L’excellence du comportement et le long silence
La louange est à Allah le seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang notre maître Mouhammad et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Nous demandons à Allah de nous préserver de l’état des gens de l’enfer, nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.
Notre Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit
« خصلتان ما إن تجمّل الخلائق بمثلهما، حسن الخلق و طول الصّمت »
(Khislatani ma ‘in tajammala l-khala‘iqou bimithlihima, housnou l-khoulouqi wa toulou ssamti)
ce qui signifie : « il y a deux caractéristiques qui sont des qualités lorsque les gens les ont ». Quelles sont ces deux caractéristiques ? Il y a housnou l-khoulouq, l’excellence de comportement et le long silence, toulou s–samt.
Ce hadith a été rapporté par ^Abdou l-Lah Ibnou Mouhammad Abou Bakr Ibnou Abi D-Dounia Al-Qourachiyy dans son livre As–samt. Le sens de ce hadith honoré c’est que ces deux caractéristiques, ces deux caractères comportent un grand bien pour les gens. Il s’agit de l’excellence de comportement et le long silence.
Le premier caractère auquel le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a incité c’est l’excellence de comportement. L’excellence de comportement c’est le titre donné à trois choses. L’excellence de comportement ce sont trois choses qui sont les bases et les piliers de ce point de caractère. L’excellence de comportement il s’agit de trois choses : La première de ces trois choses est de cesser de nuire aux gens. La première des trois choses est d’arrêter de faire du mal aux autres, cesser de nuire aux gens. La deuxième c’est supporter la nuisance d’autrui. Quand les gens te font du mal tu supportes, tu patientes et la troisième c’est de faire du bien pour celui qui est reconnaissant tout comme celui qui n’est pas reconnaissant. On fait le bien pour l’agrément de Dieu. On ne fait pas le bien pour plaire aux autres. Donc quand quelqu’un il fait le bien pour gagner des récompenses de la part de Dieu même si les gens ne sont pas reconnaissants, peu lui importe, ça ne le dérange pas, il ne va pas changer d’attitude parce que les gens ne sont pas reconnaissants. Même si les gens lui font du mal, lui il continue à faire le bien. Il fait le bien à celui qui est reconnaissant tout comme avec celui qui n’est pas reconnaissant. Ce sont là les trois choses qui sont les piliers de l’excellence de comportement.
Celui qui obtient l’excellence de comportement, celui qui réussi à avoir l’excellence de comportement, il aura obtenu un haut degré. Son degré est élevé selon le jugement de Dieu. Selon le jugement de Dieu, son degré est élevé. Pourquoi donc ? Parce que s’il a obtenu ce degré d’excellence de comportement, c’est qu’il a combattu fortement les passions de son âme. Pour obtenir ce degré d’excellence de comportement, il a combattu fortement les passions de son âme. Il se peut que grâce à l’excellence de comportement, il atteigne le degré de celui qui se lève la nuit fréquemment, régulièrement pour faire des actes d’adoration, des prières surérogatoires qu’on appelle al Qa‘im et le degré de celui qui jeûne souvent des jeûnes surérogatoires. Car celui qui se lève régulièrement la nuit pour faire des prières surérogatoires et qui fait des jeûnes surérogatoires, celui là il a un haut degré. Grâce à l’excellence de comportement il se peut qu’il atteigne le degré de celui qui se lève tout le temps la nuit pour faire des prières surérogatoires et qui jeûne le jour pour faire des jeûnes surérogatoires.
Le Messager éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit
« إن المؤمن ليدرك بحس خلقه درجة القائم الصائم »
(‘Inna l-mou’mina layoudrikou bi housni khoulouqihi darajata l-qa‘imi ssa‘imi)
ce qui signifie : « Il arrive que le croyant atteigne par son excellence de comportement le degré de celui qui fait toujours des jeûnes surérogatoires et qui se lève régulièrement la nuit pour faire des prières surérogatoires » Hadith rapporté par Abou Dawoud.
Le Prophète ^alayhi s–salatou wa s-salam a dit
« أكمل المؤمنين إيمانا أحسَنهم خلقا وخياركم خياركم لنسائهم خلقا »
(‘akmalou l-mou’minina ‘imanan ‘ahsanouhoum khoulouqan, wa khiyaroukoum khiyaroukoum linisa‘ihim khoulouqan)
ce qui signifie « Ceux d’entre vous qui ont un degré de foi le plus complet ce sont ceux qui ont les meilleurs comportements et les meilleurs d’entre vous sont ceux qui ont le meilleur comportement envers leurs épouses » [Rapporté par At-Tirmidhiyy].
Et le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit
« ما من شيء أثقل في ميزان المؤمن يوم القيامة من حسن الخلق، و إن الله يبغض الفاحش الَبَذيّ »
(Ma min chay’in ‘athqal fi mizani l-mou’mini yawma l-qiyamati min housni l-khoulouqi, wa ‘inna
l-Laha youbghidou l-fahicha l-badhiyy)
ce qui signifie : « Il n’y a pas quelque chose qui pèse plus lourd au jour du jugement dans la balance du croyant que l’excellent comportement ». C’est-à-dire que l’excellent comportement est quelque chose qui pèse lourd dans la balance du croyant au jour du jugement.
« و إن الله يبغض الفاحش الَبَذيّ »
(wa ‘inna l-Laha youbghidou l-fahicha l-badhiyy)
« Et certes Allah n’agrée pas celui qui est vulgaire dans ces propos », celui qui dit des paroles vulgaires, celui qui utilise des mots qui sont laids, qui sont mauvais, des paroles laides et vulgaires ce genre de personne Allah ne les agrée pas.
Celui qui a l’excellence de comportement il oblige son âme à faire le bien avec les gens. Il oblige son âme à agir en bien avec les gens. C’est-à-dire qu’il oblige son âme à dire et à agir en bien. Il se force à dire du bien et à agir en bien. Et il ne nuit pas aux gens, il supporte leurs nuisances. Il ne leur nuit pas et il supporte leurs nuisances.
Agir en bien, faire le bien avec les gens, c’est que tu prodigues le bien autour de toi sans requérir en contrepartie que les gens agissent en bien avec toi. Quand tu vas faire le bien tu ne cherches pas que ce soit en contrepartie d’un bien que les gens vont faire avec toi par la suite. Au contraire tu dois contraindre ton âme, tu dois l’astreindre à agir en bien envers les gens, qu’ils agissent en bien avec toi ou pas. C’est-à-dire tu ne requiers pas comme condition pour agir en bien que les gens agissent en bien. Même si eux n’agissent pas en bien avec toi, tu ne cherches pas la contrepartie. Toi lorsque tu fais le bien tu le fais pour l’agrément de Dieu. Donc il s’agit de contraindre son âme, de forcer son âme, de forcer son nafs à agir en bien même avec celui qui n’agit pas en bien avec toi. Même avec celui qui risque d’agir en mal avec toi. L’âme ici n’apprécie pas, parce que l’âme elle veut toujours être dans une bonne condition. Elle veut avoir la supériorité. Et ici c’est ça l’excellence de comportement, c’est que tu forces ton âme à faire le bien sans attendre de contrepartie même avec celui qui peut agir en mal avec toi.
L’excellence de comportement c’est un des caractères des prophètes que Dieu les honore et les élève davantage en degré. Tous les prophètes que Dieu les honore et les élève davantage en degré agissaient en bien avec ceux qui répondaient à leur appel à l’Islam et avec ceux qui ne répondaient pas à leur appel à l’Islam. Ainsi ils aimaient le bien que Allah aime pour les gens. Dans l’appel à l’Islam ils faisaient preuve de patience et ils supportaient la nuisance de la part de ceux qui ne répondaient pas à leur appel. Au contraire, même avec ceux qui leurs nuisaient, ils faisaient preuve de patience. Les prophètes appelaient leur peuple à l’adoration de Allah tabaraka wa ta^ala.
Et leur peuple répondait avec la nuisance et les insultes. Donc leur peuple répondait avec la nuisance et les insultes sauf ceux pour qui Allah a voulu le bien pour eux. Sauf ceux à qui Allah a fait miséricorde puisqu’ils ont répondu à l’appel de ces prophètes et ils sont entrés en Islam.
Le croyant qui veut donc être élevé en degré, qui veut s’élever en degré selon le jugement de Dieu, il doit améliorer son comportement. Il doit faire en sorte que son comportement soit un comportement d’excellence c’est-à-dire il patiente face à la nuisance des gens tout en agissant en bien avec eux. C’est-à-dire que dans sa conduite il est comme un arbre fruitier. L’arbre fruitier quand il est frappé avec un bâton, ses fruits tombent, et quand on cueille le fruit sans frapper ses branches, ses fruits on les obtient aussi. Il convient que le croyant soit comme un arbre fruitier, il donne ses fruits qu’on le secoue ou qu’on ne le secoue pas. Il donne toujours des fruits. C’est comme ça qu’il convient qu’il soit.
Un poète a dit :
بنيّ كن بين البشر كالنخل محمود الأثر
إذا رموه بحجر ردّ عليهم بثمر
(Bounayy, koun bayna l-bachari kannakhli, mahmouda l-‘athar ; Idha ramawhou bihajarin radda ^alayhim bithamar)
« Mon fils, sois parmi les humains, comme les palmiers, ces arbres dont on fait l’éloge : quand on lui lance des pierres [le palmier] il répond avec des fruits. »
Quand tu lances des pierres au palmier, il te fait tomber des dattes. Donc c’est ainsi qu’il convient que tu sois, c’est-à-dire tu agis avec excellence de comportement.
Et notre Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam est un excellent exemple, un excellent modèle pour nous. Allah a fait son éloge dans le Qour’an par Sa parole
{ وإنك لعلى خلق عظيم }
(Wa ‘innaka la^ala khoulouqin ^adhim)
qui signifie : « Tu as certes un excellent comportement, un comportement éminent »
Ainsi parmi les caractéristiques du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qui sont des traits de son comportement avec son peuple c’est qu’il pardonnait à celui qui était injuste avec lui. Premier trait de caractère, avec son peuple il pardonnait à celui qui était injuste avec lui et il donnait à celui qui le privait. Donc si quelqu’un ne lui donnait pas, lui il lui donne. Et il entretenait les liens avec celui qui les rompait avec lui. Si quelqu’un rompait les liens, lui il ne les rompait pas, il les entretenait. Et il agissait en bien avec celui qui agissait en mal avec lui.
Le deuxième caractère que le Prophète a mentionné dans le hadith, deux caractéristiques qui sont des qualités si les gens s’en embellissent ce sont l’excellence de comportement et le long silence.
La deuxième caractéristique que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a fortement recommandé dans le hadith honoré c’est le long silence, c’est-à-dire de ne pas trop parler sauf pour dire du bien.
Le long silence, quand on dit être longtemps silencieux c’est-à-dire silencieux et s’abstenir de dire autre que l’évocation de Dieu, autre que les autres bonnes récompenses. Parce que les évocations de Dieu et les autres récompenses c’est bien, les autres paroles qui ramènent des récompenses c’est bien de les dire. Là on parle du long silence pour autre que cela. Le long silence, c’est un caractère qui est recommandé, que Dieu agrée. La personne qui est sensée, la personne qui est raisonnable devrait être le plus longtemps possible silencieuse, et de ne parler que pour dire du bien.
Donc la personne sensée devrait être le plus longtemps possible silencieuse et ne parler que pour dire du bien.
Il convient à la personne d’être silencieuse sauf pour du bien, pour ce qui lui est utile pour sa subsistance ou pour ce qui lui est utile pour son au-delà comme les évocations de Allah, comme la récitation du Qour’an, comme les autres bonnes actions.
La personne aura ainsi des comptes à rendre sur ce qu’elle dit. Elle ne dit pas des paroles qui sont une médisance, elle parle de quelqu’un dans son absence, elle dit « non ce n’est pas bien ce qu’il fait » dans le sens que c’est un défaut qu’il a en lui et qu’il n’aime pas qu’on le dévoile. Il ne fait pas la médisance, il ne va pas dire une parole qui va blesser le musulman, comme certaines femmes après des années de vie avec leur mari, il a fait quelque chose et elle lui dit « je n’ai jamais rien vu de bien de ta part ». Ça c’est haram, il se peut que cette fois ci il a fait une erreur, mais ne dit pas jamais. Si elle lui dit jamais ça lui blesse le cœur. Même si lui dit à sa femme quelque chose qui lui blesse c’est interdit pour lui mais ça c’est quelque chose qui arrive souvent de la part des femmes, le Prophète a dit que beaucoup de femmes maudissent beaucoup et renient le bienfait du mari. La personne est au courant maintenant, il s’agit de gérer, parfois c’est sur un coup de colère ou quand elle est prise par la discussion et elle lâche la bombe. Il ne faut pas lâcher la bombe, il faut se contenir, c’est pour ça il vaut mieux se taire. Il vaut mieux se taire, si tu sais que tu es en colère alors tais-toi. Imagines que tu vas brûler si tu parles, imagine que tu vas recevoir un coup sur la tête si tu parles. Est-ce que tu vas parler ou est ce que tu vas t’abstenir ? Donc quand tu es en colère la solution est que tu te taises. Tu dis quand je ne serais plus en colère je gérerai la situation, là je ne suis pas en état de la gérer. Maintenant c’est comme si la pile est à plat, elle est vide. Je recharge la batterie et après on verra.
En effet le Prophète élu salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
« إن بكلّ تسبيحة صدقة و بكل تكبيرة صدقة و كلّ تحميدة صدقة وكلّ تهليلة صدقة و أمر بالمعروف صدقة ونهي عن منكر صدقة »
(‘Inna bikoulli tasbihatin sadaqah wa bikoulli takbiratin sadaqah wa koulli tahmidatin sadaqah wa koulli tahlilatin sadaqah wa ‘amrin bil-ma^rouf sadaqah wa nahyin ^an mounkarin sadaqah)
Ce qui signifie : « pour chaque parole « soubhana l-Lah », tu as une bonne action, comme si tu faisais une aumône. Pour chaque parole « Allahou ‘Akbar » c’est comme si tu faisais une aumône, pour chaque parole « al hamdouli l-Lah » c’est comme si tu faisais une aumône, pour chaque parole « La ‘ilaha ‘illa l-Lah » c’est comme si tu donnais une aumône. Chaque fois que tu ordonnes le bien c’est comme si tu donnais une aumône, et chaque fois que tu interdis le mal c’est comme si tu faisais une aumône ». C’est-à-dire ce sont là des occasions pour parler mais ici c’est parler en bien. Quand on a vu tout à l’heure qu’il vaut mieux ne pas parler c’est-à-dire quand il y a des choses inutiles. Quand il s’agit de gagner des récompenses, on parle. C’est pour cela que quand tu vois quelqu’un qui ne fait pas la prière, tu lui dis de faire la prière. Si quelqu’un n’assiste pas à une assemblée de science de religion, tu lui dis « assiste à l’assemblée de science de la religion », si tu as vu quelqu’un qui a commis un péché, tu lui dis « arrête de commettre ce péché ».
Il est rapporté également du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qu’il a dit
« لا تكثروا الكلام بغير ذكر الله فإن كثرة الكلام بغير ذكر الله قسوة القلب «
(La toukthirou l-kalam bighayri dhikri l-Lah fa’inna kathrata l-kalam bighayri dhikri l-Lah qaswatoun lil-qalb)
ce qui signifie : « Ne parlez pas beaucoup pour dire autre que l’évocation de Allah parce que trop parler avec autre que l’évocation de Allah entraine la dureté du cœur », la personne son cœur devient dur. Qu’est ce que ça veut dire son cœur devient dur ? Même si elle entend des paroles d’exhortations, de rappels, ça ne lui attire pas l’attention, ça n’a pas d’effet sur elle parce que son cœur il est dur. Pourquoi ? Parce qu’elle bavarde, elle parle, elle parle… C’est pour cela ce n’est pas quelque chose de bien de trop parler. Dès qu’ils sont jeunes, dès qu’ils sont enfants c’est bien de les habituer à ne pas trop parler. C’est une bonne caractéristique que de garder longtemps le silence.
Allah a fait grâce à ses esclaves de nombreux bienfaits. Des bienfaits innombrables, et parmi ces bienfaits que Allah nous a accordés, il y a la langue. La langue c’est un bienfait que Allah nous a accordé. Regardez ceux qui n’ont pas de langue, ceux qui sont muets, c’est une grande épreuve. Al- Hamdouli l-Lah Allah a fait grâce à l’esclave de nombreux bienfaits dont seul Lui sait le nombre. Et parmi ces nombreux bienfaits il y a la langue.
Allah a fait que cette langue soit un organe que Allah a accordé à l’être humain pour régler ses affaires et ses besoins du bas monde et ses besoins de la religion. Pour qu’il puisse régler ses affaires et arriver à ses objectifs du bas monde et de la religion.
Et Allah nous a accordé cette langue importante pour pouvoir régler nos affaires et parvenir à nos fins concernant les sujets de la religion et concernant les sujet de l’au-delà, c’est-à-dire pour qu’on puisse l’utiliser dans ce qui est profitable et pas pour ce qui est préjudiciable. Nous ne devons pas utiliser la langue pour des choses qui vont nous nuire dans l’au-delà. Celui qui utilise cette langue dans ce qui lui est utile et pas dans ce qui lui est préjudiciable alors il n’y a pas de danger pour lui.
S’il utilise sa langue pour le bien, il ne va pas être châtié dans l’au-delà pour l’utilisation de sa langue. Quant à celui qui utilise sa langue pour le mal, celui là il n’aura pas remercié Dieu, il aura désobéi à Dieu, il mérite d’être châtié.
Et notre Messager éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré a dit
« من كان يؤمن بالله و اليوم الآخر فليقل خيرا أو ليصمت »
(Man kana you’minou bi l-Lahi wa l-yawmi l-‘akhir, falyaqoul khayran ‘aw li yasmout)
ce qui signifie en français : « Celui qui croit en Dieu et au jour dernier qu’il dise du bien ou alors qu’il se taise ». C’est-à-dire avant de parler, évalue ce que tu vas dire. Est-ce que ce que tu vas dire est quelque chose de bien ou pas ? Est-ce que c’est quelque chose qui va amener un bien ou pas ? Est-ce que tu vas ordonner le bien, interdire le mal ou est ce que ce sont des paroles inutiles ? Ou pire encore, est ce que ce sont des paroles interdites qui vont nuire à quelqu’un ? Tu réfléchis. Avant de parler tu ne t’empresses pas de parler. Réfléchis d’abord si c’est utile tu le dis sinon tu te tais, c’est mieux. Il vaut mieux te taire.
Celui qui ne s’habitue pas à être silencieux, il va s’habituer à trop parler, il peut être entrainé à des situations périlleuses, dangereuses qui vont le faire glisser jusqu’à aller en enfer.
Il a été authentifié du compagnon honorable ^Abdou l-Lah ibnou Mas^oud que Allah l’agrée, qui s’était adressé à sa langue un jour et il a dit :
يا لسان قل خيرا تغنم واسكت عن شرّ تسلم من قبل أن تندم
(Ya lisan, qoul khayran taghnam wa skout ^an charrin taslam min qabli ‘an tandam)
« Ô ma langue, dis du bien, tu gagneras et abstiens toi de dire du mal, tu seras sauvé avant de le regretter car j’ai entendu le Messager de Dieu salla l-Lahou ^alayhi wa sallam dire
« أكثر خطايا ابن ءادم من لسانه »
(‘akhtharou khataya bni ‘adam min lisanihi )
Ce qui signifie en français : « la plupart des péchés de l’être humain provienne de sa langue ». [Rapporté par At–Tabaraniyy]
Et parmi les erreurs qui peuvent être commise par la langue, il y a la mécréance et les grands péchés. Si la personne utilise sa langue dans quelque chose qui fait mériter le châtiment de Dieu à cause de paroles interdites sans faire attention, il se peut que cette personne dans l’au-delà, à cause de ces paroles interdites arrive jusqu’au fond de l’enfer fond de l’enfer. Si la personne dit des paroles que Dieu a interdites sans faire attention, il se peut que dans l’au-delà il arrive au fond de l’enfer à cause de paroles qui seraient de la mécréance. Parce que la mécréance est le plus grave des péchés selon le jugement de Dieu. Il se peut que quelqu’un croit qu’il est musulman parce qu’il est né au pays, ou il dit « toute ma famille sont musulmans » ou il dit « mon père c’est un imam » Même si ton père était un imam, n’est ce pas que notre Maitre Nouh il avait quatre fils, trois étaient musulmans et le quatrième est mort mécréant. Son père était un Prophète et il est mort mécréant. Donc ce n’est pas parce que ton père ou ton voisin ou ton fils ou tu habites à la Mecque… Tu dois faire attention à ce que tu dis. Il y a des paroles qui font sortir de l’Islam. Celui qui rend interdit quelque chose de licite, celui qui rend licite quelque chose d’interdit, celui qui dit « ça ne fait rien, chacun est libre de croire ce qu’il veut », « il est libre de dire ce qu’il veut », s’il est libre, si on lui insultait sa mère ou sa sœur, alors regarde comment il réagit. Mais quand on insulte le Prophète ou insulte Dieu, tu dis c’est libre. Non ce n’est pas libre.
Donc il y a des paroles qui font sortir de l’Islam, que la personne fasse attention pour ne pas se retrouver dans l’au-delà au fond de l’enfer. Et qu’elle rappelle cela aux gens au titre d’ordonner le bien et d’interdire le mal. Ordonner le bien et interdire le mal c’est un grand devoir pour les musulmans. Beaucoup de gens l’ont délaissé de nos jours, certains disent : « moi je suis tranquille je fais mes cinq prières, je jeûne le mois de Ramadan, je ne fais pas de mal aux gens, ca va ! » Oui mais parmi les devoirs il y a ordonné le bien et interdire le mal. Que tu ailles vers les gens que tu leur rappelle les attributs de Dieu, les attributs des Prophètes. Tu leur enseignes qu’il y a des paroles qui font sortir de l’islam ? Chacun il enseigne, il enseigne, il enseigne…multiplier les assemblées de science de la religion, parce que chaytan n’aime pas les assemblées de science de la religion, il essaie de faire tout son possible pour arrêter les assemblées. Il déteste notre Prophète et il délaisse les assemblées de science. Donc il faut multiplier, il faut diffuser la science.
Et comme a dit notre Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam à notre maitre ^Aliyy ce qui signifie : « Que tu sois la cause de la bonne guidée d’une seule personne cela vaut mieux pour toi que les biens les plus précieux de ce bas monde ». Même une seule personne. Tu vas avec une personne dans un trajet, transport en commun, tu lui dis « moi je te veux le bien je te dis quelques paroles » et tu lui fais un petit rappel. C’est facile, ce n’est pas difficile. Pourquoi il y a des gens pour dire du mal ils n’ont pas froid aux yeux ? Et toi tu as la clé du paradis, tu as la science, tu as la bonne croyance et tu vas éprouver de la pudeur qui n’est pas adapté ici.
Il y a une pudeur qui est louable et une pudeur qui n’est pas louable. Pour ordonner le bien et interdire le mal il ne s’agit pas d’avoir honte, celui qui a honte c’est celui qui commet un péché. Pas celui qui est sur la vérité.
Et le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qu’il a dit :
« إن العبد ليتكلّم بالكلمة لايرى بها بأسا يهوي بها في النار سبعين خريفا »
(Inna l-^abda layatakallamou bilkalimati, la yara biha ba’sa, yahwi biha fi n-nari sab^ina kharifa)
ce qui signifie : « Certes il arrive à l’esclave de dire une parole dans laquelle il ne voit pas de mal mais à cause de laquelle il chutera en enfer d’une distance de soixante dix automnes. ». Il dit une parole, dans cette parole il pense qu’il n’y a pas de mal mais à cause de cette parole il va chuter en enfer, il va arriver à un endroit qui est réservé aux mécréants. C’est-à-dire que même le musulman entre en enfer, il n’arrive pas au fond de l’enfer. Donc c’est pour cela que c’est important. Il s’agit de se préserver. L’Islam est très précieux. C’est facile d’entrer en Islam, c’est une parole, une phrase mais aussi c’est facile d’en sortir. Donc il faut faire attention de ne pas sortir de l’islam. Ce n’est pas parce que quelqu’un est musulman depuis vingt générations qu’il se dit « moi je suis préservé ». Le commun des musulmans n’est pas préservé. Les Prophètes sont préservés, les saints, Allah les protège. Mais le commun des musulmans ne sont pas préservés de la mécréance.
Celui qui lâche les brides à sa langue, pour dire ce qui fait mériter le châtiment de Dieu, il se peut qu’il glisse à cause d’une seule plaisanterie, une seule blague dans laquelle il y a de la mécréance, sans y voir un quelconque mal mais il mérite à cause de cela la descente jusqu’au fond de l’enfer au jour du jugement. Et combien sont nombreux les gens qui sont ainsi. Il faut faire attention pour ne pas dire de paroles qui font sortir de l’islam. Il faut faire attention pour ne pas dire des mots qui font sortir de l’islam. Certains ils plaisantent, soit disant pour faire rire les gens. Ils racontent une des paroles qui sont contraire à la religion. Et d’autres ils apprécient, ils se mettent à rire, et après ils disent « elle me plait celle là je vais la répéter celle là ».
Et parmi les choses contre lesquelles il faut se préserver et préserver sa langue et qui se produisent souvent de la part des gens c’est la médisance. Qu’est ce que la médisance ? C’est citer ton frère en Islam, ou ta sœur, par quelque chose qui est en lui, ou en elle, qu’il ou elle déteste et en son absence. Quatre choses : que tu cites ton frère ou ta sœur en Islam, par quelque chose qui est en lui, ou en elle, qu’il ou elle déteste et en son absence, ça c’est interdit. Tu dis par exemple, « untel ses enfants ne sont pas polis », ou bien « unetelle elle ne sait pas s’habiller », même si c’est vrai, ou « untel il a tel métier » pour le blâmer, c’est quelque chose qu’il déteste, on ne parle pas de quelque chose que tu cites en bien ce n’est pas interdit mais si tu le cites en mal.
Le Prophète ^alayhi s–salatou wa sallam nous a donné une règle qui est très facile à retenir :
« لا يؤمن أحدكم حتى يحبّ لأخيه ما يحب لنفسه «
(La you’minou ‘ahadoukoum hatta youhibba li-‘akhihi ma youhibou linafsihi)
« L’un de vous n’atteindra un degré de foi complète que s’il aime pour son frère ce qu’il aime pour lui-même ». Quand tu vas parler sur quelqu’un, met toi à sa place, dis toi « si c’était moi, est ce que j’aimerai qu’on parle de moi comme ça ? » Comme ça ça va t’aider à te surveiller. Donc mets-toi à la place de l’autre. Ça c’est un hadith qui signifie en français « l’un de vous n’atteindra un degré de foi complète que s’il aime pour son frère ce qu’il aime pour lui-même ». Ce que tu aimes pour toi, alors aime le pour ton frère.
Les plus graves des paroles sont les paroles de mécréance.
Qu’il est beau de conclure nos propos par un hadith du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam
« من صمت نجا «
(Man samata naja)
Qui signifie : « Celui qui se tait il est sauvé »
Et la parole du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam
« أكثر خطايا ابن ءادم من لسانه »
(‘akhtharou khataya bni ‘adam min lisanihi)
Qui signifie : « La plupart des péchés du fils de ‘Adam proviennent de sa langue ».
Un grand savant a dit : « Celui qui veut être sauvé qu’il diminue ses propos, qu’il ne parle pas beaucoup. Quand à celui qui parle beaucoup nécessairement il va tomber, soit dans le péché soit il va dire des paroles qui sont une perte de temps, il va perdre son temps, soit un péché soit une perte de temps. Si lui il fait attention à ce qu’il dit il va tomber dans ce qui est une perte de temps, mais la plupart des gens tombent dans les péchés et beaucoup tombent dans la mécréance, parce qu’ils parlent beaucoup.
Nous demandons à Allah d’être sauvés dans le bas monde et dans l’au-delà et de nous préserver nos langues de tout ce qui mène à la perte de sorte que nous ne les utilisions qu’en ce qu’Il agrée comme actes d’obéissances et comme actes de bien. Et notre dernière invocation est Al Hamdouli l-Lahi Rabbi l-^alamin
Cours général : Aadam le premier des humains et le premier des envoyés de Dieu
La louange est à Allah le seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Et nous demandons à Allah de nous préserver de l’état des gens de l’enfer, nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.
Le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit
لَمَّا أَخْرَجَ اللهُ آدَمَ مِنَ الجَنَّةِ زَوَّدَهُ مِنْ ثِمارِ الجَنَّةِ فَثِمارُكُمْ هَذِهِ مِنْ تِلْكَ غَيْرَ أَنَّ هَذِهِ تَتَغَيَّرُ وَتِلْكَ لاَ تَتَغَيَّرُ وَعَلَّمَهُ اللهُ صَنْعَةَ كُلِّ شَيْءٍ
(lamma ‘akhraja l-Lahou ‘adama mina l-jannati zawwadahou min thimari l-jannah fathimaroukoum hadhihi min tilka th-thimar ghayra ‘anna hadhihi tataghayyar wa tilka la tataghayyar) wa ^allamahou l-Lahou san^ata koulli chay’)
ce qui signifie : « Lorsque Allah a fait que ‘Adam sorte du paradis, Il lui a donné en provisions des fruits du paradis. Vos fruits que vous avez ici-bas proviennent de ces autres fruits qui sont des fruits du paradis, sauf que ces fruits du bas monde s’altèrent alors que les autres ne s’altèrent pas ». Et Allah a enseigné à ‘Adam la fabrication de différentes choses et également comment exécuter plusieurs, différentes tâches. ‘Adam, ^alayhi s-salam, lorsque Allah a fait qu’il est sorti du paradis, Il lui a donné en provisions des fruits du paradis et ces fruits-là, il en a mangé et il en a planté. Il a planté certains et il a mangé certains. Les fruits qui sont sortis du paradis ne sont pas altérés, ne pourrissent pas. Ils ne sont pas comme les fruits d’ici bas qui pourrissent. Les fruits du paradis ne pourrissent pas alors que les fruits d’ici bas pourrissent. Donc les fruits qu’il a ramenés du paradis, il en a mangé une partie et le reste est resté sur terre. Mais ils sont changés, ils n’ont plus gardé les caractéristiques qu’ils avaient au paradis. Les caractéristiques des fruits au paradis, c’est qu’ils n’étaient pas altérés, alors que ces fruits-là, il les a planté ici, ils n’ont pas gardé ces mêmes caractéristiques qu’au paradis. Ils sont devenus des fruits qui s’altèrent. Donc Allah lui a enseigné comment semer, comment planter. Allah lui a enseigné comment fabriquer, travailler le fer et autres métaux, le forgeron, la forge, Il lui a appris comment coudre, comment extraire de l’or, de l’argent de terre. C’est ‘Adam, ^alayhi s-salam, qui a appris aux gens comment fabriquer les pièces d’or et d’argent, pour les échanges. Comme aujourd’hui, ils enseignent dans l’économie comment soi-disant les gens ne savaient pas, ils faisaient le troc. Et après ils ont eu besoin d’échanger, ils ont fabriqué, ils ont imaginé des pièces. Non ! Parmi les choses qu’ils disent, beaucoup sont des hypothèses. Ce ne sont pas des choses qui sont fondées. Alors que ce que nous apprenons est fondé sur la parole d’un prophète, notre maître Mouhammad, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, qui lui a reçu la révélation et qui a eu des miracles qui sont des preuves que ce qu’il dit est vrai, que le Créateur de ce monde le confirme dans ce qu’il dit. Donc les humains savaient depuis le début fabriquer des pièces d’or et d’argent. Ce n’est pas comme certains ignorants qui disent qu’au départ ils ne savaient pas utiliser que des pièces, ils faisaient du troc, c’est-à-dire ils échangent quatre œufs contre un peu de blé, et l’autre échange cinq sacs de blé contre un mouton. Cela s’appelle le troc. Les gens disent qu’avant, ils ne savaient pas comment utiliser les monnaies, alors s’il voulait acheter quelque chose, il déplaçait son troupeau. Et après, comme il a voulu acheter des choses un peu plus loin, il ne pouvait pas ramener son troupeau d’un pays à un autre, et là, ils ont imaginé les pièces. Ce n’est pas comme ça. ‘Adam, ^alayhi s-salam, Allah lui a révélé comment de fabriquer des pièces d’or et d’argent. Si ce n’était pas ‘Adam, ^alayhi s-salam, les humains seraient comme des animaux. Donc notre maître ‘Adam a un grand mérite sur nous. C’est le premier prophète et c’est le père de l’humanité.
Et Allah lui a enseigné les moyens de subsistance. Il lui a enseigné aussi les différentes langues, la langue arabe, les autres langues. La première des langues qui lui a enseigné, c’était la langue arabe. Puis les autres langues. Et quand la descendance de ‘Adam s’est multipliée, ils se sont répartis dans les différentes régions. Ensuite sa descendance, quand ils se sont multipliés, ils sont allés s’installer dans différentes régions. Certains ont dialogués entre eux avec une des langues que ‘Adam leur a enseignée. D’autres sont partis, ils ont gardés plus une autre langue que ‘Adam leur a enseignée. D’autres ont gardé une autre langue. Certains sont restés à parler l’arabe. D’autres sont restés à parler en hébreux. D’autres sont restés à parler en syriaque. Donc les origines des langues que nous connaissons aujourd’hui sont des langues qui sont arrivées par révélation. Par exemple, quand les gens parlent aujourd’hui français, espagnol, italien. Ils ont une même origine ces différences. C’est comme une déclinaison d’une même langue, qui elle a été révélée. Eux après, ils ont suivi des chemins différents mais vous trouvez les mêmes racines. Et les origines des langues sont par révélation. La langue arabe est une langue par révélation. L’hébreu également. Le syriaque également. Mais le français, l’italien, l’espagnol, ce sont des déclinaisons d’autres langues qui elles, ont été par révélation.
Que Allah honore et élève davantage notre maître ‘Adam et notre maître Nouh et tous les prophètes. ‘Adam ^alayhi s-salam a enseigné les Lois, les jugements. Il leur a enseigné le licite et l’interdit. Parmi les choses qui étaient interdites, qu’il leur a enseigné, ce sont quatre choses. Comme on avait vu lors de précédentes assemblées, il y a quatre choses qui sont toujours interdites. Ce sont quatre choses qui ont été interdites aux enfants de ‘Adam. Elles ont été interdites dans toutes les Lois. Quatre choses qui ont été interdites dans toutes les Lois. Ce sont la chair du porc, c’est-à-dire le porc, le sanglier, le cadavre, c’est-à-dire l’animal qui n’a pas été égorgé, le sang, c’est-à-dire le sang qui a coulé, même si après il se coagule, c’est interdit, et ce qui a été égorgé ou tué en évoquant autre que le nom de Dieu, comme en évoquant le nom d’une idole par exemple, ou le nom de la croix, ou autre. Tout animal qui a été égorgé en évoquant autre que le nom de Dieu est interdit, que ce soit dans la Loi de ‘Adam ou dans la Loi de tous les prophètes qui sont venus après lui jusqu’à la Loi de notre maître Mouhammad, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.
Quand notre maître ‘Adam est mort, Allah a accordé la révélation, c’est-à-dire le statut de prophète à un des fils de ‘Adam. Un des fils de ‘Adam était devenu prophète, qui s’appelle Chith. Dans la littérature occidentale, vous trouvez Seth. Donc il a enseigné l’Islam aux descendants de ‘Adam, aux humains. Après la mort de Chith, Allah a envoyé un autre prophète qui s’appelle ‘Idris. Idris est venu après Chith. A l’époque de ‘Idris, tous les monde était musulman. Il n’y avait pas de mécréant. A l’époque de ‘Adam, il n’y avait pas de mécréant parmi les humains. A l’époque de Chith, il n’y avait pas de mécréant. Et à l’époque de ‘Idris également, il n’y avait pas de mécréant.
Après la mort de ‘Idris, les humains sont devenus mécréants. Ils se sont mis à adorer cinq idoles. C’était cinq hommes vertueux à l’origine. Mais après leur mort, ‘Iblis est venu aux gens et leur a dit : « Faites des statuts pour ces gens-là, comme ça, vous allez vous rappeler d’eux. Vous n’allez pas les oublier ». A leur époque, cela n’était pas interdit de faire des statuts à l’effigie de quelqu’un si ce n’était pas pour l’adorer. Ils avaient fait cela. A nouveau, ‘‘Iblis est venu à leurs descendants et leur a dit : « Ces cinq-là méritent que vous les adoriez. Adorez-les ». Ils les ont adoré. Ils sont devenus associateurs. Ils sont devenus mécréants. C’est là l’origine de l’apparition de la mécréance.
Après la mécréance parmi les humains, Allah a envoyé un prophète qui s’appelle Nouh. Nouh, ^alayhi s-salam, est venu pour appeler les gens à l’Islam, comme les prophètes qui l’ont précédés. Nouh, ^alayhi s-salam, après une longue période, où il appelait les gens à l’Islam, environ quatre-vingt seulement sont entrés en Islam. Allahou tabaraka wa ta^ala lui a révélé qu’après les quatre-vingt, il n’y en a plus aucun qui va devenir musulman. Quand notre maître Nouh a appris qu’il n’y aura plus de nouveau musulman, qu’il n’y avait que ceux qui sont déjà entrés en Islam, c’est là qu’il a fait des invocations contre les mécréants. Avant, il n’a pas fait d’invocation contre les mécréants. Avant, il essayait de les faire entrer en Islam. Mais quand Allah lui a révélé qu’il n’y aura plus de nouveau musulman, il a fait des invocations contre les mécréants. Et Allah tabaraka wa ta^ala a révélé à Nouh de fabriquer un bateau, un navire, une arche mais loin de l’eau, sur la terre ferme. Habituellement ceux qui fabriquent des bateaux les fabriquent au bord de l’eau. Allah lui a révélé de fabriquer sur la terre ferme. Et il a fait monter sur l’arche des humains musulmans et des animaux. Et avant que la pluie ne tombe, l’eau s’est mise à jaillir des entrailles de la terre. Toute la terre s’est couverte d’eau, qui est sortie de ses entrailles, avant qua la pluie ne commence à tomber. Puis la pluie s’est mise à tomber. Elle a recouvert toute la terre. Toute la terre a été recouverte. Et à cette époque-là, ce n’était pas la pluie comme maintenant, des petites gouttes. Mais c’était comme des montagnes d’eau qui tombaient. L’eau a noyé tout le monde, les petites et les grands, même les nourrissons. Ils sont tous morts noyés. Uniquement les musulmans qui ont suivi Nouh sont montés avec lui sur l’arche. Les autres sont morts noyés. Donc même notre maître Nouh avait quatre fils. Trois étaient musulmans, croyants. Et un était mécréant. Les trois musulmans s’appelaient Sam, Ham, et Yafith. Le quatrième s’appelle Kan^an. Il a dit : « Je vais m’abriter au sommet d’une montagne ». Mais Allah l’a fait mourir avec ceux qui étaient morts. Toute la terre a été recouverte d’eau, même les plus hautes montagnes. Après six mois et plus, Allah a fait que la terre assèche et avale toute l’eau. Donc il y a beaucoup d’eau sous terre maintenant. Et le bateau de Nouh s’est arrêté au bord d’une montagne en Iraq, qui s’appelle Al-Joudiyy. Quand la terre est devenue ferme à nouveau, ils sont descendus du navire. Tous les humains aujourd’hui sont descendants des trois fils de Nouh parce qu’uniquement les trois fils de Nouh ont eu des descendants. Les autres n’ont pas eu de descendants, les autres musulmans. Uniquement les trois fils de Nouh ont eu des descendants.
Après ils ont eu des descendants. Et quelques générations plus tard, après leur mort, Allah a envoyé un autre prophète arabe, qui s’appelle Houd. Il était au Yémen. Aujourd’hui, la tombe de Houd est au Yémen. Les gens rendent visite à la tombe du prophète Houd. Et lui aussi appelait les gens à l’Islam. Après l’anéantissement du peuple de Nouh, il appelait les gens à l’Islam. Il s’est mis à les appeler à l’adoration de Allah. Houd, à son tour, peu de gens ont cru en lui. Peu de gens sont devenus musulmans. Mais les autres l’ont démentis. Allah ta^ala a fait que la plupart des gens restent sur la mécréance. Allah a envoyé des prophètes. Ils sont la cause de la bonne guidée de certains mais beaucoup ne sont pas bien guidés. Allah leur a envoyé une tempête de vent, qu’on appelle al-houçoum, qui a anéanti les mécréants et seuls les musulmans sont restés. Puis à leur tour, ils ont eu des descendants.
Et depuis ce temps-là, il y a toujours eu, à chaque période, à chaque époque, parmi les humains, ceux qui étaient musulmans et ceux qui étaient mécréants. Jusqu’à nos jours, la plupart des humains sont mécréants. Au jour du jugement, 99% des humains seront en enfer, et 1% au paradis. Même les jinn, la plupart d’entre eux sont mécréants. Mais lorsque ^Iça, ^alayhi s-salam va descendre, tout le monde va entrer en Islam. Et les mécréants vont mourir. Lorsque ^Iça, ^alayhi s-salam, va descendre, les mécréants vont mourir. Allah ta^ala lui donne par son souffle, quand il souffle, les mécréants qui sont dans sa portée, qui sont atteints par son souffle, meurent. Et son souffle va très loin, à la limite de son regard. ^Iça, ^alayhi s-salam, est un prophète. Ce n’est pas des moindres. Tous les prophètes ne sont pas négligeables. Les prophètes ont un haut degré selon le jugement de Allah, même si Allah a fait que certains prophètes soient tués par certains mécréants, cela ne veut pas dire qu’il ne compte pas. Cela ne veut pas dire qu’ils sont négligeables. Mais Allah ta^ala éprouve qui Il veut. Et ceux qui ont les plus hauts degrés sont plus éprouvés que les autres. Et les prophètes ont les plus hauts degrés. Les mécréants seront anéantis lorsque ^Iça, ^alayhi s-salam, va descendre. Quarante ans après la descente de ^Iça, ^alayhi s-salam, notre maître ^Iça, ^alayhi s-salam, va mourir. Et il sera enterré à Médine, près de notre prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Il sera enterré à côté de lui. Le prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit :
لَيَنْزِلَنَّ عِيسَى حَكَمًا مُقْسِطًا وَلَيَسْلُكَنَّ فَجًّا حَاجًّا أَوْ مُعْتَمِرًا وَلَيَأْتِيَنَّ قَبْرِي وَلَيُسَلِّمَنَّ عَلَيَّ وَلأَرُدَّنَّ عَلَيْهِ السَّلاَمَ
(layanzilanna ^iça hakaman mouqsita wa layasloukanna fajjan hajjan ‘aw mou^tamira wa laya’tiyanna qabri wa layouçallimanna ^alayya wa la’arouddanna ^alayhi s-salam)
ce qui signifie : « ^Iça va sans aucun doute redescendre. Et il va gouverner les gens. Et il sera équitable, c’est-à-dire il va appliquer la Loi du prophète Mouhammad et il sera juste. Et il va traverser la vallée entre deux montagnes (Il s’agit de Médine, parce que Médine est entre deux montagnes, la montagne de ^Ir et la montagne de Sawr) pour aller faire un pèlerinage ou une ^oumrah. Il va venir me rendre visite et il va me passer le salam. Et je vais lui rendre le salam ». Et après la mort de ^Iça, ^alayhi s-salam, la mécréance va à nouveau apparaître parmi les humains. Il viendra une époque où il n’y aura plus aucun humain musulman. Tous seront mécréants. Et le jour du jugement aura lieu, commencera lorsqu’il n’y aura que des mécréants sur terre, c’est-à-dire la fin de ce monde aura lieu lorsqu’il n’y aura que des mécréants vivant sur terre. Il y a aura la fin de ce monde. Notre maître ‘Israfil va souffler dans le cor. Et tous ceux qui étaient vivants vont mourir, même lui, ‘Israfil, Allah le fait mourir. Même l’ange de la mort, ^Azra’il, Allah le fait mourir. Et quarante ans après, Allah les ressuscite. Il ressuscite ‘Israfil, qui va souffler une deuxième fois dans le cor (c’est un instrument qui émet un son). Et tous ceux qui étaient morts vont être ressuscités pour le jugement. ‘Israfil va souffler dans le cor, quand il n’y aura que ces mécréants vivants. Et tous les humains vont mourir. L’un d’entre eux va prendre une bouchée, va la manger. Avant qu’il ne la mange, il entend le son de l’instrument dans lequel ‘Israfil va souffler, son âme va sortir par ce son-là. L’un est en train de manger, l’un est en train de travailler, quand ils entendent le son, ils vont tous mourir.
Comment faire la prière selon Maalik
Les causes d’annulation de la prière
Il y a des choses qui annulent la prière. Il est indispensable de les connaître afin de s’en garder. Parmi les causes d’annulation, il y a :
1/ Parler délibérément pour une autre raison que pour corriger la prière. C’est par exemple lorsque celui qui fait la prière dit : ‘ah, ‘ouf, ‘akh, ‘akh ou bien qoum délibérément et pas par oubli. Cependant, la parole qui est dite pour corriger la prière ne l’annule pas. C’est le cas lorsque l’imam oublie une sourah après la Fatihah ou s’il oublie l’inclination et qu’on lui dise alors : tu n’as pas récité la sourat (ma qara’ta s-sourah) ou tu n’as pas fait le roukou^ (ma raka^ta). Cela n’annule pas la prière si ces paroles ne sont pas nombreuses, mais elle le sera dans le cas contraire.
2/ De nombreux mouvements.
3/ Faire un mouvement excessif, comme un bond excessif c’est-à-dire un grand bond.
4/ Ajouter un pilier gestuel, comme si on fait deux inclinations délibérément, ou si on se prosterne trois fois dans une même rak^ah sans que cela soit par oubli.
5/ Le simple mouvement si c’est pour jouer comme si on tire la langue à quelqu’un, ou si on bouge sa paupière, comme si on cligne de l’œil pour jouer.
6/ Manger ou boire, même s’il s’agit d’une petite quantité, si cela a été fait tout en se rappelant qu’on est dans la prière.
7/ Le hadath durant la prière tel que la sortie de gaz ou d’urine.
8/ L’intention d’interrompre la prière, ou faire dépendre son interruption de la survenance d’un événement. C’est se dire par exemple : si on frappe à la porte, j’interromprai la prière. Sa prière est annulée sur le champ.
9/ Souffler de la bouche, délibérément.
10/ L’éclat de rire.
11/ Ajouter, par oubli, autant de rak^ah que celles de sa prière.
12/ Ravaler délibérément le vomi. Si on le ravale en étant capable de le rejeter, la prière est annulée.
13/ Se rappeler durant sa prière qu’on a à rattraper cinq prières ou moins. C’est-à-dire que si on se rappelle, en étant dans la prière, qu’on a à rattraper cinq prières ou moins, la prière est annulée si le temps qui reste suffit pour les rattraper. Mais si on se rappelle qu’on a plus de cinq prières à rattraper, la prière n’est pas annulée.
Les conditions de validité de la prière
Les choses suivantes sont des conditions pour la validité de la prière :
1/ Le woudou’.
2/ La purification de toute najaçah sur le corps, les vêtements et l’endroit en contact avec le corps de celui qui fait la prière. Il est une condition de ne pas porter dans sa poche quelque chose qui contient une najaçah comme une bouteille par exemple. Ceci est selon un avis dans l’école, toutefois et selon un autre avis réputé dans l’école, la prière n’est pas annulée par la présence d’une najaçah.
3/ S’orienter vers la direction de la qiblah.
4/ Que le temps de la prière ait commencé.
5/ Que celui qui fait la prière soit musulman.
6/ Que celui qui fait la prière ait atteint l’âge de distinction, c’est-à-dire que l’enfant ait atteint un âge auquel il comprend la parole qu’on lui adresse et sait y répondre.
7/ Que le garçon et l’homme couvrent la zone comprise entre le nombril et le genou de tous les côtés sauf par en dessous. Que la fille et la femme couvrent tout leur corps sauf le visage et les mains. Selon un avis fort dans l’école, la cuisse de l’homme ne fait pas partie de sa zone de pudeur. Cet avis a été jugé plus argumenté par Ibnou l-Hajj Al-Malikiyy et d’autres encore.
La connaissance des temps des prières
Parmi les devoirs, il y a cinq prières par jour et nuit :
1/ La prière de adh–dhouhr
2/ La prière de al-^asr
3/ La prière de al-maghrib
4/ La prière de al-^icha’
5/ La prière de as–soubh
Il est du devoir de chaque musulman pubère, sain d’esprit et pur (pour la femme, pure du sang des menstrues et des lochies) d’accomplir ces obligations dans leurs temps respectifs.
Il n’est pas permis de les anticiper par rapport à leurs temps, c’est-à-dire les accomplir avant l’entrée de leurs temps, ni de les reculer par rapport à leurs temps sans excuse, car Allah ta^ala dit : ﴾ فَوَيْلٌ لِّلْمُصَلِّينَ الَّذِينَ هُمْ عَن صَلاتِهِمْ سَاهُونَ}﴿
(fa-wayloun li l-mousallina l-ladhina houm ^an salatihim sahoun) dont on comprend : « Ceux qui, font la prière en les retardant sans excuse méritent le wayl » [sourat Al–Ma^oun / 4-5].
Ce qui est visé ici [dans la ‘ayah] par le sahw dans la prière c’est le fait de retarder la prière par rapport à son temps jusqu’à l’entrée du temps de la prière suivante. Allah menace du wayl ceux qui font une prière après la fin de son temps. Le wayl est le châtiment terrible
La prière
Comment tu accomplis la prière du dhouhr
Allah ta^ala dit : حَافِظُواْ عَلَى الصَّلَوَاتِ والصَّلاَةِ الْوُسْطَى وَقُومُواْ للهِ قَانِتِين َ﴾ ﴿
(hafidhou ^ala s–salawati wa s–salati l-wousta wa qoumou li l-Lahi qanitin) ce qui signifie : « Persévérez sur l’accomplissement de vos prières et la prière médiane. Veillez à accomplir les prières surérogatoires dans l’humilité » [sourat Al-Baqarah : 238].
Le Messager de Allah a dit :
((خمس صلوات كتبهن الله تبارك وتعالى على العباد من أتى بهن لم يضيع منهن شيئا استخفافا بحقهن كان له عهد عند الله تبارك وتعالى عهد أن يدخله الجنة ومن لم يأت بهن فليس له عند الله عهد إن شاء عذبه وإن شاء غفر له))
(khamsou salawatin katabahounna l-Lahou tabaraka wa ta^ala ^ala l-^ibad, man ‘ata bihinna lam youdayyi^ minhounna chay’an istikhfafan bihaqqihinna kana lahou ^inda l-Lahi tabaraka wa ta^ala ^ahdoun ‘an youdkhilahou l-jannah ; wa man lam ya’ti bihinna falayça lahou ^inda l-Lahi ^ahdoun ‘in cha’a ^adh-dhabahou wa ‘in cha’a ghafara lah) ce qui signifie : « Ce sont cinq prières que Allah tabaraka wa ta^ala a prescrites pour les esclaves. Celui qui les accomplit, sans en diminuer quoi que ce soit par manque de considération à leurs mérites, a une promesse de la part de Allah tabaraka wa ta^ala de l’entrée (ou le faire entrer) au paradis. Celui qui ne les aura pas accomplies n’aura pas de promesse de la part de Allah : s’Il veut, Il le châtiera et s’Il veut, Il lui pardonnera » [rapporté par l’Imam ‘Ahmad dans son Mousnad].
Il est un devoir d’accomplir chacune des cinq prières en son temps ;, ni avant ni après.
La prière du dhouhr est de quatre rak^ah :
La première rak^ah
1/ Faire face à la qiblah : tiens-toi debout en t’orientant vers la Ka^bah honorée avec ton buste (voir figure 22).
2/ L’intention : Elle a lieu avec le cœur, simultanément avec la takbirah d’entrée en rituel. C’est comme par exemple en disant dans ton cœur : je fais la prière du dhouhr, ou bien je fais la prière obligatoire du dhouhr. Il est toutefois suffisant de faire l’intention peu avant le takbir.
3/ La takbirah d’entrée en rituel : Tu dis Allahou ‘akbar [1] en levant les avant-bras de sorte que les mains soient au niveau des oreilles. Cette façon de lever les mains fait partie des actes recommandés de la prière (voir figure n° 23).
4/ Se tenir debout pour la prière.
5/ Poser la main droite au-dessus de la main gauche en-dessous de la poitrine et au-dessus du nombril et ce, après la takbirah d’entrée en rituel. Cette posture est recommandée. Il est recommandé pour la personne de sexe masculin de laisser une distance d’un empan entre les deux pieds.
6- La récitation de sourat Al-Fatihah : Il suffit de la réciter en bougeant la langue, même si on ne s’entend pas soi-même. Il est quand même préférable de s’entendre réciter. La Fatihah est récitée sans la basmalah selon l’avis réputé de l’école. Mais, il n’y a pas de mal si on dit la basmalah. Il est une condition de réciter les ‘ayah les unes à la suite des autres, de les réciter dans l’ordre et de prononcer les lettres de leurs points d’articulation (sortir les lettres de leur point de prononciation (c’est comme ça dans le moukhtasar)) respectifs. Cette récitation de Al-Fatihah est un devoir pour l’imam ainsi que pour celui qui fait la prière seul mais elle ne l’est pas pour celui qui prie en étant dirigé (ma’moum).
La Fatihah est :
بِسْمِ اللهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ
الْحَمْدُ للهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ {1} الرَّحْمنِ الرَّحِيم{2}ِ مَلِكِ يَوْمِ الدِّين{3} إِيَّاكَ نَعْبُدُ وإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ {4} اهدِنَا الصِّرَاطَ المُستَقِيمَ{5} صِرَاطَ الَّذِينَ أَنعَمتَ عَلَيهِمْ{6} غَيرِ المَغضُوبِ عَلَيهِمْ وَلاَ الضَّالِّينَ {7}
Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim
Al-hamdou li l-Lahi Rabbi l-^alamin 1
Ar-Rahmani r-Rahim 2
Maliki yawmi d-Din 3
‘Iyyaka na^boudou wa ‘iyyaka nasta^in 4
‘Ihdina s–sirata l-moustaqim 5
Sirata l-ladhina ‘an^amta ^alayhim 6
ghayri l-maghdoubi ^alayhim wa la d–dallin 7
dont on comprend :
Je commence par le nom de Allah Ar-Rahman, Ar-Rahim
La louange est à Allah le Seigneur des mondes
Ar-Rahman, Ar-Rahim
Celui à Qui appartient le jour du jugement
C’est Toi Que nous adorons (expliquer en bas de page brièvement car je pense à la compréhension des gens qui n’ont pas forcément pris de cours avec nous) et c’est Ton aide [de créer ce qui nous est utile] que nous recherchons
Guide-nous au chemin de droiture
Le chemin de ceux à qui Tu as accordé Ta grâce et non celui de ceux qui encourent Ton châtiment ni de ceux qui sont égarés
Il est recommandé de dire après avoir terminé la récitation de la Fatihah :
( ءامــيـن) (‘Amin) qui signifie : « Ô Seigneur, exauce mes invocations ».
Il est recommandé de réciter après la Fatihah du Qour’an dans la première et la deuxième rak^ah.
Il est recommandé aussi pour l’Imam et à celui qui fait la prière seul de réciter la Fatihah et la sourat après à voix basse.
7- Se tenir debout pour la récitation de la Fatihah.
8- L’inclination : Tu te penches vers l’avant de sorte que les paumes de tes mains puissent toucher tes genoux (voir figure n° 26).
Les paumes des mains : c’est le plat des mains excepté les doigts.
Il est recommandé de dire au début de l’inclination : (Allahou ‘akbar) et il est recommandé de dire dans l’inclination : (Soubhana Rabbiya l-^Adhim) qui signifie : « Il est exempt d’imperfection, mon Seigneur Qui est plus élevé en degré que tout autre », trois fois.
9- La quiétude dans l’inclination : cela veut dire que tous tes membres s’immobilisent d’un coup d’une durée équivalente à celle de la parole (soubhana l-Lah).
10- Le redressement : c’est-à-dire revenir à la position que tu avais avant que tu t’inclines.
Il est recommandé que tu dises lorsque tu te redresses de l’inclination : sami^a l-Lahou liman hamidah qui signifie : « Allah accepte l’éloge de celui qui fait Son éloge », ceci concerne l’imam et celui qui fait la prière seul mais pas celui qui prie en étant dirigé (ma’moum).
Il est recommandé de dire, lorsque tu t’es complètement redressé en position debout : (Rabbana laka l-hamd) ou bien (Rabbana wa laka l-hamd), cette recommandation concerne aussi celui qui prie en étant dirigé.
11- La quiétude dans la position debout
12- La prosternation par deux fois : la prosternation revient à poser le front et le nez par terre. Ce n’est pas une condition que le front soit découvert. Si on se prosterne le front contre le sol sans que le nez touche le sol, la prosternation est valable (voir figure n° 29-a).
Il est recommandé que tu dises lorsque tu te baisses pour faire la prosternation : Allahou ‘akbar.
Il est recommandé que tu dises pendant la prosternation : (soubhana Rabbiya l-‘a^la) qui signifie : « Il est exempt d’imperfection mon Seigneur Qui est plus élevé en degré que tout autre», trois fois.
13- La quiétude dans la prosternation :
Il est recommandé que tu poses tes mains au voisinage de tes oreilles, ou un peu plus bas, que ta main soit posée sur le sol, les doigts tendus et orientés vers la qiblah tout en les maintenant collés les uns aux autres. Il est recommandé que tu éloignes ton ventre de tes cuisses et tes coudes de tes genoux, lors de ta prosternation. La femme, quant à elle, serre son corps.
14- La position assise entre les deux prosternations.
Il est recommandé que tu dises lorsque tu te relèves de la prosternation : Allahou ‘akbar et que tu dises pendant la position assise entre les deux prosternations : (Rabbi ghfir li wa rhamni wa jbourni wa rfa^ni wa rzouqni wa hdini wa ^afini) qui signifie : Seigneur, pardonne-moi, fais-moi miséricorde, compense mes faiblesses, élève-moi, accorde-moi une subsistance, guide-moi et fais que je sois en bonne santé.
Il est également permis de s’asseoir.
15- La quiétude dans cette position assise.
16- La deuxième prosternation : Tu fais pareil que pour la première prosternation.
17- La quiétude dans cette prosternation.
18- Se relever pour la deuxième rak^ah : Il est recommandé que celui qui fait la prière garde les mains sur les genoux le temps de se relever de la prosternation et qu’il mette d’abord les mains et ensuite les genoux lorsqu’il descend pour la prosternation.
Il est recommandé que tu dises lorsque tu commences à te relever : Allahou ‘akbar. Ainsi tu auras achevé la première rak^ah.
La deuxième rak^ah
19- Dans cette rak^ah, tu fais comme tu as fait dans la première rak^ah de l’étape 4 à l’étape 17. C’est-à-dire tu récites la Fatihah et ce qui vient après, en étant debout. Ensuite, tu t’inclines et tu marques une quiétude. Puis tu te redresses, en marquant une quiétude. Par la suite, tu te prosternes une première fois et tu marques une quiétude. Puis tu t’assoies et tu marques une quiétude. Ensuite tu te prosternes une deuxième fois et tu marques encore une fois une quiétude.
20- Tu t’assoies pour le premier tachahhoud, qui fait partie des actes recommandés de la prière. Tu relèves donc la tête de la deuxième prosternation pour t’asseoir et tu t’assoies.
21- Tu récites, après t’être assis suite à la deuxième prosternation, le premier tachahhoud qui est également un acte recommandé. C’est :
التحيات لله الزاكيات لله الطيبات الصلوات لله، السلام عليك أيها النبي ورحمة الله وبركاته، السلام علينا وعلى عباد الله الصالحين، أشهد أن لا إله إلا الله وحده لا شريك له وأشهد أن محمدا عبده ورسوله.
At-tahiyyatou li l-Lah, az–zakiyatou li l-Lah, At–tayyibatou s–salawatou li l-Lah,
As-salamou ^alayka ‘ayyouha n-Nabiyyou wa rahmatou l-Lahi wa barakatouh,
As-salamou ^alayna wa ^ala ^ibadi l-Lahi s–salihin,
‘Ach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘il-la l-Lahou wahdahou la charika lah, wa ‘ach-hadou ‘anna Mouhammadan ^abdouhou wa Raçoulouh
qui signifie : « Les salutations appartiennent à Allah ; les multiplications du bien appartiennent à Allah ; les bonnes choses et les prières appartiennent à Allah ;
Sur toi le salam ô Prophète, ainsi que la miséricorde de Allah et Ses bénédictions
Sur nous le salam ainsi que sur les esclaves vertueux de Allah ;
Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah L’unique Qui n’a pas d’associé et je témoigne que Mouhammad est Son esclave et Son Messager.
Il est recommandé de lever l’index au moment de dire (‘il-la l-Lah) qui signifie : « que Allah » dans la phrase (ach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘il-la l-Lah) qui signifie : « je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah » en le courbant légèrement à l’avant [2].
22- Tu te relèves de la position assise pour te mettre debout pour la troisième rak^ah : Ainsi, tu auras achevé la deuxième rak^ah et commencé la troisième.
23- La troisième rak^ah : Tu fais comme dans la deuxième rak^ah, sauf que tu ne récites rien après la Fatihah. Cette récitation est à effectuer à voix basse dans cette rak^ah de toutes les prières. Quand tu termines la deuxième prosternation, tu relèves la tête et tu te mets debout pour accomplir la quatrième rak^ah.
La quatrième rak^ah
24- Fais dans cette rak^ah la même chose que ce que tu as fait dans la troisième rak^ah, depuis la récitation de la Fatihah jusqu’à la deuxième prosternation.
25- Relève-toi de la prosternation et assieds-toi pour le dernier tachahhoud et ce qui le suit. Cette position assise est recommandée sauf le temps nécessaire pour prononcer le salam et qui est dans ce cas c’est un devoir. Le tachahhoud est également recommandé ici, selon l’avis le plus répandu et le plus argumenté dans l’école.
Pose tes mains sur tes cuisses.
Il est recommandé lors de cette position assise ou d’autres de faire le tawarrouk.
Il est toutefois permis que tu t’assoies en position de iftirach.
26- Tu récites le deuxième tachahhoud qui consiste à dire :
التحيات لله الزاكيات لله الطيبات الصلوات لله، السلام عليك أيها النبي ورحمة الله وبركاته، السلام علينا وعلى عباد الله الصالحين، أشهد أن لا إله إلا الله وحده لا شريك له وأشهد أن محمدا عبده ورسوله.
« At-tahiyyatou li l-Lah, az–zakiyatou li l-Lah, At–tayyibatou s–salawatou li l-Lah,
As-salamou ^alayka ‘ayyouha n-Nabiyyou wa rahmatou l-Lahi wa barakatouh,
As-salamou ^alayna wa ^ala ^ibadi l-Lahi s–salihin,
‘Ach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘il-la l-Lahou wahdahou la charika lah, wa ‘ach-hadou ‘anna Mouhammadan ^abdouhou wa Raçoulouh »
Il est recommandé de dresser l’index en le courbant légèrement à l’avant lorsque tu dis (‘il-la l-Lah) dans la phrase (‘ach-hadou ‘an-la ‘ilaha ‘il-la l-Lah). On garde l’index ainsi jusqu’au salam, c’est-à-dire jusqu’à ce que tu termines la prière en disant as-salamou ^alaykoum.
27- Tu fais l’invocation en faveur du Prophète r, ce qui est recommandé : La manière complète de cette invocation en faveur du Prophète, c’est que tu dises :
اللهم صل على محمد وعلى آل محمد، كما صليت على إبراهيم وعلى آل إبراهيم إنك حميد مجيد، وبارك على محمد وعلى آل محمد، كما باركت على إبراهيم وعلى آل إبراهيم إنك حميد مجيد.
« Allahoumma salli ^ala Mouhammadin wa ^ala ‘ali Mouhammadin kama sallayta ^ala ‘Ibrahima wa ^ala ‘ali ‘Ibrahima ‘innaka Hamidoun Majid ;
Allahoumma barik ^ala Mouhammadin wa ^ala ‘ali Mouhammadin kama barakta ^ala ‘Ibrahima wa ^ala ‘ali ‘Ibrahima ‘innaka Hamidoun Majid »
qui signifie : « Ô Allah élève en degré Mouhammad et les proches musulmans de Mouhammad, tout comme Tu as élevé en degré ‘Ibrahim et les disciples pieux de ‘Ibrahim. Certes Tu es Al-Hamid, Al-Majid.
Ô Allah accorde des bénédictions à Mouhammad et aux proches musulmans de Mouhammad, tout comme Tu as accordé des bénédictions à ‘Ibrahim et aux disciples pieux de ‘Ibrahim. Certes Tu es Al-Hamid, Al-Majid.
Avertissement important : On apprend à l’enfant et aux autres, de ne pas prolonger le son (li) lorsqu’il prononce le mot (salli) afin qu’il ne dise pas salli, c’est-à-dire en ajoutant un ya’ car ce serait une parole adressée à une personne de sexe féminin. Le sens devient alors non valable et faux. On lui apprend donc de la prononcer avec la lettre lam doublé, ayant une kasrah et sans prolongation. On lui apprend aussi de faire la distinction entre la prononciation de la lettre sin et celle de la lettre sad.
Par la suite, tu fais les invocations que tu veux pour le bien, en disant par exemple :
ربنا ءاتنا في الدنيا حسنة وفي الآخرة حسنة وقنا عذاب النار. ربنا لا تزغ قلوبنا بعد إذ هديتنا، وهب لنا من لدنك رحمة إنك أنت الوهاب.
(Rabbana ‘atina fi d-dounya haçanah, wa fi l-‘akhirati haçanah, wa qina ^adhaba n-nar. Rabbana la touzigh qouloubana ba^da ‘idh hadaytana, wa hab lana min ladounka rahmah, ‘innaka ‘anta l-Wahhab) qui signifie : « Seigneur, accorde-nous un bien dans le bas monde et un bien dans l’au-delà et préserve-nous du châtiment de l’enfer. Seigneur ne fais pas que nos cœurs soient égarés après nous avoir bien guidés et accorde-nous une miséricorde de Ta part. Certes, c’est Toi Al-Wahhab ».
28- Le salam : pour terminer ta prière, tu dis : ‘as-salamou ^alaykoum.
La manière complète, c’est que tu dises : ‘as-salamou ^alaykoum wa rahmatou l-Lah. Il est indispensable de prononcer l’article défini dans le mot as-salam. Il n’est donc pas suffisant de dire salamou ^alaykoum.
Il est recommandé de commencer à dire le salam en ayant le visage orienté vers la qiblah.
Il est recommandé pour l’imam, pour celui qui prie seul, ainsi que pour le ma’moum –celui qui prie en étant dirigé– de dire le salam à voix haute.
29- Respecter l’ordre entre les piliers de la prière : c’est-à-dire que tu fasses les piliers de la prière dans l’ordre dans lequel ils ont été cités.
Ainsi, tu auras terminé la prière du dhouhr.
Comment tu fais la prière du ^asr
La prière du ^asr est de quatre rak^ah.
Tu fais la prière du ^asr exactement comme tu fais la prière du dhouhr, sauf que lors de la takbirah de l’entrée en rituel, tu fais l’intention avec ton cœur en disant : je fais la prière obligatoire du ^asr.
Comment tu fais la prière du maghrib
La prière du maghrib est de trois rak^ah.
Tu fais les trois premières rak^ah tout comme tu fais les trois premières rak^ah du dhouhr. À la troisième rak^ah, lorsque tu relèves ta tête de la deuxième prosternation, tu t’assoies pour réciter le deuxième tachahhoud, l’invocation en faveur du Prophète r et le salam comme on l’a vu précédemment.
Mais dans la première et la deuxième rak^ah, il est recommandé de réciter, à voix haute, une partie du Qour’an après la Fatihah [3]. Dans la troisième rak^ah, tu récites la Fatihah à voix basse.
Celui qui fait la prière fait l’intention par son cœur lors de la takbirah de l’entrée en rituel, en disant : je fais la prière obligatoire du maghrib.
Comment tu fais la prière du ^icha’
La prière du ^icha‘ est de quatre rak^ah.
Tu accomplies la prière du ^icha’ comme la prière du dhouhr mais tu fais l’intention par ton cœur lors de la takbirah d’entrée en rituel, en disant : je fais la prière obligatoire de ^icha’.
Cependant, dans la première et la deuxième rak^ah tu récites la Fatihah et la part du Qour’an qui la suit à voix haute [4].
Comment tu fais la prière du soubh
La prière de soubh est de deux rak^ah.
Tu fais la prière de soubh exactement comme tu as fait les deux premières rak^ah de la prière du ^icha’. Cependant, pour l’intention, tu dis par ton cœur lors de la takbirah de l’entrée en rituel : je fais la prière obligatoire de soubh. Après avoir relevé ta tête de la deuxième prosternation, tu t’assoies pour réciter le tachahhoud, l’invocation en faveur du Prophète et le salam, comme on l’a vu précédemment.
Dans la prière de soubh, tu récites la Fatihah et la sourah qui la suit, à voix haute [5] tout comme dans la prière du maghrib et du ^icha’.
Il est recommandé de réciter, avant l’inclination de la deuxième rak^ah, l’invocation de l’humilité –qounout– dans la prière du soubh, et c’est cela le mieux. Il est toutefois permis de le faire après s’être redressé de cette inclination.
L’invocation du qounout –l’humilité– est :
اللهم إنا نستعينك ونستغفرك ونؤمن بك ونتوكل عليك ونثني عليك الخير كله، نشكرك ولا نكفرك ونخنع ونخلع ونترك من يكفرك، اللهم إياك نعبد ولك نصلي ونسجد وإليك نسعى و نحفد، نرجو رحمتك ونخاف عذابكإن عذابك الجد بالكافرين ملحق.
(Allahoumma ‘inna nasta^inouka wa nastaghfirouka wa nou’minou bika wa natawakkalou ^alayka wa nouthni ^alayka l-khayra koullah, nachkourouka wa la nakfourouka wa nakhna^ou wa nakhla^ou wa natroukou man yakfourouk,
Allahoumma ‘iyyaka na^boudou wa laka nousalli wa nasjoudou wa ‘ilayka nas^a wa nahfid, narjou rahmataka wa nakhafou ^adhabaka ‘inna ^adhabaka l-jidda bi l-kafirina moulhaq)
qui signifie : « Ô Allah, nous demandons Ton aide et Ton pardon, nous croyons en Toi, nous nous fions à Toi et nous Te remercions par toutes les louanges (pour tous les bienfaits ?); nous Te remercions et nous ne Te sommes pas ingrats, nous détestons, nous nous innocentons et nous délaissons ceux qui mécroient en Toi . Ô Allah, c’est Toi Que nous adorons, c’est pour Toi que nous faisons la prière et nous nous prosternons, pour gagner Ton agrément nous œuvrons et nous agissons, nous espérons Ta miséricorde et nous craignons Ton châtiment, certes Ton châtiment immense parviendra aux mécréants ».
Il est également recommandé dans le qounout de lever les mains, d’orienter les paumes en direction du ciel car le ciel est la qiblah pour les invocations (et non pas un lieu de résidence pour Dieu car Allah existe sans endroit). Celui qui prie en étant dirigé –le ma’moum– dit ‘amin pour les invocations, c’est-à-dire lorsque la phrase que dit l’imam est une invocation. Il prend part avec l’imam pour les paroles de remerciement, c’est-à-dire qu’il dit comme lui.
La prière de celui qui ne peut pas se prosterner à même le sol.
Celui qui peut se tenir debout et s’incliner mais qui ne peut pas se prosterner à même le sol fait sa prière de la façon suivante :
1- Il se dirige vers la qiblah en étant debout ;
2- Il dit la parole (Allahou ‘akbar) d’entrée en rituel en faisant l’intention d’accomplir la prière
3- Il récite la Fatihah en étant debout. Il est recommandé, dans les deux premières rak^ah de réciter une partie du Qour’an après la Fatihah.
4- Il fait l’inclination de sorte que les paumes des mains puissent approcher ses genoux, tout en marquant une quiétude.
5- Il se redresse en marquant la quiétude.
6- Il s’assoit sur la chaise par exemple
7- La première prosternation : il se penche pour la prosternation avec la quiétude de sorte que son front passe devant ses genoux
8- La position assise entre les deux prosternations : c’est-à-dire qu’il revient à la position qu’il avait avant sa prosternation, tout en marquant une quiétude
9- La deuxième prosternation : Il se penche pour la prosternation en observant la quiétude
10- Il se relève debout pour la rak^ah suivante.
11- Il fait dans la deuxième rak^ah ce qu’il a fait dans la première rak^ah. Cependant, lorsqu’il relève la tête de la deuxième prosternation, il s’assoit pour réciter les tahiyyat –les salutations–, l’invocation en faveur du Prophète s’il se trouve dans la dernière rak^ah.
12- Ensuite, il passe le salam en disant : (As-salamou ^alaykoum). Ceci dans le cas où il faisait les deux rak^ah du soubh par exemple. Il se retourne vers la droite pour accomplir la première taslimah et vers la gauche pour la deuxième.
Pour la prière du dhouhr, du ^asr, du maghrib et du ^icha’, celui qui fait la prière fait la même chose que dans la première et la deuxième rak^ah. Cependant, pour le maghrib, il y a trois rak^ah comme on l’a vu précédemment. Pour le dhouhr, le ^asr et le ^icha’, il y en a quatre.
La prière de celui qui ne peut s’incliner après avoir été en position debout ni se prosterner à même le sol.
Celui qui peut se tenir debout mais qui ne peut pas s’incliner après avoir été debout, ni se prosterner à même le sol fait sa prière de la façon suivante :
1- Il fait face à la qiblah, en étant debout
2- Il dit la parole Allahou ‘akbar de l’entrée en rituel, avec l’intention de faire la prière
3- Il récite la Fatihah en étant debout
4- Il s’assoit sur la chaise puis s’incline de sorte que sa tête soit face à ce qui est devant ses genoux, en marquant une quiétude.
5- Il se redresse, c’est-à-dire qu’il revient à la position qu’il avait avant son inclination, avec la quiétude.
6- La première prosternation : il se penche pour sa prosternation plus que pour son inclination, tout en marquant la quiétude.
7- La position assise entre les deux prosternations : c’est-à-dire qu’il revient à la position qu’il avait avant la première prosternation. Là encore il marque une quiétude.
8- La deuxième prosternation avec la quiétude, tout comme il l’a fait dans la première prosternation.
9- Il se tient debout pour la rak^ah suivante.
10- Il fait dans la rak^ah suivante la même chose que ce qu’il a fait dans la première rak^ah. Cependant, lorsqu’il relève la tête de la deuxième prosternation, il s’assoit pour réciter le tachahhoud, il récite l’invocation en faveur du Prophète puis il fait le salam s’il faisait la prière du soubh par exemple. S’il faisait la prière du maghrib, du ^icha’, du dhouhr ou du ^asr, il se relève, après avoir terminé la récitation du tachahhoud, pour la suite de la prière.
La prière de celui qui ne peut pas se mettre debout pour faire la prière
Celui qui ne peut pas faire la prière en étant debout, l’accompli en étant assis. Il fait ce qui suit :
1- Il s’assoit en se dirigeant vers la qiblah ;
2- Il dit la parole (Allahou ‘akbar) d’entrée en rituel, avec l’intention d’accomplir la prière.
3- Il récite la Fatihah en étant assis.
Ensuite, il fait comme ce que nous avons cité dans le chapitre « La prière de celui qui ne peut s’incliner après avoir été en position debout ni se prosterner à même le sol », de l’étape (4) jusqu’à l’étape (10).
La prière en assemblée
Tous les jours, les musulmans accomplissent, dans les mosquées, cinq prières en assemblée. La prière en assemblée est meilleure que la prière accomplie par une personne en étant seule, en raison de la parole du Messager de Allah :
)) صلاة الرجل في الجماعة تزيد على صلاته وحدهسبعا وعشرين (( رواه مسلم.
qui signifie : « La prière de l’homme en assemblée dépasse de vingt sept degrés la prière de l’homme seul » [rapporté par Mouslim].
Afin que la prière du ma’moum [6] soit valable et récompensée, il devra observer certaines choses parmi lesquels :
1- Se tenir derrière l’imam. Il est déconseillé de le devancer dans l’emplacement de la prière, sauf en cas de nécessité. Il a été dit que cela est interdit mais n’annule pas la prière.
2- Dire la takbirah –la parole Allahou ‘akbar– d’entrée en rituel de prière, une fois que l’imam l’a terminée.
3-Que le ma’moum fasse l’intention d’accomplir la prière en assemblée. Par exemple, il dit par son cœur : je fais la prière du dhouhr en assemblée, ou bien : je fais la prière obligatoire du dhouhr en assemblée.
4- Ne pas s’incliner ni se relever de son inclination avant que son imam ne s’incline. S’il le fait délibérément, sa prière est annulée.
5- Il est interdit de tarder à suivre son imam d’un pilier gestuel, si cela est sans excuse.
La prière funéraire
Comment tu fais la prière funéraire
La prière funéraire ne comprend ni inclination (roukou^) ni prosternation (soujoud). Tu l’accomplis donc en étant toujours debout. Tu dois remplir les conditions de la prière, comme avoir le woudou’ et ce qui est de cet ordre et éviter les causes de son annulation.
1- Tu fais face à la qiblah, avec ton buste.
2- Tu fais l’intention avec ton cœur d’accomplir la prière funéraire. Tu dis par exemple : je fais l’obligation de la prière funéraire pour ce mort. Il n’est pas une condition que l’intention soit faite conjointement à la parole de takbir –Allahou ‘akbar–. Si l’intention précède le takbir de peu, elle est valable.
3- Tu fais la première takbirah en disant : Allahou ‘akbar tout en étant debout.
4- Tu fais des invocations en faveur du mort. Il a été dit que le mieux, c’est que ces invocations aient lieu après avoir loué Allah (hamdou l-Lah) et après avoir fait des invocations (as–salat wa s-salam) en faveur de Son prophète.
5- Tu fais la deuxième takbirah en disant : Allahou ‘akbar, sans t’incliner.
6- Tu fais des invocations en faveur du mort. Il a été dit que le mieux, c’est que ces invocations aient lieu après avoir loué Allah (hamdou l-Lah) et après avoir fait des invocations (as–salat wa s-salam) en faveur de Son prophète.
7- Tu fais la troisième takbirah en disant : Allahou ‘akbar, sans t’incliner.
8- Tu fais des invocations en faveur du mort. Il a été dit que le mieux, c’est que ces invocations aient lieu après avoir loué Allah (hamdou l-Lah) et après avoir fait des invocations (as–salat wa s-salam) en faveur de Son prophète.
Information utile : L’Imam Malik, que Allah l’agrée, a désapprouvé que le mort soit déposé à l’intérieur de la mosquée et que l’on y fasse la prière funéraire en sa faveur.
9- Tu fais la quatrième takbirah en disant : Allahou ‘akbar, sans t’incliner.
10- Tu fais des invocations en faveur du mort. Il a été dit que le mieux, c’est que ces invocations aient lieu après avoir loué Allah (hamdou l-Lah) et après avoir fait des invocations (as–salat wa s-salam) en faveur de Son prophète.
Il n’est pas une condition de réciter une invocation particulière. Il suffit de dire : Allahoumma ghfir lahou wa rhamhou. Mais il est recommandé de s’appliquer dans les invocations en sa faveur.
11- Le salam une seule fois. Il est dit à voix basse, sauf l’imam qui élève sa voix afin que les gens proches de lui puissent l’entendre.
Tu tournes la tête vers la droite lors de la première taslimah
Tu tournes la tête vers la gauche lors de la deuxième taslimah
12- Il est une condition pour la validité de la prière funéraire qu’il y ait un imam. Si elle est accomplie sans imam c’est-à-dire chacun tout seul et non en assemblée, elle sera refaite.
Information utile : Le musulman qui a perdu quelqu’un reçoit les condoléances. Lorsque son défunt est musulman, il lui sera dit : (‘A^dhama l-Lahou ‘ajraka wa ‘ahçana ^aza’aka wa ghafara limayyitika) qui signifie : « Que Allah fasse que ta récompense soit immense, qu’Il fasse que tu sois bien consolé et qu’Il pardonne à ton défunt ».
Si le mort n’est pas musulman et que celui qui reçoit les condoléances est musulman, il lui sera dit : (‘^adhdhama l-Lahou ‘ajraka wa sabbaraka) qui signifie : « Que Allah fasse que ta récompense soit immense et qu’Il t’accorde la patience ». Mais il ne lui sera pas dit : (wa ghafara limayyitika) qui signifie : « et qu’Il pardonne à ton défunt » car Allah ta^ala dit :
﴿إِنَّ اللهَ لاَ يَغْفِرُ أَن يُشْرَكَ بِهِ وَيَغْفِرُ مَا دُونَ ذَلِكَ لِمَن يَشَاء ﴾
qui signifie : « Certes, Allah ne pardonne pas qu’on adore autre que Lui et Il pardonne ce qui est en deçà à qui Il veut » [sourat An-Niça’/48].
La prière n’est donc pas permise en faveur du mort mécréant car il aura manqué au plus éminent des droits que Allah a sur Ses esclaves, à savoir croire en Son unicité ta^ala.
Il n’est pas permis également de faire des invocations de miséricorde en sa faveur. Allah ta^ala dit :
﴿مَا كَانَ لِلنَّبِيِّ وَالَّذِينَ ءامَنُواْ أَن يَسْتَغْفِرُواْ لِلْمُشْرِكِينَ وَلَوْ كَانُواْ أُوْلِي قُرْبَى مِن بَعْدِ مَا تَبَيَّنَ لَهُمْ أَنَّهُمْ أَصْحَابُ الْجَحِيمِ ﴾
(ma kana li n-nabiyyi….) qui signifie : « Le Prophète, et ceux qui sont croyants n’ont pas à invoquer le pardon en faveur des associateurs, même s’ils sont des proches parents, du moment qu’ils ont su qu’ils sont au nombre des gens de l’enfer » [sourat At-Tawbah/113]
[1] Lorsque nous disons Allahou ‘akbar, cela signifie Allah est plus éminent en degré que tout autre. Cela ne veut pas dire qu’Il est grand par le volume ou la taille car Allah n’a pas pour attribut la taille ou la quantité. Allah ta^ala dit : لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَىْءٌ وَهُوَ السَّمِيعُ البَصِير﴾ ﴿ (Layça kamithlihi chay’) ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui » [sourat Ach-Choura / 11].
[2] Abou Dawoud a rapporté dans ses sounan que le messager de Allah, lorsqu’il levait l’index il le courbait légèrement vers l’avant ; ceci signifie que Allah existe sans endroit et cette élèvation du doigt est par glorification de Allah.
[3] dans le cas où tu fais la prière seul ou en tant qu’imam.
[4] Dans le cas où tu fais la prière seul ou en tant qu’imam.
[5] Dans le cas où tu fais la prière seul ou en tant qu’imam.
[6] le ma’moum est celui qui prie en suivant l’imam.
WouDouu’ et tayammoum selon Maalik
Le Woudou’
Le woudou’,
ses obligations, ses actes recommandés
et ses actes méritoires
Allah ta^ala dit :
﴿ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ ءامَنُواْ إِذَا قُمْتُمْ إِلَى الصَّلاةِ فاغْسِلُواْ وُجُوهَكُمْ وَأَيْدِيَكُمْ إِلَى الْمَرَافِقِ وَامْسَحُواْ بِرُؤُوسِكُمْ وَأَرْجُلَكُمْ إِلَى الْكَعْبَينِ ﴾
(ya ‘ayyouha l-ladhina ‘amanou ‘idha qoumtoum ‘ila s–salati faghsilou woujouhakoum wa ‘aydiyakoum ‘ila l-marafiqi wa-msahou birou’ouçikoum wa ‘arjoulakoum ‘ila l-ka^bayn) dont on comprend : « Ô vous qui avez cru, lorsque vous voulez faire la prière, lavez vous le visage, vos mains jusqu’aux coudes, passez [les mains] mouillées sur vos têtes, et [lavez] vos pieds jusqu’aux chevilles » [Al-Ma’idah / 6].
Le woudou’ a des obligations, des actes recommandés et des actes méritoires :
Les obligations : ce sont les actes sans lesquels le woudou’ n’est pas valable.
Les actes recommandés : ce sont les actes sans lesquels le woudou’ reste valable, mais si le musulman les délaisse sans excuse, il en rate la récompense.
Les actes méritoires : ce sont les actes sans lesquels le woudou’ reste valable. Mais si le musulman les délaisse sans excuse, il en rate la récompense.
Le woudou’ se fait avec de l’eau pure et purificatrice, telle que l’eau de pluie, l’eau du puits, l’eau de mer, l’eau du fleuve ou ce qui est de cet ordre.
Comment faire le woudou’ :
1- Prononcer la tasmiyah lors du lavage des mains : ceci fait partie des actes méritoires du woudou’. La signification de la tasmiyah ici c’est que tu dises : Bismi l-Lah.
2- Laver en premier les mains jusqu’aux poignets[1] : Ceci fait partie des actes recommandés du woudou’.
3- Se rincer la bouche : c’est-à-dire faire circuler de l’eau à l’intérieur de la bouche en la faisant déplacer dedans pour ensuite la cracher. Ceci fait partie des actes recommandés du woudou’. Il est recommandé de le faire trois fois mais il est valable de le faire une fois seulement.
4- L’istinchaq consiste à introduire de l’eau dans le nez et à l’aspirer. Ceci fait partie des actes recommandés du woudou’. Il est recommandé de le faire trois fois mais il est valable de le faire une fois seulement.
Parmi les actes recommandés, il y a l’istinthar c’est-à-dire expulser ce qu’il y a dans ton nez comme eau et choses gênantes en expirant et en t’aidant de tes deux doigts.
5- L’intention : c’est-à-dire que tu aies l’intention par ton cœur au moment où tu laves le visage, de faire le woudou’. Par exemple en te disant : J’ai l’intention de faire le woudou’. Cette intention est une des obligations du woudou’. L’intention signifie viser par le cœur, l’accomplissement de l’acte au moment du début de l’acte. L’intention est toutefois suffisante si elle précède de peu le lavage du visage.
6- Le lavage du visage en entier : c’est-à-dire que tu laves la totalité de ton visage en longueur et en largeur, tout en frottant (c’est-à-dire en accompagnant l’eau avec ta main pour la faire parvenir à ce qui doit être lavé). Ce lavage fait partie des obligations du woudou’.
Il est recommandé de laver le visage trois fois mais il est permis de le laver une seule fois.
Les limites du visage en hauteur vont de là où les cheveux poussent chez la majorité des gens, jusqu’à l’extrémité du menton. Les limites du visage en largeur vont d’une oreille jusqu’à l’autre oreille. Les deux oreilles ne faisant pas partie du visage, il n’est donc pas un devoir de les laver. Il est seulement un devoir de laver la partie qui se trouve entre les deux oreilles.
7- Laver les mains avec les coudes : C’est l’une des obligations du woudou’. Il est un devoir aussi d’accompagner l’eau avec la main pour la faire parvenir à ce qui est à laver. Le coude est la jointure entre les deux os de l’avant-bras et celui du bras. Il est recommandé de commencer par la droite trois fois puis de terminer par la gauche trois fois. Il est valable de laver une seule fois.
8- Passer les mains mouillées sur la tête, en totalité. Certains savants ont dit qu’il est permis de le faire sur les deux tiers de la tête seulement. C’est l’une des obligations du woudou’. Les limites de la tête vont de là où poussent habituellement les cheveux jusqu’à l’occiput –la pointe située à l’extrémité arrière de la boîte crânienne–. Le passage des mains mouillées sur la tête d’arrière en avant fait, quant à lui, partie des actes recommandés du woudou’. Il s’agit de passer les deux mains mouillées sur sa tête d’arrière en avant après les avoir passées d’avant en arrière.
9- Passer les mains mouillées sur les oreilles : leurs parties apparentes ainsi que leurs parties cachées, ce passage fait partie des actes recommandés du woudou’ (voir figure n° 10).
10- Laver les pieds chevilles comprises : Ce lavage fait partie des obligations du woudou’. Il est recommandé de laver trois fois mais il est permis de laver une seule fois, tout en frottant. De même, il est recommandé de commencer par le droit.
Les chevilles sont les deux os qui dépassent au niveau de l’articulation du pied et de la jambe.
11- Frotter : c’est une obligation du woudou’. Tu accompagne l’eau avec la main pour la faire parvenir à ce qui doit être lavé : tout en versant l’eau ou après l’avoir versée.
12- La continuité : c’est une obligation du woudou’. Il s’agit de faire tout le woudou’ d’une traite, sans interruption. Une courte interruption est cependant tolérée, même si elle est délibérée.
13- L’ordre : c’est-à-dire faire les obligations du woudou’ dans l’ordre. Cela fait partie des actes recommandés. Ainsi :
1/ tu laves le visage avec l’intention en premier
2/ ensuite tu laves les mains et les avant-bras
3/ ensuite tu passes les mains mouillées sur la tête
4/ puis tu laves les pieds chevilles comprises
Il est recommandé de respecter l’ordre entre les obligations et les actes recommandés. Il s’agira donc, de laver les mains, de rincer la bouche et le nez en faisant l’istinchaq et l’istinthar avant de laver le visage et de passer les mains mouillées sur les oreilles avant de laver les pieds mais après avoir passé les mains mouillées sur la tête.
Informations éminemment précieuses
Il est recommandé de dire après avoir terminé le woudou’ :
(( أشهد أن لا إله إلا الله وحده لا شريك له، وأشهد أن محمدا عبده ورسوله، اللهم اجعلني من التوابين واجعلني من المتطهرين ))
(‘ach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘il-la l-Lah wahdahou la charika lah wa ‘ach-hadou ‘anna Mouhammadan ^abdouhou wa raçoulouh, ‘Allahoumma j^alni mina t-tawwabbin wa j^alni mina l-moutatahhirin) ce qui signifie : « Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah, L’unique, Qui n’a pas d’associé et je témoigne que Mouhammad est Son esclave et Son Messager ; ô Allah fais que je sois au nombre de ceux qui se repentent et fais que je sois au nombre de ceux qui se purifient ».
Il est cité dans le hadith que celui qui a fini le woudou’ et qui dit en levant les yeux vers le ciel –c’est-à-dire par manifestation de la glorification de Allah– :
(( أشهد أن لا إلاه إلا الله وحده لا شريك له وأشهد أن محمدا عبده ورسوله، فتحت له أبواب الجنة الثمانية وقيل له أدخل من أيها شئت ))
(‘ach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘il-la l-Lah wahdahou la charika lah wa ‘ach-hadou ‘anna Mouhammadan ^abdouhou wa raçoulouh, foutihat lahou abwabou ljannah aththamaniyah wa qila lahou oudkhoul min ayyouha chi’ta) ce qui signifie : « Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah, L’unique, Qui n’a pas d’associé et je témoigne que Mouhammad est Son esclave et Son messager », il lui sera ouvert les huit portes du paradis et il lui sera dit : « Entre par celle que tu veux ».
Il est cité dans le hadith sûr :
(( من توضأ كما أمروصلى كما أمر غفر له ما تقدم من ذنبه ))
man tawadda’a kama ‘oumira wa salla kama ‘oumira ghoufira lahou ma taqaddama min dhanbih) c’est-à-dire celui qui fait un woudou’ parfait et qui fait une prière parfaite conforme à la Loi, même s’il s’agissait d’une prière de deux rak^ah, ses [petits] péchés antérieurs lui seront pardonnés, même s’ils étaient nombreux.
Il est cité dans le Sahih de Mouslim que le Messager de Allah faisait le plus souvent le woudou’ avec un moudd et le ghousl avec un sa^.
Le moudd équivaut au plein des deux mains (de taille moyenne) jointes.
Le sa^ équivaut à quatre moudd.
Cela montre la forte recommandation d’utiliser peu d’eau pour faire le woudou’ et le ghousl. Il est également cité dans le Sahih de Mouslim que le Prophète avait utilisé un makkouk pour le woudou’ et cinq makkouk pour le ghousl. Le makkouk équivaut à six moudd.
Les causes d’annulation du woudou’
Si un musulman avait le woudou’ et il lui est arrivé quelque chose qui l’annule, il lui est interdit de faire la prière avant de l’avoir renouvelé.
Parmi les causes d’annulation du woudou’ il y a :
1/ La sortie, par les deux orifices inférieurs, de quelque chose d’habituel comme l’urine, les selles ou les gaz. Par contre, il n’est pas un devoir de refaire le woudou’ s’il s’agit de quelque chose d’inhabituel comme des calculs rénaux ou des vers.
2/ Le toucher, par contact direct, du sexe avec l’intérieur ou la partie latérale des mains, avec l’intérieur ou la partie latérale des doigts. De même pour le fait que la femme introduise sa main entre les lèvres supérieures de son vagin. Il a été dit par certains savants que cela n’annule pas le woudou’ .
N’est pas considéré comme contact direct le fait que le toucher a lieu à travers un vêtement, ou en portant des gants lorsqu’on touche avec la main.
3/ La perte de la raison par la folie, l’évanouissement ou l’ébriété.
4/ Le sommeil profond si on dort dans une autre position qu’en étant bien calé sur son postérieur en dormant par exemple sur le ventre, le dos ou le côté, que le sommeil soit court ou prolongé. Parmi les signes du sommeil profond, il y a le fait que la soubhah glisse de la main, que la salive coule, ou que quelqu’un lui parle de près sans qu’il ne s’aperçoive de rien.
5/ Qu’un homme touche la peau d’une femme ‘ajnabiyyah par contact direct, en recherchant le plaisir ou en l’ayant senti. Ce qui est visé par femme ‘ajnabiyyah c’est toute autre femme en dehors de ses mahram.
6/ Douter au sujet de l’annulation du woudou’ : Ainsi, s’il a la certitude d’avoir le woudou’ puis il doute s’il a été annulé ou pas, alors il refait le woudou’.
7/ L’apostasie : C’est le fait de rompre l’Islam par une parole de mécréance, une croyance de mécréance ou un acte de mécréance. L’apostat doit alors revenir à l’Islam en prononçant les deux témoignages et refaire son woudou’ par la suite.
Le Tayammoum
Comment tu fais le tayammoum
Allah ta^ala dit :
﴿ فَلَمْ تَجِدُواْ مَاء فَتَيَمَّمُواْ صَعِيدًا طَيِّبًا فَامْسَحُواْ بِوُجُوهِكُمْ وَأَيْدِيكُم مِّنْهُ ﴾
(falam tajidou ma’an fatayammamou sa^idan tayyiban famsahou biwoujou-hikoum wa ‘aydikoum minh) ce qui signifie : « Et lorsque vous ne trouvez pas d’eau, faites le tayammoum à l’aide d’une surface de la terre pureet passez les mains sur vos visages et vos mains avec » [sourat Al-Ma’idah / 6].
Le Messager de Allah a dit :
جُعلت لنا الأرضُ كلُّها مسجدا وجعلت لنا تربتها طهورا
(jou^ilat lana l-‘ardou koullaha masjidan wa jou^ilat tourbatouha lana tahoura)
ce qui signifie : « La terre toute entière nous est mise à disposition comme lieu de prière et son sol comme purificateur » [rapporté par Mouslim].
Le tayammoum est autorisé pour celui qui est dans l’incapacité de faire le woudou’, soit parce qu’il ne trouve pas d’eau soit que l’eau lui est nuisible. Il est fait avec un sa^id pur. Le sa^id c’est ce qui provient de la terre et se trouve sur sa surface, quel qu’il soit, du sable, de la pierre ou de la terre.
1/ L’obligation consiste à frapper une première fois le sol : en mettant l’intérieur des mains en contact avec le sa^id. Il est recommandé de dire bismi l-Lah lorsqu’on frappe la première fois
2/ L’intention : Tu fais l’intention par ton cœur en disant : Je fais l’intention du tayammoum pour me rendre autorisée la prière obligatoire. L’intention est à formuler lorsqu’on frappe la première fois.
3/ Passer les deux mains sur le visage : il n’est pas nécessaire de parvenir aux endroits difficilement accessibles.
4/ Frapper une deuxième fois le sa^id par les deux mains ; cela fait partie des actes recommandés.
5/ Se frotter les mains jusqu’aux poignets ; quant au passage des mains sur les avant-bras jusqu’aux coudes il est recommandé.
Tu peux frotter la main de la manière suivante :
a- pose l’intérieur des doigts de ta main gauche sur le dos des doigts de ta main droite.
b- fais passer l’intérieur des doigts de ta main gauche sur le dos de ta main droite.
c- Lorsque tu arrives au niveau du poignet, fais que le bout de tes doigts soient sur le coté de l’avant bras.
d- Fais glisser ta main gauche jusqu’au coude. Le passage de la main concerne également le coude (voir figure n° 18).
e- Fais pivoter le plat de ta main gauche, de sorte qu’il soit maintenant en contact avec l’intérieur de l’avant-bras.
f- fais glisser ta main gauche sur l’intérieur de ton avant-bras droit
g- Lorsque tu arrives au niveau du poignet de ta main droite, fais passer l’intérieur du pouce de ta main gauche sur le dos du pouce de ta main droite.
h) Passe la main droite sur ta main gauche : Tout comme tu as fait précédemment. Ainsi tu auras terminé le tayammoum.
Remarque : Cette manière de procéder est la plus complète. Mais s’il passe la main sur toute la main et l’avant-bras autrement, cela reste valable. De même, s’il passe les mains sur les mains jusqu’aux poignets seulement, l’obligation aura été réalisée.
Il faut pour la validité du tayammoum :
1/ La succession.
2/ Ce qui provient de la surface de la terre et qui est pur tel que la terre ou la pierre.
3/ Qu’il soit fait juste avant la prière. Par conséquent, il n’est pas permis de faire deux prières obligatoires avec un seul tayammoum. Il est toutefois permis de faire, avec le même tayammoum fait pour une prière obligatoire, la prière sounnah qui la suit juste après avoir accompli cette dernière.
4/ L’entrée du temps de la prière.
Avertissement :
Une personne résidente et saine de corps n’a pas à se rendre autorisée, suite à l’indisponibilité de l’eau, la prière du vendredi ou une prière surérogatoire par un tayammoum fait exclusivement pour l’une ou l’autre. Il peut se rendre autorisée la prière obligatoire uniquement. Quant aux prières surérogatoires, l’avis le plus répandu est de ne pas faire de tayammoum exclusif pour ces prières.
Pour toute personne, autre que celle qui est résidente et saine de corps, il n’y a pas de mal à faire des prières surérogatoires avec un seul tayammoum si elles seront accomplies successivement.
Autre avertissement :
On enlève sa bague lors du deuxième coup sur le sol, afin que le passage sur la main soit valable.
[1] Le poignet : la jointure de la main et de l’avant-bras.
Conseil pour les écoles et l’apprentissage
Certes, répéter un grand nombre de fois fait partie des méthodes d’enseignement. Les gens se distinguent en cela : Il y a des gens qui retiennent ce qui est appris sans trop de répétition. Il y a des gens qui ne retiennent qu’après un grand nombre de répétitions. Il convient donc de ne pas multiplier les matières et les mémorisations pour les enfants de sorte que les leçons leur paraissent nombreuses et que cela entraîne la fatigue, la retenue des derniers cours tout en oubliant les premiers, ceci venant de la rapidité de l’enseignant et du grand nombre de cours surtout à notre époque où la mémoire de la plupart des gens est devenue très faible. Ce qu’il convient de faire, c’est de diminuer le nombre de cours dans leur ensemble et de multiplier les répétitions tout en mémorisant ; c’est cela qui est utile. N’attachez pas d’importance aux autres ni à leur méthode d’enseignement. De nombreux savants et mouhaddith reprenaient le même cours plusieurs fois. Ibnou l-Jawziyy a rapporté qu’un savant spécialiste de la jurisprudence a repris chez lui un cours de nombreuses fois. Une vieille femme qui se trouvait alors chez lui lui a dit : je l’ai déjà appris. Il lui dit alors : répète-le. Elle le lui répéta. Ensuite, après quelques jours, il lui demanda de le lui répéter. Elle lui dit alors : je l’ai oublié. Il lui répondit : je répète la récitation par cœur pour qu’il ne m’arrive pas ce qui t’est arrivé.
Il convient à l’enseignant de ne pas prolonger le cours d’une durée qui entraîne l’ennui, ni de le raccourcir d’une manière qui porterait atteinte [à la compréhension]. Il prend en considération pour cela ce qui est de l’intérêt des étudiants. Il convient de procéder avec douceur pour faire comprendre les choses, de prendre soin d’enseigner et de faire comprendre en fournissant tout son effort et de faire des rapprochements d’idées sans en faire trop de sorte que son esprit ne puisse pas le supporter, et sans trop détailler non plus de sorte que l’étudiant ne puisse pas mémoriser avec rigueur. Il convient aussi qu’il éclaircisse les questions par des exemples et qu’il demande aux étudiants de reprendre le commentaire pour qu’il persiste dans leurs esprits. Il ne charge pas l’étudiant de ce qu’il n’est pas apte à supporter de par sa compréhension ou son âge, ni d’un écrit que son esprit serait incapable de comprendre. Il convient à l’enseignant de faire preuve de modestie envers l’étudiant ainsi qu’avec toute personne cherchant à être guidée et qui poserait à cet effet des questions. Il convient également qu’il agisse avec un visage détendu et une intention sincère. Rappelle-leur la parole des mouhaddith : celui qui recherche toute la science d’un seul coup, il la manque entièrement.
Ensuite, porte le conseil aux enseignants et aux dirigeants des écoles de faire preuve de miséricorde les uns envers les autres, de faire preuve d’humilité, de faire preuve de modestie et d’excellence de comportement, d’écouter le bon conseil de ceux qui sont moins bien qu’eux ou mieux qu’eux, de diminuer les paroles sauf pour le bien. Porte leur le conseil de s’embellir par les caractéristiques louables, de faire preuve de docilité et de souplesse les uns envers les autres : en effet, ce qu’ils font est une tâche éminente. Alors, soyez sincères dans votre intention et que votre travail soit loin des innovations. Je vous rappelle la parole du Messager de Allah ce qui signifie : « Certes Allah accorde pour ce qui est effectué avec douceur ce qu’Il n’accorde pas pour ce qui est accompli avec rudesse« . Ceci est mon conseil pour vous.
Et je demande à Allah de nous accorder la réussite ainsi que vous pour ce en quoi il y a Son agrément.
Mas’alah
Notre Chaykh que Allah lui fasse miséricorde a été interrogé au sujet de celui qui dit :
« Les filles sont meilleurs que les garçons. »
Notre Chaykh que Allah lui fasse miséricorde a répondu : « Meilleur, si ici il signifie mieux, ici il n’y a pas de ta’wil possible, d’interprétation par un autre sens, c’est de la mécréance. En général, il n’est pas permis de préférer les filles aux garçons. Mais, c’est possible en détaillant, en disant par exemple, certaines femmes sont meilleures que certains hommes. Ceci est vrai. »
Le Chaykh que Allah lui fasse miséricorde a été interrogé au sujet de celui qui dit :
« Les filles ont plus de tendresse que les garçons. »
Le Chaykh que Allah lui fasse miséricorde a répondu : « Celui qui dit dans l’absolu que les filles ont plus de tendresse que les garçons est mécréant. Mais celui qui restreint ses propos ou s’il y a dans le contexte de ce qu’il dit, ce qui indique qu’il parle d‘une fille particulière et qui est plus tendre qu’un garçon bien précis, il ne devient pas mécréant. »
Notre Chaykh que Allah lui fasse miséricorde a été interrogé au sujet de celui qui dit cette expression, et s’il n’en comprend pas la généralisation, il ne comprend que la restriction.
Le Chaykh que Allah lui fasse miséricorde a répondu : « S’il n’a pas restreint ses propos dans une région particulière, c’est de la mécréance car il comprend la généralisation et quand il prétend : « je n’ai pas visé », cela ne lui est pas utile. Mais s’il veut dire une tendresse particulière, il n’est pas déclaré mécréant. »
Dans tous les caractères de mérite, les hommes ont une plus grande part.
Le Chaykh que Allah lui fasse miséricorde a été interrogé au sujet de celui qui a eu une fille et qui a dit :
« Pour moi la fille vaut 100 hommes. »
Le Chaykh que Allah lui fasse miséricorde a répondu : « Ceci est une parole explicite du mérite de la fille sur le garçon et c’est de la mécréance.
Puis le Chaykh que Allah lui fasse miséricorde a dit : « la question de la tendresse, s’il vise une tendresse particulière comme la patience pour jouer avec les enfants, pour les faire dormir, pour enlever leurs saletés, dans ce cas, s’il dit cela, ce n’est pas de la mécréance. »
C’est pour cela que les faqih disent que la mère est prioritaire pour prendre en charge les enfants et les élever lorsqu’il y a un divorce. Elever les enfants est à la charge de la mère et le coût de cette éducation est à la charge du père.
Ils ont dit :
« Car elle a plus de tendresse pour l’élever alors qu’il est encore enfant. »
Celui qui comprend de cette expression une tendresse particulière, il n’est pas déclaré mécréant. Et celui qui a compris de celui qui a dit cette phrase une part de tendresse et non pas l’absolue totalité et par conséquent il n’a pas déclaré mécréant celui qui dit cette phrase, lui également, il ne devient pas mécréant.
La tendresse particulière, c’est comme patienter avec un enfant, s’occuper de lui, supporter la fatigue comme ses larmes, le fait de le faire dormir et ce qui est de cet ordre.
Le Chaykh que Allah lui fasse miséricorde à été interrogé au sujet de celui qui a 3 filles puis qui a eu la 4ème et il a dit :
« Les filles sont meilleurs que les garçons. » (et il comprend qu’elle peut aider sa mère plus que la garcon.)
Le Chaykh que Allah lui fasse miséricorde a dit : « ici il y a dans sa parole un contexte qui indique la spécification, il ne devient pas mécréant. »
Puis notre Chaykh que Allah lui fasse miséricorde a dit : « Celui qui dit que les filles sont plus tendres que les garçons et il comprend de là qu’elle aide plus sa mère à la maison pour la cuisine, pour les lavages des vêtements, la vaisselle et ce qui est de cet ordre, il ne devient pas mécréant. »
En résumé, on interdit de dire pareille expression.
Conseils épars
1/ Pour les femmes : Parmi les choses qui relèvent du manque de préparation pour le jour du jugement dans cette époque, il y a les femmes qui sortent fréquemment, ceci revient au fait de suivre les passions, le dimanche, elles veulent sortir se promener en dehors de la ville, si elles s’empêchaient de le faire, ce serait mieux pour elles.
Si le Prophète a dit que la prière de la femme chez elle est meilleure que la prière dans ma mosquée, qu’en est-il donc de la sortie des femmes pour se promener et dont elles ont pris l’habitude de nos jours ? Elles sortent sans que se soit pour se soigner. Si elle est malade et qu’elle veut se faire soigner en sortant de la ville, c’est une excuse. Mais par simple habitude et pour suivre les passions de l’âme, ceci est éloigné de la religion et de la Loi. Dans la mosquée du Prophète, la récompense de la prière est multipliée par cinq cent mille. Pourtant le Prophète a conseillé les femmes de ne pas sortir pour faire la prière dans sa mosquée et qu’elles fassent la prière chez elles, il a montré que la prière chez elles est préférable à celle qui est accomplie dans sa mosquée.
Les femmes ont à se rendre des comptes à elles-mêmes. Elles ont pris l’habitude de sortir et de se promener chaque dimanche. Au Liban, avant l’arrivée de l’occupation, ces choses là n’existaient pas. Les habitudes des mécréants sont restées. Ceci est dû au manque de réflexion pour l’au-delà. La tombe les attend. La tombe est la demeure de la solitude, de l’inquiétude, des vers et de l’obscurité. Elles ne réfléchissent pas à cela. Si maintenant la femme sort pour appuyer le travail de l’association et pour propager la croyance de Ahlou s-sounnah, par la croyance et la pratique, il y a en cela un bien immense.
2/
Suffisent au fils d’Adam, quelques bouchées pour maintenir son corps.
Il est connu que tous les Prophètes, ainsi que les saints veillaient à manger peu, sans pur autant entraîner de nuisance à leurs corps. En effet, le fait de manger peu au point de nuire au corps, est interdit.
Mais manger une petite quantité sans que cela ne nuise au corps, cela est digne d’éloge selon le jugement de Dieu. Ceci est la manière de vivre des Prophètes et des vertueux au sein de leur communauté.
Notre maître Mouhammad, que Dieu l’élève davantage en degré, était parmi ceux qui appliquaient le plus cette noble habitude. Il disait, que Dieu l’élève d’avantage en degré, ce qui signifie : « Le fils de ’Adam n’a pas rempli un récipient pire que son ventre. Alors, que quelques bouchées pour maintenir son corps en bonne santé, soient suffisantes au fils de ’Adam. S’il ne peut vraiment pas se limiter à cela, alors qu’il consacre un tiers pour le repas, un tiers pour la boisson et un tiers pour l’air ».
Sa parole, que Dieu l’élève davantage en degré, ce qui signifie : « Le fils d’Adam n’a pas rempli un récipient pire que son ventre. Alors, que quelques bouchées pour maintenir son corps en bonne santé … » veut dire un nombre de bouchées ne dépassant pas les dix. « Louqaymat -des bouchées-« c’est un pluriel, mais de faible nombre. Le pluriel de ce qui est peu, c’est ce qui est en-dessous de onze : la dizaine et ce qui est en-dessous.
Il a dit, que Dieu l’élève davantage en degré, ce qui signifie : «…Alors, que quelques bouchées pour maintenir son corps en bonne santé… » cela veut dire qu’elles entretiennent sa force et l’empêchent de faillir.
ce qui signifie « S’il ne peut vraiment pas se limiter à cela, alors qu’il consacre un tiers pour le repas, un tiers pour la boisson et un tiers pour l’air ».
C’est ainsi le Noble Prophète incitait à manger peu, et il était parmi ceux qui appliquaient le plus cette honorable manière.
Et il y a eu certains gens qui ont calomnié le Messager de Dieu. L’un d’entre eux a prétendu la sainteté et le soufisme, et il a prétendu qu’il est un petit prophète !
Cet autre, Rajab Dib, a menti sur le Messager de Dieu, il a dit : (le prophète mangeait beaucoup de sucrerie, il mangeait beaucoup jusqu’à ce qu’il a eu des courbes dans son ventre et il a eu sur son cou il y a des plis).
Ce même Rajab Dib, calomnié sur le Messager de Dieu, qui est le plus parfait des prophètes, aussi bien physiquement que du point de vu comportement, en lui attribuant ce vilain mensonge vulgaire, comme quoi tellement il mangeait beaucoup, que cela lui aurait provoqué des plis.
En fait, c’est parce que cet homme est connu pour le fait de manger beaucoup, dont beaucoup des sucreries et de plats gras.
3/
Question : ce qui est méritoire (machrou^) englobe les devoirs et les actes recommandés. Chez les spécialistes de la Loi, on n’appelle pas « méritoire » ce qui est permis. Ce qui est méritoire c’est ce à quoi Allah a incité, cela englobe les actes obligatoires et les actes recommandés. La bonne innovation est également comprise car le Messager a appelé tout comme le Qour’an à la bonne innovation.
(wa rahbaniyyatan ibtada^ouha) ce qui signifie « et un monachisme qu’ils ont innové ».
Cette ‘ayah comporte l’invitation à la bonne innovation. Le Messager a invité à la bonne innovation, à ce que les musulmans fassent quelque chose de nouveau, qui soit conforme à la religion agréée par Allah. « Celui qui instaure dans l’Islam une bonne innovation il en aura la récompense et une part de la récompense de ceux qui vont la faire après lui ». C’est pour cela que les savants ont pratiqué des choses qu’ils ont innovées, comme mettre les points sur les lettres dans le Mous–haf, comme de mettre le chakl –voyelles courtes– dans le Mous–haf, comme fabriquer les mihrab concaves, les minarets ou encore l’organisation du Mawlid –commémoration de la naissance du Prophète– le mois de Rabi^ou l-‘Awwal. Comme exemple de bonne innovation il y a l’apprentissage de la grammaire arabe (nahw) et le bayan –rhétorique arabe–. Cela fait partie des bonnes innovations.
Par ailleurs, il y a parmi les bonnes innovations ce qui a le jugement du devoir et il y a ce qui n’entre pas dans le cadre de l’obligation. La grammaire arabe fait partie des obligations d’ordre communautaire. Il est indispensable qu’il y ait parmi les gens qui connaisse le nahw car la compréhension du Qour’an et du hadith en dépend.
(la youqda ^alayhim fayamoutou). Celui qui ne connaît pas le nahw pourra imaginer un sens différent du sens correct de cette ‘ayah. Celui qui connaît le nahw saura le sens correspondant.
Celui qui ne connaît pas le nahw pensera que le sens de la ‘ayah est que Allah ne les anéantit pas mais ils mourront. Alors que le sens visé est tout autre : Allah ne les anéantit pas par la mort ; Allah ne les fera pas mourir et ils ne mourront pas. C’est ce sens-là qui est visé.
Question : Le Chaykh a été interrogé au sujet de celui qui a pensé que les savants de son époque étaient vertueux mais malgré cela il les a spécifiés par la malédiction dans leur totalité, tout en ayant pour conviction qu’ils étaient vertueux. Le Chaykh a dit : il devient mécréant. Considérer maudit l’ensemble des savants de son époque en ayant pour conviction qu’il y a parmi eux des vertueux qui n’ont pas manqué en ce que Allah leur a ordonné, le rend mécréant.
Le Chaykh a dit : Celui qui aura cru que quelqu’un de vertueux selon le jugement de Allah et malgré cela il le maudit, c’est comme s’il a considéré l’obéissance à Allah faire l’objet de la volonté de châtiment de la part de Allah. Il devient alors mécréant.
4/
Parmi les questions importantes il y a :
Celui qui connaît les sortes de mécréance et qui fait la distinction entre la mécréance et la foi, s’il a eu doute véritable quant au fait que lui soit survenue une mécréance certaine – c’est-à-dire qu’il n’y a pas de divergence sur le fait que ce soit une mécréance dans son cas – il lui est un devoir de prononcer les deux témoignages par précaution immédiatement, que le doute de cette personne au sujet de la survenue ou non de cette mécréance, soit fort ou faible, du moment où il s’agit d’un doute véritable. Donc dès lors que la personne a un doute véritable, elle décide fermement et immédiatement par son cœur de faire les deux témoignages et les prononce immédiatement par sa langue – c’est-à-dire la personne fait les deux témoignages avec l’intention de se débarrasser de cette mécréance si celle-ci est survenue de sa part, et elle ne retarde pas son témoignage, après cette décision, pour dire autre chose de plus. Celui-là sera sauvé du fait de retarder le témoignage par précaution. Par ailleurs, son témoignage lui est utile si cette mécréance lui ait véritablement arrivé.
Par contre, s’il retarde le témoignage par précaution par une parole ou par autre chose, comme le fait de répéter l’intention alors qu’il y avait le doute véritable et qu’il ne s’agit pas d’une simple pensée qui lui traverse l’esprit, il devient mécréant pour avoir retardé les deux témoignages. Il lui faudra alors faire les deux témoignages de manière catégorique car il se sera satisfait du fait de rester sur la mécréance dans le cas où cette mécréance se serait produite de sa part.
Le doute véritable – qu’il soit faible (la personne penche plus pour la non survenue de la mécréance que pour la survenue), où fort (la personne penche plus vers la survenue que la non survenue) ou équivalent (la personne penche autant pour la survenue que pour la non survenue de la mécréance) – tout cela est un doute véritable.
Celui qui aura retardé le témoignage, puis l’a prononcé, ce témoignage lui suffira pour se débarrasser de la mécréance, c’est-à-dire, en sachant que ce retard du témoignage durant cette période après la survenue du doute véritable revient à persister sur la mécréance.
Quant à celui de qui est provenue une parole laide, qui est interdite et dont le jugement (est-ce de la mécréance ou pas ?) échappe à beaucoup de ceux qui ne sont pas des savants ; il n’a pas su si c’est de la mécréance ou pas et il est parti posé la question et lorsqu’il a posé la question, il s’est avéré que ça n’était pas de la mécréance, celui-là ne sera pas déclaré mécréant pour avoir douté et pour avoir attendu la réponse. Mais s’il s’avère que cette parole est de la mécréance sans divergence, il doit faire les deux témoignages de manière catégorique. Et son retard de témoignage dans ce cas, serait une persistance sur la mécréance.
5/
Quelque soit la faille ou le défaut que tu trouveras en ton frère, un défaut qui est prouvé sans aucun doute, alors porte lui le conseil en cachette, sans que ce soit au grand jour. Ne te laisse pas tromper par le chaytan de sorte à en venir à faire sa médisance.
Lorsque tu l’exhortes, ne le fais pas en étant content d’avoir pris connaissance de son défaut, de sorte qu’il te considère avec égard et respect et que tu le considères avec dédain et rabaissement ! Fais plutôt en sorte que ton objectif soit de le délivrer du péché. Sois triste pour lui tout comme tu serais triste pour toi si tu découvrais en toi-même un défaut. Il convient que tu préfères qu’il délaisse son défaut sans que tu ne l’aies à l’exhorter plutôt qu’il ne le délaisse parce que tu l’as exhorté.
6/ Soubhana l-Lahi midada kalimatihi veut dire : je fais le tasbih de Allah d’un tasbih qui est digne de l’éminence de Ses kalimat.
7/ Celui qui dit au matin : (la ‘ilaha ‘il-la l-Lahou la charika lah, lahou l-moulkou wa lahou l-hamdou wahouwa ^ala koulli chay’in qadir) aura l’équivalent de l’affranchissement d’un des descendants de ‘Isma^il…
Cela veut dire c’est comme s’il avait affranchi un esclave parmi ceux qui ont la plus honorable lignée : la plus honorable des lignées des humains c’est la descendance de ‘Isma^il. Ils sont plus honorables que les fils de ‘Isra’il et plus honorables que les non-arabes.
8/ Lorsque notre maître Abou Bakr a été investi du califat, il a dit : « J’ai eu la responsabilité de vos affaires et je ne suis pas le meilleur d’entre vous », c’est-à-dire pour certaines caractéristiques de la sainteté : il n’était pas d’un corps fort comme ^Oumar mais il avait une forte capacité de compréhension et d’esprit pour certains sujets. Mais par ailleurs il savait qu’il était le meilleur de cette communauté après le Prophète.
Notre maître ^Oumar par exemple est le maître de ceux qui ont le kachf. Notre maître ^Aliyy par exemple était celui qui avait le plus de science parmi les compagnons.
9/
Je vous recommande à nos frères de s’aimer les uns les autres, maintenir les liens les uns avec les autres, se donner le conseil les uns aux autres, se rendre visite les uns aux autres et faire des dons les uns aux autres, par recherche de l’agrément de Allah ta^ala.
Lorsque le musulman aime son frère et que son frère l’aime par recherche de l’agrément de Allah, non pas poru une raison de ce bas monde ni pour une proche parenté, il sera à l’ombre du Trône au jour du jugement, il ne sera pas atteint par la chaleur du soleil.
Faire des dons les uns aux autres veut dire que l’un donne quelque chose et que l’autre donne quelque chose. Cela renforce l’amour. Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit : » تهادوا تحابوا « (tahadou tahabbou) cela veut dire que si vous donnez des cadeaux et que l’un donne quelque chose à son frère et que l’autre lui donne quelque chose alors l’amour augmente. Je vous recommande de vous consacrer avec empressement à la science en apprenant et en enseignant car la science de Ahlou s-Sounnahc’est la vie de l’lslam.
Attachez-vous aussi à éviter les mécréances qui se sont propagées dans de nombreux pays et plsu particulièrement dans ce siècle. Le Hafidh Mourtada Az–Zabidiyy a dit dans le commentaire de ‘Ihya’ou ^Ouloumi d-Din : Un certain nombre d’imams des quatre écoles ont composé des écrits pour la présentation des paroles de mécréance.
Attachez-vous à l’indulgence car l’indulgence est la parure de la science. Wa s-salamou ^alaykoum wa rahmatou l-Lahi wa barakatouh.
10/
Si l’un des parents a dit à son fils : divorce ton épouse car ils n’aiment pas son épouse, bien qu’elle ne leur nuise pas, il lui est recommandé de leur obéir en cela et ce n’est pas un devoir pour lui.
Si elle leur nuisait en les insultant, en les frappant et ce qui est de cet ordre, ou si elle était connue pour sa perversité comme si elle faisait la fornication et que s’il ne la divorçait pas, ils seraient fortement chagrinés à cause de cela, c’est un devoir pour lui de la divorcer.
Si l’un des deux parents lui ordonnait d’épouser Unetelle et que lui ne désirait pas l’épouser, il leur indique la raison de cela et il n’est pas un devoir pour lui de l’épouser du simple fait qu’ils lui aient ordonné de le faire et qu’ils n’apprécient pas qu’il leur désobéisse en cela sans que cela ne les chagrine. Mais s’ils sont profondément chagrinés s’il ne l’épousait pas, s’il est dit que c’est un devoir pour lui de l’épouser, il n’y a pas de mal en cela.
S’il voulait épouser une femme et que ses parents ne voulaient pas qu’il l’épouse, si cela entraîne pour eux un grand chagrin, il ne lui est pas permis de l’épouser.
11/
D’après Ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée lui et son père, le Messager de Allah, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit à un homme en l’exhortant, ce qui signifie « Profite de cinq choses avant cinq autres : profite de ta vie avant ta mort, profite de ta bonne santé avant ta maladie, profite de ton temps libre avant d’être occupé, profite de ta jeunesse avant ta vieillesse et profite de ta richesse avant ta pauvreté » rapporté par Ahmad. Dans ce hadith, il y a une mise en garde contre le fait de perdre son temps en ce qui ne profite pas dans l’au-delà car celui qui ne fournit pas son effort pour obéir à Allah durant sa vie, il manquera beaucoup de biens et il gardera le regret. Celui qui ne fournit pas son effort quand il est jeune, il sera incapable après cela de faire beaucoup d’actes qui pourraient lui être utiles dans l’au-delà et il va le regretter. Il ne convient pas donc de s’occuper de loisirs, de jeux et de ne pas faire ce qui profite à la personne dans sa tombe ou dans son au-delà. Ceci est une grande perte que de perdre son temps face à la télévision et ce qui est du même ordre. Ce temps-là, ce qu’il consacre à la télé, s’il le consacrait à l’obéissance, à l’une des obéissances ou à une demande de pardon en faveur des parents ou à ceux qui les ont précédés parmi les ancêtres, cela serait un bon acte, un grand acte. Mais habituer les enfants à passer beaucoup de temps dans pareils loisirs, dans beaucoup de cas, la conséquence c’est que l’enfant, après la mort de son père et de sa mère va être occupé par cela au lieu d’occuper son temps par la demande du pardon en faveur de ses parents et autres de ceux qui ont précédé au barzakh. Et en agissant de la sorte, il se sera acquitté du droit que ses parents et ses proches ont sur lui. Ces gens-là auront habitué leurs enfants à délaisser ces bienfaits qu’ils pourraient obtenir après leur mort au lieu de les habituer à réciter le Qour’an et ce qui est du même ordre des choses qui leur sont utiles car ils auraient profité à eux-mêmes et à leur famille. Ce caractère, quel mauvais caractère, il convient de s’en protéger. Les parents et autres membres de la famille attendent des cadeaux qu’ils vont recevoir de leurs enfants et de leur famille, cadeaux qu’ils obtiendront grâce au istighfar, la demande de pardon et grâce aux récompenses de la récitation et ce qui est du même ordre. Eux, ils se languissent de cela. Si l’enfant était ainsi, il occupera son temps avec des chose sutiles, il va se consacrer totalement à la télévision et ce qui est du même ordre, il aura privé ses parents de ce de quoi ils se languiront. Ceci est une insouciance atroce. Les parents ne doivent pas habituer leurs enfants à se prolonger à passer du temps à regarder la télévision et l’internet sans utilité car sinon, ils vont priver leurs parents de récompenses après leur mort. L’enfant est-ce qu’il n’est dans ce bas monde uniquement pour avoir du loisir ? Quels mauvais parents et quels mauvais enfants, ceux dont c’est leur état. Le père qui délaisse ses enfants se noyer dans leur temps libre dans cela, quel mauvais état que l’état de ce père et quels mauvais enfants ceux dont il sera le père. On ne permet pas à l’enfant que d’une certaine part, de sorte que si l’enfant, il y a un mal qui est moins grave qu’un autre, le père et la mère après la mort, ils attendent des cadeaux de leurs enfants et des autres proches parents car c’est là-bas qu’ils connaîtront la valeur des cadeaux, les gens dans les tombes connaissent la valeur des cadeaux. Quels mauvais enfants que ceux qui passent leur temps depuis le début de la soirée jusqu’au sommeil à regarder la télévision, à ne pas se rappeler de sa famille qui est devenue des gens dans les tombes en leur envoyant des cadeaux. La plupart des gens éduque leurs enfants comme ils élèveraient des vaches. La vache, on espère en profiter, profiter de son lait et si c’est un mâle, ceux qui labourent la terre, ils en profiteront pour labourer leur terre, ceux-là également.
12/
Le Messager de Allah, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie « Celui à qui des biens ont été accordés et qui a remercié, celui qui a été éprouvé et qui a patienté, celui qui a subi une injustice et qui a pardonné, celui qui a agi injustement et qui a demandé à être pardonné, ceux-là seront en sécurité et sont bien guidés » rapporté par At–Tabaraniyy.
Allah tabaraka wa ta^ala fait l’éloge de ceux dont ceci est le caractère. Le premier caractère, c’est de remercier pour les bienfaits que Allah t’accorde. Le sens du remerciement c’est de le placer à sa juste place que Allah agréée, c’est-à-dire utiliser les bienfaits dont Allah nous a fait grâce. L’argent, il le place dans son poste, c’est-à-dire il dépense dans ce que Allah tabaraka wa ta^ala agrée. Le plus éminent de ce qui fait gagner l’agrément de Allah tabaraka wa ta^ala pour dépenser l’argent, c’est ce qui permet de renforcer la religion, la croyance et les lois selon l’école de Ahlou s-Sounnah. A vous de vous occuper de cela et la récompense diffère selon une différence de l’effort. Celui qui dépense dans la voie que Allah agrée dans cela malgré le peu de biens qu’il possède, il aura beaucoup plus de récompenses que celui qui dépense beaucoup de biens, alors occupez-vous de cela. Que la personne ne dise pas « comment je donne à un homme et je n’ai que peu, je n’ai pas beaucoup » la force de la certitude amène la personne à donner le peu qu’il a pour profiter de cette récompense, que Allah nous accorde des bénédictions. Quelques hadith au sujet de l’intention.
« Innama l-’a^malou bi n-niyyat » c’est un hadith. Ce hadith veut dire que les bons actes ne seront agréés selon le Jugement de Allah qu’avec la bonne intention. Ce hadith ne veut pas dire que l’intention à elle seule suffit car nous avons reçu l’ordre d’améliorer, de corriger les actes et de corriger l’intention. L’intention n’est pas suffisante à elle seule sans les actes et les actes ne sont pas agréés sans l’intention. Il est surprenant, que certains citent ce hadith pour défendre le péché ou la mécréance qui est provenue d’eux, ces gens-là n’ont pas compris le sens du hadith, l’interdit ne se transforme pas en obéissance par l’intention et la mécréance ne se transforme pas en foi grâce à l’intention.
L’imam ^Aliyy, que Allah lui fasse miséricorde a dit des paroles très précieuses pour celui qui les comprend et qui les applique : « parmi les meilleures des choses dans lesquelles tu dépenses ton temps, il y a la revivification de la science utile, de persévérer sur la diffusion de cette science aux grands et aux plus petits. Il y a en cela une préservation de la loi de Dieu, des droits des esclaves et la plus importante des sciences, c’est la connaissance de Allah et de Son messager. Il ne convient pas que la personne n’ait pas une ardeur forte pour demander davantage de science. Allah ta^ala dit à Son prophète « Qoul Rabbi zidni ^ilma » ce qui signifie « Dis, ô Seigneur augmente moi en connaissances ». Il n’a pas demandé à Son prophète de demander à augmenter en autre chose que la science. Le messager de Allah, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit « La yachba3ou mou’minoun min khayrin yasma3ouh Hattaa yakouuna mountahaahou l-jannah » qui signifie « Le croyant ne se lasse pas d’un bien qu’il entend jusqu’à ce qu’il arrive au Paradis ». Dans ce hadith, il y a une incitation certaine à obtenir la science et la diffuser.
Ne ratez pas ce grand bien et consacrez-y le plus vos ardeurs, que Allah vous accorde la réussite.
13/
La preuve à partir du Qour’an sur l’interdiction de l’adoption, est la parole de Allah ta^ala dans sourat Al-‘Ahzab, ‘ayah 4 :
Qui signifie : « Attribuez-les à leurs véritables pères. Ceci est plus juste selon le jugement de Allah. Si vous ne connaissez pas leurs pères, ce sont vos frères en religion et des gens de votre clan ».
Et Allah ta^ala dit dans sourat Al-‘Ahzab, ‘ayah 39 :
Ce qui signifie : « Mouhammad n’est le père d’aucun homme d’entre vous. Il est le Messager de Allah et le dernier des prophètes. Allah sait toute chose ».
Az–Zourqaniyy a dit dans Al-Mawahibou l-Ladounniyyah : « As-Soubkiyy a dit : c’est une parole réprouvable. Le Prophète r n’a été épris par l’épouse de personne. Le récit de Zaynab est que Allah en a fait, comme cela est cité dans sourat Al-‘Ahzab, une cause pour arrêter les gens de dire : (Zayd est le fils de Mouhammad) et également pour indiquer l’infondé et l’interdiction de l’adoption ».
Quant au hadith de Zaynab Bintou Jahch, la femme du Prophète r dans lequel elle disait : ((زَوَّجَكُنَّ أَهَالِيكُنَّ وَزَوَّجَنِيَ اللهُ مِنْ فَوْقِ سَبْعِ سَمَوَاتٍ)) (zawwajakounna ‘ahalikounna wa zawwajaniya l-Lahou min fawqi sab^i samawat) ce qui signifie : « [Ô femmes] ce sont vos familles qui vous ont mariées alors que moi, c’est Allah qui m’a mariée, mon mariage était inscrit au-dessus des sept cieux« . Ceci signifie que le mariage du Prophète avec elle est inscrit dans la Table Préservée, cette table qui est au-dessus des sept cieux.
C’est une écriture spéciale pour Zaynab. Ce hadith a été rapporté par Al-Boukhariyy et Al-Bayhaqiyy. Il comporte la preuve que le Prophète a épousé Zaynab par révélation et sans tuteur ni deux témoins.
Le récit : Au début, le Prophète a adopté Zayd, avant la descente de la ‘ayah de l’interdiction. On l’appelait Zayd fils de Mouhammad. Son épouse était Zaynab Bintou Jahch. Zayd l’a divorcée. Puis la ‘ayah de l’interdiction est descendue. On l’appela par la suite : Zayd fils de son père. Après cela, le Prophète r l’a épousée. Elle est la fille de sa tante paternelle.
14/
Parmi les conditions de la prière en assemblée, le ma’moum (celui qui prie en étant dirigé) met l’intention d’être dirigé, de faire la prière en assemblée et ce, lors de la parole Allahou ‘akbar de l’entrée en rituel ou après.
Il met cette intention lors de la parole de l’entrée en rituel pour la prière du vendredi, pour la prière répétée et pour le prière rassemblée à cause de la pluie. Pour ces trois prières, il est une condition de mettre l’intention d’être dirigé lors de la parole Allahou ‘akbar de l’entrée en rituel. Il en est de même pour la prière que la personne a fait le vœu d’accomplir en assemblée.
Mis à part ces quatre prières, il est une condition que l’intention ait lieu avant de commencer à suivre les mouvements de l’imam.
S’il l’a suivi sans avoir mis l’intention au prélable, sa prière n’est pas valable. C’est-à-dire que s’il attend longtemps l’imam et le suit.
Mais s’il l’attend longtemps sans le suivre, sa prière n’est pas annulée.
Si quelqu’un suit un autre sans avoir mis l’intention d’être dirigé par lui dans sa prière, et que délibérément, il attend qu’il s’incline pour s’incliner après lui, ou qu’il attend qu’il se prosterne pour se prosterner après lui comme s’il avait été dirigé par lui (ma’moum) alors qu’il ne l’est pas réellement, alors sa prière est annulée s’il l’a attendu longtemps.
Mais si cela s’est produit par coïncidence et qu’il l’a suivi sans que ce soit délibéré, sa prière n’est pas annulée.
Sa prière n’est pas annulée s’il le suit dans les paroles, sauf pour dire le salam.
De même, s’il l’a attendu longtemps sans le suivre dans ses mouvements, sa prière n’est pas annulée.
Et Allah sait plus que tout autre.
Croyance : les preuves selon la raison de l’existence de Dieu
La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissances et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.
Les savants de l’Islam ont dit qu’il est un devoir pour toute personne responsable de connaître la preuve globale selon la raison au sujet de l’existence de Allah.
Un exemple d’argumentation globale, c’est que la personne dise en elle-même : l’écriture a nécessairement qui a tracé cette écriture, une construction, un immeuble, une maison ou autre, a nécessairement qui l’a construit, qui a élevé cette construction, et ce qui s’applique à l’écriture et la construction sont des parties de ce monde, ce qui a été dit concernant l’écriture et les constructions, concerne également tout ce monde puisque ce sont des parties de ce monde, ce qui a été dit pour l’écriture et la construction est donc valable pour tout ce monde. Ce monde à plus forte raison a nécessairement Qui lui a donné l’existence. Et Celui Qui a donné l’existence à ce monde n’a absolument aucune ressemblance avec ce monde.
Ceci est l’argumentation globale.
Une autre argumentation globale, c’est de dire : moi j’existe après n’avoir pas existé, et tout ce qui existe après n’avoir pas existé a nécessairement Qui lui a fait existé. J’ai donc nécessairement un Être Qui m’a donné l’existence et Qui n’a absolument aucune ressemblance avec moi. Et cette argumentation est valable pour toutes les parties de ce monde, toutes les créatures. Et Celui qui a donné l’existence à ce monde, n’a absolument aucune ressemblance avec ce monde.
Ceci est une argumentation globale, et chaque personne responsable doit faire cette argumentation globale. Celui qui n’a pas fait cette argumentation globale, il aura manqué à un devoir, il aura donc commis un péché.
Pour ce qui est de l’argumentation détaillée, les savants de Ahlou s-Sounnah ont dit qu’il est un devoir d’ordre communautaire de connaître cette argumentation détaillée.
C’est comme de dire que ce monde avec toutes ses parties est entrée en existence, ceci est une argumentation détaillée en disant que ce monde est composé de substance (‘a^yan pluriel de ^ayn) et de caractéristiques des substances (a^rad pluriel de ^arad). Al-‘a^yan, c’est ce qui se définit par lui-même, et le ^arad c’est ce qui est définit par autre que lui même.
Un exemple de substance : une table. Un exemple de caractéristiques de substances : son immobilité. L’immobilité, n’est pas définit indépendamment de la table. Donc la caractéristique, c’est quelque chose qui advient à la substance.
Ce monde est composé de substances et de caractéristique des substances. Ce monde est entré en existence car il est composé de substance et des caractéristiques des substances.
La preuve :
1- Les substances ont des caractéristiques, chaque ^ayn a nécessairement des ^arad comme le mouvement et l’immobilité. En effet, la substance est soit immobile, soit en mouvement, nécessairement. Ceci est une chose qui est clair et évident.
2- Or, le mouvement et l’immobilité, tous deux sont entrés en existence (hadith). Nous allons expliquer pourquoi.
Le mouvement et l’immobilité, tous deux sont entrés en existence parce que par l’advenue de l’un des deux, l’autre s’achève. C’est pour cela que le mouvement et l’immobilité sont entrés en existence. Car si l’un des deux survient, l’autre prend fin. Il n’y a pas une substance immobile sans que la raison juge de sa possibilité de sa mise en mouvement ; et réciproquement, toute substance en mouvement, la raison juge possible qu’elle s’immobilise. N’est ce pas que les étoiles sont des corps qui sont toujours en mouvements. Les cieux sont des corps tout le temps immobiles, mais la raison juge possible qu’il leurs arrivent le mouvement.
Donc ce qui advient à la substance est entré en existence, si la substance est immobile et que lui advient le mouvement, cette caractéristique qui a eu un début est entré en existence, et la caractéristiques qui a pris fin a aussi un début.
Par ce que si l’immobilité avait été sans début, il lui aurait été impossible l’anéantissement. Et si réciproquement, la substance qu’on observe était en mouvement et qu’elle s’immobilise, l’immobilité est entrée en existence car elle a un début et ce mouvement a aussi un début car s’il n’avait pas eu de début, il n’aurait pas de fin.
Conclusion :
Nous avons prouvé que les caractéristiques des substances sont entrées en existences.
Si on prouve que les substances sont entrées en existence on aura prouvé que ce monde est entrée en existence.
Les substances sont entrées en existence car elles sont liées aux caractéristiques des substances qui sont entrées en existence, et toute chose qui est sujette à ce qui entre en existence est obligatoirement entré en existence.
Parce que si elles n’étaient pas entrées en existence, cela reviendrait à prétendre qu’avant chaque caractéristique entrée en existence il y avait une autre qui serait entré en existence et cela sans début selon eux, et comme les substances sont sujettes aux caractéristiques, ceci est donc impossible.
Et il est impossible qu’il y ait des caractéristiques qui entrent en existence sans début.
Car prétendre que des choses entrent en existence sans commencement, ceci implique l’impossibilité de l’existence de la chose qui entre en existence actuellement (la chose qui entre en existence, on l’appelle hadith en arabe). Prétendre que des choses entrent en existence sans commencement, cela revient à nier l’existence de l’évènement présent.
L’existence de l’élément présent actuellement, nous le constatons par les sens. Et prétendre qu’avant chaque élément entré en existence il y a eu un élément entré en existence sans début, ceci est impossible car selon eux, cet élément qui entre en existence actuellement n’existe selon eux uniquement si un nombre infini d’éléments entrés en existence a une fin. Or la fin de ce qui ne finit pas est impossible.
Cela veut dire que les substances ont aussi un début. Ce monde a donc un début.
Les gens de la vérité ont donné un exemple pour prouver l’impossibilité de l’élément entré en existence sans début. Il est impossible qu’il y ait des choses qui entrent en existence sans début. Ils ont dit : l’élément entré en existence, c’est un élément qui existe après n’avoir pas existé (dans certaines prétendus science, il parlent d’accident, d’évènement, en arabe on dit hadith).
L’analogie que les savants de Ahlou s-Sounnah ont donné pour montrer l’impossibilité de cela est : un événement, c’est comme si quelqu’un dit : je t’ai donné un euro. Faire dépendre cet évènement entré en existence par un autre qui l’aurait précédé et qui serait selon eux la cause de son entrée en existence, c’est comme dire que l’élément présent n’existe que si l’élément précédent a existé.
C’est comme s’il disait : je te donne un euro que si je t’ai donné un euro la veille. Et la veille, je t’ai donné que si je t’ai donné l’avant-veille un euro … et cela selon eux sans commencement, sans début. Cela implique qu’il ne va rien avoir, il ne va rien donner. Le don de un euro dépend selon lui de l’achèvement d’un nombre qui ne finit pas de don. Il est impossible qu’une chose qui n’a pas de fin finisse, et ce qui entraîne une chose impossible est en soi impossible. Cela revient dons à nier l’existence de l’évènement présent. Prétendre qu’il y a des choses qui entrent en existence sans début, revient à nier l’existence de ce monde.
Nous avons donc prouvé que ce monde a un début.
Les savants ont dit que pour ce monde, s’il a un début, il a nécessairement besoin de Qui lui donne l’existence. Ce qui entre en existence a besoin de Qui fait entrer en existence et qui est attribué de volonté, de choix.
Il n’est pas valable que l’existence de ce monde soit par hasard car la raison juge impossible l’existence d’une chose sans Qui lui a donné l’existence.
Pourquoi ? Parce que dans le cas contraire, cela revient à dire que un des deux états (existence et inexistence) prennent le dessus sur l’autre sans qu’il y ait Qui a fait prévaloir un état sur l’autre.
Or les deux états sont équivalents selon la raison. Pourquoi donc cet état prendrait-il le dessus sur l’autre sans qu’il y ait un Être qui fasse prévaloir un état sur un autre. Donc ceci est impossible car selon la raison, l’existence et l’inexistence sont équivalentes. Comment l’un des deux états aurait pris le dessus sans qu’il y ait Qui fasse prévaloir. Ceci prouve que l’existence de ce monde n’est pas du au hasard.
Si quelqu’un dit : c’est le monde lui même qui s’est donné l’existence. Nous répondons : prétendre que ce monde s’est donné lui même l’existence, revient à dire une chose qui se contredit. Car lorsque tu dis que Zayd s’est créé lui même, d’un point de vue tu auras considéré qu’il a existé avant son existence, et d’un autre point de vue tu as prétendu qu’il a existé après, or ceci est impossible selon la raison.
Donc il est impossible que le monde se soit créé lui même.
On a prouvé que ce monde a un début, qu’il n’est pas du au hasard et qu’il est impossible que ce monde se soit donné l’existence lui-même.
Et ce n’est pas possible que Celui Qui fait exister le monder soit la nature. Ce n’est pas la nature qui crée, car elle n’a pas de volonté ni de choix. La nature n’ayant pas de volonté, elle ne peut spécifier ce qui est possible selon la raison par l’existence plutôt que l’inexistence, elle ne peut pas caractériser ce qui est entré en existence par une caractéristique plutôt qu’une autre ou par un temps plutôt qu’un autre. La nature n’a pas de volonté ni de choix.
La conclusion c’est que ce monde a un Être Qui lui a donné l’existence.
Il est obligatoire selon la raison que Celui qui fait entrer en existence soit de toute éternité. Parce que s’Il n’avait pas été de toute éternité, cela aurait impliqué son entrée en existence. Et Il aurait eu besoin à son tour de qui Lui a donné l’existence. Cela entraîne soit le cycle (ad-dawr), soit l’enchaînement (at-tasalsoul).
– Le cycle c’est de dire que l’existence d’une chose dépend de l’existence d’une deuxième chose dont l’existence dépend d’une troisième chose et cette troisième chose dépendrait de l’existence de la première. Le cycle, c’est ceux qui prétendent que Zayd a crée ^Amr et que ^Amr et a créé Khalid et Khalid a créé Zayd.
– Et l’enchaînement, c’est de dire qu’une chose, son existence dépend d’une chose, qui elle dépend de l’existence d’une autre chose, et selon eux, sans commencement.
Or le cycle et l’enchaînement sont tous les deux impossibles. L’enchaînement, c’est le fait que l’existence d’une chose dépend de l’existence d’une chose qui l’a précédé et ainsi de suite selon eux sans début. Et le cycle, on a vu que c’est impossible.
Celui qui donne l’existence à ce monde, Il est de toute éternité, Il a une volonté.
En cela il y a la défense de Ahlou s-Sounnah, et celui qui défend cette croyance, il aura une grande récompense.
La démonstration que les causes ordinaires n’ont pas d’effet en réalité, et que Celui Qui crée l’effet en réalité, c’est Allaah
Al-Hakim dans son Tarikh [1] a dit : J’ai entendu Abou Zakariyya Yahya Ibnou Mouhammad Al-‘Anbariyy dire : J’ai entendu Abou ^Iça Ibnou Mouhammad Ibnou ^Iça At–Tahmaniyy Al-Marwarroudhiyy dire : « Certes, Allah tabaraka wa ta^ala manifeste ce qu’Il veut s’Il le veut comme signe [2] et leçons de morale au sein de Ses créatures. Il ajoute ainsi à l’Islam honneur et force et Il appuie ce qu’Il a révélé de guidée et de preuves claires. Il fait apparaître les preuves de la véracité de la prophétie et Il éclaire la signification du message. Il renforce les liens de l’Islam [3] et confirme les réalités de la foi à Ses saints, par une grâce accordée de Sa part, en prodiguant un surcroît de preuves en leur faveur et contre celui qui s’est entêté à ne pas Lui obéir et a délaissé la religion qu’Il agrée. Certes, celui qui ira à sa perte le sera après avoir eu les preuves et celui qui sera sauvé le sera après avoir eu les preuves. À Lui les louanges, il n’est de dieu que Lui, Celui Qui a les arguments majeurs, la gloire dominatrice et le mérite éclatant. Que Allah honore et élève davantage le degré de notre maître Mouhammad, le Prophète de la miséricorde et le Messager de la bonne voie. À sa famille pure la préservation de ce qu’il craint pour elle et la miséricorde de Allah et Ses bénédictions.
Certes, voilà ce dont nous avons été témoin oculaire, ce que nous avons vu à notre époque et dont nous nous sommes assurés. Ceci a fait accroître notre certitude dans notre religion et notre foi en la vérité avec laquelle est venu notre Prophète r et à laquelle il a appelé et a incité concernant le jihad et le mérite des martyrs et ce qu’il a porté à notre connaissance de la part de Allah ^azza wa jall à leur propos. Allah jalla thana‘ouh dit :
[وَلاَ تَحْسَبَنَّ الَّذِينَ قُتِلُوا ِفي سَبِيلِ اللهِ أَمْوَاتاً بَلْ أَحْيَاءٌ عِنْدَ رَبِّهِمْ يُرْزَقُونَ فَرِحِينَ] [4]
(wa la tahçabanna l-ladhina qoutilou fi sabili l-Lahi ‘amwatan bal ‘ahya’oun ^inda rabbihim yourzaqouna farihin) ce qui signifie : « Ne crois pas que ceux qui ont été tués dans la voie que Allah agrée sont morts actuellement. Ils sont vivants : leurs âmes sont en un lieu honoré par Allah, ils sont pourvus et sont heureux ». J’ai traversé en l’an deux cent trente huit l’une des villes de Khouwarizm qui s’appelle Hazarasb, elle se trouve à l’ouest de la rivière Jayhoun [5]. Elle est à une distance d’une demi-journée de la grande ville. On m’avait informé qu’il s’y trouvait une femme, veuve d’un martyr, qui avait vu dans le rêve qu’elle avait été comme nourrie de quelque chose. Depuis, elle ne mangeait plus rien et ne buvait plus rien depuis le règne de Abou l-^Abbas Ibnou Tahir le gouverneur de Khouraçan qui était mort depuis huit ans, que Allah l’agrée. Ensuite, je suis passé par cette ville en l’an deux cent quarante deux, je l’ai vue à cette occasion et elle m’a raconté son histoire mais je ne me suis pas informé davantage en raison de mon jeune âge. Par la suite, je suis retourné à Khouwarizm à la fin de l’an deux cent cinquante deux et je l’ai vue encore vivante. J’ai aussi constaté que son histoire s’était répandue et était très connue. Cette ville est sur le chemin des caravanes et nombreux étaient ceux qui y descendaient. Lorsqu’ils entendaient son histoire, ils voulaient la voir. Pas un homme, une femme ou un enfant qu’ils interrogeaient à son sujet qui ne la connût et ne la leur montrât. Lorsque je suis parvenu dans cette région, j’ai demandé à la voir. J’ai su qu’elle s’était absentée, à plusieurs farsakh de là. J’ai suivi sa trace de village en village et je l’ai rejointe entre deux villages, elle marchait d’un bon pas. C’était une femme d’âge moyen, de grande taille, en bonne santé, les joues colorées, intelligente. Elle m’a accompagné à pied alors que j’étais sur ma monture. Je lui ai proposé une monture mais elle ne l’a pas montée et elle a marché avec moi vigoureusement.
Auparavant, certains commerçants et autres grands agriculteurs avaient assisté à mes assemblées. Parmi eux, il y avait un faqih nommé Mouhammad Ibnou Hamdawayh Al-Harithiyy, Mouça Ibnou Haroun Al-Bazzar à Makkah a écrit à son propos : « Un homme mûr, persévérant dans l’accomplissement des adorations et rapportant le hadith ». Il y avait aussi un jeune homme de bien appelé ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abdi r-Rahman qui jugeait entre les plaignants de sa région. Je les avais interrogés sur cette femme. Ils ont fait son éloge et ont dit du bien d’elle. Ils ont dit que son cas était clair pour eux, il n’y avait pas de divergence entre eux à son sujet. Celui qui s’appelle ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abdi r-Rahman a dit : « J’entends son histoire depuis mon jeune âge. J’ai grandi et les gens se transmettaient son histoire. Je me suis dégagé de mes occupations et j’ai entrepris des recherches à son sujet. Je n’ai vu d’elle que du bien. Je n’ai pas trouvé de mensonge dans ce qu’elle disait, ni de ruse pour frauder ». Il a aussi cité que des gens parmi ceux que le Sultan avait délégués dans les alentours de Khouwarizm l’avaient retenue enfermée par le passé un, deux mois et plus dans une maison. Ils fermaient les issues et chargeaient quelqu’un de la surveiller. Ils ne la voyaient ni manger, ni boire et ne trouvaient avec elle ni traces d’urine, ni de selles. Ils avaient dès lors agit en bien avec elle, lui donnant des vêtements et l’avaient relâchée. Lorsque tous les gens du pays l’ont crue, je lui ai demandé de me raconter son histoire. Je lui ai demandé son nom et toute son affaire.
Elle a dit que son nom est Rahmah Bintou ‘Ibrahim. Elle avait un époux menuisier et pauvre. Sa subsistance lui provenait du travail de ses mains au jour le jour. Il n’avait pas plus que ce qui suffisait pour la subsistance de sa famille. Elle lui avait donné plusieurs enfants. Al-‘Aqta^, le roi des mécréants était venu un jour jusqu’au village. Il avait traversé la rivière lorsqu’elle était gelée à la tête d’environ trois mille cavaliers. Les gens de Khouwarizm l’appellent Kasra. Abou l-^Abbas a dit : cet homme, Al-‘Aqta^, était un mécréant, perpétrant de grandes injustices, il avait beaucoup d’animosité envers les musulmans. Il avait fait beaucoup de mal aux habitants des régions frontalières avec les mécréants. Il avait harcelé les gens de Khouwarizm par les captures, les tueries et les attaques. Les gouverneurs de Khouraçan le traitaient avec une certaine délicatesse, lui et ses semblables, les notables parmi les non-arabes, pour faire cesser leurs attaques contre les sujets et empêcher de faire couler le sang des musulmans. Ils envoyaient donc à chacun d’eux des biens, de nombreux présents et différentes sortes de vêtements prestigieux. Mais ce mécréant, une année, fut mécontent de la part du Sultan. Je n’en connais pas la raison, était-ce parce qu’il avait trouvé que les cadeaux tardaient à venir ou parce qu’il avait trouvé que ce qu’on lui avait offert avait moins de valeur que ce qu’on avait offert à d’autres rois parmi ses semblables. Il est alors venu avec ses soldats et a barré les routes. Il a ravagé, corrompu, tué et mutilé les cadavres. Les cavaleries de Khouwarizm n’ont pas pu le contenir. La nouvelle de ses agissements parvint à Abou l-^Abbas ^Abdou l-Lah Ibnou Tahir, que Allah lui fasse miséricorde. Il a levé contre lui quatre chefs d’armées : Tahir Ibnou ‘Ibrahim Ibnou Malik, Ya^qoub Ibnou Mansour Ibnou Talhah, Mikal Mawla Tahir et Haroun Al-^Arid.
Il a aussi fourni le pays en soldats et en armes qu’il a placés aux quatre coins du pays, chacun dans un quart. Ils ont réussi à protéger les femmes et les enfants par la volonté de Allah ta^ala. Cependant, le fleuve Jayhoun qui se trouve en amont de la rivière Balkh a gelé lorsque le froid s’est accru. Ce fleuve est très grand et sa crue est dévastatrice et très étendue. Lorsqu’il s’élargit, sa largeur atteint environ un farsakh et lorsqu’il gèle, il devient ferme. On ne peut atteindre l’eau que si on creuse, comme on creuserait les puits dans la roche. J’ai vu l’épaisseur de la glace atteindre dix empans. On m’a informé que dans le passé, elle dépassait vingt empans. Et lorsqu’il gèle, la glace sert de pont aux gens du pays de sorte que les soldats, les chariots et les caravanes peuvent circuler dessus. La liaison se fait entre les deux berges. Cette situation peut durer cent vingt jours et si une année, le froid est moins rude, cela dure de soixante-dix jours à trois mois.
La femme a dit : le mécréant traversa avec ses cavaliers jusqu’aux portes de la forteresse. Les gens s’étaient barricadés et avaient rassemblé leurs biens. Ils emmenèrent les musulmans et leur firent du mal. Les gens de la région furent pris à l’intérieur et voulurent sortir. Le chargé du gouverneur les empêcha de sortir tant que les renforts du Sultan n’étaient pas encore parvenus jusqu’à eux et que les volontaires n’étaient pas arrivés. Un groupe de jeunes gens et d‘hommes jeunes s’avancèrent et se rapprochèrent des remparts avec ce qu’ils avaient pu prendre d’armes. Lorsqu’ils se retrouvèrent à l’extérieur, les mécréants les attaquèrent et les musulmans se regroupèrent dans un petit bois. Ils s’y protégèrent et prirent une barricade derrière laquelle ils combattirent. Ils se retrouvèrent ainsi isolés de la forteresse et les renforts étaient encore loin. Ils combattirent de toutes leurs forces et ne lâchèrent pas jusqu’à ce que cordes et arcs fussent cassés. Ils furent atteints par la fatigue, la faim et la soif. La plupart d’entre eux furent tués et le restant atteints de graves blessures. À la tombée de la nuit, les deux groupes se séparèrent.
La femme a dit : Les feux avaient été allumés en signal du haut des tours dès que le mécréant avait traversé. La nouvelle était alors arrivée à Al-Jourjaniyyah qui est une ville immense à l’extrémité de Khouwarizm. Mikal Mawla Tahir y campait avec son armée. Il avait alors accouru en renfort par égard à l’émir Abou l-^Abbas ^Abdou l-Lah Ibnou Tahir, que Allah lui fasse miséricorde. Il avait parcouru jusqu’à Hazarasb, en un jour et une nuit, quarante farsakh des farsakh de Khouwarizm qui valent beaucoup plus que les farsakh de Khouraçan. Les mécréants s’apprêtaient à en finir avec les gens du bois. C’est alors qu’ils ont vu s’élever les drapeaux noirs et ont entendu le bruit des tambours. Ils ont alors fuit et laissé ces gens-là. Mikal est alors arrivé sur le lieu de la bataille, il enterra les morts et transporta les blessés.
La femme a dit : cette après-midi là, on amena à la forteresse environ quatre cents morts. Il n’y eut pas une maison à laquelle on ne portât un tué. La catastrophe était générale et toute la région était en pleurs. Elle a dit : mon époux fut déposé chez moi, tué. J’ai pleuré et ressenti une extrême tristesse telle que ressent la jeune femme pour la perte de son mari, le père de ses enfants, et nous avions des enfants. Elle a dit : les femmes de mes proches et des voisines se sont réunies pour m’aider à supporter ma tristesse. Les enfants étaient venus, ils étaient jeunes, ils ne réalisaient pas ce qui était arrivé. Ils demandaient du pain et je n’en avais pas. Je me suis sentie gênée. C’est alors que j’ai entendu l’appel à la prière du maghrib. Je me suis alors levée pour la prière et j’ai accompli ce que mon Seigneur m’ordonne. Je me suis prosternée et j’ai invoqué et j’ai supplié Allah ta^ala et je lui ai demandé qu’Il m’accorde la patience et qu’Il subvienne aux besoins de mes enfants orphelins. Le sommeil m’a prise dans ma prosternation et je me suis vue comme si j’étais sur une terre très belle, rocheuse et je cherchais mon mari. Un homme m’a alors appelée : où vas-tu femme libre ? Je lui ai répondu : je cherche mon mari. Il m’a dit : prends à droite. J’eus alors devant moi une terre étendue, bien arrosée, verdoyante. Je vis des palais et des édifices que je ne pourrais décrire. Je n’ai jamais rien vu de semblable. Il y avait aussi des rivières qui coulaient sur la surface du sol, sans lit profond ni berges. Je suis arrivée auprès de gens assis en ronds, habillés de vêtements verts, la lumière rayonnant d’eux. Ils étaient ceux qui avaient été tués dans la bataille, en train de manger autour de plats servis à portée de mains. Je me suis mise à marcher parmi eux, à les dévisager pour trouver mon mari. C’est lui qui m’aperçut. Il m’a appelée : Rahmah ! J’ai suivi la provenance de la voix et je l’ai trouvé dans le même état que les autres martyrs que j’avais vus : son visage était comme la lune une nuit de pleine lune. Il mangeait avec des compagnons à lui qui s’étaient faits tués ce jour-là avec lui. Il a dit à ses compagnons : cette pauvre femme est affamée depuis ce jour, est-ce que vous permettez que je lui donne quelque chose à manger ? Ils l’ont autorisé. Il m’a donné un morceau de pain. Elle a dit : et je savais à cet instant que c’était du pain mais je ne savais pas comment il avait été préparé. Il était plus blanc que la neige et le lait et plus sucré que le miel et le sucre et plus tendre que le beurre et le saman [6]. Je l’ai mangé. Lorsqu’il parvint dans mon estomac, il m’a dit : va, Allah te suffit à ta nourriture et à ta boisson tant que tu seras encore vivante dans le bas-monde. Je me suis alors réveillée de mon sommeil, rassasiée, sans soif, je n’avais pas besoin de nourriture ni de boisson. Je ne les ai plus goûtés depuis ce jour-là et jusqu’à aujourd’hui, pas une seule chose que les gens consomment.
Abou l-^Abbas a dit : et elle venait à nous alors que nous mangions, elle se mettait de côté et se bouchait le nez en disant que l’odeur de la nourriture la gênait. Je lui ai demandé : est-ce que tu manges quelque chose ou tu bois autre chose que de l’eau ? Elle a dit : non. Je lui ai demandé : est-ce qu’il sort de toi des gaz ou autre, comme il en sort des gens ? Elle a dit : rien ne sort depuis cette époque. Je lui dit alors : et les menstrues ? Je pense qu’elle a dit : elles se sont arrêtées avec l’arrêt de la nourriture. Je lui ai dit : n’éprouves-tu pas le besoin qu’ont les femmes pour les hommes ? Elle a dit : n’as-tu pas honte de me poser pareille question ? Je lui dit alors : peut-être parlerai-je aux gens de toi, il est indispensable que je demande. Elle a dit : je n’ai pas de besoin. Je lui ai dit : est-ce que tu dors ? Elle a dit : oui, du meilleur des sommeils. Je lui ai dit : que vois-tu dans ton sommeil ? Elle a dit : comme ce que vous voyez. Je lui ai dit : éprouves-tu de la gêne à cause de la perte de la nourriture ? Elle a dit : je n’ai pas ressenti de faim depuis que j’ai mangé de cette nourriture. Elle acceptait l’aumône. Je lui ai dit : que fais-tu avec ? Elle a dit : je m’habille et j’habille mes enfants. Je lui ai dit : ressens-tu le froid, es-tu affectée par la chaleur ? Elle a dit : oui. Je lui ai dit : éprouves-tu de la fatigue lorsque tu marches ? Elle a dit : oui, ne suis-je pas un être humain ?! Je lui ai dit : fais-tu le woudou’ pour la prière ? Elle a dit : oui. Je lui ai dit : pourquoi ? Elle a dit : les savants me l’ont ordonné. Je me suis dit : ils lui ont donné l’avis de jurisprudence d’après le hadith :
(( لاَ وُضُوءَ إِلاَّ مِنْ حَدَثٍ أَوْ نَوْمٍ ))
(la woudou‘a ‘il-la min hadathin ‘aw nawm) qui signifie : « Pas de woudou’ sinon à la suite d’un hadath ou d’un sommeil ». Elle m’a dit que son ventre collait à son dos. J’ai alors demandé à l’une de nos femmes qui a ainsi regardé –c’est-à-dire ailleurs que la zone de pudeur–. Elle a trouvé que son ventre était comme elle l’avait décrit. Elle avait pris un sac, l’avait bourré de coton et le tenait sur son ventre pour que son dos ne se casse pas lorsqu’elle marche. Ensuite, j’allais et venais à Hazarasb tous les deux ou trois ans et je la trouvais. Je lui posais à nouveau les mêmes questions. Elle n’ajoutait rien ni ne diminuait. J’ai parlé d’elle à ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abdi r-Rahman le Faqih. Il a dit : j’ai entendu ces paroles depuis mon plus jeune âge. Je n’ai trouvé personne qui l’ait accusée de mensonge ou qui prétende qu’il a entendu qu’elle mange ou qu’elle boit ou qu’elle va aux toilettes ». Fin de citation.
Cette histoire montre qu’il n’y a pas de lien obligatoire selon la raison entre l’absence de nourriture et la maladie, la perte de la santé et la dégradation physique. De même pour toutes les causes ordinaires, il est valable selon la raison que leurs conséquences ne se produisent pas. Et elle montre que les choses sont selon la volonté de Allah ta^ala et que les martyrs ont une vie dans le temps qui sépare la mort de la résurrection [7]. Il est exempt d’imperfection Celui Qui est tout-puissant sur toute chose.
[1] C’est-à-dire Al-Hakim l’auteur de Al-Moustadrak à propos de l’histoire de Nayçabour.
[2] Comme « ‘ayah » c’est-à-dire comme signes qui indiquent la véracité de l’Islam et « comme leçons de morale » c’est-à-dire dont on comprend la force de la croyance en l’Islam.
[3] Tels les nœuds d’une corde.
[4] [souratou ‘Ali ^Imran / 169]
[5] L’Amoudaria
[6] le beurre de conserve fondu
[7] Cette période s’appelle le barzakh.