Chaykhaboulaliyah's Blog


Invocations et évocations que l’on dit en des occasions diverses (deuxième partie)

Posted in Invocations par chaykhaboulaliyah sur mars 24, 2011

Ce que l’on dit lorsqu’on se lève d’une assemblée

« Soubhanaka l-Lahoumma wa bihamdik ‘achhadou ‘an la ‘ilaha ‘illa ‘ant ; ‘astaghfirouka wa ‘atoubou ‘ilayk ». Ce qui signifie : « Ô Allah, Tu es exempt d’imperfection, nous Te remercions, je témoigne qu’il n’est de dieu que Toi, je demande Ton pardon et je me repends à Toi ».

 

Ce que l’on dit pour celui qui a éternué

Celui qui a éternué et qui a dit : « Al-hamdou li l-Lah », il est recommandé de lui dire : « Yarhamouka l-Lah ». et celui qui a éternué lui répond alors en invoquant Allah ta^ala en sa faveur en disant : « Yahdikoumou l-Lahou wa youslihou balakoum », ce qui signifie : « Que Allah vous guide et qu’Il apaise votre esprit ».

 

Ce que l’on dit lorsqu’on entend le cri du coq

Celui qui entend le cri du coq, il lui est recommandé qu’il demande à Allah ta^ala Sa grâce car le coq a vu un ange et on demande à Allah ta^ala à cette occasion des biens du bas monde et de l’au-delà.

Ce que l’on dit lorsqu’on entend les braiements d’un âne

Celui qui entend les braiements d’un âne, il lui est recommandé de rechercher la préservation par Allah contre le chaytan maudit car l’âne a vu un chaytan. Il dit : « ‘a^oudhou bi l-Lahi mina ch-chaytani r-rajim ».

Ce que l’on dit lorsqu’on voit le croissant lunaire

« Allahou ‘akbar, Allahoumma ‘ahillahou ^alayna bi l-‘amni wa l’imani wa s-salamati wa l-‘islam wa t-tawfiqi lima touhibbouhou wa tarda ; rabbouna wa rabbouka l-Lah ». Ce qui signifie : « Allah est plus éminent en degré que tout chose. Ô Allah, fais que ce croissant soit un croissant de paix, de foi, de sécurité, d’islam et de réussite pour faire ce que Tu agrées. Notre Seigneur et ton Seigneur c’est Allah ».

 

Ce que l’on dit lorsque le vent souffle

« Allahoumma ‘inni ‘as’alouka khayraha wa khayra ma fiha wa khayra ma ‘oursilat bih ; wa ‘a^oudhou bika min charriha wa charri ma fiha wa charri ma ‘oursilat bih ».

Ce qui signifie : «Ô Allah, je Te demande du bien de ce vent, du bien de ce qu’il contient et du bien de ce pourquoi il a été envoyé et je recherche Ta préservation contre le mal de ce vent, le mal de ce qu’il contient et le mal de ce pourquoi il a été envoyé ».

 

Ce que l’on dit lorsqu’on entend le tonnerre

 

« Soubhana man yousabbihou r-ra^dou bihamdihi wa l-mala’ikatou min khifatih ». Ce qui signifie : « Il est exempt d’imperfection Celui pour leQuel le tonnerre fait le tasbih et les louanges et les anges font le tasbih et les louanges par Sa crainte ».

 

Ce que l’on dit lorsque la pluie tombe et qu’on la voit

 

Il dit  : « Allahoumma j^alhou sayyiban hania». Ce qui signifie : « Ô Allah, fais que ce soit un déversement bienheureux ».

Ce que l’on dit lorsqu’on craint les gens

« Allahoumma ‘inna naj^alouka fi nouhourihim, wa na^oudhou bika min chourourihim ». Ce qui signifie : « Ô Allah, nous te demandons que Tu nous préserve de leur mal ».

« Allahou, Allahou rabbi la ‘ouchrikou bihi chay’a ». Ce qui signifie : « Allah, Allah est mon Seigneur, je ne Lui attribue aucun associé ».

 

Ce que l’on dit pour calmer la douleur

« ‘A^oudhou bi l-Lahi mina ch-chaytani r-rajim ».

Ce que l’on dit pour persévérer la foi

« Allahoumma ‘as’alouka imanan la yartadd wa na^iman la yanfad wa qourrata ^aynin la tanqati^ wa mourafaqata nabiyyika  salla l-Lahou ^alayhi wa sallama fi l-jannah». Ce qui signifie : « Ô Allah, je Te demande une foi qui n’est pas coupée et une félicité ininterrompue et un plaisir pour les yeux qui n’a pas de fin et la compagnie de Ton prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam au paradis ».

 

Ce que l’on dit pour que le cœur persévère sur l’obéissance à Allah ta^ala

« Allahoumma mousarrifa l-qouloub ; sarrif qouloubana ^ala ta^atik ». Ce qui signifie : « Ô Allah, Toi Qui fais changer les cœurs, fais que nos cœurs se consacrent à Ton obéissance ».

« Ya mouqalliba l-qouloub thabbit qalbi ^ala dinik ». Ce qui signifie : « Ô Toi, Qui fais changer les cœurs, fais que mon cœur persévère dans la religion que Tu agrées ».

 

Ce que l’on dit à l’occasion d’une catastrophe ou de la mort d’un être proche ou cher

On remercie Allah ta^ala et on dit : « ‘inna li l-Lahi wa ‘inna ‘ilayhi raji^oun. Allahoumma ‘journi fi mousibati wa ‘akhlifni khayran minha ». Ce qui signifie : « Certes nous appartenons à Allah et nous reviendrons à Son jugement. Ô Allah, accorde-moi des récompenses dans mon épreuve et accorde-moi au lieu de ce que j’ai perdu ce qui est meilleur ».

 

Ce que l’on dit pour présenter ses condoléances à un musulman suite à la mort d’un proche musulman

« ‘a^dhama l-Lahou ‘ajrak wa ‘ahsana ^aza’ak wa ghafara li mayyitik ». Ce qui signifie : « Que Allah fasse que ta récompense soit imminente et qu’Il te soulage et qu’Il pardonne à ton défunt ».

« ‘inna li l-Lah ma ‘akhadh wa lahou ma ‘a^ta wa koullou chay’in ^indahou bi ‘ajalin mousamma ». Certes ce qui a été pris appartient à Allah et ce qu’Il donne Lui appartient et toute chose a selon ce qu’Il a prédestiné un terme bien défini.

Cours général : La religion de tous les prophètes est l’Islam

Posted in cours général par chaykhaboulaliyah sur mars 14, 2011

La louange est à Allah le Seigneur des mondes et que l’élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordées à notre maître Mouhammad Al‘Amin, l’Honnête.

Allah ta^ala, Lui Qui est exempt d’imperfection, dit :

] يا أيّها الّذين ءامنوا قوا أنفُسكم وأهليكم ناراً وقودها النّاس والحجارة [

[sourat At-Tahrim] ce qui signifie : « Ô vous qui avez cru, préservez-vous ainsi que vos familles d’un feu dont le combustible est fait d’hommes et de pierres ».

Il a été rapporté au sujet de l’exégèse de cette ayah que la préservation de soi et de sa famille du châtiment de l’enfer a lieu par l’apprentissage des sciences de la religion. La plus importante de ces sciences, c’est la science de la croyance en l’unicité (at-tawhid) car elle se rapporte à la connaissance de Allah et de Son Messager.

Que l’on sache que Allah a créé Adam, et Il a créé Hawwa et a fait de Adam un prophète-messager (nabiyy raçoul). Hawwa a donné le jour à chaque accouchement à un garçon et à une fille et elle accoucha quarante fois. Dans la Loi de ‘Adam, il était permis au frère d’épouser sa sœur née d’un autre accouchement pour que la descendance des humains puisse se propager sur terre. Allah a accordé à Adam des bienfaits : il savait parler et connaissait le nom des choses, de toutes les choses. Adam a enseigné à ses enfants les fondements de la croyance. Il leur disait : Adorez Allah, ne Lui associez rien et celui qui attribue à Allah un associé, sa destinée sera d’entrer en enfer et d’y séjourner éternellement. Ainsi, ses enfants étaient sur la religion de l’Islam, la religion de tous les prophètes.

Ensuite, après qu’est venu le prophète ‘Idris et qu’il a poursuivi ce même appel à l’Islam, il est arrivé que certaines personnes, après sa mort commettent l’association en vouant leur adoration à autre que Allah. Nouh est alors venu et fut le premier prophète envoyé aux mécréants, appelant à l’adoration de Allah, l’Unique, Celui Qui n’a pas d’associé.

Par la suite les prophètes se sont succédés et chacun d’eux appelait à l’Islam. Allah ta^ala dit :

] إنّ الدّين عند الله الإسلام [

[sourat ‘Ali ^Imran] ce qui signifie : « Certes, la religion que Allah agrée est l’Islam » et Il dit ta^ala :

] ومن يبتغ غير الإسلام ديناً فلن يُقبل منه وهو في الأخرة من الخاسرين [

[sourat ‘Ali ^Imran / 85] ce qui signifie : « Quiconque choisit autre chose que l’Islam pour religion, elle ne sera pas accepté de lui, et il fera partie des perdants au jour dernier ».

Puis est venu Ibrahim pour appeler son peuple à l’Islam. Allah ta^ala dit :

] ما كان إبراهيم يهوديّاً ولا نصرانيّاً ولكن كان حنيفاً مُسلماً وما كان من المشركين [

[sourat ‘Ali ^Imran / 67] ce qui signifie : « Ibrahim n’était ni juif ni chrétien. Il était musulman éloigné de toute autre religion que l’Islam et ne faisait pas partie des associateurs ». La parole selon laquelle Ibrahim aurait adoré les astres n’est pas vraie. Il ne faisait au contraire que réfuter son peuple à ce sujet.

Ensuite est venu Mouça appelant également son peuple à l’Islam. Certaines personnes ont cru en lui et d’autres l’ont démenti comme ceux des fils de Israil qui ont dit : ^Ouzayr est le fils de Allah et d’autres qui ont dit : Allah a créé les cieux et la Terre en six jours, puis Il s’est fatigué et s’est allongé sur son dos.

Ceux-là sont des mécréants et ne sont pas sur la croyance de Mouça qui leur a ordonné de croire en l’unicité de Allah et de L’exempter de toute imperfection. Mouça avait pour croyance que Allah existe, qu’Il est le Créateur de toute chose et n’a donc besoin de rien, Il a créé la lumière, Il n’a donc pas de ressemblance avec elle ; Il a créé l’être humain, Il n’a donc aucune ressemblance avec lui. Mouça avait pour croyance que Allah ne se fatigue pas et qu’il ne Lui arrive aucune incapacité du fait qu’Il est le Tout-Puissant, Celui Qui ne se fatigue pas et Qui ne change pas.

Après la mort de Mouça, ^Iça Al-Macih est venu et s’est mis à appeler à cette même chose à laquelle ont appelé tous les prophètes avant lui. Il a annoncé la bonne nouvelle d’un prophète qui viendra après lui s’appelant ‘Ahmad, à savoir Mouhammad r. Certains ont cru en Jésus et d’autres ont mécru.

Il était quant à lui attaché à la bonne croyance. ^Iça était sur la croyance que Allah n’est ni un père ni un fils, qu’Il n’est pas quelque chose de composé, une réunion de parties, Allah est exempt de cela. Puis, il y a eu des gens qui ont voulu tuer le Messie. Allah l’a protégé d’eux et a descendu l’apparence de ^Iça sur un homme parmi ses disciples musulmans. ^Iça a été élevé au ciel. Les mécréants sont alors entrés et se sont emparés de son sosie qu’ils ont tué et crucifié. Celui qui a été crucifié n’est pas ^Iça mais son ressemblant. D’autre part ^Iça n’a pas ordonné à son peuple de l’adorer, il leur a au contraire ordonné d’adorer Allah uniquement. Allah ta^ala dit :

] واشهد بأنّا مسلمون [

[sourat ‘Ali ^Imran / 52] ce qui signifie : « et témoigne que nous sommes musulmans. »

Les apôtres ont donc dit :

] واشهد بأنّا مسلمون [

ce qui signifie : « Et témoigne que nous sommes musulmans ». Ainsi, ^Iça ne les a pas appelés à l’adorer lui mais il les a appelés à l’adoration de Allah Lui seul. Allah ta^ala dit dans sourat Al-Ma‘idah :

] وإذ قال الله يعيسى ابن مريم ءأنت قلت للنّاس اتّخذوني وأمّي إلهين من دون الله قال سبحانك ما يكون لي أن أقول ما ليس لي بحقّ إن كنت قلته فقد علمته [

ce qui signifie : « Allah dit à ^Iça fils de Maryam : Est-ce toi qui a dit aux gens prenez-moi avec ma mère comme dieux autres que Allah, il répondit : Tu es exempt d’imperfection, je n’ai pas à dire ce que je n’ai pas à dire. Si je l’avais dit, Tu le saurais ». Puis dans la ayah qui suit :

] ما قلت لهم إلاّ ما أمرتني أنِ اعبدوا الله ربّي وربّكم [

ce qui signifie : « Je ne leur ai dit que ce que Tu m’as ordonné : d’adorer Allah mon Seigneur et votre Seigneur ». A partir de là, il devient apparent que ^Iça a appelé à l’adoration de Allah Lui seul et non à l’association.

Après l’élévation de ^Iça au ciel, Mouhammad est venu pour renouveler l’appel à la religion de l’Islam après que cette religion a disparu d’entre les gens sur terre. Il était appuyé par des miracles prouvant sa prophétie. Ainsi certains sont rentrés en Islam et d’autres ont reniés sa prophétie : il s’agit des gens de l’égarement parmi lesquels certains étaient déjà associateurs auparavant. Ils ont ainsi ajouté de la mécréance à leur mécréance.

Le principe fondamental de l’Islam commun à tous les gens de l’Islam, c’est d’adorer Allah Lui seul. A travers ce que nous avons exposé, il s’avère que la religion de tous les prophètes, c’est la religion de l’Islam, et que la seule religion révélée est la religion de l’Islam.

Ainsi, on ne dit pas « les religions révélées » puisque Allah n’a ordonné de suivre qu’une seule religion qui est l’Islam.

Cependant, il est possible qu’un prophète se distingue d’un autre, et c’est par la Loi qu’il ordonne de suivre. La Loi de l’Islam (Chari^ah) représente l’ensemble des règles pratiques. Pour illustrer ce changement, dans la Loi de Adam et de ceux qui l’ont suivi jusqu’à l’époque des fils de ‘Israil, une seule prière était obligatoire quotidiennement. Par la suite, deux prières ont été rendues obligatoires pour les fils de ‘Israil jusqu’à l’arrivée de Mouhammad r pour qui il a été rendu obligatoire cinq prières. Quant aux fondements de la croyance, que ce soit la foi en Allah, en Son Messager et en ce qui est du même ordre, l’intérêt des esclaves n’implique pas que ces fondements changent en fonction des époques, contrairement aux Lois.

Le Messager de Allah a dit à propos des prophètes, que Allah les honore et les élève en degré :

)) دينهم واحد ((

[rapporté par Al-Boukhariyy] ce qui signifie : « Leur religion est une seule et même religion ».

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Cours général : EXEGESE DE CERTAINES ‘AYAH DU QOUR’AN

Posted in cours général par chaykhaboulaliyah sur mars 14, 2011

La louange est à Allah le Seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage en degré notre maître Mouhammadou l-‘Amin et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.

 

Le Qour’an honoré comporte des ayah [1] explicites [2] et des ayah non explicites [3]. Allah ta^ala dit :

هُوَ الَّذِي أَنزَلَ عَلَيْكَ الكِتَابَ مِنْهُ ءَايَـاتٌ مُّحْـكَماَتٌ هُنَّ أُمُّ الكِتاَبِ وأُخَرُ مُتَشابِهَاتٌ [

(houwa l-ladhi ‘anzala ^alayka l-kitaba minhou ‘ayatoun mouhkamatoun hounna ‘oummou l-kitabi wa ‘oukharou moutachabihat) ce qui signifie : « Il est Celui Qui a fait descendre sur toi le Livre qui comporte des versets explicites qui sont la base du Livre et d’autres non explicites ». Les versets explicites sont les versets dont le sens visé est connu d’une manière claire, tels que sa parole ta^ala :

لَيْسَ كَمِثْلِهِ شىءٌ [

(layça kamithlihi chay’) qui signifie : « Rien n’est tel que Lui » [sourat Ach-Choura /11]. Quant à ce qui est non explicite, c’est ce qui comporte plusieurs sens dans la langue et qui a besoin d’une interprétation convenable pour retenir le sens conforme à ce qui est explicite. Il n’est donc permis à quiconque de faire l’exé­gèse du Qour’an selon son propre avis. On demande plutôt aux gens de science afin de ne pas assimiler Dieu à Ses créatures.

Ainsi, il est un devoir d’interpréter ce qui est non explicite dans les textes d’une manière conforme aux textes qui sont explicites.

A cette occasion, nous allons citer certains versets non explicites en donnant leur interpré­tation, conforme aux versets explicites.

Allah ta^ala dit :

إِلَيْهِ يَصْعَدُ الكَلِمُ الطَّيِّبُ وَالعَمَلُ الصَّالِحُ يَرْفَعُهُ [

(‘ilayhi yas^adou l-kalimou ttayyibou wa l-^amalou ssalihou yarfa^ouh) ce qui signifie : « Les bonnes paroles montent vers l’endroit honoré par Allah et les bonnes œuvres y sont élevées ». L’endroit honoré par Allah est le ciel, ce qui est conforme au verset :

لَيْسَ كَمِثْلِهِ شىءٌ [

(layça kamithlihi chay’) qui signifie : « Rien n’est tel que Lui ». Ceci est une interprétation correcte qui ne comporte pas d’assimilation de Allah avec Ses créatures.

Il est permis de dire au sujet de Sa parole ta^ala :

الرَّحْمَـنُ عَلَى العَرْشِ اسْتَوَى [

(Ar-Rahmanou ^ala l-^archi stawa) que Allah domine le Trône par Sa puissance et qu’Il le préserve. L’objectif dans cette ayah est que nous sachions que Allah est tout puissant sur toutes les créatures. En effet, le Trône étant le plus grand de tous les corps, si Allah domine le Trône, Il domine à plus forte raison tout le reste.

Il est interdit d’interpréter un verset non explicite dans un sens qui ne convient pas d’être attribué à Allah ^azza wa jall.

Ainsi il n’est pas permis de dire que (istawa) signifie « s’est assis » car le fait de s’asseoir n’a lieu que pour celui qui a des membres et il est impossible que Allah ait des membres.

L’Imam ^Aliyy Ibnou ‘Abi Talib a dit : « Certes Allah a créé le Trône comme mani­festation de Sa toute puissance et ne l’a pas pris comme endroit pour Lui-même ».

 

Il faut savoir que Allah a créé les âmes et les corps et qu’Il n’est ni une âme ni un corps.

Quant à Sa parole ta^ala :

فَنَفْخْنَا فِيهِ مِن رُّوحِنا [

(fanafakhna fihi min rouhina) qui signifie : « Nous avons fait insuffler dans son corps l’âme que Nous avons créée et honorée » [sourat At-Tahrim], cette ayah signifie que Allah a ordonné à l’ange Jibril d’insuffler dans le corps de Maryam l’âme de ^Iça qui est une âme honorée. Les âmes sont en effet de deux sortes : il y a des âmes honorées et de mau­vaises âmes, des âmes malignes. Les âmes des prophètes font partie de la première sorte.

Quant au fait que Allah s’attribue les âmes de Iça et de Adam, exprimé par le pronom possessif (na) dans (min rouhina) –littérale­ment « de Notre âme »–, ceci exprime la marque d’honneur [4]. On dit la même chose à propos du verset :

أَنْ طَهِّراَ بَيْتِيَ لِلطَّائِفِينَ وَالعَاكِفِينَ [

(‘an tahhira baytiya li tta‘ifina wa l-^akifin) ici aussi (baytiya) –littéralement  » Ma maison « – renvoi au sens de l’honneur  : la Ka^bah est un endroit honoré selon le jugement de Allah.

Quant à Sa parole ta^ala :

يَخَافُونَ رَبَّهمْ مِن فَوْقِهِمْ [

(yakhafouna Rabbahoum min fawqihim) signifie : « Ils craignent Allah Lui Qui les domine par Sa toute-puissance» [sourat An-Nahl]. Ainsi (min fawqihim) signifie la domination par la toute puissance [5] et non pas d’être au-dessus, c’est-à-dire l’endroit ou la direction.

Concernant le sens de la parole de Allah qui concerne le blâme fait à Iblis :

مَا مَنَعَكَ أَن تَسْجُدَ لِمَا خَلَقْتُ بِيَدَيَّ [

(ma mana^aka ‘an tasjouda lima khalaqtou biyadayya) qui signifie : « Qu’est ce qui t’a empêché de te prosterner pour celui que J’ai créé biyadayya » [sourat Sad], il est permis de dire que (al-yadayn) signifie ici : la grâce et la préser­vation.

Et Sa parole ta^ala : [وَجَاءَ رَبُّكَ ] (wa ja‘a Rabbouk) signifie : « Les manifestations de la puissance de ton Seigneur apparaî­tront » [sourat Al-Fajr] car des évènements éminents seront manifestés au jour dernier.

On dit au sujet de la parole de Allah ta^ala :

] وَهُوَ مَعَكُمْ أَيْنَ مَا كُنتُمْ [

(wa houwa ma^akoum ‘aynama kountoum) [sourat Al-Hadid] : « Certes Allah sait tout de vous où que vous soyez ».

Quant à Sa parole ta^ala :

وقِيلَ اليَومَ نَنسَاكُمْ كَمَا نَسِيتُمْ لِقَاءَ يَوْمِكُمْ هَذَا [

(wa qila l-yawma nansakoum kama nacitoum liqa‘a yawmikoum hadha), elle exprime le reproche et signifie : « Vous êtes maintenant privés de Notre miséricorde comme vous avez négli­gé d’obéir à Allah dans ce bas monde en ayant foi en Lui » [sourat Al-Jathiyah].

De même, il n’est pas permis de déduire de la parole de Allah ta^ala :

إنَّ الله لا يَسْتَحْيِى أن يَّضْرِبَ مَثَلاً مَّا بَعُوضَةً [

(‘inna l-Laha la yastahi ‘an yadriba mathalan ma ba^oudatan) [sourat Al-Baqarah /26] la permission de nommer Allah par al-moustahi (le timide) ! Le sens du verset est que Allah ne délaisse pas de faire éclater la vérité par pudeur comme le feraient les êtres humains, c’est-à-dire que Allah ne délaisse pas de faire éclater la vérité et ne la délaisse pas par timidité ou par honte comme le font les créa­tures, c’est une chose impossible s’agissant de Allah.

Quant à Sa parole ta^ala :

وَلَنَبْلُوَنَّكُمْ حَتىَّ نَعْلَمَ المُجَاهِدِينَ مِنكُمْ وَالصَّابِرِينَ [

(wa lanablouwannakoum hatta na^lama l-moujahidina minkoum wa ssabirin) [sourat Mouhammad / 31], elle ne signifie pas que Allah saura qui sont les moujahidin après l’avoir ignoré en les éprouvant et en les testant, ceci est impossi­ble s’agissant de Allah ta^ala.

Le sens du verset est que Allah mani­festera aux esclaves par les épreuves qui d’entre eux font preuve d’effort et de patience ou non. Celui qui dit que Allah acquiert une nouvelle connaissance devient mécréant.

Et la parole de Allah ta^ala :

الله نُورُ السَّمَـوَاتِ وَالأرْضِ [

(Allahou nourou s-samawati wa l-‘ard) [sourat An-Nour] signifie que Allah est Celui Qui guide les habitants des cieux et les habitants croyants de la terre vers la lumière de la foi. Allah n’est pas une lumière dans le sens qui est le contraire de l’obscurité car Il est Celui Qui crée la lumière.

Il a dit ta^ala dans sourat Al-‘An^am :

وَجَعَلَ الظُّلُمَاتِ وَالنُّورَ [

(wa ja^ala dhdhouloumati wa n-nour) ce qui signifie : « Et Il créa les obscurités et la lumière », Dès lors, comment serait-il possible qu’Il soit une lumière comme Ses créatures ?! Allah est absolument exempté de cela. Il est donc inter­dit de croire que Allah aurait une couleur ou une forme. Quant à ce qui a été rapporté dans le hadith, que Allah est (jamil), cela ne signifie pas qu’Il serait beau mais qu’Il a des attributs de perfection dignes de Lui ou encore qu’Il accorde le bien.

Quant au (nouzoul) rapporté dans le hadith :

(( يَنـزِلُ رَبُّنَا كُلَّ لَيْلَةٍ إِلَى السَّمَاءِ الدُّنْيَا ))

(yanzilou Rabbouna koulla laylatin ‘ila s-sama‘i d-dounya) le mieux qui peut être dit à ce sujet est que c’est un ange qui descend sur ordre de Dieu pour transmettre de Sa part ces paroles :

(( من ذا الذي يدعوني فأستجيبَ له من ذا الذي يستغفرني فأغفرَ له من الذي يسألني فأُعطيَهُ ))

qui signifient : « Qui M’invoque, Je l’exauce, qui Me demande pardon, Je lui pardonne, qui Me demande, Je lui accorde »

L’ange reste le dernier tiers de la nuit dans le ciel de ce bas monde jusqu’à l’aube. Quant à celui qui dit : (yanzilou) sans comment, ceci est vrai, car lorsqu’il a dit sans comment, il a nié le mouvement et le déplacement du haut vers le bas.

Allah n’a pas besoin des créatures. Il n’a nul besoin d’autrui, de toute éternité alors que toutes les créatures ont besoin de Lui. Allah n’a pas besoin de l’endroit. Il n’est pas locali­sé dans un endroit ni dans une direction, car Il existe ta^ala de toute éternité avant l’endroit sans endroit, et c’est Lui Qui a créé l’endroit, Il n’a donc nul besoin de l’endroit.

L’objectif de l’Ascension (Al-Mi^raj) n’est pas de faire parvenir le Prophète à un endroit ou serait localisé Allah. L’objectif est d’honorer davantage le Prophète en lui montrant les choses extraordinaires qui sont
dans les mondes célestes, c’est de glorifier son degré et de lui accorder la vision de Allah par le cœur sans que Allah soit localisé dans l’espace et les directions.

Notre maître le Calife bien guidé l’Imam ^Aliyy Ibnou Abi Talib que Allah l’honore, a dit : « Allah existe de toute éternité alors qu’aucun endroit n’est de toute éternité et Il est maintenant tel qu’Il est de toute éternité –c’est-à-dire sans endroit– ».

Ce dont on tient compte dans la croyance n’est pas basé sur les illusions mais sur la raison saine qui est témoin de la religion, car si Allah était dans un endroit, Il aurait des limites, des extrémités, des fins et celui qui est ainsi a forcément une existence précédée du néant c’est-à-dire qu’Il est créé et n’est donc pas Dieu.

Comme il a été validé que Allah existe sans endroit avant la création des endroits et des directions, il est validé qu’Il existe après les avoir créés sans endroit.

Et ceci ne constitue pas une négation de l’existence de Allah ta^ala.

L’Imam Dhou n-Noun Al-Misriyy a dit : « Quoi que tu imagines en ton esprit, Allah en est différent ».


[1] ayah : versets du Qour’an.

[2] explicites : mouhkamat.

[3] non explicites : moutachabihat.

[4] ‘idafatou tachrif.

[5] la domination par la toute puissance : al-qahr.

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Cours général : Les saints

Posted in cours général par chaykhaboulaliyah sur mars 14, 2011

La louange est à Allah le Seigneur des mondes et que Allah honore et élève davantage en degré notre maître Mouhammad et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.

Allah ta^ala dit dans le Qour’an honoré :

]ألا إن أولياء الله لا خوف عليهم ولا هم يحزنون الذين ءامنوا وكانوا يتقون لهم البشرى في الحياة الدنيا وفي الآخرة لا تبديل لكلمات الله ذلك الفوز العظيم [

(‘ala ‘inna ‘awliya’a l-Lahi la khawfoun ^alayhim wa la houm yahzanoun ‘alladhina ‘amanou wa kanou yattaqoun lahoumou l-bouchra fi l- hayati d-dounya wa fi l-‘akhirah la tabdila li kalimati l-Lahi dhalika l-fawzou l-^adhim) ce qui signifie : « Certes, les saints, les waliyy de Allah, n’ont pas à avoir de crainte ni à être chagrinés, ceux qui ont cru et qui faisaient preuve de piété. Ils auront l’annonce de bonne nouvelle dans le bas-monde et dans l’au-delà. Allah réalise ce qu’Il promet, la voilà la grande réussite ».

Le saint, mes frères de foi, est celui qui s’est attaché à l’obéissance et à l’adoration, qui a évité les péchés et les interdictions, qui s’est détourné du fait de se prolonger dans les plaisirs et les désirs. Ayant accompli les obligations, il s’est rapproché de l’agrément de Allah par les actes surérogatoires jusqu’à gagner l’agrément de Allah. Celui que Allah ta^ala agrée, Il lui accorde la sainteté, Il lui accorde la protection, Il l’honore et le préserve de la mécréance. Le Messager de Allah les a décrits par sa parole :

)) إن الله يحب الأتقياء الأخفياء الذين إذا غابوا لم يفتقدوا وإذا حضروا لم يعرفوا قلوبهم مصابيح الهدى يخرجون من كل غبراء مظلمة ((

(‘inna l-Laha youhibbou l-‘atqiya’a l-‘akhfiya’a l-ladhina’ idha ghabou lam youftaqadou wa ‘idha hadarou lam you^rafou qouloubouhoum masabihou l-houda yakhrou­jouna min koulli ghabra’a moudhlimah) ce qui signifie : « Certes, Allah agrée les pieux qui ne se font pas remarquer, ceux dont on ne remarque pas l’absence lorsqu’ils s’ab­sentent, et qu’on ne remarque pas lorsqu’ils sont présents. Leur cœur sont comme des sources de lumières de bonne guidée ».

Il les a décrits par le fait qu’ils sont dissimulés, ‘akhfiya, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas connus par leur haut degré selon le jugement de Allah. En effet, ce sont des gens qui dissimulent leurs bonnes œuvres dignes d’éloges, celles qu’ils accomplissent par recherche de l’agrément de Allah. Il les a décrits par le fait qu’on ne les remarque pas lorsqu’ils sont présents, soit pour leurs habits qui ne sont pas soignés, c’est-à-dire que du point de vue de leur tenue vestimen­taire, leurs vêtements ne sont pas plaisants, soit à cause de leur pauvreté comme ‘Ouways Ibnou ^Amr Al-Qaraniyy en faveur duquel le Messager de Allah a témoigné par révélation qu’il était le meilleur des successeurs des compagnons. ‘Ouways était, en effet, extrême­ment pauvre. Il n’avait pas assisté, que Allah l’agrée, aux assemblées du Messager de Allah. Il résidait au Yémen et tant il était pauvre, il n’avait pas pu arriver à Médine pour rencontrer le Messager de Allah. Le Prophète r a témoigné en sa faveur. Il a dit :

)) إن خير التابعين رجل يقال له أويس بن عامر من مراد ثم من قرن « إلى أن قال « فإذا لقيتموه فمروه فليستغفر لكم ((

(‘inna khayra t-tabi^ina rajouloun youqalou lahou ‘Ouways bnou ^Amir min Mourad thoumma min Qaran … fa’idha laqitoumouhou famourouhou fa l-yastaghfir lakoum) ce qui signifie : « Le meilleur des successeurs est un homme qui est appelé ^Ouways fils de ^Amr du clan de Mourad de la tribu de Qaran » jusqu’à ce qu’il ait dit ce qui signifie : « Si vous le rencontrez, dites-lui de demander la pardon en votre faveur ». Par cela, il a enseigné à sa communauté r en insistant sur la modestie.

Il y a une partie des saints, des waliyy de Allah, à qui Allah a donné une réputation. Ils ont été célèbre pour leur sainteté dans la population, tant celui qui est proche que celui qui est éloigné a reconnu leur degré. Ainsi les gens ont pu énormément profiter d’eux, comme de notre maître Al-Jounayd fils de Mouhammad Al-Baghdadiyy le Chaykh des soufis, puis du Chaykh ^Abdou l-Qadir Al-Jilaniyy le Hanbaliyy, puis du Chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy, que Allah les agrée.

Le Qour’an a confirmé les prodiges des saints, les karamah, par la parole de Allah soubhana­hou dans la description de Maryam ^alayha s-salam :

] كلما دخل عليها زكريا المحراب وجد عندها رزقا قال يا مريم أنّى لك هذا قالت هو من عند الله إن الله يرزق من يشاء بغير حساب [

(koullama dakhala ^alayha Zakariyya l-mihraba wajada ^indaha rizqa ; qala ya Maryamou ‘anna laki hadha ; qalat houwa min ^indi l-Lah inna l-Laha yarzouqou man yacha’ou bighayri hab) ce qui signifie : « Toutes les fois que Zakariyya venait la voir dans l’alcôve, il trouvait qu’elle avait auprès d’elle une subsistance. Il lui disait : ô Maryam, d’où cela te vient-il ? Elle disait : C’est Allah Qui me l’a accordé. Certes, Allah accorde à qui Il veut à profusion ».

Il y a également ce que le Qour’an a annoncé dans le récit du compagnon de Soulayman ^alayhi s-salam pour rapporter le trône de Bilqis puisque cela a été mentionné dans la parole de Allah ta^ala :

] قال الذي عنده علم من الكتاب أنا ءاتيك به قبل أن يرتد إليك طرفك [

(qala l-ladhi ^indahou ^ilmoun mina l-kitabi ana ‘atika bihi qabla ‘an yartadda ‘ilayka tarfouka) ce qui signifie : « Celui qui avait eu une science du Livre a dit : Moi je te le ramène avant que tu ne clignes de l’œil. »

Pour ce qui est des preuves à partir de la sounnah, elles sont nombreuses. Ainsi il a été rapporté d’après Anas que ‘Ouçayd Ibnou Houdayr et un homme des partisans avaient discuté auprès du Messager de Allah r au point que l’assemblée avait duré jusqu’à une heure tardive. C’était une nuit extrêmement sombre et ils étaient sortis, chacun d’entre eux ayant à la main son bâton. Le bâton de l’un des deux s’était illuminé au point qu’ils avaient marché à la lumière de ce bâton. Puis lorsqu’ils étaient arrivés à la croisée de leurs chemins, le bâton du deuxième s’était illuminé à son tour et chacun d’entre eux avait pu marcher à la lumière de son bâton jusqu’à parvenir chez lui. Ceci a été rapporté par Ahmad, Al-Boukhariyy, Al-Hakim et d’autres.

Il a été rapporté que Al-Jounayd était un jour assis à parler aux gens. C’est alors qu’un jeune homme qui n’était pas musulman mais qui s’était déguisé s’était présenté debout face à lui et lui avait adressé la parole en ces termes : « Ô toi le Chaykh, que signifie la parole du Messager de Allah

)) اتقوا فراسة المؤمن فإن المؤمن ينظر بنور الله تعالى ((

(‘ittaqou firaçata l-mou’mini fa’inna l-mou’­mina yandhourou binouri l-Lahi ta^ala) ce qui signifie : « Prenez garde à la vision du croyant parfait car certes le croyant voit par une lumière que Allah lui donne ». Al-Jounayd a réfléchi un moment puis il a levé la tête et lui a dit : « Entre en Islam, le moment est venu pour toi d’entrer en Islam ». C’est alors que le jeune est entré en Islam en disant : « Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah et je témoigne que Mouhammad est le Messager de Allah ».

Concernant leur mérite, lors de la mort, les anges de la miséricorde viennent à eux alors qu’ils peuvent les voir. Les anges s’assoient à côté d’eux à une certaine distance. Ensuite vient l’ange ^Azrail qui leur annonce la bonne nouvelle de la miséricorde de Allah et de Son agrément. Il leur dit : « Je t’annonce la bonne nouvelle de la miséricorde de Allah et de Son agrément ».

Au jour du jugement, ils n’auront aucune crainte, aucune terreur alors que les gens seront extrêmement effrayés. Ils ne subiront aucune nuisance de la chaleur du soleil. Le soleil au jour du jugement sera extrêmement intense, plus intense qu’aujourd’hui. Ils ne seront atteints ni de la soif ni de la faim ni de la chaleur du soleil. Ils ne seront atteints d’aucun chagrin mais seront pleins de joie et de félicité.

Lorsque le saint sortira de la tombe, il sortira vêtu ; il ne sortira pas en ayant sa zone de pudeur dévoilée comme la plupart des gens. Il ne sera pas rassemblé marchant à pied. Non, il sera rassemblé en étant sur une monture. Qu’auront-ils comme monture ces vertueux ? Ils auront des chamelles dont les créatures n’auront pas vu de semblables, dotées de selles d’or.

Puis ils rentreront au paradis. Une fois entrés au paradis, ils trouveront ce que Allah leur a promis comme félicité, une félicité qu’Il n’a donné à connaître à aucun ange et qu’aucune des créatures de Allah n’a jamais vue. Les anges, eux, accueilleront les gens du paradis au jour du jugement. Ils leur passeront le salam, ils leur diront : Que le salam soit sur vous, vous êtes les bienvenus, ils les accueilleront avec respect et glorification.

Mes frères, a dit vrai celui qui a dit : Allah a des gens qui, lorsqu’ils arrivent dans une assemblée, la joie et la générosité s’installent dans cette assemblée et qui, lorsqu’ils marchent, la terre qu’ils occupent s’en réjouit et se revivifie comme s’ils étaient pour la terre une pluie.

Bonheur donc à celui qui a connu dans notre époque un savant, un saint, un vertueux et qui a puisé de lui les bienfaits et les bénédictions, qui a connu leur haut degré, qui a été respectueux avec eux et qui les a pris pour modèle. Car les waliyy de Allah ont atteint ce qu’ils ont atteint par la véracité de leur amour pour Allah et pour le Messager de Allah, notre maître Mouham­mad.

Ô Allah fais que nous soyons parmi Tes saints, parmi les gens de Ton obéissance et attendris les cœurs de Tes saints sur nous. Certes, Tu es sur toute chose tout puissant.

Voici mes propos et je demande à ce que Allah me pardonne ainsi qu’à vous.

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Cours général : L’apostasie et ses trois sortes

Posted in cours général par chaykhaboulaliyah sur mars 14, 2011

La louange est à Allah le Seigneur des mondes et que l’élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordées à notre maître Mouhammad Al‘Amin, l’Honnête.

Allah tabaraka wa ta^ala dit :

ومن يرتدّ منكم عن دينه فيمت وهو كافر فأولئك حبطت أعمالهم في الدنيا والآخرة وأولئك أصحاب النار هم فيه خالدون [

[sourat Al-Baqarah / 217] ce qui signifie : « Celui d’entre vous qui sort de sa religion et meurt mécréant, ceux-là, leurs actes sont annulés dans le bas-monde et dans l’au-delà et ceux-là sont les gens de l’enfer où ils resteront éternellement ».

Sache mon frère croyant que le péché de la mécréance est le plus grand de tous les péchés selon le jugement de Allah ta^ala. C’est le péché que Allah ta^ala ne pardonne pas à celui qui meurt avec.

Allah tabaraka wa ta^ala dit :

إنّ الّذين كفروا وصدّوا عن سبيل الله ثمّ ماتوا وهم كفّار فلن يغفر الله لهم [

[sourat Mouhammad / 34] ce qui signifie : « Certes, ceux qui ont mécru et qui ont empêché de suivre la voie de droiture puis sont morts mécréants, ceux-là, Allah ne leur pardonne pas ».

Sache aussi mon frère musulman qu’il y a des croyances, des actes et des paroles qui contredisent les deux témoignages, qui font sortir de la religion de l’Islam et qui font tomber dans la mécréance et l’égarement. Ceci est vérifié par l’Unanimité des quatre écoles et des savants dignes de considération.

Les savants ont classé dans leurs livres la mécréance en trois sorte : la mécréance par la parole, la mécréance par les actes et la mécréance par la croyance.

1 – la mécréance par la parole : elle a lieu par la langue, comme par exemple insulter Allah ta^ala, les prophètes, les anges ou la religion de l’Islam, ou insulter les rites de l’Islam comme la prière, le pèlerinage, la zakat – l’aumône obligatoire – ou autre que cela.

Il y a parmi les mécréances par la parole également, la moquerie à l’égard du Messager r, comme de se moquer de l’un de ses états ou de l’un de ses actes, et encore la moquerie d’une chose faisant partie du Qour’an Honoré, des prophètes ou d’une des Lois de Allah ta^ala.

Allah soubhanahou wa ta^ala dit :

] ما يلفظ من قول إلاّ لديه رقيب عتيد [

[sourat Qaf / 18] ce qui signifie : « Pas une parole qu’il prononce sans que soient auprès de lui les deux anges Raqib et ^Atid ».

D’autre part, le Messager a dit :

(( إنّ العبد ليتكلّم بالكلمة ما يتبيّن فيها يهوى بها في النار ابعد مما بين المشرق والمغرب ))

[rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim] ce qui signifie : « Certes, il arrive que l’esclave de Allah prononce une parole à laquelle il ne fait pas attention et à cause de laquelle il chutera dans l’enfer plus loin que la distance qui sépare le levant du couchant ».

2 – la mécréance par les actes : comme par exemple jeter le livre du Qour’an à la poubelle ou jeter des feuilles comportant de la science de la religion ou n’importe quelle feuille sur laquelle figure un nom de Allah en sachant que cela y figure.

3 – La mécréance par la croyance : elle a lieu dans le cœur. C’est le cas par exemple de celui qui renie un des attributs de Allah ta^ala qui Lui est obligatoire selon l’Unanimité, comme s’il renie l’existence de Allah ^azza wa jall, ou le fait qu’Il soit ta^ala entendant ou voyant. De même devient mécréant celui qui assimile Allah ta^ala à Ses créatures comme par exemple en croyant par son cœur que Allah tabaraka wa ta^ala est une âme, qu’Il est une lumière, qu’Il est comme l’homme, qu’Il est un corps assis sur le Trône ou qu’Il est dispersé et se propage dans tous les endroits comme l’air. Ceci est de la mécréance, de l’égarement, et comporte une accusation de mensonge de Sa parole ta^ala :

لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَىءٌ [

[sourat Ach-Choura / 11] qui signifie : « Rien n’est tel que Lui ».

^Abdou l-Ghaniyy An-Naboulousiyy a dit : « Celui qui croit que Allah remplit les cieux et la terre ou qu’Il est un corps assis au-dessus du Trône, celui-là est mécréant même s’il prétend qu’il est musulman ».

Il est à savoir que le jugement de celui qui est tombé dans une de ces trois causes de mécréance, c’est que ses œuvres et ses bons actes qu’il a précédemment accomplis, que ce soit une aumône, un pèlerinage, un jeûne ou autre sont tous annulés, conformément à Sa parole ta^ala :

ومن يكفر بالإيمان فقد حبط عمله [

[sourat Al-Ma‘idah / 5] qui signifie : « Celui qui devient mécréant après avoir eu la foi, ses œuvres sont annulées ».

De même, parmi les jugements de celui qui est tombé dans l’apostasie, il y a l’annulation du contrat de mariage légal entre lui et son épouse.

Toute relation entre eux après être tombé dans la mécréance est une relation illégale et son rapport avec elle sera de la fornication. Il n’y a pas de différence entre la mécréance de l’époux et celle de l’épouse.

Sache mon frère musulman que revenir à l’Islam pour celui qui est tombé dans une de ces trois sortes de mécréance se fait en cessant de commettre la mécréance dans laquelle il est tombé et en renouvelant sa foi par la prononciation des deux témoignages avec l’intention de rentrer dans la religion de l’Islam.

Les deux témoignages sont : « je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah et je témoigne que Mouhammad est le Messager de Allah ».

Celui qui a commis une apostasie, et c’est par Allah que nous recherchons la protection, puis a dit (‘astaghfirou l-Lah) (j’invoque Allah pour qu’Il me pardonne) avant de renouveler sa foi en prononçant : « je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah et je témoigne que Mouhammad est le Messager de Allah », en étant donc sur son état de mécréance, cette parole (‘astaghfirou l-Lah) ne lui rajoute que péché et mécréance car il aura contredit la parole de Allah ta^ala :

] إنّ الله لا يغفر أن يشرك به [

[sourat An-Niça‘ / 48] qui signifie : « Certes, Allah ne pardonne pas qu’on Lui associe quoi que ce soit ».

Prends garde donc, prends bien garde mon frère musulman de tomber dans une de ces trois sortes de mécréance et garde ta langue lors de la colère, garde-toi de prononcer les paroles de mécréance et d’égarement, car tu serais alors parmi les apostats égarés.

Il a été confirmé que le compagnon honorable ^Abdou l-Lah Ibnou Mas^oud, que Allah l’agrée, a gravi un jour le mont de AsSafa puis, prenant sa langue, a dit : « Ô langue, dis du bien tu gagneras et abstiens-toi de dire du mal tu seras sauvée avant de le regretter. J’ai entendu le Messager de Allah dire :

)) أكثر خطايا ابن ءادم من لسانه ((

ce qui signifie : « La plupart des péchés du fils de ‘Adam provient de sa langue ».

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Cours général : Gardez-vous de consulter les devins

Posted in cours général par chaykhaboulaliyah sur mars 14, 2011

Le Messager de Allah a dit ce qui signifie :

(( لا تأتوا الكُهَّان )) « Ne consultez pas les devins » [rapporté par Mouslim]. Les devins sont ceux qui s’occupent d’annoncer ce qui va avoir lieu dans le futur en se basant sur les jinn, l’observation des étoiles ou d’autres choses et sur diverses causes : par exemple en consultant les lignes de la main, la graisse de vache ou le livre Qour^atou l-‘Anbiya. Ils le font aussi en prenant une partie des grains d’un chapelet et en les comptant, disant sur un grain : (‘aqbil wa la takhaf) – viens et n’aie pas peur – et sur le grain suivant : (Youçouf ‘a^rid ^an hadha) – Youçouf détourne-toi de cela –. S’il finit sur (‘aqbil wa la takhaf), il dit que cette chose réussira. S’il finit sur (Youçouf ‘a^rid ^an hadha), il dit qu’elle ne réussira pas. Il informe alors la personne selon son avis de faire la chose qu’elle voulait faire ou de l’abandonner : un mariage, un voyage ou autre chose. Ou encore, il prend le Moushaf, l’ouvre et compte jusqu’à sept lignes. S’il tombe sur une ayah d’annonce de bonne nouvelle, il dit à la personne : cette chose réussira, fais-la. S’il tombe sur une ayah de menace, il lui dit : détourne-toi de ça. De même, il arrive qu’il regarde dans le livre de Abou Ma^char Al-Falakiyy pour apprendre à la personne des choses à venir, après avoir décompté son nom et le nom de sa mère avec le compte des joummal (correspondance entre les lettres et les nombres).

Le Messager de Allah a dit ce qui signifie :

(( من أتى عرافاً فسأله عن شيء لم تُقبل صلاته أربعين ليلة ))

« Celui qui consulte un devin et l’interroge sur quelque chose, sa prière ne sera pas acceptée durant quarante nuits ». Le devin est celui qui informe sur ce qui est volé, ce qui est absent ou perdu, par exemple que le voleur a telle description, ou sur autre chose qui a eu lieu dans le passé. Ceci compte parmi les grands péchés. Celui donc à qui on a volé quelque chose ou qui a perdu quelque chose n’ira pas consulter ces gens-là mais se fiera à Allah en faisant ses recherches par les voies apparentes. En effet, s’il arrive une épreuve à un musulman, un vol d’argent ou une perte, et qu’il fait preuve de patience face à cette épreuve, il aura une grande récompense de la part de Allah. Mais si en revanche il va consulter un devin pour qu’il l’informe à sa manière, il s’est chargé d’un grand péché et sera châtié dans l’au-delà.

Le Messager de Allah a dit ce qui signifie :

(( من تكهن أو تُكُهِّن لهُ أو سحر أو سُحِرَ لهُ فليس منَّا ))

« Celui qui fait appel à un devin ou pour qui un devin est consulté ou qui fait de la magie ou pour le compte de qui l’on fait de la magie, celui-là n’est pas des nôtres » [rapporté par Al-Tabaraniyy]. Ce hadith signifie que le devin qui prétend prédire l’avenir tout comme celui qui le lui demande, sont en contradiction avec la Loi du Messager. Il en est de même pour celui qui exerce la magie pour les gens et celui qui demande au magicien de lui en faire. La magie compte parmi les plus graves des péchés, que ce soit pour séparer deux personnes qui s’aiment comme des époux, pour faire aimer deux personnes comme une femme et un homme ou encore pour qu’une personne soit atteinte d’une maladie ou de folie, et ce par jalousie.

Quant au fait d’écrire quelque chose du Qour’an ou des noms de Allah pour entraîner l’amour entre les deux époux, cela n’est pas de la magie. Certaines catégories de magie sont de la mécréance, elle n’a lieu qu’en faisant de la mécréance. D’autres catégories ont lieu sans mécréance. Il est interdit de prendre de l’argent pour faire des prédictions de voyance ou de charlatanisme ou pour faire de la magie ; cet argent n’est pas licite pour celui qui l’a pris. Mais prendre de l’argent pour la récitation du Qour’an ou des noms de Allah sur un malade ou pour écrire un hirz qui contient du Qour’an ou des noms de Allah, c’est permis. Quiconque prétend être Chaykh alors qu’il fait de la magie, son péché est plus grave.

Parmi les choses qui sauvent la personne, c’est de lire chaque jour après l’aube et après le coucher du soleil :

بِسمِ اللهِ الَّذِي لاَ يَضُرّ مَعَ اسمِهِ شَيْءٌ فِي الأَرضِ وَلاَ فِي السَّمَاءِ وَهُوِ السَّمِيعُ العَليم

(Bismi l-Lahi l-ladhi la yadourrou ma^a smihi chay’oun fi l-‘ardi wa la fi s-sama‘i wahouwa s-sami^ou l-^alim) trois fois avec une bonne prononciation des mots et des lettres, celui-là sera protégé ce jour-là et cette nuit-là. Celui qui récite :

حَسْبِيَ اللهُ لاَ إِلَهَ إِلاَّ هُوَ عَلَيْهِ تَوَكَّلْتُ وَهُوَ رَبُّ العَرشِ العَظِيم

(hasbiya l-Lahou la ‘ilaha il-la houwa ^alayhi tawakkaltou wahouwa rabbou l-^archi l-^adhim) sept fois, ceci aussi est profitable pour celui qui le récite après l’aube et après le coucher. Celui qui persévère là-dessus avec la bonne prononciation des lettres sera sauf de la magie et de ce qui est de cet ordre, par la volonté de Allah.

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Jurisprudence : jugement de la viande

Posted in jurisprudence par chaykhaboulaliyah sur mars 13, 2011

Jugement sur la consommation de La viande qui n’est pas égorgée d’une manière légale

Sache que la fait d’égorger d’une manière légale a lieu en coupant les conduits de la nourriture et de la boisson et le conduit de la respiration avec quelque chose de tranchant, à condition que celui qui égorge soit musulman, juif, chrétien et que ce qui est égorgé soit un animal consommable. Il est licite de consommer pour celui qui a su cela; Quant à l’animal qui est mort en raison de quelque chose qui n’est pas tranchant comme par exemple, l’animal qui est mort en tombant de haut ou suite à une noyade, ou quelque chose qui lui a fait sortir son âme rapidement en raison de son poids, et non pas par quelque chose de tranchant. Alors, il n’est pas licite d’en consommer. Il n’est pas licite de consommer de la viande, si on ne sait pas que celui qui a égorgé l’animal fait partie de ceux dont le sacrifice est valable ou pas, car le cas de la viande est plus sensible et important que le cas du fromage, des confiseries, ou ce qui est du même ordre. Si la personne doute aussi d’une confiserie ou d’un fromage qui comporte une Najassah ou pas, il lui est permis de consommer avec ce doute. Il n’est pas permis de commencer à consommer la viande avec le doute quant à son caractère légale, la manière dont elle a été égorgée, tout comme l’ont décrétés les spécialistes de jurisprudence comme Ibnou Hajar AlHaythami, AlSouyouti parmi les chaféites, AlQourafiyy parmi les malékites et d’autres.

Mais l’interdiction de la viande, quand on ne sait pas la manière dont elle a été obtenue, au sujet de laquelle il y a un doute quant à son sacrifice, alors son interdiction d’en consommer fait l’objet de l’unanimité. Dans le livre de Ibnou Hajar AlHaythami, AlFatawa lkoubra, figure ce qui suit : »Il a été interrogé (que Allah nous fasse profiter de ses bénédictions) au sujet d’une brebis égorgée, qui a été retrouvée dans un quartier de musulmans dans une ville de mécréants idolâtres; il n’y a parmi eux des mazdéens, ni de juifs, ni de chrétiens. Est-ce qu’il est permis de consommer de cette brebis retrouvée égorgée dans ce quartier ou pas?, il a répondu : »Du moment que dans une ville il y a des musulmans, des juifs, des chrétiens, c’est à dire, s’ils égorgent, leur viande devient licite. Il y a d’autres dont le sacrifice ne rend pas licite la viande, comme les mazdéens, les idolâtres ou les apostats, et que si l’on trouve des brebis égorgés par exemple, et qu’il y a un doute sur qui rend licite cette viande en l’égorgeant, alors ces brebis ne sont pas permises à la consommation : la règle d’origine est que si on trouve une viande et on ne sait pas qui a égorgé l’animal, elle n’est pas permise à la consommation »; Dans le livre Al-‘Achbahou wa n-Nadha’ir de As-Souyoutiyy figure ce qui suit : le Cheikh Abou Hamid Al-‘Isfarayiniyy a dit :  » le doute est de trois catégories :

  • Il y a un doute qui advient à ce qui est à l’origine interdit,
  • Il y a un doute à ce qui est à l’origine permis,
  • Il y a un doute qui advient à ce dont on ne connaît pas l’origine.

Le premier exemple du doute, c’est comme trouver une brebis égorgée dans une ville qui comprend des musulmans et des mazdéens. Il n’est pas licite d’en consommer jusqu’à ce que l’on sache qu’elle a été égorgée par un musulman, car à l’origine elle est interdite. Dans le livre de Al-Qourafi  dans le chapitre de ‘woudou’, figure ce qui suit : la 44ème différence entre le doute sur la cause et le doute sur la condition, il y a une problématique à laquelle ont été confrontés nombre d’illustres savants, il a dit : « le Législateur nous a donné les lois et a donné pour ces lois des causes et parmi ce qu’Il a légiféré en tant que cause, il y a le doute ; et le doute est de trois et par unanimité, on le prend en considération, tant comme celui qui a douté sur la brebis si elle a été égorgée ou morte sans être égorgée ou encore celui qui a douté si c’est une femme Ajnabiyah ou si c’est sa sœur par allaitement ». Donc, là encore il nous indique que le doute est à prendre en considération dans certains cas, entre autre le cas de la viande si elle est égorgée ou pas.

L’interdiction de la viande sujette au doute quant à son caractère licite, cette interdiction était une question d’unanimité. Il n y a donc aucune considération à prendre de celui qui contredit cette unanimité, comme la parole de certains des gens de notre époque qui prétendent être des savants, ceux-là ont porté un grave préjudice aux gens par leur avis qui est contraire à l’unanimité aussi bien dans les pays arabes, en Europe ou en Amérique. Certains d’entre eux ont semé le doute en invoquant un Hadith rapporté par Al-Boukhariyy en lui donnant un sens autre que son sens véritable. Le Hadith a été rapporté au sujet du sacrifice de la part d’une personne musulmane qui était récemment entrée en Islam. La parole de A’ichah au Messager de Allah : » Il y a des gens récemment entré en Islam qui nous apportent de la viande et nous ne savons si le nom de Allah a été invoqué sur cette viande ou pas ». Le Prophète a dit : « Évoquez le nom de Allah pour manger ». La signification de ce Hadith c’est que cette viande est licite par ce qu’elle a été sacrifiée par les mains des musulmans, même s’ils étaient récemment entrés en Islam. Il ne vous est pas préjudiciable si vous ne saviez pas si ces gens ont évoqué ou pas le nom de Allah lors du sacrifice. Evoquez vous même le nom de Allah lorsque vous en consommerez car ceci est recommandé et non obligatoire; car évoquer le nom de Allah lors de l’égorgement est recommandé.

Comment ces gens veulent-ils tromper les musulmans en évoquant ce Hadith, en lui donnant un sens autre que son sens véritable. C’est comme s’ils avaient dit que le Prophète avait rendu licite une viande sans savoir si celui qui a égorgé l’animal dont elle provient est mazdéen, musulman, boudhiste ou autre que cela en se limitant simplement à dire ‘BismilAllah’ lors de la consommation. Et ceci aucun savant musulman ne l’a dit. Que ces gens fassent preuve de piété à l’égard de Allah au lieu de semer le désordre, et qu’ils sachent qu’ils seront interrogés au sujet de leur parole, de leurs actes et de leur croyance.

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Tajwid : Règles de Tajwid

Posted in Tajwid par chaykhaboulaliyah sur mars 13, 2011

 

Règles de récitation du Qour’an

Livre du Chaykh ^Abdou l-Lah Ad-Dourou n-Nadid fi ‘Ahkami t-tajwid.

 

 

Cours n° 1 : La Ghounnah

 

Définition : C’est un noun (la lettre « n ») caché qui sort du nez (de son extrémité).

Elle est requise dans les cas suivants :

1/ Noun doublée et Mim doublée

Exemples : (inna)

(lamma)

 

2/ La mim avec soukoun (sans altération, sans voyelle) qui précède le ba.

Exemple : (am bihi)

 

3/ Le Noun avec soukoun et le tanwin sauf lorsqu’il y a après eux une des six lettres de al-halq :

‘     h     h kh       ^     gh

ou lorsqu’il y a après eux un lam (l) ou un ra(r).

Exemples : (Siratin moustaqim)

 

Durée de la ghounnah : elle dure deux temps.

 

Les règles du noun avec soukoun et le tanwin (oun, an, in).

Il y a quatre cas :

1/ Al-‘Idh-har : c’est le fait de prononcer chaque lettre à partir de son point de prononciation, sans ghounnah. Dans le cas où le noun avec soukoun et le tanwin précèdent une des six lettres de al-halq :

‘     h h kh     ^     gh

Exemples :

(min ‘ilahin)

(raçouloun ‘amin)

 

(min hajara)

 

(jouroufin har)

 

(min ^indi)

 

(‘ajroun ^adhim)

 

(min hakim)

 

(khayratoun han)

 

(min ghillin)

 

(ma‘in ghayr)

 

(min khawf)

 

(nida‘an khafiyya)

 

Cours n° 2 : Al-‘Idgham

Selon la langue, c’est intégrer une chose dans une autre.

Selon la Loi (‘isti lahan) : la rencontre d’une lettre avec un soukoun, avec une lettre ayant une voyelle qui deviennent une même lettre (prononcée avec insistance) à la prononciation de laquelle la langue s’élève d’un seul coup.

Sache que le noun avec soukoun et le tanwin sont sujets du ‘idgham à l’occasion de six lettres regroupées dans le mot : yarmaloun

Il y a deux sortes de ‘idgham : avec ou sans ghounnah.

 

1/ Le ‘idgham sans ghounnah.

C’est un ‘idgham total, complet [du noun avec soukoun et du tanwin] avec le lam et le ra, sans ghounnah.

Exemples :

(mam lam)

 

(la ^ibratan liman)

 

(min Rabbikoum)

 

(Mouhammadoun Raçoulou l-Lah)

 

2/ Le ‘idgham avec ghounnah.

C’est un ‘idgham avec les quatre lettres restantes de (yarmaloun) à savoir (yanmou).

Il y a un ‘idgham dont l’insistance n’est pas complète puisque la ghounnah demeure.

Exemples :

(man yaqoum)

 

(barqoum yaj ^aloun)

 

(min wara ‘ihim)

 

(houdan wa rahmah)

 

(Siratin moustaqim)

 

(min ni^mah)

 

(hittatoun naghfir)

 

Exception :

Il n’y a pas de ‘idgham lorsque le noun avec soukoun, précède le waw ou le yadans un même mot comme dans :

(sinwan)

 

(ad-dounya)

 

3/ Al-‘Iqlab

Selon la langue : modifier la chose, la transformer, renverser [c’est-à-dire ce qui est apparent devient intérieur].

Selon la Loi : remplacer une lettre par une autre avec un ‘ikhfa (caché) pour prendre compte de la ghounnah.

Quand : lorsque le noun avec soukoun et le tanwin précèdent le ba, ils sont transformés (‘iqlab) en mim caché sans ‘idgham ni dédoublement du ba. Il y a une ghounnah qui dure deux temps.

Exemples :

(‘anbi ‘houm)

 

(min ba^di)

 

(alimoun bidhati ssoudour)

On peut aussi faire le ‘idgham du badans le mim comme dans :

(‘irkab ma^ana)

Il y a ghounnah.

 

4/ Al-‘Ikhfa

Selon la langue : c’est dissimuler, cacher, voiler.

Selon la Loi : c’est la prononciation de la lettre entre le ‘idh-har et le ‘idgham, dépourvue du dédoublement, de l’insistance avec la ghounnah sur la première lettre, à savoir le noun avec soukoun et le tanwin.

Al-‘Ikhfa se distingue du ‘Idgham car il est entre le ‘idh-har et le ‘idgham.

Quand : on fait le ‘Ikhfa du noun avec soukoun et du tanwin lorsqu’ils précèdent le reste des lettres qui n’ont pas été citées précédemment.

Ce sont les quinze lettres :

f     z t d     s     q ch     j k     th     dh     s dh d t

Exemples :

(laman sabara)

 

(yandhouroun)

 

(kountoum)

 

(rihan sarsara)

 

(manthoura)

 

Cours n° 3 : Règles concernant le mim avec soukoun et du noun et du mim doublés.

3-1/ Règles concernant le mim avec soukoun, il y a trois cas :

Ce sont Al-‘Ikhfa labial (relatif aux lèvres), Al-‘Idgham labial et Al-‘Idh-har labial.

3-1-1/ Al-‘Ikhfalabial : Il s’agit du Ikhfa du mim avec soukoun (sans voyelle) avec une ghounnah lorsque le mim se trouve avant le ba‘.

Exemples :

(tarmihim bihijarah)

 

(wa man ya^tasim billah)

3-1-2/ Al-‘Idgham labial : C’est le cas du ‘Idgham le mim avec soukoun avec un mim qui vient à la suite avec une ghounnah complète.

Exemples :

(wa lakoum ma kaçabtoum)

 

(lahoum maghfirah)

 

3-1-3/ Le ‘Idh-har labial : c’est de faire le ‘Idh-har, prononcer distinctement à partir de son point de prononciation le mim avec soukoun lorsqu’il précède un des lettres restantes.

Exemples :

(‘an ^amta)

 

(lakoum tadhkirah)

 

(^alayhim wa la)

 

3-2/ La règle du noun et du mim doublés : Sache que la règle du noun et du mim doublés c’est de [faire paraître] (faire Idhhar avec) la ghounnah lors de leur doublement d’une durée de deux temps.

Exemples :

(mina l-jinnati wa n-nas)

 

(thoumma)

 

(lamma)

 

Cours n° 7 : Les prolongations (madd) et leurs catégories.

Dans la langue al-madd signifie l’augmentation. Selon la terminologie du Tajwid, il s’agit de la prolongation du son par une lettre de prolongation qui fait partie des lettres de al-^il-lah.

Les lettres de madd sont : le ‘alif avec soukoun précédé d’une lettre comportant une fat-hah, le waw avec soukoun précédée d’une lettre comportant une dammah et le yaavec soukoun précédée d’une lettre comportant une kasrah.

Exemples :

(qala)

 

(Yaqoulou)

 

(Qila)

Le madd se classe en deux catégories :

1/ Un madd d’origine : c’est le madd naturel qui fait partie du mot, qui n’est pas conséquent à une hamzah ou à un soukoun comme :

(‘al ladhina ‘amanou wa ^amilou )

Sa durée est de deux temps.

 

2/ Un madd par extension : il est différent du précédent. Il s’agit d’un madd en plus du madd d’origine, en raison d’une hamzah ou d’un soukoun.

2-1/ Sache que le madd avec la hamzah se classe en trois catégories.

2-1-1/ Le premier le madd mouttasil.

C’est lorsque le madd et la hamzah se réunissent dans un même mot comme :

(wa s-sama‘a banaynaha)

 

(min sou‘)

 

(wa ji‘a)

 

Il a ainsi été appelé (mouttasil) car la hamzah est liée (ittasal) au mot contenant la lettre du madd. La prolongation ici est l’objet de divergence. Ainsi selon Abou ^Amr, Qaloun et Ibnou Kathir elle dure trois temps (le temps pour le madd est la durée que prend le fait de tendre le doigt ou le plier). Selon Ibnou ^Amir elle dure quatre temps. Selon ^Asim, elle dure cinq temps ou quatre et c’est ce qui est le plus courant.

Selon Warch et Hamzah, elle dure six temps. Ceci se précise oralement et par transmission.

 

2-1-2/ Le deuxième le madd mounfasil.

C’est lorsque la lettre du madd se trouve à la fin d’un mot et la hamzah au début d’un autre mot comme :

(fi ‘anfoucihim)

 

(ya ‘ayyouha n-nas)

 

(qalouamanna)

 

Il a ainsi été appelé (mounfasil) –séparé- car le madd et la hamzah sont séparés, chacun dans un mot. Les spécialistes de la récitation ont pour sa prolongation différents avis. Il est permis de le prolonger, d’être modéré et de le raccourcir (2).

 

2-1-3/ Le troisième le madd badal.

C’est lorsque le madd et la hamzah se réunissent dans un même mot, mais la hamzah précède le madd, comme par exemple :

(amanou)

 

(atouni)

 

(amana)

 

Son jugement c’est de le raccourcir (2) selon tous les spécialistes de la récitation hormis Warch. Warch a à son sujet pour avis la prolongation (6), la modération (4) et le raccourcissement (2).

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jurisprudence : Le waswaas

Posted in jurisprudence par chaykhaboulaliyah sur mars 13, 2011

Parmi les actes odieux, laids et repoussants, il y a le waswaas – les mauvaises suggestions récurrentes – dont certaines personnes font preuve lors du takbir – la parole Allahou ‘akbar de l’entrée en rituel – ou lors de la récitation de la Fatihah. En effet, cela contrarie le khouchou^ – la crainte de Allah, présente dans le cœur –. Il arrive ainsi que l’homme ressorte de sa prière sans avoir senti le moindre khouchou^  pour Allah ta^ala. Il n’aura alors aucune récompense si ce n’est d’avoir fatigué son cœur puisque certains en ressentent les conséquences dans leur corps et leur esprit. Celui qui voit une telle personne sera dégoûté de son acte. C’est une chose qui peut même entraîner, si cela persiste et se prolonge, une perturbation dans l’esprit de la personne elle-même et peut même entraîner une faiblesse dans sa compréhension. Le cas qui présente le plus de gravité, c’est lorsque la personne est récemment entrée en Islam : certains musulmans ignorants voyant cela de la part de quelqu’un, trouvent la prière laide, surtout si celui qui est éprouvé par ce waswaas montre l’apparence de quelqu’un qui pratique bien la religion. Celui qui le voit dit ainsi : si cette personne qui semble être quelqu’un qui pratique la religion, agit de cette façon, comment va-t-on devenir si on le suit lui et ses semblables ? Il cesse alors de faire la prière. Il se peut alors qu’il ait de mauvaises pensées au sujet du fondement même de la religion et qu’il en arrive jusqu’à l’apostasie par la croyance. Comme est donc mauvais un acte dont tout cela serait la conséquence. Ceci est une source de mauvaise compréhension des choses de la religion et c’est contraire au hadith qui signifie : « Certes la religion est une facilité ».

Si encore il n’y avait de mal en cela que de priver du khouchou^ et de la joie provoquée par l’adoration de Allah : la prière est en effet un apaisement pour le cœur alors que celui qui est en proie au waswaas en a fait le contraire puisqu’il ne ressent pas cet épanouissement du cœur, ce qui est à l’opposé de la prière d’une personne dont la prière est conforme à ce qui est méritoire. Le Messager  a dit ce qui signifie : « Apaise-nous par elle Bilal ».

La signification en est que grâce à la prière, le cœur s’apaise et devient joyeux. Celui qui agit en ayant le waswaas est privé de la bénédiction de la prière et de sa récompense jusqu’à ce qu’il la finisse. Celui qui persévère sur cela pendant des années et dont la vie se clôt sur cet état, il est tel celui qui n’a jamais accompli de prières.

Celui qui accomplit véritablement la prière c’est celui qui en état de prière a le cœur apaisé, calme, tranquille plus encore que lorsqu’il n’est pas dans l’accomplissement de la prière. Celui donc pour qui Allah veut un bien, aura le cœur joyeux lorsqu’il est en état d’accomplissement de la prière, joyeux par son imploration de son Seigneur et non pas angoissé ni inquiet.

Celui qui est éprouvé par ce waswaas, en raison de son application à avoir présente l’intention qu’il est requis d’avoir pendant le takbir selon le madh-hab chafi^iyy, qu’il s’en détourne pour le madh-hab de Malik et qu’il se suffise de l’intention d’accomplir la prière obligatoire de adh-dhouhr ou de al-^asr par exemple avant le takbir, même quelques minutes avant. Elle est correcte ainsi selon Malik. Il en est de même pour celui qui est sujet à l’épreuve du waswaas pour rectifier la prononciation des lettres, qu’il prenne l’avis du madh-hab de Malik en accomplissant la prière derrière quelqu’un qui récite correctement la Fatihah et qu’il se suffise de la récitation de son imam. S’il est seul, qu’il se suffise de bouger ses lèvres. Il lui est permis dans le madh-hab de Malik de réciter dans deux rak^ah et de ne pas réciter dans deux autres rak^ah. Chez eux [les malikiyy], il y a un avis qui dit que la récitation est suffisante dans le minimum c’est-à-dire dans une rak^ah de la prière de trois ou de quatre rak^ah. Ainsi, s’il est déjà requis pour l’aumône que la personne ait le cœur réjoui lorsqu’elle la donne, que dire de la prière qui est une imploration, par laquelle l’esclave implore son Seigneur ?

Si encore il n’y avait dans le waswaas que l’éloignement des gens qui observent ces gestes exécrables. En effet certains de ceux qui sont en proie à ce waswaas lèvent les bras lors du takbir d’une manière qui entraîne l’aversion, de même que lors de la prononciation de certaines lettres, au point que celui qui le voit s’imagine qu’il est fou ou perturbé dans son esprit. ‘Innaa li l-Laahi wa ‘innaa ‘ilayhi raaji^ououn. Nous appartenons à Allaah et c’est à Lui que nous rendrons des comptes au rassemblement.

Si elle était récitée ainsi dans le discours et que celui qui est éprouvé l’entendait, il ressentirait un malaise et aurait honte. De plus, dans le madh-hab de Malik il y a une facilité pour celui qui est éprouvé. Ainsi selon Malik il n’est pas une condition qu’il s’entende lui-même prononcer les lettres mais il lui suffit de faire bouger les lèvres. Compte ainsi parmi le conseil conforme à la Loi de guider et de montrer à celui que l’on voit agir ainsi d’abandonner le waswaas et de ne pas le laisser persévérer sur cela. Il est arrivé à quelqu’un en proie au waswaas de partir au Nil pour lever le grand hadath car il était jounoub, de s’y plonger puis de se dire : [le ghousl] n’est pas valable. Il a passé sa journée et il s’est dit : maintenant qu’il fait nuit, je reviendrai demain pour lever le hadath. L’eau du Nil ne lui a pas suffi. fin de citation.

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Invocations : Pour la guérison

Posted in Invocations par chaykhaboulaliyah sur mars 10, 2011

La louange est à Allah le Seigneur des mondes, à Lui la grâce et les mérites et les bon éloges, Lui Qui existe sans comment et sans endroit.

Que Allah, Celui Qui accorde avec profusion, Celui Qui est miséricordieux honore davantage notre maître Mouhammad, le meilleur des envoyés, ainsi que tous ses frères prophètes et messagers et que les invocations des anges des plus hauts degrés soient en sa faveur.

 

Dans le livre Dhaylou Tarikh Baghdad [Tome 17 pages 173] d’après ^Oubaydou l-Lah ibnou Mouhammad ibni Hafs Al-^Aychiyy il dit : « j’ai entendu mon père dire : Lorsque les descendants de Al ^Abbas ont pris possession des trésors des Omeyyades, ils ont trouvé une enveloppe scellée qu’ils ont ouvertes et ont trouvé dedans une peau sur laquelle était inscrit : C’est une guérison par la volonté de Allah. Ils l’ont ouverte et ils ont trouvé :

Bismi l-Lahi wa bi l-Lahi wa la hawla wa la qouwwata ‘illa bi l-Lahi l-^Aliyyi l-^Adhim ‘ouskoun ‘ayyouha l-waja^ ; sakanta bi l-ladhi lahou sakana ma fi l-layli wa n-nahari wa houwa s-sami^ou l-^alim ;

Bismi l-Lahi wa bi l-Lahi wa la hawla wa la qouwwata ‘illa bi l-Lahi l-^Aliyyi l-^Adhim; ‘ouskoun ‘ayyouha l-waja^ ; bi ladhi youmsikou s-sama’a an taqa^a ^ala l-‘ardi ‘illa bi ‘idhnihi ‘inna l-Laha bi n-nasi la-ra’oufoun rahim, ;

Bismi l-Lahi wa bi l-Lahi wa la hawla wa la qouwwata ‘illa bi l-Lahi l-^Aliyyi l-^Adhim; ‘ouskoun ‘ayyouha l-waja^ ; bi l-ladhi in yacha’ youskini r-riha fayadhlalna rawakida ^ala dhahrih ‘inna fi dhalika la-‘ayatin li koulli sabbarin chakour ;

Bismi l-Lahi wa bi l-Lahi wa la hawla wa la qouwwata ‘illa bi l-Lahi l-^Aliyyi l-^Adhim; ‘ouskoun ‘ayyouha l-waja^ ; sakanta bi l-ladhi youmsikou s-samawati wa l-‘arda an tazoula wa la‘in zalata in ‘amsakahouma min ‘ahadin min ba^dih ; ‘innahou kana haliman ghafoura

^Oubayda l-Lah a dit : « il m’a dit : je n’ai plus eu besoin de remèdes ni de médicaments après cela.

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