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Mawlid : Chapitre de l’histoire de son allaitement et des événements qui l’ont suivi tels que l’ouverture de sa poitrine

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur décembre 15, 2010
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Son père ^Abdou l-Lah est mort r alors qu’il avait deux mois. Certains ont dit qu’il était encore dans le ventre de sa mère et d’autres ont dit autre chose que cela. Sa mère Aminah Bintou  Wahb l’a ensuite allaité, puis Halimah l’a allaité. De l’histoire de son allaitement chez Halimah, il est rapporté ce qui suit. Halimah a dit :

« Je suis sortie avec des femmes de Banou Sa^d Ibni Bakr pour aller chercher des nourrissons à allaiter à La Mecque sur le dos de mon ânesse de couleur blanche dans une année de sécheresse qui ne nous a rien laissé. Mon mari était avec moi. Nous avions une vieille chamelle et je jure par Allah qu’on ne tirait plus une goutte de lait d’elle. Il y avait aussi mon bébé et nous ne dormions pas la nuit à cause de ses pleurs, je n’avais pas assez de lait dans mes seins pour le rassasier. Lorsque nous arrivâmes à La Mecque, il n’y avait pas une femme à qui le Messager de Allah r fut présenté qui ne l’eut refusé, car nous espérions la générosité du père voulant faire allaiter son enfant et le Prophète r était orphelin. Nous disions : « Un orphelin, que va donc donner sa mère pour lui ? » jusqu’à ce qu’il ne resta plus aucune femme de mes compagnes à n’avoir pas pris de bébé à allaiter sauf moi. Je n’ai donc pas aimé revenir sans rien, alors que mes compagnes en avaient toutes eu un, je dis alors à mon mari : « Je jure par Allah que je vais retourner vers cet orphelin pour le prendre ». Elle a dit : « Je suis allée à lui, je le pris et retournai vers ma caravane, mon mari dit : « Tu l’a pris ! », je dis : « Oui, par Allah, parce que je n’en ai pas trouvé d’autre », il répliqua : « Tu as bien fait et il se peut que Allah ait mis du bien en lui. Je dis donc : par Allah, à peine l’avais-je mis dans mes bras que j’eus une montée de lait très conséquente. Il but jusqu’à satiété, et son frère C elle veut dire son fils à elle – but aussi à satiété. Mon mari se leva la nuit pour traire la chamelle, et il a trouvé sa mamelle pleine de lait. Nous l’avons trait et avons obtenu ce que nous avons voulu de lait, nous bûmes jusqu’à satiété et nous dormîmes cette nuit-là rassasiés et nos deux enfants dormirent bien ». Son père – elle veut dire son mari – me dit : « Par Allah, ô Halimah, je ne peux que constater en toi que tu as reçu une âme bénie ; nos enfants se sont endormis ».

Elle dit : « Puis nous sortîmes de La Mecque ». Elle dit : « Par Allah, mon ânesse devança tout le convoi, au point qu’ils dirent : « Attention ! va doucement ! N’est-ce pas là l’ânesse avec laquelle tu es sortie ? » et je disais : « Mais oui, par Allah ! » Elle ne cessa pas d’être en tête jusqu’à ce qu’on fut arrivé à nos maisons de la cité des Banou Sa^d Ibni Bakr ; nous arrivâmes à la terre aride. Je jure par Celui Qui détient la vie de Halimah par Sa puissance, les gens faisaient paître leurs moutons le matin et un berger faisait paître mes moutons ; mes brebis revinrent grasses et leurs mamelles pleines de lait, alors que les leurs revenaient faméliques et sans lait ».

Elle dit : « Nous buvions donc le lait que nous voulions et dans la cité, nul ne tirait ni ne trouvait une goutte de lait. Ils disaient alors à leurs bergers : Malheur à vous, pourquoi ne faites-vous pas paître là où fait paître le berger de Halimah? Il font alors paître dans les recoins où nous faisons paître mais leurs brebis revenaient faméliques et sans lait alors que les miennes revenaient avec des mamelles grasses. Et il grandissait r en un jour comme les enfants grandissent en un mois et en un mois comme ils grandissent en un an ; il atteignit une année et il était déjà un jeune garçon fort ». Elle dit : « Nous sommes retournés avec lui voir sa mère, je lui ai alors dit ou son père à lui lui a dit : Rends-nous mon fils pour que nous retournions avec lui ; nous craignons pour lui les épidémies de La Mecque ». Elle dit : « Nous tenions à le garder en raison de ce que nous avions vu de sa bénédiction ». Elle dit : « Nous insistions jusqu’à ce qu’elle ait dit : Retournez avec lui. Nous sommes retournés avec lui et il est alors resté chez nous deux mois ». Elle dit : « Un jour alors que lui et son frère étaient par derrière les maisons, faisant paître le troupeau pour nous, son frère vint à la hâte et nous dit, à son père et moi : « Allez voir mon frère le Qourachiyy, deux hommes sont venus à lui, l’ont allongé et lui ont ouvert la poitrine ». Nous sortîmes avec hâte et le rejoignîmes, il était debout, le teint pâle. Son père le prit dans ses bras, je fis de même et nous dîmes : Ah fils, que t’est-il arrivé ? Il dit : « Deux hommes sont venus à moi, ils étaient vêtus de blanc, ils m’ont allongé et ouvert la poitrine ; je jure par Allah que je ne sais pas ce qu’ils ont fait ». Elle dit : « Nous le prîmes et retournâmes avec lui. Son père a dit : ô Halimah, je ne vois rien d’autre, ce garçon a été atteint d’un mal. Allons-nous en, qu’on le rende à sa famille avant que n’apparaisse ce dont nous avons peur ». Elle dit : « Nous sommes retournés avec lui. Sa mère dit : Qu’est-ce qui vous a poussés à me le rendre alors que vous teniez auparavant à le reprendre ? » Elle dit : « Non par Allah, seulement nous avons pris soin de lui et nous avons rempli le devoir qui nous incombait s’agissant de lui puis nous avons eu peur pour lui qu’il ne lui arrive quelque chose et nous nous sommes dit qu’il valait mieux qu’il soit dans sa famille. Sa mère dit : Par Allah, je ne vois pas que c’est cela la vrai raison. Alors, dites-moi ce qui vous est arrivé à vous et à lui ». Elle dit : « Par Allah, elle ne cessa d’insister auprès de nous jusqu’à ce que nous l’informâmes de ce qui lui était arrivé. Elle dit : Vous avez eu peur à son sujet ? Non, par Allah, mon fils que voici aura une grande destinée, ne voulez-vous pas que je vous en informe ? Je l’ai porté dans mon ventre et ma grossesse fut extrêmement aisée et pleine de bénédictions, puis je vis une lumière et c’est comme si une étoile filante était sortie de moi et cette lumière a éclairé les cous des chameaux à Bousra ; lorsque j’ai accouché, et il n’est pas sorti de mon ventre comme sortent les bébés, mais il avait les mains posées à terre et la tête relevée vers le ciel. Laissez-le donc et partez ».

Ibnou Hibban [1] a dit après avoir cité cette histoire mot à mot : « Wahb Ibnou Jarir Ibnou Hazim a dit, d’après son père, d’après Mouhammad Ibnou ‘Is-haq : Jahm Ibnou Abi Jahm nous a rapporté la même chose. Ceci nous a été  rapporté par ^Abdou l-Lah Ibnou Mouhammad d’après ‘Is-haq Ibnou Ibrahim d’après Wahb Ibnou Jarir« .

Le Hafidh Al-^Iraqiyy [2] a dit après avoir imputé cette histoire à Ibnou Hibban et après avoir cité ses paroles : « … et ainsi l’a rapporté Ziyad Ibnou ^Abdi l-Lah Al-Bakka‘iyy, d’après Ibnou ‘Is-haq, qui a déclaré avoir entendu cela, il a toutefois douté si la chaîne de transmission est ininterrompue. De même, ceci nous a été rapporté, avec une   chaîne de transmission composée d’un faible nombre de personnes : Mouhammad Ibnou ^Aliyy Ibni ^Abdi l-^Aziz Al-Qatrawaniyy nous a rapporté : Mouhammad Ibnou Rabi^ah nous a appris : ^Abdou l-Qawiyy Ibnou ^Abdi l-^Aziz Ibni l-Habbab nous a appris : ^Abdou l-Lah Ibnou Rifa^ah a dit : ^Aliyy Ibnou l-Haçan Al-Khoul^iyy nous a appris : ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Oumar An-Nahhas nous a dit : ^Abdou l-Lah Ibnou Ja^far Ibni l-Ward nous a dit : ^Abdou r-Rahim Al-Yarqiyy nous a dit : ^Abdou l-Malik Ibnou Hicham nous a dit : Ziyad Ibnou ^Abdi l-Lah Al-Bakka‘iyy nous a dit : Mouhammad Ibnou ‘Is-haq nous a dit, il a dit : Jahm Ibnou Abi Jahm l’affranchi de Al-Harith Ibnou Hatib Al-Joumahiyy m’a dit d’après ^Abdou l-Lah Ibnou Ja^far Ibni Abi Talib ou d’après qui lui a dit cela, il a dit : Halimah Bintou Abi Dhou’ayb As-Sa^diyyah était la mère du Messager de Allah r qui l’a allaité, elle disait qu’elle était sortie de sa région avec son époux et un fils à elle, qu’elle allaitait… Et il a cité ce qui est semblable avec une différence de termes, et il a ajouté : « Il n’a cessé de connaître augmentation et bien que Allah lui a accordé, jusqu’à ce que ses deux ans fussent passés, il grandissait d’une façon que les autres enfants ne connaissent pas, ainsi il n’avait pas atteint ses deux ans qu’il était déjà un jeune garçon grandissant bien… ».

Ainsi, il a dit « ses deux ans » [3] et c’est la vérité, et la parole de Ibnou Hibban dans la version qu’il a rapporté « une année » est une faute de l’un de ceux qui ont transmis cette parole ». Fin de citation de la parole du Hafidh Al-^Iraqiyy textuellement.

Mouslim et d’autres que lui [4] ont rapporté que ‘Anas Ibnou Malik, que Allah l’agrée, a dit : « Jibril est venu au Messager de Allah r alors qu’il jouait avec les garçons, il l’a pris et l’a mis à terre, il a ouvert sa poitrine et a extrait son cœur, duquel il a extrait un caillot de sang et a dit : c’est la part du diable de toi, puis il l’a lavé avec l’eau de Zamzam dans une cuvette en or, puis il l’a refermé et l’a remis à sa place. Les garçons se sont précipités vers sa mère – il veut dire sa nourrice – et ont dit : « Mouhammad a été tué », ils l’ont alors trouvé le teint pâle ».

‘Anas a dit : « Et je voyais la trace de cette cicatrice sur sa poitrine ».

Al-Bayhaqiyy a dit, après avoir imputé cette parole à Mouslim : « Et cela est en accord avec ce qui est connu chez les gens spécialistes de l’Histoire des Conquêtes ».

Mouslim [5] a rapporté également que ‘Anas a dit : le Messager de Allah r a dit :

))أُتِيتُ وَأَنَا في أَهْلِي، فَانْطُلِقَ بِي إِلَى زَمْزَم، فَشُرِحَ صدري ثُمَّ غُسِلَ بِمَاءِ زَمْزَم، ثمَّ أُتِيت بِطَسْتٍ مِنْ ذَهَب ممْتَلِئَة إِيمَانًا وَحِكْمَة فحُشِي بِهَا صَدْرِي – قَالَ أَنَس: وَرَسول اللهِ r يرِينَا أَثَره – فعَرِجَ بِي المَلَك إِلَى السَّمَاءِ الدنْيَا، فاسْتَفْتَحَ المَلَك … ((

ce qui signifie : « On est venu à moi alors que j’étais parmi ma famille et on me prit jusqu’à Zamzam. Ma poitrine fut ouverte et a été lavée avec de l’eau de Zamzam. Puis il me fut apporté un récipient d’or rempli de sagesse et de foi et ma poitrine en fut remplie« . ‘Anas a dit : « Le Messager de Allah r nous en montra les traces ». L’ange m’a alors fait monter au ciel de ce bas monde ; il a demandé que l’on nous ouvre …« . Il a cité le hadith de l’ascension (Al-Mi^raj).

Al-Bayhaqiyy [6] a dit suite à ce hadith ce qui signifie : « Il se peut que cela ait eu lieu à deux reprises : une fois quand il était chez sa nourrice Halimah et une fois quand il était à La Mecque après l’avènement de sa mission, la nuit de l’ascension« . Fin de citation

Cette parole est consolidée par ce que Ibnou Hibban [7] a cité, il a dit : « La poitrine du Prophète r a été ouverte alors qu’il était un jeune garçon jouant avec les autres garçons, il en fut extrait le caillot de sang, et lors du voyage nocturne que Allah jalla wa ^ala a destiné à Son Prophète, Il a ordonné à Jibril d’ouvrir sa poitrine une deuxième fois, il a donc fait sortir son cœur et l’a lavé, puis l’a remis à sa place. Cela s’est produit deux fois en deux occasions différents, et ces deux événements ne sont pas contradictoires« . Fin de citation


[1] voir Al-‘Ihsan bi Tartibi Sahihi Ibni Hibban, 1/82-84.

[2] Al-Mawridou l-Haniyy, q/13-15.

[3] De même, dans la version rapportée par Al-Bayhaqiyy « les deux ans ».

[4] Mouslim lui a trouvé une chaîne de transmission dans son Sahih: livre de la croyance : chapitre l’ascension, ainsi que ‘Ahmad avec une version semblable dans son Mousnad 3/121-149-288, Al-Bayhaqiyy dans Ad-Dala‘il 1/147 et Ibnou Hibban dans Sahih voir Al-‘Ihsan 8/82.

[5] Mouslim lui a trouvé une chaîne de transmission dans son Sahih : livre de la croyance : chapitre du voyage nocturne.

[6] Dala‘ilou n-Noubouwwah, 1/148-149.

[7] Voir Al-‘Ihsan bi Tartibi Sahih Ibni Hibban, 8/82.

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Mawlid : Chapitre des noms du Messager et de son surnom

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur décembre 15, 2010
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Allah ta^ala dit : [مُّحَمَّدٌ رَّسُولُ اللهِ][ Al-Fat-h / 29] ce qui signifie : « Mouhammad le messager de Allah « . Il dit à propos de la parole de ^Iça :

[وَمُبَشِّرًا بِرَسُولٍ يَأْتِي مِن بَعْدِي اسْمُهُ أَحْمَدُ ]

[AsSaff / 6] ce qui signifie : « Et annonçant la bonne nouvelle d’un messager qui vient après moi qui s’appelle ‘Ahmad« .

Al-Boukhariyy, MouslimAt-Tirmidhiyy et d’autres [1] , rapportent de Joubayr Ibnou Mout^im, qu’il a dit : J’ai entendu le Messager de Allah r dire :

))إِنَّ لِي أَسْمَاء: أَنَا مُحَمَّدٌ، وَأَنَا أحْمَدُ، وَأَنَا الْمَاحِي الّذِي يَمْحُو اللهُ بِيَ الْكُفْرَ، وَأَنَا الْحَاشِرُ الّذِي يُحْشَرُ النّاسُ على قَدَمِي، وَأَنَا الْعَاقِبُ الّذي لَيْسَ بَعْدَهُ أَحَدٌ((

ce qui signifie : « Certes, j’ai des noms : je suis Mouhammad, je suis ‘Ahmad, je suis Al-Mahi – celui par lequel Allah efface la mécréance –, je suis Al-Hachir – celui dont la communauté est la dernière –, je suis Al-^Aqib – celui après lequel il n’y a aucun nouveau prophète –« .

Mouslim [2] a rapporté d’après Abou Mouça Al-‘Ach^ariyy, que Allah l’agrée, qu’il a dit : Le Messager de Allah nous citait de lui-même des noms ; il a alors dit :

((أَنَا مُحَمَّدٌ، وَأَحْمَدٌ، وَالْمُقَفِّي، وَالْحَاشِرُ، وَنَبِيُّ التَّوْبَةِ، وَنَبِيُّ الرَّحْمَة))

ce qui signifie : « Je suis Mouhammad, ‘Ahmad, Al-Mouqaffi – celui qui est venu en dernier des prophètes –, Al-Hachir, le Prophète du repentir et le Prophète de la miséricorde« .

L’Imam ‘Ahmad [3] a rapporté d’après Joubayr Ibnou Mout^im qu’il a dit : J’ai entendu le Prophète r dire :

((أَنَا مُحَمَّدٌ، وَأَنَا أَحْمَدُ، وَالْحَاشِرُ، وَالْمَاحِي، وَالْخَاتِمُ، وَالْعَاقِبُ))

ce qui signifie : « Je suis Mouhammad, je suis ‘Ahmad, Al-Hachir, Al-Mahi, Al-Khatim – le dernier des prophètes –, et Al-^Aqib« .

Al-Bayhaqiyy [4] a rapporté d’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, qu’il a dit : Le Messager de Allah r a dit : ((إِنَّمَا أَنَا رَحْمَةٌ مُهْداةٌ)) ce qui signifie : « Certes, je suis une miséricorde offerte« . Dans une autre version, il est rapporté que le Prophète a dit :

((يَا أَيُّهَا النَّاسُ إِنَّمَا أَنَا رَحْمَةٌ مُهْداة))

ce qui signifie : « Ô vous les gens, certes, je suis une miséricorde offerte« .

Al-Bayhaqiyy et AtTayaliciyy [5] ont rapporté d’après Joubayr Ibnou Mout^im, qu’il a dit : J’ai entendu le Messager de Allah r dire :

((أَنَا مُحَمَّدٌ، وَأَحْمَدُ، وَالْحَاشِرُ، وَنَبِيُّ التَّوْبَةِ، وَنَبِيُّ المَلْحَمَة))

ce qui signifie : « Je suis Mouhammad, ‘Ahmad, Al-Hachir, le Prophète du repentir et le Prophète de l’époque de grande discorde« .

Quant à son surnom, ^alayhi ssalatou wa s-salam, Al-Boukhariyy et Mouslim ainsi que d’autres qu’eux [6] ont rapporté d’après Abou Hourayrah que Allah l’agrée, qu’il a dit : Le Messager de Allah r a dit :

((تَسَمَّوْا بِاسمِي وَلاَ تَكنُوا بِكُنْيَتِي))

ce qui signifie : « Nommez-vous de mon nom et ne vous surnommez pas de mon surnom ».

Al-Bayhaqiyy [7] a rapporté d’après Abou Hourayrah, que  Allah l’agrée, qu’il a dit : Le Messager de Allah r a dit :

((لاَ تَجْمَعُوا بَيْنَ اسْمِي وَكُنْيَتِي، أَنَا أبو الْقَاسِم))

ce qui signifie : « Ne joignez pas mon nom à mon surnom pour vous nommer et pour vous donner des surnoms, je suis Abou l-Qacim ».

Al-Hakim [8] a rapporté d’après ‘Anas Ibnou Malik, que Allah l’agrée, qu’il a dit : Lorsque Ibrahim fils de Mariyah est né, Jibril est venu au Messager de Allah r et lui a dit : ((السَّلامُ عَلَيْكَ يَا أبا إِبْرَاهِيم)) ce qui signifie : « As-Salamou ^alayk ô Abou – père de – ‘Ibrahim« . Et le hadith de Al-Hakim comporte dans sa chaîne de transmission Ibnou Louhay^ah qui est de faible authenticité (da^if).


[1] Al-Boukhariyy lui a trouvé une chaîne de transmission dans son recueil Sahih : livre des qualités : chapitre des noms du Messager de Allah r, ainsi que dans le livre de l’exégèse : exégèse de sourat AsSaff, Mouslim dans son recueil Sahih : livre des vertus : chapitre de ses noms r, At-Tirmidhiyy dans ses Sounan : livre de la bonne conduite : chapitre de ce qui est parvenu des noms du Prophète r, Malik dans  Al-Mouwatta’ : des noms du Prophète, ‘Ahmad dans son Mousnad 4/80-84, Al-Bayhaqiyy dans  Ad-Dala‘il 1/152-153 et Ad-Daramiyy dans ses Sounan : livre Ar-Riqaq : chapitre des noms du Prophète r.

[2] Mouslim lui a trouvé une chaîne de transmission dans son recueil Sahih : livre des vertus : chapitre de ses noms r.

[3] ‘Ahmad l’a rapporté dans son Mousnad 4/81.

[4] Dala‘ilou n-Noubouwwah, 1/157-158.

[5] Dala‘ilou n-Noubouwwah, 1/156-157 et Abou Dawoud AtTayaliciyy dans son Mousnad, 127.

[6] Al-Boukhariyy lui a trouvé une chaîne de transmission dans son recueil Sahih : livre des qualités : chapitre du surnom du Prophète r et dans le livre de la bonne conduite : chapitre la parole du Prophète r: ((سمُّوا بِاسْمِي وَلاَ تَكنوا بكنيتي)) ce qui signifie : « Nommez de mon nom mais ne surnommez pas de mon surnom« , et Mouslim l’a cité dans son recueil Sahih : livre de la bonne conduite : au début, et Ibnou Majah dans ses Sounan : livre de la bonne conduite : chapitre réunir le nom du Prophète r et son surnom, et Al-Bayhaqiyy dans Ad-Dala‘il 1/162.

[7] Dala‘ilou n-Noubouwwah, 1/163.

[8] Al-Hakim dans Al-Moustadrak, 2/604.

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Mawlid : Chapitre de l’exposé de l’époque et du lieu de sa naissance

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur décembre 15, 2010
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Il y a eu divergence à propos de l’année de sa naissance r. Le plus probable, c’est que ce fut l’année de l’éléphant. Ibnou ^Abdi l-Barr a dit : « Il est né un mois après l’arrivée de l’éléphant à La Mecque ; d’autres ont dit : quarante jours après ; d’autres ont dit : cinquante jours après ».

Al-Bayhaqiyy [1] a rapporté d’après Ibnou ^Abbas, que Allah les agrée tous les deux, qu’il a dit : « Le Prophète r est né l’année de l’éléphant ».

Quant au mois de sa naissance, c’était le mois de Rabi^ou l-‘Awwal. Quant au jour de sa naissance, ce qui est retenu, c’est qu’elle avait eu lieu après que douze nuits étaient passées du mois cité.

Quant au jour de sa naissance, c’était le lundi sans divergence. Ainsi Mouslim [2] a rapporté d’après Abou Qatadah Al-‘Ansariyy, que Allah l’agrée, qu’il a dit : Le Messager de Allah r a été interrogé à propos du jeûne du lundi ; il a donc dit : ((ذَاكَ يَوْم وُلِدْتُ فِيهِ، وَأُنْزِلَ عَلَيَّ فِيهِ)) ce qui signifie : « C’est en ce jour que je suis né et que la révélation me fut descendue« .

Quant au lieu de sa naissance, ce qui est sûr et retenu, c’est qu’il se trouve à La Mecque honorée. Le plus probable est qu’il est dans l’endroit connu sous le nom de Souqou l-Layl, que la mère de Haroun Ar-Rachid a établi en mosquée. Le Hafidh Al-^Iraqiyy a cité cela, ainsi que d’autres. Al-‘Azraqiyy a dit : « C’est cette maison, il n’y a pas de divergence à ce sujet chez les gens de La Mecque ». Fin de citation. De nos jours, cet endroit est connu sous le nom du quartier de la naissance (Mahallatou l-Mawlid).


[1] Dala‘ilou n-Noubouwwah, 1/75.

[2] Mouslim lui a trouvé une chaîne de transmission dans son recueil Sahih : livre du jeûne : chapitre Recommandation du jeûne de trois jours de chaque mois, jeûne du jour de ^Arafah, de ^Achoura, du lundi et du jeudi. De même, ‘Ahmad l’a cité dans son recueil Mousnad 5/297-299 et Al-Bayhaqiyy dans son recueil Sounan 4/293.

 

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Mawlid : Chapitre de ce qui est apparu de signes à sa naissance

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur décembre 15, 2010
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De nombreux signes sont apparus à la naissance du Prophète r, et parmi eux, il y a ce qu’a rapporté Al-Bayhaqiyy et Ibnou ^Açakir et d’autres qu’eux encore [1] avec leurs chaînes de transmission jusqu’à Hani’ Al-Makhzoumiyy, qu’il a dit : « Quand ce fut la nuit durant laquelle est né le Messager de Allah r, le palais de Chosroës a tremblé et quatorze de ses balcons se sont effondrés, le feu de Perse s’est éteint alors qu’il n’avait cessé de brûler depuis mille ans et la lagune de Sawah [2] s’est asséchée… ».

Dans l’effondrement des quatorze balcons, il y avait un signe qu’il ne restait que quatorze des rois de Perse, dont le dernier vécut à l’époque du califat de ^Outhman, que Allah l’agrée.

Quant au feu que les perses adoraient au lieu d’adorer Allah, qu’ils approvisionnaient et attisaient nuit et jour, il s’est éteint.

Pour ce qui est de la lagune de Sawah, où les bateaux se déplaçaient jusqu’alors, elle s’est asséchée.

Parmi les signes qui sont apparus à sa naissance r, les démons furent lapidés. Ils reçurent des projectiles de feu à partir du ciel et les nouvelles qu’apportent les anges du ciel leur devinrent inaccessibles, conformément à ce que certains savants ont cité. Toutefois, ce qui est plus connu et retenu, c’est que la lapidation des démons par les flammes a eu lieu lors de l’avènement de sa mission r.

Parmi les signes encore, il y a que les nouvelles du ciel furent voilées à ‘Iblis, qui a alors crié et a poussé un cri terrible identique à celui qu’il avait poussé lorsqu’il avait été maudit, lorsqu’il a été chassé du paradis, lorsque le Prophète r est né et lorsque Al-Fatihah a été descendue par révélation. Cela a été rapporté par le Hafidh Al-^Iraqiyy dans Al-Mawridou l-Haniyy d’après Baqiyy Ibnou Makhlad.

Parmi ces signes, il y a encore ce que l’on a entendu provenant de l’intérieur des statues et les voix annonçant la bonne nouvelle de l’apparition de la vérité dans le temps du déclin.


[1] Al-Bayhaqiyy l’a rapporté en entier dans Ad-Dala‘il 1/126-129, AtTabariyy dans son Tarikh 2/131-132 et le Hafidh Al-^Iraqiyy dans Al-Mawridou l-Haniyy Q/11.

 

[2] Ville de Perse, d’après Mou^jamou l-Bouldan 3/24.

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Mawlid : Chapitre de l’évocation des ‘ayah par lesquelles Allah ta^ala a honoré Son Prophète

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur décembre 15, 2010
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Allah ^azza wa jall a honoré Son Prophète élu par de nombreuses ayah – versets –. Il y en a parmi elles qui indiquent ses vertus morales et la noblesse de son état. Ainsi la parole de Allah ta^ala : [وَإِنَّكَ لَعَلى خُلُقٍ عَظِيمٍ][Al-Qalam / 4] ce qui signifie : « Tu as certes un caractère éminent« .

Il y a parmi elles des ayah par lesquelles Allah soubhanahou wa ta^ala met en évidence la grandeur de son lignage honorable et l’éminence de son degré, telles que Sa Parole ^azza wa jall :

] لَقَدْ جَاءكُمْ رَسُولٌ مِّنْ أَنفُسِكُمْ عَزِيزٌ عَلَيْهِ مَا عَنِتُّمْ حَرِيصٌ عَلَيْكُم بِالْمُؤْمِنِينَ رَؤُوفٌ رَّحِيمٌ[

[At-Tawbah / 128] ce qui signifie : « Il vous est bien parvenu un messager d’entre vous,  pour qui est cher que vous soyiez bien guidés, qui tient à ce que vous soyiez guidés, et qui a pour les croyants compassion et miséricorde« .

Parmi ces ayah, il y a ce qui montre l’éloge de Allah ta^ala à son sujet r dans Ses Livres descendus par révélation sur Ses prophètes. C’est par exemple Sa parole ^azza wa jall :

]مُّحَمَّدٌ رَّسُولُ اللهِ وَالَّذِينَ مَعَهُ أَشِدَّاء عَلَى الْكُفَّارِ رُحَمَاء بَيْنَهُمْ تَرَاهُمْ رُكَّعًا سُجَّدًا يَبْتَغُونَ فَضْلاً مِّنَ اللهِ وَرِضْوَانًا سِيمَاهُمْ فِي وُجُوهِهِم مِّنْ أَثَرِ السُّجُودِ ذَلِكَ مَثَلُهُمْ فِي التَّوْرَاةِ وَمَثَلُهُمْ فِي الإِنجِيلِ كَزَرْعٍ أَخْرَجَ شَطْأَهُ فَآزَرَهُ فَاسْتَغْلَظَ فَاسْتَوَى عَلَى سُوقِهِ يُعْجِبُ الزُّرَّاعَ لِيَغِيظَ بِهِمُ الْكُفَّارَ[

[Al-Fat-h / 29] ce qui signifie : « Mouhammad le Messager de Allah et ses compagnons sont rudes vis à vis des mécréants et miséricordieux entre eux ; tu les vois en inclination et en prosternation, recherchant bienfait et agrément de Allah ; leurs signes distinctifs sont sur leurs visages, des suites de la prosternation. Cette description citée est leur exemple dans At-Tawrah. Leur exemple dans Al-‘Injil, est tel une semence dont Allah a fait sortir la jeune pousse, Il l’a soutenue, elle s’est alors raffermie et est devenue forte et dressée sur son pied ; elle plaît aux semeurs pour faire enrager les mécréants« .

Il y a parmi ces ayah des versets par lesquels Allah soubhanah explicite le fait qu’il est r d’un rang prioritaire sur les prophètes et ce, dans Sa parole ta^ala :

] وَإِذْ أَخَذَ اللهُ مِيثَاقَ النَّبِيِّيْنَ لَمَا ءاتَيْتُكُم مِّن كِتَابٍ وَحِكْمَةٍ ثُمَّ جَاءكُمْ رَسُولٌ مُّصَدِّقٌ لِّمَا مَعَكُمْ لَتُؤْمِنُنَّ بِهِ وَلَتَنصُرُنَّهُ قَالَ أَأَقْرَرْتُمْ وَأَخَذْتُمْ عَلَى ذَلِكُمْ إِصْرِي قَالُواْ أَقْرَرْنَا قَالَ فَاشْهَدُواْ وَأَنَاْ مَعَكُم مِّنَ الشَّاهِدِينَ [

[Ali ^Imran / 81] ce qui signifie : « Cite leur : lorsque Allah a pris le pacte des prophètes pour ce que Je vous ai donné de Livre et de sagesse, puis est venu à vous un Messager Mouhammad r ; vous croirez en lui et vous l’aiderez. Il dit : acceptez-vous cela et vous engagez-vous sur cela par Mon pacte ? Ils ont dit : nous acceptons. Il dit : soyez donc témoins et Je suis avec vous parmi les témoins« .

Il y a parmi ces ayah ce qui indique l’obligation de le respecter r, de le révérer et de lui accorder de l’honneur, comme par exemple Sa parole ta^ala :

]إِنَّ الَّذِينَ يُنَادُونَكَ مِن وَرَاء الْحُجُرَاتِ أَكْثَرُهُمْ لا يَعْقِلُونَ وَلَوْ أَنَّهُمْ صَبَرُوا حَتَّى تَخْرُجَ إِلَيْهِمْ لَكَانَ خَيْرًا لَّهُمْ وَاللهُ غَفُورٌ رَّحِيمٌ [

[Al-Houjourat / 4-5] ce qui signifie : « Certes, ceux qui t’appellent à haute voix de derrière les murs des maisons de tes femmes, la plupart d’entre eux ne se rendent pas compte de ce qu’ils ont fait par rapport à ton rang éminent et de ce qui lui convient comme honneur. S’ils avaient fait preuve de patience jusqu’à ce que tu sortes à eux, cela aurait été mieux pour eux. Allah est certes Celui Qui pardonne et Celui Qui fait miséricorde« , et Sa parole ta^ala :

] يَا أَيُّهَا الَّذِينَ ءامَنُواْ اسْتَجِيبُواْ للهِ وَلِلرَّسُولِ إِذَا دَعَاكُم لِمَا يُحْيِيكُمْ [

[Al-‘Anfal / 24] ce qui signifie : « Ô vous qui avez cru, répondez par l’obéissance à Allah et au Messager s’il vous invite à ce qui est de la religion, pour avoir la félicité dans la vie éternelle« , et Sa parole ta^ala :

] لا تَجْعَلُوا دُعَاء الرَّسُولِ بَيْنَكُمْ كَدُعَاء بَعْضِكُم بَعْضًا [

[An-Nour / 63] ce qui signifie : « Ne faites pas que votre appel du Messager soit comme vos appels les uns les autres« .

Il y a parmi ces ayah, ce qui indique que sa glorification continue après sa mort r par le fait que Allah ta^ala a fait que ses nobles épouses soient les mères des croyants. Allah ta^ala dit :

] النَّبِيُّ أَوْلَى بِالْمُؤْمِنِينَ مِنْ أَنفُسِهِمْ وَأَزْوَاجُهُ أُمَّهَاتُهُمْ [

[Al-‘Ahzab / 6] ce qui signifie : « Le Prophète est prioritaire sur les croyants pour ce qu’il leur a ordonné quant à eux-mêmes, si leurs passions les invitent à ce qui le contredit ; et ses épouses sont leurs mères« , et Allah ta^ala dit : [وَلا أَن تَنكِحُوا أَزْوَاجَهُ مِن بَعْدِهِ أَبَدًا][Al-‘Ahzab / 53] ce qui signifie : « N’épousez pas ses épouses après lui, à jamais« .

Parmi ces ayah encore, il y a le fait que Allah ta^ala a juré par sa vie r, Allah ^azza wa jall dit : [لَعَمْرُكَ إِنَّهُمْ لَفِي سَكْرَتِهِمْ يَعْمَهُونَ ] [Al-Hijr / 72] ce qui signifie : « Par ta vie, ils sont certes dans leur ivresse, indécis« .

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Mawlid : Chapitre de la commémoration de la naissance honorée (al-mawlid ach-charif) du Prophète et l’évocation des preuves de son caractère permis

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur décembre 15, 2010
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Parmi les bonnes innovations, il y a la célébration de la naissance (Mawlid) du Prophète r. Cette pratique n’existait pas à l’époque du Prophète r ni à l’époque qui l’a suivie. Mais elle fut innovée aux débuts du septième siècle de l’Hégire. Le premier à l’avoir innovée fut le roi de ‘Irbil. Il était savant, pieux, courageux et il est surnommé Al-Moudhaffar. Il réunit pour cela beaucoup de savants, parmi lesquels il y avait des gens du hadith et des soufis véridiques. Les savants des orients de la terre et de ses occidents ont approuvé cela. Il y a parmi eux le Hafidh ‘Ahmad Ibnou Hajar Al-^Asqalaniyy et son élève le Hafidh As-Sakhawiyy ainsi que le Hafidh As-Souyoutiyy et d’autres encore.

Le Hafidh As-Sakhawiyy a cité dans son livre Al-Fatawa que la commémoration du Mawlid a été innovée après les trois premiers siècles. Par la suite, les gens de l’Islam dans les grandes villes des différents pays n’ont pas cessé de commémorer le Mawlid, de donner les différentes sortes d’aumônes durant ses nuits, et de s’appliquer à la lecture de l’histoire de sa noble naissance, et tous les mérites largement répandus rejaillissaient sur eux grâce à ses bénédictions.

Le Hafidh As-Souyoutiyy [1] a une lettre qu’il a appelée Housnou l-Maqsad fi ^Amali l-Mawlid, dans laquelle il a dit ce qui signifie : « La question a été posée sur le fait de commémorer la naissance honorée au mois de Rabi^ou l-‘Awwal, quel est son jugement du point de vue de la Loi de l’Islam ? Est-ce une chose louable ou blâmable ? Est-ce que celui qui le commémore a des récompenses ou non ? La réponse d’après moi est la suivante : la commémoration de la naissance (Mawlid) à l’origine consiste en le rassemblement des gens, la récitation de ce qu’il est possible de réciter du Qour’an, la narration des nouvelles rapportées au sujet du début de l’histoire du Prophète et ce qui est advenu comme signes à sa naissance, à la suite de quoi il leur est présenté de la nourriture qu’ils consomment puis partent sans rien ajouter à cela. Ceci compte parmi les bonnes innovations pour laquelle celui qui la fait sera récompensé, et ce,  pour ce que cela comporte comme glorification du degré du Prophète r, et comme manifestation de joie et de réjouissance pour sa noble naissance. Le premier à l’innover fut le gouverneur de ‘Irbil, le roi Al-Moudhaffar Abou Sa^id Koukabri Ibnou Zayni d-Din ^Aliyy Ibnou Baktakin qui était l’un des rois glorieux et des grands généreux. Il a laissé de bonnes traces et c’est lui qui avait édifié la mosquée Al-Moudhaffariyy au pied de la montagne de Qasiyoun« . Fin de citation.

Ibnou Kathir [2] a dit dans son livre d’histoire : « Il organisait – il vise le roi Al-Moudhaffar – le Mawlid honoré au mois de Rabi^ou l-‘Awwal et le fêtait par une festivité grandiose. Il était magnanime, courageux, brave, sage, savant et juste, que Allah lui fasse miséricorde et qu’Il honore pour lui sa demeure dans l’au-delà. Il a dit : le Chaykh Abou l-Khattab Ibnou Dahyah a composé pour lui un livre sur la naissance du Prophète qu’il a intitulé : At-Tanwir fi Mawlidi l-Bachiri n-Nadhir ; il l’a récompensé pour cela de mille dinars. L’époque de son règne s’est prolongée jusqu’à ce qu’il  meurt alors qu’il faisait le siège des croisés dans la ville de ^Akka en l’an six-cent-trente et il était alors louable de conduite et de fond de cœur« . Fin de citation.

Le descendant de Ibnou l-Jawziyy cite dans Mir’atou zZaman que les notables parmi les savants et les soufis [3] assistaient à la fête chez lui à l’occasion du Mawlid.

Ibnou Khillikan [4] a dit dans la biographie du Hafidh Ibnou Dahyah : « Il faisait partie des notables, des savants et des plus réputés des gens qui ont un mérite. Il est venu du Maghreb et il est entré au pays du Cham et de l’Irak. Il est passé par ‘Irbil en l’an six cent quatre ; il a trouvé son roi glorieux Moudhaffirou d-Din Ibnou Zayni d-Din attachant une attention particulière  pour le Mawlid du Prophète. Il a écrit pour lui le livre At-Tanwir fi Mawlidi l-Bachiri n-Nadhir et il le lui a récité personnellement. Le roi l’a récompensé de mille dinars« . Fin de citation.

As-Souyoutiyy a dit : « L’Imam des Hafidh, Abou l-Fadl ‘Ahmad Ibnou Hajar a trouvé à la commémoration du Mawlid, une origine à partir de la Sounnah et je lui ai trouvé moi-même une deuxième origine…« . Fin de citation.

A partir de cela, il est devenu clair que la commémoration de la naissance du Prophète r (Mawlid) est une bonne innovation ; il n’y a donc pas à la blâmer sous aucun rapport. Bien au contraire, elle est digne d’être nommée une bonne tradition (sounnah haçanah) parce qu’elle fait partie des choses englobées par la parole du Messager de Allah r :

((مَنْ سَنَّ فِي الإِسْلاَمِ سُنَّةً حَسَنَةً فَلَهُ أَجْرُهَا وَأَجْرُ مَنْ عَمِلَ بِهَا بَعْدَهُ لاَ يَنْقُصُ مِنْ أُجُورِهِمْ شَىْءٌ))

ce qui signifie : « Celui qui instaure dans l’Islam une bonne tradition (sounnah), il en aura la récompense et il aura une récompense chaque fois que quelqu’un la refait après lui, sans que rien ne soit diminué de leurs récompenses« . Ce hadith a été énoncé dans une circonstance précise qui est la suivante : un groupe de gens, qui ont été réduits à la misère, sont venus au Messager de Allah, habillés de vêtements rayés, déchirés par leur milieu. Le Messager r ordonna qu’on leur fasse l’aumône. Il s’est alors amassé pour eux beaucoup de bien. Le Messager de Allah se réjouit de cela et dit :الحديث ((مَنْ سَنَّ فِي الإِسْلاَمِ…)) ce qui signifie : « Celui qui instaure dans l’Islam … » le hadith.

Ce qui est pris en compte, c’est la généralité du terme et non le caractère spécifique de la circonstance pour laquelle le hadith a été énoncé, comme cela est établi chez les savants spécialistes de la science des fondements (al-‘ousoul). Celui qui nie cela refuse effectivement la vérité.


[1] Al-Hawi li l-Fatawa, 1/189-197.

[2] Al-Bidayah wa n-Nihayah, 3/136.

[3] Al-Hawi li l-Fatawa, 1/190.

[4] Wafayatou l-‘A^yan, 3/449.

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Mawlid : Chapitre de la précision du sens de l’Innovation et de son jugement

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur décembre 15, 2010
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Sache que l’innovation (al-bid^ah) dans la langue est ce qui a été innové sans équivalent antérieur ; on dit par exemple : tu as fait une chose badi^, c’est-à-dire une chose nouvelle, étonnante qu’on ne connaissait pas avant cela. Selon la Loi de l’Islam, c’est ce qui a été innové sans que cela soit cité ni dans le Qour’an ni dans la Sounnah. Ibnou l-^Arabiyy a dit : « L’innovation (bid^ah) et la nouveauté (mouhdath) ne sont pas blâmables pour leur appellation d’innovation et de nouveauté, ni pour leur sens, mais ce qui est blâmable parmi ce qui relève de l’innovation, c’est ce qui contredit la tradition prophétique, et ce qui est blâmable parmi les nouveautés, c’est ce qui appelle à l’égarement ». Fin de citation.

 

Les différentes sortes d’innovations :

L’innovation se divise en deux sortes :

L’innovation d’égarement : c’est la nouveauté qui contredit le Qour’an et la Sounnah ;

L’innovation de bonne guidée : c’est la nouveauté qui est en accord avec le Qour’an et la Sounnah.

Cette classification, on la comprend du hadith de Al-Boukhariyy [1] et Mouslim [2] d’après ^A‘ichah, que Allah l’agrée, qui a dit : « Le Messager de Allah r a dit :

((مَنْ أَحدَثَ فِي أَمْرِنَا هَذَا مَا لَيْسَ مِنْهُ فَهُوَ رَدٌّ))

ce qui signifie : « Celui qui innove dans notre religion une chose qui n’y est pas conforme, elle est rejetée« . Ce hadith a été rapporté par Mouslim [3] en d’autres termes à savoir : ((مَنْ  عَمِلَ عَمَلاً لَيْسَ عَلَيْهِ أَمْرُنَا فَهُوَ رَدٌّ)) ce qui signifie : « Celui qui fait une œuvre qui n’est pas en accord avec notre religion, elle est rejetée« . Par sa parole : ((ما ليس منه)) ce qui signifie : « qui n’y est pas conforme« , le Messager de Allah r a expliqué que la nouveauté est rejetée si elle va à l’encontre de la Loi de l’Islam et que la nouveauté qui est en accord avec la Loi de l’Islam n’est pas rejetée.

Cette classification est déduite également de ce qu’a rapporté Mouslim [4] dans son Sahih, du hadith de Jarir Ibnou ^Abdou l-Lah Al-Bajliyy, que Allah l’agrée, qui a dit : « Le Messager de Allah r a dit :

))مَنْ سَنَّ فِي الإِسْلامِ سُنَّةً حَسَنَةً فَلَهُ أَجْرُهََا وَأَجْرُ مَنْ عَمِلَ بِهَا بَعْدَهُ مِنْ غَيْرِ  أَنْ يَنْقُصَ مِنْ أُجُورِهِمْ شَىْءٌ، وَمَنْ سَنَّ فِي الإِسْلامِ سُنَّةً سَيِّئَةً كَانَ عَلَيْهِ وِزْرُهَا وَوِزْرُ مَنْ عَمِلَ بِهَا مِنْ بَعْدِهِ مِنْ غَيْرِ أَنْ يَنْقصَ مِنْ أَوْزَارِهِمْ شَىْءٌ((

ce qui signifie : « Celui qui instaure dans l’Islam une bonne tradition (sounnah), il en aura la récompense et il aura une récompense chaque fois que quelqu’un la refait après lui sans que rien ne soit diminué de leurs récompenses. Celui qui instaure dans l’Islam une mauvaise tradition, il se chargera de son péché et il sera chargé d’un péché chaque fois que quelqu’un la refait après lui sans que rien ne soit diminué de leurs péchés« .

Aussi, dans le recueil de Al-Boukhariyy [5] dans le livre la prière surérogatoire des nuits de Ramadan (at-tarawih), il est cité ce qui suit et qui signifie : Ibnou Chihab a dit : « Le Messager de Allah r est mort et les gens se conduisaient ainsi ». Le Hafidh Ibnou Hajar [6] a dit : « C’est-à-dire qu’ils ne faisaient pas la prière surérogatoire des nuits de Ramadan en assemblée ». Puis Ibnou Chihab dans la suite de sa citation a dit : « Et il en était ainsi à l’époque du califat de Abou Bakr et pendant la première partie du califat de ^Oumar, que Allah l’agrée ».

Il y est cité aussi [7], suite à cet événement que ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Abdi l-Qari a dit ce qui signifie : « Je suis sorti avec ^Oumar Ibnou l-Khattab, que Allah l’agrée, en une nuit de Ramadan, à la mosquée, alors que les gens étaient en groupes isolés et séparés ; certains faisaient la prière individuellement, d’autres se rassemblaient en petits groupes et faisaient la prière en assemblée, alors ^Oumar a dit : Je vois que si je rassemble ces gens pour qu’ils soient dirigés par un seul homme récitant le Qour’an, ce serait mieux. Puis il s’est décidé et les a rassemblés derrière ‘Oubayy Ibnou Ka^b. Une autre nuit, je suis sorti avec lui alors que les gens faisaient la prière derrière celui qui récitait le Qour’an, ^Oumar a dit : quelle bonne innovation que voici (ni^ma l-bid^ah hadhih) ». Fin de citation. Dans Al-Mouwatta’ [8] figure le terme : « Quelle bonne innovation que celle-ci (ni^mati l-bid^ah hadhih) ».

Le Hafidh Ibnou Hajar [9] a dit ce qui signifie : « A propos de sa parole : « ^Oumar a dit: quelle bonne innovation que voici (ni^ma l-bid^ah hadhih) », et en d’autres versions « quelle bonne innovation que celle-ci (ni^mati l-bid^ah hadhih) », et à l’origine, l’innovation c’est ce qui a été innové sans équivalent antérieur, et est employé dans la Loi de l’Islam en opposition à la tradition prophétique (sounnah) et dans ce cas elle est blâmable. La précision du sens de l’innovation est que si elle rentre dans la catégorie des choses approuvées dans la Loi de l’Islam, alors elle est approuvée ; si elle rentre dans la catégorie des choses désapprouvées dans la Loi, alors elle est désapprouvée ; sinon elle est de la catégorie des choses permises. Il se peut aussi qu’elle soit classée dans une des cinq sortes de jugement ». Fin de citation. Par les cinq sortes de jugements, il veut dire : le devoir, l’acte recommandé, l’acte indifférent, l’acte déconseillé et l’illicite.

Al-Boukhariyy [10] a cité dans son Sahih ce qui signifie : « Rifa^ah Ibnou Rafi^ AzZarqiyy a dit : nous étions un jour en train de faire la prière dirigés par le Prophète r ; quand il a levé sa tête de l’inclination, il a dit : ((سَمِعَ اللهُ لِمَنْ حَمِدَهُ)) (sami^a l-Lahou liman hamidah) ce qui signifie : « Allah exauce celui qui Le loue ». Un homme derrière lui a dit : (Rabbana wa laka l-hamd, hamdan kathiran, tayyiban moubarakan fih). Quand il a fini la prière et qu’il s’apprêtait à partir, le Prophète r a dit :((مَنِ المُتَكَلِّمُ)) ce qui signifie : « Qui a parlé ?« . Il a dit : « C’est moi ». Le Prophète r a dit : ((رَأَيْتُ بِضْعَةً وَثَلاثِينَ مَلَكًا يَبْتَدِرُونَهَا أَيُّهُمْ يَكْتُبُهَا أَوَّل)) ce qui signifie : « J’ai vu plus de trente anges qui se précipitaient à qui d’entre eux l’écrirait le premier« .

Ibnou Hajar a dit [11] dans Al-Fat-h dans le commentaire de ce hadith : « On a pris ce hadith pour preuve qu’il est permis d’innover dans la prière une évocation qui n’a pas été rapportée du Prophète r si elle ne contredit pas ce qui est rapporté du Prophète r ». Fin de citation.

Abou Dawoud [12] a rapporté que ^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar ajoutait lors du tachahhoud : « wahdahou la charika lah » ce qui signifie : « Lui seul, Il n’a pas d’associé » et disait : « C’est moi qui l’ai ajouté ». Fin de citation.

An-Nawawiyy a dit dans son livre Tahdhibou l-‘Asma‘i wa l-Loughat [13] textuellement ce qui signifie : « L’innovation (al-bid^ah) dans la Loi de l’Islam, c’est innover ce qui n’existait pas à l’époque du Messager r, elle se divise en bonne et en mauvaise innovation. L’Imam, le Chaykh, à propos duquel il y a unanimité sur le fait qu’il est un guide, sur sa grandeur, sur sa maîtrise de nombreuses sortes de sciences et sur le fait qu’il y excellait, Abou Mouhammad ^Abdou l-^Aziz Ibnou ^Abdi s-Salam, que Allah lui fasse miséricorde et que Allah l’agrée, a dit à la fin de son livre Al-Qawa^id ce qui signifie : « L’innovation est divisée en : obligatoire, illicite, recommandée, déconseillée et permise. Il a dit : le moyen pour cela est de soumettre l’innovation aux règles de la Loi de l’Islam, si elle entre dans le cadre du devoir, elle est alors un devoir, ou dans le cadre de l’interdiction, elle est alors illicite, ou dans le cadre de la recommandation, elle est alors recommandée, ou dans le cadre du déconseillé, elle est alors déconseillée, ou dans le cadre de la permission, elle est alors dans ce cas permise« . Fin de citation de An-Nawawiyy.

Ibnou ^Abidin a dit dans Raddou l-Mouhtar [14] textuellement ce qui signifie : « L’innovation peut être un devoir, comme le fait d’établir les preuves pour répliquer aux gens des groupes égarés et l’apprentissage de la grammaire arabe qui permet de comprendre le Livre et la Tradition Prophétique ; elle peut être recommandée comme l’édification des ribat ou des medressa – école – ainsi que toute œuvre de bienfaisance qui n’avait pas lieu durant la première période de l’Islam, elle peut être déconseillée comme la décoration excessive des mosquées et elle peut être indifférente comme le fait de multiplier les plaisirs de la table, des boissons et des vêtements« . Fin de citation.

An-Nawawiyy a dit dans Rawdatou tTalibin [15] au sujet de dou^a‘ou l-qounout textuellement ce qui signifie : « C’est cela qui a été rapporté du Prophète r et les savants lui ont ajouté : « wa la ya^izzou man ^adayt » avant : « tabarakta wa ta^alayt » et après il y a : « fa laka l-hamdou ^ala ma qadayt, ‘astaghfirouka wa ‘atoubou ‘ilayk ». J’ai dit : nos compagnons de l’école chafi^iyy ont dit : il n’y a pas de mal dans cet ajout. Abou Hamid et Al-Bandanijiyy et d’autres ont dit : il est recommandé« . Fin de citation de An-Nawawiyy.

Al-Bayhaqiyy [16] par sa chaîne de transmission dans Manaqibou ch-Chafi^iyy a rapporté que Ach-Chafi^iyy, que Allah l’agrée, a dit ce qui signifie : « Les nouveautés parmi les choses sont de deux sortes : l’une, c’est ce qui est innové et qui contredit le Livre, la Sounnah, les textes des  prédécesseurs parmi les compagnons ou l’Unanimité. Celle-là est l’innovation d’égarement. La deuxième, c’est ce qui est innové et qui fait partie des bonnes choses, qui ne comporte pas de contradiction avec aucun de ceux-là et cette nouveauté-ci n’est pas blâmable« .

 

Parmi les innovations recommandées :

  • Le monachisme innové par ceux qui ont suivi ^Iça Al-Macih ^alayhi s-salam :

Allah tabaraka wa ta^ala dit dans Son Livre honoré :

] وَجَعَلْنَا فِي قُلُوبِ الَّذِينَ اتَّبَعُوهُ رَأْفَةً وَرَحْمَةً وَرَهْبَانِيَّةً ابْتَدَعُوهَا مَا كَتَبْنَاهَا عَلَيْهِمْ إِلاَّ ابْتِغَاء رِضْوَانِ اللهِ[

[Al-Hadid / 27] ce qui signifie : « Nous avons créé dans les cœurs de ceux qui l’ont suivi une bienveillance, une miséricorde et un monachisme qu’ils ont innové ; Nous ne le leur avons pas ordonné ; ils ne l’ont fait que par recherche de l’agrément de Allah « . Cette ayah est prise comme preuve de la bonne innovation, parce que son sens est l’éloge de ceux qui faisaient partie de la communauté de ^Iça et qui étaient musulmans, croyants et qui le suivaient ^alayhi s-salam dans la croyance et la foi en l’unicité de Allah. Allah ta^ala a fait leur éloge parce qu’ils étaient des gens de bienfaisance et de miséricorde et parce qu’ils ont innové le monachisme. Le monachisme, c’est le fait de se détacher des passions au point d’abandonner le mariage par désir de se consacrer exclusivement à l’adoration. Ainsi, le sens de [مَا كَتَبْنَاهَا عَلَيْهِمْ]

ce qui signifie : « Nous ne le leur avons pas ordonné » est : Nous ne l’avons pas rendu obligatoire sur eux, mais ce sont eux qui ont voulu rechercher l’agrément de Allah. Allah ta^ala a fait leur éloge pour ce qu’ils ont innové de ce qui ne leur a pas été énoncé dans Al-‘Injil, et que ^Iça Al-Macih ne leur a pas dit par un énoncé de sa part. Seulement, ce sont eux qui ont voulu accomplir des adorations à Allah ta^ala à l’extrême et s’y consacrer exclusivement en abandonnant la préoccupation du mariage et de la charge de l’épouse et de la famille. Ils construisaient ainsi des ermitages qui sont des maisonnettes en argile ou autre que cela en des lieux écartés des villes pour se consacrer exclusivement à l’adoration.

  • L’instauration de Khoubayb de deux rak^ah avant d’être exécuté :

Parmi elles, il y a l’innovation de la prière de deux rak^ah faite par Khoubayb Ibnou ^Adiyy lorsqu’il a été emmené pour être tué, comme cela a été rapporté dans le Sahih de Al-Boukhariyy [17], il y figure textuellement ce qui signifie : « ‘Ibrahim Ibnou Mouça m’a rapporté que Hicham Ibnou Youçouf nous a rapporté que Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, a dit : le Prophète r a envoyé un groupe pour collecter des informations et a désigné ^Asim Ibnou Thabit – qui est le grand père de ^Asim Ibnou ^Oumar Ibni l-Khattab – comme chef de groupe. Ils se sont alors mis en route jusqu’à ce qu’ils arrivèrent à mi-chemin entre ^Ousfan et La Mecque, il se trouva quelqu’un pour les dénoncer à l’une des tribus de Houdhayl appelée Banou Lahyan. Ceux-là les ont alors suivis avec presque cent archers. Ils ont donc suivi leurs traces jusqu’à ce qu’ils parviennent à un endroit où ils avaient fait halte, ils y trouvèrent des noyaux de dattes dont ils s’étaient approvisionnés à Médine. Ils ont dit : ce sont des dattes de Yathrib – Médine –. Ils ont alors suivi leurs traces jusqu’à ce qu’ils les rattrapèrent. Quand ^Asim et ses compagnons s’arrêtèrent, ils se réfugièrent dans un abri. Les autres les encerclèrent et dirent : vous avez l’assurance et le pacte que si vous vous rendez à nous, nous ne tuerons aucun homme parmi vous. ^Asim a dit alors : « quant à moi, je ne me mets pas sous la garantie d’un mécréant. Ô Allah, informe Ton Prophète de notre situation ». Ils les combattirent jusqu’à ce qu’ils tuèrent ^Asim avec un groupe de sept personnes de leurs flèches. Khoubayb et Zayd et un autre homme restèrent vivants et ils leur donnèrent l’assurance et le pacte. Lorsqu’ils leur donnèrent l’assurance et le pacte, ils se rendirent à eux. Lorsqu’ils les maîtrisèrent, ils défirent les cordes de leurs arcs et les ligotèrent avec. Alors, le troisième homme qui était avec eux deux a dit : c’est le début de la trahison et il refusa de les suivre, alors ils le tirèrent et essayèrent de le forcer à les suivre, mais il ne le fit pas. Alors, ils le tuèrent et prirent Khoubayb et Zayd qu’ils vendirent à La Mecque. Khoubayb a été acheté par Banou l-Harith Ibnou ^Amir Ibnou Nawfal. Khoubayb était celui qui avait tué leur père Al-Harith lors de la bataille de Badr. Ainsi, il resta prisonnier chez eux jusqu’à ce qu’ils se soient mis d’accord pour le tuer. C’est alors qu’il demanda à l’une des filles de Al-Harith qu’elle lui prête un rasoir pour se raser, ce qu’elle fit. Elle a dit : « J’ai manqué d’attention pour un de mes enfants qui s’est avancé vers lui et quand il arriva auprès de lui, il l’a posé sur sa cuisse. Quand je le vis ainsi, j’eus une frayeur dont il s’aperçut alors qu’il avait le rasoir à la main ». Alors, il dit : « Crains-tu que je le tue ? Je ne l’aurais pas fait, si Allah le veut ». Elle disait aussi : « Je n’ai jamais vu de prisonnier meilleur que Khoubayb, je l’ai bien vu manger des grappes de raisins fraîchement cueillies alors que ce jour-là, il n’y avait pas un seul fruit à La Mecque et de plus, il était bien enchaîné. Certes, ce n’était qu’une subsistance dont Allah l’a pourvu ». Ils l’amenèrent ensuite hors du Haram – l’enceinte sacrée – pour le tuer, il a dit : « Laissez-moi faire une prière de deux rak^ah », après quoi, il se dirigea vers eux et dit : « Si vous n’aviez pensé que mon état était motivé par la crainte de la mort, j’aurais encore ajouté ». Il fut donc le premier qui instaura les deux rak^ah avant d’être exécuté. Puis, il a dit : « Allahoumma hsihim ^adada« . Puis, il a dit :

Je ne me fais pas de souci du moment que je suis tué, musulman

sur la manière dont ma mort a lieu, pour rechercher de Allah l’agrément

Tout cela pour l’amour de Allah et pour Son agrément et s’Il le veut,

Il bénira des lambeaux de chair éparpillés

^Ouqbah Ibnou l-Harith vint ensuite à lui et le tua. Les mécréants de Qouraych envoyèrent pour qu’on leur amène une partie du corps de ^Asim afin de le reconnaître, ce même ^Asim qui avait tué un de leurs chefs dans la bataille de Badr, Allah a alors envoyé sur son corps une nuée de guêpes qui l’a protégé de leurs envoyés, ils ne purent rien prendre de son corps« . Fin de citation.

  • La notation des points des lettres dans les livres du Qour’an faite par Yahya Ibnou Ya^mar :

Parmi les bonnes innovations, il y a la notation des points des lettres des livres du Qour’an. Les compagnons qui ont transcrit la révélation, dictée par le Messager écrivaient les lettres ب (b) et ت (t) et ce qui est du même genre sans les points. Puis, lorsque ^Outhman Ibnou ^Affan écrivit six exemplaires du Qour’an et en envoya aux différents horizons, à Bassora, à La Mecque et aux autres lieux, gardant un exemplaire pour lui, ces manuscrits ne comportaient pas de points. Le premier à mettre les points des lettres dans le Livre du Qour’an fut un homme parmi les successeurs des compagnons faisant partie des gens de la science, du mérite et de la piété nommé Yahya Ibnou Ya^mar. Voici ce qui a été cité textuellement dans le livre Al-Masahif de Ibnou Abi Dawoud As-Sijistaniyy [18] ce qui signifie : « ^Abdou l-Lah m’a rapporté : Mouhammad Ibnou ^Abdi l-Lah Al-Makhzoumiyy m’a rapporté : ‘Ahmad Ibnou Nasr Ibnou Malik m’a rapporté : Al-Houçayn Ibnou l-Walid m’a rapporté d’après Haroun Ibnou Mouça qu’il a dit : Le premier qui a mis les points des lettres dans le Livre du Qour’an, ce fut Yahya Ibnou Ya^mar« . Fin de citation. Avant cela, il était écrit sans les points. Lorsqu’il fit cela, les savants ne le lui ont pas reproché bien que le Messager de Allah n’ait pas ordonné de mettre les points des lettres dans le Livre du Qour’an.

  • L’ajout d’un deuxième appel à la prière (‘adhan) par ^Outhman Ibnou ^Affan le jour du vendredi :

C’est une innovation de ^Outhman que Allah l’agrée. Ainsi, il a été rapporté dans le Sahih de Al-Boukhariyy [19] textuellement ce qui signifie : « Adam m’a rapporté et il a dit : Ibnou Abi Dhi’b m’a rapporté d’après AzZouhriyy d’après As-Sa‘ib Ibnou Yazid qu’il a dit : « L’appel du vendredi commençait quand l’imam s’asseyait sur le minbar, à l’époque du Prophète r, de Abou Bakr et de ^Oumar que Allah les agrée. A l’époque de ^Outhman, que Allah l’agrée, alors que les gens sont devenus plus nombreux, il a ajouté le troisième appel à AzZawra[20] « .

Dans le commentaire de ce hadith dans Fat-hou l-Bari [21] : « D’après lui aussi, dans la version de Waki^ d’après Ibnou Abi Dhi’b : L’appel à la prière à l’époque du Messager de Allah r, de Abou Bakr et de ^Oumar était de deux appels le vendredi. Ibnou Khouzaymah a dit : par sa parole : « deux appels », il vise l’appel à la prière (al-‘adhan) et l’annonce de la prière (al-‘iqamah), c’est-à-dire en faisant prévaloir l’appel ou parce qu’ils ont comme point commun l’appel à la prière comme cela a déjà été expliqué dans les chapitres de l’appel (al-‘adhan)« . Fin de citation.

Puis il dit : « Sa parole : « Il a ajouté le troisième appel ». Dans la version de Waki^ d’après Ibnou Abi Dhi’b : ^Outhman a ordonné de faire le premier appel, et de même dans une version de Ach-Chafi^iyy, et il n’y a pas de contradiction entre ces deux versions car du fait qu’il a été ajouté, il est appelé troisième appel, et en considérant qu’il a été fait avant l’appel et l’annonce, il est appelé premier appel. Aussi, les termes de la version de ^Aqil qui va être citée après deux chapitres est : « Que l’appel par le deuxième appel a été ordonné par ^Outhman ». Le fait de l’appeler un deuxième appel est eu égard à l’appel proprement dit, et non à l’annonce« . Fin de citation

  • La commémoration de la naissance du Prophète r (Mawlid) :

On en parlera si Allah ta^ala le veut dans un chapitre à part.

  • Dire à haute voix l’invocation en faveur du Prophète après l’appel à la prière :

Parmi les bonnes innovations, il y a dire à haute voix l’invocation en faveur du Prophète r (assalatou ^ala n-Nabiyy r) après l’appel à la prière (al-‘adhan) et cela a été instauré après l’an sept cents de l’hégire. Avant cela, ils ne la disaient pas à haute voix.

  • L’écriture de (r) lors de l’écriture du nom du Prophète :

Parmi les innovations, il y a l’écriture de r lors de l’écriture de son nom. Le Prophète n’a pas fait écrire cela dans ses lettres qu’il a envoyées aux rois et chefs mais il faisait écrire ce qui signifie : de Mouhammad le Messager de Allah à Untel.

  • Les voies (tariqah) que certains vertueux ont innovées :

Parmi les innovations, il y a les tariqah – les voies soufis – que certains saints vertueux de Allah ont instaurées telles que la tariqah Rifa^iyyah et la tariqah Qadiriyyah. Elles sont environ quarante. Ces tariqah prennent toutes racine dans de bonnes innovations, mais certains de ceux qui s’en réclament se sont singularisés et ceci ne porte en rien atteinte aux fondements de ces tariqah.

 

L’innovation d’égarement :

Elle est de deux sortes : l’innovation relative aux fondements de la religion et l’innovation relative à ses branches.

L’innovation relative aux fondements de la religion : c’est celle  qui a été innovée dans les sujets de la croyances et elle est contraire à la croyance que suivaient les compagnons. Il y a plusieurs exemples de ces mauvaises innovations. Parmi eux, il y a :

  • L’innovation de la négation de la prédestination :

Le premier qui l’a mise à jour, c’est Ma^bad Al-Jouhaniyy [22] à Bassora, comme cela a été cité dans le Sahih de Mouslim [23] rapporté par Yahya Ibnou Ya^mar. Ceux qui adhèrent à cette mauvaise croyance sont nommés les qadariyyah [24]. Ils prétendent que Allah n’a pas prédestiné les actes volontaires de Ses esclaves et qu’Il ne les crée pas, mais que ces actes auraient lieu par la création des esclaves, selon leur prétention. Il se trouve parmi eux des gens qui prétendent que Allah a prédestiné le bien et n’a pas prédestiné le mal. Ils prétendent par ailleurs que celui qui commet un grand péché n’est ni croyant ni mécréant mais qu’il est dans une situation intermédiaire dite entre les deux situations. De plus, ils renient l’intercession en faveur des désobéissants ainsi que la vision que les croyants auront de Allah ta^ala au paradis [25].

  • L’innovation du groupe dévié al-jahmiyyah :

Ils sont appelés aussi les jabriyyah, les disciples de Jahm Ibnou Safwan [26]. Ils disent : (l’esclave de Allah est contraint dans ses actes, il n’a pas de choix mais il est plutôt comme la plume suspendue dans l’air, que l’air prend à droite et à gauche).

  • L’innovation du groupe dévié al-khawarij [27] :

Ceux qui sont sortis du rang des gens obéissants à notre maître ^Aliyy. Ils déclarent mécréant celui qui commet le grand péché.

  • L’innovation du dire selon lequel des choses qui entrent en existence n’ont pas de début, et ceci est contraire au raisonnement sain et aux textes clairs transmis

Quant à l’innovation relative aux branches, c’est celle qui suit la classification citée précédemment.

 

Parmi les mauvaises innovations pratiques :

  • L’écriture de « ص » (sad) lors de l’écriture du nom du Prophète r et pire et plus laid encore, l’écriture de  « صلعم » (sal^am).
  • Parmi les mauvaises innovations, il y a le fait que certaines gens prétendent faire l’ablution sèche (tayammoum) avec les tapis et les coussins sur lesquels il n’y a pas de poussière de terre.
  • Il y a aussi la déformation du nom de Allah, chose provenant de la part d’un grand nombre de ceux qui se réclament des tariqah. Certains d’entre eux commencent par dire « Allah » puis par la suite, soit ils amputent le ‘alif qui se trouve entre le « ل » (lam) et le « هـ » (ha) et ils la prononcent alors sans la prolongation de la voyelle ou alors, ils amputent le « هـ » (ha) lui-même ; ils disent alors « Alla« . Et certains d’entre eux disent « Ah » qui est un mot utilisé pour exprimer la souffrance et la plainte, chose reconnue par l’Unanimité des savants linguistes. Al-Khalil Ibnou ‘Ahmad a dit : « Il n’est pas permis d’amputer le ‘alif de la prolongation du mot Allah « .

Si quelqu’un dit : le Messager de Allah r n’a-t-il pas dit dans ce qu’a rapporté Abou Dawoud d’après de Al-^Irbad Ibnou Sariyah [28] :

((وَإِيَّاكُمْ وَمُحْدَثَاتِ الأُمُورِ فَإِنَّ كُلَّ مُحْدَثَةٍ بِدْعَةٌ وَكُلَّ بِدْعَةٍ ضَلاَلَةٌ))

ce qui signifie : « …Certes, toute innovation [qui est contraire à la Loi] est un égarement ».

La réponse à donner est la suivante : que l’expression de ce hadith est générale (^amm) et son sens est restreint (makhsous) en raison de la preuve déduite des hadith cités précédemment. On dit alors : ce que le Prophète r a visé par ce hadith est ce qui est innové et qui est contraire au Livre, à la Sounnah, à l’Unanimité ou aux textes des prédécesseurs.

Dans le commentaire fait par An-Nawawiyy du Sahih de Mouslim [29] on trouve textuellement ce qui signifie : « Sa parole r : ((وَكُلَّ بِدْعَةٍ ضَلاَلَةٌ)) ce qui signifie : « Et toute innovation [qui est contraire à la Loi] est un égarement« , est une expression générale dont le sens est restreint et ce qui est visé par là, c’est la majorité des innovations« . Fin de citation. Puis, il a classé l’innovation en cinq catégories : obligatoire, recommandée, illicite, déconseillée et permise. Il a dit aussi : « Ainsi, si l’on a pris connaissance de ce que je viens de citer, on saura que le hadith en question fait partie de ceux qui comprennent une expression générale dont le sens est restreint. Il en est de même pour tout autre hadith semblable qui a été rapporté du Prophète r. Ce qui confirme ce que l’on vient de dire, c’est la parole de ^Oumar Ibnou l-Khattab, que Allah l’agrée, à propos de la prière de at-tarawih : « quelle bonne innovation que celle-ci ». Il n’empêche pas que le hadith fait partie de ceux qui comprennent une expression générale dont le sens est restreint, sa parole r : ((كُلَّ بِدْعَةٍ)) ce qui signifie : « toute innovation [contraire à la Loi] », mais ce hadith est sujet à la restriction malgré cela, tout comme Sa parole ta^ala : [تُدَمِّرُ كُلَّ شَىْءٍ][Al-‘Ahqaf / 25] ce qui signifie : « Il – le vent que Allah a envoyé pour châtier le peuple du prophète Houd – anéantit tout [ce que Allah a prédestiné qu’Il anéantisse de leurs habitations et autres] ». Fin de citation.

Ce classement a été cité par le Chaykh ^Abdou l-^Aziz Ibnou ^Abdi s-Salam à la fin du livre Al-Qawa^id avec un peu plus de détail. Al-Hafidh l’a rapporté de lui dans son livre Fat-hou l-Bari sans le contester.


[1] Sahih de Al-Boukhariyy : livre du pacte : chapitre s’ils se sont mis d’accord pour un pacte d’injustice, le pacte est rejeté.

[2] Sahih de Mouslim : livre des Al-‘Aqdiyah : chapitre de la non-tenue des jugements non valables et le rejet des nouveautés parmi les choses.

[3] Sahih de Mouslim : même chapitre et livre que précédemment.

[4] Sahih de Mouslim : livre de AzZakat : chapitre l’incitation à l’aumône, même d’une moitié d’une datte ou d’une bonne parole et qu’elle est un écran contre le feu. Ainsi que livre de la science : chapitre celui qui instaure dans l’Islam une bonne tradition ou une mauvaise tradition et qui appelle à la bonne guidée ou à l’égarement.

 

[5] Sahih de Al-Boukhariyy : livre de la prière surérogatoire des nuits de Ramadan : chapitre le mérite de celui qui accomplit des actes d’adoration de nuit, durant Ramadan.

[6] Fat-hou l-Bari 4/252.

[7] Sahih de Al- Boukhariyy: livre de la prière surérogatoire des nuits de Ramadan : chapitre le mérite de celui qui accomplit des actes d’adoration de nuit, durant Ramadan.

[8] Al-Mouwatta’ : livre de la prière : chapitre le début de l’accomplissement des actes d’adoration durant les nuits de Ramadan 1/217.

[9] Fat-hou l-Bari, 4/253.

[10] Sahih de Al-Boukhariyy : livre de l’appel à la prière : chapitre du mérite de la parole Allahoumma rabbana laka l-hamd.

[11] Fat-hou l-Bari, 2/287.

[12] Sounan de Abou Dawoud : livre de la prière : chapitre du tachahhoud.

[13] Tahdhibou l-‘Asma‘i wa l-Loughat, matière (ba, da ^a), 3/22.

[14] Raddou l-Mouhtar ^ala d-Dourri l-Moukhtar, 1/376.

[15] Rawdatou tTalibin, 1/253-254.

[16] Manaqibou ch-Chafi^iyy, 1/469.

[17] Sahih de Al-Boukhariyy : livre des conquêtes : chapitre la conquête Ar-Raji^, Ra^l, Dhakwan et Bi’r Ma^ounah et le hadith de ^Adal, Al-Qarrah, ^Asim Ibnou Thabit, Khoubayb et ses compagnons.

[18] Kitabou l-Masahif, page 141.

[19] Sahih de Al-Boukhariyy : livre de la prière de vendredi : chapitre l’appel à la prière le jour de vendredi.

[20] AzZawra : un endroit à Médine, d’après Mou^jamou l-Bouldan 3/156.

[21] Fat-hou l-Bari, 2/393.

 

[22] Revois ce qui a été dit à son sujet : At-Tabsirou fi d-Din, page 21 et Tahdhibou t-Tahdhib, 10/225.

[23] Sahih de Mouslim : début du livre de la foi.

[24] Revois à propos de leurs dires et de leurs groupes : At-Tabsirou fi d-Din, page 63 et 95.

[25] Les musulmans ont pour croyance que les croyants au paradis verront Allah ta^ala par leurs propres yeux de l’au-delà, sans comment, sans qu’Il soit ta^ala dans un endroit ou dans une direction, c’est-à-dire pas comme sont vues les créatures.

[26] Revois à son propos et à propos de son groupe : At-Tabsirou fi d-Din, page 107, Al-Farqou Bayna l-Firaq, page 211 et Al-Milalou wa n-Nihal, 1/86.

 

[27] Revois à propos de leurs dires et de leurs groupes : At-Tabsirou fi d-Din, page 45 et 62.

[28] Sounan de Abou Dawoud : livre de la Sounnah : chapitre s’attacher à la Sounnah.

[29] Commentaire du Sahih de Mouslim : livre de la prière du vendredi, 6/154.

Commentaires fermés sur Mawlid : Chapitre de la précision du sens de l’Innovation et de son jugement

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