Chaykhaboulaliyah's Blog


Transactions interdites : Il est interdit de vendre ce qui n’a pas d’utilité.

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur juin 20, 2022

Il est interdit de vendre ce qui n’a pas d’utilité.

Le pain brulé par exemple, n’a pas d’utilité concrète. Il n’est donc pas permis qu’on en achète car on ne peut pas en manger.

Et il y a des choses qui n’ont pas d’utilité légale selon la loi de l’islam, même si concrètement elles ont une utilité (instruments de musiques interdits).

Il n’est pas permis d’acheter ce qui ne comporte pas d’utilité c’est-à-dire qui n’a pas d’utilité concrète (matériel) ou qui n’a pas d’utilité légale.

Exemples :

Il n’est pas permis non plus de vendre des instruments de musique interdits ainsi que des croix en or ou en argent car il n’y a pas d’utilité légale, même si concrètement, matériellement, il y en a.

Les petits insectes comme les fourmis n’ont pas d’utilité. Il n’est pas valide non plus de vendre ce qui a une image d’être dotée d’âme, exceptée la poupée de petite fille pour que les petites filles jouent avec. Mais la vente d’image de chien ou d’oiseau, cela n’est pas permis, même pour les petites filles.

Si quelqu’un a besoin d’une photo d’un animal, la vente n’est pas valide. Mais il peut l’obtenir à titre de don. C’est-à-dire qu’il donne l’argent sans attendre rien en retour et l’autre donne les photos sans attendre rien en retour. Cela s’appelle le don de part et d’autre.

Également parmi les choses qui ne comportent pas d’utilité selon la loi de l’islam, il y a les insectes de la terre, le serpent, le scorpion, la souris, les coléoptères et ce qui est de cet ordre… 

Cependant, il n’est pas valide de vendre ni d’acheter un chien même s’il est dressé, même s’il sait chasser car le Prophète a interdit de vendre le chien. Mais il est valide de dresser un chien pour la garde ou surveiller le bétail…

Contrairement aux animaux qui présentent une utilité valide dans la loi de l’islam comme AD Dabb (gros lézard qui vit dans le désert et qui est mangé par les arabes) ou les sangsues (pour extraire le mauvais sang).

De plus, il n’est pas permis de vendre des fauves (lion, loup, tigre…) qui n’ont pas d’utilité considérée dans la loi de l’islam.

Contrairement à certains autres animaux sauvages comme l’hyène qui est licite à la consommation dans l’école de l’imam Ach Chaafi^iyy, le guépard (utile pour la chasse) et l’éléphant (utile pour le combat) qu’il est valide d’acheter.

Pour la contrepartie de la vente aussi, il est une condition que cela ait une utilité.

Règle : Il n’est pas valable de vendre ce en quoi il n’y a pas d’utilité car ce n’est pas considéré comme étant un bien marchand. Donc prendre de l’argent en contrepartie de cette chose est défendu.

Il n’y a pas d’utilité selon deux cas :

– soit parce que ce sont des choses qui sont viles (insectes qui ne comportent pas d’utilité, coléoptères, serpent), il n’y a pas de considération à accorder aux utilités dans certains insectes, comme le venin du serpent qui peut être utile pour certaines choses.

– soit parce que ce sont des choses en très petites quantités. Comme deux grains de blé ou d’orge n’ont pas d’utilité. Et donc leur vente n’est pas valable.

Il n’est pas valable de vendre les fauves ou les volatiles qui ne sont pas utiles tels que le lion, le loup et le milan noir (rapace qui propage le feu). On ne prend pas en compte l’intérêt de la peau après la mort, ni celui des plumes (pour les flèches), ni le fait que des rois achètent ces animaux pour le prestige.


L’exception c’est ce qui constitue une utilité comme le guépard pour la chasse, l’éléphant pour le combat, les abeilles pour le miel, le paon pour l’apaisement de la vue avec ses couleurs.

Transactions interdites : le fait de vendre ce que l’on n’a pas la capacité de remettre

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur juin 20, 2022

Parmi les ventes qui sont interdites, il y a le fait de vendre ce que l’on n’a pas la capacité de remettre.


Il y a toutefois une exception. C’est dans le cas où l’acheteur a la capacité de prendre possession du bien vendu. Dans ce cas-là, la vente est permise et valide.

Par conséquent, il n’est pas valide de vendre ce qui est égaré. Il n’est pas valable non plus de vendre ce qui a été pris injustement de force, ni de vendre ce qui a fugué, pour celui qui n’a pas la capacité de le ramener. Contrairement à celui qui peut le récupérer sans avoir à engager beaucoup de frais et beaucoup d’efforts. Dans ce cas-là, cela est permis.

Règle : ce que l’on n’a pas la capacité de remettre à l’acheteur, ne peut pas être vendu.

Exemple :

On a pris de force la maison de quelqu’un. A l’origine cet homme est propriétaire, il n’a pas la capacité de la remettre à un éventuel acheteur. Donc il ne peut pas la vendre.

Néanmoins, si celui à qui il vend ce bien a la capacité de le récupérer de l’injuste, dans ce cas, cela est permis.

Il lui dit par exemple : “je te vends cette maison pour tant.”

Et l’autre, celui qui a acheté est quelqu’un qui a un pouvoir, une certaine force, il peut chasser celui qui a usurpé cette maison qu’il a prise de force et tirer profit du bien. Dans ce cas, cela est valable.

Transactions interdites : il n’est pas valable que quelqu’un qui est non responsable vende ou qu’on lui vende, autrement dit qu’il achète de nous

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur juin 20, 2022

La vente ou l’achat par un fou ou par un enfant n’est pas valable car il n’est pas valide que l’un des deux contractants ne soit pas responsable, selon l’école de l’imam Ach Chaafi^iyy.

Toutefois, la vente par l’enfant qui a atteint le discernement est permise avec l’autorisation de son tuteur selon l’école de jurisprudence de AHmad Ibnou Hanbal.

Celui qui est fou et celui qui n’est pas pubère, il n’est pas valable qu’il vende son bien et que quelqu’un achète de lui.

Cependant, certains imams ont considéré que la vente effectuée par un enfant qui a atteint le discernement est valide avec l’autorisation de son tuteur.

Si c’est un enfant qui a 7 ans, 8 ans, 9 ans, 10 ans, qui n’a pas encore vu le maniyy, qui n’est pas responsable, la vente effectuée par lui n’est pas valide. C’est son tuteur qui vend les biens de cet enfant pour lui. Ce n’est pas l’enfant qui les vend lui-même.

Exemples :

– Si un enfant qui n’est pas pubère va à la mer pêcher un poisson, le poisson lui appartient. Mais il n’a pas à le vendre car la vente effectuée par l’enfant n’est pas valide. C’est son père qui va vendre au prix courant, le poisson pour son fils et va prendre en compte l’intérêt de l’enfant.

– Également si un enfant va à la forêt ramasser du bois, ce bois devient sa propriété. Et c’est son père qui va le vendre pour lui.

– De même, si la mère de l’enfant qui n’a pas atteint la puberté meurt, il aura sa part de l’héritage mais ce n’est pas lui qui va le gérer, c’est son père qui va le gérer dans l’intérêt de l’enfant.

– De même, si quelqu’un veut offrir un cadeau à l’enfant, c’est son père qui va accepter le cadeau et va le réceptionner pour lui, selon l’école de l’imam Ach Chaafi^iyy.

Dans l’école de l’imam Ach Chaafi^iyy, si quelqu’un veut donner un bien à un enfant, le bien n’entre dans la propriété de l’enfant que si le père l’accepte pour lui.

A le même jugement la vente qui est effectuée par quelqu’un qui est sous la contrainte (ce n’est pas valide).

Une personne sous la contraire est celle qui est menacée de mort, ou de lui couper un membre, ou de le frapper violemment, et ce qui est de cet ordre.

En effet, cette vente n’est pas valide car pour cette vente là il est comme quelqu’un qui n’est pas responsable.

Dans le Hadiith, le Messager de Allaah a dit ce qui signifie : “Allaah ne charge pas ma communauté pour l’erreur, l’oubli et ce qu’ils sont amenés à faire sous la contrainte.”

– Hadiith rapporté par At Tirmidhiyy 

La contrainte ici est différente selon les situations et les sujets.

Exemple : Dans certains cas la menace d’emprisonnement est une contrainte et pour d’autres sujets elle n’est pas considérée comme une contrainte.

Il faut prendre des précautions et ne pas déduire des généralisations tout seul.

Si quelqu’un par exemple est menacée par quelque chose qui est moindre que d’être tué pour tuer un musulman, les savants n’ont pas considéré cela comme étant une contrainte.

Mais s’il est menacé d’être tué s’il ne tue pas un musulman, cela est considéré comme une contrainte mais cela ne l’autorise pas à tuer le musulman.

Dès lors qu’il est interdit de menacer quelqu’un à vendre son bien, il est interdit d’acheter de quelqu’un qui est contraint sauf si la contrainte est selon la loi de l’islam.

Dans certains cas, la contrainte est que quelqu’un a emprunté de l’argent, il a hypothéqué un bien, et puis il n’a pas les moyens de rembourser. Le juge va le contraindre à vendre son bien pour rembourser sa dette.

Cela est une contrainte légale conforme à la loi de l’islam et donc il est permis de vendre et d’acheter de cette personne.

La preuve qu’il est une condition qu’il n’y ait pas de contrainte pour la validité de la vente, c’est le verset 29 de souurat An Niça.

Dieu dit ce qui signifie : “Sauf s’il s’agit d’un commerce de plein gré.”

Il doit y avoir consentement mutuel dans la vente.

La parole du Prophète qui signifie : “La vente est par consentement mutuel.”

– Hadiith rapporté par Ibnou Hibban et Ibnou Maajah

Ce sont les preuves que la contrainte invalide la vente.

Si quelqu’un vend à celui qui est fou ou celui qui n’est pas pubère, il tombe dans le péché. C’est la personne pubère qui tombe dans le péché et non le fou ni l’enfant qui n’est pas pubère.

Transactions interdites : il est également interdit de vendre ce qui n’a pas été vu, mais il est permis selon un avis de Ach Chaafi^iyy

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur juin 20, 2022

il est interdit de vendre un bien qui n’a pas été vu par les deux contractants ou par l’un des deux.

C’est l’avis le plus réputé de l’école chaafi^ites.

Mais la majorité des savants autorise cette vente mais à condition qu’il y ait la possibilité de rendre la marchandise lorsqu’il la voit.

Ach Chaafi^iyy a un avis pour la validité de cette vente si l’article est décrit d’une description qui fait qu’il ne soit pas inconnu.

Exemple : quelqu’un va voir un autre et lui dit : j’ai une voiture et qui a telle et telle caractéristique (année, marque, km, couleur…).

-Selon un avis (chez les chaafi^ites) cette vente n’est pas valable (car la marchandise n’a pas été vue).

-Selon un deuxième avis (chez les chaafi^ites), la vente est valide à condition qu’il y ait une description qui élimine le caractère inconnu et qu’il a la capacité  de choisir lorsqu’il voit l’article (c’est à dire qu’il peut revenir sur cette vente).

Transactions interdites : La vente de la part de celui qui n’a pas de droit de propriété, ni de tutelle, ni de procuration.

Posted in cours général,islam,jurisprudence,Livre,société par chaykhaboulaliyah sur juin 20, 2022

On parle ici de la personne à qui il est interdit de procéder à la vente et celle qui vend ce qui ne lui appartient pas et qui n’a pas non plus un droit de tutelle (sur le bien ou sur la personne qui est propriétaire du bien) par une des voies légales.

Ce n’est pas comme quelqu’un qui a été placé sous tutelle car il n’a pas la capacité de gérer ses biens et qu’un autre vende ce qui lui appartient.

Ce bien n’appartient pas à son enfant par exemple et il n’a pas non plus de procuration et il n’est pas non plus un qaaDii (juge légal islamique).

Ici, il s’agit d’une personne qui vend sans être aucun de ces cas cités.

Dans ce cas-là, cette vente n’est pas permise pour lui.

Exemple : Si quelqu’un, sans que le propriétaire du bien ne lui fasse une procuration, vient voir un autre et lui dit : je te vends cette voiture.

Or la voiture ne lui appartient pas, il n’a pas été mandaté par le propriétaire et il n’a pas de tutelle sur le propriétaire du bien. Cette vente n’est donc pas valable et la personne commet un péché.

Cependant, s’il avait une tutelle sur les biens d’autrui comme s’il était par exemple le tuteur d’un orphelin ou le père de l’enfant, dans ce cas, il est permis de vendre le bien de l’enfant ou de l’orphelin.

Cependant, il doit prendre en compte l’intérêt de celui qui est sous sa tutelle ou celui qui lui a donné la procuration.

Règle générale : si quelqu’un n’a pas le droit de propriété, n’a pas le droit de tutelle, n’a pas de procuration, il est interdit de vendre ce qui ne lui appartient pas. Par conséquent, la vente n’est pas valable et il commet un péché.

S’il a une tutelle ou une procuration, il peut vendre mais il doit prendre en considération l’intérêt de la personne.

Cas de figure : quelqu’un entre dans une boutique, il n’est pas le propriétaire de la boutique, il n’est pas tuteur du propriétaire du magasin et il n’a pas reçu de procuration de la part du propriétaire.

Il y a un client qui entre et lui dit : vends-moi telle chose. Si la personne lui vend quelque chose, alors cette vente (al fouDouliyy) n’est pas permise.

Information supplémentaire : si par la suite le propriétaire de la marchandise vient après que la personne ait fait cet acte et valide cette vente (il dit : je valide cette vente) alors c’est une vente qui est valide.

Ad-Daliil al-qawiim : 77 78 79 80 81 82     Réfutation de mises en doute des moutazilites

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur Mai 27, 2022

77      Réfutation d’une tentative de mise en doute des moutazilites

Ils ont dit que l’injustice des esclaves les uns envers les autres est quelque chose qui se produit de leur part sans aucun doute, et que ce n’est donc pas quelque chose qui est voulue par Dieu. Preuve en est la parole de Allah :

﴿وما الله يريد ظلما للعباد﴾

Sourat Ghafir selon eux que Dieu ne veut pas l’injustice envers les esclaves.

Notre réponse à cela est que Allah a nié le fait d’être injuste Lui envers ses esclaves. Mais il n’a pas nié sa volonté que les esclaves soient injustes les uns envers les autres. Ce qui est nié dans le verset, ce n’est pas la volonté que les esclaves soient injustes les uns envers les autres et qu’il ait voulu cela. En effet, il a une volonté et un vouloir.

Quant au fait qu’ils s’attachent à la parole de Allah :

﴿ولا يرضى لعباده الكفر﴾

« Il n’agrée pas l’injustice pour Ses esclaves » et Sa parole :

﴿والله لا يحب الفساد﴾

« Allah n’agrée pas la corruption »

La réponse est qu’il n’y a pas d’implication entre l’agrément et la volonté tout comme ils l’ont prétendu. Parce qu’il se peut que l’un d’entre nous veuille quelque chose qu’il n’aime pas pratiquer en raison de son goût qui est laid ou son amertume.

78      Une autre réponse contre leur tentative de mise en doute

Les mou^tazilites ont dit : « Vous avez dit que Allah a voulu l’injustice de la part des esclaves, puis Il les punit pour cela dans l’au-delà et ça c’est une injustice ».

Nous leur disons en guise de réponse « Sa volonté de ce qui se produit de la part des esclaves comme injustice commise les uns envers les autres, puis leur punition pour cela dans l’au-delà n’est pas une injustice de Sa part.

Contrairement aux esclaves, leur volonté d’injustice est quelque chose de laid de leur part, car il leur est défendu de faire cela, ils ont l’ordre de délaisser cela. Il n’est pas concevable à propos de Son acte ta^ala quoi que ce soit qui lui soit défendu. Puisqu’il n’est pas concevable qu’il ait qui lui interdise quoi que ce soit, Il n’a personne pour lui donner d’ordre. Comme ce monde est Sa création, il Lui appartient, il est Celui qui agit dans Sa souveraineté, qui est Sa création. Il est impossible qu’Il soit qualifié d’injustice.

Par ailleurs, l’injustice n’est pas concevable hormis de la part de celui à propos duquel il est concevable qu’il soit ignorant, parce que l’injustice revient à placer les choses hors de leur place et contexte.

Quant à celui qui englobe par sa science toute chose et leur réalité ce n’est pas possible qu’il soit injuste.

Celui qui contredit à propos de cette question, ce sont les Qadariyyah, c’est-à-dire les mou^tazilites. Ils ont dit que celui qui est exempt de début, il est valide de sa part qu’il soit injuste, mais il n’est pas injuste parce que c’est quelque chose de laid.

Le résumé de la réponse à propos de cette question c’est que Allah ta^ala est celui à qui appartient véritablement les esclaves. C’est pour cela qu’Il a à leur ordonner des ordres et à leur interdire et il est donc concevable de leur part l’injustice. Leur injustice, c’est de contredire ses ordres et ses interdictions.

Quant à Lui, nul ne mérite de lui donner d’ordre ou d’interdiction. L’injustice n’est pas concevable de sa part, s’Il les punit pour avoir contredit Ses ordres et Ses interdictions.

Il n’y a pas d’analogie entre Allah à qui appartient toute chose et l’esclave qui ne possède que ce que Allah lui a donné de posséder et qui lui a fixé une gestion conformément à ce qu’Il lui a autorisé. S’il dépasse cette limite, il mérite la punition. Comment faire une analogie entre Celui qui possède véritablement toute chose et l’esclave qui, lui et ce qu’il possède, appartiennent à son créateur. Il n’y a aucun rapport.

79      Une réponse contre une duperie des moutazilites

Il se peut qu’ils prennent pour argument la parole de Allah :

﴿وَمَا خَلَقْتُ ٱلْجِنَّ وَٱلْإِنسَ إِلَّا لِيَعْبُدُونِ﴾

Dans sourat Adh-Dhariyat.

La réponse est que le sens du verset est : « Je n’ai créé les jinn et les humains que pour [leur ordonner] l’adoration ». Il n’y a pas dans ce verset qu’Il n’a pas voulu qu’ils commettent du chirk, de l’association à Dieu ou qu’ils désobéissent. Preuve en est Sa parole ta^ala :

﴿وَلَا يَحْسَبَنَّ ٱلَّذِينَ كَفَرُوٓا۟﴾

Jusqu’à la fin de sourat ‘Ali ^Imran qui signifie que : « Que ceux qui ont mécru ne pensent pas que ce que nous leur avons prédestiné est toujours un bien. Mais nous leur avons prédestiné pour qu’ils augmentent en péché et ils auront un châtiment humiliant ». Sa parole :

﴿إِنَّمَا نُمْلِى لَهُمْ لِيَزْدَادُوٓا۟ إِثْمًۭا﴾

Est explicite dans le sens que Allah a voulu qu’ils désobéissent. N’est-ce pas cela une parole explicite pour confirmer la volonté de Dieu que se produise des péchés de la part des esclaves et Sa parole :

﴿أولئك الذين لم يرد الله أن يطهّر قلوبهم﴾

Fait partie des plus explicites des paroles explicites pour confirmer la voie des gens de la vérité que Allah a voulu l’égarement des mécréants, Il n’a pas voulu leur bonne guidée.

Les mou^tazilites ont également pris pour argument Sa parole :

﴿سَيَقُولُ ٱلَّذِينَ أَشْرَكُوا۟ لَوْ شَآءَ ٱللَّهُ مَآ أَشْرَكْنَا وَلَآ ءَابَآؤُنَا وَلَا حَرَّمْنَا مِن شَىْءٍۢ ۚ كَذَٰلِكَ كَذَّبَ ٱلَّذِينَ مِن قَبْلِهِمْ حَتَّىٰ ذَاقُوا۟ بَأْسَنَا ۗ﴾

Jusqu’à la fin du verset de sourat Al-‘An^am / 148.

Ils ont dit : « Allah a répliqué aux associateurs leur parole » :

{لو شاء الله ما أشركنا ولا آباؤنا}

« Si Dieu le voulait nous n’aurions pas commis d’association ainsi que nos parents ». Allah les a blâmés pour cette parole dans laquelle ils ont confirmé Sa volonté de leur association, et si c’était valide, Il ne les aurait pas blâmés.

La réponse c’est que Allah ne les a pas blâmés pour leur croyance que leur association est par la volonté de Dieu, mais Il les a blâmés parce qu’ils pensaient que Dieu a agréé pour eux l’association et qu’Il la leur a ordonné. Tout comme Allah ta^ala dit dans sourat Al-A^raf :

﴿وَإِذَا فَعَلُوا فَاحِشَةً قَالُوا وَجَدْنَا عَلَيْهَا آَبَاءَنَا وَاللَّهُ أَمَرَنَا بِهَا قُلْ إِنَّ اللَّهَ لَا يَأْمُرُ بِالْفَحْشَاءِ أَتَقُولُونَ عَلَى اللَّهِ مَا لَا تَعْلَمُونَ﴾

Il dit ce qui signifie : « Quand ils commettent un acte blâmable, ils disent : nous avons trouvé ainsi nos parents et Allah nous l’a ordonné. Dis que Allah n’ordonne pas les choses blâmables. Comment osez-vous dire à propos de Dieu ce que vous ne savez pas ». Allah nous a appris à propos des associateurs qu’ils disaient : nous ne les adorons que pour qu’ils nous rapprochent de l’agrément de Dieu.

Les mou^tazilites ont pris pour preuve également Sa parole ta^ala :

﴿مَا أَصَابَكَ مِنْ حَسَنَةٍ فَمِنَ اللَّهِ وَمَا أَصَابَكَ مِنْ سَيِّئَةٍ فَمِنْ نَفْسِكَ﴾

Nous disons la réponse est que ce qui est visé par « al-haçanah » ici c’est la grâce et non pas l’obéissance et par « as-sayyi’ah » c’est l’épreuve et non la désobéissance. Preuve en est Sa parole :

﴿وَإِنْ تُصِبْهُمْ حَسَنَةٌ يَقُولُوا هَذِهِ مِنْ عِنْدِ اللَّهِ وَإِنْ تُصِبْهُمْ سَيِّئَةٌ يَقُولُوا هَذِهِ مِنْ عِنْدِكَ قُلْ كُلٌّ مِنْ عِنْدِ اللَّهِ﴾

C’est-à-dire que le verset n’est pas sujet à controverse entre eux et nous. Le verset est à propos des mécréants qui, lorsqu’ils voyaient une fertilité, un bien-être ils disent : ça c’est de la part de Dieu. S’ils voyaient une sècheresse et une famine, ils disaient : ça c’est à cause du malheur de la religion de Mouhammad. Allah leur a répliqué et leur a dit ce qui signifie : « Dis : tout est de la part de Dieu. Pourquoi ces gens-là ne comprennent pas ce qui leur est dit ! » sourat An-Niça.

Semblable à cela sa parole à propos du peuple de Mouça dans sourat Al-A^raf qui signifie : « Lorsqu’une épreuve les atteint, ils disent que c’est à cause de Mouça et ceux qui sont avec lui ; n’est-ce pas que tout est de la part de Dieu, mais la plupart d’entre eux ne le savent pas ». La signification de :

﴿مَّآ أَصَابَكَ مِنْ حَسَنَةٍۢ فَمِنَ ٱللَّهِ﴾

Dans sourat An-Niça, c’est-à-dire « Ce qui te touche ô toi être humain comme grâce, c’est un bienfait de la part de Dieu ».

﴿وَمَآ أَصَابَكَ مِن سَيِّئَةٍۢ فَمِن نَّفْسِكَ﴾

C’est-à-dire ce qui t’arrive comme épreuve, c’est une rétribution pour ton péché, Dieu t’a puni pour cela. Comme la parole de Allah :

﴿وَمَآ أَصَٰبَكُم مِّن مُّصِيبَةٍۢ فَبِمَا كَسَبَتْ أَيْدِيكُمْ وَيَعْفُوا۟ عَن كَثِيرٍۢ﴾

Dans sourat Ach-Choura : « Tout ce qui vous arrive comme épreuves, c’est en raison de ce que vous acquérez et il pardonne la plupart ».

80      Réfutation

Les mou^tazilah ont dit que les péchés ne se produisent pas par la volonté de Allah, par sa prédestination et sa création mais plutôt par la volonté et la création de l’esclave.

Ils ont prétendu trouver pour preuve à ce sujet la parole de Allah :

﴿ولا يرضى لعباده الكفر﴾

Qui signifie : « Il n’agrée pas la mécréance pour Ses esclaves ».

Nous disons que l’agrément et l’ordre sont autres que la volonté, la prédestination et la création.

Dieu a prédestiné l’occurrence de la mécréance et de la désobéissance de la part des esclaves par leur propre choix. Elles se produisent donc par la création de Dieu, et leur acquisition. Allah en est le créateur et les esclaves ceux qui les acquièrent.

81      Une autre réponse 

S’ils disent : Comment Allah ordonne au mécréant de croire et Il a voulu de lui la mécréance ?

Nous disons : Comment lui ordonne-t-Il la foi alors qu’Il a su qu’il allait commettre la mécréance et qu’il ne croirait jamais ?

On dit au mou^tazilite : Est-ce qu’il peut arriver autre que ce que Dieu a su ? S’il répond « oui », il aura attribué l’ignorance à Dieu et c’est de la mécréance.

S’il dit : Il n’y aura pas lieu contraire à ce que Dieu a su, alors il aura reconnu la réalité. Ils n’ont pas de réponse ni détours à cette question.

Pour cela Ach-Chafi^iyy a dit : Dès lors que le qadarite reconnaît l’attribue de la Science, il est vaincu ; c’est-à-dire il a perdu le débat.

82      Réplique contre une duperie, une tentative de confusion à laquelle s’attachent les Mou^tazilites.

Les Mou^tazilites ont dit : L’ordre du contraire de ce qu’Il a voulu est contraire à la sagesse.

La réponse est que nous nous abstenons de dire que cela est contraire à la sagesse parce que la sagesse dans un ordre n’est pas restreinte à la réalisation de ce qui est ordonné.

Ce qui confirme cela c’est la parole d’‘Ibrahim à son fils qui signifie : « Certes, j’ai vu en rêve que je t’égorgeais alors dis-moi ce que tu en penses ».

Il a répondu : Père, fais ce que tu as reçu l’ordre de faire et tu verras, si Dieu le veut, que je fais partie de ceux qui patientent – sourat AsSaffat

Il n’a pas dit : Tu me trouveras au nombre de ceux qui patientent, sans dire « si Dieu le veut ».

Et si l’ordre impliquait systématiquement la volonté, alors il n’y aurait pas de sens dans la parole « si Dieu le veut », car l’ordre reçu par ‘Ibrahim d’égorger son fils impliquerait alors l’ordre de patienter pour son fils.

Donc si l’ordre d’égorger impliquait la volonté que cela ait lieu de la part d’‘Ibrahim, alors la patience de la part de son fils serait également voulue, preuve en est justement l’ordre.

La patience n’aurait alors plus aucun rapport avec l’ordre et la volonté.

Et donc cela est bien un ordre de sa part, mais il n’a pas voulu qu’il l’égorge.

Cela a été indiqué par Abou Mansour Al-Matouridiyy dans « At-ta’wilat ».

Abou Mansour, pour confirmer la différence entre la volonté et l’ordre, a dit : « Allah a ordonné à ‘Ibrahim de l’égorger et Il a compensé son égorgement par un bélier. Il n’est pas possible qu’Il ait voulu que cet acte ait lieu, l’acte d’égorgement, et que par la suite Il l’en empêche par ce qui le compense [le bélier] ! Ceci est en effet le signe du changement et donc de l’entrée en existence ainsi que le signe de l’ignorance. Ainsi donc l’ordre n’était pas en réalité ce qu’il voulait qu’il ait lieu.

Ad-Daliil al-qawiim : 73  74 75 76 D’autres preuves

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur Mai 27, 2022

73      Une autre preuve

Comme il a été confirmé qu’Il a une volonté qui concerne tout être qui entre en existence, parce ce que ce qui valide rationnellement le rapport de Sa volonté, le fait que Sa volonté se rapporte au bien et à l’obéissance, c’est la possibilité rationnelle.

Or cette possibilité est commune entre tous. Il est donc obligatoire que Sa volonté concerne la totalité de ce qui est possible selon la raison et c’est ce qu’il fallait démontrer.

Il est confirmé également qu’Il est le créateur de leur totalité, le bien et le mal.

74      Une autre preuve rationnelle

Si l’acte de l’esclave était par sa création, il aurait connaissance de son acte de manière parfaite, nécessairement du fait qu’il a un choix, et que le choix dérive de la science. Or, il n’englobe pas par sa connaissance son acte.

De plus, chaque être doté de raison constate qu’il ne sait pas lorsqu’il parcourt une distance précise, quelles sont les parties de cette distance, les moments et les mouvements depuis son point de départ, jusqu’à son point d’arrivée.

Pareillement, lorsqu’il prononce des lettres, chaque être doté de raison sait de lui-même qu’il ne connaît pas quels sont les organes et muscles qui en sont les instruments, ainsi que les emplacements à partir duquel il y a les articulations ou encore les manières et les endroits de ces articulations.

Tout cela est clair et apparent. C’est ainsi que l’a décrété Al-Matouridiyy.

75      Une autre preuve

Si l’acte de l’esclave était créé par sa propre puissance alors cela aurait impliqué l’existence de deux êtres créateurs réellement pour une même chose, ce qui est impossible en raison de ce qu’implique l’existence de deux opposés, à savoir le besoin [de la chose pour exister] et le non-besoin [de cette même chose pour exister puisqu’elle aurait été déjà créée].

L’indication de cette implication est que l’acte de l’esclave fait partie de ce qui est possible selon la raison. Or tout ce qui est possible selon la raison a lieu nécessairement par la puissance de Dieu, puisque c’est ce caractère possible qui implique le besoin de qui fait prévaloir l’occurrence de l’une précisément des deux possibilités. Ainsi, ce qui n’existe pas des deux ne se réalise pas. Or le caractère possible est une chose concevable et commune dans toutes les choses possibles selon la raison.

Cela implique que tout ce qui est possible selon la raison a besoin de Celui qui fait prévaloir l’occurrence de l’une précisément des deux possibilités. Sinon cela impliquerait le fait qu’une chose prévale sans qui la fasse prévaloir.

Ce n’est pas possible non plus que celui qui fasse prévaloir soit lui-même possible selon la raison. Cela impliquerait en effet l’enchaînement prétendument sans début. Celui dont l’existence est obligatoire est donc le Créateur de ce monde et toutes les choses possibles selon la raison ont lieu par Sa puissance.

Si l’acte de l’esclave avait lieu par sa propre puissance [indépendamment de la création de Dieu], cela impliquerait l’occurrence de ce qui est impossible selon la raison, précédemment cité, et c’est ce qu’il fallait démontrer.

76      Une autre preuve

S’il était possible que l’acte de l’esclave a lieu en étant créé par sa puissance alors il aurait été possible que les substances et la totalité des caractéristiques des substances soient par sa puissance à lui également.

Or ceci est infondé par accord entre nous et les mou^tazilites. Dire que l’acte de l’esclave est par la création de l’esclave est infondé, est impossible. L’indication de cette implication est que ce qui rend l’acte de l’esclave dans le besoin de qui fasse prévaloir, c’est son caractère de possible rationnel, le fait qu’il soit entré en existence. Or tous deux sont une même réalité qui se retrouve dans toutes les choses possibles selon la raison.

Dès lors que cela est clair, cela implique de dire que les actes des esclaves s’appuient pour leur entrée en existence sur la puissance de Dieu. Et cela n’exclut pas le fait que ces mêmes actes soient dans la capacité des esclaves, dans le sens qu’il les acquiert.

C’est bien Allah qui a créé la capacité dans l’esclave, cette capacité qui entre en existence ainsi que tout ce qu’il fait, tout comme sa volonté et ses mouvements. Ainsi par exemple, le mouvement est une création de Allah et une acquisition de l’esclave.

Si le mou^tazilite dit : « Cela est une contrainte qui contredit la responsabilisation [de l’esclave] », nous disons « Cela n’est pas une contrainte pure ; l’esclave perçoit évidemment la différence entre le mouvement qui est par sa capacité et les tremblements qui sont en dehors de sa capacité. De plus, comment [l’acte de l’esclave] serait-ce une création de l’esclave alors qu’il ne connaît pas le détail des mouvements qu’il acquière et leur nombre.

Si les deux extrêmes [la contrainte et l’indépendance] sont prouvés infondés, il ne reste plus que suivre le juste milieu, et de se résigner dans la croyance au fait qu’il ne s’agit pas d’une contrainte pure ni d’une indépendance. Ceci, car l’acte de l’esclave est créé par la puissance de Dieu et il est une acquisition pour l’esclave dans un sens moindre que la création, c’est-à-dire le fait de faire exister du néant. La voie des gens de la vérité sort comme le lait pur pour ceux qui le boivent et qui coule entre la graisse et le sang».

Ad-Daliil al-qawiim : 72 Information utile

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur Mai 27, 2022

Az-Zarkachiyy a dit dans Tachnifou l-Maçami^ : « Allahou soubhanahou wa ta^ala agit par Sa volonté, Il a à faire exister un événement, un accident avant un autre et à faire exister un événement, accident après un autre conformément à Son choix ».

La preuve à ce sujet, c’est Sa parole ta^ala « وَرَبُّكَ يَخْلُقُ مَا يَشَآءُ » dans sourat Al-Qasas qui signifie : « Et ton Seigneur crée ce qu’Il veut ». La croyance de Ahlou s-sounnati wa l-Jama^ah est que Dieu n’est pas obligé, Il n’est pas contraint, Il n’a pas l’ordre de faire quoi que ce soit ni il ne lui est interdit de faire quoi que ce soit. La finalité ou l’objectif de cette information utile, c’est de rappeler que Dieu n’est pas contraint, Il n’est pas obligé de faire quoi que ce soit. Pour cela que les gens de la vérité ont dit à propos de Dieu qu’Il agit par son choix. Et quand on parle d’acte au sujet de Dieu, ce n’est pas comme pour la créature. Notre acte à nous a lieu par un contact, notre acte à nous est en procédant à quelque chose. Quant à l’acte de Allah, il n’est pas par un contact ni en procédant à quelque chose. L’acte de Allah est Son attribut qui est de toute éternité et ce qui en résulte c’est ce qui entre en existence tout comme l’a dit l’imam Abou Hanifah que Allah l’agrée.

Dieu nous a fait grâce de nombreux bienfaits apparents et de nombreux bienfaits qui ne sont pas apparents sans que ce soit obligatoire pour Lui que de nous les accorder. Il nous a fait grâce de l’existence, Il nous a fait grâce de la foi, Il nous a fait grâce de la bonne santé et Il nous a fait grâce sans que ce soit obligatoire pour Lui que de nous les accorder. Il nous a fait grâce des 5 sens que nous avons et les mou^tazilites qu’est-ce qu’ils disent ? Ils disent que Dieu est obligé, c’est obligatoire pour Lui que de récompenser ceux qui sont obéissants. N’est-ce pas que nous avons vu que les mou^tazilites ont différentes choses, propositions certaines ils sont déclarés pour ce qu’ils disent et pour d’autres choses qu’ils disent également ce n’est pas quelque chose qui les fait sortir de l’Islam.

Parmi les choses pour lesquels ils sont déclarés mécréants, c’est lorsqu’ils disent que c’est obligatoire pour Dieu que de faire ce qui est le mieux pour l’esclave ou de récompenser l’esclave qui fait des actes d’obéissance. Que disons-nous à propos de Dieu ? C’est qu’Il agit par son propre choix, Il n’est pas obligé de faire quoi que ce soit. La preuve en est c’est la parole de Allah qui signifie : « Ton seigneur crée ce qu’Il veut », c’est-à-dire tout ce qu’Il crée, il le crée par son propre choix, c’est ce qu’Il veut. Parce que s’Il n’agissait pas par Son choix, par Sa volonté Il serait contraint et celui qui est contraint il a un défaut et le défaut contredit la divinité. Ce monde est entré en existence conformément à la volonté de Dieu, par le choix de Dieu conformément à Sa science et par Sa puissance. Et ceci est confirmé par la parole de Allah qui signifie : « Ton seigneur crée ce qu’il veut ». Quant à la parole des philosophes, des athées « Le monde aurait existé sans que ce ne soit par la volonté de Dieu » et ceci revient à contredire le Qour’an.

Allah ta^ala dit dans le Qour’an : ﴿إن الله على كل شيء قدير﴾ dans sourat Al-Baqarah ce qui signifie : « Certes, Allah est sur toute chose tout-puissant », c’est-à-dire que Dieu est tout puissant à créer les actes que nous accomplissons. Le fait de manger, le fait de boire, le fait de marcher, le fait de réfléchir, les idées passagères tout cela est entré en existence par la création de Dieu et par Sa prédestination. Donc ce n’est pas comme le disent les mou^tazilah que l’esclave créerait ses actes. Parfois l’un d’entre nous peut avoir des idées passagères, des idées qu’il ne voulait pas avoir. Si déjà lui-même il ne veut pas avoir ces idées passagères alors comment est-ce que ce serait lui qui les aurait crée ?! Ça c’est la preuve de Ahlou s-sounnah, ce n’est pas comme le prétendent les mou^tazilah qui disent que Allah après avoir crée les corps Il est devenu impuissant à créer les actes qui proviennent de ces corps. Allah a crée les corps, Il a crée les actes. Donc aussi bien les actes qui sont un bien que les actes qui sont un mal, les actes qui sont de plein gré par le choix de l’esclave et les actes qui proviennent malgré l’esclave involontairement. La preuve que ce n’est pas l’être humain qui crée ce qui provient de lui, ce sont ces idées passagères que l’homme déteste et pourtant elles viennent à lui. Allah ta^ala est celui qui crée nos actes, Il est celui qui crée nos corps, Il est celui qui crée ce qui provient de plein gré de notre part, ce qui provient malgré nous et même les idées passagères, c’est Dieu qui en est le créateur. La parole de Allah qui signifie : « Certes, Allah est sur toute chose tout puissant », c’est-à-dire que tout ce qui est possible selon la raison, Dieu est tout puissant à le faire. Ces idées passagères, ces pensées qui viennent au cœur de l’être humain alors qu’il ne les aime pas, qu’il les déteste. Quelle que soient ces pensées, ces idées passagères, quelle qu’elles fussent abominables, quelle que soient laide ces pensées, quelle que soient ces pensées d’être humain du moment qu’il les déteste, qu’il les rejette il n’est pas chargé de ces mauvaises pensées. Quelle que soient laides ces mauvaises pensées, quelle qu’elles soient abominables ces mauvaises pensées tant que lui il les déteste il lui est inscrit une récompense par le fait de les détester, il n’est pas chargé, elles ne sont pas inscrite dans ses mauvaises œuvres. Tant que lui il les déteste par son cœur, tant que lui il les rejette par son cœur par ce rejet il gagne les récompenses. Du moment qu’il déteste ces mauvaises pensées qui sont suggérées par le Chaytan, du moment qu’il ne les accepte pas par le fait de les détester il lui est inscrit des récompenses. Il se peut parfois que quelqu’un ait une pensée dans le cœur que le Qour’an n’est pas correct, n’est pas vrai tant que lui il rejette cette mauvaise pensée il n’est pas chargé de cela. Il se peut qu’il ait une pensée qu’il n’y a pas d’au-delà, qu’il n’y a pas de paradis, qu’il n’y a pas d’enfer tant que lui il rejette ces mauvaises pensées, il les déteste elle n’a pas de conséquence sur sa foi.

Allahou ta^ala dit : ﴿فَعَّالٌۭ لِّمَا يُرِيدُ﴾ ce qui signifie : « Et Celui qui fait ce qu’Il veut » sourat Houd, c’est-à-dire Allahou ta^ala fait exister les choses qui sont entrées en existence par Sa volonté qui est de toute éternité. « Il fait ce qu’Il veut », c’est-à-dire que personne n’empêche la réalisation, la volonté de Dieu. Tout ce que Dieu a voulu qu’il existe aura lieu nécessairement. Rien n’empêche la réalisation de la volonté de Dieu. Allah ﴿فَعَّالٌ لِّمَا يُرِيدُ﴾ c’est-à-dire que Sa volonté se réalise au détriment de toute chose.

On peut dire que Allah fait exister par Sa volonté qui est de toute éternité c’est correct. Il fait ce qu’Il veut par Sa volonté qui est de toute éternité. Rien n’empêche la réalisation de ce que Dieu a voulu et prédestiné.

Le fait que Allah fait absolument ce qu’Il veut, Il l’a prouvé par Sa parole ta^ala :

﴿وَفِى ٱلْأَرْضِ قِطَعٌۭ مُّتَجَٰوِرَٰتٌۭ وَجَنَّٰ﴾

Ce qui signifie : « Il y a sur Terre des parts voisines » dans sourat Ar-Ra^d. C’est une information utile qui indique que Allah agit par Son choix. Entre autres preuves, c’est ce qui est parvenu dans sourat Ar-Ra^d qui signifie : « Il y a sur terre des parcelles voisines (des parts voisines) ». Il se peut qu’on trouve sur terre un sol qui est compact, dur et une autre parcelle à côté qui soit plutôt meuble. Il se peut qu’on trouve une parcelle de terrain qui soit fertil, bonne et une autre qui ne soit pas fertile, qui ne donne pas de fruits. Le fait que nous constations que sur terre il y a des parcelles voisines qui soient différentes les unes des autres, c’est une preuve qu’il y a un créateur qui fait exister les choses par Sa volonté, par Sa puissance et par Son choix.

Que chacun d’entre nous observe bien comment sur terre il y a des terrains, des parcelles qui sont différentes les uns des autres alors que la terre c’est une seule terre, mais la nature du terrain est différente ici et là. Ici attention on n’est pas en train de parler des pays différents ou des patries différentes ou des nations différentes, mais c’est la nature du sol. On parle bien de terrains qui sont proches, qui sont limitrophes, qui sont les uns à côté des autres et qui sont différents. Même si on pousse la réflexion plus que cela, déjà dans un seul terrain, ce terrain est irrigué de la même manière, il y a le même ensoleillement et pourtant on trouve des fruits qui sont différents. Les fruits viennent avec des goûts, des couleurs, des natures, des formes, des odeurs, des bénéfices et des particularités toutes différentes tout en sachant que la terre, le terrain est le même et que l’eau est la même. Preuve en est la parole de Allah qui signifie : « Il y a en cela des signes pour des gens qui sont sensés ». Il y a dans cette variété de couleur, de goût, d’odeur des preuves et des arguments pour des gens qui sont sensés qui utilisent correctement leur raison. Quand Il a dit : « Des gens sensés » c’est-à-dire des gens qui déduisent correctement à partir de ces preuves l’unicité du créateur qui est tout puissant, qui crée toute chose selon une sagesse qui prédestine à toute chose. Ce n’est pas la nature qui a géré tout cela comme le prétendent ceux qui nient l’existence de Dieu ou que les choses qui sont entrées en existence, des événements, les incidents seraient entrés en existence comme ça d’eux-mêmes sans créateur. Pour cela le Chaykh que Dieu lui fasse miséricorde a dit dans son Moukhtasar « Ce n’est ni la nature, ni les causes » et il a poursuivi en disant : « Leur entrée en existence est par Sa volonté, Sa puissance, Sa prédestination » etc. Dieu a donné par cet exemple, par ce qui est provenu dans le verset Dieu a donné un exemple rien qu’un exemple. Un autre exemple, les humains ont tous pour origine un seul être humain qui est Adam ^alayhi s-salam alors qu’ils sont différents dans le bien et le mal, dans la foi et la mécréance. Comme la différence des fruits alors que ces fruits ont été irrigués de leurs arbres par une même eau. Dans le verset de sourat Ar-Ra^d, Allah ta^ala nous apprend que sur terre il y a des parcelles voisines et des vergers qui comportent des vignes et des plantations, des palmiers de différentes variétés qui sont tous arrosés d’une même eau et nous avons des choix, nous avons des préférences dans les fruits des uns des autres, nous préférons certains fruits plutôt que d’autres et en cela il y a des signes pour des gens qui sont sensés, qui raisonnent correctement.

Un autre troisième exemple : que chacun d’entre nous réfléchisse et médite à propos de la feuille du murier. La feuille du murier a la même odeur, goût et couleur et quand c’est la gazelle qui en mange alors elle produit du musc. Quand c’est le ver à soie qui se nourrit de cette feuille de murier, le ver à soie produit de la soie et quand c’est le chameau qui mange de cette feuille de murier, c’est des matières fécales qui sortent et lorsque c’est les abeilles qui en consomment, elles produisent du miel. Et lorsque c’est une chèvre qui en mange, elle produit du lait. Allah ta^ala est sur toute chose tout puissant. Ceci est une preuve que Dieu agit et fait par choix. Donc il n’y a aucune considération à accorder à ces naturalistes, ceux qui prétendent que c’est la nature qui créée, ils disent « Dame nature » ni à ces philosophes, il n’y a aucune considération, rien.

Le résumé est que s’il agissait par nature comme ils le prétendaient alors ces créatures n’auraient pas été différentes bien que les causes soient les mêmes comme le feu pour la brûlure, l’eau pour la noyade ou le rafraichissement, le soleil pour le réchauffement. Cependant, toutes ces créatures sont différentes alors que les causes sont les mêmes. Parce que le même genre que ce soit les arbres comme par exemple un grenadier est arrosé par une même eau puis le goût des fruits diffère, il y a des grenades qui sont sucrées et il y a ce qui est acide, il y a des grenades qui sont acides. Ainsi, la variation de ces goûts avec la conformité de ce qui les alimentes et qui les fait grandir est une preuve que le Créateur agit par Son choix.

La voie des gens de la vérité est que Allahou tabaraka wa ta^ala agit par son choix.

La voie des prophètes ^alayhimou s-salam est que Allah agit par Son choix, par Sa volonté et non pas par sa nature. Il y a un avis des philosophes et il y a un avis des naturalistes, c’est-à-dire que les deux voies sont fausses. Les deux voies, aussi bien des philosophes que ceux qui disent que c’est la nature qui créée, les deux voies sont fausses. Que disent les philosophes ? Ils disent que ce n’est pas par la volonté de Dieu que les choses ont lieu. Qu’est-ce qu’ils disent les philosophes ? Ils disent que l’existence de Dieu a impliqué l’existence du monde et que ce n’est pas par Sa volonté qu’il a fait exister ce monde. Ça, c’est ce que disent les philosophes athées. Ils disent que l’existence de Dieu a impliqué l’existence de ce monde, ce n’est pas Dieu qui a créé ce monde. Qu’est-ce que l’imam Abou Ja^far AtTahawiyy a dit dans son traité de croyance qu’il a présenté comme étant la croyance de Ahlou s-sounnati wa l-Jama^ah ? Il a dit : « Toute chose se produit, toute chose a lieu par la volonté de Dieu ». Toute chose, qu’est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire les corps, ça veut dire les mouvements, ça veut dire les immobilités, ça veut dire les intentions, les objectifs, les idées passagères, tout cela est par la volonté de Dieu y compris les changements dans le cœur. En arabe, le cœur est appelé qalb qui veut dire aussi changer. Pourquoi il a été appelé qalb ? Parce qu’il change beaucoup. Les changements du cœur dans l’intention de la personne, de sa volonté, de ses choix est plus grand que l’eau quand elle se met à bouillir dans un chaudron. Vous voyez qu’elle change, ce qui est en haut devient en bas, ce qui est en bas devient en haut et etc. Lorsque l’eau se met à bouillir dans un récipient, elle bouge énormément, elle se déplace beaucoup. Le changement dans le cœur de l’homme est plus rapide que l’ébullition de l’eau. Tout ce qui provient de l’esclave que ce soit ses mouvements, ses immobilités, les choses apparentes ou encore les choses qui sont dans le cœur, tout cela est conformément à la volonté de Dieu. Ce n’est pas la nature qui fait exister cela comme le prétendent les naturalistes et ce n’est pas par la nature des choses comme le prétendent les philosophes. Les naturalistes disent c’est la nature qui fait exister ces choses, la question c’est : est-ce que la nature a une volonté pour caractériser ces choses ? Alors que les philosophes anciens, qu’est-ce qu’ils disaient comme mécréance que Dieu nous en préserve ? Ils disent que Dieu est un agent causal, c’est une cause pour l’existence de ce monde. Ahlou s-sounnah wa l-Jama^ah ne tiennent pas des propos des naturalistes ni les propos des philosophes. Donc il y a 2 opinions, 2 avis ; il y a celui des naturalistes, ceux qui disent que c’est la nature et d’autres c’est l’avis des philosophes qui disent que Dieu est une cause, les 2 sont faux. Qu’est-ce que disent les philosophes ? Ils disent que l’existence de Dieu a impliqué l’existence de ce monde et que ce n’est donc pas par Sa volonté et conformément à Sa science et par Sa puissance que ce monde a existé. Le fait qu’ils aient dit que l’existence de Dieu a impliqué l’existence de ce monde, ils nient par cela la volonté de Dieu, la science de Dieu, la puissance de Dieu. Ils ont considéré que Dieu est un agent causal. Ils ont nié au sujet de Dieu la volonté et le choix et ça c’est de l’égarement. Tandis que les naturalistes, ils ont dit : « Ces choses-là existent par la nature ». Ils disent que c’est la chaleur, la froideur, la sécheresse et l’humidité, ils prétendent que ce sont les 4 éléments qui ont fait l’existence de ce monde. Donc les 2 groupes ; les naturalistes et les philosophes aucun des 2 n’attribuent l’existence des choses à Dieu et c’est pour ça que les 2 sont mécréants. Il y a eu même un qui prétendait être un chaykh et un savant qui a appelé Allah une ^il-lah, une cause, un agent causal. Il a même été au-delà pour dire que Dieu est la cause des causes. Or ça c’est la parole de qui ? C’est la parole des philosophes comme nous venons de dire. C’est la parole des philosophes grecs qui disent : « Nous n’avons pas besoin des prophètes », c’est la parole des philosophes grecs qui disent : « Nos pensées, nos réflexions nous font passées des prophètes, nous n’avons pas besoin des prophètes ». Celui qui appelle Allah une cause ou celui qui appelle Allah la cause des causes, est-ce que l’on dit de lui que c’est un musulman ? C’est pour cela qu’il faut faire extrêmement attention notamment contre les calomniateurs qui usurpent l’appellation de machaykh ou de gens de science. La règle est que Allah ta^ala agit par choix et par volonté.

Ad-Daliil al-qawiim : 71      Confirmation que l’acquisition des actes par les esclaves et que Allah est leur créateur, ils ne créent absolument rien de leurs actes

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur Mai 27, 2022

La voie des gens de la vérité est que les actes des esclaves dans leur totalité sont créés par Allah en raison de la parole du prophète ﷺ qui signifie : « Certes, Allah est le Créateur de tous ceux qui agissent ainsi que de leurs actes ». Cela a été rapporté par Al-Hakim, Al-Bayhaqiyy et Ibnou Hibban du hadith du compagnon Houdhayfah. C’est un hadith dont la chaine de transmission est sahih (authentique) qui fait l’objet de l’accord quant à son statut de sahih (d’authentique). Lorsque nous disons qu’un hadith est sahih, c’est-à-dire il a obtenu le plus haut degré de l’authentification concernant le hadith.

Le sens de ce hadith, c’est que Allah crée tous ceux qui agissent et Il crée les actes de ceux qui agissent. Ici le terme san`ah qui figure dans le hadith signifie l’acte de l’être humain. Ici le terme san`ah ne fait pas référence au métier ou à la profession. L’acte en général, que ce soit un acte qui est fait par le corps ou un acte du cœur dans les 2 cas il est appelé san`ah et du point de vue de la langue arabe on peut dire san`ah et on peut dire soun`ah, c’est le même sens. Allah est le créateur de tous ceux qui agissent et Il est le créateur de l’acte de ceux qui agissent. Le sens donc est que Allah est le créateur de toute personne, tout être qui agit et Il est le créateur de l’acte de celui qui agit. Cela veut dire que Dieu est le créateur des esclaves qui accomplissent leurs œuvres c’est-à-dire qui agissent, qui ont des mouvements, des immobilités. Et c’est également Dieu qui est le créateur des mouvements et des immobilités qui proviennent des esclaves.

Il est donc un devoir de croire que l’esclave ne crée absolument rien de ses œuvres, c’est-à-dire qu’il ne les fait pas exister du néant, mais il les acquiert. Il y a en cela une réfutation de la parole des mou^tazilah tout comme nous l’avons vu dans un cours précédent. Les mou^tazilah qu’est-ce qu’ils prétendent ? Ils prétendent que c’est l’homme qui est le créateur de ses actes grâce à une capacité de puissance que Dieu lui a donnée. Un homme c’est un seul être, c’est un seul corps, mais ses actes qui proviennent de lui, ses mouvements, ses immobilisations peuvent être au nombre de millions. Si Dieu était le créateur de l’homme seulement et que l’homme était le créateur de ce qui provient de lui alors les créatures de l’homme dépasseraient en nombre les créatures de Dieu. Allahou tabaraka wa ta^ala est le créateur des corps et Il est le créateur des actes. Que ce soit des actes de bien ou les actes de mal. Que ce soit des actes qui proviennent de soi malgré soi ou des actes qui proviennent de soi de plein gré. Allahou ta^ala est le créateur de tout ce qui entre en existence. Et c’est cela la signification de la parole du tawhid lorsque nous disons qu’il n’est de dieu que Dieu, cela veut dire « Il n’y a de créateur que Dieu ». Car il n’y a pas autre que Dieu qui donne l’existence à ce qui n’existe pas. Il est donc un devoir de croire que l’esclave ne crée absolument rien de ses œuvres, c’est-à-dire qu’il ne les fait pas exister du néant, mais il les acquiert. L’homme acquiert ses actes et il ne les crée pas. L’acquisition est un sujet qui est autre que la création, car la création qu’est-ce que cela veut dire ? Cela veut dire donner l’existence à ce qui n’existe pas. Quant à l’acquisition en arabe al-kasab, c’est la décision ferme d’accomplir quelque chose. L’esclave décide fermement. L’esclave acquiert l’acte, c’est-à-dire il décide fermement d’accomplir l’acte. Cette décision ferme, c’est un acte de l’esclave. Quant à l’entrée en existence de ses actes, de ses mouvements, c’est par la création de Dieu. Donc les actes de l’esclave, leurs mouvements, leurs immobilités c’est Dieu qui les leur crée. C’est Dieu qui crée ces actes en nous, mais ce n’est pas nous qui les créons, cependant nous les acquérons. Ses actes sont donc créés par Allah conformément à la volonté de Allah, à la science de Allah et à la prédestination de Allah. Tout comme les corps sont créés par Allah tabaraka wa ta^ala, les actes également sont créés par Allah tabaraka wa ta^ala. Tout ce qui entre en existence est par la volonté de Allah, conformément à la science de Allah et par la prédestination de Allah et par la parole de Dieu. Au sujet du feu dans lequel ‘Ibrahim a été jeté, Allah ta^ala dit dans le Qour’an ce qui signifie : « Nous avons dit au feu ». Dans le Qour’an au sujet de ce qui est arrivé à notre maître ‘Ibrahim quand son peuple de mécréant l’ont projeté dans un gigantesque brasier. Ici dans le verset, il y a le verbe qaala qui littéralement veut dire « dire », mais ici ça veut dire que Dieu a décrété de toute éternité que ce feu soit une fraîcheur et une paix pour ‘Ibrahim. Donc tout ce qui entre en existence, il est conforme à la volonté de Dieu, à la science de Dieu, à la prédestination de Dieu et au décret qui est de toute éternité de Dieu. Tout comme à propos de ce brasier, Dieu a ordonné de toute éternité qu’il soit fraîcheur et paix. Dieu a ordonné de toute éternité que ce feu soit une fraîcheur et une paix pour ‘Ibrahim ^alayhi s-salam.

Il ne se produit pas dans la souveraineté de Allah et ce qui Lui appartient, ne fût-ce qu’un clin d’œil ni une idée passagère ni le regard de celui qui regarde sans que tout cela ne soit conforme à la prédestination de Allah et à sa destinée, par Sa toute-puissance, Sa volonté et Son vouloir.

Il n’y a pas de différence en cela entre ce qui est un bien ou un mal, ce qui est bénéfique ou nuisible, ce qui est une foi (croyance) ou une mécréance, ce qui est une réussite ou une perte, ce qui est un égarement ou une bonne guidée car tout ce qui est possible selon la raison, y compris les corps et les actes, n’existe que par l’acte d’un Créateur doté de sagesse. Le terme moulk et le terme malakout parfois ont même sens. Ces deux termes sont employés en arabe, parfois c’est le terme moulk parfois c’est le terme malakout, mais ils ont le même sens et parfois ils n’ont pas le même sens. Al-moulk, la souveraineté est un terme qui est employé au sujet de ce monde terrestre et le terme malakout est employé pour désigner la souveraineté du monde céleste. Le monde il y a ce qui est terrestre et il y a ce qui est céleste. Nous et ce qui est en dessous de nous faisons partie du monde terrestre. Le ciel et ce qui est au-dessus font partie du monde céleste. Quelle est la finalité de l’ascension du prophète Al-Mi^raj ? C’est de lui faire découvrir les choses étonnantes et surprenantes du monde céleste. Parfois ces deux termes sont synonymes, le terme moulk et le terme malakout sont employés dans le même sens et parfois ce sont deux termes qui sont employés pour désigner deux choses différentes. Il ne se produit pas dans la souveraineté de Dieu aussi bien terrestre que céleste ne fusse qu’un clin d’œil ni une idée passagère sans que ce soit par Sa création. Pas uniquement le clin d’œil, mais également les idées passagères ni le regard de celui qui regarde sans que tout cela ne soit conformément à la prédestination de Dieu et à Sa destinée. Et comme cela est parvenu dans le hadith que Dieu est le créateur de tous ceux qui agissent et leurs actes, cela indique que Dieu est le créateur des bons et des mauvais actes. Également ce qui est une foi ou une mécréance. Il n’en est pas comme le prétendent les mou^tazilites. Donc il a dit : car tout ce qui est possible selon la raison, y compris les corps et les actes, n’existe que par l’acte d’un Créateur. Ici le créateur c’est Allah. Celui qui est doté de sagesse, car Dieu est exempt de l’absurdité et des choses qui n’ont pas de sens. Tout ce que Dieu a créé est pour une sagesse et tout ce que Dieu a ordonné de faire est avec une sagesse et tout ce que Dieu a interdit de faire il y a une sagesse en cela. Que nous connaissions la sagesse en cela ou pas. Quand il a dit par l’acte d’un créateur doté de sagesse, ça veut dire que Dieu ne fait pas quelque chose absurdement. Il n’est pas valide selon la raison que l’existence d’une partie d’entre ce qui est possible selon la raison ait lieu par l’Acte de Dieu et que l’existence d’une autre partie soit par l’acte d’autre que Lui. Ceci est la voie des gens de la vérité ; Allah n’est pas interrogé à propos de ce qu’Il fait alors qu’eux le seront. Il est Celui à qui appartient véritablement toute chose. Il est Celui qui donne des ordres, qui fixe des interdits, mais pas sujet aux ordres et aux interdictions de quiconque. Pour cela, Il n’a pas de compte à rendre, Il n’est pas interrogé à propos de ce qu’Il fait. Alors qu’eux c’est-à-dire les esclaves auront des comptes à rendre, ils seront interrogés. Pourquoi ? Parce que Dieu nous a fixé des limites. Il ne nous est pas licite, il ne nous est pas autorisé, il ne nous est pas permis d’outrepasser ces limites que Dieu nous a fixées. Celui qui dépasse ces limites, il sera injuste envers lui-même, mais Dieu est exempt de l’injustice. Le fait qu’Il châtie des mécréants, le fait qu’Il châtie les mauvais c’est une justice de Sa part. Donc ce n’est pas correct ce que disent les mou^tazilah lorsqu’ils disent « Comment Il châtie les esclaves, alors que c’est Lui qui crée leurs actes, ce serait alors une injustice de Sa part ». Ils ont fait une analogie entre le créateur et la créature. Ils se sont égarés et ils ont égaré d’autres qu’eux. Il y a une grande différence entre la parole des gens de la vérité et la voie qu’ont suivie les mou^tazilites. Selon eux pour exempter Dieu de l’injustice, ils ont attribué à Dieu l’impuissance. Ils ont attribué à Dieu le fait d’être vaincu. Alors que c’est Dieu qui vainc, c’est Dieu qui a Sa volonté qui prime. C’est-à-dire que nul n’empêche la réalisation de ce que Dieu veut. Dieu est donc le créateur des corps, Il est créateur des actes. Ce qui est un bien de ses actes et ce qui est un mal parmi ses actes. Ce qui est une foi et ce qui est une mécréance. Ce qui provient de manière délibérée de la part de l’esclave ou ce qui provient de manière involontaire de la part de l’esclave.

L’imam Abou Hanifah a dit dans Al-Wasiyyah : L’esclave avec ses œuvres et ses connaissances est créé ; comme l’auteur est créé, ses actes à plus forte raison sont créés. Comme l’auteur des actes est lui-même créé, ses actes à plus forte raison sont créés. Tout comme nous le savons, Abou Hanifah historiquement est le plus ancien des quatre imams. Et c’est un successeur des compagnons puisqu’il a rencontré quelques compagnons. Cet imam qui est connu, qu’est-ce qu’il a dit ? Il a dit que l’esclave avec ses œuvres est créé. L’esclave avec ses œuvres et ses connaissances est créé. Il a dit comme l’auteur lui-même des actes est créé puisque c’est l’esclave ici alors ses actes à plus forte raison sont eux-mêmes créés. Il a dit dans son livre Al-Fiqh Al-Akbar : La totalité des actes des esclaves, que ce soit les mouvements ou les immobilités sont leur acquisition, c’est-à-dire l’acquisition des esclaves au sens propre en réalité, et Allah ta^ala en est le Créateur, c’est Allah qui créé ces actes. Allahou ta^ala est le créateur des créatures. Les créatures n’avaient pas de capacité, elles sont faibles, elles sont impuissantes et Allah ta^ala est leur créateur, Il est leur pourvoyeur. Preuve en est la parole de Allah dans sourat Ar-Roum verset 40 « ٱللَّهُ ٱلَّذِى خَلَقَكُمْ ثُمَّ رَزَقَكُمْ ثُمَّ يُمِيتُكُمْ ثُمَّ يُحْيِيكُمْ » qui signifie : « Allah est celui qui vous crée, puis Il vous pourvoit, puis Il vous fait mourir, puis Il vous ressuscite ». Ceci est une des preuves de Ahlou s-sounnah que l’être humain est créé par Dieu tout comme tous ses actes et toutes ses œuvres. « Allah est celui qui vous crée, Il vous pourvoit, Il vous fait mourir, puis Il vous ressuscite ». L’acquisition donc al-kasab, ce que l’esclave acquiert il est soit licite soit il est interdit. Obtenir l’argent, les biens d’une source licite est licite et obtenir le bien, l’argent de source interdite est interdit. Les gens sont de trois catégories :

  • il y a le croyant qui est sincère dans sa foi,
  • il y a le mécréant qui renie, déclarant sa mécréance et
  • il y a l’hypocrite celui qui trompe les gens par son hypocrisie.

Allahou ta^ala a rendu obligatoire certaines œuvres à tous, aux croyants et aux mécréants. Il a ordonné aux croyants des œuvres, Il a ordonné aux mécréants de croire, d’être croyants et Il a ordonné aux hypocrites d’être sincères. En raison de la parole de Allah qui signifie : « Ô vous les gens faites preuve de piété à l’égard de votre seigneur ». Que veut dire « Ô vous les gens faites preuve de piété à l’égard de Dieu, de votre seigneur » ? Ça veut dire ô vous qui êtes croyants obéissez et vous qui êtes mécréants croyez et vous qui êtes hypocrites soyez sincère.

Abou Hanifah que Allah l’agrée, il a dit « La totalité des actes des esclaves, que ce soit leurs mouvements, leurs immobilités sont leurs acquisitions au sens propre en vérité, mais c’est Allah qui en est le créateur ». Et parmi les actes des esclaves, il y a ce qui est permis et qui est licite et il y a ce qui n’est pas permis et qui est interdit. C’est pour cela que ce qu’acquiert l’esclave, son acquisition, il y a parmi son acquisition ce qui est licite et il y a parmi son acquisition ce qui est interdit.

Al-Jahidh et An-NadhDham, qui sont tous deux des chefs des mou^tazilah, ont prétendu que l’esclave crée une seule chose qui est sa volonté et ça c’est de la mécréance. Celui qui a rapporté cela c’est l’imam Abd Al-Qahir At-Tamimiyy. Même s’ils prétendent que tous les actes de l’esclave sont créés par Dieu, mais que la décision ferme chez l’esclave, c’est l’esclave qui la crée, cela ne les sauve pas de la mécréance. Selon certaines têtes des mou^tazilites, la décision ferme n’est pas créée par Dieu et ça c’est de la mécréance. C’est pour cela que l’imam Abou Mansour Al-Baghdadiyy dans son livre At-Tafsir Al-Baghdadiyyah a dit « Sache que la déclaration de mécréance de chaque tête des têtes des mou^tazilites est obligatoire à plusieurs titres ». Comme rappelez-vous ont a dit que les mou^tazilites leur masse, ils ne sont pas tous déclarés mécréants. Par contre leur tête comme l’a dit Abou Mansour Al-Baghdadiyy, les têtes des mou^tazilites il faut les déclarer mécréants tous sans exception. Qu’est-ce que nous avons vu ? Nous avons vu que les mou^tazilah ont atteint environ 20 groupes. Ils ont des questions pour lesquelles ils sont déclarés mécréants et ils ont des questions pour lesquelles ils ne sont pas déclarés mécréants. Tandis que leurs têtes eux comme l’a dit Abou Mansour Al-Baghdadiyy il faut les déclarer mécréants. Abou Mansour Al-Baghdadiyy dans son livre At-Tafsir Al-Baghdadiyyah a dit : « Sache que la déclaration de mécréance de chaque tête de mou^tazilites est obligatoire à plusieurs titres » et il a dit « Pour ce qui est de Wasil fils de ^Ata il est déclaré mécréant parce qu’il a mécru dans le chapitre de la prédestination par la confirmation de plusieurs créateurs de leurs œuvres hormis Allah ta^ala ». Les mou^tazilites qu’est-ce qu’ils disent ? Ils disent que Allah après avoir créé les corps de ses créatures, Il est devenu incapable, impuissant de leur crée leurs actes et ça c’est de la mécréance. Ils ont considéré chacun d’entre nous est créateur de ses actes. C’est un homme qui s’appelle Wasil fils de ^Ata qui dit cela. Pourquoi est-il devenu mécréant dans le sujet de la prédestination ? Parce qu’il a confirmé l’existence de plusieurs créateurs de leurs œuvres. Il a également innové une nouvelle catégorie, c’est lui qui a pour la première fois parlé d’un état intermédiaire entre l’état du croyant et l’état du mécréant concernant le grand pécheur. Or, ce que nous savons c’est que le grand pécheur, le pervers, quels que soient ses grands péchés il ne sort pas de l’Islam. Donc cette nouvelle innovation d’état intermédiaire entre les deux états, c’est à cause de cette mauvaise innovation que Al-Haçan Al-Bisriyy l’a chassé de son assemblée tout comme l’a rapporté Abou Mansour Al-Baghdadiyy. Puisqu’il l’a chassé, il lui a dit de s’écarter d’eux, ils ont été appelés les mou^tazilah, ceux qui s’écartent. Et dans le hadith le messager de Allah ﷺ les a surnommés les qadarites. Tout comme il nous a été rapporté qu’il a dit à leur sujet : « Les qadarites sont comme les mages, les mazdéens de cette communauté », mais après que Wasil fils de ^Ata a commencé à parler de ces sujets et que Al-Haçan Al-Bisriyy lui a ordonné de quitter l’assemblée, il a utilisé un terme ‘i^tazilouh. D’où leur appellation de mou^tazilah, c’est-à-dire le groupe qui est rejeté. Qu’est-ce que nous avons vu ? L’imam Abou Mansour Al-Baghdadiyy, il a dit « La déclaration de mécréance de chaque tête, chaque représentant des mou^tazilah est obligatoire ». Puis dans un autre endroit de son livre, l’imam Abou Mansour Al-Baghdadiyy, il rapporte, il dit « Pour ce qui est de leurs chefs (il a cité une autre tête des mou^tazilites qui s’appelle Abou l-houzay) il a prétendu que les choses dont Allah est capable vont finir au point qu’après cela il n’est plus capable de quoi que ce soit ». Et pour ce qui est d’un autre de leur chef qui s’appelle An-NadhDham, lui il a prétendu qu’il n’y a pas de partie indivisible, que la division ne s’arrête pas et il a par conséquent dit que le créateur ne sait pas combien il y a de parties dans ce monde et il ne sait pas combien il y a de subdivision. Les chefs des mou^tazilites quel que soit leur nombre, il faut les déclarer mécréants. Ils ont mécru par les paroles qu’ils ont dites. L’auteur que Dieu lui fasse miséricorde a dit comme si dans le livre Al-Mousayarah de Al-Kamal Ibnou l-hoummam et son livre At-tahrir est tiré de leur parole à tous deux. Puisque dans ces deux livres il figure que l’esclave crée une seule chose, qui est sa décision ferme et que cela est spécifique et excepté de la généralité de la Parole de Dieu :

﴿الله خالق كل شيء﴾

Dans la sourat Az-Zoumar, qui signifie : « Allah est le créateur de toute chose » ; afin que la responsabilisation soit valide ! Fin de citation. Que l’on prenne garde à cela, car cela revient à quitter la voie de ahl s-sounnah, les gens de la vérité, dans leur totalité. Même s’ils prétendent que Allah est le créateur de toute chose excepté la décision ferme que l’esclave a, cela ne les épargne pas d’être déclaré mécréant. N’est-ce pas que Allah ta^ala dit dans le Qour’an honoré ce qui signifie : « Allah a créé toute chose » ? Oui. N’est-ce pas qu’il est parvenu dans le Qour’an la parole de Allah qui signifie : « Y aurait-il donc un créateur autre que Dieu ? », c’est-à-dire qu’il n’y en a pas. Et Allah ta^ala dit ce qui signifie : « Allah vous crée vous ainsi que ce que vous faites ». Il est également parvenu dans la Qour’an ce qui signifie : « Allah est le créateur de toute chose ». Comment après tous ces textes quelqu’un pourrait-il dire que la décision ferme de l’esclave de faire quelque chose serait créée par l’esclave lui-même et non pas par Dieu ? Et donc pour cela l’auteur dit : Que l’on prenne garde à cela, car cela revient à quitter la voie de ahl s-sounnah, les gens de la vérité, dans leur totalité et que reste-t-il après la vérité si ce n’est le faux. Cela lui a été attribué par Moullaa ^Aliyy Al-Qariyy qui a réfuté cette croyance. C’est-à-dire il a répliqué à ce qui est parvenu dans le livre Al-Mousayarah et At-tahrir. Il est possible également que ce passage n’existait pas dans le livre d’origine de Al-Kamal fils de l-hoummam. Il se peut que ces passages-là ne figuraient pas dans le livre d’origine qui a été écrit par Al-Kamal fils de l-hoummam c’est-à-dire les deux livres Al-Mousayarah et At-tahrir parce que Al-Kamal fils de l-hoummam est connu pour être un authentificateur.

Le texte de ce qu’il a dit dans le livre Al-Mousayarah : « La totalité de ce de quoi dépendent les actes des organes, que ce soient les mouvements ou encore le fait de délaisser certaines choses, qui sont tous des actes de l’âme comme le penchant, l’attrait, ou le choix, tout ceci est par la création de Allah. Il n’y a pas d’effet de la puissance de l’esclave en tout cela. Mais le champ d’intervention de la puissance de l’esclave réside dans sa décision ferme, suite à la création par Allah ta^ala de ces choses en l’esclave lui-même, d’une décision ferme sans hésitation [de la part de l’esclave] et d’une orientation véridique pour faire l’acte en cherchant à ce qu’il ait lieu ».

Jusqu’à ce qu’il dise : « Et c’est à partir de cette décision ferme qui existe par la puissance de l’esclave laquelle est créée par Dieu, que la responsabilisation est valide ainsi que la récompense et le châtiment, le blâme et l’éloge. [Et c’est à partir de cette décision ferme] que sont niées l’invalidation de la responsabilisation et la contrainte pure. Il suffit à spécifier le sens général [de la création], et afin de valider la responsabilisation [de l’esclave par Dieu], ce sujet unique, à savoir la décision ferme. Tout autre que cela, qui ne peut être énuméré parmi les actes partiels ou les abandons, tout cela est créé par Allah ta^ala, par Sa puissance, à l’origine, sans intermédiaire ». Fin de citation. Et c’est exactement la croyance des mou^tazilites. La croyance des mou^tazilites c’est que l’esclave crée ses actes. La différence entre cette parole que nous venons de voir et la parole des mou^tazilites, c’est que les mou^tazilites ont généralisé. Les mou^tazilites ont dit que tous les actes des créatures, des esclaves, des animaux tout cela est créé par ces créatures elles-mêmes. Même selon eux les insectes crées leurs propres actes et ceci est contraire à la voie de Ahlou s-sounnati wa l-Jama^ah. A savoir que personne ne crée quoi que ce soit, personne ne donne l’existence à ce qui n’existe pas hormis Dieu. Selon la croyance de Ahlou s-sounnah wa l-Jama^ah il n’y a pas d’exception pour ce qui provient des esclaves par leur propre volonté. Les mou^tazilites eux ils disent que tout ce qui provient de l’esclave par sa propre volonté est créé par l’esclave. Et les deux imams Abou l-Haçan Al-Ach^ariyy et Abou Mansour Al-Matouridiyy ont tous deux explicitement dit qu’une telle croyance revient à attribuer des associés à Dieu. Car cette parole est contraire à la parole du tawhid à la parole qu’il n’est de dieu que Dieu, qui a été amené par tous les prophètes et les messagers.

La preuve de ce qu’ont dit Ahl s-sounnah, à savoir que l’acte de l’esclave fait partie de ce qui est possible selon la raison, et que tout ce qui est possible est sujet à la puissance de Dieu, et que par conséquent, l’acte de l’esclave est sujet à la puissance de Dieu.

Il ne se produit rien de ce qui est sujet à la puissance de Dieu sans que ce soit par l’acte de Dieu de faire exister, car la puissance de Dieu est globale et universelle, tout comme Sa volonté est globale et universelle. Si la puissance de Dieu ne concernait pas certaines choses possibles selon la raison, cela serait suite à un supposé être qui l’en empêcherait et qui aurait le dessus. Or ce n’est pas possible qu’un être empêche Celui dont l’existence est obligatoire selon la raison, de faire quoi que soit. Il est Celui Qui a le dessus et Qui réalise tout ce qu’Il veut. Que dit-on à propos des actes des esclaves ? Ils font partis de ce qui est possible selon la raison et tout ce qui est possible selon la raison il est entré en existence par la création de Dieu selon Sa volonté par Sa puissance. Pourquoi ? Parce que la puissance de Dieu concerne toute chose, elle est universelle. Tout comme la volonté de Dieu, également elle concerne toute chose, elle est globale et universelle. Et si Sa volonté n’avait pas été globale, Sa puissance n’avait pas été globale, ne concernait pas toute chose, Il aurait eu besoin de qui les aurait spécifiés par le fait de concerner certaines choses et pas d’autres. C’est pour ça qu’il dit : « Si la puissance de Dieu ne concernait pas certaines choses possibles selon la raison cela serait suite à un supposé être qui l’en empêcherait et qui aurait le dessus ». Or cette croyance est contraire à la parole de Allah qui signifie : « Et la volonté de Allah se réalise au détriment de toute chose », c’est-à-dire que personne n’empêche la réalisation de la volonté de Dieu. Le verset «     » signifie que Allah réalise ce qu’il veut sans aucun manquement, sans aucun doute. Ce qu’Il veut il est indispensable qu’il soit réalisé. Ainsi Allahou tabaraka wa ta^ala s’Il veut qu’une chose ait lieu, elle aura lieu sans personne qui l’en empêche. Personne ne peut empêcher la réalisation de ce que Dieu a voulu qu’il ait lieu. Il est indispensable et il faut exempter Allah d’être vaincu. C’est une obligation rationnelle que Sa volonté se réalise en toute chose. Ce qui est impossible n’admet pas l’entrée en existence et ce qui est obligatoire selon la raison n’est pas caractérisé par l’entrée en existence et donc la volonté de Dieu se réalise dans tout ce qui est possible selon la raison. Pour cela il est parvenu dans le Qour’an honoré et la volonté de Allah se réalise nul n’empêche la réalisation de ce que Dieu veut.

Ad Daliil al qawiim : 5.1     L’indication que le tawhid est la meilleure des sciences

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur Mai 27, 2022

Sache que l’honneur de cette science par rapport à d’autres sciences est relatif au fait qu’elle se rapporte à la plus honorable des connaissances, à savoir les fondements de la religion, c’est-à-dire la connaissance de Dieu et de son messager. La science du tawhid c’est la science de la croyance, c’est les fondements de la religion. Comme il se rapporte à la plus honorable des connaissances, à savoir connaître Dieu et connaître son messager. Cette science est la plus honorable des sciences. Allah ta^ala dit dans sourat Mouhammad verset 19 ce qui signifie : « Sache qu’il n’est de dieu que Dieu et demande le pardon pour ton péché ». Il a cité en premier l’ordre de savoir, de connaître le tawhid avant l’ordre de la demande du pardon parce que le tawhid se rapporte à la science des fondements et que la demande de pardon se rapporte aux sciences dérivées. La parole de Allah qui signifie « sache » c’est une parole adressée au messager ﷺ. Le messager que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré depuis son enfance, il savait qu’il n’est de dieu que Dieu, mais cet ordre est pour insister sur cette connaissance et c’est un ordre qui s’adresse à sa communauté. La parole de Allah « فَٱعْلَمْ أَنَّهُۥ لَآ إِلَٰهَ إِلَّا ٱللَّهُ » « Sache qu’il n’est de dieu que Dieu » signifie persévère et augmente en connaissance de Dieu. « Sache qu’il n’est de dieu que Dieu et demande le pardon pour ton péché et pour les croyants et les croyantes », il a fait que l’ordre de connaître le tawhid a été prioritaire, a précédé l’ordre de la demande du pardon l’istighfar et la raison en cela c’est que la connaissance du tawhid fait référence à la science des fondements et se consacrer pour l’istighfar, à la demande du pardon fait référence à la science des branches, des sciences dérivées. Et Allah ta^ala dit dans sourat Al-Hadid verset 28 :

﴿يا أيها الذين ءامنوا اتقوا الله وءامنوا برسوله يؤتكم كفلين من رحمته ويجعل لكم نورا تمشون به ويغفر لكم والله غفور رحيم﴾

Ce qui signifie : « Ô vous qui êtes croyants, faites preuve de piété à l’égard de Dieu. Croyez en son messager, Il vous accordera beaucoup de miséricorde, il vous accordera une lumière qui vous permettra d’avancer et Il vous pardonnera vos péchés. Certes, Allah est celui qui pardonne les péchés et qui est miséricordieux ».

Dans ce verset honoré, Allahou tabaraka wa ta^ala ordonne aux croyants de faire preuve de piété à Son égard et la piété signifie le fait d’accomplir les devoirs et d’éviter les péchés. En d’autres termes, Il ordonne l’ordre de persévérer sur la foi. Donc le sens de ce verset est un ordre au croyant de faire preuve de piété à l’égard de Dieu et de persévérer sur leur foi. Quant à la parole « وءامنوا برسوله » « Wa ‘aminou birasoulihi » c’est-à-dire persévérez sur la foi en son messager, car la piété à l’égard de Dieu, elle n’est valide qu’avec la croyance en Dieu et à la croyance en son messager. Et ceux qui font cela dans la suite du verset, Dieu promet aux croyants en Dieu et en son messager qu’Il leur accordera deux parts de miséricorde. Et en plus du fait qu’il leur accordera deux parts de miséricorde, Il leur accordera une lumière qui leur éclairera leur chemin. Tout cela c’est pour ceux qui croient en Dieu, ceux qui font preuve de piété à l’égard de Dieu, c’est-à-dire qui font les devoirs, qui évitent les péchés et qui croient en son messager.

Et l’imam Abou Hanifah que Allah l’agrée, dans son livre Al-fiqh al-absat a dit : « Sache que la connaissance dans la religion est meilleure que la connaissance dans les jugements et la connaissance ici en al-fiqh c’est que l’âme sache ce qui est de son droit et ce qui est de son devoir ». Ainsi, le fiqh dans la Religion, la connaissance dans la Religion englobe le fait de connaître Dieu et de connaître le messager et de connaître les fondements de la croyance. Comme cette connaissance dans la religion, le fiqh dans la Religion englobe la connaissance de Allah, la connaissance de son messager, la connaissance des fondements dans la croyance, pour ces raisons Abou Hanifah que Dieu l’agrée a dit : « Sache que la connaissance dans la Religion est meilleure que la connaissance dans les jugements ». C’est comme s’il disant que « En définitive, connaître la croyance et connaître les jugements, ça, c’est la meilleure des œuvres. Al-Qaradawiyy qui fait partie des personnages de cette époque blâme la connaissance dans la religion. Al-Qaradawiyy, que Dieu nous en préserve, il blâme la connaissance dans la religion et les preuves rationnelle. Il appelle la connaissance des Lois, des actes d’adoration que ce soit les conditions de validité, les piliers, les devoirs, les actes recommandés, il appelle tout cela la science qui est sèche ou non fertile ou inutile. Ainsi, par exemple dans son livre qui s’appelle «     » dit : « Ceux qui se sont basés sur les preuves de l’entrée en existence avec tout ce que cette exposition comporte comme inutilité et défaillance dans son contenu ». On parle de quoi ? On parle de la preuve de l’entrée en existence. C’est quoi cette preuve ? C’est lorsque le croyant dit : « Le monde change et tout ce qui change entre en existence a un début et tout ce qui entre en existence nécessite qui l’a fait exister et c’est Dieu ». C’est cette argumentation qu’on appelle l’argumentation de l’entrée en existence. Al-Qaradawiyy blâme cela, il dit que ça, c’est des choses inutiles, il les blâme. Alors que le premier des quatre grands imams de la communauté, le plus ancien des quatre, l’imaam Abou Hanifah, qu’est-ce qu’il dit ? Il dit : « Sache que la connaissance dans la Religion est meilleure que la connaissance dans les jugements ». Et il (Abou Hanifah) a dit : « La base du tawhid et ce qu’il est valide d’avoir pour croyance et ce qui s’y rattache comme sujet de doctrine, c’est cela la science majeure al-fiqh al-akbar. La science du tawhid c’est la science qui permet de connaître ce qui est possible au sujet de Dieu, ce qui est digne de Lui et ce qui n’est pas possible à son sujet. Qu’est-ce que nous disons à propos de la science du tawhid ? C’est la science qui permet de connaître ce qui est possible au sujet de Dieu et ce qui est digne de Lui tabaraka wa ta^ala. Et ce qui n’est pas possible au sujet de Allah ^azza wa jall et ce qui est obligatoire à son sujet pour nous de connaître soubhanahou wa ta^ala. Pour cela Abou Hanifata n-Na^man a appelé cette science, la science majeure. Pour nous faire comprendre, pour nous faire savoir que cette science c’est la science la plus honorable, la meilleure, meilleure que toute autre science.

Que l’on sache que la connaissance de Allah ta^ala et de ses attributs est la plus illustre des sciences, la plus honorable, la plus obligatoire et la plus prioritaire. Elle s’appelle également la science des fondements et la science du tawhid, la croyance en l’unicité et la science de la croyance « al-^aqidah ».

Elle s’appelle la science des fondements de la religion, la science du tawhid, donc le tawhid c’est la croyance en l’unicité et elle s’appelle la science de la croyance « al-^aqidah ». Que nous disions la science des fondements ou que nous disions la science du tawhid ou que nous disions la science de la croyance le sens est le même. Elle a été cette science appelée la science du tawhid en raison du plus célèbre de ses objets de recherche qui est justement l’unicité de Dieu par son être, par ses attributs et par ses actes. Lorsque nous parlons du tawhid de Allah, l’unicité de Dieu, c’est-à-dire nous parlons de l’unicité de Dieu de Son être, l’unicité de Ses attributs et l’unicité de Ses actes. Ça veut dire que Allah, Il est unique par Son être, il est unique par Ses attributs, Il est unique par Ses actes. Donc cette science a été appelée la science du tawhid parce que le sujet qui a été le plus célèbre, qui était étudié dans le cadre de cette science c’est justement le tawhid, c’est-à-dire l’unicité de Dieu.

Le prophète ﷺ s’est spécifié lui-même comme maîtrisant et comme ayant atteint les plus hauts degrés dans cette science : il a dit ce qui signifie : « Je suis celui d’entre vous qui connait le plus Dieu et qui le craint le plus ». Le sens de son propos que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré est qu’il est celui qui connait son seigneur plus que tout autre connaisseur de Dieu. Cela veut dire que le messager de Allah ﷺ est celui qui connait le plus son seigneur plus que tout autre connaisseur de Dieu et il est celui qui craint le plus Allah parmi les créatures. Même si lorsqu’il parlait son oratoire concerne aussi bien les compagnons qu’autre que les compagnons. Le sens de sa parole ^alayhi ssalatou wa s-salam est qu’il est celui qui connait le plus Allah et qui craint le plus Allah. Cette science donc est la plus importante des sciences à obtenir, la plus légitime à prioriser et à glorifier. Allah ta^ala dit dans sourat Mouhammad verset 19 ce qui signifie : « Sache qu’il n’est de dieu que Dieu et demande le pardon pour ton péché ». Le sens de fa`lam « sache », c’est-à-dire persévère sur cela, car le messager depuis qu’il a grandi, il connaît son seigneur et il le craint. Preuve en est ce qui est parvenu avec Adam ^alayhi s-salam. La toute première fois que l’âme a été insufflée dans le corps de Adam il a éternué et il a dit al-hamdou li l-Lah. C’est un signe pour nous qu’il est croyant, qu’il a la foi, qu’il croit en Dieu. Alors qu’à cette époque-là il n’était pas encore prophète messager. Le prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam depuis son enfance, il connaissait son seigneur. Même si à son époque que ce soit à La Mecque ou ailleurs dans les pays arabes il n’y avait pas des gens qui connaissaient la science de la religion. Mais Allahou ta^ala a préservé le prophète des mauvaises croyances, des croyances des associateurs. Le prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam n’avait pas pour croyance leur mauvaise croyance de l’époque. Il a grandi sur le tawhid, la croyance en l’unicité de Dieu. Cependant, il ne connaissait pas les détails des jugements de l’Islam jusqu’à ce que Allah les lui révèle. C’est à ce moment-là qu’il a connu le détail des règles de la foi. Tout comme Allahou ta^ala le lui a révélé dans le Qou’raan qui indique cela. Le sens de ce verset justement est que Dieu a fait descendre la révélation au prophète Mouhammad ﷺ et dès lors il a connu ce qu’est le Qou’raan et il a connu le détail de la foi. Le sens n’est pas qu’avant qu’il ne reçoive la révélation il n’était pas croyant, pas du tout ! Mais le sens du verset est que « Avant que Dieu ne te fasse parvenir la révélation, tu ne connaissais pas le Qou’raan et tu ne connaissais pas le détail de la foi ». Donc la parole de Allah ta^ala « فَٱعْلَمْ أَنَّهُۥ لَآ إِلَٰهَ إِلَّا ٱللَّهُ » signifie : « Persévère sur la connaissance du tawhid, de l’unicité de Dieu » et ce qui est visé par cet ordre c’est d’autres que le prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam. Pourquoi les savants ont dit que ceux qui sont visés par cet ordre ce sont autre que le prophète Mouhammad ? Parce que le prophète Mouhammad il est préservé, il n’est pas possible à son sujet qu’il quitte la foi un seul instant. Ceux qui sont visés par cet ordre « Sache qu’il n’est de dieu que Dieu », c’est la communauté du prophète, c’est-à-dire vous les croyants restez ferme sur la croyance en Dieu. Après lui avoir ordonné de persévérer sur la foi, il lui a ordonné de demander le pardon. Il lui a ordonné de demander le pardon par la langue et l’istighfar la demande du pardon par la langue, il y a ce qui est parvenu dans le Qour’an et il y en a ce qui est parvenu dans le hadith. Ce qui est parvenu dans le Qour’an honoré, ce qui est parvenu dans le hadith honoré, tout cela ce sont des actes de demande de pardon par la langue. Comme Allah a mentionné la foi en Dieu en premier lieu, c’est-à-dire il a fait précéder la croyance en l’unicité de Dieu sur la demande du pardon, il nous a fait comprendre que cette croyance c’est la meilleure des œuvres. Et la croyance en Dieu c’est un acte du cœur. Cette foi, cette croyance qui est un acte du cœur c’est la meilleure des œuvres. Comme Allah a mentionné le tawhid en premier lieu, Il nous a fait comprendre que c’est la meilleure des œuvres et Il nous a fait comprendre qu’il n’y a pas d’acte qui soit bénéfique sans la connaissance de Dieu, sans la croyance en l’unicité de Dieu. Cette science avec ses preuves rationnelles et textuelles à partir des livres et de la sounnah, s’appelle également la science de al-kalam. Pourquoi cette science a également été appelée la science de al-kalam ? La raison de son appellation avec ce nom-là, c’est le grand nombre de gens, d’opposants et de gens qui ont contredit à ce sujet parmi ceux qui se réclament de l’Islam, et les longs débats (kalam) qui ont été menés par Ahlou s-sounnah pour décréter et prouver la vérité. Tout comme cette science s’appelle donc la science de la croyance, la science du tawhid, la science des fondements, elle s’appelle également la science de al-kalam. Pourquoi cette science a été appelée la science de al-kalam ? C’est parce qu’il y a eu beaucoup de gens qui se sont opposés à l’Islam dans cette science. Justement un des savants qui a défendu cette science, la science de la croyance en l’appelant la science de al-kalam. Il a dit : « Cette science de al-kalam a été critiquée, blâmée par des gens qui n’ont pas de cervelle et que leur critique ne porte aucune nuisance à cette science. Tout comme lorsque le soleil est bien haut dans le ciel, si quelqu’un prétend qu’il ne voit pas sa lumière, ça ne va pas nuire au soleil ». Concernant ce qui est rapporté comme blâme de la science de al-kalam de la part de certains imams comme l’Imam Ach-Chafi^iyy et d’autres. Ce qui est visé par le blâme de la science de al-kalam, ce n’est pas la science de al-kalam telle que nous la connaissons, mais c’est le blâme du kalaam qui est blâmable, des paroles des gens égarés qui a été appelé aussi kalam. Ce que Ach-Chafi^iyy et d’autres imams illustres ont blâmé comme kalam, ce n’est pas la science de al-kalam telle que défini par les savants de Ahlou s-sounnah, mais c’est surtout le kalam, les propos des égarés de ceux qui se sont écartés de la voie de Ahlou s-sounnah. Ce sont les gens des mauvaises innovations comme les mou^tazilites, comme les khawarij, ces gens-là n’est-ce pas qu’ils ont abordé le sujet de l’être de Dieu et le sujet des attributs de Dieu et notamment l’attribut de la parole. Ils l’ont abordé, mais avec des propos qui sont incorrects, qui sont faux. Donc c’est Ach-Chafi^iyy et d’autres parmi les imams ont blâmé leurs expressions à eux. Donc Ach-Chafi^iyy et d’autres imams qui ont blâmé par leurs expressions al-kalam, ils ont blâmé l’approche des mauvais innovateurs, c’est-à-dire ceux qui ont déviés de la voie de Ahlou s-sounnah. Ils n’ont pas blâmé le kalaam de Ahlou s-sounnati wa l-Jama^ah. Parce que les propos et la manière d’aborder les sujets de la part Ahlou s-sounnah, le kalam de Ahlou s-sounnah, ce kalam que Ahlou s-sounnah ont décrété au sujet de la connaissance de Dieu, de la connaissance des attributs de Dieu, de la connaissance du messager de Dieu, de la connaissance des attributs des messagers cela est une chose correcte et une science qui est correcte, il n’y a aucun blâme, aucun reproche là-dessus. La science de al-kalam qui est correct, c’est la science qui est conforme aux règles de Ahlou s-sounnah, c’est-à-dire la voie sur laquelle était le salaf vertueux des musulmans des trois premiers siècles de l’hégire. Il a été dit également que la raison de l’appellation de cette science, la science de al-kalam c’est parce que la plus célèbre des divergences à ce sujet fut la question de kalamou l-Lah, l’attribut de la parole de Dieu, s’Il est de toute éternité, ce qui est la vérité, ou entré en existence accidentelle, ce qui est faux. Que disons-nous à propos de la parole de Dieu ? La parole de Dieu est éternelle exempte de début tout comme tous Ses attributs, car il est impossible au sujet de Dieu qu’Il ait pour attribut un attribut qui soit entré en existence. Les Hachwiyyah ont dit que la parole de Allah est une voix et des lettres au point que certains Hachwites ont exagéré jusqu’à dire que cette voix est de toute éternité exempte de début et que les formes des lettres qui sont dans le Moushaf sont de toute éternité, exemptes de début. Ils ont ainsi contredit la raison saine. On peut dire Hachwiyyah et Hachwiyyah. Il s’agit des assimilationnistes des mouchabbihah. Tout comme les assimilationnistes contemporains on les appelle les wahhabites, mais les anciens assimilationnistes sont appelés Hachwiyyah ou Hachawiyyah. Et le sens de Hachwiyyah, c’est-à-dire ce sont des gens qui sont loin du bien. Qu’est-ce qu’ils ont dit à propos de l’attribut de la parole de Dieu ? Ils ont dit : « La parole de Dieu c’est une voix et des lettres ». Alors que la voix, elle est créée et les lettres sont créées, comment prétendent-ils que la parole de Dieu serait une voix et des lettres. Certains ont fait preuve d’outrance, ils ont exagéré au point de dire que la voix selon eux, la voix de Dieu, elle est de toute éternité. Et la voix ou le son, un son c’est soit ce qui provient de l’air qui traverse une trachée-artère et par l’articulation des lèvres et la langue ou le son c’est ce qui se produit par l’entrechoquement de corps. Voilà ce qu’ils ont dit à propos du son. Ils ont dit que selon eux Allah aurait une voix qui est de toute éternité, qui est sans début. Et ils ont également dit à propos des formes des lettres comme la lettre ba’, la lettre sin, ces lettres avec lesquelles on écrit l’alphabet arabe, ils ont dit que ces formes-là elles sont de toute éternité. C’est pour cela qu’ils disent des choses que la raison n’accepte pas. Est-ce qu’il y avait des feuilles avant que les feuilles ne soient fabriquées ? Forcément les feuilles sont entrées en existence. De plus l’encre avec laquelle une lettre écrasée sur un support, cette encre elle n’est pas de toute éternité, forcément elle a un début. Comment osent-ils dire ou prétendent-ils que les formes des lettres qui sont sur le Moushaf sont de toute éternité. C’est pour cela qu’ils ont contredit la raison saine. C’est-à-dire quelqu’un qui a une raison saine ne tient pas de tel propos. Quand tu écris le mot Allah ; alif, lam, lam, ha’ ; qu’est-ce que tu dis à propos de cette forme que tu as écrite ? Tu dis c’est Allah. Le mot en tant que tel qui est tracé avec des lettres en arabe, qu’est-ce qu’on dit de ce mot ? On dit Allah. Si quelqu’un te demande de lire ce que tu as écrit, qu’est-ce qu’il va dire ? Il va dire Allah et quand tu dis à quelqu’un qui tu adores, il va dire Allah. Est-ce qu’en disant j’adore Allah, il vise les lettres qu’il a tracées ? Mais il vise plutôt l’être qui est exempt de début, exempt de fin. Pour cela on ne dit pas que la parole de Allah c’est une voix et des lettres comme ont dit ces gens-là. Donc ça, c’est la parole des mouchabbihah, des assimilationnistes. Qu’ils soient anciens ou récents, ils ont tous assimilé Allah à ses créatures.

Un autre groupe a dit que Allah parle dans le sens qu’Il crée la parole dans d’autres que lui, comme dans l’arbre auprès duquel Mouça a entendu la parole de Dieu, et non pas dans le sens qu’il a un attribut d’essence, qui est propre à son être, qui serait un de ses attributs. Il s’agit des moutazilites que Dieu les enlaidisse davantage. Et c’est partant de là que les mou^tazilites nient le fait que Dieu ait un attribut qui s’appelle la parole, qui s’appelle le Qour’an qui soit un attribut exempt de début, exempt de fin, propre à son être et qui ne soit pas des lettres ni une voix. Les gens de la vérité, Ahlou s-sounnah wa l-Jama^ah confirme que Dieu a l’attribut de la parole. Ils confirment que Dieu a l’attribut de la parole et ils nient que Dieu ait une quelconque ressemblance avec les créatures.

Ahlou as-sounnah, les gens de la vérité, ont dit que Allah parle d’une parole qui est propre à son être qui est exempte de début, exempte de fin qui n’est pas de lettre ni une voix et qui ne varie pas par la variété des langues. À partir de là, nous savons que Ahlou s-sounnah, les gens de la vérité, les sunnites sont sur la voie du juste milieu entre deux extrêmes. L’extrême des assimilationnistes et l’extrême des mou^tazilites. Nous ne disons pas ce qu’ont dit les mou^tazilites qui ont renié le fait que Dieu ait un attribut parce que celui qui renie un attribut de Dieu c’est un mécréant, car nier l’attribut de la parole à Dieu revient à lui attribuer le fait d’être muet. Quel est le contraire de parler ? C’est être muet. Donc nier que Dieu ait un attribut de parole, revient à dire qu’il est muet et le fait d’être muet est un défaut et Dieu est exempt du défaut. Tout comme nous ne disons pas ce qu’ont dit les mou^tazilites. Également nous ne disons pas ce qu’ont dit les mouchabbihah, les assimilationnistes. Les assimilationnistes, eux ils n’ont pas nié que Dieu ait un attribut, ils l’ont confirmé, mais ils l’ont comparé et assimilé à celui des créatures. Même s’ils ont confirmé l’attribut de la parole, mais ils ont dit que c’est un attribut avec une voix et avec des lettres. Or les lettres sont créés tout comme la voix elle est créée. Quelle est la preuve que les lettres sont créées, c’est le fait qu’elles se suivent, après le ba’ il y a le sin, après le sin il y a le mim etc. Tout comme les lettres et la voix sont créées, nous les nions au sujet de l’attribut de Dieu. Pour cela Ahlou s-sounnah wa l-Jama^ah sont sur la voie du juste milieu entre les mou^tazilites et les assimilationnistes.

Le sujet de la science de al-kalam, c’est d’étudier, c’est-à-dire de rechercher les preuves, à partir des créatures de Dieu, afin de confirmer l’existence de Dieu et ses attributs de perfection, et également à partir des textes de Loi à partir desquels les preuves sont extraites. Cette science est conforme aux règles de l’Islam et n’est pas fondée sur les règles de la philosophie, car les philosophes ont des paroles à ce sujet qui sont connues chez eux par les Ilaahiyaat. Nous avons vu que la science de la croyance a une priorité et un honneur sur les autres sciences, car elle se rapporte à la connaissance de Dieu et de son prophète et cette science, la science de al-kalam consiste à rechercher les preuves à partir des créatures de Dieu pour confirmer l’existence de Dieu. Cependant, cette science de al-kalam est régie par des règles conformes à l’Islam et non pas conformes aux règles des philosophes. Et les savants du tawhid ne parlent pas au sujet de Dieu et au sujet des anges et autre que cela en se basant sur le simple examen avec la raison, mais ils abordent ces sujets au titre de l’argumentation par la raison à propos de la validité de ce qui est parvenu du messager de Dieu, que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré. La raison selon les savants du tawhid est donc un témoin en faveur de la Loi et n’est pas un fondement pour la religion. Les philosophes ne prennent pas en compte ce que les prophètes ont transmis. Les philosophes disent : « Nous nous passons de la parole du prophète ». C’est pour cela qu’on ne prête aucune attention à ce qu’ils disent. C’est pour cela que l’auteur a dit que cette science n’est pas abordée conformément à l’approche des philosophes parce que les philosophes ont des paroles sur ces sujets qu’ils qualifient de ilaahiyaat. La croyance est appelée ilaahiyaat, c’est-à-dire les règles qui se rapportent à la croyance en Dieu. Pour cela dans certains pays leurs universités qui sont de religion ils les appellent les ilaahiyaat. Ils visent par cela la croyance. Et malgré cela nous n’abordons pas ces sujets de croyance avec l’approche des philosophes, mais nous abordons ce sujet conformément aux règles de l’Islam. Les savants du tawhid ne parlent pas au sujet de Dieu et au sujet des anges et autre que cela en se basant sur le simple examen avec la raison, mais ils abordent cela en se basant sur ce qui est parvenu du messager de Allah ﷺ et tout ce que le messager ﷺ a amené ne contredit pas la raison. Parce que la raison est témoin de ce qui est parvenu dans la Loi. La Loi ne comporte que ce que la raison correcte accepte. Tout comme l’a dit le Hafidh, le faqih Al-Khatib Al-Baghdadiyy. Le Hafidh Al-Khatib Al-Baghdadiyy dit que la Loi, c’est-à-dire la croyance de l’Islam elle comporte ce que la raison accepte, mais ce que la raison n’accepte pas, il n’y a pas dans la croyance de l’Islam. C’est pour cela que les savants du tawhid ont dit que la raison est témoin en faveur de ce qu’il y a dans la Loi en terme de croyance, mais n’est pas une base, un point de départ pour la croyance. Quant aux philosophes, ils ont considéré que la raison est une base, un fondement, sans accorder d’attention à ce qui est parvenu des prophètes comme informations. Les philosophes ne se restreignent donc pas à concilier entre l’étude par la raison et ce qui est parvenu des prophètes. Tout en sachant que l’étude par la raison saine n’aboutit pas à autre que ce qui est venu dans la Loi et ne le contredit pas. Allahou tabaraka wa ta^ala a manifesté des miracles avec les prophètes. Pourquoi est-ce que Allah a accordé des miracles aux prophètes ? Pour que la personne sensée, la personne dotée de raison par l’observation de ces miracles reconnait et connait la véracité de ce que les prophètes ont amené comme informations. Comment est-ce que la raison serait elle annulée ? Comment est-ce que l’observation, c’est-à-dire l’observation par la raison serait-elle mise de cotée ? Celui qui est sensé lorsqu’il observe, lorsqu’il réfléchit il est bien guidé. Également celui qui est sensé, qui utilise correctement sa raison lorsqu’il réfléchit à propos de celui qui a eu les miracles, il va déduire par la raison que celui qui a eu un miracle est véridique quand il dit qu’il est un envoyé de Dieu. C’est pour cela que les gens de la vérité ont dit que la raison saine n’aboutit pas à autre chose que ce qui est parvenu dans la Loi de l’Islam en termes de croyance. Dieu a incité ses esclaves dans le Qour’an à observer Sa souveraineté pour connaître Sa toute puissance. Dieu dit dans sourat Al-A^raf verset 185 :

﴿أولم ينظروا في ملكوت السماوات والأرض﴾

Et dans sourat Foussilat verset 53 :

﴿سنريهم ءاياتنا في الأفاق وفي أنفسهم حتى يتبين لهم أنه الحق﴾

Qu’est-ce qui est parvenu dans le verset 53 de sourat Foussilat ? Nous allons leur montrer les signes des preuves de notre existence, des preuves de notre toute puissance, des preuves de notre science et ceci est dans le bas-monde. Celui qui réfléchit, qui médite, qui observe les créatures de Dieu, la souveraineté de Dieu il aboutit, il conclut, il parvient à l’existence de Dieu, à Sa toute puissance, à Sa science.

Également dans sourat Adh-Dhariyat verset 21, Allah ta^ala nous incite à réfléchir à propos de notre propre être à nous en tant qu’être humain. La création de l’être humain, ses différents états de l’être humain sont des preuves de l’existence de Dieu, sont des preuves de la toute-puissance de Dieu, de Sa sagesse, de Sa science et de Sa perfection. C’est pour cela que cette science, la science de al-kalaam, la science de la croyance a pour objet et a pour objectif de réfléchir, de méditer à propos de la création de Dieu pour parvenir à l’existence de Dieu. Du fait que cette science, la science de la croyance, la science de l’unicité, la science de al-kalaam, de la connaissance de son sujet nous avons su que cette science est la plus honorable des sciences.

S’il a été dit : « Il n’a pas été rapporté que le prophète que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré ait enseigné à l’un de ses compagnons cette science ni d’un de ses compagnons qu’il aurait appris ou enseigné à d’autres que lui cette science, mais que cette science s’est produite après leur disparition bien longtemps. Si cette science avait été importante dans la religion, le compagnon et leurs successeurs lui auraient prioritairement accordé de l’importance ». Nous répondons : « Si l’on vise par cette parole, par ce discours qu’ils (les compagnons) ne connaissaient pas l’être de Dieu, ses attributs, son unicité et son exemption, et la véracité de son messager et la validité de ses miracles par la preuve rationnelle, mais qu’ils auraient reconnu cela par simple imitation, cela est loin de la vérité et abominable comme propos. Preuve en est ce que certains compagnons ont dit : « Nous avons d’abord appris les fondements de la foi avant d’avoir appris le Qour’an, puis nous avons appris le Qour’an et notre foi s’en est accrue ». Pour cela nous ne disons pas à propos des compagnons qu’ils ne connaissaient pas l’être de Dieu, qu’ils ne connaissaient pas l’unicité de Dieu, qu’ils ne connaissaient pas ses attributs, ça c’est faux !

Et Dieu a répliqué dans son livre à ceux qui imitent leur ancêtre dans l’adoration des idoles par Sa parole dans sourat Az-Zoukhrouf le verset 23. Dans ce verset ces gens ont été blâmés, pourquoi ? Parce qu’ils avaient suivi leurs ancêtres dans leur religion. Allahou ta^ala a blâmé ces associateurs parce qu’ils ont dit : « Nous avons trouvé nos ancêtres associés à Dieu, à avoir une religion et nous les avons suivi aveuglement sans preuve ». C’est-à-dire que ces gens-là avaient suivi leurs ancêtres dans leur association à Dieu sans aucune preuve qui établisse la validité de leur religion. À partir de cela, nous comprenons que la connaissance de la preuve est chose requise.

On comprend de ce texte du Qour’an que le fait de suivre sans preuve, d’imiter sans preuve à propos de la connaissance de Dieu est interdit. Le fait de suivre sans preuve à propos de la connaissance de Dieu n’est pas permis. Parce que dans le fait d’imiter sans preuve, il y a l’annulation du bénéfice de la raison, car la raison a été créée pour réfléchir et méditer. Nous avons reçu l’ordre de réfléchir, nous avons reçu l’ordre de méditer, nous avons reçu l’ordre de déduire à partir des créatures de Dieu l’existence de Dieu et Ses attributs de perfection. Pour cela notre Chaykh que Dieu lui fasse miséricorde a dit : « C’est quelque chose laid de la part de celui qui a reçu la raison d’en éteindre la lumière et d’en annuler l’intérêt » et il a ajouté que la raison est une lumière qui permet de s’éclairer alors que l’imitateur est tel un aveugle qui s’appuie sur autrui. C’est pour cela que les gens de la vérité ont dit : « Ce n’est pas permis d’imiter aveuglement concernant la connaissance de Dieu ». Pourquoi ce n’est pas permis ? Parce que dans l’imitation il y a une annulation du profit, du bénéfice de la raison.

Si par ailleurs, l’on vise par cela (c’est-à-dire ceux qui soulèvent cette objection) que les compagnons du prophète n’avaient jamais employé ces expressions qui sont connues dans cette terminologie établie chez les spécialistes de cette science comme le terme « jawhar » ou substance, « al-^arad » ou caractéristique de la substance, « al-ja’iz » ou le possible rationnel, « al-mouhal » ou l’impossible rationnel, « al-hadath » ou l’évènement ou l’accident, « al-qidam » ou l’exemption de début oui cela nous le concédons, ils n’avaient pas employé ces termes-là. Oui, il est vrai que les compagnons qui ont reçu cette religion du prophète et qui nous l’ont transmise grâce à eux de génération en génération, c’est vrai qu’ils n’ont pas employé cette terminologie qui a été instaurée par les spécialistes de cette science. Comme le terme « jawhar » ou communément traduit par substance, c’est ce qui a un emplacement et qui est définit par soit même comme les corps. La substance, elle est soit composée, soit élémentaire. Lorsqu’elle est élémentaire, il s’agit de la substance élémentaire. Qu’est-ce que la substance élémentaire ? C’est la partie qui ne se divise plus du corps tellement elle est petite. En d’autres termes, la substance élémentaire c’est plus petite créature que Dieu ait crée. La substance, lorsqu’elle n’est pas élémentaire, elle est composée, c’est celle qui se compose de deux substances élémentaires ou davantage. Alors pour ce qui est de la définition du mot « jawhar » non pas dans la terminologie de la croyance, mais dans la terminologie de la langue arabe c’est l’origine de la chose, l’essence de la chose.

Pour ce qui est du mot « al-^arad » c’est ce qui advient à la substance, c’est-à-dire ce qui est une caractéristique de la substance. Comme le mouvement d’un corps, son immobilisation, son immobilité ou sa situation dans un endroit. Les spécialistes du tawhid, de la croyance en l’unicité de Dieu ont convenu de ce vocabulaire, de cette terminologie. Qu’est-ce qu’ils disent à propos du monde, de cet univers ? Ce sont des substances et des caractéristiques. Pour ce qui est du jaa’iz c’est ce qu’on traduit par possible rationnel, c’est ce dont on peut concevoir dans la raison l’existence et l’inexistence. Tout comme du point de vue rationnel nous pouvons parfaitement concevoir notre existence, nous pouvons également concevoir notre inexistence. Parce que nous faisons partie de ce qu’ils appelaient possible rationnel.

Pour ce qui est du terme « mouhal » si on veut prendre sa définition dans la langue arabe non pas dans la terminologie de la science de la croyance « al-mouhal » c’est ce qui détourne de la direction de ce qui est correct vers le faux. Et du point de vue de la terminologie de la science de la croyance quand on dit « mouhal » on le traduit par impossible rationnel c’est ce qui implique un sens qui est faux de tout point de vue. Comme par exemple l’existence ou la réunion du mouvement et de l’immobilité en un même emplacement, dans un même corps. Il est impossible selon la raison que l’être humain soit en même temps immobile et en mouvement. Il y a parmi les créatures de Dieu celles qui sont tout le temps immobile comme les sept cieux et il y a les créatures de Dieu qui sont tout le temps en mouvement comme les étoiles. Pour ce qui est de l’être humain, il est parfois en mouvement, il est parfois immobile. Et donc il est impossible du point de vue rationnel que l’être humain soit en même temps immobile et en mouvement. Il a cité le mot hadath parmi les exemples de terme qui sont utilisés dans cette science, c’est ce qu’ils ont traduit par évènement ou accident c’est ce qui a lieu après n’avoir pas existé.

Concernant le terme « al-qidam » c’est l’exemption de début, il vise par cela ce qui n’a pas de début à son existence. Si ceux qui soulèvent cette objection contre cette science en disant « Oui, mais les compagnons n’avaient pas utilisé ces termes, pourquoi vous les utilisez ? » on dit oui, on concède le fait que c’est vrai les compagnons n’avaient pas utilisé ces termes-là.

Cependant, nous opposons à cela le même argument pour les autres sciences. En effet, il n’a pas été rapporté du prophète ﷺ ni de ses compagnons qu’ils aient employé le terme de « nasikh » abrogeant ou « mansoukh » abrogé ou « moujmal » ce qui nécessite une indication ou « moutachabih » non explicite et d’autres termes encore, tout comme cela est employé chez les spécialistes du Tafsir. Tout comme il y a des termes qui concernent la science de la croyance qui n’ont pas été rapportés de la part des compagnons, il y a aussi des termes dans d’autres sciences comme l’exégèse du Qour’an, le Tafsir qui n’ont pas été utilisés par les compagnons. Comme le fait de dire que ça c’est nasikh abrogeant ou mansoukh abrogé. Qu’est- ce que « an-nasikh » ce qui abroge ? C’est ce qui est appliqué en tant que règle. Qu’est-ce qui est abrogé « al-mansoukh », c’est la règle qui n’est plus appliquée. Tout comme c’est parvenu dans le hadith du messager de Allah ﷺ lorsqu’il a dit ce qui signifie en français : « Je vous avais précédemment interdit de visiter les tombes maintenant visitez les ». Le mot « naskh » à l’origine signifie effacement ou arrêt ou le fait d’enlever. Cette définition est très jolie en arabe, très concise. Généralement ce sont des définitions très compactes pour les retenir. Qu’est-ce que l’abrogation ? L’abrogation c’est le fait d’arrêter l’application d’un jugement, jugement qui est confirmé par un texte antérieur, un texte précédent et s’il n’y avait pas eu cette abrogation, ce texte antérieur serait toujours effectif et applicable. Et l’abrogation c’est quelque chose qui est ultérieur à un ancien jugement. L’abrogeant, celui qui abroge est ultérieur, postérieur au premier texte. En d’autres termes, c’est le fait d’arrêter l’application d’un ancien jugement, d’une ancienne Loi, d’une ancienne règle, l’arrêt de son application par l’arrivée d’une nouvelle règle. C’est le fait de cesser l’application d’un jugement légal antérieur, c’est-à-dire de cesser l’application d’une règle à l’acte de la personne responsable par un jugement ultérieur. Pour prendre l’exemple du hadith qui signifie : « Je vous avais précédemment interdit, défendu de visiter les tombes (ça c’est le jugement antérieur). Maintenant, visitez-les (c’est le jugement ultérieur, postérieur qui maintenant à appliquer) ». Donc ce terme-là d’abrogeant ou ce qui abroge et ce qui est abrogé, ce n’était pas quelque chose qui était utilisé par les compagnons ou par le prophète, c’est une terminologie qui est nouvelle. Également le terme « moujmal », c’est ce qui nécessite plus d’indications et qu’est-ce que l’indication ici ? C’est de donner au sujet d’ôter la confusion, la problématique autour d’un sujet pour un éclaircissement, c’est-à-dire pour que le sujet soit clair et très évident. Il se peut qu’un texte soit « moujmal ». Le « moujmal » ça peut être un Qour’an ou ça peut être un hadith. Qu’est-ce qui est parvenu dans le hadith ? Les Qadarites sont les mages, mazdéens de cette communauté. Puis il y a eu une indication qui est venue dans un autre hadith qui dit : « Qui sont ces qadarites ? », ce sont ceux qui disent qu’il n’y a pas de prédestination. Le premier texte nécessite une indication, c’est un texte « moujmal », les Qadarites sont les mazdéens de cette communauté, qui sont-ils ? Donc c’est un texte qui nécessite une indication. L’indication est venue ultérieurement dans un autre hadith. Eux les mou^tazilites de leur méchanceté, qu’est-ce qu’ils ont dit ? Ils ont dit : les Qadarites c’est Ahlou s-sounnah, ils parlent de nous qu’on est les mage, mais comme il y a eu un autre hadith qui dit c’est qui les Qadarites ? Ce sont ceux qui renient la prédestination, pas ceux qui confirment la prédestination. Ahlou s-sounnah, ils confirment la prédestination. Ahlou s-sounnah, nous confirmons que tout ce qui entre en existence est conformément à la science de Dieu, à la volonté de Dieu, à la puissance de Dieu, c’est les mou^tazilah eux qui renient cela. Il y a également un autre terme « moutachaabih », ce terme-là il ne nous est pas parvenu comme ayant été employé par les compagnons, par le prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam. Et donc le « moutachabih », ce qui n’est pas explicite est de deux sortes. La première sorte de ce qui n’est pas explicite, c’est ce que seul Dieu sait comme le moment exact où le jour du jugement va avoir lieu et la deuxième sorte de ce qui n’est pas explicite, c’est ce que peuvent connaître les gens versés dans la science. Comme la signification, le sens du verset « Ar-Rahmanou ^ala l-^archi stawa », les savants qui sont versés dans la science, ils ont expliqué que cela veut dire que Allah domine le trône. Chez les gens du tafsir, de l’exégèse le mot nasikh, mansoukh, moujmal, moutachabih ce sont des mots qui sont usités. Même s’il n’a pas été rapporté du prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam ni de ses compagnons qu’ils avaient utilisé ce terme, ce sont des termes qui sont corrects. Pourquoi alors reprocher aux spécialistes de la croyance uniquement l’utilisation de termes qui sont corrects même s’ils n’ont pas été employés par le prophète et les compagnons. Ni « al-qiyas » l’analogie, « al-istihsan » l’approbation, « al-mou^aradah » l’opposition, « al-mounaqadah » la contradiction, « ach-chart » la condition, « as-sabab » la raison, « al-^il-lah » l’agent causal, et d’autres termes encore tout comme cela est employé chez les faqih, spécialistes de jurisprudence. Le terme « al-qiyas » dans la langue arabe signifie l’équivalence, l’égalité. Du point de vue de la terminologie dans cette science de jurisprudence, quand on parle de qiyaas, c’est de donner un jugement qui n’est pas connu, le même jugement qui est connu en raison de son équivalence pour la causalité du jugement, pour ce qui fait ce jugement. Selon la terminologie de la jurisprudence, l’analogie « al-qiyas » c’est de donner à un jugement qui n’est pas connu, le même jugement, à un sujet dont le jugement n’est pas connu, le jugement d’un autre sujet qui lui est connu en raison d’une causalité entre les deux. Comme le cas du jugement qui est parvenu dans un texte pour la femme esclave, il a été déduit pour l’homme esclave. Et donc l’istihsan, c’est une approbation de la part du moujtahid sans qu’il n’y ait une preuve, c’est un argument que le moujtahid a en lui-même, mais pour lequel il n’a pas amené de preuve, c’est lui qui approuvé cela. C’est une approbation qui provient du moujtahid lui-même, mais qui ne constitue pas une preuve, lui il a approuvé cela, mais ça ne constitue pas une preuve, ce qu’il a dans son cœur n’est pas une preuve. Il y a mou^aradah, c’est l’opposition, c’est de donner une preuve contre celui à qui la preuve a été donnée. Et donc « al-mounaqadah » un autre terme, c’est qu’une chose contredise une autre. Et ils ont utilisé d’autres terminologies comme « At-tard » et « ach-chart ». Ach-charT, c’est la condition. Ils disent à propos de la condition, c’est ce qui est indispensable pour la chose, mais qui ne fait pas partie de la chose. N’est-ce pas que le woudouu fait partie des conditions de la prière. Par le woudouu ont peut faire la prière, mais le woudouu, il ne fait pas partie de la prière. La prière est accomplie avec le woudou, mais le woudouu ne fait pas partie de la prière. Quand il a dit « as-sabab », « as-sabab » c’est la raison, c’est dans la langue arabe ce qui fait parvenir à autre chose. Dans la terminologie de la jurisprudence, quand on dit que telle chose est un sabab de cette chose, c’est une raison, c’est toute description qui est claire, qui est bien défini, qui indique par la preuve textuelle, par la preuve qui peut être entendue qu’elle explique le jugement religieux. Donc tous ces termes-là qui viennent d’être rappelés ici, ce sont des termes qui sont utilisés, usités chez les faqih, les spécialistes de jurisprudence. Donc ce ne sont pas des termes qui ont été rapportés ou été employés par le prophète et ses compagnons et pourtant on peut les utiliser. Tout comme il y a des termes qui sont dans la science de la croyance que le prophète et les compagnons, il n’a pas été rapporté qu’ils les aient employés. Également il y a des termes dans d’autres sujets religieux que le prophète et les compagnons n’ont pas employé, mais qu’il nous est permis d’employer. Ni l’emploi des termes « al-jarh » la critique, « atta^dil » la fiabilisation, « al-ahad » rapporté par des individus, « al-mach-hour » célèbre, moutawatir ou « sahih » authentique ou « gharib » étrange ou d’autres que cela comme cela est employé chez les spécialistes du hadith.

Le mot Jarh dans la science du hadith, c’est ce qui considère comme non fiable celui qui rapporte. A l’opposé du ta^diil, c’est la confirmation du caractère fiable de celui qui rapporte. Et donc dans la terminologie du fiqh ; donc on a vu la terminologie du hadith ta^dil veut dire quelque chose et dans la terminologie de la jurisprudence ça veut dire autre chose ; c’est celui qui évite les grands péchés, qui ne persiste pas sur les petits péchés. Qu’est-ce que les spécialistes de « al-jarh » et de « atta^dil » à propos de rapporter les paroles de quelqu’un qui s’appelle Haram, ils ont dit c’est défendu. Al-jarh c’est de considérer non fiable celui qui rapporte. Les spécialistes du hadith, ils emploient des termes qui n’ont pas été rapportés du prophète ou des compagnons. Tout comme on dit de certains ahadith qui sont des hadith de ahad. La plupart des hadith du prophète ﷺ sont des hadith qualifiés de ahad. C’est les hadith qui sont rapportés par un compagnon, deux compagnons ou trois compagnons. Ce n’est pas tous les hadith du prophète ﷺ qui sont moutawatir. Certains hadith du prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam sont des hadith moutawatir. Qu’est-ce que les hadith moutawatir ? Ce sont les hadith rapportés à partir d’un grand nombre et les premiers qui rapportent se basent sur l’observation. Comme le hadith du jaillissement de l’eau des mains du prophète ﷺ. Comme le hadith du tronc de palmier qui a gémi par languissement du prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam. On dit que c’est un hadith moutawatir. Qui l’a rapporté ? Un grand nombre de compagnons du prophète ﷺ qui ont été témoins que le tronc a pleuré parce qu’il se languissait du prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam. Qu’est-ce que les spécialistes du hadith ont dit à propos du hadith du gémissement du tronc de palmier ? C’est un hadith moutawatir. Parce qu’il a été rapporté par un grand nombre qui le rapporte d’un grand nombre et les premiers s’appuient sur une observation. Et ce n’est pas acceptable qu’ils se soient tous entendus pour mentir. Et le nombre de ceux qui rapportent n’est pas plus faible que la limite fixée pour le moutawaatir et c’est par ce mode de transmission du moutawatir que le Qour’an nous est parvenu. Exactement de la même manière que nous est parvenue, nous a été rapporté le jaillissement de l’eau d’entre les doigts du prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam. Les hadith moutawatir du prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam sont environ soixante-dix hadith. Alors que les hadith qui sont rapportés du prophète ﷺ sont d’environ cent mille hadith. Les spécialistes du hadith comme notre Chaykh, Chaykh `Abdou l-Lah rapporte du prophète cent mille hadith. Et malgré tout cela, parmi tous ces hadith combien sont moutawatir parmi ces cent mille ? Environ soixante-dix. Le poids de preuve d’un hadith moutawaatir est semblable au poids de la preuve que constitue le Qour’an. Mais est-ce que tous les hadith du prophète sont moutawatir ? Non ! La plupart des hadith sont des hadith qu’on qualifie de ahad c’est-à-dire rapportés par des individus un, deux ou trois. Pour ce qui est du hadith mach-hour, c’est le hadith célèbre, rapporté par trois ou plus des compagnons du prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam. C’est pour cela que ces spécialistes de cette science du hadith tantôt ils qualifient un hadith de ahad ou parfois ils le qualifient de mach-hour ou il le qualifie de moutawaatir. Et parfois ils le qualifient, ils disent qu’il est sahih ou haçan ou mouda^if.

Le hadith sahih, c’est le hadith authentique. C’est un hadith dont les termes ne comportent pas de médiocrité dans le style, qui ne comporte pas un sens qui contredit un verset ou une information moutawatir ou une unanimité et qu’il est rapporté par ceux qui sont dignes de confiance. Le hadith est dit sahih, authentique du point de vue de son authenticité, de sa fiabilité et juste après le moutawatir. Pour cela les spécialistes du hadith parfois ils disent à propos d’un hadith pour indiquer sa grande authenticité, ils disent et le hadith est sahih. Et parfois ils qualifient un hadith de « gharib ». On peut traduire littéralement par étrange. Qu’est-ce que ça veut dire un hadith étrange ou gharib ? C’est un hadith dont la chaine de transmission n’est pas interrompue, c’est une chaine de transmission qui est ininterrompue jusqu’au messager de Allah ﷺ sauf que celui qui le rapporte du messager de Allah ﷺ c’est une seule personne qui est un successeur ou un successeur de successeur. Est-ce qu’il y a quelqu’un qui aurait la légitimité de dire qu’il faut rejeter toutes ces sciences parce que ces termes n’ont pas été rapportés du prophète. Ce que nous avons vu concernant la science du tafsir, la terminologie qui a été employée par les spécialistes du tafsir, de l’exégèse du Qour’an, la terminologie qui a été employée par les spécialistes de la jurisprudence, la science des Lois, la terminologie qui est employée par les spécialistes du hadith et également la terminologie qui est employée et qui est défini par les spécialistes de la croyance. Est-ce qu’il faudrait rejeter tous ces termes pour la raison que le prophète et les compagnons ne les ont pas employés ? Si nous appliquions cette règle prétendue par ces gens-là alors nous aurions perdu une grande part de notre patrimoine et de notre religion islamique. Est-ce que celui qui dit cela ose affirmer qu’il serait obligatoire de rejeter ces sciences pour cette raison-là, tout en sachant qu’à l’époque du prophète ﷺ les mauvaises passions et les mauvaises innovations n’étaient pas apparues. Par conséquent, il n’y avait pas eu de besoin à s’engager dans les détails de telles terminologies.

Définition des termes :

Le mot « jawhar » désigne ce qui a un emplacement, un endroit et qui est défini en soit. La substance « jawhar » est soit unitaire soit composée. La substance unitaire, c’est la substance élémentaire. C’est la partie qui ne se divise pas d’un corps. Tellement elle est petite, elle ne se divise plus. La substance qui est composée, c’est celle qui est composée de deux substances élémentaires ou plus.

Le « ^arad » c’est ce qui advient à la substance, c’est-à-dire ce qui est une caractéristique de la substance.

Le ja’iz, c’est le possible rationnel, ce dont la raison conçoit l’existence et l’inexistence.

Dans la langue le mot « mahal » ou « mouhal » c’est ce qui implique d’être faux, quelque chose de faux, quelque chose de corrompu de tout point de vue.

Et « al-hadath » c’est ce qui entre en existence, c’est ce qui existe après n’avoir pas été.

« Al-qidam » c’est-à-dire ce qui n’a pas de début à son existence dans cette terminologie.

« Nasikh » Ce qui abroge, c’est le jugement ou la Loi qui est à appliquer. L’abrogation ou « naskh », c’est l’annulation ou la non-application d’un jugement antérieur et l’application d’une nouvelle règle qui est postérieure.

« Al-mansoukh » ce qui est abrogé, c’est ce qui n’est plus appliqué.

« Al-moujmal » c’est ce qui nécessite une indication.

« Al-bayan » c’est l’indication, c’est de faire sortir un sujet qui peut être problématique à une explication qui est claire.

Ce qui n’est pas explicite est « moutachabih » et de deux sortes. L’une de ces deux sortes c’est ce que seul Dieu sait comme la date exacte du jour du jugement. La deuxième sorte c’est ce que ceux qui sont versés dans la science peuvent connaître.

« Al-qiyas » ou l’analogie c’est dans la langue l’égalité ou l’équivalence et du point de vue de la terminologie dans la jurisprudence, l’analogie c’est de donner à un sujet dont le jugement n’est pas connu un jugement qui est connu pour un autre sujet en raison d’une causalité entre les deux sujets.

« Al-mou^aradah », c’est l’opposition c’est dans le sens que quelque chose qui empêche une autre et « Al-mou^aradah » l’opposition c’est de donner la preuve qui est opposée à celui qui a avancé une preuve avant.

« Al-mounaqadah » ou l’annulation c’est l’une des deux choses par une autre ça c’est dans la langue.

« Ach-chart » la condition, c’est ce par quoi la chose est complète et qui ne fait pas partie de la chose.

« As-sabab » ou en français la raison, c’est ce qui permet de parvenir à une chose. Et donc la raison, ici ce n’est pas raison dans le sens rationnel, la raison dans le sens de la cause, c’est toutes caractéristiques apparentes, bien déterminées que la preuve textuelle indique comme étant une présentation d’un jugement de religion. La raison par exemple quand on dit : « Quelle est la raison qui indique que les cinq prières sont obligatoires ? » c’est ça le sens de raison ici. C’est toute description apparente, bien définit que la preuve textuelle, un hadith par exemple présente, indique comme définissant un jugement de religion.

« Al-jarh » c’est la critique qui fait que celui qui rapporte n’est pas considéré fiable.

« At-Ta^dil », c’est au contraire considéré fiable celui qui rapporte.

« Al-^adl » c’est dans la terminologie de la jurisprudence, celui qui évite les grands péchés, qui ne persiste pas à commettre les petits et qui évite les actes qui sont indécents. En d’autres termes, c’est celui qui évite les grands péchés, qui ne persiste pas à commettre les petits péchés et qui conserve le comportement de ses pères, de ses semblables.

On qualifie le hadith « ahad » rapporté par des individus, c’est un hadith rapporté par un compagnon, deux compagnons ou trois compagnons.

Le hadith « mach-hour » ou célèbre, c’est celui qui est rapporté par trois ou plus gens de confiance.

Le moutawatir c’est ce qui est rapporté par un grand nombre qui le rapporte d’un grand nombre et il n’est pas concevable qu’ils se soient entendus pour mentir. Il y a parmi les hadith moutawatir ceux qui ont été rapportés par soixante-dix compagnons. Et il y a parmi les hadith moutawatir ceux qui ont été rapportés par quinze compagnons. C’est ce qui est rapporté par un grand nombre d’un grand nombre de sorte qu’il ne soit pas concevable qu’ils se soient entendus pour mentir et les premiers qui l’ont rapporté se basent sur une observation.

Qu’est-ce qu’on qualifie de « sahih » dans la terminologie du hadith ? C’est ce qui comporte le hadith dont les termes ne comportent pas de médiocrité dans le style et dont le sens ne contredit pas de verset du Qour’an ni de nouvelle moutawatir et ni l’unanimité des savants et ceux qui le rapportent sont de confiance. Le « sahih » ou hadith authentique, c’est le hadith dont les termes ne comportent pas de médiocrité et dont le sens ne contredit pas un verset ni de nouvelle moutawatir ni l’unanimité et que ceux qui le rapportent sont de confiance.

Le « gharib » ou étrange c’est le hadith dont la chaine de transmission remonte jusqu’au messager de Allah. Chacun le dit d’après celui qui l’a précédé et le dernier dit : « D’après le messager de Allah ». Sauf que celui qui l’attribue au messager de Allah c’est un successeur des compagnons ou un successeur des successeurs des compagnons.

Abou Hanifah que Allah l’agrée a dit en guise de réponse à ceux qui disent pourquoi vous parlez de science de al-kalam, alors que les compagnons n’en ont pas parlé ? Il a répondu : « leur exemple, l’exemple des compagnons c’est comme des gens qui n’avaient pas en leur présence qui les combatte. Ils n’ont pas eu besoin d’exhiber d’armes. Et notre exemple à nous, est comme des gens qui ont en leur présence qui les combat, et qui avons eu besoin d’exhiber des armes ».

Abou Hanifah que Dieu l’agrée, il est dans quelle catégorie ? Il est dans la catégorie des tabi`ites, des successeurs des compagnons. Il est parvenu dans une version qu’il a rencontré cinq compagnons et dans une autre version, qu’il a rencontré six compagnons. L’imam Abou Hanifah que Allah l’agrée est le plus ancien des quatre, il est avant l’imam Malik, avant l’imam Ach-Chafi^iyy et avant l’imam Ahmad.

Abou Hanifah que Allah l’agrée c’est celui qui a l’école de jurisprudence très connue. Il est né en l’an 80 de l’hégire et il est mort l’année 150 de l’hégire. C’est lui qui a fait plus de 20 voyages pour répliquer à ceux qui contredisent la voie de Ahlou s-sounnah. A son époque le voyage généralement prenait beaucoup de temps parce qu’il n’y avait pas les moyens de locomotion que nous avons à notre époque comme l’avion, le bus, la voiture, le train. Il a fait plus de 20 voyages pour répliquer à ceux qui sont des opposants à la voie de Ahlou s-sounnah. Où se trouvait-il ? Il se trouvait en Irak, il se trouvait à Baghdad, là où il est enterré. C’est à lui que la question a été posée pourquoi vous parlez de science de al-kalam alors que les compagnons n’en ont pas parlé. Parce qu’ils n’ont pas pu le vaincre dans les débats, il avait le dessus par les preuves et les arguments. C’est pour cela qu’ils lui ont dit pourquoi est-ce que vous parlez de la science de al-kalam alors que les compagnons n’en ont pas parlé. Et donc il a répondu l’exemple des compagnons est comme des gens qui n’avaient pas en leur présence qui les combatte donc ils n’ont pas eu besoin d’exhiber d’armes. Et il a dit notre exemple à nous est comme des gens qui ont en leur présence qui les combatte et qui avons eu besoin d’exhiber des armes. Si telle était la situation à l’époque de Abou Hanifah que dire de nos jours. Pour cela il est indispensable de maîtriser pareille science. Il est indispensable de maîtriser les sujets de croyance pour répliquer au mouchabbihah et à d’autres. Pas uniquement pour répliquer à ceux qui prétendent l’Islam, mais également pour répliquer aux athées, aux philosophes et autres. C’est une obligation communautaire collective qu’il y ait au sein des musulmans dans chaque ville qui réponde à ces égarés.

Les fondements de cette science, la science du tawhid existait bel et bien parmi les compagnons et était disponible chez eux beaucoup plus que ceux qui sont venus après eux. Parler à ce sujet en répliquant aux gens des mauvaises innovations a commencé à l’époque des compagnons. Le premier parmi les compagnons à parler de ce sujet fut ^Aliyy Ibn Abi Talib que Allah honore son visage. Il avait répliqué et coupé court aux paroles des kharijites (Khawarij) avec les arguments. Il a été rapporté qu’il avait coupé court à la parole de ceux qui prétendent que la nature crée les choses et que le monde n’a pas de créateur. Il a donné les preuves aussi à 40 hommes parmi les mécréants des fils de ‘Israil qui sont des anthropomorphes, avec des paroles précieuses qui ne laissent aucune réplique possible. Par ailleurs, le fils de ^Oumar et le fils de Al-^Abbas ont tous deux répliqué aux mou^tazilites. L’illustre savant Ibn ^Abbas que Allah l’agrée lui et son père, a coupé court aux kharijites avec les arguments également. La science de at-tawhid, de la croyance en l’unicité de Dieu qui est la plus honorable des sciences, les fondements de cette science étaient disponibles, existaient chez les compagnons. La différence est qu’ils étaient beaucoup plus forts dans la langue de sorte que lorsqu’ils entendaient la parole de tawhid, la parole La ilaha illa l-Lah que le prophète leur avait enseigné, ils en comprenaient tout ce que nous disons avec force détail et dont nous remplissons des livres et des livres à notre époque. Tout cela grâce à leur maîtrise de la langue des Arabes. Et ceci n’est pas spécifique à la phrase « Il n’est de dieu que Dieu » « La ilaha illa l-Lah », mais c’est tout ce que le prophète leur avait enseigné. Et c’est ainsi qu’ils comprenaient également les versets du Qour’an. Il suffisait ainsi par exemple que le prophète leur récite sourat Al-Ikhlas « قُلْ هُوَ ٱللَّهُ أَحَدٌ » pour en comprendre les différents sens que nous nous comprenons si on nous donne des explications et des Tafsir par des exégèses. Pour cela, que les fondements de cette science étaient disponibles, existaient parmi les compagnons plus encore qu’entre ceux qui sont venus après eux. Mais comme l’a dit Abou Hanifah que Allah l’agrée : « L’exemple des compagnons est comme des gens qui n’avaient pas quelqu’un qui était là pour les combattre ». Les premières répliques contre les mauvais innovateurs ont commencé à l’époque des compagnons. Le premier à avoir répliqué aux égarés c’était ^Aliyy Ibn Abi Talib que Allah l’agrée. C’était lui qui avait coupé court aux paroles des kharijites avec les arguments avant de les combattre. Auparavant, ils étaient dans son armée, ils combattaient à ses côtés ces kharijites. Puis ils se sont retournés contre lui, ils ont déclaré mécréant notre maître ^Aliyy et se sont mis à le combattre. Quelle était la raison ? Pourquoi ils s’étaient retournés contre lui ? C’était qu’il lui reprochait d’avoir accepté l’arbitrage entre lui et Mou^awiyah. Ils sont partis d’un verset qu’ils ont mal expliqué. Ils ont dit comment est-ce qu’il accepte l’arbitrage alors que Dieu dit « إِنِ ٱلْحُكْمُ إِلَّا لِلَّهِ ». Et notre maître ^Aliyy leur a répliqué en disant : « Vous citez une parole de vérité, c’est un verset, c’est une parole de Dieu, mais le sens que vous voulez donner à ce verset est un sens qui est faux ». Parce que comme l’ont dit les spécialistes du Tafsir, de l’exégèse du Qour’an ce verset a été révélé à propos de Ya^qoub ^alayhi s-salam. Parce que notre maître Ya^qoub ^alayhi s-salam, il avait des fils et ses fils étaient beaux, ils avaient un bel aspect physique. Il avait peur que ses fils ne soient atteints par le mauvais œil. Imaginez 10 très beaux hommes qui rentrent dans un même endroit, il avait peur pour eux. Donc quand il les avait envoyés en Égypte, il leur a dit : « N’entrez pas tous du même côté, entrez de côté séparé pour pas que vous soyez atteint par le mauvais œil si vous apparaissez tous ensemble » et après il a dit « إِنِ ٱلْحُكْمُ إِلَّا لِلَّهِ », c’est-à-dire que même si on prend cette cause n’adviendra que ce que Dieu a voulu. Bien que notre maître ^Aliyy ait répliqué aux Khawaarij, mais malgré cela ils l’ont déclaré mécréant et ils l’ont combattu. Il a été rapporté également que ^Aliyy que Dieu l’agrée avait débattu et coupé court à la parole d’un dahlit. Les dahlit ce sont qui ? Ce sont ceux qui prétendent que le monde n’a pas de créateur. Également il a été rapporté que notre maître ^Aliyy a donné les preuves et il a coupé court de sorte qu’il n’y avait plus aucune réplique possible à 40 hommes parmi les mécréants des fils de ‘Israil. D’après Nou^man Ibnou Sa^d, il a dit : « J’étais à Al-Koufah dans la résidence du gouvernement, donc la maison de ^Aliyy que Allah l’agrée et Nawouf Ibnou `Abdi l-Lah est entré, il s’est adressé à notre maître ^Aliyy, il lui a dit : « Ô émir des croyants devant la porte il y a 40 hommes mécréants des fils de ‘Israil » ». Alors ^Aliyy que Dieu l’agrée lui a dit amène les, je vais m’en occuper. Quand ils étaient devant notre maître ^Aliyy, ils lui ont dit : « Ô ^Aliyy décris nous ton Dieu, celui qui est au ciel comment il est, quand est-ce qu’il a existé ? » et ils lui ont dit « Sur quoi il se trouve, sur quoi il est assis » selon eux. Pourquoi lui ont-ils dit cela ? Parce que ce sont des anthropomorphe, ce sont des assimilationnistes, ils ont pour croyance que Dieu est dans la direction du haut et leur croyance est que Dieu est établi sur le trône. Allah est exempt de ce qu’ils disent. Alors ^Aliyy s’est assis et il s’est mis à leur parler, il leur a répliqué. Il s’est relevé, il était allongé, il s’est assis alors qu’il était allongé et il leur a dit : « Ecoutez bien ce que je vais vous dire et ce n’est pas la peine de chercher la réponse auprès de quelqu’un d’autre ». Il leur a dit Allah est Al-‘Awwal celui qui est exempt de début, il n’est pas engendré à partir d’autre chose et Il ne s’incarne pas dans les illusions. Ce n’est pas un aspect ou une forme qu’on essaie d’imaginer et il n’est pas contenu dans un endroit. Ce n’est pas un être qui a existé après n’avoir pas été et il a dit : celui qui prétend que notre Dieu a une limite, une quantité il n’aura pas connu le seigneur, Celui qui mérite d’être adoré. Il n’y a pas que ^Aliyy parmi les compagnons qui ont pratiqué cette science, la science du tawhid, mais également d’autres compagnons comme le fils de ^Oumar et le fils de Al-^Abbas. Ibnou ^Oumar le fils de ^Oumar Ibnou l-Khattab que le prophète a décrit comme étant un homme vertueux, il a répliqué aux mou^tazilites qui sont apparus à son époque. Ibnou ^Abbas le fils de Al-^Abbas qui est connu comme étant l’exégète par excellence du Qour’an lui aussi il a répliqué aux mou^azilites. L’illustre savant Ibnou ^Abbas que Allah l’agrée lui et son père a coupé court aux kharijites avec les arguments également des kharijites qui se sont rebellés contre ^Aliyy. Cette science, la science du tawhid a bel et bien existé parmi les compagnons. Elle était disponible cette science plus que chez ceux qui les ont suivis.

Parmi les successeurs, il y a eu le calife ^Oumar Ibn ^Abd Al-^Aziz qui a répliqué aux qadarites et qui a composé une épitre pour leur répliquer. C’est une épitre concise. Il a pu répliquer et couper court aux paroles des compagnons de Chawdhab le kharijite. Le calife ^Oumar Ibn ^Abd Al-^Aziz en plus du fait qu’il soit le gouverneur général des musulmans, c’était un savant, un moujtahid et qui maîtrisait les différentes sciences. Au niveau de la science de la Religion, le calife ^Oumar Ibn ^Abd Al-^Aziz était comme l’imam Ach-Chafi^iyy, comme l’imam Malik que Dieu les agrée. ^Oumar Ibn ^Abd Al-^Aziz le calife bien guidé, il a répliqué aux qadarites et il a composé une épitre qui est concise et qui était très forte pour leur répliquer. Cette épitre est très connue, elle est célèbre, elle a été rapportée par Abou Nou^aym. Il n’a pas seulement répliqué aux mou^tazilites, mais il a répliqué également aux kharijites et il a coupé court aux compagnons de Chawdhab le kharijite. Qui leur a répliqué ? C’est le calife ^Oumar Ibn ^Abd Al-^Aziz. Puis Zayd fils de ^Aliyy fils de Al-Houçayn fils de ^Aliyy fils de Abou Talib avait un écrit dans lequel il a répliqué aux qadarites à partir du Qour’an. Qui est ce Zayd ? Zayd c’est le petit-fils de ^Aliyy que Dieu les agrée. Tout comme son grand-père avait répliqué à ces gens-là, lui aussi il leur a répliqué. Quand est-ce que ces groupes qui contredisent le messager de Allah ﷺ sont apparus ? C’était à l’époque de ^Aliyy et le premier groupe à être apparu, c’était le groupe des khawarij, des kharijites. A son époque également il y a certains qui avaient fait preuve d’outrance dans leur amour pour ^Aliyy. Tellement ils avaient dépassé les limites, donc ils ont fait preuve d’outrance, ils lui ont dit devant lui à ^Aliyy, ils lui ont dit : « Tu es notre Dieu, tu es notre créateur, tu es notre pourvoyeur ». Il leur a dit : « Malheur à vous, je ne suis qu’un être humain, je mange et je bois tout comme vous vous mangez et vous buvez ». Malgré cela ils ont persisté sur leur entêtement, sur leur égarement, sur leur mécréance. Il y a eu également Al-Haçan fils de Mouhammad fils de Al-Hanafiyyah. C’est aussi le petit-fils de notre maître ^Aliyy que Dieu les agrée. Zayd qu’on a cité toute à l’heure c’était le petit-fils de ^Aliyy par son fils Al-Houçayn et ce Haçan que nous citons maintenant, c’est le petit-fils de ^Aliyy par Mouhammad fils de Al-Hanafiyyah. Al-Haçan qui a répliqué, son père s’appelle Mouhammad et le père de Mouhammad c’est notre maître ^Aliyy et sa mère c’est une femme du clan de Bani Hanifah, c’est pour ça qu’elle a été appelé Hanafiyyah. Il s’appelle Mouhammad fils de Al-Hanafiyyah du nom de sa mère. Il y a eu également un juge légal, un Qadiyy qui s’appelle Iyaas fils de Mou^awiyah le Qadiyy a lui aussi répliqué aux qadarites. Iyaas fils de Mou^awiyah a été investi de la fonction de juge à l’époque de ^Oumar Ibn ^Abd Al-^Aziz. Par le passé qui était investi de la fonction de juge ? C’était celui qui avait le plus de science dans la ville. Iyaas fils de Mou^awiyah, le Qadiyy c’est lui qui a répliqué aux qadarites. Habib fils de Ach-Chahid avait entendu Iyaas fils de Mou^awiyah dire : « Je n’ai jamais répliqué à des gens qui suivent leur passion avec toutes mes capacités intellectuelles hormis les Qadariyyah ». Comment il a répliqué aux qadarites Iyaas fils de Mou^awiyah ? Il a dit : « J’ai dit aux qadarites : C’est quoi l’injustice pour vous ? ». Ils ont répondu « C’est que l’homme prend quelque chose qui n’est pas à lui ». Alors il a dit : « Je leur ai répliqué, je leur ai dit : Allah à lui appartient toute chose ». Il les a cassés juste avec cette phrase concise. Les mou^tazilites ont qualifié Dieu d’être injuste. Ils ont dit : « Comment est-ce qu’Il châtie ses esclaves pour des choses qu’Il a créé et qu’Il a voulu pour eux, c’est de l’injustice ». Quelle est la raison de cette parole ? C’est qu’ils ont fait une analogie entre le créateur et la créature, ils se sont égarés et ils ont égaré autrui. Parmi ceux qui ont répliqué au qadarites, il y a le Qadiyy Iyaas fils de Mou^awiyah. Il a dit : « Je n’ai pas eu à avoir besoin de toutes mes capacités intellectuelles pour répliquer à un groupe des mauvaises passions hormis les qadarites ». Il leur a juste demandé « Quelle est la définition de l’injustice pour vous ? » Ils ont dit : « C’est que quelqu’un prenne quelque chose qui n’est pas à lui » et ça, c’est correct. L’injustice c’est d’agir dans ce qui appartient à autrui sans son accord. L’injustice, c’est d’accorder à la chose autre que sa juste place. L’injustice, c’est de contredire l’ordre et l’interdiction de celui qui ordonne et interdit. Tout cela nous fait comprendre que l’injustice c’est quelque chose d’impossible au sujet de Dieu. Parce que Allah est Celui à qui appartient toute chose. Parce que Dieu, c’est lui qui ordonne et qui interdit. Il n’est pas sujet aux ordres et aux interdictions de quiconque. C’est pour cela qu’il leur a répliqué et qu’ils n’ont plus rien trouvé à dire lorsqu’il leur a dit : « A Allah appartient toute chose, donc l’injustice est impossible à son sujet ». Et Az-zouhriyy a donné un jugement à ^Abd al-Malik fils de Marwan une fatwa selon laquelle les qadarites étaient apostats. Tout comme cela a été cité par l’imam ^Abdou l-Qahir At-tamimiyy dans son livre ‘Ousoulou d-Din. Il n’y a pas lieu de reprocher aux gens de la vérité, à Ahlou s-sounnah d’étudier et de maîtriser la science du tawhid. Les bases, les principes de cette science existaient chez les musulmans des prédécesseurs, du salaf tout comme c’est le cas chez les successeurs des khalafs. Qui sont les salafs ? Ce sont les compagnons, leurs successeurs et les successeurs des successeurs. Rabi^at ar-ra’y, le chaykh de l’imam Malik tout comme l’imam Al-’Awza^iyy ont coupé court à la parole de Ghaylan fils de Mouslim le qadarite. A l’époque des successeurs des compagnons, il y avait un homme qui s’appelle Ghaylan, il était qadarite et il a été coupé court au débat avec lui par les preuves.

De même Al-Haçan Al-Bisriyy s’est occupé de cette science. Il fait partie des plus illustres des successeurs des compagnons tabi`iyy parmi les gens du salaf. Après tout cela, il n’y a pas lieu à quiconque de nous blâmer pour étudier cette science. Cette science, la science du tawhid est la plus honorable des sciences parce qu’elle se rapporte à la plus honorable des connaissances.

S’il est dit, mais Al-Bayhaqiyy a rapporté avec une chaine de transmission authentique d’après Ibn ^Abbas qu’il a dit : « Réfléchissez à propos de toute chose et ne réfléchissez pas à propos de l’être de Dieu, ceci est défendu ». La réponse est que la défense qui est parvenue de réfléchir à propos du Créateur avec l’ordre de réfléchir et de méditer à propos de la créature, cela implique de méditer et d’utiliser la raison et l’observation dans la souveraineté de Dieu dans les cieux et la terre afin de déduire par cela l’existence du Créateur et qu’il n’a aucune ressemblance avec ses créatures. Et celui qui n’a pas connu le Créateur, qu’il ne le distingue pas de ses créatures, comment pourrait-il appliquer cette parole de compagnon ce « athar » authentique ?! Le fait de méditer, de réfléchir et d’observer les créatures de Dieu augmente le cœur en sérénité, en apaisement et en certitude quant à la parfaite toute puissance de Dieu et sa sagesse. Pourquoi avons-nous reçu l’ordre de réfléchir et de méditer à propos des créatures de Dieu ? Parce que cela nous augmente en certitude, en la parfaite toute puissance de Dieu. Dieu a fait que dans ce monde il y ait des signes qui augmentent les croyants en certitude en l’existence de Dieu. La certitude qu’il est sur toute chose tout puissant, que rien ne le rend impuissant, qu’Il est le créateur de tout ce qui est bénéfique, utile et nuisible et qu’il n’y a pas de créateur pour ce qui est profitable et utile et pour ce qui est nuisible hormis Lui soubhanah. Celui qui étudie par sa raison les créatures de Dieu, il saura que les causes ne sont créatrices de rien parmi les choses qui sont bénéfiques ou les choses qui sont nuisibles. Cependant, Dieu crée suite à ces causes ce qu’Il veut et ce qu’Il a su de toute éternité qu’il aura lieu. Ainsi, le médicament ne crée pas la guérison et la nourriture ne crée pas le fait d’être repu, rassasié. Et ce n’est pas l’eau qui crée la satiété. Ce n’est pas le feu non plus qui crée la brûlure. Preuve en est que le feu, n’a pas brûlé ‘Ibrahim ^alayhi s-salam alors qu’il était dedans, mais c’est bien Dieu qui est le créateur de tout cela. C’est Dieu qui est le créateur de la guérison lorsqu’on prend le médicament et c’est Dieu qui crée le fait d’être rassasié lorsque l’on prend ou consomme un morceau de pain par exemple.

Le Qour’an a ordonné d’apprendre les preuves des sujets de croyance islamique pour déduire l’existence de Dieu et la confirmation de ses attributs de science, de puissance, de volonté, d’unicité et ainsi de suite. La manière la plus complète en cela c’est que chacun d’entre nous apprenne les preuves qui confirme la croyance de Ahlou s-sounnah, preuve à partir du Qour’an et preuve selon la raison pour combattre les assimilationnistes et les autres groupes semblables. Pour cela les gens de science ont dit que l’apprentissage des preuves pour répliquer aux groupes égarés est un devoir, c’est un devoir collectif. Il est indispensable qu’il y ait à chaque époque des gens qui soient forts, qui maîtrisent la science de Ahlou s-sounnah, qui soient capables de réfuter les tentatives de mise en doute provoqué par les athées. Bien que ce ne soit pas des gens qui se disent musulmans, qui se réclament de l’Islam, mais il est indispensable qu’il y ait des gens qui soient capables de répliquer à leur tentative de mise en doute. Il est également indispensable qu’il y ait des gens qui soient capables de répliquer à ceux qui se disent musulmans, mais qui se sont égarés, qui ont déviés de la voie de Ahlou s-sounnah wa l-Jama^ah. Comme ceux qui à notre époque ont pour croyance que Dieu est un corps qui monte et qui descend. Tout comme ceux qui ont pour croyance que Dieu a rempli par son être le trône et certains d’entre eux ont pour croyance que Dieu est plus petit que le trône et d’autres ont pour croyance que Dieu est plus étendu, plus grand que le trône. Apprendre les répliques contre ces groupes égarés est une obligation tout comme l’ont dit les faqih et les quatre écoles islamiques. Aucun imam digne de considération n’a porté atteinte à cette science, n’a critiqué cette science, n’a remis en cause cette science qui est maîtrisée par Ahl s-sounnah wa l-Jama^ah, qu’ils soient du salaf ou du khalaf. Ça veut dire qu’il n’y a pas de considération à accorder à ceux qui ont contredit à propos de ce sujet parce qu’il n’y a pas parmi eux de savants qui soient considérés.

Ce qui est rapporté de Ach-Chafi^iyy qu’il a dit que « la personne soit éprouvée par tout ce que Allah a interdit hormis le chirk, l’association à Dieu, cela vaut mieux pour elle que d’être éprouvée par Al-Kalaam », cela n’est pas dans l’absolu. Mais il vise les mauvais innovateurs les qadarites et d’autres qui ont contredit les textes de la Loi, le livre et la sounnah et qui se sont approfondis dans leurs mauvaises passions corrompues. Quant au kalam, les débats qui sont conformes au livre et à la sounnah, qui éclaircissent les réalités de la chari^ah, de la Loi notamment lors de l’apparition des zizanies et des mauvaises innovations, c’est quelque chose de louable chez les savants dans leur totalité. Ach-Chafi^iyy ne l’a pas blâmé.

Ach-Chafi^iyy que Allah l’agrée maitrisait et comprenait cette science. Il avait débattu avec Bichr Al-Mirrisiyy, Hafs al-fard et il a coupé court à leur débat en les faisant taire. On peut dire Al-Marisiyy et Al-Marrisiyy. Cela n’est pas valide de dire que Ach-Chafi^iyy n’aurait pas déclaré mécréant ce groupe de mou^tazilah. Et ce qui est rapporté et qui fait comprendre l’inverse, il est interprété par l’autre groupe des mou^tazilah. Tout comme on le sait le messager ﷺ a dit ce qui signifie : « Et ma communauté se partagera, se divisera en 73 groupes, tous seront en enfer sauf un seul ». Quand il a dit que tous seront en enfer, cela ne veut pas dire que tous sont mécréants. Mais c’est comme l’ont dit certains gens de science « Certains de ces groupes égarés sont arrivés jusqu’à la mécréance et d’autres ne sont pas arrivés jusqu’à la mécréance ». Cependant, tous ceux-là qui ont contredit la voie correcte, ils méritent l’entrée en enfer. C’est ça l’explication de ce qui est parvenue dans le hadith « Qui seront tous en enfer ». Parmi ceux-là il y a les mou^tazilah. Combien sont les mou^tazilah ? Environ une vingtaine de groupes. Certains d’entre eux, des mou^tazilah, des vingt groupes, de sous-groupes des mou^tazilah certains sont arrivés jusqu’à la mécréance, d’autres ne sont pas arrivés jusqu’à la mécréance. Ceux d’entre les Qadariyyah, les mou^tazilah qui prétendent que Dieu est le créateur du bien et qu’Il n’est pas le créateur du mal, ils sont devenus mécréants. Également ceux qui parmi les mou^tazilah prétendent qu’après que Dieu ait crée en l’esclave la capacité de créer son acte, Il est devenu impuissant à lui créer son acte ce groupe-là également est mécréant. Mais ceux qui parmi les mou^tazilah se sont limités à dire que Dieu ne sera pas vu dans l’au-delà, les savants ne les ont pas déclaré mécréant pour cette parole. Également parmi les mou^tazilah ceux qui ont dit que le Qour’an est créé et qui ont porté cette phrase sur les termes qui sont révélés, les savants ne les ont pas déclaré mécréant pour cette phrase. Également ceux qui parmi les mou^tazilah ont dit que le musulman qui a commis un grand péché il restera éternellement en enfer s’il meurt sans se repentir comme les mécréants, les savants n’ont pas déclaré mécréant les mou^tazilites qui disent cela également. Ce n’est pas chaque mou^tazilite qui dit que l’esclave crée ses actes. C’est pour cela que la règle chez les savants c’est qu’il y a parmi les mou^tazilites ceux qui sont arrivés jusqu’à la mécréance et il y a parmi les mou^tazilites ceux qui ne sont pas arrivés jusqu’à la mécréance.

Ce qui est rapporté de Ach-Chafi^iyy et de ses semblables concernant les paroles qui pourraient faire croire qu’il ne déclare pas mécréant les groupes qui suivent leur passion, les mauvais innovateurs, c’est une parole qu’il convient d’expliquer comme concernant les groupes qui ont eu des croyances qui ne font pas sortir de l’Islam. Mais par contre si un groupe comme les mou^tazilah si parmi eux il y a certains qui nient que Dieu ait un attribut qui s’appelle la parole, ça c’est de la mécréance sans aucun doute. Celui qui nie un des attributs obligatoires pour Dieu sans aucun doute c’est un mécréant. Parce que celui qui nie l’attribut de la parole au sujet de Dieu, il aura implicitement dit que Dieu est muet et le fait d’être muet est un défaut et Dieu est exempt du défaut. Pour cela que Ach-Chafi^iyy que Allah l’agrée a déclaré mécréant HafS al-fard après avoir débattu avec lui et qu’il lui ait donné les preuves après quoi il ne pouvait plus rien dire. Également pour Bichr Al-Marrisiyy.

Les mou^tazilah à leur début, par le passé, ils ne déclaraient pas haut et fort toutes leurs mauvaises croyances au grand jour. Par le passé, il n’y avait pas une déclaration explicite des mou^tazilah la parole que « L’homme crée ses propres actes ». Mais cette déclaration explicite de leur mécréance est apparue à l’époque d’un homme qui s’appelle le Qadiyy ^Abdl Jabbar qui est un de leur tête. Le croyant, il faut qu’il soit explicite et qu’il dise haut et fort pour confirmer la vérité et prouver l’infondée de ce qui est faux. Pour ne pas qu’ils induisent les gens dans la confusion et qu’ils comprennent le contraire de ce qui est correct. Et il est parvenu dans le livre Al-‘Awsat de Ibnou l-Moundhir que Al-Marrisiyy est un mécréant, c’est un athée. Et il a été rapporté de Hafs Al-Fard lui-même que Ach-Chafi^iyy l’a déclaré mécréant. Suite à ce que Hafs Al-Fard avait dit à propos de l’attribut de la parole de Dieu. La mécréance des mou^tazilah n’est pas uniquement à propos des actes de l’homme et de la création des actes de l’homme. Il y a parmi les mou^tazilah ceux qui nient les attributs obligatoires au sujet de Dieu. Certains d’entre eux disent : « Allah, Il sait, mais sans science » et ça c’est une mécréance. Même s’il dit que Allah sait, le fait de dire sans science ça fait tomber dans la mécréance. Ce n’est pas parce qu’il a dit que Allah sait que ça va l’épargner de cette déclaration de mécréance. Parce que celui qui nie la science au sujet de Dieu, il aura attribué à Dieu l’opposé, le contraire de la science. Également ils sont déclarés mécréants les mou^tazilah lorsqu’ils disent que Dieu après la création des corps il est incapable de créer les actes que font ces corps. Il y a également parmi les mou^tazilah ceux qui disent que Allah est le créateur du bien et qu’Il n’est pas le créateur du mal. Il y a parmi les mou^tazilah ceux qui disent que Allah est le créateur des actes qui proviennent de la personne malgré elle alors que les actes qui proviennent de plein gré de la personne ce n’est pas Dieu qui en est le créateur. Pour ces 3 affirmations, les mou^tazilah sont déclarés mécréants.

Al-Bayhaqiyy et d’autres ont rapporté une autre expression de Ach-Chafi^iyy : Que l’esclave vienne au jugement de Allah ^azza wa jall avec tout péché hormis le chirk, c’est-à-dire l’association à Dieu cela vaut mieux pour lui que de venir avec une de ces passions. Et il y a une autre version, la version de Zakariyya fils de Yahya As-Sadji qui rapporte de Ar-Rabi^ à propos de ce même évènement. Il a dit Ach-Chafi^iyy est venu à nous un jour alors qu’ils débattaient au sujet du qadr, de la prédestination. Il leur a dit : « Soit vous quittez notre assemblée soit vous nous côtoyez, mais avec bonne croyance et bon comportement ». Puis il a dit que l’esclave vienne au jugement de Allah avec tous péchés excepté l’association à Dieu, cela vaut mieux pour lui que de venir avec une de ses passions. Qu’est-ce que Ach-Chafi^iyy a visé par cette parole ? Il a voulu blâmer la voie des Qadarites. Preuve en est ce qu’ils disent « Que de venir avec une de ses mauvaises passions ».

Justement les passions ici en arabe « ahwa » c’est le pluriel de « hawa » le singulier, c’est ce vers quoi penchent les âmes des mauvais innovateurs qui se sont écartés de la voie du salaf. Il a voulu par cela blâmer la voie des Qadarites et il préférait ne pas avoir à débattre avec eux sur ce sujet. C’est comme si Ach-Chafi^iyy voulait suivre en cela ce qu’il a été rapporté de `Oumar Ibnou l-Khattab que Allah l’agrée, qu’il rapporte du prophète ﷺ qu’il a dit : « Ne côtoyez pas les gens qui remettent en cause al-qadr, la prédestination et n’ouvrez pas le débat avec eux ». Pour cela Al-Haçan Al-Bisriyy a surnommé les qadarites, les mou^tazilah qui littéralement veut dire le groupe qui est rejeté. Un jour un d’entre eux de ces Qadarites a commencé à parler dans l’assemblée de Al-Haçan Al-Bisriyy que Dieu l’agrée et Al-Haçan Al-Bisriyy lui a dit de s’isoler d’eux, de les quitter, de s’éloigner d’eux d’où leur appellation, leur dénomination des mou^tazilah de groupe qui est rejeté.

Les passions c’est le pluriel de « hawa », c’est ce vers quoi penchent les âmes des mauvais innovateurs qui se sont écartés de la voie sur laquelle est le salaf. Il s’agit donc de ce à quoi s’attachent les mauvais innovateurs dans la croyance, comme les kharijites, les mou^tazilites, les mourji’ah, les najjariyyah et d’autres. Ce sont les 72 groupes, tout comme cela est parvenu dans le hadith célèbre mach-hour qui signifie : « Et cette communauté se divisera en 73 groupes, 72 iront en enfer et un seul au Paradis et c’est Al-Jama^ah, la majorité », rapporté par Abou Dawoud. Le groupe sauvé est un seul groupe. Malgré cela ce groupe constitue la grande majorité de ceux qui se disent musulmans. Pour ce qui est des autres groupes, tout comme cela est parvenu dans le hadith, ils sont nombreux, ils sont au nombre de 72. Parmi ces groupes il y a les mou^tazilah qui à eux seuls représentent une vingtaine de groupe de ces 72. Et parmi ces groupes, il y a les assimilationnistes qui sont un groupe. Par le passé il était surnommé les Qaramiyyah. Tout comme ils étaient appelés également Hachawiyyah. À notre époque, ils sont appelés Wahhabiyyah. Parmi les groupes qui ont contredit la voie de Ahlou s-sounnah wa l-Jama^ah il y a les Kharijites (khawarij) qui se sont écartés de ^Aliyy alors qu’auparavant ils faisaient partie de son armée et ils combattaient à ses côtés. Les kharijites également sont une vingtaine de groupes. Quand nous disons une vingtaine de groupes c’est-à-dire parmi les 72. Les mou^tazilah également parmi les 72 représentent une vingtaine de groupes. Parmi les groupes égarés également, il y a les mourji’ah. C’est un groupe qui se prétend musulman, qui se réclame de l’Islam, mais qui ne sont pas musulmans. Ils avaient pour croyance que le croyant, le musulman quoi qu’il fasse comme péché c’est-à-dire sans se repentir, il n’est pas châtié. Ils ont prétendu que tout comme aucun acte d’obéissance n’est bénéfique, n’est profitable à celui qui est mécréant, ils ont dit aucun péché de manière analogue n’est préjudiciable pour un croyant. Ils ont fait une fausse, une mauvaise analogie et ils se sont égarés. Il est vrai qu’aucune bonne action n’est profitable pour celui qui est mécréant, car le mécréant quoiqu’il accomplisse comme image des actes d’obéissance il n’en tirera pas profit en termes de récompense. Quant à leur prétention qu’aucun péché n’est nuisible pour le croyant, ça c’est une parole qui contredit la vérité. Ça veut dire que c’est de la mécréance et c’est de l’égarement, parce que le croyant, il subit un préjudice par les péchés qu’il commet. Le croyant, il subit une nuisance, ça lui nuit le fait de commettre des péchés. N’est-ce pas que le prophète a dit par exemple à propos des sept péchés qui mènent à la perte : « Évitez les sept péchés qui nuisent, qui sont préjudiciables, qui mènent à la perte ». Tandis que les mourji’ah prétendent que le croyant n’est pas châtié quel que soit les péchés qu’il fait tant qu’il est croyant. Selon eux la foi est une sorte de protection contre le châtiment. Et donc ils ont été appelés mourji’ah parce que le mot irjah signifie retardé ou reculé ou protéger. Le mot qui est la racine de leur appellation qui est al-irjah, c’est le fait de retarder, de reculer, de mettre un frein, d’éloigner. Et la raison de leur égarement, c’est leurs mauvaises compréhensions de certains textes. Ils ont mal compris par exemple un verset « . » ils ont compris que seul le mécréant sera châtié. Alors que le verset n’a pas pour signification ce à quoi ils ont abouti, mais le sens de ce verset est que le châtiment qui a été cité avant ce verset-là dont il est question-là c’est un châtiment qui n’est appliqué qu’aux mécréants. Ce groupe-là grâce à Dieu c’est comme s’ils ont complètement disparu. Il n’en reste plus aucun selon ce que nous savons comme a dit notre Chaykh que Dieu lui fasse miséricorde, mais ils restent mentionnés dans les livres de science. Il dit les najjariyyah, c’est qui les najjariyyah ? C’est également un des groupes égarés. Les najjariyyah, c’est un sous-groupe de mou^tazilah. Ils sont des hommes qui suivent Mouhammad fils de Al-Houçayn fils de An-Najjar. Ils disent que Allah veut par Lui-même et non pas par un attribut qui s’appelle la volonté et ça c’est de la mécréance également. Quand il a dit et d’autres, c’est-à-dire ce qu’il a mentionné, ici c’est juste un échantillon ce n’est pas une liste exhaustive.

Le messager ﷺ tout comme c’est parvenu à propos du hadith qui porte sur la communauté, il nous a mis en garde contre ces différents groupes. C’est lui-même qui a annoncé que sa communauté allait se diviser. Dans une version, il a dit à propos du groupe qui sera sauvé, il a dit « Tous iront en enfer hormis un seul et c’est la majorité » c’est-à-dire la plupart de ceux qui se disent musulmans. Dans une autre version, il a été rapporté qu’il a dit que le groupe qui sera sauvé c’est le groupe qui aura la même croyance que le prophète avait et ses compagnons avaient. Et nous par la grâce de Dieu nous sommes sur la croyance qu’avait le prophète et les compagnons. La majorité des musulmans de ceux qui se disent musulmans ont la bonne croyance, la croyance qui est agréée par Dieu. Tandis que la croyance d’autre que Ahlou s-sounnah, autre que les sunnites, leur croyance n’est pas agrée par Dieu. Pour cela le prophète a dit que ces groupes qui se sont écartés de la voie de Ahlou s-sounnah seront en enfer. C’est-à-dire que même si eux se présentent comme étant musulmans, mais leur croyance n’est pas agrée. Et au troisième siècle de l’hégire, il y a eu 2 illustres savants qui ont résumé la croyance des compagnons. C’était 2 illustres savants parmi les meilleurs des gens de leur époque. Ils ont résumé, énoncé et écrit la croyance des compagnons et ceux qui ont suivi correctement les compagnons jusqu’à nos jours. Mais eux bien sûr quand ils l’ont fait, c’est-à-dire ils ont résumé la croyance depuis les compagnons jusqu’à leur époque à eux. Et ce en présentant et en indiquant qu’elles étaient les preuves textuelles et les preuves rationnelles de cette croyance. Et ils avaient en plus de cela répliqué contre ceux qui avaient dévié et c’était en composant des écrits qui résumaient, indiquaient, présentaient et expliquaient la croyance des compagnons et de ceux qui les ont suivis correctement. Ils n’ont pas seulement répliqué à ceux qui ont dévié par rapport à la voie des compagnons, mais également ils ont répliqué aux athées. Et ils furent célèbres parmi Ahlou s-sounnati wa l-Jama^ah les sunnites. Le sunnite dès lors, depuis leur époque à eux, chaque sunnite qui suivait donc la croyance des compagnons et ceux qui avaient suivi les compagnons se réclament depuis leur apparition à ces deux savants-là se réclamaient de l’un de ces 2 illustres savants. Et ces deux savants sont Abou Mansour Al-Matouridiyy et Abou l-Haçan Al-Ach^ariyy. Et jusqu’à nos jours Ahlou s-sounnati wa l-Jama^ah, les sunnites se réclament de ces 2 illustres imams et la plupart des pays musulmans sont sur la voie, la croyance de ces 2 imams.

Al-Bayhaqiyy a dit dans manaqib Ach-Chafi^iyy ce qui suit : « Je dis Ach-Chafi^iyy a visé par ces paroles Hafs et ses semblables parmi les mauvais innovateurs. C’est ce qu’il vise avec tout ce qui a été rapporté de lui dans le blâme de al-kalam, le blâme de ceux qui suivent cette voie. Sauf que certains rapporteurs de cette parole ont employé ce terme et d’autres l’ont restreint. Certains ont employé ce terme dans l’absolu et d’autres l’ont restreint. Dans la restriction de ceux qui l’ont restreint, il y a la preuve de ce que Ach-Chafi^iyy visait ». Puis il a dit : « Comment la parole de Ahl s-sounnah wa l-Jama^ah serait-elle blâmable selon Ach-Chafi^iyy alors que lui-même a parlé dans cette science ?! Il a même débattu avec ceux avec lesquels il a débattu. Il a dévoilé les duperies de ceux qui ont essayé de diffuser à ses compagnons quelques mauvaises passions qu’ils avaient ». C’est pour cela qu’il n’y a pas de considération à ceux qui essaient de détourner la parole de Ach-Chafi^iyy sur cette question. Ach-Chafi^iyy maîtrisait parfaitement la science de la croyance et il répliquait à ceux qui contredisaient la bonne croyance. Et comme vous savez Abou Hanifata n-Na^maan il a appelé cette science, la science majeure. Par ailleurs comment Ach-Chafi^iyy selon ces calomniateurs blâmerait-il cette science alors que lui-même il l’a maîtrisait et il en a parlé et que Ach-Chafi^iyy avait débattu avec certains comme Bichr Al-Marrisiyy et Hafs Al-Fard. Parmi ceux qui étaient présents lors de ce débat, il y avait l’élève de Ach-Chafi^iyy qui s’appelle Ar-Rabi^ fils de Soulayman. Ar-Rabi^ fils de Soulayman avait dit : « J’étais présent lorsque Ach-Chafi^iyy avait débattu avec Hafs Al-Fard ». Il a donné deux chaines de transmission, il a dit : « Moi j’étais présent et Abou Chou^ayb m’a rapporté aussi ». Et il a dit : « Et je sais aussi qu’il y a ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abdi l-Hakam qui était présent également. On a besoin de ces noms pour savoir qui était présent dans cette assemblée de Ach-Chafi^iyy. Ar-Rabi^ fils de Soulayman, c’est l’élève de Ach-Chafi^iyy, il a dit : « J’étais présent aux côtés de Ach-Chafi^iyy ». Deuxième point Abou Chou^ayb m’a rapporté et il a dit : « Et je sais par ailleurs que ^Abdou l-Lah fils de ^Abdi l-Hakam était présent également » et un autre qui s’appelle Youçouf fils de ^Ammar fils de Yazid était présent également et la personne en question avec laquelle Ach-Chafi^iyy avait débattu, c’était qui ? C’était Hafs Al-Fard et Ach-Chafi^iyy le surnommait Al-Mounfard le singulier. Alors Hafs cet égaré dans l’assemblée qu’est-ce qu’il a fait ? Il a essayé d’ouvrir la discussion avec qui ? Avec ^Abdou l-Lah fils de ^Abd Al-Hakam. Il lui a posé la question. ^Abdou l-Lah fils de ^Abd Al-Hakam lorsque Hafs Al-Fard lui a dit : « Qu’est-ce que tu dis à propos du Qour’an ? » Il a refusé de lui répondre. Hafs Al-Fard s’est détourné vers Youçouf fils de ^Ammar, il lui a posé la même question « Que dis-tu à propos du Qour’an ? » et à son tour il n’a pas voulu répondre et les deux lui disaient poses ta question à Ach-Chafi^iyy. Pas explicitement, mais ils lui montraient Ach-Chafi^iyy, c’est lui qui peut te répondre. Il a posé la question à Ach-Chafi^iyy et Ach-Chafi^iyy a présenté plusieurs preuves et le débat s’est prolongé. Et Ach-Chafi^iyy a eu le dernier mot, il a eu le dessus en lui donnant les preuves que la parole du Qour’an c’est la parole de Allah et que la parole de Allah n’est pas créée et il a déclaré mécréant Hafs Al-Fard. Et Ar-Rabi^ plus tard il a rencontré Hafs Al-Fard et comment il lui a résumé le débat ? Il lui a dit : « Ach-Chafi^iyy, il a voulu me tuer ». Ça veut dire que Ach-Chafi^iyy l’a déclaré mécréant Hafs Al-Fard et que c’est une mécréance qui consiste à quitter l’Islam et ce n’est pas comme certains essaient d’expliquer al-koufr par l’ingratitude, le manque de reconnaissance pour les bienfaits que Dieu agrée. La preuve est sortie de la bouche du concerné de Hafs Al-Fard, il a dit que « Ach-Chafi^iyy voulait m’exécuter ». Ibn ^Açakir a dit dans « tabyin kadhib al-mouftari » : « Ach-Chafi^iyy que Allah lui fasse miséricorde, a visé par sa parole uniquement le kalam –propos– de Hafs Al-Fard, le qadarite et ses semblables ».

L’imam Ach-Chafi^iyy que Allah l’agrée a bien déclaré mécréant Hafs Al-Fard après avoir débattu avec lui et après lui avoir donné les preuves qui ne lui permettait plus de dire quoi que ce soit. Il lui a dit : « Tu as mécru en Dieu l’éminent ». Et Hafs Al-Fard disait par la suite « Ach-Chafi^iyy voulait me trancher le cou, c’est-à-dire qu’il s’est rendu licite selon la Loi de l’Islam mon exécution ». Quelle est la raison de cela, pourquoi Ach-Chafi^iyy avait-il déclaré mécréant Hafs Al-Fard ? Parce que Hafs Al-Fard reprenait les propos des mou^tazilah. Quel était la parole de Hafs Al-Fard qui est la parole des mou^tazilah ? Ils disent que Allah parle d’une parole qu’Il crée dans des créatures à Lui. Selon eux Allah ne parle pas d’une parole qui est Son attribut, un attribut des sens, l’attribut de Son être. C’est ainsi que les mou^tazilah disent à propos de l’attribut de la parole de Dieu. Et quiconque renie l’attribut de la parole à Dieu ce n’est pas un croyant et il dit à propos du Qour’an qu’il est créé. La croyance des mou^tazilah est que Allah n’a pas de parole qui soit propre à Son être, qui soit un attribut de son être. Les mou^tazilah prétendent que Dieu parle en créant une parole dans d’autres que Lui comme l’arbre auprès duquel Moïse se trouvait quand il est parti recevoir la révélation de la part de Dieu. Celui qui croit, qui a cette croyance parmi les mou^tazilites ce n’est pas un musulman. Ce n’est pas chaque mou^tazilite qui a cette croyance. Pour cela que plus tôt nous avons vu que parmi les mou^tazilites il y a ceux qui sont arrivés jusqu’à la mécréance et il y a ceux qui ne sont pas arrivés jusqu’à la mécréance. Les mou^tazilah ont eu plusieurs paroles par lesquelles ils ont contredit la voie de Ahlou s-sounnah. Il y a parmi les paroles que les mou^tazilah ont dites, celles pour lesquelles ils sont déclarés mécréants et il y a parmi les paroles celles pour lesquelles ils ne sont pas déclarés mécréants. Parmi les questions pour lesquelles ils sont déclarés mécréants, il y a cette parole de Hafs Al-Fard. En l’occurrence ici c’est qu’ils ont pour croyance que Dieu n’a pas d’attribut propre à Son être. Qu’est-ce qu’ils disent à ce sujet ? Ils disent que Dieu parle par une parole qu’Il crée dans d’autres que Lui comme selon eux la parole qu’il a créé dans l’arbre auprès duquel Mouça se trouvait quand il est parti recevoir la révélation de la part de Dieu. Celui qui nie un des attributs obligatoires selon la raison pour Dieu, il devient mécréant. Et nous avons précédemment vu que ça ne les sauve pas de la mécréance que de dire que Allah sait puisqu’ils disent sans science. Parce que quand ils disent sans science cela revient à nier un attribut obligatoire selon la raison pour Dieu.

Question : Qu’est-ce que Ahlou s-sounnah wa l-Jama^ah dit à propos du Qour’an ?

Au tout début nous disons le Qour’an c’est la parole de Dieu. Pour cela les gens de science ont empêché que l’on dise le Qour’an est créé excepté dans un cadre d’enseignement, un contexte d’enseignement. Pour pas que quelqu’un croit que ces feuilles sur lesquelles les mots sont tracés et que ces mots en tant que tels et les lettres qui sont dessus. Pour pas que quelqu’un croit qu’ils ne seraient pas créés.

Le Qour’an c’est la parole de Dieu. Cependant, comme notre Chaykh l’a dit : « Le terme Qour’an a 2 emplois ».

Le mot Qour’an est employé pour désigner la parole, l’attribut de l’être de Dieu, cette parole, cet attribut qui n’est pas des mots, qui ne sont pas des sons, qui ne sont pas des langues. Le terme Qour’an est employé également pour désigner les livres révélés dont certains sont en arabe, d’autres en araméen, d’autres en hébreu. Donc le terme Qour’an a 2 emplois, il est employé pour désigner l’attribut propre à l’être de Dieu, il est employé pour désigner les termes qui sont révélés au prophète.

Le Qour’an a été révélé en langue arabe. Tout comme l’Évangile a été révélé en araméen et la Torah a été révélée en hébreu. Lorsque nous parlons d’Évangile, lorsque nous parlons de Torah nous visons les livres authentiques qui avaient été révélés aux prophètes respectifs. Ce n’est pas une condition de préciser à chaque fois « d’origine » ou « d’authentique », mais c’est lorsque nous parlons des livres qui ont été falsifiés, c’est là qu’il est indispensable de préciser que ce sont des livres falsifiés.

Quand nous disons l’Évangile, ça veut dire le livre qui a été révélé à Jésus ^alayhi s-salam. Lorsque nous parlons de Torah, nous visons le livre qui a été révélé à Moïse ^alayhi s-salam. Tout comme lorsque nous disons le Qour’an, nous visons le livre qui a été révélé à Mouhammad que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré.

Ainsi, le mot Qour’an c’est un terme qui est employé pour désigner l’attribut propre à l’être de Dieu et qui est employé également pour désigner les termes qui sont en arabe qui ont été révélés au prophète Mouhammad. Si l’un d’entre nous ouvre le Moushaf, le livre du Qour’an et qu’il récite, qu’est-ce qu’il est en train de réciter ? Il aura récité les termes qui ont été révélés. Ces termes sont une expression de l’attribut propre à l’être de Dieu. Ces termes qui sont révélés sont des termes créés. Nous les récitons par notre langue, par notre bouche, nous l’entendons par nos oreilles, nous le mémorisons dans nos poitrines. C’est une expression de l’attribut propre à l’être de Dieu qui n’est pas des lettres, qui n’est pas des mots, qui n’est pas des sons.

Dans un cadre d’enseignement, qu’est-ce que nous disons à propos des termes révélés ? Nous disons qu’ils sont créés parce que les feuilles sont créées, l’encre elle est créée, les lettres sont créées. Pour pas que quelqu’un ait pour croyance le contraire de la vérité, mais dans l’absolu on ne dit pas « Le Qour’an est créé ». Pour pas que quelqu’un ait l’illusion que l’attribut de la parole de Dieu serait créé. Voilà en résumé la croyance de Ahlou s-sounnati wa l-Jama^ah.

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