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Tafsir An-Nasafiyy : sourate al ‘Anbiyaa’ de 1 à 14

Posted in Coran,Dieu,islam,Livre,Quran,tafsir par chaykhaboulaliyah sur Mai 22, 2025
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Verset 1 : le compte pour les gens est devenu imminent : l’exposition des œuvres pour les gens est devenue imminente. D’après Ibnu ʿAbbās, que Dieu les agrée, lui et son père, « les gens » ici, ce sont les associateurs parce que ce qui va venir par la suite, ce sont des caractéristiques des associateurs. « Les comptes » ici ce sont les comptes qu’ils vont rendre. Dieu leur demande de rendre des comptes et Il va les rétribuer pour leurs œuvres.  Il s’agit du jour du jugement. « Imminent » : eu égard à ce qui reste comme jours dans ce bas-monde par rapport à ce qui est passé, ce qui reste est négligeable par rapport à ce qui s’est déjà écoulé.

Notre šayẖ que Dieu lui fasse miséricorde a ajouté un commentaire. Il a dit : le nombre de jours qui se sont écoulés depuis le début du bas-monde jusqu’au jour où ce verset a été révélé dépasse de loin le nombre de jours qui restent jusqu’à la fin de ce bas-monde.

Toute chose qui va venir est proche.

Alors qu’ils sont dans une profonde insouciance et un rejet : ils sont dans une insouciance de l’exposition de leurs œuvres et de ce qui leur adviendra. Ils se détournent de la préparation pour ce jour-là. Cette imminence est générale pour tout le monde, les croyants et les mécréants. Par contre, l’insouciance et le détournement sont selon le cas de chacun : certains sont dans une insouciance plus profonde que d’autres dans un rejet plus profond que les autres. Combien de gens sont dans l’insouciance parce qu’ils sont noyés dans leur bas-monde et ne se préparent pas pour l’exposition de leurs œuvres. Certains ne se réveillent que lorsque la mort survient. C’est un devoir pour toi de demander des comptes à ton âme avant d’avoir à en rendre.  Et détourne-toi des insouciants. Et occupe ton temps par l’évocation du Créateur de toutes les créatures.

Verset 2 : toutes les fois qu’il leur parvient des versets (du Qur’ān) de la part de leur Seigneur, ils l’entendent (de la part du Prophète Muḥammad ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam ou alors de la part de quelqu’un d’autre) et ils s’en moquent. (Les mécréants se moquent).

Les termes qui sont dans le livre révélé sont l’expression de l’attribut de la parole de Dieu. On les appelle aussi « parole de Dieu » mais pas dans le sens de l’attribut.

« Muḥdaṯin » c’est-à-dire qui arrive parties par parties : il s’agit des termes révélés.

C’est la crainte de Dieu qui va permettre à la personne de s’améliorer. Quand un grand pêcheur commet un grand péché, c’est comme si c’était une simple mouche qui l’atteignait. Tandis que le pieux, le petit péché est pour lui comme si c’était une montagne qui lui écrasait les épaules.

Verset 3 : leurs cœurs sont dans une profonde insouciance : leurs cœurs se détournent de ce qui leur incombe ; les cœurs de ces mécréants ne sont pas touchés par ce qui leur est ordonné. Ils reçoivent des ordres dans le Qur’ān mais leurs cœurs s’en détournent. Ils devaient avoir la crainte de Dieu mais leurs cœurs se détournent de cela. C’est à partir de là qu’un savant qui s’appelle Abū Bakr al-Warrāq a dit : « le cœur l-lāhī, c’est le cœur qui est noyé dans les plaisirs du bas monde, qui est dans la totale insouciance de l’au-delà ». 

Ils se disent en cachette (quand ils se retrouvent entre eux), ceux-là qui sont injustes, ce n’est là qu’un humain comme vous. (Ils se disent cela en parlant du Prophète).

Vous assistez à de la sorcellerie alors que vous êtes témoins que c’est de la sorcellerie.  Ils prétendent que les miracles sont de la sorcellerie. Parce qu’ils avaient pour croyance qu’un envoyé de Dieu ne pouvait être qu’un ange et que tous ceux qui prétendent être des envoyés alors qu’ils sont des humains et qui ont eu des miracles, ce sont des sorciers. Ils ont renié le statut de prophète de notre maître Muḥammad ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam.

Verset 4 : il a dit mon Seigneur sait tout ce qui se dit au ciel et sur terre.

Il y a deux manières de réciter : la première : il a dit et il s’agit de Muḥammad ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam. C’est selon Hamza, ʿAlī et Ḥafṣ. La deuxième est avec : qul rabbī (dis, (Muḥammad, à ceux qui se parlent en cachette), mon Seigneur sait tout ce qui se dit au ciel et sur terre. Cela veut dire que rien n’échappe à Dieu, même ceux qui se parlent en cachette, Dieu sait ce qu’ils se disent entre eux.

Et Il est Celui Qui entend (ce qu’ils disent) et Qui sait (ce qu’ils ont dans leurs cœurs).

Verset 5 : plutôt ce sont plutôt des rêves qui se sont mélangés : ceux qui se moquent sont revenus sur leur parole du verset 2 où ils disaient que c’était de la sorcellerie, et ils disent maintenant que, suite à un rêve que le Prophète aurait fait, il aurait dit que c’est une révélation de la part de Dieu.

Ou ce sont plutôt des paroles qu’il a fabriquées de toutes pièces

Ou c’est plutôt un poète

Et c’est ainsi que le menteur ne reste pas sur une même parole, il change de discours, il n’est pas stable et c’est une preuve qu’il ment car il n’est pas stable sur un discours. Celui qui renie la vérité c’est quelqu’un qui ne reste pas ferme sur une même parole.

Ils ont dit que s’il est véridique sur ce qu’il prétend (qu’il est un envoyé de Dieu) alors qu’il nous amène un miracle, tout comme ont été envoyés les premiers. Comme Mūsā qui a eu la main blanche après qu’il l’ait mise dans sa poche, sans que ce soit une maladie ou bien quand il a frappé le rocher et de l’eau a jailli ou quand il a frappé la mer et des voies se sont ouvertes.

Comme celui a guéri l’aveugle de naissance et qui a ressuscité les morts et il s’agit de Jésus.

Ils n’ont pas dit : tout comme les premiers ont reçu des miracles, ils ont dit tout comme ont été envoyés les premiers. Mais An-Nasafī a dit que cela revient au même parce que le fait d’envoyer des messagers implique de leur donner des miracles. L’analogie est correcte parce que l’envoi des prophètes implique qu’ils ont eu des miracles.

Verset 6 : chaque ville avant eux qui n’a pas été croyante a été anéantie

Il s’agit des habitants de la ville qui n’ont pas été croyants, Dieu les a anéantis. Ils ont été anéantis lorsqu’ils ont reçu les miracles qu’ils avaient demandés. En effet ils avaient demandé ces miracles par entêtement. Ils voulaient montrer l’impuissance du prophète en demandant un miracle. Mais ils étaient décidés depuis le début à ne pas être croyants. Car même quand ils ont vu les miracles, ils ont persisté sur leur mécréance. Et Dieu les a anéantis.

Vont-ils être croyants. Ceux qui t’ont demandé des miracles, est-ce qu’ils vont faire mieux que les autres, les prédécesseurs qui, eux également, ont demandé à voir des miracles, mais ils ont refusé d’être croyants. Est-ce que vous, qui êtes encore plus têtus, vous allez être croyants lorsque vous allez voir ces miracles ?

Cale veut dire que les habitants des villes précédentes qui ont été anéanties, avaient demandé des miracles. Et ils avaient promis que, s’ils voyaient des miracles, ils allaient être croyants : ils ont juré mais, lorsqu’ils ont vu les miracles, ils n’ont pas tenu leur parole. Alors Dieu les a anéantis.

La moralité, est que, si Dieu accorde des miracles à ces gens-là, qui demandent des miracles, alors, ils vont, eux également, ne pas devenir croyants.

Verset 7 : ceux que Nous avons envoyés avant toi (Muḥammad) ce sont des hommes à qui Nous faisons parvenir la révélation. Ceci est une réponse à la question précédente « pourquoi croyez-vous en lui en tant que prophète ».

Ici il y a deux récitations (nūḥī) de Ḥafṣ qui signifie « Nous lui révélons » et (yūḥā) qui est à la voix passive qui signifie « il leur est révélé ».

Demandez à ceux qui ont la connaissance si vous, vous vous ne savez pas.

Ceux qui ont la connaissance ce sont ceux qui ont la connaissance des livres anciens c’est-à-dire de l’Evangile et de la Torah. Parce qu’ils savent que les messagers qui reçoivent la révélation étaient des humains et non pas anges. Et les gens de La Mecque se basaient sur leurs paroles, même s’ils étaient des idolâtres.

Verset 8 : et Nous n’avons pas fait d’eux un corps qui ne s’alimente pas. C’est-à-dire que Nous n’avons pas fait que les prophètes soient des corps qui ne se nourrissent pas.

Et ils ne sont pas éternels : c’est comme s’ils avaient dit : pourquoi celui qui nous est envoyé, ce n’est pas un ange, qui ne s’alimente pas et qui vit éternellement ? Parce qu’ils croyaient que les anges ne meurent pas. Ou bien ils ont dit que leur vie était une éternité, dans le sens d’une vie très longue.

La réalité c’est que les anges, au jour du jugement, ils vont mourir, sauf des exceptions, comme les anges qui portent le Trône. Puis Dieu ressuscite tous ceux qui sont morts au jour dernier.

Verset 9 : et Nous leur avons confirmé notre promesse. Dieu a réalisé la promesse qu’il a faite au Prophète, et ceci, en les sauvant de leurs peuples qui étaient incrédules.

Nous les avons sauvés de ce qui est arrivé à leurs peuples.

Ainsi que ceux que Nous avons voulu. Et il s’agit des croyants qui les ont suivis.

Et Nous avons anéanti ceux qui ont dépassé la limite. (Par leur mécréance).

Verset 10 : Nous avons fait descendre sur vous par révélation un livre dans lequel il y a ce qui peut être une cause de bien pour vous, « Vous » désigne ici les gens de Qurayš qui sont les gens de La Mecque à qui le Prophète Muḥammad ṣalla l-Lāhu ʿalayhi wa sallam s’est adressé.

Le « Livre », il s’agit du Qur’ān, il est la cause de votre honneur si vous l’appliquez : si vous appliquez ce qu’il y a dans ce livre, ce sera un honneur pour vous. Ou bien autre explication : c’est un livre qui est dans la langue que vous parlez et c’est l’arabe. Ou encore c’est un livre qui comporte beaucoup d’exhortations pour vous : une exhortation est une parole qui incite à l’obéissance à Dieu en rappelant la grande récompense que Dieu accorde à ceux qui obéissent et en mettant en garde du châtiment par lequel Dieu menace ceux qui désobéissent. Ou encore c’est un livre qui comporte les principes de votre religion et qui régule votre vie dans le bas-monde.

N’êtes-vous donc pas conscients : c’est-à-dire n’êtes-vous pas conscients de ce par quoi vous avez eu du mérite sur les autres. Prenez conscience de cette grâce que je vous ai accordée, par ce livre, et soyez des croyants.

Verset 11 : et combien de villes Nous avons brisées : il s’agit des habitants de ces villes. Qui étaient mécréantes : ce sont les habitants de ces villes qui étaient mécréants.

qaṣamnā est un verbe qui indique une grande menace de châtiment : ce verbe indique la pire sorte de brisure des os : al-qaṣm est le fait de briser les os, c’est la fracture déplacée, qui sépare les parties. En arabe, il y a un verbe qui désigne la fracture non déplacée. 

Et Nous avons créé d’autres peuples après eux : d’autres habitants sont venus peupler ces villes à leur place, par la suite.

Verset 12 :  quand ils (ceux qui ont été anéantis) avaient senti venir Notre châtiment : c’est-à-dire qu’ils ont pris connaissance d’une perception sensorielle et par observation

 C’est alors qu’ils ont essayé de fuir leurs villes : ils ont essayé de fuir en courant, en galopant. « rakaḍa » est un verbe qui indique le galop d’un animal en général : il est possible qu’ils aient pris leurs montures qu’ils ont lancées au galop pour fuir leurs villes quand ils ont vu les prémices du châtiment venir. Ou encore ils ont été assimilés, dans la rapidité de leur course à pied, à ceux qui étaient sur des montures lancées au galop.

Verset 13 : il leur a été dit ne galopez pas : ce sont certains anges qui leur ont dit cela, de ne pas partir, de ne pas fuir.

Et retournez à votre confort et votre luxe et à vos habitations : retournez là où vous aviez une vie agréable et un confort de vie. Al-H̱alīl a expliqué ce verbe « utriftum fīh » par celui qui est dans un grand confort et un bien-être élargi, avec peu de soucis.

Puissiez-vous être interrogés : c’est une parole qui leur est dite par ironie, par moquerie ; c’est-à-dire « retournez à votre félicité, retournez à vos logements, peut-être que demain vous serez interrogés à propos de ce qui est arrivé, à vous et à vos biens, vous pourrez ainsi répondre en connaissance de cause ». Les anges ont appelé vengeance pour les prophètes.

Verset 14 : ils ont dit malheur à nous, nous étions injustes. Ils ont avoué qu’ils étaient injustes quand ce n’était plus utile pour eux, parce que le châtiment allait s’abattre sur eux parce qu’ils l’avaient mérité.

Verset 15 : c’était là leur invocation : quand ils disaient malheur à nous jusqu’à ce qu’ils soient devenus comme un champ de céréales qui a été moissonné mais non ramassé.  C’est une métaphore qui indique qu’ils sont morts.

Verset 16 : Nous n’avons pas créé le ciel et la terre et ce qu’il y a entre les deux pour jouer. Le sens est que Nous n’avons pas élevé ce ciel qui est comme un plafond pour nous et Nous n’avons pas édifié cette terre qui est comme un berceau pour nous et ce qu’il y a entre les deux, entre ciel et terre, pour jouer : Nous les avons créés afin qu’ils soient une preuve de la manifestation de la toute puissance de leur Créateur et afin de rétribuer le bienfaiteur, celui qui agit en bien et celui qui agit en mal, conformément à la sagesse de Dieu. Puis Dieu S’est exempté Lui-même de toutes les caractéristiques des créatures c’est-à-dire de tout ce qui entre en existence. Il S’est exempté de toutes les contingences.

Verset 17 : si Nous avions voulu avoir une source de loisir (c’est-à-dire un fils ou une femme ; c’est comme une réplique à ceux qui disent que Jésus est son fils et que Marie était sa compagne).

Nous l’aurions pris de chez nous : c’est-à-dire des serviteurs du paradis – al-wildān –

Si Nous étions de ceux qui font cela : et Nous ne sommes pas de ceux qui le font car cela est impossible à Notre sujet. Il a été dit que cela revient à la négation c’est-à-dire que Nous ne faisons pas cela.  

Notre šayẖ que Dieu lui fasse miséricorde a précisé que Dieu, dans ces versets, S’est exprimé avec un pronom au pluriel et dans d’autres versets également – Nous donnons la vie et Nous donnons la mort ; les paroles de Dieu – alors qu’il est Unique. Il est le Créateur Unique et Sa parole est un attribut unique. Le pluriel employé ici est par glorification, par majesté.

Verset 18 : mais : c’est pour marquer que Dieu ne prend pas de source de loisir et c’est pour exempter Son Etre de toute imperfection. C’est comme s’Il disait : Nous sommes exempts d’avoir des sources de loisir.

Nous projetons le vrai sur le faux. Le vrai c’est-à-dire le Qur’ān et le faux c’est le šayṭān. Ou bien Nous projetons l’islam sur la mécréance. Ou bien Nous projetons le sérieux sur le loisir.

Il le détruit alors et le vrai annihile le faux. C’est une métaphore qui est élégante : à l’origine le mot qaḏf signifie projeter sur les corps et il a été employé ici à propos du vrai sur le faux et le damaġ indique la destruction suite à cette projection et cela a lieu habituellement dans les corps. Ici cela indique que le vrai a été projeté sur le faux et le damaġ indique que le faux disparait ainsi. C’est comme s’il a dit : Nous amenons le vrai qui est semblable à un corps qui est fort sur le faux qui est semblable à un corps qui est faible et il l’annule tout comme le corps qui est fort annule et a le dessus sur un corps qui est faible. C’est alors que le faux est perdu, il disparait, Malheur à vous pour ce dont vous décrivez Dieu en Lui attribuant le fils et ce qui est du même ordre.

Notre Prophète Mouhammad : ses noms et ses enfants

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 12, 2010
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Notre messager éminent, a plusieurs noms que les savants ont mentionnés. Ce sont des noms qui indiquent bien sûr, le grand honneur et le grand mérite et son haut degré selon le jugement de Allah.

Ainsi il est parvenu dans un hadith que le Prophète a dit : « li khamsatou ‘asma’ : ‘ana Mouhammad, wa ‘ana ‘Ahmad, wa ‘ana l-Mahi l-ladhi yamhou l-Lahou biya l-koufr, wa ‘ana l-Hachirou l-ladhi youhcharou n-nasou ^ala qadamih, wa ‘ana l-^Aqib » rapporté par AlBoukhariyy et Mouslim. Ainsi dans ce hadith, il a été mentionné 5 parmi les prénoms du Prophète mais cela ne veut pas dire que notre Prophète n’a que ces 5 prénoms-là : Mouhammad, ‘Ahmad, AlMahi, AlHachir, Al-^Aqib. La signification de ce hadith est qu’il n’y a pas eu d’autres que lui qui ont eu ces 5 prénoms avant lui, cela est selon une explication. Une autre explication est que ces 5 prénoms sont des prénoms honorés ou des prénoms qui ont déjà été connus dans les communautés antérieures, c’est-à-dire que les prophètes ont annoncé la venue de notre Prophète Mouhammad ; les prophètes qui ont précédé notre maître Mouhammad ont dit que notre maître Mouhammad va venir et qu’il s’appellera Mouhammad, ‘Ahmad, AlMahi, AlHachir, Al-^Aqib.

 

Le premier des prénoms c’est Mouhammad et c’est le plus connu, le plus réputé de ses prénoms et c’est le plus honorable de ses prénoms. Ce prénom là, Mouhammad, indique la parfaite louange à son sujet. C’est un prénom qui indique son caractère honorable. Ce prénom peut expliquer les nombreux caractères louables du prophète. Louable ici c’est-à-dire digne d’éloge, quelque chose de bien. Il a beaucoup de bons caractères notre prophète.

Notre prophète éminent il est Mahmoud, c’est-à-dire qu’il est loué. Son éloge est fait. Allah ta^ala l’a honoré, et les anges également font l’éloge du prophète. Ses frères messagers ont également fait son éloge et les meilleurs des créatures sur terre (c’est-à-dire après les prophètes se sont les saints) eux aussi font l’éloge du prophète Mouhammad. Sa communauté est surnommé al-hammadoun, c’est-à-dire ceux qui font beaucoup l’éloge de Allah. Alhammadoun c’est le pluriel de hammad et alhammad c’est celui qui dit beaucoup al-hamdou li l-Lah, qui remercie beaucoup Allah. En effet la communauté de notre maître Mouhammad, remercie Allah dans l’épreuve et dans la facilité, dans toutes les situations, nous remercions Allah pour le bien qu’il nous a accordé. Et la prière du prophète et la prière de la communauté commencent pas la louange (n’est ce pas que dans la Fatihah on dit al-hamdou li l-Lah). Donc la prière du prophète et la prière de sa communauté sont commencées par la louange à Allah. Notre prophète est celui qui a la grande intercession au jour du jugement. Il a le haut degré au jour du jugement.

Al-Qadi ^Iyad, dans son livre « ach-chifa bita^rifi houqouqi l-moustafa » (la réponse qui guérit pour celui qui veut connaître les droits et les degré du prophète élu) a dit : « Allah a protégé ce prénom, personne de ceux qui ont prétendu être prophète n’ont porté ce nom ». Ni après l’avènement de la mission de notre maître Mouhammad, il y a eu des gens qui ont prétendu à tort la prophétie mais aucun d’entre eux n’a porté ce prénom. Et même avant le prophète Mouhammad personne n’avait eu ce prénom. Seulement peu avant la naissance du prophète, certains arabes ont donné ce prénom à leurs enfants parce que l’annonce leur était parvenue qu’à cette époque il y aura un prophète qui s’appelle Mouhammad.

Le deuxième prénom par lequel a été connu notre maître Mouhammad c’est ‘Ahmad. ‘Ahmad est un prénom qui du point de vue de la langue indique un état auquel ne sont pas parvenus d’autres que lui. ‘Ahmad, ça peut être dans le sens de celui qui loue le plus parmi ceux remercient Allah. Il a été dit que les prophètes sont des hammadoun, c’est-à-dire des gens qui remercient Allah et le prophète est celui d’entre eux qui Le remercie le plus, il est ‘Ahmad, c’est-à-dire c’est un superlatif. Dans une des stations de l’au-delà, le messager éminent remerciera Allah et louera Allah. Allah ta^ala lui donnera la possibilité d’intercéder en faveur des gens et les gens remercieront Allah. Parmi les particularités du prophète c’est qu’il lui a été accordé sourat Al-Fatihah, qui est sourat Al-Hamd, c’est-à-dire la sourat dans laquelle il y a la parole al-hamdou li l-Lah. Cela est une des particularités de notre prophète. Et il est une tradition du prophète de dire al-hamdou li l-Lah, après avoir mangé, après avoir bu, lors des invocations, à l’arrivée d’un voyage et c’est pour cela que sa communauté a été surnommée al-hammadoun, ceux qui remercient Allah. C’est pour cela que le prophète élu est ‘Ahmad.

Parmi ses noms il y a Al-Mouqaffi, c’est-à-dire celui qui suit les prophètes. Il est celui qui est venu à la fin de tous les prophètes. Dans la langue arabe qafiyah, c’est la fin (rime pour la poésie).

Le quatrième prénom de notre Prophète c’est Al-Hachir, c’est-à-dire au jour de al-hachr, le jour du rassemblement, le Prophète sera le premier à sortir de sa tombe et les gens vont sortir après lui. Il est le premier pour lequel la terre va s’ouvrir et il sortira.

Le cinquième nom, Al-^Aqib, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de prophète après lui, il est le dernier des prophètes.

Al-Mahi, le Messager l’a expliqué, il a dit : « ‘ana l-Mahi l-ladhi yamhou l-Lahou biya l-koufr », c’est-à-dire que grâce au Prophète une grande partie de la mécréance qu’il y avait sur terre à son époque a été effacée. Par le Prophète, lorsqu’il a été envoyé, il y avait des mécréants et grâce à lui la plupart des mécréants de son époque ont disparu, mais ça ne veut pas dire que toute la mécréance a disparu. D’autres ont dit, c’est-à-dire que la mécréance va disparaître peu à peu à partir de sa venue jusqu’à la descente de ^Iça ^alayhi s-salam.

Le septième prénom du Prophète, c’est Nabiyyou r-Rahmah ou Nabiyyou l-Marhamah, tout comme cela est parvenu dans le Sahih de Mouslim et d’autres. Il est le prophète qui a amené et qui a encouragé à la miséricorde au sein de sa communauté. D’autres ont dit, il est celui qui a annoncé la miséricorde de Allah, la religion agrée par Allah qui est l’Islam, et ce en raison de la parole de Allah : « wa ma ‘arsalnaka ‘illa rahmatan li l-^alamin ». Ainsi notre prophète est une miséricorde pour les mondes. Et le messager a dit : « ‘innama ‘ana rahmatoun mouhdat », ce qui signifie : « je suis une miséricorde qui vous a été offerte ».

Parmi les prénoms du prophète il y a aussi Nabiyyou t-Tawbah, tout comme cela est parvenu dans le hadith de Mouslim. C’est-à-dire que le prophète a annoncé de la part de Allah, que Allah accepte le repentir avec les conditions du repentir ou que le Prophète ordonne le repentir.

Le neuvième c’est Nabiyyou l-malhamah, tout comme cela a été rapporté dans le hadith de Mouslim également et Al-Malhamah, c’est-à-dire le combat.

Le dixième c’est Al-Moutawakkil. Allah a dénommé le prophète par le nom Al-Moutawakkil dans At-Tawrah, c’est-à-dire celui qui se fie totalement à Allah.

Le onzième et le douzième, l’auteur a cité Taha et Yasin. Il a été dit que Taha signifie « O toi homme éminent » et Yasin « O toi être humain éminent ».

Le treizième prénom c’est ^Abdou l-Lah. Il y a dans ce prénom la description du prophète comme étant un esclave de Allah et c’est une description d’honneur, c’est un honneur pour le prophète et cette appellation est parvenue dans le Qour’an honoré par la parole de Allah : « wa ‘annahou lamma qama ^abdou l-Lahi yad^ouh ». Ainsi il a été appelé ^Abdou l-Lah. Le fait d’appeler le prophète esclave de Allah c’est un honneur pour le messager éminent. Les esclaves de Allah sont nombreux et ici c’est le prophète lui-même qui a été désigné par cette appellation, c’est-à-dire que c’est une désignation d’honneur.

La quatorzième appellation est An-nabiyyou l-‘Oummiyy c’est-à-dire celui qui n’écrit pas et qui ne lit pas et ceci au sujet du prophète est un miracle alors que pour d’autres que lui c’est une incapacité. En effet, bien que le Prophète ait été ‘oummiyy, c’est-à-dire qu’il ne lit pas et n’écrit pas, Allah tabaraka wa ta^ala lui a donné la sciences, une grande sciences, malgré le fait qu’il ne lisait pas n’écrivait pas.

La quinzième appellation c’est Ar-Ra’oufou r-Rahim. La preuve vient du Qour’an, la parole de Allah : « harisoun ^alaykoum bi l-mou’minina ra’oufou r-rahim ». Ar-ra’fah, c’est l’extrême miséricorde, donc ra’ouf c’est-à-dire celui qui est extrêmement miséricordieux. Il est extrêmement miséricordieux envers les croyants, tout comme Allah nous L’a appris.

La seizième appellation c’est Ach-Chahid. C’est-à-dire qu’au jour du jugement, il témoignera en faveur des prophètes qu’ils ont bien transmis à leur communauté et il témoignera aussi en faveur de sa communauté.

La dix-septième appellation, c’est As-Sirajou l-Mounir, c’est-à-dire qu’il est comme une chandelle qui éclaire par sa science et sa bonne guidée, tout comme dans la parole de Allah : « wa siraja m-mounira » [sourat Al-‘Ahzab / 46], c’est-à-dire que les ténèbres de la mécréances se sont dissipées grâce à lui tout comme l’obscurité de la nuit se dissipe par la lumière de la chandelle. Et les cœurs ont été guidés par lui, tout comme les yeux sont guidés par la lumière d’une chandelle.

Il y a aussi parmi les appellations du prophète, Al-Mouzzammil et Al-Mouddaththir, tout comme cela est parvenu dans les sourah respectives (sourat Al-Mouzzammil et sourat Al-Mouddaththir).

La dix-huitième appellation, c’est Al-Moudhakkir.

Il y a aussi parmi ses appellations, Ni^matou l-Lah. Il est en effet une grâce de la part de Allah.

Une autre appellation du prophète, Al-Hadi ‘ila ssirati l-moustaqim. C’est-à-dire celui qui guide vers la voie de droiture grâce aux preuves éclatantes, tout comme Allah dit : « wa ‘innaka latahdi ‘ila sirati m-moustaqim » et le Prophète a d’autres appellations que celle-ci.

Parmi les appellations qui sont connues, il y a Al-Moukhtar, celui qui a été choisi. Al-Moustafa, celui qui a été élu. Ach-Chafi^, celui qui intercède. Al-Mouchaffa^, celui a qui il a été donné d’intercéder. AsSadiq, celui qui est véridique. Al-Masdouq, celui dont la véracité est reconnue et d’autre que cela encore.

 

Information utile : Les savants du tawhid ont dit que les noms de Allah sont des noms tawqifiyyah, c’est-à-dire que c’est par le Qour’an et par le hadith que nous apprenons les noms de Allah, ce n’est pas nous qui les choisissons, mais les noms du messager ne sont pas ainsi. On ne dit pas des noms du prophète que l’on ne peut pas les donner à autre que lui. La preuve est que certains musulmans ont donné au prophète un nom qui n’est pas parvenu ni dans le hadith, ni dans le Qour’an qui est le nom de Al-Moustafa. Tawqifiyyah, c’est-à-dire que c’est par le Qour’an et par le hadith que nous apprenons les noms de Allah, ce n’est pas nous qui les choisissons. Alors que les noms du prophète ne sont pas ainsi. La communauté a donné au Prophète des noms qui n’ont figuré ni dans le Qour’an ni dans le hadith, comme le nom Al-Moustafa, celui qui a été élu.

 

Information utile : Lorsque la dame honorée Aminah fille de Wahb, que Allah l’agrée, la mère du bien-aimé, l’élu Mouhammad, lorsqu’elle a eu l’honneur de porter, d’être enceinte du prophète éminent, elle a vu dans le rêve qu’il lui a été dit : « tu portes le maître de toutes les créatures et quand tu accoucheras donne lui le prénom de Mouhammad car il aura une destinée louable » et le sens de Mouhammad est celui que les gens louent beaucoup en raison de ses nombreuses qualités, celui dont les gens font beaucoup l’éloge. Quel bonheur pour nous et quel honneur et quelle joie pour nos cœurs par la naissance du messager de Allah, le maître de toutes les créatures, le maître des arabes et des non arabes.

 

Quelques un des enfants du prophète

Le prophète avait trois garçons : Al-Qacim, et c’est par ce garçon-là que le Prophète était surnommé, il était surnommé Abou l-Qacim. Lorsque le Prophète était à La Mecque avant qu’il ne reçoive la mission de prophète, il était surnommé Abou l-Qacim. Al-Qacim était né à La Mecque avant l’avènement de la mission de prophète. Il est le premier de ses enfants et c’est pour cela que le prophète est surnommé Abou l-Qacim. Il est le premier de ses enfants à mourir, il a vécu deux ans. Le deuxième c’est AtTayyibou tTahir, parce qu’il est né après l’avènement de la mission de prophète selon l’avis le plus fort. A sa naissance, il a été appelé ^Abdou l-Lah, puis après cela il lui a été donné le prénom de AtTayyibou tTahir. Le troisième c’est ‘Ibrahim qui est né à Médine l’illuminé, le mois de dhoul-hijjah de l’an 8 de l’Hégire. Il a vécu un an et demi puis il est mort.

 

Les filles du prophète sont au nombre de 4. La première est Fatimah al-Batoul. Elle a été surnommée ainsi parce que Allah l’a affranchie elle et ses descendants du feu de l’enfer, c’est-à-dire qu’elle a été sevrée al-fatm c’est le sevrage (c’est-à-dire quand la femme arrête de donner le sein à son enfant). Elle est née 5 ans avant l’avènement de la mission de prophète de notre maître Mouhammad et le Prophète l’a donnée en mariage à ^Aliyy et elle avait environ 15 ans et demi et ^Aliyy avait lors de son mariage environ 20 ans. La deuxième fille de Prophète c’est Zaynab. Le Prophète élu, l’a donné en mariage au fils de la tante maternelle de Zaynab, qui s’appelle Abou l-^As fils de Ar-Rabi^. C’était quelqu’un qui était connu pour tenir ses engagements. Il n’était pas encore musulman lors de la bataille de Badr et le Prophète lorsque cet homme a été fait prisonnier l’a libéré en contre partie de laisser libre sa fille Zaynab et comme c’était un homme qui tenait ses engagements, en contrepartie de sa liberté, il a bien voulu laisser partir Zaynab. Longtemps plus tard cet homme est entré en Islam et le Prophète lui a fait un nouveau contrat de mariage avec sa fille Zaynab.

La troisième et la quatrième des filles du prophète ce sont Rouqayyah et ‘Oummou Kalthoum. Le Prophète a donné Rouqayyah et ‘Oummou Kalthoum une après l’autre en mariage à ^Outhman Ibnou ^Affan. Il lui a donné d’abord Rouqayyah en mariage et après la mort de Rouqayyah, il lui a donné ‘Oummou Kalthoum en mariage. C’est pour cela que ^Outhman Ibnou ^Affan a été surnommé Dhou n-Nourayn, celui qui a eu les deux lumières, par allusion aux deux filles du Prophète, Rouqayyah et ‘Oummou Kalthoum.

 

Information utile : Tous les enfants du prophète qu’ils soient garçon ou fille sont de son épouse Khadijah, que Allah l’agrée, sauf ‘Ibrahim qui est de Mariyah. Mariyah était copte, c’est Al-Mouqawqas, le roi d’Alexandrie. Aaprès que le Prophète l’ait appelé à entrer en Islam mais il n’était pas entré en islam, il lui a offert Mariyah la copte et le prophète éminent après l’entrée en Islam de Mariyah la copte a eu un fils d’elle qui s’appelle ‘Ibrahim et qui est mort jeune, enfant, sans avoir dépassé les deux ans. Tous les enfants du prophète étaient morts durant sa vie, mis à part la dame honorable Fatimah Al-Batoul, que Allah l’agrée qui a vécu six mois environ après le décès du prophète puis elle est morte. Elle était surnommée AzZahra parce que son visage était rayonnant. Après le décès du Messager, il est permis de surnommer quelqu’un Abou l-Qacim, chose qui n’était pas possible durant la vie du Prophète. Durant sa vie, on s’abstenait de surnommer quelqu’un Abou l-Qacim, mais après la mort du Prophète il est permis de surnommer quelqu’un Abou l-Qacim.

 

Que Dieu nous rassemble au paradis avec notre Prophète, sa famille et ses descendants ainsi que ses quatre Califes bien-guidés, nos maîtres Abou Bakr, ^Oumar, ^Outhman et ^Aliyy.

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