Chaykhaboulaliyah's Blog


Les épreuves

Posted in Exhortation,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur juillet 22, 2016
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La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : «  Celui pour qui Allah veut du bien, Il lui fait subir des épreuves », ce hadith est sahih et a été rapporté par Al-Boukhariyy.

 

Ce hadith du Prophète veut dire que si Allah veut pour Son esclave de hauts degrés alors Il fait que des épreuves du bas monde s’abattent sur lui. Il lui fait subir un flot d’épreuves du bas monde. Il le préserve des épreuves dans la religion et Il lui multiplie les épreuves du bas monde. Parmi les épreuves du bas monde, il y a la maladie, la nuisance des gens, et ce qui est de cet ordre. Quelques soit les variétés de ces épreuves, les épreuves du bas monde sont nombreuses. Certains perdent tous leurs biens à cause par exemple de bombardements, ou à cause de pillages. Les pervers, les grands pécheurs, les non-musulmans lui enlèvent ces biens. Cela c’est une épreuve. Et celui qui a des blessures sur le corps, cela aussi c’est une épreuve. Que ces blessures aient entraîné sa mort ou pas, cela s’appelle une épreuve car il a enduré ces blessures puis il a guérit par exemple. Ce sont là des exemples d’épreuves du bas-monde. Pour ce qui est des épreuves dans la religion c’est comme celui qui est éprouvé par le fait qu’il délaisse la prière ou encore de boire de l’alcool ou de consommer du bien qui est interdit ou ce qui est de cet ordre comme péché. Ce sont là des exemples d’épreuves dans la religion. Celui pour qui Allah veut du bien, celui parmi Ses esclaves qu’Il agrée, qu’il soit humain ou jinn, Allah lui multiplie les épreuves du bas-monde. Et Il le préserve des épreuves de la religion. Il ne convient pas que la personne soit pessimiste si jamais elle commence à s’activer, à s’appliquer dans les actes d’adoration de Dieu puis qu’il lui arrive des épreuves, il ne convient pas qu’elle se relâche. La personne ne va pas dire : « Je ne trouve pas de bonheur dans l’adoration. Le fait que je m’active dans les actes d’adoration ne m’a pas profité parce que les épreuves sont devenu nombreuses depuis que je me suis consacré à l’adoration ou à l’obéissance », il ne convient pas de dire cela. C’est une duperie un tel raisonnement. Il s’est laissé entraîner par le chaytan. Le chaytan va lui dire : « Toi avant que tu te consacre aux actes d’adoration tu étais tranquille, tu étais heureux. Maintenant que tu t’es appliqué dans les actes d’obéissance, regarde ce qu’il t’arrive ! » c’est comme cela que le chaytan essaye de démotiver la personne. Cela pour le ramener à son état d’insouciance. C’était quelqu’un qui avait une volonté, qui s’était mis à s’appliquer, de faire preuve de sérieux pour agir en bien pour gagner l’Agrément de Dieu. Mais le chaytan va essayer de l’entraîner vers l’arrière. C’est là un des pièges du chaytan. Il convient au musulman du moment que sa religion est sauve, du moment où il a préservé son attachement à la religion, même si les épreuves deviennent nombreuses, il convient qu’il remercie Dieu qui l’a éprouvé. Si ces épreuves étaient des épreuves dans son argent, si c’était des épreuves dans son corps, si c’était des épreuves parce que les gens lui nuisent comme beaucoup de gens aujourd’hui qui s’acharnent sur autrui, notamment sur quelqu’un qui applique la religion et qui essaye d’éviter les péchés, le chaytan les remonte ; si il a des épreuves comme celles-ci qu’il remercie Allah. Qu’il ne se rebelle pas contre Dieu parce que même si ces épreuves sont dans le bas-monde, même si ces épreuves sont une cause de mal pour lui, même si ces épreuves lui nuisent, ces épreuves selon le Jugement de Dieu sont une cause d’élévation en degrés. Ces épreuves sont une cause pour qu’il soit encore meilleur.

 

Combien de prophètes ont été assassinés par les fils de ‘Israil alors que les prophètes sont les meilleures des créatures de Dieu. Et les prophètes ne sont pas négligeables. Ce ne sont pas des gens qui n’ont pas de valeur selon le Jugement de Dieu, au contraire ce sont des gens qui ont un très haut degrés selon le Jugement de Dieu. Malgré cela Allah les a éprouvés. Parmi les prophètes il y en a qui ont été éprouvé par le mal des gens, les gens leur ont fait du mal. Les mécréants des fils de ‘Israil ont assassiné beaucoup de prophètes. Yahya par exemple, il est le cousin du Prophète ^Iça. Leurs mères étaient des sœurs. La mère de Yahya c’est la sœur de Maryam. Yahya a subit beaucoup de nuisances jusqu’à son assassinat. Les fils de ‘Israil l’ont tué. Tuer un prophète c’est de la mécréance et insulter un prophète c’est de la mécréance. Le tuer c’est plus grave. Il y avait à son époque un roi qui avait une épouse. Cette épouse est devenue âgée. Elle a perdu sa beauté. Cette femme avait une fille qui n’était pas la fille du roi. C’est une fille qu’elle avait eu d’un autre homme et qui avait grandi auprès du roi. La femme a dit à son mari qui était roi : « Épouse ma fille ! » parce qu’elle ne voulait pas perdre la situation confortable qu’elle tirait du fait d’être femme de roi. Du fait qu’elle était devenue âgée et qu’elle ne voulait pas s’éloigner de la sphère du roi, elle a proposé au roi d’épouser sa fille. Mais ce roi lui a dit : « Je vais demander à Yahya si cela est permis pour moi ou pas d’épouser ta fille ». Lorsqu’il a posé la question au Prophète Yahya ^alayhi s-salam, Yahya lui a dit : «  C’est interdit (haram) ». C’est interdit qu’un homme épouse la fille sa femme.

 

Dans la loi du Prophète Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), il y a un petit détail qui est mentionné dans le Qour’an. Si un homme épouse une femme et cette femme a une fille, cette fille ne devient pas interdite à l’homme par ce contrat de mariage, mais c’est lorsqu’il consomme le contrat de mariage qu’elle devient interdite à jamais ; c’est-à-dire que si il épouse cette femme mais ne la touche pas puis qu’il la divorce ou qu’elle meurt, il peut épouser la fille. Mais si il consomme avec la mère, il ne peut plus épouser la fille. Ce détail est explicitement cité dans le Qour’an.

 

Puis le roi a dit à sa femme : « Mais Yahya a dit que je ne peux pas épouser ta fille ». Elle lui a dit : « Vas tuer Yahya ! Comment il s’interpose entre toi et ce que tu veux. » Il a pris la parole de cette femme et il a tué Yahya. On lui a ramené la tête de notre maître Yahya dans un sceau. Une partie du sang de la tête de Yahya est tombée sur le sol. Le sang s’est mis en ébullition. Le sang n’a pas voulu se calmer et la terre n’a pas absorbé le sang. Allah a fait qu’un roi mécréant vienne d’Iraq pour les tuer, il a tué soixante-dix mille d’entre eux, c’est ainsi que le sang de Yahya s’est apaisé. Le sang est resté en ébullition jusqu’à ce que soixante-dix mille personnes aient été tuées. Yahya est un prophète qui est honorable, qui a un haut degrés selon le jugement de Dieu. Il n’était pas négligeable selon le Jugement de Dieu. Allah a fait que ce roi mécréant ne s’attaque à notre maître Yahya et ne le tue jusqu’à ce que on ramène la tête de Yahya dans un sceau. Cela n’était pas parce que Yahya n’avait pas de valeur ou ne comptait pas, non pas du tout. Mais c’était pour que Allah élève d’avantage en degrés notre maître Yahya. Les épreuves du bas-monde sont une cause d’élévation en degrés. C’est pour cela que l’on dit au sujet de notre maître Yahya que son corps est enterré dans un endroit et que sa tête est enterrée dans un autre endroit. Ils ne sont pas dans le même endroit. Dans la ville de Saïda au Liban, il y a un maqam on dit que c’est le maqam de notre maître Yahya, ^alayhi s-salam. Les gens vont visiter cet emplacement. Mais il y a un autre emplacement, c’est-à-dire que ce n’est pas une certitude.

 

Son père également qui s’appelle Zakariyyah, il a été tué par les mécréants de Banou ‘Israil. Vous voyez comme les mécréants de Banou ‘Israil ils sont connu pour être des gens qui tuent les prophètes, qui assassinent les Prophètes. Yahya et Zakariyyah ont les a connu par leurs noms et on a su qu’ils sont des prophètes qui ont été assassinés par les mécréants des fils de ‘Israil. Par contre, il y a eu beaucoup de prophètes qui ont été assassinés par les mécréants des fils de ‘Israil mais on ne connaît pas leurs noms. Il y a eu beaucoup d’autres prophètes qui ont été tué par les mécréants des fils de ‘Israil. C’est dans le Qour’an, Allah ta^ala dit dans sourat ‘Ali ^Imran, ‘ayah 181 ce qui signifie : «  Et ils ont assassiné injustement des prophètes » c’est-à-dire que les mécréants des fils de ‘Israil ont assassiné beaucoup, beaucoup de prophètes. Et il y a beaucoup d’autres épreuves, autre que l’assassinat, que les prophètes ont supporté. Ils ont subi des maladies, des nuisances des gens, et autre. Ils ont subi beaucoup d’épreuves.

 

Notre maître Nouh ^alayhi s-salam a patienté, il invoquait Allah. Il disait à son peuple : « Entrez en Islam ! », il leur disait : «  Soyez des croyants, délaissez ces idoles que vous adorez ». Il est resté neuf cent cinquante ans a appelé les gens à l’Islam. Il disait : « Adorez Allah et délaissez ces choses qui ne méritent pas d’être adorées ». Notre maître Nouh a supporté l’injustice de son peuple qui l’insultait, qui se moquait de lui. Il a subit énormément d’épreuves de la part de son peuple.

 

Notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), que Dieu l’honore et l’élève d’avantage en degrés ainsi que ses frères prophètes, il a subit énormément d’épreuves de la part des associateurs. Il a subit beaucoup de maladies. Quand il avait une fièvre, sa température était le double de ce que les gens pouvaient avoir. Sa température et la difficulté que cela entraînait pour lui était le double de ce que les gens pouvaient endurer. Al-Boukhariyy a rapporté d’après Al-Harth Ibnou Souay d’après ^Abdou l-Lah il a dit : «  Je suis entré visité le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) et il supportait la maladie. Je lui ai dit : « Ô Messager de Dieu, tu subis une grande maladie là ! » », le Messager a dit ce qui signifie : « Oui je subis une maladie, le double de ce que vous subissez habituellement ». Le compagnon a demandé : « Est-ce que c’est parce que vous les prophètes vous obtenez le double de la récompense ? », le Messager a dit ce qui signifie : « C’est vrai nous subissons le double de vos maladies parce que elles sont le double en récompense. Mais chaque musulman qui subit une épreuve même si c’est une épine qui lui rentre dans le doigt ou plus grave encore, ce sera une cause pour que Allah lui expie de ces mauvaises actions. » Les péchés du musulman tombe de lui comme les feuilles tombent des arbres. S’il patiente face à l’épreuve, le musulman sera expié de ces péchés.

 

Beaucoup lorsqu’ils s’attachent à l’obéissance et à la piété, ils subissent un manque dans leurs ressources, dans les finances. Mais il ne convient pas à l’homme de délaisser les actes d’obéissance à cause de cela. Il n’est pas permis à la personne dans ce cas-là : « Je n’ai pas de plaisir dans les actes d’adoration. Depuis que je m’attache aux acte d’adoration il m’arrive des épreuves. » Il n’est pas permis de se rebeller contre Dieu.

 

Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) dans ce qu’a rapporté Al-Hakim et Al-Bazzar a dit ce qui signifie : «  Lorsque ‘Adam est sorti du Paradis, Allah lui a donné en tant que provision des fruits du Paradis et Allah lui a enseigné les différents métiers du bas-monde. Les fruits que vous avez dans ce bas-monde proviennent du Paradis, sauf que les fruits du bas-monde pourrissent tandis que les fruits du paradis ne pourrissent pas ». La signification du hadith est que Allah a accordé à ‘Adam des fruits du paradis en tant que provision. Et ces fruits que nous avons dans le bas-monde viennent de ces fruits qui sont venus du paradis, sauf que les fruits qui sont sortis du paradis sont des fruits qui ne pourrissent pas, qui ne sont pas altérés quand ils sont au paradis, quant au fruits du bas monde qui viennent des fruits du paradis pourrissent et changent. La signification de la parole du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) est que Allah a enseigné à ‘Adam les métiers, comment travailler le faire, l’agriculture, comment semer, comment récolter, la couture, comment extraire l’argent du sol, comment extraire l’or, comment en fabriquer des pièces de dirham et de dinar. Et ‘Adam l’a enseigné à son tour à ses enfants. Ce paradis dans lequel ‘Adam se trouvait c’est le paradis de l’éternité. Ce n’est pas comme l’ont dit certains calomniateurs qui prétendent que ‘Adam était sur un jardin sur terre, c’est un mensonge. Il y a un homme qui s’appelle ^Afif Tabara qui a sois-disant fait un exégèse de Jouzz ^amma, la dernière partie du Qour’an, et il a dit ces propos. Il a déformé la Loi de Allah. Il y a beaucoup de gens qui écrivent des livres mais ce ne sont pas des savants. Que Dieu les maudisse, ce sont des gens qui falsifient la Loi de Allah pour de l’argent.

 

Adam était un prophète, il était messager. C’est lui qui a enseigné à ses enfants l’Islam, il a enseigné à ses enfants la prière, il a enseigné à ses enfants le jeûne et autre que cela. Il a dit à ses enfants que c’était interdit à l’un de ses fils d’épouser sa sœur jumelle de la même grossesse. Hawwa’ avait des grossesses en ayant à chaque fois un garçon une fille, des jumeaux. Il était interdit à un garçon d’épouser sa sœur de même grossesse, sa jumelle. Mais il lui était permis d’épouser sa sœur qui n’était pas sa sœur jumelle, cela pour une sagesse évidente : afin que l’humanité puisse se multiplier. Et d’autres sujets encore parmi les sujets de la religion, il leur a enseigné. Si ce n’était notre père ‘Adam qui a enseigné à ses enfants la religion, qui a enseigné à ses enfants les moyens de subsistance, les humains seraient comme des animaux. ‘Adam a un très grand mérite sur la totalité des humains. Ce n’est pas comme certains groupes qui attribuent à ‘Adam le défaut, ils manquent de respect à ‘Adam. Ils considèrent ‘Adam comme étant le plus grand des criminels. Ils considèrent qu’il a commis le péché capital, ceci est un manque de respect envers le Prophète de Dieu. Le péché que ‘Adam a commis est qu’il a consommer d’un arbre un fruit qui lui était interdit ainsi qu’à son épouse, c’est tout. ‘Iblis était au paradis et il adorait Allah avec les anges. ‘Iblis était musulman auparavant. Il a envié ‘Adam. Le premier péché qui fut commit est l’envie, le fait de jalouser quelqu’un. C’est ‘Iblis qui a commis le premier ce péché, c’est-à-dire ne pas supporter que Allah accorde un bienfait à quelqu’un en se disant : « Pourquoi lui et pourquoi pas moi ? » et en oeuvrant pour retirer ce bienfait que l’autre a. ‘Iblis a commis la jalousie, il a dit :  « Pourquoi ils se prosternent pour lui et pas pour moi, je suis meilleur que lui ». Allah a ordonné aux anges et Il a ordonné aussi à ‘Iblis de se prosterner pour ‘Adam d’une prosternation de respect afin qu’ils sachent que cette créature ‘Adam et ceux qui vont venir après lui parmi les prophètes sont les meilleures des créatures. C’est par jalousie qu’il a essayé de le provoquer au péché. Il leur a suggéré de consommer de cet arbre dont le fruit avait été interdit. ‘Adam a consommé de cet arbre, lui et son épouse Hawwa’ et ils ont été sortis du Paradis. Leur sortie du paradis n’était pas une punition car ils sont sortis du paradis après que Allah a pardonné à ‘Adam. Il a demandé à Allah de lui pardonner par le degrés du Prophète Mouhammad. ‘Adam a su que Mouhammad avait un très haut degrés car il a vu écrit sur le trône : « La ‘ilaha illa l-Lah, Mouhammada r-raçoulou l-Lah », il n’est de dieu que Dieu, Mouhammad est le Messager de Dieu. ‘Adam a demandé à Allah de lui pardonner par le degrés de Mouhammad et Allah lui a pardonné ; il est sortir du paradis plus tard. Et même le fait d’avoir consommer le fruit de l’arbre ce n’était pas un grand péché, ce péché compte parmi les petits péchés. Celui qui dit que ‘Adam n’est pas un prophète est mécréant. ‘Adam est un prophète messager. Certains wahhabites ont dit qu’il n’est pas prophète et d’autres ont dit qu’il n’est pas messager. Mais comme il n’y avait pas d’autres humains que ces descendants directs, ils étaient musulmans. C’est pour cela que c’est Nouh qui a été appelé le premier des messagers car il est le premier a avoir été envoyé à des mécréants. On dit de ‘Adam qu’il est prophète et qu’il est messager. Tout messager est également prophète mais ce n’est pas tout prophète qui est messager. Il y a des prophètes qui ne sont pas des messagers mais tous les messagers ont dit qu’ils sont des prophètes.

 

Nouh ^alayhi s-salam a été appelé le premier messager dans le sens qu’il a été le premier à être envoyé à des non-musulmans, ceux qui l’ont précédés ont été envoyés à des musulmans. C’est de ce point de vu qu’il est le premier, mais dans l’absolu le premier des messagers est ‘Adam. A l’époque de ‘Adam, il n’y avait pas de mécréants parmi les humains. Tous ces enfants étaient musulmans, les enfants de ces enfants, tous étaient musulmans. Après lui, il avait un fils qui s’appelle Chith, dans la littérature occidentale il est appelé Seth, il est le fils de ‘Adam. Après le décès de ‘Adam, Allah a révélé à Chith, Chith est alors devenu prophète. Et après la mort de Chith, Allah a envoyé ‘Idris aux musulmans qui étaient à son époque. Il n’y avaient pas de non-musulmans parmi les humains à ce moment-là, tous adoraient Allah et n’adoraient nul autre que lui. Mais après la mort de ‘Idris, la mécréance s’est installée parmi les humains et s’est diffusée. Ils se sont mis à adorer cinq idoles. Allah a envoyé Nouh pour les faire revenir à l’Islam. C’est pour cela que Nouh a été surnommé le premier messager mais cela ne veut pas dire que ‘Adam n’était pas un messager. Au jour du jugement lorsque les humains seront exposés à la chaleur du soleil et ce sera une exposition très difficile, certains vont dire : « Ô mon Seigneur, soulage moi de cette exposition même en me mettant en enfer ! », à ce point-là.

 

Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) d’après Abou l-Ahwas, d’après ^Abdou l-Lah Ibnou Mas^oud a dit ce qui signifie : « Le non-musulman après l’exposition de ces œuvres au jour du jugement, il sera noyé dans sa transpiration (à cause du soleil qui va se rapprocher), il dira : «Ô Seigneur soulage moi-même ne me mettant en enfer » », rapporté par AtTabaraniyy dans son Mou^jam Al-Kabir.

 

Les gens vont demander l’intercession de ‘Adam pour qu’il les délivre de cette exposition au soleil et il leur sera dit : «  Allez voir Nouh le premier des messagers », mais cela ne signifie pas que Nouh est le premier dans l’absolu. Mais cela veut dire que c’est le premier messager à être envoyé à des non-musulmans. C’est cela la signification du hadith du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) dans lequel figure la phrase qui signifie : « Allez voir Nouh le premier des messagers ». Et le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : «  Ils vont aller voir Nouh et ils vont lui dire : « Ô toi Nouh tu es le premier des messagers aux gens sur terre » ». Du point de vu qu’il est le premier à être envoyé aux gens sur terre. Le premier dans l’absolu est ‘Adam, puis Chith, puis ‘Idris. Ceux qui disent que Nouh est le premier dans l’absolu, ils sortent de l’Islam car leur parole revient à renier la prophétie de ‘Adam, de Chith et de ‘Idris. Allah tabaraka wa ta^ala a créé ‘Adam au paradis et il a sortir une des côtes de la cage thoracique et à partir de cette côte Il a créé Hawwa’. Et Il lui a donné en tant qu’épouse. Celui qui contredit à ce sujet, il devient mécréant. C’est le Qour’an qui nous a appris cela. Dans le Qour’an, dans sourat An-Niça‘ le premier verset, Allah dit ce qui signifie : «  Il vous a créé à partir d’une seule personne et de cette personne Il a créé son épouse », la seule personne ici c’est ‘Adam et son épouse c’est Hawwa’. Tous les groupes humains c’est leur croyance. Que ce soient les juifs, que ce soient les chrétiens, que ce soient les mazdéens, que ce soient les bouddhistes, tous ce sont leur croyance que les humains sont créé de ‘Adam et Hawwa’. Et d’autres encore. Mais il y a un homme qui a contredit à ce sujet c’est Sayyid Qoutb. C’est un non-musulman. Il a un tafsir, sois-disant une explication du Qour’an qu’il a appelé Fi dhilali l-Qour’an. Il a prétendu que Hawwa’ n’a pas été créé de ‘Adam.

 

Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : «  Recommandez-vous le bien envers les femmes car la femme a été créée à partir d’une côte », rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim,

 

et dans la version de AtTabaraniyy le Messager a dit ce qui signifie : «  La femme a été créée à partir d’une côte qui est tordue ».

 

Le parti qui s’appelle le parti des frères musulmans ils suivent cet homme qui un égyptien, qui est un non-musulman, c’est quelqu’un de pervers comme son groupe. Il est mort depuis environ soixante-dix. Ce n’était pas un savant mais c’était quelqu’un qui savait parler. Il a composé un tafsir, sois-disant une explication du Qour’an dans lequel il a déformé les sens du Qour’an. Il y a cité ce qu’aucun savant musulman n’a dit depuis l’époque des compagnons jusqu’à nos jours. Pour ce parti qui s’appelle le parti des frères musulmans, pour eux, c’est un imam c’est un modèle, ils l’ont suivi. Il a eu beaucoup de gens qui l’ont suivi. Entre parenthèse lui-même il était athée, il était marxiste, il l’a lui-même reconnu. On a pas connaissance qu’il a appris la science auprès d’un quelconque savant, d’un quelconque chaykh. Il n’était que journaliste. Il a dit à son groupe : «  Ces gouverneurs qui gouvernent dans les pays musulmans, ils n’appliquent pas la Loi islamique ce sont des mécréants et ceux qui sont des administrés pour ces gouverneurs eux aussi ce sont des mécréants ». En Syrie, avant même les événements que l’on connaît aujourd’hui, ils ont tué beaucoup de personnes et en Algérie aussi ils ont tué beaucoup de personnes dans les 90. Puis il a trompé les gens, il a dupé les gens. Il a encouragé les gens à déclarer mécréants les musulmans. En disant dans sa thèse, son tafsir : « Celui qui gouverne avec une autre loi que la Loi de l’Islam, même pour une seule question, alors il n’est pas musulman. Il les a trompé en citant un verset du Qour’an et il l’a fait sortir de son contexte. Il lui a donné un sens qui est faux. Il a pris le verset 44 de sourat Al-Ma‘idah et il a déclaré mécréants tous les gouverneurs de pays musulmans ainsi que les administrés. Et son groupe l’a suivi en cela. Alors que ces gens-là maintenant, moi-même j’ai entendu l’un d’entre eux à la radio parler, lorsqu’ils ont pris le pouvoir ils n’ont pas appliqué le Qour’an comme ils le prétendaient, ils appliquent les règles qui sont coutumières de notre époque que les gens ont mise en place. Ils prétendent que celui qui ne gouverne pas selon le Qour’an même en une seule question, il est mécréant mais eux lorsqu’ils ont eu le pouvoir ils n’appliquent pas la Loi islamique, est-ce qu’ils vont se déclarer mécréants eux-mêmes ? Ce parti connu sous le nom des frères musulmans ils appliquent le Qour’an dans cinq sujets : le mariage, le divorce, la vente, l’achat et le don. Mais pour autre que cela ils n’appliquent pas le Qour’an.

 

^Abdou l-Lah Ibnou ^Abbas, celui en faveur de qui le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a fait des invocations pour que Allah lui accorde la bonne compréhension du Qour’an, il a expliqué ce verset par lequel Sayyid Qoutb a déclaré mécréants les gouverneurs des pays musulmans. Il a dit que ce verset signifie que celui qui gouverne avec une autre loi que la Loi révélée, il commet un grave péché qui ressemble à la mécréance mais ce n’est pas de la mécréance. Le péché de celui qui gouverne et qui n’applique pas la Loi de l’Islam, son péché est grave, il ressemble à de la mécréance mais ce n’est pas de la mécréance. C’est ainsi que l’exégète par excellence du Qour’an, ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abbas le cousin du Prophète, le fils de son oncle paternel, a expliqué ce verset.

 

Et Al-Bara‘ Ibnou ^Azib (que Allah l’agrée) a dit : « Ces versets ont été révélés à propos des non-musulmans, ce n’est pas des versets qui ont été révélés à propos des musulmans ». Ils ne s’agit pas des musulmans qui gouvernent par autre que la Loi de l’Islam, il s’agit des non-musulmans qui gouvernent par autre que la Loi de l’Islam. Ce sont des pervers, ce sont des grands pécheurs. Il y a trois versets à ce sujet : ce sont des pervers, ce sont des grands pécheurs, ce sont des mécréants. C’est donc une insistance sur ces gens-là qui ne sont pas déjà musulmans puis qui en plus commettent une autre mécréance puisqu’ils ont déformé la Loi de Dieu et qui gouvernent avec. Mais il ne s’agit pas des musulmans qui commettent le péché de ne pas gouverner avec la Loi de l’Islam.

 

Sayyid Qoutb a déformé le sens de ce verset. Il a dit quelque chose qu’aucun savant des musulmans n’a dite. Il a dit que même ceux qui font paître le bétail, même les agriculteurs, pour eux tous ceux-là sont des mécréants. Il les déclare mécréants parce qu’ils vivent avec ces gouverneurs et qu’ils ne se rebellent pas contre ces gouverneurs. C’est pour cela que Sayyid Qoutb a dit que toute l’humanité a apostasié. Il a dit que même ceux qui font l’appel à la prière d’au-dessus des minarets eux aussi ne sont pas des musulmans. Il a dit que il n’y a plus d’Islam.

 

Al-Bara‘ Ibnou ^Azib rapporte dans le sahih de Mouslim, il a dit le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) est passé auprès d’un des mécréants des fils de ‘Israil qui était enduit de noir et il était fouetté. Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a appelé ces mécréants des fils de ‘Israil qui étaient à Médine et leur a dit : « Vous l’avez enduit de noir et vous l’avez fouettez. Mais est-ce que c’est vraiment cela que vous avez trouvé dans votre livre ? (dans At-Tawrat le livre qui a été révélé à Mouça ^alayhi s-salam)  », ils ont dit : « Oui » cela car ce sont des menteurs. Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a appelé un de leurs savants et le Messager lui a dit : « Je te demande, je te conjure par Celui qui a révélé At-Tawrat à Mouça, est-ce que c’est cela la peine légale pour celui qui commet la fornication ? », ce savant des juifs lui a dit : « Non, si tu ne m’avais pas demandé par Allah qui a révélé la Tawrat à Mouça je ne t’aurais pas dit la vérité ». Il a dit : « La peine légale dans la Tawrat pour celui qui a commis la fornication c’est qu’il soit lapidé ». Dans la Thora, celui qui commet la fornication sa peine légale c’est qu’il soit lapidé. Il lui a dit : «  Mais c’est un péché qui est beaucoup pratiqué parmi les gens qui sont d’une classe dans la société. Quand nous attrapions un qui faisait partie de la classe élevée de la société, nous ne lui faisions rien. Et quand on attrapait un qui était faible on lui appliquait la peine, on le lapidait. Nous nous sommes dit on va s’entendre pour trouver une peine que l’on va appliquer à tout le monde ; ceux qui sont puissants dans la société et les autres. Nous nous sommes entendu pour enduire de noir, de charbon (sois-disant c’est un signe de rabaissement) et on fouettent ». Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit  ce qui signifie : « Ô Allah, je Te remercie pour m’avoir accordé d’applique ce qu’ils ont esquivé ». Et il a ordonné qu’ils appliquent la vraie peine légale qu’ils avaient reçu dans At-Tawrat. Et Allah révèle à ce sujet dans sourat Al-Ma‘idah, le verset 41.

 

Et Allah sait plus que tout autre.

 

Avant de terminer, on prend une information utile.

 

Le Chaykh (que Allah lui fasse miséricorde) a dit : «  C’est grâce à la science de la religion que la personne connaît quels sont ses devoirs envers Dieu et quels sont ses devoirs envers les esclaves de Dieu. A notre époque les écoles n’enseignent pas la science de la religion dont l’apprentissage est obligatoire. Et les parents, les pères et les mères, n’enseignent pas à leurs enfants à la maison. Ils laissent leurs enfants dans leur école, ils ne leur enseignent pas. Et les écoles n’enseignent pas. Les enfants se retrouvent sans rien. », ici ce qui est visé c’est l’enseignement qui est obligatoire pour chaque personne responsable c’est-à-dire pubère et saint d’esprit.

 

Combien de gens pensent qu’ils sont musulmans mais ils ne sont pas musulmans car ils ont pour croyance que Dieu habite le ciel. Allah il n’est pas possible de l’imaginer. Nos raisons ne sont pas capables d’imaginer Allah. Mais nous avons pour croyance que Allah existe et qu’Il n’a aucune ressemblance de quelque façon que ce soit avec Ses créatures. Nos raisons n’atteignent pas la réalité de Allah et nous n’arrivons pas à imaginer la réalité de Allah. Nos imaginations n’atteignent pas la Réalité de Allah. Certains savants du salaf ont donné une belle règle, ils ont dit : «  Quoi que tu imagines en ton esprit, Allah n’est pas ainsi ».

 

Le Chaykh a dit : « Enseignez à vos enfants », si vous n’avez pas d’enfants, enseignez à vos voisins, enseignez aux enfants des autres.

Notre chaykh allait dans la rue, et il leur enseignait.

 

Il y a des gens tu peux trouver du résultat avec eux et d’autres tu ne peux pas trouver de résultat avec eux. Parfois la même phrase si c’est toi qui l’a dit à quelqu’un il ne va pas accepter, mais si c’est une autre personne il va accepter, va ramener cette autre personne pour qu’elle lui dise cette phrase. Parfois toi tu ne peux pas, ni l’autre personne, alors tu lui fais des dou^a’ et tu cherches un autre qui accepte. Mais en tout cas, il faut enseigner.

 

Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Transmettez de moi ne serait-ce que un verset ».

 

La même chose, parfois si tu dis une chose à ton enfant il ne va pas accepter de toi mais si tu ramènes quelqu’un d’autre il va accepter. Amène lui l’autre. Ton objectif à toi c’est qu’il apprenne que cela soit de toi ou de quelqu’un d’autre, pourvu qu’il apprenne. Toi tu veux qu’il soit sauvé, comme cette femme : Deux femmes sont venu, chacune disait à propos d’un enfant « C’est le mien ! ». Alors celui qui voulait arbitrer entre elles leur a dit : «  Et bien nous allons le couper en deux, chacune va prendre une moitié ». L’une a accepté et l’autre a dit « Non, non, non je te le laisse ». Il a su que la véritable mère est celle qui a refusé car la mère veut le bien pour son enfant. Toi aussi tu veux le bien de tes enfants alors fais en sorte que s’ils n’acceptent pas de toi ils acceptent de quelqu’un d’autre et ramène leur celui qui va leur enseigner.

 

Que Allah préserve nos enfants, les enfants des musulmans et les familles des musulmans.

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Conférence : A propos du hajj et des dix premiers jours de dhou l-hijjah

Posted in cours général,Exhortation,islam par chaykhaboulaliyah sur décembre 13, 2012
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La louange est à Allah le seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Nous demandons à Allah de nous préserver de l’état des gens de l’enfer, nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

 

Allah a fait grâce à la communauté islamique par ses nombreux bienfaits. Il a accordé à ses esclaves vertueux, des saisons, des périodes, pour le bien durant lesquelles ils s’approvisionnent, ils profitent pour multiplier les actes d’adoration et les bonnes œuvres. Et Allah a prolongé la vie de ses esclaves de sorte qu’ils puissent profiter de ces périodes de bien. Et parmi ces périodes, les plus éminentes d’entre elles, il y a les dix premiers jours du mois de dhou l-hijjah.

 

Même si la moyenne d’âge de la communauté du Prophète Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam est courte par rapport aux communautés qui nous ont précédés. Vous savez que la moyenne d’âge dans cette communauté est d’environ soixante ans, un peu plus que soixante ans. Par rapport à des communautés qui nous ont précédés, qui elles vivaient beaucoup plus longtemps. Il y a des communautés où certains vivaient des centaines et des centaines d’années.

 

Notre maitre Nouh a vécu plus que mille ans. Donc la moyenne d’âge de cette communauté est très courte par rapport à des communautés qui nous ont précédés mais Allah par Sa grâce et Ses grands bienfaits nous a remplacé cette courte moyenne d’âge par des temps dans lesquels on peut multiplier des actes d’adoration et obtenir beaucoup de récompenses. C’est-à-dire que Dieu a bénit cette courte période de sorte qu’on puisse en profiter comme certains qui vivaient beaucoup plus longtemps. Vous savez que la barakah c’est la multiplication du bien. Il se peut que quelque chose soit en petite quantité mais Dieu fait que le bien qu’elle comporte soit immense. C’est ca la barakah, c’est la multiplication du bien.

 

Donc celui qui passe ces périodes bénies dans l’adoration de Dieu, c’est comme s’il a vécut longtemps. N’est ce pas qu’il nous est parvenu que celui qui fait l’invocation en faveur du Prophète Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, qui invoque Dieu qu’Il élève davantage le rang de notre Prophète Mouhammad le vendredi pendant le temps de al ^asr, après la prière de la journée vendredi, s’il récite quatre-vingt fois l’invocation en faveur du Prophète, Dieu lui pardonne des péchés de quatre-vingt années. Regardez, Allah fait qu’il y a de la barakah dans certaines choses, certaines périodes de sorte qu’on peut gagner des récompenses comme certains qui ont vécu beaucoup plus longtemps que nous. Donc c’est pour cela qu’il s’agit d’apprendre et de connaitre ces périodes exceptionnelles.

 

Donc parmi les grâces que Allah a accordé à la communauté du Prophète Mouhammad  salla l-Lahou ^alayhi wa sallam c’est qu’Il accorde dix récompenses pour une seule bonne action. Une seule bonne action, sa récompense est multipliée par dix. Donc déjà il y a cette grâce.

 

Et la prière c’est un acte d’adoration fondamental dans la religion, c’est-à-dire que les cinq prières sont les meilleurs des œuvres après la croyance en Dieu et en son Messager. Après la croyance en Dieu et Son Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam les cinq prières sont les meilleures des œuvres. Il s’agit de ne pas les négliger.

 

Celui qui accompli un pèlerinage mabrour, on va voir qu’est ce que ca veut dire exactement mabrour, il n’a pas d’autre récompense que le paradis pour son pèlerinage mabrour. 

Et celui dont le pèlerinage a été accepté, il sera libéré de ses péchés, il redeviendra comme le jour où sa mère l’a mise au monde, un nouveau né n’a pas de péchés. Même un enfant qui n’est pas responsable, qui n’a pas encore atteint la puberté n’est pas chargé de péché.

Donc celui qui fait un pèlerinage qui est accepté par Allah, il sortira de ses péchés, il redeviendra comme le jour où sa mère l’a mise au monde. Regardez le bienfait du pèlerinage qui est accepté par Allah.

Donc c’est un acte d’adoration important le pèlerinage, c’est un grand bienfait, il convient au musulman de bien réfléchir et de bien méditer au sujet de cet acte d’adoration le pèlerinage, al-hajj.

 

Il convient donc pour que l’esclave puisse profiter de ce grand bienfait qu’est le pèlerinage qu’il apprenne comment l’accomplir correctement pour bénéficier de cette grande récompense.

Il est requis d’abord, dans les premières choses qui sont rappelées ici c’est de patienter face à la nuisance des gens. Notre chaykh que Allah lui fasse miséricorde a dit : « si tu t’attends à n’avoir affaire qu’à des gens qui sont parfaits tu vas te retrouver tout seul ». Ce n’est pas une excuse dire « oui mais ces gens là sont entrain d’appliquer la religion, regardes elle met le voile ou regardes il met le qamis, regardes comment ils se comportent » Tout le monde n’est pas saint ou vertueux, il se peut que quelqu’une mette le voile et un tel mette le qamis mais il n’a pas le comportement d’excellence. Cela ne diminue pas son attachement à la religion. Parce que l’attachement à la religion est important, simplement on espère que ces gens s’améliorent et à nous de patienter face à leur nuisance parce que Allah éprouve les gens. Parfois Allah ta^ala fait qu’une personne est éprouvée. Comment elle est éprouvée? Par exemple elle a deux amis : un qui est athée qui ne reconnait ni la religion qui est complètement éloigné, c’est un ennemis de Dieu, c’est un mécréant mais il est gentil, il l’aide quand il est dans la difficulté, il lui sourit… et un autre qui selon l’apparence fait la prière, récite le Qour’an, il jeûne mais il a un comportement qui n’est pas bon du tout. Celui qui est faible qu’est ce qu’il dit ? « Ah regardes celui là est gentil, celui là est bien ! » Alors que ce n’est pas le critère correct. Il s’agit d’accorder à chaque chose sa juste valeur. Au jour du jugement sur quoi on sera interrogé ? Est-ce qu’on sera interrogé sur le fait d’être serviable avec les gens et d’être polis et souriant ou bien on sera interrogé sur notre croyance ?

 

Qu’est ce qu’on croyait au sujet de Dieu ? Qu’est ce qu’on avait pour croyance au sujet de Dieu ? Qu’est ce qu’on avait pour croyance au sujet du Prophète. La première chose au sujet de laquelle on sera interrogé c’est la croyance. Ce n’est pas la serviabilité ou l’amabilité ou le nombre de sourire qu’on a fait dans notre vie. Non ! La première chose c’est « Que croyais-tu au sujet du Prophète Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. » C’est pour cela qu’il convient de connaitre les choses à leur juste valeur.

 

Et après on patiente, on patiente avec les gens parce que comme a dit le chaykh : « si tu t’attends à n’avoir affaire qu’à des gens qui sont parfaits tu vas te retrouver tout seul ». Ou peut être tu vas aller avec des gens qui vont déteindre sur toi. Comment ils vont déteindre sur toi ? Ils vont t’influencer sur ta croyance, ils vont t’influencer sur ton attachement à l’islam. Parce que selon l’apparence ce sont des gens qui sont gentils, ce sont des gens qui sont serviables, ce sont des gens qui sont aimables mais en réalité Dieu ne les aime pas parce qu’eux ne croient pas en Dieu ou ils ne croient pas en notre Prophète Mouhammad, ou ils attribuent à Dieu des choses dont Il est exempt, comme certains qui croient que Dieu est un corps qui est assis au dessus du ciel. Ca ce n’est pas la croyance correcte. La croyance correcte c’est que Dieu ne ressemble pas à ses créatures et Il est sans endroit, Il n’habite pas le ciel. Il n’est pas partout. C’est Lui qui a crée le ciel, avant l’existence du ciel Dieu existe, avant l’existence du trône, al ^arch qui est le toit du paradis, Dieu existe et Il ne change pas. Tout comme avant l’existence de toutes ses créatures il existe, sans ses créatures, après la création de ses créatures, Il ne change pas. Le fait qu’une créature existe ou n’existe pas ca ne va pas changer Dieu.

Donc c’est pour cela qu’il convient que la personne fasse attention qu’elle reconnaisse à chaque chose sa juste valeur.

 

La première chose c’est l’attachement à l’islam, est ce que la personne a la bonne croyance ou n’a pas la bonne croyance ?

Après la deuxième chose au sujet de laquelle la personne sera interrogée au jour du jugement ce sont ses cinq prières. Est-ce qu’elle a fait ses cinq prières ? C’est pour cela qu’il ne faut pas négliger l’accomplissement de la prière. Il faut faire attention pour ne pas tomber dans le grand péché qui est de retarder une prière par rapport à son temps sans excuses valables. Certains te disent « Mais moi je suis loin, je commets des péchés » On lui dit « si tu commets des péchés, cela ne t’empêche pas d’accomplir les devoirs ». Certains, comment chaytan les entraine ? Il les enfonce davantage. Lui il commet des péchés, mais au lieu d’essayer de s’améliorer, qu’est ce qu’il fait ? Il te dit « Ah non, je commets des péchés donc je ne fais pas les devoirs » Ca ce n’est pas une conclusion correcte. S’il fait des péchés, il ne faut pas pour autant qu’il s’enfonce davantage. Qu’il accomplisse les devoirs et in cha’a l-Lah l’accomplissement de sa prière va améliorer son état. Ca va l’amener à se détacher des péchés.

 

Que l’on sache également que la patience face aux nuisances des gens est quelque chose de requise. Que l’on sache aussi qu’il convient à la personne qu’elle patiente. Et le pèlerin celui qui va pour accomplir le pèlerinage, il a besoin de côtoyer les gens. Celui qui va pour faire le pèlerinage il a besoin de côtoyer les gens. Et le croyant qui se mélange aux gens, qui côtoie les gens et qui patiente face à la nuisance des gens. Ce musulman là, ce croyant là qui patiente et qui se mélange aux gens il est meilleur que ceux qui ne se mélangent pas aux gens et qui ne patientent pas face à leur nuisance, parce que celui qui côtoie les gens, qui patiente face à la nuisance des gens, il est récompensé pour cette patience, il a la possibilité d’ordonner le bien et d’interdire le mal. Tandis que l’autre qui s’éloigne, qui s’isole qui ne se mélange pas aux gens, qui ne patiente pas face à leur nuisance celui là il est privé de cette récompense.

 

Un savant qui s’appelle Rabi^ah a dit :

 « المروءة في السفر بذلك الزاد و قلة الخلاف على الأصحاب والمزاح في غير مصاخط الله عزّ و جلّ »

(Al-mourou‘atou fi s-safari bidhalika z-zad wa qillatou l-khilafi ^ala l-‘ashab, wa l-mouzahou fi ghayri masakhiti l-Lahi ^azza wa jall )

 

 « La personne quand elle va en voyage, il convient qu’elle fasse preuve de noblesse d’âme » de noblesse d’âme avec ses compagnons, « il convient qu’elle ne contredise pas beaucoup ses compagnons de voyage ». Si les compagnons de voyage décident par exemple de faire une halte, il n’est pas à chaque fois entrain de s’opposer à eux. De dire « non pas maintenant, après » s’ils décident de partir il ne dit pas «non on reste encore ». Il essaie d’être souple et facile avec ses compagnons de voyage et même s’il lui arrive de plaisanter avec eux pour faire de la bonne ambiance que ca ne soit pas dans la désobéissance à Dieu. Que ca ne soit pas pour faire un péché, pour désobéir, pour mentir ou pour d’autres choses qui sont graves.

Sa^id Ibnou Joubayr a été interrogé, on lui a demandé :

« أيّ الحاج أفضل »

(‘ayyou l-hajji ‘afdal?)

 

 « Quel est le meilleur pèlerin ? Quand il va partir pour le pèlerinage, quel est le meilleur comportement ? » Il a dit :

 « من أطعم الطعام و كف لسانه »

(man ‘at^ama tta^am wa kaffa lisanahou)

 

« c’est celui qui partage sa nourriture avec ses compagnons de voyage et qui reste le plus longtemps possible silencieux. » Celui qui partage sa nourriture et qui garde le plus longtemps possible sa langue au repos, qui ne parle pas beaucoup. Pourquoi ? Parce que quand tu parles, tu peux tomber dans des choses qui sont déconseillées, tu peux tomber dans des choses qui sont interdites. Donc c’est pour cela qu’il vaut mieux retenir sa langue et ne pas parler.

Un autre homme vertueux qui s’appelle ‘Ibrahim ibnou ‘Adham que Allah l’agrée, quand les gens lui demandait si on pouvait l’accompagner pour faire le pèlerinage, « est ce qu’on peut partir avec toi ? » il posait pour condition deux choses. Il disait à ceux qui voulaient l’accompagner dans un voyage en générale, il leur posait deux conditions. La première c’était que ce soit lui qui soit à leur service pendant le voyage, donc s’ils avaient besoin de quelque chose, il voulait être lui à leur service et la deuxième chose était que ce soit lui qui fasse l’appel à la prière. Parce que faire l’appel à la prière est un acte qui donne beaucoup de récompenses et être au service de ses frères en islam et de ses sœurs en islam c’est quelque chose qui donne beaucoup de récompenses. Ce n’est pas comme aujourd’hui dans la maison, parfois le père ou la mère demande quelque chose à son enfant et l’enfant traine, traine… il ne veut pas le faire alors que les parents sont prioritaires à ce qu’on écoute leurs paroles.

 

Il y avait un homme vertueux qui accompagnait ses frères dans le voyage, dans différente sorte de voyage, quelque soit le voyage et il posait pour condition d’être à leur service et il avait la bonne intention, c’est-à-dire il faisait pour l’agrément de Dieu. Quand il voyait quelqu’un qui voulait laver son vêtement, il lui disait « mais c’est la condition que je t’ai posé, quand je t’accompagne dans le voyage, c’est moi qui suis à ton service » il prenait son vêtement et il le lavait pour lui. Quand il voyait quelqu’un qui voulait se laver la tête, il lui disait « ca c’est ma condition, c’est moi qui te laves la tête » et il lui lavait la tête et quand il est mort, ils ont vu sur sa main, il était inscrit : « il fait parti des gens du paradis ».

 

Tu ne sais pas quel acte peut te faire entrer au paradis. Tu ne sais pas quel acte, simplement, il y a une chose très importante c’est que tu es l’intention de rechercher l’agrément de Dieu. Et pour rechercher l’agrément de Dieu, qu’est ce que ca implique ? Ca implique que tu vas patienter face à la froideur des gens, aux mauvais comportements des autres. Parce qu’il se peut que tu veuilles faire quelque chose de bien à quelqu’un et que lui agisse en mal avec toi. Le chemin de la facilité c’est que ton nafs, la nafs de la plupart des gens lui dit « Pourquoi tu lui as dis ca, regardes comment il te traites, laisse le tomber, il ne mérite pas… » Le vertueux, celui qui arrive à casser son nafs c’est celui qui dit « moi je ne fais pas pour ses beaux yeux, moi je le fais pour l’agrément de Dieu, c’est pour gagner des récompenses » Après si lui est reconnaissant ou n’est pas reconnaissant, c’est son problème à lui, moi je fais ça pour l’agrément de Dieu. Et c’est ainsi que la personne peut espérer s’améliorer, augmenter et améliorer son état. Quant à celui qui est faible. Dès la petite première épreuve il baisse les bras et il retombe dans la médiocrité.

Tandis que celui qui essaie de casser son nafs, de s’améliorer, il patiente avec son frère, il patiente avec sa sœur, il patiente avec ses parents, il patiente avec ses enfants, il patiente avec son enseignant, il patiente avec les gens avec qui il travaille, un travail de da^wah. Et ça c’est quelque chose qui demande beaucoup beaucoup d’humilité, beaucoup de modestie et beaucoup d’effort sur son âme. Parce que l’âme aspire à être supérieure aux autres. Elle cherche la facilité, elle cherche la paresse, elle cherche à être meilleure que les autres.

 

Un savant a dit :

كنت في طريق الحج و كان الأمير يقف للناس كلّ يوم لصلاة الفجر فينزل فنصلي ثم نركب، فلما كان ذات يوم قرب طلوع الشمس و لم يقفوا للناس، فناديتهم فلم يلتفتوا إلى ذلك، فتوضّأت على المحمل، ثم نزلت للصلاة على الأرض، و وطّنت نفسي على المشي إلى وقت نزولهم للضّحى و كانوا لاينزلون إلى قريب وقت الظهر مع علمي بمشقة ذلك عليّ، و أني لا قدرة لي عليه، فلما صليت و قضيت صلاتي، نظرت إلى رفقتي، فإذا هم وقوف و قد كانوا لو سئلوا ذلك لم يفعلوا، فسألتهم عن سبب وقوفهم، فقالوا لما نزلت تعرقلت مقاود الجمال بعضها ببعض، فنحن في تخليصها إلى الآن

(kountou fi tariqi l-hajji wa kana l-‘amirou yaqifou li n-nasi koulla yawmin li salati l-fajri, fayanzilou fanousalli thoumma narkib, falamma kana dhata yawmin qarouba toulou^ou ch-chamsi wa lam yaqifou li n-nas, fanadaytouhoum falam yaltafitou ila dhalika, fatawadda’tou ^ala l-mahmali, thoumma nazaltou li s-salati ^ala l-‘ardi, wa watantou nafsi ^ala l-machyi ila waqti nouzoulihim li ddouha wa kanou la yanzilouna ila qaribi waqti dhdhouhri ma^a ^ilmi bi machaqqati dhalika ^alayy, wa anni la qoudrata li ^alayh,  falamma sallaytou wa qoudiyat salati, nadhartou ila rifqati, fa’idha houm wouqouf wa qad kanou law sou’ilou dhalika lam yaf^alou, fasa’altouhoum ^an sababi wouqoufihim, faqalou lamma nazalta ta^arqalat maqawidou l-jimali ba^douha biba^d, fanahnou fi takhlisiha ila  l-‘an)

 

« j’étais un jour en voyage pour le pèlerinage et l’habitude de cette caravane (il était dans une caravanne) c’était que le chef de cette caravane, c’était lui qui dirigeait la prière de assoubh, c’était lui qui dirigeait cette prière. » La caravane avançait à la fin de la nuit, ils profitaient sans doute de la fraicheur, et il faisait une halte pour faire la prière de assoubh la prière de l’aube. Puis ils remontaient, ils continuaient leur chemin puis s’arrêtaient un peu avant la prière de adhdhour, donc c’était l’habitude. Donc un jour alors qu’ils étaient entrain d’avancer, ce savant qui était dans la caravane était dans une monture, il a remarqué que le soleil allait bientôt se lever et la caravane n’avait pas encore fait halte pour faire la prière de soubh, donc ils allaient rater le temps de la prière, ce qui était grave parce que retarder une prière par rapport à son temps c’est un grand péché. Donc qu’est ce qu’il a fait ? Il leur a dit « il faut qu’on arrête pour faire une halte », eux ils n’ont pas entendu, ils ont voulu continuer leur chemin. Il s’est dit « moi je vais descendre, même si ça me fatigue, je vais faire ma prière dans son temps, même si eux ne vont pas s’arrêter et que ça va être très éprouvant pour moi de les rattraper lorsqu’ils vont faire une halte près du temps de adhdhour, mais je vais le faire parce que c’est un devoir. » il a dit « j’ai fais mon woudou’ dans la monture et je suis descendu, j’ai fais ma prière, quand j’ai terminé j’ai regardé la caravane était toujours là. Il leur a demandé « Mais qu’est ce qui vous a pris ? ». Ils lui ont dis « quand tu es descendu les brides et les cordes des chameaux se sont toutes entremêlées et là on essaie de tirer les fils pour qu’on arrive à continuer le chemin ».

 

Et il a dit

فجئت و ركبت و حمدت الله عز و جل وعلمت أنه ماقدّم أحد حق الله على هوى نفسه و راحتها إلا و رأى سعادة الدنيا و الآخرة ، ولعكس أحد ذلك فقدّم حظ نفسه على حق ربه إلا و رأى الشقاوة في الدنيا و الآخرة

(faji’tou wa rakibtou wa hamidtou l-Laha ^azza wa jall wa ^alimtou ‘annahou ma qaddama ‘ahadoun haqqa l-Lahi ^ala hawa nfsihi wa rahatiha ‘illa wa ra’a sa^adata d-dounya wa l-‘akhirah, wa la^akasa ‘ahadoun dhalika faqaddama hadhdha nafsihi ^ala haqqi rabbihi ‘illa wa ra’a ch-chaqawata fi d-dounya wa l-‘akhirah)

 

« celui qui priorise l’adoration de Dieu, au dépend des passions de son âme (parce que l’âme a des passions, elle aspire à des choses, entre autre l’âme recherche la facilité, elle recherche à ne pas trop se casser la tête, elle veut tout de suite et facilement) Allah le facilite dans ce bas monde et dans l’au delà. Et celui qui au contraire priorise les passions de son âme et bien il sera comme ces gens là qui essaient de faire sortir les cordes et qui essaient de les démêler. N’est ce pas que c’est Allah qui crée toute chose et il se peut que quelqu’un Allah lui donne une épreuve, une petite chose, à cause de cette chose là il rate beaucoup beaucoup de bien. Il est le créateur de toute chose, donc celui qui craint Dieu, qui se rappelle la Toute-puissance de Dieu, qu’il se dise moi je priorise dans tout les cas l’obéissance à Dieu. Et Dieu Incha’a l-Lah me facilite.

 

Il a cité à titre de preuves deux vers de poésie en arabe qui sont des métaphores, des images, il a dit :

و الله ما جئتكم زائرا إلا وجدت الأرض تُطوى لي، ولا ثنيت العزم عن بابكم إلا تعثّرت بأذيالي.

(wa l-Lahi ma gi’toukoum za‘iran illa wajadtou l’arda toutwa li, wa la thanaytou l-^azma ^an babikoum illa ta^aththartou bi ‘adhyali)

 

« Par Allah à chaque fois que je viens vous rendre visite, je vois comme si la terre était pliée et le chemin tout facile et chaque fois que je reculais un peu, je retardais alors je trébuchais dans mes vêtements ». C’est comme pour dire, à chaque fois que je veux me consacrer à l’adoration de Dieu, les choses deviennent faciles. Et si je fais preuve de défaillance, et je tarde, ou je commets des péchés ou je ne fais pas certains devoirs, les choses deviennent difficiles.

 

Une manière complète lorsqu’on va faire le pèlerinage, c’est d’évoquer beaucoup Dieu, d’essayer de se rappeler toujours Dieu, pas comme certains pensent « ça sera où l’hôtel? Qu’est ce qu’on va manger ce soir ? On va où ? Quand est ce qu’on va se lever ?» En fait, toi tu vas aller pour faire un acte d’adoration, donc il s’agit de te consacrer à cet acte d’adoration. Rappelles toi qu’il y a des gens qui partaient, avant ils mettaient une année pour  aller faire le pèlerinage. Certains saluaient leurs familles pour pratiquement ne plus les revoir. Et c’est vrai ça, certains ne revenaient pas. Aujourd’hui al hamdouli l-Lah, parfois en deux-trois heures ça y es tu atterris, tu fais ton pèlerinage, donc profites de ce temps, ne te laisses pas détourner par des choses futiles. Même si tu n’as pas mangé, même si tu as mal dormi, même si tu as mal mangé, qu’est ce que cela coûte ? Ce qui est important c’est que tu accomplisses l’adoration de Dieu.

 

L’imam Ahmad a rapporté que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a été interrogé

أي الحاج أفضل ؟

(‘ayyou l-hajji afdal ? )

 

sur quel était le meilleur pèlerin. Et le Prophète a répondu

 « أكثرهم لله ذكرا »

(‘aktharouhoum li l-Lahi dhikra)

 

ce qui signifie « c’est celui qui évoque le plus Dieu », c’est celui qui évoque le plus Dieu, on peut évoquer Dieu par la langue, par le cœur. C’est ça.

Ce même hadith a été rapporté aussi par plusieurs compagnons.

At-tirmidhiyy a rapporté et d’autres que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam,   Il a répondu

« أفضل الحج، العج و الثج »

(‘ afdalou l-hajji al-^ajjou wa th-thaj)

 

ce qui signifie « C’est le pèlerinage durant lequel on dit beaucoup « Allahou ‘Akbar » et « labbayka l-Lahoumma labbayk » à haute voix (ca c’est pour les hommes) et dans le quel on sacrifie pour l’agrément de Dieu» c’est-à-dire on égorge des moutons et d’autres animaux pour l’agrément de Dieu.

 

Parmi les caractères qu’il convient au pèlerin d’avoir durant son pèlerinage c’est d’être un bon compagnon de voyage, ce n’est pas un compagnon de voyage où les gens qui sont avec lui disent « Quand est ce qu’il va partir ? Qu’il va nous laisser ? » Ils sont contents d’être avec lui, c’est quelqu’un avec lequel les gens sont heureux. Ils sont contents, ce n’est pas un cas à problème, ce n’est pas quelqu’un qui on se dit « Quand est ce qu’il va partir on sera débarrassé de lui » Non ! Il faut qu’il soit agréable avec les gens qu’il accompagne. Également de faire le bien autour de soit par différents moyens et également de supporter la nuisance des gens et de cesser de nuire aux gens. Tout cela fait parti de l’excellence de comportement.

 

Donc parmi les choses qui sont une forme de bienfaisance elles sont nombreuses, comme par exemple la belle parole. Tu dis une belle parole. Ou aussi tu dépenses ton argent pour ton compagnon de voyage, quelqu’un qui n’a pas appris, tu lui enseigne, tu vas lui dire « voilà c’est comme ca qu’il faut faire ». Et d’accompagner quelqu’un s’est perdu, il se peut que tu rencontres des gens que c’est la première fois qu’ils quittent leur voyage, donc il se trouve au milieu de millions de personnes dans le même endroit avec des mouvements qui sont rapprochés d’un endroit à un autre. Donc si quelqu’un est perdu, tu vas pour l’aider à retrouver ses compagnons de voyage.

Il y a également ordonner le bien autour de toi, interdire le mal et en faisant cela avec sagesse, en faisant cela avec une bonne exhortation, tu corriges les gens correctement, avec la bonne manière. Rappelez vous à cet effet que al-Hasan et al-Housayn comment ils ont enseignés à un homme âgé comment faire le woudou’, sans lui dire qu’ils étaient entrain de lui enseigner. Donc les deux petits fils du prophète al-Hasan et Al-Housayn, les deux fils de sa fille Fatimah qui était mariée à notre maitre ^Aliyy. Quand ils ont vu un homme âgé qui était entrain de faire le woudou’, il ne faisait pas correctement. Ils n’ont pas dit « Ah qu’est ce que tu fais là, ce n’est pas correct » Non ! Ils ont bien vu qu’il y avait quelque chose qui clochait. Ils lui ont dit « On va faire le woudou’ devant toi et regardes bien et arbitre entre nous qui fait le woudou’ correctement » et tous deux ont fait correctement le woudou’. Lui il a su qu’ils ont fait correctement et que c’était lui qui devait apprendre. Donc c’est de cette manière, parfois quand tu enseignes à quelqu’un quelque chose, quand tu viens de haut tu es heurté à quoi ? Au nafs, à l’âme de cette personne. Elle te dit « Pour qui il se prend ? Pourquoi il vient m’enseigner ? C’est qui lui ? » Alors toi quel est ton objectif ? Ton objectif est que tu es une levée de bouclier et que la personne rejette la vérité ou bien qu’elle accepte la vérité ? C’est qu’elle accepte la vérité, ton objectif ce n’est pas de paraitre supérieur à elle. Comme l’imam Ach-Chafi^iyy disait, « il m’arrivait de débattre avec quelqu’un et je souhaitais que la vérité sorte de la bouche de celui avec qui je débats. Je l’amène à reconnaitre la vérité, à dire la vérité ». Donc tu viens et tu enseignes à la personne en étant souple, en étant facile et tu lui transmets l’information sans heurter ses sentiments, même si toi tu te dis « mais pourquoi il est orgueilleux » Quelqu’un qui n’est pas orgueilleux il accepte même de manière rude. Oui ça c’est théoriquement quelqu’un qui n’est pas orgueilleux mais toi quel est le risque. Tu ne connais pas cette personne si elle est orgueilleuse ou pas. Pour éviter ce risque utilise le chemin dont tu es sûr. Ce dont tu es sûr c’est de lui enseigner ça avec sagesse avec bonne exhortation comme Allah nous l’ordonne dans le Qour’an.

 

Et le Prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam a dit

« إن الله يعطي على الرفق ما لا يعطي على العنف »

(‘inna l-Laha you^ti ^ala r-rifqi ma la you^ti ^ala l-^ounf)

 

ce qui signifie « Allah accorde pour la chose qui est accomplie avec douceur plus que ce qu’Il accorde pour la chose qui est faite avec rudesse et dureté » Donc essaies d’être souple, de passer le message de la manière la plus souple et sage possible.

 

Donc également quand la personne va faire le pèlerinage, la ^oumrah, c’est quelque chose qui donne la Barakah dans l’argent, Allah éloigne la pauvreté de la personne lorsqu’elle dépense de l’argent pour le pèlerinage et la ^oumrah, c’est une cause.

 

L’Imam Ahmad a rapporté dans son Mousnad d’après ibnou Mas^oud que Allah l’agrée, il a dit : Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit

« تابعوا بين الحج و العمرة فإنهما ينفيان الفقر و الذنوب كما ينفي الكير خبث الحديد و الذهب و الفضة »

(Tabi^ou bayna l-hajji wa l^oumrati fa’innahouma yanfiyani l-faqra wa dh-dhounouba kama yanfi

l- kayrou khabatha l-hadidi wa dh-dhahabi wa l-fiddati)

 

 « faites suivre le pèlerinage de la ^oumrah, faites successivement le pèlerinage et la ^oumrah, enchainez le pèlerinage et la ^oumrah, Faites le pèlerinage et la ^oumrah les uns à la suite des autres car quand vous agissez ainsi, vous faites des pèlerinage les uns à la suite des autres des ^oumrah les unes à la suite des autres cela éloigne de vous la pauvreté et les péchés. »

Tout comme le forgeron fait chauffer le fer, les impuretés sortent ou l’orfèvre, celui qui travaille l’or, ou celui qui travaille l’argent quand il le chauffe, les impuretés qui étaient dans le métal s’en vont. De la même manière celui qui fait des pèlerinages et des ^oumrah successifs ça éloigne de lui la pauvreté et les péchés. Donc ca c’est un des mérites du pèlerinage et de la ^oumrah.

 

Abou Nou^aym a rapporté d’après Abou Hourayrah que Allah l’agrée que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit

« ثلاثة في ضمان الله، رجل خرج إلى مسجد من مساجد الله و رجل خرج غازيا في سبيل الله و رجل خرج حاجّا »

(thalathatoun fi damani l-Lahi, rajouloun kharaja ila masjidin min masajidi l-Lahi, wa rajouloun kharaja ghaziyan fi sabili l-Lahi, wa rajouloun kharaja hajjan)

 

ce qui signifie «Il y a trois catégories de personne qui sont sous la protection de Dieu, trois catégories de personne que Dieu protège et parmi ces gens là, il y a celui qui sort pour accomplir la prière dans une mosquée et celui qui part pour accomplir le pèlerinage. » Donc celui là aussi il est protégé par Allah.

 

Il a été rapporté et confirmé dans le sahih d’après ibnou ^Abbas que Allah l’agrée lui et son père, que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit au sujet d’un homme qui était mort en rituel de pèlerinage, il était parti pour faire son pèlerinage, donc il était en ihram, il avait juste les vêtements sur les épaules et les vêtements autour de la taille, il était mort en accomplissant le pèlerinage. C’était sa monture qui l’avait piétinée. Sa monture l’avait piétinée et il est mort. Le Prophète a dit

« اغسلوه بماء و سدر و كفنوه بثوبيه و لا تخمروا رأسه و لا تحنطوه »

(‘irsilouhou bi ma’in wa sidrin wa kaffinouhou bi thawbayhi wa la toukhammirou ra’sahou wa la touhannitouh)

 

ce qui signifie « lavez le, faites lui le lavage funéraire avec de l’eau et du sidr (c’est une sorte de plante pour parfumer l’eau), enveloppez le dans ses vêtements de pèlerinage et ne lui couvrez pas la tête. » Habituellement quelqu’un qui meurt on lui couvre la tête, mais lui comme il était en rituel de pèlerinage, et pour l’homme, il est interdit de se couvrir la tête pendant qu’il fait son rituel de pèlerinage. Pour la femme ce qui lui est interdit de couvrir c’est son visage ? bien sur elle couvre tout le reste mais c’est son visage qui reste découvert si elle meurt en rituel de pèlerinage, mais si ce n’est pas en rituel de pèlerinage on couvre la totalité. Cet homme là comme il était mort en rituel de pèlerinage, le prophète leur a dit de ne pas lui couvrir la tête et il a dit

« فإنه يبعث يوم القيامة ملبيا»

(fa’innahou youb^athou yawma l-qiyamati moulabbiyan)

 

ce qui signifie « Il va être ressuscité au jour du jugement en faisant la talbiyyah. En disant

«لبيك اللهم لبيك»

 « labbayka l-Lahoumma labbayk » qu’est ce que veut dire cette phrase « labbayka l-Lahoumma labbayk » ? C’est à dire « Nous répondons à ton ordre ô notre Seigneur nous répondons » c’est-à-dire quel ordre ? L’ordre d’accomplir le pèlerinage, quand les gens vont pour faire le pèlerinage, ils disent cette phrase, c’est-à-dire « Ô Allah nous répondons à l’ordre qui nous est parvenu » N’est ce pas que Allah a ordonné à notre maitre ‘Ibrahim ^alayhi s-salam d’appeler les gens au pèlerinage. Il a dit « Mais je suis dans une terre déserte ici, je vais appeler qui ? » Allah lui a révélé à lui ‘Ibrahim d’appeler et que Allah fait que son appel sera relayé. Et n’est ce pas qu’il nous est parvenu l’appel de notre maitre ‘Ibrahim, il nous est parvenu. Allah a révélé le Qour’an à notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et notre maitre Mouhammad a transmit à sa communauté et cela nous a été parvenu jusqu’à nous. Vous voyez comment le message a été relayé, donc il est bien parvenu.

Le pèlerinage nous rappel également le jour de la résurrection, quand tu vois tous ces gens là qui sont détachés du bas monde, vêtus des manières les plus simples, ca nous rappelle le jour du rassemblement, le jour du jugement.

 

Le pèlerinage nous rappelle le jour de la résurrection, il nous rappelle le jour du jugement, il nous rappelle le jour où les gens sortiront de leurs tombes pour être jugé et il nous rappelle les efforts que nous devons faire pour l’agrément de Allah. Puisque à l’occasion du pèlerinage il y a un entrainement pour l’âme pour faire face aux difficultés du voyage, les difficultés de quitter un endroit pour rejoindre un autre, et la fatigue et le fait de s’attacher à respecter des horaires bien particuliers, des moments bien particuliers. Il faut être dans un endroit à tel moment, des rituels particuliers que Allah a ordonné de faire et que notre Prophète honoré nous a indiqué, que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré. Nous demandons à Allah qu’Il nous accorde l’accomplissement du pèlerinage et de la ^oumrah et qu’Il accepte de nous nos bonnes œuvres, Il est certes celui qui accorde avec bienfaisance.

 

 

L’Imam Ahmad, at-Tirmidhiyy et d’autres ont rapportés de ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit

« ما من أيام ، العمل الصالح فيها أحب إلى الله من هذه الأيام»

(ma min ‘ayyamin al^amalou ssalihou fiha  ‘ahabbou ila l-Lahi min hadhihi l-‘ayyam)

 

ce qui signifie « Il n’y a pas des jours durant lesquelles les actes de bien sont le plus agrée par Dieu que ces dix jours là », ces dix jours que nous allons entamer, les dix premiers jours de dhou l-hijjah, Allah agrée que l’on accomplisse des actes de biens durant ces dix jours, donc profitons. Profitons pour accomplir des actes de bien pendant ces dix jours (dès que l’on termine le mois de dhou l-qi^dah on rentre dans le mois de dhou l-hijjah).

 

Un autre hadith qui a le même sens qui incite à agir en bien pendant les dix premiers jours du mois de dhou l-hijjah. Les bonnes œuvres sont une bonne provision et la meilleure des provisions c’est la piété. Et quand la personne cherche à accomplir le bien, c’est un bon signe pour elle.

 

Dans la vie, il y a des occasions, comme un commerçant qui dit « j’ai fais aujourd’hui une affaire, j’ai trouvé une occasion excellente, j’ai pu acheter tel produit beaucoup moins cher que d’habitude » Et bien dans ta vie également tu as des occasions, pour faire le bien.

 

Donc il y a dans notre de vie des occasions et des stations qu’il convient de saisir pour obtenir la grande récompense de la part de Dieu, et parmi ces jours il y a les dix jours de dhou l-hijjah. Et Allah a juré par le Qour’an par ces dix jours là. Si Allah jure sur quelque chose c’est que cette chose a une grande valeur. Et Allah a juré par le Qour’an pour les dix jours de dhou l-hijjah :

{و الفجر و ليال عشر}

(wa l-fajri wa layalin ^achr)

 

Et c’est une preuve que ces dix jours ont un statut, un degré éminent. Et il convient de profiter pour obtenir des récompenses de la part de Dieu. Il nous est parvenu au sujet du jeûne de ces dix jours et les veillées des nuits pour accomplir des actes d’adoration et de faire beaucoup de dhikr et d’aumône et beaucoup de bienfaisance, à ce sujet beaucoup de hadith et de paroles importantes qui ont été rapportées à ce sujet. Entre autre le hadith de Jabir dans le sahih de Al-Boukhariyy et de Mouslim d’après Abou ^ouwannah et ibnou Hiban

« ما من أيام أفضل  عند الله من أيام عشر ذي الحجة»

(ma min ayyamin ‘afdalou ^inda l-Lahi min ayyami ^achri dhi l-hijjah)

 

qui signifie « il n’y a pas des jours meilleurs sur terre selon le jugement de Allah que les dix jours de dhou l-hijjah ».

 

Il y a des preuves que le travail que l’on fait durant ces dix jours, ce sont des œuvres qui donnent beaucoup, beaucoup de récompenses. Que la personne profite de ce grand bien.

 

Dans sourat al Fajr Allah dit :

{ و الفجر و ليال عشر}

(wa l-fajri wa layalin ^achr)

 

ça veut dire les dix premiers jours de dhou l-hijjah. Toujours dans cette ‘Ayah

{و الفجر و ليال عشر}

(wa l-fajri wa layalin ^achr)

 

Allah a juré par les dix nuits et par ach-chaf^ et par al-watr. Et l’imam Ahmad à rapporté une parole du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qui explique

 

« الوتر هو يوم عرفة و الشفع هو يوم النحر»

(‘alwatrou houwa yawmou ^arafah wa ch-chaf^ou houwa yawmou n-nahr)

 

 

« les dix premières nuits de dhou l-hijjah, al watr c’est le jour de ^Arafat c’est le 9ème jour de dhou l-hijjah, c’est le jour où les pèlerins vont à ^Arafat (c’est la veille du jour de l ^aid)et ach-chaf^ c’est le jour du sacrifice, c’est le 10ème jour de dhou l-hijjah. »

 

Les dix premiers jours de dhou l-hijjah sont aussi les dix dernières nuits des quarante durant lesquelles Mouça a reçu la révélation de la part de Allah. Allah dit

{و واعدنا موسى ثلاثين ليلة و أتممناها بعشر فتم ميقات ربه أربعين ليلة و قال موسى لأخيه هارون اخلفني في قومي و أصلح و لا تتبع سبيل المفسدين}

(wa wa^adna mousa thalathina laylatan wa atmamnaha bi^achrin fatamma miqatou rabbihi arba^ina laylatan wa qala mousa li’akhihi harouna khloufni fi qawmi wa ‘aslih wa la tattabi^  sabila l-moufsidin)

 

dans [sourat al a^raf/142], « qu’il a ordonné à Mouça de se consacrer à l’adoration de Dieu et d’aller au mont Attour au Sinaï durant trente nuit et Il lui a rajouté dix nuits ». Les dix qui ont été rajoutées sont les dix premières nuits de dhou l-hijjah. Et regardez le mérite de cette période de l’année dans laquelle nous nous trouvons maintenant.

 

Le jour de ^Arafat est un jour éminent. C’est le meilleur jour de l’année, le jour où les pèlerins vont à ^Arafat, c’est le meilleur jour de l’année. Et le chaytan le jour de ^Arafat est énervé et il est humilié parce que les pèlerins se trouvent à ^Arafat et ils se consacrent à l’adoration de Dieu, c’est un jour éminent, celui qui n’est pas au pèlerinage qu’est ce qu’il peut faire ce jour là ? Il le jeûne le jour de ^Arafat, c’est le jour qui est la veille du jour de l^id. Donc cette année si vous voulez si l’^id c’est le vendredi ca sera le jeudi à jeûner. Si l’^id c’est le jeudi ca serait le mercredi qui est à jeuner. Donc il est interdit de jeuner le jour de l’^id, on ne jeûne pas le jour de l’^id, c’est haram mais c’est le jour d’avant. On le saura quand le mois sera entamé puisque le mois est connu par l’observation du croissant. Dès que le mois est entamé on sait si on est le premier, le deux ou le trois donc on peut connaitre quel est le 9. Là on n’a pas encore entamé le mois donc on ne peut pas savoir mais on sait que la fête c’est soit le vendredi soit le jeudi, donc le 9 ce sera la veille ca sera soit le mercredi ou le jeudi. Donc c’est un jour essayer de le jeûner parce qu’il y a beaucoup de récompenses, il y a beaucoup de bien à le jeûner.

 

D’après ^A’ichah hadith rapporté par Mouslim que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit

« ما من يوم أكثر من أن يعتق الله فيه عبدا من النار من يوم عرفة »

(ma min yawmin akhthara min ‘an you^tiqa l-Lahou fihi ^abdan mina n-nari min yawmi ^arafah)

 

 ce qui signifie : « Le jour dans lequel Allah affranchie le maximum de gens du feu de l’enfer c’est le jour de ^arafat » affranchie c’est-à-dire Il fait qu’ils ne rentreront pas en enfer. Donc c’est le jour de ^Arafat, le 9 de dhou l-hijjah.

 

Il convient à la personne de se préserver du haram ce jour là tout comme ils se préservent les autres jours de l’année et multiplier la parole de tawhid « La ilaha il-la l-Lah, Mouhammadoun raçoulou l-Lah» avec sincérité et véracité. Parce que c’est la base même de l’islam. Et Allah a parachever la religion un jour pareil à celui là.

Dans le Mouwatta’ de l’imam Malik que Allah l’agrée, le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit

«أفضل الدعاء دعاء يوم عرفة»

(afdalou d-dou^a’i  dou^a’ou yawmi ^arafah)

 

ce qui signifie « La meilleure des invocations ce sont les invocations que l’on fait le jour de ^Arafat. Donc profitez ce jour là.

 

Ceux qui sont au pèlerinage et ceux qui ne sont pas au pèlerinage et la suite du hadith, le Prophète a dit

«و خير ما قلت أنا و النبيون من قبلي لا إله إلا الله وحده لا شريك له»

(wa khayrou ma qoultou ana wa n-nabiyyouna min qabli, la ilaha illa l-Lahou wahdahou la charika lah)

 

ce qui signifie « La meilleure parole que j’ai dite moi ainsi que tous les Prophètes qui m’ont précédés c’est « La ilaha il-la l-Lah wahdahou la charika Lah » Il n’est de Dieu que Dieu, lui seul qui n’a pas d’associé.

 

Et au sujet de ce jour d’après l’imam Ahmad, d’après ibnou ^Abbas le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit

«إن هذا يوم من ملك فيه سمعه و بصره و لسانه، غفر له»

(‘inna hadha yawmoun man malaka fihi sam^ahou wa basarahou wa lisanahou, ghoufira lahou)

 

ce qui signifie au sujet du jour de ^Arafat : « Celui qui préserve sa langue ce jour là, celui qui préserve ses yeux et qui préserve ses oreilles de ce qui est interdit, Allah ta^ala lui pardonne ». Que chacun d’entre nous veille à ne pas rater ces occasions là. La vie est composée d’année et les années sont composées de mois, les mois sont composés de semaines et les semaines sont composées de jours, les jours sont composés d’heures, les heures sont composées de minutes et de secondes. Chaque instant est compté alors profitons maintenant pour faire des choses qui vont nous être utile au jour du jugement avant de le regretter, parce que le temps va passer de toute manière et on ne sait pas chacun quel est son échéance. On voit bien autour de nous on a entendu « untel est mort » Certains sont exhorté quand ils entendent que quelqu’un est mort d’autre ils disent c’est comme si « rubrique de chien écrasé dans un journal » il tourne la page et il passe. Non ! Il s’agit d’avoir présent à l’esprit que l’on va tous à notre terme. Et l’intelligent c’est celui qui œuvre pour ce qui vient après la mort, parce qu’aujourd’hui on œuvre et on ne voit pas le résultat mais demain ce seront les comptes et on ne pourra pas rattraper ce qu’on aura manqué maintenant. A nous d’apprendre, la science c’est la meilleure des choses qui peut t’accompagner pour améliorer ton état. Si tu n’as pas appris tu ne vas pas faire la distinction, tu ne pourras pas distinguer entre ce qui est bon et ce qui n’est pas bon. Celui qui n’a pas appris, il va juger généralement selon l’apparence comme l’exemple qu’on a pris au début. Il va dire « ah celui là il a un bon comportement » il va dire « il est bien alors » parce qu’il ne va pas connaitre quelle est la valeur des choses alors que ce qui est important c’est quel est ton attachement à la religion ? Quelle est ta croyance ? Est ce que ta croyance est correcte ? Est ce que ta croyance n’est pas correcte ? Est ce que tu t’es préservé contre les choses qui font sortir de l’islam ? Il y a des gens qui ne savent même pas qu’il y a des paroles qui font sortir de l’islam, qu’il y a des actes qui font sortir de l’islam, qu’il y a des croyances qui font sortir de l’islam. Il se croit musulman, il se croit que « ça va je n’ai rien à craindre pour moi » alors que lui il se peut qu’il est sorti de l’islam et qu’il ne sait pas. Donc il faut apprendre les choses qui font sortir de l’islam pour se préserver. Et s’il est sortit de l’islam il doit revenir à l’islam en prononçant les deux témoignages en disant «la ‘ilaha illa l-Lah Mouhammadoun racoulou l-Lah ».

Entre autre au sujet de la croyance, il s’agit d’avoir la croyance que Dieu n’a pas de ressemblance avec ses créatures, qu’Il n’est pas un corps qui a des membres (un pied, une main, des yeux, des oreilles) celui qui a cette croyance il n’est pas musulman celui là, il n’a pas la croyance du Prophète Mouhammad  salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

Egalement la personne doit savoir que elle ne doit pas rendre licite ce qui est interdite et elle ne doit pas rendre interdite les choses qui sont licites. La personne ne met pas de jugement de valeur de sa tête elle dit « oui ça j’aime, ça je n’aime pas, ça c’est bien, ça ce n’est pas bien » sans se référer à la religion. Donc quand on dit que tel comportement est bien ou tel comportement est mauvais ou tel acte est bon ou tel acte est mauvais on ne dit pas des choses qui reviennent à contredire la parole de Dieu, la parole du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Il s’agit d’apprendre quel est le jugement dans la religion et on s’aligne par rapport à ce qui est dans la religion, notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit

«لا يؤمن أحدكم حتى يكون هواه تبعا لما جئت به»

(la you’minou ahadoukoum hatta yakouna hawahou tab^an lima ji’tou bihi)

 

ce qui signifie « L’un de vous n’atteindra un degré de foi complète que s’il fait en sorte que les passions de son âme devienne soumise à la loi de l’islam »

La personne ne va pas inverser, elle dit « ce que moi j’apprécie alors c’est bien dans l’islam /ce que moi je n’apprécie pas alors ce n’est pas bien dans l’islam » Non, elle doit apprendre ce qui est bon, ce qui est mauvais et elle fait en sorte que son avis, son opinion devienne aligné, soumise et conforme à ce qui est parvenu dans la loi de l’islam. Et si toi tu n’as pas appris, tu apprends.

 

Le prophète ^alayhi s-salatou wa s-salam a dit

«من يرد الله به خيرا يفقهه في الدين، إنماالعلم بالتعلم و الفقه بالتفقه»

(man youridi l-Lahou bihi khayran youfaqqihou fi d-din, innama l-^ilmou bi t-ta^alloumi, wa

l-fiqhou bi t-tafaqqouh)

 

ce qui signifie « Celui pour qui Allah a voulu le bien Il fait qu’il apprenne la science de la religion » Et la science est par apprentissage, et c’est en apprenant que tu t’améliores et l’apprentissage a lieu par transmission orale. Ce n’est pas en lisant dans les livres ou en regardant dans des chaines de télé, par internet et on apprend. Non ! Mais c’est par transmission orale, c’est ainsi que le Prophète nous a conseillé d’apprendre. Donc chacun d’entre nous veille et on ne va pas apprendre chez n’importe qui. Si quelqu’un nous enseigne que Allah a un pied qu’l met en enfer et que l’enfer va se remplir à cause de son pied, qu’est ce qu’il raconte ? Il regarde trop les dessins animés apparemment, ce n’est pas cela la croyance des musulmans.

 

 Allah n’est pas un corps qui a un pied qu’Il met en enfer. Celui qui a une quantité, qui a une limite il a besoin de qui lui a donné cette quantité et cette limite. Et chacun d’entre voit qu’il est un corps, est ce que c’est nous qui avons fixé cette limite. Pourquoi je m’arrête ici et pas ici et plus encore petit. Ce n’est pas mes parents qui m’ont donné cette quantité, ce n’est pas moi qui me suis donné cette quantité. Chacun d’entre nous a une quantité et il a besoin de qui lui a donné cette quantité. Celui qui a une quantité, une limite et un volume, il a besoin de qui lui a donné cette quantité et ce volume. Et celui qui change d’un état à un autre il a besoin de qui le fait changer. Allah Lui est exempt de la quantité, Il exempt du changement. Nous on récite sourat al ikhlas, on dit

{قل هو الله أحد الله الصمد لم يلد و لم يولد و لم يكن له كفوا أحد}

« Qoul houwa-l-Lahou ‘ahad, Allahou ssamad, lam yalid wa lam youlad, wa lam yakoun lahou koufouwan ahad » qu’est ce que ca veut dire «wa lam yakoun lahou koufouwan ahad » Il n’a pas d’équivalent, cela ne veut pas dire qu’Il a une main plus grande ou une main plus petite, non ! Il n’a pas du tout de membre, Il n’a pas d’organe. C’est vrai que dans le Qour’an il peut y avoir des mots qui peuvent avoir plusieurs sens dans la langue arabe. Quel sens retenir et quel sens ne pas retenir ? On ne retient pas des sens qui en reviennent à contredire le Qour’an, Allah a dit qu’Il n’a pas d’équivalent. Comment tu vas dire qu’il a main ? Tu ne dis pas qu’il a une main, parce que le mot main en français c’est quelque chose qui veut dire un membre, un organe.

 

Alors qu’il peut avoir en arabe des mots qui peuvent avoir plusieurs sens. Entre autre que si tu les traduis ils peuvent avoir comme sens la main, mais ils peuvent avoir d’autres sens. Pourquoi tu traduis le sens qui n’est pas bon ? Traduis l’autre sens qui lui est bon, si tu veux traduire. Vous voyez les gens comment ils se sont trompés ? Parce qu’ils ont mal compris les ‘Ayah du Qour’an et c’est ce qui les a entrainé à contredire le Qour’an sans qu’ils ne s’en rendent compte. C’est pour cela que celui pour qui Allah veut le bien, Il fait qu’il apprenne correctement Allah a dit dans le Qour’an

{ليس كمثله شيء}

 

(Layca kamithlihi chay’) qui signifie en français, « Rien est tel que Lui » Absolument rien, donc Il n’est pas un corps, Il n’est pas une quantité, Il ne change pas, Il existe, pas comme tout ce qui existe. Les choses qui existent aujourd’hui autour de nous, sont dans un endroit, occupe un volume, un corps, Allah Lui n’est pas un corps, Il n’occupe pas d’endroits, Il existe avant l’existence des endroits.

 

 Avant l’existence des endroits, il n’y avait pas d’endroit et Lui il existe, Il existe sans endroit sans endroit. Et après la création des endroits, Il ne change pas, parce que celui qui change a besoin de qui le fait changer et à plus forte raison il a besoin de qui lui donne le début, donc Allah existe sans endroit. Et ceci ne revient pas à nier l’existence de Dieu, ce n’est pas vrai cela, ça c’est l’imagination qui n’arrive pas à atteindre cela mais notre croyance n’est pas basée sur l’imagination, notre croyance est basée sur ce que les Prophètes nous a transmis et notre raison confirme ce que le Prophète nous a transmis. Que Dieu fait que nous restions sur la croyance de notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et que nous mourrions sur la croyance de notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Et qu’Il nous rassemble sous la bannière de notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et que Dieu protège la communauté de notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam de tous les égarés qui essaient de porter atteinte à la croyance de notre Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Et que Dieu préserve sa communauté des épreuves qui sont entrain de la toucher de toute part et on est dans la période au sujet de laquelle le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit

 

«تتداعا عليكم الأمم كما تتداعا الأكلة على قصعة الطعام»

(tatada^a ^alaykoumou l-‘oumamou kama tatada^a  l-‘akalatou ^ala qas^ati tta^am)

 

ce qui signifie « Les gens vont vous attaquer de toute part, toute les communautés vont s’allier contre vous, ils vont vous attaquer comme un plat au milieu de gens » chacun il mange de son côté.

L’excellence du comportement et le long silence

Posted in cours général,Exhortation,islam,société par chaykhaboulaliyah sur décembre 13, 2012
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La louange est à Allah le seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang notre maître Mouhammad et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Nous demandons à Allah de nous préserver de l’état des gens de l’enfer, nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Notre Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit

« خصلتان ما إن تجمّل الخلائق بمثلهما، حسن الخلق و طول الصّمت »

(Khislatani ma ‘in tajammala l-khala‘iqou bimithlihima, housnou l-khoulouqi wa toulou ssamti)

 

ce qui signifie : « il y a deux caractéristiques qui sont des qualités lorsque les gens les ont ». Quelles sont ces deux caractéristiques ? Il y a housnou l-khoulouq, l’excellence de comportement et le long silence, toulou ssamt.

Ce hadith a été rapporté par ^Abdou l-Lah Ibnou Mouhammad Abou Bakr Ibnou Abi D-Dounia Al-Qourachiyy dans son livre Assamt. Le sens de ce hadith honoré c’est que ces deux caractéristiques, ces deux caractères comportent un grand bien pour les gens. Il s’agit de l’excellence de comportement et le long silence.

 

Le premier caractère auquel le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a incité c’est l’excellence de comportement. L’excellence de comportement c’est le titre donné à trois choses. L’excellence de comportement ce sont trois choses qui sont les bases et les piliers de ce point de caractère. L’excellence de comportement il s’agit de trois choses : La première de ces trois choses est de cesser de nuire aux gens. La première des trois choses est d’arrêter de faire du mal aux autres, cesser de nuire aux gens. La deuxième c’est supporter la nuisance d’autrui. Quand les gens te font du mal tu supportes, tu patientes et la troisième c’est de faire du bien pour celui qui est reconnaissant tout comme celui qui n’est pas reconnaissant. On fait le bien  pour l’agrément de Dieu. On ne fait pas le bien pour plaire aux autres. Donc quand quelqu’un il fait le bien pour gagner des récompenses de la part de Dieu même si les gens ne sont pas reconnaissants, peu lui importe, ça ne le dérange pas, il ne va pas changer d’attitude parce que les gens ne sont pas reconnaissants. Même si les gens lui font du mal, lui il continue à faire le bien. Il fait le bien à celui qui est reconnaissant tout comme avec celui qui n’est pas reconnaissant. Ce sont là les trois choses qui sont les piliers de l’excellence de comportement.

 

Celui qui obtient l’excellence de comportement, celui qui réussi à avoir l’excellence de comportement, il aura obtenu un haut degré. Son degré est élevé selon le jugement de Dieu. Selon le jugement de Dieu, son degré est élevé. Pourquoi donc ? Parce que s’il a obtenu ce degré d’excellence de comportement, c’est qu’il a combattu fortement les passions de son âme. Pour obtenir ce degré d’excellence de comportement, il a combattu fortement les passions de son âme. Il se peut que grâce à l’excellence de comportement, il atteigne le degré de celui qui se lève la nuit fréquemment, régulièrement pour faire des actes d’adoration, des prières surérogatoires qu’on appelle al Qa‘im et le degré de celui qui jeûne souvent des jeûnes surérogatoires. Car celui qui se lève régulièrement la nuit pour faire des prières surérogatoires et qui fait des jeûnes surérogatoires, celui là il a un haut degré. Grâce à l’excellence de comportement il se peut qu’il atteigne le degré de celui qui se lève tout le temps la nuit pour faire des prières surérogatoires et qui jeûne le jour pour faire des jeûnes surérogatoires.

Le Messager éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit

« إن المؤمن ليدرك بحس خلقه درجة القائم الصائم »

(‘Inna l-mou’mina layoudrikou bi housni khoulouqihi darajata l-qa‘imi  ssa‘imi)

 

ce qui signifie : « Il arrive que le croyant atteigne par son excellence de comportement le degré de celui qui fait toujours des jeûnes surérogatoires et qui se lève régulièrement la nuit pour faire des prières surérogatoires » Hadith rapporté par Abou Dawoud.

 

Le Prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam a dit

« أكمل المؤمنين إيمانا أحسَنهم خلقا وخياركم خياركم لنسائهم خلقا » 

(‘akmalou l-mou’minina ‘imanan ‘ahsanouhoum khoulouqan, wa khiyaroukoum khiyaroukoum linisa‘ihim khoulouqan)

 

ce qui signifie « Ceux d’entre vous qui ont un degré de foi le plus complet ce sont ceux qui ont les meilleurs comportements et les meilleurs d’entre vous sont ceux qui ont le meilleur comportement envers leurs épouses » [Rapporté par At-Tirmidhiyy].

 

Et le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit

« ما من شيء أثقل في ميزان المؤمن يوم القيامة من حسن الخلق، و إن الله يبغض الفاحش الَبَذيّ »

(Ma min chay’in ‘athqal fi mizani l-mou’mini yawma l-qiyamati min housni l-khoulouqi, wa ‘inna

l-Laha youbghidou l-fahicha l-badhiyy)

 

ce qui signifie : « Il n’y a pas quelque chose qui pèse plus lourd au jour du jugement dans la balance du croyant que l’excellent comportement ». C’est-à-dire que l’excellent comportement est quelque chose qui pèse lourd dans la balance du croyant au jour du jugement.

« و إن الله يبغض الفاحش الَبَذيّ »

                                                  (wa ‘inna l-Laha youbghidou l-fahicha l-badhiyy)

 

 « Et certes Allah n’agréé pas, n’aime pas celui qui est vulgaire dans ces propos », celui qui dit des paroles vulgaires, celui qui utilise des mots qui sont laids, qui sont mauvais, des paroles laides et vulgaires ce genre de personne Allah ne les aime pas.

 

Celui qui a l’excellence de comportement il oblige son âme à faire le bien avec les gens. Il oblige son âme à agir en bien avec les gens. C’est-à-dire qu’il oblige son âme à dire et à agir en bien. Il se force à dire du bien et à agir en bien. Et il ne nuit pas aux gens, il supporte leurs nuisances. Il ne leur nuit pas et il supporte leurs nuisances.

 

Agir en bien, faire le bien avec les gens, c’est que tu prodigues le bien autour de toi sans requérir en contrepartie que les gens agissent en bien avec toi. Quand tu vas faire le bien tu ne cherches pas que ce soit en contrepartie d’un bien que les gens vont faire avec toi par la suite. Au contraire tu dois contraindre ton âme, tu dois l’astreindre à agir en bien envers les gens, qu’ils agissent en bien avec toi ou pas. C’est-à-dire tu ne requiers pas comme condition pour agir en bien que les gens agissent en bien. Même si eux n’agissent pas en bien avec toi, tu ne cherches pas la contrepartie. Toi lorsque tu fais le bien tu le fais pour l’agrément de Dieu. Donc il s’agit de contraindre son âme, de forcer son âme, de forcer son nafs à agir en bien même avec celui qui n’agit pas en bien avec toi. Même avec celui qui risque d’agir en mal avec toi. L’âme ici n’apprécie pas, parce que l’âme elle veut toujours être dans une bonne condition. Elle veut avoir la supériorité. Et ici c’est ça l’excellence de comportement, c’est que tu forces ton âme à faire le bien sans attendre de contrepartie même avec celui qui peut agir en mal avec toi.

 

L’excellence de comportement c’est un des caractères des prophètes que Dieu les honore et les élève davantage en degré. Tous les prophètes que Dieu les honore et les élève davantage en degré agissaient en bien avec ceux qui répondaient à leur appel à l’Islam et avec ceux qui ne répondaient pas à leur appel à l’Islam. Ainsi ils aimaient le bien que Allah aime pour les gens. Dans l’appel à l’Islam ils faisaient preuve de patience et ils supportaient la nuisance de la part de ceux qui ne répondaient pas à leur appel. Au contraire, même avec ceux qui leurs nuisaient, ils faisaient preuve de patience. Les prophètes appelaient leur peuple à l’adoration de Allah tabaraka wa ta^ala.

Et leur peuple répondait avec la nuisance et les insultes. Donc leur peuple répondait avec la nuisance et les insultes sauf ceux pour qui Allah a voulu le bien pour eux. Sauf ceux à qui Allah a fait miséricorde puisqu’ils ont répondu à l’appel de ces prophètes et ils sont entrés en Islam.

 

Le croyant qui veut donc être élevé en degré, qui veut s’élever en degré selon le jugement de Dieu, il doit améliorer son comportement. Il doit faire en sorte que son comportement soit un comportement d’excellence c’est-à-dire il patiente face à la nuisance des gens tout en agissant en bien avec eux. C’est-à-dire que dans sa conduite il est comme un arbre fruitier. L’arbre fruitier quand il est frappé avec un bâton, ses fruits tombent, et quand on cueille le fruit sans frapper ses branches, ses fruits on les obtient aussi. Il convient que le croyant soit comme un arbre fruitier, il donne ses fruits qu’on le secoue ou qu’on ne le secoue pas. Il donne toujours des fruits. C’est comme ça qu’il convient qu’il soit.

 

Un poète a dit : 

بنيّ كن بين البشر كالنخل محمود الأثر

إذا رموه بحجر ردّ عليهم بثمر

(Bounayy, koun bayna l-bachari kannakhli, mahmouda l-‘athari, Idha ramawhou bihajarin radda ^alayhim bithamarin)

 

« Mon fils soit parmi les humains, comme les palmiers, ses arbres dont on fait l’éloge, quand on lui lance des pierres au palmier il répond avec des fruits. Quand tu lances des pierres au palmier il te fait tomber des dattes. Donc c’est ainsi qu’il convient que tu sois, c’est-à-dire tu agis avec excellence de comportement. »

 

Et notre Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam est un excellent exemple, un excellent modèle pour nous. Allah a fait son éloge dans le Qour’an par Sa parole

{ وإنك لعلى خلق عظيم }

(Wa ‘innaka la^ala khoulouqin ^adhim)

 

qui signifie : « Tu as certes un excellent comportement, un comportement éminent »

 

Ainsi parmi les caractéristiques du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qui sont des traits de son comportement avec son peuple c’est qu’il pardonnait à celui qui était injuste avec lui. Premier trait de caractère, avec son peuple il pardonnait à celui qui était injuste avec lui et il donnait à celui qui le privait. Donc si quelqu’un ne lui donnait pas, lui il lui donne. Et il entretenait les liens avec celui qui les rompait avec lui. Si quelqu’un rompait les liens, lui il ne les rompait pas, il les entretenait. Et il agissait en bien avec celui qui agissait en mal avec lui.

 

Le deuxième caractère que le Prophète a mentionné dans le hadith, deux caractéristiques qui sont des qualités si les gens s’en embellissent ce sont l’excellence de comportement et le long silence.

La deuxième caractéristique que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a fortement recommandé dans le hadith honoré c’est le long silence, c’est-à-dire de ne pas trop parler sauf pour dire du bien.

 

Le long silence, quand on dit être longtemps silencieux c’est-à-dire silencieux et s’abstenir de dire autre que l’évocation de Dieu, autre que les autres bonnes récompenses. Parce que les évocations de Dieu et les autres récompenses c’est bien, les autres paroles qui ramènent des récompenses c’est bien de les dire. Là on parle du long silence pour autre que cela. Le long silence, c’est un caractère qui est recommandé, que Dieu agrée. La personne qui est sensée, la personne qui est raisonnable devrait être le plus longtemps possible silencieuse, et de ne parler que pour dire du bien.

 

Donc la personne sensée devrait être le plus longtemps possible silencieuse et ne parler que pour dire du bien.

Donc, la personne il convient d’être silencieuse sauf pour du bien pour ce qui lui est utile pour sa subsistance ou pour ce qui lui est utile pour son au-delà comme les évocations de Allah, comme la récitation du Qour’an, comme les autres bonnes actions.

 

Donc la personne aura des comptes à rendre sur ce qu’elle dit. Elle ne dit pas des paroles qui sont une médisance, elle parle de quelqu’un dans son absence, elle dit « non ce n’est pas bien ce qu’il fait » dans le sens que c’est un défaut qu’il a en lui et qu’il n’aime pas qu’on le dévoile. Il ne fait pas la médisance, il ne va pas dire une parole qui va blesser le musulman, comme certaines femmes après des années de vie avec leur mari, il a fait quelque chose et elle lui dit « je n’ai jamais rien vu de bien de ta part ». Ça c’est haram, il se peut que cette fois ci il a fait une erreur, mais ne dit pas jamais. Si elle lui dit jamais ça lui blesse le cœur.  Même si lui dit à sa femme quelque chose qui lui blesse c’est interdit pour lui mais ça c’est quelque chose qui arrive souvent de la part des femmes, le Prophète a dit que beaucoup de femmes maudissent beaucoup et renient le bienfait du mari. La personne est au courant maintenant, il s’agit de gérer, parfois c’est sur un coup de colère ou quand elle est prise par la discussion et elle lâche la bombe. Il ne faut pas lâcher la bombe, il faut se contenir, c’est pour ça il vaut mieux se taire. Il vaut mieux se taire, si tu sais que tu es en colère alors tais-toi. Imagines que tu vas brûler si tu parles, imagine que tu vas recevoir un coup sur la tête si tu parles. Est-ce que tu vas parler ou est ce que tu vas t’abstenir ? Donc quand tu es en colère la solution est que tu te taises. Tu dis quand je ne serais plus en colère je gérerai la situation, là je ne suis pas en état de la gérer. Maintenant c’est comme si la pile est à plat, elle est vide. Je recharge la batterie et après on verra.

 

En effet le Prophète élu salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

« إن بكلّ تسبيحة صدقة و بكل تكبيرة صدقة و كلّ تحميدة صدقة وكلّ تهليلة صدقة و أمر بالمعروف صدقة ونهي عن منكر صدقة »

(‘Inna bikoulli tasbihatin sadaqah wa bikoulli takbiratin sadaqah wa koulli tahmidatin sadaqah wa  koulli tahlilatin sadaqah wa ‘amrin bil-ma^rouf sadaqah wa nahyin ^an mounkarin sadaqah)

 

 Ce qui signifie : « pour chaque parole « soubhana l-Lah », tu as une bonne action, comme si tu faisais une aumône. Pour chaque parole « Allahou ‘Akbar » c’est comme si tu faisais une aumône, pour chaque parole « al hamdouli l-Lah » c’est comme si tu faisais une aumône, pour chaque parole « La ‘ilaha ‘illa l-Lah » c’est comme si tu donnais une aumône. Chaque fois que tu ordonnes le bien c’est comme si tu donnais une aumône, et chaque fois que tu interdis le mal c’est comme si tu faisais une aumône ». C’est-à-dire ce sont là des occasions pour parler mais ici c’est parler en bien. Quand on a vu tout à l’heure qu’il vaut mieux ne pas parler c’est-à-dire quand il y a des choses inutiles. Quand il s’agit de gagner des récompenses, on parle. C’est pour cela que quand tu vois quelqu’un qui ne fait pas la prière, tu lui dis de faire la prière. Si quelqu’un n’assiste pas à une assemblée de science de religion, tu lui dis « assiste à l’assemblée de science de la religion », si tu as vu quelqu’un qui a commis un péché, tu lui dis « arrête de commettre ce péché ».

 

Il est rapporté également du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qu’il a dit

« لا تكثروا الكلام بغير ذكر الله فإن كثرة الكلام بغير ذكر الله قسوة القلب «

(La toukthirou l-kalam bighayri dhikri l-Lah fa’inna kathrata l-kalam bighayri dhikri l-Lah qaswatoun lil-qalb)

 

ce qui signifie : « Ne parlez pas beaucoup pour dire autre que l’évocation de Allah parce que trop parler avec autre que l’évocation de Allah entraine la dureté du cœur », la personne son cœur devient dur. Qu’est ce que ça veut dire son cœur devient dur ? Même si elle entend des paroles d’exhortations, de rappels, ça ne lui attire pas l’attention, ça n’a pas d’effet sur elle parce que son cœur il est dur. Pourquoi ? Parce qu’elle bavarde, elle parle, elle parle… C’est pour cela ce n’est pas quelque chose de bien de trop parler. Dès qu’ils sont jeunes, dès qu’ils sont enfants c’est bien de s’habituer à ne pas trop parler. C’est une bonne caractéristique que de garder longtemps le silence.

 

Allah a fait grâce à ses esclaves de nombreux bienfaits. Des bienfaits innombrables, et parmi ces bienfaits que Allah nous a accordé il y a la langue. La langue c’est un bienfait que Allah nous a accordé. Regardez ceux qui n’ont pas de langue, ceux qui sont muets, c’est une grande épreuve. Al- Hamdouli l-Lah Allah a fait grâce à l’esclave de nombreux bienfaits dont seul Lui sait le nombre. Et parmi ces nombreux bienfaits il y a la langue.

Allah a fait que cette langue soit un organe que Allah a accordé à l’être humain pour régler ses affaires et ses besoins du bas monde et ses besoins de la religion. Pour qu’il puisse régler ses affaires et arriver à ses objectifs du bas monde et de la religion.

Et Allah nous a accordé cette langue importante pour pouvoir régler nos affaires et parvenir à nos fins concernant les sujets de la religion et concernant les sujet de l’au-delà, c’est-à-dire pour qu’on puisse l’utiliser dans ce qui est profitable et pas pour ce qui est préjudiciable. Nous ne devons pas utiliser la langue pour des choses qui vont nous nuire dans l’au-delà. Celui qui utilise cette langue dans ce qui lui est utile et pas dans ce qui lui est préjudiciable alors il n’y a pas de danger pour lui.

 

S’il utilise sa langue pour le bien, il ne va pas être châtié dans l’au-delà pour l’utilisation de sa langue. Quant à celui qui utilise sa langue pour le mal, celui là il n’aura pas remercié Dieu, il aura désobéi à Dieu, il mérite d’être châtié.

 

Et notre Messager éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré a dit

 

« من كان يؤمن بالله و اليوم الآخر فليقل خيرا أو ليصمت »

(Man kana you’minou bi l-Lahi wa l-yawmi l-‘akhir, falyaqoul khayran ‘aw li yasmout)

 

ce qui signifie en français : « Celui qui croit en Dieu et au jour dernier qu’il dise du bien ou alors qu’il se taise ». C’est-à-dire avant de parler, évalue ce que tu vas dire. Est-ce que ce que tu vas dire est quelque chose de bien ou pas ? Est-ce que c’est quelque chose qui va amener un bien ou pas ? Est-ce que tu vas ordonner le bien, interdire le mal ou est ce que ce sont des paroles inutiles ? Ou pire encore, est ce que ce sont des paroles interdites qui vont nuire à quelqu’un ? Tu réfléchis. Avant de parler tu ne t’empresses pas de parler. Réfléchis d’abord si c’est utile tu le dis sinon tu te tais, c’est mieux. Il vaut mieux te taire.

 

Celui qui ne s’habitue pas à être silencieux, il va s’habituer à trop parler, il peut être entrainé à des situations périlleuses, dangereuses qui vont le faire glisser jusqu’à aller en enfer.

 

Il a été authentifié du compagnon honorable ^Abdou l-Lah ibnou Mas^oud que Allah l’agrée, qui s’était adressé à sa langue un jour et il a dit :

يا لسان قل خيرا تغنم واسكت عن شرّ تسلم من قبل أن تندم

(Ya lisan, qoul khayran taghnam wa skout  ^an charrin taslam min qabli ‘an tandam)

 

« Ô ma langue, dis du bien, tu gagneras et abstiens toi de dire du mal, tu seras sauvé avant de le regretter car j’ai entendu le Messager de Dieu salla l-Lahou ^alayhi wa sallam dire

« أكثر خطايا ابن ءادم من لسانه »

(‘akhtharou khataya bni ‘adam min lisanihi )

 

Ce qui signifie en français : « la plupart des péchés de l’être humain provienne de sa langue ». [Rapporté par AtTabaraniyy]

 

Et parmi les erreurs qui peuvent être commise par la langue, il y a la mécréance et les grands péchés.  Si la personne utilise sa langue dans quelque chose qui fait mériter le châtiment de Dieu à cause de paroles interdites sans faire attention, il se peut que cette personne dans l’au-delà, à cause de ces paroles interdites arrive jusqu’au fond de l’enfer fond de l’enfer. Si la personne dit des paroles que Dieu a interdites sans faire attention, il se peut que dans l’au-delà il arrive au fond de l’enfer à cause de paroles qui seraient de la mécréance. Parce que la mécréance est le plus grave des péchés selon le jugement de Dieu. Il se peut que quelqu’un croit qu’il est musulman parce qu’il est né au pays, ou il dit « toute ma famille sont musulmans » ou il dit « mon père c’est un imam » Même si ton père était un imam, n’est ce pas que notre Maitre Nouh il avait quatre fils, trois étaient musulmans et le quatrième est mort mécréant. Son père était un Prophète et il est mort mécréant. Donc ce n’est pas parce que ton père ou ton voisin ou ton fils ou tu habites à la Mecque… Tu dois faire attention à ce que tu dis. Il y a des paroles qui font sortir de l’Islam. Celui qui rend interdit quelque chose de licite, celui qui rend licite quelque chose d’interdit, celui qui dit « ça ne fait rien, chacun est libre de croire ce qu’il veut », « il est libre de dire ce qu’il veut », s’il est libre, si on lui insultait sa mère ou sa sœur et regarde comment il réagit. Mais quand on insulte le Prophète ou insulte Dieu, tu dis c’est libre. Non ce n’est pas libre.

Donc il y a des paroles qui font sortir de l’islam, que la personne fasse attention pour ne pas se retrouver dans l’au-delà au fond de l’enfer. Et qu’elle rappelle cela aux gens au titre d’ordonner le bien et d’interdire le mal. Ordonner le bien et interdire le mal c’est un grand devoir pour les musulmans. Beaucoup de gens l’ont délaissé de nos jours, certains disent : « moi je suis tranquille je fais mes cinq prières, je jeûne le mois de Ramadan, je ne fais pas de mal aux gens, ca va ! » Oui mais parmi les devoirs il y a ordonné le bien et interdire le mal. Que tu ailles vers les gens que tu leur rappelle les attributs de Dieu, les attributs des Prophètes. Tu leur enseignes qu’il y a des paroles qui font sortir de l’islam ? Chacun il enseigne, il enseigne, il enseigne…multiplier les assemblées de science de la religion, parce que chaytan n’aime pas les assemblées de science de la religion, il essaie de faire tout son possible pour arrêter les assemblées. Il déteste notre Prophète et il délaisse les assemblées de science. Donc il faut multiplier, il faut diffuser la science.

 

Et comme a dit notre Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam à notre maitre ^Aliyy ce qui signifie : « Que tu sois la cause de la bonne guidée d’une seule personne cela vaut mieux pour toi que les biens les plus précieux de ce bas monde ». Même une seule personne. Tu vas avec une personne dans un trajet, transport en commun, tu lui dis « moi je te veux le bien je te dis quelques paroles » et tu lui fais un petit rappel. C’est facile, ce n’est pas difficile. Pourquoi il y a des gens pour dire du mal ils n’ont pas froid aux yeux ? Et toi tu as la clé du paradis, tu as la science, tu as la bonne croyance et tu vas éprouver de la pudeur qui n’est pas adapté ici.

 

Il y a une pudeur qui est louable et une pudeur qui n’est pas louable. Pour ordonner le bien et interdire le mal il ne s’agit pas d’avoir honte, celui qui a honte c’est celui qui commet un péché. Pas celui qui est sur la vérité.

 

Et le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qu’il a dit :

« إن العبد ليتكلّم بالكلمة لايرى بها بأسا يهوي بها في النار سبعين خريفا »

(Inna l-^abda layatakallamou bilkalimati, la yara biha ba’sa,  yahwi biha fi n-nari sab^ina kharifa)

 

ce qui signifie : « Certes il arrive à l’esclave de dire une parole dans laquelle il ne voit pas de mal mais à cause de laquelle il chutera en enfer d’une distance de soixante dix automnes. ». Il dit une parole, dans cette parole il pense qu’il n’y a pas de mal mais à cause de cette parole il va chuter en enfer, il va arriver à un endroit qui est réservé aux mécréants. C’est-à-dire que même le musulman entre en enfer, il n’arrive pas au fond de l’enfer. Donc c’est pour cela que c’est important. Il s’agit de se préserver. L’Islam est très précieux. C’est facile d’entrer en Islam, c’est une parole, une phrase mais aussi c’est facile d’en sortir. Donc il faut faire attention de ne pas sortir de l’islam. Ce n’est pas parce que quelqu’un est musulman depuis vingt générations qu’il se dit « moi je suis préservé ». Le commun des musulmans n’est pas préservé. Les Prophètes sont préservés, les saints, Allah les protège. Mais le commun des musulmans ne sont pas préservés de la mécréance.

 

Celui qui lâche les brides à sa langue, pour dire ce qui fait mériter le châtiment de Dieu, il se peut qu’il glisse à cause d’une seule plaisanterie, une seule blague dans laquelle il y a de la mécréance, sans y voir un quelconque mal mais il mérite à cause de cela la descente jusqu’au fond de l’enfer au jour du jugement. Et combien sont nombreux les gens qui sont ainsi. Il faut faire attention pour ne pas dire de paroles qui font sortir de l’islam. Il faut faire attention pour ne pas dire des mots qui font sortir de l’islam. Certains ils plaisantent, soit disant pour faire rire les gens. Ils racontent une des paroles qui sont contraire à la religion. Et d’autres ils apprécient, ils se mettent à rire, et après ils disent « elle me plait celle là je vais la répéter celle là ».

 

Et parmi les choses contre lesquelles il faut se préserver et préserver sa langue et qui se produisent souvent de la part des gens c’est la médisance. Qu’est ce que la médisance ? C’est citer ton frère en Islam, ou ta sœur, par quelque chose qui est en lui, ou en elle, qu’il ou elle déteste et en son absence. Quatre choses : que tu cites ton frère ou ta sœur en Islam, par quelque chose qui est en lui, ou en elle, qu’il ou elle déteste et en son absence, ça c’est interdit. Tu dis par exemple, « untel ses enfants ne sont pas polis », ou bien « unetelle elle ne sait pas s’habiller », même si c’est vrai, ou « untel il a tel métier » pour le blâmer, c’est quelque chose qu’il déteste, on ne parle pas de quelque chose que tu cites en bien ce n’est pas interdit mais si tu le cites en mal.

 

Le Prophète ^alayhi ssalatou wa sallam nous a donné une règle qui est très facile à retenir :

« لا يؤمن أحدكم حتى يحبّ لأخيه ما يحب لنفسه  «

(La you’minou ‘ahadoukoum hatta youhibba li-‘akhihi ma youhibou linafsihi)

 

« L’un de vous n’atteindra un degré de foi complète que s’il aime pour son frère ce qu’il aime pour lui-même ». Quand tu vas parler sur quelqu’un, met toi à sa place, dis toi « si c’était moi, est ce que j’aimerai qu’on parle de moi comme ça ? » Comme ça ça va t’aider à te surveiller. Donc mets-toi à la place de l’autre. Ça c’est un hadith qui signifie en français « l’un de vous n’atteindra un degré de foi complète que s’il aime pour son frère ce qu’il aime pour lui-même ». Ce que tu aimes pour toi, alors aime le pour ton frère.

 

Les plus graves des paroles sont les paroles de mécréance.

 

Qu’il est beau de conclure nos propos par un hadith du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam

« من صمت نجا «

(Man samata naja)

 

Qui signifie : « Celui qui se tait il est sauvé »

Et la parole du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam

« أكثر خطايا ابن ءادم من لسانه »

(‘akhtharou khataya bni ‘adam min lisanihi)

 

Qui signifie : « La plupart des péchés du fils de ‘Adam proviennent de sa langue ».

 

Un grand savant a dit : « Celui qui veut être sauvé qu’il diminue ses propos, qu’il ne parle pas beaucoup. Quand à celui qui parle beaucoup nécessairement il va tomber, soit dans le péché soit il va dire des paroles qui sont une perte de temps, il va perdre son temps, soit un péché soit une perte de temps. Si lui il fait attention à ce qu’il dit il va tomber dans ce qui est une perte de temps, mais la plupart des gens tombent dans les péchés et beaucoup tombent dans la mécréance, parce qu’ils parlent beaucoup.

 

Nous demandons à Allah d’être sauvé dans le bas monde et dans l’au-delà et de nous préserver nos langues de tout ce qui mène à la perte de sorte que nous ne les utilisions qu’en ce que tu agréés comme actes d’obéissances et comme actes de bien. Et notre dernière invocation est Al Hamdouli l-Lahi Rabbi l-^alamin

L’hiver, c’est le printemps du croyant

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur juin 20, 2010
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Allah dit : (‘Inna l-ladhina qalou rabbouna l-Lahou thoumma staqamou tatanazzalou ^alayhimou l-mala’ikatou ‘alla takhafou wa la tahzanou wa ‘abchirou bi l-jannati l-lati kountoum tou^adoun ; Nahnou ‘awliya‘oukoum fi l-hayati d-dounya wa fi l-‘akhirah wa lakoum fiha ma tachtahi anfouçoukoum walakoum fiha ma tadda^oun ; Nouzoulan min ghafouri r-rahim) [Sourat Foussilat/30-32].

Mes frères de foi, celui qui est intelligent, c’est celui qui a craint Son Seigneur, qui se remet en cause, qui œuvre pour ce qui vient après la mort. Celui qui s’attache à la Loi de l’Islam au grand jour et en son for intérieur, celui qui protège son cœur pour ne pas oublier d’évoquer Allah, celui qui s’empresse pour accomplir les bons actes sans paresse ni ennui.

Nous allons parler dans ce discours de l’adoration durant l’hiver. Et les paroles à ce sujet peuvent durer. Lorsque vient l’hiver et que nous gagnons le butin des adorateurs. L’hiver, c’est le printemps des croyants. Nous serons avec les victorieux, par la volonté de Allah.

At-Tirmidhiyy a rapporté dans ses Sounan, d’après ^Amir Ibnou Mas^oud d’après le Prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, il a dit : (Al-ghanimatou l-baridah assawmou fi ch-chita) ce qui signifie : « Le butin qui ne nécessite pas beaucoup d’effort, c’est le jeûne durant l’hiver ».

Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, disait : « Voulez-vous que je vous indique le butin qui ne nécessite pas beaucoup d’effort ? ». Ils lui ont dit : « Oui ». Il répondait : « Jeûnez pendant l’hiver ». C’est un butin qui n’est pas difficile à obtenir parce que le jeûneur ne subit pas la chaleur ni la soif.

Ibnou Rajab Al-Hanbaliyy a dit : « Veiller les nuits en hiver est équivalent à un jour de jeûne en été ».

Il est confirmé de ^Oumar Ibnou l-Khattab, que Allah l’agrée, qu’il a dit : « L’hiver est le butin des adorateurs », rapporté par Abou Nou^aym avec une chaîne de transmission sahih.

L’Imam ‘Ahmad a rapporté de Abou Sa^id Al-Khoudriyy, que Allah l’agrée, que le Prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit : (Ach-Chita-ou rabi^ou l-mou’min) ce qui signifie : « L’hiver est tel le printemps pour le croyant ». Al-Bayhaqiyy l’a également rapporté. Et il a ajouté : (Tala laylouhou faqamah wa qasoura naharouhou fasamah) ce qui signifie : « La nuit en hiver est longue. Le croyant l’accomplit en actes d’adoration. Le jour en hiver est court. Le croyant le jeûne ».

Comment le musulman peut-il exploiter la nuit et le jour en hiver ? L’hiver, c’est comme un printemps pour le croyant car il gambade dans les jardins de l’obéissance. Il se déplace dans les lieux des adorations. Il promène son cœur dans les jardins de l’obéissance, qui sont faciles en hiver car le croyant peut accomplir en hiver le jeûne durant la journée sans grande difficulté. Il n’a pas à endurer la faim ou la soif. Les journées sont en effet courtes en hiver. Il ne ressent pas une grande difficulté pour le jeûne.

L’un des compagnons, que Allah les agrée, a insisté sur cela. Les compagnons s’appliquaient particulièrement durant l’hiver. Ils étaient heureux de son arrivée. Et ils incitaient les gens à en profiter.

D’après Ibnou Mas^oud, que Allah l’agrée, il a dit : « Bienvenu à l’hiver. Les bénédictions descendent. La nuit est longue pour que l’on puisse faire des actes d’adoration. Et le jour est court pour qu’on puisse faire le jeûne ».

Et quelle belle parole que celle de Al-Haçan Al-Bisriyy, quand il a dit : « Quelle bonne époque pour le croyant que l’hiver. Sa nuit est longue, il la veille. Sa journée est courte, il la jeûne ».

Et l’un des vertueux, lorsque venait l’hiver, disait : « Ô vous, les gens du Qour’an, la nuit est longue pour que vous puissiez réciter. Alors récitez. La journée est courte pour que vous puissiez jeûner. Alors jeûnez ».

Alors pourquoi ne pas jeûner comme le jeûne de Dawou? Pourquoi ne pas jeûner les lundis et les jeudis ? Et si nous ne jeûnons pas les lundis et les jeudis, pourquoi ne pas jeûner les jours blancs, qui sont le 13, le 14 et le 15 de chaque mois lunaire ?

Mes chers bien-aimés, c’est une occasion en or pour celui qui recherche la récompense de la part de Allah, le Seigneur des mondes, et qui cherche à avoir un butin facile, pour celui qui doit des rattrapages, pour celui qui doit des expiations. Profitons tous de ce butin facile. Pour celui qui a veillé les nuits en hiver, en raison de leurs longueurs, la personne peut prendre le sommeil dont elle a besoin puis elle se lève pour la prière. Celui qui fait la prière et récite son wird, son âme pourra obtenir ce dont elle a besoin comme sommeil tout en faisant son wird ou pratique habituelle. Ainsi, il réalise son intérêt dans la religion tout en donnant le repos à son corps.

Il a été rapporté de Al-Haçan Al-Bisriyy, que Allah lui fasse miséricorde, qu’il a dit : « Quel bon compagnon pour le croyant que l’hiver. Sa nuit est longue, il la veille. Sa journée est courte, il la jeûne ». Et l’hiver est étonnant pour celui qui a goûté l’adoration. Allah ta^ala a cité les gens du paradis par Sa parole : (Kanou qalilan mina l-layli ma yahja^oun) [Sourat Adh-Dhariyat/17] ce qui signifie : « Ils dormaient peu la nuit ».

Il est rapporté de Mou^adh Ibnou Jabal, que Allah ta^ala l’agrée, qu’il a pleuré quand il était en train d’agoniser. On lui a dit : « Est-ce que tu pleures par crainte de la mort ? ». Et il a répondu : « Et pourquoi je ne pleurerai pas ? Qui aurait pleuré en priorité ? Par Allah, je ne pleure pas par crainte de la mort, ni par recherche de votre bas monde. Mais je pleure parce que je vais quitter les soifs des journées et les veillées de nuit des mois de l’hiver ». Et ceci n’est pas étonnant car l’adoration donne un plaisir. Celui qui n’en profite pas est privé.

^Abdou l-Lah Ibnou Wahb a dit : « Chaque chose qui a un goût ne donne qu’un seul plaisir, sauf l’adoration, qui donne trois plaisirs : pendant que tu es en train de l’accomplir, pendant que tu t’en rappelles, et lorsque tu en recevras la récompense ».

Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, partageait sa nuit en trois parties : entre le qiyam, éveillé en actes d’adoration surérogatoire, le sommeil, et l’apprentissage de la science. Et il disait : « J’ai partagé ma nuit en trois parties : « Un tiers, je fais la prière. Un tiers, je dors. Et un tiers, je révise le hadith du Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ».

Et un poète a dit : « Si tu es dérangé par la chaleur de l’été, par la dureté de l’automne, par le froid de l’hiver, et que tu es occupé par le temps doux au printemps, quand est-ce que tu vas prendre la science ? ».

Les jours sont de différentes étapes, et le musulman les traverse, étape par étape. Et font partie des meilleurs des gens ceux qui profitent de chaque étape pour prendre des provisions pour l’au-delà.

Nous demandons à Allah ta^ala qu’Il nous donne une grande ardeur pour l’obéissance, qu’Il nous accorde la sincérité et l’acceptation des vertueux, et qu’Il nous accorde la réussite pour faire ce qu’Il agrée. Il est certes Celui Qui exauce les invocations.

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Conseil de Ibnou l Jawziyy à son fils (première partie)

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur juin 9, 2010
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L’imam, l’illustre savant, Jamalou d-Din Abou l-Faraj Ibnou l-Jawziyy a dit :

Je commence par le nom de Allah et c’est Son aide que je recherche.

La louange est à Allah Qui a créé le premier père à partir de terre et Qui a fait sortir de lui sa descendance d’entre son dos et ses jambes. Il a renforcé les différentes tribus par les liens de parenté et les liens d’alliance et la louange est à Allah Qui m’a accordé la science et la connaissance de ce qui est correct, Qui a fait que j’ai une bonne éducation durant mon enfance et Qui m’a protégé dans ma jeunesse et Qui m’a accordé une descendance et j’espère par leur existence avoir beaucoup de récompenses. Seigneur, fais que je sois de ceux qui accomplissent la prière continuellement, ainsi que ma descendance. Seigneur, agrée nos invocations. Seigneur, pardonne-moi, à mes parents, ainsi qu’aux croyants au jour du jugement. Lorsque j’ai connu l’honneur du mariage et de la recherche des enfants, j’ai fait une Khatmah du Qour’an, j’ai récité tout le Qour’an et j’ai demandé à Allah ta^ala qu’Il m’accorde 10 enfants. Il me les a accordés. J’ai eu ainsi 5 garçons et 5 filles. Parmi les filles, 2 sont mortes et parmi les garçons, 4 sont morts. Il ne me restait qu’un seul garçon, Abou l-Qacim. J’ai demandé à Allah ta^ala qu’Il fasse qu’il soit une descendance vertueuse et qu’il m’accorde ce que je recherche par lui mais j’ai vu de sa part un certain relâchement et un manque de sérieux dans la recherche de la science. Alors je lui ai écrit cette lettre pour l’inciter et pour le motiver à suivre le chemin que j’ai suivi dans l’acquisition de la science. Je lui indique ainsi d’avoir recours à Allah soubhanahou wa ta^ala Qui accorde la réussite tout en sachant que personne ne fait échouer celui à qui Allah accorde la réussite et personne ne guide celui que Allah égare. Mais Allah ta^ala dit « wa tawasaw bi l haqqi wa tawasaw bi s sabr» ce qui signifie « recommandez-vous la vérité et recommandez-vous la patience » et Allah dit « fadhakkir in nafa^ ati dh-dhikra» ce qui signifie « Fais le rappel, puisse le rappel être profitable » et il n’est de préservation et de force que par Allah.

CHAPITRE :

Sache mon fils, que Allah t’accorde la réussite pour être sur la vérité, que l’être humain n’a été caractérisé par la raison que pour œuvrer conformément à cette raison, alors utilise la correctement. Utilise ta réflexion et reprends-toi, tu sauras par les preuves selon la raison que tu es créé, responsable, sujet à des obligations dont tu es chargé, que les deux anges inventorient ce que tu dis, ce que tu regardes ; les souffles de celui qui est vivant sont autant de pas qui le rapprochent de son échéance, la durée de ton séjour dans le bas monde est très courte, la présence dans les tombes est très longue. Et que le châtiment pour celui qui suit ses passions est une grave issue. Où est donc alors le plaisir de la veille ? Il est parti et n’a laissé que du regret. Où sont les tentations de l’âme ? Combien de têtes ont-elles fait baisser ? Combien de pieds ont-elles fait glisser ? Et celui qui est heureux ne l’est  qu’en contredisant ses passions. Et celui qui est malheureux ne l’est que parce qu’il a préféré le bas monde, alors tire les moralités des rois et des ascètes qui sont partis avant toi. Où sont les plaisirs qu’ont éprouvés ces gens-là ? Et où sont les fatigues qu’ont subies ces autres ? Il n’est que la grande récompense, les bonnes évocations pour les vertueux et le mal, le châtiment douloureux pour les désobéissants. C’est comme si ceux qui ont été affamés n’avaient pas enduré de faim et ceux qui ont été rassasiés n’avaient pas ressenti le soulagement. Leur paresse pour accomplir les actes de mérite est un mauvais compagnon et la recherche du repos laisse le regret, un regret qui fait oublier tout plaisir. Alors prends conscience et fatigue ton âme. Sache que l’accomplissement des obligations et l’abstention des interdictions sont nécessaires et si la personne outrepasse cela, le feu l’attendra. Et sache que l’objectif des gens qui fournissent des efforts est de rechercher les mérites. Les actes des degrés émérites se diffèrent les uns des autres. Il y a des gens qui estiment que ce qui est méritoire, c’est d’être ascète dans le bas monde. D’autres considèrent que ce qui est méritoire est de s’occuper des actes d’adoration. Mais en réalité, faire les actes conformément à la science est ce qui est méritoire de manière complète. Celui qui réalise les deux sera élevé jusqu’à réaliser la connaissance du Créateur soubhanahou wa ta^ala, et il sera motivé à L’aimer, à Le craindre et à se languir de Lui et ceci est l’objectif, la finalité. Et c’est conformément à la volonté des gens qu’est l’ardeur qui les motive. Tout mourid n’est pas forcément voulu pour atteindre de hauts degrés et ce n’est pas toute personne recherchant les hauts degrés qui va les trouver. Néanmoins l’esclave doit fournir des efforts et chacun sera facilité dans ce pour quoi il a été créé et c’est la recherche de l’aide de Allah que nous souhaitons.

CHAPITRE

La première chose au sujet de laquelle il convient de méditer est de connaître Allah ta^ala par les preuves. Il est connu que celui qui voit le ciel élevé, la terre placée et qui aura observé les constructions parfaites, particulièrement dans son propre corps, saura qu’il est indispensable pour ces choses qui sont créées qu’il y ait Qui les a créées, et ces choses construites, qu’il y ait Qui les a construites. Ensuite, il observe bien la preuve de la véracité du messager, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, à savoir, la plus grande des preuves qui est le Qour’an, qui a rendu impuissantes les créatures d’amener une seule sourat semblable. Une fois que ceci est confirmé pour lui : l’existence du Créateur jalla wa ^ala et la véracité du messager, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, il devra soumettre ses propres brides à la loi, il devra savoir ce qu’il doit faire comme woudou, comme prière, comme zakat s’il a de l’argent, comme pèlerinage et autre que cela parmi les devoirs. Une fois qu’il connaît la part obligatoire, il l’accomplit. Il convient pour celui qui a une forte ardeur d’essayer de grimper dans l’échelle du mérite. Il s’occupe par l’apprentissage du Qour’an, son explication par le hadith du messager, salla l-lahou ^alayhi wa sallam, par la connaissance de sa biographie, de la biographie de ses compagnons et des savants qui sont venus après eux, pour ainsi suivre les hauts degrés et choisir les plus hauts d’abord. Il est indispensable de connaître aussi ce qui lui permet de rectifier sa langue comme grammaire (nahw) et également les différentes méthodes de l’usage de la langue. Le fiqh est la base des sciences, le rappel est comme ce qui le rend doux et sucré et ce qui est le plus profitable. J’ai écrit dans ces sciences citées des ouvrages qui te feront passer de tout ce qui a précédé comme composition des savants prédécesseurs et autres par la grâce de Allah. Je t’ai ainsi évité de rechercher des livres et de fournir des efforts pour composer. Il n’y a pas une ardeur qui baisse si ce n’est pour sa stupidité. Dès lors qu’une ardeur est forte, elle ne se suffira pas de ce qui est moindre et j’ai su par les preuves que l’ardeur est dans l’être humain mais certaines ardeurs sont faibles pendant certaines périodes. Mais si elles sont motivées à nouveau, elles iront de l’avant. Dès lors que tu vois une impuissance en toi, alors demande au Créateur, à Celui Qui accorde les bienfaits, ou si tu constates une paresse, alors trouve refuge auprès du Créateur car tu n’obtiendras pas un bien sauf en Lui obéissant. Et tu ne manqueras un bien qu’en Lui désobéissant. Qui donc a recherché l’agrément de Allah et n’a pas trouvé ce qu’il voulait ? Et qui donc s’est détourné de Lui et a profité ou a eu un bienfait ? N’as-tu pas entendu la parole d’un poète qui dit ce qui signifie « par Allah je ne suis pas venu un seul jour vous rendre visite sans que je trouve comme si la terre se rétrécissait sous mes pas. Et les ardeurs n’ont pas faibli un jour sans que je vois que je suis encore plus en retard ».

CHAPITRE

Regarde  mon fils, observe toi-même pour ne pas dépasser les limites de la Loi. Regarde comment veiller à ne pas dépasser ces limites et tu seras alors préservé. Celui qui les délaisse sera abandonné. Et je te rappelle certains faits de ma vie, puisses-tu prendre exemple sur mes efforts et que tu demandes au Créateur car tous les bienfaits que j’ai eus n’étaient pas par ma cause mais par la grâce de mon Créateur, par Ses bienfaits. Je me rappelle, moi qui ai une forte ardeur, lorsque j’étais à l’école, j’avais 6 ans, j’étais avec des enfants qui étaient plus âgés que moi mais j’ai eu une raison clairvoyante depuis mon jeune âge qui dépassait la raison des personnes âgées. Je ne me rappelle pas avoir joué sur le chemin avec les enfants, ni avoir éclaté de rire, au point que lorsque j’avais environ 7 ans, j’allais dans les mosquées et je ne choisissais pas l’assemblée d’un charlatan. Je recherchais l’assemblée du mouhaddith qui rapportait des conduites du Prophète. Je mémorisais tout ce que j’entendais, je rentrais à la maison et je l’écrivais. Et Allah m’a accordé notre chaykh Abou l Fadl Ibnou Nasir que Allah lui fasse miséricorde. Il m’emmenait auprès des chaykh et il m’a fait entendre le mousnad et d’autres grands livres et je ne savais pas ce qu’il voulait de moi. Il a veillé à ce que j’entende les sujets les plus importants jusqu’à avoir atteint la puberté. J’ai persévéré sur cela et je suis resté avec lui jusqu’à ce qu’il décède, que Allah lui fasse miséricorde. Grâce à lui, j’ai obtenu la connaissance du hadith de la transmission. Et alors que les enfants descendaient auprès du fleuve Ad-Dijlah, le Tigre, et se mettaient à observer le pont, je prenais un jouzet je me tenais à l’écart des gens auprès de Ar-riqqah et je m’occupais de la science. Ensuite me fut inspirée l’ascèse, j’ai poursuivi les jours de jeûne et je m’occupais du peu de nourriture. J’ai astreint mon âme à la patience, j’ai persévéré et j’ai poursuivi sur cela. J’ai veillé des nuits et je ne me suffisais pas d’une science, j’entendais le fiqh, j’entendais, l’exhortation, j’entendais le hadith, je recherchais la conduite des ascètes. Ensuite, j’ai lu dans la langue arabe et je n’ai pas laissé une seule personne qui rapporte ou qui exhorte, sans que j’assiste à son assemblée et je recherchais les meilleurs. Et lorsque j’avais à choisir entre deux choses, la plupart des cas je choisissais le droit du Créateur, et ainsi Il m’a accordé beaucoup de bienfaits dans mon éducation. Il a fait que je sois sur le chemin le meilleur pour moi. Il a repoussé de moi les ennemis, les envieux, ceux qui me veulent du mal et Il m’a facilité les causes de la science. Il m’a fait envoyer des livres d’une manière à laquelle je ne m’y attendais pas, Il m’a accordé la bonne compréhension, la rapidité de la mémorisation, la belle écriture, la bonne composition et Il a fait que je n’ai besoin de rien de ce bas monde. Au contraire, Il m’a fait parvenir ma subsistance, ce qui me suffit, et plus encore. Il a accordé dans le cœur des gens de l’amour envers moi et de l’acceptation au-delà de la limite. Et Il a fait que mes paroles aient un impact sur leurs âmes de sorte qu’ils ne doutent pas de la validité de ce que je disais. Et sur mes mains environ 200 personnes des gens de Adh-Dhimmah sont entrées en Islam. Et dans mon assemblée plus de 100 000 personnes se sont repenties. Je parcourais les assemblées de chouyoukh pour entendre le hadith et je ne retrouvais plus mon souffle tellement je courais pour assister aux assemblées et ne pas être précédé par d’autres. Au matin, je me levais sans avoir rien à manger et au soir j’arrivais sans avoir rien à manger, mais Allah ne m’a pas humilié pour une seule créature, Il m’a au contraire fait parvenir ma subsistance pour conserver mon honneur. Et si je détaillais tous mes états, cela prendrait beaucoup de temps mais tu peux voir l’état auquel je suis arrivé et moi je te les rassemble tous en une seule phrase qui est la parole de Allah ta^ala «Wa t-taqoul-Lah » qui signifie « faites preuve de piété à l’égard de Allah et Allah vous accorde une science à partir d’une voie à laquelle vous ne vous attendez pas ».

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Se remettre en question avant que ne vienne la mort

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur mai 25, 2010
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La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le maître des Messagers et l’Imam des pieux notre Prophète Mouhammad,  tous ses frères prophètes messagers et sa famille bons et purs.

 Ô vous les gens, délaissez l’insouciance avant que ne vienne à vous la mort.

Ô vous les gens, délaissez l’insouciance avant que ne vienne la mort. Réfléchissez combien vous allez vivre et qu’est-ce que vous avez préparé pour votre tombe et pour votre au-delà ? Jusqu’à quand allez-vous rester dans l’insouciance sans vous préoccuper de l’obéissance envers votre Seigneur ? Qu’attendez-vous ? Que la mort ne vienne soudainement à vous ?!

Jusqu’à quand certains ne feront pas la prière ?

Jusqu’à quand certains ne diminueront pas les paroles ?

Jusqu’à quand certains délaisseront les assemblées de science alors qu’ils en ont besoin ?

Jusqu’à quand certains feront la médisance des musulmans ?

Jusqu’à quand une femme nuira à son mari ? Ne pense-t-elle pas à la parole du Prophète r qui signifie : « Il n’y a pas une femme qui nuit à son mari dans le bas monde sans que l’épouse de son mari parmi les hour Al-^in – les femmes du paradis – ne lui disent « Ne lui nuis pas, que Dieu te rétribue pour le mal que tu lui fais ! Il est comme un intrus chez toi et il va bientôt te quitter pour venir à nous. » »

Elle ne réfléchit donc pas au hadith qui signifie : « Toute femme qui meurt alors que son époux est satisfait d’elle, elle entrera au paradis »

Et au hadith du Prophète qui signifie : « Il n’y a pas une femme qui passe la nuit alors que son mari est en colère contre elle sans que les anges ne la maudissent jusqu’au matin ».

Le Messager éminent, que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré, a dit ce qui signifie : « La personne qui a le plus grand droit sur la femme, c’est son mari. »

Jusqu’à quand des hommes nuisent à leurs épouses sans droit alors que le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Les meilleurs d’entre vous sont les meilleurs avec leurs épouses et moi je suis le meilleur d’entre vous envers mes épouses. »

Et il a dit ce qui signifie : « Je suis très exigent avec vous concernant le droit des deux plus faibles, la femme et l’orphelin ».

Ne pensent-ils pas à la tombe étroite dans laquelle ils vont descendre qui est la maison de la solitude, la maison des vers ?

Ne réfléchissent-ils pas au sujet du châtiment de l’enfer noir ténébreux ?

Jusqu’à quand lâcherez-vous les brides aux langues pour dire ce qui vous passe par la tête parmi les paroles qui ne comportent pas de bien ?

Quand appliquerez-vous le hadith qui signifie : « Attache-toi au long silence sauf pour dire du bien parce que le long silence chasse le chaytan de toi et t’aide pour ta religion. »

Jusqu’à quand profiterez-vous des félicités, des désirs, des plaisirs de nourritures, des boissons, des habits luxueux, des meubles alors que le Messager a dit ce qui signifie : « Sois ascète dans le bas monde, Allah t’agrée et sois ascète et ne recherche pas ce que les gens ont, alors les gens t’aimeront. »

Jusqu’à quand passerez-vous la nuit dans un sommeil profond ?

Jusqu’à quand ne veillerez-vous pas les nuits pour faire des prières surérogatoires, pour demander le pardon, pour faire le repentir et pour regretter ?

Jusqu’à quand ne ferez-vous pas la prière de AsSoubh dans son temps ?

Jusqu’à quand allez-vous rigoler et ne pas pleurer ? Vous parlez et vous n’évoquez pas Allah. Vous mangez, vous profitez et vous n’êtes pas ascète. Vous perdez du temps dans les loisirs, vous ne tirez pas les leçons et vous n’êtes pas exhorté !

Vous agissez en mal avec vos pères et vos mères. Vous n’êtes pas bienfaisants avec eux. Vous délaissez les assemblées de science alors que vous êtes capables d’y assister. Vous délaissez l’aide des pauvres alors que vous êtes rassasiés. Vous avez du plaisir à dépenser beaucoup d’argent pour vos désirs éphémères mais vous ne soutenez pas l’appel à la religion agréée par Allah par la parole et par l’argent. Vous retenez l’argent. Combien vous êtes insouciants !

Quand allez-vous tirer des leçons, vous repentir, pleurer, demander le pardon et veiller la nuit en prières surérogatoires ?

Quand allez-vous vous aimer par recherche de l’agrément de Allah ?

Quand allez-vous vous détourner de faire la nuisance du musulman et la médisance ? Mais comme a dit notre maître ^Aliyy : «  الناس نيام فإذا ماتوا انتبهوا», « An-Nasou niyam ; fa ‘idha matou ntabahou » ce qui signifie : « Les gens sont comme endormis, c’est lorsqu’ils meurent qu’ils se réveillent ».

Attendez-vous de voir ^Azrail venir retirer vos âmes ? Alors rappelez-vous maintenant de cela. Qu’allez-vous dire ? Qu’allez-vous faire ? Comment allez-vous agir si vous restez sur l’état sur lequel vous êtes maintenant ?

Le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Celui qui est intelligent est celui qui se remet en cause et qui œuvre pour ce qui vient après la mort. L’incapable est celui qui laisse son âme suivre ses passions et qui a beaucoup d’espoir alors qu’il n’agit pas en conséquence ».

Le mérite de ceux qui s’aiment les uns les autres par recherche de l’agrément de Allah

Au jour du jugement, il n’y aura pas d’autre ombre que celle du Trône. Cette terre sera changée. Il ne restera ni montagne, ni crevasse ou vallée. Ceux qui s’aiment par recherche de l’agrément de Allah tabaraka wa ta^ala au jour du jugement seront à l’ombre du Trône. Allah ta^ala déplacera les humains à ce moment-là vers un lieu obscur du côté du pont. Ils seront transportés par la toute puissance de Allah tabaraka wa ta^ala. Et après que la terre aura été changée, Allah les ramènera à nouveau sur cette terre. Il n’y aura pas de ravin, de dépression sur terre. Il n’y aura pas de lieux élevés, ni arbres, ni maisons. Ce jour-là, seul l’acte de la personne pourra la couvrir. Ceux pour qui Allah a voulu le repos et la sauvegarde de la chaleur du soleil ce jour-là, seront à l’ombre du Trône et séparés des gens.

Les gens qui s’aiment dans le bas monde par recherche de l’agrément de Allah et non pour de l’argent, ni pour les désirs, ni pour la proche parenté et uniquement par recherche de l’agrément de Allah, Allah les sauvera de la chaleur du soleil. Cette chaleur que subiront les mécréants fera que leur transpiration leur arrivera jusqu’à la bouche. Leur transpiration ne les dépassera pas. Ils failliront en mourir mais ils n’en mourront pas. Il n’y a pas de mort dans l’au-delà. Quelque soit le châtiment de la personne, elle restera en vie. Elle restera dans sa douleur et il n’y aura pas de mort. Dans le bas monde, si quelqu’un est brûlé par le feu, il meurt. Si on le coupe avec du fer, il meurt. Si on tire dans sa direction une balle en plomb, il meurt. Certains musulmans désobéissants qui seront morts sans se repentir auront également un châtiment mais moindre que celui du mécréant.

Aimez-vous par recherche de l’agrément de Allah veut dire s’entraider sur le bien et pas sur le mal, pas sur le péché. Certains de ceux qui seront à l’ombre du Trône, Allah les fera s’asseoir sur des chaises en lumière. Leurs habits seront de lumière et leurs visages seront rayonnants. S’aimer par recherche de l’agrément de Allah comporte un grand bien, un bien éminent dans l’au-delà. C’est avec la pureté et non pas avec la duperie que l’on y parvient. Certains n’encouragent pas leurs frères au mal, au péché et d’autres non seulement ils ne les encouragent pas mais en plus ils les en empêchent.

Ceux qui s’aiment par recherche de l’agrément de Allah sont ceux qui auront ce haut degré dans l’au-delà. Quant à ceux qui s’aiment pour la désobéissance à Allah, pour les passions ou pour de l’argent, ils n’auront pas ce mérite. Ils auront un châtiment douloureux.

Ce jour-là, chacun fuira l’autre. Ce père, s’il était injuste avec son fils, au jour du jugement, il le fuira afin qu’il ne puisse pas répondre du droit de son fils. Et l’inverse également. Si le fils était injuste envers son père, ce fils fuira son père. Où sera la sauvegarde ? Nécessairement les droits seront rétablis. Pour le mari et la femme également, ainsi que pour le frère avec son frère.

Allah tabaraka wa ta^ala dit :

الأخِلاءُ يومَئذٍ بَعضُهُم لبَعضٍ عَدُوٌّ الاالمُتَّقِين 

ce qui signifie : « Ceux qui étaient compagnons, qui étaient amis dans le bas monde seront des ennemis les uns pour les autres au jour du jugement sauf les pieux, c’est-à-dire ceux qui se sont entraidés pour le bien ».

C’est-à-dire que ceux qui s’attachent à la Loi de Allah parfaitement ne se trompent pas les uns les autres. Mis à part ceux-là, ceux qui s’entraident dans le bas monde sur la désobéissance seront des ennemis les uns pour les autres et ce, quelque soit la force de leur amitié dans le bas monde. Chacun sera un ennemi pour l’autre car il saura là-bas, le résultat de ce qu’ils auront fait.

Allah ta^ala dit :

 وَللهِ الْمَثَلُ الأَعْلَى

ce qui signifie : « Allah a les attributs qui n’ont pas de ressemblance avec les attributs d’autre que lui ».

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La démonstration que les causes ordinaires n’ont pas d’effet en réalité, et que Celui Qui crée l’effet en réalité, c’est Allaah

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur mai 20, 2010
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Al-Hakim dans son Tarikh [1] a dit : J’ai entendu Abou Zakariyya Yahya Ibnou Mouhammad Al-‘Anbariyy dire : J’ai entendu Abou ^Iça Ibnou Mouhammad Ibnou ^Iça AtTahmaniyy Al-Marwarroudhiyy dire : « Certes, Allah tabaraka wa ta^ala fait manifeste ce qu’Il veut s’Il veut comme ayah [2] et leçons de morale au sein de Ses créatures. Il ajoute ainsi à l’Islam honneur et force et Il appuie ce qu’Il a révélé de guidée et de preuves claires. Il fait apparaître les preuves de la véracité de la prophétie et Il éclaire la signification du message. Il renforce les liens de l’Islam [3] et confirme les réalités de la foi à Ses saints, par une grâce de Sa part accordée, en leur accordant un surcroît de preuves en leur faveur et contre celui qui s’est entêté à ne pas Lui obéir et a délaissé la religion qu’Il agrée. Certes, celui qui ira à sa perte le sera après avoir eu les preuves et celui qui sera sauvé le sera après avoir eu les preuves. A Lui les louanges, il n’est de dieu que Lui, Celui Qui a les arguments majeurs, al-^izzou l-qahir –la gloire dominatrice– et  attawlou l-bahir –Le fort mérite –. Que Allah honore et élève davantage le degré de notre maître Mouhammad, le prophète de la miséricorde et le messager de la bonne voie ; à sa famille pure la préservation de ce qu’il craint pour elle et la miséricorde de Allah et Ses bénédictions.

         Certes, voilà ce dont nous avons été témoin oculaire, ce que nous avons vu à notre époque et dont nous nous sommes assurés. Ceci a fait accroître notre certitude dans notre religion et notre foi en ce avec quoi est venu notre Prophète r et à quoi il a appelé comme vérité et y a incité concernant le jihad et le mérite des martyrs et ce qu’il a porté à notre connaissance de la part de Allah ^azza wa jall à leur propos. Allah jalla thana‘ouh dit :

{وَلاَ تَحْسَبَنَّ الَّذِينَ قُتِلُوا ِفي سَبِيلِ اللهِ أَمْوَاتاً بَلْ أَحْيَاءٌ عِنْدَ رَبِّهِمْ يُرْزَقُونَ فَرِحِينَ} [4]

(wa la tahçabanna l-ladhina qoutilou fi sabili l-Lahi ‘amwatan bal ‘ahya’oun ^inda rabbihim yourzaqoun)

ce qui signifie : « Ne crois pas que ceux qui ont été tués dans la voie que Allah agrée sont actuellement morts. Ils sont vivants : leurs âmes sont en un lieu honoré par Allah, ils sont pourvus de biens et sont heureux ». J’ai traversé en l’an deux cent trente huit une des villes de Khouwarizm qui s’appelle Hazarasb, elle se trouve à l’ouest de la rivière de Jayhoun. Elle est à une distance d’une demi-journée de la grande ville. On m’a informé qu’il s’y trouvait une femme, veuve d’un martyr, qui a vu dans le rêve qu’elle avait comme été nourrie de quelque chose. Depuis, elle ne mangeait plus rien et ne buvait plus rien depuis le règne de Abou l-^Abbas Ibnou Tahir le gouverneur de Khouraçan qui était mort depuis huit ans, que Allah l’agrée. Ensuite, je suis passé par cette ville en l’an deux cent quarante deux, je l’ai vue à cette occasion et elle m’a raconté son histoire mais je ne me suis pas informé davantage en raison de mon jeune âge. Par la suite, je suis retourné à Khouwarizm à la fin de l’an deux cent cinquante deux et je l’ai vue encore vivante. J’ai aussi constaté que son histoire s’était répandue et était très connue. Cette ville est sur le chemin des caravanes et nombreux étaient ceux qui y descendaient. Lorsqu’ils entendaient son histoire, ils voulaient la voir. Pas un homme, une femme ou un enfant qu’ils interrogeaient à son sujet qui ne la connût et ne la leur montrât. Lorsque je suis parvenu dans cette région, j’ai demandé à la voir. J’ai su qu’elle s’était absentée, à plusieurs farsakh de là. J’ai suivi sa trace de village en village et je l’ai rejointe entre deux villages, marchant d’un bon pas. C’était une femme d’âge moyen, de grande taille, en bonne santé, les joues colorées, intelligente. Elle m’a accompagné à pied alors que j’étais sur ma monture. Je lui ai proposé une monture mais elle ne l’a pas montée et elle a marché avec moi vigoureusement.

Auparavant, certains commerçants et autres grands agriculteurs avaient assisté à mes assemblées. Parmi eux, il y avait un faqih nommé Mouhammad Ibnou Hamdawayh Al-Harithiyy, et Mouça Ibnou Haroun Al-Bazzar à Makkah a écrit à son propos : « Un homme mûr, persévérant dans l’accomplissement des adorations et rapportant le hadith ». Il y avait aussi un jeune homme de bien appelé ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abdi r-Rahman qui jugeait entre les plaignants de sa région. Je les avais interrogés sur cette femme. Ils ont fait son éloge et ont dit du bien d’elle. Ils ont dit que son cas est clair pour eux, il n’y a pas de divergence parmi eux à son sujet. Celui qui s’appelle ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abdi r-Rahman a dit : « J’entends son histoire depuis mon jeune âge. J’ai grandi et les gens se transmettaient son histoire. Je me suis dégagé de mes préoccupations et j’ai entrepris des recherches à son sujet. Je n’ai vu d’elle que du bien. Je n’ai pas trouvé de mensonge dans ce qu’elle disait, ni de ruse pour frauder ». Il a aussi cité que des gens parmi ceux que le Sultan avait délégués dans les alentours de Khouwarizm l’avaient tenue enfermée par le passé un, deux mois et plus dans une maison. Ils fermaient les issues et chargeaient quelqu’un de la surveiller. Ils ne la voyaient ni manger, ni boire et ne trouvaient avec elle ni traces d’urine, ni de selles. Ils agissaient alors en bien avec elle, lui donnaient des vêtements et la relâchaient. Lorsque tous les gens du pays l’ont crue, je lui ai demandé de me raconter son histoire. Je lui ai demandé son nom et toute son affaire.

Elle a dit que son nom est Rahmah Bintou ‘Ibrahim. Elle avait un époux menuisier et pauvre. Sa subsistance lui provenait du travail de ses mains au jour le jour. Il n’avait pas plus que ce qui suffisait pour la subsistance de sa famille. Elle lui avait donné plusieurs enfants. Al-‘Aqta^, le roi des mécréants était venu un jour jusqu’au village. Il avait traversé la rivière pour attaquer le village lorsqu’elle était gelée avec environ trois mille cavaliers. Les gens de Khouwarizm l’appellent Kasra. Abou l-^Abbas a dit : cet homme, Al-‘Aqta^, était un mécréant, aux grandes injustices, il avait beaucoup d’animosité envers les musulmans. Il avait fait beaucoup de mal aux habitants des frontières avec les mécréants. Il avait harcelé les gens de Khouwarizm  par les captures, les tueries et les attaques. Les gouverneurs de Khouraçan le traitaient avec une certaine délicatesse, ainsi que ses semblables, les autres chefs parmi les non-arabes, pour qu’ils cessent leurs attaques envers les sujets et de faire couler le sang des musulmans. Ainsi, ils envoyaient à chacun d’eux des biens et des présents nombreux et nombre de beaux vêtements. Mais ce mécréant, une année, s’est mal conduit avec le Sultan. Je n’en connais pas la raison, était-ce parce qu’il avait trouvé que les cadeaux tardaient à venir ou parce qu’il avait trouvé que ce qu’on lui avait offert avait moins de valeur que ce qui avait été offert à des rois parmi ses semblables. Il est alors venu avec ses soldats et a barré les routes. Il a fait du mal, il a semé la discorde, tué et il a mutilé les cadavres. Les armées de Khouwarizm n’ont pas pu le contenir. La nouvelle de ses agissements parvint à Abou l-^Abbas ^Abdou l-Lah Ibnou Tahir, que Allah lui fasse miséricorde. Il a chargé pour cela quatre chefs d’armées : Tahir Ibnou ‘Ibrahim Ibnou Malik, Ya^qoub Ibnou Mansour Ibnou Talhah, Mikal Mawla Tahir et Haroun Al-^Arid.

Il a aussi fourni le pays en soldats et en armes qu’il a placés aux quatre coins du pays, chacun dans un quart. Ils ont réussi à protéger les femmes et les enfants par la volonté de Allah ta^ala. Cependant, la rivière de Jayhoun qui est la rivière en amont du fleuve Balkh a gelé lorsque le froid s’est accru. Cette rivière est très grande et sa crue est dévastatrice et très étendue. Lorsqu’elle s’élargit, sa largeur atteint environ un farsakh et lorsqu’elle gèle, elle devient ferme. On ne peut atteindre l’eau que si on creuse, comme sont creusés les puits dans la roche. J’ai vu l’épaisseur de la glace atteindre dix empans. On m’a informé que dans le passé, elle dépassait vingt empans. Et lorsqu’elle gèle, la glace sert de pont pour les gens du pays. Ainsi, les soldats, les chariots et les caravanes peuvent circuler dessus. La liaison se fait entre les deux berges. Cette situation peut durer cent vingt jours et si une année, le froid est moins rude, cela dure de soixante-dix jours à trois mois.

La femme a dit : le mécréant traversa avec ses cavaliers jusqu’aux portes de la forteresse. Les gens s’étaient barricadés et avaient rassemblé leurs biens. Ils emmenèrent les musulmans et leur firent du mal. Les gens de la région furent pris à l’intérieur et voulurent sortir. Le chargé du gouverneur les empêcha de sortir tant que les renforts du Sultan n’étaient pas encore parvenus jusqu’à eux et que les volontaires n’étaient pas arrivés. Un groupe de jeunes gens et des moins âgés s’avancèrent et se rapprochèrent des remparts avec ce qu’ils avaient pu prendre d’armes. Lorsqu’ils se retrouvèrent à l’extérieur, les mécréants les attaquèrent et les musulmans se regroupèrent dans un petit bois. Ils s’y protégèrent et prirent une barricade derrière laquelle ils combattirent. Ils se retrouvèrent ainsi isolés de la forteresse et les renforts étaient encore loins. Ils combattirent de toutes leurs forces et ne lâchèrent pas jusqu’à ce que cordes et arcs fussent cassés. Ils furent aussi atteints de fatigue, de faim et de soif. La plupart d’entre eux furent tués et le restant atteints de graves blessures. A la tombée de la nuit, les deux groupes se séparèrent.

La femme a dit : Les feux avaient été allumés en signal du haut des tours dès que le mécréant avait traversé. La nouvelle était alors arrivée à Al-Jourjaniyyah qui est une ville immense à l’extrémité de Khouwarizm. Mikal Mawla Tahir y campait avec son armée. Il avait alors accouru en renfort par égard à l’émir Abou l-^Abbas ^Abdou l-Lah Ibnou Tahir, que Allah lui fasse miséricorde. Il avait parcouru jusqu’à Hazarasb, en un jour et une nuit, quarante farsakh des farsakh de Khouwarizm qui valent beaucoup plus que les farsakh de Khouraçan. Les mécréants s’apprêtaient à en finir avec les gens du bois. C’est alors qu’ils ont vu s’élever les drapeaux noirs et ont entendu le bruit des tambours. Ils ont alors fuit et laissé ces gens-là. Mikal est alors arrivé au lieu de la bataille, il enterra les morts et transporta les blessés.

La femme a dit : cette après-midi là, on amena à la forteresse environ quatre cents morts. Il n’y eut pas une maison à laquelle on ne portât un tué. La catastrophe était générale et toute la région était en pleurs. Elle a dit : mon époux fut déposé chez moi, tué. J’ai pleuré et ressenti une extrême tristesse telle que ressent la jeune femme pour la perte de son mari, le père de ses enfants, et nous avions des enfants. Elle a dit : les femmes de mes proches et des voisines se sont réunies pour m’aider à supporter ma tristesse. Les enfants étaient venus et ils étaient jeunes, ils ne réalisaient pas ce qui était arrivé. Ils demandaient du pain et je n’en avais pas. Je me suis sentie gênée. C’est alors que j’ai entendu l’appel à la prière du maghrib. Je me suis alors levée pour la prière et j’ai accompli ce que mon Seigneur m’ordonne. Je me suis prosternée et j’ai invoqué et j’ai supplié Allah ta^ala et je lui ai demandé qu’Il m’accorde la patience et qu’Il subvienne aux besoins de mes enfants orphelins. Le sommeil m’a prise dans ma prosternation et je me suis vue comme si j’étais sur une terre très belle, rocheuse et je cherchais mon mari. Un homme m’a alors appelée : où vas-tu femme libre ? Je lui ai répondu : je cherche mon mari. Il m’a dit : prends à droite. J’eus alors devant moi une terre étendue, bien arrosée, verdoyante. Je vis des palais et des édifices que je ne pourrais décrire. Je n’ai jamais rien vu de semblable. Il y avait aussi des rivières qui coulaient sur la surface du sol, sans lit profond ni berges. Je suis arrivée auprès de gens assis en ronds, habillés de vêtements verts, la lumière rayonnant d’eux. Ils étaient ceux qui avaient été tués dans la bataille, en train de manger autour de plats servis à portée de mains. Je me suis mise à marcher parmi eux, à les dévisager pour trouver mon mari. C’est lui qui m’aperçut. Il m’a appelée : Rahmah ! J’ai suivi la provenance de la voix et je l’ai trouvé dans le même état que les autres martyrs que j’avais vus : son visage était comme la lune, une nuit de pleine lune. Il mangeait avec des compagnons à lui qui s’étaient faits tués ce jour-là avec lui. Il a dit à ses compagnons : cette pauvre femme est affamée depuis ce jour, est-ce que vous permettez que je lui donne quelque chose à manger ? Ils l’ont autorisé. Il m’a donné un morceau de pain. Elle a dit : et je savais à cet instant que c’était du pain mais je ne savais pas comment il avait été préparé. Il était plus blanc que la neige et le lait et plus sucré que le miel et le sucre et plus tendre que le beurre et le beurre de conserve fondu (saman). Je l’ai mangé. Lorsqu’il parvint dans mon estomac, il m’a dit : va, Allah te suffit [par ce morceau de pain] ta nourriture et ta boisson tant que tu seras encore vivante dans le bas-monde. Je me suis alors réveillée de mon sommeil, rassasiée, sans soif, je n’avais pas besoin de nourriture ni de boisson. Je ne les ai plus goûtés depuis ce jour-là et jusqu’à aujourd’hui et pas une seule chose que les gens consomment.

     Abou l-^Abbas a dit : et elle venait à nous alors que nous mangions, elle se mettait de côté et se bouchait le nez en disant que l’odeur de la nourriture la gênait. Je lui ai demandé : est-ce que tu manges quelque chose ou tu bois autre chose que de l’eau ? Elle a dit : non. Je lui ai demandé : est-ce qu’il sort de toi des gaz ou autre, comme il en sort des gens ? Elle a dit : rien ne sort depuis cette époque. Je lui dit alors : et les menstrues ? Je pense qu’elle a dit : elles se sont arrêtées avec l’arrêt de la nourriture. Je lui ai dit : n’éprouves-tu pas le besoin qu’ont les femmes pour les hommes ? Elle a dit : n’as-tu pas honte de me poser pareille question ? Je lui dit alors : peut-être parlerai-je aux gens de toi, il est indispensable que je demande. Elle a dit : je n’ai pas de besoin. Je lui ai dit : est-ce que tu dors ? Elle a dit : oui, du meilleur des sommeils. Je lui ai dit : que vois-tu dans ton sommeil ? Elle a dit : comme ce que vous voyez. Je lui ai dit : éprouves-tu de la gêne à cause de la perte de la nourriture ? Elle a dit : je n’ai pas ressenti de faim depuis que j’ai mangé de cette nourriture. Elle acceptait l’aumône. Je lui ai dit : que fais-tu avec ? Elle a dit : je m’habille et j’habille mes enfants. Je lui ai dit : ressens-tu le froid, es-tu affectée par la chaleur ? Elle a dit : oui. Je lui ai dit : éprouves-tu de la fatigue lorsque tu marches ? Elle a dit : oui, ne suis-je pas un être humain ?! Je lui ai dit : fais-tu le woudou’ pour la prière ? Elle a dit : oui. Je lui ai dit : pourquoi ? Elle a dit : les savants me l’ont ordonné. Je me suis dit : ils lui ont donné l’avis de jurisprudence d’après le hadith : ((لاَ وُضُوءَ إِلاَّ مِنْ حَدَثٍ أَوْ نَوْمٍ)) (la woudou‘a ‘il-la min hadathin ‘aw nawm) ce qui signifie : « Pas de woudou’ qu’à la suite d’un hadath ou d’un sommeil ». Elle m’a dit que son ventre collait à son dos. J’ai alors demandé à une de nos femmes qui a ainsi regardé –c’est-à-dire à autre que la zone de pudeur–. Elle a trouvé que son ventre était comme elle l’avait décrit. Elle avait pris un sac, l’avait bourré de coton et le tenait sur son ventre pour que son dos ne se casse pas lorsqu’elle marchait. Ensuite, j’allais et venais à Hazarasb tous les deux ou trois ans et je la trouvais. Je lui posais à nouveau les mêmes questions. Elle n’ajoutait rien ni ne diminuait. J’ai parlé d’elle à ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abdi r-Rahman le Faqih. Il a dit : j’ai entendu ces paroles depuis mon jeune âge. Je n’ai trouvé personne qui l’ait accusée de mensonge ou qui prétende qu’il a entendu qu’elle mange ou qu’elle boit ou qu’elle va aux toilettes ». Fin de citation.

Cette histoire montre qu’il n’y a pas de lien obligatoire selon la raison entre l’absence de nourriture et la maladie, la perte de la santé et la dégradation physique. De même pour toutes les causes ordinaires, il est valable selon la raison que leurs conséquences ne se produisent pas, que les choses sont selon la volonté de Allah ta^ala et que les martyrs ont une vie dans le temps qui sépare la mort de la résurrection. Il est donc exempt d’imperfection Celui Qui est tout-puissant sur toute chose.


[1]              C’est-à-dire Al-Hakim l’auteur de Al-Moustadrak à propos de l’histoire de Nayçabour.

[2]       Comme « ayah » c’est-à-dire comme signes qui indiquent la véracité de l’Islam et « les leçons de morale » c’est-à-dire dont on prend la force de la croyance en l’Islam.

[3]          Tels les nœuds d’une corde.

[4]             [sourat Ali ^Imran / 169]

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Recommandation de Abou Hanifah à son élève

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur mai 14, 2010
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Ceci est la recommandation de l’Imam Abou Hanifah, que Allah lui fasse miséricorde, à son élève Youçouf Ibnou l-Khalid AsSamtiyy Al-Basriyy. Il a fait cette recommandation lorsque son élève avait demandé à son maître Abou Hanifah la permission de rejoindre sa patrie Al-Basra.

Lorsqu’il lui avait demandé l’autorisation de le laisser partir à Al-Basra, Abou Hanifah lui avait dit : « Non, attends que je te donne la recommandation de ce dont tu auras besoin pour côtoyer les gens et agir envers eux, pour connaître la manière d’agir avec les gens de science et pour que je t’explique quel est leur degré, comment éduquer ton âme, la manière d’agir avec les différentes personnes de la communauté et aussi la manière d’agir envers les gens particuliers tout comme avec les gens du commun, et également qu’elle sera la recommandation pour que tu te contrôles et que tu vérifies ce qui concerne le commun des gens.

Abou Hanifah lui a dit : « Ainsi quand tu vas partir avec ta science tu auras avec toi un outil qui te sera utile qui t’embellira et ne sera pas un défaut pour toi. Sache que si jamais tu agis en mal avec les gens, ils deviendront des ennemis pour toi, même si ces gens-là sont des pères et des mères ; mais si tu agis en bien avec les gens qui ne sont pas des proches parents pour toi à l’origine, ils deviendront pour toi comme des pères et des mères.  

L’Imam Youçouf AsSamtiyy a dit : « Patiente avec moi encore un jour. Comme ça je pourrai me libérer pour toi et je rassemblerai pour toi toute ma bonne volonté, je te ferai connaître des choses dont tu me seras reconnaissant et avec lesquelles tu pourras te comporter. Mais il n’est de réussite que par Allah. »

C’est ainsi que Abou Hanifah parla à l’Imam AsSamtiyy  pour qu’il attende sa recommandation.

Puis il lui a dit : «Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim, je vais d’abord te dévoiler ce que je me suis résolu à te dire ». Il lui a dit : « Je commence par ce dont j’ai connu de toi ».[1] « C’est comme si je te voyais entrer maintenant à Al-Basra et te diriger pour donner les preuves contre ceux qui t’ont contredit. Tu as été supérieur à eux et tu as donné les arguments à partir de ta science contre eux. Puis tu t’es replié pour ne pas les côtoyer et te mêler à eux. Tu les as quitté et abandonné et eux à leur tour t’ont abandonné. Tu les as insultés, ils t’ont insulté, tu les as jugé égarés, ils t’ont jugé égaré, tu les as jugé mauvais innovateurs et ils t’ont jugé à leur tour mauvais innovateur. Ces qualificatifs t’ont atteint et nous ont atteint de sorte que tu as éprouvé le besoin de partir et de les quitter. Mais ceci n’est pas une décision fondée parce qu’il n’y a pas quelqu’un qui soit raisonnable sans qu’il ait ce avec quoi il peut contourner les difficultés jusqu’à ce que Allah Lui accorde une issue. L’Imam AsSamtyy avait dit : « Je m’étais déjà résolu à faire ce qu’il me dirait ». Puis l’Imam Abou Hanifah a poursuivi et a dit, que Allah lui fasse miséricorde et c’est à partir d’ici qu’il a commencé les recommandations :

« Lorsque tu entreras à Al-Basra et que les gens t’accueilleront, lorsqu’ils te rendront visite et auront connu ta juste valeur, accorde à chaque homme d’entre eux son juste mérite. Honore les gens qui sont d’une descendance honorée et traite avec beaucoup de respect les gens de science. Respecte les plus âgés et agis avec douceur avec les plus jeunes. Approche-toi des gens du commun et sache comment contourner les pervers. Cherche la compagnie des meilleurs et ne néglige pas le gouverneur. Ne méprise personne et ni personne qui vient à toi, ne manque pas d’établir des liens d’amitié avec eux sans dévoiler ton secret à personne. N’ai confiance en la compagnie de personne jusqu’à ce que tu l’ai éprouvé et n’utilise pas comme serviteur quelqu’un de stupide ni quelqu’un de vile. Ne dis pas des paroles telles que le sens apparent soit une source de blâme pour toi et garde-toi d’être familier avec les vilains et les vulgaires. Ne réponds à aucune invitation et n’accepte aucun cadeau. Sache comment utiliser les formules pour confirmer et échapper aux pièges et fais preuve de patience. Sois de ceux qui supportent, fais preuve d’excellence de comportement et de bonté de cœur. D’autre part, mets de beaux habits, utilise beaucoup de parfum et fais en sorte de tenir de nombreuses assemblées et que ces assemblées soient dans des temps bien connus. Consacre pour toi un moment de solitude qui puisse te permettre de réparer tes affaires personnelles. Cherche à avoir des nouvelles de ceux qui sont à ton service. Agis pour les corriger et les éduquer en utilisant pour cela la douceur. Ne sois pas de ceux qui font souvent des reproches car par la suite le reproche ne ferait plus son effet. Fais en sorte que cela ne soit pas toi-même qui les éduques parce que ceci contribuerait à ce que tu n’inspires plus le respect, en d’autres termes, si tu les éduquais d’une manière assez sévère, fais en sorte que ça ne vienne pas directement de ta part. D’un autre côté, préserve toujours le respect que tu inspires. Persévère sur tes prières et donne de ta nourriture parce qu’il n’y a pas un avare qui soit devenu maître. Ceci est un moyen par lequel tu connaîtras la réalité de l’état des gens parce que toutes les fois que tu ? ? et que tu auras connaissance qu’il y a un bien, alors augmente en désir d’obtenir ce bien. Rends visite à ceux qui te visitent et à ceux qui ne te visitent pas et agis en bien à l’égard de celui qui agit en bien avec toi tout comme avec celui qui agit en mal. Fais preuve de pardon, ordonne le bien et détourne-toi de ce qui ne te concerne pas. Délaisse tous ceux qui te font du tort. Sois de ceux qui réparent les droits. Celui d’entre tes frères qui tombe malade, rends-lui visite de toi-même et demande après lui régulièrement par l’intermédiaire de gens que tu envoies. Celui d’entre eux qui s’absente, cherche à avoir de ses nouvelles et celui qui te délaisse un temps, n’agis pas mal envers lui et recherche après lui. Maintiens les liens avec ceux qui ne les ont pas maintenus avec toi, honore celui qui vient à toi, pardonne à celui qui t’a fait du mal et à celui qui parle de toi en mal, parle de lui en bien. Si quiconque parmi eux vint à mourir, assures les droits qu’il a. Celui à qui arrive une joie, félicite-le pour cette joie et celui d’entre eux à qui arrive un malheur, présente-lui tes condoléances. Celui à qui il arrive un chagrin, sois solidaire avec lui pour endurer avec lui ce chagrin et celui qui recherche ton aide pour une de ses affaires, tiens-toi à ses côtés. Celui qui recherche ton secours, viens à son secours et celui qui cherche à ce que tu sois son allié alors sois son allié. Agis en montrant la recherche de l’amitié et de l’amour tant que tu le peux et adresse le salam même si ce sont des gens stupides. Quand tu te tiens dans une assemblée avec des gens qui n’ont pas le même avis que toi, si tu te retrouves avec eux dans une même mosquée et que les questions ce sont succédées, qu’ils y ont débattu et ont donné un avis différent du tien, ne leur montre pas de divergence. Si tu es interrogé au sujet de ces questions,  réponds par ce que les gens connaissent, ensuite tu dis qu’il y a un autre avis sur cette question-là et sa preuve. C’est avec cette preuve-là, lorsqu’ils l’entendront de toi, qu’ils sauront ton degré et ta juste valeur. Et s’ils te demandent : « C’est l’avis de qui ? » dis : « C’est l’avis de certains savants ». [2] Et lorsqu’ils accepteront cela, qu’ils s’y seront habitués et qu’ils auront connu ta juste valeur, lorsqu’ils t’auront accordé un degré important, donne à chacun de ceux qui viendra à toi une sorte de science qu’ils étudieront. Ainsi, chacun d’entre eux pourra en avoir une part. Donne-leur de la science la plus glorieuse avant les détails. Tiens leur compagnie et plaisante avec eux de temps à autre. Discute avec eux parce que c’est une source de renforcement des liens qui prolonge l’assiduité à apprendre la science. Donne-leur à manger de temps à autre. Règle leurs affaires. Reconnais leur degré. Fais comme si tu n’avais pas vu leurs éventuels dérapages. Sois doux avec eux et pardonne-leur. Ne manifeste à aucun d’entre eux un ennui ou une quelconque lassitude. Sois comme si tu étais l’un d’entre-eux. Accepte d’eux ce que tu acceptes de toi-même. Agis avec les gens tout comme tu agirais avec toi-même. Aide-toi contre ton nafs en la préservant et en contrôlant ses différents états. Ne perds pas patience avec celui qui ne perd pas patience avec toi. Délaisse tout ce qui est anarchique. Ecoute de celui qui écoute de toi et ne charge pas les gens dont ils ne te chargent pas. Accepte pour eux ce qu’ils ont accepté pour eux-mêmes. Fais en sorte que tu aies toujours la bonne intention. Utilise la véracité. Délaisse l’orgueil. Garde-toi de la trahison même s’ils te trahissent. Rends ce qui t’a été confié et acquitte-toi de ce dont tu es chargé même si on ne fait pas de même avec toi. Attache-toi à la fidélité et attache-toi à la piété. Agis avec les différentes religions selon ce qu’ils agissent avec toi. [3]

Si tu t’attaches à ma recommandation que voici, j’espère pour toi qu’ainsi tu seras sauvé. Tu vivras sauf ‘in cha’a l-Lah wa ta^ala. De plus, je suis très triste de te quitter parce que t’avoir connu est quelque chose qui m’a fait beaucoup plaisir. Alors garde le contact avec moi par tes écrits. Fais-moi connaître quels sont tes besoins. Sois avec moi comme un fils parce que je suis avec toi comme un père. »

Youçouf Ibnou Khalid AsSamtiyy a dit : « Ensuite, il m’a amené des dinars, un habit et des provisions et il est sorti avec moi. Il a fait porter cela par un porteur. Il a réuni ses compagnons pour qu’ils m’accompagnent un peu sur la route. Il est monté avec eux jusqu’à ce que nous soyons parvenus au rivage de l’Euphrate. Ensuite, ils m’ont salué et je les ai salués.

Le bienfait et la grâce de Abou Hanifah, que Allah lui fasse miséricorde, par cette recommandation pour moi et son bienfait sont plus éminents que toute autre grâce qui m’ait été accordée.

Je suis arrivé à Al-Basra et j’ai appliqué ce qu’il m’a dit. Il ne fallut que peu de temps pour que tout le monde devienne des amis pour moi. J’ai pu prendre des assemblées et l’école de Abou Hanifah à Al-Basra a prévalu. Tout comme cette école a prévalu à Al-Koufah, l’école de Abou Hanifah, et au détriment de l’école de Al-Haçan Al-Basriyy et de Ibnou Sirin c’est-à-dire que l’école de Al-Haçan Al-Basriyy et de Ibnou Sirin ont disparu.

Voilà quelle fut la recommandation de Abou Hanifah à son élève.

Si nous étudiions chacune de ces expressions, nous trouverions cette expression soit dans le hadith du Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, soit dans le Livre de Allah. Et si nous réfléchissions sur les propos de Abou Hanifah, nous retrouverions tout cela dans les caractères et les recommandations de notre Chaykh. C’est comme si tu retrouvais tout ce qui a été cité en notre Chaykh.

C’est pour cela qu’il convient de prêter attention et de s’appliquer à ce qui vient d’être cité parce que ceci rapproche celui qui est proche avant de rapprocher celui qui est loin. Voilà ce qui t’évitera les dérapages et t’évitera de mal agir envers les gens.


[1] Abou Hanifah avait eu un dévoilement sur son élève et ceci fut un prodige pour notre maître Abou Hanifah.

[2] [Ca c’est selon l’école de l’Imam Abou Hanifah. Dans le passé en effet, Al-Basra n’était pas sur la voie de l’Imam Abou Hanifah, elle était sur la voie de l’école de Al-Haçan Al-Basriyy. Mais à cause de AsSamtiyy les gens ont changé et ils ont adopté l’école de Abou Hanifah.]

[3] Le Chaykh a dit : c’est-à-dire ce qui comporte un profit et qui ne comporte pas de nuisance.

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Histoire d’un vertueux

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur mai 10, 2010
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« Un jour pendant que je marchais dans une des rues de Basora ,j’ai vu alors un groupe d’enfants jouer ensemble ,et autour d’eux  un enfant qui ne jouait pas avec eux mais qui les regardait en pleurant.

Je me suis alors dit cet enfant est triste de ne pas avoir de quoi jouer avec ces autres enfants. Je me suis approché de lui et lui ai dit : « Qu’est ce qui t’arrive mon petit ? Pourquoi tu pleures ? Veux-tu que je t’achète des jouets pour jouer avec ces enfants ? »

Il a alors levé son regard vers moi et m’a répondu avec politesse et intelligence :

« Ô oncle, nous n’avons pas été créés pour jouer ! »

Je lui ai alors dit pour évaluer son intelligence : Pourquoi sommes-nous créés O mon fils ?

Il m’a répondu : « Pour apprendre la science de la religion et œuvrer conformément à cette science »

(C’est-à-dire que Allah nous a créés et nous a ordonnés de L’adorer)

Je lui ai répondu O mon fils d’où tiens-tu cela ?

Il a répondu de Sa parole ta^ala dont on comprend que Allah ne nous a pas créés pour perdre notre temps, et qu’un jour nous serons ressuscités pour le jour du Jugement.

Je lui ai alors dit O mon fils je vois en toi un enfant doué de sagesse, exhorte-moi, conseille moi !

Il s’est alors mis à citer quelques vers de poésie dons le sens est :

Je vois cette vie d’ici-bas qui se prépare à se séparer de moi, nous allons tous quitter celle-ci et celle-ci va tous nous quitter.

Puis cet enfant s’est mis à regarder le ciel les larmes coulant sur ses joues et invoquant Allah, au point de s’évanouir et de tomber, tant sa crainte était grande.

Je lui ai soulevé alors la tête et je l’ai posée sur mes genoux et j’ai essuyé la terre de son visage, et je lui ai dit :

« Qu’est ce qui t’arrive mon petit, tu n’es pas pubère tu n’a aucun péché ! De quoi as-tu peur ?!»

Il m’a répondu : « J’ai observé ma mère faire le feu avec du bois de grande taille, mais celui-ci ne prend que s’il est attisé avec le bois de petite taille et moi je crains de faire partie de ceux qui grandissent et deviennent pubères en étant habitués aux péchés ! »

Lorsque j’ai entendu cela, je me suis alors évanoui à mon tour, et lorsque je me suis réveillé l’enfant avait disparu, j’ai demandé aux enfants qui jouaient s’ils le connaissaient, ils m’ont dit :

« Tu ne l’as pas reconnu ? C’est un des enfants de Al Houçayn fils de ^Aliyy. »

Je me suis alors dit : Je ne devais pas être étonné d’apprendre d’où pouvait provenir un tel fruit, si ce n’est de cet arbre !

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Le mérite de ceux qui s’aiment les uns les autres par recherche de l’agrément de Allaah

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur avril 22, 2010
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Au jour du jugement, il n’y aura pas d’autre ombre que celle du Trône. Cette terre sera changée. Il ne restera ni montagne, ni crevasse ou vallée. Ceux qui s’aiment par recherche de l’agrément de Allah tabaraka wa ta^ala au jour du jugement seront à l’ombre du Trône. Allah ta^ala déplacera les humains à ce moment-là vers un lieu obscur du côté du pont. Ils seront transportés par la toute puissance de Allah tabaraka wa ta^ala. Et après que la terre aura été changée, Allah les ramènera à nouveau sur cette terre. Il n’y aura pas de ravin, de dépression sur terre. Il n’y aura pas de lieux élevés, ni arbres, ni maisons. Ce jour-là, seul l’acte de la personne pourra la couvrir. Ceux pour qui Allah a voulu le repos et la sauvegarde de la chaleur du soleil ce jour-là, seront à l’ombre du Trône et séparés des gens.

Les gens qui s’aiment dans le bas monde par recherche de l’agrément de Allah et non pour de l’argent, ni pour les désirs, ni pour la proche parenté et uniquement par recherche de l’agrément de Allah, Allah les sauvera de la chaleur du soleil. Cette chaleur que subiront les mécréants fera que leur transpiration leur arrivera jusqu’à la bouche. Leur transpiration ne les dépassera pas. Ils failliront en mourir mais ils n’en mourront pas. Il n’y a pas de mort dans l’au-delà. Quelque soit le châtiment de la personne, elle restera en vie. Elle restera dans sa douleur et il n’y aura pas de mort. Dans le bas monde, si quelqu’un est brûlé par le feu, il meurt. Si on le coupe avec du fer, il meurt. Si on tire dans sa direction une balle en plomb, il meurt. Certains musulmans désobéissants qui seront morts sans se repentir auront également un châtiment mais moindre que celui du mécréant.

Aimez-vous par recherche de l’agrément de Allah veut dire s’entraider sur le bien et pas sur le mal, pas sur le péché. Certains de ceux qui seront à l’ombre du Trône, Allah les fera s’asseoir sur des chaises en lumière. Leurs habits seront de lumière et leurs visages seront rayonnants. S’aimer par recherche de l’agrément de Allah comporte un grand bien, un bien éminent dans l’au-delà. C’est avec la pureté et non pas avec la duperie que l’on y parvient. Certains n’encouragent pas leurs frères au mal, au péché et d’autres non seulement ils ne les encouragent pas mais en plus ils les en empêchent.

Ceux qui s’aiment par recherche de l’agrément de Allah sont ceux qui auront ce haut degré dans l’au-delà. Quant à ceux qui s’aiment pour la désobéissance à Allah, pour les passions ou pour de l’argent, ils n’auront pas ce mérite. Ils auront un châtiment douloureux.

Ce jour-là, chacun fuira l’autre. Ce père, s’il était injuste avec son fils, au jour du jugement, il le fuira afin qu’il ne puisse pas répondre du droit de son fils. Et l’inverse également. Si le fils était injuste envers son père, ce fils fuira son père. Où sera la sauvegarde ? Nécessairement les droits seront rétablis. Pour le mari et la femme également, ainsi que pour le frère avec son frère.

Allah tabaraka wa ta^ala dit :

الأخِلاءُ يومَئذٍ بَعضُهُم لبَعضٍ عَدُوٌّ المُتَّقِين 

ce qui signifie : « Ceux qui étaient compagnons, qui étaient amis dans le bas monde seront des ennemis les uns pour les autres au jour du jugement sauf les pieux, c’est-à-dire ceux qui se sont entraidés pour le bien ».

C’est-à-dire que ceux qui s’attachent à la Loi de Allah parfaitement ne se trompent pas les uns les autres. Mis à part ceux-là, ceux qui s’entraident dans le bas monde sur la désobéissance seront des ennemis les uns pour les autres et ce, quelque soit la force de leur amitié dans le bas monde. Chacun sera un ennemi pour l’autre car il saura là-bas, le résultat de ce qu’ils auront fait.

Allah ta^ala dit :

 وَللهِ الْمَثَلُ الأَعْلَى

ce qui signifie : « Allah a les attributs qui n’ont pas de ressemblance avec les attributs d’autre que lui ».

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