Réplique aux prétendus coranistes
بِسْمِ ٱللَّٰهِ ٱلرَّحْمَٰنِ ٱلرَّحِيمِ
Il se trouve aujourd’hui des gens qui disent à notre époque, qu’il nous suffit de nous attacher au Qour’an et que nous n’avons pas à croire au hadith prophétique ni à l’appliquer pour nous, ni à œuvrer conformément aux hadith. Ceci est une sortie de la religion, c’est une apostasie.
Ce groupe, cher bien aimés, ce groupe se prétend de l’Islam en apparence, ils disent d’eux même : « Nous sommes musulmans », ils prétendent qu’ils sont attachés au Qour’an mais ils disent : « Qu’est-ce que nous avons à voir avec le hadith prophétique ? Pourquoi ne devons avoir à faire aux hadith prophétique ? Nous n’avons pas à prendre le hadith prophétique ni à croire en la véracité en certains hadith prophétique que le prophète a dit. »
Nous disons : le Qour’an, nous devons y croire et le hadith authentique, sûr, que le messager de Allah a prononcé, il est un devoir pour nous de croire en sa véracité.
Tu les vois argumenter selon leur prétention par certains versets du Qour’an comme la parole de Allah :
مَّا فَرَّطۡنَا فِی ٱلۡكِتَـٰبِ مِن شَیۡءࣲۚ ﴿ ٣٨ ﴾
[sourat Al-An^am / 38] C’est-à-dire : « Nous n’avons rien laissé de côté dans le Livre ». Ils disent que se verset est une preuve en leur faveur, une preuve pour eux selon leur prétention que le Qour’an comporte le détail de tous avec minutie et tous ce dont les personnes responsables ont besoin comme lois et autres.
Ils disent, Allah dit :
مَّا فَرَّطۡنَا فِی ٱلۡكِتَـٰبِ مِن شَیۡءࣲۚ ﴿ ٣٨ ﴾
C’est-à-dire : « Nous n’avons rien laissé de côté dans le Livre ». Ils prennent ce verset comme preuve en leur faveur pour rejeter la sounnah et pour ne pas œuvrer conformément à la sounnah. Ils disent : « Nous avons dans le Qour’an ce qui nous passe de la sounnah » c’est-à-dire qu’ils disent : « nous, si nous nous attachons au Qour’an nous n’avons pas besoin du hadith du messager de Allah ».
Nous parlons là de gens qui existent maintenant à notre époque, ils existent en Egypte et dans plus d’un état arabe, ils se prétendent comme les coranistes les -qour’aniyyine-. Il se font appeler les coranistes parce que selon leur prétention ils s’attachent au Qour’an et délaissent le hadith prophétique.
Ce verset :
مَّا فَرَّطۡنَا فِی ٱلۡكِتَـٰبِ مِن شَیۡءࣲۚ ﴿ ٣٨ ﴾
Le sens est correct mais ce n’est pas celui qu’ils ont prétendu. La parole de Allah :
مَّا فَرَّطۡنَا فِی ٱلۡكِتَـٰبِ مِن شَیۡءࣲۚ ﴿ ٣٨ ﴾
Signifie : le Qour’an comporte des choses que Allah a mentionné avec force détail, avec beaucoup de clarté, des jugements clairs, explicites, détaillés, nous devons œuvrer conformément à ces versets car Allah les a indiqués, les a détaillés, les a clarifiés. Mais dans le Qour’an il y a des choses que Allah a mentionné en globalité, en général, c’est-à-dire ce sont des choses générales, ce sont des choses dont Allah ^azza wa jall n’a pas indiqué le détail. Comment connaissons-nous le détail alors que Allah n’a pas détaillé ces jugements ? En se réfèrent au hadith du messager de Allah.
Et Allah, Lui qui a révélé le Qour’an, nous a ordonné de suivre notre prophète. Dans le Qour’an il y a l’ordre pour nous de suivre sa parole dans ce que le Qour’an a comporté en globalité, c’est-à-dire, là où le Qour’an n’a pas détaillé, là où le Qour’an n’a pas indiqué mais qu’il a mentionné en globalité, d’une manière générale sans détail.
N’est-ce pas que Allah ^azza wa jall dit :
وَمَاۤ ءَاتَىٰكُمُ ٱلرَّسُولُ فَخُذُوهُ﴿ ٧ ﴾
[Sourat Al-Hachr / 7] c’est-à-dire : « Ce que le messager vous a indiqué prenez-le en compte ». Qui nous a ordonné de prendre en compte ce que le messager dit ? C’est Allah, Lui qui a révélé le Qour’an.
Allah dit :
وَمَاۤ ءَاتَىٰكُمُ ٱلرَّسُولُ فَخُذُوهُ وَمَا نَهَىٰكُمۡ عَنۡهُ فَٱنتَهُوا۟ۚ ﴿ ٧ ﴾
C’est-à-dire : « Ce que le messager vous a ordonnez de faire, faites-le, et ce qu’il vous a interdit de faire abstenez-vous en ».
Donc, nous si nous apprenons le hadith prophétique, que nous connaissons les Lois que notre messager a indiqué, qu’il nous a détaillé, nous aurons ainsi agit conformément à l’ordre de Allah, nous aurons appliqué l’ordre de Allah qu’Il nous ordonné dans le Qour’an par Sa parole :
وَمَاۤ ءَاتَىٰكُمُ ٱلرَّسُولُ فَخُذُوهُ وَمَا نَهَىٰكُمۡ عَنۡهُ فَٱنتَهُوا۟ۚ ﴿ ٧ ﴾
C’est-à-dire : « Ce que le messager vous a ordonnez de faire, faites-le, et ce qu’il vous a interdit de faire abstenez-vous en ».
Que veut dire alors la parole de Allah :
مَّا فَرَّطۡنَا فِی ٱلۡكِتَـٰبِ مِن شَیۡءࣲۚ ﴿ ٣٨ ﴾
C’est-à-dire : « Nous n’avons rien laissé de côté dans le Livre ». Elle veut dire que le Qour’an comporte des versets dans lesquels Allah a indiqué le détail. Allah a clarifié les jugements, dans le détail de ces jugements il y a une suffisance, c’est pour cela que le messager n’a pas rajouter sur ce que Allah ^azza wa jall a dit, tant que l’ordre est venu détailler dans le Qour’an. Mais il y a d’autres sujets que Allah ta^ala a mentionné en globalité, qu’Il n’a pas détaillé, les gens ont eu donc besoin de l’explication du messager, des détails qu’il nous a donné.
Allah dans le Qour’an a indiqué par allusion l’obligation des 5 prières par jour et nuit :
فَسُبۡحَـٰنَ ٱللَّهِ حِینَ تُمۡسُونَ وَحِینَ تُصۡبِحُونَ﴿ ١٧ ﴾
وَلَهُ ٱلۡحَمۡدُ فِی ٱلسَّمَـٰوَ ٰتِ وَٱلۡأَرۡضِ وَعَشِیࣰّا وَحِینَ تُظۡهِرُونَ﴿ ١٨ ﴾
[sourat Ar-Roum / 17-18]
تُمۡسُونَ fait référence à la prière du maghrib et la prière du ^icha’ car ce sont des prières qui ont lieu la nuit. Et وَحِینَ تُصۡبِحُونَ ceci fait référence à la prière de l’aube, as-soubh. وَعَشِیࣰّا c’est-à-dire la prière de al-^asr, وَحِینَ تُظۡهِرُونَ c’est-à-dire la prière de adh-dhouhr.
Donc ces versets comportent l’allusion, comme l’a compris Ibnou ^Abbas, de l’obligation des 5 prières.
Si nous nous suffisons de ce verset, nous aurons su qu’il y a 5 prières que Allah ^azza wa jall nous a ordonné d’accomplir, mais où est le détail de ces prières ? Est-ce qu’il y a un détail du nombre de rak^ah pour chaque prière dans le Qour’an ? Il n’y a pas le détail que la prière du soubh est de deux rak^ah, que la prière de adh-dhouhr, du ^asr et du ^icha’ et de 4 rak^ah et que la prière de Al-maghrib est de 3 rak^ah. Il n’y a rien qui indique cela dans le Qour’an. Que ce soit concernant le nombre de rak^ah de chaque prière et leur nom.
C’est le messager qui nous a indiqué que la prière de Adh-dhouhr, du ^asr et du ^icha’ sont de 4 rak^ah et ainsi de suite. Ainsi, le messager nous a clarifié, nous a détaillé, ce que le Qour’an a mentionné en globalité.
Autre exemple : le Tawaf autour de la Ka^bah. Allah ta^ala dit dans le Qour’an :
وَلۡیَطَّوَّفُوا۟ بِٱلۡبَیۡتِ ٱلۡعَتِیقِ﴿ ٢٩ ﴾
[sourat Al-Hajj / 29]
C’est-à-dire : « Ils tournent autour de la Maison ancienne -c’est-à-dire la Ka^bah-. »
Combien de tour devons-nous faire ? 3, 5, 7, 14, 13 ? Comment avons-nous su qu’il s’agit de 7 tours ? C’est le messager qui a indiqué, qui a expliqué, qui a détaillé ce que le Qour’an a mentionné de manière globale sans détailler.
Le prophète a dit :
خذوا عنِّي مناسِكَكم
C’est-à-dire : « Apprenez de moi les rites de vos actes d’adorations. », c’est-à-dire : « Apprenez à faire vos actes d’adorations en m’observant. » Quand il a fait 7 tours autours de la Ka^bah, pas 9, pas 5, nous avons su que les nombres de tours autour de la Ka^bah sont au nombre de 7. Car c’est le messager qui a dit :
خذوا عنِّي مناسِكَكم
C’est-à-dire : « Apprenez de moi les rites de vos actes d’adorations. » Donc, nous avons su qu’il s’agit de 7 tours par l’enseignement du messager.
Autres versets dans le Qour’an que Allah a fait descendre par révélation en indiquant des lois générales qui ont besoin de spécification, de restriction ; si l’un d’entre nous étudie la parole de Allah ^azza wa jall :
یُوصِیكُمُ ٱللَّهُ فِیۤ أَوۡلَـٰدِكُمۡۖ لِلذَّكَرِ مِثۡلُ حَظِّ ٱلۡأُنثَیَیۡنِۚ ﴿ ١١ ﴾
[Sourat An-Niça’ / 11]
C’est-à-dire : « Allah vous ordonne pour vos enfants que la part d’héritage du garçon est le double de la part d’héritage de la fille ». Donc, si un père meurt, ses enfants vont hériter de lui et le garçon aura le double de la fille, c’est-à-dire que le frère va prendre deux parts et la sœur va prendre une part. La mention est citée dans ce verset. Ceci est un jugement général.
Il est parvenu dans la loi du messager ce qui indique des exceptions, il y a des gens qui ne vont pas hériter. Notre prophète, quand il est mort a laissé sa fille Fatimah et il avait des épouses. Si c’était autre que le prophète, quelqu’un d’autre qui n’est pas prophète, n’est-ce pas que ses épouses, sa fille auraient héritées de lui ? Mais le prophète, lui, ne laisse pas d’héritage. Tous les prophètes ne laissent pas d’héritage.
C’est-à-dire que sa fille Fatimah, que Dieu l’agrée n’a pas hérité de son père, le messager de Allah. Pourtant dans le Qour’an, Allah dit :
یُوصِیكُمُ ٱللَّهُ فِیۤ أَوۡلَـٰدِكُمۡۖ لِلذَّكَرِ مِثۡلُ حَظِّ ٱلۡأُنثَیَیۡنِۚ ﴿ ١١ ﴾
C’est-à-dire : « Allah vous ordonne pour vos enfants que la part d’héritage du garçon est le double de la part d’héritage de la fille » Et Fatimah est la fille du messager de Allah, malgré cela elle n’a pas héritée, pourquoi ? Car il est parvenu dans la sounnah ce qui spécifie la règle générale de ce verset. Dans la sounnah, c’est-à-dire le hadith prophétique, il y a ce qui a spécifié le caractère général de ce verset. Qu’est-ce qui est spécifié ? Le fait que les prophètes ne laissent pas d’héritage, le prophète a dit :
نحن معاشر الأنبياء لا نورث ما تركنا صدقة
C’est-à-dire : Nous ne laissons pas d’héritage, ce que nous laissons sera distribué aux gens », c’est-à-dire : « Quand nous mourrons, ce qui était notre propriété sera dépensée dans les intérêts des musulmans, dans des postes bien définis ».
Ainsi, comment avons-nous su que le verset :
یُوصِیكُمُ ٱللَّهُ فِیۤ أَوۡلَـٰدِكُمۡۖ لِلذَّكَرِ مِثۡلُ حَظِّ ٱلۡأُنثَیَیۡنِۚ ﴿ ١١ ﴾
A un cas particulier qui est que le prophète ne laisse pas d’héritage ? Par le hadith ; le messager a indiqué que le jugement du prophète, du fait qu’il ne laisse pas d’héritage, c’est un jugement particulier qui décline du jugement général du verset.
N’eût été le messager qui nous a indiqué cela nous n’aurions pas su et nous n’aurions pas connu ce jugement et Fatimah aurait dit quand son père est mort : « Je veux ma part d’héritage, n’est-ce pas que Dieu dit :
یُوصِیكُمُ ٱللَّهُ فِیۤ أَوۡلَـٰدِكُمۡۖ
Mais notre maître Abou Bakr a dit : « J’ai entendu le Messager de Allah dire :
نحن معاشر الأنبياء لا نورث ما تركنا صدقة
Qui signifie : « Nous autres prophètes nous ne laissons pas d’héritage ce que nous laissons sera dépensé dans les intérêts des musulmans ». Fatimah a ainsi su qu’elle n’avait pas de part dans l’héritage du messager de Allah.
Un autre point : Le messager a restreint le caractère général de ce verset par consensus, par l’unanimité chez les savants des musulmans dans leur totalité, que le fils s’il tue son père, que Dieu nous en préserve, il n’hérite pas des biens de son père. Car le père était la cause de la vie de son fils et le fils a été la cause de la mort du père, c’est cela qui le prive de l’héritage. Car il n’a pas répondu à la bienfaisance par la bienfaisance.
Il n’y a pas dans le Qour’an, depuis sourat Al-Fatihah, puis Al-Baqarah, puis ‘Ali ^Imran, jusqu’à sourat An-Nas, que celui qui assassine, même si c’est un fils, il n’hérite pas de son père, mais Allah ^azza wa jall dit :
یُوصِیكُمُ ٱللَّهُ فِیۤ أَوۡلَـٰدِكُمۡۖ لِلذَّكَرِ مِثۡلُ حَظِّ ٱلۡأُنثَیَیۡنِۚ ﴿ ١١ ﴾
Donc, le caractère général de ce verset est que le fils hérite nécessairement de son père mais est venu ce qui a restreint, ce qui a spécifié le jugement de ce verset, à partir du hadith du messager :
Qui signifie : « L’assassin n’hérite pas de sa victime »
Et dans une version :
« L’assassin n’hérite aucune part du bien de sa victime ». Le messager nous a indiqué ce jugement, il a spécifié par ce hadith le jugement général qui est compris dans la parole de Allah ^azza wa jall :
یُوصِیكُمُ ٱللَّهُ فِیۤ أَوۡلَـٰدِكُمۡۖ لِلذَّكَرِ مِثۡلُ حَظِّ ٱلۡأُنثَیَیۡنِۚ ﴿ ١١ ﴾
C’est-à-dire : « Allah vous ordonne pour vos enfants que la part d’héritage du garçon est le double de la part d’héritage de la fille » et pourtant le fils n’hérite pas de son père s’il l’a assassiné. Si le fils a tué son père il n’hérite rien de lui par unanimité, par consensus car le messager l’a dit et en raison de l’unanimité de la communauté à ce sujet.