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40 AnNawawiyy : Premier et deuxième Hadiith

Posted in Hadith par chaykhaboulaliyah sur Mai 16, 2011

La louange est à Allah, le Seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre Maître Mouhammad et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler ce que nous avons oublié et qu’Il  augmente notre connaissance. Nous lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’Enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères dans la recherche de Son agrément.

Nous allons citer quelques Hadith du Prophète salla l Lahou wa ^alayhi wa s sallam, hadiths qui ont été rassemblés par le Hafidh An Nawawiyy dans son recueil intitulé les 40 Hadiths.

  • Le Premier Hadith :

C’est le Hadith rapporté par les deux imams,  Al-Boukhaariyy et par Mouslim, que Allah les agrée tous les deux, dans leur Sahih respectif qui sont les livres les plus authentiques qui ont été rassemblés, donc al Boukhariyy et Mouslim.

Ce Hadith est un Hadith Sahih qui commence par « innama l ^amalou bi n niyyaat », In cha Allah nous allonsentamer l’explication de ce Hadith.

C’est un Hadith Sahih. Il y a accord des savants sur son caractère authentique et sur les séquences bénéfiques de ce Hadith. Ce Hadith a été rapporté par l’imam Abou ^Abdi l Lah al Boukhariyy en plus d’un passage de son livre ? Il a été également rapporté par Abou l Houcayn Mouslim, fils de al Hajaj à la fin du livre consacré au Jihad ; Il s’agit de l’un des hadith fondamentaux en Islam. L’imam Ahmad et l’imam Ach Chafi^iyy qu’Allah leur fasse miséricorde ont dit qu’est contenu dans le hadith « l-^amalou bi n niyat » le tiers de la science, en effet le secret de l’œuvre qu’accompli le musulman réside dans l’intention.,L l’intention c’est la motivation présente dans le le cœur d’accomplir l’acte.Que celui qui veut  accomplir un acte de bien, un acte vertueux,  oriente son intention en vue d’accomplir cet acte par recherche de l’agrément de Allah. Qu’il dise dans son cœur, plorsqu’ il va accomplir la prière donner une aumône, ou assister à une assemblée de science de religion, ceci est un acte que Dieu agrée et c’est pour cette raison que je l’accompli. . De même, si un homme subvient à la charge de son épouse et de ses enfants ou fait preuve de bienfaisance envers ses proches parents ou encore vient au secours d’une personne en difficulté, ou lorsque quelqu’un récite du Qour’an, ou tout autre acte de cet ordre qui sont des actes d’adoration, la personne formule enson cœur et se dit c’est un acte que Dieu agrée, moi je l’accomplis par ce que Dieu l’agrée, c’est ça l’intention. La récompense, la personne obtient si elle accomplit, si elle fait l’intention d’accomplir l’acte par recherche de l’agrément de Allah. La personne n’obtient la récompense que si elle fait l’intention d’accomplir l’acte par recherche de l’agrément de Allah ou parce que Allah agrée cet acte, ou parce que Allah a ordonné d’accomplir cet acte mais le simple fait de dire je vais accomplir cet acte ne suffit pas pour obtenir la récompense de cet acte. Pour avoir la récompense, la personne va formulerdans son cœur qu’elle accomplit cetacte parce que Dieu l’a ordonné, parce que Dieu l’agrée ou par recherche de l’agrément de Dieu. « innama l-^amalou bi n niyat » cette parole souligne que l’intention est très importante dans les actes. En effet, sans l’intention valable, la personne n’obtient pas de récompenses. Si elle fait l’acte machinalement, sielle ne le fait pas par recherche de l’agrément de Dieu, ou le fait parce que les gens le font alors elle n’a pas de récompense.

Nous allons bientôt accueillir un mois honoré, un mois béni, que chacun d’entre nous mette dans son cœur l’intention de jeuner par recherche de l’agrément de Dieu. Ne soyons pas de ceux qui jeunentuniquement parce que toute la famille ne mange pas et qu’il faut faire de même pour ne pas avoir de problème.L’imam Ahmad et l’imam Ach Chafi^iyy ont dit au sujet de ce hadith, le tiers de la science est compris dans la parole « innama l-^amalou bi n niyat » cela a été rapporté par al Bayhaqiyy et d’autres

Pour quelle raison ont_ils insistés ? Pourquoi le Prophète salla l Lahou ^alayhi wa s sallam a insisté sur l’intention « an niyah » ? La réponse est simple : l’acquisition de l’esclave a lieu par le cœur, par la langue et par les organes. L’esclave acquiert les actes par sa langue, par son cœur et par s organes,. l’intention est dans le cœur, on fait le tiers de cette acquisition par le cœur. Le tiers de cette acquisition a lieu par le cœur.

Al boukhariyy a commencé, son « Sahih »par ce hadith. le Sahih de al Boukhariyy est un recueil de hadith, il a commencé par ce hadith, pour indiquer combien il est important d’avoir la bonne intention et pour indiquer qu’un acte par lequel on ne recherche pas l’agrément de Allah est un acte qui ne donne pas de fruit ni dans le bas monde ni dans l’au-delà. C’est un acte qui ne donne pas de fruit !Un des savants qui s’appelle ^abdou l rahman ibnou Mahdi a dit « si j’avais a composé un livre avec plusieurs chapitres j’aurais mis ce Hadith de notre maitre ^Oumar Ibnou l Khattab au début de chaque chapitre ».

Il a dit également « Que celui qui veut composer un livre  commence par l-‘a^maalou bi n niyyaat »

Les savants ont donc approuvé le fait de placer ce Hadith au début de leurs ouvrages et comme nous l’avons vu Al Boukhariyy a commenté son sahih par ce hadith. Ce hadith est très connu. « Innama l-^amalou bi n niyat » est un hadith mach^ouh et seul notre maitre ^Oumar ibnou l khattab que Allah l’agrée, le deuxième calife l’a rapporté du Prophète salla l Lahou ^alayhi wa s sallam. C’est un successeur nommé ^alqamal ibnou abi walqas qui a rapporté ce hadith de ^Oumar.Seul Mouhammad ibnou Ibrahim at taymi l’a rapporté de ^alqamal ibnou abi walqas. Et seul Yahya ibnou sa^ir al ansariyy de Mouhammad ibnou Ibrahim et c’est après cette chaine là que le hadith s’est diffusé au sein de la communauté. Après cela plus de 200 personnes l’ont rapporté.

Alors dans ce hadith il y a un terme qui indique la restriction, c’est innama l-^amalou bi n niyat, « innama » signifie que « seul » ; il s’agit là d’une  restriction. seuls les actes commencés avec une intention visant la recherche de l’agrément d’Allah ont une récompense.Le terme  Inna ma  a pour but de

Restreindre. , Quand il dit  l-^amal, il dit l-^amal al chal^iya, c’est-à-dire les actes qui sont conformes à la loi de l’islam. Il ne s’agit pas ici dles actes qui ne sont pas conformes. Pour ces actes conformes à l’islam, comme le fait de jeuner par exemple, et bien pour que ce jeune soit une source de récompenses il faut d’une part que ce jeune soit conforme aux règles du jeune. Il faut donc pour cela apprendre comment jeuner, quelles sont les règles du jeûne et en plus il faut avoir l’intention de rechercher l’agrément de Dieu.

Donc les œuvres, les actes d’adoration comme al woudou’, al ghousl comme le tayyammoum, comme as salat la prière, comme az zakat, comme le jeune, comme le pèlerinage, comme al a^tikad, là on est bientôt incha Allah dans le mois de ramadan doivent être accomplis en vue de rechercher l’agrément d’Allah,

Onappelle a^tikad, une retraite dans la mosquée et le Prophète salla l Lahou ^alayhi wa s sallam faisait des retraites dans la mosquée notamment les dix derniers jours de ramadan.

Donc tous les actes d’adorations nécessitent l’intention, quand tu vas faire la prière tu as besoin d’une intention, quand tu fais le jeune tu as besoin d’une intention, quand tu vas faire ton ghousl tu as besoin de l’intention, quand tu fais ton woudou’ tu as besoin de l’intention, quand tu vas donner la zakat tu as besoin de l’intention, donc pour tous ces actes d’adoration, l’intention est nécessaire.

A la suite de ce hadith « wa inna ma li qouli .. » al khatabiyy veut dire que, ya^ni cette deuxième partie du hadith insiste sur la première partie. C’est-à-dire que les actes nécessitent absolument l’intention. Al’époque où l’émigration était obligatoire c’est à dire avant la conquête de la Mecque car après la conquête de la Mecque il n’y a plus eu d’émigration obligatoire celui qui accomplissait l’émigration par recherche de l’agrément de Allah, se voyaitrétribué en fonction de cette intention, puisque son intention était bien de rechercher l’agrément de Allah. Quant à celui dont l’émigration était dans le but de gagner de l’argent ou d’ épouser une femme alors son émigration sera rétribuée en fonction de la raison pour laquelle il a émigré.

La raison pour laquelle cette parole fut prononcée par le Prophète salla l Lahou ^alayhi wa s sallam est qu’on lui arapport qu’un homme nommé Oumouqi avait émigré de la Mecque à Médine pour épouser une femme, Cet homme n’avait pas accompli ce voyage par obéissance envers Allah.C’est la raison pour laquelle pour cela le Prophète a dit cette parole.

Donc cet homme n’aura pas la récompense de l’émigration obligatoire car il a émigré non pas pour accomplir l’obligation mais uniquement pour épouser une femme. Cet homme fut surnommé Mouhadirou oummi khay, car la femme qu’il voulait épouser s’appelait oummi khay, Voici le sens du 1er hadith des 40 de An Nawawiyy.

  • 2ème Hadith :

^Oumar que Allah l’agrée, a dit : « Un jour tandis que nous étions assis aux  côtés du Messager de Allah salla l Lahou ^alayhi wa s sallam, un homme aux cheveux très noirs, vêtu d’habits d’un blanc éclatant,, ne portant sur lui aucune trace de voyage et qu’aucun d’entre nous ne connaissait. Il s’est assis auprès du Prophète salla l Lahou ^alayhi wa s sallam, a accolé ses genoux à ceux du Prophète. Il a posé ses mains sur les cuisses du Prophète salla l Lahou ^alayhi wa s sallam et lui a dit : «  Ya Mouhammad a^ghbirni ^ala l islam », c’est-à-dire « Ô Mouhammad parle moi de l’islam !» C’’est alors que le Messager de Allah salla l Lahou ^alayhi wa s sallam a dit « al islamou at chahada la ilaha il la l lah wa ‘anna Mouhammadan raçoul l Lah wa zoukima salat ….. » l’homme lui a répondu : «  sadak », ce que tu dis est vrai ! ^Oumar rapporte : «  Nous étions étonné de le voir ainsi interroger le Prophète et de confirmer la réponse faite par ce dernier Puis l’homme  a dit : « a^ghbirni ^ala iman », parle moi de la foi ! Le Prophète salla l Lahou ^alayhi wa s sallam a dit ……… et l’étranger lui a encore dit  : « Sadak », ce que tu dis est vrai ! Puisil lui  demanda  : « a^ghbirni ^ala l ihsan », parle de moi de al ihsan ! Le Prophète lui a dit « …… », Il demanda alors : « a^ghbirni ^ala ..»,  parle moi du Jour du Jugement ! le Prophète a répondu …, Illui  dit : « Parle moi alors de ses signes annonciateurs ! « a^ghbirni …. », Qala « …… » puis il s’en alla.

^Oumar rapporte : «  Je suis resté un bon moment et le Prophète m’a dit : « Ya ^Oumar ! Sais tu qui est venu m’interroger ? » ^Oumar a répondu : « Allahou wa raçoulouh ^alam ! », « Allah sait plus que tout autre ainsi que  Son Messager  ! »Le Prophète lui a dit : « fa innahou jibril….. dinnakoum », ce qui signifie : « c’était Jibril, il est venu vous enseigner votre religion ! ».

Nous allons ensemble reprendre les différentes phrases de ce hadith. Quelle a été la réponse du Prophète quand Jibril l’a interrogé sur l’islam ? Quelle a été la réponse du Prophète quand Jibril l’a interrogé sur la foi ? Quelle a été la réponse du Prophète quand il fut interrogé sur al ihsan ?

Ce hadith est très important. Il englobe les actes apparents et ceux de notre fort intérieur. La plupart des sciences de la religion se rapportent à ce hadith. et découlent de celui-ci en raison de la globalité, de la généralité des sens qu’il  comporte, en l’occurrence la science de Ahlou s sounnah. Ce hadith est comme une mère pour la sounnah, tout comme la Fatihah est la mère du Qour’an, Oummou l Qour’an, en raison des différents sens contenus dans al Fatihah.

Il y a aussi parmi les informations utiles, périphériques de ce hadith, la preuve qu’il convient de mettre de beaux vêtements, de soigner son aspect et d’être propre lorsqu’on va visiter ou apprendre auprès des savants, des gens de mérite et des rois. En effet, Jibril était venu enseigner aux hommes par son état et par sa parole ^alayhi s salam.

On déduit de ce hadith que l’islam, al islam et la foi, al iman sont deux réalités différentes selon la loi et selon la langue. Ce sont deux notions différentes. On ne confond pas les deux. Cela est une règle de base lorsqu’il y a des noms différents mais par le sens figuré la loi de l’islam comprend les deux.

Si on comprend les deux c’est bien dans un sens figuré, on appelle cela majah en arabe.

^Oumar a dit parlant de cet étranger :  « nous étions étonnés ! Comment une personne pouvait elle interroger le Prophète et confirmer ensuite la réponse donnée par celui-ci ? Les compagnons se disaient en effet, si quelqu’un vient l’interroger c’est qu’apriori il sait pas alors comment peut-il confirmer la réponse qui lui est donnée par Le Messager ? Cela était surprenant pour eux d’autant qu’ils  n’avaient vu cet homme et navaient jamais entendu parlé de lui., De plus, alors que visiblement il avait posé une question au Prophète, il en connaissait manifestementla réponse. Cela  ne pouvait que les étonner. Quand le Prophète a répondu au sujet de la question de al iman, il lui a dit que tu croies en Allah, que tu croies en Ses anges, et que tu croies en Ses livres. Les anges ont des corps de lumière, c’est-à-direque leur aspect originel est fait de lumière mais Allah leur a donné la capacité de prendre l’aspect d’un homme sans organes génitaux, sans orifice urinaire ou anal, , Les anges sont à la base des corps impalpables. Leurs âmes sont d’ailleurs encore plus impalpables que leur corps. ils  sont doués deraison, ont une âme, et ont une volonté.Ils ne sont pas comme une feuille que le vent emporte tantôt à droite tantôt à gauche. Les anges ont bien une volonté, font des  choix mais ils ne désobéissent jamaisà Allah. Allah les a créés de sorte qu’ils ne choisissent que l’obéissance. Donc al iman la foi, c’est de croire dans son  cœur que Allah soubhana existe, qu’Il a les attributs de perfection digne de Lui, qu’Il est exempt d’imperfection et de tout défaut, qu’Il est unique, qu’Il n’a besoin de rien, qu’Il n’a pas d’associé, qu’Il est le Créateur de toute les créatures, qu’Il fait de ces créatures ce qu’Il veut et qu’ Il fait ce qu’Il veut de tout ce qui Lui appartient.

Donc croire en Allah, c’est croire en l’existence d’Allah et reconnaitre la réalité parfaite, qui est digne de Lui .C’est ça le sens de croire en Allah. Il est donc un devoir d’exempter Allah de toute ressemblance aux créatures. Les créatures sont de deux sortes. Il y a des corps qui sont palpables et il y a des corps qui sont impalpables. Il y a aussi les caractéristiques des créatures. Les créatures sont soit les corps soit les caractéristiques des corps.  Les corps eux, sont soit palpables soit impalpables. Les caractéristiques des corps comme la couleur, le mouvement, l’immobilité, ne sont pas des corps mais ensont seulement leurs caractéristiques.

Il y a d’une part,les corps palpables ce que l’on peut saisir de la main et les corps impalpables que l’on ne peut passaisir dela main comme la lumière comme le vent.

Le temps et l’endroit sont aussi des créations (En français,on parle de créature lorsqu’il s’agit d’une chose animée et de création pour les choses inanimées ex le soleil, la lune, l’air, le temps sont des créations), le temps et l’endroit  sont des caractéristiques des corps. Celui qui a pour croyance que Allah est un corps impalpable ou palpable,n’a pas connu Allah. Il n’est pas musulman. Il n’est pas croyant.

Celui qui croit que Dieu a des caractéristiques. Il n’a pas connu Allah et n’est pas musulman. Il n’est pas croyant.

Donc, nous avons vu que les caractéristiques sont les choses qui adviennent aux corps, comme la couleur, le mouvement ou l’immobilité. Celui qui croit que Dieu est un corps de couleur noire  n’est pas  musulman même s’il se fait appeler black muslim par exemple, celui là n’est pas musulman.

Les caractéristiques sont nombreuses. Il y a parmi elles, le mouvement, l’immobilité, la température, la froideur, l’humidité, la ssécheresse, l’odeur, le goût. Iil y a environ 40 caractéristiques. Toutes ces caractéristiques sont crées par Dieu et Allah le créateur, n’est pas concerné par ces caractéristiques .

Donc on ne dit pas que Dieuest en mouvementou qu’Il est immobile, parce que l’immobilité et le mouvement sont des caractéristiques des corps or Allah n’est pas un corps. Il n’est pas concerné par cela. On ne dit pas que Allah est en contact, ou séparé des créatures.

En effet, le contact et la séparation sont des caractéristiques des corps or Allah n’est pas un corps. On ne dit pas que Allah est loin ou proche de ces créatures parlant d’une distance, parce que les distances caractérisent  une relation entre deux corps. Allah n’est pas un corps et en plus Il n’est pas concerné, le terme utilisé en arabe est mounazah ce qui signifie en français exempt.

Allah n’est paspas une quantité,. Celui qui croit que Allah a une étendue sans fin ce n’est pas un musulman. Il en est a ainsi de ceux qui croient que Allah est à la dimension du ciel ou du Trône ou bien plus petit ou plus grand. Celui qui croit cela, n’est pas musulman.

Notre maitre ^Aliyy que Allah l’agrée a dit :

Ce qui signifie : « celui qui prétend que notre Dieu est limité, il aura ignoré le Créateur, celui que nous adorons » c’est-à-direque celui qui croit que Dieu a une limite, ne connait pas Son seigneur.

Les savants ont dit que Allah n’est pas concerné par les limites (dire qu’il n’a pas de limite peut signifier en Français qu’il est très grand voire infiniment grand, c’est donc une expression ambigüe ). Il n’est pas sujet à une quelconque quantification. On ne parle de quantité , petite ou grande à Son sujet. car celui qui a une limite, a besoin de qui lui a donné cette limite, il a besoin de celui qui a fait qu’il ait cette quantité. Or celui qui a besoin d’autrui n’est pas Dieu.

Et ceci est tiré d’une ayah dans le Qour’an dans laquelle Allah dit ce qui signifie : « rien n’est tel que Lui »

Maintenant concernant la foi en Ses anges. Avoir foi en Ses anges signifie  croireque les anges sont des créatures honorées qui font ce que Allah leur ordonne. Les anges ne désobéissent pas à Allah. Les anges comme nous l’avons vu ne sont pas des hommes, ni des femmes. Ils ne mangent pas, ne boivent pas, ne dorment pas, ne défèquent pas, ils n’urinent pas. Ils ne désobéissent pas à Allah en ce qu’Il leur ordonne de faire. Chaque ange à deux ailes,quatre, six ou plus. Notre maitre Jibril ^alayhi s salam a 600 ailes Il existe un ange ayant une taille supérieure à celle de Jibril mais le rang de Jibril estle plus élevé des anges.

Un jourtandis que le Messager de Allah salla l Lahou ^alayhi wa s sallam se trouvait dans un quartier de la Mecque appelé al jihad, , Jibril a dit au Prophète : «  Demande à Allah qu’il t’accorde de me voir sous ma véritable apparence ! » Le Prophète ^alayhi salatou wa s salam a demandé à Allah de voir Jibril sous sa véritable apparence, alors celui-ci est apparu à l’est de l’horizonJibril était tellement grand qu’il cachait le ciel d’est en ouest, c’est alors que le Messager salla l Lahou ^alayhi wa s sallam s’était .. et Jibril ayant repris un aspect humain l’a alors pris et l’a serré contre lui . Le Messager salla l Lahou ^alayhi wa s sallam a dit ce qui signifie :

«  Je ne pensais pas que Allah avait accordé un tel aspect à une de Ses créatures »

C’est alors que Jibril ^alayhi s salam lui  dit : Allah m’a créé avec 600 ailes et j’en ai ouverte que deux. Allah a créé Israfil avec 600 ailes et une seule de ces ailes est comme toutes mes ailes réunies.

Allah est sur toute chose tout-puissant. Si toute l’ immensité des cieux et de la terre n’est qu’un anneau dans un désert comparée au  Koursiyy (le Piedestal) qui est un corps au dessus du septième cielet que al Koursiyy est à son tour par rapport au ^Arch comme un anneau dans un désert ,  on peut  dire que la Toute Puissance est bien au delà de notre imagination

Ya^ni l’immensité de la création de Allah est quelque chose qui n’est pas impossible selon la raison. La raison ne la juge pas impossible. N’est -il pas vrai que Allah peut créé ce qu’Il veut ? Oui et cela nous permet de nous rappeler notre exégèse, puisse cela nous rappeler notre dépendance totale envers notre Créateur.

Concernant les Messagers dans le hadith de al iman, le Prophète ^alayhi salatou wa s salam a indiqué à Jibril quand il l’a interrogé sur al iman la foi, qu’il faut croire aux Messagers de Allah, Il fautcroire qu’ils sont véridiques en tout ce qui ont transmis de la part de Dieu. Allah leur a donné des miracles comme autant de preuves de leur véracité. En fait, le miracle est ce qui nous permet de reconnaitre un Prophète. C’est un signe qui témoigne que cet homme qui se présente comme étant Prophète est véritablement un Prophète. Par conséquent il est nécessairement véridique. Arrêtons nous un instant sur la définition du miracle. Le miracle c’est quelque chose qui sort de l’ordinaire, qui vient en conformité avec la prétention de celui qui se présente comme étant Prophète, c’est quelque chose d’extraordinaire qui ne vient pas contredire ce qu’il dit. Elle le confirme, elle l’appuit. Cette chose extraordinaire confirme les dires de celui qui se prétend Prophète, cela est le deuxième critère. Le troisième critère est que le miracle ne peut se voir opposer quelque chose de semblable. Rien ne peut le contrecarrer. Les incrédules ne peuvent pas stopper ou amener quelque chose de semblable ou de plus fort.

Il n’est pas une condition que le miracle survienne suite à un défi qui aurait été lancé au Prophète.Par contre le miracle constitue toujours un défi en lui-même qu’aucun ne peut relever.. Parmi les choses qui sont étonnantes mais qu’ils ne sont pas extraordinaires et qui de ce fait, ne constituent pas des miracles, il y a le fait qu’un avion vole. Cela peut paraître surprenant, étonnant mais ce n’est pas un miracle parce qu’il y a des choses qui volent. De même, il y ades chosesextraordinaires mais qui n’accompagnent pas la prétention à la Prophétie comme par exemple, les choses prodigieuses qui arrivent aux saints. Les saints qui suivent véritablement les Prophètes, ne sont pas soutenus par miracles mais par des qaramah, des prodiges. On appelle qaramah (prodige), ce qui sort de l’ordinaire venant d’une personne qui suit un Prophète correctement,qui accomplit ses devoirs,évite les péchés et multiplie les actes surérogatoires,  ; On ne l’appelle pas miracle, parce que le saint ne prétend pas être Prophète. Nous avons vu dans la définition du miracle que c’est quelque chose qui vient aux mains de celui qui se prétend Prophète.Si un saint s’était présenté comme Prophète il n’aurait pas eu cette chose extraordinaire. A noter que tout prodige qui apparait des mains d’un saint représente en soi un miracle pour le Prophète qui est suivi par ce saint.

Egalement ne peut être un miracleune chose qui peut être contrée par quelque chose de semblable comme par exemple la sorcellerie, la magie. La magie peut être contrée par une magie semblable. Bien sûr on ne parle pas ici du caractère licite ou illicite de faire ce genre de chose. Il est sans aucun douteinterdit de faire de la magie, de la sorcellerie, mais si quelqu’un fait de la sorcellerie, cette sorcellerie peut être contrée par une autre. Si quelqu’un a été victime de sorcellerie qu’il cherche à se faire guérir par les moyens qui sont licites, par le Qour’an ou par les choses qui sont permises. Donc la sorcellerie, la magie n’est pas appelé miracle car la sorcellerie peut être contrée par une sorcellerie semblable alors que ne peut s’opposer au  miracle

Parmi les miracles qui sont connus il a y le miracle survenu à notre Mouça ^alayhi s salam quand les magiciens de Pharaon l’ont défié. Ils avaient faits des corps de leurs cordes. Les gens ont crus voir ces objets bougés. Ils ont crus voir , des serpents. Allah à révélé à notre maitre Mouça de lancer son bâton. Celui-ci s’est transformé en un véritable serpent et la preuve que c’était un véritable serpent c’est qu’il a dévoré les objets des magiciens. Les magiciens eux, ont bien vu que cette chose extraordinaire qu’avait faite Mouça n’était pas de la magieEtants maitres de leur pratique, ils sont su que puisque Mouça prétendait être Prophète, ce qu’ils avaient vude lui était un miracle confirmant son statut de Prophèteet ils sont donc entrés en islam.

Tous les Prophètes étant musulmans, les magiciens sont donc entrés en islam, leurs parents, leurs sœurs exécutées. Ils sont morts martyrs,

Parmi les miracles connus de notre Prophète Mouhammad salla l Lahou ^alayhi wa s sallam, il y a l’eau qui a jaillit d’entre ses doigts. Des centaines et des centaines de personnes l’ont vus, ont fait leur ablution avec cette eau. Ilsont transmis ce qu’ils ont vu, ce qu’ils ont senti,ce qu’ils ont bu à un grand nombre de personnesCe grand nombre de personnes a transmis ce récit à un grand nombre de personnes, et ainsi de suite jusqu’à que cette information nous parvienne. Pour nous cette information représente une certitude. C’est comme si nous avions nous même de l’eau jaillir d’entre les doigts du Prophète. C’est comme si nous avions nous-même bu de cette eauparce que c’est un grand nombre de personnes qui a transmis ce récit à un grand nombre de personnes et qu’il n’est pas possible pour qu’ils se soient tous entendus pour mentir. Le fait que notre maitre Mouhammad ait fait des miracles nous ait parvenue aussi par un grand nombre de personnes qui ont transmis d’un grand nombre. Le Prophète a eu entre mille et trois mille miracles selon certains.,S on miracle permanent présent encore de nos jours est le Qour’an, ce livre honoré révéléen arabe.

Le fait que notre Prophète Mouhammad ait existé est avéré,. Le fait qu’il a eu des miracles est avéré, alors que reste-t-il si ce n’est de croire et de reconnaitre qu’ effectivement le Prophète Mouhammad est un envoyé de Dieu. Cee qu’il a amené est vrai. Le Prophète est confirmé par ce qu’il dit par ses miracles, Celui qui est intelligent est celui qui le suit. Quant à l’orgueilleux, l’entêté, l’incrédule il est en train d’abandonner ce qui s’impose à la raison mais le fait de nier l’existence de la réalité n’impacte pas cette réalité.

Dans ce hadith, Jibril a aussimention du Jour Dernier, c’est-à-dire le Jour du Jugement. Ce jour commence par la résurrection, par la sortie des morts de leur tombe, puis se poursuit par le rassemblement des humains et des djinns et l’exposition de leur actes. S’ensuit la pesée des actes, ensuite le passage sur le Pont, puis le Paradis ou l’Enfer. Le Paradis ou l’Enfer sont des résidences respectives pour ceux qui ont agi en bien parmi les musulmans et pour ceux qui ont agis en mal. Tout cela nous est transmis du Prophète salla l Lahou ^alayhi wa s sallam.

Il lui a parlé également de al qadar, la destinée, c’est-à-dire nous devons croire que tous ce qui entre en existence a lieu conformément à ce que Dieu a su de toute éternité. Parmi les attributs de Dieu , Il ya l’Omni-science. Allah sait toute chose, rien n’échappe à Sa connaissance. Si on utilise correctement sa raison il en résulte que si Dieu ne savait pas une chose alors  Il serait ignorant et celui qui est ignorant change.Or, celui qui change, a besoin de qui le fait changer. A plus forte raison , il a besoin de qui le fait exister, hors Dieu est de toute éternité donc Ses attributs sont aussi de toute éternité.  Sa science ne change pas. Sa science est de toute éternité, Il sait toute chose. Tout ce que chacun d’entre nous fera Dieu le sait de toute éternité. De plus tout ce que nous faisons, fait partie de la création d’Allah, que ce soit nos actes, nos intentions, nos pensées, ce ne sommes pas nous qui les créons. Il n’y a qu’un seul Créateur. Dieu n’a pas d’associeé dans Ses attributs. C’est Lui qui donne l’existence et qui anéantit. Tout ce qui existe Il le fait exister par Sa volonté, ce n’est pas matériel. Sil’un d’entre nous fait une chose alors c’est que Dieu a voulu qu’il l’a fasse. Dieu sait de toute éternité qu’il allait la faire. Tout ce que nous faisons, Dieu le sait et le veut,. C’est cela la prédestination. choses qui entrent en existence, entre en existence conformément à ce que Dieu sait et veut de toute éternité. Le fait que les choses soient dans l’état dans lesquels elles sont c’est cela la prédestination. Nous devons croire en la prédestination. La raison témoigne que cela est une vérité, ainsi dans un hadith, leProphète salla l Lahou ^alayhi wa s sallam a dit a ^Abdou l Lah ibnou ^abbas son cousin, ce qui signifie :

« Saches que si toute la communauté s’unissaient pour te profiter par une quelconque chose, ils ne te profiteraient que par celle que Allah t’a prédestinée, et si toute la communauté se réunissaient pour te nuire par une uelconque chose ils ne te nuiraientt que par une chose que Allah t’a prédestinée »

En d’autre termes, tout ce qui existe a lieu par la prédestination de Allah. Si Allah a prédestiné une chose, cette chose aura lieu. etC’est cela, la foi des musulmans qui font partie des gens du salaf ou du khalaf c’est-à-dire les musulmans des trois premiers siècles de l’hégire et ceux qui les ont suivis parmi lesquels nous nous trouvons.

Donc celui qui croit en cela de manière catégorique sans aucun doute c’est un croyant véritablet.

Quant à Al ihsan, il s’agit d’ un haut degré de sainteté, le Prophète a expliqué à Jibril, qu’il s’agit d’ adorer Allah comme si tu Le voyais car si tu ne Le vois pas saches que Lui te voit.

Si chacun d’entre nous mettait cela dans son cœur, commettrait-il un péché ?

Que Dieu nous pardonne et renforce notre foi !

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Fondements de la croyance : Les preuves dans la religion de l’Islam

Posted in Croyance par chaykhaboulaliyah sur avril 17, 2011

Les preuves dans la religion de l’Islam

 

I- Al-Qour’an

بسم الله الرحمن الرحيم، الْحَمْدُ لِلَّهِ ربِّ الْعَالَمِين، وَصَلى اللهُ على مُحَمَّد وَعلى ءَالِهِ الطَّيِّبِينَ الطَّاهِرِين، أَسْأَلُ اللَّهَ أَن يَرْزُقَنَا جَمِيعًا حُسْنَ النِّيَّة،

La louange est à Allah, le Seigneur des mondes et que Allah élève davantage le rang de notre maître Mouhammad. Je demande à Allah qu’Il nous accorde à tous une intention sincère par recherche de l’agrément de Allah.

أَمَّا بَعْدُ فَإِنَّ عِلْمَ الدِّين مِن أَفْضَلِ الطَّاعَات وَأَوْلى مَا أُنْفِقَت فِيهِ نَفَائِسُ الأَوْقَات،

كَيْفَ لاَ وَقَد قَالَ اللَّهُ تبارك وتعالى: ﴿وَقُل رَبِّ زِدْنِي عِلْمًا﴾ ، فَلَم يَأْمُرِ اللَّهُ تعالى فِي الْقُرْءَان نَبِيَّهُ بِطَلَبِ الزِّيَادَةِ مِن شَىْء إِلاَّ مِن عِلْمِ الدِّين، مَا جَاءَ فِي الْقُرْءَان أَمْرٌ لِلرَّسُول أَن يَطْلُبَ زِيَادَةَ مِن شَىْءٍ إِلاَّ مِن عِلْمِ الدِّين: ﴿وَقُل رَبِّ زِدْنِي عِلْمًا﴾،

Certes, la science de la religion compte parmi les meilleures des obéissances et des adorations, et c’est la première des choses dans laquelle il convient de consacrer la majeure partie de son temps.

Comment n’en serait-il pas ainsi alors que Allah ta^ala a ordonné à Son Prophète dans une ayah ce qui signifie : «  Et dis : Ô mon Dieu accord-moi encore plus de science ». Ainsi, Allah ta^ala n’a pas ordonné dans le Qour’an à Son Prophète de demander encore plus d’une chose si ce n’est de la science.

﴿وَقُل رَبِّ زِدْنِي عِلْمًا﴾،

شَيْخُنَا حَفِظَهُ اللَّه عِنْدَمَا اجْتَمَعَ أَوَّلَ مَرَّة بِطُلاَّبِ الْمَعْهَدِ فِي بَيْرُوت افْتَتَحَ كَلاَمَهُ مَعَهُم بِقَوْلِهِ: رَوَى ابْنُ مَاجَه عَن أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيّ رَضِيَ اللَّهُ عَنْه أَنَّهُ كَانَ إِذَا جَاءَهُ طَلَبَةُ الْعِلْم قَال: أَهْلاً بِوَصِيَّةِ رَسُولِ اللَّهِ، يَعْنِي أَهْلاً بِمَن أَوْصَى بِهِم رَسُولُ اللَّه، فَأَهْلاً بِكُم،

Notre Chaykh, que Allah le préserve, lorsqu’il a rencontré pour la première fois les étudiants de l’Institut de Beyrouth, il a commencé son discours par un hadith qu’a rapporté Ibnou Majah de Abou Sa^id Al-Khoudriyy qui est : « Ahlan biwasiyyati raçouli l-Lah » ce qui signifie : « Bienvenue à ceux qu’a recommandés le Messager de Allah ». Alors : « Bienvenue à vous » !

نَبْدَأُ كَلاَمَنَا بِالْكَلاَم عَنِ الْحُجَّة فِي دِينِ اللَّهِ تبارك وتعالى،

 

Nous allons commencer nos propos avec le sujet suivant : Les preuves dans la religion agréée par Allah.

فِي دِينِ اللَّه الْحُجَّة أَرْبَعَة، أَرْبَعَةُ أُمُور حُجَّة، كُلٌّ مِنهَا يُعْتَبَرُ حُجَّةً فِي الدِّين، الْقُرْءَان وَالسُّنَّة وَالإِجْمَاع وَالْقِيَاس،

Dans l’Islam, il y a quatre sortes de preuves. Chacune d’elles est considérée comme une preuve dans la religion agréée par Allah : Le Qour’an, la Sounnah du Prophète Mouhammad, c’est-à-dire la tradition prophétique, le ‘ijma^ c’est-à-dire l’Unanimité des savants, et enfin le qiyas c’est-à-dire l’analogie.

أَمَّا الْقُرْءَان فَهُوَ الْكِتَابُ الْمُنَزَّل على سَيِّدِنَا مُحَمَّد، اللَّفْظ الْمُنَزَّل على سَيِّدِنَا مُحَمَّد الَّذِي تَعَبَّدَنَا اللَّهُ بِتِلاَوَتِهِ فِي الصَّلاَةِ، اللَّفْظُ الْمُنَزَّل على سَيِّدِنَا مُحَمَّد الَّذِي أُمِرْنَا بِتِلاَوَتِهِ فِي الصَّلاَة، تِلاَوَتُهُ فِي الصَّلاَةِ عِبَادَة مَأْمُورٌ بِهَا مِنَ اللَّه، هَذَا تَعْرِيفُ الْقُرْءَان بِالْمَعْنَى الَّذِي نُرِيدُهُ نَقَصِدُهُ،              

Pour ce qui est du  Qour’an, il s’agit du Livre céleste qui a été révélé à notre maître Mouhammad. Ce sont les termes qui ont été révélés à notre maître Mouhammad, et dont la récitation est un acte d’adoration. Le réciter dans la prière est un acte qui a été ordonné par Allah. Ceci est la définition du Qour’an avec l’explication que nous visons dans ce chapitre.

أَمَّا الْقُرْءان مِن حَيْثُ الْحَقِيقَةُ الْعَقْلِيَّة فَهُوَ الْكَلاَمُ الذَّاتِيُّ الْكَلاَم الْقَائِمُ بِذَاتِ اللَّهِ تبارك وتعالى . الْقُرْءَان فِي لُغَةِ الْعَرَبِ يَعْنِى الْقِرَاءَة يَعْنِي الْكَلام، فَالْقُرْءَان مِن حَيْثُ الْحَقِيقَةُ الْعَقْلِيَّة هُوَ الْكَلاَمُ الْقَائِمُ بِذَاتِ اللَّهِ، الْكَلاَمُ الَّذِي هُوَ صِفَةُ اللَّهِ تعالى الْقَائِمُ بِذَاتِهِ عزَّ وَجَلَّ، لَكِن نَحْنُ لاَ نَقْصِدُ هَذَا، لاَ نُرِيدُ الصِّفَة عِنْدَمَا نَقُول الْحُجَّةُ فِي دِينِ اللَّهِ أرْبَعَة، إِنَّمَا نَقْصِد الْكِتَاب الْمُنَزَّل على سَيِّدِنَا مُحَمَّد الَّذِي هُوَ عِبَارَة عَنِ الْكَلاَمِ الذَّاتِيّ، أَمَّا مِن حَيْثُ الْحَقِيقَة الْعَقْلِيَّة الْقُرْءَان هُوَ الْكَلاَمُ الْقَائِمُ بِذَاتِ اللّهِ، الصِّفَة الْقَائِمَةُ بِذَاتِ اللَّهِ عزَّ وَجَلَّ،  

La définition de la réalité rationnelle du Qour’an , c’est l’attribut de Allah qui est la parole propre à l’Être de Allah tabaraka wa ta^ala. Le Qour’an dans la langue arabe veut dire la parole.

Mais lorsque nous parlons du Qour’an en tant que preuve dans l’Islam, nous ne visons pas l’attribut. Lorsque nous disons qu’il y a quatre sortes de preuves dans l’Islam, nous visons le Livre révélé à notre maître Mouhammad et qui est l’expression de l’attribut de la parole propre à l’Être de Allah.

الْحَقِيقَةُ الْعَقْلِيَّة حَقِيقَةُ الشَّىْء على حَسَبِ حُكْمِ الْعَقْلِ هَذَا مَعْنَى الْحَقِيقَة العَقْلِيَّة،

La réalité rationnelle, c’est la réalité de la chose selon le jugement de la raison.

إِذًا قُلْنَا تَعْرِيفُ الْقُرْآن هُوَ الْكِتَابُ الْمُنَزَّل عَلى سَيِّدِنَا مُحَمَّد الَّذِي نُزِّلَت أَلْفَاظُهُ على سَيِّدِنَا مُحَمَّد عليه الصلاة والسلام وَالَّذِي أُمِرْنَا بِتَِلاَوَتِهِ فِي الصَّلاَةِ، هَذَا تَعْرِيفُ الْقُرْآن الَّذِي نُرِيدُهُ هُنَا،            

Lorsque nous disons que la définition du Qour’an, c’est le Livre révélé à notre maître Mouhammad, c’est le Livre que nous avons reçu l’ordre de lire et de réciter dans la prière.

هَذَا الْقُرْآن تَوَاتَرَت عَنِ النَّبِيِّ صلى اللّهُ عليه وسلم أَلْفَاظُهُ، فَوَصَلَنَا كَمَا نُزِّلَ عَلَيْهِ صَلى اللَّه عليه وسلم، لأَنَّ الْخَبَرَ الْمَنْقُولَ بِالتَّوَاتُر، الشَّىْء الَّذِي يُنْقَلُ بِالتَّوَاتُر لاَ بُدَّ مِن أَن يَكُونَ صِدْقًا لاَ يَكُونُ فِيهِ خَطَاء،    

Les expressions du Qour’an nous sont parvenues du Prophète Mouhammad par tawatour. Il nous est donc parvenu comme il a été révélé au Prophète. En effet, la nouvelle qui parvient par le biais du tawatour est nécessairement véridique. C’est nécessairement une nouvelle véridique qui ne comporte pas d’erreur.

الْقُرْآن نُزِّلَ عَلى قِرَاءَاتٍ عِدَّة، نُقِلَت إِلَيْنَا بِالتَّوَاتُر بِالسَّنَدِ الصَّحِيح، هَذِهِ الْقِرَاءَات الَّتِي هِيَ حُجَّة: عَشَرَة، وَيُوجَدُ أَرْبَعَةُ قِرَاءَات زَائِدَة عَلَى عَشَرَة، هَذِهِ الأَرْبَعَة مَا نُقِلَت بِالتَّوَاتُر، مَا تَوَاتَرَت وَلاَ اشْتَهرَت، إِنَّمَا نُقِلَت بِطَرِيقِ الآحَاد، فَلِذَلِكَ لاَ يَكُونُ لَهَا حُكْمُ مَا نُقِلَ بِالتَّوَاتُر، فَلاَ يُقْرَأُ بِهَا فِي الصَّلاَة مَثَلاً، وَإِن كَان يُحْتَجُّ بِهَا فِي بَعْضِ الأَحْكَام مِثْلِ الْحَدِيث الَّذِي نُقِلَ آحَادًا أَي بِطَرِيقِ الآحَاد، فَيهَا حُجَّة فِي الأَحْكَام لَكِن لاَ تُعَدُّ، لَيْسَ لَهَا حُكْمَ الْقِرَاءَاتِ الْمُتَوَاتِرَة، فَلاَ يَجُوزُ أَن يُقْرَأَ بِهَا فِي الصَّلاَةٍ مَثَلاًَ، يُقَال لَهَا شَاذَّة، هَذِهِ الْقِرَاءَاتِ الأَرْبَعَة يُقَالُ لَهَا شَاذَّة يَعْنِي مَا نُقِلَت كَمَا نُقِلَتِ الْبَقِيَّة نَقْلاً مَشْهُورًا، بِنَقْلِ الْجَمَاعَة، إِنَّمَا نُقِلَت آحَادًا، بِطَرِيقِ أَفْرَاد آحَاد، لَيْسَ بِطَرِيقِ الْجَمَاعَة وَشُهْرَة كَمَا نُقِلَت بَِقِيَّةُ الْقِرَاءَات.

Le Qour’an a été descendu avec différentes récitations. Elles nous sont parvenues par tawatour avec une chaîne de transmission sûre. Ces dix récitations constituent un argument dans la religion.

Il y en a quatre autres qui elles, ne nous sont pas parvenues par tawatour. Elles ne nous sont pas parvenues non plus de manière mach-hour. Elles nous sont parvenues par un autre mode de transmission appelé ahad. C’est pour cela que ces quatre récitations n’ont pas le même jugement que celles qui nous sont parvenus par tawatour. Ainsi, elles ne sont pas récitées dans la prière par exemple. Elles sont dites chadh-dhah ou singulière. Elles ne nous sont donc pas parvenues par large diffusion (chouhrah) et par un grand nombre de personnes mais plutôt par le biais de personnes isolées (ahad).

إِذًا هُنَاكَ عَشْرُ قِرَاءَات أُوحِيَت عَلَى النَّبِيِّ عليه الصلاة والسلام لِلْقُرْآن، كُلُّهَا اشْتَهَرَت نُقِلَت بِنَقْلِ جَمَاعَة إِلَيْنَا، أَمَّا الأَرْبَعَة الشَّاذَّة فَنُقِلَت مِن طَرِيقِ الآحَاد، يُوجَد أَرْبَعَة شَاذَّة لاَ نَحْكُمُ عَلَيْهَا بِأَنَّهَا قُرْءَان، لاَ نَقْرَؤُهَا فِي الصَّلاة لأَنَّهَا مَا نُقِلَت إِلَيْنَا بِالتَّوَاتُر لاَ نُقِلَت إِلَيْنَا بِالشُّهْرَة، لاَ نُقِلَت إلَيْنَا نَقْلَ جَمَاعَةٍ عَن جَمَاعَة إِنَّمَا مِن طَرِيقِ آحَاد،

Il y a donc dix récitations du Qour’an qui ont été révélées au Prophète. Toutes ont été réputées. Elles nous ont été transmises par un grand groupe de personnes.

Tandis que les quatre dernières récitations, elles ont été transmises par la voie d’individus (ahad). Il y a quatre récitations isolées que nous ne considérons pas comme du Qour’an et que nous ne récitons pas dans la prière car elles ne nous ont pas été transmises par tawatour ni même par chouhrah ou large diffusion. Elles ne nous ont pas été transmises par un groupe de personnes d’un autre groupe mais par le biais de personnes isolées.

لاَ نَحْكُم عَلَيْهَا بِحُكْمِ الْبَقِيَّة لاَ يَجُوزُ قِرَاءَتُهُا فِي الْقُرْآن، لاَ يُقَال عَنْهَا قُرْآن، لاَ لأَنَّهَا مَا وَصَلَتْنَا بِالتَّوَاتُر، أَيش تَعْرِيفُ الْقُرْآن؟ الْكِتَابُ الْمُنَزَّل على سَيِّدِنَا مُحَمَّد صلى اللَّه عليه والسلام الَّذِي نُقِلَ إِلَيْنَا بِالتَّوَاتُر، الَّذِي تُعُبِّدْنَا بِتِلاَوَتِهِ فِي الصَّلاة، هَذِهِ مَا نُقِلَت بِالتَّوَاتُر، لَكِن لَهَا حُكْمُ الْحَدِيثُ الصَّحِيح الْمَنْقُول آحَادًا نِسْبَةً لِلأَحْكَام،

Nous ne jugeons pas ces quatre récitations comme étant du Qour’an car elles ne nous sont pas parvenues par le biais du tawatour. Le Livre révélé à notre maître Mouhammad est ce qui nous a été transmis par tawatour. C’est ce dont la récitation dans la prière est un acte d’adoration. Quant aux quatre dernières, elles ne nous ont pas été transmises par tawatour. Cependant, elles ont le même jugement que le hadith sahih qui nous a été transmis par des individus (ahad) pour ce qui est des jugements et des lois.

إِذًا الْخَبَرُ الْمُتَوَاتِر هُوَ مَا نَقَلَهُ جَمْعٌ عَن جَمْع بِحَيْثُ يَكُونُ كُلُّ طَبَقَة مِنَ الطَّبَقَات عَدَدًا كَبِيرًا، لاَ يُقْبَلُ اجْتِمَاعُهُم عَلَى الْكَذِب وَيَكُونُ مُسْتَنَدُهُ إِلى الْحِسّ، الطَّبَقَة الأُولَى الَّّذِينَ شَاهَدُوهُ، شَاهَدُوهُ بِالْحِسّ بِالسَّمْع أَو بِالْبَصَرِ وَنَحْوُ ذَلِكَ،

Ainsi, la nouvelle moutawatir c’est ce qu’a transmis un groupe de personnes d’un autre groupe de sorte qu’à chaque génération leur nombre était très grand. Il n’est pas concevable qu’ils se soient unis pour un mensonge. Par ailleurs, cette nouvelle se base sur une perception sensorielle. La première couche qui en témoigne l’a perçue avec les sens : l’ouïe, la vue ou ce qui est du même ordre.

هَذَا الْخَبَرُ الْمُتَوَاتِر بِمُجَرَّد أَن يَبْلُغَ شَخْص بِطَرِيقِ التَّوَاتُر، الْخَبَر الَّذِي يَبْلُغُ الإِنْسَانً بِطَرِيقِ التَّوَاتُر يَقَعُ فِي قَلْبِهِ صِدْقُهُ بِمُجَرَّدِ الْتِفَاتِ نَفْسِهِ إِلَيْهِ، لِذَلِك يُقال لَهُ: هَذَا مِنَ الْعِلْمِ الضَّرُورِيِّ لَيْسَ شَىءً مُسْتَنِدًا إِلى مُقَدِّمَة ثمَّ مُقَدِّمَة ثمَّ نَتِيجَة إِلى الاِسْتِنْتَاج، إِنَّمَا أَيُّ خَبَر يَبْلُغُ أَيَّ إِنْسَان بِطَرِيقِ التَّوَاتُر أَو الْخَبَر الَّذِي  يُنْقَل بِطَرِيقِ التَّوَاتُر يَقَعَ فِي الْقَلْبِ صِدْقُهُ بِالْتِفَاتِ نَفْسِهِ إِلَيهِ، يَعْنِي مُجَرَّد أَن يَبْلُغَكَ الْخَبَر بِالتَّوَاتُر أَنتَ تَجِدُ فِي نَفْسِكَ أَنَّكَ صَدَّقْتَ إِلاَّ مِن مُعَانِد، اللَّه يَحْفَظُنَا مِن ذَلِك، لِذَلِك يُقَال لَهُ هَذَا مِن أَقْسَامِ الْعِلْمَ الضَّرُورِيّ، الْعِلْمِ الَّذِي  لاَ يَتَوَقَّف على اسْتِنْتَاج،

Par le simple fait qu’une nouvelle parvient par tawatour à une personne, sa véracité est reconnue par son cœur, dès qu’elle l’apprend. C’est pour cela qu’on la désigne par : « la connaissance acquise nécessairement ». Il ne s’agit pas de quelque chose qui se base sur une introduction puis une deuxième introduction pour parvenir à une conclusion et une déduction.

N’importe quelle nouvelle qui parvient à la personne par tawatour ou la nouvelle qui est transmise par tawatour une fois parvenue au cœur, la personne en reconnaît la véracité dès qu’elle l’apprend. Cela veut dire que dès que la nouvelle moutawatir te parvient, tu trouves de toi-même que tu en reconnais la véracité, exception faite pour l’entêté. Que Dieu nous préserve de pareil état. C’est pour cela qu’on dit que cela fait partie des connaissances acquises nécessairement. La connaissance n’est pas acquise uniquement par déduction.

مِثال ذَلِك الْيَابَان مَوْجُودًا أَم لاَ؟ هَذَا الْبَلَد مَوْجُود؟ لاَ يَشُكُّ وَاحِد مِنَّا فِي وُجُودِهِ، مَعَ أَنَّ أَحَدًا يُمْكِن مَا زَارَهُ هُنَا ، مَعَ ذَلِك لاَ يَشُكُّ لَحْظَةً، وَلاَ يَحْتَاج الْوَاحِد مِنَّا لِلتَّصْدِيق بِوُجُودِهِ إِلى اسْتِنْتَاج، إِنَّمَا  لأَنَّ الْخَبَر بَلَغَنَا بِالتَّوَاتُر وَقَعَ فِي قُلُوبِنَا تَصْدِيقُهُ بِلاَ شَكٍّ، هَكَذَا الْخَبَرُ الْمُتَوَاتِر،

Un exemple de cela : Le Japon existe-t-il ou pas ? Ce pays, il existe ou pas ? Aucun d’entre nous ne doute de son existence bien que peut-être qu’aucun d’entre nous ne l’a visité. L’un d’entre nous pour croire en son existence n’a pas besoin d’argumentation. Mais comme cette nouvelle nous est parvenue par tawatour, la véracité de cette information est dans nos cœurs, sans aucun doute. Ainsi est la nouvelle moutawatir.

الْقُرْآن نُقِلَ إلَيْنَا بِطَرِيقِ التَّوَاتُر، فَلاَ شَكَّ فِي صِدْقِهِ فَلاَ شَكَّ فِي صِحَتِّهِ،

Le Qour’an nous est transmis par tawatour. Il n’y a donc pas de doute au sujet de sa véracité. Il n’y a pas de doute sur son authenticité.

مرَّةً كُنْتُ فِي بَعْلَبَك فِي مَجْلِسٍ فَجَاءَ وَاحِدٌ مُلْحِدٌ شُيُوعِيٌّ تَكَلَّمَ فِي إِنْكَار نُبُوَّةِ سَيِّدِنَا مُحَمَّد صلى الله عليه وسلم أَمَام النَّاس، فَرَدَدْتُ عَلَيْهِ ذَكَرْتُ أَمْرَ التَّوَاتُر، قُلْتُ لَهُ الصِّين مَوْجُودَة؟ قَالَ: لاَ بُدَّ مَوْجُودَة، قُلْتُ: رَأَيْتَهَا؟ سَكَت، عَرَفَ أَنَّهُ انْكَسَرَ سَكَتَ مَا عَادَ تَكَلَّمَ كَلِمَة، فِي الْيَوْمِ التَّالِي رَجَعَ إِلى نَفْسِ الْمَجْلِس، قَالَ: الصِّين مَوْجُودَة لَيْسَ بِخَبَرِ التَّوَاتُر عَرَفْنَا، بَل كَيْفَ تَعْرِفُ إِذًَا؟ قَال: عَلى الْخَرِيطَة،

Une fois un enseignant était dans une assemblée à Ba^lbak, une ville au Liban, et un communiste athée a dit des paroles remettant en cause le statut de Prophète de notre maître Mouhammad devant les gens. L’enseignant lui a répliqué en citant le tawatour. Il lui a dit : « La Chine, est-ce qu’elle existe ? » Il a répondu : « Oui ! C’est sûr qu’elle existe ». L’enseignant lui a alors dit : « L’as-tu vue ? » Il s’est tu. Il a su qu’il a été vaincu. Il n’a plus rien dit. Le lendemain, il est revenu à la même assemblée. Il a dit : « La nouvelle que la Chine existe, elle ne nous est pas parvenue par tawatour ». L’enseignant lui a dit : « Et comment donc tu le sais ? » Il a répondu : « C’est sur la carte !!! »

قُلْنَا الْقُرْآن حُجَّة فِي دِينِ اللَّهِ تَبَارَك وتعالى لاَ شَكّ، اللَّهُ تعالى قَال: ﴿إِنَّ هَذَا الْقُرْآنَ يَهْدِي لِلَّتِي هِيَ أَقْوَم﴾، فَهُوَ لاَ شَكَّ حُجَّةٌ فِي دِينِ اللَّهِ تبارك وتعالى، ثمَّ هَذَا الْقُرْآنُ الَّذِي نُقِلَ إِلَيْنَا بِالتَّوَاتُر كَمَا ذَكَرْنَا، آيَاتُهُ عَلى أَنْوَاع، مِنْهَا مَا هُوَ مُحْكَم وَمِنْهَا مَا هُوَ مُتَشَابِه، وَمِنْهَا مَا هُوَ مُطْلَق وَمِنْهَا مَا هُوَ مُقَيَّد، وَمِنْهَا مَا هُوَ عَام وَمِنْهَا مَا هُوَ خَاص، فَيْنْبَغِي مَعْرِفَةُ هَذِهِ الأَنْوَاع وَمَا هُوَ الْفَرْقُ بَيْنَ الْمُحْكم وَالْمُتَشَابِه، وَبَيْنَ الْمُطْلَق وَالْمُقَيَّد، وَبَيْنَ الْعَامِّ وَالْخَاص،

Nous disons que le Qour’an est un argument dans la religion agréée par Allah tabaraka wa ta ^ala sans aucun doute. Allah dit : (Inna hadha l-Qour’ana yahdi il l-lati hiya ‘aqwam).  Sans aucun doute le Qour’an est un argument dans la religion agréée par Allah tabaraka wa ta ^ala. Il s’agit du Qour’an qui nous est parvenu par tawatour tout comme nous l’avons cité. Ses ayah sont de différentes sortes. Il y a des ayah qui sont mouhkam –explicites- et il y a des ayah qui sont non explicites –moutachabihah-. Il y a des ayah qui sont moutlaq -absolues- et  il y a ce qui est mouqayyad – restreint. Il y a ce qui est ^amm-général- et il y a ce qui est khass -spécifique. Il convient de connaître ces différentes sortes et comment reconnaître ce qui est explicite de ce qui est non-explicite, ce qui est absolu et ce qui est restreint, ce qui est général et ce qui est particulier.

الْمُحْكَم مِنَ الآيَات كَمَا تَعْرِفُون، هُوَ مَا لاَ يَحْتَمِلُ بِحَسَبِ وَضْعِ لُغَةِ الْعَرَب إِلاَّ مَعْنًى وَاحِدًا، لاَ يَحْتَمِل أَكْثَر مِن مَعْنَى مِن حَيْثُ اللُّغَة، مِن حَيْثُ وَضْعُ اللُّغَة، كَمَا هِيَ لُغَةُ الْعَرَب لاَ يَحْتَمِلُ إِلاَّ مَعْنًى وَاحِدًا، هَذَا يُقَالُ لَهُ مُحْكَم، أَمَّا الْمُتَشَابِه فَمُقَابِلُهُ وَهُوَ الَّذِي مِن حَيْثُ وَضْعُ اللُّغَة كَمَا هِيَ لُغَةُ الْعَرَب يَحْتَمِلُ أَكْثَرَ مِن مَعْنَى، فَيُحْتَاج إِلى الاِسْتِدْلاَل بِشَىْءٍ آخَر لِحَمْلِهِ عَلى الْمَعْنَى الْمُوَافِق، يُحْتَاج إِلى الاِسْتِدْلاَل بِدَلِيل آخَر لِحَمْلِهِ عَلَى الْمَعْنَى الْمُوَافِق، الْمُنَاسِب فِي هَذَا الدَّلِيل آخَر،

Ce qui est explicite parmi les ayah c’est, comme vous le connaissez, c’est ce qui n’admet du point de vue de la langue arabe qu’un seul sens. Il n’admet pas plus qu’un seul sens du point de vue de la langue, du point de vue de la langue même. Tout comme ce qui dans la langue n’admet qu’un seul sens est appelé mouhkam – explicite. Quand au moutachabih, c’est le sens opposé. C’est ce qui du point de vue de la langue arabe admet plus qu’une signification. Il nécessite donc une argumentation en se basant sur autre chose, pour lui donner un sens qui est convenable et conforme. Il a besoin d’argumentation, d’une autre preuve pour lui donner un sens qui est conforme, qui correspond à cette autre preuve.

الْعَقِيدَة كَمَا تَعْرِفُون لاَ تُبْنَى إِلاَّ عَلَى الْقَطْعِ وَالْيَقِين، الْعَقِيدَة لاَ تُبْنَى عَلى الشَّىْءِ الْمُحَتَمِل إِنَّمَا تُبْنَى على الدَّلِيلِ الْقَطْعِيّ الْيَقِينِيّ،

La croyance tout comme vous le savez n’est basée que sur tout ce qui est catégorique et certain. La croyance n’est pas fondée sur les hypothèses mais elle est fondée sur la preuve catégorique, certaine.

لِذَلِك الأَصْل فِي الاِسْتِدْلاَل فِي أُمُورِ الْعَقِيدَة هُوَ أَيش؟ الآيَات الْمُحْكَمَات، لَيْسَ الآيَاتِ الْمُتَشَابِهَات، لأَنَّ الْمُتَشَابِه مِن حَيْثُ هُوَ عَلى حَسَبِ وَضْعِ لُغَةِ الْعَرَب يَحْتَمِلُ أَكْثَرَ مِن مَعْنًى، فَإِذَا أَرَدْتَ الاِسْتِدْلاَل فِي أَمْرِ الْعَقِيدَة، يَنْبَغِي لِلشَّخْص أَن يَبْنِيَ عَقِيدَتَهُ عَلى أَصْلٍ ثَابِت، إِذًا لاَ تُبْنَى الْعَقِيدَة إِلا عَلَى شَىْء يُفِيدُ الْقَطْع وَالْيَقِين، عَلى دَلِيلٍ قَطْعِيٍّ يَقِينِيٍّ، إِذًا لاَ تُبْنَى الأَصْل فِي الأَمْرِ الْعَقِيدَة الاِسْتِنَاد إِلى أَيّ آيَات؟ إِلَى الآيَاتِ الْمُحْكَمَات، لأَنَّ نَقْلَهَا إِْلَيْنَا قَطْعِيّ يَقِينِيّ بِالتَّوَاتُر، مُفْهُوم، وَلأَنَّ مَعْنَاهَا أَيْضًا لاَ يَحْتَمِلُ إِلاَّ مَعْنًا وَاحِدًا،

C’est pour cela que la base de l’argumentation dans la croyance, quelle est-elle ? Ce sont les ayah explicites et non pas les ayah non explicites. Car ce qui n’est pas explicite, du point de vue de la langue arabe, admet plus d’une signification. Ainsi, si tu voulais te baser sur le moutachabih pour donner des preuves dans la croyance, tu aurais besoin d’argumenter, alors qu’il convient pour la personne de fonder sa croyance sur quelque chose de sûr. Donc la croyance n’est basée que sur la preuve qui est catégorique et certaine. 

Donc elle n’est pas fondée sur les ayah moutachabihah, la croyance n’est fondée que sur les ayah mouhkamah. D’une part parce que ces ayah nous sont parvenues d’une manière catégorique et certaine, par le tawatour et d’autre part parce que leur sens n’admet qu’une seule possibilité dans la langue arabe.

لِذَلِكَ أَمْرُ الْعَقِيدَة لاَ يُبْنَى إِلاَّ عَلى مَا كَانَ قَطْعِيًّا يَقِينِيًّا، لاَ يُبْنَى عَلى مَا كَانَ مُحْتَمِلاً، لِذَلِك عَقِيدَة أَهْلُ السُّنَّة مَبْنِيَّة عَلى مِثْلِ هَذَا الأَصْلِ ثَابِت بِخِلاَف عَقَائِدِ فِرَقِ الْبَاطِلَة لأَنَّهُم مَا بَنَوْهَا عَلى الدَّلِيلِ الْقَطْعِيّ الْيَقِينِيّ،

C’est pour cela que la croyance n’est fondée que sur ce qui est catégorique et certain. Elle n’est pas fondée sur ce qui est hypothétique. C’est pour cela que la croyance de Ahlou s-Sounnah est basée sur pareil fondement, sûr et ferme contrairement aux croyances des groupes égarés, qui elles ne sont pas basées sur la preuve catégorique et certaine.

لِذَلِك قَالَ اللَّهُ تعالى: هنِ أُمُّ الْكِتَاب، عَنِ الآَيَاتِ الْمُحْكَمَات أَي هِيَ أَصْلُ الْكِتَاب،

C’est pour cela que Allah ta^ala dit au sujet des ayah explicites : (hounna ‘oummou l-kitab) c’est-à-dire « la base même, la référence même du Livre ».

وَلِذَلِك الْحَنَفِيَّة، الإِمَام أَبُو حَنِيفَة لَم يَحْتَج فِي الأُصُولِ الْعَقِدَة إِلاَّ بِالأَحَادِيثِ الْمُتَوَاتِرَة وَالْمَشْهُورَة، وَمَا كَانَ دُونَ الْمَشْهُور مِنَ الأَحَادِيث، قَال: لاَ يُحْتَجُّ بِهِ فِي الأُصُولِ الْعَقِيدَة، لِمَا ذَا؟ لأَنَّهُ قَال: لاَ يُحْتَج فِي أَصْلِ الْعَقِيدَة إِلاَّ بِشَىْء أَيْش؟ ثَابِت قَطْعِيّ يَقِينِيّ، وَمَا رُوِيَ مِنَ الأَحَادِيث بِطََرِيقٍ دُونَ الْمَشْهُور لاَ يُعَدُّ قَطْعِيًّا يَقِينِيًّا، فَكَيْفَ يُحْتَجُّ بِهِ فِي الْعَقِيدَة؟ لِذَلِكَ الإِمَام أَبُو حَنِيفَة وَمَن تَبِعَهُ الْمَاتُرِدِيَّة قَالُوا: لاَ يُحْتَجُّ فِي أُصُولِ الْعَقِيدَة إِلاَّ بِالْحَدِيثِ الْمُتَوَاتِر أَوِ الْمَشْهُور، الْحَدِيثُ الَّذِي يُحْتَجُّ بِهِ فِي أُصُولِ الْعَقِيدَة هُوَ الْمُتَوَاتِر وَالْمَشْهُور، لِمَ ؟ لأَنَّهُ قَال: فِي أَصْلِ الْعَقِيدَة لاَ بُدَّ أَن يَكُونَ الدَّلِيلُ قَطْعِيًّا يَقِينِيًّا، ومَا كَانَ مِنَ الأَحَادِيث دُونَ هَذِهِ الرُّتْبَة لاَ يَكُونُ قَطْعِيًّا يَقِينِيًّا، فَلاَ يُحْتَجُّ بِهِ فِي الْعَقِيدَة،

L’Imam Abou Hanifah n’a pris pour argument dans les fondements de la croyance que les hadith moutawatir et les hadith mach-hour. Ce qui est en deça du mach-hour dans le hadith on ne l’utilise pas comme argument dans les fondements de la croyance. Pourquoi donc ?

Il a dit : « Parce que pour les fondements de la croyance on ne prend que ce qui est catégorique et certain ». Donc les hadith qui ont été rapportés avec une chaîne de transmission inférieure au mach-hour ne sont pas considérés comme catégorique et certain. Comment alors seraient-ils retenus comme argument dans la croyance ? C’est pour cela que l’Imam Abou Hanifah et les matouridiyy qui l’ont suivi ont dit : « On ne retient pas comme argument dans les fondements de la croyance autre que le hadith moutawatir ou le hadith mach-hour. »

Le hadith que l’on retient comme argument dans les fondements de la croyance sont le hadith moutawatir et le hadith mach-hour. Pourquoi ?

Il a dit : « Parce que dans les fondements de la croyance il est nécessaire que l’argument soit catégorique et certain. Et ce qui est en-deçà de ces deux sortes de hadith, n’est pas catégorique et certain, et n’est donc pas retenu comme argument dans les fondements de la croyance ».

 

وَلِذَلِك لأَجْلِ مَا ذَكَرْنَا الدَّلِيلُ الْعَقْلِيُّ لَهُ اعْتِبَار فِي دِينِ اللَّهِ تعالى لأَنَّ الدَّلِيلَ الْعَقْلِيَّ لاَ يَكُونُ إِلاَّ حَقًّا، يَكُونُ قَطْعِيًّا يَقِينِيًّا لِذَلِك لَهُ اعْتِبَار فِي دِينِ اللَّهِ تعالى، اللَّهُ تبَارَك وتعالى قَال فِي سُورَةِ الْمُلْك إِخْبَارًا عَنِ الْكُفَّار أَنَّهُم يَقُولُون: ﴿وَقَالُوا لَو كُنَّا نَسْمَعُ أَو نَعْقِلُ مَا كُنَّا فِي أَصْحَابِ السَّعِير لَوْ حَكَمْنَا بِعُقُولِنَا على مَا يَقْتَضِيهِ حُكْمُ الْعَقْل لَمَا كُنَّا فِي أَصْحَابِ السَّعِير، لِذَلِكَ أَمْرُ الْحُكْمِ الْعَقْلِيّ لَهُ اعْتِبَار فِي دِينِ اللَّهِ تبَارك وتعالى لأَنَّهُ مَبْنِيٌّ لأَنَّهُ قَطْعِيّ يَقِينِيّ وَلِذَلكَ قَالَ الْعُلَمَاء: ((دِينُ اللَّهِ لاَ يَأْتِي إِلاَّ بِمُجَوِّزَاتِ الْعُقُول)) لِذَلِكَ قَالُوا: ((الدِّين لاَ يَأْتِي إِلاَّ بِمَا يَقْبَلُهُ الْعَقْلُ السَّلِيم)) لأَنَّ دِينَنَا بِعَكْسِ بَاقِي الأَدْيَان، مَبْنِيٌّ عَلى أَسَاسٍ صُلْب مَتِين رَاسِخ، دَلِيل ثَابِت لاَ يَقْبَلُ النَّقْد، دِينُنَا مَبْنِي عَلى الدَّلِيلِ الْقَطْعِيِّ الْيَقِينِيِّ بِخِلاَف كُلّ بَاقِي الأَدْيَان وَالْعَقَائِد، اللَّهُ يُثَبِتُّنَا عَلَيْهِ إِلى الْمَمَات،

En raison de ce que nous avons dit, la preuve selon la raison a une considération dans la religion agréée par Allah ta^ala car l’argumentation par la raison est forcément correcte. Elle est forcément catégorique et certaine. C’est pour cela que la raison a une considération dans la religion agréée par Allah ta^ala. Allah tabaraka wa ta^ala dit au sujet des mécréants dans sourat Al-Moulk [verset 10], qu’ils disaient : (wa qalou law kounna nasma^ou ‘aw na^qilou ma kounna fi ‘ashabi s-sa^ir) c’est-à-dire : « Si nous avions utilisé correctement nos raisons, tel que l’implique la raison correcte, nous n’aurions pas été parmi les gens de l’enfer ».

C’est pour cela que le jugement rationnel a une considération dans la religion agréée par Allah tabaraka wa ta ^ala. Car c’est un jugement qui mène à ce qui est catégorique et certain. C’est pour cela que les savants ont dit que la religion agréée par Allah ta^ala ne comporte que des choses acceptées par la raison. Ils ont dit que la religion ne comporte que ce que la raison saine accepte. En effet notre religion est à l’opposé des autres religions. Elle est basée sur des fondements fermes, forts et bien fondés. Notre religion est basée sur des preuves fermes qui n’acceptent pas la critique. Notre religion est fondée sur l’argumentation catégorique et certaine contrairement à toutes les autres religions et les autres croyances. Que Allah nous fasse persévérer jusqu’à la mort.

لأَجْلِ ذَلِك لأَنَّ هَذَا أَسَاس فِي دِينِنَا، قَالَ عُلَمَاءُ الْحَدِيث: (( الْحَدِيثُ الَّذِي يُرْوَى وَهُوَ يُخَالِفُ حُكْمَ الْعَقْل يُحْكَمُ بِأَنَّهُ أَيْش؟ مَرْدُود)) مِن غَيْر حَاجَة لِلنَّظَرِ فِي إِسْنَادِهِ، يُعْرَفُ الْحَدِيثُ الْمَرْدُود، الْبَاطِل بِأُمُور، ذَكَرُوا مِنْهَا أَن يُخَالِف أَيْش؟ الْحُكْمَ الْعَقْلِيّ الصَّحِيح، فَيُعْرَف بِأَنَّهُ بَاطِل لأَنَّ الدِّين لاَ يَأْتِي إِلاَّ بِمَا يَقْبَلُهُ الْعَقْلُ السَّلِيم،

En raison de cela, comme ceci est un fondement dans la religion, les savants du hadith ont dit : le hadith rapporté, s’il contredit le jugement de la raison alors on juge qu’il est rejeté

 sans avoir besoin de regarder sa chaîne de transmission. On sait que le hadith est rejeté. Le hadith est rejeté pour différentes raisons. Parmi les raisons du rejet d’un hadith, il y a le jugement correct selon la raison. Grâce à cela on sait qu’il est batil –infondé [c’est-à-dire s’il contredit la raison] car la religion ne comporte que ce que la raison saine accepte.

إِذَا خَالَفَ الْحَدِيث حُكْمَ الْعَقْل حُكِمَ بِبُطْلاَنِهِ، هَكَذَا قَالُوا،

Si un hadith contredit le jugement sain de la raison il est jugé infondé –batil c’est comme cela qu’ils ont dit.

كَذَلِكَ قَالُوا إِذَا خَالَفَ الْحَدِيثَ الْمُتَوَاتِر بِحَيْثُ لاَ يُمْكِنُ الْجَمْعُ بَيْنَهُمَا، أَيْضًا يُحْكَمُ بِبُطْلاَنِهِ،

Ils ont dit également que si un hadith contredit un hadith moutawatir de sorte qu’il n’est pas possible de faire correspondre les deux, alors le hadith est également jugé infondé –batil.

لأَنَّ الْحَدِيثَ الْمُتَوَاتِر مَقْطُوع بِصِحَّتِهِ، فَلاَ بُدَّ أَن يَكُونَ مَا يُخَالِفُهُ أَيْش؟ بَاطِلاً، مَقْطُوعًا بِبُطْلاَنِهِ،    

Du fait que le hadith moutawatir, il est certain qu’il est correct –sahih, il est indispensable que ce qui le contredit soit infondé –batil, certainement infondé.

عُلَمَاءِ الْحَدِيث قَالُوا: ((الْحَدِيث لَوْ كَانَ مَرْوِيًّا عَن رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِذَا خَالَفَ حُكْمَ الْعَقْل فَهُوَ بَاطِل))، فَكَيْفَ إِذًا بِالتَّأْوِيلِ الْفَاسِد لِبَعْضِ الآيَات الَّذِي يَأْتِي بِهِ زَيْد أَوْ عَمْر مِن عِنْدِ أَنْفُسِهِم على خِلاَفِ حُكْمِ الْعَقْل؟، إِذَا كَانَ مَا يُرْوَى عَن رَسُولِ اللَّهِ صلى اللَّهُ عليه وسلم إِذَا خَالَفَ حُكْمَ الْعَقْل فَهُوَ مَقْطُوعٌ بِبُطْلاَنِهِ بِنَصِّ كَلاَمِ عُلَمَاءِ الْحَدِيث، فَكَيْفَ مَا يُرْوَى عَن مَن هُوَ دُونَ رَسُولِ اللَّهِ صلى اللَّهُ عليه وسلم؟ لاَ بُدَّ أَن يَكُونَ مَقْطُوعًا بِبُطْلاَنِهِ،

Les savants du hadith ont dit : « Si un hadith rapporté du Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam– contredit le jugement selon la raison, alors il est batil-infondé.

Que dire alors du mauvais ta’wil (interprétation) de certaines ayah que donnent Zayd ou ^Amr de leur tête, contrairement au jugement selon la raison ? Si ce qui est rapporté prétendument du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam est catégoriquement jugé infondé par le texte des savants du hadith, lorsqu’il contredit le jugement selon la raison,  alors que dire alors de ceux qui ont rapporté [des paroles] et qui ont un degré inférieur au Messager de Allah salla lLahou ^alayhi wa sallam ?! Indispensablement il est catégoriquement infondé.

إِذَا كَانَ الْحَدِيثِ الْمَرْوِيّ عَن رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم، إِذَا خَالَفَ دَلِيلَ الْعَقْلِيَّ كَالْحَدِيثِ الْمُتَوَاتِر، إِذَا خَالَفَ مَا هُوَ ثَابِت بِالْقَطْع كَالْحَدِيثِ الْمُتَوَاتِر يُحْكَمُ بِبُطْلاَنِهِ، فَكَيْفَ بِالتَّأْوِيلِ الْبَاطِل ِإذَا خَالَفَ آيَةً مِن كِتَابِ اللَّهِ مُحْكَمَة، مَا ذَا يُقَال فِيهِ؟ بَاطِل لاَ شَكَّ،

Si le hadith rapporté du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam contredit la preuve selon la raison, ou ce qui est catégorique comme le hadith moutawatir, alors il est jugé infondé –batil. Que dire alors du mauvais ta’wil s’il contredit une ayah du Livre de Allah, une ayah explicite, que dire alors de ce mauvais ta’wil ? Qu’il est infondé sans aucun doute.

الْوَهَّابِيَّة لأَنَّهُم لاَ يَفْهَمُون كُلَّ هَذَا لأَنَّهُم خَلَّطُوا الأُمُور لاَ يُفْهَمُونَ كُلَّ هَذَا، جَاءُوا بِالْعَجَائِب وَالْعِيَاذُ بِاللَّهِ، الْوَهَّابِيَّة وَأَسْلاَفُهُم، الْمُجَسِّمَة لأَنَّهُم الْمُجَسِّمَة إِجَمَالاً لأَنَهُم لاَ يَفْهَمُونَ هَذَا جَاءُوا بِالْعَجَائِب، وَاحِد مِن أَسْلاَفِهِم رَوَى فِي كِتَابٍ لَهُ حَدِيثًا يَرْوِيهِ عَن رَسُولِ اللَّهِ صلى اللَّه عليه وسلم، قَال فِيهِ: ((إِنَّ اللَّهَ لَمَّا أَرَادَ أَن يَخْلُقَ نَفْسَهُ أَجَرى الْخَيْل فَعَرِقَت فَخَلَقَ مِنْ عَرَقِهَا نَفْسَهُ، أَيْش هَذَا؟ أَيش تَقُول فِي وَاحِد مِثْل هَذَا؟ هَذَا عِنْدَ الْوَهَّابِيَّة مُعَظَّم، هَذَا الرَّجُل، عِنْدَهُم مُعَظَّم، لأَنَّهُم عِنْدَهُم الْعَقْلُ مُعَطَّل، فَمَن تَعَطَّلَ عَقْلُهُ تَرَى مِنْهُ الْعَجَائِب، هَكَذَا، اللَّهُ يَرْحَمُنَا، يُقَال لَهُ الأَهْوَازِيّ،

Les wahhabites ne comprennent pas tout cela parce qu’ils ont mélangé les choses. Ils ont ramené des choses étonnantes, que Allah nous en préserve. Ceci est le cas des wahhabites et de leurs prédécesseurs qui attribuent le corps à Dieu. Car les wahhabites, tout comme ceux qui les ont précédés dans leur mauvaise croyance, en règle générale, ils attribuent le corps à Dieu.

Et comme ils ne comprennent pas tout cela ils ont amené des choses étonnantes. L’un de leurs prédécesseurs a rapporté dans un de ses livres un hadith dans lequel il prétend que le Prophète a dit ce qui signifie : (Lorsque Allah a voulu Se créer, Il a fait courir les chevaux et lorsque les chevaux ont transpiré Il S’est créé à partir de leur transpiration) !!!! Qu’est-ce que cela ???!!! Que dire au sujet de quelqu’un comme celui-là ??!! Celui–là chez les wahhabites c’est quelqu’un qui est éminent. Pour eux il est éminent car leur raison est bloquée. Celui dont la raison est bloquée tu vois de lui des choses étonnantes. Que Allah nous fasse miséricorde. Cet homme est surnommé Al-‘Ahwaziyy.

وَمِثْلُهُ كُلّ مَن يُشَبِّهُ اللَّهُ بِالْخَلْق، أَيْش الْفَرْق يَعْنِي؟ كُلُّهُم خَالَفَ حُكْمُ الْعَقْل،

Semblable à lui, il y a tous ceux qui assimilent Allah à Sa créature. Quelle est leur point commun?! Tous ont contredit le jugement selon la raison.

لَكِن الْوَهَّابِيَّة لأَنَّهُم يَعْرِفُونَ أَنَّهُ لاَ حُجَّةَ عِنْدَهُم يُلْقُونَ إِلَى مَن يَتْبَعُهُم، أَوَّل مَا يُلْقُونَ ِإلَيْهِ لاَ تُفَكِّر بِالْعَقْل، اتْرُك حُكْمَ الْعَقْل، لَوْ قَالَ لَهُم قَائِل: كَيْفَ نَسْتَدِلُّ عَلى أَنَّ اللَّهَ وَاحِد،

عَلى أَنَّهُ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّه؟ مَا لَهُم طَرِيق إِلاَّ أَيْش؟ إِلاَّ حُكْمَِ الْعَقْل، أَلَيْسَ كَذَلِك؟ لَوْ أَرَادُوا أَن يُقِيمُوا الدَّلِيل، أَن يُقِيمَ أَحَدُهُم الدَّلِيل على أَنَّهُ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّه مَا لَهُ طَرِيق إِلاَّ أَيْش؟ إِلاَّ حُكْمَ الْعَقْل، لَوْ كَانَ حُكْمِ الْعَقْلِ،  إِذًا عَلى زَعْمِهِم لاَ يُوجَد دَلِيل عَلى صِحَّةِ الإِسْلاَم، أَيْ دَلِيل تُقِيمُهُ لِكَافِر، أَي دَلِيل عَلى حَقِّيَّةِ دِينِ اللَّهِ؟ بِأَيْش يَحْكُمُ عَلَيْهِ هَذَا الْكَافِر لِيَقْبَل؟ إِلاَّ بِالْعَقْل أَلَيْسَ كَذَلِك؟ لَوْ كَانَ حُكْمُ الْعَقْل لاَ اعْتِبَارَ لَهُ، إِذًا لَمَا كَانَ هُنَاكَ اسْتِطَاعَة على إِقَامَةِ الدَّلِيل على حَقِّيَّةِ دِينِ اللَّهِ، وَهَذَا لاَ شَكَّ بَاطِل، هُم مَجَانِين أَغْبِيَاء مَا عِنْدَهُم عُقُول، الْحَمْدُ لِلَّهِ الَّذِي لَم يَجْعَلْنَا مِنْهَا،

Mais comme ils savent (les wahhabites) qu’ils n’ont pas d’argument,  alors ils disent à ceux qui les suivent, au tout début : « N’utilise pas ta raison. Laisse de côté le jugement selon la raison. »

Si quelqu’un leur dit : « Mais comment argumentes-tu au sujet de l’unicité de Allah, qu’il n’est de dieu que Dieu ? » Ils n’ont pas d’autre voie que celle de dire : « C’est par la raison ». N’est-ce-pas ?

Si l’un d’entre eux voulait donner la preuve qu’il n’est de dieu que Allah, quelle issue a-t-il ? Une seule, c’est le jugement selon la raison.

Donc selon leur prétention, il n’y a pas de preuve sur la véracité de l’Islam. S’ils disent aux gens de ne pas utiliser la raison, quelle preuve vont-ils donner aux mécréants ?

Quelle preuve vont-ils donner de la véracité de la religion agréée par Allah ? Avec quoi ce mécréant va-t-il juger pour accepter ? Uniquement la raison n’est-ce pas ? Si le jugement selon la raison n’avait pas eu de considération alors il n’aurait pas eu de preuve à donner sur la véracité de la religion agréée par Allah, et ceci sans aucun doute est faux.

Ce sont des fous ces gens là, des gens stupides, ils n’ont pas de raison.

La louange est à Allah qui a fait que nous ne faisons pas partie d’eux.

إِمَّا أَنْ يَكُونَ  حُكْمُ الْعَقْل دَلِيلاً أَوْ لاَ، إِن قَالُوا: ((لَيْسَ دَلِيلاً)) إِذًا عَلى حَسَبِ زَعْمِهِم لاَ يُوجَد  دَلِيل عَلى حَقِّيَّةِ الإِسْلاَم، لاَ يُوجَد طَرِيقَة لإِثْبَات حَقِّيَّةِ الإِِسْلاَم، إِذَا قَالُوا: ((حُكْمُ الْعَقْلُ لَيْسَ دَلِيلاً)) إِذًَا كَأَنَّهُم يَقُولُون: لاَ يُوجَد طَرِيقَ لإِثْبَات حَقِيَّةِ الإِسْلاَم، وَإِن قَالُوا: ((دَلِيل))، نَقُولُ لَهُم: ((هَذَا الَّذِي نَقُولُُهُ، هَذَا الَّذِي تُخَالِفُونَنَا فِيهِ)) هَكَذَا،

Alors soit le jugement selon la raison est une preuve, soit il n’en est pas une.

S’ils disent que le jugement selon la raison n’est pas une preuve alors c’est comme s’ils disaient qu’il n’y avait pas de voie pour confirmer la véracité de l’Islam.

Et s’ils disent que le jugement selon la raison est une preuve, nous leur répondons : «  C’est ce que nous vous disons et c’est en cela que vous nous contredisez ».

نَحْنُ نَقُول الآيَاتُ الْمُحْكَمَة ثَابِتَةٌ قَطْعًا وَمَعْنَاهَا ثَابِتٌ قَطْعًا، إِذًا الآيَةُ الْمُتَشَابِهَة لاَ بُدَّ أَن يَكُونَ تَفْسِيرُهَا عَلى مَا يُوَافِق الآيَة الْمُحْكَمَة ُوإِلاَّ فَهَذَا ادِّعَاءُ أَيْش؟ تَنَاقُض فِي الْقُرْآن، وَالْقُرْآن مُنَزَّهٌ عَن ذَلِك، الآيَة الْمُحْكَمَة ثَابِتَة بِالْقَطْع وَمَعْنَاهَا ثَابِت بِالْقَطْع، إِذًا كُلّ مَعْنَى يُخَالِفُ هَذَا الْمَعْنَى أَيْش يَكُون؟ بَاطِلاً، إِذًا لاَ يَجُوز تَفْسِيرِ الآيَاتِ الْمُتَشَابِهَة بِأَيّ مَعْنَى يُخَالِفُ مَعْنَى الآيَةَ الْمُحْكَمَة لأَنَّهُ بَاطِل، مَا بَقِيَ إِلاَّ تفْسِيرُهَا بِأَيْش؟ بِمَا يُوَافِقُ مَعْنَى الآيَةِ الْمُحْكَمَة، وَهَذَا مَا فَعَلَهُ َأهْلُ السُّنَّة سَلَفُهُم وَخَلَفُهُم، نَصَرَهُمُ اللَّه،

Nous, nous disons que les ayah mouhkamah– explicites sont confirmées de manière catégorique. Donc les ayah moutachabihah-non explicites, il est indispensable que leur explication soit conforme aux ayah mouhkamah-explicites. Car sinon ce serait prétendre la contradiction dans le Qour’an. Or le Qour’an est exempt de cela. Les ayah mouhkamah, leur sens est confirmé de manière catégorique. Donc chaque sens qui contredit ce sens-là, que serait-il ? Infondé.

Ainsi il n’est pas permis d’expliquer les ayah non explicites n’importe comment, par n’importe quel sens qui contredit le sens des ayah explicites car ce serait infondé.

Que reste t-il ? Il reste à les expliquer d’une manière conforme aux ayah mouhkamah– explicites.

Et c’est ce qu’a fait Ahlou s-Sounnah, leur Salaf et leur Khalaf, que Allah leur accorde la réussite.

السُؤَالِ الأَوَّل: مَا هُوَ تَعْرِيفُ الْقُرْآن؟

 

1ère question : Quelle est la définition du Qour’an comme nous l’avons citée ?

هَوَ الْكِتَاب الْمُنَزَّل عَلى سَيِّدِنَا مُحَمَّد صلى الله عليه وسلم، الَّذِي تَعَبَّدَنَا اللَّهُ بِتِلاَوَتِهِ فِي الصَّلاَةِ،

C’est le Livre qui a été révélé à notre Prophète Mouhammad, et que Allah ta^ala nous a ordonné de réciter dans la prière.

مَا هُوَ تَعْرِيفُ التَّوَاتُر؟

 

Quelle est la définition du tawatour ?

هُوَ نَقْلُ جَمْعٍ كَثِير عَن جَمْعٍ كَثِير مِنَ أَوَّل طَبَقَة إِلى آخِر طَبَقَة، لاَ يُقْبَلُ اتِّفَاقُهُم على الْكَذِب، وَيَكُونُ مُسْتَنَدُ الطَّبَقَة الأُولَى إِلى الْحِسِّ،

        

La définition de la nouvelle véridique qui est de l’ordre du tawatour, c’est la nouvelle qui a été rapportée d’un grand groupe de gens qui le rapporte d’un autre grand groupe de gens et ainsi de suite de telle manière que la première couche du groupe de gens ait entendu ou ait vu, et donc [cette première couche]s’est basée sur la perception sensorielle pour apprendre cette nouvelle, et de sorte qu’il est impossible habituellement qu’ils se soient tous rassemblés pour fomenter un mensonge.

مِن هُنَا يُعْلَم أَنَّ التَّوَاتُر لاَ يَتَقَيَّد بِعَدَد مُعَيَّن، إِنَّمَا عَلى حَسَب الْحَادِثَ وَالْحَال، لَيْسَ هُنَاكَ عَدَد مُعَيَّن  إِن كَانَ الْعَدَد دُونَهُ لاَ يَكُونُ مُتَوَاتِرًا إِن بَلََغَهُ فَهُوَ مُتَوَاتِر، لاَ، عَلى حَسَبِ الْحَال، على حَسَبِ الْخَبَر وَالْحَال، أَحْيَانًا قَدْ يَتَوَاتَرُ خَبَر بِعَشَرَة وَأَحْيَانًا بِعِشْرِين، لاَ يُوجَد عَدَدُ مُعَيَّن لِلتَّوَاتُر، إِذَا نَزَلَ عَنْهُ الْعَدَد لاَ يَكُونُ مُتَوَاتِرًا وَإِن بَلَغَهُ يَكُونُ مُتَوَاتِرًا، لاَ، إِنَّمَا هَذَا على حَسَبِ الْحَال، إِذَا كَانَ بِحَيْثُ لاَ يَجْتَمِعُونَ على الْكَذِب، لاَ يُقْبَلُ اجْتِماعُهُم على الْكَذِب والْكُلّ فِي كُلّ طَبَقَة كَانُوا هَكَذَا على الْوَصْف الَّذِي وَصَفْنَاه كَانَ مُتَوَاتِرًا، مِن غَيْرِ تَقْيِيد بِعَدَد مُعَيَّن،

   

L’on comprend à partir de là que la nouvelle véridique qui nous est parvenue par tawatour n’est pas conditionnée par un nombre précis ou spécifique mais tout dépend de la situation et de l’évènement. Il arrive qu’il y ait tawatour à partir de dix personnes et parfois à partir de vingt. Mais il n’y a pas de nombre précis en-dessous duquel ce n’est pas un tawatour et s’il l’atteint il devient tawatour. C’est selon le cas. A partir du moment où ils ne se réunissent pas à mentir, qu’il n’est pas possible qu’ils se mettent d’accord pour mentir et qu’à chaque couche, les gens qui rapportent cette information sont de cette typologie alors la nouvelle est dite moutawatir. Il n’y a pas de nombre particulier.

أَمَّا مَثَلاً وَاحِد، اثْنَان، ثَلاَثَة هَذَا لَيْسَ بِالتَّوَاتُر، مَعْرُوف، مِثْلُ هَذَا لاَ يَبْلُغُ عَدَدِ التَّوَاتُر،

Mais s’il n’y a qu’une, deux ou trois personnes, cela ne compte pas au nombre des nouvelles par tawatour.

مَنْ يَذْكُر لَنَا َأمْرَيْن أَو ثَلاَثَة يُرَدُّ بِهَا الْحَدِيث؟

         

Qui nous cite deux ou trois points par lesquels on peut réfuter un hadith ?

إِذَا كانَ الْحَدِيث يُخَالِفُ الْحُكْمِ الْعَقْلِيّ،

إِذَا كَانَ الْحَدِيث يُخَالِفُ الْحَدِيثَ الْمُتَوَاتِر بِحَيْثُ لاَ يُمْكِنُ الجَمْعُ بَيْنَهُمَا أَي  لَيْسَ هُنَاكَ سَبِيل لِلْجَمْعِ بَيْنَهُما، لَيْسَ هَنَاكَ سَبِيل لِلتَّأْوِيلِ بِحَيْثُ يُجْمَعُ بَيْنَهُما بِالتَّأْوِيل، عِنْدَ ذَلِك يُحْكَمُ بِرَدِّ الْحَدِيث،

Si le hadith contredit la raison saine ou bien un autre hadith moutawatir de sorte qu’on ne peut pas les faire correspondre, ils ne seront pas en conformité du point de vue du sens c’est-à-dire qu’on n’aura aucun moyen de l’interpréter de manière concordante avec le hadith par tawatour.

إِذَا كَانَ الْحَدِيث يُخَالِفُ صَرِيحَ الْقُرْآن بِحَيْثُ لاَ يُمْكِنُ الجَمْعُ بَيْنَهُمَا،

 

Si le hadith contredit les ayah explicites du Qour’an de telle manière qu’on ne peut pas concilier entre les deux.

لِمَاذَا قَالَ الإِمَامُ أَبُو حَنِيفَة إِنَّهُ لاَ يُعْتَمَدُ فِي الْعَقِيدَة كَدَلِيلٍ إِلاَّ عَلى الْحَدِيثِ الْمُتَوَاتِر أَو مَشْهُور؟              

Pourquoi le grand Imam Abou Hanifah a dit on ne peut se baser quant aux sujets de la croyance que sur le moutawatir ou bien sur le hadith qui est mach-hour ?

لأَنَّ الْعَقِيدَة لاَ تُبْنَى إِلاَّ عَلَى الْقَطْعِي وَالْيَقِينِي،

 

Parce que la réponse est que la croyance ne se base que sur ce qui est sûr irrévocable et qui n’accepte pas plusieurs possibilités.

الْخَبَرُ الْمُتَوَاتِر هَكَذَا، لِمَاذَا قَالَ الْمَشْهُور؟  الْمَشْهُور دُونَ الْمُتَوَاتِر رُتْبَةً، لِمَا قَبِلَ الْمَشْهُور؟ 

 

La nouvelle moutawatir est ainsi. Pourquoi a-t-il ajouté le mach-hour ?

يَعْنِي الْمُتَوَاتِر قُلْنَا يَقَع فِي الْقَلْب صِدْقُهُ يُفِيدُ عِلْمَ الضَّرُورِيّ مِن غَيْرِ اسْتِنْتَاج، أَمَّا الْمَشْهُور لَيْسَ هَكَذَا، مَعَ ذَلِك قَبِلَهُ الإِمَامِ أَبُو حَنِيفَة فِي أُمُورِ الْعَقِيدَة، لِمَا؟

 

Nous avons dit que la véracité de la nouvelle moutawatir est évidente dans le cœur, sans déduction. Mais le mach-hour n’est pas ainsi. Malgré cela, l’Imam Abou Hanifah l’a accepté pour preuve au sujet de la croyance, pourquoi donc ?

أَبُو حَنِيفَة مَعَ أَنَّهُ أَرَادَ القْطْع وَالْيَقِين لِمَا قَبِلَهُ؟

 

Bien que Abou Hanifah n’ait retenu comme preuve dans la croyance que ce qui est irrévocable et certain, pourquoi a-t-il accepté le hadith mach-hour comme preuve s’agissant de la croyance ?

لأَنَّهُ يَكُونُ هُنَاك أَشْيَاء أُخْرَى عَضَّدت هَذَا الْحَدِيث فَرَفَعَتْهُ إِلى دَرَجَة إِفَادَةَ الْقَطْع وَالْيَقِين، الْمُتَوَاتِر بِمُجَرَّد تَوَاتُرِهِ يُفِيدُ ذَلِك، يُفِيدُ ذَلِك عِلْمًا ضَرُورِيًّا، يَعْنِي مِن غَيْرِ حَاجَة إِلى بُرْهَان يَقَع فِي الْقَلْب صِدْقُهُ الْخَبَرِ الْمُتَوَاتِر، أَمَّا الْخَبَرِ الْمَشْهُور فَبِالْقَرَائن بِالأَشْيَاءِ الَّتِي يَعْتَضِدُ بِهَا الَّتِي تَزِيدُهُ قُوَّةً يَرْتَفِع إِلى دَرَجَة إِفَادَةَ الْقَطْع وَالْيَقِين، لَيْسَ عِلْمًا ضَرُورِيًّا إِنَّمَا بِأَشْيَاء أُخْرَى يَعْتَضِدُ بِهَا إلى أَن يَرْتَفِعَ إِلى ذَلِكَ،

 

Parce qu’il y a d’autres choses qui renforcent ce hadith mach-hour et qui l’élève jusqu’au degré de la connaissance catégorique et certaine. Le moutawatir, par lui seul, c’est-à-dire par sa spécificité, le tawatour entraîne par lui seul cette connaissance certaine. Il entraîne quelque chose de connu nécessairement. C’est-à-dire sans besoin d’une autre preuve, il vient au cœur que cette information moutawatir est véridique. Alors que l’information mach-hour c’est par d’autres preuves qui la renforcent, qui lui donnent encore plus d’impact. C’est alors qu’il atteint le degré de ce qui entraîne une connaissance certaine et catégorique. Ce n’est pas une connaissance par nécessité mais c’est par d’autres choses qui le renforcent jusqu’à atteindre ce degré.

يُفِيدُ الْقَطْع لأَنَّ أَبَا حَنِيفَة قَال: ((الْمَشْهُور يُفِيدُ عِلْمًا نَظَرِيًّا قَطْعِيًّا))، لَيْسَ ضَرُورِيًّا، نَظَرِيًّا مَبْنِيًّا على الاِسْتِدْلاَلِ بِالاِسْتِدْلاَل اسْتِدْلاَلاً يُفِيدُ الْقَطْع،

 

Donc le mach-hour entraîne quelque chose de catégorique. Abou Hanifah a dit que le mach-hour entraîne une connaissance catégorique suite à la réflexion. Ce n’est pas une connaissance évidente mais suite à la réflexion c’est-à-dire que basée sur une argumentation. L’argumentation implique le fait que ce soit catégorique.

أُعْطِيكُم مِثَالاً، مَثَلاً خَبَر رَوَاهُ جَمَاعَة كَثِيرون لاَ يُقْبَلُ اجْتِمَاعُهُم على الْكَذِب، هَذَا أَيش تَقُول عَنْهُ؟ تَوَاتَر، وَخَبَر رَوَاهُ عَن وَاحِد مَثْلاً ثَلاَثَة كُلٌّ مِنْهُم إِمَام عَظِيمُ الشَّأْن فِي الْعِلْم وَالْحِفْظ وَالضَّبْط والْفَهْم وَالْوَرَع، كَأَن يَكُون رَوَاهُ عَن وَاحِد مَثَلاً لَو فَرَضْنَا مَالِكٌ أَبُو حَنِيفَة وَالشَّافِعِيّ، مَالِك قَال: فُلاَن أَخْبَرَنِي بِكَذَا، وَأَبُو حَنِيفَة قَال: فُلاَن أَخْبَرَنِي بِكَذَا نَفْسُهُ، وَالشَّافِعِيّ قَال: فُلاَن أَخْبَرَنِي بِكَذَا، هَل يَبْقَى فِي قَلْبِكَ شَكّ فِي هَذَا الْخَبَر؟ لاَ يَبْقَى، لَكِن هَذَا لِمَا؟ لأَنَّهُ اعْتَضَد لَيْسَ  لِمُجَرَّدِ الْعَدَد إِنَّمَا لأَنَّهُ اعْتَضَد  بِأَيْش؟ بِعُلُوِ شَأْنِهِم بِعُلُوِيّ مَرْتَبَتِهِم وَشِدَّةِ وَرَعِهِم وَشِدَّةِ ضَبْطِهِم، هَكَذَا، هَكَذَا لِلتَّقْرِيب، مِثْلُ هَذَا يَكُون مَعَ الْخَبَر أَشْيَاء أَحْيَانًا وَإِن كَان مِن حَيْثُ الْعَدَد لَيْسَ هُوَ فِي دَرَجَةِ الْمُتَوَاتِر لَكِن يَكُون مَعَهُ أُمُور تَرْفَعُهُ إِلى دَرَجَةِ الْقَطْع وَالْيَقِين،

 

Je vous donne un exemple. Un exemple d’une information rapportée par un grand nombre de personnes. Il n’est pas concevable qu’ils s’entendent sur un mensonge. Que dit-on dit de cette information ? Moutawatir.

Deuxième cas : une information rapportée par trois personnes qui la rapportent d’une même personne, et chacune de ces trois est un imam éminent, qui a un très haut degré dans la science,  dans la mémorisation, dans la maîtrise, dans la compréhension, dans l’ascèse. Par exemple d’une même personne trois l’ont rapportée comme Malik, Abou Hanifah et Ach-Chafi^iyy. Malik a dit : Untel m’a dit telle chose. Abou Hanifah a dit le même m’a appris la même chose et Ach-Chafi^iyy a dit Untel m’a rapporté la même chose, est-ce qu’il va rester dans ton cœur un doute sur cette information ? Il n’y a plus de doute. Pourquoi donc ? Parce qu’elle s’est renforcée. Ce n’est pas par le simple nombre de personnes qui rapportent. Mais par quoi est-elle renforcée ? Par le haut degré et l’extrême ascèse et l’extrême maîtrise de ceux qui l’ont rapportée. Ceci est pour rapprocher le sens à l’esprit. Il peut y avoir d’autres choses encore. Même si du point de vue du nombre l’information n’a pas le degré du moutawatir,  mais il y a avec ce mode de transmission d’autres choses qui la font s’élever jusqu’au degré de ce qui est catégorique et certain.

الإِمَام أَبُو حَنِيفَة قَال: ((إِذَا كَان الْخَبَر فِي الطَّبَقَة الأُولَى سَمِعَهُ مِنَ الرَّسُول عليه الصلاة والسلام ثَلاَثَة مِنَ الصَّحَابَة، نَقَلُهُ علَى الأَقَلّ، ثمَّ مِنَ التَّابِعِين ثَلاَثَة، ثمَّ مِن ثِقَاةِ أَتْبَاعُ التَّابِعِين ثَلاَثَة على الأَقَلّ، ثمَّ مِن أَتْبَاعِ الأَتْبَاع ثَلاَثَة عَلى الأَقَلّ، قَال: بَعْدَ هَذَا هَكَذَا فِي كُلِّ الطَّبَقَات أَوْ زَادَ على الأَقَلّ بَعْدَ ذلِك، قَال: هَذَا وَلَوْ كَان فِي بَعْضِ طَبَقَات الْعَدَد لَيْسَ إِلى عَدَدِ التَّواتُر لَكِن عُلُوُّ شَأْنِهِم مَعَهَا، قَالَ هَذَا يَرْفَعُ هَذَا الْخَبَر إِلى دَرَجَةِ الْقَطْعِ وَالْيَقِين،)) لِذلِك اعْتَمَدَهُ،

 

L’Imam Abou Hanifah a dit si l’information dans la première couche a été entendue du Messager par trois compagnons au moins puis par trois successeurs puis par trois au moins parmi ceux qui sont dignes de confiance des successeurs des successeurs puis par au moins trois des  successeurs des successeurs des successeurs, après cela si à chaque couche le nombre de ceux qui rapportent cette information a augmenté au-delà de trois, même si dans certaines couches il n’arrive pas jusqu’au degré du tawatour mais s’ils ont un haut degré, cela renforce le degré de fiabilité de l’information jusqu’au niveau de ce qui est catégorique et certain. C’est pour cela que Abou Hanifah a retenu le mach-hour comme preuve dans la croyance.

لِذَلِك إِذَا كَلَّمَكُم إِنْسَان مِنَ الْمُشَبِّهَة فََأَوْرَدَ حَدِيثًا مِنَ الأَحَادِيث الَّتِي هِيَ دُونَ دَرَجَةِ الْمَشْهُور مِن أَحَادِيثِ الآحَاد يُرِيدُ أَن يَسْتَدِلَّ بِهِ على عَقِيدَتِهِ الْفَاسِدَة يَكْفِي أَن تَقُول لَهُ: هَذَا لاَ يُفِيدُ الْقَطْع، هَذَا لاَ يُسْتَدَلُّ بِهِ  فِي الْعَقِيدَة، عِنْدَ الإِمَام أَبِي حَنِيفَة وَأَتْبَاعِهِ هَذَا لاَ يُسْتَدَلُّ بِهِ فِي الْعَقِيدَة انْتَهَى، مَا لَهُ كَلاَم، وَالأَحَادِيثَ الَّتِي يَسْتَدِلُّونَ بِهَا أَكْثَرُهَا مَا بَيْنَ مَوْضُوع أَو مُخْتَلَف أَو ضَعِيف أَو صَحِيح لَكِنَّهُ لاَ يَبْلُغُ دَرَجَةَ الشُّهْرة، أَكْثَرُهَا هَكَذَا،

 

C’est pour cela si quelqu’un parmi les assimilateurs vient vous voir et vous dit tel hadith qui est en-deçà du niveau du mach-hour mais qui reste du niveau du ahad – rapporté par des personnes, des individus – et il veut l’utiliser comme argument pour sa mauvaise croyance, il suffit de lui dire : Cela n’entraîne pas une connaissance catégorique. Cela n’est pas retenu pour preuve dans la croyance. Pour l’Imam Abou Hanifah et ses successeurs, pareil hadith n’est pas retenu comme argument dans la croyance. Il n’a plus rien à dire. Les hadith que les assimilateurs utilisent comme argument la plupart sont soit mawdou^ – monté de toute pièce- ou moukhtalaf -sujet à divergence- ou bien da^if –faible- ou sahih mais il n’atteint pas le degré de mach-hour. La plupart sont de cet ordre.

مَثَلاً إِذَا أَوْرَدَ حَدِيثَ الْجَارِيَة تَقُولُ لَهُ: هَذَا لَيْسَ فِي دَرَجَةِ الْمَشْهُور، مَا بَلَغ دَرَجَةَ الْمَشْهُور، فَلاَ يُحْتَجُّ بِهِ فِي الْعَقِيدَة انْتَهَى،

 

Ainsi si par exemple il vous donne le hadith de la femme esclave, tu lui dis : «  Ce hadith n’a pas atteint le degré du mach-hour, alors il n’y a pas de preuve dans ce hadith au sujet de la croyance.» Terminé.

لَيْسَ حُجَّة فِي الْعَقِيدَة،

 

Ce n’est pas un argument dans la croyance. Terminé.

فَلَيْسَ لَكَ كَلاَم، مَا عِنْدَكَ حُجَة،

 

Tu lui dis : « Tu n’as rien à dire, tu n’as pas de preuve ».

ثمَّ الْقُرْآن فِيهِ آيَاتٌ مُطْلَقَة وَآَيَاتٌ مُقَيَّدَة، مَثَلاً مِثَالُ الْمُطْلَق كَأَن أَقُول لَكَ: أَكْرِم بَنِي فُلاَن، أَكْرِم الْقَبِيلَة الفُلاَنِيَّة هَل قُلْتُ الْمُسْلِمِينَ مِنْهُم؟ لاَ، هَلْ قُلْتُ: إِذَا جَاءُوكَ أَكْرِمْهُم؟ لاَ، هَل قُلْتُ: إِذَا ذَهْبَتَ إِلَيْهِم أَكْرِمْهُم ؟ لاَ، هَل قُلْتُ: أَكْرِمْهُمُ الْيَوْم؟ لاَ، هَل قُلْتُ أكْرِمْهُم بَعْدَ غَد؟ لاَ، هَل قُلْتُ: أَكْرِمْهُم بِكَذَا؟ لاَ، هَل قُلْتُ: أَكْرِمْهُم بِمَا شِأْتَ إِلاَّ بِكَذَا؟ لاَ، مِثْلُ هَذِهِ الْعِبَارَة أَكْرِم بَنِي فُلاَن أَكْرِمِ الْقَبِيلَة الْفُلاَنِيَّة، هَذَا يُقَال لَهُ مُطْلَق، مِثَالُهُ فِي الْقُرْآنَ ﴿تَحْرِيرُ رَقَبَة﴾، مَا فِيهِ تَقْيِيد بِالسِّن وَلاَ بِالدِّين وَلاَ بِالْجِنْس، مَا فِيهِ تَقْيِيد بِأَن تَكُونَ رَقَبَة ذَكَر أَوْ أُنْثَى، صَغِير أَو كَبِير، مُؤْمِنَة أَو كَافِرَة، هَذَا يُقَالُ لَهُ مُطْلَق، مِثْلُ هَذَا يُقَالُ لَهُ مُطْلَق،

مُقَابِلُهُ الْمُقَيَّد كَأَن أَقُول لَكَ: أَكْرِم بَنِي فُلاَن الْعُلَمَاء، مَعْنَاهُ أَنَا قَيّدْتُ الإِكْرَام بِمَن؟ بِمَا كَانَ مِنْهُم أَيْش؟ عَالِمًا، أَو أَقُول لَكَ: أَكْرِمْهُم إِن جَاءُوا إِلَيْكَ، فَقَيَّدْتُ الإِكْرَام بِأَيْش؟ بِمَجِيئِهِم إِلَيْكَ، أَو أَقُول: أَكْرِم الْمُسْلِمُين مِنْهُم، مَعْنَاهُ قَيَّدْتُ الإِكْرَام بِمَنْ؟ بِالْمُسْلِمِينَ مِنْهُم، هَذَا يُقَالُ لَهُ أَيْش؟ مُقَيَّد، مِثَالُهُ فِي الْقُرْآن: ﴿تَحْرِيرُ رَقَبَةٍ مُؤْمِنَة﴾، هُنَا قُيِّدَتَ الرَّقَبَة بِأَيْش؟ بِكَوْنِهَا مُؤْمِنَة، هَذَا مِثَالُ الْمُطْلَق وَالْمُقَيَّد،

Par ailleurs, le Qour’an comporte des ayah moutlaqah – dont le jugement, le sens est absolu- et des ayah mouqayyadah – dont le jugement est restreint .

Un exemple de jugement qui est absolu, comme si je te dis : « Honore telle tribu ! »

Est-ce que je t’ai dit : « Honore les musulmans d’entre eux ! » ? Non !

Est-ce que je t’ai dit : « Lorsqu’ils viennent à toi alors honore-les ! » ? Non !

Est-ce que je t’ai dit : « Lorsque tu vas vers eux alors honore-les ! » ? Non !

Est-ce que je t’ai dit : « Honore-les aujourd’hui! » ? Non !

Est-ce que je t’ai dit : « Honore-les après-demain! » ? Non plus !

Est-ce que je t’ai dit : « Honore-les en leur présentant telle chose! » ? Non plus !

Est-ce que je t’ai dit « Honore-les par ce que tu veux ou uniquement par telle chose! » ? Non plus !

Pareille expression : «  Honore le clan de Untel, honore telle tribu », cela est appelé moutlaq c’est-à-dire absolu. Un exemple dans le Qour’an, c’est la parole de Allah : (Tahrirou raqabah) ce qui signifie : « Affranchir un esclave ». Il n’y a pas un âge particulier qui soit mentionné pour cet esclave, ni qu’il soit musulman, ni qu’il soit de sexe masculin ou féminin. Il n’y a pas de restriction que ce soit un homme, une femme, petit, grand, croyant, mécréant. Cela s’appelle moutlaq-absolu. Pareil à cela est appelé moutlaq-absolu et son opposé est mouqayyad -ce qui est restreint- comme si je te dis : « Honore les savants du clan de Untel ».

C’est-à-dire que j’ai restreint l’honneur par qui, par quelle caractéristique d’entre eux, le fait qu’ils soient des savants. Ou je te dis : «  Honore-les s’ils viennent à toi ». Dans ce deuxième cas, j’ai restreint l’honneur par le fait qu’ils viennent à toi. Ou par le fait que je te dise : « Honore les musulmans d’entre eux ». C’est-à-dire que j’ai restreint l’honneur par les musulmans d’entre les gens. Cela s’appelle mouqayyad –restreint-. Son exemple dans le Qour’an est : (Tahrirou raqabatin mou’minah).

Ici j’ai restreint le fait que cet esclave soit croyant. Ceci est un exemple du moutlaq et du mouqayyad– de l’absolu et du restreint-.

أَحْيَانًا تَكُونُ الآيَة فِي مَوْضِع مُطْلَقَة وَيَكُونُ لَهَا قَيْد ذُكِرَ فِي مَوْضِعٍ آَخَر، فَيُحْمَل إِطْلاَقُ هَذِهِ الآيَة على الْقَيْدِ المَذْكُور فِي مَوْضِعٍ آخَر، قُلْتُ أَحْيَانًا تُذْكَرُ الآيَة فِي الْقُرْآن مُطْلَقَة وَيَكُون لَهَا قَيْد مَذْكُور فِي مَوْضِعٍ آخَر، لَيْسَ فِي نَفْسِ الْمَوْضِع، فَهِيَ فِي الْحَقِيقَة لَهَا قَيْد، لَكِن فِي ذَلِكَ الْمَوْضِع مَا ذُكِرَ الْقَيْد، إِنَّمَا ذُكِرَ أَيْن؟ فِي مَوْضِعٍ آخَر، فَالَّذِي لاَ يَعْلَم وَيُسْرِع إِلى تَفْسِيرِ الْقُرْآن بِرَأْيِهِ لِظَنِّهِ أَنَّهُ يَعْرِفَ بَعْضَ الْعَرَبِيّة، أَو يُرِيدُ كَمَا يُرِيد بَعْض أَهْلِ الْبِدْع  أَن يَسْتَنْبِطَ هُوَ الأَحْكَام لاَ أَن يَتْبَعَ الْمُجْتَهِدِين فِي مَا اسْتَنْبَطُوه قَدْ يُطْلِقُ الْحُكُم بِنَاءً عَلى هَذِهِ الآيَة، فَهْمِهِ لِهَّذِهِ الآية وَيَكُونُ جَاهِلاً أَنَّ لَهَا قَيْدًا ذُكِرَ أَيْن؟ فِي مَوْضِعٍ آخَر، لِذَلِك ذَكَرَ الْعُلَمَاء أَنَّ مِن شُرُوطِ الْمُجْتَهِد أَن يَكُونَ عَالِمًا بِأَيْش؟ بِالْمُطْلَق وَالْمُقَيَّد، حَتَّى لاَ يُطْلِقَ فِي مَوْضِعِ التَّقْيِيد وَلاَ يُقَيِّدَ فِي مَوْضِعِ الإِطْلاَق،

 

Parfois dans certains cas la ayah a une portée absolue –moutlaq– et dans certains cas, il y a  une mention dans d’autres contextes, alors ce qui est cité comme étant absolu dans cette ayah est rattaché à une restriction qui est citée ailleurs.

Donc parfois la ayah est citée dans le Qour’an moutlaq -dans l’absolu-. Il se peut aussi qu’elle ait une restriction qui est citée dans un autre passage du Qour’an, et pas dans le même passage. En effet, dans le passage d’origine, la restriction n’a pas été mentionnée. La restriction a été mentionnée dans un autre passage. Celui qui ne sait pas et qui s’empresse d’expliquer le Qour’an suivant son avis, il pense qu’il connaît un peu d’arabe ou comme le font certains mauvais innovateurs, il veut extraire lui-même et déduire lui-même les jugements et pas suivre les savants moujtahid dans ce qu’ils ont déduit comme jugement. Il se peut qu’ils disent que le jugement soit absolu en se basant sur cette ayah, sa compréhension de cette ayah l’amène à cela alors qu’il ignore qu’elle a une restriction qui est citée dans un autre passage !

C’est pour cela que les savants ont dit que parmi les conditions du moujtahid c’est qu’il connaisse ce qu’est le moutlaq -l’absolu- et ce qu’est le mouqayyad -le restreint afin qu’il ne déduise pas un jugement absolu alors qu’il y a restriction et qu’il ne restreigne pas alors qu’il y a un jugement qui a une portée absolue.

كَذَلِكَ فِي الْقُرْآن يُوجَد آيَات عَامَّة وَآيَات َخَاصَّة، في الْقُرْآن يُوجَدُ عَامٌّ وَخاصٌّ، الْعَام مَعْنَاهُ الَّذِي يَعُمّ يَشْمَل، وَالْخَاص بِخِلاَفِهِ، مِثَالُ ذَلِك قَوْلُ اللَّهِ تَبارك وتعالى: ﴿والسَّارِقُ وَالسَّارِقَةُ فاَقْطَعُوا أَيْدِيَهُمَا﴾، مِن حَيْثُ الظَّاهِر هَذِهِ الآيَة عَامَّة، فِي كُلّ سَارِق وَسَارِقَة، أَلَيْسَ كَذَلِكَ؟ الَّذِي لاَ يَعْرِف مَا ذَا يَقُول: كُلّ مَن سَرَق لاَ بُدَّ مِن أَيْش؟ لاَ بُدَّ أَن يُقِيمَ عليهِ الْخَلِيفَة الْحَدّ، بِقطْعِ الْيَد، لَكِن الَّّذِي يَعْرِف، يَعْرِفُ أَنَّ هَذِهِ الآيَة مَخْصُوصَة، بِأَيش مَخْصُوصَة؟ مَخْصُوصَة بِأَن تَكُون السَّرِقَة بِمَا فَوْقَ رُبْعِ دِينَار أَوْ أَكْثَر لأَنَّ الْمَسْرُوق إِذَا كَان قِيمَتُهُ  دُونَ رُبْع دِينَار فَلاَ حَدَّ فِيهِ، لاَ قَطْعَ فِيهِ، الَّّذِي لاَ يَعْرِف أَيْش يقُول؟ الآيَة عَامَّة،من أَيْنَ جِئْتَ بِرُبْعِ دِينَار هَذَا، لاَ، بَلْ ذُكِرَ فِي مَوْضِعٍ آخَر، إِمَّا ذُكِرُ فِي الْكِتَاب أَو ذَكَرَهُ رَسُولُ اللَّه صلى الله عليه وسلم، مِثْلُ هَذَا يُقَالُ لَهُ عَامٌّ مَخْصُوص، لَفْظُهُ عَامّ لَكِن هُنَاكَ أَيْش؟ هُنَاكَ مَا يَخُصُّهُ، مِثْلُ قَوْلِ اللَّهِ تبارك وتعالى: ﴿يُوصِيكُمُ اللَّهُ فِي أَوْلاَدِكُم لِلذَّكَرِ مِثْلُ حَظِّ الأُنْثَيَيْن﴾، هَذِِهِ الآيَة عَامَّة، الْوَلَد إِذَا كَان ذَكَرًا وَإِذَا كَانَ أُنْثَى كِلاَهُما يَرِثُ لِلذَّكَرِ ضِعْفَا حَظِّ الأُنْثَى، أليس كذلك؟ الَّّذِي لاَ يَعْرِف يَقُول: إِنَّهُ فِي كُلِّ حَال الأَوْلاَد يَرِثُون، لَكِن أَيش لو كَان الْوَلَدُ كَافِرًا؟ أَيْش لَوْ كَان الْوَلَدُ  قَاتِلاً قَتَلَ أَبَاهُ؟ لاَ يَرِث، فَإِذًا هَذِهِ الآيَة مِنَ الْعَام الَّذِي أَيْش الْمَخْصُوص، اللَّفْظُ الْعَام خُصَّ بِشَيْءٍ آخَر يَكُونُ وَرَدَ فِي الشَّرْع، جَاءَ فِي شَرْعِ اللَّهِ تبارك وتعالى، الَّذِي لاَ يَفْهَمُ هَذَا، الَّذِي لاَ يَعْرِفُ هَذَا قَدْ يَسْتَعْجِل إِذَا وَجَدَ لَفْظًا عَامًّا، فَيُعَمِّم على الإِطْلاَق مِن غَيْرِ اسْتِثْنَى  فَيَضِلُّ وَيُضِل مِثْل أَيْش؟

 

Il y a également dans le Qour’an des ayah générales –^amm– et des ayah spécifiques –khass-.

Le général c’est ce qui englobe. Et le spécifique c’est son opposé. Un exemple : la parole de Allah tabaraka wa ta^ala dans le Qour’an : (wa s-sariqou wa s-sariqatou faqta^ou ‘aydiyahouma). Selon l’apparence cette ayah est générale (^amm) « pour chaque voleur et chaque voleuse ». Celui qui ne maîtrise pas la subtilité va dire : « Chaque voleur, le Calife lui applique la peine légale ». Mais celui qui maîtrise sait que cette ayah a une explication spécifique. Le jugement a été spécifié par le fait que la chose qui est volée doit valoir un quart de dinar ou plus [pour que la peine légale puisse être appliquée]. Car si ce qui est volé avait une valeur moindre qu’un quart de dinar, il n’y a pas de peine légale. Celui qui ne sait pas que va t-il dire ? Il va dire la ayah est générale –^amm. Le quart de dinar a été cité dans un autre passage. Soit il a été cité dans le Qour’an, soit c’est le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qui l’a cité. Un exemple de cela est appelé ^ammoun makhsous. La phrase a une portée générale mais elle est spécifiée par une autre chose. Le terme est général mais il y a ce qui le spécifie. Comme dans la parole de Allah ta^ala : (Yousikoumou l-Lahou fi ‘awladikoum li dh-dhakari mithlou hadhdhi l-‘ounthayayn).

Cette ayah a une portée générale : l’enfant qu’il soit de sexe masculin ou de sexe féminin, va hériter. Et celui qui est de sexe masculin hérite le double de l’enfant qui est de sexe féminin. Celui qui ne sait pas, va dire que dans tous les cas l’enfant va hériter. Mais que dire alors si l’enfant est mécréant ? Que dire si l’enfant est assassin ? S’il a tué son père, il n’hérite pas. Cette ayah fait partie de ce qui est ^amm –général et qui est spécifié. C’est-à-dire que le terme est général mais le jugement a été spécifié par autre chose qui est parvenu dans la Loi de l’Islam qui est venue dans la Loi de Allah tabaraka wa ta^ala et celui qui ne comprend pas cela, celui qui ne connaît pas, cela il se peut qu’il s’empresse dès qu’il trouve un terme général et qu’il généralise dans l’absolu sans aucune distinction. Il va alors s’égarer et il va égarer d’autres que lui.

إِذَا قَالَ الْوَهَّابِيّ:كُلُّ بِدْعَة ضَلاَلَة وَكُلُّ ضَلاَلَة فِي النَّار، أَيْش تَقُولُون؟ هَذَا مِنَ العَامِّ الْمَخْصُوص، هَذَا مَعْنَاهُ،  لَوْ كَانَ لَفْظُهُ  عَامًّا إِلاَّ أَنَّهُ جَاءَ فِي الشَّرْع مَا يَخُصُّهُ، فَيَمْنَعُ مِن أَن يَشْمَل كُلَّ بِدْعَة  على الإِطْلاَق، لَوْ كَانَ لَفْظُهُ عَامًّا، لَفْظ كُل مِن أَلْفَاظِ الْعُمُوم، قُلْنَا الْعَامّ الَّّذِي يَشْمَل أَفْرَادَ الْجِنْس، فَإِذَا قُلْتُ: كُلُّ بِدْعَة،  هَذَا لَفْظُ الْعُمُوم، لَفْظ شُمُول لاَ يَخْتَصّ بِاثْنَيْن أَو ثَلاَثَة أَو أَرْبَعَة، هَذَا اللَّفْظ شُمُول، هَذَا اللَّفْظُ الْعَامّ مَخْصُوص بِأَحَادِيث أُخْرى بِأَشْيَاء أُخْرَى جَاءَت فِي شَرْعِ  اللَّهِ  تُبَيِّنُ أَنَّهُ لاَ يُرَادُ بِهِ الْكُلّ عَلى الإِطْلاَق، إِنَّمَا يُرَادُ بِهِ  قِسْم مِنَ الْبِدْعَة وَهُوَ أَيْش؟ بِدْعَةُ الضَّلاَلَة، هَذَا مِنَ الْعَامِّ الْمَخْصُوص، وَإِن كَان فِي الْحَدِيث، كَلاَمُناَ فِي الْقُرْآن لَكِن نَفْسُ الْحُكُُم،

 

Si le wahhabite vous dit : (koullou bid^atin dalalah) ou (koullou bid^atin fi n-nar) qu’est-ce que vous lui dites ? Vous lui dites ça c’est un terme général mais qui est spécifié.

Même si le terme est général, il est à savoir qu’il est parvenu dans la Loi ce qui en spécifie la portée et qui empêche que l’expression (koullou bid^atin) soit dans l’absolu. Même si le terme est général. Le terme (koull) fait partie des termes qui ont une portée générale. Le général c’est ce qui englobe tous les individus de l’espèce. Si tu dis (koullou bid^atin) c’est un terme qui est général. Le terme est général, il ne spécifie pas deux ou trois ou quatre.

Or ce terme général est spécifié par d’autres hadith, par d’autres choses qui nous sont parvenues dans la Loi de Allah ta^ala et qui indiquent qu’il n’en est pas visé l’absolue totalité mais il en est visé une partie [de al-bid^ah -l’innovation-]. Il s’agit ici de l’innovation d’égarement. Ce terme également fait partie du ^amm -général makhsous –spécifié-.

Cette explication est valable même si l’exemple concerne un hadith et que nous parlons au sujet du Qour’an. La règle est la même pour le hadith.

إِذَا قَالَ لَكَ شَخْص: الْحَدِيث فِيهِ كُلّ، مَعْنَاهَا يَعْنِي الإِطْلاَق، تَقُولُ لَهُ: كُلّ يَكُونُ مَعْنَاهَا الإِطْلاَق مِن غَيْرِ قَيْد عِنْدَمَا لاَ يُكُونُ هُنَاكَ تَقْيِيد، فَإِن كَانَ هُنَاكَ تَقْيِيد لاَ يُكُونُ مَعْنَاهَا الإِطْلاَق، لُغَةُ الْعَرَب هَكَذَا، إِذَا اسْتَعْمَلْتُ أَنَا عِبَارة إِطْلاَق مِن غَيْرِ قَرِينَة، مِن غَيْرِ شَيْء يُقَيِّدُهَا يَكُون مَعْنَاهَا أَيْش؟ الْكُلّ مِن غَيْرِ اسْتِثْنَاء، أَمَّا إِن كَانَ هُنَاكَ قَرِينَة حَال، قَرِينَة عَقْلِيَّة، أَوْ قَرِينَة قَوْلِيَّة، شَىْء يُقَال فِي الْمَجْلِس عِنْدَ ذَلِكَ لاَ يَكُونُ مَعْنَاهَا الْكُلّ على الإِطْلاَق، إِنَّمَا يَكُونُ مَعْنَاهَا على حَسَبِ الْقَرِينَة الْمَوْجُودَة، عِبَارات شرْع  عِبَارَاتُ النَّبِيّ عليه الصلاَة والسلام، عِبَاراتُ شَرْع مَا جَاءَ فِي شَرْع كُلُّهُ كَأَنَّهُ لِلتَّقْرِيب هَذَا كَأَنَّهُ فِي الْمَجْلِس وَاحِد، فَإِذَا جَاءَت عِبَارَةٌ  فِي الْمَوْضِع مُطْلَقَة أَوْ فِي الآخَر فِيهَا قَيْد يُحْمَلُ الْمُطْلَق على أَيْش؟ على الْمُقَيَّد يَعْنِي مِنَ الأَوَّل يَكُون عِنْدَمَا قَالَ الرَّسُولُ عَليه الصلاةُ وَالسلام تِلْكَ الْعِبَارَة أَرَادَهَا أَيْش؟ مُقَيَّدَةً، أَرَادَهَا عَلى حَسَبِ الْقَيْد الْوَارِد فِي شَرْعِ اللَّهِ تبارك وتعالى، لَيْسَ الْمَعْنَى أَنَّ الرَّسُول عليه الصلاة والسلام أَرَادَهَا مُطْلَقَةً مِن غَيْرِ قَيْد ثمَّ بَعْدَ ذَلِك ذَكَرَ قَيْدًا إِنَّمَا مِن َالأَوَّل مُرَادُهُ عِنْدَمَا ذَكَرَهَا مَعَ مُرَاعَاة الْقَيْد الَّذِي فِيهَا،

 

Si quelqu’un dit te dit : (Dans le hadith il y a le mot koull, ce terme est clair, il signifie dans l’absolue totalité), tu lui réponds : «  Koull peut avoir le sens de la globalité sans aucune restriction dans le cas où il n’y a pas de restriction. Mais s’il y a une restriction, le mot koull ne veut pas dire l’absolue totalité ». C’est la règle dans la langue arabe. Si j’utilise un terme qui a une portée absolue, sans rien dans le contexte qui le restreint, quel sera son sens ? Ce sera l’absolue totalité sans exception. Mais s’il y a une restriction dans le contexte ou une restriction par la raison ou une restriction par la parole, quelque chose qui est dit dans l’assemblée de sorte que le mot koull ne vient pas dans l’absolu, dans tous ces cas ce ne sera pas dans l’absolu mais selon la restriction qui est parvenue dans le contexte.

Les expressions dans la Loi, les expressions du Prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam– , c’est ce qui est venu dans la Loi toute entière et pas uniquement dans certains passages et pas dans d’autres. Il y a une cohérence globale à prendre en considération. Pour donner un exemple, si dans une même assemblée, il y a une expression qui dans un sens a une portée absolue et dans un autre il y a une restriction, alors le sens qui a une portée absolue est expliqué par ce qui est restreint. Donc dès le départ, lorsque le Messager ^alayhi ssalatou wa s-salam a dit cette expression, il a visé  la restriction. Il a visé la restriction qui est parvenue dans la Loi de Allah tabaraka wa ta^ala. Cela ne veut pas dire que le Messager ^alayhi ssalatou wa s-salam a visé un sens global sans aucune restriction et que par la suite il a cité une restriction. Mais dés le départ, lorsqu’il l’avait citée, il avait visé une restriction.

اللَّهُ خَالِقُ كُلِّ شَىْء، يُعْلَم أَنَّ ذَاتَ اللَّه غَيْر المُرَاد هُنَا بِقَوْلِهِ شَىْء، مَخْصُوصَة بِحُكْمِ الْعَقْل،

(Allahou khaliqou koulli chay’) on comprend de là que l’Être-même de Allah n’est pas visé par le mot chay’. Ici, c’est une spécification par le jugement de la raison. Dans la parole : « Allah est le Créateur de toute chose », il est clair par la raison que « chose » ici n’englobe pas Allah.

 

وَهُوَ بِكُلِّ شَىْءٍ عَلِيم ، مَعْنَاهُ اللَّهُ تعالى يَعْلَمُ كُلَّ شْىء بِلاَ اسْتِثْنَاء،

Alors que (wa houwa bikoulli chay’in ^Alim) cela veut dire que Allah ta^ala sait tout sans exception.

لَيْسَ شَرْطًا أَن يَكُونَ الْمُخَصِّصُ ,الْقَرِينَة المُخَصِّصَ النَّقْلِيَّة، يَعْنِي الْحَدِيث أَوِ الآيَة، لَيْسَ شَرْطًا أَن تَكُونَ الآيَة مُخَصِّصَة نَزَلَت فِي نَفْسِ الْمَجْلِس أَن يَكُونَ حَدِيث الْمُخَصِّص قَد قِيلَ فِي نَفْسِ الْمَجْلِس، لَيْسَ شَرْطًا،

Ce n’est pas une condition que ce qui spécifie et qui est transmis, c’est-à-dire le hadith ou la ayah, ait été descendue par révélation dans la même assemblée. Ce n’est pas une condition non plus que le hadith qui spécifie ait été dit dans la même assemblée. Ce n’est pas une condition.

بِهَذَا الشَّىْء يَفْتَرِقُ الرَّسُولُ عليه الصلاة والسلام عَنَّا، أَنَا لَيْسَ لِي أَن أُطْلِقِ الْكَلاَم أَن أُطْلِقِ الْعِبَارَة ثمَّ أَقُول أَنَا فِي قَلْبِي أَن أُقَيَّد بَعْدَ ذَلِك، إِذَا رَاجَعَنِي وَاحِد فَقَالَ لِي: إِطْلاَقُكَ لِلْعِبَارَة غَلَط لاَ بُدَّ مِن فِيَهَا قَيْد، أَقُول: أَنَا بَعْدَ هَذَا أُقَيَّد، لأَنَّ أَنَا أَقْوَالِي لَيْسَت حُجَّة، فِي لُغَةِ الْعَرَب إِذَا أَطْلَقْتُ مِنْ غَيْرِ قَرِينَة تَقْيِيد تُحْمَلُ أَقْوَالِي على الإِطْلاَق، هَكَذَا، أَمَّا الرَّسُولُ عليه الصلاة والسلام فَأَقْوَالُهُ وَأَفْعَالُهُ حُجَج، لاَ يَجُوزُ لَنَا أَن نَقُول: أَنَا آخُذُ بِهَذَا الْقَوْل مِن أَقْوَالِهِ وَأَرُدّ الْقَوْلِ الآخَر، وَلاَ أَن أَقُول: أَنَا آخُذُ بِالْقَوْلِ الآخَر وَأَرُدّ هَذَا، بَل يَلْزَمُنِي  أَن آخُذَ وَأُصَدِّق بِهَذَا وَبِهَذَا، فَلاَ بُدَّ فِي حَقِّهِ عليه الصلاة والسلام مِنَ الْجَمْعِ بَيْنَ أَقْوَالِهِ، إِذَا كَانَ أَحَدُهَا مُطْلَقًا وَالآخَر مُقَيَّدًا، إِذَا كَانَ أَحَدُهَا عَامًّا وَالآخَر خَاصًّا لاَ بُدّ مِن َالْجَمْعِ بَيْنَهَا، حَتَّى لاَ يُرَدّ هَذَا   وَلاَ يُرَدّ هَذَا، هَذَا الْحُكُم يَنْطَبِق على نَبِيِّ اللَّهِ عليه الصلاة والسلام، لَيْش؟ لأنَّ مَعْرُوف أَنَّهُ رَسُولُ اللَّه إِذًا لاَ بُدَّ مِنَ الإِيمَان مَعْنَى كَوْنِهِ رَسُولُ اللَّه أنَّهُ يَلْزَمُنَا أَن نَأْخُذَ بِأَيْش؟ بِكُلِّ أَقْوَالِهِ عليه الصلاة والسلام، فَلاَ بُدَّ أَن يُرَدَّ بَعْضُهَا إِلى بَعْض، أَمَّا نَحْنُ لَسْنَا كَذَلِك،  فَعلى حَسَب لُغَةِ الْعَرَب لاَ يُقْبَل مِنِّي  أَن أُطْلِق ثمَّ أَقُول أَنَا أَيْش مُرَادِي التَّقْيِيد، وَاضِح، أَنَا مُرَادِي التَّقْييِد، أَلَيْسَ أَحْيَانًا يُطْلِقِ الإِنْسَان عِبَارَة فَيَكُونُ إِطْلاَقُهُ فَاسِدًا، فَيَقُول: بَسْ أَنَا لاَ أُرِيدُ ذَلِك، فَيُقَال لَهُ: وَلَوْ كُنْتَ لاَ تُرِيد، تَعْرِفُ الْمَعْنَى، فَكَلاَمُكَ فِيهِ شُمُول، فَيُحْكَمُ عَلَيْك بِحَسَبِ الْمَعْنَى، لَيْسَ لَهُ أَن يَقُول: كَيْفَ فيِ الْحَدِيث أَوِ الْقُرْآن يُوجَد آيَات فِِيهَا عُمُوم وَخُصَّت بِآيَات أَوِ الْحَدِيث أُخْرَى، تَقُول لَهُ: لأَنَّ ذَاكَ رَسُولُ اللَّه عليه الصلاة والسلام، كَوْنُهُ رَسُولُ اللَّه مَعْنَاهُ أَنَّهُ يَلْزَمُنَا أَيش؟ الأَخْذُ بِمَجْمُوعِ أَقْوَالِهِ، هَذَا دَلَّ، فَهَذَا مُتَوَافِق مَعَ حُكْمِ الشّرْع وَمَعَ لُغَةِ الْعَرَب، أَمَّا َأنْتَ ادِّعَاؤُكَ التَّخْصِيص لاَ يَتَوَافَقُ مَعَ اللُّغَة، أَنْتَ تَعْرِفُ الْمَعْنَى فِي اللُّغَة، وَقُلْتَ هَذَا بِإِرَادَتِكَ، فَادِّعَاؤُكَ أَنَّكَ تُرِيدُ الْخُصُوص لاَ يَنْفَعُكَ فِي دَفْعِ الْحُكْمِ عَنْكَ إِنَّمَا يُحْكَمُ عَلَيْك على حَسَبِ الْعِبَارَة، نَحْنُ لَيْسَ حُكْمُنَا كَحُكْمِ رَسُولِ اللَّه صلى اللَّه عليه وسلم فِي هَذَا، وَاضِح، لأَجْلِ ذَلِك الأَشْيَاء جَاءت فِي شَرْعِ اللَّهِ تعالى مِن َ الْمُتَشَابِهَة نُؤْمِنُ بِهَا وَنُصَدِّقُ بِهَا، وَلَيْسَ مَعْنَى هَذَا أَنَّهُ يَجُوزُ لَنَا أَن نَتَكَلَّم بِأَشْيَاء  مَا وَرَدَت فِي الشَّرع تَكُونُ مِثَلَ ذَلِك، ثمَّ نَقُول: كَمَا وَرَدَ فِي الشَّرْع أَنَا أَقُول هَاكَ  على الإِطْلاَق، لاَ، لِذَلِك وَرَدَت أَشْيَاء مُطْلَقَة فِي الشَّرْع وَلَهَا التَّقْيِيد فِي مَوْضِعٍ آَخَر وَلَيْسَ مَعْنَى هَذَا أَنَّهُ يَجُوزُ لَنَا أَن نَقُولَ هَكَذَا، وَاضِح، لأَنَّ حُكْمَ رَسُولِ اللَّهِ صَلى اللَّه عليه وسلم لَيْسَ كَحُكْمِ أَحَدِنَا فِي هَذَا لأَنَّه هُوَ رَسُولُ اللَّه، مَعْنَى رَسُولُ اللَّه أَنّكَ عَلَيْكَ أَن تَأْخَذَ كَلَّ أَقْوَالِهِ، لأَنَّ كُلَّهَا حُجَّة، فَتَبْنِي بَعْضَهَا عَلى بَعْض، هَذَا مَعْنَاهُ، أَمَّا أَنَا وَأَنْتَ لاَ قَوْلِي وَلاَ قَوْلُكَ حُجَّة، لاَ أَنَا مَعْصُوم، وَلاَ أَنْتَ مَعْصُوم، لِذَلِكَ لاَ يُقْبَل مِن وَاحِدٍ مِنَّا أَن يَقُولَ كَلاَمًا عَامًّا يَعْرِِفُ مَعْنَى أَنَّهُ عَامٍّ مِن غَيْرِ قَرِِينَة التَّخْصِيص ثمَّ يَقُول مُرَادِي التَّخْصِيص، هَذَا لاَ يَنْطَبِق مَعَ لُغَةِ الْعَرَب، لاَ يَتَوَافَق مَعَ لُغَةِ الَْعَرَب، عِنْدَ الْعَرَب الْكَلِمَة الْعَامَّة تُحَْمَلُ عَلى ظَاهِرِهَا الَّذِي هُوَ الْعُمُوم إِلاَّ إِن كَانَ مَعَهَا قَرِينَة حَالِيَّة أَو عَقْلِيَّة أَوْ نَقْلِيَّة، إِلاَّ إِنْ كَانَ قَرِينَة تُخَصِّصُهَا، هَكذَا لُغَةُ الْعَرَب، هَكَذَا كَلاَمُ الْعَرَب،

Le Messager ^alayhi ssalatou wa s-salam se distingue de nous au moins par cela.

Nous n’avons pas à utiliser une parole globale puis de dire : « Mais moi dans mon cœur je voulais restreindre par la suite! »  Si quelqu’un me remet en place et me dit : « Mais ton expression est générale, C’est faux de parler ainsi. Il faut nécessairement une restriction  », je n’ai pas à lui dire : « Oui, mais moi je vais restreindre par la suite ». Parce que mes paroles à moi ne constituent pas un argument. Dans la langue arabe, si je vise des propos qui ne sont pas absolus, je n’ai pas a les dire sans restriction qui atténuerait la portée de mes propos [c’est-à-dire que si je veux spécifier je dois spécifier dans mes paroles aussi]. Alors que le messager ^alayhi ssalatou wa s-salam ses paroles, ses actes constituent des arguments.

Il ne nous est pas permis de dire « Moi je prends cette parole-ci et je ne prends pas cette autre parole du Prophète » ni de dire « Moi je prends cette deuxième parole et je rejette la première ». Il nous faut prendre et croire en la véracité des deux. Donc nécessairement au sujet du Prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam il faut concilier ses paroles. Si une de ses paroles a un sens absolu, et que l’autre a un sens restreint, si l’une est générale et l’autre est spécifique, il est indispensable de concilier entre les deux afin de ne pas rejeter l’une ou l’autre. Ce jugement s’applique au Prophète de Allah ^alayhi ssalatou wa s-salam. Pourquoi ?

Parce que c’est connu que le Messager de Allah est un envoyé de Dieu et que nécessairement, il est indispensable de croire à toute ses paroles ^alayhi ssalatou wa s-salam.

Donc il est indispensable d’expliquer les paroles du Prophète les unes par les autres. Alors que nous nous ne sommes pas ainsi. Dans la langue arabe,  il n’est pas acceptable de ma part que j’utilise une expression dans l’absolu puis que je dise : « Moi ce que je visais c’est la restriction ».

N’est-ce pas que l’un d’entre nous utilise une expression dans l’absolu et cette utilisation est mauvaise. Et ils disent : « Mais moi je ne voulais pas cela ».

Il lui est dit : « Mais même si tu ne voulais pas cela, tu comprends le sens, ta parole comprend la globalité. Alors ton jugement sera selon la signification ».

Il n’aura pas à dire : « Comment dans le hadith et dans le Qour’an il y a des ayah qui ont un sens général et d’autres spécifiques, que l’on interprète par d’autres ayah ou d’autres hadith ? »

Tu dis : « Parce que cela c’est la parole du Prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam ».  Le fait qu’il soit le Messager de Allah veut dire que nous devons prendre la totalité de ses paroles. Et ceci est conforme avec le jugement de la Loi et avec la langue arabe. Mais ta prétention de spécifier n’est pas conforme avec la langue. Tu comprends le sens dans la langue et tu as dit cela par ta volonté. Et prétendre que tu veux spécifier ne t’est pas utile pour que le jugement ne te soit pas appliqué. Mais tu seras jugé selon l’expression. Nous, notre jugement n’est pas comme le jugement du Messager de Allah ^alayhi ssalatou wa s-salam à ce sujet. C’est pour cela que les choses qui sont venues dans la Loi de Allah ta^ala qui font partie du moutachabih – du non explicite, nous y croyons fermement et nous croyons en leur véracité. Et cela ne veut pas dire qu’il nous est permis de dire des paroles qui ne sont pas parvenues dans la Loi, qui seraient comme le moutachabih, ni que nous disons : « Oui comme c’est venu dans la Loi, moi je dis la même chose dans l’absolu ». Non !

C’est pour cela qu’il y a certaines choses qui sont parvenues dans l’absolu dans la Loi et qui ont une restriction dans d’autres passages, et cela ne veut pas dire qu’il nous est permis à nous de dire cela car le jugement du Messager de Allah ^alayhi ssalatou wa s-salam n’est pas comme le jugement de l’un d’entre nous à ce sujet. Parce que lui il est envoyé de Dieu et la signification de Messager de Allah, c’est que tu dois prendre toutes ses paroles. Toutes ses paroles constituent un argument. Elles sont expliquées les unes par les autres et elles sont conciliées les unes avec les autres. C’est cela la signification. Quand à toi et moi, ni ta parole ni ma parole ne constituent un argument.

Ni moi je suis préservé, ni toi tu n’es préservé. C’est pour cela, il n’est pas accepté de l’un d’entre nous qu’il dise une parole qui a une portée générale dont on comprend le sens qu’il a une portée générale sans qu’il y ait rien qui le restreigne, puis qu’il dise : « Mais moi je visais la restriction, la spécification. » Cela n’est pas conforme avec la langue arabe. Pour les Arabes, pour la parole générale, elle est expliquée selon son sens apparent, qui est la généralité. Sauf s’il y a quelque chose dans le contexte, soit dans la situation, soit par la raison, soit par ce qui est transmis, sauf s’il y a quelque chose qui la spécifie. C’est ainsi qu’est la langue arabe et que sont les paroles des Arabes.

 

مَن يَذْكُر لِي مِثَالاً كُلُّكُم يَعْرِفُهُ  عَنِ الْمُطْلَق وَالْمُقَيَّد وَأَنَّهُ لاَ يُقْبَل تَقْيِيدُهُ؟ إِمَّا مِثَالا مَذْكُر فِي الْمُخْتَصر وَمِثَالا مَذْكُر فِي الصِّرَاط،

Qui nous donne des exemples que vous connaissez tous, au sujet de l’absolu et du restreint et dont la restriction n’est pas acceptée ? Soit dans le Moukhtasar, soit dans le Sirat.

فِي الْمُخَتَصَر الَّذِي يَقُول: لَعْنَةُ اللَّهِ على كُلِّ عَالِم، يُحْكَمُ عَلَيْهِ بِأَيْش؟ بِالْكُفُر لأَنَّ كَلاَمَهُ يَقْتَضِي أَيْش؟ الْعُمُوم الشُّمُول، لَوْ قَالَ قَصْدِي كَذَا وَكَذَا إِلاَّ إِذَا كَانَ هُنَاك أَيْش؟ قَرِينَة تَدُلُّ عَلى التَّخْصِيص،

Dans le Moukhtasar, celui qui dit : (la^natou l-Lahi ^ala koulli ^alim) quel est son jugement ? Il est jugé mécréant car sa parole implique la globalité, la généralité. Même s’il dit : « Moi je visais telle et telle chose.»

Sauf s’il y a quelque chose dans le contexte qui implique la spécification.

مِثَال آَخَر فِي الصِّرَاط الَّذِي يَقُول: الْعَرَب جَرَب، يُحْكَمُ عَلَيْهِ بِأَيْش؟ بِالْكُفُر لأَنَّهُ أَطْلَق، كَلاَمُهُ فِيهِ أَيش؟ عُمُوم، إِلاَّ إِن كَانَ هُنَاكَ قَرِينَة تَدُلُّ على التَّخْصِيص، أَمَّا لاَ يُقْبَل إِن يَقُول: أَنَا الْقَصْدِ لَيْسَ كُلّ مُجَرَّد ذَلِكَ، لأَنَّهُ يَعْرِف مَعْنَى هَذِهِ الْكَلِمَة فِي اللُّغَة، بَعْدَ ذَلِك  إِذَا قَالَ لَكَ: أَنَا مَا قَصَدْتُ هَذَا الْمَعْنَى الَّذِي يَشْمَل الْكُلّ إِلى آخِرِهِ، لاَ يُقْبَلُ مِنْهُ، لأَنَّهُ يَعْرِف وَلَم يُكُن هُنَاكَ قَرِينَة تَدُلُّ عَلى التَّخْصِيص، وَلِذَلِك بِالْمِثَالِ الأَوَّل مَذْكُور فِي الْمُخْتَصَر، إِذَا قَال: كَيْفَ، أَلَيْسَ جَاءَ فِي الْحَدِيث كُلُّ بِدْعَةٍ ضَلاَلَة، ثمَّ لَم يُرَد بِهَا الإِطْلاَق، أُرِيدَ بِهَا التَّخْصِيص، وَأَنَا أَقُول على كُلّ عَالِم وَلاَ أُرِيدُ الإِطْلاَق، أُرِيدُ التَّخْصِيص، يُقَالُ لَهُ: أَنْتَ لَسْتَ كَرَسُولِ اللَّهِ صلى اللَّه عليه وسلَّم، بِحَسَبِ لُغَةِ الْعَرَب أَقْوَالُكَ  تُحْمَلُ على مَا تَقُولُهُ،  أَمَّا الرَّسُولُ عليه الصلاةُ وَالسلام كَوْنُهُ رَسُولُ اللَّه يَدُلُّ على أَنَّ أَقْوَالَهُ يُبْنَِي بَعْضُهَا على بَعْض  وَأَنْتَ لَسْتَ كَذَلِك، هَكَذَا يُرَدُّ عَلَيْهِ، إِذَا أَرَادَ أَن يُعَانِد،

Un autre  exemple dans le Sirat : Celui qui dit : (Al-^arab jarab). Quel est son jugement ?

Il est jugé mécréant car il aura dit cette parole dans l’absolu.

Qu’est ce qu’il y a dans sa parole : une généralisation. Sauf s’il y a dans le contexte quelque chose qui indique la spécification. Mais ce qui n’est pas accepté c’est qu’il dise : « Mais moi je ne visais pas tous. » Parce qu’il comprend le sens de cette parole dans la langue. Après cela s’il te dit : « Mais moi je n’ai pas visé ce sens-là qui est la généralité de tous. Cette parole n’est pas acceptée de lui parce qu’il comprend et il sait et qu’il n’y a rien dans le contexte qui indique la spécification. C’est pour cela avec le premier exemple cité dans le Moukhtasar si quelqu’un vient et dit : «  Mais comment ? N’est-ce pas qu’il est venu dans le hadith : (Koullou bid^atin dalalah) et il n’a pas visé le sens absolu, il a visé la spécification et moi aussi au sujet de tout savant je dis : (la^natou lLahi ^ala koulli ^alim) et je ne vise pas l’absolue totalité des savants, je vise la spécificité ». Il lui est dit : « Toi tu n’es pas comme le Messager de Allah salla lLahou ^alayhi wa sallam. Dans la langue arabe tes paroles sont expliquées selon ce que tu dis. Quant au Messager de Allah salla lLahou ^alayhi wa sallam, le fait qu’il soit Messager de Allah indique que ses paroles doivent être expliquées et conciliées les unes avec les autres.

Et toi tu n’es pas ainsi. »  C’est ainsi qu’on lui réplique.

 

إِذَا كَان هُنَاكَ قَرِينَة تَدُلُّ عَلى ذَلِك يُقْبَل وَإِلاَّ لاَ يَقْبَل،

S’il y a une preuve dans le contexte c’est accepté de sa part. S’il n’y a pas de preuve dans le contexte, ce n’est pas accepté.

بِسمِ اللهِ الرَّحمَنِ الرَّحيم

فِي الْحِصَّةِ الْمَاضِيَة تَكَلَّمْنَا عَنِ الْمُطْلَق وَالْمُقَيَّد، وَالْعَامّ وَالْخَاص، وَقُلْنَا إِنَّ الْعَام إِنَّ مَن تَكَلَّمَ بلَفْظٍ عَام يُحْمَلُ لَفْظُهُ على الْعُمُوم، فِي لُغَةِ الْعَرَب يُحْمَلُ كَلاَمُهُ على الْعُمُوم إِلاَّ إِن كَانَ هُنَاك مَا يُخَصِّصُهُ، كَذَلِك فِي لُغَةِ الْعَرَب وَفِي مَا يَتَعَلَّق أَيْضًا بِأُمُورِ الشَّرْع هُنَاكَ مَا يُقَالُ لَهُ مَا يُسَمَّى الْحَقِيقَة وَمَا يُسَمَّى الْمَجَاز، أَيْضًا الْمُتَكَلِّم يُحْمَلُ كَلاَمُهُ على الْحَقِيقَة إِلاَّ إِذَا كَانَ هُنَاكَ قَرِينَة تَدُلُّ على أَنَّهُ يُرِيدُ الْمَجَاز، الْكَلاَم يُحْمَلُ عَلى الْحَقِيقَة إِلاَّ إِن كَانَ هُنَاكَ قَرِينَة تَدُلُّ عَلى الْمَجَاز،             

La louange est à Allah le Seigneur des mondes et que Allah élève davantage le rang de notre maître Mouhammad et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah ta^ala qu’Il nous accorde à tous dans nos actes la sincérité par recherche uniquement de l’agrément de Allah, amin. Nous avons parlé dans le cours précédent de al-moutlaq et al-mouqayyad (ce qui est sans restriction et avec restriction), al-^amm et al-khass (ce qui est général et ce qui est spécifié). Nous avons dit que celui qui a prononcé une parole qui est générale, sa parole porte le jugement de la généralité à l’exception de ce qu’il a prononcé de manière spécifique. Donc s’il a dit une parole qui spécifie, sa parole n’est pas jugée comme étant générale. Cette spécificité peut être par la parole ou par autre chose. Dans la langue arabe, il y a ce qui est appelé al-haqiqah (sens propre) et il y a ce qui est appelé al-majaz (sens figuré).

La parole de celui qui parle est expliquée au sens propre, sauf s’il y a quelque chose dans le contexte qui indique qu’il vise un sens figuré. Donc la parole est à priori expliquée par al-haqiqah –au sens propre sauf s’il y a quelque chose dans le contexte qui indique le sens figuré-al majaz.

عِنْدَمَا تُذْكَرُ كَلِمَة مُعَيَّنَة، هَذِهِ الْكَلِمَة عِنْدَ الْمُتَخَاطِبِين عِنْدَ الَّذِين تُذْكَر أَمَامَهُم، عِنْدَ الَّذِينَ يَسْتَعْمِلُونَهَا تُذْكَر أَمَامَهُم، هَذِهِ الْكَلِمَة يَكُونُ لَهَا مَعْنَى يَتَبَادَر إِلى الذِّهْن عِنْدَهُم، يَكُون هُوَ أَوَّل مَعْنَى يَخْطُرُ إِلى الذِّهْن عِنْدَهُم عِنْدَ سَمَاعِ هَذِهِ الْكَلِمَة، هَذَا الْمَعْنَى اسْتِعْمَالُ الْكَلِمَة بِقَصْدِ هَذَا الْمَعْنَى الَّّذِي هُوَ أَوَّلُ مَا يَتَبَادَر إِلى الذِّهْن عِنْدَ اسْتِعْمَالِهَا هَذَا يُقَالُ لَهُ حَقِيقَة، اسْتِعْمَالُهَا فِي مَعْنًا آخَر بِحَيْثُ يَكُونُ هَذَا الاِسْتِعْمَال مَقْبُولاً، استِعْمَالُهَا فِي مَعْنًا آخَر لِقَرِينَة غَيْرِ الْمَعْنَى الْمُتَبَادِر عِنْدَ الْمُتَخَاطِبِين يُقَالُ لَهُ مَجَاز، الأَوَّل تَعْرِيفُ الْحَقِيقَة وَالثَّانِي تَعْرِيفُ الْمَجَاز، مَثَلاُ تَقُول: أَسَد، أَوَّل مَا يَتَبَادَر إِلى الذِِّهْن عِنْدَ سَمَاعِ كَلِمَة الأَسَد هو الحيوان الْمُفْتَرِس الْمَعْرُوف، اسْتِعْمَالُ كَلِمَةِ أَسَد فِي هَذَا الْمَعْنَى حَقِيقَة، الَّذِي يَسْتِعْمِلُهَا مُرِيدًا هَذِهِ الْمَعْنَى حَقِيقَة، أَمَّا إِذَا قُلْتَ: زَيْدٌ أَسَد، فَهُنَا اسْتَعْمَلْتَ كَلِمَة أَسَد بِمَعْنَى الْقَوِيِّ الشُّجَاع، يُوجَد قَرِينَة تَدُلُّ عَلى أَنَّ هَذَا هُوَ مَا تَقْصِدُهُ، أَيْشِ الْقَرِينَة؟ زَيْد، وَمَعْرُوف أَنَّهُ إنْسَان لَيْسَ بَهِيمَة، فَإِذًا إِذَا قُلْتَ: زَيْدٌ أَسَد، وَأَرَدْتَ الْقَوِيَّ الشُّجَاع هُنَا اسْتَعْمَلْتَ  كَلِمَة أَسَد فِي غَيْرِ الْمَعْنَى الْمُتَبَادِر إِلى ذِهْن، هَذا يُقَال لَهُ مَجَاز، هَذَا هُوَ الْفَرْق بَيْنَ الْحَقِيقَة وَالْمَجَاز، الْكَلاَم عِنْدَ الْعَرَب يُحْمَلُ  على حَقِيقَتِهِ إِلاَّ إِذَا قَامَت قَرِينَة تَدُلُّ عَلى الْمَجَاز، إِن لَم يَكُن قَرِينَة تَدُلُّ عَلى الْمَجَاز فَيُرَادُ بِهِ أَيْش؟ يُحْمَلُ مَعْنَاهُ على الْحَقِيقَة،

Quand une parole est citée, cette parole chez les gens devant lesquels elle est citée, selon ceux qui l’utilisent, cette parole il se peut qu’elle ait un sens qui vienne à l’esprit. C’est le premier sens qui leur vient à l’esprit. Quand ils entendent cette parole, lorsqu’elle est utilisée, c’est ce sens-là qui dés le départ arrive à l’esprit. On dit que ce sens-là c’est le sens propre –al-haqiqah.

L’utiliser dans un autre sens qui soit acceptable, lorsqu’il y a quelque chose dans le contexte qui désigne un autre sens que le sens qui vient communément à l’esprit, cet autre sens est appelé : sens figuré –al-majaz.

Donc le premier c’est al-haqiqah – le sens propre et le deuxième c’est al-majaz – le sens figuré.

Par exemple tu dis : « un lion ». Dés que tu entends ce mot, le premier sens qui vient à l’esprit, c’est l’animal sauvage qui est connu. Le mot lion, dans ce sens-là, est un sens propre.

Celui qui l’utilise en visant ce sens c’est un sens propre.

Mais si toi tu dis : « Zayd asad ! » Ici tu as utilisé le mot « asad »- lion, dans le sens fort et courageux. Il y a un contexte qui indique cela, c’est ce que tu vises. Quelle est la restriction dans le contexte ? C’est le mot « Zayd » qui est un homme. Or il est connu que c’est un homme et donc pas un animal. Si tu dis « Zayd asad » et que tu vises que Zayd est un homme fort et courageux, tu auras utilisé le mot asad dans autre que le sens qui vient communément à l’esprit. Cela s’appelle al-majaz– sens figuré. C’est cela la différence entre al-haqiqah – le sens propre et al-majaz-le sens figuré.

La parole chez les Arabes est expliquée dans le sens propre sauf s’il y a quelque chose dans le contexte qui indique le sens figuré-al-majaz.

Mais s’il n’y rien qui indique al-majaz– le sens figuré, ce qui est visé alors, c’est le sens propre-al-haqiqah.

وَلاَ يُفَسَّرُ الْقُرْآن وَلاَ الْحَدِيث إِلاَّ عَلى وَفْقِ هَذِهِ الْقَاعِدَة، أَنَّ اللَّفْظَ يُحْمَلُ على الْحَقِيقَة إِلاَّ لِدَلِيل، إِلاَّ لِقَرِينَة،         

Le Qour’an et le hadith ne sont expliqués que conformément à cette règle : « Le terme est expliqué selon le sens propre sauf s’il y a un argument qui fait détourner de ce sens propre. »

لأَنَّ الْقُرْآن نَزَلَ على حَسَبِ لُغَةِ الْعَرَب، على حَسَبِ مَا يَتَكَلَّمُ بِهِ الْعَرَب، وَلأَنَّ الرَّسُولَ عليه الصلاة والسلام جَاءَ بِمَا جَاءَ بِهِ مِن أُمُورِ الشَّرْع أَيْضًا على حَسَبِ مَا تَتَخَاطَبُ بِهِ الْعَرَب، اللَّه أَخْبَرَنَا فِي الْقُرْآن بِذَلِك، بِأَنَّ الْقُرْآن نُزِّلَ عَلى حَسَبِ لُغَةِ الْعَرَب، مَا تَتَخَاطَبُ بِهِ الْعَرَب وَأَنَّ النَّبِيَّ عليه الصلاة والسلام جَاءَ بِالأَحْكَام على حَسَبِ مَا تَتَخَاطَبُ بِهِ الْعَرَب، أَي الْعَرَب فِي زَمَنِهِ صلى اللَّه عليه وسلم عَلى حَسَبِ لُغَتِهِم الأََصْلِيَّة، لَيْسَ عَلى حَسَب كَلاَمِهِمِ الْمُعْوَجّ الآَن، إِنَّمَا على حَسَبِ اللُّغَةِ الأَصْلِيَّة، فَبِمَا أَنَّ اللَّهَ أَخْبَرَ فِي الْقُرْآن بِذَلِك لَم يَجُز أَن يُفَسَّرَ كِتَابُ اللَّه وَلاَ أَن يُفَسَّرَ حَدِيثُ رَسُولِ اللَّه صلى اللَّه عليه وسلم بِمَا يُعَارِضُ ذَلِك، بِمَا يُخَالِفُ ذَلِك، لِذَلِكَ قَالَ الْعُلَمَاء، الْكَلاَم فِي لُغَةِ الْعَرَب مَا جَاءَ فِي الْقُرْآن وَالْحَدِيث مَا جَاءَ فِي الشَّرْع يُحْمَلُ عَلى الْحَقِيقَة إِلاَّ إِذَا قَامَ دَلِيلٌ لِيُحْمَلَ عَلى خِلاَفِ ذَلِك, وَإِلاَّ لَوْ لاَ هَذَا لَصَارَ الدِّينُ مَلْعَبَة، لَصَارَتِ الأَحْكَام مَلْعَبَة، كُلّ وَاحِد يَقُول: لاَ هَذَا يُرَاد بِهِ كَذَا على حَسَب مَا يَخْطُرُ بِبَالِِهِ مِن أَنْوَاعِ التَّأْوِيل، وَهَذَا لاَ يُقْبَل، الْكَلاَم لاَ يُحْمَلُ على غَيْرِ الْمَعْنَى الْحَقِيقِي لاَ يُحْمَلُ على الْمَجَاز، لاَ يُؤَوَّل إِلاَّ بِدَلِيل، مِن غَيْرِ دَلِيل مَا جَاءَ فِي الْقُرْآنِ وَالْحَدِيث لاَ يُؤَوَّل،            

Le Qour’an a été révélé dans la langue arabe et conformément à ce que disent les Arabes. Ce que le Messager ^alayhi ssalatou wa s-salam a amené concernant la Loi, c’est conformément à la langue qu’utilisent les Arabes pour se parler.

Allah nous a appris cela dans le Qour’an : le Qour’an a été révélé dans la langue arabe, dans la langue qu’utilisent les Arabes pour se parler. Et le Prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam a amené des jugements conformément à ce qu’utilisent les Arabes pour se parler.

Il s’agit bien sûr des Arabes de l’époque du Prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam conformément à la langue d’origine. Ce n’est pas avec la langue déformée qu’ils utilisent de nos jours, mais c’est selon la langue d’origine. Donc comme Allah nous a appris dans le Qour’an cela, il ne nous est pas permis d’expliquer le livre de Allah, ni d’expliquer le hadith du Messager de Allah ^alayhi ssalatou wa s-salam par ce qui contredit cette règle. C’est pour cela que les savants ont dit : « Les paroles dans la langue arabe, ce qui est venu dans le Qour’an et dans le hadith, ce qui est venu dans la Loi, est expliqué dans le sens propre sauf s’il y a un argument qui nous fait détourner de ce sens-là. »

Et s’il n’y avait pas eu cette règle, la religion deviendrait un  jeu.

Les gens vont jouer avec les lois. Chacun va dire : « Non ici c’est tel sens » selon ce qui lui vient à l’esprit de ses interprétations. Et cela n’est pas accepté. La parole n’est pas expliquée avec un autre sens que le sens propre et n’est pas interprétée avec le sens figuré. Elle n’est pas interprétée lorsqu’il n’y a pas d’argument. Sans argument tout ce qui est parvenu dans le Qour’an et dans le hadith n’est pas interprété par un autre sens que le sens apparent, que le sens propre.

مِن هُنَا يُعَْلَم مِن مَا تَقَدَّم يُعْلَم أَنَّ الْحَقِيقَة ثَلاَثَةَ أَقْسَام، الْحَقِيقَة الَّتِي نَتَكَلَّم عَنْهَا تَنْقَسِم إِلى ثَلاَثَةَ أَقْسَام،             

A partir d’ici, on sait que la réalité, le sens propre est de trois sortes. Il y a trois catégories pour le sens propre –al-haqiqah.

إِذَا كَانَ الْكَلاَم فِي مَقَامِ اللُّغَة يَعْنِي إِذَا كَانَ الْمُتَكَلِّم يَتَكَلَّم فِي مَعَانِي الْكَلِمَات الأَصْلِيَّة فِي لُغَةِ الْعَرَب، فَالْحَقِيقَة هُنَا هِيَ الْمَعْنَى الَّذِي هُوَ أَصْلاً لِهَذِهِ الْكَلِمَة فِي اللُّغَة، الْمَعْنَى الأَصْلِي فِي اللُّغَة لِهَذِهِ الْكَلِمَة، يَكُونُ هَذِهِ هِيَ الْحَقِيقَة،       

Lorsque le contexte est un contexte de langue, linguistique, c’est-à-dire que celui qui parle, est en train de parler au sujet des sens de base, d’origine de la langue arabe, alors le sens propre ici, ce sont les sens qui sont d’origine dans la langue. Le sens d’origine dans la langue arabe pour chaque mot, c’est cela le sens propre.

مَثَلاً الصَّلاَةُ فِي لُغَةِ الْعَرَب فيِ الأَصْلِ مَعْنَاهَا الدُّعَاء، فَإِذَا كَانَ الشَّخْص يَتَكَلَّم فِي مَقَامِ اللُّغَة, اسْتِعْمَالُهُ كَلِمَةُ الصَّلاَة بِمَعْنَى الدُّعَاء يَكُونُ ايش؟ حَقِيقَةً. أَمَّا اسْتِعْمَالُهُ كَلِمَةُ الصَّلاَة بِمَعْنَى الصَّلاَةِ الشَّرْعِيَّة الَّتِي أَوَّلُهَا التَّكْبِير وَالَّتِي تُخْتَتَمُ غَالِبًا بِالتَّسْلِيم يَكُونُ مَجَازًا، إِذَا كَانَ كَلاَمُهُ عَلَى حَسَبِ إيش؟ فِي مَقَامِ اللُّغَةِ لأَنَّ الْمَعْنَى الَّذِي هُوَ فِي الأَصْلِ فِي اللُّغَةِ للِّصَّلاَةِ هُوَ إيش؟ الدُّعَاء، أَمَّا اسْتِعْمَالُ كَلِمَةُ الصَّلاَةِ للِّصَّلاَةِ الشَّرْعِيَّة الَّتِي جَاءَت فِي الشِّرْع الَّتِي فُرِضَت فِي الشَّرْع, فَهَذَا فِي مَقَامِ اللُّغَةِ مَجَاز، لَيْسَ هُوَ الْحَقِيقَة. هَذَا أَصْعَب مِنَ الْمِثَالَ الَّذِي قَبْل، الْمِثَالَ الَّذِي قَبْل أَسْهَل يَنْطَبِق هُنَا أَيْضًا. فِي مَقَامِ اللُّغَةِ الأَسَد هُوَ إيش؟ فيِ الأَصْلِ الْحَيْوَان الْمُفْتَرِس, إِذَا اسْتُعْمِلَ بِمَعْنَى الرَّجُلُ الْقَوِيُّ الشُّجَاع، كَانَ هَذَا إيش؟ مَجَازًا، لَكِن لِي مُرَاد مِن اسْتِعْمَال الْمِثَال الثَّانِي.          

Un exemple le mot « assalat » à l’origine dans la langue arabe signifie « ad-dou^a »-l’invocation. Donc si quelqu’un est en train de parler dans un contexte linguistique, il a utilisé le mot assalat dans le sens de l’invocation. Que dit-on ici ? On dit qu’il a utilisé un sens propre.

Mais s’il utilise le mot assalat dans le sens de la prière dans la Loi de l’Islam qui débute par un takbir et se termine généralement par un taslim, dans un contexte de langue, utilisé dans le sens de la prière dans la religion devient un sens figuré-majaz.

Parce que le sens qui est utilisé à l’origine de assalat c’est l’invocation. Et le fait qu’ils l’utilisent dans le sens de la prière qui est venue dans la Loi de l’Islam et qui y a été rendue obligatoire. Par rapport à la langue c’est un sens figuré-majaz, ce n’est pas le sens propre.

Cet exemple-là est un peu plus complexe que l’exemple précédent. L’exemple précédent est un peu plus aisé. Il s’applique également dans un contexte de langue. Al-‘asad c’est l’animal sauvage, le lion. S’il est utilisé dans le cadre de l’homme fort et courageux, c’est un sens figuré-majaz.

يَعْنيِ إِذَا كَانَ يَتَكَلَّم فِي مَقَام اللُّغَة فَقَال الصَّلاَة يُحْمَلُ كَلاَمُهَ عَلَى إيش؟ يُفَسَّر عَلَى الدُّعَاء, لاَ يُحْمَلُ عَلَى الصَّلاَةِ الشَّرْعِيَّة إِلاَّ  بإيش؟بِقَرِينَة، مِن غَيْرِ قَرِينَة لاَ يُحْمَلُ عَلَى  ذَلِكَ،  إِذَا كَانَ كَلاَمُهُ فِي مَقَامِ اللُّغَة.          

 

أَمَّا النَّوْعَ الثَّانِي مِنَ الْحَقِيقَة هُوَ الْحَقِيقَة الشَّرْعِيَّة، إِذَا كَانَ الْكَلاَم فِي مَقَامِ الشَّرع, إِذَا كَانَ الْكَلاَم عَن أُمُورِ الشَّرْع هُنَا إِذَا ذُكِرَت كَلِمَة أَوَّل مَعْنَى يَخْطُرُ عَلىَ الْبَالِ الْمَعْنَى الَّذِي يُتَبَادِر لِلذِّهْن هُوَ أَي مَعْنَى؟ الْمَعْنَى الشَّرْعِيّ لِلْكَلِمَة، لأَنَّ الْكَلاَمَ فِي مَقَامِ إيش؟ فِي مَقَام الشَّرْع, فَإِذَا كَانَ الْكَلاَم فِي مَقَام الشَّرْع إِذَا قِيلَ الصَّلاَةُ مَثَلاً هُنَا لاَ تُحْمَل كَلِمَةَ الصَّلاَة إِلاَّ عَلَى الصَّلاَة الشَّرْعِيّة وَلاَ تُفَسَّر بِالدُّعَاء إِلاَّ لِقَرِينَة, فَإِذَا كَانَ الْكَلاَم فِي مَقَامِ الشَّرْع اسْتِعْمَالُ كَلِمَة َالصَّلاَة بِمَعْنَى الصَّلاَة الشَّرْعِيَّة هُوَ حَقِيقَة، أَمَّا اسْتِعْمَالُهَا بِمَعْنَى الدُّعَاء فَهُوَ الْمَجَاز، لأَنَّهُ فِي مَقَامِ الشَّرْع إِذَا كَانَ الْمَقَام مَقََامَ الشَّرْعِيَّات أَوَّل مَا يَتَبَادَر إِلَى ذِهْنِ الْمُتَخَاطِبِين هُوَ أَي مَعْنَى؟ الشَّرْعِي, وَلَوْ كَانَ الْمَعْنَى اللُّغَوِيّ غَيْر ذَلِكَ، الْمَعْنَى الْمُتَبَادِر هُوَ إيش؟ الشَّرْعِيّ, أَلَيْسَ قُلْنَا الْحَقِيقَة هُوَ الْمَعْنَى الْمُتَبَادِر؟ فَيَكُونُ الْحَقِيقَة هُنَا إيش؟ الْمَعْنَى الشَّرْعِيّ, فَلاَ يُفَسَّر إِلاَّ بِإيش؟ بِالْمَعْنَى الشَّرْعِيّ بِاسْتِثْنَاء مَا إِذَا قَامَ دَلِيل فَيُحْمَلُ عَلَى غَيْرِ ذَلِكَ .

Quant à la deuxième catégorie de sens propre, c’est le contexte de loi – Ach-Chari^ah. Si les propos sont dans un contexte de Loi, si l’on est en train de parler au sujet de la Loi, quand un terme est cité, le premier sens qui vient à l’esprit, c’est le sens dans le Loi de l’Islam de ce mot-là, car les paroles sont dans un cadre de Loi. Les paroles sont dans un contexte de Loi. Si l’on est en train de parler dans le cadre de la Loi de l’Islam, si le mot assalat a été cité par exemple, le mot assalat n’est compris que dans un sens de prière dans la Loi de l’Islam. Elle n’est pas expliquée par ad-dou^a l’invocation, sauf s’il y a quelque chose dans le contexte qui indique ce sens figuré.

Donc si on est en train de parler dans un cadre de Loi, de Char^, l’usage du mot assalat est dans le sens de la prière qui a été rendue obligatoire, c’est un sens propre. Alors que l’utiliser dans le sens de ad-dou^a – l’invocation- c’est un sens figuré parce que le contexte est un contexte de Loi. Ainsi, si le contexte est un contexte de Loi,  la première chose qui vient à l’esprit de ceux qui entendent ce mot c’est le sens qui est dans la Loi, même si le sens dans la langue est différent. Le sens qui vient à l’esprit, c’est un sens dans la Loi. N’est-ce pas que nous avons dit que le sens propre c’est le sens qui vient communément à l’esprit, et le sens qui vient communément à l’esprit ici c’est le sens dans la Loi. Il n’est expliqué que dans le sens de la Loi. Sauf s’il y a une preuve qui implique de l’interpréter autrement.

النَّوْعُ الثَالِث مِن أَنْوَاعِ الْحَقِيقَة، الْحَقِيقَة الْعُرْفِيَّة, الْعُرْفِيَّة هَذِهِ نِسْبِة إِلىَ عُرْفِ النَّاس, الْحَقِيقَة الْعُرْفِيّة, أَحْيَانًا الْكَلاَم يَكُونُ لَيْسَ فِي مَقَامِ اللُّغَة وَلاَ فِي مَقَامِ الشَّرْع، إِنَّمَا يَكُونُ كَلاَمُهُ فِي مَقَامِ الْعُرْف، عُرْفِ النَّاس, فَإِذَا اسْتَعْمَلَ الْكَلِمَة عَلَى الْمَعْنَى الْمُتَبَادِر فِي الْعُرْف، يَكُونُ هَذاَ الْمَعْنَى الْحَقِيقِيّ يَكُونُ هَذاَ حَقِيقَةً, فَإِنِ اسْتَعْمَلَ الْكَلِمَة عَلَى مَعْنىً آخَر لِدَلِيل، يَكُونُ مَجَازًا. فَإِذَا كَانَ الْكَلاَم فِي مَقَامِ الْعُرْف تُحْمَلُ الْكَلِمَة عَلىَ مَعْنَاهَا الْعُرْفِيّ، فِي عُرْفِ النَّاس وَلاَ تُحْمَل عَلَى غَيْرِ هَذَا الْمَعْنَى إِلاَّ بِدَلِيل وَلَوْ مَعْنَاهُ الآخَر هُوَ    مَعْنَاهَا فِي أَصْلُ اللُّغَة                          مِثَال ذَلِكَ: الدَّابَة فِي أَصْلِ اللُّغَة إيش مَعْنَاهَا؟ كُلّ مَا يَدِبُّ عَلَى وَجْهِ الأَرْضِ أَلَيْسَ كَذَلِكَ؟ بِمَا يَشْمَلِ الإِنْسَان وَالدُّودَة إِلَى غَيْرِ ذَلِك, لَكِن جَرَى عُرْفُ النَّاس عَلَى اسْتِعْمَالِ الدَّابَّة بِمَعْنَى الْحِمَار وَالْبَغْل وَمَا شَابَه، بِحَيْثُ إِذَا قِيلَ دَابَّة: لاَ يَخْطُرُ إِلَى بَالِ أَحَدِهِم إِلاَّ إيش؟ إِلاّ الْحِمَار أَوِ الْبَغْل أَو نَحْوَ ذَلِك. وَمَا عَادُوا يَسْتَعْمِلُونَ فِي الْعُرْفِ الدَّابَّة بِمَعْنَى الإِنْسَان. فَإِذَا كَانَ الْكَلاَم فِي مَقَامِ الْعُرْف هُنَا اسْتِعْمَالُ الدَّابَّة بِمَعْنَى الْحِمَار أَوِ الْبَغْل هُوَ الْحَقِيقَة, وَاسْتِعْمَالُهَا بِمَعْنَى كُلّ مَا يَدِبُّ عَلَى وَجْهِ الأَرْض يَكُونُ إيش؟ الْمَجَاز مَعَ الْقَرِينَة. إِذَا كَانَ الْكَلاَم فِي مَقَامِ الْعُرْف لاَ تُفَسَّرُ الدَّابَّة إِلاَّ بِإيش؟ إِلاَّ بِمَعْنَى الْحِمَار أَوِ الْبَغْل إِلاَّ إِنْ كَانَ دَلِيل يَدُلُّ عَلى غَيْرِ ذَلِكَ.

La troisième catégorie de sens propre c’est le sens propre selon l’usage ou la coutume. C’est-à-dire selon l’usage des gens, selon la coutume des gens.

Le sens propre selon l’usage (al-haqiqah al-^ourfiyyah). Parfois le contexte des paroles n’est ni un contexte de  langue ni un contexte de Loi. Mais c’est un contexte selon l’usage des gens. Donc si une parole est utilisée selon un sens qui vient à l’esprit en premier selon l’usage, alors c’est ce sens-là qui est le sens propre. Et si le mot a été utilisé dans un autre sens, lorsqu’il y a un argument, alors ce sera un sens figuré. Donc si le contexte et le cadre sont un cadre d’usage, alors le mot sera expliqué selon un cadre d’usage. Ce que les gens comprennent de ce mot,  il ne lui est pas donné un autre sens que ce sens-là sauf s’il y a une preuve et même si son autre sens c’est le sens d’origine dans la langue. Un exemple, le mot (ad-dabbah), le mot à l’origine dans la langue arabe c’est tout ce qui se déplace sur terre, y compris l’être humain, le vers de terre et autre. Mais il s’est répandu dans l’usage que les gens font de ce mot, pour l’utiliser dans le sens de l’âne, le mulet et ce qui est du même ordre. De sorte que lorsque le mot dabbah est prononcé, il ne vient à l’esprit de l’un d’entre eux que le mot âne ou mulet ou ce qui est du même ordre. Ils n’utilisent pas dans leur usage le mot dabbah dans le sens de l’être humain. Donc si le cadre des paroles est un cadre de ce que les gens utilisent entre eux, c’est-à-dire  al-^ourf dans ce cadre-là, le mot dabbah, dans le sens de l’âne et du mulet, c’est le sens propre. Et l’utiliser dans un autre sens, par exemple dans le sens de tout ce qui se déplace sur terre, ce sera un sens figuré, lorsqu’il y a dans le contexte ce qui permet de se détourner du sens propre.

لِذَلِكَ إِذَا وَاحِ د حَلَفَ أَن لاَ يَرْكَبَ دَابَّة ثم رَكَبَ كَتِفَيْ إِنْسَان، هَذَا لاَ يَكُونُ حَانِثًا فِي يَمِينِهِ لأَنَّهُ لَمَّا حَلَفَ جَرَى كَلاَمُهُ عَلََى حَسَبِ الْعُرْف، لاَ يُحْمَلُ كَلاَمُهُ عَلَى غَيْرِ الْعُرْف إِلاَّ بِدَلِيل وَهُنَا لاَ دَلِيل, كَانَ كَلاَمُهُ عَلَى حَسَب عُرْفِ النَّاس. إِذَا حَلَف أَن لاَ يَرْكَبَ دَابَّة، ثم رَكِبَ كَتِفَيْ إِنْسَان، وَالإِنْسَان دَابَّة، لاَ يَكُونُ حَانِثً  لَيْسَ عَلَيْهِ كَفَّارَة, لأَنَّهُ لَمَّا حَلَف كَلاَمُهُ كَانَ فِي مَقَامِ إيش؟ الْعُرْف, وَفِي مَقَامِ الْعُرْف حَقِيقَة الدَّابَّة هِيَ الْبَهِيمَة مِنَ الْحِمَارِ وَنَحْوِهِ، وَلاَ دَلِيل لِيُحْمَلَ كَلاَمُهُ عَلَى غَيْرِ الْحَقِيقَة هُنَا، فَلاَ يَكُونُ حَانِثًا،

Donc un exemple, si quelqu’un a juré qu’il ne montera jamais sur les épaules d’une dabbah puis il est monté sur les épaules de quelqu’un, d’un être humain, celui-là on ne dit pas qu’il aura manqué à sa promesse. Parce que selon l’usage, le sens propre de ce mot c’est le sens courant, c’est l’animal. Donc s’il monte sur les épaules d’un être humain, ce n’est pas contraire à ce qu’il a promis. Et il n’y a pas de preuve pour se détourner de ce sens courant.

Donc il n’aura pas à faire d’expiation, parce que quand il a parlé, c’était un cadre d’usage et le mot ad-dabbah à l’origine c’est l’animal. Et il n’y a pas de preuves pour détourner le sens  de ce sens propre.

هَذَا الْكَلاَم الَّذِي نَذْكُرُهُ يَنْفَع فِي فَهْمِ مَسَائِل فِقْهِيّة وَمُهِم مَعْرِفَتُهُ لأَنَّهُ أَيْضًا يَنْفَعُ فِي الرَّدّ عَلَى الْمُجَسِّمَة يَنْفَعُ فِي الرَّدّ عَلى الْوَهَّابِيَّة, الآنَ لاَ نَتَعَرَّض لِلتَّفْصِيل لاَ نَذْكُرُ كَيْف, إيش, لَكِن تَذَكَّرُوهُ خَلُّوهُ فِي بَالِكُم. يَوْمًا قَد يُكَلِّمُكُم وَهَّابِيّ يُرِيدُ أَن يَنْسِبَ الْحَرْفَ وَالصَّوْت إِلى اللهِ تبارك وتعالى، تَذَكَّرُوا أَقْسَامَ الْحَقِيقَة الثَّلاَثَة هَذِهِ, يَنْفَعُكُم هَذَا فِي الرَّدِّ عَلَيْه. قَد يَقُول لَكَ الْوَهَّابِيّ:أَنْتُم_يُرِيدُ أَهْلَ السُّنَّة_ عِنْدَكُم إِطْلاَقُ الْقُرْآن عَلَى اللَّفْظِ الْمُنَزَّل مَجَاز, أَنْتُم لاَ تُسَمُّونَهُ قُرْآناً إِلاَّ مَجَازًا, وَيُرِيد مِن ذَلِك أَن يَصِل إِلَى إيش؟ إِلَى ضَلاَلَة يُثْبِتُهَا, تَقُول لَهُ:لاَ، بَل إِطْلاَقُ الْقُرْآن عَلى هَذَا اللَّفْظِ الْمُنَزَّل حَقِيقَة، حَقِيقَة شَرْعِيَّة. تُسْكِتُهُ بِكَلِمَتَيْن انتهى. كُل الَّذِي يُرِيد أَن يَبْنِيهِ عَلَى هَذَا يَنْهَدِم عَلَيْه. تَقُول لَهُ: لاَ، بَل هُوَ حَقِيقَةٌ شَرْعِيَّة, مَا يُرِيد أَن يُثْبِتُهُ يَنْهَدِمُ عَلَيْهِ. إِذَا قَالَ الْوَهَّابِيّ يَوْمًا حَتَّى يُثْبِتَ الْحَرْفُ وَالصَّوْت وَالْعِيَاذُ باِللهِ لِلَّهِ تعالى, إِذَا قَالَ لَكَ: أَنْتُم_يَرِيدُ أَهْلَ السُّنَّة_بِكَلاَمِكُم هَذَا يَعْنِي لاَ تُسَمُّونَ هَذَا الْكِتَاب قُرْآنًا إِلاَّ مِن بَابِ الْمَجَاز, وَهُوَ يُرِيد مِن ذَلِكَ شَيْء آخَر الآنَ لاَ نَدْخُل فِيهِ يُرِد أَن يُثْبِتَ ضَلاَلَة مِن ذَلِك تَقُول لَهُ أَنْتَ: لاَ، بَل إِطْلاَقُ الْقُرْآن عَلَى هَذَا الْكِتَاب حَقِيقَة، نَحْنُ نَقُول حَقِيقَةٌ شَرْعِيَّة انْتَهَى, تَسُدُّ عَلَيْهِ الْبَاب، مَرَّةً وَاحِدَة بِكَلِمَتَيْن حَقِيقَة شَرْعِيَّة.

Ces paroles que nous avons citées sont utiles pour comprendre les questions de la religion et c’est important de les connaître parce que ceci est utile pour répliquer à ceux qui attribuent le corps à Allah. C’est utile pour répliquer aux wahhabites. Nous n’allons pas rentrer dans le détail ici. Nous n’allons pas dire comment. Mais rappelez-vous de cela. Un jour il se peut qu’un wahhabite, veuille attribuer les lettres ou la voix à Allah tabaraka wa ta^ala.

Rappelez-vous que le sens propre est de trois catégories.

Ceci est utile pour lui répliquer. Il se peut que le wahhabite vous dise : « Mais vous Ahlou s-Sounnah, vous prétendez que vous n’appelez Qour’an les termes révélés que par sens figuré. Vous ne l’appelez Qour’an que par sens figuré. » Et lui où veut-il en venir ? Il dit cela pour parvenir à son égarement. Il veut confirmer que Allah parle avec des lettres et une voix ! Tu lui dis : « Non. Désigner par le mot Qour’an les termes révélés, c’est un sens propre selon la Loi de l’Islam.

Tu le fais taire par ces deux phrases. Tout ce que lui veut construire, avec cette réplique tu le détruis.

إِذَا كَلَّمَكُم وَاحِد مِنْهُم فَقَالَ لَكُم: أَنْتُم تَقُولُون مَجَاز قُولُوا لَهُ: لاَ، بَل نَقُولُ إِطْلاَقُهُ عَلَى هَذَا الْكِتَاب حَقِيقَة، حَتَّى لاَ تَذْكُرُوا كَلِمَة شَرْعِيَّة، لأَنَّهُ هُوَ لاَ يَفْهَم، هُوَ حَفِظَ أَشْيَاء، حَفِظَهَا مِثْلِ الْبَبَّغَاء  وَاحِد اثْنَيْن ثَلاَثَة هَكَذَا حَفِظَ مِثْلِ الْبَبَّغَاء, فَهُوَ عَلَّمُوهُ أَنَّ هَؤُلاَءِ يَقُولُون مَجَاز، تَقُول لَهُم أَنْتُم حَقِيقَة أَم مَجَاز ثم تُكْمِل, فَأَنْتَ هُنَا تَقُول لَهُ: لاَ، نَحْنُ نَقُولُ حَقِيقَة، فَقَط هَكَذَا، يَضِيع لأَنَّهُ لاَ يَفْهَمُ إيش يَفْهَم عَقِيدَتَهُم مُتَنَاقِضَة، يَضِيع فَقَط قُل لَهُ حَقِيقَة, إِذَا تَكَلَّم بَعْدَ هَذَا ثم رَأَيْتَ حَاجَة أَن تَزِيد كَلِمَة شَرْعِيَّة، بَعْدَ هَذَا إِن رَأَيْتَ حاَجَة زِيد، تَقُول حَقِيقَة شَرْعِيَّة، وَأَنْتَ تَفْهَم مَا مَعْنَى الْحَقِيقَة الشَّرْعِيَّة، لَوْ احْتَجْتَ إِلَى زِيَادَة فِي الْكَلاَمِ لأَجْلِ بَعْضَ الْحَاضِرِينَ مِمَّن يَفْهَم يُرْجَى مِنْهُ، قُل شَرْعِيَّة وَإِلاَّ يَكْفِيكَ أَن تَقُول  حَقِيقَة فَقَط، هَكَذَا لاَ تَقُل حَتىَّ كَلِمَة شَرْعِيَّة، قُل لَهُ: لاَ نَحْنُ نَقُولُ هَذَا حَقِيقَة، يَضِيع إِنِ احْتَجْتَ تَقُولُ حَقِيقَة شَرْعِيَّة.

 

Si l’un d’entre eux vous dit : « Vous, vous dites que c’est un sens figuré. »

Vous lui dites : « Non. Nous disons qu’employer ce terme pour désigner le Livre est un sens propre. » Afin que vous ne lui disiez pas « un sens propre selon la Loi », parce que lui, il ne va pas comprendre. Lui, il a appris certaines choses comme un perroquet. Eux, ils lui ont dit de dire : « c’est un sens figuré. » Nous lui répondons : « C’est un sens propre ou un sens figuré ? » Puis vous lui dites : « Nous nous disons que c’est un sens propre ». Alors il est perdu, parce qu’il ne comprend pas. Qu’est ce qu’il va comprendre dans leur croyance qui est contradictoire ? Il se perd seulement. Tu lui dis : « Sens propre ».

S’il dit quelque chose après cela et que tu as besoin d’ajouter le mot : «  sens propre selon la Loi », alors, tu ajoutes cela. Tu lui dis : « Sens propre selon la Loi ». Et toi tu comprends ce que cela veut dire selon la Loi. Si tu veux ajouter pour quelqu’un de l’assistance, de ceux qui sont présents dans l’assemblée, pour qu’ils comprennent, on ajoute cela. Sinon cela te suffit de dire : « C’est un sens propre ».

Afin de ne pas rajouter le mot « selon la Loi ». Tu dis : Non. « Nous nous disons que c’est un sens propre. » Alors il est perdu.

إِذًا اللُّغَة، لُغَةُ الْعَرَب, كَثِير غَيْرُهَا مِنَ اللُّغَات أُوحِيَت إِلَى نَبِيِّ اللهِ آدَم، فَهَذِهِ اللُّغَة مَا وُجِدَت بَيْنَ النَّاس بِاصْطِلاَحٍ فِي مَا بَيْنَهُم، إِنَّمَا بِالْوَحِي، هَذِهِ اللُّغَة فِيهَا كَلِمَات وَكُلّ كَلِمَة بِإِزَائِهَا مَعْنَى، كُلّ كَلِمَة فِي الأَصْلِ تَدُلُّ عَلَى إيش؟ عَلَى مَعْنَى، وَهَذِهِ الدِّلاَلَة بِالْوَحِي, هَذَا الْمَعْنَى الَّذِي مِن حَيْثُ وَضْعِ اللُّغَة بِإِزَاءِ الْكَلِمَة، هَذَا هُوَ الْمَعْنَى الأَصْلِيّ, إِذَا تَكَلَّمْنَا عَنِ الْمَعْنَى الأَصْلِيّ بِحَسَبِ اللُّغَة هَذَا هُوَ, الْمَعْنَى الْمَوْضُوع بِإِزَاءِ الْكَلِمَة، الْمَعْنَى الَّذِي تَدُلُّ عَلَيْهِ الْكَلِمَة, مِثْلُ أَسَدٌ مَعْنَاهَا إيش؟ ذَاكَ الْحَيْوَانَ الْمُفْتْرِس، هَذَا هُوَ الْمَعْنَى الأَصْلِيّ، فِي مَا بَعْدَ عَلَى حَسَبِ قَوَاعِد هَذِهِ اللُّغَة يَصِحّ اسْتِعْمَال كَلِمَة أَسَد لِزَيْد أَوْ عَمْر عَلَى مَعْنَى التَّشْبِيهِ، مَعْنَاهُ يُشْبِهُ الأَسَد مِن حَيْثُ إيش؟ مِن حَيْثُ الشَّجَاعَة وَالْقُوَّة، فَاسْتِعْمَال أَسَد هُنَا يَكُونُ إيش؟ مَجَازًا لأَنَّهُ لَيْسَ عَلَى وَفْقِ الْمَعْنَى الأَصْلِيّ، الْمَعْنَى الَّذِي وُضِعَ فِي الأَصْل لِهَذِهِ الْكَلِمَة فِي اللُّغَة، ثم نَزَلَ الْوَحْيُ عَلَى النَّبِيّ عليه الصلاة والسلام، بِالْوَحِي بِالشَّرْعِ صَارَ هُنَاكَ كَلِمَاتِ لَهَا مَعَانٍ أُخْرَى، اسْتُعْمِلَت بِمَعَانٍ أُخْرَى غَيْرِ الْمَعْنَى الَّذِي هُوَ فِي أَصْلِ اللُّغَة، مِثْلُ الصَّلاَة وَالزَّكَاة وَنَحْوُ ذَلِك, هَذِهِ الْكَلِمَاتِ إِذَا كَانَ الْكَلاَم فِي مَقَامِ الشَّرْعِ فَلاَ تُفَسَّر إِلاَّ عَلَى إيش؟ عَلَى حَسَبِ الْمَعْنَى الشَّرْعِيّ إِلاَّ إِذَا كَانَ دَلِيل يَدُلُّ عَلَى غَيْرِ ذَلِكَ, ثم النَّاس تَعَارَفُوا عَلَى اسْتِعْمَال أَلْفَاظ فِي مَعَانٍِ مُعَيَّنَة  عَلَى غَيْرِ الْمَعْنَى الأَصْلِيّ فِي اللُّغَة، بِعُرْفِهِم تَعَارَفُوا عَلَى ذَلِك, مَثَلاً إِذَا كُنْتَ تَتَكَلَّم فِي مَقَامِ النَّحْوِ الْعَرَبِيّ فَقُلْت: انْغَلَقَ الْبَاب, الْبَاب فَاعِلٌ مَرْفُوع، فَاعِل هُنَا صَارَ لهَاَ مَعْنَى آخَر ألَيْسَ كَذَلِكَ؟ غَيْرِ الْمَعْنَى الَّذِي هُوَ فِي أَصْلِ اللُّغَة وَلَيْسَ هُوَ الْمَعْنَى الَّذِي هُوَ فِي الشَّرْعِ، إِنَّمَا هُوَ عَلَى حَسَبِ مَا تَعَارَفَ عَلَيْهِ مِين؟ أَهْلِ النَّحْوُ، النُّحَاة، عُرْفِيّ هَذَا لِطَائِفَة مَخْصُوصَة مِن النَّاس فِي عُرْفِ طَائِفَة مَخْصُوصَة مِنَ النَّاس، مَرْفُوع لَهَا مَعْنًا آخَرَ لَيْسَ مَعْنَاهُ مَوْضُوع فَوْق مَثَلاً، عَلَى حَسَبِ مَا تَعَارَفَ عَلَيْهِ هَؤُلاَءِ النَّاس, إِذَا كَانَ كَلاَمُكَ عَلَى حَسَبِ الْعُرْف, إِذَا كَانَ كَلاَمُكَ فِي النَّحْوُ مَثَلاً فَذَكَرْتَ الْفَاعِلَ وَالْمَفْعُول وَالْمَرْفُوع وَالْمَنْصُوب، لاَ يُحْمَل هُنَا هَذِهِ الأَلْفَاظ، لاَ تُحْمَل إِلاَّ عَلىَ الْمَعْنَى الْعُرْفِيّ، هَذَا الْحَقِيقَة فِيهَا إِلاَّ إِن قَامَ دَلِيل يَدُلُّ عَلَى غَيْرِ ذَلِك, فَإِذًا الْحَقِيقَة مِنَ اللَّفْظ مِنَ الْكَلِمَة_عَم شَدِّد عَلىَ الْكَلِمَة مَا تَقُولُوا الْكَلاَم_ الْحَقِيقَة فِيهَا هُوَ الْمَعْنَى الْمُتَبَادِر إِلَى الذِّهْنِ، ثم هَذِهِ الْحَقِيقَة إيش؟ ثَلاَثَة لُغَوِيّة وَشَرْعِيّة وَعُرْفِيّة عَلَى حَسَبِ مَقَام إيش؟التَّخَاطِب عَلَى حَسَبِ الْكَلاَمِ بإيش؟ الْكَلاِمَ عَلَى أَي  أَسَاس، هَكَذَا عَلَى هَذَا يَكُونُ مَعْنَى الْحَقِيقَة وَالمْجَاَز, كُلِّ اللُّغَاتِ الأَصْلِيّة بِالْوَحِي لَيْسَ بِالتَّوَافُق بَيْنَ النَّاس، لَيْسَ بِالاِتِّفَاق بَيْنَ النَّاس، إِنَّمَا بِالْوَحِي.  

آدَم أَوَّل كَلِمَة قَالَهَا الْحَمْدُ لِلَّهِ,            

La langue arabe et beaucoup d’autres langues ont été révélées au Prophète Adam.

Cette langue n’a pas existé entre les gens par discussion entre eux, c’est par révélation.

Cette langue comporte des mots et chaque mot a un sens. Chaque parole à l’origine indique quelque chose. Et cela est par révélation. Donc ce sens que chaque mot a, c’est le sens d’origine. Quand nous disons qu’à l’origine dans la langue le mot a un sens, c’est cela la signification. Le sens qui est en face de ce mot. Le sens indiqué par ce mot. Un exemple asad signifie quoi ? L’animal carnivore et c’est le sens d’origine. Ensuite c’est selon les règles.

Dans cette langue, il est valable d’utiliser le mot asad pour désigner Zayd ou ^Amr dans le sens figuré, c’est-à-dire qu’il ressemble au lion du point de vue de sa force et son courage. L’usage du mot asad ici est un sens figuré car ce n’est pas conformément au sens d’origine.

Puis la révélation est arrivée au Prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam par la révélation, par la Loi, il y a des mots qui ont eu d’autres sens et qui ont été utilisés dans d’autres sens que le sens qui est utilisé à l’origine dans la langue.

Salat, zakat et ce qui est du même ordre, ces mots, s’ils sont prononcés dans un cadre de religion ils ne sont expliqués que par leur sens dans la Loi, sauf s’il y a une preuve qui indique autre que cela. Par ailleurs, les gens se sont entendus pour utiliser certains termes pour des significations précises, différentes de la signification d’origine dans la langue. C’est par coutume, c’est un usage qu’ils en ont fait. Par exemple, si tu parles dans un contexte de grammaire arabe (an-nahw) par exemple selon ce que les gens, et tu dis : « et la porte s’est fermée » al-bab (la porte) c’est un sujet. Le sujet ici il a un autre sens que le sens d’origine dans la langue, et c’est un autre sens que le sens qui est dans la Loi. Mais c’est le sens que se sont donné pour convention les spécialistes de la grammaire, an-nouhat. C’est un sens d’usage pour cette communauté précise, pour ces gens-là.

Quand ils disent marfou^, cela ne veut pas dire qu’il est placé au dessus. Le sens qu’ils donnent est selon ce que ces gens se sont entendus à définir entre eux. Si toi tu parles selon l’usage, si ta parole est dans un contexte de grammaire par exemple et que tu as cité le fa^il et le maf^oul, le marfou^ et le mansoub: ce ne sont pas des sens d’origine dans la langue qui sont visés mais ils sont interprétés selon l’usage de cette communauté. C’est ce sens propre-là qu’ils retiennent sauf s’il y a une preuve qui indique autre que cela.

Donc le sens propre c’est le sens qui vient communément à l’esprit et ce sens propre est de trois sortes : selon la langue, selon la Loi ou selon l’usage, selon le contexte. Si le dialogue est selon la langue, selon la Loi ou selon l’usage et c’est ainsi que sont définis le sens propre et le sens figuré.

L’origine de toute les langues est par révélation, ce n’est pas une convention des gens entre eux. Mais par révélation. Le premier mot que notre maître Adam a dit c’est : « Al-hamdou li l-lah ».

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40 An-Nawawiyy : Les 28ème et 29ème hadiith

Posted in Hadith par chaykhaboulaliyah sur avril 13, 2011

La louange est à Allah le Seigneur des Mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre Maître Mouhammad et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il fasse que nous nous rappelions de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

Livre Arba^oun An-Nawawiyy
28ème hadith

Signification en français du 28ème hadith

D’après Abou Najih Ar-^Irbad Ibni Sariyah, que Allah l’agrée, il a dit : le Messager nous fit une exhortation si intense que nos cœurs en furent saisis de crainte et que nos yeux furent inondés de larmes. Nous dîmes alors : « Ô Messager de Allah, voilà qui ressemble à l’exhortation de quelqu’un qui va nous quitter, fais-nous quelques recommandations ». Il dit :

))أُوصيكم بتقوى الله والسمع والطاعة وإن تأمّر عليكم عبد حبشي فإنّه من يعش منكم فسيرى اختلافًا كثيرًا فعليكم بسنّتي وسنّة الخلفاء الراشدين المهتدين عضّوا عليها بالنواجذ وإيّاكم ومحدثات الأمور فإنّ كلّ بدعة ضلالة((

[rapporté par Abou Dawoud (n° 4607) et At-Tirmidhiyy (n°2676) qui a dit que c’est un hadith haçan sahih] (ousikoum bitaqwal-Lahi was-sam^i watta^ati wa’in ‘ammara ^alaykoum ^abdoun habachiyyoun fa’innahou man ya^ich minkoum façayara-khtilafan kathira fa^alaykoum bisounnati wa sounnatil-khoulafa’ir-rachidinal-mouhtadin ^addou ^alayha bin-nawajidh wa’iyyakoum wa mouhdathatil-‘oumour fa’inna koullou bid^atin dalalah) ce qui signifie : « Je vous recommande la piété envers Allah, gloire à Lui Qui est exempt d’imperfection, d’écouter la parole et d’obéir même si un esclave abyssinien venait à exercer le pouvoir sur vous ; en effet, celui d’entre vous qui vivra longtemps verra beaucoup de divergences ; attachez-vous donc à ma voie (Sounnati) et à la voie des califes de droiture bien-guidés. Accrochez-vous-y de toutes vos dents et prenez-garde aux nouveautés, car la plupart des innovations sont de l’égarement ».

L’explication de ce hadith.

Dans l’une des versions de ce hadith, il est parvenu : C’est là l’exhortation de quelqu’un qui va nous quitter, quel pacte veux-tu passer avec nous ? Il a dit :

))لقد تركتكم على البيضاء ليلها كنهارها لا يزيغ عنها إلّا هالك((

[rapporté par Ibnou Majah et Ahmad] (laqad taraktoukoum ^alal-bayda’i laylouha kanahariha la yazighou ^anha ‘il-la halik ) ce qui signifie : « Je vous ai laissé sur la voie de droiture qui est claire, sa nuit est comme le jour. Ne s’en écartera que quelqu’un qui va à sa perte ».

La parole du compagnon qui a rapporté ce hadith : (موعظة بليغة) (maw^idhatan balighah) signifie que c’est une exhortation qui nous a profondément touchés, qui a eu un effet sur nos cœurs en les saisissant de crainte, c’est-à-dire qu’ils ont craint le châtiment et leurs yeux ont versé des larmes. Comme si cette exhortation était destinée à leur faire peur et à leur rappeler la menace du châtiment que Allah a faite aux désobéissants.

Et quand le Prophète a dit : ((أُوصيكم بتقوى الله والسمع والطاعة )) (ousikoum bitaqwal-Lahi was-sam^i watta^ah) c’est-à-dire je vous recommande de faire preuve de piété à l’égard de Allah et d’écouter la parole des gouverneurs, c’est-à-dire d’obéir au gouverneur [1] ;

((وإن تأمّر عليكم عبد)) (wa ‘in ta’ammara ^alaykoum ^abdoun) ce qui signifie : « même si celui qui vous gouverne est un esclave » et dans une autre version : ((عبد حبشي)) (^abdoun habachiyy)  ce qui signifie : « un esclave abyssinien ». Certains savants ont dit : un esclave ne peut pas être gouverneur mais il a été donné en exemple à titre d’hypothèse même si ce n’est pas sensé avoir lieu [2]. Ceci est comparable à la parole du Prophète r :

))من بنى لله مسجدًا كمفحص قطاة بنى الله له بيتًا في الجنّة((

[rapportée par Ibnou Majah, Al-Bazzar et AtTabaraniyy] (man bana lil-Lahi masjidan kamafhasi qatatin banal-Lahou lahou baytan fil-Jannah) qui signifie : « Celui qui construit par recherche de l’agrément de Allah une mosquée de la taille d’un nid de gélinotte, Allah lui fait construire une résidence au paradis ». Un nid de perdrix ne peut pas contenir une mosquée [3] mais il vient dans les dictons de telles analogies [4].

Et il se peut également que le Prophète r ait annoncé dans ce hadith que les choses tourneraient mal dans le futur [5] de sorte que la gouvernance échapperait aux gens qui sont aptes à la prendre en charge [6] jusqu’à ce qu’elle parvienne entre les mains d’un esclave. S’il devait en être ainsi, alors écoutez et obéissez quand même pour faire prévaloir l’alternative la moins nuisible [7] à savoir la patience face au gouvernement de quelqu’un qui n’est pas apte à gouverner, afin que la rébellion n’entraîne pas de nuisances plus graves [8].

Dans la suite du hadith, notre maître Mouhammad a dit :

((فإنّه من يعش منكم فسيرى اختلافًا كثيرًا)) (man ya^ich minkoum façayara-khtilafan kathira) c’est-à-dire : « Celui d’entre vous qui vivra plus longtemps verra beaucoup de divergences » [9]. Ceci est l’un des miracles du Prophète : il a annoncé à ses compagnons ce qui allait se produire après lui, des divergences et la propagation des choses blâmables (al-mounkar). Le Prophète en avait une connaissance détaillée [10], pourtant il n’en donnait pas le détail à tout un chacun, il mettait en garde de façon générale contre cet état de fait et en parlait à certains compagnons en particulier tels que Houdhayfah et Abou Hourayrah ; et ceci constitue une preuve que ces deux compagnons avaient un très haut degré et une rang très important.

Dans la suite de ce hadith, le Prophète a dit :  ((فعليكم بسنّتي)) (fa^alaykoum bisounnati) ce qui signifie : « Alors attachez-vous à ma Sounnah ». La Sounnah ici, c’est la voie correcte de droiture qui consiste à œuvrer conformément aux traditions prophétiques, c’est la voie claire.

Puis il a dit r : ((وسنّة الخلفاء الراشدين المهتدين)) (wasounnati l-khoulafa’i r-rachidin) ce qui signifie : « et à la tradition des Califes de droiture bien-guidés », c’est-à-dire ceux que la bonne guidée a entièrement investis ; il s’agit des quatre premiers califes par Unanimité : Abou Bakr, ^Oumar, ^Outhman, et ^Aliyy, que Allah les agrée tous les quatre.

Lorsque le Prophète a ordonné à ses compagnons de persévérer sur la voie des Califes bien-guidés, nous comprenons de cet ordre deux choses en particulier. Le première point, c’est de suivre et d’imiter pour celui qui n’est pas capable de déduire les Lois de lui-même [11].

Le deuxième point, c’est qu’il convient de suivre l’avis de ces quatre Califes bien-guidés dans le cas où il y aurait une divergence entre les compagnons [12].

Quant à la parole du Prophète : ((وإيّاكم ومحدثات الأمور)) (wa’iyyakoum wamouhdathati l-‘oumour) ce qui signifie : « Gardez-vous des choses innovées », alors sache que la nouveauté est de deux sortes [13] :

  • Une nouveauté (mouhdath) qui n’a pas de fondements dans la Loi de l’Islam, cette nouveauté-là est infondée, elle est blâmable ;
  • Une nouveauté à laquelle on applique le jugement de ce qui lui est semblable, par analogie, car elle est analogue à des choses qui existent déjà dans la religion, cette nouveauté-là n’est pas blâmable [14].

En effet, le terme nouveauté (mouhdath) et le terme innovation (bid^ah) n’impliquent pas le blâme de tout ce qui en porte simplement le nom [15]. Ce n’est pas du simple fait qu’elle s’appelle nouveauté ou innovation qu’on la blâme mais en raison d’une signification qu’elle comporterait et contredirait la Sounnah ou qui entraînerait l’égarement. Sinon, ces deux termes ne sont pas blâmables dans l’absolu [16]. En effet, Allah ta^ala dit :

]ما يأْتِيهِم مِّن ذِكْرٍ مِّن رَّبّهِم مُّحْدَثٍ [

[sourat An-Nabiyy ayah 2] (ma ya’tihim-min-dhikrim-mir-Rabbihim-mouhdath). Ici Allah a appelé nouveauté (mouhdath) ce qui parvient aux gens, en l’occurrence les ayah du Qour’an qui étaient révélées au Prophète, or ces ayah révélées au Prophète ne sont pas des choses blâmables ; pourtant dans le Qour’an, Allah les appelle mouhdath, nouveautés [17].

D’autre part, notre maître ^Oumar, que Allah l’agrée, a dit : (نِعْمَةِ البِدْعَةُ هذه) (ni^matil-bid^atou hadhihi) ce qui signifie : « Quelle bonne innovation que celle-ci ». Il parlait des tarawih, des prières surérogatoires qu’on accomplit pendant les nuits de Ramadan [18].

Quant à sa parole r : ((عَضُّوا عليها بالنواجِذ)) (^addou ^alayha bin-nawajidh), les nawajidh étant les dents de sagesse, elle signifie l’ordre de s’attacher très fortement à la Sounnah du Messager r et à celle des Califes de droiture bien guidés.

Livre Arba^oun An-Nawawiyy
2
9ème hadith

Signification en français du 29ème hadith

Le 29ème hadith d’après Mou^adh Ibnou Jabal, que Allah l’agrée, il a dit : « J’ai dit : Ô Messager de Allah, apprends-moi une œuvre qui me fasse entrer au paradis et qui m’éloigne de l’enfer ». Il lui a dit :

)) لقد سألت عن عظيم، وإنّه يسيرٌ على من يسّره الله عليه ؛ تعبد الله لا تشرك به شيء وتُقيم الصلاة وتُؤتي الزكاة وتصوم رمضان وتحجّ البيت ((

(laqad sa’alta ^an ^adhimin wa ‘innahou yaçiroun ^ala man yassarahoul-Lahou ^alayh, ta^boudoul-Laha la touchrikou bihi chay’, watouqimoussalata watou’tizzakah, watasoumou Ramadana watahoujjoul-bayt) ce qui signifie : « Tu as demandé quelque chose de très important qui est certes chose facile pour celui à qui Allah ta^ala le facilite. Tu adores Allah, tu ne Lui associes rien, tu accomplis la prière, tu t’acquittes de la zakat, tu jeûnes le mois de Ramadan, tu fais le pèlerinage à la Maison Sacrée ».  Ensuite il lui a dit :

)) ألا أَدُلُّك على أبوابِ الخير الصوم جُنّة والصدقة تُطفِئُ الخطيئةَ كما تُطفِئُ الماءُ النارَ وصلاة الرجلِ في جوفِ الليلِ ((

(‘ala ‘adoullouka ^ala ‘abwabi-lkhayr ? assawmou jounnah, wassadaqatou toutfi’ou-l-khatiata kamal-ma’ou youtfi’oun-nar, wasalatour-rajouli fi jawfil-layl) ce qui signifie : « Ne voudrais-tu pas que je te guide vers les portes du bien ? Le jeûne est une protection, l’aumône éteint le péché tout comme l’eau éteint le feu et la prière de l’homme au milieu de la nuit ». Ensuite il a récité la parole de Allah :

]تَتَجَافَى جُنُوبُهُمْ عَنِ الْمَضَاجِعِ (16) [

(tatajafa jounouhoum ^anil-madaji^) jusqu’à ce qu’il parvienne à :

] يَعْمَلُونَ (17) [

(ya^maloun) [souratous-Sajdah] qui indique l’éloge de ceux qui dorment peu pour accomplir plus de prières surérogatoires. Puis il lui a dit :

)) ألا أُخبِرُكَ برأسِ الأَمرِ وعَمودِه وذِروةِ سنامِه ((

(‘ala ‘oukhbirouka bira’sil-‘amri wa^amoudihi wadhirwati sanamih) ce qui signifie : « Ne voudrais-tu pas que je t’enseigne le fondement de tout cela, sa colonne et son faîte ? » J’ai dit « Si, ô Messager de Allah ». Il a dit :

)) رأسُ الأَمرِ الإسلام وعَمودُه الصلاةُ وذِروةُ سنامِه الجهاد ((

(ra’soul-‘amril-‘Islam, wa^amoudouhoussalah, wadhirwatousanamihil-jihad) ce qui signifie : « Le fonde­ment –la tête, si on prend le chameau en comparaison– en est l’Islam, la colonne porteuse –vertébrale– c’est la prière, et son faîte –le sommet de sa bosse–, c’est le jihad ». Ensuite il lui a dit :

)) ألا أُخبِرُكَ بمِلاكِ ذلك كُلِّه ((

(‘ala ‘oukhbirouka bimilaki dhalika koullih) ce qui signifie : «Ne voudrais-tu pas que te t’apprenne comment obtenir tout cela ? » Je lui ai dit : « Si, ô Messager de Allah ». Il a pris sa langue et a dit :

)) كُفَّ عليك هذا ((

(kouffa ^alayka hadha) ce qui signifie : « Cesse le mal et protège-toi du mal que peut entraîner cette langue ». Je lui ai dit : Ô Messager de Allah est-ce que nous aurons des comptes à rendre sur ce que nous disons ? » Il a répondu :

)) ثَكِلَتْكَ أُمُّكَ وهل يَكُبُّ الناسَ في النارِ على وجوهِهِم (( ou bien )) – على مناخِرِهِم – إلّا حَصائدُ أَلسِنتِهِم ((

(thakilatka ‘oummouka wahal yakoubboun-naçou fin-nari ^ala woujouhihim –^ala manakhirihim– ‘il-la hasa’idou ‘alsinatihim) ce qui signifie : « Fais bien attention, Mou^adh : Les gens ne seront-ils pas le plus souvent jetés en enfer sur leurs visages qu’en raison de ce que leur langue  avait dit ? » [Rapporté par At-Tirmidhiyy (n°2616) qui a dit c’est un hadith haçan sahih].

Signification du 29ème hadith

Dans ce hadith le Prophète r a dit : (( لقد سألت عن عظيم، وإنّه يسيرٌ على من يسّره الله عليه ))
(laqad sa’alta ^an ^adhimin wa ‘innahou taçiroun ^ala man yassarahoul-Lahou ^alayh) ce qui signifie : « Tu as demandé quelque chose de très important mais c’est une chose facile pour celui pour qui Allah ta^ala le facilite » c’est-à-dire : pour celui à qui Allah a accordé la réussite (at-tawfiq) puis qu’Il a guidé à L’adorer en étant sincère dans sa religion, il adorera Allah et ne Lui attribuera aucun associé.

Puis il lui a dit (( وتُقيم الصلاة )) (watouqimoussalata) ici cela veut dire : que tu accomplisses la prière de la manière la plus parfaite qui soit.

Ensuite il lui a cité les lois de l’Islam telles que la zakat, le jeûne et le pèlerinage.

Puis il lui a dit : (( ألا أَدُلُّك على أبوابِ الخير الصوم جُنّة )) ((‘ala ‘adoullouka ^ala ‘abwabi-lkhayr ? assawmou jounnah) ce qui signifie : « Ne voudrais-tu pas que je t’indique les portes du bien ? Le jeûne est une protection ». [Ibnou Daqiqil-^Id explique] Ce qui visé par le jeûne ici : c’est le jeûne en dehors du jeûne de Ramadan [19] dont il a déjà parlé précédemment ; cela veut dire de jeûner beaucoup de jeûnes surérogatoires. Une jounnah, c’est est une armure, c’est-à-dire que le jeûne un voile et une protection contre le feu de l’enfer [20].

Puis le Prophète a dit : (( والصدقة تُطفِئُ الخطيئةَ )) (wassadaqatou toutfi’ou-l-khati’ah) c’est-à-dire qu’il a visé l’aumône autre que la zakat [21].

Puis il lui a dit (( وصلاة الرجلِ في جوفِ الليلِ )) (wasalatour-rajouli fi jawfil-layl) ce qui signifie : « et la prière de l’homme au milieu de la nuit » puis il a cité les ayah 16 et 17 de souratous-Sajdah :

[تَتَجَافَى جُنُوبُهُمْ عَنِ الْمَضَاجِعِ] (tatajafa jounouhoum ^anil-madaji^) jusqu’à Sa parole : (ya^maloun) [يَعْمَلُونَ] qui veulent dire que si quelqu’un se réveille au milieu de la nuit, délaisse le sommeil et le plaisir de dormir, préférant au sommeil ce qu’il espère de la part de son Seigneur, sa rétribution sera ce qui est cité dans la ayah :

فَلَا تَعْلَمُ نَفْسٌ مَا أُخْفِيَ لَهُمْ مِنْ قُرَّةِ أَعْيُنٍ جَزَاءً بِمَا كَانُوا يَعْمَلُونَ ] (falata^lamou nafsoun-ma ‘oukhfiya lahoum-min-qourratin-jaza’an-bima kanou ya^maloun) qui signifie : « Aucune âme ne sait pas ce qui lui a été réservé comme biens qui vont lui réjouir le cœur en rétribution de ce qu’elle avait fait ». Il est parvenu dans certains hadith que Allah ta^ala vante aux anges les mérites de ceux qui se réveillent la nuit pour faire des prières surérogatoires dans l’obscurité, en disant ce qui signifie : « Regardez Mes esclaves qui se sont réveillés dans l’obscurité de la nuit alors que personne d’autre que Moi ne les voit, Je vous fais témoigner que Je les autorise à entrer en Mon paradis, la résidence de Ma munificence ».

Puis dans la suite de ce hadith, le Prophète a dit : (( ألا أُخبِرُكَ برأسِ الأَمرِ )) (‘ala ‘oukhbirouka bira’sil-‘amri) jusqu’à la fin. Il a comparé cet état à un chameau mâle reproducteur, faisant de l’Islam la tête de cet état car les animaux ne vivent pas sans tête ; puis il a dit :

(( وعَمودُه الصلاةُ )) (wa^amoudouhoussalah). Le ^amoud d’une chose, c’est la colonne qui la soutient et sans laquelle elle ne tient pas droite d’ordinaire. Ainsi la prière soutient cet état tout comme la colonne vertébrale du chameau le fait tenir.

Puis il a dit : (( وذُرْوَةُ سنامِه الجهاد )) (wadhirwatousanamihil-jihad). La dhourwah [22] de quoi que ce soit, c’est son faîte, son apogée, et la dhirwah de la bosse du chameau, c’est son sommet. Ainsi le faîte, le summum de tout cela, c’est le jihad, aucune autre œuvre n’a une telle valeur, tout comme l’a rapporté Abou Hourayrah lorsqu’il a dit : Un homme est venu voir le Messager de Allah r et lui a dit : « Indique-moi un acte qui soit équivalent au jihad ». Le Prophète a répondu : (( لا أجده )) (la ‘ajidouh) ce qui signifie : « Je n’en vois pas ». Puis il lui a dit :

)) هل تستطيعُ إذا خرج المجاهدُ أن تدخلَ مسجدَك فتقوم ولا تُفتِر وتصوم ولا تُفطِر ((

(hal tastati^ou ‘idha kharajl-moujahidou ‘an tadkhoula masjidaka fataqoumou wala touftir watasoumou wala touftir) ce qui signifie : « Pourrais-tu lorsque le moujahid sort entrer dans ta mosquée et rester debout, faire des prières sans t’arrêter et jeûner sans rompre le jeûne ? » [23] Il lui a dit : Qui donc pourrait faire cela ? [Rapporté par Al-Boukhariyy].

Dans la suite de ce hadith, le Prophète r lui a dit : (( ألا أُخبِرُكَ بمِلاكِ ذلك كُلِّه )) (‘ala ‘oukhbirouka bimilaki dhalika koullih) ce qui signifie : « Ne voudrais-tu pas que je t’indique comment tu peux obtenir tout cela ? ». Mou^adh a répondu : « Si, ô Messager de Allah ». Et le Prophète a saisi sa langue et a dit : (( كُفَّ عليك هذا )) (kouffa ^alayka hadha) jusqu’à la fin de sa parole, ce qui signifie : « Protège-toi du mal de cette langue ». Il lui avait tout d’abord indiqué le jihad contre la mécréance, puis il lui a indiqué la lutte majeure qui est la lutte contre sa propre âme pour l’empêcher de dire ce qui comporte une nuisance pour elle et la ferait tomber aux niveaux les plus bas car il a indiqué que la cause la plus fréquente d’entrée des gens en enfer, c’est leurs langues puisqu’il a dit ((ثَكِلَتْكَ أُمُّكَ)) [24] (thakilatka ‘oummouk) ce qui signifie : « Fais bien attention, Mou^adh » puis :

)) وهل يَكُبُّ الناسَ في النارِ على وجوهِهِم (( ou bien )) – على مناخِرِهِم – إلّا حَصائدُ أَلسِنتِهِم((

(wahal yakoubboun-naçou fin-nari ^ala woujouhihim –^ala manakhirihim– ‘il-la hasa’idou ‘alsinatihim) ce qui signifie : « Les gens ne seront-ils pas le plus souvent renversés sur leur visage – ou bien sur leur nez dans le feu de l’enfer sinon en rétribution de ce qu’ils disaient ?! » c’est-à-dire :  il y a-t-il une plus grande cause d’entrée en enfer que ce que les gens disent ? Dans le hadith faisant l’objet de l’accord précédemment cité :

)) من كان يُؤمن بالله واليوم اللآخر فليقلْ خيرًا أو لْيصمت ((

(man kana you’minou bil-Lahi wal-yawmil-‘akhiri falyaqoul khayran ‘awilyasmout) ce qui signifie : « Qui croit en Allah et en le Jour dernier, qu’il dise du bien ou qu’il garde le silence » et dans un autre hadith :

)) من يضمنْ لي ما بيم لِحيَيه وما بيم رِجلَيه أضمنْ له الجَنّة ((

[Rapporté par Al-Boukhariyy] (man yadman li ma bayna lihyayhi wama bayna rijlayhi ‘adman lahoul-Jannah) ce qui signifie : « Qui me garantit ce qu’il a entre les mâchoires –c’est-à-dire sa langue– et ce qu’il a entre les jambes –c’est-à-dire son sexe– je lui garantis le paradis » c’est-à-dire que si quelqu’un ne commet pas d’interdits avec ces deux choses-là, le Prophète lui garantit le paradis.


[1] sous-entendu : dans ce qui n’est pas une désobéissance à Dieu. N’importe quel gouverneur ou gouverné qui ordonne quelque chose qui est une désobéissance à Dieu, on ne lui obéit pas. Vous devez écouter la parole et obéir à vos gouverneurs tant qu’ils n’ordonnent pas ce qui est interdit.

[2] c’est pour insister sur l’importance d’obéir, d’écouter la parole de celui qui est gouverneur.

[3] c’est-à-dire que sa taille est trop petite. C’est un dicton pour exprimer que si quelqu’un construit une mosquée même petite, Allah lui accorde une résidence au paradis.

[4] L’auteur a cité ce dicton c’est pour faire une analogie avec le hadith que nous sommes en train d’étudier : ((وإن تأمّر عليكم عبد)) c’est-à-dire même si celui qui vous gouverne est un esclave, même si cette situation extrême ne doit pas avoir lieu, malgré cela vous devez l’obéissance, c’est cela le sens.

[5] par rapport au moment où il parlait que les choses allaient mal tourner.

[6] comme si le Prophète annonçait que viendra un jour où ceux qui gouverneront ne seront pas aptes à gouverner.

[7] c’est-à-dire vous devez l’obéissance car c’est moins grave que la désobéissance.

[8] la rébellion entraîne un mal plus grave, au sens de l’Islam, et on peut le constater à travers l’histoire et jusqu’à nos jours. Quand les gens se révoltent, même contre un gouverneur qui n’est pas comme il devrait l’être, cela entraîne un mal plus grave. La règle est de ne pas obéir dans ce qui constitue une désobéissance à Allah et cela a commencé à partir de la mort du quatrième Calife, notre maître ^Aliyy, que Allah l’agrée, lorsque des gens étaient venus voir ^Abdoul-Lah Ibnou zZoubayr qui était un compagnon, fils d’un compagnon, ils lui ont dit : les Omeyyades nous ordonnent des choses étonnantes, c’est-à-dire de la désobéissance, ils leurs ordonnaient des choses qui n’étaient pas ce sur quoi étaient les quatre Califes bien-guidés, notre maître Abou Bakr, ^Oumar, ^Outhman et ^Aliyy, que Allah les agrée. Ce compagnon ^Abdoul-Lah Ibnou zZoubayr a réfléchi un moment puis il leur a dit : Ne leur obéissez pas dans ce qui constitue une désobéissance à Allah. Par conséquent, c’est la règle qui est connue, et le fait qu’il y ait des gouverneurs injustes n’est pas une chose nouvelle, c’est quelque chose qui a eu lieu après le quatrième Calife. Dès le quatrième Calife cela a commencé et malgré cela il y a eu beaucoup de bien sur terre grâce à la diffusion de l’Islam, grâce à l’enseignement et à la conduite des savants de Ahlou s-sounnah wa l-Jama^ah, que Allah les rétribue en bien pour nous. Justement, dans ce hadith notre Prophète r a dit ce qui signifie : « Je vous recommande de faire preuve de piété à l’égard de Allah d’écouter et d’obéir même si votre gouverneur est un esclave abyssinien » c’est-à-dire même si ce cas extrême venait à arriver, sachant que certains savants ont dit qu’un esclave ne peut pas être gouverneur, vous devrez l’obéissance en gardant en tête que l’on n’obéit pas pour commettre une désobéissance à Dieu. Comme l’a dit le Prophète dans un autre hadith : (()) ce qui signifie : « Il n’y a pas d’obéissance à une créature en ce qui constitue une désobéissance au Créateur ».

[9] Le Prophète avait annoncé cela à ses compagnons et les savants se sont relayés ce hadith de génération en génération jusqu’à ce que cela nous parvienne avec une chaîne de transmission ininterrompue par la barakah de notre Chaykh, que Allah lui fasse miséricorde et le rétribue en bien. La chaîne de transmission est une garantie de l’information, sans la chaîne de transmission n’importe qui dit n’importe quoi. La chaîne de transmission est une garantie et c’est une fierté pour nous et c’est une grâce de la part de Dieu que nous puissions rapporter des choses avec une chaîne de transmission qui remonte jusqu’au Prophète.

[10] Allah lui a révélé les détails de ces divergences.

[11] qui n’a pas l’aptitude à extraire les lois faute d’avoir atteint le degré de moujtahid. Celui qui n’est pas moujtahid est mouqallid celui qui n’est pas moujtahid qui n’a pas le degré comme nos maîtres les Imams Abou Hanifah, Malik, Ach-Chafi^iyy, Ahmad Ibnou Hanbal et d’autres encore celui qui n’est pas moujtahid, eh bien qu’il suive, qu’il soit modeste et suive un de ces Imams, non pas comme certains prétentieux à notre époque qui disent : « Moi je prends du Qour’an et de la Sounnah ». Mais qu’est-ce que tu prends du Qour’an et de la Sounnah ? Qu’est-ce que tu en comprends ? Est-ce que tu sais quel est le degré de fiabilité de tel hadith et de tel autre hadith ? Cette ayah, dans quel contexte elle a été révélée, est-ce qu’elle a été abrogée ou n’a pas été abrogée, est-ce que son jugement est général ou bien comporte une restriction en raison d’un autre texte qui restreint ce jugement ?… Ce sont les moujtahid qui connaissent cela, ils ont fait leur travail, ils ont consigné leurs avis dans des voies de jurisprudence. Celui qui n’est pas moujtahid, qu’il apprenne un madh-hab, une école et qu’il applique. Donc le Prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam en indiquant à ses compagnons de s’attacher à la voie des Califes bien-guidés a fait une allusion claire qu’il faut imiter et suivre dans le cas où l’on n’est pas capable d’extraire par soi-même les jugements.

[12] Quand les compagnons divergent sur une question, c’est l’avis de ces quatre-là qui prévaut, voilà ce que l’on déduit de ce hadith. Comme lorsqu’il y a eu une divergence entre ^Abdoul-Lah Ibnou ^Abbas et notre maître ^Oumar Ibnoul-Khattab sur la question du ^awl dans le domaine de l’héritage. Quelqu’un d’autre a eu un avis mais c’est l’avis de ^Oumar qui l’emporte. C’est l’allusion que les savants ont comprise de ce hadith que c’est l’avis des quatre Califes qui prévaut en cas de divergence entre les compagnons.

[13] Ibnou Daqiq Al-^Id que Allah lui fasse miséricorde, a dit : « Sache que l’innovation c’est-à-dire la nouveauté, est de deux catégories ». Cette classification ce n’est pas un savant contemporain qui l’a faite, c’est Ibnou Daqiq Al-^Id. Vous savez quelle année est mort Ibnou Daqiq Al-^Id ? Il est mort en 702 de l’Hégire. et aujourd’hui, en quelle année sommes-nous ? En 1432, cela fait donc 730 ans qu’il est mort. Ce n’est pas quelqu’un de contemporain pour dire que la nouveauté est de deux sortes.

[14] Ibnou Daqiq Al-^Id a dit : cette nouveauté-là n’est pas blâmable.

[15] Si quelque chose est appelé bid^ah ou si quelque chose est appelée mouhdath, cela n’implique pas forcément que c’est quelque chose de mauvais, de blâmable.

[16] ce n’est pas dans tous les cas que la nouveauté entraîne un égarement ou qu’elle contredit la religion.

[17] Ce sont des nouveautés parce que ce sont des choses nouvelles qui arrivent au Prophète qui les transmet aux compagnons. Donc ce n’est pas parce qu’une chose s’appelle mouhdath qu’elle est forcément blâmable puisque ces ayah étaient des mouhdath à leur époque et ce n’est pas parce qu’elles s’appellent mouhdath qu’elles sont blâmables.

[18] Lorsque notre maître ^Oumar a rassemblé des gens pour qu’ils soient dirigés dans ces prières surérogatoires de nuit par un seul imam, alors qu’auparavant ils priaient individuellement, quand il les a vu réunis tous faisant la prière derrière un même imam comme c’est le cas aujourd’hui, il a dit : (نِعْمَةِ البِدْعَةُ هذه) (ni^matil-bid^atou hadhihi) ce qui signifie : « Quelle bonne innovation que celle-ci ». Cette parole a été rapportée par l’Imam Malik dans son livre Al-Mouwatta’Al-Mouwatta’ est un livre de hadith tout comme le Sahih de Mouslim et le Sahih de Al-Boukhariyy. Cependant, l’Imam Malik est plus fort dans le hadith que l’Imam Mouslim parce que l’Imam Malik était plus proche des compagnons du Prophète que l’Imam Mouslim quant au nombre de personnes qui compose les chaînes de transmission des hadith qu’ils rapportent. Tout ça pour dire qu’aujourd’hui, tous ces gens qui viennent perturber les musulmans en venant parler à des gens qui n’ont pas appris la science de la religion, en leur disant qu’il n’y a pas de bonne bid^ah, que tout est mauvais, ils leur font peur et les éloignent. Tout cela dans quel but ? Pour les éloigner de l’amour du Prophète, pour les éloigner de l’amour de la religion. Ils leur disent que fêter le Mawlid est mauvais, ils disent que c’est une bid^ah. Certes c’est une bid^ah mais regardez ce que les savants ont dit : ce n’est pas parce qu’une chose s’appelle bid^ah (innovation) ou mouhdath (nouveauté) que c’est forcément quelque chose de mauvais. Rappelez-vous le hadith du Prophète rapporté par Jarir Ibnou ^Abdil-Lah Al-Bajriyy dans laquelle le Prophète a dit :

(( مَنْ سَنَّ فِي الإِسْلاَمِ سُنَّةً حَسَنَةً فَلَهُ أَجْرُهَا وأَجْرُ مَنْ عَمِلَ بِهَا مِنْ بَعْدِهِ مِنْ غَيْرِ أَنْ يَنْقُصَ مِنْ أُجُورِهِمْ شَىءٌ ، وَمَنْ سَنَّ فِي الإسْلاَمِ سُنَّةً سَيّئَةً فَعَلَيْهِ وِزْرُهَا وَوِزْرُ مَنْ عَمِلَ بِـهَا مِنْ بَعْدِهِ مِنْ غَيْرِ أَنْ يَنْقُصَ مِنْ أَوْزَارِهِمْ شَىءٌ ))

(man sanna fi l-‘islami sounnatan haçanatan falahou ‘ajrouha wa ‘ajrou man ^amila biha min ba^dihi min ghayri ‘an yanqousa min ‘oujourihim chay’, wa  man sanna fi l-‘islami sounnatan sayyi’atan fa^alayhi wizrouha wa wizrou man ^amila biha min ba^dihi min ghayri ‘an yanqousa min ‘awzarihim chay’) ce qui signifie : « Celui qui instaure dans l’Islam une bonne tradition en aura la récompense et aura une part de récompense chaque fois que quelqu’un la refera après lui. Et celui qui instaure dans l’Islam une mauvaise tradition  sera chargé de son péché et aura une part de péché chaque fois que quelqu’un la refera après lui sans que cela ne diminue leur part de péché ». Et donc ce hadith ici qu’est-ce qu’il veut dire lorsque le Prophète a ^alayhi ssalatou wa s-salam dit ((فإنّ كلّ بدعة ضلالة)) (fa’inna koulla bid^atin dalalah) c’est-à-dire que la plupart des innovations mènent à l’égarement mais il n’a pas dit « la totalité des innovations ». Et celui qui prétend le contraire c’est en raison de sa faible compréhension de la langue arabe. Sa faible compréhension et sa faible connaissance des textes du Qour’an et du hadith c’est pour cela qu’il convient de bien comprendre et d’ordonner le bien et d’interdire le mal, d’indiquer à ces gens qui sont en train d’égarer les musulmans en prétendant que fêter le Mawlid ce n’est pas bien on leur dit il n’y a pas que cela qui est une bid^ah les tarawih rassembler les gens derrière un même imam cela ne s’est pas fait au temps du Prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam, mettre les points au-dessus et en dessous des lettres du Qour’an cela n’existaient pas au temps du Prophète mettre le tachkil la dammah la fathah la kasrah les voyelles la vocalisation cela n’existaient pas au temps du Prophète et beaucoup de choses qui n’existaient pas au temps du Prophète la science du hadith, la science du nahwou, le fiqh toutes ces sciences-là n’existaient pas au temps du Prophète en tant que tel défini avec des règles avec les terminologies, les conventions. La connaissance existait mais la structuration de cette formation telle qu’elle est aujourd’hui et comme l’on faite les savants qui remontent jusqu’au Salaf c’est-à-dire aux trois premiers siècles de l’Hégire cela n’existait pas au temps du Prophète. C’est pour cela ne négligez pas ce point-là, parce que ces gens-là qui veulent interdire la commémoration de la naissance du Prophète en réalité leur projet est plus grave encore même s’ils ne s’en rendent pas compte, ils veulent détruire la religion, même s’ils croient bien faire. Tu les vois sur l’attachement à l’habillement, sur les actes pratiques la Sounnah, mais du point de vue de la croyance tu trouves qu’ils sont complètement égarés. Non seulement ils sont égarés mais ils essaient d’égarer autrui. Non seulement ils égarent autrui mais en plus ils essaient d’induire en erreur les gens pour qu’ils ne viennent pas apprendre la vérité. Ce sont des triples dangers ces gens-là. Ne négligez pas cela c’est une grande responsabilité si cette religion nous est parvenue ainsi c’est qu’il y a des gens qui ont sacrifié, qui ont œuvré, qui ont appris et qui ont passé des journées et des nuits à veiller, à apprendre à mémoriser à goûter la faim et la soif et la fatigue pour que cela nous arrive sur un plateau dans des livres proches à nous de fournir un effort pour conserver cette religion et la diffuser correctement sans laisser ces égarés tromper les gens.

[19] il parle du jeûne surérogatoire c’est-à-dire de ce qui est une porte pour le bien.

[20] c’est quelque chose qui existait peut-être davantage auparavant que de nos jours. Pourtant le jeûne dans certaines périodes de l’année est très facile, n’oublions pas de profiter de ce grand bien, c’est un bien même le samedi et le dimanche. Si quelqu’un ne travaille pas, il peut jeûner le samedi et le dimanche

[21] La zakat éteint le péché tout comme l’eau éteint le feu. Les savants ont dit que l’aumône que la personne sort de son bien qui est licite, par recherche de l’agrément de Allah, en espérant par cet acte obtenir des récompenses, Allah lui donne la barakah, les bénédictions dans son argent. Allah repousse de lui le mal. Ce manque dans ses biens, qui est un manque apparent, est compensé par les bénédictions, la barakah, qui est cachée et qui arrive aux biens de cette personne. N’est-ce pas qu’en donnant une aumône son bien en apparence diminue ? Ce manque est compensé par une barakah que Allah lui accorde dans ce qu’il veut.

[22] avec une dammah également comme dans MoukhtarousSihah.

[23] c’est-à-dire « tout le temps ? »

[24] à l’origine cette expression (thakilatka ‘oummouk) veut dire « Et si ta mère te perdait ! » c’est-à-dire si jamais tu mourais de sorte qu’elle soit affligée de t’avoir perdu.  Puis cette expression a été utilisée pour attirer l’attention de celui à qui on s’adresse sur quelque chose d’important ; le sens ici c’est : « fais bien attention, Mou^adh ».

Commentaires fermés sur 40 An-Nawawiyy : Les 28ème et 29ème hadiith

La vie conjugale, des conseils pour la mener à bien

Posted in cours général,islam,société par chaykhaboulaliyah sur avril 4, 2011

La vie conjugale

 

La femme raisonnable est celle qui recherche l’agrément de Son Créateur et qui recherche le bonheur conjugal dans le foyer de son mari. Elle respecte son mari et elle ne lui nuit pas.

Elle s’acquitte des droits qu’il a sur elle et respecte son mérite car il est son protecteur, il est celui qui veille à son honneur et à sa dignité.

En effet, son mari est son tuteur après son père, il est celui avec qui elle vit en général, la majeure partie de sa vie.

Il est enfin, le pilier de son foyer et est celui qui subvient à la charge obligatoire sur elle, qui subvient à la charge de ses enfants.

Il a sur elle, un tutorat et une autorité, à savoir l’autorité de la diriger, l’autorité de la guider.

 

Allah ta^ala dit dans Sourat an-Niça, ‘ayah 104, ce qui signifie : « Les hommes sont tuteurs sur ces femmes » Jusqu’à la fin de la ‘ayah.

 

Il y a de nombreuses grâces dont on ne connaît la juste valeur que lorsqu’on les perd.

L’époux vertueux, qui craint Allah, est celui qui respecte les droits de son épouse, un tel époux fait partie de ces grâces qui convient à l’épouse de préserver.

Elle respecte ainsi, les droits de son mari et veille à rester à ces côtés dans l’aisance et dans la difficulté, avant que vienne un jour où elle ne le retrouvera pas auprès d’elle, se sera alors la grande perte, dans le cas où elle ne lui obéit pas dans ce qu’il est un devoir de lui obéir.

 

Une mère, pleine de sagesse, a donné le conseil à sa fille la nuit de son mariage. Elle lui a dit :

« Ma fille, voilà que tu sors du nid et du cocon dans lequel tu as grandis pour rejoindre un foyer nouveau pour toi et un compagnon auquel tu n’étais pas habitué.

Sois humble et douce avec lui, il sera un protecteur pour toi.

Sois pour lui comme une base, il sera pour toi comme un toit.

Protège son odorat, son ouïe et sa vue.

Qu’il prenne en toi que de bonnes odeurs, qu’il entende de toi que de belles paroles, qu’il ne voit de toi qu’un bel aspect ».

Et voilà, ci-après quelques conseils utiles, des règles de base pour une bonne vie en commun avec les époux grâce auxquels vous pouvez gagner l’amour de vos maris, une grande place et une haute estime dans leurs cœurs.

 

Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa s-salam a dit ce qui signifie : « Si la femme accomplit ses cinq prières obligatoires, qu’elle jeûne son mois, qu’elle préserve sa chasteté et qu’elle obéit à son mari, il lui sera dit : « Entre au Paradis par n’importe quelle porte que tu veux ».

 

L’épouse intelligente et raisonnable est celle qui recherche l’amour de son mari, qui s’acquitte des droits qu’il a sur elle, c’est celle qui lui obéit en ce qui ne comporte pas de désobéissance à Allah.

Elle priorise le droit de son mari sur son propre droit et sur le droit du reste de ses proches parents, car le droit de son mari sur elle est éminent selon le jugement de Allah ^Azza wa Jall.

Si jamais la famille te demande quelque chose et que ton mari te demande autre chose dans laquelle il n’y pas de désobéissance à Allah, alors obéis à ton mari et n’obéis pas à ta famille car ainsi tu obtiendras son amour, son estime et sa satisfaction, c’est cela la signification de la parole du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa s-salam qui signifie : « La personne qui a le plus grand droit sur sa femme, c’est son mari ».

Que la femme ne pense pas que si elle obéirait à son mari en ce qui ne comporterait pas de désobéissance en Allah est un signe de faible personnalité ou qu’elle n’aurait pas d’amour propre, au contraire cette obéissance est quelque chose de méritoire dans la Loi.

Il s’agit d’une obéissance d’amour et de tendresse.

Le Messager éminent ^alayhi s-salam l’a fortement recommandé par sa parole qui signifie : « La personne qui a le plus grand droit sur la femme, c’est son mari ».

 

Parmi ce qui ramène l’amour de ton mari de sorte que tu deviennes chère pour lui, c’est de le respecter dans tes paroles, dans tes gestes, de l’honorer, de lui reconnaître son mérite, de ne pas renier son bienfait, de baisser la voix en sa présence, de ne pas prolonger les discussions avec lui quand il n’y a pas d’intérêt et surtout quand il est en colère ou triste.

Il y a beaucoup de femmes qui ne respectent pas leurs maris dans leurs paroles, dans leurs gestes, elles lèvent la voix avec leurs maris et débattent inutilement, cela entraîne une aversion de leurs maris envers elles.

Et en conséquence de quoi la vie conjugale n’est pas heureuse. La relation entre eux se détériore, puis vient la rupture, la séparation, le divorce et la perte.

Le Messager éminent salla l-Lahou ^alayhi wa s-salam a fortement mis en garde les femmes qui ne respectent pas leurs maris, qui leurs nuisent quand elles parlent ou agissent, qui également renient les bienfaits du mari, c’est-à-dire  le fait qu’il ait agi en bien avec elle.

Il est parvenu dans le hadith sahih que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-salam avait, un jour exhorté les femmes, il leur a dit  en leur prodiguant le conseil ce qui signifie :

«  Donnez des aumônes, car j’ai vu que vous étiez la majeure partie des gens de l’enfer ». Une femme lui a dit : « Pourquoi Ô Messager de Allah ? » Il a répondu ce qui signifie : « Parce que vous maudissez beaucoup, et vous reniez beaucoup le bienfait de l’époux ».

Cela veut dire que parmi les plus grandes causes de l’entrée des femmes en enfer, c’est qu’elles maudissent beaucoup sans droits, et qu’elles oublient vite et elles renient les bienfaits de leurs maris envers elles alors que Allah ta^ala dit ce qui signifie : « N’oubliez pas et soyez reconnaissants pour les bienfaits que vous vous faites les uns aux autres » (Sourat al-Baqarah/237).

 

Un grand savant a un jour donné le conseil à l’une de ses disciple qui était marié pour lui indiquer la manière de respecter son mari, de se comporter avec lui, pour gagner son amour et sa satisfaction.

Il lui a ainsi dit : « Sois douce et souple avec ton mari, baisse la voix en sa présence comme si tu avais été en présence d’un roi » Puis il a ajouté : « Le droit du mari selon le jugement de Allah est très grand, contredis ton âme en étant modeste avec ton mari ».

Ma sœur musulmane, le droit de ton mari sur toi est très grand, parmi les choses qui l’indique il y a la parole du Prophète ^alayhi s-salam qui signifie : « Si j’avais à ordonner  à quelqu’un de se prosterner pour quelqu’un d’autre, j’aurais ordonné à la femme de se prosterner pour son mari » c’est-à-dire d’une prosternation de salutation et de respect et non pas une prosternation d’adoration  car l’adoration n’est accomplit que pour Allah. Mais même cette prosternation de respect a été interdite par le Messager  éminent salla l-Lahou ^alayhi wa s-salam.

Cependant, si cette prosternation avait été permise, celui qui aurait du l’accomplir en priorité  c’est la femme pour son mari en raison du droit éminent que celui-ci a sur elle.

 

La relation conjugale entre les époux dans la Loi de l’Islam est fondée sur l’amour et la miséricorde entre les deux époux afin que chacun trouve un soutien de la part de l’autre. La vie conjugale se trouve ainsi stabilisé et donnera ses fruits dans les différentes étapes de la vie.

La femme lucide et mûre est celle qui veille à bien se comporter avec son mari, qui entoure la vie conjugale avec son mari par un enclos d’amitié, de miséricorde, de respect et de bonne vie communautaire que ce soit en sa présence ou à sa sortie de chez lui, ou encore à son retour du travail.

Veiller sur une bonne vie conjugale de la part du mari et de la femme, veiller à sa chasteté raffermit les liens entre ces époux.

Cette relation bonne et bénie donnera ses fruits même après la disparition de la jeunesse et de la force de l’âge.

Lorsque le désir sexuel s’estompera, que la beauté de la femme se fanera, que les cheveux  des deux époux deviennent gris, mais les traces de la bonne vie conjugale continueront quand même a donné ses fruits.

C’est ce que nous retrouvons de manière claire chez les époux qui ont atteint la vieillesse, qui ont perdu la jeunesse qui agissait  chacun envers l’autre avec bienfaisance.

Tu vois ainsi que chacun des deux est attaché à l’autre, ils sont liés par des liens forts, ils sont attaché l’un à l’autre d’un attachement qui a pour fruit la tendresse, la miséricorde et l’amour à chaque moment.

Tout ceci grâce à la robustesse de leur belle relation.

Et ce bon comportement  dans la vie conjugale de la part de la femme envers son mari  peut se manifester dans différentes situations qui renforcent la place de la femme et l’amour qu’elle inspire à son mari.

 

Et voici pour toi, femme mariée, quelques valeureux conseils pour ta vie de tous les jours avec ton mari.

Lorsqu’il sort de chez lui pour aller travailler ; au matin, réveilles toi avant lui pour t’occuper de son bien être, pour lui préparer son déjeuner et ses vêtements.

Lorsqu’il s’apprête à sortir de la maison, prépares toi à bien le saluer, confie le à Allah (stawdi^) pour qu’il revienne à toi chez lui sain et sauf, protégé et nourris de la subsistance par la volonté de Allah.

C’est en sorte que lorsque tu l’accompagnes sur le palier dans les derniers instants, que ton regard soit plein de tendresse, de miséricorde et d’amour jusqu’à ce qu’il disparaisse de ton champs de vision afin qu’il ressente que tu t’occupes de lui et que tu es attachée a lui.

En effet, l’impact de ce regard de ta part sera cher à son cœur, ce sera une cause de l’amour et de la satisfaction qu’il aura et de son fort attachement envers toi.

 

A son retour à la maison, prépares toi au retour de ton mari chez lui, fatigué de son dure labeur pour rechercher la subsistance. Prépares toi à bien l’accueillir, accueille le chaleureusement avec le sourire même s’il ne t’a pas ramené ce que tu lui avais demandé.

Que ton accueil ait lieu en étant vêtu de beaux vêtements propre avec le sourire aux lèvres, salue le et fais lui un bon accueil, remercie Dieu qu’il soit revenu sain et sauf.

En effet, un tel accueil a sans aucun doute une conséquence sur son âme et son cœur.

 

Lorsqu’il s’installe dans la maison, qu’il prend place pour se reposer, assieds toi devant lui avec respect, prépares lui ce qu’il faut comme vêtement de la maison.

Gardes toi de l’accueillir avec un air maussade et triste quelque soit la fatigue, suite aux travaux ménagers ou les soucis et les problèmes des enfants.

Veilles à l’accueillir avec les nouvelles qui lui réjouiront le cœur, patientes avec ton mari face aux épreuves et aux difficultés, et si ton mari est éprouvé alors soulage le autant que tu peux.

Remonte lui son moral. Sois lui d’une aide utile.

 

Voici pour toi le récit d’une honorable femme compagnon, Ar-Roumaysa surnommé ‘Oummou Soulaym avec son mari Abou Talhah, que Allah l’agrée, elle était une femme patiente face à la grande épreuve qu’elle a eu avec son mari. Pour que ce récit soit pour toi un bon exemple à suivre lors des difficultés et des épreuves.

Oummou Soulaym, que Allah lui fasse miséricorde a dit : « Mon fils est mort alors que Abou Talhah n’était pas à la maison, je l’ai enveloppé dans un linceul et je l’ai mis dans un coin de la maison. Au retour de Abou Talhah, je lui ai préparé son repas ; en mangeant il m’a dit « Comment vas le petit ? » Je lui ai dit « Dans un meilleur état par la grâce de Dieu, depuis sa maladie, il n’a pas été plus calme que cette nuit ». Puis je me suis faite belle pour lui, mieux que toutes les fois précédentes au point qu’il est obtenue ce que le mari a de la femme, ensuite je lui ai dit : « Abou Talhah, vois-tu si une famille emprunte quelque chose qu’ils utilisent mais lorsqu’on leur la réclame, ils ont trouvé difficile de la rendre » son mari, Abou Talhah, lui a dit : « Ils ne devraient pas agir ainsi », c’est alors qu’elle lui a dit : « Patientes et recherches la récompense pour ta patience pour le décès de ton fils » et je lui ai annoncé son décès.

 

  • S’occuper de la nourriture de son mari :

Ne négliges pas ce qui concerne la nourriture de ton mari, et de son retour éprouvé du travail, car s’occuper de la nourriture du mari et assouvir sa faim par les plats qu’il aime t’attireront l’amour de ton mari et feront entré la joie dans son cœur.

Fais en sorte que ton mari ne s’endorme pas affamé, ni en colère contre toi en raison de ton mauvais comportement.

En effet, le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa s-salam a recherché la préservation contre la faim qui entraîne la corruption par sa parole : « ‘Allahoumma ‘inni ‘a^oudhou bika mina l-jou^ fa’innahou bi’sa daji^ » Il s’agit de la faim qui est nuisible, quant à la faim qui n’entraîne pas la corruption, elle est l’habitude des Prophètes et des saints.

Je te recommande de prendre place avec ton mari à table lors du repas en ayant un bel aspect avec le sourire sur ton visage.

Partages avec lui la nourriture qu’il aime et qu’il désire, adresses lui la parole avec respect, sois modeste avec lui comme si tu étais en présence d’un roi. Et n’oublies pas dans toutes ces belles situations avec le bon comportement envers ton mari, d’avoir une intention sincère pour gagner l’agrément de Allah, espérant ainsi, la grande rétribution de la part de Allah.

 

  • S’occuper du repos de l’époux et de son sommeil :

Parmi ce qui consiste une bonne relation conjugale, c’est de s’occuper du repos de son mari et de son sommeil. Veilles au repos de ton mari et à son sommeil surtout s’il revient fatigué de son travail car il a fournit beaucoup d’efforts.

Veilles à conserver le calme et la sérénité dans la maison pendant son sommeil et son repos.

Ne le déranges pas quand il est endormi.

Ne le réveilles pas avec des cris des voix élevés avec tes enfants ou un de tes proches parents ou de tes voisins.

 

  • Gagner la satisfaction de ton mari et délaisser la jalousie blâmable :

Le Messager éminent salla l-Lahou ^alayhi wa s-salam a dit ce qui signifie : « Toute femme qui est morte alors que son mari est satisfait d’elle entrera au Paradis ».

Veilles à ce que ton mari soit satisfait de toi, recherche son agrément par la bonne vie conjugale et la bienfaisance.

Le compagnon honorable Abou Darda a recommandé à sa femme « Acceptes le pardon de ma part, tu prolongeras l’amour que j’aurais pour toi et ne parles pas quand je suis en colère ».

Ma sœur, tâche de faire preuve d’indulgence, ne multiplie pas le blâme et la critique des paroles de ton mari et de ses actes surtout en présence des gens car cela lui brise le cœur, il te fera perdre son amitié et son amour.

Si jamais, il y a une dispute, un différent ou des problèmes dans ta vie avec ton mari, alors empresses toi d’évacuer ce différent, contredis tes passions, n’attends pas que l’initiative vienne de lui pour te satisfaire.

Parles lui plutôt en premier, recherche la satisfaction et son amitié avec la belle parole et la bienfaisance, l’harmonie et l’amour se réinstalleront entre vous.

Je te recommande également de délaisser la jalousie déplacée, car elle ne te ramènera que chagrin et tourment.

Elle sera une cause pour éprouver ta vie et la vie de ton mari.

Un homme a donné le conseil à sa fille en lui disant « Méfie toi de la jalousie, elle est certes la clé du divorce ».

Chaykh ^Abdou l-Lah a dit : « A cause de la jalousie, certaines femmes voient une plaine comme si elle était une montagne ».

 

  • La femme s’occupe de la parure, de ses vêtements et de sa propreté :

Parmi les choses qui renforcent la relation conjugale, c’est que la femme fait attention à son embellissement, à ses vêtements et sa propreté en présence de son mari.

Beaucoup d’épouses négligent cela, ce qui entraîne un désagrément et une séparation entre les mariés.

Il est ainsi parvenue dans le hadith honoré d’après Abou Hourayrah que l’on a interrogé le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa s-salam : « Quelle est la meilleure des femmes ? » et le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa s-salam a répondu ce qui signifie: «Celle qui réjouis le regard de son mari lorsqu’il l’a voit, qu’il lui obéit lorsqu’il lui donne un ordre, qui ne le contredis pas, ni par sa personne, ni par ses biens en faisant des choses qu’il désapprouve »(La femme est libre de disposer de ses biens comme elle l’entend, ceux-ci lui appartiennent).

Et réjouis le regard de ton mari par un bel aspect, des beaux vêtements, la propreté de ta maison, portes pour lui les plus beaux vêtements qu’il désire de ta part, parfumes toi pour lui avec ce qui lui réjouis le cœur et qui le rapproche de toi, que tout cela soit avec une intention sincère par recherche de l’agrément de Allah afin que tu obtiennes la grande rétribution de la part de Dieu.

Saches que ce n’est pas un devoir pour la femme de se faire belle pour son mari s’il ne lui demande pas.

Cependant, si elle se fait belle pour lui dans l’objectif d’une bonne vie conjugale par recherche de l’agrément de Allah et des récompenses de la part de Allah, ceci comporte une récompense éminente selon le jugement de Allah.

 

  • Soutenir l’époux financièrement lors des difficultés et se tenir à ses côtés lors des épreuves :

Parmi les choses qui renforcent la place de la femme dans le cœur de son mari, qui augmente son attachement à elle, c’est qu’elle se tienne à ses côtés lors de l’épreuve et de la difficulté financière qu’il pourrait confronter, et qu’elle le soulage lors des tourments.

Si jamais une tempête de tourment ou d’épreuves ou un vent de difficultés financières s’abattent sur lui, alors voles à son secours, soulages le et soutiens le, ainsi que son moral, aide le avec tes propres biens si tu en avais la capacité, sans orgueil, sans lui rappeler les bienfaits mais uniquement par recherche de la récompense de la part de Allah.

Souviens toi la parole du Prophète éminent salla l-Lahou ^alayhi wa s-salam qui signifie : « Celui qui soulage un croyant d’un tourment du bas monde, Allah le soulagera d’un tourment au jour du jugement, et celui qui facilite à quelqu’un dans la difficulté, Allah lui facilitera dans le bas monde et dans l’au-delà » Fin de la signification du hadith.

Que dire alors si celui que tu soulages du tourment n’est autre que ton mari.

Sois pour ton mari dans la difficulté de l’épreuve et de la colère comme de l’eau douce qui assouvit sa soif, comme le baume qui guérit de la blessure et de ses douleurs, soit sûre que si tu fais cela avec ton mari, tu gagneras son amour, son amitié et sa satisfaction et tu auras dans l’au-delà la grande récompense pour ta bonne vie conjugale avec une intention sincère par recherche de l’agreement de Allah.

 

Nous terminons ce sujet avec 10 conseils d’une mère attendrie pour sa fille à l’occasion de son mariage lorsqu’elle lui a dit : « Ma fille, apprends bien de moi ces 10 conseils qui seront pour toi une valeureuse provision :

Le Premier et le deuxième, c’est de vivre en commun avec lui en te satisfaisant du peu en écoutant et en obéissant.

Le troisième et le quatrième, c’est de veiller à ce qui parvient à son nez et à ses yeux, que ses yeux ne voit pas de toi quelque chose de laid et qu’il ne sente de toi que la belle odeur.

Quant au cinquième et au sixième c’est le calme pendant son sommeil et de veiller à sa nourriture, car l’amertume de la faim est brûlante et le dérangement du sommeil est une cause de colère.

Pour ce qui est du septième et du huitième c’est de veiller sur ses biens et de protéger ses serviteurs, ses proches parents et ses enfants.

Enfin le neuvième et le dixième, gardes toi de lui désobéir en quelque chose qui ne comporte pas une désobéissance à Allah, ou de dévoiler son secret car si tu désobéis à son ordre tu rempliras sa poitrine d’une exaspération et si tu dévoiles son secret, tu ne seras pas protégé de sa colère.

Je t’exhorte pour finir de ne pas manifester de joie lorsqu’il est triste, ni de tristesse s’il est heureux »

 

Se sont là des conseils chers pour les épouses grâce auxquels la femme bénéficiera de l’amitié et de l’amour de son mari, elle aura une place honorable dans son cœur, se sont des conseils qui seront un capital pour l’épouse dans sa vie maritale.

Et le capital de tout cela, c’est la crainte de Allah tabaraka wa ta^ala et la piété, il y a en cela une félicité dans le bas monde et dans l’au-delà.

Le Prophète éminent salla l-Lahou ^alayhi wa s-salam a dit ce qui signifie : « Dans le bas monde, il y a des biens et le meilleur des biens c’est la femme vertueuse ».

La dernière de mes invocations est la louange est à Allah, le Seigneur des mondes.

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Récit : 3Ouzayr

Posted in Récit par chaykhaboulaliyah sur mars 31, 2011

^Ouzayr est un homme musulman vertueux parmi les fils de ‘Israil. Son récit a été rapporté de façon concise dans sourat Al-Baqarah dans le Qour’an honoré. Nous la détaillons ici par la volonté de Allah et par la réussite qu’Il accorde, en raison de ce que ce récit comporte comme manifestation de la toute puissance de Allah ta^ala.

Les fils de ‘Israil se sont divisés en différents groupes. Parmi eux, il y avait des gens qui étaient croyants musulmans, qui suivaient l’Islam véritablement. Mais il y eut parmi eux ceux qui étaient mécréants et qui introduisirent la falsification dans la religion, prétendant que c’était là, la vérité. Cela provoqua de grandes dissensions qui entraînaient parfois la mort de certains prophètes honorés ^alayhimou s-salatou wa s-salam, qui furent assassinés par ces maudits mécréants. Lorsque leur mal se propagea et qu’ils firent preuve d’injustice et de rébellion, alors qu’ils avaient assassiné deux prophètes honorés selon le jugement de Allah, notre maître Zakariyya ainsi que son fils, notre maître Yahya ^alayhima s-salam, Allah ta^ala a fait qu’un gouverneur mécréant qui s’appelle Boukhtanassar s’attaqua à eux. Il vint du côté de l’Irak avec une grande armée jusqu’à Baytou l-Maqdis, – Jérusalem – en Palestine. Ainsi il attaqua les fils de ‘Israil chez eux et il fit prisonnier le restant. Peu d’entre eux réussirent à s’enfuir. Ensuite, il ordonna à son armée d’amener de grandes quantités de terre, avec laquelle il recouvra cette ville jusqu’à en faire une grande montagne, juste pour leur faire goûter le rabaissement et l’humiliation.

Boukhtanassar prit les prisonniers avec lui jusqu’à Babel et il y avait parmi eux certains des savants des fils de ‘Israil, qui étaient sur l’Islam. Ils avaient enterré la Tawrah authentique avant de quitter Baytou l-Maqdis dans un endroit qu’eux-seuls connaissaient. Parmi eux, il y avait ^Ouzayr fils de Charkhiya qui avait pu par la suite revenir à Baytou l-Maqdis après une certaine période. Mais il avait trouvé la ville dans le même état de ruine, alors que le restant des maisons et des bourgs tout autour avaient été détruits. Il n’y avait tout autour que des cadavres déchiquetés, des lambeaux d’êtres humains dispersés et des ossements éparpillés. Il passa entre eux, surpris de leur état, tirant derrière lui son âne. Lorsqu’il parvint aux jardins de cette ville, il trouva qu’ils étaient pleins de fruits mûrs et frais. C’est alors que sa surprise augmenta, puisque les arbres avaient des fruits alors que les gens étaient morts. Il dit, alors que cette leçon l’avait fortement impressionné : « Soubhana l-Lah. Il est exempt d’imperfection, Allah Qui est tout puissant à revivifier cette ville et ces gens après qu’ils aient été réduits à pareil état ». Puis il prit de ces arbres, du raisin et des figues et il en remplit son panier. Il fit du jus de raisin qu’il mit dans un récipient et en but un peu. Après quoi, il s’assit pour se reposer à l’ombre d’un arbre. Quelques instants plus tard, Allah ta^ala le fit mourir et le voila des yeux des gens, des fauves et des oiseaux.

Soixante-dix ans après la mort de ^Ouzayr, Allah envoya un ange à l’un des rois des perses qui s’appelle Loucik. Il lui dit : « Allah t’ordonne de prendre ton peuple et de partir à Jérusalem pour reconstruire cette ville et exploiter les terres alentours afin que cette ville se retrouve en meilleur état qu’auparavant ». Le roi Loucik ordonna à des dizaines de milliers des sujets de son royaume de sortir pour reconstruire la ville. Ceux qui restèrent parmi les fils de ‘Israil rentrèrent et la construisirent à nouveau en trente ans. Ils devinrent tellement nombreux que leur situation et leur bien être était meilleur.

Cent ans après la mort de ^Ouzayr, Allah ta^ala le fit revivre par Sa toute puissance. Il l’avait auparavant fait mourir le matin et Il le ressuscita avant le coucher du soleil après que se soit écoulée toute cette longue période. La première chose qui fut ressuscitée en lui, c’était son cœur par lequel il put percevoir et ses yeux avec lesquels il put voir comment les corps sont ressuscités de sorte qu’ainsi sa certitude soit renforcée. Ensuite, ^Ouzayr vit le reste de son corps comment il fut reconstitué à nouveau. Puis un ange honoré vint à lui et lui demanda : « Combien de temps es-tu resté ainsi ? » Alors ^Ouzayr lui avait dit selon ce qu’il pensait, il lui dit : « Je suis resté un jour ». Puis lorsqu’il vit que le soleil ne s’était pas totalement couché. Il lui dit : « Ou peut-être moins qu’un jour ». C’est alors que cet ange honoré lui a dit : « Mais tu es resté cent ans. Regarde ta nourriture ». C’est alors qu’il vit son panier de figues et de raisins qui étaient comme fraîchement cueillis, et la boisson qu’il avait laissée pas encore fermentée.

Puis l’ange lui a dit : « Regarde ton âne ». Il a regardé en sa direction, là où il l’avait attaché à l’arbre. Il le trouva mort et ses os étaient devenus blancs et percés de trous, ses morceaux étaient éparpillés et devenus poussières. Il entendit la voix d’un ange du ciel dire : « Ô vous les os, rassemblez-vous par la volonté de Allah« . C’est alors que les morceaux des os s’étaient rassemblés les uns aux autres et chaque membre s’était accolé à celui qui lui correspondait, la côte à l’autre côte et la jambe à sa place puis la tête à sa place. Les nerfs et les veines furent reconstitués et Allah ta^ala a fait pousser de la chair sur ce squelette. Allah a fait recouvrir cette chair par une peau qui a recouvert ainsi toute la chair puis les poils avaient poussé sur la peau. Après cela un ange est venu. Il a insufflé l’âme par la volonté de Allah par les narines de l’âne. Il s’est relevé en train de braire. ^Ouzayr s’est alors prosterné sur terre pour Allah après avoir vu un des signes étonnants et éclatants de la part de Allah, à savoir la résurrection des morts et il a dit : « Je sais que Allah est sur toute chose tout puissant ».

On rapporte que lorsque ^Ouzayr était sorti cent ans auparavant il avait quarante ans. Il avait les cheveux noirs il était bien bâti et il avait laissé sa femme enceinte. Lorsqu’il était mort, il avait eu un garçon et ce garçon avait cent ans lorsque son père était revenu à la vie. ^Ouzayr monta sur son âne et il retourna là où il habitait auparavant. Mais aucun de sa famille ne le reconnut de même que lui-même ne les reconnut pas. En effet, des gens étaient nés et d’autres étaient morts. Il partit voir sa maison et trouva une vieille femme aveugle et paralysée. Elle était une servante chez eux alors qu’elle avait vingt ans. Il lui dit : « Est-ce la maison de ^Ouzayr ? » Elle lui répondit : « Oui ». Et elle se mit à pleurer beaucoup. Elle finit en disant : « ^Ouzayr est parti depuis des dizaines d’années et les gens l’ont oublié et je n’ai trouvé personne depuis très longtemps qui a mentionné le nom de ^Ouzayr sinon maintenant ».

Il lui dit alors : « Je suis ^Ouzayr. Allah m’a fait mourir cent ans et Il m’a ressuscité ». C’est alors que cette vieille femme fut perturbée et elle lui dit : « ^Ouzayr était un homme vertueux et avait une invocation exaucée. Il n’y a pas une fois où il invoquait pour un malade ou quelqu’un qui était éprouvé sans que celui-là retrouve la bonne santé, par la volonté de Allah. Alors invoque Allah pour qu’Il me guérisse mon corps et qu’Il me rende ma vue ». Il invoqua Allah ta^ala. C’est alors qu’elle eut un regard perçant et un visage radieux. Elle s’était mise debout sur ses pieds comme si elle n’avait jamais eu de mal et elle dit : « Je témoigne que tu es ^Ouzayr« .

Puis elle partit avec lui vers les fils de ‘Israil. Parmi eux, il y avait ses fils et ses petits-fils dont les barbes étaient plus blanches que la neige. Il y avait ceux qui avaient atteint quatre-vingts ans et d’autres près de cinquante. Parmi les gens, il y avait certains de ses amis qui étaient devenus vieux et dont le dos était devenu courbe et la peau ridée. Cette femme leur dit : « Voici ^Ouzayr que vous avez perdu depuis cent ans. Allah ta^ala l’a rendu un homme fort ; il marche avec vigueur de la marche des jeunes ». ^Ouzayr se montra à eux. Il était fort, les cheveux noirs. Ils ne le reconnurent pas mais voulurent le tester. Son fils lui dit : « Ma mère me disait que mon père avait un signe noir comme un croissant de lune entre les épaules. Montre-le moi ». ^Ouzayr montra son dos et ils trouvèrent le signe. Ensuite ils voulurent s’assurer davantage encore. Un homme âgé d’entre eux lui dit : »Nos grands-parents nous ont appris que Boukhtanassar, lorsqu’il avait attaqué Baytou l-Maqdis, avait brûlé At-Tawrah. Personne d’autre que ^Ouzayr de la communauté de Mouça ne l’avait apprise. Si tu es vraiment ^Ouzayr, alors récite-nous ce que tu connais par cœur ». C’est alors qu’il se leva et ils le suivirent jusqu’à l’endroit où il avait enterré At-Tawrah lorsque Boukhtanassar avait attaqué. Il la déterra. Elle était enveloppée dans un morceau de tissu et certaines de ses feuilles avaient été atteintes de moisissure. Il s’assit à l’ombre d’un arbre, les fils de ‘Israil autour de lui. Ils prirent At-Tawrah pour suivre ce qu’il récitait. Il récita At-Tawrah, il n’en délaissa pas un seul verset, n’en déforma pas une seule partie et n’en diminua pas une seule lettre.

C’est alors qu’ils lui serrèrent la main et qu’ils crurent en ce qu’il leur avait dit, à savoir qu’il était bien ^Ouzayr. Ils vinrent chercher la barakah –les bénédictions– par lui. Mais, en raison de leur ignorance, ils n’ont pas augmenté en foi mais ils devinrent mécréants et ils ont dit : « ^Ouzayr est le fils de Allah« , que Allah ta^ala nous préserve de pareille mécréance.

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Récit : Qaarououn

Posted in Récit par chaykhaboulaliyah sur mars 31, 2011

Qaroun était le fils de l’oncle paternel de notre maître Mouça. Allah ta^ala lui a donné beaucoup de subsistance et beaucoup de biens, au point que ses caisses étaient remplies de biens et qu’elles ne pouvaient plus contenir ce qu’il possédait. Un groupe d’hommes forts ne pouvait même pas transporter l’ensemble des clefs de ses trésors. Il vivait parmi son peuple d’une vie de confort et de luxe. Il mettait des habits luxueux et il ne sortait que dans une belle parure. Il résidait dans des palais et il prenait pour lui des serviteurs et des esclaves. Il profitait des plaisirs de ce bas-monde pourtant voués à l’anéantissement.

Mais Qaroun n’était pas un esclave qui remerciait Allah. Au lieu d’obéir à Allah, il se mit à s’enorgueillir, à faire preuve d’orgueil devant son peuple. Il étalait la richesse et les trésors que Allah ta^ala lui a donnés. Ceux de son peuple qui portent conseil, lui donnrent le conseil. Ils l’ont exhorté et lui ont interdit de commettre le mal et l’injustice. Seulement il leur a répondu de la parole de l’orgueilleux et du prétentieux. Il prétendait qu’il n’avait pas besoin de leurs conseils parce qu’il avait acquis son bien par sa science et son mérite. Il croyait selon sa prétention que Allah l’aime et que c’était la raison pour laquelle Il lui avait donné beaucoup de biens.

On raconte que lorsque l’obligation de la zakat fut révélée à notre maître Mouça, il a mis au courant son peuple de ce qui était un devoir pour eux. Il a par ailleurs dit à Qaroun, en lui rappelant de faire preuve de piété à l’égard de Allah, en lui rappelant le droit que Allah a sur lui, que pour chaque mille dinars, il devait un dinar et que pour chaque mille dirhams, il devait un dirham. C’est alors que Qaroun a calculé ce qu’il devait donner en zakat mais il trouva que cela faisait beaucoup. Il fit preuve d’avarice, et il devint mécréant en ce qu’a rapporté Mouça.

Ensuite Qaroun rassembla une partie de ceux en qui il avait confiance, de ceux qui le suivaient. Il leur dit : « Mouça vous a ordonné des choses et vous lui avez obéi. Maintenant il veut prendre vos biens ». Alors ils lui ont dit : « Ordonne-nous ce que tu veux, nous te suivrons ».

Il leur a dit : « Je vous ordonne de ramener Sibirta la désobéissante. Donnez-lui une somme d’argent pour qu’elle prétende que Mouça a voulu faire la fornication avec elle », que Allah ta^ala nous préserve de pareille mécréance. Ils firent ce qu’il leur avai dit et lui envoyrent un seau en or rempli de pièces d’or.

Le jour de leur fête, Qaroun, que Allah le maudisse, était venu à notre maître Mouça en faisant mine qu’il était son ami. Il lui dit : « Ton peuple se réunit pour toi, pour que tu leur ordonnes et tu leur interdises ce que tu veux ». Alors le Prophète de Allah, Mouça est sorti et leur a dit : « Celui qui vole, nous lui coupons la main, celui qui fait la fornication et qui n’était pas marié, nous le fouettons, et s’il s’était marié puis a fait la fornication, nous le lapidons jusqu’à ce qu’il meure ».

C’est alors que Qaroun lui dit : « Et si c’était toi ? »

Mouça a dit : « Je demande à Allah qu’Il me préserve de ton mal. Je ne fais pas ces choses abominables ».

Qaroun lui dit alors : « Les fils de ‘Israil prétendent que tu aurais commis la fornication avec Sibirta« . Alors, il lui répondit : « Amenez-la ». Lorsqu’elle vint, Mouça la conjura par Allah Qui fait couler les mers, Qui a révélé At-Tawrah, d’être véridique. Allah ta^ala a fait miséricorde à cette femme qui s’est repentie, et elle se déclara innocente de ce qu’ils avaient attribué à Mouça. Elle leur dit : « Ils ont menti. C’est Qaroun qui m’a donné une somme pour que je t’accuse d’être fornicateur ». C’est alors que Mouça fit une prosternation, et invoqua Allah contre celui qui a été injuste envers lui. Allah ta^ala lui a révélé ceci : ordonne à la terre ce que tu veux, elle t’obéira.

Le lendemain Qaroun sortit comme à son habitude, dans un grand convoi qui regroupait des milliers de serviteurs et de sujets. Ils étaient tous parés avec des habits embellis d’or et de perles précieuses. Ils montaient leur ânes et leurs chevaux avec Qaroun à leur tête sur un âne de couleur claire qu’il avait embelli. Il avait mis ses plus beaux habits et les plus luxueux, fier de lui-même. Les gens se tenaient des deux côtés, le contemplant avec étonnement. Il y avait parmi eux des gens qui étaient épris de ce qu’il avait. Ils dirent alors : « Bonheur à Qaroun, il a certainement une grande chance, du bien et du pouvoir ».

Lorsque certains vertueux de leur peuple les entendirent, ils leur ont porté conseil de ne pas se laisser méprendre par la beauté du bas-monde car elle est distrayante et trompeuse.

On dit que Qaroun était passé dans une marche près d’une assemblée de notre maître Mouça. Il arrêta son convoi et il lui adressa la parole en lui disant : « Mouça tu as eu sur moi le mérite d’être Prophète, mais j’ai eu un mérite sur toi par l’argent. Si tu veux, sors et fais des invocations contre moi, je ferais des invocations contre toi ». C’est alors que notre maître Mouça sortit avec le cur sûr, se fiant à son Seigneur soubhanahou wa ta^ala. Qaroun commena à faire des invocations, mais cela ne lui fut pas exaucé. Notre maître Mouça dit : « Ô Allah, ordonne à la terre qu’elle m’obéisse aujourd’hui ». Allah l’exaua. Mouça a dit : « Ô terre prends-les tous ». Et la terre prit Qaroun le maudit et les mauvais qui étaient avec lui, jusqu’à leurs pieds. Puis Mouça dit : « Ô terre prends-les ». Et la terre les avala jusqu’à leurs genoux, puis jusqu’à leurs épaules. Puis il dit : « Ô terre, prends ses trésors et ses biens ». C’est alors que la terre trembla sous sa maison et ce qu’elle comprenait de trésors. Mouça dirigea sa main et dit : « Prends-les tous » et elle les avala tous.

Lorsque Qaroun fut enseveli sous terre et que ses biens furent perdus ainsi que sa maison, tous ceux qui avaient souhaité la même chose que ce qu’il avait eu comme trésors, le regrettèrent. Ils remercirent Allah ta^ala de ne pas avoir fait d’eux comme Qaroun, des injustes oppresseurs et orgueilleux que la terre aurait ensevelis.

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radio sur internet à essayer

Posted in Radio par chaykhaboulaliyah sur mars 31, 2011

http://www.zan.dmd2net.com/listen.asx

 

Il s’agit d’un essai pour écouter une radio sur internet

s’il est concluant, il y aura des cours en français

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Croyance : Traité de Ibn 3Assaakir et commentaire

Posted in Croyance par chaykhaboulaliyah sur mars 30, 2011

LA BRILLANCE DES MINARETS

 

Une explication des termes

du précis de croyance de Ibnou ^Açakir

 

 

 

 

Au nom de Allah, Ar-Rahman, Ar-Rahim

INTRODUCTION DU COMMENTATEUR

 

La louange est à Allah, Celui Qui a créé de la nuit et du jour, Celui Qui a élevé les sept cieux sans piliers, Celui Qui est Tout-Puissant, Celui Qui domine les créatures par la contrainte de la mort. Et que l’honneur, l’élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordés à notre maître Mouhammad l’élu, à sa famille pieuse et à ses compagnons excellents et purs.

 

Ainsi, la science de la croyance en l’unicité (tawhid) est la meilleure et la plus noble des sciences car elle concerne la plus honorable des connaissances, celle des bases de la religion. Allah ta^ala dit :

{فاعلم أنّه لا إله إلاّ الله}

[sourat Mouhammad/ ‘ayah 19] ce qui signifie : « Et sache qu’il n’est de dieu que Allah« . Et il a été rapporté de Al-Boukhariyy dans son Sahih de Abou Hourayrah que Allah l’agrée, que l’on a demandé au Messager de Allah : « Quelle est l’oeuvre la meilleure ? » Il a répondu :

((إيمان بالله ورسوله))

ce qui signifie : « La croyance en Allah et en Son  Messager« .

Certes les gens du Salaf [1] avaient un surcroît d’attention pour la science de la croyance en l’unicité (tawhid), de même que les gens du Khalaf [2] dépensaient un surcroît d’effort pour la faire comprendre aux gens, en leur présentant ses preuves par la raison et par les textes, au point que le très savant spécialiste du fiqh et de la science de al-kalam Mouhammad Ibnou Hibah Al-Makkiyy composa un ouvrage en vers dans la science du tawhid et le dédia au sultan combattant Salahou d-Din Al-‘Ayyoubiyy que Allah ta^ala lui fasse miséricorde. Celui-ci la reçu avec intérêt et alla jusqu’à ordonner de l’enseigner aux enfants dans les écoles. C’est donc pour toutes ces raisons que j’ai jugé utile de réaliser le commentaire du Précis du Chaykh spécialiste du fiqh Fakhrou d-Din Ibnou ^Açakir le Chafi^iyy. Il s’agit d’un précis très concis. J’ai ainsi explicité ses termes et j’ai éclairci ses expressions à l’aide de mots brefs et simples, qu’il est facile aux enfants de comprendre et aux étudiants de mémoriser. Et je l’ai appelé :

La brillance des Minarets,
une explication des termes du précis de Fakhrou d-Din Ibnou ^Açakir .

مرشد الحائر في حلّ رسالة فخر الدّين ابن عساكر

Je tiens à souligner que ce précis comprend la croyance des Gens de la Tradition Prophétique et de la Majorité (‘Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah), que c’est un résumé, comprenant la majorité des bases de la croyance et constituant une annulation des croyances de ceux qui prétendent faussement suivre les gens du Salaf (salafiyy) et qu’il est un éclaircissement de la croyance ‘Ach^ariyy qui est la croyance des compagnons et de quiconque les a bien suivis parmi les gens du Salaf et du Khalaf. Il s’agit d’un précis éminent qui a reçu l’éloge du traditionniste (hafidh) Salahou d-Din Khalil Ibnou Kaykaldiyy Al-^Ala‘iyy, que Allah lui fasse miséricorde, décédé en l’an 761 de l’Hégire qui l’a appelée « La Croyance Eclairée? qui guide » (Al-^Aqidatou l-Mourchidah). [Al-^Ala‘iyy] a dit : « Et l’auteur de cette Croyance Eclairée l’a écrite conformément au pacte de droiture, il a raison concernant ce dont est exempt Al-^Aliyyou l-^Adhim » fin de citation. Ceci a été rapporté par l’Imam Tajou d-Din As-Soubkiyy dans ses Tabaqat, il a approuvé l’auteur de l’avoir intitulé La Croyance Eclairée et il l’a énoncé dans sa totalité, disant en la terminant ce qu’il a écrit : « Ceci est l’ultime expression du précis de la croyance, il n’y a pas en lui ce que renierait un Sounniyy » fin de citation.

 

C’est sur cette croyance que sont les savants des sunnites comme Chaykh ^Abdou l-Lah Al-Harariyy dans la totalité de ses ouvrages traitant de la croyance. Que l’on soit donc en garde contre les perturbateurs payés et salariés par les assimilationnistes mouchabbih anthropomorphistes qui renient l’invocation de Allah par le degré d’une de Ses créatures honorées à savoir le tawassoul.

 

Pour finir, nous demandons au Seigneur, Celui Qui dispense beaucoup de bien, de nous accorder la réussite, l’effacement de nos péchés et le pardon, Il est certes sur toute chose tout puissant.

 

 

Je commence par le nom de Allah,
Ar-Rahman, Ar-Rahim

 

Explication : Cela signifie : je commence par le nom de Allah ou : le commencement [de mon ouvrage] est par le nom de Allah (Bismil-lah). Ar-Rahman c’est-à-dire Celui Qui accorde beaucoup de miséricorde aux croyants et aux mécréants dans ce bas-monde et uniquement aux croyants dans l’au-delà ; Ar-Rahim c’est-à-dire Celui Qui accorde beaucoup de miséricorde aux croyants.

 

Le Chaykh Fakhrou d-Din Ibnou ^Açakir que Allah lui fasse miséricorde, a dit :

Explication : L’auteur est Fakhrou d-Din Abou Mansour ^Abdou r-Rahmani bnou Mouhammadini bni l-Haçani bni Hibatil-lahi bni ^Abdil-lahi bni l-Houçayn Ad-Dimachqiyy connu sous le nom de Ibnou ^Açakir, le spécialiste du fiqh le chafi^iyy bien connu . Abou Chamah a dit : il n’y a pas parmi ses aïeux quelqu’un qui porte le nom de ^Açakir, ce n’est qu’une appellation par laquelle ils sont connus dans leur famille et qui pourrait provenir des mères de certains d’entre eux. Et il est celui dont l’oncle paternel est Abou l-Qaçim ^Aliyyou bnou l-Haçani bni Hibatil-lah Ibnou ^Açakir, le transmetteur de hadith (mouhaddith) de la région de Ach-Cham et son spécialiste en authentification du hadith (hafidh). Il est né en l’an cinq cent cinquante, comme il l’a consigné lui-même de sa main, dans une famille éminente et noble. Dès son enfance, il a donné, que Allah lui fasse miséricorde, une grande importance à la science. Il a étudié le fiqh chez Qoutbou d-Din Mas^oud An-Nayçabouriyy qui lui a marié sa fille. Il a reçu la science par transmission orale également de son oncle paternel Abou l-Qaçim et de Charafou d-Din ^Abdoul-lahi bnou Mouhammadini bni Abi ^Asroun et de ‘Oummou ^Abdil-lah ‘Asma‘ou bintou Mouhammadini bni l-Haçani bni Tahir et de sa sœur Aminatou ‘Oummou Mouhammad et d’autres encore. Il a enseigné et transmis le hadith à La Mecque, Damas et Jérusalem (Al-Qouds) et en d’autres lieux. De nombreux savants renommés ont fait son éloge comme l’a rapporté Adh-Dhahabiyy dans As-Siyar et d’autres. De surcroît, Tajou d-Din As-Soubkiyy a dit dans Tabaqatou ch-Chafi^iyyah : « Il était celui que personne après lui n’a surpassé  et qui a réuni la science et l’action. Ses contemporains furent d’accord à reconnaître son éminence dans l’intelligence et la religion« . Et Abou Chamah a dit dans Dhaylou r-Rawdatayn : « Afin de lui confier le poste de juge (qadi), Al-Mou^adhdham l’envoya chercher de nuit. Arrivé chez ce dernier, il l’accueillit et le fit asseoir à ses côtés. On présenta un repas mais il n’en prit rien. Il fit pression sur lui pour qu’il accepte la fonction de juge. Alors il dit : Je vais faire la prière de ‘istikharah. Quelqu’un présent avec lui m’a informé et a dit qu’il est rentré chez lui, il est entré dans sa petite demeure proche du mihrab des compagnons – c’est-à-dire dans la mosquée des Ouméyades. Il veilla donc toute la nuit dans la mosquée, faisant ainsi preuve de piété et pleurant jusqu’à l’aube. Au matin, ils vinrent le voir, il persista dans son refus et suggéra qu’on nomme Ibnou l-Harastaniyy à qui fut confiée cette tâche. Cependant, craignant d’être contraint, il avait apprêté sa famille pour le voyage. Son groupe d’étudiant sortit pour le canton de Halab. C’est alors que Al-^Adil -roi de Halab et parent de Al-Mou^adhdham- fut affecté par ce qui se passait, il s’attendrit et fit repartir les étudiants. Il lui dit : Désigne quelqu’un d’autre. Alors il lui désigna Ibnou l-Harastaniyy« . On cite ici l’un de ses poèmes :

Aie peur quand le soir d’espoir tu es rempli

Et espère si le matin de crainte tu es pris

Ô combien souvent de peines le temps amène

Pourtant, pour Allah, tant de choses amènes.

Et il est l’auteur de nombreux ouvrages dans le fiqh et le hadith. Il est décédé le dix du mois de Rajab de l’année 620 de l’Hégire et rares furent ceux qui n’assistèrent pas à ses funérailles. Il fut enterré dans le cimetière de AsSoufiyyah à Damas. Abou Chamah a dit : L’un de ceux qui étaient présent auprès de lui m’a informé et a dit : « Il a accompli la prière de adhdhouhr et par la suite s’est enquis de la prière de al-^asr. Il a fait la petite ablution puis a dit les témoignages, il était alors assis et a dit : Raditou bil-lahi Rabba, wa bil-‘Islami dina, wa bi Mouhammadin~Nabiyya ce qui signifie : J’agrée Allah comme Seigneur, et l’Islam comme religion et Mouhammad comme Prophète. Que Allah me rende capable de déclarer la preuve de ma foi, qu’Il allège mon péril et accorde miséricorde dans mon isolement. Puis il a dit : Wa ^alaykoumou s-salam. Alors nous avons su que les anges étaient là et il est tombé sans vie » fin de citation. Et sa mort fut provoquée par la diarrhée, que Allah ta^ala lui fasse miséricorde.

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

Sache que Allah nous guide ainsi que toi-même qu’il est un devoir pour chaque personne responsable de savoir que Allah ^azza wa jall est unique dans Sa souveraineté.

 

Explication : La souveraineté, c’est la domination. Et cette première phrase signifie qu’il est un devoir pour toute personne responsable de croire catégoriquement, sans aucun doute, que Allah ta^ala n’a pas d’associé dans Sa domination, c’est-à-dire que ce monde n’appartient qu’à Lui, n’est régi par nul autre que Lui et n’a pas d’autre divinité que Lui. Et الواحد (Al-Wahid) l’Unique, lorsque ce nom est employé pour Allah signifie Celui Qui n’a aucun associé dans la divinité et Qui n’a aucun équivalent. Quant à la personne responsable, c’est le pubère, sain d’esprit, à qui est parvenu l’appel à l’Islam [dans une langue qu’il comprend].

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Il a créé l’univers dans sa totalité, le monde supérieur et le monde inférieur, le Trône (al-^arch) et le Piédestal (al-koursiyy), les cieux et la Terre, ce qu’ils contiennent et ce qui se trouve entre eux.

 

Explication : Il entend par monde supérieur ce que contiennent les cieux et par monde inférieur ce que contient la terre. Cela signifie que toute chose dans ce monde, qu’elle soit dans les cieux ou dans la terre, au-dessus des cieux, entre les cieux et la terre ou sous la terre, tout ceci existe par la création de Allah ^azza wa jall, c’est Lui Qui l’a faite sortir du néant à l’existence. Cela inclut aussi bien les actes des esclaves [de Allah] que leurs intentions puisqu’ils font partie de ce monde. Allah ta^ala dit :

{وخلق كلّ شىء}

[sourat Al-Fourqan / ‘ayah 2] ce qui signifie : « Et Il crée toute chose« . Et ce qui est visé par ce qui est dans les cieux, ce sont par exemple les anges, ce qui est au-dessus c’est par exemple le paradis, ce qui est entre les cieux et la terre la lune et les étoiles, ce qui est sur la terre l’humanité et ce qu’il y a sous la terre l’enfer qui se trouve en effet sous la septième terre. Al-Hakim a dit : les versions à ce sujet sont sûres (sahih).

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Toutes les créatures sont dominées par Sa puissance, la plus petite particule ne bouge que par Sa volonté. Nul ne régit la création avec Lui et Il n’a pas d’associé dans la souveraineté.

 

Explication : Il vient par là que le Trône qui est le plus immense des corps par la taille est sous la domination de Allah ta^ala. Allah est Celui Qui l’a créé et placé en ce lieu très élevé. C’est Lui Qui le maintient à cet emplacement de sorte qu’il ne s’écroule pas sur les cieux et la terre qui sinon, seraient complètement détruits. Et ce qui est inférieur au Trône est à plus forte raison sous la domination de Allah. Allah ta^ala dit :

{وهو ربّ العرش العظيم}

[sourat At-Tawbah / ‘ayah 129] ce qui signifie : « Et Il est le Seigneur du Trône majestueux« . C’est Lui soubhanahou wa ta^ala Qui régit toute chose, c’est-à-dire Celui Qui modifie les choses conformément à Sa volonté et à Sa science éternelles. Ainsi, aucun mouvement ni aucune immobilité n’arrive dans ce monde sinon par Sa destinée ^azza wa jall. C’est Lui ta^ala Qui change les choses, Il change les cœurs comme Il le veut. S’Il le veut il détourne le cur de l’esclave et s’Il le veut, Il le maintient dans la droiture. Il a dit en effet ^azza wa jall :

{ونقلّب أفئدتهم وأبصارهم}

[sourat Al-‘An^am / ‘ayah 110] ce qui signifie : « Et Nous retournons leurs cœurs et leurs regards« . En outre, le Prophète a dit :

((اللهمّ مصرّف القلوب صرّف قلوبنا على طاعتك))

[rapporté par Mouslim et Al-Bayhaqiyy] ce qui signifie : « Ô Allah, Toi Qui retourne les curs, maintiens nos cur sur Ton obéissance« . Il n’y a donc pas de créateur régissant de façon globale toute les créatures sinon Allah. Quant à la gestion des détails telle que la gestion des anges de leurs tâches concernant la pluie, les nuages ou la végétation, conformément à ce que Allah a ordonné et voulu de toute éternité, il est permis de qualifier les créatures par de telles choses, conformément à ce que Allah a dit des anges :

{فالمدبّرات أمرا}

[sourat An-Nazi^at/ ‘ayah 5] ce qui signifie : « Par ceux qui régissent les choses« . Si donc le retournement des curs est sous la puissance de Allah, les actes extériorisés ? sont à plus forte raison des créatures de Allah. Et il n’en va pas comme le prétendent les Mou^tazilah que l’esclave créerait ses actes lui-même et que ce ne serait pas Allah Qui serait le créateur de toute chose. Que Allah les enlaidit davantage. Allah ta^ala dit :

{الله خالق كلّ شىء}

[sourat AzZoumar/ ‘ayah 62] ce qui signifie : « Allah est le créateur de toute chose« . Et le terme « toute chose » couvre les corps, les organes et les actes. L’esclave n’a pour lui rien d’autre que l’acquisition de l’acte et c’est Allah Qui le crée. L’acquisition de son acte signifie qu’il oriente sa volonté et sa force mais toutes deux sont des créatures, c’est Allah Qui crée cet acte par création c’est-à-dire qu’Il le fait advenir ? surgir du néant et le rend existant. Rien n’arrive sinon par le fait de faire exister propre à Allah et par Sa création. L’esclave que Allah a bien guidé par Sa miséricorde et Sa grâce observera la véritable nature de ses mouvements et de ses immobilités : Si je bouge ma main, j’en éprouve le mouvement et l’orientation de mon but pour ce faire, pourtant la raison et la Chari^ah imposent que moi-même, je n’en suis pas le créateur mais que ce mouvement qui m’est arrivé est bien une créature de Allah.

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Il est حيّ (Hayy) vivant, قيّوم (Qayyoum) Il ne s’anéantit pas, Il n’est touché ni par la somnolence ni par le sommeil.

 

Explication : C’est que الحيّ (Al-Hayy) lorsque ce nom est employé pour Allah signifie qu’Il a une vie éternelle qui n’est pas d’esprit ? âme, de chair ou de sang. Quant à القيّوم (Al-Qayyoum), cela signifie qu’Il régit les créatures et non pas qu’Il est immanent à Ses esclaves, incarné en eux. Certains savants ont interprété Al-Qayyoum par l’Eternel, Celui Qui ne s’anéantit pas. La somnolence signifie l’assoupissement et le sommeil quant à lui est tel que l’esprit de la personne est absent, de sorte qu’elle n’entend pas la parole autour d’elle. Allah tabaraka wa ta^ala est donc exempt de tout cela comme Il le dit dans ayatou l-koursiyy :

{الله لا إله إلاّ هو الحيّ القيّوم لا تأخذه سنة ولا نوم}

[sourat Al-Baqarah / ‘ayah 255] ce qui signifie : « Allah, il n’est de dieu que Lui, le Vivant, Celui Qui ne s’anéantit pas, Il n’est touché ni par la somnolence, ni par le sommeil« .

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Il connaît les choses cachées et les choses apparentes, rien ne Lui échappe dans la Terre et dans le ciel. Il connaît ce qui est dans la terre et ce qui est dans la mer. Aucune feuille ne tombe sans qu’Il ne le sache. Il n’est pas une graine dans les ténèbres de la terre, ni une plante verte ou desséchée sans que cela ne soit inscrit dans un livre clair. Allah englobe toute chose par Sa science et dénombre toute chose parfaitement.

 

Explication : Allah connaît les choses dans leur généralité et dans leurs détails. Il sait ce qui a existé et ce qui sera c’est-à-dire ce qui existera. Jusqu’au délice continuel du paradis qui ne s’interrompt pas, Allah le connaît de toute éternité, Il sait le caractère nécessaire de ce qui est obligatoire selon la raison, le caractère possible de ce qui est possible selon la raison et l’impossibilité de ce qui est impossible selon la raison. Et Il a soubhanahou wa ta^ala la science de Lui-même, de Ses attributs et de ce qu’Il a fait entrer en existence parmi Ses créatures, par une science unique sans début et sans fin qui ne change pas. Et certains mou^tazilah extrémistes -dont Abou l-Houçayn Al-Basriyy– ont dit : « Allah ne sait ce que fera l’esclave qu’après l’avoir créé », ceci est de la mécréance claire et c’est par Allah que nous en ? recherchons la protection. Allah ta^ala a fait descendre le Qour’an possédant des aspects équivoques comme une épreuve pour les esclaves. Les gens se sont séparés en deux classes, l’une explique les versets en question en les plaçant dans leur contexte et ils auront la réussite, l’autre les explique en dehors de leur contexte et ils vont périr seront anéantis ?. Nous donnons pour exemple Sa parole ta^ala :

{الآن خفّف الله عنكم وعلم أنّ فيكم ضعفا}

[sourat Al-‘Anfal / ‘ayah 66] ce qui signifie : « Maintenant Allah vous a soulagés, et Il a su votre faiblesse« . Celui donc qui fait dépendre la parole qui signifie « Il a su votre faiblesse » de Sa parole qui signifie « Maintenant« , c’est-à-dire par là que Allah ta^ala aurait su cela après n’en avoir pas eu connaissance, il s’est égaré d’un égarement profond. Et celui qui comprend la véritable signification du verset, c’est-à-dire que Allah vous a soulagés maintenant de ce qui était obligatoire pour vous, à savoir de combattre à concurrence d’un musulman contre dix mécréants, en rendant désormais obligatoire de combattre à concurrence d’un musulman contre deux, et ceci parce que Allah a su par Sa science sans début votre faiblesse, celui-là aura atteint la vérité et sera sur le droit chemin. Vient ensuite que certes toute chose qui entre en existence dans ce monde, dans les cieux et sur la terre, que ce soit sur les terres émergées, dans les eaux ou au-dessous du sol, tout est inscrit dans un Livre Clair, c’est-à-dire dans la Table Préservée (Al-Lawhou l-Mahfoudh), conformément à ce qu’a rapporté At-Tirmidhiyy du Messager de Allah que Allah ta^ala a ordonné au Calame Elevé (al-qalamou l-‘a^la). Ainsi Il dit :

((اكتب ما كان وما يكون إلى يوم القيامة))

ce qui signifie : « Inscris ce qui a été et ce qui sera jusqu’au jour dernier« . Et Allah englobe toute chose par Sa science signifie qu’Il sait soubhanahou ce qui a existé et ce qui existera par sa science sans commencement. Et Il dénombre toute chose parfaitement signifie qu’Il sait ^azza wa jall par Sa science sans commencement le nombre de toute chose, Il le sait avant qu’ait existé ce qui est créé, quoi que ce fut parmi le monde créé. Ceci est conforme à ce qu’Il dit ta^ala :

{وأحصى كلّ شىء عددا}

[sourat Al-Jinn / ‘ayah 28] ce qui signifie : « Et Il dénombre toute chose parfaitement« .

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Il fait ce qu’Il  veut.

 

Explication : Allah soubhanahou wa ta^ala fait ce qu’Il veut, ce dont Il a voulu l’existence, arrive par Sa volonté sans commencement, Il le fait par Son acte sans commencement. Sa volonté c’est-à-dire Son vouloir est sans commencement et les choses qui sont voulues entrent en existence. Son acte est sans commencement et ce qui est fait entre en existence.

 

La volonté de Allah ^azza wa jall ne change pas car le changement advient aux créatures et c’est le plus grand signe de l’entrée en existence. Il dit ta^ala :

{ما يبدّل القول لديّ}

[sourat Qaf / ‘ayah 29] ce qui signifie : « Ce que J’ai décrété ne change pas« . De plus, le Messager de Allah a dit :

((قال الله تعالى : يا ا محمّد إنّي إذا قضيت أمرا فإنّه لا يردّ))

[rapporté par Mouslim] ce qui signifie : « Allah ta^ala dit : Ô Mouhammad, si J’ai destiné une chose, elle est irrévocable« . Le fait est que Allah fait changer les créatures conformément à Sa volonté qui ne change pas. Ce dont Il a voulu l’existence, il lui advient l’existence au moment dans lequel Il a voulu son existence. Et ce dont Il ne veut pas l’existence n’existera jamais, conformément à ce qui a été confirmé du Messager de Allah qui a dit :

((ما شاء الله كان وما لم يشأ لم يكن))

[rapporté par Abou Dawoud] ce qui signifie : « Ce que Allah veut est, et ce qu’Il ne veut pas n’est pas« . Qu’il s’agisse du bien comme du mal, de l’obéissance comme des désobéissances, de la mécréance comme de la foi, tout cela advient donc par la volonté de Allah ta^ala, par Sa science, Sa prédestination et Sa destinée. Cependant, le bien existe par l’amour de Allah, par Son agrément et Son ordre alors que le mal n’existe pas par l’amour de Allah ni par Son agrément ni par Son ordre.

 

Ainsi celui qui craint Allah, c’est parce que Allah lui a donné la réussite et celui qui est pervers et qui désobéit, c’est parce que Allah l’a égaré. Et c’est cela la signification de l’expression : la hawla wa la qouwwata ‘il-la bil-lah. : Il n’y a de protection contre la désobéissance envers Allah que par la préservation de Allah, et il n’y a de force pour Lui obéir que par Son aide. Cela ne veut nullement dire que l’esclave est dénué de toute volonté, mais sa volonté est sous la volonté de Allah tabaraka wa ta^ala conformément à Sa parole dans le Livre Honoré :

{وما تشاءون إلاّ أن يشاء الله ربّ العالمين}

[sourat At-Takwir / ‘ayah 29] ce qui signifie : « Et vous ne voulez que si Allah le veut, le Seigneur des univers« .

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Il peut réaliser absolument tout ce qu’Il veut.

 

Explication : Allah tabaraka wa ta^ala a une puissance totale par laquelle Il fait entrer les choses en existence, rien ne Le rend donc incapable et Il n’a pas besoin de l’aide d’autrui conformément à ce qu’Il dit dans le Qour’an :

{وهو على كلّ شىء قدير}

[sourat Al-Ma‘idah/ ‘ayah 120] ce qui signifie : « Et Il est sur toute chose tout puissant » Sa puissance n’est affectée d’aucun défaut, aucune faiblesse ni aucune incapacité. Sa puissance est bien totale conformément à ce qu’Il dit dans le Qour’an Al-Karim :

{إنّ الله هو الرّزّاق ذو القوّة المتين}

[sourat Adh-Dhariyat/ ‘ayah 58] ce qui signifie : « Certes Allah est Celui Qui est garant de la subsistance, Celui Qui a la puissance et Qui n’est pas atteint pas la fatigue« .

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Il a la souveraineté

 

Explication : c’est-à-dire qu’Il a la domination totale qui n’est controversée par aucun contestataire. Et Sa souveraineté ta^ala n’est pas la souveraineté de ce qui est créé et qu’Il donne à qui Il veut parmi Ses esclaves, parce que cette souveraineté-là s’anéantit.

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Il n’a nul besoin d’autrui.

 

Explication : Il est immanent par Lui-même c’est-à-dire qu’Il n’a pas besoin d’autrui. Il est الغنيّ (Al-Ghaniyy) conformément au nom qu’Il a donné pour Lui-même dans le Qour’an. Et la mention du nom الغنيّ (Al-Ghaniyy) figure dans le hadith citant les quatre-vingt dix neuf noms qui a été rapporté par Ibnou Hibban, At-Tirmidhiyy, Al-Bayhaqiyy et d’autres encore.  Et il se peut que la mention du terme Al-Ghinadans quelques textes relève d’une erreur de transcription de certains copistes.

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Il a la toute-puissance

 

Explication : Il est soubhanahou wa ta^ala tout puissant conformément à ce qu’Il dit :

{والله عزيز ذو انتقام}

[sourat ‘Ali ^Imran / ‘ayah 4] ce qui signifie : « Et Allah est le Puissant Qui n’est pas vaincu, Celui Qui a [l’attribut de] faire parvenir le châtiment à qui Il veut parmi les injustes« . Al-Halimiyy a dit : Cela signifie qu’Il est Celui Que l’on ne peut atteindre et Qu’aucune chose ne peut forcer. Al-Bayhaqiyy a rapporté de Al-Khattabiyy : العزيز (Al-^Aziz) c’est Celui Qui n’est pas vaincu.

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Et la non-fin.

 

Explication : Allah ta^ala a pour attribut la non-fin Qui est l’invariabilité de l’existence, sans avènement d’anéantissement. Et Sa non-fin ta^ala est obligatoire selon la raison, il n’est pas possible selon la raison qu’il en soit autrement. Il n’est donc rien sans fin dans ce sens que Lui. Quant au paradis et à l’enfer, du point de vue de leur nature selon la raison il leur est possible à tous deux l’anéantissement. Pourtant ils sont sans fin, car leur non-fin leur a été attribuée à tous deux par Allah, alors que la non-fin de Allah est propre à Lui-même. De plus Sa non-fin implique la non-fin de Ses attributs, que ce soit la puissance, la science, l’ouïe, la vue, la volonté et tout autre que ceux-ci.

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Il a le jugement

 

Explication : c’est-à-dire que soubhanahou wa ta^ala, Il juge par ce qu’Il veut.

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Et la création.

 

Explication : Al-qada c’est la création, conformément à Sa parole ta^ala :

{فقضاهنّ سبع سموات}

[sourat Foussilat / ‘ayah 11] ce qui signifie : « Et Nous les avons créés en sept cieux« . Cela signifie qu’Il crée ^azza wa jall ce qu’Il veut et le fait apparaître du néant à l’existence. Mais al-qada‘ vient aussi dans le sens de l’ordre conformément à ce qu’Il dit ta^ala :

{وقضى ربّك ألاّ تعبدوا إلاّ إيّاه وبالوالدين إحسانا}

[sourat Al-‘Isra‘ / ‘ayah 23] ce qui signifie : « Et Ton Seigneur a ordonné que vous n’adoriez que Lui et que vous fassiez preuve de bienfaisance envers vos parents« . Et l’on donne une interprétation semblable pour Sa parole :

{وما خلقت الجنّ والإنس إلاّ ليعبدون}

[sourat Adh-Dhariyat / ‘ayah 56] ce qui signifie : « Et Je n’ai créé les jinn et les hommes que pour leur donner l’ordre de M’adorer« . Cela ne signifie pas qu’Il a voulu que chacun d’entre eux L’adore car s’Il avait voulu que tous L’adorent et n’adorent rien d’autre, il n’y aurait pas de mécréants. Il dit ta^ala :

{ولو شاء ربّك لآمن من في الأرض كلّهم جميعا أفأنت تكره النّاس حتّى يكونوا مؤمنين}

[sourat Younous / ‘ayah 99] ce qui signifie : « Si Ton Seigneur l’avait voulu, les gens de la terre auraient cru tous ensemble, est-ce toi (Mouhammad) qui contrains les gens jusqu’à ce qu’ils soient croyants« . Cela signifie : l’état des cœurs n’est pas de ton ressort, ô Mouhammad, mais ils sont dans la toute-puissance de Allah. Et si Allah avait voulu guider tous les gens, ils feraient tous partie de la communauté des croyants. Mais Allah n’a pas voulu cela, c’est pourquoi certains d’entre eux sont des croyants et certains autres sont mécréants.

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Il a les noms parfaits.

 

Explication : Allah a les noms parfaits c’est-à-dire ce qui indique la perfection absolue. De tous les noms parfaits de Allah, il ne vient qu’une indication de la perfection. C’est-à-dire que rien en eux n’indique le défaut s’agissant de Lui ta^ala. Ainsi القادر (Al-Qadir) le Puissant indique la puissance, العلاّم (Al-^Allam) indique la science, الرحمـن الرحيم (Ar-Rahman Ar-Rahim) le Très-Miséricordieux, le Miséricordieux indique la confirmation de Sa miséricorde ta^ala, العزيز (Al-^Aziz) le Puissant Qui n’est pas vaincu indique la confirmation de sa toute-puissance, السميع (As-Sami^) Celui Qui entend indique la confirmation de Son ouïe, الواحد (Al-Wahid) l’Unique indique la confirmation de Son unité, الخالق (Al-Khaliq) le Créateur indique la confirmation de Sa création, البصير (Al-Basir) Celui Qui voit indique la confirmation de Sa vue, et ainsi tous Ses noms indiquent la perfection. Le nom qui indique le défaut est donc impossible à son sujet et il n’est pas valable de le nommer « Ah » comme se l’imaginent certains. Beaucoup de chadhiliyyah croient mais encore mentionnent dans leurs livres qu’un des noms de Allah serait Ah. Or Ah est une expression marquant la plainte et la souffrance selon l’avis des linguistes, et les textes des quatre écoles stipulent que le gémissement -soit au moins deux sons phonétiques- annule la prière. Et Ah en fait partie. De plus, c’est le plus connu des termes de gémissement à props desquels il est parvenu qu’ils sont au nombre de vingt comme les savants linguistes l’ont mentionné. Et ceux qui disent que Ah est un des noms de Allah se basent sur un hadith faux dont les termes sont, dans le sens : « Laissez-le gémir car le gémissement fait partie des noms de Allah« . Il ne figure dans aucun hadith sûr (sahih) ou même [un autre] faux, que Ah serait un des noms de Allah. Ces gens sont bien étranges. Comment ont-ils pu choisir le terme Ah parmi ces vingt expressions et laisser les autres, parmi lesquelles on trouve Awouh et ‘Awwatah. Il découle de leur argumentation à partir de ce hadith que ces deux expressions seraient des noms de Allah tout comme les autres expressions de gémissement. De même, il n’est pas permis de nommer Allah « Al-Mouqim » comme le font certains qui disent « Soubhana l-Mouqim« . Et de même il n’est pas permis de nommer Allah ta^ala « âme » ou bien « cerveau » comme l’a fait Sayyid Qoutb en nommant Allah : « le cerveau organisateur ». En effet, l’âme et le cerveau sont tous deux créés. Comment cet homme a-t-il abandonné les noms parfaits pour donner à Allah des appellations sorties de sa tête. At-Tirmidhiyy et d’autres ont rapporté que le Messager de Allah a dit :

((إنّ لله تسعة وتسعين اسما مائة إلاّ واحدا من أحصاها دخل الجنّة))

ce qui signifie : « Certes Allah a quatre-vingt dix-neuf noms, cent moins un, celui qui les recense entrera au paradis » Dans d’autres versions on trouve : « celui qui les apprend par cœur » et c’est cela qui en montre le sens. Il a été rapporté de nombreuses versions au sujet de leur énumération dont celle de Al-Bayhaqiyy rapportant de Abou Hourayrah.

((هو الله الّذي لا إله إلاّ هو الرّحمن الرّحيم الملك القدّوس السّلام المؤمن المهيمن

العزيز الجبّار المتكبّر الخالق البارئ المصوّر الغفّار القهّار لبوهّاب الرّزّاق الفتّاح

العليم القابض الباسط الخافض الرّافع المعزّ المذلّ السّميع البصير الحكم العدل

اللّطيف الخبير الحليم العظيم الغفور الشّكور العليّ الكبير الحفيظ المقيت

الحسيب الجليل الكريم الرّقيب المجيب الواسع الحكيم الودود المجيد الباعث الشّهيد

الحقّ الوكيل القويّ المتين الوليّ الحميد المحصي المبدئ المعيد المحي المميت الحيّ القيّوم

الواجد الماجد الواحد الصّمد القادر المقتدر المقدّم المؤخّر الأوّل الآخر الظّاهر الباطن

الوالي المتعالي البرّ التّوّاب المنتقم العفوّ الرّءوف مالك الملك ذو الجلال والإكرام

المقسط الجامع الغنيّ المغني المانع الضّارّ النّافع النّور الهادي البديع الباقي الوارث

الرّشيد الصّبور))

Houwallahou l-Ladhi la ‘ilaha ‘il-la houwa r-Rahmanou r-Rahimou l-Malikou l-Qouddousou s-Salamou l-Mou’minou l-Mouhayminou l-^Azizou l-Jabbarou l-Moutakabbir, Al-Khaliqou l-Bari’ou l-Mousawwirou l-Ghaffarou l-Qahharou l-Wahhabou r-Razzaqou l-Fattahou l-^Alim, Al-Qabidou l-Baçitou l-Khafidou r-Rafi^ou l-Mou^izzou l-Moudhil-lou s-Sami^ou l-Basirou l-Hakamou l-^Adlou l-Latifou l-Khabirou l-Halimou l-^Adhimou l-Ghafourou ch-Chakourou l-^Aliyyou l-Kabirou l-Hafidhou l-Mouqitou l-Hibou l-Jalilou l-Karimou r-Raqibou l-Moujibou l-Waçi^ou l-Hakimou l-Wadoudou l-Majidou l-Ba^ithou ch-Chahidou l-Haqqou l-Wakilou l-Qawiyyou l-Matinou l-Waliyyou l-Hamidou l-Mouhsi l-Moubdi‘ou l-Mou^idou l-Mouhyi l-Moumit, Al-Hayyou l-Qayyoum, Al-Wajidou l-Majidou l-Wahidou sSamadou l-Qadirou l-Mouqtadirou l-Mouqaddimou l-‘Awwalou l-‘Akhir, AdhDhahirou l-Batinou l-Wali l-Mouta^ali l-Barrou t-Tawwabou l-Moun~taqimou l-^Afouwwou r-Ra’oufou Malikou l-Moulki Dhou l-Jalali wa l-‘Ikram, Al-Mouqsitou l-Jami^ou l-Ghaniyyou l-Mani^ou dDarrou n-Nafi^ou n-Nourou l-Hadi l-Badi^ou l-Baqi Al-Warithou r-Rachidou sSabour.

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Rien ne s’oppose à ce qu’Il prédestine

 

Explication : On comprend cela à partir d’un hadith rapporté de Thawban qui a dit : le Messager de Allah a dit :

((إنّي إذا قضيت قضاء فإنّه لا يردّ))

[rapporté par Mouslim] ce qui signifie : « Allah ta^ala a dit : « Certes, si J’ai Moi décrété une chose, elle est irrévocable« . De ce hadith Qoudsiyy on tire que personne ne s’oppose à l’accomplissement de la volonté de Allah. A partir de cela aussi, on sait que la parole de certains est corrompue lorsqu’ils disent : Allah voulait créer Untel en homme puis Il l’a créé en femme. Quant à la croyance que Allah changerait Sa volonté si quelqu’un l’invoque ou donne en aumône un bien licite, elle n’est pas valable et ne convient pas à la dignité de Allah soubhanahou wa ta^ala.

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Et rien ne prive de ce qu’Il donne

 

Explication : Sa signification provient du hadith de Al-Boukhariyy et de Mouslim qui mentionne que le Messager de Allah disait à la suite de sa prière :

((لا إله إلاّ الله وحده لا شريك له’ له الملك وله الحمد وهو على كلّ شىء قدير’

اللهمّ لا مانع لما أعطيت ولا معطي لما منعت ولا ينفع ذا الجَدّ منك الجَدّ))

ce qui signifie : « Il n’est de dieu que Allah, Unique, Il n’a pas d’associé, Il a la souveraineté et la louange et Il est sur toute chose tout puissant, ô Allah, rien ne prive de ce que Tu as donné et nul ne donne ce dont Tu as privé, ???« . Si donc Allah ta^ala veut que parvienne à un esclave une richesse parmi les grâces, Il lui donne le moyen de l’avoir et nul ne peut l’en priver, conformément à ce qu’a rapporté At-Tirmidhiyy et d’autres d’un hadith de ^Abdoullah Ibnou ^Abbas que le Messager de Allah a dit :

((ولو أنّ الخلق اجتمعوا على أن ينفعوك بشىء لم يقضه الله لك لم يقدروا عليه

وإن أرادوا أن يضرّوك بشىء لك يقضه الله عليك لم يقدروا عليه’

رفعت الأقلام وجفّت الصّحف))

ce qui signifie : « Si toutes les créatures s’unissaient pour te faire profiter d’une chose que Allah n’a pas décrétée pour toi elles n’y pourraient rien, et si elles voulaient te nuire par quelque chose que Allah ne t’a pas décrétée, elles ne le pourraient pas, les calames sont levés et les feuillets ont séché« .

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Il fait ce qu’Il veut de ce qui Lui appartient

 

Explication : Ce que Allah ta^ala a voulu de toute éternité et qu’Il a voulu que cela arrive par Sa volonté sans commencement, il est indispensable que cela soit et Il le crée par Son attribut de création éternel sans qu’Il soit ^azza wa jall contraint à quoi que ce soit, il en va au contraire conformément à ce qu’Il dit dans le Qour’an :

{وربّك يخلق ما يشاء ويختار}

[sourat Al-Qasas/ ‘ayah 68] ce qui signifie : « Et ton Seigneur crée ce qu’Il veut et Il choisit« .

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Et Il légifère pour Sa création par ce qu’Il veut

 

Explication : Il rend soubhanahou wa ta^ala interdit ce qu’Il veut et obligatoire ce qu’Il veut.

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

De Ses créatures, Il n’attend aucun bien ni ne craint aucun mal

 

Explication : Allah soubhanahou wa ta^ala n’attend de la part de Ses esclaves aucune récompense ni aucun profit, Il dit ta^ala :

{ما أريد منهم من رزق وما أريد أن يطعمون}

[sourat Adh-Dhariyat/ ‘ayah 57] ce qui signifie : « Je ne veux de leur part aucune subsistance et Je ne veux pas qu’ils Me nourrissent« . Allah ne les a donc pas chargés de l’adoration parce qu’Il en tirerait profit et Il ne leur a pas interdit quoi que ce soit parce qu’il craindrait une nuisance ou une punition de la part d’un seul d’entre eux. Comment se pourrait-il qu’Il attende une récompense de Ses esclaves ou qu’Il craigne une punition alors que c’est Lui leur Créateur et le Créateur de leurs actes.

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Il n’a pas d’obligation et n’est assujetti à aucune loi

 

Explication : Allah ta^ala, il ne Lui incombe aucun devoir qu’Il soit obligé de faire et nul n’a de droit sur Lui puisque personne ne Lui interdit ni ne Lui ordonne quoi que ce soit.

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Tout bienfait de Sa part est par Sa grâce

 

Explication : Le bienfait c’est la grâce, c’est-à-dire que ce n’est pas une obligation qui incomberait à Allah de donner à Ses esclaves des bienfaits, mais c’est bien Lui Qui montre grâce et générosité par cela. Et s’Il ne leur donnait pas ces bienfaits, Il ne serait pas injuste envers eux, conformément à ce qu’Il dit soubhanahou :

{ولولا فضل الله عليكم ورحمته ما زكى منكم من أحد أبدا}

[sourat An-Nour / ‘ayah 21] ce qui signifie : « …et n’eussent été la grâce et la miséricorde de Allah, aucun d’entre vous n’aurait jamais été intègre« .

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Et tout châtiment de Sa part n’est que justice

 

Explication : Le châtiment, c’est la punition. Ainsi, celui que Allah récompense, c’est par Sa grâce, et celui que Allah punit, c’est par Sa justice. Allah n’est injuste envers personne et nul ne Le conteste. On ne dit pas dans le sens de la contestation : Pourquoi fait-Il que les enfants et les animaux ont mal et pourquoi leur impose-t-Il des souffrances et des maladies alors qu’ils n’ont pas de péchés ? Celui qui dit cela a contesté Allah sauf s’il a cherché à connaître la sagesse qu’il y a dans les souffrances des enfants et des animaux et qu »il dit : pourquoi fait-Il qu’ils ont mal ? alors, il n’est pas tombé dans la mécréance. Les choses sont telles que l’auteur a conclu en citant Sa parole ta^ala :

{لا يسأل عمّا يفعل وهم يسألون}

[sourat Al-‘An~biya‘ / ‘ayah 23] ce qui signifie : « On ne questionne pas Allah sur ce qu’Il fait mais [Ses esclaves] eux le seront« .

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

On ne questionne pas Allah sur ce qu’Il fait

 

Explication : On ne Le conteste pas dans ce qu’Il fait et On ne Le questionne pas. En revanche, les esclaves eux seront questionnés car Il est en vérité Celui Qui possède toute chose et nul ne Lui est associé dans Sa souveraineté. Il possède les esclaves et ce qu’Il a mis en leur possession et c’est Lui qui fait ce qu’Il veut dans Sa propriété. De ce fait, l’injustice est inconcevable de Sa part. En effet, Il est Celui qui régit la création comme Il le veut, Il ne place pas les choses inopportunément. D’autre part, l’injustice n’est concevable que de la part de quelqu’un ayant qui lui ordonne ou qui lui interdit, comme les esclaves [de Allah]. L’injustice, c’est en effet l’infraction à un ordre et à un interdit de celui qui possède le pouvoir d’ordonner et d’interdire. C’est pour cela que l’esclave sera questionné : Pourquoi as-tu fais ceci ? Pourquoi n’as-tu pas fais cela ? conformément à ce qui est parvenu du hadith rapporté par At-Tirmidhiyy :

(( لا تزول قدما عبد يوم القيامة حتّى يسأل هن أربع : عن عمره فيم أفناه’

وعن جسده فيم أبلاه’ وعن ماله من أين اكتسبه وفيم أنفقه’ وعن علمه ماذا عمل به))

ce qui signifie : « Les deux pieds de l’esclave ne quitteront pas le lieu de son jugement le jour dernier avant qu’il ne soit interrogé sur quatre choses : son âge dans quoi l’a-t-il passé, son corps dans quoi l’a-t-il usé, son bien d’où l’a-t-il acquis et dans quoi l’a-t-il dépensé et sa science, q’en a-t-il fait« . Quant à Allah ta^ala, Il n’a personne qui Lui ordonne ou Lui interdit quoi que ce soit. C’est pour cela qu’on ne Le questionne pas et qu’on ne Lui attribue aucune injustice ou manquement, conformément à ce qu’Il dit, ^azz de ceux qui disent:

{لا يسأل عمّا يفعل وهم يسألون}

ce qui signifie : « On ne Le questionne pas sur ce qu’Il fait mais [les esclaves] eux le seront« .

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Il existait avant la création

 

Explication : L’existence de Allah tabaraka wa ta^ala est sans commencement, Il existait donc ^azza wa jall avant les créatures, Lui seul étant de toute éternité conformément à ce qui est rapporté du hadith de ^Imran Ibnou l-Housayn :

((كان الله ولم يكن شيء غيره))

[rapporté par Al-Boukhariyy, Al-Bayhaqiyy et d’autres] ce qui signifie : « Allah existait et il n’y avait rien autre que Lui« . Nul n’est sans début sinon Lui conformément à ce que dit Allah ta^ala :

{هو الأوّل}

[sourat Al-Hadid / ‘ayah 2] ce qui signifie : « Il est le Premier [l’éternel sans début] ». Et certes les savants de la langue ont dit : Parmi les choses qui traduisent l’exclusivité, il y a la détermination de l’antécédent (moubtada) et de l’attribut (khabar) et dans cette ayah, l’antécédent est un pronom personnel, c’est-à-dire « houwa » et l’attribut est « Al-‘Awwal« , tous deux sont déterminés, ce qui implique donc qu’il n’y a aucun premier -dans le sens d’avoir une existence sans début- autre que Allah jalla wa ^ala.

Et celui qui croit que quelque chose de l’univers, par son genre ou par ses composants, possède une existence sans début aura démenti cette ayah, quitté l’Islam et suivi les philosophes et les naturalistes selon l’unanimité des savants des musulmans. Or ce qui est rapporté dans cinq des livres de Ahmad Ibnou Taymiyah, c’est que le genre de l’univers est sans commencement, que son existence n’a pas de début et qu’il est éternel avec Allah. Ceci est de la mécréance claire.

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

sans avant ni après

 

Explication : Et ceci est une négation du fait que Allah tabaraka wa ta^ala soit précédé du néant et une négation également du fait qu’Il soit atteint par l’anéantissement. En effet, tout ce qui contredit l’immanence de Son non-début et de Sa non-fin ta^ala est donc invalide. La divinité en effet n’est pas valable pour qui n’a pas ces deux attributs. Celui Qui a la divinité a parmi Ses spécificités d’être Celui Dont l’existence est nécessaire [selon la raison] ; il n’est donc pas possible à Son sujet, selon la raison, qu’Il soit précédé ou suivi du néant.

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

sans haut ni bas, sans droite ni gauche, sans devant ni arrière

 

Explication : Ceci est un fondement faisant partie des bases mêmes de la croyance, à savoir que Allah ^azza wa jall est exempt d’être dans une quelconque des directions ou dans l’ensemble des directions. Il n’en va pas comme le croient certains ignorants, que Allah serait dans la direction du haut, et certains autres croient qu’Il est dans la direction de devant et localisé entre l’esclave et la Ka^bah ou d’autres qui croient qu’Il est comme l’air, dissout et dispersé dans tous les endroits. D’autres encore comme le dénommé Nasirou d-Din Al-‘Albaniyy croient qu’Il englobe le monde de toute part comme la main englobe ce qu’elle renferme. Tout cela est invalide et nie la science correcte de l’unicité de Allah (at-tawhid). L’Imam Abou Ja^far AtTahawiyy qui fait partie des gens des trois premiers siècles a dit dans son précis de croyance appelé « La croyance des Gens de la Tradition prophétique et de la Majorité (^Aqidatou ‘Ahli s-Sounnati wa l-Jama^ah) : « Il est exempt (ta^ala) des limites et des extrémités -c’est-à-dire des fins- des côtés, des organes et des instruments et Il n’est pas contenu par les six directions comme l’ensemble des créatures » fin de citation. Et sa parole que voici relève du pur tawhid et fait partie des joyaux de la croyance. En effet, celui qui possède un des attributs qu’il a cités ou qui se trouve dans l’une des directions a nécessairement des limites, une quantité et une image, ce sont les attributs des corps et Allah ta^ala n’est pas un corps. Ceci est conforme à ce qu’Il a dit soubhanah :

{ليس كمثله شىء}

[sourat Ach-Chourah / ‘ayah 11] ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui« . Et le fait de spécifier Allah par la direction du haut n’est pas une perfection s’agissant de Lui soubhanah comme se le figurent certains ignorants, puisque ce qui importe, c’est le rang élevé et non l’élévation dans l’espace et l’endroit. Ainsi ces anges qui entourent le Trône sont en un lieu bien plus haut que les prophètes de Allah ta^ala, mais les prophètes sont plus honorables et plus élevés pour leur Créateur ^azza wa jall.

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Il n’est ni un tout, ni une partie

 

Explication : C’est-à-dire que Allah tabaraka wa ta^ala n’est pas un corps composé de parties, c’est pour cela qu’on ne Lui attribue ni le fait d’être un tout ni d’être composé d’éléments ou de parties.

L’Imam Al-Halimiyy a dit dans son explication du nom de Allah « Al-Mouta^ali » : « Cela signifie qu’Il est exempt du fait que Lui soit possible ce qui est possible aux choses qui entrent en existence : le mariage, l’enfantement, les organes et les membres et le fait de prendre un lit pour s’asseoir dessus, de se préserver de l’atteinte des regards avec un paravent, le déplacement d’un endroit à un autre et ce qui est semblable. En effet, la confirmation de certaines de ces choses impose l’extrémité, certaines imposent le besoin et d’autres imposent le changement et le passage d’un état à un autre. Et rien de tout ceci ne convient à la dignité de القديم (Al-Qadim) l’Eternel Qui n’a pas de fin et n’est possible à Son sujet » fin de citation. Al-Bayhaqiyy a rapporté cela de lui dans son livre Al-‘Asma‘ou wa sSifat.

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

On ne dit pas quand a-t-Il existé ?, ni où était-Il ?, ni comment ?

 

Explication : C’est-à-dire qu’il n’est pas permis de dire : Quand Allah a-t-Il existé car il y a en cela l’attribution du début, de l’existence après avoir été précédé du néant et de l’écoulement du temps sur Lui. Et il n’est pas permis non plus de dire : Où était Allah, ni de dire : comment était-Il parce qu’il y a en cela l’attribution de la modalité –c’est-à-dire le fait de Lui attribuer les attributs des choses créées. Ensuite, après avoir cité, que Allah lui fasse miséricorde, la négation de ces paroles, il consacre la croyance correcte :

 

Il existait et il n’y avait pas d’endroit. Il a fait exister les êtres et Il a établi le temps. Il ne dépend pas du temps et il n’est pas spécifié par l’endroit

 

Explication : Et ce que l’auteur a visé par sa parole : il n’est pas spécifié par l’endroit n’est pas qu’Il serait contenu dans toutes les directions car ceci est invalide comme on l’a montré précédemment. Et les directions sont autres que Lui ta^ala et Il était déjà alors qu’il n’y avait rien d’autre que Lui. Cela signifie que Allah ta^ala existe sans endroit et ceci est la croyance des Gens de la Tradition Prophétique (‘Ahlou s-Sounnah), qui plus est, la croyance de l’ensemble des musulmans, des gens du Salaf comme des gens du Khalaf.

Le Messager de Allah a dit :

((كان الله ولم يكن شىء غيره))

[rapporté par Al-Boukhariyy, Al-Bayhaqiyy et Ibnou l-Jaroud] ce qui signifie : « Allah existait et il n’y avait rien autre que Lui« . C’est-à-dire qu’Il existe de toute éternité alors même qu’il n’y avait pas d’endroit ni rien parmi les créatures et après qu’Il a créé l’endroit, Il n’a pas changé soubhanah wa ta^ala par rapport à ce qu’Il était. De ce hadith et de textes semblables, les gens de la Sounnah ont tiré leur parole que voici : Allah existe sans endroit (Allah mawjoud bila makan).

Et Al-Bayhaqiyy a rapporté un hadith du Messager de Allah :

((أنت الظّاهر فليس فوقك شىء وأنت الباطن فليس دونك شىء))

ce qui signifie : « C’est Toi Celui Qui est supérieur à toute chose et rien n’est au-dessus de Toi, et c’est Toi Celui Que les imaginations ne saisissent pas et rien n’est au-dessous de Toi« . Puis il a dit : Certains de nos compagnons ont tiré de ce hadith que Allah ta^ala est exempt de l’endroit car certes, s’il n’y a rien au-dessus de Lui et rien au-dessous, il est nécessaire qu’Il ne soit pas dans un endroit » fin de citation.

Et Ar-Ramliyy ainsi que d’autres ont rapporté la parole de ^Aliyy que Allah honore son visage :

« كان الله ولا مكان وهو الآن على ما عليه كان »

ce qui signifie : « Allah était alors qu’il n’y avait pas d’endroit, et Il est maintenant Tel qu’Il est de toute éternité » fin de citation.

D’autre part, AzZabidiyy a rapporté dans son commentaire de Al-‘Ihya par chaîne de transmission ininterrompue que ^Aliyy Zaynou l-^Abidin disait :

« سبحانك لا يحويك مكان »

ce qui signifie : « Tu es exempt d’imperfection, aucun endroit ne Te contient » fin de citation. Et Zaynou l-^Abidin était à son époque le meilleur de la famille du Prophète. Cette expression a certes été consacrée par d’innombrables savants de l’Islam tels que Abou Hanifah, Ibnou Jarir AtTabariyy, Al-Matouridiyy, Al-‘Ach^ariyy et d’autres qu’eux, mais plus que cela, At-Tamimiyy a rapporté l’unanimité de ‘Ahlou s-Sounnah sur le fait que Allah existe sans endroit et il l’a mentionné dans Al-Farqou bayna l-Firaq. Il n’y a donc après cela aucune considération à donner aux assimilationnistes (mouchabbihah) qui contredisent l’auteur ou d’autres que lui parmi les sommités des gens de science dans leur transmission de cette parole de vérité. Ainsi celui qui diverge de cela et attribue à Allah ta^ala l’endroit, il L’a certes assimilé aux créatures et L’a rendu équivalent à elles. Il a contredit les textes clairs du Qour’an, les textes sûrs du hadith et la raison.

Il est donc soubhanah le Créateur du temps et Celui qui a établi le temps et l’a fait s’écouler, Il est Celui Qui a fait exister les êtres c’est-à-dire qu’Il est le Créateur des créatures, Celui Qui les a fait surgir du néant à l’existence. Il n’en a donc pas besoin et Il n’a pas pour attributs leurs attributs comme l’a dit l’Imam Abou Hanifah, que Allah lui fasse miséricorde : « Il est impossible que le Créateur ressemble à ce qu’Il a créé« . C’est pour cela qu’il n’est pas permis de Lui attribuer la spécification par un endroit ou par tout endroit, ni par un temps ou par tout moment, Il est exempt de ce qui est relatif aux choses qui entrent en existence et des signes distinctifs des créatures.

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Et aucune chose ne L’accapare au détriment d’une autre

 

Explication : Allah ta^ala fait surgir les choses du néant à l’existence par Sa volonté et Sa puissance toutes deux sans commencement et par Son acte de création sans commencement sans avoir besoin d’organe ni de l’aide d’instrument. Bien plus, c’est par le simple fait que Sa volonté et Sa puissance concernent les choses prédestinées qu’elles existent dans le temps et l’endroit où Il a voulu que leur existence ait lieu. Et nul ne peut reporter ou empêcher cela conformément à ce qu’Il dit ta^ala :

{إنّما أمره إذا أراد شيئاً أن يقول له كن فيكون}

[sourat Ya Sin / ‘ayah 82] ce qui signifie : « Il est simplement Tel que, s’Il veut qu’une chose soit, Il lui dit sois et elle est« . Or celui Qui a ces attributs, aucune chose ne L’accapare pas au détriment d’une autre et aucune affaire ne l’empêche d’en réaliser une autre. Tout ceci n’arrive qu’à celui qui travaille avec des organes et s’aide d’instruments, si donc il est occupé à les employer à quelque chose, il lui sera difficile d’y avoir recours pour une deuxième chose. Et Allah ^azza wa jall est exempt de tout cela.

 

Il a dit, que Allah lui fasse miséricorde :

 

Aucune imagination ne peut L’atteindre et aucune raison ne peut Le circonscrire. Il n’est pas spécifiable par l’intellect et Il ne s’identifie pas à travers les passions, Il ne se représente pas dans les illusions et Il ne Lui est pas donné de comment par la raison, les imaginations et les pensées ne L’atteignent pas

 

Explication : Ceci se résume dans la parole de l’Imam Dhou n-Noun Al-Misriyy ‘Ibrahim Ibnou Tawbah, que Allah lui fasse miséricorde, puisqu’il a dit :

« مهما تصوّرت ببالك فالله بخلاف ذلك »

[rapporté par Al-Khatib dans son Histoire de Bagdad] ce qui signifie : « Quoi que tu imagines en ton esprit, Allah en est différent » fin de citation. Et ceci vient du fait que tout ce que tu imagines en ton esprit est créé et le Créateur ne ressemble pas à Sa créature. De même notre Imam Ach-Chafi^iyy, que Allah l’agrée, a dit : « Celui qui aspire à connaître son Créateur et se tranquillise d’un être auquel son imagination peut s’arrêter, alors c’est un assimilationniste (mouchabbih), s’il se tranquillise avec le pur néant, c’est un négationniste (mou^attil), et s’il se tranquillise d’un Être pour leQuel il reconnaît son incapacité à L’atteindre, c’est un unitarien (mouwahhid) » fin de citation. C’est pour cela que les gens du Salaf ont interdit de réfléchir sur Allah ta^ala Lui-même pour tenter d’arriver à Sa réalité car il n’y a que Allah Qui la sache. Quant à notre connaissance de Allah, elle ne vient que par la connaissance de ce qu’il est obligatoire selon la raison de Lui attribuer ta^ala, de ce qui est impossible s’agissant de Lui et de ce qui est possible s’agissant de Lui. Ibnou ^Abbas a dit :

(( تفكّروا في خلق الله ولا تفكّروا في ذات الله))

[rapporté par Al-Bayhaqiyy] ce qui signifie : « Méditez sur la création de Allah mais ne méditez pas sur Allah Lui-même« .

 

Et toute personne qui réléchit sur Allah Lui-même ta^ala puis se figure par sa fantaisie une image ou s’en illusionne par son imagination et croit que ce qu’il s’est figuré ou ce dont il s’est illusionné, c’est Allah, celui-là n’est pas musulman unitarien puisqu’il n’y a de différence entre lui et l’adorateur d’idole. Ainsi l’adorateur d’idole adore une image qu’il a façonnée tandis que celui-là adore une image qu’il s’est figurée. Quant au croyant véridique, il adore Celui Qui n’a ni ressemblant ni équivalent, comme l’a dit l’Imam ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy, que Allah lui fasse miséricorde :

« غاية المعرفة بالله الإيقان بوجوده تعالى بلا كيف ولا مكان »

ce qui signifie : « La limite de la connaissance que l’on peut avoir de Allah, c’est d’avoir la certitude que Son existence ta^ala est sans comment et sans endroit« . Et tout ceci est tiré de Sa parole tabaraka wa ta^ala dans la ayah claire et  de sourat Ach-Chourah :

{ليس كمثله شىء}

[sourat Ach-Choura / ‘ayah 11] ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui« . C’est pour cela qu’il a conclu sa croyance, que Allah lui fasse miséricorde, en rapportant cette ayah :

{ليس كمثله شىء وهو السميع البصير}

[sourat Ach-Choura / ‘ayah 11] ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit« .

 

Explication : L’affirmation que Allah est exempt d’imperfection précède dans cette ayah Sa parole « wa houwa s-Sami^ou l-Basir » afin que l’on sache que Son ouïe n’est pas comme l’ouïe d’autre que Lui c’est-à-dire qu’elle est sans oreille et sans intermédiaire et que Sa vue n’est pas comme la vue d’autre que Lui c’est-à-dire qu’elle est sans appareil occulaire car, soubhanah, rien n’est tel que Lui.

Et il convient ici de conclure cette brève explication des expressions de ce manuel en rapportant ce qu’a transmis Abou Nou^aym dans son livre Al-Hilyah dans un passage de la biographie de ^Aliyy Ibnou Abi Talib, il a dit : Abou Bakr ‘Ahmad Ibnou Mouhammadini bni l-Harith m’a rapporté, de Al-Fadl Ibnou l-Habbab Al-Jamhiyy, de Mas^oud, de ^Abdou l-Warithi bni Sa^id, de Mouhammad Ibnou ‘Is-haq, de An-Nou^man Ibnou Sa^d qu’il a dit : « J’étais à Al-Koufah dans la résidence de l’émirat, la maison de ^Aliyy Ibnou Abi Talib lorsqu’entra vers nous Nawf Ibnou ^Abdil-lah qui a dit : Ô Emir des croyants, devant la porte il y a quarante hommes juifs. ^Aliyy dit alors : Laissez les entrer, je m’en charge. Lorsqu’ils furent donc en sa présence, ils lui ont dit : Ô ^Aliyy, décris-nous ton Seigneur, celui qui est dans le ciel, comment est-il ? Et comment était-il ? Quand a-t-il existé ? Et sur quoi est-il ? -Les juifs sont des assimilationnistes (mouchabbihah) qui croient que Allah existe en étant dans le ciel et qu’Il est assis sur le Trône, Il est exempt de ce qu’ils Lui attribuent -. ^Aliyy s’installa en s’asseyant et dit : Vous autres juifs, écoutez-moi et ne vous en faites pas si par la suite vous ne questionnez personne d’autre que moi, certes mon Seigneur ^azza wa jall est Celui Qui n’a pas de début et n’est pas issu de quoi que ce soit, Il n’est pas mêlé à quoi que ce soit, ni résolu par l’imagination, ni un fantôme que l’on peut rechercher, ni invisible qui serait contenu et dissimulé, Il n’est pas après ne pas avoir été. » Et il a dit : « Celui qui prétend que notre Dieu est limité, il est certes ignorant du Créateur, Celui Qui mérite d’être adoré » fin de citation.

Précis de croyance du  Chaykh Fakhrou d-Din Ibnou ^Açakir,
décédé en l’an 620 de l’Hégire

 

« Par le nom de Allah, Ar-Rahman, Ar-Rahim

Le Chaykh Fakhrou d-Din Ibnou ^Açakir que Allah lui fasse miséricorde, a dit :

Sache que Allah nous guide ainsi que toi-même qu’il est un devoir pour chaque personne responsable de savoir que Allah ^azza wa jall est unique dans Sa souveraineté. Il a créé l’univers dans sa totalité, le monde supérieur et le monde inférieur, le Trône (al-^arch) et le Piédestal (al-koursiyy), les cieux et la Terre, ce qu’ils contiennent et ce qui se trouve entre eux. Toutes les créatures sont dominées par Sa puissance, la plus petite particule ne bouge que par Sa volonté. Nul ne régit la création avec Lui et Il n’a pas d’associé dans la souveraineté. Il est حيّ (Hayy) vivant, قيّوم (Qayyoum) Il ne s’anéantit pas, Il n’est touché ni par la somnolence ni par le sommeil. Il connaît les choses cachées et les choses apparentes, rien ne Lui échappe dans la Terre et dans le ciel. Il connaît ce qui est dans la terre et ce qui est dans la mer. Aucune feuille ne tombe sans qu’Il ne le sache. Il n’est pas une graine dans les ténèbres de la terre, ni une plante verte ou desséchée sans que cela ne soit inscrit dans un livre clair. Allah englobe toute chose par Sa science et dénombre toute chose parfaitement. Il fait ce qu’Il veut. Il peut réaliser absolument tout ce qu’Il veut. Il a la souveraineté, Il n’a nul besoin d’autrui. Il a la toute-puissance et la non-fin. Il a le jugement et la création. Il a les noms parfaits. Rien ne s’oppose à ce qu’Il prédestine et rien ne prive de ce qu’Il donne. Il fait ce qu’Il veut de ce qui Lui appartient, et Il légifère pour Sa création par ce qu’Il veut. De Ses créatures, Il n’attend aucun bien ni ne craint aucun mal. Il n’a pas d’obligation et n’est assujetti à aucune loi. Tout bienfait de Sa part est une grâce et tout châtiment de Sa part est une justice. On ne questionne pas Allah sur ce qu’Il fait mais [Ses esclaves] eux le seront. Il existait avant la création, sans avant ni après, sans haut ni bas, sans droite ni gauche, sans devant ni arrière. Il n’est ni un tout, ni une partie. On ne dit pas quand a-t-Il existé ?, ni où était-Il ?, ni comment ?. Il existait et il n’y avait pas d’endroit. Il a fait exister les êtres et Il a établi le temps. Il ne dépend pas du temps et il n’est pas spécifié par l’endroit et aucune chose ne L’accapare au détriment d’une autre. Aucune imagination ne peut L’atteindre et aucune raison ne peut Le circonscrire. Il n’est pas spécifiable par l’intellect et Il ne s’identifie pas à travers les passions, Il ne se représente pas dans les illusions et Il ne Lui est pas donné de comment par la raison, les imaginations et les pensées ne L’atteignent pas, rien n’est tel que Lui est Il est Celui Qui entend et Qui voit » fin de citation.


[1] Les gens du Salaf : les musulmans des trois premiers siècles de l’Hégire dont le Prophète a fait l’éloge.

[2] Les gens du Khalaf : les musulmans qui ont suivi les gens du Salaf dans la voie droite.

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Croyance : ‘Al-Moutammimah, La suite du traité de ‘Ibnou ^Açakir

Posted in Croyance par chaykhaboulaliyah sur mars 30, 2011

‘Al-Moutammimah, La suite du traité de ‘Ibnou ^Açakir

 

Sache, que Allah te fasse miséricorde en faisant s’ouvrir pour toi les portes du bien et se fermer celles du mal, que notre maître Mouhammad fils de ^Abdou l-Lah, lui-même fils de ^Abdou l-Mouttalib fils de Hachim fils de ^Abdou Manaf fils de Qousayy fils de Kilab fils de Mourrah fils de Ka^b fils de Lou’ayy fils de Ghalib fils de Fihr fils de Malik fils de An-Nadr fils de Kinanah fils de Khouzaymah fils de Moudrikah fils de ‘Ilyas fils de Moudar fils de Nizar fils de Ma^add fils de ^Adnan, est l’esclave, le Messager et le Prophète de Allah et celui qui s’est voué de la manière la plus complète qui fût à l’adoration de son Seigneur, le meilleur de toute la création, le guide de ceux dont le visage ainsi que la zone située au-dessus des chevilles et celle située au-dessus de l’avant-bras après le coude seront auréolées de lumière au jour du Jugement. Son Seigneur l’a envoyé aux humains et aux jinns en annonciateur de bonne nouvelle et afin qu’il appelât à l’adoration de Allah et avertît de Son châtiment. Il est tel une lumière éclairante. Jibril l’honnête, qui descendit à lui avec la Révélation, est celui des anges honorés le plus élevé en grade, les anges que Allah a créés de lumière et pour lesquels Il a voulu qu’ils ne choisissent que l’obéissance [à leur Seigneur], leur donnant la force pour cela, de sorte qu’ils ne dorment, ni ne mangent, ni ne boivent, ni ne désobéissent jamais à Allah en ce qu’Il leur ordonne de faire et ne font que ce qu’il leur est ordonné de faire. Le livre de Mouhammad est ‘adh-dhikrou l-hakim (le Qour’an), sa Loi [Chari^ah] est al-hanifiyyatou s-samha et sa communauté, la meilleure d’entre toutes. Jamais créature n’a eu ni n’aura rang plus élevé que le sien, il est l’ultime prophète, l’imam, le plus savant, le plus élevé en rang, celui qui a le plus conseillé, le plus fort, le plus beau, le plus intelligent, le plus courageux, le plus généreux, de tous les prophètes celui à qui le plus de miracles furent accordés et dont les miracles furent le plus éclatants. Et les prophètes sont tous gens de haut mérite, de patience, de foi, d’inébranlable certitude, de vérité, de piété, de hauteur morale, d’extrême intelligence, tous transmirent bel et bien le message et firent preuve de totale honnêteté. Leur nombre est grand, le premier d’entre eux fut Adam^alayhi s-salam -, Allah l’a créé de terre, en a fait un homme, avec un corps aux justes proportions, se tenant et marchant droit la tête en haut, et non point comme font les animaux la face penchée vers le sol. De la descendance de Adam il y eut Chith [son fils direct], Idris, Nouh, Houd, Salih, Chou^ayb, Ibrahim, Lout, Isma^il, Is-haq, Ya^qoub, Youçouf, Mouça, Haroun, Youcha^, Younous, Ayyoub, Dhou-l-Kifl, Ilyas, Alyaça^, Dawoud, Soulayman, Zakariyya, Yahya, ^Iça, Al-Khadir, et d’autres encore, fort nombreux. Tous ont pour croyance la croyance de l’Islam, et ils sont parmi toutes les créatures de Allah les meilleurs. Ils sont vivants dans leurs tombes où ils font la prière. Par leur haut degré l’on invoque Allah. Ils sont intercesseurs le Jour du Jugement, et à notre prophète ‘al-maqamou l-mahmoud. Tout ce qui vient d’être dit se trouve compris dans la signification du hadith du Messager – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam – : « ‘Al-‘imanou ‘an tou’mina bi l-Lahi wa mala’ikatihi wa koutoubihi wa rouçoulouhi wa l-yawmi l-‘akhiri wa bi l-qadari khayrihi wa charrih »

hadhith sûr [sahih] rapporté par Mouslim.

Allah ta^ala sait plus que quiconque.

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Récit : Les deux frères

Posted in Récit par chaykhaboulaliyah sur mars 30, 2011

Parmi les récits qui nous sont parvenus dans le Qour’an honoré, le croyant pieux et le mécréant qui est malheureux. Allah ta^ala a donné dans le Qour’an honoré de nombreux exemples pour montrer aux gens certaines sagesses dans leurs états dans leurs oeuvres et les conséquences de leurs agissements. Parmi ce qui a été rapporté dans Souratou l-Kahf, il y a le récit des deux hommes dont l’un d’entre eux était un croyant pieux et l’autre un mécréant riche malheureux. Allah ta^ala a ainsi manifesté Sa justice et a donné leur exemple pour que les gens ne se trompent pas et ne se laissent pas méprendre par le bas monde et oublier l’au-delà. Il y avait en effet par les fils de Isra‘il, c’est-à-dire de la descendance de notre maître Ya^qoub ^alayhi s-Salam, deux frères l’un des deux s’appelait Yahoudha et c’était un musulman croyant, il était bon, il aimait le bien et faisait beaucoup de bien. Quant à l’autre, il s’appelait Fartous, c’était un adorateur des idoles, il était idolâtre, c’était un mécréant qui reniait la vérité, il était avare et était froid de nature. Lorsque leur père était mort,….(wa lamma mata Abouhouma) et qu’ils se sont partagés le bien qu’il leur avait laissé, chacun des deux avaient dépensé sa part.

Yahoudha avait acheté ainsi des esclaves pour mille dinars et il les avait affranchis, il les avait rendus libres et ce, par recherche de l’agrément de Allah ta^ala. Et il avait également acheté des habits pour mille dinars qu’il avait donnés pour les pauvres qui étaient mal vêtus et ce, par recherche de l’agrément de Allah ^azza wa jall. Pour mille dinars, les troisièmes mille dinars il avait acheté de la nourriture qu’il avait donnée à manger pour les affamés, il avait construit les mosquées, il avait fait beaucoup de bien. Il avait également aidé ceux qu’il pouvait aider et ce, jusqu’à ce que tout son argent finisse. Mais il était heureux par ce qu’il avait fait, il espérait ainsi la récompense et la miséricorde de la part de Allah ta^ala.

Quant à Fartous le frère qui était mécréant, dès qu’il a récupéré sa part d’héritage qu’il l’avait cachée ! Il avait privé ainsi les pauvres qui venaient mendier. Il avait insulté ceux qui étaient venus lui demander l’aide. Il n’avait même pas voulu entendre les gémissements de ceux qui étaient dans le besoin. Il avait détourné ses yeux pour ne pas regarder les enfants affamés. Il avait épousé des femmes riches. Il avait acheté des vaches et des moutons et qui s’étaient multipliés en un grand nombre. Il avait acheté avec l’argent restant des biens pour faire le commerce tant qu’il avait fait des bénéfices, de grands bénéfices tant qu’il était devenu le plus riche des gens de son époque. Il avait également acquis deux jardins, deux vergers qui comportaient beaucoup de fruits dans lesquels il avait planté des vignes et des figuiers qui avaient donné des fruits. Il avait entouré ces jardins par des palmiers puis il avait multiplié les sortes de plantations tout autour. Il avait ainsi eu beaucoup de légumes et de fruits qui donnaient en abondance. Donc les arbres étaient accolés les uns aux autres les branches se collaient les unes aux autres. Elles ne se séparaient que ce qui suffit de temps en temps. Les rivières coulaient. Ces jardins étaient denses en fruits et légumes. Ainsi ces deux jardins s’étaient distingués par la beauté de leur aspect et par la beauté de leur harmonie. Il avait fait tracé des voies qui parcouraient ces jardins pour pouvoir se promener.

 

Ce que devait faire Fartous, ce qui était prioritaire pour lui c’était de remercier Allah, Lui Qui lui a donné toutes ces grâces et Qui lui a accordé les bienfaits que ces jardins comportent et de remercier Allah ta^ala et de se soumettre à Lui et de faire Son éloge. Mais il y a parmi les gens ceux qui sont entraînés dans la mécréance à cause des biens. Les richesses les détournent de l’adoration de Allah ta^ala. Fartous était ainsi, il n’avait augmenté que mécréance en Allah ^azza wa jall.

 

Yahoudha le musulman est tombé dans le besoin, il avait besoin d’argent pour vivre. C’est alors qu’il s’est dit : « Je vais essayer de travailler chez mon frère en tant qu’ouvrier ». Il s’était dit mon frère ne va pas voir d’inconvénient à ce que je travaille chez lui en tant qu’ouvrier. Il voulait voir son frère, mais il n’est arrivé jusqu’à lui qu’après avoir dû passer à travers plusieurs barrages. Lorsqu’il était venu auprès de son frère Fartous le mécréant a dit à son frère Yahoudha : « N’est-ce pas qu’on s’est partagé le bien en deux parts égales ?! Qu’as-tu fait de ton argent. Yahoudha le croyant lui a dit « Je l’ai donné en aumône par recherche de l’agrément de Allah ta^ala en espérant la grande récompense ». Et Fartous a dit pour se moquer :  « Tu es donc parmi ceux qui donnent des aumônes, alors je te considère comme quelqu’un d’idiot qui perd son argent ». Cette parole est une parole qui fait sortir de l’Islam. C’est une parole de mécréance. Fartous lui a dit par la suite « La rétribution de ce que tu as fait selon moi, c’est d’être dans la privation, la rétribution de ton idiotie ce n’est que la privation ». Il lui a dit Regarde ce que moi j’ai fait avec mon argent ! J’ai toute cette fortune et cette bonne situation que tu vois. Il lui a dit « Moi j’ai gagné et toi tu as fait preuve d’idiotie, moi j’ai plus de bien que toi » et il a pris ainsi la main de son frère croyant pour lui faire montrer ce qu’il avait. Il faisait preuve d’orgueil, de mécréance, il a même renié la résurrection. Il a renié le fait que son jardin puisse être anéanti, il a nié que ce qu’il a planté dans ses deux jardins puisse être anéanti. Il était mécréant. En raison de son manque d’intelligence, il ne croyait pas en Allah alors que tout ce qui existe est une preuve de l’existence de Celui Qui a tout créé ! Il était ainsi épris par la vie de ce bas monde et par sa beauté éphémre et trompeuse.

Cet homme, ce mécréant Fartous a dit à son frère Yahoudha « Si comme tu le prétends il y a une résurrection et un jour du jugement, je ne perdrais rien parce que tout comme Allah m’a donné dans ce bas monde les grâces qu’Il m’a données, Il m’en donnera mieux dans l’au-delà parce que je suis honorable selon Son jugement ».

C’est alors que son frère Yahoudha le croyant l’a exhorté et l’a mis en garde contre la mécréance en Allah, Allah Qui l’a créé à partir du sol de la terre et Qui a fait de lui un homme qui marche droit et Qui va le faire mourir et Qui lui fera rendre des comptes. Yahoudha a dit à son frère qu’il est croyant en Allah, Allah Qui n’a pas d’associé, Qui n’a pas de semblable, Qui n’a rien qui Lui ressemble et Qui n’a pas d’endroit, Qui est le Créateur de toute chose. Il lui a dit que la pauvreté pour laquelle il le blâmait et pour laquelle il se moquait de lui, sera une cause de châtiment pour sa mécréance et ses moqueries. Il lui a dit « Et moi j’ai espoir que Allah m’accordera dans l’au-delà un jardin meilleur que ton jardin qui va à sa fin ». Il lui a dit « Et de plus toi tu n’as pas de garantie pour tes jardins contre les tempêtes et contre les vents qui peuvent souffler et qui pourraient rendre tes jardins sous forme de feuilles sèches qui vont voler par ci et par là et cette eau douce si jamais elle disparaît comment pourras-tu la ramener à la surface, qui va t’aider si Allah ta^ala veut que tu sois humilié ?

Lorsque Yahoudha a vu que son frère mécréant persistait sur sa mécréance et son injustice et qu’il était heureux entre ses fleurs et ses arbres, il l’a laissé et il est parti. Et la nuit il s’est produit ce que Yahoudha avait prévu. Allah ta^ala a envoyé une pluie torrentielle et des vents violents qui ont brûlé les deux jardins et qui ont détruit tout ce qui a été construit pour avoir de l’ombre. La terre a même absorbé son eau au point que les rivières s’étaient asséchées. La terre était devenue mauvaise ; elle ne pouvait donner de plantes ni d’arbres. La terre était remplie de boue et personne ne pouvait marcher dessus. Lorsque Fartous s’était levé le matin, il était parti comme à son habitude aux deux jardins pour se promener pour avoir de l’ombre sous les figuiers. Lorsqu’il a vu ce qui était arrivé à ses deux jardins, sa gorge s’était asséchée et il s’était mis à frapper ses mains l’une contre l’autre par désespoir et par chagrin. Il a regretté ce qui lui était arrivé. Il a regretté sa mécréance. Il a regretté d’avoir renié la résurrection. Il a dit « Si seulement je n’étais pas tombé dans l’association ! Si seulement je n’avais rien associé à mon Dieu ».

Ses amis, sa mauvaise fréquentation, l’ont tous abandonné, eux qui l’aidaient pour sa mécréance et son injustice. Ils l’ont quitté lorsqu’il était devenu pauvre. Il s’est retrouvé ainsi seul, personne qui l’aidait. Les actes qui sont accomplis par recherche de l’agrément de Allah ^azza wa jall leur rétribution est du bien et leurs conséquences sont louables. Celui qui a agi en bien aura sa récompense qui demeure. Alors que celui qui a agi en mal, il n’a rien gagné. Même ses amis de mauvaise fréquentation le quittent.

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