Chaykhaboulaliyah's Blog


questions éparses sur le mariage

Posted in cours général,jurisprudence,société par chaykhaboulaliyah sur décembre 30, 2012

Si l’un des deux parents dit à son fils : divorce ton épouse, car ils ne l’aiment pas, bien qu’elle ne leur nuise pas, il lui est recommandé de leur obéir et de la divorcer, mais ce n’est pas un devoir pour lui.

Par contre, si elle nuit à ses parents en les frappant, en les insultant et ce qui est de cet ordre, ou si elle est connue pour être perverse comme par la pratique de la fornication et ce qui est de  cet ordre, et que s’il ne la divorçait pas, ses parents seraient profondément chagrinés à cause de cela, alors il est un devoir pour lui de la divorcer.

Si un de ses parents lui ordonnait d’épouser Unetelle et que lui, ne désirait pas l’épouser, qu’il leur indique la raison de son refus. Ce n’est pas un devoir pour lui de l’épouser du simple fait qu’ils le lui aient demandé et qu’ils n’aimeraient pas qu’il ne leur obéisse pas en cela, sans pour autant que cela ne leur entraîne de profond tourment. Cependant, si cela entraîne pour eux un profond tourment, s’il est  dit que c’est un devoir de leur obéir, il n’y a pas de mal en cela.

Par ailleurs, s’il désirait épouser une femme et que ses parents ne le souhaitaient pas, si cela entraînait un profond tourment pour eux, ce n’est pas permis pour lui de l’épouser.

Conférence : A propos du hajj et des dix premiers jours de dhou l-hijjah

Posted in cours général,Exhortation,islam par chaykhaboulaliyah sur décembre 13, 2012
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La louange est à Allah le seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Nous demandons à Allah de nous préserver de l’état des gens de l’enfer, nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

 

Allah a fait grâce à la communauté islamique par ses nombreux bienfaits. Il a accordé à ses esclaves vertueux, des saisons, des périodes, pour le bien durant lesquelles ils s’approvisionnent, ils profitent pour multiplier les actes d’adoration et les bonnes œuvres. Et Allah a prolongé la vie de ses esclaves de sorte qu’ils puissent profiter de ces périodes de bien. Et parmi ces périodes, les plus éminentes d’entre elles, il y a les dix premiers jours du mois de dhou l-hijjah.

 

Même si la moyenne d’âge de la communauté du Prophète Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam est courte par rapport aux communautés qui nous ont précédés. Vous savez que la moyenne d’âge dans cette communauté est d’environ soixante ans, un peu plus que soixante ans. Par rapport à des communautés qui nous ont précédés, qui elles vivaient beaucoup plus longtemps. Il y a des communautés où certains vivaient des centaines et des centaines d’années.

 

Notre maitre Nouh a vécu plus que mille ans. Donc la moyenne d’âge de cette communauté est très courte par rapport à des communautés qui nous ont précédés mais Allah par Sa grâce et Ses grands bienfaits nous a remplacé cette courte moyenne d’âge par des temps dans lesquels on peut multiplier des actes d’adoration et obtenir beaucoup de récompenses. C’est-à-dire que Dieu a bénit cette courte période de sorte qu’on puisse en profiter comme certains qui vivaient beaucoup plus longtemps. Vous savez que la barakah c’est la multiplication du bien. Il se peut que quelque chose soit en petite quantité mais Dieu fait que le bien qu’elle comporte soit immense. C’est ca la barakah, c’est la multiplication du bien.

 

Donc celui qui passe ces périodes bénies dans l’adoration de Dieu, c’est comme s’il a vécut longtemps. N’est ce pas qu’il nous est parvenu que celui qui fait l’invocation en faveur du Prophète Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, qui invoque Dieu qu’Il élève davantage le rang de notre Prophète Mouhammad le vendredi pendant le temps de al ^asr, après la prière de la journée vendredi, s’il récite quatre-vingt fois l’invocation en faveur du Prophète, Dieu lui pardonne des péchés de quatre-vingt années. Regardez, Allah fait qu’il y a de la barakah dans certaines choses, certaines périodes de sorte qu’on peut gagner des récompenses comme certains qui ont vécu beaucoup plus longtemps que nous. Donc c’est pour cela qu’il s’agit d’apprendre et de connaitre ces périodes exceptionnelles.

 

Donc parmi les grâces que Allah a accordé à la communauté du Prophète Mouhammad  salla l-Lahou ^alayhi wa sallam c’est qu’Il accorde dix récompenses pour une seule bonne action. Une seule bonne action, sa récompense est multipliée par dix. Donc déjà il y a cette grâce.

 

Et la prière c’est un acte d’adoration fondamental dans la religion, c’est-à-dire que les cinq prières sont les meilleurs des œuvres après la croyance en Dieu et en son Messager. Après la croyance en Dieu et Son Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam les cinq prières sont les meilleures des œuvres. Il s’agit de ne pas les négliger.

 

Celui qui accompli un pèlerinage mabrour, on va voir qu’est ce que ca veut dire exactement mabrour, il n’a pas d’autre récompense que le paradis pour son pèlerinage mabrour. 

Et celui dont le pèlerinage a été accepté, il sera libéré de ses péchés, il redeviendra comme le jour où sa mère l’a mise au monde, un nouveau né n’a pas de péchés. Même un enfant qui n’est pas responsable, qui n’a pas encore atteint la puberté n’est pas chargé de péché.

Donc celui qui fait un pèlerinage qui est accepté par Allah, il sortira de ses péchés, il redeviendra comme le jour où sa mère l’a mise au monde. Regardez le bienfait du pèlerinage qui est accepté par Allah.

Donc c’est un acte d’adoration important le pèlerinage, c’est un grand bienfait, il convient au musulman de bien réfléchir et de bien méditer au sujet de cet acte d’adoration le pèlerinage, al-hajj.

 

Il convient donc pour que l’esclave puisse profiter de ce grand bienfait qu’est le pèlerinage qu’il apprenne comment l’accomplir correctement pour bénéficier de cette grande récompense.

Il est requis d’abord, dans les premières choses qui sont rappelées ici c’est de patienter face à la nuisance des gens. Notre chaykh que Allah lui fasse miséricorde a dit : « si tu t’attends à n’avoir affaire qu’à des gens qui sont parfaits tu vas te retrouver tout seul ». Ce n’est pas une excuse dire « oui mais ces gens là sont entrain d’appliquer la religion, regardes elle met le voile ou regardes il met le qamis, regardes comment ils se comportent » Tout le monde n’est pas saint ou vertueux, il se peut que quelqu’une mette le voile et un tel mette le qamis mais il n’a pas le comportement d’excellence. Cela ne diminue pas son attachement à la religion. Parce que l’attachement à la religion est important, simplement on espère que ces gens s’améliorent et à nous de patienter face à leur nuisance parce que Allah éprouve les gens. Parfois Allah ta^ala fait qu’une personne est éprouvée. Comment elle est éprouvée? Par exemple elle a deux amis : un qui est athée qui ne reconnait ni la religion qui est complètement éloigné, c’est un ennemis de Dieu, c’est un mécréant mais il est gentil, il l’aide quand il est dans la difficulté, il lui sourit… et un autre qui selon l’apparence fait la prière, récite le Qour’an, il jeûne mais il a un comportement qui n’est pas bon du tout. Celui qui est faible qu’est ce qu’il dit ? « Ah regardes celui là est gentil, celui là est bien ! » Alors que ce n’est pas le critère correct. Il s’agit d’accorder à chaque chose sa juste valeur. Au jour du jugement sur quoi on sera interrogé ? Est-ce qu’on sera interrogé sur le fait d’être serviable avec les gens et d’être polis et souriant ou bien on sera interrogé sur notre croyance ?

 

Qu’est ce qu’on croyait au sujet de Dieu ? Qu’est ce qu’on avait pour croyance au sujet de Dieu ? Qu’est ce qu’on avait pour croyance au sujet du Prophète. La première chose au sujet de laquelle on sera interrogé c’est la croyance. Ce n’est pas la serviabilité ou l’amabilité ou le nombre de sourire qu’on a fait dans notre vie. Non ! La première chose c’est « Que croyais-tu au sujet du Prophète Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. » C’est pour cela qu’il convient de connaitre les choses à leur juste valeur.

 

Et après on patiente, on patiente avec les gens parce que comme a dit le chaykh : « si tu t’attends à n’avoir affaire qu’à des gens qui sont parfaits tu vas te retrouver tout seul ». Ou peut être tu vas aller avec des gens qui vont déteindre sur toi. Comment ils vont déteindre sur toi ? Ils vont t’influencer sur ta croyance, ils vont t’influencer sur ton attachement à l’islam. Parce que selon l’apparence ce sont des gens qui sont gentils, ce sont des gens qui sont serviables, ce sont des gens qui sont aimables mais en réalité Dieu ne les aime pas parce qu’eux ne croient pas en Dieu ou ils ne croient pas en notre Prophète Mouhammad, ou ils attribuent à Dieu des choses dont Il est exempt, comme certains qui croient que Dieu est un corps qui est assis au dessus du ciel. Ca ce n’est pas la croyance correcte. La croyance correcte c’est que Dieu ne ressemble pas à ses créatures et Il est sans endroit, Il n’habite pas le ciel. Il n’est pas partout. C’est Lui qui a crée le ciel, avant l’existence du ciel Dieu existe, avant l’existence du trône, al ^arch qui est le toit du paradis, Dieu existe et Il ne change pas. Tout comme avant l’existence de toutes ses créatures il existe, sans ses créatures, après la création de ses créatures, Il ne change pas. Le fait qu’une créature existe ou n’existe pas ca ne va pas changer Dieu.

Donc c’est pour cela qu’il convient que la personne fasse attention qu’elle reconnaisse à chaque chose sa juste valeur.

 

La première chose c’est l’attachement à l’islam, est ce que la personne a la bonne croyance ou n’a pas la bonne croyance ?

Après la deuxième chose au sujet de laquelle la personne sera interrogée au jour du jugement ce sont ses cinq prières. Est-ce qu’elle a fait ses cinq prières ? C’est pour cela qu’il ne faut pas négliger l’accomplissement de la prière. Il faut faire attention pour ne pas tomber dans le grand péché qui est de retarder une prière par rapport à son temps sans excuses valables. Certains te disent « Mais moi je suis loin, je commets des péchés » On lui dit « si tu commets des péchés, cela ne t’empêche pas d’accomplir les devoirs ». Certains, comment chaytan les entraine ? Il les enfonce davantage. Lui il commet des péchés, mais au lieu d’essayer de s’améliorer, qu’est ce qu’il fait ? Il te dit « Ah non, je commets des péchés donc je ne fais pas les devoirs » Ca ce n’est pas une conclusion correcte. S’il fait des péchés, il ne faut pas pour autant qu’il s’enfonce davantage. Qu’il accomplisse les devoirs et in cha’a l-Lah l’accomplissement de sa prière va améliorer son état. Ca va l’amener à se détacher des péchés.

 

Que l’on sache également que la patience face aux nuisances des gens est quelque chose de requise. Que l’on sache aussi qu’il convient à la personne qu’elle patiente. Et le pèlerin celui qui va pour accomplir le pèlerinage, il a besoin de côtoyer les gens. Celui qui va pour faire le pèlerinage il a besoin de côtoyer les gens. Et le croyant qui se mélange aux gens, qui côtoie les gens et qui patiente face à la nuisance des gens. Ce musulman là, ce croyant là qui patiente et qui se mélange aux gens il est meilleur que ceux qui ne se mélangent pas aux gens et qui ne patientent pas face à leur nuisance, parce que celui qui côtoie les gens, qui patiente face à la nuisance des gens, il est récompensé pour cette patience, il a la possibilité d’ordonner le bien et d’interdire le mal. Tandis que l’autre qui s’éloigne, qui s’isole qui ne se mélange pas aux gens, qui ne patiente pas face à leur nuisance celui là il est privé de cette récompense.

 

Un savant qui s’appelle Rabi^ah a dit :

 « المروءة في السفر بذلك الزاد و قلة الخلاف على الأصحاب والمزاح في غير مصاخط الله عزّ و جلّ »

(Al-mourou‘atou fi s-safari bidhalika z-zad wa qillatou l-khilafi ^ala l-‘ashab, wa l-mouzahou fi ghayri masakhiti l-Lahi ^azza wa jall )

 

 « La personne quand elle va en voyage, il convient qu’elle fasse preuve de noblesse d’âme » de noblesse d’âme avec ses compagnons, « il convient qu’elle ne contredise pas beaucoup ses compagnons de voyage ». Si les compagnons de voyage décident par exemple de faire une halte, il n’est pas à chaque fois entrain de s’opposer à eux. De dire « non pas maintenant, après » s’ils décident de partir il ne dit pas «non on reste encore ». Il essaie d’être souple et facile avec ses compagnons de voyage et même s’il lui arrive de plaisanter avec eux pour faire de la bonne ambiance que ca ne soit pas dans la désobéissance à Dieu. Que ca ne soit pas pour faire un péché, pour désobéir, pour mentir ou pour d’autres choses qui sont graves.

Sa^id Ibnou Joubayr a été interrogé, on lui a demandé :

« أيّ الحاج أفضل »

(‘ayyou l-hajji ‘afdal?)

 

 « Quel est le meilleur pèlerin ? Quand il va partir pour le pèlerinage, quel est le meilleur comportement ? » Il a dit :

 « من أطعم الطعام و كف لسانه »

(man ‘at^ama tta^am wa kaffa lisanahou)

 

« c’est celui qui partage sa nourriture avec ses compagnons de voyage et qui reste le plus longtemps possible silencieux. » Celui qui partage sa nourriture et qui garde le plus longtemps possible sa langue au repos, qui ne parle pas beaucoup. Pourquoi ? Parce que quand tu parles, tu peux tomber dans des choses qui sont déconseillées, tu peux tomber dans des choses qui sont interdites. Donc c’est pour cela qu’il vaut mieux retenir sa langue et ne pas parler.

Un autre homme vertueux qui s’appelle ‘Ibrahim ibnou ‘Adham que Allah l’agrée, quand les gens lui demandait si on pouvait l’accompagner pour faire le pèlerinage, « est ce qu’on peut partir avec toi ? » il posait pour condition deux choses. Il disait à ceux qui voulaient l’accompagner dans un voyage en générale, il leur posait deux conditions. La première c’était que ce soit lui qui soit à leur service pendant le voyage, donc s’ils avaient besoin de quelque chose, il voulait être lui à leur service et la deuxième chose était que ce soit lui qui fasse l’appel à la prière. Parce que faire l’appel à la prière est un acte qui donne beaucoup de récompenses et être au service de ses frères en islam et de ses sœurs en islam c’est quelque chose qui donne beaucoup de récompenses. Ce n’est pas comme aujourd’hui dans la maison, parfois le père ou la mère demande quelque chose à son enfant et l’enfant traine, traine… il ne veut pas le faire alors que les parents sont prioritaires à ce qu’on écoute leurs paroles.

 

Il y avait un homme vertueux qui accompagnait ses frères dans le voyage, dans différente sorte de voyage, quelque soit le voyage et il posait pour condition d’être à leur service et il avait la bonne intention, c’est-à-dire il faisait pour l’agrément de Dieu. Quand il voyait quelqu’un qui voulait laver son vêtement, il lui disait « mais c’est la condition que je t’ai posé, quand je t’accompagne dans le voyage, c’est moi qui suis à ton service » il prenait son vêtement et il le lavait pour lui. Quand il voyait quelqu’un qui voulait se laver la tête, il lui disait « ca c’est ma condition, c’est moi qui te laves la tête » et il lui lavait la tête et quand il est mort, ils ont vu sur sa main, il était inscrit : « il fait parti des gens du paradis ».

 

Tu ne sais pas quel acte peut te faire entrer au paradis. Tu ne sais pas quel acte, simplement, il y a une chose très importante c’est que tu es l’intention de rechercher l’agrément de Dieu. Et pour rechercher l’agrément de Dieu, qu’est ce que ca implique ? Ca implique que tu vas patienter face à la froideur des gens, aux mauvais comportements des autres. Parce qu’il se peut que tu veuilles faire quelque chose de bien à quelqu’un et que lui agisse en mal avec toi. Le chemin de la facilité c’est que ton nafs, la nafs de la plupart des gens lui dit « Pourquoi tu lui as dis ca, regardes comment il te traites, laisse le tomber, il ne mérite pas… » Le vertueux, celui qui arrive à casser son nafs c’est celui qui dit « moi je ne fais pas pour ses beaux yeux, moi je le fais pour l’agrément de Dieu, c’est pour gagner des récompenses » Après si lui est reconnaissant ou n’est pas reconnaissant, c’est son problème à lui, moi je fais ça pour l’agrément de Dieu. Et c’est ainsi que la personne peut espérer s’améliorer, augmenter et améliorer son état. Quant à celui qui est faible. Dès la petite première épreuve il baisse les bras et il retombe dans la médiocrité.

Tandis que celui qui essaie de casser son nafs, de s’améliorer, il patiente avec son frère, il patiente avec sa sœur, il patiente avec ses parents, il patiente avec ses enfants, il patiente avec son enseignant, il patiente avec les gens avec qui il travaille, un travail de da^wah. Et ça c’est quelque chose qui demande beaucoup beaucoup d’humilité, beaucoup de modestie et beaucoup d’effort sur son âme. Parce que l’âme aspire à être supérieure aux autres. Elle cherche la facilité, elle cherche la paresse, elle cherche à être meilleure que les autres.

 

Un savant a dit :

كنت في طريق الحج و كان الأمير يقف للناس كلّ يوم لصلاة الفجر فينزل فنصلي ثم نركب، فلما كان ذات يوم قرب طلوع الشمس و لم يقفوا للناس، فناديتهم فلم يلتفتوا إلى ذلك، فتوضّأت على المحمل، ثم نزلت للصلاة على الأرض، و وطّنت نفسي على المشي إلى وقت نزولهم للضّحى و كانوا لاينزلون إلى قريب وقت الظهر مع علمي بمشقة ذلك عليّ، و أني لا قدرة لي عليه، فلما صليت و قضيت صلاتي، نظرت إلى رفقتي، فإذا هم وقوف و قد كانوا لو سئلوا ذلك لم يفعلوا، فسألتهم عن سبب وقوفهم، فقالوا لما نزلت تعرقلت مقاود الجمال بعضها ببعض، فنحن في تخليصها إلى الآن

(kountou fi tariqi l-hajji wa kana l-‘amirou yaqifou li n-nasi koulla yawmin li salati l-fajri, fayanzilou fanousalli thoumma narkib, falamma kana dhata yawmin qarouba toulou^ou ch-chamsi wa lam yaqifou li n-nas, fanadaytouhoum falam yaltafitou ila dhalika, fatawadda’tou ^ala l-mahmali, thoumma nazaltou li s-salati ^ala l-‘ardi, wa watantou nafsi ^ala l-machyi ila waqti nouzoulihim li ddouha wa kanou la yanzilouna ila qaribi waqti dhdhouhri ma^a ^ilmi bi machaqqati dhalika ^alayy, wa anni la qoudrata li ^alayh,  falamma sallaytou wa qoudiyat salati, nadhartou ila rifqati, fa’idha houm wouqouf wa qad kanou law sou’ilou dhalika lam yaf^alou, fasa’altouhoum ^an sababi wouqoufihim, faqalou lamma nazalta ta^arqalat maqawidou l-jimali ba^douha biba^d, fanahnou fi takhlisiha ila  l-‘an)

 

« j’étais un jour en voyage pour le pèlerinage et l’habitude de cette caravane (il était dans une caravanne) c’était que le chef de cette caravane, c’était lui qui dirigeait la prière de assoubh, c’était lui qui dirigeait cette prière. » La caravane avançait à la fin de la nuit, ils profitaient sans doute de la fraicheur, et il faisait une halte pour faire la prière de assoubh la prière de l’aube. Puis ils remontaient, ils continuaient leur chemin puis s’arrêtaient un peu avant la prière de adhdhour, donc c’était l’habitude. Donc un jour alors qu’ils étaient entrain d’avancer, ce savant qui était dans la caravane était dans une monture, il a remarqué que le soleil allait bientôt se lever et la caravane n’avait pas encore fait halte pour faire la prière de soubh, donc ils allaient rater le temps de la prière, ce qui était grave parce que retarder une prière par rapport à son temps c’est un grand péché. Donc qu’est ce qu’il a fait ? Il leur a dit « il faut qu’on arrête pour faire une halte », eux ils n’ont pas entendu, ils ont voulu continuer leur chemin. Il s’est dit « moi je vais descendre, même si ça me fatigue, je vais faire ma prière dans son temps, même si eux ne vont pas s’arrêter et que ça va être très éprouvant pour moi de les rattraper lorsqu’ils vont faire une halte près du temps de adhdhour, mais je vais le faire parce que c’est un devoir. » il a dit « j’ai fais mon woudou’ dans la monture et je suis descendu, j’ai fais ma prière, quand j’ai terminé j’ai regardé la caravane était toujours là. Il leur a demandé « Mais qu’est ce qui vous a pris ? ». Ils lui ont dis « quand tu es descendu les brides et les cordes des chameaux se sont toutes entremêlées et là on essaie de tirer les fils pour qu’on arrive à continuer le chemin ».

 

Et il a dit

فجئت و ركبت و حمدت الله عز و جل وعلمت أنه ماقدّم أحد حق الله على هوى نفسه و راحتها إلا و رأى سعادة الدنيا و الآخرة ، ولعكس أحد ذلك فقدّم حظ نفسه على حق ربه إلا و رأى الشقاوة في الدنيا و الآخرة

(faji’tou wa rakibtou wa hamidtou l-Laha ^azza wa jall wa ^alimtou ‘annahou ma qaddama ‘ahadoun haqqa l-Lahi ^ala hawa nfsihi wa rahatiha ‘illa wa ra’a sa^adata d-dounya wa l-‘akhirah, wa la^akasa ‘ahadoun dhalika faqaddama hadhdha nafsihi ^ala haqqi rabbihi ‘illa wa ra’a ch-chaqawata fi d-dounya wa l-‘akhirah)

 

« celui qui priorise l’adoration de Dieu, au dépend des passions de son âme (parce que l’âme a des passions, elle aspire à des choses, entre autre l’âme recherche la facilité, elle recherche à ne pas trop se casser la tête, elle veut tout de suite et facilement) Allah le facilite dans ce bas monde et dans l’au delà. Et celui qui au contraire priorise les passions de son âme et bien il sera comme ces gens là qui essaient de faire sortir les cordes et qui essaient de les démêler. N’est ce pas que c’est Allah qui crée toute chose et il se peut que quelqu’un Allah lui donne une épreuve, une petite chose, à cause de cette chose là il rate beaucoup beaucoup de bien. Il est le créateur de toute chose, donc celui qui craint Dieu, qui se rappelle la Toute-puissance de Dieu, qu’il se dise moi je priorise dans tout les cas l’obéissance à Dieu. Et Dieu Incha’a l-Lah me facilite.

 

Il a cité à titre de preuves deux vers de poésie en arabe qui sont des métaphores, des images, il a dit :

و الله ما جئتكم زائرا إلا وجدت الأرض تُطوى لي، ولا ثنيت العزم عن بابكم إلا تعثّرت بأذيالي.

(wa l-Lahi ma gi’toukoum za‘iran illa wajadtou l’arda toutwa li, wa la thanaytou l-^azma ^an babikoum illa ta^aththartou bi ‘adhyali)

 

« Par Allah à chaque fois que je viens vous rendre visite, je vois comme si la terre était pliée et le chemin tout facile et chaque fois que je reculais un peu, je retardais alors je trébuchais dans mes vêtements ». C’est comme pour dire, à chaque fois que je veux me consacrer à l’adoration de Dieu, les choses deviennent faciles. Et si je fais preuve de défaillance, et je tarde, ou je commets des péchés ou je ne fais pas certains devoirs, les choses deviennent difficiles.

 

Une manière complète lorsqu’on va faire le pèlerinage, c’est d’évoquer beaucoup Dieu, d’essayer de se rappeler toujours Dieu, pas comme certains pensent « ça sera où l’hôtel? Qu’est ce qu’on va manger ce soir ? On va où ? Quand est ce qu’on va se lever ?» En fait, toi tu vas aller pour faire un acte d’adoration, donc il s’agit de te consacrer à cet acte d’adoration. Rappelles toi qu’il y a des gens qui partaient, avant ils mettaient une année pour  aller faire le pèlerinage. Certains saluaient leurs familles pour pratiquement ne plus les revoir. Et c’est vrai ça, certains ne revenaient pas. Aujourd’hui al hamdouli l-Lah, parfois en deux-trois heures ça y es tu atterris, tu fais ton pèlerinage, donc profites de ce temps, ne te laisses pas détourner par des choses futiles. Même si tu n’as pas mangé, même si tu as mal dormi, même si tu as mal mangé, qu’est ce que cela coûte ? Ce qui est important c’est que tu accomplisses l’adoration de Dieu.

 

L’imam Ahmad a rapporté que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a été interrogé

أي الحاج أفضل ؟

(‘ayyou l-hajji afdal ? )

 

sur quel était le meilleur pèlerin. Et le Prophète a répondu

 « أكثرهم لله ذكرا »

(‘aktharouhoum li l-Lahi dhikra)

 

ce qui signifie « c’est celui qui évoque le plus Dieu », c’est celui qui évoque le plus Dieu, on peut évoquer Dieu par la langue, par le cœur. C’est ça.

Ce même hadith a été rapporté aussi par plusieurs compagnons.

At-tirmidhiyy a rapporté et d’autres que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam,   Il a répondu

« أفضل الحج، العج و الثج »

(‘ afdalou l-hajji al-^ajjou wa th-thaj)

 

ce qui signifie « C’est le pèlerinage durant lequel on dit beaucoup « Allahou ‘Akbar » et « labbayka l-Lahoumma labbayk » à haute voix (ca c’est pour les hommes) et dans le quel on sacrifie pour l’agrément de Dieu» c’est-à-dire on égorge des moutons et d’autres animaux pour l’agrément de Dieu.

 

Parmi les caractères qu’il convient au pèlerin d’avoir durant son pèlerinage c’est d’être un bon compagnon de voyage, ce n’est pas un compagnon de voyage où les gens qui sont avec lui disent « Quand est ce qu’il va partir ? Qu’il va nous laisser ? » Ils sont contents d’être avec lui, c’est quelqu’un avec lequel les gens sont heureux. Ils sont contents, ce n’est pas un cas à problème, ce n’est pas quelqu’un qui on se dit « Quand est ce qu’il va partir on sera débarrassé de lui » Non ! Il faut qu’il soit agréable avec les gens qu’il accompagne. Également de faire le bien autour de soit par différents moyens et également de supporter la nuisance des gens et de cesser de nuire aux gens. Tout cela fait parti de l’excellence de comportement.

 

Donc parmi les choses qui sont une forme de bienfaisance elles sont nombreuses, comme par exemple la belle parole. Tu dis une belle parole. Ou aussi tu dépenses ton argent pour ton compagnon de voyage, quelqu’un qui n’a pas appris, tu lui enseigne, tu vas lui dire « voilà c’est comme ca qu’il faut faire ». Et d’accompagner quelqu’un s’est perdu, il se peut que tu rencontres des gens que c’est la première fois qu’ils quittent leur voyage, donc il se trouve au milieu de millions de personnes dans le même endroit avec des mouvements qui sont rapprochés d’un endroit à un autre. Donc si quelqu’un est perdu, tu vas pour l’aider à retrouver ses compagnons de voyage.

Il y a également ordonner le bien autour de toi, interdire le mal et en faisant cela avec sagesse, en faisant cela avec une bonne exhortation, tu corriges les gens correctement, avec la bonne manière. Rappelez vous à cet effet que al-Hasan et al-Housayn comment ils ont enseignés à un homme âgé comment faire le woudou’, sans lui dire qu’ils étaient entrain de lui enseigner. Donc les deux petits fils du prophète al-Hasan et Al-Housayn, les deux fils de sa fille Fatimah qui était mariée à notre maitre ^Aliyy. Quand ils ont vu un homme âgé qui était entrain de faire le woudou’, il ne faisait pas correctement. Ils n’ont pas dit « Ah qu’est ce que tu fais là, ce n’est pas correct » Non ! Ils ont bien vu qu’il y avait quelque chose qui clochait. Ils lui ont dit « On va faire le woudou’ devant toi et regardes bien et arbitre entre nous qui fait le woudou’ correctement » et tous deux ont fait correctement le woudou’. Lui il a su qu’ils ont fait correctement et que c’était lui qui devait apprendre. Donc c’est de cette manière, parfois quand tu enseignes à quelqu’un quelque chose, quand tu viens de haut tu es heurté à quoi ? Au nafs, à l’âme de cette personne. Elle te dit « Pour qui il se prend ? Pourquoi il vient m’enseigner ? C’est qui lui ? » Alors toi quel est ton objectif ? Ton objectif est que tu es une levée de bouclier et que la personne rejette la vérité ou bien qu’elle accepte la vérité ? C’est qu’elle accepte la vérité, ton objectif ce n’est pas de paraitre supérieur à elle. Comme l’imam Ach-Chafi^iyy disait, « il m’arrivait de débattre avec quelqu’un et je souhaitais que la vérité sorte de la bouche de celui avec qui je débats. Je l’amène à reconnaitre la vérité, à dire la vérité ». Donc tu viens et tu enseignes à la personne en étant souple, en étant facile et tu lui transmets l’information sans heurter ses sentiments, même si toi tu te dis « mais pourquoi il est orgueilleux » Quelqu’un qui n’est pas orgueilleux il accepte même de manière rude. Oui ça c’est théoriquement quelqu’un qui n’est pas orgueilleux mais toi quel est le risque. Tu ne connais pas cette personne si elle est orgueilleuse ou pas. Pour éviter ce risque utilise le chemin dont tu es sûr. Ce dont tu es sûr c’est de lui enseigner ça avec sagesse avec bonne exhortation comme Allah nous l’ordonne dans le Qour’an.

 

Et le Prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam a dit

« إن الله يعطي على الرفق ما لا يعطي على العنف »

(‘inna l-Laha you^ti ^ala r-rifqi ma la you^ti ^ala l-^ounf)

 

ce qui signifie « Allah accorde pour la chose qui est accomplie avec douceur plus que ce qu’Il accorde pour la chose qui est faite avec rudesse et dureté » Donc essaies d’être souple, de passer le message de la manière la plus souple et sage possible.

 

Donc également quand la personne va faire le pèlerinage, la ^oumrah, c’est quelque chose qui donne la Barakah dans l’argent, Allah éloigne la pauvreté de la personne lorsqu’elle dépense de l’argent pour le pèlerinage et la ^oumrah, c’est une cause.

 

L’Imam Ahmad a rapporté dans son Mousnad d’après ibnou Mas^oud que Allah l’agrée, il a dit : Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit

« تابعوا بين الحج و العمرة فإنهما ينفيان الفقر و الذنوب كما ينفي الكير خبث الحديد و الذهب و الفضة »

(Tabi^ou bayna l-hajji wa l^oumrati fa’innahouma yanfiyani l-faqra wa dh-dhounouba kama yanfi

l- kayrou khabatha l-hadidi wa dh-dhahabi wa l-fiddati)

 

 « faites suivre le pèlerinage de la ^oumrah, faites successivement le pèlerinage et la ^oumrah, enchainez le pèlerinage et la ^oumrah, Faites le pèlerinage et la ^oumrah les uns à la suite des autres car quand vous agissez ainsi, vous faites des pèlerinage les uns à la suite des autres des ^oumrah les unes à la suite des autres cela éloigne de vous la pauvreté et les péchés. »

Tout comme le forgeron fait chauffer le fer, les impuretés sortent ou l’orfèvre, celui qui travaille l’or, ou celui qui travaille l’argent quand il le chauffe, les impuretés qui étaient dans le métal s’en vont. De la même manière celui qui fait des pèlerinages et des ^oumrah successifs ça éloigne de lui la pauvreté et les péchés. Donc ca c’est un des mérites du pèlerinage et de la ^oumrah.

 

Abou Nou^aym a rapporté d’après Abou Hourayrah que Allah l’agrée que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit

« ثلاثة في ضمان الله، رجل خرج إلى مسجد من مساجد الله و رجل خرج غازيا في سبيل الله و رجل خرج حاجّا »

(thalathatoun fi damani l-Lahi, rajouloun kharaja ila masjidin min masajidi l-Lahi, wa rajouloun kharaja ghaziyan fi sabili l-Lahi, wa rajouloun kharaja hajjan)

 

ce qui signifie «Il y a trois catégories de personne qui sont sous la protection de Dieu, trois catégories de personne que Dieu protège et parmi ces gens là, il y a celui qui sort pour accomplir la prière dans une mosquée et celui qui part pour accomplir le pèlerinage. » Donc celui là aussi il est protégé par Allah.

 

Il a été rapporté et confirmé dans le sahih d’après ibnou ^Abbas que Allah l’agrée lui et son père, que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit au sujet d’un homme qui était mort en rituel de pèlerinage, il était parti pour faire son pèlerinage, donc il était en ihram, il avait juste les vêtements sur les épaules et les vêtements autour de la taille, il était mort en accomplissant le pèlerinage. C’était sa monture qui l’avait piétinée. Sa monture l’avait piétinée et il est mort. Le Prophète a dit

« اغسلوه بماء و سدر و كفنوه بثوبيه و لا تخمروا رأسه و لا تحنطوه »

(‘irsilouhou bi ma’in wa sidrin wa kaffinouhou bi thawbayhi wa la toukhammirou ra’sahou wa la touhannitouh)

 

ce qui signifie « lavez le, faites lui le lavage funéraire avec de l’eau et du sidr (c’est une sorte de plante pour parfumer l’eau), enveloppez le dans ses vêtements de pèlerinage et ne lui couvrez pas la tête. » Habituellement quelqu’un qui meurt on lui couvre la tête, mais lui comme il était en rituel de pèlerinage, et pour l’homme, il est interdit de se couvrir la tête pendant qu’il fait son rituel de pèlerinage. Pour la femme ce qui lui est interdit de couvrir c’est son visage ? bien sur elle couvre tout le reste mais c’est son visage qui reste découvert si elle meurt en rituel de pèlerinage, mais si ce n’est pas en rituel de pèlerinage on couvre la totalité. Cet homme là comme il était mort en rituel de pèlerinage, le prophète leur a dit de ne pas lui couvrir la tête et il a dit

« فإنه يبعث يوم القيامة ملبيا»

(fa’innahou youb^athou yawma l-qiyamati moulabbiyan)

 

ce qui signifie « Il va être ressuscité au jour du jugement en faisant la talbiyyah. En disant

«لبيك اللهم لبيك»

 « labbayka l-Lahoumma labbayk » qu’est ce que veut dire cette phrase « labbayka l-Lahoumma labbayk » ? C’est à dire « Nous répondons à ton ordre ô notre Seigneur nous répondons » c’est-à-dire quel ordre ? L’ordre d’accomplir le pèlerinage, quand les gens vont pour faire le pèlerinage, ils disent cette phrase, c’est-à-dire « Ô Allah nous répondons à l’ordre qui nous est parvenu » N’est ce pas que Allah a ordonné à notre maitre ‘Ibrahim ^alayhi s-salam d’appeler les gens au pèlerinage. Il a dit « Mais je suis dans une terre déserte ici, je vais appeler qui ? » Allah lui a révélé à lui ‘Ibrahim d’appeler et que Allah fait que son appel sera relayé. Et n’est ce pas qu’il nous est parvenu l’appel de notre maitre ‘Ibrahim, il nous est parvenu. Allah a révélé le Qour’an à notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et notre maitre Mouhammad a transmit à sa communauté et cela nous a été parvenu jusqu’à nous. Vous voyez comment le message a été relayé, donc il est bien parvenu.

Le pèlerinage nous rappel également le jour de la résurrection, quand tu vois tous ces gens là qui sont détachés du bas monde, vêtus des manières les plus simples, ca nous rappelle le jour du rassemblement, le jour du jugement.

 

Le pèlerinage nous rappelle le jour de la résurrection, il nous rappelle le jour du jugement, il nous rappelle le jour où les gens sortiront de leurs tombes pour être jugé et il nous rappelle les efforts que nous devons faire pour l’agrément de Allah. Puisque à l’occasion du pèlerinage il y a un entrainement pour l’âme pour faire face aux difficultés du voyage, les difficultés de quitter un endroit pour rejoindre un autre, et la fatigue et le fait de s’attacher à respecter des horaires bien particuliers, des moments bien particuliers. Il faut être dans un endroit à tel moment, des rituels particuliers que Allah a ordonné de faire et que notre Prophète honoré nous a indiqué, que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré. Nous demandons à Allah qu’Il nous accorde l’accomplissement du pèlerinage et de la ^oumrah et qu’Il accepte de nous nos bonnes œuvres, Il est certes celui qui accorde avec bienfaisance.

 

 

L’Imam Ahmad, at-Tirmidhiyy et d’autres ont rapportés de ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit

« ما من أيام ، العمل الصالح فيها أحب إلى الله من هذه الأيام»

(ma min ‘ayyamin al^amalou ssalihou fiha  ‘ahabbou ila l-Lahi min hadhihi l-‘ayyam)

 

ce qui signifie « Il n’y a pas des jours durant lesquelles les actes de bien sont le plus agrée par Dieu que ces dix jours là », ces dix jours que nous allons entamer, les dix premiers jours de dhou l-hijjah, Allah agrée que l’on accomplisse des actes de biens durant ces dix jours, donc profitons. Profitons pour accomplir des actes de bien pendant ces dix jours (dès que l’on termine le mois de dhou l-qi^dah on rentre dans le mois de dhou l-hijjah).

 

Un autre hadith qui a le même sens qui incite à agir en bien pendant les dix premiers jours du mois de dhou l-hijjah. Les bonnes œuvres sont une bonne provision et la meilleure des provisions c’est la piété. Et quand la personne cherche à accomplir le bien, c’est un bon signe pour elle.

 

Dans la vie, il y a des occasions, comme un commerçant qui dit « j’ai fais aujourd’hui une affaire, j’ai trouvé une occasion excellente, j’ai pu acheter tel produit beaucoup moins cher que d’habitude » Et bien dans ta vie également tu as des occasions, pour faire le bien.

 

Donc il y a dans notre de vie des occasions et des stations qu’il convient de saisir pour obtenir la grande récompense de la part de Dieu, et parmi ces jours il y a les dix jours de dhou l-hijjah. Et Allah a juré par le Qour’an par ces dix jours là. Si Allah jure sur quelque chose c’est que cette chose a une grande valeur. Et Allah a juré par le Qour’an pour les dix jours de dhou l-hijjah :

{و الفجر و ليال عشر}

(wa l-fajri wa layalin ^achr)

 

Et c’est une preuve que ces dix jours ont un statut, un degré éminent. Et il convient de profiter pour obtenir des récompenses de la part de Dieu. Il nous est parvenu au sujet du jeûne de ces dix jours et les veillées des nuits pour accomplir des actes d’adoration et de faire beaucoup de dhikr et d’aumône et beaucoup de bienfaisance, à ce sujet beaucoup de hadith et de paroles importantes qui ont été rapportées à ce sujet. Entre autre le hadith de Jabir dans le sahih de Al-Boukhariyy et de Mouslim d’après Abou ^ouwannah et ibnou Hiban

« ما من أيام أفضل  عند الله من أيام عشر ذي الحجة»

(ma min ayyamin ‘afdalou ^inda l-Lahi min ayyami ^achri dhi l-hijjah)

 

qui signifie « il n’y a pas des jours meilleurs sur terre selon le jugement de Allah que les dix jours de dhou l-hijjah ».

 

Il y a des preuves que le travail que l’on fait durant ces dix jours, ce sont des œuvres qui donnent beaucoup, beaucoup de récompenses. Que la personne profite de ce grand bien.

 

Dans sourat al Fajr Allah dit :

{ و الفجر و ليال عشر}

(wa l-fajri wa layalin ^achr)

 

ça veut dire les dix premiers jours de dhou l-hijjah. Toujours dans cette ‘Ayah

{و الفجر و ليال عشر}

(wa l-fajri wa layalin ^achr)

 

Allah a juré par les dix nuits et par ach-chaf^ et par al-watr. Et l’imam Ahmad à rapporté une parole du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qui explique

 

« الوتر هو يوم عرفة و الشفع هو يوم النحر»

(‘alwatrou houwa yawmou ^arafah wa ch-chaf^ou houwa yawmou n-nahr)

 

 

« les dix premières nuits de dhou l-hijjah, al watr c’est le jour de ^Arafat c’est le 9ème jour de dhou l-hijjah, c’est le jour où les pèlerins vont à ^Arafat (c’est la veille du jour de l ^aid)et ach-chaf^ c’est le jour du sacrifice, c’est le 10ème jour de dhou l-hijjah. »

 

Les dix premiers jours de dhou l-hijjah sont aussi les dix dernières nuits des quarante durant lesquelles Mouça a reçu la révélation de la part de Allah. Allah dit

{و واعدنا موسى ثلاثين ليلة و أتممناها بعشر فتم ميقات ربه أربعين ليلة و قال موسى لأخيه هارون اخلفني في قومي و أصلح و لا تتبع سبيل المفسدين}

(wa wa^adna mousa thalathina laylatan wa atmamnaha bi^achrin fatamma miqatou rabbihi arba^ina laylatan wa qala mousa li’akhihi harouna khloufni fi qawmi wa ‘aslih wa la tattabi^  sabila l-moufsidin)

 

dans [sourat al a^raf/142], « qu’il a ordonné à Mouça de se consacrer à l’adoration de Dieu et d’aller au mont Attour au Sinaï durant trente nuit et Il lui a rajouté dix nuits ». Les dix qui ont été rajoutées sont les dix premières nuits de dhou l-hijjah. Et regardez le mérite de cette période de l’année dans laquelle nous nous trouvons maintenant.

 

Le jour de ^Arafat est un jour éminent. C’est le meilleur jour de l’année, le jour où les pèlerins vont à ^Arafat, c’est le meilleur jour de l’année. Et le chaytan le jour de ^Arafat est énervé et il est humilié parce que les pèlerins se trouvent à ^Arafat et ils se consacrent à l’adoration de Dieu, c’est un jour éminent, celui qui n’est pas au pèlerinage qu’est ce qu’il peut faire ce jour là ? Il le jeûne le jour de ^Arafat, c’est le jour qui est la veille du jour de l^id. Donc cette année si vous voulez si l’^id c’est le vendredi ca sera le jeudi à jeûner. Si l’^id c’est le jeudi ca serait le mercredi qui est à jeuner. Donc il est interdit de jeuner le jour de l’^id, on ne jeûne pas le jour de l’^id, c’est haram mais c’est le jour d’avant. On le saura quand le mois sera entamé puisque le mois est connu par l’observation du croissant. Dès que le mois est entamé on sait si on est le premier, le deux ou le trois donc on peut connaitre quel est le 9. Là on n’a pas encore entamé le mois donc on ne peut pas savoir mais on sait que la fête c’est soit le vendredi soit le jeudi, donc le 9 ce sera la veille ca sera soit le mercredi ou le jeudi. Donc c’est un jour essayer de le jeûner parce qu’il y a beaucoup de récompenses, il y a beaucoup de bien à le jeûner.

 

D’après ^A’ichah hadith rapporté par Mouslim que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit

« ما من يوم أكثر من أن يعتق الله فيه عبدا من النار من يوم عرفة »

(ma min yawmin akhthara min ‘an you^tiqa l-Lahou fihi ^abdan mina n-nari min yawmi ^arafah)

 

 ce qui signifie : « Le jour dans lequel Allah affranchie le maximum de gens du feu de l’enfer c’est le jour de ^arafat » affranchie c’est-à-dire Il fait qu’ils ne rentreront pas en enfer. Donc c’est le jour de ^Arafat, le 9 de dhou l-hijjah.

 

Il convient à la personne de se préserver du haram ce jour là tout comme ils se préservent les autres jours de l’année et multiplier la parole de tawhid « La ilaha il-la l-Lah, Mouhammadoun raçoulou l-Lah» avec sincérité et véracité. Parce que c’est la base même de l’islam. Et Allah a parachever la religion un jour pareil à celui là.

Dans le Mouwatta’ de l’imam Malik que Allah l’agrée, le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit

«أفضل الدعاء دعاء يوم عرفة»

(afdalou d-dou^a’i  dou^a’ou yawmi ^arafah)

 

ce qui signifie « La meilleure des invocations ce sont les invocations que l’on fait le jour de ^Arafat. Donc profitez ce jour là.

 

Ceux qui sont au pèlerinage et ceux qui ne sont pas au pèlerinage et la suite du hadith, le Prophète a dit

«و خير ما قلت أنا و النبيون من قبلي لا إله إلا الله وحده لا شريك له»

(wa khayrou ma qoultou ana wa n-nabiyyouna min qabli, la ilaha illa l-Lahou wahdahou la charika lah)

 

ce qui signifie « La meilleure parole que j’ai dite moi ainsi que tous les Prophètes qui m’ont précédés c’est « La ilaha il-la l-Lah wahdahou la charika Lah » Il n’est de Dieu que Dieu, lui seul qui n’a pas d’associé.

 

Et au sujet de ce jour d’après l’imam Ahmad, d’après ibnou ^Abbas le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit

«إن هذا يوم من ملك فيه سمعه و بصره و لسانه، غفر له»

(‘inna hadha yawmoun man malaka fihi sam^ahou wa basarahou wa lisanahou, ghoufira lahou)

 

ce qui signifie au sujet du jour de ^Arafat : « Celui qui préserve sa langue ce jour là, celui qui préserve ses yeux et qui préserve ses oreilles de ce qui est interdit, Allah ta^ala lui pardonne ». Que chacun d’entre nous veille à ne pas rater ces occasions là. La vie est composée d’année et les années sont composées de mois, les mois sont composés de semaines et les semaines sont composées de jours, les jours sont composés d’heures, les heures sont composées de minutes et de secondes. Chaque instant est compté alors profitons maintenant pour faire des choses qui vont nous être utile au jour du jugement avant de le regretter, parce que le temps va passer de toute manière et on ne sait pas chacun quel est son échéance. On voit bien autour de nous on a entendu « untel est mort » Certains sont exhorté quand ils entendent que quelqu’un est mort d’autre ils disent c’est comme si « rubrique de chien écrasé dans un journal » il tourne la page et il passe. Non ! Il s’agit d’avoir présent à l’esprit que l’on va tous à notre terme. Et l’intelligent c’est celui qui œuvre pour ce qui vient après la mort, parce qu’aujourd’hui on œuvre et on ne voit pas le résultat mais demain ce seront les comptes et on ne pourra pas rattraper ce qu’on aura manqué maintenant. A nous d’apprendre, la science c’est la meilleure des choses qui peut t’accompagner pour améliorer ton état. Si tu n’as pas appris tu ne vas pas faire la distinction, tu ne pourras pas distinguer entre ce qui est bon et ce qui n’est pas bon. Celui qui n’a pas appris, il va juger généralement selon l’apparence comme l’exemple qu’on a pris au début. Il va dire « ah celui là il a un bon comportement » il va dire « il est bien alors » parce qu’il ne va pas connaitre quelle est la valeur des choses alors que ce qui est important c’est quel est ton attachement à la religion ? Quelle est ta croyance ? Est ce que ta croyance est correcte ? Est ce que ta croyance n’est pas correcte ? Est ce que tu t’es préservé contre les choses qui font sortir de l’islam ? Il y a des gens qui ne savent même pas qu’il y a des paroles qui font sortir de l’islam, qu’il y a des actes qui font sortir de l’islam, qu’il y a des croyances qui font sortir de l’islam. Il se croit musulman, il se croit que « ça va je n’ai rien à craindre pour moi » alors que lui il se peut qu’il est sorti de l’islam et qu’il ne sait pas. Donc il faut apprendre les choses qui font sortir de l’islam pour se préserver. Et s’il est sortit de l’islam il doit revenir à l’islam en prononçant les deux témoignages en disant «la ‘ilaha illa l-Lah Mouhammadoun racoulou l-Lah ».

Entre autre au sujet de la croyance, il s’agit d’avoir la croyance que Dieu n’a pas de ressemblance avec ses créatures, qu’Il n’est pas un corps qui a des membres (un pied, une main, des yeux, des oreilles) celui qui a cette croyance il n’est pas musulman celui là, il n’a pas la croyance du Prophète Mouhammad  salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

Egalement la personne doit savoir que elle ne doit pas rendre licite ce qui est interdite et elle ne doit pas rendre interdite les choses qui sont licites. La personne ne met pas de jugement de valeur de sa tête elle dit « oui ça j’aime, ça je n’aime pas, ça c’est bien, ça ce n’est pas bien » sans se référer à la religion. Donc quand on dit que tel comportement est bien ou tel comportement est mauvais ou tel acte est bon ou tel acte est mauvais on ne dit pas des choses qui reviennent à contredire la parole de Dieu, la parole du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Il s’agit d’apprendre quel est le jugement dans la religion et on s’aligne par rapport à ce qui est dans la religion, notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit

«لا يؤمن أحدكم حتى يكون هواه تبعا لما جئت به»

(la you’minou ahadoukoum hatta yakouna hawahou tab^an lima ji’tou bihi)

 

ce qui signifie « L’un de vous n’atteindra un degré de foi complète que s’il fait en sorte que les passions de son âme devienne soumise à la loi de l’islam »

La personne ne va pas inverser, elle dit « ce que moi j’apprécie alors c’est bien dans l’islam /ce que moi je n’apprécie pas alors ce n’est pas bien dans l’islam » Non, elle doit apprendre ce qui est bon, ce qui est mauvais et elle fait en sorte que son avis, son opinion devienne aligné, soumise et conforme à ce qui est parvenu dans la loi de l’islam. Et si toi tu n’as pas appris, tu apprends.

 

Le prophète ^alayhi s-salatou wa s-salam a dit

«من يرد الله به خيرا يفقهه في الدين، إنماالعلم بالتعلم و الفقه بالتفقه»

(man youridi l-Lahou bihi khayran youfaqqihou fi d-din, innama l-^ilmou bi t-ta^alloumi, wa

l-fiqhou bi t-tafaqqouh)

 

ce qui signifie « Celui pour qui Allah a voulu le bien Il fait qu’il apprenne la science de la religion » Et la science est par apprentissage, et c’est en apprenant que tu t’améliores et l’apprentissage a lieu par transmission orale. Ce n’est pas en lisant dans les livres ou en regardant dans des chaines de télé, par internet et on apprend. Non ! Mais c’est par transmission orale, c’est ainsi que le Prophète nous a conseillé d’apprendre. Donc chacun d’entre nous veille et on ne va pas apprendre chez n’importe qui. Si quelqu’un nous enseigne que Allah a un pied qu’l met en enfer et que l’enfer va se remplir à cause de son pied, qu’est ce qu’il raconte ? Il regarde trop les dessins animés apparemment, ce n’est pas cela la croyance des musulmans.

 

 Allah n’est pas un corps qui a un pied qu’Il met en enfer. Celui qui a une quantité, qui a une limite il a besoin de qui lui a donné cette quantité et cette limite. Et chacun d’entre voit qu’il est un corps, est ce que c’est nous qui avons fixé cette limite. Pourquoi je m’arrête ici et pas ici et plus encore petit. Ce n’est pas mes parents qui m’ont donné cette quantité, ce n’est pas moi qui me suis donné cette quantité. Chacun d’entre nous a une quantité et il a besoin de qui lui a donné cette quantité. Celui qui a une quantité, une limite et un volume, il a besoin de qui lui a donné cette quantité et ce volume. Et celui qui change d’un état à un autre il a besoin de qui le fait changer. Allah Lui est exempt de la quantité, Il exempt du changement. Nous on récite sourat al ikhlas, on dit

{قل هو الله أحد الله الصمد لم يلد و لم يولد و لم يكن له كفوا أحد}

« Qoul houwa-l-Lahou ‘ahad, Allahou ssamad, lam yalid wa lam youlad, wa lam yakoun lahou koufouwan ahad » qu’est ce que ca veut dire «wa lam yakoun lahou koufouwan ahad » Il n’a pas d’équivalent, cela ne veut pas dire qu’Il a une main plus grande ou une main plus petite, non ! Il n’a pas du tout de membre, Il n’a pas d’organe. C’est vrai que dans le Qour’an il peut y avoir des mots qui peuvent avoir plusieurs sens dans la langue arabe. Quel sens retenir et quel sens ne pas retenir ? On ne retient pas des sens qui en reviennent à contredire le Qour’an, Allah a dit qu’Il n’a pas d’équivalent. Comment tu vas dire qu’il a main ? Tu ne dis pas qu’il a une main, parce que le mot main en français c’est quelque chose qui veut dire un membre, un organe.

 

Alors qu’il peut avoir en arabe des mots qui peuvent avoir plusieurs sens. Entre autre que si tu les traduis ils peuvent avoir comme sens la main, mais ils peuvent avoir d’autres sens. Pourquoi tu traduis le sens qui n’est pas bon ? Traduis l’autre sens qui lui est bon, si tu veux traduire. Vous voyez les gens comment ils se sont trompés ? Parce qu’ils ont mal compris les ‘Ayah du Qour’an et c’est ce qui les a entrainé à contredire le Qour’an sans qu’ils ne s’en rendent compte. C’est pour cela que celui pour qui Allah veut le bien, Il fait qu’il apprenne correctement Allah a dit dans le Qour’an

{ليس كمثله شيء}

 

(Layca kamithlihi chay’) qui signifie en français, « Rien est tel que Lui » Absolument rien, donc Il n’est pas un corps, Il n’est pas une quantité, Il ne change pas, Il existe, pas comme tout ce qui existe. Les choses qui existent aujourd’hui autour de nous, sont dans un endroit, occupe un volume, un corps, Allah Lui n’est pas un corps, Il n’occupe pas d’endroits, Il existe avant l’existence des endroits.

 

 Avant l’existence des endroits, il n’y avait pas d’endroit et Lui il existe, Il existe sans endroit sans endroit. Et après la création des endroits, Il ne change pas, parce que celui qui change a besoin de qui le fait changer et à plus forte raison il a besoin de qui lui donne le début, donc Allah existe sans endroit. Et ceci ne revient pas à nier l’existence de Dieu, ce n’est pas vrai cela, ça c’est l’imagination qui n’arrive pas à atteindre cela mais notre croyance n’est pas basée sur l’imagination, notre croyance est basée sur ce que les Prophètes nous a transmis et notre raison confirme ce que le Prophète nous a transmis. Que Dieu fait que nous restions sur la croyance de notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et que nous mourrions sur la croyance de notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Et qu’Il nous rassemble sous la bannière de notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et que Dieu protège la communauté de notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam de tous les égarés qui essaient de porter atteinte à la croyance de notre Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Et que Dieu préserve sa communauté des épreuves qui sont entrain de la toucher de toute part et on est dans la période au sujet de laquelle le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit

 

«تتداعا عليكم الأمم كما تتداعا الأكلة على قصعة الطعام»

(tatada^a ^alaykoumou l-‘oumamou kama tatada^a  l-‘akalatou ^ala qas^ati tta^am)

 

ce qui signifie « Les gens vont vous attaquer de toute part, toute les communautés vont s’allier contre vous, ils vont vous attaquer comme un plat au milieu de gens » chacun il mange de son côté.

L’Aïd

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur décembre 13, 2012

La louange est à Allah le seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Nous demandons à Allah de nous préserver de l’état des gens de l’enfer, nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

L’^id c’est une occasion, c’est une période durant laquelle les musulmans sont heureux. Les croyants sont heureux pour la fête de l’^id et les joies des musulmans, leur bonheur dans le bas monde c’est lorsqu’ils ont accomplis l’obéissance à leur Seigneur et leur créateur. Les musulmans sont heureux dans ce bas monde lors de l’^id, lors de la fête. Pourquoi ? Parce qu’ils ont accomplis un acte d’adoration et dans l’au-delà ils seront heureux pour la récompense que Dieu leur aura accordé. Donc c’est une joie dans ce bas monde parce qu’ils auront accomplis l’adoration que Dieu leur a ordonné d’accomplir et dans l’au-delà ils seront heureux parce qu’ils auront des récompenses pour les actes d’adorations qu’ils auront accomplis. Tout comme nous le comprenons dans [sourat Younous/58].

قُلْ بِفَضْلِ اللهِ وَبِرَحْمَتِهِ فَبِذَلِكَ فَلْيَفْرَحُواْ هُوَ خَيْرٌ مِّمَّا يَجْمَعُونَ

 

Ainsi d’après le compagnon honorable ‘Anas Ibnou Malik que Allah l’agrée a dit :

« كان لأهل الجاهلية يومان في كل سنة يلعبون فيهما »

(kana li’ahli l-jahiliyyati yawmani fi koulli sanatin yal^abouna fihima)

 

« Les gens dans la Jahiliyyah (vous savez la jahiliyyah c’est la période anté-islamique, c’est à dire c’est la période avant la révélation à notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.) Donc dans la jahiliyah, les gens en Arabie avaient deux jours par an avant durant lesquelles ils s’amusaient, c’était deux jours avant où ils s’amusaient, ils jouaient. Et lorsque le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam est arrivé à Médine, il leur a dit :

 

« كان لكم يومان تلعبون فيهما، و قد أبدلكم الله بهما خيرا منهما ، يوم الفطر و يوم الأضحى »

(kana lakoum yawmani tal^abouna fihima, wa qad ‘abdalakoumou l-Lahou bihima khayran minhouma, yawmou l-fitri wa yawmou l-‘adha)

 

ce qui signifie en français : « Vous aviez par le passé deux jours où vous vous amusiez, vous jouiez, Allah vous a remplacé mieux que ces deux jours là. Il vous a remplacé par le jour de la fête al Fitr, la fin du jeune et le jour de la fête de al Adhha, la fête du sacrifice. Le jour de la fête d’al-Fitr, la fin du jeûne et le jour de la fête du sacrifice, al Adhha » Rapporté par Abou Dawoud, An-Naca’iyy et d’autres.

 

Ainsi Allah a remplacé pour cette communauté deux jours de jeu et d’amusement par deux jours d’évocation de Dieu, de remerciement de Dieu, de pardon. Donc ce sont deux jours où les croyants évoquent Dieu, ils remercient Dieu et ils espèrent que Dieu leur pardonne.

Dans le bas monde les croyants ont trois fêtes bénies. Quelles sont ces trois fêtes bénies ? Il y a un jour de fête qui se reproduit une fois par semaine, c’est un jour de fête pour nous une fois par semaine et il y a deux jours que nous commémorons une fois chacun par an, une fois par an, donc il y a un jour hebdomadaire et deux jours annuels. Le jour hebdomadaire qui est un jour de fête est le jour du vendredi. Et les deux jours annuels c’est la fête d’al Fitr et la fête d’al Adha.

 

La fête que l’on commémore ou bien que nous avons une fois par semaine, c’est le jour du vendredi, c’est la fête de la semaine. Cette fête qui se renouvelle une fois par semaine c’est une fête qui est en rapport avec les cinq prières puisque chaque jour il y a cinq prières quotidienne et Allah a fait que le vendredi, on accomplisse la prière du vendredi en plus qui est une prière particulière que si elle est accomplie, le musulman n’accomplit pas la prière de Adhdhouhr. C’est également le jour dans lequel Allah a fait que la création soit terminée, c’est-à-dire la création des cieux et de la terre et de ce qu’il y a dans les cieux et de ce qu’il y a sur la terre. Vous savez que Allah a fait que les créatures entrent en existence dans un laps de six jours, bien sûr quand on dit six jours cela ne veut pas dire que six jour c’est 24 heures mais c’est une durée de mille ans chacun. Dieu a fait que toutes les créatures entrent dans l’existence dans une étendue de six jours. Cela ne veut pas dire que Dieu est resté six jours à fabriquer parce que Dieu ne dépend pas du temps. L’acte de Dieu est de toute éternité ce n’est pas comme notre acte à nous, on peut dire que quelqu’un est resté construire sa maison un an, ça veut dire qu’il est resté un an à faire des travaux, parce que nous, nous dépendons du temps, mais Dieu ne dépends pas du temps, Dieu est le créateur du temps et le temps c’est quoi ? Le temps c’est le rapport d’un évènement à un autre évènement. Le temps ce n’est pas un mouvement d’astre. Le temps c’est un rapport entre un évènement et un évènement. Je bouge cet appareil, il était immobile et je l’ai bougé, il y avait un évènement qui était son immobilité et un autre évènement qui est son mouvement, le rapport entre les deux, c’est un temps et Dieu il ne dépend pas du temps parce qu’il ne change pas. Comme l’a dit Abou Hanifah :

 

« فعله قديم و المفعول حادث «

(fi^louhou qadim wa l-maf^oulou hadith)

 

« L’acte Allah est de toute éternité et ce qui résulte de cet acte entre en existence » Donc le résultant de l’acte de Dieu de créer le bas monde et ce qu’il contient, les cieux et la terre cela a eut lieu dans une étendue de six jours et le dernier des six jours c’était justement un vendredi. Puisque nous parlons du vendredi maintenant.

 

Ca c’est le sens de les créatures ont été terminés un vendredi c’est-à-dire quoi les créatures ont été terminés un vendredi. Quelqu’un pourrait dire qu’il y a des arbres qui bougent maintenant, il y a des humains qui naissent, c’est-à-dire que toutes les espèces des créatures tout les genres Dieu les a crée dans ces six jours là de sorte que l’être humain qui était la dernière des espèces que Dieu a fait entrer en existence était à la dernière heure du vendredi de ces six jours là. Et c’est un vendredi que ‘Adam a été crée. Adam a été crée un vendredi. ‘Adam comme vous le savez c’est le père de l’humanité et c’est le premier des Prophètes. Qui est le premier des Prophètes ? ‘Adam ^alayhi s-salam. Qui est le père de l’humanité ? C’est ‘Adam ^alayhi s-salam. Il a été crée un vendredi et c’est un vendredi qu’il est entré au paradis. Allah l’a fait entrer au paradis un vendredi. Et c’est un vendredi qu’il est sortit du paradis. Et c’est un vendredi que le bas monde prendra fin. Le bas monde va finir un vendredi, de sorte que le bas monde va disparaitre et ce sera le jour du jugement.

Dans le hadith, le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

 

« خيريوم طلعت عليه الشمس يوم الجمعة، فيه خلق ءادم و فيه أهبط من الجنة و فيه تيب عليه و فيه مات و فيه تقوم الساعة، و ما من دابة إلا وهي مصيخة يوم الجمعة من حين تصبح حتى تطلع الشمس شفقا من الساعة، إلا الجن و الإنس، و فيه ساعة لا يصادفها عبد مسلم و هو يصلي يسأل الله شيئا، إلا أعطاه إياها »

( khayrou yawmin tala^at ^alayhi ch-chamsou , yawmou l-joumou^ah,  fihi khouliqa ‘adam wa fihi ‘ouhbita mina l-jannah, wa fihi tiba ^alayh, wa fihi mat, wa fihi taqoumou s-sa^ah, wa ma min dabbatin illa wa hiya mousikhatoun yawma l-joumou^ati min hina tousbih hatta tatlou^ou

ch-chamsou chafaqan mina s-sa^ah, illa l-jinnou wa l-‘ins, wa fihi sa^atoun la yousadifouha ^abdoun mouslimoun wa houwa yousalli  yas’alou l-Laha chay’an, illa  ‘a^tahou iyyaha)

 

ce qui signifie : « Le meilleur jour dans lequel se lève le soleil c’est le vendredi, c’est un vendredi que ‘Adam a été crée, c’est un vendredi que ‘Adam est descendu du paradis sur terre. C’est un vendredi que Allah a accepté le repentir de ‘Adam. Vous savez quand ‘Adam a consommé d’un arbre dont le fruit lui était interdit et il n’a pas été confirmé que ce fruit était une pomme, ce n’est pas confirmé que l’arbre était un pommier. C’était un fruit interdit. Et de toute façon, quelque soit le fruit, il n’y a pas de conséquence aujourd’hui sur le fait que l’on puisse ou que l’on ne puisse pas manger ce fruit, il n’y a pas de relation. Il a consommé d’un fruit qui lui était interdit et c’était un petit péché, ce n’était pas un grand péché comme le disent certains non musulman. Donc ce n’était pas un grand péché, ce n’était pas le péché capital, non, c’était un petit péché et Dieu lui a pardonné ce péché. Donc c’était un vendredi que Dieu a accepté le repentir de ‘Adam. Vous savez comment ‘Adam à invoquer Dieu ? Il a invoqué Dieu par le degré du Prophète Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam pour que Dieu lui pardonne alors que Mouhammad n’était même pas encore crée. Comment a-t-il connu Mouhammad ? Il a connu Mouhammad parce que c’était inscrit sur le trône « La ilaha il-la l-Lah, Mouhammadoun raçoulou l-Lah» ‘Adam a su que si le nom de Mouhammad était inscrit auprès du nom de ‘Allah, ca veut dire que Mouhammad a un haut degré. Et Allah a appris à ‘Adam que Mouhammad allait être de sa descendance et qu’il était le meilleur de toute sa descendance, de toutes les créatures de Dieu, notre Prophète est le meilleur de toute les créatures de Dieu, c’est pour cela que nous l’aimons, parce que Dieu lui a accordé ce haut degré. C’est pour cela qu’on n’accepte pas que quelqu’un le rabaisse et l’humilie. Si l’un d’entre nous n’accepte pas que l’on rabaisse ou humilie son frère ou sa sœur ou son père ou son fils comment il accepterait que l’on humilie la meilleure des créatures de Dieu, celui que Dieu a envoyé en tant que guide pour l’humanité pour les renseigner de ce qui va les sauver du feu de l’enfer. Aujourd’hui, certains n’acceptent pas qu’on touche un cheveu de certaine catégorie de personne et après il te dise « Non non c’est la liberté d’expression, chacun il peut dire ce qu’il veut » c’est du n’importe quoi ! Donc c’est un vendredi que ‘Adam a eut son repentir accepté et c’est un vendredi que ‘Adam est mort et c’est un vendredi que le jour du jugement va commencer.

 Et chaque vendredi tous les animaux sont attentifs, sont craintifs  depuis que ces animaux se lèvent jusqu’au lever du soleil parce que ils craignent le jour du jugement. Tous les animaux, tous les vendredis, sont attentifs et craignent le jour du jugement depuis qu’ils se lèvent jusqu’au lever du soleil mais pas les humains et les jinns parce que Allah ta^ala n’a pas fait que les humains et les jinns soient ainsi.

 

 En plus le vendredi il y a un moment dans la journée si la personne se retrouve entrain de faire la prière, entrain d’invoquer Dieu, pendant ce moment là, Dieu exauce son invocation mais on ne sait pas quel moment exactement, mais il y a un moment dans la journée qui s’il coïncide avec un moment où la personne fait la prière, et invoque Dieu, Dieu l’exauce.

Parmi les bénéfices et les particularités du vendredi c’est que les gens se réunissent tous les vendredis pour écouter un rappel, pour écouter une exhortation, pour accomplir la prière du vendredi et c’est ainsi une fête pour eux, qu’ils se réunissent pour ces raisons là c’est une fête.

Et c’est pour cela que nous n’avons pas à jeûner le vendredi tout seul, parce que c’est un jour de fête mais si quelqu’un veut jeûner, il jeûne jeudi et vendredi ou vendredi et samedi mais il ne jeûne pas le vendredi tout seul. Mais ce n’est pas un péché s’il le fait quand même. Ca veut dire que c’est déconseillé de le faire, c’est déconseillé de jeûner le vendredi seul.

Et c’est ce que nous comprenons du hadith du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qui a rapporté par Al Boukhariyy et Mouslim et cette version c’est celle de Al Boukhariyy dans laquelle le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

 

« لا يصومن أحدكم يوم الجمعة ، إلا يوما قبله أو بعده »

(la yasoumanna ‘ahadoukoum yawma l-joumou^ati illa yawman qablahou ‘aw ba^dahou)

 

ce qui signifie : « Ne jeûner pas le vendredi seul sans l’accompagner d’un jour avant ou d’un jour après ». Mais bien sur les Moujtahid, les savants qui extraient les lois à partir des textes, c’est eux qui sont aptes à comprendre de cette négation « ne jeûnez pas » Est-ce que c’est un déconseillé ou un péché ? Donc là ils ont dit que c’est un déconseillé.

Quand le Prophète dit « Ne faites pas telle chose » parfois ca veut dire que c’est interdit parfois ca veut dire que c’est déconseillé. Il faut des savants qui nous l’expliquent, nous ne sommes pas aptes à déduire des lois directement de nous même.

Et ces savants sont ceux qui ont ces écoles de jurisprudence connues : Malik, ach-Chafi^iyy, Ahmad et Abou Hanifah et ceux qui sont comme eux. Il y a toujours des Moujtahid, même à notre époque. Bien sûr parmi les critères d’un Moujtahid c’est qu’il ne va pas déduire des choses qui contredisent les textes, il ne va pas dire des choses qui sont interdites selon toutes les écoles. Si quelqu’un vient et dit « je suis Moujtahid, maintenant ce n’est pas la peine d’égorger le mouton, ce n’est pas la peine d’égorger les animaux, vous mangez ce qui est asphyxié, ce qui est étranglé. Vous pouvez le mangez, vous dites bismi l-Lah et vous le mangez » celui là ce n’est pas un Moujtahid, c’est clair c’est un charlatan, même si lui il vient avec un turban et il dit « je suis diplômé, je suis docteur, je suis chaykh… », du moment que ca contredit le Qour’an, il n’y a pas lieu de faire un ijtihad quand il y a un texte. S’il y a un texte on a besoin de quelqu’un qui nous l’explique ce texte mais pas que quelqu’un le contredise sous prétexte qu’il est Moujtahid.

 

Si quelqu’un fait la prière du vendredi et il fait la prière du vendredi après et qu’entre les deux prières il n’a pas commis de grand péchés, il a commis uniquement des petits péchés, alors ses petits péchés seront expiés. Donc ça c’est un des mérites de la prière du vendredi.

 

Dans le sahih de Mouslim, le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

 

« الصلوات الخمس و الجمعة إلى الجمعة كفارة لما بينهن ما لم تغش الكبائر »

(‘assalawatou l-khamsou wa l-joumou^atou ila l-joumou^ati kaffaratoun lima baynahounna ma lam toughcha l-kaba‘ir)

 

ce qui signifie : « Les cinq prières quotidienne et la prière du vendredi, d’un vendredi à un autre sont une cause d’expiation de ce qu’il y a entre elles tant que la personne n’a pas commis des grands péchés ». C’est-à-dire que si tu fais une prière obligatoire, et tu fais celle d’après et qu’entre les deux, tu n’as pas commis de grands péchés, tes petits péchés seront pardonnés et ainsi de suite, d’une prière obligatoire à une autre et d’une prière du vendredi à une autre. Les petits mais pas les grands péchés.

Pour ce qui est des deux fêtes qui ne viennent qu’une fois par an, qui ne se répètent pas, chacune de ses deux n’arrivent qu’une fois par an. La première des deux c’est ^idou l-fitr, la fête de la fin du jeûne c’est la fête qui vient après la fin du mois de ramadan. Une fois la fin du mois de ramadan est achevée ce sera la fête de la fin du jeûne ^idou l-fitr. Quand les musulmans achèvent le mois du jeûne, qui est obligatoire, ils demandent à Allah qu’il leur pardonne (al-maghfirah) et ils demandent à Allah qu’Il les affranchisse du feu de l’enfer (al- ^itqou mina n-nar) c’est-à-dire qu’Il ne les fasse pas entrer en enfer, qu’ils soient affranchis du feu de l’enfer. Allah ta^ala a accordé aux croyants après le mois de ramadan, une fête durant laquelle ils se réunissent pour remercier Dieu, pour l’évoquer, pour le louer, pour toute les grâces qu’Il leur a accordé et durant cette fête Allah leur a accordé une prière et une aumône, il y a une prière et il y a une aumône. La prière c’est celle de l’^id et l’aumône c’est la zakat, zakatou l-fitr.

La deuxième fête qui est es annuel est la fête de an-Nahr, la fête du sacrifice, attention, ici ce n’est pas la fête du mouton comme le disent certains ignorants ce n’est pas une fête des moutons, c’est la fête du sacrifice, on commémore un sacrifice que notre maitre ‘Ibrahim a fait. Donc quand vous entendez quelqu’un qui dit « la fête du mouton » corrigez-le. Déjà en entendant cela on se dit « mais c’est quoi ces gens ? Ils fêtent des moutons ». Vous regardez comment les medias se moquent aussi ? Ils se moquent et les gens tombent dans le panneau. Ce n’est pas une fête de mouton, c’est une fête de sacrifice. D’ailleurs on peut sacrifier autre chose qu’un mouton, on peut sacrifier un mouton, une chèvre, une vache, un chameau. Donc c’est ^idou l-Adha, ^idou l-Adha en arabe c‘est relatif à un moment de la journée parce que ce sacrifice peut commencer à partir de adhdhouha. C’est pour ca qu’il y a la racine du mot dhouha qui est le moment de la journée qui commence à partir du lever du soleil, environ 20 minutes après le lever du soleil. D’où l’appellation de Adhha. Et ce que l’on sacrifie s’appelle oudhhiyah c’est-à-dire ce que l’on sacrifie, c’est pour cela que c’est la fête du sacrifice.

Et donc c’est la plus grande des deux fêtes et c’est la meilleure des deux fêtes et justement les pèlerins terminent l’obligation du pèlerinage en ce jour là. Lorsque les musulmans terminent leur pèlerinage et que ce pèlerinage est mabrour. On va voir ce que veut dire un pèlerinage qualifié de mabrour. Lorsqu’un pèlerinage est mabrour c’est-à-dire lorsqu’il est accompli tout comme Allah a ordonné qu’on l’accomplisse alors Allah leur pardonne. Allah pardonne pour celui qui fait un pèlerinage mabrour. Et le pèlerinage est terminé justement avec le jour de la fête mais il est indispensable d’accomplir la station à ^Arafat qui elle est la veille du jour de la fête. Il est indispensable pour les pèlerins de se retrouver dans une région qui s’appelle ^Arafat, la veille du jour de la fête, c’est-à-dire le 9 de dhou l-hijjah. La fête c’est le 10 de dhou l-hijjah et le 9 c’est la veille c’est le jour de ^Arafat. Le jour de ^Arafat c’est le jour de l’affranchissement du feu de l’enfer. C’est un jour d’affranchissement du feu de l’enfer aussi bien pour ceux qui sont à ^Arafat que pour ceux qui n’y sont pas de parmi les musulmans. C’est-à-dire ceux pour qui Allah veut l’affranchissement du feu de l’enfer qu’il soit à ^Arafat ou qu’il soit chez lui, Allah l’affranchi ce jour là du feu de l’enfer.

C’est pour cela que le jour d’après est un jour de fête, si le jour de ^Arafat c’est le jour où les gens sont affranchis du feu de l’enfer, c’est une fête c’est le lendemain pour tous les musulmans partout où qu’ils se trouvent.

Le jour d’après qui est le jour de la fête, qui est le jour du 10 de dhou l-hijjah, c’est un jour de fête pour les musulmans puisqu’ils font couler le sang de leur sacrifice pour se rapprocher de l’agrément de Dieu. C’est-à-dire nous faisons cet acte pour gagner l’agrément de Dieu. Et qu’est ce que ça veut dire « nous égorgeons un animal pour se rapprocher de l’agrément de Dieu » ? C’est nous revivifions la tradition de notre maitre ‘Ibrahim qui avait reçu l’ordre de la part de Allah d’égorger son fils ‘Isma^il et c’était une épreuve pour lui.  C’était une épreuve et ‘Ibrahim comme tous les Prophètes s’est empressé d’obéir à Dieu. Il n’a pas hésité. Son fils également, notre maitre ‘Isma^il quand son père lui a appris qu’il allait l’égorgé il n’a pas hésité. Il lui a dit « fais ce que Dieu t’a ordonné d’accomplir ». Il ne lui a pas dit « Non, Pourquoi ? Comment ? Qu’est ce que ça veut dire ? Je veux comprendre… » Comme certains aujourd’hui. Du moment que l’ordre est venu, celui qui est intelligent se dit « ok, cela vient de mon créateur qui a tout les droits sur moi, il m’a ordonné de le faire » Il vérifie l’ordre est bien confirmé, si c’est bien comme ca, il obtempère, il agit.

 

C’est ça l’intelligence. La stupidité c’est l’entêtement, c’est l’objection, comme satan, ‘Ibliss c’est entêté. Qui a perdu ? C’est lui qui a perdu. C’est une question de temps, c’est tout. Là il est encore en vie mais dans l’au-delà il sera dans un châtiment sans fin. Ca c’est la stupidité, l’intelligence c’est celui qui s’empresse d’obéir. Notre maitre ‘Ibrahim s’est empressé d’obéir, notre maitre ‘Isma^il également il lui a dit simplement parce qu’il l’a emmené dans une montagne, « quand tu vas m’égorger, attaches moi bien pour que je ne trembles pas, pour que ca soit plus facile pour toi d’égorger et éloignes tes vêtements pour que ca ne se salisse pas pour que ma mère ne voit pas mon sang, elle va être chagriné » Voilà l’obéissance, mais quand il a essayé de trancher le couteau n’a pas coupé. Ca c’est une preuve que ce n’est pas le couteau qui crée la coupure mais c’est Dieu qui crée la coupure. Si Dieu veut qu’un couteau coupe, il coupe et si Dieu veut qu’un couteau ne coupe pas, il ne coupera jamais. Tout est par la volonté de Dieu, ce n’est pas les causes qui sont créatrices des conséquences. Alors ‘Isma^il lui a dit « Pique moi avec, si tu n’arrives pas à couper, plante le couteau » rien ne s’est passé non plus, le couteau n’a pas voulu se planter. Et notre maitre Jibril ^alayhi s-salam est venu avec un bélier du paradis et il a appris à ‘Ibrahim qu’il a bien obéit à l’ordre de Dieu, qu’il a appliqué et pour le récompenser Dieu lui a compensé son fils par ce bélier du paradis, qu’il a égorgé. Et nous autre musulman, nous revivifions cette tradition. Voilà l’explication, nous faisons cela pour remercier Dieu, pour se rapprocher de l’agrément de Dieu. Et généralement quand on fait une offrande, quand on fait un cadeau, on ne prend pas se cadeau. Quand on va offrir quelque chose à quelqu’un on ne va pas lui dire « permet moi de l’utiliser un peu avec toi » Non ! Et pourtant Dieu nous a autorisé de consommer même de la chair de cet animal que nous sacrifions pour Dieu. Non seulement Dieu nous a permis de le faire, Il nous rétribue pour cela et il nous autorise d’en consommer.

 

Et dans le sahih de Al Boukhariyy et de Mouslim d’après Abou Sa^id al-khoudriyy que Allah l’agrée, le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a interdit que l’on jeûne les deux jours de fête, ici c’est une interdiction qui indique que c’est un péché, ce n’est pas comme l’interdiction de jeûner le vendredi seul. Il est interdit de jeûner le vendredi seul, mais ce n’est pas une interdiction de péché, de désobéissance. C’est une interdiction de déconseillé. Donc vous voyez ici que c’est une interdiction qui indique que c’est un péché, c’est interdit, celui qui le commet, il commet un péché, celui qui jeûne les jours de fête, ^idou l-Fitr et ^idou l-Adha, il commet un péché.

Et le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a reçu l’ordre de la part de Dieu de remercier son Seigneur de lui avoir accordé al-Kawthar. Qu’est ce que c’est al-kawthar ? Al-kawthar c’est un fleuve dans le paradis. C’est une rivière qui coule dans le paradis. Allah l’a accordé à Notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Allah dit :

 

 { إنا أعطيناك الكوثر}

(‘inna ‘a^taynaka l-kawthar) ce qui signifie : « Nous t’avons accordé al-kawthar ».  (fasalli li Rabbika wanhar ) Comment remercier son Seigneur ? C’est indiqué dans la suite de la sourat

 

 { فصل لربك و انحر }

(fasalli li Rabbika) ce qui signifie « accomplis la prière » wanhar  c’est-à-dire « fais des sacrifices, égorges » pour remercier Dieu, pour lui avoir accordé al-kawthar.

 

Il lui a été dit dans le Qour’an dans

 

 { قل إن صلاتي و نسكي و محياي ومماتي لله رب العالمين }

(Qoul ‘inna salati wa nousouki wa mahyaya wa mamati lil-Lahi Rabbi l-^alamin )

 

[sourat al An^am/162] ce qui signifie que la prière qu’il accomplit, les sacrifices qu’il égorge, sa vie, sa mort tout cela appartient à Allah. C’est-à-dire que ce soit les corps ou les actes, tout cela appartient à Dieu et c’est Dieu qui crée les corps et c’est Dieu qui crée les actes c’est Dieu qui crée le bien, c’est Dieu qui crée le mal. C’est Dieu qui a voulu que le bien se produise, c’est Dieu qui a voulu que le mal se produise. Tout est selon la Volonté de Dieu, par sa Puissance et conformément à sa Science. Tout ce qui a lieu est conforme à la science de Dieu qui est de toute éternité. Tout ce qui a lieu est par la Toute Puissance de Dieu qui est de toute éternité. Tout ce qui a lieu c’est conforme à la Volonté de Dieu qui est de toute éternité. C’est ça le sens de la prédestination.

Tout ce qui entre en existence Allah l’a su de toute éternité, Il l’a voulu de toute éternité et c’est par Sa Puissance de toute éternité qu’Il a fait que cela existe. Le bien et le mal. Bien sûr il y a une différence, Allah crée le bien et Il ordonne le bien et Il agrée le bien et Il crée le mal mais il n’ordonne pas le mal et Il n’agrée pas le mal. Le mal c’est Dieu qui l’a crée mais Il ne l’ordonne pas et Il ne l’agrée pas. C’est pour cela que lorsqu’on égorge c’est bien de réciter cette ‘Ayah

 

{ قل إن صلاتي و نسكي و محياي ومماتي لله رب العالمين }

(Qoul ‘inna salati wa nousouki wa mahyaya wa mamati lil-Lahi Rabbi l-^alamin) ce qui signifie : « Dis ma prière et ce que je sacrifie, ma vie et ma mort tout cela appartient à Dieu, le Seigneur des mondes. »

Le sacrifice c’est la tradition de ‘Ibrahim ^alayhi s-salam et la tradition de Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Allah tabaraka wa ta^ala a fait que dans la loi de ‘Ibrahim il égorge un mouton, Allah a ordonné à ‘Ibrahim d’égorgé un mouton lorsqu’Il lui a compensé son fils. Quand il a reçu l’ordre d’égorger son fils, il lui a compensé son fils par un gros bélier du paradis.

D’après Zayd ibnou ‘Arqam dans un hadith rapporté par Ibnou Majah et Ahmad, les compagnons ont interrogé le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Ils lui ont dit :

 

يا رسول الله ما هذه الأضاحي ؟

(ya rasoula l-Lah, ma hadhihi l-‘adahi ? )

« c’est quoi ces sacrifices que nous faisons ô Messager de Allah ? » Il a répondu :

 « سنة أبيكم إبراهيم »

(sounnatou ‘abikoum ‘Ibrahim)

 

ce qui signifie en français « c’est la tradition de votre père ‘Ibrahim » c’est-à-dire en égorgeant comme ce que vous faites, c’est pour revivifier la tradition de votre père ‘Ibrahim ^alayhi s-salam. Ils lui ont dit

فمالنا فيها يا رسول الله ؟

(fama lana fiha ya rasoula  l-Lah?)

« Et qu’est ce que nous gagnons en cela ? » Il leur a répondu

 

 

 

« بكل شعرة حسنة »

(bikoulli cha^ratin hasanah)

« Pour chaque poil, vous aurez une bonne action » et ils ont dit

فالصوف يا رسول الله ؟

(fa ssoufou ya Rasoula l-Lah?)

«Et pour la laine ? » Il a répondu :

 

 « بكل شعرة من الصوف حسنة »

(bikoulli cha^aratin mina ssoufi hasanah)

ce qui signifie « pour chaque poil de laine aussi vous avez une bonne action »

 

Ce sont là les fêtes des musulmans et ce sont des fêtes qui ont lieu au moment de l’accomplissement de l’obéissance à leur Seigneur, à Allah. Donc ce sont des fêtes qui viennent couronner un acte d’obéissance à Dieu. On a vu pour la fête de al-Fitr, c’est après le mois du jeûne et pour la fête de al ‘Adha c’est après la station à ^Arafat pour les pèlerins.

Et ils gagneront pour ces fêtes une grande récompense. Et un vertueux a dit  une parole qui est de la prose rimée, donc il y a une rime en arabe :

ليس العيد لمن لبس الجديد و إنما العيد لمن طاعاته تزيد

(laysa  l-^idou liman labasa l-jadid wa innama l^idou liman ta^atouhou tazid)

  

et le sens il a dit « l’^id ce n’est pas de mettre des vêtements neufs mais l’^id c’est d’avoir ses actes d’obéissance augmenté, l’^id ce n’est pas de porter du neuf mais c’est d’augmenter ses actes d’adoration »

 

Et un autre a dit, toujours une prose rimée en arabe :

 

ليس العيد لمن تجمل باللباس و الركوب إنما العيد لمن غفرت له الذنوب

(laysa l-^idou liman tajammala bi l-libasi wa r-roukoub, ‘innama l-^idou liman ghoufirat lahou

dh-dhounoub)

« L-^id ce n’est pas de se faire beau par des vêtements et des montures (c’est ce sur quoi on monte) mais l-^id c’est pour celui qui a ses péchés qui sont pardonnés, la fête c’est pour celui qui a vu ses péchés pardonnés. »

 

Al-Hassan Al-Bisriyy est un savant que Allah l’agrée, il a dit :

 

« كل يوم لا يعصى الله فيه فهو عيد وكل يوم يقطعه المؤمن في طاعة مولاه و ذكره و شكره فهو له عيد »

 

(koullou yawmin la you^sa l-Lahou fihi fahouwa ^id, wa koullou yawmin yaqta^ouhou

l-mou’minou fi ta^ati mawlah wa dhikrihi wa choukrihi fahouwa lahou ^id)

« chaque jour pendant lequel un esclave ne désobéit pas à Dieu est un jour de fête en réalité. Chaque jour durant lequel tu ne commets pas de péchés est un jour de fête et chaque jour que le croyant passe dans l’obéissance à Dieu, dans l’évocation de Dieu, dans le remerciement de Dieu est un jour de fête. »

Il se peut que ce coïncide deux fête comme si le jour du vendredi coïncide avec le jour de ^Arafat ou le jour de al-adha comme cette année, le vendredi c’est un jour de fête hebdomadaire qui coïncide avec le jour de al Adha. Donc cette journée devient plus importante puisque c’est une journée durant laquelle sont réunis deux fêtes.

Et cela est arrivé au Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Le Prophète a fait un seul pèlerinage, un pèlerinage après lequel il a vécu moins d’une année et il est mort. Et c’était arrivé au Prophète puisque le jour de son pèlerinage, l’année de son pèlerinage, le vendredi a coïncidé avec la station à ^Arafat et c’était ce jour là qu’a été révélé une ‘Ayah qui signifie

{ اليوم أكملت لكم دينكم و أتممت عليكم نعمتي و رضيت لكم الإسلام دينا }

(‘alyawma ‘akmaltou lakoum dinakoum wa ‘atmamtou ^alaykoum ni^mati wa raditou lakoumou

l-‘islama dina)

 

« Aujourd’hui, c’est ce jour là même, les règles de la religion vous ont été achevés (c’est-à-dire les règles globale de la religion ont été achevés.) Et Je vous ai complété ma Grâce.» Dieu nous apprends qu’Il a ainsi achevé la grâce qu’Il nous a accordé « Et J’ai agrée pour vous l’islam pour religion. » Allah agrée l’islam pour religion. Allah dit

 

« إن الدين عند الله الإسلام »

 « ‘inna d-dina ^inda l-Lahi l-‘Islam » ca veut dire que la religion que Dieu agrée c’est l’islam.

Allah dit :

 

« و من يبتغ غير الإسلام دينا فلن يقبل منه »

(wa man yabtaghi ghayra l-‘islami dinan falan youqbala minh)

ce qui signifie « Celui qui prend une autre religion que l’islam, elle ne sera pas acceptée de lui » Si quelqu’un dit « Moi je suis telle religion » ou bien « j’ai tel principe » tout cela ne sera pas accepté de lui. Celui qui prend autre religion que l’islam, elle ne sera pas acceptée de lui et il sera au jour du jugement au nombre des perdants. Et ce jour là le perdant même s’il regrette, ca ne lui sera pas utile. Le regret peut être utile maintenant, maintenant tu peux te rattraper si tu ne fais pas l’entêté, si tu laisses de côté ton entêtement et ton objection et tu te soumets, tu abandonne toutes objections, tu gagnes. Mais si tu veux faire le fière et l’entêté tu perdras. Peut être que tu ne le verras pas maintenant mais c’est sur au jour du jugement tu le verras. Parce que Dieu nous a envoyé un Prophète, on ne peut pas dire qu’on n’était pas au courant. On est au courant, le message est arrivé. Allah dit :

« و من يبتغ غير الإسلام دينا فلن يقبل منه، و هو في الآخرة من الخاسرين »

(wa man yabtaghi ghayra l-‘islami dinan falan youqbala minh, wa houwa fi l-‘akhirati mina

l-khasirin)

ce qui signifie « celui qui prend autre que l’islam comme religion, elle ne sera pas acceptée de lui et il sera dans l’au-delà au nombre des perdants» C’est pour ca qu’on ne dit pas « chacun il peut croire ce qu’il veut, il dit ce qu’il veut, libre à lui ». Comment ? Si toi tu as ton enfant et tu sais qu’il y a du poison dans une armoire et tu as des vitamines, tu lui dis « libre à toi tu prends ce que tu veux » ou tu lui dis « tu ne prends pas ça, tu prends uniquement ça » ? Quand tu sais ce qui est bon et ce qui n’est pas bon tu va lui dire « tu es libre » ou tu vas lui dire « non tu ne prends pas ca, tu prends ça » ? Forcément tu vas ordonner le bien et interdire le mal. Quand tu sais que ce chemin là mène à un précipice et que tu sais que ce sera une chute du haut d’une falaise et la mort, tu vas lui dire « oui tu peux, si tu veux vas y » ? Si tu sais tu ne vas pas le laisser aller là-bas. Même si c’est malgré lui tu vas l’empêcher. Si c’est ton fils tu ne vas pas… comme tu souhaites le bien pour toi, tu souhaite le bien pour les autres.

Comme le jour de la fête de An-Nahr est un jour qui est très important, et c’est le plus grand des deux fêtes, c’est le plus important des deux fêtes, Allah a fait que avant lui il y a des fêtes et après lui il y a des fêtes. Avant c’est le jour de ^Arafat, la station à ^Arafat et après lui ce sont les trois jours de At-Tachriq. On va comprendre ce que c’est.

Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam dans un hadith rapporté par at-Tirmidhiyy d’après ^Ouqbah  Ibnou ^Amir il a dit

 

« يوم عرفة و يوم النحرو أيام التشريق عيدنا أهل الإسلام، و هي أيام أكل و شرب »

(yawmou ^arafah wa yawmou n-nahri wa ‘ayyamou ttachriqi ^idouna ‘ahla l-islam, wa hiya ‘ayyamou ‘aklin wa chourbin)

ce qui signifie « Le jour de ^Arafat, le jour du sacrifice les trois jours de at-Tachriq ce sont des jours de fête pour nous, musulman et les jours de at-Tachriq sont des jours où on mange et on boit, on ne jeûne pas les trois jours de at-Tachriq »

Donc c’est pour cela le jour de ^Arafat les musulmans qui sont entrains de faire le pèlerinage ne jeûnent pas le jour de ^Arafat, ils mangent et ils boivent parce que le Prophète n’a pas jeûné.

Et les trois jours de at-Tachriq ce sont les trois jours qui viennent après le jour de la fête, le 11, le 12 et le 13 de dhou l-hijjah. Ce sont des jours de fête également.

 

C’est pour cela que le Prophète a envoyé quelqu’un qui  crie dans la Mecque pour transmettre aux gens, pour dire « attention les jours de at-tachriq ce sont des jours pour remercier Dieu, pour évoquer Dieu, ne les jeûnez pas ».

Ce sont des jours, les trois jours de at-Tachriq qui sont le 11, le 12 et le 13 de dhou l-hijjah. Le jour de la fête c’est le 10, les jours de at-tachriq ce sont le 11, 12 et 13, ce sont des jours où on mange et on boit.

 

Et l’évocation de Dieu que nous avons reçu l’ordre de faire les jours de at-tachriq sont de différentes catégorie, on peut le faire de différente manière.

Parmi les exemples c’est qu’après les prières obligatoires des trois jours de at-tachriq on dit « Allahou ‘Akbar », on fait le takbir. Après chaque prière on fait le salam puis on fait le takbir. Et ceci on le fait jusqu’à la fin des jours de at-tachriq.

Egalement lorsque tu égorges tu dis « bismi l-Lahi ‘Allahou ‘akbar »

 

Remarque : le fait d’égorger n’est pas quelque chose qui est spécifique aux hommes, même les femmes peuvent égorger. Donc quand tu égorges tu dis « bismi l-Lahi ‘Allahou ‘akbar ».

 

Parce que le temps pour faire le sacrifice ce n’est pas uniquement le jour de la fête, mais c’est quelque chose que tu peux faire jusqu’au dernier des trois jours de at-tachriq. Comment fini le jour de At-tachriq ? Par le coucher du soleil du troisième jour. Donc quand le soleil se couche, le troisième jour de at-tachriq, le 13 de dhou l-hijjah le temps du sacrifice s’achève, prend fin.

Ce qui est méritoire pour la nourriture quand on mange et quand on boit c’est avant de manger tu dis « bismil l-Lah » et quand tu termine tu dis « al-hamdouli l-Lah ». Quand tu commence à manger ou boire tu dis « bismil l-Lah » quand tu termine de manger ou boire tu dis « al-hamdouli l-Lah ».

Dans le hadith rapporté par Mouslim et at-Tirmidhiyy d’après ‘Anas Ibnou Malik que Allah l’agrée a rapporté que le Messager de Allah a dit :

« إن الله ليرضى عن العبد أن يأكل الأكلة فيحمده عليها أو يشرب الشربة فيحمده عليها »

(‘inna l-Laha layarda ^ani l-^abdi ‘an ya’koula l-‘aklata fayahmadahou ^alayha ‘aw yachrouba

ch-charbata fayahmadahou ^alayha)

 

ce qui signifie « Allah agrée de la part de l’esclave quand il mange quelque chose, qu’il remercie pour cette chose pour ce qu’Il lui a accordé et lorsqu’il boit quelque chose qu’il remercie Dieu pour ce qu’il lui a accordé »

Autre chose, mais cela est réservé à ceux qui font le pèlerinage durant les jours de at-tachriq quand ils lancent les pierres dans les Jamarat ils disent « Bismi l-Lah, ‘Allahou ‘akbar » à chaque fois qu’ils lancent.

Il y a l’évocation de Allah dans l’absolue, c’est bien aussi de multiplier les évocations de Dieu tu dis « soubhana l-Lah, al-hamdouli l-Lah, la ‘ilaha ‘illa l-Lah, ‘Allahou ‘Akbar » tu multiplies ces évocations.

 

Et notre maitre ^Oumar que Allah l’agrée quand il était à Mina, Mina c’est là où il y a les Jamarat, il disait « ‘Allahou ‘akbar » et quand les gens l’entendait dire « ‘Allahou ‘Akbar » ils répétaient derrière lui. Et tout Mina tremblait tellement le son était fort.

Et le fils de notre maitre ^Oumar Ibnou l-Khattab durant ces jours là il faisait beaucoup de takbir quand il marchait, quand il s’asseyait, quand il était allongé, quand il était sur son tapis, à chaque occasion il faisait beaucoup le takbir.

Maymouna l’épouse du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam elle faisait le takbir le jour du sacrifice.

Et les femmes faisaient le takbir derrière ‘Abban Ibnou ^Outhman et ^Oumar Ibnou ^abdi l-^aziz, que Allah l’agrée. Elles faisaient le takbir pendant les jours de at-tachriq dans la Mosquée avec les hommes. Donc elle faisait le takbir avec les hommes.

 

Que Allah agrée nos actes et nous pardonnes nos péchés et le jeûne de ^Arafat qui correspond au jeudi cette année est une cause pour avoir les péchés de l’année précédente et l’année à venir pardonnés. Donc ne ratez pas cette occasion pour jeûner cette journée là ‘Incha’a l-Lah.

L’excellence du comportement et le long silence

Posted in cours général,Exhortation,islam,société par chaykhaboulaliyah sur décembre 13, 2012
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La louange est à Allah le seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang notre maître Mouhammad et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Nous demandons à Allah de nous préserver de l’état des gens de l’enfer, nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Notre Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit

« خصلتان ما إن تجمّل الخلائق بمثلهما، حسن الخلق و طول الصّمت »

(Khislatani ma ‘in tajammala l-khala‘iqou bimithlihima, housnou l-khoulouqi wa toulou ssamti)

 

ce qui signifie : « il y a deux caractéristiques qui sont des qualités lorsque les gens les ont ». Quelles sont ces deux caractéristiques ? Il y a housnou l-khoulouq, l’excellence de comportement et le long silence, toulou ssamt.

Ce hadith a été rapporté par ^Abdou l-Lah Ibnou Mouhammad Abou Bakr Ibnou Abi D-Dounia Al-Qourachiyy dans son livre Assamt. Le sens de ce hadith honoré c’est que ces deux caractéristiques, ces deux caractères comportent un grand bien pour les gens. Il s’agit de l’excellence de comportement et le long silence.

Le premier caractère auquel le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a incité c’est l’excellence de comportement. L’excellence de comportement c’est le titre donné à trois choses. L’excellence de comportement ce sont trois choses qui sont les bases et les piliers de ce point de caractère. L’excellence de comportement il s’agit de trois choses : La première de ces trois choses est de cesser de nuire aux gens. La première des trois choses est d’arrêter de faire du mal aux autres, cesser de nuire aux gens. La deuxième c’est supporter la nuisance d’autrui. Quand les gens te font du mal tu supportes, tu patientes et la troisième c’est de faire du bien pour celui qui est reconnaissant tout comme celui qui n’est pas reconnaissant. On fait le bien  pour l’agrément de Dieu. On ne fait pas le bien pour plaire aux autres. Donc quand quelqu’un il fait le bien pour gagner des récompenses de la part de Dieu même si les gens ne sont pas reconnaissants, peu lui importe, ça ne le dérange pas, il ne va pas changer d’attitude parce que les gens ne sont pas reconnaissants. Même si les gens lui font du mal, lui il continue à faire le bien. Il fait le bien à celui qui est reconnaissant tout comme avec celui qui n’est pas reconnaissant. Ce sont là les trois choses qui sont les piliers de l’excellence de comportement.

 

Celui qui obtient l’excellence de comportement, celui qui réussi à avoir l’excellence de comportement, il aura obtenu un haut degré. Son degré est élevé selon le jugement de Dieu. Selon le jugement de Dieu, son degré est élevé. Pourquoi donc ? Parce que s’il a obtenu ce degré d’excellence de comportement, c’est qu’il a combattu fortement les passions de son âme. Pour obtenir ce degré d’excellence de comportement, il a combattu fortement les passions de son âme. Il se peut que grâce à l’excellence de comportement, il atteigne le degré de celui qui se lève la nuit fréquemment, régulièrement pour faire des actes d’adoration, des prières surérogatoires qu’on appelle al Qa‘im et le degré de celui qui jeûne souvent des jeûnes surérogatoires. Car celui qui se lève régulièrement la nuit pour faire des prières surérogatoires et qui fait des jeûnes surérogatoires, celui là il a un haut degré. Grâce à l’excellence de comportement il se peut qu’il atteigne le degré de celui qui se lève tout le temps la nuit pour faire des prières surérogatoires et qui jeûne le jour pour faire des jeûnes surérogatoires.

Le Messager éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit

« إن المؤمن ليدرك بحس خلقه درجة القائم الصائم »

(‘Inna l-mou’mina layoudrikou bi housni khoulouqihi darajata l-qa‘imi  ssa‘imi)

 

ce qui signifie : « Il arrive que le croyant atteigne par son excellence de comportement le degré de celui qui fait toujours des jeûnes surérogatoires et qui se lève régulièrement la nuit pour faire des prières surérogatoires » Hadith rapporté par Abou Dawoud.

Le Prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam a dit

« أكمل المؤمنين إيمانا أحسَنهم خلقا وخياركم خياركم لنسائهم خلقا » 

(‘akmalou l-mou’minina ‘imanan ‘ahsanouhoum khoulouqan, wa khiyaroukoum khiyaroukoum linisa‘ihim khoulouqan)

 

ce qui signifie « Ceux d’entre vous qui ont un degré de foi le plus complet ce sont ceux qui ont les meilleurs comportements et les meilleurs d’entre vous sont ceux qui ont le meilleur comportement envers leurs épouses » [Rapporté par At-Tirmidhiyy].

Et le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit

« ما من شيء أثقل في ميزان المؤمن يوم القيامة من حسن الخلق، و إن الله يبغض الفاحش الَبَذيّ »

(Ma min chay’in ‘athqal fi mizani l-mou’mini yawma l-qiyamati min housni l-khoulouqi, wa ‘inna

l-Laha youbghidou l-fahicha l-badhiyy)

 

ce qui signifie : « Il n’y a pas quelque chose qui pèse plus lourd au jour du jugement dans la balance du croyant que l’excellent comportement ». C’est-à-dire que l’excellent comportement est quelque chose qui pèse lourd dans la balance du croyant au jour du jugement.

« و إن الله يبغض الفاحش الَبَذيّ »

                                                  (wa ‘inna l-Laha youbghidou l-fahicha l-badhiyy)

 

 « Et certes Allah n’agrée pas celui qui est vulgaire dans ces propos », celui qui dit des paroles vulgaires, celui qui utilise des mots qui sont laids, qui sont mauvais, des paroles laides et vulgaires ce genre de personne Allah ne les agrée pas.

Celui qui a l’excellence de comportement il oblige son âme à faire le bien avec les gens. Il oblige son âme à agir en bien avec les gens. C’est-à-dire qu’il oblige son âme à dire et à agir en bien. Il se force à dire du bien et à agir en bien. Et il ne nuit pas aux gens, il supporte leurs nuisances. Il ne leur nuit pas et il supporte leurs nuisances.

Agir en bien, faire le bien avec les gens, c’est que tu prodigues le bien autour de toi sans requérir en contrepartie que les gens agissent en bien avec toi. Quand tu vas faire le bien tu ne cherches pas que ce soit en contrepartie d’un bien que les gens vont faire avec toi par la suite. Au contraire tu dois contraindre ton âme, tu dois l’astreindre à agir en bien envers les gens, qu’ils agissent en bien avec toi ou pas. C’est-à-dire tu ne requiers pas comme condition pour agir en bien que les gens agissent en bien. Même si eux n’agissent pas en bien avec toi, tu ne cherches pas la contrepartie. Toi lorsque tu fais le bien tu le fais pour l’agrément de Dieu. Donc il s’agit de contraindre son âme, de forcer son âme, de forcer son nafs à agir en bien même avec celui qui n’agit pas en bien avec toi. Même avec celui qui risque d’agir en mal avec toi. L’âme ici n’apprécie pas, parce que l’âme elle veut toujours être dans une bonne condition. Elle veut avoir la supériorité. Et ici c’est ça l’excellence de comportement, c’est que tu forces ton âme à faire le bien sans attendre de contrepartie même avec celui qui peut agir en mal avec toi.

L’excellence de comportement c’est un des caractères des prophètes que Dieu les honore et les élève davantage en degré. Tous les prophètes que Dieu les honore et les élève davantage en degré agissaient en bien avec ceux qui répondaient à leur appel à l’Islam et avec ceux qui ne répondaient pas à leur appel à l’Islam. Ainsi ils aimaient le bien que Allah aime pour les gens. Dans l’appel à l’Islam ils faisaient preuve de patience et ils supportaient la nuisance de la part de ceux qui ne répondaient pas à leur appel. Au contraire, même avec ceux qui leurs nuisaient, ils faisaient preuve de patience. Les prophètes appelaient leur peuple à l’adoration de Allah tabaraka wa ta^ala.

Et leur peuple répondait avec la nuisance et les insultes. Donc leur peuple répondait avec la nuisance et les insultes sauf ceux pour qui Allah a voulu le bien pour eux. Sauf ceux à qui Allah a fait miséricorde puisqu’ils ont répondu à l’appel de ces prophètes et ils sont entrés en Islam.

Le croyant qui veut donc être élevé en degré, qui veut s’élever en degré selon le jugement de Dieu, il doit améliorer son comportement. Il doit faire en sorte que son comportement soit un comportement d’excellence c’est-à-dire il patiente face à la nuisance des gens tout en agissant en bien avec eux. C’est-à-dire que dans sa conduite il est comme un arbre fruitier. L’arbre fruitier quand il est frappé avec un bâton, ses fruits tombent, et quand on cueille le fruit sans frapper ses branches, ses fruits on les obtient aussi. Il convient que le croyant soit comme un arbre fruitier, il donne ses fruits qu’on le secoue ou qu’on ne le secoue pas. Il donne toujours des fruits. C’est comme ça qu’il convient qu’il soit.

 

Un poète a dit : 

بنيّ كن بين البشر كالنخل محمود الأثر

إذا رموه بحجر ردّ عليهم بثمر

(Bounayy, koun bayna l-bachari kannakhli, mahmouda l-‘athar ; Idha ramawhou bihajarin radda ^alayhim bithamar)

 

« Mon fils, sois parmi les humains, comme les palmiers, ces arbres dont on fait l’éloge : quand on lui lance des pierres [le palmier] il répond avec des fruits. »

Quand tu lances des pierres au palmier, il te fait tomber des dattes. Donc c’est ainsi qu’il convient que tu sois, c’est-à-dire tu agis avec excellence de comportement.

Et notre Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam est un excellent exemple, un excellent modèle pour nous. Allah a fait son éloge dans le Qour’an par Sa parole

{ وإنك لعلى خلق عظيم }

(Wa ‘innaka la^ala khoulouqin ^adhim)

 

qui signifie : « Tu as certes un excellent comportement, un comportement éminent »

 

Ainsi parmi les caractéristiques du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qui sont des traits de son comportement avec son peuple c’est qu’il pardonnait à celui qui était injuste avec lui. Premier trait de caractère, avec son peuple il pardonnait à celui qui était injuste avec lui et il donnait à celui qui le privait. Donc si quelqu’un ne lui donnait pas, lui il lui donne. Et il entretenait les liens avec celui qui les rompait avec lui. Si quelqu’un rompait les liens, lui il ne les rompait pas, il les entretenait. Et il agissait en bien avec celui qui agissait en mal avec lui.

 

Le deuxième caractère que le Prophète a mentionné dans le hadith, deux caractéristiques qui sont des qualités si les gens s’en embellissent ce sont l’excellence de comportement et le long silence.

La deuxième caractéristique que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a fortement recommandé dans le hadith honoré c’est le long silence, c’est-à-dire de ne pas trop parler sauf pour dire du bien.

 

Le long silence, quand on dit être longtemps silencieux c’est-à-dire silencieux et s’abstenir de dire autre que l’évocation de Dieu, autre que les autres bonnes récompenses. Parce que les évocations de Dieu et les autres récompenses c’est bien, les autres paroles qui ramènent des récompenses c’est bien de les dire. Là on parle du long silence pour autre que cela. Le long silence, c’est un caractère qui est recommandé, que Dieu agrée. La personne qui est sensée, la personne qui est raisonnable devrait être le plus longtemps possible silencieuse, et de ne parler que pour dire du bien.

Donc la personne sensée devrait être le plus longtemps possible silencieuse et ne parler que pour dire du bien.

Il convient à la personne d’être silencieuse sauf pour du bien, pour ce qui lui est utile pour sa subsistance ou pour ce qui lui est utile pour son au-delà comme les évocations de Allah, comme la récitation du Qour’an, comme les autres bonnes actions.

La personne aura ainsi des comptes à rendre sur ce qu’elle dit. Elle ne dit pas des paroles qui sont une médisance, elle parle de quelqu’un dans son absence, elle dit « non ce n’est pas bien ce qu’il fait » dans le sens que c’est un défaut qu’il a en lui et qu’il n’aime pas qu’on le dévoile. Il ne fait pas la médisance, il ne va pas dire une parole qui va blesser le musulman, comme certaines femmes après des années de vie avec leur mari, il a fait quelque chose et elle lui dit « je n’ai jamais rien vu de bien de ta part ». Ça c’est haram, il se peut que cette fois ci il a fait une erreur, mais ne dit pas jamais. Si elle lui dit jamais ça lui blesse le cœur.  Même si lui dit à sa femme quelque chose qui lui blesse c’est interdit pour lui mais ça c’est quelque chose qui arrive souvent de la part des femmes, le Prophète a dit que beaucoup de femmes maudissent beaucoup et renient le bienfait du mari. La personne est au courant maintenant, il s’agit de gérer, parfois c’est sur un coup de colère ou quand elle est prise par la discussion et elle lâche la bombe. Il ne faut pas lâcher la bombe, il faut se contenir, c’est pour ça il vaut mieux se taire. Il vaut mieux se taire, si tu sais que tu es en colère alors tais-toi. Imagines que tu vas brûler si tu parles, imagine que tu vas recevoir un coup sur la tête si tu parles. Est-ce que tu vas parler ou est ce que tu vas t’abstenir ? Donc quand tu es en colère la solution est que tu te taises. Tu dis quand je ne serais plus en colère je gérerai la situation, là je ne suis pas en état de la gérer. Maintenant c’est comme si la pile est à plat, elle est vide. Je recharge la batterie et après on verra.

 

En effet le Prophète élu salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

« إن بكلّ تسبيحة صدقة و بكل تكبيرة صدقة و كلّ تحميدة صدقة وكلّ تهليلة صدقة و أمر بالمعروف صدقة ونهي عن منكر صدقة »

(‘Inna bikoulli tasbihatin sadaqah wa bikoulli takbiratin sadaqah wa koulli tahmidatin sadaqah wa  koulli tahlilatin sadaqah wa ‘amrin bil-ma^rouf sadaqah wa nahyin ^an mounkarin sadaqah)

 

 Ce qui signifie : « pour chaque parole « soubhana l-Lah », tu as une bonne action, comme si tu faisais une aumône. Pour chaque parole « Allahou ‘Akbar » c’est comme si tu faisais une aumône, pour chaque parole « al hamdouli l-Lah » c’est comme si tu faisais une aumône, pour chaque parole « La ‘ilaha ‘illa l-Lah » c’est comme si tu donnais une aumône. Chaque fois que tu ordonnes le bien c’est comme si tu donnais une aumône, et chaque fois que tu interdis le mal c’est comme si tu faisais une aumône ». C’est-à-dire ce sont là des occasions pour parler mais ici c’est parler en bien. Quand on a vu tout à l’heure qu’il vaut mieux ne pas parler c’est-à-dire quand il y a des choses inutiles. Quand il s’agit de gagner des récompenses, on parle. C’est pour cela que quand tu vois quelqu’un qui ne fait pas la prière, tu lui dis de faire la prière. Si quelqu’un n’assiste pas à une assemblée de science de religion, tu lui dis « assiste à l’assemblée de science de la religion », si tu as vu quelqu’un qui a commis un péché, tu lui dis « arrête de commettre ce péché ».

 

Il est rapporté également du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qu’il a dit

« لا تكثروا الكلام بغير ذكر الله فإن كثرة الكلام بغير ذكر الله قسوة القلب «

(La toukthirou l-kalam bighayri dhikri l-Lah fa’inna kathrata l-kalam bighayri dhikri l-Lah qaswatoun lil-qalb)

 

ce qui signifie : « Ne parlez pas beaucoup pour dire autre que l’évocation de Allah parce que trop parler avec autre que l’évocation de Allah entraine la dureté du cœur », la personne son cœur devient dur. Qu’est ce que ça veut dire son cœur devient dur ? Même si elle entend des paroles d’exhortations, de rappels, ça ne lui attire pas l’attention, ça n’a pas d’effet sur elle parce que son cœur il est dur. Pourquoi ? Parce qu’elle bavarde, elle parle, elle parle… C’est pour cela ce n’est pas quelque chose de bien de trop parler. Dès qu’ils sont jeunes, dès qu’ils sont enfants c’est bien de les habituer à ne pas trop parler. C’est une bonne caractéristique que de garder longtemps le silence.

 

Allah a fait grâce à ses esclaves de nombreux bienfaits. Des bienfaits innombrables, et parmi ces bienfaits que Allah nous a accordés, il y a la langue. La langue c’est un bienfait que Allah nous a accordé. Regardez ceux qui n’ont pas de langue, ceux qui sont muets, c’est une grande épreuve. Al- Hamdouli l-Lah Allah a fait grâce à l’esclave de nombreux bienfaits dont seul Lui sait le nombre. Et parmi ces nombreux bienfaits il y a la langue.

Allah a fait que cette langue soit un organe que Allah a accordé à l’être humain pour régler ses affaires et ses besoins du bas monde et ses besoins de la religion. Pour qu’il puisse régler ses affaires et arriver à ses objectifs du bas monde et de la religion.

Et Allah nous a accordé cette langue importante pour pouvoir régler nos affaires et parvenir à nos fins concernant les sujets de la religion et concernant les sujet de l’au-delà, c’est-à-dire pour qu’on puisse l’utiliser dans ce qui est profitable et pas pour ce qui est préjudiciable. Nous ne devons pas utiliser la langue pour des choses qui vont nous nuire dans l’au-delà. Celui qui utilise cette langue dans ce qui lui est utile et pas dans ce qui lui est préjudiciable alors il n’y a pas de danger pour lui.

S’il utilise sa langue pour le bien, il ne va pas être châtié dans l’au-delà pour l’utilisation de sa langue. Quant à celui qui utilise sa langue pour le mal, celui là il n’aura pas remercié Dieu, il aura désobéi à Dieu, il mérite d’être châtié.

Et notre Messager éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré a dit

 

« من كان يؤمن بالله و اليوم الآخر فليقل خيرا أو ليصمت »

(Man kana you’minou bi l-Lahi wa l-yawmi l-‘akhir, falyaqoul khayran ‘aw li yasmout)

 

ce qui signifie en français : « Celui qui croit en Dieu et au jour dernier qu’il dise du bien ou alors qu’il se taise ». C’est-à-dire avant de parler, évalue ce que tu vas dire. Est-ce que ce que tu vas dire est quelque chose de bien ou pas ? Est-ce que c’est quelque chose qui va amener un bien ou pas ? Est-ce que tu vas ordonner le bien, interdire le mal ou est ce que ce sont des paroles inutiles ? Ou pire encore, est ce que ce sont des paroles interdites qui vont nuire à quelqu’un ? Tu réfléchis. Avant de parler tu ne t’empresses pas de parler. Réfléchis d’abord si c’est utile tu le dis sinon tu te tais, c’est mieux. Il vaut mieux te taire.

 

Celui qui ne s’habitue pas à être silencieux, il va s’habituer à trop parler, il peut être entrainé à des situations périlleuses, dangereuses qui vont le faire glisser jusqu’à aller en enfer.

Il a été authentifié du compagnon honorable ^Abdou l-Lah ibnou Mas^oud que Allah l’agrée, qui s’était adressé à sa langue un jour et il a dit :

يا لسان قل خيرا تغنم واسكت عن شرّ تسلم من قبل أن تندم

(Ya lisan, qoul khayran taghnam wa skout  ^an charrin taslam min qabli ‘an tandam)

 

« Ô ma langue, dis du bien, tu gagneras et abstiens toi de dire du mal, tu seras sauvé avant de le regretter car j’ai entendu le Messager de Dieu salla l-Lahou ^alayhi wa sallam dire

« أكثر خطايا ابن ءادم من لسانه »

(‘akhtharou khataya bni ‘adam min lisanihi )

 

Ce qui signifie en français : « la plupart des péchés de l’être humain provienne de sa langue ». [Rapporté par AtTabaraniyy]

 

Et parmi les erreurs qui peuvent être commise par la langue, il y a la mécréance et les grands péchés.  Si la personne utilise sa langue dans quelque chose qui fait mériter le châtiment de Dieu à cause de paroles interdites sans faire attention, il se peut que cette personne dans l’au-delà, à cause de ces paroles interdites arrive jusqu’au fond de l’enfer fond de l’enfer. Si la personne dit des paroles que Dieu a interdites sans faire attention, il se peut que dans l’au-delà il arrive au fond de l’enfer à cause de paroles qui seraient de la mécréance. Parce que la mécréance est le plus grave des péchés selon le jugement de Dieu. Il se peut que quelqu’un croit qu’il est musulman parce qu’il est né au pays, ou il dit « toute ma famille sont musulmans » ou il dit « mon père c’est un imam » Même si ton père était un imam, n’est ce pas que notre Maitre Nouh il avait quatre fils, trois étaient musulmans et le quatrième est mort mécréant. Son père était un Prophète et il est mort mécréant. Donc ce n’est pas parce que ton père ou ton voisin ou ton fils ou tu habites à la Mecque… Tu dois faire attention à ce que tu dis. Il y a des paroles qui font sortir de l’Islam. Celui qui rend interdit quelque chose de licite, celui qui rend licite quelque chose d’interdit, celui qui dit « ça ne fait rien, chacun est libre de croire ce qu’il veut », « il est libre de dire ce qu’il veut », s’il est libre, si on lui insultait sa mère ou sa sœur, alors regarde comment il réagit. Mais quand on insulte le Prophète ou insulte Dieu, tu dis c’est libre. Non ce n’est pas libre.

Donc il y a des paroles qui font sortir de l’Islam, que la personne fasse attention pour ne pas se retrouver dans l’au-delà au fond de l’enfer. Et qu’elle rappelle cela aux gens au titre d’ordonner le bien et d’interdire le mal. Ordonner le bien et interdire le mal c’est un grand devoir pour les musulmans. Beaucoup de gens l’ont délaissé de nos jours, certains disent : « moi je suis tranquille je fais mes cinq prières, je jeûne le mois de Ramadan, je ne fais pas de mal aux gens, ca va ! » Oui mais parmi les devoirs il y a ordonné le bien et interdire le mal. Que tu ailles vers les gens que tu leur rappelle les attributs de Dieu, les attributs des Prophètes. Tu leur enseignes qu’il y a des paroles qui font sortir de l’islam ? Chacun il enseigne, il enseigne, il enseigne…multiplier les assemblées de science de la religion, parce que chaytan n’aime pas les assemblées de science de la religion, il essaie de faire tout son possible pour arrêter les assemblées. Il déteste notre Prophète et il délaisse les assemblées de science. Donc il faut multiplier, il faut diffuser la science.

 

Et comme a dit notre Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam à notre maitre ^Aliyy ce qui signifie : « Que tu sois la cause de la bonne guidée d’une seule personne cela vaut mieux pour toi que les biens les plus précieux de ce bas monde ». Même une seule personne. Tu vas avec une personne dans un trajet, transport en commun, tu lui dis « moi je te veux le bien je te dis quelques paroles » et tu lui fais un petit rappel. C’est facile, ce n’est pas difficile. Pourquoi il y a des gens pour dire du mal ils n’ont pas froid aux yeux ? Et toi tu as la clé du paradis, tu as la science, tu as la bonne croyance et tu vas éprouver de la pudeur qui n’est pas adapté ici.

 

Il y a une pudeur qui est louable et une pudeur qui n’est pas louable. Pour ordonner le bien et interdire le mal il ne s’agit pas d’avoir honte, celui qui a honte c’est celui qui commet un péché. Pas celui qui est sur la vérité.

 

Et le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qu’il a dit :

« إن العبد ليتكلّم بالكلمة لايرى بها بأسا يهوي بها في النار سبعين خريفا »

(Inna l-^abda layatakallamou bilkalimati, la yara biha ba’sa,  yahwi biha fi n-nari sab^ina kharifa)

 

ce qui signifie : « Certes il arrive à l’esclave de dire une parole dans laquelle il ne voit pas de mal mais à cause de laquelle il chutera en enfer d’une distance de soixante dix automnes. ». Il dit une parole, dans cette parole il pense qu’il n’y a pas de mal mais à cause de cette parole il va chuter en enfer, il va arriver à un endroit qui est réservé aux mécréants. C’est-à-dire que même le musulman entre en enfer, il n’arrive pas au fond de l’enfer. Donc c’est pour cela que c’est important. Il s’agit de se préserver. L’Islam est très précieux. C’est facile d’entrer en Islam, c’est une parole, une phrase mais aussi c’est facile d’en sortir. Donc il faut faire attention de ne pas sortir de l’islam. Ce n’est pas parce que quelqu’un est musulman depuis vingt générations qu’il se dit « moi je suis préservé ». Le commun des musulmans n’est pas préservé. Les Prophètes sont préservés, les saints, Allah les protège. Mais le commun des musulmans ne sont pas préservés de la mécréance.

Celui qui lâche les brides à sa langue, pour dire ce qui fait mériter le châtiment de Dieu, il se peut qu’il glisse à cause d’une seule plaisanterie, une seule blague dans laquelle il y a de la mécréance, sans y voir un quelconque mal mais il mérite à cause de cela la descente jusqu’au fond de l’enfer au jour du jugement. Et combien sont nombreux les gens qui sont ainsi. Il faut faire attention pour ne pas dire de paroles qui font sortir de l’islam. Il faut faire attention pour ne pas dire des mots qui font sortir de l’islam. Certains ils plaisantent, soit disant pour faire rire les gens. Ils racontent une des paroles qui sont contraire à la religion. Et d’autres ils apprécient, ils se mettent à rire, et après ils disent « elle me plait celle là je vais la répéter celle là ».

 

Et parmi les choses contre lesquelles il faut se préserver et préserver sa langue et qui se produisent souvent de la part des gens c’est la médisance. Qu’est ce que la médisance ? C’est citer ton frère en Islam, ou ta sœur, par quelque chose qui est en lui, ou en elle, qu’il ou elle déteste et en son absence. Quatre choses : que tu cites ton frère ou ta sœur en Islam, par quelque chose qui est en lui, ou en elle, qu’il ou elle déteste et en son absence, ça c’est interdit. Tu dis par exemple, « untel ses enfants ne sont pas polis », ou bien « unetelle elle ne sait pas s’habiller », même si c’est vrai, ou « untel il a tel métier » pour le blâmer, c’est quelque chose qu’il déteste, on ne parle pas de quelque chose que tu cites en bien ce n’est pas interdit mais si tu le cites en mal.

 

Le Prophète ^alayhi ssalatou wa sallam nous a donné une règle qui est très facile à retenir :

« لا يؤمن أحدكم حتى يحبّ لأخيه ما يحب لنفسه  «

(La you’minou ‘ahadoukoum hatta youhibba li-‘akhihi ma youhibou linafsihi)

 

« L’un de vous n’atteindra un degré de foi complète que s’il aime pour son frère ce qu’il aime pour lui-même ». Quand tu vas parler sur quelqu’un, met toi à sa place, dis toi « si c’était moi, est ce que j’aimerai qu’on parle de moi comme ça ? » Comme ça ça va t’aider à te surveiller. Donc mets-toi à la place de l’autre. Ça c’est un hadith qui signifie en français « l’un de vous n’atteindra un degré de foi complète que s’il aime pour son frère ce qu’il aime pour lui-même ». Ce que tu aimes pour toi, alors aime le pour ton frère.

 

Les plus graves des paroles sont les paroles de mécréance.

Qu’il est beau de conclure nos propos par un hadith du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam

« من صمت نجا «

(Man samata naja)

 

Qui signifie : « Celui qui se tait il est sauvé »

Et la parole du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam

« أكثر خطايا ابن ءادم من لسانه »

(‘akhtharou khataya bni ‘adam min lisanihi)

 

Qui signifie : « La plupart des péchés du fils de ‘Adam proviennent de sa langue ».

 

Un grand savant a dit : « Celui qui veut être sauvé qu’il diminue ses propos, qu’il ne parle pas beaucoup. Quand à celui qui parle beaucoup nécessairement il va tomber, soit dans le péché soit il va dire des paroles qui sont une perte de temps, il va perdre son temps, soit un péché soit une perte de temps. Si lui il fait attention à ce qu’il dit il va tomber dans ce qui est une perte de temps, mais la plupart des gens tombent dans les péchés et beaucoup tombent dans la mécréance, parce qu’ils parlent beaucoup.

 

Nous demandons à Allah d’être sauvés dans le bas monde et dans l’au-delà et de nous préserver nos langues de tout ce qui mène à la perte de sorte que nous ne les utilisions qu’en ce qu’Il agrée comme actes d’obéissances et comme actes de bien. Et notre dernière invocation est Al Hamdouli l-Lahi Rabbi l-^alamin

Cours général : Aadam le premier des humains et le premier des envoyés de Dieu

Posted in cours général,Croyance,Histoire,islam,Récit par chaykhaboulaliyah sur octobre 24, 2012

La louange est à Allah le seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Et nous demandons à Allah de nous préserver de l’état des gens de l’enfer, nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit

 

لَمَّا أَخْرَجَ اللهُ آدَمَ مِنَ الجَنَّةِ زَوَّدَهُ مِنْ ثِمارِ الجَنَّةِ فَثِمارُكُمْ هَذِهِ مِنْ تِلْكَ غَيْرَ أَنَّ هَذِهِ تَتَغَيَّرُ وَتِلْكَ لاَ تَتَغَيَّرُ وَعَلَّمَهُ اللهُ صَنْعَةَ كُلِّ شَيْءٍ

 (lamma ‘akhraja l-Lahou ‘adama mina l-jannati  zawwadahou min thimari l-jannah fathimaroukoum hadhihi min tilka th-thimar ghayra ‘anna hadhihi tataghayyar wa tilka la tataghayyar) wa ^allamahou l-Lahou san^ata koulli chay’)

 

 

ce qui signifie : « Lorsque Allah  a fait que ‘Adam sorte du paradis, Il lui a donné en provisions des fruits du paradis. Vos fruits que vous avez ici-bas proviennent de ces autres fruits qui sont des fruits du paradis, sauf que ces fruits du bas monde s’altèrent alors que les autres ne s’altèrent pas ». Et Allah  a enseigné à ‘Adam la fabrication de différentes choses et également comment exécuter plusieurs, différentes tâches. ‘Adam, ^alayhi s-salam, lorsque Allah  a fait qu’il est sorti du paradis, Il lui a donné en provisions des fruits du paradis et ces fruits-là, il en a mangé et il en a planté. Il a planté certains et il a mangé certains. Les fruits qui sont sortis du paradis ne sont pas altérés, ne pourrissent pas. Ils ne sont pas comme les fruits d’ici bas qui pourrissent. Les fruits du paradis ne pourrissent pas alors que les fruits d’ici bas pourrissent. Donc les fruits qu’il a ramenés du paradis, il en a mangé une partie et le reste est resté sur terre. Mais ils sont changés, ils n’ont plus gardé les caractéristiques qu’ils avaient au paradis. Les caractéristiques des fruits au paradis, c’est qu’ils n’étaient pas altérés, alors que ces fruits-là, il les a planté ici, ils n’ont pas gardé ces mêmes caractéristiques qu’au paradis. Ils sont devenus des fruits qui s’altèrent. Donc Allah  lui a enseigné comment semer, comment planter. Allah  lui a enseigné comment fabriquer, travailler le fer et autres métaux, le forgeron, la forge, Il lui a appris comment coudre, comment extraire de l’or, de l’argent de terre. C’est ‘Adam, ^alayhi s-salam, qui a appris aux gens comment fabriquer les pièces d’or et d’argent, pour les échanges. Comme aujourd’hui, ils enseignent dans l’économie comment soi-disant les gens ne savaient pas, ils faisaient le troc. Et après ils ont eu besoin d’échanger, ils ont fabriqué, ils ont imaginé des pièces. Non ! Parmi les choses qu’ils disent, beaucoup sont des hypothèses. Ce ne sont pas des choses qui sont fondées. Alors que ce que nous apprenons est fondé sur la parole d’un prophète, notre maître Mouhammad, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, qui lui a reçu la révélation et qui a eu des miracles qui sont des preuves que ce qu’il dit est vrai, que le Créateur de ce monde le confirme dans ce qu’il dit. Donc les humains savaient depuis le début fabriquer des pièces d’or et d’argent. Ce n’est pas comme certains ignorants qui disent qu’au départ ils ne savaient pas utiliser que des pièces, ils faisaient du troc, c’est-à-dire  ils échangent quatre œufs contre un peu de blé, et l’autre échange cinq sacs de blé contre un mouton. Cela s’appelle le troc. Les gens disent qu’avant, ils ne savaient pas comment utiliser les monnaies, alors s’il voulait acheter quelque chose, il déplaçait son troupeau. Et après, comme il a voulu acheter des choses un peu plus loin, il ne pouvait pas ramener son troupeau d’un pays à un autre, et là, ils ont imaginé les pièces. Ce n’est pas comme ça. ‘Adam, ^alayhi s-salam, Allah  lui a révélé comment de fabriquer des pièces d’or et d’argent. Si ce n’était pas ‘Adam, ^alayhi s-salam, les humains seraient comme des animaux. Donc notre maître ‘Adam a un grand mérite sur nous. C’est le premier prophète et c’est le père de l’humanité.

 

Et Allah  lui a enseigné les moyens de subsistance. Il lui a enseigné aussi les différentes langues, la langue arabe, les autres langues. La première des langues qui lui a enseigné, c’était la langue arabe. Puis les autres langues. Et quand la descendance de ‘Adam s’est multipliée, ils se sont répartis dans les différentes régions. Ensuite sa descendance, quand ils se sont multipliés, ils sont allés s’installer dans différentes régions. Certains ont dialogués entre eux avec une des langues que ‘Adam leur a enseignée. D’autres sont partis, ils ont gardés plus une autre langue que ‘Adam leur a enseignée. D’autres ont gardé une autre langue. Certains  sont restés à parler l’arabe. D’autres sont restés à parler en hébreux. D’autres sont restés à parler en syriaque. Donc les origines des langues que nous connaissons aujourd’hui sont des langues qui sont arrivées par révélation. Par exemple, quand les gens parlent aujourd’hui français, espagnol, italien. Ils ont une même origine ces différences. C’est comme une déclinaison d’une même langue, qui elle a été révélée. Eux après, ils ont suivi des chemins différents mais vous trouvez les mêmes racines. Et les origines des langues sont par révélation. La langue arabe est une langue par révélation. L’hébreu également. Le syriaque également. Mais le français, l’italien, l’espagnol, ce sont des déclinaisons d’autres langues qui elles, ont été par révélation.

 

Que Allah  honore et élève davantage notre maître ‘Adam et notre maître Nouh et tous les prophètes. ‘Adam ^alayhi s-salam a enseigné les Lois, les jugements. Il leur a enseigné le licite et l’interdit. Parmi les choses qui étaient interdites, qu’il leur a enseigné, ce sont quatre choses. Comme on avait vu lors de précédentes assemblées, il y a quatre choses qui sont toujours interdites. Ce sont quatre choses qui ont été interdites aux enfants de ‘Adam. Elles ont été interdites dans toutes les Lois. Quatre choses qui ont été interdites dans toutes les Lois. Ce sont la chair du porc, c’est-à-dire  le porc, le sanglier, le cadavre, c’est-à-dire  l’animal qui n’a pas été égorgé, le sang, c’est-à-dire  le sang qui a coulé, même si après il se coagule, c’est interdit, et ce qui a été égorgé ou tué en évoquant autre que le nom de Dieu, comme en évoquant le nom d’une idole par exemple, ou le nom de la croix, ou autre. Tout animal qui a été égorgé en évoquant autre que le nom de Dieu est interdit, que ce soit dans la Loi de ‘Adam ou dans la Loi de tous les prophètes qui sont venus après lui jusqu’à la Loi de notre maître Mouhammad, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

 

Quand notre maître ‘Adam est mort, Allah  a accordé la révélation, c’est-à-dire  le statut de prophète à un des fils de ‘Adam. Un des fils de ‘Adam était devenu prophète, qui s’appelle Chith. Dans la littérature occidentale, vous trouvez Seth. Donc il a enseigné l’Islam aux descendants de ‘Adam, aux humains. Après la mort de Chith, Allah  a envoyé un autre prophète qui s’appelle ‘Idris. Idris est venu après Chith. A l’époque de ‘Idris, tous les monde était musulman. Il n’y avait pas de mécréant. A l’époque de ‘Adam, il n’y avait pas de mécréant parmi les humains. A l’époque de Chith, il n’y avait pas de mécréant. Et à l’époque de ‘Idris également, il n’y avait pas de mécréant.

 

Après la mort de ‘Idris, les humains sont devenus mécréants. Ils se sont mis à adorer cinq idoles. C’était cinq hommes vertueux à l’origine. Mais après leur mort, ‘Iblis est venu aux gens et leur a dit : « Faites des statuts pour ces gens-là, comme ça, vous allez vous rappeler d’eux. Vous n’allez pas les oublier ». A leur époque, cela n’était pas interdit de faire des statuts à l’effigie de quelqu’un si ce n’était pas pour l’adorer. Ils avaient fait cela. A nouveau, ‘‘Iblis  est venu à leurs descendants et leur a dit : « Ces cinq-là méritent que vous les adoriez. Adorez-les ». Ils les ont adoré. Ils sont devenus associateurs. Ils sont devenus mécréants. C’est là l’origine de l’apparition de la mécréance.

 

Après la mécréance parmi les humains, Allah a envoyé un prophète qui s’appelle Nouh. Nouh, ^alayhi s-salam, est venu pour appeler les gens à l’Islam, comme les prophètes qui l’ont précédés. Nouh, ^alayhi s-salam, après une longue période, où il appelait les gens à l’Islam, environ quatre-vingt seulement sont entrés en Islam. Allahou tabaraka wa ta^ala  lui a révélé qu’après les quatre-vingt, il n’y en a plus aucun qui va devenir musulman. Quand notre maître Nouh a appris qu’il n’y aura plus de nouveau musulman, qu’il n’y avait que ceux qui sont déjà entrés en Islam, c’est là qu’il a fait des invocations contre les mécréants. Avant, il n’a pas fait d’invocation contre les mécréants. Avant, il essayait de les faire entrer en Islam. Mais quand Allah  lui a révélé qu’il n’y aura plus de nouveau musulman, il a fait des invocations contre les mécréants. Et Allah  tabaraka wa ta^ala  a révélé à Nouh de fabriquer un bateau, un navire, une arche mais loin de l’eau, sur la terre ferme. Habituellement ceux qui fabriquent des bateaux les fabriquent au bord de l’eau. Allah  lui a révélé de fabriquer sur la terre ferme. Et il a fait monter sur l’arche des humains musulmans et des animaux. Et avant que la pluie ne tombe, l’eau s’est mise à jaillir des entrailles de la terre. Toute la terre s’est couverte d’eau, qui est sortie de ses entrailles, avant qua la pluie ne commence à tomber. Puis la pluie s’est mise à tomber. Elle a recouvert toute la terre. Toute la terre a été recouverte. Et à cette époque-là, ce n’était pas la pluie comme maintenant, des petites gouttes. Mais c’était comme des montagnes d’eau qui tombaient. L’eau a noyé tout le monde, les petites et les grands, même les nourrissons. Ils sont tous morts noyés. Uniquement les musulmans qui ont suivi Nouh sont montés avec lui sur l’arche. Les autres sont morts noyés. Donc même notre maître Nouh avait quatre fils. Trois étaient musulmans, croyants. Et un était mécréant. Les trois musulmans s’appelaient SamHam, et Yafith. Le quatrième s’appelle Kan^an. Il a dit : « Je vais m’abriter au sommet d’une montagne ». Mais Allah l’a fait mourir avec ceux qui étaient morts. Toute la terre a été recouverte d’eau, même les plus hautes montagnes. Après six mois et plus, Allah  a fait que la terre assèche et avale toute l’eau. Donc il y a beaucoup d’eau sous terre maintenant. Et le bateau de Nouh s’est arrêté au bord d’une montagne en Iraq, qui s’appelle Al-Joudiyy. Quand la terre est devenue ferme à nouveau, ils sont descendus du navire. Tous les humains aujourd’hui sont descendants des trois fils de Nouh parce qu’uniquement les trois fils de Nouh ont eu des descendants. Les autres n’ont pas eu de descendants, les autres musulmans. Uniquement les trois fils de Nouh ont eu des descendants.

 

Après ils ont eu des descendants. Et quelques générations plus tard, après leur mort, Allah  a envoyé un autre prophète arabe, qui s’appelle Houd. Il était au Yémen. Aujourd’hui, la tombe de Houd est au Yémen. Les gens rendent visite à la tombe du prophète Houd. Et lui aussi appelait les gens à l’Islam. Après l’anéantissement du peuple de Nouh, il appelait les gens à l’Islam. Il s’est mis à les appeler à l’adoration de Allah. Houd, à son tour, peu de gens ont cru en lui. Peu de gens sont devenus musulmans. Mais les autres l’ont démentis. Allah  ta^ala  a fait que la plupart des gens restent sur la mécréance. Allah  a envoyé des prophètes. Ils sont la cause de la bonne guidée de certains mais beaucoup ne sont pas bien guidés. Allah  leur a envoyé une tempête de vent, qu’on appelle al-houçoum, qui a anéanti les mécréants et seuls les musulmans sont restés. Puis à leur tour, ils ont eu des descendants.

 

Et depuis ce temps-là, il y a toujours eu, à chaque période, à chaque époque, parmi les humains, ceux qui étaient musulmans et ceux qui étaient mécréants. Jusqu’à nos jours, la plupart des humains sont mécréants. Au jour du jugement, 99% des humains seront en enfer, et 1% au paradis. Même les jinn, la plupart d’entre eux sont mécréants. Mais lorsque ^Iça, ^alayhi s-salam va descendre, tout le monde va entrer en Islam. Et les mécréants vont mourir. Lorsque ^Iça, ^alayhi s-salam, va descendre, les mécréants vont mourir. Allah  ta^ala  lui donne par son souffle, quand il souffle, les mécréants qui sont dans sa portée, qui sont atteints par son souffle, meurent. Et son souffle va très loin, à la limite de son regard. ^Iça, ^alayhi s-salam, est un prophète. Ce n’est pas des moindres. Tous les prophètes ne sont pas négligeables. Les prophètes ont un haut degré selon le jugement de Allah, même si Allah  a fait que certains prophètes soient tués par certains mécréants, cela ne veut pas dire qu’il ne compte pas. Cela ne veut pas dire qu’ils sont négligeables. Mais Allah  ta^ala  éprouve qui Il veut. Et ceux qui ont les plus hauts degrés sont plus éprouvés que les autres. Et les prophètes ont les plus hauts degrés. Les mécréants seront anéantis lorsque ^Iça, ^alayhi s-salam, va descendre. Quarante ans après la descente de ^Iça, ^alayhi s-salam, notre maître ^Iça, ^alayhi s-salam, va mourir. Et il sera enterré à Médine, près de notre prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Il sera enterré à côté de lui. Le prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit :

لَيَنْزِلَنَّ عِيسَى حَكَمًا مُقْسِطًا وَلَيَسْلُكَنَّ فَجًّا حَاجًّا أَوْ مُعْتَمِرًا وَلَيَأْتِيَنَّ قَبْرِي وَلَيُسَلِّمَنَّ عَلَيَّ وَلأَرُدَّنَّ عَلَيْهِ السَّلاَمَ

(layanzilanna ^iça hakaman mouqsita wa layasloukanna fajjan hajjan ‘aw mou^tamira wa laya’tiyanna qabri wa layouçallimanna ^alayya wa la’arouddanna ^alayhi s-salam)

ce qui signifie : « ^Iça va sans aucun doute redescendre. Et il va gouverner les gens. Et il sera équitable, c’est-à-dire  il va appliquer la Loi du prophète Mouhammad  et il sera juste. Et il va traverser la vallée entre deux montagnes (Il s’agit de Médine, parce que Médine est entre deux montagnes, la montagne de ^Ir et la montagne de Sawr) pour aller faire un pèlerinage ou une ^oumrah. Il va venir me rendre visite et il va me passer le salam. Et je vais lui rendre le salam ». Et après la mort de ^Iça, ^alayhi s-salam, la mécréance va à nouveau apparaître parmi les humains. Il viendra une époque où il n’y aura plus aucun humain musulman. Tous seront mécréants. Et le jour du jugement aura lieu, commencera lorsqu’il n’y aura que des mécréants sur terre, c’est-à-dire  la fin de ce monde aura lieu lorsqu’il n’y aura que des mécréants vivant sur terre. Il y a aura la fin de ce monde. Notre maître ‘Israfil va souffler dans le cor. Et tous ceux qui étaient vivants vont mourir, même lui, ‘Israfil, Allah  le fait mourir. Même l’ange de la mort, ^Azra’il, Allah  le fait mourir. Et quarante ans après, Allah  les ressuscite. Il ressuscite ‘Israfil, qui va souffler une deuxième fois dans le cor (c’est un instrument qui émet un son). Et tous ceux qui étaient morts vont être ressuscités pour le jugement. ‘Israfil va souffler dans le cor, quand il n’y aura que ces mécréants vivants. Et tous les humains vont mourir. L’un d’entre eux va prendre une bouchée, va la manger. Avant qu’il ne la mange, il entend le son de l’instrument dans lequel ‘Israfil  va souffler, son âme va sortir par ce son-là. L’un est en train de manger, l’un est en train de travailler, quand ils entendent le son, ils vont tous mourir.

cours general : A propos du hajj et des dix premiers jours de dhou l-hijjah

Posted in cours général,Exhortation par chaykhaboulaliyah sur octobre 24, 2012

La louange est à Allah le seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Nous demandons à Allah de nous préserver de l’état des gens de l’enfer, nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

 

Allah a fait grâce à la communauté islamique par ses nombreux bienfaits. Il a accordé à ses esclaves vertueux, des saisons, des périodes, pour le bien durant lesquelles ils s’approvisionnent, ils profitent pour multiplier les actes d’adoration et les bonnes œuvres. Et Allah a prolongé la vie de ses esclaves de sorte qu’ils puissent profiter de ces périodes de bien. Et parmi ces périodes, les plus éminentes d’entre elles, il y a les dix premiers jours du mois de dhou l-hijjah.

 

Même si la moyenne d’âge de la communauté du Prophète Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam est courte par rapport aux communautés qui nous ont précédés. Vous savez que la moyenne d’âge dans cette communauté est d’environ soixante ans, un peu plus que soixante ans. Par rapport à des communautés qui nous ont précédés, qui elles vivaient beaucoup plus longtemps. Il y a des communautés où certains vivaient des centaines et des centaines d’années.

 

Notre maitre Nouh a vécu plus que mille ans. Donc la moyenne d’âge de cette communauté est très courte par rapport à des communautés qui nous ont précédés mais Allah par Sa grâce et Ses grands bienfaits nous a remplacé cette courte moyenne d’âge par des temps dans lesquels on peut multiplier des actes d’adoration et obtenir beaucoup de récompenses. C’est-à-dire que Dieu a bénit cette courte période de sorte qu’on puisse en profiter comme certains qui vivaient beaucoup plus longtemps. Vous savez que la barakah c’est la multiplication du bien. Il se peut que quelque chose soit en petite quantité mais Dieu fait que le bien qu’elle comporte soit immense. C’est ca la barakah, c’est la multiplication du bien.

 

Donc celui qui passe ces périodes bénies dans l’adoration de Dieu, c’est comme s’il a vécut longtemps. N’est ce pas qu’il nous est parvenu que celui qui fait l’invocation en faveur du Prophète Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, qui invoque Dieu qu’Il élève davantage le rang de notre Prophète Mouhammad le vendredi pendant le temps de al ^asr, après la prière de la journée vendredi, s’il récite quatre-vingt fois l’invocation en faveur du Prophète, Dieu lui pardonne des péchés de quatre-vingt années. Regardez, Allah fait qu’il y a de la barakah dans certaines choses, certaines périodes de sorte qu’on peut gagner des récompenses comme certains qui ont vécu beaucoup plus longtemps que nous. Donc c’est pour cela qu’il s’agit d’apprendre et de connaitre ces périodes exceptionnelles.

 

Donc parmi les grâces que Allah a accordé à la communauté du Prophète Mouhammad  salla l-Lahou ^alayhi wa sallam c’est qu’Il accorde dix récompenses pour une seule bonne action. Une seule bonne action, sa récompense est multipliée par dix. Donc déjà il y a cette grâce.

 

Et la prière c’est un acte d’adoration fondamental dans la religion, c’est-à-dire que les cinq prières sont les meilleurs des œuvres après la croyance en Dieu et en son Messager. Après la croyance en Dieu et Son Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam les cinq prières sont les meilleures des œuvres. Il s’agit de ne pas les négliger.

 

Celui qui accompli un pèlerinage mabrour, on va voir qu’est ce que ca veut dire exactement mabrour, il n’a pas d’autre récompense que le paradis pour son pèlerinage mabrour. 

Et celui dont le pèlerinage a été accepté, il sera libéré de ses péchés, il redeviendra comme le jour où sa mère l’a mise au monde, un nouveau né n’a pas de péchés. Même un enfant qui n’est pas responsable, qui n’a pas encore atteint la puberté n’est pas chargé de péché.

Donc celui qui fait un pèlerinage qui est accepté par Allah, il sortira de ses péchés, il redeviendra comme le jour où sa mère l’a mise au monde. Regardez le bienfait du pèlerinage qui est accepté par Allah.

Donc c’est un acte d’adoration important le pèlerinage, c’est un grand bienfait, il convient au musulman de bien réfléchir et de bien méditer au sujet de cet acte d’adoration le pèlerinage, al-hajj.

 

Il convient donc pour que l’esclave puisse profiter de ce grand bienfait qu’est le pèlerinage qu’il apprenne comment l’accomplir correctement pour bénéficier de cette grande récompense.

Il est requis d’abord, dans les premières choses qui sont rappelées ici c’est de patienter face à la nuisance des gens. Notre chaykh que Allah lui fasse miséricorde a dit : « si tu t’attends à n’avoir affaire qu’à des gens qui sont parfaits tu vas te retrouver tout seul ». Ce n’est pas une excuse dire « oui mais ces gens là sont entrain d’appliquer la religion, regardes elle met le voile ou regardes il met le qamis, regardes comment ils se comportent » Tout le monde n’est pas saint ou vertueux, il se peut que quelqu’une mette le voile et un tel mette le qamis mais il n’a pas le comportement d’excellence. Cela ne diminue pas son attachement à la religion. Parce que l’attachement à la religion est important, simplement on espère que ces gens s’améliorent et à nous de patienter face à leur nuisance parce que Allah éprouve les gens. Parfois Allah ta^ala fait qu’une personne est éprouvée. Comment elle est éprouvée? Par exemple elle a deux amis : un qui est athée qui ne reconnait ni la religion qui est complètement éloigné, c’est un ennemis de Dieu, c’est un mécréant mais il est gentil, il l’aide quand il est dans la difficulté, il lui sourit… et un autre qui selon l’apparence fait la prière, récite le Qour’an, il jeûne mais il a un comportement qui n’est pas bon du tout. Celui qui est faible qu’est ce qu’il dit ? « Ah regardes celui là est gentil, celui là est bien ! » Alors que ce n’est pas le critère correct. Il s’agit d’accorder à chaque chose sa juste valeur. Au jour du jugement sur quoi on sera interrogé ? Est-ce qu’on sera interrogé sur le fait d’être serviable avec les gens et d’être polis et souriant ou bien on sera interrogé sur notre croyance ?

 

Qu’est ce qu’on croyait au sujet de Dieu ? Qu’est ce qu’on avait pour croyance au sujet de Dieu ? Qu’est ce qu’on avait pour croyance au sujet du Prophète. La première chose au sujet de laquelle on sera interrogé c’est la croyance. Ce n’est pas la serviabilité ou l’amabilité ou le nombre de sourire qu’on a fait dans notre vie. Non ! La première chose c’est « Que croyais-tu au sujet du Prophète Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. » C’est pour cela qu’il convient de connaitre les choses à leur juste valeur.

 

Et après on patiente, on patiente avec les gens parce que comme a dit le chaykh : « si tu t’attends à n’avoir affaire qu’à des gens qui sont parfaits tu vas te retrouver tout seul ». Ou peut être tu vas aller avec des gens qui vont déteindre sur toi. Comment ils vont déteindre sur toi ? Ils vont t’influencer sur ta croyance, ils vont t’influencer sur ton attachement à l’islam. Parce que selon l’apparence ce sont des gens qui sont gentils, ce sont des gens qui sont serviables, ce sont des gens qui sont aimables mais en réalité Dieu ne les aime pas parce qu’eux ne croient pas en Dieu ou ils ne croient pas en notre Prophète Mouhammad, ou ils attribuent à Dieu des choses dont Il est exempt, comme certains qui croient que Dieu est un corps qui est assis au dessus du ciel. Ca ce n’est pas la croyance correcte. La croyance correcte c’est que Dieu ne ressemble pas à ses créatures et Il est sans endroit, Il n’habite pas le ciel. Il n’est pas partout. C’est Lui qui a crée le ciel, avant l’existence du ciel Dieu existe, avant l’existence du trône, al ^arch qui est le toit du paradis, Dieu existe et Il ne change pas. Tout comme avant l’existence de toutes ses créatures il existe, sans ses créatures, après la création de ses créatures, Il ne change pas. Le fait qu’une créature existe ou n’existe pas ca ne va pas changer Dieu.

Donc c’est pour cela qu’il convient que la personne fasse attention qu’elle reconnaisse à chaque chose sa juste valeur.

 

La première chose c’est l’attachement à l’islam, est ce que la personne a la bonne croyance ou n’a pas la bonne croyance ?

Après la deuxième chose au sujet de laquelle la personne sera interrogée au jour du jugement ce sont ses cinq prières. Est-ce qu’elle a fait ses cinq prières ? C’est pour cela qu’il ne faut pas négliger l’accomplissement de la prière. Il faut faire attention pour ne pas tomber dans le grand péché qui est de retarder une prière par rapport à son temps sans excuses valables. Certains te disent « Mais moi je suis loin, je commets des péchés » On lui dit « si tu commets des péchés, cela ne t’empêche pas d’accomplir les devoirs ». Certains, comment chaytan les entraine ? Il les enfonce davantage. Lui il commet des péchés, mais au lieu d’essayer de s’améliorer, qu’est ce qu’il fait ? Il te dit « Ah non, je commets des péchés donc je ne fais pas les devoirs » Ca ce n’est pas une conclusion correcte. S’il fait des péchés, il ne faut pas pour autant qu’il s’enfonce davantage. Qu’il accomplisse les devoirs et in cha’a l-Lah l’accomplissement de sa prière va améliorer son état. Ca va l’amener à se détacher des péchés.

 

Que l’on sache également que la patience face aux nuisances des gens est quelque chose de requise. Que l’on sache aussi qu’il convient à la personne qu’elle patiente. Et le pèlerin celui qui va pour accomplir le pèlerinage, il a besoin de côtoyer les gens. Celui qui va pour faire le pèlerinage il a besoin de côtoyer les gens. Et le croyant qui se mélange aux gens, qui côtoie les gens et qui patiente face à la nuisance des gens. Ce musulman là, ce croyant là qui patiente et qui se mélange aux gens il est meilleur que ceux qui ne se mélangent pas aux gens et qui ne patientent pas face à leur nuisance, parce que celui qui côtoie les gens, qui patiente face à la nuisance des gens, il est récompensé pour cette patience, il a la possibilité d’ordonner le bien et d’interdire le mal. Tandis que l’autre qui s’éloigne, qui s’isole qui ne se mélange pas aux gens, qui ne patiente pas face à leur nuisance celui là il est privé de cette récompense.

 

Un savant qui s’appelle Rabi^ah a dit :

 « المروءة في السفر بذلك الزاد و قلة الخلاف على الأصحاب والمزاح في غير مصاخط الله عزّ و جلّ »

(Al-mourou‘atou fi s-safari bidhalika z-zad wa qillatou l-khilafi ^ala l-‘ashab, wa l-mouzahou fi ghayri masakhiti l-Lahi ^azza wa jall )

 

 « La personne quand elle va en voyage, il convient qu’elle fasse preuve de noblesse d’âme » de noblesse d’âme avec ses compagnons, « il convient qu’elle ne contredise pas beaucoup ses compagnons de voyage ». Si les compagnons de voyage décident par exemple de faire une halte, il n’est pas à chaque fois entrain de s’opposer à eux. De dire « non pas maintenant, après » s’ils décident de partir il ne dit pas «non on reste encore ». Il essaie d’être souple et facile avec ses compagnons de voyage et même s’il lui arrive de plaisanter avec eux pour faire de la bonne ambiance que ca ne soit pas dans la désobéissance à Dieu. Que ca ne soit pas pour faire un péché, pour désobéir, pour mentir ou pour d’autres choses qui sont graves.

Sa^id Ibnou Joubayr a été interrogé, on lui a demandé :

« أيّ الحاج أفضل »

(‘ayyou l-hajji ‘afdal?)

 

 « Quel est le meilleur pèlerin ? Quand il va partir pour le pèlerinage, quel est le meilleur comportement ? » Il a dit :

 « من أطعم الطعام و كف لسانه »

(man ‘at^ama tta^am wa kaffa lisanahou)

 

« c’est celui qui partage sa nourriture avec ses compagnons de voyage et qui reste le plus longtemps possible silencieux. » Celui qui partage sa nourriture et qui garde le plus longtemps possible sa langue au repos, qui ne parle pas beaucoup. Pourquoi ? Parce que quand tu parles, tu peux tomber dans des choses qui sont déconseillées, tu peux tomber dans des choses qui sont interdites. Donc c’est pour cela qu’il vaut mieux retenir sa langue et ne pas parler.

Un autre homme vertueux qui s’appelle ‘Ibrahim ibnou ‘Adham que Allah l’agrée, quand les gens lui demandait si on pouvait l’accompagner pour faire le pèlerinage, « est ce qu’on peut partir avec toi ? » il posait pour condition deux choses. Il disait à ceux qui voulaient l’accompagner dans un voyage en générale, il leur posait deux conditions. La première c’était que ce soit lui qui soit à leur service pendant le voyage, donc s’ils avaient besoin de quelque chose, il voulait être lui à leur service et la deuxième chose était que ce soit lui qui fasse l’appel à la prière. Parce que faire l’appel à la prière est un acte qui donne beaucoup de récompenses et être au service de ses frères en islam et de ses sœurs en islam c’est quelque chose qui donne beaucoup de récompenses. Ce n’est pas comme aujourd’hui dans la maison, parfois le père ou la mère demande quelque chose à son enfant et l’enfant traine, traine… il ne veut pas le faire alors que les parents sont prioritaires à ce qu’on écoute leurs paroles.

 

Il y avait un homme vertueux qui accompagnait ses frères dans le voyage, dans différente sorte de voyage, quelque soit le voyage et il posait pour condition d’être à leur service et il avait la bonne intention, c’est-à-dire il faisait pour l’agrément de Dieu. Quand il voyait quelqu’un qui voulait laver son vêtement, il lui disait « mais c’est la condition que je t’ai posé, quand je t’accompagne dans le voyage, c’est moi qui suis à ton service » il prenait son vêtement et il le lavait pour lui. Quand il voyait quelqu’un qui voulait se laver la tête, il lui disait « ca c’est ma condition, c’est moi qui te laves la tête » et il lui lavait la tête et quand il est mort, ils ont vu sur sa main, il était inscrit : « il fait parti des gens du paradis ».

 

Tu ne sais pas quel acte peut te faire entrer au paradis. Tu ne sais pas quel acte, simplement, il y a une chose très importante c’est que tu es l’intention de rechercher l’agrément de Dieu. Et pour rechercher l’agrément de Dieu, qu’est ce que ca implique ? Ca implique que tu vas patienter face à la froideur des gens, aux mauvais comportements des autres. Parce qu’il se peut que tu veuilles faire quelque chose de bien à quelqu’un et que lui agisse en mal avec toi. Le chemin de la facilité c’est que ton nafs, la nafs de la plupart des gens lui dit « Pourquoi tu lui as dis ca, regardes comment il te traites, laisse le tomber, il ne mérite pas… » Le vertueux, celui qui arrive à casser son nafs c’est celui qui dit « moi je ne fais pas pour ses beaux yeux, moi je le fais pour l’agrément de Dieu, c’est pour gagner des récompenses » Après si lui est reconnaissant ou n’est pas reconnaissant, c’est son problème à lui, moi je fais ça pour l’agrément de Dieu. Et c’est ainsi que la personne peut espérer s’améliorer, augmenter et améliorer son état. Quant à celui qui est faible. Dès la petite première épreuve il baisse les bras et il retombe dans la médiocrité.

Tandis que celui qui essaie de casser son nafs, de s’améliorer, il patiente avec son frère, il patiente avec sa sœur, il patiente avec ses parents, il patiente avec ses enfants, il patiente avec son enseignant, il patiente avec les gens avec qui il travaille, un travail de da^wah. Et ça c’est quelque chose qui demande beaucoup beaucoup d’humilité, beaucoup de modestie et beaucoup d’effort sur son âme. Parce que l’âme aspire à être supérieure aux autres. Elle cherche la facilité, elle cherche la paresse, elle cherche à être meilleure que les autres.

 

Un savant a dit :

كنت في طريق الحج و كان الأمير يقف للناس كلّ يوم لصلاة الفجر فينزل فنصلي ثم نركب، فلما كان ذات يوم قرب طلوع الشمس و لم يقفوا للناس، فناديتهم فلم يلتفتوا إلى ذلك، فتوضّأت على المحمل، ثم نزلت للصلاة على الأرض، و وطّنت نفسي على المشي إلى وقت نزولهم للضّحى و كانوا لاينزلون إلى قريب وقت الظهر مع علمي بمشقة ذلك عليّ، و أني لا قدرة لي عليه، فلما صليت و قضيت صلاتي، نظرت إلى رفقتي، فإذا هم وقوف و قد كانوا لو سئلوا ذلك لم يفعلوا، فسألتهم عن سبب وقوفهم، فقالوا لما نزلت تعرقلت مقاود الجمال بعضها ببعض، فنحن في تخليصها إلى الآن

(kountou fi tariqi l-hajji wa kana l-‘amirou yaqifou li n-nasi koulla yawmin li salati l-fajri, fayanzilou fanousalli thoumma narkib, falamma kana dhata yawmin qarouba toulou^ou ch-chamsi wa lam yaqifou li n-nas, fanadaytouhoum falam yaltafitou ila dhalika, fatawadda’tou ^ala l-mahmali, thoumma nazaltou li s-salati ^ala l-‘ardi, wa watantou nafsi ^ala l-machyi ila waqti nouzoulihim li ddouha wa kanou la yanzilouna ila qaribi waqti dhdhouhri ma^a ^ilmi bi machaqqati dhalika ^alayy, wa anni la qoudrata li ^alayh,  falamma sallaytou wa qoudiyat salati, nadhartou ila rifqati, fa’idha houm wouqouf wa qad kanou law sou’ilou dhalika lam yaf^alou, fasa’altouhoum ^an sababi wouqoufihim, faqalou lamma nazalta ta^arqalat maqawidou l-jimali ba^douha biba^d, fanahnou fi takhlisiha ila  l-‘an)

 

« j’étais un jour en voyage pour le pèlerinage et l’habitude de cette caravane (il était dans une caravanne) c’était que le chef de cette caravane, c’était lui qui dirigeait la prière de assoubh, c’était lui qui dirigeait cette prière. » La caravane avançait à la fin de la nuit, ils profitaient sans doute de la fraicheur, et il faisait une halte pour faire la prière de assoubh la prière de l’aube. Puis ils remontaient, ils continuaient leur chemin puis s’arrêtaient un peu avant la prière de adhdhour, donc c’était l’habitude. Donc un jour alors qu’ils étaient entrain d’avancer, ce savant qui était dans la caravane était dans une monture, il a remarqué que le soleil allait bientôt se lever et la caravane n’avait pas encore fait halte pour faire la prière de soubh, donc ils allaient rater le temps de la prière, ce qui était grave parce que retarder une prière par rapport à son temps c’est un grand péché. Donc qu’est ce qu’il a fait ? Il leur a dit « il faut qu’on arrête pour faire une halte », eux ils n’ont pas entendu, ils ont voulu continuer leur chemin. Il s’est dit « moi je vais descendre, même si ça me fatigue, je vais faire ma prière dans son temps, même si eux ne vont pas s’arrêter et que ça va être très éprouvant pour moi de les rattraper lorsqu’ils vont faire une halte près du temps de adhdhour, mais je vais le faire parce que c’est un devoir. » il a dit « j’ai fais mon woudou’ dans la monture et je suis descendu, j’ai fais ma prière, quand j’ai terminé j’ai regardé la caravane était toujours là. Il leur a demandé « Mais qu’est ce qui vous a pris ? ». Ils lui ont dis « quand tu es descendu les brides et les cordes des chameaux se sont toutes entremêlées et là on essaie de tirer les fils pour qu’on arrive à continuer le chemin ».

 

Et il a dit

فجئت و ركبت و حمدت الله عز و جل وعلمت أنه ماقدّم أحد حق الله على هوى نفسه و راحتها إلا و رأى سعادة الدنيا و الآخرة ، ولعكس أحد ذلك فقدّم حظ نفسه على حق ربه إلا و رأى الشقاوة في الدنيا و الآخرة

(faji’tou wa rakibtou wa hamidtou l-Laha ^azza wa jall wa ^alimtou ‘annahou ma qaddama ‘ahadoun haqqa l-Lahi ^ala hawa nfsihi wa rahatiha ‘illa wa ra’a sa^adata d-dounya wa l-‘akhirah, wa la^akasa ‘ahadoun dhalika faqaddama hadhdha nafsihi ^ala haqqi rabbihi ‘illa wa ra’a ch-chaqawata fi d-dounya wa l-‘akhirah)

 

« celui qui priorise l’adoration de Dieu, au dépend des passions de son âme (parce que l’âme a des passions, elle aspire à des choses, entre autre l’âme recherche la facilité, elle recherche à ne pas trop se casser la tête, elle veut tout de suite et facilement) Allah le facilite dans ce bas monde et dans l’au delà. Et celui qui au contraire priorise les passions de son âme et bien il sera comme ces gens là qui essaient de faire sortir les cordes et qui essaient de les démêler. N’est ce pas que c’est Allah qui crée toute chose et il se peut que quelqu’un Allah lui donne une épreuve, une petite chose, à cause de cette chose là il rate beaucoup beaucoup de bien. Il est le créateur de toute chose, donc celui qui craint Dieu, qui se rappelle la Toute-puissance de Dieu, qu’il se dise moi je priorise dans tout les cas l’obéissance à Dieu. Et Dieu Incha’a l-Lah me facilite.

 

Il a cité à titre de preuves deux vers de poésie en arabe qui sont des métaphores, des images, il a dit :

و الله ما جئتكم زائرا إلا وجدت الأرض تُطوى لي، ولا ثنيت العزم عن بابكم إلا تعثّرت بأذيالي.

(wa l-Lahi ma gi’toukoum za‘iran illa wajadtou l’arda toutwa li, wa la thanaytou l-^azma ^an babikoum illa ta^aththartou bi ‘adhyali)

 

« Par Allah à chaque fois que je viens vous rendre visite, je vois comme si la terre était pliée et le chemin tout facile et chaque fois que je reculais un peu, je retardais alors je trébuchais dans mes vêtements ». C’est comme pour dire, à chaque fois que je veux me consacrer à l’adoration de Dieu, les choses deviennent faciles. Et si je fais preuve de défaillance, et je tarde, ou je commets des péchés ou je ne fais pas certains devoirs, les choses deviennent difficiles.

 

Une manière complète lorsqu’on va faire le pèlerinage, c’est d’évoquer beaucoup Dieu, d’essayer de se rappeler toujours Dieu, pas comme certains pensent « ça sera où l’hôtel? Qu’est ce qu’on va manger ce soir ? On va où ? Quand est ce qu’on va se lever ?» En fait, toi tu vas aller pour faire un acte d’adoration, donc il s’agit de te consacrer à cet acte d’adoration. Rappelles toi qu’il y a des gens qui partaient, avant ils mettaient une année pour  aller faire le pèlerinage. Certains saluaient leurs familles pour pratiquement ne plus les revoir. Et c’est vrai ça, certains ne revenaient pas. Aujourd’hui al hamdouli l-Lah, parfois en deux-trois heures ça y es tu atterris, tu fais ton pèlerinage, donc profites de ce temps, ne te laisses pas détourner par des choses futiles. Même si tu n’as pas mangé, même si tu as mal dormi, même si tu as mal mangé, qu’est ce que cela coûte ? Ce qui est important c’est que tu accomplisses l’adoration de Dieu.

 

L’imam Ahmad a rapporté que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a été interrogé

أي الحاج أفضل ؟

(‘ayyou l-hajji afdal ? )

 

sur quel était le meilleur pèlerin. Et le Prophète a répondu

 « أكثرهم لله ذكرا »

(‘aktharouhoum li l-Lahi dhikra)

 

ce qui signifie « c’est celui qui évoque le plus Dieu », c’est celui qui évoque le plus Dieu, on peut évoquer Dieu par la langue, par le cœur. C’est ça.

Ce même hadith a été rapporté aussi par plusieurs compagnons.

At-tirmidhiyy a rapporté et d’autres que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam,   Il a répondu

« أفضل الحج، العج و الثج »

(‘ afdalou l-hajji al-^ajjou wa th-thaj)

 

ce qui signifie « C’est le pèlerinage durant lequel on dit beaucoup « Allahou ‘Akbar » et « labbayka l-Lahoumma labbayk » à haute voix (ca c’est pour les hommes) et dans le quel on sacrifie pour l’agrément de Dieu» c’est-à-dire on égorge des moutons et d’autres animaux pour l’agrément de Dieu.

 

Parmi les caractères qu’il convient au pèlerin d’avoir durant son pèlerinage c’est d’être un bon compagnon de voyage, ce n’est pas un compagnon de voyage où les gens qui sont avec lui disent « Quand est ce qu’il va partir ? Qu’il va nous laisser ? » Ils sont contents d’être avec lui, c’est quelqu’un avec lequel les gens sont heureux. Ils sont contents, ce n’est pas un cas à problème, ce n’est pas quelqu’un qui on se dit « Quand est ce qu’il va partir on sera débarrassé de lui » Non ! Il faut qu’il soit agréable avec les gens qu’il accompagne. Également de faire le bien autour de soit par différents moyens et également de supporter la nuisance des gens et de cesser de nuire aux gens. Tout cela fait parti de l’excellence de comportement.

 

Donc parmi les choses qui sont une forme de bienfaisance elles sont nombreuses, comme par exemple la belle parole. Tu dis une belle parole. Ou aussi tu dépenses ton argent pour ton compagnon de voyage, quelqu’un qui n’a pas appris, tu lui enseigne, tu vas lui dire « voilà c’est comme ca qu’il faut faire ». Et d’accompagner quelqu’un s’est perdu, il se peut que tu rencontres des gens que c’est la première fois qu’ils quittent leur voyage, donc il se trouve au milieu de millions de personnes dans le même endroit avec des mouvements qui sont rapprochés d’un endroit à un autre. Donc si quelqu’un est perdu, tu vas pour l’aider à retrouver ses compagnons de voyage.

Il y a également ordonner le bien autour de toi, interdire le mal et en faisant cela avec sagesse, en faisant cela avec une bonne exhortation, tu corriges les gens correctement, avec la bonne manière. Rappelez vous à cet effet que al-Hasan et al-Housayn comment ils ont enseignés à un homme âgé comment faire le woudou’, sans lui dire qu’ils étaient entrain de lui enseigner. Donc les deux petits fils du prophète al-Hasan et Al-Housayn, les deux fils de sa fille Fatimah qui était mariée à notre maitre ^Aliyy. Quand ils ont vu un homme âgé qui était entrain de faire le woudou’, il ne faisait pas correctement. Ils n’ont pas dit « Ah qu’est ce que tu fais là, ce n’est pas correct » Non ! Ils ont bien vu qu’il y avait quelque chose qui clochait. Ils lui ont dit « On va faire le woudou’ devant toi et regardes bien et arbitre entre nous qui fait le woudou’ correctement » et tous deux ont fait correctement le woudou’. Lui il a su qu’ils ont fait correctement et que c’était lui qui devait apprendre. Donc c’est de cette manière, parfois quand tu enseignes à quelqu’un quelque chose, quand tu viens de haut tu es heurté à quoi ? Au nafs, à l’âme de cette personne. Elle te dit « Pour qui il se prend ? Pourquoi il vient m’enseigner ? C’est qui lui ? » Alors toi quel est ton objectif ? Ton objectif est que tu es une levée de bouclier et que la personne rejette la vérité ou bien qu’elle accepte la vérité ? C’est qu’elle accepte la vérité, ton objectif ce n’est pas de paraitre supérieur à elle. Comme l’imam Ach-Chafi^iyy disait, « il m’arrivait de débattre avec quelqu’un et je souhaitais que la vérité sorte de la bouche de celui avec qui je débats. Je l’amène à reconnaitre la vérité, à dire la vérité ». Donc tu viens et tu enseignes à la personne en étant souple, en étant facile et tu lui transmets l’information sans heurter ses sentiments, même si toi tu te dis « mais pourquoi il est orgueilleux » Quelqu’un qui n’est pas orgueilleux il accepte même de manière rude. Oui ça c’est théoriquement quelqu’un qui n’est pas orgueilleux mais toi quel est le risque. Tu ne connais pas cette personne si elle est orgueilleuse ou pas. Pour éviter ce risque utilise le chemin dont tu es sûr. Ce dont tu es sûr c’est de lui enseigner ça avec sagesse avec bonne exhortation comme Allah nous l’ordonne dans le Qour’an.

 

Et le Prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam a dit

« إن الله يعطي على الرفق ما لا يعطي على العنف »

(‘inna l-Laha you^ti ^ala r-rifqi ma la you^ti ^ala l-^ounf)

 

ce qui signifie « Allah accorde pour la chose qui est accomplie avec douceur plus que ce qu’Il accorde pour la chose qui est faite avec rudesse et dureté » Donc essaies d’être souple, de passer le message de la manière la plus souple et sage possible.

 

Donc également quand la personne va faire le pèlerinage, la ^oumrah, c’est quelque chose qui donne la Barakah dans l’argent, Allah éloigne la pauvreté de la personne lorsqu’elle dépense de l’argent pour le pèlerinage et la ^oumrah, c’est une cause.

 

L’Imam Ahmad a rapporté dans son Mousnad d’après ibnou Mas^oud que Allah l’agrée, il a dit : Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit

« تابعوا بين الحج و العمرة فإنهما ينفيان الفقر و الذنوب كما ينفي الكير خبث الحديد و الذهب و الفضة »

(Tabi^ou bayna l-hajji wa l^oumrati fa’innahouma yanfiyani l-faqra wa dh-dhounouba kama yanfi

l- kayrou khabatha l-hadidi wa dh-dhahabi wa l-fiddati)

 

 « faites suivre le pèlerinage de la ^oumrah, faites successivement le pèlerinage et la ^oumrah, enchainez le pèlerinage et la ^oumrah, Faites le pèlerinage et la ^oumrah les uns à la suite des autres car quand vous agissez ainsi, vous faites des pèlerinage les uns à la suite des autres des ^oumrah les unes à la suite des autres cela éloigne de vous la pauvreté et les péchés. »

Tout comme le forgeron fait chauffer le fer, les impuretés sortent ou l’orfèvre, celui qui travaille l’or, ou celui qui travaille l’argent quand il le chauffe, les impuretés qui étaient dans le métal s’en vont. De la même manière celui qui fait des pèlerinages et des ^oumrah successifs ça éloigne de lui la pauvreté et les péchés. Donc ca c’est un des mérites du pèlerinage et de la ^oumrah.

 

Abou Nou^aym a rapporté d’après Abou Hourayrah que Allah l’agrée que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit

« ثلاثة في ضمان الله، رجل خرج إلى مسجد من مساجد الله و رجل خرج غازيا في سبيل الله و رجل خرج حاجّا »

(thalathatoun fi damani l-Lahi, rajouloun kharaja ila masjidin min masajidi l-Lahi, wa rajouloun kharaja ghaziyan fi sabili l-Lahi, wa rajouloun kharaja hajjan)

 

ce qui signifie «Il y a trois catégories de personne qui sont sous la protection de Dieu, trois catégories de personne que Dieu protège et parmi ces gens là, il y a celui qui sort pour accomplir la prière dans une mosquée et celui qui part pour accomplir le pèlerinage. » Donc celui là aussi il est protégé par Allah.

 

Il a été rapporté et confirmé dans le sahih d’après ibnou ^Abbas que Allah l’agrée lui et son père, que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit au sujet d’un homme qui était mort en rituel de pèlerinage, il était parti pour faire son pèlerinage, donc il était en ihram, il avait juste les vêtements sur les épaules et les vêtements autour de la taille, il était mort en accomplissant le pèlerinage. C’était sa monture qui l’avait piétinée. Sa monture l’avait piétinée et il est mort. Le Prophète a dit

« اغسلوه بماء و سدر و كفنوه بثوبيه و لا تخمروا رأسه و لا تحنطوه »

(‘irsilouhou bi ma’in wa sidrin wa kaffinouhou bi thawbayhi wa la toukhammirou ra’sahou wa la touhannitouh)

 

ce qui signifie « lavez le, faites lui le lavage funéraire avec de l’eau et du sidr (c’est une sorte de plante pour parfumer l’eau), enveloppez le dans ses vêtements de pèlerinage et ne lui couvrez pas la tête. » Habituellement quelqu’un qui meurt on lui couvre la tête, mais lui comme il était en rituel de pèlerinage, et pour l’homme, il est interdit de se couvrir la tête pendant qu’il fait son rituel de pèlerinage. Pour la femme ce qui lui est interdit de couvrir c’est son visage ? bien sur elle couvre tout le reste mais c’est son visage qui reste découvert si elle meurt en rituel de pèlerinage, mais si ce n’est pas en rituel de pèlerinage on couvre la totalité. Cet homme là comme il était mort en rituel de pèlerinage, le prophète leur a dit de ne pas lui couvrir la tête et il a dit

« فإنه يبعث يوم القيامة ملبيا»

(fa’innahou youb^athou yawma l-qiyamati moulabbiyan)

 

ce qui signifie « Il va être ressuscité au jour du jugement en faisant la talbiyyah. En disant

«لبيك اللهم لبيك»

 « labbayka l-Lahoumma labbayk » qu’est ce que veut dire cette phrase « labbayka l-Lahoumma labbayk » ? C’est à dire « Nous répondons à ton ordre ô notre Seigneur nous répondons » c’est-à-dire quel ordre ? L’ordre d’accomplir le pèlerinage, quand les gens vont pour faire le pèlerinage, ils disent cette phrase, c’est-à-dire « Ô Allah nous répondons à l’ordre qui nous est parvenu » N’est ce pas que Allah a ordonné à notre maitre ‘Ibrahim ^alayhi s-salam d’appeler les gens au pèlerinage. Il a dit « Mais je suis dans une terre déserte ici, je vais appeler qui ? » Allah lui a révélé à lui ‘Ibrahim d’appeler et que Allah fait que son appel sera relayé. Et n’est ce pas qu’il nous est parvenu l’appel de notre maitre ‘Ibrahim, il nous est parvenu. Allah a révélé le Qour’an à notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et notre maitre Mouhammad a transmit à sa communauté et cela nous a été parvenu jusqu’à nous. Vous voyez comment le message a été relayé, donc il est bien parvenu.

Le pèlerinage nous rappel également le jour de la résurrection, quand tu vois tous ces gens là qui sont détachés du bas monde, vêtus des manières les plus simples, ca nous rappelle le jour du rassemblement, le jour du jugement.

 

Le pèlerinage nous rappelle le jour de la résurrection, il nous rappelle le jour du jugement, il nous rappelle le jour où les gens sortiront de leurs tombes pour être jugé et il nous rappelle les efforts que nous devons faire pour l’agrément de Allah. Puisque à l’occasion du pèlerinage il y a un entrainement pour l’âme pour faire face aux difficultés du voyage, les difficultés de quitter un endroit pour rejoindre un autre, et la fatigue et le fait de s’attacher à respecter des horaires bien particuliers, des moments bien particuliers. Il faut être dans un endroit à tel moment, des rituels particuliers que Allah a ordonné de faire et que notre Prophète honoré nous a indiqué, que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré. Nous demandons à Allah qu’Il nous accorde l’accomplissement du pèlerinage et de la ^oumrah et qu’Il accepte de nous nos bonnes œuvres, Il est certes celui qui accorde avec bienfaisance.

 

 

L’Imam Ahmad, at-Tirmidhiyy et d’autres ont rapportés de ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit

« ما من أيام ، العمل الصالح فيها أحب إلى الله من هذه الأيام»

(ma min ‘ayyamin al^amalou ssalihou fiha  ‘ahabbou ila l-Lahi min hadhihi l-‘ayyam)

 

ce qui signifie « Il n’y a pas des jours durant lesquelles les actes de bien sont le plus agrée par Dieu que ces dix jours là », ces dix jours que nous allons entamer, les dix premiers jours de dhou l-hijjah, Allah agrée que l’on accomplisse des actes de biens durant ces dix jours, donc profitons. Profitons pour accomplir des actes de bien pendant ces dix jours (dès que l’on termine le mois de dhou l-qi^dah on rentre dans le mois de dhou l-hijjah).

 

Un autre hadith qui a le même sens qui incite à agir en bien pendant les dix premiers jours du mois de dhou l-hijjah. Les bonnes œuvres sont une bonne provision et la meilleure des provisions c’est la piété. Et quand la personne cherche à accomplir le bien, c’est un bon signe pour elle.

 

Dans la vie, il y a des occasions, comme un commerçant qui dit « j’ai fais aujourd’hui une affaire, j’ai trouvé une occasion excellente, j’ai pu acheter tel produit beaucoup moins cher que d’habitude » Et bien dans ta vie également tu as des occasions, pour faire le bien.

 

Donc il y a dans notre de vie des occasions et des stations qu’il convient de saisir pour obtenir la grande récompense de la part de Dieu, et parmi ces jours il y a les dix jours de dhou l-hijjah. Et Allah a juré par le Qour’an par ces dix jours là. Si Allah jure sur quelque chose c’est que cette chose a une grande valeur. Et Allah a juré par le Qour’an pour les dix jours de dhou l-hijjah :

{و الفجر و ليال عشر}

(wa l-fajri wa layalin ^achr)

 

Et c’est une preuve que ces dix jours ont un statut, un degré éminent. Et il convient de profiter pour obtenir des récompenses de la part de Dieu. Il nous est parvenu au sujet du jeûne de ces dix jours et les veillées des nuits pour accomplir des actes d’adoration et de faire beaucoup de dhikr et d’aumône et beaucoup de bienfaisance, à ce sujet beaucoup de hadith et de paroles importantes qui ont été rapportées à ce sujet. Entre autre le hadith de Jabir dans le sahih de Al-Boukhariyy et de Mouslim d’après Abou ^ouwannah et ibnou Hiban

« ما من أيام أفضل  عند الله من أيام عشر ذي الحجة»

(ma min ayyamin ‘afdalou ^inda l-Lahi min ayyami ^achri dhi l-hijjah)

 

qui signifie « il n’y a pas des jours meilleurs sur terre selon le jugement de Allah que les dix jours de dhou l-hijjah ».

 

Il y a des preuves que le travail que l’on fait durant ces dix jours, ce sont des œuvres qui donnent beaucoup, beaucoup de récompenses. Que la personne profite de ce grand bien.

 

Dans sourat al Fajr Allah dit :

{ و الفجر و ليال عشر}

(wa l-fajri wa layalin ^achr)

 

ça veut dire les dix premiers jours de dhou l-hijjah. Toujours dans cette ‘Ayah

{و الفجر و ليال عشر}

(wa l-fajri wa layalin ^achr)

 

Allah a juré par les dix nuits et par ach-chaf^ et par al-watr. Et l’imam Ahmad à rapporté une parole du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qui explique

 

« الوتر هو يوم عرفة و الشفع هو يوم النحر»

(‘alwatrou houwa yawmou ^arafah wa ch-chaf^ou houwa yawmou n-nahr)

 

 

« les dix premières nuits de dhou l-hijjah, al watr c’est le jour de ^Arafat c’est le 9ème jour de dhou l-hijjah, c’est le jour où les pèlerins vont à ^Arafat (c’est la veille du jour de l ^aid)et ach-chaf^ c’est le jour du sacrifice, c’est le 10ème jour de dhou l-hijjah. »

 

Les dix premiers jours de dhou l-hijjah sont aussi les dix dernières nuits des quarante durant lesquelles Mouça a reçu la révélation de la part de Allah. Allah dit

{و واعدنا موسى ثلاثين ليلة و أتممناها بعشر فتم ميقات ربه أربعين ليلة و قال موسى لأخيه هارون اخلفني في قومي و أصلح و لا تتبع سبيل المفسدين}

(wa wa^adna mousa thalathina laylatan wa atmamnaha bi^achrin fatamma miqatou rabbihi arba^ina laylatan wa qala mousa li’akhihi harouna khloufni fi qawmi wa ‘aslih wa la tattabi^  sabila l-moufsidin)

 

dans [sourat al a^raf/142], « qu’il a ordonné à Mouça de se consacrer à l’adoration de Dieu et d’aller au mont Attour au Sinaï durant trente nuit et Il lui a rajouté dix nuits ». Les dix qui ont été rajoutées sont les dix premières nuits de dhou l-hijjah. Et regardez le mérite de cette période de l’année dans laquelle nous nous trouvons maintenant.

 

Le jour de ^Arafat est un jour éminent. C’est le meilleur jour de l’année, le jour où les pèlerins vont à ^Arafat, c’est le meilleur jour de l’année. Et le chaytan le jour de ^Arafat est énervé et il est humilié parce que les pèlerins se trouvent à ^Arafat et ils se consacrent à l’adoration de Dieu, c’est un jour éminent, celui qui n’est pas au pèlerinage qu’est ce qu’il peut faire ce jour là ? Il le jeûne le jour de ^Arafat, c’est le jour qui est la veille du jour de l^id. Donc cette année si vous voulez si l’^id c’est le vendredi ca sera le jeudi à jeûner. Si l’^id c’est le jeudi ca serait le mercredi qui est à jeuner. Donc il est interdit de jeuner le jour de l’^id, on ne jeûne pas le jour de l’^id, c’est haram mais c’est le jour d’avant. On le saura quand le mois sera entamé puisque le mois est connu par l’observation du croissant. Dès que le mois est entamé on sait si on est le premier, le deux ou le trois donc on peut connaitre quel est le 9. Là on n’a pas encore entamé le mois donc on ne peut pas savoir mais on sait que la fête c’est soit le vendredi soit le jeudi, donc le 9 ce sera la veille ca sera soit le mercredi ou le jeudi. Donc c’est un jour essayer de le jeûner parce qu’il y a beaucoup de récompenses, il y a beaucoup de bien à le jeûner.

 

D’après ^A’ichah hadith rapporté par Mouslim que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit

« ما من يوم أكثر من أن يعتق الله فيه عبدا من النار من يوم عرفة »

(ma min yawmin akhthara min ‘an you^tiqa l-Lahou fihi ^abdan mina n-nari min yawmi ^arafah)

 

 ce qui signifie : « Le jour dans lequel Allah affranchie le maximum de gens du feu de l’enfer c’est le jour de ^arafat » affranchie c’est-à-dire Il fait qu’ils ne rentreront pas en enfer. Donc c’est le jour de ^Arafat, le 9 de dhou l-hijjah.

 

Il convient à la personne de se préserver du haram ce jour là tout comme ils se préservent les autres jours de l’année et multiplier la parole de tawhid « La ilaha il-la l-Lah, Mouhammadoun raçoulou l-Lah» avec sincérité et véracité. Parce que c’est la base même de l’islam. Et Allah a parachever la religion un jour pareil à celui là.

Dans le Mouwatta’ de l’imam Malik que Allah l’agrée, le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit

«أفضل الدعاء دعاء يوم عرفة»

(afdalou d-dou^a’i  dou^a’ou yawmi ^arafah)

 

ce qui signifie « La meilleure des invocations ce sont les invocations que l’on fait le jour de ^Arafat. Donc profitez ce jour là.

 

Ceux qui sont au pèlerinage et ceux qui ne sont pas au pèlerinage et la suite du hadith, le Prophète a dit

«و خير ما قلت أنا و النبيون من قبلي لا إله إلا الله وحده لا شريك له»

(wa khayrou ma qoultou ana wa n-nabiyyouna min qabli, la ilaha illa l-Lahou wahdahou la charika lah)

 

ce qui signifie « La meilleure parole que j’ai dite moi ainsi que tous les Prophètes qui m’ont précédés c’est « La ilaha il-la l-Lah wahdahou la charika Lah » Il n’est de Dieu que Dieu, lui seul qui n’a pas d’associé.

 

Et au sujet de ce jour d’après l’imam Ahmad, d’après ibnou ^Abbas le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit

«إن هذا يوم من ملك فيه سمعه و بصره و لسانه، غفر له»

(‘inna hadha yawmoun man malaka fihi sam^ahou wa basarahou wa lisanahou, ghoufira lahou)

 

ce qui signifie au sujet du jour de ^Arafat : « Celui qui préserve sa langue ce jour là, celui qui préserve ses yeux et qui préserve ses oreilles de ce qui est interdit, Allah ta^ala lui pardonne ». Que chacun d’entre nous veille à ne pas rater ces occasions là. La vie est composée d’année et les années sont composées de mois, les mois sont composés de semaines et les semaines sont composées de jours, les jours sont composés d’heures, les heures sont composées de minutes et de secondes. Chaque instant est compté alors profitons maintenant pour faire des choses qui vont nous être utile au jour du jugement avant de le regretter, parce que le temps va passer de toute manière et on ne sait pas chacun quel est son échéance. On voit bien autour de nous on a entendu « untel est mort » Certains sont exhorté quand ils entendent que quelqu’un est mort d’autre ils disent c’est comme si « rubrique de chien écrasé dans un journal » il tourne la page et il passe. Non ! Il s’agit d’avoir présent à l’esprit que l’on va tous à notre terme. Et l’intelligent c’est celui qui œuvre pour ce qui vient après la mort, parce qu’aujourd’hui on œuvre et on ne voit pas le résultat mais demain ce seront les comptes et on ne pourra pas rattraper ce qu’on aura manqué maintenant. A nous d’apprendre, la science c’est la meilleure des choses qui peut t’accompagner pour améliorer ton état. Si tu n’as pas appris tu ne vas pas faire la distinction, tu ne pourras pas distinguer entre ce qui est bon et ce qui n’est pas bon. Celui qui n’a pas appris, il va juger généralement selon l’apparence comme l’exemple qu’on a pris au début. Il va dire « ah celui là il a un bon comportement » il va dire « il est bien alors » parce qu’il ne va pas connaitre quelle est la valeur des choses alors que ce qui est important c’est quel est ton attachement à la religion ? Quelle est ta croyance ? Est ce que ta croyance est correcte ? Est ce que ta croyance n’est pas correcte ? Est ce que tu t’es préservé contre les choses qui font sortir de l’islam ? Il y a des gens qui ne savent même pas qu’il y a des paroles qui font sortir de l’islam, qu’il y a des actes qui font sortir de l’islam, qu’il y a des croyances qui font sortir de l’islam. Il se croit musulman, il se croit que « ça va je n’ai rien à craindre pour moi » alors que lui il se peut qu’il est sorti de l’islam et qu’il ne sait pas. Donc il faut apprendre les choses qui font sortir de l’islam pour se préserver. Et s’il est sortit de l’islam il doit revenir à l’islam en prononçant les deux témoignages en disant «la ‘ilaha illa l-Lah Mouhammadoun racoulou l-Lah ».

Entre autre au sujet de la croyance, il s’agit d’avoir la croyance que Dieu n’a pas de ressemblance avec ses créatures, qu’Il n’est pas un corps qui a des membres (un pied, une main, des yeux, des oreilles) celui qui a cette croyance il n’est pas musulman celui là, il n’a pas la croyance du Prophète Mouhammad  salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

Egalement la personne doit savoir que elle ne doit pas rendre licite ce qui est interdite et elle ne doit pas rendre interdite les choses qui sont licites. La personne ne met pas de jugement de valeur de sa tête elle dit « oui ça j’aime, ça je n’aime pas, ça c’est bien, ça ce n’est pas bien » sans se référer à la religion. Donc quand on dit que tel comportement est bien ou tel comportement est mauvais ou tel acte est bon ou tel acte est mauvais on ne dit pas des choses qui reviennent à contredire la parole de Dieu, la parole du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Il s’agit d’apprendre quel est le jugement dans la religion et on s’aligne par rapport à ce qui est dans la religion, notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit

«لا يؤمن أحدكم حتى يكون هواه تبعا لما جئت به»

(la you’minou ahadoukoum hatta yakouna hawahou tab^an lima ji’tou bihi)

 

ce qui signifie « L’un de vous n’atteindra un degré de foi complète que s’il fait en sorte que les passions de son âme devienne soumise à la loi de l’islam »

La personne ne va pas inverser, elle dit « ce que moi j’apprécie alors c’est bien dans l’islam /ce que moi je n’apprécie pas alors ce n’est pas bien dans l’islam » Non, elle doit apprendre ce qui est bon, ce qui est mauvais et elle fait en sorte que son avis, son opinion devienne aligné, soumise et conforme à ce qui est parvenu dans la loi de l’islam. Et si toi tu n’as pas appris, tu apprends.

 

Le prophète ^alayhi s-salatou wa s-salam a dit

«من يرد الله به خيرا يفقهه في الدين، إنماالعلم بالتعلم و الفقه بالتفقه»

(man youridi l-Lahou bihi khayran youfaqqihou fi d-din, innama l-^ilmou bi t-ta^alloumi, wa

l-fiqhou bi t-tafaqqouh)

 

ce qui signifie « Celui pour qui Allah a voulu le bien Il fait qu’il apprenne la science de la religion » Et la science est par apprentissage, et c’est en apprenant que tu t’améliores et l’apprentissage a lieu par transmission orale. Ce n’est pas en lisant dans les livres ou en regardant dans des chaines de télé, par internet et on apprend. Non ! Mais c’est par transmission orale, c’est ainsi que le Prophète nous a conseillé d’apprendre. Donc chacun d’entre nous veille et on ne va pas apprendre chez n’importe qui. Si quelqu’un nous enseigne que Allah a un pied qu’l met en enfer et que l’enfer va se remplir à cause de son pied, qu’est ce qu’il raconte ? Il regarde trop les dessins animés apparemment, ce n’est pas cela la croyance des musulmans.

 

 Allah n’est pas un corps qui a un pied qu’Il met en enfer. Celui qui a une quantité, qui a une limite il a besoin de qui lui a donné cette quantité et cette limite. Et chacun d’entre voit qu’il est un corps, est ce que c’est nous qui avons fixé cette limite. Pourquoi je m’arrête ici et pas ici et plus encore petit. Ce n’est pas mes parents qui m’ont donné cette quantité, ce n’est pas moi qui me suis donné cette quantité. Chacun d’entre nous a une quantité et il a besoin de qui lui a donné cette quantité. Celui qui a une quantité, une limite et un volume, il a besoin de qui lui a donné cette quantité et ce volume. Et celui qui change d’un état à un autre il a besoin de qui le fait changer. Allah Lui est exempt de la quantité, Il exempt du changement. Nous on récite sourat al ikhlas, on dit

{قل هو الله أحد الله الصمد لم يلد و لم يولد و لم يكن له كفوا أحد}

« Qoul houwa-l-Lahou ‘ahad, Allahou ssamad, lam yalid wa lam youlad, wa lam yakoun lahou koufouwan ahad » qu’est ce que ca veut dire «wa lam yakoun lahou koufouwan ahad » Il n’a pas d’équivalent, cela ne veut pas dire qu’Il a une main plus grande ou une main plus petite, non ! Il n’a pas du tout de membre, Il n’a pas d’organe. C’est vrai que dans le Qour’an il peut y avoir des mots qui peuvent avoir plusieurs sens dans la langue arabe. Quel sens retenir et quel sens ne pas retenir ? On ne retient pas des sens qui en reviennent à contredire le Qour’an, Allah a dit qu’Il n’a pas d’équivalent. Comment tu vas dire qu’il a main ? Tu ne dis pas qu’il a une main, parce que le mot main en français c’est quelque chose qui veut dire un membre, un organe.

 

Alors qu’il peut avoir en arabe des mots qui peuvent avoir plusieurs sens. Entre autre que si tu les traduis ils peuvent avoir comme sens la main, mais ils peuvent avoir d’autres sens. Pourquoi tu traduis le sens qui n’est pas bon ? Traduis l’autre sens qui lui est bon, si tu veux traduire. Vous voyez les gens comment ils se sont trompés ? Parce qu’ils ont mal compris les ‘Ayah du Qour’an et c’est ce qui les a entrainé à contredire le Qour’an sans qu’ils ne s’en rendent compte. C’est pour cela que celui pour qui Allah veut le bien, Il fait qu’il apprenne correctement Allah a dit dans le Qour’an

{ليس كمثله شيء}

 

(Layca kamithlihi chay’) qui signifie en français, « Rien est tel que Lui » Absolument rien, donc Il n’est pas un corps, Il n’est pas une quantité, Il ne change pas, Il existe, pas comme tout ce qui existe. Les choses qui existent aujourd’hui autour de nous, sont dans un endroit, occupe un volume, un corps, Allah Lui n’est pas un corps, Il n’occupe pas d’endroits, Il existe avant l’existence des endroits.

 

 Avant l’existence des endroits, il n’y avait pas d’endroit et Lui il existe, Il existe sans endroit sans endroit. Et après la création des endroits, Il ne change pas, parce que celui qui change a besoin de qui le fait changer et à plus forte raison il a besoin de qui lui donne le début, donc Allah existe sans endroit. Et ceci ne revient pas à nier l’existence de Dieu, ce n’est pas vrai cela, ça c’est l’imagination qui n’arrive pas à atteindre cela mais notre croyance n’est pas basée sur l’imagination, notre croyance est basée sur ce que les Prophètes nous a transmis et notre raison confirme ce que le Prophète nous a transmis. Que Dieu fait que nous restions sur la croyance de notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et que nous mourrions sur la croyance de notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Et qu’Il nous rassemble sous la bannière de notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et que Dieu protège la communauté de notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam de tous les égarés qui essaient de porter atteinte à la croyance de notre Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Et que Dieu préserve sa communauté des épreuves qui sont en train de la toucher de toute part et on est dans la période au sujet de laquelle le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit

 

«تتداعا عليكم الأمم كما تتداعا الأكلة على قصعة الطعام»

(tatada^a ^alaykoumou l-‘oumamou kama tatada^a  l-‘akalatou ^ala qas^ati tta^am)

 

ce qui signifie « Les gens vont vous attaquer de toute part, toute les communautés vont s’allier contre vous, ils vont vous attaquer comme un plat au milieu de gens » chacun mange de son côté.

La raison

Posted in cours général par chaykhaboulaliyah sur octobre 24, 2012

La louange est à Allah, le Seigneur des mondes. Que Allah  élève davantage notre maître Mouhammad, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, et qu’Il préserve la communauté de Mouhammad  de ce que Mouhammad  craint pour elle.

 

La base de la religion musulmane est la connaissance. La science est la base de notre religion. Et aujourd’hui, le sujet est la raison parce que la raison intervient dans cette acquisition de connaissances. La religion musulmane, son fondement repose sur la science, c’est-à-dire sur la connaissance. L’objectif des sciences est d’acquérir des connaissances. Les sciences sont multiples. Il y a la science de la religion, la science de la physique, de la biologie. Il y a beaucoup de sortes de sciences. Et l’objectif des sciences est la connaissance. Et la religion musulmane, sa base est la science, c’est-à-dire  la connaissance. Et la raison intervient pour avoir des connaissances.

                 

Comment la raison peut-elle intervenir pour avoir des connaissances ? La religion musulmane incite fortement à utiliser la raison. Il y a beaucoup de ‘ayah  dans le Qour’an  qui mentionnent la considération que Allah  a accordé pour l’utilisation de la raison. Parmi les ‘ayah, Allah  ta^ala  dit dans le Qour’an :

 

﴿وفي أنفسكم أفلا تبصرون

 

(Wa fi ‘anfouçikoum ‘afala toubçiroun) ce qui signifie : « Et en vous-même, ne voyez-vous pas ? », c’est-à-dire  que Allah  ta^ala nous ordonne, nous appelle à méditer sur notre propre constitution, comment on est fait. Donc ici, c’est un appel à utiliser la raison. Et il y a aussi d’autres ‘ayah.

Il faut comprendre ce qu’est la raison. La raison est une force qui se trouve au niveau du cœur. Avec quoi on sait ? Avec nos cœurs. Et la raison se situe à quel niveau ? C’est une caractéristique du cœur. Souvent on dit : « Utilise ta raison » et on mentionne le cerveau. Non, la raison a lieu dans le cœur. Mais le cerveau, cette matière qui est dans le crâne, intervient pour la raison de sorte que si cette substance qui est dans le crâne, si elle faiblit, il y a une conséquence sur la raison. Mais la raison est dans le cœur. Et la croyance a lieu dans le cœur, et non pas dans le cerveau. Mais le cerveau intervient. La raison est quelque chose qui permet de faire ce qu’on appelle des raisonnements, c’est-à-dire  des déductions, de partir d’une connaissance pour en déduire une autre connaissance. C’est cela la fonction de la raison. La raison est une source de connaissance, c’est une cause pour acquérir des connaissances. Mais cela a aussi une autre fonction. La raison a donc deux fonctions. La deuxième chose, c’est que c’est un témoin pour la religion de l’Islam, c’est-à-dire  c’est un témoin en faveur de la religion.

La raison est une source de connaissance. Ainsi, il y avait un grand savant de la communauté qui s’appelle An-Naçafiyy. An-Naçafiyy est un savant du 5ème siècle de l’Hégire. Il a dit : « Les causes de connaissance sont au nombre de trois : il y a les sens sains, la nouvelle véridique, et la raison ». Quand on dit la raison, c’est-à-dire  la raison saine, c’est-à-dire  quelqu’un qui n’est pas fou. Donc il a dit que pour avoir la connaissance, il y a trois moyens : soit vous utilisez vos sens, vous voyez par exemple. Ici, on parle de quelqu’un qui a le sens de la vision sain, qui n’est pas malade. Là ce que je vois devant moi, ce mur, là j’ai une connaissance qu’il y a un mur devant moi. En effet, je le vois. Et s’il y a un bruit, je peux dire qu’il y a un son. Il y a un bruit qui s’est produit parce que j’ai entendu. J’ai utilisé mes oreilles, ce sens sain de l’ouïe qui est saine, et je n’ai pas de doute. Ce sont des causes pour la connaissance, c’est-à-dire que je sais avec certitude. Ce n’est pas si je pense fortement qu’il y a, non, c’est ce que je sais. Là, je sais qu’il y a un mur devant moi parce que je le vois. De même, il y a la nouvelle véridique. C’est par exemple celui qui est devant un des prophètes que Allah  ta^ala  a envoyé. Ce que lui annonce le prophète, cette nouvelle qu’il annonce à cette personne-là, c’est une connaissance certaine.  La connaissance que nous avons du prophète Mouhammad, s’il était devant nous et nous annonçait une chose, on dit : « C’est comme ça ». Quand le prophète, ^alayhi ssalatou wa s-salam, annonce qu’il y aura un jour du jugement, pour nous, il y aura un jour du jugement. Quand il nous annonce que le paradis existe, nous croyons que le paradis existe, même si on ne l’a pas vu. J’ai une connaissance qu’il y a un jour du jugement. J’ai la connaissance qu’il y a le paradis. C’est ce qu’on appelle la nouvelle véridique. Un autre exemple : si le prophète n’est pas devant nous, si beaucoup étaient à côté du prophète. Un très grand nombre de compagnons a entendu et ce très grand nombre de compagnons a transmis à un très grand nombre de personnes jusqu’à nous. Alors cette connaissance, cette nouvelle qui nous parvient de cette manière-là, pour nous, il n’y a pas de doute. Pourquoi ? Parce que à chaque fois, il y avait un très grand nombre de personnes. Des fois, il y a beaucoup de choses, des événements auxquels nous croyons mais que nous n’avons pas vu. Par exemple, l’existence qu’il y a eu un homme qui s’appelle Napoléon. Pourtant, est-ce que quelqu’un doute dans ce pays qu’il y a un homme qui s’appelle Napoléon ? Non, parce que le nombre de personnes qui l’ont vu était très grand, de sorte qu’il est impossible qu’ils se soient tous mis d’accord pour mentir. Et eux, ils ont transmis à un grand nombre de personnes, …, jusqu’à ce que la nouvelle nous soit parvenue. Donc même si nous ne l’avons pas vu, nous n’avons quand même pas de doute que Napoléon a existé. De même, la première guerre mondiale, on ne l’a pas vue, pourtant on croit à la première guerre mondiale parce que la nouvelle qui nous est parvenue est par beaucoup de gens. Il y en a beaucoup qui ont vu cela et qui ont transmis à beaucoup de gens jusqu’à ce que cela nous arrive. C’est pour cela que nous n’avons pas de doute. Certaines nouvelles qui viennent du prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, nous sont venues par cette voie-là. C’est ce qu’on appelle le tawatour, c’est-à-dire beaucoup ont entendu le prophète et ont transmis à beaucoup jusqu’à nos jours. Donc ceci est pour la nouvelle véridique.

Ensuite, il a mentionné la raison. Sachez que dans la religion musulmane, il y a deux sortes de connaissance. Il y a ce qu’on appelle les connaissances dans la religion. Il y a celles que l’on ne peut obtenir que par transmission. Et il y a celles que l’on peut obtenir ou acquérir par la raison. Comment a-t-on su qu’il y a un jour du jugement ? C’est parce que le prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, l’a transmis. Est-ce que c’est nous même qui avons utilisé notre raison pour savoir qu’il y a un jour du jugement ? Non. Si le prophète ne nous avait pas annoncé cela, nous ne n’aurions pas su qu’il y a un jour du jugement. Il faut qu’il y ait quelqu’un qui te transmette. Comment avons-nous su qu’il y a cinq prières obligatoires ?  C’est parce qu’il y a des gens qui nous ont transmis qu’il y a cinq prières obligatoires. Si tu réfléchis tout seul, tu n’arriveras pas. Ce n’est pas par ce moyen-là que tu arrives à cette connaissance. Et d’ailleurs, il y a la connaissance de ce qu’on appelle le bien et le mal. La connaissance du bien et du mal, c’est par transmission. C’est ce que la religion décrète comme étant bien ou mal. Ce n’est pas la raison. Adam, ^alayhi s-salam, le premier des humains, était marié. Son épouse s’appelle Hawwa’. Et Adam est un prophète. Et son épouse a mis au monde, d’après ce qui est rapporté, plusieurs fois des jumeaux. Adam avait une Loi que Allah lui a révélée, qui lui permettait de marier ses fils avec ses filles, mais pas sa jumelle. Il ne pouvait pas marier le frère et la sœur jumeaux. C’est pour cela que les humains se sont multipliés depuis Adam ^^alayhi ssalam. Après la mort de Adam, Allah a révélé à son fils Chith, qui était prophète, que cette loi était abrogée. Au temps de Adam, le fait de marier avec sa sœur, on dit que c’est bien. Nous descendons tous de Adam, des couples qui étaient formés des enfants de Adam. C’est une bonne chose. Mais maintenant, si un frère veut se marier avec sa sœur, on dit que c’est une mauvaise chose. Donc le bien et le mal, ce n’est pas la raison qui décrète que c’est bien ou mal, c’est ce que Allah  nous décrète comme étant bien ou mal. Pour cela, la connaissance du bien et du mal, ce n’est pas en réfléchissant tout seul. C’est en apprenant la science de la religion c’est pour cela que celui qui dit : « Moi, j’utilise ma raison », ce n’est pas la raison qui est une référence pour savoir le bien et le mal, mais c’est en apprenant. Cela veut dire que celui qui n’a pas appris la science de la religion, même si c’est quelqu’un qui a une raison forte, qui est très intelligent, mais ce n’est pas avec sa raison qu’il peut savoir le bien et le mal.

 

Et le deuxième type de connaissance : ce sont celles que l’on peut obtenir par la raison. Par exemple, le fait que Allah  ta^ala  existe. Bien sûr, il y a une ‘ayah  du Qour’an  qui nous le fait savoir. Allah  ta^ala  existe.

﴿أفي الله شك﴾

ce qui signifie : « Y aurait-il un doute au sujet de Allah ? », c’est-à-dire  y aurait-il un doute au sujet de Son existence ? Bien entendu, il n’y a pas de doute. Parce que toute chose qui est autour de nous, il n’y a pas une chose qui ne soit pas une preuve que Allah  ta^ala  existe. Les musulmans qui témoignent de cela au sens propre du terme. Ils témoignent, ils disent : « Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah ». Ils Le reconnaissent. Les anges aussi Le reconnaissent. En effet, tous les anges sont musulmans. Et les jinn musulmans aussi Le reconnaissent. Mais par exemple, les objets inanimés, la table n’a pas une langue pour témoigner. Mais son état, c’est comme si son état témoigne. Celui qui médite correctement, c’est comme si la table disait : « Mon état témoigne qu’il y a un Créateur ». Le grain de sable témoigne que Allah  ta^ala  existe et que ce monde a un Créateur. C’est pour cela que cela, on peut y arriver avec la raison. Si quelqu’un médite et utilise sa raison correctement, il arrive à la conclusion que ce monde a un Créateur, même s’il y a une ‘ayah  du Qour’an.  Avec la raison, on peut y arriver. Si par exemple, pour savoir que le Créateur du monde est Tout Puissant. Il y a des ‘ayah  du Qour’an  qui mentionnent que Allah  est Tout Puissant. Il y a des hadith qui mentionnent que Allah  est Tout Puissant. Mais même si la personne n’avait pas vu une ‘ayah  ou un hadith, avec sa raison, elle peut arriver au fait que Allah  est Tout Puissant parce qu’il sil utilise correctement sa raison, il se dit : « Ce monde, le Créateur qui l’a fait exister, forcément Il est Tout puissant. S’Il n’était pas Tout Puissant, ce serait une imperfection. Il aurait pour attribut l’incapacité. Et celui qui a pour attribut l’incapacité ne crée rien du tout ». Donc Allah  est le Créateur du monde. Il est impossible à Son sujet qu’Il soit sujet à l’imperfection. Même si quelqu’un n’a pas appris le Qour’an, avec sa raison, il peut arriver à cela. Par exemple, le fait que Allah  n’a pas de ressemblance avec Ses créatures. Allah  n’a pas de ressemblance ni avec la table, ni avec l’air parce que c’est Lui qui les a créés. Le Créateur de l’air n’a aucune ressemblance avec l’air. Le Créateur du soleil n’a pas de ressemblance avec le soleil. Le Créateur des choses n’a pas de ressemblance avec la chose qu’il a créée parce que si le Créateur avait une ressemblance avec Sa créature, il lui serait possible ce qui est possible pour la créature, comme le changement, comme le fait d’avoir, comme le fait d’avoir une fin. Tout ce qui est autre que Allah  a un début, je n’existais pas avant, le monde n’existait pas. Celui qui considère que Allah  a une ressemblance avec une chose qu’Il a créée, c’est comme s’il disait que Allah  a un début. Or Allah  ta^ala, Son existence n’a pas de début. En effet, si Son existence avait un début, Il aurait besoin lui-même de qui le fasse exister. Si quelqu’un dit : « Quelle est la preuve que tu as un Créateur qui t’a créé ? ». Tu lui réponds : « Le fait que je n’existais pas avant et que maintenant, j’existe. Et ce n’est pas nos parents qui nous ont fait exister. Même le fœtus, même l’embryon, ce n’est pas eux qui ont pris. Ce n’est même pas un acte volontaire le fait former. Tes parents ont été une cause pour que tu sois dans ce monde. Mais ce ne sont pas les créateurs ». Celui qui crée sait tout au sujet de la chose qu’il crée. Par exemple, lorsque je parle de moi, ce n’est pas moi qui crée ma parole. Je ne sais même pas comment fonctionnent les cordes vocales. Nous nous retrouvons en train de parler mais nous ne savons pas comment cela marche. Si je ne sais pas comment cela marche, comment serais-je le créateur de cette chose ? Le créateur est Allah. Ce sont des preuves rationnelles. Allah  nous a donné ce bienfait, qui est cette raison. Concernant les animaux, ils ont un instinct mais n’ont pas une raison. Nous avons une raison et Allah  nous incite à l’utiliser. Bien entendu, le fait que Allah  n’a pas de ressemblance avec les choses qu’Il a fait exister sont dans le Qour’an  aussi. Allah  ta^ala  dit dans le Qour’an :

﴿ليس كمثله شىء﴾

(Layça kamithlihi chay’), c’est-à-dire : « Rien n’est tel que Lui ». Donc la ‘ayah  du Qour’an  le mentionne. Mais si quelqu’un n’avait pas eu connaissance de cette ‘ayah, est-ce qu’il pouvait arriver à cette connaissance avec sa raison ? Oui, s’il réfléchit correctement. Je ne suis pas en train de dire : « N’apprenez pas mais allez réfléchir au sujet de Allah », non. On dit qu’il faut apprendre parce que la science est par transmission. Les compagnons du prophète apprenaient auprès du prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Mais sachez qu’il y a des connaissances auxquelles on peut arriver, même si nous n’avons pas eu de transmission. Donc la raison permet d’arriver à certaines connaissances, par exemple le fait que Allah  soit Tout Puissant. Même si la personne n’a pas lu dans le Qour’an  que Allah  est Tout Puissant, elle ne peut pas dire : « Oui, mais moi j’étais ignorante ». On répond : « Non, ce sont des connaissances sur lesquelles tu n’es pas excusé. Si tu avais utilisé ta raison, tu serais arrivé à cela ». Allah  ta^ala  existe. La raison témoigne de Son existence. Mais quand on dit la raison, cela ne signifie pas l’imagination. Celui qui regarde ce monde correctement, s’il utilise correctement sa raison, il en déduit que ce monde a un Créateur. Maintenant, le Créateur des mondes, on a dit qu’Il n’a aucune ressemblance avec les choses de ce monde. C’est pour cela que les savants ont dit : « Quoique tu imagines en ton esprit, Allah  en est différent » parce que ce que tu imagines dans ton esprit a une taille, une couleur, une forme. Mais Allah  ta^ala, c’est Lui le créateur des couleurs, c’est Lui le Créateur des formes. Il n’est pas qualifié par le fait d’avoir une taille petite ou grande. Allah  ta^ala  est le Créateur des corps. Quand au fait que les musulmans disent : « Allahou ‘akbar », que certains traduisent par : « Allah  est grand », en fait cela ne signifie pas que Allah  est grand par la taille. Même en français, parfois les gens disent : « Un grand homme », cela ne veut pas dire qu’il est grand par la taille. Mais cela signifie quelqu’un qui a une certaine valeur, une certaine considération. Allahou ‘akbar en arabe ne signifie pas que Allah  est grand par la taille, mais signifie que Allah  est plus puissant que tous ceux qui sont puissants. Et Allah  ta^ala  sait plus que tout autre. C’est cela que cela veut dire Allahou ‘akbar. Donc Allah  ta^ala  existe et n’a pas de ressemblance avec les choses qu’Il fait exister. Quoique tu imagines, Allah  est différent de ce que tu as imaginé. Allah  ta^ala  existe sans endroit car c’est Lui le Créateur de tous les endroits. Par exemple, là nous sommes dans un endroit, le soleil est dans un endroit, la lune est dans un endroit, c’est-à-dire  l’espace que ce corps aujourd’hui occupe. Allah  ta^ala  est Celui qui a créé toutes ces choses-là. Avant elles n’existaient pas. Seul Allah  ta^ala  existe sans avoir de début à Son existence. Quand à toutes ces choses-là qui existent maintenant, Allah  ta^ala  les a créées. Il n’en a pas besoin.  Et lorsque les musulmans lèvent les mains vers le ciel quand ils font des invocations, ce n’est pas parce que Allah  ta^ala  se trouverait dans un endroit vers le haut, mais c’est parce que le ciel est la qiblah pour les invocations. Tout comme le musulman se prosterne vers la ka^bah dans la prière. Cela ne signifie pas que Allah, le Créateur des mondes, serait dans la ka^bah. De même, lorsque nous levons les mains vers le ciel, c’est une qiblah pour les invocations, c’est parce que c’est du ciel que descendent les miséricordes. C’est le lieu où habitent les anges. C’est pour cela que celui qui invoque sincèrement, Allah  ta^ala  ne le déçoit pas. Et celui-là porte, après avoir invoqué, ses mains sur son visage, c’est-à-dire  il porte les miséricordes sur son corps.

 

Nous avons dit que la raison est une cause de connaissance. Quelqu’un, avec sa raison peut arriver à connaître des choses dans la religion musulmane. Et cela ne signifie pas que vous restez chez vous et vous réfléchissez pour connaître ces choses-là. Cette deuxième fonction, nous avons dit que c’est un témoin pour la religion. Cela veut dire que c’est un témoin en faveur de la religion. Cela signifie qu’il n’y a pas dans la religion quelque chose qui contredit la raison saine.  La raison est un témoin pour la religion mais ce n’est pas la référence première. On ne connaît pas le bien et le mal en utilisant la raison. Mais il n’y a pas quelque chose dans la raison, c’est-à-dire  quand il y a quelque chose de bien dans la religion, elle ne sera jamais contraire à la raison. Quand une chose est mauvaise selon la religion, il n’y a pas quelque chose dans la raison qui indique que cette chose-là soit en contradiction avec la raison. Quand on dit que c’est un témoin, cela veut dire qu’il n’y a pas dans la religion ce qui contredit la raison. Il n’y a pas quelque chose qui est incohérent avec le jugement rationnel. Avec la raison, il y a certains jugements dans la religion dont nous ne connaissons pas la sagesse, parce que dans tout ce que Allah  ta^ala  ordonne et interdit, il y a une sagesse. Si Allah  interdit une chose, c’est qu’il y a une sagesse de la part de Allah. Si Allah  permet une chose, c’est qu’il y a une sagesse de la part de Allah. Parfois, Allah  ne nous a pas fait savoir les sagesses. Si par exemple, quelqu’un nous dit : « Pourquoi, vous les musulmans, vous faites le jeûne de Ramada? ». On connaît certaines sagesses. Cela nous apprend la patience, la compassion envers les pauvres.  Mais quelle est la sagesse de faire une inclination et deux prosternations dans une rak^ah, pourquoi quatre rak^ah  et pas trois dans la prière ? Pourquoi exactement un mois le mois de ramada? Pourquoi compter les sept tours rituels autour de la ka^bah ? Certaines choses, on sait. Certaines, on ne sait pas. Mais ce dont on est sûr, c’est qu’il y a une sagesse. Donc quand vous savez qu’une chose est permise ou interdite, ce qui est sûr, c’est qu’il n’y a pas une contradiction avec la raison. Mais cela ne veut pas dire que vous connaissez la sagesse. Celui qui pense que quelque chose pourrait contredire la raison, c’est qu’il n’a pas compris. Si quelque chose, Allah  ta^ala  l’a décrété dans la religion, c’est qu’il y a une sagesse de la part de Allah  ta^ala. Allah  ta^ala  fait ce qu’Il veut de nous, Il enverra certains au paradis, Il enverra certains en enfer. Nous, nous devons savoir ce que Allah  ta^ala  nous ordonne de faire. Et si on est sûr qu’une chose est de la part de Allah, alors on y croit, que l’on sache ou que l’on ne sache pas la sagesse.

 

Le prophète a dit :

 

« طلب العلم فريضة على كل مسلم »

 

« Talabou l-^ilmi faridatoun ^ala koulli mouslim », c’est-à-dire  qu’appendre la science de la religion est une obligation pour tous musulman. il faut qu’il apprenne afin de savoir une part sur la croyance, une part sur la purification, une part dans les obligations, les devoirs du cœur, les péchés des organes, qu’est-ce qu’il est permis de faire, qu’est-ce qu’il n’est pas permis de faire. Et le musulman doit éviter les interdits. Après les peines, ça c’est les juges, les qadi, c’est-à-dire  même s’il est non musulman, il y a des peines. Nous devons obéir à Allah  ta^ala. Et nous devons enseigner parce que même les peines, l’emprisonnement, au temps du prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, les gens étaient attachés à la religion, et il y avait moins d’ignorance, moins de péchés que maintenant. C’est pour cela les gens doivent apprendre, doivent appliquer. Parce que de toute manière, tout ce qui est peines… qu’est-ce que c’est devant le jour du jugement ? Le prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit :

« الدنيا سجن الـمؤمن »

« ad-dounyaa sijnou l-Mou’min », il a dit ce qui signifie : «  le bas monde est comme une prison pour le musulman ». Même celui qui vit dans le bonheur, celui-là, par rapport à la félicité dans l’au-delà, pour le musulman, c’est comme si c’est rien du tout. Et le châtiment, les douleurs que peut ressentir la personne, que ce soit suite aux choses qu’il a fait pour lequel le juge l’a emprisonné, ce n’est rien par rapport à la douleur qu’il pourrait ressentir pour les péchés qu’il a fait dans le bas-monde.

Remarque : il y a une différence entre les connaissances acquises par jugement rationnel et ce qu’on appelle les théories. Ce n’est pas la même chose. La connaissance acquise par jugement rationnel te fait arriver à des connaissances certaines. Par exemple, si j’utilise correctement ma raison, j’arrive à la conclusion que ce monde a un Créateur, sans aucun doute. Si quelqu’un nous dit : « Mais avec la raison, comment se fait-il qu’il y ait des gens qui ne croient pas que Allah  existe ? ». Le fait qu’Il s’appelle Allah, c’est parce qu’on a  su par le prophète. Le prophète nous a annoncé que Son nom est Allah. Il y a des gens qui ne croient pas. Et ceux-là ont une raison. Ils ne sont pas fous. La réponse est qu’ils n’ont pas utilisé à bien leur raison. Les mains sont bien un bienfait de la part de Allah, mais il y a des gens qui ne savent pas les utiliser. Ils les utilisent pour faire le mal. La raison, qui est un bienfait de la part de Allah, il y a des gens qui ne savent pas l’utiliser. S’ils l’avaient utilisée correctement, ils seraient arrivés au résultat. Et d’ailleurs, celui qui dit qu’il n’y a pas de Créateur, on lui dit : « l’écrit, ce n’est pas suite à un arbre qui est tombé tout seul, puis que l’encre serait venue seule. Il y a forcément quelqu’un qui a écrit cet écrit. Comment un écrit sans qu’il y ait quelqu’un qui l’ait écrit ? Il va dire : « Ce n’est pas possible. Il y a forcément quelqu’un qui l’a écrit ». Vous lui dites : « Alors si un simple écrit, ta raison n’accepte pas qu’il n’ait pas un auteur, comment tu acceptes que ce monde, qui est beaucoup complexe qu’un simple écrit, n’ait pas un Créateur ? ». S’il vous dit : « C’est la nature ». Vous lui dites : La nature n’a pas de volonté. La nature, c’est les couleurs, les formes, le feu, les arbres. Par contre, les théories : les gens font des observations. Ils font quelques expériences. Et avec des constructions intellectuelles, ils émettent des hypothèses et ils disent : « voilà, avec ce qu’on a observé, avec l’expérience (on avait des expériences dans telles conditions), et avec des hypothèses, on en déduit que c’est comme ça. Exemple : la théorie du big bang. Ils parlent de choses qui ne sont pas certaines. Le mot théorie, cela veut dire que ce n’est pas quelque chose de certain. C’est supposer, c’est-à-dire  on pense que c’est comme cela. Alors il se peut que parfois la théorie tienne, et parfois elle ne tient pas. Si quelqu’un dit : « Ce qui est dit dans l’Islam est faux car il y a telle théorie », cela ne tient pas. A la base, la théorie n’est pas une chose certaine. Donc on ne peut pas l’utiliser comme un argument infaillible. Ce qui est étonnant, c’est que les gens qui ont fait même ces théories-là, eux-mêmes les premiers, émettent des réserves. Et les gens du commun les véhiculent comme si c’étaient des connaissances certaines alors  que celui même qui l’a faite ne dit pas que c’est comme cela. Certains savants ont dit que la raison est une faculté, une caractéristique qui te permet de distinguer le bien du mal. La raison est une caractéristique qui a lieu dans le cœur avec laquelle on fait des déductions. Pour être plus précis c’est quelque chose qui te permet d’obtenir des connaissances par déductions à partir de connaissances dites évidentes. La raison te permet de partir de quelque chose et d’en déduire une autre chose. Par exemple, tout à l’heure, on a dit que ce n’est pas la raison qui intervient pour savoir le bien du mal. Et maintenant, certains savants te disent que la raison te permet de distinguer le bien du mal. La cohérence est dans le point suivant : les savants, quand ils disent que tu distingues le bien du mal, les savants tels que l’imam Malik, l’imam Ach-Chafi^iyy, tous ces grands savants de la communauté, quand ils disent qu’une chose est interdite, il y a deux cas : soit il y a un texte clair (ex :

﴿حرمت عليكم الـميتة﴾

ce qui signifie : et le cadavre est interdit, c’est explicite, il n’y a pas lieu de réfléchir). Après il se peut que quand l’imam Ach-Chafi^iyy te dit que telle chose est interdite, il n’y ait pas un texte explicite. Comment a-t-il donc fait pour dire que c’est interdit s’il n’y a pas de texte explicite ? Il est parti de textes explicites et a pris les différents textes. Et avec une réflexion de sa part, il dit, alors cette chose-là est interdite ou n’est pas interdites, elle est laide ou elle n’est pas laide. C’est-à-dire  il n’y a pas un texte explicite, mais il y a des choses des autres textes, qui permettent aussi, et ceci est la fonction de savants tels que Ach-Chafi^iyy  de nous dire, même s’il n’y a pas un texte explicite, n’empêche que c’est interdit aussi. Donc le moujtahid, qu’a-t-il utilisé pour dire que c’est permis ou pas, alors qu’il n’y avait pas un texte explicite ? N’est-ce pas qu’il a réfléchi ? C’est quoi les connaissances évidentes ? Ce sont les textes de la Loi, le Qour’an, le hadith, parce que lui ici parle de quelque chose. Donc même s’il n’y a pas un texte qui dit que telle chose est interdite, il est parti quand même de ‘ayah, de hadith  et il est parvenu au résultat avec sa raison.

Autre chose : vous, vous apprenez ici. Les gens viennent apprendre le minimum de la religion. Les gens sortent et sont face à des situations. Combien de fois les gens apprennent le minimum obligatoire. Et malgré cela, ils ont toujours besoin d’appeler et de demander : « Quel est le jugement de cette chose-là, est-ce permis ou non ? ». Est-ce qu’on lui dit : « Non, écoute, tu as appris le minimum, tu te débrouilles ? ». Non, cela ne suffit pas toujours parce que parfois, la personne, il faut qu’elle réfléchisse pour savoir la situation dans laquelle elle est. Est-ce que c’est une situation qui rentre dans ce cas-là ou dans un autre cas. Des fois tu es dans une exception. Donc, il faut que tu utilises ta raison. Mais ce n’est pas tu vas réfléchir dans l’absolu avec ta raison. Tu vas dire : « J’ai appris que le prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit telle chose. J’ai appris qu’une ‘ayah  fait mention que telle chose est interdite. J’ai appris, maintenant je sais. Donc l’application de la religion demande une intelligence. Et les savants moujtahid aussi, quand ils vont appliquer la religion, quand ils vont donner les jugements dans les cas qui ne sont pas explicites dans le texte, ils vont utiliser leur raison.

Et aussi on a dit que la raison te fait arriver à des connaissances à partir d’autres connaissances. Pour le bien et le mal, on a compris. Il y a les textes et le résultat, c’est connaître ce qui est bien et ce qui est mal. Autre exemple : ce qui change a forcément un début. Par exemple, la terre change. En hiver, la terre est froide. Et en été, le sol est chaud. Il y a forcément, la terre a commencé, la terre a commencé. C’est une connaissance qu’on appelle évidente, c’est-à-dire  qu’on peut y arriver avec la raison. Et c’est quoi le résultat ? Allah  ne change pas. La déduction c’est que Allah  ne change pas.

« سبحان الذي يغير ولا يتغير »

La preuve que Allah  ne change pas. On dit : ce qui change a forcément un début. Oui mais Allah  Son existence n’a pas de début. Donc la conclusion est que Allah  ne change pas. Je pars de quelque chose, j’arrive à une autre. Je pars de quelque chose au niveau de la croyance, j’arrive à autre chose au niveau de la croyance. Je pars de textes de la Loi, parce que ça pour celui qui croit au prophète Mouhammad, il croit au Qour’an, pour lui c’est une connaissance évidente. Il ne dit pas : « Tiens, consommer du cadavre est interdit, est-ce que c’est vraiment vrai ? ». Non, il y croit. Donc pour lui, c’est quelque chose qui est une connaissance évidente. Il n’y a pas lieu de revenir là-dessus. Et à partir de cela, il essaye d’arriver à autre chose, pour connaître le bien et le mal. Quand quelqu’un dehors te dit : « Tiens ça c’est bien ou c’est mal ? ». Est-ce que tu vas avoir un texte du hadith  qui va te dire : « écoutes, le prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit que telle chose … ». Non, tu vas le ramener, tu vas lui dire que le prophète a dit telle chose, et ce qui est là rentre dans ce cadre-là, donc il y a une raison.

…. Quand je vais assister à un cours, n’est-ce pas que je vais utiliser ma raison pour comprendre ? En plus, si quelqu’un veut se convertir à l’Islam, il va vous dire : « Donne-moi une preuve que Allah  existe ». Tu vas lui dire : « Allah  ta^ala  dit dans le Qour’an », mais lui ne croit pas au Qour’an. Il faut une preuve rationnelle. Est-ce qu’on va leur dire : « Non, dans notre religion, on n’utilise pas notre raison » ?! Allah  ta^ala  a blâmé les gens de l’enfer. Ils diront au jour du jugement

 

﴿لو كنا نسمع أو نعقل ما كنا في أصحاب السعير﴾

 

ce qui signifie : « Si nous avions écouté, c’est-à-dire  avec acceptation (ce n’est pas seulement entendre) et si nous avions utilisé à bien notre raison, nous ne serions pas parmi les gens de l’enfer. Cela signifie que la raison a une considération dans la religion.

 

 

Certains savants ont dit que le cerveau est pour le cœur ce que le soleil est pour les yeux. La fonction des yeux est de regarder. S’il n’y a pas de lumière, est-ce que tu peux regarder ? Tu as besoin d’une lumière. Et le cœur, on raisonne avec le cœur, on croit avec le cœur.

 

Certains ont dit : « La raison est dans le cœur, comment ça ? Quand on frappe quelqu’un sur la tête, et qu’il devient fou. Ils ont dit que c’est cela la preuve que la raison est dans la tête, dans le crâne et pas dans le cœur ». La réponse qui est correcte est qu’elle est dans le cœur. Dans le Qour’an  il est dit

 

﴿قلوب يعقلون بها﴾

 ce qui signifie : « Des cœurs avec lesquels ils raisonnent ». Cela veut dire que la raison est dans le cœur. Il y a une ‘ayah  du Qour’an  qui mentionne que la réflexion, que le raisonnement est au niveau du cœur et pas au niveau du cerveau.

L’excellence du comportement et le long silence

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur septembre 27, 2012

La louange est à Allah le seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang notre maître Mouhammad et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Nous demandons à Allah de nous préserver de l’état des gens de l’enfer, nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Notre prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « il y a deux caractéristiques qui sont des qualités lorsque les gens les ont ». Quelles sont ces deux caractéristiques ? Il y a housnou l-khoulouq, l’excellence de comportement et le long silence, toulou ssamt.

Ce hadith a été rapporté par ^Abdou l-Lah Ibnou Mouhammad Abou Bakr ibnou abi d-dounia Al-Qourachiyy dans son livre Assamt. Le sens de ce hadith honoré c’est que ces deux caractéristiques, ces deux caractères comportent un grand bien pour les gens. Il s’agit de l’excellence de comportement et le long silence.

 

Le premier caractère auquel le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a incité c’est l’excellence de comportement. L’excellence de comportement c’est le titre donné à trois choses. L’excellence de comportement ce sont trois choses qui sont les bases et les piliers de ce point de caractère. L’excellence de comportement il s’agit de trois choses : La première de ces trois choses ces de cesser de nuire aux gens. La première des trois choses est d’arrêter de faire du mal aux autres, cesser de nuire aux gens. La deuxième c’est supporter la nuisance d’autrui. Quand les gens te font du mal tu supportes, tu patientes et la troisième c’est de faire du bien pour celui qui est reconnaissant tout comme celui qui n’est pas reconnaissant. On fait le bien pour Dieu, pour l’agrément de Dieu. On ne fait pas le bien pour plaire aux autres. Donc quand quelqu’un il fait le bien pour gagner des récompenses de la part de Dieu même si les gens ne sont pas reconnaissant, peu lui importe, ça ne le dérange pas, il ne va pas changer d’attitude parce que les gens ne sont pas reconnaissant. Même si les gens lui font du mal, lui il continu à faire le bien. Il fait le bien à celui qui est reconnaissant tout comme avec celui qui n’est pas reconnaissant. Ce sont là les trois choses qui sont les piliers de l’excellence de comportement.

 

Celui qui obtient l’excellence de comportement, celui qui réussi à avoir l’excellence de comportement, il aura obtenu un haut degré. Son degré est élevé selon le jugement de Dieu. Selon le jugement de Dieu, son degré est élevé. Pourquoi donc ? Parce que s’il a obtenu ce degré d’excellence de comportement, c’est qu’il a combattu fortement les passions de son âme. Pour obtenir ce degré d’excellence de comportement, il a combattu fortement les passions de son âme. Il se peut que grâce à l’excellence de comportement, il atteigne le degré de celui qui se lève la nuit fréquemment, régulièrement pour faire des actes d’adoration, des prières surérogatoires qu’on appelle al Qa ‘im et le degré de celui qui jeûne souvent des jeûnes surérogatoires. Car celui qui se lève régulièrement la nuit pour faire des prières surérogatoires et qui fait des jeûnes surérogatoires, celui là il a un haut degré. Grâce à l’excellence de comportement il se peut qu’il atteigne le degré de celui qui se lève tout le temps la nuit pour faire des prières surérogatoires et qui jeûne le jour pour faire des jeûnes surérogatoires.

Le Messager éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Il arrive que le croyant atteigne par son excellence de comportement le degré de celui qui fait toujours des jeûnes surérogatoires et qui se lève régulièrement la nuit pour faire des prières surérogatoires » Hadith rapporté par Abou Dawoud.

 

Le Prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam a dit ce qui signifie « Ceux d’entre vous qui ont un degré de foi le plus complet ce sont ceux qui ont les meilleurs comportements et les meilleurs d’entre vous sont ceux qui ont le meilleur comportement envers leurs épouses » [Rapporté par At tirmidhiyy].

 

Et le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Il n’y a pas quelque chose qui pèse plus lourd au jour du jugement dans la balance du croyant que l’excellent comportement » C’est-à-dire que l’excellent comportement est quelque chose qui pèse lourd dans la balance du croyant au jour du jugement. « Et certes Allah n’agrée pas, n’aime pas celui qui est vulgaire dans ces propos », celui qui dit des paroles vulgaires, celui qui utilise des mots qui sont laids, qui sont mauvais, des paroles laides et vulgaires ce genres de personne Allah ne les aimes pas.

 

Celui qui a l’excellence de comportement il oblige son âme à faire le bien avec les gens. Il oblige son âme à agir en bien avec les gens. C’est-à-dire qu’il oblige son âme à dire et à agir en bien. Il se force à dire du bien et à agir en bien. Et il ne nuit pas aux gens, il supporte leurs nuisances. Il ne leurs nuit pas et il supporte leurs nuisances.

 

Agir en bien, faire le bien avec les gens, c’est que tu prodigues le bien autour de toi sans requérir en contrepartie que les gens agissent en bien avec toi. Quand tu vas faire le bien tu ne cherches pas que ce soit en contrepartie d’un bien que les gens vont faire avec toi par la suite. Au contraire tu dois contraindre ton âme, tu dois l’astreindre à agir en bien envers les gens, qu’ils agissent en bien avec toi ou pas. C’est-à-dire tu ne requiers pas comme condition pour agir en bien que les gens agissent en bien. Même si eux n’agissent pas en bien avec toi, tu ne cherches pas la contrepartie. Toi lorsque tu fais le bien tu le fais pour l’agrément de Dieu. Donc il s’agit de contraindre son âme, de forcer son âme, de forcer son nafs à agir en bien même avec celui qui n’agit pas en bien avec toi. Même avec celui qui risque d’agir en mal avec toi. L’âme ici n’apprécie pas, parce que l’âme elle veut toujours être dans une bonne condition. Elle veut avoir la supériorité. Et ici c’est ça l’excellence de comportement, c’est que tu forces ton âme à faire le bien sans attendre de contrepartie même avec celui qui peut agir en mal avec toi.

 

L’excellence de comportement c’est un des caractères des prophètes que Dieu les honore et les élève davantage en degré, Tout les prophètes que Dieu les honore et les élève davantage en degré agissaient en bien avec ceux qui répondaient à leur appel à l’islam et avec ceux qui ne répondaient pas à leur appel à l’islam. Ainsi ils aimaient le bien que Allah aime pour les gens. Dans l’appel à l’islam ils faisaient preuve de patience et ils supportaient la nuisance de la part de ceux qui ne répondaient pas à leur appel. Au contraire, même avec ceux qui leur nuisaient, ils faisaient preuve de patience. Les prophètes appelaient leur peuple à l’adoration de Allah tabaraka wa ta^ala.

Et leur peuple répondait avec la nuisance et les insultes. Donc leur peuple répondait avec la nuisance et les insultes sauf ceux pour qui Allah a voulu le bien pour eux. Sauf ceux à qui Allah a fait miséricorde puisqu’ils ont répondu à l’appel de ces prophètes et ils sont entrés en islam.

 

Le croyant qui veut donc être élevé en degré, qui veut s’élever en degré selon le jugement de Dieu, il doit améliorer son comportement. Il doit faire en sorte que son comportement soit un comportement d’excellence c’est-à-dire il patiente face à la nuisance des gens tout en agissant en bien avec eux. C’est-à-dire que dans sa conduite il est comme un arbre fruitier. L’arbre fruitier quand il est frappé avec un bâton, ses fruits tombent, et quand on cueille le fruit sans frapper ses branches, ses fruits on les obtient aussi. Il convient que le croyant soit comme un arbre fruitier, il donne ses fruits qu’on le secoue ou qu’on ne le secoue pas. Il donne toujours des fruits. C’est comme ca qu’il convient qu’il soit.

 

Un poète a dit : « Mon fils soit parmi les humains, comme les palmiers, ses arbres dont on fait l’éloge, quand on lui lance des pierres au palmier il répond avec des fruits. Quand tu lances des pierres au palmier il te fait tomber des dattes. Donc c’est ainsi qu’il convient que tu sois, c’est-à-dire tu agis avec excellence de comportement. »

 

Et notre prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam est un excellent exemple, un excellent modèle pour nous. Allah a fait son éloge dans le Qour’an par Sa parole (en arabe dans le Qour’an) qui signifie : « Tu as certes un excellent comportement, un comportement éminent »

 

Ainsi parmi les caractéristiques du prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qui sont des traits de son comportement avec son peuple c’est qu’il pardonnait à celui qui était injuste avec lui. Premier trait de caractère, avec son peuple il pardonnait à celui qui était injuste avec lui et il donnait à celui qui le privait. Donc si quelqu’un ne lui donnait pas, lui il lui donne. Et il entretenait les liens avec celui qui les rompait avec lui. Si quelqu’un rompait les liens, lui il ne les rompait pas, il les entretenait. Et il agissait en bien avec celui qui agissait en mal avec lui.

 

Le deuxième caractère que le prophète a mentionné dans le hadith, deux caractéristiques qui sont des qualités si les gens s’en embellissent ce sont l’excellence de comportement et le long silence.

La deuxième caractéristique que le prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a fortement recommandé dans le hadith honoré c’est le long silence, c’est-à-dire de ne pas trop parler sauf pour dire du bien.

 

Le long silence, quand on dit être longtemps silencieux c’est-à-dire silencieux et s’abstenir de dire autre que l’évocation de Dieu, autre que les autres bonnes récompenses. Parce que les évocations de Dieu et les autres récompenses c’est bien, les autres paroles qui ramènent des récompenses c’est bien de les dire. Là on parle du long silence pour autre que cela. Le long silence, c’est un caractère qui est recommandé, que Dieu agrée. La personne qui est sensée, la personne qui est raisonnable devrait être le plus longtemps possible silencieuse, et de ne parler que pour dire du bien.

 

Donc la personne sensée devrait être le plus longtemps possible silencieuse et ne parler que pour dire du bien.

Donc, la personne il convient d’être silencieuse sauf pour du bien pour ce qui lui est utile pour sa subsistance ou pour ce qui lui est utile pour son au-delà comme les évocations de Allah, comme la récitation du Qour’an. comme les autres bonnes actions.

 

Donc la personne aura des comptes à rendre sur ce qu’elle dit. Elle ne dit pas des paroles qui sont une médisance, elle parle de quelqu’un dans son absence, elle dit « non ce n’est pas bien ce qu’il fait » dans le sens que c’est un défaut qu’il a en lui et qu’il n’aime pas qu’on le dévoile. Il ne fait pas la médisance, il ne va pas dire une parole qui va blesser le musulman, comme certaines femmes après des années de vie avec leur maris, il a fait quelque chose et elle lui dit « je n’ai jamais rien vu de bien de ta part ». Ça c’est haram, il se peut que cette fois ci il a fait une erreur, mais ne dit pas jamais. Si elle lui dit jamais ca lui blesse le cœur.  Même si lui dit à sa femme quelque chose qui lui blesse c’est interdit pour lui mais ca c’est quelque chose qui arrive souvent de la part des femmes, le prophète a dit que beaucoup de femme, maudissent beaucoup et renient le bienfait du mari. La personne est au courant maintenant, il s’agit de gérer maintenant, parfois c’est sur un coup de colère ou quand elle est prise par la discussion et elle lâche la bombe. Il ne faut pas lâcher la bombe, il faut se contenir, c’est pour ca il vaut mieux se taire. Il vaut mieux se taire, si tu sais que tu es en colère alors tais-toi. Imagines que tu vas brûler si tu parles, Imagine que tu vas recevoir un coup sur la tête si tu parles. Est-ce que tu vas parler ou est ce que tu vas t’abstenir ? Donc quand tu es en colère la solution est que tu te taises. Tu dis quand je ne serais plus en colère je gèrerais la situation, là je ne suis pas en état de la gérer. Maintenant c’est comme si la pile est à plat, elle est vide. Je recharge la batterie et après on verra.

 

En effet le prophète élu salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : pour chaque parole « soubhana l-Lah », tu as une bonne action, comme si tu faisais une aumône. Pour chaque parole « Allahou ‘Akbar » c’est comme si tu faisais une aumône, pour chaque parole « al hamdouli l-Lah » c’est comme si tu faisais une aumône, pour chaque parole « La ‘ilaha ‘illa l-Lah » c’est comme si tu donnais une aumône. Chaque fois que tu ordonnes le bien c’est comme si tu donnais une aumône, et chaque fois que tu interdis le mal c’est comme si tu faisais une aumône. C’est-à-dire ce sont là des occasions pour parler mais ici c’est parler en bien. Quand on a vu tout à l’heure qu’il vaut mieux ne pas parler c’est-à-dire quand il y a des choses inutiles. Quand il s’agit de gagner des récompenses, on parle. C’est pour cela que quand tu vois quelqu’un qui ne fait pas la prière, tu lui dis de faire la prière. Si quelqu’un n’assiste pas à une assemblée de science de religion, tu lui dis « assistes à l’assemblée de science de la religion », si tu as vu quelqu’un qui a commis un péché, tu lui dis « arrêtes de commettre ce péché ».

 

Il est rapporté également du prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qu’il a dit ce qui signifie « Ne parlez pas beaucoup pour dire autre que l’évocation de Allah parce que trop parler avec autre que l’évocation de Allah entraine la dureté du cœur» la personne son cœur devient dur. Qu’est ce que ca veut dire son cœur devient dur ? Même si elle entende des paroles d’exhortations, de rappel, ca ne lui attire pas l’attention, ça n’a pas d’effet sur elle parce que son cœur il est dur. Pourquoi ? Parce qu’elle bavarde, elle parle, elle parle… C’est pour cela ce n’est pas quelque chose de bien de trop parler. Dès qu’ils sont jeunes, dès qu’ils sont enfants c’est bien de s’habituer à ne pas trop parler. C’est une bonne caractéristique que de garder longtemps le silence.

 

Allah a fait grâce à ses esclaves de nombreux bienfaits. Des bienfaits innombrables, et parmi ces bienfaits que Allah nous a accordé il y a la langue. La langue c’est un bienfait que Allah nous a accordé. Regardez ceux qui n’ont pas de langue, ceux qui sont muets, c’est une grande épreuve. Al- Hamdouli l-Lah Allah a fait grâce à l’esclave de nombreux bienfaits dont seul Lui sait le nombre. Et parmi ces nombreux bienfaits il y a la langue.

Allah a fait que cette langue soit un organe que Allah a accordé à l’être humain pour régler ses affaires et ses besoins du bas monde et ses besoins de la religion. Pour qu’il puisse régler ses affaires et arriver à ses objectifs du bas monde et de la religion.

Et Allah nous a accordé cette langue importante pour pouvoir régler nos affaires et parvenir à nos fins concernant les sujets de la religion et concernant les sujet de l’au-delà, c’est-à-dire pour qu’on puisse l’utiliser dans ce qui est profitable et pas pour ce qui est préjudiciable. Nous ne devons pas utiliser la langue pour des choses qui vont nous nuire dans l’au-delà. Celui qui utilise cette langue dans ce qui lui est utile et pas dans ce qui lui est préjudiciable alors il n’y a pas de danger pour lui.

 

S’il utilise sa langue pour le bien, il ne va pas être châtié dans l’au-delà pour l’utilisation de sa langue. Quant à celui qui utilise sa langue pour le mal, celui là il n’aura pas remercié Dieu, il aura désobéi à Dieu, il mérite d’être châtié.

 

Et notre Messager éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré a dit ce qui signifie en français « Celui qui croit en Dieu et au jour dernier qu’il dise du bien ou alors qu’il se taise ». C’est-à-dire avant de parler, évalue ce que tu vas dire. Est-ce que ce que tu vas dire est quelque chose de bien ou pas ? Est-ce que c’est quelque chose qui va amener un bien ou pas ? Est-ce que tu vas ordonner le bien, interdire le mal ou est ce que ce sont des paroles inutiles ? Ou pire encore, est ce que ce sont des paroles interdites qui vont nuire à quelqu’un ? Tu réfléchis. Avant de parler tu ne t’empresses pas de parler. Réfléchis d’abord si c’est utile tu le dis sinon tu te tais, c’est mieux. Il vaut mieux te taire.

 

Celui qui ne s’habitue pas à être silencieux, il va s’habituer à trop parler, il peut être entrainé à des situations périlleuses, dangereuses qui vont le faire glisser jusqu’à aller en enfer.

 

Il a été authentifié du compagnon honorable ^Abdou l-Lah ibnou Mas^oud que Allah l’agrée, qui s’était adressé à sa langue un jour et il a dit : « Ô ma langue, dis du bien, tu gagneras et abstiens toi de dire du mal, tu seras sauvé avant de le regretter car j’ai entendu le Messager de Dieu salla l-Lahou ^alayhi wa sallam dire ce qui signifie en français : « la plupart des péchés de l’être humain provienne de sa langue » ». [Rapporté par AtTabaraniyy]

 

Et parmi les erreurs qui peuvent être commise par la langue, il y a la mécréance et les grands péchés.  Si la personne utilise sa langue dans quelque chose qui fait mériter le châtiment de Dieu à cause de paroles interdites sans faire attention, il se peut que cette personne dans l’au-delà, à cause de ces paroles interdites arrive jusqu’au fond de l’enfer fond de l’enfer. Si la personne dit des paroles que Dieu a interdite sans faire attention, il se peut que dans l’au-delà il arrive au fond de l’enfer à cause de paroles qui seraient de la mécréance. Parce que la mécréance est le plus grave des péchés selon le jugement de Dieu. Il se peut que quelqu’un croit qu’il est musulman parce qu’il est né au pays, ou il dit « toute ma famille sont musulmans » ou il dit « mon père c’est un imam » Même si ton père était un imam, n’est ce pas que notre Maitre Nouh il avait quatre fils, trois étaient musulmans et le quatrième est mort mécréant. Son père était un prophète et il est mort mécréant. Donc ce n’est pas parce que ton père ou ton voisin ou ton fils ou tu habites à la Mecque… Tu dois faire attention à ce que tu dis. Il y a des paroles qui font sortir de l’islam. Celui qui rend interdit quelque chose de licite, celui qui rend licite quelque chose d’interdit, celui qui dit « ça ne fait rien, chacun est libre de croire ce qu’il veut » « il est libre de dire ce qu’il veut ». S’il est libre, si on lui insultait sa mère ou sa sœur et regardes comment il réagit. Mais quand on insulte le prophète ou insulte Dieu, tu dis c’est libre. Nan ce n’est pas libre.

Donc il y a des paroles qui font sortir de l’islam, que la personne fasse attention pour ne pas se retrouver dans l’au-delà au fond de l’enfer. Et qu’elle rappelle cela aux gens au titre d’ordonner le bien et d’interdire le mal. Ordonner le bien et interdire le mal c’est un grand devoir pour les musulmans. Beaucoup de gens l’ont délaissé de nos jours, certains disent : « moi je suis tranquille je fais mes cinq prières, je jeûne le mois de Ramadan, je ne fais pas de mal aux gens, ca va ! » Oui mais parmi les devoirs il y a ordonné le bien et interdire le mal. Que tu ailles vers les gens que tu leur rappelle les attributs de Dieu, les attributs des prophètes. Tu leur enseignes qu’il y a des paroles qui font sortir de l’islam ? Chacun il enseigne, il enseigne, il enseigne…multiplier les assemblées de science de la religion, parce que chaytan n’aime pas les assemblées de science de la religion, il essaie de faire tout son possible pour arrêter les assemblées. Il déteste notre prophète et il délaisse les assemblées de science. Donc il faut multiplier, il faut diffuser la science.

 

Et comme a dit notre prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam à notre maitre ^Aliyy ce qui signifie : « Que tu sois la cause de la bonne guidée d’une seule personne cela vaut mieux pour toi que les biens les plus précieux de ce bas monde » Même une seule personne. Tu vas avec une personne dans un trajet, transport en commun, tu lui dis « moi je te veux le bien je te dis quelques paroles » et tu lui fais un petit rappel. C’est facile, ce n’est pas difficile. Pourquoi il y a des gens pour dire du mal ils n’ont pas froid aux yeux ? Et toi tu as la clé du paradis, tu as la science, tu as la bonne croyance et tu vas éprouver de la pudeur qui n’est pas adapté ici.

 

Il y a une pudeur qui est louable et une pudeur qui n’est pas louable. Pour ordonner le bien et interdire le mal il ne s’agit pas d’avoir honte, celui qui a honte c’est celui qui commet un péché. Pas celui qui est sur la vérité.

 

Et le prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qu’il a dit ce qui signifie : « Certes il arrive à l’esclave de dire une parole dans laquelle il ne voit pas de mal mais à cause de laquelle il chutera en enfer d’une distance de soixante dix automne. » Il dit une parole, dans cette parole il pense qu’il n’y a pas de mal mais à cause de cette parole il va chuter en enfer, il va arriver à un endroit qui est réservé aux mécréants. C’est-à-dire que même le musulman entre en enfer, il n’arrive pas au fond de l’enfer. Donc c’est pour cela que c’est important. Il s’agit de se préserver. L’islam est très précieux. C’est facile d’entrer en islam, c’est une parole, une phrase mais aussi c’est facile d’en sortir. Donc il faut faire attention de ne pas sortir de l’islam. Ce n’est pas parce que quelqu’un est musulman depuis vingt générations qu’il se dit « moi je suis préservé ». Le commun des musulmans n’est pas préservé. Les prophètes sont préservés, les saints, Allah les protège. Mais le commun des musulmans ne sont pas préservés de la mécréance.

 

Celui qui lâche les brides à sa langue, pour dire ce qui fait mériter le châtiment de Dieu, il se peut qu’il glisse à cause d’une seule plaisanterie, une seule blague dans laquelle il y a de la mécréance, sans y voir un quelconque mal mais il mérite à cause de cela la descente jusqu’au fond de l’enfer au jour du jugement. Et combien sont nombreux les gens qui sont ainsi. Il faut faire attention pour ne pas dire de paroles qui font sortir de l’islam. Il faut faire attention pour ne pas dire des mots qui font sortir de l’islam. Certains ils plaisantent, soit disant pour faire rire les gens. Ils racontent une des paroles qui sont contraires à la religion. Et d’autres ils apprécient, ils se mettent à rire, et après ils disent « elle me plait celle là je vais la répéter celle là ».

 

Et parmi les choses contre lesquelles il faut se préserver et préserver sa langue et qui se produisent souvent de la part des gens c’est la médisance. Qu’est ce que la médisance ? C’est citer ton frère en islam, ou ta sœur, par quelque chose qui est en lui, ou en elle, qu’il ou elle déteste et en son absence. Quatre choses : que tu cites ton frère ou ta sœur en islam, par quelque chose qui est en lui, ou en elle, qu’il ou elle déteste et en son absence, ca c’est interdit. Tu dis par exemple, untel ses enfants ne sont pas polis, ou bien unetelle elle ne sait pas s’habiller, même si c’est vrai, ou untel il a tel métier pour le blâmer, c’est quelque chose qu’il déteste, on ne parle pas de quelque chose que tu cites en bien ce n’est pas interdit mais si tu le cites en mal.

 

Le prophète ^alayhi ssalatou wa sallam nous a donné une règle qui est très facile, à retenir : « l’un de vous n’atteindras un degré de foi complète que s’il aime pour son frère ce qu’il aime pour lui-même ». Quand tu vas parler sur quelqu’un, met toi à sa place, dis toi « si c’était moi, est ce que j’aimerais qu’on parle de moi comme ça ? » Comme ça ça va t’aider à te surveiller. Donc met toi à la place de l’autre. Ca c’est un hadith qui signifie en français « l’un de vous n’atteindras un degré de foi complète que s’il aime pour son frère ce qu’il aime pour lui-même ». Ce que tu aimes pour toi, alors aimes le pour ton frère.

 

Les plus graves des paroles sont les paroles de mécréance.

 

Qu’il est beau de conclure nos propos par un hadith du prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qui signifie : « Celui qui se tait il est sauvé »

Et la parole du prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qui signifie : « La plupart des péchés du fils de ‘Adam proviennent de sa langue ».

 

Notre Chaykh que Allah lui fasse Miséricorde a dit : « Celui qui veut être sauvé qu’il diminue ses propos, qu’il ne parle pas beaucoup. Quand à celui qui parle beaucoup nécessairement il va tomber, soit dans le péché soit il va dire des paroles qui sont une perte de temps, il va perdre son temps, soit un péché soit une perte de temps. Si lui il fait attention à ce qu’il dit il va tomber dans ce qui est une perte de temps, mais la plupart des gens tombent dans les péchés et beaucoup tombent dans la mécréance, parce qu’ils parlent beaucoup.

 

Nous demandons à Allah d’être sauvé dans le bas monde et dans l’au-delà et de nous préserver nos langues de tout ce qui mène à la perte de sorte que nous ne les utilisions qu’en ce que tu agrées comme acte d’obéissance et comme acte de bien. Et notre dernière invocation est Al Hamdouli l-Lahi Rabbi l-^alamin

Dieu est le Créateur de toute chose

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La louange est à Allah le seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Nous demandons à Allah de nous préserver de l’état des gens de l’enfer, nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Notre Chaykh que Allah lui fasse miséricorde a dit : Allah seul est celui qui crée. Seul Allah est le créateur. Il n’y a pas d’autre créateur que Allah. Allah seul est celui qui créé. Qu’est ce que ca veut dire ? C’est à dire que Lui seul fait entrer en existence. Seul Allah fait entrer en existence c’est-à-dire quelque chose qui n’existait pas, puis elle a existé. Qui la fait exister ? C’est Allah ! Seul Allah fait exister ce qui n’existait pas puis qui a existé, c’est Allah qui l’a fait exister, Il n’y a pas d’autre que Allah qui fait exister. Personne n’est associé à Allah en cela. Ni les êtres doté d’âme, les êtres vivants doté d’âme comme les humains, les jinns les anges et les animaux. Voilà les êtres qui ont des âmes ce sont les humains, les jinns, les anges et les animaux, ce sont cela les êtres vivants, il n’y a pas de martiens ou d’extraterrestre. Ceux qui ont des âmes ce sont les être humains, les humains sont sur cette terre. Les jinns ils sont sur cette terre et d’autres terres.

Il y a sept terres, en dessous de cette terre là sur laquelle nous sommes, il y a un espace, et en dessous de cet espace il y a une deuxième terre. Et en dessous de la deuxième terre il y a un espace, puis une troisième terre et ainsi de suite. En tout il y a sept terres. Et les anges eux aussi ont des âmes. Les anges sont les habitants des cieux. Ils sont dans les cieux mais aussi ils descendent sur terre puis ils remontent. Leurs lieux c’est les cieux. Et il y a les animaux qui ont des âmes.  Les êtres qui sont dotés d’âme ne créent rien du tout. Il n’y a pas d’autre créateur que Allah. Ni les êtres inanimés, les objets, eux aussi ne créent pas. Les objets sont ceux qui n’ont pas d’âmes. Dans les objets, ici, on inclut les plantes. Les plantes ce sont des êtres qui n’ont pas d’âme. Les plantes n’ont pas d’âme, la vie des plantes c’est leur croissance. Mais les plantes n’ont pas d’âme. Les plantes également et les objets en général, tous ceux qui ne sont pas dotés d’âme ne créent rien du tout. Ils ne créent rien du tout c’est-à-dire ils ne font pas sortir les choses du néant à l’existence. Ils ne font pas surgir du néant à l’existence, ils ne font pas entrer en existence. Pas même les causes habituelles. Qu’est ce que ca veut dire les causes habituelles ? Un exemple de cause habituelle : une cause habituelle de la brûlure c’est le feu. Le feu est une cause habituelle pour la brûlure. Ce n’est pas le feu qui crée la brûlure. Donc les causes habituelles ne créent rien du tout. Quand nous disons « La ‘ilaha ‘illa l-Lah » ce qu’on vient de dire est implicite dans la parole « La ‘ilaha ‘illa l-Lah » Là implicitement c’est comme si nous avions dit « La khaliqa illa l-Lah » il n’y a pas d’autre créateur que Allah. Les savants ont dit que c’est une explication de « La ‘ilaha ‘illa l-Lah » Il n’y a pas d’autre créateur que Allah. C’est-à-dire que nul autre que Allah ne fait entrer quoi que ce soit en existence. Seul Allah fait entrer en existence. Autre que Allah ne fais rien entrer en existence, ni les êtres dotés d’âme, ni les objets inanimés, ni les causes habituelles. Nul autre que Allah ne fait entrer en existence, seul Allah fait entrer en existence. Personne n’est associé à Allah dans la création de quoi que ce soit. Ni les choses utiles (quelque chose qui profite à la personne), ni les choses nuisibles (ce qui nuit à la personne). Si quelqu’un il lui arrive un bien, quelque chose qui lui profité, ou un mal, quelque chose qui lui a nuit, c’est Allah qui en est le créateur. Il n’y a pas autre que Allah qui crée quoi que ce soit, le bien et le mal. Les substances et les caractéristiques des substances c’est Allah qui en est le créateur. Quelque soit la substance, c’est Allah qui la crée, quelque soit la caractéristique de la substance, comme le mouvement, l’immobilité, la chaleur, la froideur, la couleur, l’odeur. Toutes ces caractéristiques c’est Allah qui les crée. Ce n’est pas la substance qui crée ses caractéristiques. C’est Allah qui crée les caractéristiques des substances et c’est Allah qui crée les substances.

Les preuves du Qour’an sont la parole de Allah (parole en arabe dans le Qour’an) (Hal min khaliqin ghayrou l-Lah) Ce qui signifie « il n’y pas de créateur autre que Allah ». Une deuxième preuve, une autre ‘Ayah du Qour’an Allah dit (parole en arabe dans le Qour’an) «Wa khalaqa koulla chay’ »  ce qui signifie « Et Il crée toute chose ». Et la parole de Allah (parole en arabe dans le Qour’an) (Qouli  l-Lahou khaliqou koulli chay’) qui signifie « Dis, Allah est le créateur de toute chose, et Il est Celui qui est unique et Celui qui domine toute chose » « Dis Allah est celui qui crée toute chose, et Il est Celui qui est unique et Celui qui domine toute chose ». Et Il y a également la parole du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qui signifie « Certes Allah est le créateur de tout ceux qui agissent, et Il est le créateur de leurs actes » Il est le créateur de ceux qui œuvrent et les actes également. Il est le créateur de ceux qui agissent et Il est le créateur de leurs actes, des actes de ceux qui agissent.

 

Dans ce hadith on comprend que Allah est le créateur des personnes et le créateur des actes des créatures. Il est le créateur des gens et le créateur de leurs actes.

 

Donc le chaykh que Allah lui fasse miséricorde a dit « Nous avons appris à partir de là, de ce qui vient d’être dit des ‘Ayah, des hadith que ce ne sont pas les causes habituelles qui sont créatrices de quoi que ce soit de leurs effets. Ce ne sont pas les causes habituelles qui sont créatrices de quoi que ce soit de leurs effets mais c’est bien Allah qui est le créateur des causes et des effets. Allah est le créateur des causes et des effets. Un exemple de causes habituelles : le feu. Un exemple d’effet du feu : la brûlure. Donc le feu est une cause habituelle de la brûlure. Mais ce n’est pas le feu qui est le créateur de la brûlure. C’est Allah qui est le créateur de la brûlure. La cause habituelle qui est le feu a pour effet habituel la brûlure. Mais qui est le créateur de la brûlure ? C’est Allah !

La température qui descend en dessous de zéro, c’est un effet habituel pour quoi sur l’eau ? Elle se transforme en glace habituellement. Donc la descente de la température est une cause habituelle pour la transformation de l’eau en glace. Mais ce n’est pas la descente de la température qui est créatrice de la transformation de l’eau en glace. Allah est le créateur de la cause et Il est le créateur de l’effet. Quand quelqu’un tombe malade, il prend un médicament. Habituellement le médicament est une cause pour sa guérison. Donc la cause habituelle c’est la prise du médicament, l’effet habituel c’est la guérison. Mais qui est le créateur du médicament ? Qui est le créateur de la guérison ? C’est Allah. Donc la cause n’est pas créatrice de son effet. C’est Allah qui est le créateur de la cause et Il est le créateur de l’effet. La cause n’est pas créatrice de l’effet. La cause existe habituellement après une cause il y a un effet mais ce n’est pas la cause qui crée l’effet. La cause habituellement est suivie par un effet mais ce n’est pas la cause qui crée l’effet, c’est Allah qui crée la cause et qui crée l’effet. D’ailleurs on le voit bien, parfois suite à une cause, on ne trouve pas l’effet habituel. Ce n’est pas à tous les coups que suite à cette cause là on a l’effet. Il arrive que l’on n’obtienne pas l’effet attendu, qui arrive habituellement suite à cette cause.

 

Il n’y a pas de lien obligatoire selon la raison entre la cause et l’effet, mais le lien qu’il y a c’est une habitude. C’est une habitude que Dieu a instauré. Dieu a fait qu’habituellement suite à cette cause, il y a cet effet, mais ce n’est pas obligatoire selon la raison que suite à cette cause il y ait cet effet.

 

Donc il s’agit de faire la distinction par le raisonnement entre ce qui est habituel et ce qui est obligatoire selon la raison. Il n’y a pas de lien obligatoire selon la raison entre la cause et l’effet. Mais c’est une habitude, Dieu a fait que suite à telle chose habituellement il y a cette autre chose, c’est Dieu qui a fait que cela soit ainsi. Mais du point de vue de la raison, il n’y a pas d’obligation. Selon la raison il n’y a rien d’obligatoire que si je mets ma main dans le feu ma main brûle. Habituellement c’est le cas, je ne vais pas le faire parce qu’habituellement c’est le cas. Mais c’est possible selon la raison que cela n’ai pas lieu. Pourquoi ? Parce que le feu n’est pas créateur, le feu n’a pas de volonté. C’est Dieu qui a fait que suite à l’exposition du feu, il y ait habituellement brûlure, mais si Dieu veut qu’il n’y ait pas brûlure, il n’y aura pas brulure. C’est par la volonté de Dieu qu’il y a cette conséquence, cet effet habituel. Mais si Dieu voulait qu’il n’y ait pas cette conséquence alors cette conséquence elle n’aurait pas lieu. Donc il faut bien faire la distinction entre l’implication obligatoire selon la raison et l’implication qui est suite à une habitude c’est habituellement, c’est ainsi.  Donc le fait qu’habituellement suite à cette cause il y ait cet effet, ça c’est une habitude que Dieu a instauré mais ce n’est pas une obligation selon la raison.

 

C’est Allah qui crée l’effet lors de l’occurrence de la cause. C’est Allah qui crée l’effet lorsque la cause existe. Ce n’est pas la cause qui est créatrice, C’est Dieu qui crée la cause et qui crée l’effet habituel suite à cette cause.

 

C’est-à-dire que c’est Dieu qui crée l’effet lorsque la cause existe. Tous deux, la cause et l’effet, n’entrent en existence que parce que Allah les fait entrer en existence. Parce que tous deux ont un début et celui qui a un début il est crée, il n’est pas créateur. Celui qui crée les choses Il n’a pas de début à son existence. C’est Dieu, uniquement Dieu. Lui seul fait entrer les choses en existence.

 

Il y a deux exemples qui sont mentionnés dans le Qour’an. Le premier c’est notre maitre ‘Ibrahim ^alayhi s-salam, quand son peuple l’ont projeté dans le feu, ils ont attisés un feu tellement intense qu’ils ne pouvaient même pas s’en rapprocher. Qu’est ce qu’ils ont fait ? Ils ont utilisés une catapulte pour l’y projeter. Quand notre maitre ‘Ibrahim est arrivé dans le feu, Dieu a fait que le feu ne brûle pas. Parce que c’est Dieu qui est le créateur du feu, Il est le créateur de l’effet habituel du feu qui est la brûlure. Dieu n’a pas voulu que le feu brûle.

Un autre exemple qui lui aussi est mentionné dans le Qour’an : Lorsque Allah a demandé à notre maitre Ibrahim d’égorger son fils, qui selon la majorité des savants était Isma^il, mais certains ont dit que c’est Is-haq. Donc quand Il lui a ordonné d’égorger son fils, et qu’il a utilisé le couteau pour trancher le cou, le couteau n’a pas coupé. Donc là encore c’est une preuve que ce n’est pas le couteau qui crée la coupure. La coupure c’est l’effet habituel de l’usage d’un couteau, mais si Dieu veut que le couteau ne coupe pas, il ne coupe pas. Parce que le couteau et la coupure, le feu et la brûlure ce sont des créatures de Dieu. Dieu s’Il veut Il fait que cela entre en existence et s’Il veut il fait que cela n’entre pas en existence.

 

Beaucoup de gens leur raisonnement n’est pas parfait, beaucoup de gens leur raisonnement s’arrête au fait que suite à une cause, il y a la conséquence. Ils pensent que c’est la cause qui est créatrice de l’effet. Beaucoup de gens arrêtent leur raisonnement à ce niveau, Or la réalité est autre que cela. La réalité est que ce ne sont pas les causes qui sont créatrices des effets, puisque la réalité dans beaucoup de situation on trouve les causes habituels mais on ne trouve pas l’effet qui vient suite à cette cause d’habitude, on le voit.

 

Le chaykh que Allah lui fasse miséricorde a dit : Si Dieu a voulu de toute éternité et a su de toute éternité, donc c’est selon la volonté et la science de Dieu, l’existence de cet effet suite à cette cause, alors cela aura lieu impérativement, immanquablement. Si Dieu a su et voulu de toute éternité que cet effet entre en existence, suite à cette cause, cela aura lieu immanquablement, parce qu’il n’y a pas de manquement à la volonté de Dieu. Ce que Dieu veut se réalise sans aucun manquement. Donc si Dieu a voulu et su de toute éternité suite à cette cause il y ait cet effet, alors l’effet aura lieu sans manquement. Pourquoi ? Parce que Dieu a voulu cela et Il a su cela. Parce que Dieu a voulu et su que suite à cette cause, il y aura cet effet. Mais si Dieu a su que cela ne va pas avoir lieu et si Dieu a voulu que cela n’ait pas lieu. Si Dieu a su et voulu que cet effet n’existe pas, n’entre pas en existence, Il a su et voulu que la cause existe mais il a su et voulu que l’effet habituel n’entre pas en existence alors cet effet n’existera pas. 

 

Le chaykh que Allah lui fasse miséricorde a dit : Nous avons reçu l’autorisation de transmettre un hadith qui est une preuve de ce que nous venons de dire, c’est-à-dire que ceux qui lui ont rapportés le hadith avec leur chaine de transmission qui remonte jusqu’au prophète. Ils lui ont dit : « Maintenant tu peux le transmettre à ton tour » Ce n’est pas n’ importe comment que les informations circulent, il ne faut pas se laisser méprendre par la situation dramatique dans la transmission de l’information de nos jours. Certains même pour tourner en dérision les musulmans ou les arabes, ils disent « téléphone arabe » ne rentrez pas dans ce jeu là. Les arabes et les musulmans sont beaucoup plus sérieux dans la transmission de l’information que ce qu’ils disent à notre sujet. Un hadith du prophète surtout, quand quelqu’un reçoit un hadith, il y a des règles pour y retenir les paroles, pour transmettre, une autorisation pour pouvoir retransmettre à nouveau, il y a toute une science des gens qui sont spécialistes en cela et qui ont des niveaux de fiabilité, que ce hadith est authentique, celui là il n’est pas sûr, celui là il est d’une faible chaine de transmission. C’est toute une science, il y a beaucoup de règles.

Donc notre chaykh que Allah lui fasse miséricorde a dit : Nous avons reçu l’autorisation de transmettre un hadith qui est une preuve à ce sujet à partir du sahih de Ibnou Hibban que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Allah est le créateur des maladies et il est le créateur des remèdes. Si la personne utilise le bon remède, c’est-à-dire le remède qui correspond à sa maladie, alors il guérira par la volonté de Dieu. » Le prophète n’a pas dit il guérira POINT, il a dit il guérira par la volonté de Dieu, c’est-à-dire que le remède c’est celui qui correspond à la maladie, mais si Dieu veut qu’il guérisse, il guérira. Si Dieu ne veut pas qu’il guérisse, même s’il a utilisé le bon remède, il ne guérira pas. ça veut dire quoi ? ça veut dire que ce n’est pas la cause qui est créatrice de l’effet. La conséquence ou l’effet habituel de l’usage de ce remède pour cette maladie c’est quoi ? C’est la guérison. Mais si Dieu veut que cette conséquence habituelle n’entre pas en existence, elle n’aura pas lieu. C’est pour cela que le prophète à dit à la fin « par la volonté de Dieu » Allah a crée la maladie, il a crée le remède, si on utilise le bon remède qui correspond à cette maladie là, la personne guérira par la volonté de Dieu. » Donc cette dernière précision de la part du prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam en disant « par la volonté de Dieu » C’est une preuve que ce ne sont pas les causes, que ce soient les remèdes ou autre, ces causes n’entrainent pas obligatoirement selon la raison, ces causes n’entrainent pas par elles même les effets.

Elles n’entrainent pas par leurs natures l’effet escompté. Ce n’est pas par leur nature, ce n’est pas par leurs êtres même que l’effet habituel entre en existence mais c’est par la volonté de Dieu. Ce n’est pas la cause qui par sa nature entraîne l’existence de l’effet. La cause entraîne l’effet par l’habitude que Dieu a instauré et si Dieu veut que cette nature ne soit pas respectée, elle ne sera pas respectée. Donc ca dépend en fin de compte de la volonté de Dieu. Ca ne dépend pas de la nature de la cause. Toute chose, tout ce qui entre en existence dépend de la volonté de Dieu. Et la réalité, ce que nous observons en est témoin.

 

 

On voit de nombreuses personnes qui utilisent un même médicament, un même remède, leurs maladies est la même, certains guérissent et d’autres pas. Il se peut même qu’ils soient deux jumeaux, ils ont la même maladie, ils utilisent le même médicament, l’un guérit et l’autre il ne guérit pas.

 

Si c’était le médicament qui était le créateur de la guérison, si c’était le médicament qui créait la guérison alors toute personne qui utiliserait ce médicament guérirait nécessairement. Il n’y aurait pas eut guérison pour certains et non guérison pour d’autre. Il y aurait eut guérison pour tout le monde si c’était le médicament qui créait. Or ce n’est pas le cas. Le médicament est une cause si Dieu veut que suite à cette cause il y ait cet effet, cet effet aura lieu. Si Dieu veut que l’effet n’ait pas lieu, il n’aura pas lieu.

 

C’est pour cela que le prophète ^alayhi ssalatou wa sallam que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré a dit ce qui signifie « si on utilise le bon remède qui correspond à cette maladie là, alors la personne guérira par la volonté de Dieu. » Il n’a pas dit guérira et s’est arrêté. Il a ajouté « par la volonté de Dieu ».

C’est ainsi que nous savons que les médicaments, l’existence des médicaments est par la prédestination de Allah. C’est Allah qui a prédestiné et qui a voulu et qui a su l’existence des médicaments. Et que la guérison également est par la prédestination de Dieu. C’est-à-dire que la guérison, c’est Dieu qui l’a voulu et c’est Dieu qui a su son existence. Donc ce ne sont pas les médicaments qui sont créateurs des guérisons. Ce ne sont pas les remèdes qui créent les guérisons. De sorte que suite à  tel remède immanquablement en est la guérison.

Il en est de même pour les autres causes habituelles. Donc si quelqu’un il a une cause, ce n’est pas suite à cette cause habituel que immanquablement on a l’effet comme le feu, ce n’est pas immanquablement suite au feu qu’il y ait brûlure. Mais c’est par la volonté de Dieu. Si Dieu veut que suite au feu il y ait brûlure, il y aura brûlure.

 

Donc si suite à une exposition à un feu, il n’y a pas eut de brûlure, nous avons su que ce qui empêche que la brûlure ne se produise suite à l’exposition au feu c’est que Allah a su de toute éternité et a voulu de toute éternité qu’il n’y ait pas de brûlure. Si suite à l’exposition au feu il n’y a pas eut de brûlure qu’est ce que nous déduisons ? Nous déduisons que Dieu a su et a voulu de toute éternité qu’il n’y ait pas de brûlure suite à l’exposition au feu.

 

Allah Tabaraka wa ta^ala a crée des créatures diverses et variées. Les êtres dotés d’âmes sont divers et variés. Rien que si on regarde uniquement l’espèce humaine on voit comment les gens sont différents les uns les autres. Dieu a crée une multitude de variété. Donc rien que les êtres dotés d’âme ils sont divers et variés. Il a crée en certains des choses qu’Il n’a pas crée en d’autres.

 

Il y a un animal qui s’appelle «As-samandal» le plus proche c’est une des variétés de la salamandre, mais c’est une variété qui est très très rare. Cet animal il est connu que le feu ne le brûle pas. Il rentre dans le feu et le feu ne lui fait rien du tout, au contraire, il est dans son environnement, dans son milieu. Cette espace là est rare, on ne la trouve pas beaucoup.

 

Ibnou Khillikan dans son livre qu’il l’appelle At-Tarikh d’après le spécialiste de la langue qui est réputé ^Abdou l-Mouttalib al-Baghdadiyy il a dit : « si le feu créait la brûlure par sa nature alors il aurait brûlé la salamandre quand il est exposé au feu, il aurait brûlé tout comme brûle d’autres êtres dotés d’âme quand ils sont mis dans le feu, donc ce n’est pas le feu qui par sa nature crée la brûlure.

 

Un poète à dit des vers de poésie, on va voir qu’elle est la suite par rapport à ce que nous venons de dire. Il a dit que ce que le tissage de Dawoud n’a pas été utile la nuit de la grotte, on va comprendre, le tissage de Dawoud n’a pas été utile la nuit de la grotte mais la fierté est revenue à l’araignée. De quoi il parle ici ? Vous savez que lorsque notre prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a fait son émigration avec notre maitre Abou Bakr AsSidiqq, il est parti de la Mecque à Médine. Et il est entré dans une grotte parce que les mécréants de Qouraych étaient à leur poursuite. Quand ils sont entrés dans la grotte, Allah a envoyé une araignée qui a tissé sa toile à l’entrée de la grotte. Les mécréants de Qouraych quand ils sont arrivés quand ils allaient entrer dans la grotte à la recherche du prophète et de son compagnons, ils se sont dit « mais comment se pourraient-ils qu’ils soient à l’intérieur alors qu’il y a une araignée qui a tissé sa toile. Ce n’est pas possible qu’ils fussent ici. Donc Dieu a fait que ce soit une araignée avec sa toile qui est quelque chose de très fin, n’importe qui même un enfant qui passe, il va couper cette toile. Donc c’est grâce à cette toile d’araignée qu’il y a eut la protection et ce n’est pas le tissage de Dawoud. Alors c’est quoi le tissage de Dawoud ? Dawoud est un prophète. Dawoud ^alayhi s-salam parmi ses miracles Allah a fait que le fer soit malléable entre ses mains. Tout comme l’un d’entre nous utilise une pate du pain et il lui donne la forme qu’il veut, lui Allah lui a donné le fait que le fer devienne malléable entre ses mains comme il le souhaite. Donc ce qui était la cause pour la protection du prophète salla l-Lahou ^alayhi  wa sallam, ce n’était pas le fer qui est désigné ici par, dans un sens qui est figuré, le tissage de Dawoud, même si on sait ici que le fer on ne le tisse pas habituellement mais c’est pour dire que ce n’est pas le métal qui a servit pour protéger le prophète mais c’était la toile d’araignée. Toujours là encore regardez la cause et l’effet habituel, donc habituellement la cause qu’on utilise pour se protéger c’est du fer ou du métal du moins mais pas quelque chose qui est facile à couper comme une toile d’araignée. Donc c’est pour cela que le poète a dit « Ce n’était pas le tissage de Dawoud qui a été utile lors de la nuit de la grotte mais le mérite est revenu à l’araignée. Alors que l’araignée est une créature qui est faible. D’ailleurs ici entre parenthèse ca ne veut pas dire qu’il nous est interdit de tuer les araignées, on tue les araignées parce que les araignées ont des poisons, si elle pique c’est nuisible. C’est un animal qui est nuisible. On ne dit pas parce qu’elle a protégé le prophète alors   on ne la tue pas. Non ! Ca n’a rien à voir ici. Donc c’est un animal qui est nuisible, on peut le tuer. On peut la tuer l’araignée.

 

Donc le poète a dit « et le fait que la salamandre – cet animal qui lorsqu’elle entre dans le feu, le feu ne le brûle- résiste au feu fait qu’il a un mérite sur al-yaqout. Al-yaqout c’est une sorte de pierre précieuse, c’est le rubis. Vous savez que si on le met dans le feu, qu’est ce qui lui arrive ? Le rubis perd toute sa structure et il fond. Ca veut dire que cet animal, la salamandre a un mérite sur cette pierre précieuse, quelque chose que la pierre précieuse n’a pas. Donc tout cela ca nous conforte et ca nous prouve que ce ne sont pas les causes qui créent les effets habituels.

 

Donc, en résumé de tout ce que nous avons vu, avec ce que nous confirmons par l’observation, avec les textes du Qour’an, avec le hadith et avec les preuves selon la raison ce ne sont pas les causes qui sont créatrices de leurs effets mais c’est Allah qui est le créateur des effets habituellement suite à l’occurrence des causes.

 

C’est Allah qui crée les causes, c’est Allah qui crée les effets, ce ne sont pas les causes qui créent les effets. C’est Allah qui crée les causes, c’est Allah qui crée les effets.

 

 

Le chaykh que Allah lui fasse miséricorde a dit : C’est ainsi qu’on explique ce qui est devenu diffusé dans leurs invocations. Les musulmans dans leurs invocations ils disent « ya Mousabbiba l-‘Asbab» ce qui signifie « Ô Toi qui crée les effets, Ô Toi qui est le créateur des effets, des conséquences ». « ya Mousabbiba l-‘Asbab» Cela veut dire que c’est Allah qui crée suite à une cause habituelle l’effet habituel. Cela veut dire que c’est Allah le créateur suite à une cause son effet habituel. Il y a une cause qui a lieu, l’effet qui suit cette cause habituellement c’est Allah qui le crée. Allah crée la cause et Il crée l’effet qui vient habituellement suite à cette cause et ce sont là des paroles de Tawhid, c’est-à-dire de notre croyance en l’unicité de Dieu comme en disant « Ô Toi qui est le créateur des conséquences ». C’est ce qui est diffusé sur les langues des musulmans. Les musulmans disent cela à large échelle. Les savants des musulmans et les gens du commun, les savants disent cela et les gens du commun disent cela et ceci revient à la croyance en l’unicité de Allah par Son acte. C’est-à-dire, Son acte, l’acte de Dieu, ce qui est un effet ou ce qui est une trace de l’acte de Dieu, il aura lieu immanquablement. Qu’est ce qui est une conséquence ou une trace de l’acte de Dieu ? C’est les créatures. Dieu, l’effet de Son acte ce sont les créatures. Donc, les créatures c’est tout ce qui a un début. L’acte de Dieu, ce qui en est une conséquence a lieu immanquablement. Si Dieu veut que telle chose ait lieu elle aura lieu immanquablement sans aucun doute.

 

Tout comme Allah tabaraka wa ta^ala est le créateur des effets suite à l’arrivée d’une cause, Il est aussi le créateur des gens, Il est le créateur des esclaves. Nous sommes ses esclaves, c’est-à-dire que nous Lui appartenons. Il est le créateur des esclaves, Il est le créateur de leurs mouvements et de leurs immobilisations. Lorsque moi je prends le stylo, je le prends ou je le mets, ce mouvement ce n’est pas moi qui en est le créateur, je ne suis pas le créateur de cet acte, mais c’est bien Dieu qui en est Le créateur. Il est le créateur des actes, des mouvements et des immobilisations, Il est le créateur de toute chose. Il n’y a pas d’autre créateur que Lui. Et rappelez vous ce que ca veut dire créer, ça veut dire donner l’existence. Qui donne l’existence ? C’est Dieu ! C’est Lui qui donne l’existence à mon acte, c’est Lui qui donne l’existence à mon intention, c’est lui qui donne l’existence à ma réflexion, c’est lui qui donne l’existence à mon corps, c’est lui qui donne l’existence à mon âme, c’est Lui qui donne l’existence à toute chose. Il n’y a pas d’autre que Lui qui donne l’existence de quoi que ce soit. Lui seul est Celui qui donne l’existence à toute chose, ce qui est bien et ce qui est mauvais. Toute chose c’est Dieu qui l’a crée. C’est Allah qui crée nos actes délibérés, les actes que nous accomplissons délibérément c’est Allah qui en est le créateur. Nous, nous les acquérons, nous avons l’acquisition de l’acte, nous acquérons l’acte. Mais c’est Dieu qui le crée. On va comprendre ce que ca veut dire « nous acquérons l’acte ». Nous avons l’acquisition mais pas la création ça veut dire que ce n’est pas nous qui faisons entrer en existence, ce n’est pas nous qui créons l’acte mais nous acquérons l’acte.

Ces actes que nous accomplissons que ce soit pour le bien ou pour le mal, c’est Allah qui les crée en nous, ces actes que nous faisons, dont nous sommes les auteurs « je fais quelque chose, je bouge ma main, je réfléchis » tout ce que je fais de pleins gré, c’est Dieu qui le crée, c’est Dieu qui lui donne l’existence. C’est Allah qui fait que cela a lieu par nos mains. C’est Dieu qui les fait exister par notre acte à nous.

 

Il n’y a pas de différence pour ce qui est de nos bonnes actions comme pour nos mauvaises actions. C’est Dieu qui crée nos bonnes actions, c’est Dieu qui crée nos mauvaises actions. Les bonnes actions c’est dieu qui les crée en nous, les mauvaises actions c’est Dieu qui les crée en nous. Les bonnes actions qu’est ce que ca veut dire ? Ce sont les actes d’obéissance, Quand nous obéissons à Dieu, par exemple, assister à une assemblée de science obligatoire, c’est un acte d’obéissance. Faire une prière obligatoire c’est un acte d’obéissance, faire une prière surérogatoire c’est un acte d’obéissance, dire « La ‘ilaha ‘illa l-Lah » c’est un acte d’obéissance. Tout ce qui est des bonnes actions se sont des actes d’obéissance, c’est Dieu qui est le créateur.

 

Et ce qui est visé par les mauvaises actions ce sont les péchés. C’est-à-dire si quelqu’un frappe quelqu’un injustement ou il tue quelqu’un injustement ou il vole l’argent de quelqu’un, ou il insulte quelqu’un, ce sont de mauvaises actions, ce sont des péchés. Qu’est ce que ca veut dire un péché, qu’est ce que ca veut dire une mauvaise action ? ça veut dire ce qui fait mériter le châtiment de Dieu dans l’au-delà. Un péché, une mauvaise action, c’est quelque chose qui fait mériter à la personne un châtiment dans l’au-delà. C’est ca la définition du péché. Celui qui évite un péché parce que c’est un péché, il dit « moi je ne fait pas ça parce que c’est interdit, parce que Dieu me l’a interdit » il gagne des récompenses. Si quelqu’un il évite un péché parce que Dieu l’a interdit, il est récompensé. Et la récompense c’est ce qui va réjouir la personne au jour du jugement, et le châtiment c’est au contraire ce qui va chagriner la personne et attrister la personne au jour du jugement. Et la récompense et le châtiment ne sont pas uniquement d’ordre moral, ils sont d’ordre moral et physique.

 

Le plus important des actes d’obéissance c’est la foi en Dieu et en son prophète. ça c’est le plus important des actes d’obéissance. C’est l’acte d’obéissance qui est prioritaire sur tout le reste. C’est de croire en Dieu, qu’Il n’a pas de ressemblance avec Ses créatures, qu’Il existe et qu’Il n’habite pas un endroit. Il n’habite pas le ciel, on ne dit pas qu’Il est partout. On dit qu’Il est sans endroit et sans comment. La croyance en Dieu qu’Il n’a pas de ressemblance avec Ses créatures, qu’Il est le créateur de toute chose du bien et du mal et la croyance en son prophète Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, qu’il est un envoyé de Dieu pour inviter, appeler les gens à l’Islam qui est la religion que Dieu agrée. C’est la seule religion que Dieu agrée. Dieu n’agrée pas une autre religion que l’Islam. Dieu dit dans le Qour’an ce qui signifie « Celui qui suit une autre religion que l’Islam, elle ne sera pas acceptée de Lui, Il sera au nombre des perdants au jour du jugement » Même si lui il a un bon comportement, il agit en bien, il aide ceux qui sont faibles mais il n’aura rien comme récompense au jour du jugement, parce qu’il n’a pas accompli le plus important des actes d’obéissance qui est la croyance en Dieu et en Son prophète. Quoi qu’il fasse dans cette vie, s’il ne croit pas en Dieu et Son prophète Mouhammad au jour du jugement il sera au nombre des perdants et il ira en enfer, parce que ce qu’il a fait ne lui sera pas utile. Il n’a pas fait pour obéir à Dieu, il a fait pour quelque chose qu’il s’était imaginé être Dieu et qui n’est pas Dieu. Parce que s’il croyait en Dieu, il aurait cru au prophète Mouhammad et il serait musulman. Mais celui qui croit que Dieu est un corps, ou il croit que Dieu a des enfants, ou une famille, ou il croit que Dieu habite dans le ciel ou qu’il serait assis sur une chaise, ce n’est pas un musulman celui là. Ce n’est pas un croyant.

 

Les mauvaises actions c’est la mécréance et autre que la mécréance, les péchés, tout cela est par la création de Dieu.

 

Donc cette croyance, la croyance que tout est par la création de Dieu et que l’homme acquiert les actes mais ne les crée pas, c’est la croyance du groupe qui est sauvé. C’est la croyance des compagnons du prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, ce qui ont appris la science auprès du prophète ^alayhi ssalatou wa sallam, ils ont pris auprès du prophète la croyance de l’islam.

 

Puis at-tabi^oun, ce sont les successeurs des compagnons ont pris cette science de leur part. Ensuite les successeurs des successeurs et ainsi de suite jusqu’à nos jours. C’est cela la croyance du groupe qui est sauvé.

 

Quand on dit le groupe sauvé, ce n’est pas parce qu’ils sont peu nombreux. Ceux qui composent ce groupe là, ils ne sont pas peu nombreux par rapport aux autres groupes qui ont déviés par rapport à la croyance correcte, il y a beaucoup de groupes qui ont déviées par rapport à la croyance du prophète, ils se disent musulman mais ils diffusent des croyances contraires à l’islam.

Quand on dit le groupe sauvé cela ne veut pas dire que c’est une minorité, non au contraire, ce groupe qui a la croyance du prophète et des compagnons de par le nombre de gens qui ont suivis cette croyance ils sont les plus nombreux. C’est le groupe le plus grand, par le nombre de personnes qui suivent cette croyance. Même s’il y a beaucoup de groupuscules qui se sont égarés, qui ont déviés de la croyance correcte, le nombre de groupuscule est élevé mais ceux qui suivent chacun de ces groupuscules, leur nombre est faible par rapport au nombre des musulmans qui ont la croyance du groupe qui est sauvé. Par exemple, ces groupuscules, on trouve un exemple de groupuscule qui s’est égaré par rapport à la croyance puisque ils suivent la croyance concernant la création des actes, des mou^tazilah qui prétendent que c’est l’homme qui est le créateur de ces actes. ça, c’est un des groupuscules qui est égaré. Et ca c’est une croyance qui contredit l’islam, ce n’est pas la croyance de l’islam. La croyance de l’islam est que c’est Allah qui est le créateur de toute chose, l’homme ne crée pas ses propres actes. Tout comme par exemple au sujet de l’exemption de Dieu de toute ressemblance avec ses créatures, il y a la croyance par opposition à cette croyance de ahlou s-sounnah, il y a la croyance de ceux qui croient que Allah est un corps, comme les wahhabites. Les wahhabites eux croient que Dieu est un corps. C’est un groupe qui s’est égaré par rapport à ahlou s-sounnah wa l-jama^ah. Et il y a d’autres exemples, nous n’allons pas passer en revue tout les groupuscules et leurs idées. Sachez que le groupe de ahlou s-sounnah wa l-jama^ah est le groupe qui est le plus grand de par le nombre de personnes qui suivent ces idées.

 

Les groupes de ceux qui ce sont égarés sont au nombre de 72 et le groupe qui est sauvé c’est un seul. Les 72 groupes qui se sont égarés beaucoup d’entre eux ont disparus, il en est resté que très très peu par rapport à ceux qui se sont égarés.

Le groupe qui est sauvé est le groupe des ach^ariyy et des matouridiyy en références aux deux imams qui ont résumés la croyance du prophète et des compagnons. On les appelle ahlou s-sounnah wa l-jama^ah, on les appelle les ach^ariyy et les matouridiyy.

La fitnah entre le quatrième Calife notre maître Aliyy et Mou3aawiyah

Posted in Croyance,Histoire par chaykhaboulaliyah sur septembre 8, 2012

La louange est à Allah le Seigneur des mondes et que l’honneur et l’élévation en degré soient accordés à Son Messager honnête.

 

La preuve que se rebeller contre le Gouverneur, chargé des affaires des musulmans, fait partie des grands péchés

 

Ibnou Hibban a rapporté dans son Sahih du hadith de Abou Hourayrah que le Messager de Allah  a dit :

من خرجَ من الطاعةِ وفارقَ الجماعةَ فقد خلعَ ربقة الإسلام من عنقه حتى يراجع

(man kharaja mina ttaa^ati wa faraqa l-jama^ata faqad khala^a ribqata l-‘Islami min ^ounouqihi hatta youraji^)

ce qui signifie : « Celui qui se rebelle contre l’autorité et quitte le groupe aura ôté la corde de l’Islam de son cou jusqu’à ce qu’il revienne à l’obéissance au gouverneur ».

Dans ce hadith il y a une grande menace pour celui qui dispute le Calife et se rebelle contre lui, qu’il se mette à le combattre ou pas. Celui qui dit que Mou^awiyah et ceux qui étaient avec lui dans son combat contre ^Aliyy n’avaient pas commis de péché et ne se sont chargés d’aucun blâme, il aura contredit ce hadith là du Messager de Allah. Le Messager de Allah a dit :

ويح عمار تقتله الفئة الباغية يدعوهم إلى الجنة ويدعونه إلى النار

(wayha ^Ammarin taqtoulouhou l-fi’atou l-baghiyah ; yad^ouhoum ‘ila l-jannati wa yad^ounahou ‘ila n-nar)

[rapporté par Al-Boukhariyy] ce qui signifie : “Pauvre ^Ammar, c’est le groupe rebelle qui va le tuer. Il les appelle au paradis alors que eux l’appellent à l’enfer ».

Ainsi, ^Ammar, que Allah l’agrée, appelait les gens à l’obéissance à l’Emir des croyants ^Aliyy. Tandis que l’appel de ses opposants, qui l’ont tué et qui est le groupe de Mou^awiyah, est un appel à l’enfer. En effet, ils appelaient les gens à combattre l’Emir des croyants. Ainsi, ceux que le Messager de Allah  a décrits comme étant des gens appelants à l’enfer font partie des grands pécheurs. Comment avec cela, serait-il valable de dire que Mou^awiyah et ceux qui étaient avec lui, alors qu’il n’y a parmi eux que très peu de compagnons, comment dire qu’ils ne sont pas désobéissants ! Pire encore, comment serait-il valable de dire qu’ils seront récompensés ! Le hadith a été rapporté par Al-Boukhariyy et Ibnou Hibban. Al-Boukhariyy l’a même rapporté à une autre occasion, en abrégé.

Si donc ceux qui ont combattu ^Aliyy, que Allah l’agrée, lors de la bataille de al-jamal qui n’a duré qu’une partie de la journée, étaient désobéissants par leur combat, y compris Zoubayr, Talhah et ^A’ichah, que Allah les agrée, preuve en est le premier hadith et aussi le hadith de Al-Hakim dans Al-Moustadrak dans lequel le Messager de Allah  a dit à AzZoubayr :

إنك لتقاتلن علياً وأنت ظالم له

(‘innaka latouqatilanna ^aliyyan wa ‘anta dhalimoun lahou)

ce qui signifie : « Certes tu combattras ^Aliyy en étant injuste avec lui », que dire alors du groupe de Mou^awiyah qui a combattu l’Emir des croyants pendant trois mois. Ils ont tué à cette occasion un grand nombre des meilleurs compagnons, de ceux qui avaient participé à la bataille de Badr, celle de ‘Ouhoud et même ceux qui étaient présents lors du pacte d’allégeance de Ar-Ridwan (bay^atou r-Ridwan) !

Dans le commentaire de Al-Boukhariyy, tome 6, page 173, figure ce qui suit : « Sa parole (wa ‘inni la’ourani) est dans le sens de la conjecture. Il pense qu’il va être tué injustement. Cette parole s’est réalisée car il a été tué traîtreusement après que ^Aliyy lui a rappelé. Il avait quitté le lieu du combat. Il s’était endormi dans Wadi l-Qoura. Ce fut un homme de Bani Tamim qui s’appelle ^Amr Ibnou Jourmouz qui l’avait assassiné. Ibnou Abi Khaythamah a rapporté dans son Tarikh par l’intermédiaire de ^Abdou r-Rahman Ibnou Abi Layla qu’il a dit : J’étais avec ^Aliyy lorsque les deux groupes s’étaient rencontrés. Il a demandé : Où est AzZoubayr ? aaa AzZoubayr était alors venu. Nous avions alors vu la main de ^Aliyy que AzZoubayr avait serrée indiquant son allégeance, avant même que le combat n’ait lieu.

Al-Hakim a rapporté avec plusieurs chaînes de transmission que ^Aliyy avait rappelé à AzZoubayr que le Prophète  lui avait dit :

لتقاتلن عليا وأنت ظالم له

(latouqatilanna ^Aliyyan wa ‘anta dhalimoun lahou)

ce qui signifie : « Certes tu combattras ^Aliyy et tu seras injuste envers lui dans ce combat ». C’était pour cela qu’il s’était détourné du combat et était retourné.

Ya^qoub Ibnou Soufyan ainsi que Khalifah  dans leurs Tarikh ont rapporté par l’intermédiaire de ^Oumar Ibnou Jawan qu’il a dit : AzZoubayr était reparti quittant le lieu de la bataille et c’était ^Amr Ibnou Jourmouz qui l’avait assassiné à Wadi s-Siba^.

On ne dit pas que Mou^awiyah avait fait un ijtihad en cela et qu’il serait alors excusé, comme l’ont dit certains. Ceci n’est pas correct. Mou^awiyah combattait ^Aliyy pour parvenir à la souveraineté et à la présidence. Mousaddad Ibnou Mousarhad, le Chaykh de Al-Boukhariyy a rapporté que ^Aliyy, que Allah l’agrée, a dit :

إن بني أمية يقاتلونني يزعمون أني قتلت عثمان وكذبوا إنما يريدون المُلك ولو أنني أعلم أنه يردهم عن ذلك أن أحلف عند المقام باللَّه إني ما قتلت عثمان ولا أمرت بقتله لفعلت ولكنهم إنما يريدون الملك

(‘inna bani ‘Oumayyah youqatilounani yaz^oumouna ‘anni qataltou ^Outhmana wa kadhabou ‘innama youridouna l-moulka. Wa law ‘annani ‘a^lamou ‘annahou yarouddouhoum ^an dhalika ‘an ‘ahlifa ^inda l-maqami bi l-Lahi ‘inni ma qataltou ^Outhmana wa la ‘amartou biqatlihi lafa^altou wa lakinnahoum ‘innama youridouna l-moulk)

ce qui signifie : « Certes, Banou ‘Oumayyah –les omeyyades– me combattent prétendant que j’aurai assassiné ^Outhman mais ils mentent. Ils ne veulent que le pouvoir. Par Allah, si je savais qu’ils abandonneraient cela si je jurais auprès du Maqam par Allah que je n’ai pas tué ^Outhman et que je n’ai pas ordonné de le tuer, je l’aurai fait. Mais en réalité, ils veulent le pouvoir ». Cela a également été rapporté par Sa^id Ibnou Mansour dans ses Sounan, tout comme dans le livre Al-Matalibou l-^Aliyah du Hafidh Ibnou Hajar en page 293, avec les termes :

إن بني أمية يقاتلونني يزعمون أني قتلت عثمان وكذبوا إنما يريدون الملك ولو أعلم أن يذهب ما في قلوبهم أني أحلف لهم عند المقام والله ما قتلت عثمان ولا أمرت بقتله لفعلت ولكنهم يريدون الملك. وإني لأرجو أن أكون أنا وعثمان ممن قال الله عزوجل: {ونزعنا ما في قلوبهم من غل}

(‘inna bani ‘Oumayyah youqatilounani yaz^oumouna ‘anni qataltou ^Outhmana wa kadhabou ‘innama youridouna l-moulka. Wa law ‘a^lamou ‘an youdh-hiba ma fi qouloubihim ‘anni ‘ahlifou lahoum ^inda l-maqami wa l-Lahi ma qataltou ^Outhmana wa la ‘amartou biqatlihi lafa^altou wa lakinnahoum youridouna l-moulka. Wa ‘inni la’arjou ‘an ‘akouna ‘ana wa ^Outhmana mimman qala l-Lahou ^azza wa jall : wa naza^na ma fi qouloubihim min ghill)

ce qui signifie : « Certes, Banou ‘Oumayyah –les omeyyades– me combattent prétendant que j’aurai assassiné ^Outhman mais ils mentent. Ils ne veulent que le pouvoir. Par Allah, si je savais que ce qu’il y a dans leurs cœurs disparaîtra si je leur jurais auprès du Maqam par Allah que je n’ai pas tué ^Outhman et que je n’ai pas ordonné de le tuer, je l’aurai fait. Mais en réalité, ils veulent le pouvoir ; et j’espère être ^Outhman et moi de ceux au sujet de qui Allah dit ce qui signifie : Et Nous leur avons ôté l’animosité qu’il y a dans leurs cœurs ». ^Ammar Ibnou Yacir a dit aussi semblable à cela. Les propos de ^Aliyy et de ^Ammar sont prioritaires sur la parole de celui qui a dit que Mou^awiyah était moujtahid dans son combat et qu’il serait alors excusé, tout comme un gouverneur qui fait un ijtihad puis qui se trompe, il aura une seule récompense et que s’il ne se trompe pas, il aura deux récompenses. En effet, la question de la rébellion contre le Calife n’est pas sujette à ijtihad en raison du texte clair et explicite du Qour’an et qui est Sa parole ta^ala :

يا أيها الذين ءامنوا اطيعوا اللَّه وأطيعوا الرسول وأولي الأمر منكم

(ya ‘ayyouha l-ladhina ‘amanou ‘ati^ou l-Laha wa ‘ati^ou r-raçoula wa ‘ouli l-‘amri minkoum)

ce qui signifie : « Ô vous qui avez cru, obéissez à Allah, obéissez au Messager et à celui qui est en charge de vous –votre gouverneur– ».

Cette ayah est ainsi explicite pour l’obligation de l’obéissance au calife et pour ne pas se rebeller contre lui. Ceci n’est donc pas de l’ordre de ce qui est sujet au ijtihad qui a lieu de la part des moujtahid comme Ach-Chafi^iyy, Abou Hanifah sur des questions qui n’ont pas fait l’objet de textes explicites. C’est le cas par exemple de l’avis de Abou Hanifah de considérer valable le contrat de mariage sans tuteur et l’avis de Ach-Chafi^iyy que le mariage n’est pas valable sans tuteur. Il n’y a pas eu de texte explicite clamant l’obligation du tuteur pour la validité du mariage. Il y a plutôt un hadith qui fait sujet à divergence :

لا نكاح إلا بولي

(la nikaha ‘il-la biwaliyy)

ce qui signifie : « Pas de mariage sans tuteur ». Ach-Chafi^iyy l’a considéré sahih –sûr– et l’a retenu. Abou Hanifah n’a pas considéré ce hadith sahih –sûr– et ne l’a donc pas retenu. Par ailleurs, Ach-Chafi^iyy considère que le mariage qui a lieu sans tuteur n’entraîne pas l’obligation d’appliquer la peine légale. Il n’est en effet pas catégorique à considérer invalide le mariage du hanafiyy sans tuteur. Il le considère fait à titre de conjecture et pour cela, il ne rend pas obligatoire la peine légale pour celui qui a imité le hanafiyy.

La tentative de certains pour rendre ce qu’a fait Mou^awiyah avec l’Emir des croyants semblable au ijtihad de Abou Hanifah ou de Ach-Chafi^iyy n’est que fausse illusion et erreur. Si cela avait été à ce titre –un ijtihad–, l’Imam Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy, que Allah l’agrée, n’aurait pas dit :

إن حرب معاوية لعلي خطأ وباطل ومنكر وبغي

(‘inna harba Mou^awiyata li^Aliyyin khata’oun wa batiloun wa mounkaroun wa baghy)

ce qui signifie : « Le combat de Mou^awiyah contre ^Aliyy est erreur, infondé, blâmable et injuste ». Selon la parole de celui-là, la divergence qui peut avoir lieu entre les Moujtahid parmi les quatre Imams Ach-Chafi^iyy et Abou Hanifah décrirait son ijtihad comme étant blâmable et infondé. Or aucun Imam digne de considération n’a dit cela auparavant ! C’est là une preuve que celui qui a prétendu cela n’a pas senti l’odeur de la science. Il n’a fait qu’imiter certains impudents qui disent n’importe quoi.

Mais ce qu’a dit certain des plus récents que Mou^awiyah avait fait un ijtihad dans sa guerre menée contre notre maître ^Aliyy et qu’il s’est trompé dans son interprétation, ce n’est là qu’une conjecture sans fondement. C’est plutôt la parole de ^Aliyy et celle de ^Ammar qui sont dignes de considération. La parole de ^Aliyy et celle de ^Ammar ne sont pas contrées par l’auteur de AzZoubad et ses semblables. Par ailleurs, les propos de ces gens-là sont contradictoires : Ils disent d’une part que la rébellion contre le Chargé des affaires –le gouverneur– est interdite sauf s’il devient mécréant. Malgré cela, ils disent que Mou^awiyah a une seule récompense et que ^Aliyy en a deux. Comment réunissent-ils la récompense et la désobéissance ?! Comment l’auteur de AzZoubad a-t-il eu l’audace de dire ces deux vers de poésie dans son livre alors qu’ils se contredisent :

Il ne nous est pas permis s’il n’y a pas de mécréance claire

de nous rebeller contre le chargé de nous –gouverneur–

avec sa parole :

Ce qui s’est produit entre les compagnons nous n’en parlons pas

Et la récompense du ijtihad nous confirmons

 

Il a réuni deux choses contradictoires. Il s’agit de son interdiction de la rébellion contre le chargé des affaires –le gouverneur– et c’est une vérité sur laquelle il y a unanimité, avec sa confirmation de la récompense pour ce faible nombre de compagnons qui étaient avec Mou^awiyah.

Pour ce qui est de ce que certains arguent comme étant la parole de l’Imam Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy que Mou^awiyah aurait fait un ijtihad pour son combat contre ^Aliyy, la réponse est que si ces paroles sont confirmées comme étant de lui, ce qu’il vise c’est que Mou^awiyah aurait eu un avis qui l’a amené à combattre ^Aliyy. Ce qu’il a visé n’est pas qu’il a fait un ijtihad comme est le cas des Moujtahid, et la preuve est qu’il a dit au sujet de la guerre de Mou^awiyah contre ^Aliyy est blâmable, infondée et injuste. S’il avait considéré Mou^awiyah comme ayant fait un ijtihad digne de considération, dont l’auteur serait excusé, il n’aurait pas dit que sa guerre « était blâmable, infondée et injuste ». Ceci n’échappe pas à qui est objectif. Seul un entêté ne considère pas la vérité vérité mais contrairement à ce qu’il en est réellement.

Il devient clair que le cas de Mou^awiyahn’est pas concerné par le hadith de Al-Boukhariyy :

إذا اجتهد الحاكم فأصاب فله أجران، وإذا اجتهد فأخطأ فله أجر واحد

(‘idha jtahada l-hakimou fa’asaba falahou ‘ajrani wa ‘idha jtahada fa ‘akhta’a falahou ‘ajroun wahid)

ce qui signifie : « Si le gouverneur fait un ijtihad et a dit vrai, il aura deux récompenses et s’il fait un ijtihad et se trompe, il aura une seule récompense ». Avoir pour croyance ce qui contredit cela est une atroce ignorance ou un pur entêtement.

Ce qui prouve également cela, c’est-à-dire l’infondé de la parole de celui qui dit que les compagnons qui ont combattu ^Aliyy n’ont pas commis de péché en cela car ils auraient fait un ijtihad, c’est la parole de Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy que Allah l’agrée :

إن طلحة والزبير ذنبهما بقتال علي مغفور لأجل البشارة التي وردت في العشرة المذكورين في الحديث قال وأما خطأ غيرهما أي إثمهم فمجوز غفرانه والعفو عنه

(‘inna Talhata wa zZoubayr dhanbouhouma biqitali ^Aliyyin maghfouroun li’ajli l-bicharati l-lati waradat fi l-^acharati l-madhkourina fi l-hadith ; wa ‘amma khata’ou ghayrihima ‘ay ‘ithmouhouma famoujawwazoun ghoufranouhou wa l-^afwou ^anh)

ce qui signifie : « Talhata et AzZoubayr leur péché pour avoir combattu ^Aliyy est pardonné en raison de l’annonce de bonne nouvelle rapportée au sujet des dix mentionnés dans le hadith. Quant au péché des autres, il est possible qu’il soit pardonné et qu’ils soient excusés ». C’est-à-dire qu’ils sont désobéissants, Allah pardonne à qui Il veut d’entre eux et Il châtie qui Il veut. Il a dit la même chose au sujet de ^A’ichah. Si telle est la parole des imams des ach^riyy, quelle attention prêter alors à quiconque contredit son texte-ci et qui prétend qu’ils auront une récompense parce qu’ils ont fait un ijtihad. Ceux-là ont contredit le texte de leur imam et ont contredit les hadith sûrs qui sont authentifiés du Messager de Allah. Ainsi dans le hadith :

ويح عمار تقتله الفئة الباغية يدعوهم إلى الجنة ويدعونه إلى النار

(wayh ^Ammarin, taqtoulouhou l-fi’atou l-baghiyah. Yad^ouhoum ‘ila l-jannati wa yad^ounahou ‘ila n-nar)

ce qui signifie : « Pauvre ^Ammar, c’est le groupe injuste qui va le tuer. Il les appelle au paradis et eux l’appellent à l’enfer », il y a l’indication que Mou^awiyah et les compagnons qui ont combattu avec lui appellent à l’enfer. Comment celui qui appelle à l’enfer aura-t-il une récompense pour son acte par lequel il appelle à l’enfer ! Comment auront-ils une récompense alors que le Messager dit :

من خرجَ من الطاعةِ وفارقَ الجماعةَ فقد خلعَ ربقة الإسلام من عنقه حتى يراجع

(man kharaj mina ttaa^ati wa faraqa l-jama^ata faqad khala^a ribqata l-‘Islami min ^ounouqihi hatta youraja^a)

ce qui signifie : « Celui qui se rebelle contre l’autorité et quitte le groupe aura ôté la corde de l’Islam de son cou jusqu’à ce qu’il revienne à l’obéissance au gouverneur » ! Comment auront-ils une récompense après la parole du Messager de Allah :

من كره من أميره شيئا فليصبر عليه فإنه من يخرج من السلطان شبرا فمات على ذلك مات ميتة جاهلية

(man kariha min ‘amirihi chay’an fa l-yasbir ^alayhi fa’innahou man yakhroujou mina s-soultani chibran famata ^ala dhalika mata mitatan jahiliyyatan)

ce qui signifie : « Celui qui ne supporte pas une chose de son Emir, qu’il patiente avec lui. Il n’y a pas un seul qui se rebelle d’un empan contre le Sultan et qui est mort sur cela sans qu’il meure d’une mort jahiliyy ». Ceci a été rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim.

Comment auront-ils une récompense après la parole du Messager de Allah au sujet de ^Aliyy :

اللهم وال من والاه وعاد من عاداه

(Allahoumma wali man walahou wa ^adi man ^adah)

ce qui signifie : « Ô Allah donne la victoire à celui qui se rallie à lui et châtie celui qui le prend pour ennemi ».

Comment ceux qui ont manifesté leur animosité contre ^Aliyy, que Allah l’agrée, tels que Mou^awiyah auraient-ils une récompense. Non seulement il s’était rebellé contre ^Aliyy mais aussi il a ordonné aux gens de l’insulter. Mouslim a ainsi rapporté de Mous^ab Ibnou Sa^d Ibn ‘Abi Waqqas que Mou^awiyah avait ordonné à Sa^d en lui disant : Qu’est-ce qui t’empêche d’insulter Abou Tourab –le surnom de ^Aliyy– ?! Mou^awiyah était en effet la cause pour que les omeyyades insultent ^Aliyy, que Allah l’agrée, du dessus des minbar pendant quatre-vingts ans.

من عادى عمارا عاداه الله

(man ^ada ^Ammaran ^adahou l-Lah)

ce qui signifie : « Celui qui prend ^Ammar pour ennemi, Allah le châtie ». C’est un hadith confirmé rapporté par Al-Hakim dans Al-Moustadrak. L’Imam Abou Mansour Al-Baghdadiyy a rapporté l’unanimité que ceux qui ont combattu ^Aliyy sont des rebelles qui ont été injustes envers lui. L’Imam Abou Mansour Al-Baghdadiyy fait partie des premiers ach^ariyy ; il est réputé parmi eux pour son imamat et sa science. Il a en effet reçu l’école ach^arite de Abou l-Haçan Al-Bahiliyy qui l’a lui-même reçue de l’Imam Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy par transmission orale. Nous citons ce qu’a dit le commentateur de Al-Jami^ AsSaghir le Mouhaddith le Hafidh ^Abdou r-Razzaq Al-Mounawiyy dans son Charh en page 365 : « Wayha ^Ammar, taqtoulouhou l-fi’atou l-baghiyah –Pauvre ^Ammar c’est le groupe injuste et rebelle qui va le tuer– Al-Qadi a dit dans Charhou l-Masabih : il vise par là Mou^awiyah et ses partisans ». Fin de citation

Ceci est explicite pour confirmer la rebellion du groupe de Mou^awiyah qui ont assassiné ^Ammar lors de la bataille de Siffin et que ^Aliyy était dans son droit. Ceci fait partie des hadith apprenant des choses cachées du futur. ^Ammar appelait le groupe de Mou^awiyah qui l’a assassiné lors de la bataille de Siffin au paradis. Ceci avait eu lieu bien après que le Prophète  ne l’ait dit. Il les appelait à ce qui serait une cause de l’entrée au paradis. Il s’agit de l’obéissance à l’Imam véritable. Alors que eux l’appelaient à ce qui est une cause pour l’entrée en enfer. Il s’agit de la désobéissance à l’Imam et l’appel à son combat. Ils ont dit : Cela s’est réalisé à l’occasion de la bataille de Siffin. Il les avait alors appelés à l’Imam véritable et ils l’ont appelé à l’enfer et l’ont tué. C’était là un miracle pour le Prophète élu (al-moustafa) et un des signes illustrant son statut de Prophète.

Lorsque certains ont dit il s’agit de ceux qui l’avaient torturé à La Mecque au début de l’Islam, les savants leur ont répliqué comme Al-Qourtoubiyy qui a dit : « Ce hadith fait partie des plus authentiques et des plus sûrs. Lorsque Mou^awiyah n’a pas pu le renier, il a dit : (c’est celui qui l’a amené au front pour combattre qui l’a assassiné). ^Aliyy lui a répondu que c’est alors le Messager de Allah  qui aurait assassiné Hamzah lorsqu’il l’a amené au fornt ?! Ibnou Dihyah a dit : C’est là une réplique de ^Aliyy qui ne donne aucune suite, aucun argument pour la contrer ou lui émettre une objection ».

L’Imam ^Abdou l-Qahir Al-Jourjaniyy a dit dans on livre Al-‘Amamiyyah : « Les spécialistes de jurisprudence du Hijaz et de l’Irak des deux groupes : du hadith et de l’avis, parmi lesquels Malik, Ach-Chafi^iyy, Abou Hanifah, Al-‘Awza^iyy et la majorité des spécialistes de la science du tawhid et des musulmans, ont été unanimes à dire que ^Aliyy était dans son droit dans son combat des gens de Siffin, tout comme il était dans son droit dans son combat contre les gens de al-jamal et que ceux qui l’ont combattu sont des rebelles injustes envers lui mais ne deviennent pas mécréants pour leur rebellion ».

L’Imam Abou Mansour a dit dans le livre Al-Firaq pour indiquer la croyance de Ahlou s-Sounnah : « Ils ont été unanimes que ^Aliyy était dans son droit dans son combat des gens de al-jamal : Talhah, AzZoubayr et ^A’ichah à Al-Basrah, et des gens de Siffin : Mou^awiyah et son armée ». Fin de citation

 

Suite :

Dans Ar-Rawdou l-‘Anif, un homme a dit à ^Oumar, que Allah l’agrée : « J’ai vu cette nuit dans le rêve comme si le soleil et la lune s’entre-tuaient et avec chacun il y avait des étoiles ». ^Oumar lui a dit : « avec lequel des deux tu étais ? » Il lui a dit : « J’étais avec la lune ». Il lui a dit : « Tu étais avec celle qui est effacée. Va-t-en et ne fais plus aucun travail pour moi ». Il l’a limogé. Il fut tué le jour de Siffin avec Mou^awiyah et il s’appelait Habis Ibnou Sa^d.

D’après Abou Sa^id Al-Khoudriyy : « Nous transportions les briques pour construire la mosquée une par une et ^Ammar les portait deux par deux. Le Prophète  l’a alors vu et s’est mis à lui enlever la poussière de terre en disant wayha … ». L’auteur a dit Al-Khasa’is : « Ce hadith –celui de ^Ammarest moutawatir, plus de dix compagnons l’a rapporté ».

 

Parmi ce qui constitue une preuve claire que Mou^awiyah n’était pas Moujtahid dans son combat contre ^Aliyy d’un ijtihad conforme à la Loi, c’est qu’il disait aux gens : Nous n’avons pas de pacte d’allégeance à faire à ^Aliyy car il a manqué à la loi du Talion pour le sang de ^Outhman à l’encontre de ses assassins. Il disait à ^Aliyy : Nous ne te ferons pas de pacte d’allégeance tant que tu n’as pas exécuté les assassins de ^Outhman. Par la suite, lorsque notre maître Al-Haçan s’était destitué en sa faveur et qu’il était devenu lui le Calife, il n’a pas cherché à venger l’assassinat de ^Outhman. Il s’est occupé d’autre que cela. Son objectif était en effet la souveraineté et il avait atteint son objectif. Il manifeste par cela que son souci n’était pas d’appliquer le Talion en faveur de ^Outhman, que Allah l’agrée, mais il cherchait plutôt ceux qui s’étaient ralliés à ^Aliyy, que Allah l’agrée, leur nuisait et les tuait. Il était auparavant gouverneur d’Egypte, d’Irak du Cham et d’autres pays que ceux-là qui étaient sous la souveraineté des musulmans du temps de ^Outhman. ^Outhman avait par ailleurs des fils âgés qui n’ont pas requis de ^Aliyy qu’il leur applique le talion pour l’assassinat de leur père. Si les fils de ^Outhman avaient demandé l’application du Talion pour leur père et qu’ils lui avaient donné les noms des assassins, il le leur aurait permis. ^Aliyy fait partie des plus ascètes des créatures de Allah à l’égard du bas-monde. C’est lui qui le jour de sa mort, on n’avait trouvé sur lui que sept cents dirhams qu’il avait laissés pour s’acheter un serviteur, tout comme l’a rapporté Ibnou Hibban de la parole de Haçan fils de ^Aliyy dans son discours qu’il a donné le jour de la mort de son père. Mou^awiyah connaissait l’ascèse de ^Aliyy. Mais il a prétendu vouloir appliquer le Talion aux assassins de ^Outhman pour parvenir en réalité au pouvoir. La manière légale de l’application du Talion est que la famille de la victime accuse un assassin précis auprès d’un juge. Ils lui demandent de leur permettre de se venger de lui. Or tout cela ne s’était pas produit. Mou^awiyah n’est pas de la famille de ^Outhman. Sa famille sont ses fils pubères. Certains d’entre eux étaient des gens de science et de mérite.

Tous ceux qui disent que les combattants de ^Aliyy n’étaient pas dans le péché parce qu’ils auraient fait un ijtihad, n’ont pas de réponse au hadith :

من خرجَ من الطاعةِ وفارقَ الجماعةَ فقد خلعَ ربقة الإسلام من عنقه حتى يراجع

(man kharaj mina ttaa^ati wa faraqa l-jama^ata faqad khala^a ribqata l-‘Islami min ^ounouqihi hatta youraji^)

ce qui signifie : « Celui qui se rebelle contre l’autorité et quitte le groupe aura ôté la corde de l’Islam de son cou jusqu’à ce qu’il revienne à l’obéissance au gouverneur » car ce hadith est explicite pour indiquer que la rébellion contre le calife fait partie des grands péchés. Il est ainsi connu d’évidence de la religion qu’il n’est pas permis de se rebeller contre le Calife bien-guidé en raison des textes explicites rapportés à ce sujet et l’unanimité des savants de la communauté. Le Messager de Allah a décrit les combattants de ^Aliyy dans la bataille de Siffin comme étant des boughat –des rebelles–. La rébellion n’a pas d’autre sens que l’injustice et le dépassement de la limite.

AdhDhoulm est de deux sortes : que la personne fait preuve de dhoulm envers elle-même et qu’elle soit injuste envers d’autres qu’elle. Ce qu’ont fait ceux-là est une injustice envers autrui. L’injustice envers autrui ne peut être qu’un grand péché comme l’a dit le Messager de Allah :

الظلم ظلمات يوم القيامة

(adhdhoulmou dhouloumatoun yawma l-qiyamah)

ce qui signifie : “L’injustice ce sera des ténèbres pour la personne au jour du jugement », puisqu’ils ont tué plus de vingt mille personnes.

Pour ce qui est du dhoulm de la personne envers elle-même, il se peut que ce soit un péché, tout comme il se peut que ce soit un manquement ne comportant pas de désobéissance. C’est de cette catégorie qu’est la parole de Younous ^alayhi s-salam dans le ventre du gros poisson : (soubhanaka ‘inni kountou mina dhdhalimin). C’est ce sens-là que certains spécialistes de la jurisprudence ont donné à ce qui figure dans Abou Dawoud du hadith de ^Amr Ibnou Chou^ayb au sujet duquel il y a divergence chez les spécialistes du hadith. Il y a été cité que le woudou est par trois fois et que celui qui a ajouté ou diminué, il aura agi en mal et été injuste (‘aça’a wa dhalama). Certains savants de jurisprudence ont dit que (dhalama) concerne celui qui a diminué par rapport aux trois fois, qui a donc fait le woudou une fois ou deux fois chaque membre. Ce serait alors quelqu’un qui n’a pas été accompli dans son woudou et qui aura sa récompense diminuée par rapport à celui qui fait son woudou trois fois chaque membre. D’autres ont dit : sa parole (dhalama) concerne celui qui ne s’est même pas lavé une fois en ayant délaissé la partie de la main, du pied ou du visage qu’il est un devoir de laver.

Quant à ce que dit certains impudents que ^Aliyy n’a pas été investi de sa fonction de Calife par un pacte d’allégeance pour dire que celui qui le contredit soit considéré comme s’étant rebellé contre un Calife, ceci fait partie du plus infondé de l’infondé et des plus grandes ignorances. En effet, ce n’est pas chaque individu des musulmans qui a fait pacte d’allégeance à Abou Bakr. ^Oumar également, il n’a pas été désigné au début suite à un pacte d’allégeance mais c’était Abou Bakr qui l’a désigné pour lui succéder. ^Outhman, ce furent six qui lui avaient fait pacte d’allégeance parmi lesquels figurait ^Aliyy. Quant à ^Aliyy, ce furent les émigrants (mouhajiroun) et les partisans (al-‘ansar) qui lui firent pacte d’allégeance. Ce pacte est ainsi donc confirmé pour chaque individu des musulmans, aussi bien Mou^awiyah que les gens de Ach-Cham qui étaient avec lui et qui ont combattu ^Aliyy. Tout comme il n’est pas permis de se rebeller contre Abou Bakr, ^Oumar et ^Outhman, il n’est également pas permis de se rebeller contre ^Aliyy. Comment quelqu’un pourrait-il s’imaginer le contraire alors qu’il a été confirmé au sujet du mérite de ^Aliyy plusieurs hadith qui n’ont pas été mentionnés au sujet d’autres que lui.

Le Messager de Allah r a dit à son sujet :

من كنت مولاه فعلي مولاه اللهم والِ من والاه وعاد من عاداه

 (man kountou mawlahou fa^aliyyoun mawlahou ; Allahoumma wali man walahou wa ^adi man ^adah)

[rapporté par Ibnou Hibban et An-Naça’iyy au sujet des mérites de ^Aliyy] ce qui signifie : « Celui qui m’aime, qu’il suive ^Aliyy. Ô Allah donne la victoire à celui qui se rallie à lui et prive de victoire celui qui le prend pour ennemi ».

Il a dit aussi :

من ءاذى علياً فقد ءاذاني

(man ‘adha ^Aliyyan faqad ‘adhani)

[rapporté par Al-Hakim dans Al-Moustadrak et il l’a jugé sahih et Adh-Dhahabiyy a été en accord avec lui] ce qui signifie : « Celui qui nuit à ^Aliyy, il m’aura nuit à moi ».

Mouslim et d’autres ont rapporté de ^Aliyy que Allah l’agrée qu’il a dit :

إنه لعهد النبي الأمِّيِّ إِلَيَّ لا يحبني إلا مؤمن ولا يبغضني إلا منافق

(innahou la^ahdou n-nabiyyi l-‘oummiyyi ‘ilayya la youhibbouni ‘il-la mou’minoun wa la yabghadouni ‘il-la mounafiq)

ce qui signifie : « C’est la promesse que m’a faite le Prophète qui ne lit pas et n’écrit pas : ne m’aime qu’un croyant et ne me hait qu’un hypocrite ».

Le Prophète r a dit :

إن منكم من يقاتل على تأويله كما قاتلت على تنـزيله

(inna minkoum man youqatilou ^ala ta’wilihi kama qataltou ^ala tanzilihi)

ce qui signifie : « Il y aura parmi vous qui combattra pour défendre des sens du Qour’an tout comme j’aurai combattu pour défendre qu’il est révélé ». Abou Bakr a dit alors : est-ce que ce sera moi Ô Messager de Allah ? Il a dit : (لا) (la) ce qui signifie : « Non ». ^Oumar dit alors : Est-ce moi Ô Messager de Allah ? Il a dit : (لا) (la) ce qui signifie : « Non ». Il a dit : (هو خاصف النعل) (houwa khasifou n-na^l) ce qui signifie : « Ce sera celui qui répare ses sandales ». ^Aliyy était à ce moment en train de réparer ses sandales. Ceci est sahih et rapporté par Ibnou Hibban.

Mouslim a rapporté que le Messager de Allah r a dit :

إني تارك فيكم ثقلين لا تضلوا ما تمسكتم بهما كتاب الله وعترتي أهل بيتي أذكركم الله في أهل بيتي

(inni tarikou fikoum thaqalayni la tadillou ma tamassaktoum bihima : kitaba l-Lahi wa ^outrati, Ahlou bayti. ‘Oudhakkiroukoumou l-Laha fi ahli bayti)

ce qui signifie : « J’ai laissé parmi vous deux choses telles que vous ne serez pas perdus si vous vous y attachez : le Livre de Allah et les gens de ma famille. Je vous rappelle de craindre Allah au sujet des gens de ma famille ». Ainsi donc ceux qui l’ont combattu ont contredit ce hadith.

Quant au fait que Al-Houçayn, que Allah l’agrée, se soulève contre Yazid, c’était légitime et légal. En effet, aucun des émigrants ni des partisans n’avait fait pacte d’allégeance à Yazid. Les gens de Médine ne lui avaient pas fait pacte d’allégeance. Son investiture n’avait donc pas été confirmée. Plusieurs malikiyy ont dit cela comme ceux qui ont fait le commentaire de Khalil. Mou^awiyah avait œuvré auparavant pour qu’il lui succède. Il parlait à l’un et à l’autre. Il leur disait prenez mon fils Yazid en tant que successeur à moi après moi. C’est un conseil que je vous donne. Il n’avait pas retenu de se faire succéder par les fils des compagnons comme le fils de ^Oumar ou ^Abdou l-Lah Ibnou zZoubayr. Il a transformé le califat en tradition des rois de Perse. Ces deux-là étaient des savants vertueux. Mais Yazid lui n’était pas des gens de science et de vertu. Il a été investi de la présidence conformément à la parole du Messager de Allah  :

هلاك أمتي على أيدي أغيلمة من قريش

(halakou ‘oummati ^ala ‘aydi ‘oughaylimatin min qouraych)

[rapporté par Al-Boukhariyy et d’autres] ce qui signife : « Une cause de la perte au sein de ma communauté sera par des jeunes de Qouraych ».

Ont été confirmes les propos du Messager de Allah  :

الخلافة بعدي ثلاثون سنة ثم يكون ملك عضودٌ

(al-khilafatou ba^di thalathouna sanatan thoumma yakounou milkoun ^adoud)

ce qui signifie : « Le califat après moi sera de trente ans, après quoi ce seront des souverains durs ». Les trente années ont été accomplies avec Al-Haçan fils de ^Aliyy. Il a en effet désigné pour succéder à son père et a assuré le califat durant six mois. Les trente années s’étaient ainsi écoulées et s’est destitué en faveur de Mou^awiyah afin de préserver le sang des musulmans. Al-Haçan avait été désigné par un pacte d’allégeance de la part des émigrants et des partisans à Médine. Lorsque Al-Haçan s’était déchargé en faveur de Mou^awiyah, Mou^awiyah était devenu Calife.

Détailler le sujet ici comme nous l’avons fait n’est pas une chose qui mène à insulter les compagnons. C’est plutôt prendre la voie des spécialistes du hadith. Les gens du hadith ont mentionné ces sujets dans leurs livres.

Pour ce qui est du hadith :

ويح عمار تقتله الفئة الباغية يدعوهم إلى الجنة ويدعونه إلى النار

(wayha ^Ammarin taqtoulouhou l-fi’atou l-baghiyah ; yad^ouhoum ‘ila l-jannati wa yad^ounahou ‘ila n-nar)

ce qui signifie : “Pauvre ^Ammar, c’est le groupe rebelle qui va le tuer. Il les appelle au paradis alors que eux l’appellent à l’enfer », c’est Al-Boukhariyy qui l’a rapporté.

Quant au hadith :

لا أشبع اللَّه بطنه

(la ‘achba^a l-Lahou batnah)

ce qui signifie : « Que Allah fait que son ventre ne soit jamais rassasié », au sujet de Mou^awiyah, il a été mentionné par Mouslim.

Il en est de même pour tout autre que cela parmi les hadith et les nouvelles rapportées (athar), que nous avons mentionné dans cet écrit, tous ont été mentionnés par les Mouhaddith.

L’habitude des Mouhaddith était de réciter le hadith dans des assemblées auxquelles assistaient les plus âgés et les plus jeunes, même l’enfant de sept ans. Pour plus de précisions, ils chargeaient des gens qui transmettaient à haute voix la parole du Mouhaddith, tout comme les gens transmettent à haute voix la parole de l’imam qui dirige la prière. Il y avait en cela un intérêt pour la religion en plaçant les choses à leur juste contexte et afin de ne pas considérer équivalents celui qui a du mérite et celui qui en a moins. Si on délaissait ces présentations et ces détails des vérités, certains pourraient croire que ce qu’avait fait Mou^awiyah est légitime et qu’il serait alors permis de le suivre en cela. Or il y a en ceci un voile et une déformation de la Loi, puisque ceci diminue de la gravité de la rébellion contre le calife, gravité de laquelle le Qour’an ainsi que le hadith ont fortement insisté. Allah ta^ala dit :

يا أيها الذين ءامنوا اطيعوا اللَّه واطيعوا الرسول وأولي الأمر منكم

(Ya ‘ayyouha l-ladhina ‘amanou ‘ati^ou l-Laha wa ‘ati^ou r-raçoula wa ‘ouli l-‘amri minkoum)

ce qui signifie : « Ô vous qui avez cru, obéissez à Allah, obéissez au Messager et à celui qui est en charge de vous –votre gouverneur– ».

Le Messager a dit :

من كره من أميره شيئاً فليصبر فانه من يخرج من السلطان فيموت على ذلك إلا مات ميتة جاهلية

(man kariha min ‘amirihi chay’an fa l-yasbir fa’innahou man yakhroujou mina s-soultani fayamoutou ^ala dhalika ‘il-la mata mitatan jahiliyyatan)

ce qui signifie : « Celui qui ne supporte pas une chose de son Emir, qu’il patiente avec lui. Il n’y a pas un seul qui se rebelle contre le Sultan et qui est mort sur cela sans qu’il meure d’une mort jahiliyy ».

Indiquer ces sujets contribue à préserver ce que Allah a rendu important ainsi que Son Messager. Abandonner cela contribue à le perdre.

Quant à insulter les compagnons au sujet duquel il y a eu interdiction par la parole du Messager de Allah  :

لا تسبوا أصحابي

(la tasoubboushabi)

ce qui signifie : « N’insultez pas mes compagnons », il s’agit d’insulter la totalité des compagnons ou de blâmer l’un d’entre eux sans raison légale, du moment qu’il n’a rien commis qui lui fait mériter la mise en garde. C’est le cas des insultes proférées par les khawarij lorsqu’ils s’étaient rebellés contre ^Aliyy alors qu’auparavant ils combattaient à ses côtés. Ils l’ont insulté et ont insulté ceux qui s’étaient ralliés à lui. Ils ont été jusqu’à le déclarer mécréant ainsi que ceux qui l’avaient rallié. Mais blâmer des individus parmi les compagnons pour une raison valable selon la Loi, cela a été confirmé par le texte même du hadith. Ainsi, le Messager ^alayhi s-salam, a dit au sujet d’un serviteur à lui qui se dénommait Karkarah, et qui était chargé de la famille du Prophète pendant la conquête ; cet homme était mort durant la conquête ; Le Messager a dit : (هو في النار) (houwa fi n-nar) ce qui signifie : « Il est en enfer ». Ils ont trouvé alors qu’il avait volé un voile du butin. Rapporté par Al-Boukhariyy.

Mouslim a rapporté de ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Abdi Rabbi l-Ka^bah qu’il a dit à ^Abdou l-Lah Ibnou ^Amr Ibni l-^As que le fils de ton oncle paternel Mou^awiyah nous ordonne de consommer les biens des uns des autres injustement et de nous entre-tuer. ^Abdou l-Lah Ibnou ^Amr s’est tu un instant puis lui a dit :

أطعه في طاعة اللَّه واعصه في معصية اللَّه

(ati^hou fi ta^ati l-Lahi wa ^sihi fi ma^siyati l-Lah)

ce qui signifie : « Obéis-lui en ce qui constitue une obéissance à Allah et désobéis-lui en ce qui constitue une désobéissance à Allah ». ^Abdou l-Lah Ibnou ^Amr le compagnon n’a pas dit à ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Abdi Rabbi l-Ka^bah qui fait partie des successeurs dignes de confiance des compagnons : (tu as blâmé Mou^awiyah et le Messager a dit ce qui signifie : N’insultez pas mes compagnons).

Les savants du hadith n’ont pas cessé de mentionner ce hadith rapporté par Mouslim lorsque le Messager de Allah a envoyé ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abbas pour lui appeler Mou^awiyah. ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abbas était parti l’appeler mais il l’a trouvé en train de manger. Il a dit : Ô Messager de Allah, il est en train de manger. Le Messager de Allah lui a dit : (ارجع فادعه) (irji^ fad^ouhou) ce qui signifie : «retourne et appelle-le ». Il est reparti puis est revenu en disant : Ô Messager de Allah, il est en train de manger. Il a alors dit : (لا أشبع اللَّه بطنه) (la ‘achba^a l-Lahou batnah) ce qui signifie : « Que Allah fait que son ventre ne soit jamais rassasié ». Ceci est bien un blâme de la part du Messager et non pas une invocation en sa faveur. En effet, trop manger n’est pas la qualité des pieux. Le Messager de Allah a dit :

المؤمن يأكل في معى واحد والكافر يأكل في سبعة أمعاء

(al-mou’minou ya’koulou fi ma^an wahidin wa l-kafirou ya’koulou fi sab^ati ‘am^a’in)

ce qui signifie : “Le croyant accompli mange le un septième de ce que mange le mécréant ». Trop manger est un blâme et non pas une éloge. Le Messager de Allah a dit r :

ما ملأ ابن ءادم وعاء شرا من بطنه، بحسب أحدكم لقيمات يُقمن صلبه، فإن كان ولا بد فثلث للطعام وثلث للشراب وثلث للنفس

(ma mala’a bnou ‘Adama wi^a’an charran min batnihi ; bihasbi ‘ahadikoum louqaymatoun youqimna soulbahou ; fa’in kana wa la boudda fathoulouthoun li tta^ami wa thoulouthoun li ch-charabi wa thoulouthoun li t-tanaffouci)

ce qui signifie : « Le fils de Adam n’aura pas rempli un pire récipient que son ventre. Que chacun d’entre vous se suffise de quelques bouchées qui lui permettent de garder sa santé. S’il était nécessaire, qu’il se suffise d’un tiers pour la nourriture, un tiers pour la boisson et un tiers pour la respiration ». Rapporté par At-Tirmidhiyy qui a dit haçan sahih.

Ce qui fait partie des choses étranges, c’est que certains ont dit que la parole du Messager à Mou^awiyah (لا أشبع اللَّه بطنه) (la ‘achba^a l-Lahou batnah) ce qui signifie : « Que Allah fait que son ventre ne soit jamais rassasié » est une éloge pour lui ! La corruption de ces propos est apparente en raison de sa contradiction avec les deux autres hadith d’une contradiction claire. Le Messager fait l’éloge du fait de se limiter à quelques bouchées. Il approuve que le croyant se suffise de quelques bouchées, que ce qu’il mange soit de faible quantité.

Nous disons cela, et Allah sait les consciences et les fors intérieurs. Les actes valent selon leur intention et Allah sait nos intentions. A Lui le devenir et le retour pour le jugement.

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