Chaykhaboulaliyah's Blog


Croyance acharite

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur avril 13, 2010
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La louange est Allah, le Seigneur des mondes et que l’élévation en degré soient accordées au maître des envoyés, notre maître Mouhammad et qu’Il apaise ses craintes quant au sort de sa communauté ainsi que sur sa famille et ses compagnons bons et pures. »

Un grand savant contemporain de Ahlou s-Sounnah a dit : « Nous avons rapportés avec une chaîne ininterrompue dans le livre Jami^ de At-Tirmidhiyy, que Allah lui fasse miséricorde, que le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit :

« لا تزول قدما عبد حتى يُسأل عن أربع، عن عُمْره فيما أفناه عن جسمه فيما أبلاه وعن ماله من أين أخذه وفيما أنفقه وعن علمه ماذا عمل فيه »

ce qui signifie : « Les pieds de l’esclave ne quitteront pas la station du Jour du Jugement avant qu’il ne soit interrogé sur quatre choses : sur sa vie dans quoi il l’a passée, sur son corps dans quoi il l’a utilisé, sur son argent d’où il l’a pris et dans quoi il l’a dépensé, et sur sa science qu’en a-t-il fait ? »  (hadith sahih).

La signification que l’homme sera interrogé avant qu’il ne quitte la station au Jour du Jugement, avant qu’il soit ordonné d’être dirigé vers le Paradis ou l’enfer, il sera interrogé sur sa vie, dans quoi il l’a passée, sur son corps dans quoi il l’a usé, sur son argent d’où il l’a pris et dans quoi il l’a dépensé, s’il a pris l’argent d’une voie licite et qu’il l’a dépensé dans le licite, il sera sauf, sinon il mérite le châtiment.

Il sera interrogé sur sa science, qu’est ce qu’il en a fait. Il sera interrogé sur ce qu’il a appris, est ce qu’il a appliqué cette science qu’il a apprise ou est-ce qu’il ne l’a pas appliquée. Celui qui a appris le Qour’an et a pris le Qour’an comme guide et qui suivait le Qour’an ; il exécutait ses ordres et il délaissait ce que le Qour’an a interdit, celui-là sera sain et sauf. Mais celui qui l’a appris et qui lui a tourné le dos et s’est mis a faire ce qui contredit le Qour’an, celui-là aura périt et le Qour’an sera une preuve contre lui au Jour du Jugement.

A partir de là, on sait que la voie pour être sauvé, c’est la science, c’est-à-dire la science de la religion car la science de la religion, par elle, on sait ce que Allah agréé et ce que Allah n’agréé pas. Par elle, on connaît la parole qui n’a pas de conséquence dans l’au-delà et la marche qui n’a pas de conséquence dans l’au-delà, il en est de même concernant l’ensemble des actes de l’homme, on connaît ce qui est nuisible et ce qui est profitable. Celui qui a appris la science de la religion fait partie de ceux à qui Allah a voulu le bien et celui qui n’a pas appris, Allah ta^ala n’a pas voulu le bien pour lui.  La meilleure des sciences, c’est la science du Tawhid, la science par laquelle on connaît Allah, ce qui est digne d’être d’attribué à Allah et ce qui n’est pas digne de Lui être attribué, cette science est la meilleure des sciences. Abou Hanifah, que Allah l’agrée, a nommé la science du Tawhid, la science majeure, c’est-à-dire que la science avec laquelle on connaît le jugement de la purification de la prière, du jeûne, du pèlerinage, de la zakat, ceci est appelé la science mineure.

Il faut faire preuve de précaution concernant la science du Tawhid plus que toute autre science, car celui qui a connu Allah et son messager et s’est maintenu sur ceci jusqu’à sa mort et s’est préservé des mécréances, celui-là entrera nécessairement au paradis. Ou bien sans châtiment  ni dans la tombe ni dans l’au-delà, ou bien après avoir subi un châtiment, il entrera au paradis si Allah ne lui pardonne pas alors qu’il avait commis des grands pêchés, comme le délaissement des cinq prières ou une partie d’entre elles ou la consommation d’un interdit.

Cependant, quand à celui qui ne connaît pas Allah selon ce qui est digne de Lui, celui-là rien ne lui profite quelque soient les efforts qu’il a fourni dans l’image des adorations. Rien ne lui est profitable. Beaucoup de gens n’apprennent pas la science de l’unicité et ils s’occupent avec la tariqah et les évocations et ils se fatiguent. Ceux-là sont ruinés, dans l’au-delà, ils seront ruinés. Ils ne trouveront pas ce qu’ils pensent qu’ils vont trouver, ils pensent qu’ils ont préparé pour l’au-delà de grandes provisions, alors qu’ils n’ont rien.

Il en est de même pour celui qui a connu Allah comme il se doit et a cru en Son messager Mouhammad  mais il n’évitait pas les mécréances, la parole qui contient la mécréance, ou bien par le biais de la plaisanterie ou bien par ignorance des actes, des paroles et des croyances de mécréance, c’est-à-dire, celles qui font sortir de la religion.

Et tout ceci, c’est-à-dire, la connaissance de ce que Allah a rendu obligatoire et ce que Allah a interdit comme parole, acte et croyance, on y accède par l’apprentissage.

Quelle grande perte pour celui qui a passé sa vie dans le dhikr, la prière, le jeûne sans avoir une croyance juste, et ceci est le cas de beaucoup de gens.

Aujourd’hui, certaines personnes, du fait de leur grande ignorance, disent : 

« Allah ta^ala dit :

[ وَاتَّقُواْ اللهَ وَيُعَلِّمُكُمُ اللهُ ]

ce qui signifie :  « Et craignez Allah et Allah vous donnera la science  ». [sourat Al-Baqarah / 282].

Et ils s’occupent des adorations sans avoir appris la science. Ils pensent que la signification de

[ وَاتَّقُواْ اللهَ وَيُعَلِّمُكُمُ اللهُ ] qui signifie :  « Et craignez Allah et Allah vous donnera la science  », est que si l’homme accomplit la prière, le jeûne, le pèlerinage, les évocations, et les aumônes, Allah ta^ala lui donnera une science sans apprentissage, ceci est impossible, impossible. Allah ta^ala ne donne pas à la personne la science wahbiyy avant qu’il n’apprenne et qu’il agisse conformément à ce qu’il a appris. 

Quand à celui qui a appris ce que Allah  a permis et ce que Allah a interdit, avec la croyance juste et s’est acquitté des obligations, tout ce que Allah lui a rendu obligatoire il l’a fait, et s’est abstenu de tout ce que Allah lui a interdit, celui-là, Allah lui donne une science en don (whabiyy), autre que la science qui ne s’apprend qu’auprès des savants. Ceci est la signification de :

[ وَاتَّقُواْ اللهَ وَيُعَلِّمُكُمُ اللهُ ] qui signifie :  « Et craignez Allah et Allah vous donnera la science  ».

 

Malheur à ceux qui s’occupent avec la tariqah et les évocations sans avoir appris la science de l’unicité ni la science des jugements. Ils pensent qu’avec ces wird et ces évocations, ils parviendront à la sainteté, qu’ils seront des saints de Allah. Ceci est impossible. A cause de leur mauvaise compréhension, ils ont péri.

[ وَاتَّقُواْ اللهَ وَيُعَلِّمُكُمُ اللهُ ] qui signifie :  « Et craignez Allah et Allah vous donnera la science  », cela veut dire « appliquez ce que Allah a ordonné en tant que science et actes. Si vous oeuvrez ainsi, si vous appliquez parfaitement, alors Allah vous donnera une science en don (ladounniyy), c’est-à-dire, autre que la science qui s’apprend auprès des savants.

Ceux qui pensent, que s’ils oeuvrent avec les évocations, la prière, et le jeûne, qu’ils multiplient ceci ils deviendront des saints de Allah et que Allah leur donnera une science qui ne s’acquiert que par apprentissage auprès des savants, ceux-là recherchent quelque chose d’impossible, quelque chose qui n’a pas lieu.

De plus, le fondement, la base même, c’est la science de l’unicité. Sans la science de l’unicité, aucune bonne action n’est profitable. Comme la prière n’est valable qu’après le woudou, de même, les bonnes actions, Allah ne les accepte qu’après la croyance en l’unicité, la science de l’unicité, après la connaissance de Allah , qu’Il est attribué de tel attribut et qu’Il est exempt de tel et tel attribut. Après ceci et après la croyance en son messager Mouhammad , après ceci les bonnes actions sont profitables ; la prière, le jeûne, le pèlerinage et la zakat et la bienfaisance envers les parents et le jihad dans la voie agréée par Allah. Après ceci, les bonnes actions sont profitables. Sans ceci, elles ne sont pas profitables. Celui qui pense que sans cela il parviendra à cet objectif, il aura demandé l’impossible.

Et la connaissance s’agissant de Allah, c’est de croire que Allah existe sans qu’Il ne ressemble à aucune chose de ce monde ; Son Être, c’est-à-dire, Sa Réalité, ne ressemble pas aux êtres du monde. Allah, Son Être n’est pas un corps impalpable ni un corps palpable, c’est-à-dire, qu’Il n’est pas comme la lumière ou le vent ou l’âme quelque chose qui ne se touche pas avec les mains et non plus Il n’est pas comme ce qui se touche avec les mains tels les pierres, les arbres et l’homme. Ce n’est pas un volume petit ni un corps grand. Allah ta^ala, a crée le monde selon des dimensions différentes. Il a crée la plus petite des choses, le plus petit des volumes, la graine de moutarde et ce qui est plus petit que ceci. Et Il a crée le trône qui est le plus grand des volumes, et Il est capable de créer plus grand que le trône, mais Il n’a pas crée plus grand que celui-ci. Toute chose qui a un volume est créée. Allah n’a pas de volume, Il n’est ni attribué de la petitesse ni de la grandeur. On dit « Allahou ‘akbar », dans le sens qu’Il est plus savant que tout savant, qu’Il a plus de science que tout savant et qu’il est plus puissant que tous ceux qui ont une puissance, c’est dans ce sens qu’on dit « Allahou ‘akbar », ça ne veut pas dire que Allah a un volume plus grand que tout volume. Et le volume a besoin d’un endroit, certains volumes se trouvent dans l’espace comme les étoiles. Et certains volumes, une partie d’entre eux sont en contact avec la terre et une partie est en contact avec les cieux et le Trône.

Et Allah, qu’Il soit exempté, n’est pas attribué avec aucun des attributs du volume, le volume a des attributs : la couleur, la chaleur, le froid, l’humidité, la sécheresse et ce qui est de cet ordre. Et Allah n’est pas attribué par cela.

C’est Lui qui a fait exister ces choses-là après qu’elles ait été inexistantes. Comment leur ressemblerait–il d’une façon ou d’une autre !!!

Le volume ne crée pas le volume, si Allah ta^ala était un volume, Il n’aurait pas crée le volume, s’Il était impalpable comme l’âme le vent et la lumière, Il n’aurait pas pu les créer. S’Il était palpable comme l’homme, les pierres, l’or ou l’argent, Il n’aurait pas pu créer ceux-ci. De même, le volume a besoin d’un endroit, l’endroit lui est nécessaire ; ou bien un espace ou bien un appui sur un corps comme la terre, comme l’homme, les animaux, nous, nous nous appuyons sur cette terre, sur ce volume qui est la terre.

Et toutes ces choses, les cieux, le Trône, la terre et l’espace n’existaient pas avant que Allah ta^ala ne les crées, elles étaient inexistantes ensuite, elles ont existé par la création de Allah. Toute existence a un début à son existence, c’est-à-dire, un commencement sauf Allah. Et Il est le seul Être qui existe et qui n’a pas de début à son existence. On dit à propos de toute chose « quand est-ce qu’elle a existé », et on ne dit pas à propos de Allah quand Il a existé car Allah n’est pas concerné par le temps. Avant le temps, Allah existe, et avant l’endroit, avant l’endroit et le temps. L’endroit a un commencement et le temps a un commencement. Si quelqu’un dit « comment un être peut exister sans endroit ? Il est nécessaire qu’un être ait un endroit », on lui dit : Il n’y a pas d’empêchement selon la raison que Allah existe sans endroit, le Qour’an témoigne de ceci et le hadith, le hadith du messager témoigne de ceci. Quant au Qour’an, Sa parole :

[ هُوَ الأَوَّلُ ]

qui signifie : «   Il est Celui Qui est exempt de début » [sourat Al-Hadid / 3]. Quant au hadith, sa parole  :

« كان الله ولم يكن شىء غيره »

qui signifie : « Dieu existe de toute éternité alors que rien n’existe de toute éternité hormis Dieu », c’est-à-dire que Dieu existe de toute éternité et rien hormis Allah n’existe de toute éternité, c’est-à-dire, l’endroit, le temps, les six directions n’existent pas de toute éternité.

On dit à ces wahhabites qui disent « comment Allah peut-Il exister sans endroit  » : vous avez comparé le Créateur avec ce qui est crée, ce qui est crée a nécessairement besoin d’un endroit, vous, vous avez fait en sorte que Allah soit semblable à Sa création ; votre comparaison est erronée, fausse. Et s’ils disent  « comment concevoir un être qui existe sans endroit », on leur répond ce n’est pas une condition que ce qui existe puisse être imaginé, et la preuve de ceci est que la lumière et l’obscurité n’existaient pas avant que Allah ne les crées, et l’eau, le Trône, le Qalam élevé et la table préservé existaient dans un temps dans lequel il n’y avait ni lumière, ni obscurité. Qui peut imaginer un temps où il n’y avait ni lumière ni obscurité ! Personne ne peut concevoir ceci, mais on doit croire en ceci car le Qour’an a informé qu’il n’y avait ni la lumière ni l’obscurité avant que Allah ne les crée, récitez cette ‘ayah :

[ الْحَمْدُ للهِ الَّذِي خَلَقَ السَّمَاوَاتِ وَالأَرْضَ وَجَعَلَ الظُّلُمَاتِ وَالنُّورَ ]

 ce qui signifie : « La louange est à Allah Qui a créé les cieux et la terre et a fait exister les ténèbres et la lumière » [sourat Al-An^am/1]. La signification de la ayah est qu’il n’y avait ni cieux ni terre, c’est-à-dire, qu’il n’y avait ni monde céleste ni monde terrestre ni lumière ni obscurité avant que Allah ne les crées. Reconnaissez-vous ceci ou non ? Si vous reconnaissez, c’est que vous êtes d’accord à propos de l’existence sans endroit, et si vous niez, ceci est de la mécréance car cela est un démenti du Qour’an.

On ne fait pas d’analogie entre le Créateur et la créature, vous, les wahhabites vous avez fait une analogie entre le Créateur et la créature et vous avez dit comment est possible une existence sans endroit, vous avez suivi Ibnou Taymiyah dans ceci, vous n’avez aucun argument mais votre argument c’est Ibnou Taymiyah qui a contredit le Qour’an et le hadith et a dévié par rapport à la communauté. Et il a dit « le trône est de toute éternité avec Allah, le trône par son genre, c’est-à-dire, lui-même, il n’a pas de commencement à son existence, il est de toute éternité avec Allah » et celui qui dit ceci est mécréant, par unanimité, par unanimité des savants de l’Islam, celui qui prétend qu’il y a autre que Allah qui est de toute éternité devient mécréant.

Ibnou Taymiyah est décédé en l’an 728 de l’hégire, c’est-à-dire, un nombre d’années proche de cela, après le décès du messager. Mais le décès d’ Ibnou Taymiyah a eu lieu 728 ans après que le Prophète a émigré. Ensuite, 400 ans après est venu Mouhammad Ibnou ^Abdi-l-Wahhab qui a amené la religion wahhabite, c’est une nouvelle religion, la religion des wahhabites, il a pris des livres d’Ibnou Taymiyah, certains égarements et a rajouté des égarements de lui-même.

Parmi les choses étranges d’ Ibnou Taymiyah, il y a Sa parole que Allah descend chaque nuit du trône jusqu’à ce ciel que nous voyons à partir de la terre et le trône est toujours occupé par Lui, il descend jusqu’au ciel de ce monde sans qu’il ne quitte le trône, cette chose-là la raison ne l’accepte pas, celui qui descend d’une chose la quitte, c’est ça que la raison accepte, mais que quelque chose descende d’un endroit à un autre endroit pour y rester le tiers d’une nuit et qu’ensuite il y retourne, et dire que le trône est toujours occupé par Lui, ceci la raison ne l’accepte pas. Celui-ci, Ibnou Taymiyah, ils l’appellent le chaykh de l’Islam alors qu’il il est le chaykh de la mécréance. De même la parole d’Ibnou Taymiyah, il dit « Allah est avec nous réellement et au-dessus du trône réellement », la raison ne l’accepte pas. Ce qui a été rapporté dans le hadith :

« إن ربّنا ينزل كل ليلة إلى السماء الدّنيا حين يبقى ثلث الليل الأخير » معناه الملائكة تنزل بأمر من الله، تبلغ عن الله: أن الله يقول لكم مَن الذي يدعوني فأستجيبَ له ومن الذي يسألني فأعطيَهُ ومن الذي يستغفرني فَأغفِرَ له

cela veut dire que les anges descendent sur ordre de Allah, ils transmettent de la part de Allah ce qui signifie « Que Allah vous dit, qui parmi vous M’invoque Je l’exauce, qui parmi vous Me demande Je lui accorde, qui parmi vous Me demande pardon, Je lui pardonne ». Ensuite, ils retournent à leur endroit qui est au-dessus. Ceci est la signification du hadith, la signification du hadith ne veut pas dire que Allah Lui-même bouge et se déplace d’un endroit à un autre. Allah tabaraka wa ta^ala, il est impossible qu’Il soit attribué des attributs de la création, Sa Puissance n’est pas comme la puissance des créatures, elle n’augmente pas et ne diminue pas et Sa Science englobe toute chose, elle n’augmente pas et ne diminue pas, il en est de même pour Sa Volonté, une Volonté unique avec laquelle, Il a voulu que ce monde existe, ce qui en a existé et ce qui existera sans fin. Tout ceci, Il l’a voulu avec une volonté unique car toute chose qui existe, qui augmente et qui diminue est créée. Comment est-ce que la science de Allah pourrait augmenter ou diminuer, comment est ce que la science de Allah augmenterait d’une période de temps à un autre, toute chose qui a lieu d’un instant à un autre est créée, la Science de Allah n’est pas ainsi, la Science de Allah n’est pas ainsi, ni Sa Puissance, ni Son Ouïe, ni Sa Vue, ni Sa Parole, Allah, qu’Il soit exempté, a une Parole qui n’est ni lettre ni son , qui n’est pas une langue parmi les langues, qui n’est pas comme notre parole qui elle a lieu au fur et à mesure, dans notre parole, certaines choses précèdent certaines autres, et d’autres viennent après, comme la parole de l’homme, lorsque nous récitons le Qour’an, nous commençons par le « ba’ », « بسم الله الرحمن الرحيم » (bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim) jusqu’à « منَ الجِنَّةِ والنَّاس » (mina l-jinnati wa n-nas). On prononce le « ba’ » en premier, ensuite le « sin », ensuite le « sin » fini et vient le « mim » et ainsi de suite des lettres qui se succèdent les unes aux autres, nous, c’est ainsi qu’on récite le Qour’an, et ce Qour’an ce n’est pas Allah qui l’a récité ainsi, on ne dit pas au sujet de Allah qu’Il prononce, on dit que Allah parle. Celui qui prononce c’est celui qui parle avec des lettres. Quant au moutakallim (celui qui parle), on dit à propos de celui qui parle sans lettres ni son qu’Il est moutakallim (qu’il parle), et on dit à propos de celui qui parle avec des lettres et des sons qu’il est moutakallim (qu’il parle), l’homme on dit de lui qu’il est moutakallim (qu’il parle), c’est-à-dire que sa parole est de sons de et lettres, et on dit de Allah qu’Il est moutakallim (qu’Il parle) que Sa Parole est sans  lettre ni son, le son est créé comment peut-il être un attribut de Allah !!

Maintenant, nous ne comprenons pas cette parole, mais dans l’au-delà, Allah, Qui est Exempt d’imperfection, nous fera comprendre cette parole : on l’entendra sans qu’elle soit ni lettres ni son, on l’entendra, le musulman l’entendra et le mécréant l’entendra, lorsque le mécréant l’entendra, il sera chagriné mais le musulman pieux sera heureux.

Jibril entend cette parole, dans ce bas monde il l’entend, et Moïse une fois l’a entendue. Notre maître Mouhammad, la nuit de l’ascension (Al-Mi^raj), a entendu cette parole qui est sans lettres ni son et il a vu Allah, mais Allah ta^ala, Il n’est pas vu comme sont vues les créatures, ce qui est crée tu le vois ou bien comme ceci loin, ou proche ou tu le vois ainsi ou tu le vois en dessous, ou tu le vois à ta droite ou tu le vois à ta gauche, ou tu te retournes et tu le vois. Allah n’est pas vu ainsi car Il n’est pas un corps, par la Puissance de Allah, Allah crée en nous une vision et nous verrons Son Être sans qu’Il soit devant ou derrière, sans aucun comment de ceux avec lesquels sont vues les créatures. C’est ainsi qu’Il sera vu.

Et Lui voit le monde, toute chose de ce monde Il l’a voit sans que ce soit de face, ni par derrière, ni en étant localisé dans la direction du haut, du bas, de droite ou de gauche, Il voit le monde, et nous les musulmans au paradis lorsqu’on Le verra, nous ne Le verrons pas de face ni sous une quelconque apparence car Il n’est pas un corps. On ne dit pas que Allah est proche par la distance et on ne dit pas non plus que Allah est loin par la distance.

Toute chose de laquelle tu es séparé d’une distance, proche ou lointaine, est créée, Allah n’est pas ainsi, on ne dit pas que Allah est présent ni qu’Il est absent.

Certains ignorants font du dhikr ils disent (ya hadir, ya hadir, ya nadhir) s’ils comprennent  de cela qu’Il est proche par la distance, ils deviennent mécréants, celui qui croit que Allah est proche de lui par une distance tout comme je suis proche de toi il devient mécréant. Son qourb n’est pas par une distance, nous comprenons tout cela à partir de la ‘ayah du Qour’an :

لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَىْءٌ ]

qui signifie : « Rien n’est tel que Lui ».

 

Quant au Qour’an que nous récitons, on dit qu’il est la parole de Allah car il est l’expression de la parole de Allah qui est sans lettre ni son et ces termes que nous prononçons Jibril l’a prise de la Table préservée sur lequel il était écrit. Personne ne l’a écrit, c’est le Qalam qui a tracé et qui les a écrit sur le tableau préservé par la toute puissance de Allah, ensuite Jibril a repris ces termes sur ordre de Allah et les a récités à notre maître Mouhammad, Jibril l’a descendu de la Table préservée.

Il en est de même pour Al-‘Injil d’origine, le vrai évangile, et la vraie Torah et le vrai Zabour (psaumes) tous ceux-là, Jibril les a descendus sur ordre de Allah sur Ses prophètes. Ce n’est pas Allah qui l’a récité comme nous le récitons. On dit qu’il est la parole de Allah mais pas dans le sens que Allah l’a récité avec des lettres et des sons ».

Commentaires fermés sur Croyance acharite

Croyance des musulmans

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur mars 25, 2010
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La louange est à Allah le Seigneur des mondes et que l’honneur et l’élévation en degrés soient accordés au meilleur des messagers, le dernier des prophètes, le guide des ghourr mouhajjalin [1] au jour du jugement. Que l’honneur soit également accordé à tous ses frères prophètes et à sa famille pure.

 

La plus éminente des grâces dont Allah ta^ala [2] a gratifié Ses esclaves, c’est l’Islam, conformément à la voie de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah. Il s’agit de ce sur quoi étaient le Messager et ses compagnons, et que les musulmans se sont transmis leurs successeurs (khalaf) à partir des prédécesseurs (salaf). C’est-à-dire ce qu’ils ont transmis de l’époque du Prophète  r jusqu’à nos jours. La voie de Ahlou s-Sounnah –les sunnites– demeure la voie de la majorité de la communauté jusqu’au jour du jugement.

Mais les autres voies que celle de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah, elles disparaissent. Sont apparus par le passé environ soixante-douze groupes. Tous prétendaient l’Islam. Mais en réalité, ils ont dévié de ce sur quoi étaient les compagnons et la majorité de la communauté qui les avaient suivis. Par la suite, ils ont disparu.

Ensuite, sont apparus deux groupes ou plus d’un groupe depuis trois cents années environ. Ils ont prétendu l’Islam alors qu’ils se sont écartés de l’Islam car ils ont contredit ce sur quoi étaient les compagnons et ceux qui les ont suivis jusqu’à nos jours.

Parmi ces groupes-là, il y a les wahhabites, ceux qui suivent un homme qui est apparu au Najd [3] du Hijaz [4] il y a environ deux cent cinquante ans. Il a amené une innovation (bid^ah) qu’il a prétendue être de la religion alors qu’elle n’en fait pas partie. Il s’appelle Mouhammad Ibnou ^Abdi l-Wahhab.

Il y a un autre groupe, celui de ceux qui suivent Sayyid Qoutb l’égyptien. Ce groupe-là a environ soixante-dix ans.

Il y a un autre groupe qui est appelé at-tahririyyah qui a lui aussi environ soixante-dix ans.

Tous ceux-là contredisent le Qour’an et le hadith.

Quant à nous, et la louange est à Allah, nous sommes sur ce sur quoi sont les compagnons ainsi que ceux qui les ont suivis jusqu’à nos jours. Nous sommes avec la majorité de la communauté. Nous ne sommes pas déviés. Les califes et les Sultans étaient sur la voie de Ahlou s-Sounnah. Parmi eux, il y a le Sultan Salahou d-Din Al-‘Ayyoubiyy qui est décédé en cinq cent quatre-vingt-dix de l’Hégire [5] du Prophète. C’était (Il était), que Allah l’agrée, un Sultan équitable. Il connaissait le Qour’an par cœur. Il connaissait par cœur également le livre At-Tanbih dans la jurisprudence chafi^iyy. Il connaissait par cœur aussi le livre Al-Hamaçah. Il a reçu la science par transmission orale auprès des gens de la connaissance. Il assistait aux assemblées des mouhaddith à l’ancienne manière des savants du hadith. Il était, que Allah l’agrée ach^ariyy de croyance. C’est la croyance sur laquelle nous sommes, à savoir que Allah tabaraka wa ta^ala n’est pas une substance palpable ni une substance impalpable, qu’Il n’a pas les caractéristiques des substances. Les caractéristiques du corps impalpable tout comme celles du corps palpable sont impossibles au sujet de Allah. C’est aussi la croyance que l’Etre de Allah ta^ala c’est-à-dire Sa réalité n’est pas un corps impalpable comme la lumière ou le vent, ni un corps palpable comme l’homme, la pierre, l’arbre, l’étoile, le soleil ou la lune puisqu’Il est le Créateur de la totalité. Il est le Créateur du corps impalpable et le Créateur du corps palpable. De toute éternité il n’y a ni corps palpable ni corps impalpable. Il n’y a de toute éternité ni nuit ni jour. De toute éternité, il n’y a ni cet espace entre la terre et le ciel, et entre un ciel et un autre ou entre les sept cieux et le Trône (al-^arch). Rien n’est de toute éternité si ce n’est Allah. Rien n’existe de toute éternité sinon Allah. Toutes ces choses-là sont entrées en existence, elles n’existaient pas auparavant. Allah tabaraka wa ta^ala est le Créateur des corps impalpables et des corps palpables. Il n’est donc pas un corps impalpable ni un corps palpable. Il n’est pas localisé dans la direction du haut ni ailleurs. Il n’est pas localisé dans toutes les directions. Tout cela est impossible au sujet de Allah. Car s’Il avait été ainsi, Il aurait eu des semblables. Or le Qour’an honoré dit : (ليس كمثله شىء) (layça kamithlihi chay’) ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui ». Cela signifie qu’Il n’a pas de ressemblance avec quoi que ce soit de ce monde d’aucun manière que ce soit. Tout comme Son Etre, c’est-à-dire Sa réalité n’a pas de ressemblance avec quoi que ce soit, également Ses attributs n’ont pas de ressemblance avec les attributs d’autres que Lui. Ainsi, Il a pour attribut la puissance, la volonté, la science, l’ouïe, la vue, la vie et la parole. Ces attributs ne sont pas comme les attributs des créatures. En effet, Ses attributs n’augmentent pas et ne diminuent pas. Ils ne prennent pas fin avec le temps. Par l’écoulement du temps, Ses attributs ne s’interrompent pas. Il ne leur arrive pas de fin, comme Sa vie. C’est-à-dire que tout comme Sa vie, il ne lui arrive pas d’interruption, de même, tous Ses attributs, il ne leur arrive pas d’interruption.

Comme le Sultan Salahou d-Din était sur cette croyance, lorsque les wahhabites l’ont su, ils l’ont déclaré mécréant. Lorsqu’ils ont su que le Sultan Salahou d-Din avait cette croyance-là, ils l’ont déclaré mécréant car les wahhabites assimilent Allah à Ses créatures. Il ne leur reste plus qu’appeler Allah un humain. Par la signification, c’est comme s’ils L’ont considéré un humain. En effet, selon eux, Allah serait un corps qui aurait une quantité, de la taille du Trône ou plus petit ou plus étendu, qui aurait des membres, un visage, un œil et une main. Il y a une grande différence entre la croyance du Sultan Salahou d-Din qui est la croyance de Ahlou s-Sounnah et la croyance des wahhabites. Ils l’ont alors déclaré mécréant. Ils ont dit c’est un égaré. Certains d’entre eux ont dit c’est un mécréant, alors que ce sont eux les mécréants.

Le Sultan Salahou d-Din est un Sultan équitable, vertueux. Il est possible qu’il soit parvenu à la sainteté. C’est lui qui a fait sortir les mécréants les anglais et leurs alliés de Baytou l-Maqdis –l’actuelle Jérusalem–, après qu’ils l’aient occupée pendant quatre-vingt-dix ans. Il a ainsi un grand mérite, que Allah l’agrée et le rétribue en bien pour l’Islam.

Salahou d-Din avait décrété l’enseignement de cette croyance, qui est la croyance de Ahlou s-Sounnah et qui est notre croyance que nous enseignons dans les écoles pour les plus jeunes  tout comme pour les plus âgés. Cette croyance comporte le fait que Allah ta^ala n’est pas un corps, que Allah ta^ala n’est pas localisé dans les directions, ni la direction du haut ni ailleurs, ni dans toutes les directions. Il existe plutôt sans être localisé dans une des directions car Il n’est pas un corps. Le corps a nécessairement un endroit et une direction. La lumière a un endroit et une direction, l’obscurité également ; et Allah ta^ala n’est pas ainsi.

Il est mentionné ici dans ce livre –le livre dont le Sultan avait ordonné l’enseignement aux enfants à son époque– que Allah n’est pas sujet au temps car le temps est créé. Le temps, quand est-il entré en existence ? Lorsque l’eau a été créée, avant le Trône. Avant toute autre chose, Allah a créé l’eau et c’est là qu’a existé le temps. En effet, l’existence de l’eau a été suivie par l’existence du Trône. Ensuite ont existé le reste des corps ; la lumière et l’obscurité après ces deux-là. Après l’eau et le Trône, Allah a créé la lumière et l’obscurité.

Dans ce livre-là aussi, il est mentionné que la parole de Allah n’est pas des lettres et des sons, c’est-à-dire que Allah parle d’une parole qui n’est pas des lettres ni des sons. En effet, les lettres et le son sont créés.

Dans l’introduction de ce livre, son auteur a cité le Sultan Salahou d-Din et il a dit que c’est pour lui qu’il a composé ce livre. Son auteur faisait partie des savants du cinquième siècle de l’Hégire. Il s’appelle Mouhammad Ibnou Hibah Al-Barmakiyy.

Il dit dans son introduction [en poésie arabe] :

Je l’ai composé pour le roi honnête

            Le victorieux, le conquérant Salahou d-Din

Le souverain d’Egypte, du Cham, celui à qui

            Allah a donné la souveraineté du Hijaz  et du Yémen

Celui qui est équitable, généreux et qui est efficace dans le combat

            Youçouf, celui qui a revivifié l’Etat des abbassides

Le fils du glorieux le grand maître

            Ayyoub le héros de la religion, qui a la bonne gestion

Son règne a persisté dans le temps

            Et la chance accompagne la victoire de ses armées

Puis il dit au sujet de l’exemption de Allah de l’endroit et de la direction :

Le Créateur du monde n’est pas contenu

            Dans un endroit, Allah est exempt de tout semblable

Il existe de toute éternité

            Et Il est maintenant tel qu’Il est de toute éternité

Il est exempt de l’endroit

            Il est exempt du changement du temps

A fait preuve d’outrance, à l’extrême

            Celui qui Lui a attribué la direction du haut

Il aura limité le Créateur dans le ciel

            Lui qui l’a créé, et le Trône est au-dessus de l’eau

Ils ont confirmé pour Son Etre la localisation

            L’assimilateur s’est égaré dans ce qu’il Lui a attribué

Il a dit au sujet de l’attribut de la parole :

Ont nié Ses attributs les mou^tazilah

            Qu’Il est exempt d’imperfection Celui Qui nous a créés, Il est certes juste

Ils ont considéré que Sa parole est à partir d’un arbre

            A Son esclave Mouça, Ah que cela est blâmable !

Et un autre groupe qui a penché à l’analogie

            Ils ont ainsi confirmé que Sa parole est comme la parole des gens

Or Sa vie est de toute éternité tout comme Son Etre

            Et c’est ce qui est parvenu au sujet de Ses attributs

Comme la science, la puissance et la volonté

            Et il se peut que Son ordre diffère de ce qu’Il veut

Il est Celui Qui entend, tout-puissant, ayant une volonté

            Le puissant Qui fait ce qu’Il veut

Ce qu’Il a révélé est l’expression de Son attribut de la parole

            Qui est de toute éternité propre à Son Etre

Dis à celui qui a attribué le comment à Sa parole

            En la considérant avec des lettres et des sons, je ne reconnais pas ce que tu dis

Ô vous qui assimilez le Créateur aux créatures et qui Lui attribuez le corps

La lettre (ha) dans le mot Ar-Rahman précède bien la lettre (mim) !

Le sens en est que la parole de Allah tabaraka wa ta^ala n’est pas des lettres et des sons. C’est-à-dire que Allah parle d’une parole qui n’est pas des lettres et des sons car les lettres et les sons sont créés et Allah n’a pas pour attribut un attribut créé, entré en existence. Il est donc un devoir de croire que Sa parole est ainsi, c’est-à-dire que Allah parle d’une parole qui n’est pas des lettres ni des sons et même si nous ne pouvons pas imaginer cela par nos cœurs. En effet, l’homme ne perçoit pas les réalités de toute chose ; et cela, il est un devoir d’y croire même si nous ne pouvons l’imaginer, tout comme nous ne pouvons atteindre l’Etre de Allah. Nous, nous pouvons imaginer le corps de grande taille et celui de petite taille même si nous ne l’avons pas vu. Nous, maintenant, nous pouvons imaginer le Trône, qu’il est un corps de grande taille en direction du haut, même si nous ne connaissons pas le détail de ses caractéristiques. Il en est de même pour le paradis et pour l’enfer. Nous pouvons les imaginer même si nous ne les avons pas vus car ce sont deux corps. Autre que cela aussi, nous pouvons l’imaginer, nous pouvons alors atteindre certaines caractéristiques de ce que nous imaginons. Mais Allah tabaraka wa ta^ala, nous ne pouvons imaginer Sa réalité car Il n’a pas de ressemblance avec ce à quoi nous sommes habitués. En effet, il n’est pas un corps. Nous ne pouvons pas imaginer Celui Qui n’est pas un corps et ce qui n’est pas une caractéristique d’un corps. Nous pouvons imaginer le corps et la caractéristique du corps mais Allah n’est pas un corps et Ses attributs ne sont pas non plus tels que les caractéristiques des corps. C’est pour cela, nous avons pour croyance que Allah ta^ala existe sans être un grand corps et sans être un petit corps, sans être localisé dans une direction et un endroit. Egalement, nous avons pour croyance que Allah ta^ala est un Etre Qui n’a pas des attributs des créatures. Il n’est ni en mouvement ni immobile. Ceci, la raison ne peut pas l’imaginer, l’homme n’arrive pas à l’imaginer. Nous, nous  imaginons ce qui est en mouvement et nous imaginons ce qui est immobile. Mais Celui Qui existe et Qui n’est ni en mouvement ni immobile, nous ne pouvons L’imaginer. Malgré cela, il est un devoir pour nous de croire que Allah existe, qu’Il n’est pas en mouvement et qu’Il n’est pas immobile car le mouvement fait partie de nos caractéristiques et également l’immobilité fait partie de nos caractéristiques. Il nous est suffisant de croire et d’être catégorique par notre cœur que Allah existe sans qu’Il soit semblable à quoi que ce soit. Si déjà parmi les créatures il y a des choses que nous ne pouvons imaginer, comment serait-il inconcevable que Allah existe et que nous ne pouvons L’imaginer par notre esprit ?! Avant que Allah ne crée la lumière et l’obscurité, est-ce que l’un d’entre nous arrive à imaginer ce moment-là ? Non, aucun d’entre nous ne peut imaginer un temps dans lequel il n’y avait ni lumière ni obscurité. Nous ne pouvons l’imaginer par notre esprit. Malgré cela, il est un devoir pour nous de croire qu’il s’est écoulé un temps dans lequel il n’y avait ni lumière ni obscurité car le Qour’an nous apprend cela. Le Qour’an dit :

(الحمد لله الذي خلق السموات والأرض وجعل الظلمات والنور)

(al-hamdou li l-Lahi l-ladhi khalaqa s-samawati wa l-‘arda wa ja^ala dhdhouloumati wa n-nour)

ce qui signifie : « La louange est à Allah Qui a créé les cieux et la terre et Qui a créé l’obscurité et la lumière » c’est-à-dire qu’avant que Allah ne les crée, il n’y avait ni terre ni ciel, ni lumière ni obscurité. En raison de cette ayah –verset–, nous devons croire qu’il s’est écoulé un temps dans lequel il n’y avait ni lumière ni obscurité. Si cela est bel et bien possible et n’est donc pas impossible selon la raison, comment ne serait-il pas possible que Allah ta^ala existe sans être un corps palpable ni un corps impalpable, sans être en mouvement ni immobile. C’est cela le sens de la ayah honorée : (ليس كمثله شىء) (layça kamithlihi chay’) ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui ». La prononciation de cette ayah est concise et légère par la langue mais sa signification est importante et étendue.

Il y a par ailleurs dans le Qour’an des ayah dont le sens apparent donne l’illusion que Allah serait un corps qui aurait un endroit, qu’Il aurait des membres et qu’Il bougerait. Ces ayah, il n’est pas permis de leur donner leur sens apparent. Les wahhabites sont allés à leur perte car ils ont expliqué ces ayah par leur sens apparent. Ils ont alors eu pour croyance que Allah serait un corps, qu’Il serait dans la direction du haut, établi, qu’Il descendrait et s’immobiliserait. Ils ont expliqué ces ayah selon leur sens apparent. Ils n’ont pas été en compatibilité avec cette ayah : (ليس كمثله شىء) (layça kamithlihi chay’) ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui ».

Ahlou s-Sounnah ne retiennent pas le sens apparent de ces ayah et de ces hadith. Ils les interprètent plutôt par un autre sens que le sens apparent. Celui à qui Allah ta^ala accorde la réussite, Il le guide pour bien comprendre ce sujet.

Bien que la parole de Allah tabaraka wa ta^ala par laquelle Il parle de toute éternité n’est pas des lettres ni des sons, nous disons que le Qour’an est la parole de Allah car ce Qour’an qui est des lettres et des sons exprime la parole de Allah qui elle n’est pas des lettres et des sons. Ce Qour’an que nous récitons avec des lettres et des sons est une expression de la parole de Allah par laquelle Il parle de toute éternité sans qu’elle soit des lettres et des sons. Quant à cette parole  qui n’est pas lettres et sons, l’ont entendue Jibril et notre maître Mouhammad la nuit de son ascension (al-mi^raj) ainsi que Mouça qui l’a entendue à AtTour –Mont Sinaï–. Mais dans l’au-delà, chacun d’entre nous entendra la parole de Allah qui n’est pas des lettres et des sons.

Ce Qour’an, la Tawrah –la Thora–, l’injil –l’évangile– et le Zabour –les psaumes– et les autres Livres célestes, Allah les a fait écrire sur la Table préservée cinquante mille années avant que ne soient créés les sept cieux et la terre. Il a fait écrire ces Livres sur la Table préservée. Puis Il a ordonné à Jibril de prendre le Qour’an et de le descendre sur notre Prophète Mouhammad et de descendre ces autres Livres à ces autres Prophètes qui étaient avant notre Prophète Mouhammad. Ce n’est pas Allah Qui aurait lu le Qour’an à Jibril. Il a plutôt ordonné à Jibril de prendre le Qour’an à partir de la Table préservée. Par la suite, Jibril l’a lu à notre maître Mouhammad.

Apprenez cela, que Allah vous donne les bénédictions. Enseignez cela à d’autres. Tout cela, tout ce qui s’est dit dans ce cours, enseignez-le à d’autres car les écoles de nos jours, la plupart des écoles n’enseignent pas la croyance de Ahlou s-Sounnah. Elles enseignent la Fatihah, les tahiyyat, l’invocation ibrahimiyyah et les noms des cinq prières. Par le passé, dans le kouttab –école d’enseignement de Qour’an pour les petits–, on enseignait aux enfants que Allah existe sans endroit, qu’Il n’a pas de ressemblance avec les créatures. Quant à aujourd’hui, l’ignorance a prévalu chez les plus âgés tout comme les plus jeunes. En effet, celui qui étudie dans ces écoles contemporaines, puis grandit, puis devient père et son enfant, à son tour, prend son éducation dans ces écoles, le père tout comme son fils deviennent ignorants de la croyance de Ahlou s-Sounnah.

Remerciez Allah Qui vous a assuré qui vous enseigne cette croyance sur laquelle étaient les compagnons et ceux qui les ont suivis, jusqu’à notre époque, de ceux à qui Allah a voulu le bien. Fin de citation


[1]              Ceux qui lors du woudou –petites ablutions– dépassent la limite requise dans la Loi pour le lavage du visage et celui des avants-bras et des pieds. Ce seront des parties qui seront auréolées de lumière au jour du jugement. C’est un des signes distinctifs de la communauté de notre maître Mouhammad r.

[2]              Celui Qui est exempt de toute imperfection, comme l’endroit, le corps, le mouvement, l’immobilité et en général de tout ce qui fait partie des caractéristiques des créatures.

[3]              Région à l’est de la péninsule arabique et dont la capitale est Ar-Riyad.

[4]              Région de la péninsule arabique qui comprend La Mecque, Médine et AtTa’if.

[5]              L’Emigration. Il ne s’agit pas d’une fuite. Le Prophète est préservé de cela. Il s’agit d’un voyage effectué sur ordre de Allah.

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