L’ami vertueux
La louange est à Allah le seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Nous demandons à Allah de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.
Premier sujet important pour la vie de tous les jours pour la personne : Sur quel critère choisir un ami de bien, un bon ami.
Allah ta^ala dit :
(الْأَخِلَّاءُ يَوْمَئِذٍ بَعْضُهُمْ لِبَعْضٍ عَدُوٌّ إِلَّا الْمُتَّقِينَ)
(Al-‘akhilla’ou yawma’idhin ba^douhoum liba^din ^adouwwoun ‘illa l-mouttaqin) [Sourat Az-Zoukhrouf/67]
Allah tabaraka wa ta^ala nous apprend dans cette ‘ayah qui signifie : « ceux qui étaient des compagnons, ceux qui étaient es amis les uns pour les autres dans ce bas-monde vont devenir des ennemis les uns pour les autres sauf les pieux, ce qui étaient amis sur la base de la piété ». Eux leur amitié, leur amour va demeurer jusqu’à l’au-delà et il va perdurer encore.
Les pieux qui sont-ils ? Ce sont ceux qui s’acquittent de ce que Allah a ordonné et qui évitent ce que Allah a interdit et qui également respecte le droit des gens. C’est-à-dire ceux qui ont des droits sur eux, ils les respectent.
En d’autre terme les pieux ce sont qui ont accomplis les devoirs et qui ont évité les péchés et qui ont agi avec les gens de manière correcte. Ils ont agi avec les gens conformément à la loi de Allah.
Combien est ce qu’il y a de gens qui vérifient les critères de l’ami vertueux ? Qui choisissent leurs amis parmi le critère de la vertu.
Combien de gens de nos jours choisissent quelqu’un de vertueux avec qui participer à une assemblée. Combien de parents vérifient qui sont les amis de leurs enfants pour que ceux des amis vertueux ? Très peu.
Et la raison pour cela, pourquoi ils ne veillent pas à choisir l’ami sur le critère de la vertu c’est parce qu’ils n’assistent pas aux assemblées de science de religion. Et donc, ils n’ont pas le critère qu’il faut pour choisir les bons amis.
Une des caractéristiques des pieux, c’est que ce sont des gens qui s’entraident pour accomplir ce que Dieu agrée.
Quand ils se réunissent, ils se réunissent pour l’obéissance à Dieu.
L’ami vertueux c’est celui qui te guide vers l’obéissance à Dieu. C’est quelqu’un qui est d’un bon conseil. C’est celui qui te rappelle l’obéissance.
Au lieu de te dire dans quel café on va passer la soirée aujourd’hui ? Dans quel cinéma ou quel film tu vas voir ? Il te dit plutôt « A quelle assemblée de science tu vas assister ? »
Quand tu vois quelqu’un qui cherche à apprendre encore et encore, c’est un bon signe, c’est signe que cette personne est sur le chemin de la réussite. L’intérêt que porte la personne à la science de la religion, son ardeur pour apprendre encore davantage ceci est une preuve de bien pour la personne, c’est signe qu’elle est sur un bon chemin.
Les pieux sont des gens qui se réunissent sur l’obéissance. Quelle est la cause de leur réunion ? C’est l’obéissance. Et quand ils se séparent également, ils se quittent pour aller accomplir des actes d’obéissance et ils ne se dupent pas les uns les autres, ils ne se trompent pas les uns les autres.
Ils ne s’indiquent pas les uns aux autres des mauvaises innovations, ou de l’égarement, ou de la perversité. Ils ne se montrent pas le mal au contraire, ils se rappellent le bien toujours.
Quand ils se réunissent ce qui les a unis c’est l’amour de Dieu, et quand ils se quittent c’est également pour l’amour de Dieu et c’est cela l’amour véritable, l’amour sincère.
Quand l’un d’entre commet un péché, quand l’un d’entre désobéit à Dieu, son ami le réprimande. Pourquoi est-ce qu’il le réprimande ? Parce qu’il lui veut le bien, il ne va pas fermer les yeux et dire c’est mon ami donc je ne lui interdis pas le mal. Non ! Il lui fait le rappel.
Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
(المُؤْمِنُ مِرْآةُ أَخِيهِ المُؤْمِن يَنْصُحُهُ حَتَّى يُصْلِحُ حَالُهُ)
(Al-mou’minou mir’atou ‘akhihi al-mou’mini yansahouhou hatta yousliha halouhou)
Ce qui signifie : « le croyant est comme un miroir pour son frère croyant [c’est-à-dire que s’il a des défauts, il les lui montre] »
Le croyant est comme un miroir pour son frère, il le corrige pour que son état s’améliore.
N’est ce pas que quelqu’un quand il se voit dans un miroir, s’il voit quelque chose qui n’est pas belle, il l’enlève, il la corrige.
Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a comparé le croyant à un miroir dans le sens qu’il reflète à son frère ce qu’il a pour qu’il le corrige. C’est-à-dire qu’il montre à son frère ce qu’il a comme mauvaise chose pour qu’il la corrige.
Il lui dit « laisse cette mauvaise chose ». Il ne le laisse pas tel qu’il est sur son erreur, mais il le corrige.
Le croyant qui a atteint un degré de foi complète, il aime son frère pour l’agrément de Dieu pas pour une raison du bas monde, ce n’est pas pour un intérêt du bas monde qu’il l’aime, il l’aime pour l’agrément de Dieu parce que Dieu nous a ordonné de nous aimer les uns les autres pour s’entraider pour obéir à Dieu et pour s’entraider à délaisser la désobéissance à Dieu. C’est cela, c’est un amour désintéressé, ce n’est pas pour les choses du bas monde parce que j’espère qu’il va me donner telle chose un jour ou parce qu’il va m’aider ou parce que il a besoin… ce n’est pas pour une raison du bas monde.
L’amour complet est réalisé en suivant parfaitement le Messager éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam dans sa conduite parfumée.
Alors que chacun d’entre vous choisisse pour lui et pour ses enfants les amis vertueux, ceux qui sont embellis avec les bons caractères, parmi c’est-à-dire qui ont de l’amour et qui aiment donner le conseil mais un conseil conforme à la loi de l’Islam.
Il t’aime pour l’agrément de Dieu et il te donne le conseil pour l’agrément de Dieu. Cet ami vertueux va t’aider pour accomplir les actes de bienfaisance pour faire le bien que Allah agrée.
Dans un hadith Qoudsiyy, c’est un hadith où le Prophète commence en disant « Allah a dit » c’est-à-dire il rapporte la parole de Allah qu’il a eu par révélation, mais ce n’est pas du Qour’an, le hadith Qoudsiyy ce n’est pas du Qour’an. Et bien sur quand nous disons Allah a dit et nous citons des mots qui sont en arabe cela ne veut pas dire que Allah parle la langue arabe. La parole de Allah n’est pas dans une langue, la parole de Allah ce n’est pas des mots, la parole de Allah ce ne sont pas des lettres, la parole de Allah ce ne sont pas des ondes sonores, la parole de Allah est sans comment, ce n’est pas une quantité, la parole de Allah n’a pas de comment et n’a pas de quantité. Quand l’un d’entre nous parle ou parle fort ou il parle faible, ce sont des comment, la parole de Allah n’est pas qualifiée de comment. Quelqu’un il parle vite ou il parle lentement, c’est pour la créature. La parole de Allah on ne la qualifie pas de vite ou de lente. Ce sont là des caractéristique des créatures, or la parole de Allah est de toute éternité, elle n’a pas de début et elle est sans comment. Quand le Prophète a dit : «Allah ta^ala dit » et il cite une phrase en arabe, quand nous disons le Qour’an il est en arabe, et le Qour’an est la parole de Allah.
Il y a une chose importante à comprendre c’est que ces mots qui sont en arabe sont une expression de l’attribut de Dieu. Tout comme le nom « Dieu » c’est une expression qui indique l’Être de Allah. Si j’écris « Dieu » et que je demande à quelqu’un « qu’est ce que c’est ? », il va me dire que « C’est Dieu ». Qu’est ce que cela veut dire ? Cela veut dire que ce mot est une expression qui indique un être que nous adorons et cet être est sans comment. Il n’est pas un corps il est sans endroit.
Egalement la parole de Allah, quand nous récitons par exemple sourat Al-Ikhlas, qoul houwa l-Lahou ‘ahad, cette sourat est une expression de l’attribut de la parole de Allah, en arabe on dit ^ibarah C’est-à-dire ce que nous rapportons en arabe exprime la parole de Allah qui n’a pas de début et qui n’a pas de fin. La parole de Allah est de toute éternité, elle est exempte de début et exempte de fin. Et la parole de Allah ce ne sont pas des lettres, ce ne sont pas des mots. Cela est la croyance de l’Islam. Quant à celui qui a pour croyance que Allah parle avec des mots et des lettres, il n’a pas fait la différence entre le créateur et la créature.
Ce n’est pas un musulman celui là. Si quelqu’un croit que Allah parle en arabe ou bien qu’Il dit des lettres l’une après l’autre, celui là Il n’adore pas Allah mais une créature qu’il a imaginé.
Allah est sans comment, Il n’a pas de ressemblance avec ses créatures.
Celui qui parle avec des mots et des lettres, n’est ce pas qu’il a besoin d’émettre des sons.
Nous par exemple, comment pouvons dire la lettre ba’ si nous n’avions pas les deux lèvres, pour dire ba’ il y a besoin des lèvres, c’est avec les lèvres que nous disons ba’.
Egalement quand nous émettons un son de la gorge que ce soit ‘a ou ha’ ou qa’ ou ^a tout cela c’est avec des lettres. Qui dit son et lettres ca veut dire qu’ils sont un corps, ce sont des modulations, un corps contre un corps qui émet de sorte que le son sorte. Quand on dit « al » vous voyez que c’est la langue qui colle au palais, juste au dessus des incisives supérieurs (les deux dents de devant) la partie du palais qui est juste au dessus, la partie de la gencive qui commence au dessus des incisives supérieurs, vous collez le bout de la langue là bas et vous émettez le son « la’ » Le point d’articulation est de là bas. Donc si quelqu’un dit que Allah parle avec des lettres et des sons, c’est comme s’il a dit qu’Il a des lèvres, des dents, c’est comme s’il a dit qu’Il est comme nous.
Et nous on voit bien qu’on a besoin de qui nous donne le commencement, qui nous donne le début, celui qui est un corps, celui qui est une quantité il a besoin de qui lui a donné ce corps, de qui lui a donné cette quantité et celui qui a besoin, il n’est pas Dieu, il est crée. Il a un début et Allah est sans début.
C’est cela la base de notre croyance, c’est la base de l’islam, celui qui n’apprends pas cela et qui a une mauvaise croyance, il ne lui est pas utile de faire l’image de la prière ou de mémoriser tout le Qour’an ou d’apprendre la langue arabe etc… rien ne lui sera utile s’il n’a pas la bonne croyance. Avoir la bonne croyance c’est la base pour l’acceptation des bonnes œuvres. Sans la bonne croyance, les bonnes œuvres ne sont pas agrées par Allah. Sans la bonne croyance, la personne n’ira pas au paradis, elle ira en enfer. Celui qui a la croyance que Allah parle avec des lettres et des mots, lui il croyait qu’il était musulman, quand vient l’ange de la mort, notre maitre ^Azra’il ^alayhi s-salam, il va lui annoncer qu’il est mécréant, il va lui dire « je t’annonce la nouvelle d’un châtiment qui ne va pas s’arrêter pour toi » Lui il croyait peut-être qu’il est parti au pèlerinage, il croit que tous ses frère sont partis au pèlerinage, que ses parents sont partis au pèlerinage, lui il croit qu’il connait tout le Qour’an par cœur et parce qu’ il a une mauvaise croyance, il va en enfer parce qu’il croit que Dieu parle avec des lettres et des mots. C’est pour cela que c’est important, cela est plus important que d’apprendre à faire la prière c’est plus important que d’apprendre à faire le pèlerinage, celui qui n’a pas la bonne croyance il est perdu.
Il y a des gens qui s’occupent de choses qui sont importantes certes mais qui ne sont pas plus importante que la croyance, la croyance c’est la base de tout. La croyance c’est la base, si la base n’est pas bonne tout le reste n’est pas bon. Si la base n’est pas bonne, comment tu peux construire si tu n’as pas une bonne fondation ? Tout le reste n’est pas bon parce que parmi les conditions de validité des actes d’adorations c’est que tu es musulman. Pour que tu aies tes actes d’adoration agrée par Allah, une condition c’est d’être musulman. Et que veut dire être musulman ? Être musulman ce n’est pas uniquement le prétendre par la bouche, tout en le contredisant. Être musulman c’est avoir la croyance du Prophète Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, et la Croyance de notre maitre Mouhammad c’est que Allah n’a pas de ressemblance avec ses créatures, Allah ne parle pas avec des mots et des lettres et des sons. C’est pour cela que c’est très important ce sujet là.
Cela on commence à l’enseigner aux enfants dès leur plus jeune âge pour ne pas qu’ils grandissent sur des choses fausses.
Certains laissent de côté ce sujet et ils insistent sur d’autres sujets qui sont d’une plus faible priorité, même si leur priorité est grande, elle est plus faible que la priorité de la croyance. La première chose c’est la croyance comme la enseigné le Prophète ^alayhi s–salatou wa s-salam, un des compagnons disait « quand nous étions jeune adolescents, juste en dessous de la puberté, on nous avait d’abord enseigné la croyance, la foi, et après on nous a enseigné le Qour’an, par l’enseignement du Qour’an notre foi est devenu plus forte » mais au départ c’est la foi, c’est les règles de la croyance, c’est-à-dire que Allah n’a pas de ressemblance avec ses créatures, Allah ne parle pas en français ou en arabe, Sa parole est de toute éternité et Allah n’habite pas le ciel, Il n’habite pas le corps des gens, Il n’habite pas le cœur des gens, Il n’est pas partout Il n’est pas dans un endroit qu’on ignore caché quelque part. Non, Allah est sans endroit, c’est Lui le créateur des endroits. Avant la création de tous les endroits, Allah existe, tous les endroits ont un début. C’est qui qui leur a donné le début ? C’est Dieu. C’est Allah qui donne le début aux choses. Avant l’existence de tout ce monde y compris les endroits, Allah existe, Il est de toute éternité. Après la création des endroits, Dieu ne change pas, Dieu est toujours sans endroits. Après la création des endroits, Dieu existe sans endroit puisqu’Il est le créateur des endroits, Il n’a pas besoins des endroits. Avant l’existence des endroits Allah existe et après la création des endroits Dieu existe sans endroit parce qu’Il ne change pas. Pourquoi Il ne change pas ? Parce que celui qui change Il a besoin de qui l’a fait changer. Et celui qui change est un signe qu’il a un début.
Nous par notre raison, comment avons-nous su que ce monde a un Créateur, comment avons-nous su que ce monde a un début ? C’est parce qu’il change. Par la raison comment avons-nous su que ce monde a un Créateur ? Comment avons-nous su que ce monde est une preuve de l’existence de Dieu ? Parce qu’il change, le fait qu’il change d’un état à un autre, cela veut dire qu’il a un début. Toute chose qui change d’un état à un autre obligatoirement à un commencement, du moment qu’il a un début ce monde alors nous déduisons qu’il a eut besoin de qui lui a donné ce début. Une chose ne se donne pas le début à elle-même. Elle a besoin d’autre qu’elle pour lui donner le début. Donc ce monde a besoin de qui lui a donné le début. Et Celui qui donne le début est exempt du début, Il n’a pas de ressemblance avec ce monde et c’est Celui que nous appelons en arabe Allah ou en français Dieu.
C’est Celui qui donne le début aux choses, qui fait changer les choses, qui n’a pas de début et qui ne change pas et qui mérite qu’on se soumette à Lui à l’extrême puisqu’Il est Celui qui nous a donné le début, Il est Celui qui nous a donné notre existence et notre existence et les nombreux bienfaits que Allah nous a accordé. Il mérite qu’on se soumette à Lui à l’extrême, Il mérite qu’on lui obéisse.
C’est pour cela que dans le hadith Qoudsiyy nous disons que « Allah dit » mais cela veut dire que ce que nous rapportons c’est une expression de la parole éternelle de Dieu. Parce que Allah Sa parole n’est pas des mots ou des sons. La parole de Allah est de toute éternité, n’est pas en langue arabe ou autre.
:قال الله تعالى : قال رسول الله صلّى الله عليه وسلّم في حديث قدسي
(وجبت محبّتي للمتحابّين فيّ و المتجالسين فيّ والمتزاورين فيّ)
(Wajabat mahabbati li l-moutahabbina fiy wa l-moutajalisina fiy wa l-moutazawirina fiyy)
Donc Allah nous apprend dans le hadith Qoudsiyy que ceux qui s’aiment les uns les autres par recherche de l’agrément de Dieu, Allah ta^ala leur accorde Son agrément. Et ceux qui se tiennent dans une même assemblée par recherche de l’agrément de Dieu c’est-à-dire, ce n’est pas ils se tiennent dans une même assemblée pour une raison du bas monde, ils se tiennent dans une même assemblée par recherche de l’agrément de Dieu, ceux là aussi, Allah leur accorde Son agrément, Allah les agrée. Et ceux qui se rendent visite les uns les autres par recherche de l’agrément de Dieu, également Allah les agrée.
(المتحابّون في الله يكونون يوم القيامة في ظّل العرش يوم لا ظلّ إلّا ظّله يغبطهم بمكانهم النّبيّون والشّهداء )
( Al-moutahabbouna fi l-Lahi yakounouna yawma l-qiyamati fi dhilli l-^archi yawma la dhilla ‘illa dhillouh ; yaghboutouhoum bimakanihimou n-nabiyyouna wa ch-chouhada’)
Et dans le hadith le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie « Ceux qui s’aiment les uns les autres par recherche de l’agrément de Dieu, [c’est-à-dire c’est de manière désintéressée, ce n’est pas pour une raison du bas monde, ce n’est pas parce qu’il attend quelque chose de lui ou qu’il veut quelque chose de lui, non, mais uniquement parce que le lien qu’il y a entre lui et son ami c’est l’obéissance à Dieu, l’amour de Dieu. C’est cela qui les unis. C’est cela qui est la raison de leur amitié] ils seront au jour du jugement à l’ombre du trône. »
Al-^Arch, le trône, c’est le toit du paradis. Le trône c’est comme un lit, il a quatre piliers, il est porté par quatre anges mais ce n’est pas un endroit pour que Dieu s’assoit dessus, parce que Allah n’est pas un corps, Il est le Créateur des corps. C’est quoi l’objectif de ce trône ? Pourquoi Allah l’a créé ? Notre maitre ^Aliyy que Allah l’agrée et qu’Il honore son visage nous l’apprit, il a dit :
« Allah a créé le trône par manifestation de Sa puissance et Il ne l’a pas pris pour endroit pour Lui-même »
(إِنَّ اللهَ خَلَقَ العَرْشَ إِظهَارًا لِقُدْرَتِهِ وَلَمْ يَتَّخِذْهُ مَكَانًا لِذَاتِهِ)
(‘inna l-Laha khalaqa l-^archa ‘idh-haran li-qoudratihi wa lam yattakhidh-hou makanan li-dhatihi)
Ce n’est pas pour s’assoir dessus, parce que celui qui s’assoit est un corps qui est composé d’une partie supérieure et d’une partie inférieure. Celui qui s’assoit il se plie, il a une articulation qui fait qu’une partie de sa partie inférieure de son corps avec être en contact avec ce sur quoi il va s’assoir. De plus celui qui s’assoit a une limite et celui qui a une limite a besoin de Celui Qui lui a donné cette limite. Celui qui s’assoit est une créature, ce n’est pas le Créateur.
Allah soubhanahou wa ta^ala est exempt de la position debout ou de la position assise ou de la position allongée ou de la position sur le côté ou sur le ventre ou en poirier, ou à cloche pied etc… parce que tout cela c’est quoi ? Ce sont des caractéristiques du corps et Allah est exempt de tout cela. Celui qui est un corps il a une limite, il a besoin de qui lui a donné cette limite, il a donc un début. Allah n’est pas un corps, Il est exempt du début. Donc Allah a créé le trône comme manifestation de Sa puissance, Il ne l’a pas pris pour endroit pour Lui-même, parce qu’Il est exempt de l’endroit.
Au jour du jugement, ceux qui s’aiment par recherche de l’agrément de Allah, ils seront à l’ombre du trône, le jour où il n’y a pas d’autre ombre que celle du trône. C’est-à-dire que ce jour là ceux qui seront rassemblés, la plupart seront exposés au soleil, le soleil qui va devenir de très courte distance des gens, et certains vont avoir la transpiration jusqu’aux genoux, d’autres jusqu’aux nombrils, d’autres jusqu’au cou, d’autres vont être recouvert de leur transpiration. Les gens seront à côtés les uns des autres sans que la transpiration de l’un atteigne l’autre. Le mécréant dira ce jour là « Ô Allah délivre moi de cela même en me mettant en enfer » Il croit que s’il était en enfer ça serait plus facile à supporter, ça sera plus difficile. C’est pour cela qu’on n’invoque pas Allah pour qu’Il allège ou qu’Il fasse miséricorde à celui qui est mort mécréant. Une fois que la personne meurt mécréante ça sera de pire en pire, et ça ne s’arrêtera jamais, celui qui quitte ce bas monde en étant mécréant, il aura un châtiment sans fin.
On ne dit pas Allahou yarhamouhou pour quelqu’un qui est mort mécréant. On ne dit pas que Dieu lui fasse miséricorde. Dans ce bas monde oui on peut faire une invocation pour quelqu’un qui est mécréant, pour que Allah le guide, pour que Allah lui fasse miséricorde en le faisant entrer en islam. Mais s’il meurt mécréant, c’est trop tard. Donc c’est pour cela qu’il faut faire attention. Il y a même des paroles que les gens pensent être des invocations mais qui les font sortir de l’Islam. Il y a des paroles que les gens croient être une invocation mais qui les font sortir de l’islam. Par exemple, quelqu’un qui dit « que Dieu fasse miséricorde aux mécréants » ou bien qui dit « ô Allah ne fait entrer aucun musulman en enfer » Pourquoi ? Parce qu’on sait que Allah va faire entrer des musulmans en enfer. Il y a des musulmans qui vont entrer en enfer, mais ils ne resteront pas éternellement.
Celui qui dit « Ô Allah pardonne à tout les croyants et à toutes les croyantes tous leurs péchés » Parce que certainement il y a des musulmans qui vont entrer en enfer à cause de leurs péchés, simplement quelle est la faveur que les musulmans auront ? C’est qu’ils ne resteront pas éternellement en enfer, contrairement aux mécréants. Parce que quand les mécréants vont se retrouver avec certains mécréants en enfer ils vont leur dire « En quoi l’Islam vous a été utile puisque vous êtes avec nous? Mais après des musulmans vont sortir et les mécréants vont augmenter en tristesse. Quand les mécréants vont être en enfer et que les musulmans vont être au paradis Allah ta^ala fait qu’un ange égorge la mort sous la forme d’un mouton pour annoncer aux gens qu’il n’y aura plus de monde. Les gens du paradis vont redoubler de joie quand l’ange va leur dire « il n’y a plus de mal, vivez et profitez vous n’avez plus à craindre de mort » et quand les mécréants vont savoir qu’il n’y a plus de mort, ils vont redoubler encore en chagrin, s’ils pouvaient mourir, ils seraient mort à l’annonce de cette nouvelle.
Que Dieu nous préserve de l’enfer !
Donc c’est pour cela qu’il est très important de ne pas dire des paroles qui font sortir de l’islam, de ne pas avoir de croyances qui font sortir de l’Islam et d’apprendre la bonne croyance comme on a vu précédemment. Il s’agit de croire que Allah n’est pas un corps, Il est sans endroit, Il n’habite pas le ciel, Il n’est pas partout, et Allah soubhanahou wa ta^ala quand on dit qu’Il a pour attribut la parole, la vue, ou l’ouïe, cela veut dire que ce sont des attributs qui sont dignes de Lui, ce ne sont pas comme nos caractéristiques à nous, qui sont à l’aide d’organes et qui ont des comment, Allah est exempt du comment, Il est le Créateur du comment et Il est sans comment. Ce sont des choses qui sont très importantes ! Non seulement à réviser, à apprendre, mais également à diffuser autour de soi. Que chacun d’entre nous enseigne autour de lui. Et si tu prends connaissances que quelqu’un avait une mauvaise croyance, qui croyait que Dieu est un corps ou qu’Il parle avec une langue et des voix alors corrige le tout de suite. Dis lui : « reviens à l’Islam en prononçant les deux témoignages. » Parce que celui qui n’est pas musulman, comment devient-il musulman ? Ce n’est pas en disant « astaghfirou l-Lah » Mais c’est en disant « La ilaha ‘illa l-Lah Mouhammadoun raçoulou l-Lah » c’est-à-dire « il n’est de dieu que Dieu ; Mouhammad est le Messager de Dieu »
Et si tu fais entrer un mécréant en Islam, ta récompense sera le paradis, comme nous l’a annoncé le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. C’est pour cela que c’est très important d’ordonner le bien et d’interdire le mal, et ça c’est quelque chose qui a manqué beaucoup de nos jours. Les gens aujourd’hui à cause de leur ignorance, à cause du fait qu’ils soient attirés par le bas monde et que ils n’ont pas d’autres préoccupation que le bas monde, ça fait que les gens se sont détournés de ces choses alors que ça ne nécessite pas beaucoup de temps mais qu’il faut apprendre. C’est un devoir de l’apprendre par transmission orale et de plus il y a des gens qui diffusent des informations qui sont fausses sous couvert de l’islam. Comme ceux qui se prétendent Salafiste alors qu’ils diffusent des croyances fausses, qui sont des croyances contraire à la croyance de l’islam. Ils prétendent que Allah est un corps, ils prétendent que Allah habite le ciel, qu’Il monte et qu’Il descend, qu’Il a un pied et qu’au jour du jugement Il va le mettre en enfer, et que l’enfer va se remplir à cause de ce pied. Ces gens là sont très dangereux et c’est pour cela qu’il faut enseigner la croyance correcte pour ne pas qu’ils entrainent les gens en enfer.
Même si selon leurs apparence tu te dis macha’a l-Lah ils s’habillent conformément à la sunna, il connait des versets de Qour’an en arabe, l’apparence est trompeuse parfois. En fait ce sont des gens qui appellent en enfer. Une fois un compagnon du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a posé la question au Prophète parce que l’Islam se diffusait, les gens entraient en Islam en grand nombre. il a dit au Prophète « est ce qu’après tout ce bien il y aura un mal, une situation difficile ? » le Prophète a répondu ce qui signifie « oui il y aura des gens qui vont appeler en enfer » et ce compagnon lui a dit « décris nous ces gens là » le Prophète lui a dit ce qui signifie « Ce sont des gens qui ont la même peau que nous, et qui parlent notre langue » Et c’est le cas avec ces groupes égarés aujourd’hui. Ils parlent arabe, une fois tellement ils ont diffusé leur égarement l’imam ‘une mosquée en France a dit un jour « je croyais que tous les arabes étaient devenus wahhabites ». Il a dit cela, tellement il était malheureux, quand chaque fois que venait quelqu’un il avait une mauvaise croyance. Mais non ce n’est pas le cas. La plupart des arabes de nos jours ne ce sont pas des wahhabites al-hamdouli l-Lah mais il faut mettre en garde contre cette mauvaise croyance, c’est la croyance des mouchabbihah, ceux qui assimilent Allah à Ses créatures.
Notre chaykh a dit que cette fitna ressemble à la fitna de ad-dajjal, du faux messie. Parce qu’ils font comme lui, ils appellent les gens à la mécréance, ils appellent les gens à adorer un corps. C’est cela leur croyance, donc c’est pour cela que c’est d’apprendre ce qui est correcte. Une de nos sœurs a demandé à notre chaykh, elle lui a dit « est ce que après toute cette humiliation et toute cette situation difficile que nous vivons aujourd’hui, il y aura de nouveau la gloire pour les musulmans ? »
Le chaykh lui a dit « bien sur » elle lui a dit « Quand alors ? » Il lui a dit « c’est après la sortie de Al-Mahdiyy et la descente de ^Iça ^alayhi s-salam »
Donc c’est pour cela qu’il faut apprendre et il faut diffuser. Apprendre pour se protéger soi-même, protéger les gens autour de soi, notre famille etc…
Donc il ne faut pas arrêter d’apprendre et de diffuser, c’est le chemin qui mène à la réussite.
Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
( إِنَّ المُتَّقِينَ يَتَحَابُّونَ بِنُورِ اللَه)
( ‘inna al-mouttaqina yatahabbouna binouri l-Lah)
ce qui signifie « les pieux s’aiment les uns les autres par l’amour de Dieu »
c’est-à-dire pour l’obéissance à Allah ils s’aiment les uns les autres. Et qu’est ce qui est la raison de leur amour les uns pour les autres, c’est l’obéissance à Dieu, ils s’aiment les uns les autres sans qu’il y ait de relation de proche parenté. Ce n’est pas parce qu’il y a des liens de sang qui les unissent, ce n’est pas parce qu’il y a des liens de mariage qui les unissent, ce n’est pas parce qu’il y a des raisons financières qui les unissent. Non ! Ils s’aiment les uns les autres pour l’agrément de Allah. Ce sont eux qui s’aiment par recherche de l’agrément de Allah tabaraka wa ta^ala. Ils s’entraident pour la bienfaisance, ils s’entraident pour la piété. Et ils ne s’entraident pas pour le péché ou pour l’animosité.
Si tu constate que ton ami ignore les sujets de la religion, si tu constates que ton ami n’a pas appris ce que Allah a ordonné d’apprendre et de faire et il n’a pas appris ce que Allah a interdit de faire alors si véritablement c’est ton ami il ne convient pas que tu te taises. Il ne convient pas que tu le laisses ignorant. S’il est véritablement ton ami si tu lui aimes véritablement le bien tu vas lui enseigner, tu vas le guider et bien sûr tu utilises les causes qui vont te faire parvenir à ton objectif. Comme ont dit certains « donner le conseil ne veut pas dire faire un scandale », mais il convient que tu lui enseignes de manière subtile de ne pas heurter son égo, parce qu’il se peut que s’il est ignorant et que tu essaies de le corriger, il va se mettre contre toi et son chaytan va se mettre contre toi et il va ameuter toute la famille qui va être contre toi, tu ne vas pas atteindre ton objectif. Donc l’objectif c’est de lui faire enseigner de manière intelligente, avec sagesse. Parce que quel est ton objectif quand tu vas lui enseigner, c’est de le tirer d’affaire, c’est de le sauver, ce n’est pas de l’enfoncer davantage. C’est non seulement de le sauver lui et ceux qui sont autour de lui. Non pas d’avoir toute la famille contre toi. Non ! Il s’agit de lui enseigner avec intelligence, avec sagesse. Donc s’il est véritablement ton ami, il ne convient pas de taire parce que tout les chemins sont sans issus sauf pour ceux qui suivent la voie du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.
Pour parvenir à l’agrément de Dieu, il n’y a pas d’autres chemins que de suivre le chemin du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Et d’appliquer sa loi.
Quand tu veux rendre visite à ton ami, veille à ce que ton intention soit sincère. Qu’est ce que cela veut dire « ton intention soit sincère ? » Cela veut dire mets dans ton cœur que tu vas faire cela pour l’agrément de Dieu.
( رُبَّ صَائِمٍ لَيْسَ لَهُ مِنْ صِيَامِهِ إِلَّا الجُوعُ والعَطَش وَ رُبَّ قَائِمٍ لَيْسَ لَهُ مِنْ قِيَامِهِ إِلَّا السّهَر )
( Roubba sa’imin laysa lahou min siyamihi ‘illa l-jou^ou wa l-^atach wa roubba qa’imin laysa lahou min qiyamihi ‘illa s-sahar)
Donc dans ce hadith, le Prophète ^alayhi s–salatou wa s-salam nous incite à avoir toujours la bonne intention et quand tu vas rendre visite à ton ami veille à ce que tu aies la bonne intention.
Que veut dire avoir la bonne intention ? Cela veut dire veille à ce que quand tu as accomplis cet acte ton intention en accomplissant cet acte c’est de gagner l’agrément de Dieu, c’est d’avoir des récompenses de la part de Dieu. C’est cela avoir la bonne intention.
C’est-à-dire rechercher par ton acte l’agrément de Dieu. Ne recherche pas par ton acte la reconnaissance des gens. Ne recherche pas par ton acte la réputation que vas avoir auprès des gens. Ne recherche pas par ton acte que les gens ne parlent pas en mal de toi par exemple quand quelqu’un va rendre visite à un ami, il dit « je vais lui rendre visite pour qu’il ne me prenne pas la tête, pour qu’il ne parle pas en mal de moi » Et là tu n’a pas fait cela pour l’agrément de Dieu, donc qu’est ce que cela veut dire ? Cela veut dire quand tu accomplis un acte d’adoration fais le en recherchant la récompense de la part de Dieu. Veille à ce que ton intention soit sincère, tu la purifies de tout ce qui peut entraver l’obtention des récompenses de la part de Dieu. Veille à ce que ton intention soit sincère pour l’agrément de Dieu. Et cela c’est un exercice qui n’est pas facile, ce n’est pas quelque chose de facile, c’est très difficile parce que le cœur change très rapidement. Parfois tu peux commencer quelque chose tu as la bonne intention et tu tombes dans le panneau et tu es tiré vers le bas. Il faut toujours te corriger. C’est une des dernières choses que maitrise la personne pour atteindre la sainteté. Donc il faut s’exercer à veiller à ce que l’intention soit pour l’agrément de Dieu. Quand tu fais quelque chose de bien ou quelque chose d’indifférent veille à le faire par recherche de l’agrément de Dieu, tu gagneras ainsi des récompenses et tu ne tomberas pas dans les péchés.
Quand tu assistes dans une assemblée de science, quand tu vas préparer le repas pour ton mari et quand tu vas emmener les enfants à l’école, quand tu vas étudier la science, même les sciences du bas monde qui sont utiles pour les musulmans, tu l’étudies pour être utile pour la communauté. Aies présent dans ton cœur la recherche de l’agrément de Dieu quand tu vas gagner ta vie avec les moyens licite, tu le fais pour assurer ta chasteté et la chasteté qui sont à ta charge si tu en as ou pour aider les musulmans etc… Recherche toujours l’agrément de Dieu, mais pas par quelque chose qui est déconseillée ou quelque chose qui est interdite bien sur quand tu fais un péché tu ne recherches pas l’agrément de Dieu et quand tu fais quelque chose de déconseillée non plus tu ne recherches pas l’agrément de Dieu. Veilles à ce que quand tu fais quelque chose de licite, d’autorisé, d’indifférent ou qui est quelque chose de bien dans la loi de l’islam de rechercher l’agrément de Dieu par cet acte. C’est cela qui est important comme cela tu gagneras des récompenses.
Quand tu aimes quelqu’un également fais que ton amour soit pour une raison valable dans la loi de l’Islam, non pas pour une raison du bas monde. Ne fais pas en sorte que cela soit pour une raison du bas monde.
Quand tu donnes une aumône à quelqu’un qui est pauvre à quelqu’un qui est miséreux, quand tu vas soutenir un orphelin, fais pour que cela soit pour l’agrément de Dieu également.
Et veille à ce que chaque fois que tu te retrouves dans une assemblée, que tu réalise un intérêt religieux, c’est-à-dire que tu accomplis une tâche qui est conforme à la loi de l’Islam. Par exemple, fais un rappel, même si les gens parlent de mariage, de cuisine ou parlent des vacances, fais en sorte que tu vas faire un petit rappel même deux trois phrases. Parfois les gens, certains peuvent avoir une réaction qui n’est pas bonne, parfois il y a des gens qui peuvent quitter l’assemblée alors que tu parles de religion. Donc veille à ce que tu essaies de les attirer et parfois tu donnes même quand quelqu’un prend beaucoup le miel parfois il va s’ennuyer du miel, il arrive qu’il s’ennuie du miel. Donc donne les informations mais tu les doses de sorte à ce que les gens soient réceptifs. C’est cela ton intérêt, c’est que les gens les assimilent et qu’ils en profitent et pas qu’ils deviennent réfractaire.
Et quand tu vas soutenir quelqu’un financièrement par exemple en donnant une aumône à un pauvre, ou à un miséreux ou à un orphelin alors fais en sorte que cela soit pour l’agrément de Allah.
CONSEILS UTILES ET INVOCATIONS
Un grand Chaykh, que Allah lui fasse miséricorde, a été interrogé « est-ce que chaque jour de Ramadan il y a un moment durant lequel les invocations sont exaucées ? » Il a répondu, que Allah lui fasse miséricorde « Chaque nuit il y a un moment ». Un moment, ça ne veut pas dire soixante minutes mais c’est un laps de temps. Cependant, seuls ceux à qui Allah le veut font des invocations dans ce moment-là. Les coqs, lorsqu’ils poussent le cri la nuit cela veut dire qu’ils ont vu les anges, l’invocation à ce moment-là est utile ceci dans le cas où le coq a crié de lui-même et non pas qu’il a été provoqué. Si quelqu’un était proche du coq à cet instant-là et que le coq a poussé un cri cela veut dire que les anges sont passés par là ou qu’ils étaient présents dans ce moment-là pour leur fonction. Le coq à ce moment-là voit l’ange sous sa véritable apparence.
La ‘ilaha illa l-Lahou l-Halimou-l-Karim Soubhana l-Lahi Rabbi l-^archi-l-^adhim ; al-hamdouli-l-Lahi Rabbi-l-^alamin.
Cette formule diffère de la formule citée dans le livre « ad-dalil » mais légèrement. C’est l’invocation du tourment et l’autre aussi c’est l’invocation du tourment. Cette invocation est parvenue de Al-Haçan fils de Al-Haçan fils de ^Aliyy Ibnou Abi Talib. Al-Hajjaj Ibnou Youçouf a demandé à ce qu’on le lui amène. Les gens lui ont dit « aujourd’hui tu vas être tué ». Quand il s’est retrouvé debout devant Al-Hajjaj, Al-Hajjaj a changé. Il voulait au départ le tuer mais il a changé d’avis. Il s’est mis à l’aimer, il a été attiré par lui, il a eu son amour dans son cœur, il l’a honoré et il lui a même réalisé une affaire puis il lui a dit : « avant que tu ne viennes tu étais la personne que je détestais le plus et maintenant tu es la personne que j’aime le plus » et Al-Haçan avait dit cette invocation lorsque Al-Hajjaj avait demandé à ce qu’on le lui amène puis il est parti le voir. Celui qui veut rencontrer un gouverneur dont il craint la tyrannie ou la nuisance, qu’il dise cette invocation avant d’entrer le voir et incha’ Allah il sera sauvé.
Question : on dit que Untel est mouqaddas si cette personne est un croyant accompli mais Al-Qouddous, on ne le dit que pour Allah comme on dit Ar-Rahman.
Question : est-ce qu’il est permis de poser le Mous–haf sous l’oreiller et de dormir au-dessus de l’oreiller qui est sur le Mous–haf ? Réponse : si il a posé sa tête au-niveau du Mous–haf, c’est-à-dire au-dessus exactement, cela n’est pas permis mais s’il a posé la tête dans une autre direction que celle en-dessous de laquelle se trouve le Mous–haf, c’est permis et il peut dormir sur cet oreiller car il ne sait pas avec certitude si durant la nuit il va changer de position et sa tête deviendra sur la partie de l’oreiller qui est au-dessus du Mous–haf.
Question : quel est le sens de « wa aatouhounna oujouurahounn » ? Réponse : « al-oujour » ici ce sont les dotes que les hommes donnent aux femmes.
Question : celui qui dit que al-mout^ah c’est la fornication elle-même c’est dans quel livre ? Réponse : c’est Al-Bayhaqiyy qui a rapporté cela de Ja^far As–Sadiq.
Question : qui a rapporté le hadith de l’interdiction de al-mout^ah et dans quel livre – al-mout^ah c’est le mariage temporaire – ? Réponse : Mouslim, Al-Bayhaqiyy et d’autres.
Question : le messager a dit ce qui signifie « je vivais entre deux des pires voisins ». Ces deux-là sont Abou Jahl et Abou Lahab, ils jetaient devant la porte du messager ce qui sortait des gens. Et le prophète ^alayhi s–salat wa salam a dit ce qui signifie « J’habitais entre deux pires voisins Abou Lahab et Ibnou Abi Mou^ayt rapporté par Ibnou Sa^d d’après ^A’ichah. Ils ramenaient les déchets qu’ils mettaient devant ma porte, ils ramenaient les poux qu’ils jetaient devant ma porte et ils ramenaient même ce qui sortait de leur ventre et ils le mettaient devant ma porte.
Question : la Parole de Allah ta^ala qui ordonne dans cette ‘ayah le tahajjoud, elle comporte l’ordre de veiller des nuits pour accomplir des actes d’adoration surérogatoires. La question : est-ce que cette ‘ayah est spécifique au Messager ou concerne-t-elle tous les croyants ?
Réponse : cette ‘ayah est une parole adressée au messager. Ceci est spécifique au messager du point de vue de la parole et du point de vue du sens. Mais le tahajjoud, c’est-à-dire les prières surérogatoires pendant la nuit, c’est requis de sa communauté à titre d’exemple sur le prophète et non pas au titre d’obligation. Tandis que le prophète, certains savants ont dit que c’est un devoir pour lui après la révélation des cinq prières de faire des prières surérogatoires la nuit, de faire d’autres prières pendant la nuit et certains ont dit « cela a été abrogé à son sujet tout comme cela a été abrogé au sujet de sa communauté ».
Information utile : le temps libre, si tu ne l’occupes pas par ce qui est important, tu vas l’occuper par ce qui n’est pas important.
Question : quelqu’un qui est entré avec l’imam dans la prière dans un temps qui ne suffit pas à réciter la Fatihah et l’imam s’est incliné puis s’est relevé du roukou^ et le ma’moum est encore debout en train de réciter la Fatihah et avant que l’imam n’amorce son mouvement pour la prosternation, le ma’moum s’est incliné, dans ce cas-là la rak^ah pour le ma’moum a été manquée.
Question : la terre elle-même ne sera pas anéantie mais ce sont ses caractéristiques qui vont changer, c’est cela le sens de l’anéantissement. Les cieux, leurs caractéristiques vont changer.
Question : si quelqu’un a interrompu la prière surérogatoire pour répondre à ses parents, ce n’est pas déconseillé.Hh il est ren
L’éminence des droits des parents
La louange est à Allah, le Seigneur des mondes. A Lui reviennent les bienfaits, les grâces et les bons éloges. Que l’honneur et l’élévation en degré soient accordés à notre maître Mouhammad, le plus honorable des messagers, et celui que Allah, le Seigneur des mondes, agrée le plus.
Al-Hakim a rapporté du Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, un hadith sahih : (‘a^dhamou n-nasi haqqan ^ala l-mar’ati zawjouha wa ‘a^dhamou n-nasi haqqan ^ala r-rajouli ‘oummouh) ce qui signifie : « La personne qui a le plus grand droit sur la femme, c’est son mari. La personne qui a le plus grand droit sur l’homme, c’est sa mère ». La signification de ce hadith, c’est que celui qui a le plus de droits sur l’homme et la femme, autre que son mari, c’est la mère. Quant à la femme qui est mariée, la personne qui a le plus grand droit sur elle, c’est son mari. Si les parents demandent à la femme mariée quelque chose et que son mari demande autre chose, c’est l’obéissance au mari qui est prioritaire. Le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit : (‘ayyouma mra’atin matat wa zawjouha radin ^anha dakhalati l-jannah) ce qui signifie : « Toute femme qui meurt alors que son mari est satisfait d’elle entrera au paradis ».
Et a été authentifié le hadith : (‘ayyouma mra’atin batat wa zawjouha ghadiboun ^alayha la^anat-ha l-mala’ikatou hatta tousbih) ce qui signifie : « Toute femme qui passe la nuit alors que son mari est en colère contre elle, les anges la maudissent jusqu’au matin », c’est-à-dire que si l’homme demande à sa femme de jouir d’elle, de la jouissance légale, autorisée dans la Loi, et qu’elle n’avait pas d’excuse pour s’abstenir, ni d’excuse légale comme les menstrues, ni une excuse corporelle comme la maladie, elle n’a pas à s’abstenir de lui obéir en cela. Et si elle s’abstient sans excuse, son péché est grand.
Le hadith a été authentifié : (Khayroukoum khayroukoum li’ahlih wa ‘ana khayroukoum li’ahlih) ce qui signifie : « Font partie des meilleurs ceux qui agissent le mieux envers leurs femmes ». Et le Messager est le meilleur des gens. Sa conduite est la meilleure des conduites avec ses épouses. Ainsi, il réparait lui-même ses sandales. Il raccommodait lui-même ses vêtements. Il faisait la traite de sa brebis de sa main. Il est rapporté qu’il aidait aux tâches ménagères chez lui. Et ceci est une preuve de sa grande modestie. Il n’attendait pas que sa femme soit à son service. Mais il est prioritaire pour le faire. Et ceci rentre dans le cadre de l’excellence de comportement à laquelle a incité fortement le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Il a dit, ^alayhi s–salatou wa s-salam : (‘inna l-mou’mina la youdrika bi housni houlouqihi dalajta s–sa’in miqa’in) c’est-à-dire, que celui qui patiente face à la nuisance des gens, qui ne leur nuit pas, qui agit en bien envers eux est semblable à celui qui veille toute la nuit pour faire la prière et qui jeûne toute l’année, mis à part les cinq jours pendant lesquels on ne jeûne pas. Le croyant, grâce à la piété envers Allah, avec son excellence de comportement et la multiplication des évocations de Allah, peut parvenir à la sainteté.
Quand aux parents, leur droit est éminent sur leurs enfants, et plus particulièrement la mère. Celui qui était bienfaisant envers ses parents, aura une fin heureuse. Gagnez l’agrément des parents en ce qui ne comporte pas de désobéissance, comporte une grande bénédiction dans le bas monde et dans l’au-delà. Il se peut que la personne reçoive une large subsistance grâce à sa bienfaisance envers ses parents. Ce n’est pas poli que l’enfant, lorsqu’il atteint la puberté, demande à sa mère d’être à son service. La parfaite conduite est que ce soit lui qui soit à son service, même si elle ne le lui demande pas. Il est de l’habitude de certains jeunes de nos jours, garçons et filles, de demander à leurs mères de leur préparer le repas, ou de leur laver leurs vêtements, ou ce qui est du même ordre, choses qu’ils peuvent faire d’eux-mêmes. Et ceci est considéré comme une impolitesse. L’état de ces gens-là est très éloigné de l’état des esclaves accomplis.
Le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit : (Raghima’anf thoumma raghima’anfthoumma raghima’anf man ‘adraka ‘abawayh ‘aw’ahadahouma chaykhan walam yadkhoul bihi l-jannah) c’est-à-dire celui qui a vécu et qui a vu ses parents âgés ou l’un des deux, et qui n’a pas réussi à gagner leur agrément en étant à leur service ou ce qui est du même ordre, il aura manqué une récompense éminente ». L’état du bas monde est que chacun va mourir. Soit ses parents le quittent avant lui, soit il les quitte avant eux. S’il n’agit pas avec bienfaisance envers eux deux maintenant, quand est-ce qu’il pourra le faire ? Après la séparation ?
Le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit : (Al-walidou ‘awsatou ‘abwabi l-jannah) c’est-à-dire que celui qui ne gagnait pas l’agrément de ses parents, qui n’agissait pas avec bienfaisance envers eux, il aura raté une grande récompense, à savoir que l’agrément des parents musulmans fait parvenir au paradis à partir de la porte du milieu.
Il est arrivé que l’un des soufiyy saints, qui est Bilal Al-Khawwas marchait dans l’endroit où les fils de ‘Isra’il s’étaient perdus. Il a dit : « C’est alors que je me suis rendu compte qu’un homme marchait à mon niveau. Je lui ai demandé : « Que penses-tu de ‘Ach-Chafi^iyy ? ». Il a dit : « Il fait partie des ‘Awtad, qui est un haut degré dans la sainteté ». Je lui ai dit : « Qu’est-ce que tu dis de Malik ? ». Il a dit : « C’est l’Imam des Imams ». Je lui ai dit : « Que dis-tu de ‘Ahmad ? ». Il m’a dit : « C’est un véridique ». Je lui ai dit : « Que penses-tu de Bichr Al-Hafiyy ? ». Il a dit : « Il n’y aura pas après lui quelqu’un qui soit comme lui ». Je lui ai dit : « Je te demande par Allah qui es-tu ? ». Il a dit : « Je suis Al-Khadir ». Je lui ai dit : « Grâce à quoi ai-je pu te voir ? ». Il a dit : « Grâce à ta bienfaisance envers ta mère ». Allah a honoré Bilal Al-Khawwas car il était vertueux et bienfaisant envers sa mère. Et Allah lui a permis de rencontrer Al-Khadir ^alayhi s-salam. Et seuls les vertueux le voient à l’état d’éveil.
Traité de croyance de Ibnou Açaakir en translittéré de l’arabe
Le traité de la croyance du Chaykh
Fakhrou d-din Ibnou ^Asakir
(décédé en l’an 620 de l’Hégire)
Qala ch-chaykhou Fakhrou d-dini bnou ^Asakir :
I^lam Archadana llalou wa ‘iyyaka ‘annahou yajibou ^ala koulli moukallafin an ya^lama anna llaha ^azza wa jalla wahidoun fi moulkih.
Khalaqal-^alama bi ‘asrihi : al-^oulwiyya wa s-soufliyya wa l-^archa wa l-koursiyya, wa s-samawati wa l-‘arda wa ma fihima wa ma baynahouma.
Jami^ou l-khala’iqi maqhourouna biqoudratih, la tataharrakou dharratoun ‘il-la bi ‘idhnih, laysa ma^ahou moudabbiroun fi l-khalqi wa la charikoun fi l-moulk.
Hayyoun Qayyoumoun la ta’khoudhouhou sinatoun wa la nawm, ^alimou l-ghaybi wa ch-chahadah, la yakhfa ^alayhi chay’oun fi l-‘ardi wa la fi s-sama’, ya^lamou ma fi l-barri wa l-bahri wa ma tasqoutou min waraqatin ‘il-la ya^lamouha, wa la habbatin fi dhouloumati l-‘ardi wa la ratbin wa la yabisin ‘il-la fi kitabin moubin.
‘Ahata bi koulli chay’in ^ilma wa ‘ahsa koulla chay’in ^adada fa^^aloun lima yourid.
Qadiroun ^ala ma yacha’. Lahou l-moulkou wa lahou l-ghina.
Wa lahou l-^izzou wa l-baqa’, wa lahou l-houkmou wa l-qada’, wa lahou l-‘asma’ou l-housna ; la dafi^a lima qada, wa la mani^a lima ‘a^ta.
Yaf^alou fi moulkihi ma yourid, wa yahkoumou fi khalqihi bima yacha’.
La yarjou thawaban wa la yakhafou ^iqaba, laysa ^alayhi haqqoun (yalzamouhou) wa la ^alayhi houkm. Wa koullou ni^matoun minhou fadloun wa koullou niqmatin minhou ^adl ; la yous’alou ^amma yaf^alou wa houm yous’aloun.
Mawjoudoun qabla l-khalq, laysa lahou qabloun wa la ba^d, wa la fawqoun wa la taht, wa la yaminoun wa la chimal, wa la ‘amamoun wa la khalf, wa la koulloun wa la ba^d, wa la youqalou mata kana wa la ‘ayna kana wa la kayf.
Kana wa la makan ; kawwana l-‘akwana wa dabbara z–zaman. La yataqayyadou bi z–zamani wa la yatakhassasou bi l-makan, wa la yachghilouhou cha’noun ^an cha’n, wa la yalhaqouhou wahm, wa la yaktanifouhou ^aql, wa la yatakhassasou bi dh-dhihn, wa la yatamath-thalou fi n-nafs, wa la youtasawwarou fi l-wahm, wa la yatakayyafou fi l-^aql, la talhaqouhou l-‘awhamou wa l-‘afkar.
Laysa kamithlihi chay’oun wa houwa s-sami^ou l-basir.
Parmi les bénédictions du Mawlid
Il est des choses qui montrent la grandeur des bénédictions survenant lors de la commémoration de la naissance de la meilleure des créatures. Parmi elles, l’histoire de la juive et de son époux.
Au temps d’avant, et pendant qu’un citoyen de Bassorah organisait, comme chaque année, cette commémoration – le Mawlid – en l’honneur du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, ses voisins juifs se demandèrent les raisons de cette grande mobilisation. L’épouse questionna : « Pourquoi notre voisin musulman dépense-t-il une aussi grande somme chaque année au même mois ? » Son mari lui répondit : « C’est parce qu’il prétend que son Prophète était né en ce mois ».
La même nuit, lorsqu’elle s’endormie, elle vit en rêve un homme inspirant le respect, rayonnant et possédant un haut rang ; il marchait au milieu de ses compagnons et se remarquait comme on démarquerait une lune au milieu d’un ciel obscur. La dame juive s’adressa alors à l’un de ces compagnons : « Qui est cet homme aussi rayonnant ? » On lui répondit : « Il s’agit du Prophète arabe » Elle dit alors : « Me répondrait-il si je lui adressais la parole ? » On lui dit : «Oui, c’est un homme modeste et juste ». La femme juive se dirigea alors vers le Prophète et l’appela : « Ô Mouhammad » Le Prophète lui répondit de manière douce et belle. Elle s’étonna et lui dit : « Comment dis-tu d’aussi belles choses à moi qui ne suis pas de ta religion ? » Il lui répondit : « Je ne te parle ainsi que parce que j’ai su que Dieu t’a prédestiné d’être guidée vers le droit chemin ». La dame s’exclama alors : « Il n’y a pas de doute, tu es un Prophète honorable doté du meilleur des comportements, et je témoigne qu’il n’est de Dieu que Dieu et que tu es Mouhammad le Messager de Dieu ».
Durant son rêve, elle fit vœu de faire don de tout ce qu’elle possédait dès son réveil pour montrer le bonheur de sa conversion en Islam et de célébrer le Mawlid du Prophète.
A son réveil, elle prononça immédiatement les deux témoignages de foi. Elle vit ensuite son mari qui avait préparé un banquet et qui s’haletait à sa tâche, elle lui demanda alors : « En quel honneur as-tu préparé tout cela ? » Il lui répondit : « C’est en l’honneur de la même personne par la grâce de laquelle tu t’es convertie à l’Islam hier soir ! » Surprise, elle dit : « Mais qui t’a divulgué mon secret ? » Il lui répondit : « Celui par la grâce duquel je me suis converti à mon tour ! »
Invocation de la demande de consultation (istikhaarah)
‘Allahoumma inni ‘astakhirouka bi ^ilmika wa ‘astaqdirouka bi qoudratika wa as’alouka min fadlika l-^adhim ;
fa ‘innaka taqdirou wa la ‘aqdirou wa ta^lamou wa la ‘a^lamou wa ‘anta ^allamou l-ghouyoub ;
‘Allahoumma in kounta ta^lamou anna hadha l-‘amra (il cite le sujet en question en arabe) khayroun li fi dini wa ma^achi wa ^aqibati ‘amri (ou il dit fi ^ajili ‘amri wa ‘ajilih) faqdirhou li wa yassirhou li thoumma barik li fih ;
wa in kounta ta^lamou ‘anna hadha l-‘amra charroun li fi dini wa ma^achi wa ^aqibati ‘amri (ou alors il dit fi ^ajili amri wa ‘ajilih) fasrifhou ^anni wasrifni ^anh, waqdir liya l-khayra haythou kan, thoumma raddini bih.
Information utile : cette ‘istikharah est recommandée dans tous les cas. Elle est réalisée après deux rak^ah surérogatoires et on dit après ces deux rak^ah l’invocation précédemment citée, celle que le messager de Allah, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam a enseignée aux compagnons.
Si le croyant a demandé, a fait l’istikharah, il s’engage après cela pour ce pour quoi son cœur est tranquille et qui ne comporte pas de péché. Ce n’est pas une condition qu’il voit quelque chose dans le rêve.
Conférence : A propos du hajj et des dix premiers jours de dhou l-hijjah
La louange est à Allah le seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Nous demandons à Allah de nous préserver de l’état des gens de l’enfer, nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.
Allah a fait grâce à la communauté islamique par ses nombreux bienfaits. Il a accordé à ses esclaves vertueux, des saisons, des périodes, pour le bien durant lesquelles ils s’approvisionnent, ils profitent pour multiplier les actes d’adoration et les bonnes œuvres. Et Allah a prolongé la vie de ses esclaves de sorte qu’ils puissent profiter de ces périodes de bien. Et parmi ces périodes, les plus éminentes d’entre elles, il y a les dix premiers jours du mois de dhou l-hijjah.
Même si la moyenne d’âge de la communauté du Prophète Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam est courte par rapport aux communautés qui nous ont précédés. Vous savez que la moyenne d’âge dans cette communauté est d’environ soixante ans, un peu plus que soixante ans. Par rapport à des communautés qui nous ont précédés, qui elles vivaient beaucoup plus longtemps. Il y a des communautés où certains vivaient des centaines et des centaines d’années.
Notre maitre Nouh a vécu plus que mille ans. Donc la moyenne d’âge de cette communauté est très courte par rapport à des communautés qui nous ont précédés mais Allah par Sa grâce et Ses grands bienfaits nous a remplacé cette courte moyenne d’âge par des temps dans lesquels on peut multiplier des actes d’adoration et obtenir beaucoup de récompenses. C’est-à-dire que Dieu a bénit cette courte période de sorte qu’on puisse en profiter comme certains qui vivaient beaucoup plus longtemps. Vous savez que la barakah c’est la multiplication du bien. Il se peut que quelque chose soit en petite quantité mais Dieu fait que le bien qu’elle comporte soit immense. C’est ca la barakah, c’est la multiplication du bien.
Donc celui qui passe ces périodes bénies dans l’adoration de Dieu, c’est comme s’il a vécut longtemps. N’est ce pas qu’il nous est parvenu que celui qui fait l’invocation en faveur du Prophète Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, qui invoque Dieu qu’Il élève davantage le rang de notre Prophète Mouhammad le vendredi pendant le temps de al ^asr, après la prière de la journée vendredi, s’il récite quatre-vingt fois l’invocation en faveur du Prophète, Dieu lui pardonne des péchés de quatre-vingt années. Regardez, Allah fait qu’il y a de la barakah dans certaines choses, certaines périodes de sorte qu’on peut gagner des récompenses comme certains qui ont vécu beaucoup plus longtemps que nous. Donc c’est pour cela qu’il s’agit d’apprendre et de connaitre ces périodes exceptionnelles.
Donc parmi les grâces que Allah a accordé à la communauté du Prophète Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam c’est qu’Il accorde dix récompenses pour une seule bonne action. Une seule bonne action, sa récompense est multipliée par dix. Donc déjà il y a cette grâce.
Et la prière c’est un acte d’adoration fondamental dans la religion, c’est-à-dire que les cinq prières sont les meilleurs des œuvres après la croyance en Dieu et en son Messager. Après la croyance en Dieu et Son Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam les cinq prières sont les meilleures des œuvres. Il s’agit de ne pas les négliger.
Celui qui accompli un pèlerinage mabrour, on va voir qu’est ce que ca veut dire exactement mabrour, il n’a pas d’autre récompense que le paradis pour son pèlerinage mabrour.
Et celui dont le pèlerinage a été accepté, il sera libéré de ses péchés, il redeviendra comme le jour où sa mère l’a mise au monde, un nouveau né n’a pas de péchés. Même un enfant qui n’est pas responsable, qui n’a pas encore atteint la puberté n’est pas chargé de péché.
Donc celui qui fait un pèlerinage qui est accepté par Allah, il sortira de ses péchés, il redeviendra comme le jour où sa mère l’a mise au monde. Regardez le bienfait du pèlerinage qui est accepté par Allah.
Donc c’est un acte d’adoration important le pèlerinage, c’est un grand bienfait, il convient au musulman de bien réfléchir et de bien méditer au sujet de cet acte d’adoration le pèlerinage, al-hajj.
Il convient donc pour que l’esclave puisse profiter de ce grand bienfait qu’est le pèlerinage qu’il apprenne comment l’accomplir correctement pour bénéficier de cette grande récompense.
Il est requis d’abord, dans les premières choses qui sont rappelées ici c’est de patienter face à la nuisance des gens. Notre chaykh que Allah lui fasse miséricorde a dit : « si tu t’attends à n’avoir affaire qu’à des gens qui sont parfaits tu vas te retrouver tout seul ». Ce n’est pas une excuse dire « oui mais ces gens là sont entrain d’appliquer la religion, regardes elle met le voile ou regardes il met le qamis, regardes comment ils se comportent » Tout le monde n’est pas saint ou vertueux, il se peut que quelqu’une mette le voile et un tel mette le qamis mais il n’a pas le comportement d’excellence. Cela ne diminue pas son attachement à la religion. Parce que l’attachement à la religion est important, simplement on espère que ces gens s’améliorent et à nous de patienter face à leur nuisance parce que Allah éprouve les gens. Parfois Allah ta^ala fait qu’une personne est éprouvée. Comment elle est éprouvée? Par exemple elle a deux amis : un qui est athée qui ne reconnait ni la religion qui est complètement éloigné, c’est un ennemis de Dieu, c’est un mécréant mais il est gentil, il l’aide quand il est dans la difficulté, il lui sourit… et un autre qui selon l’apparence fait la prière, récite le Qour’an, il jeûne mais il a un comportement qui n’est pas bon du tout. Celui qui est faible qu’est ce qu’il dit ? « Ah regardes celui là est gentil, celui là est bien ! » Alors que ce n’est pas le critère correct. Il s’agit d’accorder à chaque chose sa juste valeur. Au jour du jugement sur quoi on sera interrogé ? Est-ce qu’on sera interrogé sur le fait d’être serviable avec les gens et d’être polis et souriant ou bien on sera interrogé sur notre croyance ?
Qu’est ce qu’on croyait au sujet de Dieu ? Qu’est ce qu’on avait pour croyance au sujet de Dieu ? Qu’est ce qu’on avait pour croyance au sujet du Prophète. La première chose au sujet de laquelle on sera interrogé c’est la croyance. Ce n’est pas la serviabilité ou l’amabilité ou le nombre de sourire qu’on a fait dans notre vie. Non ! La première chose c’est « Que croyais-tu au sujet du Prophète Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. » C’est pour cela qu’il convient de connaitre les choses à leur juste valeur.
Et après on patiente, on patiente avec les gens parce que comme a dit le chaykh : « si tu t’attends à n’avoir affaire qu’à des gens qui sont parfaits tu vas te retrouver tout seul ». Ou peut être tu vas aller avec des gens qui vont déteindre sur toi. Comment ils vont déteindre sur toi ? Ils vont t’influencer sur ta croyance, ils vont t’influencer sur ton attachement à l’islam. Parce que selon l’apparence ce sont des gens qui sont gentils, ce sont des gens qui sont serviables, ce sont des gens qui sont aimables mais en réalité Dieu ne les aime pas parce qu’eux ne croient pas en Dieu ou ils ne croient pas en notre Prophète Mouhammad, ou ils attribuent à Dieu des choses dont Il est exempt, comme certains qui croient que Dieu est un corps qui est assis au dessus du ciel. Ca ce n’est pas la croyance correcte. La croyance correcte c’est que Dieu ne ressemble pas à ses créatures et Il est sans endroit, Il n’habite pas le ciel. Il n’est pas partout. C’est Lui qui a crée le ciel, avant l’existence du ciel Dieu existe, avant l’existence du trône, al ^arch qui est le toit du paradis, Dieu existe et Il ne change pas. Tout comme avant l’existence de toutes ses créatures il existe, sans ses créatures, après la création de ses créatures, Il ne change pas. Le fait qu’une créature existe ou n’existe pas ca ne va pas changer Dieu.
Donc c’est pour cela qu’il convient que la personne fasse attention qu’elle reconnaisse à chaque chose sa juste valeur.
La première chose c’est l’attachement à l’islam, est ce que la personne a la bonne croyance ou n’a pas la bonne croyance ?
Après la deuxième chose au sujet de laquelle la personne sera interrogée au jour du jugement ce sont ses cinq prières. Est-ce qu’elle a fait ses cinq prières ? C’est pour cela qu’il ne faut pas négliger l’accomplissement de la prière. Il faut faire attention pour ne pas tomber dans le grand péché qui est de retarder une prière par rapport à son temps sans excuses valables. Certains te disent « Mais moi je suis loin, je commets des péchés » On lui dit « si tu commets des péchés, cela ne t’empêche pas d’accomplir les devoirs ». Certains, comment chaytan les entraine ? Il les enfonce davantage. Lui il commet des péchés, mais au lieu d’essayer de s’améliorer, qu’est ce qu’il fait ? Il te dit « Ah non, je commets des péchés donc je ne fais pas les devoirs » Ca ce n’est pas une conclusion correcte. S’il fait des péchés, il ne faut pas pour autant qu’il s’enfonce davantage. Qu’il accomplisse les devoirs et in cha’a l-Lah l’accomplissement de sa prière va améliorer son état. Ca va l’amener à se détacher des péchés.
Que l’on sache également que la patience face aux nuisances des gens est quelque chose de requise. Que l’on sache aussi qu’il convient à la personne qu’elle patiente. Et le pèlerin celui qui va pour accomplir le pèlerinage, il a besoin de côtoyer les gens. Celui qui va pour faire le pèlerinage il a besoin de côtoyer les gens. Et le croyant qui se mélange aux gens, qui côtoie les gens et qui patiente face à la nuisance des gens. Ce musulman là, ce croyant là qui patiente et qui se mélange aux gens il est meilleur que ceux qui ne se mélangent pas aux gens et qui ne patientent pas face à leur nuisance, parce que celui qui côtoie les gens, qui patiente face à la nuisance des gens, il est récompensé pour cette patience, il a la possibilité d’ordonner le bien et d’interdire le mal. Tandis que l’autre qui s’éloigne, qui s’isole qui ne se mélange pas aux gens, qui ne patiente pas face à leur nuisance celui là il est privé de cette récompense.
Un savant qui s’appelle Rabi^ah a dit :
« المروءة في السفر بذلك الزاد و قلة الخلاف على الأصحاب والمزاح في غير مصاخط الله عزّ و جلّ »
(Al-mourou‘atou fi s-safari bidhalika z-zad wa qillatou l-khilafi ^ala l-‘ashab, wa l-mouzahou fi ghayri masakhiti l-Lahi ^azza wa jall )
« La personne quand elle va en voyage, il convient qu’elle fasse preuve de noblesse d’âme » de noblesse d’âme avec ses compagnons, « il convient qu’elle ne contredise pas beaucoup ses compagnons de voyage ». Si les compagnons de voyage décident par exemple de faire une halte, il n’est pas à chaque fois entrain de s’opposer à eux. De dire « non pas maintenant, après » s’ils décident de partir il ne dit pas «non on reste encore ». Il essaie d’être souple et facile avec ses compagnons de voyage et même s’il lui arrive de plaisanter avec eux pour faire de la bonne ambiance que ca ne soit pas dans la désobéissance à Dieu. Que ca ne soit pas pour faire un péché, pour désobéir, pour mentir ou pour d’autres choses qui sont graves.
Sa^id Ibnou Joubayr a été interrogé, on lui a demandé :
« أيّ الحاج أفضل »
(‘ayyou l-hajji ‘afdal?)
« Quel est le meilleur pèlerin ? Quand il va partir pour le pèlerinage, quel est le meilleur comportement ? » Il a dit :
« من أطعم الطعام و كف لسانه »
(man ‘at^ama t–ta^am wa kaffa lisanahou)
« c’est celui qui partage sa nourriture avec ses compagnons de voyage et qui reste le plus longtemps possible silencieux. » Celui qui partage sa nourriture et qui garde le plus longtemps possible sa langue au repos, qui ne parle pas beaucoup. Pourquoi ? Parce que quand tu parles, tu peux tomber dans des choses qui sont déconseillées, tu peux tomber dans des choses qui sont interdites. Donc c’est pour cela qu’il vaut mieux retenir sa langue et ne pas parler.
Un autre homme vertueux qui s’appelle ‘Ibrahim ibnou ‘Adham que Allah l’agrée, quand les gens lui demandait si on pouvait l’accompagner pour faire le pèlerinage, « est ce qu’on peut partir avec toi ? » il posait pour condition deux choses. Il disait à ceux qui voulaient l’accompagner dans un voyage en générale, il leur posait deux conditions. La première c’était que ce soit lui qui soit à leur service pendant le voyage, donc s’ils avaient besoin de quelque chose, il voulait être lui à leur service et la deuxième chose était que ce soit lui qui fasse l’appel à la prière. Parce que faire l’appel à la prière est un acte qui donne beaucoup de récompenses et être au service de ses frères en islam et de ses sœurs en islam c’est quelque chose qui donne beaucoup de récompenses. Ce n’est pas comme aujourd’hui dans la maison, parfois le père ou la mère demande quelque chose à son enfant et l’enfant traine, traine… il ne veut pas le faire alors que les parents sont prioritaires à ce qu’on écoute leurs paroles.
Il y avait un homme vertueux qui accompagnait ses frères dans le voyage, dans différente sorte de voyage, quelque soit le voyage et il posait pour condition d’être à leur service et il avait la bonne intention, c’est-à-dire il faisait pour l’agrément de Dieu. Quand il voyait quelqu’un qui voulait laver son vêtement, il lui disait « mais c’est la condition que je t’ai posé, quand je t’accompagne dans le voyage, c’est moi qui suis à ton service » il prenait son vêtement et il le lavait pour lui. Quand il voyait quelqu’un qui voulait se laver la tête, il lui disait « ca c’est ma condition, c’est moi qui te laves la tête » et il lui lavait la tête et quand il est mort, ils ont vu sur sa main, il était inscrit : « il fait parti des gens du paradis ».
Tu ne sais pas quel acte peut te faire entrer au paradis. Tu ne sais pas quel acte, simplement, il y a une chose très importante c’est que tu es l’intention de rechercher l’agrément de Dieu. Et pour rechercher l’agrément de Dieu, qu’est ce que ca implique ? Ca implique que tu vas patienter face à la froideur des gens, aux mauvais comportements des autres. Parce qu’il se peut que tu veuilles faire quelque chose de bien à quelqu’un et que lui agisse en mal avec toi. Le chemin de la facilité c’est que ton nafs, la nafs de la plupart des gens lui dit « Pourquoi tu lui as dis ca, regardes comment il te traites, laisse le tomber, il ne mérite pas… » Le vertueux, celui qui arrive à casser son nafs c’est celui qui dit « moi je ne fais pas pour ses beaux yeux, moi je le fais pour l’agrément de Dieu, c’est pour gagner des récompenses » Après si lui est reconnaissant ou n’est pas reconnaissant, c’est son problème à lui, moi je fais ça pour l’agrément de Dieu. Et c’est ainsi que la personne peut espérer s’améliorer, augmenter et améliorer son état. Quant à celui qui est faible. Dès la petite première épreuve il baisse les bras et il retombe dans la médiocrité.
Tandis que celui qui essaie de casser son nafs, de s’améliorer, il patiente avec son frère, il patiente avec sa sœur, il patiente avec ses parents, il patiente avec ses enfants, il patiente avec son enseignant, il patiente avec les gens avec qui il travaille, un travail de da^wah. Et ça c’est quelque chose qui demande beaucoup beaucoup d’humilité, beaucoup de modestie et beaucoup d’effort sur son âme. Parce que l’âme aspire à être supérieure aux autres. Elle cherche la facilité, elle cherche la paresse, elle cherche à être meilleure que les autres.
Un savant a dit :
كنت في طريق الحج و كان الأمير يقف للناس كلّ يوم لصلاة الفجر فينزل فنصلي ثم نركب، فلما كان ذات يوم قرب طلوع الشمس و لم يقفوا للناس، فناديتهم فلم يلتفتوا إلى ذلك، فتوضّأت على المحمل، ثم نزلت للصلاة على الأرض، و وطّنت نفسي على المشي إلى وقت نزولهم للضّحى و كانوا لاينزلون إلى قريب وقت الظهر مع علمي بمشقة ذلك عليّ، و أني لا قدرة لي عليه، فلما صليت و قضيت صلاتي، نظرت إلى رفقتي، فإذا هم وقوف و قد كانوا لو سئلوا ذلك لم يفعلوا، فسألتهم عن سبب وقوفهم، فقالوا لما نزلت تعرقلت مقاود الجمال بعضها ببعض، فنحن في تخليصها إلى الآن
(kountou fi tariqi l-hajji wa kana l-‘amirou yaqifou li n-nasi koulla yawmin li salati l-fajri, fayanzilou fanousalli thoumma narkib, falamma kana dhata yawmin qarouba toulou^ou ch-chamsi wa lam yaqifou li n-nas, fanadaytouhoum falam yaltafitou ila dhalika, fatawadda’tou ^ala l-mahmali, thoumma nazaltou li s-salati ^ala l-‘ardi, wa watantou nafsi ^ala l-machyi ila waqti nouzoulihim li ddouha wa kanou la yanzilouna ila qaribi waqti dh–dhouhri ma^a ^ilmi bi machaqqati dhalika ^alayy, wa anni la qoudrata li ^alayh, falamma sallaytou wa qoudiyat salati, nadhartou ila rifqati, fa’idha houm wouqouf wa qad kanou law sou’ilou dhalika lam yaf^alou, fasa’altouhoum ^an sababi wouqoufihim, faqalou lamma nazalta ta^arqalat maqawidou l-jimali ba^douha biba^d, fanahnou fi takhlisiha ila l-‘an)
« j’étais un jour en voyage pour le pèlerinage et l’habitude de cette caravane (il était dans une caravanne) c’était que le chef de cette caravane, c’était lui qui dirigeait la prière de as–soubh, c’était lui qui dirigeait cette prière. » La caravane avançait à la fin de la nuit, ils profitaient sans doute de la fraicheur, et il faisait une halte pour faire la prière de as–soubh la prière de l’aube. Puis ils remontaient, ils continuaient leur chemin puis s’arrêtaient un peu avant la prière de adh–dhour, donc c’était l’habitude. Donc un jour alors qu’ils étaient entrain d’avancer, ce savant qui était dans la caravane était dans une monture, il a remarqué que le soleil allait bientôt se lever et la caravane n’avait pas encore fait halte pour faire la prière de soubh, donc ils allaient rater le temps de la prière, ce qui était grave parce que retarder une prière par rapport à son temps c’est un grand péché. Donc qu’est ce qu’il a fait ? Il leur a dit « il faut qu’on arrête pour faire une halte », eux ils n’ont pas entendu, ils ont voulu continuer leur chemin. Il s’est dit « moi je vais descendre, même si ça me fatigue, je vais faire ma prière dans son temps, même si eux ne vont pas s’arrêter et que ça va être très éprouvant pour moi de les rattraper lorsqu’ils vont faire une halte près du temps de adh–dhour, mais je vais le faire parce que c’est un devoir. » il a dit « j’ai fais mon woudou’ dans la monture et je suis descendu, j’ai fais ma prière, quand j’ai terminé j’ai regardé la caravane était toujours là. Il leur a demandé « Mais qu’est ce qui vous a pris ? ». Ils lui ont dis « quand tu es descendu les brides et les cordes des chameaux se sont toutes entremêlées et là on essaie de tirer les fils pour qu’on arrive à continuer le chemin ».
Et il a dit
فجئت و ركبت و حمدت الله عز و جل وعلمت أنه ماقدّم أحد حق الله على هوى نفسه و راحتها إلا و رأى سعادة الدنيا و الآخرة ، ولعكس أحد ذلك فقدّم حظ نفسه على حق ربه إلا و رأى الشقاوة في الدنيا و الآخرة
(faji’tou wa rakibtou wa hamidtou l-Laha ^azza wa jall wa ^alimtou ‘annahou ma qaddama ‘ahadoun haqqa l-Lahi ^ala hawa nfsihi wa rahatiha ‘illa wa ra’a sa^adata d-dounya wa l-‘akhirah, wa la^akasa ‘ahadoun dhalika faqaddama hadhdha nafsihi ^ala haqqi rabbihi ‘illa wa ra’a ch-chaqawata fi d-dounya wa l-‘akhirah)
« celui qui priorise l’adoration de Dieu, au dépend des passions de son âme (parce que l’âme a des passions, elle aspire à des choses, entre autre l’âme recherche la facilité, elle recherche à ne pas trop se casser la tête, elle veut tout de suite et facilement) Allah le facilite dans ce bas monde et dans l’au delà. Et celui qui au contraire priorise les passions de son âme et bien il sera comme ces gens là qui essaient de faire sortir les cordes et qui essaient de les démêler. N’est ce pas que c’est Allah qui crée toute chose et il se peut que quelqu’un Allah lui donne une épreuve, une petite chose, à cause de cette chose là il rate beaucoup beaucoup de bien. Il est le créateur de toute chose, donc celui qui craint Dieu, qui se rappelle la Toute-puissance de Dieu, qu’il se dise moi je priorise dans tout les cas l’obéissance à Dieu. Et Dieu Incha’a l-Lah me facilite.
Il a cité à titre de preuves deux vers de poésie en arabe qui sont des métaphores, des images, il a dit :
و الله ما جئتكم زائرا إلا وجدت الأرض تُطوى لي، ولا ثنيت العزم عن بابكم إلا تعثّرت بأذيالي.
(wa l-Lahi ma gi’toukoum za‘iran illa wajadtou l’arda toutwa li, wa la thanaytou l-^azma ^an babikoum illa ta^aththartou bi ‘adhyali)
« Par Allah à chaque fois que je viens vous rendre visite, je vois comme si la terre était pliée et le chemin tout facile et chaque fois que je reculais un peu, je retardais alors je trébuchais dans mes vêtements ». C’est comme pour dire, à chaque fois que je veux me consacrer à l’adoration de Dieu, les choses deviennent faciles. Et si je fais preuve de défaillance, et je tarde, ou je commets des péchés ou je ne fais pas certains devoirs, les choses deviennent difficiles.
Une manière complète lorsqu’on va faire le pèlerinage, c’est d’évoquer beaucoup Dieu, d’essayer de se rappeler toujours Dieu, pas comme certains pensent « ça sera où l’hôtel? Qu’est ce qu’on va manger ce soir ? On va où ? Quand est ce qu’on va se lever ?» En fait, toi tu vas aller pour faire un acte d’adoration, donc il s’agit de te consacrer à cet acte d’adoration. Rappelles toi qu’il y a des gens qui partaient, avant ils mettaient une année pour aller faire le pèlerinage. Certains saluaient leurs familles pour pratiquement ne plus les revoir. Et c’est vrai ça, certains ne revenaient pas. Aujourd’hui al hamdouli l-Lah, parfois en deux-trois heures ça y es tu atterris, tu fais ton pèlerinage, donc profites de ce temps, ne te laisses pas détourner par des choses futiles. Même si tu n’as pas mangé, même si tu as mal dormi, même si tu as mal mangé, qu’est ce que cela coûte ? Ce qui est important c’est que tu accomplisses l’adoration de Dieu.
L’imam Ahmad a rapporté que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a été interrogé
أي الحاج أفضل ؟
(‘ayyou l-hajji afdal ? )
sur quel était le meilleur pèlerin. Et le Prophète a répondu
« أكثرهم لله ذكرا »
(‘aktharouhoum li l-Lahi dhikra)
ce qui signifie « c’est celui qui évoque le plus Dieu », c’est celui qui évoque le plus Dieu, on peut évoquer Dieu par la langue, par le cœur. C’est ça.
Ce même hadith a été rapporté aussi par plusieurs compagnons.
At-tirmidhiyy a rapporté et d’autres que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, Il a répondu
« أفضل الحج، العج و الثج »
(‘ afdalou l-hajji al-^ajjou wa th-thaj)
ce qui signifie « C’est le pèlerinage durant lequel on dit beaucoup « Allahou ‘Akbar » et « labbayka l-Lahoumma labbayk » à haute voix (ca c’est pour les hommes) et dans le quel on sacrifie pour l’agrément de Dieu» c’est-à-dire on égorge des moutons et d’autres animaux pour l’agrément de Dieu.
Parmi les caractères qu’il convient au pèlerin d’avoir durant son pèlerinage c’est d’être un bon compagnon de voyage, ce n’est pas un compagnon de voyage où les gens qui sont avec lui disent « Quand est ce qu’il va partir ? Qu’il va nous laisser ? » Ils sont contents d’être avec lui, c’est quelqu’un avec lequel les gens sont heureux. Ils sont contents, ce n’est pas un cas à problème, ce n’est pas quelqu’un qui on se dit « Quand est ce qu’il va partir on sera débarrassé de lui » Non ! Il faut qu’il soit agréable avec les gens qu’il accompagne. Également de faire le bien autour de soit par différents moyens et également de supporter la nuisance des gens et de cesser de nuire aux gens. Tout cela fait parti de l’excellence de comportement.
Donc parmi les choses qui sont une forme de bienfaisance elles sont nombreuses, comme par exemple la belle parole. Tu dis une belle parole. Ou aussi tu dépenses ton argent pour ton compagnon de voyage, quelqu’un qui n’a pas appris, tu lui enseigne, tu vas lui dire « voilà c’est comme ca qu’il faut faire ». Et d’accompagner quelqu’un s’est perdu, il se peut que tu rencontres des gens que c’est la première fois qu’ils quittent leur voyage, donc il se trouve au milieu de millions de personnes dans le même endroit avec des mouvements qui sont rapprochés d’un endroit à un autre. Donc si quelqu’un est perdu, tu vas pour l’aider à retrouver ses compagnons de voyage.
Il y a également ordonner le bien autour de toi, interdire le mal et en faisant cela avec sagesse, en faisant cela avec une bonne exhortation, tu corriges les gens correctement, avec la bonne manière. Rappelez vous à cet effet que al-Hasan et al-Housayn comment ils ont enseignés à un homme âgé comment faire le woudou’, sans lui dire qu’ils étaient entrain de lui enseigner. Donc les deux petits fils du prophète al-Hasan et Al-Housayn, les deux fils de sa fille Fatimah qui était mariée à notre maitre ^Aliyy. Quand ils ont vu un homme âgé qui était entrain de faire le woudou’, il ne faisait pas correctement. Ils n’ont pas dit « Ah qu’est ce que tu fais là, ce n’est pas correct » Non ! Ils ont bien vu qu’il y avait quelque chose qui clochait. Ils lui ont dit « On va faire le woudou’ devant toi et regardes bien et arbitre entre nous qui fait le woudou’ correctement » et tous deux ont fait correctement le woudou’. Lui il a su qu’ils ont fait correctement et que c’était lui qui devait apprendre. Donc c’est de cette manière, parfois quand tu enseignes à quelqu’un quelque chose, quand tu viens de haut tu es heurté à quoi ? Au nafs, à l’âme de cette personne. Elle te dit « Pour qui il se prend ? Pourquoi il vient m’enseigner ? C’est qui lui ? » Alors toi quel est ton objectif ? Ton objectif est que tu es une levée de bouclier et que la personne rejette la vérité ou bien qu’elle accepte la vérité ? C’est qu’elle accepte la vérité, ton objectif ce n’est pas de paraitre supérieur à elle. Comme l’imam Ach-Chafi^iyy disait, « il m’arrivait de débattre avec quelqu’un et je souhaitais que la vérité sorte de la bouche de celui avec qui je débats. Je l’amène à reconnaitre la vérité, à dire la vérité ». Donc tu viens et tu enseignes à la personne en étant souple, en étant facile et tu lui transmets l’information sans heurter ses sentiments, même si toi tu te dis « mais pourquoi il est orgueilleux » Quelqu’un qui n’est pas orgueilleux il accepte même de manière rude. Oui ça c’est théoriquement quelqu’un qui n’est pas orgueilleux mais toi quel est le risque. Tu ne connais pas cette personne si elle est orgueilleuse ou pas. Pour éviter ce risque utilise le chemin dont tu es sûr. Ce dont tu es sûr c’est de lui enseigner ça avec sagesse avec bonne exhortation comme Allah nous l’ordonne dans le Qour’an.
Et le Prophète ^alayhi s–salatou wa s-salam a dit
« إن الله يعطي على الرفق ما لا يعطي على العنف »
(‘inna l-Laha you^ti ^ala r-rifqi ma la you^ti ^ala l-^ounf)
ce qui signifie « Allah accorde pour la chose qui est accomplie avec douceur plus que ce qu’Il accorde pour la chose qui est faite avec rudesse et dureté » Donc essaies d’être souple, de passer le message de la manière la plus souple et sage possible.
Donc également quand la personne va faire le pèlerinage, la ^oumrah, c’est quelque chose qui donne la Barakah dans l’argent, Allah éloigne la pauvreté de la personne lorsqu’elle dépense de l’argent pour le pèlerinage et la ^oumrah, c’est une cause.
L’Imam Ahmad a rapporté dans son Mousnad d’après ibnou Mas^oud que Allah l’agrée, il a dit : Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit
« تابعوا بين الحج و العمرة فإنهما ينفيان الفقر و الذنوب كما ينفي الكير خبث الحديد و الذهب و الفضة »
(Tabi^ou bayna l-hajji wa l^oumrati fa’innahouma yanfiyani l-faqra wa dh-dhounouba kama yanfi
l- kayrou khabatha l-hadidi wa dh-dhahabi wa l-fiddati)
« faites suivre le pèlerinage de la ^oumrah, faites successivement le pèlerinage et la ^oumrah, enchainez le pèlerinage et la ^oumrah, Faites le pèlerinage et la ^oumrah les uns à la suite des autres car quand vous agissez ainsi, vous faites des pèlerinage les uns à la suite des autres des ^oumrah les unes à la suite des autres cela éloigne de vous la pauvreté et les péchés. »
Tout comme le forgeron fait chauffer le fer, les impuretés sortent ou l’orfèvre, celui qui travaille l’or, ou celui qui travaille l’argent quand il le chauffe, les impuretés qui étaient dans le métal s’en vont. De la même manière celui qui fait des pèlerinages et des ^oumrah successifs ça éloigne de lui la pauvreté et les péchés. Donc ca c’est un des mérites du pèlerinage et de la ^oumrah.
Abou Nou^aym a rapporté d’après Abou Hourayrah que Allah l’agrée que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit
« ثلاثة في ضمان الله، رجل خرج إلى مسجد من مساجد الله و رجل خرج غازيا في سبيل الله و رجل خرج حاجّا »
(thalathatoun fi damani l-Lahi, rajouloun kharaja ila masjidin min masajidi l-Lahi, wa rajouloun kharaja ghaziyan fi sabili l-Lahi, wa rajouloun kharaja hajjan)
ce qui signifie «Il y a trois catégories de personne qui sont sous la protection de Dieu, trois catégories de personne que Dieu protège et parmi ces gens là, il y a celui qui sort pour accomplir la prière dans une mosquée et celui qui part pour accomplir le pèlerinage. » Donc celui là aussi il est protégé par Allah.
Il a été rapporté et confirmé dans le sahih d’après ibnou ^Abbas que Allah l’agrée lui et son père, que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit au sujet d’un homme qui était mort en rituel de pèlerinage, il était parti pour faire son pèlerinage, donc il était en ihram, il avait juste les vêtements sur les épaules et les vêtements autour de la taille, il était mort en accomplissant le pèlerinage. C’était sa monture qui l’avait piétinée. Sa monture l’avait piétinée et il est mort. Le Prophète a dit
« اغسلوه بماء و سدر و كفنوه بثوبيه و لا تخمروا رأسه و لا تحنطوه »
(‘irsilouhou bi ma’in wa sidrin wa kaffinouhou bi thawbayhi wa la toukhammirou ra’sahou wa la touhannitouh)
ce qui signifie « lavez le, faites lui le lavage funéraire avec de l’eau et du sidr (c’est une sorte de plante pour parfumer l’eau), enveloppez le dans ses vêtements de pèlerinage et ne lui couvrez pas la tête. » Habituellement quelqu’un qui meurt on lui couvre la tête, mais lui comme il était en rituel de pèlerinage, et pour l’homme, il est interdit de se couvrir la tête pendant qu’il fait son rituel de pèlerinage. Pour la femme ce qui lui est interdit de couvrir c’est son visage ? bien sur elle couvre tout le reste mais c’est son visage qui reste découvert si elle meurt en rituel de pèlerinage, mais si ce n’est pas en rituel de pèlerinage on couvre la totalité. Cet homme là comme il était mort en rituel de pèlerinage, le prophète leur a dit de ne pas lui couvrir la tête et il a dit
« فإنه يبعث يوم القيامة ملبيا»
(fa’innahou youb^athou yawma l-qiyamati moulabbiyan)
ce qui signifie « Il va être ressuscité au jour du jugement en faisant la talbiyyah. En disant
«لبيك اللهم لبيك»
« labbayka l-Lahoumma labbayk » qu’est ce que veut dire cette phrase « labbayka l-Lahoumma labbayk » ? C’est à dire « Nous répondons à ton ordre ô notre Seigneur nous répondons » c’est-à-dire quel ordre ? L’ordre d’accomplir le pèlerinage, quand les gens vont pour faire le pèlerinage, ils disent cette phrase, c’est-à-dire « Ô Allah nous répondons à l’ordre qui nous est parvenu » N’est ce pas que Allah a ordonné à notre maitre ‘Ibrahim ^alayhi s-salam d’appeler les gens au pèlerinage. Il a dit « Mais je suis dans une terre déserte ici, je vais appeler qui ? » Allah lui a révélé à lui ‘Ibrahim d’appeler et que Allah fait que son appel sera relayé. Et n’est ce pas qu’il nous est parvenu l’appel de notre maitre ‘Ibrahim, il nous est parvenu. Allah a révélé le Qour’an à notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et notre maitre Mouhammad a transmit à sa communauté et cela nous a été parvenu jusqu’à nous. Vous voyez comment le message a été relayé, donc il est bien parvenu.
Le pèlerinage nous rappel également le jour de la résurrection, quand tu vois tous ces gens là qui sont détachés du bas monde, vêtus des manières les plus simples, ca nous rappelle le jour du rassemblement, le jour du jugement.
Le pèlerinage nous rappelle le jour de la résurrection, il nous rappelle le jour du jugement, il nous rappelle le jour où les gens sortiront de leurs tombes pour être jugé et il nous rappelle les efforts que nous devons faire pour l’agrément de Allah. Puisque à l’occasion du pèlerinage il y a un entrainement pour l’âme pour faire face aux difficultés du voyage, les difficultés de quitter un endroit pour rejoindre un autre, et la fatigue et le fait de s’attacher à respecter des horaires bien particuliers, des moments bien particuliers. Il faut être dans un endroit à tel moment, des rituels particuliers que Allah a ordonné de faire et que notre Prophète honoré nous a indiqué, que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré. Nous demandons à Allah qu’Il nous accorde l’accomplissement du pèlerinage et de la ^oumrah et qu’Il accepte de nous nos bonnes œuvres, Il est certes celui qui accorde avec bienfaisance.
L’Imam Ahmad, at-Tirmidhiyy et d’autres ont rapportés de ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit
« ما من أيام ، العمل الصالح فيها أحب إلى الله من هذه الأيام»
(ma min ‘ayyamin al^amalou s–salihou fiha ‘ahabbou ila l-Lahi min hadhihi l-‘ayyam)
ce qui signifie « Il n’y a pas des jours durant lesquelles les actes de bien sont le plus agrée par Dieu que ces dix jours là », ces dix jours que nous allons entamer, les dix premiers jours de dhou l-hijjah, Allah agrée que l’on accomplisse des actes de biens durant ces dix jours, donc profitons. Profitons pour accomplir des actes de bien pendant ces dix jours (dès que l’on termine le mois de dhou l-qi^dah on rentre dans le mois de dhou l-hijjah).
Un autre hadith qui a le même sens qui incite à agir en bien pendant les dix premiers jours du mois de dhou l-hijjah. Les bonnes œuvres sont une bonne provision et la meilleure des provisions c’est la piété. Et quand la personne cherche à accomplir le bien, c’est un bon signe pour elle.
Dans la vie, il y a des occasions, comme un commerçant qui dit « j’ai fais aujourd’hui une affaire, j’ai trouvé une occasion excellente, j’ai pu acheter tel produit beaucoup moins cher que d’habitude » Et bien dans ta vie également tu as des occasions, pour faire le bien.
Donc il y a dans notre de vie des occasions et des stations qu’il convient de saisir pour obtenir la grande récompense de la part de Dieu, et parmi ces jours il y a les dix jours de dhou l-hijjah. Et Allah a juré par le Qour’an par ces dix jours là. Si Allah jure sur quelque chose c’est que cette chose a une grande valeur. Et Allah a juré par le Qour’an pour les dix jours de dhou l-hijjah :
{و الفجر و ليال عشر}
(wa l-fajri wa layalin ^achr)
Et c’est une preuve que ces dix jours ont un statut, un degré éminent. Et il convient de profiter pour obtenir des récompenses de la part de Dieu. Il nous est parvenu au sujet du jeûne de ces dix jours et les veillées des nuits pour accomplir des actes d’adoration et de faire beaucoup de dhikr et d’aumône et beaucoup de bienfaisance, à ce sujet beaucoup de hadith et de paroles importantes qui ont été rapportées à ce sujet. Entre autre le hadith de Jabir dans le sahih de Al-Boukhariyy et de Mouslim d’après Abou ^ouwannah et ibnou Hiban
« ما من أيام أفضل عند الله من أيام عشر ذي الحجة»
(ma min ayyamin ‘afdalou ^inda l-Lahi min ayyami ^achri dhi l-hijjah)
qui signifie « il n’y a pas des jours meilleurs sur terre selon le jugement de Allah que les dix jours de dhou l-hijjah ».
Il y a des preuves que le travail que l’on fait durant ces dix jours, ce sont des œuvres qui donnent beaucoup, beaucoup de récompenses. Que la personne profite de ce grand bien.
Dans sourat al Fajr Allah dit :
{ و الفجر و ليال عشر}
(wa l-fajri wa layalin ^achr)
ça veut dire les dix premiers jours de dhou l-hijjah. Toujours dans cette ‘Ayah
{و الفجر و ليال عشر}
(wa l-fajri wa layalin ^achr)
Allah a juré par les dix nuits et par ach-chaf^ et par al-watr. Et l’imam Ahmad à rapporté une parole du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qui explique
« الوتر هو يوم عرفة و الشفع هو يوم النحر»
(‘alwatrou houwa yawmou ^arafah wa ch-chaf^ou houwa yawmou n-nahr)
« les dix premières nuits de dhou l-hijjah, al watr c’est le jour de ^Arafat c’est le 9ème jour de dhou l-hijjah, c’est le jour où les pèlerins vont à ^Arafat (c’est la veille du jour de l ^aid)et ach-chaf^ c’est le jour du sacrifice, c’est le 10ème jour de dhou l-hijjah. »
Les dix premiers jours de dhou l-hijjah sont aussi les dix dernières nuits des quarante durant lesquelles Mouça a reçu la révélation de la part de Allah. Allah dit
{و واعدنا موسى ثلاثين ليلة و أتممناها بعشر فتم ميقات ربه أربعين ليلة و قال موسى لأخيه هارون اخلفني في قومي و أصلح و لا تتبع سبيل المفسدين}
(wa wa^adna mousa thalathina laylatan wa atmamnaha bi^achrin fatamma miqatou rabbihi arba^ina laylatan wa qala mousa li’akhihi harouna khloufni fi qawmi wa ‘aslih wa la tattabi^ sabila l-moufsidin)
dans [sourat al a^raf/142], « qu’il a ordonné à Mouça de se consacrer à l’adoration de Dieu et d’aller au mont At–tour au Sinaï durant trente nuit et Il lui a rajouté dix nuits ». Les dix qui ont été rajoutées sont les dix premières nuits de dhou l-hijjah. Et regardez le mérite de cette période de l’année dans laquelle nous nous trouvons maintenant.
Le jour de ^Arafat est un jour éminent. C’est le meilleur jour de l’année, le jour où les pèlerins vont à ^Arafat, c’est le meilleur jour de l’année. Et le chaytan le jour de ^Arafat est énervé et il est humilié parce que les pèlerins se trouvent à ^Arafat et ils se consacrent à l’adoration de Dieu, c’est un jour éminent, celui qui n’est pas au pèlerinage qu’est ce qu’il peut faire ce jour là ? Il le jeûne le jour de ^Arafat, c’est le jour qui est la veille du jour de l^id. Donc cette année si vous voulez si l’^id c’est le vendredi ca sera le jeudi à jeûner. Si l’^id c’est le jeudi ca serait le mercredi qui est à jeuner. Donc il est interdit de jeuner le jour de l’^id, on ne jeûne pas le jour de l’^id, c’est haram mais c’est le jour d’avant. On le saura quand le mois sera entamé puisque le mois est connu par l’observation du croissant. Dès que le mois est entamé on sait si on est le premier, le deux ou le trois donc on peut connaitre quel est le 9. Là on n’a pas encore entamé le mois donc on ne peut pas savoir mais on sait que la fête c’est soit le vendredi soit le jeudi, donc le 9 ce sera la veille ca sera soit le mercredi ou le jeudi. Donc c’est un jour essayer de le jeûner parce qu’il y a beaucoup de récompenses, il y a beaucoup de bien à le jeûner.
D’après ^A’ichah hadith rapporté par Mouslim que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit
« ما من يوم أكثر من أن يعتق الله فيه عبدا من النار من يوم عرفة »
(ma min yawmin akhthara min ‘an you^tiqa l-Lahou fihi ^abdan mina n-nari min yawmi ^arafah)
ce qui signifie : « Le jour dans lequel Allah affranchie le maximum de gens du feu de l’enfer c’est le jour de ^arafat » affranchie c’est-à-dire Il fait qu’ils ne rentreront pas en enfer. Donc c’est le jour de ^Arafat, le 9 de dhou l-hijjah.
Il convient à la personne de se préserver du haram ce jour là tout comme ils se préservent les autres jours de l’année et multiplier la parole de tawhid « La ilaha il-la l-Lah, Mouhammadoun raçoulou l-Lah» avec sincérité et véracité. Parce que c’est la base même de l’islam. Et Allah a parachever la religion un jour pareil à celui là.
Dans le Mouwatta’ de l’imam Malik que Allah l’agrée, le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit
«أفضل الدعاء دعاء يوم عرفة»
(afdalou d-dou^a’i dou^a’ou yawmi ^arafah)
ce qui signifie « La meilleure des invocations ce sont les invocations que l’on fait le jour de ^Arafat. Donc profitez ce jour là.
Ceux qui sont au pèlerinage et ceux qui ne sont pas au pèlerinage et la suite du hadith, le Prophète a dit
«و خير ما قلت أنا و النبيون من قبلي لا إله إلا الله وحده لا شريك له»
(wa khayrou ma qoultou ana wa n-nabiyyouna min qabli, la ilaha illa l-Lahou wahdahou la charika lah)
ce qui signifie « La meilleure parole que j’ai dite moi ainsi que tous les Prophètes qui m’ont précédés c’est « La ilaha il-la l-Lah wahdahou la charika Lah » Il n’est de Dieu que Dieu, lui seul qui n’a pas d’associé.
Et au sujet de ce jour d’après l’imam Ahmad, d’après ibnou ^Abbas le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit
«إن هذا يوم من ملك فيه سمعه و بصره و لسانه، غفر له»
(‘inna hadha yawmoun man malaka fihi sam^ahou wa basarahou wa lisanahou, ghoufira lahou)
ce qui signifie au sujet du jour de ^Arafat : « Celui qui préserve sa langue ce jour là, celui qui préserve ses yeux et qui préserve ses oreilles de ce qui est interdit, Allah ta^ala lui pardonne ». Que chacun d’entre nous veille à ne pas rater ces occasions là. La vie est composée d’année et les années sont composées de mois, les mois sont composés de semaines et les semaines sont composées de jours, les jours sont composés d’heures, les heures sont composées de minutes et de secondes. Chaque instant est compté alors profitons maintenant pour faire des choses qui vont nous être utile au jour du jugement avant de le regretter, parce que le temps va passer de toute manière et on ne sait pas chacun quel est son échéance. On voit bien autour de nous on a entendu « untel est mort » Certains sont exhorté quand ils entendent que quelqu’un est mort d’autre ils disent c’est comme si « rubrique de chien écrasé dans un journal » il tourne la page et il passe. Non ! Il s’agit d’avoir présent à l’esprit que l’on va tous à notre terme. Et l’intelligent c’est celui qui œuvre pour ce qui vient après la mort, parce qu’aujourd’hui on œuvre et on ne voit pas le résultat mais demain ce seront les comptes et on ne pourra pas rattraper ce qu’on aura manqué maintenant. A nous d’apprendre, la science c’est la meilleure des choses qui peut t’accompagner pour améliorer ton état. Si tu n’as pas appris tu ne vas pas faire la distinction, tu ne pourras pas distinguer entre ce qui est bon et ce qui n’est pas bon. Celui qui n’a pas appris, il va juger généralement selon l’apparence comme l’exemple qu’on a pris au début. Il va dire « ah celui là il a un bon comportement » il va dire « il est bien alors » parce qu’il ne va pas connaitre quelle est la valeur des choses alors que ce qui est important c’est quel est ton attachement à la religion ? Quelle est ta croyance ? Est ce que ta croyance est correcte ? Est ce que ta croyance n’est pas correcte ? Est ce que tu t’es préservé contre les choses qui font sortir de l’islam ? Il y a des gens qui ne savent même pas qu’il y a des paroles qui font sortir de l’islam, qu’il y a des actes qui font sortir de l’islam, qu’il y a des croyances qui font sortir de l’islam. Il se croit musulman, il se croit que « ça va je n’ai rien à craindre pour moi » alors que lui il se peut qu’il est sorti de l’islam et qu’il ne sait pas. Donc il faut apprendre les choses qui font sortir de l’islam pour se préserver. Et s’il est sortit de l’islam il doit revenir à l’islam en prononçant les deux témoignages en disant «la ‘ilaha illa l-Lah Mouhammadoun racoulou l-Lah ».
Entre autre au sujet de la croyance, il s’agit d’avoir la croyance que Dieu n’a pas de ressemblance avec ses créatures, qu’Il n’est pas un corps qui a des membres (un pied, une main, des yeux, des oreilles) celui qui a cette croyance il n’est pas musulman celui là, il n’a pas la croyance du Prophète Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.
Egalement la personne doit savoir que elle ne doit pas rendre licite ce qui est interdite et elle ne doit pas rendre interdite les choses qui sont licites. La personne ne met pas de jugement de valeur de sa tête elle dit « oui ça j’aime, ça je n’aime pas, ça c’est bien, ça ce n’est pas bien » sans se référer à la religion. Donc quand on dit que tel comportement est bien ou tel comportement est mauvais ou tel acte est bon ou tel acte est mauvais on ne dit pas des choses qui reviennent à contredire la parole de Dieu, la parole du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Il s’agit d’apprendre quel est le jugement dans la religion et on s’aligne par rapport à ce qui est dans la religion, notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit
«لا يؤمن أحدكم حتى يكون هواه تبعا لما جئت به»
(la you’minou ahadoukoum hatta yakouna hawahou tab^an lima ji’tou bihi)
ce qui signifie « L’un de vous n’atteindra un degré de foi complète que s’il fait en sorte que les passions de son âme devienne soumise à la loi de l’islam »
La personne ne va pas inverser, elle dit « ce que moi j’apprécie alors c’est bien dans l’islam /ce que moi je n’apprécie pas alors ce n’est pas bien dans l’islam » Non, elle doit apprendre ce qui est bon, ce qui est mauvais et elle fait en sorte que son avis, son opinion devienne aligné, soumise et conforme à ce qui est parvenu dans la loi de l’islam. Et si toi tu n’as pas appris, tu apprends.
Le prophète ^alayhi s-salatou wa s-salam a dit
«من يرد الله به خيرا يفقهه في الدين، إنماالعلم بالتعلم و الفقه بالتفقه»
(man youridi l-Lahou bihi khayran youfaqqihou fi d-din, innama l-^ilmou bi t-ta^alloumi, wa
l-fiqhou bi t-tafaqqouh)
ce qui signifie « Celui pour qui Allah a voulu le bien Il fait qu’il apprenne la science de la religion » Et la science est par apprentissage, et c’est en apprenant que tu t’améliores et l’apprentissage a lieu par transmission orale. Ce n’est pas en lisant dans les livres ou en regardant dans des chaines de télé, par internet et on apprend. Non ! Mais c’est par transmission orale, c’est ainsi que le Prophète nous a conseillé d’apprendre. Donc chacun d’entre nous veille et on ne va pas apprendre chez n’importe qui. Si quelqu’un nous enseigne que Allah a un pied qu’l met en enfer et que l’enfer va se remplir à cause de son pied, qu’est ce qu’il raconte ? Il regarde trop les dessins animés apparemment, ce n’est pas cela la croyance des musulmans.
Allah n’est pas un corps qui a un pied qu’Il met en enfer. Celui qui a une quantité, qui a une limite il a besoin de qui lui a donné cette quantité et cette limite. Et chacun d’entre voit qu’il est un corps, est ce que c’est nous qui avons fixé cette limite. Pourquoi je m’arrête ici et pas ici et plus encore petit. Ce n’est pas mes parents qui m’ont donné cette quantité, ce n’est pas moi qui me suis donné cette quantité. Chacun d’entre nous a une quantité et il a besoin de qui lui a donné cette quantité. Celui qui a une quantité, une limite et un volume, il a besoin de qui lui a donné cette quantité et ce volume. Et celui qui change d’un état à un autre il a besoin de qui le fait changer. Allah Lui est exempt de la quantité, Il exempt du changement. Nous on récite sourat al ikhlas, on dit
{قل هو الله أحد الله الصمد لم يلد و لم يولد و لم يكن له كفوا أحد}
« Qoul houwa-l-Lahou ‘ahad, Allahou s–samad, lam yalid wa lam youlad, wa lam yakoun lahou koufouwan ahad » qu’est ce que ca veut dire «wa lam yakoun lahou koufouwan ahad » Il n’a pas d’équivalent, cela ne veut pas dire qu’Il a une main plus grande ou une main plus petite, non ! Il n’a pas du tout de membre, Il n’a pas d’organe. C’est vrai que dans le Qour’an il peut y avoir des mots qui peuvent avoir plusieurs sens dans la langue arabe. Quel sens retenir et quel sens ne pas retenir ? On ne retient pas des sens qui en reviennent à contredire le Qour’an, Allah a dit qu’Il n’a pas d’équivalent. Comment tu vas dire qu’il a main ? Tu ne dis pas qu’il a une main, parce que le mot main en français c’est quelque chose qui veut dire un membre, un organe.
Alors qu’il peut avoir en arabe des mots qui peuvent avoir plusieurs sens. Entre autre que si tu les traduis ils peuvent avoir comme sens la main, mais ils peuvent avoir d’autres sens. Pourquoi tu traduis le sens qui n’est pas bon ? Traduis l’autre sens qui lui est bon, si tu veux traduire. Vous voyez les gens comment ils se sont trompés ? Parce qu’ils ont mal compris les ‘Ayah du Qour’an et c’est ce qui les a entrainé à contredire le Qour’an sans qu’ils ne s’en rendent compte. C’est pour cela que celui pour qui Allah veut le bien, Il fait qu’il apprenne correctement Allah a dit dans le Qour’an
{ليس كمثله شيء}
(Layca kamithlihi chay’) qui signifie en français, « Rien est tel que Lui » Absolument rien, donc Il n’est pas un corps, Il n’est pas une quantité, Il ne change pas, Il existe, pas comme tout ce qui existe. Les choses qui existent aujourd’hui autour de nous, sont dans un endroit, occupe un volume, un corps, Allah Lui n’est pas un corps, Il n’occupe pas d’endroits, Il existe avant l’existence des endroits.
Avant l’existence des endroits, il n’y avait pas d’endroit et Lui il existe, Il existe sans endroit sans endroit. Et après la création des endroits, Il ne change pas, parce que celui qui change a besoin de qui le fait changer et à plus forte raison il a besoin de qui lui donne le début, donc Allah existe sans endroit. Et ceci ne revient pas à nier l’existence de Dieu, ce n’est pas vrai cela, ça c’est l’imagination qui n’arrive pas à atteindre cela mais notre croyance n’est pas basée sur l’imagination, notre croyance est basée sur ce que les Prophètes nous a transmis et notre raison confirme ce que le Prophète nous a transmis. Que Dieu fait que nous restions sur la croyance de notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et que nous mourrions sur la croyance de notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Et qu’Il nous rassemble sous la bannière de notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et que Dieu protège la communauté de notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam de tous les égarés qui essaient de porter atteinte à la croyance de notre Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Et que Dieu préserve sa communauté des épreuves qui sont entrain de la toucher de toute part et on est dans la période au sujet de laquelle le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit
«تتداعا عليكم الأمم كما تتداعا الأكلة على قصعة الطعام»
(tatada^a ^alaykoumou l-‘oumamou kama tatada^a l-‘akalatou ^ala qas^ati t–ta^am)
ce qui signifie « Les gens vont vous attaquer de toute part, toute les communautés vont s’allier contre vous, ils vont vous attaquer comme un plat au milieu de gens » chacun il mange de son côté.
L’excellence du comportement et le long silence
La louange est à Allah le seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang notre maître Mouhammad et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Nous demandons à Allah de nous préserver de l’état des gens de l’enfer, nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.
Notre Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit
« خصلتان ما إن تجمّل الخلائق بمثلهما، حسن الخلق و طول الصّمت »
(Khislatani ma ‘in tajammala l-khala‘iqou bimithlihima, housnou l-khoulouqi wa toulou ssamti)
ce qui signifie : « il y a deux caractéristiques qui sont des qualités lorsque les gens les ont ». Quelles sont ces deux caractéristiques ? Il y a housnou l-khoulouq, l’excellence de comportement et le long silence, toulou s–samt.
Ce hadith a été rapporté par ^Abdou l-Lah Ibnou Mouhammad Abou Bakr Ibnou Abi D-Dounia Al-Qourachiyy dans son livre As–samt. Le sens de ce hadith honoré c’est que ces deux caractéristiques, ces deux caractères comportent un grand bien pour les gens. Il s’agit de l’excellence de comportement et le long silence.
Le premier caractère auquel le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a incité c’est l’excellence de comportement. L’excellence de comportement c’est le titre donné à trois choses. L’excellence de comportement ce sont trois choses qui sont les bases et les piliers de ce point de caractère. L’excellence de comportement il s’agit de trois choses : La première de ces trois choses est de cesser de nuire aux gens. La première des trois choses est d’arrêter de faire du mal aux autres, cesser de nuire aux gens. La deuxième c’est supporter la nuisance d’autrui. Quand les gens te font du mal tu supportes, tu patientes et la troisième c’est de faire du bien pour celui qui est reconnaissant tout comme celui qui n’est pas reconnaissant. On fait le bien pour l’agrément de Dieu. On ne fait pas le bien pour plaire aux autres. Donc quand quelqu’un il fait le bien pour gagner des récompenses de la part de Dieu même si les gens ne sont pas reconnaissants, peu lui importe, ça ne le dérange pas, il ne va pas changer d’attitude parce que les gens ne sont pas reconnaissants. Même si les gens lui font du mal, lui il continue à faire le bien. Il fait le bien à celui qui est reconnaissant tout comme avec celui qui n’est pas reconnaissant. Ce sont là les trois choses qui sont les piliers de l’excellence de comportement.
Celui qui obtient l’excellence de comportement, celui qui réussi à avoir l’excellence de comportement, il aura obtenu un haut degré. Son degré est élevé selon le jugement de Dieu. Selon le jugement de Dieu, son degré est élevé. Pourquoi donc ? Parce que s’il a obtenu ce degré d’excellence de comportement, c’est qu’il a combattu fortement les passions de son âme. Pour obtenir ce degré d’excellence de comportement, il a combattu fortement les passions de son âme. Il se peut que grâce à l’excellence de comportement, il atteigne le degré de celui qui se lève la nuit fréquemment, régulièrement pour faire des actes d’adoration, des prières surérogatoires qu’on appelle al Qa‘im et le degré de celui qui jeûne souvent des jeûnes surérogatoires. Car celui qui se lève régulièrement la nuit pour faire des prières surérogatoires et qui fait des jeûnes surérogatoires, celui là il a un haut degré. Grâce à l’excellence de comportement il se peut qu’il atteigne le degré de celui qui se lève tout le temps la nuit pour faire des prières surérogatoires et qui jeûne le jour pour faire des jeûnes surérogatoires.
Le Messager éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit
« إن المؤمن ليدرك بحس خلقه درجة القائم الصائم »
(‘Inna l-mou’mina layoudrikou bi housni khoulouqihi darajata l-qa‘imi ssa‘imi)
ce qui signifie : « Il arrive que le croyant atteigne par son excellence de comportement le degré de celui qui fait toujours des jeûnes surérogatoires et qui se lève régulièrement la nuit pour faire des prières surérogatoires » Hadith rapporté par Abou Dawoud.
Le Prophète ^alayhi s–salatou wa s-salam a dit
« أكمل المؤمنين إيمانا أحسَنهم خلقا وخياركم خياركم لنسائهم خلقا »
(‘akmalou l-mou’minina ‘imanan ‘ahsanouhoum khoulouqan, wa khiyaroukoum khiyaroukoum linisa‘ihim khoulouqan)
ce qui signifie « Ceux d’entre vous qui ont un degré de foi le plus complet ce sont ceux qui ont les meilleurs comportements et les meilleurs d’entre vous sont ceux qui ont le meilleur comportement envers leurs épouses » [Rapporté par At-Tirmidhiyy].
Et le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit
« ما من شيء أثقل في ميزان المؤمن يوم القيامة من حسن الخلق، و إن الله يبغض الفاحش الَبَذيّ »
(Ma min chay’in ‘athqal fi mizani l-mou’mini yawma l-qiyamati min housni l-khoulouqi, wa ‘inna
l-Laha youbghidou l-fahicha l-badhiyy)
ce qui signifie : « Il n’y a pas quelque chose qui pèse plus lourd au jour du jugement dans la balance du croyant que l’excellent comportement ». C’est-à-dire que l’excellent comportement est quelque chose qui pèse lourd dans la balance du croyant au jour du jugement.
« و إن الله يبغض الفاحش الَبَذيّ »
(wa ‘inna l-Laha youbghidou l-fahicha l-badhiyy)
« Et certes Allah n’agrée pas celui qui est vulgaire dans ces propos », celui qui dit des paroles vulgaires, celui qui utilise des mots qui sont laids, qui sont mauvais, des paroles laides et vulgaires ce genre de personne Allah ne les agrée pas.
Celui qui a l’excellence de comportement il oblige son âme à faire le bien avec les gens. Il oblige son âme à agir en bien avec les gens. C’est-à-dire qu’il oblige son âme à dire et à agir en bien. Il se force à dire du bien et à agir en bien. Et il ne nuit pas aux gens, il supporte leurs nuisances. Il ne leur nuit pas et il supporte leurs nuisances.
Agir en bien, faire le bien avec les gens, c’est que tu prodigues le bien autour de toi sans requérir en contrepartie que les gens agissent en bien avec toi. Quand tu vas faire le bien tu ne cherches pas que ce soit en contrepartie d’un bien que les gens vont faire avec toi par la suite. Au contraire tu dois contraindre ton âme, tu dois l’astreindre à agir en bien envers les gens, qu’ils agissent en bien avec toi ou pas. C’est-à-dire tu ne requiers pas comme condition pour agir en bien que les gens agissent en bien. Même si eux n’agissent pas en bien avec toi, tu ne cherches pas la contrepartie. Toi lorsque tu fais le bien tu le fais pour l’agrément de Dieu. Donc il s’agit de contraindre son âme, de forcer son âme, de forcer son nafs à agir en bien même avec celui qui n’agit pas en bien avec toi. Même avec celui qui risque d’agir en mal avec toi. L’âme ici n’apprécie pas, parce que l’âme elle veut toujours être dans une bonne condition. Elle veut avoir la supériorité. Et ici c’est ça l’excellence de comportement, c’est que tu forces ton âme à faire le bien sans attendre de contrepartie même avec celui qui peut agir en mal avec toi.
L’excellence de comportement c’est un des caractères des prophètes que Dieu les honore et les élève davantage en degré. Tous les prophètes que Dieu les honore et les élève davantage en degré agissaient en bien avec ceux qui répondaient à leur appel à l’Islam et avec ceux qui ne répondaient pas à leur appel à l’Islam. Ainsi ils aimaient le bien que Allah aime pour les gens. Dans l’appel à l’Islam ils faisaient preuve de patience et ils supportaient la nuisance de la part de ceux qui ne répondaient pas à leur appel. Au contraire, même avec ceux qui leurs nuisaient, ils faisaient preuve de patience. Les prophètes appelaient leur peuple à l’adoration de Allah tabaraka wa ta^ala.
Et leur peuple répondait avec la nuisance et les insultes. Donc leur peuple répondait avec la nuisance et les insultes sauf ceux pour qui Allah a voulu le bien pour eux. Sauf ceux à qui Allah a fait miséricorde puisqu’ils ont répondu à l’appel de ces prophètes et ils sont entrés en Islam.
Le croyant qui veut donc être élevé en degré, qui veut s’élever en degré selon le jugement de Dieu, il doit améliorer son comportement. Il doit faire en sorte que son comportement soit un comportement d’excellence c’est-à-dire il patiente face à la nuisance des gens tout en agissant en bien avec eux. C’est-à-dire que dans sa conduite il est comme un arbre fruitier. L’arbre fruitier quand il est frappé avec un bâton, ses fruits tombent, et quand on cueille le fruit sans frapper ses branches, ses fruits on les obtient aussi. Il convient que le croyant soit comme un arbre fruitier, il donne ses fruits qu’on le secoue ou qu’on ne le secoue pas. Il donne toujours des fruits. C’est comme ça qu’il convient qu’il soit.
Un poète a dit :
بنيّ كن بين البشر كالنخل محمود الأثر
إذا رموه بحجر ردّ عليهم بثمر
(Bounayy, koun bayna l-bachari kannakhli, mahmouda l-‘athar ; Idha ramawhou bihajarin radda ^alayhim bithamar)
« Mon fils, sois parmi les humains, comme les palmiers, ces arbres dont on fait l’éloge : quand on lui lance des pierres [le palmier] il répond avec des fruits. »
Quand tu lances des pierres au palmier, il te fait tomber des dattes. Donc c’est ainsi qu’il convient que tu sois, c’est-à-dire tu agis avec excellence de comportement.
Et notre Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam est un excellent exemple, un excellent modèle pour nous. Allah a fait son éloge dans le Qour’an par Sa parole
{ وإنك لعلى خلق عظيم }
(Wa ‘innaka la^ala khoulouqin ^adhim)
qui signifie : « Tu as certes un excellent comportement, un comportement éminent »
Ainsi parmi les caractéristiques du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qui sont des traits de son comportement avec son peuple c’est qu’il pardonnait à celui qui était injuste avec lui. Premier trait de caractère, avec son peuple il pardonnait à celui qui était injuste avec lui et il donnait à celui qui le privait. Donc si quelqu’un ne lui donnait pas, lui il lui donne. Et il entretenait les liens avec celui qui les rompait avec lui. Si quelqu’un rompait les liens, lui il ne les rompait pas, il les entretenait. Et il agissait en bien avec celui qui agissait en mal avec lui.
Le deuxième caractère que le Prophète a mentionné dans le hadith, deux caractéristiques qui sont des qualités si les gens s’en embellissent ce sont l’excellence de comportement et le long silence.
La deuxième caractéristique que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a fortement recommandé dans le hadith honoré c’est le long silence, c’est-à-dire de ne pas trop parler sauf pour dire du bien.
Le long silence, quand on dit être longtemps silencieux c’est-à-dire silencieux et s’abstenir de dire autre que l’évocation de Dieu, autre que les autres bonnes récompenses. Parce que les évocations de Dieu et les autres récompenses c’est bien, les autres paroles qui ramènent des récompenses c’est bien de les dire. Là on parle du long silence pour autre que cela. Le long silence, c’est un caractère qui est recommandé, que Dieu agrée. La personne qui est sensée, la personne qui est raisonnable devrait être le plus longtemps possible silencieuse, et de ne parler que pour dire du bien.
Donc la personne sensée devrait être le plus longtemps possible silencieuse et ne parler que pour dire du bien.
Il convient à la personne d’être silencieuse sauf pour du bien, pour ce qui lui est utile pour sa subsistance ou pour ce qui lui est utile pour son au-delà comme les évocations de Allah, comme la récitation du Qour’an, comme les autres bonnes actions.
La personne aura ainsi des comptes à rendre sur ce qu’elle dit. Elle ne dit pas des paroles qui sont une médisance, elle parle de quelqu’un dans son absence, elle dit « non ce n’est pas bien ce qu’il fait » dans le sens que c’est un défaut qu’il a en lui et qu’il n’aime pas qu’on le dévoile. Il ne fait pas la médisance, il ne va pas dire une parole qui va blesser le musulman, comme certaines femmes après des années de vie avec leur mari, il a fait quelque chose et elle lui dit « je n’ai jamais rien vu de bien de ta part ». Ça c’est haram, il se peut que cette fois ci il a fait une erreur, mais ne dit pas jamais. Si elle lui dit jamais ça lui blesse le cœur. Même si lui dit à sa femme quelque chose qui lui blesse c’est interdit pour lui mais ça c’est quelque chose qui arrive souvent de la part des femmes, le Prophète a dit que beaucoup de femmes maudissent beaucoup et renient le bienfait du mari. La personne est au courant maintenant, il s’agit de gérer, parfois c’est sur un coup de colère ou quand elle est prise par la discussion et elle lâche la bombe. Il ne faut pas lâcher la bombe, il faut se contenir, c’est pour ça il vaut mieux se taire. Il vaut mieux se taire, si tu sais que tu es en colère alors tais-toi. Imagines que tu vas brûler si tu parles, imagine que tu vas recevoir un coup sur la tête si tu parles. Est-ce que tu vas parler ou est ce que tu vas t’abstenir ? Donc quand tu es en colère la solution est que tu te taises. Tu dis quand je ne serais plus en colère je gérerai la situation, là je ne suis pas en état de la gérer. Maintenant c’est comme si la pile est à plat, elle est vide. Je recharge la batterie et après on verra.
En effet le Prophète élu salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
« إن بكلّ تسبيحة صدقة و بكل تكبيرة صدقة و كلّ تحميدة صدقة وكلّ تهليلة صدقة و أمر بالمعروف صدقة ونهي عن منكر صدقة »
(‘Inna bikoulli tasbihatin sadaqah wa bikoulli takbiratin sadaqah wa koulli tahmidatin sadaqah wa koulli tahlilatin sadaqah wa ‘amrin bil-ma^rouf sadaqah wa nahyin ^an mounkarin sadaqah)
Ce qui signifie : « pour chaque parole « soubhana l-Lah », tu as une bonne action, comme si tu faisais une aumône. Pour chaque parole « Allahou ‘Akbar » c’est comme si tu faisais une aumône, pour chaque parole « al hamdouli l-Lah » c’est comme si tu faisais une aumône, pour chaque parole « La ‘ilaha ‘illa l-Lah » c’est comme si tu donnais une aumône. Chaque fois que tu ordonnes le bien c’est comme si tu donnais une aumône, et chaque fois que tu interdis le mal c’est comme si tu faisais une aumône ». C’est-à-dire ce sont là des occasions pour parler mais ici c’est parler en bien. Quand on a vu tout à l’heure qu’il vaut mieux ne pas parler c’est-à-dire quand il y a des choses inutiles. Quand il s’agit de gagner des récompenses, on parle. C’est pour cela que quand tu vois quelqu’un qui ne fait pas la prière, tu lui dis de faire la prière. Si quelqu’un n’assiste pas à une assemblée de science de religion, tu lui dis « assiste à l’assemblée de science de la religion », si tu as vu quelqu’un qui a commis un péché, tu lui dis « arrête de commettre ce péché ».
Il est rapporté également du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qu’il a dit
« لا تكثروا الكلام بغير ذكر الله فإن كثرة الكلام بغير ذكر الله قسوة القلب «
(La toukthirou l-kalam bighayri dhikri l-Lah fa’inna kathrata l-kalam bighayri dhikri l-Lah qaswatoun lil-qalb)
ce qui signifie : « Ne parlez pas beaucoup pour dire autre que l’évocation de Allah parce que trop parler avec autre que l’évocation de Allah entraine la dureté du cœur », la personne son cœur devient dur. Qu’est ce que ça veut dire son cœur devient dur ? Même si elle entend des paroles d’exhortations, de rappels, ça ne lui attire pas l’attention, ça n’a pas d’effet sur elle parce que son cœur il est dur. Pourquoi ? Parce qu’elle bavarde, elle parle, elle parle… C’est pour cela ce n’est pas quelque chose de bien de trop parler. Dès qu’ils sont jeunes, dès qu’ils sont enfants c’est bien de les habituer à ne pas trop parler. C’est une bonne caractéristique que de garder longtemps le silence.
Allah a fait grâce à ses esclaves de nombreux bienfaits. Des bienfaits innombrables, et parmi ces bienfaits que Allah nous a accordés, il y a la langue. La langue c’est un bienfait que Allah nous a accordé. Regardez ceux qui n’ont pas de langue, ceux qui sont muets, c’est une grande épreuve. Al- Hamdouli l-Lah Allah a fait grâce à l’esclave de nombreux bienfaits dont seul Lui sait le nombre. Et parmi ces nombreux bienfaits il y a la langue.
Allah a fait que cette langue soit un organe que Allah a accordé à l’être humain pour régler ses affaires et ses besoins du bas monde et ses besoins de la religion. Pour qu’il puisse régler ses affaires et arriver à ses objectifs du bas monde et de la religion.
Et Allah nous a accordé cette langue importante pour pouvoir régler nos affaires et parvenir à nos fins concernant les sujets de la religion et concernant les sujet de l’au-delà, c’est-à-dire pour qu’on puisse l’utiliser dans ce qui est profitable et pas pour ce qui est préjudiciable. Nous ne devons pas utiliser la langue pour des choses qui vont nous nuire dans l’au-delà. Celui qui utilise cette langue dans ce qui lui est utile et pas dans ce qui lui est préjudiciable alors il n’y a pas de danger pour lui.
S’il utilise sa langue pour le bien, il ne va pas être châtié dans l’au-delà pour l’utilisation de sa langue. Quant à celui qui utilise sa langue pour le mal, celui là il n’aura pas remercié Dieu, il aura désobéi à Dieu, il mérite d’être châtié.
Et notre Messager éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré a dit
« من كان يؤمن بالله و اليوم الآخر فليقل خيرا أو ليصمت »
(Man kana you’minou bi l-Lahi wa l-yawmi l-‘akhir, falyaqoul khayran ‘aw li yasmout)
ce qui signifie en français : « Celui qui croit en Dieu et au jour dernier qu’il dise du bien ou alors qu’il se taise ». C’est-à-dire avant de parler, évalue ce que tu vas dire. Est-ce que ce que tu vas dire est quelque chose de bien ou pas ? Est-ce que c’est quelque chose qui va amener un bien ou pas ? Est-ce que tu vas ordonner le bien, interdire le mal ou est ce que ce sont des paroles inutiles ? Ou pire encore, est ce que ce sont des paroles interdites qui vont nuire à quelqu’un ? Tu réfléchis. Avant de parler tu ne t’empresses pas de parler. Réfléchis d’abord si c’est utile tu le dis sinon tu te tais, c’est mieux. Il vaut mieux te taire.
Celui qui ne s’habitue pas à être silencieux, il va s’habituer à trop parler, il peut être entrainé à des situations périlleuses, dangereuses qui vont le faire glisser jusqu’à aller en enfer.
Il a été authentifié du compagnon honorable ^Abdou l-Lah ibnou Mas^oud que Allah l’agrée, qui s’était adressé à sa langue un jour et il a dit :
يا لسان قل خيرا تغنم واسكت عن شرّ تسلم من قبل أن تندم
(Ya lisan, qoul khayran taghnam wa skout ^an charrin taslam min qabli ‘an tandam)
« Ô ma langue, dis du bien, tu gagneras et abstiens toi de dire du mal, tu seras sauvé avant de le regretter car j’ai entendu le Messager de Dieu salla l-Lahou ^alayhi wa sallam dire
« أكثر خطايا ابن ءادم من لسانه »
(‘akhtharou khataya bni ‘adam min lisanihi )
Ce qui signifie en français : « la plupart des péchés de l’être humain provienne de sa langue ». [Rapporté par At–Tabaraniyy]
Et parmi les erreurs qui peuvent être commise par la langue, il y a la mécréance et les grands péchés. Si la personne utilise sa langue dans quelque chose qui fait mériter le châtiment de Dieu à cause de paroles interdites sans faire attention, il se peut que cette personne dans l’au-delà, à cause de ces paroles interdites arrive jusqu’au fond de l’enfer fond de l’enfer. Si la personne dit des paroles que Dieu a interdites sans faire attention, il se peut que dans l’au-delà il arrive au fond de l’enfer à cause de paroles qui seraient de la mécréance. Parce que la mécréance est le plus grave des péchés selon le jugement de Dieu. Il se peut que quelqu’un croit qu’il est musulman parce qu’il est né au pays, ou il dit « toute ma famille sont musulmans » ou il dit « mon père c’est un imam » Même si ton père était un imam, n’est ce pas que notre Maitre Nouh il avait quatre fils, trois étaient musulmans et le quatrième est mort mécréant. Son père était un Prophète et il est mort mécréant. Donc ce n’est pas parce que ton père ou ton voisin ou ton fils ou tu habites à la Mecque… Tu dois faire attention à ce que tu dis. Il y a des paroles qui font sortir de l’Islam. Celui qui rend interdit quelque chose de licite, celui qui rend licite quelque chose d’interdit, celui qui dit « ça ne fait rien, chacun est libre de croire ce qu’il veut », « il est libre de dire ce qu’il veut », s’il est libre, si on lui insultait sa mère ou sa sœur, alors regarde comment il réagit. Mais quand on insulte le Prophète ou insulte Dieu, tu dis c’est libre. Non ce n’est pas libre.
Donc il y a des paroles qui font sortir de l’Islam, que la personne fasse attention pour ne pas se retrouver dans l’au-delà au fond de l’enfer. Et qu’elle rappelle cela aux gens au titre d’ordonner le bien et d’interdire le mal. Ordonner le bien et interdire le mal c’est un grand devoir pour les musulmans. Beaucoup de gens l’ont délaissé de nos jours, certains disent : « moi je suis tranquille je fais mes cinq prières, je jeûne le mois de Ramadan, je ne fais pas de mal aux gens, ca va ! » Oui mais parmi les devoirs il y a ordonné le bien et interdire le mal. Que tu ailles vers les gens que tu leur rappelle les attributs de Dieu, les attributs des Prophètes. Tu leur enseignes qu’il y a des paroles qui font sortir de l’islam ? Chacun il enseigne, il enseigne, il enseigne…multiplier les assemblées de science de la religion, parce que chaytan n’aime pas les assemblées de science de la religion, il essaie de faire tout son possible pour arrêter les assemblées. Il déteste notre Prophète et il délaisse les assemblées de science. Donc il faut multiplier, il faut diffuser la science.
Et comme a dit notre Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam à notre maitre ^Aliyy ce qui signifie : « Que tu sois la cause de la bonne guidée d’une seule personne cela vaut mieux pour toi que les biens les plus précieux de ce bas monde ». Même une seule personne. Tu vas avec une personne dans un trajet, transport en commun, tu lui dis « moi je te veux le bien je te dis quelques paroles » et tu lui fais un petit rappel. C’est facile, ce n’est pas difficile. Pourquoi il y a des gens pour dire du mal ils n’ont pas froid aux yeux ? Et toi tu as la clé du paradis, tu as la science, tu as la bonne croyance et tu vas éprouver de la pudeur qui n’est pas adapté ici.
Il y a une pudeur qui est louable et une pudeur qui n’est pas louable. Pour ordonner le bien et interdire le mal il ne s’agit pas d’avoir honte, celui qui a honte c’est celui qui commet un péché. Pas celui qui est sur la vérité.
Et le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qu’il a dit :
« إن العبد ليتكلّم بالكلمة لايرى بها بأسا يهوي بها في النار سبعين خريفا »
(Inna l-^abda layatakallamou bilkalimati, la yara biha ba’sa, yahwi biha fi n-nari sab^ina kharifa)
ce qui signifie : « Certes il arrive à l’esclave de dire une parole dans laquelle il ne voit pas de mal mais à cause de laquelle il chutera en enfer d’une distance de soixante dix automnes. ». Il dit une parole, dans cette parole il pense qu’il n’y a pas de mal mais à cause de cette parole il va chuter en enfer, il va arriver à un endroit qui est réservé aux mécréants. C’est-à-dire que même le musulman entre en enfer, il n’arrive pas au fond de l’enfer. Donc c’est pour cela que c’est important. Il s’agit de se préserver. L’Islam est très précieux. C’est facile d’entrer en Islam, c’est une parole, une phrase mais aussi c’est facile d’en sortir. Donc il faut faire attention de ne pas sortir de l’islam. Ce n’est pas parce que quelqu’un est musulman depuis vingt générations qu’il se dit « moi je suis préservé ». Le commun des musulmans n’est pas préservé. Les Prophètes sont préservés, les saints, Allah les protège. Mais le commun des musulmans ne sont pas préservés de la mécréance.
Celui qui lâche les brides à sa langue, pour dire ce qui fait mériter le châtiment de Dieu, il se peut qu’il glisse à cause d’une seule plaisanterie, une seule blague dans laquelle il y a de la mécréance, sans y voir un quelconque mal mais il mérite à cause de cela la descente jusqu’au fond de l’enfer au jour du jugement. Et combien sont nombreux les gens qui sont ainsi. Il faut faire attention pour ne pas dire de paroles qui font sortir de l’islam. Il faut faire attention pour ne pas dire des mots qui font sortir de l’islam. Certains ils plaisantent, soit disant pour faire rire les gens. Ils racontent une des paroles qui sont contraire à la religion. Et d’autres ils apprécient, ils se mettent à rire, et après ils disent « elle me plait celle là je vais la répéter celle là ».
Et parmi les choses contre lesquelles il faut se préserver et préserver sa langue et qui se produisent souvent de la part des gens c’est la médisance. Qu’est ce que la médisance ? C’est citer ton frère en Islam, ou ta sœur, par quelque chose qui est en lui, ou en elle, qu’il ou elle déteste et en son absence. Quatre choses : que tu cites ton frère ou ta sœur en Islam, par quelque chose qui est en lui, ou en elle, qu’il ou elle déteste et en son absence, ça c’est interdit. Tu dis par exemple, « untel ses enfants ne sont pas polis », ou bien « unetelle elle ne sait pas s’habiller », même si c’est vrai, ou « untel il a tel métier » pour le blâmer, c’est quelque chose qu’il déteste, on ne parle pas de quelque chose que tu cites en bien ce n’est pas interdit mais si tu le cites en mal.
Le Prophète ^alayhi s–salatou wa sallam nous a donné une règle qui est très facile à retenir :
« لا يؤمن أحدكم حتى يحبّ لأخيه ما يحب لنفسه «
(La you’minou ‘ahadoukoum hatta youhibba li-‘akhihi ma youhibou linafsihi)
« L’un de vous n’atteindra un degré de foi complète que s’il aime pour son frère ce qu’il aime pour lui-même ». Quand tu vas parler sur quelqu’un, met toi à sa place, dis toi « si c’était moi, est ce que j’aimerai qu’on parle de moi comme ça ? » Comme ça ça va t’aider à te surveiller. Donc mets-toi à la place de l’autre. Ça c’est un hadith qui signifie en français « l’un de vous n’atteindra un degré de foi complète que s’il aime pour son frère ce qu’il aime pour lui-même ». Ce que tu aimes pour toi, alors aime le pour ton frère.
Les plus graves des paroles sont les paroles de mécréance.
Qu’il est beau de conclure nos propos par un hadith du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam
« من صمت نجا «
(Man samata naja)
Qui signifie : « Celui qui se tait il est sauvé »
Et la parole du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam
« أكثر خطايا ابن ءادم من لسانه »
(‘akhtharou khataya bni ‘adam min lisanihi)
Qui signifie : « La plupart des péchés du fils de ‘Adam proviennent de sa langue ».
Un grand savant a dit : « Celui qui veut être sauvé qu’il diminue ses propos, qu’il ne parle pas beaucoup. Quand à celui qui parle beaucoup nécessairement il va tomber, soit dans le péché soit il va dire des paroles qui sont une perte de temps, il va perdre son temps, soit un péché soit une perte de temps. Si lui il fait attention à ce qu’il dit il va tomber dans ce qui est une perte de temps, mais la plupart des gens tombent dans les péchés et beaucoup tombent dans la mécréance, parce qu’ils parlent beaucoup.
Nous demandons à Allah d’être sauvés dans le bas monde et dans l’au-delà et de nous préserver nos langues de tout ce qui mène à la perte de sorte que nous ne les utilisions qu’en ce qu’Il agrée comme actes d’obéissances et comme actes de bien. Et notre dernière invocation est Al Hamdouli l-Lahi Rabbi l-^alamin
Cours général : Aadam le premier des humains et le premier des envoyés de Dieu
La louange est à Allah le seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Et nous demandons à Allah de nous préserver de l’état des gens de l’enfer, nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.
Le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit
لَمَّا أَخْرَجَ اللهُ آدَمَ مِنَ الجَنَّةِ زَوَّدَهُ مِنْ ثِمارِ الجَنَّةِ فَثِمارُكُمْ هَذِهِ مِنْ تِلْكَ غَيْرَ أَنَّ هَذِهِ تَتَغَيَّرُ وَتِلْكَ لاَ تَتَغَيَّرُ وَعَلَّمَهُ اللهُ صَنْعَةَ كُلِّ شَيْءٍ
(lamma ‘akhraja l-Lahou ‘adama mina l-jannati zawwadahou min thimari l-jannah fathimaroukoum hadhihi min tilka th-thimar ghayra ‘anna hadhihi tataghayyar wa tilka la tataghayyar) wa ^allamahou l-Lahou san^ata koulli chay’)
ce qui signifie : « Lorsque Allah a fait que ‘Adam sorte du paradis, Il lui a donné en provisions des fruits du paradis. Vos fruits que vous avez ici-bas proviennent de ces autres fruits qui sont des fruits du paradis, sauf que ces fruits du bas monde s’altèrent alors que les autres ne s’altèrent pas ». Et Allah a enseigné à ‘Adam la fabrication de différentes choses et également comment exécuter plusieurs, différentes tâches. ‘Adam, ^alayhi s-salam, lorsque Allah a fait qu’il est sorti du paradis, Il lui a donné en provisions des fruits du paradis et ces fruits-là, il en a mangé et il en a planté. Il a planté certains et il a mangé certains. Les fruits qui sont sortis du paradis ne sont pas altérés, ne pourrissent pas. Ils ne sont pas comme les fruits d’ici bas qui pourrissent. Les fruits du paradis ne pourrissent pas alors que les fruits d’ici bas pourrissent. Donc les fruits qu’il a ramenés du paradis, il en a mangé une partie et le reste est resté sur terre. Mais ils sont changés, ils n’ont plus gardé les caractéristiques qu’ils avaient au paradis. Les caractéristiques des fruits au paradis, c’est qu’ils n’étaient pas altérés, alors que ces fruits-là, il les a planté ici, ils n’ont pas gardé ces mêmes caractéristiques qu’au paradis. Ils sont devenus des fruits qui s’altèrent. Donc Allah lui a enseigné comment semer, comment planter. Allah lui a enseigné comment fabriquer, travailler le fer et autres métaux, le forgeron, la forge, Il lui a appris comment coudre, comment extraire de l’or, de l’argent de terre. C’est ‘Adam, ^alayhi s-salam, qui a appris aux gens comment fabriquer les pièces d’or et d’argent, pour les échanges. Comme aujourd’hui, ils enseignent dans l’économie comment soi-disant les gens ne savaient pas, ils faisaient le troc. Et après ils ont eu besoin d’échanger, ils ont fabriqué, ils ont imaginé des pièces. Non ! Parmi les choses qu’ils disent, beaucoup sont des hypothèses. Ce ne sont pas des choses qui sont fondées. Alors que ce que nous apprenons est fondé sur la parole d’un prophète, notre maître Mouhammad, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, qui lui a reçu la révélation et qui a eu des miracles qui sont des preuves que ce qu’il dit est vrai, que le Créateur de ce monde le confirme dans ce qu’il dit. Donc les humains savaient depuis le début fabriquer des pièces d’or et d’argent. Ce n’est pas comme certains ignorants qui disent qu’au départ ils ne savaient pas utiliser que des pièces, ils faisaient du troc, c’est-à-dire ils échangent quatre œufs contre un peu de blé, et l’autre échange cinq sacs de blé contre un mouton. Cela s’appelle le troc. Les gens disent qu’avant, ils ne savaient pas comment utiliser les monnaies, alors s’il voulait acheter quelque chose, il déplaçait son troupeau. Et après, comme il a voulu acheter des choses un peu plus loin, il ne pouvait pas ramener son troupeau d’un pays à un autre, et là, ils ont imaginé les pièces. Ce n’est pas comme ça. ‘Adam, ^alayhi s-salam, Allah lui a révélé comment de fabriquer des pièces d’or et d’argent. Si ce n’était pas ‘Adam, ^alayhi s-salam, les humains seraient comme des animaux. Donc notre maître ‘Adam a un grand mérite sur nous. C’est le premier prophète et c’est le père de l’humanité.
Et Allah lui a enseigné les moyens de subsistance. Il lui a enseigné aussi les différentes langues, la langue arabe, les autres langues. La première des langues qui lui a enseigné, c’était la langue arabe. Puis les autres langues. Et quand la descendance de ‘Adam s’est multipliée, ils se sont répartis dans les différentes régions. Ensuite sa descendance, quand ils se sont multipliés, ils sont allés s’installer dans différentes régions. Certains ont dialogués entre eux avec une des langues que ‘Adam leur a enseignée. D’autres sont partis, ils ont gardés plus une autre langue que ‘Adam leur a enseignée. D’autres ont gardé une autre langue. Certains sont restés à parler l’arabe. D’autres sont restés à parler en hébreux. D’autres sont restés à parler en syriaque. Donc les origines des langues que nous connaissons aujourd’hui sont des langues qui sont arrivées par révélation. Par exemple, quand les gens parlent aujourd’hui français, espagnol, italien. Ils ont une même origine ces différences. C’est comme une déclinaison d’une même langue, qui elle a été révélée. Eux après, ils ont suivi des chemins différents mais vous trouvez les mêmes racines. Et les origines des langues sont par révélation. La langue arabe est une langue par révélation. L’hébreu également. Le syriaque également. Mais le français, l’italien, l’espagnol, ce sont des déclinaisons d’autres langues qui elles, ont été par révélation.
Que Allah honore et élève davantage notre maître ‘Adam et notre maître Nouh et tous les prophètes. ‘Adam ^alayhi s-salam a enseigné les Lois, les jugements. Il leur a enseigné le licite et l’interdit. Parmi les choses qui étaient interdites, qu’il leur a enseigné, ce sont quatre choses. Comme on avait vu lors de précédentes assemblées, il y a quatre choses qui sont toujours interdites. Ce sont quatre choses qui ont été interdites aux enfants de ‘Adam. Elles ont été interdites dans toutes les Lois. Quatre choses qui ont été interdites dans toutes les Lois. Ce sont la chair du porc, c’est-à-dire le porc, le sanglier, le cadavre, c’est-à-dire l’animal qui n’a pas été égorgé, le sang, c’est-à-dire le sang qui a coulé, même si après il se coagule, c’est interdit, et ce qui a été égorgé ou tué en évoquant autre que le nom de Dieu, comme en évoquant le nom d’une idole par exemple, ou le nom de la croix, ou autre. Tout animal qui a été égorgé en évoquant autre que le nom de Dieu est interdit, que ce soit dans la Loi de ‘Adam ou dans la Loi de tous les prophètes qui sont venus après lui jusqu’à la Loi de notre maître Mouhammad, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.
Quand notre maître ‘Adam est mort, Allah a accordé la révélation, c’est-à-dire le statut de prophète à un des fils de ‘Adam. Un des fils de ‘Adam était devenu prophète, qui s’appelle Chith. Dans la littérature occidentale, vous trouvez Seth. Donc il a enseigné l’Islam aux descendants de ‘Adam, aux humains. Après la mort de Chith, Allah a envoyé un autre prophète qui s’appelle ‘Idris. Idris est venu après Chith. A l’époque de ‘Idris, tous les monde était musulman. Il n’y avait pas de mécréant. A l’époque de ‘Adam, il n’y avait pas de mécréant parmi les humains. A l’époque de Chith, il n’y avait pas de mécréant. Et à l’époque de ‘Idris également, il n’y avait pas de mécréant.
Après la mort de ‘Idris, les humains sont devenus mécréants. Ils se sont mis à adorer cinq idoles. C’était cinq hommes vertueux à l’origine. Mais après leur mort, ‘Iblis est venu aux gens et leur a dit : « Faites des statuts pour ces gens-là, comme ça, vous allez vous rappeler d’eux. Vous n’allez pas les oublier ». A leur époque, cela n’était pas interdit de faire des statuts à l’effigie de quelqu’un si ce n’était pas pour l’adorer. Ils avaient fait cela. A nouveau, ‘‘Iblis est venu à leurs descendants et leur a dit : « Ces cinq-là méritent que vous les adoriez. Adorez-les ». Ils les ont adoré. Ils sont devenus associateurs. Ils sont devenus mécréants. C’est là l’origine de l’apparition de la mécréance.
Après la mécréance parmi les humains, Allah a envoyé un prophète qui s’appelle Nouh. Nouh, ^alayhi s-salam, est venu pour appeler les gens à l’Islam, comme les prophètes qui l’ont précédés. Nouh, ^alayhi s-salam, après une longue période, où il appelait les gens à l’Islam, environ quatre-vingt seulement sont entrés en Islam. Allahou tabaraka wa ta^ala lui a révélé qu’après les quatre-vingt, il n’y en a plus aucun qui va devenir musulman. Quand notre maître Nouh a appris qu’il n’y aura plus de nouveau musulman, qu’il n’y avait que ceux qui sont déjà entrés en Islam, c’est là qu’il a fait des invocations contre les mécréants. Avant, il n’a pas fait d’invocation contre les mécréants. Avant, il essayait de les faire entrer en Islam. Mais quand Allah lui a révélé qu’il n’y aura plus de nouveau musulman, il a fait des invocations contre les mécréants. Et Allah tabaraka wa ta^ala a révélé à Nouh de fabriquer un bateau, un navire, une arche mais loin de l’eau, sur la terre ferme. Habituellement ceux qui fabriquent des bateaux les fabriquent au bord de l’eau. Allah lui a révélé de fabriquer sur la terre ferme. Et il a fait monter sur l’arche des humains musulmans et des animaux. Et avant que la pluie ne tombe, l’eau s’est mise à jaillir des entrailles de la terre. Toute la terre s’est couverte d’eau, qui est sortie de ses entrailles, avant qua la pluie ne commence à tomber. Puis la pluie s’est mise à tomber. Elle a recouvert toute la terre. Toute la terre a été recouverte. Et à cette époque-là, ce n’était pas la pluie comme maintenant, des petites gouttes. Mais c’était comme des montagnes d’eau qui tombaient. L’eau a noyé tout le monde, les petites et les grands, même les nourrissons. Ils sont tous morts noyés. Uniquement les musulmans qui ont suivi Nouh sont montés avec lui sur l’arche. Les autres sont morts noyés. Donc même notre maître Nouh avait quatre fils. Trois étaient musulmans, croyants. Et un était mécréant. Les trois musulmans s’appelaient Sam, Ham, et Yafith. Le quatrième s’appelle Kan^an. Il a dit : « Je vais m’abriter au sommet d’une montagne ». Mais Allah l’a fait mourir avec ceux qui étaient morts. Toute la terre a été recouverte d’eau, même les plus hautes montagnes. Après six mois et plus, Allah a fait que la terre assèche et avale toute l’eau. Donc il y a beaucoup d’eau sous terre maintenant. Et le bateau de Nouh s’est arrêté au bord d’une montagne en Iraq, qui s’appelle Al-Joudiyy. Quand la terre est devenue ferme à nouveau, ils sont descendus du navire. Tous les humains aujourd’hui sont descendants des trois fils de Nouh parce qu’uniquement les trois fils de Nouh ont eu des descendants. Les autres n’ont pas eu de descendants, les autres musulmans. Uniquement les trois fils de Nouh ont eu des descendants.
Après ils ont eu des descendants. Et quelques générations plus tard, après leur mort, Allah a envoyé un autre prophète arabe, qui s’appelle Houd. Il était au Yémen. Aujourd’hui, la tombe de Houd est au Yémen. Les gens rendent visite à la tombe du prophète Houd. Et lui aussi appelait les gens à l’Islam. Après l’anéantissement du peuple de Nouh, il appelait les gens à l’Islam. Il s’est mis à les appeler à l’adoration de Allah. Houd, à son tour, peu de gens ont cru en lui. Peu de gens sont devenus musulmans. Mais les autres l’ont démentis. Allah ta^ala a fait que la plupart des gens restent sur la mécréance. Allah a envoyé des prophètes. Ils sont la cause de la bonne guidée de certains mais beaucoup ne sont pas bien guidés. Allah leur a envoyé une tempête de vent, qu’on appelle al-houçoum, qui a anéanti les mécréants et seuls les musulmans sont restés. Puis à leur tour, ils ont eu des descendants.
Et depuis ce temps-là, il y a toujours eu, à chaque période, à chaque époque, parmi les humains, ceux qui étaient musulmans et ceux qui étaient mécréants. Jusqu’à nos jours, la plupart des humains sont mécréants. Au jour du jugement, 99% des humains seront en enfer, et 1% au paradis. Même les jinn, la plupart d’entre eux sont mécréants. Mais lorsque ^Iça, ^alayhi s-salam va descendre, tout le monde va entrer en Islam. Et les mécréants vont mourir. Lorsque ^Iça, ^alayhi s-salam, va descendre, les mécréants vont mourir. Allah ta^ala lui donne par son souffle, quand il souffle, les mécréants qui sont dans sa portée, qui sont atteints par son souffle, meurent. Et son souffle va très loin, à la limite de son regard. ^Iça, ^alayhi s-salam, est un prophète. Ce n’est pas des moindres. Tous les prophètes ne sont pas négligeables. Les prophètes ont un haut degré selon le jugement de Allah, même si Allah a fait que certains prophètes soient tués par certains mécréants, cela ne veut pas dire qu’il ne compte pas. Cela ne veut pas dire qu’ils sont négligeables. Mais Allah ta^ala éprouve qui Il veut. Et ceux qui ont les plus hauts degrés sont plus éprouvés que les autres. Et les prophètes ont les plus hauts degrés. Les mécréants seront anéantis lorsque ^Iça, ^alayhi s-salam, va descendre. Quarante ans après la descente de ^Iça, ^alayhi s-salam, notre maître ^Iça, ^alayhi s-salam, va mourir. Et il sera enterré à Médine, près de notre prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Il sera enterré à côté de lui. Le prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit :
لَيَنْزِلَنَّ عِيسَى حَكَمًا مُقْسِطًا وَلَيَسْلُكَنَّ فَجًّا حَاجًّا أَوْ مُعْتَمِرًا وَلَيَأْتِيَنَّ قَبْرِي وَلَيُسَلِّمَنَّ عَلَيَّ وَلأَرُدَّنَّ عَلَيْهِ السَّلاَمَ
(layanzilanna ^iça hakaman mouqsita wa layasloukanna fajjan hajjan ‘aw mou^tamira wa laya’tiyanna qabri wa layouçallimanna ^alayya wa la’arouddanna ^alayhi s-salam)
ce qui signifie : « ^Iça va sans aucun doute redescendre. Et il va gouverner les gens. Et il sera équitable, c’est-à-dire il va appliquer la Loi du prophète Mouhammad et il sera juste. Et il va traverser la vallée entre deux montagnes (Il s’agit de Médine, parce que Médine est entre deux montagnes, la montagne de ^Ir et la montagne de Sawr) pour aller faire un pèlerinage ou une ^oumrah. Il va venir me rendre visite et il va me passer le salam. Et je vais lui rendre le salam ». Et après la mort de ^Iça, ^alayhi s-salam, la mécréance va à nouveau apparaître parmi les humains. Il viendra une époque où il n’y aura plus aucun humain musulman. Tous seront mécréants. Et le jour du jugement aura lieu, commencera lorsqu’il n’y aura que des mécréants sur terre, c’est-à-dire la fin de ce monde aura lieu lorsqu’il n’y aura que des mécréants vivant sur terre. Il y a aura la fin de ce monde. Notre maître ‘Israfil va souffler dans le cor. Et tous ceux qui étaient vivants vont mourir, même lui, ‘Israfil, Allah le fait mourir. Même l’ange de la mort, ^Azra’il, Allah le fait mourir. Et quarante ans après, Allah les ressuscite. Il ressuscite ‘Israfil, qui va souffler une deuxième fois dans le cor (c’est un instrument qui émet un son). Et tous ceux qui étaient morts vont être ressuscités pour le jugement. ‘Israfil va souffler dans le cor, quand il n’y aura que ces mécréants vivants. Et tous les humains vont mourir. L’un d’entre eux va prendre une bouchée, va la manger. Avant qu’il ne la mange, il entend le son de l’instrument dans lequel ‘Israfil va souffler, son âme va sortir par ce son-là. L’un est en train de manger, l’un est en train de travailler, quand ils entendent le son, ils vont tous mourir.
Comment faire la prière selon Maalik
Les causes d’annulation de la prière
Il y a des choses qui annulent la prière. Il est indispensable de les connaître afin de s’en garder. Parmi les causes d’annulation, il y a :
1/ Parler délibérément pour une autre raison que pour corriger la prière. C’est par exemple lorsque celui qui fait la prière dit : ‘ah, ‘ouf, ‘akh, ‘akh ou bien qoum délibérément et pas par oubli. Cependant, la parole qui est dite pour corriger la prière ne l’annule pas. C’est le cas lorsque l’imam oublie une sourah après la Fatihah ou s’il oublie l’inclination et qu’on lui dise alors : tu n’as pas récité la sourat (ma qara’ta s-sourah) ou tu n’as pas fait le roukou^ (ma raka^ta). Cela n’annule pas la prière si ces paroles ne sont pas nombreuses, mais elle le sera dans le cas contraire.
2/ De nombreux mouvements.
3/ Faire un mouvement excessif, comme un bond excessif c’est-à-dire un grand bond.
4/ Ajouter un pilier gestuel, comme si on fait deux inclinations délibérément, ou si on se prosterne trois fois dans une même rak^ah sans que cela soit par oubli.
5/ Le simple mouvement si c’est pour jouer comme si on tire la langue à quelqu’un, ou si on bouge sa paupière, comme si on cligne de l’œil pour jouer.
6/ Manger ou boire, même s’il s’agit d’une petite quantité, si cela a été fait tout en se rappelant qu’on est dans la prière.
7/ Le hadath durant la prière tel que la sortie de gaz ou d’urine.
8/ L’intention d’interrompre la prière, ou faire dépendre son interruption de la survenance d’un événement. C’est se dire par exemple : si on frappe à la porte, j’interromprai la prière. Sa prière est annulée sur le champ.
9/ Souffler de la bouche, délibérément.
10/ L’éclat de rire.
11/ Ajouter, par oubli, autant de rak^ah que celles de sa prière.
12/ Ravaler délibérément le vomi. Si on le ravale en étant capable de le rejeter, la prière est annulée.
13/ Se rappeler durant sa prière qu’on a à rattraper cinq prières ou moins. C’est-à-dire que si on se rappelle, en étant dans la prière, qu’on a à rattraper cinq prières ou moins, la prière est annulée si le temps qui reste suffit pour les rattraper. Mais si on se rappelle qu’on a plus de cinq prières à rattraper, la prière n’est pas annulée.
Les conditions de validité de la prière
Les choses suivantes sont des conditions pour la validité de la prière :
1/ Le woudou’.
2/ La purification de toute najaçah sur le corps, les vêtements et l’endroit en contact avec le corps de celui qui fait la prière. Il est une condition de ne pas porter dans sa poche quelque chose qui contient une najaçah comme une bouteille par exemple. Ceci est selon un avis dans l’école, toutefois et selon un autre avis réputé dans l’école, la prière n’est pas annulée par la présence d’une najaçah.
3/ S’orienter vers la direction de la qiblah.
4/ Que le temps de la prière ait commencé.
5/ Que celui qui fait la prière soit musulman.
6/ Que celui qui fait la prière ait atteint l’âge de distinction, c’est-à-dire que l’enfant ait atteint un âge auquel il comprend la parole qu’on lui adresse et sait y répondre.
7/ Que le garçon et l’homme couvrent la zone comprise entre le nombril et le genou de tous les côtés sauf par en dessous. Que la fille et la femme couvrent tout leur corps sauf le visage et les mains. Selon un avis fort dans l’école, la cuisse de l’homme ne fait pas partie de sa zone de pudeur. Cet avis a été jugé plus argumenté par Ibnou l-Hajj Al-Malikiyy et d’autres encore.
La connaissance des temps des prières
Parmi les devoirs, il y a cinq prières par jour et nuit :
1/ La prière de adh–dhouhr
2/ La prière de al-^asr
3/ La prière de al-maghrib
4/ La prière de al-^icha’
5/ La prière de as–soubh
Il est du devoir de chaque musulman pubère, sain d’esprit et pur (pour la femme, pure du sang des menstrues et des lochies) d’accomplir ces obligations dans leurs temps respectifs.
Il n’est pas permis de les anticiper par rapport à leurs temps, c’est-à-dire les accomplir avant l’entrée de leurs temps, ni de les reculer par rapport à leurs temps sans excuse, car Allah ta^ala dit : ﴾ فَوَيْلٌ لِّلْمُصَلِّينَ الَّذِينَ هُمْ عَن صَلاتِهِمْ سَاهُونَ}﴿
(fa-wayloun li l-mousallina l-ladhina houm ^an salatihim sahoun) dont on comprend : « Ceux qui, font la prière en les retardant sans excuse méritent le wayl » [sourat Al–Ma^oun / 4-5].
Ce qui est visé ici [dans la ‘ayah] par le sahw dans la prière c’est le fait de retarder la prière par rapport à son temps jusqu’à l’entrée du temps de la prière suivante. Allah menace du wayl ceux qui font une prière après la fin de son temps. Le wayl est le châtiment terrible
La prière
Comment tu accomplis la prière du dhouhr
Allah ta^ala dit : حَافِظُواْ عَلَى الصَّلَوَاتِ والصَّلاَةِ الْوُسْطَى وَقُومُواْ للهِ قَانِتِين َ﴾ ﴿
(hafidhou ^ala s–salawati wa s–salati l-wousta wa qoumou li l-Lahi qanitin) ce qui signifie : « Persévérez sur l’accomplissement de vos prières et la prière médiane. Veillez à accomplir les prières surérogatoires dans l’humilité » [sourat Al-Baqarah : 238].
Le Messager de Allah a dit :
((خمس صلوات كتبهن الله تبارك وتعالى على العباد من أتى بهن لم يضيع منهن شيئا استخفافا بحقهن كان له عهد عند الله تبارك وتعالى عهد أن يدخله الجنة ومن لم يأت بهن فليس له عند الله عهد إن شاء عذبه وإن شاء غفر له))
(khamsou salawatin katabahounna l-Lahou tabaraka wa ta^ala ^ala l-^ibad, man ‘ata bihinna lam youdayyi^ minhounna chay’an istikhfafan bihaqqihinna kana lahou ^inda l-Lahi tabaraka wa ta^ala ^ahdoun ‘an youdkhilahou l-jannah ; wa man lam ya’ti bihinna falayça lahou ^inda l-Lahi ^ahdoun ‘in cha’a ^adh-dhabahou wa ‘in cha’a ghafara lah) ce qui signifie : « Ce sont cinq prières que Allah tabaraka wa ta^ala a prescrites pour les esclaves. Celui qui les accomplit, sans en diminuer quoi que ce soit par manque de considération à leurs mérites, a une promesse de la part de Allah tabaraka wa ta^ala de l’entrée (ou le faire entrer) au paradis. Celui qui ne les aura pas accomplies n’aura pas de promesse de la part de Allah : s’Il veut, Il le châtiera et s’Il veut, Il lui pardonnera » [rapporté par l’Imam ‘Ahmad dans son Mousnad].
Il est un devoir d’accomplir chacune des cinq prières en son temps ;, ni avant ni après.
La prière du dhouhr est de quatre rak^ah :
La première rak^ah
1/ Faire face à la qiblah : tiens-toi debout en t’orientant vers la Ka^bah honorée avec ton buste (voir figure 22).
2/ L’intention : Elle a lieu avec le cœur, simultanément avec la takbirah d’entrée en rituel. C’est comme par exemple en disant dans ton cœur : je fais la prière du dhouhr, ou bien je fais la prière obligatoire du dhouhr. Il est toutefois suffisant de faire l’intention peu avant le takbir.
3/ La takbirah d’entrée en rituel : Tu dis Allahou ‘akbar [1] en levant les avant-bras de sorte que les mains soient au niveau des oreilles. Cette façon de lever les mains fait partie des actes recommandés de la prière (voir figure n° 23).
4/ Se tenir debout pour la prière.
5/ Poser la main droite au-dessus de la main gauche en-dessous de la poitrine et au-dessus du nombril et ce, après la takbirah d’entrée en rituel. Cette posture est recommandée. Il est recommandé pour la personne de sexe masculin de laisser une distance d’un empan entre les deux pieds.
6- La récitation de sourat Al-Fatihah : Il suffit de la réciter en bougeant la langue, même si on ne s’entend pas soi-même. Il est quand même préférable de s’entendre réciter. La Fatihah est récitée sans la basmalah selon l’avis réputé de l’école. Mais, il n’y a pas de mal si on dit la basmalah. Il est une condition de réciter les ‘ayah les unes à la suite des autres, de les réciter dans l’ordre et de prononcer les lettres de leurs points d’articulation (sortir les lettres de leur point de prononciation (c’est comme ça dans le moukhtasar)) respectifs. Cette récitation de Al-Fatihah est un devoir pour l’imam ainsi que pour celui qui fait la prière seul mais elle ne l’est pas pour celui qui prie en étant dirigé (ma’moum).
La Fatihah est :
بِسْمِ اللهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ
الْحَمْدُ للهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ {1} الرَّحْمنِ الرَّحِيم{2}ِ مَلِكِ يَوْمِ الدِّين{3} إِيَّاكَ نَعْبُدُ وإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ {4} اهدِنَا الصِّرَاطَ المُستَقِيمَ{5} صِرَاطَ الَّذِينَ أَنعَمتَ عَلَيهِمْ{6} غَيرِ المَغضُوبِ عَلَيهِمْ وَلاَ الضَّالِّينَ {7}
Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim
Al-hamdou li l-Lahi Rabbi l-^alamin 1
Ar-Rahmani r-Rahim 2
Maliki yawmi d-Din 3
‘Iyyaka na^boudou wa ‘iyyaka nasta^in 4
‘Ihdina s–sirata l-moustaqim 5
Sirata l-ladhina ‘an^amta ^alayhim 6
ghayri l-maghdoubi ^alayhim wa la d–dallin 7
dont on comprend :
Je commence par le nom de Allah Ar-Rahman, Ar-Rahim
La louange est à Allah le Seigneur des mondes
Ar-Rahman, Ar-Rahim
Celui à Qui appartient le jour du jugement
C’est Toi Que nous adorons (expliquer en bas de page brièvement car je pense à la compréhension des gens qui n’ont pas forcément pris de cours avec nous) et c’est Ton aide [de créer ce qui nous est utile] que nous recherchons
Guide-nous au chemin de droiture
Le chemin de ceux à qui Tu as accordé Ta grâce et non celui de ceux qui encourent Ton châtiment ni de ceux qui sont égarés
Il est recommandé de dire après avoir terminé la récitation de la Fatihah :
( ءامــيـن) (‘Amin) qui signifie : « Ô Seigneur, exauce mes invocations ».
Il est recommandé de réciter après la Fatihah du Qour’an dans la première et la deuxième rak^ah.
Il est recommandé aussi pour l’Imam et à celui qui fait la prière seul de réciter la Fatihah et la sourat après à voix basse.
7- Se tenir debout pour la récitation de la Fatihah.
8- L’inclination : Tu te penches vers l’avant de sorte que les paumes de tes mains puissent toucher tes genoux (voir figure n° 26).
Les paumes des mains : c’est le plat des mains excepté les doigts.
Il est recommandé de dire au début de l’inclination : (Allahou ‘akbar) et il est recommandé de dire dans l’inclination : (Soubhana Rabbiya l-^Adhim) qui signifie : « Il est exempt d’imperfection, mon Seigneur Qui est plus élevé en degré que tout autre », trois fois.
9- La quiétude dans l’inclination : cela veut dire que tous tes membres s’immobilisent d’un coup d’une durée équivalente à celle de la parole (soubhana l-Lah).
10- Le redressement : c’est-à-dire revenir à la position que tu avais avant que tu t’inclines.
Il est recommandé que tu dises lorsque tu te redresses de l’inclination : sami^a l-Lahou liman hamidah qui signifie : « Allah accepte l’éloge de celui qui fait Son éloge », ceci concerne l’imam et celui qui fait la prière seul mais pas celui qui prie en étant dirigé (ma’moum).
Il est recommandé de dire, lorsque tu t’es complètement redressé en position debout : (Rabbana laka l-hamd) ou bien (Rabbana wa laka l-hamd), cette recommandation concerne aussi celui qui prie en étant dirigé.
11- La quiétude dans la position debout
12- La prosternation par deux fois : la prosternation revient à poser le front et le nez par terre. Ce n’est pas une condition que le front soit découvert. Si on se prosterne le front contre le sol sans que le nez touche le sol, la prosternation est valable (voir figure n° 29-a).
Il est recommandé que tu dises lorsque tu te baisses pour faire la prosternation : Allahou ‘akbar.
Il est recommandé que tu dises pendant la prosternation : (soubhana Rabbiya l-‘a^la) qui signifie : « Il est exempt d’imperfection mon Seigneur Qui est plus élevé en degré que tout autre», trois fois.
13- La quiétude dans la prosternation :
Il est recommandé que tu poses tes mains au voisinage de tes oreilles, ou un peu plus bas, que ta main soit posée sur le sol, les doigts tendus et orientés vers la qiblah tout en les maintenant collés les uns aux autres. Il est recommandé que tu éloignes ton ventre de tes cuisses et tes coudes de tes genoux, lors de ta prosternation. La femme, quant à elle, serre son corps.
14- La position assise entre les deux prosternations.
Il est recommandé que tu dises lorsque tu te relèves de la prosternation : Allahou ‘akbar et que tu dises pendant la position assise entre les deux prosternations : (Rabbi ghfir li wa rhamni wa jbourni wa rfa^ni wa rzouqni wa hdini wa ^afini) qui signifie : Seigneur, pardonne-moi, fais-moi miséricorde, compense mes faiblesses, élève-moi, accorde-moi une subsistance, guide-moi et fais que je sois en bonne santé.
Il est également permis de s’asseoir.
15- La quiétude dans cette position assise.
16- La deuxième prosternation : Tu fais pareil que pour la première prosternation.
17- La quiétude dans cette prosternation.
18- Se relever pour la deuxième rak^ah : Il est recommandé que celui qui fait la prière garde les mains sur les genoux le temps de se relever de la prosternation et qu’il mette d’abord les mains et ensuite les genoux lorsqu’il descend pour la prosternation.
Il est recommandé que tu dises lorsque tu commences à te relever : Allahou ‘akbar. Ainsi tu auras achevé la première rak^ah.
La deuxième rak^ah
19- Dans cette rak^ah, tu fais comme tu as fait dans la première rak^ah de l’étape 4 à l’étape 17. C’est-à-dire tu récites la Fatihah et ce qui vient après, en étant debout. Ensuite, tu t’inclines et tu marques une quiétude. Puis tu te redresses, en marquant une quiétude. Par la suite, tu te prosternes une première fois et tu marques une quiétude. Puis tu t’assoies et tu marques une quiétude. Ensuite tu te prosternes une deuxième fois et tu marques encore une fois une quiétude.
20- Tu t’assoies pour le premier tachahhoud, qui fait partie des actes recommandés de la prière. Tu relèves donc la tête de la deuxième prosternation pour t’asseoir et tu t’assoies.
21- Tu récites, après t’être assis suite à la deuxième prosternation, le premier tachahhoud qui est également un acte recommandé. C’est :
التحيات لله الزاكيات لله الطيبات الصلوات لله، السلام عليك أيها النبي ورحمة الله وبركاته، السلام علينا وعلى عباد الله الصالحين، أشهد أن لا إله إلا الله وحده لا شريك له وأشهد أن محمدا عبده ورسوله.
At-tahiyyatou li l-Lah, az–zakiyatou li l-Lah, At–tayyibatou s–salawatou li l-Lah,
As-salamou ^alayka ‘ayyouha n-Nabiyyou wa rahmatou l-Lahi wa barakatouh,
As-salamou ^alayna wa ^ala ^ibadi l-Lahi s–salihin,
‘Ach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘il-la l-Lahou wahdahou la charika lah, wa ‘ach-hadou ‘anna Mouhammadan ^abdouhou wa Raçoulouh
qui signifie : « Les salutations appartiennent à Allah ; les multiplications du bien appartiennent à Allah ; les bonnes choses et les prières appartiennent à Allah ;
Sur toi le salam ô Prophète, ainsi que la miséricorde de Allah et Ses bénédictions
Sur nous le salam ainsi que sur les esclaves vertueux de Allah ;
Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah L’unique Qui n’a pas d’associé et je témoigne que Mouhammad est Son esclave et Son Messager.
Il est recommandé de lever l’index au moment de dire (‘il-la l-Lah) qui signifie : « que Allah » dans la phrase (ach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘il-la l-Lah) qui signifie : « je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah » en le courbant légèrement à l’avant [2].
22- Tu te relèves de la position assise pour te mettre debout pour la troisième rak^ah : Ainsi, tu auras achevé la deuxième rak^ah et commencé la troisième.
23- La troisième rak^ah : Tu fais comme dans la deuxième rak^ah, sauf que tu ne récites rien après la Fatihah. Cette récitation est à effectuer à voix basse dans cette rak^ah de toutes les prières. Quand tu termines la deuxième prosternation, tu relèves la tête et tu te mets debout pour accomplir la quatrième rak^ah.
La quatrième rak^ah
24- Fais dans cette rak^ah la même chose que ce que tu as fait dans la troisième rak^ah, depuis la récitation de la Fatihah jusqu’à la deuxième prosternation.
25- Relève-toi de la prosternation et assieds-toi pour le dernier tachahhoud et ce qui le suit. Cette position assise est recommandée sauf le temps nécessaire pour prononcer le salam et qui est dans ce cas c’est un devoir. Le tachahhoud est également recommandé ici, selon l’avis le plus répandu et le plus argumenté dans l’école.
Pose tes mains sur tes cuisses.
Il est recommandé lors de cette position assise ou d’autres de faire le tawarrouk.
Il est toutefois permis que tu t’assoies en position de iftirach.
26- Tu récites le deuxième tachahhoud qui consiste à dire :
التحيات لله الزاكيات لله الطيبات الصلوات لله، السلام عليك أيها النبي ورحمة الله وبركاته، السلام علينا وعلى عباد الله الصالحين، أشهد أن لا إله إلا الله وحده لا شريك له وأشهد أن محمدا عبده ورسوله.
« At-tahiyyatou li l-Lah, az–zakiyatou li l-Lah, At–tayyibatou s–salawatou li l-Lah,
As-salamou ^alayka ‘ayyouha n-Nabiyyou wa rahmatou l-Lahi wa barakatouh,
As-salamou ^alayna wa ^ala ^ibadi l-Lahi s–salihin,
‘Ach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘il-la l-Lahou wahdahou la charika lah, wa ‘ach-hadou ‘anna Mouhammadan ^abdouhou wa Raçoulouh »
Il est recommandé de dresser l’index en le courbant légèrement à l’avant lorsque tu dis (‘il-la l-Lah) dans la phrase (‘ach-hadou ‘an-la ‘ilaha ‘il-la l-Lah). On garde l’index ainsi jusqu’au salam, c’est-à-dire jusqu’à ce que tu termines la prière en disant as-salamou ^alaykoum.
27- Tu fais l’invocation en faveur du Prophète r, ce qui est recommandé : La manière complète de cette invocation en faveur du Prophète, c’est que tu dises :
اللهم صل على محمد وعلى آل محمد، كما صليت على إبراهيم وعلى آل إبراهيم إنك حميد مجيد، وبارك على محمد وعلى آل محمد، كما باركت على إبراهيم وعلى آل إبراهيم إنك حميد مجيد.
« Allahoumma salli ^ala Mouhammadin wa ^ala ‘ali Mouhammadin kama sallayta ^ala ‘Ibrahima wa ^ala ‘ali ‘Ibrahima ‘innaka Hamidoun Majid ;
Allahoumma barik ^ala Mouhammadin wa ^ala ‘ali Mouhammadin kama barakta ^ala ‘Ibrahima wa ^ala ‘ali ‘Ibrahima ‘innaka Hamidoun Majid »
qui signifie : « Ô Allah élève en degré Mouhammad et les proches musulmans de Mouhammad, tout comme Tu as élevé en degré ‘Ibrahim et les disciples pieux de ‘Ibrahim. Certes Tu es Al-Hamid, Al-Majid.
Ô Allah accorde des bénédictions à Mouhammad et aux proches musulmans de Mouhammad, tout comme Tu as accordé des bénédictions à ‘Ibrahim et aux disciples pieux de ‘Ibrahim. Certes Tu es Al-Hamid, Al-Majid.
Avertissement important : On apprend à l’enfant et aux autres, de ne pas prolonger le son (li) lorsqu’il prononce le mot (salli) afin qu’il ne dise pas salli, c’est-à-dire en ajoutant un ya’ car ce serait une parole adressée à une personne de sexe féminin. Le sens devient alors non valable et faux. On lui apprend donc de la prononcer avec la lettre lam doublé, ayant une kasrah et sans prolongation. On lui apprend aussi de faire la distinction entre la prononciation de la lettre sin et celle de la lettre sad.
Par la suite, tu fais les invocations que tu veux pour le bien, en disant par exemple :
ربنا ءاتنا في الدنيا حسنة وفي الآخرة حسنة وقنا عذاب النار. ربنا لا تزغ قلوبنا بعد إذ هديتنا، وهب لنا من لدنك رحمة إنك أنت الوهاب.
(Rabbana ‘atina fi d-dounya haçanah, wa fi l-‘akhirati haçanah, wa qina ^adhaba n-nar. Rabbana la touzigh qouloubana ba^da ‘idh hadaytana, wa hab lana min ladounka rahmah, ‘innaka ‘anta l-Wahhab) qui signifie : « Seigneur, accorde-nous un bien dans le bas monde et un bien dans l’au-delà et préserve-nous du châtiment de l’enfer. Seigneur ne fais pas que nos cœurs soient égarés après nous avoir bien guidés et accorde-nous une miséricorde de Ta part. Certes, c’est Toi Al-Wahhab ».
28- Le salam : pour terminer ta prière, tu dis : ‘as-salamou ^alaykoum.
La manière complète, c’est que tu dises : ‘as-salamou ^alaykoum wa rahmatou l-Lah. Il est indispensable de prononcer l’article défini dans le mot as-salam. Il n’est donc pas suffisant de dire salamou ^alaykoum.
Il est recommandé de commencer à dire le salam en ayant le visage orienté vers la qiblah.
Il est recommandé pour l’imam, pour celui qui prie seul, ainsi que pour le ma’moum –celui qui prie en étant dirigé– de dire le salam à voix haute.
29- Respecter l’ordre entre les piliers de la prière : c’est-à-dire que tu fasses les piliers de la prière dans l’ordre dans lequel ils ont été cités.
Ainsi, tu auras terminé la prière du dhouhr.
Comment tu fais la prière du ^asr
La prière du ^asr est de quatre rak^ah.
Tu fais la prière du ^asr exactement comme tu fais la prière du dhouhr, sauf que lors de la takbirah de l’entrée en rituel, tu fais l’intention avec ton cœur en disant : je fais la prière obligatoire du ^asr.
Comment tu fais la prière du maghrib
La prière du maghrib est de trois rak^ah.
Tu fais les trois premières rak^ah tout comme tu fais les trois premières rak^ah du dhouhr. À la troisième rak^ah, lorsque tu relèves ta tête de la deuxième prosternation, tu t’assoies pour réciter le deuxième tachahhoud, l’invocation en faveur du Prophète r et le salam comme on l’a vu précédemment.
Mais dans la première et la deuxième rak^ah, il est recommandé de réciter, à voix haute, une partie du Qour’an après la Fatihah [3]. Dans la troisième rak^ah, tu récites la Fatihah à voix basse.
Celui qui fait la prière fait l’intention par son cœur lors de la takbirah de l’entrée en rituel, en disant : je fais la prière obligatoire du maghrib.
Comment tu fais la prière du ^icha’
La prière du ^icha‘ est de quatre rak^ah.
Tu accomplies la prière du ^icha’ comme la prière du dhouhr mais tu fais l’intention par ton cœur lors de la takbirah d’entrée en rituel, en disant : je fais la prière obligatoire de ^icha’.
Cependant, dans la première et la deuxième rak^ah tu récites la Fatihah et la part du Qour’an qui la suit à voix haute [4].
Comment tu fais la prière du soubh
La prière de soubh est de deux rak^ah.
Tu fais la prière de soubh exactement comme tu as fait les deux premières rak^ah de la prière du ^icha’. Cependant, pour l’intention, tu dis par ton cœur lors de la takbirah de l’entrée en rituel : je fais la prière obligatoire de soubh. Après avoir relevé ta tête de la deuxième prosternation, tu t’assoies pour réciter le tachahhoud, l’invocation en faveur du Prophète et le salam, comme on l’a vu précédemment.
Dans la prière de soubh, tu récites la Fatihah et la sourah qui la suit, à voix haute [5] tout comme dans la prière du maghrib et du ^icha’.
Il est recommandé de réciter, avant l’inclination de la deuxième rak^ah, l’invocation de l’humilité –qounout– dans la prière du soubh, et c’est cela le mieux. Il est toutefois permis de le faire après s’être redressé de cette inclination.
L’invocation du qounout –l’humilité– est :
اللهم إنا نستعينك ونستغفرك ونؤمن بك ونتوكل عليك ونثني عليك الخير كله، نشكرك ولا نكفرك ونخنع ونخلع ونترك من يكفرك، اللهم إياك نعبد ولك نصلي ونسجد وإليك نسعى و نحفد، نرجو رحمتك ونخاف عذابكإن عذابك الجد بالكافرين ملحق.
(Allahoumma ‘inna nasta^inouka wa nastaghfirouka wa nou’minou bika wa natawakkalou ^alayka wa nouthni ^alayka l-khayra koullah, nachkourouka wa la nakfourouka wa nakhna^ou wa nakhla^ou wa natroukou man yakfourouk,
Allahoumma ‘iyyaka na^boudou wa laka nousalli wa nasjoudou wa ‘ilayka nas^a wa nahfid, narjou rahmataka wa nakhafou ^adhabaka ‘inna ^adhabaka l-jidda bi l-kafirina moulhaq)
qui signifie : « Ô Allah, nous demandons Ton aide et Ton pardon, nous croyons en Toi, nous nous fions à Toi et nous Te remercions par toutes les louanges (pour tous les bienfaits ?); nous Te remercions et nous ne Te sommes pas ingrats, nous détestons, nous nous innocentons et nous délaissons ceux qui mécroient en Toi . Ô Allah, c’est Toi Que nous adorons, c’est pour Toi que nous faisons la prière et nous nous prosternons, pour gagner Ton agrément nous œuvrons et nous agissons, nous espérons Ta miséricorde et nous craignons Ton châtiment, certes Ton châtiment immense parviendra aux mécréants ».
Il est également recommandé dans le qounout de lever les mains, d’orienter les paumes en direction du ciel car le ciel est la qiblah pour les invocations (et non pas un lieu de résidence pour Dieu car Allah existe sans endroit). Celui qui prie en étant dirigé –le ma’moum– dit ‘amin pour les invocations, c’est-à-dire lorsque la phrase que dit l’imam est une invocation. Il prend part avec l’imam pour les paroles de remerciement, c’est-à-dire qu’il dit comme lui.
La prière de celui qui ne peut pas se prosterner à même le sol.
Celui qui peut se tenir debout et s’incliner mais qui ne peut pas se prosterner à même le sol fait sa prière de la façon suivante :
1- Il se dirige vers la qiblah en étant debout ;
2- Il dit la parole (Allahou ‘akbar) d’entrée en rituel en faisant l’intention d’accomplir la prière
3- Il récite la Fatihah en étant debout. Il est recommandé, dans les deux premières rak^ah de réciter une partie du Qour’an après la Fatihah.
4- Il fait l’inclination de sorte que les paumes des mains puissent approcher ses genoux, tout en marquant une quiétude.
5- Il se redresse en marquant la quiétude.
6- Il s’assoit sur la chaise par exemple
7- La première prosternation : il se penche pour la prosternation avec la quiétude de sorte que son front passe devant ses genoux
8- La position assise entre les deux prosternations : c’est-à-dire qu’il revient à la position qu’il avait avant sa prosternation, tout en marquant une quiétude
9- La deuxième prosternation : Il se penche pour la prosternation en observant la quiétude
10- Il se relève debout pour la rak^ah suivante.
11- Il fait dans la deuxième rak^ah ce qu’il a fait dans la première rak^ah. Cependant, lorsqu’il relève la tête de la deuxième prosternation, il s’assoit pour réciter les tahiyyat –les salutations–, l’invocation en faveur du Prophète s’il se trouve dans la dernière rak^ah.
12- Ensuite, il passe le salam en disant : (As-salamou ^alaykoum). Ceci dans le cas où il faisait les deux rak^ah du soubh par exemple. Il se retourne vers la droite pour accomplir la première taslimah et vers la gauche pour la deuxième.
Pour la prière du dhouhr, du ^asr, du maghrib et du ^icha’, celui qui fait la prière fait la même chose que dans la première et la deuxième rak^ah. Cependant, pour le maghrib, il y a trois rak^ah comme on l’a vu précédemment. Pour le dhouhr, le ^asr et le ^icha’, il y en a quatre.
La prière de celui qui ne peut s’incliner après avoir été en position debout ni se prosterner à même le sol.
Celui qui peut se tenir debout mais qui ne peut pas s’incliner après avoir été debout, ni se prosterner à même le sol fait sa prière de la façon suivante :
1- Il fait face à la qiblah, en étant debout
2- Il dit la parole Allahou ‘akbar de l’entrée en rituel, avec l’intention de faire la prière
3- Il récite la Fatihah en étant debout
4- Il s’assoit sur la chaise puis s’incline de sorte que sa tête soit face à ce qui est devant ses genoux, en marquant une quiétude.
5- Il se redresse, c’est-à-dire qu’il revient à la position qu’il avait avant son inclination, avec la quiétude.
6- La première prosternation : il se penche pour sa prosternation plus que pour son inclination, tout en marquant la quiétude.
7- La position assise entre les deux prosternations : c’est-à-dire qu’il revient à la position qu’il avait avant la première prosternation. Là encore il marque une quiétude.
8- La deuxième prosternation avec la quiétude, tout comme il l’a fait dans la première prosternation.
9- Il se tient debout pour la rak^ah suivante.
10- Il fait dans la rak^ah suivante la même chose que ce qu’il a fait dans la première rak^ah. Cependant, lorsqu’il relève la tête de la deuxième prosternation, il s’assoit pour réciter le tachahhoud, il récite l’invocation en faveur du Prophète puis il fait le salam s’il faisait la prière du soubh par exemple. S’il faisait la prière du maghrib, du ^icha’, du dhouhr ou du ^asr, il se relève, après avoir terminé la récitation du tachahhoud, pour la suite de la prière.
La prière de celui qui ne peut pas se mettre debout pour faire la prière
Celui qui ne peut pas faire la prière en étant debout, l’accompli en étant assis. Il fait ce qui suit :
1- Il s’assoit en se dirigeant vers la qiblah ;
2- Il dit la parole (Allahou ‘akbar) d’entrée en rituel, avec l’intention d’accomplir la prière.
3- Il récite la Fatihah en étant assis.
Ensuite, il fait comme ce que nous avons cité dans le chapitre « La prière de celui qui ne peut s’incliner après avoir été en position debout ni se prosterner à même le sol », de l’étape (4) jusqu’à l’étape (10).
La prière en assemblée
Tous les jours, les musulmans accomplissent, dans les mosquées, cinq prières en assemblée. La prière en assemblée est meilleure que la prière accomplie par une personne en étant seule, en raison de la parole du Messager de Allah :
)) صلاة الرجل في الجماعة تزيد على صلاته وحدهسبعا وعشرين (( رواه مسلم.
qui signifie : « La prière de l’homme en assemblée dépasse de vingt sept degrés la prière de l’homme seul » [rapporté par Mouslim].
Afin que la prière du ma’moum [6] soit valable et récompensée, il devra observer certaines choses parmi lesquels :
1- Se tenir derrière l’imam. Il est déconseillé de le devancer dans l’emplacement de la prière, sauf en cas de nécessité. Il a été dit que cela est interdit mais n’annule pas la prière.
2- Dire la takbirah –la parole Allahou ‘akbar– d’entrée en rituel de prière, une fois que l’imam l’a terminée.
3-Que le ma’moum fasse l’intention d’accomplir la prière en assemblée. Par exemple, il dit par son cœur : je fais la prière du dhouhr en assemblée, ou bien : je fais la prière obligatoire du dhouhr en assemblée.
4- Ne pas s’incliner ni se relever de son inclination avant que son imam ne s’incline. S’il le fait délibérément, sa prière est annulée.
5- Il est interdit de tarder à suivre son imam d’un pilier gestuel, si cela est sans excuse.
La prière funéraire
Comment tu fais la prière funéraire
La prière funéraire ne comprend ni inclination (roukou^) ni prosternation (soujoud). Tu l’accomplis donc en étant toujours debout. Tu dois remplir les conditions de la prière, comme avoir le woudou’ et ce qui est de cet ordre et éviter les causes de son annulation.
1- Tu fais face à la qiblah, avec ton buste.
2- Tu fais l’intention avec ton cœur d’accomplir la prière funéraire. Tu dis par exemple : je fais l’obligation de la prière funéraire pour ce mort. Il n’est pas une condition que l’intention soit faite conjointement à la parole de takbir –Allahou ‘akbar–. Si l’intention précède le takbir de peu, elle est valable.
3- Tu fais la première takbirah en disant : Allahou ‘akbar tout en étant debout.
4- Tu fais des invocations en faveur du mort. Il a été dit que le mieux, c’est que ces invocations aient lieu après avoir loué Allah (hamdou l-Lah) et après avoir fait des invocations (as–salat wa s-salam) en faveur de Son prophète.
5- Tu fais la deuxième takbirah en disant : Allahou ‘akbar, sans t’incliner.
6- Tu fais des invocations en faveur du mort. Il a été dit que le mieux, c’est que ces invocations aient lieu après avoir loué Allah (hamdou l-Lah) et après avoir fait des invocations (as–salat wa s-salam) en faveur de Son prophète.
7- Tu fais la troisième takbirah en disant : Allahou ‘akbar, sans t’incliner.
8- Tu fais des invocations en faveur du mort. Il a été dit que le mieux, c’est que ces invocations aient lieu après avoir loué Allah (hamdou l-Lah) et après avoir fait des invocations (as–salat wa s-salam) en faveur de Son prophète.
Information utile : L’Imam Malik, que Allah l’agrée, a désapprouvé que le mort soit déposé à l’intérieur de la mosquée et que l’on y fasse la prière funéraire en sa faveur.
9- Tu fais la quatrième takbirah en disant : Allahou ‘akbar, sans t’incliner.
10- Tu fais des invocations en faveur du mort. Il a été dit que le mieux, c’est que ces invocations aient lieu après avoir loué Allah (hamdou l-Lah) et après avoir fait des invocations (as–salat wa s-salam) en faveur de Son prophète.
Il n’est pas une condition de réciter une invocation particulière. Il suffit de dire : Allahoumma ghfir lahou wa rhamhou. Mais il est recommandé de s’appliquer dans les invocations en sa faveur.
11- Le salam une seule fois. Il est dit à voix basse, sauf l’imam qui élève sa voix afin que les gens proches de lui puissent l’entendre.
Tu tournes la tête vers la droite lors de la première taslimah
Tu tournes la tête vers la gauche lors de la deuxième taslimah
12- Il est une condition pour la validité de la prière funéraire qu’il y ait un imam. Si elle est accomplie sans imam c’est-à-dire chacun tout seul et non en assemblée, elle sera refaite.
Information utile : Le musulman qui a perdu quelqu’un reçoit les condoléances. Lorsque son défunt est musulman, il lui sera dit : (‘A^dhama l-Lahou ‘ajraka wa ‘ahçana ^aza’aka wa ghafara limayyitika) qui signifie : « Que Allah fasse que ta récompense soit immense, qu’Il fasse que tu sois bien consolé et qu’Il pardonne à ton défunt ».
Si le mort n’est pas musulman et que celui qui reçoit les condoléances est musulman, il lui sera dit : (‘^adhdhama l-Lahou ‘ajraka wa sabbaraka) qui signifie : « Que Allah fasse que ta récompense soit immense et qu’Il t’accorde la patience ». Mais il ne lui sera pas dit : (wa ghafara limayyitika) qui signifie : « et qu’Il pardonne à ton défunt » car Allah ta^ala dit :
﴿إِنَّ اللهَ لاَ يَغْفِرُ أَن يُشْرَكَ بِهِ وَيَغْفِرُ مَا دُونَ ذَلِكَ لِمَن يَشَاء ﴾
qui signifie : « Certes, Allah ne pardonne pas qu’on adore autre que Lui et Il pardonne ce qui est en deçà à qui Il veut » [sourat An-Niça’/48].
La prière n’est donc pas permise en faveur du mort mécréant car il aura manqué au plus éminent des droits que Allah a sur Ses esclaves, à savoir croire en Son unicité ta^ala.
Il n’est pas permis également de faire des invocations de miséricorde en sa faveur. Allah ta^ala dit :
﴿مَا كَانَ لِلنَّبِيِّ وَالَّذِينَ ءامَنُواْ أَن يَسْتَغْفِرُواْ لِلْمُشْرِكِينَ وَلَوْ كَانُواْ أُوْلِي قُرْبَى مِن بَعْدِ مَا تَبَيَّنَ لَهُمْ أَنَّهُمْ أَصْحَابُ الْجَحِيمِ ﴾
(ma kana li n-nabiyyi….) qui signifie : « Le Prophète, et ceux qui sont croyants n’ont pas à invoquer le pardon en faveur des associateurs, même s’ils sont des proches parents, du moment qu’ils ont su qu’ils sont au nombre des gens de l’enfer » [sourat At-Tawbah/113]
[1] Lorsque nous disons Allahou ‘akbar, cela signifie Allah est plus éminent en degré que tout autre. Cela ne veut pas dire qu’Il est grand par le volume ou la taille car Allah n’a pas pour attribut la taille ou la quantité. Allah ta^ala dit : لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَىْءٌ وَهُوَ السَّمِيعُ البَصِير﴾ ﴿ (Layça kamithlihi chay’) ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui » [sourat Ach-Choura / 11].
[2] Abou Dawoud a rapporté dans ses sounan que le messager de Allah, lorsqu’il levait l’index il le courbait légèrement vers l’avant ; ceci signifie que Allah existe sans endroit et cette élèvation du doigt est par glorification de Allah.
[3] dans le cas où tu fais la prière seul ou en tant qu’imam.
[4] Dans le cas où tu fais la prière seul ou en tant qu’imam.
[5] Dans le cas où tu fais la prière seul ou en tant qu’imam.
[6] le ma’moum est celui qui prie en suivant l’imam.