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Commentaire Ibn Achir : croyance partie 1

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur septembre 24, 2026

Minimum ibn Achir et biographies

La louange à Allah, le Seigneur du monde, qu’Allah honore et élève davantage le rang de notre Maître Mouhammad ﷺ. Et qu’Il préserve Sa communauté de ce qu’Il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler ce que nous avons oublié, et qu’Il nous augmente en connaissances. Et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions, nos actes et nos paroles soient accomplis sincèrement par recherche de son agrément.

Nous allons étudier ce poème qui est le poème d’Ibnou ^Achir. Ibnou ^Achir, comme je le disais tout à l’heure, c’est un savant qui est originaire de la ville de Fès et qui a vécu il y a environ trois siècles. Et l’explication que nous allons prendre, c’est l’explication qui a été donnée par Mouhammad ibnou Ahmad ibn Mouhammad al-Fassiyy. Lui aussi c’est un savant de Fès. C’était l’élève de Ibnou ^Achir et il a fait l’explication de ce traité de croyance. Son explication s’appelle Mayarah. Le surnom du celui qui l’a expliqué s’appelle Mayarah.

Qu’est-ce qu’il dit donc le premier vers de ce poème que les enfants apprenaient. Moi, par exemple, mon grand-père le connaissait par cœur. C’est à dire que c’était dans tout le Maghreb, les gens apprenaient ce poème parce qu’il constitue la référence dans la science obligatoire :

Il commence par citer le nom de l’auteur, qui s’appelle ^Abdou l-Wahid Ibnou ^Achir. Comme vous avez entendu, j’ai prolongé le « ri » « yakou lu ^Abdou l-Wahid Ibnou ^Achirri » ça c’est pour la métrique, la prosodie de la poésie. C’est juste pour que ça soit rythmé, mais en réalité, c’est Ibnou ^Achir tout court.

^Abdou l-Wahid Ibnou ^Achir dit en évoquant le nom de Allah. Alors pourquoi est-ce qu’il cite son nom au début du poème ? Parce qu’il est important de connaître l’auteur d’un livre, ça c’est un sujet d’importance. Prendre des connaissances et donner des avis à partir de livres ou d’Internet, si on ignore qui en est l’auteur et on ne sait pas si c’est valide ou pas, ça c’est haram, c’est interdit. Parce que la préservation de la chaîne de transmission est une préservation de la religion. Et l’Imam Mouslim a rapporté dans son Sahih, d’après notre maître ^Abdou l-Wahid Ibnou l-Moubarak, que Dieu lui fasse miséricorde, qu’il a dit :

Ce qui signifie : « La chaîne de transmission fait partie intégrante de la religion. S’il n’y avait pas eu la chaîne de transmission, alors n’importe qui aurait dit n’importe quoi ». Et l’Imam Ach-Chafi^iyy, que Dieu l’agrée, a dit :

« Celui qui recherche le hadith sans chaîne de transmission, il est à l’image d’un bûcheron qui veut ramasser le bois la nuit. Dans l’obscurité, il ne sait pas si ce qu’il va prendre c’est une branche ou un serpent ». Et Mouhammad Ibnou Sirin que Dieu l’agréé, a dit :

C’est-à-dire cette science, c’est votre religion, alors vérifiez auprès de qui vous apprenez votre religion. Lire dans des livres et des brochures sans avoir pris par transmission auprès des gens de confiance, ce n’est pas la voix des apprenants éclairés. Aucun savant n’a été promu juste par la simple lecture. Aucun prédicateur n’est devenu prédicateur par la simple lecture. Si cela avait été suffisant, Allah n’aurait pas envoyé les messagers et Il n’aurait pas ordonné de les suivre en prenant d’eux ce qu’ils leur transmettent et en les prenant pour modèles.

Pour en revenir à l’auteur de ce poème, c’est ^Abdou l-Wahid, fils de Ahmad, fils de ^Aliyy, fils de ^Achir al-Ansari. Ansari, c’est-à-dire, son ascendance remonte jusqu’aux Ansar de Médine, Al-Andaloussi, c’est-à-dire son origine, elle est andalouse. Al-Fassi, il est né à Fès, il a résidé à Fès. C’était un savant qui mettait en œuvre la science de la religion. C’était un adorateur qui maîtrisait différentes sortes de sciences que Dieu l’agrée.

Il était connu, il connaissait les différentes récitations du Coran, les explications, le nahou, la grammaire arabe, le tafsir, l’exégèse, Al-i^rab, les analyses grammaticales, Al-Rassam, l’écriture, Al-Dabat, ^ilmou Kalam, la science de la croyance, Al-Osoul, les fondements, Al-Fiqh, la jurisprudence, Al-Tawkrit, les horaires, Al-Ta^dil, al-Khisab, l’arithmétique, Al-Farah, l’héritage, Al-Mantek, la logique, Al-Bayan, l’éloquence, la prosodie, la médecine et d’autres. Il a fait le pèlerinage, il a fait le jihad, il a fait l’i^tiqaf. Il veillait la nuit ce que Dieu a voulu qu’il veille. Il a appris auprès de nombreux chouyouh, il a composé de nombreux ouvrages utiles. Il est mort, que Dieu lui fasse miséricorde, l’après-midi du jeudi 3 de Dhou l-Hijjah de l’année 1040 de l’hégire, donc il y a à peu près 408 années. Sa tombe est connue jusqu’à aujourd’hui à Fès, mais sa tombe est connue.

Ce livre c’est un résumé. L’explication. On va voir deux choses incha’Allah ensemble, aussi bien le poème que son explication qui s’appelle Moukhtasar Ad-dourrou thamin de l’imam Mayarah, qui était l’élève justement d’Ibnou ^Achir. Donc le commentateur, c’est Mayarah, l’élève du compositeur du poème Ibnou ^Achir, ça veut dire que le commentaire c’est de l’imam Mayarah. Quant à la composition du poème, c’est l’imam Ibnou ^Achir.

L’auteur du poème, Ibnou ^Achir, a commencé son poème alors qu’il était dans un voyage de pèlerinage. C’est à dire que les gens lui avaient dit, des accompagnateurs lui ont dit : « Donnez-nous un cours sur le pèlerinage. » Il a composé d’abord la partie de son poème qui parle du pèlerinage parce qu’il était en voyage pour le pèlerinage et pour visiter le prophète à Médine. Et après être retourné, d’autres de ses élèves et ses compagnons lui ont dit : « Est-ce que tu peux continuer ton poème pour que ton poème embrasse la totalité de la science indispensable de la religion ? »

Et effectivement, c’est ce qu’il a fait. Et puis là, c’était son élève Mayarah qui a fait le commentaire du poème. Il a expliqué dans 2livres, il y a un grand commentaire de ce poème, Shah al-Kabir qui s’appelle Ad-dourrou thamin et lui-même, Mayarah a fait un abrégé, un résumé de ce grand commentaire qui s’appelle Moukhtasar Ad-dourrou thamin, il a fait 2 ouvrages.

Le chaykh, celui qui va apprendre un chapitre de sciences de la religion, a une récompense plus grande que de faire les Tarawih que l’on fait durant toutes les nuits de Ramadan.

La récompense de l’apprentissage d’un cours, d’un chapitre de sciences de la religion procure selon le jugement de Dieu une grande récompense parce que le Prophète :

C’est-à-dire que les anges sont très contents de ce que fait l’étudiant de sciences quand il va apprendre la science de la religion. N’oubliez pas de mettre l’intention de rechercher l’agrément de Dieu en écoutant cette connaissance.

Comme la composition des livres, des ouvrages de tout sujet important, requiert d’évoquer le nom de Dieu justement Ibnou ^Achir a commencé par l’évocation du nom de Dieu :

^Abdou l-Wahid Ibnou ^Achir commence en évoquant le nom de Dieu le tout puissant, c’est-à-dire je commence mon ouvrage en disant bismi l-Lah, c’est-à-dire en mentionnant le nom de Dieu, en recherchant la baraka par le nom de Dieu, et c’est l’habitude du salaf et du khalaf. Les musulmans des trois premiers siècles de l’hégire, on les appelle les salaf, et les musulmans des 4e, 5e jusqu’à notre époque à nous, on les appelle les khalaf. Nous, on n’est pas du salaf, on est du khalaf. L’habitude du salaf et du khalaf, c’est de commenter leurs ouvrages par la basmala. C’est ainsi qu’il s’agit d’une habitude :

C’est un terme qui signifie littéralement « le Dieu ». Et donc quand on dit « le Dieu » dans l’absolu, Il s’agit du Seigneur des mondes, Il s’agit d’Allah. C’est pour ça qu’il est valide de dire « il n’est de dieu que Dieu ». Il n’est permis d’employer le nom Al-Ilah, Le Dieu, qu’à Allah. Il n’est pas permis de dire à propos d’autre que Allah, Un Dieu. Mais si on utilise un complément du nom, c’est possible de l’employer pour « autre que Dieu », comme la parole de Mouça ^alayhi s-salam :

« Regarde ton Dieu ». Donc là, c’est avec un complément du nom, une précision, ce n’est pas dans l’absolu. Il n’a pas dit « regarde le Dieu », il a dit « son Dieu » parce que notre maître Mouça s’adressait à cet homme, à Samiriyy qui avait fabriqué un veau en or et qu’il a considéré comme étant son Dieu, avec le pronom relatif ou le complément du nom, on peut l’employer pour autre que Dieu, mais dans l’absolu, on ne dit pas que le veau c’est un Dieu ou c’est le Dieu, quand il n’est pas dans l’absolu. Ça c’est pour le premier vers.

Le deuxième vers :

« Louange à Dieu qui nous a appris, Parmi les sciences, Ce dont il nous a chargés ». Al-hamdou li l-lah, La louange est à Dieu, Qui nous a enseigné, qui nous a permis d’apprendre.

La louange à Dieu, il y a deux formes de louange :

  • Il y a la louange qui est obligatoire,
  • Il y a la louange qui est surérogatoire ou recommandée.

La louange obligatoire, ce n’est pas de dire Al-hamdou li l-lah. La louange obligatoire, c’est de s’abstenir d’utiliser les bienfaits qu’Allah nous a accordés dans la désobéissance. C’est s’abstenir d’utiliser les bienfaits qu’Allah nous a accordés dans la désobéissance. C’est ça la louange qui est obligatoire et la louange qui est recommandée, c’est comme par exemple, on dit Al-hamdou li l-lah. Le fait de remercier Dieu par la parole, ça c’est une louange qui est recommandée. C’est la signification de

« Al-hamdou li l-lah… »

Qu’est-ce que ça veut dire ? La louange est à Dieu, qui nous a enseigné, qui a fait que nous puissions apprendre. C’est-à-dire que c’est grâce à Dieu que nous avons pu apprendre. Parce qu’Allah nous a chargés de connaissances. Et cette science, cette connaissance dont il nous a chargés, c’est ce qu’on appelle la science obligatoire. Il y a une part de connaissance qui est obligatoire pour chaque personne, ce sont des connaissances d’ordre individuel. Toute personne responsable doit les apprendre. C’est la science qui est requise, qui est une condition pour accomplir les obligations. C’est-à-dire on ne peut accomplir les obligations qu’en apprenant cette science. Ce sont des connaissances obligatoires pour toute personne responsable, tous ceux qui sont pubères, qui ont la raison rendront des comptes au jour du jugement à propos de l’apprentissage de la science indispensable de la religion. Parce que la science de la religion est de deux sortes. Il y a une sorte qui est indispensable, qui est obligatoire pour toute personne responsable, c’est-à-dire la personne pubère et sainte d’esprit. De sorte que celui qui n’apprend pas cette science par transmission orale est désobéissant, c’est un grand pécheur, c’est un façiq. Même si en apparence, il montre l’apparence qu’il est appliqué dans la religion, mais s’il n’a pas appris les 13 attributs de Dieu, il n’a pas appris les attributs des prophètes, il n’a pas appris qu’est-ce que l’apostasie, il n’a pas appris les piliers du woudou’, il n’a pas appris les piliers de la prière, il n’a pas appris le ghousl, il n’a pas appris la zakat s’il a de l’argent, le pèlerinage s’il était capable, il n’a pas appris quels sont les devoirs du cœur, les péchés du cœur, c’est un façiq, c’est un grand pécheur. Même si lui, il pense qu’il est en train d’augmenter en degré ou il dit « Mon cœur, il est plein de foi », mais en réalité, c’est un grand pécheur et Allah ne l’agrée pas dans cet état-là. Donc c’est pour cela que c’est un devoir d’apprendre ce minimum indispensable, c’est ce que nous ferons, incha’Allah, ensemble. C’est surtout le sujet qui se rapporte à la croyance, parce que la croyance, c’est la base. C’est pour ça que nous avons commencé. C’est ce qu’Ibnou ^Achir a commencé, c’est par le chapitre de la croyance.

C’est à dire qu’est-ce que veut dire la croyance, c’est-à-dire les attributs de Dieu, les attributs du prophète, l’apostasie. Et de même de connaître quels sont les devoirs du cœur, parce que le cœur est soumis à des actes. Parmi ces actes, il y a des actes d’adoration qui permettent de gagner l’agrément de Dieu. Et il y a des actes qui peuvent provenir du cœur, qui sont des péchés, qui font éloigner de l’agrément de Dieu. Et également donc ce qu’il est obligatoire de connaître pour toute personne responsable, il y a les péchés. Les péchés qui se rapportent aux yeux, à la langue, aux oreilles, à la main, aux pieds, au ventre, etc. C’est ce qu’on appelle Al-^Ilma l-darouri, la science indispensable, qui n’est permis à aucune personne responsable d’ignorer. De sorte que celui qui n’apprend pas, au jour du jugement, il va rendre des comptes. Il sera puni, parce que l’interrogatoire au jour du jugement, le questionnement au jour du jugement, tout comme c’est parvenu dans le Jama^ de At-Tirmidhiyy et d’autres, avec une chaîne de transmission sahih du Prophète ^alayhi s-salatou wa s-salam :

qui signifie : « L’esclave ne quittera pas la station au jour du jugement (une des stations, parce qu’il y en a 50) avant d’avoir rendre compte de quatre choses : Il rendra compte de sa vie, En quoi il l’a passée. Il rendra compte de son corps, en quoi il l’a utilisé, il rendra compte de son argent, de ses biens, d’où est-ce qu’il les a eus et dans quoi il les a dépensés ». C’est pour cela que c’est obligatoire pour toute personne responsable de connaître ce qui est licite comme bien, qu’est-ce qui est interdit. Parce qu’il se peut que quelqu’un il lui parvienne de l’argent illicite, de l’argent interdit. S’il ne sait pas faire la différence entre ce qui est licite et ce qui est interdit, alors il va tomber dans la consommation de l’argent interdit. Même pour ce qui est de la vente, du prêt, de la mise en commun des biens, de la location, etc.

Il est un devoir donc d’apprendre le jugement de ce qu’il veut faire par l’unanimité, de sorte qu’il soit interdit à une personne de s’engager dans quoi que ce soit avant d’avoir appris le jugement de Dieu. Mais pour autre que les actes d’adoration, il suffit d’apprendre le jugement de manière globale, de sorte qu’il ne tombe pas dans l’ignorance du fondement même du jugement, et il se peut que, par les sciences dont il nous a chargé, Ibnou ^Achir vise la science obligatoire aux individus et la science obligatoire collectivement. Parce que la science collective, la personne va rendre compte également selon le cas bien sûr. Qu’est-ce que ça veut dire la science collective ? Si certains apprennent cette science, les autres sont déchargés.

Justement l’auteur, lui connaissait les deux. Parce que la science de la religion est de 2 catégories. Il y a une science qu’il est obligatoire d’apprendre individu par individu. Il y a une science qu’il est obligatoire d’apprendre collectivement. Donc la science qu’il est obligatoire d’apprendre individuellement, c’est celle qui est obligatoire pour toute personne responsable, c’est-à-dire pubère et saine d’esprit, comme nous l’avons mentionné. Et la 2e sorte de science, c’est celle qui est obligatoire d’ordre collective, c’est-à-dire il est un devoir que certains musulmans l’acquièrent et c’est ce qui est, en plus de la science, obligatoire.

L’obligation collective, c’est les connaissances par lesquelles la personne peut profiter à autrui. C’est la part qui est obligatoire à certains croyants et pas à toutes les personnes responsables. C’est ce qui est au-delà des besoins de la personne elle-même. C’est ce qui permet à la personne de donner des jugements à autrui et pour les affaires qui peuvent se produire des gens.

Le troisième vers :

Sa parole « Salla wa s-salama » ça veut dire Allah honore et élève en degré, même si la phrase est khābarīya, c’est-à-dire c’est une phrase informative, mais ce qui en est visé, c’est l’invocation, ça veut dire je demande à Allah d’élever degré Mouhammad ﷺ. C’est-à-dire que Allah, Il honore, je demande à Dieu qu’il honore encore plus son prophète Mouhammad et le « Wa s-salam », ça veut dire : « Je demande à ce qu’Allah protège son prophète ﷺ de ce qu’il craint pour sa communauté ». Et justement, comme dans Sourate Al-Ahzab, Allah nous l’apprend :

﴾ إِنَّ ٱللَّهَ وَمَلَـٰٓئِكَتَهُۥ يُصَلُّونَ عَلَى ٱلنَّبِىِّ ۚ يَـٰٓأَيُّهَا ٱلَّذِينَ ءَامَنُوا۟ صَلُّوا۟ عَلَيْهِ وَسَلِّمُوا۟ تَسْلِيمًا ﴿

Ça veut dire : « Allah, Il honore le Prophète. Les anges invoquent Allah pour qu’Il honore davantage le Prophète. Vous qui êtes croyant, dites : Allahoumma Salli wa salim ^ala Mouhammad », c’est à dire, vous qui êtes croyants, demandez à Allah qu’Il honore et qu’Il élève davantage en degré le Prophète.

Et Mouhammad c’est un nom qui dérive de Hammadah, c’est à dire que notre Prophète a été appelé ainsi par inspiration d’Allah, parce que c’est de bon augure dans le sens que les créatures vont le louer tellement il a des caractères louables. C’est-à-dire que Mouhammad signifie celui qui est énormément loué par les gens tellement il a des caractères louables ﷺ. C’est un terme qui dérive de Al-hamd, qui est la louange.

L’invocation en faveur du Prophète « as-Salatou wa s-salam ^ala raçoul » sont obligatoires d’obligation une fois dans la vie, en étant capable, c’est-à-dire chez l’Imam Malik si quelqu’un dit une seule fois dans sa vie salla l-Lahou ^ala Mouhammad, salla l-Lahou ^alayhi wa s-salam, il aura réalisé l’obligation chez l’Imam Malik. De même, l’Imam Malik dit que les premières tahiyat et la deuxième partie des Tahiyat ne sont pas obligatoires, mais c’est sounnah. Selon lui, dans la prière, si quelqu’un ne fait pas les Tahiyat, sa prière reste valable. C’est pour cela que As-salat ^ala n-nabiyy n’est pas obligatoire selon Malik dans la prière, ni selon Abou Hanifah. Si quelqu’un récite les Tahiyat et il dit « ‘ach-hadou ‘al-la ‘ilaha ‘il-la l-Lah wa’ach-hadou ‘anna Mouhammadar-raçoulou l-Lah » puis il passe de Salam, la prière est valable chez les hanafites, même s’il ne dit pas « Allahoumma salli ^ala Mouhammad » et chez les Malikites également. Tandis que chez les Chafi^ites, il faut qu’ils rajoutent « Allahoumma salli ^ala Mouhammad ». Dans l’école Chafi^ites, l’invocation en faveur du Prophète est obligatoire dans la prière. Contrairement à l’Imam Abou Hanifah et à l’Imam Malik. Certains Malikites ont dit que l’invocation en faveur du prophète dans la prière fait partie des Sunan Mou’akkada, des actes très recommandés, qu’il ne convient pas de délaisser, que seul celui qui n’a pas de bien en lui va délaisser. Et d’autres ont dit que c’est obligatoire quand on entend la mention du prophète ﷺ. C’est-à-dire quand on entend la mention du prophète, c’est requis de faire l’invocation en sa faveur, de dire ﷺ. Si j’attire votre attention aussi, de ne pas faire comme beaucoup d’ignorants, ils compressent la phrase, tu n’entends que « Salla.. ». Ils déforment le nom d’Allah, ce n’est pas ainsi. Si tu invoques pour le Prophète, c’est comme si tu es en train d’offrir un cadeau. Quand tu offres un cadeau à quelqu’un, tu lui jettes dans la figure ou bien tu lui présentes avec un papier cadeau, avec un sourire, avec la main, tu dis ﷺ. Il ne faut pas déformer le nom de Allah. Il faut prendre le temps et avoir l’intention de l’invoquer en faveur du Prophète ^alayhi s-salatou wa s-salam.

Je vous rappelle une bonne tradition qui était même chez beaucoup de gens dans certains pays. Quand deux hommes se rencontrent ou deux femmes se rencontrent, c’est de se serrer la main en disant « As-salamou ^alaykoum – wa ^alaykoums-salam » et de faire l’invocation en faveur du Prophète. Car dans un hadith, justement, le Prophète a dit :

Qui signifie : « Chaque fois qu’il y a deux esclaves qui s’aiment pour l’agrément de Dieu, qui se rencontrent, qui se saluent en se serrant la main, qui récitent l’invocation en faveur du Prophète ﷺ. Ils ne se sépareront pas avant qu’il ne leur soit pardonné leurs péchés respectifs, ce qu’ils ont déjà fait et ce qu’ils vont faire ». C’est très recommandé, notamment le vendredi, de multiplier les invocations en faveur du Prophète, le jour du vendredi et la veille. Il est parvenu dans le hadith honoré, d’après Aws ibnou Aws qui a dit : « Le Messager ﷺ a dit :

Ce qui signifie : « Parmi les meilleurs de vos jours, il y a le vendredi. C’est en ce jour-là qu’Adam, Allah l’a créé et qu’il l’a fait mourir, et qu’il y aura le souffle dans le corps et que les gens vont mourir. Multipliez le vendredi les invocations en ma faveur. Vos invocations me seront exposées ». Certains compagnons ont dit : « Comment nos invocations te seront exposées alors que tu seras mort ? ». Il a répondu :

Ce qui signifie : « Allah ^azza wa jall a interdit à la Terre de consommer les corps des prophètes ». Rapporté par Abou Dawoud, An-Naça’iyy, juger des sahih, par Ibn Khouzaymah et d’autres. C’est très important de multiplier les invocations en faveur du Prophète ﷺ.

Rappelez-vous donc dans le vers :

Qu’est-ce que ça veut dire « Wa alihi wa sahbihi wa Mouqtadi » ? C’est une invocation pour Al-Al du prophète. Quand on dit « Allahoumma salli ^ala Mouhammadin wa ^ala ali Mouhammad », qu’est-ce que ça veut dire « Ali Mouhammad » ? Ce sont les croyants pieux de sa communauté, que ce soit ses proches parents, que ce soit autre que ses parents. Mais quand nous disons « Kama sallayta ^ala Ibrahim wa ^ala ali Ibrahim » ici « Ali Ibrahim », ça veut dire c’est deux fils, Isma^il et Is-Haq

Le Messager d’Allah ﷺ a été interrogé : « comment on fait l’invocation en ta faveur ô Messager de Dieu ? » lorsque le verset « ṣalloū ʿalayhi wa sallimoū taslīmā » a été révélé. Il leur a dit : « dites : Allahoumma salli ^ala Mouhammadin wa ^ala ali MouhammadKama sallayta ^ala Ibrahim wa ^ala ali Ibrahim » jusqu’à la fin. C’est donc le prophète qui leur a enseigné cette formulation.

Quand un des prophètes de Dieu est mentionné, il convient de faire l’invocation en sa faveur. Lorsque c’est notre maître Mouhammad, il est mentionné, il convient de faire l’invocation en sa faveur. Tout comme il convient de faire suivre l’invocation en faveur du Prophète par l’invocation en faveur de ses frères, des autres prophètes. Il est parvenu dans le Hadith que le Messager de Allah ﷺ a dit :

Ce qui signifie : « Quand vous me passez le salam, Alors faites le salam aussi. Quand vous dites « wa salam » aux prophètes de Dieu, parce qu’ils ont été envoyés tout comme moi-même j’ai été envoyé ».

Le quatrième vers :

Ici : Wa ba^dou, c’est juste ceci étant dit.

L’aide est de la part d’Allah. C’est-à-dire après la louange de Dieu, après l’invocation en faveur du Prophète que j’avais déjà mentionnée. Je demande de l’aide. L’aide, c’est être capable de faire quelque chose. « . », C’est un des attributs de Dieu. C’est à dire que Allah est très généreux. Qu’il a un très haut degré.

C’est-à-dire que je recherche l’aide de Allah qui me donne la capacité. La louange est à Allah qui m’a donné la capacité à composer ces vers. Ces vers de poésie qui sont utiles pour celui qui est de cette communauté. Cette communauté al-Oummah, Al Oummiyyah. Al-Oummiyyah, c’est à dire qui ne sait pas lire et écrire. La louange est à Dieu qui m’a donné cette capacité de composer ces vers qui sont utiles pour cette communauté qui ne lit pas et n’écrit pas, c’est à dire en général. Ils sont utiles pour celui qui est de cette communauté, qui ne lit pas et qui n’écrit pas. Ça, c’est le sens de ce quatrième vers.

Attention ici, quand nous par exemple, dans la Fatihah on dit :

﴿إِيَّاكَ نَعۡبُدُ وَإِيَّاكَ نَسۡتَعِينُ ٥﴾

(‘iyyaka na^boudou wa‘iyyaka nasta^in), c’est-à-dire, c’est vrai, « na^boudou », c’est-à-dire, ô Allah, c’est toi seul que nous adorons, et tu es le seul qui mérite d’être adoré. C’est ça le sens de l’adoration, c’est de se soumettre à l’extrême. C’est à dire à toi, nous demandons l’aide pour faire le bien et à persévérer sur la bonne guidée, parce que les cœurs dépendent de la volonté de Dieu. Ça veut dire que nous demandons à Dieu une aide particulière, parce que c’est Dieu qui est le Créateur pour l’esclave de ce qui lui est utile. Comme moyen de subsistance, ça ne veut pas dire qu’on ne peut pas demander l’aide à autre que Dieu dans l’absolu. Preuve en est le hadith rapporté par At-Tirmidhiyy :

« Allah aide l’esclave tant que l’esclave aide son frère »

Le cinquième vers de poésie :

La aqd ici, c’est à dire la croyance. Son poème, il a commencé par le chapitre de croyance. Il a dit dans la croyance de Ach^ariyy et dans le fiqh de l’Imam Malik et dans la tariqa soufi de Al-Jounayd as-Salik. Ça veut dire que le compositeur de ce poème religieux demande à Allah de l’aider pour composer des vers qui sont utiles pour celui qui ne sait pas lire et écrire ou qui n’a pas appris, pour qu’il puisse bien réciter ce poème, pour en comprendre le sens, parce qu’il englobe tout ce qu’il est un devoir d’apprendre et qu’il ne lui convient pas de délaisser en termes de croyance, de jurisprudence et de tasawwouf. C’est ça ce qu’il vise par tariqah Al-Jounayd as-Salik. Et là, Mayarah renvoie vers le Grand Tafsir pour plus de détails. Ça c’était juste l’introduction et nous détaillerons un peu plus. Juste pour en parler des Imams qu’il a mentionnés dans son texte, Al-Jounayd c’est une grande référence dans l’éducation de l’âme. C’est une référence pour le tasawwouf chez les gens véritables. C’était un Mouhaddith, un faqih qui a dit : « on n’a pas appris cela en rapportant les paroles des uns aux autres, mais on a appris cette voie avec les veillées, avec la faim, en délaissant les plaisirs et les choses qui plaisent à l’âme. » C’est-à-dire on s’est détourné du bas monde et on a éduqué nos âmes, pour parvenir à ce grand attachement de la religion. Al-Jounayd est mort à la fin du IIIe siècle de l’hégire. Quant à l’imam Al-Ach^ariyy, lui, il est mort au tout début du IVe siècle de l’hégire. Il a vécu à à la fin du IIIe siècle de l’hégire. Lui et l’imam Abou Mansour Al-Matouridiyy ce sont les deux références des musulmans dans la croyance. ‘Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy a vécu à Baghdad et le Matouridiyy était dans la région de Boukhara. Ce sont deux imams d’Ahlou s-Sounnah qui ont résumé la croyance des compagnons avec des arguments rationnels et textuels et de sorte que Ahlou s-Sounnah après se sont ensuite réclamés de ces deux imams, comme l’a mentionné ce grand savant de Fès Ibnou ^Achir et l’imam Malik, bien sûr, comme vous le savez, il est mort le dimanche, le matin du dimanche, 14 rabi^ou al-Awwal de l’année 179 de l’hégire. Al-Jounayd, il est mort en 297, ce sont tous des imams du Salaf. Quand on les suit, on dit qu’on est salafite, c’est à dire on suit ces imams du Salaf, l’imam Al-Ach^ariyy, d’abord, l’imam Malik et l’imam Al-Jounayd.

Et juste après, on ne va pas détailler, mais juste on va introduire l’introduction du livre de la croyance. Là, il va expliquer, il va commencer par expliquer les sujets de croyance. Et donc c’est pour cela que, Incha’Allah ta^ala, la fois prochaine, nous allons débuter l’explication de ce sujet. Où il résume d’abord, il explique d’abord qu’est-ce que ça veut dire ce qui est possible selon la raison, qu’est-ce que ça veut dire ce qui est impossible selon la raison, qu’est-ce qui est obligatoire selon la raison. Et incha’Allah, petit à petit, nous allons et ensuite il va expliquer comment, quels sont les attributs de Dieu, quels sont les attributs des prophètes. Ce sont des choses que nous verrons au fur et à mesure.