Chaykhaboulaliyah's Blog


Le miracle : un moyen de reconnaître le Prophète

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur mars 5, 2010
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Sache que le moyen de connaître le prophète, c’est le miracle. C’est une chose contraire à l’ordinaire, qui vient en accord avec les dires de celui qui dit être prophète et qui est sauf de l’opposition par une chose semblable. Ce qui fait partie des choses étonnantes mais qui ne sort pas de l’ordinaire n’est donc pas un miracle. De même, tout ce qui est contraire à l’ordinaire mais qui n’est pas accompagné de la prétention à la prophétie, comme les choses extraordinaires qui apparaissent par la main des saints , qui suivent les prophètes, ceci n’est pas un miracle mais on appelle cela prodige . De même, ce à quoi peut être opposé une chose semblable, comme la magie, n’est pas un miracle. En effet, la magie peut lui être opposée une magie qui lui est équivalente. De plus, il y a deux sortes de miracles : Il y a le miracle qui a lieu à la demande des gens, demande faite à celui qui dit être prophète. Il y a aussi le miracle qui a lieu sans demande des gens. De la première sorte, il y a par exemple le miracle de la chamelle de Salih qui est sortie du rocher. Son peuple lui avait demandé cela en lui disant : si tu es vraiment un prophète envoyé à nous pour que nous croyions en toi, alors fais sortir pour nous une chamelle et son petit de ce rocher. Il a fait sortir pour eux une chamelle avec son petit. Ils furent alors stupéfaits et ils crurent en lui. Certes, s’il était menteur dans son affirmation que Allah l’a envoyé comme messager, il n’aurait pas pu amener cette chose étonnante et extraordinaire, que personne parmi les gens ne peut y opposer de chose semblable. La preuve leur a ainsi été donnée. Ils ne pouvaient faire autrement que se soumettre et reconnaître la véracité de cela car la raison oblige à croire celui qui vient avec une telle chose, qui ne peut lui être opposée une chose semblable de la part des opposants. Qui donc ne se soumet pas et s’entête est considéré comme méprisant la valeur de l’argumentation rationnelle. Quelques miracles qui se sont produits à ceux qui ont précédé Mouhammad  Parmi les exemples de miracles qui se sont produits à ceux qui ont précédé Mouhammad , il y a l’absence d’effet du feu gigantesque sur ‘Ibrahim  puisqu’il ne l’a pas brûlé, ni lui, ni ses habits. Parmi ces exemples, il y a également la transformation du bâton de Mouça en un véritable serpent, puis son retour à son état initial après la reconnaissance des magiciens que Fir^awn –Pharaon– avait amenés pour le contrecarrer. Ils se sont soumis, ont cru fermement en Allah, et ont abandonné leur foi en Fir^awn. Ils ont reconnu à Mouça sa véracité en ce qu’il a apporté. Parmi ces exemples encore, il y a ce qui est apparu pour Al-Macih ^Iça fils de Maryam comme résurrection des morts. Cela aussi ne peut lui être opposé quelque chose de semblable. Ainsi, les mécréants des fils de ‘Isra’il, eux qui s’affairaient à le démentir et s’employaient de toutes leurs forces à le calomnier, ils n’ont pas pu opposer à ce miracle quelque chose de semblable. Il est aussi venu avec une autre chose étonnante et éminente, qui est la guérison de l’aveugle de naissance. Aucun de ses contemporains n’avait pu lui opposer une chose semblable à cela, bien que la médecine était très répandue à cette époque. Ceci est donc une preuve de sa véracité en tout ce qu’il a porté à la connaissance des gens concernant le devoir d’adorer le Créateur Lui seul, rien d’autre que Lui et le devoir de suivre le Prophète dans les actes qu’il leur ordonne de faire.

Parmi ses miracles

1 – Quant à Mouhammad , il y a parmi ses miracles, que Allah l’élève davantage en degrés ainsi que tous ses frères prophètes, le gémissement du tronc. Le Prophète  s’appuyait contre le tronc d’un palmier dans sa mosquée avant que soit fabriqué le minbar. Lorsqu’on lui construisit le minbar, il y monta dessus  et commença son discours, debout sur le minbar. C’est alors que le tronc se mit à gémir, au point que tous ceux qui étaient dans la mosquée entendirent son gémissement. Le Messager de Allah  est alors descendu et le serra, alors il s’est tu. 2 – Il y a parmi ses miracles , le fait que des animaux ont parlé. L’Imam Ahmad et Al-Bayhaqiyy avec une forte chaîne de transmission ont rapporté du hadith de Ya^la Ibnou Mourrah Ath-Thaqafiyy, qu’il a dit : Tandis que nous marchions avec le Prophète , un chameau affecté au transport de l’eau est passé à côté de nous. Lorsqu’il l’a vu, le chameau a blatéré et a baissé le devant de son cou. Le Prophète  s’est arrêté à son côté et a dit : ((أَيْنَ صَاحِبُ هَذَا الْبَعِيرِ ؟)) (‘ayna sahibou hadha l-ba^ir) ce qui signifie : « Où est le propriétaire de ce chameau ? » Le propriétaire est alors venu. Le Prophète lui a dit : ((بِعْنِيهُ)) (bi^nih) ce qui signifie : « Vends-le moi ! ». Il lui a dit : « Nous te le donnons Ô Messager de Allah et certes, il appartient à une famille qui n’a pas d’autre moyen de vivre que lui ». Le Prophète  lui dit : ((أَمَّا مَا ذَكَرْتَ مِنْ أَمْرِهِ فَإِنَّهُ شَكَا كَثْرَةَ الْعَمَلِ وَقِلَّةَ الْعَلَفِ فَأَحْسِنُوا إِلَيْهِ)) (‘amma ma dhakarta min ‘amrihi fa’innahou chaka kathrata l-^amali wa qil-lata l-^alafi fa’ahsinou ‘ilayh) ce qui signifie : « Au sujet de ce que tu as dit à son propos, il s’est plaint du trop de travail et du peu de foin, alors traitez-le bien ». 3 – Ibnou Chahin a rapporté dans Dala’ilou n-Noubouwwah de ^Abdou l-Lah Ibnou Ja^far qu’il a dit : Le Messager de Allah m’a porté un jour derrière lui sur sa monture. Il est alors rentré dans le jardin d’un homme des ‘ansar à Médine où se trouvait un chameau. Lorsqu’il a vu le Prophète  ce chameau a gémi de tendresse et ses larmes ont coulé. Le Prophète  est allé à lui et lui a essuyé les larmes, il s’est alors calmé. Le Prophète a dit : ((مَنْ رَبُّ هَذَا الْجَمَل ؟)) (man rabbou hadha l-jamal) ce qui signifie : « Qui est le propriétaire de ce chameau ? » Un jeune des ‘ansar est alors venu et a dit : Il est à moi. Alors, il lui a dit : ((أَلاَ تَتَّقِي اللهَ فِي هَذِهِ الْبَهِيمَةِ الَّتِي مَلَّكَكَ اللهُ إِيَّاهَا فَإِنَّهُ شَكَا إِلَيَّ أَنَّكَ تُجِيعُهُ وَتُدْئِبُهُ)) (‘ala tattaqi l-Laha fi hadhihi l-bahimati l-lati mallakaka l-Lahou ‘iyyaha ! fa’innahou chaka ‘ilayya ‘annaka touji^ouhou wa toud’ibouh) ce qui signifie : « Ne crains-tu pas Allah en ce qui concerne cette bête dont Allah t’a fait propriétaire. Elle s’est plainte à moi du fait que tu l’affames et la fatigues ». Ce hadith est sûr, comme l’a dit le Mouhaddith Mourtada Az-Zabidiyy dans Charhou ‘Ihya’i ^Ouloumi d-Din. 4 – Parmi ses miracles, il y a le jaillissement de l’eau d’entre ses doigts, chose éminente qui a été observée en plusieurs occasions, en présence d’assemblées nombreuses. Ceci nous est parvenu par plusieurs voies dont l’ensemble indique la connaissance catégorique, celle qui est acquise par tawatour ma^nawiyy . Ce n’est arrivé à personne d’autre que notre Prophète puisque de l’eau a jailli de ses os, de ses ligaments, de sa chair et de son sang. Ceci est plus éminent que le jaillissement de l’eau de la roche que Mouça a frappée, car le jaillissement de l’eau de la roche est une chose qui est commune, contrairement à sa sortie à partir de la chair et du sang. Ceci a été rapporté par Jabir, ‘Anas, Ibnou Mas^oud, Ibnou ^Abbas, Abou Layla Al-‘Ansariyy et Abou Rafi^. 5 – Les deux Chaykh –Al-Boukhariyy et Mouslim– ont rapporté du hadith de ‘Anas sa parole : « J’ai vu le Messager de Allah  alors que le temps de la prière de al-^asr avait débuté et il avait demandé de l’eau pour le woudou’, mais les gens n’en ont pas trouvé. C’est alors qu’il fut ramené au Messager de Allah  un récipient d’eau pour le woudou’ dans lequel il a mis la main. Il dit aux gens de faire leur woudou’ avec cette eau. J’ai vu alors l’eau jaillir d’entre ses doigts. Les gens ont donc fait leur woudou’ jusqu’au dernier d’entre eux ». Dans une version de Al-Boukhariyy, celui qui rapporte a dit à ‘Anas : « Combien étiez-vous ? ». Il lui a dit : « Trois cents ». 6 – Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapporté du hadith de Jabir aussi : « Les gens avaient eu soif le jour de Al-Houdaybiyah alors que le Messager de Allah  avait entre ses mains un petit récipient duquel il faisait son woudou’. Les gens sont alors venus à lui. Il leur a dit : (Ma lakoum ?) ce qui signifie : « Qu’avez-vous ? ». Ils lui ont dit : Ô Messager de Allah, nous n’avons pas de quoi faire le woudou’, ni de quoi boire mis à part ce que tu as entre les mains. Il a alors placé ses mains dans le récipient et l’eau s’est mise à jaillir comme les sources. Nous avons ainsi bu et fait le woudou’. On demanda : combien étiez-vous ? Il a dit : si nous avions été cent mille, cela nous aurait suffi ; nous étions quinze cents ». Le fait est que l’eau jaillissait d’à même la chaire qui se trouve sur les doigts. C’est ce qu’a aussi dit An-Nawawiyy dans Charhou Mouslim et il est confirmé par la parole de Jabir : « J’ai vu l’eau sortir », et dans une autre version : « jaillir d’entre ses doigts ». 7 – Parmi ses miracles : la remise en place de l’œil de Qatadah après qu’il a été arraché. Al-Bayhaqiyy, dans Ad-Dala’il, a rapporté de Qatadah Ibnou n-Nou^man que son œil a été blessé le jour de la bataille de Badr. Le globe de son œil pendait sur sa joue. Les gens ont alors voulu le lui sectionner. Ils ont donc demandé la permission au Messager de Allah. Il leur a dit : ((لا)) (la) ce qui signifie : « non ». Il a demandé qu’on l’amène à lui. Il a remis le globe oculaire en place avec la paume de sa main de sorte que par la suite, Qatadah ne savait plus lequel de ses deux yeux avait été blessé. Fin de citation À propos de ces deux miracles, un des compositeurs d’éloges a dit en poésie : Si Mouça a abreuvé les tribus des fils de ‘Isra’il à partir de la pierre Il y a dans la main une signification qui n’est pas dans la pierre Si ^Iça a guéri l’aveugle de naissance par son invocation Combien par sa paume ont été rendues de visions 8 – Il y a parmi ses miracles : la nourriture qui disait soubhana l-Lah (tasbih) dans sa main. Al-Boukhariyy a rapporté du hadith de Ibnou Mas^oud qui a dit : « Nous étions en train de manger avec le Prophète  et nous entendions le tasbih de la nourriture ». Ces trois miracles sont plus étonnants que le fait de rendre la vie aux morts, qui est un des miracles du Macih ^Iça fils de Maryam. 9 – Et parmi ses miracles  : Le voyage nocturne (al-‘isra’) et l’ascension (al-mi^raj) Le voyage nocturne (al-‘isra’) est confirmé par le texte du Qour’an et du hadith sahih. Il est un devoir de croire que Allah l’a fait voyager  d’une partie de la nuit, de Makkah à la mosquée Al-‘Aqsa . Quant à l’ascension (al-mi^raj), elle a été confirmée par le texte du hadith. Mais dans le Qour’an, il n’y a pas un texte explicite y faisant référence qui n’admette aucun ta’wil . A son sujet, il y a cependant ce qui est presque un texte explicite . Ainsi, le voyage nocturne (al-‘isra’) a été cité dans Sa parole ta^ala : سُبْحَانَ الَّذِي أَسْرَى بِعَبْدِهِ لَيْلاً مِنَ الْمَسْجِدِ الْحَرَامِ إِلَى الْمَسْجِدِ الْأَقْصَى الَّذِي بَارَكْنَا حَوْلَهُ لِنُرِيَهُ مِنْ آيَاتِنَا (soubhana l-ladhi ‘asra bi^abdihi laylan mina l-masjidi l-harami ‘ila l-masjidi l-‘aqsa l-ladhi barakna hawlahou linouriyahou min ‘ayatina) ce qui signifie : « Il est exempt de toute imperfection Celui Qui a fait voyager Son esclave une partie de la nuit, de la mosquée Al-Haram à la mosquée Al-‘Aqsa dont Nous avons béni les alentours, pour lui montrer certaines des grandes manifestations de Notre toute-puissance ». Si quelqu’un dit : Sa parole ta^ala : وَلَقَدْ رَآهُ نَزْلَةً أُخْرَى عِنْدَ سِدْرَةِ الْمُنْتَهَى عِنْدَهَا جَنَّةُ الْمَأْوَى (wa laqad ra’ahou nazlatan ‘oukhra) ce qui signifie : « Et certes, il l’a vu une seconde fois » peut admettre que ce soit une vision dans le rêve, nous répondons : ceci est un ta’wil et il ne sied pas de faire le ta’wil d’un texte s’il n’y a ni un argument rationnel catégorique pour le faire ni un texte un texte rapporté et confirmé qui soit une preuve pour le faire, conformément à ce qu’a dit Ar-Raziyy dans Al-Mahsoul et d’autres que lui parmi les savants de la science des fondements. Dans notre cas, Il n’y a pas de tels arguments pour faire de ta’wil. Mouslim a rapporté d’après Anas Ibnou Malik, que Allah l’agrée, que le Messager de Allah  a dit : ))أُتِيتُ بِالْبُرَاقِ وَهُوَ دَابَّةٌ أَبْيَضُ طَوِيلٌ فَوْقَ الْحِمَارِ وَدُونَ الْبَغلِ يَضَعُ حَافِرَهُ عِنْدَ مُنْتَهَى طَرفِهِ فَرَكِبْتُهُ حَتَّى أَتَيْتُ بَيْتَ الْمَقْدِسِ فَرَبَطْتُهُ بِالْحَلقَةِ الَّتِي يَرْبِطُ بِهَا الأَنْبِيَاءُ. ثُمَّ دَخَلْتُ الْمَسْجِدَ فَصَلَّيْتُ فِيهِ رَكْعَتَيْنِ ثُمَّ خَرَجْتُ فَجَاءَنِي جِبْرِيلُ عَلَيْهِ السَّلاَمُ بِإِنَاءٍ مِنْ خَمْرٍ وَإِنَاءٍ مِنْ لَبَنٍ فَاخْتَرْتُ اللَّبَنَ. فَقَالَ جِبْرِيلُ عَلَيْهِ السَّلاَمُ : اخْتَرْتَ الْفِطْرَةَ. ثُمَّ عَرَجَ بَنَا إِلىَ السَّمَاءِ ((… (‘outitou bi l-bouraq wahouwa dabbatoun ’abyadou tawiloun fawqa l-himari wa douna l-baghli yada^ou hafirahou ^inda mountaha tarfihi, qala : farakibtouhou hatta ‘ataytou bayta l-maqdis farabattouhou bi l-hilqati l-lati yarbitou biha l-‘anbiya’, qala : thoumma dakhaltou l-masjida fasallaytou fihi rak^atayni thoumma kharajtou faja’ani Jibrilou ^alayhi s-salamou bi’ina’in min khamrin wa ‘ina’in min labanin fakhtartou l-labana faqala Jibrilou ^alayhi s-salam : ‘ikhtarta l-fitrah ; qala : thoumma ^araja bina ‘ila s-sama’…) ce qui signifie : « On m’a amené al-bouraq qui est une bête blanche haute, de taille intermédiaire entre l’âne et le mulet et qui pose son sabot à l’extrémité de ce que sa vue atteint. Je l’ai montée jusqu’à arriver à Baytou l-Maqdis –Jérusalem– et je l’ai attachée à l’anneau auquel les prophètes attachent leur monture. Il a dit : Ensuite, je suis entré à la mosquée où j’ai accompli deux rak^ah et je suis sorti. Jibril ^alayhi s-salam m’a présenté un récipient contenant du khamr [du paradis, qui n’enivre pas] et un autre contenant du lait. J’ai choisi le lait. Jibril ^alayhi s-salam m’a dit : tu as choisi de t’attacher à la religion. Il a dit : Puis, il nous a fait monter au ciel… » jusqu’à la fin du hadith. De plus, dans ce hadith, il y a une preuve que le voyage nocturne et l’ascension ont eu lieu dans une même nuit, par son âme et son corps, à l’état d’éveil puisque personne n’a dit qu’il est arrivé à Baytou l-Maqdis puis qu’il s’est endormi. La vision qu’a eue le Messager de Son Seigneur par son cœur et non par ses yeux durant cette nuit At-Tabaraniyy a rapporté dans son Mou^jamou l-‘Awsat, avec une forte chaîne de transmission d’après ^Abdou l-Lah fils de Al-^Abbas, que Allah les agrée tous deux, qu’il a dit : « Mouhammad a vu son Seigneur par deux fois ». De même, Ibnou Khouzaymah a rapporté avec une forte chaîne de transmission : « Mouhammad a vu son Seigneur ». Ce qui est visé est qu’il L’a vu avec son cœur, pour preuve le hadith de Mouslim citant la parole de Ibnou ^Abbas, rapportée par Abou l-^Aliyah, à propos de Sa parole ta^ala : مَا كَذَبَ الْفُؤَادُ مَا رَأَى أَفَتُمَارُونَهُ عَلَى مَا يَرَى وَلَقَدْ رَآهُ نَزْلَةً أُخْرَى (ma kadhaba l-fou’adou ma ra’a ‘afatoumarounahou ^ala ma yara) ce qui signifie : « Le cœur n’a pas menti en ce qu’il a vu. Lui contestez-vous donc ce qu’il a vu ? Il L’a pourtant vu aussi lors d’une autre occasion ». Il a dit : « Il a vu son Seigneur par son cœur deux fois ». Avertissement : Al-Ghazaliyy a dit : « La vérité, c’est que le Prophète n’a pas vu son Seigneur la nuit de l’ascension ». Ce qu’il visait, c’est qu’il ne L’a pas vu avec ses yeux. En effet, il n’a pas été confirmé que le Prophète  ait dit qu’il L’a vu avec ses yeux ni qu’un des compagnons, des successeurs ou de leurs successeurs ait dit : (Il L’a vu avec ses yeux). Le fait que le miracle est une preuve de la véracité du Prophète  La chose extraordinaire, qui apparaît par la main de ceux qui disent être prophètes, qui répond à un défi et ne peut se voir opposer quelque chose de semblable, est du même ordre que si Allah disait : (صَدَقَ عَبْدِي فِي كُلِّ مَا يُبَلِّغُ عَنِّي) (sadaqa ^abdi fi koulli ma youballighou ^anni) ce qui signifie : « Mon esclave est véridique en tout ce qu’il a transmis de Ma part », c’est-à-dire que s’il n’était pas véridique dans ses dires, Allah ne lui ferait pas fait apparaître ce miracle. C’est donc comme si Allah ta^ala disait : « Mon esclave, celui-là même qui dit être prophète est véridique dans ce qu’il dit, car Je lui fais apparaître ce miracle ». En effet, celui qui déclare véridique le menteur est lui-même menteur et s’agissant de Allah, le mensonge est impossible. Ceci prouve donc que Allah lui crée ce miracle pour montrer sa véracité, étant donné que toute personne raisonnable sait que le retour des morts à la vie, la transformation du bâton en serpent et la sortie d’une chamelle d’une roche compacte ne sont pas des choses ordinaires. Le moyen de connaître le miracle de façon formelle et avec certitude La connaissance du miracle a lieu : Par l’observation, pour ceux qui l’ont vu et, par l’arrivée de la nouvelle par tawatir à ceux qui ne l’ont pas vu. Ceci est comparable à notre connaissance des pays éloignés et des événements historiques sûrs qui sont arrivés à ceux qui nous ont précédés, concernant par exemple les rois et les communautés antérieures. La nouvelle transmise par tawatour tient lieu d’observation. Il est donc obligatoire selon la raison de croire en celui à qui le miracle est arrivé, tout comme cela est obligatoire selon la Loi de l’Islam.

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