de porter le petit enfant à la main pour aller l’enterrer.

Témoignage par habitude

Posted in Croyance par chaykhaboulaliyah sur septembre 8, 2012

Avertissement : Si quelqu’un a chuté dans une mécréance puis lorsqu’il a appris, il a su que c’est de la mécréance mais il ne se rappelait pas qu’il l’avait dite. Si, par la suite, il a témoigné par habitude [1], ceci lui est profitable car il avait l’intention de rester loin de la mécréance et qu’il a voulu s’en débarrasser s’il s’en été souvenu.

Mais s’il était entré dans la prière en ayant l’intention que c’est la prière des musulmans et en croyant qu’elle est valable et qu’il y a prononcé les deux témoignages en considérant que ce tachahhoud [2] en est une partie alors ce tachahhoud ne lui est pas profitable car sa prière n’est pas valable et cette prononciation des deux témoignages en fait partie. Et celui qui dit que ce tachahhoud est profitable pour cette personne alors qu’elle croyait qu’elle est entrée dans une prière islamique selon ce qu’elle pensait et qu’elle a prononcé le tachahhoud comme en faisant partie, lui aussi commet de la mécréance et personne n’a d’excuse en cela même s’il est nouvellement converti à l’Islam.

Mais, s’il n’a pas eu présent à l’esprit que cette personne croit en la validité de cette prière, c’est à dire qu’il ne croyait pas que cette personne accomplissait une prière islamique et que son tachahhoud en est une partie alors il n’a pas commis de mécréance. Par contre, ce qui lui est nuisible c’est le cas où il aurait pensé que cette personne est entrée dans une prière selon la Loi de l’Islam et qu’il ait cru avec ça que son tachahhoud dedans lui est profitable.

Ce jugement s’applique aussi, avec ses détails, au cas de celui qui fait le ‘adhan (l’appel à la prière).

En conclusion, celui qui a chuté dans une mécréance et qui a ensuite appris les règles mais a oublié qu’il est dans la mécréance et a prononcé le tachahhoud dans la prière ou dans l’appel à la prière ou qu’il a répété après celui qui fait l’appel à la prière ou dans n’importe quel autre acte d’adoration, cela ne lui est pas profitable. [Il faut indispensablement un tachahhoud par lequel il ne met pas une intention que met le musulman qui veut tirer profit du dhikr].

Celui qui dit que cela lui est profitable car il ne lui est pas venu à l’esprit que celui qui priait pense que sa prière est valable ou qu’il a des récompenses et qu’il n’a eu présent à l’esprit que le fait qu’il ait mentionné les termes des deux témoignages et ne comprenait pas de significations contredisant la religion, il ne commet pas de mécréance.

Ce qui est passé, c’est du passé. La personne raisonnable considère ce qui va se produire dans le futur. Qu’ils remercient Allah qu’ils aient connu la vérité avant de mourir. Ce qui compte c’est l’état de la personne lors de sa mort.

Celui de qui est arrivé un doute véritable et qui n’a pas fait le témoignage, celui-là, même s’il se rappelle après 20 ans, qu’il soit ferme, qu’il s’empresse pour se sauver, pour sauver son âme. Ce qui est à prendre en compte, c’est l’avenir. Le passé est révolu. La personne se préoccupe de ce qui va venir. Qu’elle ne dise pas : « Moi, j’ai passé 60ans, alors que j’étais sur cet état, comment je me déclare comme étant tombé dans la mécréance ? Cela c’est une suggestion du Chaytan. Qu’il fasse les témoignages même si c’est un doute véritable. Il n’y a pas de perte en cela.


[1] C’est à dire sans avoir présent à l’esprit ce qui s’est produit de lui auparavant.

[2] c’est-à-dire cette prononciation des deux témoignages

Conseils

Posted in cours général,Exhortation par chaykhaboulaliyah sur septembre 6, 2012

Conseil

–          On diffuse cela entre les élèves des écoles.

 

Ibnou ^Abbas, que Allah ta^ala l’agrée lui et son père, a dit au sujet de la parole de Allah ta^ala (Wa bi l-walidayni ‘ihsana) il vise par cela la bienfaisance envers les parents en étant doux envers eux, en étant tendre, il ne leur répond pas sèchement, il ne les regarde pas d’un regard dur, il ne lève pas la voix sur eux, mais il se tient avec eux  tout comme un esclave se tient avec son maître, humblement. Fin de citation.

 

Conseil

–          Les orateurs ont délaissé la base de leur fonction.

 

Les orateurs de nos jours ont délaissé la base même de la fonction de l’orateur (al-khatib).

La base de la fonction de l’orateur c’est de mettre en garde les gens contre la mécréance et les péchés, et d’indiquer quels sont les devoirs.

 

 

Conseil

 

Le Qour’an comporte la science des premiers et des derniers.

Il comporte ce que les prophètes ont cité ce qui est arrivé à leurs communautés.

Il comporte le licite et l’interdit.

Il comporte l’indication des sujets du bas monde et de l’au-delà.

Il comporte la présentation de ce qui répare les âmes et ce qui les corrompt.

Et il comporte l’indication de ce qui a été descendu sur certains prophètes.

 

 

Conseil

 

– Beaucoup manger n’est pas quelque chose de recommander dans la Loi

 

Beaucoup manger n’est pas apprécier dans la Loi.

Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam prenait la nourriture avec trois doigts uniquement et ainsi, ce qu’il pouvait prendre comme nourriture était en faible quantité.

 

 

Conseil

 

Dans cette époque, parmi les meilleures des œuvres c’est de sauver les gens contre la mécréance.

Les gens, à cause de leur ignorance, pensent qu’ils sont musulmans, alors qu’en réalité ils sont mécréants.

Attacher de l’importance au Tawhid dans cette époque fait partie des meilleures des œuvres.

S’occuper de l’enseignement de la science du Tawhid et son apprentissage, fait partie des meilleures des œuvres.

 

 

Conseil

 

Nous sommes arrivé à l’époque au sujet de laquelle le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam a dit « Wa yaqillou l-^ilm » c’est-à-dire « La science de la religion diminue ».

 

 

Conseil

 

Se rappeler souvent la mort aide à délaisser la paresse.

 

 

Conseil

 

Le chaykh a dit à l’un d’entre eux au sujet de ses compagnons « Evite d’avoir à faire à celui qui ne connaît pas la Loi de l’Islam, celui qui ne fait pas la différence entre l’argent licite et l’argent interdit ».

 

 

Conseil

 

–          C’est une preuve d’une bonne application de l’Islam de la personne que de délaisser ce qui ne le concerne pas.

 

D’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, il a dit : Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam a dit  « Min housni  Islami l-mar’i tarkouhou ma la ya^nih », c’est un hadith haçan rapporté par at-Tirmidhiyy et d’autres.

Parmi le signe de la force de la personne dans sa religion c’est qu’elle délaisse ce qui ne comporte pas d’utilité comme paroles et autre que cela.

Ibnou Hibban a rapporté que dans les livrets de ‘Ibrahim ^alayhi s-salam figure ce qui suit « La personne raisonnable devra s’occuper que de ce qui la concerne ».

 

 

Conseil

 

Quand le chaykh a été interrogé au sujet de comment parvenir à la sainteté, il a dit « La wousoula ‘il-la ^ala l-‘ousoul » c’est-à-dire « On ne parvient aux hauts degrés que conformément aux principes de base ».

 

 

Conseil

 

Soyez, vous esclaves de Allah comme des frères, vous vous donnez le conseil, tout comme l’a ordonné le Messager.

Contrôlez et vérifier les états des uns des autres, ainsi la da^wah se renforce, et ainsi le raffermissement entre les cœurs et l’amour entre les cœurs se renforce.

 

Conseil

 

Saches que celui qui n’a pas appris, il ne représente rien du tout.

 

 

Conseil

 

–          L’amour de la science de la religion est un signe de bien, de réussite et de victoire.

 

L’amour de la science de la religion est un signe de bien, de victoire et de réussite.

Celui qui s’adonne aux actes d’adorations avant d’avoir appris la croyance et les Lois, sa fin sera mauvaise.

Il pense de lui-même qu’il a obtenu des hauts degrés alors qu’en réalité il fait partie de ceux qui sont au plus bas niveau.

 

 

Conseil

 

–          La foi ne devient complète que par l’amour des uns des autres par recherche de l’agrément de Allah.

 

Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayi wa s-sallam a dit : « Lan tadkhoulou l-Jannata hatta tou’minou wa la tou’minou hatta tahabbou » cela veut dire que la foi est une condition pour l’entrée au Paradis, et la foi n’est complète que par l’amour des uns les autres par recherche de l’agrément de Allah.

 

 

Conseil

 

La science de la religion est par l’apprentissage auprès des gens de connaissance et ceux qui sont dignes de confiance en raison de la parole du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayi wa s-sallam « ‘Innama l-^ilmou bit- ta^alloum ».

La science de la religion est prise par chaîne de transmission d’un savant à partir d’un autre, à partir d’un autre jusqu’à ce que la chaîne remonte aux compagnons.

Leur science est par transmission. La science de la religion n’est pas par la lecture.

 

 

Conseil

 

Le Mous-haf a été écrit par des compagnons.

Le Mous-haf ce sont des hommes parmi les compagnons qui les ont écrits.

On ne connaît pas de femme compagnon qui ait écrit quoi que ce soit du Qour’an.

Il n’a pas été rapporté de quelqu’un parmi les savants qu’il y avait une femme parmi les compagnons qui avait un Mous-haf.

Quant au fait que Fatimah avait un Mous-haf, cela n’a aucun fondement.

Fatimah n’était pas présente pour écrire le Mous-haf du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayi wa s-sallam, ce sont les hommes qui étaient présents, qui assistaient.

 

 

Conseil

 

Le temps est plus cher que l’or.

Si tu ne l’utilises pas dans l’obéissance de Allah, tu le perds.

 

 

Conseil

 

– Vous êtes maintenant dans votre jeunesse, alors profitez de cette occasion.

 

Vous êtes maintenant jeunes, alors profitez de cette occasion.

Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayi wa s-sallam a dit « ‘Ightanimou khamsan qabla khamsin » ce qui signifie : « Profitez de cinq choses avant cinq autres ».

Dans ce hadith, il y a « wa chababaka qabla haramik » , l’homme est incapable quand il est âgé de faire ce qu’il pouvait faire alors qu’il était jeune, c’est-à-dire des actes de bien.

Celui qui profite de sa jeunesse, il ne regrettera pas lorsque viendra à lui la vieillesse.

Cependant la paresse est une maladie.

Le jeune homme s’il est sous l’emprise de la paresse, il rate l’occasion.

La paresse, le Messager a fait une invocation pour en être préservé.

Parmi les invocations du Messager « ‘A^oudhou bika mina l-^ajzi wa l-kaçal » ce qui signifie : « Je te demande de me préserver contre la faiblesse de l’ardeur et contre la paresse ».

 

 

Conseil

 

–          Délaisser cette habitude, chaque jour de la cuisine, chaque jour de la cuisine, qu’est-ce que c’est que cela ?!

 

Délaisser cette habitude, chaque jour vous cuisinez, chaque jour vous cuisinez, vous allez où comme ça ?

Dis leur, il n’y a plus de cuisine après aujourd’hui, nous commencerons à partir d’aujourd’hui.

Le Messager ^alayhi s-salam, il s’écoulait pour lui, un mois et deux mois et on n’attisait pas de feu chez lui.

Le Messager ^alayhi s-salam passait un mois et deux mois sans qu’il y ait chez lui quoique se soit de chaud, il n’y avait que des dattes et de l’eau, des dattes et de l’eau

 

Conseil

 

–          Le meilleur des gens c’est celui qui apprend et qui enseigne

 

Al-Bayhaqiyy a rapporté que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam a dit « Khayrou n-nass man ta^allama wa ^allam » ce qui signifie : « Le meilleur des gens sont ceux qui apprennent et qui enseignent » c’est-à-dire la science de la religion, car la science de la religion c’est la science qui est utile dans le bas monde et dans l’au-delà.

Attachez vous à persévérer dans l’apprentissage et l’enseignement.

L’enseignement de vos familles et de vos amis, car beaucoup de gens aujourd’hui, grandissent puis vieillissent tout en étant ignorants, tout en ignorant la croyance.

Ils croient à tort que Allah est un corps assis sur le Trône et cela est de la mécréance.

L’Imam ach-Chafi^iyy, que Allah l’agrée, a dit « Celui qui croit que Allah est un corps assis sur le Trône, c’est un mécréant ».

Enseignez à vos familles et à vos amis.

Aujourd’hui la plupart des gens vivent sans avoir appris la science de la religion, sans apprendre la science du Tawhid qui est la base même de la religion.

Allah n’agrée ni la prière, ni le jeûne, ni le pèlerinage, ni la récitation de Qour’an sauf de celui qui a connu Allah.

 

 

Conseil

 

Ja^farou sSadiq.

 

Ja^farou sSadiq fils de Mouhammad al-Baqir fils de Zayn al-^Abidin fils de ^Aliyy ibnou ‘Abi Talib, sa mère est de la descendance de ‘Abou Bakr.

Ja^farou sSadiq, que Allah l’agrée, il était fier et tirait sa gloire de ‘Abou Bakr.

Il disait « ‘Abou Bakr m’a donné naissance à deux reprises ».

Qu’est-ce que cela veut dire ? Cela veut dire qu’il tirait sa fierté de ‘Abou Bakr, car sa mère est bakriyyah de la descendance de Abou Bakr.

Sa mère est la petite fille de Abou Bakr asSiddiq.

Sa mère s’appelle ‘Oummou Farwah fille de al-Qacim fils de Mouhammad fils de ‘Abou Bakr asSiddiq.

Et sa grand-mère, la mère de sa mère s’appelle ‘Asma fille de ^Abdou r-Rahman fils de Abou Bakr asSiddiq.

Ja^far avait appris la science auprès de ‘Ahlou s-Sounnah.

Il a appris auprès de son grand-père maternel al-Qacim fils de Mouhammad fils de ‘Abou Bakr asSiddiq.

Ce grand-père al-Qaçim était un grand savant, c’est de lui qu’il a appris la science et auprès d’autres que lui.

 

 

Conseil

 

–          La jeunesse, le temps libre et la richesse sont des sources de corruption pour beaucoup de personnes

 

‘Abou l-^Atahiyah a dit « ‘Inna ch-chababa wa l-faragha wa l-jidah ; mafsadatoun li l-mar’i ‘ayyou mafsadah » c’est-à-dire « La jeunesse, le temps libre et la richesse sont des sources de corruption pour la personne et quelle corruption »

La jeunesse, pour de nombreuses personnes est une source de corruption, il est en de même pour le temps libre et la richesse.

Celui qui ne se protège pas dans ces trois situations, il ira à sa perte.

Comme ceux qui vont au cinéma au lieu d’aller rendre visite aux tombes ou au lieu d’aller aux mosquées.

Il rate ainsi, beaucoup de bien.

 

 

Conseil

 

Je vous recommande l’indulgence et la modestie.

Que celui qui enseigne soit modeste avec celui à qui il enseigne, et que celui qui apprend soit modeste avec celui qui lui enseigne.

 

 

Conseil

 

Les gens de science ont dit l’homme n’est pas valeureux lorsqu’il réunit les gens autour de lui, mais l’homme est valeureux quand il rassemble les gens sur l’obéissance de Allah.

 

 

Conseil

 

–          Le bas monde est un terrain de semence pour l’au-delà.

 

Le bas monde est un terrain de semence pour l’au-delà, celui qui sème ici bas du bien, il le récoltera dans l’au-delà.

Cela veut dire que celui qui a connu Allah, qui a cru en le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam, qui a accompli les devoirs, qui a évité les interdits, celui-là gagnera dans l’au-delà.

Dans ce bas monde, il aura pris une provision éminente.

Quant à celui qui rate cela, il est dans un grand danger.

Celui qui meurt sans avoir connu Allah, sans avoir cru en Son Prophète, celui-là il n’aura rien du tout dans l’au-delà mis à part le chagrin et le châtiment.

 

 

Conseil

 

–          Les maux de la langue sont nombreux

 

Je vous recommande de conserver votre langue, le Messager ^alayhi s-salam a beaucoup insisté auprès de sa communauté pour tenir la langue.

La plupart des péchés proviennent de la langue, alors, diminuez les paroles.

Avant de parler, réfléchissez. Cette parole, que veut-elle dire ? A quoi entraîne-t-elle ?

Si elle entraîne au mal, qu’il la délaisse, qu’il ne la dise pas.

Beaucoup de personnes parce qu’elles parlent beaucoup, il arrive que l’une d’entre elles tombe dans une mécréance, et ensuite il se met à poser la question.

Lors de la joie, que la personne fasse attention à sa personne et lors de la difficulté qu’elle fasse attention à sa propre personne, qu’elle réfléchisse au sujet de ses paroles, à quoi entraînent-elles ?

De nombreuses personnes parlent et disent de la mécréance, et ils ne pensent pas que ce qu’ils ont dit est contraire à la Loi.

Ces gens là meurent sur la mécréance, ils persistent sur cela.

Les dangers et les maux de la langue sont nombreux.

 

 

Conseil

 

Si la personne n’a pas appris la science de la religion, il ne lui suffit pas que son père fût un savant ou que son grand-père fût un saint.

Il est indispensable qu’elle apprenne elle-même.

 

 

Conseil

 

–          La colère détruit la religion

 

Attachez-vous à délaisser la colère, attachez-vous à délaisser la colère.

La colère détruit la religion. Certaines personnes, à cause de la colère deviennent mécréantes.

Certaines personnes se mettent en colère contre Allah et deviennent mécréantes.

Une femme nous a rapporté, elle vit ici à Beyrouth, elle a dit « J’ai une sœur en Syrie, ma sœur est morte, je suis partie au Cham et je suis arrivée après al-^asr. Elle avait été enterrée avant notre arrivé. Mes enfants m’ont rattrapé et sont arrivés après le coucher du soleil. Nous sommes allés auprès de la tombe de nuit avec les filles et les fils de ma sœur qui était morte. Et on entendait des coups provenant de la tombe, on entendait un son et le sable qui bougeait. Les fils de ma sœur, quand ils ont vu cela se sont mis à creuser la tombe, ils ont dit peut-être qu’elle a été enterrée alors qu’elle était vivante, peut-être qu’elle est encore vivante. Ils ont trouvé le corps noir, ils ont alors remis la terre. Après avoir remis la terre, la terre s’est remise de nouveau à bouger, elle avait été enterré durant le temps de la prière de al-^asr, et la tombe avait été ré ouverte près du temps de al^icha. Plus tard, le fossoyeur (celui qui creuse les tombes) est venu chez eux à la maison et leur a dit qu’il y a un bruit qui vient de la tombe. Cette femme a dit « Ma sœur, quand elle était vivante, elle faisait la prière, mais elle avait fait cinq fausses couches et elle disait pourquoi je fais la prière, Il me tue mes enfants, je ne lui ferais plus de prières » cette parole est de la mécréance, celui qui dit cela, il sort de l’Islam.

Cette femme s’est mise en colère contre son Seigneur, elle n’a pas patienté, elle est devenue mécréante.

Si elle avait dit « Al-hamdou li l-Lah » il lui aurait été inscrit une récompense, mais elle s’est opposé, elle est devenue mécréante.

Emettre des objections contre Allah c’est de la mécréance.

Elle a considéré Allah comme étant injuste.

Allah crée toute chose selon une sagesse, et Il est Juste, Il est équitable.

Celui qui le qualifie d’injustice, il devient mécréant.

Elle devenue au nombre des gens de l’enfer. Dans la tombe, elle est supplicié et dans l’au-delà se sera encore plus.

Que Allah nous accorde une fin heureuse, que Allah nous accorde une fin heureuse, que Allah nous accorde une fin heureuse.

 

 

Conseil

 

–          Le Chaykh a dit à celui qui enseigne dans les assemblées de condoléance et qui rencontre des gens d’égarement et autres.

 

Après qu’il soit retourné, il lui  a dit « Toi tu es comme le concurrent qui est revenu de la conquête, tu es comme celui qui vient d’une conquête du jihad ».

 

 

 

 

 

Conseil

 

–          Ce qui est un devoir pour celui qui appelle à l’Islam

 

Ce qui est un devoir pour celui qui appel à l’Islam c’est de conserver la croyance de ‘Ahlou s-Sounnah puis d’indiquer les mécréances, et d’indiquer leurs jugements afin qu’on les évite.

Moulla ^Aliyy l-Qari disait dans son commentaire sur « al-Fiqhou l-‘Akbar » de Abou Hanifah « Il est devoir de connaître les choses qui font sortir de l’Islam ».

Le Hafidh Mouhammad Mourtada az-Zabidiyy dans son livre, a dit : « Un certains nombre des quatre Imams ont composé des épîtres pour indiquer les paroles de mécréance » puis il a ajouté « Il n’est pas permis de prendre pour modèle les mou^tazilah ni les jahmiyyah, ni les khattabiyyah, ni les assimilateurs, les mouchabbihah, et leurs semblables de ceux qui deviennent mécréants à cause de leur mauvaise innovation ». Fin de citation.

Cela veut dire que tous ces gens là sont des mécréants.

Attachez vous à arrêter les choses blâmables qui entraîne la mécréance, fournissez pour cela le maximum de votre effort, car les choses blâmables sont de différents niveaux.

Ce qui en est de la mécréance mérite plus d’attention pour leur répliquer puis vient ensuite ce qui compte au nombre des grands péchés, puis ce qui compte au nombre des petits péchés.

Les choses blâmables prioritaires pour leur répliquer sont les mécréances.

 

 

Conseil

 

–          Le silence comporte une sauvegarde

 

Conserver la langue comporte un grand bien, comporte une sauvegarde contre beaucoup de mal.

Mais malheureusement de nos jours, les gens se sont habitués à beaucoup parler, à dire des choses qui ne comportent pas de bien, au point que les gens lorsqu’ils voient quelqu’un qui assistent à une assemblée, qui ne parlent pas ils disent « il est idiot », tellement ils sont ignorants.

Ils ne disent pas que le silence est quelque chose de bien dans la Loi.

Alors la personne se charge de parler et elle tombe dans ce qui lui nuit.

Le silence comporte une sauvegarde. Le silence comporte une sauvegarde. Le silence comporte une sauvegarde.

 

 

Conseil

 

–          Al-‘Outroujj, le cédrat

 

La maison qui comporte du ‘outroujj, il n’y entrera pas de jinn.

Même le jardin, quand on y met du ‘outroujj, les jinn n’aiment pas y entrer.

Certains des chaykh qui enseignaient à Harar par le passé lointain, avaient des étudiants qui assistaient dans ces cours, puis ces gens là se sont arrêtés, puis ils sont revenus.

Il leur a dit pourquoi vous êtes-vous arrêté ? Ils lui ont dit parce qu’il y a dans la maison du ‘outroujj.

Comment le chaykh a su que c’était des jinn ? À cause du ‘outroujj.

Ils venaient sous l’apparence humaine et quand ils ont arrêté il a su que c’était des jinn.

 

Conseil

 

Réparer ce qui est corrompu nécessite beaucoup d’efforts. Faites l’intention de réparer ce qui est corrompu.

 

 

Conseil

 

« Rabbanaatina fi d-dounya haçanah wa fi l-‘akhirati  haçanah wa qina ^adhaba n-nar»

Seigneur accorde nous un bien dans le bas monde et un bien dans l’au-delà et préserve nous du châtiment de l’enfer.

“‘Allahoumma ghfir lana wa rhamna wa ^afina wa ^fou ^anna wa hdina souboula s-salam”

Ô Allah pardonne nous, Fais nous miséricorde, accorde nous la bonne santé et le pardon et guide nous dans la voie de la sauvegarde.

Wa najina mina dhdhouloumat ‘ila n-nour

Et sauve-nous de l’obscurité vers la lumière

« wa salla l-Lah ^ala sayyidina Mouhammad wa ^alaalihi wa sahbihi wa sallam »

Et que Allah élève davantage en degré notre maître Mouhammad ainsi que sa famille et ses compagnons et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.

 

 

Conseil

 

–          ‘Abou l-Haçanayn

 

‘Aba l-Haçanayni mawlana ^aliyya

 

^Alayka salamou Rabbi  l-^alamina

 

Ya man houbbouhou ‘imanoun wa boughdouhou nifaqou

 

^Alayka salamou Rabbi l-^alamina

 

Ya ‘açada l-Lahi mawlana ^aliyya

 

^Alayka salamou Rabbi l-^alamina

 

Ce qui signifie :

 

Toi le père des deux Haçan, notre maître ^Aliyy

 

A toi le Salut de la part du Seigneur des mondes

Toi, dont l’amour est un signe de foi, et dont la haine est un signe d’hypocrisie

 

A toi le Salut de la part du Seigneur des mondes

Ô toi qui est tel un lion, tu es notre maître ^Aliyy

 

A toi le Salut de la part du Seigneur des mondes

Conseil

 

–          Le commerçant véridique

 

La plupart des commerçants avant d’avoir appris qui mérite la zakat, qui ne mérite pas la zakat, ils distribuent la zakat.

Le commerçant lorsqu’il est honnête et véridique et qu’il a appris la science de la religion, qu’il évite les désobéissances, qu’il accomplit les devoirs, sera rassemblée au Jour du Jugement avec les Prophètes, les véridiques et les martyrs.

Sinon, il compte au nombre des grands pécheurs. Ils seront rassemblés avec les pervers.

Question : Que veut dire au Jour du Jugement, il sera rassemblé avec les Prophètes et les véridiques?

Le chaykh a répondu : Cela veut qu’au jour du rassemblement, il sera soulagé, il ne sera chargé de rien du tout au jour du jugement. La personne sera rassemblée avec les gens qui sont comme lui, le pervers avec les pervers, le pieu avec les pieux.

Les pieux ne seront pas atteints de la chaleur au jour du jugement, ils seront à l’ombre du Trône.

Les commerçants seront ressuscités au Jour du Jugement pervers mis à part ceux qui ont craint Allah, qui ont agis avec bienfaisance et qui ont été véridique.

Celui qui est véridique dans ses propos, qui ne trompe pas, qui ne ment pas, qui évite l’argent interdit, qui accomplit les obligations, celui-là fait partie de ceux qui seront sauvés.

 

 

Conseil

 

–          Il ne convient pas que le croyant se rassasie de la science

 

Attachez vous à persévérer sur l’apprentissage de la science. Il est parvenu du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam qu’il a dit «  La yachba^ou mou’minoun min khayrin yasma^ouh hatta yakouna mountahahou l-Jannah » cela veut dire que le croyant, il convient qu’il ne se rassasie pas de science.

Il ne convient pas qu’il dise « Moi j’ai appris tel et tel sujet » et qu’il délaisse l’apprentissage de plus.

Par ailleurs la science de la religion est prise de la bouche des savants, ce n’est pas en lisant dans les livres comme le font beaucoup de gens de cette époque.

Les sciences du bas monde, ils les prennent bien de la bouche de ceux qui en sont connaisseurs.

La science de la religion est prioritaire pour être prise de la bouche des savants afin de garantir, pour ne pas tomber dans les erreurs et les déformations.

Que Allah accorde des bénédictions grâce à vous.

Occupez vous et augmenter en ardeur et en attention de la science de la religion.

Celui qui s’adonne aux actes d’adoration sans science, il est dans un grand danger, il ne sait pas si sa prière est correcte ou pas, ni son pèlerinage, ni sa zakat, ni son jeûne.

Peu d’œuvres avec la connaissance de la science valent mieux que beaucoup avec l’ignorance.

Et je vous demande de plus, de maintenir les liens entre vous, de vous rendre visite, de vous aimer, lorsque l’un d’entre vous s’absente une certaine période demandez après lui, il se peut qu’il lui ai arrivé une mise en doute s’il rencontre quelqu’un de ces corrupteurs et qu’il ait une influence sur lui.

Si vous vérifiez vos états les uns les autres, il sera guérit en levant cette mise en doute qui a eu un effet sur lui.

 

 

Conseil

 

Le Liban était une « khalwah » pour les saints.

 

 

Conseil

 

Il y a du bien dans l’apprentissage de la science et plus particulièrement la science du Tawhid et éviter la mécréance.

 

 

Conseil

 

–          Le pardon c’est le caractère des vertueux

 

Le pardon selon le jugement de Allah est une gloire, ce n’est pas une humiliation.

Quelque soit le crime, le pardon selon le jugement de Allah est une élévation.

Vous serez les victorieux, si vous avez le dessus avec le pardon.

Suivre les habitudes qui contredisent la Loi ne comporte pas de bien, c’est une perte.

Le pardon, c’est le caractère des vertueux. Les prophètes et les saints c’est cela leur caractère.

Recommandez vous cela entre vous et agissez avec ce qui comporte un bien pour vous selon le jugement de Dieu.

L’homme s’il ne se décharge pas dans le bas monde, la dispute au Jour du Jugement sera plus rude, la vérité sera apparente ce Jour là.

Et celui qui a subit l’injustice prendra sa revanche de celui qui lui a fait cette injustice.

Allah ta^ala dit (Thoumma ‘innakoum yawma l-qiyamati ^inda rabbikoum takhtasimoun) l’adversité ce jour là montrera la vérité parfaitement.

 

 

Conseil

 

Le guide complet c’est celui qui rapproche les gens, si c’est quelqu’un de paresseux, il devient ? par une forte ardeur grâce à un regard de la part de ce guide.

 

 

Conseil

 

–          ‘Adam ^alayhi s-salam

 

Adam ^alayhi s-salam a enseigné la médecine, la forge, la couture et ce qui est semblable. Tout cela c’est lui qui l’a enseigné.

Ensuite les humains ont ajouté à ce que Adam leur a enseigné grâce aux expériences.

 

 

 

 

Conseil

 

–          Ceux qui se réclament des voies soufiyy, certains ont des objectifs personnels et suivent leurs passions

 

Le Messager n’a pas été sauf des calomnies, que dire alors de ar-Rifa^iyy ?

Ceux qui se réclament des voies soufiyy certains sont des gens qui ont des objectifs personnels et veulent satisfaire leurs passions. Ils ne sont pas sincères.

Certains, leur objectif c’est de rassembler les gens autour d’eux, et de faire en sorte que ceux qui sont autour d’eux sont nombreux au lieu d’apprendre la science de la religion.

Certains, leur objectif c’est de jouer du douff, des cymbales, et de tirer profit par des poèmes dont certains n’ont pas de sens et ils attribuent cela à ar-Rifa^iyy.

Certains fument des cigarettes et ils lisent des poésies comme si c’était la base de la religion. Ca c’est l’habitude des paresseux, ce n’est pas l’habitude des gens des voies soufiyy.

La hawla wa la qouwwata ‘il-la bi l-Lah.

 

 

Conseil

 

Combattre les passions de l’âme est un devoir, en l’amenant à délaisser les péchés et en l’astreignant à accomplir les devoirs.

 

 

Conseil

 

–          Le plat demande le pardon pour celui qui le racle

 

Les compagnons mangeaient dans un plat (qas^ah), ils n’avaient pas d’assiettes.

Ils avaient un grand plat en bois épais qu’ils taillaient et dans lequel ils mangeaient.

Ils avaient des grandes et des petites.

Ils utilisaient les grandes dans les banquets.

Ce plat (qas^ah) il est parvenu dans le hadith qu’il demande le pardon pour celui qui le racle.

Si Allah voulait qu’ils entendent, ils auraient entendu la demande de pardon de ce plat en faveur de celui qui l’a raclé.

 

 

Conseil

 

–          Ahmad bnou Nasr al-Khouza^iyy, que Allah l’agrée

 

Par le passé, deux cent ans après l’Hégire, certains présidents musulmans ont obligé les gens à dire que le Qour’an est crée.

Eux, ce qu’ils visaient c’était ses lettres, et cela n’est pas permis car le Qour’an est une expression de la parole éternelle qui n’a pas de début, qui n’a pas de fin de Allah.

Comment dit-on qu’il est crée ?!

Bien que ces lettres soient bien crée, mais le Qour’an comme il est une expression de la parole éternelle on ne dit pas qu’il est crée.

A l’époque des Abassydes, certains califes ont astreint les gens à dire que le Qour’an est créé. Certains ont dit, d’autres ont refusé.

L’Imam ‘Ahmad ibnou Hanbal, que Allah l’agrée, a refusé de dire que le Qour’an est créé.

Il lui a été mandaté 150 hommes, 150 bourreaux pour le fouetter en une seule nuit. Il a patienté.

Il y avait un autre grand savant qui s’appelle ‘Ahmad bnou Nasr al-Khouza^iyy, que Allah l’agrée qui a refusé de dire que le Qour’an est crée, on lui a tranché la tête.

Elle fut accrochée sur une lance, et la tête a été sous la charge de quelqu’un qui l’a détourne de la direction de la Qiblah tellement il y avait de l’injustice.

Et sa tête s’est mise à réciter sourat Yaçin de manière correcte.

Par honneur pour lui, Allah a fait prononcer cette tête avec la récitation.

Et la nuit, lorsque les gardiens relâchaient leur attention, la tête se dirigeait vers la Qiblahalors qu’elle était plantée sur une lance et après cela, ils l’ont enterré.

Il avait été tué parce qu’il a refusé de dire que le Qour’an était créé.

Allah a manifesté en sa faveur ce prodige. Sa tête qui était séparé du corps et accroché à une lance s’est mise à réciter sourat Yaçin.

A Baghdad cela s’est produit, il y a mille cent ans. Un des gouverneurs l’a tué.

Ces présidents ont nuit aux gens, ils astreignaient les gens à dire que le Qour’an est crée, ils ont torturé un grand nombre de savants, mais ils avaient patienté.

D’autres n’avaient pas patienté et leur ont obéis.

Nous, notre croyance c’est que le Qour’an qui est récité avec une voix est une créature de Allah, Allah l’a créé.

Quant à cet autre Qour’an qui est la parole éternelle qui ne comporte pas de lettres, qui n’est pas une voix, nous avons pour croyance qu’il est de toute éternité exempt de début, exempt de fin et qui n’est pas créé. Fin de citation.

 

Les menstrues

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur juin 18, 2012

Chapitre : Les menstrues.

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Le minimum de l’âge pour les menstrues est de neuf années lunaires environ.

Commentaires : Le minimum de l’âge pour les menstrues est de neuf ans lunaires environ. Si son âge est légèrement inférieur à neuf ans, l’écoulement de sang est considéré comme des menstrues, c’est-à-dire que si elle à neuf ans moins dix jours ou neuf ans moins quinze jours et qu’elle a vu un écoulement sanguin, il est considéré comme des menstrues. Par contre, si elle voit du sang avant les neuf ans moins seize jours, cela n’est pas considéré comme des menstrues. C’est-à-dire si elle voit du sang dix-sept jours avant les neuf ans, ou dix-huit jours avant etc, alors ce n’est pas un sang de menstrues.

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Le minimum des menstrues est d’un jour et une nuit.

Commentaire : C’est-à-dire que le minimum des menstrues est ce qui dure un jour et une nuit, c’est-à-dire vingt-quatre heures. Si le sang coule pendant vingt-quatre heures durant une période de quinze jours alors il est considéré comme étant un sang de menstrues.

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Le maximum des menstrues est de quinze jours avec leurs nuits.

Commentaire : Le maximum des menstrues est de quinze avec leurs nuits, c’est-à-dire que si l’écoulement du sang se prolonge pendant quinze jours, toute cette durée est considérée comme période de menstrues.

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Il est de quinze jours, comme le minimum de la période intermenstruelle, à savoir la période entre deux périodes de menstrues.

Commentaire : C’est-à-dire que le minimum de la période entre deux périodes menstruelles, entre des menstrues et les menstrues suivantes, ce minimum est de quinze jours également.

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Il n’y a pas de limites pour le maximum de la période intermenstruelle.

Commentaire : Le maximum de la période intermenstruelle n’a pas de limite. Il se peut qu’une femme ne voit pas de menstrues durant toute sa vie. Il se peut qu’elle ait les menstrues une fois et qu’ensuite elle n’en ait plus jamais. Il se peut également qu’elle ait les menstrues une fois par an ; si elle a eu des menstrues une fois par an, ce sont bien des menstrues mais ceci est contraire à ce qui est habituel.

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Devient interdit par les menstrues et par les lochies ce qui est interdit suite au rapport.

Commentaire : Lorsque la femme a les menstrues ou les lochies, il devient interdit les mêmes choses qui lui sont interdites suite à un rapport ou à une émission de maniyy.

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Il lui est également interdit de traverser une mosquée lorsqu’elle craint de la salir.

Commentaire : C’est-à-dire qu’il lui est également interdit en plus de ce qui a été dit précédemment de traverser la mosquée, c’est-à-dire de rentrer d’un côté pour en sortir de l’autre, et ceci, lorsqu’elle craint qu’il descende d’elle du sang jusqu’à terre, dans ce cas-là il lui est interdit de la traverser.

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : De faire une purification des hadath et un jeûne.

Commentaire : C’est-à-dire qu’il ne lui est pas permis de faire le woudou. La femme qui a les menstrues ou les lochies, il ne lui est pas permis de faire le woudou parce que le woudou n’est pas valable. Le jeûne également est interdit pour la femme qui a les menstrues et pour celle qui a les lochies.

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Il lui est un devoir de le rattraper.

Commentaire : C’est-à-dire qu’elles doivent toutes deux rattraper le jeûne. La femme qui a les menstrues et celle qui a les lochies doivent rattraper le jeûne mais elles ne doivent pas rattraper la prière.

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Il n’est pas permis à son époux de profiter de la zone comprise entre son nombril et ses genoux sauf s’il y a quelque chose qui empêche le contact direct.

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Le divorce avec ses conditions.

Commentaire : Le divorce également n’est pas permis. Dans le cas où la femme a les menstrues ou les lochies, il n’est pas permis de la divorcer. Par contre, si le mari la divorce, le divorce est effectif.

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Lorsque l’écoulement du sang s’arrête, il ne lui est devenu licite avant le ghousl que le jeûne, le divorce et la purification.

Commentaire : C’est-à-dire que lorsque l’écoulement des menstrues s’est arrêté, il ne lui est licite avant le ghousl, c’est-à-dire qu’il n’est valable pour elle avant qu’elle ait fait le ghousl que le jeûne, le divorce et la purification. Ainsi, avant qu’elle ait fait le ghousl, il est valable et il est permis de la divorcer. Il lui est permis le jeûne : si elle fait l’intention après l’interruption de l’écoulement durant la nuit et qu’elle n’a pas encore fait son ghousl, son jeûne sera valable. La purification qu’elle fait avant l’interruption du sang est interdite mais après l’arrêt de l’écoulement elle lui est licite. Pendant les menstrues, il lui est donc interdit de faire le woudou.

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Al-istihadah est semblable à l’incontinence urinaire.

Commentaire : Le jugement des menstrues prend fin ici. Maintenant on commence à expliquer al-istihadah. L’istihadah est semblable à l’incontinence urinaire. Ainsi, si l’écoulement de sang de la femme dépasse les quinze jours pour les menstrues, et s’il dépasse soixante jours pour les lochies, elle est dans un cas semblable à quelqu’un qui a l’incontinence urinaire. On va citer ce qu’elle doit faire.

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Al-istihadah est semblable à l’incontinence. Elle se distingue des menstrues, elle n’interdit pas ce que les menstrues interdisent.

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Ainsi la femme qui a l’istihadah doit laver son vagin.

Commentaire : L’istihadah est de différentes sortes, sept sortes. Certaines sortes n’empêchent pas ce que les menstrues empêchent. Il est un devoir pour la femme qui a l’istihadah, lorsqu’elle veut faire la prière, de laver son vagin bien qu’il y a du sang, même si le sang ne s’est pas encore arrêté, ensuite elle se lave et fait la prière.

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Elle y place un tampon.

Commentaire : Ainsi cette femme qui a al-istihadah met dans son vagin du coton ou un morceau de tissu afin de réduire l’écoulement.

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Puis elle fait un bandage

Commentaire :  Elle fait un bandage c’est-à-dire qu’elle serre une bande de tissu de l’avant vers l’arrière puis elle la maintient avec un autre morceau de tissu.

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Ces deux choses, c’est-à-dire le tampon et le bandage, ont des conditions.

Commentaire : Si elle ne fait pas le jeûne, elle met un tampon. Mais celle qui fait le jeûne, elle ne met rien à l’intérieur. De même si cela lui est nuisible, elle ne met rien à l’intérieur.

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Elle fait son tahour pour chaque obligation dans son temps.

Commentaire : Elle fait la purification pour chaque obligation après l’entrée du temps de cette obligation. Ainsi son woudou’ n’est valable qu’après le début du temps de chaque prière : pour la prière de adhdhouhr, après que le soleil a quitté le zénith, pour la prière de al-^asr après l’entrée du temps de ^asr, pour al-maghrib après le coucher du soleil et pour al-^icha de même.

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Elle la fait immédiatement après.

Commentaire : c’est-à-dire qu’elle ne tarde pas. Après son woudou’ elle ne tarde pas pour l’accomplissement de la prière, elle fait sa prière immédiatement après.

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Le fait qu’elle la retarde pour un intérêt particulier n’est pas préjudiciable.

Commentaire : Si elle a tardé à faire la prière pour attendre l’assemblée par exemple, cela n’a pas de conséquence. Elle a fait son woudou’ par exemple après l’entrée du temps mais elle a attendu que l’assemblée se réunisse pour la prière en assemblé, dans ce cas-là, cela lui est permis.

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Comme pour voiler sa zone de pudeur ou attendre une assemblée.

Commentaire : Il lui appartient de retarder sa prière pour couvrir sa zone de pudeur afin que sa prière soit valable, ou bien pour attendre que l’assemblée se réunisse afin d’accomplir la prière en assemblée.

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Il est un devoir pour elle de refaire le woudou’ si l’écoulement de sang s’est interrompu après le woudou’ ou pendant le woudou.

Commentaire : Pour la femme qui a l’istihadah, si l’écoulement du sang s’interrompt après qu’elle a fait son woudou, elle devra refaire son woudou. Ou si l’écoulement s’est interrompu durant le woudou, par exemple elle a su que pendant qu’elle faisait le woudou l’écoulement s’est arrêté, elle devra également refaire le woudou.

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Elle n’a pas à le refaire s’il revient juste après.

Commentaire : C’est-à-dire que pendant qu’elle était en train de faire son woudou elle a su que le sang s’est interrompu, celle-là comme nous l’avons dit va refaire le woudou. Par contre, si l’écoulement du sang reprend, elle n’aura pas à refaire le woudou c’est-à-dire qu’après qu’elle a fait son woudou le sang s’est arrêté puis a repris après quelques minutes, celle-là n’aura pas à refaire le woudou mais son premier woudou lui est suffisant.

wa l-hamdou li l-Lahi Rabbi l-^alamin

Deuxième cours

Cours Chaykh Mouhammad Le Jeudi 02 Août 2001

Chapitre : Les menstrues (suite)

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Lorsqu’elle voit un écoulement de sang, même pendant la grossesse mais pas lorsqu’elle a les douleurs précédant l’accouchement, pendant la période de menstrues.

Commentaire : C’est-à-dire que lorsque la fille voit un écoulement de sang, même si elle est enceinte, dans le temps où elle peut avoir les menstrues c’est-à-dire à un âge auquel on considère que le sang qu’elle a est un sang de menstrues à savoir neuf ans lunaires (lunaire veut dire du croissant lunaire au croissant lunaire car le mois lunaire commence à partir du croissant jusqu’au croissant et l’année dure douze mois lunaires), lorsque cette fille atteint la puberté et qu’elle voit du sang durant vingt-quatre heures, même en discontinu, sur une période de quinze jours, ce sang-là est du sang de menstrues. Par contre, ce que voient les femmes lors de l’accouchement n’est pas des menstrues ni des lochies. L’accouchement signifie lorsqu’elle a les douleurs qui précèdent la sortie de l’enfant, lorsque l’enfant s’apprête à sortir.

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Le temps de sa durée.

Commentaire : C’est-à-dire que si elle a vu un écoulement qui s’est prolongé de la durée des menstrues à savoir une durée de vingt-quatre heures en continu ou en discontinu, cet écoulement-là est des menstrues. De sorte que si elle voit un écoulement aujourd’hui pendant six heures, le lendemain six heures, le surlendemain six heures jusqu’à ce que cela atteigne vingt-quatre heures, toute cette période est considérée comme une période de menstrues.

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Et ne dépassant pas son maximum.

Commentaire : C’est-à-dire qu’il ne dépasse pas quinze jours, c’est des menstrues.

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Alors cette période, même avec celle où elle n’a pas d’écoulement entre deux écoulements, est considérée dans sa totalité comme étant une période de menstrues.

Commentaire : Cet écoulement de sang est considéré comme étant des menstrues même s’il y a des périodes durant lesquelles le sang ne coule pas entre les écoulements sanguins. Donc comme nous l’avons cité, si aujourd’hui elle voit un écoulement de sang durant six heures puis il s’arrête, le deuxième jour durant six heures ensuite il s’arrête, le troisième jour durant six heures puis il s’arrête, de même lors du quatrième jour, toute cette période est considérée comme étant une période de menstrues y compris les périodes durant lesquelles il n’y avait pas d’écoulement. Les périodes durant lesquelles il n’y a pas d’écoulement est comme si par exemple si elle voit aujourd’hui du sang pendant six heures puis l’écoulement cesse, le lendemain elle le voit également durant six heures ensuite l’écoulement cesse, le surlendemain elle le voit aussi pendant six heures puis il s’arrête et lors du quatrième jour il dure six heures après quoi il s’arrête. Toute cette période depuis le début des premières six heures est une période de menstrues. Même si entre temps elle avait accompli la prière, il s’avère qu’elle n’était pas valable pendant cette période. En effet par exemple, après que le sang s’est interrompu, elle a pensé que cela n’était pas des menstrues, alors elle a fait l’istinja et la prière, cependant elle n’était pas valable. Toutefois, elle n’a pas commis de péché car elle croyait qu’elle se trouvait dans une période intermenstruelle, c’est-à-dire qu’elle ne pensait pas que l’écoulement allait reprendre avant quinze jours, elle s’est dit : « Ceci est un sang de maladie (damou l-façad) car le minimum des menstrues n’a pas été atteint. De ce fait elle a accompli la prière et n’a pas commis de péché, elle a fait au contraire ce qu’elle devait faire. Cependant l’écoulement a repris et dès qu’il a atteint vingt-quatre heures elle a su que cette prière n’était pas valable.

S’il lui arrive un écoulement de sang après le coucher du soleil et au début du mois durant six heures puis il s’arrête, elle se dit : « Ceci n’est pas des menstrues » alors elle fait l’intention de jeûner et ne mange rien durant la journée. Par la suite, après le coucher du soleil elle voit encore du sang pendant six heures puis il s’est arrêté. Alors elle se dit : « Ceci est la fin de l’écoulement du sang » c’est-à-dire que c’est terminé. Ensuite elle fait l’intention de jeûner ; de même le troisième et le quatrième jour. Lorsque l’écoulement de sang a atteint le minimum des menstrues qui est de vingt-quatre heures, elle a su que son jeûne n’était pas valable et que la prière qu’elle a fait pendant les périodes durant lesquelles il n’y avait pas d’écoulement n’est pas valable.

Il en est de même si aujourd’hui elle voit un écoulement pendant douze heures pour la première fois, c’est-à-dire le premier jour du mois, puis s’arrête et qu’il réapparaît le quinzième jour du mois pendant douze heures, nous disons : « entre le premier et le deuxième écoulement de sang, il y a eu vingt-quatre heures sur une période de quinze jours », nous disons donc : « il s’est avéré que cette période est une période de menstrues ». Nous ajoutons : « le jeûne quelle a fait entre ces deux écoulements n’était pas valable car la période durant laquelle il n’y avait pas d’écoulement est considérée comme étant toute entière une période de menstrues ».

Par contre si l’écoulement du sang s’est poursuivi au-delà des quinze jours alors ce sang-là est un sang d’istihadah. Toutefois, si l’écoulement de sang n’avait repris que pendant dix heures puis s’est interrompu, nous disons : « C’est un écoulement de sang de maladie » ce qui veut dire qu’il est comme le sang qui apparaît très fin et qui s’arrête c’est-à-dire que ce ne sont ni des menstrues ni une istihadah. Quant au sang qui s’est écoulé durant tout le mois on l’appelle sang d’istihadah, nous disons que cette femme est moustahadah et cet état est appelé istihadah.

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : S’il dépasse les quinze jours, dans le cas où elle est moubtada’ah moumayyizah (ce qui veut dire que c’est le première fois qu’elle a les menstrues et qu’elle est capable de distinguer) comme si elle voit un sang fort et un sang faible.

Commentaire : L’expression « s’il dépasse » veut dire : si l’écoulement se prolonge. Nous avons dit que la condition des menstrues est qu’il ne dépasse pas les quinze jours. Si elle a vu un écoulement de sang pendant vingt jours, c’est-à-dire qu’elle a vu un écoulement au-delà de quinze jours, alors ce qui est en plus du sang fort est appelé istihadah, c’est-à-dire que le sang faible est appelé istihadah. La moumayyizah est celle dont le sang est de deux sortes, il n’est pas uniforme comme s’il y a un sang noir et un autre rouge ou un sang épais et un autre non. Ce qui est épais est appelé fort tout comme celui qui est noir.

Quant à celui qui n’était pas épais ou qui est rouge, il est appelé faible. Cette femme qui n’a jamais eu d’écoulement sanguin auparavant et dont le premier écoulement a dépassé quinze jours, cette femme-là, on regarde son cas. Si elle a vu un écoulement fort et un écoulement faible, on dit quelle est moumayyizah. C’est le cas par exemple si l’écoulement a duré pendant un, deux ou trois mois ou bien davantage, du simple fait qu’il a dépassé les quinze jours et qu’elle voyait un sang fort et un sang faible, tout l’écoulement n’étant pas noir fort ni entièrement rouge. C’est-à-dire que ce n’est pas tous les jours qu’elle voyait du sang épais et ce n’est pas tous les jours qu’elle ne voyait que du sang non épais, elle a vu au contraire pendant un certain temps du sang noir, fort, et pendant une autre période un sang rouge, faible ou bien pendant un certain temps un sang noir non épais et durant une autre période un sang noir épais, le sang épais étant le sang fort et le sang non épais étant le sang faible. On appelle cette femme : moubtada’ah moumayyizah. La moubtada’ah est celle qui n’a jamais eu avant cela de menstrues et à qui elles viennent d’arriver pour la première fois. Quant à la moumayyizah, c’est celle qui a vu deux sortes de sang.

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : La période durant laquelle le sang était faible est une istihadah et la période durant laquelle le sang était fort est une période de menstrues.

Commentaire : Le sang faible est une période d’istihadah et le sang fort est une période de menstrues. Toutefois il est une condition que le fort ne dure pas moins que vingt-quatre heures et que le faible ne dure pas moins que quinze jours. Ceci est la condition pour qu’elle soit moubtada’ah moumayyizah. Dans ce cas nous disons que le noir qui n’a pas duré moins qu’un jour et une nuit sans dépasser quinze jours est un sang de menstrues et que ce qui vient après, qui est rouge, nous disons que c’est une istihadah.

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Le fort étant un sang de menstrues s’il ne dure pas moins que le minimum des menstrues sans dépasser le maximum des menstrues

Commentaire : C’est lorsque le fort, c’est-à-dire le noir, ne dure pas moins que vingt-quatre heures, c’est-à-dire le minimum des menstrues, et ne dure pas plus que quinze jours.

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : et si le faible n’a pas duré moins que le minimum de la période intermenstruelle en continu.

Commentaire : Il est une condition que le faible, c’est-à-dire le rouge, ne dure pas moins que quinze jours en continu, car le minimum de la période intermenstruelle est de quinze jours sans qu’il y ait de limite au maximum de la période intermenstruelle. Dans ce cas-là, le fort est un sang de menstrues et le faible un sang d’istihadah.

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Dans le cas où elle n’est pas moumayyizah (capable de distinguer)

Commentaire : Dans le cas où c’est une femme qui ne peut pas distinguer, ce qui veut dire que le sang qu’elle a eu n’avait qu’une seule couleur, c’est-à-dire que tout le sang qu’elle a vu n’avait qu’une seule caractéristique.

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Ou dans le cas où une condition n’a pas été remplie,

Commentaire : Il est une condition que le sang faible ne dure pas moins que quinze jours et que le sang fort ne dure pas moins que le minimum des menstrues, c’est-à-dire un jour et une nuit. Si cette condition n’est pas remplie le jugement change.

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Ses menstrues sont de un jour et une nuit.

Commentaire : Dans ce cas-là, elle aura vingt-quatre heures de menstrues et pour ce qui est en plus, c’est-à-dire ce sang rouge, ce sera une istihadah même s’il se prolonge pendant une année.

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : et sa période intermenstruelle est de vingt-neuf jours.

Commentaire : Nous disons que chaque mois sa période de menstrues est de un jour et une nuit et que sa période intermenstruelle est de vingt-neuf jours. Ceci est valable lorsque l’une des conditions de la distinction n’est pas remplie ou lorsqu’elle ne peut pas distinguer, ou bien lorsqu’elle voit un sang d’une seule couleur ou encore lorsqu’elle le voit avec deux couleurs mais sans les conditions requises.

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Dans le cas où elle connaît le temps du début de l’écoulement du sang ou dans le cas où elle est mou^tadah (habituée),

Commentaire : Dans le cas où elle est mou^tadah (habituée), la mou^tadah étant celle qui a déjà vu dans le passé une période menstruelle et intermenstruelle. C’est le cas si elle a eu un écoulement de sang de cinq, dix ou quinze jours ou bien d’un jour et une nuit et qu’il se soit interrompu jusqu’à la fin du mois et ce une fois ou deux ou davantage. De même, si cela lui est arrivé une seule fois et que par la suite l’écoulement s’est prolongé pendant un, deux ou trois mois ou davantage. Celle-là est appelée mou^tadah (habituée). Elle est de deux catégories.

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Comme lorsqu’elle a eu dans le passé une période de menstrues et une période intermenstruelle, elle se réfère à elles.

Commentaire : Elle revient à son habitude. La période durant laquelle elle avait ses menstrues est pour elle une période de menstrues. Elle ne fait pas la prière durant cette période. Pendant la période après laquelle ses menstrues finissaient c’est-à-dire la période durant laquelle elle n’avait pas de menstrues, dans la période suivant l’arrêt de l’écoulement c’est-à-dire après la durée de ses menstrues habituelles, elle considère qu’elle se trouve dans une période intermenstruelle. Dans ce cas-là, elle prie, elle jeûne et son époux peut avoir un rapport avec elle malgré l’écoulement de sang car c’est une istihadah. Après la fin de ses menstrues habituelles, elle n’est pas considérée comme ayant des menstrues selon la Loi.

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Son habitude est confirmée par une seule fois tant qu’elle ne se distingue pas.

Commentaire : La durée habituelle est confirmée par une seule fois, comme si elle l’a vu pendant un mois. Avant qu’elle voit cet écoulement de sang, elle voyait chaque mois du sang pendant cinq jours puis cela s’interrompait jusqu’à la fin du mois. Elle voyait cinq jours de sang et vingt-cinq jour de période intermenstruelle. Cela lui est arrivé une, deux ou trois fois ou davantage, ensuite elle est entrée dans cette période où elle a toujours du sang. Sa période menstruelle est donc de cinq jours et sa période intermenstruelle est de vingt-cinq jours. Elle avait du sang pendant cinq jours, c’était des menstrues et les vingt-cinq jours restant étaient une période intermenstruelle. Alors dans ce cas on lui dit : « Tes menstrues sont de cinq jours et les vingt-cinq jours sont une istihadah ». Durant les cinq jours elle ne prie pas et ne jeûne pas ; ensuite elle fait le ghousl, elle accomplit la prière et jeûne jusqu’à la fin du mois. Ceci même si elle reste dans cet état pendant des mois. Chaque mois on lui dit : Tes menstrues sont de cinq jours et le reste est une période intermenstruelle. Celle-là est mou^tadah (habituée) non moumayyizah car elle a vu un écoulement de sang d’une seule couleur durant des mois. Avant al-istihadah elle avait des périodes menstruelles et intermenstruelles.

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : On la considère mou^tadah moumayyizah s’il ne s’est pas écoulé une période minimum de la période intermenstruelle.

Commentaire : Si la mou^tadah est moumayyizah, elle voit un sang fort et un sang faible, le fort est un sang de menstrues et le faible est une istihadah. La mou^tadah qui voit du sang de deux couleurs noir et rouge, le fort est un sang de menstrues et le faible est une istihadah. Par contre, si elle l’a vu d’une seule couleur durant tout le mois, elle considère alors que le première jour du mois est un sang de menstrues et que le reste et une période intermenstruelle. Ceci est dans le cas où elle n’a jamais eu de menstrues ou de période intermenstruelle.

Cours du Vendredi 03 Août 2001

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Elle peut être moutahayyirah et cette catégorie est de trois catégories, trois sortes.

Commentaire : Donc moutahayyirah on peut traduire par dans l’embarras, celle qui est dans l’embarras. C’est celle qui ne se rappelle pas combien durait de jours sa période de menstrues, ni dans quelle période du mois elle avait les menstrues. C’est-à-dire qu’elle ne se souvient pas pour la fois passée combien de jours elle avait eu les menstrues ni à quelle période du mois elle avait eu les menstrues. Ceci peut arriver pour certaines femmes dont la période intermenstruelle s’est prolongée. Ou alors celle-ci qui est dans l’embarras, peut se rappeler de la durée de ses menstrues mais elle ne se rappelle pas si ses menstrues elle les avait au début du mois, au milieu du mois ou à la fin du mois. Ou il se peut également qu’elle se souvienne à quelle période du mois exactement elle avait les menstrues mais elle ne se rappelle pas quelle était la durée de ses menstrues. Donc celle-ci qui est dans l’embarras elle est habituée à avoir les menstrues mais comme elle ne se rappelle pas de combien de temps duraient ses menstrues ou dans quelle période du mois elle avait les menstrues on dit d’elle qu’elle est moutahayrah elle est dans l’embarras.

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Dans le cas où elle est dans l’embarras, moutahayyirah.

Commentaire : Les quatre catégories sont ainsi terminées : celle qui a les menstrues pour la première fois qui est capable de distinguer : al-moubtada’ah l-moumayyazah, celle qui a les menstrues pour la première fois qui n’est pas capable de distinguer : al-moubtada’ah ghayrou l-moumayyizah, celle qui est habituée à avoir les menstrues et qui est capable de distinguer : al-mou^tadah al-moumayyizah et celle qui est habituée à avoir des menstrues mais qui n’est pas capable de distinguer : al-mou^tadah ghayrou l-moumayyizah. Ce sont là quatre catégories, il en reste trois. Concernant la femme qui est moustahadah, il reste trois cas. Maintenant nous parlons de al-moutahayyirah, celle qui est dans l’embarras, il s’agit de la cinquième des sortes de moustahadah.

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Dans le cas où elle a oublié son habitude de menstrues, aussi bien en durée qu’en période.

Commentaire : Celle qui est dans l’embarras c’est celle qui ne se souvient pas de combien de jours était l’écoulement de sang. Est-ce que c’était un jour et une nuit ou cinq jours ou dix jours ou quinze jours ? Elle ne se souvient plus. D’autre part elle ne se souvient pas si cet écoulement lui arrivait au début du mois, au milieu du mois ou à la fin du mois ; elle est dans l’embarras. Dans le cas où elle a oublié son habitude aussi bien en durée qu’en période c’est-à-dire lorsqu’elle a oublié et ne se souvient plus de la durée de ses menstrues ni de la période du mois où elles avaient lieu.

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Elle est comme celle qui a les menstrues mais pas pour le divorce,

Commentaire : Son jugement est semblable à une femme qui a ses menstrues même si l’écoulement du sang dure dix ans. Elle a le même jugement que la femme qui a les menstrues sauf pour le divorce et certains jugements.

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Ni pour une adoration qui nécessite une intention.

Commentaire : Pour le divorce et pour une adoration qui nécessite une intention comme le jeûne et la prière, elle n’est pas comme la femme qui a les menstrues pour cela. Pour le divorce et l’adoration qui nécessite une intention elle est comme la femme qui n’a pas les menstrues. Par contre pour la prière et pour le jeûne, son jugement n’est pas semblable au jugement de la femme qui a les menstrues c’est une femme qui est dans l’embarras.

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Elle fait le ghousl pour chaque obligation si elle a ignoré le temps de l’interruption de l’écoulement.

Commentaire : Par conséquent (on est toujours dans le cas de celle qui est dans l’embarras) elle fait le ghousl pour chaque obligation, pour adhdhouhr al-^asr, al-maghrib, al-^icha et pour assoubh sauf si elle se souvient que par le passé le sang s’interrompait lors du coucher du soleil. Celle-ci fait le ghousl chaque fois que vient le temps du coucher. Pour les autres prières, elle se suffit du woudou’ et elle prie chacune des cinq prières ; seulement lors du coucher, elle fait le ghousl puis elle fait la prière. Ensuite pour les autres temps jusqu’au temps correspondant du lendemain, elle fait le woudou’ et la prière. Pour ce qui est du divorce, elle n’a pas le jugement de celle qui a les menstrues de même que pour la prière et le jeûne, pour tout acte d’adoration qui nécessite une intention, elle n’a pas le jugement de celle qui a les menstrues. Cela signifie que son époux n’a pas du tout de rapport avec elle. Mais pour la prière elle a le jugement de celle qui n’a pas les menstrues. Il n’est pas interdit de la divorcer contrairement à celle qui a les menstrues parce que celle qui a les menstrues, il est interdit de la divorcer jusqu’à ce que l’écoulement du sang s’arrête. Quant à elle pour le divorce, elle a le jugement de celle qui n’a pas les menstrues. Pour la prière également elle a le jugement de celle qui n’a pas les menstrues, elle accomplit la prière ; quant au rapport, elle n’a pas à le faire. Certains savants ont dit : Jusqu’à quand n’a-t-il pas de rapport avec elle ? Cela peut lui nuire. Si elle est empêché d’avoir des rapports en permanence, cela peut lui être nuisible ; il est donc permis d’avoir un rapport avec elle. Toutefois le Chaykh bien connu Zakariyya Al-‘Ansariyy et beaucoup d’autres on dit : ce n’est pas permis.

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Elle jeûne Ramadan qu’elle fait suivre d’un mois complet.

Commentaire : Elle fait le jeûne de Ramadan également mais il ne lui suffit pas de jeûner un seul mois : elle jeûne Ramadan et un mois complet. Puis il restera deux jours. Celle-ci qui est dans l’embarras absolu c’est celle au sujet de laquelle les savants ont dit qu’elle est comme la femme qui a les menstrues sauf pour le divorce, le jeûne et ce qui est de cet ordre. Pour les deux mois elle réalise vingt-huit jours de jeûne et il lui reste alors deux jours à rattraper : trois au début d’une période de dix-huit jours et trois à la fin des dix-huit jours.

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Il lui reste deux jours à jeûner si elle n’a pas été habituée dans le passé à avoir l’interruption de l’écoulement pendant la nuit. Elle jeûnera pour ces deux jours à partir d’une série de dix-huit jours, trois au début et trois à la fin.

Commentaire : Le premier jour, le deuxième jour et le troisième jour elle jeûne, puis elle mange, puis le seizième, le dix-septième et le dix-huitième jour elle jeûne. Elle aura ainsi réalisé deux jours effectif sur six jours de jeûne, elle aura réalisé deux jours, elle aura été certaine qu’il y aura au moins deux jours d’acquis. Le reste, elle a le jugement de la femme qui a les menstrues. Ici, le jeûne est obligatoire par précaution, même s’il est par précaution, il est obligatoire.

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Il lui est possible de rattraper un jour en jeûnant un jour, le troisième et le dix-septième.

Commentaire : Par contre, si elle a à rattraper un jour, c’est-à-dire lorsqu’elle était dans une autre situation, auparavant, et qu’elle n’avait qu’un seul jour à rattraper, si elle veut le rattraper elle jeûne un jour puis elle jeûne le troisième puis le dix-septième c’est-à-dire qu’elle jeûne le dix septième jour. Le jour où elle a commencé à jeûner jusqu’au dix-septième, elle aura réalisé ce rattrapage d’un seul jour. Donc elle rattrape un jour ensuite elle compte le troisième et le dix-septième, elle réalise ainsi le rattrapage d’un seul jour. Celle-ci est éprouvée, elle est sujette à une grande épreuve et à une grande difficulté. Ceci vaut dans le cas-là elle n’était pas habituée à avoir l’interruption de l’écoulement dans le passé pendant la nuit. Par contre si elle savait que par habitude ses menstrues s’interrompaient la nuit, c’est-à-dire avant l’aube, dans ce cas-là deux mois lui suffisent pour le mois de Ramadan sans les deux jours en plus.

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Si elle se souvient de l’un des deux alors son jugement est pour ce dont elle est certaine et pour ce qui admet les deux possibilités, elle est comme si elle les a oubliés tous les deux.

Commentaire : Pour cette femme : si elle se souvient de la durée de ses menstrues mais ne se rappelle pas de la période du mois de ses menstrues ou si elle se souvient de la période mais ne se souvient pas du nombre de jours de ses menstrues, elle sait que ses menstrues débutaient au début du mois, elle se rappelle de la période mais ne se rappelle pas de la durée ou l’inverse : elle se rappelle de la durée et ne se rappelle pas de la période, si elle est ainsi son jugement est que pendant la période dont elle est certaine, c’est-à-dire la partie pour laquelle elle est sûre que ce sont ses menstrues, elle a le jugement de celle qui a les menstrues. Mais pour la période dans laquelle il est possible quelle ait eu les menstrues ou qu’elle ait été en période intermenstruelle ou d’interruption c’est-à-dire dans les trois cas, son jugement change. Pour la période dans laquelle elle admet les différentes possibilités, elle est comme celle qui est dans l’embarras, son jugement est le jugement de celle qui est dans l’embarras, celle qui ne se souvient ni du temps ni de la durée. C’est-à-dire que ce jugement concerne la période pour laquelle elle n’est pas sûre et qui admet donc les différentes possibilités.

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Le minimum des lochies est de un instant, ou la valeur d’un crachat. Certains savants ont dit que c’est un instant, d’autres on dit c’est comme un crachat.

Commentaire : Le minimum des lochies est de un instant. Après la naissance, si elle voit pendant une minute un écoulement de sang, c’est cela les lochies. Pendant quinze jours il ne revient pas puis après le quinzième jour elle voit à nouveau un écoulement de sang, il n’est plus considéré comme lochies. Mais si elle voit un écoulement avant quinze jours, ce sont encore des lochies.

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Le maximum des lochies est de soixante jours.

Commentaire : Le maximum des lochies est de soixante jours. S’il se prolonge soixante jours en continu, ces soixante jours sont tous des jours de lochies. De même si elle le voit un jour, puis elle ne voit rien le jour suivant, puis elle voit l’écoulement puis elle ne le voit plus et ainsi de suite jusqu’à ce qu’elle finisse les soixante jours, tous ces jours-là durant lesquels il y a eu un écoulement, aussi bien la période où elle a vu l’écoulement que les jours où elle n’a pas vu d’écoulement mais qui étaient entre les jours où elle a vu l’écoulement, ce sont les lochies. Même si cela s’est interrompu pendant une période inférieure à quinze jours, par exemple. Elle a vu le sang dix jours, puis elle n’a pas eu d’écoulement pendant dix jours, puis elle a vu à nouveau dix jours d’écoulement, puis elle n’en a pas vu, puis à nouveau elle en voit dix jours, puis elle n’en voit plus jusqu’à atteindre cinquante jours, elle considère tous ces jours-là comme des lochies et elle considère les dix jours où elle n’a plus d’écoulement de sang qui viennent après les cinquante comme une période où ce ne sont pas des lochies, c’est une période intermenstruelle. Si l’écoulement s’arrête après les soixante jours pendant une nuit, puis revient, ce nouveau sang est un sang de menstrues ou bien si le sang apparaît de nouveau après deux jours, ce nouveau sang est considéré comme des menstrues. Par contre, pendant la période de soixante jours, si elle voit un écoulement puis n’en voit plus, puis elle en voit encore, cela n’est pas considéré comme des menstrues mais en tant que lochies car elle est encore dans cet intervalle de soixante jours.

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Dans la plupart des cas, elles sont de quarante jours.

Commentaire : La plupart des femmes voient un écoulement pendant quarante jours.

L’auteur, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : Lorsqu’elles dépassent les soixante jours, c’est comme si elles dépassent le maximum des menstrues.

Commentaire : Si l’écoulement dépasse soixante jours, son jugement est semblable au jugement de l’écoulement qui dépasse le maximum des menstrues (quinze jours). Ainsi, s’il y a l’écoulement de sang en continu au-delà des soixante jours, elle est considérée moustahadah. Si c’est la première fois qu’elle a les lochies, elle considère que ses lochies sont de un instant et ce qui est en plus, elle le considère comme une période intermenstruelle, ceci dans le cas où elle le voit d’une seule catégorie comme la femme qui a les menstrues pour la première fois et qui le voit d’une seule catégorie. Ses menstrues à elle seront d’un jour et une nuit et le restant du mois est une période intermenstruelle. Celle-ci également, si elle voit le sang une heure, puis il ne s’interrompt pas mais se prolonge, le sang n’ayant qu’une seule couleur, tout le temps noir ou bien tout le temps rouge ou tout le temps épais ou bien non épais, il lui est dit : « Comme tu n’as jamais eu cela auparavant, tu n’as pas eu de naissance ni de lochies, tes lochies seront comme le temps d’un instant, le temps d’un crachat, et tout ce qui est en plus est une istihadah ». Par contre, si elle voit l’écoulement de deux sangs par exemple : dix jours noirs et cinquante jours rouges, alors ce qui est noir ce sont les lochies et pour ce qui est en plus, tant que cela ne dépasse pas les soixante jours, il lui est dit : « Ton jugement est selon la couleur ». Elle est capable de distinguer, son jugement est ainsi tant que l’écoulement ne dépasse pas le maximum des lochies.

Wa l-hamdou li l-Lahi Rabbi l-^alamin

Comment faire la prière selon Maalik

Posted in islam,jurisprudence par chaykhaboulaliyah sur juin 18, 2012

Les causes d’annulation de la prière

 

Il y a des choses qui annulent la prière. Il est indispensable de les connaître afin de s’en garder. Parmi les causes d’annulation, il y a :

 

1/ Parler délibérément pour une autre raison que pour corriger la prière. C’est par exemple lorsque celui qui fait la prière dit : ‘ah, ‘ouf, akh, ‘akh ou bien qoum délibérément et pas par oubli. Cependant, la parole qui est dite pour corriger la prière ne l’annule pas. C’est le cas lorsque l’imam oublie une sourah après la Fatihah ou s’il oublie l’inclination et qu’on lui dise alors : tu n’as pas récité la sourat (ma qara’ta s-sourah) ou tu n’as pas fait le roukou^ (ma raka^ta). Cela n’annule pas la prière si ces paroles ne sont pas nombreuses, mais elle le sera dans le cas contraire.

 

2/ De nombreux mouvements.

 

3/ Faire un mouvement excessif, comme un bond excessif c’est-à-dire un grand bond.

 

4/ Ajouter un pilier gestuel, comme si on fait deux inclinations délibérément, ou si on se prosterne trois fois dans une même rak^ah sans que cela soit par oubli.

 

5/ Le simple mouvement si c’est pour jouer comme si on tire la langue à quelqu’un, ou si on bouge sa paupière, comme si on cligne de l’œil pour jouer.

 

6/ Manger ou boire, même s’il s’agit d’une petite quantité, si cela a été fait tout en se rappelant qu’on est dans la prière.

 

7/ Le hadath durant la prière tel que la sortie de gaz ou d’urine.

 

8/ L’intention d’interrompre la prière, ou faire dépendre son interruption de la survenance d’un événement. C’est se dire par exemple : si on frappe à la porte, j’interromprai la prière. Sa prière est annulée sur le champ.

 

9/ Souffler de la bouche, délibérément.

 

10/ L’éclat de rire.

 

11/ Ajouter, par oubli, autant de rak^ah que celles de sa prière.

 

12/ Ravaler délibérément le vomi. Si on le ravale en étant capable de le rejeter, la prière est annulée.

 

13/ Se rappeler durant sa prière qu’on a à rattraper cinq prières ou moins. C’est-à-dire que si on se rappelle, en étant dans la prière, qu’on a à rattraper cinq prières ou moins, la prière est annulée si le temps qui reste suffit pour les rattraper. Mais si on se rappelle qu’on a plus de cinq prières à rattraper, la prière n’est pas annulée.

Les conditions de validité de la prière

 

Les choses suivantes sont des conditions pour la validité de la prière :

 

1/ Le woudou.

 

2/ La purification de toute najaçah sur le corps, les vêtements et l’endroit en contact avec le corps de celui qui fait la prière. Il est une condition de ne pas porter dans sa poche quelque chose qui contient une najaçah comme une bouteille par exemple. Ceci est selon un avis dans l’école, toutefois et selon un autre avis réputé dans l’école, la prière n’est pas annulée par la présence d’une najaçah.

 

3/ S’orienter vers la direction de la qiblah.

 

4/ Que le temps de la prière ait commencé.

 

5/ Que celui qui fait la prière soit musulman.

 

6/ Que celui qui fait la prière ait atteint l’âge de distinction, c’est-à-dire que l’enfant ait atteint un âge auquel il comprend la parole qu’on lui adresse et sait y répondre.

 

7/ Que le garçon et l’homme couvrent la zone comprise entre le nombril et le genou de tous les côtés sauf par en dessous. Que la fille et la femme couvrent tout leur corps sauf le visage et les mains. Selon un avis fort dans l’école, la cuisse de l’homme ne fait pas partie de sa zone de pudeur. Cet avis a été jugé plus argumenté par Ibnou l-Hajj Al-Malikiyy et d’autres encore.

 

La connaissance des temps des prières

 

Parmi les devoirs, il y a cinq prières par jour et nuit :

 

1/ La prière de adhdhouhr

 

2/ La prière de al-^asr

 

3/ La prière de al-maghrib

 

4/ La prière de al-^icha

 

5/ La prière de assoubh

 

Il est du devoir de chaque musulman pubère, sain d’esprit et pur (pour la femme, pure du sang des menstrues et des lochies) d’accomplir ces obligations dans leurs temps respectifs.

Il n’est pas permis de les anticiper par rapport à leurs temps, c’est-à-dire les accomplir avant l’entrée de leurs temps, ni de les reculer par rapport à leurs temps sans excuse, car Allah ta^ala dit :   فَوَيْلٌ لِّلْمُصَلِّينَ الَّذِينَ هُمْ عَن صَلاتِهِمْ سَاهُونَ}﴿

(fa-wayloun li l-mousallina l-ladhina houm ^an salatihim sahoun) dont on comprend : « Ceux qui, font la prière en les retardant sans excuse méritent le wayl » [sourat AlMa^oun / 4-5].

Ce qui est visé ici [dans la ‘ayah] par le sahw dans la prière c’est le fait de retarder la prière par rapport à son temps jusqu’à l’entrée du temps de la prière suivante. Allah menace du wayl ceux qui font une prière après la fin de son temps. Le wayl est le châtiment terrible

 

La prière

 

Comment tu accomplis la prière du dhouhr

 

Allah ta^ala dit : حَافِظُواْ عَلَى الصَّلَوَاتِ والصَّلاَةِ الْوُسْطَى وَقُومُواْ للهِ قَانِتِين َ  ﴿

(hafidhou ^ala ssalawati wa ssalati l-wousta wa qoumou li l-Lahi qanitin) ce qui signifie : « Persévérez sur l’accomplissement de vos prières et la prière médiane. Veillez à accomplir les prières surérogatoires dans l’humilité » [sourat Al-Baqarah : 238].

Le Messager de Allah a dit :

((خمس صلوات كتبهن الله تبارك وتعالى على العباد من أتى بهن لم يضيع منهن شيئا استخفافا بحقهن كان له عهد عند الله تبارك وتعالى عهد أن يدخله الجنة ومن لم يأت بهن فليس له عند الله عهد إن شاء عذبه وإن شاء غفر له))

(khamsou salawatin katabahounna l-Lahou tabaraka wa ta^ala ^ala l-^ibad, man ‘ata bihinna lam youdayyi^ minhounna chay’an istikhfafan bihaqqihinna kana lahou ^inda l-Lahi tabaraka wa ta^ala ^ahdoun ‘an youdkhilahou l-jannah ; wa man lam ya’ti bihinna falayça lahou ^inda l-Lahi ^ahdoun ‘in cha’a ^adh-dhabahou wa ‘in cha’a ghafara lah) ce qui signifie : « Ce sont cinq prières que Allah tabaraka wa ta^ala a prescrites pour les esclaves. Celui qui les accomplit, sans en diminuer quoi que ce soit par manque de considération à leurs mérites, a une promesse de la part de Allah tabaraka wa ta^ala de l’entrée (ou le faire entrer) au paradis. Celui qui ne les aura pas accomplies n’aura pas de promesse de la part de Allah : s’Il veut, Il le châtiera et s’Il veut, Il lui pardonnera » [rapporté par l’Imam ‘Ahmad dans son Mousnad].

 

Il est un devoir d’accomplir chacune des cinq prières en son temps ;, ni avant ni après.

 

La prière du dhouhr est de quatre rak^ah :

La première rak^ah

1/ Faire face à la qiblah : tiens-toi debout en t’orientant vers la Ka^bah honorée avec ton buste (voir figure 22).

2/ L’intention : Elle a lieu avec le cœur, simultanément avec la takbirah d’entrée en rituel. C’est comme par exemple en disant dans ton cœur : je fais la prière du dhouhr, ou bien je fais la prière obligatoire du dhouhr. Il est toutefois suffisant de faire l’intention peu avant le takbir.

 

3/ La takbirah d’entrée en rituel : Tu dis Allahou ‘akbar [1] en levant les avant-bras de sorte que les mains soient au niveau des oreilles. Cette façon de lever les mains fait partie des actes recommandés de la prière (voir figure n° 23).

4/ Se tenir debout pour la prière.

5/ Poser la main droite au-dessus de la main gauche en-dessous de la poitrine et au-dessus du nombril et ce, après la takbirah d’entrée en rituel. Cette posture est recommandée. Il est recommandé pour la personne de sexe masculin de laisser une distance d’un empan entre les deux pieds.

6- La récitation de sourat Al-Fatihah : Il suffit de la réciter en bougeant la langue, même si on ne s’entend pas soi-même. Il est quand même préférable de s’entendre réciter. La Fatihah est récitée sans la basmalah selon l’avis réputé de l’école. Mais, il n’y a pas de mal si on dit la basmalah. Il est une condition de réciter les ayah les unes à la suite des autres, de les réciter dans l’ordre et de prononcer les lettres de leurs points d’articulation (sortir les lettres de leur point de prononciation (c’est comme ça dans le moukhtasar)) respectifs. Cette récitation de Al-Fatihah est un devoir pour l’imam ainsi que pour celui qui fait la prière seul mais elle ne l’est pas pour celui qui prie en étant dirigé (ma’moum).

La Fatihah est :

بِسْمِ اللهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ

 الْحَمْدُ للهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ {1}  الرَّحْمنِ الرَّحِيم{2}ِ مَلِكِ يَوْمِ الدِّين{3}  إِيَّاكَ نَعْبُدُ وإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ {4}  اهدِنَا الصِّرَاطَ المُستَقِيمَ{5} صِرَاطَ الَّذِينَ أَنعَمتَ عَلَيهِمْ{6}  غَيرِ المَغضُوبِ عَلَيهِمْ وَلاَ الضَّالِّينَ {7}

Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim                                                                

Al-hamdou li l-Lahi Rabbi l-^alamin                                                            1

Ar-Rahmani r-Rahim                                                                                   2

Maliki yawmi d-Din                                                                                      3

‘Iyyaka na^boudou wa ‘iyyaka nasta^in                                                      4

‘Ihdina ssirata l-moustaqim                                                                        5

Sirata l-ladhina ‘an^amta ^alayhim                                                             6

 ghayri l-maghdoubi ^alayhim wa la ddallin                                                          7         

 

dont on comprend :

 

Je commence par le nom de Allah Ar-Rahman, Ar-Rahim

La louange est à Allah le Seigneur des mondes

Ar-Rahman, Ar-Rahim

Celui à Qui appartient le jour du jugement

C’est Toi Que nous adorons (expliquer en bas de page brièvement car je pense à la compréhension des gens qui n’ont pas forcément pris de cours avec nous) et c’est Ton aide [de créer ce qui nous est utile] que nous recherchons

Guide-nous au chemin de droiture

Le chemin de ceux à qui Tu as accordé Ta grâce et non celui de ceux qui encourent Ton châtiment ni de ceux qui sont égarés

Il est recommandé de dire après avoir terminé la récitation de la Fatihah :

( ءامــيـن) (Amin) qui signifie : « Ô Seigneur, exauce mes invocations ».

Il est recommandé de réciter après la Fatihah du Qour’an dans la première et la deuxième rak^ah.

Il est recommandé  aussi pour l’Imam et à celui qui fait la prière seul de réciter la Fatihah et la sourat après à voix basse.

 

7- Se tenir debout pour la récitation de la Fatihah.

 

8- L’inclination : Tu te penches vers l’avant de sorte que les paumes de tes mains puissent toucher tes genoux (voir figure n° 26).

Les paumes des mains : c’est le plat des mains excepté les doigts.

Il est recommandé de dire au début de l’inclination : (Allahou ‘akbar) et il est recommandé de dire dans l’inclination : (Soubhana Rabbiya l-^Adhim) qui signifie : « Il est exempt d’imperfection, mon Seigneur Qui est plus élevé en degré que tout autre », trois fois.

9- La quiétude dans l’inclination : cela veut dire que tous tes membres s’immobilisent d’un coup d’une durée équivalente à celle de la parole (soubhana l-Lah).

 

10- Le redressement : c’est-à-dire revenir à la position que tu avais avant que tu t’inclines.

Il est recommandé que tu dises lorsque tu te redresses de l’inclination : sami^a l-Lahou liman hamidah qui signifie : « Allah accepte l’éloge de celui qui fait Son éloge », ceci concerne l’imam et celui qui fait la prière seul mais pas celui qui prie en étant dirigé (ma’moum).

Il est recommandé de dire, lorsque tu t’es complètement redressé en position debout : (Rabbana laka l-hamd) ou bien (Rabbana wa laka l-hamd), cette recommandation concerne aussi celui qui prie en étant dirigé.

 

11- La quiétude dans la position debout

 

12- La prosternation par deux fois : la prosternation revient à poser le front et le nez par terre. Ce n’est pas une condition que le front soit découvert. Si on se prosterne le front contre le sol sans que le nez touche le sol, la prosternation est valable (voir figure n° 29-a).

Il est recommandé que tu dises lorsque tu te baisses pour faire la prosternation : Allahou ‘akbar.

Il est recommandé que tu dises pendant la prosternation : (soubhana Rabbiya l-‘a^la) qui signifie : « Il est exempt d’imperfection mon Seigneur Qui est plus élevé en degré que tout autre», trois fois.

 

13- La quiétude dans la prosternation :

Il est recommandé que tu poses tes mains au voisinage de tes oreilles, ou un peu plus bas, que ta main soit posée sur le sol, les doigts tendus et orientés vers la qiblah tout en les maintenant collés les uns aux autres. Il est recommandé que tu éloignes ton ventre de tes cuisses et tes coudes de tes genoux, lors de ta prosternation. La femme, quant à elle,  serre son corps.

14- La position assise entre les deux prosternations.

Il est recommandé que tu dises lorsque tu te relèves de la prosternation : Allahou ‘akbar et que tu dises pendant la position assise entre les deux prosternations : (Rabbi ghfir li wa rhamni wa jbourni wa rfa^ni wa rzouqni wa hdini wa ^afini) qui signifie : Seigneur, pardonne-moi, fais-moi miséricorde, compense mes faiblesses, élève-moi, accorde-moi une subsistance, guide-moi et fais que je sois en bonne santé.

 

Il est également permis de s’asseoir.

15- La quiétude dans cette position assise.

 

16- La deuxième prosternation : Tu fais pareil que pour la première prosternation.

 

17- La quiétude dans cette prosternation.

 

18- Se relever pour la deuxième rak^ah : Il est recommandé que celui qui fait la prière garde les mains sur les genoux le temps de se relever de la prosternation et qu’il mette d’abord les mains et ensuite les genoux lorsqu’il descend pour la prosternation.

Il est recommandé que tu dises lorsque tu commences à te relever : Allahou ‘akbar. Ainsi tu auras achevé la première rak^ah.

 

La deuxième rak^ah

 

19- Dans cette rak^ah, tu fais comme tu as fait dans la première rak^ah de l’étape 4 à l’étape 17. C’est-à-dire tu récites la Fatihah et ce qui vient après, en étant debout. Ensuite, tu t’inclines et tu marques une quiétude. Puis tu te redresses, en marquant une quiétude. Par la suite, tu te prosternes une première fois et tu marques une quiétude. Puis tu t’assoies et tu marques une quiétude. Ensuite tu te prosternes une deuxième fois et tu marques encore une fois une quiétude.

 

 

20- Tu t’assoies pour le premier tachahhoud, qui fait partie des actes recommandés de la prière. Tu relèves donc la tête de la deuxième prosternation pour t’asseoir et tu t’assoies.

 

21- Tu récites, après t’être assis suite à la deuxième prosternation, le premier tachahhoud qui est également un acte recommandé. C’est :

التحيات لله الزاكيات لله الطيبات الصلوات لله، السلام عليك أيها النبي ورحمة الله وبركاته، السلام علينا وعلى عباد الله الصالحين، أشهد أن لا إله إلا الله وحده لا شريك له وأشهد أن محمدا عبده ورسوله.

At-tahiyyatou li l-Lah, azzakiyatou li l-Lah, Attayyibatou ssalawatou li l-Lah,

As-salamou ^alayka ‘ayyouha n-Nabiyyou wa rahmatou l-Lahi wa barakatouh,

As-salamou ^alayna wa ^ala ^ibadi l-Lahi ssalihin,

Ach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘il-la l-Lahou wahdahou la charika lah, wa ‘ach-hadou ‘anna Mouhammadan ^abdouhou wa Raçoulouh

qui signifie : « Les salutations appartiennent à Allah ; les multiplications du bien appar­tiennent à Allah ; les bonnes choses et les prières appartiennent à Allah ;

Sur toi le salam ô Prophète, ainsi que la miséricorde de Allah et Ses bénédictions

Sur nous le salam ainsi que sur les esclaves vertueux de Allah ;

Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah L’unique Qui n’a pas d’associé et je témoigne que Mouhammad est Son esclave et Son Messager.

Il est recommandé de lever l’index au moment de dire (‘il-la l-Lah) qui signifie : « que Allah » dans la phrase (ach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘il-la l-Lah) qui signifie : « je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah » en le courbant légèrement à l’avant [2].

 

22- Tu te relèves de la position assise pour te mettre debout pour la troisième rak^ah : Ainsi, tu auras achevé la deuxième rak^ah et commencé la troisième.

 

23- La troisième rak^ah : Tu fais comme dans la deuxième rak^ah, sauf que tu ne récites rien après la Fatihah. Cette récitation est à effectuer à voix basse dans cette rak^ah de toutes les prières. Quand tu termines la deuxième prosternation, tu relèves la tête et tu te mets debout pour accomplir la quatrième rak^ah.

 

La quatrième rak^ah

 

24- Fais dans cette rak^ah la même chose que ce que tu as fait dans la troisième rak^ah, depuis la récitation de la Fatihah jusqu’à la deuxième prosternation.

 

25- Relève-toi de la prosternation et assieds-toi pour le dernier tachahhoud et ce qui le suit. Cette position assise est recommandée sauf le temps nécessaire pour prononcer le salam et qui est dans ce cas c’est un devoir. Le tachahhoud est également recommandé ici, selon l’avis le plus répandu et le plus argumenté dans l’école.

Pose tes mains sur tes cuisses.

 

Il est recommandé lors de cette position assise ou d’autres de faire le tawarrouk.

Il est toutefois permis que tu t’assoies en position de iftirach.

 

26- Tu récites le deuxième tachahhoud qui consiste à dire :

التحيات لله الزاكيات لله الطيبات الصلوات لله، السلام عليك أيها النبي ورحمة الله وبركاته، السلام علينا وعلى عباد الله الصالحين، أشهد أن لا إله إلا الله وحده لا شريك له وأشهد أن محمدا عبده ورسوله.

« At-tahiyyatou li l-Lah, azzakiyatou li l-Lah, Attayyibatou ssalawatou li l-Lah,

As-salamou ^alayka ‘ayyouha n-Nabiyyou wa rahmatou l-Lahi wa barakatouh,

As-salamou ^alayna wa ^ala ^ibadi l-Lahi ssalihin,

Ach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘il-la l-Lahou wahdahou la charika lah, wa ‘ach-hadou ‘anna Mouhammadan ^abdouhou wa Raçoulouh »

Il est recommandé de dresser l’index en le courbant légèrement à l’avant lorsque tu dis (‘il-la l-Lah) dans la phrase (‘ach-hadou ‘an-la ‘ilaha ‘il-la l-Lah). On garde l’index ainsi jusqu’au salam, c’est-à-dire jusqu’à ce que tu termines la prière en disant as-salamou ^alaykoum.

27- Tu fais l’invocation en faveur du Prophète r, ce qui est recommandé : La manière complète de cette invocation en faveur du Prophète, c’est que tu dises :

اللهم صل على محمد وعلى آل محمد، كما صليت على إبراهيم وعلى آل إبراهيم إنك حميد مجيد، وبارك على محمد وعلى آل محمد، كما باركت على إبراهيم وعلى آل إبراهيم إنك حميد مجيد.

« Allahoumma salli ^ala Mouhammadin wa ^alaali Mouhammadin kama sallayta ^ala ‘Ibrahima wa ^alaali ‘Ibrahima ‘innaka Hamidoun Majid ;

Allahoumma barik ^ala Mouhammadin wa ^alaali Mouhammadin kama barakta ^ala ‘Ibrahima wa ^alaali ‘Ibrahima ‘innaka Hamidoun Majid »

qui signifie : « Ô Allah élève en degré Mouhammad et les proches musulmans de Mouhammad, tout comme Tu as élevé en degré ‘Ibrahim et les disciples pieux de ‘Ibrahim. Certes Tu es Al-Hamid, Al-Majid.

Ô Allah accorde des bénédictions à Mouhammad et aux proches musulmans de Mouhammad, tout comme Tu as accordé des bénédictions à ‘Ibrahim et aux disciples pieux de ‘Ibrahim. Certes Tu es Al-Hamid, Al-Majid.

 

 

Avertissement important : On apprend à l’enfant et aux autres, de ne pas prolonger le son (li) lorsqu’il prononce le mot (salli) afin qu’il ne dise pas salli, c’est-à-dire en ajoutant un ya car ce serait une parole adressée à une personne de sexe féminin. Le sens devient alors non valable et faux. On lui apprend donc de la prononcer avec la lettre lam doublé, ayant une kasrah et sans prolongation. On lui apprend aussi de faire la distinction entre la prononciation de la lettre sin et celle de la lettre sad.

 

 

Par la suite, tu fais les invocations que tu veux pour le bien, en disant par exemple :

ربنا ءاتنا في الدنيا حسنة وفي الآخرة حسنة وقنا عذاب النار. ربنا لا تزغ قلوبنا بعد إذ هديتنا، وهب لنا من لدنك رحمة إنك أنت الوهاب.

(Rabbanaatina fi d-dounya haçanah, wa fi l-‘akhirati haçanah, wa qina ^adhaba n-nar. Rabbana la touzigh qouloubana ba^da ‘idh hadaytana, wa hab lana min ladounka rahmah, ‘innaka ‘anta l-Wahhab) qui signifie : « Seigneur, accorde-nous un bien dans le bas monde et un bien dans l’au-delà et préserve-nous du châtiment de l’enfer. Seigneur ne fais pas que nos cœurs soient égarés après nous avoir bien guidés et accorde-nous une miséricorde de Ta part. Certes, c’est Toi Al-Wahha».

 

28- Le salam : pour terminer ta prière, tu dis : ‘as-salamou ^alaykoum.

La manière complète, c’est que tu dises : ‘as-salamou ^alaykoum wa rahmatou l-Lah. Il est indispensable de prononcer l’article défini dans le mot as-salam. Il n’est donc pas suffisant de dire salamou ^alaykoum.

Il est recommandé de commencer à dire le salam en ayant le visage orienté vers la qiblah.

Il est recommandé pour l’imam, pour celui qui prie seul, ainsi que pour le ma’moum –celui qui prie en étant dirigé– de dire le salam à voix haute.

 

29- Respecter l’ordre entre les piliers de la prière : c’est-à-dire que tu fasses les piliers de la prière dans l’ordre dans lequel ils ont été cités.

 

Ainsi, tu auras terminé la prière du dhouhr.

 

Comment tu fais la prière du ^asr

 

La prière du ^asr est de quatre rak^ah.

 

Tu fais la prière du ^asr exactement comme tu fais la prière du dhouhr, sauf que lors de la takbirah de l’entrée en rituel, tu fais l’intention avec ton cœur en disant : je fais la prière obligatoire du ^asr.

 

Comment tu fais la prière du maghrib

 

La prière du maghrib est de trois rak^ah.

 

Tu fais les trois premières rak^ah tout comme tu fais les trois premières rak^ah du dhouhr. À la troisième rak^ah, lorsque tu relèves ta tête de la deuxième prosternation, tu t’assoies pour réciter le deuxième tachahhoud, l’invocation en faveur du Prophète r et le salam comme on l’a vu précédemment.

Mais dans la première et la deuxième rak^ah, il est recommandé de réciter, à voix haute, une partie du Qour’an après la Fatihah [3]. Dans la troisième rak^ah, tu récites la Fatihah à voix basse.

Celui qui fait la prière fait l’intention par son cœur lors de la takbirah de l’entrée en rituel, en disant : je fais la prière obligatoire du maghrib.

 

 

 

Comment tu fais la prière du ^icha

 

La prière du ^icha est de quatre rak^ah.

 

Tu accomplies la prière du ^icha comme la prière du dhouhr mais tu fais l’intention par ton cœur lors de la takbirah d’entrée en rituel, en disant : je fais la prière obligatoire de ^icha.

Cependant, dans la première et la deuxième rak^ah tu récites la Fatihah et la part du Qour’an qui la suit à voix haute [4].

 

Comment tu fais la prière du soubh

 

La prière de soubh est de deux rak^ah.

 

Tu fais la prière de soubh exactement comme tu as fait les deux premières rak^ah de la prière du ^icha. Cependant, pour l’intention, tu dis par ton cœur lors de la takbirah de l’entrée en rituel : je fais la prière obligatoire de soubh. Après avoir relevé ta tête de la deuxième prosternation, tu t’assoies pour réciter le tachahhoud, l’invocation en faveur du Prophète et le salam, comme on l’a vu précédemment.

 

Dans la prière de soubh, tu récites la Fatihah et la sourah qui la suit, à voix haute [5] tout comme dans la prière du maghrib et du ^icha.

 

Il est recommandé de réciter, avant l’inclination de la deuxième rak^ah, l’invocation de l’humilité –qounout– dans la prière du soubh, et c’est cela le mieux. Il est toutefois permis de le faire après s’être redressé de cette inclination.

 

 

L’invocation du qounout –l’humilité– est :

اللهم إنا نستعينك ونستغفرك ونؤمن بك ونتوكل عليك ونثني عليك الخير كله، نشكرك ولا نكفرك ونخنع ونخلع ونترك من يكفرك، اللهم إياك نعبد ولك نصلي ونسجد وإليك نسعى و نحفد، نرجو رحمتك ونخاف عذابكإن عذابك الجد بالكافرين ملحق.

 

(Allahoumma ‘inna nasta^inouka wa nastaghfirouka wa nou’minou bika wa natawakkalou ^alayka wa nouthni ^alayka l-khayra koullah, nachkourouka wa la nakfourouka wa nakhna^ou wa nakhla^ou wa natroukou man yakfourouk,

Allahoumma ‘iyyaka na^boudou wa laka nousalli wa nasjoudou wa ‘ilayka nas^a wa nahfid, narjou rahmataka wa nakhafou ^adhabaka ‘inna ^adhabaka l-jidda bi l-kafirina moulhaq)

qui signifie : « Ô Allah, nous demandons Ton aide et Ton pardon, nous croyons en Toi, nous nous fions à Toi et nous Te remercions par toutes les louanges (pour tous les bienfaits ?); nous Te remercions et nous ne Te sommes pas ingrats, nous détestons, nous nous innocentons et nous délaissons ceux qui mécroient en Toi . Ô Allah, c’est Toi Que nous adorons, c’est pour Toi que nous faisons la prière et nous nous prosternons, pour gagner Ton agrément nous œuvrons et nous agissons, nous espérons Ta miséricorde et nous craignons Ton châtiment, certes Ton châtiment immense parviendra aux mécréants ».

 

Il est également recommandé dans le qounout de lever les mains, d’orienter les paumes en direction du ciel car le ciel est la qiblah pour les invocations (et non pas un lieu de résidence pour Dieu car Allah existe sans endroit). Celui qui prie en étant dirigé –le ma’moum– dit ‘amin pour les invocations, c’est-à-dire lorsque la phrase que dit l’imam est une invocation. Il prend part avec l’imam pour les paroles de remerciement, c’est-à-dire qu’il dit comme lui.

 

 

 

La prière de celui qui ne peut pas se prosterner à même le sol.

 

Celui qui peut se tenir debout et s’incliner mais qui ne peut pas se prosterner à même le sol fait sa prière de la façon suivante :

 

1- Il se dirige vers la qiblah en étant debout ;

2- Il dit la parole (Allahouakbar) d’entrée en rituel en faisant l’intention d’accomplir la prière

3- Il récite la Fatihah en étant debout. Il est recommandé, dans les deux premières rak^ah de réciter une partie du Qour’an après la Fatihah.

4- Il fait l’inclination de sorte que les paumes des mains puissent approcher ses genoux, tout en marquant une quiétude.

5- Il se redresse en marquant la quiétude.

6- Il s’assoit sur la chaise par exemple

7- La première prosternation : il se penche pour la prosternation avec la quiétude de sorte que son front passe devant ses genoux

8- La position assise entre les deux prosternations : c’est-à-dire qu’il revient à la position qu’il avait avant sa prosternation, tout en marquant une quiétude

 

 

9- La deuxième prosternation : Il se penche pour la prosternation en observant la quiétude

10- Il se relève debout pour la rak^ah suivante.

11- Il fait dans la deuxième rak^ah ce qu’il a fait dans la première rak^ah. Cependant, lorsqu’il relève la tête de la deuxième prosternation, il s’assoit pour réciter les tahiyyat –les salutations–, l’invocation en faveur du Prophète s’il se trouve dans la dernière rak^ah.

12- Ensuite, il passe le salam en disant : (As-salamou ^alaykoum). Ceci dans le cas où il faisait les deux rak^ah du soubh par exemple. Il se retourne vers la droite pour accomplir la première taslimah et vers la gauche pour la deuxième.

 

Pour la prière du dhouhr, du ^asr, du maghrib et du ^icha, celui qui fait la prière fait la même chose que dans la première et la deuxième rak^ah. Cependant, pour le maghrib, il y a trois rak^ah comme on l’a vu précédemment. Pour le dhouhr, le ^asr et le ^icha’, il y en a quatre.

 

 

La prière de celui qui ne peut s’incliner après avoir été en position debout ni se prosterner à même le sol.

 

Celui qui peut se tenir debout mais qui ne peut pas s’incliner après avoir été debout, ni se prosterner à même le sol fait sa prière de la façon suivante :

 

1- Il fait face à la qiblah, en étant debout

2- Il dit la parole Allahou ‘akbar de l’entrée en rituel, avec l’intention de faire la prière

3- Il récite la Fatihah en étant debout

4- Il s’assoit sur la chaise puis s’incline de sorte que sa tête soit face à ce qui est devant ses genoux, en marquant une quiétude.

 5- Il se redresse, c’est-à-dire qu’il revient à la position qu’il avait avant son inclination, avec la quiétude.

6- La première prosternation : il se penche pour sa prosternation plus que pour son inclination, tout en marquant la quiétude.

7- La position assise entre les deux prosternations : c’est-à-dire qu’il revient à la position qu’il avait avant la première prosternation. Là encore il marque une quiétude.

8- La deuxième prosternation avec la quiétude, tout comme il l’a fait dans la première prosternation.

9- Il se tient debout pour la rak^ah suivante.

10- Il fait dans la rak^ah suivante la même chose que ce qu’il a fait dans la première rak^ah. Cependant, lorsqu’il relève la tête de la deuxième prosternation, il s’assoit pour réciter le tachahhoud, il récite l’invocation en faveur du Prophète puis il fait le salam s’il faisait la prière du soubh par exemple. S’il faisait la prière du maghrib, du ^icha’, du dhouhr ou du ^asr, il se relève, après avoir terminé la récitation du tachahhoud, pour la suite de la prière.

La prière de celui qui ne peut pas se mettre debout pour faire la prière

 

Celui qui ne peut pas faire la prière en étant debout, l’accompli en étant assis. Il fait ce qui suit :

 

1- Il s’assoit en se dirigeant vers la qiblah ;

2- Il dit la parole (Allahou ‘akbar) d’entrée en rituel, avec l’intention d’accomplir la prière.

3- Il récite la Fatihah en étant assis.

 

Ensuite, il fait comme ce que nous avons cité dans le chapitre « La prière de celui qui ne peut s’incliner après avoir été en position debout ni se prosterner à même le sol », de l’étape (4) jusqu’à l’étape (10).

La prière en assemblée

 

 

Tous les jours, les musulmans accomplissent, dans les mosquées, cinq prières en assemblée. La prière en assemblée est meilleure que la prière accomplie par une personne en étant seule, en raison de la parole du Messager de Allah :

 )) صلاة الرجل في الجماعة تزيد على صلاته وحدهسبعا وعشرين (( رواه مسلم.

qui signifie : « La prière de l’homme en assemblée dépasse de vingt sept degrés la prière de l’homme seul » [rapporté par Mouslim].

Afin que la prière du ma’moum [6] soit valable et récompensée, il devra observer certaines choses parmi lesquels :

1- Se tenir derrière l’imam. Il est déconseillé de le devancer dans l’emplacement de la prière, sauf en cas de nécessité. Il a été dit que cela est interdit mais n’annule pas la prière.

2- Dire la takbirah –la parole Allahou ‘akbar– d’entrée en rituel de prière, une fois que l’imam l’a terminée.

3-Que le ma’moum fasse l’intention d’accomplir la prière en assemblée. Par exemple, il dit par son cœur : je fais la prière du dhouhr en assemblée, ou bien : je fais la prière obligatoire du dhouhr en assemblée.

4- Ne pas s’incliner ni se relever de son inclination avant que son imam ne s’incline. S’il le fait délibérément, sa prière est annulée.

5- Il est interdit de tarder à suivre son imam d’un pilier gestuel, si cela est sans excuse.

 

 

 

 

La prière funéraire

 

 

 

Comment tu fais la prière funéraire

 

La prière funéraire ne comprend ni inclination (roukou^) ni prosternation (soujoud). Tu l’accomplis donc en étant toujours debout. Tu dois remplir les conditions de la prière, comme avoir le woudou’ et ce qui est de cet ordre et éviter les causes de son annulation.

 

1- Tu fais face à la qiblah, avec ton buste.

 

2- Tu fais l’intention avec ton cœur d’accomplir la prière funéraire. Tu dis par exemple : je fais l’obligation de la prière funéraire pour ce mort. Il n’est pas une condition que l’intention soit faite conjointement à la parole de takbirAllahou ‘akbar–. Si l’intention précède le takbir de peu, elle est valable.

 

3- Tu fais la première takbirah en disant : Allahou ‘akbar tout en étant debout.

 

4- Tu fais des invocations en faveur du mort. Il a été dit que le mieux, c’est que ces invocations aient lieu après avoir loué Allah (hamdou l-Lah) et après avoir fait des invocations (assalat wa s-salam) en faveur de Son prophète.

 

5- Tu fais la deuxième takbirah en disant : Allahou ‘akbar, sans  t’incliner.

 

6- Tu fais des invocations en faveur du mort. Il a été dit que le mieux, c’est que ces invocations aient lieu après avoir loué Allah (hamdou l-Lah) et après avoir fait des invocations (assalat wa s-salam) en faveur de Son prophète.

 

7- Tu fais la troisième takbirah en disant : Allahou ‘akbar, sans t’incliner.

 

8- Tu fais des invocations en faveur du mort. Il a été dit que le mieux, c’est que ces invocations aient lieu après avoir loué Allah (hamdou l-Lah) et après avoir fait des invocations (assalat wa s-salam) en faveur de Son prophète.

Information utile : L’Imam Malik, que Allah l’agrée, a désapprouvé que le mort soit déposé à l’intérieur de la mosquée et que l’on y fasse la prière funéraire en sa faveur.

 

9- Tu fais la quatrième takbirah en disant : Allahou ‘akbar, sans t’incliner.

 

10- Tu fais des invocations en faveur du mort. Il a été dit que le mieux, c’est que ces invocations aient lieu après avoir loué Allah (hamdou l-Lah) et après avoir fait des invocations (assalat wa s-salam) en faveur de Son prophète.

 

Il n’est pas une condition de réciter une invocation particulière. Il suffit de dire : Allahoumma ghfir lahou wa rhamhou. Mais il est recommandé de s’appliquer dans les invocations en sa faveur.

 

11- Le salam une seule fois. Il est dit à voix basse, sauf l’imam qui élève sa voix afin que les gens proches de lui puissent l’entendre.

Tu tournes la tête vers la droite lors de la première taslimah

Tu tournes la tête vers la gauche lors de la deuxième taslimah

12- Il est une condition pour la validité de la prière funéraire qu’il y ait un imam. Si elle est accomplie sans imam c’est-à-dire chacun tout seul et non en assemblée, elle sera refaite.

 

Information utile : Le musulman qui a perdu quelqu’un reçoit les condoléances. Lorsque son défunt est musulman, il lui sera dit : (‘A^dhama l-Lahou ‘ajraka wa ‘ahçana ^aza’aka wa ghafara limayyitika) qui signifie : « Que Allah fasse que ta récompense soit immense, qu’Il fasse que tu sois bien consolé et qu’Il pardonne à ton défunt ».

 

Si le mort n’est pas musulman et que celui qui reçoit les condoléances est musulman, il lui sera dit : (‘^adhdhama l-Lahou ‘ajraka wa sabbaraka) qui signifie : « Que Allah fasse que ta récompense soit immense et qu’Il t’accorde la patience ». Mais il ne lui sera pas dit : (wa ghafara limayyitika) qui signifie : « et qu’Il pardonne à ton défunt » car Allah ta^ala dit :

     ﴿إِنَّ اللهَ لاَ يَغْفِرُ أَن يُشْرَكَ بِهِ وَيَغْفِرُ مَا دُونَ ذَلِكَ لِمَن يَشَاء

qui signifie : « Certes, Allah ne pardonne pas qu’on adore autre que Lui et Il pardonne ce qui est en deçà à qui Il veut » [sourat An-Niça/48].

 

La prière n’est donc pas permise en faveur du mort mécréant car il aura manqué au plus éminent des droits que Allah a sur Ses esclaves, à savoir croire en Son unicité ta^ala.

 

Il n’est pas permis également de faire des invocations de miséricorde en sa faveur. Allah ta^ala dit :

 ﴿مَا كَانَ لِلنَّبِيِّ وَالَّذِينَ ءامَنُواْ أَن يَسْتَغْفِرُواْ لِلْمُشْرِكِينَ وَلَوْ كَانُواْ أُوْلِي قُرْبَى مِن بَعْدِ مَا تَبَيَّنَ لَهُمْ أَنَّهُمْ أَصْحَابُ الْجَحِيمِ

(ma kana li n-nabiyyi….) qui signifie : « Le Prophète, et ceux qui sont croyants n’ont pas à invoquer le pardon en faveur des associateurs, même s’ils sont des proches parents, du moment qu’ils ont su qu’ils sont au nombre des gens de l’enfer » [sourat At-Tawbah/113]

 

[1] Lorsque nous disons Allahou ‘akbar, cela signifie Allah est plus éminent en degré que tout autre. Cela ne veut pas dire qu’Il est grand par le volume ou la taille car Allah n’a pas pour attribut la taille ou la quantité. Allah ta^ala dit : لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَىْءٌ وَهُوَ السَّمِيعُ البَصِير ﴿ (Layça kamithlihi chay’) ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui » [sourat Ach-Choura / 11].

[2] Abou Dawoud a rapporté dans ses sounan que le messager de Allah, lorsqu’il levait l’index il le courbait légèrement vers l’avant ; ceci signifie que Allah existe sans endroit et cette élèvation du doigt est par glorification de Allah.

[3] dans le cas où tu fais la prière seul ou en tant qu’imam.

[4] Dans le cas où tu fais la prière seul ou en tant qu’imam.

[5] Dans le cas où tu fais la prière seul ou en tant qu’imam.

[6] le ma’moum est celui qui prie en suivant l’imam.

WouDouu’ et tayammoum selon Maalik

Posted in islam,jurisprudence par chaykhaboulaliyah sur juin 18, 2012

Le Woudou

 

Le woudou’,
ses obligations, ses actes recommandés
et ses actes méritoires

Allah ta^ala dit :

﴿ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ ءامَنُواْ إِذَا قُمْتُمْ إِلَى الصَّلاةِ فاغْسِلُواْ وُجُوهَكُمْ وَأَيْدِيَكُمْ إِلَى الْمَرَافِقِ وَامْسَحُواْ بِرُؤُوسِكُمْ وَأَرْجُلَكُمْ إِلَى الْكَعْبَينِ

(ya ‘ayyouha l-ladhina ‘amanou ‘idha qoumtoum ‘ila ssalati faghsilou woujouhakoum wa ‘aydiyakoum ‘ila l-marafiqi wa-msahou birou’ouçikoum wa ‘arjoulakoum ‘ila l-ka^bayn) dont on comprend : « Ô vous qui avez cru, lorsque vous voulez faire la prière, lavez vous le visage, vos mains jusqu’aux coudes, passez [les mains] mouillées sur vos têtes, et [lavez] vos pieds jusqu’aux chevilles » [Al-Ma’idah / 6].

Le woudou’ a des obligations, des actes recommandés et des actes méritoires :

Les obligations : ce sont les actes sans lesquels le woudou’ n’est pas valable.

Les actes recommandés : ce sont les actes sans lesquels le woudou’ reste valable, mais si le musulman les délaisse sans excuse, il en rate la récompense.

 Les actes méritoires : ce sont les actes sans lesquels le woudou’ reste valable. Mais si le musulman les délaisse sans excuse, il en rate la récompense.

Le woudou’ se fait avec de l’eau pure et purificatrice, telle que  l’eau de pluie, l’eau du puits, l’eau de mer, l’eau du fleuve ou ce qui est de cet ordre.

Comment faire le woudou’ :

1-      Prononcer la tasmiyah lors du lavage des mains : ceci fait partie des actes méritoires du woudou’. La signification de la tasmiyah ici c’est que tu dises : Bismi l-Lah.

 

2-      Laver en premier les mains jusqu’aux poignets[1] : Ceci fait partie des actes recommandés du woudou’.

3-      Se rincer la bouche : c’est-à-dire faire circuler de l’eau à l’intérieur de la bouche en la faisant déplacer dedans pour ensuite la cracher. Ceci fait partie des actes recommandés du woudou’. Il est recommandé de le faire trois fois mais il est valable de le faire une fois seulement.

4-      L’istinchaq consiste à introduire de l’eau dans le nez et à l’aspirer. Ceci fait partie des actes recommandés du woudou’. Il est recommandé de le faire trois fois mais il est valable de le faire une fois seulement.

Parmi les actes recommandés, il y a l’istinthar c’est-à-dire expulser ce qu’il y a dans ton nez comme eau et choses gênantes en expirant et en t’aidant de tes deux doigts.

5-      L’intention : c’est-à-dire que tu aies l’intention par ton cœur au moment où tu laves le visage, de faire le woudou’. Par exemple en te disant : J’ai l’intention de faire le woudou’. Cette intention est une des obligations du woudou. L’intention signifie viser par le cœur, l’accomplissement de l’acte au moment du début de l’acte. L’intention est toutefois suffisante si elle précède de peu le lavage du visage.

6-      Le lavage du visage en entier : c’est-à-dire que tu laves la totalité de ton visage en longueur et en largeur, tout en frottant (c’est-à-dire en accompagnant l’eau avec ta main pour la faire parvenir à ce qui doit être lavé). Ce lavage fait partie des obligations du woudou’.

Il est recommandé de laver le visage trois fois mais il est permis de le laver une seule fois.

Les limites du visage en hauteur vont de là où les cheveux poussent chez la majorité des gens, jusqu’à l’extrémité du menton. Les limites du visage en largeur vont d’une oreille jusqu’à l’autre oreille. Les deux oreilles ne faisant pas partie du visage, il n’est donc pas un devoir de les laver. Il est seulement un devoir de laver la partie qui se trouve entre les deux oreilles.

7-      Laver les mains avec les coudes : C’est l’une des obligations du woudou’. Il est un devoir aussi d’accompagner l’eau avec la main pour la faire parvenir à ce qui est à laver. Le coude est la jointure entre les deux os de l’avant-bras et celui du bras. Il est recommandé de commencer par la droite trois fois puis de terminer par la gauche trois fois. Il est valable de laver une seule fois.

8-      Passer les mains mouillées sur la tête, en totalité. Certains savants ont dit qu’il est permis de le faire sur les deux tiers de la tête seulement. C’est l’une des obligations du woudou’. Les limites de la tête vont de là où poussent habituellement les cheveux jusqu’à l’occiput –la pointe située à l’extrémité arrière de la boîte crânienne–. Le passage des mains mouillées sur la tête d’arrière en avant fait, quant à lui, partie des actes recommandés du woudou’. Il s’agit de passer les deux mains mouillées sur sa tête d’arrière en avant après les avoir passées d’avant en arrière.

9-      Passer les mains mouillées sur les oreilles : leurs parties apparentes ainsi que leurs parties cachées, ce passage fait partie des actes recommandés du woudou’ (voir figure n° 10).

10-   Laver les pieds chevilles comprises : Ce lavage fait partie des obligations du woudou’. Il est recommandé de laver trois fois mais il est permis de laver une seule fois, tout en frottant. De même, il est recommandé de commencer par le droit.

Les chevilles sont les deux os qui dépassent au niveau de l’articulation du pied et de la jambe.

11-  Frotter : c’est une obligation du woudou’. Tu accompagne l’eau avec la main pour la faire parvenir à ce qui doit être lavé : tout en versant l’eau ou après l’avoir versée.

12-   La continuité : c’est une obligation du woudou’. Il s’agit de faire tout le woudou’ d’une traite, sans interruption. Une courte interruption est cependant tolérée, même si elle est délibérée.

13-  L’ordre : c’est-à-dire faire les obligations du woudou’ dans l’ordre. Cela fait partie des actes recommandés. Ainsi :

1/ tu laves le visage avec l’intention en premier

2/ ensuite tu laves les mains et les avant-bras

3/ ensuite tu passes les mains mouillées sur la tête

4/ puis tu laves les pieds chevilles comprises

Il est recommandé de respecter l’ordre entre les obligations et les actes recommandés. Il s’agira donc, de laver les mains, de rincer la bouche et le nez en faisant l’istinchaq et l’istinthar avant de laver le visage et de passer les mains mouillées sur les oreilles avant de laver les pieds mais après avoir passé les mains mouillées sur la tête.


Informations éminemment précieuses

Il est recommandé de dire après avoir terminé le woudou’ :

(( أشهد أن لا إله إلا الله وحده لا  شريك له، وأشهد أن محمدا عبده ورسوله، اللهم اجعلني من التوابين واجعلني من المتطهرين ))

 

(‘ach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘il-la l-Lah wahdahou la charika lah wa ‘ach-hadou ‘anna Mouhammadan ^abdouhou wa raçoulouh, ‘Allahoumma j^alni mina t-tawwabbin wa j^alni mina l-moutatahhirin) ce qui signifie : « Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah, L’unique, Qui n’a pas d’associé et je témoigne que Mouhammad est Son esclave et Son Messager ; ô Allah fais que je sois au nombre de ceux qui se repentent et fais que je sois au nombre de ceux qui se purifient ».

Il est cité dans le hadith que celui qui a fini le woudou’ et qui dit en levant les yeux  vers le ciel –c’est-à-dire par manifestation de la glorification de Allah– :

(( أشهد أن لا إلاه إلا الله وحده لا  شريك له وأشهد أن محمدا عبده ورسوله، فتحت له أبواب الجنة الثمانية وقيل له أدخل من أيها شئت ))

(‘ach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘il-la l-Lah wahdahou la charika lah wa ‘ach-hadou ‘anna Mouhammadan ^abdouhou wa raçoulouh, foutihat lahou abwabou ljannah aththamaniyah wa qila lahou oudkhoul min ayyouha chi’ta) ce qui signifie : « Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah, L’unique, Qui n’a pas d’associé et je témoigne que Mouhammad est Son esclave et Son messager », il lui sera ouvert les huit portes du paradis et il lui sera dit : « Entre par celle que tu veux ».

Il est cité dans le hadith sûr :

(( من توضأ كما أمروصلى كما أمر غفر له ما تقدم من ذنبه ))

man tawadda’a kama ‘oumira wa salla kama ‘oumira ghoufira lahou ma taqaddama min dhanbih) c’est-à-dire celui qui fait un woudou’ parfait et qui fait une prière parfaite conforme à la Loi, même s’il s’agissait d’une prière de deux rak^ah, ses [petits] péchés antérieurs lui seront pardonnés, même s’ils étaient nombreux.

Il est cité dans le Sahih de Mouslim que le Messager de Allah  faisait le plus souvent le woudou’ avec un moudd et le ghousl avec un sa^.

Le moudd équivaut au plein des deux mains (de taille moyenne) jointes.

Le sa^ équivaut à quatre moudd.

Cela montre la forte recommandation d’utiliser peu d’eau pour faire le woudou’ et le ghousl. Il est également cité dans le Sahih de Mouslim que le Prophète  avait utilisé un makkouk pour le woudou’ et cinq makkouk pour le ghousl. Le makkouk équivaut à six moudd.

 


Les causes d’annulation du woudou

Si un musulman avait le woudou  et il lui est arrivé quelque chose qui l’annule, il lui est interdit de faire la prière avant de l’avoir renouvelé.

Parmi les causes d’annulation du woudou il y a :

1/ La sortie, par les deux orifices inférieurs, de quelque chose d’habituel comme l’urine, les selles ou les gaz. Par contre, il n’est pas un devoir de refaire le woudou s’il s’agit de quelque chose d’inhabituel comme des calculs rénaux ou des vers.

2/ Le toucher, par contact direct, du sexe avec l’intérieur ou la partie latérale des mains, avec l’intérieur ou la partie latérale des doigts. De même pour le fait que la femme introduise sa main entre les lèvres supérieures de son vagin. Il a été dit par certains savants que cela n’annule pas le woudou .

N’est pas considéré comme contact direct le fait que le toucher a lieu à travers un vêtement, ou en portant des gants lorsqu’on touche avec la main.

3/ La perte de la raison par la folie, l’évanouissement ou l’ébriété.

4/ Le sommeil profond si on dort dans une autre position qu’en étant bien calé sur son postérieur en dormant par exemple sur le ventre, le dos ou le côté, que le sommeil soit court ou prolongé. Parmi les signes du sommeil profond, il y a le fait que la soubhah glisse de la main, que la salive coule, ou que quelqu’un lui parle de près sans qu’il ne s’aperçoive de rien.

5/ Qu’un homme touche la peau d’une femme ‘ajnabiyyah par contact direct, en recherchant le plaisir ou en l’ayant senti. Ce qui est visé par femme ‘ajnabiyyah c’est toute autre  femme en dehors de ses mahram.

 

6/ Douter au sujet de l’annulation du woudou’ : Ainsi, s’il a la certitude d’avoir le woudou puis il doute s’il a été annulé ou pas, alors il refait le woudou.

7/ L’apostasie : C’est le fait de rompre l’Islam par une parole de mécréance, une croyance de mécréance ou un acte de mécréance. L’apostat doit alors revenir à l’Islam en prononçant les deux témoignages et refaire son woudou par la suite.

 

Le Tayammoum

 

Comment tu fais le tayammoum

Allah ta^ala dit :

﴿ فَلَمْ تَجِدُواْ مَاء فَتَيَمَّمُواْ صَعِيدًا طَيِّبًا فَامْسَحُواْ بِوُجُوهِكُمْ وَأَيْدِيكُم مِّنْهُ

(falam tajidou ma’an fatayammamou sa^idan tayyiban famsahou biwoujou-hikoum wa ‘aydikoum minh) ce qui signifie : « Et lorsque vous ne trouvez pas d’eau, faites le tayammoum à l’aide d’une surface de la terre pureet  passez les mains sur vos visages et vos mains avec » [sourat Al-Ma’idah / 6].

Le Messager de Allah  a dit :

جُعلت لنا الأرضُ كلُّها مسجدا وجعلت لنا تربتها طهورا

(jou^ilat lana l-‘ardou koullaha masjidan wa jou^ilat tourbatouha lana tahoura)

ce qui signifie : « La terre toute entière nous est mise à disposition comme lieu de prière et son sol comme purificateur » [rapporté par Mouslim].

Le tayammoum est autorisé pour celui qui est dans l’incapacité de faire le woudou, soit parce qu’il ne trouve pas d’eau soit que l’eau lui est nuisible. Il est fait avec un sa^id pur. Le sa^id c’est ce qui provient de la terre et se trouve sur sa surface, quel qu’il soit, du sable, de la pierre ou de la terre.

1/ L’obligation consiste à frapper une première fois le sol : en mettant l’intérieur des mains en contact avec le sa^id. Il est recommandé de dire bismi l-Lah lorsqu’on frappe la première fois

2/ L’intention : Tu fais l’intention par ton cœur en disant : Je fais l’intention du tayammoum pour me rendre autorisée la prière obligatoire. L’intention est à formuler lorsqu’on frappe la première fois.

 

3/ Passer les deux mains sur le visage : il n’est pas nécessaire de parvenir aux endroits difficilement accessibles.

 

4/ Frapper une deuxième fois le sa^id  par les deux mains ; cela fait partie des actes recommandés.

5/ Se frotter les mains jusqu’aux poignets ; quant au passage des mains sur les avant-bras jusqu’aux coudes il est recommandé.

Tu peux frotter la main de la manière suivante :

a- pose l’intérieur des doigts de ta main gauche sur le dos des doigts de ta main droite.

b- fais passer l’intérieur des doigts de ta main gauche sur le dos de ta main droite.

c- Lorsque tu arrives au niveau du poignet, fais que le bout de tes doigts soient sur le coté de l’avant bras.

d- Fais glisser ta main gauche jusqu’au coude. Le passage de la main concerne également le coude (voir figure n° 18).

e- Fais pivoter le plat de ta main gauche, de sorte qu’il soit maintenant en contact avec l’intérieur de l’avant-bras.

f- fais glisser ta main gauche sur l’intérieur de ton avant-bras droit

g- Lorsque tu arrives au niveau du poignet de ta main droite, fais passer l’intérieur du pouce de ta main gauche sur le dos du pouce de ta main droite.

h) Passe la main droite sur ta main gauche : Tout comme tu as fait précédemment. Ainsi tu auras terminé le tayammoum.

Remarque : Cette manière de procéder est la plus complète. Mais s’il passe la main sur toute la main et l’avant-bras autrement, cela reste valable. De même, s’il passe les mains sur les mains jusqu’aux poignets seulement, l’obligation aura été réalisée.

Il faut pour la validité du tayammoum :

1/ La succession.

2/ Ce qui provient de la surface de la terre et qui est pur tel que la terre ou la pierre.

3/ Qu’il soit fait juste avant la prière. Par conséquent, il n’est pas permis de faire deux prières obligatoires avec un seul tayammoum. Il est toutefois permis de faire, avec le même tayammoum fait pour une prière obligatoire, la prière sounnah qui la suit juste après avoir accompli cette dernière.

4/ L’entrée du temps de la prière.

Avertissement :

Une personne résidente et saine de corps n’a pas à se rendre autorisée, suite à l’indisponibilité de l’eau, la prière du vendredi ou une prière surérogatoire par un tayammoum fait exclusivement pour l’une ou l’autre. Il peut se rendre autorisée la prière obligatoire uniquement. Quant aux prières surérogatoires, l’avis le plus répandu est de ne pas faire de tayammoum exclusif pour ces prières.

Pour toute personne, autre que celle qui est résidente et saine de corps, il n’y a pas de mal à faire des prières surérogatoires avec un seul tayammoum si elles seront accomplies successivement.

Autre avertissement :

On enlève sa bague lors du deuxième coup sur le sol, afin que le passage sur la main soit valable.


[1] Le poignet : la jointure de la main et de l’avant-bras.

Miracles de Jésus

Posted in cours général,Croyance par chaykhaboulaliyah sur juin 18, 2012

Je commence par le nom de Allah, le Très Miséricordieux, le Miséricordieux

La louange est à Allah le Seigneur des mondes

Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad  et Qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.

Nous demandons à Allah Qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons Qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et Qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer

Nous demandons à Allah Qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément

 Lorsque notre maître ^Iça Al-Maçih ^alayhi s-salam, a eu trente ans, la trentaine, Allah ta^ala lui a révélé d’appeler les gens à l’adoration de Allah ^azza wa jall. Il est sorti, il a parcouru les pays en traversant les villages et c’est pour cela, tout comme on le sait, qu’il a été surnommé ^Iça Al-Maçih. Certains savants ont dit que tellement il parcourait la terre, yaçih, que le prophète ^Iça a été surnommé Al-Maçih, et d’autres savants ont dit que c’est parce qu’il passait la main, yamçahou, sur l’homme qui était aveugle qui recouvrait ainsi la vue. Il est sorti ainsi parcourant les pays et traversant les villages pour appeler à l’Islam. Il disait aux gens : « Adorez Allah Lui seul, ne Lui attribuez aucun associé, et croyez en moi que je suis un messager pour vous ». Au tout début il y a eu douze personnes qui ont cru en lui, ils sont appelés  « الحواريين » les apôtres.

Il est rapporté que parmi les premiers des miracles de notre maître ^Iça ^alayhi s-salam, que sa mère, notre dame Maryam ^alayha s-salam, l’avait envoyé plusieurs fois pour accomplir plusieurs travaux et les derniers à qui elle l’avait envoyé c’était des gens qui faisaient de la teinture pour les vêtements, c’étaient des gens qui blanchissaient les vêtements et les coloraient. Le patron de cette entreprise voulait une fois voyager, il a dit à notre maître ^Iça ^alayhi s-salam : «  j’ai plusieurs habits à colorer en différentes couleurs ». Il lui a dit : « je  t’ai enseigné maintenant la teinture alors colore chaque vêtement de la couleur que je vais te préciser et j’ai mis pour cela un fil  de la couleur demandée sur chaque vêtement ». Notre maître ^Iça ^alayhi s-salam a chauffé un gros récipient et il a mis dedans différents colorants et il a mis tous les vêtements ensemble dans ce même récipient et il a dit : « Ayez, par la volonté de Allah, la couleur que je voudrais ». Le patron est revenu après son voyage et il a trouvé que tous les vêtements étaient dans un même récipient. Lorsqu’il a vu que tous les vêtements étaient dans un même récipient il été surpris et il a dit à ^Iça : ils sont tous, selon lui il croyait qu’ils n’étaient plus de bonne couleur, qu’il y a eu des dégâts. Et notre maître ^Iça ^alayhi

s-salam a alors sorti de ce récipient un vêtement de couleur rouge, un vêtement de couleur jaune, un autre de couleur verte et autre que cela conformément à ce qui était demandé pour chaque vêtement. Celui qui avait l’entreprise était étonné et il savait que cela était quelque chose d’étonnant et il a su que cela est par la volonté de Allah. À cause de cela il  a cru en notre maître ^Iça, qu’il est un prophète et il a appelé les gens à croire en lui et ils ont cru en lui et cet homme a fait partie de l’ensemble des hawariyin ceux qui étaient aux côtés de notre maître ^Iça qui le soutenaient dans son appel à la religion agréée par Allah ta^ala.

Les miracles se sont multipliés, ceux que Allah a fait paraître sur les mains de notre maître ^Iça. Il est passé une fois auprès d’un groupe de gens qui pêchaient, leur chef  s’appelait Cham^oun, notre maître ^Iça leur a dit : « que faites-vous ? » Ils lui ont dit : « nous pêchons le poisson ». Il leur a dit « ne voulez pas venir avec nous pour être à la pêche des gens ? » C’est-à-dire pour les diriger et les guider à l’Islam ils lui ont dit : « et qui es-tu ? »  Il leur a dit : «  je suis ^Iça le fils de Maryam l’esclave de Allah et Son messager ». Ils lui ont demandé une preuve qui leur indique sa véracité dans ce qu’il a dit et ceci est un exemple du miracle qui se produit suite à la demande des gens parce qu’il y a des miracles qui se produisent suite à une demande et il y a des miracles qui ont lieu sans que ce soit suite à une demande. Ils lui ont demandé une preuve sur la véracité de ce à quoi il prétend. Cham^oun avait cette nuit là jeté son filet dans l’eau mais il n’avait rien pêché, Cham^oun était donc le chef de ceux qui pêchaient le poisson il est arrivé qu’il a lancé son filet dans l’eau mais il n’a rien pris.  Notre maître ^Iça  ^alayhi s-salam, lui a ordonné de lancer à nouveau son filet et ^Iça  a invoqué Allah ta^ala en Le suppliant. Il s’est écoulé quelques instants, très peu de temps que dans ce filet se sont rassemblés un nombre de poissons tel que le filet a failli se déchirer. Allah a exaucé l’invocation de notre maître ^Iça  ^alayhi s-salam et ce miracle est apparu donc tant qu’ils avaient demandé l’aide de pêcheurs d’une autre embarcation et ils ont rempli les deux navires de poissons. A ce moment là ils ont cru en lui et sont partis avec lui, ils sont alors au nombre des apôtres, des hawariyin, de ceux qui étaient donc qui pêchaient le poisson,  c’est-à-dire avant qu’ils deviennent croyants en notre maître ^Iça , donc après avoir en cru en notre maître ^Iça ils se sont mis à pêcher les gens pour les guider et les diriger à la religion de l’Islam. Ils ont été surnommées al-hawariyin parce que leurs habits étaient blancs et il a été dit que c’était plutôt parce qu’ils étaient des partisans de notre maître ^Iça alayhi s-salam, c’était ses aides, ses supports  qui étaient sincères dans leur amour pour lui dans leur obéissance à lui et être à son service. Parmi les hawariyin, les apôtres il y a celui qui a reçu la ressemblance avec ^Iça ^alayhi s-salam, c’est celui à qui Allah  a accordé les traits de ^Iça et c’est lui qui a été accroché sur un poteau parce que, lorsque les mécréants des fils de ‘Israil étaient entrés dans la maison parce qu’ils voulaient tuer ^Iça, ^Iça a été élevé au ciel par une lucarne qui se trouvait dans la toiture de cette maison et les traits de ^Iça avaient été donnés au plus jeune de ses élèves.        Lorsqu’ils sont entrés dans la maison ils ont cru que c’était lui ^Iça  ^alayhi s-salam, ils l’ont pris et ils l’ont tué mais ^Iça  ^alayhi s-salam n’a pas été tué et n’est pas encore mort. Il n’a pas été accroché à un poteau mais il vit au deuxième ciel, là où notre maître Mouhammad   l’a rencontré lors de son ascension dans la nuit de Al-Mi^raj et ^Iça était avec le fils de sa tante maternelle Yahya.

Les mécréants des fils de ‘Israil n’ignoraient pas les nouvelles qui parvenaient  au sujet de ses miracles éclatants qui apparaissaient à notre maître ^Iça Al-Maçih, ils ont senti comme si le tapis était retiré sous leurs pieds et qu’il était une menace pour leur poste et combien de gens ils ont induits en erreur et ils ont égarés et qu’il ont écartés de la voie de vérité pour leur destin bas et vil. Et voici notre maître ^Iça qui est ferme avec les arguments et les preuves qui dévoilait leur secrets et qui diffusaient entre les gens leurs égarements. Ils se sont tous accordés entre eux à le combattre où qu’il aille et à l’accuser de mensonge quelque soit l’endroit où il se trouve ils lui ont dit un jour: « si tu es véridique dans ce que tu dis et dans ton appel alors fabrique nous de tes mains une chauve souris à partir de terre et fais en sorte qu’elle vole ». Notre maître ^Iça  ^alayhi s-salam s’est levé en se fiant totalement à Allah ta^ala il a pris de la terre glaise et il a donné la forme d’une chauve souris et il a soufflé dans cette chauve souris qui s’est mis à voler entre ciel et terre au milieu de l’étonnement de ceux qui regardaient, mais dès qu’elle a échappée à leurs regards cette chauve souris est tombée morte. Allah tabaraka wa ta^ala l’a honoré par cela comme cela est parvenu dans la parole de Allah qui signifie : (( Et tu fabriques avec la terre glaise comme un volatile)) et notre maître ^Iça  a donné à cette forme l’image d’un volatile. Puis il a soufflé dedans et il volé par la volonté de Allah et lorsque il disparaissait au regard des gens il tombait raide mort. Les mécréants de fils de ‘Israil étaient emplis de haine parce qu’ils avaient demandé à voir une chauve souris parce que c’est très étonnant, parce que c’est parmi les créatures les plus étonnantes et parmi les volatiles celui qui a une forme la plus complète parce que la femelle de la chauve souris a des mamelles, des dents et des oreilles et parmi les choses étonnantes de la chauve souris c’est qu’elle est de chair et de sang mais vole sans plume et  met bas comme les mammifères mettent bas et ne pond pas des œufs tout comme le font le restant des volatiles et elle a des mamelles desquelles sort du lait et c’est un animal qui ne voit pas ni dans la lumière du jour ni dans l’obscurité de la nuit et c’est un animal qui arrive à voir pendant deux heures, une heure après le coucher du soleil et une heure après la levée de l’aube et c’est un animal qui rie tout comme l’être humain rie et sa femelle a les menstrues tout comme la femme a les menstrues. la forme à partir de terre glaise et le fait de souffler étaient fait par notre maître ^Iça mais la création est de la part de Allah ^azza wa jall c’est pour cela que les mécréants des fils de ‘Israil ont été profondément exaspérés lorsqu’ils ont vu cela de notre maître ^Iça, ils pensaient qu’il allait être incapable de faire ce qu’ils lui avaient demandé mais Allah tabaraka wa ta^ala l’a honoré par ce miracle et a montré l’impuissance et le mensonge des mécréants des fils de ‘Israil.

Parmi ses miracles ^alayhi s-salam il guérissait l’aveugle de naissance et celui qui était atteints de al-baras par la volonté de Allah. Al-baras c’est une maladie de peau qui est la forme d’une blancheur qui s’étale sur des surfaces du corps et qui fait que les gens sont répugnés et évite celui qui l’a et ces deux maladies ont été particulièrement mentionnées car ce sont deux maladies qui sont difficiles pour leur guérison et ce qui était courant de notre maître ^Iça c’était la médecine qui était beaucoup pratiquée de son époque et Allah leur a fait montré des miracles sur les mains de notre maître ^Iça de la même sorte de chose qu’il maîtrisaient de leur époque tout comme cela est arrivé à notre maître  Mouça ^alayhi s-salam ce qui était courant de son époque c’était la magie la sorcellerie et il les a défié par ce qui est supérieur à cela il leur a montré que la magie, la sorcellerie peuvent être contrées alors que le miracle ne peut pas être contré preuve en est ce que nous avons cité dans le cours précédent. Egalement notre maître Mouhammad     son peuple a été connu pour sa grande maîtrise de la langue et son éloquence et malgré cela ils avaient été incapables d’amener un texte qui soit de la taille de la plus courte sourat du Qour’an honoré, il les a défié par le fait d’amener comme la plus courte des ayah du Qour’an. Ainsi notre maître ^Iça  ^alayhi s-salam a ramené à la vie les morts par la volonté de Allah tant qu’il a été dit qu’il a ramené à la vie quatre créatures par la volonté de Allah et Sa puissance. Et notre maître Hizqil, avant notre maître ^Iça avait ramené à la vie  huit et il était également un des prophètes des fils de ’Israil  tout comme on a dit dans le cours précédent, qu’après le prophète de Allah, ‘Israil tous les prophètes qui sont venus après lui sont de sa propre descendance mis à part notre prophète Mouhammad . Yaqoub c’est lui-même ‘Israil qui est fils de Ishaq. Tous les prophètes qui sont venus après lui sont de sa propre descendance mis à part notre prophète Mouhammad. Notre maître Yaqoub a eu parmi ses fils notre maître Youçouf, il a eu d’autre fils mais Youçouf était un des prophètes et certains ont dit que Binyamin, un autre fils de Yaqoub, était lui aussi un prophète comme son frère Youçouf. Donc Mouça et tous les Prophètes qui sont venus après  Yaqoub sont des descendants de Yaqoub qui   s’appelle aussi ‘Israil. Il y a eu également le prophète de Allah Hizqil. Hizqil également Allah l’a honoré par le fait de ramener des morts à la vie tout comme Il a accordé cela également à notre maître ^Iça ^alayhi s-salam et parmi ceux que notre maître ^Iça ^alayhi s-salam  a ramené à la vie par la volonté de Allah il y a un de ses amis qui s’appelle ^Azar, en effet lors de sa maladie sa soeur a envoyé quelqu’un informer ^Iça ^alayhi s-salam que ^Azar était en train de mourir. Il a pris le chemin en marchant pour aller vers lui et il y avait entre eux une distance de trois jours, à son arrivée lorsqu’il l’a rejoint il l’a trouvé déjà mort, il est parti à sa tombe et il a invoqué Allah ^azza wa jall et il lui a dit : « relèves toi  par la volonté de Allah » et ^Azar s’est relevé par la volonté de Allah et il a vécu et il a eu aussi des descendants après cela.

Et ce n’est pas comme certains prétendent que ceux qu’il ramenait à la vie vivaient quelques instants ou une heure puis ils mourraient à nouveau. Parmi ceux qui ont été ramenés à la vie par la volonté de Allah sur les mains de notre maître ^Iça Al-Maçih il y a le fils d’ une vieille femme qui était passé, transporté sur sa civière, devant notre maître ^Iça et notre ^Iça  ^alayhi s-salam a  invoqué Allah pour qu’ il se relève par la volonté de Allah. Il s’est relevé, il est descendu du dessus des épaules des gens, il a remis ses vêtements, il a transporté sa civière et il est revenu dans sa famille. Malgré tout cela les mécréants des fils de ‘Israil n’ont pas cru en notre maître ^Iça, ils ont poursuivis sur leur orgueil, leur refus, leur entêtement et ils n’ont pas cru en lui. Et il a ainsi fait de même avec un roi qui lui aussi était porté sur sa civière, son brancard et il s’est passé avec lui la même chose qu’il s’est passé avec le fils de la vieille femme. Mais les mécréants des fils de ‘Israil qui étaient jaloux et envieux lorsqu’ils ont vu cela ils lui ont dit par entêtement : « mais toi, tu ramènes à la vie ceux qui sont morts récemment alors peut-être ils ne sont pas véritablement morts mais ils sont évanouis ou c’était juste un coma ».  Ils lui ont dit alors : « ramènes à la vie pour nous  Sam, le fils de Nouh » et notre maître Nouh  ^alayhi s-salam  avait quatre fils, trois d’entre eux sont entrés en Islam et ont été sauvés avec lui sur l’arche qui sont Sam, Ham et Yafith. Quant à son quatrième fils Kan^an il a refusé d’être croyant et il n’est pas monté sur l’arche avec son père et ses frères et il est mort noyé.

Notre maitre ^Iça ^alayhi s-salam   leur a dit : « montrez moi sa tombe ». Notre maître ^Iça est sorti et les gens avec lui jusqu’à arriver à la tombe de Sam fils de Nouh. ^Iça a invoqué Allah ta^ala et Sam est sorti de sa tombe et il s’était écoulé depuis  sa mort plus de quatre mille années. Sam s’est retourné en indiquant aux gens notre maître ^Iça Al-Maçih et a dit : « croyez en lui, qu’il est véridique car il est prophète », puis il est revenu tel qu’il était auparavant. Certains ont cru en lui et d’autres l’ont accusé de mensonge et ils ont dit : « c’est de la sorcellerie et de la magie », que Allah nous préserve de leur égarement. Et il a été rapporté que notre maître ^Iça ^alayhi s-salam lorsqu’il ramenait les morts à la vie par la volonté de Allah, il frappait de son bâton le mort, c’est-à-dire il touchait de son bâton le mort ou la tombe ou le crâne et l’homme revenait à la vie et il lui parlait et restait en vie.

Parmi ses miracles   c’est qu’il disait aux  gens ce qu’ils avaient mangé et ce qu’ils avaient caché comme provisions chez eux et ce, car lorsqu’il leur avait ramené des morts à la vie, par la volonté de Allah, ils lui ont demandé un autre miracle ils lui ont dit : « dis nous qu’est-ce que nous avons mangé chez nous et qu’est ce que nous avons caché pour le lendemain ». Et il leur a dit : « toi untel tu as mangé telle et telle chose et toi tu as mangé telle et telle chose et tu as caché telle et telle chose ». Et malgré tout cela seuls pour qui Allah a voulu qu’ils soient des croyants ont été croyants. Comme nous avons cité ce ni n’est le prophète qui créé la bonne guidée ni le miracle qui créé la bonne guidée mais la guidée est par la création de Allah  tabaraka wa ta^ala.

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