Transactions : ce qu’on fait des biens laissés par un défunt
Information utile pour indiquer ce qu’on fait des biens laissés par un défunt.”
Avant le partage de l’héritage (dans la loi de l’islam, ce n’est pas le défunt, qui, avant de mourir choisi combien chaque héritier va toucher). Chaque héritier a une part bien définie dans la loi de l’islam. Mais le défunt peut gérer au maximum un tiers de ses biens, en faisant un testament. Il peut dire par exemple : telle somme va au fils du voisin car il était très gentil avec moi…
La configuration de la famille fait dépendre la part de chacun.
Il n’est pas valable de partager les biens laissés par un défunt entre les héritiers, ni d’en vendre quoique ce soit, tant que n’ont pas été soldés et acquittés ses dettes.
Rentre dans ce cadre-là le cas où il devait une zakaat qu’il n’a pas payé. Et tant que n’ont pas été exécutées ses volontés qu’il a prescrit d’exécuter après sa mort.
Si quelqu’un meurt et qu’il laisse un héritage, il n’est pas valide que cet héritage soit partagé et distribué aux héritiers s’il avait des dettes ou s’il avait laissé un testament.
S’il devait de l’argent, alors les dettes sont remboursées. Les créanciers sont remboursés. S’il avait des dernières volontés (des legs), elles sont exécutées.
Le Messager a dit ce qui signifie : “On ne fait pas de testament pour un héritier.”
Le testament est à donner à un autre que son héritier. S’il a laissé en testament un lègue de plus du tiers de ses biens, alors ce testament ne sera pas exécuté, sauf à hauteur du tiers de ses biens car le Messager a dit à celui qui l’avait interrogé à propos du testament -il voulait laisser un tiers de ses biens à quelqu’un d’autre que ses héritiers- : “Un tiers et déjà un tiers c’est beaucoup.”
Avant le partage de l’héritage on met de côté les frais d’un Hajj et d’une ^Oumrah s’il lui incombait.
La première chose qu’on fait avec l’héritage, on prend l’argent pour les préparatifs funéraires (achat du linceul, le prix du lavage et le prix pour creuser une tombe).
Après cela, on rembourse les dettes que cette personne avait contractées de son vivant. Si cette personne avait des dettes, on priorise le remboursement des dettes envers Dieu (zakaat…) avant le remboursement des dettes envers les humains.
Puis, il y a aura son testament qui sera exécuté, testament qui porte sur le tiers au maximum du restant de son héritage, une fois les dettes remboursées, le prix du pèlerinage mis de côté. Puis, ce qui reste de l’héritage sera partagé aux héritiers.
Il n’est pas valable de partager les biens laissées par un défunt ni d’en vendre quoique ce soit tant que n’ont pas été soldés ses dettes, exécutés ses volontés et mis de côté les frais d’un Hajj et une ^Oumrah s’il lui incombaient. Cela veut dire que s’il lui était un devoir de les accomplir et qu’il ne les a pas faits avant de mourir. Cependant, s’il avait déjà fait le pèlerinage et la ^Oumrah, on ne va pas laisser de côté le prix d’un pèlerinage et d’une ^Oumrah car il les a déjà faits, sauf si on vend une partie des biens qu’il a pour régler ces choses-là.
L’héritage est comme hypothéqué par les dettes que la personne a laissées.
Il n’est pas permis de gérer l’héritage en quoique ce soit avant que toutes ces choses-là (ses dettes, ses préparatifs funéraires, son pèlerinage et sa ^Oumrah, son lègue) soient réglées.
C’est comme l’objet qui est hypothéqué, on ne peut pas en faire ce qui fait perdre la propriété. Cela veut dire que si quelqu’un emprunte par exemple 100 000 € et qu’il met en hypothèque son appartement (dans lequel il continue à vivre), il ne peut pas vendre son appartement tant qu’il n’a pas remboursé sa dette. Il ne peut pas agir avec ce bien hypothéqué car il fait perdre la propriété sur ce bien. Sauf s’il a eu besoin de vendre une partie de l’héritage pour régler une de ses choses-là.
Si quelqu’un va voir un autre et lui dit : Prête-moi 1000€ et je laisse ce téléphone en hypothèque.
Dans la loi il ne peut ni vendre cet objet hypothéqué, ni le donner c’est-à-dire qu’il ne peut pas faire quelque chose qui fait perdre sa propriété sur ce bien tant qu’il n’a pas remboursé la dette. Mais le propriétaire de l’objet qui a été hypothéqué peut le gérer autrement que par la vente et le don. Il peut toujours l’utiliser et le louer.
Certains disent : Tu me prêtes 1000€ par exemple et il lui dit que cet or sera une hypothèque.
Le créancier croit qu’il peut utiliser cet or en contrepartie de la dette. Alors il le garde chez lui jusqu’à ce que celui qui l’a emprunté lui rembourse sa dette. Or ceci n’est pas valable car ce n’est pas une condition que l’emprunteur dépose l’hypothèque chez le créancier.
Que signifie : “Je laisse cet objet en tant qu’hypothèque pour ma dette.”
C’est-à-dire que tant que je n’ai pas remboursé ma dette, cet objet je ne le vends pas et je ne le donne pas jusqu’à ce que je te rembourse.
Si, lorsque le terme de remboursement arrive et qu’il n’a pas remboursé, alors c’est le juge musulman qui va vendre l’objet, il va rembourser la créance et le reste il va le donner à celui qui possédait l’objet.
L’héritage est donc comme un bien hypothéqué par cela. Tout comme il n’est pas permis de faire avec ce qui est hypothéqué une transaction qui en ôterait la propriété avant que la dette ne soit remboursée. Également l’héritage ne peut pas être partagé tant que ces choses-là ne peuvent pas être réglées.
Transactions interdites : le fait de vendre quelque chose ayant un défaut, sans le signaler
Parmi les transactions interdites, il y a le fait de vendre quelque chose ayant un défaut, sans le signaler. C’est un péché et la vente n’est pas valide.
Dans l’explication, l’auteur dit : “Il est interdit de vendre une marchandise qui comporte un défaut, mais en cachant le défaut (il ne montre pas le défaut à l’acheteur). D’une part, ceci est un péché et d’autre part, cette vente n’est pas valable.”
Mouslim a rapporté que le Messager de Allaah est passé devant un homme qui avait un étalage dans lequel il vendait du blé.
Le Prophète a introduit sa main à l’intérieur et a trouvé que c’était humide.
Le Prophète a posé la question à celui qui avait cette marchandise : “Explique quelle est cette humidité que tu as à l’intérieur de ce blé ?”
Il a dit : “C’est le ciel qui l’a atteint.” C’est une expression en arabe pour dire que c’est la pluie qui est tombée.
Le Prophète lui a dit ce qui signifie : “Mets bien ce défaut en évidence pour que les gens sachent à quoi s’en tenir. Celui qui nous trompe n’est pas des nôtres.”
Cela signifie qu’il n’est pas un musulman accompli.
Par exemple : Si quelqu’un vend une voiture à un autre et qu’il n’a pas indiqué au futur acheteur les défauts qu’il y a dans cette voiture, ceci est interdit. C’est une duperie qui compte au nombre des grands péchés.
Cette vente, même si elle est interdite, reste valide.
Si l’acheteur découvre le défaut, dans la loi de l’islam, il a le droit de demander le remboursement et rend la marchandise.
S’il découvre le défaut, mais il ne veut pas rendre, puis trois jours après il veut finalement le rendre, cela ne marche pas; il ne peut pas faire cela. Il doit le faire immédiatement après la découverte du défaut.
Transactions interdites : le fait de vendre des substances enivrantes
Parmi les ventes interdites, il y a le fait de vendre des substances enivrantes.
Dans l’explication, l’auteur dit : “Dans cette règle d’interdiction de substances enivrantes rentre l’alcool (l’alcool ménager également).”
Si quelqu’un en a absolument besoin, il se le procure autrement que par la vente et l’achat.
Comment ?
La personne dit : “Vends-moi la bouteille (le récipient) pour tant, mais ce qu’il y a à l’intérieur, tu me le donnes gratuitement.”
Il n’est pas permis de l’acheter (même si ce n’est pas pour le boire) car il est comme le reste des choses enivrantes.
La vente de l’alcool est interdite par le Hadiith du Prophète.
Il y a divergence concernant l’alcool entre les savants. Certains le considèrent impur selon la loi de l’islam et d’autres ne le considèrent pas impur. Mais ils sont tous d’accord sur le fait qu’il est interdit de le boire.
Il y a un Hadiith qui dit que c’est interdit de le vendre. Même ceux qui disent qu’il n’est pas impur, comme il y a un Hadiith qui dit qu’il est interdit de le vendre ou de l’acheter, donc il est interdit de le vendre ou de l’acheter.
Il y a un Hadiith de Al Boukhaariyy et Mouslim du compagnon Jaabir Ibnou ^Abdillaah qu’il a dit que le Prophète a dit ce qui signifie : “Allaah et son Messager ont interdit la vente de l’alcool, du cadavre (l’animal qui n’a pas été égorgé de manière licite), la viande du porc et les statues.”
Certains dans l’assemblée ont posé la question et ont dit : “O Messager de Dieu, et si on a de la graisse d’animal qui n’a pas été tué correctement qu’on veut enduire sur les coques de notre bateau pour garder son étanchéité ou on en enduit les peaux (pour faire des souliers par exemple), ou on en utilise pour faire des combustibles pour l’éclairage, qu’est ce qu’on fait?”
Le Prophète a dit ce qui signifie : “Non, il est interdit d’en acheter.”
Ce Hadiith est une preuve de l’interdiction de vendre de l’alcool qui est enivrant, aussi bien pour quelqu’un qui veut le boire que pour un autre usage (combustible ou pour soigner une partie apparente du corps…). Ceux qui considèrent que c’est une impureté, ce n’est pas interdit de l’utiliser sauf s’il n’y a pas d’autre remède et que c’est un médecin de confiance qui lui a dit.
D’autres savants, comme Rabii^atou Ar-Ra’y, qui est un des Chaykh de l’imaam Maalik a dit que l’alcool n’est pas une impureté. Selon lui, si une personne se met de l’alcool, elle ne commet pas de péchés de se mettre de l’alcool, mais c’est interdit de le vendre, de l’acheter et cela entraîne une conséquence dans les récompenses de la prière.
Transactions interdites : Il est interdit de vendre quelque chose de licite et de pur à quelqu’un dont on sait qu’il va commettre une désobéissance avec
Il est interdit de vendre quelque chose de licite et de pur à quelqu’un dont on sait qu’il va commettre une désobéissance avec.
Par exemple, les raisins sont quelque chose de pur. Si on sait que la personne va en faire quelque chose d’interdit, alors c’est interdit de les lui vendre.
Comme vendre du raisin à quelqu’un dont on sait qu’il veut en faire du vin ou vendre des armes à quelqu’un dont on sait qu’il veut se suicider avec ou s’attaquer injustement aux gens avec.
Règle : Il est interdit d’aider au péché. Aider à désobéir à Dieu revient à désobéir à Dieu car Dieu nous a ordonné et a dit ce qui signifie : “Vous êtes la meilleure des communautés, vous ordonnez le bien, vous interdisez le mal et vous croyez en Dieu.”
De même, il est interdit de vendre du bois ou un matériau de cet ordre à quelqu’un, si on sait qu’il va en fabriquer un instrument de musique interdit ou une idole.
Également vendre des armes pour quelqu’un qui va l’utiliser pour un combat interdit dans la loi de Dieu.
Il est aussi interdit de vendre de la drogue à celui à qui on sait qu’il va l’utiliser pour désobéir à Dieu avec. La drogue n’est pas considérée au nombre des substances enivrantes, mais le haschich est interdit, cela fait partie des substances nuisibles au corps qui altèrent la raison de la personne.
De plus, vendre les coqs pour ceux qui en font des combats ou quelqu’un qui va utiliser un taureau pour faire des combats est interdit.
Toute chose qui est licite et pure, si on sait que la personne va désobéir avec, alors il lui est interdit de le lui vendre.
Par exemple, si quelqu’un vend des couteaux et un autre lui dit : vends-moi un couteau et je vais tuer avec tel musulman. Il n’est pas permis de le lui vendre.
Egalement si quelqu’un vient voir un vendeur de raisin et lui dit : vends-moi du raisin car je veux en fabriquer du vin. Dans ce cas, il ne lui est pas permis de le lui vendre car il a su que
la personne va commettre un péché avec.
Et Allaah ta^ala dit ce qui signifie : “Ne vous entraidez pas pour le péché, pour l’animosité et l’injustice.”
Si quelqu’un aide un autre à faire un péché, il aura lui-même désobéi.
Devient mécréant celui qui dit qu’il est permis de vendre du raisin à celui qui veut en fabriquer du vin.
Egalement devient mécréant celui qui dit qu’il est permis de vendre un couteau à celui qu’on sait qu’il veut tuer avec un musulman.
On cite cela en particulier car il y a certains qui se prétendent être des références religieuses et ont dit ces paroles là. Ils ont prétendu que c’est un avis des Hanafiites. Mais c’est un mensonge.
Les Hanafiites ont dit que la vente est valide mais il y a un péché.
Cela signifie que le contrat de vente est valide, c’est-à-dire que la marchandise a changé de propriétaire et le prix payé est devenu propriété de celui qui l’a vendu. Mais il y a un péché à faire cela.
Il n’y a pas de divergence sur le fait que ce soit un péché.
Preuve en est la parole de Allaah qui signifie : “Ne vous entraidez pas sur le péché et l’injustice. »
Et dans le Hadiith, le Messager de Allaah a dit ce qui signifie : “Celui qui vend du raisin à celui que tu sais qu’il va en fabriquer du vin, alors il se sera engagé dans le feu de l’Enfer.”
Pareil chose, l’interdiction d’une telle vente n’a pas besoin d’un texte de Ach Chaafi^iyy ou de AHmad ou d’autres qu’eux pour confirmer cette interdiction car il y a un texte du Qour’aan et un texte du Hadiith qui sont suffisants.
Transactions interdites : Il est interdit de vendre tout ce qui est illicite comme le tambûr
Il est interdit de vendre tout ce qui est illicite comme le tambûr, sorte d’instrument de musique semblable au luth (instrument de musique à corde qui a un ventre plus gros que la guitare). C’est un instrument qui comporte des cordes et les gens jouent sur ces cordes là pour émettre des sons.
Cela est interdit car le Messager de Allaah a interdit de jouer des instruments de musique interdits et d’écouter leurs sons interdits.
Cette interdiction s’applique à tous les instruments de musique à cordes comme le cithare, le violon, l’alto, le violoncelle, la contrebasse, la harpe, la guitare, le piano…
La flûte est également interdite, ainsi que tous les instruments à vent (trompette, clarinette, harmonica…).
Concernant les percussions, al-kouubah sorte de tambour qui est large aux extrémités et étroit au milieu est interdit car le son est entraînant. Ce qui n’est pas interdit est lorsque la forme de l’instrument est uniforme.
Comme ce sont des instruments interdits, les vendre également est interdit.
Et il est également interdit de vendre les dés sauf si c’est utilisé en tant que pion dans un échiquier alors dans ce cas-là, cela est permis.
Il est aussi interdit de vendre ce qu’il est interdit de jouer avec, comme les jeux de cartes (la belote, le tarot, le poker, le bridge).
Information utile : tout jeu qui est basé sur le hasard et sur ce que la personne va avoir comme cartes ou ce qui va sortir dans le dé, tout ce qui est basé sur des choses de cet ordre-là et non pas sur la réflexion et le calcul est interdit.
Cela est interdit car cela entraine des disputes. C’est pour cela que la loi a défendu de jouer de cela.
La preuve de son interdiction c’est le Hadiith qui signifie : “Celui qui joue des dés il aura désobéi à Dieu et à son Messager.”
Il y a eu une analogie sur les dés ou ce qui est semblable aux dés, comme les jeux de cartes par exemple car c’est une distribution aléatoire.
Transactions interdites : il est interdit de vendre tout ce qui enivre
Parmi les choses qu’il est interdit de vendre tout ce qui enivre, c’est-à-dire ce qui altère la raison en entraînant une joie et une euphorie (la personne se sent légère et heureuse).
Le Prophète nous a appris que celui qui se laisse aller à boire le vin et toutes les sortes d’alcool dans le bas monde, désobéit à Dieu, il sera privé de la boisson qui porte le même nom au Paradis et qui elle n’est pas une boisson alcoolisée.
Quant à ce qui altère la raison, mais sans entraîner cette euphorie, également ce qui endort les sens, mais sans altération de la raison, cela ne s’appelle pas khamr, comme les drogues, mais cela reste interdit car cela altère la conscience de la personne.
Ainsi, le haschich, l’opium et ce qui est de cet ordre, ne sont pas des substances enivrantes mais ce sont des substances qui sont interdites en raison du verset dans souurat An Niça’ ce qui signifie : “Ne vous menez pas à votre propre perte.”
Le Prophète a dit ce qui signifie : “Ce qui enivre en grande quantité, il est interdit de le boire même en toute petite quantité. »
Tout ce qui mène la personne à sa perte, il lui est interdit de le faire.
Tout ce qui enivre, sa vente est interdite. Même si cette substance enivrante n’est pas tirée du jus de raisin. Ce n’est pas du jus de raisin qui a fermenté pour donner du vin, même si c’est du miel mélangé avec de l’eau, qui a fermenté puis qui a stagné (hydromel – alcool de miel). Même si c’est à base d’autres que du jus de raisin, tout ce qui enivre, il est interdit de le vendre et de le consommer.
^Aboullaah Ibnou ^Oumar Ibnou-l KhaTTaab a dit : “Évite tout ce qui pétille.”
– Rapporté par An-Nacaa’iyy
An nachiich est le son de l’ébullition ou pétillement de la boisson. C’est la limite séparatrice entre le liquide qui est licite et le liquide qui est interdit.
Le liquide dans lequel on a trempé des dattes, du miel, du blé ou de l’orge. On laisse décanter. Tant que ça n’est pas arrivé à cette étape ou c’est comme l’ébullition (la fermentation), ça n’est pas appelé khamr et c’est permis de le boire.
Cela devient du khamr lorsqu’il y a fermentation.
Il se produit comme des bulles, un son, le niveau du liquide s’élève au moment de l’ébullition et il devient enivrant. Ensuite, le niveau baisse et ça décante. Et les buveurs d’alcool apprécient le liquide à cette étape-là. A cette étape-là, cette boisson est interdite jusqu’à ce qu’elle se transforme en vinaigre. Elle va se transformer en vinaigre par l’apparition de l’acidité au sein de cette boisson, sans apport extérieur.
Certains essaient d’accélérer le processus en mettant un morceau de pain dans le vin pour accélérer la transformation en vinaigre. Une telle boisson est interdite à la consommation car le morceau de pain est pur. Et quand on le met en contact avec une substance qui est impure qui est le vin, ce morceau de pain devient impur, même si le liquide autour devient du vinaigre. Le transformation en vinaigre fait que le liquide est licite à condition qu’il n’y ait pas apport extérieur.
Le Prophète a dit ce qui signifie : “Quel bon accompagnement pour le pain que le vinaigre.”
Le Messager que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré a maudit les boissons fermentées, il a maudit celui qui en boit, il a maudit celui qui la verse, il a maudit celui qui demande à ce qu’on la lui verse, celui qui vend cette boisson, celui qui l’achète, celui qui presse le fruit qui va servir pour fabriquer cette boisson alcoolisée, celui qui demande qu’on la lui presse, celui qui la porte, celui à qui elle est portée et celui qui en consomme le prix.
Tous ceux-là, le Messager de Allaah les a maudits à cause de l’alcool.
Et le Messager n’a pas cité dans le Hadiith que cette malédiction concerne également celui qui voit l’alcool.
Certains ignorants disent que celui qui voit l’alcool est maudit. Celui qui dit que celui qui voit l’alcool, dans l’absolu il est maudit, sort de l’islam. Sauf s’il dit celui qui voit le vin en désirant le boire, il ne sort pas de l’islam dans ce cas-là.
Dans le Hadiith, la nuit de Al-Mi^raj, quand le Prophète a fait l’ascension, il a été élevé dans les cieux et avant le début du voyage Jibril est venu lui ramener deux récipients : un récipient de lait et un récipient de khamr (ce n’est pas le vin qui enivre, c’est le khamr du Paradis qui n’enivre pas).
Transactions interdites : il est interdit de vendre ce qui est impur (najaaçah) selon la loi de l’islam, quel que soit sa catégorie
Il y a accord des savants sur le caractère najis du sang. Il y a aussi accord des savants sur l’interdiction de le consommer (même le sang de sa propre blessure, ou le sang qui coule).
Il y a un avis qui dit que le sang du poisson et des sauterelles est pur.
Il a été dit dans le Hadiith du Prophète qu’il est permis de consommer deux types de sang (le foie et la rate) et deux sortes de cadavres (les poissons et les sauterelles/criquets).
Ce qui est visé ici par ce qui est interdit de vendre ce sont les substances impures qui sont elles-mêmes impures, comme le sang en lui-même.
Dans certains cas, il peut y avoir des choses, à l’origine pures, mais qui ont été souillées par des substances impures.
Il y a deux cas :
– dans le cas où on ne peut pas purifier cette chose qui a été souillée et qu’on ne peut pas la purifier avec de l’eau par exemple, cette chose a le même jugement que si elle avait été elle-même impure.
Par exemple : si on a de l’huile et dans cette huile, il y a de l’urine qui est tombée (qui est impure selon la loi de l’islam). On ne peut pas laver l’huile avec de l’eau pour enlever l’urine. Donc, c’est comme si toute l’huile était impure selon la loi de l’islam.
Il n’est pas permis de vendre ce qui est impur selon la loi de l’islam par unanimité. Il y a des substances qui sont impures selon des savants et d’autres ne les considèrent pas comme impures. Donc ce qui est impur selon l’unanimité (comme l’urine), il n’est pas permis de le vendre car il n’y a pas de divergence sur le fait qu’il soit impur.
Il n’est pas permis non plus de vendre le sang qui est impur selon l’unanimité.
Si quelqu’un est malade et qui a besoin de poche de sang, il n’est pas permis de le lui vendre. Mais on lui donne sans contrepartie.
Et si quelqu’un n’accepte de le donner que si moyennant une contrepartie, il lui fait un don et l’autre lui donne le sang sans que ce soit une vente. C’est un don de part et d’autre : un lui fait un don d’argent et l’autre un don de sang.
Le même cas s’applique pour la personne qui a besoin d’alcool. Certains savants le considèrent impurs selon la loi de l’islam et d’autres non. Mais dans les deux cas, ils considèrent sa vente interdite, en raison du Hadiith l’interdisant.
Si quelqu’un a besoin d’en obtenir, la personne procède par don également.
Transactions interdites : la vente de ce qui est indéterminé
Parmi les ventes interdites, il y a la vente de ce qui est indéterminé.
Parmi les conditions de validité de la vente c’est que les deux contreparties (la marchandise et le prix) soient toutes deux déterminées.
La vente de ce qui est indéterminé est donc interdite : les deux contractants commettent un péché s’ils font cela, et ce n’est pas valide c’est-à-dire qu’il n’y a pas eu changement de propriété : la marchandise reste toujours propriété de celui qui voulait la vendre et le prix reste propriété de celui qui voulait acheter la marchandise.
Par exemple : une personne dit : je te vends l’une de ces deux chemises pour 10€.
L’autre lui donne 10€ mais il n’a pas précisé laquelle des deux. Cela est interdit et n’est pas valide.
Cependant, s’il lui a décrit l’article. Il lui dit par exemple : j’ai un cheval qui a tel et tel caractéristique, il pèse tant, il fait telle taille, il a telle couleur.
Selon certains imams, avec la description c’est valide.
Mais la règle générale est que lorsque la marchandise est inconnue pour l’acheteur, ce n’est pas permis.
Transactions interdites : il est interdit de vendre ce qui ne s’approprie pas comme un homme libre ou une terre à l’état sauvage
La chose que l’on ne possède pas, qui n’a pas de propriétaire, il n’est pas valable de la vendre.
Il n’est pas permis de vendre et le cas échéant cette vente n’est pas valide car il n’est pas propriétaire de cet homme.
Un autre cas de ce qu’il est interdit de vendre est la terre qui n’a pas de propriétaire c’est-à-dire la terre qui n’a pas été mise en valeur. La terre qui n’a pas de propriétaire, n’entre dans la propriété de quelqu’un que s’il la met en valeur c’est-à-dire qu’il la prépare pour qu’on puisse en bénéficier. Soit il va le labourer pour le préparer pour l’agriculture, ou pour construire une habitation, ou ce qui est de cet ordre.
Par exemple : si quelqu’un va à la campagne, il trouve un terrain dans la montagne et personne ne l’a exploité. Il va voir quelqu’un et lui dit : je te vends ce terrain pour tant.
Cela est interdit car c’est un terrain sans propriétaire, il n’a été ni valorisé ni exploité.
Mais après avoir mis en valeur ce terrain qui à l’origine n’a pas de propriétaire, alors ce terrain devient sa propriété et dans ce cas-là il lui est permis de le vendre.
Le terrain qui n’a pas été mis en valeur, on dit que c’est un terrain sans propriétaire. Cependant, ceci ne concerne pas les bords des rivières et les bords de mer car ce sont des terrains qui ne deviennent pas propriété de quiconque par leur mise en valeur. Il n’est pas permis à quelqu’un d’exploiter ces terrains et de priver les autres d’en bénéficier. Mais dans le cas où ce n’est pas ce type de terrain, si c’était à l’origine une terre sans propriétaire, si la personne la met en valeur, alors il en devient le propriétaire. Dès qu’il met en valeur un terrain sans valeur, il devient sa propriété. Il ne devient pas propriétaire d’un terrain qui est sans propriétaire par la simple volonté de s’en approprier.
Transactions interdites : ce n’est pas valable selon certains savants de faire une vente sans formule de vente. Mais selon d’autres savants l’accord implicite des deux contractants suffit
ce n’est pas valable selon certains savants de faire une vente sans formule de vente. Mais selon d’autres savants l’accord implicite des deux contractants suffit.
Pour expliquer cette règle, l’auteur a dit : parmi les conditions de la vente telle que cela est indiqué dans les textes de Ach Chaafi^iyy, il y a la formule c’est-à-dire une formule des deux contractants. Selon certains savants chafiites, la vente sans formule n’est pas valable.
Par exemple : Si quelqu’un va dans un magasin, il prend un article et s’en va et qu’il n’y a pas eu de formule de vente. Selon certains savants chafiites, la vente sans formule n’est pas valable.
Et d’autres savants, aussi de l’école chafiites, ont retenu l’avis que la vente est valide s’il y a un don de part et d’autre, et ce sans formule. C’est lorsqu’il donne le prix et qu’il prend le produit vendu sans aucune parole. Cela est l’avis de l’imam Malik.
Dans l’école de l’imam Malik, la vente est conclue par tout ce que les gens considèrent comme étant une vente sans condition de formule. C’est cet avis-là qui a été retenu par certains savants de l’école chafiites.
Dans la plupart des écoles, ce que les gens considèrent comme étant une vente, est une vente. Même si la personne qui a vendu et celle qui a acheté n’ont rien dit.
Par exemple : Une personne est entrée dans un magasin et a demandé combien coûte l’article.
L’autre lui dit : 1€.
Alors la personne a pris 1€ de sa poche, l’a laissé et a pris l’article.
Cela est valide chez les malikites et chez la plupart des imams car les deux contractants ont consenti à la vente.