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Biographies : Le Chaykh Abdou lLaah Al-Harariyy

LE CHAYKH 3ABDOU L LAAH AL-HARARIYY

Son nom et sa naissance :

Il est l’honorable savant, le modèle des experts en authentification et le doyen de ceux qui examinent scrupuleusement la compatibilité des textes, celui qui est à la tête des savants qui œuvrent pour la religion, l’Imam, le Mouhaddith, le pieux ascète, le vertueux, celui qui persévère dans l’adoration, celui qui possède les dons éminents, le Chaykh Abou ^Abdi r-Rahman ^Abdou l-Lah fils de Mouhammad fils de Youçouf fils de ^Abdou l-Lah fils de Jami^ Al-Harariyy Ach-Chaybiyy Al-^Abdariyy, le Moufti (Jurisconsulte) de Harar. Il est né dans la ville de Harar, aux environs de l’an 1328 de l’Hégire (1910).

Son évolution et ses déplacements :

Il a grandi dans une famille modeste, aimant la science de la religion et les gens de science. Il a donc appris le Qour’an honoré avec mémorisation, psalmodie et maîtrise à l’âge de sept ans, puis il s’est entièrement consacré à puiser dans les océans de la science. Il a ainsi appris par cœur un certain nombre de manuels de base dans différents domaines de la science. Puis il a accordé son attention à la science du Hadith et a ainsi appris par cœur les six livres et d’autres encore, avec leurs chaînes de transmission, à tel point qu’il a été autorisé à donner des avis de jurisprudence et à transmettre le Hadith alors qu’il n’avait pas même dix-huit ans.

Il s’est distingué à travers toutes les régions de l’Ethiopie et de la Somalie en surclassant ses pairs dans la science de la biographie des hommes de la transmission du Hadith et de leurs niveaux respectifs. Il s’est également distingué par la mémorisation des manuels de base et l’approfondissement des sciences de la Sounnah, de la langue, de l’exégèse, de l’héritage et d’autres encore, à tel point qu’il n’est pas de science islamique connue qu’il n’ait étudiée et dans laquelle il ne soit compétent.

Son intelligence et sa mémoire exceptionnelle lui ont permis d’approfondir sa connaissance dans le fiqh Chafi^ite, les règles fondamentales de constitution du fiqh selon Ach-Chafi^iyy et les points de différence d’avis dans l’école. C’est également le cas dans le fiqh ma1ikite, hanafite et hanbalite, à tel point qu’il est devenu celui que les gens désignent et recommandent de visiter et auprès de qui les gens des contrées éthiopiennes et somaliennes se rendaient, jusqu’à ce qu’on lui accorde le poste de Moufti de Harar et de ses environs.

Il a appris le fiqh chafi^ite, les règles fondamentales de constitution selon Ach-Chafi^iyy et la grammaire arabe de plusieurs savants et maîtres parmi lesquels il y a le savant et maître le Chaykh Mouhammad Siraj Al-Jabartiyy le Moufti de l’Ethiopie. Il a appris les sciences de la langue arabe entre autres Chaykh et en particulier, du Chaykh Ahmad Al-Basir.

Il a étudié le fiqh des trois autres écoles ainsi que leurs règles fondamentales de constitution de plusieurs savants parmi lesquels il y a le Chaykh Mouhammad Al-^Arabiyy Al-Façiyy. Il a appris la science de l’exégèse du Chaykh Charif Al-Habachiyy, dans sa ville Jimmah, et il a pris la science du Hadith et les sciences attenantes de très nombreux savants. Parmi les plus honorables d’entre eux il y a le Chaykh Abou Bakr Mouhammad Siraj Al-Jabartiyy, Moufti de l’Ethiopie et le Chaykh ^Abdou r-Rahman ^Abdou l-Lah Al-Habachiyy ainsi que d’autres.

Puis il est parti vers La Mecque et ses savants avec lesquels il a fait connaissance. Parmi eux le Chaykh Mouhammad Yaçin Al-Fadaniyy. I1 a aussi fait partie de l’auditoire du Chaykh Mouhammad Al-^Arabiyy At-Tabban. Il a aussi rencontré le Chaykh vertueux, le Mouhaddith et spécialiste de la récitation du Qour’an Ahmad ^Abdou l-Mouttalib, Chaykh des spécialistes des sciences de la lecture du Qour’an à la mosquée de La Mecque. Il a appris de lui les quatorze versions de lecture ainsi que davantage de science du Hadith et il a obtenu de sa part une licence.

Il est parti par la suite à Médine l’Illuminée où il a établi des liens avec ses savants et où il a appris encore du Hadith du Mouhaddith le Chaykh Mouhammad fils de ^Aliyy AsSiddiqiyy Al-Bakriyy Al-Hanafiyy qui l’a autorisé à transmettre le Hadith.

Puis, il s’est dirigé vers Damas. Les habitants de la ville lui ont fait bon accueil, d’autant que venait de décéder le Mouhaddith, le Chaykh Badrou d-Din Al-Haçaniyy, que Allah lui fasse miséricorde. Puis, lorsqu’il a habité Damas, il a appris du Chaykh Mahmoud Fayiz Ad-Dir^ataniyy, le résident à Damas et son spécialiste de la lecture du Qour’an. Puis il s’est déplacé dans le pays du Cham. Sa renommée n’a cessé de croître, les savants du Cham ainsi que les étudiants le fréquentaient assidûment, il a donc fait connaissance avec ses savants et ils ont tiré profit de sa science. Ils ont témoigné de son mérite et ont reconnu son haut degré dans la science. Il est devenu célèbre dans le pays du Cham comme étant « le successeur du Chaykh Badrou d-Din Al-Haçaniyy » et comme étant « le Mouhaddith du pays du Cham ». Par ailleurs, de nombreux savants et spécialistes du fiqh du Cham lui ont rendu hommage, parmi eux le Chaykh Abou l-Yousr ^Abidin, Moufti de la Syrie, le Chaykh Nouh de la Jordanie, le docteur Al-Halwaniyy, Chaykh des spécialistes de la lecture du Qour’an en Syrie. De même le Chaykh ^Outhman Sirajou d-Din de la descendance du Chaykh ^Ala‘ou d-Din, maître des Naqchabandiyy en son temps, a fait son éloge et une correspondance fraternelle et scientifique s’est établie entre eux. Ont fait son éloge également le Chaykh ^Abdou l-Karim Al-Bayyariyy, l’enseignant à la mosquée Al-Hadra Al-Kaylaniyyah à Bagdad, le Chaykh Mouhammad Zahid Al-Islambouliyy, le Chaykh Mouhammad Al-Hanafiyy qui est l’un des plus célèbres savants turcs œuvrant actuellement dans ces contrées, les deux Chaykh ^Abdou l-Lah et ^Abdou l-^Aziz Al-Ghoummariyy qui sont les deux Mouhaddith des contrées marocaines, le Chaykh Mouhammad Yaçin Al-Fadaniyy le Mecquois, Chaykh du Hadith et des chaînes de transmission à l’Institut des sciences de religion à La Mecque honorée (Dar Al-^ouloum ad-Diniyyah). De nombreuses autres personnalités lui ont encore rendu hommage.

Il est arrivé à Beyrouth en l’an 1370 de l’Hégire (1950). Il a été l’hôte des plus grands Chaykh de cette ville, tels le Chaykh le Qadi (Juge) Mouhyi d-Din Al-^Ajouz, le Chaykh et Conseiller Mouhammad Ach-Charif. Le Chaykh Baha‘ou d-Din Al-Kilaniyy s’est réuni avec le Chaykh ^Abdou l-Lah chez le Chaykh Mouhammad Ach-Charif et il a tiré profit de lui dans la science du Hadith.

Le Chaykh Moukhtar Al-^Alayli, l’ancien responsable de la fatwa, que Allah lui fasse miséricorde, s’est réuni avec le Chaykh ^Abdou l-Lah et a reconnu son mérite et son haut degré dans la science. Il a préparé la prise en charge de son installation à Beyrouth par Dar Al-Fatwa, afin qu’il puisse se déplacer dans les différentes mosquées pour y diriger des assemblées de sciences, et ceci par une autorisation écrite du Chaykh Moukhtar.

 

Il est décédé que Dieu lui fasse miséricorde le mois de Ramadan de l’année 1429 H 2008. Il est enterré à Beyrouth.


1- Al-Harariyy : de Harar, région de la corne africaine (Ethiopie) ayant une histoire islamique glorieuse et qui a vu naître sur son sol beaucoup de savants et de saints.

2- Al-^Abdariyy : de la descendance de ^Abdou d-Dar, qui est une branche de la tribu de Qousayy fils de Kilab, le quatrième arrière-grand-père du Prophète

3- Hadith -Tradition prophétique – : parole, fait ou événement rapporté du Prophète ou de ses compagnons, que Allah les agrée.

4- Les six livres sont les recueils de Hadith les plus importants de la Tradition : AI-Boukhariyy, Mouslim, An-Naça‘iyy, Abou Dawoud, At-Tirmidhiyy, Ibnou Majah.

5- Fiqh : science de la jurisprudence des lois de l’Islam.

6- Chafi^ite : relatif à Ach-Chafi^iyy, le grand savant Qouraychite, l’un des plus illustres jurisconsultes musulmans, que Allah lui fasse miséricorde, il a pris la science de l’Imam Malik à Médine et ce dernier l’a autorisé à donner des avis de jurisprudence alors qu’il n’avait que quinze ans. Puis, il est parti en Irak et il a appris chez les élèves de l’Imam Abou Hanifah. Il a rencontré l’Imam Ahmad que Allah leur fasse miséricorde à tous.

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Noter prophète : Les manifestations de l’amour du Salaf et des Imams illustres pour le Prophète

Les manifestations de l’amour du Salaf et des Imams illustres pour le Prophète

 

Il y a eu beaucoup de nouvelles qui ont été rapportées du Salaf vertueux (c’est-à-dire les musulmans des trois premiers siècles de l’Hégire) et des Imams illustres qui indiquent leur profond amour pour leur prophète et le fait qu’ils se languissaient de lui. Le prophète a dit : « min ‘achaddi ‘oummati li houbban ‘ounasoun yakounouna ba^di yawaddou ‘ahadouhoum law ra’ani bi ‘ahlihi wa malihi » ce qui signifie : « les gens de ma communauté qui m’aimeront le plus, ce sont des gens qui vont venir après moi. L’un d’entre eux serait prêt à sacrifier sa famille et ses biens pour me voir » et le prophète a dit dans un autre hadith : « wadidtou law ra’aytou ahbabi » ce qui signifie : « j’aurai souhaité voir mes bien-aimés ». Les compagnons lui ont dit : « mais ne sommes-nous pas tes biens aimés ô messager de Allah ? ». Il a répondu : « ‘antoum ‘ashabi, ‘ahbabi al-ladhina ya’touna min ba^di yawaddou ‘ahadouhoum ‘an law ra’ani bi ‘ahlihi wa malih » ce qui signifie : « vous, vous êtes mes compagnons, mais mes bien-aimés ce sont ceux qui viendront après moi. L’un d’entre-eux serait prêt à sacrifier sa famille et ses biens pour me voir ».

 

Parmi les paroles rapportés du Salaf vertueux, les paroles et les nouvelles qui manifestaient leur amour pour leur prophète, et le fait qu’ils étaient attachés à lui durant sa vie et après sa mort c’est que ^Amr ibnou l-^As a dit : « il n’y avait personne que j’aimais plus que le messager de Allah ». D’après ^Abdah, la fille de Khalid ibnou Ma^dan elle parlait de son père et elle disait : « Khalid n’allait pas dormir sans citer son profond amour pour le messager de Allah, pour ses compagnons, qu’ils soient mouhajiroun (émigrants) ou ‘ansar (partisans). Il les mentionnait et il disait : ce sont eux ma famille, ce sont eux mon clan, c’est à eux que mon cœur s’attendrit. Je me languis d’eux. O Seigneur fais que je les rejoigne rapidement, et il disait cela jusqu’à dormir ». Il a été rapporté qu’une femme des ‘ansar, des partisans, c’est-à-dire des musulmans de Médine a apprit que son père, son frère et son mari ont été tués le jour de la bataille de ‘Ouhoud, ils étaient auprès du messager de Allah. Elle a dit : « comment vas le messager de Allah ? ». On lui a répondu : « il va bien par la grâce de Allah, il va comme tu le souhaites ». Elle a dit alors : « montre-le moi que je puisse le voir » et quand elle a vu le prophète, elle a dit : « toute épreuve après toi est comme rien du tout ». Un jour ^Aliyy ibnou Abi Talib, que Allah l’honore davantage, a été interrogé : « comment vous aimiez le messager de Allah ? ». Alors notre maître ^Aliyy, que Allah l’agrée, a répondu : « par Allah, nous l’aimions plus que nos biens, plus que nos enfants, plus que nos parents, plus que nos pères et mères et plus que l’eau fraîche pour celui qui est assoiffé ». D’après Zayd ibnouAslam, il a dit : « ^Oumar ibnou l-Khattab, que Allah l’agrée était sorti faire son inspection de nuit (il avait instauré une bonne innovation, c’est qu’il sortait de nuit et inspectait les musulmans : comment est l’état des musulmans, il regardait s’il y avait quelqu’un à qui il manquait quelque chose, c’était une innovation qu’il avait instauré, que le sultan, le calife, le responsable sorte et inspecte les gens la nuit pour voir s’il ne leur manque pas quelque chose. De nos jours certains parents peut-être n’inspectent même pas leurs enfants au lit pour voir s’ils sont bien couvert ou pas. Lui il sortait de chez lui et il passait et contrôlait les gens). Alors il a vu une lumière allumée dans une maison et une vieille femme qui était en train de filer de la laine et elle disait de la poésie. Elle disait :

^ala Mouhammadin salatou l-‘abrar

salla ^alayhi ttayyibouna l-‘akhyar

qad kounta qawwaman boukan bi l-‘as-har

ya layta chi^ri wa l-manaya ‘atwar

hal tajma^ouni wa habibi d-dar

 

Que Allah honore et élève d’avantage le prophète Mouhammad

Ce sont les bons et les meilleurs qui ont fait des invocations en sa faveur

Puis dans sa poésie elle s’adressait au prophète et elle disait :

Tu veillais les nuits en pleurant par crainte de Allah

Quand est ce que la mort viendra et je pourrai venir te rejoindre

 

Notre maître ^Oumar que Allah l’agrée s’est assis et s’est mis à pleurer. Il a demandé qu’elle parle avec lui.

 

Il a été rapporté que le compagnon glorieux ^Abdou l-Lah, fils de ^Oumar ibnou l-Khattab, que Allah les agrée tous les deux, une fois sa jambe s’est comme paralysée. On lui a dit : « cite la personne que tu aimes le plus, tu guériras ». Alors il a dit : « Ya Mouhammadan », il a appelé le prophète. C’est alors qu’il guérit sur le coup.

 

Information utile : L’imam Al-Boukhariyy dans son livre al-‘adabou l-moufrad, a dit qu’il était permis d’appeler le prophète après sa mort en disant « Ya Mouhammad », « Ô Mouhammad ».

 

Ibnou s-Sounniy a également cité cela dans son livre ^amalou l-yawmi wa l-laylah. Le texte de ce qu’a rapporté Al-Boukhariyy dans al-‘adabou l-moufrad, son livre, il a dit : « la jambe du fils de ^Oumar s’est comme paralysée. Un homme lui a alors dit : cite la personne que tu aimes le plus, celle qui est le plus cher pour toi. Il a dit : « Ya Mouhammad », « Ô Mouhammad ». Cette quasi-paralysie de sa jambe, c’est-à-dire que sa jambe c’est comme si elle n’a plus de sensibilité, ce n’est pas le simple fourmillement. Certains ne comprennent pas ce hadith, ils pensent que c’est comme si la jambe se met à fourmiller, mais ce n’est pas le simple fourmillement de jambe, c’est une quasi-paralysie, la jambe ne sent plus rien. Lorsque Bilal Al-Habachiy que Allah l’agrée, qui était le mou’adh-dhin, celui qui appelait à la prière pour le messager, quand il était près de mourir, sa femme s’est mise à dire : « Ô qu’il est grand mon chagrin », parce qu’elle voyait que son mari était prés de mourir. C’est alors que Bilal lui a répondu : « qu’il est grand mon bonheur : Demain je vais rejoindre mes bien-aimés, Mouhammad et ses compagnons ».

Il a été rapporté qu’une femme avait dit à ^A’ichah, que Allah l’agrée, elle lui avait dit après le décès du prophète élu : « montre-moi la tombe du messager de Allah ». ^A’ichah a alors dévoilé la tombe et c’est alors que cette femme s’est mise à pleurer en face de la tombe honorée jusqu’à ce qu’elle soit morte tellement elle se languissait du prophète et l’aimait.

 

Parmi les nouvelles qui nous sont parvenues au sujet de l’immense amour que les compagnons éprouvaient envers leur prophète, et comment ils faisaient tout pour qu’il ne lui arrive aucun mal, aucune nuisance : lorsque les gens de La Mecque, qui étaient à l’époque encore mécréants, ont emmené Zayd ibnou d-dathnah, ils l’ont fait sortir de al-haram, l’enceinte sacré de La Mecque pour le tuer alors que Zayd était un compagnon du prophète. Abou Soufiyan ibnou Harb qui était mécréant lui a dit : « je te demande par Allah ô Zayd, est-ce que tu aurais aimé que Mouhammad soit à ta place maintenant entre nos mains et qu’on lui tranche le cou et que toi tu sois parmi les gens de ta famille, tranquille ? ». Alors Zayd, que Allah l’agrée lui a répondu : « Par Allah, je ne voudrai pas que Mouhammad, qui est à la place où il est maintenant, je ne voudrai même pas qu’il soit touché par une épine. Alors que moi je serai assis avec les gens de ma famille ». Et Abou Soufiyan a dit : « je n’ai pas vu des gens qui aimaient plus quelqu’un que les compagnons de Mouhammad qui aimaient le prophète Mouhammad ».

Ce qui nous indique le grand attachement des compagnons, leur grand amour pour le messager éminent, il y a ce qui s’est passé lors de la bataille de ‘Ouhoud. Lorsque les archers (ceux qui devaient être positionnés pour couvrir les musulmans qui combattaient. Le Prophète les avait placés sur une hauteur, le mont des archers jabalou r-roumat, ils étaient là normalement pour surveiller que les musulmans ne soient pas attaqués par derrière) avaient contredit la parole du prophète, ils avaient quitté leurs positions alors que le prophète leur avait dit ce qui signifie : « même si vous voyez que nous sommes en train de gagner la bataille, vous ne quittez pas vos positions » et eux ont désobéi, ils ont quitté leurs position. C’est alors que les musulmans n’ont plus été couverts, et les associateurs sont venus pour les attaquer par derrière. Il y a eu beaucoup de morts parmi les musulmans à cette occasion là. Et à cette occasion, les compagnons du prophète ont manifesté leur grand attachement pour le prophète. Ils étaient devenus comme une forteresse : par leur corps ils avaient constitué comme une forteresse autour du prophète et ils protégeaient le prophète par leurs corps et ils tombaient les uns à la suite des autres sous les flèches des associateurs au point que nombre d’entre eux furent tués à cette occasion là. Tout cela manifestant leur amour pour leur prophète et leur guide éminent et oeuvrant conformément à la parole de Allah : « an-nabiyyou ‘awla bi l-mou’minina min ‘anfousihim » [sourat Al-‘Ahzab / 6].

 

Parmi ce qui est rapporté également concernant le sacrifice des compagnons, que Allah les agrée, le sacrifice qu’ils ont fait pour leur prophète, ils sacrifiaient leurs âmes et leurs corps le jour de la bataille de ‘Ouhoud. Lorsque les gens n’avaient pas écouté la parole du prophète et que parce qu’ils n’avaient pas écouté la parole du prophète ils avaient perdu, mais le prophète il ne perd jamais. On ne dit pas que le prophète a perdu une bataille, le prophète est toujours gagnant. Ce sont ceux qui n’ont pas écouté sa parole qui ont perdu.

 

Le compagnon honorable Abou Talhah, que Allah l’agrée a protégé le prophète et il était debout pour le protéger et porter son bouclier. Il protégeait le prophète avec son propre corps et son bouclier. Et Abou Talhah était un homme adroit dans le lancer. Le prophète surveillait la bataille mais Abou Talhah lui disait : « s’il te plait ne te découvre pas sinon tu risques d’être atteint par une flèche. Je préfère que ce soit moi qui meurt et pas toi ».

 

Abou Doujanah également, que Allah l’agrée, a protégé le messager de Allah par son corps. Son corps était comme un bouclier pour le prophète et les flèches tombaient sur son dos alors qu’il était penché sur le messager de Allah pour le couvrir jusqu’à ce qu’il meure lui et cinq autres avec lui qui protégeaient le messager de Allah par leurs corps. Ils ont sacrifiés leurs âmes pour le prophète et ils ont obtenu la gloire du martyr. Le dernier d’entre eux était ^Amarah ibnou Yazid que Allah l’agrée qui lui aussi protégeait et combattait jusqu’à ce que ses blessures l’aient achevé. Quand ce compagnon était tout plein de blessure et qu’il allait bientôt mourir, le messager de Allah, lui qui a le cœur tendre et miséricordieux a dit aux autres : « ‘adnouhou minni », ce qui signifie : « rapprochez-le de moi » et le prophète a posé la tête de ce compagnon blessé sur son pied honoré et ce compagnon est mort avec sa joue contre la jambe du messager de Allah.

 

Parmi ce qui indique le grand amour des compagnons pour leur prophète et le grand attachement de leur cœur à le voir et le fait qu’ils ne supportaient pas de la quitter, c’est qu’un homme est venu un jour voir le prophète élu et lui a dit : «  Ô messager de Allah je t’aime plus que ma famille et mes biens. Chaque fois que je te cite, je ne peux pas patienter jusqu’à venir te voir. J’ai pensé, le jour où moi je vais mourir et que toi tu vas mourir, j’ai su que toi lorsque tu rentreras au paradis, tu y entreras en haut du paradis avec les prophètes et que si moi j’y rentre je ne t’y verrai pas ». Alors Allah tabaraka wa ta^ala a révélé Sa parole : « wa man youti^i l-Laha wa r-rasoula fa‘oula’ika ma^a l-ladhina ‘an^ama l-Lahou ^alayhim m-mina n-nabiyyina wa ssiddiqina wa ch-chouhada’i wa ssalihina wa hasouna ‘oula’ika rafiqa » [sourat An-Niça / 69], c’est-à-dire dans cette ‘ayah nous comprenons que ceux qui obéissent à Allah et au messager ceux-là seront avec le prophète, les véridiques, les martyrs et les vertueux et quelle meilleure compagnie que la compagnie de ces gens-là.

 

Le prophète a demandé qu’on lui ramène cet homme et il lui a récité cette ‘ayah pour lui égayer le cœur. Dans le hadith de ‘Anas, que Allah l’agrée, le prophète a dit : « man ‘ahabbani kana ma^i fi l-jannah », ce qui signifie : « celui qui m’aime sera avec moi au paradis ».

 

Information utile : le messager de Allah a dit : « al-mar’ou ma^a man ‘ahabb », c’est-à-dire que Allah ta^ala réunit l’homme avec celui qu’il aime s’il fait partie des vertueux. Au jour du jugement, si quelqu’un aimait quelqu’un de vertueux, il sera avec lui au jour du jugement.

 

Parmi les manifestations claires également de l’amour des compagnons envers leur prophète, et que leur cœur était attaché à l’accompagner même après sa mort, il y a ce qu’a rapporté Mouslim que Rabi^ah ibnou Ka^b Al-‘Aslamiy qui avait été un certain moment au service du messager de Allah. Le messager de Allah lui a dit un jour pour le rétribuer, car ce compagnon était à son service : « salni », ce qui signifie : « demande quelque chose je, le ferai » c’est-à-dire par rétribution. C’est alors que ce compagnon a demandé au messager de Allah d’être avec lui au paradis. Le messager de Allah ne l’a pas blâmé pour cela. Il ne lui a pas dit, ce n’est pas bien ce que tu demandes. Mais par modestie, le prophète lui a dit : « ‘aw ghayra dhalik » ce qui signifie : « ou autre chose ». Mais le compagnon lui a dit : « non c’est ce que je veux ». Alors le prophète lui a dit : « fa’a^inni ^ala nafsika bi kathrati s-soujoud », ce qui signifie : « œuvre, accompli beaucoup des prières surérogatoires, peut-être que ce sera une cause pour que tu sois exaucé ».

 

Information utile : ce hadith honoré dans lequel ce compagnon honorable Rabi^ah ibnou Ka^b, que Allah l’agrée avait demandé au messager de Allah d’être avec lui au paradis par rétribution pour son service à lui dans le bas monde. Ce hadith constitue une preuve claire qu’il est permis de demander à autre que Allah ta^ala quelque chose qu’il n’est pas habituel de demander. Il a demandé au prophète d’être avec lui au paradis, il a demandé à autre que Allah. Et lui demander d’être au paradis, ça n’est pas quelque chose d’habituel, les gens habituellement ne demandent pas ça. Donc ce hadith est une preuve qu’il est permis de demander à autre que Allah ce qu’il n’est pas habituel de demander contrairement à ce que disent ces perturbateurs qui renient le tawassoul, les wahhabites ou prétendus salafites. Ils disent le contraire, ils déforment. Ils prétendent qu’il n’est pas permis de demander à autre que Allah et qu’il n’est pas permis de demander ce qui n’est pas habituel. Ils ont ramené des règles de leur tête. Nous, nous suivons le hadith du prophète et des compagnons ou ces gens là ? On suite le prophète et ses compagnons, mais eux c’est comme si leur cœur est voilé, c’est comme si tu parles avec le vent. Ces gens ont ramené une nouvelle religion et avec leur argent ils la diffusent. Ils prennent des jeunes qui n’ont pas vécu dans les pays musulmans, qui n’ont pas appris ou même ceux qui ont vécu dans les pays musulmans et ils les détournent, ils sèment parmi eux leur mauvaise religion. S’ils l’ont propagée, c’est avec l’argent car le fondateur de leur secte wahhabite est apparu il y a plus de 250 ans et il n’a pas réussi à attirer des gens. C’est seulement lorsqu’ils ont découvert du pétrole qu’ils ont réussi à diffuser leur mauvaise croyance et pourtant ils n’ont rien changé, c’est toujours la même chose. Avant ils n’avaient pas d’argent, ils n’avaient pas de client maintenant qu’ils ont l’argent ils trouvent des clients.

Ils disent : « comment tu demandes à quelqu’un qui lui aussi est dans le besoin ?! », c’est soit disant la réplique qu’ils ont trouvée ! Quand on leur dit qu’il est permis de demander à autre que Allah quelque chose qu’il n’est pas habituel de demander, comme ce compagnon, ils disent : « comment tu demandes à quelqu’un qui lui-même est dans le besoin ?! ». La réplique est que le messager de Allah qui lui aussi ne se passe pas de Allah, il a toujours besoin de Allah a dit à son propre serviteur ce qui signifie : « demande-moi ce que tu veux ». C’est le prophète qui a pris l’initiative de lui dire de demander et le compagnon qui connaît certainement la religion de l’Islam mieux que ces wahhabites a demandé. Le prophète ne lui a pas dit : « tu as fait quelque chose de mal, pourquoi tu demandes à quelqu’un qui lui-même est dans le besoin ». Ces gens-là sont très loin de la religion du prophète.

 

Les gens de la vérité, parmi les savants ont dit : « il est permis de demander au prophète qu’il soit vivant ou mort et il est également permis de demander à un saint qu’il soit vivant ou mort. Cela n’est pas contraire à la loi de l’islam et cela ne représente pas  une adoration d’autre que Allah » tout comme le prétendent ces perturbés, ces perturbateurs qui renient le tawassoul. L’adoration comme l’ont définie les linguistes, les spécialistes de la langue, c’est : « ghayatou l-khouchou^i wa l-khoudou^ » c’est-à-dire l’extrême limite de l’humilité, de la crainte et de la soumission. On comprend à partir de là que le simple tawassoul, la simple demande d’aide ou de renfort par le prophète ou par un saint et lui demander qu’il soit vivant ou mort, cela n’est pas une adoration pour celui à qui on demande cela car ce n’est pas une extrême limite d’une soumission, ce n’est pas une forme d’association. Les prophètes et les saints tout comme l’ont dit les savants de la vérité peuvent agir, accomplir certaine chose durant leur vie et après leur mort. Tout cela par la volonté de Allah. Allah ta^ala fait que s’Il veut, ce saint sort de sa tombe, il fait ce que Allah veut qu’il fasse et il revient. N’est ce pas que Allah est sur toute chose tout puissant. Qu’est ce qui empêche cela ? Rien du point de vue de la raison n’empêche cela, rien. C’est quelque chose de possible selon la raison.

 

Parmi ce qui est parvenu au sujet de l’amour des compagnons envers le prophète élu, il y a la visite qu’ils lui font après sa mort et le tabarrouk, c’est-à-dire la recherche des bénédictions par sa tombe honorée, il y a ce qu’à, rapporté Bilal Al-Habachiy, que Allah l’agrée, le mou’adh-dhin du messager de Allah. Il avait quitté Médine l’illuminée après la mort du prophète et il était parti s’installer au pays de Ach-Cham. Il a vu dans son rêve le messager de Allah lui dire dans le rêve ce qui signifie : « tu fais preuve là d’une froideur ô Bilal. Le moment de venir me rendre visite n’est donc pas encore arrivé ». C’est-à-dire que le prophète s’est comme s’il reprochait avec douceur, comme lorsque quelqu’un te dit « il y a longtemps que tu n’es pas venu me rendre visite pourquoi tu ne viens pas ». Bilal, que Allah l’agrée s’est réveillé de son sommeil attristé et touché. Il a pris sa monture et s’est dirigé vers Médine l’illuminée, que Allah honore et élève d’avantage celui qui y réside. Il est parti à la tombe du prophète, il s’est mis à pleurer et à frotter son visage sur la tombe. C’est alors que Al-Haçan et Al-Houçayn, les deux petit-fils du messager de Allah, sont venus et Bilal les a pris contre lui, les a serrés contre sa poitrine en les embrassant. Ils lui ont dit : « nous souhaitons tant entendre à nouveau l’appel à la prière que tu faisais pour le messager de Allah dans la mosquée ». C’est alors que Bilal a fait ce que les petit-fils du prophète lui ont demandé. Il est monté sur le toit de la mosquée du prophète. Il a pris la place qu’il prenait habituellement et quand il a dit Allahou ‘akbar Allahou ‘akbar, Médine a tremblé. Quand il a dit Ach-hadou an-la ‘ilaha illa l-Lah, les gens ont tous remarqué qu’il y avait quelque chose d’inhabituel. Lorsqu’il a dit Ach-hadou anna Mouhammadan raçoulou l-Lah les femmes étaient sorties de chez elles, elles se sont dit « est ce que le prophète a ressuscité ? » et ce jour-là, était le jour où on avait vu le plus les gens pleurer, hommes et femmes à Médine, après le décès du messager de Allah. Cela a été rapporté par le Hafidh Taqiyyou d-Din As-Soubkiyy dans son livre Chifa’ou s-Saqam.

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Croyance acharite

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur avril 13, 2010
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La louange est Allah, le Seigneur des mondes et que l’élévation en degré soient accordées au maître des envoyés, notre maître Mouhammad et qu’Il apaise ses craintes quant au sort de sa communauté ainsi que sur sa famille et ses compagnons bons et pures. »

Un grand savant contemporain de Ahlou s-Sounnah a dit : « Nous avons rapportés avec une chaîne ininterrompue dans le livre Jami^ de At-Tirmidhiyy, que Allah lui fasse miséricorde, que le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit :

« لا تزول قدما عبد حتى يُسأل عن أربع، عن عُمْره فيما أفناه عن جسمه فيما أبلاه وعن ماله من أين أخذه وفيما أنفقه وعن علمه ماذا عمل فيه »

ce qui signifie : « Les pieds de l’esclave ne quitteront pas la station du Jour du Jugement avant qu’il ne soit interrogé sur quatre choses : sur sa vie dans quoi il l’a passée, sur son corps dans quoi il l’a utilisé, sur son argent d’où il l’a pris et dans quoi il l’a dépensé, et sur sa science qu’en a-t-il fait ? »  (hadith sahih).

La signification que l’homme sera interrogé avant qu’il ne quitte la station au Jour du Jugement, avant qu’il soit ordonné d’être dirigé vers le Paradis ou l’enfer, il sera interrogé sur sa vie, dans quoi il l’a passée, sur son corps dans quoi il l’a usé, sur son argent d’où il l’a pris et dans quoi il l’a dépensé, s’il a pris l’argent d’une voie licite et qu’il l’a dépensé dans le licite, il sera sauf, sinon il mérite le châtiment.

Il sera interrogé sur sa science, qu’est ce qu’il en a fait. Il sera interrogé sur ce qu’il a appris, est ce qu’il a appliqué cette science qu’il a apprise ou est-ce qu’il ne l’a pas appliquée. Celui qui a appris le Qour’an et a pris le Qour’an comme guide et qui suivait le Qour’an ; il exécutait ses ordres et il délaissait ce que le Qour’an a interdit, celui-là sera sain et sauf. Mais celui qui l’a appris et qui lui a tourné le dos et s’est mis a faire ce qui contredit le Qour’an, celui-là aura périt et le Qour’an sera une preuve contre lui au Jour du Jugement.

A partir de là, on sait que la voie pour être sauvé, c’est la science, c’est-à-dire la science de la religion car la science de la religion, par elle, on sait ce que Allah agréé et ce que Allah n’agréé pas. Par elle, on connaît la parole qui n’a pas de conséquence dans l’au-delà et la marche qui n’a pas de conséquence dans l’au-delà, il en est de même concernant l’ensemble des actes de l’homme, on connaît ce qui est nuisible et ce qui est profitable. Celui qui a appris la science de la religion fait partie de ceux à qui Allah a voulu le bien et celui qui n’a pas appris, Allah ta^ala n’a pas voulu le bien pour lui.  La meilleure des sciences, c’est la science du Tawhid, la science par laquelle on connaît Allah, ce qui est digne d’être d’attribué à Allah et ce qui n’est pas digne de Lui être attribué, cette science est la meilleure des sciences. Abou Hanifah, que Allah l’agrée, a nommé la science du Tawhid, la science majeure, c’est-à-dire que la science avec laquelle on connaît le jugement de la purification de la prière, du jeûne, du pèlerinage, de la zakat, ceci est appelé la science mineure.

Il faut faire preuve de précaution concernant la science du Tawhid plus que toute autre science, car celui qui a connu Allah et son messager et s’est maintenu sur ceci jusqu’à sa mort et s’est préservé des mécréances, celui-là entrera nécessairement au paradis. Ou bien sans châtiment  ni dans la tombe ni dans l’au-delà, ou bien après avoir subi un châtiment, il entrera au paradis si Allah ne lui pardonne pas alors qu’il avait commis des grands pêchés, comme le délaissement des cinq prières ou une partie d’entre elles ou la consommation d’un interdit.

Cependant, quand à celui qui ne connaît pas Allah selon ce qui est digne de Lui, celui-là rien ne lui profite quelque soient les efforts qu’il a fourni dans l’image des adorations. Rien ne lui est profitable. Beaucoup de gens n’apprennent pas la science de l’unicité et ils s’occupent avec la tariqah et les évocations et ils se fatiguent. Ceux-là sont ruinés, dans l’au-delà, ils seront ruinés. Ils ne trouveront pas ce qu’ils pensent qu’ils vont trouver, ils pensent qu’ils ont préparé pour l’au-delà de grandes provisions, alors qu’ils n’ont rien.

Il en est de même pour celui qui a connu Allah comme il se doit et a cru en Son messager Mouhammad  mais il n’évitait pas les mécréances, la parole qui contient la mécréance, ou bien par le biais de la plaisanterie ou bien par ignorance des actes, des paroles et des croyances de mécréance, c’est-à-dire, celles qui font sortir de la religion.

Et tout ceci, c’est-à-dire, la connaissance de ce que Allah a rendu obligatoire et ce que Allah a interdit comme parole, acte et croyance, on y accède par l’apprentissage.

Quelle grande perte pour celui qui a passé sa vie dans le dhikr, la prière, le jeûne sans avoir une croyance juste, et ceci est le cas de beaucoup de gens.

Aujourd’hui, certaines personnes, du fait de leur grande ignorance, disent : 

« Allah ta^ala dit :

[ وَاتَّقُواْ اللهَ وَيُعَلِّمُكُمُ اللهُ ]

ce qui signifie :  « Et craignez Allah et Allah vous donnera la science  ». [sourat Al-Baqarah / 282].

Et ils s’occupent des adorations sans avoir appris la science. Ils pensent que la signification de

[ وَاتَّقُواْ اللهَ وَيُعَلِّمُكُمُ اللهُ ] qui signifie :  « Et craignez Allah et Allah vous donnera la science  », est que si l’homme accomplit la prière, le jeûne, le pèlerinage, les évocations, et les aumônes, Allah ta^ala lui donnera une science sans apprentissage, ceci est impossible, impossible. Allah ta^ala ne donne pas à la personne la science wahbiyy avant qu’il n’apprenne et qu’il agisse conformément à ce qu’il a appris. 

Quand à celui qui a appris ce que Allah  a permis et ce que Allah a interdit, avec la croyance juste et s’est acquitté des obligations, tout ce que Allah lui a rendu obligatoire il l’a fait, et s’est abstenu de tout ce que Allah lui a interdit, celui-là, Allah lui donne une science en don (whabiyy), autre que la science qui ne s’apprend qu’auprès des savants. Ceci est la signification de :

[ وَاتَّقُواْ اللهَ وَيُعَلِّمُكُمُ اللهُ ] qui signifie :  « Et craignez Allah et Allah vous donnera la science  ».

 

Malheur à ceux qui s’occupent avec la tariqah et les évocations sans avoir appris la science de l’unicité ni la science des jugements. Ils pensent qu’avec ces wird et ces évocations, ils parviendront à la sainteté, qu’ils seront des saints de Allah. Ceci est impossible. A cause de leur mauvaise compréhension, ils ont péri.

[ وَاتَّقُواْ اللهَ وَيُعَلِّمُكُمُ اللهُ ] qui signifie :  « Et craignez Allah et Allah vous donnera la science  », cela veut dire « appliquez ce que Allah a ordonné en tant que science et actes. Si vous oeuvrez ainsi, si vous appliquez parfaitement, alors Allah vous donnera une science en don (ladounniyy), c’est-à-dire, autre que la science qui s’apprend auprès des savants.

Ceux qui pensent, que s’ils oeuvrent avec les évocations, la prière, et le jeûne, qu’ils multiplient ceci ils deviendront des saints de Allah et que Allah leur donnera une science qui ne s’acquiert que par apprentissage auprès des savants, ceux-là recherchent quelque chose d’impossible, quelque chose qui n’a pas lieu.

De plus, le fondement, la base même, c’est la science de l’unicité. Sans la science de l’unicité, aucune bonne action n’est profitable. Comme la prière n’est valable qu’après le woudou, de même, les bonnes actions, Allah ne les accepte qu’après la croyance en l’unicité, la science de l’unicité, après la connaissance de Allah , qu’Il est attribué de tel attribut et qu’Il est exempt de tel et tel attribut. Après ceci et après la croyance en son messager Mouhammad , après ceci les bonnes actions sont profitables ; la prière, le jeûne, le pèlerinage et la zakat et la bienfaisance envers les parents et le jihad dans la voie agréée par Allah. Après ceci, les bonnes actions sont profitables. Sans ceci, elles ne sont pas profitables. Celui qui pense que sans cela il parviendra à cet objectif, il aura demandé l’impossible.

Et la connaissance s’agissant de Allah, c’est de croire que Allah existe sans qu’Il ne ressemble à aucune chose de ce monde ; Son Être, c’est-à-dire, Sa Réalité, ne ressemble pas aux êtres du monde. Allah, Son Être n’est pas un corps impalpable ni un corps palpable, c’est-à-dire, qu’Il n’est pas comme la lumière ou le vent ou l’âme quelque chose qui ne se touche pas avec les mains et non plus Il n’est pas comme ce qui se touche avec les mains tels les pierres, les arbres et l’homme. Ce n’est pas un volume petit ni un corps grand. Allah ta^ala, a crée le monde selon des dimensions différentes. Il a crée la plus petite des choses, le plus petit des volumes, la graine de moutarde et ce qui est plus petit que ceci. Et Il a crée le trône qui est le plus grand des volumes, et Il est capable de créer plus grand que le trône, mais Il n’a pas crée plus grand que celui-ci. Toute chose qui a un volume est créée. Allah n’a pas de volume, Il n’est ni attribué de la petitesse ni de la grandeur. On dit « Allahou ‘akbar », dans le sens qu’Il est plus savant que tout savant, qu’Il a plus de science que tout savant et qu’il est plus puissant que tous ceux qui ont une puissance, c’est dans ce sens qu’on dit « Allahou ‘akbar », ça ne veut pas dire que Allah a un volume plus grand que tout volume. Et le volume a besoin d’un endroit, certains volumes se trouvent dans l’espace comme les étoiles. Et certains volumes, une partie d’entre eux sont en contact avec la terre et une partie est en contact avec les cieux et le Trône.

Et Allah, qu’Il soit exempté, n’est pas attribué avec aucun des attributs du volume, le volume a des attributs : la couleur, la chaleur, le froid, l’humidité, la sécheresse et ce qui est de cet ordre. Et Allah n’est pas attribué par cela.

C’est Lui qui a fait exister ces choses-là après qu’elles ait été inexistantes. Comment leur ressemblerait–il d’une façon ou d’une autre !!!

Le volume ne crée pas le volume, si Allah ta^ala était un volume, Il n’aurait pas crée le volume, s’Il était impalpable comme l’âme le vent et la lumière, Il n’aurait pas pu les créer. S’Il était palpable comme l’homme, les pierres, l’or ou l’argent, Il n’aurait pas pu créer ceux-ci. De même, le volume a besoin d’un endroit, l’endroit lui est nécessaire ; ou bien un espace ou bien un appui sur un corps comme la terre, comme l’homme, les animaux, nous, nous nous appuyons sur cette terre, sur ce volume qui est la terre.

Et toutes ces choses, les cieux, le Trône, la terre et l’espace n’existaient pas avant que Allah ta^ala ne les crées, elles étaient inexistantes ensuite, elles ont existé par la création de Allah. Toute existence a un début à son existence, c’est-à-dire, un commencement sauf Allah. Et Il est le seul Être qui existe et qui n’a pas de début à son existence. On dit à propos de toute chose « quand est-ce qu’elle a existé », et on ne dit pas à propos de Allah quand Il a existé car Allah n’est pas concerné par le temps. Avant le temps, Allah existe, et avant l’endroit, avant l’endroit et le temps. L’endroit a un commencement et le temps a un commencement. Si quelqu’un dit « comment un être peut exister sans endroit ? Il est nécessaire qu’un être ait un endroit », on lui dit : Il n’y a pas d’empêchement selon la raison que Allah existe sans endroit, le Qour’an témoigne de ceci et le hadith, le hadith du messager témoigne de ceci. Quant au Qour’an, Sa parole :

[ هُوَ الأَوَّلُ ]

qui signifie : «   Il est Celui Qui est exempt de début » [sourat Al-Hadid / 3]. Quant au hadith, sa parole  :

« كان الله ولم يكن شىء غيره »

qui signifie : « Dieu existe de toute éternité alors que rien n’existe de toute éternité hormis Dieu », c’est-à-dire que Dieu existe de toute éternité et rien hormis Allah n’existe de toute éternité, c’est-à-dire, l’endroit, le temps, les six directions n’existent pas de toute éternité.

On dit à ces wahhabites qui disent « comment Allah peut-Il exister sans endroit  » : vous avez comparé le Créateur avec ce qui est crée, ce qui est crée a nécessairement besoin d’un endroit, vous, vous avez fait en sorte que Allah soit semblable à Sa création ; votre comparaison est erronée, fausse. Et s’ils disent  « comment concevoir un être qui existe sans endroit », on leur répond ce n’est pas une condition que ce qui existe puisse être imaginé, et la preuve de ceci est que la lumière et l’obscurité n’existaient pas avant que Allah ne les crées, et l’eau, le Trône, le Qalam élevé et la table préservé existaient dans un temps dans lequel il n’y avait ni lumière, ni obscurité. Qui peut imaginer un temps où il n’y avait ni lumière ni obscurité ! Personne ne peut concevoir ceci, mais on doit croire en ceci car le Qour’an a informé qu’il n’y avait ni la lumière ni l’obscurité avant que Allah ne les crée, récitez cette ‘ayah :

[ الْحَمْدُ للهِ الَّذِي خَلَقَ السَّمَاوَاتِ وَالأَرْضَ وَجَعَلَ الظُّلُمَاتِ وَالنُّورَ ]

 ce qui signifie : « La louange est à Allah Qui a créé les cieux et la terre et a fait exister les ténèbres et la lumière » [sourat Al-An^am/1]. La signification de la ayah est qu’il n’y avait ni cieux ni terre, c’est-à-dire, qu’il n’y avait ni monde céleste ni monde terrestre ni lumière ni obscurité avant que Allah ne les crées. Reconnaissez-vous ceci ou non ? Si vous reconnaissez, c’est que vous êtes d’accord à propos de l’existence sans endroit, et si vous niez, ceci est de la mécréance car cela est un démenti du Qour’an.

On ne fait pas d’analogie entre le Créateur et la créature, vous, les wahhabites vous avez fait une analogie entre le Créateur et la créature et vous avez dit comment est possible une existence sans endroit, vous avez suivi Ibnou Taymiyah dans ceci, vous n’avez aucun argument mais votre argument c’est Ibnou Taymiyah qui a contredit le Qour’an et le hadith et a dévié par rapport à la communauté. Et il a dit « le trône est de toute éternité avec Allah, le trône par son genre, c’est-à-dire, lui-même, il n’a pas de commencement à son existence, il est de toute éternité avec Allah » et celui qui dit ceci est mécréant, par unanimité, par unanimité des savants de l’Islam, celui qui prétend qu’il y a autre que Allah qui est de toute éternité devient mécréant.

Ibnou Taymiyah est décédé en l’an 728 de l’hégire, c’est-à-dire, un nombre d’années proche de cela, après le décès du messager. Mais le décès d’ Ibnou Taymiyah a eu lieu 728 ans après que le Prophète a émigré. Ensuite, 400 ans après est venu Mouhammad Ibnou ^Abdi-l-Wahhab qui a amené la religion wahhabite, c’est une nouvelle religion, la religion des wahhabites, il a pris des livres d’Ibnou Taymiyah, certains égarements et a rajouté des égarements de lui-même.

Parmi les choses étranges d’ Ibnou Taymiyah, il y a Sa parole que Allah descend chaque nuit du trône jusqu’à ce ciel que nous voyons à partir de la terre et le trône est toujours occupé par Lui, il descend jusqu’au ciel de ce monde sans qu’il ne quitte le trône, cette chose-là la raison ne l’accepte pas, celui qui descend d’une chose la quitte, c’est ça que la raison accepte, mais que quelque chose descende d’un endroit à un autre endroit pour y rester le tiers d’une nuit et qu’ensuite il y retourne, et dire que le trône est toujours occupé par Lui, ceci la raison ne l’accepte pas. Celui-ci, Ibnou Taymiyah, ils l’appellent le chaykh de l’Islam alors qu’il il est le chaykh de la mécréance. De même la parole d’Ibnou Taymiyah, il dit « Allah est avec nous réellement et au-dessus du trône réellement », la raison ne l’accepte pas. Ce qui a été rapporté dans le hadith :

« إن ربّنا ينزل كل ليلة إلى السماء الدّنيا حين يبقى ثلث الليل الأخير » معناه الملائكة تنزل بأمر من الله، تبلغ عن الله: أن الله يقول لكم مَن الذي يدعوني فأستجيبَ له ومن الذي يسألني فأعطيَهُ ومن الذي يستغفرني فَأغفِرَ له

cela veut dire que les anges descendent sur ordre de Allah, ils transmettent de la part de Allah ce qui signifie « Que Allah vous dit, qui parmi vous M’invoque Je l’exauce, qui parmi vous Me demande Je lui accorde, qui parmi vous Me demande pardon, Je lui pardonne ». Ensuite, ils retournent à leur endroit qui est au-dessus. Ceci est la signification du hadith, la signification du hadith ne veut pas dire que Allah Lui-même bouge et se déplace d’un endroit à un autre. Allah tabaraka wa ta^ala, il est impossible qu’Il soit attribué des attributs de la création, Sa Puissance n’est pas comme la puissance des créatures, elle n’augmente pas et ne diminue pas et Sa Science englobe toute chose, elle n’augmente pas et ne diminue pas, il en est de même pour Sa Volonté, une Volonté unique avec laquelle, Il a voulu que ce monde existe, ce qui en a existé et ce qui existera sans fin. Tout ceci, Il l’a voulu avec une volonté unique car toute chose qui existe, qui augmente et qui diminue est créée. Comment est-ce que la science de Allah pourrait augmenter ou diminuer, comment est ce que la science de Allah augmenterait d’une période de temps à un autre, toute chose qui a lieu d’un instant à un autre est créée, la Science de Allah n’est pas ainsi, la Science de Allah n’est pas ainsi, ni Sa Puissance, ni Son Ouïe, ni Sa Vue, ni Sa Parole, Allah, qu’Il soit exempté, a une Parole qui n’est ni lettre ni son , qui n’est pas une langue parmi les langues, qui n’est pas comme notre parole qui elle a lieu au fur et à mesure, dans notre parole, certaines choses précèdent certaines autres, et d’autres viennent après, comme la parole de l’homme, lorsque nous récitons le Qour’an, nous commençons par le « ba’ », « بسم الله الرحمن الرحيم » (bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim) jusqu’à « منَ الجِنَّةِ والنَّاس » (mina l-jinnati wa n-nas). On prononce le « ba’ » en premier, ensuite le « sin », ensuite le « sin » fini et vient le « mim » et ainsi de suite des lettres qui se succèdent les unes aux autres, nous, c’est ainsi qu’on récite le Qour’an, et ce Qour’an ce n’est pas Allah qui l’a récité ainsi, on ne dit pas au sujet de Allah qu’Il prononce, on dit que Allah parle. Celui qui prononce c’est celui qui parle avec des lettres. Quant au moutakallim (celui qui parle), on dit à propos de celui qui parle sans lettres ni son qu’Il est moutakallim (qu’il parle), et on dit à propos de celui qui parle avec des lettres et des sons qu’il est moutakallim (qu’il parle), l’homme on dit de lui qu’il est moutakallim (qu’il parle), c’est-à-dire que sa parole est de sons de et lettres, et on dit de Allah qu’Il est moutakallim (qu’Il parle) que Sa Parole est sans  lettre ni son, le son est créé comment peut-il être un attribut de Allah !!

Maintenant, nous ne comprenons pas cette parole, mais dans l’au-delà, Allah, Qui est Exempt d’imperfection, nous fera comprendre cette parole : on l’entendra sans qu’elle soit ni lettres ni son, on l’entendra, le musulman l’entendra et le mécréant l’entendra, lorsque le mécréant l’entendra, il sera chagriné mais le musulman pieux sera heureux.

Jibril entend cette parole, dans ce bas monde il l’entend, et Moïse une fois l’a entendue. Notre maître Mouhammad, la nuit de l’ascension (Al-Mi^raj), a entendu cette parole qui est sans lettres ni son et il a vu Allah, mais Allah ta^ala, Il n’est pas vu comme sont vues les créatures, ce qui est crée tu le vois ou bien comme ceci loin, ou proche ou tu le vois ainsi ou tu le vois en dessous, ou tu le vois à ta droite ou tu le vois à ta gauche, ou tu te retournes et tu le vois. Allah n’est pas vu ainsi car Il n’est pas un corps, par la Puissance de Allah, Allah crée en nous une vision et nous verrons Son Être sans qu’Il soit devant ou derrière, sans aucun comment de ceux avec lesquels sont vues les créatures. C’est ainsi qu’Il sera vu.

Et Lui voit le monde, toute chose de ce monde Il l’a voit sans que ce soit de face, ni par derrière, ni en étant localisé dans la direction du haut, du bas, de droite ou de gauche, Il voit le monde, et nous les musulmans au paradis lorsqu’on Le verra, nous ne Le verrons pas de face ni sous une quelconque apparence car Il n’est pas un corps. On ne dit pas que Allah est proche par la distance et on ne dit pas non plus que Allah est loin par la distance.

Toute chose de laquelle tu es séparé d’une distance, proche ou lointaine, est créée, Allah n’est pas ainsi, on ne dit pas que Allah est présent ni qu’Il est absent.

Certains ignorants font du dhikr ils disent (ya hadir, ya hadir, ya nadhir) s’ils comprennent  de cela qu’Il est proche par la distance, ils deviennent mécréants, celui qui croit que Allah est proche de lui par une distance tout comme je suis proche de toi il devient mécréant. Son qourb n’est pas par une distance, nous comprenons tout cela à partir de la ‘ayah du Qour’an :

لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَىْءٌ ]

qui signifie : « Rien n’est tel que Lui ».

 

Quant au Qour’an que nous récitons, on dit qu’il est la parole de Allah car il est l’expression de la parole de Allah qui est sans lettre ni son et ces termes que nous prononçons Jibril l’a prise de la Table préservée sur lequel il était écrit. Personne ne l’a écrit, c’est le Qalam qui a tracé et qui les a écrit sur le tableau préservé par la toute puissance de Allah, ensuite Jibril a repris ces termes sur ordre de Allah et les a récités à notre maître Mouhammad, Jibril l’a descendu de la Table préservée.

Il en est de même pour Al-‘Injil d’origine, le vrai évangile, et la vraie Torah et le vrai Zabour (psaumes) tous ceux-là, Jibril les a descendus sur ordre de Allah sur Ses prophètes. Ce n’est pas Allah qui l’a récité comme nous le récitons. On dit qu’il est la parole de Allah mais pas dans le sens que Allah l’a récité avec des lettres et des sons ».

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