Bid3ah et Tariqa soufi
La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.
Parmi les bienfaits que Allah a accordé à Ses esclaves c’est qu’ils aient la croyance des gens de la vérité. Les gens de vérité sont les compagnons et ceux qui les ont suivis depuis des générations et des générations depuis l’époque des compagnons jusqu’à nos jours. C’est cela le plus grand bienfait de Allah à Ses esclaves. La croyance des gens de la vérité, c’est ce que le khalaf a transmis du salaf. Le khalaf ce sont les musulmans qui sont après le quatrième siècle de l’hégire et le salaf ce sont les trois premiers siècles de l’hégire. Nous nous faison partit du khalaf. Cette croyance des gens de la vérité c’est ce que ce sont transmis le khalaf du salaf. Celui qui vit en ayant cette croyance et meurt en ayant cette croyance, il sera rassemblé avec les croyants et sera préservé du châtiment de Allah ta^ala. Les deux points de cette croyance : la croyance en Allah et en Son Messager et croire en l’Unicité de Dieu concernant Sa création des choses.
Pour ce qui est de la croyance en Dieu, il s’agit de croire que Allah ta^ala existe, qu’Il n’est pas comme autre que Lui. Allah n’est pas comme les corps impalpables. Il n’est pas un corps impalpable comme la lumière, l’obscurité et le vent. Et Il n’est pas un corps palpable comme l’homme, la pierre, les arbres, les étoiles, le soleil ou la lune. Et Il n’a pas les caractéristiques des corps. Il n’a pas les caractéristiques des corps palpables, ni les caractéristiques des corps impalpables. Tout cela repose sur quelque chose, à savoir que Allah est Celui qui existe et qui n’a pas de début à Son existence et tout autre que Lui est entré en existence, tout autre que Lui existe après n’avoir pas existé. Toutes les choses autres que Dieu ont été précédé de néant. Avant que Allah ne crée ce monde, il n’y a pas de lumière, il n’y a pas d’obscurité, il n’y a pas d’endroit, il n’y a pas de direction et il n’y a aucune des caractéristiques des corps. Avant que Allah ne crée le monde, il n’y a aucun caractéristiques des corps comme le mouvement, l’immobilité, comme le changement, comme la coloration, comme les changements d’humeur. Allah est Celui qui n’a pas de début à Son existence et à qui Il n’arrive aucun changement ; parce que celui qui change a nécessairement qui lui a donné l’existence et qui le fait changer. Ce monde nous le voyons, il est changeant. C’est pour cela qu’il est un devoir selon la raison et un devoir selon la loi, que ce monde ait un début, c’est-à-dire que ce monde existe après n’avoir pas existé, et ce parce qu’il change. Il n’est pas suffisant de croire que Allah n’a pas de ressemblance avec les corps palpables et avec les corps impalpables, si la personne croit que Dieu est sujet à des choses qui entrent en existence. Il est obligatoire d’exempter Allah de toutes les caractéristiques entré en existence. La vie de Allah, Son attribut est un attribut qui n’a pas de début, qui n’a pas de fin. L’attribut de la vie de Allah ne change pas. Également l’attribut de la science de Allah ne diminue et ne change pas. Il en est de même pour Ses autres attributs. Ainsi Allah entend les sons et voit ce qui est vu sans qu’Il n’ait besoin ou qu’il ne lui arrive de vue qui entre en existence ou d’ouïe entrée en existence. Allah entend avec un attribut qui s’appelle l’ouïe et cet attribut il n’a pas de début et il n’a pas de fin. Et Allah voit tout ce qui est visible par Son attribut qui est la vue, qui n’a pas de début, qui n’a pas de fin et qui n’est pas comme la vue de Ses créatures. Il en est de même pour la puissance de Allah et la volonté de Allah, ce sont des attributs qui n’ont ni début ni fin. La puissance de Allah n’est pas comme la puissance des créatures et la volonté de Allah n’est pas comme la volonté des créatures. La puissance des esclaves est entrée en existence, elle a un début, elle augmente et diminue. La volonté des esclaves est entrée en existence. Il en est de même pour l’attribut de la parole de Allah, ce n’est pas quelque chose qui arrive après n’avoir pas eu lieu. La parole de Allah ce n’est pas des choses qui se suivent les unes les autres comme notre parole à nous. Notre parole à nous ce sont des sons qui se suivent les uns les autres. Pour ce qui est de la parole de Allah ta^ala elle n’est pas un son et elle n’est pas des lettres. La parole de Allah ce n’est pas quelque chose qui entre en existence, qui advient à l’Être de Allah puis qui augmente ou qui diminue ou qui est entrecoupé de silence. Celui qui a eu cette croyance qui est correcte, on dit qu’il a connu Allah et les actes d’adoration sont valables de sa part. Les actes d’adorations seront valables de la part de cette personne, que ce soit la prière ou le jeûne ou le pèlerinage ou la zakat ou la récitation du Qour’an et ainsi de suite. Quant à celui qui n’a pas eu cette croyance correcte mais il a eu une croyance différente, les actes d’adoration ne seront pas valables de sa part, quelque soient les actes d’adoration. Après ce point-là, le plus important c’est de croire en l’Unicité de Dieu dans Ses actes. Quand on parle de l’acte de Allah c’est-à-dire le fait de donner l’existence, le fait de créer. Concernant les actes des esclaves, ce n’est pas le fait de donner l’existence ou de créer. C’est Allah qui fait entrer en existence ce qui n’existait pas. Les corps c’est Allah ta^ala qui les fait entrer du néant à l’existence et même les mouvements des corps, les immobilisations des corps, les paroles des corps c’est Allah qui les fait entrer du néant à l’existence. Lorsque l’Homme dit des paroles de son propre choix c’est lui qui a voulu parlé, c’est délibéré mais ce n’est pas l’Homme qui crée ses propres paroles, c’est Allah qui les lui crée. Il en est de même pour les réflexions que peut avoir un homme, pour les perceptions qu’il peut avoir, pour les connaissances qu’il peut avoir ; tout cela c’est Allah qui les crée pour Ses créatures. Nul ne crée quoique ce soit parmi les mouvements et les immobilités si ce n’est Allah. C’est ce deuxième point qui est le plus important des fondements de notre croyance.
Celui qui contredit le tanzih c’est-à-dire il a pour croyance que Dieu ressemble aux créatures, qui croit que Dieu est un corps dans la direction du trône, celui-là il n’a pas connu Dieu. Et celui qui a pour croyance que Dieu a pour attribut le mouvement et l’immobilité, c’est quelqu’un qui ignore son Seigneur, ce n’est pas un musulman. Et celui qui a pour croyance que Dieu est tout le temps immobile, celui-là aussi il n’a pas connu son Créateur car les immobilisations sont une des caractéristiques des créatures, et le mouvement c’est une des caractéristiques des créatures. Et celui qui qualifie le Créateur par le mouvement ou l’immobilité ou les deux, celui-là n’a pas connu son Créateur. Ces deux sujets sont les deux principaux sujets de la croyance.
Après cela, les sujets de la religion parmi eux il y a ce qui concerne la croyance et il y a ce qui concerne les adorations par le corps. Et parmi les actes, il y a ceux qui sont obligatoires, celui qui les délaisse tombe dans un péché et celui qui les accomplit il aura une immense récompense de la part de Dieu.
Allah ta^ala a rendu licite aux musulmans d’innover dans la religion que Dieu agrée des choses qui ne sont pas contradictoires au Qour’an et aux hadiths, on appelle cela une sounnah haçanah, une bonne innovation. Tout ce que les savants de l’Islam, les pieux, les saints, tout ce qu’ils ont innové dans la religion agréée par Allah et qui est en conformité avec le Qour’an et les hadiths cela s’appelle une sounnah haçanah, un bonne innovation, une bonne sounnah, une bonne tradition. On ne dit pas : « Cela c’est une chose que le Messager n’a pas faite alors c’est une mauvaise tradition, une mauvaise innovation, une innovation interdite « . Non, on ne dit pas cela. Il y a des successeurs qui ont innové dans la religion, des choses que le Messager n’a pas faite. Et il en est de même pour des savants de l’Islam qui sont venu après les successeurs des compagnons. Ils ont innové des choses que le Messager n’a pas faite et qu’il n’a même pas mentionné ; c’est-à-dire des choses que le Messager n’a pas indiqué en disant « Faite cela ! » . Et ces choses qui ont innovées par les successeurs des compagnons, que l’on appelle At-tabi^oun, ceux qui sont pieux dans la religion, ce qu’ils ont innové c’est une bonne innovation, une bonne sounnah. Il en est de même pour ceux qui sont venu après eux, qui ont innové des choses dans la religion, des choses qui ne contredisent pas le Qour’an et le hadith ; on dit que ce sont des sounnah haçanah, de bonnes innovations. Parmi les premières choses qui ont été innovées par les musulmans, il y a ce qui a eu lieu à l’époque des compagnons mais qui a été innové par des gens qui n’étaient pas des compagnons, par les successeurs (c’est-à-dire des gens qui ont vécu à l’époque des compagnons sans avoir rencontré le Prophète et qui ont appris la science auprès des compagnons, en arabe ils sont appelés les tabi^in). Cela a eu lieu du vivant des compagnons sans que ces derniers ne disent : « C’est mauvais ce que vous faites « , pourtant le Prophète ne leur a pas dit de les faire. Ce sont des successeurs qui les ont innové à l’époque des compagnons. Il y avait le fait de mettre des points au-dessus et en-dessous des lettres du Mous–haf et de mettre le chakl c’est-à-dire le fait de mettre les voyelles : la dammah, la fathah, la kasrah. Ceci a été fait à l’époque de compagnons par des gens qui n’étaient pas des compagnons, c’était par les successeurs des compagnons ; et ceci était une bonne sounnah, une bonne innovation. Les compagnons n’ont pas mit les points au-dessus et en-dessous des lettres et ils n’ont pas mis le chakl. Les compagnons ont écrit le Qour’an parce que le Prophète leur dictait, mais ils l’écrivaient sans mettre les points ni le chakl. Mais c’était un successeur des compagnons qui s’appelle Yahya Ibnou Ya^mour qui, à l’époque des compagnon, a innové cela.
Par ailleurs, parmi les choses que les savants du salaf ont innové et c’était des gens parmi les successeurs des compagnons, il y a la construction des minarets et des mihrab. Les minarets dans les mosquées et les mihrab là où se tient l’imam pour diriger la prière. Les mosquée à l’époque du Prophète ne comportaient pas de mihrab, c’est-à-dire cette concavité dans le mur là où se trouve l’imam pour diriger la prière. La mosquée du Messager ^alayhi s-salam et les mosquées des compagnons ne comportaient pas des concavités, ces mihrab. Celui qui a innové cela c’est le Calife bien guidé, le grand savant, celui qui est ascète, ^Oumar Ibnou ^Abd al-^Aziz (que Allah l’agrée). C’est celui qui a innové les mihrab et c’est également lui qui a innové les minarets. Avant lui les musulmans n’avaient pas de minaret pour leurs mosquées. Et par la suite, les savants pieux des musulmans ont innové d’autres choses.
Parmi les choses qui ont innové après cela, il y a la commémoration de la naissance du Prophète (Al-Mawlid) et At–Tariqah (des voies soufies).
Celui qui a innové la commémoration de la naissance du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) durant le mois de Rabi^ou l-‘awwal, c’était un homme qui était pieux, qui était brave, qui était courageux, un grand savant. Il était par ailleurs le roi de Irbil qui se trouve dans l’actuelle Irak, il était donc kurde. Il était appelé le Roi Mouhaffar. Ce roi était le mari de la sœur du Soultan Salahou d-din A-‘Ayoubiyy. C’est le Sultan qui a libéré Baytou l-Maqdis et c’était lui qui a régné sur l’Egypte, le Hijaz et Ach-Cham. C’était un grand savant lui aussi, il connaissait des livres de jurisprudence chafi^ite par cœur. Il avait appris la religion. Ceux qui lui ont enseigné la religion étaient cinquante, savants hommes et savantes femmes. Il avait donc une sœur qui était l’épouse du Roi Moudhaffar d’Irbil qui a innové la commémoration de la naissance du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Les savants de l’Islam ont apprécié ce que ce roi avait fait et les musulmans ont repris cette belle tradition partout jusqu’à nos jours. Et depuis qu’il l’a innovée, il s’est écoulé plus de huit cent années.
Et il y a également les voies soufies, les tariqah ; la tariqah rifa^iyya et la tariqah qadiriyya et d’autres tariqah, elles ont été innovées par des savants qui étaient pieux, qui étaient ascètes. Donc la tariqah c’est de se mettre à faire des wirds c’est-à-dire des pratiques habituelles, des actes d’adorations surérogatoires régulièrement dans des temps particuliers et de suivre le chaykh d’une tariqah qui est un éducateur qui s’occupe d’éduquer ses mourids, ses disciples.
Le Chaykh ^Abd al-Qadir Al-Jilaniyy et le Chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy ce sont les deux premiers fondateurs de tariqah. Le Chaykh ^Abd al-Qadir Al-Jilaniyy il s’appelle Mouhyi d-Din Al-Jilaniyy ou bien Al-Kilaniyy ou bien Al-Jiliyy ; c’est le fondateur de la tariqah qadiriyya. Il fait partie des grands ascètes des grands soufis. Il est né à Jili qui se trouve derrière Tabarastan puis il s’est installé à Bagdad alors qu’il était encore jeune en 488 de l’Hégire. Il a pu prendre la science des savants et des spécialistes de tasawwouf et il a appris l’exhortation. Il a maîtriser le fiqh, la jurisprudence, et il a également et des transmissions du hadith du Messager. Il a appris la littérature et il était réputé. c’était quelqu’un qui vivait de son propre travail. Il a commencé à donner des cours et des avis de jurisprudence en 528 de l’Hégire et il est mort à Baghdad. Concernant le Chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy il s’appelle Ahmad fils de ^Aliyy fils de Yahya Ar-Rifa^iyy Al-Houçayniyy. Il est mort en 578 de l’Hégire. Son surnom c’est Abou l-^Abbas. C’est un imam ascète, fondateur de la tariqah rifa^iyyah. Il est né dans le village de Haçan dans la région de Wasit en Irak. Il a appris la science de la religion dans cette région de Wasit. Il est devenu un grand soufi et il y avait beaucoup de gens qui l’ont suivi et pensaient beaucoup de bien de lui. Il vivait dans le village de Oummou ^Abidah où il est mort. Sa tombe jusqu’à nos jours est la destination de voyageurs qui suivent sa tariqah. Le Chaykh ^Abd al-Qadir Al-Jilaniyy et le Chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy ce sont les deux premiers fondateurs de tariqah et par la suite d’autres savants ont fondé des tariqah qui sont toutes des voies qui permettent de se rapprocher de l’Agrément de Allah. La tariqah on l’appelle une bonne sounnah, une bonne innovation. Toute ces choses que les savants pieux de l’Islam ont innové sont appelées sounnah haçanah, elles sont toutes concernées ou rentrent toutes sous la coupe du hadith du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qui signifie :
» Celui qui instaure dans l’Islam une bonne tradition il en aura la récompense et une récompense à chaque fois que quelqu’un va la refaire après lui « .
Après ces indications, on ne prête pas attention à ceux qui contredisent à ce sujet. Ces choses qui sont une bonne tradition, ils disent que c’est une chose interdite mais ces gens-là il n’y a aucune considération à accorder à leur parole. Alors que eux même ils pratiquent des choses qui n’étaient pas à l’époque du Prophète ^alayhi s-salatou wa s-salam, des choses que les savants ont innové, et ils en renient d’autres. Alors que toutes ces innovations ont été faites conformément au Qour’an et au hadith, comme les mous–haf dans lesquels il y a les points et le chakil, les voyelles. Eux, ceux qui renient les innovations, ils le font tout comme nous nous le faisons ; et les minarets et les mihrab. Eux qui renient les innovations ils les font alors que nous aussi nous les faisons. Ces gens-là ne s’attachent pas à la balance de la Loi de l’Islam, ils suivent leur passions, ce que leur âme, leurs penchants leur indiquent de faire. La chose qui leur plaît ils la font et la chose qui ne leur plaît pas ils disent que c’est une mauvaise innovation. Ils disent que c’est une innovation interdit. Ce ne sont pas des gens qui suivent leurs preuves, ce sont des gens qui suivent les penchants de leurs âmes. Pourquoi est-ce qu’ils ont bien accepté le Chakl sur les lettres du Qour’an ? Pourquoi ils ont accepté les points au-dessus et en-dessous des lettres du Qour’an ? Pourquoi ils ont accepté la construction des minarets ? Pourquoi ils ont accepté que l’on fasse des mihrab dans les mosquées et d’une autre côté ils interdisent les tariqah, ils interdisent le mawlid. Ils interdisent et ils rendent licite sans preuve. On accorde aucune considération à leur parole, elle ne vaut rien du tout même s’ils ont des tonnes de livres, même si c’est imprimé en papier glacé, même si c’est avec une reliure en or, cela ne vaut rien du tout car ils suivent leurs passions.
Concernant les tariqah, les voies soufies, les deux premières qui ont été fondé c’est la tariqah rifa^iyya et qadiriyya. Le Chaykh ^Abd al-Qadir Al-Jilaniyy et Chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy étaient contemporains, ils ont vécu à la même époque en Irak. Notre maître Ahmad Ar-Rifa^iyy est descendant de l’imam Al-Houçayn. fils de l’imam ^Aliyy (que Allah l’agrée). L’imam Ahmad Ar-Rifa^iyy était un faqih chafi^ite. L’imam Abou l-Qaçim Ar-Rafi^iyy qui est celui qui a résumé l’école chafi^ite, il a parlé de notre maître Ahmad Ar-Rifa^iyy en disant que c’est celui qui connaissait le plus le Qour’an et la Sounnah du Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Et il y avait un saint de l’époque de Chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy qui disait : » Tous les soufis se sont accordé à dire que le Chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy était parmi les chouyoukh souffiyyah qui avait un plus haut degrés « . Par ailleurs, la voie de l’imam Ahmad Ar-Rifa^iyy a une particularité, elle s’est distinguée de d’autres tariqah. C’est que Allah préservé ceux qui suivent l’imam Ahmad Ar-Rifa^iyy dans sa voie soufie, Il les a préservé de deux croyances sont les plus graves des mécréances : la première c’est ceux qui disent que Allah s’incarne dans le corps des gens et la deuxième c’est ceux qui disent que Allah et ce monde c’est une seule et même chose. Et ces deux mécréances ont pénétré chez certains qadiriyyah et chez certains chadhiliyyah , et c’est même devenu majoritaire chez les chadhiliyyah, davantage que chez les qadiriyyah. Et chez certains naqshabandiyyah également et d’autres encore.
A notre époque, il y a des gens qui se disent suivre la tariqah chadhiliyyah et ils disent que Allah est à l’intérieur de chaque personne, homme et femme. Et il se trouve également parmi ces gens-là qui disent que Allah et ce monde c’est comme la glace et l’eau qui est contenue dans la glace. Ils disent que ce monde c’est comme la glace et que l’eau qui est dedans c’est Allah. Et ces deux mécréances sont plus laides que la mécréance des mécréants de fils de ‘Isra‘il. Ils ont considéré que toutes choses est une partie de Dieu. Dans certains pays arabes, il y a des gens qui disent que Allah est à l’intérieur de chaque personne. Certains ont même ajouté à cela, ils ont dit : « Toi c’est Allah et ce mur c’est Allah «. Quant aux rifa^iyyah, Allah les a préservé de cette mécréance parce que le Chaykh de cette tariqah, le Chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy mettait en garde très très fermement contre ces deux mécréances. Al-Houlouliyyah c’est la croyance de ceux qui croient que Allah s’incarne dans les choses. Et il y a ceux qui croient en l’unité de l’existence, ils prétendent que ce monde c’est Allah et que tout ce qu’il y a dans ce monde ce serait des parties de Allah. Cela est de la mécréance.
En effet, la croyance des musulmans est que rien n’est tel que Dieu, Il est un Être qui n’a pas de ressemblance avec Ses créatures, Il est sans comment et sans endroit, voici la croyance correcte. Allah a confirmé Son existence et l’existence de Ses créatures par Sa Parole ta^ala : « Al-hamdouli l-Lahi Rabbi l-^alamin «, ce qui signifie : « La louange est à Allah le Seigneur des mondes «. Il n’a pas dit : « Al-hamdouli l-Lahi houwwa l-^alamoun «, Il n’a pas dit : « La louange est à Dieu Celui qui est Lui-même ce monde «.
Le chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy mettait beaucoup en garde dans certains de ses ouvrages contre ces deux mécréances. Ce chaykh, Ahmad Ar-Rifa^iyy, était quelqu’un qui accordait beaucoup d’importances aux cours ; c’est pour cela qu’il n’a pas laissé beaucoup d’ouvrages. Et c’était quelqu’un qui enseignait au début de la journée dans le fiqh, la jurisprudence, dans le hadith, dans le tafsir (l’éxégèse du Qour’an) et dans le tawhid (la croyance en l’Unicité). Et en fin de journée, c’était également toutes ces matières-là. Mais le jeudi il le réservait aux exhortations. Il restait assit sur une chaise élevé pour que les gens puissent le voir tellement il y avait beaucoup de gens dans son assemblée d’exhortation. Les princes, les savants, les soufiyy, les gens du communs, tous venaient assister à ses assemblées d’exhortation. Une fois, il était dans une assemblée, il était assis sur cette chaise d’exhortation et dans cette assemblée il y avait des mécréants des fils de ‘Isra‘il et il y avait des sabéens et ces sabéens ce sont un groupe de mécréants. Quand ils ont entendu ces paroles, il y a eu environ huit mille personnes qui sont entré en Islam et parmi les musulmans insouciants qui commettaient des péchés quarante milles ont fait le repentir. Parmi les prodiges que Allah lui a accordé c’est que un jour dans l’année de ses élèves se réunissaient cent mille personnes ou plus et c’était lui qui leur garantissait leur nourriture et leur boisson. Tous mangeaient et buvaient. Il n’était pas un roi, ni un ministre. Et dans sa famille il n’y avait ni roi, ni ministre. Mais c’est lui par un secret que Allah lui a accordé. Il était surnommé Abou l-^alamayn, il était surnommé aussi Abou l-^Abbas, et il était surnommé aussi le Chaykh de Al-^ourayjah, Al-^ourayjah signifie la petite fille boiteuse. C’était le chaykh de la petite fille boiteuse parce qu’un jour il est partit rendre visite à des gens dans un village où il avait des élèves, des gens qui le suivaient, des disciples. Ils sont tous sortit pour l’accueillir, hommes et femmes. Il y avait parmi eux une petite fille boiteuse, bossue et chauve. Quand elle a vu le chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy et elle s’est mis à pleurer en lui demandant des invocations. Elle lui a dit : « Tu es mon chaykh et le chaykh de ma mère «. Elle a dit : « Je ne supporte plus les moqueries des filles du village «. Il s’est mis à pleurer pour avoir vu cette petite fille dans cet état et il a invoqué Allah en sa faveur. Sa jambe qui était plus courte s’est rallongée immédiatement, sur le champs. Son dos qui était bossu s’est redressé et ses cheveux ont poussé, sur le champs, dès qu’il a invoqué. C’est un prodige que Allah lui a accordé. Tellement les gens ont aimé ce prodige, ils l’ont surnommé le chaykh de la petite fille bossue c’est-à-dire c’est le chaykh par son invocation qui a guérit cette petite fille bossue et boiteuse. Tellement c’était quelqu’un qui s’occupait de la science de la religion et tout particulièrement de la science de la croyance, sa tariqah, sa voie a été préservé jusqu’à nos jours. Il n’y a pas quelqu’un dans sa tariqah qui prétende que Allah s’incarne dans des choses ou qu’Il est dans toutes choses. Il n’y a pas parmi ces gens qui suivent sa tariqah qu’il y ait des gens qui disent que Allah et ce monde font une seule chose. Il n’y a pas parmi ces gens qui le suivent qui disent que Allah est devenu multiple. Il n’y a pas parmi ses élèves et ses disciples qui disent ces mécréances abominables, et la louange est à Allah pour cela. Et le chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy mettait en garde contre un homme qui s’appelle Al-Hallaj qui disait : « Je suis Allah «. Al-Hallaj est mort environ trois cent ans avant notre maître Ahmad Ar-Rifa^iyy. Le Chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy mettait en garde contre Al-Hallaj, il disait : « Ce n’était pas quelqu’un qui est sur la vérité. Si il était sur la vérité, il n’aurait pas dit : je suis Allah «. La parole de Al-Hallaj lorsqu’il disait « Ana l-Haqq », c’est-à-dire qu’il disait qu’il était Dieu. Notre maître Ahmad Ar-Rifa^iyy a jugé que Al-Hallaj était un égaré et c’est cela la vérité, et c’est cela ce qu’ont dit la plupart des savants soufis. Ils ont dit : « Il n’est pas des nôtres », ce n’est pas un soufi, c’est un charlatan, c’est un menteur, c’est un mécréant. C’est pour cela que par le passé très peu ont dit du bien de Al-Hallaj et c’était des gens qui ne connaissaient pas sa réalité. Mais aujourd’hui il y a des gens qui essayent de faire passer Al-Hallaj comme si c’était la référence du tasawwouf, surtout dans la littérature occidentale, faites attention ! Mettez en garde contre Al-Hallaj, si il était sur la vérité il n’aurait pas dit qu’il était Allah. Il prétend qu’il est devenu qu’un avec Allah et cela c’est de la mécréance car Allah ne change pas. Si tu restes avec des qadiriyy tu entends qu’ils disent du bien de Al-Hallaj, si tu restes avec des chadhiliyy ils disent du bien de Al-Hallaj, si tu restes avec des naqshabandiyy aussi. Ce sont des gens qui ne connaissent pas sa réalité. Et d’autres aussi sauf les rifa^iyy ils ne disent pas du bien de Al-Hallaj parce que le chaykh de leur tariqah a su que Al-Hallaj est un égaré et il leur a dit. Et ceci est un des secrets de la rifa^iyya. Rien que le fait de se réclamer de cette tariqah comporte un secret.
La louange est à Allah.
Femmes, faites des aumônes
La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.
Notre Chaykh (que Allah l’agrée) a dit : « Il nous a été permis de rapporter avec une chaîne de transmission ininterrompue dans le sahih de Al-Boukhariyy (c’est-à-dire que notre chaykh a rapporté de quelqu’un qui a rapporté de quelqu’un et ainsi de suite jusqu’à remonter jusqu’au Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et ce avec la chaîne de transmission qui est dans le sahih de Al-Boukhariyy et d’autres ; que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam s’est adressé aux femmes un jour de fête (un jour de fête c’est-à-dire l’aïd al-fitr ou l’aïd al-adha. Mais cela ne signifie pas que l’on ne célèbre pas d’autres événements comme al-isra wa l-mi^raj) alors que Bilal était avec le Prophète, parce que les femmes sortaient les jours de fête sur ordre du Prophète pour manifester la joie, celles qui pouvaient faire la prière, celles qui n’avaient pas les menstrues, faisaient la prière de la fête en dehors de la mosquée, à l’extérieur dirigées par le Prophète, à l’air libre dans un lieu qui s’appelle Al-Mousalla qui se trouvait non loin de la mosquée du point de vu de la distance. Celles qui avaient les menstrues étaient présentes pour obtenir les bénédictions des invocations. Un jour, le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit aux femmes :
« Faites des aumônes parce que j’ai vu que vous allez être les plus nombreuses en enfer « , les femmes ont demandé pourquoi . Le Prophète leur a répondu en utilisant le verbe : « Takfourna « . Elles ont dit : « Est-ce que cela veut dire que l’on commet la mécréance , que l’on sort de l’Islam ? » et le Messager leur a dit ce qui signifie : « Non, ce n’est pas le koufr dans le sens de la mécréance mais c’est dans le sens de l’ingratitude car vous êtes ingrate avec le bien qui vous est fait et vous maudissez souvent « . Être ingrat avec quelqu’un qui nous a fait du bien c’est un grand péché. Si l’un dit à l’autre : « Tu ne m’a jamais rien fait de bien « , il renie tout le bien passé, par cette parole il a commis un grand péché.
Un des compagnons du Prophète a dit : « Est-ce que nous allons rendre des comptes au sujet de ce que l’on disait ? », le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Qu’est-ce qui fait entrer les gens en enfer si ce n’est la langue « . Ce seront les paroles qui seront la plus grande cause de l’entrée des gens dans l’enfer. Les paroles sont de différentes sortes : il y a les paroles déconseillées, il y a ce qui est un grand péché, il y a ce qui est un grand péché et il y a ce qui est de la mécréance. Il faut se surveiller. Certains stupides disent : « Mais moi je ne pensais pas ce que je lui ait dit « , c’est un faux argument cela, ce n’est pas recevable. Qui va accepter si tu lui dis « je ne pensais pas ce que j’ai dit « , à plus forte raison s’il s’agit de la religion, s’il s’agit de Dieu ou de Son Prophète.
Et surtout lorsqu’il s’agit de la femme lorsqu’elle dit à son mari : « Tu ne m’as jamais rien fait de bien «, elle lui dit une parole par laquelle elle efface d’un revers tout ce qu’il a investi en faisant du bien. Le fait de renier le bien de son époux pour elle c’est un grand péché. Et cela se produit beaucoup de la part des femmes. Le Prophète a assimilé cela à de la mécréance mais dans le sens de l’ingratitude. Il a comparé le fait de renier les bienfaits du mari et le fait de maudire beaucoup à la mécréance car ce sont deux grands péchés.
Une fois notre Chaykh (que Allah lui fasse miséricorde) a donné le conseil une fois à une de ses élèves, il lui dit : « Tu te comportes avec lui comme tu te comportes avec un roi « .
Maudire un musulman qui ne mérite pas qu’on le maudisse c’est un grand péché, c’est comme le tuer. Celui qui maudit un musulman sans raison valable c’est comme s’il l’a tué. Comme le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit dans un hadith rapporté par At–Tabaraniyy qui signifie : « Maudire un musulman c’est comme le tuer « .
Également le fait de renier le bienfait de l’époux, comme le fait qu’un mari agisse en bien avec son épouse puis qu’un jour ils se sont mis en colère, ils se sont disputer, et qu’elle était en colère elle lui a dit : « Je n’ai jamais rien vu de bien de toi « son péché est grand selon le Jugement de Dieu.
Les femmes commettent souvent ces deux péché : renier le bienfait du mari et maudire sans droit.
Même si ce n’est pas le bienfait du mari, même si la personne renie les bienfaits d’une autre personne comme un homme avec un homme c’est un grand péché. C’est un grand péché parce que cela fait du mal à celui à qui l’on renie le bienfait. Si tu dis à quelqu’un : « Je n’ai jamais rien vu de bien de toi », cela lui porte préjudice. Son cœur va se déchirer de peine. Il se dit : « Avec cette femme j’ai fait du bien ». Après tout le bien que j’ai fait, elle renie. Son cœur va se consumer. Par ailleurs, ce sont des paroles qui sont des mensonges. Il y a deux péchés dans ce qu’elle a dit, il y a la nuisance envers un musulman, et il y a un mensonge. Ces deux sont des péchés. C’est pour cela que le Prophète a comparé cela à de la mécréance, al-koufr. Il a dit : « Takfourna ».
Faites très attention, celle qui est mariée qu’elle ne renie pas les bienfaits de son mari. Même si elle est très en colère, qu’elle ne tombe pas dans ce péché.
Qu’est-ce que soit l’état de haine, de colère, d’aversion, qu’est-ce que soit l’état de a relation qui s’est dégradée entre les deux, qu’elle n’en arrive pas jusqu’à l’ingratitude en reniant le bien qu’il lui a fait par le passé. Si elle prétend à un droit dans la Loi de l’Islam qu’elle se limite à demander son droit, elle ne dépasse pas ce que la Loi de l’Islam lui a garanti sinon qu’elle se taise c’est mieux. Dans l’au-delà, la personne va rendre des comptes sur les paroles qu’elle a dite et sur les actes qu’elle a faite. Les paroles sont extrêmement nombreuses. Rappelez-vous : certains vertueux ils mettent des pierres dans la bouche. Lorsqu’ils veulent parler, le temps qu’ils retirent les pierres ils ont réfléchit est-ce que cela vaut la peine ou non de le dire. Au jour du jugement, Allah dévoile ce qui est caché. Un saint disait : « Si les péchés avaient une odeur, vous ne seriez pas resté à côté de moi quelques instants «, et lui s’était un saint. Il y a des gens dont l’apparence t’inspire de dire : « Ma cha‘al-Lah « mais Dieu dévoile les gens au jour du jugement. Nous demandons à Allah de ne pas nous dévoiler et qu’Il nous pardonne. Les choses que la personne cachait dans son cœur, Dieu les dévoile au jour du jugement. C’est pour cela qu’il convient aux femmes et autres que les femmes, il n’y a pas que les femmes, de s’éloigner de l’ingratitude. Si quelqu’un t’a fait un bien, tu le garde, tu ne l’oublie pas. Notre chaykh lorsque quelqu’un lui faisait un bien, même après des années il ne l’oubliait pas, il lui faisait transmettre le salam ou un cadeau ou quelque chose qui peut être très anodine pour certains. Après cela, les femmes se sont mises à donner des aumônes car elles ont entendu la parole du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Elles prenaient leur boucle d’oreille et elles mettaient dans le drap que Bilal tenait pour recueillir les aumônes, pour que le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam les utilise dans l’intérêt des musulmans. Le Messager ne prend pas l’aumône pour lui-même. Il ne prend ni l’aumône surérogatoire, ni l’aumône obligatoire qui s’appelle Az-Zakat. Il ne les prend pas pour lui. Allah fait que c’est interdit pour le Prophète de prendre de l’aumône surérogatoire et de l’aumône obligatoire.
Le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « J’ai vu que vous étiez les plus nombreuses en enfer », afin de les inciter à donner des aumônes pour qu’il les utilise dans l’intérêt des musulmans.
Le fait de prendre la zakat, l’aumône obligatoire, c’est interdit pour tous ceux qui sont descendants de Hachim qui est l’ancêtre du Prophète et Al-Mouttalib le qui est l’oncle maternel du grand-père du Prophète. Notre Prophète s’appelle Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam fils de ^Abdou l-Lah fils ^Abdou l-Mouttalib. ^Abdou l-Mouttalib c’est un surnom, son vrai nom est Chaybatou l-Hamd. Chaybatou l-Hamd est le fils de Hachim qui est lui-même le fils de ^Abdou Manaf. ^Abdou Manaf avait plusieurs fils, dont Hachim. C’est une obligation d’ordre communautaire de connaître l’ascendance du Prophète.
Notre Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam est
Mouhammad fils de ^Abdou l-Lah
(les parents du Prophète ^Abdou l-Lah et ‘Aminah étaient musulmans)
fils de ^Abdou l-Mouttalib
( Al-Mouttalib n’est pas un des Noms de Dieu)
fils de Hachim
fils de ^Abdou Manaf.
^Abd veut dire esclave. Il a donc été surnommé : esclave du nom de son oncle paternel parce que Chaybatou l-Hamd lorsqu’il était petit, il était sur une monture derrière son oncle Al-Mouttalib qui était un noble chez les gens de Qouraych. Mais ce jour-là Chaybatou l-Hamd n’était pas bien habillé. Il y a quelqu’un qui lui a dit : « Qui est derrière toi ? « Al-Mouttalib a eu honte de dire que c’était son neveu, il a dit : « ^Abdi « . C’est pour cela que Chaybatou l-Hamd a été surnomé ^Abdou l-Mouttalib, l’esclave de Al-Mouttalib. Donc tous ceux qui sont descendants de Hachim et Al-Mouttalib, même jusqu’à nos jours, il est interdit pour eux de prendre la zakat. Lorsque l’on dit les descendants de Hachim c’est-à-dire y compris les descendants du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. En effet, le Prophète n’a pas eu de fils qui a eu des enfants mais sa fille Fatimah avec notre maître ^Aliyy, ils ont eu Al-Haçan et Al-Houçayn. Aujourd’hui tous les descendants de du Prophète sont des descendants soit de Al-Haçan soit de Al-Houçayn. Ils sont soit Haçaniyy soit Houçayniyy. Fatimah Az-Zahrah est la meilleure des femmes de cette communauté, tandis que la meilleure des femmes dans l’absolu est notre dame Maryam mère du Prophète ^Iça. Quant à ^A‘ichah, épouse du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et fillle du compagnon Abou Bakr (que Allah l’agrée) c’est la femme qui a le plus de science.
Les descendants de Al-Haçan et Al-Houçayn ne prennent donc pas la zakat, mais ce qui est autre que la zakat, l’aumône en générale, il leur est permis de la prendre. Cela pour les descendants. Quant au Prophète, il ne prend ni l’aumône obligatoire ni l’aumône surérogatoire.
Les femmes lorsqu’elles ont entendu l’ordre du Prophète, elles se sont mises à donner des aumônes, elles donnaient leur bijoux dans le drap que tenait Bilal. Ce parce que l’aumône pour est une cause pour effacer le péché, le petit et le grand péché. Alors, n’oublions pas cela. Il se peut que par une aumône de notre part, Allah éloigne de nous certaines épreuves. Allahou ta^ala fait ce qu’Il veut. Le grand péché comme de renier les bienfaits ou encore de maudire un musulman injustement. Pour être pardonné du fait d’avoir maudit un musulman, il faut faire le repentir.
Comment se repentir d’avoir maudit un musulman ?
Si quelqu’un a maudit un musulman de face, c’est-à-dire que la parole a été entendue par celui qui a été maudit, il s’excuse auprès de lui, il regrette et il met dans son coeur l’intention de ne plus jamais le refaire. Allah lui efface son péché.
Également la femme qui a renié les bienfaits de son mari, si elle veut se repentir pour ne pas être châtiée dans l’au-delà, ce qu’elle fait c’est qu’elle s’excuse auprès de lui car son cœur a été blessé par ce reniement. Mais certains hommes se mettent à frapper. Certains même divorcent leur épouse. Cela veut dire que sa parole à elle a engendré de nombreux maux, de nombreux péchés qui auraient pu être évité si elle n’avait pas dit une telle parole. Elle s’excuse auprès de lui, elle regrette et elle a la ferme intention de ne plus le refaire ; ainsi elle aura fait son repentir.
Autre cas, si un musulman en maudit un autre sans que cette parole ne parvienne à celui qui a été maudit injustement, jusqu’à la fin de sa vie, dans ce cas c’est plus facile, le repentir est plus facile dans ce cas ; car si les paroles de malédictions lui étaient parvenues cela lui aurait fait du mal mais si elles ne lui sont pas parvenues cela ne peut pas lui faire du mal, mais ces paroles sont écrites, les anges les ont écrites. Le péché de celui qui la commit est inscrit. Le péché est néanmoins plus léger que si les paroles étaient parvenues à celui qui a été maudit injustement.
Par ailleurs, ce n’est pas quelque chose d’impossible que Allah pardonne à un musulman qui est mort chargé de péchés dont il ne s’est pas repentit, petits ou grands. Allah pardonne à qui Il veut (parmi les musulmans). Même si la personne est morte et qu’elle a commis beaucoup de péchés sans s’en être repentie, et elle n’a pas assez de bonnes actions pour dédommager ceux à qui elle a fait du mal, ceux qu’elle a insulter ou frapper ou consommer l’argent injustement ; Allah s’Il veut Il lui pardonne. Allah pardonne à certains musulmans mais la plupart il leur sera pris de leur bonnes actions pour dédommager ceux qu’ils ont léser. Si untel a frappé un autre ou insulté un autre ou prit l’argent d’un autre de manière injuste, au jour du jugement il lui sera pris de ses bonnes actions pour compenser le mal qu’il a fait à ses autres personnes. Les injustices, le tort qu’il a fait à ces gens-là seront compensés par ses récompenses qui seront données à ceux envers qui il a été injuste.
Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a posé la question à ses compagnons, ce qui a pour sens : « Qui est celui qui est en faillite ? « , ses compagnons lui ont dit : « C’est celui qui n’a ni dinar ni dirham « . Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam leur a expliqué que celui qui est en faillite c’est celui qui arrive au jour du jugement en allant fait la prière, le jeûne, la zakat mais il a insulté untel, il a frappé untel, il a pris l’argent à cet autre de manière injuste ; il lui sera alors prélevé de ses bonnes actions pour compenser ceux qu’il a lésé, puis lorsqu’il ne lui restera plus de bonnes actions pour compenser, il sera pris des mauvaises actions de ces autres pour lui être imputé et il sera jeté en enfer. Celui qui fait attention à cela, il ne va pas insulté à tout va, il ne va pas frappé injustement, il ne va pas renier les bienfaits.
Notre Chaykh a dit : « C’est requis que vous évitiez ces péchés et que vous mettiez en garde autre que vous contre eux «.
Lorsque vous voyez une femme qui se dispute avec son mari et qui tombe dans ce péché, ne l’aidez pas dans ce péché, au contraire interdisez lui de commettre ce péché. Dites-lui : « Crains Dieu, pourquoi est-ce que tu renies son bienfait ? C’est un grand péché que tu commets là « . Celle qui se tait pour la laisser commettre son péché, elle aussi tombe dans un péché.
Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ne parle pas sous l’effet des passions, c’est une révélation de la part de Allah. C’est donc une preuve que cela se produit de la part des femmes. Ce n’est pas une minorité qui tombe dans cela, c’est une majorité. La plupart des femmes tombent dans ce péché.
Le Prophète a indiqué ce qui a pour sens : « Si tu restes toute ta vie à agir en bien avec l’une d’elles, puis qu’elle a relevé une défaillance chez toi, elle te dit : « Par Dieu, je n’ai jamais vu de bien chez toi ». C’est une majorité de femme mais ce n’est pas la totalité.
La louange est à Allah le Seigneur des mondes.
L’innovation (bid3ah) et le mawlid
La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.
Les savants ont classé l’innovation la bid^ah, la bonne et la mauvaise parce que ils ont compris cette classification de la parole du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) :
«مَنْ سَنَّ فِى الإِسْلامِ سُنَّةً حَسَنَةً فَلَهُ أَجْرُهَا وَأَجْرُ مَنْ عَمِلَ بِهَا بَعْدَهُ مِنْ غَيْرِ أَنْ ينْقُصَ مِنْ أُجُورِهِمْ شَىْءٌ ، وَمَنْ سَنَّ فِى الإِسْلام سُنَّةً سَيِّئَةً كَانَ عَلَيْهِ وِزْرُهَا وَوِزْرُ مَنْ عَمِلَ بِهَا مِنْ بَعْدِهِ مِنْ غَيْرِ أَنْ ينْقصَ مِنْ أَوْزَارِهِمْ شَىْءٌ»
C’est de ce hadith que les savants ont compris qu’il y a une bonne et une mauvaise innovation.
Nous avons vu quelques exemples de bonnes innovations et nous allons poursuivre aujourd’hui avec les bonnes et les mauvaises.
Il a été rapporté de Abou Dawoud dans ses sounan, d’après ^Abdou l-Lah fils de ^Oumar Ibnou l-khattab (que Allah les agrée tous les deux), il a ajouté dans le tachahhoud : “ Wahdahou la charika lah ”. Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) avait enseigné de dire dans le tachahhoud : “ Ach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘illa l-Lah wa ach-hadou ‘anna Mouhammadan raçoulou l-Lah ”.^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar a ajouté “ Wahdahou la charika lah ” qui signifie : “ Il est Unique, Il n’a pas d’associé ”. Cet ajout qu’il a fait ce n’est pas en contradiction avec l’origine, la base que le Prophète avait enseigné. C’est quelque chose qui est bon c’est pour cela que c’est une bonne innovation. C’est une innovation car c’est une chose qui n’a pas été mentionné dans le Qour’an ou le hadith mais comme c’est quelque chose qui est conforme au Qour’an et au hadith alors c’est une bonne innovation. Vous voyez comment se fait la catégorisation de ces nouvelles choses.
Dans la dou^a’ Al-Qounout, l Prophète avait enseigné de dire : “ wa innahou la yadhillou man walayt “ mais il n’avait pas enseigné de dire : “ wa la ya^izou man ^adayt.” c’est un ajout. C’est pour vous dire que c’est une innovation, une bonne innovation.
An-Nawawiyy cite les savants qui ont dit qu’il n’y a pas de mal dans cet ajout. La dou^a’ al-Qounout, qui est l’invocation que l’on fait quand on se relève de l’inclination de la deuxième rak^ah de la prière de as-soubh, elle n’est pas obligatoire. Même si on ne la récite pas la prière reste valable mais c’est quelque chose de bien que le Prophète avait enseigné. An-Nawawiyy parle d’un ajout que le Prophète n’avait enseigné. Ceci est un bon ajout d’après An-Nawawiyy, d’après les savants de qui il le rapporte. D’autres savants ont même dit que c’est recommandé. Non seulement il n’y a pas de mal mais en plus c’est recommandé.
Les jugements sont au nombre de cinq : l’obligatoire, le recommandé, l’indifférent, le déconseillé, l’interdit. Les choses rentrent dans une de ces cinq catégories.
Al-wajib, l’obligatoire : Celui qui le fait il a des récompenses et celui qui ne le fait pas il mérite d’être puni.
Al-Moustahabb, le recommandé : Celui qui le fait il a des récompenses mais s’il ne le fait pas il ne mérite pas d’être puni, il ne mérite pas d’être châtié, il ne s’expose pas à un châtiment.
Al-moubaaH, l’indifférent : Le faire ou ne pas le faire sont équivalents. Par exemple : manger avec une cuillère. Tu n’a pas de récompense si tu le fais et tu ne mérite pas d’être puni.
Al-makrouuh, le déconseillé : Celui qui le fait ne s’expose pas à un châtiment mais s’il évite le déconseillé parce qu’il est déconseillé, il gagne des récompenses.
Al-Haram, l’interdit : Celui qui le fait s’expose à un châtiment car Dieu l’a interdit et s’il l’évite parce que c’est interdit il gagne des récompenses. Par exemple : Si l’on donne de la viande non égorgée à quelqu’un et que lui n’en prend pas, si il n’en prend pas parce que il n’arrive pas à la digérer il n’a pas de récompenses, mais si lui ne l’a prend pas parce que c’est interdit, il a des récompenses.
La raison pour laquelle il ne fait pas cette choses déconseillée ou interdite, si c’est pour obéir à la Loi de Allah Il gagne des récompenses.
Dans l’invocation du qounout rajouter “ wa la ya^izou man ^adayt.” c’est une parole qui donne des récompenses. Voilà ce que ces savants ont dit.
Le hafidh Ibnou Hajar dans son livre Al-Fath il a dit que ^Abdou l-Lah fils de notre maître ^Oumar Ibnou l-khattab le deuxième calife, ^Abdou l-Lah dont le Prophète a dit de lui qu’il est un homme vertueux (rajouloun salih) a été catégorique a dire que la prière de Ad–douha est une nouveauté.
^Abdou l-Lah Ibnou Mansour a rapporté avec une chaîne de transmission sahih que ^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar a dit : “ C’est une nouveauté et elle fait partie d’une des meilleures choses qui ont et innovées.” cela veut dire qu’il classe cette innovation parmi les bonnes innovations. Nous parlons ici de la prière de Ad–douha. C’est une prière surérogatoire qui a son temps qui commence environ vingt minutes après le lever du soleil et qui prend fin lorsque le soleil atteint son point culminant. On peut faire deux rak^ah ou quatre. Ibnou Hajar dit : “ Nous allons voir dans le chapitre de al-^oumrah avec une autre chaîne de transmission d’après moujahid qui a dit : je suis entré en compagnie de Ibnou Zoubayr à la mosquée et on a vu ^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar qui était adossé à la pièce de ^A’ichah.” Les maisons des épouses du Prophète était autour de la mosquée et la seule qui est resté aujourd’hui c’est celle de ^A’ichah parce que le Prophète y est enterré. C’est dans la pièce de ^A’ichah que le Prophète ^alayhi s–salatou wa s-salam est enterré. Donc ^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar s’adossait contre la pièce de ^A’ichah et il y avait des gens qui étaient en train de faire la prière de Ad–douha. L’homme qui est entré a posé la question, il a dit : “ Nous avons interrogé ^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar a propos de ces gens, qu’est-ce qu’ils faisaient comme prière ? ” et il a répondu : “ C’est une bid^ah (innovation) “.
Et ^Abdou r-Razzaq a rapporté avec une chaîne de transmission du degrés de sahih d’après Salim fils de ^Abdou l-Lah d’après son père donc ^Abdou l-Lah Ibn ^Oumar, il a dit : “ Quand ^Outhman a été tué, il n’y avait personne qui faisait cette prière de Ad–douha, les gens l’ont innové par la suite et je n’ai pas trouvé une meilleure innovation que celle-là.” Regardez ceci est la parole d’un homme dont le Prophète a dit qu’il est un homme vertueux et qui connaît mieux la religion que toute personne présente à notre époque, sans aucun doute. Donc ces gens-là qui disent qu’il n’y a pas de bonnes innovations, nous leur disons : “ Apprenez avant de parler. N’ouvrez pas la bouche, vous n’avez pas à parler si vous n’avez pas appris.” Ce n’est pas parce que il connaît quelques phrases en arabe, ou qu’il s’habille d’une certaine façon qu’il vient nous enseigner la religion ; il faut qu’il apprenne d’abord. Les savants ont classé les innovations en bonnes et en mauvaises. Aujourd’hui ces gens-là lorsqu’ils disent bid^ah c’est comme s’il dit un gros mot, pour lui c’est quelque chose dont il faut s’éloigner comme si cela était la peste, alors que bid^ah c’est ce qui désigne toute innovation et elle peut avoir le sens de bonne et de mauvaise. C’est sûr que ce n’est pas à chacun de nous de dire ceci est bon et ceci est mauvais car la science est par apprentissage mais encore faut-il aller apprendre auprès des bonnes sources et non pas comme ces gens-là qui ouvrent trois quatre pages internet ou cinq six livres qui sont imprimés je ne sais où parce que c’est joli et il se met à parler de sa tête et en plus il cite pour beaucoup de ces gens-là ils suivent des têtes wahhabites, des gens qui sont en train de promouvoir une nouvelle religion qui date de trois siècles.
Parmi les preuves que ce n’est pas toute chose qui a été innové après le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) ou qui a été innové durant sa vie mais qui n’a pas fait l’objet d’un texte, la preuve que ce n’est pas tout cela qui serait une innovation d’égarement c’est l’innovation faite par un homme qui s’appelle Khoubayb fils de ^Adiyy. Il a innové l’accomplissement de deux rak^ah avant d’être exécuté. Quand on allait l’exécuter il a fait deux rak^ah avant qu’il ne soit exécuté, tout comme cela est parvenu dans le sahih de Al-Boukhariyy.
Dans le sahih de Al-Boukhariyy, Al-Boukhariyy dit : “ ‘Ibrahim Ibnou Mouça d’après Hicham Ibnou Youssouf d’après … d’après Abou hourayrah a dit : le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a envoyé une brigade pour servir d’éclaireur c’est-à-dire pour voir comment était l’ennemi, ils sont partis et quand ils sont arrivé entre Ghosfan et Makkah ils ont été dénoncé c’est-à-dire des gens avaient dénoncé leur déplacement à une tribu qui s’appelle les Banou Lehian c’était des mécréants. Ils les ont suivis à la trace avec environ cent archets, cents personnes qui pouvaient tirer des flèches. Ils les ont suivis à la trace jusqu’à arriver dans une station où les musulmans avaient occupé quelques temps auparavant. Ils ont trouvé des noyaux de dattes. Ils les ont reconnu grâce aux noyaux de dattes. Ils ont dit : “ Ceci c’est les dattes de Yathrib, de Médine.”
Ils les ont poursuivis jusqu’à les rattraper. Quand ^Asim qui est le chef de ce bataillon avec ses compagnons ont trouvé refuge pour éviter l’attaque de ces gens-là. Quand les poursuivants les ont rattrapé, ils leur ont dit : “ Nous vous donnons notre engagement que nous n’allons pas vous tuer “. Ils les poursuivent tout ce chemin et après ils leur disent “ on ne va pas vous tuer “ ? ^Asim a dit : “ Moi je ne veux pas être sous la protection d’un associateur. Ô Allah fais que Ton Prophète soit au courant de ce qu’il nous arrive.” Ils les ont combattu puis à la fin ils ont tué ^Asim avec les sept personnes, ils lui ont tué des flèches. Trois hommes étaient resté : Zayd, Khoubayb et un troisième homme. Ils leur ont dit : “ On vous donne l’engagement que l’on ne va pas vous tuer “, et ils se sont rendu et ils se sont fait emprisonner. Quand ils se sont rendu ils ont ouvert les cordes de leurs arcs et ils les ont ligoté avec. Le troisième homme qui était avec eux a dit : “ Voilà ceci est la première preuve qu’ils vont nous trahir.” Il a refusé d’aller avec eux, ils ont essayé de le tirer, de l’emmener, il a refusé, ils l’ont tué. C’était bien une trahison car ils avaient donné leur parole au début qu’ils n’allaient pas leur nuire. Et ils ont emmené Khoubayb et Zayd et il les ont vendu comme des esclaves à la Mecque. Khoubayb a été acheté par les descendants la tribu de Al-Harith et c’était Khoubayb qui avait tué Harith dans la bataille de Badr des années auparavant. Il avait tué leur père. Il est resté prisonnier chez eux jusqu’à ce qu’ils se soient tous mit d’accord qu’ils allaient l’exécuter. Ils voulaient tuer Khoubayb pour venger la mort de leur père Harith. Un jour qu’il était chez eux, il a emprunté un couteau d’une des files de Banou Harith et elle lui a prêté un couteau. La femme a dit : “ Je n’ai pas fait attention à un enfant à moi, il a accourut, il jouait auprès de Khoubayb, Khoubayb l’a mis sur ses genoux et il avait le couteau. J’ai eu énormément peur.” Khoubayb a dit : “ Tu as vraiment peur que je tue cet enfant ? Je ne ferais jamais cela, si Dieu le veut.” Cette femme disait aussi : “ Je n’ai jamais vu de ce point de vu un prisonnier qui soit meilleur que Khoubayb.” Elle a dit : “ Je l’ai vu alors qu’il était prisonnier chez nous, il mangeait une grappe de raisons et dans toute la Mecque il n’y avait pas de fruit. Et il était enchaîné et c’était sans aucun doute une subsistance que Allah lui a donné de manière prodigieuse.” À la fin, ils ont voulu l’exécuter, ils l’ont fait sortir de l’enceinte sacrée de la Mecque car dans l’Islam il est interdit de tuer dans l’enceinte sacrée de la Mecque et les arabes avaient cette habitude aussi avant. Il leur a dit : “ Laissez-moi faire deux rak^ah.” puis quand il a terminé, il est revenu vers eux, il leur a dit : “ je veux pas que vous pensiez que j’ai peur de la mort sinon j’aurais ajouté tellement je trouve du plaisir à faire la prière.” Le musulman au début peut être qu’il peut trouver éprouvant de se lever pour faire le woudou’, pour faire la prière, pour couvrir sa zone de pudeur et le saint il trouve du plaisir en cela. Le commun des gens peut être qu’il trouve qu’il est éprouvé lorsqu’il accomplit l’acte d’adoration alors que le saint il trouve du plaisir parce qu’il sait qu’il e consacre à Dieu en faisant cela et qu’il aime accomplir l’obéissance. Le saint fait en sorte que toute sa vie soit une obéissance à Dieu. Puis Khoubayb a fait une invocation contre eux. Il a dit deux vers de poésie dont le sens globale est :
“ Je ne prête pas attention, du moment que je meurs pour l’Agrément de Dieu, de quel côté je vais tomber.”
Puis il a dit après cela : “ Ô Mouhammad !”, il a appelé le Prophète ^alayhi s–salatou wa s-salam et cela c’est une manière de manifester son amour pour le Prophète. Cela veut dire qu’il est permis d’appeler le Prophète même en son absence. Puis il fut exécuté.
Par ailleurs, les gens de Qouraych ont voulu avoir la certitude que ^Asim fut été tué. ^Asim c’est celui qui était à la tête de ce bataillon. Ils ont envoyé l’un d’entre eux pour aller chercher une partie du corps de ^Asim parce que ^Asim avait tué quelqu’un d’important chez eux. Ils voulaient avoir une partie de son corps mais Allah a protégé le corps de ^Asim par un nuage d’abeilles qui avaient recouvert son corps, ils n’ont rien pi prendre de son corps.
Parmi les preuves qu’il y a de bonnes innovations également, ceux à qui le Messager dictait la révélation ils écrivaient les lettres sans les points. Ils ne mettaient pas les points au-dessous et au-dessus des lettres. Ils écrivaient les lettres ب ت ث ي sans point, ce n’est pas comme nous qui reconnaissons la lettre ب parce qu’il y a un point en dessous. Et même notre maître ^Outhman Ibnou ^Affan qui a dupliqué les moushaf, il a fait des copies du moushaf qu’il a envoyé à différentes régions parce que l’islam s’était diffusé ; il en a envoyé à la Mecque, à Al-Basra, et à d’autres endroits et il avait gardé une copie chez lui, même ce moushaf il n’y avait pas de points en dessous et au-dessus des lettres. Mais le premier a avoir mis des points dans le Qour’an c’est un successeur des compagnons (tabi^i) du nom de Yahya Ibnou Ya^mar. Ce n’était pas un compagnon. Elle compagnon c’est celui qui a rencontré le Prophète de manière habituelle. Mais le tabi^i, le successeur des compagnons, il n’a pas rencontré le Prophète de manière habituelle durant sa vie mais il a rencontré un compagnon. On peut dire Yahya Ibnou Ya^mar et Yahya Ibnou Ya^mour.
Dans son livre « Kitab al-Masahif », l’Imam Ibn Abi Dawoud Soulayman Ibn Ach^ath As-Sijistaniyy dit :
“ ^Abdou l-Lah nous a rapporté de Mouhammad Ibnou ^Abdi l-Lah Al-Makhzoumi d’après Ahmad Ibnou Nasr Ibni Malik qu’il a rapporté de Al-Houçayn Ibnou l-Walid qu’il a rapporté de Haroun Ibnou Mouça qu’il a dit :
« le premier à avoir mis les points dans le Moushaf (le Livre du Qour’an), c’est Yahya Ibnou Ya^mar » ”.
Auparavant le Moushaf était écrit sans point. Quand il a fait cela les savants ne lui ont pas reprocher d’avoir fait cela, ils ne l’ont pas blâmé pour avoir fait une chose que ni le Prophète ni les compagnons n’ont faite. Alors que le Messager n’avait pas ordonné que l’on mette les points pour distinguer les lettres.
Celui qui prétend que ce qui n’a pas été fait à l’époque du Prophète c’est une innovation d’égarement alors qu’il commence à enlever les points dans les Moushaf.
Même leur chef aux wahhabites qui disent que tout est bid^ah que l’on ne fait rien, ceux qui disent que ce n’est pas bien de fêter la naissance du Prophète sous prétexte que tout ce qui n’a pas été fait à l’époque du Prophète il ne faut pas le faire, et Ibnou Taymiyah ils le considèrent comme étant leur référence, ses paroles à lui ils les suivent plus que le Qour’an et le hadith presque ; même l’égaré Ibn Taymiyah a dit dans ses fatawi, dans le tome 3 page 402 : “ Il a été dit que c’est déconseillé de mettre les points parce que c’est une innovation et il a été dit que c’est déconseille parce que on en a besoin et il a été dit que c’est déconseillé de mettre les points mais pas les voyelles pour indiquer la prononciation mais ce qui est correct c’est qu’il n’y a pas de mal en cela.” Même leur chef à eux dit qu’il n’y a pas de mal et eux ils disent que tout est mauvais, et ils l’appellent une référence cet homme-là, selon eux : “Chaykh al-Islam”. Ce que leur chef leur dit ils disent que c’est faux et malgré cela ils disent que c’est une référence, voyez comment ils se contredisent ces gens-là. En réalité ce ne sont pas de gens à suivre, ce sont des gens au contraire à dénoncer.
Dans son célèbre recueil de hadith, Sahih , l’Imam Al-Boukhariyy rapporte :
» Adam m’a rapporté et a dit : Ibnou Abi Dhi’b m’a rapporté d’après Az-Zouhriyy d’après As-Sa-ib Ibnou Yazid qu’il a dit : « Le jour du vendredi il n’y avait qu’un seul appel à la prière. L’appel du vendredi commençait quand l’imam s’asseyait sur le minbar (une sorte de chaire sur laquelle l’imam monte pour donner le discours), à l’époque du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), de Abou Bakr et de ^Oumar que Allah les agrée. À l’époque de ^Outhman, que Allah l’agrée, alors que les gens sont devenus plus nombreux, il a ajouté le troisième appel à Az-Zawra (qui est un endroit à Médine)”. On va comprendre pourquoi il a dit le troisième et non le deuxième, ce n’est pas une faute.
Ibn Hajar Al-^Asqalaniyy et dans la version de waqi^ Ibnou Abi Dhi’b il a dit qu’il y avait un appel à la prière à l’époque du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), et à l’époque de Abou Bakr et de ^Oumar il y avait deux appels. Ibnou Khouzaymah qui explique ce hadith a dit : “ Quand il a dit deux appels, il vise par cela al-adhan (l’appel) et al-‘iqamah (l’annonce, qui est ce que l’on dit juste avant que les gens fassent la prière lorsqu’ils se lèvent pour prier. La différence entre l’appel et l’annonce c’est la parole “qadqamati s–salat”) ” Il a appelé les deux “appel” soit pour dire que c’est l’appel qui l’emporte ou soit pour dire que ils ont tous les deux en commun d’avertir les gens de l’imminence de la prière. C’est un abus de langage. C’est pour cela que celui qui a été ajouté a été considéré comme étant le troisième ; cela veut dire qu’il y a un appel habituel, une annonce habituelle et un appel qui a été ajouté. Puis Ibn Hajar dit : “ il a ajouté le troisième appel “ et dans la version de Waqi^ Ibnou Abi Dhi’b, ^Outhman a ordonné de faire le premier appel et Ach-Chafi^iyy a aussi les même termes et il n’y a pas de contre entre les deux du fait qu’il a été ajouté dans l’ordre il est devenu troisième et du fait qu’il a été placée avant le précédent il est devenu premier et il y a une autre version celle de ^Aqil qui vient après deux chapitres dans le livre c’est qu’il a dit : “ le deuxième appel c’est ^Outhman qui l’a ordonné ”. Il a été considéré comme étant deuxième également du fait qu’il est deuxième par rapport au premier appel qui est à l’origine et non pas par rapport à l’annonce.
Si quelqu’un ne comprend pas il va se perdre c’est pour cela que la science est par transmission orale.
Cette innovation c’est ^Outhman Ibnou ^Affan qui l’a faite. Ces gens-là est-ce qu’ils vont dire “il ne peut y avoir que des innovation d’égarement” ? Eux qui disent cela est-ce qu’ils vont se limiter que à un seul appel à la prière le vendredi comme c’était à l’époque du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), ou bien vont-ils faire deux appels à la prière tout comme ^Outhman l’a fait ? Ils se contredisent. En réalité, ils font deux appels maintenant à Médine et à la Mecque. Ce sont les wahhabites qui tiennent la Mecque et Médine et ils font deux appels. Ils nous reprochent des choses que eux-mêmes font. Ils disent qu’il n’y a pas de bonne innovation et ils font des innovations. Et ce sont eux qui nous empêchent de commémorer la naissance du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Nous parlons de ce sujet maintenant parce que nous sommes dans la période dans laquelle le Prophète est né et les musulmans s’apprêtent à célébrer dans toutes la terre, ils s’apprêtent à commémorer la naissance du Prophète. Ils citent une partie du récit de la naissance du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) et manifestent leur joie pour le fait que Allah nous a envoyé le meilleur des hommes, celui qui nous a enseigné ce qui va nous sauver dans l’au-delà. Et quand on commémore sa naissance c’est-à-dire que l’on remercie Dieu pour nous l’avoir envoyé c’est cela le sens de cette commémoration. Ce n’est pas un gâteau sur lequel on souffle et on dit “happy birthday to you“ ou mettent des cadeaux sous un arbre, dans des sabots ou des bottes… ce n’est pas cela. Le mawlid c’est de réciter un peu de Qour’an, c’est de réciter un peu de la conduite du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), ceux qui savent chanter les éloges du Prophète ils font du madih, même si c’est en famille ou avec des amis, c’est quelque chose que les musulmans font depuis sept siècles, partout ; en Arabie, en Indonésie, en Thaïlande, à Singapour, en Europe, en Amérique, en Australie, en Afrique, là où il y a des musulmans, ils fêtent Al-Mawlid.
Al-Hamdouli l-Lah qui nous a guidés vers le bien !
L’émigration du Prophète
La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.
Al-Boukhariyy a rapporté dans son sahih d’après Ibnou ^Abbas (que Allah l’agrée lui et son père) qu’il a dit : Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a recu la révélation alors qu’il avait quarante ans, il est resté ensuite treize années à La Mecque, il recevait la révélation, puis il a reçu l’ordre d’émigrer à Médine et il est resté dix ans à Médine après quoi il est décédé à l’âge de soixante trois années. Fin de citation.
Son émigration, ^alayhi s-salam, son voyage qu’il a fait de la Mecque à Médine, c’eatot le mois de Rabi^ou l-‘awwal de la treizième année depuis le début de la révélation. Et c’était un lundi tout comme l’a rapporté l’imam Ahmad d’après Ibnou ^Abbas. Ainsi l’imam Ahmad rapporte d’après Ibnou ^Abbas que les agrée lui et son père, qu’il a dit : le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam est né un lundi, il a reçu la révélation un lundi, il est mort un lundi, il a quitté la Mecque pour émigrer à Médine un lundi, il est arrivé à Médine un lundi et il a placé la pierre noire dans la Mecque, dans la Ka^bah, un lundi.
La raison de son émigration ^alayhi s–salatou wa sallam c’est que lorsque la tribu de Qouraych a constaté que tous ceux qui étaient musulmans partaient à Médine en enmenant leurs femmes et leurs enfants, ils ont eu peur que le Prophète ^alayhi s–salatou wa sallam à son tour ne parte. Ils ont su que les musulmans ont dorénavant une force et une base. Ils se sont réunis pour se concerter à son sujet dans une maison qui s’appelle Darou n-nadwa. Et Iblis était présent avec eux et il était sous l’apparence d’un vieil homme de la région du Najd. Et chacun donnait un avis et Iblis disait : » Non ce n’est pas la meilleure chose « . Iblis a attendu jusqu’à ce que Abôu Jahl qui était celui qui avait le plus d’animosité contre le Prophète ^alayhi s–salatou wa sallam. Il a dit : » Nous allons prendre de chaque clan (de la tribu de Qouraych) un jeune homme et nous lui donnons une épée et ils vont tous attaquer le Prophète et ils le tuent comme si c’était un seul homme qui le tue en même temps et comme cela de ^Abdou manaf (c’est le clan du Prophète) ne vont pas vouloir venger le Prophète parce que ils auront à venger tous les autres clans et donc ils accepteront le prix du sang « . Et Iblis leur a dit : » Ah oui cela c’est un bon avis « . Ils se sont donc quittés en ayant adopté cet avis. Et notre maître Jibril ^alayhi s-salam a alors avertit le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) que son peuple avait comploté contre lui. Le Prophète n’a pas passé la nuit dans l’endroit où il dormait habituellement. Et les jeunes hommes étaient juste devant la porte de la maison du Prophète, en train de surveiller pour qu’il dorme et ils sauteront alors sur lui. C’est alors que le Prophète ^alayhi s–salatou wa sallam a dit à notre maître ^Aliyy que Allah l’agrée :
» Dors à ma place et couvre toi avec ma couverture à moi et rien de mal ne t’arrivera « .
Le Prophète ^alayhi s–salatou wa sallam a prit une poignée de terre et il est sortie pour affronter tous ces gens-là et Allah a fait qu’ils ne le voient pas. Il récitait sourat Yasin, le début de sourat Yasin et il mettait de la terre sur leur tête, à tous. Ils étaient tous endormis et il récitait sourat Yasin jusqu’à la parole de Allah qui signifie :
» Nous les avons voilé et ils ne voient pas « .
Et ces premières parties de sourat Yasin comportent un secret quand quelqu’un veut affronter des gens ou des ennemis, il peut réciter ceux-là et par la barakah de ce verset il est protégé. Puis il est partit. Quelqu’un. Est venu et leur a dit : » Mais Mouhammad est parti et chacun d’entre vous a de la terre sur la tête « . Chacun a trouvé qu’il y avait bien de la terre sur la tête. Puis ils se sont mis à vérifier si le Prophète était partit. Et ils voyaient qu’il y avait quelqu’un à l’intérieur recouvert avec le drap du Prophète. Ils ont dit : » Non, non il n’est pas partit. Il est à l’intérieur, il dort « . Ils sont restés ainsi jusqu’au matin, jusqu’à ce que ^Aliyy est sorti du lit.
Al-Bayhaqiyy a rapporté dans le livre dalalou n-noubouwa’ que le Messager de Allah pour commencer son émigration. Il était en compagnie de Abou Bakr, que Allah l’agrée. Et Abou Bakr tantôt il marchait devant le Prophète et tantôt il était derrière lui, et parfois il marchait à sa droite et parfois il marchait à sa gauche. Alors le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) lui a dit ce qui signifie :
» Pourquoi tu fais comme cela Abou Bakr ? Ce n’est pas de ton habitude de faire comme cela « .
C’est alors Abou Bakr lui a dit : » Ô Messager de Dieu, quand je me rappelle les gens qui essayent de nous tendre un piège je marche devant toi, quand je me rappelle les gens qui sont à notre poursuite je marche derrière toi et parfois je marche à ta droite, parfois je marche à ta gauche ; je crains pour toi « .
Et quand ils sont arrivé devant l’entrée de la grotte, Abou Bakr a dit au Prophète : » Par Celui Qui t’a envoyé avec la religion de vérité, je ne voudrais pas que tu entres avant que je n’entre, comme cela s’il y a un animal nuisible il me nuit à moi plutôt qu’à toi « . Il est entré et il n’a rien vu. Mais il y avait une fissure dans la grotte et dans cette fissure il y avait des serpents et des vipères, c’est alors que Abou Bakr a mis son pied dedans pour qu’ils ne sortent pas et ne nuisent pas au Messager et c’est alors qu’ils étaient en train de le mordre. Et ces larmes ont alors coulé. Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) disait à notre maître Abou Bakr, que Allah l’agrée) : » Allah nous donnera la victoire « .
Al-Bayhaqiyy a rapporté dans le livre dalalou n-noubouwa’, que la nuit où notre maître Mouhammad est entré avec Abou Bakr dans la grotte, Allah a ordonné à un arbre de pousser juste devant la grotte, ce qui a caché le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Il a ordonné à une araignée de tisser sa toile sur l’entrée de la grotte et Il a ordonné à deux pigeons de se poser juste à l’entrée de la grotte.
Les jeunes gens de Qouraych étaient venu comme c’était le complot de Qouraych, de chaque clan il y avait un homme. Ils étaient venu avec leurs bâtons et leurs épées. Quand ils étaient tout proche, l’un d’entre eux a été voir ce qu’il y avait à l’intérieur de la grotte. Il a vu qu’il y avait deux pigeons qui étaient juste à l’entrée de la grotte. Il est revenu auprès de ses compagnons. Ils lui dit : » Pourquoi tu n’as pas regardé ce qu’il y avait juste à l’entrée de la grotte ? « . Il a dit : » J’ai vu qu’il y avait deux pigeons juste à l’entrée de la grotte donc j’ai su qu’il y avait personne à l’intérieur « .
Donc ce n’est pas parce que l’araignée a tissé sa toile à l’entrée de la grotte où le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qu’il serait interdit de tuer les araignées. Si les araignées ce sont des animaux nuisibles, il y a du poison dans l’araignée donc il est permis de la tuer.
L’imam Ahmad a rapporté de ^Abdou r-Razzaq, d’après ^Outhman Al-Djazariyy, d’après l’esclave de Ibnou ^Abbas que Ibnou ^Abbas lui a appris à propos de la parole de Allah dans sourat Al-‘Anfal verset numéro 30 que Qouraych s’était concerté de nuit à la Mecque. Certains ont dit : » Au matin, sautez sur le Prophète et attachez-le, ligotez-le. » D’autres ont dit : » Tuez-le plutôt « . Et d’autres ont dit : » Chassez-le de la Mecque « . Allah a fait savoir à Son Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) le complot de son peuple contre lui. ^Aliyy s’est endormi cette nuit-là dans le lit du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Et le Prophète est parti à la grotte. Et les associateurs étaient juste devant la maison du Prophète, ils voyaient ^Aliyy sous les draps et ils croyaient que c’était le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Ils sont entré de force et quand ils ont vu que c’était ^Aliyy, ils ont été déçus. Ils lui ont dit : » Où est ton compagnon ? « . ^Aliyy a dit : » Je ne sais pas « . Ils ont suivi la trace du Prophète. Quand ils sont arrivés au niveau de la montagne ils ont perdu la trace, parce que autant sur la terre c’est facile de suivre la trace, dans la montagne c’était moins évident. Ils ont escaladé la montagne, ils sont passé devant la grotte. Ils ont vu sur l’entrée de la grotte la toile d’araignée. Ils ont dit que si quelqu’un était rentrée à l’intérieur il n’y aurait pas eu la toile d’araignée sur la porte. Il est resté trois nuits dans la grotte. Trois nuits après le Messager, il est resté trois nuits dans la grotte que l’on appelle Ghar thawr, c’est une grotte qui est connue jusqu’à maintenant on peut la visiter. Ils sont resté trois nuits dans la grotte puis ils sont partis puis avec notre Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) et Abou Bakr, il y avait ^Ammar Ibnou foughayrah à leur service et ils ont loué les services d’un guide qui pourrait leur indiquer le chemin. Ils ont pris plutôt le chemin qui longeait la cote plutôt que de prendre le chemin habituel de la Mecque pour aller à Médine. Ils ont suivi la cote et Allah a fait que leur ennemi a été détourné, son attention à été détourné pour qu’il ne suive pas ce chemin par la cote. Mais il y avait un homme pour suivre les gens à la trace, qui s’appelle Souraqah fils de Malik fils de Jouchoun Al-Moudlijiyy. On lui a dit qu’il y avait des points noirs, des gens avaient vu des points noirs au niveau de la cote. Il a pris son cheval. Il est partit à la recherche de ce dont on l’avait informé mais en cachette par rapport à son peuple. Il voulait le tuer le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) et gagner la récompense à lui tout seul, c’est pour cela qu’il n’a pas averti son peuple. Il voulait prendre la récompense à lui seul. Comme vous le savez tuer un Prophète ou vouloir le tuer c’est une mécréance car cela revient à émettre une objection contre Dieu. Et lui cet homme était mécréant à cette époque-là. Mais il ne pouvait rien faire car Allah préserve Son Prophète.
Il a été très rapide jusqu’à les rattraper. Abou Bakr regardait souvent derrière pour voir s’il était proche ou pas. Alors que le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) récitait le qour’an et il ne se retournait pas. Quand il était très très proche d’eux, le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit une invocation.
Il a dit : Allahoumma kfinahou kayfa chi’ta wa bima chi’t.
C’est-à-dire : Ô Allah, préserve nous de lui comme Tu veux et par la cause que Tu veux.
Ici il y a kfina parce que c’est pour deux personne ou plus. Si c’est une personne elle dit kfini. Et le hou à la suite c’est pour dire que c’est un homme. Si c’est pour plusieurs houm, si c’est pour une femme ha. Si c’est pour deux personnes houma. Si tu veux réciter cette invocation pour être préservé
Contre un homme : Allahoumma kfinihou kayfa chi’ta wa bima chi’t.
Contre une femme : Allahoumma kfiniha kayfa chi’ta wa bima chi’t.
Contre plusieurs personnes : Allahoumma kfinihoum kayfa chi’ta wa bima chi’t.
C’est-à-dire que on demande à Allah de nous préserver contre cet homme par la cause que Allah veut.
Et il a faut une invocation contre lui, c’est alors que les pieds de son cheval ce sont enfoncé dans la terre jusqu’au ventre. C’est alors que Souraqah a compris que ce n’était pas habituel. C’est une terre qui n’est pas des sables mouvants, c’est une terre rocailleuse. Il l’a appelé pour qu’il lui donne une garantie de sécurité, c’est-à-dire il n’allait pas lui faire du mal. Il lui a donné l’engagement qu’il n’allait pas le rattraper mais il demandait au Prophète de les sauver de cette situation et qu’il n’allait pas leur montrer le chemin que le Prophète avait suivi. Le Prophète a fait une invocation en sa faveur et le cheval est ressortit. Et le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) s’est arrêté et il a attendu que Souraqah viennent et il lui a ce que son peuple voulait lui faire, c’est-à-dire que son peuple voulait le tuer. Ils ont promis une récompense, ils ont mis sa tête à prix. Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) lui a dit :
» Dissimule le chemin que nous avons pris. »
Les arabes tiennent leur parole, même ceux qui étaient associateurs. Du fait qu’il l’a sauvé de l’épreuve dans laquelle il s’est retrouvé, il tenait sa parole même s’il était pas encore musulman à cette époque-là. Pourquoi je dis » encore « , c’est que l’on va voir que cet homme allait devenir musulman par la suite. Et lorsqu’il est revenu sur ses pas Souraqah a vu que les gens allaient suivre ce chemin-là. Il leur a dit : » C’est bon j’ai vérifié cette partie-là, cherchez ailleurs « .
Souraqah disait, lorsqu’il relatait cet événement par la suite : » Quand je suis parti de chez moi, j’étais de ceux qui étaient le plus motivé pour les rattraper et quand je les ait quitté j’étais le plus motivé pour que personne ne les rattrape. »
Et Souraqah disait par la suite de la poésie dans laquelle il s’adressait à Abou Jahl. Il lui disait :
» Ô Abou Hakam, si tu étais témoin concernant ce qui est arrivé à mon cheval quand ses pieds se sont enfoncé dans le sol, tu auras su et tu n’auras point douté que Mouhammad est un Messager et qui a des preuves. Qui peut lui tenir tête ? Alors, empêche les gens de lui nuire car je suis sûr qu’un jour ce à quoi il appelle aura le dessus et que tous les gens dans leur totalité vont souhaiter être avec lui. »
Il a été dit que le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a fait écrire pour Souraqah un écrit sur des os ou sur de la peau et qui était une garantie de sécurité, c’est-à-dire à chaque fois que Souraqah quelqu’un voulait lui nuire il lui montrait ce que le Prophète lui avait fait écrire, par reconnaissance
Et vous savez que le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) ne savait ni lire ni écrire. Et cela c’est un miracle pour lui. Toute cette science, toutes ces connaissances, les hadiths, le qour’an, tout cela il l’a transmis un livre ancien, sans avoir rencontré des gens, sans avoir étudié auprès de gens, et cela c’est un grand miracle pour lui (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam).Et l’un d’entre nous combien de temps il passe à lire des livres et des livres, et il n’arrivera pas à un pourcentage infime des connaissances que le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) avait enseigné et des bon s caractères auxquels il avait appelé, la croyance de vérité qui consiste à reconnaître qu’il n’est de Dieu que Dieu et que Mouhammad est le Messager de Dieu.
Il a été rapporté donc que cet écrit, sans que ce soit lui qui l’ait écrit mais il a ordonné à quelqu’un de lui écrire. Le jour de la conquête de la Mecque, Souraqah l’avait montré au Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Et ceci est sans aucun doute un grand bienfait que le Prophète avait fait pour Souraqah.
Il s’est manifesté pour Souraqah un des miracles du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), un des signes de sa prophétie ; puisque le Prophète a dit à Souraqah alors qu’il n’était pas encore musulman. Il lui a dit : » Tu verras Souraqah, un jour tu vas porter les bracelets de Chosroes « . Chosroes qui était le roi de Perse. Et effectivement plus tard, lors du califat de notre maître ^Oumar Ibnou l-Khattab, Souraqah était devenu musulman entre temps et il est allé dans l’armée des musulmans lorsqu’elle est partie à la conquête de la Perse. Et parmi le butin qu’ils ont eu, il y avait les bracelets de Chosroès et c’était la part qui revenait à Souraqah. Le Prophète lui avait dit bien avant de mourir et cela c’est un des signes de la prophétie de notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam).
Par la suite, sur leur chemin ils sont passé par la tente d’une femme qui s’appelle Oummou Ma^bad. Elle avait planté sa tente dans le désert. Cette femme est surnommée Oummou Ma^bad, la mère de Ma^bad, mais elle s’appelait ^Atikah. Son prénom c’est ^Atikah, ^Atikah fille de Khalid Al-Khouza^iyy. Elle était sur leur chemin, elle était à l’intérieur de sa tente et elle proposait de l’eau et du lait aux gens et aux voyageurs. C’était sa tâche et elle gagnait sa vie ainsi. Notre Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a vu qu’elle avait une brebis. Il lui a dit : » Qu’est-ce que c’est ? « , elle lui a dit : » C’est une brebis mais qui est tellement faible que elle n’a pas de force pour sortir paître avec le troupeau. » le Messager lui a dit ce qui signifie : » Est-ce qu’elle a du lait ? » elle a dit : » Elle est plus faible que de donner du lait « . Le Messager a passé sa main honorée sur le dos de la brebis, puis sur les mamelles de la brebis, il a évoqué le Nom de Dieu et il a fait des invocations. Et il a pu traire suffisamment de lait pour qu’ils puissent boire jusqu’à satiété. Puis il a trait un deuxième récipient et il a laissé le récipient de lait plein chez cette femme. Et il est partit après avoir pris l’engagement d’elle qu’elle soit musulmane et la barakah est restée chez cette femme. Ceci est sans aucun doute quelque chose qui sort de l’ordinaire parce que une brebis qui est famélique elle ne va pas pouvoir donner du lait suffisamment pour plusieurs personnes. Ceci est une preuve que c’est Allah qui crée toute chose, ce n’est pas la brebis qui crée le lait. Et Allah a voulu que d’une brebis qui est très faible sorte du lait en grande quantité et ceci pour soutenir et confirmer le Prophète Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam).
Il y a une autre version pour ce même événement, c’est que lorsque le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) est partit de la Mecque pour faire l’émigration à Médine en compagnie de Abou Bakr et du serviteur de Abou Bakr qui était ^Ammar Ibnou Foughayrah, et leur guide ^Abdoiu l-Lah Ibnou ^Ourayqit, ils sont passé auprès de la tombe d’une femme qui s’appelle Oummou Ma^bad Al-Khouza^iyy qui était une femme qui donnait à boire et à manger. Ils lui ont dit si elle avait de la viande et des dattes pour les acheter. Ils n’ont rien trouvé chez elle. Et comme ils étaient fatigués et affamés. Ils ont vu qu’il y avait une brebis à l’intérieur de la tente. Le Messager lui a dit : » Ô Oummou Ma^bad, est-ce que cette brebis a du lait ? » elle lui a dit : » C’est une brebis qui est très faible, elle n’a pas « . Il lui a demandé : » Est-ce que tu m’autorise que je trait cette brebis ? », elle a lui a dit : » Oui si tu peux tirer du lait « , c’est alors que le Prophète a passé sa main honorée sur les mamelles de cette brebis, il a évoqué le Nom de Allah, il a fait des invocations pour que Allah fasse qu’il y ait de la barakah dans cette brebis et elle a eu des poussée de lait et il a pu la traire. Il a demandé un recipient, il a trait, puis il a donné à Oummou Ma^bad qui a pu boire puis il a donné à ses compagnons puis c’est lui qui a bu en dernier. Puis il remplit à nouveau le récipient de lait et il l’a laissé et il a pris d’elle le pacte d’allégeance sur l’islam et ils sont partit ils l’ont laissée. Puis lorsque son mari est venu, il s’appelait Fils de Al-Jawn. Il avait un troupeau de moutons qui étaient très faibles. Quand il a vu le récipient de lait, il était très étonné. Il a dit : » Comment tu as ce lait alors que il n’y a pas de brebis qui donne de lait dans la maison ? « , elle a dit : » Il y a un homme béni qui est passé par là et c’est grâce à lui que nous avons ce lait « , il lui a dit : » Décris le moi « .
Et là, Oummou Ma^bad Al-Khouza^iyyah a décrit le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) d’une manière très éloquente et très précise et c’est cette description qui est restée transmise de générations en générations comme étant la description du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Ce sont des mots qui sont tre précis, très jolis en arabe mais très fins.
Elle a dit : » Sa beauté saute aux yeux. Son visage est extrêmement beau. Il a un très bel aspect. Il n’a pas le ventre qui est gros et qui tombe. Et il n’a pas une tête qui est petite. Sa beauté saute aux yeux, la beauté générale et la beauté de chaque partie de son visage. Ses yeux sont un iris très noir qui contraste avec le blanc de l’œil. Se cils sont longs et recourbés. Sa voix n’est pas stridente mais elle est posée. Et son cou est brillant. Sa barbe elle est très épaisse. Il a le bout de ses paupières comme s’il y avait du kouhoul dessus sans qu’il n’y en ait. Ses sourcils sont long et fins et arqués. Ses cheveux sont très noirs. Quand il est silencieux il inspire le respect et quand il parle toute sa beauté se manifeste. Il est très beau de loin et très beau de près. Ses paroles sont éloquentes. Il parle de manière concises sans que ce soit peu de mots de sorte à considérer que ce n’est pas intéressant ni beaucoup de mots de sorte à ce que cela devienne inutile. Ses paroles sont comme des perles d’un copier. Il est de taille intermédiaire, il n’est pas très petit ni très grand. Il est comme entre deux branches (c’est-à-dire que elle fait référence à ses compagnons). Il est celui des trois qui a le plus bel aspect. Il a des compagnons qui l’entourent. Lorsqu’il parle, ils écoutent ce qu’il dit. Lorsqu’il donne un ordre, ils s’empressent à l’exécuter. Il est bien entouré, toujours des gens à son service. Il n’est pas de couleur terne et il n’est pas de ceux qui disent des paroles inutiles. »
Abou Ma^bad a alors dit : » C’est sans aucun doute celui que Qouraych est en train de rechercher et j’ai voulu lui tenir compagnie. Si je pouvais le faire, je serais son compagnon « .
À la Mecque, ils ont entendu une voix qui leur annonçait ce qui c’était produit chez Oummou Ma^bad et comment le Prophète s’était arrêté chez elle et que il a pu extraire du lait d’une brebis qui était complètement faible.
‘Asma a dit : » Quand nous avons entendu cette voix à la Mecque nous avons su quelle était la destination du Prophète et qu’il s’y dirigeait vers Médine « .
Lorsque le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) est arrivé à Médine, ^Outban Ibnou Malik est venu avec des gens du clan de Bani s-salim. C’était des gens de Médine. Ils ont pris la bride de la chamelle du Prophète et ils lui ont dit : » Viens habiter chez nous, nous sommes nombreux, nous avons beaucoup de réserves, nous allons te défendre « . Mais le Prophète a dit : » Laissez la chamelle poursuivre son chemin, Dieu lui a ordonné de marcher jusqu’à s’arrêter dans l’endroit où sera ma mosquée « . Ils ont laissé les premiers donc la famille de Banou s-salim ont laissé la chamelle et elle est passé auprès de la famille de Banou sa^idah et Abou ^Oubadah est venu en la compagnie de d’autres hommes et il a demandé la même chose au Prophète, de venir s’installer chez eux. Mais le Prophète leur a répondu la même chose qu’aux premiers. Elle a poursuivi son chemin jusqu’à arriver près de la résidence de bani l-Harif, et c’était Sa^ad Ibnou Rawif et ^Abdou l-Lah qui ont voulu faire la même chose, ils ont proposé la même chose que le Prophète s’installe chez eux mais le Prophète à répondu de la même manière. Et quand la chamelle a poursuivi son chemin jusqu’à passer auprès d’une résidence d’un des oncles paternels du Prophète et Ibnou Qays est venu et a proposé la même chose, mais le Prophète a répondu la même chose c’est-à-dire laissez la chamelle poursuivre son chemin. Quand elle est arrivé près de la résidence de Bani Malik Ibni Najar, la chamelle s’est accroupie c’est-à-dire Allah lui a ordonné de s’accroupir dans l’endroit qui allait être la mosquée du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). À ce moment cet endroit appartenait à deux jeunes gens qui étaient orphelins de Banou Malik Ibni Najjaar qui étaient sous la tutelle d’un homme. Quand la chamelle s’est accroupit, le Prophète n’est pas descendu, il est resté. Elle est resté un peu puis elle s’est relevée, elle a marché un peu sans aller trop loin et le Prophète lui avait lâché les brides comme cela elle pouvait aller où elle voulait. Puis elle a fait demi-tour, elle s’est accroupie au même emplacement, le premier. Elle s’est relâchée et elle a posé son cou sur le sol. Le Prophète est alors descendu et c’était en plein milieu de la journée. C’est alors que Abou ‘Ayyoub, Khalid Ibnou Zayd qui fait partit de Banou Najjaar a pris les bagages du Prophète Bani Malik Ibni Najar, il a fait rentrer la chamelle chez lui et il l’a invité chez lui parce que Khalid Ibnou Zayd fait partie de oncles maternes de ^Abdou l-Lah Ibnou Mouttalib le grand père du Prophète. C’est pour cela que l’on dit l’oncle maternel. Quand les gens ont invité le Prophète chez eux, il a dit : » Je vais là où sont mes bagages « .
Et il y avait des jeunes filles qui étaient très contentes que le Prophète soit dans leur grande résidence, parce que chaque clan occupait un quartier, il était dans leur quartier. Elles disaient : » Nous sommes des filles de Bani Najjaar (Bani Najjaar la famille de Abou ‘Ayyoub Al-Ansariyy et ce sont la famille des oncles maternels de ^Abdou l-Lah Ibnou Mouttalib, le grand père du Prophète), nous sommes heureuses que Mouhammad soit notre voisin « . Elle disait cela en chantant avec des douffs. C’est alors que le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) s’est adressé à elles. Il leur a dit : » Est-ce que vous m’aimez ? « , elles ont dit : » Oui bien sûr, par Allah nous t’aimons » et il répondu : » Et moi aussi je vous aime » il a répété cela trois fois.
Et Zayd Ibnou Thabit a dit : » et le premier cadeau qui a été fait au Prophète à ce moment-là c’était un grand récipient dans lequel il y avait du beurre rance et du lait et je lui ait dit c’est ma mère qui te l’a envoyé « , et le Prophète lui a dit ce qui signifie : » Que Allah te donne des bénédictions « . Et il a invité ses compagnons et ils ont mangé et chaque jour ramenaient de la nourriture pour l’offrir au Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Et il a résidé ainsi chez Abou ‘Ayyoub Al-‘Ansariyy jusqu’à ce qu’il a fait construire sa mosquée qui était large. Qui était grande, après avoir acheté le terrain des héritiers. Mou^adh Ibnou ^Afra lui a dit : » Ils appartiennent à Sahal et Souhayl deux garçons qui sont les fils de ^Ammaar ce sont des orphelins et c’est moi qui suit en charge d’eux. » Le Messager a proposé de l’acheter de chez eux mais ils lui ont dit : » Nous voulons te l’offrir « , il refusé jusqu’à l’acheter pour dix dinars. Il a ordonné à Abou Bakr de leur donner cet argent. Il a ordonné que l’on coupe les arbres et les palmiers. Et il a ordonné que l’on fabrique des briques de terre pour construire les murs. Il y avait des tombes de Al-jahiliyyah là-bas, les os ont été déplacés et la terre a été aplatie et ils ont fondé la mosquée. Sa longueur en direction de la Qiblah est de cent coudées. Une coudée c’est un peu moins qu’un demi mètre. Et sur les deux côtés la même chose, c’est-à-dire qu’il était de forme carré. Et il a été dit qu’il était moins que cent coudées. Les fondations étaient environ de trois coudées en pierres. Puis ils l’ont construite avec des brique de terre cuite. Et le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) déplaçait avec eux les pierres. Et le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) disait :
» Ô Allah la vie réelle dans laquelle il y a une félicité c’est la vie de l’au-delà. « , et cela c’est une invocation qui convient de dire quand on voit quelque chose qui nous plaît ou qui nous déplaît.
On dit : Allâhoumma la ^aycha ‘illa ^aychou l-‘akhirah.
Et il disait : » Ô Allah accorde le Pardon aux Ansar (partisans) et aux mouhajiroun (émigrants) « .
Enfin, une information utile pour guérir des maladies difficiles, par la Volonté de Dieu.
Une première méthode.
Réciter la basmalah (Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim) 1000 fois.
Une deuxième méthode.
Réciter le verset 58 de sourat An-Najm (Layça laha min douni l-Lahi kachifah) 1000 fois.
Pour les deux méthodes :
On place de l’eau dans trois récipients.
Souffler après les mille fois sur l’eau des trois récipients.
Boire un peu des trois récipients.
Se laver avec le reste.
Ce verset a été expérimentée pour des maladies difficiles et il y a eu la guérison et même certains médecin n’ont pas pu croire le résultat.
L’excellent comportement
La louange est à Allah le Seigneur des mondes.
Que l’honneur et l’élévation en degré soient accordés à notre maître MouHammad.
Allaah soubhanaou wa ta^ala a envoyé le Prophète Mouhammad (salla l-Laahou ^alayhi wa sallam) pour enseigner le bien aux gens. Il appelle les gens à l’excellent comportement, il appelle les gens au bon comportement tout comme il l’a dit (^alayhi s-salatou wa sallam) dans un hadith qui signifie :
» J’ai été envoyé pour vous appeler à l’excellent comportement »
Les bons comportements, les bons caractères c’est une manifestation de la foi. La foi qui est dans le coeur, elle se manifeste, elle se concrétise par le bon comportement. C’est grâce au bon comportement que les communautés et les sociétés peuvent être élevées. Le bon comportement c’est quelque chose d’extrêmement important. C’est quelque chose qui a une grande place dans notre religion. Notre Prophète (salla l-Laahou ^alayhi wa sallam) nous a enseigné que l’objectif de son envoi, la finalité de son message c’est de corriger les comportements, c’est d’améliorer le caractères comme il l’a dit par sa parole rapporté par Al-Bayhaqiyy :
» J’ai été envoyé pour vous parachever le bon comportement « .
Notre Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) nous a appris que la personne atteint un degrés de foi complète quand elle a un excellent comportement. C’est lorsque elle a un excellent comportement qu’elle atteint un degrés de foi complète. Comme vous le savez, la foi augmente et diminue. La personne a sa foi qui augmente et diminue. La foi augmente lorsque la personne s’applique dans la religion, à faire les devoirs, à éviter les péchés et la foi diminue lorsque la personne se relâche, lorsqu’elle tombe dans les péchés, lorsqu’elle ne fait pas tous les devoirs, comme lorsque quelqu’un manque un jour de prières ou bien il manque un jour de Ramadan, ou qui par exemple n’aide pas les gens qui sont faibles, les gens qui sont dans le besoin. Donc, manquer à ses obligations cela affaiblit la foi. Et la foi augmente lorsque la personne s’applique, elle fait toutes les prières, tous les jeûnes, elle assiste aux assemblées de science obligatoire, elle va apprendre la bonne croyance, sa foi va se renforcer. La foi augmente et diminue. Et le Prophète (^alayhi s-salaatou wa s-salaam) nous a appris que l’excellence de comportement c’est l’aboutissement, la personne lorsqu’elle a un degrés de foi complète elle a forcément un bon comportement. Le Messager (que Allaah l’honore et l’élève davantage en degrés) il a dit ce qui signifie :
» Les croyants qui ont la foi la plus complète ce sont ceux qui ont le meilleur comportement. »
Le croyant qui a le plus grand degrés selon le jugement de Dieu c’est celui qui a le meilleur comportement.
Qu’est-ce que cela veut dire concrètement lorsque l’on dit que le croyant qui a le degrés de foi le plus complet c’est celui qui a le meilleur comportement ? Première chose c’est qu’il patiente lorsque le gens lui nuisent. Cela c’est une première concrétisation de l’excellent comportement. Cela ce n’est pas comme aujourd’hui certains ils réagissent au quart de tour. Pour quelque chose qui est comme le poids d’un grain de poussière, il le rend comme le poids d’un éléphant. L’excellent comportement consiste à patienter face à la nuisance d’autrui, surtout lorsqu’il s’agit de tes proches. Lorsqu’il s’agit de tes frères de sang, de tes soeurs de sang, lorsqu’il s’agit de tes voisins, de tes proches parents. Donc, tu patientes face à la nuisance, tu prends sur toi. Tu ne vas pas répondre à chaque fois par du mal. La première chose si tu veux atteindre l’excellence de comportement que notre Prophète (^alayhi s-salaatou wa sallam) nous a incité à avoir c’est de patienter face à la nuisance d’autrui. La deuxième chose c’est de cesser de nuire aux autres, tu ne vas pas faire du mal. Non seulement tu patientes et en plus tu ne fais pas de mal. Cela c’est la deuxième chose. Et la troisième chose c’est de faire le bien autour de soi ou sans attendre de contrepartie. Quand tu fais le bien tu le fais envers ceux qui sont reconnaissants avec toi comme envers ceux qui ne sont pas reconnaissants, tu ne cherches pas à faire le bien uniquement à ceux qui sont reconnaissants. C’est cela la troisième chose. Donc il y a trois choses pour l’excellence de comportement. L’excellence de comportement c’est de patienter face à la nuisance des autres, ne pas faire le mal aux autres et faire le bien envers celui qui est reconnaissant tout comme envers celui qui n’est pas reconnaissant. L’excellence de comportement c’est de manière concise ces trois choses-là. C’est que tu agisse en bien avec les gens, lorsque tu t’adresses aux gens tu t’adresses à eux avec un visage souriant, tu supportes leur nuisance c’est-à-dire que tu patientes face au mal qu’ils peuvent te faire c’est-à-dire tu vas prendre l’engagement par ton coeur de faire le bien. Tu te dis : » Je m’engage par mon coeur à faire le bien à autrui, aussi bien à celui qui est reconnaissant tout comme à celui qui n’est pas reconnaissant « , c’est-à-dire tu le fais d’une manière désintéressée car quand tu fais le bien tu le fais pour l’agrément de Dieu. Quand on dit » tu le fais pour l’agrément de Dieu « , c’est-à-dire tu espères les récompenses de Sa part uniquement, tu n’attends pas la reconnaissance des gens, c’est cela la sincérité. C’est cela la sincérité qui est à opposer à l’insincérité.
L’insincérité, le Prophète (^alayhi s-salaatou wa sallam) l’a appelé dans le hadiith Ach-chirkou l-‘aSghar. Ar-Riyaa’ c’est l’insincérité, c’est le fait d’accomplir un bien pour gagner l’éloge des gens et cela le Messager (^alayhi s-salaatou wa s-salaam) nous a incité, nous a ordonné d’éviter l’insincérité. Il l’a appelée Ach-chirkou l-‘aSghar. Que veut dire Ach-chirkou l-‘aSghar? C’est l’association mineure. Pourquoi il l’a appelée Al-‘aSghar ? Par opposition à Ach-Chirkou l-‘akbar, à l’association majeure. C’est quoi Ach-Chirkou l-‘akbar, l’association majeure ? C’est le fait d’adorer autre que Dieu, c’est cela Ach-Chirkou l-‘akbar. Cela c’est quelque chose qui fait sortir de l’Islam, Ach-chirkou l-‘akbar, c’est-à-dire celui qui adore autre que Dieu, il n’est plus musulman. Qu’est-ce que cela veut dire adorer ? Adorer c’est se soumettre à l’extrême. Les savants de l’Islam ont expliqué al-^Ibaadah l’adoration. Ils ont dit : » L’adoration c’est l’extrême limite de la crainte et de la soumission « , c’est le fait que tu te soumette à l’extrême, que tu t’humilie à l’extrême pour Dieu là on dit que tu adores Dieu et s’humilier à l’extrême pour autre que Dieu cela revient à attribuer un associé à Dieu. Donc, attribuer un associé à Dieu c’est cela qui fait sortir de l’Islam. Celui qui attribue un associé à Dieu, n’est pas musulman. Alors que l’insincérité c’est le fait d’accomplir un acte pour l’agrément des gens, pour l’éloge des gens, cela n’est pas adorer autre que Dieu. C’est différent. Par exemple, celui qui va au pèlerinage pour que les gens à son retour les gens l’appellent Hajj, pour que les gens le traitent avec respect, donc là il est tombé dans l’insincérité. C’est un grand péché mais cela ne veut pas dire qu’il s’est mis à adorer les gens. Il ne s’est pas humilié à l’extrême pour les gens. Vous voyez la grande différence entre l’association majeure et l’association mineure ? L’association mineure c’est d’accomplir un acte pour l’éloge des gens, pour gagner leur satisfaction. L’association majeure c’est le fait d’adorer autre que Dieu et il s’agit de bien comprendre ce que veut dire adorer. Pourquoi il s’agit de bien comprendre ? Pour que la personne se préserve d’abord elle-même pour ne pas tomber dans l’adoration d’autre que Dieu et d’autre part pour ne pas accuser d’associateur injustement des gens. Le Prophète (^alayhi s-salaatou wa s-salaam) a dit ce qui signifie :
» Celui qui dit à son frère (tu es mécréant) soit cela retombe sur lui, soit c’est vrai ce qu’il a dit. »
Donc il y a des gens pour un rien il dit » Ah ! Il est devenu associateur « . Si ce n’est pas vrai ce qu’il a dit, cette accusation de mécréance retombe sur lui. Il y a des gens aujourd’hui parce qu’ils n’ont pas appris ils croient que certaines choses reviennent à adorer autre que Dieu et ils accusent des centaines et centaines de musulmans d’être associateurs sans savoir que cette accusation retombe sur eux. Cela n’est pas à prendre à la légère de dire qu’il est mouchrik, qu’il est associateur. Il faut bien comprendre ce qu’est l’adoration avant d’accuser quelqu’un d’être mécréant. L’adoration c’est le fait de s’humilier à l’extrême, c’est l’extrême limite de la crainte et de la soumission. Je vous donne un exemple d’une grande forme de soumission mais qui n’est pas une soumission à l’extrême et donc celui qui l’a fait il ne tombe pas dans la mécréance.
Un compagnon du Prophète, qui s’appelle Mou^aadh Ibnou Jabal (que Allaah l’agrée). Qu’est-ce qu’il a fait ce compagnon ? Il est parti de Ach-Cham, l’actuel Palestine Syrie Liban Jordanie, à son retour qu’est-ce qu’il a fait ? Il s’est prosterné pour le Prophète (salla l-Laahou ^alayhi wa sallam). Le Prophète lui a dit :
ما هذا؟
ce qui signifie : « Qu’est-ce que tu fais ? » Il lui a dit : « J’ai vu les habitants du Cham se prosterner pour leurs chefs. Toi tu es le Messager de Dieu, tu mérites plus que l’on se prosterne pour toi », donc il a constaté que c’était une prosternation de respect et non d’adoration
Le Messager lui a dit :
لا تفعل.
Le Messager lui a dit que c’est haram dans sa loi de se prosterner par respect pour quelqu’un. Se prosterner par adoration c’est de la mécréance mais comme le Prophète a compris que ce compagnon ne s’était pas prosterné par adoration, il s’est prosterné par respect. Il ne lui a pas dit » tu es mouchrik « , pas comme aujourd’hui. Aujourd’hui certains il suffit qu’ils voient quelqu’un sous un arbre à l’ombre, parce qu’il cherche l’ombre, il lève les mains pour faire des dou^a’ ils lui disent : » tu es en train d’adorer l’arbre « , ils l’accusent de mécréance ! Il y a des gens à notre époque qui sont comme cela. Il voit quelqu’un devant la tombe du Prophète, il est en train de faire des invocations et il lève les mains, le premier lui dit : » tu es associateur ! « Ils n’ont pas appris que celui qui dit à son frère » tu es mécréant » soit c’est comme il a dit, soit cela retombe sur lui. Cette accusation est retombée sur celui qui l’a dite. Il faut faire très attention avant d’accuser de mécréance quelqu’un, ce n’est pas un jeu. Mou^aadh Ibnou Jabal qu’est-ce qu’il a fait pour le Prophète ? Il s’est prosterné pour le Prophète. C’est une grande forme de soumission ! Mais comme c’était une prosternation par respect, le Prophète ne lui a pas dit : » Il faut que tu redises les deux témoignages, tu es sorti de l’Islam. Maintenant reviens à l’Islam en disant laa ‘ilaaha illa l-Laah, Mouhammadoun raçoula l-laah, parce que tu es sorti de l’Islam « . Et qu’est-ce qu’il lui a ajouté ? Il lui a dit ce qui signifie : » C’est interdit dans ma loi que de se prosterner par respect pour quelqu’un. Si je devais ordonner à quelqu’un de se prosterner pour quelqu’un d’autre, j’aurais ordonné à la femme de se prosterner pour son mari « , pour montrer l’importance du droit du mari sur la femme. Mais c’est interdit. Mais cela était permis dans d’autres lois. Dans la loi de notre maître Yousouf, vous savez dans le Qour’aan que lorsque son père, sa mère et ses frères sont venus de Palestine en Égypte ils se sont prosternés pour Yousouf et cela était une prosternation de salutation. Également Allaah a fait que les anges se prosternent pour notre maître ‘Aadam, c’était une prosternation de respect. Donc ce n’est pas systématiquement de la mécréance. Il est très important de comprendre ce qu’est l’adoration.
Ach-chirkou l-‘aSghar c’est le fait de rechercher l’éloge des gens quand on accomplit un acte d’adoration, ceci c’est un grand péché, mais ce n’est pas un acte qui fait sortie de l’Islam. Si quelqu’un fait la prière pour que les gens disent de lui : » il ne rate aucune prière « , il n’a aucune récompense pour cette prière, il se charge d’un grand péché qui est l’insincérité (ar-Riyaa’) mais il ne sort pas de l’Islam pour cela. Sa prière est valable mais non seulement il n’aura pas de récompense, mais en plus il se charge d’un grand péché.
Le musulman ne sort pas de l’Islam à cause d’un péché qu’il commet. Il sort de l’Islam s’il considère licite le péché. Quelqu’un qui commet un péché, ne sort pas de l’Islam à cause de ce péché. Si quelqu’un il vole de l’argent ou bien il insulte un musulman, il commet un péché mais on ne dit pas qu’il est sorti de l’Islam par ce péché. De même, s’il ne fait pas une obligation, on dit qu’il a commis un péché quand il a manqué une obligation mais il ne sort pas de l’islam à cause de ce péché. Quand est-ce qu’un musulman sort de l’Islam ? Lorsqu’il considère licite le péché. Quand quelqu’un il dit : « Ça ne fait rien de boire de l’alcool ou de prendre un peu de drogue « , il dit » c’est licite « . Même s’il n’en consomme pas, lorsqu’il dit que c’est licite il sort de l’Islam. C’est le fait de contredire, d’autoriser un péché. Lorsque quelqu’un dit : » La prière c’est pas obligatoire » c’est là qu’il sort de l’Islam, mais s’il ne fait pas la prière on dit qu’il est musulman désobéissant. Quelle est la preuve ? La preuve c’est un hadiith qui a été rapporté par l’imam Ahmad (que Allaah l’agrée).
Le Prophète (salla l-Laahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : » Il y a cinq prières (quotidiennes) que Dieu a prescrites aux esclaves. Celui qui les accomplit parfaitement, il aura la promesse de Dieu qu’Il le fera entrer au Paradis et celui qui ne les accomplit pas, il n’aura pas cette promesse. Dieu s’Il veut Il le fait entrer au Paradis et s’il veut Il le punit « , l’argument ici c’est lorsque le Prophète a dit » s’Il veut Il le fait entrer au Paradis « .
Qu’est-ce que cela veut dire ? Cela veut dire qu’il est musulman. S’il était mécréant, Dieu ne le ferait pas entrer au Paradis. Dieu nous a appris qu’Il ne fait pas entrer au Paradis. C’est ce hadiith qui nous indique que celui qui ne fait pas une obligation tant qu’il ne considère pas licite ce péché, il sait que c’est un péché, il ne sort pas de l’islam à cause de ce manquement. Ceci est très important car il y a des gens qui accusent injustement d’autre de choses qui sont fausses. Il déclare mécréant pour un rien comme si accuser de mécréance est comme un jeu pour eux. Ils ne se rendent pas compte de la gravité de ce qu’ils disent, qu’ils craignent Dieu. Qu’ils craignent Dieu avant d’accuser de mécréant ou d’associateur quelqu’un.
Après le fait de faire le bien autour de toi à celui qui est reconnaissant et à celui qui ne l’est pas, il y a le fait de supporter la nuisance de autres. Tu patientes face à leur nuisance. Et ceci très difficile pour l’âme, sauf pour ceux à qui Allaah le facilite. La plupart des gens ne supportent pas. La plupart des gens pour la moindre chose ils ne se sentent pas si ils ne se vengent pas. Ceci est quelque chose de très difficile pour la personne et c’est là que les meilleurs vont se distinguer de la masse. La masse se sont les gens qui ne font pas cela, ils ne sont pas capables de le faire. Les forts se sont ceux qui arrivent à se contrôler, de supporter la nuisance et arriver à ne pas nuire. Et cela c’est quelque chose qui nécessite un grand exercice sur l’âme. Celui qui rassemble ces trois caractères il a l’excellent caractère. Il fait le bien autour de lui pour ceux qui sont reconnaissants et ceux qui ne sont pas reconnaissants, il patiente face à la nuisance d’autrui et il ne nuit pas aux autres. Et ceci n’est pas quelque chose de facile pour le coeur. La plupart des âmes ne supportent pas cela. Tout comme Allaah dit dans le Qour’aan, seuls ceux qui ont une grande chance, Allaah leur accorde cela.
Celui qui aura eu l’excellence de comportement, il aura un très haut degrés. Celui qui atteint l’excellence de comportement il sera semblable à celui qui veille régulièrement les nuits en prières surérogatoires et qui jeûne régulièrement les jours en jeûnes surérogatoires. Grâce à son excellent comportement, il gagnera des récompenses semblables à celui qui veille les nuits en prières surérogatoires et qui jeûne les jours en jeûnes surérogatoires, tout comme le Messager (salla l-Laahou ^alayhi wa sallam) nous l’a appris. Même si la personne n’accomplit pas beaucoup d’actes d’adoration c’est-à-dire en plus de ce qui est obligatoire, mais du moment que la personne persévère sur ces trois caractères, c’est-à-dire faire le bien avec celui qui est reconnaissant tout comme avec celui qui n’est pas reconnaissant, patienter face à la nuisance des autres, et cesser de nuire aux autres, grâce à ce comportement la personne aura des récompenses semblables à celui qui continuellement jeûne les jours en jeûnes surérogatoires et prie les nuits en prières surérogatoires. Celui qui ne délaisse pas les jeûnes surérogatoires, qui ne délaisse pas les veillées surérogatoires dans les adorations de Dieu et l’autre qui fait preuve d’excellence de comportement, qui patiente face à la nuisance des autres, qui cesse de nuire aux autres et qui fait le bien avec celui qui est reconnaissant et celui qui n’est pas reconnaissant ; ils deviennent équivalents. Même si il ne fait pas autant d’actes d’adoration que le premier. C’est pour cela que chacun d’entre nous, qu’il fasse du bien autour de lui. Le Messager (^alayhi s-salaatou wa s-salaam) a comparé le croyant à la pluie, où qu’elle tombe elle fait du bien. Où que tu sois, si tu es appliqué à la religion, tu fais les devoirs, tu évites les péchés, tu fais preuve d’excellence de comportement, où que tu te trouves, les gens vont profiter autour de toi comme le bon parfum qui embaume les gens qui sont autour. Le croyant où qu’il soit il profite, il éclaire comme une lumière qui éclaire autour de lui, grâce à l’excellent comportement. C’est pour cela que c’est important que chacun d’entre nous il fasse du bien à celui qui est reconnaissant tout comme à celui qui ne l’est pas. Il ne dit pas : » Untel ne vient pas me rendre visite, pourquoi je vais lui rendre visite ? » Il ne dit pas : » Untel je lui fait du bien, et lui il ne me fait pas du bien donc je lui fait plus de bien » Il ne dit pas : » Untel je l’honore à chaque fois que je le rencontre et lui il ne m’honore pas « . Il ne dit pas cela mais il agit en bien avec lui, il va lui rendre visite, il n’agit pas avec lui de manière sèche tout comme l’autre le fait mais il fait preuve d’excellence de comportement.
Une fois un grand chaykh était parti rendre visite à quelqu’un qui lui faisait du mal, qui parlait en mal. Qu’est-ce qu’il lui a dit ? Il lui a dit : » J’ai entendu que tu étais malade, je suis venu te rendre visite » Le Chaykh avait plus de soixante-dix ans à l’époque et l’autre était quelqu’un de plus jeune. Il s’était déplacé pour lui rendre visite par application du hadiith du Messager (^alayhi s-salaatou wa s-salaam) que lorsque tu entends que quelqu’un est malade, tu vas lui rendre visite cela donne énormément de récompenses.
Malgré cela, l’autre a persisté sur le mal, il parlait en mal. Le Chaykh lui a dit : » Je ne suis pas venu pour que tu pries en mal, je suis venu juste chercher après toi, savoir si ton état s’améliore ou pas. Je te souhaite le bien » et il est parti. Celui qui accompagnait le Chaykh lui a dit : » Moi je n’ai pas supporté j’allais être en colère contre lui « . Le Chaykh lui a répondu : » Si tu n’arrives pas à te retenir la prochaine fois tu ne viens pas avec moi « , voilà l’excellence de comportement !
Comme le fils du petit-fils du Prophète (salla l-Laahou ^alayhi wa sallam) ^Aliyy Ibnou l-Houçayn. Il a été surnommé as-sajjaad. Une fois il était dans la rue et quelqu’un s’est mis à l’insulter alors que lui il était le meilleur des descendants du Prophète dans son époque. L’homme lui a dit : » Je suis en train de t’insulter, c’est toi que j’en vise par mes insultes. » Cet homme, notre maître Zaynou l-^Abidin lui a dit : » Moi c’est exprès que je ne te répond pas » L’autre était étonné. Zaynou l-^Abidin qu’est-ce qu’il a fait ? Il ne s’est pas limité à cela, à ne pas répondre au mal par le mal, il lui a donné de l’argent, il lui a donné un cadeau. L’autre était étonné, il a fait le repentir.
Les savants ont dit : » On ne purifie pas un endroit où il y a de la najaçah en versant de la najaçah dessus » quand tu veux purifier quelque chose de propre, avec le bon comportement tu peux faire beaucoup plus.
Le Messager (salla l-Laahou ^alayhi wa salam) a dit dans le hadiith ce qui signifie :
» Allaah accorde plus de résultat pour ce qui est fait avec douceur que ce qui est fait avec violence « , avec la douceur, avec la sagesse, avec le bon comportement tu obtiens plus de résultat que si c’est avec dureté, avec rudesse, avec violence.
Mais il faut savoir une chose, très importante, tout ce que nous venons de dire sur l’excellence de comportement, cela n’est pas utile à la personne si elle n’a pas la foi, l’islam. Si la personne n’a pas la foi, n’a pas l’islam, l’excellence de comportement ne lui sera pas du tout utile. On le voit, il y a beaucoup de non-croyants qui sont souriants, qui font du bien aux gens, qui patientent avec les gens, mais ce ne sont pas des croyants, donc leur bon comportement ne leur sera pas utile dans l’au-delà. Dans le bas monde, les gens vont les aimer, les gens vont aller vers eux. Mais dans l’au-delà cela ne leur profitera pas. Pourquoi ? Parce que ils n’ont pas fait la base, ils n’ont pas réalisé la base qui est le fait d’être musulman, être croyant. Dans le Qour’an, Allaah dit ce qui signifie : « Celui qui accomplit de bonnes oeuvres, qu’il soit homme ou femme et qui est croyant « , donc la condition pour avoir des récompenses pour ses bonnes oeuvres c’est d’être croyant, d’être musulman.
Tout comme cela est rapporté dans le sahih de l’imam Ibnou Hibban (que Allaah lui fasse miséricorde) avec sa chaîne de transmission jusqu’à Abou Hourayrah (que Allaah l’agrée) dans lequel le Messager de Allaah (salla l-Laahou ^alayhi wa salam) a dit ce qui signifie :
» Les meilleurs d’entre vous ce sont ceux qui ont les meilleurs comportements lorsqu’ils maitrisent la science de la religion » Dans ce hadith, il y a l’incitation à faire preuve d’excellent comportement et à apprendre les sujets de la religion et il y a l’indication que celui qui réunit les deux : l’excellent comportement et la science de la religion c’est le meilleur des musulmans. Les meilleurs des musulmans ce sont ceux qui réunissent les deux : la science de la religion et l’excellence de comportement. Quand il a dit » la connaissance des sujets de la religion » c’est-à-dire y compris la croyance en Allaah et en Son Messager, notre Maître Mouhammad (salla l-Laahou ^alayhi wa salam). C’est la base même de toutes les oeuvres. C’est celui-là le musulman qui fait l’objet d’éloges. Celui qui a appris la croyance et les lois et qui fait preuve d’excellence de comportement.
L’excellence de comportement à elle seule sans avoir appris la science de la religion cela ne va pas faire de la personne quelqu’un qui a un haut degrés selon le jugement de Dieu ; quelque soit l’excellent comportement que la personne puisse avoir, la personne ne deviendra pas au nombre des esclaves vertueux, au nombre des esclaves que Dieu agrée. Quelle est la finalité de chacun d’entre nous ? Qu’est-ce que chacun d’entre nous cherche ? Il cherche à ce que Dieu l’agrée, à ce que Dieu agrée sa foi, son comportement. Nous oeuvrons pour cela. Si la personne a un excellent comportement mais qu’elle n’a pas appris le minimum indispensable de la science de la religion, elle n’atteindra pas cet objectif. C’est comme si quelqu’un court derrière un mirage parce qu’il n’a pas pris les causes. Comment est-ce qu’il veut que Dieu l’agrée si lui il n’a pas appris le minimum indispensable de la science de la religion ? Comme certains de nos jours, il a lu cinq, six sites sur internet, il a acheté trois, quatre livres traduits en français et il se dit maintenant il va donner des cours aux gens, il comprend tout et il parle de tous les sujets. Ce sont des prétentieux ces gens-là. Surtout ils prennent l’apparence, elle met le jilbaab, elle met le niqab, l’homme va mettre son pantalon à quatre doigts en dessous du genoux, il va mettre le qamis. Tu le vois, tu te dis : » Lui c’est l’imam des imams de notre époque ! » alors qu’il est comme un sceau qui est creux, comme un tambour qui résonne. Le bruit est fort mais à l’intérieur c’est creux. C’est exactement comme cela. Aujourd’hui les gens s’attachent à l’apparence et après ils viennent te donner des leçons en plus. Il vient il te dit que Allaah a une jambe, wa l-^iyaadhoubi l-Laah, il te dit que Allaah est assis sur le trône, certains disent qu’Il va laisser une petite place à côté de Lui pour faire asseoir le Prophète Mouhammad ! Regardez ces graves mécréances ! Pourquoi en sont-ils arrivés là ? Parce qu’ils ont mal compris les textes. C’est cela le problème. Leur croyance est une croyance de gens qui regardent les dessins animés. Le musulman, sa croyance c’est que Dieu n’a pas de ressemblance avec Ses créatures. Allaah dit dans le Qour’aan ce qui signifie : » Rien n’est tel que Lui « . Allaah dit dans le Qour’aan ce qui signifie : » Il n’a point d’équivalent »
Quoique tu imagines en ton esprit, Dieu n’est pas ainsi. Celui qui a un corps qui a des dimensions, il a besoin de qui lui a donné ce corps, ces dimensions. Et celui qui a un besoin, il est créé, il n’est pas de toute éternité. Allaah Lui est tout éternité, c’est-à-dire Il n’a pas de début à Son existence. Celui qui n’a pas de début à Son existence, Il n’a pas de ressemblance avec celui qui a un début à son existence, d’aucune manière que ce soit. Il n’est pas un corps, Il n’a pas les caractéristiques des corps. Celui qui est un corps quelque soit ces dimensions grandes ou petites, il a une quantité, il a besoin de qui lui a donné cette quantité. Est-ce que c’est nous qui nous sommes donné cette quantité ? Est-ce que ce sont nos parents qui nous ont donné notre quantité ? Le soleil est-ce que c’est celui qui s’est donné sa propre quantité ? Non. Donc tout ce qui est un corps, ce n’est pas lui-même qui s’est donné sa propre quantité. C’est Allaah qui a donné la quantité aux choses et Lui Il n’a pas de quantité, Il n’a pas de comment, parce qu’Il dit dans le Qour’an ce qui signifie :
» Rien n’est tel que Lui « .
Que veut dire alors le hadith ( yanzilou Rabbouna ila s-samaa » ), les savants l’ont expliqué. Ils ont dit qu’il y a une autre version qui dit ( younzilou Rabbouna ) « younzilou » c’est-à-dire Il fait descendre. Il fait descendre un ange, c’est l’ange qui descend sur ordre de Dieu au dernier tiers de la nuit et c’est l’ange sur ordre de Dieu qui transmet, qui dit :
» Est-ce qu’il y a quelqu’un qui demande à ce que Dieu lui pardonne ? Dieu lui pardonne. est-ce qu’il y a quelqu’un qui demande quelque chose à Dieu ? Dieu lui accorde. »
Mais Allaah n’est pas un corps qui descend et qui monte. Le dernier tiers de la nuit à Paris c’est pas comme le dernier tiers à Lisbonne ou à New-York ou à Pékin. Selon eux ils adorent un ressort qui monte et qui descend tout le temps. C’est quoi ces croyances, ces aberrations, ces stupidités ? Ce sont des croyances stupides. Et il te met la barbe et il te met le siwak et il te met la barbe, et il vient te donner des leçons, alors que lui il a une croyance de manga. Que Dieu préserve cette communauté du mal de ces gens.
Le problème c’est qu’ils viennent aux gens qui sont faibles et qui n’ont pas appris et ils leur diffusent cela. Il viennent par l’apparence. Ils viennent par l’apparence et ils les égarent.
Le verset (Ar-Rahmaanou ^alaa ^arch ‘istawaa ) ne veut pas dire que Dieu s’est établi sur le trône. La langue arabe est riche, le mot ‘istawaa dans la langue arabe à plusieurs sens. Parmi les sens de ‘istawaa c’est dominer, le fait de dominer c’est un sens qui est digne de Dieu. Mais le fait de s’asseoir ce n’est pas digne de Dieu. Même s’il dit qu’Il est au-dessus du trône sans être en contact avec le trône, selon eux Il est en lévitation, soi-disant Il flotte. C’est quoi ces stupidités ?
Ils te sortent des choses ! Celui qui est dans une direction a besoin de qui l’a caractérisé par cette direction.
Quant au hadith de la femme esclave, il a plusieurs versions. La version rapportée par l’imam Malik est plus forte que la version rapportée par l’imam Mouslim. La version rapportée par l’imam Malik, le Prophète a dit ce qui signifie :
» Témoignes tu qu’il n’est de Dieu que Dieu ? « , elle a dit : » Oui »
Il lui a dit : » Témoignes tu que je suis le Messager de Dieu ? « , elle a dit : « oui « .
C’est ainsi que l’on juge musulman quelqu’un, c’est lorsqu’il témoigne qu’il n’est de Dieu que Dieu et que Mouhammad et le Messager de Dieu. On ne juge pas quelqu’un musulman lorsque quelqu’un dit : » Allaahou fi s-samaa’ » car même l’adorateur du soleil peut le dire. S’il dit : » Moi mon soleil c’est mon Dieu, c’est Allaah. Allaah il est fi s-samaa’ « , est-ce que l’on dit qu’il est musulman ? Non. Non, ce n’est pas ainsi que l’on juge quelqu’un musulman. On juge quelqu’un musulman lorsque l’on entend de lui les deux témoignages : Laa ‘ilaaha ‘illa l-Laah, Mouhammadoun raçoulou l-Laah. Alors que veut dire ce hadith de la femme esclave ? D’une part on a dit que la version de l’imam Malik est plus forte et que la version de l’imam Mouslim elle est faible donc on ne la prend pas pour justifier un sujet de croyance puisqu’elle contredit une version rapportée par l’imam Malik qui est plus forte. Et même l’imam Mouslim il n’a pas cité ce hadith dans le sujet de croyance, il l’a rapporté dans son sahih dans le chapitre qui concerne l’affranchissement des esclaves. Un autre point, c’est que certains savants ont expliqué ces hadiths autrement que par son sens apparent. Ils ont dit les arabes quand ils disent : » ayna » c’est une interrogation à propos de l’endroit et à propos du degrés, quand on dit » ayna foullan min foullan » c’est-à-dire » quel est le degrés de untel par rapport à untel « . Il y a une grande différence. Si la version de Mouslim était correcte cela est une interrogation au sujet du degré, c’est comme s’il disait à cette femme » Comment tu glorifie Dieu dans ton coeur? « . Elle a répondu : » Fi s-samaa’ « c’est-à-dire que Dieu a un très haut degré mais cela ne veut pas dire que Dieu est dans le ciel ou au-dessus du ciel ou en dessous du ciel ou au milieu du ciel ou au-dessus du trône » parce que tout ce qui a un où, un endroit, il a besoin de qui l’a spécifié par cet endroit, c’est donc une créature. Que la personne se préserve avant qu’il ne soit trop tard, avant que ne vienne à elle l’ange `Azra’il pour lui annoncer qu’elle est sur la mécréance. La personne qui veut être sauvée qu’elle est la croyance que Dieu rien n’est tel que Lui, qu’Il est sans endroit et qu’Il est sans comment. Qu’elle enlève la croyance d’assimilation de Dieu avec Ses créatures, de son coeur. Qu’elle enlève la croyance de l’attribution de l’endroit à Dieu, ou de l’attribution du changement parce que Dieu Il ne change pas. Sa parole ce n’est pas des lettres ce n’est pas des mots. Sa science ne change pas, n’augmente pas, ne diminue pas. Allaah Il est celui qui fait changer les choses et qui ne change pas, parce que rien n’est tel que Lui. Tout autre que Lui change mais Allaah Lui seul ne change pas. Que la personne ait la bonne croyance. Si elle avait eu une mauvaise croyance auparavant qu’elle dise : » Laa ‘ilaaha illa l-Laah, Mouhammadoun raçoulou l-Laah » pour devenir musulmane. Il vaut mieux reconnaitre maintenant son erreur que de s’en rendre compte après sa mort car maintenant la personne peut encore sauver sa peau mais après ce sera trop tard. Et ce n’est pas le grand nombre de personnes qui vont à leur perte qui vont la sauver. Même s’il y a un milliard de personnes qui disent que Untel est le fils de Dieu, est ce que cela va faire en sorte que la réalité va changer et que Untel va devenir fils de Dieu ? Non. Ce n’est pas le nombre de personnes qui est à prendre en considération. Même si tous les jeunes de son quartier lui disent : » Oui oui Allaah est établi sur le trône » qu’est-ce que c’est que cette croyance ? Ce n’est pas la croyance des musulmans. La croyance des musulmans c’est que Allaah est sans endroit et sans comment.
Quand nous levons le ciel pour faire des invocations c’est parce le ciel est notre Qiblah pour le dou^a’, pour les invocations et c’est du ciel que descendent les miséricordes et tout comme lorsque l’on fait la prière on se dirige vers la Ka^bah c’est parce que la Ka^bah est notre qiblah pour la prière, ce n’est pas parce que Allaah habite dedans. Également lorsque l’on lève les mains vers le ciel ce n’est pas parce que Allaah habite le ciel ou au-dessus du ciel. Par ailleurs, il a été rapporté que le Messager (salla l-Laahou ^alayhi wa sallam) a fait des invocations en dirigeant les paumes de ses mains en direction du sol, cela ne veut pas dire que Allaah est en direction du bas.
Apprendre la croyance en Dieu et en Son Messager et apprendre ce que chaque personne responsable, c’est-à-dire qui est pubère et saine d’esprit, doit connaître des sujets de la religion, comment faire la prière, comme faire le jeûne, comment faire la zakat, comment faire son ‘istinja, comment faire sa purification, quels sont les devoirs du coeur, quels sont les péchés du coeur, quels sont les péchés de la langue, tout ce dont la personne qui est pubère doit apprendre cet apprentissage est plus important que l’excellent comportement, cela ne va pas avant cela n’est pas prioritaire ; c’est-à-dire que l’excellent comportement n’est pas prioritaire sur tout cela. Il faut d’abord apprendre les sujets de la région et après la personne cherche à avoir l’excellent comportement. Celui qui apprend qui apprend les sujets de la croyance et des lois, celui qui a appris quels sont les attributs de Dieu, quels sont les attributs des prophètes, quelles sont les choses qui font sortir de l’islam, il a appris la croyance, et il a appris les sujets indispensables des lois c’est-à-dire qu’est-ce qu’il doit accomplir comme obligation, comment les accomplir, quelles sont leurs conditions, quels sont leurs piliers, quelles sont les choses qui sont interdites. Il a appris ce minimum indispensable alors il a la garantie qu’il est musulman, que au bout du compte, il ira au paradis car il a réalisé la croyance en Dieu et en Son Prophète. Il sera sauvé du séjour éternel en enfer s’il meurt musulman. Comme vous savez, les musulmans il y a deux catégories : il y a ceux qui sont pieux, qui font les devoirs , qui évitent les péchés ; et il y a ceux qui sont désobéissants. Les désobéissants s’ils font le repentir, le Messager (salla l-Laahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :
» Celui qui se repent d’un péché, c’est comme celui qui ne l’a pas commis « .
Mais si le désobéissant meurt avant d’avoir fait le repentir, il y a deux cas : Dieu s’il veut Il le châtie pour ses péchés et s’Il veut Il lui pardonne. Mais même s’Il le châtie, il n’aura pas le même châtiment que s’il meurt mécréant. Le châtiment de celui qui meurt mécréant est un châtiment qui ne va pas s’interrompre alors que le musulman même s’il est châtié, son châtiment va s’interrompre et au bout du compte il ira au paradis. Dans le hadith le Messager (salla l-Laahou ^alayhi wa sallam) nous a parlé du dernier musulman qui va sortir de l’enfer pour entrer au paradis après avoir eu le châtiment qu’il méritait, quand il va sortir de l’enfer il va croire que le paradis est rempli, qu’il n’y a plus de place pour lui. Mais Allaah lui accorde, à lui qui est le dernier, comme ce bas-monde et dix fois encore c’est-à-dire onze fois comme tout ce bas-monde. Cela c’est le dernier qui sortira de l’enfer pour aller au paradis. Grâce à sa croyance, sa foi, son Islam. C’est pour cela que le Prophète a dit à Abou Dharr Ar-Ghifaariyy qui est un compagnon, il lui a dit ce qui signifie :
» Sortira du feu de l’enfer quiconque a dit Laa ´ilaaha ´illa l-Laah et qui a le poids d’un grain de poussière de foi « , c’est-à-dire qui est mort musulman. On ne parle pas de celui qui croit que Dieu a une jambe qui est très grande qu’il va mettre en enfer et que l’enfer va se remplir, une jambe qui ne brûle pas. Ces quoi ces aberrations ? Parce qu’il a mal comprit le mot saq par jambe ou pied. Allaah les a égarés, tout comme il y a des gens qui adorent des vaches. Lui il croit qu’il est sur la vérité, il boit l’urine de la vache, il l’a vénère. Il y a des gens qui croient que Dieu est un corps qui est assis dans le ciel. Il dit » le très-haut « , il dit » le visage de Dieu, la face de Dieu, la main de Dieu » Il est aveuglé complètement parce qu’il a cru que ces mots avaient ces sens-là. On lui a fait comprendre cela alors que cela contredit le Qour’an. Pourtant ils récitent le Qour’an, certains connaissent par coeur tout le Qour’an. Dans le hadith, le Messager a dit à propos de gens qui vont apparaître et qui ont pour caractéristiques qu’ils sont jeunes par rapports aux autres, et ils ont des idées stupides, l’un d’entre vous trouve qu’il fait peu de prières par rapport à eux et trouve qu’il fait peu de jeûnes par rapport à eux. Quand tu les vois tu te dis » Maa chaa ´al-Laah, ils sont très appliqués dans la religion, moi je suis quoi par rapport à eux ? « . Le Prophète a dit ce qui signifie : » ils récitent le Qour’an mais il ne dépasse pas leur gorge (c’est-à-dire ils ne saisissent pas le sens.) Ils quittent la religion tout comme une flèche transperce sa cible (eux ils quittent la religion avec cette même rapidité) »
Qu’est-ce que le Prophète a dit à la fin ? Il a dit ce qui signifie :
» Si j’étais présent à leur époque, je les tuerais de la pire des morts « , parce que ce sont des gens qui égarent. Ce hadith s’applique aux khawaarij et ceux qui assimilent Dieu à Ses créatures dans notre époque sont concernés par cette appellation de khawaarij. Tu les vois tu te dis qu’ils sont très rigoureux dans l’application de la religion mais ce sont une épreuve. Par eux des gens ont éprouvés, certains sont éprouvés ils les suivent et ils les mènent en enfer, et d’autres quand ils voient comment ils se comportent ils sont dégoûtés et ils quittent la religion. Ils sont une cause de mal pour deux catégories de personnes. Que Dieu nous préserve de leur mal. C’est pour cela que c’est très important de connaître les sujets de la religion parce que c’est la croyance qui garantie à la personne qu’elle sera sauvée au Jour du Jugement.
Abou Dharr al-Ghifaariyy lorsqu’il a entendu le Prophète qui disait que tous ceux qui sont musulmans ne vont pas rester éternellement en enfer, ils vont en sortir, Abou Dharr était étonné. Il a dit :
» Même s’il a fait la fornication, même s’il a volé ? »
Le Messager lui a dit ce qui signifie : » Même s’il a fait la fornication, même s’il a volé, il va sortir de l’enfer »
Abou Dharr était tellement étonné, ce n’est pas qu’il voulait émettre des objections contre le Prophète mais il voulait s’assurer et il a posé la question une deuxième fois :
» Même s’il a fait la fornication, même s’il a volé, Ô Messager de Allaah ? »
Le Messager le lui a confirmé, il lui a dit :
» Même s’il a fait la fornication, même s’il a volé, même si cela étonne Abou Dharr »
Si quelqu’un a fait les devoirs, c’est-à-dire il a appris ce que Dieu lui a ordonné de faire et il les fait correctement, et il a appris quelles sont les choses qui sont interdites et il les a évitées, celui-là sera sauvé au Jour du Jugement mais il n’aura pas atteint le degrés de foi complète s’il n’a pas l’excellence de comportement, donc il lui manque quelque chose. Il y a beaucoup de femmes et d’hommes vertueux qui n’ont pas l’excellence de comportement. Ces gens-là ils sont sauvés au jour du jugement car ils ont fait ce que Dieu a ordonné de faire, ils ont évité ce que Dieu a interdit de faire mais ils ont raté ce haut degrés qu’est l’excellente de comportement. Si quelqu’un n’a pas appris la science de la religion, elle n’atteindra pas un degrés élevé même si elle fait preuve d’excellence de comportement. On ne dit pas que avoir l’excellence de comportement forcément la personne est très bien attachée à la religion dans tous les cas car on voit bien que il y a même des non-musulmans qui peuvent avoir un comportement d’excellence. Il y a même des idolâtres qui ont un excellent comportement tout comme parmi les croyants ont peu trouver ceux qui ont un excellent comportement. Ces gens qui adorent autre que Dieu, leur excellent comportement ne va pas leur être utile. Cela ne va pas améliorer leur état. Quand à celui qui a appris qui a accomplis ce qu’il devait accomplir, qui a évité ce qu’il devait éviter, il a la bonne croyance et il n’a pas l’excellent comportement, cela l’empêche d’atteindre les hauts degrés selon le Jugement de Dieu. Mais, ce qui lui manque est léger par rapport à celui qui n’a pas appris la science de la religion. La voie de tout musulman c’est qu’il y ait l’amour au sein des musulmans, au sein de la communauté musulmane. Que les gens s’aiment les uns les autres. Tout musulman, toute musulmane aime la bienfaisance, aime le fait d’agir avec le comportement d’excellence. Nous avons besoin d’agir en bien les uns envers les autres. Nous avons besoin de raffermir les liens de fraternité musulmane. Nous avons besoin de réaliser ce que ‘Anas a rapporté du Prophète (salla l-Laahou ^alayhi wa sallam) un hadith rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim qui signifie :
» L’un d’entre vous n’atteindra un degrés de foi complète que s’il aime pour son frère ce qu’il aime pour lui-même « .
Un grand Chaykh a dit : » Si vous appliquez ce hadith vous deviendrez des saints « .
Ce n’est pas facile d’aimer pour les autres ce que tu aimes pour toi même et pourtant si tu atteins ce degrés c’est que tu as réussi à dompter ton âme et c’est cela la différence entre celui qui est fort et celui ne l’est pas.
Nous avons besoin de l’excellent comportement car c’est cela qui va montrer l’excellence de notre croyance. Pour que nous soyons des gens qui vont indiquer le bien aux autres communautés. Nous avons besoin de gagner les cœurs. Les cœurs des uns des autres, que nos cœurs soient réunis pour le bien et de gagner aussi le coeur de ceux qui sont des autres religions pour partager avec eux cette douceur et cette beauté de cette croyance qu’est la religion de l’Islam et ces excellents comportements et qu’à leurs tour ils goutent et qu’ils connaissent la réalité de l’Islam.
Il y avait un non musulman à Médine qui avait fait une transaction avec le Prophète (salla l-Laahou ^alayhi wa sallam), il lui a vendu quelque chose avec un paiement différé. Le Prophète lui payait avec une certaine échéance. Le Prophète si il voulait qu’un des compagnons paye pour lui, il l’aurait fait mais c’est pour nous enseigner qu’il est valable d’avoir des transactions avec des mécréants, de vendre et d’acheter aux non-musulmans. Puis ce non musulman est venu au Prophète avant le terme et il a insulté le Prophète. Il lui a dit : » Vous les descendants de ^Abdou l-Mouttalib vous tardez à rembourser vos dettes, vous n’êtes pas rigoureux » alors que le terme n’était pas arrivé. C’est une insulte cette parole, c’est une mécréance. Insulter le Prophète, manquer de respecter au Prophète. Si quelqu’un était musulman et qu’il le fait, il n’est plus musulman. On ne dit pas que c’est quelque chose que les gens peuvent faire, on ne dit pas : » Oui liberté, chacun s’il veut il insulte le Prophète, qu’il le fasse » A^oudhoubi l-Laah. Se satisfaire du mal c’est un mal. Se satisfaire de la mécréance c’est de la mécréance. On n’accepte pas cela. Le Prophète il ne s’est pas énervé contre ce non musulman et le Prophète (salla l-Laahou ^alayhi wa salam) a par la suite ordonné qu’on lui paye la dette et qu’on lui donne plus que ce qu’il avait prêté. Le Messager (salla l-Laahou ^alayhi wa salam), il ne s’est pas énervé devant ce mécréant, alors qu’il l’avait humilié, il l’avait blâmé lui et son clan, parce que la parole de ce non musulman englobait le Prophète et toute sa famille. Ce non musulman est entré en Islam. Ce non musulman savait que dans les livres anciens, il y avait la description du dernier des prophètes, et il voulait vérifier si cette description s’appliquait au Prophète Mouhammad. Lorsqu’il a vu que tout ce qu’il avait pris connaissance s’est réalisé dans le Prophète Mouhammad, il est entré en Islam.
C’est très important car le bon comportement peut être une cause pour que les gens entrent en Islam. Beaucoup de pays, l’Islam y est entré par l’honnêteté et la véracité des musulmans qui y sont parti. Comme l’Indonésie c’est le plus grand pays musulman actuellement, l’Islam y est entré par l’honnêteté des musulmans qui y sont allés et la véracité des musulmans. Nous ne voulons pas gagner les coeurs par l’hypocrisie mais par l’excellence de comportement. Comme le Prophète a dit ce qui signifie :
» J’ai été envoyé pour compléter, pour vous faire atteindre l’excellent comportement . »
Hadith rapporté par Ahmad dans son Mousnad.
Et d’après Abou Dharr Joundoub Ibnou Jounadah et d’après ^Abdar-Rahman Mou`adh Ibnou Jabbal (que Allaah les agrée tous les deux) le Messager de Allaah (salla l-Laahou ^alayhi wa sallam), a dit ce qui signifie :
» Crains Dieu où que tu sois, et si jamais tu fais une mauvaise action fais la suivre par une bonne action pour qu’elle l’efface et aie un bon comportement avec les gens »
Hadith rapporté par At-Tirmidhiyy.
Nous demandons à Allaah qu’Il corrige nos états, qu’Il fasse que nous ayons de bons comportements et qu’Il fasse que dans nos coeurs il y ait de la miséricorde et de la tendresse.
Ô Allaah guide nos cœurs vers l’excellent comportement car nul autre que Toi ne guide le cœur vers l’excellent comportement et éloigne de nos cœurs les mauvais comportements car nul autre que Toi ne les éloigne de nos cœurs.
Et Dieu sait plus que tout autre.
Premières femmes
بسم الله الرحمن الرحيم
La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.
Incha‘ Allah, nous allons voir quelques exemples de femmes, par le passé, qui étaient à chaque fois les premières dans ce qu’elles avaient comme situation ou ce qu’elles avaient fait.
La première des femmes qui a cru au Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), qui l’a suivi est Khadijah fille de Khouwaylid. C’était une femme qui était ferme, qui était très intelligente, qui était honorable. Dans la jahiliyyah, c’est-à-dire avant la mission de prophète de notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), elle était surnommée at-Tahirah, c’est-à-dire la pure. Khadijah était la première femme que le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) avait épousée et c’était également la première femme qui a cru en lui,qui l’avait suivi sur l’Islam. Elle avait donné plusieurs enfants au Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). D’abord, Al-Qacim d’où le surnom du Prophète Abou l-Qacim, le père de Qacim. C’était le premier enfant que Khadijah lui avait donné et qui était mort enfant. Puis, elle lui a donné Zaynab, puis Oummou Kalthoum, puis Fatimah et enfin Rouqayyah. Puis ^Abdoul-Lah, un autre garçon qui était mort jeune également.
Pour ce qui est de la première femme qui est entrée en Islam après Khadijah (que Allah l’agrée), c’était la mère de Al-FaDl qui s’appelle Loubabah, la fille de Al-Harith Al-Hilaliyyah. Loubabah était la soeur de Maymounah qui était l’épouse du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Le Prophète avait épousé la soeur de cette femme-là. Loubabah était également la tante maternelle de Khalid Ibnou l-Walid. Khalid Ibnou l-Waliid est très connu, c’est un grand compagnon mais il est entré en Islam à la fin. Il n’était pas parmi les premiers à être entré en Islam. Loubabah était l’épouse de Al-^Abbas fils ^Abd Al-Mouttalib. Al-^Abbas est l’oncle paternel du Prophète (^alayhi salatou wa s-salaam). Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) rendait visite à Loubabah fille de Al-Harith Al-Hilaliyyah. Et Loubabah avait donné six fils à Al-^Abbas.
La première femme que le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) avait épousée après Khadijah (que Allah l’agrée) c’était Sawdah fille de Zoum3ah. Cette femme était mariée à un autre homme, elle était venue d’Abyssinie en émigrant de sa terre pour venir s’installer à La Mecque avec son mari. Elle est venue avec son mari en provenance d’Abyssinie, l’actuelle Éthiopie. Mais à La Mecque son mari est mort. Quand la période d’attente poste maritale s’est écoulée, le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a envoyé quelqu’un pour la lui demander en mariage. Quand elle a reçu cette demande en mariage du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), elle lui a dit : » Tu fais de moi ce que tu veux, ô Messager de Allah. C’est toi qui décide. » C’est alors que le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) lui a dit ce qui signifie en français : « Demande à un homme de ta famille pour te donner en mariage », c’est-à-dire ce sera le tuteur pour le contrat du mariage. Elle a alors demandé à Hatib fils ^Amr qui la donnée en mariage. Elle fut ainsi la première femme que le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) épousa après Khadijah.
La première femme à qui on fabriqua une sorte de cercueil pour l’enterrement funéraire, c’était Zaynab bint JaHch qui était la fille de la tante paternelle du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). C’était la femme que le Messager de Allah avait épousée l’an trois de l’Hégire, c’est-à-dire trois années après son émigration. Et c’était la première femme de ses épouses à mourir après lui. Ce fut durant le califat de ^Oumar Ibnou l-Khattab (que Allah l’agrée), l’an vingt de l’Hégire. Quand elle mourut, notre maître ^Oumar Ibnou l-Khattab (que Allah l’agrée) a dit : » Comment allons-nous faire ? C’est la mère des croyants, l’épouse du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Est-ce que on va l’emmener au cimetière découverte ? « , c’est-à-dire ce serait bien de la couvrir par quelque chose, ne pas laisser seulement le linceul sur son corps de sorte que les formes apparaissent. C’est alors que Asma‘ fille de ^Oumays lui a dit : » Ô Émir des croyants, quand j’étais en Abyssinie [les musulmans ont fait une première émigration en Abyssinie, Al-Habachah avant d’émigrer à Médine.], j’ai vu que l’on emmenait les femmes pour être enterrées en étant comme dans une sorte de cercueil. De sorte que le corps est complètement caché. » Et elle le lui a décrit. Ce fut ainsi qu’on lui fabriqua un. C’était la première fois que l’on emmenait une femme pour être enterrée dans une sorte de boîte. Cela ne veut pas dire que les musulmans enterrent dans le cercueil mais ils l’emmènent jusqu’au lieu de l’enterrement dans une sorte de cercueil, puis font sortir le corps drapé du linceul, et le mettent en terre sans qu’il ne soit dans un cercueil.
La première femme arabe qui a recouvert la Ka^bah de soie, c’était Noutaylah la fille de Janab. Elle était la mère de Al-^Abbas fils de ^Abd Al-Mouttalib. Al-^Abbas c’était l’oncle paternel du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Ils ont dit que la raison pour laquelle elle avait drapé la Ka^bah de soie c’est que Al-^Abbas s’était perdu quand il était petit. Elle a fait le vœux, si elle retrouvait son fils Al-^Abbas de recouvrir la Ka^bah. Et comme elle l’a retrouvé, elle a tenu son engagement, sa promesse.
La première femme parmi les musulmanes à mourir lors de la conquête des musulmans à travers les mers, c’était Oummou Haram fille de Malhan. Cette femme rapporte, elle a dit : » Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a fait une sieste chez moi et il s’est réveillé de sa sieste en souriant. » Elle lui a dit : » Ô Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) dis-moi s’il te plait qu’est-ce qui te fait sourire. » II lui a dit ce qui signifie : « II y aura des membres de ma communauté qui vont embarquer en mer. Ils seront comme des rois assis sur leur trône. » Cette femme, Oummou Haram fille de Malhan, a dit : » Ô Messager de Allah, fais des invocations pour que je sois avec eux. » Il lui a dit ce qui signifie : « Tu seras parmi eux. » Le Messager lui a confirmé qu’elle sera parmi les premiers, et ce fut ainsi plus tard. Elle fut parmi ceux qui ont embarqué en mer et elle est morte après son arrivée. Sa tombe est connue comme étant la tombe de la femme vertueuse. Elle se trouve à Chypre.
La première femme hébraïque qui était au service de Baytou l-Maqdis, était Maryam la fille de ^Imran. Elle est la meilleure des femmes de toute l’humanité. C’est une femme musulmane, pieuse, vertueuse, pure. Sa mère s’appelle Hannah fille de Thakoudha. Il a été dit que ^Imran, le mari de Hannah était mort alors que Hannah était enceinte de Maryam. Hannah a fait le vœux que l’enfant qu’elle portait allait être dédié pour le service de la Mosquée de Baytou l-Maqdis. C’était une mosquée même si elle n’avait pas été construite par la communauté de notre maître Mouhammad. Mais, tous les prophètes étaient musulmans. Elle était à l’époque de Zakariyyah, c’était un prophète musulman. Zakariyyah était le mari de la tante maternelle de Maryam, c’est-à-dire que Zakariyyah et ^Imran le père de Maryam, avaient épousé deux soeurs. Hannah avait fait le vœux que l’enfant qu’elle portait allait être dédié pour le service de la Mosquée de Baytou l-Maqdis, et généralement les gens faisaient un tel vœu lorsque l’enfant était un garçon. Mais ce fut une fille et ce fut le mari de sa tante, Zakariyyah qui lui enseigna les règles de l’Islam. C’était une femme vertueuse. Ces prodiges sont mentionnés dans le Qour’an. Elle se trouvait dans Al-Mihrab, l’endroit où elle se consacrait pour l’adoration de Dieu. Et Allah lui accordait les fruits de l’hiver en été, et les fruits de l’été en hiver. C’était une femme vertueuse et elle fut la mère de notre maître ^Iça (^alayhi s-salam). Elle est tombée enceinte de ^Iça sans qu’aucun homme ne l’ait touchée, sans qu’elle n’ait eu aucun rapport, sans qu’elle ne soit mariée. Et Allah est sur toute chose Tout-puissant. Allah a fait que chacun d’entre nous est né d’un père et d’une mère et Il a créé ^Iça à partir d’une mère seulement. Et Il a créé Hawwa‘ à partir d’un homme et Il a créé ‘Adam à partir de la terre. ‘Adam est le père de l’humanité, c’est le père de tous les hommes et femmes. Il était le premier des prophètes également. Hawwa‘ est son épouse, elle était une femme vertueuse. Dieu l’a créé à partir de la côte gauche la plus courte de notre maître ‘Adam (^alayhi s-salam). Mais elle était d’une taille qui correspond à la taille de ‘Adam, parce que ‘Adam était grand, il avait soixante coudées de hauteur, environ une trentaine de mètres. C’est la taille des gens lorsqu’ils seront au Paradis. Il y a eu parmi ses descendances qui étaient plus grands encore, ils ont atteint jusqu’à cent coudées. Puis les humains sont devenus de la taille que l’on connaî aujourd’hui. Allah est sur toute chose Tout-puissant. Ce ne sont pas les causes qui créent les conséquences. Les enfants sont des conséquences puisqu’ils viennent suite à un homme et une femme. Mais, ce n’est pas l’homme et la femme qui créent l’enfant. Tous ceux qui ont des enfants, le savent parfaitement. Celui Qui crée Il sait ce qu’Il crée. Chacun d’entre nous ne sait même pas combien de pas il a fait, combien de muscles travaillent dans son corps, combien de choses il a mangé, combien de fois il a dormi. Celui Qui crée sait ce qu’Il crée. Nous, nous ne créons rien du tout, ni nos enfants. Nos parents ne nous créent pas. Nous ne créons pas nos actes mais c’est Allah Qui crée pour nous nos actes, Qui crée pour nous des enfants, Qui crée pour nous cette respiration, ce battement du coeur, cette digestion, l’irrigation de notre corps grâce au sang qui circule dans les vaisseaux, tout cela c’est Allah Qui le crée. Nous ne créons rien du tout. Allah a créé ^Iça sans père. Ce n’est pas difficile pour Dieu. Du fait que Dieu veut que quelque chose existe, elle existe. C’est pour cela dans un hadith, le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit à son cousin ^Abdou-Lah Ibnou ^Abbas ce qui signifie : « Si tout le monde se réunissait pour te profiter par quelque chose que Dieu ne t’a pas prédestinée, ils ne pourront pas te profiter, et si tout le monde se réunissait pour te nuire par quelque chose que Dieu ne t’a pas prédestinée, ils ne pourront pas te nuire. »
La première femme à avoir installé une tente pour les blessés, c’est Roufaydah Al-Aslamiyyah et il a été dit Al-Ansariyyah. C’est une femme compagnon qui a beaucoup de mérite. Elle s’est engagée à obéir au Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) après son émigration. Elle soignait les blessés lorsqu’il y avait des guerres. Elle a participé à la bataille de Al-Khandaq et à la bataille de Khaybar. Elle avait installé une tente dans la mosquée du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) pour soigner les blessés. Cette femme (que Allah l’agrée) savait lire et écrire, et elle avait une grande fortune. Elle était très riche. Elle dépensait pour cet objectif, de soigner les blessés, de son propre argent, de plein gré, c’est-à-dire pour l’agrément de Dieu.
La première femme qui a allaité le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), c’est Sou’aybah Al-Islamiyyah qui était une femme esclave chez Abou Lahab. Elle a allaité également Hamzah Ibnou ^Abd Al-Mouttalib, ainsi que Abou Salamah Al-Makhzoumiyy. Plus tard, ce fut Khadijah As-Sa^diyyah qui a pris en charge le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam).
La première femme parmi les femmes des Ansar qui a fait pacte d’allégeance au Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), c’est Oummou ^Amir Al-Achkhaliyyah fille de Yazid Ibnou s-Sakan. Elle a dit : » Je suis partie en compagnie d’une autre femme qui s’appelle Layla file de Hatim et Hawwa‘ fille de Yazid fils de As-Sakan. Nous sommes parties visiter le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Il nous a fait bon accueil. Puis il m’a dit (ce qui signifie) : « Quel est ton besoin ? » « . Elle lui a dit : » Ô Messager de Dieu, nous sommes venues te faire pacte d’allégeance sur l’Islam. Nous avons cru en ta véracité et nous témoignons que ce que tu as amené est vrai. » C’est alors que le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « J’accepte votre pacte d’allégeance. » Le pacte d’allégeance avec les hommes était en serrant la main, mais le Prophète ne touchait pas les femmes qui n’étaient pas licites pour lui.
La première femme qui a mis du Ithmid en tant que kouhoul dans les yeux. On peut utiliser plusieurs kouhoul dans les yeux. La meilleure c’est Al-Ithmid. Elle s’appelle Zarqa‘ou Al-Yamamah. C’était une femme qui avait une grande acuité visuelle, elle avait une vue excellente. Elle pouvait voir un voyageur sur sa monture à une distance de trois nuit de marche. Lorsque son peuple fit l’objet d’une attaque d’un roi qui s’appelle Al-Hasan, qui venait du Yémen. Lorsqu’ils se sont approché, ils ont eu peur qu’elle ne les voit de loin. Ils avaient coupé des arbres et chaque homme d’entre eux tenait un arbre. Quand elle a vu, elle s’est adressée à son peuple : » Ô vous peuple de Jaadis, les arbres se dirigent vers vous. » Elle leur a dit : » Ce sont des arbres qui marchent mais derrière eux il y a quelque chose que je ne vois pas. Mais je vois un homme derrière un arbre qui est en train de manger quelque chose ou de réparer des sandales. » Mais son peuple n’a pas voulu la croire. Et il en fut ainsi, c’est-à-dire qu’ils furent attaqués. Ils n’ont pas voulu se préparer à la guerre et ils n’ont pas voulu l’entendre. C’est alors que ce roi Hasan les a attaqués, avec pour simples montures des ânes. L’âne n’est pas rapide. Ils étaient très peu préparés à se défendre et il les a anéantis. Quand il a fini avec ce peuple, ce roi Hasan avec le peuple de Jaadis, il a demandé qu’on lui amène Al-Yamamah et il lui a arraché les yeux. Il a vu que dedans il y avait des veines toutes noires. Il l’a interrogée à ce sujet. Elle lui a dit : » C’est une pierre noire qui s’appelle Al-Ithmid que n’utilisait pour en mettre dans les yeux et c’est grâce à cela que j’étais très forte, je voyais de loin. » C’était la première femme qui utilisait Al-Ithmid, et par la suite c’est devenu une habitude. C’est histoire remonte à la jahiliyyah. Zarqa‘ou Al-Yamamah était connue.
La première femme qui a fait les trajets entre As–Safa et Al-Marwah. C’était la mère de Isma^il, qui s’appelait Hajar. ‘Ibrahim sur ordre de Dieu l’avait laissée elle et son fils à La Mecque. Il n’y avait pas encore de construction c’était une terre déserte. Son petit, son fils qui était encore tout petit, Isma^il, avait eu une grande soif. C’est alors que Hajar a escaladé le mont de As–Safa et elle a regardé tout autour, puisse-t-elle voir une source d’eau où des gens qui pouvaient l’aider, mais elle ne vit rien du tout. Elle est descendue de As–Safa et elle a escaladé Al-Marwah. Et elle fit de même. Elle ne vit rien du tout. Elle revint à nouveau sur As–Safa et elle refit la même chose, jusqu’à ce qu’elle fit les trajets sept fois. Puis elle revint auprès de Isma^il. Elle fut à ses côtés lorsqu’il secouait ses pieds tellement il avait soif. C’est alors que Jibril a appelé Hajar et il lui a dit : » Qui es-tu ? » Elle a dit : » Je suis Hajar, la mère du fils de ‘Ibrahim. » Et il lui a dit : « À qui il vous a laissé ? » Elle a dit : » Il nous a laissé à Dieu, Il nous a confié à Dieu. » Il lui a dit : » Dieu vous accordera ce que vous souhaitez. » C’est alors que le petit a creusé la terre avec son doigt et l’eau de Zamzam a jailli. Il y a plusieurs versions. Dans une autre version, c’était Jibril qui a tapé le sol avec son pied et l’eau de Zamzam a jailli.
La première femme martyr dans cette communauté, c’était Soumayyah la fille Khabat, la mère de ^Ammar Ibnou Yaçir. Elle était entrée en Islam au tout début, à La Mecque. C’était une femme qui était torturé pour abandonner l’Islam mais elle n’a pas laissé. Ils étaient torturés pour abandonner l’Islam et ils n’abandonnaient pas. dans les communautés antérieures, c’était encore plus difficile, comme la femme de Pharaon : elle fut écartelée. On lui attacha ses mains et ses pieds dans des pieux et ils furent tirés jusqu’à ce que son corps soit déchiré et elle n’abandonnait pas l’Islam. Certains étaient enterrés tout entier en terre, et uniquement la tête dépassait. Ils étaient torturés et ils n’abandonnaient pas l’Islam, alors que de nos jours des gens disent des paroles de mécréance par plaisanterie et ils quittent l’Islam. Et d’autres soit disant font les intelligents et disent des paroles qui contredisent l’Islam. Il dit : » Moi mon avis… moi je pense » et il dit une parole qui le fait sortir de l’Islam sans que lui, il ne veuille sortir de l’Islam et pourtant sa parole l’a fait sortir de l’Islam. Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit :
إِنَّ العَبْدَ لَيَتَكَلَّمُ بِالكَلِمَةِ لا يَرَى بِها بَأْساً يَهْوِى بِهَا فِى النَّارِ سَبْعِين خَرِيفاً
(‘inna l-^abda layatakallamou bi l-kalimati la yara biha ba’san yahwi biha fi n-nari sab^ina kharifa)
Ce qui signifie : « Il arrive à l’esclave de dire une parole dans laquelle il ne voit pas de mal mais à cause de laquelle il va chuter en enfer soixante-dix automnes. » c’est-à-dire la parole qui revient à manquer de respect à l’égard de Dieu, à l’égard des anges, à l’égard d’un des prophètes, à l’égard d’un des signes de la religion ou une parole qui revient à contredire une loi de l’Islam, à rendre licite une chose qui est interdite selon l’unanimité, ou à rendre interdite une chose qui est licite selon l’unanimité, ou à renier le caractère obligatoire d’une chose qui est obligatoire selon l’unanimité, ou à considérer obligatoire ce qui ne l’est pas selon l’unanimité, etc. Le mieux c’est d’apprendre quel est le jugement dans la religion et de dire ça c’est mon avis, plutôt que de dire moi mon avis c’est cela, puis tu te retrouves en porte à faux par rapport à ce que Dieu a révélé à Son Prophète (^alayhi s-salam) Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit :
لاَ يُؤْمِنُ أَحَدُكُمْ حَتَّى يَكُونَ هَوَاهُ تَبَعًا لِمَا جِئْتُ بِهِ
Ce qui signifie : « L’un d’entre vous n’atteindra le degré de foi complète que si ses passions deviennent soumises à la Loi de l’Islam. » c’est là qu’apparaît celui qui est fort. Le fort c’est celui qui arrive à maîtriser, à se contrôler, à faire soumettre même son avis personnel à la Loi de l’Islam, à ce que Allah a révélé à Son Prophète. Et celui qui est faible c’est celui qui suit ses passions, qui dit : » Moi je pense… Moi je critique… Moi je ne pense pas… » Celui-là en quoi il va suivre l’Islam ? Peut-être qu’il va considérer bien ce que Dieu a révélé qu’il était mauvais ou il va considérer mauvais ce que Dieu a révélée qu’elle était bonne. L’Islam c’est croire qu’il n’est de dieu que Dieu, et de suivre le Prophète. Comment il va suivre le Prophète si lui il va avoir son propre avis ? Il ne reçoit pas la révélation ! Ton avis c’est la Loi de l’Islam, c’est ainsi qu’il convient que ce soit, de faire soumettre ses passions à la Loi de l’Islam. La raison à elle ne permet pas de connaître quelles sont les choses qui vont sauver au jour du jugement. Il se peut qu’une même chose, dix personnes trouvent un avis sur cette chose-là. Un dit qu’elle n’est pas bien, un dit parfois elle est bien parfois elle n’est pas bien, un dit c’est déconseillé, un est recommandé. Al-hamdouli l-Lah, Dieu nous a envoyé un Prophète et ce Messager c’est comme un ambassadeur de Dieu à Ses créatures, et Allah lui a donné des miracles qui sont signe de sa véracité. Allah n’a pas fait que chacun de nous soit un messager, un envoyé de Dieu. Allah a fait que nous dépendions des prophètes, et c’est un bien que Dieu nous ait envoyé les prophètes parce que tous seuls nous n’aurions pas pu nous passer de l’envoi des prophètes donc c’est une miséricorde cet envoi. Et c’est une miséricorde pour nous que d’avoir eu des savants qui soient héritiers des prophètes, et c’est une miséricorde pour nous qui nous est parvenue cette croyance et ces lois jusqu’à nos jours. Celui qui est intelligent, celui qui est fort c’est celui qui apprend et qui applique, ce n’est pas celui qui remet en cause quelque chose qui est certaine. Celui-là, il est faible. Celui -là, il suit le chaytan. C’est le chaytan qui a rejeté, qui a émis une objection, qui s’est rebellé, qui a dit : » Moi je suis meilleur. » N’est-ce pas que Allah a ordonné au chaytan de se prosterner pour ‘Adam d’une prosternation de respect ? Les anges se sont tous prosterné parce que les anges ne désobéissent pas à Dieu, ils font ce que Dieu leur ordonne. Ce sont tous des musulmans, ce sont tous des saints. Iblis était un jinn, au départ il était musulman mais il a refusé il a dit : » Comment Tu m’ordonnes de me prosterner ? Je suis meilleur que lui ! Tu l’as créé de terre et Tu m’as créé de feu. » Si il s’était abstenue de se prosterner sans rien dire, ce serait uniquement un péché. De ne pas accomplir un ordre c’est un péché, cela ne fait pas sortir de l’islam mais remettre en cause l’ordre cela c’est quelque chose qui fait sortir de l’Islam, c’est comme s’il dit à Allah : » Ce que Tu m’ordonnes c’est quelque chose d’absurde ! « , » C’est du n’importe quoi ! « , comme certains disent aujourd’hui. Il s’est rebellé contre Dieu c’est pour cela que c’est de la mécréance. S’il s’était abstenu de se prosterner sans rien dire, ce serait uniquement un péché, il n’aurait pas quitté l’islam. Mais en disant : « Je suis meilleur que lui. « , il remet en cause l’ordre et cela c’est de la mécréance. Il faut bien comprendre la nuance. Ne pas exécuter un ordre ne fait pas sortir de l’Islam. Remettre en cause l’ordre ça c’est de la mécréance.
Soumayyah fut torturée pour qu’elle abandonne l’Islam. Jusqu’au jour où Abou Lahab est passé par là, il lui a planté une lance, et elle était morte. Elle fut la première femme martyr dans cette communauté, elle était une femme âgée et faible. Lorsque Abou Jahl fut tué durant la bataille de Badr, le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit à ^Ammar Ibnou Yacir : « Allah a fait que l’assassin de ta mère soit tué. »
Le supplice et la félicité de la tombe
La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève d’avantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son Agrément.
Dans sourat Ghafir, la ‘ayah 46, Allah nous apprend que ceux qui ont suivi Pharaon sur la mécréance et sur le chirk, le fait d’attribuer des associés à Allah, ces gens-là seront exposés au feu de l’enfer durant Al-Barzakh, c’est-à-dire lorsqu’ils sont dans leurs tombes. Le barzakh c’est la partie qui s’écoule entre la mort et la résurrection. Durant cette période, ceux qui ont suivi Pharaon dans la mécréance, c’est-à-dire tous les mécréants, pas seulement ceux qui étaient contemporains à Pharaon, ils seront exposés au feu sans entrer dans l’enfer, cela va les augmenter en terreur. Une fois en début de journée, et une fois à la fin de la journée. Ghoudouwwan Al-ghadat, en langue arabe, c’est une période de la journée qui s’écoule depuis l’aube jusqu’à aD–Douha qui est environ vingt minutes après le lever du soleil. Et Al-^achiyy c’est la fin de la journée c’est-à-dire le temps de al-^Asr jusqu’à la fin de la journée. Ce n’est pas exactement l’après-midi. Ils seront exposés c’est-à-dire qu’ils verront leur place en enfer et seront apeurés par ce qui va les attendre, tous les jours. Depuis la mort jusqu’à la résurrection. Cela concerne ceux qui sont mécréants comme Pharaon, cela ne signifie pas ses proches parents.
Un exemple de châtiment dans la tombe, c’est la pression dans la tombe qui devient très forte au point que les cotes de la cage thoracique vont s’entrecroiser. Cela concerne les mécréants et certains musulmans grands pécheurs. Certains musulmans grands pécheurs tels que ceux qui se salissent après avoir uriné, ils salissent les vêtements ou le corps avec le reste de l’urine. C’est un grand péché. C’est une cause de supplice dans la tombe. Les gens ne pensent pas que c’est si grave que cela,et pourtant c’est grave. Dans un hadith, le Prophète (^alayhi salatou wa sallam) est passé auprès de la tombe de deux musulmans, il a dit ce qui a pour sens : « Ils sont en train de subir un châtiment pour quelque chose que les gens ne considèrent pas comme grave. Et pourtant, ce sont deux péchés qui sont graves. » L’un commettait la namimah, c’est-à-dire le colportage des paroles pour semer la discorde. Il va voir un musulman, il lui rapporte une mauvaise parole de sa voisine à son sujet, s’il s’énerve et la blâme, le colporteur se rend chez la voisine pour lui dire. Semer la zizanie entre deux musulmans, c’est un grand péché. Le deuxième, des deux qui subissaient un châtiment, il se souillait avec le reste de l’urine. Le Prophète a bien dit que cela ne paraît pas grave et pourtant c’est grave. C’est pour cela que c’est très important lorsque l’on a des enfants de leur enseigner comment faire l’istinja’ correctement pour ne pas qu’ils se salissent avec l’urine. On ne touche pas l’urine, on verse de l’eau avec la main droite et on frotte avec la main gauche. Selon certains savants, dans certains cas on peut utiliser le papier au moins en trois fois ou plus, jusqu’à ce que l’endroit soit nettoyé. Quant au musulman qui est pieux, il sera dans une félicité dans sa tombe, dans n’importe quel endroit où il est enterré, même s’il est enterré en plein milieu de mécréants. Il se peut que Allah charge des anges qui viennent le prendre d’où il est pour l’emmener là où il souhaitait être enterré. Le Prophète (^alayhi salatou wa sallam) nous a dit que il y a des anges qui ramènent la nuit des musulmans qui sont morts loin de Médine mais voulaient mourir à Médine, la ville du Prophète (^alayhi salatou wa sallam), et des gens qui étaient morts mécréants à Médine, les anges les y enlèvent et les font sortir de la ville.
Dans un autre verset, dans sourat Taha, le verset 124 Allah nous apprend que ceux qui se seront détourné de la foi, ceux qui auront rejeté l’Islam ils auront une vie difficile. Il s’agit ici de la vie dans la tombe, et non pas la vie du bas-monde. Ces deux versets sont une preuve du supplice dans la tombe : le verset 46 de sourat Ghafir et le verset 124 de sourat Taha. Ces deux versets sont une preuve que celui qui est enterré, son âme revient dans son corps et il ressent le châtiment, qu’il soit châtié pour la mécréance ou les péchés. Il va ressentir le supplice. Ces deux versets nous sont parvenus concernant le supplice dans la tombe pour le mécréant. Concernant les musulmans désobéissants, c’est-à-dire ceux qui commettaient les grands péchés et qui sont morts avant le repentir, ils seront de deux catégories :
– une catégorie à qui Allah pardonne et ils ne seront pas suppliciés dans la tombe.
– une catégorie que Allah châtie dans la tombe, puis le supplice va s’arrêter et ils auront un reste de châtiment dans l’au-delà.
Al-Boukhariyy, Mouslim, ainsi que At-Tirmidhiyy, Abou Dawoud et An-Naça‘iyy ont rapporté de Ibnou ^Abbas (que Allah l’agrée lui et son père) que le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) était passé auprès de deux tombes de musulmans et il a dit ce qui signifie : « Ils sont en train de subir un supplice et ils subissent un supplice pour quelque chose que les gens ne considèrent pas comme grave. », puis il a dit ce qui signifie : « Et pourtant, ce sont des choses qui sont graves. L’un des deux, il rapportait la parole des uns aux autres pour semer la discorde et la zizanie entre les gens, et le deuxième il se souillait avec l’urine. » Puis le Prophète (^alayhi salatou wa sallam) a demandé qu’on lui donne une tige verte de palmier, il l’a coupé en deux et il a planté une tige verte sur chacune des deux tombes. Puis il a dit ce qui signifie : « J’espère que grâce à ces tiges vertes le châtiment sera allégé pour eux. » Cela car la tige, la plante, lorsqu’elle est verte elle évoque Dieu et grâce à cette évocation ce sera une cause d’allègement pour ces musulmans. Les savants ont dit : si une tige verte qui fait le tasbih pour un musulman dans sa tombe est utile pour ce musulman, à plus forte raison si c’est un musulman qui récite le Qour’an sur la tombe, c’est utile. A fortiori, si c’est un Homme, un être vivant qui récite, qui évoque le Qour’an qui est la parole de Dieu, c’est utile. Le Prophète (^alayhi salatou wa sallam) a dit : (iqra’ou ya-sin ^ala mawtakoum) ce qui signifie : « Récitez (sourat) Ya-sin pour vos morts. »
Dans un hadith rapporté par Ad-Daraqoutniyy, d’après le compagnons Abou Hourayrah (que Allah l’agrée) le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Veillez à ne pas vous souiller avec l’urine car la plupart du supplice dans la tombe sera à cause des gens qui se souillent avec l’urine. » c’est-à-dire veillez à ne pas vous souiller, ni le corps ni les vêtements, avec l’urine. La plupart du supplice dans la tombe est à cause de cela.
Il a été authentifié dans les hadiths et les nouvelles sûres que l’âme revient au corps lorsque la personne est dans sa tombe, comme du hadith de Al-Bara‘ Ibnou ^Azib rapporté par Al-Hakim, également par Al-Bayhaqiyy ainsi que Abou ^ouwana et qui a été jugé sahih par plus d’un savant. Et le hadith de Ibnou ^Abbas qui a été attribué au Prophète (^alayhi salatou wa sallam) dans lequel le Prophète a dit ce qui signifie : « Tout musulman qui passe auprès de la tombe de son frère, qui le connaissait quand il était vivant, et lui passe le salam, il le reconnaît et il lui rend le salam. » hadith rapporté par Ibni ^Abdi l-Barr et ^Abdou l-Haqq Al-‘Ichbiliyy. Nous, nous croyons en ce qui est rapporté dans ce hadith, même si nous n’entendons pas le salam rendu par ce mort car Allah a fait que nous ne l’entendons pas. Et ce hadith en question de ce compagnon Al-Bara‘ Ibnou ^Azib est long. Il figure dans ce hadith explicitement : « et l’âme revient dans son corps. » Quant au hadith de Ibnou ^Abbas, il a été rapporté par Ibni ^Abdi l-Barr dans At-tamhid et dans l’istidhkar, jugé sahih par le Hafidh ^Abdou l-Haqq. Cela indique que l’âme retourne dans le corps de celui qui est mort, soit elle retourne dans tout le corps ce qui est le sens apparent du hadith, soit dans une partie du corps. Et c’est encore plus sûr que l’âme retourne dans le corps concernant les prophètes. Le hadith de ‘Anas d’après le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qui a dit ce qui signifie : « Tous les prophètes sont vivants dans leur tombe, ils font la prière. » C’est un hadith qui a été jugé sahih par Al-Bayhaqiyy et Ibnou Hajar Al-Asqalaniyy a été d’accord avec lui. Le retour de l’âme dans le corps est authentique, confirmé, que ce soit les gens qui sont vertueux et les gens qui sont pervers. Le fait que l’âme retour dans le corps des prophètes c’est une chose encore plus sûre. Il y a un hadith du Prophète Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qui nous indique que tous les prophètes sont vivants dans leur tombe, ils accomplissent la prière. Ceci est valable pour tous les prophètes. Mais, pour d’autres que les prophètes, des hommes et des femmes qui étaient vertueux durant leur vie, il arrive pour eux qu’ils aient cela, qu’ils font la prière dans leur tombe mais ce n’est pas généralisé pour la totalité d’entre eux. Comme un successeur des compagnons, on appelle en arabe At-Tabi^iyy, c’est-à-dire quelqu’un qui n’a pas rencontré le Prophète (^alayhi salatou wa sallam) mais qui a rencontré les compagnons du Prophète, ce successeur qui s’appelle Thabit A-Bounaniyy. Il a été observé faire la prière dans sa tombe après sa mort.
Ibnou Rajab dans son livre Ahwalou l-Qoubour, a dit Abou Nou^aym a rapporté avec sa chaîne de transmission d’après Mouhammad fils de ^Abdoul-Lah Al-‘Ansariyy il a dit ‘Ibrahim Ibnou S–Sima Al-Mouhallabiyy nous a rapporté : Ceux qui sont passé auprès des cimetières sur le chemin entre Al-Basra’ jusqu’à la Mecque, entendaient la fin de la nuit la récitation du Qour’an de Thabit Al-Bounaniyy. Il a dit : « Nous entendions la récitation depuis sa tombe. »
Avec la même chaîne de transmission, d’après Yassar Ibnou Houbaych, d’après son père, il a dit : « Par Allah, il n’est de dieu que Lui, c’est moi qui ai fait rentrer Thabit Al-Bounaniyy dans sa tombe et j’avais avec moi un homme qui s’appelle Houmayd et un troisième. Quand nous avons terminé, lorsque l’on a mis les pierres dans al-lahd [car les musulmans ne mettent pas la terre directement sur le corps, ils séparent d’abord par des pierres], une pierre qui est tombée. Alors, je suis redescendu dans la tombe pour la remettre et quand je suis redescendu je l’ai vu en train de faire la prière. J’ai demandé à celui qui était avec moi, je lui ai dit : » Tu le vois, n’est-ce pas ? « , il m’a dis : » Tais-toi » » Lorsqu’ils ont terminé l’enterrement, ils avaient recouverts de terre, ils sont parti voir la fille de Thabit. Ils lui ont dit : » Mais qu’est-ce qu’il faisait Lyon père lorsqu’il était vivant? » Elle était intelligente, elle leur a dit : » Pourquoi vous me posez cette question ? qu’est-ce que vous avez vu ? » Ils lui dit : » Nous l’avons vu, il était en train de faire la prière dans sa tombe. » Elle leur a dit : » Il a veillé cinquante années [non pas cinquante nuits mais bien cinquante années] en prières surérogatoires. » En plus des cinq prières obligatoires quotidiennes. A la fin de la nuit, il disait : » Ô Allah, si Tu accordes à quelqu’un de faire la prière dans la tombe, accordes le moi. » Et Allah, l’a exaucé. Voilà le cas de ceux qui étaient sur la piété, Allah leur a accordé.
Il a rapporté également, toujours dans ce livre qui s’appelle Ahwalou l-Qoubour, d’après Salim le fils de ^Abdoul-Lah le fils de ^Oumar Ibnou l-Khattab c’est-à-dire que celui qui rapporte le hadith son grand père c’est notre maître ^Oumar Ibnou l-Khattab. Salim rapporte de son père ^Abdoul-Lah mentionné par le Prophète comme étant vertueux, que ce dernier a dit : « Je suis sorti un jour voyager de nuit tout seul et je suis passé auprès de tombes de gens qui ont vécu pendant la jahiliyyah. J’ai vu un homme qui sortait de la tombe et qui était tout en feu et il avait une chaîne attaché au coup, et j’avais un récipient d’eau. Quand il m’a vu, il m’a dit : » Ô ^Abdoul-Lah, s’il te plaît donne-moi à boire, verse de l’eau sur moi. » Wal-Lahi, je ne sais pas s’il m’a reconnu que je m’appelle ^Abdoul-Lah ou c’est l’habitude des arabes d’appeler quelqu’un ^Abdoul-Lah [esclave de Dieu] lorsqu’ils ne le connaissent pas. C’est ainsi qu’un autre est sorti juste derrière et il m’a dit : » Ô ^Abdoul-Lah, ne lui donne pas à boire c’est un mécréant. » Ce dernier l’a tiré par la chaîne et la fait rentrer à nouveau dans la tombe. À une autre occasion, [toujours dans ce voyage de nuit] j’ai trouvé refuge près de la maison d’une vieille femme et près de sa maison, il y avait une tombe. De la tombe, j’entendais la voix de quelqu’un qui disait : » Est-ce que c’est à cause de l’urine ou est-ce que c’est à cause de l’eau ? Est-ce que c’est à cause de l’urine ou est-ce que c’est à cause de l’eau ? » J’ai demandé à cette vieille femme, je lui ai dit : » De quoi s’agit-il ?! « . Elle a dit : » C’est mon mari qui est mort et depuis, on l’entend dire cela parce que lorsqu’il était vivant il se souillait avec l’urine. Pourtant, je le reprenais à chaque fois, je lui disais : mais même le chameau quand il urine il écarte ses pattes pour ne pas se salir et toi tu te souilles avec l’urine. Un jour qu’il était assis, un homme est venu et lui a dit : s’il te plaît donne-moi à boire je vais mourir de soif. Mais il n’a pas voulu, il a répondu : Voilà il y a un sot qui est accroché, prend tout seul. Il lui a dit : Mais, je te dis je vais mourir. Il lui a répondu : Voilà le seau, et l’homme est tombé raide mort. Depuis, mon mari subit un supplice dans sa tombe. Il se pose la question : Est-ce que le supplice que j’ai c’est à cause de l’urine ou est-ce que c’est à cause de l’eau que je n’ai pas donnée à cet homme qui allait mourir de soif ? » ^Abdoul-Lah a dit : « Lorsque je suis arrivé à Médine, j’ai rapporté au Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam de quoi j’ai été témoin. » Le Messager ne lui a pas dit c’est faux, mais il a incité à ne plus voyager seul la nuit, et de voyager plutôt en groupe.
Pour ce qui concerne la félicité dans la tombe et ce qui a été observé, c’est quelque chose qui a été vu à de nombreuses reprises. Ibnou Abi Douniya a rapporté concernant la félicité dans la tombe, dans le livre A^iqa Al-Bouka’, avec sa chaîne de transmission, d’après Soukayn fils de Maskin, un homme qui s’appelait Warad Al-^ijliyy quand il était mort, ils l’ont emmené vers sa tombe et ils ont trouvé que le bas de la tombe était remplie de plantes, de tiges vertes qui étaient très parfumées. Ce n’est pas eux qui les y ont mises, ils les ont trouvé là-bas. Alors, certains ont pris de cette plante verte, elle est restée soixante-dix jours avec une belle odeur sans devenir sèche. Elle n’a pas cassée, elle est restée verte. Comme les gens allaient tous les jours voir cette tige qui avait été prise de la tombe de Warad Al-^ijliyy, le gouverneur de la région l’a prise. Il craignait que les gens commettent des péchés et la cachée dans sa maison, puis il ne la plus retrouvée. Il ne savait plus qui l’avait prise.
Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapporté d’après ‘Anas, d’après le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qu’il a dit ce qui signifie : « Lorsque l’esclave est mis dans tombe et que ses compagnons s’en vont, il entend le brut de leurs pas. Quand ils sont parti, deux anges viennent à lui et vont l’interroger. Ils vont lui dire : Que disais tu de cet homme Mouhammad ? Le musulman qui est accompli il disait : je témoigne qu’il est l’esclave de Dieu et Son Messager. Alors, il lui sera dit : Regarde la place qui t’attendait en enfer, Allah te la remplacée par cette autre place au Paradis. Et il verra les deux places. Quant au mécréant ou à l’hypocrite, il dira : je ne sais pas, je disais comme les gens disaient. Il lui sera dit pour l’humilier : tu n’a rien su et tu n’as rien dit. Ils lui donneront un coup de masse de fer entre les oreilles. Il poussera un cri tellement fort que tous ceux qui sont autour vont entendre sauf les humains et les djinns.» c’est-à-dire que les animaux qui sont autour de la tombe vont entendre le cri qu’il va pousser. Il a été dit que ce coup il est tellement fort que s’il s’abattait sur une montagne, il la ferait tomber.
D’après ^Abdoul-Lah le fils de ^Ammar Ibnou l-Khattab, il a cité lorsque le Messager a parlé des deux anges qui interrogent dans la tombe, alors ^Oumar Ibnou l-Khattab (que Allah l’agrée) a dit : « Est-ce que nous allons reprendre conscience lorsque nous serons dans la tombe ? » et le Messager (^alayhi salatou wa sallam) lui a répondu ce qui signifie : « Vous serez conscients comme vous l’êtes maintenant. » alors notre maître ^Oumar Ibnou l-Khattab a dit une parole en arabe dont le sens apparent est : je mets des pierre dans ma bouche, qui signifie : je ne parle plus, il n’y a plus rien à dire. Après, la confirmation du Prophète on ne débat pas car le Prophète est un envoyé de Dieu. Dieu lui a donné des miracles qui sont une preuve de sa véracité, donc tout ce qu’il dit est vérité. Dieu l’a confirmé et Dieu ne confirme pas les paroles d’un menteur.
Les savants ont indiqué comment nous prenons connaissance d’informations certaines, comment nous pouvons savoir qu’une information est juste, qu’elle est vraie. Ils ont dit qu’il y a une première source qui te permet d’avoir des informations certaines ce sont tes sens qui sont sains : tu as entendu quelqu’un dire quelque chose c’est une information certaine, tu as vu quelque chose, tu as touché. C’est une première source de connaissances certaines, il n’y a pas de douté là-dessus. La deuxième source d’informations certaines, c’est la raison qui est bien utilisée. Par la raison, il y a deux moyens d’acquérir des informations certaines :
– le premier moyen c’est l’évidence : comme de dire la moitié d’une baguette c’est plus petit qu’une baguette.
– le deuxième moyen c’est la déduction qui nécessite deux introduction et une conclusion : comme de dire tous être vivant va mourir, je suis un être vivant donc je vais mourir.
La troisième source d’informations certaines c’est la nouvelle qui est sûre, mais ce n’est pas n’importe quelle nouvelle. Aujourd’hui sur internet ou à la télévision, même si il y a cent chaines de télévision qui rapportent quelque chose qui est infondée, cela ne te donne pas une information certaine, si cela ne vérifie pas certains critères. La nouvelle certaine, il y a celle qui est rapportée par tawaatour. Et il y a la nouvelle transmise par le Prophète.
La nouvelle rapportée par tawaatour c’est lorsque c’est une nouvelle qui se base sur une perception sensorielle. La première couche qui rapporte cette nouvelle se base sur des sens qui sont sains. Par exemple, il y a un attroupement, les gens ont vu un homme tombé, par terre. Ils ont vu, c’est un premier critère. Le deuxième critère c’est que cette première couche est d’un nombre élevé. Ce n’est pas une personne qui dit qu’elle a vu un cycliste tomber sur le périphérique. Une personne cela ne suffit pas. Mais s’ils sont vingt, trente, quarante, ils ont vu un cycliste tomber sur le périphérique par exemple. Puis ce grand nombre de personnes relaie l’information à un grand nombre de personnes. La deuxième couche est aussi d’un grand nombre. Si un seul dit qu’un grand nombre de personnes lui a dit qu’il y a un cycliste qui est tombé, ce n’est pas suffisant car il est seul à dire cela. Et enfin que toutes les couches qui suivent sont d’un nombre élevé. C’est cela une nouvelle par tawaatour. Ce n’est pas quelqu’un qui te fait un montage vidéo, puis il te dit qu’il y a un million qui l’ont vu à la télé, puis il te montre quelqu’un et tu sais pas qui est-ce. Il te dit c’est untel. Même s’il y a un million de personnes qui disent cela, ce n’est pas une information certaine. Cela reste une conjecture. La nouvelle par tawaatour elle, est basée sur des informations sensorielles, pour exclure la théorie. Si quelqu’un dit que la théorie de l’évolution, il y a un milliard de personnes qui y croient aujourd’hui, elle est rapportée par un milliard. Oui, mais à l’origine c’est une théorie. Ce n’est pas quelque chose de concret. Ce n’est pas une nouvelle certaine mais un ensemble d’hypothèses. La nouvelle par tawaatour, elle est basée sur des informations sensorielles d’un grand nombre de gens et chaque couche qui relaye l’information est d’un nombre élevé. Les savants ont dit : ce n’est pas possible qu’ils se soient tous entendus pour mentir. Et ce n’est pas une condition que ce soit des musulmans. C’est ce mode de transmission qui nous fait savoir qu’il y a un homme qui s’appelle Lénine qui a vécu et qui avait telle théorie, même si on ne l’a pas rencontré ou qu’on ne l’a pas vu. Et qu’il y avait un roi qui s’appelle Louis XVI, parce que un grand nombre de personne l’ont vu et l’ont rapporté à un grand nombre, qui l’a rapporté à un grand nombre. Ou qu’il y a un pays qui s’appelle la Nouvelle Zélande ou qu’il y a une région dans l’Amérique latine qui s’appelle la Patagonie. Même si je n’y ai pas été, je sais que ça existe. Même si je n’ai vu aucune photo, car un grand nombre l’a rapporté à un grand nombre jusqu’à ce que l’information me parvienne.
L’autre nouvelle qui est sûre c’est celle qui parvenue d’un prophète car le prophète a des miracles. Dieu confirme ce qu’il dit, ainsi tout ce qu’il dit est vrai. C’est comme si Dieu nous dit à chacun d’entre nous : Cet homme dit vrai, en tout ce qu’il dit. La preuve en est que je lui ai donné cette chose extraordinaire que personne n’arrive à contrecarrer ou à amener quelque chose de semblable. C’est cela les sources d’informations certaines.
Avant de transmettre, vérifie l’information. Ce n’est pas que dès que tu reçois un message, tu le renvois à tout ton répertoire ! Cela commence par un petit mensonge puis ça se propage.
Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Il suffit comme mensonge à la personne de rapporter tout ce qu’elle entend. » Il faut vérifier avant de transmettre.
Que Allah nous préserve du supplice dans la tombe et qu’il nous accorde la félicité dans la tombe.
Les compagnons de la caverne, des musulmans de la communauté du Prophète musulman Jésus !
La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève d’avantage le rang
de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’il préserve sa communauté de ce qu’il
craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons,
qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et
nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à
Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son Agrément.
Le récit des compagnons de la Caverne « Ahlou lkahf» a été mentionné dans le Qour’an,
dans souratou lkahf.
Dans ce récit, il y a beaucoup de leçons, beaucoup de moralités et il y a des preuves qui annoncent l’éminence de la ToutePuissance de Allah ta^ala ainsi que Sa Sagesse dans la prédestination des choses à Ses créatures. Le détail de ce récit tout comme il nous est parvenu, c’est qu’un roi qui s’appelle Douqyanous a ordonné aux habitants de sa
ville qui s’appelle ‘Oufsous d’adorer les idoles. Cette ville se trouve dans l’actuelle Turquie.
Au sujet des compagnons de la Caverne, il y a eu plusieurs versions. Dans une version, il s’agissait de huit jeunes gens qui s’appellent : Moukaslamina qui était le plus âgé d’entre eux, Maximilien, Amlikha, Maratounis, Birounis, Kachoutounis, Birounis, Daynamous, et Batounis.
Et il y a eu d’autres versions. Leur chien s’appelle Qitmir.
Un jour, un des compagnons (les apôtres, en arabe : AlHawariyyoun) de notre maître ^Iça AlMasih عليه السلام était venu dans cette ville, ‘Oufsous. Cet apôtre était un musulman, il appelait à la religion de l’Islam car tous les prophètes sont musulmans. Il n’y a pas eu de prophète juif, ni chrétien, ni mazdéen. Tous les prophètes ont dit : il n’est de dieu que Dieu, et le prophète de leur époque c’est l’envoyé de Dieu. Par exemple, à l’époque de Jésus, ils disaient : Il n’est de dieu que Dieu, ^Iça est le Messager de Dieu. À l’époque de Mouça (Moïse), ils disaient : Il n’est de dieu que Dieu, Mouça est le Messager de Dieu. A l’époque de Nouh, ils disaient : Il n’est de dieu que Dieu, Nouh est le Messager de Dieu. A chaque époque, ils mentionnaient le nom de leur messager.
Cet apôtre qui est venu dans cette ville, il était un employé dans un hammam, un bain maure. Les gens y venaient se laver. Quand le propriétaire avait vu que cet employé était une source de beaucoup de bénédictions, il l’a chargé des affaires du bain maure. Cet apôtre a fait connaissance avec quelques jeunes gens de cette ville. Il leurs a enseigné le tawhid,
c’est-à-dire la croyance en l’Unicité de Allah. Il leur a enseigné que Allah est exempt de toute ressemblance avec Ses créatures, que Allah est exempt d’avoir un fils, que Allah est exempt d’avoir une forme, que Allah n’a pas d’endroit. Ils sont entrés en Islam, ils ont cru en Dieu et au Prophète ^Iça, et ils ont appliqué ce que cet apôtre leur a enseigné comme lois. Ils étaient de bons musulmans. La croyance de l’Islam depuis notre maître ‘Adam qui est le premier Prophète jusqu’à notre maître Mouhammad (salla lLahou ^alayhi wa sallam) c’est que Allah n’a pas de ressemblance avec Ses créatures, Il n’est pas un corps assit sur le trône qui descend dans une partie de la nuit puis qui remonte et redescend. Allah n’habite pas le ciel, Il n’est pas partout. Il n’est pas du tout un corps, Il n’a pas de quantité. Celui qui a une quantité, celui qui a un corps, il a un endroit et il a besoin de qui lui a donné cette quantité et cet endroit. Celui qui a besoin, il n’est pas un dieu c’est une créature. Allah soubhanaou wa ta^ala est exempt d’avoir une forme, ou un corps ou un endroit pour se localiser ou une
direction. C’est pour cela que les savants ont dit que Allah existe sans endroit, sans direction et sans comment.
Ces jeunes gens qui étaient devenus musulmans, étaient devenus très connus dans la ville.
Les gens savaient qu’ils étaient musulmans, qu’ils adoraient Allah Lui Seul. Leur cas a été soulevé au roi Douqyanous et il lui a été dit : ils ont quitté ta religion et ils se moquent ce que tu adores comme statues, et ils ont mécru en cela. Le roi les a appelé à son assemblée et il leurs a ordonné de quitter l’Islam. Certains n’aiment pas l’Islam car cette religion permet aux
gens de s’affranchir du pouvoir des injustes, comme les fils de ‘Isra’il lorsque ^Iça est venu avec l’Islam, ils n’ont pas voulu le suivre alors qu’ils devaient le suivre. Ils ont prétendu suivre notre maître Mouça. Ils ont dit : Comment ! Les gens nous suivent maintenant, vous voulez que l’on se mette à suivre les autres? c’est-à-dire qu’ils auraient eu une perte de pouvoir.
C’est pour cela que les gouverneurs injustes n’aiment pas que les gens connaissent la réalité de l’Islam, que c’est la religion de vérité. Ils empêchent les gens soit en diffusant de fausses informations, soit en empêchant les gens de devenir musulmans. Le roi Douqyanous a menacé les jeunes gens musulmans de les exécuter s’ils n’abandonnaient pas l’Islam. Il leur a ramené des idoles et il leur a ordonné de commettre la mécréance. Il leur a dit : « Égorgez un animal pour glorifier l’idole comme les gens le font ou je vous tue. » Mais, ils ont refusé. Moukaslamin a dit : « Nous avons un Dieu que nous adorons et nous n’adorons nul autre que Lui. Nous ne reconnaissons pas ce à quoi tu nous appelles, jamais nous ne le
ferons. » Allah nous a appris à leur sujet ce qui figure dans souratou lkahf, ‘ayah 14, que Dieu leurs a accordé un coeur ferme et ils ont dit : « Notre Dieu c’est le Seigneur des cieux et de la terre, nous n’adorerons nul autre que Lui. » Lorsque le roi Douqyanous a entendu leur refus, il a ordonné de les exécuter. Puis, il a dit : « Ce n’est encore que de jeunes gens. Ils ne
sont pas suffisamment mûrs. » Il ne les a pas exécutés immédiatement, il leurs a donné une période de réflexion avant de mettre à exécution sa menace. Il leurs a dit : « Du moment que vous avez fait ce que vous avez fait (la foi, l’Islam), je vais m’occuper de votre cas. Je vais mettre à exécution ma menace mais ce qui m’en empêche c’est que je vois que vous êtes
encore jeunes. Je vais vous donner un délai de réflexion,comme cela vous pouvez réfléchir à deux fois si vous voulez rester sur votre religion. » Puis, il a ordonné qu’on leur enlève une parure qu’ils portaient, c’était en or et en argent. Cette parure leur a été enlevée et il a ordonné de les faire sortir. Ils sont rentrés chez eux. Entre temps, ce roi Douqyanous a voyagé et les jeunes gens se sont concertés entre eux, comment faire pour échapper à ce qui les attend. L’un d’entre eux a dit : « Je connais une caverne qui se trouve dans la montagne là-bas.
Mon père avait du bétail et il faisait rentrer ses moutons dans cette caverne. Nous pouvons y aller nous cacher jusqu’à ce que Allah nous accorde une issue. » Ils se mirent d’accord sur cela. Ils sont sortis en faisant mine de jouer avec une balle qu’ils lançaient devant eux, jusqu’à ce qu’ils aient échappé et que les gens ne se soient pas rendu compte d’eux. Mais, un chien a couru derrière eux. Ils lui ont lancé des pierres pour l’éloigner, pour que les gens ne se rendent pas compte qu’ils étaient en train d’échapper pour préserver leur religion. Mais Allah a fait parler ce chien. C’était un prodige, une chose extraordinaire.
Allah accorde des prodiges à certains saints. Les saints ce sont ceux qui sont sur la droiture : ils font les obligations et évitent les péchés. Le prodige du saint constitue un miracle pour le Prophète qu’il suit. Le prodige est un signe de la véracité du saint et de la véracité du Prophète qu’il suit. Et, le miracle est une preuve pour le Prophète qu’il est bien l’envoyé de
Allah. Parmi les miracles du Prophète ^Iça (^alayhi ssalaam), c’est qu’il prenait de la terre glaise, la façonnait à l’image d’une chauve-souris, puis la lançait et elle s’envolait jusqu’à s’éloigner des regards, puis elle meurt et n’a pas de descendance. La chauve-souris est un animal complexe car c’est un mammifère qui allaite ses petits et aussi elle vole. C’est une preuve de Allah que ^Iça est véridique, qu’il est l’envoyé de Allah. Et parmi les miracles du Prophète Mouhammad (salla lLahou ^alayhi wa sallam) c’est qu’un tronc d’arbre, sur lequel il s’appuyait pour le discours, a gémi comme un enfant après que le Prophète l’ait laissé pour s’installer sur une chaire (un minbar). Le tronc d’arbre ne s’est arrêté de gémir que lorsque le Prophète l’a pris dans ses bras. Il l’a calmé comme on calme un petit. Petit à petit, jusqu’à ce qu’il se taise. Ceci s’est déroulé devant beaucoup de compagnons du Prophète (salla lLahou ^alayhi wa sallam). C’est une preuve en faveur de notre maître Mouhammad (salla lLahou ^alayhi wa sallam) qu’il est bien un envoyé de Dieu. Parmi les miracles du Prophète
Mouhammad (salla lLahou ^alayhi wa sallam), il y a aussi que de l’eau est sortie d’entre ses doigts et des centaines de personnes en ont bu et ont lavé leurs membres. Ce n’est pas une illusion d’optique. Ce n’est pas comme certains, il y a un rocher qui laisse couler un peu de liquide dans une grotte et ils prétendent que c’est un prodige. Non. Le Prophète, de l’eau
sortait d’entre ses doigts alors que habituellement l’eau ne sort pas de cette partie, elle sortait comme des sources. Les gens, des centaines, en ont bu et ont fait leurs ablutions. Ils étaient témoins, ils n’ont pas rêvé. Ils avaient soif, puis ils n’avaient plus soif. Leurs membres étaient secs, puis leurs membres sont devenus mouillés. C’est une réalité qu’un grand nombre de personnes a transmis à un grand nombre qui l’a transmis à un grand nombre, jusqu’à ce que l’information nous parvienne donc ce n’est pas possible que ce soit un mensonge. Les incrédules sont dérangés car ils ne peuvent pas le nier. Dieu guide qui Il veut. Il y a des gens qui étaient présents lorsque le Prophète Mouhammad a eu pour miracle la lune qui s’est fendue en deux. Une moitié qui est restée en haut et une autre moitié qui s’est rapprochée de la terre. Ils ont dit : « Non non, c’est un sorcier. » Quelques temps plus tard, une caravane est arrivée et a dit : » Telle nuit nous avons vu la lune fendue en deux. » Ce n’était donc pas une illusion d’optique. C’est une preuve en faveur du Prophète Mouhammad. Les saints qui
suivent les prophètes, certains d’entre eux Allah leurs accorde des prodiges. Parmi les prodiges qui sont connus dans la communauté de notre maître Mouhammad (salla lLahou ^alayhi wa sallam), il y a un prodige qu’a eu un saint qui s’appelle Chaykh Ahmad ArRifa^iyy.
Ce saint est un descendant du Prophète, il a vécu environ cinq siècles après le Prophète.
Tellement il aimait le Prophète, lorsqu’il est allé à Médine, à l’occasion du pèlerinage, il en a profité pour visiter le Prophète. Il s’est trouvé devant la tombe du Prophète, il a dit : «Assalamou ^alayka ya jaddi », c’est-à-dire : je te passe le salam ô toi qui est mon ancêtre. Et le Prophète (^alayhi salatou wa sallam) pour l’honorer lui a répondu : « wa ^alayka ssalamou
ya ibni ». Les gens qui étaient présents ont entendu. Tellement le chaykh était heureux, il s’est mit à dire de la poésie et il ne se contenait plus, il a dit au Prophète : « Tends moi donc ta main pour que je puisse l’embrasser. » Le Prophète de sa tombe lui a tendu sa main, le chaykh l’a embrassé devant des milliers de personnes. C’est une preuve que c’est un saint
qui suit correctement le Prophète. La raison ne dit pas que ce n’est pas possible. Allah a fait que la terre n’assimile pas le corps des prophètes. Les prophètes sont vivants dans leur tombe, mais d’une vie qui n’est pas comme nous actuellement, alors que nous, nous avons besoin de manger et de boire, eux vivent d’une vie durant laquelle ils prient sans avoir besoin
de manger ou de boire. A chaque fois, que quelqu’un passe le salam au Prophète, ce dernier le rend. Dans le hadith, le Prophète a dit : « مَن زَارَ قَبْرِي وَجَبَتْ لَهُ شَفَاعَتِي » (man zara qabri wajabat lahou chafa^ati) ce qui signifie : « Celui qui vient me rendre visite à ma tombe, j’intercéderai en sa faveur au jour du jugement. »
Les savants ont dit s’il a l’intention sincère lorsqu’il va rendre visite au Prophète, que son argent est licite, et son objectif est unqiueent de visiter le Prophète, le Prophète intercède en sa faveur au jour du jugement. Le Prophète est utile pour sa communauté. Il était utile avant sa naissance car le Prophète ‘Adam a demandé pardon à Allah par le degrés du Prophète
Mouhammad (salla lLahou ^alayhi wa sallam) et Allah lui a pardonné son petit péché. Ce n’était pas un grand péché, ni un petit péché de bassesse. Le Prophète ‘Adam a su que il y avait avoir un Prophète de sa descendance du nom de Mouhammad car il a vu sur le trône (Al^ arch) écrit : La ilaha illa lLah, Mouhammadoun raçoulou lLah (il n’est de dieu que Dieu, Mouhammad est le messager de Dieu). Il a dit que si le nom d’une des créatures de Dieu était à côté du nom de Dieu, c’est que forcément c’est une créature qui a un haut degrés.
Durant sa vie, le Prophète est utile car lorsque les compagnons ont besoin d’un jugement, le Prophète leur donne. Il les a protégé, il leurs a enseigné la bonne croyance. C’était le plus courageux des hommes, il avait la force de quarante hommes. Après sa mort également, il est utile (salla lLahou ^alayhi wa sallam). Au jour du jugement, il est utile car il intercède en
faveur des grands pécheurs de sa communauté. Il a dit : « شفاعتِي لأهل الكبَائِرِ من أُمتِي » (chafa^ati li ‘ahli kaba’iri min ‘oummati)
c’est-à-dire : « ceux qui ont commit des grands péchés dans ma communauté, je vais intercéder en leur faveur. »
Certains qui entreront en enfer à cause de graves péchés qu’ils ont commis, en sortiront par l’intercession du prophète, avant qu’ils n’aient toute la durée qu’ils méritent. Et d’autres, qui méritent l’enfer, l’éviteront. Certains, le soleil se rapprochera de leur tête au jour du jugement, au point que la transpiration leurs arrive pour certains aux genoux, d’autres au nombril,
d’autres jusqu’au coup. Grâce à l’intercession du prophète, ils seront soulagés. Mais, il n’y aura pas d’intercession pour le mécréant. Personne n’intercèdera en leurs faveurs. L’intercession est réservé pour le Prophète Mouhammad (salla lLahou
^alayhi wa sallam), les saint, les anges et les martyrs. Un martyr intercède pour soixante dix membres de sa famille. L’intercession c’est de demander le bien à autrui en faveur d’autrui. On l’appelle en arabe : Ach-chafaa^ah.
Les compagnons de la caverne qui était sortis avec une balle et Allah a fait parler le chien.
C’est un honneur pour eux. Le chien a dit : « Pourquoi vous me chassez? Pourquoi vous me lancez des pierres? Pourquoi vous voulez me frapper? Ne craignez rien de moi. Par Allah, je ne suis pas mécréant en Dieu. Je ne vous ferai aucun mal. » C’est alors que les jeunes gens l’ont emmené avec eux et ils ont eu la certitude que Allah les protège car ce prodige raffermit
le coeur. Ils ont occupé leur temps en faisant des invocations et en suppliant Allah.
Allah nous apprend dans souratou lkahf comment ces jeunes gens se sont comportés. Et ils sont arrivés dans cette caverne, dans la montagne. Ils ont trouvé des fruits. Ils ont trouvé de l’eau, ils en ont bu. Ils se sont allongé un peu pour reposer leurs pieds. Quelques instants plus tard, ils ont senti le sommeil alourdir leurs paupières. Ils se sont endormis par terre d’un sommeil profond, et en gardant les yeux grands ouverts. Les nuits et les jours se sont succédés, les années se sont succédées les unes les autres, et ces jeunes gens étaient toujours endormis tout comme Allah nous l’apprend dans souratou lkahf, ‘ayah 25. Allah a fait que dans leur sommeil, ils n’entendent pas. Habituellement, lorsque celui qui est endormi, entend un bruit il se réveille. Mais eux, Allah a fait que leurs oreilles n’entendent pas pendant leur sommeil. Le bruit des tempêtes, du vent, ils ne l’entendent pas. Le tonnerre également, ils ne l’entendent pas. Et le soleil, lorsqu’il se lève, ils ne subissent pas ses rayons toute la journée. C’était un honneur pour eux. Lorsque le soleil se levait, il était du côté droit de la Caverne, et il disparaissait toute la journée, puis il se couchait du côté gauche. Ils avaient les rayons du soleil durant la journée que peu de temps de sorte que la couleur de leurs vêtements ne soit pas altérée, et que leur peau ne soit pas brûlée. C’est ce que Allah nous apprend dans souratou lkahf, ‘ayah 17. Si quelqu’un les observait, il croirait qu’ils sont éveillés car leurs
yeux sont grands ouverts alors qu’en réalité ils étaient endormis. Allah a fait que leurs yeux ne s’assèchent pas car c’est préférable pour l’oeil lorsqu’il est exposé à l’air. Ils étaient retournés deux fois par an, afin que la terre n’altère pas le côté de qui était en contact avec elle. Il a été dit que c’était un ange qui était chargé de les retourner deux fois par an. Si quelqu’un les voyait, il prendrait peur tellement ils inspirent la crainte, tellement cet endroit inspire la crainte. Allah les a voilés afin que les gens ne les voient pas, les gens ne s’approchent même pas d’eux. C’est ce que Allah nous apprend dans souratou lkahf,
la ‘ayah 18. Ce que nous comprenons de ce verset est qu’ils étaient endormis les yeux ouverts de sorte que si quelqu’un les voyait, il croirait qu’ils sont réveillés. Ils sont restés trois cent neuf années. Leur communauté qui était mécréante était morte et une communauté musulmane l’avait remplacée. Le roi de cette nouvelle communauté était croyant, il suivait la religion de notre maître ^Iça (^alayhi ssalam).
Mais dans sa communauté, une divergence est apparue entre les musulmans, certains ont dit que Allah ressuscitera le corps et l’âme, et d’autres ont dit juste l’âme. Nous on sait que Allah au jour du jugement ressuscite le corps et l’âme et si le corps a été assimilé par la terre Allah crée un nouveau corps. Si le corps n’a pas été assimilé par la terre, comme le corps des prophètes, alors ils seront ressuscités avec ce corps. Le roi était désemparé. La divergence apparue au sein de la communauté le dérangeait. Il y avait un risque que il y ait une zizanie car les gens n’étaient pas d’accord sur
un sujet de croyance. Le roi a invoqué Allah afin qu’il fasse parvenir une preuve manifeste, afin que tout le monde soient alignés. Il a dit : « Ô mon Seigneur, les les gens ont divergé, alors envoie-nous un signe pour nous indiquer ce qui est correct. »
Allah leur a envoyé justement ces jeunes gens de la caverne. Après toutes ces longues années de sommeil, Allah les a fait réveiller de leur sommeil. Ils étaient affamés. L’un d’entre eux a dit : « On est restés endormis une journée ou une partie d’une journée. », un autre a dit : « nous nous sommes endormis le matin et là, regardez le soleil est prêt de se coucher. » un quatrième a dit : « Laissez nous avec vos interrogations, Dieu Seul sait combien de temps nous sommes restés dans cette caverne mais nous allons envoyer l’un d’entre nous, nous allons lui donner une partie de notre argent pour qu’il nous ramène de la nourriture. Mais, qu’il soit vraiment intelligent et qu’il fasse attention, qu’il soit méfiant pour que personne ne le reconnaisse car ils pourront le suivre pour nous rattraper. Le roi Douqyanous sera averti, lui et son groupe, ils sauront où nous sommes et ils vont nous torturer ou nous égarer de notre religion. » Ils ont envoyé l’un d’entre eux, celui qui s’appelle Amlikha, pour leur ramener de la nourriture. Ils ont collecté de l’argent, c’était de grandes pièces d’argent métal de leur époque à eux. Amlikha était craintif, lorsqu’il est sorti de la caverne il a vu quelque chose qui ne lui a pas inspiré
confiance, il voulait revenir mais il a continué jusqu’à arriver dans la vile. Il était étonné comment le paysage avait changé, comment les formes des constructions étaient différentes. Il y avait, auparavant, des étendues qui étaient des pâturages pour les animaux, qui étaient devenues des grands palais. Et d’autres, où il y avait des palais étaient devenus des ruines. Il
voyait des visages qu’il ne reconnaissait pas. Il avait alors un regard furtif. Il regardait à droite et à gauche. On voyait qu’il était perturbé dans sa marché. C’est alors que quelqu’un s’est adressé à lui. Il lui a dit : « Tu es donc étranger de cette ville? Qu’est-ce que tu cherches? »
Amlikha a dit : « Non, non je ne suis pas étrange. Je cherche juste de la nourriture pour en acheter. Je ne trouve pas l’endroit où j’ai pour habitude d’en acheter. » Alors cet homme l’a emmené vers quelqu’un qui vend de la nourriture. Quand il leur a donné l’argent pour payer, il leur a donné des pièces sur lesquelles il y avait l’image du roi Douqyanous qui était mort
depuis plus de trois cents ans. Ils étaient étonnés. Ils lui ont dit : « D’où est-ce que tu ramènes cet argent? », ils croyaient que c’était quelqu’un qui avait trouvé un trésor, des anciennes pièces. Ils l’ont interrogé puis ils l’ont emmené auprès de leur roi vertueux. Quand il a eu vent de leur existence, ce roi musulman était impatient de voir ce jeune homme car il
avait entendu de ses ancêtres l’histoire de ces jeunes gens. Le roi l’a interrogé et Amlikha a raconté son histoire, celle de ses compagnons. Ils étaient tous heureux, le roi et ceux qui étaient avec lui, de retrouver les compagnons de la Caverne. Il a dit à ses sujets : « Peut-être que Allah vous a montré que la résurrection est par le corps et l’âme. Vous voyez, c’est une indication au sujet de l’interrogation que vous aviez concernant la résurrection. » Ils ont dit à Amliikhaa : « Emmène-nous pour que l’on voit tes compagnons.» Ils ont suivi Amliikhaa pour les voir. A l’entrée de la caverne, il a demandé l’autorisation au roi pour le laisser entrer seul en premier pour avertir et rassurer ses compagnons, afin qu’ils ne prennent pas peur.
Une fois entré, il leur a dit que le roi qui était mécréant Douqyanous est mort, maintenant c’est un roi musulman et vertueux qui gouverne. Ils étaient très heureux, ils sortirent de leur caverne. Les musulmans étaient heureux de les voir. Par la suite, les jeunes gens sont retournés à leur Caverne. Leur ouïe ne leur faisait plus parvenir de son. Les gens voulaient entrer, mais à chaque fois qu’ils entraient, ils prenaient peur et s’enfuyaient. Les gens n’arrivaient plus à rentrer dans cette Caverne.
Ensuite, les gens n’ont plus su où était l’entrée de cette Caverne. C’est alors qu’il se sont dits : « Elevons une construction ici pour que l’on connaisse l’endroit. » D’autres ont dit : « Construisez plutôt une mosquée pour que l’on recherche les bénédictions par ces jeunes gens qui étaient musulmans. » Ils ont construit une mosquée dans laquelle ils font la prière
alors qu’auparavant ils divergeaient au sujet de la résurrection. C’était là le récit des compagnons de la Caverne. Allah a fait que ce soit un rappel pour les gens et une source d’exhortation. Nous demandons à Allah qu’il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous augmente en connaissance, certes Il est Celui Qui fait ce qu’Il veut.
Un savant a composé une poésie avec les noms des compagnons de la Caverne, il y a de la bârakah dans leurs noms.
Par la volonté de Allah, les causes profitent.
مُكَسْلَمِينَ Moukaslamin : Écrire ce nom sur un bout de tissu et le jeter dans le feu, cela l’éteint.
أَمْلِيخَا Amlikha : Écrire ce nom sur une feuille et le jeter dans la mer où il y a la tempête, la mer se calme.
مرتونس Maratounis : Écrire ce nom et coller l’inscription sur la cuisse, la personne peut marcher longtemps sans se fatiguer.
يَنْيُونِس Yanyounis : Écrire ce nom sur l’argent que l’on veut protéger.
سَازَمُونِس Sazamounis : Accroché sur le malade, ce nom atténue la maladie.
دَوَانَوَانِس Dawanawanis : Accroché, ce nom est une cause d’aide pour l’armée dans la bataille.
كَشْفِيطِط Kachfitit : Écrire ce nom dans un récipient et boire l’eau qui l’a dilué ou l’accrocher sur le malade, cela aide pour la guérison.
D’autres avis ont dit que ces noms sont utiles pour six choses, entre autres l’incendie, l’enfant qui pleure beaucoup, on écrit les noms et place l’inscription sous son oreiller, les maux de têtes, la fièvre, etc.
Et قِطمِير Qitmir est le chien.
Allahou ta^ala ahlam wa ahkam.
Adoption
La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que l’honneur et l’élévation en degrés soient accordés à Mouhammad le pur et l’honnête.
La preuve à partir du Qour’an sur l’interdiction de l’adoption, est la parole de Allah ta^ala dans sourat Al-‘Ahzab, ‘ayah 4 :
Qui signifie : « Attribuez-les à leurs véritables pères. Ceci est plus juste selon le jugement de Allah. Si vous ne connaissez pas leurs pères, ce sont vos frères en religion et des gens de votre clan ».
Et Allah ta^ala dit dans sourat Al-‘Ahzab, ‘ayah 39 :
Ce qui signifie : « Mouhammad n’est le père d’aucun homme d’entre vous. Il est le Messager de Allah et le dernier des prophètes. Allah sait toute chose ».
Az-Zourqaniyy a dit dans Al-Mawahibou l-Ladounniyyah : « As-Soubkiyy a dit : c’est une parole réprouvable. Le Prophète r n’a été épris par l’épouse de personne. Le récit de Zaynab est que Allah en a fait, comme cela est cité dans sourat Al-‘Ahzab, une cause pour arrêter les gens de dire : (Zayd est le fils de Mouhammad) et également pour indiquer l’infondé et l’interdiction de l’adoption ».
Quant au hadith de Zaynab Bintou Jahch, la femme du Prophète r dans lequel elle disait : ((زَوَّجَكُنَّ أَهَالِيكُنَّ وَزَوَّجَنِيَ اللهُ مِنْ فَوْقِ سَبْعِ سَمَوَاتٍ)) (zawwajakounna ‘ahalikounna wa zawwajaniya l-Lahou min fawqi sab^i samawat) ce qui signifie : « [Ô femmes] ce sont vos familles qui vous ont mariées alors que moi, c’est Allah qui m’a mariée, mon mariage était inscrit au-dessus des sept cieux« . Ceci signifie que le mariage du Prophète avec elle est inscrit dans la Table Préservée, cette table qui est au-dessus des sept cieux.
C’est une écriture spéciale pour Zaynab. Ce hadith a été rapporté par Al-Boukhariyy et Al-Bayhaqiyy. Il comporte la preuve que le Prophète a épousé Zaynab par révélation et sans tuteur ni deux témoins.
Le récit : Au début, le Prophète a adopté Zayd, avant la descente de la ‘ayah de l’interdiction. On l’appelait Zayd fils de Mouhammad. Son épouse était Zaynab Bintou Jahch. Zayd l’a divorcée. Puis la ‘ayah de l’interdiction est descendue. On l’appela par la suite : Zayd fils de son père. Après cela, le Prophète r l’a épousée. Elle est la fille de sa tante paternelle.
Exemples d’effacement de contrat de mariage
La louange est à Allah, le Seigneur des mondes.
Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad, et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.
Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance.
Et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer.
Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.
Nous avons vu quelques règles du divorce mais il y a un cas de divorce qui s’appelle al-khoulou^, et il y aussi un effacement de contrat de mariage qui s’appelle « la séparation des deux arbitres » ou encore « séparation de al-‘ila » et il y plusieurs genre de séparation.
« La séparation de al-‘ila » c’est lorsque le mari jure qu’il n’aura pas de rapport sexuel avec sa femme (plus que quatre mois ou qu’il jure qu’il n’aura pas de rapport avec sa femme sans définir une durée particulière).
Qu’est-ce qu’il se passe dans ce cas là? (Lui, a juré qu’il n’aura pas de rapport sexuel avec sa femme soit quatre mois soit plus que quatre mois ou pas) il lui sera donné un répit d’une durée de quatre mois, si durant les quatre mois il n’a pas de rapport, le qadi, le juge, va lui dire « Soit tu as un rapport avec ta femme, soit tu l’a divorces ». S’il ne fait pas de rapport avec sa femme malgré l’avertissement du qadi, du juge, le juge lui dit « Alors tu l’a divorces ». S’il refuse de la divorcer c’est le qadi qui prononce le divorce pour lui.
Si quelqu’un s’est marié, il a eu un rapport avec cette femme, même une seule fois et il a juré qu’il n’aura plus de rapport avec elle sans déterminer la durée, il lui sera donné un répit de quatre mois, s’il n’a pas de rapport avec elle durant ces quatre mois, le qadi lui dit « Soit tu as un rapport, soit tu l’a divorces ». S’il s’abstient d’avoir un rapport, le qadi lui dit « Alors tu l’a divorces ». S’il refuse de la divorcer, le qadi prononce le divorce pour lui, c’est le qadi qui le divorce de sa femme.
Un autre cas qui n’est pas concerné, si quelqu’un après avoir épousé sa femme, il a eu un rapport avec elle, même une seule fois et ensuite il n’a plus eu de rapport avec elle. Mais il n’a pas juré qu’il n’allait pas avoir de rapport avec elle, il n’a pas fait quelque chose qui ressemble à jurer de ne pas avoir de rapport avec elle, mais tout simplement il s’est écoulé un mois, deux mois, trois mois, quatre mois, il n’a pas eu de rapport avec elle, le jugement ne s’applique pas pour lui.
Il y a certains ignorants qui disent que s’il voyage un an, il faut un nouveau contrat. Non, ce jugement ne s’applique pas pour lui, la femme n’est pas divorcée même s’il n’a pas eu de rapport avec elle, du moment qu’il n’a pas juré qu’il n’allait pas avoir de rapport avec elle.
Mais s’il a juré qu’il n’aura plus de rapport avec elle, c’est alors qu’on lui donne quatre mois de délai, soit il a un rapport avec elle soit il l’a divorce, s’il refuse d’avoir un rapport avec elle au bout de quatre mois, et il a refusé de la divorcer, c’est alors que le juge va libérer cette femme du lien du mariage.
Si c’est le qadi qui a divorcé cet homme de cette femme, ce sera compté un seul divorce qui n’est pas un divorce définitif.
Mais s’il a eu un rapport avant l’écoulement des quatre mois, donc lui a juré qu’il n’allait pas avoir de rapport avec elle, puis il est revenu sur sa parole après il a eu un rapport avec elle, alors qu’il avait juré par Allah qu’il n’allait pas avoir de rapport avec elle, il devra une expiation (kaffara), parce qu’il a juré et qu’il n’a pas tenu sa parole.
C’est le premier exemple que nous voyons aujourd’hui qui s’appelle « Firqat al-‘ila » « séparation de al-‘ila ».
Deuxième sorte de séparation, « la séparation des deux arbitres » (firqatou l-hakamayn). Il arrive qu’il y ait un différent entre deux époux, ils deviennent comme s’ils étaient adversaires, il n’y a plus d’amour. Ils ont recours au qadi, le juge islamique, et le qadi demande deux arbitres (hakam), un homme de la famille de l’homme et un homme de la famille de la femme.
Deux arbitres ici, c’est-à-dire deux hommes qui sont aptes à réconcilier, aptes à arbitrer, ce n’est pas n’importe quel homme. Deux hommes qui savent comment réconcilier entre eux deux. Deux hommes qui savent quand il est le mieux pour eux de se séparer et quand il est le mieux pour eux de rester ensemble. Deux hommes qui savent comment réparer la cassure entre eux.
Et lorsque c’est un homme de la famille de l’époux et un homme de la famille de l’épouse cela facilite, chacun des deux va dire ce qu’il y a dans son cœur en ce qui concerne cette dispute qu’il y a entre eux. Est-ce qu’il veut qu’ils restent ensemble ou il veut la séparation, donc chacun va se confier à son proche parent, il va lui dire ce qu’il y a au fond de son cœur. S’il veut rester avec l’autre ou il veut la séparation, si dans son cœur il y a l’amour ou le contraire.
C’est plus facile qu’il dise ce qu’il y a dans son cœur à quelqu’un de sa famille.
Et la famille, généralement, connaît mieux les sujets familiaux.
Si les deux époux ont recours au qadi, et ils lui demandent d’intervenir par l’intermédiaire des deux arbitres, alors le qadi demande un homme de la famille de l’époux et un homme de la famille de l’épouse, et ces deux arbitres étudient la question et ils arrivent à un résultat.
Soit ils arrivent à la conclusion de la réconciliation, soit ils arrivent à un résultat que la séparation vaut mieux pour eux.
Et dans ce cas ils vont demander au qadi de séparer les deux époux, de prononcer la séparation entre les deux époux. Et c’est le qadi qui va séparer les deux époux, ce n’est pas les deux arbitres qui vont séparer mais c’est le juge, le qadi.
Dans l’école de Malik, que Allah l’agrée, se sont les deux arbitres qui séparent, c’est-à-dire que s’ils concluent que la séparation des deux époux vaut mieux, ils vont les séparer sans avoir recours au qadi, sans que se soit le qadi qui sépare les époux.
Mais selon l’imam ach-chafi^iyy, les deux arbitres n’ont pas à faire cela, c’est le qadi qui sépare.
Troisième séparation, c’est la séparation de (terme en arabe?) l’effacement du contrat qui n’est pas compté comme un divorce, elle est de différentes sortes. Il y a une séparation à cause de l’incapacité à assumer les charges. Lorsque le mari est incapable d’assumer les charges, soit la dot soit la charge obligatoire, par exemple si quelqu’un a épousé une femme pour une dot donnée et alors qu’il ne lui a pas encore donné la dot, et que c’est une dot pour laquelle l’échéance n’a pas été fixée. Quand l’échéance de la dot n’est pas fixée, elle devient redevable dès lors que la femme l’a réclame, par exemple si le père de la femme dit « Je te marie ma fille pour 10 000 euros sans fixer une échéance, et l’autre lui dit « J’accepte son mariage pour cette dot » quand elle lui réclame, il doit la lui donner. Si elle reste vingt ans sans lui réclamer, ce n’est pas un devoir pour lui de lui donner durant ces vingt ans, il doit lui donner quand elle le réclame. S’il lui donne avant, il peut, il est déchargé, mais ça devient obligatoire de lui donner quand elle le réclame. Mais si le père de la fille lui dit « Je te marie ma fille pour une dot de 5000 euros que tu donnes maintenant et 20 000 euros que tu donnes dans vingt ans », dans ce cas elle ne peut pas réclamer les 20 000 euros avant l’écoulement des vingt ans. Ou il lui dit « 5000 euros maintenant et 20 000 euros plus tard » sans fixer d’échéance, dans ce cas là quand elle va réclamer il doit lui donner les 20 000 euros.
Donc si l’échéance n’a pas été fixée, elle peut réclamer sa dot, elle peut lui dire « Je ne te permets de jouir de moi que si tu me donnes ma dot » elle peut l’empêcher de jouir d’elle jusqu’à avoir sa dot, dans le cas où l’échéance n’a pas été fixée et elle l’a réclamé.
S’il ne lui donne pas la dot et qu’il s’est avéré qu’il était incapable de le faire, elle peut se plaindre auprès du qadi. S’il s’est avéré pour le qadi que cet homme était incapable, il lui donne un délai de trois jours. S’il ne donne pas à la femme sa dot au bout de trois jours, au quatrième jour, si elle veut la séparation, elle dit au qadi « Je veux l’effacement du contrat » et c’est à ce moment que le qadi va effacer le contrat entre eux, ou il dit à la femme « Efface le contrat » et elle, elle l’efface.
Nous parlons ici, de la dot qui est à donnée dans l’immédiat, ou qui n’a pas été fixée et qu’elle l’a réclamé. On ne parle pas de la dot qui doit être donné dans vingt ans par exemple, dont l’échéance a été fixée et elle est lointaine.
On parle du cas où, soit l’échéance est arrivée ou elle n’a pas été fixée et elle l’a réclamée. Mais si elle lui a déjà permis de jouir d’elle avant qu’il ne lui donne sa dot, après cela, elle n’a pas à l’empêcher de jouir d’elle jusqu’à ce qu’il lui donne sa dot.
Une fois qu’elle lui a permis de jouir d’elle, elle n’a pas à l’empêcher de jouir d’elle en lui disant « Je ne te permets de jouir de moi que si tu me donnes ma dot » Pourquoi ? Parce qu’en l’ayant permis de jouir d’elle, elle a accepté que sa dot soit à la charge de l’homme, elle n’a plus à s’abstenir, elle a accepté que sa dot soit comme une dette, donc elle ne peut plus s’abstenir car elle a déjà autorisé une première fois.
C’est le même jugement pour la charge obligatoire, s’il s’est avéré qu’il est incapable de subvenir à la charge obligatoire de sa femme, elle va se plaindre au qadi, elle lui dit « Je veux l’effacement du contrat entre nous, car il est incapable de subvenir à ma charge», le qadi lui donne trois jours de délai, si trois jours s’écoule et il est toujours incapable de subvenir à sa charge, et que elle, elle persiste, au quatrième jour elle veut la séparation, elle dit au qadi et le qadi efface le contrat entre les deux ou il lui autorise à elle d’effacer, il lui dit « Efface ton contrat si tu veux » elle dit « J’efface le contrat entre nous deux » et le contrat est effacé.