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RamaDaan 1432 : La croyance véritable et les prodiges des saints

Posted in cours général,Croyance,islam,jurisprudence par chaykhaboulaliyah sur août 7, 2011

La louange est à Allah et que l’honneur et l’élévation en degré soient accordés à Mouhammad l’esclave de Allah r.

Je loue Allah l’Unique, Celui qui n’a besoin de rien, Celui Qui n’est pas engendré, Qui n’engendre pas et Qui n’a nul équivalent. Je loue Allah, ta^ala, et Je recherche Sa bonne guidée, je recherche Son pardon et je me repens à Lui. Je recherche la préservation de Allah du mal de nos âmes et de nos mauvais actes. Celui que Allah guide c’est lui le bien guidé et celui qu’Il égare, tu ne lui trouveras pas de partisan ni de guide.

Que l’honneur et l’élévation en degré les plus complets et les plus parfaits soient accordés à notre maître Mouhammad le maître des fils de ^Adnan, celui que Allah a envoyé en tant que miséricorde pour les mondes, en tant que guide et annonciateur de bonne nouvelle et avertisseur d’un châtiment, appelant à la religion agréée par Allah par Sa volonté, lumière éclatante, lune éclairante. Allah a guidé par lui la communauté, Il a dévoilé par lui les obscurités. Il a transmis le message, il s’est acquitté de ce qui lui a été confié, il a conseillé la communauté, que Allah le rétribue pour nous du meilleur de ce dont Il ait rétribué un de Ses prophètes, r. Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah, Lui seul Il n’a pas d’associé. Il a envoyé Son messager avec la bonne guidée et la religion de la vérité afin qu’Il lui donne la victoire sur toutes les religions même si cela déplaît aux mécréants. Et je témoigne que notre maître Mouhammad r est Son esclave et Son messager, que Allah l’honore lui ainsi que tous les messagers qu’Il a envoyés.

La croyance de vérité

Allah ta^ala dit : {يَا أَيُّها الّذِينَ آمَنُوا اتَّقُوا اللهَ وَلْتَنْظُرْ نَفْسٌ مَا قَدَّمَتْ لِغَد} [1] (ya ‘ayyouha l-ladhina ‘amanou t-taqou l-Laha wa l-tandhour nafsoun ma qaddamat lighad) ce qui signifie : « Ô vous qui avez cru, craignez Allah et que chacun considère ce qu’il a préparé  pour le jour du jugement« .

Notre maître ^Aliyy, que Allah l’agrée, a dit : « Aujourd’hui les actes et demain les comptes » [rapporté par Al-Boukhariyy dans le chapitre Ar-Riqaq].

Le droit le plus éminent que Allah a sur Ses esclaves c’est la croyance en Son unicité, ta^ala, et de ne rien Lui associer. En effet, l’association à Allah est le plus grand péché que puisse commettre l’esclave. C’est le péché que Allah ne pardonne pas et Il pardonne ce qui est en-deçà à qui Il veut. Allah ta^ala dit : {إِنَّ اللهَ لاَ يَغْفِرُ أَنْ يُشْرَكَ بِهِ وَيَغْفِرُ مَا دُونَ ذَلِكَ لِمَنْ يَشَاءُ} [2] (inna l-Laha la yaghfirou ‘an youchraka bihi wa yaghfirou ma douna dhalika liman yacha) ce qui signifie : « Certes, Allah ne pardonne pas qu’on Lui associe quelque chose et Il pardonne ce qui est en-deçà à qui Il veut« .

De même, toutes les sortes de mécréance, Allah ne les pardonne pas. La preuve en est Sa parole ta^ala : {إِنَّ الَّذِينَ كَفَرُوا وَصَدُّوا عَنْ سَبِيلِ اللهِ ثُمَّ مَاتُوا وَهُمْ كُفَّارٌ فَلَنْ يَغْفِرَ اللهُ لَهُمْ} [3] (‘inna l-ladhina kafarou wa saddou ^an sabili l-Lahi thoumma matou wa houm kouffaroun falan yaghfira l-Lahou lahoum) ce qui signifie : « Certes, ceux qui ont mécru et ont empêché les gens d’entrer en Islam, puis sont morts mécréants, ceux-là Allah ne leur pardonne pas« .

Le Messager de Allah r a dit :

((مَنْ شَهِدَ أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللهُ وَحْدَهُ لاَ شَرِيكَ لَهُ وَأَنَّ مُحَمَّداً عَبْدُهُ وَرَسُولُهُ وَأَنَّ عِيسَى عَبْدُ اللهِ وَرَسُولُهُ وَكَلِمَتُهُ أَلْقَاهَا إِلَى مَرْيَمَ وَرُوحٌ مِنْهُ وَالْجَنَّةَ حَقٌّ وَالنَّارَ حَقٌّ أَدْخَلَهُ اللهُ الْجَنَّةَ عَلَى مَا كَانَ مِنَ الْعَمَلِ))

(man chahida ‘an la ‘ilaha ‘il-la l-Lahou wahdahou la charika lah ; wa ‘anna Mouhammadan ^abdouhou wa raçoulouh ; wa ‘anna ^Iça ^abdou l-Lahi wa raçoulouh ; wa kalimatouhou ‘alqaha ‘ila Maryama wa rouhoun minh ; wa l-jannata haqqoun wa n-nara haqq ; ‘adkhalahou l-Lahou l-jannata ^ala ma kana mina l-^amal)

[rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim] ce qui signifie : « Celui qui témoigne qu’il n’est de dieu que Allah, unique sans associé et que Mouhammad est Son esclave et Son messager, que ^Iça est l’esclave de Allah et Son messager, qu’il est la bonne nouvelle annoncée à Maryam et que son âme est une âme honorée par Allah, que le paradis est une vérité et que l’enfer est une vérité, celui-là, Allah le fera entrer au paradis selon les actes qu’il aura accomplis« .

Dans un autre hadith : ((فَإِنَّ اللهَ حَرَّمَ عَلَى النَّارِ مَنْ قَالَ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللهُ يَبْتَغِي بِذَلِكَ وَجْهَ اللهِ))  (fa’inna l-Laha harrama ^ala n-nari man qala la ‘ilaha ‘il-la l-Lah yabtaghi bidhalika wajha l-Lah) [rapporté par Al-Boukhariyy] ce qui signifie : « Certes, Allah ne châtiera pas éternellement celui qui a témoigné qu’il n’est de dieu que Allah, en recherchant par cette parole l’agrément de Allah« .

Il est un devoir de joindre la croyance en le message de Mouhammad r à la croyance qu’il n’est de dieu que Allah, et ceci est le minimum pour être sauvé du séjour éternel en enfer.

La signification du témoignage qu’il n’est de dieu que Allah est globalement : je reconnais par ma langue et je crois par mon cœur que le seul Qui mérite vraiment l’adoration, c’est Allah ta^ala.

La signification du témoignage que Mouhammad r est le Messager de Allah est : je reconnais par ma langue et je crois par mon cœur que notre maître Mouhammad est le messager de Allah à tous les mondes, aussi bien les hommes que les jinn, qu’il est véridique en tout ce qu’il a transmis de la part de Allah ta^ala pour qu’ils croient en sa Loi (chari^ah) et le suivent.

Ce qui est visé par les deux témoignages est de nier le fait d’être dieu à tout autre que Allah, de le confirmer à Allah, et ce, en reconnaissant et en croyant au message de notre maître Mouhammad r.

La foi et l’Islam ne sont pas valables et les bonnes œuvres ne sont pas acceptées sans les deux témoignages avec l’expression : (‘Ach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘il-la l-Lah, wa ‘ach-hadou ‘anna Mouhammadan raçoulou l-Lah) « Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah et je témoigne que Mouhammad est le Messager de Allah« , ou ce qui a la même signification, même en une autre langue que la langue arabe.

Il suffit pour la validité de l’Islam de les prononcer une fois dans la vie. Il reste un devoir de les prononcer dans chaque prière pour la validité de la prière. Ceci concerne celui qui n’était pas musulman et qui a eu l’intention d’entrer en Islam.

Quant à celui qui a grandi sur la religion de l’Islam et qui croyait fermement à la signification des deux témoignages, il n’est pas une condition pour lui de les prononcer : il est musulman même s’il ne les prononce pas.

La juste religion selon le jugement de Allah, c’est l’Islam. Allah ta^ala dit :

{وَمَنْ يَبْتَغِ غَيْرَ الإِسْلاَمِ دِيناً فَلَنْ يُقْبَلَ مِنْهُ} [4] (wa man yabtaghi ghayra l-‘islami dinan falan youqbala minh) ce qui signifie : « Et quiconque choisit autre que l’Islam pour religion, cela ne sera  pas accepté de lui » ; et Allah ta^ala dit aussi : {إِنَّ الدِّينَ عِنْدَ اللهِ الإِسْلاَم} [5] (‘inna d-dina ^inda l-Lahi l-‘islam) ce qui signifie : « Certes la religion [agréée] selon le jugement de Allah est l’Islam« .

Ainsi, tous les prophètes sont musulmans. Celui qui a suivi Mouça r est un musulman mouçawiyy, et celui qui a suivi ^Iça r est un musulman ^içawiyy. Il est valable de dire à propos de celui qui a suivi Mouhammad r qu’il est un musulman mouhammadiyy.

L’Islam est la religion que Allah agrée pour Ses esclaves et qu’Il nous ordonne de suivre.

On n’appelle pas Allah (mouslim) –musulman– comme le disent certains ignorants.

Autrefois, l’humanité entière avait une seule religion, c’était l’Islam mais l’association et la mécréance envers Allah ta^ala sont apparues après le prophète Idris r.

Nouh [6] fut alors le premier prophète envoyé aux mécréants pour les appeler à l’adoration de Allah, l’Unique, Qui n’a pas d’associé. Allah a averti de l’association tous les messagers qui sont venus après lui.

Notre maître Mouhammad r a donc renouvelé l’appel à l’Islam après que cette religion a disparu parmi les gens, sur terre. Il a été appuyé pour cela par des miracles, qui prouvaient sa prophétie. Certains sont donc entrés en Islam. Les gens de l’égarement ont renié sa prophétie. Parmi eux, certains faisaient auparavant partie des associateurs, tel un groupe de juifs qui ont adoré ^Ouzayr. Ils ont ainsi cumulé mécréance sur mécréance. D’autres parmi les gens du Livre, juifs et chrétiens, ont cru en lui. C’est le cas de ^Abdou l-Lah Ibnou Salam qui était le savant des juifs à Médine (Al-Madinah) et ‘Ashamah An-Najachiyy, le roi de l’Ethiopie qui était chrétien et qui a ensuite suivi le Messager r d’une manière complète ; il est mort durant la vie du messager de Allah et le Messager a fait la prière funéraire en sa faveur, salatou l-gha’ib –la prière funéraire sans que le corps du défunt soit présent– le jour même de sa mort. Allah lui avait révélé qu’il était mort. Après cela, on voyait la nuit au-dessus de sa tombe une lumière. Ceci est une preuve qu’il était devenu un musulman complet, un saint, que Allah l’agrée.

Le principe islamique qui réunit tous les gens de l’Islam, c’est l’adoration de Allah Lui seul.

La croyance en Dieu

Les Gens de la vérité ont dit : Parmi les règles de croyance, il y a des règles globales et des règles partielles. Entre autres, que la substance ne crée pas une substance. Si Allah avait été une substance palpable, il ne serait pas valable selon la raison qu’Il créerait une substance palpable. S’il avait été une substance impalpable, il ne serait pas valable selon la raison qu’Il créerait une substance impalpable. En outre, il a été confirmé par la raison que Allah n’est ni une substance palpable, ni une substance impalpable.

Aussi, parmi cela, il y a une règle partielle : ce qui a un début à son existence, il n’est pas valable par la raison qu’il crée ce qui a un début à son existence comme lui. Il n’est pas valable selon la raison également qu’il se crée lui-même. Il est dit à l’idolâtre adorateur du soleil : le soleil est une substance palpable, il n’est pas valable selon la raison qu’il se soit créé lui-même car cela entraînerait l’impossible selon la raison, à savoir qu’il existe antérieurement à lui-même et postérieurement à lui-même ; et ceci est évidemment impossible. Il lui est également dit : il est ainsi confirmé que le soleil a besoin de Qui lui a donné l’existence et Celui Qui lui a donné l’existence n’est pas une substance. C’est plutôt un Être Qui existe, Qui n’est pas une substance, c’est-à-dire qu’Il n’est pas ce qui a un volume. Le cops (jirm) et ce qui a un volume (hajm) ont même signification.

Quant à l’athée qui dit que c’est la nature qui a créé le monde, il lui est dit : la nature n’est pas un être qui a une perception et une science. Comment serait-il possible qu’elle crée quoi que ce soit du monde ! En effet, Celui Qui crée, nécessairement sait ce qu’Il crée ; et la nature, pour nous tout comme pour vous, n’a ni de science ni de perception.

Il est ainsi obligatoire selon la raison que le monde soit une créature, ayant un début à son existence, que Celui Qui l’a fait surgir du néant à l’existence est un Être Qui existe, Qui est vivant, Qui sait tout et Qui est tout-puissant. Il s’agit de Allah, l’Être Dont l’existence est obligatoire selon la raison.

La signification de « Dont l’existence est obligatoire selon la raison » est que Son inexistence n’est pas valable selon la raison. Il n’est pas valable selon la raison que le néant ait précédé Son existence ni que le néant suive Son existence.

De plus, le monde se limite à deux choses :  le corps (al-hajm), et qui s’appelle jawhar et le jawhar dans la langue est la chose elle-même, et la deuxième sorte c’est la caractéristique (^arad) et c’est ce qui advient au corps comme les couleurs, les mouvements, les immobilités, la chaleur, la froideur, l’humidité, la sécheresse, le contact, la localisation dans une direction et un endroit. On le définit en disant qu’il est : ce qui est lié au corps et n’existe pas en soi indépendamment de la substance.

Parmi les caractéristiques (^arad), il y a la longueur ou la petitesse, la grande taille ou la petite taille de la substance. La science entrée en existence qui est la science de la créature est aussi une caractéristique, et de même la perception. Il en est de même pour les changements d’humeur comme la joie, le chagrin, le plaisir, la douleur, les changements d’un état à un autre. Le Dieu tabaraka wa ta^ala est exempt de toutes les caractéristiques qui adviennent aux substances. Sa science n’est pas une caractéristique advenant à une substance, Sa puissance également, Sa parole également n’est pas une caractéristique advenant à une substance. Sa parole n’est pas un son tout court ni un son fait de lettres. Tous Ses attributs sont exempts de début, exempts de fin, comme Sa vie ta^ala. Tout comme Sa vie n’est pas entrecoupée d’interruption, de renouvellement, d’augmentation et de diminution, il en est de même pour tous Ses attributs comme la puissance, la volonté, l’ouïe, la vue, la science et la parole.

Ahlou s-Sounnah sont unanimes sur le fait que la puissance de Allah est une puissance unique, qui concerne tout ce qui est possible selon la raison et qui est donc sujet à Sa puissance, que Sa volonté est une volonté unique, qui concerne tout ce qui est possible selon la raison et qui est donc sujet à Sa volonté, que Son ouïe est un attribut unique exempt de début et de fin, par lequel Il entend tous les sons. Ce n’est pas une ouïe qui entre en existence lors de l’entrée en existence d’un son. Sa vue est un attribut unique par lequel Il voit tout ce qui est vu, d’une vue exempte de début exempte de fin. Sa vue n’est pas une vue qui entre en existence lors de l’entrée en existence de ce qui est vu. Il en est de même pour Sa science qui est un attribut unique par lequel Il sait toute chose qui existe et qui existera.

Sa parole est un attribut unique. Sa parole est unique, exempte de début, exempte de fin. Elle est ordre,  interdiction, annonce, interrogation – n’est-ce pas que Allah interroge les humains au jour du jugement ! –, promesse et menace. Si quelqu’un dit : comment est-il dit que la parole de Allah (kalam) est unique alors que dans le Qour’an, il y a :

{ ولو أنما في الأرض من شجرةٍ أقلامٌ والبحر يَمُدُّهُ من بعده سبعةُ أبحرٍ ما نفدت كلماتُ الِله }

(wa law ‘annama fi l-‘ardi min chajaratin ‘aqlamoun wa l-bahrou yamouddouhou min ba^dihi sab^atou ‘abhourin ma nafadat kalimatou l-Lah)

Dans laquelle il est dit (kalimat) qui est un mot au pluriel ? Comment est-il dit parole unique (kalam) alors que dans le Qour’an il est dit (kalimatou l-Lah) au pluriel ? La réponse est que la mention d’un terme au pluriel est pour la glorification, pour glorifier cette parole qui est une parole unique. Tout comme Allah tabaraka wa ta^ala est un seul Être et il est indiqué dans le Qour’an par le terme (nahnou) – Nous –, comme dans cette ayah :

{إنّا نحن نحيي ونميت}

(inna nahnou nouhyi wa noumit)

qui signifie : « Certes, c’est Nous Qui donnons la vie et la mort ». « Nous » alors qu’Il est unique. Il en est de même pour le terme nous (nahnou) pour la créature, il peut être utilisé au sujet des créatures dans le sens du pluriel et il se peut que ce soit pour glorifier celui qui parle. Il se peut que l’un d’entre nous dise « nous » pour exprimer un pluriel : au sujet de soi-même avec un groupe de personnes et il se peut pour se glorifier soi-même par « nous ». Ce qui est parvenu dans le Qour’an (inna nahnou nouhyi wa noumit) est pour la marque d’honneur et de glorification et non pas pour indiquer un pluriel. Allah S’est glorifié Lui-même. Il en est de même pour l’expression (kalimatou l-Lah) c’est pour la marque d’honneur et de glorification de cette parole qui est unique. La parole de Allah est unique. Il est parvenu dans le Qour’an sa mention par un terme qui exprime le pluriel car kalimat est le pluriel de kalimah et par kalimah : kalimah et  kalimat.

Pour ce qui est parvenu dans le Qour’an par Sa parole :

{إنما أمره إذا أراد شيئًا أن يقول له كن فيكون}

(innama ‘amrouhou ‘idha arada chay’an ‘an yaqoula lahou koun fayakoun)

cela ne signifie pas que Allah dit du nombre de ce qu’Il crée : koun, koun, koun –soit, soit, soit–. Mais le sens est que ce dont Allah veut l’existence, il a lieu sans que difficulté ou fatigue ne L’atteignent, sans qu’il y ait retard par rapport au temps dans lequel Il en a voulu l’existence. C’est cela le sens. Ce n’est pas qu’Il dise du nombre des créatures, chacune, koun – soit –.

Dans un seul instant, Il crée ce qu’aucune créature ne peut dénombrer, ni ange, ni humain. C’est une stupidité que de croire que Allah prononce le (kaf) et le (noun) pour chaque chose qu’Il crée. Ceux-là sont stupides ! Ils n’ont pas de raison qui les fasse parvenir à la réflexion correcte, les wahhabites et ceux qui sont dans un état semblable au leur. Selon eux, Allah parlerait avec le (kaf) et le (noun) du nombre de ce qu’Il crée.

Allah existe avant la création des langues. Avant l’existence du monde Il parle et après avoir créé le monde Il parle d’une seule parole. Nous n’en comprenons pas la réalité dans le bas monde mais dans l’au-delà, lorsqu’Il nous fait entendre, nous comprendrons. Nous entendrons une parole qui n’est pas de lettres ni de sons et qui n’est pas composée d’une lettre qui précède et d’une lettre qui suit. Ahlou s-Sounnah –les sunnites– ont dit que Sa parole est unique, que Sa puissance est unique, que Sa science est unique, que Sa volonté est unique, que Son ouïe est unique, que Sa vue est unique et que Sa science est unique car si elle avait été multiple, qu’elle se produit petit à petit, cela entraînerait l’entrée en existence de l’Être de Allah, or l’entrée en existence est impossible au sujet de Alla; et ce qui entraîne le début à l’existence est impossible au sujet de Allah.

Le livre Jawahirou l-Fousoul, ce livre comprend ce que nous avons décrété dans cette conférence, à savoir que la parole de Allah n’est pas lettres et sons, que Allah tabaraka wa ta^ala existe sans endroit et qu’il ne s’écoule pas de temps sur Lui car Il est de toute éternité, alors que l’endroit et le temps ont un début à leur existence et que Allah n’en est pas caractérisé. Il existe plutôt de toute éternité alors qu’il n’y a pas d’endroit de toute éternité, et Il est maintenant tel qu’Il est de toute éternité. Ce livre, Salahou d-Din Al-‘Ayyoubiyy de son temps en a décidé l’enseignement dans les écoles, pour les jeunes et les plus âgés, et c’est ce qu’enseignent Ahlou s-Sounnah dans les orients et les occidents. Mais les wahhabites sont apparus il y a deux cent cinquante ans. Ils enseignent aux gens que Allah est un corps qui est assis au-dessus du Trône, qu’Il a des membres et qu’Il parle avec des lettres et un son. Ils ont même dit qu’Il a un pied ! Ils lui ont attribué le pied ! Tant que certains ont dit : (au jour du jugement, lorsqu’il sera dit à l’enfer es-tu rempli ? et qu’il répond : pas encore, le Dieu met dedans sa jambe et l’enfer ne la brûle pas) ! Ils L’ont considéré avec l’aspect d’un être humain, ils L’ont considéré un corps limité de la taille du Trône. Ils Lui ont attribué des membres et Lui ont attribué une descente et une remontée. Il ne leur reste plus qu’à dire qu’Il est comme nous ! Que Allah les maudisse. Eux, cette voie maligne, ils la diffusent avec l’argent. Allah leur a donné l’argent : le pétrole. Il leur a fait jaillir ce qui est une source de péchés pour eux. Il sera pour eux une source de remontrances et de courroux pour eux dans l’au-delà.

Certains de leurs chaykh, dans leur exagération de l’assimilation, a dit en descendant des marches, il a dit : Allah descend comme moi. Il a ainsi expliqué le hadith (ينزل ربنا كل ليلة إلى السماء الدنيا) (yanzilou Rabbouna koulla laylatin ‘ila s-sama’i d-dounya). Il l’explique ainsi par son acte. Il assimile Allah à lui. Ce nouzoul selon Ahlou s-Sounnah est la descente des anges sur ordre de Allah. Les anges descendent chaque nuit, après la moitié de la nuit jusqu’au ciel du bas-monde. Ils transmettent de la part de Allah. Ensuite, au temps de l’aube, ils retournent à leurs places, au-dessus du ciel du bas-monde. C’est cela l’explication du hadith.

Ce n’est pas tout le monde qui est bien guidé par le Qour’an. Allah ne l’a pas révélé afin que tout le monde en soit bien guidé. Celui que Allah veut qu’il soit bien guidé par le Qour’an, il sera bien guidé par le Qour’an, et s‘égarera par le Qour’an celui que Allah veut qu’il soit égaré par le Qour’an. Ahlou s-Sounnah, Allah les a bien guidés par le Qour’an. Il leur a fait profiter du Qour’an car ils l’expliquent de la manière adéquate. Le Qour’an est ainsi pour eux une bonne guidée. Quant à ceux qui assimilent Allah à Ses créatures, qui expliquent certaines ayah et hadith conformément aux caractéristiques des créatures, ceux-là Allah les a égarés par le Qour’an. C’est pour cela qu’Il dit :

{ ذلك الكتاب لا ريب فيه هدى للمتقين}

(dhalika l-kitabou la rayba fihi houdan li l-mouttaqin)

ce qui signifie : « Ce Livre qui ne comporte pas de doute, est une guidée pour les pieux ». Les wahhabites mémorisent le Qour’an mais en réalité, ils le contredisent.

Que signifie une preuve partielle ? Réponse : le monde change et tout ce qui change a une existence ayant un début et le monde a un début à son existence. Ceci est une preuve globale. Quant à ce qui est compris à partir de cette règle, ce sont des preuves partielle. Tout comme lorsque tu dis que la substance (jawhar) a une existence ayant un début. Ceci est une partie de ce qui est compris de l’autre règle.

La parole des Gens de la vérité – disant que Allah est exempt de la limite – signifie : si Allah était une substance élémentaire, la substance élémentaire Lui serait semblable. S’Il était supérieur à cela jusqu’à atteindre le plus grand des corps, qui est le Trône ou davantage jusqu’à atteindre une quantité finie ou une quantité supposée infinie, il serait obligatoire selon la raison qu’Il soit constitué de parties c’est-à-dire composé. Or, ce qui est constitué de parties a besoin de qui le constitue ainsi et celui qui a besoin d’autrui est entré en existence, indispensablement. Ceci est la parole de ^Aliyy Ibnou Abi Talib, que Allah l’agrée :

(( مَنْ زَعَمَ أَنَّ إِلَهَنَا مَحْدُودٌ فَقَدْ جَهِلَ الْخَالِقَ الْمَعْبُودَ ))

[rapporté par Abou Nou^aym] ce qui signifie : « Celui qui prétend que notre Dieu est limité, certes, il a ignoré le Créateur, Celui Qui mérite d’être adoré« , et c’est la parole de ^Aliyy Ibnou l-Houçayn Ibni ^Aliyy Ibni Abi Talib,  que Allah les agrée, Zaynou l-^Abidin :

(( إِنَّ اللَّهَ لَيْسَ بِمَحْدُودٍ ))

[rapporté avec une chaîne de transmission ininterrompue par l’Imam Mourtada AzZabidiyy dans ‘It-hafou s-Sadati l-Mouttaqin] ce qui signifie : « Certes, Allah n’est pas limité« , et c’est la parole de ‘Ahmad Ibnou Salamah AtTahawiyy :

(( تَعَالَى (أي اللَّهُ) عَنِ الْحُدُودِ ))

ce qui signifie : « Il (Allah) est exempt des limites« . C’est pour cela qu’il est impossible selon la raison s’agissant de Allah qu’Il soit en contact avec le monde, diffus à l’intérieur ou éloigné de lui par la distance. Ceci est la vérité en-dehors de laquelle rien d’autre n’est valable. En effet, les créatures sont soit en contact les unes avec les autres, soit séparées et il est impossible selon la raison d’attribuer à Allah les deux : le contact et la séparation. Cela impliquerait en effet la confirmation du pareil à Allah. Allah tabaraka wa ta^ala a nié pour Lui-même tout pareil dans l’absolu. Si les hachawiyyah, les moujassimah les corporalistes –, qui confirment que Allah a une limite, s’ils disent : ce que vous dites est une négation de l’existence de Allah, on leur répond : vous avez basé votre croyance sur ce à quoi l’imagination aboutit et il n’y a pas de considération à donner à l’imagination. La considération, on ne la donne qu’à la preuve selon la Loi de l’Islam et selon la raison. Ce que nous déclarons ici, c’est ce que les textes transmis et ce que la raison impliquent. Si vous dites : nous ne croyons pas à quelque chose à laquelle notre imagination n’aboutit pas, vous reniez alors une créature à laquelle votre imagination n’aboutit pas et qui a été confirmée par le Qour’an, comme par exemple dans Sa parole ta^ala : [وَجَعَلَ الظُّلُمَاتِ وَالنُّورَ] ce qui signifie : « Et Il a créé les ténèbres et la lumière« . Ainsi, la lumière et l’obscurité sont deux créatures entrées en existence, par le témoignage du Qour’an. Alors, votre imagination admet-elle une époque où il n’y avait ni lumière ni obscurité ? Pourtant, ceci a été confirmé par cette ayah : [وَجَعَلَ الظُّلُمَاتِ وَالنُّورَ] ce qui signifie : « Et Il a créé les ténèbres et la lumière« , c’est-à-dire que Allah a créé les ténèbres et la lumière après qu’elles n’ont pas été. Il les a créées après qu’elles ont été inexistantes. Cette époque, ni notre illusion, ni la vôtre n’y aboutit, ni notre imagination ni la vôtre ne l’atteint. Qui peut imaginer une époque où il n’y avait ni lumière ni obscurité ? Malgré cela, il est un devoir de croire qu’il y a eu une époque – c’est-à-dire une créature – dans laquelle il n’y avait ni lumière ni obscurité, car c’est après la création de l’eau et du Trône que Allah a créé la lumière et l’obscurité. La première chose que Allah a créée, c’est l’eau, puis le Trône. Donc, la lumière et l’obscurité n’ont existé qu’après l’existence de l’eau et du Trône.

La croyance aux prophètes

Allah ta^ala a envoyé les prophètes par miséricorde pour Ses esclaves car il n’y a pas, selon la raison, ce qui permet de se passer d’eux. En effet, la raison ne parvient pas à elle seule à connaître les choses qui peuvent sauver dans l’au-delà. Ainsi, dans l’envoi des prophètes, il y a une utilité, indispensable pour leur besoin en cela, et cette grâce revient à Allah pour avoir accordé ceci à Ses esclaves. Ce sont donc des ambassadeurs de Sa part, ta^ala, pour les créatures.

Le prophète et le messager ont en commun la révélation. Allah leur révèle donc à tous deux une Loi de l’Islam, conformément à laquelle ils agissent, pour la transmettre aux gens.

Toutefois, le messager vient avec l’abrogation de certaines lois antérieures à lui ou avec une nouvelle Loi de l’Islam.

Le prophète qui n’est pas messager, il lui est révélé de suivre la Loi de l’Islam d’un messager antérieur à lui pour la transmettre.

Pour cela, les savants ont dit : « Tout messager est aussi prophète et tout prophète n’est pas forcément messager« .

De plus, ils se différencient par le fait que le statut de messager peut être attribué aux anges et aux êtres humains, alors que la simple prophétie, ne peut l’être que pour les humains.

Les prophètes ont obligatoirement pour attribut la véracité, il leur est impossible le mensonge. Il leur est obligatoire aussi l’extrême intelligence, il leur est impossible l’idiotie et la stupidité. Il leur est obligatoire l’honnêteté. Ainsi, les prophètes sont préservés de la mécréance, des grands péchés et des petits péchés de bassesse et c’est cela la préservation qui leur est obligatoire. De même, il leur est impossible la trahison. D’autre part, la chasteté leur est obligatoire ; la vulgarité, la bassesse et la lâcheté leur sont donc impossibles. Leur est impossible également, tout ce qui peut repousser d’accepter leur appel et de même, toute maladie repoussante.

Celui qui leur attribue donc le mensonge, la trahison, la vulgarité, la bassesse, la lâcheté ou ce qui est de cet ordre, est certes devenu mécréant.

Sache que le moyen de connaître le prophète, c’est le miracle (mou^jizah). C’est une chose contraire à l’ordinaire, qui vient en accord avec les dires de celui qui prétend être prophète et qui est sauf de l’opposition par une chose semblable.

Ce qui fait partie des choses étonnantes mais qui ne sort pas de l’ordinaire n’est donc pas un miracle.

De même, tout ce qui est contraire à l’ordinaire mais qui n’est pas accompagné de la prétention à la prophétie, comme les choses extraordinaires qui apparaissent par la main des saints (waliyy), qui suivent les prophètes, ceci n’est pas un miracle mais on appelle cela prodige (karamah).

De même, ce à quoi peut être opposé une chose semblable, comme la magie, n’est pas un miracle. En effet, la magie peut lui être opposée une magie qui lui est équivalente.

De plus, il y a deux sortes de miracles :

Il y a le miracle qui a lieu à la demande des gens, demande faite à celui qui prétend être prophète.

Il y a aussi le miracle qui a lieu sans demande.

De la première sorte, il y a par exemple le miracle de la chamelle de Salih qui est sortie du rocher. Son peuple lui avait demandé cela en lui disant : si tu es vraiment un prophète envoyé à nous pour que nous croyions en toi, alors fais sortir pour nous une chamelle et son petit de ce rocher. Il a fait sortir pour eux une chamelle avec son petit. Ils furent alors stupéfaits et ils crurent en lui.

Certes, s’il était menteur dans son affirmation que Allah l’a envoyé comme messager, il n’apporterait pas cette chose étonnante et extraordinaire, que personne parmi les gens ne peut y opposer une chose semblable à ce qu’il a fait. La preuve leur a ainsi été donnée.

Ils ne pouvaient faire autrement que se soumettre et reconnaître la véracité de cela car la raison oblige à croire celui qui vient avec une telle chose, qui ne peut lui être opposée une chose semblable de la part des opposants.

Celui qui ne se soumet pas et s’entête est considéré comme méprisant la valeur de l’argumentation rationnelle.

La croyance aux saints

Allah ta^ala dit :

(‘ala ‘inna ‘awliya’a l-Lahi la khawfoun ^alayhim wa la houm yahzanoun ; alladhina ‘amanou wa kanou yattaqoun) [Younous/ 62-63] ce qui signifie : « Certes les waliyy de Allah il n’y a pour eux aucune crainte et ils n’ont pas à être chagrinés ; ce sont ceux qui ont cru et ont fait preuve de piété ».

L’Imam Abou ^Abdi l-Lah Al-Boukhariyy a rapporté de Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, que le Prophète a dit :

(qala l-Lahou ta^ala : man ^ada li waliyyan faqad ‘adhantouhou bi l-harb ; wa ma taqarraba ‘ilayya ^abdi bichay’in ‘ahabba ‘ilayya mimma ftaradtou ^alayh) ce qui signifie : « Allah ta^ala dit : Celui qui prend un de Mes waliyy pour ennemi, il s’attendra à Mon châtiment. Mon esclave se rapproche davantage de Mon agrément par ce que Je lui ai ordonné d’accomplir ».

La signification de ce hadith qoudsiyy est que celui qui prend un saint pour ennemi, Allah lui apprend qu’il s’attendra au châtiment. Celui qui s’attend au châtiment de Allah sera perdu. De plus, ce que Allah agrée le plus de l’esclave, ce sont les obligations.

Les saints de Allah ont pour caractéristiques de se maintenir sur la droiture dans l’obéissance à Allah ta^ala, d’accomplir les devoirs tout en évitant les interdits et de multiplier les actes d’adoration surérogatoires. Tels sont les saints, ceux que Allah aime, Qu’Il honore dans le bas monde et dans l’au-delà.

Parmi les honneurs que Allah leur accorde dans le bas monde il y a les prodiges. Les prodiges sont des choses qui sortent de l’ordinaire, apparaissant aux mains des saints. La preuve qui confirme la réalité des prodiges c’est la parole de Alla:

(qala l-ladhi lahou ^ilmoun mina l-kitabi ‘ana ‘atika bihi qabla ‘an yartadda ‘ilayka tarfouka ; falamma ra’ahou moustaqirran ^indahou qala hadha min fadli Rabbi) [An-Naml / 40] ce qui signifie: « Celui qui a connaissance du Livre a dit : Moi, je te le ramène avant que ton regard n’atteigne ce que tu veux regarder ». (Il s’agit du trône de la reine Bilqis). Lorsqu’il l’a vu devant lui, il dit : Ceci est par la grâce de mon Seigneur ».

La preuve vient également la parole du Prophéte r, dans ce qu’a rapporté At-Tirmidhiyy et d’autres qu’il a dit :

(ittaqou firaçata l-mou’mini fa’innahou yandhourou binouri l-Lah) ce qui signifie :  « Prenez garde à  la firasah, –ce qui peut être dévoilé au croyant qui est un saint–, car certes Allah lui donne une lumiére dans son regard ».

Il y a aussi le prodige de ^Oumar Ibnou l-Khattab, que Allah l’agrée, qui a été confirmé avec une bonne chaîne de transmission alors qu’il faisait un discours à Médine : il  interpella le chef de son armée Sariyah Ibnou Zanim qui bataillait à Nahawand en Perse. « Sariyah, la montagne, la montagne », lui avait-il dit. Sariyah avait entendu l’appel depuis  des milliers de kilomètres et avait pu grâce à cela déjouer le piége tendu par les ennemis. Cette chose extraordinaire a été rapportée par Al-Bayhaqiyy,  par le Hafidh Ad-Dimyatiyy qui l’a jugé sahih et As-Souyoutiyy a été en accord avec lui sur cela.

Parmi les preuves encore, AtTabaraniyy a rapporté dans « Al-‘Awsat » d’aprés ‘Anas, que le Messager de Allah r a dit :

(lan takhlou l-‘ardou min ‘arba^ina rajoulan mithla khalili r-Rahman ; fabihim tousqawna wa bihim tantasiroun ; mam mata minhoum ‘ahadoun ‘il-la ‘abdala l-Lahou makanahou ‘akhar) ce qui signifie: « Il y aura toujours sur terre quarante hommes qui sont comme Ibrahim Khalilou Rahman. C’est grâce à ces quarante là que vous recevrez la pluie et c’est grâce à eux que vous aurez la victoire. Il n’y a pas un seul d’entre eux qui meurt sans que Allah le remplace par un autre ». Le hafidh Al-Haythamiyy a dit de ce hadith dans « Majma^ou zZawa’id » qu’il a une bonne chaîne de transmission.

Croire en l’existence des saints et en leurs prodiges fait partie de la croyance de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah. Que l’on soit sur ses gardes de ceux qui renient les prodiges des saints, ceux là même qui attribuent à Allah le corps, qui renient le tawassoul, ceux qui ont assimilé Allah à Ses créatures et qui ont interdit le tawassoul par les prophétes et les saints vertueux.

Sachez que les saints ont été réputés par la science,  par le fait d’être soufis, ascètes et pieux et de suivre la Sounnah. Il y a parmi les saints qui ont des voies soufies  (tariqah) comme l’imam Ahmad Ar-Rifa^iyy ou Al-Jilaniyy et d’autres encore. Ces voies ont été fondées conformément au Qour’an et au hadith mise à part la voie Tijaniyy car selon ce qu’expliquent les livres de ces Tijaniyy deviés elle est clairement contradictoire au Livre et à la Sounnah et Allah sait plus que tout autre l’état du Chaykh duquel ils se réclament à savoir Abou l-^Abbas Ahmad At-Tijaniyy car il se peut que ces livres lui soient attribués calomnieusement et qu’il en soit innocent.

Il n’y a pas de considération à donner à ceux qui renient le tawassoul pour leur  blâme des voies des soufis véridiques. Ce blâme est une preuve de leur ignorance car le soufi, pour celui qui  le connaît, c’est celui qui oeuvre conformément au Livre et à la Sounnah, qui accomplit les devoirs, évite les interdits et qui délaisse le luxe et le confort dans la nourriture, l’habillement et ce qui est de cet ordre. Ces caractères sont en réalité ceux des Califes bien guidés. D’ailleurs Abou Nou^aym l’auteur de « Hilyatou l-‘Awliya’ » (le joyau des saints), ouvrage dans lequel il a  voulu distinguer les soufis véridiques des autres, ceux qui se prétendent tels alors qu’ils en sont le contraire, a commencé par citer les quatre califes. A son époque, il y a eu beaucoup de mises en garde  et de nuisances faites à certains soufis.

Sachez que ceux qui renient le tawassoul sont des pertubateurs à cause de leur mauvais jugement au sujet des soufis. Ils ont contredit l’Imam Ahmad duquel ils prétendent calomnieusement être des disciples car l’imam Ahmad disait à Abou Hamzah dont il prenait conseil : « Que dis-tu à ce sujet, ô soufi ? »

Les wahhabites ont également contredit leur chef Ibnou Taymiyah Al-Harraniyy puisqu’il a dit dans « Charhou hadith An-Nouzoul » : « Al-Jounayd, le maître des soufis, est un imam de bonne guidée ».

Qu’ils sachent ce qu’est le véritable tasawwouf : suivre la loi de l’Islam, oeuvrer conformément au Livre et à la Sounnah et faire des efforts pour corriger son âme et contredire ses passions.

Al-Jounayd Al-Baghdadiyy, que Allah l’agrée a dit : «  Le tasawwouf, c’est la pureté et la sincérité de son comportement à l’égard de Allah ta^ala ».

Notre maître Ahmad Ar-Rifa^iyy, que Allah l’agrée a dit :

« Le soufi est celui qui a appris la jurisprudence et qui oeuvre conformément à ce qu’il a appris ».

Et sachez que parmi les musulmans, l’existence des saints et l’arrivée des prodiges est une chose réputée depuis l’époque des compagnons jusqu’à nos jours.

Seul celui qui est privé de bien renie l’existence des saints et l’existence des prodiges.

L’Imam Zaynou l-^Abidin

Ainsi, les saints sont ceux qui suivent correctement le Prophète Mouhammad. Certains d’entre eux sont même des descendants du Prophète. C’est comme par exemple l’imam Zaynou l-^Abidin qui fait partie des maîtres des successeurs des compagnons.

AzZouhriyy a dit : « Je n’ai pas vu un seul hachimite qui soit meilleur que lui et je n’ai vu personne qui ait plus de science que lui. Lorsqu’il s’apprêtait à faire le woudou, que Allah l’agrée,  son visage devenait jaune. Sa famille lui disait : Qu’est ce qui te prend lorsque tu veux faire le woudou? Il a dit : Vous ne savez pas pour Qui je compte me lever. c’est-à-dire lorsqu’il s’apprête à faire la prière, il a la crainte de Allah pour Qui il fait la prière.

Il a été rapporté un jour qu’un incendie a éclaté dans la maison dans laquelle se trouvait ^Aliyy fils de Al-Houçayn, alors qu’il était en prosternation, les gens s’étaient mis à lui dire : « O, toi le fils de la fille du Messager de Allah, ô toi le fils de la fille du Messager de Allah, au feu !! ! » Mais il n’a pas relevé la tête jusqu’à ce que le feu ait été éteint et il a été dit : « Qu’est ce qui t’a détourné de ce feu ? »  « C’est l’autre feu qui m’en a détourné » a-t-il répondu. –Il fait allusion au feu de l’enfer–.

Un jour un homme était venu à lui alors qu’il était avec ses compagnons dans la mosquée, il n’a pas laissé une seule mauvaise parole sans qu’il le lui ait dite et Zaynou l-^Abidin se taisait. Par la suite, cet homme était reparti et lorsque la nuit était tombée, il est venu à la porte de cet homme et lui  a dit : « Ô mon frère, si tu étais véridique en ce que tu m’as dit, que Allah me pardonne et si tu étais menteur, que Allah te pardonne. » Puis il est reparti. C’est alors que cet homme est sorti et l’a suivi par derrière et s’est mis à pleurer tant que Zaynou l-^Abidin a eu de la compassion pour lui. Cet homme lui a dit : « Ne me méprends pas. Je ne reviendrais plus à faire quelque chose que tu n’aimes pas. Zaynou l-^Abidin lui répondit alors : « Et toi je te pardonne pour tout ce que tu m’as dit. »

L’imam As-Sajjad Ibnou l-^Abidin, que Allah l’agréé, était généreux, il prodiguait le bien, il était bienfaiteur. Ibnou l-Jawziyy a rapporté dans «  Sifatou AsSafawah » d’aprés Mouhammad fils de Is-haq il a dit : « Il y avait des gens à Médine qui vivaient et ils ne savaient pas d’où leur parvenait leur subsistance; lorsque ^Aliyy fils de Al-Houçayn était mort ils ne retrouvaient plus ce qu’il leur était donné de nuit et il est rapporté que leur nombre était de cent familles de Médine.

Et lorsque venait à lui un mendiant pour lui demander quelque chose, il lui faisait bon accueil et lui disait : « Bienvenue à celui qui transporte mes provisions pour l’au-delà ! » Un des fils de ^Ammar Ibnou Yacir a rapporté : « Il y avait un jour chez ^Aliyy fils de Al-Houçayn des invités qui avaient demandé à l’un de ses serviteurs à ce qu’il leur ramène rapidement de la viande cuite dans le four. C’est alors que le serviteur était venu en courant et la broche –le fer sur lequel étaient mis les bouts de viande– était tombée de sa main sur l’un des enfants de ^Aliyy et l’a atteint à la tête. Il en est mort. C’est alors que ^Aliyy a dit à ce serviteur : « Tu es libre, parce que tu n’as pas fait exprès » Et il l’a amené avec lui dans le convoi funéraire de son fils.

Un jour il a rendu visite à Mouhammad fils de ‘Ouçamah fils de Zayd lors de sa maladie et Mouhammad s’était mis à pleurer. Zaynou l-^Abidin lui a dit : « Qu’est ce qui t’arrive ? » Il lui répondit : « Je suis endetté de quinze mille dinars ». C’est alors que Zaynou l-^Abidin lui a dit : « C’est moi qui me charge de les rembourser ».

Zaynou l-^Abidin était extrêmement bienfaisant envers sa mère tant qu’il évitait de manger dans le même récipient que sa mère de crainte que sa main ne prenne le morceau qu’avait vu en premier sa mère. Et il  accomplissait, que Allah l’agrée, chaque jour et nuit mille rak^ah des prières surérogatoires tant qu’il a été surnommé l’imam As-Sajjad –c’est-à-dire celui qui se prosterne beaucoup–.

Zaynou l-^Abidin était sur la croyance du Prophète et de ses compagnons en terme de croyance en l’unicité de Allah et de Son exemption  de l’endroit, de la localisation, de la limite et de la couleur. Le maître  Mourtada AzZabidiyy le commentateur de Al-Qamous a rapporté avec une chaîne de transmission ininterrompue composée de gens qui sont tous de la famille du Prophéte que Zaynou l-^Abidin ^Aliyy fils de Al-Houçayn a dit dans son épître appelé AsSahifah As- Sajjadiyyah : « Tu es exempt d’imperfection, ô Allah Tu n’es pas contenu dans un endroit ».

Zaynou l-^Abidin, que Allah l’agrée, personne ne l’aidait pour sa purification : il puisait l’eau pour sa purification avant de s’endormir. Lorsqu’il se levait pendant la nuit, il commençait par utiliser le siwa; ensuite, il faisait son woudouet il commençait à faire la prière et il rattrapait les prières surérogatoires qu’il avait manquées la journée, il les rattrapait pendant la nuit. Il a dit un jour : « Mes fils, ceci n’est pas un devoir pour vous (c’est-à-dire d’accomplir les prières surrérogatoires) mais celui d’entre vous qui s’est habitué à une habitude de bien, c’est bien pour lui de persévérer sur cela ». Il ne délaissait la prière surérogatoire de nuit ni lorsqu’il était résident ni lorsqu’il était voyageur.

On rapporte de lui, qu’il a dit : « Je suis étonné de l’orgueilleux arrogant qui la veille était de l’eau mélangée du père et de la mère et demain il sera un cadavre puant. Et je suis étonné du profond étonnement de celui qui doute au sujet de Allah alors qu’il voit les créatures de Allah et je suis étonné du plus profond étonnement de celui qui renie la résurrection alors qu’il voit cette vie présente et je suis étonné de tout l’étonnement pour celui qui oeuvre pour cette résidence qui va à sa fin et alors qu’il sait qu’il y aura une résidence qui sera éternelle sans fin.»

Il été rapporté de Abou Ja^far Mouhammad  fils de ^Aliyy Zaynou l-^Abidin qu’il a dit : « Mon père m’a recommandé certaines choses, il m’a dit : Ne tiens pas la compagnie de cinq catégories de personnes ne leur parle pas et ne les accompagne pas sur le chemin. Je lui ai dit : Je me sacrifies pour toi, ô mon père qui sont donc ces cinq personnes ? Il m’ a dit : Ne tiens pas la compagnie du grand pécheur car il est capable de te vendre pour une bouchée ou moins que cela. Je lui ai dit : Père qu’est ce qui est moins qu’une bouchée ? Il m’a répondu : Il souhaite obtenir la bouchée et il ne l’obtient pas. Je lui dis : Père et qui est donc la deuxième de qui je ne tiens pas la compagnie ? Il m’a dit : Ne tiens pas la compagnie de celui qui est avare car il est capable de prendre de toi et de te rendre encore plus dans le besoin que lorsque tu l’avais connu. Je lui dis : Père et qui est donc la troisième personne ? Il m’a répondu : Ne tiens pas la compagnie du menteur car il est comme le mirage : il éloigne de toi celui qui est proche et te rapproche celui qui est loin. Je demandai : Père et qui est donc le quatrième ? Il me répondit : Ne tiens pas la compagnie de celui qui est stupide car il veut t’être utile et il va te .nuire. Je dis : Père et qui est donc le cinquième ? Il me dit : Ne tiens pas la compagnie de celui qui rompt les liens avec ses proches parents car j’ai vu que dans le Livre de Allah il est maudit à trois reprises ».

Notre maître ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy

Parmi les saints, il y a notre maître ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy. L’imam Abou l-Qacim ^Abdou l-Karim Ar-Rafi^iyy, l’imam des Chafi^iyy connu pour sa science son ascèse et ses prodiges, a dit du bien de lui ; il a dit, que Allah ta^ala lui fasse miséricorde, dans son livre Sawadou l-^aynayn fi manaqibi l-Ghawth ‘Abi l-^Alamayn pour l’éloge du chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy que Allah l’agrée ce qui suit : « Le chaykh l’imam Abou Chouja^ Ach-Chafi^iyy m’a rapporté en disant : le chaykh ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy que Allah l’agrée était un symbole tel une montagne de science un mouhaddith, spécialiste de jurisprudence, moufassir qui a des chaînes de transmission de haut degré des maîtrises il était spécialiste dans la récitation il mémorisait il avait les arguments il maîtrisait la religion il était facile avec les musulmans et rude avec les égarés ; il était doux souriant, avec un bon caractère, sa parole était douce ; les gens trouvaient du plaisir lorsqu’ils étaient avec lui on ne s’ennuyaient pas dans ses assemblées. On ne quittait son assemblée que pour un acte d’adoration ; il supportait la nuisance ; il tenait sa parole lorsqu’il l’engageait ; il patientait face aux difficultés ; il était modeste sans humiliation ; il maîtrisait sa colère sans animosité ; il était celui de son époque qui connaissait le plus le livre de Allah et la Sounnah de Son Messager r et celui qui avait le plus de connaissance de cela ; il était un océan de science : il avait hérité des caractères de son ancêtre le Messager de Allah r ».

Ar-Rafi^iyy a dit également : « Notre chaykh ^Oumar Al-Farouthiyy m’a dit le chaykh Badr Al-‘Ansariyy nous a rapporté du chaykh l’imam Mansour Al-Bata‘ihiyy Ar-Rabbaniyy qu’il a dit : « J’ai vu le Prophète r quarante jours avant la naissance du fils de ma sœur le chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy dans le rêve qui m’a dit ce qui signifie : « Ô Mansour, je t’annonce la bonne nouvelle que Allah accorde à ta sœur après quarante jours un fils qui s’appellera Ahmad Ar-Rifa^iyy. Tout comme je suis le meilleur des Prophètes également il sera le meilleur des saints [de son époque] ; et lorsqu’il va grandir emmène-le auprès du chaykh ^Aliyy Al-Qari‘ Al-Wasitiyy et confie-le-lui afin qu’il l’éduque car cet homme a un haut degré selon le jugement de Allah et ne le perd pas de vue » ; j’ai dis : « L’ordre est votre ordre Ô Messager de Allah que Allah vous honore et vous élève davantage en degré. Et il en était ainsi tout comme l’a mentionné le Messager de Allah r ».

Ar-Rafi^iyy a dit également : « Le spécialiste de jurisprudence le grand savant Abou Zakariyya’ Yahya le fils du chaykh AsSalih Youçouf Al-^Asqalaniyy Al-Hanbaliyy m’a dit : J’étais à ‘Oummou ^Oubaydah j’étais en train de visiter auprès de notre maître Ahmad Ar-Rifa^iyy et dans son couloir il y avait autour de lui des visiteurs plus de cent milles personnes ; il y avait des gouverneurs, des savants, des chaykh, des gens du commun ; et il les avait accueillis avec bienvenue en leur donnant à manger en les honorant et en leur faisant bon accueil chacun selon son état ; et il prenait place sur la chaise après le dhouhr –pour que les gens le voient– et il exhortait les gens et les gens étaient des cercles tout autour de lui ; il a pris place sur la chaise après le dhouhr du jeudi et dans son assemblée il y avait des exhortateurs de Wasit et un groupe nombreux de savants de l’Irak et des plus grands dignitaires des gens et des gens s’étaient mis à lui poser des questions de tafsir, d’autres lui avaient posé des questions du hadith, d’autres dans la jurisprudence, d’autres dans la divergence, d’autres sur les fondements, d’autres dans d’autres sciences : il a répondu à deux cents questions de différentes sciences et son état n’a pas changé lorsqu’il répondait et il n’avait pas manifesté de signes de difficulté ; c’est alors que je n’ai pas pu me contenir et je me suis levé et j’ai dit : « Mais cela ne vous suffit pas ? Par Allah si vous l’avez interrogé sur toute science qui a été consignée il vous aurait répondu par la volonté de Allah sans que cela ne lui fasse de peine » ; c’est alors qu’il a souri et il a dit : « Laisse-les, Ô ‘Abou Zakariyya, qu’ils me posent des questions avant qu’ils ne me perdent car le bas monde va à sa perte et Allah est Celui Qui fait changer les états ». Les gens se sont mis à pleurer et on a entendu beaucoup de bruit dans l’assemblée et c’est alors que dans l’assemblée cinq hommes sont morts et parmi les Sabéens et les chrétiens et les juifs huit mille personnes ou plus sont entrées en l’Islam et quarante milles personnes se sont repenties ».

Ar-Rafi^iyy a dit : « Le chaykh ^adl –juste– ‘Abou Mouça Al-Haddadiyy m’a dit le chaykh Abou Mouhammad Jamalou d-Din Al-Khatib m’a rapporté qu’une fille de Al-Haddadiyyah qui s’appelle Fatimah avait une mère qui ne pouvait avoir d’enfants ; elle a fait le vœu que si Allah lui accorde un enfant elle le mettrait tant qu’il est vivant au service de ceux qui viendraient à Al-Haddadiyah parmi les disciples de notre maître le chaykh ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy ; Allah a prédestiné qu’après une courte période elle tombe enceinte ; lorsqu’elle a mis au monde et qu’elle a amené le nouveau-né, c’était une fille qui était bossue ; lorsqu’elle a grandi et qu’est venu le temps pour elle de marcher, il s’est avéré qu’elle était boîteuse ; puis elle a perdu ses cheveux suite à une maladie ; un jour alors que le maître Ahmad Al-Kabir que Allah l’agrée était venu à Al-Haddadiyah et que les gens de ce village l’ont accueilli, la boîteuse Fatimah était parmi les gens du côté des femmes alors que les filles de Al-Haddadiyah se moquaient d’elle ; lorsqu’elle était venue auprès de notre maître le chaykh ‘Ahmad elle a dit : Eh toi mon maître tu es mon chaykh et le chaykh de ma mère et tu es ma provision, je me plains à toi de mon état, puisse Allah par la bénédiction de ta sainteté et ta proche parenté du Messager de Allah r qu’Il me guérisse de ce que je suis car je suis fatiguée des moqueries des filles de Al-Haddadiyah. C’est alors que la compassion l’a pris et il s’est mis à pleurer par miséricorde pour son état puis il l’a appelée : rapproche-toi de moi. Elle s’est rapprochée de lui et il a passé sa main honorée[7] sur sa tête et son dos et ses pieds c’est alors que par la volonté de Allah ses cheveux ont poussé sa bosse a disparu et ses jambes se sont corrigées et elle devenu dans un meilleur état ».

Ar-Rafi^iyy dans son livre qu’il a composé pour l’éloge de l’imam Ar-Rifa^iyy et qu’il a appellé « Sawadou l-^aynayn fi manaqibi l-Ghawthi ‘Abi l-^Alamayn » a dit ce qui suit : « Notre chaykh l’imam le spécialiste des arguments le modèle ‘Abou l-Faraj ^Oumar Al-Farouthiyy Al-Wasitiyy nous a appris il a dit : notre maître et notre chaykh le maître ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy a accompli le pèlerinage en l’an cinq cent cinquante-cinq de l’Hégire et lorsqu’il était arrivé à Médine et qu’il a eu l’honneur de visiter son ancêtre ^alayhi ssalatou wa s-salam il s’est placé face à la résidence du Prophète r et nous nous étions mis debout derrière lui et il a dit : « As-salamou ^alayka ya Jaddi » c’est alors que le Prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam lui a dit : « Wa ^alayka s-salamou ya waladi » ; alors lorsqu’il a entendu cette belle voix il a été pris par le wajd –intense sentiment d’allégresse– et il s’est mis à dire de la poésie :

Fi halati l-bou^di rouhi kountou ‘oursilouha

Touqabbilou l-‘arda ^anni wahiya na‘ibati

Wa hadhihi dawlatou l-‘achbahi qad hadarat

Famdoud yaminaka kay tahdha biha chafati

qui signifie : « Dans la période de l’éloignement j’envoyais mon âme qui embrassait la terre à ma place et voici mon corps ici présent. Tends-moi ta main droite pour que puissent l’effleurer mes lèvres ».

Le Messager de Allah r a tendu sa main honorée à partir de sa tombe honorée et il a embrassé en présence d’environ quatre-vingt dix milles personnes ; des gens voyaient la main du Prophète r et entendaient sa voix ; Parmi ceux qui étaient présents il y avait le chaykh Hayat fils Qays Al-Harraniyy et le chaykh ^Abdou l-Qadir Al-Jiliyy et le chaykh ^Adi Ach-Chamiyy ils ont été témoins de cela eux et d’autres qu’eux que Allah les agrée tous » fin de citation.

Ar-Rafi^iyy précédemment cité il a été décrit par At-Taj As-Soubkiyy dans tabaqatou ch-chafi^iyyah par sa parole : l’imam Ar-Rafi^iyy était maître de plusieurs sciences de la loi de tafsir –d’exégèse– de hadith de fondements et il était supérieur aux gens de son époque dans la transmission et dans la recherche des arguments, en guidant les gens et dans l’obtention de la science. Pour la jurisprudence il est un pilier authentificateur, un maître des compositeurs, c’est comme si la jurisprudence avait été morte et qu’il l’avait revivifiée et qu’il l’avait diffusée et qu’il l’avait corrigée après que l’ignorance l’avait tuée et enterrée. Ar-Rafi^iyy a été également présenté dans une biographie par l’auteur de moukhtasar talkhisi l-‘Asdiyy dans tabaqatou ch-chafi^iyyah où il a fait un grand éloge de lui.

A partir de là As-Souyoutiyy a rapporté la chaîne de transmission de ce récit par différentes autres voies puis il a dit : « Parmi ce qui est su c’est que ce fait béni a atteint parmi les musulmans le degré du tawatour et ses chaînes de transmission sont nombreuses et ses différentes versions sont sûres et ceux qui l’ont rapporté ont été d’accord ; et renier cela est un des signes de l’hypocrisie que Allah nous en préserve. Puis il a cité une réplique à la question : est-ce que cela veut dire que Ar-Rifa^iyy est devenu un compagnon puisqu’il a vu la main du Messager r ainsi que les autres visiteurs ? Il a répondu : ce qui est le plus plausible c’est qu’ils ne sont pas devenus des compagnons. Et c’est ce qu’a dit As-Sakhawiyy et d’autres car l’argument c’est que ce soit durant la vie du Prophète ^alayhi sSalatou wa s-Salam et que cette vie-là une vie de l’au-delà elle n’est pas la vie du bas monde elle n’est pas conservée par les lois du bas monde », tout comme la rencontre du Prophète r avec les autres prophètes dans Al-‘Aqsa la nuit de Al-‘Isra ne veut pas dire qu’ils sont devenus des compagnons.

Et ce qui est connu c’est que As-Souyoutiyy a reçu al-‘ijazah la maîtrise pour donner des avis de jurisprudence et enseigner tant que le nombre de ses chaykh qui lui avait donné les maîtrises et auprès de qui il a récité et il a entendu ils étaient au nombre de cinquante et un ; il a composé de nombreux ouvrages presque cinq cents ouvrages qui ont été réputés dans les différents recoins de la Terre alors observe bien cela.

Conclusion

Tout cela, les saints ne l’ont eu que par leur honnêteté et leur rigueur pour suivre notre maître Mouhammad sur la croyance de vérité et sur les pratiques.

Celui donc qui espère augmenter en degré et être au nombre des victorieux au jour du jugement, qu’il soit de ceux qui sont exhortés à l’écoute des prodiges qui sont rapportés des saints. Qu’il fasse en sorte que ce soit une cause pour améliorer son état : s’il lui manque des chapitres dans la science obligatoire, qu’il s’empresse d’assister aux assemblées du bien poru les prendre, s’il en a oublié certains, qu’il s’empresse de les écouter à nouveau, s’il commet certains péchés, qu’il s’empresse pour se repentir, s’il manque à certains devoirs, qu’il s’empresse pour les rattraper.

Que chacun de nous se remémore la parole du prophète : (akthirou min dhikri hadhimi l-ladh-dhat) qui signifie : « Souvenez-vous beaucoup de la mort ». Le rappel de la mort en effet est un moyen pour ne pas tomber dans l’insouciance et pour améliorer son état. Ce qui aide à cela, c’est aussi de rester en compagnie des gens de bien et non en compagnie des grands pécheurs ni des ignorants pour leur tenir compagnie. Il a en effet été dit : (AsSahibou sahib)ce qui signifie : « le compagnon tire vers lui son compagnon » et le Prophète a dit : (al-mar’ou ^ala dini khalilih fal-yandhour ‘ahadoukoum man youkhalil) ce qui signifie : « l’homme sera influencé par le comportement de son compagnon ; que chacun de vous fasse attention la compagnie de qui il recherche ».


[1] [sourat Al-Hachr / 18]

[2] [sourat An-Niça / 48]

[3] [sourat Mouhammad / 34]

[4] [sourat Ali ^Imran / 85]

[5] [souratAli ^Imran / 19]

[6] Entre Nouh r et Idris  r mille ans se sont écoulés. Et cette époque est appelée la jahiliyyah que Allah a évoquée par Sa parole : {ولا تبرّجن تبرّج الجاهليّة الأولى} (wa la tabarrajna tabarrouja l-jahiliyyati l-‘oula) [Al-‘Ahzab / 33] ce qui signifie : « Ne vous exhibez pas [Ô femmes] à l’exemple des femmes de la première jahiliyyah« .

[7] sans que ce soit par contact direct

Commentaires fermés sur RamaDaan 1432 : La croyance véritable et les prodiges des saints

Conférence RamaDaan 1432: Le mois des bienfaits

Posted in cours général,islam,jurisprudence par chaykhaboulaliyah sur août 7, 2011

Ramadan béni le mois des bienfaits

La louange est à Allah et que l’honneur et l’élévation en degré soient accordés à Mouhammad l’esclave de Allah.

Je loue Allah l’Unique, Celui qui n’a besoin de rien, Celui Qui n’est pas engendré, Qui n’engendre pas et Qui n’a nul équivalent. Je loue Allah, ta^ala, et Je recherche Sa bonne guidée, je recherche Son pardon et je me repens à Lui. Je recherche la préservation de Allah du mal de nos âmes et de nos mauvais actes. Celui que Allah guide c’est lui le bien guidé et celui qu’Il égare, tu ne lui trouveras pas de partisan ni de guide.

Que l’honneur et l’élévation en degré les plus complets et les plus parfaits soient accordés à notre maître Mouhammad le maître des fils de ^Adnan, celui que Allah a envoyé en tant que miséricorde pour les mondes, en tant que guide et annonciateur de bonne nouvelle et avertisseur d’un châtiment, appelant à la religion agréée par Allah par Sa volonté, lumière éclatante, lune éclairante. Allah a guidé par lui la communauté, Il a dévoilé par lui les obscurités. Il a transmis le message, il s’est acquitté de ce qui lui a été confié, il a conseillé la communauté, que Allah le rétribue pour nous du meilleur de ce dont Il ait rétribué un de Ses prophètes. Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah, Lui seul Il n’a pas d’associé. Il a envoyé Son messager avec la bonne guidée et la religion de la vérité afin qu’Il lui donne la victoire sur toutes les religions même si cela déplaît aux mécréants. Et je témoigne que notre maître Mouhammad est Son esclave et Son messager, que Allah l’honore lui ainsi que tous les messagers qu’Il a envoyés.

 

A/ INTRODUCTION

Nous sommes au tout début d’un mois éminent béni, le mois de Ramadan honoré.

Allah ta^ala dit dans le Qour’an honoré : ce qui signifie : « Ô vous qui avez cru, le jeûne vous a été ordonné tout comme il a été ordonné à ceux qui vous ont précédés. Puissiez-vous faire preuve de piété ».

Le jeûne de Ramadan a été rendu obligatoire au mois de Cha^ban de la deuxième année de l’Hégire. Le jeûne de Ramadan a été décrété par le texte du hadith du Messager de Allah et nous avons su combien est grande sa récompense. Tout comme c’est par le texte du hadith du Messager de Allah que nous avons su comment le mois est confirmé et comment le mois est terminé. Le Prophète a dit ce qui signifie : « Commencez le jeûne à la vue du croissant et terminez le jeûne à la vue du croissant. Si l’observation vous a été rendue difficile à cause de nuages ou autres alors poursuivez le compte de Cha^ban à trente jours ».

Ainsi le jeûne de Ramadan n’est confirmé et ne devient obligatoire que par l’observation du croissant de lune (al-hilal). Si notre observation a été gênée et que nous n’avons pas vu le croissant, il devient un devoir de poursuivre le compte de Cha^ban à trente jours.

Quant à celui qui n’a pas vu le croissant de Ramadan la nuit du trentième jour de Cha^ban, alors il peut prendre en compte la parole d’un musulman digne de confiance, non-menteur, pour preuve ce qui a été rapporté par Abou Dawoud que Ibnou ^Oumar, que Allah les agrée tous les deux, a dit ce qui signifie : « J’ai appris au Prophète que j’avais vu le croissant, ainsi il a jeûné et a ordonné aux gens de jeûner ».

A partir de là, on sait qu’il n’est pas valable de se baser sur le calendrier, sur les astrologues ou sur d’autres gens capables de compter. Il n’y a aucune considération à accorder à ces personnes, on ne se base pas sur leurs paroles concernant le jeûne, ceci par accord des quatre écoles.

Ainsi Abou Hanifah a déclaré dans le commentaire de Ibnou ^Abidin concernant le livre du jeûne ce qui signifie : « Il n’y a pas de considération à accorder à la parole de ceux qui calculent pour déterminer l’obligation du jeûne sur les gens. » Ainsi Malik a également déclaré dans le commentaire de Ad-Douçouqiyy sur Ach-Charhou l-Kabir du Moukhtasar de Khalil ce qui signifie : « Le jeûne n’est pas confirmé par l’astrologue (c’est-à-dire par sa parole) ni pour lui ni pour autre que lui ».

Et Ahmad Ibnou Hanbal a déclaré dans Kach-chafou l-Qina^ page 302 du deuxième tome, ce qui signifie : « Le jeûne du jour du trente Cha^ban sans preuve légale à savoir l’observation du croissant ou l’accomplissement de la fin de Cha^ban, ou dans le cas où les nuages ont empêché l’observation ou ce qui est du même ordre, comme par exemple s’il a jeûné à la suite de ses propres calculs ou en se basant sur les étoiles, son jeûne n’est pas valable du fait qu’il ne s’est pas basé sur les choses sur lesquelles on se base selon la Loi », c’est-à-dire qu’il ne s’est pas basé sur la Loi.

Ach-Chafi^iyy a déclaré ce qui signifie : « Qu’il n’y a pas de considération à accorder à l’astrologue (c’est-à-dire à sa parole) ce n’est pas par sa parole que le jeûne devient obligatoire et il n’est pas permis de jeûner suite à sa parole. »

Le point à relever sur ce qui a été dit c’est que le législateur qui est notre Maître Mouhammad non seulement n’a pas utilisé le calcul pour le jeûne mais il l’a complètement écarté par sa parole qui signifie : « Allah ne nous a pas chargés d’œuvrer selon les calculs, le mois est soit ainsi soit ainsi« . Ainsi les choses sur lesquelles on se base sont l’observation et l’accomplissement de la fin du mois de Cha^ban. La fin de Cha^ban elle-même revient à l’observation, ceci requiert donc de nous d’observer le croissant de Cha^ban et celui des autres mois.

 

B/ COMPORTEMENTS DURANT CE MOIS

Les mois sont au nombre de douze. Le commencement et la fin de chacun de ces mois est connu et déterminé par l’observation du croissant lunaire. Les musulmans du Salaf et du Khalaf sont sur cette voie et persévèrent toujours sur cette voie. Les savants de jurisprudence ont décrété par les textes qu’il n’est pas permis de se baser sur la parole de quelqu’un se fiant aux étoiles ou au calcul pour la confirmation du début du mois de Ramadan. Ainsi la nuit qui précède le trentième jour de Cha^ban, on observe le croissant de lune de Ramadan. Si on le voit, le jeûne est confirmé pour le lendemain mais si l’observation n’a pas été possible, on poursuit le compte de Cha^ban à trente jours.

Il y a dans l’école de l’Imam Abou Hanifah une facilité pour les musulmans ; de sorte que si le croissant de Ramadan a été observé en Orient, il est permis aux gens de l’Occident, du Nord et du Sud de jeûner en se basant sur l’observation des gens de l’Orient.

De même si un musulman digne de confiance (^adl) a vu le croissant de Ramadan en Amérique du Nord, il nous est permis de jeûner selon l’école de l’Imam Abou Hanifah en se basant sur l’observation de ce musulman-là. Ainsi il est indispensable de chercher à observer le croissant de Ramadan. La nuit qui précède le trentième jour de Cha^ban il convient de s’assurer su le croissant a été observé ou non avant de s’endormir car celui qui se réveille le matin de Ramadan et qui, trouvant les musulmans en train de faire le jeûne, n’avait pas fait l’intention pendant la nuit, son jeûne n’est pas compté pour lui. Il est indispensable donc de veiller à observer le croissant de Ramadan et on se base pour cela sur la parole de quelqu’un qui est digne de confiance.

Cependant, se baser sur quelqu’un qui se fonde sur le calcul pour la détermination du début du mois est en contradiction claire et explicite avec ce qu’a dit le Messager de Allah par sa parole qui signifie : « Jeûnez à la vue du croissant de lune et cessez de jeûner à la vue du croissant de lune ».

Il est indispensable d’abord de connaître la règle selon la Loi que celui qui a été occupé par l’obligation et qui n’a pas fait de surérogatoires est excusé. Et celui qui a été détourné par le surérogatoire et n’a pas accompli de ce fait l’obligatoire, il est prétentieux.

Il est important que la personne fasse le repentir à Allah ta^ala durant le mois de Ramadan, le mois de Cha^ban, durant le mois de Chawwal et dans tous les jour de l’année durant sa vie. Il est important qu’il cesse de faire les choses blâmables les choses interdites et qu’il persévère à les éviter, d’avoir la ferme volonté qu’il ne va pas récidiver afin que soient réunies les conditions du repentir.

C’est en effet dans ce mois-là qu’a eu lieu la conquête de Badr, la grande conquête de Badr. C’est durant ce mois également qu’a eu lieu la conquête de La Mecque. Ramadan n’est donc pas un mois de paresse, ce n’est pas un mois pour reporter à plus tard et ne pas faire certains devoirs sous prétexte d’avoir faim et d’être fatigué. Car l’état des compagnons le jour de la conquête de La Mecque et la grande bataille de Badr témoigne du contraire. Leur état était clair et eux c’étaient des hommes, ils étaient des héros. Que pouvons-nous faire aujourd’hui alors que nous vivons une vie de roi par rapport à la vie des compagnons ? Ils étaient la cible des chefs des associateurs qui portaient des coups d’épées dans leurs poitrines jusqu’à ce que la religion de vérité arrive, louange à Allah, jusqu’aux pays de l’Orient et de l’Occident. Celui donc qui a été occupé par ce qui est obligatoire et n’a pas fait le surérogatoire, il est excusé.

Par conséquent, celui qui a su de lui-même qu’il a des prières obligatoires à rattraper, qu’il ne s’occupe pas à réciter des ayah du Qour’an honoré jour et nuit ni à accomplir des prières surérogatoires et à veiller des nuits de Ramadan sans veiller à rattraper les obligations qu’il a manquées auparavant sans excuses, il les a manquées sans excuse. Donc celui qui a voulu s’attacher à la religion, il est indispensable qu’il apprenne comment s’attacher à la religion, il est indispensable qu’il apprenne comment se fait l’obéissance avant de s’occuper à réciter le Moushaf jour et nuit alors qu’il n’a même pas pris par transmission la manière de réciter le Qour’an auprès de gens de science et de la connaissance.

Pour être un musulman qui recherche l’agrément de Allah soubhanahou wa ta^ala il faut qu’ils soient au nombre de ceux qui apprennent la science, qu’il apprenne ce que Allah lui a ordonné d’apprendre. Ensuite qu’il applique et qu’il s’acquitte et s’attache aux obligations d’abord car pour se rapprocher de l’agrément de Allah ta^ala c’est par les obligations avant les surérogatoires. Tout comme Allah ta^ala dit dans le hadith Qoudsiyy qui signifie : « Mon esclave ne se rapproche pas tant de Mon agrément que par ce que J’ai rendu obligatoire sur lui ». Nombreux sont ceux qui commencent par apprendre la récitation en mémorisant le Qour’an honoré alors qu’il croient que Allah s’assoit au-dessus du Trône. En quoi cette mémorisation du Livre leur sera profitable alors que le Livre de Allah ta^ala les maudit. En effet celui qui croit que Allah a une image, celui-là n’a pas connu Allah ta^ala, le jeûne n’est pas valable de sa part, ni ses veillées de nuit, ni sa prière, ni la zakat ni le pèlerinage ni aucune obéissance. Pour que l’état du musulman soit convenable pendant le mois de Ramadan, s’il veut occuper ce temps par l’obéissance, il convient qu’il assiste aux assemblées de science de la religion. Il est nécessaire qu’il accomplisse les devoirs avant de s’occuper des surérogatoires s’il a des prières obligatoires à rattraper qu’il a manquées sans aucune excuse.

Par contre celui qui a accompli les devoirs, qu’il s’efforce de réciter le Qour’an honoré durant le mois d’obéissance, durant le mois dans lequel le Qour’an honoré a été révélé.

C/ QUELQUES LOIS DU JEÛNE

Ainsi, le jeûne du mois de Ramadan béni est une adoration éminente, que Allah a spécifiée de particularités. Parmi ces particularités, il y a ce qui a été rapporté dans le hadithqoudsiyy :

(( قال الله تعالى : كلّ حسنة بعشر أمثالها إلى سبعمائة ضعف إلاّ الصّيام فإنّه لي وأنا أجزي به ))

[rapporté par Al-Boukhariyy] ce qui signifie : « Allah ta^ala dit : Chaque bonne action en vaut dix et [peut être récompensée] jusqu’à sept cents fois hormis le jeûne, il est certes pour Moi et c’est Moi Qui en accorde la récompense correspondante« .

Le jeûne du mois de Ramadan a été rendu obligatoire la deuxième année de l’Hégire et le Messager de Allah a accompli le jeûne de neuf années après quoi il est décédé.

L’obligation du jeûne de Ramadan est connue d’évidence dans la religion. Par conséquent, celui qui renie son obligation devient mécréant sauf s’il est récemment entré en Islam ou s’il a grandi dans une région éloignée des savants. Quant à celui qui ne fait pas le jeûne pendant Ramadan sans excuse légale, tout en ayant pour croyance que le jeûne est obligatoire pour lui, il ne devient pas mécréant mais il est désobéissant et il lui incombe de rattraper les jours pendant lesquels il n’a pas jeûné.

Le jeûne (assiyam) dans la langue arabe, c’est l’abstinence et du point de vue de la Loi de l’Islam, c’est s’abstenir des choses qui rompent le jeûne, que ce soit manger, boire ou autre que ces deux choses-là, depuis l’aube jusqu’au coucher, avec une intention faite la veille dans le cœur.

Avant même l’Unanimité, ce qui fonde l’obligation du jeûne de Ramadan, c’est la ayah :

)كُتِبَ عَلَيكُمُ الصِّيَامُ(

ce qui signifie : « Le jeûne vous a été prescrit« , et sa parole :

(( بني الإسلام على خمس شهادة أن لا إله إلاّ الله وأنّ محمّداَ رسول الله وإقام الصّلاة وإيتاء الزّكاة وحجّ البيت وصوم رمضان ))

[rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim] ce qui signifie : « L’Islam est construit sur cinq [principaux devoirs] : le témoignage qu’il n’est de dieu que Allah et que Mouhammad est le messager de Allah, l’accomplissement de la prière, l’acquittement de la zakat, le pèlerinage à la Maison [Sacrée] et le jeûne de Ramadan« .

Il est aussi un devoir de procéder à l’observation du croissant de lune de Ramadan lors de la nuit précédant le trentième jour de Cha^ban. Le jeûne de Ramadan devient obligatoire par l’une des deux choses suivantes :

1- en ayant complété Cha^ban à trente jours ;

2- en ayant vu le croissant de lune de Ramadan, la nuit qui précède le trentième jour de Cha^ban, conformément à sa parole :

((صوموا لرؤيته وأفطروا لرؤيته فإن غُمَّ عليكم
فأكمِلوا عِدّة شعبان ثلاثين يوماً
))

[rapporté par Al-Boukhariyy, Mouslim, les auteurs des Sounan et d’autres qu’eux] ce qui signifie : « Jeûnez à la vue [du croissant] et interrompez le jeûne à la vue [du croissant] et si l’observation est gênée [par des nuages par exemple], complétez le compte de Cha^ban à trente jours« .

Ainsi, celui qui a vu le croissant de lune de Ramadan commence le jeûne et celui qui ne l’a pas vu mais a été informé par un musulman digne de confiance, juste (^adl [1]), libre, non menteur, il lui est aussi un devoir de commencer à jeûner. Ainsi, Abou Dawoud a rapporté de Ibnou ^Oumar, que Allah les agrée tous les deux, qu’il a dit : « J’ai informé le Prophète que j’avais vu le croissant, alors il a commencé le jeûne et a ordonné aux gens de jeûner« . Ibnou Hibban a donné à ce hadith le degré de sahih – sûr –.

Quelqu’un qui a été informé par un enfant, ou par un grand pécheur (faciq), par une femme ou un esclave disant qu’ils ont vu le croissant de lune de Ramadan, il lui est permis de jeûner s’il a confiance en eux. Sinon, il complète le compte de Cha^ban à trente jours. Lorsque le juge (qadi) a confirmé le jeûne, le jeûne est devenu obligatoire pour les habitants du pays où il a été confirmé, ainsi que dans les pays proches du pays où le croissant a été vu et qui ont les mêmes horaires de lever et de coucher du soleil mais pas dans les pays qui n’ont pas les mmes horaires de lever et de coucher ; ceci selon Ach-Chafi^iyy. Tandis que selon Abou Hanifah, il est un devoir de jeûner pour les habitants de tout pays ayant appris la confirmation du jeûne dans n’importe quel autre pays, quel qu’en soit l’éloignement du pays où a été confirmée l’observation du croissant. Ainsi, selon lui, le jeûne devient obligatoire pour les habitants de l’extrme Occident s’ils ont appris que le jeûne a été confirmé en Orient et de même dans le cas contraire.

      Les obligations du jeûne     

Les obligations du jeûne sont au nombre de deux : l’intention et l’abstinence des choses qui le rompent.

            1 – L’intention : elle a lieu dans le cœur. Il n’est donc pas une condition de la prononcer avec la langue. Il est un devoir de la faire pendant la nuit qui précède le jeûne, c’est-à-dire de la faire intervenir de nuit avant l’aube pour chaque jour de Ramadan, avec le cœur. On fait de même s’il s’agit d’un rattrapage. Ainsi, lorsque le soleil s’est couché et que le jeûneur fait l’intention de jeûner le jour suivant de Ramadan avant de faire ce qui rompt le jeûne, lorsqu’il ne refait pas cette intention après avoir mangé, elle lui est suffisante. Il est aussi un devoir de préciser de quel jeûne il s’agit, comme de préciser qu’il s’agit du jeûne d’un jour de Ramadan, d’un vœu (nadhr) ou d’une expiation même s’il n’en cite pas la cause. De plus, il est un devoir de faire l’intention pour chaque jour. En effet, il ne suffit pas de faire l’intention au début du mois pour tout le mois, selon Ach-Chafi^iyy. Les savants ont dit : « L’intention complète durant le mois de Ramadan est : j’ai l’intention de jeûner le jour qui vient du mois de Ramadan de cette année par acte de foi et par recherche de la récompense de Allah ta^ala« . Certains savants ont dit qu’il suffit de faire l’intention durant la nuit du premier jour de Ramadan pour tous les jours du mois ; on dit alors avec son cœur : « j’ai l’intention de jeûner trente jours du mois de Ramadan de cette année ».

Et il est un devoir pour la femme qui a les menstrues ou les lochies et dont l’écoulement sanguin a cessé la veille du jeûne, de faire l’intention de jeûner le jour suivant de Ramadan, même si elle n’a pas fait le ghousl – la grande ablution –. Le fait de manger, de dormir ou d’avoir des rapports après avoir fait l’intention et avant l’apparition de l’aube n’est pas préjudiciable. Celui qui s’est endormi de nuit sans avoir fait l’intention de jeûner puis ne s’est réveillé qu’après l’aube, il lui est un devoir de s’abstenir des choses qui rompent le jeûne et doit le rattrapage de ce jour de Ramadan. Quant au jeûne surérogatoire, il n’est pas requis concernant l’intention de la faire intervenir de nuit avant l’aube. Ainsi, s’il se réveille après l’aube, n’a rien mangé et rien bu puis fait l’intention de jeûner ce jour-là, par recherche de l’agrément de Allah ta^ala par cet acte surérogatoire, tout ceci avant que le soleil ne s’écarte du milieu du ciel, son jeûne est valable.

            2 – L’abstinence des choses qui rompent le jeûne : il est un devoir de s’abstenir :

            a – de manger, de boire ainsi que d’introduire tout ce qui a un volume, même petit, dans la tête, le ventre ou ce qui est semblable, à partir d’un orifice ouvert tel que la bouche ou le nez, même s’il s’agit de petites particules comme la fumée de cigarettes, ou à partir des orifices inférieurs, antérieur ou postérieur, ceci depuis l’aube jusqu’au coucher.

Celui qui mange ou boit par oubli, même en quantité et même durant le jeûne surérogatoire, il n’a pas rompu son jeûne. Ainsi, dans le hadith sûr :

((من نسي وهو صائم فأكل أو شرب فليتمّ صومه فإنّما أطعمه الله وسقاه))

[rapporté par Al-Boukhariyy] ce qui signifie : « Celui qui a oublié en faisant le jeûne et qui a donc mangé ou bu, qu’il poursuive son jeûne, c’est Allah Qui l’a nourri et abreuvé« .

            b – il est un devoir de s’abstenir de provoquer le vomissement délibérément, par exemple avec son doigt, même s’il n’en a rien avalé dans son ventre. Et celui qui a vomi sans l’avoir provoqué et n’en avale rien, il n’a pas rompu son jeûne, cependant il se purifie la bouche avant d’avaler sa salive. Le Messager de Allah r a dit :

(( من ذرعه القيء (أي غلبه) وهو صائم فليس عليه قضاء ومن استقاء فليقض ))

[rapporté par Al-Hakim et les quatre] ce qui signifie : « Celui qui a été gagné par le vomissement alors qu’il faisait le jeûne ne doit pas de rattrapage, mais celui qui l’a provoqué doit rattraper« .

            c – il est un devoir de s’abstenir d’avoir un rapport et de faire sortir le maniyy – le sperme ou son équivalent féminin – par la masturbation ou le contact : cela annule le jeûne. Quant à l’émission du maniyy à la suite d’un regard, mme d’un regard interdit, ou bien à la suite d’une l’imagination, cette émission ne rompt pas le jeûne.

Etant donné que le temps du jeûne s’étend de l’aube jusqu’au coucher, il est un devoir de connaître les deux limites du jour pour chaque personne responsable de l’accomplissement du jeûne. En effet, ceux qui appellent à la prière de nos jours sont pour la plupart ignorants des temps des prières selon la Loi. Par conséquent, on ne se base pas sur les appels à la prière enregistrés qu’ils diffusent aux environs du temps de l’aube et du coucher.

L’aube est donc la lueur blanche transversale et horizontale qui apparaît à l’horizon est. A son début, il y a une légère rougeur mélangée à sa blancheur. Ensuite, après environ une demi-heure, cette rougeur devient plus prononcée. C’est donc cette lueur blanche qui est l’aube. Il est un devoir de faire l’intention avant l’apparition de cette lueur blanche.

Le coucher, c’est la disparition de la totalité du disque solaire.

Ainsi, celui qui a mangé après l’aube, croyant que l’aube ne s’est pas encore levée, son jeûne n’est pas valable, il doit le rattrapage et doit s’abstenir des choses qui rompent le jeûne le restant de la journée. S’il avait fait son ijtihad, c’est-à-dire s’il avait fait un effort de déduction et avait mangé puis, s’il s’avère que l’aube était déjà apparue, il ne commet pas de péché. C’est le cas par exemple de celui qui se base sur le cri du coq qu’on a expérimenté. De même, s’il a mangé juste avant la disparition de tout le disque solaire lors du coucher, en croyant que le soleil s’est déjà couché, puis qu’il s’est avéré qu’il n’en était pas ainsi, son jeûne n’est pas valable et il doit le rattrapage de ce jour. Quant à celui qui mange sans excuse juste avant le coucher, il commet un péché. Allah ta^ala dit : (ثمّ أتمّوا الصّيام إلى اللّيل) [sourat Al-Baqarah / 187] ce qui signifie : « Et poursuivez le jeûne jusqu’à la nuit« , le coucher du soleil étant un signe du commencement de la nuit.

De même, il est un devoir pour le musulman de se maintenir en Islam à jamais, pendant Ramadan et en-dehors de Ramadan. Il est donc un devoir d’éviter de tomber dans la mécréance, par ses trois sortes :

1 – La mécréance par la parole : comme celui qui insulte Allah, le Qour’an ou l’Islam.

2 – La mécréance par la croyance : comme le fait de croire que Allah est un corps ou une lumière ou une âme.

3 – La mécréance par les actes : comme le fait de jeter le livre du Qour’an dans les ordures ou la prosternation pour une idole.

En effet, persévérer sur la foi de l’Islam et ne pas le rompre est une condition de validité du jeûne pour celui qui le fait. La mécréance est donc une cause d’invalidation du jeûne. Celui qui tombe dans une de ces sortes de mécréance, commettant ainsi l’apostasie alors qu’il était en train de jeûner, son jeûne est annulé et il doit revenir immédiatement à l’Islam en prononçant les deux témoignages. Il doit d’autre part s’abstenir le restant de la journée des choses qui rompent le jeûne, puis rattraper ce jour immédiatement après Ramadan, aprs le jour de la Fête (al-^id).

      Les conditions d’obligation du jeûne     

Le jeûne est un devoir pour chaque musulman pubère, sain d’esprit, capable de jeûner. Il n’est pas valable de la part du mécréant d’origine, ni de l’apostat et il n’est pas valable aussi d’une femme ayant les menstrues ou les lochies. Si elles jeûnent alors qu’il y a encore un écoulement du sang, elles commettent un péché et doivent le rattrapage.

D’autre part, le jeûne n’est pas un devoir pour l’enfant. En revanche, il est du devoir de son tuteur de lui ordonner de jeûner s’il a atteint l’âge de sept ans lunaires et de le corriger s’il a plus de dix ans lunaires et qu’il ne l’accomplit pas alors qu’il en est capable ; mais l’enfant ne doit pas le rattrapage s’il manque le jeûne.

De même, le jeûne n’est pas un devoir pour le fou qui n’a donc pas à faire le rattrapage. Ce n’est pas non plus un devoir de l’accomplir pour le malade à qui le jeûne est nuisible, ni pour le voyageur d’un long voyage ; l’un et l’autre doivent cependant le rattrapage.

Si le malade ou le voyageur font le jeûne, il est valable pour eux-deux. Mais s’il leur est nuisible, il leur est interdit.

Le voyageur qui veut ne pas jeûner le premier jour de son voyage doit avoir quitté sa ville avant l’apparition de l’aube.

D’autre part, le jeûne n’est pas un devoir pour le vieillard d’un âge avancé qui a peur d’aggraver son état ou qui craint d’en mourir.

      Les choses qui annulent le jeûne     

Les choses qui annulent le jeûne sont les suivantes :

Manger, même un grain de sésame ou moins que cela, délibérément et non sous la menace, en en connaissant l’interdiction, et boire, même une goutte d’eau ou une goutte de médicament.

Remarque : la poussière du chemin n’est pas préjudiciable, ni le tamisage de la farine et ce, en raison de la difficulté qu’il y a pour s’en préserver. Il n’est pas préjudiciable non plus de goûter la nourriture sans rien en avaler.

Celui qui a exagéré dans le rinçage de la bouche ou du nez si bien que de l’eau a pénétré dans son corps, celui-là a rompu le jeûne. S’il a fait sortir sa salive de sa bouche même si c’est jusqu’à l’extérieur de ses lèvres, puis l’y a réintroduite et l’a avalée, il a rompu le jeûne. Mais tant que la salive reste en contact avec sa langue, il ne rompt pas le jeûne s’il l’avale. S’il rassemble de la salive dans sa bouche et l’avale sans qu’elle soit changée, cela n’est pas préjudiciable. Quant au fait d’avaler les sécrétions du nez, de la gorge ou des poumons ou autres, il y a un détail :

             Si ces sécrétions ont été avalées à partir de l’intérieur de la bouche, cela rompt le jeûne.

             Si c’était à partir de ce qui est en-dessous du lieu de sortie du ha(ح), cela ne rompt pas le jeûne.

Toutefois, avaler ces sécrétions ne rompt pas le jeûne selon l’école de l’imam Abou Hanifah, même si on les avale après qu’elles soient parvenues jusqu’à la langue.

Cependant, si le jeûneur avale sa salive altérée par la fumée de la cigarette qu’il aurait fumée avant l’aube ou par autre chose qu’il aurait consommée avant l’aube, il rompt son jeûne.

S’il a été gagné par le vomissement, puis une fois qu’il a cessé, s’il avale sa salive altérée avant de laver sa bouche, son jeûne est annulé car cette salive est souillée par le vomi qui est parvenu jusqu’à sa bouche.

Quant à la fumée qui parvient dans le corps du jeûneur, provenant d’un fumeur de cigarette installé à côté de lui dans la voiture par exemple, cette fumée n’annule pas le jeûne. Il en est de même pour la fumée de l’encens et pour la respiration du parfum, cela n’annule pas le jeûne. Ce n’est toutefois pas le cas de celui qui fume lui-même une cigarette car il s’en détache des petites particules qui parviennent jusqu’à l’intérieur du corps du jeûneur qui les avale.

Le lavement par les orifices inférieurs, antérieur et postérieur annule le jeûne. De même, la goutte dans le nez et dans l’oreille annulent le jeûne si le médicament parvient jusqu’à l’intérieur du corps. Selon un avis, la goutte dans l’oreille n’annule pas le jeûne.

Quant à la goutte dans l’œil, elle ne l’annule pas de même que l’injection à travers la peau et les vaisseaux.

Le jeûne n’est pas rompu pour celui qui s’est évanoui durant le jour de Ramadan et s’est réveillé sans que son évanouissement ait duré toute la journée. Tandis que si l’évanouissement a duré toute la journée, de l’aube jusqu’au coucher, son jeûne n’est pas valable. Toutefois, si le jeûneur est atteint de folie, ne serait ce qu’un instant, le jeûne est rompu.

De même, si les menstrues ou les lochies surviennent à la femme, même juste avant le coucher du soleil, son jeûne est rompu.

Quant au jeûneur qui dort, s’il lui sort du maniyy dans le rêve, son jeûne n’est pas rompu, contrairement à la sortie du maniyy par masturbation ou par contact, de façon délibérée et sans que cela ait lieu par oubli.

Celui qui a un rapport sexuel durant un jour de Ramadan délibérément, en se rappelant le jeûne et de son propre choix, même si à la suite de cela il ne sort pas de maniyy, son jeûne est annulé. Quant à celui qui fait le rapport par oubli, il n’annule pas son jeûne et ne doit pas de rattrapage.

D’autre part, celui qui s’est réveillé jounoub d’un rapport ou autre, il fait le jeûne de ce jour et fait le ghousl – la grande ablution – pour la prière. D’après ^A‘ichah, que Allah l’agrée, elle a dit :

((كان رسول الله يدركه الفجر وهو جنب من أهله ثم يغتسل ويصوم))

[rapporté par Al-Boukhariyy] ce qui signifie : « Le Messager de Allah était atteint par l’aube alors qu’il était jounoub de sa femme puis il faisait le ghousl et il faisait le jeûne« .

Parmi les choses encore qui rompent le jeûne, il y a se retrouver dans la mécréance. La prononciation délibérée signifie qu’elle n’est pas prononcée par lapsus, qu’elle ait été dite en plaisantant ou en étant en colère, de plein gré c’est-à-dire pas sous la menace de mort ou ce qui est du même ordre, que ce soit en se rappelant le jeûne ou non. En effet, aucun acte d’adoration n’est valable de la part d’un mécréant.

Quant au fait d’embrasser l’épouse avec désir, il est interdit s’il craint l’émission de maniyy et il est dit que c’est déconseillé. Toutefois, il n’annule pas le jeûne lorsqu’il n’entraîne pas la sortie du maniyy. Mais, la parole qui signifie (cinq choses annulent le jeûne : le regard interdit, le mensonge, la médisance, rapporter les paroles des uns aux autres pour semer la discorde et le baiser), cette parole n’a aucun fondement et a été attribuée mensongèrement au Prophète. Certaines de ces choses annulent cependant la récompense du jeûne, comme le fait de rapporter les paroles des uns aux autres pour semer la discorde.

      Ce qui est un devoir pour celui qui n’observe pas le jeûne délibérément durant Ramadan    

Ne pas accomplir le jeûne délibérément durant Ramadan rend obligatoires les choses suivantes :

1-         dans certains cas le rattrapage seul ;

2-         dans d’autres le rattrapage assorti d’une compensation (fidyah) ;

3-         dans d’autres la compensation seule à la place du rattrapage ;

4-         dans d’autres, le rattrapage et le versement d’une expiation (kaffarah).

1 – Ceux qui annulent leur jeûne et qui doivent le rattrapage seul sont les suivants :

a-         celui qui n’a pas jeûné à cause d’une maladie dont on espère la guérison ;

b-         celui qui a effectué un long voyage durant lequel il n’a pas jeûné ;

c-         la femme qui a eu les menstrues ou les lochies ;

d-        celui qui a délaissé le jeûne délibérément durant Ramadan sans excuse ou qui était en train de jeûner puis a annulé son jeûne par autre chose que le rapport sexuel ;

e-         la femme enceinte et celle qui allaite, si elles ont peur pour elles-mêmes ;

Tous ceux-là doivent seulement le rattrapage jour pour jour.

2 – Quant à ceux qui n’observent pas le jeûne et doivent le rattrapage assorti d’une compensation, ce sont :

La femme enceinte et celle qui allaite si elles ont peur pour leur enfant et n’ont pas jeûné, elles doivent le rattrapage et la compensation pour chaque jour d’un moudd – le plein de deux mains jointes pour des mains de taille moyenne – de l’aliment de base le plus courant du pays. Dans l’école de jurisprudence hanafiyy, il s’agit là de donner à un pauvre ou à un miséreux une quantité suffisante pour ses repas du midi et du soir ou la valeur correspondant à cela.

Celui à qui il incombait un rattrapage de Ramadan et qui en a retardé le jeûne jusqu’au Ramadan suivant, il doit en plus du rattrapage donner une compensation, pour chaque jour, un moudd.

3 – Quant à ceux qui n’observent pas le jeûne et doivent la compensation seule, ce sont :

a – le vieillard d’un âge avancé qui ne supporte pas le jeûne ou pour qui le jeûne présente une difficulté insupportable, celui-là ne jeûne pas et donne une compensation – un moudd – jour pour jour ;

b – le malade dont on n’espère pas la guérison : il n’a pas à jeûner ni à rattraper. Il ne doit que la compensation seule qui est la valeur correspondant à ce qui suffit pour manger le midi et le soir selon Abou Hanifah, et selon Ach-Chafi^iyy c’est un moudd de blé ou autre selon l’aliment de base le plus courant du pays.

4 – Quant à celui qui n’observe pas le jeûne et doit à la fois le rattrapage et l’expiation, c’est celui qui a rompu son jeûne par un rapport sexuel durant une journée de Ramadan délibérément, de son plein gré, en se rappelant le jeûne, même s’il n’est pas sorti du maniyy à la suite de cela. Il doit rattraper cette journée qu’il a annulée tout comme il doit l’expiation.

L’expiation consiste en ce qui suit, selon l’ordre suivant :

a-         l’affranchissement d’un esclave croyant. Si la personne n’a pas la capacité de le faire, ce sera :

b-         le jeûne de deux mois lunaires consécutifs, en-dehors du jour de rattrapage. Si donc la personne ne jeûne pas pendant un jour ou annule le jeûne de l’un d’eux, même à cause d’une maladie, elle reprend depuis le début. Si la personne est incapable de jeûner, ce sera :

c-         nourrir soixante pauvres, en donnant à chaque personne un moudd de l’aliment de base prédominant du pays. Selon Abou Hanifah, il faut donner à chaque pauvre la valeur correspondant à un repas du midi et un repas du soir.

Si la personne est incapable de tout cela, l’expiation reste à sa charge et il ne lui incombe rien d’autre qui le remplace.

      Ce qui est recommandé lors du jeûne     

Il est recommandé de faire certaines choses lors du jeûne :

a – s’empresser à rompre le jeûne, une fois qu’on s’est assuré du coucher du soleil, en raison de sa parole : (( لا يزال النّاس بخير ما عجّلوا الفطر )) [rapporté par Mouslim] ce qui signifie : « Les gens vont bien tant qu’ils s’empressent de rompre le jeûne« .

Il est aussi recommandé de rompre le jeûne avec des dattes. Si on n’en trouve pas, que l’on rompe avec de l’eau et ceci, avant d’accomplir la prière de al-maghrib, conformément à sa parole :

(( إذا أفطر أحدكم فليفطر على تمر فإن لم يجد فليفطر على ماء فإنّه طهور ))

[rapporté par Abou Dawoud] ce qui signifie : « Lorsque l’un de vous rompt le jeûne, qu’il le rompe avec des dattes, s’il n’en trouve pas, qu’il le rompe avec de l’eau, elle est certes purificatrice« .

Et on dit : (( اللّهمّ لك صمت وعلى رزقك أفطرت ))) (Allahoumma laka soumt, wa ^ala rizqika ‘aftart) [rapporté par Abou Dawoud] ce qui signifie : « Ô Allah, c’est pour Toi que j’ai jeûné et c’est avec Ta subsistance que je rompts le jeûne« .

Il est indispensable avant de rompre le jeûne, de s’être assuré du coucher du soleil et il ne suffit pas de se fier simplement à l’appel à la prière de la radio. Il arrive parfois qu’il ait lieu certaine précipitation à diffuser l’appel avant son temps, comme cela a déja eu lieu dans le passé dans certains pays.

b – Retarder le sahour – le dernier repas – jusqu’à la fin de la nuit, avant l’aube, même s’il se limite à une gorgée d’eau. D’après ‘Anas qui a dit : le Messager de Allah a dit : (( تسحّروا فإنّ في السّحور بركة )) [rapporté par Mouslim] ce qui signifie : « Prenez le sahour, certes, il y a dans le sahour une bénédiction« .

c – De même, il est encore plus important pour le jeûneur de préserver sa langue du mensonge, de la médisance, des paroles vulgaires et autres encore parmi les choses interdites.

Sachez, mes frères qu’il est plus facile de faire preuve de patience pour persévérer dans l’obéissance à Allah soubhanahou wa ta^ala que d’avoir à endurer Son châtiment.

Alors, empêche ton ventre de consommer ce qui est interdit pendant la période où tu ne jeûnes pas c’est-à-dire la nuit, empêche ta vue du regard illicite et empêche-toi de dire les paroles laides, illicites comme le mensonge et la médisance, qui consiste à mentionner ton frère en Islam par ce qui lui déplaît, sans raison légale en citant des choses qui sont vraies à son sujet, et cela en son absence. Aussi, abstiens-toi de faire ce qui est indécent, cesse les querelles, la sécheresse dans tes comportements et les disputes.

Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapporté de la parole de Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, que le Messager de Allah a dit :

(( إنّما الصّوم جنّةٌ (أي وقايةٌ) فإذا كان أحدكم صائما فلا يرفث
ولا يجهل وإن امرؤ قاتله أو شاتمه فليقل : إنّي صائم إنّي صائم
))

ce qui signifie : « Certes, le jeûne est une protection. Si l’un de vous était en train de jeûner, qu’il n’ait pas de rapport sexuel et qu’il ne fasse pas preuve d’indécence et si quelqu’un le provoque ou l’insulte, qu’il dise : Certes, je suis en train de jeûner. Certes, je suis en train de jeûner« .

De la même façon, il est encore plus important pendant Ramadan de s’empêcher d’écouter tout ce qu’il est interdit d’écouter, et d’empêcher le reste des organes, comme la main et le pied de commettre les péchés et les interdits.

De même, il est recommandé de faire preuve de beaucoup de générosité, d’entretenir les liens de proche parenté, de réciter beaucoup le Qour’an et de faire retraite dans la mosquée (al-i^tikaf) et plus particulièrement pendant les dix derniers jours. Ainsi, Mouslim a rapporté d’après Ibnou ^Oumar, que le Prophète faisait retraite dans la mosquée pendant les dix derniers jours de Ramadan.

Il est aussi recommandé de donner de quoi rompre le jeûne aux jeûneurs. Le Messager de Allah a dit :

((من فطّر صائماً كان له مثل أجره غير أنّه لا ينقص من أجر الصّائم شىء))

[rapporté par At-Tirmidhiyy et il a dit que le hadith est fiable et sûr] ce qui signifie : « Celui qui donne à rompre le jeûne à un jeûneur, aura une récompense semblable à la sienne sans que la récompense du jeûneur ne soit en rien diminuée« .

Il est enfin recommandé de dire, si on était insulté : je suis en train de jeûner, je suis en train de jeûner (‘inni sa‘im, ‘inni sa‘im).

Avertissement :

Celui qui meurt et à qui incombe des rattrapages de Ramadan, son tuteur – la personne la plus proche de lui – jeûne pour lui. D’après ^A‘ichah, que Allah l’agrée, il a été rapporté que le Messager de Allah a dit : ((من مات وعليه صيام صام عنه وليّه)) [rapporté par Mouslim] ce qui signifie : « Celui qui meurt et devait rattraper des jours, son tuteur [son plus proche parent] jeûne pour lui« .

Les jours pendant lesquels il est interdit de jeûner

1 – Le jour de la Fête de la fin du jeûne (^idou l-fitr) qui est le jour où l’on accomplit la prière de la Fête.

2 – Le jour de la Fête du sacrifice (^idou l-‘adha) qui est le jour où l’on accomplit la prière de la Fête.

Mouslim a rapporté de ^A‘ichah, que Allah l’agrée, qu’elle a dit : « Le Messager de Allah a interdit deux jeûnes : celui du jour de al-fitr la Fête de la fin du jeûneet celui du jour de al-‘adha – la Fête du sacrifice – ».

3 – Les trois jours de at-tachriq, et ce sont les trois jours qui suivent le jour de la Fête du sacrifice. Le Messager de Allah a dit :

(( أيّام التّشريق أيّام أكل وشرب ))

[rapporté par Mouslim] ce qui signifie : « Les jours de at-tachriq sont des jours où on mange et o on boit« .

4 – Le jour du doute, c’est le trentième jour de Cha^ban dans le cas où certaines personnes ont dit avoir vu le croissant de lune de Ramadan, par exemple des personnes comptant parmi les grands pécheurs (faciq), des femmes, des enfants ou autres de ceux dont la parole ne confirme pas le début du jeûne. Le Prophète a interdit de jeûner ce jour par sa parole :

((لا تقدّموا رمضان بيوم أو يومين صوموا لرؤيته وأفطروا لرؤيته
فإن غمّ عليكم فأكملوا عدة شعبان ثلاثين يوماً
))

[rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim] ce qui signifie : « N’anticipez pas Ramadan d’un ou deux jours. Jeûnez à la vue [du croissant] et interrompez le jeûne à la vue [du croissant] et si l’observation est gênée [par des nuages par exemple], complétez le compte de Cha^ban à trente jours« .

5 – La deuxième moitié de Cha^ban. Il n’est donc pas permis de la jeûner sauf si son jeûne est relié avec un jeûne qui le précède, ou si on jeûne par rattrapage, par vœu (nadhr), par expiation (kaffarah) ou par wird – comme celui qui jeûne le lundi et le jeudi de chaque semaine toute l’année –.

Il est recommandé de jeûner six jours de Chawwal. Il est d’autre part recommandé de les accomplir en continu à la suite de la Fête, après la Fête. Si on les accomplit séparément, la sounnah est quand mme réalisée. D’après Abou ‘Ayyoub Al-‘Ansariyy, le Messager de Allah a dit :

(( من صام رمضان ثمّ أتبعه ستّاً من شوّال كان كصيام الدّهر ))

[rapporté par Mouslim] ce qui signifie : « Celui qui jeûne Ramadan et le fait suivre par [le jeûne de] six jours de Chawwal est comme celui qui jeûne toute une vie« .

Il est interdit d’interrompre le jeûne d’une obligation pour celui qui s’y engage que ce soit en l’accomplissant dans son temps, en rattrapage ou par vœu. Mais lorsque c’est un jeûne surérogatoire, il lui est permis de l’interrompre.

      La Zakat de la fin du jeûne (Zakatou l-fitr)    

C’est une zakat sur le corps et non sur le bien. Elle est un devoir pour chaque musulman s’il dispose de son montant en plus de sa propre charge et de la charge de ceux qu’il nourrit le jour de la Fête et la nuit qui le suit. Son montant est de un sa^ de l’aliment de base le plus courant du pays.

Le sa^ du Prophète est l’équivalent de quatre moudd pour des mains de taille moyenne.

Elle est donnée à un miséreux dans le besoin et qui a droit à la zakat. Il est du devoir de l’homme de donner la zakat de la fin du jeûne (fitrah) de son épouse musulmane et de ses enfants qui ne sont pas pubères et de tout proche qui est à sa charge, c’est-à-dire ceux dont la charge est un devoir pour lui, par exemple les pères et mères. Il n’est pas un devoir de payer la zakat de la fin du jeûne de quelqu’un qui est mécréant. D’autre part, il n’est pas valable de donner la zakat de la fin du jeûne de l’enfant pubère sauf avec son autorisation. Que l’on fasse donc attention à cela car beaucoup de gens ne prennent pas ce jugement en considération et donnent la zakat de l’enfant pubère sans son autorisation.

Lors de l’acquittement de la zakat de la fin du jeûne, il est indispensable de faire l’intention lors du retrait de la part à verser. Le retrait, c’est mettre de côté la part qui va être donnée en zakat, par exemple en disant dans son cœur : ceci est la zakat de mon corps. Ceci est conforme à la parole du Messager :

(( إنّما الأعمال بالنّيّات ))

[rapporté par Al-Boukhariyy] ce qui signifie : « Certes, les [bons] actes ne valent que par l’intention« .

La zakat de la fin du jeûne devient un devoir avec le coucher du soleil du dernier jour de Ramadan, sur celui qui a vécu une partie de Ramadan et une partie de Chawwal. En conséquence, il est un devoir pour le tuteur de la payer sur le nouveau-né qui est né le dernier jour de Ramadan. C’est un devoir de la payer avant le coucher du soleil du jour de la Fête et il est interdit de la reculer plus tard que cela sans excuse. Il est permis de la donner à partir du début de Ramadan. Ce qui est préférable, c’est de la donner avant la prière de la Fête, pendant la matinée du jour de la Fête.

D/ EVENEMENTS IMPORTANTS

1-         La grande bataille de Badr

La deuxième année après l’Hégire – l’Emigration – eurent lieu les batailles de Al-‘Abwa, de Bouwat, de Dhatou l-^Achir et la grande bataille de Badr qui se produisit le vendredi dix-sept du mois de Ramadan, et à ce propos, il a été rapporté ce qui suit :

Un groupe d’associateurs revenant de Ach-Cham retournait parmi le peuple de Qouraych. Parmi eux il y avait Abou Soufyan Ibnou Harb accompagné de trente hommes. Le Messager de Allah mobilisa donc les gens et conseilla l’attaque. Mais Abou Soufyan en eut vent, alors il envoya prévenir Qouraych à La Mecque que le Prophète voulait l’attaquer. Ainsi, les gens sortirent rapidement de La Mecque, ils étaient neuf cent cinquante hommes, avec cent chevaux et notre maître Mouhammad sortit de Médine avec trois cent treize hommes, dont soixante-dix-sept mouhajiroun – compagnons qui avaient participé à l’Hégire – et le reste étaient des ‘Ansar. Ils n’avaient avec eux que deux cavaliers et soixante-dix chameaux qu’ils montaient à tour de rôle.

Le Messager de Allah s’arrêta en un lieu nommé Madiqou sSafra – la gorge jaune –, et on l’informa que la caravane approchait de Badr et que les associateurs étaient sortis pour la défendre.

Puis le Messager de Allah reprit sa route s’arrêta à Badr, au point d’eau le plus proche de l’ennemi. Sa^d Ibnou Mou^adh proposa de fabriquer un palanquin pour le Messager de Allah ; on le lui fabriqua donc et le Messager de Allah s’y installa ainsi que Abou Bakr.

Puis arrivèrent les Qouraychites et lorsque le Messager de Allah les aperçut, il dit, ce qui signifie : « Ô Allah, voilà le peuple de Qouraych qui arrive avec son arrogance et sa fierté, démentissant Ton Prophète, ô Allah donne-moi la victoire que Tu m’as promise« .

Ils s’approchèrent et les associateurs firent sortir de leur rang pour le duel ^Outbah Ibnou Rabi^ah et Chaybah Ibnou Rabi^ah, ainsi que Al-Walid Ibnou ^Outbah. Alors le Prophète ordonna à ^Oubaydah Ibnou l-Harith Ibni l-Mouttalib d’affronter ^Outbah, à Hamzah l’oncle paternel du Prophète de combattre Chaybah et à ^Aliyy Ibnou Abi Talib de combattre Al-Walid Ibnou ^Outbah.

Alors Hamzah tua Chaybah et ^Aliyy tua Al-Walid, quant à ^Oubaydah et ^Outbah ils se blessèrent mutuellement, alors ^Aliyy et Hamzah se précipitèrent sur ^Outbah, le tuèrent et transportèrent ^Oubaydah qui eut la jambe sectionnée et mourut par la suite. Et le peuple s’avança pour combattre alors que le Messager de Allah était avec Abou Bakr sur le palanquin et disait, ce qui signifie : « Ô Allah, si ce groupe d’hommes est anéanti, Tu ne seras pas adoré sur terre, ô Allah exauce ce que Tu m’as promis« , et il ne cessa de répéter cela, jusqu’à ce que sa cape tombe, alors Abou Bakr la remit sur lui, et le Messager de Allah frissonna un instant puis se reprit et dit, ce qui signifie : « Bonne nouvelle ô Abou Bakr la victoire de Allah nous est accordée« .

Puis le Messager de Allah se leva sur le palanquin et encouragea les gens à combattre, il prit une poignée de cailloux, les jeta en direction de Qouraych et dit, ce qui signifie : « Les visages sont humiliés« , puis il dit à ses compagnons, ce qui signifie : « Redoublez d’adversité envers eux ! » et ce fut alors leur défaite.

La bataille débuta le vendredi matin succédant à dix-sept nuits de Ramadan et ^Abdou l-Lah Ibnou Mas^oud tua Abou Jahl Ibnou Hicham Ibni l-Moughirah. Chez les musulmans, il y eut quatorze martyrs, six Emigrants et huit Partisans. Le nombre des associateurs morts à Badr fut de soixante-dix et ils eurent autant de prisonniers.

2 – La conquête de Makkah

Lorsque Banou Bakr et Qouraych rompirent le pacte existant entre eux et le Prophète lors de la Houdaybiyah, ^Amr Ibnou Salam Al-Khouza^iyy sortit et se rendit auprès du Messager de Allah pour le supplier de maintenir l’ancienne alliance qu’il y avait entre ^Abdou l-Mouttalib et Khouza^ah. Puis Abou Soufyan sortit pour se rendre auprès du Prophète et il vint auprès de sa fille ‘Oummou Habibah qui était l’épouse du Prophète. Lorsqu’il voulut s’asseoir sur la couche du Messager de Allah, elle la plia. Il lui dit alors : « Est-ce que tu le préfères à moi, ou tu me préfères à lui ? ». Elle lui dit : « C’est le lit du Messager de Allah, et toi tu es un associateur, je n’aimerais pas que tu t’assois dessus ». C’est alors qu’il lui avait dit : « Il y a un certain mal qui t’as atteinte lorsque tu m’as quitté ». Puis il est sorti et vint trouver le Prophète. Il lui parla mais le Prophète ne lui répondit pas.

Il repartit et s’en alla trouver Abou Bakr, ^Oumar et ^Aliyy qui lui dirent : « Par Allah le Messager de Allah s’est résolu à faire quelque chose et nous, nous ne pouvons lui en parler ».

Ensuite le Messager a fait ses préparatifs et a ordonné aux gens de se préparer pour La Mecque. Il sortit après dix nuits passées de Ramadan et fit la conquête de La Mecque dix nuits avant la fin de ce mois.

Al-^Abbas Ibnou ^Abdi l-Mouttalib l’avait rencontré à As-Souqya et d’autres ont dit à Dhou l-Houlayfah alors qu’il effectuait son émigration. Le Messager de Allah lui ordonna d’envoyer ses bagages à Médine et de revenir avec lui. Il lui dit ce qui signifie : « Tu es le dernier des émigrants et je suis le dernier des prophètes« .

Le Messager de Allah parvint à Marrou dhDhahran avec dix mille cavaliers. Lorsqu’il y fit une halte, Al-^Abbas Ibnou ^Abdi l-Mouttalib a dit : « Malheur à Qouraych, par Allah si le Messager de Allah les surprend chez eux et qu’il entre malgré eux, ce sera certes là la fin de Qouraych jusqu’à la fin des temps ».

Il monta sur la mule du Prophète et lorsque le Messager de Allah pénétra à La Mecque, il dit ce qui signifie : « Celui qui entre chez lui aura la garantie de sécurité, celui qui rentre dans Al-Ka^bah aura la garantie de sécurité, et celui qui rentre dans la maison de Abou Soufyan aura la garantie de sécurité« .

Le Messager de Allah conquit La Mecque sans combat et les musulmans revinrent parmi les leurs et leurs résidences avec la garantie de paix, auprès de Baytou l-Lah (Al-Ka^bah).

3 – La nuit de al-qadr

Allah ta^ala dit :

()

[sourat Al-Qadr] ce qui signifie : « Nous l’avons révélé dans la nuit de Al-Qadr * et quelle nuit que la nuit de Al-Qadr * la nuit de Al-Qadr est meilleure que mille mois * les anges y descendent, avec Jibril par la volonté de leur Seigneur, avec [la destinée pour] toute chose * elle est une paix, elle dure jusqu’à la levée de l’aube« .

Cette sourat éminente montre que la nuit de Al-Qadr a une importance éminente. C’était au cours de cette nuit que Allah tabaraka wa ta^ala a fait descendre le Qour’an, c’est-à-dire qu’Il a ordonné à Jibril qui a pris le Qour’an de la Table Préservée et est descendu avec jusqu’à un endroit du ciel du bas-monde, appelé Baytou l-^Izzah en une seule fois. Ainsi, d’après Wathilah Ibnou l-‘Asqa^, le Prophète a dit ce qui signifie : « At-Tawrah fut descendue après que six nuits de Ramadan se sont écoulées, Al-‘Injil fut descendu après que treize nuits de Ramadan se sont écoulées et le Qour’an fut descendu après que vingt-quatre nuits de Ramadan se sont écoulées« .

Ainsi, à partir de la signification de la ayah « Nous l’avons révélé dans la nuit de Al-Qadr« , et de ce hadith – tradition prophétique –, on a su que le Qour’an fut descendu la nuit du vingt-quatrième jour de Ramadan et cette nuit était la nuit de Al-Qadr. Ainsi, il n’est pas certain qu’elle soit la nuit du vingt-septième jour ou la nuit du vingt-neuvième jour, toutefois la plupart du temps, c’est le cas.

Le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Appliquez-vous à la rechercher dans les dix dernières nuits« , c’est-à-dire que la plupart du temps, elle a lieu dans les dix dernières nuits et cela ne veut pas dire qu’elle ne peut avoir lieu que parmi ces nuits-là. En effet, elle peut coïncider avec la première nuit, la deuxième ou autre. La sagesse dans le fait qu’elle ne soit pas connue avec certitude, c’est que les esclaves de Allah oeuvrent dans l’accomplissement des actes d’adoration durant toutes les nuits de Ramadan dans l’espoir de la voir.

Ensuite, à partir de Baytou l-^Izzah, Jibril a commencé à descendre avec la révélation vers le Prophète en parties séparées, selon les causes et les évènements. La première partie du Qour’an qui a été descendue l’a été le lendemain de cette nuit. Il a été descendu cinq ayah de sourat Al-^Alaq. La révélation du Qour’an n’a pas eu lieu conformément à l’ordre qui existe maintenant. Seulement, après qu’il fût totalement descendu au Prophète, c’est-à-dire après environ vingt-trois ans de révélation, celui-ci a enseigné à ses compagnons que la récitation du Qour’an se fait selon cet ordre qui n’était donc pas le fruit d’un effort de réflexion de leur part.

Et Allah a glorifié la nuit de Al-Qadr. Il dit ainsi ce qui signifie : « Et quelle nuit que la nuit de Al-Qadr« , c’est-à-dire que cette nuit a une importance éminente et Il montre qu’elle est meilleure que mille mois. Il dit ainsi ce qui signifie : « La nuit de Al-Qadr est meilleure que mille mois« , c’est-à-dire que les bonnes œuvres durant cette nuit ont une valeur selon le jugement de Allah ta^ala supérieure à celle des œuvres faites en mille mois.

Celui qui a eu l’occasion de voir un des signes de la nuit de Al-Qadr, à l’état d’éveil, la vision de cette nuit lui a été réalisée. Parmi ses signes, il y a la vision d’une lumière que Allah ta^ala crée et qui est différente de la lumière du soleil, de la lune ou de l’électricité ; il y a la vision des arbres en prosternation, la levée du soleil doux le lendemain matin. Il y a également entendre la voix des anges, de leur serrer la main ou de les voir sous leur véritable apparence, avec deux, trois, quatre ailes ou davantage. Ainsi, Jibril ^alayhi s-salam a six cents ailes.

La voir dans le sommeil, indique un bien pour celui qui la voit mais ce bien est inférieur au fait de la voir à l’état d’éveil.

Celui qui ne l’a pas vue, ni dans le sommeil et ni en éveil, mais qui s’est appliqué à faire des actes d’adoration de nuit (qiyam) et des actes d’obéissance, et que cela a coïncidé avec cette nuit, obtiendra grâce à l’éminence de sa bénédiction, le mérite de la récompense de l’adoration durant cette nuit. Le Messager de Allah a dit [rapporté par Al-Boukhariyy] ce qui signifie : « Celui qui fait de nuit des actes d’adoration la nuit de Al-Qadr, par acte de foi et par recherche des récompenses de Allah, il lui sera pardonné ce qu’il a précédemment fait comme péchés« .

Faire des actes d’adoration de nuit (qiyam) durant la nuit de Al-Qadr consiste à y accomplir des prières, que le nombre de rak^ah soit faible ou élevé ; toutefois, prolonger la prière par la récitation du Qour’an est meilleur que faire beaucoup de prosternations avec une récitation courte. Et celui à qui Allah permet de faire des invocations à l’instant où il la voit, ceci est un signe que son invocation est exaucée. Combien de personnes ont eu la joie de voir leurs demandes à Allah durant cette nuit exaucées.

Allah dit ce qui signifie : « les anges y descendent, avec Jibril par la volonté de leur Seigneur, avec la destinée pour toute chose« . On rapporte que le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Quand vient la nuit de Al-Qadr, Jibril descend avec un groupe d’anges pour saluer chaque esclave de Allah faisant la prière ou du dhikr pour Allah et pour invoquer Allah en sa faveur et ce, depuis le coucher du soleil et jusqu’à la levée de l’aube« . Les anges descendent ainsi avec tout ce que Allah prédestine aux gens pour cette année-là, que ce soit leurs subsistances ou leurs termes et ce, jusqu’à l’année suivante. Et il n’en est pas comme cela s’est répandu chez de nombreuses personnes que la nuit de la mi-Cha^ban serait la nuit durant laquelle sont partagées les subsistances et seront connus et précisés qui va mourir et qui va naître ainsi que d’autres détails de ce qui est des événements arrivant aux humains, durant cette période. C’est certes la nuit de Al-Qadr dont il s’agit comme l’a dit l’Exégète du Qour’an Ibnou ^Abbas, que Allah l’agrée, puisqu’il a dit à propos de Sa parole ta^ala [sourat Ad-Doukhan] ce qui signifie : « Nous l’avons révélé dans une nuit bénie. Nous vous avertissons. Dans cette nuit, toute destinée existera par la sagesse de Allah » : « Il s’agit de la nuit de Al- Al-Qadr« . C’est durant cette nuit que le Qour’an a été descendu et c’est durant cette nuit que toute destinée sera connue par les anges, c’est-à-dire toute chose destinée, c’est-à-dire durant cette nuit, les choses qui vont arriver dans ce monde seront imparties, que ce soit mort, santé, maladie, richesse, pauvreté ou autre que cela parmi les diverses choses qui adviennent aux humains, depuis cette nuit jusqu’à la même nuit de l’année suivante.

Allah ta^ala dit ce qui signifie : « Elle est une paix qui dure jusqu’à la levée de l’aube« . Ainsi, la nuit de Al-Qadr est une paix et un bonheur pour les waliyy de Allah – les saints – et les gens de Son obéissance, les croyants. Le diable ne peut pas faire de mal ni de nuisance durant cette nuit. Cette paix dure jusqu’à la levée de l’aube. D’après ^A‘ichah, que Allah l’agrée, elle a dit : « J’ai dit, Ô Messager de, si je vois la nuit de Al-Qadr, qu’est-ce que je dis ? Il a dit : (Allahoumma ‘innaka ^afouwwoun touhibbou l-^afwa fa ^fou ^anni) ce qui signifie : « Dis : Mon Dieu, Tu es Celui Qui pardonne, Tu aimes le pardon alors pardonne-moi« .

L’invocation que le Prophète disait le plus souvent, durant Ramadan comme en-dehors était la suivante :  (Rabbanaatina fi d-dounya haçanah wa fi l-‘akhirati haçanah wa qina ^adhaba n-nar) ce qui signifie : « Notre Seigneur, accorde nous du bien dans le bas monde et du bien dans l’au-delà et préserve-nous du châtiment de l’enfer« .

E/ CONCLUSION

Persévérez à lire dans le Qour’an et ne le délaissez pas. De nos jours, lorsqu’on récite le Qour’an dans le voisinage, les gens pensent qu’il y a quelqu’un qui est mort, comme si la récitation du Qour’an n’avait lieu que pour ceux qui sont dans les tombes, pour se préparer à les accompagner au cimetière et lorsqu’on est durant les préparatifs funéraires.

Persévérez à accomplir les obligations dans leur totalité. Et après les obligations, attachez-vous à accomplir les sounan, les rawatib, et assistez aux assemblées de science de la religion qui sont organisées dans les mosquées.

Ce seront autant de provisions pour toi avant que tu ne te déplaces pour aller dans ta tombe. Accomplir les obligations fait davantage rapprocher de l’agrément de Allah qu’accomplir les surérogatoires. Attachez vous donc à accorder la priorité à l’obligatoire aux dépens du surérogatoire pour agir conformément à la règle légale : celui qui est occupé par l’obligatoire aux dépens du surérogatoire, il est excusé, et celui qui est occupé par le surérogatoire aux dépens de l’obligatoire, il est prétentieux. Occupez votre temps par l’obéissance à Allah, vous ainsi que vos enfants et les gens de votre famille. L’état du musulman pendant le mois de Ramadan, c’est une pureté du cœur, une pureté des organes de toute souillure.

D’après Abou Hourayrah que Allah l’agrée, le Messager de Allah a été interrogé au sujet de ce qui fait le plus entrer les gens au paradis. Il a répondu ce qui signifie : « Faire preuve de piété à l’égard de Allah et l’excellence de comportement« . Et il a été interrogé au sujet de ce qui fait le plus entrer les gens en enfer. Il a dit ce qui signifie : « La langue et le sexe » [rapporté par Ibnou Majah et At-Tirmidhiyy].

Faites preuve de piété à l’égard de Allah, faites preuve d’excellence de comportement et préservez vos langues, vos oreilles, vos yeux, vos cœurs, vos ventres, vos mains, vos pieds, vos sexes et vos corps de l’interdit. Sachez que les organes ont des péchés ; apprenez-les pour les préserver des crimes. Allah ta^ala dit ce qui signifie : « Certes, l’ouïe, la vue et le cœur, de tout cela il est responsable« .

Profitez des occasions avant que ne vous surprenne la mort et que vous ne quittiez le bas monde sans provision. Occupez vos temps par les plus précieux des actes avant le départ et avant la fin de l’âge et l’arrivée du terme. La voie pour la protection du feu de l’enfer est connue par chaque croyant intelligent et pieux; Soyez ô esclaves de Allah parmi ceux qui sont victorieux pour l’acquisition du bien et allez aux assemblées de science, les assemblées où l’on évoque Allah, les assemblées du licite et de l’illicite et de l’apprentissage de la croyance, du tawhid et de l’apprentissage des Lois de droiture.

F/ APPENDICE

Il a été rapporté de Ibnou ^Oumar qu’il a dit : Lorsqu’il voyait le croissant de lune, le Messager de Allah disait :

(( اللَّهُ أكبر اللّهمّ أهلّه علينا بالأمن والإيمان والسّلامة والإسلام والتّوفيق لما يحبّ ربّنا ويرضى ، ربّنا وربّك اللَّهُ ))

(Allahou ‘akbar, Allahoumma ‘ahil-lahou ^alayna bi l-‘amni wa l-‘imani wa s-salamati wa l-‘Islam, wa t-tawfiqi lima youhibbou Rabbouna wa yarda, Rabbouna wa Rabbouka l-Lah)

[rapporté par Ad-Darimiyy] ce qui signifie : « Allah mérite plus de vénération que tout autre, ô Allah, fais que le croissant de ce mois soit pour nous celui d’un mois de sécurité, de foi, de salut, d’Islam et de succès pour accomplir ce que notre Seigneur aime et agrée. Notre Seigneur et ton Seigneur, c’est Allah« .

Il a été rapporté de ^Abdou l-Lah Ibnou Abi Moulaykah qu’il a dit : J’ai entendu ^Abdou l-Lah Ibnou ^Amr Ibni l-^As dire : J’ai entendu le Messager de Allah dire :

(( إنّ للصّائم عند فطره دعوة : اللّهمّ إنّي أسألك برحمتك الّتي وسعت كلّ شىء أن تغفر لي ذنوبي ))

(‘Inna li ssa‘imi ^inda fitrihi da^wah : Allahoumma ‘inni ‘as’alouka bi rahmatika l-lati waci^at koulla chay’in ‘an taghfira li dhounoubi)

[rapporté par Al-Hakim dans Al-Moustadrak] ce qui signifie : « Lors de la rupture de son jeûne, le jeûneur a une invocation : Ô Allah, je Te demande par Ta miséricorde qui s’étend sur toute chose de me pardonner mes péchés« .

D’après ‘Anas, que Allah l’agrée, le Prophète se rendit chez Sa^d Ibnou ^Oubadah, que Allah l’agrée, qui lui présenta du pain et de l’huile. Le Prophète en mangea puis il dit :

((أفطر عندكم الصّائمون وأكل طعامكم الأبرارُ وصلّت عليكم الملائكة))

(‘aftara ^indakoumou ssa‘imoun, wa ‘akala ta^amakoumou l-‘abrar, wa sallat ^alaykoumou l-mala‘ikah)

[rapporté par Abou Dawoud avec une chaîne de transmission sûre] ce qui signifie : « Que les jeûneurs rompent leur jeûne chez vous, que les pieux partagent votre repas et que les anges fassent des invocations en votre faveur« .

D’après Mou^adh Ibnou Zouhrah, il lui a été rapporté que le Prophète r, lorsqu’il rompait le jeûne, disait :

((اللّهمّ لك صمت وعلى رزقك أفطرت))

(Allahoumma laka soumtou, wa ^ala rizqika ‘aftart)

[rapporté par Abou Dawoud] ce qui signifie : « Ô Allah, c’est par recherche de Ton agrément que j’ai jeûné et c’est avec ce que Tu m’as donné en subsistance que je rompts le jeûne« .

D’après Ibnou ^Oumar, il a dit : Le Messager de Allah, lorsqu’il rompait le jeûne, disait :

(( ذهب الظّمأ وابتلّت العروق وثبت الأجر إن شاء الله ))

(dhahaba dhdhama’ou wa btallati l-^ourouqou, wa thabata l-‘ajrou ‘in cha‘ Allah)

[rapporté par Abou Dawoud] ce qui signifie : « La soif s’est dissipée, les vaisseaux se sont irrigués et la récompense est confirmée si Allah le veut« .


[1] Le juste (^adl) est un musulman qui ne persiste pas à commettre les petits péchés, qui évite les grands péchés, qui conserve la dignité de ses semblables, dont la croyance est saine et qui se maîtrise lors de la colère.

Histoire de la Ka3bah

Posted in Histoire par chaykhaboulaliyah sur juillet 30, 2011

Sachez que Allah ta^ala dit [souratAlou ^Imran / 96] :

) إن أولَ بيتٍ وُضِعَ للناسِ للذي بِبَكَّةَ مباركًا وهدىً للعالمين (

 (inna ‘awwala baytin woudi^a lin-naci lalladhi bibakkata moubarakan wa houda l-lil^alamin)

ce qui signifie : « La première Maison qui ait été édifiée pour les gens, cest bien celle de Bakkah (La Mecque) bénie et c’est une bonne direction pour les créatures. »

Musulmans, Allah tabaraka wa ta^ala a créé la Ka^bah honorée. Il a fait qu’elle soit au centre de la terre afin que les gens accomplissent un acte d’adoration en y tournant autour.

Le premier à l’avoir construite est notre maître Adam ^alayhi s-salam. Il l’a construite après être descendu du Paradis. On dit que Adam a accompli quarante Pèlerinages.

La Ka^bah a été détruite suite au déluge à l’époque de Nouh ^alayhi s-salam. Et après ce déluge, c’est notre maître Ibrahim ^alayhi s-salam qui l’a reconstruite sur ordre de Allah ta^ala avec son fils Isma^il.

Au fur et à mesure que Ibrahim ^alayhi s-salam construisait, Isma^il ^alayhi s-salam lui ramenait les pierres. Lorsque le mur s’était élevé, il lui a rapproché le Maqam sur lequel il s’est tenu jusqu’à finir la construction au niveau de la pierre noire, al-hajar al-‘aswad qui est une perle blanche qui a été descendue avec Adam ^alayhi s-salam lorsqu’il a été descendu du Paradis. C’est Jibril ^alayhi s-salam qui la lui a ramenée et qui l’a remise à sa place afin qu’elle soit pour les gens un signe à partir duquel ils commencent leurs tours autour de la Ka^bah, attawaf. Ibrahim a construit par-dessus ; à ce moment-là, cette pierre scintillait d’une lumière éclairant l’Orient et l’Occident, du Cham au Yémen.

Seulement, cette pierre est devenue noire suite aux frottements des idolâtres après le retour de la mécréance chez les gens de La Mecque. Ceci avait eu lieu, un certain temps après Isma^il
^alayhi s-salam. Le Maqam de Ibrahim, c’est la pierre sur laquelle al-Khalil ^alayhi s-salam se tenait lorsqu’il construisait la Ka^bah honorée. Le mérite de ce Maqam est confirmé et réputé par le texte du Qour’an honoré et la Sounnah honorée qui est sûre. Pour ce qui est du Qour’an, c’est la parole de Allah ta^ala [sourat Alou ^Imran / 97]

)فيه ءاياتٌ بيّنات مقام إبراهيم(

(fihi ‘ayatoun bayyinatoun maqamou Ibrahim)

qui signifie : « Il contient des signes clairs parmi lesquels le Maqam de Ibrahim ». Pour ce qui est de la Sounnah, c’est la parole du Prophète r :

))إن الحجر والمقام ياقوتتان من يواقيت الجنة طمس الله نورهما، ولولا أن طمس نورهما لأضاءا ما بين المشرق والمغرب((

(inna l-hajara wa l-maqama yaqoutatani min yawaqiti l-jannah, tamaça l-Lahou nourahouma, wa lawla ‘an tamaça nourahouma la’adaa ma bayna l-machriqi wa l-maghrib)

qui signifie : « La pierre noire et le Maqam sont deux perles du Paradis. Allah a voilé leur lumière et s’Il n’avait pas voilé leur lumière, elles auraient éclairé ce qu’il y a entre l’Orient et l’Occident ».

Après que notre maître Ibrahim al-Khalil ^alayhi s-salam a fini de construire la Ka^bah, Allah ta^ala lui a ordonné d’appeler au Pèlerinage. Allah ta^ala dit [Al-Hajj / 27] :

)وأذّن في الناس بالحج(

(wa ‘adh-dhin fi n-naci bil-hajji)

ce qui signifie : « Appelle les gens au Pèlerinage ». Ibrahim a dit : « Ô Seigneur, comment pourrais-je leur faire entendre ? » Allah lui dit : « C’est Moi Qui le leur fait parvenir » c’est-à-dire c’est Lui qui le leur fait entendre. Alors Ibrahim a appelé du lieu même où il se trouvait : « Ô vous les gens, Allah vous a prescrit le Pèlerinage ». Ainsi, chaque âme qui devrait accomplir le Pèlerinage jusqu’au jour du Jugement a entendu la voix de Ibrahim ^alayhi s-salam.

Sachez mes bien-aimés, qu’avant la construction de la Ka^bah, Allah ta^ala a ordonné à Ibrahim ^alayhi s-salam d’installer son fils Isma^il et la mère de son fils, Hajar, près de la Maison sacrée, c’est-à-dire al-Bayt, à savoir l’emplacement de la Ka^bah avant qu’il ne la construise. Il n’y avait pas de population à La Mecque à ce moment-là et il n’y avait ni végétation ni eau. Notre maître Ibrahim
^alayhi s-salam était soumis à l’ordre de Allah ta^ala, il les a donc menés tous les deux là-bas. Puis, il a marché jusqu’à s’éloigner de al-Bayt. Lorsqu’il s’est éloigné, il s’est tourné en direction de la Ka^bah, il a invoqué Allah ta^ala tout comme Allah ^azza wa jall nous a appris dans le Qour’an au sujet de Son prophète Ibrahim [sourat Ibrahim / 37] :

)ربنا إني أسكنت من ذريتي بواد غير ذي زرع عند بيتك المحرَّم ربنا ليقيموا الصلاة فاجعل أفئدةً من الناس تهوي إليهم وارزقهم من الثمرات لعلهم يشكرون(

(rabbana ‘inni ‘askantou min dhourriyati biwadin ghayri dhi zar^in ^inda baytika l-mouharram, rabbana liyouqimou ssalata fa-j^al ‘af’idatan mina n-naci tahwi ‘ilayhim wa-rzouqhoum mina th-thamarati la^allahoum yachkouroun)

ce qui signifie : « Notre Seigneur, j’ai établi une partie de ma descendance dans une vallée qui ne comporte pas de plantes, près de la Maison sacrée qui T’appartient et que Tu as honorée. Seigneur, ceci pour qu’ils accomplissent la prière, alors attire le cœur de nombreux gens vers eux et accorde-leur abondamment de subsistances, puissent-ils Te remercier ».

Allah ta^ala a exaucé l’invocation de Son prophète ^alayhi s-salam. Il leur a fait jaillir de l’eau de Zamzam et ce lorsque Hajar était partie chercher de l’eau pour son fils, alors que toute l’eau qu’ils avaient en provision était épuisée. Elle avait eu soif et son fils également. Elle avait regardé en direction de la montagne, et n’avait vu personne qui appelle ni personne qui réponde. Elle grimpa alors sur asSafa mais ne trouva personne puis, elle redescendit, le regard rivé sur son fils jusqu’à atteindre la vallée. Elle s’est éloignée et elle a disparu du regard. Elle a marché rapidement en courant légèrement jusqu’à monter de l’autre côté et à nouveau, elle a pu revoir son fils de loin. Ayant poursuivi ainsi jusqu’à grimper sur al-Marwah, elle n’a vu personne ; et elle a fait cela sept fois. Puis, elle est revenue auprès de son fils.

Notre maître Jibril ^alayhi s-salam était alors descendu et avait frappé le sol avec son aile, de l’eau avait jailli. Lorsque Allah a fait sortir l’eau de Zamzam pour Isma^il, sa mère Hajar s’est mise à contenir la source avec de la terre de crainte que l’eau ne s’épuise ; et elle l’a empêchée ainsi de couler pour ne pas perdre l’eau. Or, si elle l’avait laissée ainsi, ce serait une eau qui coulerait et qui serait beaucoup plus abondante qu’actuellement, comme nous l’a annoncé le Prophète r.

L’eau de Zamzam a un honneur, une particularité émérite qui ne se retrouvent dans aucune autre eau de la terre. Dans al-Moustadrak de al-Hakim à partir du hadith de Ibnou ^Abbas, que Allah les agrée tous les deux, il y a la parole attribuée au Prophète r :

))ماء زمزم لما شُرِب له((

(ma’ou zamzam lima chouriba lahou)

qui signifie : « L’eau de Zamzam est utile pour la cause pour laquelle on la boit ».

Musulmans, sachez que la Ka^bah a été reconstruite plusieurs fois à travers les âges. Mais, concernant sa reconstruction à l’époque du Messager de Allah r, elle avait eu lieu parce que la femme de Abdou l-Mouttalib avait encensé la Ka^bah avec du bakhour. Or, une étincelle de son encensoir s’était envolée dans le tissu de la Ka^bah, et la plupart du bois de la Ka^bah avait brûlé. De plus, une grande coulée d’eau provoquée par une forte pluie avait pénétré à l’intérieur et avait fortement endommagé ses murs ; elle avait donc été reconstruite.

Lorsque Qouraych s’était partagé la reconstruction des différents côtés de la Ka^bah, le Messager de Allah transportait avec eux la pierre. Puis, ils ont divergé au sujet de celui qui remettrait la pierre noire à sa place avec eux. Ils s’étaient accordés à dire que celui qui entrerait par la porte de asSafa aurait à le faire. Et, le premier à y entrer, fut le Messager de Allah. Lorsqu’ils l’ont vu, ils ont dit : « Voici Mouhammad l’Honnête » et ils ont accepté d’emblée son arbitrage. Il leur a dit ^alayhi s-salam : « Venez avec moi pour prendre un morceau d’étoffe !». Ils lui ont ramené un morceau d’étoffe, il a pris la pierre noire, l’a placée de ses mains sur le bout d’étoffe puis il a dit : « Que chaque dignitaire d’un grand clan prenne un bout de cette étoffe ». Ainsi, ils l’ont transportée tous ensemble, ils l’ont portée et l’ont élevée jusqu’au voisinage de son emplacement. C’est alors que le Messager de Allah l’a prise dans sa main honorée et l’a remise à sa place.

Nous demandons à Allah ta^ala qu’Il nous fasse profiter des bénédictions du Prophète.

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Qui sont les Salaf ?

Posted in islam,société par chaykhaboulaliyah sur juillet 30, 2011

Les Salaf vertueux sont les savants de l’Islam qui ont vécu au cours des trois premiers siècles de l’Hégire. Ce sont eux que le Messager de Allah a visés par sa parole : « Khayrou l-qourouni qarni thoumma l-Ladhina yalounahoum thoumma l-Ladhina yalounahoum » qui signifie : « Les meilleures gens sont les gens du siècle dans lequel j’ai vécu, ensuite ceux qui viendront après eux, ensuite ceux qui viendront après ces derniers ».

 

De même, on comprend l’éloge de ces savants, qui ont vécu dans les trois premiers siècles méritoires, à partir de la parole de Allah ta^ala : « wa s-sabiqouna l-‘awwalouna mina l-mouhajirina wa l-‘ansar wa l-ladhina t-taba^ouhoum bi ‘ihsanin radiya l-Lahou ^anhoum wa radou ^anh » [sourat At-Tawbah / 100]  qui signifie : « Les premiers Prédécesseurs parmi les Émigrants et les Partisans ainsi que ceux qui les ont suivis correctement sont agréés par  Allah et ils sont satisfaits de Lui ».

 

Ceux qui  suivront ce sur quoi étaient le Messager et ses Compagnons ainsi que leurs successeurs  sont le groupe sauvé. Ce sont eux que le Messager a visés dans son hadith qui a été rapporté par ‘Abou Dawoud et par d’autres et qui signifie : «  Les Yahoud se sont divisés en 71 groupes, les Nasara se sont divisés en 72 groupes, et ma Communauté se divisera en 73 groupes. Tous seront en Enfer sauf un seul, il s’agit de ceux qui seront sur ce sur quoi je suis ainsi que mes Compagnons ».

 

Dans une autre version, il est mentionné : « wa hiya l-jama^ah » c’est-à-dire  qu’il s’agit de la majorité. Dans la version de Ibnou Hibban, « wa hiya s-sawadou l-‘a^dham ». Or « as-sawadou l-‘a^dham » veut dire la grande majorité, et il s’agit de Ahlou s-Sounnah wa l-jama^ah. La signification de Ahlou s-Sounnah, c’est ceux qui suivent la Chari^ah (Loi) du Messager, c’est-à-dire la Croyance et les lois qu’il a amenées. Donc, le sens de  Al-jama^ah, c’est la grande majorité. En sont exclus, ceux qui se sont singularisés ceux qui attribuent le corps à  Allah et déclarent sans droit les Musulmans comme étant des mécréants. Ils déclarent mécréant le musulman qui rend visite à la tombe du Prophète ou la tombe d’un saint afin de rechercher  de la  bénédiction – la barakah – et qui  y invoque Allah tout en ayant pour Croyance que Celui Qui crée le profit et Qui crée la nuisance, en réalité, c’est Allah. Ces égarés qui se prétendent salafites et qui attribuent le corps à Allah, assimilent Allah à Ses créatures. Ils se sont singularisés  par rapport à la majorité des Musulmans ; ils sont insignifiants. En effet de nos jours, le nombre des gens de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah  a dépassé le milliard.

 

Aussi, il nous est parvenu du Prophète « ^alaykoumou bi s-sawadi l-‘a^dham ; man chadh-dha chadh-dha ‘ila n-nar» ce qui signifie : « Attachez-vous à la grande majorité, celui qui se singularise se retrouvera en Enfer ! ».

 

L’Imam du Salaf, Ahmad ibnou Salamah, Abou Ja^far AtTahawiyy, qui est décédé en l’an 329 de l’Hégire a dit  au début  de son  » Traité de Croyance  »  ceci : « Voici la présentation de la Croyance de Ahlou s-Sounnah wa l-jama^ah ». Au sujet de Allah,  il a dit dans son  » Traité de Croyance  » qui a était réputé et diffusé parmi les Musulmans : « Ta^ala ya^ni l-Lah ^ani l-houdoudi wa l-ghayati wa l-‘arkani wa l-‘a^da’i wa l-‘adawat la tahwihi l-jihatou s-sittou kaça‘iri l-moubtada^a» ce qui signifie : « Il est exempt des limites, des fins, des coins, des membres et des petits organes. Il n’est pas contenu dans les six directions contrairement à la totalité des créatures ». Cela veut dire que  Allah est exempt de la limite. Selon les savants, ce qui a une limite, a une localisation grande ou petite. Ainsi, le grain de poussière est limité, le Trône est limité. Tout ce qui est dans une direction ou dans un endroit est limité. Et ce qui est limité est créé. Allah n’est pas limité, car Il est le Créateur ; Il n’est pas  une créature. Ainsi,  Il existe sans endroit et sans direction, car Il n’est pas localisé du tout ; Il n’occupe pas d’endroit. La preuve en est que les corps que contient ce monde ont des quantités ; ils occupent des endroits.

 

      Allah ta^ala dit dans le Qour’an : « koullou chay’in ^indahou bi miqdar » [ sourat Ar-Ra^d / 8 ]    ce qui signifie : « Toutes les choses qu’Il a créées ont une quantité ».

 

Au sujet de Allah, AtTahawiyy a dit : «^ani l-houdoudi wa l-ghayati », ce qui signifie : « Il est exempt des limites et des fins ». Cela veut dire que Allah n’a pas de fin, car toute chose a une fin. Et toute chose qui a une fin est forcément limitée ; elle a une quantité spécifique et occupe un endroit dans l’espace.

 

Quant aux coins, il s’agit des côtés. Cela fait également partie des caractéristiques des corps. Allah est exempt de cela.

 

En ce qui concerne les membres, il s’agit des grands organes comme la tête, la main, le pied ou les petits organes comme la langue, les dents et la glotte.

 

La parole de AtTahawiyy  au sujet de Allah : « la tahwihi l-jihatou s-sittou kaça‘iri l-moubtada^a» signifie : « Il n’est pas contenu par les six directions comme le sont la totalité des créatures ». Cela veut dire que Allah existe  sans direction  et sans endroit.

Cela est la Croyance de Ahlou s-Sounnah wa l-jama^ah, elle est déduite du Qour’an, du Hadith et de l’Unanimité des savants.

 

Quant aux assimilationnistes, ceux qui attribuent le corps à Allah, ils ne se satisfont pas de cela.

 

Dans son  » Tafsir », Al-Qourtoubiyy a dit que « tarbou fi tarfi r-Rahman » signifie le plateau de la balance sur laquelle seront pesées les œuvres. En l’occurrence, on a une omission du complément du nom. C’est comme s’il a dit : « fa tarbou fi kaffati Mizan Ar-Rahma», ce qui signifie  : « Il augmente l’aumône dans le plateau de la balance de Alla». Donc, en arabe le mot « de la balance » a été omis. Et en arabe, ce mot « kaffah » veut dire aussi bien main que plateau. Celui qui croit que Allah a une main, il n’est pas musulman.

 

À propos de l’interprétation – ta’wil – de ces genres de  hadith et ce qui leur est semblable, il a été rapporté de Malik,  de Ath-Thawriyy et  de Ibnou l-Moubarak  ceci : « Retenez ces hadith sans comment ». C’est ce qu’ont dit At-Tirmidhiyy et d’autres. Et c’est ce qu’ont dit les savants de Ahlou s-Sounnah wa l-jama^ah.  Et le sens de « sans comment », c’est exclure au sujet de Allah tout ce qui fait partie des caractéristiques des créatures comme la position assise, l’installation, les organes, les mouvements, l’immobilité, la descente, la montée. En effet, tout cela fait partie des caractéristiques des créatures. Le Créateur est exempt des caractéristiques des créatures.

 

L’Imam Abou Ja^far AtTahawiyy, dans son  » Traité de Croyance « , a dit : « Wa man wasafa l-Laha bi ma^nan min ma^ani l-bachar faqad kafar » ce qui signifie : « Celui qui attribue à Allah un des sens propres aux humains, il devient mécréant. ». Les sens qu’ont les humains sont leurs attributs, leurs caractéristiques, et elles sont nombreuses.  Parmi elles, il y a la position assise et l’installation.

 

À  propos des hadith qui font partie des hadith moutachabih -de ce qui n’est pas explicite- il nous est parvenu de Al-‘Awza^iyy et de Soufyan Ath-Thawriyy ceci : « Amirrouha kama ja’at bila kayf », c’est-à-dire : « Retenez ces hadith comme ils vous sont parvenus sans attribuer le comment !» Cela veut dire qu’il faut exclure au sujet de Allah tout ce qui fait partie  des caractéristiques des créatures.

 

Il n’y a pas  lieu de considérer ce que disent certains singuliers comme Ahmad Ibnou Taymiyah Al-Harraniyy et son élève Ibnou l-Qayyim qui ont contredit la Croyance des Musulmans. Ibnou Taymiyah est un assimilationniste ; il attribue le corps à Allah.   Au sujet de la parole de Allah : « layça kamithlihi chay’ », il a dit : « mounazzah », c’est-à-dire « exemption ». Ensuite, à propos de la parole de Allah : « wa Houwa s-sami^ou l-Basir »,  il a dit : «  fa chabbah », c’est-à-dire : « Il a assimilé ». Et cela fait partie des plus atroces de ses égarements.

 

Quant aux ‘Ach^ariyy et les Matouridiyy, qui sont ‘Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah, ils  ne sont pas négationnistes comme le prétendent les Wahhabites qui attribuent à Allah le corps et qui assimilent Allah à Ses créatures.

Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy est l’Imam ^Aliyy ibnou Isma^il ibnou ‘Ishaq ibnou Salim ibnou Isma^il ibnou ^Abdi l-Lah ibnou Mouça ibnou Bilal ibnou Abi Bourdah, le fils du Compagnons du Messager de Allah Abou Mouça ^Abdou l-Lah ibnou Qays.

 

L’Imam, le Hafidh As-Soubkiyy dans ses « Tabaqatou ch-chafi^iyyati l-koubra » a dit au sujet de Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy ce qui suit : « C’est notre Chaykh, c’est notre modèle qui nous guide sur la voie agréée par Allah ta^ala. Le Chaykh Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy Al-Basriyy, le chaykh de la voie de Ahlou s-sounnah wa l-jama^ah, est l’imam des spécialistes de la science de Al-Kalam. C’est lui qui a accordé la réussite à la Croyance de l’Imam des Messagers. C’est lui qui défend la Religion et qui œuvre pour préserver la Croyance des Musulmans. Les traces de ses œuvres resteront jusqu’au jour du Jugement. C’est un imam ascète, pur et bienfaisant.  Il a préservé la Loi de toute parole calomnieuse. Il s’est investi et il a donné la victoire à la Communauté de l’Islam qu’il a fortement soutenue.»

 

Abou Sahl AsSa^loukiyy a dit : « Nous étions auprès du Chaykh Abou l-Haçan dans une assemblée à Al-Basrah et il débattait avec les Mou^tazilah. Allah a humilié ces derniers qui étaient nombreux. C’est alors que Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy est venu et les a tous vaincus. Chaque fois que l’un d’entre eux était défait, il passait à l’autre jusqu’à ce que tous, jusqu’au dernier d’entre eux, soient vaincus. Nous étions revenus le lendemain dans l’assemblée, mais aucun d’entre eux n’est revenu. »

 

 

L’Imam Abou Bakr AsSayrafiyy a dit : « Les Mou^tazilah avaient levé haut leurs têtes jusqu’à ce que Allah a manifesté Al-‘Ach^ariyy qui les a emprisonnés dans les trous, comme dans des entonnoirs ».

 

Al- Oustadh Ibnou ^Abdi l-Lah ibnou Khafif a dit : « Lorsque j’étais jeune, je me suis rendu à Al-Basrah pour voir Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy dont j’avais tellement entendu. J’ai vu un chaykh avec un très bel aspect et je lui ai demandé de m’indiquer la maison de Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy. Il m’a dit : Mais qu’est-ce que tu veux de lui ? Je lui ai dit que j’aimerais le rencontrer. Alors, il m’a dit : Viens tôt demain à cet endroit !  Je suis revenu le lendemain tôt ; et quand je l’ai vu, je l’ai  suivi. Il s’est rendu auprès de certains dignitaires de la ville. Et lorsque ces derniers l’ont vu, ils l’ont honoré. Il y avait un ensemble de savants et une assemblée de science de Croyance. Ils l’ont fait asseoir au milieu d’entre eux et quelqu’un d’entre eux a posé une question. Le chaykh s’est alors mis à lui répliquer et à débattre avec lui jusqu’à le faire taire. J’ai vu des choses étonnantes au sujet de sa science et de son éloquence. J’ai alors dit à quelqu’un qui était près de moi : «  Qui est donc ce chaykh ? » Il m’a répondu que c’est Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy. Quand ils se sont levés, je l’ai suivi à nouveau. Il m’a dit : Ô jeune homme, comment as-tu vu Al-‘Ach^ariyy ? Je suis alors resté à son service et je lui ai dit : « Ô mon maître pourquoi tu n’as pas commencé par poser la question ? » Il a répondu : Je ne parle à aucun de ces gens dès le départ. S’ils commencent à citer des choses qui ne sont pas permises au sujet de la religion agréée par Allah, nous leur répliquons parce que Allah soubhanahou wa ta^ala nous a ordonné de répliquer à ceux qui contredisent la vérité. J’ai rapporté cette histoire de Ibnou Khafif par une autre chaîne de transmission. Les différenet sversions s’accordent sur l’éminence du chaykh et de sa place dans la Science.  En effet,  il n’abordait  la science de Al-Kalam que lorsque c’était un devoir de le faire ; pour soutenir la Religion et pour répliquer aux négationnistes. Nos savants ont dit  que le chaykh était quelqu’un qui avait une firaçah ; Allah lui dévoilait certaines choses. Ensuite, ils ont dit :  Le chaykh était maître dans le Tasawwouf, dans la maîtrise du cœur tout comme il était un maître dans la science de Al-kalam et dans d’autres sciences.»

 

    Le Oustadh Abou ‘Is-haq Al-‘Isfarayiniyy  a dit : « J’étais à côté du Chaykh Abou l-Haçan Al-Bahiliyy comme une goutte d’eau à côté de la mer. Et j’ai entendu Al-Bahiliyy dire j’étais à côté de Al-‘Ach^ariyy comme une goutte d’eau à côté de la mer. »

 

En guise d’honneur pour Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy, il suffit ce qu’à rapporté Al-Hakim quant à la parole de Allah ta^ala qui signifie : « Allah fera venir des gens qu’Il agrée, et ce sera des gens qui L’ aimeront ». Le Prophète a dit : « Houm qawmou hadha » ce qui signifie : « Il s’agit des gens du peuple de celui-là » et il a désigné Abou Mouça Al-‘Ach^ariyy qui est l’ancêtre de Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy.

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Croyance : Les fondements de la foi

Posted in Croyance par chaykhaboulaliyah sur juillet 21, 2011

LES SIX FONDEMENTS DE LA FOI

 Il a été confirmé dans le hadith sahih rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim que Jibril est venu au prophète, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam sous l’apparence d’un homme mais aucun des compagnons ne le connaissait. Il s’est assis auprès du prophète au point de coller ses genoux aux genoux du prophète et a posé ses mains sur ses cuisses et il lui a dit ce qui signifie en Français « Ô Mouhammad, dis moi qu’est-ce que al-‘iman » – la foi -. Il lui a répondu (al-‘imanou ‘an tou’mina bi l-Lahi wa mala’ikatihi wa koutoubihi wa rouçoulihi wa bi l-yawmi l-‘akhiri wa  bi l-qadari khayrihi wa charrihi) ce qui signifie « La foi c’est que tu crois en Allah, en Ses anges, en Ses Livres, en Ses messagers, au Jour Dernier et en la destinée qu’elle soit du bien ou du mal ». C’est alors que Jibril lui a dit « sadaqta » ce qui signifie « tu as dis vrai » jusqu’à la fin du hadith. Le sens de sa parole qui signifie donc « que tu crois en Allah » al-‘iman dans la langue signifie at-tasdiq, c’est-à-dire de croire en la véracité. Dans la loi at-tasdiq  bima^na ch-chahadatayn, c’est-à-dire de croire au sens des deux témoignages. La foi en Allah a lieu en ayant la croyance qu’Il existe sans avoir de ressemblance avec aucune de Ses créatures, la preuve pour cela à partir du Qour’an honoré c’est la Parole de Allah « Layça kamithlihi chay’ wa Houwa s-sami^ou l-Basir » ce qui signifie « Rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit ». Allah ta^ala est le Créateur de toutes choses, des corps palpables, c’est ce qui peut être palpé, tenu à la main comme la pierre, les arbres, l’homme et les corps impalpables, c’est ce qui ne peut être tenu à la main comme le vent, l’âme, la lumière et l’obscurité, les jinns et les anges. Allah n’a ainsi aucune ressemblance avec aucune de Ses créatures. Il n’est donc pas permis d’avoir la croyance qu’Il serait un corps palpable ni un corps impalpable. Allah ta^ala dit « wa koullou chay’in ^indahou bimaqdar » ce qui signifie « Toute chose, Allah l’a créée selon une quantité particulière ». Si le grain de moutarde a un corps qui est petit, le grain de blé un peu plus grand, puis vient le grain de raisin encore plus grand jusqu’au Trône qui est le plus grand corps que Allah a créé par ses dimensions. Et un corps ne créé pas un autre corps. Il est confirmé ainsi que Allah n’est pas un corps. Par ailleurs, il n’est pas possible que Allah ait une des caractéristiques des corps comme le mouvement, l’immobilisation, le fait d’être dans une direction et dans un endroit. Il n’est donc pas possible que l’on dise que Allah existe dans le ciel ou qu’Il est assis sur le Trône ou qu’Il est installé au-dessus du Trône ou en face du Trône car tout ceci fait partie des caractéristiques des corps. L’imam Abou Ja^far AtTahawiyy le salafite, celui qui a vécu dans le troisième siècle de l’Hégire a dit dans son Traité de Croyance qu’il a présenté comme étant la croyance de Ahli s-sounnah wa-l-jama^ah « Wa man wasafa l-Laha bi ma^nan min ma^ani l-bachar faqad kafar » ce qui signifie « Celui qui attribue à Allah un des sens des humains il devient mécréant ». Il s’est écoulé plus de mille ans depuis la mort de AtTahawiyy, que Allah lui fasse miséricorde. « Les sens des humains » c’est-à-dire leurs caractéristiques, c’est-à-dire comme les organes, les membres, la forme, la couleur, le changement d’un état à un autre, le changement d’humeur, le déplacement d’un endroit à un autre. Allah ta^ala est le Créateur des endroits et des directions. Il n’est donc pas possible à Son sujet qu’Il y réside, il n’est pas possible à Son sujet qu’Il y habite. Allah existe de toute éternité avant la création des endroits et des directions sans endroit ni direction et Il existe après la création des endroits et des directions sans endroit ni direction car Allah change Ses créatures alors que Lui soubhanahou wa ta^ala ne change pas et Allah sait plus que tout autre.

LA CROYANCE AUX ANGES

 

La signification de la parole du prophète , salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam,dans le hadith de Jibril qui signifie « La croyance c’est que tu crois en Allah et en Ses anges » jusqu’à la fin du hadith, les anges sont des esclaves de Allah, ils sont honorés, Allah les a créés de lumières, ils ont des ailes, ils ne tombent pas dans les péchés et ils sont responsables, ils ont un libre choix qui est sous la volonté de Allah mais ils ne choisissent que l’obéissance. Allah ta^ala dit « La ya^souna-l-Laha ma amarahoum wa yaf^alouna ma you’marouna » ce qui signifie « Ils ne désobéissent pas aux ordres que Allah leur donne et ils font ce qui leur est ordonné ». Seul Allah sait leur nombre. Allah ta^ala dit « Wa ma ya^lamou jounouda Rabbika illa hou » et ils ont des fonctions. Certains portent le Trône, d’autres inscrivent les bonnes actions, d’autres inscrivent les mauvaises, d’autres protègent les esclaves du fait que les jinns leur fassent du mal, on les appelle les anges gardiens – al-hafadhah – et le meilleur d’entre eux est Jibril ^alayhi s-salam qui est leur président, c’est un messager aux anges et les anges ne sont pas de sexe masculin ni de sexe féminin, ils ne mangent pas, ils ne boivent pas, ils ne dorment pas, ils ne se fatiguent pas d’obéir à Allah, ils ne se reproduisent pas. Allah les a créés et dans le mérite après Jibril vient Mikail qui est l’ange en charge de la pluie et des plantes et des récoltes, après lui vient Israfil qui est l’ange en charge de souffler dans le cor au Jour du Jugement, puis vient ^Azra’il qui est l’ange de la mort. Il est parvenu dans un hadith rapporté par AtTabaraniyy dans Tiwalat que le nom de l’ange de la mort est ^Azra’il tout comme c’est parvenu dans le hadith du cor assour rapporté par Al-Bayhaqiyy contrairement aux ignorants qui renient cela. Et Ibnou Farhoun a mentionné, donc Ibnou Farhoun qui est un savant malékite a mentionné dans tabsirat al-houkkam que celui qui insulte l’ange de la mort ^Azra’il, il devient mécréant. Ceci fait l’objet d’accord chez les savants. Après ^Azra’il dans l’ordre de mérite viennent les anges qui portent le Trône. Chaque ange est un saint, un waliyy de Allah. Il peut prendre des aspects d’homme avec un bel aspect parfois mais sans qu’il n’ait l’organe génital et ils ne prennent pas l’aspect de femme absolument pas du tout ni des aspects laids comme les singes, les chiens ou les porcs. Certains anges descendent à l’aube et ils assistent à la récitation du Qour’an lors de la prière de l’aube. Allah ta^ala dit « wa Qour’ana-l- fajri inna Qour’ana-l-fajri kana machhouda » c’est-à-dire que les anges témoignent et sont présents nuit et jour et notamment lors de la récitation du Qour’an à l’aube. Les anges, ce sont eux qui sont visés par la Parole « Yanzilou Rabbouna koulla laylatin ila s-sama’i d-dounya fayaqoulou hal min moustaghfirin faghfira lah » le hadith qui signifie « Un ange de notre Seigneur descend sur ordre de Allah et il dit en transmettant que Allah leur apprend qu’Il est leur Seigneur et Qui leur dit « est-ce qu’il y a quelqu’un qui cherche à être pardonné et Allah lui pardonne » jusqu’à la fin du hadith. Il a été confirmé dans ce qu’a rapporté le hafidh An-Naça’iyy dans le livre « amalou-l-yawm wa l-layla » d’après Abou Hourayrah qu’il a dit « Le messager de Allah, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit « inna-l-Laha youmhil hatta ‘idha mada chatrou l-layli-l-awwal amara mounadia fayounadi inna Rabbakoum yaqoul « hal min moustaghfirin faghfira lah, hal min sa’ilin fa’ou^tiyah, hal min da^in fa’astajiba lah hatta yanfajira l-fajr », ce qui signifie « Allah fait que s’écoule la première moitié de la nuit puis Il ordonne à un ange qui va appeler en disant « votre Seigneur vous dit « est-ce qu’il y a quelqu’un qui demande à être pardonné et Allah lui pardonne, est-ce qu’il y a quelqu’un qui demande quelque chose, Allah lui donne, est-ce qu’il y a quelqu’un qui invoque et Allah l’exauce jusqu’à l’aube ». Et la meilleure manière d’expliquer un hadith qui est rapporté par un autre hadith, Al-hafidh Al-^iraqiyy a ainsi dit dans son Atfiyah « wa khayrou ma fasartahou bi-l-waridi » c’est-à-dire la meilleure manière d’expliquer une version d’un hadith, c’est par un autre hadith. C’est également la même chose pour tout texte du même ordre ; il s’agit des anges comme dans la Parole de Allah « a’amintoum man fi s-sama’i an yakhsifa bikoumou l-ard » qui signifie « Êtes-vous donc  en sécurité, ne craignez-vous pas que ceux qui sont au ciel ne fassent que vous soyez ensevelis sous terre ». Il s’agit ici des anges. Egalement la parole du prophète, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam « Ar-rahimouna yarhamouhoum r-Rahman ‘irhamou man fi-l-‘ard yarhamoukoum ahli s-sama’ » qui signifie « Les miséricordieux, c’est Ar-Rahman Allah Qui leur fait miséricorde. Soyez miséricordieux avec ceux qui sont sur terre alors ceux qui sont aux cieux vous feront miséricorde ». Ceux qui sont visés ici ce sont les anges preuve en est le hadith rapporté par le hafidh Ibnou Hajar dans ses « ‘amali » et hadith qu’il a jugé haçan. Le prophète, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit « Ar-rahimouna yarhamouhoum Rahim ‘irhamou ahlou l-‘ardi yarhamoukoum ‘ahlou s-sama’ » ce qui signifie « Les miséricordieux c’est Ar-Rahim Allah Qui leur fait miséricorde. Soyez miséricordieux envers les gens sur terre alors les habitants du ciel vous feront miséricorde ». Il est clair ici qu’il s’agit des anges car Allah n’est pas appelé « ‘ahlou s-sama’ » « gens du ciel ». Le sens de la miséricorde des anges en faveur des croyants parmi les gens de la terre, c’est qu’ils demandent le pardon en leur faveur et Allah sait plus que tout autre.

LA CROYANCE AUX LIVRES CELESTES

 

Le sens de la parole du prophète, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam dans le long hadith de Jibril qui signifie « La foi, c’est que tu crois en Allah, en Ses anges et en Ses Livres » jusqu’à la fin du hadith, les livres célestes, c’est Jibril ^alayhi-s-salam qui les a fait descendre sur les prophètes de Allah. Les plus connus d’entre  ces livres, ce sont quatre livres : at-Tawrat – la Thorah, al-‘Injil – l’Evangile, azZabour– les Psaumes et al-Qour’an – le Qour’an – le Coran, qui est le meilleur d’entre ces livres. Ces livres, c’est Jibril qui les a pris à partir de la Table Préservée. Allah ta^ala  a créé un son qui correspond à la récitation de ces livres sans que Jibril a entendu. At-Tawrat a été révélée et descendue sur Mouça, al-‘Injil a été descendu sur ^Iça et az-Zabour a été descendu sur Dawoud. Il comporte des sagesses et des exhortations. Le Qour’an, lui, a été descendu à Mouhammad, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam. La parole qui existe dans ces livres n’est pas la parole-même propre à l’Être de Allah mais il s’agit d’expressions de cette parole. L’expression est une chose et ce qui est exprimé est autre chose. L’expression qui est faite de lettres et de sons est une langue écrite dans la Table Préservée et c’est une expression que Jibril a récitée au prophète sans aucun doute, elle est créée, elle est entrée en existence. Quant à ce qu’elle exprime qui est la Parole de Allah l’Unique, Celui Qui est de toute éternité,  Qui est Exempt de début et de fin et qui est une parole qui n’a pas de ressemblance avec la parole des créatures. Abou ^Aliyy As-Saqouniyy, mort en 707 de l’hégire a dit que la Parole de Allah est unique. Le hafidh Al-Bayhaqiyy dans deux de ses livres a dit cela également. Tous les savants de Ahli s-sounnah ont dit cela. Le sens de l’unicité de la Parole de Allah, c’est que la Parole de Allah qui est Son Attribut n’est pas une parole multiple mais c’est une parole unique. Cette parole unique est une promesse, une menace, un ordre, une interdiction, une information, une interrogation, une annonce de bonne nouvelle. Il est parvenu dans le Qour’an honoré « Qoul law kana l-bahrou midada likalimati Rabbi » cela ne veut pas dire que la Parole de Allah est multiple parce qu’il y a « kalimat » mais ici le mot « kalimat » est au pluriel, c’est dans le sens de l’honneur et de la glorification de la Parole de Allah. Le sens de la ayah « Law kana l-bahrou midadan » c’est-à-dire si la mer, si les océans avaient été de l’encre avec lequel on écrit ce qui exprime la Parole de Allah, ces océans, cette mer finiraient et ce qui exprime la Parole de Allah ne finit pas, c’est cela le sens de « Qoul law kana l-bahrou midada likalimati Rabbi lanafida l-bahrou qabla an tanfada kalimatou Rabbi wa law ji’na bimithlihi madada » c’est-à-dire même si nous avions ramenés autant de mers et d’océans qu’il y a, ils finiraient tous et cela ne suffit pas pour écrire ce qui exprime la Parole de Allah. Il en est de même dans la parole du prophète, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam « ‘a^oudhou bikalimati-l-Lahi tammah ». « Al-kalam », la parole a été mentionnée ici au pluriel « kalimat » pour glorifier la Parole de Allah et le sens de « at-tammah » c’est-à-dire la Parole de Allah qui ne comporte pas de défaut c’est-à-dire que la Parole de Allah ne comporte pas de défaillance. Quant à la Parole de Allah ta^ala« La touharrik bihi liçanaka lita^jala bih » cela signifie « Ô Mouhammad ne récite pas le Qour’an pendant que Jibril te le récite de crainte que tu ne l’oublies » mais Sa Parole « ‘Inna ^alayna jam^ahou wa Qour’anah » cela veut dire « Nous te garantissons que tu ne l’oublieras pas » c’est-à-dire que tu vas mémoriser le Qour’an et que tu ne vas pas l’oublier. Quant à Sa Parole « Fa’idha qara’nahou fa’tabi^ou qour’anah » c’est-à-dire « Nous te l’avons rassemblé dans ta poitrine, dans ton cœur alors suis et œuvre conformément à ce qui t’a été révélé. Il est dit dans la langue Arabe « Qara’ l-ma’ou fi-l-hawd » c’est-à-dire « rassembler l’eau dans un bassin ». Il n’est pas permis de croire que Allah prononce les mots du Qour’an tout comme nous le prononçons, c’est pour cela on ne dit pas que Allah prononce natiq mais on dit « moutakallim » Il parle, ça veut dire qu’Il a pour attribut la parole, cette parole qui est un attribut qui n’est pas de lettre, qui n’est pas une voix, qui n’est pas une langue. Preuve en est, c’est-à-dire qu’il est confirmé que Allah a pour attribut la parole, la preuve à partir du Qour’an, c’est la Parole de Allah ta^ala « Wa kallama-l-Lahou Mouça taklima » et la preuve que cette ayah nous a indiqué la confirmation d’une parole réelle à Allah tel qu’il est digne de Lui c’est que le verbe dans la langue Arabe quand il est appuyé par le substantif, al-masdar, cela indique le sens propre et le masdar, le susbtantif, c’est ce qui vient en troisième position lorsqu’on décline le verbe, on dit « kallama , youkallimou, taklima » « il a parlé, il parle, parole » et le sens de la ‘ ayah c’est que Allah a levé de l’ouïe de Mouça le voile abstrait qui empêche d’entendre  Sa Parole, lorsque Mouça était au mont Sinaï, tour Saïna, il a ainsi entendu la Parole de Allah qui existe éternellement et cette parole qui n’est pas de lettre, ni de voix, ni de langue, cette parole qui n’est pas comme la parole des mondes sans que la Parole de Allah qui est Son attribut propre ne prenne place dans l’oreille de Mouça car ce qui prend place et qui s’incarne dans la créature est en soi créé ou ce qui est une preuve de l’entrée en existence de l’âme, c’est le fait que l’âme s’incarne dans la créature. Les gens de Ahli s-sounnah ont dit « Mouça ainsi que son ouïe sont entrés en existence et la Parole de Allah n’est pas entrée en existence ». L’imam Abou Hanifah An-Nou^man Ibnou Thabit dans son livre « al-fiqhou-l-‘akbar », Abou Hanifah qui est né en 80 de l’hégire a dit « Allah parle, pas comme nous parlons. Nous nous parlons avec des instruments et des langues et des lettres mais Allah parle sans instrument, sans lettre. Le sens d’instrument, c’est les points d’articulation des lettres comme la gorge et ceci est une preuve que la croyance de Ahlou-s-sounnah, que ce soit les gens du Salaf, les musulmans des trois premiers siècles de l’hégire ou les gens du Khalaf, les musulmans des siècles suivants est que la Parole de Allah, qui est Son attribut, n’est pas de lettre, n’est pas une voix ni une langue. Il est par ailleurs parvenu dans le Sahih de Al-Boukhariyy que le messager a dit « Ma minkoum min ahadin illa sayakallimouhou Rabbouhou yawma-l-qiyamah layça baynahou wa baynahou tarjouman wa la hajib » cela veut dire que dans l’au-delà, Allah est Celui qui interroge et fait rendre des comptes aux esclaves. Il hôte ainsi de l’ouïe de Ses créatures lors de la station de l’exposition des actes, Il leur hôte le voile abstrait, celui qui empêche d’entendre Sa Parole propre. Ainsi, tous les humains, tous les jinns vont entendre la Parole de Allah qui n’est pas des lettres, qui n’est pas une voix. Ils vont comprendre de  cette parole l’interrogation sur leurs œuvres, sur leurs intentions, sur leurs paroles. Les croyants pieux seront heureux et les mécréants seront malheureux bien que la Parole de Allah soit unique, ceci est une preuve que cette parole propre n’est pas une lettre, ni une voix, ni une langue car si l’exposition des actes à Allah avait été par une interrogation avec des lettres et une langue, Allah serait le plus lent à faire rendre des comptes, que Allah nous préserve et nous garde de pareille croyance. Or, Allah dit « Thoumma rouddou ila-l-Lahi mawlahoum-l-haqq ‘ala lahou l-houkmou wa houwa asra^ou-l-hasibin » c’est-à-dire « Je suis Celui Qui fait rendre rapidement les comptes aux gens » c’est cela le sens de cette ayah. Il y a aussi la Parole de Allah ta^ala « sari^ou-l-hisab » cela veut dire cela également. Il est par ailleurs parvenu dans le Sahih dans Al-Boukhariyy « ‘Ana l-bachara koullahoum binisbati liya’jouj wa ma’jouj kawahidi ‘ila ‘alf » ce qui signifie « Tous les humains par rapport à Ya’jouj et Ma’jouj représentent un pour mille ». Si l’exposition des actes de ceux-là – Ya’jouj et Ma’jouj– avait été avec des lettres et une voix, cela aurait duré un temps très long. Tout ceci confirme donc que la Parole de Allah qui est Son attribut propre n’est pas des lettres, n’est pas une voix, n’est pas une langue, n’a pas de début, n’a pas de fin et que le Qour’an honoré, la Tawrat, l’’Injil qui sont authentiques et tous les livres qui ont été descendus aux prophètes sont des expressions de cette parole mais malgré cela on appelle ce qu’ils comportent ces livres « la Parole de Allah » car ce ne sont pas une composition d’humain ni une composition d’ange et Allah sait plus que tout autre.

LA CROYANCE AUX MESSAGERS DE ALLAH

 

 

La parole du prophète, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam, dans le long hadith de Jibril, qui signifie « La foi, c’est que tu crois en Allah, en Ses anges, en Ses livres, en Ses messagers » jusqu’à la fin du hadith, cela veut dire qu’il est un devoir de croire aux messagers de Allah, ceux d’entre eux qui étaient prophètes – nabiyy –  mais pas messager – raçoul – et ceux qui étaient messagers – raçoul – et prophètes –nabiyy. Que l’on sache que le prophète –an-nabiyy, c’est celui qui a reçu la révélation d’une loi, la loi d’un messager qui l’a précédé. Quant au messager – ar-raçoul – c’est celui qui a reçu la révélation d’une nouvelle loi. Chacun des deux à pour ordre de transmettre. Certains savants se sont trompés en disant que le prophète n’a pas l’ordre de transmettre. C’est une erreur abominable car si il n’avait pas reçu l’ordre de transmettre, quel est le sens de son message, de son envoi. Quant à la Parole de Allah ta^ala « La noufarriqou bayna ‘ahadin min rouçoulih » c’est-à-dire « Nous ne distinguons entre aucun de ces messagers par la foi » cela veut dire que nous croyons en la totalité d’entre eux. Mais du point de vue du mérite, certains messagers sont meilleurs que d’autres. Allah ta^ala dit « Tilka r-rouçouli faddalna ba^dahoum ^ala ba^d » ce qui signifie « Ces messagers, nous avons accordé à certains un degré supérieur aux autres. Le premier des prophètes et des messagers, c’est Adam ^alayhi s-salam. La preuve en est qu’il était prophète, c’est la Parole de Allah ta^ala «’Inna l-Laha stafaAdama wa Nouhan wa ‘ala Ibrahima wa ‘ali ^Imran ^ala-l-^alamin » ce qui signifie « Allah a élu Adam, Nouh, la famille de Ibrahim, la famille de ^Imran par rapport au reste des mondes ». Certains se sont trompés. Ils ont pensé que le premier des messagers dans l’absolu, c’est Nouh et ils ont cité pour cela un hadith que Nouh serait le premier des messagers de Allah aux gens de la terre. Or, le sens de ce hadith, c’est que Nouh ^alayhi s-salam était le premier que Allah a envoyé à des peuples différents car avant cela, les gens étaient une seule communauté, c’est-à-dire ils étaient tous sur l’Islam. Cela avait duré à l’époque de Adam, à l’époque de Chith, puis à l’époque de ‘Idris. Ensuite, la mécréance s’était produite pour la première fois après ‘Idris. Nouh était donc le premier à être envoyé à des mécréants. Al-jahiliyatou-l-‘oula, la première période anté-islamique c’est celle qui séparait le décès de ‘Idris et l’envoi de Nouh. Elle a duré mille années. Le dernier des prophètes et le meilleur d’entre eux, c’est Mouhammad, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam. La preuve qu’il était le meilleur des prophètes c’est la Parole de Allah ta^ala « Kountoum khayroun ‘oummatin ‘oukhrijat li-n-nas » ce qui signifie « Votre communauté est la meilleure des communautés ». Si sa communauté est la meilleure des communautés, il est donc lui le meilleur des prophètes.

Que l’on sache que les prophètes sont meilleurs que les saints, les waliyy. Ils sont meilleurs que les anges – al-mala’ikah. Allah ta^ala après la mention d’un certain nombre de prophètes a dit « Wa koullan faddalna ^ala-l-^alamin » ce qui signifie « Nous leur avons accordé à tous un degré supérieur aux mondes ». Les mondes – al-^alamoun – englobe les jinns, les humains et les anges. Il est parvenu que tous les prophètes sont  venus avec une seule et même religion qui est l’islam. Allah ta^ala dit « ‘Inna d-dina ^inda-l-Lahi l’islam » qui signifie « La religion agréée par Allah c’est l’Islam » et Allah ta^ala dit « Wa man yabtaghi ghayra l’islami dina falan youqbala minh wa houwa fi-l-‘akhirati mina l-khacirin » qui signifie « Celui qui choisi une autre religion que l’Islam, elle ne sera pas acceptée de lui et il sera dans l’au-delà au nombre des perdants » et Allah ta^ala dit « Houwa s-sammakoumou l-mousliminou mina-l-qabl » qui signifie « Celui qui vous a appelé musulmans depuis bien longtemps ». Et  Allah ta^ala dit «  Ma kana ‘Ibrahim yahoudiyan wa la nasraniyan wa lakin kana hanifan mousliman wa ma kana mina-l-mouchrikin » ce qui signifie « ‘Ibrahim n’était pas juif, il n’était pas chrétien mais il était bien sur l’Islam, sur la droiture, il n’était pas un associateur» et Allah ta^ala dit « Falamma ‘ahassa ^Iça  minhoumou-l-koufra qala man ‘ansari illa-l-Lah qala-l-hawariyyoun nahnou ‘ansarou-l-Lah ‘amanna bi-l-Lahi wa chahd bi ‘anna mouslimoun » ce qui signifie « Lorsque ^Iça a vu que certains allaient commettre la mécréance, il a dit « qui sont ceux qui me soutiennent pour l’agrément de Alla? » Les apôtres ont alors dit « nous te soutenons pour l’agrément de Allah, nous avons cru en Allah et témoigne que nous somme musulmans ». Al-Boukhariyy a rapporté que le messager de Allah, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit « Al-anbiya’ou ‘ikhwatou li^allat dinouhoum wahid wa ‘oummahatouhoum chatta » cela veut dire que les prophètes sont comme des frères de même père mais de mère différente. Leur religion est la même qui est l’islam. Tous les prophètes sont venus avec une seule croyance au sujet de Allah qui est la croyance qu’il n’est de Dieu que Allah ». Le prophète ^alayhi ssalat wa salam a dit « ‘Afdalou ma qoultou ‘ana wa n-nabiyyouna min qabli la ‘ilaha illa l-Lah wahdahou la charika lah » ce qui signifie « La meilleure parole que j’ai dite moi ainsi que les prophètes qui m’ont précédés est « il n’est de Dieu que Allah, Il n’a pas d’associé ». Et les frères dans la langue « al-‘ikhwah » sont soit des frères « ach-chiqqa’ » soit des frères « ‘akhiaf » soit des frères  « li^allat ». Le sens de « frères li^allat » ce sont des frères qui ont même père mais qui ont des mères différentes. Cette comparaison que le messager a faite veut dire que tous les prophètes sont comme des frères qui ont un même père, en effet, puisque leur religion est la même qui est l’Islam. Mais ce qui les distingue les uns des autres, c’est la loi, c’est-à-dire les ramifications pratiques comme la zakat, comme la prière et ce qui est de cet ordre. Dans la loi de Adam par exemple, il était permis au frère d’épouser sa sœur qui n’était pas sa sœur jumelle. La fornication à son époque et dans sa loi, c’est qu’un homme ait un rapport avec sa sœur qui était sa sœur jumelle. Puis, par la suite, il y a eu l’interdiction du mariage d’un frère avec sa sœur qui n’était pas sa sœur jumelle dans la loi de Chith et il était dans la loi de Adam obligatoire d’accomplir une seule prière puis dans les lois des prophètes des fils de ‘Israil, il y a eu obligation d’accomplir deux prières. Puis dans la loi de notre maître Mouhammad qui est la meilleure des lois et  la plus facile, il y a eu l’obligation d’accomplir cinq prières par jour et nuit. Ce changement dans la loi est fonction de ce que requiert la sagesse et Allah sait mieux que quiconque l’intérêt des gens plus qu’eux-mêmes.  A partir de là, tu prends connaissance, toi qui est neutre et objectif, de la grave erreur dans la parole de certains qui disent « les trois religions célestes ». En effet, il n’y a pas de religion valable si ce n’est l’Islam qui est la seule religion céleste. Quant aux nasara qui ont été mentionnés dans le Qour’an à titre d’éloge dans cette ayah « ‘Inna l-ladhina hadouwan n-nasara wa sabi’in man ‘amana bi-l-Lahi wa l-yawmi-l-‘akhir » jusqu’à la fin de la ayah « an-nasara » ici, c’était les musulmans qui ont été les supporters et les partisans de ^Iça, qui l’ont suivi sur l’Islam. Quant à l’yahoud qui sont cités ici, ce sont ceux qui étaient musulmans, ceux qui  hadou, c’est-à-dire qui ont fait le repentir, qui ont abandonné les erreurs qu’ils avaient faites après avoir contredit Mouça et Haroun, ils ont dit « houdna » c’est-à-dire « toubna wa raja^na » c’est-à-dire « nous nous repentons ». Et la raison de l’appellation de ceux qui ont mécru après ceux-là comme « yahoud » et « nasara », la raison de leur appellation « gens du Livre » «’ahlou-l-kitab », c’est parce qu’ils se réclament de at-Tawrat et de al-‘Injil mais c’est une simple réclamation sans croire en at-Tawrat et al-‘Injil authentiques. Il n’est donc pas permis de les appeler « croyants ». Preuve en est la Parole de Allah ta^ala « Qoul ya ‘ahla-l-kitabi lam takfourouna bi ‘ayati-l-Lah wa-l-Lahou chahidou ^ala ma ta^maloun » qui signifie « Ô vous gens du Livre pourquoi vous êtes mécréants en les ayah de Allah et Allah sait ce que vous faîtes » et la Parole de Allah ta^ala « Wa law ‘amana ahlou-l-kitabi lakana khayran lahoum » qui signifie « Si les gens du Livre avaient été croyants cela aurait été mieux pour eux ». Et la Parole de Allah ta^ala « Wa law ‘an ‘ahla-l-kitabi ‘amanou wa t-taqou lakafarna ^anhoum sayyi’atihim » qui signifie « Si les gens du Livre avaient été croyants et avaient été pieux Nous leur aurions expié leurs mauvaises actions ». Quant à la Parole de Allah ta^ala « ‘Inna l-ladhina kafarou min ‘ahli l-kitabi wa l-mouchrikina fi nari jahannama khalidina fiha ‘oula’ikahoum charrou l-bariyyah ». Ici, il ne s’agit pas d’une partie d’entre eux mais il s’agit de la totalité d’entre eux. On dit que « min » ici ce n’est pas les taba^iyoud mais les bayan, c’est-à-dire que tous sont des mécréants. Et Allah sait plus que tout autre.

LA CROYANCE AU JOUR DERNIER

 

 

Le prophète ^alayhi ssalatou wa salam a dit dans le long hadith de Jibril ce qui signifie « La foi, c’est que tu crois en Allah, en Ses anges, en Ses Livres, en Ses messagers et au Jour Dernier » jusqu’à la fin du hadith. Le Jour Dernier c’est le Jour du Jugement. Il commence à partir du moment où Israfil souffle dans le cor. Tous ceux qui étaient vivants parmi les humains et les jinns et les anges vont mourir sauf ceux qui sont exceptés parmi les anges comme ceux qui portent le Trône, comme l’ange chargé du Paradis, l’ange chargé de l’enfer. Le Jour du Jugement dure cinquante mille ans. Il s’agit de cinquante stations différentes pour l’exposition des actes. Chaque station dure mille années. Allah ta^ala dit « Fi yawmin kana miqdarouh khamsina ‘alfa sanah » qui signifie « Un jour dont la durée est de cinquante mille ans ». Il est parvenu dans le hadith sahih que toutes ces années vont passer pour un croyant pieu comme moins que le temps d’une prière prescrite et dans une autre version comme lorsque le soleil s’apprête à se coucher. L’exposition des actes des gens a lieu sur la terre changée. Allah ta^ala dit « Yawma toubaddoula l-‘ardou ghayra l-‘ard » ce qui signifie « Le jour où la terre sera changée ». Al-qiyamah, le Jour du Jugement a des petits signes annonciateurs et des grands signes annonciateurs. Parmi les petits signes annonciateurs, c’est de construire en hauteur de la part de ceux qui, auparavant, marchaient nu pied, qui étaient mal habillés, qui étaient pauvres, qui faisaient paître le bétail et ceci s’est produit. Il y a aussi le rapprochement des marchés, ils deviennent  tellement nombreux qu’ils deviennent proches les uns des autres et cela aussi s’est produit. Il y a aussi le grand nombre de tremblements de terre et le grand nombre d’assassinats sans raison et le grand nombre de gens qui boivent l’alcool et beaucoup de fornication, beaucoup de gens qui entendent la musique interdite et tout cela s’est produit. Il y a aussi les femmes qui vont paraître avec des vêtements qui montrent leur zone de pudeur en grand nombre avec leur tentation des hommes pour la fornication, ceci aussi s’est produit. Et le dernier des petits signes annonciateurs, c’est l’apparition de Al-Mahdi. At-Tirmidhiyy, Abou Dawoud ont rapporté que le messager de Allah, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit « La taqoumou s-sa^a hatta yamlika n-nasa rajouloun min ahli baytiyi youwatihou smouhou smi wa smou abihi sma abi yamlan l-‘ardou qistan wa ^adlan kama mouli’at dhoulman wa jawra » c’est-à-dire que parmi les signes annonciateurs du Jour du Jugement, c’est que la terre sera emplie d’injustice et de tyrannie et cela aussi s’est produit. Ensuite va paraître un homme qui est de la famille du messager, qui s’appellera Mouhammad fils de ^Abdou-l-Lah, il est de Médine lui ainsi que son père, il va apparaître à Médine l’Illuminée et en sortir pour se diriger à la Mecque là où 313 saints vont lui faire pacte d’allégeance. Ensuite, il va s’installer dans le pays de Ach-Cham et il y vivra et il gouvernera la terre avec équité. Il est parvenu dans les paroles qui nous ont été rapportées qu’il aura au-dessus de lui un ange qui annoncera aux gens « Ô vous les gens, voici Al-Mahdi, suivez-le » et lorsque ^Iça va descendre du ciel, Al-Mahdi va le diriger dans la prière. Tout cela indique que ^Iça Al-Macih va appliquer la loi de Mouhammad, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam. Après les petits signes annonciateurs, il y aura de grands signes annonciateurs parmi lesquels il y a trois fissures dans la terre, une à l’est, une à l’ouest et une dans la Péninsule arabique. Il y a aussi les peuples de Ya’jouj et Ma’jouj qui vont apparaître. Ce sont des mécréants, des êtres humains descendants de Adam mais qui sont cachés dans une direction de la terre. Dhou l-Qarnayn qui est un esclave vertueux a construit une barrière, un barrage entre eux et les autres humains. Il est parvenu dans le hadith sahih que chaque jour, ils essayent de transpercer ce barrage et il reste une partie qu’ils ne transpercent pas, une partie qui peut être transpercée en une seule journée mais ils diront « demain, nous allons le poursuivre » et le lendemain quand ils vont revenir, ils vont retrouver que le barrage est redevenu tel quel jusqu’au jour dans lequel Allah a voulu qu’ils sortent. Ils vont dire la veille « demain nous allons poursuivre si Dieu le veut ». Quand ils vont venir le lendemain, ils vont ouvrir le barrage et ils vont sortir et ils vont manger tout ce qu’il y a sur terre comme nourriture même ils vont boire toute l’eau qu’il y a dans la lagune de Tibériade qui se trouve en Palestine et le dernier d’entre eux quand il va passer, il va dire « ici, il y avait de l’eau ». Il y a aussi l’apparition de al-macih ad-dajjal. Al-macih ad-dajjal c’est le faux messie qui est emprisonné sur une île en mer, les anges l’ont ligoté avec des chaînes, c’est un mécréant qui va dire aux gens « je suis votre dieu » et il est borgne. Il ordonne aux gens de le suivre sur cette mauvaise croyance. Beaucoup vont le suivre car sa discorde et sa dissension est grande. Il dira à la terre « fais pousser tes plantes » et il va pousser ses plantes. Il dira au ciel « fais tomber ta pluie » et la pluie va tomber et ceci est une épreuve de la part de Allah à Ses esclaves. Le prophète, ^alayhi ssalat wa salam a dit « Il a avec lui une eau et un feu. Son eau est en réalité du feu et son feu est en réalité de l’eau ». Il y aussi parmi les grands signes la descente de ^Iça al-Macih. Allah ta^ala dit « Wa ‘innahou la^alamoun li s-sa^ah » ce qui signifie « Et il est certes un signe qui annonce le Jour du Jugement ». Ibnou ^Abbas a dit « Il s’agit de la descente de Al-Macih ^Iça. Il est parvenu dans le hadith sahih qu’il descendra auprès de la tour blanche qui se trouve à l’est de Damas, sur les ailes de deux anges. Et il y a maintenant une tour blanche à l’est de Damas dans le nouvel aéroport. Et il est parvenu que Al-Macih va tuer ad-dajjal à la porte de la ville de Loudd qui se trouve en Palestine et il va faire une invocation contre Ya’jouj et Ma’jouj et Allah les exterminera en faisant en sorte que des vers vont pénétrer dans leur cou et qu’ils vont les tuer. Il est rapporté de Ka^b Al-‘Ahbar que ^Iça va être enterré auprès de notre maître Mouhammad, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam dans la maison bénie de ^A’ichah. Il y a parmi les grands signes, la descente d’une fumée du ciel qui va recouvrir les gens qui vont être comme enrhumés. Il y a aussi la sortie d’un animal de la terre, c’est une bête immense qui sortira de la montagne AsSaffa, qui a une trompe, qui va marquer le croyant par un signe et le mécréant par un signe. Il y a aussi le lever du soleil à partir de son couchant et son coucher au levant pendant trois jours de suite. Il y a aussi un feu immense qui va sortir de ^Adan au Yémen qui va pousser les gens vers la terre de Ach-Cham et la terre de Ach-Cham est une grande surface depuis al-^Arich jusqu’à Balis en Irak et tout cela englobe la Jordanie, la Palestine, le Liban et la Syrie.

Remarque importante : il est un devoir de croire que Allah ta^ala n’est pas un corps. Il n’y a pas entre lui et une de Ses créatures de rapport de distance car le rapport de distance a lieu entre deux corps qui se trouvent dans une direction et un endroit. Lorsque nous entendons la parole du prophète, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam « Man ‘ahaba liqa’ Allah ‘ahaba-l-Lahou liqa’ahou wa man kariha liqa’ Allah kariha l-Lahou liqa’ ». Il n’est pas permis de croire que « liqa’ou l-Lah » a lieu de face mais le sens de « liqa’ou l-Lah » c’est la mort, c’est-à-dire que celui qui veut mourir, le croyant qui est pieu lors de la mort viendra à lui ^Azrail et lui dira « je t’annonce la bonne nouvelle que Allah te fait miséricorde et qu’Il t’agrée » et il aimera mourir. Ce pieu, Allah l’aime et le sens quand on dit que Allah l’aime, c’est-à-dire Allah l’honore. Mais le mécréant, ^Azrail viendra à lui, l’ange de la mort, quand il est en train d’agoniser, il lui dira « je t’annonce la mauvaise nouvelle que Allah te châtie » et il va détester encore plus la mort, ce mécréant, Allah ne l’aime pas c’est-à-dire Il ne l’honore pas. Il n’est pas permis de dire que Allah aime toute créature car Il les a créées toutes. Allah ta^ala dit « Fa’inna l-Laha la youhibbou l-kafirin » ce qui signifie « Allah n’agrée pas les mécréants ». Et Allah sait plus que tout autre.

LA CROYANCE EN LA DESTINEE QU’ELLE SOIT DU BIEN OU DU MAL

 

La signification de la parole du prophète, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam, dans le long hadith de Jibril « La foi est que tu crois en Allah, en Ses anges, en Ses Livres, en Ses messagers, au Jour Dernier et en la destinée qu’elle soit du bien ou du mal ». La croyance en la destinée qu’elle soit du bien ou du mal ici, al-qadar, il s’agit de l’attribut de Allah, c’est-à-dire qu’il est un devoir de croire que tout ce qui entre en existence entre en existence par la Prédestination éternelle de Allah. La prédestination de Allah qui est Son Attribut éternel, exempt de début, exempt de fin englobe tout ce qui entre en existence, que ce soit les corps ou les œuvres, qu’elles soient du bien ou du mal. La Prédestination de Allah qui est Son Attribut n’est pas qualifié de mauvais. Le sens de « khayrihi wa charrihi » « qu’il soit du bien ou du mal » c’est ce qui est prédestiné, c’est-à-dire la créature, il y a parmi Ses créatures ce qui est une  bonne chose, il y a ce qui est une mauvaise. Ce qui est prédestiné est entré en existence grâce à la Prédestination de Allah qui est de toute éternité. Le messager, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam, aura utilisé le terme « al-qadar » dans le sens de l’Attribut de Allah puis il a utilisé le pronom « fi khayrihi » sur le sens de ce qui  est destiné, à savoir, la créature. Allah ta^ala dit « Inna koulla chay’in khalaqnahou bi qadar » c’est-à-dire « Chaque chose Nous l’avons créée selon une destinée ». Et Mouslim a rapporté dans son sahih que le messager a dit « Koullou chay’in bi qadar hatta l-^ajzou wa l-kays » c’est-à-dire « Toute chose est selon une prédestination même la stupidité et l’intelligence ». Il n’est pas permis de dire que Allah a prédestiné le bien et qu’Il n’a pas prédestiné le mal car ceci est contraire au Qour’an, au hadith et à la raison. La prédestination du mal de la part de Allah, la volonté du mal de la part de Allah et la création du mal de la part de Allah n’est pas mauvais de la part de Allah. C’est le fait que l’esclave fasse le mal qui est mauvais. En effet, l’esclave a pour ordre de ne faire que le bien. Il lui est interdit de faire le mal. Mais Allah ta^ala est Celui Qui ordonne, Qui n’a personne qui Lui donne des ordres, Il est Celui qui interdit et Qui n’a personne qui Lui fixe des interdits. La différence entre le bien et le mal, c’est que Allah aime le bien, ordonne le bien, alors que le mal, Allah ne l’aime pas et l’interdit. Sinon, tout est créé par Allah, la Prédestination de Allah et la Science de Allah et par la Volonté de Allah. Si quelqu’un demande « l’homme est moukhayyir aw mousayyir ? ».  La réponse est de dire que l’homme a une liberté de choisir qui est soumise à la Volonté de Allah. L’homme a un choix mais il ne sort pas de la Volonté de Allah. Allah ta^ala dit « Wa ma tachaouna illa ‘an yacha’ Allahou Rabbou l-^alamin » ce qui signifie « Et vous ne voulez que ce que Allah le Seigneur des mondes veut ». On ne dit pas que l’homme a un choix qui est indépendant de la Volonté de Allah. On ne dit pas que l’homme est contraint à faire ce qui provient de lui de son propre choix car la contrainte, al-jabr contredit la responsabilisation at-taklif. Allah ta^ala dit « La youkallifou l-Lahou  nafsan illa wous^aha » qui signifie « Allah ne charge la personne que de ce dont elle est capable, de ce qu’elle peut faire » et Allah ta^ala dit « Laha ma kaçabat wa ^alayha ma ktaçabat » c’est-à-dire que l’âme a en sa faveur le bien qu’elle accompli, contre elle le mal qu’elle a accompli et acquis. L’homme, ne provient de lui que ce que Allah lui a prédestiné tout comme le prophète ^alayhi ssalat wa salam a dit « Wa qoul ‘i^malou fakoulloun mouyassaroun lima khouliqa lah » ce qui signifie « Dis, oeuvrez chacun il lui sera facilité ce pour quoi il a été créé ». La part de l’esclave et de son acte est qu’il oriente son intention vers cet acte et Allah lui créé cet acte dans ce moment-là si Dieu le veut. Les esclaves ont l’acquisition des œuvres. Ils n’ont pas de part dans la création des œuvres. Allah ta^ala dit « Hal min khaliqin ghayrou l-Lah ? » cela veut dire qu’il n’y a pas d’autre créateur que Allah. Et Ibnou Hibban a rapporté que le prophète, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit « Inna l-Laha sani^ou koulli sani^in wa san^atih » c’est-à-dire que Allah est le Créateur de l’esclave et le Créateur de l’acte de l’esclave. Parmi les plus grandes preuves de ‘Ahli s-sounnah que Allah est le Créateur de l’acte de l’esclave et que l’esclave n’a pas de part dans la création, c’est la Parole de Allah « Falam taqtoulouhoum walakina l-Laha qatalahoum wa ma ramayta ‘idh ramayt walakina l-Laha rama » cela veut dire « Ce n’est pas toi ô Mouhammad qui a créé l’acte de lancer mais lorsque tu as lancé, lorsque tu as acquis cet acte de lancer mais c’est Allah Qui a créé l’acte de lancer ». L’imam Ach-Chafi^iyy a été interrogé au sujet de la destinée al-qadar. Il a répondu « Ma chi’ta kana wa in lam ‘acha’ – wa ma chi’tou in lam tacha’ lam yakoun – khalaqta l-^ibada ^ala ma ^alimt – fafi l-^ilmi yajri l-fata wa l-mousin – ^ala dha manant wa hadha khadhalt – wa hadha a^anta – wa dha lam tou^in – faminhoum chaqiyyoun – wa minhoum sa^id – wa hadha qabihoun – wa hadha haçan » cela veut dire « Ce que tu veux ô Allah a lieu même si moi je ne le veux pas – et ce que je veux si Toi Tu ne le veux pas n’aura pas lieu – Tu as créé les esclaves conformément à ce que Tu sais – conformément à ce que Tu sais a lieu tout ce qui concerne le plus jeune tout comme le plus âgé – à celui-là Tu as fait grâce à cet autre Tu n’as pas fait grâce – celui-là tu l’as aidé celui-là Tu ne l’as pas aidé – parmi eux il y a les bienheureux d’autres des malheureux – celui-là est laid et cet autre est beau ». Ach-Chafi^iyy a donc expliqué al-qadar, la destinée, par la volonté. Et il a indiqué que ce que Allah veut aura lieu nécessairement et que ce que l’esclave veut n’aura lieu que si Allah le veut et que toute chose est créée par Allah conformément à sa Science et à Sa Volonté. Certains se sont égarés. Ils se prétendent de l’Islam. Ils ont considéré que la Volonté de Allah est soumise à la volonté de l’esclave et ceci est contraire à la Parole de Allah ta^ala « Wa ma tachaouna illa ‘an yacha’ Allahou Rabbou l-^Alamin » qui signifie « Et vous ne voulez que si Allah le Seigneur des mondes le veut ». Les mou^tazilah, que Dieu les enlaidisse, ont dit que Allah a créé les corps des esclaves et leur a donné la capacité de créer leurs œuvres puis il est devenu impuissant de les leur créer. Ceci est une des plus abominables mécréances. Un certain savant a dit « Les mou^tazilah ont considéré Allah comme celui qui a été cité dans le proverbe « je l’ai fait entrer chez moi et il m’en a fait sortir » c’est-à-dire ils ont considéré que Allah serait devenu vaincu dans ce monde qui Lui appartient. Or Allah dit « Wa l-Lahou ghaliboun ^ala ‘amri » c’est-à-dire que la Volonté de Allah se réalise. Al-qadiyy ^Abdou Jabbar, le mou^tazilite a rencontré l’imam Abou ‘Ishaq Al-Isfrayiny et le mou^taziliyy a commencé à parler en disant « Il est exempt d’imperfection Celui Qui est exempt de toute indécence ». Il vise par cela que Allah n’a pas voulu que le mal existe et qu’Il ne l’a pas créé ». C’est alors que Abou ‘Ishaq lui a répondu « Il est exempt d’imperfection Celui Qui est tel qu’il ne se produit dans ce qui Lui appartient que ce qu’Il veut ». C’est alors que le mou^taziliyy lui a répondu « est-ce que notre Seigneur aime qu’on Lui désobéisse ? ». Alors, Abou ‘Ishaq lui a répondu « Est-ce que notre Seigneur est désobéi malgré Lui ? ». Le mou^taziliyy a répondu « Vois-tu, si Il m’empêche d’être bien guidé et qu’Il a jugé que je sois mal guidé, égaré, est-ce qu’Il aura agi en bien envers moi ou en mal ? ». Alors, Abou ‘Ishaq lui a répondu « Si Il te prive de ce qui est ton droit, Il aura agi en mal mais si Il te prive de ce qui Lui appartient, alors Il accorde Sa miséricorde à qui Il veut ». C’est alors que le mou^taziliyy s’est tut et il n’a plus parlé car l’imam Abou ‘Ishaq lui a donné la preuve qui le fait taire.

Il s’avère ainsi, ô toi qui cherche la vérité que tout ce qui entre en existence est par la Volonté de Allah conformément à Sa Science, Sa Prédestination et Sa Création que ce soit les corps ou les actes, le bien tout comme le mal, la mécréance et la foi. Seulement, Allah aime le bien et ordonne le bien mais Il n’aime pas le mal et Il interdit le mal. Ibnou Hibban a rapporté que le prophète, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit « ‘Inna l-Laha law ^adhdhaba ahli ‘ardihi wa samawatihi la^adhdhabahoum wa Houwa ghayrou dhalimin lahoum wa law rahimahoum kanat rahmatouhou khayran lahoum min ‘a^malihim wa law ‘anfaqta mithla ‘ouhoudin dhahaban fi sabili l-Lahi ma qabilahou l-Lahou mink hatta tou’mina bi l-qadar wa ta^allama ‘an ma asabak lam yakoun liyoukhti’ak wa ma ‘akhta’ak lam yakoun liyousibak wa law mit ^ala ghayri hadha dakhalta n-nar » ce qui signifie « Allah si Il châtiait les gens de la terre et des cieux, Il les aurait châtiés sans être injuste envers eux et si Il leur faisait miséricorde, Sa miséricorde serait un bien pour eux, ce serait mieux que les actes qu’ils ont accomplis. Et si tu dépensais comme la montagne de ‘Ouhod en or dans la voie que Allah agréée, Allah n’accepte cela de toi que si tu crois en la prédestination et que tu saches que ce qui t’a atteint ne pouvait pas te manquer et que ce qui t’a manqué ne pouvait pas t’atteindre et que si tu mourrais sur autre que cette croyance tu irais en enfer »

Et Allah sait plus que tout autre.

 

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Invocations : Al-Istikhaarah

Posted in Invocations par chaykhaboulaliyah sur juillet 4, 2011

« ‘Allahoumma inni ‘astakhirouka bi ^ilmika wa ‘astaqdirouka bi qoudratika wa as’alouka min fadlika l-^adhim ;

fa ‘innaka taqdirou wa la ‘aqdirou wa ta^lamou wa la ‘a^lamou wa ‘anta ^allamou l-ghouyoub ;

‘Allahoumma in kounta ta^lamou anna hadha l-‘amra (il cite la chose) khayroun li fi dini wa ma^achi wa ^aqibati ‘amri (ou il dit fi ^ajili ‘amri wa ‘ajilih) faqdourhou li wa yassirhou li thoumma barik li fih ;

wa in kounta ta^lamou ‘anna hadha l-‘amra charroun li fi dini wa ^aqibati ‘amri (ou alors il dit fi ^ajili amri wa ‘ajilih) fasrifhou ^anni wasrifni ^anh, waqdour liya l-khayra haythou kan, thoumma raddini bih ».

Information utile : cette ‘istikharah est recommandée dans tous les cas. Elle est réalisée après deux rak^ah surérogatoires et on dit après ces deux rak^ah l’invocation précédemment citée, celle que le messager de Allah, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam a enseignée aux compagnons.

Si le croyant a demandé, a fait l’istikharah, il s’engage après cela pour ce pour quoi son cœur est tranquille et qui ne comporte pas de péché. Ce n’est pas une condition qu’il voit quelque chose dans le rêve.

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Exhortations : Conseils utiles et questions

Posted in Exhortation par chaykhaboulaliyah sur juillet 4, 2011

Notre chaykh, que Allah lui fasse miséricorde, a été interrogé « est-ce que chaque jour de Ramadan il y a un moment durant lequel les invocations sont exaucées ? » Il a répondu, que Allah lui fasse miséricorde « Chaque nuit il y a un moment ». Un moment, ça ne veut pas dire soixante minutes mais c’est un laps de temps. Cependant, seuls ceux à qui Allah le veut font des invocations dans ce moment-là. Les coqs, lorsqu’ils poussent le  cri la nuit cela veut dire qu’ils ont vu les anges, l’invocation à ce moment-là est utile ceci dans le cas où le coq a crié de lui-même et non pas qu’il a été provoqué. Si quelqu’un était proche du coq à cet instant-là et que le coq a poussé un cri cela veut dire que les anges sont passés par là ou qu’ils étaient présents dans ce moment-là pour leur fonction. Le coq à ce moment-là voit l’ange sous sa véritable apparence.

La ‘ilaha illa l-Lahou l-Halimou-l-Karim Soubhana l-Lahi Rabbi l-^archi-l-^adhim ; al-hamdouli-l-Lahi Rabbi-l-^alamin.

Cette formule diffère de la formule citée dans le livre « ad-dalil » mais légèrement. C’est l’invocation du tourment et l’autre aussi c’est l’invocation du tourment. Cette invocation est parvenue de Al-Haçan fils de Al-Haçan fils de ^Aliyy Ibnou Abi Talib. Al-Hajjaj Ibnou Youçouf a demandé à ce qu’on le lui amène. Les gens lui ont dit « aujourd’hui tu vas être tué ». Quand il s’est retrouvé debout devant Al-Hajjaj, Al-Hajjaj a changé. Il voulait au départ le tuer mais il a changé d’avis. Il s’est mis à l’aimer, il a été attiré par lui, il a eu son amour dans son cœur, il l’a honoré et il lui a même réalisé une affaire puis il lui a dit : « avant que tu ne viennes tu étais la personne que je détestais le plus et maintenant tu es la personne que j’aime le plus » et Al-Haçan avait dit cette invocation lorsque Al-Hajjaj avait demandé à ce qu’on le lui amène puis il est parti le voir. Celui qui veut rencontrer un gouverneur dont il craint la tyrannie ou la nuisance, qu’il dise cette invocation avant d’entrer le voir et incha’ Allah il sera sauvé.

Question : on dit que Untel est mouqaddas si cette personne est un croyant accompli mais Al-Qouddous, on ne le dit que pour Allah comme on dit Ar-Rahman.

Question : est-ce qu’il est permis de poser le Moushaf sous l’oreiller et de dormir au-dessus de l’oreiller qui est sur le Moushaf ? Réponse : si il a posé sa tête au-niveau du Moushaf, c’est-à-dire au-dessus exactement, cela n’est pas permis mais s’il a posé la tête dans une autre direction que celle en-dessous de laquelle se trouve le Moushaf, c’est permis et il peut dormir sur cet oreiller car il ne sait pas avec certitude si durant la nuit il va changer de position et sa tête deviendra sur la partie de l’oreiller qui est au-dessus du Moushaf.

Question : quel est le sens de « wa aatouhounna oujouurahounn » ? Réponse : « al-oujour » ici ce sont les dotes que les hommes donnent aux femmes.

Question : celui qui dit que al-mout^ah c’est la fornication elle-même c’est dans quel livre ? Réponse : c’est Al-Bayhaqiyy qui a rapporté cela de Ja^far AsSadiq.

Question : qui a rapporté le hadith de l’interdiction de al-mout^ah et dans quel livre – al-mout^ah c’est le mariage temporaire – ? Réponse : Mouslim, Al-Bayhaqiyy et d’autres.

Question : le messager a dit ce qui signifie « je vivais entre deux des pires voisins ». Ces deux-là sont Abou Jahl et Abou Lahab, ils jetaient devant la porte du messager ce qui sortait des gens. Et le prophète ^alayhi ssalat wa salam a dit ce qui signifie  « J’habitais entre deux pires voisins Abou Lahab et Ibnou Abi Mou^ayt rapporté par Ibnou Sa^d d’après ^A’ichah. Ils  ramenaient les déchets qu’ils mettaient devant ma porte, ils ramenaient les poux qu’ils jetaient devant ma porte et ils ramenaient même ce qui sortait de leur ventre et ils le mettaient devant ma porte.

Question : la Parole de Allah ta^ala qui ordonne dans cette ayah le tahajjoud, elle comporte l’ordre de veiller des nuits pour accomplir des actes d’adoration surérogatoires. La question : est-ce que cette ayah est spécifique au Messager ou concerne-t-elle tous les croyants ?

Réponse : cette ayah est une parole adressée au messager. Ceci est spécifique au messager du point de vue de la parole et du point de vue du sens. Mais le tahajjoud, c’est-à-dire les prières surérogatoires pendant la nuit, c’est requis de sa communauté à titre d’exemple sur le prophète et non pas au titre d’obligation. Tandis que le prophète, certains savants ont dit que c’est un devoir pour lui après la révélation des cinq prières de faire des prières surérogatoires la nuit, de faire d’autres prières pendant la nuit et certains ont dit « cela a été abrogé à son sujet tout comme cela a été abrogé au sujet de sa communauté ».

 

Information utile : le temps libre, si tu ne l’occupes pas par ce qui est important, tu vas l’occuper par ce qui n’est pas important.

Question : quelqu’un qui est entré avec l’imam dans la prière dans un temps qui ne suffit pas à réciter la Fatihah et l’imam s’est incliné puis s’est relevé du roukou^ et le ma’moum est encore debout en train de réciter la Fatihah et avant que l’imam n’amorce son mouvement pour la prosternation, le ma’moum s’est incliné, dans ce cas-là la rak^ah pour le ma’moum a été manquée.

Question : la terre elle-même ne sera pas anéantie mais ce sont ses caractéristiques qui vont changer, c’est cela le sens de l’anéantissement. Les cieux, leurs caractéristiques vont changer.

Question : si quelqu’un a interrompu la prière surérogatoire pour répondre à ses parents, ce n’est pas déconseillé.

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Exhortations : Ceux qui craignent Allaah

Posted in Exhortation par chaykhaboulaliyah sur juillet 4, 2011

Notre chaykh, que Allah lui fasse miséricorde, dit Allah ta^ala dit ce qui signifie « Ceux qui craignent le plus Allah parmi Ses esclaves, ce sont les savants » afin de nous faire comprendre que l’ignorance entraîne l’ignorant à agir d’une manière singulière et à s’écarter de la vérité. Les savants, ils savent ce que Allah a rendu licite, ce que Allah a interdit et ils appliquent la loi de Allah. Ils font les devoirs, ils évitent les péchés, ceux-là, ils ont connu ce que Allah leur a ordonné d’accomplir, ce que Allah a ordonné à Ses esclaves d’accomplir, ce qu’Il  leur a rendu obligatoire, ils s’en sont acquittés et ils ont su ce que Allah a interdit à Ses esclaves et ils l’ont évité. Ce sont ceux-là qui craignent le plus Allah plus qu’autres qu’eux. Quant à l’ignorant, il se peut qu’il fasse quelque chose en pensant que c’est un acte d’adoration agréé alors qu’il n’est pas valable ou il se peut qu’il néglige quelque chose alors qu’elle  est une obligation. Pour cela, Allah ta^ala dit « innamaa yakhcha lLaaha min 3ibaadihi l 3oulamaa’ », c’est-à-dire que les savants sont ceux qui craignent  Allah, c’est-à-dire qui Le craignent le plus, plus qu’autres qu’eux. Pour ce, le messager de  Allah, salla-l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie « un seul faqih est plus fort contre le chaytan que mille adorateurs » car le faqih, c’est-à-dire le savant, il se protège contre les accès du chaytan pour corrompre les esclaves. Quant à l’ignorant, il va suivre les pièges du chaytan, il va faire un acte d’adoration alors que le chaytan a introduit dans son adoration ce qui la corrompt sans qu’il ne le sache. Quant au savant, si le chaytan l’inspire à faire quelque chose de manière qui n’est pas valable dans l’adoration, il sait que cette adoration si il la fait de cette manière-là elle ne sera pas valable et il évite cela. Il y a un homme de la région de Mardin, qui était âgé, il vivait à Beyrouth, peut être qu’il est encore vivant, il jeûnait toute l’année et il veillait toutes les nuits. Il disait de lui-même que dans sa prosternation il disait soubhana-l-jalis, il croyait que Allah était assis. Cet homme qu’est-ce qu’il va avoir dans l’au-delà s’il mourrait sur cet état avant de connaître que c’est de la mécréance, avant de renouveler son Islam par les deux témoignages tout en exemptant Allah de la position assise et d’autres caractéristiques des humains ! Il n’aura pas d’autre demeure que l’enfer. Certains comprennent d’une ayah  un sens qui est faux et la ayah n’a pas le sens qu’ils croient. Le sens ici est que les savants sont ceux qui craignent Allah plus qu’autres qu’eux. Celui qui attribue à Allah la peur des savants il devient mécréant sauf s’il comprenait par la peur, en Arabe « al-khawf », l’honneur, il ne devient pas mécréant. Celui qui explique cette ayah que Allah honore parmi  Ses esclaves les savants seulement, celui qui explique par le respect et par l’honneur il ne devient pas mécréant car beaucoup de savants ont dit cela, la glorification, c’est le respect, c’est l’honneur. Mais expliquer la ayah que Allah glorifie les  savants, c’est une version qui est singulière, c’est une explication singulière. Celui qui explique la ayah que Allah craint Ses savants, il devient mécréant mais celui qui explique cette ayah par le sens du respect et l’honneur, il ne devient pas mécréant.

Question : quel est le jugement de la femme qui ne met pas ce qui lui couvre la tête devant l’enfant qui a dix ans ? La réponse : si l’enfant n’a pas atteint la puberté, elle ne commet pas de péché, ce n’est pas un jeune proche de la puberté. Celui qui est proche de la puberté, c’est celui qui atteint un âge auquel  la plupart des gens deviennent pubères. La plupart des gens deviennent pubères à quatorze ou treize ans. Celui qui est proche de la puberté, il n’est pas permis qu’elle se retrouve seule à seule avec lui mais celui qui n’a que dix ans, il est permis qu’elle se retrouve seule avec lui et qu’elle dévoile sa tête devant lui et qu’elle lui serre la main.

Question : l’homme a été créé de terre. Réponse : notre père Adam a été créé de terre, pour cela nous disons que les humains sont créés de terre par rapport au premier d’entre eux.

Question : un apostat a demandé une fille en mariage et un autre lui a dit « félicitations » quel est son jugement ? Réponse : s’il comprend de la parole « félicitations », c’est-à-dire « j’espère que tu seras heureux par ces fiançailles », ce n’est pas de la mécréance mais s’il comprend par « félicitations » que c’est quelque chose qui est bénie selon le jugement de Allah, il devient mécréant. La parole « mabrouk » n’a pas d’origine dans la langue Arabe, on ne dit pas « mabrouk », on dit « moubarak ».

Question : un homme, une femme lui a fait du mal. Il a répondu « les filles de Eve sont rusées » alors qu’elle lui avait fait ce mal, quel est son jugement ? Réponse : lui ne comprend pas la généralisation, il ne comprend pas de là que chaque femme est rusée, il ne comprend pas ce sens, ce n’est pas de la mécréance.

Question : quel est le sens de « Ya Qawiyyou Ya Matin » ? Réponse, Ya Qawiyy, c’est-à-dire « Ô Toi Qui est sur toute chose Tout-Puissant et Ya Matin « Ô Toi Qui a la parfaite Toute-Puissance ».

Question : celui qui croit que le corps de Mouhammad a été créé de lumière, c’est un mécréant. Quant à celui qui croit que l’âme de Mouhammad est créée de lumière, il ne devient pas mécréant. Quant à celui qui dit que le corps de Mouhammad a été créé de lumière, il a démenti le Qour’an « Qoul innama ‘ana bacharoun mithloukoum » qui signifie « Dis je ne suis qu’un être humain comme vous ». Les humains ont été créés du maniyy de leur père et de leur mère, les deux maniyy se mélangent et à partir de ces deux eaux, ils sont créés sauf Hawwa’, ‘Adam et ^Iça, le fils de Maryam, eux, ils n’ont pas été créés du maniyy mais tous autres humains qu’eux ont été créés d’un maniyy.

Question : notre maître Adam est le dernier genre des créatures. Réponse : le dernier genre des créatures mais les vaches ont été créées avant cela, les serpents, les arbres, l’eau, les planètes, tout cela a été créé avant Adam. Adam est le dernier genre des créatures, cela ne veut pas dire que Allah n’a pas créé d’autres créatures après Adam.

Question : une femme doit un rattrapage de jeûne, elle voulait rattraper mais le jour où elle voulait rattraper par exemple c’était le jour de la station à ^Arafah, elle voulait rassembler l’intention du rattrapage et l’intention de la sounnah, est-ce que cela lui est possible ? Réponse : selon certains c’est possible mais l’avis qui prévaut c’est qu’elle ne rassemble pas l’intention du rattrapage et de la sounnah.

Question : Oummou Soulaym est-elle une des épouses du messager ou qui serait-elle ? Réponse : elle n’est pas une des épouses du messager, c’est la sœur de ^Aliyy Ibnou Abi Talib.

Question : lorsque cette terre sera changée, c’est-à-dire ses caractéristiques, Allah ta^ala fait que les humains soient déplacés de cette terre vers un lieu obscur puis sont ramenés à cette terre après qu’elle soit changée.

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croyance : 50 questions réponses

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur juin 28, 2011
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Croyance : conclusion du chemin de droiture

Posted in Croyance par chaykhaboulaliyah sur juin 26, 2011

Conclusion

En résumé des recherches que nous venons d’exposer, si quel­qu’un a eu connaissance de Allah et de Son Messager et a prononcé le témoignage, même une seule fois dans sa vie, en agréant cela pour croyance, c’est un musulman, un croyant.

Mais si quelqu’un a eu connaissance et a prononcé mais n’a pas cru, il n’est ni musulman ni croyant selon le jugement de Allah. Pourtant selon notre jugement à nous, il est musulman puisque son for intérieur nous est caché. S’il manifeste l’Islam alors qu’il déteste l’Islam ou s’il hésite en lui-même (est-ce que l’Islam est vrai ou non), celui-là est un hypocrite mécréant, concerné par Sa parole ta^ala :

[إِنَّ الْمُنَافِقِينَ فِي الدَّركِ الأَسْفَلِ مِنَ النَّارِ[1]

(‘inna l-mounafiqina fi d-darki l-‘asfali mina n-nar) qui signifie : « Certes, les hypocrites seront au fin fond de l’enfer ». L’hypocrite ainsi que le mécréant déclaré demeureront en enfer éternellement.

Quant à la parole d’un individu (que la foi serait valable de la part du mécréant sans qu’il prononce les deux témoignages alors qu’il en est capable), c’est une parole invalide.

L’un des savants a dit :

« Celui qui a grandi avec ses deux parents musulmans et a été élevé dans l’Islam, la connaissance et la croyance ferme lui suffisent pour que son Islam et sa foi soient valables, même s’il ne prononce rien ».

D’autre part, celui pour qui la base de la foi et de l’Islam est valable, même s’il ne s’est pas acquitté des actes obligatoires tels que les cinq prières ou le jeûne de Ramadan et qu’il ne s’est pas gardé des interdits jusqu’à ce qu’il meure en étant dans cet état avant de s’être repenti, il s’est sauvé de l’éternité en enfer. Ensuite, Allah pardonne à une partie des gens tels que lui et les fait entrer au paradis sans châtiment alors qu’une autre partie, Il les châtie puis les fera sortir de l’enfer et les fera entrer au paradis ; et Allah sait plus que tout autre à qui Il pardonnera et à qui Il ne pardonnera pas.

Quant à celui qui est mort après s’être repenti, qui a donc accompli tout ce que Allah a rendu obligatoire sur lui et qui s’est gardé de tous les interdits, il se retrouve comme s’il n’avait jamais commis de péché. La preuve en est sa parole r :

(( التَّائِبُ مِنَ الذَّنْبِ كَمَنْ لاَ ذَنْبَ لَهُ ))

[hadithsahihrapporté par Ibnou Majah de Ibnou Mas^oud] (at-ta’ibou mina dh-dhanbi kaman la dhanba lah)  qui signifie : « Celui qui se repent du péché est comme celui qui ne l’a pas fait ».

Dans le Sahih de Al-Boukhariyy, un homme a dit : « Ô Messager de Allah, j’entre en Islam ou je combats ? » Il lui dit :

(( أَسْلِمْ ثُمَّ قَاتِلْ ))

(‘aslim thoumma qatil) ce qui signifie : « Entre en Islam puis combats ». Il entra en Islam, combattit et fut tué. Le Messager de Allah r dit alors :

(( عَمِلَ قَلِيلاً وَأُجِرَ كَثِيراً ))

(^amila qalilan wa ‘oujira kathira) ce qui signifie : « Il a peu œuvré mais il a beaucoup été récompensé », ceci parce qu’il a obtenu le degré de martyr après que l’Islam a effacé tout péché antérieur. Le mérite en revient donc à l’Islam. En effet, s’il n’était pas entré en Islam, aucun acte qu’il aurait fait ne lui aurait été profitable. Cet homme avait rejoint ceux qui faisaient le Jihad, car avant cela sa tribu qui était musulmane était sortie sans que lui ne se convertisse à l’Islam. Ensuite, Allah lui a accordé l’inspiration d’interroger le Messager. Le Messager lui a alors indiqué d’entrer en Islam et ensuite de combattre.


Conclusion de la conclusion

Que celui qui est doté de raison médite sur Sa parole ta^ala :

[مَا يَلْفِظُ مِنْ قَوْلٍ إِلاَّ لَدَيْهِ رَقِيبٌ عَتِيدٌ] [2]

(ma yalfidhou min qawlin ‘il-la ladayhi raqiboun ^atid) qui signifie : « Pas une parole qu’il prononce sans que soient auprès de lui Raqib et ^Atid ».

Celui qui médite sur cette ayah saura que tout ce qui est dit, en étant sérieux, en plaisantant ou en étant en colère est enregistré par les deux anges. Quelqu’un de raisonnable se réjouira-t-il de voire dans son livre, lorsqu’il lui sera exposé au Jour du jugement ces paroles infâmes ? Cela lui fera mal et l’affligera alors que le regret ne sera plus d’aucune utilité. Qu’il prenne grand soin de préserver sa langue de dire des paroles qui l’affligeraient si elles lui étaient exposées dans l’au-delà.

Le Messager de Allah r a dit :

(( خَصْلَتَانِ مَا إِنْ تَجَمَّلَ الْخَلاَئِقُ بِمِثْلِهِمَا حُسْنُ الْخُلُقِ وَطُولُ الصَّمْتِ ))

[rapporté par ^Abdou l-Lah Ibnou Mouhammad Abou Bakr Ibnou Abi d-Dounya Al-Qourachiyy dans Kitabou sSamt] (khaslatani ma ‘in tajammala l-khala’iqou bimithlihima : housnou l-khoulouqi wa toulou ssamt) ce qui signifie : « Voila bien deux qualités pour les créatures tant qu’elles s’en embellissent : le comportement d’excellence [3] et le long silence ».


[1] [souratou n-Niça/ 145]

[2] [souratou Qaf / 18]

[3] Ne pas faire de tort à autrui, prodiguer le bien à qui t’est reconnaissant comme à qui ne t’est pas reconnaissant, et supporter le mal d’autrui.

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