Récits : Les signes successifs pour notre maître Mouuçaa
Je commence par le nom de Allah le Très Miséricordieux, le Miséricordieux
La louange est à Allah le Seigneur des mondes, Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad et Qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle
Nous demandons à Allah Qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons Qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et Qu’Il nous augmente en connaissance
Et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer
Nous demandons à Allah Qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément
ءايات سيّدنا موسى عليه السّلام المفصّلات
Allah ta ^ala dit dans sourat Al-‘^Araf / ‘ayah 133 ce qui signifie : (( Nous leur avons envoyé le déluge, les sauterelles, les qoummal, les grenouilles et le sang autant de signes détaillés et ils ont fait preuve d’orgueil et ils étaient des criminels ))
Pharaon et ceux qui l’avaient suivi n’ont pas fait la différence entre le miracle et la magie, parce que le miracle, comme on l’a vu, c’est quelque chose d’extraordinaire qui ne peut être contré par quelque chose de semblable, qui vient en accord avec celui qui prétend être prophète. Donc le miracle n’est pas contré par quelque chose de semblable contrairement à la sorcellerie qui elle, peut être contrée par ce qui est semblable. La sorcellerie peut être contrée par une autre sorcellerie quant au miracle, par lequel Allah honore Ses prophètes, ces miracles ne peuvent être contrés par ce qui est du même ordre. Donc Pharaon et ceux qui l’ont suivi n’ont pas fait la différence entre le miracle et la magie et c’est pour cela qu’ils avaient accusé notre maître Mouça d’être un sorcier, ils ont considéré l’ensemble des miracles avec lesquels étaient venu notre maître Mouça ^alayhi s-salam, comme la transformation du bâton en un véritable serpent, ils ont considéré cela comme étant une véritable magie, ils lui ont dit :
« Quoique tu nous amènes comme signes de la part de ton Seigneur c’est de la magie et nous n’y croirons jamais. » Mouça ^alayhi s-salam était un homme fort, ferme qui ne délaisse pas l’appel à la religion de l’Islam mais il a fait des invocations contre eux et Allah l’a exaucé. Tous les prophètes étaient forts et fermes, ils se maintenaient sur la vérité n’est-ce pas que nous avons cité que notre maître Nouh avait appelé son peuple à l’Islam pendant neuf cent cinquante années et seul ce faible nombre que nous avons cité a cru en lui et l’a suivi ? En d’autres termes et c’est la signification, c’est que les prophètes sont forts et fermes sur la vérité pour appeler à la religion agréée par Allah ta^ala. Cela n’est pas donné à n’importe qui : certains d’entre nous il lui arrive lorsqu’il débat avec une personne sur une seule question il est fatigué et il le laisse. Les prophètes ont patienté et sont restés fermes sur l’appel des mécréants à l’Islam. Mouça ^alayhi s-salam avec sa persévérance et il a fait l’invocation contre ces mécréants et Allah l’a exaucé.
Allah a fait que aux Qibt qui étaient ceux qui ont suivi Pharaon il arrive un déluge et des pluies qui se sont poursuivies nuits et jours d’un samedi à un autre. Les Qibt étaient ceux qui avaient suivi Pharaon et les fils de ‘Isra’il c’étaient ceux qui avaient suivi Mouça. Allah a fait que s’abatte sur les Qibt at–toufan, le déluge, au point que l’un d’entre eux n’arrivait ni à voir le soleil ni la lune et les maisons des Qibt et celles des fils de ‘Isra’il étaient contiguës les unes aux autres et il est arrivé une chose étonnante à savoir que les maisons des Qibt s’étaient toutes remplies d’eau qui venait à profusion jusqu’à atteindre leurs cous ainsi celui qui s’asseyait se noyait, alors que les maisons des fils de ‘Isra’il qui suivaient Mouça ^alayhi s-salam ces maisons là aucune goutte ne les a touché.
L’eau a inondé la surface de la terre et a stagné, chose qui a empêché les Qibt qui étaient ceux qui ont suivi Pharaon, de pouvoir labourer, de construire ou de même de gérer leurs affaires. Le déluge duré ainsi pour eux huit jours avec leurs nuits et après qu’ils aient dit à Mouça : « quoique tu nous amènes comme signes de la part de ton Seigneur nous ne croirons jamais en toi, ils ont : invoques ton Seigneur pour nous afin Qu’Il lève de nous cette épreuve et alors nous croirons en toi. » Mouça ^alayhi s-salam a invoqué son Seigneur et ils ont été libérés du déluge :le vent a été envoyé, la terre a séché et des plantes ont poussé des plantes dont ils n’ont pas vu de semblable auparavant. Mouça ^alayhi s-salam a bien fait ce qu’ils avaient demandé mais c’était des gens qui ne tenaient pas leur parole. Ils ont alors dit à Mouça ^alayhi s-salam : « ce dont nous avions peur était en réalité un bien pour nous mais nous ne pouvions pas le savoir auparavant par Allah nous ne croirons pas en toi » et à leur habitude ils n’ont pas tenu leur parole.
Après qu’ils n’aient pas tenu leur engagement Allah ta^ala a envoyé sur eux des sauterelles par millier tout comme cela est parvenu dans la ‘ayah qui signifie :
(( Nous leur avons envoyé le déluge et les sauterelles )) . Tant que ces sauterelles quand elles prenaient leurs envols elles dissimulaient le soleil en faisant de l’ombre. Les sauterelles ont ainsi dévoré tout ce que les Qibt avaient comme grains et fruits, tant que ces sauterelles ont dévoré des vêtements, des meubles, des toitures, des portes et leurs maisons s’écroulaient mais les maisons des fils de ‘Isra’il n’ont pas du tout étaient concernées par cela, aucune sauterelle n’y a pénétré. Les Qibt ont trouvé la situation très difficile et ils ont promis à Mouça ^alayhi s-salam de devenir croyants, de se repentir s’ils pouvaient être affranchis de cette épreuve que sont les sauterelles. C’est alors que Mouça ^alayhi s-salam est sorti à l’extérieur et a dirigé son bâton vers le levant et le couchant et les sauterelles sont reparties vers les régions desquelles elles étaient venues auparavant et l’épreuve leur fut levée pendant sept jours. Ils n’ont pas tirés la moralité de qui était arrivé. Pendant l’épreuve ils avaient recours à Mouça et ils essayaient de lui demander qu’il les libère mais lorsqu’ils étaient libérés de l’épreuve ils oubliaient les engagements qu’ils prenaient, mais comme c’était des gens orgueilleux ils ne tenaient pas leur parole et leur engagement à chaque fois.
Et il était resté des récoltes qu’ils avaient une faible partie. Tellement ils étaient égarés ils ont dit : « le peu de récolte qui nous est resté va nous suffire » et ils n’ont pas été croyants. Après qu’ils aient demandé à Mouça et que Mouça a invoqué Allah et que l’épreuve leur soit levée malgré cela ils sont restés sur leur mécréance, ils sont restés ainsi un mois dans le bien être. Et c’est alors qu’il y avait une région en Egypte qui s’appelle « ^Ayn Chams » un mont de terre Mouça ^alayhi s-salam l’a frappé de son bâton et ce monticule s’est transformé en qoummal c’est-à-dire de petits insectes qui ressemblent à ce qui se trouve dans la farine lorsqu’elle n’est plus bonne. Allah a donné à Mouça ^alayhi s-salam ce bâton surprenant c’est pour cela que lorsque Mouça a tapé de son bâton le sable de ce monticule il s’est transformé en qoummal. C’est alors que ces insectes ont volé et ont dévoré les animaux des Qibt tout comme leurs plantations et leurs récoltes qui étaient restées et il ne leur est pas resté une seule tige verte sans que ces insectes l’aient mangée.
Et ces insectes ont par la suite collé à leur peau comme s’ils été atteints de variole. À cause de cela ils n’ont pu dormir ni trouver le repos. Par la suite ce qoummal, ces insectes, s’est propagé dans toute l’Egypte et a dévoré ce que les sauterelles avaient laissé et il a complètement nettoyé la terre. Donc ces insectes s’introduisaient entre la peau du Qibt et sa chemise et ils lui faisaient du mal et ces insectes entraient dans les plats de nourriture et ils remplissaient les plats de lui, ces insectes collaient même à leur peau, à leur cheveux, à leur sourcils et même à leurs cils. À cause de cela ils ont été déstabilisés ils se sont mis à pleurer et ils sont partis voir Mouça ^alayhi s-salam et ils lui ont encore promis que s’il invoque son Seigneur soubhanahou wa ta^ala pour Qu’Il leur dévoile cette épreuve alors ils deviendraient croyants, ils feraient le repentir et ils reviendraient à la vérité. Mouça ^alayhi s-salam a invoqué Allah et Allah a envoyé sur ces qoummal un vent chaud sui les a brûlé et les a jeté dans la mer.
Mais à leur habitude, à cause de leur orgueil, ils sont revenus à leur ancienne habitude, c’est le cas de beaucoup de personne qui lors de l’épreuve ils se remettent à Allah et ils L’invoquent et Le supplient mais quand l’épreuve est levée ils oublient et ne remercient pas Allah . C’est une obligation pour nous d’adorer Allah dans l’aisance tout comme dans la difficulté l’esclave doit se fier à Allah dans toutes les situations. Mais ces gens ont été pris par leur insouciance ils ont pensé qu’ils été très loin de subir un châtiment c’est pour cela qu’à chaque fois ils ne respectaient pas l’engagement qui était pris d’eux et malgré tout ce qu’ils ont vu ils revenaient comme ils étaient au début après qu’ils aient promis à Mouça qu’ils allaient croire en lui. Mais il ne s’est pas écoulé une longue période tant que les Qibt, que Allah les maudisse, ont dit : « nous avons maintenant la certitude ô Mouça que tu es un sorcier ils ont dit, que Allah les maudisse, nous avons maintenant la certitude ô Mouça que tu es un sorcier et par la gloire de Pharaon nous ne croirons jamais en toi. » Bien qu’ils aient vus de leurs propres yeux les miracles ils n’ont pas cru en Allah parce que Allah tabaraka wa ta^ala a fermé leurs cœurs. Et après cela Allah leur a envoyé les grenouilles qui ont rempli leurs couches, leurs récipients, leur nourriture et leurs boissons. Et ces grenouilles se sont jetées dans les chaudrons alors que l’eau bouillait à l’intérieur et si jamais le qibtiyy parlait la grenouille sautait et entrait dans sa bouche. Ils se sont alors plaint à Mouça et ils lui ont dit : « nous ferons un repentir véridique et nous ne reviendrons jamais à notre mécréance ». Mouça ^alayhi s-salam a pris d’eux des engagements fermes et des promesses et Allah les a délivré de cela Il a fait mourir les grenouilles et leur a envoyé une pluie qui les a jetées en mer. Mais comme d’habitude leurs âmes malignes ne les ont pas aidé à croire en Allah .
Les Qibt sont revenus à leur mécréance comme d’habitude et n’ont pas tenus leur engagement. Allah leur a envoyé l’épreuve du sang et Il a fait que le Nil coule pour eux et il est transformé en du sang et le musulman des fils de ‘Isra’il, du peuple de Mouça, lorsqu’il prenait de l’eau du fleuve du Nil c’était bien de l’eau quant au Qibt ce qu’il prenait du fleuve ce qu’il prenait c’était du sang et lorsque le musulman venait pour déverser l’eau dans la bouche du Qibt l’eau se transformait en sang et le Qibt lorsqu’il venait et qu’il versait le sang dans la bouche du musulman ce sang se transformait en une eau douce et délicieuse mais malgré toutes ces choses qu’ils voyaient de leurs propres yeux ils sont restés sur leur mécréance et leur association, ils croyaient en Pharaon, que Allah nous en préserve, qui disait aux gens : « je suis votre seigneur. »
Et Pharaon avait eu extrêmement soif jusqu’à risquer d’en mourir il prenait alors les arbres et il suçait ce qui est encore vert et lorsqu’il le mâchait cette eau bonne à l’origine, devenait salée et ayant un très mauvais goût mais malgré tout cela ils ont persisté sur leur mécréance et leur entêtement.
Et entre un signe et un autre il se passait une semaine et l’épreuve durait d’un samedi à l’autre ensuite après que l’épreuve était levée ils demeuraient un mois dans un bon état et c’était l’épreuve suivante qui venait. Tout cela indique et prouve que la bonne guidée c’est par la création de Allah tabaraka wa ta^ala, ce n’est ni le messager qui crée la bonne guidée ni le miracle qui crée la bonne guidée. Mais c’est bien Allah ta ^ala Qui est le Créateur de toute chose. Ceux là malgré tout ce qu’ils ont vu ont persisté sur leur mécréance et leur association ; celui a qui Allah a aveuglé le coeur et fermé le coeur personne ne pourra le guider à l’Islam.
La sagesse dans la séparation de ces signes clairs par une période de temps c’est de manifester à tout à chacun son état : est-ce qu’il allait tenir l’engagement qui était pris de lui ou alors il ne le tenait pas. Et ainsi il leur était donné des arguments sur leur mécréance et ensuite ils furent atteints de la peste tant qu’en une seule nuit il y a eu soixante dix mille Qibt qui étaient morts.
Tout cela est conforme à ce qu’a dit quelqu’un lorsqu’il a dit :
Seigneur la bonne guidée c’est celle que Tu accordes.
Tout cela parce que c’était des gens qui avaient persisté sur leur mécréance, leur égarement, leur association ils croyaient en Pharaon et ils n’ont pas cru en Allah il n’y a pas eu que cela qui les avait atteint mais ils ont subi beaucoup d’autres choses.
Et la louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage en degré le rang de notre maître Mouhammad
Extraits de RiyaaDou S-SaaliHiin de An-Nawawiyy
Ayah et hadith pour l’incitation à apprendre la Science de la Religion
Rassemblées par An-Nawawiyy dans son livre Riyadou s–Salihin
Allah ta^ala dit : [وقُل رَبِّ زِدْنِي عِلْمًا] [sourat Taha/ 114] ce qui signifie : « Dis : Seigneur, augmente mes connaissances« .
Et Il dit ta^ala : [قُلْ هَلْ يَسْتَوِي الَّذِينَ يَعْلَمُونَ وَالَّذِينَ لاَ يَعْلَمُونَ [sourat Az–Zoumar / 9] ce qui signifie : « Dis : sont-ils équivalents ceux qui savent et ceux qui ne savent pas ? !« .
Et Il dit ta^ala : [يَرفَعِ اللهُ الّذِينَ ءَامَنُوا مِنكُمْ وَالّذِينَ أُوتُوا العِلْمَ دَرَجَات] [sourat Al-Moujadalah / 11] ce qui signifie : « Allah élève en degré ceux d’entre vous qui ont cru et qui ont acquis la connaissance« .
Et Il dit ta^ala : [إِنَّمَا يَخْشَى اللهَ مِنْ عِبَادِهِ العُلَمَاءُ] [sourat Fatir / 28] ce qui signifie : « Ceux qui craignent le plus Allah parmi Ses esclaves, ce sont les savants« .
1374 – D’après Mou^awiyah : Le Messager de Allah e a dit :
((مَنْ يُرِدِ اللهُ بِهِ خَيْرًا يُفَقِّهْهُ فِي الدِين))
[rapporté par accord] ce qui signifie : « Celui pour qui Allah veut le bien, Il fait qu’il apprend la science de la religion« .
1375 – D’après Ibnou Mas^oud, que Allah l’agrée, il a dit : Le Messager de Allah e a dit :
((لا حَسَدَ إِلاّ فِي اثْنَتَيْنِ : رَجُلٌ آتَاهُ اللهُ مَالاً فَسَلَّطَهُ عَلَى هَلَكَتِهِ فِي الحَقِّ ، وَرَجُلٌ آتَاهُ اللهُ الحِكْمَةَ فَهُوَ يَقْضِي بِهَا وَيُعَلِّمُهَا))
[rapporté par accord] ce qui signifie : « On n’éprouve [légitimement] de la ghibtah –souhaiter la même chose pour soi– qu’envers deux personnes : un homme à qui Allah accorde un bien qu’Il donne à ceux qui l’utilisent dans le bien, et un homme à qui Allah accorde une sagesse grâce à laquelle il juge entre les gens et qu’il enseigne« .
1376 – D’après Abou Mouça, que Allah l’agrée, il a dit : Le Prophète e a dit :
((مثَلُ مَا بَعَثَني اللهُ مِنَ الهُدَى وَالعِلمِ كَمَثَلِ غَيْثٍ أَصَابَ أَرْضاً ، فَكَانَتْ مِنْهَا طَائفةٌ طَيِّبَةٌ قَبِلَتِ الماءَ فَأَنْبَتَت الْكَلأََ ، وَالعُشْبَ الكَثِيرَ ، وَكَانَ مِنْهَا أَجَادِبُ أَمْسَكَتِ الماءَ ، فَنَفَعَ اللهُ بِهَا النَّاسَ ، فَشَرِبُوا مِنْهَا وَسَقَوا وَزَرَعُوا ، وَأَصَابَ طَائِفَةٌ مِنْهَا أُخْرَى إِنَّمَا هِيَ قِيعَانٌ ، لاَ تُمْسِكُ مَاءً ، وَلاَ تُنْبِتُ كَلأَ ، فَذَلِكَ مَثَلُ مَنْ فَقُهَ فِي دِينِ اللهِ ، وَنَفَعَهُ مَا بَعَثَنِي اللهُ بِهِ وَعَلَّمَ ، وَمَثَلُ مَنْ لَمْ يَرْفَعْ بِذَلِكَ رَأْساً ، وَلَمْ يَقْبَلْ هُدَى اللهِ الَّذِي أُرْسِلْتُ بِهِ))
[rapporté par accord] ce qui signifie : « La bonne guidée et la science avec lesquelles Allah m’a envoyé sont à l’exemple d’une pluie qui est tombée sur un terrain ; de ce terrain une bonne partie a accepté l’eau, a fait pousser le pâturage et beaucoup d’herbe. De ce terrain des zones arides ont retenu l’eau, et Allah en a fait profiter les gens. Ils en ont bu, ont arrosé et semé. Une autre partie de la pluie a aussi atteint un terrain qui ne retient pas d’eau et ne fait pas pousser de pâturage. Ceci est à l’exemple de celui qui a eu de la science dans la religion agréée par Allah et à qui a profité ce par quoi Allah m’a envoyé et a enseigné. Cela est semblable à celui qui n’en a pas profité et qui n’a pas accepté la bonne guidée de Allah avec laquelle j’ai été envoyé« .
1377 – D’après Sahl Ibnou Sa^d, que Allah l’agrée, le Prophète e a dit à ^Aliyy, que Allah l’agrée :
((فَوَاللهِ : لأَن يَهْدِي اللهُ بِكَ رَجُلاً وَاحِدًا خَيْرٌ لَكَ مِنْ حُمْرِ النَعَمِ))
[rapporté par accord] ce qui signifie : « Par Allah, si Allah guide par toi un seul homme, c’est mieux pour toi que les plus chers des chameaux –qui compte parmi le plus précieux des biens chez les arabes–« .
1378 – Il a été rapporté d’après ^Abdou l-Lah Ibnou ^Amr Ibni l-^As, que Allah l’agrée, que le Prophète e a dit :
((بَلِّغُوا عَنِّي وَلَوْ آيَةً ، وَحَدِّثُوا عَنْ بَنِي إسْرَائِيل وَلا حَرَجَ ، وَمَنْ كَذَبَ عَلَيَّ مُتَعَمِّدًا فَلْيَتَبَوَّأْ مَقْعَدَهُ مِنَ النَّارِ))
[rapporté par Al-Boukhariyy] ce qui signifie : « Transmettez de moi même une ‘ayah, et parlez des fils de Isra‘il sans retenue. Celui qui m’attribue des paroles mensongèrement qu’il se prépare à prendre sa place en enfer« .
1379 – D’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, le Messager de Allah e a dit :
((وَمَنْ سَلَكَ طَرِيقًا يَلْتَمِسُ فِيهِ عِلْمًا ، سَهَّلَ اللهُ لَهُ بِهِ طَرِيقًا أِلَى الجَنَّةِ))
[rapporté par Mouslim] ce qui signifie : « Celui qui prend une voie dans laquelle il cherche à acquérir une science, Allah lui facilite grâce à elle une voie pour le paradis« .
1380 – D’après lui également, le Messager de Allah e a dit :
((مَنْ دَعَا إِلَى هُدًى كَانَ لَهُ مِنَ الأَجْرِ مِثْلُ أُجُورِ مَنْ تَبِعَهُ لا يُنْقِصُ ذَلِكَ مِنْ أُجُورِهِم شَيْئاً))
[rapporté par Mouslim] ce qui signifie : « Celui qui appelle à une bonne guidée, il aura en récompense l’équivalent des récompenses de ceux qui l’ont suivi. Cela ne diminuera en rien de leurs récompenses« .
1381 – D’après lui, il a dit : Le Messager de Allah e a dit :
((إِذَا مَاتَ ابْنُ آدَمَ انْقَطَعَ عَمَلُهُ إِلاّ مِنْ ثَلاثٍ : صَدَقَةٍ جَارِيَةٍ ، أَوْ عِلْمٍ يُنْتَفَعُ بِهِ ، أَوْ وَلَدٍ صَالِحٍ يَدْعُو لَهُ))
[rapporté par Mouslim] ce qui signifie : « Quand l’homme meurt, ses actes ne lui rapportent plus de récompenses sauf trois : une aumône qui court, une connaissance dont on tire profit ou un enfant vertueux qui fait des invocations pour lui« .
1382 – D’après lui, il a dit : J’ai entendu le Messager de Allah e dire :
((الدُّنْيَا مَلْعُونَةٌ ، مَلْعُونٌ مَا فِيهَا ، إِلاَّ ذِكْرَ اللهِ تَعَالَى ، وَمَا وَالاَهُ ، وَعَالِمًا ، أَوْ مُتَعَلِّمًا))
[rapporté par At-Tirmidhiyy qui a dit : c’est un hadith fiable] ce qui signifie : « Le bas-monde n’a pas grande valeur, de même que tout ce qui s’y fait n’a pas grande valeur, excepté l’évocation de Allah, ce qui est fait dans Son obéissance, un savant ou quelqu’un qui apprend« .
1383 – D’après ‘Anas, que Allah l’agrée, le Messager de Allah e a dit :
((مَنْ خَرَجَ فِي طَلَبِ العِلْمِ ، فَهُوَ فِي سَبِيلِ اللهِ حَتَّى يَرْجِعَ))
[rapporté par At-Tirmidhiyy qui a dit : c’est un hadith fiable] ce qui signifie : « Celui qui sort pour rechercher la science, il est fi sabili l-Lah –dans la voie que Allah agrée– jusqu’à ce qu’il revienne« .
1384 – D’après Abou Sa^id Al-Khoudriyy, que Allah l’agrée, d’après le Messager de Allah e qu’il a dit :
((لَنْ يَشْبَعَ مُؤْمِنٌ مِنْ خَيْرٍ حَتَّى يَكُونَ مَنْتَهَاهُ الجَنَّة))
[rapporté par At-Tirmidhiyy et il a dit : c’est un hadith fiable] ce qui signifie : « Un croyant ne se lasse pas d’un bien [qu’il entend] jusqu’à ce qu’il parvienne au paradis« .
1385 – D’après Abou ‘Oumamah, que Allah l’agrée, le Messager de Allah e a dit :
((فَضْلُ العَالِمِ عَلَى العَابِدِ كَفَضْلِي عَلَى أَدْنَاكُم))
ce qui signifie : « Le mérite du savant sur celui qui s’adonne uniquement aux actes d’adoration est semblable à mon mérite sur le plus bas en degré d’entre vous« . Puis le Messager de Allah e a dit :
((إِنَّ اللهَ وَمَلاَئِكَتَهُ وَأَهْلَ السَمَوَاتِ وَالأَرْضِ حَتَّى النَّمْلَةَ فِي جُحْرِهَا وَحَتَّى الحُوتَ لَيُصَلُّونَ عَلَى مُعَلِّمِي النَّاسِ الخَيْرَ))
[rapporté par At-Tirmidhiyy et il a dit c’est un hadith fiable] ce qui signifie : « Certes, Allahhonore et élève en degré, et Ses anges, les habitants des cieux et de la terre, jusqu’à la fourmi dans son trou et même les poissons font des invocations en faveur de ceux qui enseignent aux gens le bien« .
1386 – D’après Abou d-Darda‘, que Allah l’agrée, il a dit : J’ai entendu le Messager de Allah e dire :
((مَنْ سَلَكَ طَرِيقاً يَبْتَغِي فِيهِ عِلْماً سَهَّلَ اللهُ لَهُ طَرِيقاً إِلى الْجَنَّة ، وَإِنَّ المَلاَئِكَةَ لَتَضَعُ أَجْنِحَتَهَا لِطَالِبِ الْعِلْمِ رِضىً بِمَا يَصْنَعُ ، وَإِنَّ الْعَالِمَ لَيَسْتَغْفِرُ لَهُ مَنْ فِي السَّمَوَاتِ وَمَنْ فِي الأَرْضِ حَتَّى الْحِيتَانُ فِي الْمَاءِ ، وَفَضْلُ الْعَالِمِ عَلَى الْعَابِدِ كَفَضْلِ الْقَمَرِ عَلَى سَائِرِ الْكَوَاكِبِ ، وَإِنَّ الْعُلَمَاءَ وَرَثَةُ الأَنْبِيَاءِ وَإِنَّ الأَنَبِيَاءَ لِمْ يُوَرِّثُوا دِينَاراً وَلاَ دِرْهَماً وَإِنَّمَا وَرَّثُوا الْعِلْمَ . فَمَنْ أَخَذَهُ أَخَذَ بِحَظٍّ وَافِرٍ))
[rapporté par Abou Dawoud et At-Tirmidhiyy] ce qui signifie : « Celui qui prend une voie dans laquelle il recherche une science, Allah lui facilite grâce à elle une voie pour le paradis. Certes les anges baissent leurs ailes pour celui qui apprend la science de la religion par satisfaction pour ce qu’il fait. Certes ceux qui sont dans les cieux et dans la terre, et même les poissons dans l’eau, demandent à Allah le pardon pour le savant. Le mérite du savant sur celui qui s’adonne uniquement aux actes d’adoration est semblable au mérite de la lune sur le reste des astres. Les savants sont les héritiers des prophètes. Les prophètes n’ont laissé en héritage ni dinar ni dirham mais ils ont laissé en héritage la science. Celui qui en a pris quelque chose a reçu une grande part« .
1387 – D’après Ibnou Mas^oud, que Allah l’agrée, il a dit : J’ai entendu le Messager de Allah e dire :
((نَضَّرَ اللهُ امْرَءاً سَمِعَ مِنَّا شَيْئاً ، فَبَلَّغَهُ كَمَا سَمِعَهُ ، فَرُبَّ مُبَلَّغٍ أَوْعَى مِنْ سَامِعٍ))
[rapporté par At-Tirmidhiyy et il a dit c’est un hadith haçan fiable, sahih sûr] ce qui signifie : « Que Allah accorde un beau visage et beaucoup de bien à quelqu’un qui a entendu quelque chose de nous, puis l’a transmise comme il l’a entendue. Il y a certains à qui l’on transmet la parole et qui en ont plus de compréhension que ceux qui l’ont entendue à la source« .
1388 – D’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, il a dit : Le Messager de Allah a dit :
((مَنْ سُئِلَ عَنْ عِلْمٍ فَكَتَمَهُ ، أُلْجِمَ يَوْمَ القِيَامَةِ بِلِجَامٍ مِن نَارِ))
[rapporté par Abou Dawoud et At-Tirmidhiyy qui a dit c’est un hadith haçan fiable] ce qui signifie : « Celui qui a été interrogé au sujet d’une science et qui l’a tue, sera muni au jour du jugement d’un mors de feu« .
1389 – D’après lui, il a dit : le Messager de Allah e a dit :
((مَنْ تَعَلَّمَ عِلْماً مِمَّا يُبْتَغَى بِهِ وَجْهُ اللهِ عَزَّ وَجَلَّ لا يَتَعَلَّمُهُ إِلاَّ لِيُصِيبَ بِهِ شَيْئاً مِنَ الدُّنْيَا لَمْ يَجِدْ عَرْفَ الجَنَّةِ يَوْمَ القِيَامَةِ))
[rapporté par Abou Dawoud avec une chaîne de transmission sûre] ce qui signifie : « Celui qui apprend une science par laquelle on recherche l’agrément de Allah ^azza wa jall mais ne l’apprend que pour obtenir grâce à elle quelque chose de ce bas-monde ne sentira pas l’odeur du paradis au jour du jugement« .
1390 – Il a été rapporté d’après ^Abdou l-Lah Ibnou ^Amr Ibni l-^As, que Allah l’agrée, qu’il a dit : J’ai entendu le Messager de Allah e dire :
((إِنَّ اللهَ لا يَقْبِضُ العِلْمَ انْتِزَاعاً يَنْتَزِعُهُ مِنَ النَّاسِ ، وَلَكِنْ يَقْبِضُ العِلْمَ بِقَبْضِ العُلَمَاءِ حَتَّى إِذا لَمْ يُبْقِ عَالِماً ، اتَّخَذَ النّاَسُ رُؤُوساً جُهَّالاً ، فَسُئِلُوا ، فَأَفْتُوْا بِغَيْرِ عِلْمٍ ، فَضَلُّوا وَأَضَلُّوا))
[rapporté par accord] ce qui signifie : « Certes Allah ne retire pas la science en l’arrachant des gens. Allah retire la science en faisant mourir les savants, à tel point que lorsqu’il ne restera plus aucun savant, les gens prendront des chefs ignorants à qui on posera des questions. Ils donneront alors des avis de jurisprudence sans science. Ils s’égareront et ils égareront autrui« .
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La louange est à Allah le Seigneur des mondes, à Lui reviennent les bienfaits, les grâces et les bonnes louanges. Que l’élévation en degré de la part de Allah Celui Qui accorde avec bienfaisance, Celui Qui est Très-Miséricordieux, que les invocations d’honneur des anges de haut degré soient accordées à notre maître Mouhammad, le plus honorable des messagers, ainsi qu’aux musulmans de sa famille les excellents et les purs.
Allah tabaraka wa ta^ala dit ce qui signifie : « Certes les bonnes œuvres effacent les mauvaises ». De nombreux hadith sahih ont été rapportés du Messager de Allah r dans l’exégèse du sens de cette ‘ayah. Parmi cela, il y a ce qu’a rapporté Mouslim dans son Sahih, que le Prophète de Allah a dit ce qui signifie : « Est-ce que l’un de vous serait incapable d’acquérir en une journée mille bonnes actions ? Il fait le tasbih pour Allah ta^ala cent fois. Il lui inscrit pour cela mille bonnes actions et Il efface de lui mille mauvaises actions ». Dans ce hadith, il y a une preuve qu’une seule bonne action efface dix mauvaises actions. Ceci est le moins qui puisse avoir lieu. En effet, la seule bonne action peut effacer plus que cela comme mauvaises actions. La preuve pour cela est que le Messager r nous a appris que les cents tasbih (dire soubhana l-Lah) ont pour récompense mille bonne actions et plus : il a appris qu’Il efface pour celui qui dit ces cents tasbih mille mauvaises actions, c’est-à-dire mille péchés. Le Messager de Allah r n’a pas restreint les péchés concernés par la condition qu’ils fassent partie des petits péchés. Ainsi, nous disons qu’il est possible que Allah efface par une des bonnes actions certains grands péchés, même s’il a été rapporté au sujet du mérite des cinq prières qu’il lui sera effacé et qu’il lui sera expié grâce à elles ce qui est en-deçà des grands péchés si le nombre des péchés n’est pas supérieur [à celui de ses bonnes actions]. Mais ceci n’est pas restreint aux seules cinq prières. Ainsi, il a été confirmé avec une chaîne de transmission sûre que celui qui dit : (‘Astaghfirou l-Laha l-ladhi la ‘ilaha ‘il-la houwa l-Hayyou l-Qayyoum wa ‘atoubou ‘ilayh), il lui sera pardonné même s’il s’était enfui du front. S’enfuir du front compte parmi les plus grands péchés. Si avec ces paroles de demande de pardon, Allah ta^ala efface ce qu’Il veut comme grands péchés, il n’y a pas d’empêchement que le tasbih et ce qui est du même ordre, effacent certains grands péchés. Le deuxième hadith ce qui signifie : « Celui qui dit ‘Astaghfirou l-Laha l-ladhi la ‘ilaha ‘il-la houwa l-Hayyou l-Qayyoum wa ‘atoubou ‘ilayh, il lui sera pardonné même s’il s’est enfui du front », a été rapporté par Abou Dawoud dans ses Sounan et c’est un hadith de chaîne de transmission fiable (haçan). Le Hafidh Ibnou Hajar lui a donné le degré de fiable (haçan) dans Al-‘Amaliyy.
Cette version qui a été jugée fiable ne comporte pas la restriction que cette parole soit dite trois fois ni que cela ait lieu à la suite de la prière de al-fajr. Elle est générale, c’est-à-dire que lorsqu’il dit cet istighfar – cette demande de pardon – : (‘Astaghfirou l-Laha l-ladhi la ‘ilaha ‘il-la houwa l-Hayyou l-Qayyoumou wa ‘atoubou ‘ilayh), il lui est pardonné ses péchés, même s’il a commis quelques grands péchés. De plus la phrase se lit selon deux manières, avec la dammah : (Al-Hayyou l-Qayyoumou) tout comme avec la fathah : (Al-Hayya l-Qayyouma). Les deux manières sont possibles selon les savants de la grammaire (an-nahw).
De plus, le Hafidh Ibnou Hajar a cité que grâce à cette demande de pardon, il lui est effacé des grands péchés qui ne concernent pas les droits pris injustement aux gens, c’est-à-dire que les injustices n’entrent pas dans le cadre de ce hadith. De plus pour tout cela, la condition c’est qu’il y ait une intention conforme à la Loi, à savoir de viser par ce tasbih de se rapprocher de l’agrément de Allah, et qu’il ne comporte pas d’insincérité (riya’), c’est-à-dire une recherche de l’éloge des gens. Seulement, que son objectif soit sincère, de se rapprocher de l’agrément de Allah et il en est ainsi pour toutes les bonnes actions : la récitation du Qour’an, la prière, le jeûne, le pèlerinage, la zakat, le bienfait envers les parents, la charge envers les ascendants, la conservation des liens avec les proches et autre que cela parmi les bonnes actions. Ainsi, n’importe quelle bonne action ne comporte une récompense qu’avec l’intention. L’intention, c’est de dire par son cœur : je fais cela pour me rapprocher de l’agrément de Allah ou par recherche de l’agrément de Allah, ou par recherche de la récompense de Allah mais à condition de ne pas cumuler avec cela l’objectif de recevoir l’éloge des gens et d’être évoqué par des belles louanges. Que son objectif ne soit pas cela mais que son objectif soit de rechercher le rapprochement de l’agrément de Allah par cette bonne action, par ce tasbih ou par cette récitation du Qour’an ou par cette aumône ou par les obligations qu’il fait comme la prière, le pèlerinage, la zakat, toutes ces bonnes actions si elles sont accompagnées par elle, si elles sont accompagnées par une intention correcte, sincère pour rechercher l’agrément de Allah ta^ala, si elles ne sont pas accompagnées d’insincérité (riya’), alors celui qui les a accomplies aura cette grande récompense, c’est-à-dire que chaque bonne action lui sera inscrite comme dix semblables au moins. Il se peut que Allah multiplie à qui Il veut. De plus, il y a une condition qui est indispensable, c’est la validité de la croyance. La validité de la croyance est une condition pour la récompense des actes. Il n’y a donc pas de récompense pour les œuvres sans la validité de la croyance. Et le sens de la validité de la croyance, c’est d’avoir la connaissance de Allah et de Son Messager comme il se doit et non le simple fait de prononcer la parole de tawhid. La base qui est indispensable pour être sauvé de l’enfer dans l’au-delà et pour obtenir les récompenses pour les œuvres, c’est de connaître Allah tel qu’il se doit, de connaître Son Messager et, après cela, de persévérer sur l’Islam, c’est-à-dire d’éviter les sortes de mécréances, par la parole, les gestes et les croyances. Ainsi, celui qui a persévéré sur cela, jusqu’à la mort, chaque bonne action qu’il fait sera récompensée de cette manière. Il sera alors au nombre des gagnants, de ceux qui seront sauvés et qui auront réussi. Le sens de la validité de la croyance, c’est d’être sur la croyance sur laquelle étaient les compagnons du Messager de Allah, et leurs successeurs (at-tabi^oun), les successeurs des successeurs et ceux qui les ont suivis sur cette croyance, croyance qui a été prise du Messager et que les successeurs ont reçue à partir des compagnons et que les musulmans ont reçue de génération en génération. C’est cette croyance qui existe jusqu’à nos jours, même si certains groupuscules en ont dévié.
Cette croyance sur laquelle étaient les compagnons et ceux qui les ont suivis correctement, c’est la croyance ‘ach^ariyy et matouridiyy. De nos jours, les gens de Ahlou s-Sounnah, leur majorité, pour ne pas dire leur totalité sont ‘ach^ariyy. Dans le passé, les matouridiyy étaient présents dans les régions de Boukhara, Samarqand, Tachqand, Jourjan et Nayçabour du pays de Perse. Mais de nos jour, l’ach^ariyy s’est pratiquement généralisé. Les ‘ach^ariyy et les matouridiyy sont les gens de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah, ceux qui suivent la Tradition Prophétique et qui représentent la majorité de ceux qui se réclament de l’Islam. Leur croyance est issue de la parole de Allah ta^ala : ce qui signifie : « Rien n’est tel que lui ». Ils ont compris le sens de cette ‘ayah comme il se doit et ils ont exempté Allah ta^ala des caractéristiques des créatures, de la localisation dans un endroit, de la limite, c’est-à-dire de l’étendue. En effet, la connaissance de Allah n’est pas valable avec la croyance qu’Il ressemble à Ses créatures par certaines de leurs caractéristiques telles que la localisation dans un endroit, que ce soit la localisation sur le Trône (al-^arch) ou autre que le Trône ou même la localisation dans tous les endroits. Tout cela est contraire à cette ‘ayah : {áíÓ ßãËáå ÔìÁ} ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui ». Le résumé de la croyance des Gens de la Vérité, c’est que Allah existe non pas comme les êtres qui existent, c’est-à-dire qu’Il n’a aucune ressemblance avec les êtres qui existent en aucune manière que ce soit. Les Prédécesseurs (Salaf) vertueux étaient sur cette croyance, c’est-à-dire l’exemption (tanzih) de Allah de la localisation et de la limite. La preuve à cela, c’est celle de l’Imam Zaynou l-^Abidin ^Aliyy Ibnou l-Houçayn Ibni ^Aliyy Ibni Abi Talib, que Allah les agrée, faisait partie des premiers parmi les Prédécesseurs. Il a composé un traité appelé As-Sahifatou s-Sajjadiyyah. Il y avait mentionné des phrases sur l’exemption (tanzih) parmi lesquelles, cette phrase : « Tu es exempt de toute imperfection (Soubhanak), Tu es Allah, Celui Qui n’est pas contenu dans un endroit ».
Dans ce livret qui est composé par notre maître Zaynou l-^Abidin il y a sa parole : « Tu es exempt de toute imperfection (Soubhanak), Tu es Allah, Celui Qui n’est pas contenu dans un endroit ». Apprenez-la, car elle fait partie de la parole des Prédécesseurs vertueux. On a dit de Zaynou l-^Abidin, que Allah l’agrée, qu’il était le meilleur de Qouraych de son époque, le meilleur de la famille du Prophète. Il a dit également pour nier la limite au sujet de Allah : « Tu es exempt de toute imperfection (Soubhanak), Tu es Allah, Celui Qui n’est pas limité ». Et ce, parce que ce qui est limité a besoin de qui l’a limité. Ainsi Allah tabaraka wa ta^ala n’a pas une étendue, Il n’est pas de la taille du Trône, ni plus étendu, ni plus petit que le Trône. Celui qui croit que Allah est de la taille du Trône, il est ignorant de Allah et celui qui croit qu’Il est plus étendu que lui en surface, il est ignorant de Allah et celui qui croit qu’Il est plus petit que le Trône, il est encore plus ignorant et plus éloigné de la connaissance de Allah. De plus, l’Imam Abou Ja^far At-Tahawiyy qui a vécu au troisième siècle de l’Hégire pendant des dizaines d’années, environ soixante-dix ans, et a atteint par la suite le siècle d’après, le quatrième siècle de l’Hégire d’environ vingt ans et quelque, At-Tahawiyy donc a composé un Livre qu’il a appelé L’explication de la croyance de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah, croyance sur laquelle était Abou Hanifah qui est mort en l’an cent cinquante et ses deux compagnons qui sont morts des dizaines d’années après lui, durant le deuxième siècle de l’Hégire : Abou Youçouf Ya^qoub Ibnou ‘Ibrahim et Mouhammad Ibnou l-Haçan qui font partie des Imams capables de faire l’ijtihad – d’extraire et de déduire des jugements à partir des textes –. C’est aussi sur cette croyance qu’étaient d’autres qu’eux. Il a cité que Ahlou s-Sounnah, ces trois Imams et d’autres, sont sur la croyance que Allah n’est pas limité, ni localisé dans les directions, ni en direction du haut, ni du bas, ni à droite, ni à gauche, ni derrière et ni avant. L’Imam a dit : « Il est exempt des limites ». Allah ta^ala est exempt des limites, il n’est pas limité. Le Trône est limité bien que nous, nous ne connaissons pas sa limite, mais il est lui-même limité. Il a une limite que Allah sait. Allah tabaraka wa ta^ala n’est pas limité. Il n’est pas permis de dire qu’Il a une limite que Lui sait. Il n’est pas permis de dire qu’Il a une limite que Lui sait et que nous connaissons. Les deux paroles sont fausses. La vérité, c’est de L’exempter de la limite et ce, parce que celui qui a une limite a besoin de Qui l’a fait avec cette limite. Ce soleil, nous avons une preuve selon la raison autre que la preuve du Qour’an qu’il n’est pas valable qu’il soit un dieu pour ce monde. Et ce, car il a une limite et donc il a un Créateur Qui l’a fait selon cette limite. Allah tabaraka wa ta^ala s’Il avait eu une limite, Il aurait eu besoin de qui l’a fait selon cette limite, tout comme le soleil a besoin de Qui l’a fait selon cette limite sur laquelle il est. Il vous est devenu clair que les Prédécesseurs niaient la limite s’agissant de Allah, tout comme ils niaient la direction, c’est-à-dire la localisation dans une des six directions, ou dans toutes les directions et de toutes les caractéristiques de la création.
Allah est exempt de tout cela et tout ceci est tiré de cette ‘ayah ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui ». Mais les cœurs sont différents. Il y a des cœurs qui comprennent à partir de cette ‘ayah ces sens-là et il y a des cœurs qui ne comprennent pas ; leurs langues la récitent mais ils ne comprennent pas ce qu’elle contient comme sens d’exemption (tanzih). C’est sur cette croyance qu’a toujours été Ahlou s-Sounnah. Le madh-hab, la voie de Ahlou s-Sounnah n’est pas le tachbih, l’assimilation de Allah avec Ses créatures de sorte à croire qu’Il a des organes et de croire à Son sujet la localisation sur le Trône, alors que ce qui fait partie des caractéristiques des créatures et autre que cela est impossible s’agissant de Allah, comme de descendre du haut vers le bas puis de retourner là-haut.
Certains ignorants des réalités pensent que la parole de Allah ta^ala ce qui signifie : « Certes, votre Seigneur est Allah, Celui Qui a créé les cieux et la terre dans six jours et Qui d’autre part istawa le Trône », ils pensent que cette ‘ayah signifie que Allah descend du Trône qui serait Son lieu d’établissement, vers le bas, qu’Il a préparé les cieux et la terre puis qu’Il serait remonté après cela. Ceci est une ignorance abjecte du Qour’an. Le sens, de cette ‘ayah, c’est que Allah tabaraka wa ta^ala a créé les cieux et la terre dans six jours et qu’Il istawa’ [de toute éternité] le Trône c’est-à-dire qu’Il domine (qahara) le Trône avant l’existence même des cieux et de la terre. Selon leur prétention, le mot (thoumma) ne vient seulement que pour indiquer l’arrivée d’une chose après une autre et ceci est une ignorance de la langue. (thoumma) a pour sens le synonyme de (waw), tout comme il vient aussi pour indiquer que l’existence de ce qui suit [ce terme] a lieu après l’existence de ce qui le précède. Tout comme il est employé avec le sens du décalage dans le temps, il est aussi employé dans le sens de la réunion de deux choses, signifiant l’information que deux choses sont réunies dans l’existence, sans indication du décalage de ce qui suit ce terme par rapport à ce qui le précède. Ceci a été confirmé par les savants de la langue, parmi lesquels Al-Farra’. Il a dit : « (Thoumma) vient dans le sens du (waw) ». De plus, il y a pour cela une preuve du Qour’an et une preuve de la poésie des arabes anciens qui étaient éloquents, qui parlaient la langue arabe naturellement et depuis leur plus jeune âge, sans avoir étudié la grammaire (an-nahw). L’un d’eux a dit ce qui signifie : « Certes, c’est quelqu’un qui a gouverné thoumma son père a gouverné
thoumma, avant cela son grand-père a gouverné ».
Est-il valable d’expliquer (thoumma) ici par le fait qu’il indique le retard dans l’existence de ce qui le suit par rapport à ce qui le précède ? Non, il n’indique pas cela. De même, dans cette ‘ayah : {Ëãø ÇÓÊæì Úáì ÇáÚÑÔ} (thoumma stawa ^ala l-^arch), (thoumma) n’indique pas que Allah ta^ala a créé les cieux et la terre puis, après que les cieux et la terre ont existé, qu’Il serait monté sur le Trône et qu’Il se serait assis dessus, comme le prétendent les mouchabbihah qui ont été privés de la compréhension des preuves rationnelles. La raison est prise en compte dans la Loi. Pour cela, Allah a ordonné de réfléchir dans plus d’une ‘ayah. La réflexion, c’est de considérer quelque chose avec la raison. Ceux-là ont été privés de la connaissance des preuves rationnelles, par lesquelles on sait ce qui est valable et ce qui n’est pas valable. Un exemple pour cela, qui montre la faiblesse d’esprit de ceux qui croient au sujet de Allah en la localisation dans un endroit, à la limite et à l’étendue, c’est leur façon d’expliquer le hadith qui est ainsi dans une autre version et qui est un hadith dont la chaîne de transmission est sûre (sahih). Le sens apparent et qui vient communément à l’esprit de ce hadith, d’après la prétention de ceux-là qui s’attachent au sens qui vient communément à l’esprit, c’est que Allah reste pendant le dernier tiers de la nuit jusqu’à l’aube en train de dire ces paroles. Leur compréhension de ce sens est une preuve de la faiblesse de leur esprit. Et ceci du fait que la nuit diffère en fonction des contrées. Ainsi, la nuit sur une région correspond au jour d’une autre et la moitié de la nuit dans une région correspond au début du jour sur une autre et d’autres différences encore. Selon leurs dires, ceci entraînerait que Allah tabaraka serait dans le ciel de ce bas-monde en train de remonter vers le Trône à chaque instant des instants de la nuit et du jour. Ceci est une faiblesse d’esprit.
Quant à l’exégèse des gens de Ahlou s-Sounnah qui exemptent Allah de l’endroit, de la direction et de la limite, pour eux, ce nouzoul, cette descente, n’est pas une descente physique mais une expression de la descente des anges de la miséricorde vers le ciel du bas monde, par rapport à chaque région, selon la nuit de cette région. Ce sont eux les anges de la miséricorde qui descendent et qui transmettent de la part de Allah. Ils disent : Votre Seigneur dit : Y a-t-il qui L’invoque et il sera exaucé ou : Y a-t-il qui l’Invoque alors Je l’exauce, y a-t-il qui demande le pardon, alors Je lui pardonne, y a-t-il qui demande, alors Je lui donne. Ils transmettent de la part de Allah, par Son ordre. C’est cela le sens de (younzilou Rabbouna koulla laylatin ‘ila s-sama’i d-dounya …). Selon ce sens, ceci est valable, c’est une chose raisonnable, que la raison accepte. Mais comme le comprennent ces autres, que Allah Lui-même descendrait d’en haut vers le bas, ceci est une stupidité, une faiblesse d’esprit qui n’est acceptée ni par la raison ni par la Loi. Quant à la descente des anges sur l’ordre de Allah afin qu’ils transmettent de Lui, appellent et disent ce qu’Il leur a ordonné, c’est une chose qui est en accord avec la raison et avec la Loi.
Les gens de Ahlou s-Sounnah, Allah ta^ala les a guidés vers les sens qui sont en accord avec la Loi et avec la raison. Quant à ceux-là, ils en sont privés, ils vivent dans la stupidité, ils vivent en répétant les paroles de faiblesse d’esprit au point que l’un d’eux a parlé par son extrême stupidité concernant le hadith rapporté au sujet de l’enfer au jour du jugement, à savoir qu’il sera dit à l’enfer : Est-ce que tu t’es rempli et qu’il répondra : encore, et qu’alors Allah y met Son qadam, et dans une autre version Il y met son rijl, alors l’enfer se contracte sur lui-même et dit : cela suffit, cela suffit. Ce hadith également, ceux-là l’expliquent avec la faiblesse de leur esprit, selon leur prétention, que Allah ta^ala a des membres et qu’Il met Son rijl dans le sens du membre – et donc le pied – en enfer et que l’enfer se calme. C’est ainsi que l’un d’entre eux, des gens de notre époque et qui est docteur, a dit : « Lorsqu’Il met son pied dedans, Sa jambe ne brûle pas, tout comme les anges du châtiment, leurs jambes ne brûlent pas ». Il a ainsi assimilé Allah avec Ses créatures, il Lui a attribué un membre à savoir la jambe, qu’Il mettrait en enfer et en remplirait l’enfer qui en serait plein, lequel s’en suffirait et dirait : cela me suffit, cela me suffit. Quant au sens correct, qui est le sens du hadith que le Messager visait par al-qadam, il s’agit d’un groupe parmi les mécréants, des gens de l’enfer, le dernier groupe que Allah fait entrer en enfer et avec lesquels Il remplit l’enfer. Dans la langue des arabes, on appelle qadam : ce qui est présenté (youqaddam) à quelque chose. De même, on dit dans la langue « un groupe de criquets » (rijloun min jarad), c’est-à-dire un groupe de criquets. La version avec le mot (rijlouh) et celle avec le mot (qadamouh), toutes les deux ont un sens correct qui ne contredit ni la raison ni la Loi. Mais selon leur parole, ils ont démenti le Qour’an et ont contredit la raison. Concernant le Qour’an, Allah tabaraka wa ta^ala dit au sujet des statues ce qui signifie : « Si ceux-là étaient dieux, ils n’y entreraient pas [en enfer] ». Au jour du jugement, les statues seront jetées en enfer par rabaissement pour les mécréants qui les adoraient. Les statues entreront en enfer au jour du jugement. Allah ta^ala dit : ces statues, si elles méritaient l’adoration, elles n’entreraient pas en enfer. Et Allah Qui nous a appris cela, il n’est pas valable selon la raison qu’Il entre en enfer. Ils L’ont donc égalé aux statues qui seront jetées en enfer au jour du jugement. Ce sont des gens stupides. Ne vous méprenez pas lorsqu’ils disent nous sommes sur la voie des Salaf. Dites-leur vous mentez, vous ne suivez pas la voie du Salaf, vous induisez les gens en erreur et vous entraînez les faibles d’esprit.
En résumé, sachez que ceux-là ne sont pas sur la voie du Salaf dans la croyance ; en ce qui concerne les attributs de Allah, ils ne sont pas sur la voie des Salaf. Il en est de même dans de nombreux actes, concernant leur interdiction du tawassoul – l’invocation de Allah par le degré des êtres de mérite – par les prophètes et les saints. Ceci ne fait pas partie de la croyance des Salaf, mais Ibnou Taymiyah l’a affirmé calomnieusement. Ibnou Taymiyah est un homme qui est apparu vers la fin du septième siècle de l’Hégire et il s’était écarté du rang c’est-à-dire qu’il s’était singularisé des musulmans en interdisant le tawassoul par les prophètes et les saints. Sa parole : « il n’est permis de faire le tawassoul que par celui qui est vivant et présent », sur laquelle aucun des Imams du Salaf ne serait en accord avec lui, n’est rien d’autre qu’un avis, un avis corrompu. Il a ainsi provoqué le jugement de mécréance à l’encontre des musulmans sans raison légale. Selon eux, celui qui dit « Ya Raçoula l-Lah » – Ô Messager de Allah –, devient associateur, mécréant. Et celui qui dit « Ya ^Aliyy » – Ô ^Aliyy –, devient associateur, mécréant et d’autres choses encore. Aucun des Imams des musulmans n’a précédé ni Ibnou Taymiyah ni Ibnou ^Abdi l-Wahhab avec ces deux avis. Les compagnons ont fait le tawassoul par le Messager, les successeurs (tabi^iyy) ont fait le tawassoul et les successeurs des successeurs ont fait le tawassoul jusqu’à nos jours.
Il y a même, parmi les savants du Hadith qui a dit, et il s’agit du Hafidh Ibnou l-Jazriyy qui est le Chaykh des spécialistes de la récitation et qui faisait partie des Hafidh du Hadith, il a dit dans un livre dont il est l’auteur appelé Al-Hisnou l-Hasin, ainsi que dans son Moukhtasar : « Parmi les lieux où les invocations sont exaucées, il y a les tombes des vertueux ». Ce Hafidh est venu environ cent ans après Ibnou Taymiyah. Aucun des savants ne lui a renié cela, si ce n’est certains qui se sont singularisés qui ont suivi Ibnou Taymiyah. Les gens du Salaf, les prédécesseurs, faisaient le tabarrouk – la recherche des bénédictions – par la visite des tombes des vertueux, au point que l’Imam Ach-Chafi^iyy, que Allah l’agrée, lorsqu’il était à Baghdad, se rendait auprès de la tombe de l’Imam Abou Hanifah car Abou Hanifah était mort l’année de la naissance de Ach-Chafi^iyy. Ainsi, il se rendait auprès de la tombe de Abou Hanifah et y invoquait Allah, dans l’espoir d’être exaucé, c’est-à-dire dans l’espoir que Allah lui exauce son invocation par les bénédictions (barakah) de cet esclave vertueux Abou Hanifah. Personne parmi les gens de la science de cette époque ne reniait cela. Personne n’a jamais renié cela à Ach-Chafi^iyy, ne fut-ce par un seul mot, ni en sa présence, ni derrière lui.
Ibnou Taymiyah a entraîné la dissension entre les musulmans à l’époque où il est apparu, à Damas. Mais les savants et les gouverneurs ne se sont pas tus. Il a été emprisonné à plusieurs reprises au Cham. Il a été emprisonné puis appelé au Caire, sur ordre du souverain An-Nasir Mouhammad Ibnou Qalawoun. Le souverain Mouhammad Ibnou Qalawoun a réuni les présidents des juges (qadi) des quatre écoles : le président des juges hanbaliyy, le président des juges chafi^iyy, le président des juges hanafiyy et le président des juges malikiyy. Ils ont ainsi étudié le cas de Ibnou Taymiyah et ils ont dit : Cet homme, il faut le réprimer et éloigner les gens de lui et de ses disciples. Le souverain avait ainsi émis un décret pour mettre en garde contre lui et pour menacer ceux qui l’avaient suivi : s’ils n’abandonnaient pas les idées de Ibnou Taymiyah ils n’auraient aucune part de responsabilité dans l’Etat musulman ; ni d’être orateur ni imam, ni juge ni aucune autre fonction de l’Etat musulman. Parmi ces quatre juges, il y avait Badrou d-Din Ibnou Jama^ah. Il est un de ceux qui avaient prononcé la sentence d’emprisonnement contre Ibnou Taymiyah d’un long emprisonnement. Ensuite, Badrou d-Din est mort un an avant la mort de Ibnou Taymiyah. Ibnou Taymiyah est resté en prison deux ans et il est mort en prison. Aujourd’hui, ils l’appellent Chaykhou l-‘Islam, comme s’il était le Sultan des savants de l’Islam. Dans le passé, ceux qui avaient sa croyance et qui faisaient partie des moujassimah – qui attribuent à Allah le corps – qui se prétendaient hanbaliyy et croyaient que Allah est un corps qu’ils s’étaient eux-mêmes imaginés et qui en réalité n’a pas d’existence, ils se sont imaginés un corps assis sur le Trône, de la taille du Trône, qui aurait rempli le Trône ; ceci est une imagination de leur part qui n’a pour fondement ni le Livre ni le Sounnah, ceux-là, tant ils l’ont aimé parce qu’il était fort dans le discours et la discussion et parce qu’il appuyait leur croyance, ils l’ont appelé Chaykhou l-‘Islam. Soyez donc en garde contre lui et mettez en garde contre lui et contre ceux qui le suivent et qui sont aujourd’hui ceux qui ont suivi Mouhammad Ibnou ^Abdi l-Wahhab. En effet, Mouhammad Ibnou ^Abdi l-Wahhab a pris la croyance de Ibnou Taymiyah bien qu’il soit apparu environ trois cents ans après lui, et ce, à partir des livres de Ibnou Taymiyah. Il a pris sa croyance et y a apporté des ajouts de sa part, comme de déclarer mécréant celui qui accroche un hijab autour de son cou. Cette parole-là, Ibnou Taymiyah ne l’avait pas dite. Ibnou Taymiyah n’avait pas dit que celui qui s’accroche un hijab autour du cou est un mécréant, il s’agit bien d’un des apports de Ibnou ^Abdi l-Wahhab. Selon eux, lorsqu’ils voient sur une personne un hirz, ils disent : ceci est du chirk, de l’association, et s’ils peuvent lui arracher du cou de leurs mains, ils le font. Et d’autres choses encore parmi leurs hérésies, par lesquelles ils déclarent mécréant le musulman sans aucune raison selon la Loi. A la suite de la simple parole Ya Raçoula l-Lah,Ya ^Aliyy – Ô Messager de Allah, Ô ^Aliyy –, ils déclarent les gens mécréants. Il y a une preuve que cette déclaration des gens mécréants, qui vient d’eux, est pur égarement : Le Messager a enseigné à l’aveugle qui était venu à lui pour qu’il fasse des invocations en sa faveur afin que Allah lui rende la vue, de dire : ((íÇ ãÍãÏ Åäí ÃÊæÌå Èß Åáì ÑÈí Ýí ÍÇÌÊí áÊÞÖì áí)) (ya Mouhammad ‘inni ‘atawajjahou bika ‘ila Rabbi fi hajati litouqda li) ce qui signifie : « Ô Mouhammad, je m’adresse par toi à mon Seigneur pour mon affaire, pour qu’elle me soit réglée ». L’aveugle était ainsi parti à l’endroit où l’on fait les ablutions, tout comme le Messager le lui avait ordonné, il avait accompli deux rak^ah [surérogatoires] et avait dit ce tawassoul. Ce n’est pas en face du Messager qu’il a dit : Ya Mouhammad – Ô Mouhammad –. Non, c’était là où il était parti. Puis il était revenu en ayant recouvré la vue, il avait ouvert les yeux, il était revenu vers l’assemblée du Messager alors que le Messager n’avait pas quitté cette assemblée et l’aveugle avait ainsi retrouvé la vue. Ceci est une preuve que leur déclaration de mécréance lorsque les gens disent « Ya Mouhammad, ya Raçoula l-Lah » – Ô Mouhammad, Ô Messager de Allah – ou « Ya ^Aliyy » – Ô ^Aliyy – n’est qu’un égarement.
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Attributs des prophètes : mise en garde
بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَـٰنِ الرَّحِيمِ
Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim
La louange est à Allah et que Allah élève davantage en degré le Messager de Allah et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle
Les attributs des prophètes et mise en garde contre des fausses histoires qui circulent au sujet des prophètes de Allah
La prophétie (an-noubouwwah) tire sa racine de an-naba’, c’est-à-dire de la nouvelle car la prophétie est une nouvelle révélée de la part de Allah ; ou bien c’est un terme qui est dérivé de an-nabwah qui est l’élévation. Ainsi, selon la première racine, le prophète (an-nabiyy) est celui qui fait l’action, dans le sens qu’il nous informe de la part de Allah conformément à ce qui lui est révélé, ou bien il est celui qui fait l’action dans le sens qu’il est informé de la part de Allah, c’est-à-dire que l’ange porte à sa connaissance des choses de la part de Allah. La prophétie est donc possible selon la raison. Elle n’est pas impossible.
An-naba’, c’est-à-dire la nouvelle, et an-nabwah c’est l’élévation. Le terme an-nabiyy – prophète – est soit dérivé du an-naba’ , c’est-à-dire que c’est quelqu’un qui rapporte ou qui reçoit des nouvelles ou encore c’est un terme qui dérive de an-nabwah – l’élévation – et les deux définitions sont correctes. Que nous disions c’est un terme qui dérive de an-naba’, c’est-à-dire de la nouvelle, dans ce sens les prophètes reçoivent des nouvelles de la part de Allah ou que l’on dise que an-nabiyy et dérivé de an-nabwah c’est-à-dire de l’élévation parce que les prophètes ont un degré extrêmement élevé. Le prophète – an-nabiyy – est un terme en arabe qui dérive de an-naba’ – la nouvelle – ou un terme qui dérive de an-nabwah qui signifie l’élévation, les deux sens sont correctes.
Allah ta^ala a envoyé les prophètes par miséricorde pour Ses esclaves car il n’y a pas dans la seule raison ce qui permet de se passer d’eux. En effet, la raison ne parvient pas à elle seule à connaître les choses qui peuvent sauver dans l’au-delà.
La raison à elle seule ne suffit pas pour être sauvé. Les mécréants ont une raison par nature mais malgré cela ils font partie des gens de l’enfer. C’est pour cela qu’il y a une sagesse dans l’envoi des prophètes. Les prophètes sont eux qui enseignent aux gens ce qui les sauve dans l’au-delà et ce qui mène à la perte dans l’au-delà.
Ainsi, dans l’envoi des prophètes, il y a une utilité, indispensable pour combler le besoin des esclaves de Allah. Pour cela, Allah est donc Celui qui accorde Sa grâce à Ses esclaves en les envoyant. Ce sont donc des ambassadeurs de Sa part, ta^ala, pour les créatures.
L’envoi des prophètes est un intérêt nécessaire pour les esclaves. Allah ta^ala a tait grâce à Ses esclaves en leur envoyant des prophètes. C’est une grâce de Sa part, et s’Il n’a pas envoyé de prophètes, Il ne serait pas injuste. Que l’on sache aussi, que la prophétie est particulière au sexe masculin parmi les humains. Il n’y a pas de prophète parmi les femmes tout comme l’a dit la majorité des savants.
Allah ta^ala dit : (Wa ma ‘arsalna min qablika ‘illa rijalan nouhi ‘ilayhim) [sourat An-Nahl / 43] ce qui signifie : « Et Nous n’avons envoyé avant toi que des hommes à qui Nous avons révélé ». Cette ‘ayah comporte une preuve que la prophétie est spécifique pour les hommes seuls. Que l’on sache également que Jibril est celui qui descend avec la révélation sur les prophètes la plupart du temps. Mais dans certaines occasions, il se peut que ce soit autre que lui qui descend.
La révélation est soit par l’intermédiaire d’un ange ou lorsque le prophète entend la parole de Allah qui est de toute éternité ou que la révélation arrive au corps du prophète directement.
La différence entre les prophètes et les messagers
Sache que le prophète et le messager ont en commun la révélation. Allah leur révèle donc à tous deux une Loi de l’Islam, conformément à laquelle ils agissent, pour la transmettre aux gens.
Toutefois, le messager vient avec l’abrogation de certaines lois antérieures à lui ou avec une nouvelle Loi de l’Islam.
Le messager, il descend sur lui la révélation d’une Loi qu’il applique. Il lui est révélé aussi l’abrogation d’une partie de la Loi de qui l’a précédé c’est-à-dire l’abrogation de certains jugements qui étaient dans l’époque du messager qui l’a précédé ou il lui descend un nouveau jugement qui n’est pas descendu sur qui l’a précédé parmi les prophètes ; celui-là est appelé messager.
Quant à celui sur qui il ne descend rien de nouveau, mais seulement l’ordre d’agir conformément à la Loi du messager qui l’a précédé comme si par exemple il lui a été dit : transmets la loi de Mouça, celui-là est appelé prophète et il n’est pas appelé messager.
Il a été rapporté que le nombre de prophètes est de 124 000 parmi lesquels il y a 313 messagers [hadith rapporté par Ibnou Hibban qui l’a jugé sahih].
Le premier d’entre eux est notre maître ‘Adam et le dernier est notre maître Mouhammad. Et le meilleur d’entre eux est Mouhammad, ensuite ‘Ibrahim, ensuite Mouça, ensuite ^Iça, ensuite Nouh, que Allah les honore et les élève tous davantage en degré.
Notre maître Mouça était un prophète messager. Il avait un élève qui s’appelle Youcha^ Bin Noun. A la mort de Mouça, Allah a révélé à Youcha^ Bin Noun et Il lui a accordé le statut de prophète. C’est sur ses mains qu’a été conquise Jérusalem et ce, après la mort de Mouça. Youcha^ Bin Noun a invoqué Allah afin qu’Il retarde d’une heure le coucher du soleil. Son invocation a été exaucée afin qu’il puisse conquérir Jérusalem avant le coucher du soleil.
Quant au nombre des prophètes, il y a ce qu’a été rapporté dans le hadith précédemment cité mais l’avis qui est retenu par les savants comme étant celui qui prévaut c’est de dire que Allah a envoyé des prophètes, le premier d’entre eux est ‘Adam et le dernier est Mouhammad. L’avis qui prévaut au sujet des prophètes c’est de ne pas préciser un nombre de crainte d’intégrer parmi eux qui ne fait pas partie d’eux ou d’enlever parmi eux qui fait partie d’eux. Seulement on dit que Allah a envoyé des prophètes, le premier d’entre eux est ‘Adam et le dernier est Mouhammad. Pour ce qui est du mérite ‘oulou l-^azm sont au nombre de cinq et sont : Mouhammad, ensuite ‘Ibrahim, ensuite Mouça, ensuite ^Iça, ensuite Nouh, que Allah les honore et les élève tous davantage en degré.
Le prophète qui n’est pas messager, il lui est révélé de suivre la Loi de l’Islam d’un messager antérieur à lui pour la transmettre.
C’est cette différence entre le prophète et le messager qui est correcte. Quant à ce qu’a cité certains des plus récents dans leurs écrits que le prophète reçoit la révélation d’une Loi mais qu’il n’a pas reçu d’ordre pour la transmettre, ceci est faux et très loin du sens du statut de prophète. Que l’on soit sur ses gardes de pareilles explications.
Quant à l’explication correcte c’est ce qu’a cité de nombreux savants, comme l’Imam glorieux, le Chaykh des Chafi^iyy et des ‘Ach^ariyy, Abou Mansour Al-Baghdadiyy ou encore Al-Qounawiyy, celui qui a fait le commentaire de At–Tahawiyyah ou Al-Mounawiyy. Il n’y a pas un seul prophète sans qu’il ait transmis à sa communauté.
Pour cela, les savants ont dit : « Tout messager est aussi prophète et tout prophète n’est pas forcément messager ».
De plus, ils se différencient par le fait que le message peut être attribué aux anges ou aux êtres humains. Alors que la simple prophétie ne peut avoir lieu que chez les hommes.
Les messagers sont meilleurs que les prophètes qui ne sont pas messagers. Et tous ceux qui ont été messagers ont également été prophètes mais ce n’est pas tout prophète qui est également messager.
De plus, le message est une caractéristique que peut avoir les anges et un humain. Quant au statut de prophète ce ne peut être que parmi les humains. Il y a parmi les anges des messagers parmi lesquels Jibril ^alayhi s-salam. Il est un messager parmi les anges tout comme il y a d’autres que lui que Allah envoie aux anges afin de transmettre la révélation. Allah ta^ala leur ordonne de transmettre à un groupe d’anges un ordre particulier.
Allah ta^ala dut : (Allahou yastafi mina l-mala’ikati rouçoulan wa mina n-nas) [sourat Al-Hajj / 75] ce qui signifie : «Allah élit parmi les anges des messagers et également parmi les gens ». C’est-à-dire que Allah choisit parmi les anges des messagers et également parmi les humains des messagers. Jibril est donc un messager de la part de Allah pour les prophètes et pour les messagers parmi les humains et de même, il est un messager de la part de Allah pour les anges également.
Les messagers sont meilleurs que les prophètes mais la personne ne distingue pas par elle même entre tel ou tel autre prophète sans science.
Notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ne savait pas au début qu’il était le meilleur des prophètes, c’est pour cela qu’il a dit : ce qui signifie : « Ne m’accordez pas un degré supérieur aux autres prophètes ». Lorsqu’il avait dit cela, il ne savait pas encore qu’il était le meilleur des prophètes. La raison pour laquelle ce hadith a été dit c’est qu’il y avait un mécréant des fils de ‘Isra’il qui vendait à un musulman. Le musulman avait offert un prix au mécréant des fils de ‘Isra’il mais le mécréant des fils de ‘Isra’il n’a pas été d’accord pour ce prix. Le mécréant des fils de ‘Isra’il a répondu : « Non par Celui qui a élit et qui a accordé à Mouça un degré supérieur à toutes les créatures ». Le musulman a alors frappé le mécréant des fils de ‘Isra’il et le mécréant des fils de ‘Isra’il qui faisait partie des gens de la dhimmah est parti se plaindre auprès du Messager de Allah. Il lui a dit ce qui lui était arrivé. Le mécréant des fils de ‘Isra’il a dit : « Ô Abou l-Qacim, nous sommes des gens de la dhimmah et un des musulmans nous a frappé ». Alors le Messager a envoyé chercher ce musulman. Ainsi, le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Ne m’accordez pas un degré supérieur aux autres prophètes parce que au jour du jugement lorsque ‘Israfil va souffler dans le corps, je vais m’évanouir et les gens vont s’évanouir et lorsque je me réveille je vais voir Mouça qui est près d’un des piliers du Trône. Je ne sais pas si lui il ne s’évanouit pas parce que il a été rétribué pour son évanouissement sur le mont Sinaï ou alors il s’est réveillé avant moi de son évanouissement ». Le prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam s’est attaché à la Loi. A nous donc de prendre exemple sur lui parce que le prophète à ce moment-là ne savait pas qu’il avait un degré supérieur à tous les autres prophètes et il s’est attaché à ce qui lui a été transmis comme Loi et à nous donc de ne pas préférer un prophète sur un autre sans qu’il y ait un texte. Et lorsqu’il a reçu la révélation le Prophète a dit : (‘Ana sayyidou waladi ‘adama yawma l-qiyamati wa la fakhar) ce qui signifie : « Je suis le maître des fils de ‘Adam au jour du jugement et je ne dis pas cela par fierté ou orgueil ».
Les prophètes sont les meilleurs des créatures de Allah tout comme Sa parole ta^ala l’indique : (Wa koullan faddalna ^ala l-^alamin) ce qui signifie : « Et Nous leur avons tous accordé un degré et un mérite supérieur par rapport aux autres créatures ».
Les attributs obligatoires des prophètes et les attributs qui leur sont impossibles :
Les prophètes ont obligatoirement pour attribut la véracité. Il leur est impossible le mensonge. Il leur est obligatoire aussi l’extrême intelligence. Il leur est impossible l’idiotie et la stupidité. Il leur est obligatoire l’honnêteté. Ainsi, les prophètes sont préservés de la mécréance, des grands péchés et des petits péchés de bassesse. C’est cela la préservation qui leur est obligatoire et il leur est impossible la trahison. D’autre part, la chasteté leur est obligatoire. Ainsi, la vulgarité, la légèreté morale et la lâcheté leur sont impossibles.
Il est un devoir pour les prophètes la véracité et il leur est impossible le mensonge. Notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam était connu d’entre les gens de La Mecque comme étant al-‘amin – l’honnête – . Il n’a pas été rapporté qu’il ait menti une seule fois toute la période qu’il a passée avant de recevoir la révélation à savoir 40 ans. Le mensonge est un défaut qui contredit le rang des prophètes.
Il est obligatoire également pour les prophètes l’extrême intelligence. Ils sont tous extrêmement intelligents. Ils ont une raison saine, complète et ils ont une forte compréhension. Il leur est impossible la stupidité et l’idiotie. Il n’y a pas parmi eux un seul qui ait été stupide, de faible compréhension et qui ne comprend pas rapidement les paroles sauf après qu’on les lui répète plusieurs fois. Il n’y a pas parmi eux qui était idiot car s’ils avaient été idiots, les gens les auraient fuit en raison de leur idiotie et Allah a pour attribut la sagesse, Il ne fait pas cela.
En effet, ils ont été envoyé afin de transmettre aux gens ce qui est de leur intérêt dans l’au-delà et dans le bas monde. Et l’idiotie et la stupidité contredisent ce qui est demandé d’eux.
Il est obligatoire pour les prophètes aussi, l’honnêteté. Il leur est donc impossible la trahison aussi bien dans les paroles, les actes ou les comportements. Si quelqu’un leur demande un conseil, ils ne lui disent pas des propos mensongers pour le laisser croire quelque chose contraire à la réalité et si quelqu’un leur confie un objet, ils le conservent.
Et les prophètes sont préservés de la mécréance des grands péchés et des petits péchés de bassesse, c’est-à-dire des péchés qui indiquent une bassesse de caractère comme le fait de voler un grain de raisin et ce, avant l’avènement de la mission de prophète tout comme après. C’est celle-là la préservation qui leur est obligatoire. Il leur est possible autre que cela parmi les péchés mais ils sont immédiatement avertis pour se repentir avant que d’autres ne prennent exemple sur eux en cela.
Et c’est comme ça que l’on répond à ce qu’ont dit certains des plus récents parmi les ‘Ach^ariyy qui ont considéré obligatoire pour les prophètes la préservation de tout ce qui est interdit et de tout ce qui est déconseillé prétendant par cela que s’il provenait d’eux une seule désobéissance ou une seule chose déconseillée alors cette désobéissance ou cette chose déconseillée se transformerait en obéissance car nous avons reçu l’ordre de prendre exemple sur eux. Il leur est répondu que cela est réfuté par ce qui a été cité à savoir, que Allah ta^ala leur inspire le repentir de cela avant qu’un autre ne prenne exemple sur eux en cela et ainsi le risque est levé.
Ce qui explique la possibilité qu’un péché autre que la mécréance le grand péché, et le petit péché de bassesse, provienne de leur part, c’est la parole de Allah ta^ala :
(Wa ^asa ‘adamou rabbahou fa ghawa ) [sourat Taha / 121] ce qui signifie : « Et ‘Adam a désobéis à son Seigneur ».
Il est également obligatoire un devoir pour les prophètes la chasteté. Il leur est impossible la vulgarité comme de regarder les femmes ‘ajnabiyyah avec désir ou voler un grain de raisin. Et de même, il leur est impossible le fait d’agir d’une manière non conforme à la sagesse comme celui qui dit des paroles vulgaires et laides.
Il leur est également impossible le manque de courage. En effet, les prophètes sont les plus courageux des créatures de Allah. Et certains compagnons ont dit : « Lorsque la bataille battait son plein, nous recherchions la protection auprès du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ». Ainsi, Allah a accordé à notre Prophète la force de quarante hommes forts.
De plus, les prophètes sont tous extrêmement intelligents, il n’y a pas parmi eux qui soit stupide, imbécile ou idiot. Et parmi ce qui représente une preuve de la véracité, de l’intelligence des prophètes, il y a ce qui a été rapporté entre notre maître ‘Ibrahim ^alayhi s-salam et An-Noumroud. Notre maître ‘Ibrahim ^alayhi s-salam a dit à An-Noumroud : « Mon Seigneur donne la vie et donne la mort ». Alors An-Noumroud a dit : « Moi aussi, je donne la vie et je donne la mort ». Il a ramené deux hommes qui étaient selon lui condamnés à mort et il a libéré un deux et il a fait tuer le deuxième. Alors notre maître ‘Ibrahim lui a dit : « Mon Dieu fait lever le soleil de l’orient alors, fais le lever à partir de l’occident ! », c’est alors que An-Noumroud n’a rien trouvé à dire.
Il est également obligatoire pour les prophètes l’honnêteté. Il leur est impossible la trahison. Ainsi, notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam malgré la grande aversion, la grande animosité et la grande haine qu’avaient les gens mécréants de Qouraych envers lui, ils l’avaient surnommé As–Sadiq Al-‘Amin, le véridique, l’honnête, parce qu’il n’avait pas fait une seule fois preuve de trahison ou de mensonge. Même lorsqu’il a émigré de La Mecque à Médine, il a laissé notre maître ^Aliyy afin qu’il rende à leurs propriétaires, les objets qui avaient été confiés au prophète et ce, par honnêteté.
La préservation des prophètes est une grâce de la part de Allah, c’est un bienfait qu’Il leur a accordé. Mais c’est une préservation de sorte à ce que ce qu’ils font reste le fruit de leurs choix après la préservation, c’est-à-dire lorsqu’ils font une obéissance et qu’ils s’abstiennent d’une désobéissance. Ce qu’ils font c’est un choix de leur part malgré cette préservation et c’est l’avis pour lequel a penché le Chaykh Abou Mansour Al-Matouridiyy et c’est l’avis le plus correct que l’on retient car si ce n’était pas ainsi, ils seraient contraints dans leurs actes. Et celui qui est contraint pour faire l’obéissance ou pour s’abstenir de la désobéissance, il ne sera pas récompensé dans le fait qu’il a fait ou qu’il a abandonné.
Pour ce qui est de la parole de Allah ta^ala : (Wa laqad hammat bihi wa hamma biha lawla ‘an ra’a bourhana rabbihi) [sourat Youçouf / 24]. Il a été dit au sujet de cette ‘ayah environ cinq interprétations et le meilleur de ce qui a été dit à ce sujet c’est ce qui suit : La parole de Allah ta^ala (Wa hamma biha … ) c’est-à-dire : « il aurait eu un penchant pour elle … » est lié avec ce qui vient après : ( … lawla ‘anra’a bourhana rabbihi) c’est-à-dire : « … s’il n’avait eu des preuves de son Seigneur ». Et selon cette explication, Youçouf n’a pas du tout eu l’intention envers elle car il a reçu les preuves et s’il n’avait pas eu la preuve, il aurait eu un penchant. Et la preuve ici c’est la préservation. C’est-à-dire qu’il lui a été inspiré que les prophètes sont préservés de pareilles choses et qu’il va recevoir le statut de prophète et ainsi il n’a pas eu de penchant pour elle. C’est le meilleur de ce qui a été dit pour l’exégèse de cette ‘ayah.
En résumé, les prophètes ne commettent pas la fornication et ne penchent pas pour commettre la fornication. On ne prête donc aucune attention à ce qui figure dans certains livres prétendus de Tafsir que selon eux, notre maître Youçouf ^alayhi s-salam aurait eu un penchant et aurait désiré commettre la fornication ou que notre maître ‘Ibrahim ^alayhi s-salam aurait commis un mensonge ou autre que cela parmi les paroles mensongères et calomnieuses à l’égard des prophètes. On ne prête aucune attention à cela.
AVERTISSEMENT
Parmi ce qui est un devoir pour les prophètes c’est de transmettre. Aussi, tous le prophètes, il leur est ordonné de transmettre cela a été indiqué et prouvé par la parole de Allah ta^ala : (Wa ma ‘arsalna min qablika min raçoulin wa la nabiyyin ‘i-la ‘idha tamanna ‘alqa ch-chaytanou fi ‘oumniyyatih) [sourat Al-Hajj / 52].
Dans cette ‘ayah, la signification de tamanna c’est lorsque le prophète appelle son peuple à l’Islam. Et la signification de ( … ‘alqa ch-chaytanou fi ‘oumniyatih) c’est-à-dire que le chaytan ajoute à ce que les prophètes ont dit. Il ajoute des choses que les prophètes n’ont pas dites afin de tromper les gens et leur donner l’illusion que les prophètes ont dit ces paroles corrompues. Mais cela ne veut pas dire du tout que le chaytan parle sur la langue du prophète.
En effet, Al-Fakhrou r-Raziyy a dit : « Devient mécréant celui qui dit que le chaytan fait sortir des paroles de la bouche du prophète et que le prophète aurait fait l’éloge des idoles, des trois statues, ‘al-lat, al-^ouzza et manat avec cette expression : et ces trois statues leur intercession est espérée ». En effet, il est impossible que Allah fasse que le chaytan puisse faire sortir de la bouche de son prophète une éloge pour des statues. Pour mieux expliquer cela le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam récitait un jour sourat An-Najm, lorsqu’il a récité : (‘Afara’aytoumou llata wa l-^ouzza wa manata th-thalithata l-‘oukhra) ce qui signifie : « avez-vous les trois statues ‘al-lat, al-^ouzza et manat ». Le chaytan a profité de l’arrêt et du silence du Messager de Allah, pour faire entendre aux associateurs qui étaient auprès du prophète, leurs faisant croire que c’était la voix du prophète. Il leur a fait entendre cette phrase où il a dit : (Ces trois statues élevées, leur intercession est espérée). C’est alors que les associateurs ont été heureux. Ils ont dit : (Jamais Mouhammad n’a cité nos dieux avant aujourd’hui en bien). Allah a fait descendre, pour les démentir, cette ‘ayah qui est dans [sourat Al-Hajj / 52] : ( Wa ma ‘arsalna min qablika min raçoulin wa la nabiyyin ‘i-la ‘idha tamanna ‘alqa ch-chaytanou fi ‘oumniyyatih ; Fa yansakhou l-Lahou ma youlqi ch-chaytanou thoumma youhkimou l-Lahou ‘ayatihi » c’est-à-dire que Allah dévoile et montre que ce que le chaytan a dit ne provient pas du Prophète. Et ceci est une épreuve de la part de Allah afin que soit distingué qui suit ce que le chaytan a dit et qui ne le suit pas pour que celui-là périsse et que cet autre soit heureux.
Et dans la parole du prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qui signifie : « Le prophète était envoyé pour son peuple, et j’ai été envoyé pour tous les gens ». Dans cette parole, cela ne veut pas dire que tous les autres prophètes, hormis notre prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, qu’il ne leur était pas un devoir de transmettre à autre que leur peuple. Mais la signification du hadith c’est que les prophètes autres que notre prophète ont été envoyés à leur peuple. C’est-à-dire qu’il leur a été ordonné de transmettre à leur peuple et cela ne veut pas dire qu’ils ne transmettent qu’à leur peuple car ordonner le bien et interdire le mal est un devoir à tout individu parmi les croyants qui en est capable. Et cette obligation est encore plus prioritaire pour les prophètes.
Notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a été envoyé à tout le monde. Les autres prophètes que notre maître Mouhammad ont été envoyés chacun pour sa communauté. Mais c’était un devoir pour quiconque qui suivait un des prophètes, s’il y avait un autre prophète qui est venu après lui, de suivre cet autre prophète.
Que l’on sache que chacun des prophètes était éloquent. Il n’y a pas parmi eux dont la langue ne facilite pas sa prononciation de sorte à ce qu’il parle rapidement et sa langue ne répond pas comme il le veut. Et il n’y a pas parmi eux qui balbutie et il n’y a pas parmi eux qui transforme le « ra » en « gha » ou en « la » ni celui qui transforme le « tha » en « sa ».
Et il leur est impossible également les lapsus, aussi bien concernant la Loi ou concernant les choses habituelles autres que la Loi. En effet, si le lapsus leur avait été possible, il n’y aurait plus de confiance dans la véracité de ce qu’ils disent et alors quelqu’un pourrait dire lorsqu’il lui est rapporté les paroles du prophète : (qu’est-ce qui nous fait savoir que ce qu’il dit n’est pas par lapsus ?) Il ne peut arriver du Prophète qu’il dise des paroles autres que celles qu’il voulait dire. Il est également impossible qu’il provienne de lui des paroles qu’il ne voulait pas dire du tout, comme cela pourrait arriver à quelqu’un d’endormi de parler.
Quant à l’oubli qui est possible pour eux, c’est comme de faire le salam après deux rak^ah tout comme cela s’est produit pour le Messager. En effet, il a été rapporté qu’il a été dit au Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam : « Est-ce que la prière a été raccourci Ô Messager de Allah, ou bien on t’a fait oublier les deux dernières rak^ah ? ». Il a dit ce qui signifie : « Tout cela n’a pas eu lieu ». Puis le Prophète a interrogé ses compagnons et a dit ce qui signifie : « Est-ce que Dhou l-yadayn -celui qui a posé la question- a dit vrai ? ». Ils lui ont répondu : « oui ». C’est alors qu’il s’est levé et il a accompli les deux rak^ah manquantes. [rapporté par Mouslim].
Et parmi ce qui est impossible pour les prophètes également, il y a la folie. Quant à l’évanouissement, il leur est possible. En effet, le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam tant les douleurs étaient terribles dans la maladie de sa mort, il s’évanouissait, on l’aspergeait d’eau et il se réveillait.
Parmi ce qui est impossible pour eux également, il y a l’influence de la magie sur leur raison. Il n’est pas permis de croire que la magie a une quelconque influence sur leur raison et il n’est pas permis de croire que la sorcellerie a eu une influence sur la raison de notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam quelque soit la personne qui a dit cela.
Pour ce qui est de la peur naturelle, comme d’éviter un serpent, cela ne leur est pas impossible. Mais la peur qui est le manque de courage, c’est cette peur-là qui leur est impossible. Mai on ne dit pas que le Prophète s’est enfui des mécréants parce que cette phrase suggère le manque de courage.
De même, leur est impossible toute maladie repoussante.
Celui qui leur attribue donc le mensonge, la trahison, la vulgarité, la légèreté morale, la lâcheté ou ce qui est semblable à cela, est devenu mécréant.
Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit : (Ma ba^atha l-Lahou nabiyyan ‘il-la haçana l-wajhi haçana s–sawti wa ‘in-na nabiyyakoum ‘ahçanouhoum wajhan wa ‘ahçanouhoum sawta) [rapporté par At-Tirmidhiyy] ce qui signifie : « Allah n’a pas envoyé un seul prophète sans qu’il ait un beau visage et une belle voix et certes, votre Prophète est celui d’entre eux qui a le plus beau visage et la plus belle voix ».
Les prophètes ont donc tous une grande beauté. Il leur est donc impossible la maladie qui répugne les gens et les éloigne d’eux. Allah ta^ala ne leur donne pas pareilles maladies. Quant à la maladie douloureuse, extrêmement douloureuse même si suite à elle il se produit un évanouissement, pareilles maladies leur sont possibles. Par contre, les maladies répugnantes ne sont pas possibles pour les prophètes.
Voici ‘Ayyoub ^alayhi s-salam que Allah a éprouvé d’une grande épreuve. Il était resté dix-huit ans malade. Et suite à cette épreuve, il a perdu ses biens et sa famille et après laquelle Allah l’a guéri et lui a donné la richesse et Il lui a accordé beaucoup d’enfants.
Certaines personnes ignorantes le calomnient et prétendent que des vers auraient mangé de son corps et que ces vers tombaient puis qu’il prenait le ver et le remettait à l’endroit de son corps et lui disait : (Ô toi créature de mon Seigneur, mange de la subsistance que Allah t’a accordée). Nous demandons à Allah qu’Il nous préserve de cela, c’est un égarement clair et de la mécréance. Lorsqu’il avait recouvert la bonne santé, sa femme ne l’ayant pas reconnu lui a dit : (Tu es la personne qui ressemble le plus au prophète de Allah ‘Ayyoub avant qu’il ne soit atteint par sa maladie). Elle ne l’avait pas reconnu ! Allah a également éprouvé ‘Ayyoub ^alayhi s-salam dans ses enfants parce qu’il a perdu ses enfants pendant sa vie. Et Il l’a également éprouvé dans ses biens : il a perdu tous ses biens. Et malgré tout cela, il a fait preuve de patience et n’a émis aucune objection à Allah ta^ala. Seulement, en raison de sa patience Allah l’a rétribué dans le bas monde avant l’au-delà. Allah tabaraka wa ta^ala lui a accordé des enfants après qu’il les ait tous perdu. Et Allah lui a rendu la santé qu’il avait perdue à cause de sa maladie.
Quant au Prophète de Allah Mouça ^alayhi s-salam, lui dont la langue a eu un effet suite au charbon qu’il avait pris et qu’il avait mis dans sa bouche lorsqu’il était tout enfant devant pharaon pour une sagesse que Allah sait, ce charbon n’a pas laissé comme conséquence dans la langue de Mouça le fait qu’il ait des paroles qui ne sont pas compréhensibles pour les gens. Ses paroles étaient au contraire tout à fait compréhensibles. Il ne transformait pas une lettre en une autre. Mais il parlait correctement. Seulement, il avait une légère lenteur suite à ce charbon et il a invoqué Allah ta^ala lorsqu’il a reçu la révélation et dans [sourat Taha / 27-28] (wa hloul ^ouqdatan min liçani yafqahou qawli) et Allah l’a délivré de cela.
En résumé, les prophètes de Allah sont d’une parfaite création. Il n’y avait pas en eux un seul qui avait une maladie dans son apparence, et qui était boiteux ou handicapé ou aveugle. Seulement Ya^qoub ^alayhi s-salam tant il avait pleuré son fils Youçouf ^alayhi s-salam ses yeux étaient devenus blancs de chagrin. En fait, c’était les frères de Youçouf ^alayhi s-salam qui avaient rusé et qui avaient mis leur frères dans un puits. Ils avaient prétendu à leur père que Youçouf avait été dévoré par un loup. Notre maître Ya^qoub ^alayhi s-salam par chagrin pour son fils avait perdu la vue pendant une période de sa vie. Allah ta^ala lui a rendu la vue lorsque Youçouf avait envoyé sa chemise d’Egypte jusqu’à Madyan qui était la ville où résidait son père. Ya^qoub a ainsi senti l’odeur de Youçouf dans cette chemise et Allah ta^ala a fait que suite à cela, il a recouvert la vue. Lui, il n’était pas aveugle de naissance et il n’avait pas de cécité avant cette épreuve qui l’avait atteint, à savoir la perte de son fils Youçouf. A partir du début de la révélation sur le prophète, il voit nécessairement et après cela, il est possible qu’il perde la vue pour une période, tout comme cela s’est produit donc pour le prophète de Allah Ya^qoub ^alayhi s-salam.
Quant à celui qui dit que ‘Adam ^alayhi s-salam était sauvage, de taille courte qui ressemblait au singe, cela est de la mécréance. Et de même celui qui dit qu’il marchait sur terre nu, comme les animaux car cela est un démenti du Qour’an. Allah ta^ala dit : (Wa t-tini wa z–zaytouni wa touri sinin wa hadha l-baladi l-‘amin laqad khalaqna l-‘insana fi ‘ahçani taqwim) [sourat At-Tin /1-2-3-4] ce qui signifie : «Allah a créé l’être humain dans la meilleure image et la meilleur apparence ».
Ainsi, les propos de certains irréligieux dans les dernières époques qui disent que les premiers humains avaient une image semblable à celle du singe, cela est un démenti de cette ‘ayah précédemment citée et du hadith sûr : (Kana ‘adamou sittina dhira’an toulan fi sab^ati ‘adhrou^in ^arda) [rapporté par l’Imam ‘Ahmad] ce qui signifie : « La taille de ‘Adam était de soixante coudées sur sept coudées de large ».
Tous les prophètes avaient une belle image et une belle forme. Il n’y a pas parmi eux un seul qui ressemble au singe ou à un quelconque autre animal. Comment les prophètes ressembleraient-ils aux singes alors que Allah a châtié un peuple en les transformant en singes ! Notre maître ‘Adam ^alayhi s-salam avait une belle image et une belle forme. Et la taille de notre maître ‘Adam était de soixante coudées de haut sur sept coudées de large. Et c’est avec cette taille que seront les gens du paradis à l’image de leur père ‘Adam.
Celui qui dit que ‘Adam ressemble au singe, celui-là, il est mécréant.
AVERTISSEMENT
Il n’est pas permis de dire que le verbe al-liwat qui signifie en français sodomie, dérive du nom du prophète de Allah Lout. Le faqih, le mouhaddith, le spécialiste de la croyance Badrou d-Din Az–Zarkachiyy dans son livre Tachnifou l-Masami^ a dit ce qui signifie : « Les verbes sont dérivés des noms selon l’avis le plus plausible, et les verbes sont à l’origine des attributs qui en sont dérivés. Ainsi, les noms sont également une origine également ».
Et Abou Mansour, le linguiste a dit : « Tous les noms des prophètes ne sont pas arabes sauf quatre : ‘Adam, Salih, Chou^ayb et Mouhammad ». Mais ceci est contraire à ce qui est parvenue dans le sahih. En effet, il a été rapporté dans le Sahih de Ibnou Hibban du hadith de Abou Dharr que le Messager ^alayhi s-salam a dit : (‘Arba^atoun l-mina l-‘anbiya’i mina l-^arabi Houdoun wa Salihoun wa Chou^ayboun wa Mouhammadoun) ce qui signifie : « Quatre parmi les prophètes sont arabes : Houd, Salih, Chou^ayb et Mouhammad ».
Et ce qui apparaît du hadith c’est que les noms d’autres que ces quatre-là ne sont pas arabes. Et il est possible d’interpréter le hadith dans le sens que ce qui en est visé, c’est que les quatre sont des prophètes arabes et que d’autres qu’eux ne sont pas arabes de par leur origine. Ainsi, cette explication ne contredit pas que le fait que le terme ‘Adam soit un terme arabe.
Le nom du prophète de Allah Lout est dans ce cas-là c’est-à-dire que ce n’est pas un nom arabe. Il n’est pas permis de dire que c’est un nom qui est dérivé de al-liwat – la sodomie – car al-liwat est un terme arabe et c’est le nom du verbe lata. Alors que Lout est un nom non arabe. Comment quelqu’un pourrait-il prétendre qu’il dériverait de al-liwat – la sodomie – ! Et comment prétendre l’inverse également c’est-à-dire que prétendre que al-liwat serait dérivé du nom du prophète Lout ! En réalité le terme al-liwat existait avant même le peuple de Lout car la langue arabe est une langue ancienne tant que certains savants ont dit : « La première langue qu’a utilisé ‘Adam c’est l’arabe ».
Ce qui témoigne pour cela c’est ce qui a été rapporté dans le Sahih que le Prophète a dit ce qui signifie : « ‘Adam a éternué, il a dit : Al-hamdou lil-Lah ».
Mais le peuple de Lout était le premier à faire ces actes atroces. Quant au terme (liwat), il était utilisé chez ceux qui parlaient la langue arabe avant Lout. Il s’agit ici du peuple de ^Ad. Il n’y a pas dans la parole de Allah ta^ala au sujet du peuple de Lout lorsque ce dernier a dit à son peuple : (‘ata’touna l-fahichata ma sabaqakoum biha min ‘ahadin mina l-^alamin) [sourat Al-‘A^raf / 80] ce qui signifie : « Commettez-vous donc ce vilain péché et personne parmi les gens ne vous a précédé pour le commettre ! ».
Il n’y a pas de preuve que le terme al-liwat n’existait pas avant cela. Seulement la signification de cette parole de Lout, c’est que ce péché, personne d’autre eux ne les avait précédés pour le commettre. L’existence du terme a donc précédé l’acte indiqué par ce terme. Par ailleurs, al-liwat ce terme-là a existé bien avant, mais la réalisation de ce terme n’a eu lieu que dans le peuple de Lout.
Et il n’y a pas d’analogie entre la dérivation d’un terme par rapport à un terme qui est nouvellement utilisé chez les arabes c’est-à-dire un terme qui est intégré dans la langue arabe. Et cela ne s’appelle pas dérivation. Ces deux choses sont différentes. Nous disons pour le terme qui est intégré dans la langue arabe, c’est un terme qui est ramené d’une langue non arabe vers la langue arabe. Mais les arabes ne l’ont pas utilisé comme étant un terme arabe. Ainsi, les noms des choses, un certains nombre d’entre eux ont été ramenés vers la langue arabe et les arabes les ont utilisés d’une simple utilisation mais il n’y a pas ce qui indique que tel mot a été dérivé de tel autre qui a été ramené vers la langue arabe. Il y a une grande différence entre un mot qui est intégré dans la langue arabe et un mot qui est dérivé à partir d’un autre mot.
Celui qui dit que nom du prophète Lout est dérivé de al-liwat – sodomie –, celui-là, il devient mécréant.
De plus, Allah ta^ala a préservé les prophètes de tout ce qui repousse et éloigne les gens, comme le fait que leurs noms soient des noms laids ou que leurs caractères soient des caractères laids. Ainsi, celui qui leur attribue un nom atroce et mauvais, il les aura rabaissés.
Comment certains linguistes ont-ils osé dire que Lout serait tiré et dérivé de al-liwat ?! Cette parole est infondée. Elle est atroce selon la langue et selon la Loi. Que l’on soit sur ses gardes des paroles de quiconque a dit cela parmi les linguistes et que l’on soit sur ses gardes pour ne pas les suivre. Comment aurait-il pu leur échapper que le verbe, le nom du verbe, le nom de l’auteur de l’acte indiqué par ce verbes, le comparatif et le superlatif, que tout cela est extrait et dérivé à partir du nom (masdar).
Abou l-Qacim Al-Haririyy a ainsi dit dans Moulhatou l-‘I^rab : (Al-masdar c’est l’origine et c’est à partir du masdar qu’est extrait et dérivé le verbe).
Comment se sont-ils rendus permis que le nom de ce Prophète honoré a dérivé de al-liwat ou que al-liwat soit dérivé de son nom ?! Alors que celui qui observe et qui réfléchit, il ne lui échappe pas que les propos de ces gens-là ne s’appliquent à aucune des trois catégories des dérivations que les savants ont présentées dans leurs contextes.
Allah a préservé les prophètes d’avoir des noms laids ou vulgaires, ou d’avoir des noms qui sont dérivés de choses mauvaises, ou qu’à partir de leurs noms, il soit dérivé de mauvaises choses.
Il a été validé que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit : (Ma ba^atha l-Lahou nabiyyan ‘il-la haçana l-wajhi haçana s–sawti wa ‘in-na nabiyyakoum ‘ahçanouhoum wajhan wa ‘ahçanouhoum sawta) [rapporté par At-Tirmidhiyy] ce qui signifie : «Allah n’a pas envoyé un seul prophète sans qu’il ait un beau visage et une belle voix et certes, votre Prophète est celui d’entre eux qui a le plus beau visage et la plus belle voix ». Si tel étaient les prophètes, alors forcément leurs noms sont beaux ! Mais ce qu’a rapporté Al-‘Azhariyy d’après Al-Layth que les gens avaient dérivé du nom de Lout un verbe pour celui qui fait la sodomie, cela ne s’accorde pas avec ce qu’a dit Al-‘Azhariyy que tout autre que les quatre noms des prophètes sont des noms non arabes. Il n’y a donc pas de fondement sur cette parole rapportée de Al-Layth.
Quant à la parole des gens qui disent au sujet de celui qui fait cet acte : (Loutiyy) ceci est pour l’attribuer au peuple de Lout et non pas à Lout lui-même. En effet, la règle de l’attribution dans la langue arabe, c’est qu’ils disent lorsqu’ils attribuent quelque chose à un terme composé d’un nom et d’un complément de nom, ils citent le nom et disent au sujet de ^Abdou l-Qays, un tel est Qaysiyy et ils comprennent de cela uniquement la tribu. Il en est de même lorsqu’ils disent : (Loutiyy). Seulement, ce n’est pas une expression approuvée. Lorsqu’il y a l’attribution, si la personne visait l’acte, il est préférable qu’elle dise : (Untel est liwatiyy) ou (Untel al-la’it).
De plus, cette parole de Al-Layth que les gens auraient dérivé à partir de Lout un verbe pour celui qui pratique al-liwat, cette parole n’est pas explicite pour affirmer que c’est une dérivation correcte dans la langue. Peut-être voulait-il dire que c’est une attribution qui n’a pas de considération mais que ce ne sont que quelques mécréants qui ont fait cela et il ne vise pas par là l’approbation ni qu’il était correct de faire une pareille dérivation du verbe à partir du nom de Lout ^alayhi s-salam.
En résumé, ce qui a été cité pour la dérivation de lata et ce qui est de cet ordre à partir du nom de Lout, il n’a aucun fondement dans la dérivation qui est connue comme telle selon les linguistes. En effet, al-‘ichtiqaq – la dérivation – qui est reconnue comme telle selon les linguistes, sa condition c’est que ce qui est dérivé et ce de quoi il est dérivé soient tous deux dans la langue arabe parce qu’ils ont dit dans la définition de la dérivation que c’est de prendre un terme à partir d’un autre pour une correspondance entre eux. Ils ont classé cela en trois exemples dans la langue arabe puisqu’ils ont pris pour exemple : pour la petite dérivation comme halboun et halaba qui est le verbe, pour la dérivation moyenne comme darboun et dariboun et pour la dérivation majeure comme thalboun et thalmoun et ce qui est de cet ordre. Et Lout ^alayhi s-salam c’est le fils du frère de ‘Ibrahim ^alayhi s-salam et tous deux ne sont pas arabes par accord des savants.
questions utiles
Questions/réponses
Q1 – Que signifie la prole : « raditou bi l-Lahi rabba » ?
R : – Je suis content de ce que Allah est mon Seigneur.
Q2 – Que signifie la parole : « hasbiya l-Lah » ?
R : – Allah me suffit pour ce dont j’ai besoin (pour ce qui m’importe ou me préoccupe).
Q3 – Que signifie : récite (Qoul houwa l-Lahou ‘ahad) ainsi que la sourate «‘annas »et la sourate «‘al-falaq » matin et soir trois fois, « takfika min koulli chay’ » ? Que signifie : « takfika min koulli chay’ » ?
R : – […] Tout ce qui te nuit, te suffisent pour te protéger de tout ce qui te nuirait.
Q4 : – Que signifie la parole : « rabbi ch-rah li sadri wa yassir li ‘amri » ?
R : – C’est-à-dire fais que mon cœur se réjouisse du bien (……) facilite-moi l’obtention de ce que je désire de bien.
Q6 : – Que signifie la parole : « al-hamdou lil-Lahi l-ladhi ‘adhhaba ^anni l-‘adha wa ^afani » ?
R : – (‘al-‘adha), ces choses qui sortent de mon corps, et qui, si elles y restaient me nuiraient, ces choses, je loue Allah pour avoir fait que mon corps en soit débarassé ; et je loue Allah Qui me maintient en bonne santé.
Q7 : – Que signifie la parole : « allahoumma bika ‘asbahna wa bika ‘amsayna wa bika nahya wa bika namout » ?
R : – Cela signifie : [Ô Allah] Tu nous as maintenus en vie jusqu’à ce matin et Tu nous as fait atteindre vivants ce soir ; c’est par Ta puissance que nous vivons et notre vie est par Ta volonté, de même la mort que nous aurons.
Q8 : – Dans les tahiyyat, que signifie la parole : « assalamou ^alayka ayyouha n-nabiyy » ?
R : – Que Allah te protège du mal que tu redoutes, invocation qui s’étend à la communauté.
Q9 : – Dans les tahiyyat, que signifie la parole : « assalamou ^alayna wa ^ala ^ibadi l-Lahi s-salihin » ?
R : – Que Allah nous protège et protège Ses esclaves vertueux du mal.
Q10 : – Dans le tachahhoud, que signifie la parole : « ‘ali Mouhammad » ?
R : – Les croyants parmi ses proches.
Q11 : – Que signifie la parole : « ‘asbahna wa ‘asbaha l-moulkou lil-Lah », et la parole : « ‘amsayna wa ‘amsa l-moulkou lil-Lah » ?
R : Nous sommes parvenus au matin et la souveraineté est immuablement à Allah. Et nous avons atteint le soir la souveraineté est immuablement à Allah.
Q12 : – Que signifie la parole : « sami^al-Lahou li man hamidah » ?
R : – Allah accepte l’éloge de celui qui fait Son éloge.
Q13 : – Que signifie la parole : « soubhana rabiya l-‘A^la »
R : – Mon Seigneur Lui Qui est plus élevé en degré que tout autre, est exempt de tout ce qui n’est pas digne de Lui.
Q14 : – Que signifie la parole : « ‘allahoumma ‘a^inni ^ala dhikrika wa housni ^ibadatik » ?
R : – Accorde-moi de pouvoir T’évoquer et d’accomplir l’acte d’adoration que Tu acceptes.
Q15 : – tahou najahan wa ‘akhirahou falaha »
R : – C’est-à-dire un bien. Fais que le début de cette journée soit un bien pour moi ; dans son milieu facilite mon affaire ; et fais qu’en sa fin j’aie ce que je désire de bien.
Q16 : – Que signifie la praole : « ‘al-hamdou lil-Lahi l-Ladhi ‘at^ama wa saqa wa sawwaghahou wa ja^ala lahou makhraja » ?
R : – Il a fait que cela descende aisément par cet orifice étroit.
Q17 : – Que signifie la parole de Allah ta^ala : (wa la tanharhouma)
R : – An-nahr, c’est la parole dure.
Q18 – Que signifie la parole : « ‘assalamou ^alaykoum » par quoi le musulman salue son frère en Islam ?
R : – Que Allah vous protège de ce que vous redoutez.
Q19 : – Et la parole : « wa ^alaykoumou s-salam » ?
R : – Pareillement. C’est-à-dire : Que Allah vous protège de ce que vous redoutez.
Q21 : – Que signifie la parole : « ‘al-hamdou lil-Lahi l-Ladhi kafani wa ‘awani »
R : – Kafani, C’est-à-dire IL m’a facilité l’obtention du rizq (ce qui m’est profitable), et ‘awani signifie : IL m’a accordé un refuge.
Q22 : – Que signifie la parole : « sajada wajhi lil-Ladhi khalaqah »
R : – Par glorification, par humilité pour Celui Qui l’a créé, il a appliqué son front sur le sol. En cela, il y a l’extrême humilité car le visage est la plus honorable des parties apparentes du corps. .
Q23 : – Que singifie la parole : « wajjahtou wajhiya lil-Ladhi fatara s-samawati wa l-‘ard » ?
R : – J’ai visé par mon acte d’adoration l’agrément du Créateur, Celui Qui a créé les cieux et les la terre.
Q24 : – Dans la parole de Allah ta^ala : (wa koullan faddalna ^ala l-^alamin), ici que signifie le mot ‘al-^alamin ?
R : – Al-^alamoun, ce sont les créatures. Les prophètes sont les meilleurs créatures de Allah. Ils sont meilleurs que les anges. Bien que les prophètes mangent, se désaltèrent, dorment…, car leur temps n’est pas tout entier dans l’adoration. Les anges, eux, tout leur temps est dans l’adoration., Rien de ce qui occupe les humains, tel que le fait de se nourrir ou autre que cela n’occupe les anges. Pourtant, les prophètes sont meilleurs car la crainte qu’ils ont de Allah dans leurs cœurs est plus grande que la crainte qu’il y a dans les cœurs d’autres qu’eux. Ainsi, s’il était dit : pourquoi est-ce que les prophètes sont meilleurs que les anges, alors que les anges ne désobéissent pas à Allah, pas même le temps d’un clin d’œil et que ni la nourriture ni quoi que ce soit d’autre de cet ordre-là n’occupent leurs instants ? la réponse est de dire : Allah élève en degré qui Il veut par rapport à qui Il veut parmi Ses créatures car Il ne tire profit de l’obéissance de personne et ne subit de nuisance par les péchés de personne.
Q25 : – Nous n’avions pas trouvé de terme pour traduire celui de « mash », aussi avons-nous mis : « passer la main mouillée sur la tête », cette traduction est-elle acceptable ? Est-ce que nous y rajoutons : « ou ce qui est du même ordre [que cela] » de sorte qu’il ne soit pas mis comme condition le fait de passer la main en particulier, ou est-ce que nous nous contentons de dire : « passer la main mouillée » étant donné que c’est ainsi que cela se fait la plupart du temps ?
R : – Cela convient. Au fait, autre que la main, cela suffit. Toutefois c’est le faire avec la main qui est la base et le caractère recommandé ne se réalise pas autrement, à moins que l’on ait une excuse. Celui qui mouille un tissu et le passe sur la tête sans excuse n’aura pas de récompense.
Q26 : – Parmi les choses qui sont cause d’annulation de la prière : prononcer quelque parole qui relève de (kalamou n-nas) [la parole des gens]. Comment traduire cela ? Par : « autrement que pour faire l’évocation de Allah » ? ou plutôt : « si celui qui est en train de faire la prière dit quelque chose de ce que le gens disent d’ordinaire en dehors de la prière » de quelle manière traduire au juste ?
R : – Le fait de parler autrement que pour faire l’évocation de Allah. Il a été rapporté dans le hadith que dans la prière, il n’est pas valable de parler de la parole des gens. Ce qui visé en l’occurrence c’est la parole qui n’est pas de celles que Allah a rendu permises dans la prière. Quant à l’évocation de Allah, l’évocation de Son messager, l’invocation faite pour soi ou en faveur d’autrui, cela est permis.
Q27 : – Que signifie la parole : « ‘allahouma j^alal li fi qalbi nouran wa fi liçani nouran wa j^al fi sam^i nouran wa j^al fi basari noura » ?
R : – [Ô Allah, fais qu’il y ait pour moi] du bien dans tous ces organes.
Q28 : – Que signifie al-mou^afat lorsque nous disons : « wa ^afini fi man ^afayt » ?
R : – Et protège-moi des maladies parmi ceux que Tu as protégés.
Q29 : – Que signifie la praole : « wa tawallani fi man tawallayt » ?
R : – Aide-moi avec ceux que Tu as aidés, c’est-à-dire fais que je sois de ceux-là.
Q30 : – Que signifie la parole : « wa barik li fi ma ‘a^tayt » ?
R : – Accorde-moi des bénédictions dans ce que Tu m’as donné.
Q31 : – Que signifie la parole : « wa qini wa srif ^anni charra ma qadayt » ?
R : – De ce que Tu as prédestiné comme mal, protège-moi. Cela ne signifie pas « de ce dont Tu as voulu que cela m’arrive » mais plutôt de ce dont Tu as voulu que cela arrive à certaines de Tes créatures.
Q32 : – Que signifie la parole : « fa ‘innaka taqdi wa la youqda ^alayk » ?
R : – Tu prédestines pour Tes créatures et personne ne prédestine pour Toi, c’est-à-dire rien de la part de quiconque ne Te profite ni ne Te nuit.
Q33 : – Que signifie la parole : « wa ‘innahou la yadhillou man walayt » ?
R : – Celui que Tu as honoré ne sera pas rabaissé. Même si certaines gens lui nuisent et le dénigrent, il a un grand honneur. Les prophètes, beaucoup d’entre eux furent tués par les mécréants et beaucoup d’entre eux subirent des nuisances sans que cela arrivât jusqu’à l’assassinat. Malgré cela, selon le jugement de Allah, l’honneur des prophètes est très grand car la nuisance qui les a atteints de la part des gens les augmente en honneur selon le jugement de Allah.
Q34 : – Que signifie la parole : « fa ‘inna salatakoum ma^roudatoun ^alayya » [c’est-à-dire au prophète]?
R : – Les anges lui exposent [au prophète] cela : untel a invoqué pour que tu sois davantage élevé en degré, Ô prophète de Allah. Certaines personnes, le Prophète entend leurs invocations et leur salam, de ses oreilles il les entend et pour ; d’autres, ce sont les anges qui exposent au prophète les invocations faites par eux.
Q35 : – Parmi les caractéristiques du prophète : al-hilm, ainsi que le courage et la patience. Que signifie : al-hilm ?
R : – Faire preuve de patience face à la nuisance des gens et à leurs mauvais comportements en s’abstenant d’agir en mal en retour.
Q36 : – Que signifie : « la yaslouhou l-kadhibou fi jiddiw-wa la hazl »
Il [le mensonge] n’est pas permis. Il convient d’enseigner cela aux enfants car beaucoup grandissent en considérant permis le mensonge dit en plaisantant.
Q38 : –
R : – As–salihat, c’est ce que Allah a rendu obligatoire comme actes d’obéissance : la prière, le jeûne, le Hajj et la Zakat.
Q39 : –
R : – Le woudou’, le ghousl suite à la sortie de maniyy et pour ce qui est de cet ordre c’est la moitié de la foi, c’est-à-dire une grande partie. At–touhour (la purification) est une grande partie de la foi, cela ne signifie pas qu’il lui est équivalent.
Q40 : –
R : – Allahou ‘ahkamou l-hakimin : Son jugement est meilleur que le jugement d’autre que Lui car il n’y a dans Son jugement ni erreur ni injustice.
Q41 : –
R : – Les actes de bien ne sont acceptés qu’assortis de l’intention [adéquate], c’est-à-dire que la prière, le jeûne, le Hajj et la Zakat, si la personne [qui accomplit tel ou tel de ces actes] ne met pas l’intention, si elle n’accompagne pas l‘acte de l’intention, elle n’aura pas de récompense et cet acte ne sera pas valable ; ce sera comme si l’acte n’avait pas été accompli.
Q43 : –
R : – Les ‘aqlam des anges avec lesquels ils écrivent sur la Table Préservée et « les feuillets sur lesquels ils écrivent ont séché » signifie que ceci s’est produit avant qu’arrive à l’être humain ce va lui arriver.
Q44 : –
R : – On dit ceci d’une chose pour laquelle il n’y a pas de récompense et qui n’est pas un péché non plus. Faire cette chose ou ne pas la faire, c’est du même ordre. Par exemple manger ce matin : qu’on ne le fasse pas ou qu’on le fasse, c’est du même ordre ; de même concernant le repas de ce soir, que la personne le prenne ou non c’est du même ordre c’est-à-dire : que tu le fasses ou que tu ne le fasses pas il n’y a pas de récompense.
Q44- pourquoi ne donnent-t-ils pas l’exemple du mensonge ? Qu’ils donnent quelque chose en exemple.
Q45- Comme la prière, sauf qu’il y est permis de parler.
Q46- Accorde-moi la bonne santé. Le malade invoque pour avoir une bonne santé et celui qui ne l’est pas invoque aussi pour avoir une bonne santé.
Q47- La mosquée dans laquelle on accomplit la prière du vendredi. En effet, à Harare, les gens n’accomplissent la prière du vendredi que dans une seule mosquée. A Harare, il y a quatre-vingt mosquées. Il en est ainsi dans la plupart des villes, la prière du vendredi ne se fait que dans une seule mosquée. A la Mecque et Médine, c’était le cas auparavant jusqu’à il y a environ deux cents ans ; par la suite ils se sont mis à multiplier [les assemblées de prière du vendredi dans plusieurs lieux]. Aussi, Ach-Chafi^iyy aussi dit qu’il n’est pas valable qu’il y ait deux assemblées simultanées de prière du vendredi dans une même ville.
Q48- qui parle beaucoup des gens en mal.
Q49- celui qui joue avec les dés c’est comme s’il plongeait sa main la chaire et le sang du porc.
Q50- (ahsani sourah= sous le meilleur des aspects ?) La forme de l’être humain est parmi les meilleurs des formes et il est droit, marchant avec ses pieds et mangeant à l’aide de ses mains. Cela signifie « de belle morphologie » et ne signifie pas la beauté du visage ; cela signifie « sous la plus belle des morphologies ».
Q51- C’est là est un grand mal. Cela signifie que mépriser son frère en Islam est un grand mal, un très grand mal.
Q52- Celui qui est ton ennemi n’aura pas d’honneur, ni selon Ton jugement, ni selon le jugement des meilleurs des gens, même si, selon l’apparence, il a un honneur aux yeux de ses semblables et à cela il n’y a pas à accorder de considération.
Q54- Cela signifie « je demande pour vous la sauvegarde de la part de Allah » il s’agit des croyants de parmi les humains et les jinn qui se trouvent derrière [celui qui dit cela] , même s’il n’y a aucun humain avec lui. De même, les anges, il se peut qu’ils accomplissent la prière derrière une personne si sa prière est valable. Celui qui accomplit sur une terre déserte la prière en assemblée précédée de l’appel à la prière (‘adhan) et de l’annonce (‘iqamah), il prie derrière lui des jinn et des anges en rang à perte de vue.
Q56- La belle parole est une aumône. Toute belle parole qu’une personne prononce est une aumône c’est-à-dire qu’elle est récompensée de cela, tout comme l’on est récompensé de l’aumône que l’on fait.
Q57- Le sevrage est à l’âge de deux ans
Q58- « Remercie-moi » c’est le remerciement de Allah qui est d’accomplir les obligations et de se garder des péchés. Quant au remerciement des parents, c’est d’agir envers eux avec bienfaisance. « Wa ilayya l-masir » signifie « Vous reviendrez tous à Mon jugement »
Q60- Les humains et les jinn. N’est-ce pas qu’ils furent sur la bonne guidée par sa cause ?
Q61- « Ouch-hidouka » signifie « Tu sais cela ». Quant à « wa hamalata ^archik…. », cela signifie par l’expression de leur état, c’est-à-dire c’est comme s’ils témoignaient que Allah mérite cela.
Q62- L’origine de quoi ils furent créés c’est la lumière mais à présent ils ont un corps spécifique, impalpable.
Q63- viens à ce qui est réussite, à savoir la prière.
Q 65 : – « yahdi », c’est-à-dire [ici] mène les gens vers -. « youktaba », c’est-àdire que les anges écrivent à son sujet qu’il est un menteur, tant il aura menti, à cause de cela i sera écrit à son sujet qu’il est un menteur.
Q67 – « salimah », c’est-à-dire : il n’y a rien en lui [le paradis] qui déplaise.
Q 69 – Dans la ‘ayah, quelle est la signification de « fa ‘ahsana souwarakoum » ? Est-ce que nous parlons à ce sujet de « beauté de l’aspect extérieur » ?
Le chaykh a dit : Allah vous a créés sous une forme belle, Il ne vous a pas faits tels que les animaux le visage tourné vers le sol, et Il vous a pourvus de mains à l’aide desquelles vous mangez.
Q 70 – : Lorsque l’on dit : « par la volonté de Allah », qu’est-ce que cela signifie ?
Le chaykh a dit : « par Sa volonté », cela signifie qu’Il n’est pas contraint. Allah n’est pas contraint, nul ne Le contraint jamais.
Q 72 : – Et lorsque l’on dit : « par Sa prédestination » ?
Le chaykh a dit : Faire exister la chose selon Sa science. Conformément à Sa science éternelle Il crée la chose. Cela ne signifie pas réfléchir, car Allah est exempt de cela. Réfléchir est le fait de l’être entré en existence, il ne doit pas être attribué à L’Eternel la réflexion ou le fait de réflécir.
Q 74 : – Parmi les choses qui sont cause d’annulation de la prière, il est dit dans le texte arabe : « trois mouvements consécutifs », est-ce que nous gardons cela tel quel pour l’enseigner aux enfants, ou bien est-ce que nous citons l’autre avis, à l’argument plus fort ?
Le chaykh a dit : [Plutôt] l’autre avis……….. Selon cet autre avis, [ce qui est cause d’annulation] c’est le mouvement qui s’est prolongé autant de temps qu’il en faut pour l’accomplissement d’une rak^ah. Cet avis-là est plus en conformité avec les hadith dans lesquels il fut rapporté ce par quoi l’on comprend que le prophète – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam fit durant une même prière davantage que trois mouvements, tels que le hadith où il est rapporté que le prophète ouvrit la porte qui était fermée dans la direction de al-qiblah à ^A’ichah et poursuit sa prière, et ce hadith est un hadith sûr, rapporté par l’Imam Ahmad dans son Mousnad.
Q 76 : – Au cours de l’invocation, il est rapporté que le petit [l’enfant] dit : « wa ‘atoubou ‘ilayk ». Selon quelle signification traduire cela ?
Le chaykh a dit : c’est-à-dire je Te demande [Ô Allah] de changer mon état, que de mauvais celui-ci devienne meilleur.
Q 77 : – Quelle est la signification de la parole de Allah ta^ala : (fa man chahida minkoumou ch-chahra fal-yasoumh) ?
Le chaykh a dit : – C’est-à-dire celui qui atteint le mois [de Ramadan] en étant vivant, il lui est obligatoire de jeûner.
Le paradis
La croyance au Paradis et à sa félicité
La louange est à Allah. Que davantage d’honneur et d’élévation en degrés soient accordés au Prophète de Allah. Louanges à Allah, Celui Qui est Unique, Celui Qui n’a besoin de rien, Qui n’est pas engendré, Qui n’engendre pas et Qui n’a nul équivalent. Je loue Allah ta^ala et je L’implore de me guider sur le chemin de droiture. Je recherche Son pardon et je me repens à Lui. Je recherche la préservation de Allah contre le mal de mon âme et de mes mauvais actes. Le bien-guidé est celui que Allah guide, et nul ne peut guider celui qu’Il égare.
Que l’honneur et l’élévation en degrés les plus complets et les plus parfaits soient accordés à notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam le maître des fils de ^Adnan, celui que Allah a envoyé en tant que miséricorde pour les mondes, en tant que guide et annonciateur de bonnes nouvelles et avertisseur d’un châtiment. Le Prophète, qui est comme une lumière éclatante et une lune éclairante, a appelé à la religion agréée par Allah. Allah a guidé par lui la communauté. Il a dévoilé par lui les obscurités. Le Prophète a transmis le message. Il s’est acquitté de ce qui lui a été confié. Il a conseillé la communauté. Que Allah le rétribue pour nous du meilleur de ce dont Il a rétribué chacun de Ses prophètes.
Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah, Lui seul n’a pas d’associé. Il a envoyé Son messager avec l’enseignement de droiture et la religion de la vérité. Je témoigne que notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam est Son esclave et Son messager. Que Allah l’honore ainsi que tous les messagers qu’Il a envoyés.
Mes frères de foi, je vous recommande ainsi qu’à moi-même de faire preuve de piété à l’égard de Allah Al-^Aliyy, Al-^Adhim, Lui Qui dit dans la révélation :
﴿ وَعَدَ اللهُ الْمُؤْمِنِينَ وَالْمُؤْمِنَاتِ جَنَّاتٍ تَجْرِي مِن تَحْتِهَا الأَنْهَارُ خَالِدِينَ فِيهَا وَمَسَاكِنَ طَيِّبَةً فِي جَنَّاتِ عَدْنٍ وَرِضْوَانٌ مِّنَ اللهِ أَكْبَرُ ذَلِكَ هُوَ الْفَوْزُ الْعَظِيمُ ﴾
(wa^ada l-Lahou l-mouminina wa l-mouminati jannatin tajri min tahtiha l-‘anharou khalidina fiha wa maçakina tayyibatan fi jannati ^adnin wa ridwanoun mina l-Lahi ‘akbar dhalika houwa l-fawzou l-^adhim)
ce qui signifie : « Allah a promis aux croyants et aux croyantes des jardins sous lesquels coulent des fleuves, ils y resteront éternellement, et de belles résidences dans des jardins d’Eden. Et l’agrément de Allah est une récompense plus éminente encore. C’est cela la grande réussite » [sourat At-Tawbah / 72].
Oui mes bien-aimés, c’est cela la grande réussite, que Allah nous honore par cela. Mes frères de foi, nous parlons aujourd’hui du Paradis et de ce que Allah y a réservé aux croyants.
Le Paradis est la résidence de la félicité éternelle. Croire au Paradis, autrement dit croire en son existence, cela fait partie de la croyance des musulmans. Il est un devoir de croire en son existence. Le Paradis existe actuellement, c’est ce qu’ont indiqué les nombreux textes de Loi. Il existe et n’aura pas de fin, car Allah l’a spécifié ainsi.
Au Paradis, les gens vivront éternellement, tout comme Allah ^azza wa jall nous l’apprend dans le Qour’an :
﴿ وَالَّذِينَ ءامَنُواْ وَعَمِلُواْ الصَّالِحَاتِ سَنُدْخِلُهُمْ جَنَّاتٍ تَجْرِي مِن تَحْتِهَا الأَنْهَارُ خَالِدِينَ فِيهَا أَبَدًا لَّهُمْ فِيهَا أَزْوَاجٌ مُّطَهَّرَةٌ وَنُدْخِلُهُمْ ظِـلاًّ ظَلِيلاً ﴾
(wa l–ladhina ‘amanou wa^amilou s–salihati sanoudkhilouhoum jannatin tajri min tahtiha l-‘anharou khalidina fiha ‘abada lahoum fiha ‘azwajoun moutahharatoun wa noudkhilouhoum dhillan dhalila)
ce qui signifie : « Ceux qui ont été croyants et ont agi en bien, Nous les ferons entrer dans des jardins sous lesquels coulent des fleuves. Ils y resteront éternellement, ils y auront des épouses pures » [sourat An-Niça’ / 57].
La félicité du Paradis est éternelle, autrement dit, elle ne prend pas fin. Au Paradis, la félicité est de deux sortes : il y aune félicité spécifique que seuls les pieux auront et une félicité générale qu’auront tous les gens du Paradis. Parmi la félicité générale qu’obtiendront tous les gens du Paradis, il y a le fait qu’ils seront tous jeunes, ils ne vieilliront jamais, ils seront tous en bonne santé et ils ne tomberont jamais malade. Les gens seront tous heureux, ils ne seront jamais atteints de tourments, de chagrin et de tristesse, jamais !
Ainsi, ils resteront toujours vivants dans une félicité éternelle, ils ne mourront jamais, tout comme nous l’a annoncé notre Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam dans le hadith sahih :
» يُنَادِي مُنَادٍ إِنَّ لَكُمْ أَنْ تَصِحُّوا فَلاَ تَسْقَمُوا أَبَداً وَإِنَّ لَكُمْ أَنْ تَحْيَوْا فَلاَ تَمُوتُوا أَبَداً وَإِنَّ لَكُمْ أَنْ تَشِبُّوا فَلاَ تَهْرَمُوا أَبَداً وَإِنَّ لَكُمْ أَنْ تَنْعَمُوا فَلاَ تَبْأَسُوا أَبَداً «
ce qui signifie : « Un ange appellera et les gens du Paradis vont l’entendre, il dira : “Vous resterez en bonne santé, vous ne tomberez jamais malades. Vous resterez vivants éternellement, vous ne mourrez plus jamais. Vous resterez jeunes éternellement, vous ne vieillirez jamais. Vous aurez une félicité, vous ne serez atteints d’aucune tristesse, à jamais ” » [rapporté par Mouslim].
Et cela est conforme à la parole de Allah ^azza wa jall:
﴿ وَنُودُواْ أَن تِلْكُمُ الْجَنَّةُ أُورِثْتُمُوهَا بِمَا كُنتُمْ تَعْمَلُونَ ﴾
(wa noudou ‘an tilkoumou l-jannatou ‘ourithtoumouha bima kountoum ta^maloun)
ce qui signifie : « Ils entendront un appel qui signifie : “Voici le Paradis dont vous avez hérité en récompense de vos œuvres” » [sourat Al-‘A^raf / 43].
Mes frères de foi, écoutez bien ce qui nous est parvenu au sujet de sa description faite par le Prophète éminent, que Allah l’honore et l’élève davantage en degrés, dans un autre hadith, où il dit à son sujet :
« هِيَ وَرَبِّ الكَعْبَةِ نُورٌ يَتَلأْلأُ وَرَيْحَانَةٌ تَهْتَزُّ وَنَهْرٌ مُضْطَّرِدٌ وَقَصْرٌ مَشِيدٌ وَفَاكِهَةٌ نَضِيجَةٌ وَزَوْجَةٌ حَسْنَاءُ جَمِيلَةٌ فِي مُقَامٍ أَبَدِيٍّ وَحُبْرَةٍ وَنَضْرَةٍ »
ce qui signifie : « Par le Seigneur de la Ka^bah, le Paradis contient des lumières scintillantes, une belle odeur qui embaume, des fleuves qui coulent à même le sol sans lits, des palais érigés, des fruits mûrs, et une épouse belle dans une résidence éternelle, dans une grâce et une joie éternelles » [rapporté par Ibnou Majah dans ses Sounan].
Ainsi, le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a juré par le Seigneur de la Ka^bah en disant que dans le Paradis, il y a des lumières qui scintillent. C’est pour cela qu’au Paradis, il n’y a pas besoin de soleil ou de lune. Tout ce qu’il y a au Paradis est clair, il n’y a pas d’obscurité. La durée de la nuit et du jour est connue par des signes que Allah crée au Paradis.
Au Paradis, il y a Touba. Mes frères de foi, Touba est un arbre à l’ombre duquel un voyageur pourrait marcher pendant cent ans sans le dépasser. Il a comme fruits les vêtements que les gens du Paradis porteront.
Au Paradis, il y a des fleuves qui coulent, et il n’y a pas de difficultés pour en puiser. Ce ne sont pas des fleuves qui se trouvent dans des lits profonds. Ce sont des fleuves qui coulent à même le sol du Paradis.
Au Paradis, il y a également des oiseaux qui ne sont pas comme les oiseaux du bas monde. À ce sujet, il nous est parvenu que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
« إِنَّكَ لَتَنْظُرُ إِلَى الطَّيْرِ فِي الجَنَّةِ فَتَشْتَهِيهِ فَيَخِرُّ بَيْنَ يَدَيْكَ مَشْوِيّاً »
ce qui signifie : « Au paradis, il t’arrive d’observer un oiseau. Si tu désires le manger, tu le retrouves grillé entre tes mains ». [rapporté par Al-Bazzar dans son Mousnad].
Après que le croyant ait mangé cet oiseau cuit, Allah lui donne à nouveau la vie et il s’envole comme il était.
Au Paradis, il y a des lits élevés, tout comme notre Seigneur le dit dans le Qour’an Honoré :
﴾فِيهَا سُرُرٌ مَّرْفُوعَةٌ﴿
(fiha sourouroun marfou^ah)
ce qui signifie : « Il comporte des lits élevés » [sourat Al-Ghachiyah/13].
Concernant la description de ces lits, il nous est parvenu qu’ils sont ornés de pierres précieuses, et que ses planches sont en or. Ils sont élevés tant que celui qui veut y prendre place n’est pas venu. Lorsque celui qui veut s’y installer arrive, ce lit s’abaisse et il s’assoit dessus, puis il reprend sa position élevée. Allah ta^ala a fait que ses lits fassent partie des moyens de déplacement au Paradis. Ainsi, si quelqu’un souhaite rencontrer une autre personne au Paradis, ce lit l’emmène en s’envolant, par la Toute- Puissance de Allah ta^ala, jusqu’à arriver face au lit de cette personne. Ils s’assoient l’un en face de l’autre et ils discutent. Ensuite, son lit l’amène d’où il est venu. Et c’est cela la signification de la parole de Allah ta^ala :
﴿ عَلَى سُرُرٍ مُّتَقَابِلِينَ ﴾
(^ala sourourin moutaqabilin)
ce qui signifie : « Sur des lits l’un en face de l’autre » [sourat Al-Hijr/47].
Mes frères de Foi, ce que nous avons cité est une partie de ce qui nous est parvenu au sujet de la félicité générale qu’obtiendront tous les gens du Paradis. Quant à la félicité particulière que Allah a réservée aux pieux, aucun ange de haut degré, aucun prophète envoyé n’en ont pris connaissance. En effet, Al-Boukhariyy a rapporté de Abou Hourayrah, que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
قَالَ اللهُ تَبَارَكَ وَتَعَالَى أَعْدَدْتُ لِعِبَادِي الصَّالِحِينَ مَا لَا عَيْنٌ رَأَتْ وَلاَ أُذُنٌ سَمِعَتْ وَلاَ خَطَرَ عَلَى قَلْبِ بَشَرٍ فَاقْرَؤُوا إِنْ شِئْتُمْ
(qala l-Lahou tabaraka wa ta^ala: ‘a^dadtou li^ibadiya s–salihina ma la ^aynoun ra’at wa la ‘oudhounoun sami^at wa la khatara ^ala qalbi bachar)
ce qui signifie : « Allah a dit ce qui signifie : “J’ai réservé pour Mes esclaves vertueux ce qu’aucun œil n’a vu, ce qu’aucune oreille n’a entendu et ce qui n’a pas même effleuré le cœur d’un humain“ ». Alors récitez, si vous voulez la parole de Allah :
﴿ فَلا تَعْلَمُ نَفْسٌ مَّا أُخْفِيَ لَهُم مِّن قُرَّةِ أَعْيُنٍ﴾
(fala ta^lamou nafsoun ma ‘oukhfiya lahoum min qourrati a^younin)
ce qui signifie : « Aucune âme ne sait ce qui leur a été réservée comme réjouissance » [sourat As-Sajdah/17].
Ô Allah, par le degré du Maître des Messagers, fais que nous soyons parmi les meilleurs de Tes esclaves vertueux, ceux-là même qui n’auront pas à avoir de crainte ni à être chagrinés. Ô Allah accorde- nous une grande ardeur pour soutenir cette religion afin que nous soyons au nombre des victorieux dans l’au-delà.
Mes frères de foi, œuvrez dans l’obéissance à Allah avec sérieux et diffusez l’appel à la religion agréée par Allah. Mettez vos ardeurs au service de cette religion et rappelez-vous la parole de Allah ta^ala :
﴿ إِنَّ اللهَ اشْتَرَى مِنَ الْمُؤْمِنِينَ أَنفُسَهُمْ وَأَمْوَالَهُم بِأَنَّ لَهُمُ الجَنَّةَ ﴾
(‘inna l-Laha chtara mina l-mou’minina ‘anfouçahoum wa ‘amwalahoum bi ‘anna lahoumou l-jannah)
ce qui signifie : « Allah a promis aux croyants, en contrepartie de leur âme et de leurs biens, qu’ils auront le Paradis » [sourat At-Tawbah/111].
Le mariage
Le mariage
Le mariage, selon la Loi de l’Islam (Chari^ah), est un contrat qui comporte une permission de rapport sexuel par une formule en langue arabe de don en mariage, ou par sa traduction en toute autre langue.
Son fondement, avant l’Unanimité des savants, ce sont des ‘ayah telles que Sa parole ta^ala :
﴿فَانْكِحُوا مَا طَابَ لَكُمْ مِنَ النِّسَاءِ مَثْنَى وَثُلاثَ وَرُباعَ(﴾
ce qui signifie : « Et épousez ce qui vous est licite parmi les femmes, deux, trois ou quatre« , et aussi des hadithtels que :
(( تَنَاكَحُوا فَإِنِّي مُكَاثِرٌ بِكُمُ الأُمَمَ يَوْمَ القِيَامَةِ ))
rapporté par Al-Bayhaqiyy et At-Tirmidhiyy ce qui signifie : « Mariez-vous, je serai fier de votre nombre parmi les autres communautés le jour du jugement« .
Le mariage est en outre recommandé pour celui qui en a besoin tout en étant capable d’assurer les dépenses, c’est-à-dire de disposer : de la dot, de l’habillement d’une saison et de la charge du jour du mariage, afin de se préserver de l’interdit. Quant à celui qui n’en a pas besoin, s’il ne peut pas assurer les dépenses, le mariage lui est déconseillé et s’il a besoin d’une personne pour le servir, il loue les services de quelqu’un.
Il est recommandé que l’épouse réunisse certains critères :
qu’elle soit pratiquante, chose dont nous informent les deux recueils de hadithsûrs (Sahih) :
(( تُنْكَحُ المرأَةُ لأَربعٍ لِمالِها وَلِجَمالِها وَلِحَسَبِها وَلِدِينِها فَاظفَرْ بِذَاتِ الدِّينِ تَرِبَتْ يَدَاكَ ))
rapporté par Al-Boukhariyy, Mouslim, Abou Dawoud, An-Naça‘iyy et Ibnou Majah ce qui signifie : « La femme est généralement choisie en mariage en fonction de quatre critères : son argent, sa beauté, son honneur et sa religion. Choisis celle qui a la religion, tu gagneras« .
qu’elle soit vierge : le mariage avec une femme vierge est préférable au mariage avec une femme qui n’a plus sa virginité.
qu’elle ait une bonne ascendance : le mariage avec une femme issue de l’adultère est déconseillé, sauf si on a l’intention de la rendre chaste ; dans ce cas-là, il devient recommandé et comporte des récompenses.
qu’elle soit de celles qui peut avoir beaucoup d’enfants, affectueuse, ne montrant pas un air maussade face à son époux et qu’elle ne soit pas une très proche parente comme la fille de l’oncle paternel et n’est pas concernée par cela la fille du fils de l’oncle paternel.
Il est permis à l’homme libre d’être l’époux de quatre femmes libres en même temps, conformément à Sa parole ta^ala:
)فَانْكِحُوا مَا طَابَ لَكُمْ مِنَ النِّسَاءِ مَثْنَى وَثُلاثَ وَرُباعَ(
ce qui signifie : « Et épousez ce qui vous est licite parmi les femmes, deux, trois ou quatre« .
Le regard que l’homme porte sur la femme est de différentes sortes, parmi lesquelles :
(1) Le regard qu’il porte sur une femme ‘ajnabiyyah [1] qui ne lui est pas licite, ce n’est permis en aucun cas s’il est dirigé vers autre que son visage et ses mains, ou bien s’il est porté vers son visage ou ses mains avec désir. Sans désir et sans crainte de tentation, il est permis de les regarder ; ceci étant l’avis de la majorité des savants. Quant à la zone de pudeur de la femme devant les ‘ajnabiyy 1, c’est tout son corps sauf son visage et ses mains. Le Juge (Al-Qadi) ^Iyad le malikiyy et Ibnou Hajar Al-Haytamiyy le chafi^iyy ont rapporté l’Unanimité à ce sujet, et Ibnou Hajar a dit : « Certes, le fait que les gouverneurs empêchent les femmes de sortir le visage découvert pour l’intérêt général, n’implique pas qu’il soit un devoir pour elles de se couvrir le visage et les mains devant les ‘ajnabiyy« . Fin de citation.
(2) Le regard qu’il porte sur son épouse. Il lui est permis de toucher et de regarder n’importe quelle partie de son corps.
(3) Le regard qu’il porte sur ses mahram, c’est permis sauf sur ce qui est compris entre le nombril et les genoux. Les mahram sont celles dont le mariage lui est interdit à jamais à cause de liens de sang, d’allaitement ou de mariage comme sa fille, sa sœur de lait et la mère de son épouse.
(4) Le regard qu’il porte sur une femme qu’il veut épouser. Il lui est permis de regarder son visage et ses mains des deux côtés, car on déduit du visage la beauté et des paumes des mains la douceur du corps.
(5) Le regard qu’il porte sur une femme lors de soins médicaux, c’est permis sur les endroits qu’il a besoin de voir. S’il lui suffit juste de palper sans porter le regard, il se limite à cela. Ce sera le cas lorsqu’il n’y a pas de médecin femme, sinon la femme ne va chez un médecin homme que pour une nécessité.
Le contrat de mariage
Le contrat de mariage nécessite un surcroît de précaution et de vérification par rapport aux autres contrats, en raison des conséquences du manquement à l’une de ses conditions :
Ses conditions :
Le contrat de mariage n’est valable qu’avec un tuteur, deux témoins et deux époux libres des empêchements du mariage et avec une formule affirmative, comme par exemple si le tuteur dit : « je te marie ma fille » ou « je te donne ma fille pour épouse » et une formule d’acceptation, comme par exemple si l’époux dit : « j’accepte son mariage » ou « j’accepte de l’épouser » ou « j’accepte ce mariage ».
Il est permis au musulman de se marier avec une musulmane, une juive ou une chrétienne. Et il n’est pas permis à la musulmane d’épouser un non musulman.
Le contrat est valable dans n’importe quelle langue. Mais, il est une condition que les deux témoins comprennent la langue avec laquelle le tuteur effectue le contrat.
Il est une condition pour le tuteur et les deux témoins :
1- qu’ils soient musulmans, sauf dans le cas du tuteur de la femme juive ou chrétienne ; quant à la femme juive ou chrétienne, si son père, qui est de sa religion, la donne en mariage à un musulman, le contrat fait conformément à la Loi de l’Islam est valable.
2- qu’ils soient responsables (moukallaf), c’est-à-dire pubères et sains d’esprit ; ainsi un jeune garçon ou un fou ne peuvent être tuteurs.
3- qu’ils soient justes (^adl), à savoir justes selon l’apparence ; ainsi le contrat a lieu avec un tuteur et deux témoins qui sont connus pour le fait qu’ils soient justes en jugeant sur leur apparence et non sur leur réalité propre. Le juste (^adl), c’est le musulman qui se garde des grands péchés, ne persiste pas à commettre les petits péchés, conserve la dignité de ses semblables, qui a une bonne croyance et qui se maîtrise lors de la colère.
* Il est une condition pour les deux témoins : de pouvoir entendre, voir, être conscients de ce qui a lieu, parler et qu’ils ne pratiquent pas de métier rabaissant. Ainsi, le témoignage n’est pas valable de l’aveugle, du sourd, du muet, de celui qui n’est pas conscient de ce qui a lieu ni de celui qui exerce un métier rabaissant.
* Le tuteur prioritaire est le père, puis le grand-père paternel, puis le frère de même père et mère, puis le frère de même père, puis le fils du frère de même père et mère (le neveu), puis le fils du frère de même père, puis l’oncle paternel de même grand-père et grand-mère, puis l’oncle paternel de même grand-père, puis le fils de l’oncle paternel de même grand-père et grand-mère (le cousin germain), puis le fils de l’oncle paternel de même grand-père. S’il ne se trouve aucun de ceux-là, le tuteur pour le mariage est l’ancien maître qui l’a affranchie si elle était esclave auparavant, et si celui-là ne se trouve pas, le tuteur pour le mariage est le gouverneur qui est le sultan ou le calife ou celui qui le remplace parmi les gouverneurs tel que le juge (al-qadi). Il est une condition de respecter cet ordre concernant les tuteurs, car si l’un de ceux-là prend le rôle de tuteur alors qu’il existe quelqu’un de plus proche que lui remplissant les conditions, le contrat n’est pas valable.
Il n’est pas permis à l’homme de déclarer explicitement une demande en mariage d’une femme qui est en période d’attente postmaritale (^iddah), que cette femme puisse être reprise dans le mariage précédent ou non, que la raison de l’attente postmaritale soit un divorce, un décès ou une dissolution de contrat (faskh), et il est également interdit à la femme de déclarer explicitement son acceptation ; comme par exemple s’il lui dit : « je veux me marier avec toi » et elle dit : « je suis d’accord ». Cela concerne un autre homme que le mari dont elle est en période d’attente postmaritale. En effet, il est permis à ce dernier de déclarer explicitement une demande de mariage avec elle, dans le cas par exemple où il a divorcé d’elle par une ou deux fois ou s’il a annulé le contrat par une séparation en contrepartie d’un bien (khoul^), et elle, il ne lui est pas interdit de répondre par l’acceptation.
Quant à l’insinuation (ta^rid) qui pourrait comporter une volonté de mariage, elle est permise envers la femme définitivement séparée (ba‘in) telle que la femme en période d’attente postmaritale de décès ou de divorce par trois fois ; c’est comme par exemple s’il lui dit : « beaucoup voudraient t’épouser » puis se marie avec elle après l’écoulement de sa période d’attente.
Il est interdit de demander la main d’une femme déjà demandée en mariage après que son tuteur ait déclaré explicitement l’assentiment, tant qu’on n’a pas pris à ce sujet l’autorisation de l’homme qui a demandé sa main le premier, ou tant que le tuteur de la femme n’a pas rejeté le premier. Quant à la femme mariée, la demander en mariage est illicite. Il n’est donc pas permis qu’un homme dise à une femme mariée : « je veux me marier avec toi ».
Il est permis au père, ou bien au grand-père s’il n’y a pas le père, de contraindre la femme vierge à se marier avec quelqu’un qui est digne d’elle et qui dispose de sa dot dans l’immédiat. Quant à la femme qui a perdu sa virginité suite à un rapport sexuel, il n’est pas permis de la contraindre au mariage. Bien plus, il est indispensable d’avoir son autorisation explicite après sa puberté.
Le discours du contrat de mariage
Il est recommandé de faire lors du contrat de mariage un discours. Le meilleur est celui qu’a rapporté Abou Dawoud et d’autres de ^Abdou l-Lah Ibnou Mas^oud, que Allah l’agrée. Il a dit : « Le Messager de Allah r nous a enseigné le discours du mariage :
الحَمْدُ لِلَّهِ نَسْتَعِينُهُ وَنَسْتَغْفِرُهُ ، وَنَعُوذُ بِهِ مِنْ شُرُورِ أَنْفُسِنَا ، مَنْ يَهْدِ اللَّهُ فَلاَ مُضِلَّ لَهُ ، ومَنْ يُضْلِلْ فَلاَ هَادِيَ لَهُ ، وَأَشْهَدُ أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ وَأَشْهَدُ أَنَّ مُحَمَّدًا عَبْدُهُ وَرَسُولُهُ . )يَا أَيُّهَا النَّاسُ اتَّقُوا رَبَّكُمُ الذِي خَلَقَكُمْ مِنْ نَفْسٍ وَاحِدَةٍ وَخَلَقَ مِنْهَا زَوْجَهَا وَبَثَّ مِنْهُمَا رِجَالاً كَثِيرًا وَنِسَاءً ، وَاتَّقُوا اللَّهَ الذِّي تَساءَلُونَ بِهِ وَالأَرْحَامَ إِنَّ اللَّهَ كَانَ عَلَيْكُمْ رَقِيباً( )يَا أَيُّهَا الذِينَ ءَامَنُوا اتَّقُوا اللَّهَ حَقَّ تُقَاتِهِ وَلاَ تَمُوتُنَّ إِلاَّ وَأَنْتُمْ مُسْلِمُون( )يَا أَيُّهَا الذِينَ ءَامَنُوا اتَّقُوا اللَّهَ وَقُولُوا قَوْلاً سَدِيداً يُصْلِحْ لَكُمْ أَعْمَالَكُمْ وَيَغْفِرْ لَكُمْ ذُنُوبَكُمْ وَمَنْ يُطِعِ اللَّهَ وَرَسُولَهُ فَقَدْ فَازَ فَوْزاً عَظِيما(
ce qui signifie : « La louange est à Allah. A Lui nous demandons l’aide et à Lui nous demandons le pardon. Nous recherchons par Lui la protection contre les maux de nos âmes. Celui que Allah guide, alors nul ne l’égarera et celui qu’Il égare, nul ne le guidera. Et je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah et je témoigne que Mouhammad est le messager de Allah.
Ô vous les gens, craignez votre Seigneur Qui vous a créés d’un seul être et en a créé son épouse et de ces deux êtres a propagé beaucoup d’hommes et de femmes ; et craignez Allah par le nom duQuel vous vous implorez les uns les autres en maintenant les relations avec les proches parents. Certes, Allah est pour vous Celui Qui n’omet rien. [sourat An-Niça‘ / 1]
Ô vous qui avez cru, craignez Allah de la véritable crainte et ne mourrez qu’en étant musulmans. [sourat Ali ^Imran / 102]
Ô vous qui avez cru, craignez Allah et dites des paroles justes. Il rendra vos œuvres correctes et vous pardonnera vos péchés ; et celui qui obéit à Allah et à Son messager obtient certes une réussite éminente« [sourat Al-‘Ahzab / 70-71].
Sache que ce discours est par ailleurs recommandé, même si rien n’en est dit, le mariage reste valable par accord des savants et nulle considération à prêter envers celui qui contredit à ce sujet et qui fait partie de ceux dont l’avis contraire ne dissous pas l’Unanimité.
Ce que l’on dit à l’époux après
le contrat de mariage
Il est recommandé de lui dire : باركَ اللَّهُ لكَ (baraka l-Lahou laka) ce qui signifie : « Que Allah t’accorde des bénédictions », ou bien :
باركَ اللَّهُ عليكَ وجَمعَ بينكما في خير
(baraka l-Lahou ^alayka wa jama^a baynakouma fi khayr)
ce qui signifie : « Que Allah t’accorde des bénédictions et qu’Il vous réunisse tous deux dans le bien ». Il est aussi recommandé de dire à chacun des deux époux :
باركَ اللَّهُ لكُلِّ واحدٍ منكُما في صاحِبهِ وجَمَعَ بينكما في خير
(baraka l-Lahou li koulli wahidin minkouma fi sahibihi
wa jama^a baynakouma fi khayr)
ce qui signifie : « que Allah accorde des bénédictions à chacun d’entre vous en son conjoint et qu’Il vous réunisse tous deux dans le bien ».
Abou Dawoud, At-Tirmidhiyy, Ibnou Majah et d’autres ont rapporté de Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, que le Prophète r disait à celui qui se mariait :
(( بَارَكَ اللَّهُ لَكَ وَبَارَكَ عَلَيْكَ وَجَمَعَ بَيْنَكُمَا فِي خَيْرٍ ))
(baraka l-Lahou laka wa baraka ^alayka wa jama^a baynakouma fi khayr)
ce qui signifie : « Que Allah t’accorde des bénédictions et qu’Il vous réunisse tous deux dans le bien« . At-Tirmidhiyy a dit à son propos : hadithfiable (haçan) et sûr (sahih).
Ce que l’on dit à l’occasion du rapport
Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapporté de Ibnou ^Abbas, que Allah les agrée tous deux, que le Prophète r a dit :
(( لَوْ أَنَّ أَحَدَكُمْ إِذَا أَتَى أَهْلَهُ قَالَ : بِسْمِ اللَّه ، اللَّهُمَّ جَنِّبْنَا الشَّيْطَانَ ،
وَجَنِّب الشَّيْطَانَ مَا رَزَقْتَنَا ، فَقُضِيَ بَيْنَهُمَا وَلَدٌ لَمْ يَضُرَّهُ ))
ce qui signifie : « Si quelqu’un d’entre vous, lorsqu’il a un rapport avec sa femme, dit : bismi l-Lah, Allahoumma jannibna ch-chaytana wa jannibi ch-chaytana ma razaqtana – par le nom de Allah, ô Allah, éloigne de nous le chaytan et éloigne le chaytan de ce que Tu nous pourvoies – , alors dans le cas où il leur est donné un enfant, le chaytan ne lui nuira pas« . Dans une version de Al-Boukhariyy :
(( لَمْ يَضُرَّهُ شَيْطَانٌ أَبَداً ))
ce qui signifie : « Nul chaytan ne lui nuira jamais » (i.e. lors de sa naissance).
Ce que l’on dit à l’occasion de l’accouchement
Abou Dawoud et At-Tirmidhiyy ont rapporté de Abou Rafi^, que Allah l’agrée, l’affranchi du Messager de Allah r, qu’il a dit : « J’ai vu le Messager de Allah r réciter al-‘adhan – l’appel à la prière – dans l’oreille de Al-Houçayn le fils de ^Aliyy lorsque Fatimah l’a mis au monde« .
Il est recommandé de réciter l’appel à la prière (al-‘adhan) dans son oreille droite et l’annonce de la prière (al-‘iqamah) dans son oreille gauche.
Celles qu’il est interdit à l’homme d’épouser
(a) Concernant celles qu’il est interdit à l’homme d’épouser parmi les femmes de sa proche parenté, certains savants ont cité un critère pour cela qui est le suivant : les femmes de la proche parenté sont interdites sauf celles qui sont du côté des enfants de l’oncle ou de la tante paternels ou de ceux de l’oncle ou de la tante maternels. Ainsi, la fille de l’oncle maternel et la fille de la tante maternelle ne sont pas interdites, tout comme la fille de l’oncle paternel et la fille de la tante paternelle, même si elles sont proches familialement. Allah ta^ala dit :
)حُرِّمَتْ عَلَيْكُمْ أُمَّهَاتُكُمْ وَبَنَاتُكُمْ وَأَخَوَاتُكُمْ وَعَمَّاتُكُمْ
وَخَالاَتُكُمْ وَبَنَاتُ الأَخِ وَبَنَاتُ الأُخْتِ(
[sourat An-Niça‘ / 23] ce qui signifie : « Vos mères, vos filles, vos sœurs, vos tantes paternelles, vos tantes maternelles, les filles du frère et celles de la sœur vous sont interdites« .
(b) Sont interdites à cause de l’allaitement celles qui par l’allaitement sont analogues à celles qui sont interdites à cause de la proche parenté. Le Messager de Allah r a dit :
(( يَحْرُمُ بِالرَّضَاعِ مَا يَحْرُمُ مِنَ النَّسَبِ ))
rapporté par les deux Chaykh – Al-Boukhariyy et Mouslim – ce qui signifie : « Sont interdites à cause de l’allaitement celles [qui ont un lien analogue à celles] qui sont interdites à cause de la proche parenté« .
(c) Sont interdites à la suite du mariage les épouses du père et celles de ses ascendants comme le grand-père, les épouses du fils et celles de ses descendants comme le fils du fils tant par la proche parenté que par l’allaitement, conformément à Sa parole ta^ala :
﴿وَحَلاَئِلُ أَبْنَائِكُمُ الَّذِينَ مِنْ أَصْلاَبِكُمْ﴾
[sourat An-Niça‘ / 23] ce qui signifie : « Et les épouses de vos fils qui sont de votre descendance« . Il n’est donc pas permis à l’homme de se marier avec l’épouse de son père, ni l’épouse de son grand-père, ni l’épouse de son fils, ni l’épouse de son petit-fils. Il est permis à ces femmes de découvrir devant lui ce qu’elles découvrent devant leurs mahram comme la tête ou les pieds et de se retrouver seules avec lui sans la présence d’une tierce personne.
Sont aussi interdites à la suite du mariage la mère de l’épouse et ses ascendantes. En effet, elles deviennent interdites dès que le contrat est fait, conformément à Sa parole ta^ala :
﴿وَأُمَّهَاتُ نِسَاِئكُمْ﴾
[sourat An-Niça‘ / 23] ce qui signifie : « Et les mères de vos femmes« . De même, deviennent interdites les filles de l’épouse après le contrat et sa consommation, conformément à Sa parole ta^ala :
﴿وَرَبَائِبُكُمُ اللاَّتِي فِي حُجُورِكُمْ مِنْ نِسَائِكُمُ اللاَّتِي دَخَلْتُمْ بِهِنَّ
فَإِنْ لَمْ تَكُونُوا دَخَلْتُمْ بِهِنَّ فَلاَ جُنَاحَ عَلَيْكُمْ﴾
[sourat An-Niça‘ / 23] ce qui signifie : « Et les filles de vos femmes avec qui le mariage a été consommé. Si le mariage n’a pas été consommé, ces filles ne vous sont pas interdites« .
Il est interdit de réunir ensemble dans le mariage l’épouse et sa sœur, qu’elles soient de mêmes parents, de même père ou de même mère tant par la proche parenté que par l’allaitement, conformément à Sa parole ta^ala :
﴿وَأَنْ تَجْمَعُوا بَيْنَ الأُخْتَيْنِ إِلاَّ مَا قَدْ سَلَفَ﴾
[sourat An-Niça‘ / 23] ce qui signifie : « Et que vous réunissiez ensemble [dans le mariage] deux sœurs« .
Il est également interdit de réunir ensemble dans le mariage une femme et sa tante maternelle, ou bien une femme et sa tante paternelle.
La dot (as–sadaq)
Ce qui fonde la dot (as–sadaq ou al-mahr), c’est la parole de Allah ta^ala :
﴿وَءَاتُوا النِّسَاءَ صَدُقَاتِهِنَّ نِحْلَةً﴾
[sourat An-Niça‘ / 4] ce qui signifie : « Et accordez aux femmes leur dot en tant que don [de bonne grâce] », et Sa parole :
﴿وَءَاتُوهُنَّ أُجُورَهُنَّ﴾
[sourat An-Niça‘ / 25] ce qui signifie : « Et donnez-leur leurs dots« , ainsi que la parole du Prophète r :
(( التَمِسْ وَلَوْ خَاتَماً مِنْ حَدِيدٍ ))
rapporté par Al-Boukhariyy ce qui signifie : « Trouve [pour dot] ne serait-ce une bague de fer« .
Allah ta^ala a qualifié la dot de don car il n’y a pas en contrepartie une compensation que doive la femme. Et ce, parce qu’en contrepartie de la dot, le mari possède le droit de jouir d’elle. Il dit, ta^ala :
﴿فَمَا اسْتَمْتَعْتُمْ بِهِ مِنْهُنَّ فَآتُوهُنَّ أُجُورَهُنَّ﴾
[sourat An-Niça‘ / 24] ce qui signifie : « Et celles parmi lesquelles vous avez joui en consommant de mariage, donnez-leur leur dot« , c’est-à-dire parce que vous possédez le droit de jouir d’elles, donnez-leur leurs dots.
Mentionner la dot dans le contrat de mariage est une chose recommandée, même si la dot est de faible valeur. Si la dot n’a pas été mentionnée, le contrat reste valable. La dot est confirmée soit par la fixation d’une valeur, faible ou élevée, par les deux parties, soit par la fixation d’un montant par le juge. C’est le cas s’ils sont en désaccord sur le montant, le juge regarde alors la dot qui est digne de la femme selon l’usage courant. Ce qui est estimé par le juge devient donc redevable, qu’ils soient d’accord ou non, ou que l’un des deux soit d’accord et pas l’autre. S’ils ne se sont pas entendus sur quelque chose, si le juge n’a rien déterminé et si le mariage a été consommé, il lui devient redevable la dot de ses semblables. La dot de ses semblables signifie ce qui est demandé pour les femmes de sa proche parenté telles que ses sœurs de même père et mère, ses sœurs de même père, les filles de son frère en prenant en considération l’âge, l’intelligence, l’aisance, la virginité, la non-virginité, la beauté, la chasteté, la science et l’éloquence.
Il est une condition que la dot soit connue. Il n’est pas valable de lui donner en dot une chose inconnue, comme par exemple de dire : « Je te donne ma fille en mariage pour une dot qui sera une de tes maisons ». Il est par ailleurs recommandé que la dot ne soit pas inférieure à dix dirham d’argent métal pur et qu’elle ne soit pas supérieure à cinq cents dirham d’argent métal pur.
Si l’homme divorce de sa femme avant la consommation du mariage, il sera déchargé de la moitié de la dot si elle est encore une dette. S’il lui a déjà donné la dot entière, elle devra lui en rendre la moitié. La preuve en est la parole de Allah ta^ala :
﴿وَإِنْ طَلَّقْتُمُوهُنَّ مِنْ قَبْلِ أَنْ تَمَسُّوهُنَّ وَقَدْ فَرَضْتُمْ لَهُنَّ فَرِيضَةً فَنِصْفُ مَا فَرَضْتُمْ﴾
[sourat Al-Baqarah / 237] ce qui signifie : « Si vous divorcez d’elles avant d’avoir consommé le mariage alors que vous vous étiez engagés à leur donner une dot, donnez-leur la moitié de ce que vous vous étiez engagés à donner« .
Il est permis à la femme d’empêcher son mari de jouir d’elle tant qu’elle n’a pas reçu sa dot, c’est-à-dire dans le cas où cette dernière n’était pas fixée à une échéance déterminée. En revanche, si la dot était reportée à un délai elle peut la réclamer après la consommation sauf si elle a été fixée pour une date précise dans ce cas, elle ne la réclame qu’après l’arrivée à échéance.
Le banquet du mariage
Le banquet du mariage est recommandé. La sounnah du banquet a lieu en servant de la viande pour ceux qui sont aisés ou pas. Elle est réalisée également par autre chose que la viande. Le temps où l’on peut organiser ce banquet est étendu. Son temps commence avec le contrat, mais il est préférable de l’organiser après la consommation du mariage. C’est une obligation pour celui qui a été invité que de s’y rendre sauf pour une excuse telle que la présence de choses interdites qui ne seront pas supprimées par sa présence comme la consommation de boissons alcoolisées ou le jeu d’instruments de musique interdits. Cependant, si cette chose blâmable ne sera supprimée que par la présence de cet invité, il lui est obligatoire d’y aller, à la fois pour répondre à l’invitation et pour faire cesser l’interdit.
Si l’invité fait un jeûne surérogatoire et si celui qui l’invite supporte difficilement qu’il poursuive son jeûne, il est préférable pour lui de le rompre.
Le khoul^
– la séparation avec contrepartie –
Le khoul^ est une séparation en échange d’une contrepartie recherchée habituellement par les gensqui revenant à l’époux. Il est confirmé par l’Unanimité, par Sa parole ta^ala :
﴿فَإِنْ طِبْنَ لَكُمْ عَنْ شَىْءٍ مِنْهُ نَفْساً﴾
[sourat An-Niça‘ / 4] ce qui signifie : « Si elles vous en donnent (c’est-à-dire de leur dot) quelque chose de bon gré« , et par la parole du Prophète concernant la femme de Thabit Ibnou Qays :
« اقبل الحديقةَ وطلّقها تطليقة »
Ce qui signifie : « Acceptes le jardin et divorces-la » (i.e. acceptes qu’elle te rende le jardin que tu lui avais auparavant donné pour dot, afin qu’il soit désormais la contrepartie du khoul^) rapporté par Al-Boukhariyy et An-Naça’iyy.
Il y a eu divergence sur le khoul^ s’il est un divorce ou une dissolution de contrat (faskh). Il y a eu divergence sur le khoul^ s’il est un divorce ou une dissolution de contrat (faskh). L’avis connu dans la nouvelle école de Ach-Chafi^iyy est qu’il s’agit d’un divorce, alors qu’il est mentionné dans le livre ‘Ahkamou l-Qour’an de Ach-Chafi^iyy, qui est de ses derniers ouvrages, qu’il s’agit d’une dissolution et c’est-là son ancienne école. Il est par ailleurs déconseillé sauf si l’on craint un conflit, ou si l’on craint que l’un des deux ne s’acquitte pas convenablement du droit que l’autre exerce sur lui, ou si la femme éprouve de l’aversion envers son mari, ou si c’est lui qui la réprouve parce qu’elle a commis l’adultère ou ce qui est semblable tel que délaisser la prière, ou bien si c’est pour éviter qu’un divorce triple ou double ne soit effectif comme dans le cas où il aurait juré le divorce triple ou double en le conditionnant par un acte qui doit inévitablement avoir lieu.
Le khoul^ est valable avec celle qui peut être reprise en mariage (raj^iyyah) et non avec celle qui ne peut pas l’être (ba‘in).
Il est une condition pour le khoul^ qu’il y ait :
1- une formule, comme par exemple s’il lui dit : « j’accomplis le khoul^ avec toi pour tant » et qu’elle accepte ;
2- un époux : il est valable que l’époux effectue le khoul^ avec sa femme lui-même ou par l’intermédiaire d’un délégué ;
3- quelqu’un qui assure la contrepartie, que ce soit l’épouse ou quelqu’un d’autre qu’elle comme par exemple si un homme dit à l’époux : « fais le khoul^ avec ta femme pour tant dont je me charge » et qu’il accepte.
Par le khoul^, la femme devient maîtresse d’elle-même et l’homme ne peut la reprendre dans le mariage que par un nouveau contrat avec un tuteur et deux témoins.
Le divorce
Sache que la connaissance des lois du divorce est très importante. Il arrive que de nombreuses personnes divorcent sans le savoir et se retrouvent dans l’adultère.
Le divorce est de deux sortes :
1- Le divorce explicite et il ne nécessite pas d’intention, comme si quelqu’un dit à sa femme par exemple : « je te divorce » ou s’il dit : « ma femme est divorcée ».
2- Le divorce implicite et il n’est compté pour divorce qu’avec l’intention de divorcer, comme s’il lui dit par exemple : « sors » ou « je n’ai pas besoin de toi ».
L’homme libre a le droit de divorcer de sa femme jusqu’à trois fois. Le divorce par trois fois est compté divorce triple qu’il soit prononcé en une expression ou à différentes reprises, comme par exemple s’il dit : « ma femme est divorcée par trois fois » en l’absence de celle-ci, ou s’il lui dit : « tu es divorcée par trois fois », ou bien s’il divorce d’elle trois fois en trois occasions différentes. Elle ne lui est alors licite après cela qu’après la réunion de cinq conditions :
* que sa période d’attente postmaritale (^iddah) relative au premier époux se soit écoulée ;
* qu’elle épouse un autre ;
* que le deuxième consomme son mariage avec elle ;
* que le deuxième la divorce ;
* que sa période d’attente postmaritale relative au second époux se soit écoulée.
Tout avis de jurisprudence (fatwa) en contradiction avec cela n’est qu’un avis sans science dont il n’est pas permis de tenir compte.
Et pour celui qui dit à sa femme : « tu es divorcée, tu es divorcée, tu es divorcée » sans avoir eu l’intention d’insister sur le premier divorce, cela est compté divorce triple ; alors que s’il avait l’intention d’insister sur le premier divorce, il n’est pas compté divorce triple mais il est bien compté divorce simple.
Il n’y a pas de différence entre un divorce réalisé non conditionné – par exemple s’il dit : « tu es divorcée » – et un divorce conditionné par la survenue de quelque chose. Ainsi, s’il dit : « tu es divorcée si tu entres dans la maison d’Untel » et si elle y entre ou fait cette chose, le divorce est effectif. Et s’il avait dit : « si tu entres dans la maison d’Untel, tu es divorcée par trois fois » et qu’elle y entre, il est compté triple. Elle lui est alors interdite et elle ne lui sera pas licite tant qu’elle n’aura pas épousé un autre époux que lui, comme cité précédemment.
Le divorce est soit sounniyy – conforme à la sounnah – , soit bid^iyy – contraire à la sounnah – , soit ni l’un ni l’autre, c’est-à-dire qu’il n’est ni sounniyy ni bid^iyy.
Le divorce sounniyy, c’est lorsque quelqu’un divorce de sa femme dans une période intermenstruelle pendant laquelle il n’a pas eu de rapport sexuel avec elle.
Le divorce bid^iyy, c’est lorsque quelqu’un divorce de sa femme dans une période de menstrues ou de lochies ou dans une période intermenstruelle pendant laquelle il a eu un rapport sexuel avec elle ; ce divorce est illicite.
Quant au divorce de la femme enceinte ou ménopausée ou bien de la petite non pubère ou de celle avec laquelle le mariage n’a pas été consommé, il n’est ni sounniyy ni bid^iyy.
La reprise en mariage (ar-raj^ah)
La reprise en mariage est faire revenir la femme au mariage suite à un divorce qui n’est pas sans reprise et ce pendant la période d’attente postmaritale.
Le divorce après lequel il peut y avoir reprise dans le mariage est possible deux fois, conformément à Sa parole ta^ala :
﴿الطَّلاَقُ مَرَّتَانِ فَإِمْسَاكٌ بِمَعْرُوفٍ أَوْ تَسْرِيحٌ بِإِحْسَانٍ﴾
[sourat Al-Baqarah / 229] ce qui signifie : « Le divorce après lequel il peut y avoir reprise est possible deux fois, après quoi soit il la garde avec bienfaisance ou la sépare en de bons termes« . Celui donc qui a divorcé de sa femme par une ou deux fois, peut la reprendre tant que la période d’attente postmaritale ne s’est pas écoulée, en lui disant par exemple : « je te reprends à mon mariage », ou dire si elle n’est pas présente : « je reprends ma femme àmon mariage ». Mais, si sa période d’attente s’est écoulée, elle ne lui redeviendra licite que par un nouveau contrat de mariage avec un tuteur et deux témoins.
Il n’est en outre pas une condition pour la reprise dans le mariage qu’il y ait des témoins, toutefois leur présence est préférable.
La période d’attente postmaritale
(al-^iddah)
La période d’attente postmaritale est une période pendant laquelle la femme attend soit afin de s’assurer qu’elle ne porte pas d’enfant, par simple obéissance à Allah ou pour s’affliger à la suite de la perte d’un époux.
Il y a deux sortes de femmes en attente :
* La veuve ;
* Celle qui n’est pas veuve, telle que la divorcée ou celle qui a été séparée par un khoul^ – une séparation avec contrepartie – .
Si la veuve était enceinte sa période d’attente prend fin avec l’accouchement. Si elle n’était pas enceinte, sa période d’attente est de quatre mois et dix jours.
Pour autre que la veuve, si elle était enceinte, sa période d’attente prend fin avec l’accouchement. Si elle n’était pas enceinte mais de celles qui ont les menstrues, sa période d’attente est de trois périodes intermenstruelles. Quant à celle qui a été divorcée durant une période intermenstruelle, cette période est considérée comme étant parmi les trois qui constituent la période d’attente. Celle qui est divorcée avant la consommation du mariage n’a pas de période d’attente. Quant à la ménopausée, sa période d’attente est de trois mois lunaires.
Il est un devoir sur l’ex-mari en faveur de la femme qui est en période d’attente et qui peut être reprise dans le mariage (raj^iyyah), telle que celle divorcée par une ou deux fois, de lui assurer le logement et la charge obligatoire. Et il lui est un devoir envers celle qui est séparée et qui ne peut pas être reprise (ba‘in), telle que celle divorcée par trois fois, de lui assurer le logement mais non la charge sauf si elle est enceinte.
Il incombe à la veuve de s’endeuiller , cela consiste à s’abstenir de s’embellir et de se parfumer, et à rester au domicile sauf en cas de besoin. Il ne lui est de plus pas interdit de rencontrer des hommes, contrairement à ce qui s’est répandu chez beaucoup de gens du commun et cela, même s’ils ne font pas partie de ses mahram. Il lui est néanmoins interdit de découvrir une partie de sa zone de pudeur – c’est-à-dire autre chose que son visage et ses mains – devant eux ou qu’elle se retrouve seule à seule avec l’un d’eux (khalwah). S’il n’y a ni khalwah ni découvrement de sa zone de pudeur, il lui est permis de les rencontrer et de s’entretenir avec eux en ce qui ne comporte pas de désobéissance.
L’allaitement
Si une personne de sexe féminin ayant atteint –ou dépassé- neuf ans lunaires a allaité un enfant de son propre lait, le nourrisson devient son enfant de lait à deux conditions :
Premièrement : qu’il ait, lors de l’allaitement, moins de deux ans lunaires. Par conséquent, s’il a atteint deux ans lunaires et a tété après cette période, cet allaitement ne rend pas à tout jamais interdit pour cette femme de se marier avec ce nourrisson.
Deuxièmement : qu’elle l’allaite en cinq tétées séparées, connues comme telles selon l’usage. Ainsi, si le nourrisson s’est arrêté de téter entre chacune des cinq tétées en refusant le sein, il y a multiplicité des tétées. Il en est de même lorsque la nourrice l’a interrompu pour s’occuper d’une tâche qui s’est prolongée et qu’il a repris la tétée par la suite. En revanche, s’il s’arrête de téter pour jouer ou pour autre chose du même genre telle qu’un léger sommeil, une respiration, ou pour avaler ce qu’il a rassemblé dans sa bouche et reprend immédiatement après, il n’y a pas multiplicité et tout ceci est compté comme une seule tétée. S’il y a un doute à propos d’un nourrisson quant à savoir s’il a tété cinq fois ou moins, ou s’il a tété au cours de ses deux premières années lunaires ou après, alors il n’y a pas d’interdiction concernant le mariage.
Si l’allaitement a eu lieu dans les conditions précitées, la nourrice devient une mère pour le nourrisson, son époux devient un père pour lui et le frère de son époux devient un oncle paternel pour lui.
Il est interdit à celui qui a été allaité de se marier avec sa mère de lait, et il lui est interdit de se marier avec les ascendantes de cette dernière telles que sa mère et sa grand-mère, ainsi qu’avec ses descendantes telles que sa fille et la fille de son fils. Par ailleurs, il est interdit à celle qui a allaité de se marier avec son enfant de lait et avec ses descendants tels que son fils et le fils de son fils. Il n’est toutefois pas interdit à celle qui a allaité de se marier avec celui qui est du même degré que son fils par allaitement, tels que son frère, ni avec ses ascendants tels que son père et son grand-père.
La charge obligatoire en faveur de l’épouse
Il est un devoir pour l’époux d’assurer la charge obligatoire envers son épouse qui lui permet de jouir d’elle et ce, même si elle fut mécréante ou malade. Elle consiste en les choses suivantes :
* Deux moudd [2] par jour de la nourriture de base la plus courante dans le pays pour qui est dans l’aisance.
* Un moudd par jour pour qui est dans le besoin.
* Un moudd et demi par jour pour qui est dans une situation intermédiaire.
Et il incombe à l’époux de le moudre, de le pétrir et de le faire cuire.
* Il lui incombe également ce que l’on mange avec le pain (‘oudm), de ce qui est le plus répandu dans le pays, et cela change selon les saisons. Le juge (al-qadi) évalue le ‘oudm par son propre effort de déduction, et cela varie entre quelqu’un qui est dans l’aisance et autre que lui.
* Et il est un devoir de lui fournir un vêtement qui lui suffit et des outils de toilette.
* Il incombe aussi à l’époux, chez les malikiyy, de fournir la rémunération de la sage femme.
Le mari est déchargé de la charge obligatoire avec an-nouchouz comme par exemple le refus de la femme de laisser son mari jouir d’elle sans excuse valable.
La mout^ah : Il est un devoir pour le mari envers la femme divorcée de lui donner une mout^ah. La mout^ah est un bien qui est donné à la femme divorcée sans raison à mettre sur son compte.
La mout^ah n’a pas de montant précis, mais il est recommandé qu’elle soit d’une valeur de trente dirham et qu’elle n’atteigne pas la moitié de la valeur de la dot de ses semblables. Un montant qui a fait l’objet d’un accord entre les deux époux suffit, même s’il est faible. Cependant, s’ils sont en différend, le juge fixe le montant selon son propre effort de déduction en tenant compte de leur situation respective.
La garde des enfants (al-hadanah)
La garde des enfants concerne la prise en charge de l’enfant et son éducation. Elle a des conditions parmi lesquelles :
1- la liberté ;
2- la raison ;
3- l’Islam : il est une condition que la mère soit musulmane si l’enfant est musulman, et il en est de même pour le père ;
4- l’honnêteté : ainsi celui qui commet des grands péchés (faciq) n’a pas le droit de garde.
La personne prioritaire pour la garde des enfants est la mère dans le cas où elle a un enfant qui est en âge d’allaitement et ce, si elle ne s’est pas remariée. Puis après la mère viennent ses ascendantes de proche en proche. Puis après les mères vient le père, puis ses mères à lui, puis le père du père, puis les mères de ce dernier de proche en proche. Puis viennent les frères et les sœurs puis les tantes maternelles de même grand-père et grand-mère, puis les tantes maternelles de même grand-père, puis les tantes maternelles de même grand-mère, puis les fils du
frère de mêmes parents, puis les frères de même père, puis les filles du frère de même mère, puis les descendants du grand-père paternel c’est-à-dire l’oncle et la tante paternels, puis l’oncle paternel de même grand-père et la tante paternelle de même grand-père, puis la tante paternelle de même grand-mère, puis la fille de la tante maternelle, puis la fille de la tante paternelle, puis les descendants de l’oncle paternel d’une autre grand-mère.
Quand l’enfant atteint l’âge de distinction et qu’il choisit son père, celui-là le prend, sinon il reste chez sa mère. Si le père le prend, la mère a le droit de le visiter et il n’est pas permis au père de l’en empêcher, sauf si elle commet des grands péchés (faciqah) de risque qu’elle n’apprenne à l’enfant la perversion.
Conclusion
Le Messager de Allah r a dit :
(( أعْظَمُ النَّاسِ حَقّاً على المرأةِ زَوْجُهَا وَأَعْظَمُ النَّاسِ حَقّاً على الرَّجُلِ أُمُّهُ ))
rapporté par Al-Hakim et d’autres ce qui signifie : « La personne qui a le plus de droit sur la femme, c’est son époux. Et la personne qui a le plus de droit sur l’homme, c’est sa mère« .
Dans ce hadith est mis en évidence l’éminence du droit de l’époux sur l’épouse. Pour cela, Allah a interdit à cette dernière de sortir de la maison de son époux sans son autorisation sans nécessité, et Il lui a interdit de faire entrer chez lui une personne dont il n’accepte pas l’entrée, qu’elle fasse partie de ses proches à elle ou non. Allah lui a aussi interdit de le priver de son droit de jouissance conjugale et de ce qui entraîne cela, par exemple qu’elle s’embellisse, sauf dans le cas où elle a une excuse légale. L’excuseest par exemple si elle était malade et qu’elle ne supportait pas ce qu’il demande d’elle, ou si elle a ses menstrues ou ses lochies et qu’il lui demande d’avoir un rapport ou de jouir de la zone comprise entre son nombril et ses genoux par contact direct, ou encore si elle est dans la situation de manquer la prière si elle répond à ce qu’il lui demande.
Il n’est en outre pas un devoir à l’épouse d’obéir à son époux en ce qui comporte une désobéissance à Allah ta^ala. S’il lui demande de lui apporter une boisson alcoolisée pour la boire elle ne lui obéit pas, car nulle obéissance à une créature pour désobéir au Créateur.
Avertissement : il n’est pas vrai ce qui s’est répandu chez de nombreuses personnes, que la femme est divorcée de son époux si celui-ci pratique avec elle la sodomie. Toutefois, cette chose est illicite et il n’est pas permis de la pratiquer.
L’épouse a également des droits sur son époux, parmi lesquels : qu’il lui assure la charge obligatoire, le logement et le vêtement, qu’il ne la frappe pas sans droit et qu’il ne soit pas injuste envers elle. Allah soubhanahou wa ta^ala dit :
﴿وَعَاشِرُوهُنَّ بِالْمَعْرُوفِ﴾
[sourat An-Niça‘ / 19] ce qui signifie : « Et vivez en commun avec elles en faisant preuve de bienfaisance« .
Cependant, si la femme fait preuve de nouchouz en privant son mari de son droit de jouissance d’elle ou en sortant de sa maison sans son autorisation et sans excuse légale, sa charge obligatoire n’incombe plus au mari. Il convient dans ce cas que son époux l’exhorte, qu’il lui rappelle quel est son devoir envers lui et qu’il lui ordonne la piété envers Allah.
Il est par ailleursdu devoir de l’époux de lui enseigner ce qui est obligatoire pour elle parmi les choses de la religion, ou de lui assurer quelqu’un qui lui apprend, ou bien de lui permettre de sortir pour se rendre aux assemblées de la science de la religion, au cas où elle ne connaissait pas ces sujets-là, de lui ordonner le bien comme l’accomplissement des cinq prières et la persévérance à les accomplir, le jeûne de Ramadan, le couvrement de sa zone de pudeur devant les ‘ajnabiyy et ce qui est du même genre.
Quant à ce que l’époux fait pour son épouse ou ce que l’épouse fait pour son époux en plus de ce qui leur est un devoir et qui fait partie des choses du bien, ceci entre dans le cadre de la bienfaisance et comporte des récompenses pour qui le fait avec une bonne intention.
que la meilleure des provisions de ce bas-monde est la femme vertueuse
Mouslim a rapporté dans son Sahih – recueil de hadith sûrs – d’après ^Abdou l-Lah Ibnou ^Amr que le Messager de Allah r a dit :
(( الدُّنيَا مَتَاعٌ ، وَخَيْرُ مَتَاعِ الدُّنيَا المرأَةُ الصَّالِحَةُ ))
ce qui signifie : « Ce bas-monde est provisions et la meilleure des provisions de ce bas-monde, c’est la femme vertueuse« .
de la recommandation en faveur des femmes
Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapporté d’après Abou Hourayrah que le Prophète r a dit :
(( مَنْ كَانَ يُؤْمِنُ بِاللَّهِ وَاليَومِ الآخِرِ فَإِذَا شَهِدَ أَمْراً فَلْيَتَكَلَّمْ بِخَيْرٍ أَوْ لِيَسْكُتْ ، وَاسْتَوْصُوا بِالنِّسَاءِ ، فَإِنَّ المرأَةَ خُلِقَتْ مِنْ ضِلْعٍ ، وَإِنَّ أَعْوَجَ شَىْءٍ فِي الضِّلْعِ أَعْلاَهُ ، إِنْ ذَهَبْتَ تُقِيمُهُ كَسَرْتَهُ ، وَإِنْ تَرَكْتَهُ لَمْ يَزَلْ أَعْوَجَ ، اسْتَوْصُوا بِالنِّسَاءِ خَيْراً ))
ce qui signifie : « Celui qui croit en Allah et en le jour dernier, s’il est témoin d’une chose, qu’il dise du bien ou qu’il se taise. Et recommandez-vous lles uns aux autres le bien envers les femmes. Certes, la femme a été créée d’une côte et la partie la plus tordue de la côte est sa partie supérieure, si tu t’en vas la redresser, tu la casses et si tu la laisses telle quelle, elle restera tordue. Recommandez-vous les uns aux autres le bien envers les femmes« .
de l’interdiction A la femme
de refuser le lit de son mari
Mouslim a rapporté dans son Sahih d’après Abou Hourayrah que le Prophète r a dit :
(( إِذَا بَاتَتِ المرأَةُ هَاجِرَةً فِرَاشَ زَوْجِهَا ، لَعَنَتْهَا الملائِكَةُ حَتَّى تُصْبِحَ ))
ce qui signifie : « Si la femme passe la nuit en s’étant refusée à son mari, les anges la maudissent jusqu’à ce qu’elle soit au matin« .
du jeÛne surErogatoire de la femme avec la permission de son mari
Al-Boukhariyy a rapporté dans son Sahih d’après Abou Hourayrah que le Prophète r a dit :
(( لاَ تَصُومُ المرأةُ وَبَعْلُهَا شَاهِدٌ إِلاَّ يِإِذْنِهِ ))
ce qui signifie : « La femme ne fait de jeûne surérogatoire, son mari étant présent, qu’avec la permission de ce dernier« .
que la femme n’autorise QUELQU’UN à entrer dans la maison de son mari qu’avec la permission de ce dernier
Al-Boukhariyy a rapporté d’après Abou Hourayrah que le Messager de Allah r a dit :
(( لاَ يَحِلُّ لِلمَرأةِ أَنْ تَصُومَ وَزَوْجُهَا شَاهِدٌ إِلاَّ بِإِذْنِهِ ، وَلاَ تَأْذَن فِي بَيْتِهِ إلاَّ بِإِذْنِهِ ))
ce qui signifie : « Il n’est permis à la femme qu’elle fasse un jeûne surérogatoire, son mari étant présent, qu’avec sa permission, ni qu’elle autorise quelqu’un à entrer dans sa maison qu’avec sa permission« .
que la femme est responsable
dans la maison de son mari
Al-Boukhariyy a rapporté dans son Sahih d’après Ibnou ^Oumar, que Allah les agrée tous deux, que le Prophète r a dit :
(( كُلُّكُمْ رَاعٍ وَكُلُّكُمْ مَسْئُولٌ عَنْ رَعِيَّتِهِ ، وَالأَمِيرُ رَاعٍ ، وَالرَّجُلُ رَاعٍ عَلَى أَهْلِ بَيْتِهِ ، وَالمرأةُ رَاعِيَةٌ عَلَى بَيْتِ زَوْجِهَا وَوَلَدِهِ ، فَكُلُّكُمْ رَاعٍ وَكُلُّكُمْ مَسْئُولٌ عَنْ رَعِيَّتِهِ ))
ce qui signifie : « Vous êtes tous chargés de responsabilité et chacun de vous est responsable de ceux qui sont à sa charge. Ainsi, l’émir est chargé de responsabilité, l’homme est chargé de la responsabilité des gens de sa famille, la femme est chargée de la responsabilité de la maison de son époux et de ses enfants. Alors, vous êtes tous chargés de responsabilité et chacun de vous est responsable de ceux qui sont à sa charge« .
que ton epouse a un droit sur toi
Al-Boukhariyy a rapporté dans son Sahih d’après ^Abdou l-Lah Ibnou ^Amr qu’il a dit : le Messager de Allah r a dit :
(( يَا عَبْدَ اللَّهِ أَلَمْ أُخْبَرْ أَنَّكَ تَصُومُ النَّهَارَ وَتَقُومُ اللَّيْلَ ؟ ))
ce qui signifie : « Ô ^Abdou l-Lah, ne m’a-t-on pas dit que tu jeûnes le jour et que tu veilles la nuit à faire des actes d’adoration ? » J’ai dit : Si, ô Messager de Allah. Il a dit :
(( فَلاَ تَفْعَلْ ، صُمْ وَأَفْطِرْ ، وَقُمْ وَنَمْ ، فَإِنَّ لِجَسَدِكَ عَلَيْكَ حَقّاً ، وَإِنَّ لِعَيْنَيْكَ عَلَيْكَ حَقّاً ، وَإِنَّ لِزَوْجِكَ عَلَيْكَ حَقّاً ))
ce qui signifie : « Ne fais donc plus cela, jeûne certains jours et ne jeûne pas d’autres, veilles une partie de la nuit et dors une partie. Certes, ton corps a un droit sur toi, tes yeux ont un droit sur toi et ton épouse a un droit sur toi« .
de l’obeissance de la femme a son mari
Ibnou Hibban a rapporté d’après Abou Hourayrah qu’il a dit : le Messager de Allah r a dit :
(( إذَا صَلَّتِ المرأةُ خَمْسَهَا ، وَصَامت شَهْرَهَا ، وَحَصنت فَرْجَهَا ، وَأَطَاعَتْ بَعْلَهَا دَخَلَت مِنْ أَيِّ أَبْوَابِ الجَنَّة شَاءَت ))
ce qui signifie : « Si la femme accomplit les cinq prières [qui lui sont obligatoires], jeûne son mois, vit chastement et obéit à son mari, elle entrera par n’importe laquelle des portes du paradis qu’elle voudra« .
de la description des meilleurs des gens
Ibnou Hibban a rapporté d’après Abou Hourayrah qu’il a dit : le Messager de Allah r a dit :
(( أَكْمَلُ الْمُؤْمِنِينَ إيماناً أَحْسَنُهُمْ خُلُقاً ، وَخِيَارُكُمْ خِيَارُكُمْ لِنِسَائِهِمْ ))
ce qui signifie : « Les croyants qui ont la foi la plus complète sont ceux qui ont le meilleur comportement, et les meilleurs d’entre vous sont les meilleurs d’entre vous envers leurs femmes« .
Et Allah ta^ala sait plus que tout autre
Récit : L’invocation du Prophète, ^alayhi s-salam, contre ^Outbah ibnou Abi Jahl
Lorsque les annonces de l’appel du Prophète Mouhammad apparurent, il y avait au sein de Qouraych un groupe d’associateurs qui avaient nui au messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, ainsi qu’à ses compagnons honorables, d’une forte nuisance.
Combien de musulmans avaient été jetés sur le sable brûlant du désert et sur le corps desquels étaient placées des pierres, d’autres avaient été ligotés sur le tronc d’un arbre sous le soleil brûlant et en étant assoiffés.
Parmi les associateurs il y avait Abou lahab, ^Ouqbah Ibnou Mou^it, Al Walid Ibnou Moughirah, Abou Jahl et son fils ^Outbah qui insultait le messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.
La haine l’avait amené jusqu‘à attaquer le Prophète, ^alayhi s-salam, lui déchirer son qamis et lui nuire.
C’est alors que le Prophète, ^alayhi s–salat wa s-salam avait fait une invocation contre lui en disant :
(Allahoumma sallit ^alayhi sabou^an min siba^ik )
Ce qui signifie : « Ô Allah, fais qu’un des fauves qui T’appartient s’attaque à lui. »
Un jour, ^Outbah Ibnou Abi Jahl sortit de La Mecque honorée avec ses compagnons, pour faire du commerce dans le pays de Ach-Cham. La caravane s’engagea dans une longue route jusqu’à arriver dans une région qui s’appelle Az–Zarqa, en Jordanie. Ils firent halte, reposèrent leurs chamelles et chameaux et descendirent leurs bagages. Tandis qu’ils étaient dans cette région, ils entendirent le rugissement d’un lion, ^Outbah Ibnou Abi Jahl trembla plus que les autres car il s’était rappelé de l’invocation de notre maître Mouhammad, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, lorsqu’il lui avait déchiré sa chemise. Il annonça à ses compagnons cela alors qu’ils étaient en train de préparer le dîner.
Tous s’étaient assis pour commencer à manger et ils commençaient à manger les différents plats, mis à part ^Outbah Ibnou Abi Jahl qui n’avait pas tendu sa main et qui n’avait pas mangé avec eux tellement il avait peur. En effet, il se retournait à droite et à gauche en s’attendant à ce que le lion l’attaque. Quand ils eurent terminé leur repas et que fut venue l’heure de dormir, ils placèrent leur marchandises sous forme d’un cercle autour d’eux et ils mirent ^Outbah Ibnou Abi Jahl à leur centre pour le protéger. Ils préparèrent leurs épées et leurs armes pour les utiliser en cas de besoin et ils chargèrent un gardien de les surveiller.
La nuit tomba calmement, le lion vint doucement alors que le gardien comme tous les autres avait sombré dans un sommeil profond.
Le lion s’approcha d’eux, les renifla l’un après l’autre jusqu’à arriver à ^Outbah, le frappa fortement à la tête et le blessa. Ses compagnons se réveillèrent et l’entendirent dire : « N’est ce pas que je vous ai dit que Mouhammad est le plus véridique des gens. » Et il mourut de ses blessures en raison de ses actes atroces.
Histoire : 3Aliyy et Mou3aawiyah
La louange est à Allah le Seigneur des mondes et que l’honneur et l’élévation en degré soient accordés à Son Messager honnête.
La preuve que se rebeller contre le Gouverneur, chargé des affaires des musulmans, fait partie des grands péchés
Ibnou Hibban a rapporté dans son Sahih du hadith de Abou Hourayrah que le Messager de Allah a dit :
من خرجَ من الطاعةِ وفارقَ الجماعةَ فقد خلعَ ربقة الإسلام من عنقه حتى يراجع
(man kharaja mina t–taa^ati wa faraqa l-jama^ata faqad khala^a ribqata l-‘Islami min ^ounouqihi hatta youraji^)
ce qui signifie : « Celui qui se rebelle contre l’autorité et quitte le groupe aura ôté la corde de l’Islam de son cou jusqu’à ce qu’il revienne à l’obéissance au gouverneur ».
Dans ce hadith il y a une grande menace pour celui qui dispute le Calife et se rebelle contre lui, qu’il se mette à le combattre ou pas. Celui qui dit que Mou^awiyah et ceux qui étaient avec lui dans son combat contre ^Aliyy n’avaient pas commis de péché et ne se sont chargés d’aucun blâme, il aura contredit ce hadith là du Messager de Allah. Le Messager de Allah a dit :
ويح عمار تقتله الفئة الباغية يدعوهم إلى الجنة ويدعونه إلى النار
(wayha ^Ammarin taqtoulouhou l-fi’atou l-baghiyah ; yad^ouhoum ‘ila l-jannati wa yad^ounahou ‘ila n-nar)
[rapporté par Al-Boukhariyy] ce qui signifie : “Pauvre ^Ammar, c’est le groupe rebelle qui va le tuer. Il les appelle au paradis alors que eux l’appellent à l’enfer ».
Ainsi, ^Ammar, que Allah l’agrée, appelait les gens à l’obéissance à l’Emir des croyants ^Aliyy. Tandis que l’appel de ses opposants, qui l’ont tué et qui est le groupe de Mou^awiyah, est un appel à l’enfer. En effet, ils appelaient les gens à combattre l’Emir des croyants. Ainsi, ceux que le Messager de Allah a décrits comme étant des gens appelants à l’enfer font partie des grands pécheurs. Comment avec cela, serait-il valable de dire que Mou^awiyah et ceux qui étaient avec lui, alors qu’il n’y a parmi eux que très peu de compagnons, comment dire qu’ils ne sont pas désobéissants ! Pire encore, comment serait-il valable de dire qu’ils seront récompensés ! Le hadith a été rapporté par Al-Boukhariyy et Ibnou Hibban. Al-Boukhariyy l’a même rapporté à une autre occasion, en abrégé.
Si donc ceux qui ont combattu ^Aliyy, que Allah l’agrée, lors de la bataille de al-jamal qui n’a duré qu’une partie de la journée, étaient désobéissants par leur combat, y compris Zoubayr, Talhah et ^A’ichah, que Allah les agrée, preuve en est le premier hadith et aussi le hadith de Al-Hakim dans Al-Moustadrak dans lequel le Messager de Allah a dit à Az–Zoubayr :
إنك لتقاتلن علياً وأنت ظالم له
(‘innaka latouqatilanna ^aliyyan wa ‘anta dhalimoun lahou)
ce qui signifie : « Certes tu combattras ^Aliyy en étant injuste avec lui », que dire alors du groupe de Mou^awiyah qui a combattu l’Emir des croyants pendant trois mois. Ils ont tué à cette occasion un grand nombre des meilleurs compagnons, de ceux qui avaient participé à la bataille de Badr, celle de ‘Ouhoud et même ceux qui étaient présents lors du pacte d’allégeance de Ar-Ridwan (bay^atou r-Ridwan) !
Dans le commentaire de Al-Boukhariyy, tome 6, page 173, figure ce qui suit : « Sa parole (wa ‘inni la’ourani) est dans le sens de la conjecture. Il pense qu’il va être tué injustement. Cette parole s’est réalisée car il a été tué traîtreusement après que ^Aliyy lui a rappelé. Il avait quitté le lieu du combat. Il s’était endormi dans Wadi l-Qoura. Ce fut un homme de Bani Tamim qui s’appelle ^Amr Ibnou Jourmouz qui l’avait assassiné. Ibnou Abi Khaythamah a rapporté dans son Tarikh par l’intermédiaire de ^Abdou r-Rahman Ibnou Abi Layla qu’il a dit : J’étais avec ^Aliyy lorsque les deux groupes s’étaient rencontrés. Il a demandé : Où est Az–Zoubayr ? aaa Az–Zoubayr était alors venu. Nous avions alors vu la main de ^Aliyy que Az–Zoubayr avait serrée indiquant son allégeance, avant même que le combat n’ait lieu.
Al-Hakim a rapporté avec plusieurs chaînes de transmission que ^Aliyy avait rappelé à Az–Zoubayr que le Prophète lui avait dit :
لتقاتلن عليا وأنت ظالم له
(latouqatilanna ^Aliyyan wa ‘anta dhalimoun lahou)
ce qui signifie : « Certes tu combattras ^Aliyy et tu seras injuste envers lui dans ce combat ». C’était pour cela qu’il s’était détourné du combat et était retourné.
Ya^qoub Ibnou Soufyan ainsi que Khalifah dans leurs Tarikh ont rapporté par l’intermédiaire de ^Oumar Ibnou Jawan qu’il a dit : Az–Zoubayr était reparti quittant le lieu de la bataille et c’était ^Amr Ibnou Jourmouz qui l’avait assassiné à Wadi s-Siba^.
On ne dit pas que Mou^awiyah avait fait un ijtihad en cela et qu’il serait alors excusé, comme l’ont dit certains. Ceci n’est pas correct. Mou^awiyah combattait ^Aliyy pour parvenir à la souveraineté et à la présidence. Mousaddad Ibnou Mousarhad, le Chaykh de Al-Boukhariyy a rapporté que ^Aliyy, que Allah l’agrée, a dit :
إن بني أمية يقاتلونني يزعمون أني قتلت عثمان وكذبوا إنما يريدون المُلك ولو أنني أعلم أنه يردهم عن ذلك أن أحلف عند المقام باللَّه إني ما قتلت عثمان ولا أمرت بقتله لفعلت ولكنهم إنما يريدون الملك
(‘inna bani ‘Oumayyah youqatilounani yaz^oumouna ‘anni qataltou ^Outhmana wa kadhabou ‘innama youridouna l-moulka. Wa law ‘annani ‘a^lamou ‘annahou yarouddouhoum ^an dhalika ‘an ‘ahlifa ^inda l-maqami bi l-Lahi ‘inni ma qataltou ^Outhmana wa la ‘amartou biqatlihi lafa^altou wa lakinnahoum ‘innama youridouna l-moulk)
ce qui signifie : « Certes, Banou ‘Oumayyah –les omeyyades– me combattent prétendant que j’aurai assassiné ^Outhman mais ils mentent. Ils ne veulent que le pouvoir. Par Allah, si je savais qu’ils abandonneraient cela si je jurais auprès du Maqam par Allah que je n’ai pas tué ^Outhman et que je n’ai pas ordonné de le tuer, je l’aurai fait. Mais en réalité, ils veulent le pouvoir ». Cela a également été rapporté par Sa^id Ibnou Mansour dans ses Sounan, tout comme dans le livre Al-Matalibou l-^Aliyah du Hafidh Ibnou Hajar en page 293, avec les termes :
إن بني أمية يقاتلونني يزعمون أني قتلت عثمان وكذبوا إنما يريدون الملك ولو أعلم أن يذهب ما في قلوبهم أني أحلف لهم عند المقام والله ما قتلت عثمان ولا أمرت بقتله لفعلت ولكنهم يريدون الملك. وإني لأرجو أن أكون أنا وعثمان ممن قال الله عزوجل: {ونزعنا ما في قلوبهم من غل}
(‘inna bani ‘Oumayyah youqatilounani yaz^oumouna ‘anni qataltou ^Outhmana wa kadhabou ‘innama youridouna l-moulka. Wa law ‘a^lamou ‘an youdh-hiba ma fi qouloubihim ‘anni ‘ahlifou lahoum ^inda l-maqami wa l-Lahi ma qataltou ^Outhmana wa la ‘amartou biqatlihi lafa^altou wa lakinnahoum youridouna l-moulka. Wa ‘inni la’arjou ‘an ‘akouna ‘ana wa ^Outhmana mimman qala l-Lahou ^azza wa jall : wa naza^na ma fi qouloubihim min ghill)
ce qui signifie : « Certes, Banou ‘Oumayyah –les omeyyades– me combattent prétendant que j’aurai assassiné ^Outhman mais ils mentent. Ils ne veulent que le pouvoir. Par Allah, si je savais que ce qu’il y a dans leurs cœurs disparaîtra si je leur jurais auprès du Maqam par Allah que je n’ai pas tué ^Outhman et que je n’ai pas ordonné de le tuer, je l’aurai fait. Mais en réalité, ils veulent le pouvoir ; et j’espère être ^Outhman et moi de ceux au sujet de qui Allah dit ce qui signifie : Et Nous leur avons ôté l’animosité qu’il y a dans leurs cœurs ». ^Ammar Ibnou Yacir a dit aussi semblable à cela. Les propos de ^Aliyy et de ^Ammar sont prioritaires sur la parole de celui qui a dit que Mou^awiyah était moujtahid dans son combat et qu’il serait alors excusé, tout comme un gouverneur qui fait un ijtihad puis qui se trompe, il aura une seule récompense et que s’il ne se trompe pas, il aura deux récompenses. En effet, la question de la rébellion contre le Calife n’est pas sujette à ijtihad en raison du texte clair et explicite du Qour’an et qui est Sa parole ta^ala :
يا أيها الذين ءامنوا اطيعوا اللَّه وأطيعوا الرسول وأولي الأمر منكم
(ya ‘ayyouha l-ladhina ‘amanou ‘ati^ou l-Laha wa ‘ati^ou r-raçoula wa ‘ouli l-‘amri minkoum)
ce qui signifie : « Ô vous qui avez cru, obéissez à Allah, obéissez au Messager et à celui qui est en charge de vous –votre gouverneur– ».
Cette ayah est ainsi explicite pour l’obligation de l’obéissance au calife et pour ne pas se rebeller contre lui. Ceci n’est donc pas de l’ordre de ce qui est sujet au ijtihad qui a lieu de la part des moujtahid comme Ach-Chafi^iyy, Abou Hanifah sur des questions qui n’ont pas fait l’objet de textes explicites. C’est le cas par exemple de l’avis de Abou Hanifah de considérer valable le contrat de mariage sans tuteur et l’avis de Ach-Chafi^iyy que le mariage n’est pas valable sans tuteur. Il n’y a pas eu de texte explicite clamant l’obligation du tuteur pour la validité du mariage. Il y a plutôt un hadith qui fait sujet à divergence :
لا نكاح إلا بولي
(la nikaha ‘il-la biwaliyy)
ce qui signifie : « Pas de mariage sans tuteur ». Ach-Chafi^iyy l’a considéré sahih –sûr– et l’a retenu. Abou Hanifah n’a pas considéré ce hadith sahih –sûr– et ne l’a donc pas retenu. Par ailleurs, Ach-Chafi^iyy considère que le mariage qui a lieu sans tuteur n’entraîne pas l’obligation d’appliquer la peine légale. Il n’est en effet pas catégorique à considérer invalide le mariage du hanafiyy sans tuteur. Il le considère fait à titre de conjecture et pour cela, il ne rend pas obligatoire la peine légale pour celui qui a imité le hanafiyy.
La tentative de certains pour rendre ce qu’a fait Mou^awiyah avec l’Emir des croyants semblable au ijtihad de Abou Hanifah ou de Ach-Chafi^iyy n’est que fausse illusion et erreur. Si cela avait été à ce titre –un ijtihad–, l’Imam Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy, que Allah l’agrée, n’aurait pas dit :
إن حرب معاوية لعلي خطأ وباطل ومنكر وبغي
(‘inna harba Mou^awiyata li^Aliyyin khata’oun wa batiloun wa mounkaroun wa baghy)
ce qui signifie : « Le combat de Mou^awiyah contre ^Aliyy est erreur, infondé, blâmable et injuste ». Selon la parole de celui-là, la divergence qui peut avoir lieu entre les Moujtahid parmi les quatre Imams Ach-Chafi^iyy et Abou Hanifah décrirait son ijtihad comme étant blâmable et infondé. Or aucun Imam digne de considération n’a dit cela auparavant ! C’est là une preuve que celui qui a prétendu cela n’a pas senti l’odeur de la science. Il n’a fait qu’imiter certains impudents qui disent n’importe quoi.
Mais ce qu’a dit certain des plus récents que Mou^awiyah avait fait un ijtihad dans sa guerre menée contre notre maître ^Aliyy et qu’il s’est trompé dans son interprétation, ce n’est là qu’une conjecture sans fondement. C’est plutôt la parole de ^Aliyy et celle de ^Ammar qui sont dignes de considération. La parole de ^Aliyy et celle de ^Ammar ne sont pas contrées par l’auteur de Az–Zoubad et ses semblables (n’ont pas de poids devant les paroles de ^Aliyy et de ^Ammar celles de l’auteur de Az–Zoubad et de ses semblables). Par ailleurs, les propos de ces gens-là sont contradictoires : Ils disent d’une part que la rébellion contre le Chargé des affaires –le gouverneur– est interdite sauf s’il devient mécréant. Malgré cela, ils disent que Mou^awiyah a une seule récompense et que ^Aliyy en a deux. Comment réunissent-ils la récompense et la désobéissance ?! Comment l’auteur de Az–Zoubad a-t-il eu l’audace de dire ces deux vers de poésie dans son livre alors qu’ils se contredisent :
Il ne nous est pas permis s’il n’y a pas de mécréance claire
de nous rebeller contre le chargé de nous –gouverneur– (gouverneur)
avec sa parole :
Ce qui s’est produit entre les compagnons nous n’en parlons pas
Et la récompense du ijtihad nous confirmons
Il a réuni deux choses contradictoires. Il s’agit de son interdiction de la rébellion contre le chargé des affaires –le gouverneur– et c’est une vérité sur laquelle il y a unanimité, avec sa confirmation de la récompense pour ce faible nombre de compagnons qui étaient avec Mou^awiyah.
Pour ce qui est de ce que certains arguent comme étant la parole de l’Imam Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy que Mou^awiyah aurait fait un ijtihad pour son combat contre ^Aliyy, la réponse est que si ces paroles sont confirmées comme étant de lui, ce qu’il vise c’est que Mou^awiyah aurait eu un avis qui l’a amené à combattre ^Aliyy. Ce qu’il a visé n’est pas qu’il a fait un ijtihad comme est le cas des Moujtahid, et la preuve est qu’il a dit au sujet de la guerre de Mou^awiyah contre ^Aliyy est blâmable, infondée et injuste. S’il avait considéré Mou^awiyah comme ayant fait un ijtihad digne de considération, dont l’auteur serait excusé, il n’aurait pas dit que sa guerre « était blâmable, infondée et injuste ». Ceci n’échappe pas à qui est objectif. Seul un entêté ne considère pas la vérité vérité mais contrairement à ce qu’il en est réellement.
Il devient clair que le cas de Mou^awiyahn’est pas concerné par le hadith de Al-Boukhariyy :
إذا اجتهد الحاكم فأصاب فله أجران، وإذا اجتهد فأخطأ فله أجر واحد
(‘idha jtahada l-hakimou fa’asaba falahou ‘ajrani wa ‘idha jtahada fa ‘akhta’a falahou ‘ajroun wahid)
ce qui signifie : « Si le gouverneur fait un ijtihad et a dit vrai, il aura deux récompenses et s’il fait un ijtihad et se trompe, il aura une seule récompense ». Avoir pour croyance ce qui contredit cela est une atroce ignorance ou un pur entêtement.
Ce qui prouve également cela, c’est-à-dire l’infondé de la parole de celui qui dit que les compagnons qui ont combattu ^Aliyy n’ont pas commis de péché en cela car ils auraient fait un ijtihad, c’est la parole de Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy que Allah l’agrée :
إن طلحة والزبير ذنبهما بقتال علي مغفور لأجل البشارة التي وردت في العشرة المذكورين في الحديث قال وأما خطأ غيرهما أي إثمهم فمجوز غفرانه والعفو عنه
(‘inna Talhata wa z–Zoubayr dhanbouhouma biqitali ^Aliyyin maghfouroun li’ajli l-bicharati l-lati waradat fi l-^acharati l-madhkourina fi l-hadith ; wa ‘amma khata’ou ghayrihima ‘ay ‘ithmouhouma famoujawwazoun ghoufranouhou wa l-^afwou ^anh)
ce qui signifie : « Talhata et Az–Zoubayr leur péché pour avoir combattu ^Aliyy est pardonné en raison de l’annonce de bonne nouvelle rapportée au sujet des dix mentionnés dans le hadith. Quant au péché des autres, il est possible qu’il soit pardonné et qu’ils soient excusés ». C’est-à-dire qu’ils sont désobéissants, Allah pardonne à qui Il veut d’entre eux et Il châtie qui Il veut. Il a dit la même chose au sujet de ^A’ichah. Si telle est la parole des imams des ach^riyy, quelle attention prêter alors à quiconque contredit son texte-ci et qui prétend qu’ils auront une récompense parce qu’ils ont fait un ijtihad. Ceux-là ont contredit le texte de leur imam et ont contredit les hadith sûrs qui sont authentifiés du Messager de Allah. Ainsi dans le hadith :
ويح عمار تقتله الفئة الباغية يدعوهم إلى الجنة ويدعونه إلى النار
(wayh ^Ammarin, taqtoulouhou l-fi’atou l-baghiyah. Yad^ouhoum ‘ila l-jannati wa yad^ounahou ‘ila n-nar)
ce qui signifie : « Pauvre ^Ammar, c’est le groupe injuste qui va le tuer. Il les appelle au paradis et eux l’appellent à l’enfer », il y a l’indication que Mou^awiyah et les compagnons qui ont combattu avec lui appellent à l’enfer. Comment celui qui appelle à l’enfer aura-t-il une récompense pour son acte par lequel il appelle à l’enfer ! Comment auront-ils une récompense alors que le Messager dit :
من خرجَ من الطاعةِ وفارقَ الجماعةَ فقد خلعَ ربقة الإسلام من عنقه حتى يراجع
(man kharaj mina t–taa^ati wa faraqa l-jama^ata faqad khala^a ribqata l-‘Islami min ^ounouqihi hatta youraja^a)
ce qui signifie : « Celui qui se rebelle contre l’autorité et quitte le groupe aura ôté la corde de l’Islam de son cou jusqu’à ce qu’il revienne à l’obéissance au gouverneur » ! Comment auront-ils une récompense après la parole du Messager de Allah :
من كره من أميره شيئا فليصبر عليه فإنه من يخرج من السلطان شبرا فمات على ذلك مات ميتة جاهلية
(man kariha min ‘amirihi chay’an fa l-yasbir ^alayhi fa’innahou man yakhroujou mina s-soultani chibran famata ^ala dhalika mata mitatan jahiliyyatan)
ce qui signifie : « Celui qui ne supporte pas une chose de son Emir, qu’il patiente avec lui. Il n’y a pas un seul qui se rebelle d’un empan contre le Sultan et qui est mort sur cela sans qu’il meure d’une mort jahiliyy ». Ceci a été rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim.
Comment auront-ils une récompense après la parole du Messager de Allah au sujet de ^Aliyy :
اللهم وال من والاه وعاد من عاداه
(Allahoumma wali man walahou wa ^adi man ^adah)
ce qui signifie : « Ô Allah donne la victoire à celui qui se rallie à lui et châtie celui qui le prend pour ennemi ».
Comment ceux qui ont manifesté leur animosité contre ^Aliyy, que Allah l’agrée, tels que Mou^awiyah auraient-ils une récompense. Non seulement il s’était rebellé contre ^Aliyy mais aussi il a ordonné aux gens de l’insulter. Mouslim a ainsi rapporté de Mous^ab Ibnou Sa^d Ibn ‘Abi Waqqas que Mou^awiyah avait ordonné à Sa^d en lui disant : Qu’est-ce qui t’empêche d’insulter Abou Tourab –le surnom de ^Aliyy– ?! Mou^awiyah était en effet la cause pour que les omeyyades insultent ^Aliyy, que Allah l’agrée, du dessus des minbar pendant quatre-vingts ans.
من عادى عمارا عاداه الله
(man ^ada ^Ammaran ^adahou l-Lah)
ce qui signifie : « Celui qui prend ^Ammar pour ennemi, Allah le châtie ». C’est un hadith confirmé rapporté par Al-Hakim dans Al-Moustadrak. L’Imam Abou Mansour Al-Baghdadiyy a rapporté l’unanimité que ceux qui ont combattu ^Aliyy sont des rebelles qui ont été injustes envers lui. L’Imam Abou Mansour Al-Baghdadiyy fait partie des premiers ach^ariyy ; il est réputé parmi eux pour son imamat et sa science. Il a en effet reçu l’école ach^arite de Abou l-Haçan Al-Bahiliyy qui l’a lui-même reçue de l’Imam Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy par transmission orale. Nous citons ce qu’a dit le commentateur de Al-Jami^ As–Saghir le Mouhaddith le Hafidh ^Abdou r-Razzaq Al-Mounawiyy dans son Charh en page 365 : « Wayha ^Ammar, taqtoulouhou l-fi’atou l-baghiyah –Pauvre ^Ammar c’est le groupe injuste et rebelle qui va le tuer– Al-Qadi a dit dans Charhou l-Masabih : il vise par là Mou^awiyah et ses partisans ». Fin de citation
Ceci est explicite pour confirmer la rebellion du groupe de Mou^awiyah qui ont assassiné ^Ammar lors de la bataille de Siffin et que ^Aliyy était dans son droit. Ceci fait partie des hadith apprenant des choses cachées du futur. ^Ammar appelait le groupe de Mou^awiyah qui l’a assassiné lors de la bataille de Siffin au paradis. Ceci avait eu lieu bien après que le Prophète ne l’ait dit. Il les appelait à ce qui serait une cause de l’entrée au paradis. Il s’agit de l’obéissance à l’Imam véritable. Alors que eux l’appelaient à ce qui est une cause pour l’entrée en enfer. Il s’agit de la désobéissance à l’Imam et l’appel à son combat. Ils ont dit : Cela s’est réalisé à l’occasion de la bataille de Siffin. Il les avait alors appelés à l’Imam véritable et ils l’ont appelé à l’enfer et l’ont tué. C’était là un miracle pour le Prophète élu (al-moustafa) et un des signes illustrant son statut de Prophète.
Lorsque certains ont dit il s’agit de ceux qui l’avaient torturé à La Mecque au début de l’Islam, les savants leur ont répliqué comme Al-Qourtoubiyy qui a dit : « Ce hadith fait partie des plus authentiques et des plus sûrs. Lorsque Mou^awiyah n’a pas pu le renier, il a dit : (c’est celui qui l’a amené au front pour combattre qui l’a assassiné). ^Aliyy lui a répondu que c’est alors le Messager de Allah qui aurait assassiné Hamzah lorsqu’il l’a amené au fornt ?! Ibnou Dihyah a dit : C’est là une réplique de ^Aliyy qui ne donne aucune suite, aucun argument pour la contrer ou lui émettre une objection ».
L’Imam ^Abdou l-Qahir Al-Jourjaniyy a dit dans on livre Al-‘Amamiyyah : « Les spécialistes de jurisprudence du Hijaz et de l’Irak des deux groupes : du hadith et de l’avis, parmi lesquels Malik, Ach-Chafi^iyy, Abou Hanifah, Al-‘Awza^iyy et la majorité des spécialistes de la science du tawhid et des musulmans, ont été unanimes à dire que ^Aliyy était dans son droit dans son combat des gens de Siffin, tout comme il était dans son droit dans son combat contre les gens de al-jamal et que ceux qui l’ont combattu sont des rebelles injustes envers lui mais ne deviennent pas mécréants pour leur rebellion ».
L’Imam Abou Mansour a dit dans le livre Al-Firaq pour indiquer la croyance de Ahlou s-Sounnah : « Ils ont été unanimes que ^Aliyy était dans son droit dans son combat des gens de al-jamal : Talhah, Az–Zoubayr et ^A’ichah à Al-Basrah, et des gens de Siffin : Mou^awiyah et son armée ». Fin de citation
Suite :
Dans Ar-Rawdou l-‘Anif, un homme a dit à ^Oumar, que Allah l’agrée : « J’ai vu cette nuit dans le rêve comme si le soleil et la lune s’entre-tuaient et avec chacun il y avait des étoiles ». ^Oumar lui a dit : « avec lequel des deux tu étais ? » Il lui a dit : « J’étais avec la lune ». Il lui a dit : « Tu étais avec celle qui est effacée. Va-t-en et ne fais plus aucun travail pour moi ». Il l’a limogé. Il fut tué le jour de Siffin avec Mou^awiyah et il s’appelait Habis Ibnou Sa^d.
D’après Abou Sa^id Al-Khoudriyy : « Nous transportions les briques pour construire la mosquée une par une et ^Ammar les portait deux par deux. Le Prophète l’a alors vu et s’est mis à lui enlever la poussière de terre en disant wayha … ». L’auteur a dit Al-Khasa’is : « Ce hadith –celui de ^Ammar– est moutawatir, plus de dix compagnons l’a rapporté ».
Parmi ce qui constitue une preuve claire que Mou^awiyah n’était pas Moujtahid dans son combat contre ^Aliyy d’un ijtihad conforme à la Loi, c’est qu’il disait aux gens : Nous n’avons pas de pacte d’allégeance à faire à ^Aliyy car il a manqué à la loi du Talion pour le sang de ^Outhman à l’encontre de ses assassins. Il disait à ^Aliyy : Nous ne te ferons pas de pacte d’allégeance tant que tu n’as pas exécuté les assassins de ^Outhman. Par la suite, lorsque notre maître Al-Haçan s’était destitué en sa faveur et qu’il était devenu lui le Calife, il n’a pas cherché à venger l’assassinat de ^Outhman. Il s’est occupé d’autre que cela. Son objectif était en effet la souveraineté et il avait atteint son objectif. Il manifeste par cela que son souci n’était pas d’appliquer le Talion en faveur de ^Outhman, que Allah l’agrée, mais il cherchait plutôt ceux qui s’étaient ralliés à ^Aliyy, que Allah l’agrée, leur nuisait et les tuait. Il était auparavant gouverneur d’Egypte, d’Irak du Cham et d’autres pays que ceux-là qui étaient sous la souveraineté des musulmans du temps de ^Outhman. ^Outhman avait par ailleurs des fils âgés qui n’ont pas requis de ^Aliyy qu’il leur applique le talion pour l’assassinat de leur père. Si les fils de ^Outhman avaient demandé l’application du Talion pour leur père et qu’ils lui avaient donné les noms des assassins, il le leur aurait permis. ^Aliyy fait partie des plus ascètes des créatures de Allah à l’égard du bas-monde. C’est lui qui le jour de sa mort, on n’avait trouvé sur lui que sept cents dirhams qu’il avait laissés pour s’acheter un serviteur, tout comme l’a rapporté Ibnou Hibban de la parole de Haçan fils de ^Aliyy dans son discours qu’il a donné le jour de la mort de son père. Mou^awiyah connaissait l’ascèse de ^Aliyy. Mais il a prétendu vouloir appliquer le Talion aux assassins de ^Outhman pour parvenir en réalité au pouvoir. La manière légale de l’application du Talion est que la famille de la victime accuse un assassin précis auprès d’un juge. Ils lui demandent de leur permettre de se venger de lui. Or tout cela ne s’était pas produit. Mou^awiyah n’est pas de la famille de ^Outhman. Sa famille sont ses fils pubères. Certains d’entre eux étaient des gens de science et de mérite.
Tous ceux qui disent que les combattants de ^Aliyy n’étaient pas dans le péché parce qu’ils auraient fait un ijtihad, n’ont pas de réponse au hadith :
من خرجَ من الطاعةِ وفارقَ الجماعةَ فقد خلعَ ربقة الإسلام من عنقه حتى يراجع
(man kharaj mina t–taa^ati wa faraqa l-jama^ata faqad khala^a ribqata l-‘Islami min ^ounouqihi hatta youraji^)
ce qui signifie : « Celui qui se rebelle contre l’autorité et quitte le groupe aura ôté la corde de l’Islam de son cou jusqu’à ce qu’il revienne à l’obéissance au gouverneur » car ce hadith est explicite pour indiquer que la rébellion contre le calife fait partie des grands péchés. Il est ainsi connu d’évidence de la religion qu’il n’est pas permis de se rebeller contre le Calife bien-guidé en raison des textes explicites rapportés à ce sujet et l’unanimité des savants de la communauté. Le Messager de Allah a décrit les combattants de ^Aliyy dans la bataille de Siffin comme étant des boughat –des rebelles–. La rébellion n’a pas d’autre sens que l’injustice et le dépassement de la limite.
Adh–Dhoulm est de deux sortes : que la personne fait preuve de dhoulm envers elle-même et qu’elle soit injuste envers d’autres qu’elle. Ce qu’ont fait ceux-là est une injustice envers autrui. L’injustice envers autrui ne peut être qu’un grand péché comme l’a dit le Messager de Allah :
الظلم ظلمات يوم القيامة
(adh–dhoulmou dhouloumatoun yawma l-qiyamah)
ce qui signifie : “L’injustice ce sera des ténèbres pour la personne au jour du jugement », puisqu’ils ont tué plus de vingt mille personnes.
Pour ce qui est du dhoulm de la personne envers elle-même, il se peut que ce soit un péché, tout comme il se peut que ce soit un manquement ne comportant pas de désobéissance. C’est de cette catégorie qu’est la parole de Younous ^alayhi s-salam dans le ventre du gros poisson : (soubhanaka ‘inni kountou mina dh–dhalimin). C’est ce sens-là que certains spécialistes de la jurisprudence ont donné à ce qui figure dans Abou Dawoud du hadith de ^Amr Ibnou Chou^ayb au sujet duquel il y a divergence chez les spécialistes du hadith. Il y a été cité que le woudou’ est par trois fois et que celui qui a ajouté ou diminué, il aura agi en mal et été injuste (‘aça’a wa dhalama). Certains savants de jurisprudence ont dit que (dhalama) concerne celui qui a diminué par rapport aux trois fois, qui a donc fait le woudou’ une fois ou deux fois chaque membre. Ce serait alors quelqu’un qui n’a pas été accompli dans son woudou’ et qui aura sa récompense diminuée par rapport à celui qui fait son woudou’ trois fois chaque membre. D’autres ont dit : sa parole (dhalama) concerne celui qui ne s’est même pas lavé une fois en ayant délaissé la partie de la main, du pied ou du visage qu’il est un devoir de laver.
Quant à ce que dit certains impudents que ^Aliyy n’a pas été investi de sa fonction de Calife par un pacte d’allégeance pour dire que celui qui le contredit soit considéré comme s’étant rebellé contre un Calife, ceci fait partie du plus infondé de l’infondé et des plus grandes ignorances. En effet, ce n’est pas chaque individu des musulmans qui a fait pacte d’allégeance à Abou Bakr. ^Oumar également, (il ne lui a pas été fait le pacte d’allégeance) mais c’était Abou Bakr qui l’a désigné pour lui succéder. ^Outhman, ce furent six qui lui avaient fait pacte d’allégeance parmi lesquels figurait ^Aliyy. Quant à ^Aliyy, ce furent les émigrants (mouhajiroun) et les partisans (al-‘ansar) qui lui firent pacte d’allégeance. Ce pacte est ainsi donc confirmé pour chaque individu des musulmans, aussi bien Mou^awiyah que les gens de Ach-Cham qui étaient avec lui et qui ont combattu ^Aliyy. Tout comme il n’est pas permis de se rebeller contre Abou Bakr, ^Oumar et ^Outhman, il n’est également pas permis de se rebeller contre ^Aliyy. Comment quelqu’un pourrait-il s’imaginer le contraire alors qu’il a été confirmé au sujet du mérite de ^Aliyy plusieurs hadith qui n’ont pas été mentionnés au sujet d’autres que lui.
Le Messager de Allah r a dit à son sujet :
من كنت مولاه فعلي مولاه اللهم والِ من والاه وعاد من عاداه
(man kountou mawlahou fa^aliyyoun mawlahou ; Allahoumma wali man walahou wa ^adi man ^adah)
[rapporté par Ibnou Hibban et An-Naça’iyy au sujet des mérites de ^Aliyy] ce qui signifie : « Celui qui m’aime, qu’il suive ^Aliyy. Ô Allah donne la victoire à celui qui se rallie à lui et prive de victoire celui qui le prend pour ennemi ».
Il a dit aussi :
من ءاذى علياً فقد ءاذاني
(man ‘adha ^Aliyyan faqad ‘adhani)
[rapporté par Al-Hakim dans Al-Moustadrak et il l’a jugé sahih et Adh-Dhahabiyy a été en accord avec lui] ce qui signifie : « Celui qui nuit à ^Aliyy, il m’aura nuit à moi ».
Mouslim et d’autres ont rapporté de ^Aliyy que Allah l’agrée qu’il a dit :
إنه لعهد النبي الأمِّيِّ إِلَيَّ لا يحبني إلا مؤمن ولا يبغضني إلا منافق
(innahou la^ahdou n-nabiyyi l-‘oummiyyi ‘ilayya la youhibbouni ‘il-la mou’minoun wa la yabghadouni ‘il-la mounafiq)
ce qui signifie : « C’est la promesse que m’a faite le Prophète qui ne lit pas et n’écrit pas : ne m’aime qu’un croyant et ne me hait qu’un hypocrite ».
Le Prophète r a dit :
إن منكم من يقاتل على تأويله كما قاتلت على تنـزيله
(inna minkoum man youqatilou ^ala ta’wilihi kama qataltou ^ala tanzilihi)
ce qui signifie : « Il y aura parmi vous qui combattra pour défendre des sens du Qour’an tout comme j’aurai combattu pour défendre qu’il est révélé ». Abou Bakr a dit alors : est-ce que ce sera moi Ô Messager de Allah ? Il a dit : (لا) (la) ce qui signifie : « Non ». ^Oumar dit alors : Est-ce moi Ô Messager de Allah ? Il a dit : (لا) (la) ce qui signifie : « Non ». Il a dit : (هو خاصف النعل) (houwa khasifou n-na^l) ce qui signifie : « Ce sera celui qui répare ses sandales ». ^Aliyy était à ce moment en train de réparer ses sandales. Ceci est sahih et rapporté par Ibnou Hibban.
Mouslim a rapporté que le Messager de Allah r a dit :
إني تارك فيكم ثقلين لا تضلوا ما تمسكتم بهما كتاب الله وعترتي أهل بيتي أذكركم الله في أهل بيتي
(inni tarikou fikoum thaqalayni la tadillou ma tamassaktoum bihima : kitaba l-Lahi wa ^outrati, Ahlou bayti. ‘Oudhakkiroukoumou l-Laha fi ahli bayti)
ce qui signifie : « J’ai laissé parmi vous deux choses telles que vous ne serez pas perdus si vous vous y attachez : le Livre de Allah et le pas de chez moi, les gens de ma famille. Je vous rappelle de craindre Allah au sujet des gens de ma famille ». Ainsi donc ceux qui l’ont combattu ont contredit ce hadith.
Quant au fait que Al-Houçayn, que Allah l’agrée, se soulève contre Yazid, c’était légitime et légal. En effet, aucun des émigrants ni des partisans n’avait fait pacte d’allégeance à Yazid. Les gens de Médine ne lui avaient pas fait pacte d’allégeance. Son investiture n’avait donc pas été confirmée. Plusieurs malikiyy ont dit cela comme ceux qui ont fait le commentaire de Khalil. Mou^awiyah avait œuvré auparavant pour qu’il lui succède. Il parlait à l’un et à l’autre. Il leur disait prenez mon fils Yazid en tant que successeur à moi après moi. C’est un conseil que je vous donne. Il n’avait pas retenu de se faire succéder par les fils des compagnons comme le fils de ^Oumar ou ^Abdou l-Lah Ibnou z–Zoubayr. Il a transformé le califat en tradition des rois de perse. Ces deux-là étaient des savants vertueux. Mais Yazid lui n’était pas des gens de science et de vertu. Il a été investi de la présidence conformément à la parole du Messager de Allah :
هلاك أمتي على أيدي أغيلمة من قريش
(halakou ‘oummati ^ala ‘aydi ‘oughaylimatin min qouraych)
[rapporté par Al-Boukhariyy et d’autres] ce qui signife : « Une cause de la perte au sein de ma communauté sera par des jeunes de Qouraych ».
Ont été confirmes les propos du Messager de Allah :
الخلافة بعدي ثلاثون سنة ثم يكون ملك عضودٌ
(al-khilafatou ba^di thalathouna sanatan thoumma yakounou milkoun ^adoud)
ce qui signifie : « Le califat après moi sera de trente ans, après quoi ce seront des souverains durs ». Les trente années ont été accomplies avec Al-Haçan fils de ^Aliyy. Il a en effet désigné pour succéder à son père et a assuré le califat durant six mois. Les trente années s’étaient ainsi écoulées et s’est destitué en faveur de Mou^awiyah afin de préserver le sang des musulmans. Al-Haçan avait été désigné par un pacte d’allégeance de la part des émigrants et des partisans à Médine. Lorsque Al-Haçan s’était déchargé en faveur de Mou^awiyah, Mou^awiyah était devenu Calife.
Détailler le sujet ici comme nous l’avons fait n’est pas une chose qui mène à insulter les compagnons. C’est plutôt prendre la voie des spécialistes du hadith. Les gens du hadith ont mentionné ces sujets dans leurs livres.
Pour ce qui est du hadith :
ويح عمار تقتله الفئة الباغية يدعوهم إلى الجنة ويدعونه إلى النار
(wayha ^Ammarin taqtoulouhou l-fi’atou l-baghiyah ; yad^ouhoum ‘ila l-jannati wa yad^ounahou ‘ila n-nar)
ce qui signifie : “Pauvre ^Ammar, c’est le groupe rebelle qui va le tuer. Il les appelle au paradis alors que eux l’appellent à l’enfer », c’est Al-Boukhariyy qui l’a rapporté.
Quant au hadith :
لا أشبع اللَّه بطنه
(la ‘achba^a l-Lahou batnah)
ce qui signifie : « Que Allah fait que son ventre ne soit jamais rassasié », au sujet de Mou^awiyah, il a été mentionné par Mouslim.
Il en est de même pour tout autre que cela parmi les hadith et les nouvelles rapportées (‘athar), que nous avons mentionné dans cet écrit, tous ont été mentionnés par les Mouhaddith.
L’habitude des Mouhaddith était de réciter le hadith dans des assemblées auxquelles assistaient les plus âgés et les plus jeunes, même l’enfant de sept ans. Pour plus de précisions, ils chargeaient des gens qui transmettaient à haute voix la parole du Mouhaddith, tout comme les gens transmettent à haute voix la parole de l’imam qui dirige la prière. Il y avait en cela un intérêt pour la religion en plaçant les choses à leur juste contexte et afin de ne pas considérer équivalents celui qui a du mérite et celui qui en a moins. Si on délaissait ces présentations et ces détails des vérités, certains pourraient croire que ce qu’avait fait Mou^awiyah est légitime et qu’il serait alors permis de le suivre en cela. Or il y a en ceci un voile et une déformation de la Loi, puisque ceci diminue de la gravité de la rébellion contre le calife, gravité de laquelle le Qour’an ainsi que le hadith ont fortement insisté. Allah ta^ala dit :
يا أيها الذين ءامنوا اطيعوا اللَّه واطيعوا الرسول وأولي الأمر منكم
(Ya ‘ayyouha l-ladhina ‘amanou ‘ati^ou l-Laha wa ‘ati^ou r-raçoula wa ‘ouli l-‘amri minkoum)
ce qui signifie : « Ô vous qui avez cru, obéissez à Allah, obéissez au Messager et à celui qui est en charge de vous –votre gouverneur– ».
Le Messager a dit :
من كره من أميره شيئاً فليصبر فانه من يخرج من السلطان فيموت على ذلك إلا مات ميتة جاهلية
(man kariha min ‘amirihi chay’an fa l-yasbir fa’innahou man yakhroujou mina s-soultani fayamoutou ^ala dhalika ‘il-la mata mitatan jahiliyyatan)
ce qui signifie : « Celui qui ne supporte pas une chose de son Emir, qu’il patiente avec lui. Il n’y a pas un seul qui se rebelle contre le Sultan et qui est mort sur cela sans qu’il meure d’une mort jahiliyy ».
Indiquer ces sujets contribue à préserver ce que Allah a rendu important ainsi que Son Messager. Abandonner cela contribue à le perdre.
Quant à insulter les compagnons au sujet duquel il y a eu interdiction par la parole du Messager de Allah :
لا تسبوا أصحابي
(la tasoubbou ‘s–habi)
ce qui signifie : « N’insultez pas mes compagnons », il s’agit d’insulter la totalité des compagnons ou de blâmer l’un d’entre eux sans raison légale, du moment qu’il n’a rien commis qui lui fait mériter la mise en garde. C’est le cas des insultes proférées par les khawarij lorsqu’ils s’étaient rebellés contre ^Aliyy alors qu’auparavant ils combattaient à ses côtés. Ils l’ont insulté et ont insulté ceux qui s’étaient ralliés à lui. Ils ont été jusqu’à le déclarer mécréant ainsi que ceux qui l’avaient rallié. Mais blâmer des individus parmi les compagnons pour une raison valable selon la Loi, cela a été confirmé par le texte même du hadith. Ainsi, le Messager ^alayhi s-salam, a dit au sujet d’un serviteur à lui qui se dénommait Karkarah, et qui était chargé de la famille du Prophète pendant la conquête ; cet homme était mort durant la conquête ; Le Messager a dit : (هو في النار) (houwa fi n-nar) ce qui signifie : « Il est en enfer ». Ils ont trouvé alors qu’il avait volé un voile du butin. Rapporté par Al-Boukhariyy.
Mouslim a rapporté de ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Abdi Rabbi l-Ka^bah qu’il a dit à ^Abdou l-Lah Ibnou ^Amr Ibni l-^As que le fils de ton oncle paternel Mou^awiyah nous ordonne de consommer les biens des uns des autres injustement et de nous entre-tuer. ^Abdou l-Lah Ibnou ^Amr s’est tu un instant puis lui a dit :
أطعه في طاعة اللَّه واعصه في معصية اللَّه
(ati^hou fi ta^ati l-Lahi wa ^sihi fi ma^siyati l-Lah)
ce qui signifie : « Obéis-lui en ce qui constitue une obéissance à Allah et désobéis-lui en ce qui constitue une désobéissance à Allah ». ^Abdou l-Lah Ibnou ^Amr le compagnon n’a pas dit à ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Abdi Rabbi l-Ka^bah qui fait partie des successeurs dignes de confiance des compagnons : (tu as blâmé Mou^awiyah et le Messager a dit ce qui signifie : N’insultez pas mes compagnons).
Les savants du hadith n’ont pas cessé de mentionner ce hadith rapporté par Mouslim lorsque le Messager de Allah a envoyé ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abbas pour lui appeler Mou^awiyah. ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abbas était parti l’appeler mais il l’a trouvé en train de manger. Il a dit : Ô Messager de Allah, il est en train de manger. Le Messager de Allah lui a dit : (ارجع فادعه) (irji^ fad^ouhou) ce qui signifie : «retourne et appelle-le ». Il est reparti puis est revenu en disant : Ô Messager de Allah, il est en train de manger. Il a alors dit : (لا أشبع اللَّه بطنه) (la ‘achba^a l-Lahou batnah) ce qui signifie : « Que Allah fait que son ventre ne soit jamais rassasié ». Ceci est bien un blâme de la part du Messager et non pas une invocation en sa faveur. En effet, trop manger n’est pas la qualité des pieux. Le Messager de Allah a dit :
المؤمن يأكل في معى واحد والكافر يأكل في سبعة أمعاء
(al-mou’minou ya’koulou fi ma^an wahidin wa l-kafirou ya’koulou fi sab^ati ‘am^a’in)
ce qui signifie : “Le croyant accompli mange le un septième de ce que mange le mécréant ». Trop manger est un blâme et non pas une éloge. Le Messager de Allah a dit r :
ما ملأ ابن ءادم وعاء شرا من بطنه، بحسب أحدكم لقيمات يُقمن صلبه، فإن كان ولا بد فثلث للطعام وثلث للشراب وثلث للنفس
(ma mala’a bnou ‘Adama wi^a’an charran min batnihi ; bihasbi ‘ahadikoum louqaymatoun youqimna soulbahou ; fa’in kana wa la boudda fathoulouthoun li t–ta^ami wa thoulouthoun li ch-charabi wa thoulouthoun li t-tanaffouci)
ce qui signifie : « Le fils de Adam n’aura pas rempli un pire récipient que son ventre. Que chacun d’entre vous se suffise de quelques bouchées qui lui permettent de garder sa santé. S’il était nécessaire, qu’il se suffise d’un tiers pour la nourriture, un tiers pour la boisson et un tiers pour la respiration ». Rapporté par At-Tirmidhiyy qui a dit haçan sahih.
Ce qui fait partie des choses étranges, c’est que certains ont dit que la parole du Messager à Mou^awiyah (لا أشبع اللَّه بطنه) (la ‘achba^a l-Lahou batnah) ce qui signifie : « Que Allah fait que son ventre ne soit jamais rassasié » est une éloge pour lui ! La corruption de ces propos est apparente en raison de sa contradiction avec les deux autres hadith d’une contradiction claire. Le Messager fait l’éloge du fait de se limiter à quelques bouchées. Il approuve que le croyant se suffise de quelques bouchées, que ce qu’il mange soit de faible quantité.
Nous disons cela, et Allah sait les consciences et les fors intérieurs. Les actes valent selon leur intention et Allah sait nos intentions. A Lui le devenir et le retour pour le jugement.
Pas de différence entre l’arabe et le non-arabe si ce n’est par la piété
La louange est à Allah le Seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad et qu’il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’il nous augmente en connaissance. Et nous lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’Enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de son agrément.
Allah tabaraka wa ta^ala a accordé à son prophète Mouhammad, parmi les bons caractères et les bons comportements, les meilleurs et les plus hauts degrés. Et les gens auprès du prophète ne se distinguaient pas les uns les autres, c’est-à-dire qu’ils ne faisaient pas de différence entre les gens sauf selon la piété. C’est-à-dire que pour le prophète, les meilleurs étaient ceux qui était le plus pieu. Ainsi, notre chaykh que Allah lui fasse miséricorde, a rapporté avec une chaine de transmission du degré du sahih, dans le sahih de Mouslim, du hadith de ja^far assadiq, d’après son père Mouhammad al baqir, d’après Jabir Ibnou ^abdi l-Lah al ‘ansariyy, que Allah les agrée, concernant description de la manière avec laquelle le messager de Allah a accompli le pèlerinage, le hajj. Il a dit pour décrire la manière avec laquelle le prophète a accompli le pèlerinage, que le prophète était partit de ^arafat après le coucher du soleil, vous savez que le 9 de dhou l-Hijjah les pèlerins vont à ^arafat et le temps de la station à ^arafat est depuis le temps de adh-dhouhr du jour de ^arafat, c’est-à-dire le 9 du mois de dhoul Hijjah, jusqu’à l’aube du 10, le 10 étant le jour de al ^id, le jour de la fête du sacrifice. Donc il est parti de ^arafat après le coucher du soleil, et il était sur une monture et il avait mis derrière lui ‘Ouçamah, jusqu’à ce qu’ils soient arrivés à Mouzdalifah, qui est une station, une etape, par laquelle les pèlerins passent avant de retourner à la Mecque pour faire les tous autour de la ka^bah. Il a passé la nuit à Mouzdalifah, il a fait la prière de as-soubh à mouzdalifah puis il est reparti à al mach^ar al Haram, et il s’est tenu la bas et il a invoqué Allah et il avait mis sur sa monture cette fois-ci Al Fadl ‘ibn Al ^abbas, qui est le fils de al-^abbas, Al ^abbas comme vous le savez c’est l’oncle du prophète. Al Fadl est donc le cousin du prophète, il est le fils de al ^abbas, al ^abbas étant le frère de ^abdou l-Lah, ^abdou l-Lah qui est le père du prophète. Al ^abbas avait plusieurs fils, parmi eu il y avait al Fadl. Parmi eux il y avait ^abdou l-Lah qui est connu, qui est tarjoumalou l-Qour’an, c’est-à-dire celui qui explique le Qour’an. Le prophète a donc pris son cousin al-Fadl jusqu’à arriver à Mina, Mina étant un autre endroit sur le trajet du retour de ^arafat jusqu’à la Mecque. Il est donc passe par Mouzdalifah, al mach^ar al-Haram et Mina.
Regardez cette grande sagesse, combien la sagesse du prophète est éminente puisqu’il a pris derrière lui sur la monture ‘ouçama fils de zayd. Donc au début quand il est parti de ^arafat à mouzdalifah il a pris Ouçama fils de zayd, puis quand il a quitté mouzdalifah et qu’il est retourné jusqu’à mina il a pris derrière lui son cousin al Fadl ibnou ^abbas. Il n’a donc pas pris en considération l’aspect, ni l’ascendance, celui-là est le fils, celui-là est mon cousin alors que celui-là n’est pas mon cousin, ce n’est pas cela qu’il a pris en considération. Mais il a pris en considération le mérite par la piété en effet ‘ouçama fils de zayd était le fils de zayd qui était un esclave qui a été affranchi, qui a été offert par khadijah (l’épouse du prophète) au prophète, le prophète lui a rendu sa liberté et il l’a fait marié a ‘oummou ‘ayman al habachiyyah, qui était une femme qui avait pris en charge le prophète quand il était enfant. Et ‘ouçamah le fils de ce zayd et cette ‘oummou ‘ayman, par la couleur de sa peau il était noir. Tandis que le cousin du prophète, al fadl ibnou al ^abbas, il était parmi les plus beaux des gens par l’aspect il était blanc et avait de beaux cheveux, le prophète n’a pas dit celui-là est mon cousin, c’est le fils de mon oncle paternel, il s’appelle Al-Fadl, je vais le prendre d’abord alors que de par son ascendance c’était son cousin et de par l’aspect il était parmi les plus beaux des hommes, mais il a pris en compte le fait que ‘ouçama est plus ancien dans l’islam que al Fadl, il a pris d’abord ‘ouçamah que Allah l’agrée, il l’a fait monter derrière lui sur sa monture de ^arafat jusqu’à mouzdalifah, et c’était la nuit. Puis, le lendemain après avoir fait la prière de l’aube du jour de al ^id, il a pris avec lui al Fadl et c’est cela la justice qui est acceptée. Allah a accordé la réussite au prophète dans tous ses agissements son cœur était pur son intention était sincère, on for intérieur était bon il ne prenait pas en considération qui avait plus d’argent ou qui était le fils de qui mais il prenait en considération le mérite dans la religion. Et il en était ainsi pour tous ses agissements, que Allah l’honore et l’élève davantage en degré, Allah ta^ala lui a accordé une grâce particulière, bien que le prophète avait grandi orphelin, le prophète n’avait pas côtoyé les gens qui avaient de la sagesse, quelqu’un pourrait dire qu’il a appris cela d’eux, non, il avait grandi orphelin c’est Allah qui lui a accordé toute cette sagesse. Et Allah a embelli notre prophète et lui a accordé les meilleurs comportements, ainsi le prophète est comme il est décrit dans le Qour’an honoré, sourat al Qalam ‘ayah 4, Allah dit, ce qui signifie : « et tu as certes un comportement éminent. ». Et il été ainsi décrit dans les livres anciens. Il y avait un des savants des juifs qui était à l’époque à Medine, qui s’appelait zayd fils de sa^nah, il avait lu dans certains livres anciens que Allah a révélé à un de ses prophètes, il avait lu comment était décrit le dernier des prophètes, et il y avait lu que le dernier des prophètes était plus indulgent que les autres et que chaque fois que les gens étaient injustes envers lui, il augmentait en indulgence, plus les gens augmentaient en injustice, plus il augmentait en indulgence. Ce savant juif voulait donc, après que le prophète a émigré de la Mecque à Médine, savoir si cette description s’appliquait au prophète mouhammad, si il était bien le prophète des derniers temps. Donc ce savant des juifs voulait voir si son indulgence était plus forte qu’un autre caractère et est-ce que l’injustice que les gens pouvaient lui faire l’augmentait bien en indulgence, c’est-à-dire que, quel que soit la nuisance des gens cela ne l’amène pas à agir de manière qui n’est pas correct, quel que soit l’agissement des gens il n’avait pas un comportement qui n’était pas conforme à la sagesse. Il a voulu donc tester le messager de Allah. Il a fait une transaction avec lui, une dette qui devait être remboursée à un terme bien déterminée. L’objectif de cette transaction était que le prophète lui rembourse une dette à une date bien déterminée. Et trois jours avant l’arrivée de l’échéance ce juif est venu pour réclamer le remboursement. Et il a dit une parole au messager de Allah, une parole très incorrecte. Et notre maitre ^oumar ibnou l-khattab, que Allah l’agrée, quand il a entendu cet homme insulter le prophète il a voulu venger le prophète, car cette homme avait manqué de respect envers le messager de Allah. Il a même faillit le tuer. Le messager de Allah l’en a empêché, et il a su ainsi que cette description s’appliquait bien à notre maître Mouhammad et qu’il était bel et bien ce prophète dont les autres prophètes avaient annoncé sa venue. Et il a dit les témoignages de vérité, il a dit « Je témoigne qu’il n’est de Dieu que Allah, et je témoigne que tu es le messager de Allah ».Ceci est un des nombreux exemples des signes de sa prophétie, que Allah l’honore et élève en degré lui et sa famille. Par ailleurs la sagesse et le bon comportement était la caractéristique de tous les prophètes. Allah n’envoie pas pour guider ses esclaves un homme dont l’honneur a été remis en cause car il serait indécent ou aurait trahi ou aurait été vulgaire ou menteur, il n’y a pas de prophète qui serait de cet ordre. Il n’envoie que quelqu’un qui a grandi sur la véracité, qui ait était véridique depuis sa naissance, qui ait était chaste, dont l’honneur est sauf, dont le comportement est bon, qui agit correctement avec les gens. Et notre maître Mouhammad était parmi les prophètes celui qui avait la plus grande part de tout ça, personne après lui n’aura plus que lui et personne avant lui n’a eut plus que lui. Notre chaykh, que Allah lui fasse miséricorde, a rapporté dans les deux sahih, sahih de al boukhariyy et de Mouslim, d’après le hadith de ‘anas ibnou malik, que le messager était parmi les gens celui qui avait le meilleur comportement. Une fois ayant connu cette règle que les prophètes ont un excellent comportement, si nous entendons quelque chose qui est rapporté au sujet d’un prophète qui contredit ce sens, qu’ils auraient d’excellent comportement, alors nous savons que ce qui est rapporté est faux, c’est une calomnie, c’est quelque chose qui n’a pas de fondement.
Il a été rapporté dans le mousnad de l’Imam ahmad que Allah l’agrée, d’après le compagnon ‘Anas ibnou malik que Allah l’agrée, que le messager de Allah a dit, ce qui signifie : « Allah n’a pas envoyé un prophète sans qu’il est un beau visage et une belle voix, et certes votre prophète est celui d’entre eux qui a le plus beau visage et la plus belle voix ». Et notre chaykh a dit : « Et il nous a été rapporté dans le sahih de mouslim d’après le compagnon joubayr ibnou mout^im que Allah l’agrée, il a dit : « j’ai entendu le messager de Allah réciter du Qour’an sourat wa t–tour, mon cœur a failli s’envoler », tellement que la récitation du prophète était belle, tellement que la voix du prophète était belle. Malgré tout cela, c’est à dire malgré cet excellent comportement de notre prophète et l’excellent comportement des autres prophètes, ils n’incitaient pas à avoir l’excellent comportement comme ils ordonnaient et ils incitaient à accomplir les obligations. C’est-à-dire qu’ils insistaient beaucoup plus sur le fait d’accomplir les obligations que sur l’excellent comportement. En effet, le prophète insistait beaucoup plus sur les obligations parce qu’elles sont plus importantes. Au jour du jugement l’esclave sera interrogé sur les obligations avant d’être interrogé sur son bon comportement et sur son bon agissement avec les gens. Il sera interrogé au jour du jugement sur les obligations, est-ce qu’il a fait les devoirs, est-ce qu’il a évité les péchés, est-ce qu’il s’est acquitté de ce que Allah lui a ordonné de faire parmi les actes d’adorations. Est-ce qu’il a appris parmi la science de la religion la part que toute personne pubère et responsable, saine d’esprit, doit apprendre, dont elle ne peut se passer. L’esclave doit corriger son comportement avec Dieu avant de corriger son comportement avec l’excellence de comportement. C’est quoi le comportement avec Dieu, c’est d’accomplir les devoir et d’éviter les péchés, celui qui n’accomplit pas les devoirs et qui n’évitent pas les péchés, même si il est gentil avec les gens, même si les gens trouvent qu’il a un bon caractère, ça ne lui sera pas utile au jour du jugement. Il doit d’abord faire les devoirs et éviter les péchés, cela est prioritaire. Certains ignorants disent : « moi je ne fais de mal à personne, je suis gentil avec tout le monde ». Oui, mais ce n’est pas cela le plus important, le plus important c’est que tu fasses ce que Dieu t’a ordonné de faire et que tu évites ce que Dieu a interdit de faire, après tu es gentil ou tu n’es pas gentil, mais d’abord fait les devoirs et évite les péchés. La première des obligations est de croire en Allah ta^ala, l’obligation qui est prioritaire sur tous les autres devoirs c’est de croire en Allah ta^ala, c’est-à-dire de croire en son Unicité, et d’éviter toutes les sortes de mécréance, toutes les sortes d’association à Dieu, et de croire en son messager. Les esprits des gens qui avaient acceptés l’appel du prophète à son époque, les compagnons, leurs esprits étaient ouverts et leurs esprits comprenaient ce que le messager de Allah leur enseignait comme exemption de Allah de toute ressemblance avec les créatures, il leur disait que Dieu n’a pas de ressemblance avec les créatures et ils comprenaient cela directement. Ils comprenaient de la ‘ayah, plusieurs sens et de manière correcte. Ils comprenaient ce que beaucoup de gens aujourd’hui ne comprennent pas. Aujourd’hui et également dans certaines époques qui ont précédé notre époque. Allah a révélé au sujet de son exemption une ‘ayah qui a réuni beaucoup de sens, c’est la ‘ayah 11 de sourat ach-choura, qui signifie « Rien n’est tel que Lui ». Cette phrase réunit de nombreux sens d’exemption totale de Dieu de ressemblance avec ses créatures, Allah n’a pas de ressemblance avec ses créatures. Quoi que tu imagines en ton esprit, Allah n’est pas ainsi. Donc cette ‘ayah nous fait comprendre que Allah n’a absolument aucune ressemblance avec quoi que ce soit, et aucune de ses créatures ne Lui ressemble, ni par son être, ni par ses attributs, ni par ses actes. Aucune créature ne ressemble à l’Etre de Allah, il n’y a pas de caractéristiques des créatures qui ont une ressemblance avec les attributs de Allah, et il n’y a pas d’acte des créatures qui ait une ressemblance avec l’acte de Allah. Allah tabaraka wa ta^ala est Unique par son Etre, Il est exempt de début, exempt de fin, Il n’a pas de début et Il n’a pas de fin à son existence, il existe sans début il n’y a pas d’autre que Lui Qui soient exempt de début. Le temps et l’endroit ont un début, ils sont entrés en existence, ils n’existaient pas de toute éternité puis ils ont existé. L’endroit, c’est plus clair de comprendre qu’il n’existait pas de toute éternité puis il a eu un début. Pour ce qui est du temps, lorsqu’on dit que le temps est une créature, que le temps a un début, comment rapprocher cela à la compréhension, c’est de dire que le temps n’avait pas d’existence avant la première chose qui est entrée en existence. Avant la première des créatures il n’y avait pas de temps, parce que la définition du temps c’est le rapport d’une créature à une autre créature, le rapport d’un évènement à un autre évènement, le rapport d’un accident à un autre accident. C’est cela le temps, c’est un rapport de choses qui sont entrées en existence. Avant tout ce qui est entrée en existence seul Dieu existe et donc il n’y a pas de temps de toute éternité. Le temps a existé par la première des choses qui est entrée en existence. La première des créatures selon ce qui est parvenu dans les hadith sahih du messager de Allah c’est l’eau, ensuite c’est le trône (al ^arch) qui est le toit du Paradis, ensuite c’est le Kalam élevé, c’est un instrument d’écriture, ensuite la Table Préservée, c’est une table sur laquelle Allah a fait que ce kalam trace tout ce qui va avoir lieu jusqu’au jour du jugement. La première des créatures que Allah a créé c’est l’eau, Allah a créé l’eau sans qu’elle ne soit à partir d’une autre créature. Allah l’a créé de rien, sans qu’elle ne soit à partir d’autre chose. Allah est tout Puissant à créer la première des créatures sans que ce soit à partir d’autre chose, Il est sur toute chose tout Puissant. Allah a créé l’être humain à partir de la terre sur laquelle nous vivons, du sol de cette Terre. Allah a créé l’homme à partir de différentes couleurs de sol. Allah a ordonné à un de ses anges de prendre une poignée de terre des différents sols de cette Terre. Puis cette poignée de terre a été élevé au Paradis et a été pétris avec l’eau du Paradis. C’est devenu de la terre glaise, de la terre mélangée avec de l’eau, puis c’est devenu sec comme de la porcelaine. Ensuite, Allah fait que l’âme entre dans ce corps qui était comme de la porcelaine et c’est devenu ainsi un être vivant, qui bouge, qui a une volonté. Et l’âme, Allah l’a créée avant le corps, les âmes sont créées, les âmes ont un début, tout autre que Allah a un début, seul Allah n’a pas de début. Et parmi les grâces que Allah a accordées à ce premier humain, qui est ‘Adam, que Allah l’honore et l’élève davantage en degrés, ‘Adam était non seulement notre père à tous, il est notre ancêtre à tous, donc il a un mérite de ce point de vue, mais en plus il était le premier des prophètes, c’est-à-dire qu’il a un autre mérite puisqu’il a enseigné à ses enfants la manière de fabriquer les choses, la manière de semer le blé, la manière de fabriquer du pain, de fabriquer des pièces d’or, tout cela, c’est ‘Adam qui l’a enseigné. Allah a accordé à ‘Adam le nom des différentes choses sans qu’il n’étudiât auprès qu’aucun ange, mais Allah lui a accordé cette connaissance. Depuis le début de son existence ‘Adam parlait, ce n’est pas comme un enfant qui était petit, qui ne savait pas parler puis qui a grandi et il a parlé, non, depuis le début ‘Adam était avec son apparence d’adulte. Et parmi les grâces que Allah a accordé à notre maitre ‘Adam c’est qu’il a parlé dès que l’âme est rentrée dans le corps humain. Il a parlé avec les anges, les anges avaient été créé auparavant, une période avant que Allah sait. En résumé, l’eau à partir de laquelle a été créé ce monde, quel que soit les parties de ce monde elles ont toutes été créées à partir de cette première eau qui existe actuellement sous le Trône. Et avant cette première eau il n’y avait pas de temps et il n’y avait pas d’endroit. Parce que l’endroit a été créé à partir de cette première eau. Le premier corps solide que Allah a créé c’est le Trône il n’y avait pas avant le Trône un autre corps solide. Et il est un devoir de croire que le créateur de ce monde n’a pas de ressemblance avec ce monde d’aucune manière que ce soit, Allah existe et Il n’a pas de ressemblance avec tout ce qui existe. Lorsque nous disons que Allah existe et n’a pas de ressemblance avec tout ce qui existe, on comprend que Dieu n’a pas de début à son existence. Il existe, Il n’a pas de créateur qui l’ait fait exister. Pourquoi, parce que son existence n’a pas été précédé de néant. Comment aurait-il alors besoin d’un créateur ?! Qui a besoin d’un créateur ? Celui dont l’existence a été précédée d’un néant c’est lui qui a besoin d’un créateur. Celui qui a un début à son existence il a besoin d’un créateur, mais Allah son existence n’a pas été précédée d’un néant. Par ailleurs Allah a pour attribut la puissance la science et la volonté, parce que Celui qui créé il n’est pas valable selon la raison qu’il créé s’il n’a pas ces attributs-là, et ces trois attributs, il n’est valable de les avoir selon la raison que par celui qui a pour attribut la vie. Celui qui n’est pas vivant il n’est pas attribué par la science, la volonté et la puissance. Allah ta^ala a pour attribut la Vie, mais sa Vie n’est pas comme la vie d’autre que Lui. Notre vie à nous elle est à l’aide d’âme, de chair, d’os et de sang. Mais la vie de Allah, Celui Qui a créé ce monde, elle n’a pas de ressemblance avec la Vie d’autre que Lui, elle n’est pas avec de la chair, de l’os et du sang. C’est un attribut éternel, exempt de début exempt de fin, qui n’évolue pas, qui ne change pas. Allah c’est Lui Qui a créé la lumière et l’obscurité. La lumière n’est pas de toute éternité. L’obscurité n’est pas de toute éternité. La lumière et l’obscurité ce sont des corps, ce ne sont pas des corps palpables, mais ce sont des corps impalpables. Pourquoi nous disons que la lumière et l’obscurité sont des corps ? Parce qu’ils occupent un espace. Si quelqu’un se trouve dans une nuit obscure et qu’il allume une bougie, il voit bien que cette lumière elle atteint une limite qu’elle ne dépasse pas. Au-delà, c’est l’obscurité, s’il revient c’est la lumière. Comme aujourd’hui maintenant, il fait jour dans certains pays du monde, dans d’autre pays il fait nuit, c’est à dire que la lumière occupe un espace. C’est un espace qui n’est pas palpable, mais c’est un espace, c’est un corps. Les corps ont une quantité, celui qui a une quantité il a besoin de Qui lui a donné la quantité, et celui qui a besoin de qui lui a donné la quantité, à plus forte raison il a besoin de qui lui a donné l’existence, c’est une créature. La lumière et l’obscurité ne sont pas de toute éternité, ils sont créés. Les deux sont entrés en existence après n’avoir pas existé. Et ceci même si l’imagination est un peu confuse à ce sujet, la raison saine, celui qui utilise correctement sa raison il n’a pas de problème à ce sujet, il l’accepte, il le confirme. C’est un devoir pour nous d’avoir pour croyance que de toute éternité il n’y avait ni lumière ni obscurité, mais que tout deux (la lumière et l’obscurité) sont entrés en existence. Preuve en est, le fait qu’ils se succèdent, qu’il y a une lumière, puis une obscurité, c’est une preuve que chacun d’entre eux a une fin, et un début. La fin de la lumière indique le début de l’obscurité et ainsi de suite. En fin de compte, tout ce qui change, tout ce qui a une fin, a un début à son existence. Comme ce monde, comment est-ce que nous avons déduit qu’il a un début à son existence, c’est par son changement. Tout ce qui change d’un état à un autre a besoin de qui le fait changer, et celui qui a besoin de Qui le fait changer, il a besoin de Qui lui donne l’existence, et celui Qui donne l’existence, Lui, ne change pas, Il n’a pas de début, Il n’a pas de fin à son existence, c’est Celui que nous appelons Dieu ou Allah. Donc le fait que chacun de la lumière et de l’obscurité prennent fin, c’est une preuve qu’ils ont un début. Allah tabaraka wa ta^ala nous a donné la preuve dans le Qour’an par sa Parole dans sourat al-‘an^am/’ayah 1, qui signifie : « Il a créé l’obscurité et la lumière »
Allah est le créateur de la lumière, tout comme Il est le créateur de l’obscurité. Il n’a pas de ressemblance avec la lumière, Il n’a pas de ressemblance avec l’obscurité. Et il est valable d’appeler Allah An-Nour, le mot nour en arabe veut dire au sujet de Allah, Celui qui guide qui Il veut parmi ses esclaves, cela ne veut pas dire lumière au sujet de Dieu. Le mot an-nour dans la langue arabe peut avoir plusieurs sens, parmi les sens il y a la lumière, mais au sujet de Dieu ça ne veut pas dire lumière, ça veut dire : Il est Celui qui guide qui Il veut parmi ses esclaves à l’Islam. C’est Lui qui a guide les anges (les anges ce sont les habitants des sept cieux), c’est Lui Qui les a guide vers la foi c’est-à-dire qu’Il a créé en eu la connaissance, Il a créé en eu la foi, ils sont bien guidés. Et Il a créé en qui Il veut parmi les humains et les jinn la foi également. Allah a fait qu’il y a des humains et qu’il y a des jinn qui sont croyants. C’est dans ce sens qu’on dit de Allah qu’Il est An-Nour et non pas dans le sens de la lumière. Quand on dit an-nour dans le sens de la lumière, elle est entrée en existence, elle est créée. N’est-ce pas que la lumière est recouverte par l’obscurité ? C’est-à-dire que la lumière s’en va puis c’est l’obscurité qui s’installe, puis c’est l’obscurité qui s’en va et c’est la lumière qui prend place et ainsi de suite ils se succèdent. Ceci est une preuve de leur entrée en existence, ceci est une preuve que la lumière n’est pas de toute éternité et que l’obscurité n’est pas de toute éternité. Seul Allah est de toute éternité. Allah tabaraka wa ta^ala nous a fait comprendre cela avec une seule parole dans le Qour’an, dans sourat al-Hadid ‘ayah 3, qui signifie : « Il est Celui Qui n’a pas de début à son existence et tout autre que Lui est entré en existence ». Cette ‘ayah veut dire que Allah seul n’a pas de début à son existence et tout autre que Lui a un début à son existence. Nous exemptons Allah de toute ressemblance avec ses créatures par application de la ‘ayah dans sourat ach-choura/’ayah11, qui signifie « Rien n’est tel que Lui », c’est-à-dire que nous excluons au sujet de Allah les caractéristiques des créatures, comme le fait d’être dans un endroit, comme le fait de s’assoir, comme le fait de s’adosser, comme le fait d’être suspendu dans l‘air. Allah est exempt de tout cela. L’homme doit ancrer dans son cœur cette croyance, la croyance que Allah ta^ala existe sans endroit, que Allah n’a pas la caractéristique de la position assise, ni d’être allongé, ni d’être adossé, ni d’être suspendu comme ses planètes. Les planètes sont suspendues dans l’espace par la Toute Puissance de Allah. Allah tabaraka wa ta^ala il n’est pas possible à son sujet qu’ils soient comme ces choses-là. Et il n’est pas possible au sujet de Allah qu’Il soit comme un homme assis dans un endroit. Le Trône (al ^arch) ce n’est pas un lieu d’établissement ou d’installation de Dieu, mais le trône (al ^arch) qui est comme un lit qui a quatre pilier, qui est un corps immense, Allah ta^ala l’a créé par manifestation de sa Toute Puissance pour que les anges ressentent l’éminence de la Toute Puissance de Dieu. En effet les anges qui sont tout autour du Trône, ils augmentent en glorification de Allah, car lorsqu’ils voient l’étendu du Trône qui est immense, gigantesque, leur science, leur connaissance de la parfaite Toute Puissance de Dieu augmente. L’endroit est donc la caractéristique de ce qui entre en existence, de ce qui n’existait pas puis qui a existé. La plus ancienne de ces choses qui existent et qui sont entré en existence, et qui occupent un endroit, c’est l’eau, et ce qu’il y a après l’eau c’est le Trône. L’eau tout comme le Trône sont entre en existence. Ici lorsqu’on dit « qui entre en existence » (al hadith) il ne s’agit pas simplement de quelque chose de récent, mais c’est tout ce qui entre en existence en général. Tout ce qui entre en existence après n’avoir pas existé on dit que c’est un hadith, c’est-à-dire quelque chose qui entre en existence. Si le Trône qui est la plus éminente des créatures, la plus étendue des créatures est entré en existence, que dire de cette Terre sur laquelle nous vivons, à plus forte raison ces Etoiles, ces planètes sont entrées en existence. En résumer, tout autre que Allah est entre en existence c’est à dire qu’il existe après n’avoir pas existé. Et la preuve de l’entrée en existence de ce monde c’est son changement. Lorsque nous voyons une chose qui change d’un état à un autre, nous déduisons que cette chose à un début. Nous même par exemple nous changeons, c’est une preuve de notre entrée en existence. Tout ce qui change est une preuve du besoin de Qui fait changer cette chose, et celui qui a un besoin il a obligatoirement Qui lui donne l’existence.
Quelques informations utiles :
Dans le hadith, rapporté par notre chaykh que Allah lui fasse miséricorde : Lorsque des gens se réunissent dans une assemblée, puis ils quittent cette assemblée sans évoquer Dieu, sans dire une parole évoquant Dieu comme la ‘ilaha ‘illa l-Lah par exemple, sans faire d’invocations en faveur du prophète par exemple en disant Allahoumma salli ^ala sayyidina mouhammad, cela sera une cause de regret pour eux dans l’au-delà, même s’ils vont au Paradis. Hadith rapporté par At-Tabaraniyy. C’est-à-dire que même si la personne est dans une assemblée de science de la religion, elle ne quitte pas cette assemble sans évoquer Allah et sans faire d’invocation en faveur du prophète. Dans l’au-delà la personne que ne fait pas cela elle va regretter, elle dira « si seulement je n’avais pas raté cela ». Même si la personne va au Paradis, mais elle ne va pas ressentir de chagrin ou de tristesse, parce qu’au Paradis il n’y a pas de chagrin, il n’y a pas de tristesse au Paradis. Mais elle regrettera car elle verra la grande récompense que ceux qui ont évoqué Allah et qui ont invoqué Allah en faveur du prophète vont gagner quand ils font cette évocation et cette invocation. Il se dira si seulement j’avais fait la même chose, j’aurais moi aussi eut une grande récompense.
Il est parvenu dans le jami^ de at-tirmidhiyy, avec une chaine de transmission sahih, du hadith de abou ‘oumama al-bahili que Allah l’agrée, qu’il y avait deux hommes, l’un qui s’adonnait aux actes d’adorations, et l’autre qui était un savant, alors le messager de Allah, a dit ce qui signifie : « Le mérite du savant sur l’adorateur, c’est-à-dire le mérite de celui qui est un savant, qui a de la science, sur celui qui se consacre uniquement aux actes d’adorations, est semblable à mon mérite sur le mérite de celui d’entre vous qui a le plus bas niveau (le plus bas degrés)»
Et certes Allah honore celui qui enseigne le bien aux gens, les anges et même les poissons dans l’eau font des invocations en faveur de celui qui enseigne le bien aux gens. En effet, parce que par la science, Allah fait que beaucoup de mal est réparé, par la science, Allah fait que beaucoup de gens soient sauvés de ce qui les mène à leur perte. Par la science de la religion la personne corrige sa croyance. Par la science de la religion, la personne, si elle était sur un cas de mécréance, elle revient à l’Islam, par la science de la religion la personne apprend comment adorer Dieu correctement. Elle apprend comment accomplir les devoirs correctement, elle apprend aussi quelles sont choses que Dieu a interdites, pour les éviter. Tout cela grâce à la science, c’est pour cela que la science c’est l’arme du croyant. Celui qui n’a pas la science il est exposé à de grands dangers. Il se peut même qu’il pense qu’il est dans un bon état alors qu’en réalité il est dans un très mauvais état. Que Dieu nous préserve de toute mauvaise chose.
RamaDaan 1432 : Les actes surérogatoires de nuit
La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissances et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.
Allah ta^ala dit : (‘Inna l-mouttaqina fi jannatin wa ^ouyoun ; ‘akhidhina ma ‘atahoum rabbouhoum ‘innahoum kanou qabla dhalika mouhsinin ; kanou qalilan mina l-layli ma yahja^oun ; wa bi l-‘as-hari houm yastaghfiroun » [sourat Adh-Dhariyat/15-18].
Le Prophète éminent a dit ce qui signifie : « Attachez-vous au fait d’accomplir des prières surérogatoires et des actes d’adorations surérogatoires durant la nuit car c’est cela le chemin des vertueux, c’est un moyen d’expier vos mauvaises actions, c’est un moyen pour éviter de commettre les péchés et un moyen de chasser la maladie du corps » [rapporté par At-Tirmidhiyy qui a dit que c’est un hadith gharib].
Celui qui veut améliorer son état, qui veut suivre le chemin des vertueux, qui veut prendre la voie des soufis, qu’il s’attache aux veillées surérogatoires pendant la nuit pour accomplir différents actes d’adoration et notamment, la prière pendant la nuit. C’est la tradition des prophètes et la voie et le chemin des saints et des esclaves vertueux. La prière surérogatoire pendant la nuit est une tradition de notre Prophète élu. D’après ^A’ichah que Allah l’agrée : « Le Prophète veillait en prières surérogatoires la nuit tant que ses pieds en étaient endoloris » mais sans que cela arrive à nuire au corps. ^A’ichah a demandé au Prophète : « Pourquoi fais-tu cela ô Messager de Allah ?! N’est-ce pas que Allah t’a pardonné tes éventuels péchés que tu as pu commettre ou que tu aurais pu commettre ?! ». Le Prophète a répondu ce qui signifie : « Ne serais-je alors pas un esclave qui remercie son Seigneur ! » C’est-à-dire bien qu’il en est tel que tu m’as dit, je remercie mon Seigneur et j’accomplis des actes surérogatoires.
Le Prophète éminent a dit un jour au compagnon glorieux ^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar ce qui signifie : « C’est un homme bon ^Abdou l-Lah s’il faisait la prière surérogatoire pendant la nuit ». Le fils de ^Oumar qui s’appelle Salim a dit : « ^Abdou l-Lah, après ce que lui a dit le Prophète, ne dormait que très peu la nuit ».
La mère de Soulayman, fils de Dawoud, qui faisait partie des femmes vertueuses qui accomplissaient les devoirs, qui évitaient les interdits, qui multipliaient les prières surérogatoires la nuit pour obéir à Allah, a dit : « Ô mon fils ! Ne dors pas beaucoup la nuit parce que le trop de sommeil la nuit fait que l’esclave sera pauvre au jour du Jugement ». Il ne s’agit pas d’une pauvreté en argent ou en biens mais en récompenses. Que celui qui veut suivre le chemin des vertueux qui permet d’avoir son cœur illuminé par la lumière de la foi, qu’il sache que l’accomplissement des prières surérogatoires pendant la nuit et que les différents actes d’adoration la nuit constituent un acte d’adoration éminent parce que c’est une source de plaisir intense pour ceux qui aiment Allah, c’est un plaisir pour les âmes des pieux et c’est un jardin pour les adorateurs. C’est aussi un commerce gagnant pour ceux qui réussissent et c’est le fruit des âmes pour ceux qui sont remplis de crainte de Allah parce qu’il y a en cela un combat contre les passions de l’âme, une contradiction de ce à quoi aspire l’âme de la personne. Cet adorateur pieux qui a passé la nuit dans le tahajjoud et surtout plus particulièrement durant les nuits qui sont froides, il adore son Seigneur, il Le supplie, il L’évoque beaucoup, il a délaissé le plaisir du sommeil pendant la nuit, il a laissé son épouse, le drap avec lequel il se couvre, son lit dans lequel il se repose pour rechercher ce que Allah lui a promis comme récompenses. Allah lui remplacera par mieux que ce qu’il a laissé dans le Paradis. Allah dit ce qui signifie : « Certes les pieux seront dans des jardins au Paradis ; ils profiteront de ce que leur Seigneur leur a accordé … ils dormaient peu la nuit et ils demandaient le pardon à Allah » [Adh-Dhariyat].
Allah dit dans sourat As-Sajdah/15-17 ce qui signifie : « Ceux qui croient en nos ‘ayah sont ceux qui lorsque le rappel leur est fait, ils se prosternent immédiatement et ils invoquent la louange de leur Seigneur ». Leurs corps ne se reposent pas longtemps sur leur couche. Ils invoquent leur Seigneur par crainte. Ils dépensent dans les voies du bien et ils ne savent pas le bien qui leur sera réservé et qui leur réjouira le cœur en rétribution de ce qu’ils avaient fait.
Le Prophète a dit (‘Ayyouha n-nas ‘afchou s-salam wa ‘at^imou t–ta^am wa sallou bi l-layli wa n-naçou niyam ; tadkhoulou l-jannata bi salam) [rapporté par At-Tirmidhiyy] ce qui signifie : « Ô vous les gens ! Diffusez le salam autour de vous, partagez la nourriture, accomplissez les prières surérogatoires pendant la nuit alors que les gens sont endormis, vous entrerez au Paradis en paix ».
C’est pour cela que celui qui veut suivre le chemin des vertueux, qu’il accomplisse un maximum de prières de nuit et qu’il accomplisse durant la nuit différentes sortes d’obéissance comme la prière, la récitation du Qour’an, le dhikr, l’istighfar –la demande du pardon à Allah–, les invocations et surtout au dernier tiers de la nuit –la nuit c’est ce qui est entre le coucher du soleil et l’aube–. Divisée en trois, il y a au dernier tiers de la nuit un temps qui précède l’aube et qui s’appelle as-sahar. C’est un temps béni parce que c’est un temps où l’âme est pure, les cœurs s’adoucissent et l’invocation est exaucée. Les saints vertueux délaissent rarement l’accomplissement des actes d’adoration pendant la nuit en raison du plaisir, de la sérénité, du bonheur qu’ils trouvent dans l’obéissance à leur Créateur en faisant du dhikr et en récitant le Qour’an. Leur modèle en cela, c’est le Prophète. Faire le qiyam, c’est-à-dire veiller les nuits en prières, en invocations, en istighfar, est un plaisir pour les pieux et les esclaves vertueux de Allah. C’est pour cela qu’un saint qui s’appelle Abou Soulayman Ad-Daraniyy a dit que « les gens de l’obéissance, leur nuit leur procure plus de plaisir que les gens qui s’occupent des loisirs, lorsqu’ils s’occupent de leurs loisirs et s’il n’y avait pas eu la nuit, il n’aurait pas aimé resté davantage dans ce bas-monde ».
Parmi les caractères des Salaf vertueux, c’est-à-dire les musulmans des trois premiers siècles, il y a l’assiduité dans le qiyam que ce soit pendant l’été ou pendant l’hiver. Ils considèrent que c’est quelque chose d’extrêmement important comme si c’était une obligation. Ils disent : « Toute personne qui veut cheminer dans la voie du soufisme qui s’endort la nuit sans qu’il ne soit gagner par le sommeil, il n’arrivera rien de sa part », c’est-à-dire que s’il va dormir sans que ce soit la somnolence qui l’ait gagné, il n’arrivera rien de lui sur le chemin des soufis ». S’ils dorment, c’est parce qu’ils ont été gagné par le sommeil. Aujourd’hui, beaucoup de personnes qui se réclament de la voie soufi ne se comportent pas de cette manière. Les Salaf vertueux reconnaissaient par le visage celui qui s’était endormi et celui qui avait passé la nuit en actes d’adoration surérogatoires.
^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar était un esclave vertueux. Il accomplissait des actes d’adoration pendant la nuit et il demandait à son élève Nafi^ : « Nous sommes arrivés au temps du sahar ? » et son élève lui répondait : « non ». Il se relevait pour faire plus de prières puis il lui demandait : « Nous sommes entrés dans le temps du sahar ? ». Lorsqu’il lui disait : « oui », alors il se mettait à faire al-istighfar –la demande du pardon–.
^Abdou l-Lah Ibnou Mas^oud se levait pour faire le tahajjoud et on entendait provenir de lui comme le bruit des abeilles jusqu’au matin, c’est-à-dire qu’il faisait du dhikr et il récitait le Qour’an.
Le tabi^iyy –successeur des compagnons– mettait la couche sur laquelle il comptait passer la nuit et il ne s’endormait pas et se mettait à gémir jusqu’au matin et disait : « La crainte de l’enfer chasse le sommeil des yeux des adorateurs ».
Ibnou Abi Dawoud, lorsqu’on lui étendait sa couche, il mettait la main et lui disait : « comme c’est doux ! Mais les couches du Paradis sont encore plus douces ». Puis il se levait et accomplissait la prière jusqu’à l’aube.
Soufyan Ath-Thawriyy et Ibrahim Ibnou l-‘Ad-ham étaient de ceux qui passaient la nuit en train d’accomplir des actes d’adoration jusqu’à leur mort. Pourquoi les gens de notre époque n’ont–ils pas peur de ce dont les autres avaient peur !
Rabi^ah Al-^Adawiyyah faisait le woudou’ chaque nuit. Elle se parfumait et disait à son époux : « As-tu besoin de moi ? ». S’il lui disait non, elle se levait et disait : « Mon Dieu, les yeux se sont refermés, les rois du bas monde ont refermé leur porte mais la porte du pardon n’est pas fermée. Accorde-moi Ton pardon ». Elle disait : « Par Ta gloire, voici ma position jusqu’au matin tant que je suis vivante ».
Il a été rapporté que Malik Ibnou Dinar, lorsqu’il était debout depuis le temps de al-^icha’, il tenait sa barbe dans sa main et pleurait en disant : « Ô Seigneur, fais miséricorde à Malik » jusqu’à la levée de l’aube.
Il a été rapporté qu’un vertueux n’a pas dormi une seule partie de la nuit durant un mois. Il disait aux gens de sa maison : « Ô gens ! Cette résidence n’est pas une résidence du sommeil, bientôt les vers vont dévorer votre corps ».
Dans l’accomplissement d’actes d’obéissances à fréquence régulière que ce soit des dou^a’, la demande du pardon ou la récitation du Qour’an, à nous de faire en sorte que nous accomplissions beaucoup d’actes surérogatoires pendant la nuit et surtout pendant le temps du sahar. Que la personne invoque son Seigneur avec beaucoup d’humilité. Allah a dit au sujet de Ses esclaves vertueux dans sourat Adh-Dhariyyat/17-18 ce qui signifie : « Ils dorment peu la nuit et durant le sahar, ils demandent le pardon ».
Un saint a conseillé un de ses élèves qui se plaignait de la dureté de son cœur. Il lui a dit : « Habitue-toi à faire des prières même deux rak^ah durant le temps du sahar parce que ce temps-là est un temps où l’invocation est exaucée et où le cœur s’adoucit ».
Celui qui a des prières obligatoires à rattraper, qu’il accomplisse la prière en rattrapage et qu’il fasse des invocations. Ibn Al-Khawass qui était un grand saint a dit : « Le remède du cœur, ce sont cinq choses :
– la récitation du Qour’an avec méditation,
– avoir un ventre creux (c’est-à-dire ne pas trop manger),
– faire le qiyam la nuit (veiller en actes d’adoration pendant la nuit),
– invoquer Allah avec humilité pendant le sahar,
– tenir compagnie aux vertueux ».
Que celui qui recherche le chemin des vertueux, qui veut être au nombre des gagnants dans l’au-delà, qu’il persévère durant les actes surérogatoires pendant la nuit. Que la personne veille pendant le temps du sahar à être au nombre de ceux qui accomplissent les actes d’obéissance à Allah. Aujourd’hui, beaucoup perdent leur temps à regarder la télévision, celui qui est intelligent est celui qui écoute les belles choses et les met en pratique.
Certains savants ont dit : « L’indulgence est une parure pour la science parce que l’indulgence est chose requise de la part de l’enseignant et de la part de l’étudiant. Il est important aussi de ne pas s’engager dans un sujet que l’on ne connaît pas ».
Et Allah sait plus que tout autre.