Chaykhaboulaliyah's Blog


Jurisprudence : la prière funéraire

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur décembre 23, 2011

La prière funéraire

 

 

 

Comment tu fais la prière funéraire

 

La prière funéraire ne comprend ni inclination (roukou^) ni prosternation (soujoud). Tu l’accomplis plutôt en étant toujours debout. Tu dois remplir les conditions de la prière, comme avoir le woudou’ et ce qui est de cet ordre et éviter ce qui l’annule.

 

1- Mets-toi face à la qiblah, avec ton buste.

 

2- Tu mets l’intention dans ton cœur d’accomplir la prière funéraire. Tu dis par exemple : je fais l’obligation de la prière funéraire pour ce mort. Il est une condition que l’intention soit faite conjointement à la  takbirah c’est-à-dire simultanément. Selon autre que Ach-Chafi^iyy, si l’intention précède la takbirah de peu, elle est valable.

 

3- Tu effectues la première takbirah en disant : Allahou ‘akbar.

 

4- Tu récites la Fatihah à basse voix.

 

5- Tu effectues la deuxième takbirah, sans  t’incliner.

 

6- Tu invoques en faveur du Prophète (assalatou ^ala n-nabiyy) en disant : « Allahoumma salli ^ala Mouhammad » et si tu récites assalatou l-‘ibrahimiyyah entièrement c’est mieux.

 

7- Tu effectues la troisième takbirah, sans  t’incliner.

 

8- Tu fais des invocations en faveur du mort en disant : « Allahoumma ghfir lahou wa rhamh ».

L’invocation la plus complète est celle rapportée du Prophète et qui est : « Allahoumma ghfir lihayyina wa mayyitina wa chahidina wa gha’ibina wa saghirina wa kabirina wa dhakarina wa ‘ounthana, Allahoumma man ‘ahyaytahou minna fa’ahyihi ^ala l-‘islam wa man tawaffaytahou minna fatawaffahou ^ala l-‘iman » [Rapporté par At-Tirmidhiyy].

Si le mort est un enfant, on ajoute : « Allahoumma j^alhou faratan li’abawayhi wa salafan wa dhoukhran wa ^idhatan wa ^tibaran wa chafi^a wa thaqqil mawazinaha wa ‘afrighi ssabra ^ala qouloubihima ».

 

 

 

 

9- Tu accomplis la quatrième takbirah, sans t’incliner.

 

10- Il n’est pas un devoir d’invoquer après la quatrième takbirah mais il est recommandé de dire : « Allahoumma la tahrimna a‘jrahou wa la taftinna ba^dah ».

 

11- Tu passes le salam pour terminer la prière, en disant : « As-salamou ^alaykoum » et la manière complète est que tu dises : « As-salamou ^alaykoum wa rahmatou l-La». Il est recommandé de se tourner vers la droite et vers la gauche lorsque tu passes le salam (voir figures n° 55 et n° 56).

Tu auras, de cette sorte, terminé d’accomplir la prière funéraire.

 

Figure n° 55 : Tu tournes la tête vers la droite lors de la première taslimah

 

 

 

Figure n° 56 : Tu tournes la tête vers la gauche lors de la deuxième taslimah

 

 

 

Avertissement : Allah ta^ala dit :

     ﴿إِنَّ اللهَ لاَ يَغْفِرُ أَن يُشْرَكَ بِهِ وَيَغْفِرُ مَا دُونَ ذَلِكَ لِمَن يَشَاء

Qui signifie : « Certes, Allah ne pardonne pas qu’on adore autre que Lui et Il pardonne ce qui est en deçà à qui Il veut » [sourat An-Niça/48].

 

La prière n’est donc pas permise en faveur du mort mécréant car il aura manqué au plus éminent des devoirs à l’égard de Allah, à savoir croire en Son existence et qu’Il n’a pas d’associé.

 

Il n’est pas permis également de faire des invocations de miséricorde en sa faveur. Allah ta^ala dit :

 ﴿مَا كَانَ لِلنَّبِيِّ وَالَّذِينَ ءامَنُواْ أَن يَسْتَغْفِرُواْ لِلْمُشْرِكِينَ وَلَوْ كَانُواْ أُوْلِي قُرْبَى مِن بَعْدِ مَا تَبَيَّنَ لَهُمْ أَنَّهُمْ أَصْحَابُ الْجَحِيمِ

Qui signifie : « Le Prophète, et ceux qui sont croyants n’ont pas à invoquer le pardon en faveur de ce qui adoré autre que Allah, même s’ils sont des proches parents, du moment qu’ils ont su qu’ils sont au nombre des gens de l’enfer » [sourat At-Tawbah/113].

 

Information utile : Il est recommandé pour l’imam de se mettre, dans la prière funéraire, au niveau de la tête de l’homme et au milieu du corps de celui de la femme.

Avertissement : Le musulman qui a perdu quelqu’un reçoit les condoléances. Lorsque son défunt est musulman, il lui sera dit : (‘A^dhama l-Lahou ‘ajraka wa ‘ahçana ^aza’aka wa ghafara limayyitik) qui signifie : « Que Allah fasse que ta récompense soit immense, qu’Il fasse que tu sois bien consolé et qu’Il pardonne à ton défunt ».

Si le mort est mécréant et celui à qui les condoléances sont présentées est musulman, il lui est dit : (‘^adhdhama l-Lahou ‘ajraka wa sabbarak) qui signifie : « Que Allah fasse que ta récompense soit immense et qu’Il t’accorde la patience ».

Jurisprudence : la prière en assemblée

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur décembre 23, 2011

La prière en assemblée

 

 

Tous les jours, les musulmans accomplissent, dans les mosquées, cinq prières en assemblée. La prière en assemblée est meilleure que la prière accomplie par une personne en étant seule, en raison de la parole du Messager de Allah :

 )) صلاة الرجل في الجماعة تزيد على صلاته وحدهسبعا وعشرين  (( رواه مسلم.

Qui signifie : « La prière de l’homme en assemblée dépasse de vingt sept fois la prière de l’homme  en étant seul » [rapporté par Mouslim].

Afin que la prière du ma’moum [1] soit valable et récompensée, il devra observer certaines choses parmi lesquels :

1- Se tenir derrière l’imam.

2- Dire la takbirah –la parole Allahou ‘akbar– d’entrée en rituel de prière, une fois que l’imam l’a terminée.

3- Que le ma’moum mette l’intention d’accomplir la prière en assemblée. Par exemple, il dit dans son cœur : je fais la prière du dhouhr en assemblée, ou bien : je fais la prière obligatoire du dhouhr en assemblée. S’il suit donc l’imam, dans les actes, sans qu’il ait eu l’intention d’être dirigé par lui et qu’il l’a attendu longtemps, le prière de ce ma’moum n’est pas valable.

4- Que le ma’moum ne devance pas l’imam de deux piliers gestuels sans excuse.

5- Que le ma’moum ne prenne pas un retard par rapport à son imam de deux piliers gestuels sans excuse.


[1] le ma’moum est celui qui prie en suivant l’imam.

Jurisprudence : comment faire la prière

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur décembre 23, 2011

La prière

 

Comment tu accomplis la prière du dhouhr

 

Allah ta^ala dit : حَافِظُواْ عَلَى الصَّلَوَاتِ والصَّلاَةِ الْوُسْطَى َ  ﴿

(hafidhou ^ala ssalawati wa ssalati l-wousta) ce qui signifie : « Persévérez sur l’accomplissement de vos prières et la prière médiane » [sourat Al-Baqarah : 238].

Il est un devoir d’accomplir chacune des cinq prières en son temps ; ni avant ni après.

 

La prière du dhouhr est de quatre rak^ah :

La première rak^ah

1/ Faire face à la qiblah : tiens-toi debout en faisant face à la Ka^bah honorée avec ton buste (voir figure 22).

2/ L’intention : Elle a lieu avec le cœur, simultanément avec la takbirah d’entrée en rituel. C’est comme par exemple en disant dans ton cœur : je fais la prière du dhouhr, ou bien je fais la prière obligatoire du dhouhr. Il est toutefois suffisant, selon l’avis de l’imam Malik et l’imam Abou Hanifah, de mettre l’intention peu avant le takbir. Cela fait partie des piliers.

 

3/ La takbirah d’entrée en rituel : Tu dis Allahou ‘akbar [1], et cela fait partie des piliers, en tes avant-bras de sorte que les paumes de tes mains soient face aux oreilles. Cette façon de lever les mains fait partie des actes recommandés de la prière (voir figure n° 23).

4/ La position debout pour la prière pour celui qui le peut (figure n° 23) et cela fait partie des piliers.

5/ Poser la main droite au-dessus de la main gauche en dessous de la poitrine et au-dessus du nombril et ce, après la takbirah d’entrée en rituel. Cette posture est recommandée. Il est recommandé pour l’homme et le garçon de laisser une distance d’un empan entre les deux pieds (voir figures n° 24 et 25).

 

Figure 22 : Fais face à la qiblah avec ton buste.

 

Figure 23 : Mets l’intention d’accomplir la prière en disant Allahou ‘akbar.

 

6- La récitation de sourat Al-Fatihah à basse voix: avec la basmalah ainsi que les lettres doublées et de faire sortir les lettres de leurs points de prononciation.

La Fatihah est :

بِسْمِ اللهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ

 الْحَمْدُ للهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ {1}  الرَّحْمنِ الرَّحِيم{2}ِ مَلِكِ يَوْمِ الدِّين{3}  إِيَّاكَ نَعْبُدُ وإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ {4}  اهدِنَا الصِّرَاطَ المُستَقِيمَ{5} صِرَاطَ الَّذِينَ أَنعَمتَ عَلَيهِمْ{6}  غَيرِ المَغضُوبِ عَلَيهِمْ وَلاَ الضَّالِّينَ {7}

Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim                                                                

Al-hamdou li l-Lahi rabbi l-^alamin                                                             1

Ar-Rahmani r-Rahim                                                                                   2

Maliki yawmi d-Din                                                                                      3

‘Iyyaka na^boudou wa ‘iyyaka nasta^in                                                      4

‘Ihdina ssirata l-moustaqim                                                                        5

Sirata l-ladhina ‘an^amta ^alayhim                                                             6

 ghayri l-maghdoubi ^alayhim wa la ddallin                                                          7         

 

 

 

Figure n° 24 : Pose ta main droite au-dessus de ta main gauche au niveau du poignet, en dessous de ta poitrine et au-dessus de ton nombril.

 

Figure n° 25

 

Il est recommandé de dire après avoir terminé la récitation de la Fatihah :

( ءامــيـن) (Amin) qui signifie : « Ô Seigneur, exauce mes invocations ».

Il est recommandé  aussi de réciter après la Fatihah une partie du Qour’an, dans la première et la deuxième rak^ah.

 

7- L’inclination : Tu te penches vers l’avant de sorte que les paumes de tes mains puissent arriver à tes genoux (voir figure n° 26).

Les paumes des mains : c’est le plat des mains excepté les doigts.

Il est recommandé de dire au début de l’inclination : (Allahou ‘akbar) et il est recommandé de dire dans l’inclination : (Soubhana Rabbiya l-^Adhim), trois fois.

 

 

Figure n° 26 : Fais l’inclination en tendant le dos et le cou comme une planche et en tiens droits les jambes.

 

8- La quiétude dans l’inclination : cela veut dire que tous tes membres s’immobilisent simultanément d’une durée équivalente à celle de la parole (soubhana l-Lah) (voir figure n° 27). Cela fait partie des piliers.

 

9- Le redressement : c’est-à-dire revenir à la position que tu avais avant que tu t’inclines (voir figure n° 28) et cela fait partie des piliers.

Il est recommandé que tu dises lorsque tu te redresses de l’inclination : sami^a l-Lahou liman hamidah qui signifie : « Allah accepte l’éloge de celui qui fait Son éloge ».

Il est recommandé de dire, lorsque tu t’es complètement redressé en position debout : (Rabbana laka l-hamd) ou bien (Rabbana wa laka l-hamd).

 

10- La quiétude dans la position debout

 

 

Figure n° 27 : la quiétude en étant dans l’inclination.

 

Figure n° 28 : Je me remets en position debout.

 

11- La prosternation par deux fois : cela consiste à poser une partie de ton front découvert, une partie de tes genoux et une partie du plat de tes doigts et de tes orteils par terre (voir figure n° 28-a). Cela fait partie des piliers.

Il est recommandé que tu dises lors de ta descente pour la prosternation : Allahou ‘akbar.

 

12- La quiétude dans la prosternation : il est recommandé que tu dises pendant la prosternation : (soubhana Rabbiya l-‘a^la) qui signifie : « Il est exempt d’imperfection mon Seigneur Qui est plus puissant et sait plus que tout autre », trois fois.

 

De plus, il est recommandé que tu poses tes mains au niveau qui fait face de tes épaules, que tu tiennes tes doigts groupés, tendus et orientés vers la qiblah. Il est recommandé que tu éloignes ton ventre de tes cuisses et tes coudes de tes genoux, lors de ta prosternation (voir figure n° 28-b). La femme, quant à elle, tient les parties de son corps les unes contre les autres (voir figure n° 29).

 

Figure n° 29-a : Prosterne-toi en posant une partie du plat des orteils en contact avec le sol.

 

Figure n° 29-b : Prosterne-toi en posant une partie de ton front, de tes genoux et du plat de tes doigts en contact avec le sol.

 

13- La position assise entre les deux prosternations : c’est-à-dire que tu te relèves de la prosternation pour la position assise et que tu t’assoies. Cela fait partie des piliers (voir figure n° 30).

Il est recommandé que tu dises lors de ton relèvement de la prosternation : Allahou ‘akbar et que tu dises pendant la position assise entre les deux prosternations : (Rabbi ghfir li wa rhamni wa jbourni wa rfa^ni wa rzouqni wa hdini wa ^afini) qui signifie : Seigneur, pardonne-moi, fais-moi miséricorde, compense mes faiblesses, élève-moi, accorde-moi une subsistance, guide-moi et fais que je sois en bonne santé.

 

Figure n° 30 : La position assise entre les deux prosternations

 

Figure n° 30-a : Al-‘itirach

 

Figure n° 30-b : Al-‘iq^a

 

Il est également permis dans cette position assise : al-‘iftirach (voir figure n° 30-a). Il est permis aussi de s’asseoir selon la manière dite al-’iq^a (voir figure n° 30-b). S’il s’assoit d’une autre manière, ce n’est pas interdit.

Al-‘iftirach : le fait que celui qui prie mette son pied gauche sur le sol et s’assoit dessus et mette son pied droit en position droite, en posant les extrémités de ses orteils sur le sol (voir figure n° 30).

Al-’iq^a’ : le fait que celui qui prie mette l’extrémité de ses orteils sur le sol et mette ses fesses sur ses talons et ses genoux sur le sol (voir figure n° 31).

Il est permis aussi de s’asseoir comme dans la figure n° 31.

14- La quiétude dans cette position assise.

 

15- La deuxième prosternation : Tu fais pareil que pour la première prosternation.

 

16- La quiétude dans cette prosternation.

 

Figure n° 31

 

17- Se relever pour la deuxième rak^ah : tu te relèves de la prosternation en t’appuyant sur tes mains (voir figure n° 32) ou sur tes talons (voir figure n° 33).

Il est recommandé que tu dises lorsque tu commences à te relever : Allahou ‘akbar. Ainsi tu auras achevé la première rak^ah.

 

La deuxième rak^ah

 

18- Dans cette rak^ah, tu fais comme tu as fait dans la première rak^ah de l’étape 4 à l’étape 16. C’est-à-dire tu récites la Fatihah et ce qui vient après, en étant debout. Ensuite, tu t’inclines et tu marques une quiétude. Puis tu te redresses, en marquant une quiétude. Ensuite, tu te prosternes une première fois et tu marques une quiétude. Puis tu t’assoies et tu marques une quiétude. Ensuite tu te prosternes une deuxième fois et tu marques encore une fois une quiétude.

 

Figure n° 32 : Tu te relèves en t’appuyant sur tes mains.

 

Figure n° 33 : Tu te relèves en t’appuyant sur tes talons.

 

19- Tu t’assoies pour le premier tachahhoud : Tu relèves la tête de la deuxième prosternation pour t’asseoir et tu t’assoies (voir figure n° 34). Tout cela est recommandé.

 

20- Tu récites le premier tachahhoud et ce après t’être assis suite à la deuxième prosternation. C’est :

التحيات لله الزاكيات لله الطيبات الصلوات لله، السلام عليك أيها النبي ورحمة الله وبركاته، السلام علينا وعلى عباد الله الصالحين، أشهد أن لا إله إلا الله وحده لا شريك له وأشهد أن محمدا عبده ورسوله.

At-tahiyyatou l-moubarakatou ssalawatou ttayyibatou li l-Lah,

As-salamou ^alayka ‘ayyouha n-Nabiyyou wa rahmatou l-Lahi wa barakatouh,

As-salamou ^alayna wa ^ala ^ibadi l-Lahi ssalihin,

Ach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘il-la l-Lah wa ‘ach-hadou ‘anna Mouhammadan raçoulou l-Lah.

Qui signifie : « Les salutations bénies, les prières et les bonnes œuvres appartiennent à Allah ;

Sur toi le salam ô Prophète, ainsi que la miséricorde de Allah et Ses bénédictions

Sur nous le salam ainsi que sur les esclaves vertueux de Allah ;

Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah et je témoigne que Mouhammad est le messager de Allah. Cela est recommandé.

Il est recommandé aussi de lever l’index au moment de dire (‘il-la l-Lah) qui signifie : « que Allah » dans la phrase (ach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘il-la l-Lah) qui signifie : « je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah » en le courbant légèrement vers l’avant.

 

Figure n° 34 : Assieds-toi pour réciter le premier tachahhoud.

 

Figure n° 35 : lèves ton index lorsque tu dis « ‘il-la l-Lah » en le courbant légèrement.

 

 

21-  Tu invoques Allah afin qu’Il élève le Prophète en degrés, tu dis alors : « Allahoumma salli ^ala Mouhammad », qui signifie « Allahoumma élève Mouhammad davantage en degrés, rajoute-lui en honneur, en éminence et en bénédiction ».

Avertissement important : il est enseigné à l’enfant lors sa prononciation de « salli » de ne pas prolonger le « li » de sorte à dire « salli » car en faisant ainsi, c’est comme s’il s’adresse à une personne de sexe féminin et la signification serait alors fausse et mauvaise. On lui enseigne d’appuyer sur le lam (c’est-à-dire la lettre l) avec la kasrah (c’est-à-dire la voyelle « i ») sans prolonger le « i ». On lui enseigne aussi la différence entre le sin (s) et le sad (s).

 

22- Tu te relèves de la position assise pour te mettre debout pour la troisième rak^ah : Ainsi, tu auras achevé la deuxième rak^ah et commencé la troisième.

 

23- La troisième rak^ah : Tu fais comme dans la deuxième rak^ah sauf que tu ne récites rien après la Fatihah. Cette récitation est à effectuer à voix basse dans cette rak^ah de toutes les prières. Quand tu termines la deuxième prosternation, tu relèves la tête et tu te mets debout pour accomplir la quatrième rak^ah.

 

La quatrième rak^ah

 

24- Fais dans cette rak^ah la même chose que ce que tu as fait dans la troisième rak^ah, depuis la récitation de la Fatihah jusqu’à la deuxième prosternation.

 

25- Relève-toi de la prosternation et assieds-toi pour le dernier tachahhoud et ce qui le suit. Pose tes mains sur tes cuisses, tout comme cela est indiqué sur la figure n° 36.

Il est recommandé lors de cette position assise ou d’autres de faire le tawarrouk (voir figure n° 37).

Il est toutefois permis que tu t’assoies en position de ‘iftirach, comme cela est indiqué sur la figure n° 30-a.

 

 

Figure n° 36 : Assieds-toi pour le dernier tachahhoud.

 

Figure n° 37 : Le tawarrouk.

 

 

 

 

26- Tu récites le deuxième tachahhoud :

التحيات لله الزاكيات لله الطيبات الصلوات لله، السلام عليك أيها النبي ورحمة الله وبركاته، السلام علينا وعلى عباد الله الصالحين، أشهد أن لا إله إلا الله وحده لا شريك له وأشهد أن محمدا عبده ورسوله.

« At-tahiyyatou l-moubarakatou ssalawatou ttayyibatou li l-Lah,

As-salamou ^alayka ‘ayyouha n-Nabiyyou wa rahmatou l-Lahi wa barakatouh,

As-salamou ^alayna wa ^ala ^ibadi l-Lahi ssalihin,

Ach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘il-la l-Lah wa ‘ach-hadou ‘anna Mouhammadan raçoulou l-Lah »

Il est recommandé de lever l’index en le courbant légèrement vers l’avant lorsque tu dis (‘il-la l-Lah) dans la phrase (‘ach-hadou ‘an-la ‘ilaha ‘il-la l-Lah). On garde l’index ainsi jusqu’au salam, c’est-à-dire jusqu’à ce que tu termines la prière en disant as-salamou ^alaykoum.

Abou Dawoud a rapporté du Messager de Allah que lorsqu’il levait son index pour le tachahhoud, il le courbait légèrement et ce pour faire comprendre que Allah existe sans endroit, et dans cet acte de lever l’index, il y a une indication de glorification de Allah.

 

Figure n° 38

 

27- Tu invoques en faveur du Prophète (assalatou ^ala n-nabiyy): La manière complète de cette invocation en faveur du Prophète, c’est que tu dises :

اللهم صل على محمد وعلى آل محمد، كما صليت على إبراهيم وعلى آل إبراهيم إنك حميد مجيد، وبارك على محمد وعلى آل محمد، كما باركت على إبراهيم وعلى آل إبراهيم إنك حميد مجيد.

« Allahoumma salli ^ala Mouhammad wa ^alaali Mouhammad kama sallayta ^ala ‘Ibrahim wa ^alaali ‘Ibrahim ‘innaka Hamidoun Majid ;

Allahoumma barik ^ala Mouhammad wa ^alaali Mouhammad kama barakta ^ala ‘Ibrahim wa ^alaali ‘Ibrahim ‘innaka Hamidoun Majid« .

Si tu limites à dire « Allahoumma salli ^ala Mouhammad », la prière est valable et cela fait partie des piliers.

Par la suite, tu fais les invocations que tu veux pour le bien, en disant par exemple :

ربنا ءاتنا في الدنيا حسنة وفي الآخرة حسنة وقنا عذاب النار. ربنا لا تزغ قلوبنا بعد إذ هديتنا، وهب لنا من لدنك رحمة إنك أنت الوهاب.

(Rabbanaatina fi d-dounya haçanah, wa fi l-‘akhirati haçanah, wa qina ^adhaba n-nar. Rabbana la touzigh qouloubana ba^da ‘idh hadaytana, wa hab lana min ladounka rahmah, ‘innaka ‘anta l-Wahhab) qui signifie : « Seigneur, accorde-nous un bien dans le bas monde et un bien dans l’au-delà et préserve-nous du châtiment de l’enfer. Seigneur ne fais pas que nos cœurs soient égarés après nous avoir bien guidés et accorde-nous une miséricorde de Ta part. Certes, c’est Toi Al-Wahhab, Celui Qui récompense ceux qui sont obéissants, avec générosité comme grâce de sa part ».

 

28- Le salam : pour terminer ta prière, tu dis : ‘as-salamou ^alaykoum.

La manière complète, c’est que tu dises : ‘as-salamou ^alaykoum wa rahmatou l-Lah. Il est indispensable de prononcer l’article défini dans le mot as-salam. Il n’est donc pas suffisant de dire salamou ^alaykoum. Cela fait partie des piliers.

Il est recommandé de commencer à dire le salam en ayant le visage face à la qiblah (voir figure n° 38).

Il est recommandé aussi lors de la première taslimah de se tourner vers la droite et de se tourner ensuite vers la gauche lors de la deuxième taslimah (voir figure n° 39 et 40).

 

29- L’ordre entre les piliers de la prière : c’est-à-dire que tu fasses les piliers de la prière dans l’ordre dans lequel ils ont été cités. Cela fait partie des piliers.

 

Ainsi, tu auras terminé d’accomplir la prière du dhouhr.

 

Figure n° 39 : Pour la première taslimah, tu te tournes vers le côté droit.

 

Figure n° 40 : Pour la deuxième taslimah, tu te tournes vers le côté gauche.

 

 

Comment tu fais la prière du ^asr

 

La prière du ^asr est de quatre rak^ah.

 

Tu fais la prière du ^asr exactement comme tu fais la prière du dhouhr, sauf que lors de la takbirah de l’entrée en rituel, tu mets l’intention avec ton cœur en disant : je fais la prière obligatoire du ^asr.

 

Comment tu fais la prière du maghrib

 

La prière du maghrib est de trois rak^ah.

 

Tu fais les trois premières rak^ah tout comme tu fais les trois premières rak^ah du dhouhr. À la troisième rak^ah, lorsque tu relèves ta tête de la deuxième prosternation, tu t’assoies pour réciter le deuxième tachahhoud, l’invocation en faveur du Prophète r et le salam comme on l’a vu précédemment.

Mais dans la première et la deuxième rak^ah, il est recommandé de réciter, à voix haute, une partie du Qour’an après la Fatihah [2]. Dans la troisième rak^ah, tu récites la Fatihah à voix basse.

Celui qui fait la prière met l’intention par son cœur lors de la takbirah de l’entrée en rituel, en disant : je fais la prière obligatoire du maghrib.

 

 

 

Comment tu fais la prière du ^icha

 

La prière du ^icha est de quatre rak^ah.

 

Tu accomplies la prière du ^icha comme la prière du dhouhr mais tu mets l’intention par ton cœur lors de la takbirah d’entrée en rituel, en disant : je fais la prière obligatoire de ^icha.

Cependant, dans la première et la deuxième rak^ah tu récites la Fatihah et la part du Qour’an qui la suit à voix haute [3].

 

Comment tu fais la prière du soubh

 

La prière de soubh est de deux rak^ah.

 

Tu fais la prière de soubh exactement comme tu as fait les deux premières rak^ah de la prière du ^icha. Cependant, pour l’intention, tu dis par ton cœur lors de la takbirah de l’entrée en rituel : je fais la prière obligatoire de soubh. Après avoir relevé ta tête de la deuxième prosternation, tu t’assoies pour réciter le tachahhoud, l’invocation en faveur du Prophète r et le salam, comme on l’a vu précédemment.

 

Dans la prière de soubh, tu récites la Fatihah et la sourah qui la suit, à voix haute [4] tout comme dans la prière du maghrib et du ^icha.

 

Il est recommandé de réciter, après s’être redressé de l’inclination de la deuxième rak^ah, l’invocation du qounout dans la prière du soubh.

 

 

L’invocation du qounout est :

« Allahoumma hdini fiman hadayt wa ^afini fiman ^afayt wa tawallani fiman tawallayt wa barik li fima ‘a^tayt wa qini charra ma qadayt ‘innaka taqdi wa la youqda ^alayk ‘innahou la yadhillou man walayt wa la ya^izzou man ^adayt tabarakta rabbana wa ta^alayt ».

 

Il est également recommandé dans le qounout de lever les mains, d’orienter les paumes en direction du ciel car le ciel est la qiblah pour les invocations. Celui qui prie en étant dirigé –le ma’moum– dit ‘amin pour les invocations, c’est-à-dire lorsque la phrase que dit l’imam est une invocation. Il prend part avec l’imam pour les paroles de remerciement, c’est-à-dire qu’il dit comme lui.

 

 

 

La prière de celui qui ne peut pas se prosterner à même le sol.

 

Celui qui peut se tenir debout et s’incliner mais qui ne peut pas se prosterner à même le sol fait sa prière de la façon suivante :

 

1- Il fait face à la qiblah en étant debout.

2- Il dit la parole (Allahouakbar) d’entrée en rituel avec l’intention d’accomplir la prière.

3- Il récite la Fatihah en étant debout. Il est recommandé de réciter une partie du Qour’an après la Fatihah.

4- Il s’incline de sorte que les paumes des mains puissent arriver à ses genoux, tout en marquant une quiétude (voir figure n° 41-a).

5- Il se redresse et marque la quiétude.

6- Il incline son dos à partir de sa position debout et descend davantage que pour l’inclination (voir figure n° 41-b)

 

 

 

 

 

7- La position assise entre les deux prosternations : c’est-à-dire qu’il revient à la position qu’il avait avant sa prosternation, tout en marquant une quiétude (voir figure n° 42).

Selon certains, il a le choix entre faire comme cela ou bien de s’asseoir pour la prosternation et se penche de sorte à ce que sa tête arrive devant ses genoux tout comme c’est indiqué sur la figure n° 43.

 

Figure n° 42 : tu t’assois entre les deux prosternations avec la quiétude

 

Figure n° 43 : il se penche pour la prosternation avec la quiétude

 

 

8- La deuxième prosternation : Il se penche pour la prosternation en marquant la quiétude (voir figure n° 44). Il est une condition qu’il se penche davantage que pour l’inclination.

9- Il se relève debout pour la rak^ah suivante.

10- Il fait dans la deuxième rak^ah ce qu’il a fait dans la première rak^ah (voir figure n° 45). Cependant, lorsqu’il relève la tête de la deuxième prosternation, il s’assoit pour réciter les tahiyyat –les salutations– et l’invocation en faveur du Prophète r (assalatou ^ala n-nabiyy).

 

 

Figure n° 44 : Il se penche pour la deuxième prosternation avec la quiétude.

 

Figure n° 45 : Il s’assoit pour réciter le dernier tachahhoud.

 

 

 

11- Ensuite, il passe le salam en disant : (As-salamou ^alaykoum). Ceci dans le cas où il faisait les deux rak^ah du soubh par exemple. Il se tourne vers la droite pour accomplir la première taslimah et se retourne vers la gauche pour la deuxième (voir figure n° 46).

 

Pour la prière du dhouhr, du ^asr, du maghrib et du ^icha, celui qui fait la prière fait la même chose que ce qu’il a fait dans la première rak^ah. Cependant, pour le maghrib, il y a trois rak^ah comme on l’a vu précédemment. Pour le dhouhr, le ^asr et le ^icha’, il y en a quatre.

 

 

La prière de celui qui ne peut effectuer l’inclination après avoir été en position debout ni se prosterner à même le sol.

 

Celui qui peut se tenir debout mais qui ne peut pas s’incliner après avoir été debout, ni se prosterner à même le sol fait sa prière de la manière suivante :

 

1- Il fait face à la qiblah, en étant debout

2- Il dit la parole Allahou ‘akbar de l’entrée en rituel, avec l’intention de faire la prière

3- Il récite la Fatihah en étant debout (voir figure n° 47)

4- Il penche son dos vers l’avant, en étant debout, pour l’inclination (voir figure n° 48).

 

 

Figure n° 47

 

Figure n° 48 : Accomplis l’inclination avec la quiétude.

 

 

 

5- Il se redresse, c’est-à-dire qu’il revient à la position qu’il avait avant son inclination, avec la quiétude (voir figure n° 49).

6- La première prosternation : il se penche pour sa prosternation plus que pour son inclination, tout en marquant la quiétude (voir figure n° 50).

Selon certains savants, s’il veut, il s’assoit et penche vers l’avant pour l’inclination puis se redresse debout, ensuite il s’assoit et penche pour la prosternation davantage que pour l’inclination.

 

Figure n° 49 : Redresse-toi en marquant la quiétude.

 

Figure n° 50 : Prosterne-toi une première fois en marquant la quiétude.

 

 

7- La position assise entre les deux prosternations : c’est-à-dire qu’il revient à la position qu’il avait avant la première prosternation. Là encore il marque la quiétude (voir figure n° 51).

8- La deuxième prosternation avec la quiétude, tout comme il l’a fait dans la première prosternation.

9- Il se tient debout pour la rak^ah suivante (voir figure n° 52).

10- Il fait dans la rak^ah suivante la même chose que ce qu’il a fait dans la première rak^ah. Cependant, lorsqu’il relève la tête de la deuxième prosternation, il s’assoit pour réciter le tachahhoud, il récite l’invocation en faveur du Prophète puis il fait le salam s’il faisait la prière du soubh par exemple. S’il faisait la prière du maghrib, du ^icha’, du dhouhr ou du ^asr, il se relève, après avoir terminé la récitation du tachahhoud, pour la suite de la prière.

 

Figure n° 51 : assieds-toi entre les deux prosternations, en marquant une quiétude.

 

Figure n° 52

 

 

La prière de celui qui ne peut pas se mettre debout dans la prière

 

Celui qui ne peut pas faire la prière en étant debout, l’accomplit en étant assis. Il fait ce qui suit :

 

1- Il s’assoit en faisant face à la qiblah ;

2- Il dit la parole (Allahou ‘akbar) d’entrée en rituel, avec l’intention d’accomplir la prière (voir figure n° 53).

3- Il récite la Fatihah en étant assis (voir figure n° 54).

 

Ensuite, il fait comme ce que nous avons cité dans le chapitre « La prière de celui qui ne peut s’incliner après avoir été en position debout ni se prosterner à même le sol », de l’étape (4) jusqu’à l’étape (10).

 


[1] Lorsque nous disons Allahou ‘akbar, cela signifie Allah plus puissant et sait plus que tout autre. Cela ne veut pas dire qu’Il est grand par le volume ou la taille car Allah n’a pas pour attribut la taille ou la quantité. Allah ta^ala dit : لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَىْءٌ ﴿ (Layça kamithlihi chay’) ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui » [sourat Ach-Choura / 11].

[2] Dans le cas où tu fais la prière seul ou en tant qu’imam. Quant au ma’moum, il récite à basse voix dans toutes les rak^ah. De plus, le ma’moum, dans la prière à haute voix, ne récite qu’à basse voix.

[3] Dans le cas où tu fais la prière seul ou en tant qu’imam. Quant au ma’moum, il récite à voix basse dans les deux rak^ah.

[4] Dans le cas où tu fais la prière seul ou en tant qu’imam. Quant au ma’moum, il récite à voix basse dans les deux rak^ah.

Jurisprudence : conditions de validité et causes d’annulation de la prière

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur décembre 23, 2011

Les conditions de validité de la prière

 

Les choses suivantes sont des conditions pour la validité de la prière :

 

1/ Le woudou.

 

2/ La purification de toute najaçah sur le corps, les vêtements et l’endroit en contact avec le corps de celui qui fait la prière. Il est une condition de ne pas porter dans sa poche quelque chose qui contient une najaçah comme une bouteille par exemple dans laquelle il y a une najaçah.

 

3/ Faire face à la qiblah.

 

4/ Que le temps de la prière ait commencé.

 

5/ Que celui qui fait la prière soit musulman.

 

6/ Que celui qui fait la prière ait atteint l’âge de distinction, c’est-à-dire que l’enfant ait atteint un âge auquel il comprend la parole qu’on lui adresse et sait y répondre.

 

7/ Que le garçon et l’homme couvrent la zone comprise entre le nombril et le genou de tous les côtés sauf par en dessous. Que la fille et la femme couvrent tout leur corps sauf le visage et les mains.

 

 

Ce qui annule la prière


Ce qui annule la prière

 

Il y a des choses qui annulent la prière. Il est indispensable de les connaître afin de s’en garder. Parmi elles, il y a :

 

1/ La parole des gens : c’est-à-dire si celui qui fait la prière parle de ce qui est de la parole des gens, dans ce cas sa prière est annulée :

a)      s’il parle délibérément.

b)      et qu’il se rappelle qu’il est dans la prière, c’est-à-dire qu’il n’a pas oublié

c)      et qu’il sache qu’il est interdit de parler dans la prière, de la parole des gens.

Parmi les parole des gens, il y a par exemple lorsque celui qui fait la prière dit : ‘ah, ‘ouf, akh, ‘akh ou bien qoum délibérément et pas par oubli.

 

2/ S’il fait pendant sa prière trois mouvements successifs comme s’il fait par exemple une marche de trois pas ou trois mouvements successifs avec sa main. Cet avis est celui de certains savants et selon l’avis le plus fort, la prière est annulée s’il a été en mouvements une durée équivalente à celle d’une rak^ah.

 

3/ Faire un mouvement excessif, comme un grand saut vers l’avant.

 

4/ S’il ajoute un pilier gestuel, comme s’il fait deux inclinations délibérément, ou si on se prosterne trois fois dans une même rak^ah sans que cela soit par oubli.

 

5/ S’il a fait un simple mouvement si c’est pour jouer comme s’il tire la langue à quelqu’un pour jouer, ou s’il bouge sa paupière, comme s’il cligne de l’œil pour jouer.

 

6/ S’il mange ou boit même s’il s’agit d’une petite quantité et en se rappelant qu’il est dans la prière.

 

7/ S’il a eu un hadath durant la prière tel que la sortie de gaz ou d’urine.

 

8/ S’il met l’intention d’interrompre la prière ou fait dépendre son interruption de la survenue d’un événement. C’est se dire par exemple : si on frappe à la porte, j’interromprai la prière. Sa prière est annulée sur le champ.

L’habitude de réciter souurat AL-3ASr

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur octobre 17, 2011

Il était  de l’habitude des compagnons du Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, lorsqu’ils se rencontraient, certains récitaient cette sourah : (Wa l-^asr, inna l-‘insana lafi khousr, ‘illa l-ladhina ‘amanou wa ^amilou ssalihat, wa tawasaw bi l-haqqi wa tawasaw bi ssabr).

En effet, cette sourah réunit ce grâce à quoi l’esclave sera sauvé et gagnant dans l’au-delà.

 

La première des caractéristiques qui a été citée, c’est la foi. La foi, dans l’absolu, englobe la foi en Allah et la foi en le Messager, tout comme dans cette ‘ayah. Cependant lorsque Allah est cité, ainsi que le Messager, alors chacune de ces deux expressions a un sens particulier, comme la parole de Allah: (Tou’minouna bi l-Lahi wa raçouli) dans Sourat AsSaf. Ici, (Tou’minouna bi l-Lahi wa raçouli), Allah ta^ala est cité, ainsi que Son Messager. La foi en tous les deux est citée explicitement. En revanche dans Sourat Al-^Asr, l’expression est générale : (‘illa l-ladhina ‘amanou), exceptés  ceux qui ont cru.

 

Ensuite Allah ta^ala a mentionné la deuxième caractéristique, qui est de mentionner les bonnes œuvres. Accomplir les bonnes œuvres, c’est faire ce que Allah a ordonné à Ses esclaves de faire.

 

Et la troisième caractéristique, c’est la parole : (wa tawasaw bi l-haqqi) c’est-à-dire ils se conseillent les uns les autres en se guidant vers les activités de bien et de bienfaisance, c’est-à-dire ils ne font pas preuve d’hypocrisie, ils ne se dupent pas, ils ne se trompent pas les uns les autres.

 

La quatrième caractéristique, c’est ce que comporte  la parole de Allah: (wa tawasaw bi ssabr) à savoir de s’interdire les uns les autres ce qui est blâmable, en ne se dupant pas les uns les autres car se duper les uns les autres est contraire aux caractères des vertueux.

 

Allah tabaraka wa ta^ala nous a appris, dans cette ‘ayah, que l’homme est en perdition, sauf celui qui a réuni les caractéristiques citées dans cette sourah : la foi en Allah,  et en Son Messager, l’accomplissement de bonnes œuvres , se recommander le bien en s’incitant  les uns les autres à faire des actes de bienfaisance, et de se recommander les uns les autres de s’abstenir de ce que Allah a interdit. En effet, la patience dans l’absolu comprend  la patience pour accomplir les actes d’obéissances, la patience pour ne pas tomber dans le péché et la patience face aux épreuves et  difficultés. Et c’est le cas de ceux que Allah a choisi parmi les croyants pour qu’ils soient au nombre de ceux qu’Il agrée, de ceux qu’Il a élu, des saints. C’est cela leur conduite. Quant à ceux qui ne sont pas arrivés à cet état, ils ne font pas partie de ceux-là. Au minimum, le musulman croit en Allah et en Son Messager, et évite la mécréance. Ceci est le minimum pour le musulman. Mais plus que cela, en accomplissant les caractéristiques précédemment citées dans cette sourah, c’est le signe des vertueux, de ceux qui réussiront, de ceux qui seront sauvés au jour du jugement du châtiment. La condition, c’est que l’amour de Allah tabaraka wa ta^ala est confirmé pour ceux qui se passent le conseil par recherche de l’agrément de Allah ta^ala. Et la personne n’aime le bien pour son frère, par recherche de l’agrément de Allah, que s’il œuvre conformément à cette ‘ayah. Il lui indique le bien, que Allah agrée, comme acte obligatoire. Il lui interdit ce que Allah ta^ala n’agrée pas, comme le péché. Et c’est cela la caractéristique de ceux qui s’aiment les uns les autres par recherche de l’agrément de Allah, ceux au sujet desquels est parvenu le hadith sahih, rapporté par Al-Bayhaqiyy, Al-Hakim, Ibnou Hibban, et d’autres : (Haqqat mouhabbati li l-moutaha bi nafiya) ce qui signifie : « Mon agrément est mérité par ceux qui s’aiment les uns les autres par recherche de Mon agrément ». Puis le Messager a cité à la suite, dans ce hadith qoudsiyy, qu’il rapporte de Son Seigneur tabaraka wa ta^ala, d’autres phrases, parmi lesquelles : (Wa haqqat mouhabbati li l-moutanasi hinafiyy) ce qui signifie : « Mon agrément est mérité par ceux qui se passent le conseil les uns les autres par recherche de Mon agrément ».

Que Allah fasse que nous soyons de ceux-là. Ô Allah, accorde-nous de parvenir à cela, Ô Allah, accorde nous de parvenir et de nous affirmer en cela. Oeuvrez conformément à cette ‘ayah et à ce hadith et vous serez au nombre de ceux qui réussiront, ceux qui seront sauvés, ceux qui n’auront pas à avoir de crainte ni à être chagrinés.

Conseils d’un homme à son épouse

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur octobre 17, 2011

Si tu veux vivre avec ton époux dans le bonheur et la joie, tu devrais d’abord faire preuve de piété à l’égard de Allah ^azza wa djal, c’est à dire que tu accomplisses les obligations et que tu évites les péchés.  Pèse toujours tes paroles et tes actes avec la balance de la Loi. Prends pour compagnie les meilleurs, ceux qui te donnent de bons conseils et qui ne font pas preuve d’hypocrisie envers toi. Eloigne-toi de ceux qui se retournent contre toi, te font de la médisance, ou qui deviennent heureux lorsque tu te disputes avec ton mari ou s’il te divorce.

Attache-toi à la piété à l’égard de Allah, et au bon comportement car c’est la base du bonheur. Rappelle toi la parole de Ach-Chafi^iyy :

(مَنْ حَسُنَ ظنُّه طابَ عيشُه)ُ

« Man haçouna dhannouhou taba ^aychouhou »

Ce qui signifie « Celui qui ne pense pas du mal des gens, il vivra heureux ». Ne recherche pas les défauts de ton mari parce que Allah chargera qui trouvera les tiens et te dévoilera devant les gens. Remet en cause ton avis et priorise son avis sur le tien tant que son avis ne contredit pas la Loi de Allah. Pense du bien de lui, ne pense pas du mal de lui. Ne divulgue pas les intimités de ton mari. Ne le dévoile pas devant les gens, tu deviendras grande à ses yeux. Sinon tu y seras détestable. Rappelle-toi que voiler les intimités comporte une récompense  quand tu as la certitude, alors que dire si tu n’es pas certaine.

Abstiens-toi de crier chez lui, devant lui, face à sa famille et ses voisins. Essaie de te prendre en charge avec la sagesse et la patience. Car les cris électrifient  l’état de la maison, et éloignent le mari de sa femme. Suffit-toi du peu de subsistance, remercie Allah pour les biens dans lesquels tu te trouves. Concernant les sujets du bas-monde, considère ceux qui ont moins que toi, et pas ceux qui ont plus que toi. Si ton état change de richesse à pauvreté, rappelle toi que la plupart des prophètes et des saints étaient pauvres, et que les pauvres entreront au paradis cinq cent ans avant les riches.

Attache-toi à l’excellence de comportement, car cela remplit les maisons, et éloigne les malsaints. Ne nuis pas à ton mari, supporte sa nuisance, et patiente avec lui lors de l’épreuve et de la difficulté, tu deviendras éminente à ses yeux, et son amour grandira pour toi.

Sois une aide pour lui, dans les moments difficiles, et ne sois pas une charge sur lui, Facilite lui les charges et ne les augmente pas à son égard. Garde-toi de considérer les choses qu’il fait et qui ne sont pas conformes à tes passions, et qui restent quand même licites dans la Loi, sans comporter de défauts, comme une manière de te faire du mal et de lui envenimer la vie suite à cela.

Garde les sujets de ta maison entre toi et lui.  Ne les diffuse pas parce que par la suite ce sera plus difficile à  réparer. Remet en cause ton avis. Ne prend pas le parti de ton opinion sur la sienne. Rappelle-toi la parole de Allah,

﴿الرِّجَالُ قَوَّامُونَ عَلَى النِّسَاء

« Ar-ridjalou qawwamouna ^ala n-niça’ »

Obéis-lui dans l’obéissance à Allah, et désobéis-lui s’il désobéit à Allah.

Garde-toi de renier les bienfaits de ton mari, du simple fait qu’il a agi en mal avec toi une fois ou plus ou si tu crois qu’il s’est mal comporté avec toi alors qu’il ne l’a pas fait. Car si tu renies son bienfait tu lui briseras le cœur, et tu deviendras maudite, Souviens-toi que renier le bienfait du mari est l’une des causes de l’entrée en enfer,

Considère ses enfants et tes enfants comme quelque chose qui t’est confiée, qui est à ta charge. Alors respecte le droit de Allah sur ces enfants, surveille-les, guide-les. Eloigne les de ce qui les corrompt, de la compagnie des mauvais, des pervers. Habitue-les à la compagnie des bons, de ceux qui leur rappellent l’au-delà, et pas le bas monde. Enseigne-leur que la personne augmente en degré par la piété à l’égard de Allah, et le grand nombre d’obéissance, et non pas par la quantité d’argent et de pouvoir. Rappelle leur que le bas-monde est une résidence de passage, comme le chemin du voyageur, que ce n’est pas une résidence de séjour, que le temps passe vite, et que la personne ne sait pas quand est-ce qu’elle sera surprise par la mort, jeune ou âgée, et que ce qui lui sera utile dans sa tombe seront les actes de vertus.

Garde-toi de faire entrer chez lui quelqu’un dont il n’aime pas la venue. Evite de dormir alors qu’il est en colère contre toi. Ne le prive pas de ton corps, sans excuses valables. Mets des vêtements qui lui plaisent, ordonne les choses comme il aime et pose les là où il veut. Embellis-toi toujours pour lui par des choses qu’il aime. Parfume-toi pour lui avec les parfums qu’il aime de sorte qu’il ne sente de toi que les belles odeurs. Et que ces yeux ne tombent pas sur quelque chose de laid chez toi. Respecte les horaires de sa nourriture, de son sommeil, et donne lui à manger les choses qu’il aime comme il le souhaite.  Ne parle pas avec lui des choses qui le dérangent quand il mange ou s’il veut dormir. Rappelle-toi l’histoire de cette femme vertueuse, dont le fils est mort alors que son mari était absent. Et lorsqu’il est revenu, elle ne lui a pas appris la nouvelle. Elle lui a offert la nourriture, il a mangé, puis elle s’est proposée à lui, il a réalisé ce qu’un mari fait avec sa femme, puis elle lui a appris la mort de son fils. Il s’est plaint d’elle au messager de Allah, mais le messager de Allah a loué ce qu’elle avait fait et il ne l’a pas blâmée.

Protège ses biens avec la bonne gestion et l’économie. Ne manifeste pas la joie devant lui s’il est  chagriné, et ne manifeste pas le chagrin devant lui s’il est heureux. Et rappelle-toi la parole de cette femme à sa fille :

(لن تنالِي منه ما تُريدين حتى تؤثري هواكِ على هواه ورضاهُ على رضَاكِ)

Tu n’obtiendras de lui ce que tu veux, que si tu préfères sa satisfaction sur ta propre satisfaction et ses passions sur les tiennes’.

Ne sois pas de celles qui se plaignent beaucoup, qui gémissent, et patiente, tu augmenteras en beauté pour lui. Et si tu agis en bien avec lui, ne sois pas de ceux qui rappellent ses œuvres de bienfaits,  de sorte que son cœur va te fuir. Ne sois pas de celles qui demandent beaucoup pour le charger de ce qu’il ne peut pas supporter. Rappelle-toi que ton mari a un droit plus éminent que tes parents et qu’il convient que tu sois devant lui comme si tu étais avec un roi. Evite de sortir de chez lui sans son autorisation. Il se peut qu’il t’autorise un jour et qu’un autre, il ne t’autorise pas. Ne prolonge pas ton absence de la maison sans nécessité. Ce qui est demandé de toi, c’est de rester le plus longtemps dans la maison, de t’en occuper ainsi que de ta famille. Garde-toi d’avoir un moment pout toi pour satisfaire tes passions. Occupe-toi des choses qui te concernent et délaisse  ce qui ne te concerne pas. Délaisse les mauvaises pensées qui ne sont pas justifiées, et qui détruisent ton foyer. Entoure-toi de ceux qui te sont utiles dans la religion et éloigne-toi de ceux qui ne le sont pas, surtout ceux qui s’occupent de médisance et de provoquer des histoires.

Ne parle pas à ton mari comme si tu étais un juge, suite à un simple doute ou une conjecture, sur quelque chose qui ne t’a pas plu. Cela entraîne de la répulsion. Ne cherche pas dans ses affaires sans son autorisation pour satisfaire tes passions, qui ne sont pas justifiées. Chose qui peut  détruire ton foyer, sans que tu t’en aperçoives. Si tu accomplis ce qui est obligatoire sur toi, et que tu t’attaches à ce que je te dis, ta confiance te suffira pour t’éloigner de pareille chose. De pareils doutes, qui vont te pourrir la vie, détruire ton foyer, sinon tu ne te blâmeras que toi-même. La jalousie a détruit beaucoup de foyers. Et si chacun d’entre nous appliquait le hadith du Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, 

(مِنْ حُسنِ إسلامِ المرء تركُهُ ما لا يعنيه)

Ce qui signifie : ‘ C’est une preuve de foi forte pour la personne qu’elle délaisse ce qui ne la concerne pas’, alors nous serions épargnés de beaucoup de problèmes.

Ne dis pas que les épouses du Prophète éprouvaient elles-mêmes de la jalousie les une envers les autres, alors moi aussi, j’éprouve de la jalousie. Quel est ton degré par rapport aux femmes du Messager ? Et, où se situe ton mari par rapport au Messager de Allah ? Rappelle-toi très bien que ceci n’est pas une excuse pour que tu éprouves de la jalousie, qui t’entraîne à contredire la Loi. Parce que notre modèle est le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, et notre balance, c’est la Loi de Allah, rappelle-toi la parole de notre Maître ^Aliyy que Allah l’agrée, qui a dit :

(ليسَ الحقُّ يُعرَفُ بالرجال ولكنَّ الرجالَ يُعرفونَ بالحق)

Ce n’est pas, par les hommes que nous connaissons la vérité, mais les hommes se reconnaissent grâce à la vérité’.

Profite de l’amour que ton mari éprouve pour toi, dans l’obéissance à Allah, et ne l’éloigne pas de toi, en faisant ce qu’il n’aime pas. Garde-toi de lui demander le divorce sans excuse valables car tu tombes dans un grand péché. Tu n’as pas d’excuse à demander le divorce parce que tu ressens de la répulsion de lui ou parce qu’il a épousé une autre, ou parce que tu es jalouse, ou parce qu’il ne satisfait pas trop tes besoins ou parce qu’il dort beaucoup, ou qu’il mange beaucoup, ou qu’il ne bouge pas beaucoup.

Garde-toi, et pèse tes sujets par la balance de la Loi, et pas, par la balance des passions. Garde-toi, s’il te ramène une nourriture, ou un vêtement, ou ce qui est du même ordre, de t’en détourner. Si la nourriture n’est pas comme tu l’auras souhaitée, ou si le vêtement n’est pas comme celui que tu désires, ou si la voiture n’est pas comme celle que tu aimes. Soit tu manges et tu remercies, ou tu te tais et tu remercies Allah dans tous les cas. Remercie Allah pour la situation dans laquelle tu te trouves, et les bienfaits. Rappelle toi la parole du Prophète ^alayhi s-salam,

(مَنْ لَم يشكرِ الناسَ لَم يشكر الله)

Man lam yachkouri n-nass lam yachkouri l-Lah

Ce qui signifie, ‘ Celui qui ne remercie pas les gens, n’aura pas remercié complètement Allah. »

Garde-toi de lui briser le cœur, alors qu’il t’a ramené quelque chose, dis lui Baraka l–lahou fik, wa jazaka ^anni koulla khayr, au lieu de dire ‘C’est quoi cette nourriture, il y a des choses meilleures’ ou ‘ c’est quoi ces vêtements, il y a des vêtements qui sont meilleurs’, ou ‘ c’est quoi cette voiture, il y a des voitures plus récentes’ ‘c’est quoi cet endroit où tu m’a ramené pour faire une promenade, il y a des endroits plus beaux’. Car si tu lui dis cela, ça lui brise le cœur, il va s’éloigner de toi, et rappelle-toi la parole de Allah :

﴿وَمَن يَتَّقِ اللهَ يَجْعَل لَّهُ مَخْرَجًا {2} وَيَرْزُقْهُ مِنْ حَيْثُ لا يَحْتَسِبُ

( wa man yattaqi l-Lahs yaj^al lahou makhraja wa yarzouqhou min haythou la yahtasib)

Ce qui signifie ‘ Celui qui fait preuve de piété à l’égard de Allah, Il lui accorde des issues, et Il lui accorde une subsistance d’une voie à partir de laquelle il ne s’attendait pas’.

Sois pour lui comme les meilleures des femmes, c’est-à-dire, celles qui lui plait au regard, qui lui obéit s’il ordonne et qui ne le contredit pas en elle-même par ce qu’il déteste. Sois une aide pour lui, et pas une aide contre lui.

Protège ta personne durant son absence. Et protège ses biens. Ne parle pas à ton époux sur le ton de celui qui ordonne, parle-lui de la manière de celui qui supplie. Car, cela ne diminue pas ton degré, mais au contraire, il l’élève. Dis lui ‘ Si tu pouvais nous ramener telle et telle chose ?’, ‘Si tu pouvais nous emmener à tel en droit’, sans l’y contraindre, sans le menacer.

Chère épouse, ne prends pas mes conseils comme si c’était un reniement de tes bienfaits, et ton mérite. Il n’en est pas ainsi. Mon épouse, si tu veux profiter de ce que je te dis comme il convient, relie-le deux jours avec méditation, et enseigne-le à d’autre, et Allah est Celui Qui guide vers le bien.

Rappelle-toi toujours de peser tes affaires par la balance de la Loi, ne demande pas ce qui n’est pas à toi, ce que tu n’as pas à demander, comme des choses qui sont coûteuses, et ce qui est du même ordre. Apprends quels sont les droits de la femme et quels sont les droits du mari. Si tu agis en bien envers ton mari, alors fais-le par recherche de l’agrément de Allah, et non pas, par insincérité. Ne demande pas, par cela qu’il te fasse ton éloge. Ne demande pas l’éloge de sa mère ou de sa famille, Ne demande pas à la servante sans nécessité, tu rates ainsi les récompenses d’être au service de ton mari et de ta famille.

Rappelle-toi la parole du Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, lorsqu’on a demandé qu’on lui donne une servante, parce qu’il était très fatigué, bien plus que de nos jours, dans les tâches ménagères, le Prophète leur a dit :

(ألا أدلّكما على ما هو خيرٌ لكما مِن خادم إذا أخذتما مضاجِعكُما فسبحا ثلاثًا وثلاثين واحمَدا ثلاثًا وثلاثين وكبّرا أربعًا وثلاثين فهو خيرٌ لكما من خادم)

Ce qui signifie ‘ Voulez vous que je vous indique ce qui est encore mieux qu’un serviteur ? quand vous allez pour vous endormir, alors dites ‘soubhana l-lah 33 fois, al hamdou li l-Lah 33 fois, Allahou ‘akbar, 34 fois, ceci est mieux pour vous qu’un serviteur’. Peut-être que grâce au secret de ce dhikr, Allah t’accorde une forte ardeur, et une grande force pour le service.

 

 

Rappelle-toi la parole de Allah ta^ala :

﴿إِنْ أَحْسَنتُمْ أَحْسَنتُمْ لأَنفُسِكُمْ وَإِنْ أَسَأْتُمْ فَلَهَا{7}

Qui signifie, ‘ Si vous agissez en bien, ce sera pour votre propre personne, et si vous agissez en mal, ce sera contre votre personne

Lorsque ton mari souhaite avoir un rapport avec toi ou ce qui est du même ordre, ne repousse pas à plus tard, ainsi ne lui réponds  pas que tu arrives au point qu’il s’endorme tellement il t’aura attendue. Tu auras alors commis un  grand péché et ce, du fait de ne pas avoir répondu à sa demande.

Si ton âme ainsi que ta famille s’habituent à  se suffire de  peu de subsistance et à être économe, tu vivras  heureuse. En effet, l’attachement à l’aisance ou au luxe comporte le risque de ne plus être capable de supporter ou d’envisager un autre état. Au point de refuser l’aumône à tes frères, voire de te diriger vers l’interdit par crainte de te retrouver dans une situation moins confortable.

Le tana^^oum est déconseillé, il ne comporte pas de bien. Le délaisser relève  du caractère des Prophètes et des vertueux. Ce sont eux les plus ascètes parmi les  gens. Qu’ils soient  pauvres ou  riches, ils  dépensent leurs biens dans l’obéissance à Allah et non dans le plaisir de leurs âmes.

Efforce-toi à considérer la façon dont tu agis avec lui  comme étant peu par rapport à sa façon d’agir envers toi, et il est le plus éminent des gens ayant des droits sur toi.

Garde-toi de lever la voix sur tes enfants, de les insulter, voire même de les frapper injustement. Et abstiens-toi également de tels comportements à l’égard de ta servante musulmane, car il se pourrait qu’elle soit meilleure que toi selon le jugement de Allah. Si telle a été ta conduite, fais le repentir, regrette, et n’éprouve pas de gêne à lui demander qu’elle te pardonne.

Mon épouse, tout comme je t’ai ordonné de délaisser les interdits, je te demande  d’abandonner également les choses déconseillées. Sépare-toi de la cigarette, ainsi que  de tout ce qui a une mauvaise odeur et qui incommode ton mari, et qui plus est, occasionne une dépense inutile ; et c’est une cause de maladie pour beaucoup de personnes.

Mais les cœurs sont épanouis par l’évocation de Allah et en accomplissant l’obéissance.

Mon épouse, ne laisse pas le superflu te placer dans une situation où tu croulerais sous les dettes.  Sois comme dans le proverbe ‘Tu tends tes pieds à la limite de ton tapis’. Au cas où tu ne pourrais te détacher du superflu, alors tâche de ne pas l’exposer devant tes enfants de peur qu’ils ne prennent exemple sur toi. Sois un exemple de bien et sois profitable pour eux.

Si tu humilies ton mari devant eux, ils t’humilieront par la suite. Ils ne te respecteront pas. Alors  rappelle-toi les conséquences que pourraient engendrer ton attitude. Soit également vigilante quant à ce que tes enfants regardent à la télévision ou sur internet car il y a de nombreuses choses inutiles et dangereuses. Habitue-les à réciter le Qour’an plutôt que regarder la télé et ne regarde pas toi-même la télé à tout moment de la journée car ils vont te suivre en cela.

Reste perméable au conseil et accueille la vérité en toute circonstance même si tu es en colère. Quand ton mari te donne un conseil en public, accepte-le même si cela est difficile pour ton âme.

Ne discrédite pas l’avis de ton mari, ne l’humilie pas, surtout en public, choisis le moment opportun pour lui donner le conseil, afin qu’il adhère plus facilement. Evite de le perturber durant sa prière en criant, ou en faisant toutes choses susceptibles de le déranger car tu n’en es pas autorisée, alors prends garde. Mon épouse je te donne le conseil conformément a la parole du Prophète ^alayhi ssalatou wa s-sala: (الدينُ النصيحة) (‘ad-dinou n-nasihah).

Alors  accepte mon conseil, et ne sois pas attristée, et demande des comptes à ton âme avant d’être jugée et Allah est Celui Qui accorde la réussite pour le bien.

Se lever pour quelqu’un

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur octobre 17, 2011

Celui qui veut que les gens se lèvent pour lui, par orgueil, cela est interdit. Comme il était de l’habitude des rois en Abyssinie, lorsque les gens venaient les voir, ils restaient debout jusqu’à ce que le roi quitte l’assemblée.

Le messager de Allah, Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit : «  Man ahabba aya tamasal- lahou naçou qiyaman wa houwa qa ^idoun  falya taba ^ou  ma qawda ^ou minan –nar » ce qui signifie : Celui qui veut que les gens restent debout pour lui alors qu’il est assis alors qu’il se prépare à occuper sa place en enfer.

Par contre, celui qui se lève pour celui qui a moins de mérite ou l’inverse, c’est-à-dire celui qui se lève pour celui qui a plus de mérite que lui, cela est permis. La preuve pour cela c’est ce que le messager de Allah faisait lorsque sa fille Fatimah venait, il se levait pour elle, il lui serrait la main, il l’embrassait et il la faisait asseoir à sa place et lorsque lui, il venait la voir, elle se levait pour lui, elle l’embrassait et elle le faisait asseoir à sa place.

 

croyance : 50 questions réponses

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur juin 28, 2011
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Croyance : Al I3timaadou Fi l I3tiqaad

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur février 15, 2011
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Al-I^timadou fi l-I^tiqad

 

composé par

Abou l-Mahacin Mouhammad Al-Qawqjiyy

At-Taraboulsiyy Al-Hanafiyy

décédé en l’an 1305 de l’Hégire

 

Introduction

 

La louange est à Allah le Seigneur des mondes, à Lui reviennent les grâces, les mérites et les bonnes éloges, que Allah honore et élève davantage le degré de notre maître Mouhammad le Prophète à qui Son Seigneur a enseigné, qui a ainsi surpassé les créatures qui l’ont précédé et qui sont venues après lui, et que Allah préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Allah ta^ala a fait que grâce à lui de nombreux peuples sont sortis des ténèbres à la lumière, de l’obscurité de la mécréance vers la clarté de la foi. Ils sont devenus des gens appelant à la vérité, la propageant parmi les créatures. Ils ont appris ce que Allah a rendu obligatoire sur eux d’apprendre comme science et ils l’ont enseignée, réunissant ainsi la connaissance de la jurisprudence de la religion et l’ordre du bien et l’interdiction du mal. L’Islam est arrivé, grâce à eux, jusque là où se trouvaient le palais de Chosroës et le trône de César. Ils ont fait de la propagation de la croyance en l’Unicité de Allah leur plus grand souci. La première chose à laquelle ils appelaient les gens était la croyance en l’Unicité de Allah ta^ala, suivant en cela la parole du Prophète adressée à Mou^adh Ibnou Jabal :

[rapporté par Al-Boukhariyy] ce qui signifie : « Tu auras affaire à des gens du livre. Que la première chose à laquelle tu les appelles soit la croyance en Son unicité ta^ala (at-tawhid). Une fois qu’ils auront reconnu cela, apprends-leur que Allah leur a rendu obligatoire cinq prières par jour et nuit … ».

Les compagnons enseignaient en effet au début les sujets relatifs à la croyance. Ils apprenaient après cela ce dont ils avaient besoin dans les domaines de la jurisprudence. Al-Bayhaqiyy a rapporté de ^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar que Allah l’agrée, lui et son père, qu’il a dit : « Nous apprenions la foi – les règles de la croyance – avant le Qour’an ». Ibnou Majah a rapporté de Joundoub que Allah l’agrée qu’il a dit : « Alors que nous étions jeunes, proches de la puberté avec le Messager de Allah, nous avons appris la foi - les règles de la croyance – et nous n’avions pas encore appris le Qour’an. Ensuite, nous avons appris le Qour’an et par lui notre foi a augmenté ». Le Hafidh Al-Bousayriyy l’a jugé sûr.

Les successeurs immédiats des compagnons (at-tabi^iyy) ont suivi cette voie, de même que leurs successeurs et les successeurs de leurs successeurs. Ils s’attachaient avec insistance à enseigner aux jeunes enfants ces sciences et à les leur transmettre afin qu’ils grandissent loin des mauvaises innovations, attachés à la Tradition prophétique, distinguant entre le vrai et le faux, entre ce qui induit en erreur et ce qui constitue une preuve. En effet, il en est tel que l’a dit Al-Ghazaliyy : « L’acte d’adoration n’est valable qu’après avoir connu Celui Qui mérite d’être adoré ».

Parmi ces savants qui ont consacré leur attention aux enfants des musulmans, un savant de Tripoli du Liban, honorable, a composé un livret comportant un résumé des sujets de la croyance pour que les enfants des croyants l’étudient et profitent de la science qu’il comporte. Il s’agit du Mouhaddith, du spécialiste de la jurisprudence (faqih) Abou l-Mahacin Al-Qawqjiyy. Ce livre a été imprimé dans le passé, du vivant de son auteur, sous la supervision de son fils Abou n-Nasr. Pour plus de profit, nous avons voulu l’éditer à nouveau après quelques améliorations et après l’ajout de quelques passages utiles et ceci en raison de l’intérêt que nous accordons au patrimoine islamique, surtout lorsqu’il s’agit de la croyance musulmane véridique.

Section des Recherches et des Etudes Islamiques

de l’Association des Projets de Bienfaisance Islamiques

 

Biographie de l’auteur

Son nom et sa lignée

Il s’agit de Abou l-Mahacin Chamsou d-Din Mouhammad Ibnou Khalil Ibni Ibrahim Ibni Mouhammad Ibni ^Aliyy Al-Machichiyy le Tripolitain, de la descendance du Prophète (charif), de lignée honorable, connu sous le nom de Al-Qawaqjiyy Al-Hanafiyy, le grand savant, le mouhaddith, le soufiyy, le spécialiste de la jurisprudence (faqih).

Sa naissance

Il est né la nuit du lundi douze du mois de Rabi^ou l-‘Awwal de l’an 1224 de l’Hégire honorée.

Son apprentissage de la science et ses Chaykh

Il a reçu, que Allah lui fasse miséricorde, les principes des sciences à Tripoli du Cham. Il partit par la suite en Egypte en 1239 H. Il a suivi les enseignements religieux à Al-‘Azhar, y résidant vingt sept ans, assistant aux cours et recevant les sciences. Parmi ses Chaykh, on cite : le Chaykh Mouhammad Al-Khaliliyy At-Tamimiyy Mufti des hanafiyy en terre d’Egypte, le Chaykh Mouhammad ^Abid Al-‘Ansariyy As-Sindiyy, le Chaykh Mouhammad Al-Bahiyy Al-Misriyy, le Chaykh Ahmad As-Sa^idiyy Al-Malikiyy, le Chaykh Mouhammad Salih As-Siba^iyy Al-^Adawiyy et de nombreux autres encore.

Après cette période, il retourna en sa ville Tripoli du Cham où il enseigna et bénéficia à de nombreuses personnes.

Ses ouvrages

Il a de nombreuses compositions, certaines étant imprimées et d’autres manuscrites. Parmi ses ouvrages, il y a :

1/ Ma^danou l-la’ali fi l-‘Açanidi l-^Awali, manuscrit dans lequel il a mentionné ses Chaykh et ses chaînes de transmission.

2/ Rabi^ou l-Jinan fi Tafsiri l-Qour’an.

3/ Raf^ou l-‘Astari l-Mousdalah fi l-‘Ahadithi l-Mousalsalah, manuscrit.

4/ Al-Maqasidou s-Saniyah fi ‘Adabi s-Soufiyyah.

5/ Rouhou l-Bayan fi Khawassi n-Nabatati wa l-Hayawan.

6/ Al-Lou’lou’ou l-Marsou^ fi l-Hadithi l-Mawdou^, imprimé.

7/ Tanwirou l-Qouloubi wa l-‘Absar fi l-hadith.

8/ Dawawin wa Khoutab Minbariyyah.

9/ Récit de voyage regroupant les faits les plus marquants de ses voyages en Egypte, au Hijaz et au Cham.

10/ Adh-Dhahabou l-‘Ibriz, Charhou l-Mou^jami l-Wajiz de Al-Marghaniyy, imprimé.

11/ Al-Jami^ou l-Fayyah li l-Koutoubi th-Thalathati s-Sihah : Al-Mouwatta’, Al-Boukhariyy wa Mouslim.

12/ Al-Bahjatou l-Qoudsiyyah fi l-‘Ançabi n-Nabawiyyah.

13/ Kawakibou t-Tarsif fima li l-Hanafiyyati mina t-Tasnif.

14/ Lata’ifou r-Raghibin fi ‘Ousouli l-Hadithi wa l-Kalami wa d-Din, manuscrit.

15/ Ghinyatou t-Talibin fima yajibou min ‘Ahkami d-Din ^ala l-Madhahibi l-‘Arba^ah, imprimé.

16/ Chawariqou l-‘Anwar, manuscrit.

17/ Safinatou n-Najat fi Ma^rifati l-Lahi wa ‘Ahkami s-Salat, opuscule dans la jurisprudence, imprimé.

18/ Al-I^timadou fi l-I^tiqad, imprimé dans le passé.

19/ Touhfatou l-Moulouk fi s-Siyari wa s-Soulouk.

20/ Jamalou r-Raqsi fi Qourra’i Hafs.

21/ Al-Jami^ou l-Fayyah li Jawami^i l-Koutoubi s-Sihah.

22/ Al-Badrou l-Mounir Moukhtasarou l-Jami^i s-Saghir.

23/ Ad-Dourrou s-Safiyy ^ala ^Aqidati n-Naçafiyy.

24/ Al-Barqatou d-Dahchiyyah fi Labsi l-Khirqati s-Soufiyyah.

25/ Charh ^ala l-Kafi fi ^Ilmayi l-^Aroudi wa l-Qawafi.

Il a d’autres compositions et maîtrises dont une qui est conservée à Darou l-Koutoubi l-Misriyyah numéro 253 Moustalah.

Ses élèves

Parmi ses élèves, qui ont pris et rapporté de lui, il y a son fils, le spécialiste du hadith spécialiste des chaînes de transmission (mousnid) Abou n-Nasr, Ahmad Ibnou Mouhammad Ad-Dalbachaniyy, Salih Ibnou ^Abdi l-Lah Al-^Abbaciyy, le Chaykh des savants de Doumyat Mouhammad Ibnou Mahmoud Khafajah Ad-Doumyatiyy, Habibou r-Rahman Al-Kadhimiyy Al-Hindiyy, le spécialiste des chaînes de transmission (mousnid) de Médine Abou l-Haçan Al-Watriyy Al-Madaniyy, l’Orateur de Al-‘Azhar Haçan As-Saqqa Al-Farghaliyy, ^Abdou l-Fattah Az-Zou^biyy At-Taraboulsiyy, le spécialiste des chaînes de transmission Ahmad Al-^Attar, le Chaykh ^Abdou r-Rahman Al-Hout le délégué des nobles descendants du Prophète (Charif) du gouvernorat de Beyrouth, le Chaykh Basyouni Al-Qaranchawi, le Chaykh Salim Al-Miswati Ad-Dimachqiyy et d’autres qui ont tiré profit de lui et ont par la suite profité à autrui.

Il était connu dans sa ville pour sa science, sa vertu et son soufisme. Les musulmans de sa ville l’estimaient (‘i^tiqad) et le respectaient. A la fin de sa vie, il restait souvent à la mosquée At-Tahham où il passait la nuit auprès de ses élèves. Jusqu’à nos jours il y a encore une rue connue par son nom, c’est-à-dire Zouqaq Al-Qawaqjiyy.

Son décès

Il voyagea en 1305 H vers l’Egypte. Il y séjourna jusqu’après la fête de Al-Fitr puis se mit en route pour le Hijaz. Il accomplit des tours autour de la Ka^bah honorée et fit les trajets entre As-Safa et Al-Marwah. Après s’être désengagé de son rituel, il fut atteint d’une fièvre. Il mourut face à la Maison Sacrée et ce, la nuit du mercredi aprCARSPECIAUX 232 \f « Times New Roman Euro »s l’écoulement de huit nuits de Dhou l-Hijjah de l’an 1305 H. Il fut enterré, que Allah lui fasse miséricorde, entre le site de la Dame Khadijah et celui de ‘Aminah.

Le Mouhaddith ^Abdou l-Hayy Al-Kattaniyy l’a décrit par sa parole : « Il est le spécialiste des chaînes de transmission du Cham du début de ce siècle. C’est selon ses chaînes de transmission que l’on se base essentiellement dans la majeure partie de l’Egypte, du Cham et du Hijaz » fin de citation.

 

 

 

Par le nom de Allah Ar-RaHmaan Ar-RaHiim

La louange est à Allah, par Lui on recherche l’aide, l’Unique non par le nombre, Celui Qui existe sans être l’effet d’autre chose. Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah Celui Dont l’existence est obligatoire selon la raison et je témoigne que Mouhammad est le Messager de Allah, lui qui fait les louanges à Allah, dont le caractère est digne d’éloge. Ô Allah, élève-le en degré, honore-le davantage, préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle et donne-lui davantage de bénédictions ainsi qu’à sa famille et à ses compagnons tant qu’un cœur sera illuminé par la lumière de la science de l’exemption de Allah de toute imperfection (at-tanzih) et tant qu’il y aura des preuves pour renier les idées de at-ta^til c’est-à-dire de la négation de l’existence de Dieu et de Ses attributs et de celles de at-tachbih c’est-à-dire de l’assimilation de Allah à Ses créatures.

 

Ainsi :

Ceci est un traité de croyance du tawhid, la croyance en l’unicité de Allah, pure de toute confusion (hachw) et de toute complication, dont a besoin toute personne qui recherche à atteindre la droiture (mourid), que Allah en fasse profiter tous les esclaves. ‘Amin.

Sache que si quelqu’un te dit : Qui adores-tu ? Alors dis : J’adore Allah, le seul Dieu, Celui Qui n’est pas localisé sur terre ni dans le ciel. Il est avant l’endroit et le temps et Il est maintenant tel qu’Il est de toute éternité. Il n’est pas possible de Lui donner une image dans le cœur car Il n’a pas de semblable parmi les créatures. Sur terre est Sa souveraineté, au paradis Sa miséricorde et en enfer Son châtiment.

S’il te demande : Qu’est-ce que Allah ? Dis : Si tu demandes à propos de Son nom, Allah est Ar-Rahman, le Très-Miséricordieux ; Ar-Rahim, le Miséricordieux ; Il a les noms parfaits. Si tu demandes à propos de Ses attributs, Sa vie Lui est propre, elle est éternelle, Sa science englobe toute chose, Sa puissance est parfaite, Sa sagesse est manifeste, Son ouïe et Sa vue concernent toute chose. Si tu demandes à propos de Son acte, c’est la création des créatures et le fait d’accorder à chaque chose sa valeur. Si tu demandes à propos de Son Être, Il n’est pas un corps ni une caractéristique qui advient au corps (^arad) et Il n’est pas composé. Tout ce qui passe par ton esprit, Allah en est différent. Son Être existe et Son existence est obligatoire selon la raison ; Il n’est pas engendré, Il n’engendre pas et Il n’a pas d’équivalent. Rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit. Celui qui dit : « J’adore l’Être Qui a les attributs propres à Lui-même », voilà le croyant sauvé.

S’il te demande : Quelle est ta preuve sur l’existence de Allah ? Dis : Voilà ce ciel avec ses astres et ses planètes, cette terre avec ses vallées et ses eaux, cette végétation avec la variété de ses arbres et de ses fruits, ces animaux avec la diversité de leurs formes et de leurs actes, tout cela indique l’existence de son Créateur, Son unicité, Son éternité et Sa toute-puissance.

S’il dit : Comment cela le prouve ? Dis : Tout cela fait partie du possible selon la raison qui admet l’anéantissement. Et tout ce qui est ainsi entre en existence, est créé. Puisque cela entre en existence, cela nécessite Qui le fait entrer en existence, Qui lui donne l’existence. Ou bien dis : Cela existe après n’avoir pas existé. Tout ce qui existe après n’avoir pas existé a indispensablement Qui l’a fait exister, Qui l’a fait surgir du néant à l’existence. Ces créatures ont indispensablement Qui leur a donné l’existence, Qui les a fait exister et c’est Allah Qui a la toute perfection qui est digne de Lui et Qui est exempt d’imperfection (soubhanahou wa ta^ala).

S’il te dit : Quelle est ta preuve de leur entrée en existence ? Dis : c’est le fait que toutes ces choses sont attribuées des caractéristiques qui adviennent aux corps (^arad), qui évoluent du néant à l’existence et de l’existence au néant. Et tout ce qui change entre en existence. Si les choses entraient en existence de par elles-mêmes, cela requerrait de faire prévaloir ce qui a prévalu, - à savoir leur existence -, et ce sans aucune raison, ce qui est infondé. En effet Celui Qui est exempt de début, s’il Lui arrivait l’anéantissement, l’existence Lui serait possible selon la raison, et non obligatoire, tout comme l’anéantissement, de par l’hypothèse qu’Il serait caractérisable par eux deux. Or celui dont l’existence est possible selon la raison, son existence ne peut être qu’entrée en existence, ayant un début, en raison du besoin qu’il a de Qui fait prévaloir son existence sur son inexistence. Si la caractéristique qui advient au corps (al-^arad) existait de par elle-même et était définie de par elle-même, elle requerrait le changement de sa réalité. Car la réalité d’une caractéristique qui advient au corps, c’est qu’elle n’existe pas de par elle-même, elle n’est pas définie de par elle-même et ne se transfert pas de par elle-même. Or, le changement de la réalité est impossible et ce qui entraîne une impossibilité est en soi impossible. Ainsi son arrivée à l’existence de par elle-même, sa définition de par elle-même et son transfert de par elle-même sont impossibles. En effet, le corps est soi en mouvement, soit immobile et il n’est pas possible que lors de son mouvement, son immobilité coexiste en lui. De même, si le corps était immobile lors de son mouvement, les deux opposés seraient réunis mais leur réunion est impossible. Enfin, il n’est pas possible qu’il y ait un corps qui ne soit ni en mouvement ni immobile, ni décomposé ni rassemblé. Il n’est pas possible que les corps ne soient pas concernés par certaines des caractéristiques qui adviennent aux corps. Car s’il était possible qu’ils ne soient pas concernés par certaines d’entre elles, il serait possible qu’ils ne soient pas concernés par la totalité d’entre elles, ce qui est infondé.

S’il te dit : Où est Allah ? Dis : Il est avec tout un chacun par Sa science et non par Son Être, supérieur à tout un chacun par Sa toute-puissance, manifeste par toute chose (Dhahir) par les manifestations de Ses attributs, inaccessible de par la réalité de Son Être (Batin) c’est-à-dire qu’il n’est pas possible de Le concevoir dans l’imagination, exempt qu’Il est de la direction et du corps. Ainsi, on ne dit pas qu’Il a une droite, une gauche, un derrière ou un devant, ni qu’Il est au-dessus du Trône ni en dessous, ni à sa droite ni à sa gauche, ni à l’intérieur du monde ni en-dehors de lui. On ne dit pas : Lui seul sait son endroit.

Celui qui dit : Je ne sais par si Allah est au ciel ou sur terre est devenu mécréant car il aura considéré l’un des deux comme étant un endroit pour Lui.

S’il te demande : Quelle est ta preuve sur cela ? Dis lui : Car s’Il avait une direction ou s’Il était dans une direction, Il serait délimité. Or tout ce qui est délimité est entré en existence et l’entrée en existence est impossible s’agissant de Lui.

S’il te demande : Qu’est-ce qui est obligatoire s’agissant de Lui ta^ala et qu’est-ce qui est impossible à Son sujet ? Dis : Toute perfection qui est digne de Lui est obligatoire s’agissant de Lui et toute imperfection est impossible à Son sujet.

Parmi ce qui est obligatoire s’agissant de Lui ta^ala, après l’existence, il y a :

L’exemption de début : C’est-à-dire qu’il n’y a pas de début à Son existence et qu’il est impossible à Son sujet l’entrée en existence. La preuve pour cela : c’est que s’Il n’était pas de toute éternité, Il serait entré en existence et s’Il était entré en existence, Il nécessiterait qui L’a fait entrer en existence, car tout ce qui entre en existence a indispensablement qui le fait entrer en existence. Alors, celui qui l’a fait entrer en existence nécessiterait lui-même un autre qui le fait entrer en existence et ainsi de suite, infiniment. Or l’entrée en existence de ce qui est infini dans le passé est impossible selon la raison et ce qui est lié à une chose impossible est impossible.

Il est obligatoire s’agissant de Lui ta^ala, l’exemption de fin : C’est-à-dire qu’il n’y a pas de fin à Son existence, il est impossible à Son sujet l’advenue de l’anéantissement. La preuve pour cela est la suivante : s’il ne Lui était pas obligatoire l’exemption de fin, il Lui serait possible d’être anéanti. Or l’anéantissement est impossible à Son sujet car s’Il était possible qu’Il soit anéanti, il ne serait pas exempt de début, Il ferait alors partie de tout ce qui est possible selon la raison. Or tout ce qui est possible selon la raison est sujet à l’entrée en existence et l’entrée en existence est impossible à Son sujet.

Il est obligatoire s’agissant de Lui Sa non-ressemblance avec ce qui entre en existence : il est impossible qu’Il soit semblable à Ses créatures de par l’être, les attributs et les actes. La preuve pour cela : c’est que s’Il était semblable à une seule chose entrée en existence, Il entrerait en existence comme elle et l’entrée en existence est impossible à Son sujet.

Il est obligatoire s’agissant de Lui ta^ala le non-besoin : c’est-à-dire que Son Être n’a pas besoin d’un endroit où se tenir ni de qui Le fait exister. Il est impossible à Son sujet ce qui s’oppose à cela. La preuve pour cela : C’est que s’Il avait besoin d’un endroit, cela impliquerait qu’Il soit une caractéristique qui arrive à autre que Lui, chose qui est propre à ce qui entre en existence. Or Allah est un être et non une caractéristique. Par ailleurs, s’Il avait besoin de qui Lui donne l’existence, Il serait entré en existence et l’entrée en existence est impossible à Son sujet.

Il est obligatoire s’agissant de Lui l’Unicité de par Son être, Ses attributs et Ses actes. Il est impossible à Son sujet d’être composé, ou d’avoir un équivalent de par Son être ou Ses attributs, ou d’avoir avec Lui un existant qui influe et crée un des actes en réalité. Ainsi le fait de manger rassasie par la création de Allah du rassasiement dans la personne. Le feu brûle par la création de Allah de la brûlure lors de son toucher. Le couteau coupe par la création de Allah de la coupure lors de son utilisation. Ainsi Allah est le Créateur des causes et de leurs effets, le Créateur de la nourriture et du rassasiement qui arrive après avoir mangé. Celui donc qui a cru que le fait de manger rassasie de par soi-même ou que le feu brûle de par lui-même ou que le couteau coupe de par lui-même sans création de la part de Allah, c’est un mécréant. D’autre part ceci n’est pas valable car cela entraînerait que cet effet n’aurait pas besoin de Allah ta^ala, ce qui est invalide.

Celui qui a cru que l’esclave crée ses actes grâce à une force que Allah crée en lui, celui-là est également mécréant car il aura fait que notre Seigneur soubhanahou wa ta^ala aurait besoin pour certains actes d’un intermédiaire. Le fait qu’Il ait un besoin est exclu car s’Il avait besoin de quoi que ce soit, Il aurait une incapacité. Or tout ce qui a une incapacité est entré en existence et l’entrée en existence est impossible à Son sujet.

Celui qui a cru que Allah est Celui Qui a la véritable manifestation de Son acte, qu’Il est le Seul Créateur pour toutes les choses qui entrent en existence, voilà le croyant qui est sauvé. La preuve de Son unicité ta^ala est la suivante : S’Il était composé, Il serait entré en existence et l’entrée en existence est impossible à Son sujet. S’il y avait avec Lui un autre dieu, cela entraînerait que rien de ce monde n’existerait, ce qui est invalide. En effet, de deux choses l’une : soit Ils seraient tous deux d’accord, soit ils ne seraient pas d’accord. S’ils n’étaient pas d’accord, soit la volonté de l’un des deux se réalise soit elle ne se réalise pas. Et si la volonté de l’un des deux se réalise, l’autre aurait donc une incapacité. De plus, si l’un des deux a une incapacité, cela entraîne l’incapacité de l’autre puisqu’il est comme lui. D’autre part si leurs deux volontés ne se réalisent pas, leur impuissance est claire. Et s’ils se mettaient d’accord pour l’existence d’une chose, soit ils la feraient exister ensemble, ce qui entraînerait la réunion de deux êtres manifestant leur acte, de deux créateurs pour une même chose, ce qui est invalide. Soit le premier la ferait exister ensuite le second, ce qui entraînerait l’obtention de ce qui est déjà réalisé. Allah ta^ala dit :

[sourat Al-‘Anbiya’ / 22] ce qui signifie : « Si [les cieux et la terre] avaient un autre dieu que Allah, ils n’existeraient pas. Il est exempt de toute imperfection que [les mécréants] Lui attribuent, Allah, le Seigneur du Trône », c’est-à-dire que les cieux et la terre n’existeraient pas, que les dieux [selon leur prétention] soient d’accord ou ne le soient pas.

Il est obligatoire s’agissant de Lui ta^ala la puissance et il est impossible à Son sujet l’impuissance. La preuve en est que s’Il n’était pas tout puissant, Il aurait une incapacité. S’Il avait une incapacité, ce monde n’existerait pas et ceci est invalide.

Il est obligatoire s’agissant de Lui la volonté. Et il est impossible à Son sujet d’être contraint. La preuve en est que s’Il n’avait pas de volonté pour faire exister ces choses ou les anéantir, Il serait contraint. Or s’Il était contraint, Il aurait une incapacité et tout ce qui a une incapacité est entré en existence.

Il est obligatoire s’agissant de Lui ta^ala la science et c’est un seul attribut qui concerne les choses qui existent et qui n’existent pas dans l’absolu, sans ignorance préalable. Il est impossible à Son sujet l’ignorance et ce qui va dans ce sens. La preuve en est que s’Il ne savait pas toute chose, Il serait ignorant. Or l’ignorance est impossible à Son sujet car s’Il était attribué d’ignorance, ce monde n’existerait pas, ce qui est invalide.

Il est obligatoire s’agissant de Lui ta^ala la vie : C’est un attribut éternel propre à Son Être, qui ne se sépare pas de Lui et ne concerne pas autre chose que Lui. Seul Allah soubhanahou wa ta^ala sait Sa propre réalité. Il est impossible à Son sujet la mort. La preuve en est que s’Il n’avait pas la vie pour attribut, ce monde n’existerait pas, ce qui est invalide. Car Son attribution des attributs qui Lui sont obligatoires selon la raison [la science, la puissance, la volonté, …] est conditionnée par Son attribution de la vie car elle est une condition pour eux. Or l’existence de ce qui est conditionné par quelque chose est invalide sans cette chose.

Il est obligatoire s’agissant de Lui ta^ala l’ouïe qui est exempte d’oreille et de tympan.

Et la vue exempte de rétine, de globes oculaires et de ce qui est de cet ordre. Il est impossible à Son sujet la surdité et la cécité et ce qui va dans ce sens. La preuve en est Sa parole ta^ala :[sourat Taha / 46] ce qui signifie : « Il a dit : N’ayez pas peur, Je suis avec vous, J’entends et Je vois » et Sa parole : [sourat Ach-Choura / 11] ce qui signifie : « Et il est Celui Qui entend et Qui voit ». S’Il n’avait pas ces deux attributs, Il aurait pour attributs leurs opposés, ce qui constituerait une imperfection et l’imperfection est impossible à Son sujet en raison de la nécessité de qui la lui comblerait. Or ceci requiert Son entrée en existence et l’entrée en existence est impossible à Son sujet.

Il est obligatoire s’agissant de Lui ta^ala la parole qui est un attribut éternel propre à Son Être ta^ala qui est l’expression de ce qu’Il sait, qui n’est pas de lettre ni de voix, qui n’est pas qualifiée par le fait de précéder ni de succéder, ni par les voyelles ni par la syntaxe. Il est impossible à Son sujet le fait d’être muet et ce qui va dans ce sens. La preuve en est Sa parole ta^ala :[sourat An-Niça’ / 64] ce qui signifie : « Et Allah a parlé à Mouça assurément ». De même, s’Il n’avait pas pour attribut la parole, Il aurait pour attribut l’opposé de cela, ce qui est un défaut et qui est impossible à Son sujet.

Si quelqu’un dit : Si la parole de Allah était sans lettres ni voix, comment Mouça l’a-t-il entendue ?

La réponse : C’est que de façon exceptionnelle, Allah a levé pour lui l’empêchement et il a entendu la parole divine, qui est sans comment, sans limitation, sans direction. S’il te dit : Le Qour’an est la parole de Allah, il est écrit dans les livres du Qour’an (mous-haf), récité par les langues, entendu par les oreilles, autant de choses qui sont des caractères de ce qui entre indispensablement en existence ? Dis : Oui, il est dans nos Mous-haf, avec ses formes d’écritures, les images des lettres qui en sont une expression, mémorisé dans nos cœurs par des termes qui y sont conçus, récité par nos langues avec ses lettres qui y sont prononcées, entendu par nos oreilles. Malgré cela, il n’y est pas incarné. Il s’agit bien d’une acception du terme Al-Qour’an, désignant Sa parole exempte de début, propre à Son Être, qui peut être écrit, récité à l’aide d’images et de formes définies concernant les lettres qui en sont une expression. Si le voile était levé pour nous et que nous entendions la parole divine, nous en comprendrions l’ordre comme : [sourat Al-Baqarah / 43] ce qui signifie : « Et accomplissez la prière », l’interdiction comme : [sourat Al-‘Isra’ / 32] ce qui signifie : « N’approchez pas la fornication » et ce qui est du même ordre.

Ainsi, le Qour’an, dans le sens de l’expression descendue par révélation, est constitué des mots qui sont une expression des significations de la parole de Allah et il n’est pas permis de dire qu’il est entré en existence, même si telle est la réalité. S’il l’on vise par « parole de Allah » l’expression descendue par révélation sur notre maître Mouhammad, il s’agit de sons, de lettres qui se succèdent, qui sont une expression de la parole éternelle et non la parole elle-même. Si l’on dit « le Qour’an est la parole de Allah, éternelle, exempte de début et de fin », il s’agit du terme par lequel on vise la parole même, propre à l’Être de Allah de toute éternité. Si l’on emploie le terme Al-Qour’an au sujet de l’expression révélée descendue sur notre maître Mouhammad, il s’agit du terme par lequel on vise ces expressions qui sont des lettres et des sons, que Jibril a enseignées à Mouhammad et que lui-même, Jibril a reçues de la Table Préservée sur ordre de Allah et non de sa composition. Cependant il est permis de dire au sujet du Qour’an dans le sens des termes révélés, dans un contexte d’enseignement, qu’il est entré en existence, créé. Mais dans un autre contexte que celui-ci on n’emploie pas cette expression du fait qu’elle suggère l’entrée en existence de la parole propre à l’Être de Allah. Dans le contexte d’enseignement, il est toutefois indispensable d’enseigner cela pour que l’on ne croit pas que les termes sont éternels exempts de début et de fin, ce qui constituerait un entêtement et un refus de ce qui est clair. D’autre part, il n’est pas permis de croire que Allah récite les termes du Qour’an tout comme nous les récitons. S’il était possible s’agissant de Lui la récitation, tout comme nous nous récitons, Il aurait une ressemblance avec nous.

S’il te dit : Par quoi a existé le monde ? Dis : par l’attribut de faire exister (at-takwin). La preuve en est que si le monde n’avait pas été fait exister, Allah ne ferait pas exister. Et s’Il ne faisait pas exister, le monde n’existerait pas, ce qui est infondé.

S’il te dit : Qu’est-ce que l’attribut de faire exister (at-takwin) ? Dis : C’est un attribut de toute éternité propre à Son Être ta^ala par lequel a lieu l’entrée en existence et l’anéantissement. S’il se rapporte au fait de créer, il est appelé création (khalq). S’il se rapporte au fait de donner une image, il est appelé façonnement (taswir). S’il se rapporte au fait de donner la subsistance, il est appelé ainsi (razq). S’il se rapporte au fait de donner la vie, il est appelé animation (‘ihya’). S’il se rapporte au fait de donner la mort, il est appelé ainsi (‘imatah) et ce qui est semblable à cela. On l’appelle : L’attribut des actes. ..

S’il te dit : Quelle est ta preuve sur l’éternité de at-takwin ? Dis : S’il était entré en existence, cela requerrait le fait que Son Être ta^ala n’en soit pas attribué de toute éternité, puis qu’Il en deviendrait attribué, ce qui impliquerait le changement par rapport à ce qu’Il aurait été et ceci est propre à ce qui entre en existence, cela requerrait l’impossibilité que ce monde soit fait entrer en existence (takawwoun), ce qui est infondé. Si ce monde était entré en existence sans être fait entrer en existence, cela impliquerait que ce qui est entré en existence se passe de Qui fait entrer en existence, ce qui est clairement infondé.

S’il dit : Est-il possible que Allah fasse exister mieux que ce monde ou l’anéantisse ? Alors dis : Oui, si Allah sait de toute éternité, veut de toute éternité et fait par Sa puissance que cela ait lieu. Mais Allah sait, veut et fait que cela n’ait pas lieu. On ne dit pas : Il ne le peut pas en raison du manque de respect que comporte cette parole. La puissance par ailleurs ne se rapporte pas à ce qui est obligatoire ni à ce qui est impossible. Ainsi, on ne dit pas que Allah peut avoir un fils, entre autre.

S’il te dit : Que Lui est-il possible soubhanahou wa ta^ala ? Dis : De faire tout ce qui est possible ou de ne pas le faire comme l’envoi des messagers, la révélation des livres, la félicité de Untel et le malheur de Untel, faire entrer Untel en Enfer et Untel au Paradis. Parmi cela, il y a également notre vision de Allah soubhanahou wa ta^ala dans l’au-delà. La preuve en est que s’il Lui était obligatoire de faire une chose ou bien s’il Lui était impossible de la faire, Il serait contraint, dominé. Et s’Il était contraint, Il aurait une incapacité et s’Il avait une incapacité, rien de ce monde n’existerait, ce qui est infondé.

S’il dit : Comment verrons-nous Allah alors qu’Il dit : [sourat Al-‘An^am / 103] ce qui signifie : « Les vues ne L’atteignent pas » et que la vision requiert qu’Il soit un corps localisé dans une direction ? Alors dis : Nous Le verrons ta^ala sans comment, sans semblable et sans qu’Il soit dans un endroit. L’endroit concerne ceux qui voient. Nous Le verrons par une capacité que Allah ta^ala nous crée. La vision ne requiert pas la perception sensorielle. Il a par ailleurs fait dépendre Sa vision d’une chose possible, à savoir que la montagne reste stable. Or ce qui dépend d’une chose possible est en soi une possibilité. Sa vision ta^ala est donc possible. Il a dit ta^ala : [sourat Al-Qiyamah / 22-23] ce qui signifie : « Des visages ce jour-là seront resplendissants. Ils verront leur Seigneur ».

S’il dit : Combien sont les messagers de Allah ? Dis : J’ai pour croyance que Allah a envoyé des messagers annonciateurs de bonne nouvelle, avertisseurs d’un châtiment. Le premier d’entre eux est ‘Adam et le dernier Mouhammad, que Allah les honore et les élève tous en degré.

S’il te dit : Qui est Mouhammad ? Dis : Notre prophète Mouhammad fils de ^Abdou l-Lah fils de ^Abdou l-Mouttalib, le Mecquois, le Médinois, le Qourachite, le Hachimite, l’Elu de Allah et Son messager à toute Sa création, par lequel Il a scellé l’envoi des prophètes. Il l’a envoyé par miséricorde pour les mondes. Il a fait que sa Loi abroge toutes les autres. Il lui a accordé un mérite par rapport à toutes les créatures. Après lui viennent par ordre de mérite Ibrahim Al-Khalil – Abraham -, ensuite Mouça – Moïse -, ensuite ^Iça – Jésus -, ensuite Nouh -Noé – puis le reste des messagers, et ensuite les prophètes.

S’il dit : Que leur est-il obligatoire, que leur est-il possible et que leur est-il impossible ? Dis : Il est obligatoire s’agissant d’eux la véracité et il leur est impossible le mensonge. La preuve pour cela : C’est que s’ils n’étaient pas véridiques, ils auraient menti concernant Son message ta^ala tout en étant confirmés par le miracle. En effet, le miracle est comme s’Il dit : Mon esclave dit vrai dans tout ce qu’il transmet de Ma part. Or confirmer la véracité du menteur est un mensonge. Et le mensonge est impossible à Son sujet.

Il leur est obligatoire l’honnêteté et la transmission du message et il leur est impossible la trahison et le fait de ne pas divulguer ce qu’ils ont eu l’ordre de transmettre.

Il est possible à leur sujet, ^alayhimou s-salatou wa s-salam ce qui est de l’ordre des aléas humains ne portant pas atteinte à leur rang élevé, comme la prise de nourriture, le mariage et les maladies. La preuve en est l’observation que ces choses leur sont arrivées. Car si ces choses ne leur étaient pas possibles, elles ne leur seraient pas arrivées et tout ce qui est ainsi leur est possible.

S’il te dit : Quelle est la sagesse dans leur envoi ? Dis : L’avertissement pour ceux qui sont distraits et une preuve contre les prétextes de ceux qui se cherchent des excuses, pour que les gens n’aient plus aucune justification après l’envoi des messagers.

S’il te dit : Combien de Livres leur ont été descendus ? Dis : Nous avons pour croyance que Allah a fait descendre des Livres à Ses prophètes parmi lesquels : La Torah (At-Tawrah) à Moïse (Mouça), L’Evangile véritable (Al-‘Injil) à Jésus (^Iça), Les Psaumes (Az-Zabour) à David (Dawoud) et le Qour’an, le meilleur d’entre eux qui prime sur tous les autres Livres célestes à Mouhammad la meilleure des créatures. Tous ces Livres appellent à l’adoration de Allah Lui seul. La religion de vérité selon le jugement de Allah, c’est l’Islam.

S’il te dit : Qu’est-ce que l’Islam ? Alors dis : L’Islam, c’est que tu témoignes qu’il n’est de dieu que Allah et que Mouhammad est le Messager de Allah, que tu accomplisses la prière, que tu t’acquittes de l’aumône obligatoire (az-zakat), que tu jeûnes le mois de Ramadan, que tu accomplisses le pèlerinage à la Maison Sacrée si tu trouves les moyens pour t’y rendre et revenir.

S’il te dit : Qu’est-ce que la foi ? Alors dis : La foi, c’est que tu croies en Allah, en Ses anges, en Ses Livres, en Ses Messagers, au jour dernier et que tu croies en la prédestination du bien et du mal. Sa réalité, c’est de croire en la véracité de ce qui est transmis. Son opposé, c’est le reniement et le démenti. Son fruit, ce sont les bons actes. Reconnaître le Message est une condition de validité pour l’accomplissement des actes. La foi n’est acceptée de personne sans l’Islam. Celui qui manque au fait de croire en la véracité de ce qui est transmis, c’est un mécréant (kafir) selon le jugement de Allah. Celui qui manque à un acte, c’est un grand pécheur (faciq). Il n’est pas permis de dire : Je suis croyant si Dieu le veut (‘in cha’a l-Lah). Mais de nombreux savants de ‘Ahlou s-Sounnah ont dit : C’est permis si ce n’est pas par doute.

S’il te dit : Al-‘iman est-il entré en existence ou est-il de toute éternité ? Alors dis : Ce terme est employé dans deux sens. Le premier : c’est que Allah sait la réalité de Son Être, de Ses attributs et de Ses actes. Dans ce sens-là, il (at-tasdiq) est de toute éternité.

Le deuxième : c’est notre reconnaissance la réalité de l’être de Celui Qui nous donne l’existence, de Ses attributs et de Ses actes. Dans ce sens, il est entré en existence par Allah Qui l’a fait entrer en existence en nous.

Al-‘Iman s’agissant de Allah, c’est le fait que Allah sache de toute éternité la véracité de ce avec quoi sont venus les prophètes. Et notre foi(‘iman) en ce avec quoi sont venus les prophètes, c’est la foi en les choses cachées [d’ordinaire aux sens et à la raison] (al-ghayb).

S’il te dit : Que signifie la foi en les anges ? Dis : c’est le fait de croire (at-tasdiq) en la réalité de leur existence. La préservation (al-^ismah) leur est obligatoire, comme pour les prophètes. Faire les péchés leur est impossible, tout comme les désirs humains. La mort leur est possible. Ils ne sont pas qualifiés par le fait d’être mâle ou femelle mais ce sont des esclaves honorés. Ils ne désobéissent pas à Allah en ce qu’Il leur ordonne et ils font tout ce qu’ils ont l’ordre de faire.

S’il te dit : Que signifie la foi en la prédestination ? Dis : C’est que tu aies pour croyance que le bien ou le mal qui t’a atteint, c’est de la part de Allah par création et par prédestination. Ne se produit dans ce qui Lui appartient que ce qu’Il veut. L’esclave n’a que l’acquisition de ses actes. On attribue le mal à la personne par métonymie en raison de la part du libre choix. Les calames sont levés et les livrets ont séché, ils comportent ce qui va avoir lieu : [sourat As-Saffat / 96] ce qui signifie : « Et Allah vous a créés ainsi que ce que vous faites ».

S’il te dit : Que signifie croire au jour dernier ? Dis : C’est que tu croies en la vie de l’au-delà et ce qui va avoir lieu comme résurrection, exposition des actes et rétribution, en la balance qui a deux plateaux et une potence et en la pesée des actes, la réception du Livre des actes par la main droite ou par la main gauche par derrière le dos, le passage sur le pont, la venue au bassin de L’Elu (Al-Moustafa), en Son intercession qui sera générale et particulière, le châtiment des mécréants en Enfer, la félicité des croyants au Paradis, et la plus grande félicité qui sera la joie de regarder Son Être honoré.

 

Que Allah nous l’accorde ainsi que la compagnie du Prophète, que Allah l’honore davantage ainsi que sa famille et ses compagnons jusqu’au jour de la résurrection, chaque fois que le citent ceux qui le citent et qu’oublient de le citer ceux qui oublient.

 

Terminé ici par la grâce de Allah.

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Rappel : interdire le mal

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur février 6, 2011
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Je commence par le nom de Allah Ar-Rahman Ar-Rahim

 

La louange est à Allah le Seigneur des mondes, Lui Qui a légalisé l’ordre du bien et l’interdiction du mal dans la religion. Que l’honneur et l’élévation en degré soient accordés à notre maître Mouhammad ainsi qu’aux membres bons et purs de sa famille, eux qui ont ordonné le bien et interdit le mal, ainsi qu’à ceux qui les ont suivis jusqu’au jour du jugement.
Le Messager de Allah a dit : (man ‘arda l-Laha bisakhati n-naci radiya l-Lahou ^anhou wa ‘arda ^anhou n-nas ; wa man ‘askhata l-Laha birida n-naci sakhita l-Lahou ^alayhi wa ‘askhata ^alayhi n-nas) ce qui signifie : « Celui qui recherche l’agrément de Allah par le désagrément des gens, Allah l’agrée et Il fait que les gens pieux soient satisfaits de lui. Celui qui manque l’agrément de Allah en satisfaisant les gens, Allah ne l’agrée pas et les gens pieux ne seront pas satisfaits de lui » [rapporté par Ibnou Hibban qui l’a jugé sahih].

 

Le Messager de Allah a dit :  (‘inna n-naça ‘idha ra’awou l-mounkara falam youghayyirouhou ‘awchaka ‘an ya^oummahoumou l-Lahou bi^iqab) ce qui signifie : « Lorsque les gens voient ce qui est blâmable et ne le changent pas, ils risquent d’être atteints par un châtiment de la part de Allah » [rapporté par l’Imam Ahmad Ibnou Hanbal dans son Mousnad à partir du hadith de Abou Bakr, que Allah l’agrée].

La signification du hadith est que Allah leur fait parvenir un châtiment s’ils délaissent l’interdiction du mal. Il fait que s’abattent sur eux des catastrophes et des épreuves dans le bas monde avant même l’au-delà. Il n’y a pas de doute que les épreuves qui atteignent les musulmans dans ces époques sont les mauvaises conséquences de l’abandon de l’interdiction du mal.

Par ailleurs, le plus grand mal c’est la mécréance et il s’est répandu des choses blâmables qui sont de l’ordre de la mécréance  entre certaines personnes de sorte à devenir chez certains ignorants comme des salutations qu’ils utilisent pour se saluer les uns les autres. Des paroles de mécréance se sont répandues entre les gens depuis des siècles mais elles sont devenues plus nombreuses dans cette époque.

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