Chaykhaboulaliyah's Blog


Comportement et croyance : tenir une discussion

Posted in cours général,Croyance,société par chaykhaboulaliyah sur Mai 2, 2016

La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

Réjouir le cœur des gens.

Si chacun de nous observe son cas à lui quand il est content, quand il est heureux qu’est-ce qu’il ressent : quand quelqu’un est à l’aise, heureux, cela a un impact sur son cœur ; même son ardeur, sa volonté, sa motivation augmentent. Cette vigueur va se refléter sur son corps et sur ses œuvres, elle va œuvrer encore plus. Mais si la personne est malheureuse ; généralement cela aura l’effet inverse sur ses œuvres et sur son corps.

Parmi les sujets plus importants qui font que les gens soient heureux c’est qu’ils trouvent qui parle avec eux des sujets qu’ils aiment, des sujets qui leur réjouissent le cœur. C’est quelque chose de requis pour la personne pour que les gens soient heureux avec elle, c’est de leur parler des sujets qui sont licites dans la Loi de l’Islam, des sujets qui leur réjouissent le cœur et non pas n’importe quels sujets. En d’autres termes, celui avec qui les gens sont heureux c’est important de ne pas négliger les règles de comportements et les principes de base. De sorte que la personne ne va pas être amenée à dire des paroles, même si cela va plaire à ces gens-là mais elle ne va pas respecter les règles de la religion ou de la décence. Il ne faut pas tomber bas, c’est cela qu’il est à retenir.

C’est pour cela qu’il est très important de savoir quels sont les sujets qui réjouissent le cœur de la personne avec laquelle tu parles. Cela pour que tu trouves une voie vers son cœur. Pourquoi nous parlons de cela ? Parce que si quelqu’un se trouve dans une assemblée et que il se trouve avec des gens et qu’il leur parle d’un sujet de bien ; par exemple il leur parle d’un sujet de croyance, il leur parle d’un sujet où il les incite à faire les devoirs, un sujets où il va les inciter à délaisser les péchés, quand il a trouvé comment arriver à leurs cœurs, ils ne vont pas se lasser, ils vont au contraire être heureux de discuter avec une telle personne c’est pour cela que c’est très important de savoir comment discuter, comment aborder et comment réjouir le cœur de la personne avec laquelle tu parles. Dans quel objectif ? Pour lui transmettre l’information qui est un bien pour cette personne. De sorte que même si dans la discussion les gens abordent un autre sujet, lui il va un peu dans leur sens tant qu’il ne commet pas de péché, il ne va pas non plus les inciter à commettre un péché, pourvu que lui il puisse récupérer la discussion et parler des sujets qui sont importants. Ce, parce que lorsqu’ils vont voir que lui il parle avec eux des sujets qui ne sont pas forcément le cours de religion qu’il voulait donner, après cela ils vont aimer écouter ce que lui il va leur dire comme chose de bien. Pour que les gens se réjouissent d’une discussion avec une personne et qu’ils aiment cette personne, qu’elle fasse preuve de sagesse pour leur réjouir le cœur. Qu’il aille un peu dans le sens des gens, et même si il fait de temps en temps des plaisanteries qui ne comportent pas de péché, cela va renforcer l’attachement des gens à lui et il pourra ensuite donner des paroles de bien qu’il veut leur donner dès le début. Voyez comme c’est important, et nous allons prendre un exemple de comment le Prophète faisait (^alayhi s-salatou wa s-salam).

Un jour des compagnons sont venu voir le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) lui demander une monture. Ils ont dit au Prophète : « Porte nous », c’est-à-dire « Donne nous une monture pour que l’on puisse faire un trajet ». Il leur a dit ce qui signifie : « Je vous donne pour monture le fils de la chamelle », ils ont dit : « Mais ô Messager de Allah, le fils de la chamelle qu’est-ce qu’il va nous faire ? », il leur a dit ce qui signifie : « Mais n’est-ce pas que les grands chameaux ce sont des fils de la chamelle ? ». Eux, lorsqu’ils ont compris le fils de la chamelle, le sens qui vient c’est celui de petite taille et il leur a dit que même les grands chameaux ce sont des fils de la chamelle. Il leur a dit cela pour leur réjouir le cœur. Vous voyez quel genre de plaisanterie on peut faire. Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) n’a pas menti lorsqu’il a dit cela. Le fils de la chamelle c’est bien un chameau.

Une telle plaisanterie dans laquelle il n’y a ni mensonge ni nuisance à un musulman. Retenez ces deux règles : pas de mensonge et pas de nuisance à un musulman. Cela c’est possible au sujet du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam).

Certains des compagnons ont dit : « Ô Messager de Allah, tu plaisantes avec nous ! ». Les compagnons se sont sentis très bien, cela leur a réjoui le cœur. Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qu’a rapporté at-Tirmidhiyy, ce qui signifie : « Oui, je plaisante avec vous mais je ne dis que la vérité », même si le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) plaisante mais il ne dit pas des paroles mensongeres. Même lorsqu’il plaisante ce qu’il dit est vrai.

Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) portait Al-Haçan et Al-Houçayn parfois dans ses bras. Ce sont les deux petits du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a eu quatre filles et trois garçons. Tous sont morts pendant sa vie, sauf sa dernière fille Fatimah Az-Zahraa’. Elle est morte six mois après le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Tous les garçons sont morts tout petits, ils n’ont pas dépassé les deux ans. Les filles se sont toutes mariées mais il n’y a que Zaynab qui a eu un enfant qui est mort, il s’appelle ^Aliyy. Et elle aussi était morte comme ses sœurs Rouqayyah et Oummou Kalthoum sans avoir laissé de descendants vivants. La seule qui a laissé des descendants vivants c’est Fatimah Az-Zahraa’ qui était mariée à notre maître ^Aliyy Ibnou Abi Talib. Les deux garçons Al-Haçan et Al-Houçayn ont eu des descendants. Elle a eu un troisième fils qui s’appelle Al-Mouhçin mais il est mort lui aussi petit. Tous ceux qui sont descendants du Prophète aujourd’hui sont descendants de Al-Haçan et Al-Houçayn. Le Prophète réjouissait le cœur de ses petits-enfants. Il portait Al-Haçan et Al-Houçayn. Et le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) il lui arrivait de réjouir le cœur de ses propres enfants à lui.

Une fois le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) marchait dans une des rues de Médine et il a vu un compagnon qui s’appelle Zahir fils de Hizam. Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) l’a pris entre ses bras par derrière. Et le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Qui achète cet esclave ? » c’est-à-dire celui qui a l’apparence d’un esclave. Cela ne veut pas dire que c’est un mensonge. Quand Zahir ce compagnon s’en est aperçu, il a dit : « Je n’ai pas eu une joie plus intense, plus grande, que le fait que mon corps soit collé au corps du Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) ».

Et il a été rapporté dans le sahih de Al-Boukhariyy, le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a vu une femme qui s’appelle Oummou Khalid, le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) l’a complimentée sur ses vêtements. Il lui a dit ce qui signifie : « Qu’ils sont beaux tes vêtements ! ». Cela pour lui réjouir le cœur.

Réjouir le cœur des gens c’est une des choses qui fait gagner leur amour. C’est naturel chez les gens qu’ils sont attirés par celui qui leur réjoui le cœur. Allah a fait que c’est naturel chez les gens. Le fait de plaisanter avec des petites paroles qui réjouissent le cœur cela aide à ce que les gens t’aiment. En introduisant la joie dans leur cœur, cela entraîne l’amour des gens. Il y a des situations où il faut être absolument sérieux et il y a des situations qui permettent un peu de plaisanter. Pourquoi nous parlons de ce sujet, pour que celui qui a attiré le cœur des gens puisse leur transmettre ce qui leur est utile dans leur bas monde et dans leur au-delà. Un peu de plaisanterie renforce l’amour et l’amour va faire que les gens soient plus réceptifs. C’est cela l’objectif : que tu puisses enseigner aux gens ce qui leur sera utile. Et la plaisanterie, le fait de réjouir le cœur des gens. Cela va enlever ce qu’il y a dans les cœurs comme ennui et lassitude. Parfois dans les cœurs il y a de l’ennui et de la lassitude. Comment tu peux passer outre ? En parlant aux gens par des choses qui vont leur réjouir le cœur, et cela leur permet d’être plus réceptifs pour ce que tu vas leur dire.

Dans le hadith rapporté par Mouslim, également par An-Naça’iyy et Al-Bayhaqiyy, d’après Abou Dharr Ar-Rifa^iyy le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Ne néglige aucun bien que tu peux faire, au moins que tu sois à la rencontre de ton frère avec un visage souriant », c’est-à-dire que si tu vas vers ton frère avec un visage souriant pour gagner des récompenses de la part de Dieu, tu es récompensé. Cela c’est un bien qui ne coûte pas grand-chose, de sourire à ton frère ou pour la femme de sourire à ta sœur. C’est une bonne action qu’un musulman rencontre son frère avec un visage détendu et non pas crispé. Il y a des récompenses à réjouir le cœur de ta sœur ou de ton frère en Islam. Ceci est très facile. Sourire ne nécessite pas beaucoup d’efforts.

Il a été rapporté également du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), hadith rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim que tout acte de bienfaisance comporte la récompense d’une aumône. L’aumône est un acte qui donne des récompenses mais il n’y a pas que l’aumône qui donne des récompenses. Tout acte de bien donne la récompense d’une aumône. Que tu souris à ton frère, que tu lui réjouisses le cœur, cela ce sont des actes de bienfaisance qui te donnent la récompense d’une aumône.

Et comme les actes de bienfaisance sont très nombreux et certains donnent plus de récompenses que d’autres. Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a cité ce qui est le plus facile pour la personne, c’est qu’un homme vienne à la rencontre de son frère en Islam en étant souriant ou qu’une femme vienne à la rencontre de sa sœur en Islam en étant souriante. C’est quelque chose de facile, ce n’est pas grand-chose mais plus cela nécessite un effort plus cela mérite de récompenses. Avoir un visage souriant c’est l’apparence qu’il convient à la personne d’avoir lorsqu’elle va aborder les gens.
Les hadiths du Prophète orientent la personne à avoir un visage détendu même si dans son cœur il est chagriné. Il faut que tu apprennes à déconnecter entre ce qu’il y a dans ton cœur et ton visage. Lorsque tu es avec les gens ton visage est détendu même si dans ton cœur tu es chagriné.

Le fait d’être souriant, le fait d’avoir un visage souriant d’un sourire sincère cela tient compagnie aux gens et aux amis, cela rapproche le cœur des gens. Il a été dit qu’il y a trois choses du bas monde qui réjouissent le cœur : la femme obéissante, l’enfant bien éduqué et qui exécute ce qu’on lui demande et le frère qui est souriant. Et justement c’est de cela que nous parlons maintenant.

Il a été dit à Ibnou Samak parmi les savants : « Lequel parmi les frères (c’est-à-dire les musulmans) c’est celui qu’il convient d’entretenir avec les liens avec lui ? », il a dit : « C’est celui qui est attaché à sa religion, deuxièmement c’est celui qui est sensé, c’est quelqu’un qui agit de manière raisonnable. C’est celui qui ne te gêne pas lorsqu’il est auprès de toi, et lorsqu’il est loin de toi il pense toujours à toi. Si tu te rapproches de lui, il vient vers toi (il ne te fuit pas), et si tu prends tes distances, il se retire (c’est-à-dire il comprend que tu as besoin de te retirer un peu, il prend ses distances pour te laisser souffler). Si tu demandes son aide, il va te soutenir. Et ce qui concrétise son amour par ses actes dépasse ses paroles. » Il y a des gens qui te font de beaux discours, mais quand tu as besoin d’eux ils ne sont pas là. Voici quelques petites règles de gens qui ont de la sagesse et de l’expérience.
Pour gagner l’amour des gens et ceci est un signe de la réussite, il convient comme nous l’avons vu précédemment d’avoir un visage détendu, un visage qui est toujours avenant, et souriant avec sincérité. On ne parle pas d’hypocrisie ici. Pour sortir un sourire sincère c’est que tu as travaillé au préalable sur ton cœur. L’apparence c’est le reflet de l’intérieur. Nous parlons ici de l’apparence mais cela sous-entend que tu as travaillé sur ton for intérieur. Si quelqu’un n’a pas pour habitude de sourire, qu’il s’entraîne à cette belle qualité. Et ce n’est pas un défaut que d’apprendre à sourire. Qu’il fasse que son sourire prenne naissance dans son cœur et qu’il traverse ses lèvres afin que l’apparence de son visage soit détendue.
Et il ne va pas se charger de quelque chose de difficile et il ne sera pas perdant, c’est lui le gagnant, c’est lui qui aura réussi, c’est lui l’heureux si dans tous les cas il aura été sincère pour sortir ce sourire.

Que chacun retienne une chose c’est que le visage détendu et le sourire ce sont les principaux points qui vont faire en sorte qu’il laisse un bon impact quand il va rencontrer des gens pour la première fois. Ce afin qu’ils gardent un bon souvenir de toi. Il convient à la personne qu’elle prenne cela pour habitude, surtout lors de la première rencontre. Qu’elle aille vers les gens avec un sourire. C’est ainsi que la personne réussira dans ses actes et elle gagnera l’amour des gens.

Un autre sujet qui est très important, c’est le fait d’écouter les gens. Ecouter les gens est un art que beaucoup de gens négligent. Beaucoup de gens maîtrisent le fait de parler plus que le fait d’écouter. L’écoute c’est quelque chose d’important aussi. Certains lorsqu’ils se taisent, au lieu d’écouter ce que l’autre est en train de dire, ils réfléchissent sur ce qu’ils vont dire lorsque l’autre va se taire. Au lieu d’écouter, il est sur sa lancée, il attend juste que le second s’arrête et il va enchaîner sur sa lancée. Une question : « Est-ce qu’il y a un lien entre gagner l’amour des gens et écouter ce qu’ils sont en train de dire ? » la réponse est : « Oui, il y a un lien ». Si deux personnes se rencontrent et qu’une conversation s’engage entre les deux. Mais ils négligent ce que l’autre est en train de dire. Quel va être le sentiment du second ? Sans aucun doute il ne va pas être content, ni attiré. Il va se dire : « Je suis en train de parler, et il n’est pas en train de m’écouter ». Qu’il fasse une expérience : qu’il entre en discussion avec une personne et qu’il lui montre qu’il écoute ce qu’il est en train de dire. Il lui montre qu’il écoute ses paroles et qu’il ne le coupe pas, sauf dans un cas. Le cas c’est si tu crains que la personne dans la suite de la discussion tu t’attends à ce qu’elle dise une chose contraire à la religion. Dans ce cas tu la coupe de manière élégante, tu introduis la preuve que ce qu’elle allait dire n’est pas correct. Tu fais comme si tu vas la doubler pour le précéder sur le sujet et donner directement la preuve que cette chose est fausse, mais de manière élégante. Mais ceci c’est un art. Tu montres que tu écoutes car cela réjouit le cœur des gens et si au cours de la discussion tu remarques qu’il y a un risque qu’il dise quelque chose qui contredit la religion, tu vas anticiper et tu vas donner la preuve que ce que tu crains qu’il ne dise est faux et tu donnes directement la preuve. Voyez comme c’est important. Ce sont des choses qu’il convient d’apprendre.

Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) lorsque quelqu’un lui parlait il ne se suffisait pas seulement de tourner le visage, il se tournait lui-même vers la personne. Voyez, ceci renforce l’amour. Et lorsque la personne t’aime tu peux lui enseigner la bonne croyance, l’exhortation. C’est pour cela que c’est important de savoir comment parler aux gens. Comment dire une parole qui lui réjouit le cœur, comment écouter ce qu’il est en train de dire, tu ne le coupes que si tu crains qu’il va dire une chose qui contredit la religion. Lorsque tu parles avec un individu, tu ne tournes pas juste le visage ; tu te tournes tout entier vers la personne car le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) faisait cela. Si tu prends en exemple le prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), c’est quelque chose qui donne des récompenses.
Une règle : Celui qui va adresser la parole à quelqu’un ou qui va enseigner la religion. Ici nous parlons de la religion, nous ne sommes pas dans un salon pour jeunes femmes modèles pour le savoir-vivre. Nous, nous avons le savoir-vivre religieux et nous donnons des cours à ceux qui se disent donner le savoir vivre aujourd’hui. Notre religion comporte une expertise beaucoup plus importante que ce que certains prétendent. Celui qui donne un discours et celui qui va enseigner, il convient qu’il observe celui à qui il est en train d’adresser la parole. Il ne parle pas en ayant la tête dans les nuages. C’est important. Et d’autre part d’écouter. Si on t’invite à donner un discours et que l’un est en train de discuter, l’autre est en train de manger ; est-ce que cela va t’encourager à donner ton discours ? Non. Est-ce que tu vas être attiré par les gens qui sont dans cette assemblée ? Non. Est-ce que tu vas faire leur éloge ? Non plus. Habituellement ce n’est pas le cas. Ce que tu retiens dans ton cœur c’est que ce ne sont pas des gens qui t’ont encouragé dans ton cours ou ton discours, car ils ne prêtent pas l’oreille. Donc, retiens cela avec les autres.
Une règle que les savants ont donnée : l’étudiant de la science de la religion il convient qu’il soit en face de son enseignant, que ce soit par son cœur que par son visage. Même dans une assemblée de science, tu trouves certains qui sont adossés contre le mur, les jambes allongées et comme si « oui, oui… je suis en train d’écouter ». Quand tu vas apprendre une information de religion, il convient que tu sois face à celui qui te donne le cours. Ceci est important car cela aide ton cœur à bien assimiler ces informations que tu es en train de recevoir. Ecouter ce n’est pas quelque chose de difficile mais c’est une habitude à prendre. Tu vas l’acquérir en combattant les mauvais penchants de ton âme. Après cela devient un art d’écouter, d’encourager quelqu’un à émettre ses idées ; bien sûr quand ce sont des idées qui ne contredisent pas la religion. On ne va pas encourager quelqu’un à dire des choses fausses. Cela veut dire que celui qui sait écouter, il travaille sa patience, il doit la renforcer. Sa patience pour garder le silence pour ne pas interrompre celui avec qui il se trouve tant que ce qu’il dit ne contredit pas la religion. Il y a toujours ce « tant que » car on ne permet pas le faux. On ne va pas dire je vais écouter quelqu’un alors qu’il est en train d’insulter Dieu ou d’insulter le Prophète ou de rendre licite ce qui est interdit ou de rendre interdit ce qui est licite. Tant que ce n’est pas quelque chose qui contredit la religion, on l’écoute jusqu’à ce qu’il termine sa parole ou jusqu’à ce qu’il termine l’idée qu’il voulait passer.
C’était quelques petits rappels concernant des sujets très important dans notre époque.
Nous prenons un rappel concernant un sujet :

Il a été rapporté dans Mouslim et Al-Bayhaqiyy que le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « L’Islam a débuté étrange et il redeviendra étrange tout comme il a débuté, bonheur aux étrangers ! », les compagnons ont demandé : « Mais qui sont donc les étrangers ? », il a répondu ce qui signifie : « Ce seront ceux qui auront corrigé de ma loi/sounnah ce que les gens auront corrompu ».

Le mot sounnah ne signifie pas seulement la tenue vestimentaire, la manière de manger, comme certains le croient. Il n’y a pas que cela. Le mot « sounnah » peut avoir plusieurs sens. Parmi les sens du mot sounnah, c’est la loi du Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) c’est-à-dire sa croyance et les jugements. Ceux qui vont réparer la sounnah du Prophète que les gens auront corrompue, c’est-à-dire ceux qui vont réparer dans la croyance et les lois ce que les gens auront corrompu. Il y a des gens qui vont corrompre la croyance tout comme on le voit aujourd’hui, ils diffusent de fausses croyances. Et il y a des gens qui propagent des informations fausses aux sujets des lois. Le Prophète a dit ce qui signifie : « Bonheur à ceux qui vont réparer ce les gens auront corrompu de ma sounnah ». Dans ce hadith, il y a une annonce de bonne nouvelle à celui qui va s’attacher dans cette époque à la sounnah du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) c’est-à-dire qui va s’attacher à la croyance et aux lois, surtout dans cette époque où il y a de mauvaises croyances qui sont diffusées.

Si un assimilateur de Dieu avec Ses créatures prétend qu’il y a dans le Qour’an et les hadiths des preuves que Dieu serait dans la direction du haut. Comment lui rétorquer ? Nous savons pertinemment que Dieu (Allah) est le Créateur de toutes les directions, Il n’a pas besoin d’endroit ni de direction. Si un assimilateur prétend que Dieu est dans la direction du haut, on lui répond à partir des preuves rationnelles, à partir du Qour’an et du hadith. Ce groupe d’assimilateur, d’anthropomorphes, ils jouent sur les mots. Ils disent : « Ce que Dieu a confirmé pour Lui-même, nous le confirmons et ce que Dieu n’a pas confirmé pour Lui-même nous ne le confirmons pas », après cela ils disent : « Dieu n’a pas dit qu’Il est sans endroit, donc nous nous ne disons pas qu’Il est sans endroit », c’est cela qu’ils veulent dire. Ce sont des gens qui jouent sur les mots. Ils croient que Dieu est un corps, qu’Il a une ou deux mains, un œil, une jambe qu’Il met en enfer et que l’enfer va se remplir sans que sa jambe ne brûle. Regardez à quel point ils sont loin. Après cela ils disent : « Nous sommes musulmans ». Mais vous êtes loin de l’Islam ! Ce sont comme les idolâtres. Ils adorent un corps. Les musulmans n’adorent pas un corps. Allah est le Créateur des corps, Il n’est pas un corps.
Quand ils disent nous ne confirmons pas au sujet de Dieu ce qu’Il n’a pas confirmé à Son Sujet. Ils veulent dire par là : « Nous, nous ne disons pas que Allah est exempt de l’endroit, des directions, du corps, du changement d’humeur, de l’immobilité, du mouvement, du déplacement et de tout ce qui est des caractéristiques des corps ». Alors que les musulmans, nous, disent que Dieu est exempt du corps, du mouvement, de l’immobilité, du déplacement, et tout ce qui est des caractéristiques des créatures. Tout ce qui est des caractéristiques des créatures, Dieu en est exempt. En est exempt signifie qu’Il n’a pas cela pour attribut. On ne dit pas que Dieu a pour attribut d’être en contact ou d’être séparé, ni qu’Il serait immobile ou en mouvement car le contact et la séparation, le mouvement et l’immobilité ce sont des caractéristiques des corps et Allah n’est pas un corps ainsi Il n’est pas concerné par cela. C’est cela la croyance des musulmans.

Parmi les anciens mouchabihhah, les anciens assimilateurs de Dieu à Ses créatures, ils disaient que Dieu est une lumière qui brille. Certains disaient cela. Les mouchabihhah de notre époque qui se font passer pour des salafistes, mais qui sont en réalité des wahhabites, disent que Dieu est un corps palpable.

La preuve qu’ils attribuent le corps à Dieu, c’est qu’ils disent que dans l’au-delà lorsqu’il sera dit à l’enfer « es-tu rempli ? », il dira : « Non, non je peux prendre encore plus ». Ils disent que Dieu mettre sa jambe dedans et sa jambe ne va pas brûler. Voilà leur croyance. C’est une croyance stupide, abjecte. Il n’y a pas de différence entre eux et ceux qui adoraient les idoles ; les idolâtres fabriquaient ce qu’ils adoraient et eux (les mouchabihhah) ils l’ont imaginé. Si un de ses assimilateurs (mouchabihhah) vient vous voir et vous cite le hadith de la femme esclave, tu lui dis : « Ce hadith est en contradiction avec un hadith moutawatir qui lui a été rapporté par quinze ou seize de compagnons ». Moutawatir est un adjectif et le nom c’est le tawatour. Le hadith moutawatir est un hadith rapporté par un grand nombre de personne de sorte que ce n’est pas concevable que ce soient des menteurs. Quinze ou seize compagnons ont entendu le Messager de Allah dire
حتى يشهدوا أن لا إله إلا الله و إني رسول الله
Ce qui signifie : « Jusqu’à ce qu’ils témoignent qu’il n’est de dieu que Dieu et que je suis le Messager de Dieu ». Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a donc enseigné à ces quinze ou seize compagnons qu’il ne juge musulman quelqu’un que s’il entend de lui les deux témoignages.

Quelqu’un qui n’est pas d’origine musulmane comment tu vas le juger musulman, c’est en entendant de lui les deux témoignages à savoir : « Je témoigne qu’il n’est de dieu que Dieu et je témoigne que Mouhammad est le Messager de Dieu ». C’est cela qui te permet de juger quelqu’un musulman. Ceci et un hadith moutawatir rapporté par un grand nombre de compagnons.

Le hadith de la femme esclave dans la version de Mouslim, car il y d’autres versions, auquel s’attachent becs et ongles les assimilateurs, qu’est-ce qu’il fait comprendre : il fait comprendre que le Prophète AURAIT (au conditionnel car ce n’est pas vrai) jugé la femme esclave croyante (car son propriétaire voulait la libérer si elle était croyante) uniquement parce qu’elle aurait dit Allahou fi s-sama’, or ceci est contre au hadith moutawatir. Nous jugeons musulman quelqu’un musulman parce qu’il dit « La ‘ilaha illa l-Lah » et non pas en disant : « Allahou fi s-sama’ ». Dans ce hadith de la femme esclave, le Prophète aurait dit : « ‘ayna l-Lah ? », elle aurait dit : « Fi s-sama’i », il aurait dit « man ‘ana ? » (Qui suis-je ?), elle a répondu : « Raçoula l-Lah » (le Messager de Dieu) et il aurait dit de l’affranchir. Ce hadith suggère que le Messager aurait jugé croyante une femme parce qu’elle aurait dit : « Allahou fi s-sama’ » or le hadith moutawatir nous indique que l’on ne juge musulman quelqu’un que s’il dit les deux témoignages, donc ce hadith est en opposition avec le moutawatir. Le moutawatir donne une information certaine. Le moutawatir dans son poids au niveau des preuves est au même niveau que le Qour’an. Pourquoi ? Le Qour’an est par tawatour. Le Qour’an nous est parvenu sans que ce soit une personne qui l’ait entendu, mais plutôt c’est un grand nombre qui a rapporté à un grand nombre et ainsi de suite jusqu’à nous. C’est donc par tawatour. Le Qour’an entraîne une connaissance certaine car il n’est pas possible que tous ces gens aient menti. Idem pour le hadith moutawatir. On juge musulman que par les deux témoignages. Du point de vue de la force dans les preuves le Qour’an et le hadith moutawatir sont équivalent car ils sont venus tous deux avec ce même degrés de confiance, de fiabilité à savoir le tawatour. La version de Mouslim c’est un compagnon qui a cru entendre cela du Prophète, un seul. Selon la version de Mouslim il suffirait que quelqu’un dise « Allahou fi s-sama’ » pour qu’on le juge croyant, or celui qui dit : « Allahou fi s-sama’ », le sens apparent de cette parole c’est que Dieu serait dans le ciel, or ceci n’est pas la croyance des musulmans. La croyance des musulmans est que Allah est sans endroit. Si quelqu’un vous dit : « Oui mais ce hadith, cette version de Mouslim il y a des savants qui ont fait le commentaire de Mouslim et qui ont été d’accord avec cette version » et il te cite An-Nawawiyy, Ar-Razi et d’autres. Tu leur dis : « Oui, ils ont accepté qu’il est correct mais ils ne lui ont pas donné le sens apparent. Ils lui ont donné un autre sens que le sens apparent. Ils ont fait le ta’wil (c’est-à-dire donner un autre sens que le sens apparent). » Ces savants ont interprété la première parole « ‘ayna l-Lah » celle attribué au Prophète, ils ont dit que cela ne veut pas dire où est Dieu. Ce n’est pas cela le sens. Dans la langue il est valable de dire « ‘ayna untel » c’est-à-dire « quel est son degré/son importance ? ». Et la réponse « fi s-sama’ » ne veut pas dire dans le ciel, mais cela veut dire qu’il a une grande importance. Vous voyez, ceux qui l’ont interprété n’ont pas dit où est Dieu. Mais ils ont dit ‘ayna l-Lah c’est-à-dire quel est le degré / quelle est l’importance, et la réponse fi s-sama’ veut dire qu’Il a un très haut degré. Cela ne signifie pas que Dieu est dans le ciel, car Allah n’est pas dans le ciel. Il n’est pas en haut. Il est sans endroit. « ‘ayna l-Lah » veut dire : « Quelle est l’importance que tu accordes dans ton cœur à Allah ? ». Et elle en répondant « fi s-sama’ », elle a dit : « Un très grand degré ». Ce n’est pas selon le sens apparent que ces deux grands savants l’ont interprété mais c’est dans le sens de l’importance et du degré. On leur dit (aux mouchabihhah) : « Si vous aviez vous aussi interprété autrement que par le sens apparent vous ne seriez pas tombé dans la mécréance ». Si eux avaient fait comme ces deux savants, ils ne seraient pas tombés dans la mécréance. Mais s’ils donnent le sens apparent qui serait la confirmation de l’endroit à Dieu, ceci est de la mécréance. S’ils interprètent au sens apparent ils ont sur eux la déclaration de mécréance. S’ils retenaient le sens apparent de chaque texte, ce sera des contradictions entre les textes car dans le Qour’an il y a plusieurs versets qui ne sont pas des versets explicites. S’ils prennent le sens apparent de chaque texte cela va entraîner des contradictions. Un exemple c’est le verset 99 de sourat As-Saffat :
وَقَالَ إِنِّى ذَاهِبٌ إِلَىٰ رَبِّى سَيَهْدِينِ
Notre maître ‘Ibrahim (^alayhi s-salam) dit selon le sens apparent : « Je vais vers mon Seigneur, Il va me guider », et lui partait d’Iraq pour rejoindre la Palestine. Cela ne signifie pas que ‘Ibrahim (Abraham) a quitté la Palestine pour rejoindre Dieu qui se trouverait dans la Palestine. Mais cela signifie : « Je vais aller là où mon Seigneur m’a ordonné d’aller ». Si les mouchabihhah retiennent le sens apparent ils vont dire que Dieu est dans la Palestine et dans le ciel. Il y a une contradiction. S’ils prennent le sens apparent de chaque texte cela va entraîner des contradictions. Vous leur citez ce verset. S’il te dit : « Non, non cela veut dire je vais aller là où mon Seigneur m’a ordonné d’aller », on lui dit : « Donc tu as interprété. Pourquoi tu interprètes ici et pas là-bas ? Tu es en train d’agir arbitrairement. Tu n’es pas quelqu’un de correct avec une règle. Quand ça te chante tu interprètes et quand ça te chante tu ne veux pas interpréter ».

Les savants ont dit : « Tout ce dont le sens apparent est contraire aux versets explicites, on lui donne une interprétation qui est en concordance avec les versets explicites », c’est cela la règle. On lui donne donc une interprétation en conformité avec la langue arabe, car les textes sont en arabe et avec les versets qui sont explicites. Et le texte de référence pour l’exemption de Dieu de toute ressemblance avec Ses créature c’est le verset numéro 11 de sourat Ach-Choura
ليس كمثله شىء وهو السميع البصير
Qui signifie : « Absolument rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit », c’est-à-dire que Allah n’a pas de ressemblance avec les créatures, ni avec les êtres humains, ni avec les anges, ni avec les jinns, ni avec les corps palpables, ni avec les corps impalpables. Ce monde il est composé de substances et des caractéristiques des substances. Il y a des corps et des substances élémentaires. Le corps c’est ce qui se divise et la substance élémentaire c’est la plus petite substance qui ne se divise pas tellement elle est petite. Les caractéristiques des substances, c’est ce qui advient au corps, comme la couleur, le mouvement et l’immobilité, le contact et la séparation. Allah n’a pas de ressemblance, ni avec les corps ni avec les caractéristiques des corps ; et Il est sans endroit et sans comment.

La bienfaisance envers les parents

Posted in cours général,Exhortation,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur avril 12, 2016

La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

 

Dans le Qour’an, dans sourat Louqman, le verset 14, Allah dit ce qui signifie : « Remercie Moi, ainsi que tes parents ; le devenir est à Moi » .

 

Concernant le remerciement à l’égard de Allah, comment nous remercions Allah, c’est en accomplissant les devoirs et en évitant les péchés. Et remercier les parents c’est en étant bienfaisant envers les parents. Concernant la troisième partie du verset c’est-à-dire « et le devenir est à moi » c’est que nous serons tous ressuscités pour le jour du jugement. Du point de vue du caractère méritoire, dans la Loi de l’Islam l’enfant obéit à ses parents dans les choses qui sont de l’ordre de l’indifférent et dans ce qui est déconseillé. Même dans ce qui est déconseillé, il obéit à ses parents. Mais ce n’est pas un devoir de leur obéir dans tout ce qui est indifférent.

 

L’indifférent (Al-Moubah) le faire ou ne pas le faire est équivalent, c’est-à-dire que tu ne gagnes pas une récompense et tu ne t’exposes pas à un châtiment. Comme par exemple, manger avec une cuillère. Le déconseillé (Al-Makrouh) le faire ne te charge pas d’un péché mais si tu le délaisses parce qu’il est déconseillé tu as une récompense, comme par exemple si la femme sort maquillée de chez elle pas dans l’objectif de provoquer les gens au péché, simplement parce qu’elle est contente d’elle-même et qu’elle veut se faire belle mais elle n’a pas l’objectif de provoquer les gens au péché. Elle a couvert sa zone de pudeur et elle a mis du maquillage, dans ce cas on dit qu’elle est tombée dans un déconseillé tant qu’elle ne veut pas provoquer les gens au péché.

 

Il est un devoir d’obéir aux parents dans ce qui est de l’ordre de l’indifférent lorsque s’il ne leur obéit pas dans cette chose de l’ordre de l’indifférent, cela va provoquer chez eux un très très grand chagrin. Un exemple qui illustre ce cas pour une chose de l’ordre de l’indifférent : Par exemple l’un des parents a dit à son fils ou à sa fille : « Ne pars pas en voyage » et le voyage n’est pas une nécessité ce n’est pas par exemple pour accomplir une obligation ou pour éviter un péché, si le fait que l’enfant n’écoute pas la parole de ses parents sur ce sujet va provoquer un très très grand chagrin pour ses parents alors il doit leur obéir, c’est-à-dire il ne doit pas partir en voyage. Ici le voyage est de l’ordre de l’indifférent, le faire ou ne pas le faire sont équivalents puisque nous avons dit qu’il n’y a pas de nécessité dans ce voyage. S’il part en voyage et que cela va provoquer un très profond chagrin dans le cœur de ses parents, il tombe dans le péché. Mais ce n’est pas dans tous les cas d’indifférent que c’est ainsi. Si par exemple un de ses parents lui dit «  Mange avec la cuillère » et que lui ne mange pas avec la cuillère et que cela ne va pas provoquer un grand chagrin dans le cœur de ses parents, il ne tombe pas dans le péché.

 

Il est un devoir par ailleurs, dans la Loi de l’Islam, d’un devoir qui concerne les hommes et les femmes, de prendre en charge leurs ascendants pauvres. Si leurs parents sont nécessiteux, ils sont dans le besoin, les garçons et les filles doivent les prendre en charge. Ce n’est pas quelque chose qui ne concerne que les garçons. Si la fille n’a pas d’argent, elle travaille pour prendre en charge ses parents. Dans le cas où les parent sont nécessiteux, et non pas dans le cas où ils sont à l’aise. Ceci fait partie de la bienfaisance envers les parents qui est une obligation dans l’Islam. Agir avec bienfaisance avec le père et la mère, tout comme avec le grand père et la grand-mère comporte une grande bénédiction dans la religion. Même si eux ils ont mal agit envers lui lorsqu’il était petit, il ne rend pas la même chose. Lui il le fait pour l’agrément de Dieu. La preuve que la prise en charge des parents qui sont nécessiteux, qui sont pauvres, est un devoir pour leur enfant, fille ou garçon, qui est pubère, même s’ils étaient capables de travailleur pour gagner leur vie, c’est le verset du Qour’an dans souratou l-Baqarah et qui figure dans plusieurs versets ce passage, c’est la parole de Allah :

« Wa bi l-walidayni ihçana » verset 83 de sourat Al-Baqarah, verset 36 de sourat An-Niça‘, verset 151 de souratou l-‘an^am et verset 23 de souratou l-‘isra‘ ; qui signifie : « Et agissez avec bienfaisance envers vos parents ».

 

Ce n’est pas une bienfaisance de les charger d’aller travailler. La bienfaisance recquiert de leur dire « reposez-vous » et moi, je vous prends en charge. Celui qui agit avec bienfaisance avec ses parents, il aura une fin heureuse. Si tu veux avoir une fin heureuse, agis en bien avec tes parents. Profite qu’ils soient encore en vie, avant qu’ils ne meurent. Même si quand tu étais jeune ils ont mal agi envers toi, profite d’eux et agis avec bienfaisance envers tes parents ; tu auras une fin heureuse. Gagne l’agrément de tes parents avant que tu quittes ce bas-monde. Tu ne sais pas, peut être que c’est eux qui vont partir avant toi, peut être que c’est toi qui va partir avant eux.

 

Beaucoup d’enfants regrettent énormément de ne pas avoir pu agir avec bienfaisance avec leurs parents, et leurs parents sont morts. Quand ils étaient vivants, ces enfants étaient dans l’insouciance, comme beaucoup ils disaient «  plus tard… ou l’année prochaine ou dans six mois ». Mais une fois qu’ils sont partis, ils regrettent. Ils se disent : « Comment j’ai pu agir ainsi ».

 

Quelle grande perte, quelle grande perte, quelle grande perte pour celui qui a vécu suffisamment longtemps pour que ses parents soient âgés et il ne gagne pas le paradis grâce à eux ; c’est-à-dire qu’il n’a pas profité qu’ils soient dans un âge avancé et qu’ils soient dans un grand besoin de sorte qu’il fasse preuve de bienfaisance envers eux et que cela lui serve pour gagner le paradis. Quelle grande perte pour celui-là.

 

D’après ^Abdou l-Lah, le fils de notre maître ^Oumar Ibnou l-Khattab (que Allah les agrée tous les deux) un homme de la campagne, un bédouin, l’a rencontré sur son chemin vers La Mecque ^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar a passé le salam à ce bédouin. ^Abdou l-Lah est descendu de l’âne qu’il montait et il a dit à ce campagnard de monter. Et ^Abdou l-Lah a donné son turban à ce bédouin. Alors quelqu’un qui était avec ^Abdou l-Lah qui s’appelle Ibnou Dinar a dit : «  Que Allah te guide vers le mieux. Ce sont des campagnards ces gens-là, même si tu leur donnes peu de choses, ils s’en satisfont. Pourquoi tu lui as donné tant de choses ? » ^Abdou l-Lah a répondu : « Le père de cet homme c’était un ami à mon père, ^Oumar Ibnou l-Khattab, et moi j’ai entendu le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) dire (ce qui signifie) : «  C’est une grande preuve de bienfaisance envers le père que d’entretenir les relations (les amis) de ton père après le décès de ton père ». Il a donc entretenu les relations avec l’ami de son père par acte de bienfaisance, bien sûr par recherche de l’agrément de Dieu. Regardez comme les portes du bien sont nombreuses.

 

Dans la langue arabe on dit : « chakara l-Lahou ^abdahou » c’est-à-dire que Allah a agréé Son esclave et on dit : « Al-^abdou chakara l-Laha » c’est-à-dire que l’esclave a remercié son Seigneur. La bonne action on ne la néglige pas. Ne néglige aucune bonne action, tu ne sais pas laquelle sera la cause pour que tu sois sauvé dans l’au-delà. Ne néglige aucune bonne action que tu fais pour l’amour de Dieu, pour l’agrément de Dieu. Lorsque tu fais le bien, fais le pour Dieu c’est-à-dire ne recherche pas l’éloge des gens. Ne recherche pas à satisfaire ta conscience. Fais le pour l’agrément de Dieu, c’est-à-dire tu te dis : «  Dieu agrée cela, alors je le fais pour Dieu » ; ou bien tu te dis : «  Je fais cette chose pour que Dieu me donne des récompenses » cela aussi c’est valable. Même la femme qui est à la maison, si elle cuisine en se disant : «  Moi je fais à manger pour pas qu’il me prenne la tête lorsqu’il rentre le soir » elle n’aura pas de récompense. Mais si elle se dit : «  Moi je cuisine pour l’agrément de Dieu pour un musulman » que ce soit pour son mari ou ses enfants, elle a des récompenses pour cela. Vous voyez que l’intention est très importante. L’intention est très importante, n’oubliez pas l’intention. Les savant ont dit : « L’intention c’est cela qui fait la différence entre ce que l’on fait par habitude et ce que l’on fait à titre d’adoration ». C’est ce qui distingue ce que l’on fait machinalement, habituellement et ce que l’on fait à titre d’acte d’adoration. C’est juste quelque chose dans le cœur, c’est cela qui fait la différence. C’est simple l’intention, ce n’est pas quelque chose de compliqué.

 

Les bonnes actions sont de différentes catégories. Certaines bonnes actions donnent plus de récompenses que d’autres. N’importe quelle bonne action, il ne convient pas au musulman de la négliger. Il se peut que Allah affranchisse un esclave de l’enfer par la cause d’une petite bonne action. Aux yeux des gens, ils considèrent que c’est négligeable ; peut-être qu’il a donné à un pauvre dix centimes. Dix centimes tu n’achètes même pas une baguette avec mais peut être que c’est cela qui va l’affranchir du feu de l’enfer et ce parce que il était sincère dans son intention, il recherchait l’agrément de Dieu et son argent était licite. Il ne convient pas à l’esclave de négliger une quelconque bonne action. Certains citent les bonnes actions qu’ils ont faites et citent des choses très très importantes mais ils négligent les choses qui peuvent paraître petites pour les gens. Par exemple il dit : « Moi j’ai fait construire une mosquée » c’est quelque chose qui nécessite beaucoup d’efforts alors il néglige ce qui est petit. Il ne convient pas d’être ainsi, il ne convient pas d’agir de la sorte. Comme cette femme qui était croyante, elle était musulmane mais elle était prostituée, elle était fornicatrice, elle commettait la fornication. Elle avait vu un chien qui était assoiffé. Elle a pris sa chaussure pour puiser dans un puits, pour lui donner à boire. Grâce à cet acte, Dieu lui a pardonné son péché alors qu’elle commettait la fornication qui est le plus grave des péchés après la mécréance et le fait de tuer quelqu’un injustement.

 

Dans l’ordre de gravité, le plus grave des péchés c’est la mécréance, après la mécréance le plus grave des péchés c’est de tuer quelqu’un injustement, après tuer quelqu’un injustement c’est la fornication. Ce n’est donc pas négligeable la fornication, c’est un très très grave péché. Aujourd’hui les gens dans les médias cela est montré comme si c’était quelque chose d’habituel, ils disent : « Regardez c’est mon copain ! » et ils font la fornication. Vous voyez ! Alors que c’est le plus grave des péchés après la mécréance et le fait de tuer quelqu’un injustement. Grâce à son acte, Allah a pardonné à cette femme qui a donné à boire à un chien, ce n’était même pas à un être humain. Le fait d’agir en bien avec les animaux, cela fait partie de notre religion.

 

Le premier hadith est dans le sahih de Mouslim. Le deuxième hadith du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) dans al-Boukhariyy signifie : «  Un homme était sur son chemin et s’est retrouvé assoiffé. Il a eu extrêmement soif. Il a trouvé un puits, il est descendu, il a bu puis il est remonté. Quand il est remonté, il a vu un chien qui était assoiffé. Tellement il était assoiffé, il mangeait de la terre. L’homme s’est dit : « Ce chien est dans un état semblable au mien avant que je n’aille boire. », il est redescendu dans le puits, il a remplit une chaussure, il l’a tenu à sa bouche pour pouvoir s’agripper et remonter et il a donné à boire à ce chien. Allah a agréé son acte et lui a pardonné ». Fin du hadith de notre Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam).

 

Par ailleurs, le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit dans un hadith rapporté par At-Tirmidhiyy, ce qui signifie : «  Lorsque l’un d’entre vous aime son frère, qu’il le lui dise », c’est-à-dire qu’il lui dise : «  Je t’aime pour l’agrément de Dieu ». Une sœur elle dit à sa sœur en Islam : « Je t’aime pour l’agrément de Dieu », et un homme dit à son frère : « Je t’aime pour l’agrément de Dieu », c’est-à-dire ce n’est pas parce que j’attends quelque chose de toi, mais plutôt parce que Dieu agrée que l’on s’aime les uns les autres. Et la preuve vient du hadith rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim et At-Tirmidhiyy qui signifie : «  Il y a sept catégories de personnes qui seront à l’ombre du trône au jour du jugement. », au jour du jugement les gens seront exposés au soleil sauf certains. Le Messager de Allah a mentionné sept catégories de personnes qui seront à l’ombre du trône et parmi eux il y a deux personnes qui se sont aimées pour l’Agrément de Dieu.

 

Il a été rapporté dans certaines versions de ce hadith que chacun des deux compagnons disaient à son compagnon  » je t’aime pour l’agrément de Dieu » puis son compagnon lui répond :  » Je t’aime aussi pour l’agrément de Dieu ». Puis ils concrétisent cette parole par des actes, ce n’est pas seulement ils se disent  » je t’aime » puis l’autre répond « je t’aime ». C’est une relation qui est pure c’est-à-dire sincère. Ils ne vont pas agir l’un avec l’autre avec la duperie, ni avec la trahison qui est le contraire du conseil. A propos de la tromperie ou de la duperie, il est rapporté du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qu’il y avait un marchand de blé et le Prophète a mis sa main honorée à l’intérieur du tas de blé et il l’a trouvé humide. Il a dit au vendeur ce qui signifie :  » Explique moi « , l’homme a dit :  » C’était exposé et la pluie est tombée  » et le Prophète a dit ce qui signifie :  » Pourquoi tu n’as pas mis au-dessus ce qui est humide, fais en sorte que ce soit visible. » Puis il lui a dit une phrase très connue. Elle signifie :  » Celui qui nous trompe n’est pas des nôtres », c’est-à-dire n’est pas un musulman qui a atteint un haut degrés. Et dans le hadith qoudsiyy, le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :  » Allah dit : Ceux qui s’aiment les uns les autres par recherche de Mon agrément auront des chaires de lumière au jour du jugement « . Et il a été rapporté également ce qui signifie :  » Les liens les plus forts de la foi c’est le fait d’aimer pour l’agrément Dieu et de détester pour l’agrément de Dieu  » par exemple tu aimes ton frère pour l’agrément de Dieu et tu détestes celui qui insulte Dieu. L’animosité va amener la médisance. L’un va faire la médisance du deuxième et le deuxième va faire la médisance du premier. Et dans l’au-delà la rétribution sera en fonction de l’acte. Et il a été rapporté du Prophète dans les Sounan de Abou Dawoud et de At-Tirmidhiyy ainsi que dans al-Bayhaqiyy et al-Boukhariyy :  » Vous n’entrerez au paradis que si vous êtes croyants (c’est-à-dire musulmans) et vous n’atteindrez le degrés de foi complète que si vous vous aimez les uns les autres pour l’agrément de Dieu ». Parmi les caractères du musulman c’est qu’il encourage son frère à faire du bien et en générale il encourage celui qu’il voit à faire du bien. Il ne le décourage pas. Si son frère veut faire une prière surérogatoire ou assister à une assemblée de science ou apprendre le Qour’an. Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :  » La nourriture que Allah agrée le plus est celle qui est partagée par un plus grand nombre de personnes ». On tire différentes choses de ce hadith. Une première chose c’est qu’il est plus préférable de se réunir que de se séparer. Le fait d’être ensemble est préférable au fait d’être séparés. Manger en groupe vaut mieux que manger seul. Et il est bien d’honorer son invité. Quand il y a quelqu’un c’est de lui offrir de la nourriture. Ainsi c’est mieux de se réunir pour manger en groupe plutôt que chacun mange seul et le mieux c’est que tous mangent d’un même récipient car cela rappelle à la personne la modestie. Parmi les choses que la Loi de l’Islam a encouragées, il y a se faire miséricorde les uns les autres. Se faire miséricorde est quelque chose qui est important en raison du hadith du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qui signifie :  » Allah a fait qu’il y a cent parties pour la miséricorde. Il a gardé quatre-vingt-dix neufs parties et il a fait descendre une partie sur terre. Et c’est de cette partie que les créatures se font miséricorde  » c’est entre autres de cette partie que la jument éloigne son sabot pour ne pas écraser son petit et toutes les formes de miséricorde que l’on connaît se rassemblent dans cette partie. Et Dieu a réservé quatre-vingt-dix neufs partie pour l’au-delà. Il a été rapporté également que le Prophète a donné  à manger à des enfants, il a mis à manger dans leurs bouches. Et il a porté la fille de sa fille Zaynab. Et ceci est une grande preuve de sa miséricorde, que Allah l’honore et l’élève d’avantage en degrés.

D’après Abou Zayd Oussama le fils de Zayd Ibnou Haritha l’esclave affranchi par le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) son bien aimé et le fils de son bien aimé (que Allah les agrée tous les deux). Il a dit :  » Une des filles du Messager de Allah a envoyé quelqu’un dire au Prophète de venir la rejoindre parce que son fils était mort. C’était un bébé. Le Prophète était très occupé, il a envoyé quelqu’un passé le salam à  sa fille et lui dire ce qui signifie :  » Allah possède ce qu’il a repris et Allah possède ce qu’Il a donné « , ce que Allah nous donne et ce qu’il reprend tout cela appartient à Dieu. Et chacun à un terme bien défini. Il lui a dit :  » Fais preuve de patience et recherche la récompense de la part de Dieu pour ta patience » mais sa fille était tellement dans une situation difficile qu’elle a insisté pour que son père le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) vienne. Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) s’est alors levé et il est parti avec des compagnons : Sa^d Ibnou ^Oubadah, Mou^adh Ibnou Jabal, Oubayy Ibnou Ka^b, Zayd Ibnou Thabit et d’autres (que Allah les agrée). On donna l’enfant mort au Messager. Il l’a mis sur ses genoux et son corps était sans vie, on entendait comme une peau contenant un objet à l’intérieur. Le Messager a eu ses yeux inondés de larmes. Sa^d était étonné il a dit :  » Ô Messager de Allah tu as des larmes ! », le Messager lui a alors dit ce qui signifie :  » Les larmes que tu vois c’est une miséricorde que Allah a placée dans le coeur de Ses esclaves « . Et dans une autre version :  » C’est une miséricorde que Dieu place dans le coeur de qui Il veut parmi Ses esclaves et Allaah fait miséricorde a Ses esclaves qui sont miséricordieux « . Il est rapporté dans le hadith du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) ce qui signifie :  » Esclaves de Dieu soyez des frères, le musulman est comme un frère pour le musulman. Il n’est pas injuste envers lui, il ne l’humilie pas, il ne le dément pas et il ne le méprise pas » Un vertueux a dit :  » La miséricorde et la tendresse c’est un secret pour la réussite », le fait de faire preuve de tendresse c’est un secret qui donne la réussite.

 

Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam)  réglait les affaires a la maison comme le commun des gens, pas comme quelqu’un qui attend qu’il ait une armée d’esclaves a son service. C’était lui-même qui réglait ses affaires et qui se servait. Il faisait lui-même la trait de sa brebis et qui reparaît sa chaussure. C’était lui-même qui raccommodait son vêtement alors qu’il était le meilleur de tous ceux que Dieu a créé. Et ceci est une perfection dans la modestie, c’est le summum de la modestie.

 

Notre chaykh (que Allah lui fasse miséricorde) a dit :  » Celui qui dit le matin et le soir cette invocation, Allah préserve ses biens de l’incendie, de la perte et autre que cela.

Bismi l-Lahi ma cha‘al-Lah

la yasouqou l-khayra illa l-Lah,

bismi l-Lahi ma cha‘al-Lah

la yasrifoussou’a illa l-Lah,

bismi l-Lahi ma cha‘al-Lah

ma kana min ni^matin famina l-Lah,

bismi l-Lahi ma cha‘al-Lah

la hawla wa la qouwwata illa bi l-Lah.

 

 

Les bienfaits de l’Islam

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur mars 9, 2016

La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Le plus grand bienfait que Dieu accorde à l’esclave c’est l’Islam car l’Islam c’est le remerciement de Dieu. Celui qui n’est pas musulman, il ne remercie pas Dieu. Quoi qu’il fasse comme bonne œuvre, comme acte de bienfaisance envers les gens, quel qu’il soit au secours des gens qui sont en difficulté, quelque soit le soutien et la nourriture qu’il donne aux pauvres et aux veuves, tout cela n’est pas un remerciement de la part de cet homme à son Seigneur. Le remerciement de Allah est l’Islam, en adorant Allah Lui Seul ; car celui qui n’adore pas Allah Lui Seul ce n’est pas quelqu’un qui remercie Dieu. L’Islam c’est la plus éminente des grâces que Dieu accorde car celui qui est musulman il remercie son Créateur. Par le fait d’être musulman, il aura remercié son Créateur. C’est en étant musulman que l’homme remercie son Créateur. Après le fait d’être musulman, s’il multiplie les bonnes actions c’est en fonction du nombre de bonnes actions qu’il accomplit, c’est en fonction de la piété à l’égard de Dieu dont il fait preuve, il augmentera en remerciement pour Dieu. C’est pour cela que l’on distingue celui qui est chakir (celui qui remercie) et celui qui est chakour (celui qui a atteint la complétude dans le remerciement de Dieu). Celui qui est chakour, qui remercie beaucoup Dieu, c’est un degrés plus élevé que celui qui remercie simplement Dieu. Celui qui remercie simplement Dieu on l’appelle chakir et celui qui atteint la complétude dans le remerciement à l’égard de Dieu on l’appelle Ach-Chakour. Dans le Qour’an, Allah dit dans sourat Saba’ ce qui signifie : «  Peu de Mes esclaves sont chakour « , être chakour c’est la complétude dans le remerciement. Être chakour c’est le degrés des prophètes et des saints. Ceux-là on les appelle chakour parce qu’ils ont atteint le degrés, la complétude dans le remerciement de Dieu. Quant à celui qui n’est pas ainsi, qui n’est pas arrivé au degrés de la piété, c’est-à-dire il n’a pas accompli tous les devoirs ou il n’a pas évité tous les péchés, on ne l’appelle pas chakour, on ne l’appelle pas celui qui remercie Dieu. Celui qui est chakour, c’est celui qui a accompli toutes les obligations, qui a évité tous les péchés et qui a multiplié les actes surérogatoires qui ne sont pas des actes obligatoires. Le fait de remercier Dieu ce n’est pas quelque chose qui se réalise lorsque la personne est mécréante, lorsque la personne n’est pas musulmane. Le fait de remercier Dieu ce n’est quelque chose qui se réalise qu’en étant musulman. Le non-musulman il n’aura aucune récompense de la part de Dieu. Dès qu’il sort de cette vie de ce bas-monde, le non-musulman, il n’aura aucune miséricorde de la part de Dieu, il n’aura qu’un châtiment qui va se suivre. Et dans l’au-delà se sera pire, se sera encore plus difficile. Le supplice qui subira dans la tombe est faible par rapport à ce qu’il subira dans l’au-delà. Quant au musulman qui n’évite pas les péchés, c’est-à-dire qu’il est musulman mais il commet certains péchés, son état sera moins bon que l’état de ceux qui sont chakour, l’état de ceux qui remercient Dieu. Mais ce musulman il espère la miséricorde de la part de Dieu. Ce musulman qui n’a pas évité les péchés, il espère la miséricorde de la part de Dieu ; soit Allah le fait entrer au paradis sans châtiment antérieur, sans qu’il n’ait de tristesse, il sera préservé dans la tombe de la tristesse et de la difficulté ; soit il subira une sorte de châtiment dans la tombe, une sorte de supplice, une sorte de difficulté. Ensuite il aura le reste du châtiment qu’il mérite dans l’au-delà mais sa demeure finale sera le paradis ; cela pour le musulman qui commettait des péchés. Après avoir eu ce qu’il a mérité, au cas où Dieu ne lui aurait pas pardonné, au Paradis il n’aura plus aucune sorte de tristesse, il n’aura que joie et bonheur qui ne vont pas s’interrompre. De sorte que au Paradis les gens ne vont pas dormir car ils n’ont pas de fatigue. Ici nous dormons parce qu’il y a une fatigue mais au paradis il n’y a pas de fatigue, ni dans le corps ni dans l’esprit. Les gens n’auront pas besoin de dormir au paradis et ils n’auront pas quelque chose qui va nécessiter le sommeil. Dans al-mou^jama l-‘Awsat de AtTabaraniyy, d’après le compagnon Jabir Ibnou ^Abdi l-Lah, il a dit :

 

«  Le Messager d’Allah fut un jour interrogé : Est-ce que les gens du paradis vont dormir ? Et le Messager d’Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) (ce qui signifie) : « Le sommeil c’est le frère de la mort et les gens du paradis ne dorment pas ».

 

Le musulman, quelque soit son état, va sans aucun doute gagner la Miséricorde de Dieu dans l’au-delà. Le musulman désobéissant, c’est-à-dire celui qui commettait des grands péchés et qui est mort sans avoir fait le repentir, il est mort insouciant ; ce musulman soit il va subir un châtiment dans la tombe et un supplice dans l’au-delà, soit Allah lui pardonne . Quelques soient le nombre de ses péchés, Allah lui pardonne s’Il veut. Si Allahou ta^ala le veut, Il pardonne à qui Il veut parmi les musulmans qui sont morts avant d’avoir fait le repentir. Cependant, le musulman qui ne sait pas s’il fait partie de ceux à qui Allah accorde le pardon, s’il fait partie de ceux que Allah ne châtie pas pour les grands péchés, il ne sait pas quelle sera sa fin, c’est Allah qui sait. Le musulman il ne sait pas s’il fait partie de ceux que Allah pardonne ou pas, c’est pour cela qu’il est plus sûr de ne pas mourir chargé de grands péchés. Ce qui est plus sûr c’est de mourir en étant pieux, que Allah nous l’accorde.

 

C’est un devoir pour l’Homme, pour la personne, de fournir le maximum de son effort pour accomplir les obligations et éviter les péchés. C’est le cas du musulman qui est certain et qui se prépare pour son au-delà. Et parmi les plus graves des péchés, il y a de ne pas apprendre la science de la religion, ce minimum indispensable. Parmi les plus grands des grands péchés, il y a le fait de ne pas apprendre ce que Allah a ordonné d’apprendre. Dans ce minimum, il y a comment s’acquitter de la zakat, qu’est-ce qui est de l’argent interdit, qu’est-ce qui est de l’argent qui est licite, et ce qui est de cet ordre. Celui qui n’apprend pas cette science qui est obligatoire, ce péché lui suffit comme péché. S’il n’avait pas d’autre péché que celui-là ce serait déjà beaucoup. Rien que ce péché est très grand et cela lui suffit pour mériter le châtiment, à cause de son insouciance parce qu’il n’a pas appris ce qu’il doit apprendre. Certains quand tu l’invite à venir, il dit : « Mais cela on le sait ! » alors qu’en réalité il ignore beaucoup de choses. Tout cela c’est à cause de leur insouciance. Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :

 

« Le croyant ne se lasse pas d’un bien qu’il entend jusqu’à ce qu’il arrive au paradis « .

 

Certains autres insouciants, il te dit : «  Oui mais nous maintenant on a besoin de sujet politique « , on lui dit Allah a ordonné d’apprendre ce minimum, c’est indispensable. Certains ils te disent : « Mais moi j’ai un doctorat, une licence « , même si tu as tout cela tu dois passer par la case science de la religion. Beaucoup de gens dans notre époque n’apprennent pas la science de la religion. Ils n’apprennent pas cette science qui est obligatoire et qui est une grande obligation pour tous les hommes et les femmes. Ce n’est pas quelque chose qui n’incombe qu’aux hommes. Ceux qui n’apprennent pas la science de la religion sont exposé à un grand danger. Celui qui veut être sauvé, il apprend la science de la religion et il œuvre conformément à ce qu’il a appris. Après avoir appris ce qu’il doit apprendre, il accomplit les devoirs et il évite les péchés. Ce musulman sera dans un grand bien dès lors qu’il apprend la science de la religion et qu’il applique, il aura un très très bon état. Quant à celui qui n’a pas appris la science de la religion, il est possible qu’il accomplisse selon l’apparence beaucoup de prières, beaucoup de jeûnes, qu’il donne beaucoup d’aumônes, qu’il fasse beaucoup de dhikr (évocation de Dieu), et il croit qu’il est dans un très très bon état ; il croit qu’il a atteint un très bon état alors qu’en réalité il n’a absolument rien du tout parce que ces actes d’adorations qu’il a accomplis ne sont pas conformes à la Loi de l’Islam. Il n’a pas rempli les règles, il n’a pas vérifié les règles pour que ses actes d’adorations soient corrects, il sera alors déçu. Dans le sahih de Ibnou Hibban, le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Combien de ceux qui font le jeûne ne récoltent de leur jeûne que la faim et la soif et combien de ceux qui veillent en prières de nuit ne récoltent que la faim et la soif « , lui il pensait faire des provisions pour l’au-delà mais comme il n’a pas appris les règles, comme il n’a pas appris la science de la religion alors il ne va rien trouver c’est comme si quelqu’un verse de l’eau dans un sot troué ; il pense qu’il va récolter beaucoup d’eau mais finalement il n’aura rien du tout. Ce parce que il n’a pas appris les règles pour connaître si sa prière est correcte ou pas, si son jeûne est correct ou pas, si sa zakat est correct ou pas, si l’argent qu’il a gagné est licite ou pas, si l’aumône qu’il a faite est correcte ou pas, si les paroles qu’il a dites sont correctes ou pas, si les croyances qu’il a eu sont correctes ou pas ; comment il peut s’assurer que ce qu’il fait est conforme à la Loi de Allah ? Peut-être que ce qu’il croyait être un bien c’est quelque chose de mauvais. C’est pour cela qu’il faut apprendre.

 

Un exemple de cela, il y a beaucoup de gens qui consacrent du temps au prières surérogatoires durant la nuit. Ils se lèvent après la moitié de la nuit et ils font des prières surérogatoires et ils font beaucoup de dhikr. Mais eux ils ne savent pas si il y a eu quelque chose dans ce qu’ils sont en train de faire qui a annulé leur acte d’adoration. A cause de leur ignorance, ils ne sont pas capables de savoir si ce qu’ils sont en train de faire est correct ou pas. Certains ils consacrent du temps au dhikr et à la tariqah mais sans science. Ils pensent qu’ils ont atteint de très haut degrés alors qu’ils vont à leur perte. Un exemple, notre Chaykh a cité, il a dit : «  Il y avait un homme âgé qui est venu me voir à Beyrouth et qui m’a dit : « Moi je veille toutes les nuits en prières surérogatoires et je jeûne toute l’année sauf cinq jours » ». Celui qui voit cet état, il se dit ma cha‘al-Lah c’est devenu un saint celui-là ! Mais après il s’est confié à notre Chaykh, cet homme a dit : « Moi quand je suis en prosternation je dis que Dieu est assis ». Il croyait que Dieu est assis, que Dieu était un corps qui se trouve dans un endroit. Cet homme n’a pas connu son Créateur, sa prière n’est pas valable, son jeûne n’est pas valable. Allah n’est pas un corps, Il est le Créateur des corps. Il existe sans endroit, Il n’a pas d’endroit. On ne dit pas que l’on ne sait pas où Il est, on dit qu’Il est sans endroit. Allah est le Créateur des endroits, Il existe sans endroit. On ne dit pas qu’Il est assis sur le trône. Les actes d’adoration sont utiles pour celui qui a connu Allah. Cet homme, celui qui voit son aspect extérieur il dit cet homme c’est un vertueux, alors qu’en réalité il fait partit de ceux qui vont à leur perte parce qu’il n’a pas appris la science de la religion. Il va à sa perte parce qu’il n’a pas appris la science de la religion et parce qu’il n’a pas connu la croyance en l’Unicité de Allah. Cet homme comme il croyait que Dieu c’était un corps assit sur le trône, c’est un non-musulman. Il n’est pas musulman celui qui croit cela. Mais lui il n’était pas au courant qu’il n’était pas musulman. Certains ignorants disent : « C’est l’intention qui compte, lui il faisait la prière, il aimait Allah », on lui dit : « Lui il n’aimait pas Allah, il aimait un corps qui serait assis sur le trône. Allah ce n’est pas un corps assit sur le trône. C’est pour cela que ici l’intention ne compte pas. » L’intention compte lorsque l’acte est correct. Lui il ne faisait pas la prière pour Dieu, il faisait la prière pour un corps donc son intention n’est pas bonne et son acte n’est pas bon. Lui il ne savait pas qu’il était mécréant. Dans sourat Al-Kahf dans les versets de 103 à 105, Allah nous apprend ce dont nous comprenons :

 

«  Dis voulez-vous que nous vous annoncions ceux qui sont les plus grands perdants ce sont ceux qui ont gaspillé leurs œuvres dans la vie du bas-monde, ils pensaient qu’ils étaient en train de bien agir, ceux-là ont mécru aux versets et aux signes de leur Seigneur et au Jour du Jugement leur actes seront annulés, ils n’auront aucun point au jour du jugement ».

 

Le Chaykh, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : «  Quand je l’ai averti, je lui ait dit mais cela c’est de la mécréance ce que tu dis quand tu dis que Dieu est assis sur le trône, c’est quelque chose qui fait sortir de l’Islam », cet homme avait d’autres mécréances, il avait d’autres égarements. Cet homme avait environ 60 ans, il était originaire d’une ville de Turquie. Il était venu et s’était installé à Beyrouth et celui qui voit son apparence il se dit «  Celui-là c’est un homme vertueux ! ». C’est pour cela que nous ne jugeons pas les gens selon leur apparence, mais on pense du bien du musulman. Nous pensons de prima-bord qu’il est meilleur que nous puis c’est selon ce que l’on entend de lui, selon ce que l’on voit de lui qu’on lui donne sa juste valeur. Si on voit que c’est quelqu’un qui n’a pas appris, si on entend de lui que c’est quelqu’un qui a une mauvaise croyance, alors on le rétrograde et on lui donne le niveau qu’il mérite et croire que Dieu est un corps qui est assis au-dessus du trône, cela c’est une croyance qui fait sortir de l’Islam. Celui qui a cette croyance il n’est pas parmi les vertueux, il n’est même pas un musulman que dire alors pour atteindre la vertu. Il y a de nombreux de semblables à cet homme qui croient qu’ils sont des gens attachés à la religion alors qu’ils ne sont même pas musulmans.

 

Il y a d’autres gens qui sont égarés. Ce sont des gens qui ont pris la tariqah qadiriyyah, c’est la voie de notre maître ^Abdou l-Qadir Al-Jilaniyy, mais eux ils ont déformé la tariqah ; c’est-à-dire qu’ils font des choses que notre maître ^Abdou l-Qadir Al-Jilaniyy n’a pas enseigné. Ils ont comme mauvaise habitude de se réunir après le coucher du soleil pour réciter ensemble une parole jusqu’au temps de Al-^Isha‘ à haute voix, de la voix d’un seul et même homme. Le fait de se réunir pour évoquer Allah ensemble à haute voix, c’est quelque chose de bien mais le mal de ces gens-là c’est qu’ils prononcent une parole de mécréance. Ils disent : «  Ô Allah, préserve-nous, préserve nos parents et préserve la totalité des musulmans de l’enfer ». Par cela ils sortent de l’Islam car Allah ne préserve pas la totalité des musulmans de l’enfer. Allah nous a appris qu’il y a parmi les musulmans ceux qui vont aller en enfer. Lorsque ils disent : « Ô Allah préserve la totalité des musulmans de l’enfer » c’est comme s’ils disent : « Ô Allah soit menteur », parce que Allah a dit qu’il y a parmi les musulmans ceux qui vont aller en enfer, comment eux disent : « Ô Allah préserve la totalité des gens de l’enfer ». Allah nous a appris qu’il y a des musulmans qui vont aller en enfer puis qui vont en sortir pour aller au Paradis, ils ne vont pas y rester éternellement en enfer. Celui qui demande autre que ce que Allah a annoncé c’est comme si il dit : « Ô Allah soit menteur » et ceci est de la mécréance. Même les dou^a’ il faut les apprendre, on ne dit pas n’importe quelle dou^a’. Même les invocations il faut les apprendre. Eux ils pensaient bien faire, ils pensaient qu’ils augmentaient en degrés, ils pensaient qu’il y avait de la barakah, peut être que l’un d’entre eux pleurent ou fait du dhikr ;  alors que si il n’a pas appris peut être que ce qu’il est en train de dire est en train de le faire sortir de l’Islam. Ils ont déformé la parole du Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) d’après ce qu’a rapporté Abou Dawoud dans ses sounan, il a dit ce qui signifie :

 

« Quand tu finis la prière de Al-Maghrib, dis : « Allahoumma ‘ajirni mina n-nar » sept fois. Si tu dis cela et que tu meurs cette nuit-là, tu seras préservé du feu de l’enfer. Et si tu le dis le matin après la prière de As-Soubh sept fois « Allahoumma ‘ajirni mina n-nar » et que tu meurs ce jour-là tu seras préservé de l’enfer ». C’est cela que le Prophète a enseigné. Il n’a pas dit de dire : « Ô Allah préserve moi, ma famille, mes parents et la totalité des musulmans du feu de l’enfer ».

 

Par leur ignorance, ils ont ajouté ce que le Messager n’a pas dit. Ils ont changé, ils ont dit des paroles qui sont contraires à la Loi de l’Islam car ce qu’ils disent revient à demander à ce que Allah ne fasse entrer aucun musulman en enfer et ce sont là des paroles qui sont fausses. Sans aucun doute il y a parmi les musulmans ceux qui vont entrer en enfer puis ils vont en sortir. Ces gens-là à cause de leur profonde ignorance ils ont dit : « Ô Allah ne nous fait pas entrer, ni nos parents, ni nos pères ni nos mères, ni aucun musulman, dans le feu de l’enfer » et ceci est contraire au Qour’an et au hadith. Ces gens-là sont devenu mécréants sans s’en rendre compte. Ce sont des gens qui pensent qu’ils ont une grande récompense. Vous trouvez ces gens-là en Algérie, en Syrie et en Éthiopie. Ce sont des gens qui se réclament de la tariqah qadiriyyah, c’est la voie de notre maître ^Abdou l-Qadir Al-Jilaniyy, mais eux ils ont déformé la tariqah. Ces paroles ce ne sont pas ce que lui a enseigné, ce n’est pas sa voie à lui. Mais ce sont des gens qui par leur ignorance ont pris des initiatives et ils sont allé à leur propre perte. S’ils avaient dit comme a enseigné le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) ils auraient eu cette grande récompense. Et même s’ils disent : « Ô Allah préserve-nous et préserve nos parents » sans ajouté la totalité des musulmans, là aussi il y a un grand bien ! La voie pour être sauvé c’est la science de la religion, nous n’avons pas d’autres solutions. Celui qui d’entre nous veut être sauvé qu’il s’attache à la science de la religion. La voie pour la science c’est la voie pour être sauvé et réussir. C’est grâce à la science que l’on connaît quelles sont les œuvres que Allah agrée et quelles sont les œuvres que Allah n’agrée pas. C’est grâce à la science que l’on connaît la prière qui permet de gagner des récompenses et la prière qui ne permet pas de gagner des récompenses. C’est également grâce à la science que l’on connaît quelle est la zakat que Allah agrée et quelle est la zakat que Allah n’agrée pas. C’est également par la science que l’on connaît quel est le pèlerinage que Allah agrée et quel est le pèlerinage que Allah n’agrée pas. Il en est de même pour le jeûne et le dhikr. C’est par la science que tu peux connaître quelles sont les évocations qui sont agréées par Allah et quelles sont les évocations qui ne sont pas agréées par Allah. Et la plus importante des sciences de la religion c’est la science de la croyance, la science du tawhid parce que c’est le fondement de la religion. Tout comme une construction ne peut tenir que grâce à sa base, la science de la religion de la religion que grâce à ses fondations, que grâce à sa base et la base de la religion c’est la croyance en l’Unicité de Dieu. C’est de connaître Allah, qu’Il n’a aucune ressemblance avec Ses créatures. Allah n’a pas de ressemblance avec les corps qui sont impalpables et avec les corps qui sont palpables. Il n’est pas contenu dans les six directions. Allah n’occupe pas un espace. Allah n’est pas au-dessus du trône. Allah n’est pas dans le ciel. Allah n’est pas sur terre. Le corps occupe un endroit et une direction. Les étoiles, le soleil, la lune, ils occupent un espace. Leur endroit c’est l’espace qu’ils occupent. Les humains leur emplacement c’est cette terre. Sur cette terre, il y a des humains, des djinns, des animaux et des plantes. Et dans les six autres terres il n’y a pas d’humains. Il y a des animaux, il y a des plantes et il y a des djinns ; mais les humains sont uniquement sur cette terre. Allah Qui est le Créateur de tous ces corps, comment serait-Il un corps?! Comment un corps créerait-il un autre corps ? Ces gens sont stupides, c’est comme s’ils n’ont pas de raison. Ces gens qui croient que Dieu est un corps de la taille du corps, ou plus petit que le trône ou plus grand que le trône, ils sont stupides. Ils sont idiots. Le corps ne crée pas un autre corps. Dites à ces wahhabites, ceux qui se prétendent être des salafi, et d’autres, dites-leur à tous ceux qui croient que Dieu est un corps assis sur le trône : un corps ne crée pas un autre corps. Si Allah avait été un corps, Il n’aurait pas été capable de créer un autre corps. Tellement ils sont stupides ils ont considéré que le trône est un lieu de résidence pour Dieu. Le trône et la Ka^bah qui se trouve à la Mecque, tous deux ce sont des qiblah (une direction pour la prière). La Ka^bah c’est une direction pour la prière pour les humains et pour les djinns. Quant au ^Arch (le trône) c’est une qiblah pour les anges qui sont là-bas. La plupart des anges, des anges qui sont dans le cieux, des anges qui sont sur terre, des anges qui sont au Paradis, des anges qui sont en enfer, leur nombre est très petit par rapport au nombre des anges qui sont autour du trône. Allah a fait que la Ka^bah soit une direction pour nous. Et Il a fait que le trône soit une qiblah pour les anges. Les anges tournent autour et prient en étant dirigé vers le trône. Ni l’un n’est pas un lieu de résidence pour Dieu, ni l’autre. Ni la Ka^bah n’est un lieu de résidence pour Dieu, ni le trône n’est un lieu de résidence pour Dieu. Quel est le point de faiblesse, quelle est l’erreur, quelle est la chose qui a amené ces gens-là à leur erreur, à cette mauvaise croyance : c’est qu’ils ont fait une analogie entre Dieu et Ses créatures. Les créatures ont nécessairement un endroit, une quantité, un endroit où se tenir que ce soit un endroit petit ou grand. Ces gens-là ont fait une analogie entre Allah et Ses créatures. Ils ont dit : « Lui aussi a forcément un endroit où s’installer ». Ceci est une analogie qu’ils ont fait entre le Créateur et Ses créatures. Ceci est une preuve de leur faiblesse d’esprit. Comment osent-ils faire une analogie entre le Créateur et la créature ! On répond à ces gens-là en leur disant : le trône, l’espace, les cieux, la lumière, l’obscurité tout cela n’existait pas. Tout cela c’est Allah qui en a donné l’existence. Toutes ces choses ainsi que les six directions n’existaient pas avant que Allah ne les crée. Puis Allah les a créé. Allah qui existe de toute éternité, avant l’existence du trône, avant l’existence de l’espace, avant l’existence des endroits, avant de créer ce monde, Allah existe. Allah existe avant la création des endroits, Il existe sans endroit et après la création de ce monde Il existe toujours sans endroit car Il ne change pas. Tout comme avant la création de ce monde, Dieu existe sans endroit, après la création de ce monde Il est toujours sans endroit car Il ne change pas. C’est la créature qui change. Celui qui change a besoin de qui le fait changer. Allah fait changer les créatures et Il ne change pas. Les gens disent une très belle parole : « Il est exempt d’imperfection, Celui qui fait changer les choses et Qui ne change pas ».

 

La louange est à Allah pour nous avoir accordé d’être musulman et la louange est à Allah qui nous a accordé d’assister dans les assemblées de science de la religion. Comme a dit le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) ce qui signifie : « Celui pour qui Allah veut du bien, Il lui fait apprendre la science de la religion. » Celui qui trouve un chemin pour apprendre la science c’est un bon signe pour lui, qu’il persévère sur ce chemin et qu’il remercie Dieu pour lui avoir accordé un chemin pour la science de la religion.

 

Il a été rapporté dans le hadith qui est sahih que lorsque la personne veut aller s’endormir, viennent à elle un ange et un démon (un djinn non-croyant). L’ange lui dit : « Termine ton éveil par un acte de bien ». Et le chaytan lui dit l’inverse : « Termine ton éveil par quelque chose de mal ». S’il termine son état d’éveil par un acte de bien, l’ange va veiller sur lui toute la nuit. Certains te dit : « Je fais des cauchemars, je fais de mauvais rêves ». Grâce à cela, l’ange va veiller sur lui. S’il termine son éveil par un bien, l’ange va veiller sur lui contre la nuisance des djinns et ce qui est de cet ordre. S’il dit par exmeple : « Rabbi ghfir li » ce qui signifie : «  Seigneur, pardonne-moi ». Ou bien il dit : «  Rabbi qini ^adhabak yawma tab^athou ^ibadak » ce qui signifie : « Ô Allah préserve moi de Ton châtiment le jour où Tu ressuscite les gens ». Il aura terminé son état d’éveil avec un bien.

Nous sommes des frères !

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur mars 9, 2016

La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Il a été rapporté dans le hadith sahih du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qu’il a dit ce qui signifie : «  Soyez esclaves de Dieu, des frères ». Le musulman est comme un frère pour le musulman, il ne lui fait pas subir d’injustice, il le soutient, il ne le dément pas, et il ne le méprise pas. Un vertueux a dit  : « L’amour par le cœur entre les musulmans est un des secrets de la réussite ».

 

Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) d’après ce qu’a rapporté Mouslim dans son sahih, a dit ce qui signifie : « Celui qui délivre un croyant d’un des tourments du bas-monde, Allah le délivre d’un des tourments du jour du jugement, et celui qui réjouit le cœur à un croyant, Allah le réjouira dans ce bas-monde et dans l’au-delà ; et Allah aide l’esclave tant que l’esclave aide son frère » ; c’est-à-dire si tu as quelqu’un qui est tourmenté, qui est chagriné et tu le délivre de son tourment par exemple lui il est endetté, l’échéance est arrivé et pour lui c’est une somme importante tandis que pour toi elle n’est pas importante, tu le délivres de ce tourment pour l’Agrément de Dieu, Dieu te délivre du tourment au jour du jugement. Et si tu vois un croyant que tu lui réjouis le cœur par exemple tu lui racontes quelque chose de bien ou tu lui dis une belle parole pour lui réjouir le cœur, Dieu réjouis ton cœur dans le bas-monde et l’au-delà. Et si tu aides un croyant, par exemple il a une démarche administrative et il ne sait pas trop la faire seul ou il reçoit du monde, tu vas pour l’aider pour honorer ses invités, Allah t’aide. Parfois dans des situations difficiles, Allah t’accorde une issue que tu ne pensais pas du tout à l’avoir. Tant que l’esclave aide son frère, Allah l’aide.

 

Un savant qui s’appelle Ibnou ^Ata’il-Lah a dit : « C’est un bienfait que Allah t’accorde que les gens aient besoin de toi ». Pas comme certains de notre époque qui disent : « Pourquoi on me demande toujours à moi? ». Parfois il y a trois ou quatre enfant et le père ou la mère demande à l’un d’entre eux une chose, au lieu de dire « Super ! Je suis content. C’est tombé sur moi je vais gagner des récompenses ». Certains disent : «  Pourquoi c’est toujours moi ? Pourquoi ce n’est pas lui ? ». Si la personne réfléchit correctement elle saura que c’est un bienfait que Allah t’accorde que les gens aient besoin de toi. Si tu aides un musulman pour l’Agrément de Dieu, tu auras une récompense, que dire si c’est ton père ou ta mère ou ta sœur. Celui qui est intelligent se dit que c’est une bonne occasion, comme celui qui était un saint et on a sonné à sa porte, c’était un mendiant qui venait. Le saint a dit : «  Bienvenue à celui qui est venu emmener mes bagages de ce bas-monde vers l’au-delà. » Les bagages ce sont les récompenses, c’est-à-dire que ce qu’il va lui donner il va le récupérer dans l’au-delà. C’est comme cela qu’il convient que tu réfléchisse. Tu te dis : « Quelqu’un a besoin de moi. Très bien ! Il faut maintenant que je veille à ce que mon intention soit correcte afin que je l’aide pour l’Agrément de Dieu, pour que je puisse gagner des récompenses. » Mais si tu le fais machinalement ou parce que c’est une langue de vipère en te disant « si je ne l’aides pas elle va me prendre la tête pendant une semaine, donc je vais le faire », non ! Tu le fais pour l’Agrément de Dieu. C’est à toi de veiller à ton intention, de veiller à ce que ton intention soit correcte. Celui qui agit avec les gens conformément à l’Agrément de Dieu, il aura gagné énormément.

 

Il a été rapporté qu’en Egypte il y avait un commerçant qui était un vendeur de dattes, il s’appelait ^Atiyya fils de Khalaf. C’était quelqu’un de fortuné puis il a été ruiné, il a perdu tous ses biens. Il ne lui restait plus qu’un vêtement qu’il portait et qui lui permettait de cacher sa zone de pudeur. Il n’avait rien d’autre. Aujourd’hui les gens s’ils n’achètent pas une nouvelle chose tous les mois, ils deviennent comme s’ils leur manquait quelque chose de vitale. Lui a tout perdu, il ne lui restait qu’un seul vêtement. Le jour de ^achoura, il a fait la prière de as-soubh dans la mosquée et il s’est mis à invoquer Allah parmi les gens qui invoquaient Allah. Il était à l’écart des femmes, c’est alors qu’une femme l’a abordé alors qu’elle était avec des enfants à elle. Elle lui a dit : « Ô toi mon maître, est-ce que tu me délivrer de ma pauvreté et m’accorder quelque chose, même si c’est quelque chose que tu souhaites mais tu me l’accorde à moi pour que je puisse subvenir à la subsistance de mes enfants. Leur père est mort, il ne leur a rien laissé du tout. Et moi je suis noble, descendante du Prophète éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Je ne connais personne auprès de qui je peux chercher de l’aide. » Cet homme s’est dit ne lui-même : « Mais moi je ne possède rien du tout. Je n’ai rien d’autre que ce vêtement que je porte. Puis il lui a dit : « Viens avec moi je vais te donner quelque chose. » Elle est parti avec lui jusqu’à chez lui. Il l’a faite attendre devant la porte. Il est rentré chez lui, il a enlevé le seul vêtement qu’il avait et il a pris un ancien pagne qu’il avait qu’il a mis autour de sa taille. Et il lui a donné le vêtement par l’entrebâillement de la porte. Elle lui a dit : «  Que Allah t’accorde des parures du paradis et qu’Il fasse que tout le reste de ta vie tu n’auras besoin de personne. » Il a été très heureux de l’invocation qu’elle lui a faite. Il a fermé la porte et il est resté chez lui à faire du dhikr, à évoquer Dieu jusqu’à la nuit. Et il a vu dans le rêve une des femmes du paradis, les gens n’ont pas vu plus belle qu’elle. Elle portait à sa main une pomme qui embaumait ciel et terre. Elle lui a donné la pomme dans le rêve, et il l’a cassé en deux. Il en est sorti un vêtement, une des parures du paradis qui dépasse en valeur le bas-monde et ce qu’il contient. Elle lui a fait porter cette parure et elle s’est assise avec lui. Il lui a dit : « Tu es qui ? », elle lui a dit : « Je serais ton épouse au Paradis ». Il lui a dit : « Quelle est la cause pour que je gagne cette récompense ? », elle lui a dit : « C’est grâce à l’invocation de la pauvre femme veuve avec ses orphelins à qui tu as agis en bien hier. » Regardez avec un vêtement tu peux gagner le paradis, à condition que tu sois sincère et c’est de plus grande valeur si tu fais preuve d’altruisme. L’altruisme (al-ithar)c’est de préférer les bonnes choses pour les autres plutôt que pour toi. L’altruisme est le contraire de l’égoïsme. C’est le contraire de ce sur quoi beaucoup de gens des régions que nous connaissons sont éduqués. Généralement certains ils n’ont pas ce sens du partage. Mais le Prophète nous a enseigné que si la personne a un grand cœur et qu’elle fait preuve d’altruisme, Allah lui accorde ; et même si il lui reste peu Allah fait qu’il y a plus de barakah que le beaucoup qu’elle avait au départ.

 

Parmi ce qu’il convient à la personne de faire c’est de préserver sa langue, et de veiller à l’utiliser correctement en raison du hadith du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qui signifie : « Celui qui croit en Allah et au jour dernier, qu’il dise du bien ou qu’il se taise ». Dans les livrets qui ont été révélés à notre maître Ibrahim (^alayhi s-salam) il y ait mentionné que l’Homme doit préserver sa langue et qu’il ne parle que au sujet de ce qui le concerne, au sujet des choses qui lui sont utiles, que les choses qui lui sont profitable. Ce n’est pas la peine de parler pour rien. Il s’agit de parler pour du bien ou de se taire. D’après ^Abdou l-Lah Ibnou Soufyan Ath-thakathiyy (que Allah l’agrée) il a dit : « Ô Message de Allah, apprends-moi une chose, donne-moi une règle à laquelle je puisse m’attacher. », il lui a dit ce qui signifie : « Dis « je crois fermement en Dieu » et suis le chemin de droiture. » Le compagnon a dit au Prophète : « Quelle est la chose que tu crains le plus pour moi ? » Le Messager a pris sa propre langue et a dit ce qui signifie : « Cela. » Cette dernière partie du hadith beaucoup de gens ne l’appliquent pas. L’âme a un grand penchant pour se mettre à parler sans réfléchir aux conséquences. Là nous parlons de la langue mais si tu utilises ton clavier ou ton téléphone cela revient à parler. Il y a des gens qui ont se grand penchant, à tchater sans réfléchir à ce qu’ils disent. Ils ne réfléchissent pas, ils ne se disent pas : « Quelles seront les conséquences de mes paroles dans l’au-delà ou dans le bas-monde ? ». Ils ne se posent pas cette question. C’est pour cela que le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : «  Ce que je crains le plus pour toi, c’est ta langue. » Préserver la langue est un sujet très important. La plus grande cause pour que l’être humain perde dans l’au-delà, ce sont les péchés de la langue car les paroles sont faciles. Il est très aisé de parler. Pour marcher tu as besoin d’effort mais pour parler c’est facile. La plupart des paroles de mécréance elles proviennent de la langue et la plupart des animosités entre les gens sont à cause de la langue. Et la plupart des disputes également sont à cause de la langue. Et les plus grandes causes de rupture, les plus grandes causes d’animosité sont à cause de la langue. A cause de parole il y a comme des guerres entre les gens. Que chacun demande des comptes à son âme, qu’il réfléchisse au sujet des paroles qu’il dit avant de parler car c’est ainsi qu’il sera sauvé. Allah dit ce qui signifie :

« Ô vous qui êtes croyants, faites preuve de piété à l’égard de Allah et soyez avec ceux qui sont véridiques. »

 

Il a été rapporté du Messager d’Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qu’i a dit ce qui signifie : «  La véracité conduit à la bienfaisance et la bienfaisance conduit au Paradis et lorsque l’homme dit la vérité et cherche toujours à dire la vérité, il sera inscrit selon le Jugement de Allah au nombre des gens qui sont véridiques. » et parmi ce qui est rapporté du Prophète il y a ce qui signifie : « La véracité est une cause de tranquillité, d’apaisement, de sérénité alors que le mensonge c’est une cause de doute, c’est une cause d’instabilité, de gêne, d’ennui. »

 

Allah dit dans sourat Al-Houjourat, le verset numéro 11 ce qui signifie : «  Ne vous donnez pas des surnoms les uns les autres pour vous moquer les uns des autres ». Certains les autres pour se moquer, pour rabaisser, et ceci est interdit.

 

Al-Boukhariyy a rapporté du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qu’il a dit ce qui signifie : « Insulter un musulman est un grand péché. »

 

Également la parole de qadhf qui est d’attribuer la fornication à quelqu’un, de dire : « Untel commet la fornication »ceci également c’est un grand péché si celui de qui on parle est chaste, il n’est pas de ceux qui commettent cela.

 

Et le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Maudire un musulman c’est comme le tuer », c’est-à-dire que c’est un grand péché. Maudire c’est demander à ce que untel soit éloigné du bien. La malédiction c’est l’éloignement du bien. Iblis a été maudit. Allah l’a éloigné du bien, il n’aura jamais la miséricorde de Dieu. C’est quelqu’un qui est maudit c’est-à-dire que Allah ne lui pardonne pas sa mécréance mais il ira en enfer.

 

Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Le croyant n’est pas quelqu’un qui porte atteinte à l’honneur des gens. Ce n’est pas quelqu’un qui maudit les gens, ce n’est pas quelqu’un qui dit des paroles vulgaires et laides. »

 

Dans le Qour’an, dans sourat Al-Houjourat, ‘ayah 11 nous comprenons beaucoup de choses. Parmi les choses que nous comprenons c’est qu’il n’est pas permis de rabaisser un musulman. Également il est interdit de dire toutes paroles nuisibles à un musulman sans droit. Toute parole qui lui fait du mal si c’est sans droit. Tout il est interdit de dire une parole qui est nuisible, il est interdit de faire un acte ou un signe qui est nuisible à un musulman.

 

Dans le hadith le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) pour indiquer qu’il est interdit de manifester le fait de se réjouir du mal qui arrive aux autres. En arabe le mot qui désigne cela c’est ach-chamata. Le fait d’être content lorsqu’il arrive quelque chose de mauvais à quelqu’un, ceci c’est interdit à l’ égard d’un musulman. Il ne faut pas se réjouir du mal qui arrive à un musulman. Dans le hadith le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : «  Ne te réjouis pas du mal qui arrive à ton frère parce que il se peut que Allah lui fasse miséricorde et t’éprouve par cette même chose. »

 

Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : «  Allah agrée que l’on voit sur la personne les manifestations de la Grâce de Dieu. » Les vêtements, les habits, ce sont des choses apparentes avec lesquelles la personne va se présenter aux gens. Et cela pour la femme mariée, qu’elle ne se fasse pas belle uniquement lorsqu’elle sort ; même lorsqu’elle est chez elle qu’elle veille à son mari ne sente pas sur elle une mauvaise odeur et qu’il ne voit pas sur elle une chose laide. Qu’elle se fasse plus belle pour son mari que à l’extérieur si elle sortait. Si elle sort à l’extérieur, va-t-elle le faire avec quelque de déchiré ou tâché avec de la sauce ? Non, donc à plus forte raison elle ne va pas accueillir son mari avec quelque chose de négligé. Elle se dit : « Oui c’est bon on se voit au lit ». Non, il ne faut pas qu’elle se néglige. Cela ce sont des conseils que les femmes donnaient à leurs filles. Et justement lorsque l’on est à l’extérieur, les gens vont te voir avec plusieurs étiquettes. Aujourd’hui tu n’y échappe pas : on te voit comme musulman, on te voit comme de telle ou telle origine, donc il convient que tu honores ces étiquettes car que tu le veuille ou non elles sont sur toi alors sache les représenter convenablement. Un des élèves de notre Chaykh a dit : « On est comme un grand drap blanc, la moindre tâche dessus est visible ». Imagine toi tu as un grand drap blanc et tu mets une petite goutte d’encre, les gens ne vont pas regarder la blancheur du drap, ils vont se fixer sur la tâche. C’est ainsi, c’est la nature des gens. Ils font un focus sur peut être la seule chose que tu n’as pas soigné. Et même quand tu vas abordé la première fois quelqu’un. Peut-être ce jour-là tu étais avec ta sœur, tu lui a crié dessus. Qu’est-ce que va retenir celui qui est devant toi ? Il va se dire que c’est une personne qui crie sur les gens autour d’elle. Peut-être que c’était uniquement ce jour-là parce que tu étais mal ou bien elle s’est mal comporté avec toi et tu n’as pas patienté, mais les gens vont retenir cela. A chaque fois qu’ils vont te voir, ils vont penser : « Ah c’est celle qui crie sur sa soeur », c’est tout. Ils ne retiennent pas autre chose. Le premier contact est très important. Le premier contact c’est généralement cela que les gens gardent. Et justement les vêtements, le corps, il convient que tu te soignes, que tu veilles à ce qu’ils soient propres. C’est de la nature des gens normaux qu’ils apprécient la propreté et le fait d’être bien présenté, d’être soigné. Le fait que tu vas aborder les gens en étant bien habillé. Lorsque l’on dit bien habillé cela ne veut pas dire que tu payes cher, même si tu vas à la fripe, le vêtements de deuxième main, troisième main; tu peux trouver des choses qui sont très bien et qu’ils soient propres, pas sales. Que les vêtements soient agréables, que tu caches bien ta zone de pudeur. Tu peux trouver quelque chose qui attire l’attention positivement parce que ce n’est pas d’une manière vulgaire. Être quelqu’un qui présente bien, qui a du goût.

 

Et le Messager d’Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « N’entrera pas au paradis celui qui a dans le cœur le poids d’un grain de poussière d’orgueil », c’est-à-dire qu’il n’entrera pas parmi les premiers. Et un compagnon a répondu : « Mais il nous arrive que l’on veuille avoir de beaux vêtements, de belles sandales ; est-ce que cela c’est une preuve d’orgueil ? », le Prophète lui a répondu par sa parole qui signifie : «  Allah est Jamil, Il aime que la personne soit bien vêtue, proprement. » Jamil ici ne veut pas dire beau comme certains traduisent ce hadith. Celui qui croit que Allah est un corps qui a des organes, il n’est pas musulman. Inna l-Laha jamil signifie que Allah a des attributs de perfection, qu’Il est parfait. Celui qui croit que Allah a un corps ou une image ou une couleur ou une main ou des organes, il n’a pas connu Allah. Celui qui a une couleur, une main, une tête, des jambes, il a besoin de qui les lui a donné. Et Allah est le Créateur. Celui qui crée les corps n’est pas un corps. Aucun corps ne peut créer un corps. Allah n’est pas un corps, Il est le Créateur des corps. Allah dit dans le Qour’an : « Layça kamithlihi chay’ », ce qui signifie : « Rien, absolument rien n’est tel que Lui. »

 

Le Prophète a expliqué à ce compagnon ce qu’est l’orgueil, il a dit : « al-kibrou batarou l-haqqi wa ghamtou n-nas », batarou l-haqqi c’est rejeter la vérité énoncée par autrui, comme celui qui sait que tu as raison au fond de lui mais il dit « Non ! Ce n’est pas comme cela. » alors qu’il sait que tu as raison et cela c’est une forme d’orgueil. Et cela on le trouve malheureusement, par exemple quand quelqu’un est connu, réputé ou plus âgé. Et ghamtou n-nas c’est ce qui est le plus connu des gens, c’est le fait de mépriser les gens. L’orgueil c’est deux choses. C’est mépriser la vérité énoncée par autrui et c’est mépriser les gens. C’est ainsi que notre maître Mouhammad a expliqué ce qu’est l’orgueil.

 

Allah n’est pas de ceux qui ont une forme, Il est exempt de la forme, Il est exempt de tout ce qui est des caractéristiques des corps. Et si chacun est interrogé « est-ce que tu veux que les gens te voient avec un aspect qui soit convenable ou un aspect laid ? », chacun va répondre «  je veux que les gens me voient d’un aspect qui est convenable ».

 

Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce qui nous est utile, qu’Il nous fasse profiter de ce que nous avons appris et qu’Il nous augmente en connaissance.

Bid3ah et Tariqa soufi

Posted in cours général,Croyance,Exhortation,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur février 29, 2016
Tags:

La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Parmi les bienfaits que Allah a accordé à Ses esclaves c’est qu’ils aient la croyance des gens de la vérité. Les gens de vérité sont les compagnons et ceux qui les ont suivis depuis des générations et des générations depuis l’époque des compagnons jusqu’à nos jours. C’est cela le plus grand bienfait de Allah à Ses esclaves. La croyance des gens de la vérité, c’est ce que le khalaf a transmis du salaf. Le khalaf ce sont les musulmans qui sont après le quatrième siècle de l’hégire et le salaf ce sont les trois premiers siècles de l’hégire. Nous nous faison partit du khalaf. Cette croyance des gens de la vérité c’est ce que ce sont transmis le khalaf du salaf. Celui qui vit en ayant cette croyance et meurt en ayant cette croyance, il sera rassemblé avec les croyants et sera préservé du châtiment de Allah ta^ala. Les deux points de cette croyance : la croyance en Allah et en Son Messager et croire en l’Unicité de Dieu concernant Sa création des choses.

 

Pour ce qui est de la croyance en Dieu, il s’agit de croire que Allah ta^ala existe, qu’Il n’est pas comme autre que Lui. Allah n’est pas comme les corps impalpables. Il n’est pas un corps impalpable comme la lumière, l’obscurité et le vent. Et Il n’est pas un corps palpable comme l’homme, la pierre, les arbres, les étoiles, le soleil ou la lune. Et Il n’a pas les caractéristiques des corps. Il n’a pas les caractéristiques des corps palpables, ni les caractéristiques des corps impalpables. Tout cela repose sur quelque chose, à savoir que Allah est Celui qui existe et qui n’a pas de début à Son existence et tout autre que Lui est entré en existence, tout autre que Lui existe après n’avoir pas existé. Toutes les choses autres que Dieu ont été précédé de néant. Avant que Allah ne crée ce monde, il n’y a pas de lumière, il n’y a pas d’obscurité, il n’y a pas d’endroit, il n’y a pas de direction et il n’y a aucune des caractéristiques des corps. Avant que Allah ne crée le monde, il n’y a aucun caractéristiques des corps comme le mouvement, l’immobilité, comme le changement, comme la coloration, comme les changements d’humeur. Allah est Celui qui n’a pas de début à Son existence et à qui Il n’arrive aucun changement ; parce que celui qui change a nécessairement qui lui a donné l’existence et qui le fait changer. Ce monde nous le voyons, il est changeant. C’est pour cela qu’il est un devoir selon la raison et un devoir selon la loi, que ce monde ait un début, c’est-à-dire que ce monde existe après n’avoir pas existé, et ce parce qu’il change. Il n’est pas suffisant de croire que Allah n’a pas de ressemblance avec les corps palpables et avec les corps impalpables, si la personne croit que Dieu est sujet à des choses qui entrent en existence. Il est obligatoire d’exempter Allah de toutes les caractéristiques entré en existence. La vie de Allah, Son attribut est un attribut qui n’a pas de début, qui n’a pas de fin. L’attribut de la vie de Allah ne change pas. Également l’attribut de la science de Allah ne diminue et ne change pas. Il en est de même pour Ses autres attributs. Ainsi Allah entend les sons et voit ce qui est vu sans qu’Il n’ait besoin ou qu’il ne lui arrive de vue qui entre en existence ou d’ouïe entrée en existence. Allah entend avec un attribut qui s’appelle l’ouïe et cet attribut il n’a pas de début et il n’a pas de fin. Et Allah voit tout ce qui est visible par Son attribut qui est la vue, qui n’a pas de début, qui n’a pas de fin et qui n’est pas comme la vue de Ses créatures. Il en est de même pour la puissance de Allah et la volonté de Allah, ce sont des attributs qui n’ont ni début ni fin. La puissance de Allah n’est pas comme la puissance des créatures et la volonté de Allah n’est pas comme la volonté des créatures. La puissance des esclaves est entrée en existence, elle a un début, elle augmente et diminue. La volonté des esclaves est entrée en existence. Il en est de même pour l’attribut de la parole de Allah, ce n’est pas quelque chose qui arrive après n’avoir pas eu lieu. La parole de Allah ce n’est pas des choses qui se suivent les unes les autres comme notre parole à nous. Notre parole à nous ce sont des sons qui se suivent les uns les autres. Pour ce qui est de la parole de Allah ta^ala elle n’est pas un son et elle n’est pas des lettres. La parole de Allah ce n’est pas quelque chose qui entre en existence, qui advient à l’Être de Allah puis qui augmente ou qui diminue ou qui est entrecoupé de silence. Celui qui a eu cette croyance qui est correcte, on dit qu’il a connu Allah et les actes d’adoration sont valables de sa part. Les actes d’adorations seront valables de la part de cette personne, que ce soit la prière ou le jeûne ou le pèlerinage ou la zakat ou la récitation du Qour’an et ainsi de suite. Quant à celui qui n’a pas eu cette croyance correcte mais il a eu une croyance différente, les actes d’adoration ne seront pas valables de sa part, quelque soient les actes d’adoration. Après ce point-là, le plus important c’est de croire en l’Unicité de Dieu dans Ses actes. Quand on parle de l’acte de Allah c’est-à-dire le fait de donner l’existence, le fait de créer. Concernant les actes des esclaves, ce n’est pas le fait de donner l’existence ou de créer. C’est Allah qui fait entrer en existence ce qui n’existait pas. Les corps c’est Allah ta^ala qui les fait entrer du néant à l’existence et même les mouvements des corps, les immobilisations des corps, les paroles des corps c’est Allah qui les fait entrer du néant à l’existence. Lorsque l’Homme dit des paroles de son propre choix c’est lui qui a voulu parlé, c’est délibéré mais ce n’est pas l’Homme qui crée ses propres paroles, c’est Allah qui les lui crée. Il en est de même pour les réflexions que peut avoir un homme, pour les perceptions qu’il peut avoir, pour les connaissances qu’il peut avoir ; tout cela c’est Allah qui les crée pour Ses créatures. Nul ne crée quoique ce soit parmi les mouvements et les immobilités si ce n’est Allah. C’est ce deuxième point qui est le plus important des fondements de notre croyance.

 

Celui qui contredit le tanzih c’est-à-dire il a pour croyance que Dieu ressemble aux créatures, qui croit que Dieu est un corps dans la direction du trône, celui-là il n’a pas connu Dieu. Et celui qui a pour croyance que Dieu a pour attribut le mouvement et l’immobilité, c’est quelqu’un qui ignore son Seigneur, ce n’est pas un musulman. Et celui qui a pour croyance que Dieu est tout le temps immobile, celui-là aussi il n’a pas connu son Créateur car les immobilisations sont une des caractéristiques des créatures, et le mouvement c’est une des caractéristiques des créatures. Et celui qui qualifie le Créateur par le mouvement ou l’immobilité ou les deux, celui-là n’a pas connu son Créateur. Ces deux sujets sont les deux principaux sujets de la croyance.

 

Après cela, les sujets de la religion parmi eux il y a ce qui concerne la croyance et il y a ce qui concerne les adorations par le corps. Et parmi les actes, il y a ceux qui sont obligatoires, celui qui les délaisse tombe dans un péché et celui qui les accomplit il aura une immense récompense de la part de Dieu.

 

Allah ta^ala a rendu licite aux musulmans d’innover dans la religion que Dieu agrée des choses qui ne sont pas contradictoires au Qour’an et aux hadiths, on appelle cela une sounnah haçanah, une bonne innovation. Tout ce que les savants de l’Islam, les pieux, les saints, tout ce qu’ils ont innové dans la religion agréée par Allah et qui est en conformité avec le Qour’an et les hadiths cela s’appelle une sounnah haçanah, un bonne innovation, une bonne sounnah, une bonne tradition. On ne dit pas : «  Cela c’est une chose que le Messager n’a pas faite alors c’est une mauvaise tradition, une mauvaise innovation, une innovation interdite « . Non, on ne dit pas cela. Il y a des successeurs qui ont innové dans la religion, des choses que le Messager n’a pas faite. Et il en est de même pour des savants de l’Islam qui sont venu après les successeurs des compagnons. Ils ont innové des choses que le Messager n’a pas faite et qu’il n’a même pas mentionné ; c’est-à-dire des choses que le Messager n’a pas indiqué en disant «  Faite cela ! » . Et ces choses qui ont innovées par les successeurs des compagnons, que l’on appelle At-tabi^oun, ceux qui sont pieux dans la religion, ce qu’ils ont innové c’est une bonne innovation, une bonne sounnah. Il en est de même pour ceux qui sont venu après eux, qui ont innové des choses dans la religion, des choses qui ne contredisent pas le Qour’an et le hadith ; on dit que ce sont des sounnah haçanah, de bonnes innovations. Parmi les premières choses qui ont été innovées par les musulmans, il y a ce qui a eu lieu à l’époque des compagnons mais qui a été innové par des gens qui n’étaient pas des compagnons, par les successeurs (c’est-à-dire des gens qui ont vécu à l’époque des compagnons sans avoir rencontré le Prophète et qui ont appris la science auprès des compagnons, en arabe ils sont appelés les tabi^in). Cela a eu lieu du vivant des compagnons sans que ces derniers ne disent : «  C’est mauvais ce que vous faites « , pourtant le Prophète ne leur a pas dit de les faire. Ce sont des successeurs qui les ont innové à l’époque des compagnons. Il y avait le fait de mettre des points au-dessus et en-dessous des lettres du Moushaf et de mettre le chakl c’est-à-dire le fait de mettre les voyelles : la dammah, la fathah, la kasrah. Ceci a été fait à l’époque de compagnons par des gens qui n’étaient pas des compagnons, c’était par les successeurs des compagnons ; et ceci était une bonne sounnah, une bonne innovation. Les compagnons n’ont pas mit les points au-dessus et en-dessous des lettres et ils n’ont pas mis le chakl. Les compagnons ont écrit le Qour’an parce que le Prophète leur dictait, mais ils l’écrivaient sans mettre les points ni le chakl. Mais c’était un successeur des compagnons qui s’appelle Yahya Ibnou Ya^mour qui, à l’époque des compagnon, a innové cela.

 

Par ailleurs, parmi les choses que les savants du salaf ont innové et c’était des gens parmi les successeurs des compagnons, il y a la construction des minarets et des mihrab. Les minarets dans les mosquées et les mihrab là où se tient l’imam pour diriger la prière. Les mosquée à l’époque du Prophète ne comportaient pas de mihrab, c’est-à-dire cette concavité dans le mur là où se trouve l’imam pour diriger la prière. La mosquée du Messager ^alayhi s-salam et les mosquées des compagnons ne comportaient pas des concavités, ces mihrab. Celui qui a innové cela c’est le Calife bien guidé, le grand savant, celui qui est ascète, ^Oumar Ibnou ^Abd al-^Aziz (que Allah l’agrée). C’est celui qui a innové les mihrab et c’est également lui qui a innové les minarets. Avant lui les musulmans n’avaient pas de minaret pour leurs mosquées. Et par la suite, les savants pieux des musulmans ont innové d’autres choses.

 

Parmi les choses qui ont innové après cela, il y a la commémoration de la naissance du Prophète (Al-Mawlid) et AtTariqah (des voies soufies).

 

Celui qui a innové la commémoration de la naissance du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) durant le mois de Rabi^ou l-‘awwal, c’était un homme qui était pieux, qui était brave, qui était courageux, un grand savant. Il était par ailleurs le roi de Irbil qui se trouve dans l’actuelle Irak, il était donc kurde. Il était appelé le Roi Mouhaffar. Ce roi était le mari de la sœur du Soultan Salahou d-din A-‘Ayoubiyy. C’est le Sultan qui a libéré Baytou l-Maqdis et c’était lui qui a régné sur l’Egypte, le Hijaz et Ach-Cham. C’était un grand savant lui aussi, il connaissait des livres de jurisprudence chafi^ite par cœur. Il avait appris la religion. Ceux qui lui ont enseigné la religion étaient cinquante, savants hommes et savantes femmes. Il avait donc une sœur qui était l’épouse du Roi Moudhaffar d’Irbil qui a innové la commémoration de la naissance du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Les savants de l’Islam ont apprécié ce que ce roi avait fait et les musulmans ont repris cette belle tradition partout jusqu’à nos jours. Et depuis qu’il l’a innovée, il s’est écoulé plus de huit cent années.

 

Et il y a également les voies soufies, les tariqah ; la tariqah rifa^iyya et la tariqah qadiriyya et d’autres tariqah, elles ont été innovées par des savants qui étaient pieux, qui étaient ascètes. Donc la tariqah  c’est de se mettre à faire des wirds c’est-à-dire des pratiques habituelles, des actes d’adorations surérogatoires régulièrement dans des temps particuliers et de suivre le chaykh d’une tariqah  qui est un éducateur qui s’occupe d’éduquer ses mourids, ses disciples.

 

Le Chaykh ^Abd al-Qadir Al-Jilaniyy et le Chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy ce sont les deux premiers fondateurs de tariqah. Le Chaykh ^Abd al-Qadir Al-Jilaniyy il s’appelle Mouhyi d-Din Al-Jilaniyy ou bien Al-Kilaniyy ou bien Al-Jiliyy ; c’est le fondateur de la tariqah qadiriyya. Il fait partie des grands ascètes des grands soufis. Il est né à Jili qui se trouve derrière Tabarastan puis il s’est installé à Bagdad alors qu’il était encore jeune en 488 de l’Hégire. Il a pu prendre la science des savants et des spécialistes de tasawwouf et il a appris l’exhortation. Il a maîtriser le fiqh, la jurisprudence, et il a également et des transmissions du hadith du Messager. Il a appris la littérature et il était réputé. c’était quelqu’un qui vivait de son propre travail. Il a commencé à donner des cours et des avis de jurisprudence en 528 de l’Hégire et il est mort à Baghdad. Concernant le Chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy il s’appelle Ahmad fils de ^Aliyy fils de Yahya Ar-Rifa^iyy Al-Houçayniyy. Il est mort en 578 de l’Hégire. Son surnom c’est Abou l-^Abbas. C’est un imam ascète, fondateur de la tariqah rifa^iyyah. Il est né dans le village de Haçan dans la région de Wasit en Irak. Il a appris la science de la religion dans cette région de Wasit. Il est devenu un grand soufi et il y avait beaucoup de gens qui l’ont suivi et pensaient beaucoup de bien de lui. Il vivait dans le village de Oummou ^Abidah où il est mort. Sa tombe jusqu’à nos jours est la destination de voyageurs qui suivent sa tariqah. Le Chaykh ^Abd al-Qadir Al-Jilaniyy et le Chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy ce sont les deux premiers fondateurs de tariqah et par la suite d’autres savants ont fondé des tariqah qui sont toutes des voies qui permettent de se rapprocher de l’Agrément de Allah. La tariqah on l’appelle une bonne sounnah, une bonne innovation. Toute ces choses que les savants pieux de l’Islam ont innové sont appelées sounnah haçanah, elles sont toutes concernées ou rentrent toutes sous la coupe du hadith du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qui signifie :

 » Celui qui instaure dans l’Islam une bonne tradition il en aura la récompense et une récompense à chaque fois que quelqu’un va la refaire après lui « .

 

Après ces indications, on ne prête pas attention à ceux qui contredisent à ce sujet. Ces choses qui sont une bonne tradition, ils disent que c’est une chose interdite mais ces gens-là il n’y a aucune considération à accorder à leur parole. Alors que eux même ils pratiquent des choses qui n’étaient pas à l’époque du Prophète ^alayhi s-salatou wa s-salam, des choses que les savants ont innové, et ils en renient d’autres. Alors que toutes ces innovations ont été faites conformément au Qour’an et au hadith, comme les moushaf dans lesquels il y a les points et le chakil, les voyelles. Eux, ceux qui renient les innovations, ils le font tout comme nous nous le faisons ; et les minarets et les mihrab. Eux qui renient les innovations ils les font alors que nous aussi nous les faisons. Ces gens-là ne s’attachent pas à la balance de la Loi de l’Islam, ils suivent leur passions, ce que leur âme, leurs penchants leur indiquent de faire. La chose qui leur plaît ils la font et la chose qui ne leur plaît pas ils disent que c’est une mauvaise innovation. Ils disent que c’est une innovation interdit. Ce ne sont pas des gens qui suivent leurs preuves, ce sont des gens qui suivent les penchants de leurs âmes. Pourquoi est-ce qu’ils ont bien accepté le Chakl sur les lettres du Qour’an ? Pourquoi ils ont accepté les points au-dessus et en-dessous des lettres du Qour’an ? Pourquoi ils ont accepté la construction des minarets ? Pourquoi ils ont accepté que l’on fasse des mihrab dans les mosquées et d’une autre côté ils interdisent les tariqah, ils interdisent le mawlid. Ils interdisent et ils rendent licite sans preuve. On accorde aucune considération à leur parole, elle ne vaut rien du tout même s’ils ont des tonnes de livres, même si c’est imprimé en papier glacé, même si c’est avec une reliure en or, cela ne vaut rien du tout car ils suivent leurs passions.

 

Concernant les tariqah, les voies soufies, les deux premières qui ont été fondé c’est la tariqah rifa^iyya et qadiriyya. Le Chaykh ^Abd al-Qadir Al-Jilaniyy et Chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy étaient contemporains, ils ont vécu à la même époque en Irak. Notre maître Ahmad Ar-Rifa^iyy est descendant de l’imam Al-Houçayn. fils de l’imam ^Aliyy (que Allah l’agrée). L’imam Ahmad Ar-Rifa^iyy était un faqih chafi^ite. L’imam Abou l-Qaçim Ar-Rafi^iyy qui est celui qui a résumé l’école chafi^ite, il a parlé de notre maître Ahmad Ar-Rifa^iyy en disant que c’est celui qui connaissait le plus le Qour’an et la Sounnah du Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Et il y avait un saint de l’époque de Chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy qui disait :  » Tous les soufis se sont accordé à dire que le Chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy était parmi les chouyoukh souffiyyah qui avait un plus haut degrés « . Par ailleurs, la voie de l’imam Ahmad Ar-Rifa^iyy a une particularité, elle s’est distinguée de d’autres tariqah. C’est que Allah préservé ceux qui suivent l’imam Ahmad Ar-Rifa^iyy dans sa voie soufie, Il les a préservé de deux croyances sont les plus graves des mécréances : la première c’est ceux qui disent que Allah s’incarne dans le corps des gens et la deuxième c’est ceux qui disent que Allah et ce monde c’est une seule et même chose. Et ces deux mécréances ont pénétré chez certains qadiriyyah et chez certains chadhiliyyah , et c’est même devenu majoritaire chez les chadhiliyyah, davantage que chez les qadiriyyah. Et chez certains naqshabandiyyah également et d’autres encore.

 

A notre époque, il y a des gens qui se disent suivre la tariqah chadhiliyyah et ils disent que Allah est à l’intérieur de chaque personne, homme et femme. Et il se trouve également parmi ces gens-là qui disent que Allah et ce monde c’est comme la glace et l’eau qui est contenue dans la glace. Ils disent que ce monde c’est comme la glace et que l’eau qui est dedans c’est Allah. Et ces deux mécréances sont plus laides que la mécréance des mécréants de fils de ‘Israil. Ils ont considéré que toutes choses est une partie de Dieu. Dans certains pays arabes, il y a des gens qui disent que Allah est à l’intérieur de chaque personne. Certains ont même ajouté à cela, ils ont dit : «  Toi c’est Allah et ce mur c’est Allah «. Quant aux rifa^iyyah, Allah les a préservé de cette mécréance parce que le Chaykh de cette tariqah, le Chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy mettait en garde très très fermement contre ces deux mécréances. Al-Houlouliyyah c’est la croyance de ceux qui croient que Allah s’incarne dans les choses. Et il y a ceux qui croient en l’unité de l’existence, ils prétendent que ce monde c’est Allah et que tout ce qu’il y a dans ce monde ce serait des parties de Allah. Cela est de la mécréance.

 

En effet, la croyance des musulmans est que rien n’est tel que Dieu, Il est un Être qui n’a pas de ressemblance avec Ses créatures, Il est sans comment et sans endroit, voici la croyance correcte. Allah a confirmé Son existence et l’existence de Ses créatures par Sa Parole ta^ala : «  Al-hamdouli l-Lahi Rabbi l-^alamin «, ce qui signifie : «  La louange est à Allah le Seigneur des mondes «. Il n’a pas dit : « Al-hamdouli l-Lahi houwwa l-^alamoun «, Il n’a pas dit : «  La louange est à Dieu Celui qui est Lui-même ce monde «.

 

Le chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy mettait beaucoup en garde dans certains de ses ouvrages contre ces deux mécréances. Ce chaykh, Ahmad Ar-Rifa^iyy, était quelqu’un qui accordait beaucoup d’importances aux cours ; c’est pour cela qu’il n’a pas laissé beaucoup d’ouvrages. Et c’était quelqu’un qui enseignait au début de la journée dans le fiqh, la jurisprudence, dans le hadith, dans le tafsir (l’éxégèse du Qour’an) et dans le tawhid (la croyance en l’Unicité). Et en fin de journée, c’était également toutes ces matières-là. Mais le jeudi il le réservait aux exhortations. Il restait assit sur une chaise élevé pour que les gens puissent le voir tellement il y avait beaucoup de gens dans son assemblée d’exhortation. Les princes, les savants, les soufiyy, les gens du communs, tous venaient assister à ses assemblées d’exhortation. Une fois, il était dans une assemblée, il était assis sur cette chaise d’exhortation et dans cette assemblée il y avait des mécréants des fils de ‘Israil et il y avait des sabéens et ces sabéens ce sont un groupe de mécréants. Quand ils ont entendu ces paroles, il y a eu environ huit mille personnes qui sont entré en Islam et parmi les musulmans insouciants qui commettaient des péchés quarante milles ont fait le repentir. Parmi les prodiges que Allah lui a accordé c’est que un jour dans l’année de ses élèves se réunissaient cent mille personnes ou plus et c’était lui qui leur garantissait leur nourriture et leur boisson. Tous mangeaient et buvaient. Il n’était pas un roi, ni un ministre. Et dans sa famille il n’y avait ni roi, ni ministre. Mais c’est lui par un secret que Allah lui a accordé. Il était surnommé Abou l-^alamayn, il était surnommé aussi Abou l-^Abbas, et il était surnommé aussi le Chaykh de Al-^ourayjah, Al-^ourayjah signifie la petite fille boiteuse. C’était le chaykh de la petite fille boiteuse parce qu’un jour il est partit rendre visite à des gens dans un village où il avait des élèves, des gens qui le suivaient, des disciples. Ils sont tous sortit pour l’accueillir, hommes et femmes. Il y avait parmi eux une petite fille boiteuse, bossue et chauve. Quand elle a vu le chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy et elle s’est mis à pleurer en lui demandant des invocations. Elle lui a dit : «  Tu es mon chaykh et le chaykh de ma mère «. Elle a dit : «  Je ne supporte plus les moqueries des filles du village «. Il s’est mis à pleurer pour avoir vu cette petite fille dans cet état et il a invoqué Allah en sa faveur. Sa jambe qui était plus courte s’est rallongée immédiatement, sur le champs. Son dos qui était bossu s’est redressé et ses cheveux ont poussé, sur le champs, dès qu’il a invoqué. C’est un prodige que Allah lui a accordé. Tellement les gens ont aimé ce prodige, ils l’ont surnommé le chaykh de la petite fille bossue c’est-à-dire c’est le chaykh par son invocation qui a guérit cette petite fille bossue et boiteuse. Tellement c’était quelqu’un qui s’occupait de la science de la religion et tout particulièrement de la science de la croyance, sa tariqah, sa voie a été préservé jusqu’à nos jours. Il n’y a pas quelqu’un dans sa tariqah qui prétende que Allah s’incarne dans des choses ou qu’Il est dans toutes choses. Il n’y a pas parmi ces gens qui suivent sa tariqah qu’il y ait des gens qui disent que Allah et ce monde font une seule chose. Il n’y a pas parmi ces gens qui le suivent qui disent que Allah est devenu multiple. Il n’y a pas parmi ses élèves et ses disciples qui disent ces mécréances abominables, et la louange est à Allah pour cela. Et le chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy mettait en garde contre un homme qui s’appelle Al-Hallaj qui disait : «  Je suis Allah «. Al-Hallaj est mort environ trois cent ans avant notre maître Ahmad Ar-Rifa^iyy. Le Chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy mettait en garde contre Al-Hallaj, il disait : « Ce n’était pas quelqu’un qui est sur la vérité. Si il était sur la vérité, il n’aurait pas dit : je suis Allah «. La parole de Al-Hallaj lorsqu’il disait « Ana l-Haqq », c’est-à-dire qu’il disait qu’il était Dieu. Notre maître Ahmad Ar-Rifa^iyy a jugé que Al-Hallaj était un égaré et c’est cela la vérité, et c’est cela ce qu’ont dit la plupart des savants soufis. Ils ont dit : «  Il n’est pas des nôtres », ce n’est pas un soufi, c’est un charlatan, c’est un menteur, c’est un mécréant. C’est pour cela que par le passé très peu ont dit du bien de Al-Hallaj et c’était des gens qui ne connaissaient pas sa réalité. Mais aujourd’hui il y a des gens qui essayent de faire passer Al-Hallaj comme si c’était la référence du tasawwouf, surtout dans la littérature occidentale, faites attention ! Mettez en garde contre Al-Hallaj, si il était sur la vérité il n’aurait pas dit qu’il était Allah. Il prétend qu’il est devenu qu’un avec Allah et cela c’est de la mécréance car Allah ne change pas. Si tu restes avec des qadiriyy tu entends qu’ils disent du bien de Al-Hallaj, si tu restes avec des chadhiliyy ils disent du bien de Al-Hallaj, si tu restes avec des naqshabandiyy aussi. Ce sont des gens qui ne connaissent pas sa réalité. Et d’autres aussi sauf les rifa^iyy ils ne disent pas du bien de Al-Hallaj parce que le chaykh de leur tariqah a su que Al-Hallaj est un égaré et il leur a dit. Et ceci est un des secrets de la rifa^iyya. Rien que le fait de se réclamer de cette tariqah comporte un secret.

 

La louange est à Allah.

 

 

Femmes, faites des aumônes

Posted in cours général,Exhortation,Hadith,Histoire,islam par chaykhaboulaliyah sur février 8, 2016

La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

 

Notre Chaykh (que Allah l’agrée) a dit : «  Il nous a été permis de rapporter avec une chaîne de transmission ininterrompue dans le sahih de Al-Boukhariyy (c’est-à-dire que notre chaykh a rapporté de quelqu’un qui a rapporté de quelqu’un et ainsi de suite jusqu’à remonter jusqu’au Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et ce avec la chaîne de transmission qui est dans le sahih de Al-Boukhariyy et d’autres ; que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam s’est adressé aux femmes un jour de fête (un jour de fête c’est-à-dire l’aïd al-fitr ou l’aïd al-adha. Mais cela ne signifie pas que l’on ne célèbre pas d’autres événements comme al-isra wa l-mi^raj) alors que Bilal était avec le Prophète, parce que les femmes sortaient les jours de fête sur ordre du Prophète pour manifester la joie, celles qui pouvaient faire la prière, celles qui n’avaient pas les menstrues, faisaient la prière de la fête en dehors de la mosquée, à l’extérieur dirigées par le Prophète, à l’air libre dans un lieu qui s’appelle Al-Mousalla qui se trouvait non loin de la mosquée du point de vu de la distance. Celles qui avaient les menstrues étaient présentes pour obtenir les bénédictions des invocations. Un jour, le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit aux femmes :

 

« Faites des aumônes parce que j’ai vu que vous allez être les plus nombreuses en enfer « , les femmes ont demandé pourquoi . Le Prophète leur a répondu en utilisant le verbe : «  Takfourna « . Elles ont dit : «  Est-ce que cela veut dire que l’on commet la mécréance , que l’on sort de l’Islam ? » et le Messager leur a dit ce qui signifie : «  Non, ce n’est pas le koufr dans le sens de la mécréance mais c’est dans le sens de l’ingratitude car vous êtes ingrate avec le bien qui vous est fait et vous maudissez souvent « . Être ingrat avec quelqu’un qui nous a fait du bien c’est un grand péché. Si l’un dit à l’autre : «  Tu ne m’a jamais rien fait de bien « , il renie tout le bien passé, par cette parole il a commis un grand péché.

 

Un des compagnons du Prophète a dit : «  Est-ce que nous allons rendre des comptes au sujet de ce que l’on disait ? », le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Qu’est-ce qui fait entrer les gens en enfer si ce n’est la langue « . Ce seront les paroles qui seront la plus grande cause de l’entrée des gens dans l’enfer. Les paroles sont de différentes sortes : il y a les paroles déconseillées, il y a ce qui est un grand péché, il y a ce qui est un grand péché et il y a ce qui est de la mécréance. Il faut se surveiller. Certains stupides disent : «  Mais moi je ne pensais pas ce que je lui ait dit « , c’est un faux argument cela, ce n’est pas recevable. Qui va accepter si tu lui dis «  je ne pensais pas ce que j’ai dit « , à plus forte raison s’il s’agit de la religion, s’il s’agit de Dieu ou de Son Prophète.

 

Et surtout lorsqu’il s’agit de la femme lorsqu’elle dit à son mari : «  Tu ne m’as jamais rien fait de bien «, elle lui dit une parole par laquelle elle efface d’un revers tout ce qu’il a investi en faisant du bien. Le fait de renier le bien de son époux pour elle c’est un grand péché. Et cela se produit beaucoup de la part des femmes. Le Prophète a assimilé cela à de la mécréance mais dans le sens de l’ingratitude. Il a comparé le fait de renier les bienfaits du mari et le fait de maudire beaucoup à la mécréance car ce sont deux grands péchés.

 

Une fois notre Chaykh (que Allah lui fasse miséricorde) a donné le conseil une fois à une de ses élèves, il lui dit : «  Tu te comportes avec lui comme tu te comportes avec un roi « .

 

Maudire un musulman qui ne mérite pas qu’on le maudisse c’est un grand péché, c’est comme le tuer. Celui qui maudit un musulman sans raison valable c’est comme s’il l’a tué. Comme le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit dans un hadith rapporté par AtTabaraniyy qui signifie : «  Maudire un musulman c’est comme le tuer « .

 

Également le fait de renier le bienfait de l’époux, comme le fait qu’un mari agisse en bien avec son épouse puis qu’un jour ils se sont mis en colère, ils se sont disputer, et qu’elle était en colère elle lui a dit : «  Je n’ai jamais rien vu de bien de toi «  son péché est grand selon le Jugement de Dieu.

 

Les femmes commettent souvent ces deux péché : renier le bienfait du mari et maudire sans droit.

 

Même si ce n’est pas le bienfait du mari, même si la personne renie les bienfaits d’une autre personne comme un homme avec un homme c’est un grand péché. C’est un grand péché parce que cela fait du mal à celui à qui l’on renie le bienfait. Si tu dis à quelqu’un : «  Je n’ai jamais rien vu de bien de toi », cela lui porte préjudice. Son cœur va se déchirer de peine. Il se dit : «  Avec cette femme j’ai fait du bien ». Après tout le bien que j’ai fait, elle renie. Son cœur va se consumer. Par ailleurs, ce sont des paroles qui sont des mensonges. Il y a deux péchés dans ce qu’elle a dit, il y a la nuisance envers un musulman, et il y a un mensonge. Ces deux sont des péchés. C’est pour cela que le Prophète a comparé cela à de la mécréance, al-koufr. Il a dit : «  Takfourna ».

 

Faites très attention, celle qui est mariée qu’elle ne renie pas les bienfaits de son mari. Même si elle est très en colère, qu’elle ne tombe pas dans ce péché.

 

Qu’est-ce que soit l’état de haine, de colère, d’aversion, qu’est-ce que soit l’état de a relation qui s’est dégradée entre les deux, qu’elle n’en arrive pas jusqu’à l’ingratitude en reniant le bien qu’il lui a fait par le passé. Si elle prétend à un droit dans la Loi de l’Islam qu’elle se limite à demander son droit, elle ne dépasse pas ce que la Loi de l’Islam lui a garanti sinon qu’elle se taise c’est mieux. Dans l’au-delà, la personne va rendre des comptes sur les paroles qu’elle a dite et sur les actes qu’elle a faite. Les paroles sont extrêmement nombreuses. Rappelez-vous : certains vertueux ils mettent des pierres dans la bouche. Lorsqu’ils veulent parler, le temps qu’ils retirent les pierres ils ont réfléchit est-ce que cela vaut la peine ou non de le dire. Au jour du jugement, Allah dévoile ce qui est caché. Un saint disait : «  Si les péchés avaient une odeur, vous ne seriez pas resté à côté de moi quelques instants «, et lui s’était un saint. Il y a des gens dont l’apparence t’inspire de dire : «  Ma cha‘al-Lah «  mais Dieu dévoile les gens au jour du jugement. Nous demandons à Allah de ne pas nous dévoiler et qu’Il nous pardonne. Les choses que la personne cachait dans son cœur, Dieu les dévoile au jour du jugement. C’est pour cela qu’il convient aux femmes et autres que les femmes, il n’y a pas que les femmes, de s’éloigner de l’ingratitude. Si quelqu’un t’a fait un bien, tu le garde, tu ne l’oublie pas. Notre chaykh lorsque quelqu’un lui faisait un bien, même après des années il ne l’oubliait pas, il lui faisait transmettre le salam ou un cadeau ou quelque chose qui peut être très anodine pour certains. Après cela, les femmes se sont mises à donner des aumônes car elles ont entendu la parole du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Elles prenaient leur boucle d’oreille et elles mettaient dans le drap que Bilal tenait pour recueillir les aumônes, pour que le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam les utilise dans l’intérêt des musulmans. Le Messager ne prend pas l’aumône pour lui-même. Il ne prend ni l’aumône surérogatoire, ni l’aumône obligatoire qui s’appelle Az-Zakat. Il ne les prend pas pour lui. Allah fait que c’est interdit pour le Prophète de prendre de l’aumône surérogatoire et de l’aumône obligatoire.

 

Le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : «  J’ai vu que vous étiez les plus nombreuses en enfer », afin de les inciter à donner des aumônes pour qu’il les utilise dans l’intérêt des musulmans.

 

Le fait de prendre la zakat, l’aumône obligatoire, c’est interdit pour tous ceux qui sont descendants de Hachim qui est l’ancêtre du Prophète et Al-Mouttalib le qui est l’oncle maternel du grand-père du Prophète. Notre Prophète s’appelle Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam fils de ^Abdou l-Lah fils ^Abdou l-Mouttalib. ^Abdou l-Mouttalib c’est un surnom, son vrai nom est Chaybatou l-Hamd. Chaybatou l-Hamd est le fils de Hachim qui est lui-même le fils de ^Abdou Manaf. ^Abdou Manaf avait plusieurs fils, dont Hachim. C’est une obligation d’ordre communautaire de connaître l’ascendance du Prophète.

 

Notre Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam est

Mouhammad fils de ^Abdou l-Lah

(les parents du Prophète ^Abdou l-Lah et ‘Aminah étaient musulmans)

fils de ^Abdou l-Mouttalib

( Al-Mouttalib n’est pas un des Noms de Dieu)

fils de Hachim

fils de ^Abdou Manaf.

 

^Abd veut dire esclave. Il a donc été surnommé : esclave du nom de son oncle paternel  parce que Chaybatou l-Hamd lorsqu’il était petit, il était sur une monture derrière son oncle Al-Mouttalib qui était un noble chez les gens de Qouraych. Mais ce jour-là Chaybatou l-Hamd n’était pas bien habillé. Il y a quelqu’un qui lui a dit : «  Qui est derrière toi ? « Al-Mouttalib a eu honte de dire que c’était son neveu, il a dit : «  ^Abdi « . C’est pour cela que Chaybatou l-Hamd a été surnomé ^Abdou l-Mouttalib, l’esclave de Al-Mouttalib. Donc tous ceux qui sont descendants de Hachim et Al-Mouttalib, même jusqu’à nos jours, il est interdit pour eux de prendre la zakat. Lorsque l’on dit les descendants de Hachim c’est-à-dire y compris les descendants du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. En effet, le Prophète n’a pas eu de fils qui a eu des enfants mais sa fille Fatimah avec notre maître ^Aliyy, ils ont eu Al-Haçan et Al-Houçayn. Aujourd’hui tous les descendants de du Prophète sont des descendants soit de Al-Haçan soit de Al-Houçayn. Ils sont soit Haçaniyy soit Houçayniyy. Fatimah Az-Zahrah est la meilleure des femmes de cette communauté, tandis que la meilleure des femmes dans l’absolu est notre dame Maryam mère du Prophète ^Iça. Quant à ^A‘ichah, épouse du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et fillle du compagnon Abou Bakr (que Allah l’agrée) c’est la femme qui a le plus de science.

 

Les descendants de Al-Haçan et Al-Houçayn ne prennent donc pas la zakat, mais ce qui est autre que la zakat, l’aumône en générale, il leur est permis de la prendre. Cela pour les descendants. Quant au Prophète, il ne prend ni l’aumône obligatoire ni l’aumône surérogatoire.

 

Les femmes lorsqu’elles ont entendu l’ordre du Prophète, elles se sont mises à donner des aumônes, elles donnaient leur bijoux dans le drap que tenait Bilal. Ce parce que l’aumône pour est une cause pour effacer le péché, le petit et le grand péché. Alors, n’oublions pas cela. Il se peut que par une aumône de notre part, Allah éloigne de nous certaines épreuves. Allahou ta^ala fait ce qu’Il veut. Le grand péché comme de renier les bienfaits ou encore de maudire un musulman injustement. Pour être pardonné du fait d’avoir maudit un musulman, il faut faire le repentir.

 

Comment se repentir d’avoir maudit un musulman ?

 

Si quelqu’un a maudit un musulman de face, c’est-à-dire que la parole a été entendue par celui qui a été maudit, il s’excuse auprès de lui, il regrette et il met dans son coeur l’intention de ne plus jamais le refaire. Allah lui efface son péché.

 

Également la femme qui a renié les bienfaits de son mari, si elle veut se repentir pour ne pas être châtiée dans l’au-delà, ce qu’elle fait c’est qu’elle s’excuse auprès de lui car son cœur a été blessé par ce reniement. Mais certains hommes se mettent à frapper. Certains même divorcent leur épouse. Cela veut dire que sa parole à elle a engendré de nombreux maux, de nombreux péchés qui auraient pu être évité si elle n’avait pas dit une telle parole. Elle s’excuse auprès de lui, elle regrette et elle a la ferme intention de ne plus le refaire ; ainsi elle aura fait son repentir.

 

Autre cas, si un musulman en maudit un autre sans que cette parole ne parvienne à celui qui a été maudit injustement, jusqu’à la fin de sa vie, dans ce cas c’est plus facile, le repentir est plus facile dans ce cas ; car si les paroles de malédictions lui étaient parvenues cela lui aurait fait du mal mais si elles ne lui sont pas parvenues cela ne peut pas lui faire du mal, mais ces paroles sont écrites, les anges les ont écrites. Le péché de celui qui la commit est inscrit. Le péché est néanmoins plus léger que si les paroles étaient parvenues à celui qui a été maudit injustement.

 

Par ailleurs, ce n’est pas quelque chose d’impossible que Allah pardonne à un musulman qui est mort chargé de péchés dont il ne s’est pas repentit, petits ou grands. Allah pardonne à qui Il veut (parmi les musulmans). Même si la personne est morte et qu’elle a commis beaucoup de péchés sans s’en être repentie, et elle n’a pas assez de bonnes actions pour dédommager ceux à qui elle a fait du mal, ceux qu’elle a insulter ou frapper ou consommer l’argent injustement ; Allah s’Il veut Il lui pardonne. Allah pardonne à certains musulmans mais la plupart il leur sera pris de leur bonnes actions pour dédommager ceux qu’ils ont léser. Si untel a frappé un autre ou insulté un autre ou prit l’argent d’un autre de manière injuste, au jour du jugement il lui sera pris de ses bonnes actions pour compenser le mal qu’il a fait à ses autres personnes. Les injustices, le tort qu’il a fait à ces gens-là seront compensés par ses récompenses qui seront données à ceux envers qui il a été injuste.

 

Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam  a posé la question à ses compagnons, ce qui a pour sens : «  Qui est celui qui est en faillite ? « , ses compagnons lui ont dit : «  C’est celui qui n’a ni dinar ni dirham « . Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam leur a expliqué que celui qui est en faillite c’est celui qui arrive au jour du jugement en allant fait la prière, le jeûne, la zakat mais il a insulté untel, il a frappé untel, il a pris l’argent à cet autre de manière injuste ; il lui sera alors prélevé de ses bonnes actions pour compenser ceux qu’il a lésé, puis lorsqu’il ne lui restera plus de bonnes actions pour compenser, il sera pris des mauvaises actions de ces autres pour lui être imputé et il sera jeté en enfer. Celui qui fait attention à cela, il ne va pas insulté à tout va, il ne va pas frappé injustement, il ne va pas renier les bienfaits.

 

Notre Chaykh a dit : «  C’est requis que vous évitiez ces péchés et que vous mettiez en garde autre que vous contre eux «.

 

Lorsque vous voyez une femme qui se dispute avec son mari et qui tombe dans ce péché, ne l’aidez pas dans ce péché, au contraire interdisez lui de commettre ce péché. Dites-lui : «  Crains Dieu, pourquoi est-ce que tu renies son bienfait ? C’est un grand péché que tu commets là « . Celle qui se tait pour la laisser commettre son péché, elle aussi tombe dans un péché.

 

Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ne parle pas sous l’effet des passions, c’est une révélation de la part de Allah. C’est donc une preuve que cela se produit de la part des femmes. Ce n’est pas une minorité qui tombe dans cela, c’est une majorité. La plupart des femmes tombent dans ce péché.

 

Le Prophète a indiqué ce qui a pour sens : «  Si tu restes toute ta vie à agir en bien avec l’une d’elles, puis qu’elle a relevé une défaillance chez toi, elle te dit : «  Par Dieu, je n’ai jamais vu de bien chez toi ». C’est une majorité de femme mais ce n’est pas la totalité.

La louange est à Allah le Seigneur des mondes.

Biographie : Dinar Al-^iyyar

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur janvier 25, 2016

Le fait de casser son âme, de délaisser les interdits et l’histoire de Dinar Al-^iyyar

 

On rapporte qu’un homme était connu sous le nom de Dinar al-^Iyyar. Et il avait une mère vertueuse qui l’exhortait. Mais lui, n’obéissait pas. Un jour, il était passé auprès d’un cimetière et en a pris un os qui s’est alors transformé en poussière. Il s’est mis à méditer. Il s’est adressé à lui-même en disant : « Malheur à toi Dinar, je t’imagine avec tes os qui sont devenus comme cela, de la poussière, ton corps également ». Il a regretté toutes ses défaillances et a eu la ferme volonté de se repentir. Il a levé la tête vers le ciel qui est la direction des invocations et non pas un lieu d’habitation pour Dieu et a dit : « Ô mon Dieu et mon Maître, je me remets à toi, accepte moi et fais moi miséricorde ». Puis il s’est dirigé vers sa mère, le teint blême, le cœur cassé en disant : « Mère, que fait-on de l’esclave qui a fugué lorsque son maître le rattrape ? » Elle lui a dit : « Il lui donne des habits rêches, et une nourriture qui n’est pas luxueuse. Et il lui met des chaînes aux pieds et aux mains. ». Il lui a dit : « Mère, je voudrais une Joubbah en laine et fais de moi tout comme l’on fait avec l’esclave qui a fugué. ». Elle a fait ce qu’il voulait. Lorsque tombait la nuit, il se mettait à pleurer, et il se disait en lui-même : « Malheur à toi Dinar, peux-tu supporter le feu de l’enfer ? Comment t’exposes- tu au châtiment du Tout Puissant ? ». Et il restait ainsi jusqu’au matin. Sa mère lui dit : « Mon fils, ménage-toi un peu ». Il lui a dit : « Laisse- moi me fatiguer un peu, pourrai-je me reposer longtemps par la suite. Mère, demain, je serai dans une station qui est très longue. Le jour de l’exposition des actes à mon Seigneur et je ne sais pas si l’on m’ordonnera d’aller dans un endroit à l’ombre du soleil ou à rester sous la chaleur du soleil ». Elle lui a dit : « Mon fils, accorde du repos à ton âme ». Il lui a répondu : « Je ne recherche pas le repos. C’est comme si demain mère, les créatures vont être emmenées au paradis et moi entraîné avec les gens de l’enfer ». Elle l’a laissé tel qu’il était. Il s’est mis à pleurer et il s’est consacré à l’adoration, à la récitation du Qour’an. Une nuit il a récité la parole de Allah [ 92 – 93 [سورة الحجر] Ce qui signifie : « Par ton Seigneur, Nous les interrogerons tous au sujet de ce qu’ils faisaient »

Il a médité au sujet de cette Ayah éminente et il s’est mis à pleurer jusqu’à s’évanouir. Sa mère est venue à lui, elle l’a appelé mais il ne lui a pas répondu. Elle lui a dit : « Ô mon bien-aimé, la prunelle de mes yeux, où donc allons-nous donc nous rencontrer ? ». Alors il répondit d’une voix faible : « Mère, si tu ne me retrouves pas au jour du jugement, alors interroge Malik, l’ange gardien de l’enfer ». Puis il soupira fortement et il rendit l’âme, que Allah ta^ala lui fasse miséricorde. Sa mère le lava, le prépara, et elle sortit en criant aux gens : « Venez faire la prière funéraire pour celui qui est mort par crainte de l’enfer ». Les gens accoururent de toute part. On ne vit pas un jour avec de plus nombreuses personnes, ni des larmes couler aussi longuement que ce jour là. Après l’avoir enterré, l’un de ses compagnons le vit dans le rêve cette nuit là en marchant dans le paradis en récitant la parole de Allah

Et il disait : « Par la gloire de mon Seigneur, Il m’a interrogé, Il m’a fait miséricorde, Il m’a pardonné alors apprenez-cela à ma mère ».

Esclaves de Dieu, soyez des frères !

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur janvier 25, 2016

La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Dans le hadith, le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :  » Allahou ta^ala dit (ce qui signifie) : Ceux qui s’aiment les uns les autre par recherche de Mon Agrément, Je ferais en sorte qu’ils soient à l’ombre du trône le jour où il n’y a pas d’autre ombre que celle du trône « . Ce hadith est appelé hadith qoudsiyy. Qu’est-ce que cela veut dire ? Allahou ta^ala révèle à Son Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) une révélation qui n’est pas du Qour’an, parce que le Messager reçoit une révélation du Qour’an c’est Jibril qui lui récite sur ordre de Dieu et Jibril prend cette révélation ce Qour’an à partir de la table préservée sur ordre de Dieu; et après l’avoir pris de la table préservée, il l’a récite au Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Mais il y a une autre sorte de révélation qui n’est pas du Qour’an. Dans cette autre révélation qui n’est pas du Qour’an, Allahou ta^ala a révélé à Son Prophète Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) que Allah lui apprend que les musulmans qui s’aiment les uns les autres par recherche de l’Agrément de Dieu, et non pas pour de l’argent, et non pas en raison des liens de proches parentés, Allah fait en sorte qu’ils sont à l’ombre du trône au jour du jugement. Ce jour-là, les gens vont endurer la chaleur du soleil, le jour du jugement. La chaleur, l’intensité du soleil au jour du jugement dépasse de loin l’intensité du soleil ici dans ce bas monde. Le soleil se rapprochera de la distance d’un mile. Un mile c’est un peu près la distance d’une demi-heure de marche. Le soleil va se rapprocher de la tête des gens aux jour du jugement. La chaleur sera tellement intense que s’il y avait encore une mort, les mécréants seraient mort tellement la chaleur est intense. Mais il n’y a plus de mort dans l’au-delà. Quelques soient les difficultés qu’ils vont subir, les gens vont rester vivants. Mais il y aura certains musulmans désobéissants qui eux aussi vont subir la chaleur du soleil, mais ce sera moindre que ce que vont endurer les non musulmans. Quant aux deux musulmans qui s’aiment l’un l’autre pour l’Agrément de Allah, si deux musulmans s’aiment pour rechercher l’Agrément de Dieu, parce que ces musulmans s’entraident pour la bienfaisance, ils s’entraident pour la piété, ces deux-là Dieu fait qu’ils seront à l’ombre du trône et rien ne va les atteindre de la difficulté de ce jour-là; ils n’auront même pas de fatigue ou d’ennui au jour du jugement. Tout le jour du jugement est d’une durée de cinquante milles années. Ce jour qui est très très long, pour le croyant qui est pieux, le croyant qui est appliqué dans sa religion, Dieu fait que ce jour sera pour lui court, comme le temps entre la prière de Al-^asr et la prière du Maghrib et en plus il n’aura ni faim, ni soif, ni fatigue, ni ennui. Cela pour celui qui est pieux c’est-à-dire celui qui s’attache à accomplir les obligations et à éviter les péchés. C’est celui qui est intelligent, il se dit :  » cette vie est très très courte par rapport à l’au-delà « .

 

Et après cela se sera l’entrée au Paradis. Et Allah fait que ce soit facile pour les croyants pieux, toute cette journée qui dure cinquante milles années. Bien que le soleil se jour-là il va ni se lever ni se coucher. Il restera toujours au-dessus des gens. Ce n’est pas comme aujourd’hui le lever du soleil puis le coucher, ce sera toujours le même jour et cela va durer cinquante milles années de ce que nous comptons aujourd’hui. Depuis le début du jour du jugement, le soleil va se rapprocher de la tête des gens et il va être à une hauteur très très basse, près de la tête des gens. Et cette longue journée, pour ceux qui seront à l’ombre du trône Allah va faire qu’elle va paraître très très courte. Toute cette longue période, Dieu va faire qu’elle va leur paraître comme le temps entre Al-^asr et Al-Maghrib. C’est une journée qui dure cinquante milles années.

 

Et notre Chaykh rapporte une autre version de ce hadith avec une chaîne de transmission ininterrompue dans le livre Al-Mouwatta’ de l’imam Malik (que Allah l’agrée), le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :  » Allahou ta^ala dit ( ce qui signifie) : Ceux qui s’aiment les uns les autres par recherche de Mon Agrément seront à l’ombre du trône le jour où il n’y a pas d’autre ombre que celle du trône « . Donc parmi les plus éminentes des choses que la personne peut gagner dans cette vie et qui est une chose trés bénéfique et trés profitable dans l’au-delà c’est qu’un musulman aime son frère musulman ou qu’une musulmane aime sa soeur musulmane. Cela c’est une chose des plus précieuses que la personne peut gagner et qui sera profitable au jour du jugement. Mais de quel amour on parle ? C’est l’amour qui comporte l’entraide pour accomplir ce qui fait gagner l’Agrément de Dieu. On ne parle pas de s’aimer pour les passions, pour les penchants. C’est un amour pour s’entraider pour l’obéissance à Dieu qui sera une cause pour la personne qu’elle sera à l’ombre du trône au jour du jugement, ce jour-là où il n’y aura ni toit, ni maison, ni arbre, pour protéger de la chaleur du soleil. Qu’est-ce qui va abriter le croyant, qu’est-ce qui va le protéger du soleil du jour du jugement ? Ce sont ses bonnes oeuvres. Vous avez compris que ici c’est un sens figuré, c’est-à-dire que ses bonnes oeuvres seront une cause pour qu’il soit sauvé. C’est valable de dire que ce seront ses bonnes oeuvres qui vont le protéger dans ce sens qu’elles seront une cause pour qu’il soit à l’ombre du trône. Et parmi les bonnes oeuvres qui permettent à la personne d’être à l’ombre au jour du jugement, c’est le fait de s’aimer pour l’Agrément de Dieu. C’est l’amour d’un musulman pour son frère pour ce qui fait gagner l’Agrément de Dieu. C’est cet amour-là qui fait que la personne sera à l’ombre du trône au jour du jugement. La personne ne sera pas exposé à la chaleur du jour du jugement. La chaleur du soleil au jour du jugement sera de loin plus intense que sa chaleur dans ce bas-monde car la soleil se rapprochera de la tête des gens d’une distance de un mile. Et la chaleur la plus intense sera ce jour-là pour les non-musulmans. Si il y avait une mort au jour du jugement, les non-musulmans seraient morts à cause de la chaleur du soleil ce jour-là; mais il n’y a plus de mort après la résurrection. Quelques soient les douleurs que la personne va subir, elle ne va pas mourir. Il va rester vivant, son âme ne va pas quitter son corps. Parmi les choses les choses les plus profitables si tu veux échapper à la chaleur du jour du jugement, une des causes c’est de s’aimer pour l’Agrément de Dieu c’est-à-dire de s’aimer pour l’entraide dans l’obéissance à Dieu. C’est cela la signification.

 

Qu’est-ce que le sens de s’aime pour l’Agrément de Dieu ? C’est que le musulman s’entraide avec son frère pour ce qui fait gagner l’Agrément de Dieu. Et l’un ne va pas tromper l’autre. Il ne va pas lui embellir le mal. Lorsqu’il le voit dans un mauvais état, il ne va pas le réconforter, lui dire :  » Oui reste comme cela.  » S’il l’aime pour l’Agrément de Dieu, il le réveille, il lui attire son attention, il lui dit :  » Attention ! Là tu es en train de commettre de péchés « . c’est-à-dire qu’il ne va pas lui embellir son erreur, il ne va pas le duper lorsqu’il va agir avec lui. Au contraire, il va lui prodiguer le conseil. Il va aimer pour son frère ce qu’il aime pour lui-même; c’est-à-dire tout le bien qu’il aime pour lui-même, il aime que son frère ait ce bien. Et la chose qui est mauvaise dans la loi de Dieu, qu’il n’aime pas pour lui, il ne la souhaite pas non plus pour son frère. Et ce niveau-là est un niveau de perfection, de complétude pour le croyant. Le croyant n’atteindra un degrés de foi complète, n’atteindra le plus haut niveau, que s’il a cette caractéristique : qu’il aime pour son frère le bien qu’il aime pour lui-même.

 

Dans le hadiith sahih, le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :  » Celui qui veut être éloigné de l’enfer et entrer au Paradis, qu’il fasse en sorte que lorsque la mort arrive il croit en Dieu et au Jour Dernier (c’est-à-dire qu’il tache de garder son islam, qu’il évite tout ce qui annule l’Islam : l’apostasie par la croyance, l’apostasie par les actes, l’apostasie par la parole) et qu’il agisse avec les gens tout comme il aimerait que les gens agissent avec lui « . Ceci c’est un degré très élevé. C’est une parole qui paraît facile mais pour l’atteindre il y a énormément d’efforts sur soi-même. C’est pour cela que celui qui arrive à cela il aura atteint un très haut degrés. C’est un degrés de foi complète ! La personne s’exerce tous les jours pour arriver à cela. C’est un niveau très élevé ! Ce hadith veut dire que celui qui veut que Allah l’éloigne de l’enfer au jour du jugement et qu’Il le fasse entrer au Paradis alors qu’il persévère sur la croyance en Allah et en Son Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam); c’est-à-dire qu’il évite la mécréance jusqu’à mourir en ayant la croyance en Dieu et au jour dernier et qu’il se comporte avec son frère en Islam ou avec sa soeur en Islam tout comme il aimerait que les gens se comportent avec lui. C’est-à-dire qu’il agisse avec les autres tout comme il aimerait que les autres agissent avec lui. L’un d’entre nous aimerait que son frère lui dise la vérité, que son frère soit fidèle, que son frère lui donne le conseil c’est-à-dire que son frère lui indique toujours ce qui est le mieux, qu’il le mette en garde contre ce qui est dangereux. Le sens de se hadith c’est que celui qui agit ainsi, il va être éloigné du feu de l’enfer et Allah le fait entrer au Paradis sans châtiment. Et si les gens s’aiment pour d’autres raisons que celle-ci se sera suivit par du regret au jour du jugement. Si quelqu’un aime un autre juste parce que c’est un penchant de son coeur pour suivre ses passions, ce sera une source de regret au jour du jugement.

 

Allah nous a fait grâce par la croyance du Prophète Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) et de ses compagnons et de la communauté des musulmans de Ahlou s-sounnati wa l-jama^ah. C’est cette croyance qui était celle du Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), celle des compagnons, celle des successeurs des compagnons, et ceux qui les ont suivis jusqu’à notre époque. En cette époque, aujourd’hui, il y a beaucoup d’égarements qui sont apparus au sein de la communauté, beaucoup de corruption. Tout comme le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) nous l’a appris. Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :  » Celui qui s’attache à ma Sounnah lorsque la corruption va se propager au sein de ma communauté, il aura la récompense d’un martyr « . La Sounnah ici veut dire la loi du Messager, cela ne veut pas dire le fait de s’habiller d’une certaine manière. C’est sa loi c’est-à-dire la croyance et les jugements. On l’appelle la Sounnah du Messager (Sounnatou r-raçoul) et aussi Chari^atou l-Lah. C’est la croyance et les jugements. Celui qui s’y attache lorsque la corruption va se propager, il aura la récompensé d’un martyr ! Quand dans un hadith, il y a le mot  » Sounnah » c’est-à-dire sa Chari^ah, sa loi. Et la parole du Messager est véridique, on le voit aujourd’hui. Ce qu’avait dit le Messager, on le voit aujourd’hui, on le vit aujourd’hui. Dans ce pays et ailleurs, on voit des gens qui suivent des croyances qui sont différentes de la croyance du Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), plusieurs groupes. Et chacun prétend que c’est lui qui est meilleur que les autres. Alors que la vérité est dans le Qour’an. Allah dit dans sourat Ach-Choura, le verset numéro 11 ce qui signifie :

 

 » Rien, absolument rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit « .

C’est-à-dire que Allah n’a pas les caractéristiques des créatures, Il n’est pas dans un endroit, on le qualifie pas par des organes ou des membres et celui qui fait le contraire il aura contredit le Qour’an même si aujourd’hui tu trouves le groupe qui se prétend salafiste et qui attribue à Allah le visage, la voix, le pied, la main. Il est clair que ce n’est pas correct puisque Allah dit dans le Qour’an que rien n’est tel que Lui. Celui qui lui attribue la main, le visage, et l’endroit, celui-là il a comparé, il a assimilé Dieu à Ses créatures. Allah n’a pas de ressemblance avec Ses créatures.

 

Quoi que tu imagines en ton esprit, Dieu n’est pas ainsi. Parce que ce que tu imagines en ton esprit c’est une créature, c’est quelque chose de créé et la créature n’a pas de ressemblance avec Son Créateur.

 

De plus, il y a un sujet très important chez les musulmans c’est qu’ils s’aiment les uns les autres et que chacun ne cherche pas les défauts de l’autre. Que chacun de passe pas son temps à suivre à la trace son frère ou sa soeur pour lui trouver des poux, pour chercher ses défauts.

 

Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) dans ce qu’a rapporté Al-Bazzar et Al-Bayhaqiyy a dit ce qui signifie :  » Bonheur à celui qui a été préoccupé par ses propres défauts et n’a pas trouvé de temps pour s’occuper des défauts des autres « . Il n’a pas cherché à suivre et à connaître les défauts des autres.

 

Il ne convient pas que l’un d’entre nous soit de ceux qui cherchent à connaître les défauts de son frère. Il convient de lui pardonner s’il lui a fait du mal et si son frère a bien agit avec lui qu’il réponde par du bien. C’est cette voie qu’il convient au musulman de suivre. Il convient aussi que les musulmans se rendent visite les uns les autres et qu’ils se donnent le conseil les uns les autres et qu’ils soient dans la concordance, ils s’entraident les uns les autres pour ce qui est conforme à la Loi de Allah.

 

Il a été rapporté dans le hadith que le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :  » Méfiez-vous des pensées, méfiez-vous des conjectures (l’hypothèse sans preuve) parce que c’est souvent mensonger (c’est souvent faux). Ne vous espionnez les uns les autres. Ne cherchez pas à surveillez ce que chacun est en train de faire. Ne vous enviez pas les uns les autres, ne vous jalousez pas. Ne soyez pas haineux les uns envers les autres. N’ayez pas de sentiment d’animosité les uns envers les autres. Ne vous tournez pas le dos ( comme certains qui tournent le dos dans le rue pour faire comme s’il n’a pas vu son frère) et soyez des esclaves de Dieu, des frères « , rapporté par Al-Boukhariyy.

 

Allah dans le Qour’an dans sourat Al-Houjourat, les versets 10, 11 et 12, Allah a appelé les croyants des frères. Inna ma l-mou’minouuna ikhwa. Les croyants sont des frères en raison du lien qu’il y a entre eux : la religion et la croyance. Si tu vois quelqu’un que tu n’as jamais vu et cet individu il croit qu’il n’est de dieu que Dieu et que Mouhammad est Son Messager, il y a un lien entre vous. Ce lien c’est la croyance et la religion. Même s’il vit en Nouvelle Zélande ou en Patagonie ou au pôle nord, et il croit qu’il n’est de dieu que Dieu et que Mouhammad est le Messager de Dieu, tu as déjà un lien avec lui. Et ce lien de croyance c’est le plus fort des liens. Le lien entre toi et ce croyant est plus fort que le lien qu’il y a entre toi et ton frère de sang, ta mère ou ton fils s’ils ne sont pas croyants. Le lien de la croyance c’est le plus fort des liens. Et le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a indiqué comment raffermir renforcer et raffermir ces liens. Il a dit ce qui signifie :  » Gare à vous des conjectures, des mauvaises pensées, c’est le plus souvent faux. Ne vous espionnez pas les uns les autres, ne vous suivez pas à la trace pour trouver les défauts (comme de dire  » Ah il a dit cela ! Ah il a fait cela ! « ) Ne soyez pas des ennemis les uns les autres. N’ayez pas d’envie, de sentiment d’animosité les uns envers les autres. Et ne vous tournez pas le dos les uns les autres. Soyez des esclaves de Dieu, des frères « .

 

Première chose c’est d’éviter les mauvaises pensées, le conjectures, c’est-à-dire de suivre les mauvaises pensées sans qu’il y ait de preuves valables, de preuves tangibles selon la loi de l’Islam. Il faut que ce soit une preuve valide dans la loi de l’Islam. Ici le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) ne parle pas des idées qui traversent l’esprit. Cela nous n’en sommes pas maître. Ce que l’on peut faire c’est ne pas les suivre, c’est-à-dire j’ai quelque chose qui me traverse l’esprit ou le coeur, mais je n’ai pas de preuve ; je n’ai pas la capacité de l’empêcher de venir dans le coeur mais j’ai la capacité de ne pas la suivre, de ne pas la considérer vrai. Elle est là mais je ne vais pas baser mon comportement dessus, je ne vais pas baser mon comportement sur quelque chose qui m’a effleuré l’esprit et qui est infondée.

 

Il a été rapporté que notre maître ^Oumar Ibnou l-Khattab a dit ce qui signifie :  » Il n’est pas permis à un musulman qui entend de la part de son frère une phrase de penser du mal de ce qu’il a entendu alors qu’il peut l’interpréter en bien « . C’est-à-dire tu cherches toujours à expliquer en bien ce que tu as entendu. Tu ne vas pas penser tout de suite du mal de ce que tu entends de ton frère.

 

Et notre maître ^Aliyy a dit ce qui signifie :  » Celui qui a pris connaissance d’un noble caractère chez son frère qu’il n’entende pas les médisances des gens à son encontre. Et si quelqu’un a une bonne apparence (en apparence il se conforme à la religion, il fait la prière, il assiste aux assemblées de science de la religion, etc.) nous, nous pensons que son for intérieur est encore meilleur « . On pense du bien des uns des autres, c’est cela le sens de la parole de notre maître ^Aliyy.

 

La mauvaise pensée dont le Prophète a parlé dans le hadith c’est l’accusation infondée, comme quelqu’un qui est accusé d’avoir commis un grand péché sans que n’apparaisse quelque chose sur lui qui le justifie. C’est pour cela que le hadith a enchaîné en disant de ne pas s’espionner les uns les autres car il se peut que quelqu’un ait eu une pensée pour accuser quelqu’un et comme il n’a pas de preuve, il se met a espionner pour trouver un défaut qui va conforter cette mauvaise pensée. Voyez pourquoi le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a commencé en disant de ne pas penser du mal puis de ne pas s’espionner les uns les autres parce que justement c’est ainsi que le chaytan entraîne la personne. C’est une mauvaise pensée ou une parole qu’il a entendue de quelqu’un puis l’a mal interprétée, puis il va se mettre à espionner et à poser des questions. Et ainsi on va voir comment cela va se dégrader de plus en plus.

 

Donc le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a utilisé deux mots At-Tahassous (c’est le fait de chercher les défauts de gens en observant ou en écoutant, comme en tendant l’oreille pour écouter ou en regardant dans le trou d’une serrure par exemple) et at-Tajassous (c’est de chercher les choses qui sont cachées, c’est plus général). En français c’est la même chose, c’est de l’espionnage. Mais en arabe il y a une subtilité.

 

Dans la suite du hadith, le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a utilisé un autre mot :  » la tanajachouu « , An-najach c’est quoi ? Par exemple que quelqu’un vienne devant un marchand en étant complice avec lui et il lui dit :  » Moi je te paye cette marchandise mille euros !  » pour qu’un autre présent croie que c’est une marchandise qui a un prix élevé et ainsi il va se dire que payer mille euros c’est une bonne affaire, alors que celui qui surenchérit s’est mis d’accord avec le marchand pour surenchérir juste pour tromper l’acheteur. Cette pratique de surenchérir de manière artificielle pour tromper l’acheteur c’est cela an-najach que le Prophète a incité à ne pas faire.

 

Ensuite jalouser ou envier son frère c’est souhaiter que son frère perde un bienfait qu’il a. Dans son coeur cela le dérange que son frère soit marié ou qu’il ait des enfants, ou cela le dérange que son frère ait un travail ou que son frère soit bien habillé par exemple ; jusqu’ici on ne parle pas de péché tant qu’il étouffe ce sentiment et qu’il n’agit pas en conformité ; lorsqu’il ne laisse rien transparaître et qu’il n’agisse pas en conséquence, il ne tombe pas dans le péché. Quand est-ce qu’il va tomber dans le péché : c’est lorsqu’il va agir en conséquence. Il va voir la femme de son frère par exemple en lui disant :  » Pourquoi tu restes avec lui ?  » Il va voir son patron en lui disant :  » Pourquoi tu le gardes ?  » pour lui faire perdre son travail ; ou bien il va devant son commerce et il dit devant :  » N’allez pas acheter chez lui !  » ou bien il vient devant le centre et il dit :  » N’allez pas écouter la science chez eux, ces gens-là !  » Il agit avec une parole ou un acte en fonction de ce sentiment, c’est cela qui est interdit !

 

Dans la suite du hadith, le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :  » Ne soyez pas des ennemis « , c’est-à-dire délaissez tout ce qui peut engendrer l’animosité entre vous, l’adversité, tout ce qui peut vous entraînez à vous disputer. Tout cela enlevez-le. Détournez-vous en.

 

Le dernier que le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a utilisé c’est  » La tadaabarouu  » c’est le fait de se tourner le dos les uns des autres qui en réalité reflète un sentiment d’animosité, c’est-à-dire le fait de couper les liens les uns envers les autres. C’est cela que le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) nous a ordonné de ne pas faire.

 

Et le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a commencé en parlant du fait de penser du mal, des conjectures puis, il a enchaîné avec le fait de se prendre pour ennemi les uns les autres, le fait de se détourner les uns des autres parce que ces choses découlent des mauvaises pensées ! Celui qui prend un musulman pour ennemi, qui est jaloux de lui, il a donné un mauvais sens à ce qu’a fait son frère, c’est pour cela qu’il en est arrivé à le détester, à l’envier ; parce qu’il pensait du mal de lui au départ.

 

A la fin, le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :  » Soyez des frères « , c’est-à-dire faites en sorte que vous ayez un comportement comme si vous étiez des frères de sang. Que chacun d’entre vous agisse avec l’autre avec miséricorde, avec compassion, avec amour, avec entraide, avec le bon conseil, avec le fait de se soutenir pour faire le bien avec un coeur qui est pur, c’est-à-dire que votre objectif ne soit pas les beaux yeux de l’autre mais que ce soit l’Agrément de Dieu ! Vous vous dites :  » Je fais cela pour gagner des récompenses de la part de Dieu, de sorte que je n’attends rien en contrepartie « . Puisque moi je le fais pour l’Agrément de Dieu, je n’attends rien du tout. C’est pour cela que les saints que les gens disent du bien ou du mal d’eux, cela leur est complètement égal. Leur objectif ce n’est pas l’éloge des gens, le respect des gens, la tendresse, le support, non ; pour eux ce qu’ils recherchent c’est l’Agrément de Dieu.

 

Les savants ont composé des ouvrages pour le bon comportement, pour le caractère à suivre conforme à la religion, pour les choses qui sont interdites, qui sont des maladies, des fléaux dévastateurs qui détruisent l’amour et la société et tout cela découle de celui qui a enseigné le bien aux gens, Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) l’Envoyé du Dieu.

 

Et le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a abrégé tout cela, a résumé tout cela dans sa parole qui signifie :  » L’un de vous n’atteindra un degrés de foi complète que lorsqu’il aimera pour son frère ce qu’il aime pour lui-même « . Hadith rapporté par Al-Boukhariyy. Notre Chaykh (que Allah lui fasse miséricorde) a dit :  » Si vous appliquiez ce hadith, vous deviendrez des saints « .

Que Dieu nous l’accorde !

Les faux témoins et ayat al Koursiyy

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur décembre 28, 2015

La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Allahou tabaraka wa ta^ala a envoyé Son esclave et Son Messager, Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) dans une époque où les choses blâmables se sont diffusées, se sont répandues et que les corruptions se sont généralisées. C’était une époque où il y avait beaucoup de mal et de vilenies. Il ordonnait le bien,il ordonnait d’accomplir le bien et il interdisait le mal et il interdisait de tomber dans ce qui est interdit par application de la parole de Allah ^azza wa jall :

 

(kountoum khayra ‘oummatin ‘oukhrijat li n-Nas ta’mouroun bi l-ma`roufi wa tanhawna `ani l-mounkari wa tou’minouna bi l-Lah)

ce qui signifie : « Vous êtes la meilleure des communautés qui soient apparues aux gens , vous ordonnez le bien et interdisez le mal et vous croyez en Dieu ».

 

Le Messager n’a pas fait preuve de paresse. Il n’a pas accepté les choses blâmables qu’il y avait à son époque, il n’a pas accepté cette société qui était idolâtre et qui commettait des actes ignobles, comme par exemple : ils enterraient leur fille vivante. A^oudhoubi l-Lah.

 

Il a ainsi incité à suivre les ordres de Dieu et il a montré l’égarement de ceux qui sont mécréants. Il a montré le chemin de la bonne guidée pour ceux qui voulaient l’emprunter. Et ses compagnons bienfaisants ont suivi le Prophète à la trace. Les gens ont su que toutes les voies sont sans issues sauf la voie du Prophète Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) et c’est ainsi la voie de vertu et de ceux qui espèrent l’Agrément de Allah et Son pardon.

 

Mais malgré cela, après l’appel du Prophète Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) il y a des gens qui se sont égaré, qui ont essayé de diffuser le faux à travers les époques. Il y a eu l’appel du Prophète Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), des gens l’ont suivi mais après cela il y a eu des gens qui, de temps à autre, viennent et diffusent des croyances qui sont fausses. Et ceci s’est continué jusqu’à nos jours puisque les groupes égarés se sont multipliés malheureusement. Parmi eux, il y a ceux que l’on appelle les qadiyaniyyah. Ils ont suivi un homme qui s’appelle Ghoulam Ahmad Al-Qadiyaniyy. C’est un homme qui est apparu en Inde et il a stoppé les mouvements de libération de l’Inde contre l’occupant à l’époque. Il a dit qu’il était prophète à l’ombre du Prophète Mouhammad. Puis il a dit qu’il était un prophète indépendant. Puis il a ramené des paroles et il a dit : “ Cela c’est la suite du qour’an “. Jusqu’à maintenant il y a des gens qui le suivent. Ils ont même des mosquées en Espagne et une chaîne télévisée. Ce sont des gens qui s’appellent les qadiyaniyyah ou les ahmadiyy. C’est connu que quiconque prétend être prophète après notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) est un menteur.

 

Il y a un autre groupe qui s’appelle al-bahahiyyah. Il y a aussi les franc-maçons qui sont connu. Et il y a ceux qui se sont appelé les témoins de Jéhovah. Et nous allons parler un peu de ce dernier groupe aujourd’hui, ceux qui se font appelé les témoins de Jéhovah. Ces gens, ce groupe qui porte atteinte à l’islam en présence des musulmans sans scrupule, sans aucune honte. Et ils viennent pour propager leur poison avec des sourires dentifrices pour ramène les gens à suivre leur égarement. Mais ce sont des gens qui ont de la haine contre l’islam. Ils prétendent qu’ils adorent Dieu comme il convient. On les voit ces gens hommes et femmes, devant les stations de métro avec leur stand avec leurs livres pour diffuser leur égarement. Dès qu’ils commencent à parler tu remarques leur égarement et leur mauvaise croyance. Ils prétendent calomnieusement argumenter avec des versets du qour’an. Ils déforment le sens de ces versets. Ils prétendent que Yahwah c’est Allah. Leur croyance est que Dieu est un romain qui habite dans le ciel. Ils croient que Dieu est un équivalent des anges et ceci est contraire à la croyance des musulmans.

 

La croyance des musulmans est que Allah existe et qu’Il est différent de tout ce qui existe. Allah n’a pas besoin de l’endroit, ni du ciel, ni du trône, ni de n’importe quel endroit. Allah existe sans endroit. Il n’a besoin d’aucune de Ses créatures. Rien n’est tel que Lui et Il est Celui qui entend et qui voit.

 

Ce groupe qui s’appelle témoins de Jéhovah quand il cite les prophètes, tu entends des choses atroces, abominables. Ils portent atteinte aux prophètes, ils calomnient les prophètes. Ils leur attribuent des choses laides qui ne convient pas à leur statut de prophète et qui ne convient pas à leur préservation en tant que prophète, cette préservation qui est décrétée dans l’Islam. Entre autres, ils citent notre maître ‘Adam, notre dame Hawwa’ et Iblis, ils les surnomment “ les trois rebelles contre Dieu “ ! Ils disent qu’un prophète s’est rebellé contre Dieu et cela est de la mécréance. Ils ont même porté atteinte à notre maître Dawoud ^alayhi s-salam. Ils prétendent que notre maître Dawoud se serait épris d’une femme d’un de ses chefs d’armée qu’il a envoyé au front et qu’il est tombé dans le péché avec la femme ! Ceci n’est pas digne du rang des prophètes. Et ces choses connues sont établies chez les musulmans aussi bien celui qui a appris que l’ignorant, que les prophètes ne commettent pas les grands péchés comme tomber dans la formication avec la femme de quelqu’un et les petits péchés de bassesse, aussi bien avant leur mission de prophète tout comme après. Ils ne commettent pas ces choses-là. Ils sont préservés. Et quand ils parlent des anges ils disent que les anges sont les enfants de Allah. Ils disent que les anges auraient été éprit par les femmes humaines. Ils prétendent que les anges seraient tombé amoureux des femmes des humains. Que Dieu nous préserve de pareilles calomnies !

 

La croyance des musulmans est que les anges sont des créatures honorées. Ils ne désobéissent pas à Dieu en ce qu’Il leur ordonne et qu’ils Lui obéissent en ce qu’Il leur ordonné et que les anges ne sont pas des femmes et ne sont pas des hommes.

 

Ceux qui se font appeler témoins de Jéhovah n’ont pas honte d’aller frapper aux portes des gens pour essayer de semer leur poison. Il est important de mettre en garde contre eux afin de les faire connaître par ce qu’ils sont et pour se protéger soi-même, par application de la parole de Allah qui signifie : « Vous êtes la meilleure des communautés qui soient apparues aux gens , vous ordonnez le bien et interdisez le mal et vous croyez en Dieu ».

 

Comment ce groupe est apparu.

 

Ils sont apparu en Amérique. C’était vers les années 1874. Et c’est en 1931 qu’ils ont eu cette appellation. Ils se sont fait appelés les témoins de Jéhovah. Au départ, ils sont apparus dans une ville qui s’appelle Albany en Pennsylvanie et vers les années 1909 ils sont passés à Brooklyn, un quartier de l’état de New York. Au tout départ, ils diffusaient leur égarement avec des feuilles imprimées. Au tout début, le nom de leur papier c’était : “ la tour de garde de Sion “. Le tout premier numéro c’était en juillet 1879. Mais ils se sont rendu compte que leur égarement était clair ; donc ils ont changé ils ont dit “ la tour de garde “ c’est tout. Ils ont un magazine qu’ils appellent : “ réveille-toi “ et qui a apporté beaucoup d’égarement. Ce groupe a énormément de moyens financiers, beaucoup de moyens financiers qui permettent de diffuser leur égarement. Le premier qui a fondé ce groupe s’appelle Charles Russel. Il est né en 1852, en Pennsylvanie. C’est quelqu’un qui était connu pour avoir des problèmes psychiques et il n’a pas terminé ses études. Il a prétendu avec les gens de son groupe qu’ils avaient trouvé la date exacte à laquelle ^Iça va redescendre sur terre et la date exacte de la fin de ce monde. Ils ont pour croyance que le terme oummah ou communauté s’applique aux autres humains qu’eux, qu’ils appellent des goyims, pluriel de goy. Ce sont pour eux des animaux qui ont l’aspect humain, mais pas eux. Pour eux, tous les autres sont à leur service. Cela c’est leur croyance. Mais quand Russel a vu qu’il a été dévoilé en 1876, il a prétendu que Jésus était bien descendu mais de manière cachée. Il a ajouté à cela en 1880 que la fin de ce monde selon lui serait en 1914. Mais bien-sûr ce qui s’est passé en réalité a montré que ce qu’il a dit était faux. Il est mort en 1916.

 

Son successeur était Joseph Franklin Rutherford, né au Missouri en 1869. Joseph Franklin Rutherford est connu comme ayant eu des problèmes avec l’alcool, les femmes et l’autorité. Il chassa du siège de la Société des Témoins de Jéhovah Olin Moyle qui avait dénoncé ses agissements d’ivrogne brutal, mais ce dernier remporta son procès contre Rutherford en octobre 1940. Bill Cetnar ou Hayden Convington anciens membres du Béthel de Brooklyn, affirment que Rutherford n’avait été juge temporaire que durant 4 jours et qu’il usurpait donc le titre de « Juge ».

C’était Rutherford qui le premier a donné le nom de témoins de Jéhovah à son groupe, et c’était en 1931. Après que auparavant en 1921, il avait retenu la ville de Brooklyn à New York comme quartier de base pour son groupe. Ils ont donné à leur organisme une direction centrale qu’ils ont appelé tour d’observation. Et c’est ce fameux Rutherford qui a mis en place toutes les structures qu’ils appliquent jusqu’à notre époque.

Dès son arrivée au pouvoir, Rutherford vécu séparé de sa femme et de son fils. Georges H. Fisher, l’un des auteurs du livre « Le Mystère Accompli » rapporta que lors du show « Artists and Models » au Al Jolson’s Winter Garden Theater de New-York en 1926, lieu de danses pour femmes nues, Rutherford avait été vu au bras d’une jeune inconnue.

 

Le 1er avril 1937, Walter F. Salter de la filiale du Canada révéla que Rutherford se faisait livrer au Béthel des caisses de Whisky, Brandy et autres alcools pour des milliers de dollars de l’époque, ne respectant pas les lois de la prohibition.

 

Nathan Homer Knorr, l’un des Présidents de l’Organisation des Témoins de Jéhovah expliqua que Rutherford « pouvait faire ce qu’il veut avec l’argent de la Société sans contrôle des directeurs ». Pratiquement tout le monde à l’époque l’appelait « Papa ». Ainsi Rutherford, au moins au Béthel de Brooklyn, semblait exercer une sorte de pouvoir papal.

 

En 1942, après la mort de Rutherford, c’était Nathan Homer Knorr qui prit la présidence de ce groupe et il demeura président jusqu’à son décès en 1977. Et c’est après lui Frédéric France qui prit la direction et il l’est encore jusqu’à nos jours. Mais Knorr avant de mourir a fait que la direction soi collégiale, ce n’était plus une direction d’une seule personne.

 

Les fameux témoins de Jéhovah se sont entraînés, au débat. Ils se sont entraînés à faire preuve d’entêtement pour s’attacher à leurs mauvais avis. Et ils ont enseigné à leurs membres de connaître par coeur certains versets du qour’an avec le nom de la sourat et le numéro du verset ; comme cela lorsqu’ils vont parler avec quelqu’un ils vont l’impressionner comme si ce qu’ils disent étaient conforme au qour’an. Ils utilisent cela avec ceux qui n’ont pas appris le minimum indispensable de la science de la religion.

Lorsque quelqu’un arrive à coincer l’un d’entre eux, à prouver que ce qu’il dit est faux, il dit : “ Il y a quelqu’un d’autre qui a plus de connaissance que moi, je vais te le ramener pour qu’il puisse discuter avec toi “, de sorte qu’à chaque fois c’est comme s’il lui glisse entre les mains.

 

Il ne faut pas se laisser influencer par des paroles douces ou des sourires qui cachent en réalité une grande haine. Ils ont endoctriné leurs membres que si quelqu’un les frappe ou les insulte ou les chasse que cela est quelque chose de très très bien et qu’ils auraient beaucoup de récompenses pour cela.

Certains ignorants disent : “ Mais elle est venue devant chez moi, je vais lui offrir un thé, je vais lui donner quelque chose “, alors que ce sont des gens qui détestent les prophètes. On a vu comment ils se comportent avec les prophètes. Ceci est une pudeur déplacée.

 

Certains savants ont dit un vers de poésie qui signifie :

Un beau visage avec un coeur qui est mauvais,

C’est comme le feu allumé sur les tombes des mazdéens.

 

Les mazdéens c’était des adorateurs de feu. Ils adoraient le feu, ils croyaient que c’était le Créateur du bien, que la lumière était Créateur. Eux ils font en sorte que cela parait très joli. Également même si quelqu’un a un beau visage mais que dans son coeur il a une haine contre les prophètes, c’est la même chose. Ce n’est pas la beauté du visage, le fait d’être soigné dans un costume, avec des paroles douces alors qu’en réalité il a plein de haine contre les prophètes.

 

Si mettre en garde contre quelqu’un qui trompe les gens dans le commerce en leur donnant de mauvaise marchandise tout en prétendant qu’elle est bonne, est un devoir. À plus forte raison, il faut mettre en garde les gens contre celui qui les trompe dans leur croyance. La mise en garde contre les groupes égarés est un devoir. Si tu ne mets pas en garde ton frère, ta soeur, ton voisin, il risque de tomber. Si tu ne le met pas en garde contre le mauvais commerçant qui trompe les gens, il risque de perdre de l’argent. Mais si tu ne le mets pas en garde contre celui qui trompe les gens dans la religion, il risque de tomber dans la mécréance. Qu’est-ce qui est plus grave : perdre de l’argent ou tomber dans la mécréance ? Tomber dans la mécréance. Pourquoi ? Parce que la mécréance est le péché que Dieu ne pardonne pas à celui qui en meurt chargé, et Il pardonne moins que cela à qui Il veut. C’est donc très important de mettre en garde contre les groupes égarés. Et la récitation de aayat al Koursiyy est une grande protection contre eux :

 

Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :

 

“ Celui qui récite une seule lettre du qour’an aura une récompense et chaque récompense est multipliée dix fois. Je ne dis pas que alif lam mim (le début de sourat Al-Baqarah) c’est une seule lettre, non. Alif c’est une lettre, lam c’est une autre et mim c’est une autre “.

 

Si tu récites une lettre tu as dix récompenses, que dire de celui qui récite plus. C’est une incitation à réciter le qour’an, ne vous privez pas de ce grand bien.

 

Et dans le Sahih de Al-Boukhariyy, d’après le compagnon ^Oubayd Ibn Ka^b, le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit à propos de ‘ayatou l-koursiyy qu’elle est comme la maîtresse de tous les versets du qour’an, c’est-à-dire que ‘ayatou l-koursiyy est le meilleur verset du qour’an.

 

Ce verset est éminent parce qu’il comporte des sens éminents au sujet du tawhid, la science de l’unicité de Allah tabaraka wa ta^ala. Elle est une preuve que Allah englobe route chose par Sa Science. Et que nul autre que Lui englobe toute chose par sa science. Ce verset confirme que Allah ta^ala n’est pas touché par l’impuissance, ni par le sommeil, ni par la somnolence.

 

Un des connaisseurs de Dieu a été interrogé au sujet de Dieu. Il a répondu :

 

“ Si ta question porte sur l’Être de Dieu, alors sache que rien n’est tel que Lui. Si ta question porte sur les attributs de Dieu, alors saches qu’Il est unique, qu’Il n’a besoin de rien, qu’Il n’est pas engendré, qu’Il n’engendre pas et qu’Il n’a aucun équivalent. Et si ta question porte à propos de Son Nom, Il est Allah, il n’est de dieu que Lui, Il sait toutes les choses cachées et les choses apparentes, Il est le Très Miséricordieux, le Miséricordieux. Et si tu poses ta question au sujet de Son acte, alors sache que Allah fait changer l’état des gens par Sa volonté qui est de toute éternité et qui elle ne change pas. “

 

Allahou la ‘ilaha ‘illa houwa signifie que nul ne mérite l’adoration si ce n’est Allah. Et l’adoration c’est l’extrême soumission pour Dieu. Et en d’autres termes c’est l’extrême limite de la soumission pour Dieu.

 

Allah ta^ala dit ce qui signifie : “ Il n’est de dieu que moi, adorez-Moi “.

 

Et Il dit également ce qui signifie : “ Votre dieu est un dieu unique, il n’est de dieu que Lui, Il est très miséricordieux et miséricordieux “.

 

L’existence de ce monde est une preuve de l’Existence de Allah. Si tu observes un peu ce monde autour de toi tu observeras que c’est comme une maison construite qui comporte tout ce dont l’habitant a besoin. Le ciel est élevé comme si c’était un toit. Et la terre est comme un tapis. Et les étoiles sont comme des chandelles. Et les différentes sortes d’animaux sont asservis pour le transport.

 

Dieu dit qu’Il est Hayy et Qayyoum. Hayy c’est-à-dire qu’Il est vivant qui n’a pas de commencement et qui n’a pas de fin. Ce n’est pas une vie qui est composée d’âme, de sang et de corps. La vie de Allah n’est pas comme la vie de Ses créatures. Allah nous a appris qu’il est Qayyoum, c’est-à-dire qu’il n’a besoin de rien alors que tout a besoin de Lui. Allah ne tire pas un bénéfice par l’obéissance de ceux qui obéissent, et Il ne Lui arrive pas de nuisance par la désobéissance de ceux qui désobéissent et la mécréance de ceux qui mécroient. Celui qui agit en bien ce sera pour lui-même et celui qui agit en mal c’est lui qui endurera les conséquences. Il ne va aucunement nuire à Dieu et Dieu n’est pas injuste envers les esclaves.

 

Allah ta^ala dit ce qui signifie : “ Ô vous les gens, c’est vous qui avez besoin de Dieu et Allah est Celui qui n’a besoin de rien “.

 

 

Tous ces mondes, y compris les humains, les jinns, les anges, ne se passent pas de Dieu même le temps d’un clin d’œil.

 

Al-Qayyoum ne signifie pas que Allah s’incarne dans nos corps comme le prétendent certains ignorants. Certains ignorants croient cela mais c’est faux. Allah est exempt de ce que disent les mécréants. Allah n’est pas pris par la somnolence et le sommeil car Il est exempt du changement, de l’évolution, du changement d’humeur ; Il est exempt de tout cela. Celui qui est atteint par la somnolence, celui qui est atteint par le sommeil, il est atteint par la maladie et par la mort ; et celui qui est ainsi n’est pas Créateur mais créature.

 

À Lui appartient ce qui est dans les cieux et sur terre. Tout ce qui est sur terre comme ceux qui sont dotés de raisons les humains et les jinns et ceux qui ne sont pas dotés de raison comme les animaux appartiennent à Dieu. Allah est Celui à qui appartient toutes choses. Allah est Celui à qui appartient véritablement tout ce qui est dans ce monde. Il est Celui qui légifère dans l’absolu. Il est Celui qui ordonné et interdit, et qui n’est pas sujet aux ordres et aux interdits de quiconque.

 

Qui intercède si ce n’est par Son autorisation c’est-à-dire que personne n’intercédera au jour du jugement sauf avec l’autorisation de Allah. Au jour du jugement, les anges vont intercéder pour certains musulmans désobéissants. Également les prophètes, les martyrs et les savants qui oeuvrent pour la religion intercéderont pour certains musulmans grands pécheurs.

 

Dans un hadith rapporté par Ibnou Majah et d’autres, le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :

 

“ Mon intercession est réservé pour les grands pécheurs de ma communauté “.

 

Quant au mécréant, personne ne va intercéder en leur faveur. Preuve en est un verset qui signifie que ceux qui intercèdent n’intercéderont que en faveur de ceux qui sont morts musulmans.

 

La suite de ce verset signifie : les gens des cieux – qui sont les anges – et les gens de la terre – qui sont les humains et les jinns – ils ne savent de ce que Dieu sait que ce que Dieu veut qu’ils sachent c’est-à-dire que ce que Allah leur a enseigné. Ce que nous savons est très infime. Nous ne savons que ce que Dieu a voulu que nous sachions.

 

La suite, Allah nous apprend que Al-Koursiyy (le piédestal) est plus grand que les cieux et la terre. Le piédestal est un corps qui se trouve en dessous du trône. Il est comme un tabouret sur lequel on monte pour s’installer sur un lit.

 

Dans le hadith, le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :

 

“ Les cieux et la terre par rapport au koursiyy c’est comme un anneau dans une terre immense déserte et le piédestal par rapport au trône est comme un anneau dans une terre déserte “.

 

La suite signifie que Allah n’est pas fatigué par la préservation des cieux et de la terre, parce que toute chose est facile pour Dieu. Tout comme créer un grain de poussière est chose facile pour Dieu, créer les cieux et la terre est chose facile pour Dieu. Rien n’est difficile pour Dieu et Il n’est pas atteint de fatigue. Et là c’est un démenti de la croyance des juifs qui disent que Dieu s’est fatigué après avoir créé les cieux et la terre et que le septième jour Il s’est allongé sur le dos c’était le samedi. Que Dieu nous préserve de pareilles mécréances.

 

Et Allah a répliqué à leur mauvaise croyance dans sourat Qaf par Sa Parole qui signifie :

 

“ Nous avons créé les cieux et la terre et ce qu’il y a entre eux dans six jours et Nous n’avons pas été atteint de fatigue “.

 

Al-^Aliyy Al-^Adhim signifie que Allah a un très haut degrés, cela ne signifie pas que Allah a un très haut endroit, parce qu’Il existe sans endroit. Allah est exempt de la direction, Il est exempt de l’endroit. Il n’est pas concerné par la direction, Il n’est pas concerné par l’endroit. Il est le Créateur des endroits. Avant la création des endroits, Il existe sans endroit et après la création des endroits, Il ne change pas. Il a un plus haut degrés que tous ceux qui ont un haut degrés et Il a une plus grande puissance que tous ceux qui ont une puissance.

 

Il a été rapporté du Messager de Allah à propos du mérite de ce verset de Al-koursiyy qu’il a dit ce qui signifie : “ Ô Aba l-Moundhir, sais-tu quel est le verset le plus éminent ? “, le compagnon a répondu correctement en disant : “ Allahou la ‘ilaha ‘illa houwa Al-Hayy Al-Qayyoum “, c’est alors que le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) lui a donné une frappe sur la poitrine et lui a dit ce qui signifie : “ Bonheur à toi, tu as de la science “, c’est-à-dire ce que tu as dit est correct.

L’innovation (bid3ah) et le mawlid

Posted in cours général,Croyance,islam par chaykhaboulaliyah sur décembre 28, 2015
Tags:

La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Les savants ont classé l’innovation la bid^ah, la bonne et la mauvaise parce que ils ont compris cette classification de la parole du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) :

 

«مَنْ سَنَّ فِى الإِسْلامِ سُنَّةً حَسَنَةً فَلَهُ أَجْرُهَا وَأَجْرُ مَنْ عَمِلَ بِهَا بَعْدَهُ مِنْ غَيْرِ أَنْ ينْقُصَ مِنْ أُجُورِهِمْ شَىْءٌ ، وَمَنْ سَنَّ فِى الإِسْلام سُنَّةً سَيِّئَةً كَانَ عَلَيْهِ وِزْرُهَا وَوِزْرُ مَنْ عَمِلَ بِهَا مِنْ بَعْدِهِ مِنْ غَيْرِ أَنْ ينْقصَ مِنْ أَوْزَارِهِمْ شَىْءٌ»

 

C’est de ce hadith que les savants ont compris qu’il y a une bonne et une mauvaise innovation.

 

Nous avons vu quelques exemples de bonnes innovations et nous allons poursuivre aujourd’hui avec les bonnes et les mauvaises.

 

Il a été rapporté de Abou Dawoud dans ses sounan, d’après ^Abdou l-Lah fils de ^Oumar Ibnou l-khattab (que Allah les agrée tous les deux), il a ajouté dans le tachahhoud : “ Wahdahou la charika lah ”. Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) avait enseigné de dire dans le tachahhoud : “ Ach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘illa l-Lah wa ach-hadou ‘anna Mouhammadan raçoulou l-Lah ”.^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar a ajouté “ Wahdahou la charika lah ” qui signifie : “ Il est Unique, Il n’a pas d’associé ”. Cet ajout qu’il a fait ce n’est pas en contradiction avec l’origine, la base que le Prophète avait enseigné. C’est quelque chose qui est bon c’est pour cela que c’est une bonne innovation. C’est une innovation car c’est une chose qui n’a pas été mentionné dans le Qour’an ou le hadith mais comme c’est quelque chose qui est conforme au Qour’an et au hadith alors c’est une bonne innovation. Vous voyez comment se fait la catégorisation de ces nouvelles choses.

 

Dans la dou^a’ Al-Qounout, l Prophète avait enseigné de dire : “ wa innahou la yadhillou man walayt “ mais il n’avait pas enseigné de dire : “ wa la ya^izou man ^adayt.” c’est un ajout. C’est pour vous dire que c’est une innovation, une bonne innovation.

 

An-Nawawiyy cite les savants qui ont dit qu’il n’y a pas de mal dans cet ajout. La dou^a’ al-Qounout, qui est l’invocation que l’on fait quand on se relève de l’inclination de la deuxième rak^ah de la prière de as-soubh, elle n’est pas obligatoire. Même si on ne la récite pas la prière reste valable mais c’est quelque chose de bien que le Prophète avait enseigné. An-Nawawiyy parle d’un ajout que le Prophète n’avait enseigné. Ceci est un bon ajout d’après An-Nawawiyy, d’après les savants de qui il le rapporte. D’autres savants ont même dit que c’est recommandé. Non seulement il n’y a pas de mal mais en plus c’est recommandé.

 

Les jugements sont au nombre de cinq : l’obligatoire, le recommandé, l’indifférent, le déconseillé, l’interdit. Les choses rentrent dans une de ces cinq catégories.

 

Al-wajib, l’obligatoire : Celui qui le fait il a des récompenses et celui qui ne le fait pas il mérite d’être puni.

 

Al-Moustahabb, le recommandé : Celui qui le fait il a des récompenses mais s’il ne le fait pas il ne mérite pas d’être puni, il ne mérite pas d’être châtié, il ne s’expose pas à un châtiment.

 

Al-moubaaH, l’indifférent : Le faire ou ne pas le faire sont équivalents. Par exemple : manger avec une cuillère. Tu n’a pas de récompense si tu le fais et tu ne mérite pas d’être puni.

 

Al-makrouuh, le déconseillé : Celui qui le fait ne s’expose pas à un châtiment mais s’il évite le déconseillé parce qu’il est déconseillé, il gagne des récompenses.

 

Al-Haram, l’interdit : Celui qui le fait s’expose à un châtiment car Dieu l’a interdit et s’il l’évite parce que c’est interdit il gagne des récompenses. Par exemple : Si l’on donne de la viande non égorgée à quelqu’un et que lui n’en prend pas, si il n’en prend pas parce que il n’arrive pas à la digérer il n’a pas de récompenses, mais si lui ne l’a prend pas parce que c’est interdit, il a des récompenses.

 

La raison pour laquelle il ne fait pas cette choses déconseillée ou interdite, si c’est pour obéir à la Loi de Allah Il gagne des récompenses.

 

Dans l’invocation du qounout rajouter “ wa la ya^izou man ^adayt.” c’est une parole qui donne des récompenses. Voilà ce que ces savants ont dit.

 

Le hafidh Ibnou Hajar dans son livre Al-Fath il a dit que ^Abdou l-Lah fils de notre maître ^Oumar Ibnou l-khattab le deuxième calife, ^Abdou l-Lah dont le Prophète a dit de lui qu’il est un homme vertueux (rajouloun salih) a été catégorique a dire que la prière de Addouha est une nouveauté.

 

^Abdou l-Lah Ibnou Mansour a rapporté avec une chaîne de transmission sahih que ^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar a dit : “ C’est une nouveauté et elle fait partie d’une des meilleures choses qui ont et innovées.” cela veut dire qu’il classe cette innovation parmi les bonnes innovations. Nous parlons ici de la prière de Addouha. C’est une prière surérogatoire qui a son temps qui commence environ vingt minutes après le lever du soleil et qui prend fin lorsque le soleil atteint son point culminant. On peut faire deux rak^ah ou quatre. Ibnou Hajar dit : “ Nous allons voir dans le chapitre de al-^oumrah avec une autre chaîne de transmission d’après moujahid qui a dit : je suis entré en compagnie de Ibnou Zoubayr à la mosquée et on a vu ^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar qui était adossé à la pièce de ^A’ichah.” Les maisons des épouses du Prophète était autour de la mosquée et la seule qui est resté aujourd’hui c’est celle de ^A’ichah parce que le Prophète y est enterré. C’est dans la pièce de ^A’ichah que le Prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam est enterré. Donc ^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar s’adossait contre la pièce de ^A’ichah et il y avait des gens qui étaient en train de faire la prière de Addouha. L’homme qui est entré a posé la question, il a dit : “ Nous avons interrogé ^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar a propos de ces gens, qu’est-ce qu’ils faisaient comme prière ? ” et il a répondu : “ C’est une bid^ah (innovation) “.

 

Et ^Abdou r-Razzaq a rapporté avec une chaîne de transmission du degrés de sahih d’après Salim fils de ^Abdou l-Lah d’après son père donc ^Abdou l-Lah Ibn ^Oumar, il a dit : “ Quand ^Outhman a été tué, il n’y avait personne qui faisait cette prière de Addouha, les gens l’ont innové par la suite et je n’ai pas trouvé une meilleure innovation que celle-là.” Regardez ceci est la parole d’un homme dont le Prophète a dit qu’il est un homme vertueux et qui connaît mieux la religion que toute personne présente à notre époque, sans aucun doute. Donc ces gens-là qui disent qu’il n’y a pas de bonnes innovations, nous leur disons : “ Apprenez avant de parler. N’ouvrez pas la bouche, vous n’avez pas à parler si vous n’avez pas appris.” Ce n’est pas parce que il connaît quelques phrases en arabe, ou qu’il s’habille d’une certaine façon qu’il vient nous enseigner la religion ; il faut qu’il apprenne d’abord. Les savants ont classé les innovations en bonnes et en mauvaises. Aujourd’hui ces gens-là lorsqu’ils disent bid^ah c’est comme s’il dit un gros mot, pour lui c’est quelque chose dont il faut s’éloigner comme si cela était la peste, alors que bid^ah c’est ce qui désigne toute innovation et elle peut avoir le sens de bonne et de mauvaise. C’est sûr que ce n’est pas à chacun de nous de dire ceci est bon et ceci est mauvais car la science est par apprentissage mais encore faut-il aller apprendre auprès des bonnes sources et non pas comme ces gens-là qui ouvrent trois quatre pages internet ou cinq six livres qui sont imprimés je ne sais où parce que c’est joli et il se met à parler de sa tête et en plus il cite pour beaucoup de ces gens-là ils suivent des têtes wahhabites, des gens qui sont en train de promouvoir une nouvelle religion qui date de trois siècles.

 

Parmi les preuves que ce n’est pas toute chose qui a été innové après le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) ou qui a été innové durant sa vie mais qui n’a pas fait l’objet d’un texte, la preuve que ce n’est pas tout cela qui serait une innovation d’égarement c’est l’innovation faite par un homme qui s’appelle Khoubayb fils de ^Adiyy. Il a innové l’accomplissement de deux rak^ah avant d’être exécuté. Quand on allait l’exécuter il a fait deux rak^ah avant qu’il ne soit exécuté, tout comme cela est parvenu dans le sahih de Al-Boukhariyy.

 

Dans le sahih de Al-Boukhariyy, Al-Boukhariyy dit : “ ‘Ibrahim Ibnou Mouça d’après Hicham Ibnou Youssouf d’après … d’après Abou hourayrah a dit : le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a envoyé une brigade pour servir d’éclaireur c’est-à-dire pour voir comment était l’ennemi, ils sont partis et quand ils sont arrivé entre Ghosfan et Makkah ils ont été dénoncé c’est-à-dire des gens avaient dénoncé leur déplacement à une tribu qui s’appelle les Banou Lehian c’était des mécréants. Ils les ont suivis à la trace avec environ cent archets, cents personnes qui pouvaient tirer des flèches. Ils les ont suivis à la trace jusqu’à arriver dans une station où les musulmans avaient occupé quelques temps auparavant. Ils ont trouvé des noyaux de dattes. Ils les ont reconnu grâce aux noyaux de dattes. Ils ont dit : “ Ceci c’est les dattes de Yathrib, de Médine.”

Ils les ont poursuivis jusqu’à les rattraper. Quand ^Asim qui est le chef de ce bataillon avec ses compagnons ont trouvé refuge pour éviter l’attaque de ces gens-là. Quand les poursuivants les ont rattrapé, ils leur ont dit : “ Nous vous donnons notre engagement que nous n’allons pas vous tuer “. Ils les poursuivent tout ce chemin et après ils leur disent “ on ne va pas vous tuer “ ? ^Asim a dit : “ Moi je ne veux pas être sous la protection d’un associateur. Ô Allah fais que Ton Prophète soit au courant de ce qu’il nous arrive.” Ils les ont combattu puis à la fin ils ont tué ^Asim avec les sept personnes, ils lui ont tué des flèches. Trois hommes étaient resté : Zayd, Khoubayb et un troisième homme. Ils leur ont dit : “ On vous donne l’engagement que l’on ne va pas vous tuer “, et ils se sont rendu et ils se sont fait emprisonner. Quand ils se sont rendu ils ont ouvert les cordes de leurs arcs et ils les ont ligoté avec. Le troisième homme qui était avec eux a dit : “ Voilà ceci est la première preuve qu’ils vont nous trahir.” Il a refusé d’aller avec eux, ils ont essayé de le tirer, de l’emmener, il a refusé, ils l’ont tué. C’était bien une trahison car ils avaient donné leur parole au début qu’ils n’allaient pas leur nuire. Et ils ont emmené Khoubayb et Zayd et il les ont vendu comme des esclaves à la Mecque. Khoubayb a été acheté par les descendants la tribu de Al-Harith et c’était Khoubayb qui avait tué Harith dans la bataille de Badr des années auparavant. Il avait tué leur père. Il est resté prisonnier chez eux jusqu’à ce qu’ils se soient tous mit d’accord qu’ils allaient l’exécuter. Ils voulaient tuer Khoubayb pour venger la mort de leur père Harith. Un jour qu’il était chez eux, il a emprunté un couteau d’une des files de Banou Harith et elle lui a prêté un couteau. La femme a dit : “ Je n’ai pas fait attention à un enfant à moi, il a accourut, il jouait auprès de Khoubayb, Khoubayb l’a mis sur ses genoux et il avait le couteau. J’ai eu énormément peur.” Khoubayb a dit : “ Tu as vraiment peur que je tue cet enfant ? Je ne ferais jamais cela, si Dieu le veut.” Cette femme disait aussi : “ Je n’ai jamais vu de ce point de vu un prisonnier qui soit meilleur que Khoubayb.” Elle a dit : “ Je l’ai vu alors qu’il était prisonnier chez nous, il mangeait une grappe de raisons et dans toute la Mecque il n’y avait pas de fruit. Et il était enchaîné et c’était sans aucun doute une subsistance que Allah lui a donné de manière prodigieuse.” À la fin, ils ont voulu l’exécuter, ils l’ont fait sortir de l’enceinte sacrée de la Mecque car dans l’Islam il est interdit de tuer dans l’enceinte sacrée de la Mecque et les arabes avaient cette habitude aussi avant. Il leur a dit : “ Laissez-moi faire deux rak^ah.” puis quand il a terminé, il est revenu vers eux, il leur a dit : “ je veux pas que vous pensiez que j’ai peur de la mort sinon j’aurais ajouté tellement je trouve du plaisir à faire la prière.” Le musulman au début peut être qu’il peut trouver éprouvant de se lever pour faire le woudou’, pour faire la prière, pour couvrir sa zone de pudeur et le saint il trouve du plaisir en cela. Le commun des gens peut être qu’il trouve qu’il est éprouvé lorsqu’il accomplit l’acte d’adoration alors que le saint il trouve du plaisir parce qu’il sait qu’il e consacre à Dieu en faisant cela et qu’il aime accomplir l’obéissance. Le saint fait en sorte que toute sa vie soit une obéissance à Dieu. Puis Khoubayb a fait une invocation contre eux. Il a dit deux vers de poésie dont le sens globale est :

 

“ Je ne prête pas attention, du moment que je meurs pour l’Agrément de Dieu, de quel côté je vais tomber.”

 

Puis il a dit après cela : “ Ô Mouhammad !”, il a appelé le Prophète ^alayhi ssalatou wa s-salam et cela c’est une manière de manifester son amour pour le Prophète. Cela veut dire qu’il est permis d’appeler le Prophète même en son absence. Puis il fut exécuté.

 

Par ailleurs, les gens de Qouraych ont voulu avoir la certitude que ^Asim fut été tué. ^Asim c’est celui qui était à la tête de ce bataillon. Ils ont envoyé l’un d’entre eux pour aller chercher une partie du corps de ^Asim parce que ^Asim avait tué quelqu’un d’important chez eux. Ils voulaient avoir une partie de son corps mais Allah a protégé le corps de ^Asim par un nuage d’abeilles qui avaient recouvert son corps, ils n’ont rien pi prendre de son corps.

 

Parmi les preuves qu’il y a de bonnes innovations également, ceux à qui le Messager dictait la révélation ils écrivaient les lettres sans les points. Ils ne mettaient pas les points au-dessous et au-dessus des lettres. Ils écrivaient les lettres ب ت ث ي sans point, ce n’est pas comme nous qui reconnaissons la lettre ب parce qu’il y a un point en dessous. Et même notre maître ^Outhman Ibnou ^Affan qui a dupliqué les moushaf, il a fait des copies du moushaf qu’il a envoyé à différentes régions parce que l’islam s’était diffusé ; il en a envoyé à la Mecque, à Al-Basra, et à d’autres endroits et il avait gardé une copie chez lui, même ce moushaf il n’y avait pas de points en dessous et au-dessus des lettres. Mais le premier a avoir mis des points dans le Qour’an c’est un successeur des compagnons (tabi^i) du nom de Yahya Ibnou Ya^mar. Ce n’était pas un compagnon. Elle compagnon c’est celui qui a rencontré le Prophète de manière habituelle. Mais le tabi^i, le successeur des compagnons, il n’a pas rencontré le Prophète de manière habituelle durant sa vie mais il a rencontré un compagnon. On peut dire Yahya Ibnou Ya^mar et Yahya Ibnou Ya^mour.

 

Dans son livre « Kitab al-Masahif », l’Imam Ibn Abi Dawoud Soulayman Ibn Ach^ath As-Sijistaniyy dit :

“ ^Abdou l-Lah nous a rapporté de Mouhammad Ibnou ^Abdi l-Lah Al-Makhzoumi d’après Ahmad Ibnou Nasr Ibni Malik qu’il a rapporté de Al-Houçayn Ibnou l-Walid qu’il a rapporté de Haroun Ibnou Mouça qu’il a dit :

« le premier à avoir mis les points dans le Moushaf (le Livre du Qour’an), c’est Yahya Ibnou Ya^mar » ”.

 

Auparavant le Moushaf était écrit sans point. Quand il a fait cela les savants ne lui ont pas reprocher d’avoir fait cela, ils ne l’ont pas blâmé pour avoir fait une chose que ni le Prophète ni les compagnons n’ont faite. Alors que le Messager n’avait pas ordonné que l’on mette les points pour distinguer les lettres.

 

Celui qui prétend que ce qui n’a pas été fait à l’époque du Prophète c’est une innovation d’égarement alors qu’il commence à enlever les points dans les Moushaf.

 

Même leur chef aux wahhabites qui disent que tout est bid^ah que l’on ne fait rien, ceux qui disent que ce n’est pas bien de fêter la naissance du Prophète sous prétexte que tout ce qui n’a pas été fait à l’époque du Prophète il ne faut pas le faire, et Ibnou Taymiyah ils le considèrent comme étant leur référence, ses paroles à lui ils les suivent plus que le Qour’an et le hadith presque ; même l’égaré Ibn Taymiyah a dit dans ses fatawi, dans le tome 3 page 402 : “ Il a été dit que c’est déconseillé de mettre les points parce que c’est une innovation et il a été dit que c’est déconseille parce que on en a besoin et il a été dit que c’est déconseillé de mettre les points mais pas les voyelles pour indiquer la prononciation mais ce qui est correct c’est qu’il n’y a pas de mal en cela.” Même leur chef à eux dit qu’il n’y a pas de mal et eux ils disent que tout est mauvais, et ils l’appellent une référence cet homme-là, selon eux : “Chaykh al-Islam”. Ce que leur chef leur dit ils disent que c’est faux et malgré cela ils disent que c’est une référence, voyez comment ils se contredisent ces gens-là. En réalité ce ne sont pas de gens à suivre, ce sont des gens au contraire à dénoncer.

 

Dans son célèbre recueil de hadith, Sahih , l’Imam Al-Boukhariyy rapporte :
 » Adam m’a rapporté et a dit : Ibnou Abi Dhi’b m’a rapporté d’après Az-Zouhriyy d’après As-Sa-ib Ibnou Yazid qu’il a dit : « Le jour du vendredi il n’y avait qu’un seul appel à la prière. L’appel du vendredi commençait quand l’imam s’asseyait sur le minbar (une sorte de chaire sur laquelle l’imam monte pour donner le discours), à l’époque du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), de Abou Bakr et de ^Oumar que Allah les agrée. À l’époque de ^Outhman, que Allah l’agrée, alors que les gens sont devenus plus nombreux, il a ajouté le troisième appel à Az-Zawra (qui est un endroit à Médine)”. On va comprendre pourquoi il a dit le troisième et non le deuxième, ce n’est pas une faute.

 

Ibn Hajar Al-^Asqalaniyy et dans la version de waqi^ Ibnou Abi Dhi’b il a dit qu’il y avait un appel à la prière à l’époque du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), et à l’époque de Abou Bakr et de ^Oumar il y avait deux appels. Ibnou Khouzaymah qui explique ce hadith a dit : “ Quand il a dit deux appels, il vise par cela al-adhan (l’appel) et al-‘iqamah (l’annonce, qui est ce que l’on dit juste avant que les gens fassent la prière lorsqu’ils se lèvent pour prier. La différence entre l’appel et l’annonce c’est la parole “qadqamati ssalat”) ” Il a appelé les deux “appel” soit pour dire que c’est l’appel qui l’emporte ou soit pour dire que ils ont tous les deux en commun d’avertir les gens de l’imminence de la prière. C’est un abus de langage. C’est pour cela que celui qui a été ajouté a été considéré comme étant le troisième ; cela veut dire qu’il y a un appel habituel, une annonce habituelle et un appel qui a été ajouté. Puis Ibn Hajar dit : “ il a ajouté le troisième appel “ et dans la version de Waqi^ Ibnou Abi Dhi’b, ^Outhman a ordonné de faire le premier appel et Ach-Chafi^iyy a aussi les même termes et il n’y a pas de contre entre les deux du fait qu’il a été ajouté dans l’ordre il est devenu troisième et du fait qu’il a été placée avant le précédent il est devenu premier et il y a une autre version celle de ^Aqil qui vient après deux chapitres dans le livre c’est qu’il a dit : “ le deuxième appel c’est ^Outhman qui l’a ordonné ”. Il a été considéré comme étant deuxième également du fait qu’il est deuxième par rapport au premier appel qui est à l’origine et non pas par rapport à l’annonce.

Si quelqu’un ne comprend pas il va se perdre c’est pour cela que la science est par transmission orale.

 

Cette innovation c’est ^Outhman Ibnou ^Affan qui l’a faite. Ces gens-là est-ce qu’ils vont dire “il ne peut y avoir que des innovation d’égarement” ? Eux qui disent cela est-ce qu’ils vont se limiter que à un seul appel à la prière le vendredi comme c’était à l’époque du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), ou bien vont-ils faire deux appels à la prière tout comme ^Outhman l’a fait ? Ils se contredisent. En réalité, ils font deux appels maintenant à Médine et à la Mecque. Ce sont les wahhabites qui tiennent la Mecque et Médine et ils font deux appels. Ils nous reprochent des choses que eux-mêmes font. Ils disent qu’il n’y a pas de bonne innovation et ils font des innovations. Et ce sont eux qui nous empêchent de commémorer la naissance du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Nous parlons de ce sujet maintenant parce que nous sommes dans la période dans laquelle le Prophète est né et les musulmans s’apprêtent à célébrer dans toutes la terre, ils s’apprêtent à commémorer la naissance du Prophète. Ils citent une partie du récit de la naissance du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) et manifestent leur joie pour le fait que Allah nous a envoyé le meilleur des hommes, celui qui nous a enseigné ce qui va nous sauver dans l’au-delà. Et quand on commémore sa naissance c’est-à-dire que l’on remercie Dieu pour nous l’avoir envoyé c’est cela le sens de cette commémoration. Ce n’est pas un gâteau sur lequel on souffle et on dit “happy birthday to you“ ou mettent des cadeaux sous un arbre, dans des sabots ou des bottes… ce n’est pas cela. Le mawlid c’est de réciter un peu de Qour’an, c’est de réciter un peu de la conduite du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), ceux qui savent chanter les éloges du Prophète ils font du madih, même si c’est en famille ou avec des amis, c’est quelque chose que les musulmans font depuis sept siècles, partout ; en Arabie, en Indonésie, en Thaïlande, à Singapour, en Europe, en Amérique, en Australie, en Afrique, là où il y a des musulmans, ils fêtent Al-Mawlid.

Al-Hamdouli l-Lah qui nous a guidés vers le bien !

« Page précédentePage suivante »