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Réplique : la théorie de darwin

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 15, 2010
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Sache, toi qui recherche la vérité, que Allah nous fasse miséricorde, que notre maître Adam ^alayhi s-salam est le père de l’humanité. C’est le premier homme que Allah ta^ala a créé. Il est le premier du genre humain, ce genre à qui Allah a accordé un mérite sur tous les autres genres des créatures. Allah ta^ala dit : « Wa laqad karramna baniAdam » Sourat Al-‘Isra / 70. Le genre humain est meilleur que le genre des anges et meilleur que le genre des jinn.

Adam a été créé au paradis la dernière heure du vendredi des six jours dans lesquels Allah a créé les cieux et la terre. Mouslim a rapporté du hadith de Abou Hourayrah, que Allah l’agréé, que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Le meilleur des jours dans lequel le soleil s’est levé, c’est le vendredi ». C’est en ce jour qu’a été créé Adam. L’origine de sa création ^alayhi s-salam est de terre tout comme cela est parvenu dans le Livre éminent et dans la sounnah pure. Allah ta^ala dit : « Inna mathala ^Iça ^inda l-Lahi kamathali ‘Adama khalaqahou min tourab » Sourat ‘Ali ^Imran / 59, ce qui signifie : « L’exemple de ^Iça selon le jugement de Allah est comme celui de Adam. Allah l’a créé de terre ». Et le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit : « Annaçou min ‘Adam wa ‘Adamou min tourab » ce qui signifie : « Les gens descendent de Adam et Adam est originaire de la terre ». Ibnou Hibban et d’autres ont rapporté que le messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Allah a ordonné à un ange de prendre une poignée de terre de différents sols de la terre sur laquelle nous vivons, du sol qui est blanc et noir, et ce qui est entre les deux. Et la descendance de Adam est venue conformément à cette variété des sols. Et selon l’Imam ‘Ahmad, le prophète a dit ce qui signifie : « Les fils de ‘Adam sont venus relativement à cette variété. Il y a parmi eux ceux qui sont blancs, ceux qui sont rouges, ceux qui sont noirs et entre les deux. Il y a celui qui est souple, celui qui est dur, et entre les deux. Il y a celui qui est malin, celui qui est bon, et celui qui est entre les deux. C’est-à-dire que les états des descendants de ‘Adam ^alayhi s-salam sont différents en raison de cette variété de terres à partir de laquelle il a été créé. Cette terre a été emmenée au paradis. Elle a été mélangée avec de l’eau du paradis. Elle est ensuite restée sous forme de terre glaise durant quarante jours. Puis Allah a fait transformer cette terre glaise comme de la poterie. Allah ta^ala dit : « Khoulouqa l-‘insana min salsalin kalfakh-khar » Sourat Ar-Rahman / 14. Allah l’a rendu os, chair et sang. Et l’âme bonne et honorée selon le jugement de Allah a été insufflée dans ce corps. Allah a fait de lui un prophète messager tout comme cela a été indiqué par la ‘ayah honorée : « Inna l-Laha s-stafa ‘adama wanouhan wa’ ala ‘ibrahima wa’ ala ^imrana ^ala al-^alamin » Sourat ‘Ali ^Imran / 33, ce qui signifie : « Allah a élu ‘Adam, Nouh, la famille de ‘Ibrahim et la famille de ^Imran ». Et le hadith qui a été rapporté par Ibnou Hibban dans lequel Abou Dharr avait posé la question au Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam au sujet du premier des prophètes. Le prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam lui a répondu  que c’était ‘Adam. Abou Dharr lui a dit ensuite : « Est-ce que c’était un prophète messager ? ».  Et le prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam lui a dit : « Oui ». Ceci est la croyance des musulmans sur le début de notre maître ‘Adam ^alayhi s-salam, qu’il est un prophète messager, comme la totalité des prophètes que Allah ta^ala a envoyé pour indiquer aux gens ce qui est de l’intérêt de leur religion et de leur bas monde. Ils ont appelé à l’Islam et ont enseigné aux gens le tawhid, Allah les a préservé de la mécréance, des grands péchés et des petits péchés de bassesse, avant leur mission de prophète et après, et également de tout ce qui repousse de l’acceptation de l’appel. Il les a embellis par des caractères louables, par des bons comportements. Il leur a donné un mérite sur les mondes. Allah ta^ala dit : « Wakoullan faddalna ^ala al-^alamin » Sourat An-^Am / 86, ce qui signifie : « Nous leur avons tous accordé un degré supérieur par rapport aux créatures ». Et notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Allah n’a pas envoyé un seul prophète sans qu’il ait un beau visage et une belle voix ». Et notre prophète est celui qui a le plus beau visage et la plus belle voix.  Rapporté par At-Tirmidhiyy. Notre maître ‘Adam ^alayhi s-salam avait une belle apparence, était d’un bel aspect, avait une belle voix, et une belle éloquence. Allah lui a enseigné le nom des choses. Allah ta^ala dit : « Wa^allama ‘adama l-‘asmaaqou l-laha » Sourat Al-Baqarah / 31. Il savait ainsi que cette chose s’appelle mer, et cette autre ciel, et cette autre montagne, et que ceci était une vallée. Il parlait les langues arabe, hébraïque, syriaque, et d’autres. Il savait gérer les affaires, les sujets de la vie comme la plantation jusqu’à la récolte, la fabrication du pain, le fait de frapper les pièces de monnaies et autre que cela. Et dans la sagesse de Allah tabaraka wa ta^ala d’envoyer les prophètes, il y a le fait que les prophètes avaient un bel aspect, qu’ils savaient s’exprimer parfaitement pour transmettre le message que Allah leur avait ordonné de transmettre. Ils étaient extrêmement beaux. Les gens ne les fuyaient pas et n’étaient pas dégoutés. Ils étaient extrêmement intelligents, perspicaces afin de donner les arguments à ceux qui s’opposaient à eux. A partir de là, on sait la corruption de celui qui dit que l’origine de l’homme est le singe, ou que le premier homme ressemblait au singe car le premier humain, tout comme cela a été dit précédemment, c’est ‘Adam ^alayhi s-salam. Ceci est connu et réputé, même chez de nombreuses personnes qui ne sont pas musulmanes. Les savants de l’Islam ont déclaré mécréant celui qui dit que ‘Adam était sauvage, de petite taille, ressemblant au singe. Ils ont déclaré mécréant celui qui dit qu’il marchait par terre, nu comme les animaux car en cela, il y a un démenti de  la Loi et une réfutation des textes. Allah ta^ala dit : « Wa t-tini wa z-zaytouni watouri sinin wa hadha l-baladi l-amin laqad khalaqna l-‘insana fi ahsani taqwim » Sourat At-Tin / 1-4, c’est-à-dire que l’homme a été créé sous une belle apparence. Donc la parole des athées qui dit que le premier des humains est à l’image d’un singe est un démenti de la ‘ayah citée et du hadith sur  kana ‘Adam qui signifie : « ‘Adam avait soixante coudées de haut sur sept coudées de large » rapportée par ‘Ahmad. Ce qui fait mal au cœur est que nombreux de ceux qui croient savoir et qui se réclament de l’Islam disent cette mauvaise chose et l’ont pour croyance. De nombreuses écoles qui se font appeler islamiques ont décrété cette mauvaise croyance dans leur programme d’enseignement et l’ont enseignée à leurs élèves. Ils ont ainsi démenti la loi et ont contredit et corrompu la croyance des enfants des musulmans. Ils ont délaissé ce qui est parvenu dans le Livre de Allah qui ne comporte pas de faute et ce qui est parvenu du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qui ne parle pas sous l’effet de ses passions. Le chaytan leur a embelli leurs actes. Ils ont repris une théorie corrompue que certains athées ont donné, qui n’a aucun fondement et ils se sont mis à la présenter comme si elle était une vérité scientifique sûre. Alors qu’en réalité, il n’en est pas ainsi. Ce n’est que l’imagination de celui qui l’a construite. En effet, la science moderne et la raison saine confirment la corruption de cette théorie et le fait qu’elle n’est pas véridique. Preuve en est ce que nous avons donné comme argument précédemment et qui suffit comme argument pour annuler la prétention de ces gens-là. Cela  suffit pour réfuter cette idée stupide et fausse. Cette théorie s’appelle la théorie de l’évolution qui au début est apparue du temps des chinois en passant par les grecs, en parvenant au britannique Charles Darwin, qui avait un rôle important pour la réécriture de cette théorie. Il l’a diffusée dans son livre qu’il a appelé « L’origine des créatures » en l’an 1859 et dans son livre « L’origine des humains » en l’an 1871. En résumé, cette théorie de Darwin dit que l’origine des créatures est faite de matières organiques qui ont évoluées jusqu’à constituer une cellule unique puis deux cellules pour arriver aux poissons, puis aux crocodiles, puis aux singes, en finissant avec l’être humain. Darwin prétend, et ceux qui l’ont suivis, que l’existence des créatures est un simple hasard sans plus.

Leur réplique scientifique à cette théorie est très simple pour celui à qui Allah lui facilite.

Premièrement, les chimistes, les physiciens et les biologistes, et ceux qui sont de cet ordre classent la science en vérité scientifique, dans laquelle il n’y a pas de doute, et en théorie. La définition de la théorie dans les livres sur lesquels se basent ceux qui étudient les théories, c’est que ce sont un ensemble de règles. Et la règle est un ensemble d’hypothèses et de suppositions qui ne sont pas sûres, dont on n’est pas sûr et qui ne sont pas confirmées. Et ceci n’est pas la teneur de nos propos. C’est une reconnaissance de ceux qui se basent sur cette théorie. Il est étonnant de voir que ceux qui reçoivent cette théorie corrompue la prennent  comme si elle était une réalité scientifique alors que ceux qui ont rédigé cette théorie la présente comme étant des avis et non pas comme des vérités scientifiques. Ni Darwin, ni aucun de ceux qui l’ont précédé ou qui l’ont suivi n’est sûr de cette théorie.

Deuxièmement, ceux qui étudient cette théorie disent que la manière pour parvenir à une théorie scientifique est de commencer par l’observation. Or ce qui s’est appelé la théorie de l’évolution ne comporte pas cet élément là puisque personne n’a observé un poisson se transformer en crocodile, ni un crocodile se transformer en singe, ni un singe se transformer en humain. Aucun des supporters de cette théorie n’a observé le début de la création. Il s’est donc avéré encore une fois que cette théorie n’est pas scientifique.

Troisièmement, peut-être que la plupart des fautes qui apparaissent dans cette théorie est ce qu’ils appellent les maillons manquants ou les chaines manquantes qui se résument comme suit : Darwin prétend, comme nous avons cité, que le poisson s’est mis à évoluer petit à petit jusqu’à devenir un crocodile. Puis que ce crocodile, à son tour, s’est mis à évoluer petit à petit jusqu’à devenir un singe. Et ainsi jusqu’à arriver à l’être humain. En conséquence de ses paroles et de sa prétention, il y aurait eu des créatures intermédiaires entre le poisson, le crocodile,  le singe et l’être humain. Mais ici, la grande erreur de Darwin et de ceux qui l’ont suivi apparaît claire. Et c’est là qu’il y a une réplique incontestable à laquelle ils ne trouveront pas de réponse, à savoir qu’ils ne trouveront jamais un squelette d’une créature descendant du poisson jusqu’au crocodile, et d’une créature descendant du crocodile et évoluant jusqu’au singe, ni d’une créature descendant du singe pour arriver jusqu’à l’homme, tout en sachant qu’ils ont creusé, cherché, et n’ont trouvé que des fossiles de poissons, de crocodiles et de singes. Ils n’ont pas trouvé de fossile de ce qu’ils prétendent être une évolution de l’un vers l’autre. Bien que selon les paroles de Darwin, il y aurait eu des millions de ces créatures parce que selon lui il y aurait toutes les possibilités. Et voici un de ceux qui était en accord avec Darwin qui se fait appeler Raymond Dart, de l’université Witwatersrand, qui a fait des recherches à Johannesburg en Afrique du sud pendant trente ans en cherchant des fossiles comme ceux-là. Puis il est retourné chez lui les mains vides si ce n’est deux morceaux d’os qui ne confirment rien du tout de cette théorie, et ce par ma propre reconnaissance dans son livre « Les aventures du maillon manquant ».

Enfin, dans ce que nous avons cité, il y a des preuves suffisantes et des arguments forts qui montrent que ce qu’a amené Darwin et ses semblables, ainsi que ceux qui l’ont suivi, s’est complètement cassé et est tombé comme une toile d’araignée. Et il est encore plus léger et moins fort que la toile d’araignée. La vérité est claire pour toute personne dotée de raison. Que celui qui est raisonnable fasse attention pour ne pas tomber dans les cordes du chaytan car ceux qui suivent le chaytan suivent les voies qui mènent à la perte. Que la personne mette en garde les gens contre cette théorie corrompue pour préserver les croyances des musulmans et pour œuvrer conformément à la parole du maître des messagers rapporté par Mouslim, ce qui signifie : « Celui d’entre vous qui voit quelque chose de blâmable, qu’il l’enlève ».

Nous demandons à Allah la persévérance sur la vérité et la dernière de nos invocations est la louange est à Allah le Seigneur des mondes.

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Biographies : 3Aliyy Ibnou Abii Taalib

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 4, 2010
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^Aliyy le fils de ‘Abou Talib

Le quatrième Calife bien guidé

Sa biographie

Il est notre maître le père de Al-Haçan, Abou l-Haçan, ^Aliyy fils de Abou Talib, fils de ^Abdou

l-Mouttalib fils de Hachim, fils de ^Abdou Manaf. Il est le fils de l’oncle paternel du Messager de Allah et le gendre du Prophète. Il est le père de Al-Haçan et Al-Houçayn, les deux maîtres des jeunes gens du Paradis. Il était le premier des enfants à être entré en Islam. C’était un des illustres de cette religion. Il était l’un des conquérants et des courageux des plus reconnus. Il était un modèle pour les ascètes et faisait partie des plus réputés des orateurs, des éloquents et des savants qui œuvrent conformément à leur science. Sa mère est Fatimah fille de ‘Açad, fils de Hachim. Il est né dix ans avant l’avènement de la mission de notre maître Mouhammad. Il avait grandi dans la maison du Prophète Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Et il était surnommé Haydarah. Il était dit que c’était sa mère qui lui avait donné ce surnom.

Pour ce qui est de son appellation Abou Tourab, c’est le Messager de Allah qui le lui avait donné. Cette appellation a une histoire. Un jour, le Messager était entré chez Fatimah, sa fille qui était l’épouse de ^Aliyy, et  l’avait interrogée au sujet de ^Aliyy. Il lui avait dit :

« أين ابن عمِك »

(‘Ayna bnou ^ammik)

ce qui signifie: « Où est le fils de ton oncle paternel ? ». Elle répondit : « Il est là-bas, allongé dans la mosquée ». C’est alors que le Messager de Allah partit le voir. Il le trouva allongé mais sa cape avait glissé de son dos. Le Prophète se mit à enlever le sable (tourab) qui était collé à son dos en lui disant :

« اجلس أبا تراب »

(‘Ijlis ‘aba tourab)

ce qui signifie : « Assieds-toi Abou Tourab ». Par Allah, il n’y avait pas autre que le Messager de Allah qui lui avait donné cette appellation et il n’y avait pas un surnom que ^Aliyy aimait plus que ce surnom.

Il y a pour cette appellation une autre histoire car le Prophète lui avait donné ce surnom Abou Tourab à une autre occasion. En effet, une grande épreuve s’était abattue sur Qouraych. Abou Talib qui était le père de ^Aliyy avait beaucoup d’enfants et peu d’argent. C’est alors que le Messager  avait pris ^Aliyy chez lui avant même qu’il ne commence à recevoir la révélation. Al-^Abbas le frère de Abou Talib et l’oncle du Prophète avaient pris en charge Ja^far pour alléger la charge à Abou Talib.

Sa description

Il était, que Allah l’agrée, un homme de taille moyenne,  à la peau couleur du blé. Il avait une barbe large de couleur blanche qu’il ne teignait pas. Il l’avait teinte une fois avec du henné puis avait abandonné. Il était chauve, avait un ventre assez gros,  de larges épaules et de grands et fins biceps. Il avait un beau visage, des mollets musclés et fins à leurs extrémités. Il avait de grands yeux de couleur très noire contrastant avec le blanc et sur lesquels avait été vu une fois, du kouhl. Il avait des paumes grasses, beaucoup de poils et on voyait ses dents quand il riait. Il était parmi les plus courageux des compagnons. Il était de ceux qui avaient le plus de connaissance pour émettre des jugements et de ceux qui étaient les plus ascètes dans le bas monde. Il ne s’était jamais prosterné pour une idole. Lorsqu’il marchait, il était ferme et décidé. Il n’avait jamais mené un combat avec quelqu’un sans qu’il n’ait eu le dessus. Il était courageux et toujours victorieux de ceux qu’il rencontrait.

Il a été rapporté que Mou^awiyyah avait dit à Dirar AsSouda‘iyy : « Décris-moi ^Aliyy ». Il lui avait répondu : « Evite-moi cela ». Mais il lui avait dit : « Non, je veux que tu me le décrives ». Il dit : « S’il est nécessaire que je le décrive, par Allah, il était très fort, il parlait peu mais bien, il était juste lorsqu’il émettait des jugements, la science jaillissait de ses côtés et la sagesse sortait de sa bouche. Il évitait le bas monde et sa beauté et il trouvait le plaisir dans la nuit et sa solitude. Il était beau et très éloquent, il méditait beaucoup. Il était parmi nous comme l’un d’entre nous. Il nous répondait lorsque nous l’interrogions et il était tellement proche de nous que nous ne lui parlions presque pas avec égard. Il avait beaucoup de respect pour les gens de la science. Il rapprochait de lui les miséreux. Le plus fort n’avait pas espoir que ^Aliyy dise quelque chose de faux pour l’aider et le plus faible ne perdait pas espoir que ^Aliyy lui donne justice. Je témoigne qu’une fois, alors que la nuit était tombée et que les étoiles étaient nombreuses dans le ciel. Je l’avais vu ayant pris sa barbe dans sa main en train de gémir comme le malade. Il pleurait comme celui qui était chagriné et disait : « Ô toi bas monde, va entraîner quelqu’un d’autre que moi ! Est-ce que tu veux me provoquer ou quoi ?! Je t’ai divorcée par trois fois (NDLR : le bas monde est un mot féminin en arabe) et il n’y a pas de reprise. L’âge dans le bas monde est court et malheur, malheur à celui qui n’a pas beaucoup de provisions pour le long voyage et la solitude du chemin ». ». C’est alors que Mou^awiyyah se mit à pleurer : « Que Allah fasse miséricorde à Abou l-Haçan, il était par Allah comme tu l’as décrit. Quel est ton chagrin pour lui, Ô Dirar (maintenant qu’il est mort) ». Il lui répondit : « J’ai le chagrin de la femme à qui l’on a égorgé son fils sur ses genoux ».

Ses habits

Khalid Ibnou ‘Oummayyah a dit : « J’ai vu ^Aliyy qui avait son pagne qui se rapprochait de ses genoux ». Et ^Abdou l-Lah Ibnou Abi l-Houdhayl a dit : « J’ai vu ^Aliyy avec un qamis, s’il tirait le bras de la chemise il arrivait jusqu’à l’ongle et s’il le relevait il arrivait à mi-bras. Il mettait un pagne (‘izar) qui était élevé (c’est-à-dire il ne descendait pas bas) et on lui a fait la remarque. Il a dit : « Ceci aide à augmenter le khouchou^ dans le cœur, pour que ce soit un modèle pour le croyant (C’est-à-dire que ça aide pour la modestie plutôt que d’avoir quelque chose de long qui descend plus bas) ». Il a été vu une autre fois avec un pagne à mi-mollets et une cape qui était proche du pagne. Il avait un bâton avec lequel il marchait dans les marchés. Il ordonnait aux gens de faire preuve de piété à l’égard de Allah et de vendre correctement. Il leur disait : « Soyez larges lorsque vous mesurez ou pesez pour les gens ». Il mettait un bandeau de couleur noire sur sa tête et portait le turban noir. Avant lui, notre bien-aimé Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, le jour de la conquête de la Mecque, avait mis un turban de couleur noire et avait laissé pendre une partie de son extrémité.

Notre maître ^Aliyy mettait à sa main gauche une bague sur laquelle était inscrit : « محمد رسول الله » ce qui signifie : « Mouhammad le Messager de Allah » et : « لله الملك » ce qui signifie : « à Allah appartient la souveraineté ».

Son ascèse

^Ammar Ibnou Yacir, que Allah l’agrée, a rapporté :  Le Messager de Allah a dit à ^Aliyy :

إن الله قد زيّنك بزينة لم يزين العباد بزينة أحبَّ منها، هي زينة الأبرار عند الله ، الزهد في الدنيا. فجعلك لا ترزأ »

«  من الدنيا «  أي لا يصيب من  الدنيا «  و لا ترزأ الدنيا منك شيئًا ، ووصب لك المساكين «  أي أ دام  لك المساكين

فجعلك ترضى بهم أتباعًا ويرضون بك إمامًا

(‘inna l-Laha qad zayyanaka bizinatin lam youzayyini l-^ibada  bizinatin ‘ahabba minha, hiya zinatou l-‘abrar ^inda l-Lah, azzouhdou fi d-dounya. faja^alaka la tarza’ou mina d-dounya ‘ay la yousibou mina d-dounya wa la tarza’ou d-dounya minka chay’a, wa wasaba laka l-maçakin « ay ‘adama laka l- maçakin » faja^alaka tarda bihim ‘atba^an wa yardawna bika ‘imaman)

ce qui signifie: « Allah t’a embelli par une parure. Il n’a pas accordé meilleure qu’elle aux autres esclaves. C‘est la parure des ‘abrar  selon le jugement de Allah (des bienfaisants et des pieux). Il s’agit de azzouhd dans le monde (c’est-à-dire de ne pas être attaché au bas monde), l’ascèse et Il a fait que tu n’obtiennes pas du bas monde et  que le bas monde ne prenne rien de toi. Il a fait que les pauvres t’aiment et te suivent, que tu soit satisfait d’eux lorsqu’ils te suivent, et qu’eux soient satisfaits de toi en tant qu’imam ».

Un jour Ibnou t-Tayyah est venu à lui et lui a dit : « Emir des croyants, le Trésor des Musulmans s’est rempli d’or et d’argent ». Alors ^Aliyy a dit : « Allahou ‘akbar » et il s’est relevé en s’appuyant sur Ibnou t-Tayyah jusqu’à arriver au Trésor des Musulmans Baytou l-mal en disant : « Ô, toi la jaune et toi la blanche, allez entraîner quelqu’un d’autre que moi » (NDLR : La jaune et la blanche c’est l’or et l’argent) et il a distribué tout ce qu’il y avait jusqu’à ce qu’il ne reste ni dinar ni dirham (dinar ce sont les pièces d’or et dirham ce sont les pièces d’argent). Puis il a ordonné qu’on nettoie le Trésor des musulmans (C’est une construction) et il accomplit dedans deux rak^ah.

Il a été rapporté qu’une fois, il était rentré dans le Trésor des Musulmans (Baytou l-mal) et y avait vu quelques richesses. Il avait alors dit : « Je ne veux pas voir ça ici, alors que des gens ont besoin ». Il ordonna que ces richesses soient partagées et elles le furent. Il ordonna qu’on balaie le Trésor des Musulmans et il s’y endormit.

Un jour, ^Aliyy, que Allah l’agrée, est monté sur le minbar et a dit : « Qui veut acheter de moi mon épée que voici ? Si j’avais eu le prix d’un pagne je ne l’aurai pas vendu ». C’est alors qu’un homme s’est levé et lui a dit : « Moi je te prêtes l’argent d’un pagne ».

Une autre fois,  il a acheté des dattes pour un dirham et les a emmenées dans un drap. On lui a dit : « Emir des croyants, ne veux-tu pas que nous le portions pour toi ? ». Alors il a répondu : « C’est le chef de la famille qui est prioritaire pour le porter ». Des gens l’ont blâmé une fois pour ses vêtements et il a dit : « Qu’avez-vous avec mes vêtements ? C’est mieux ainsi afin de ne pas tomber dans l’orgueil et que les musulmans prennent exemple sur cela ».

Ses prodiges

D’après Al-‘Asbagh, il a dit : « Nous étions avec ^Aliyy près d’un endroit où Al-Houçayn allait être enterré plus tard ». (NDLR : c’est-à-dire que ce fait est relaté bien avant l’assassinat de Al-Houçayn) et ^Aliyy dit : « Voici l’endroit où ils vont se tenir, voici l’endroit où ils mettront leurs bagages et voici l’endroit où leur sang va couler. Ce sont des jeunes hommes de la famille de Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam » (c’est-à-dire que Allah a dévoilé à notre maître ^Aliyy ce qui allait arriver).

D’après ^Aliyy Ibnou Zadhan : « Une fois, ^Aliyy a dit des paroles et un homme l’a démenti en disant :  « Ce n’est pas vrai ce que tu dis ». C’est alors que ^Aliyy lui a dit : « Je fais une invocation contre toi si je suis véridique » et l’homme lui a répondu : « Oui ». Alors il a fait une invocation contre lui. L’assemblée ne s’est pas terminée que cet homme a perdu sa vue, devenant aveugle.

Abou Dharr, que Allah l’agrée, a rapporté : « Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam m’a envoyé appeler ^Aliyy. Je suis parti dans sa maison, je l’ai appelé mais il ne m’a pas répondu. Je suis revenu et j’en ai parlé au Messager de Allah qui m’a alors dit :

« عد إليه ادعه »

(^oud ‘ilayhi d^ouh)

ce qui signifie : « Retourne-s-y et appelle-le ». Je suis reparti pour l’appeler et j’ai entendu le bruit d’un moulin (Ce qu’on utilise comme une pierre qui tourne pour moudre le grain). C’est alors que j’ai regardé et j’ai vu le moulin moudre tout seul sans que personne ne le fasse tourner. Je l’ai appelé. Il sortit heureux et je lui ai dit que le Messager de Allah l’appelait. Il est alors venu. Je restais ensuite pour voir le Messager de Allah qui me dit :

« يا أبا ذر ما شأنك »

(ya ‘aba dharr ma cha’nouk)

ce qui signifie : « Qu’est-ce que tu as ? ». Je lui dis : « Ô Messager de  Allah, j’ai vu quelque chose de très étonnant. J’ai vu le moulin moudre dans la maison de ^Aliyy et personne ne le faisait tourner ». (NDLR : C’est un des prodiges de notre maître ^Aliyy).

Une fois, deux hommes qui s’étaient disputés étaient venus voir ^Aliyy pour qu’il arbitre entre eux. Alors qu’il s’était assis au bas d’un mur, un homme qui passait lui dit : « Ô Emir des croyants, ces jours-ci, les murs tombent dans Médine, fais attention ».  Alors ^Aliyy lui répondit  : « Poursuis ton chemin. Allah me suffit ». Il a prononcé la sentence entre les deux hommes, s’est levé et le mur est tombé juste après !

Il a été rapporté du Prophète, qu’il a dit :

« أقضى أمتي علي »

(‘aqda ‘oummati ^Aliyy)

ce qui signifie « Celui qui est le plus fiable dans ses jugements entre les gens dans ma communauté, c’est ^Aliyy ». Et d’après ^Oumar Ibnou l-Khattab, il a dit : « Celui qui est le plus fort d’entre nous pour juger entre les gens c’est ^Aliyy Ibnou Abi Talib ». Ibnou Mas^oud, que Allah l’agrée, a dit : « Nous discutions entre nous et nous disions que  celui qui était le plus fort des gens de Médine pour juger entre les gens était ^Aliyy Ibnou Abi Talib ».

Une preuve de sa force et de son extrême intelligence pour juger est ce qui suit : Lorsque le Messager de Allah l’avait envoyé au Yémen, il apprit que quatre hommes étaient tombés dans un piège dans lequel avait été attrapé un lion. Le premier tombé entraîna dans sa chute un second qui en entraîna un troisième qui lui même fit tomber un quatrième. Le lion les blessa et ils moururent de leurs blessures. C’est alors que leurs héritiers se disputèrent jusqu’à faillir s’entre-tuer. ^Aliyy leur dit alors : « Moi, je prononce la sentence pour vous départager. Si vous êtes d’accord, ce sera votre sentence. Sinon je vous empêche de vous voir les uns les autres jusqu’à ce que vous rencontriez le Messager de Allah pour qu’il juge entre vous. Vous prenez des tribus qui ont creusé le piège : un quart du prix du sang, un tiers du prix du sang, la moitié du prix du sang et tout le prix du sang. (NDLR : Le prix du sang est de cent chameaux) Le premier tombé aura le quart du prix du sang car il a entraîné avec lui les trois autres, le deuxième aura le tiers car il en a entraîné deux autres, le troisième aura la moitié car il en a entraîné un et le dernier aura un prix du sang complet ». Les gens ont refusé d’accepter cette sentence. Ils sont alors allés voir le Messager de Allah et l’ont rencontré près du maqam de ‘Ibrahim. Ils lui ont raconté leur histoire et le Prophète a dit ce qui signifie : « Moi je vous donne un jugement ». C’est alors qu’un homme lui a dit : « Il y a ^Aliyy qui nous a déjà donné une sentence ». Lorsqu’ils lui ont dit ce que ^Aliyy avait dit, le Messager confirma cette sentence. Ceci témoigne de sa grande intelligence.

Il a été également rapporté de notre maître ^Aliyy, que Allah l’agrée, qu’il avait émis un jugement entre deux personnes qui étaient en train de manger ensemble. L’un avait cinq morceaux de pain avec lui et l’autre en avait trois. Un troisième venu leur avait demandé la permission de manger avec eux, et de partager leur repas. Ils l’y autorisèrent.  Ils mangèrent tous de façon équivalente. Le troisième arrivé leur donna huit dirham et leur dit : « ça, c’est en contre-partie de ce que j’ai mangé de votre nourriture ». Les deux hommes se disputèrent pour partager ces huit dirham. Celui qui avait cinq morceaux de pains dit : « Moi, je prends cinq dirham et toi je t’en donne trois ». Mais celui qui avait ramené trois morceaux de pain  répondit : « Non, on les partage à parts égales : quatre – quatre ». Ne se mettant pas d’accord, il partirent  voir ^Aliyy, que  Allah l’agrée. C’est alors que ^Aliyy dit à celui qui avait trois morceaux de pain : « Accepte la proposition de ton ami ». (C’est-à-dire prend trois dirham et laisse ton ami prendre cinq) Mais celui qui avait trois morceaux de pain refusa et dit : « Moi, je ne veux que la vérité même si elle est amère ». Alors ^Aliyy lui dit : « Pour la vérité qui t’est amère, tu n’as droit qu’à un seul dirham et lui, il en prend sept. » Il lui dit : « Et comment cela Emir des croyants ? » Il lui répondit : « Parce que huit dirham, c’est vingt-quatre tiers et les cinq morceaux de pains représentent quinze tiers. Et les trois morceaux de pain représentent neuf tiers. Vous avez mangé à parts égales. Toi tu as mangé huit tiers, et de tes neuf tiers d’origine, il te reste un tiers. Quant à ton ami, il a mangé huit tiers et il lui reste de ce qu’il a ramené sept tiers. Le troisième a pris huit tiers c’est-à-dire un tiers de chez toi et sept tiers de ton ami. Tu auras donc une part sur huit de ce qu’il a donné des huit dirham et lui aura sept parts sur huit des huit dirham. Tu auras donc un dirham et ton ami aura huit dirham. Alors l’homme dit : « Maintenant, j’accepte. »

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Biographies : Outhman Ibnou 3Affaan

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 4, 2010
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^Outhman Ibnou ^Affan

Le troisième Calife bien guidé

Sa biographie

Il est Abou ^Abdi l-Lah, fils de ‘Abi l-^As, fils de ‘Oumayyah, fils de ^Abdou Chams, fils de ^Abdou Manaf, fils de Qousayy le Qourachite et sa mère est ‘Arwa, fille de Kourayz, fils de Rabi^ah, fils de Habib, fils de ^Abdou Chams, fils de ^Abdou Manaf.

Il est né dans la ville de AtTa‘if six ans après l’année de l’éléphant et il est entré en Islam sur les mains de Abou Bakr AsSiddiq, que Allah les agrée tous les deux. Il avait alors trente-neuf ans et cela s’était produit avant que le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ne s’installe dans Darou l-‘Arqam.

Ainsi notre maître ^Outhman, que Allah l’agrée, fait partie des premiers à être entré en Islam, ceux-là que Allah a évoqué par Sa parole dans le Qour’an :

﴾ والسابقون الأولون من المهاجرين والأنصار والذين اتبعوهم بإحسان رضي الله عنهم ورضوا عنه ﴿

سورة التوبة /  آية – 100

(wa s-sabiqouna l-‘awwalouna mina l-mouhajirina wa l-‘ansar wa l-ladhina t-taba^ouhoum bi ‘ihsan radiya

l-Lahou ^anhoum wa radou ^anh)

[sourat At-Tawbah/100].

Ce qui signifie: « Et les premiers prédécesseurs parmi les Emigrants et les Partisans et ceux qui les ont suivis avec rectitude, Allah les agrée et ils ont accepté l’Islam pour religion ».

Il fait partie des dix à qui le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a annoncé la bonne nouvelle qu’ils seront au paradis dans un seul hadith en une seule fois. Un hadith rapporté par l’Imam ‘Ahmad dans son Mousnad :

أبو بكر في الجنة وعمر في الجنة وعلي في الجنة وعثمان في الجنة وطلحة في الجنة والزبير في الجنة و »

عبد الرحمن بن عوف في الجنة و سعد بن أبي وقاص في الجنة  وسعيد بن زيد في الجنة

« وأبو عبيدة بن الجراح في الجنة

(Abou Bakr fi l-jannah wa ^Oumar fi l-jannah wa ^Aliyy  fi l-jannah wa ^Outhman  fi l-jannah wa Talhah  fi l-jannah wa zZoubayr  fi l-jannah wa ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Awf  fi l-jannah  wa Sa^d  bnou Abi Waqqas fi l-jannah wa Sa^id bnou Zayd  fi l-jannah wa Abou ^Oubaydah bnou l-Jarrah fi l-jannah)

Ce qui signifie: « Abou Bakr sera au paradis, ^Oumar sera au paradis, ^Aliyy sera au paradis, ^Outhman sera au paradis, Talhah sera au paradis, AzZoubayr sera au paradis, ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Awf sera au paradis, Sa^d Ibnou Abi Waqqas sera au paradis, Sa^id Ibnou Zayd sera au paradis et Abou ^Oubaydah Ibnou l-Jarrah sera au paradis ».

^Outhman, que Allah l’agrée, était le premier à avoir accompli l’Emigration en compagnie de sa femme et de sa famille. Il a accomplit les deux Emigrations, la première pour Al-Habachah (l’Abyssinie) et la deuxième Emigration pour Médine l’Illuminée. Il était le premier à avoir mis de l’encens dans la mosquée et le premier à avoir ajouté un deuxième appel à la prière le vendredi. Il était le premier à avoir donné un salaire à ceux qui appellent à la prière, il était le premier à avoir délégué aux gens de donner leur zakat, il était le premier à être investi du califat durant la vie de sa mère et il était le premier à avoir instauré un responsable de la police.

Il a été auprès du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, lors de toutes les grandes conquêtes mis à part la conquête de Badr, car son épouse Rouqayyah était malade ce jour-là. Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, lui a ordonné de rester à ses côtés pour la veiller mais le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, l’a quand même compté au nombre des combattants de Badr et lui a donné sa part du butin.

La mention de ses épouses et de ses enfants

Avant la descente de la révélation sur le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, ^Outhman, que Allah l’agrée, a épousé la fille du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, Rouqayyah. Elle a accompli l’Emigration avec lui jusqu’à l’Abyssinie (Al-Habachah) et elle est morte en étant son épouse durant les nuits de Badr.  C’est Rouqayyah qui lui a donné pour fils ^Abdou l-Lah et c’est pour cela qu’il a été surnommé Abou ^Abdi l-Lah, le père de ^Abdou l-Lah, alors qu’auparavant il était surnommé Abou ^Amr, le père de ^Amr. Puis le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, lui a donné en mariage son autre fille ‘Oummou Kalthoum et elle est restée son épouse jusqu’à sa mort en l’en 9 de l’Hégire et c’est ainsi que ^Outhman a été surnommé  «Dhou n-Nourayn » : celui qui a les deux lumières, car il a épousé deux des filles du Messager de Allah.

Il a épousé, que Allah l’agrée, Fakhitah, la fille de Ghazwan qui lui a donné le petit ^Abdou l-Lah, puisqu’il a eu un autre ^Abdou l-Lah de sa première femme. Il a épousé par la suite ‘Oummou ^Amrou, la fille de Joundoub Ad-Dawsiyyah qui lui a donné pour fils ^Amr, KhalidAban, ^Oumar et Maryam. Il a épousé également Fatimah la fille de Al-Walid fils de Al-Moughirah qui lui a donné Al-Walid, Sa^id et ‘Oummou Sa^id. Il a épousé  ‘Oummou l-Banin la fille de ^Ouyaynah Al-Ghazariyyah qui lui a donné ^Abdou l-Malik.  Il a épousé Ramlah la fille de Chaybah qui lui a donné pour filles ^A‘ichah, ‘Oummou ‘Aban et ‘Oummou ^Amr.  Il a épousé également Na‘ilah la fille de Al-Farafisah Al-Kalbiyyah qui lui a donné pour fille Maryam et il a été dit qu’elle lui a donné ^Anbasah et une autre sœur à elle qui s’appelle ‘Oummou l-Banin.

La mention de sa description physique

Il était, que Allah l’agrée, de taille moyenne, il n’était ni grand ni petit, il avait un beau visage de couleur blanche teintée de rouge et une peau fine. Ses articulations étaient grandes, il avait les épaules larges et il avait beaucoup de cheveux sur la tête et une grande barbe.

Parmi ce qui a été rapporté au sujet de son mérite

Beaucoup de spécialistes des biographies et des conduites des prédécesseurs ont composé des chapitres qui contiennent des faits remarquables de la vie de ^Outhman, que Allah l’agrée, tant que At-Tirmidhiyy, que Allah l’agrée, a composé un livre propre à cela qu’il a appelé « Manaqibou ^Outhman ».

Il y a parmi cela ce qu’a rapporté Mouslim dans les mérites de ^Outhman que ‘Ahmad dans son Mousnad d’après ^A‘ichah, que Allah l’agrée, qu’elle a dit : Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam était assis avec sa cuisse qui était dévoilée. C’est alors que Abou Bakr a demandé la permission d’entrer, il lui a permis et il a gardé sa position. Ensuite ce fut ^Oumar et le Prophète a gardé encore sa position. Lorsque ^Outhman a demandé la permission d’entrer il a rabaissé son pagne pour couvrir sa cuisse. Lorsque les gens furent partis, ^A‘ichah a dit : « Ô Messager de Allah, Abou Bakr a demandé la permission ainsi que ^Oumar, tu leur as permis d’entrer et tu as gardé ta même position. Lorsque ^Outhman a demandé la permission d’entrer, tu as rabaissé ton vêtement. Il a dit :

« يا عائشة ألا أستحيي من رجل، و اللهِ إن الملائكة لتستحيي منه »

(Ya ^A‘ichah ‘ala ‘astahyi min rajoulin wa l-Lahi ‘inna l-mala‘ikata latastahyi minh)

ce qui signifie: « Ô ^A‘ichah comment n’éprouverai-je pas de la pudeur d’un homme devant qui les anges éprouvent de la pudeur ».

Ibnou l-Jawziyy a rapporté de Abou Mouça Al-‘Ach^ariyy, que Allah l’agrée, qu’il était en compagnie du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, dans l’une des propriétés des gens de Médine. C’est alors qu’un homme est venu et a demandé la permission qu’on lui ouvre. Le Prophète a dit à Abou Mouça :

« افتح له وبشره بالجنة »

(‘Iftah lahou wa bach-chirhou biljannah)

ce qui signifie: « Ouvre-lui et annonce-lui la bonne nouvelle qu’il sera au paradis ». J’ai ouvert (NDLR : Il s’agit de Abou Mouça l-‘Ach^ariyy) et j’ai trouvé Abou Bakr et je lui ai annoncé la bonne nouvelle du paradis. Ensuite quelqu’un d’autre a demandé à ce qu’on lui ouvre, le Prophète lui a dit :

« افتح له و بشره بالجنة »

(‘Iftah lahou wa bach-chirhou biljannah)

ce qui signifie: « Ouvre et annonce lui-la bonne nouvelle qu’il sera au paradis ». Ce fut ^Oumar, je (NDLR : c’est Abou Mouça l-‘Ach^ariyy) lui ai ouvert et je lui ai annoncé la bonne nouvelle. Ensuite ce fut un autre homme qui a demandé à ce qu’on lui ouvre et le Prophète était allongé, c’est alors qu’il s’est assis et il a dit :

« افتح له و بشره بالجنة على بلوى تصيبه »

(‘Iftah lahou wa bach-chirhou biljannah  ^ala balwa tousibouh)

ce qui signifie: « Ouvre-lui et annonce-lui la bonne nouvelle du paradis et qu’il aura une épreuve ».  Ce fut ^Outhman, je (NDLR : c’est Abou Mouça l-‘Ach^ariyy) lui ai ouvert je lui ai annoncé la bonne nouvelle du paradis et je lui ai rapporté ce que le Prophète m’avait dit. C’est alors que ^Outhman a dit : C’est l’aide de Allah que je recherche. Il s’agit de  l’épreuve suite à laquelle il a été assassiné lorsque des gens qui avaient semé la discorde avaient assiégé sa maison à Médine.

Al-Boukhariyy a rapporté dans le chapitre consacré au mérite des compagnons ainsi que Mouslim, At-Tirmidhiyy, Abou Dawoud, An-Naça‘iyy, Ibnou Majah et ‘Ahmad Ibnou Hanbal que la montagne de ‘Ouhoud a tremblé alors qu’il y avait dessus le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, en compagnie de Abou Bakr, ^Oumar et ^Outhman, que Allah les agrée tous. C’est alors que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

« اسكن أُحد، فما عليك إلا نبي وصدّيق وشهيدان »

(‘Ouskoun ‘ouhoud fama ^alayka ‘illa nabiyyoun wa siddiqoun wa chahidan)

ce qui signifie: « Apaise-toi ‘Ouhoud, il y a sur toi un prophète, un siddiq et deux martyrs ». (NDLR : Le siddiq est Abou Bakr et les deux martyrs sont  ^Oumar et ^Outhman et ceci est sans aucun doute un des signes de la prophétie de notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, c’est-à-dire que Allah a fait savoir au Prophète que ^Oumar et ^Outhman allaient mourir tués).

Dans le livre At-Tarikh d’Ibnou ^Açakir d’après Abou Sa^id Al-Khoudriyy, que Allah l’agrée, il a dit : j’ai vu le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, depuis le début de la nuit jusqu’à ce que l’aube se soit levée il avait ses mains levées et il faisait des invocations pour ^Outhman en disant :

« اللهم عثمان رضيت عنه فارض عنه »

(Al-lahoumma ^Outhman raditou ^anhou farda ^anh)

ce qui signifie: « Ô Allah je suis satisfait de ^Outhman alors agrée-le ». Et le fait que  le Prophète fasse des invocations pour lui durant toute une nuit est sans aucun doute un caractère et un mérite de notre maître ^Outhman.

Le Hafidh Abou Nou^aym Al-‘Asfahaniyy dans son livre « Hilyatou l-‘Awaliya » d’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, a dit : ^Outhman Ibnou ^Affan a gagné le paradis deux fois auprès du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, la première lorsqu’il a creusé le puit de Roumah et la deuxième lorsqu’il a préparé l’armée de la difficulté, Jaychou l-^Ousrah.

Bi’rou Roumah était un puits dont l’eau était vendue aux musulmans mais ^Outhman, que Allah l’agrée, a acheté le puits et l’a creusé davantage. Il en a fait un bien duquel tous les musulmans pouvaient prendre sans contrepartie et c’est un puits qui est jusqu’à aujourd’hui connu à Médine l’Illuminée. En ce qui concerne le détail de la préparation de l’armée de la difficulté, Jaychou l-^Ousrah, d’après ce qu’a rapporté At-Tirmidhiyy, ^Abdou r-Rahman Ibnou Khabbab As-Soulamiyy, a dit : Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a donné un discours et il a incité les gens à contribuer à préparer l’armée de la difficulté. C’est alors que ^Outhman a dit : Je me charge de cent chameaux avec tous leurs bagages et ce qu’il leur faut. Puis le Prophète a encore incité les gens à donner et ^Outhman a dit : Je me charge de cent autres chameaux avec toutes leurs charges. As-Soulamiyy a dit : J’ai vu le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam dire en bougeant sa main et en disant :

« ما على عثمان ما عمل بعد هذا »

(Ma ^ala ^Outhman ma ^amila ba^da hadha)

ce qui signifie : « Ce qu’a fait ^Outhman maintenant le décharge de ce qu’il pourrait  faire par la suite ».

Et l’auteur a dit dans la version de Al-Hakim An-Nayçabouriyy, que Allah ta^ala lui fasse miséricorde, d’après ^Abdou r-Rahman Ibnou Soumrah que ^Outhman était venu au Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam avec mille dinars et lorsqu’il a préparé l’armée de la difficulté il les a mis près du Prophète et le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, les prenait par sa main et disait :

« ما ضرّ عثمان ما عمل بعد اليوم »

(ma darra ^Outhman ma ^amila ba^da l-yawm)

ce qui signifie : « Rien de ce que ^Outhman pourrait faire par la suite ne risque de lui nuire après ce qu’il a fait aujourd’hui ». Et il a répété cela deux fois.

L’auteur de Hilyatou l-‘Awaliya a rapporté de Ach-Cha^biyy d’après Masrouq d’après ^Abdou lLah Ibnou Mas^oud qu’il a dit : le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a vu ^Outhman Ibnou ^Affan le jour de la préparation de l’armée de la difficulté, il faisait des allers-retours. Le Prophète a dit :

«اللهم اغفر لعثمان ما أقبل وما أدبر، و ما أخفى و ما أعلن، و ما أسرّ و ما أجهر »

(Al-lahoumma ghfir li^Outhman ma ‘aqbala wa ‘adbara wa ma ‘akhfa wa ma ‘a^lan wa ma ‘asarra wa ma ‘ajhar)

ce qui signifie : « Ô Allah accorde le pardon à ^Outhman pour ce qu’il a fait  et ce qu’il risque de faire, ce qu’il a fait au grand jour et ce qu’il a fait en cachette ».

Et tout comme AtTabaraniyy a rapporté du fils de ^Oumar qu’il a dit : le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

« عثمان أحيا أمتي و أكرمها »

(^Outhman ‘ahya ‘oummati wa ‘akramaha)

ce qui signifie: « ^Outhman a redonné vie à ma communauté et l’a honorée ».

^Outhman a rassemblé le Qour’an honoré

Al-Boukhariyy a mentionné dans son Sahih le début de l’affaire du rassemblement du Qour’an dans un même livre. Il est dit que  Abou Bakr AsSiddiq, que Allah l’agrée, a demandé à ce que Zayd Ibnou Thabit, qui fait partie de ceux qui ont retranscrit la révélation au Prophète, vienne à lui. Zayd est donc  venu à lui et ^Oumar Ibnou l-Khattab, que Allah l’agrée, était auprès de Abou Bakr à ce moment-là. AsSiddiq, que Allah l’agrée, a dit à Zayd : « ^Oumar est venu à moi et il m’a dit qu’il y a beaucoup de ceux qui mémorisent le Qour’an qui ont été tués aujourd’hui, le jour de Al-Yamamah et je crains que beaucoup parmi ceux qui connaissent le Qour’an par cœur meurent  et je pense qu’il faudrait que tu ordonnes de rassembler le Qour’an. »

C’est alors que Zayd, qui était donc en présence de Abou Bakr auprès de ^Oumar, a dit à ^Oumar, que Allah l’agrée : « Comment veux-tu que nous fassions quelque chose que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam n’a pas faite ?! » Alors ^Oumar que Allah l’agrée lui a répondu : « Ceci, par Allah, est quelque chose de bien ».

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Zayd a dit : « ^Oumar à chaque fois me répétait la même chose jusqu’à ce que Allah éclaire mon cœur pour cela, et qu’il accepte cela. J’ai pensé la même chose que ce qu’a pensé ^Oumar à ce sujet. »

Zayd Ibnou Thabit, que Allah l’agrée, a cherché à rassembler le Qour’an et il le rassemblait des différents endroits où il était retranscrit : entre autres sur des petites pierres fines et aussi à partir des poitrines des gens. Ce qu’il a retranscrit s’est retrouvé sur plusieurs feuillets et ces feuillets ont été déposés et rassemblés chez Abou Bakr, que Allah l’agrée, jusqu’à sa mort. Puis ces feuillets sont restés chez ^Oumar jusqu’à sa mort et ensuite chez Hafsah, la fille de ^Oumar, que Allah les agrée tous les deux.

Lorsque ^Outhman, que Allah l’agrée, a reçu le pacte d’allégeance de Calife, il a demandé le conseil auprès des compagnons et leur avis était qu’il rassemble tout le Qour’an dans un seul livre. C’est alors que ^Outhman, que Allah l’agrée, a réuni un certain nombre de compagnons. Abou Dawoud a dit : « Ils étaient douze hommes de Qouraych et des Partisans de Médine (Al-‘Ansar). Il y avait également parmi eux ceux qui avait retranscrit la révélation. Il a demandé aussi à ce qu’on ramène de chez Hafsah, la fille de ^Oumar, que Allah l’agrée, les feuillets que Zayd Ibnou Thabit avait rassemblés et il les a retranscrits dans un seul livre ».

Dans le livre « Fat-hou l-Bari » d’Ibnou Hajar Al-^Asqalaniyy, il a dit : « ^Outhman, que Allah l’agrée a dit : « Qui parmi les gens écrit le mieux? » Ils lui ont répondu : « Zayd Ibnou Thabit » Et il leur a demandé : « Qui est celui qui prononce le mieux ? » Ils lui ont dit : « Sa^id Ibnou l-^As ». Il a dit : « Alors, que ce soit Sa^id qui dicte et Zayd qui écrive ». »

Lorsqu’ils eurent fini de transcrire le Moushaf en un seul livre, il a ordonné à ce qu’on en fasse plusieurs copies qu’il a envoyées aux différentes régions. Il y a eu divergence sur le nombre de copies : Certains ont dit que c’était quatre copies. D’autres ont dit cinq. Il a également été dit six et sept. Puis il a rassemblé toute autre que ces copies-là du Qour’an et il les a brûlées. Il a ordonné aux différentes régions d’utiliser ces copies du Moushaf.

^Outhman, que Allah l’agrée, a rassemblé le Qour’an lorsqu’il y a eu beaucoup de divergences sur la manière de réciter, selon les différences des langages des arabes. Les gens avaient eu des divergences les uns avec les autres et certains avaient accusé d’autres d’erreurs ; comme il a craint que la chose ne s’amplifie, il a rassemblé tout le Qour’an selon le langage de Qouraych –c’est-à-dire la manière de réciter de Qouraych– mais cela ne veut pas dire qu’il a empêché que l’on récite le Qour’an avec les autres prononciations des arabes et ce, car il est rapporté dans le Sahih de Al-Boukhariyy que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

« إن هذا القرءان أنزل على سبعة أحرف فاقرءوا ما تيسر منه »

(‘inna hadha l-Qour’an ‘ounzila ^ala sab^ati ‘ahroufin faqra’ou ma tayassara minh)

Ce qui signifie : « Ce Qour’an a été révélé avec sept récitations alors récitez ce que vous pouvez du Qour’an ». Et ces manières de réciter sont aujourd’hui transmises : Il y a sept récitations qui ont une forte chaîne de transmission et sept autres qui ont une moins forte chaîne de transmission. Ici, il s’agit de l’écriture :  il l’a écrit selon la récitation des gens de Qouraych.

L’éloge des gens à son sujet

L’Imam ^Aliyy Ibnou Abi Talib, que Allah l’agrée, a dit: « ^Outhman était de ceux qui ont accompli les bonnes œuvres, qui ont fait preuve de piété, qui ont été croyants et qui ont agit en bien et Allah aime ceux qui agissent en bien. » Cela a été rapporté par Al-‘Asfahaniyy dans Hilyatou l-‘Awliya.

L’Imam ‘Ahmad, que Allah l’agrée, a dit d’après Rouhaymah la grand-mère de AzZoubayr Ibnou ^Abdi l-Lah qu’elle a dit : « ^Outhman jeûnait toute la vie et il veillait toutes les nuits sauf une toute première partie de la nuit où il faisait un petit somme. »

Ibnou Sirin, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : « L’épouse de ^Outhman Ibnou ^Affan, que Allah l’agrée, a dit lorsqu’ils l’avaient assiégé et voulaient le tuer : « Que vous le tuiez ou que vous le laissiez, il veillait toute la nuit et il récitait tout le Qour’an en une seule rak^ah« . », rapporté par Ibnou l-Jawziyy.

Ibnou ^Açakir a rapporté de ^Abdou r-Rahman Ibnou Mahdiyy qu’il a dit : « ^Outhman a deux caractères que Abou Bakr et ^Oumar, que Allah les agrée, n’avaient pas : il patientait jusqu’à être tué injustement et il a rassemblé les gens pour avoir un seul Moushaf, un seul livre du Qour’an ».

L’auteur a dit au sujet de la biographie de notre maître ^Outhman Ibnou ^Affan, que Allah l’agrée, le troisième Calife

En plus de ce que notre maître ^Outhman, que Allah l’agrée, a rassemblé comme  bons caractères  il y avait l’indulgence, la science, la générosité, la pudeur, la pureté, l’ascèse et il était parmi les gens celui qui était le plus modeste.

Ibnou S^ad a rapporté d’après ^Abdou l-Lah Ar-Roumiyy qu’il a dit: « ^Outhman apportait de nuit l’eau du woudou lui-même. Il lui a été dit : Si tu l’avais ordonné à certains serviteurs, ils te l’auraient ramené et t’auraient épargné de le faire toi-même. Il  a répondu : non, la nuit est pour eux, ils se reposent. »

Et l’Imam ‘Ahmad a rapporté d’après Al-Haçan que Allah l’agrée, qu’il a été interrogé au sujet de ceux qui faisaient la sieste dans la mosquée (c’est-à-dire ils dormaient ou ils s’allongeaient simplement dans la mosquée au milieu de la journée). Il a répondu : « Il m’est arrivé de voir ^Outhman Ibnou ^Affan faire la sieste dans la mosquée alors qu’il était ce jour-là Calife et les pierres avaient laissé des traces sur ses côtés et on disait : voici l’Emir des croyants, voici l’Emir des croyants. »

Et  d’après Charhabil Ibnou Mouslim, il a dit : « ^Outhman, que Allah l’agrée, donnait aux gens à manger la nourriture qui lui était destinée en tant qu’Emir des croyants et il rentrait chez lui pour manger du vinaigre et de l’huile » (NDLR : Tout ceci est une preuve de sa grande modestie et de sa grande ascèse, que Allah l’agrée).

La mention de son califat

Trois nuits après l’enterrement de ^Oumar Ibnou l-Khattab, que Allah l’agrée, notre maître ^Outhman Ibnou ^Affan, que Allah l’agrée, a reçu l’engagement et le pacte d’obéissance en tant que Calife, c’était une nuit d’un lundi  du mois de Dhou l-Hijjah de l’an 23 de l’Hégire. Il a ainsi été Calife à partir du mois de Mouharram de la vingt-quatrième année de l’Hégire et il a vécu douze ans en tant que Calife. Il utilisait le même sceau (c’est-à-dire la même signature) que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam tout comme Abou Bakr et ^Oumar que Allah les agrée.

Durant son califat, que Allah l’agrée, les musulmans ont mené des conquêtes. Ils ont conquis beaucoup de pays et le pays de l’Islam s’est ainsi étendu. Parmi ces pays qui avaient été conquis, il y avait l’île de Chypre, KarmanSijistan, Kaboul et d’autres pays  d’Afrique.

Le récit de son martyr et ce qui lui était arrivé

Les conquêtes se sont multipliées pour  la communauté islamique et  la souveraineté s’est étendue à différents pays :  les arabes se sont alors mélangés avec beaucoup d’autres nations et communautés de langues différentes. C’est à ce moment-là que les gens ont beaucoup porté atteinte au Calife et les rumeurs ont augmenté à Médine l’Illuminée. Les dirigeants de la discorde ont alors écrit à leurs différents groupes dans plusieurs  pays pour leur dire de  tous se rendre à Médine (NDLR : Pdans l’objectif de  semer la corruption et trahir le Calife). C’est alors qu’ils ont assiégé sa maison pendant plusieurs jours et notre maître ^Outhman, que Allah l’agrée, disait:  » Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam m’a promis quelque chose et je patiente. » Rapporté par At-Tirmidhiyy dans Manaqib ^Outhman.

D’après ^A‘ichah , que Allah l’agrée, le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

« يا عثمان إنه لعل الله يُقَمّصُكَ قميصًا، فإن أرادك المنافقون على خلعه فلا تخلعه حتى تلقاني »

(ya ^Outhman innahou la^alla l-Laha youqammisouka qamisan fa’in ‘aradaka l-mounafiqoun ^ala khal^ihi fala takhla^h hatta talqani)

Ce qui signifie : « Ô ^Outhman il se peut que Allah te donne un habit –c’est-à-dire il vise par là le califat– Et si les hypocrites veulent que tu l’enlèves, ne l’enlève pas jusqu’à ce que tu viennes à ma rencontre ». Rapporté par Al-Hakim et At-Tirmidhiyy.

C’était ce que voulaient ces semeurs de trouble, ils souhaitaient que ^Outhman abandonne sa responsabilité de Calife et le Prophète lui a recommandé de ne pas le laisser. Ils avaient même diffusé que ^Outhman était de faible personnalité et qu’il n’arrivait pas à régler les affaires. Ces gens  semaient ainsi la discorde, alors que ^Outhman avait un très haut degré. CIl était le troisième après Abou Bakr et ^Oumar dans cette communauté.

Lorsqu’il est parvenu à notre maître ^Aliyy, que Allah l’agrée, que les semeurs de discorde avaient assiégé ^Outhman et qu’ils l’avaient même empêché d’obtenir de l’eau et  voulaient l’assassiner, ^Aliyy a envoyé trois grands récipients remplis d’eau.  Il a également dit à ses deux fils Al-Haçan et Al-Houçayn : « allez tous les deux avec vos épées pour rester devant la porte de ^Outhman et  ne laissez personne parvenir jusqu’à lui ». AzZoubayr et Talhah ont à leur  tour envoyé leurs fils. Plusieurs compagnons firent de même afin d’empêcher les gens d’entrer pour tuer ^Outhman, que Allah l’agrée. (NDLR : Ceci est encore une preuve que les grands compagnons comme notre maître ^Aliyy étaient du rang de ^Outhman et ce n’est pas comme certains qui prétendent que ^Aliyy n’était pas d’accord pour le califat de Abou Bakr, ^Oumar ou de ^Outhman. Au contraire il s’est rallié totalement aux Califes Abou Bakr, ^Oumar et ^Outhman et la preuve c’est qu’il avait envoyé ses deux fils pour défendre ^Outhman.)

Mais  des hommes parmi ceux qui voulaient du mal à notre maître ^Outhman, ont  escaladé par le côté  la maison des ‘Ansar -des Partisans- jusqu’à ce qu’ils arrivent dans la maison de ^Outhman et ils sont entrés tandis qu’il récitait le Qour’an et qu’il faisait le jeûne. L’un d’entre eux lui a alors donné un coup d’épée mais Na‘ilah sa femme s’est interposée et les doigts de sa main ont été coupés.

Il n’y avait, hormis ^Outhman, que Allah l’agrée, personne d’autre avec elle à ce moment-là dans la maison. Il a ainsi été tué et il est mort martyr, que Allah ta^ala l’agrée, le vendredi, dix-huit nuits du mois de Dhou l-Hijjah de l’an 35 de l’Hégire : Il avait alors quatre-vingt-dix ans et il a été dit plus que cela. Il a également été dit moins que cela. Il a été enterré la nuit du samedi entre al-maghrib et al-^ichadans le cimetière de Al-Baqi^ à Médine l’Illuminée.  AzZoubayr a dirigé la prière funéraire en sa faveur.

Notre maître ^Outhman, que Allah l’agrée, a dit avant son assassinat : « J’ai vu hier le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam dans le rêve et il y avait avec lui Abou Bakr et ^Oumar. Ils m’ont dit : patiente, tu viendras à côté de nous à l’heure de manger la nuit prochaine. » C’était l’interprétation qu’il allait mourir la nuit suivante.

Ibnou l-‘Athir a rapporté dans son livre « Al-Kamil fi t-Tarikh » des vers de poésie de Hassan Ibnou Thabit Al-‘Ansariyy au sujet de ceux  qui étaient venus d’Egypte à Médine et ils s’étaient réunis pour tuer notre maître ^Outhman. Il a dit des vers de poésie afin  de  les blâmer car ils avaient délaissé la conquête des  ennemis pour  venir conquérir les compagnons du Prophète et  tuer ^Outhman Ibnou ^Affan alors qu’il habitait à Médine et qu’il était auprès du Prophète !

C’est là une faible partie de la grande biographie, de l’océan des mérites de notre maître ^Outhman Ibnou ^Affan, que Allah ta^ala l’agrée, et que Allah le rétribue pour l’Islam et pour les musulmans en bien. Nous demandons à Allah qu’Il nous profite par ses bénédictions et qu’Il nous rassemble avec son groupe et qu’Il nous fasse mourir sur sa croyance et son amour.

Certes Allah soubhanahou est tout-puissant et Il est miséricordieux pour Ses esclaves.

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Biographies : Oumar Ibnou l Khattab

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 4, 2010
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^Oumar Ibnou l-Khattab

Le deuxième Calife bien guidé

Sa biographie

Il est ‘Abou Hafs, ^Oumar fils de Al-Kattab, fils de Noufayl, fils de ^Abdou l-^Ouzza, fils de Riyah, fils de ^Abdou l-Lah, fils de Qourt, fils de Rizah, fils de ^Adiyy fils de Ka^b, fils de Lou’ay. Il est le Calife bien guidé, surnommé [par le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam] Al-Farouq, soit celui qui discerne entre le vrai et le faux, celui qui a été équitable lors de son Califat. Il est, parmi les Emigrants, l’une des premières personnes à être entrée en Islam. Il fait partie des dix [Compagnons] à qui le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a annoncé la bonne nouvelle qu’ils seront des gens du Paradis. Il était l’un des gendres du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, l’un des grands savants parmi les Compagnons, de ceux qui ne craignaient pour l’amour de Allah le blâme de quiconque. A ce sujet, le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam disait pour évoquer le mérite de ^Oumar Al-Farouq :

« إن الله جعل الحق على لسان عمر و قلبه »

(‘Inna l-Laha ja^alaal-haqqa ^ala liçani ^Oumara wa qalbih)

ce qui signifie : « Allah a fait que la vérité sorte de la bouche de ^Oumar et qu’elle soit dans son cœur ».

Notre maître ^Oumar, que Allah l’agrée, était d’une blancheur éclatante avec de légères rougeurs. Il était grand de taille, chauve, ses cheveux étaient simplement des deux côtés de la tête, mais le dessus était dégarni. Wahb fils de Mounabbih, a dit que la description de ^Oumar avait été mentionnée dans At-Tawrah (la Torah) comme étant « dur comme fer, un prince fort ».

Il entra en Islam alors qu’il avait 26 ans. Ce fut après l’entrée en Islam de quarante hommes et dix femmes. Cependant, d’autres ont dit qu’il était entré en Islam après quarante cinq hommes et onze femmes.

Le récit de l’Islam de notre maître ^Oumar

Ibnou l-Jawziyy a cité dans le livre « Sifatou sSaffwah », le récit de l’entrée en Islam de notre maître ^Oumar. D’après ‘Anas fils de Malik, que Allah l’agrée, ^Oumar, armé de son épée, sortit un jour et rencontra un homme de la tribu de Bani Zouhrah qui lui dit :

– « Où vas-tu donc ^Oumar ? ».

– « Je veux tuer Mouhammad », dit-il.

– « Ne crains-tu pas la vengeance de la tribu de Bani Hachim et celle de Bani Zouhrah en l’assassinant ? ».

– « Je vois que tu as changé ta religion », reprit-il.

– « Veux-tu que je t’apprenne ce qui est plus surprenant encore ?! Ta sœur et ton beau frère ont également délaissé ta religion (c’est-à-dire qu’ils sont entrés en Islam) ».

^Oumar se précipita alors chez eux et les trouva en train de réciter Sourat « Taha » ; il leur dit : « Vous avez apparemment abandonné votre religion ». Et son beau frère lui répliqua : « Vois-tu, Ô ^Oumar ! Et si la vérité se trouvait dans une autre religion que la tienne ? ». C’est alors que ^Oumar sauta sur lui pour le frapper violemment ; sa sœur accourut afin de protéger son mari, mais de sa main, ^Oumar la frappa également : son visage devint ensanglanté. Elle dit : « Vois-tu, Ô ^Oumar ! Et si la vérité se trouvait dans une autre religion que ta religion  ?! Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah et je témoigne que Mouhammad est le Messager de Allah ». ^Oumar a perdu ainsi tout espoir en ce qui concerne sa sœur et son beau frère ; il leur dit alors : « Donnez- moi donc cet écrit que vous avez entre les mains afin que je le lise » et il récita ainsi la Sourat « Taha » jusqu’à arriver à la parole de Allah :

إنني أنا الله لا إله إلا أنا فاعبدني وأقم الصلاة لذكري ﴿

سورة طه /  آية – 14

(‘innani ‘ana l-Lahou la ‘ilaha illa ‘ana fa^boudni wa ‘aqimi ssalata lidhikri)

[sourat Taha /14]

ce qui signifie : « Certes Allah c’est Moi, il n’y a point de dieu sinon Moi. Adore-Moi et accomplis la prière pour M’évoquer ». C’est ainsi que son cœur s’ouvrit pour l’Islam. Il dit ensuite : « Dites-moi où se trouve Mouhammad » et il partit à Darou l-‘Arqam où, à la porte, se trouvaient Hamzah, Talhah ainsi que d’autres Compagnons du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Lorsque le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam apprit l’arrivée de ^Oumar, il sortit, et prit ^Oumar par ses habits et la gaine de son épée et le secoua de ses mains ; ^Oumar ne put se contenir et se retrouva à genoux. Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam lui dit ce qui signifie : « N’est-il donc pas venu le temps pour toi, Ô ^Oumar, de délaisser ta fausse religion ! » et ce dernier reprit : « Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah, Lui seul Il n’a pas d’associé, et je témoigne que Mouhammad est Son esclave et Son Messager ». C’est alors que les gens se trouvant dans Darou l-‘Arqam dirent la parole Allahou ‘Akbar tellement fort que ceux qui se trouvaient dans la Mosquée Al-Haram l’entendirent. L’entrée en Islam de notre maitre ^Oumar eut lieu en l’an 6 après le début de la Révélation, et certains ont dit en l’an 5.

Les mérites de notre maître ^Oumar

L’équité de ^Oumar et sa gestion des affaires musulmanes étaient choses réputées chez lui, aussi bien avant qu’il ne reçoive le pacte d’obéissance lors de son califat comme après. Les récits au sujet de son équité sont encore plus nombreux pour être rassemblés dans un seul livre !

Parmi les récits sur sa préoccupation des Musulmans, il y a ce qui suit : Il y avait des commerçants qui firent une halte dans la salle de prière et ^Oumar, que Allah l’agrée, demanda à ^Abdou r-Rahman fils de ^Awf : « Que dis-tu de veiller sur eux cette nuit de crainte que des voleurs ne les attaquent ? ». Ils ont ainsi veillé tous les deux pour surveiller leur marchandise. C’est alors que ^Oumar entendit des pleurs d’enfant, il se dirigea vers la mère et lui dit : « Crains Allah, agis en bien envers ton enfant ! ». Il reprit sa place et entendit à nouveau les pleurs du petit nourrisson. Il retourna voir la mère et lui dit la même chose que la première fois. A la fin de la nuit, il entendit encore les pleurs de l’enfant et questionna la mère :

– « Pourquoi ton fils ne dort pas la nuit ? ».

– « Ô esclave de Allah, je voulais le sevrer mais il refuse », dit-elle.

– « Et pourquoi donc veux-tu le sevrer ? ».

– « Car ^Oumar n’accorde une aide, que pour les enfants qui sont sevrés, il ne donne pas pour ceux qui n’ont pas été sevrés ».

– « Et quel âge a-t-il donc ? », reprit ^Oumar.

– Tant de mois.

Alors ^Oumar lui a dit :

– « Non, ne t’empresse pas pour le sevrer ».

Il accomplit ensuite la prière de l’aube en ayant les larmes aux yeux ; il était gagné par les pleurs. Lorsqu’il prononça le salam, il dit : « Malheur à toi ^Oumar, combien d’enfants musulmans as-tu tué ? ». Puis il ordonna d’appeler parmi les gens et de propager : « Ne vous empressez pas de sevrer vos enfants, nous donnerons une aide pour chaque nouveau-né en Islam. » et il a écrit que cet ordre soit diffusé dans les différentes contrées. Ceci est une preuve de la miséricorde de notre maître ^Oumar envers la Communauté de notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

Parmi les récits sur la miséricorde et la compassion de notre maître ^Oumar en faveur des musulmans : un des jours de Ar-Ramadah, l’année de la grande sécheresse à Médine, il fut égorgé une jeune chamelle afin que sa viande soit distribuée aux gens, et la meilleure partie fut réservée pour ^Oumar sans qu’il ne le sache. Lorsque, après l’avoir cuisinée, on la lui a ramenée, il dit :

– « D’où provient cela ? »

– « Ô émir des croyants ! Cela provient de la chamelle que nous avons égorgée aujourd’hui », lui répondit-on.

– « Quel mauvais gouverneur je fais si, de la chamelle, je mange la meilleure partie alors que je donne aux gens ce qui est moins bon ».

Puis, il a ordonné à ce qu’on lui ramène du pain et de l’huile afin d’en faire sa nourriture : il trempait les bouts de pain dans l’huile. Ensuite, il dit à Yarfason serviteur : « Yarfaprends ce grand récipient (dans lequel se trouvait la bonne viande) et envoie-le à telle famille à Bathmagh, (qui est un endroit à Médine), je ne les ai pas visités depuis trois jours et je crois qu’ils sont dans le besoin ; donne-le leur afin qu’ils en mangent ».

Pour ce qui est de son ascétisme, le fait qu’il n’avait pas le cœur attaché au bas monde, que Allah l’agrée, il y a beaucoup de récits rapportés. Comme ce qu’a rapporté Ibnou l-Jawziyy dans  « Sifatou sSafwah » : un jour notre maître ^Oumar, que Allah l’agrée, donna un discours aux gens, alors qu’il était calife. Il portait un pagne et sur ce pagne il y avait douze rouq^ah, pièces de retouche (c’est ce qu’on fixe sur un trou à un vêtement) et ‘Anas a dit que sur le vêtement qu’il portait aux épaules, il y en avait trois.

Il s’adonnait beaucoup aux actes d’adoration et il craignait beaucoup Allah.

D’après ^Abdou l-Lah, le fils de ^Oumar, que Allah les agrée tous les deux, son père disait : « Je crains, si un bélier meurt sur les rives du l’Euphrate, que Allah ne demande des comptes à ^Oumar », c’est-à-dire que par sa grande rigueur, il craignait qu’il arrive une chose sur laquelle il en aurait à rendre des comptes. Son grand souci était de gérer au mieux les affaires des Musulmans.

Il dit également : « ^Oumar est décédé en jeûnant les jours les uns à la suite des autres » c’est-à-dire qu’à la fin de sa vie, il jeûnait tous les jours, que Allah l’agrée.

D’après Sa^id fils de Al-Mousayyib il a dit : « ^Oumar aimait la prière en pleine nuit ».

Parmi les mérites de notre maître ^Oumar : il était présent lors de la bataille de Badr et également lors de toutes les autres batailles avec le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Il fait partie des Compagnons qui ont persévéré et ont été au côté du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam lors de la bataille de ‘Ouhoud.

Que Allah l’agrée,  parmi ses mérites : il était le premier à avoir ordonné à utiliser la datation par les mois lunaires à partir de l’année de l’Émigration du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. C’est lui qui a donc instauré le calendrier de l’Hégire. Il était le premier à avoir rassemblé les gens pour accomplir la prière de At-Tarawih derrière un seul imam, alors qu’auparavant chacun l’accomplissait seul. Il était également le premier à avoir veillé aux affaires des Musulmans pendant la nuit, c’est-à-dire à faire des inspections de nuit pour veiller sur les Musulmans. Il veillait à ce que les gens douteux ne leur nuisent pas. Il fut aussi le premier à avoir utilisé un bâton pour corriger les gens et le premier à avoir composé des répertoires pour l’état des Musulmans, dans lesquels étaient inscrites les affaires des gens. Il fut donc le premier à avoir utilisé des registres et également le premier à être surnommé l’Emir des Croyants.

L’éloge du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam en faveur de notre maitre ^Oumar

Il y a de nombreux hadith qui ont été rapportés faisant l’éloge de notre maître Al-Farouq, que Allah l’agrée, et montrant ses mérites et ses caractères louables. Parmi ces hadith, il y  a des hadith dans lesquels le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a indiqué sa sincérité dans son adoration pour Allah ta^ala, sa rigueur et sa force pour défendre la religion agréée par Allah, pour défendre la Communauté Islamique et pour faire régner la justice entre les Musulmans. Parmi cela, il y a ce qu’a rapporté Al-Boukhariyy et Mouslim que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ^Oumar, que Allah l’agrée :

« والذي نفسي بيده ما لقيك الشيطان سالكًا فجًا إلا سلك فجًا غير فَجّك »

( wa l-la-dhi nafsi biyadihi ma laqiyaka ch-chaytanou salikan fajjan ‘illa salaka fajjan ghayra fajjik ).

« Par Celui Qui détient mon âme par Sa toute-puissance, le chaytan ne te rencontre pas un jour sur un chemin sans qu’il prenne un autre que le tien ! ». Et At-Tirmidhiyy ainsi que Ibnou Majah et Al-Hakim ont rapporté que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

«أشد أمتي في أمر الله عمر »

( ‘achaddou ‘oummati fi ‘amri l-Lah ^Oumar )

Ce qui signifie : « ^Oumar fait partie de ceux qui, dans ma Communauté, ont le plus de rigueur au sujet de la Religion ».

Parmi les paroles qui ont été rapportées de lui que Allah l’agrée

Il a été rapporté de notre maître Al-Farouq que Allah l’agrée de nombreuses exhortations et des sagesses éminentes. Parmi cela sa parole que Allah l’agrée : « Rendez-vous des comptes avant d’avoir à en rendre. Et pesez vos actes avant qu’ils ne vous soient pesés. Votre jugement dans l’au-delà sera plus facile si vous vous rendez des comptes dans cette vie-là. Et embellissez-vous pour le jour de la grande exposition.

يومئذ تعرضون لا تخفى منكم خافية ﴿

سورة الحاقة /  آية – 18

(Yawma‘idhin tou^radouna la takhfa minkoum khafiyah).

[sourat Al-Haqqah / 18]

ce qui signifie : « Ce jour-là vous serez exposés, rien de vous ne sera caché ».

Et dans ces propos, il y a une forte incitation à ce que l’esclave se demande des comptes à lui-même, et qu’il réfrène les passions de son âme. Qu’il l’empêche de suivre ses passions afin d’être sauvé dans son bas monde et dans son au-delà.

Parmi les paroles de Al-Farouq, que Allah l’agrée, également sa parole rapportée par Ibnou l-Jawziyy dans Manaqibou ^Oumar d’après Al-‘Ahnaf Ibnou Qays, il a dit : « Ô Ahnaf celui qui rit beaucoup, il n’inspire plus beaucoup le respect, et celui qui se réjouit, on se moquera de lui, et celui qui répète une chose, il sera connu par cette chose, et celui qui parle beaucoup, il risque beaucoup de dire des mauvaises paroles, et celui qui dit beaucoup de mauvaises paroles, il aura peu de pudeur, et celui qui aura peu de pudeur, il aura peu de scrupule, et celui qui a peu de scrupule, son cœur meurt. Voici ^Oumar que Allah l’agrée qui conseille de manière très pertinente et oriente vers ce qu’il convient d’avoir comme comportement. C’est-à-dire le fait d’être sérieux, de ne pas trop rire sans raison, de ne pas plaisanter beaucoup pour que le respect inspiré par la personne ne soit pas diminué. De la sorte, les gens profitent davantage de lui, et ses propos auront de l’effet sur eux quand il les guide et les oriente. En effet, le fait de beaucoup parler sans nécessité, sans intérêt, sans profit, ne comporte pas de bien. C’est pour cela qu’il convient que la personne raisonnable se surveille dans ce qu’elle dit et ce qu’elle fait.

Dans Manaqibou ^Oumar toujours de Ibnou l-Jawziyy, il est mentionné que ^Oumar a dit : « Ne pense pas du mal d’une parole qui est sortie de la bouche d’un musulman alors que tu peux lui trouver une explication en bien ».  Tant que nous savons du bien sur la personne, nous en pensons du bien. Et Allah sait ce qu’il y a dans le for intérieur de chacun et ce que cachent les cœurs. Quant à nous, nous avons reçu l’ordre de penser du bien car Allah ^azza wa jall dit :

يا أيها الذين ءامنوا اجتنبوا كثيرا من الظن إن بعض الظن إثم ﴿

سورة الحجرات /  آية – 12

(Ya ‘ayyouha l-ladhina ‘amanou ‘ijtanibou kathiran mina dhdhanni ‘inna ba^da dhdhanni ‘ithm).

[sourat Al-Houjourat / 12]

ce qui signifie : « Ô vous qui avez cru, évitez beaucoup le fait de penser du mal car dans certains cas c’est un péché ».

Dans ces propos également, il a dit : « Trois choses grâce auxquelles tu gagnes l’amour de ton frère : tu lui passes le salam lorsque tu le rencontres, tu lui laisses la place dans l’assemblée et tu l’appelles par l’appellation qu’il aime le plus ».

Cela a été cité par Ibnou l-Jawziyy dans Manaqibou ^Oumar avec d’autres termes. On comprend de ce conseil l’incitation de réunir ces trois caractéristiques car cela renforce les liens et l’unité, pour que la société soit fondée sur des bases saines et fortes.

Parmi ses sagesses étonnantes, il y a ce qu’a rapporté Al-‘Ahnaf Ibnou Qays : « Apprenez avant d’assurer les responsabilités », c’est-à-dire apprenez le fiqh et la science avant de rechercher le pouvoir, avant de devenir des maîtres pour les gens.

Et que l’on sache qu’il a été rapporté de ^Oumar également des paroles utiles dans la médecine, parmi lesquelles sa parole : « Gardez-vous de trop manger, car cela entraîne la paresse et réfrène d’accomplir la prière et cela nuit au corps. Recherchez ce qui est utile dans votre nourriture car vous éloignera du fait  d’être gourmand, et c’est meilleur pour le corps et cela aide pour accomplir les actes d’adoration. Et la personne n’ira à sa perte que lorsqu’elle préfèrera ses désirs au détriment de sa religion ».

Et il a dit : « Gardez-vous de trop manger de viande car la viande peut avoir une addiction comme l’addiction au vin ». Et ^Oumar que Allah l’agrée a préféré ne pas trop manger de viande car cela comporte un signe de superflu.

Son décès

Son décès, que Allah l’agrée, a eu lieu la matinée du 27 de Dhou l-Hijjah de l’an 23 de l’Hégire. Alors qu’il dirigeait les gens dans la prière de asSoubh, l’un des esclaves de Al Moughirah qui était surnommé Abou Lou’lou’ah (qui était mazdéen) était venu, et il l’a poignardé plusieurs fois avec un couteau en forme de Y, puis il s’enfuit en poignardant chaque personne qu’il croisait de droite et de gauche. Et lorsqu’il a vu qu’il ne pouvait pas s’échapper, il s’est poignardé et en est mort.

Avant que son âme sorte Al-Farouq que Allah l’agrée a demandé à son fils ^Abdou l-Lah qu’il fasse le compte de ses dettes et qu’il les rembourse à ses créanciers. Puis il lui dit : « Va voir ^A’ichah, que Allah l’agrée, et dis-lui que ^Oumar Ibnou l-Khattab demande l’autorisation d’être enterré avec ses deux compagnons. »

^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar est parti et lui a demandé l’autorisation, elle lui a répondu : « Je voulais me préserver cette place pour moi mais aujourd’hui je vais le préférer au détriment de moi-même ».

Et il fut enterré auprès du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et d’Abou Bakr AsSiddiq que Allah l’agrée.

Les faits remarquables de l’émir des croyants ^Oumar Ibnou l-Khattab que Allah l’agrée, ont atteint un haut niveau, de sorte que les savants, les historiens et les biographes citent des chapitres et des chapitres pour énumérer ses faits remarquables. Il y a parmi eux ceux qui ont composé des livres spécifiques pour énumérer les faits remarquables de sa vie comme Ibnou l-Jawziyy qui a énuméré ses mérites et ses caractères dans un très grand livre. Il y a aussi As-Souyoutiyy qui a composé un livre à lui qu’il a appelé Al-Ghourar fi fada’ili ^Oumar et beaucoup d’autres encore.

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Biographies : Abou Bakr As-Siddiiq

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 4, 2010
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Abou Bakr AsSiddiq le premier des califes vertueux

Sa biographie

Il est Abou Bakr AsSiddiq il s’appelle ^Abdou l-Lah Ibnou Abi Qouhafah ^Outhman Ibnou ^amir Al-Qourachiyy, il a été dit que dans la jahiliyyah il s’appelait ^Abdou l-Ka^bah et que le Messager – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam – l’a appelé ^Abdou l-Lah. Son ascendance rejoint celle du Messager de Allah en la personne de Mourrah fils de Ka^b. Sa mère s’appelle ‘Oummou l-Khayr Salma et certains ont dit Layla fille de Sakhr fils de ^Amir et elle est la cousine paternelle de Abou Qouhafah.

Il est né trois ans environ après l’année dite de l’éléphant, il était de teint blanc, il avait un corps très mince, ses favoris n’étaient pas fournis, avait très peu de chaire sur le visage et son front était large. Il est rapporté par ‘Anas que Abou Bakr se teignait avec du henné et du katm (sorte de plante utilisée comme le henné pour la teinture).

Il faisait partie des dignitaires de Qouraych et de leurs savants. Il était indulgent, il inspirait le respect. Il était téméraire, il était courageux, patient, généreux et miséricordieux. Il est le plus généreux des compagnons et fut le premier homme à entrer en Islam ; il avait alors trente-sept ans. Il a vécu vingt-six ans dans l’Islam. Il lui a été fait un pacte d’allégeance, il fut désigné calife le jour du décès du Prophète – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam – en l’an onze de l’hégire et les compagnons ont tous été unanimes sur son califat.

Ibnou l-Jawziyy a rapporté dans le livre Sifatou sSafwah qu’il a été appelé ^atiq, surnom au sujet duquel il y eut trois avis. Le premier rapporté de ^A’ichah qui a été interrogé au sujet de ce surnom ^atiq de Abou Bakr. Elle a dit : Le Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam – l’a regardé un jour et a dit :

« هذا عتيق الله من النار »

( Hadha ^atiqou l-Lahi mina n-nar ).

Ce qui signifie : « Il est l’affranchi de Allah du feu de l’enfer ». Le deuxième serait que c’est un nom que sa mère lui avait donné, c’est ce qu’avait dit Mouça Ibnou Talhah. Et le troisième avis c’est qu’il fut appelé ainsi en raison de la beauté de son visage. Et c’est l’avis de Al-Layth Ibnou Sa^d.

Et le Prophète – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam – l’a surnommé Siddiq. Il a dit :

« يكون بعدي إثنا عشر خليفة أبو بكر الصديق لا يلبث إلا قليلا »

( Yakounou ba^di ‘ithna ^achara khalifah Abou Bakr AsSiddiq la yalbathou illa kalilan ).

Ce qui signifie : « Viendra après moi douze califes, Abou Bakr AsSiddiq ne restera que peu ». Et ^Aliyy Ibnou Abi Talib jurait par Allah que Allah a fait descendre le surnom de Abou Bakr à du ciel. Fin de citation.

Al-Hakim a rapporté dans Al-Moustadrak, notre dame ^Aichah a dit : « Les idolâtres sont venus voir Abou Bakr et lui ont dit : « Ton compagnon prétend qu’il a effectué un voyage durant la nuit jusqu’à Baytou l-Maqdis ». Il leur a dit : « Il a véritablement dit cela ? ». Ils lui ont dit : « Oui ». Il a dit : « Alors il dit vrai. Moi je le crois en d’autres sujets que cela. Je le crois en ce qui lui est révélé matin et soir ». Et c’est à partir de là qu’il fut surnommé AsSiddiq. Rapporté par As-Souyoutiyy dans Tarikhou l-khoulafa.

L’histoire de son entrée en Islam

Ibnou l-Jawziyy a rapporté dans son livre Sifatou sSafwah que le premier qui est entré en Islam fut Abou Bakr » et Ibnou ^Abbas dit : « Le premier à avoir fait la prière était Abou Bakr que Allah lui fasse miséricorde ».

Il est parvenu au sujet de son Islam, que Allah l’agrée qu’il vit un jour dans le rêve, alors qu’il était au pays de Ach-Cham, que le soleil et la lune étaient tombés sur ses genoux. Qu’il les avait pris par sa main et qu’il les avait serrés contre sa poitrine, et qu’il les a recouverts de sa cape. Puis il se réveilla de son sommeil. Il partit voir un rahib pour qu’il lui explique la vision qu’il a eu dans le rêve, et le rahib lui a dit : « D’où viens-tu ? ». Il lui répondit : « De la Mecque ». Il lui dit : « Qu’est-ce que tu fais ? ». Il lui répondit : « Du commerce ». Alors le rahib lui dit : «apparaîtra dans ton époque un homme appelé Mouhammad Al-‘Amin, tu vas le suivre et il est de la tribu de Banou Hachim, il est le Prophète des derniers temps et toi tu rentreras dans sa religion et tu seras son ministre et son calife après lui. J’ai trouvé sa description dans At-Tawrat et dans AzZabour. Quand notre maître Abou Bakr que Allah l’agrée entendit la description du Prophète – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam – son cœur s’attendrit et il se languit de le voir.

Peu de temps après Abou Bakr, que Allah l’agrée, rencontra le Messager – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam – et entra en Islam. Il fut ainsi le premier à entrer en Islam parmi les hommes.

Ses faits remarquables et ses mérites

D’après Asma‘ Bintou Abi Bakr que Allah l’agrée, on appela Abou Bakr et  on lui dit : « Accours ! Rejoins ton compagnon ». Il sortit alors de chez nous et entra à la mosquée en disant : « Malheur à vous, vous voulez tué un homme parce qu’il dit Mon Seigneur c’est Allah alors qu’il vous a amené les preuves de la part de votre Dieu !! ». Il a dit : « C’est alors qu’ils se sont détournés du Messager de Allah et qu’ils se sont tournés vers Abou Bakr ». Abou Bakr est alors revenu vers nous et il a dit : « Tabarakta ya dha l-jalali wa l-ikram ». Et ceci a été rapporté par Ibnou-l Jawziyy dans Sifatou sSafwah.

Les gens de science et de l’histoire et des conduites ont dit que notre maître Abou Bakr que Allah l’agrée était présent auprès du Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam – lors de la bataille de Badr et de toute les batailles. Il est resté ferme auprès du Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam – lors de la bataille de ‘Ouhoud. Le Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam – lui a confié sa bannière, sa grande bannière le jour de Tabouk. Et quand il est rentré en Islam il possédait quarante mille dirham. Grâce à cet argent, il affranchissait les esclaves musulmans et il renforçait les musulmans. Il n’avait jamais bu du vin , ni dans la jahiliyyah ni dans l’Islam. Et il était le premier à avoir rassemblé le Qour’an.

Mouhammad Ibnou Ishaq a dit que sur ses mains cinq parmi les dix, qui avaient reçus l’annonce de bonne nouvelle qu’ils seraient au paradis, sont entrés en Islam il s’agit de : ^Outhman Ibnou ^Affan, Talhah Ibnou ^Oubaydi l-Lah, AzZoubayr Ibnou l-^awwam, Sa^d Ibnou Abi Waqqas, ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Awf que Allah les agrées.

Abou Bakr que Allah l’agrée était un homme qui pleurait facilement. Il ne retenait pas ses larmes quand il récitait le Qour’an et il était le meilleur des compagnons et le plus intelligent d’entre eux.

Parmi ses mérites que Allah l’agrée, il y a ce dont a témoigné ^Oumar Ibnou l-Khattab qui a rapporté : « Le Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam –  nous avait ordonné un jour de donner des aumônes et cela avait coïncidé avec de l’argent que je possédais. Je me suis dit aujourd’hui je vais faire mieux que Abou Bakr si jamais je peux faire mieux que lui un jour. J’ai ramené la moitié de mes biens,  le Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam – m’a dit : « Ma abqayta li ahlik ? ». Ce qui signifie : « Qu’as tu laissé pour ta famille ? ». Je lui ai répondu : « La même chose ». Abou Bakr a ramené tout ce qu’il possédait. Le Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam – lui a dit : « Ma abqayta li ahlik ? ». Ce qui signifie : « Qu’as tu laissé pour ta famille ? ». Il a répondu :  « Je me fie à Allah » (« Je leur ai laissé Allah et Son messager »). J’ai dit je ne pourrai plus jamais faire mieux que lui ». Rapporté par At-Tirmidhiyy.

D’après Abou Hourayrah que Allah l’agrée, Le Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam –  a dit :

« ما نفعني مال قط ما نفعني مال أبي بكر »

( Ma nafa^ani maloun qatoun ma nafa^ani malou Abi Bakr ).

Ce qui signifie : « Il n’y a pas un bien qui m’a autant profité que le bien de Abou Bakr ». C’est alors qu’ Abou Bakr s’est mis à pleurer et il a dit : « Mais moi et mon argent nous sommes tout à toi Ô Messager de Allah ».

Et ‘Anas a dit lorsque ce fut la nuit de la grotte lors de l’émigration, Abou Bakr a dit : « Ô Messager de Allah laisse-moi entrer avant toi, s’il y a une vipère ou quelque chose elle m’atteindra avant toi ». Le Prophète lui a dit ce qui signifie : « Entre ». Abou Bakr entra et tâtonna avec ses mains et chaque fois qu’il trouvait un trou il le bouchait à l’aide d’une partie de son vêtement. Lorsqu’il eut utilisé toute sa cape, il a dit : il est resté un trou. Il mit alors son talon dessus pour le boucher puis il a fait entrer le Messager de Allah. Au matin le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallama dit : « Fa’ayna thawbouka ya Aba Bakr ». Ce qui signifie : « Ou est donc ta cape Ô Abou Bakr ? ». et il lui apprit ce qu’il avait fait alors le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallamleva les mains en disant ce qui signifie: « Ô Allah fais que Abou Bakr ait un haut degré avec moi au jour du jugement ». et Allah lui a révélé qu’Il l’a exaucé.

Rapporté par Abou Nou^aym dans Al-Hilyah – Tome 1 page 33.

Et d’après AzZouhriyy, il a dit : « Le Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam – a dit à Hassan Ibnou Thabit qui était un poète qui faisait de l’éloge : « ‘Aqoulta fi Abi Bakr chay’an ? ». Ce qui signifie : « As tu dis des vers d’éloge au sujet de Abou Bakr ? ». Haçan lui a dit : « Oui ». Le Prophète lui a dit : « Qoul wa ‘ana ‘asma^ ». Ce qui signifie : « Dis et moi je t’écoute ». Et Hassan a dit les deux vers de poésie qui signifient : « Il était le second de deux personnes dans la grotte alors que l’ennemi essayait de les rattraper et l’intensité de l’amour qu’il avait pour le Messager de Allah était telle, que les gens ont su que c’est un amour qu’aucune autre personne ne pouvait lui prodiguer ».

Alors le Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam – a souri au point que l’on voyait ses molaires. Puis il a dit : « Sadaqta ya Hassan houwa kama qoult ». Ce qui signifie : « Tu dis vrai ô Hassan il est véritablement comme tu l’a décris ». Rapporté par Ibnou l-Jawziyy dans Sifatou sSafwah.

La piété de Abou Bakr, que Allah l’agrée

Ibnou l-Jawziyy a rapporté dans son livre « Sifatou sSafwah », d’après Zayd bni ‘Arqam, que Abou Bakr AsSiddiq avait un esclave. Un soir, cet esclave lui ramena de la nourriture et en prit une bouchée quand l’esclave lui demanda : « Pourquoi ne m’interroge tu pas sur la provenance et l’origine de ce que je te ramène alors que c’est ce que tu fais chaque nuit habituellement ? ». Abou Bakr lui répondit : « C’est la faim qui m’a amené à agir ainsi, d’où provient cette nourriture ? ». Il lui dit : « Je suis passé auprès de gens de la jahiliyyah, je leur ai fais une rouqyah et ils m’avaient promis de me donner quelque chose en contrepartie.  Et aujourd’hui je suis passé auprès d’eux, ils étaient en train de fêter un mariage et m’ont donné de leur nourriture. Abou Bakr dit : « Malheur à toi, tu risques de me mener à ma perte ». Il introduisit sa main dans sa bouche et provoqua le vomissement mais la bouchée qu’il avait avalée ne sortit pas. On lui dit : « Elle ne sortira que si tu bois de l’eau ». Il demanda alors qu’on lui apporte un verre d’eau et se mis à boire et à vomir jusqu’à faire sortir cette bouchée. On lui dit : « Que Allah te fasse miséricorde, tout cela à cause de cette bouchée ». Il dit : « Si elle ne sortait qu’avec mon âme, je l’aurais  faite sortir car j’ai entendu le Messager de Allah – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam – dire :

« كل جسد نبت من سحت فالنّار أولى به »

( Koullou jasadin nabata min souhtin fan-narou awla bih ).

Ce qui signifie : « Tout corps qui prend chair à partir de ce qui est interdit, le feu en est prioritaire ». Et j’ai eu peur qu’une partie de mon corps ne pousse par la cause de cette bouchée». Et ceci est une preuve de sa grande piété, que Allah l’agrée.

Sa prise en charge du califat

Abou Bakr, que Allah l’agrée, reçut un pacte d’allégeance dans la maison de Bani Sa^idah le jour du décès du Messager de Allah. C’est-à-dire qu’il fut désigné comme calife. C’était le lundi douze nuits passées du mois de rabi^ou l-‘awwal de la onzième année après l’Emigration du Messager de Allah. En effet, lui, ^Oumar et certains compagnons partirent pour se concerter au sujet du califat. ^Oumar dit à Abou Bakr : « Tends-moi ta main ». Il lui tendit la main et ^Oumar la lui serra, indiquant par là un pacte d’allégeance. Par la suite ce fut les Mouhajiroun– ceux qui firent l’Emigration – puis les ‘Ansar – ceux qui accueillirent les Partisans, qui accueillirent les Emigrants à Médine- qui firent de même. En effet, ils lui firent aussi allégeance et désignèrent Abou Bakr en tant que calife. Le lendemain eut lieu le pacte d’allégeance général, c’est-à-dire devant tous les gens. Contrairement à ce que certains prétendent, certains égarés,  Abou Bakr, n’a pas pris injustement le califat, il s’agissait d’un pacte fait par les plus grands compagnons comme ^Oumar et ceux qui sont comme lui parmi ceux qui ont émigré (également), les Partisans. Ce sont eux qui le désignèrent calife, c’est-à-dire des personnes à même de le faire, ayant un haut degré. C’est par la suite que les autres personnes le suivirent, ceux qui donnèrent l’exemple et firent, eux aussi, pacte d’allégeance au calife. Abou Bakr était connu comme étant le meilleur de cette communauté après le Prophète.

Hicham Ibnou ^Ourwah a rapporté de son père qu’il a dit : « Lorsque Abou Bakr a été désigné pour calife, il donna un discours, loua Allah par ce qui est digne de Lui et fit Son éloge par ce qui est digne de Lui puis il dit : « Ô, vous les gens j’ai été chargé de vous, de votre responsabilité mais je ne suis pas le meilleur d’entre vous mais Allah nous a fait descendre le Qour’an et le Prophète – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam – nous a instauré les lois et nous avons ainsi eu la connaissance. Sachez que la plus intelligente des intelligences est la piété et que la plus stupide des stupidités est la perversité. De même, le plus fort d’entre vous pour moi est celui qui a été considéré par les autres comme faible jusqu’à ce que je lui rétablisse son droit, et le plus faible d’entre vous pour moi, est celui qui est considéré comme fort jusqu’à ce que je prenne de lui le droit qu’il a usurpé. Ô vous les gens je suis quelqu’un qui suit et je ne suis pas un [mauvais] innovateur. Si j’agis en bien aidez-moi et si je n’agis pas en bien alors corrigez-moi ». Fin de citation.

Comment il désigna  ^Oumar Ibnou l-Khattab comme successeur, que Allah les agrée tous les deux

Ibnou Sa^d ainsi que Al-Hakim ont rapporté de Ibnou Mas^oud – le compagnon- qu’il a dit : « Les gens les plus inspirés au sujet des autres sont au nombre de trois : Abou Bakr lorsqu’il désigna pour successeur ^Oumar, l‘épouse de Mouça lorsqu’elle dit à son père  : « Loue les services de Mouça » et  Al-^Aziz, le dignitaire d’Egypte lorsqu’il  fut inspiré au sujet de Youçouf et qu’il dit à son épouse : « Agis en bien envers lui ». C’est-à-dire que Abou Bakr était  bien inspiré en désignant ^Oumar comme successeur.

Il a été rapporté de Abou Bakr que lorsqu’il sentit la mort proche, il appela ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Awf et lui dit : « Parle-moi de ^Oumar Ibnou l-Khattab ». C’est alors que ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Awf lui dit : « Tu ne m’as jamais interrogé au sujet de quelque chose sans que tu aies plus de connaissance que moi à ce sujet». Alors Abou Bakr lui dit : « Même ». ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Awf dit: « Il est par Allah encore meilleur que ce que tu peux penser de lui ». Puis il appella ^Outhman Ibnou ^Affan et lui dit : « Parle-moi de ^Oumar ». C’est alors que ^Outhman lui dit : « Tu es celui qui le connaît plus que nous ». Il lui dit : « Malgré cela parle-moi de lui ». Alors ^Outhman lui dit: « Par Allah, ce que je sais de lui, c’est que son fort intérieur est meilleur que son apparence et qu’il n’y a pas semblable à lui parmi nous». Et il demanda également l’avis de Sa^id Ibnou Zayd et de ‘Ouçayd Ibnou l-Khoudayr et d’autres qu’eux parmi les Mouhajirin et les ‘Ansar ceux qui ont fait l’Emigration et les Partisans. Donc une concertation avec les compagnons ayant les plus hauts degrés eut lieu avant que Abou Bakr le désigne et ils furent unanimes à reconnaître le haut degré de ^Oumar que Allah l’agréé.

Ibnou ^Açakir a rapporté de Yasir Ibnou Hamzah qu’il a dit : « Lorsque Abou Bakr sentit la mort proche il s’adressa aux gens à partir d’une petite ouverture et leur dit : « Ô gens j’ai pris un engagement envers moi-même pour désigner quelqu’un, l’accepterez-vous ? » Alors les gens ont dit : « Nous l’accepterons, ô toi qui est le calife désigné par le Messager de Allah ». C’est alors que ^Aliyy s’est levé et dit : « Nous n’accepterons que si c’est ^Oumar ». Alors Abou Bakr lui a dit : « C’est  ^Oumar ». Cela fut rapporté par As-Souyoutiyy dans son livre « Tarikh l-Khoulafa». Certains disent qu’il y avait une rivalité entre ^Aliyy et ^Oumar mais ceci est faux, au contraire, c’était ^Aliyy qui avait suggéré à Abou Bakr que ce soit ^Oumar, que Allah l’agrée.

Son décès

Il tomba malade, que Allah l’agrée, et décéda en l’an 13 de l’hégire à l’âge de soixante-trois ans. Son califat dura deux ans, trois mois et treize jours. Il fut enterré dans la maison de ^A’ichah sa tête au niveau des épaules du Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam – , après qu’il ait recommandé cela. Médine a tremblé en pleurs et les gens étaient sous le choc suite à sa mort.

A sa mort, ^Aliyy Ibnou Abi Talib vint en pleurant, rapidement, jusqu’à arriver au niveau de la porte et il s’adressa à lui et lui dit : « Que Allah te fasse miséricorde Abou Bakr, tu étais par Allah le premier des gens à entrer en Islam, tu as cru en la véracité du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam – , alors que les gens l’avaient accusé de mensonge, tu as été généreux et tu l’as aidé avec ton argent lorsque gens ont fait preuve d’avarice, tu étais avec lui alors que les gens s’étaient désisté et Allah t’a appelé  dans Son livre Siddiq par Sa parole :

« و الذي جاء بالصدق وصدّق به »

سورة الزمر /  آية – 33

( Wa l-ladhi ja’a bissidqi wa saddaqa bihi )

Sourat AzZoumar/‘ayah 33.

Les spécialistes des biographies ont dit : « Abou Bakr décéda la nuit du mardi entre le temps de al-maghrib le temps de al-^icha’ huit nuits avant la fin de de Joumada al-‘akhirahde l’an 13 de l’hégire alors qu’il avait soixante-trois ans. Il avait recommandé que son épouse qui le lave et qu’il soit enterré aux côtés du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam – . ^Oumar dirigea la prière funéraire en sa faveur entre la tombe et le minbar et ceux qui descendirent dans sa tombe furent son fils ^Abdou r-Rahman ainsi que ^Oumar, ^Outhman et Talhah Ibnou ^Oubaydi l-Lah.

AsSiddiq mourut et laissa comme descendance ^Abdou l-Lah, ‘Asma’ dhatou n-Nitaqayn, ^Abdou r-Rahman, ^A’ichah, Mouhammad et ‘Oummou Koulthoum.

Nous demandons à Allah ’Il nous rassemble avec le groupe des véridiques, qu’Il nous fasse persévérer à les suivre et qu’Il nous fasse mourir sur leur amour.

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Conseil : ne pas trop manger

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 3, 2010
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Voici ce qu’a dicté l’illustre savant,

Le Mouhaddith, le Chaykh ^Abdou l-Lah Al-Harariyy

que Allah lui pardonne ainsi qu’à ses parents.

Suffisent au fils d’Adam, quelques bouchées pour maintenir son corps.

Il est connu que tous les Prophètes, ainsi que les saints veillaient à manger peu, sans pur autant entraîner de nuisance à leurs corps. En effet, le fait de manger peu au point de nuire au corps, est interdit.

Mais manger une petite quantité sans que cela ne nuise au corps, cela est digne d’éloge selon le jugement de Dieu. Ceci est la manière de vivre des Prophètes et des vertueux au sein de leur communauté.

Notre maître Mouhammad, que Dieu l’élève davantage en degré, était parmi ceux qui appliquaient le plus cette noble habitude. Il disait, que Dieu l’élève d’avantage en degré, ce qui signifie : « Le fils de ’Adam n’a pas rempli un récipient pire que son ventre. Alors, que quelques bouchées pour maintenir son corps en bonne santé, soient suffisantes au fils de ’Adam. S’il ne peut vraiment pas se limiter à cela, alors qu’il consacre un tiers pour le repas, un tiers pour la boisson et un tiers pour l’air ».

Sa parole, que Dieu l’élève davantage en degré, ce qui signifie : « Le fils d’Adam n’a pas rempli un récipient pire que son ventre. Alors, que quelques bouchées pour maintenir son corps en bonne santé … » veut dire un nombre de bouchées ne dépassant pas les dix. « Louqaymat -des bouchées-«  cest un pluriel, mais de faible nombre. Le pluriel de ce qui est peu, c’est ce qui est en-dessous de onze : la dizaine et ce qui est en-dessous.

Il a dit, que Dieu l’élève davantage en degré, ce qui signifie : «…Alors, que quelques bouchées pour maintenir son corps en bonne santé… » cela veut dire qu’elles entretiennent sa force et l’empêchent de faillir.

ce qui signifie « S’il ne peut vraiment pas se limiter à cela, alors qu’il consacre un tiers pour le repas, un tiers pour la boisson et un tiers pour l’air ».

C’est ainsi le Noble Prophète incitait à manger peu, et il était parmi ceux qui appliquaient le plus cette honorable manière.

Et il y a eu certains gens qui ont calomnié le Messager de Dieu. L’un d’entre eux a prétendu la sainteté et le soufisme, et il a prétendu qu’il est un petit prophète !

Ct-autre, Rajab Dib, a menti sur le Messager de Dieu, il a dit : (le prophète mangeait beaucoup de sucrerie, il mangeait beaucoup jusqu’à ce qu’il a eu des courbes dans son ventre et il a eu sur son cou il y a des plis).

Ce même Rajab Dib, calomnié sur le Messager de Dieu, qui est le plus parfait des prophètes, aussi bien physiquement que du point de vu comportement, en lui attribuant ce vilain mensonge vulgaire, comme quoi tellement il mangeait beaucoup, que cela lui aurait provoqué des plis.

En fait, c’est parce que cet homme est connu pour le fait de manger beaucoup, dont beaucoup des sucreries et de plats gras.

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Se remettre à Dieu

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur juillet 1, 2010
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  La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le maître des Messagers et l’Imam des pieux notre Prophète Mouhammad, tous ses frères prophètes messagers et les membres de sa famille bons et purs.

Ô vous les gens, délaissez l’insouciance avant que ne vienne à vous la mort.

Ô vous les gens, délaissez l’insouciance avant que ne vienne la mort. Réfléchissez combien vous allez vivre et qu’est-ce que vous avez préparé pour votre tombe et pour votre au-delà ? Jusqu’à quand allez-vous rester dans l’insouciance sans vous préoccuper de l’obéissance envers votre Seigneur ? Qu’attendez-vous ? Que la mort ne vienne soudainement à vous ?!

Jusqu’à quand certains ne feront pas la prière ?

Jusqu’à quand certains ne diminueront pas les paroles ?

Jusqu’à quand certains délaisseront les assemblées de science alors qu’ils en ont besoin ?

Jusqu’à quand certains feront la médisance des musulmans ?

Jusqu’à quand une femme nuira à son mari ? Ne pense-elle pas à la parole du Prophète qui signifie : « Il n’y a pas une femme qui nuit à son mari dans le bas monde sans que l’épouse de son mari parmi les hour Al-^in – les femmes du paradis – ne lui dise « Ne lui nuis pas, que Dieu te rétribue et te donne ce que tu mérites pour ce que tu fais. Il est un intrus chez toi, il va bientôt te quitter pour venir à nous. » »

Elle ne réfléchit donc pas au hadith qui signifie : « N’importe quelle femme qui meurt avec son époux qui est satisfait d’elle entrera au paradis »

Et au sujet du hadith du Prophète qui signifie : « Il n’y a pas une femme qui passe la nuit alors que son mari est en colère contre elle sans que les anges ne la maudissent jusqu’au matin ».

Le Messager éminent, que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré, a dit ce qui signifie : « La personne qui a le plus grand droit sur la femme, c’est son mari. »

Jusqu’à quand des hommes nuisent à leurs épouses sans droit alors que le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Les meilleurs d’entre vous sont les meilleurs avec leurs épouses et moi je suis le meilleur d’entre vous envers mes épouses. »

Et il a dit ce qui signifie : « Je suis très exigent avec vous concernant le droit des deux plus faibles :la femme et l’orphelin ».

Ne pensent-ils pas à la tombe étroite dans laquelle ils vont descendre qui est la maison de la solitude, la maison des vers ?

Ne réfléchissent-ils pas au sujet du châtiment de l’enfer noir ténébreux ?

Jusqu’à quand lâcherez-vous les brides aux langues pour dire ce qui vous passe par la tête parmi les paroles qui ne comportent pas de bien ?

Quand appliquerez-vous le hadith qui signifie : « Attaches-toi au long silence sauf pour dire du bien parce que le long silence chasse le chaytan de toi et t’aide pour ta religion. »

Jusqu’à quand profiterez-vous des félicités, des désirs, des plaisirs de nourritures, de boissons, des habits luxueux, des meubles alors que le Messager a dit ce qui signifie : « Sois ascète dans le bas monde, Allah t’agrée et sois ascète et ne recherche pas ce que les gens ont, les gens t’aimeront. »

Jusqu’à quand passerez-vous la nuit dans un sommeil profond ?

Jusqu’à quand ne veillerez-vous pas les nuits pour faire des prières surérogatoires, pour demander le pardon, pour faire le repentir et pour regretter ?

Jusqu’à quand ne ferez-vous pas la prière de AsSoubh dans son temps ?

Jusqu’à quand allez-vous rigoler et ne pas pleurer ? Vous parlez et vous n’évoquez pas Allah. Vous mangez, vous profitez et vous n’êtes pas ascète. Vous perdez du temps dans les loisirs, ne tirez pas les leçons et vous n’êtes pas exhorté,

Vous agissez en mal avec vos pères et vos mères. Vous n’êtes pas bienfaisants avec eux. Vous délaissez les assemblées de science alors que vous êtes capables d’y assister. Vous délaissez l’aide des pauvres alors que vous êtes rassasiés. Vous avez du plaisir à dépenser beaucoup d’argent pour vos désirs éphémères mais vous ne soutenez pas l’appel à la religion agréée par Allah par la parole et par l’argent. Vous retenez l’argent. Combien vous êtes insouciants !

Quand allez-vous tirer des leçons, vous repentir, pleurer,  demander le pardon et veiller la nuit en prières surérogatoires ?

Quand allez-vous vous aimer par recherche de l’agrément de Allah ?

Quand allez-vous vous détourner de faire la nuisance du musulman et la médisance ? Mais comme a dit notre maître ^Aliyy : «  نيام فإذا ماتوا انتبهوا الناس », « An-Nasou niyam fa ‘idha matou intabahou » ce qui signifie : « Les gens sont comme endormis, c’est lorsqu’ils meurent qu’ils se réveillent ».

Attendez-vous de voir ^Azrail venir retirer vos âmes ? Alors rappelez-vous maintenant de cela. Qu’allez-vous dire ? Qu’allez-vous faire ? Comment allez-vous agir si vous restez sur l’état sur lequel vous êtes maintenant ?

Le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Celui qui est intelligent est celui qui se remet en cause et qui œuvre pour ce qui vient après la mort. L’incapable est celui qui laisse son âme suivre ses passions et qui a beaucoup d’espoir alors qu’il n’agit pas en conséquence ».

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Conseil de Ibnou l Jawziyy à son fils (première partie)

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur juin 9, 2010
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L’imam, l’illustre savant, Jamalou d-Din Abou l-Faraj Ibnou l-Jawziyy a dit :

Je commence par le nom de Allah et c’est Son aide que je recherche.

La louange est à Allah Qui a créé le premier père à partir de terre et Qui a fait sortir de lui sa descendance d’entre son dos et ses jambes. Il a renforcé les différentes tribus par les liens de parenté et les liens d’alliance et la louange est à Allah Qui m’a accordé la science et la connaissance de ce qui est correct, Qui a fait que j’ai une bonne éducation durant mon enfance et Qui m’a protégé dans ma jeunesse et Qui m’a accordé une descendance et j’espère par leur existence avoir beaucoup de récompenses. Seigneur, fais que je sois de ceux qui accomplissent la prière continuellement, ainsi que ma descendance. Seigneur, agrée nos invocations. Seigneur, pardonne-moi, à mes parents, ainsi qu’aux croyants au jour du jugement. Lorsque j’ai connu l’honneur du mariage et de la recherche des enfants, j’ai fait une Khatmah du Qour’an, j’ai récité tout le Qour’an et j’ai demandé à Allah ta^ala qu’Il m’accorde 10 enfants. Il me les a accordés. J’ai eu ainsi 5 garçons et 5 filles. Parmi les filles, 2 sont mortes et parmi les garçons, 4 sont morts. Il ne me restait qu’un seul garçon, Abou l-Qacim. J’ai demandé à Allah ta^ala qu’Il fasse qu’il soit une descendance vertueuse et qu’il m’accorde ce que je recherche par lui mais j’ai vu de sa part un certain relâchement et un manque de sérieux dans la recherche de la science. Alors je lui ai écrit cette lettre pour l’inciter et pour le motiver à suivre le chemin que j’ai suivi dans l’acquisition de la science. Je lui indique ainsi d’avoir recours à Allah soubhanahou wa ta^ala Qui accorde la réussite tout en sachant que personne ne fait échouer celui à qui Allah accorde la réussite et personne ne guide celui que Allah égare. Mais Allah ta^ala dit « wa tawasaw bi l haqqi wa tawasaw bi s sabr» ce qui signifie « recommandez-vous la vérité et recommandez-vous la patience » et Allah dit « fadhakkir in nafa^ ati dh-dhikra» ce qui signifie « Fais le rappel, puisse le rappel être profitable » et il n’est de préservation et de force que par Allah.

CHAPITRE :

Sache mon fils, que Allah t’accorde la réussite pour être sur la vérité, que l’être humain n’a été caractérisé par la raison que pour œuvrer conformément à cette raison, alors utilise la correctement. Utilise ta réflexion et reprends-toi, tu sauras par les preuves selon la raison que tu es créé, responsable, sujet à des obligations dont tu es chargé, que les deux anges inventorient ce que tu dis, ce que tu regardes ; les souffles de celui qui est vivant sont autant de pas qui le rapprochent de son échéance, la durée de ton séjour dans le bas monde est très courte, la présence dans les tombes est très longue. Et que le châtiment pour celui qui suit ses passions est une grave issue. Où est donc alors le plaisir de la veille ? Il est parti et n’a laissé que du regret. Où sont les tentations de l’âme ? Combien de têtes ont-elles fait baisser ? Combien de pieds ont-elles fait glisser ? Et celui qui est heureux ne l’est  qu’en contredisant ses passions. Et celui qui est malheureux ne l’est que parce qu’il a préféré le bas monde, alors tire les moralités des rois et des ascètes qui sont partis avant toi. Où sont les plaisirs qu’ont éprouvés ces gens-là ? Et où sont les fatigues qu’ont subies ces autres ? Il n’est que la grande récompense, les bonnes évocations pour les vertueux et le mal, le châtiment douloureux pour les désobéissants. C’est comme si ceux qui ont été affamés n’avaient pas enduré de faim et ceux qui ont été rassasiés n’avaient pas ressenti le soulagement. Leur paresse pour accomplir les actes de mérite est un mauvais compagnon et la recherche du repos laisse le regret, un regret qui fait oublier tout plaisir. Alors prends conscience et fatigue ton âme. Sache que l’accomplissement des obligations et l’abstention des interdictions sont nécessaires et si la personne outrepasse cela, le feu l’attendra. Et sache que l’objectif des gens qui fournissent des efforts est de rechercher les mérites. Les actes des degrés émérites se diffèrent les uns des autres. Il y a des gens qui estiment que ce qui est méritoire, c’est d’être ascète dans le bas monde. D’autres considèrent que ce qui est méritoire est de s’occuper des actes d’adoration. Mais en réalité, faire les actes conformément à la science est ce qui est méritoire de manière complète. Celui qui réalise les deux sera élevé jusqu’à réaliser la connaissance du Créateur soubhanahou wa ta^ala, et il sera motivé à L’aimer, à Le craindre et à se languir de Lui et ceci est l’objectif, la finalité. Et c’est conformément à la volonté des gens qu’est l’ardeur qui les motive. Tout mourid n’est pas forcément voulu pour atteindre de hauts degrés et ce n’est pas toute personne recherchant les hauts degrés qui va les trouver. Néanmoins l’esclave doit fournir des efforts et chacun sera facilité dans ce pour quoi il a été créé et c’est la recherche de l’aide de Allah que nous souhaitons.

CHAPITRE

La première chose au sujet de laquelle il convient de méditer est de connaître Allah ta^ala par les preuves. Il est connu que celui qui voit le ciel élevé, la terre placée et qui aura observé les constructions parfaites, particulièrement dans son propre corps, saura qu’il est indispensable pour ces choses qui sont créées qu’il y ait Qui les a créées, et ces choses construites, qu’il y ait Qui les a construites. Ensuite, il observe bien la preuve de la véracité du messager, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, à savoir, la plus grande des preuves qui est le Qour’an, qui a rendu impuissantes les créatures d’amener une seule sourat semblable. Une fois que ceci est confirmé pour lui : l’existence du Créateur jalla wa ^ala et la véracité du messager, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, il devra soumettre ses propres brides à la loi, il devra savoir ce qu’il doit faire comme woudou, comme prière, comme zakat s’il a de l’argent, comme pèlerinage et autre que cela parmi les devoirs. Une fois qu’il connaît la part obligatoire, il l’accomplit. Il convient pour celui qui a une forte ardeur d’essayer de grimper dans l’échelle du mérite. Il s’occupe par l’apprentissage du Qour’an, son explication par le hadith du messager, salla l-lahou ^alayhi wa sallam, par la connaissance de sa biographie, de la biographie de ses compagnons et des savants qui sont venus après eux, pour ainsi suivre les hauts degrés et choisir les plus hauts d’abord. Il est indispensable de connaître aussi ce qui lui permet de rectifier sa langue comme grammaire (nahw) et également les différentes méthodes de l’usage de la langue. Le fiqh est la base des sciences, le rappel est comme ce qui le rend doux et sucré et ce qui est le plus profitable. J’ai écrit dans ces sciences citées des ouvrages qui te feront passer de tout ce qui a précédé comme composition des savants prédécesseurs et autres par la grâce de Allah. Je t’ai ainsi évité de rechercher des livres et de fournir des efforts pour composer. Il n’y a pas une ardeur qui baisse si ce n’est pour sa stupidité. Dès lors qu’une ardeur est forte, elle ne se suffira pas de ce qui est moindre et j’ai su par les preuves que l’ardeur est dans l’être humain mais certaines ardeurs sont faibles pendant certaines périodes. Mais si elles sont motivées à nouveau, elles iront de l’avant. Dès lors que tu vois une impuissance en toi, alors demande au Créateur, à Celui Qui accorde les bienfaits, ou si tu constates une paresse, alors trouve refuge auprès du Créateur car tu n’obtiendras pas un bien sauf en Lui obéissant. Et tu ne manqueras un bien qu’en Lui désobéissant. Qui donc a recherché l’agrément de Allah et n’a pas trouvé ce qu’il voulait ? Et qui donc s’est détourné de Lui et a profité ou a eu un bienfait ? N’as-tu pas entendu la parole d’un poète qui dit ce qui signifie « par Allah je ne suis pas venu un seul jour vous rendre visite sans que je trouve comme si la terre se rétrécissait sous mes pas. Et les ardeurs n’ont pas faibli un jour sans que je vois que je suis encore plus en retard ».

CHAPITRE

Regarde  mon fils, observe toi-même pour ne pas dépasser les limites de la Loi. Regarde comment veiller à ne pas dépasser ces limites et tu seras alors préservé. Celui qui les délaisse sera abandonné. Et je te rappelle certains faits de ma vie, puisses-tu prendre exemple sur mes efforts et que tu demandes au Créateur car tous les bienfaits que j’ai eus n’étaient pas par ma cause mais par la grâce de mon Créateur, par Ses bienfaits. Je me rappelle, moi qui ai une forte ardeur, lorsque j’étais à l’école, j’avais 6 ans, j’étais avec des enfants qui étaient plus âgés que moi mais j’ai eu une raison clairvoyante depuis mon jeune âge qui dépassait la raison des personnes âgées. Je ne me rappelle pas avoir joué sur le chemin avec les enfants, ni avoir éclaté de rire, au point que lorsque j’avais environ 7 ans, j’allais dans les mosquées et je ne choisissais pas l’assemblée d’un charlatan. Je recherchais l’assemblée du mouhaddith qui rapportait des conduites du Prophète. Je mémorisais tout ce que j’entendais, je rentrais à la maison et je l’écrivais. Et Allah m’a accordé notre chaykh Abou l Fadl Ibnou Nasir que Allah lui fasse miséricorde. Il m’emmenait auprès des chaykh et il m’a fait entendre le mousnad et d’autres grands livres et je ne savais pas ce qu’il voulait de moi. Il a veillé à ce que j’entende les sujets les plus importants jusqu’à avoir atteint la puberté. J’ai persévéré sur cela et je suis resté avec lui jusqu’à ce qu’il décède, que Allah lui fasse miséricorde. Grâce à lui, j’ai obtenu la connaissance du hadith de la transmission. Et alors que les enfants descendaient auprès du fleuve Ad-Dijlah, le Tigre, et se mettaient à observer le pont, je prenais un jouzet je me tenais à l’écart des gens auprès de Ar-riqqah et je m’occupais de la science. Ensuite me fut inspirée l’ascèse, j’ai poursuivi les jours de jeûne et je m’occupais du peu de nourriture. J’ai astreint mon âme à la patience, j’ai persévéré et j’ai poursuivi sur cela. J’ai veillé des nuits et je ne me suffisais pas d’une science, j’entendais le fiqh, j’entendais, l’exhortation, j’entendais le hadith, je recherchais la conduite des ascètes. Ensuite, j’ai lu dans la langue arabe et je n’ai pas laissé une seule personne qui rapporte ou qui exhorte, sans que j’assiste à son assemblée et je recherchais les meilleurs. Et lorsque j’avais à choisir entre deux choses, la plupart des cas je choisissais le droit du Créateur, et ainsi Il m’a accordé beaucoup de bienfaits dans mon éducation. Il a fait que je sois sur le chemin le meilleur pour moi. Il a repoussé de moi les ennemis, les envieux, ceux qui me veulent du mal et Il m’a facilité les causes de la science. Il m’a fait envoyer des livres d’une manière à laquelle je ne m’y attendais pas, Il m’a accordé la bonne compréhension, la rapidité de la mémorisation, la belle écriture, la bonne composition et Il a fait que je n’ai besoin de rien de ce bas monde. Au contraire, Il m’a fait parvenir ma subsistance, ce qui me suffit, et plus encore. Il a accordé dans le cœur des gens de l’amour envers moi et de l’acceptation au-delà de la limite. Et Il a fait que mes paroles aient un impact sur leurs âmes de sorte qu’ils ne doutent pas de la validité de ce que je disais. Et sur mes mains environ 200 personnes des gens de Adh-Dhimmah sont entrées en Islam. Et dans mon assemblée plus de 100 000 personnes se sont repenties. Je parcourais les assemblées de chouyoukh pour entendre le hadith et je ne retrouvais plus mon souffle tellement je courais pour assister aux assemblées et ne pas être précédé par d’autres. Au matin, je me levais sans avoir rien à manger et au soir j’arrivais sans avoir rien à manger, mais Allah ne m’a pas humilié pour une seule créature, Il m’a au contraire fait parvenir ma subsistance pour conserver mon honneur. Et si je détaillais tous mes états, cela prendrait beaucoup de temps mais tu peux voir l’état auquel je suis arrivé et moi je te les rassemble tous en une seule phrase qui est la parole de Allah ta^ala «Wa t-taqoul-Lah » qui signifie « faites preuve de piété à l’égard de Allah et Allah vous accorde une science à partir d’une voie à laquelle vous ne vous attendez pas ».

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Se remettre en question avant que ne vienne la mort

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur Mai 25, 2010
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La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le maître des Messagers et l’Imam des pieux notre Prophète Mouhammad,  tous ses frères prophètes messagers et sa famille bons et purs.

 Ô vous les gens, délaissez l’insouciance avant que ne vienne à vous la mort.

Ô vous les gens, délaissez l’insouciance avant que ne vienne la mort. Réfléchissez combien vous allez vivre et qu’est-ce que vous avez préparé pour votre tombe et pour votre au-delà ? Jusqu’à quand allez-vous rester dans l’insouciance sans vous préoccuper de l’obéissance envers votre Seigneur ? Qu’attendez-vous ? Que la mort ne vienne soudainement à vous ?!

Jusqu’à quand certains ne feront pas la prière ?

Jusqu’à quand certains ne diminueront pas les paroles ?

Jusqu’à quand certains délaisseront les assemblées de science alors qu’ils en ont besoin ?

Jusqu’à quand certains feront la médisance des musulmans ?

Jusqu’à quand une femme nuira à son mari ? Ne pense-t-elle pas à la parole du Prophète r qui signifie : « Il n’y a pas une femme qui nuit à son mari dans le bas monde sans que l’épouse de son mari parmi les hour Al-^in – les femmes du paradis – ne lui disent « Ne lui nuis pas, que Dieu te rétribue pour le mal que tu lui fais ! Il est comme un intrus chez toi et il va bientôt te quitter pour venir à nous. » »

Elle ne réfléchit donc pas au hadith qui signifie : « Toute femme qui meurt alors que son époux est satisfait d’elle, elle entrera au paradis »

Et au hadith du Prophète qui signifie : « Il n’y a pas une femme qui passe la nuit alors que son mari est en colère contre elle sans que les anges ne la maudissent jusqu’au matin ».

Le Messager éminent, que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré, a dit ce qui signifie : « La personne qui a le plus grand droit sur la femme, c’est son mari. »

Jusqu’à quand des hommes nuisent à leurs épouses sans droit alors que le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Les meilleurs d’entre vous sont les meilleurs avec leurs épouses et moi je suis le meilleur d’entre vous envers mes épouses. »

Et il a dit ce qui signifie : « Je suis très exigent avec vous concernant le droit des deux plus faibles, la femme et l’orphelin ».

Ne pensent-ils pas à la tombe étroite dans laquelle ils vont descendre qui est la maison de la solitude, la maison des vers ?

Ne réfléchissent-ils pas au sujet du châtiment de l’enfer noir ténébreux ?

Jusqu’à quand lâcherez-vous les brides aux langues pour dire ce qui vous passe par la tête parmi les paroles qui ne comportent pas de bien ?

Quand appliquerez-vous le hadith qui signifie : « Attache-toi au long silence sauf pour dire du bien parce que le long silence chasse le chaytan de toi et t’aide pour ta religion. »

Jusqu’à quand profiterez-vous des félicités, des désirs, des plaisirs de nourritures, des boissons, des habits luxueux, des meubles alors que le Messager a dit ce qui signifie : « Sois ascète dans le bas monde, Allah t’agrée et sois ascète et ne recherche pas ce que les gens ont, alors les gens t’aimeront. »

Jusqu’à quand passerez-vous la nuit dans un sommeil profond ?

Jusqu’à quand ne veillerez-vous pas les nuits pour faire des prières surérogatoires, pour demander le pardon, pour faire le repentir et pour regretter ?

Jusqu’à quand ne ferez-vous pas la prière de AsSoubh dans son temps ?

Jusqu’à quand allez-vous rigoler et ne pas pleurer ? Vous parlez et vous n’évoquez pas Allah. Vous mangez, vous profitez et vous n’êtes pas ascète. Vous perdez du temps dans les loisirs, vous ne tirez pas les leçons et vous n’êtes pas exhorté !

Vous agissez en mal avec vos pères et vos mères. Vous n’êtes pas bienfaisants avec eux. Vous délaissez les assemblées de science alors que vous êtes capables d’y assister. Vous délaissez l’aide des pauvres alors que vous êtes rassasiés. Vous avez du plaisir à dépenser beaucoup d’argent pour vos désirs éphémères mais vous ne soutenez pas l’appel à la religion agréée par Allah par la parole et par l’argent. Vous retenez l’argent. Combien vous êtes insouciants !

Quand allez-vous tirer des leçons, vous repentir, pleurer, demander le pardon et veiller la nuit en prières surérogatoires ?

Quand allez-vous vous aimer par recherche de l’agrément de Allah ?

Quand allez-vous vous détourner de faire la nuisance du musulman et la médisance ? Mais comme a dit notre maître ^Aliyy : «  الناس نيام فإذا ماتوا انتبهوا», « An-Nasou niyam ; fa ‘idha matou ntabahou » ce qui signifie : « Les gens sont comme endormis, c’est lorsqu’ils meurent qu’ils se réveillent ».

Attendez-vous de voir ^Azrail venir retirer vos âmes ? Alors rappelez-vous maintenant de cela. Qu’allez-vous dire ? Qu’allez-vous faire ? Comment allez-vous agir si vous restez sur l’état sur lequel vous êtes maintenant ?

Le Messager de Allah a dit ce qui signifie : « Celui qui est intelligent est celui qui se remet en cause et qui œuvre pour ce qui vient après la mort. L’incapable est celui qui laisse son âme suivre ses passions et qui a beaucoup d’espoir alors qu’il n’agit pas en conséquence ».

Le mérite de ceux qui s’aiment les uns les autres par recherche de l’agrément de Allah

Au jour du jugement, il n’y aura pas d’autre ombre que celle du Trône. Cette terre sera changée. Il ne restera ni montagne, ni crevasse ou vallée. Ceux qui s’aiment par recherche de l’agrément de Allah tabaraka wa ta^ala au jour du jugement seront à l’ombre du Trône. Allah ta^ala déplacera les humains à ce moment-là vers un lieu obscur du côté du pont. Ils seront transportés par la toute puissance de Allah tabaraka wa ta^ala. Et après que la terre aura été changée, Allah les ramènera à nouveau sur cette terre. Il n’y aura pas de ravin, de dépression sur terre. Il n’y aura pas de lieux élevés, ni arbres, ni maisons. Ce jour-là, seul l’acte de la personne pourra la couvrir. Ceux pour qui Allah a voulu le repos et la sauvegarde de la chaleur du soleil ce jour-là, seront à l’ombre du Trône et séparés des gens.

Les gens qui s’aiment dans le bas monde par recherche de l’agrément de Allah et non pour de l’argent, ni pour les désirs, ni pour la proche parenté et uniquement par recherche de l’agrément de Allah, Allah les sauvera de la chaleur du soleil. Cette chaleur que subiront les mécréants fera que leur transpiration leur arrivera jusqu’à la bouche. Leur transpiration ne les dépassera pas. Ils failliront en mourir mais ils n’en mourront pas. Il n’y a pas de mort dans l’au-delà. Quelque soit le châtiment de la personne, elle restera en vie. Elle restera dans sa douleur et il n’y aura pas de mort. Dans le bas monde, si quelqu’un est brûlé par le feu, il meurt. Si on le coupe avec du fer, il meurt. Si on tire dans sa direction une balle en plomb, il meurt. Certains musulmans désobéissants qui seront morts sans se repentir auront également un châtiment mais moindre que celui du mécréant.

Aimez-vous par recherche de l’agrément de Allah veut dire s’entraider sur le bien et pas sur le mal, pas sur le péché. Certains de ceux qui seront à l’ombre du Trône, Allah les fera s’asseoir sur des chaises en lumière. Leurs habits seront de lumière et leurs visages seront rayonnants. S’aimer par recherche de l’agrément de Allah comporte un grand bien, un bien éminent dans l’au-delà. C’est avec la pureté et non pas avec la duperie que l’on y parvient. Certains n’encouragent pas leurs frères au mal, au péché et d’autres non seulement ils ne les encouragent pas mais en plus ils les en empêchent.

Ceux qui s’aiment par recherche de l’agrément de Allah sont ceux qui auront ce haut degré dans l’au-delà. Quant à ceux qui s’aiment pour la désobéissance à Allah, pour les passions ou pour de l’argent, ils n’auront pas ce mérite. Ils auront un châtiment douloureux.

Ce jour-là, chacun fuira l’autre. Ce père, s’il était injuste avec son fils, au jour du jugement, il le fuira afin qu’il ne puisse pas répondre du droit de son fils. Et l’inverse également. Si le fils était injuste envers son père, ce fils fuira son père. Où sera la sauvegarde ? Nécessairement les droits seront rétablis. Pour le mari et la femme également, ainsi que pour le frère avec son frère.

Allah tabaraka wa ta^ala dit :

الأخِلاءُ يومَئذٍ بَعضُهُم لبَعضٍ عَدُوٌّ الاالمُتَّقِين 

ce qui signifie : « Ceux qui étaient compagnons, qui étaient amis dans le bas monde seront des ennemis les uns pour les autres au jour du jugement sauf les pieux, c’est-à-dire ceux qui se sont entraidés pour le bien ».

C’est-à-dire que ceux qui s’attachent à la Loi de Allah parfaitement ne se trompent pas les uns les autres. Mis à part ceux-là, ceux qui s’entraident dans le bas monde sur la désobéissance seront des ennemis les uns pour les autres et ce, quelque soit la force de leur amitié dans le bas monde. Chacun sera un ennemi pour l’autre car il saura là-bas, le résultat de ce qu’ils auront fait.

Allah ta^ala dit :

 وَللهِ الْمَثَلُ الأَعْلَى

ce qui signifie : « Allah a les attributs qui n’ont pas de ressemblance avec les attributs d’autre que lui ».

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La démonstration que les causes ordinaires n’ont pas d’effet en réalité, et que Celui Qui crée l’effet en réalité, c’est Allaah

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur Mai 20, 2010
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Al-Hakim dans son Tarikh [1] a dit : J’ai entendu Abou Zakariyya Yahya Ibnou Mouhammad Al-‘Anbariyy dire : J’ai entendu Abou ^Iça Ibnou Mouhammad Ibnou ^Iça AtTahmaniyy Al-Marwarroudhiyy dire : « Certes, Allah tabaraka wa ta^ala fait manifeste ce qu’Il veut s’Il veut comme ayah [2] et leçons de morale au sein de Ses créatures. Il ajoute ainsi à l’Islam honneur et force et Il appuie ce qu’Il a révélé de guidée et de preuves claires. Il fait apparaître les preuves de la véracité de la prophétie et Il éclaire la signification du message. Il renforce les liens de l’Islam [3] et confirme les réalités de la foi à Ses saints, par une grâce de Sa part accordée, en leur accordant un surcroît de preuves en leur faveur et contre celui qui s’est entêté à ne pas Lui obéir et a délaissé la religion qu’Il agrée. Certes, celui qui ira à sa perte le sera après avoir eu les preuves et celui qui sera sauvé le sera après avoir eu les preuves. A Lui les louanges, il n’est de dieu que Lui, Celui Qui a les arguments majeurs, al-^izzou l-qahir –la gloire dominatrice– et  attawlou l-bahir –Le fort mérite –. Que Allah honore et élève davantage le degré de notre maître Mouhammad, le prophète de la miséricorde et le messager de la bonne voie ; à sa famille pure la préservation de ce qu’il craint pour elle et la miséricorde de Allah et Ses bénédictions.

         Certes, voilà ce dont nous avons été témoin oculaire, ce que nous avons vu à notre époque et dont nous nous sommes assurés. Ceci a fait accroître notre certitude dans notre religion et notre foi en ce avec quoi est venu notre Prophète r et à quoi il a appelé comme vérité et y a incité concernant le jihad et le mérite des martyrs et ce qu’il a porté à notre connaissance de la part de Allah ^azza wa jall à leur propos. Allah jalla thana‘ouh dit :

{وَلاَ تَحْسَبَنَّ الَّذِينَ قُتِلُوا ِفي سَبِيلِ اللهِ أَمْوَاتاً بَلْ أَحْيَاءٌ عِنْدَ رَبِّهِمْ يُرْزَقُونَ فَرِحِينَ} [4]

(wa la tahçabanna l-ladhina qoutilou fi sabili l-Lahi ‘amwatan bal ‘ahya’oun ^inda rabbihim yourzaqoun)

ce qui signifie : « Ne crois pas que ceux qui ont été tués dans la voie que Allah agrée sont actuellement morts. Ils sont vivants : leurs âmes sont en un lieu honoré par Allah, ils sont pourvus de biens et sont heureux ». J’ai traversé en l’an deux cent trente huit une des villes de Khouwarizm qui s’appelle Hazarasb, elle se trouve à l’ouest de la rivière de Jayhoun. Elle est à une distance d’une demi-journée de la grande ville. On m’a informé qu’il s’y trouvait une femme, veuve d’un martyr, qui a vu dans le rêve qu’elle avait comme été nourrie de quelque chose. Depuis, elle ne mangeait plus rien et ne buvait plus rien depuis le règne de Abou l-^Abbas Ibnou Tahir le gouverneur de Khouraçan qui était mort depuis huit ans, que Allah l’agrée. Ensuite, je suis passé par cette ville en l’an deux cent quarante deux, je l’ai vue à cette occasion et elle m’a raconté son histoire mais je ne me suis pas informé davantage en raison de mon jeune âge. Par la suite, je suis retourné à Khouwarizm à la fin de l’an deux cent cinquante deux et je l’ai vue encore vivante. J’ai aussi constaté que son histoire s’était répandue et était très connue. Cette ville est sur le chemin des caravanes et nombreux étaient ceux qui y descendaient. Lorsqu’ils entendaient son histoire, ils voulaient la voir. Pas un homme, une femme ou un enfant qu’ils interrogeaient à son sujet qui ne la connût et ne la leur montrât. Lorsque je suis parvenu dans cette région, j’ai demandé à la voir. J’ai su qu’elle s’était absentée, à plusieurs farsakh de là. J’ai suivi sa trace de village en village et je l’ai rejointe entre deux villages, marchant d’un bon pas. C’était une femme d’âge moyen, de grande taille, en bonne santé, les joues colorées, intelligente. Elle m’a accompagné à pied alors que j’étais sur ma monture. Je lui ai proposé une monture mais elle ne l’a pas montée et elle a marché avec moi vigoureusement.

Auparavant, certains commerçants et autres grands agriculteurs avaient assisté à mes assemblées. Parmi eux, il y avait un faqih nommé Mouhammad Ibnou Hamdawayh Al-Harithiyy, et Mouça Ibnou Haroun Al-Bazzar à Makkah a écrit à son propos : « Un homme mûr, persévérant dans l’accomplissement des adorations et rapportant le hadith ». Il y avait aussi un jeune homme de bien appelé ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abdi r-Rahman qui jugeait entre les plaignants de sa région. Je les avais interrogés sur cette femme. Ils ont fait son éloge et ont dit du bien d’elle. Ils ont dit que son cas est clair pour eux, il n’y a pas de divergence parmi eux à son sujet. Celui qui s’appelle ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abdi r-Rahman a dit : « J’entends son histoire depuis mon jeune âge. J’ai grandi et les gens se transmettaient son histoire. Je me suis dégagé de mes préoccupations et j’ai entrepris des recherches à son sujet. Je n’ai vu d’elle que du bien. Je n’ai pas trouvé de mensonge dans ce qu’elle disait, ni de ruse pour frauder ». Il a aussi cité que des gens parmi ceux que le Sultan avait délégués dans les alentours de Khouwarizm l’avaient tenue enfermée par le passé un, deux mois et plus dans une maison. Ils fermaient les issues et chargeaient quelqu’un de la surveiller. Ils ne la voyaient ni manger, ni boire et ne trouvaient avec elle ni traces d’urine, ni de selles. Ils agissaient alors en bien avec elle, lui donnaient des vêtements et la relâchaient. Lorsque tous les gens du pays l’ont crue, je lui ai demandé de me raconter son histoire. Je lui ai demandé son nom et toute son affaire.

Elle a dit que son nom est Rahmah Bintou ‘Ibrahim. Elle avait un époux menuisier et pauvre. Sa subsistance lui provenait du travail de ses mains au jour le jour. Il n’avait pas plus que ce qui suffisait pour la subsistance de sa famille. Elle lui avait donné plusieurs enfants. Al-‘Aqta^, le roi des mécréants était venu un jour jusqu’au village. Il avait traversé la rivière pour attaquer le village lorsqu’elle était gelée avec environ trois mille cavaliers. Les gens de Khouwarizm l’appellent Kasra. Abou l-^Abbas a dit : cet homme, Al-‘Aqta^, était un mécréant, aux grandes injustices, il avait beaucoup d’animosité envers les musulmans. Il avait fait beaucoup de mal aux habitants des frontières avec les mécréants. Il avait harcelé les gens de Khouwarizm  par les captures, les tueries et les attaques. Les gouverneurs de Khouraçan le traitaient avec une certaine délicatesse, ainsi que ses semblables, les autres chefs parmi les non-arabes, pour qu’ils cessent leurs attaques envers les sujets et de faire couler le sang des musulmans. Ainsi, ils envoyaient à chacun d’eux des biens et des présents nombreux et nombre de beaux vêtements. Mais ce mécréant, une année, s’est mal conduit avec le Sultan. Je n’en connais pas la raison, était-ce parce qu’il avait trouvé que les cadeaux tardaient à venir ou parce qu’il avait trouvé que ce qu’on lui avait offert avait moins de valeur que ce qui avait été offert à des rois parmi ses semblables. Il est alors venu avec ses soldats et a barré les routes. Il a fait du mal, il a semé la discorde, tué et il a mutilé les cadavres. Les armées de Khouwarizm n’ont pas pu le contenir. La nouvelle de ses agissements parvint à Abou l-^Abbas ^Abdou l-Lah Ibnou Tahir, que Allah lui fasse miséricorde. Il a chargé pour cela quatre chefs d’armées : Tahir Ibnou ‘Ibrahim Ibnou Malik, Ya^qoub Ibnou Mansour Ibnou Talhah, Mikal Mawla Tahir et Haroun Al-^Arid.

Il a aussi fourni le pays en soldats et en armes qu’il a placés aux quatre coins du pays, chacun dans un quart. Ils ont réussi à protéger les femmes et les enfants par la volonté de Allah ta^ala. Cependant, la rivière de Jayhoun qui est la rivière en amont du fleuve Balkh a gelé lorsque le froid s’est accru. Cette rivière est très grande et sa crue est dévastatrice et très étendue. Lorsqu’elle s’élargit, sa largeur atteint environ un farsakh et lorsqu’elle gèle, elle devient ferme. On ne peut atteindre l’eau que si on creuse, comme sont creusés les puits dans la roche. J’ai vu l’épaisseur de la glace atteindre dix empans. On m’a informé que dans le passé, elle dépassait vingt empans. Et lorsqu’elle gèle, la glace sert de pont pour les gens du pays. Ainsi, les soldats, les chariots et les caravanes peuvent circuler dessus. La liaison se fait entre les deux berges. Cette situation peut durer cent vingt jours et si une année, le froid est moins rude, cela dure de soixante-dix jours à trois mois.

La femme a dit : le mécréant traversa avec ses cavaliers jusqu’aux portes de la forteresse. Les gens s’étaient barricadés et avaient rassemblé leurs biens. Ils emmenèrent les musulmans et leur firent du mal. Les gens de la région furent pris à l’intérieur et voulurent sortir. Le chargé du gouverneur les empêcha de sortir tant que les renforts du Sultan n’étaient pas encore parvenus jusqu’à eux et que les volontaires n’étaient pas arrivés. Un groupe de jeunes gens et des moins âgés s’avancèrent et se rapprochèrent des remparts avec ce qu’ils avaient pu prendre d’armes. Lorsqu’ils se retrouvèrent à l’extérieur, les mécréants les attaquèrent et les musulmans se regroupèrent dans un petit bois. Ils s’y protégèrent et prirent une barricade derrière laquelle ils combattirent. Ils se retrouvèrent ainsi isolés de la forteresse et les renforts étaient encore loins. Ils combattirent de toutes leurs forces et ne lâchèrent pas jusqu’à ce que cordes et arcs fussent cassés. Ils furent aussi atteints de fatigue, de faim et de soif. La plupart d’entre eux furent tués et le restant atteints de graves blessures. A la tombée de la nuit, les deux groupes se séparèrent.

La femme a dit : Les feux avaient été allumés en signal du haut des tours dès que le mécréant avait traversé. La nouvelle était alors arrivée à Al-Jourjaniyyah qui est une ville immense à l’extrémité de Khouwarizm. Mikal Mawla Tahir y campait avec son armée. Il avait alors accouru en renfort par égard à l’émir Abou l-^Abbas ^Abdou l-Lah Ibnou Tahir, que Allah lui fasse miséricorde. Il avait parcouru jusqu’à Hazarasb, en un jour et une nuit, quarante farsakh des farsakh de Khouwarizm qui valent beaucoup plus que les farsakh de Khouraçan. Les mécréants s’apprêtaient à en finir avec les gens du bois. C’est alors qu’ils ont vu s’élever les drapeaux noirs et ont entendu le bruit des tambours. Ils ont alors fuit et laissé ces gens-là. Mikal est alors arrivé au lieu de la bataille, il enterra les morts et transporta les blessés.

La femme a dit : cette après-midi là, on amena à la forteresse environ quatre cents morts. Il n’y eut pas une maison à laquelle on ne portât un tué. La catastrophe était générale et toute la région était en pleurs. Elle a dit : mon époux fut déposé chez moi, tué. J’ai pleuré et ressenti une extrême tristesse telle que ressent la jeune femme pour la perte de son mari, le père de ses enfants, et nous avions des enfants. Elle a dit : les femmes de mes proches et des voisines se sont réunies pour m’aider à supporter ma tristesse. Les enfants étaient venus et ils étaient jeunes, ils ne réalisaient pas ce qui était arrivé. Ils demandaient du pain et je n’en avais pas. Je me suis sentie gênée. C’est alors que j’ai entendu l’appel à la prière du maghrib. Je me suis alors levée pour la prière et j’ai accompli ce que mon Seigneur m’ordonne. Je me suis prosternée et j’ai invoqué et j’ai supplié Allah ta^ala et je lui ai demandé qu’Il m’accorde la patience et qu’Il subvienne aux besoins de mes enfants orphelins. Le sommeil m’a prise dans ma prosternation et je me suis vue comme si j’étais sur une terre très belle, rocheuse et je cherchais mon mari. Un homme m’a alors appelée : où vas-tu femme libre ? Je lui ai répondu : je cherche mon mari. Il m’a dit : prends à droite. J’eus alors devant moi une terre étendue, bien arrosée, verdoyante. Je vis des palais et des édifices que je ne pourrais décrire. Je n’ai jamais rien vu de semblable. Il y avait aussi des rivières qui coulaient sur la surface du sol, sans lit profond ni berges. Je suis arrivée auprès de gens assis en ronds, habillés de vêtements verts, la lumière rayonnant d’eux. Ils étaient ceux qui avaient été tués dans la bataille, en train de manger autour de plats servis à portée de mains. Je me suis mise à marcher parmi eux, à les dévisager pour trouver mon mari. C’est lui qui m’aperçut. Il m’a appelée : Rahmah ! J’ai suivi la provenance de la voix et je l’ai trouvé dans le même état que les autres martyrs que j’avais vus : son visage était comme la lune, une nuit de pleine lune. Il mangeait avec des compagnons à lui qui s’étaient faits tués ce jour-là avec lui. Il a dit à ses compagnons : cette pauvre femme est affamée depuis ce jour, est-ce que vous permettez que je lui donne quelque chose à manger ? Ils l’ont autorisé. Il m’a donné un morceau de pain. Elle a dit : et je savais à cet instant que c’était du pain mais je ne savais pas comment il avait été préparé. Il était plus blanc que la neige et le lait et plus sucré que le miel et le sucre et plus tendre que le beurre et le beurre de conserve fondu (saman). Je l’ai mangé. Lorsqu’il parvint dans mon estomac, il m’a dit : va, Allah te suffit [par ce morceau de pain] ta nourriture et ta boisson tant que tu seras encore vivante dans le bas-monde. Je me suis alors réveillée de mon sommeil, rassasiée, sans soif, je n’avais pas besoin de nourriture ni de boisson. Je ne les ai plus goûtés depuis ce jour-là et jusqu’à aujourd’hui et pas une seule chose que les gens consomment.

     Abou l-^Abbas a dit : et elle venait à nous alors que nous mangions, elle se mettait de côté et se bouchait le nez en disant que l’odeur de la nourriture la gênait. Je lui ai demandé : est-ce que tu manges quelque chose ou tu bois autre chose que de l’eau ? Elle a dit : non. Je lui ai demandé : est-ce qu’il sort de toi des gaz ou autre, comme il en sort des gens ? Elle a dit : rien ne sort depuis cette époque. Je lui dit alors : et les menstrues ? Je pense qu’elle a dit : elles se sont arrêtées avec l’arrêt de la nourriture. Je lui ai dit : n’éprouves-tu pas le besoin qu’ont les femmes pour les hommes ? Elle a dit : n’as-tu pas honte de me poser pareille question ? Je lui dit alors : peut-être parlerai-je aux gens de toi, il est indispensable que je demande. Elle a dit : je n’ai pas de besoin. Je lui ai dit : est-ce que tu dors ? Elle a dit : oui, du meilleur des sommeils. Je lui ai dit : que vois-tu dans ton sommeil ? Elle a dit : comme ce que vous voyez. Je lui ai dit : éprouves-tu de la gêne à cause de la perte de la nourriture ? Elle a dit : je n’ai pas ressenti de faim depuis que j’ai mangé de cette nourriture. Elle acceptait l’aumône. Je lui ai dit : que fais-tu avec ? Elle a dit : je m’habille et j’habille mes enfants. Je lui ai dit : ressens-tu le froid, es-tu affectée par la chaleur ? Elle a dit : oui. Je lui ai dit : éprouves-tu de la fatigue lorsque tu marches ? Elle a dit : oui, ne suis-je pas un être humain ?! Je lui ai dit : fais-tu le woudou’ pour la prière ? Elle a dit : oui. Je lui ai dit : pourquoi ? Elle a dit : les savants me l’ont ordonné. Je me suis dit : ils lui ont donné l’avis de jurisprudence d’après le hadith : ((لاَ وُضُوءَ إِلاَّ مِنْ حَدَثٍ أَوْ نَوْمٍ)) (la woudou‘a ‘il-la min hadathin ‘aw nawm) ce qui signifie : « Pas de woudou’ qu’à la suite d’un hadath ou d’un sommeil ». Elle m’a dit que son ventre collait à son dos. J’ai alors demandé à une de nos femmes qui a ainsi regardé –c’est-à-dire à autre que la zone de pudeur–. Elle a trouvé que son ventre était comme elle l’avait décrit. Elle avait pris un sac, l’avait bourré de coton et le tenait sur son ventre pour que son dos ne se casse pas lorsqu’elle marchait. Ensuite, j’allais et venais à Hazarasb tous les deux ou trois ans et je la trouvais. Je lui posais à nouveau les mêmes questions. Elle n’ajoutait rien ni ne diminuait. J’ai parlé d’elle à ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abdi r-Rahman le Faqih. Il a dit : j’ai entendu ces paroles depuis mon jeune âge. Je n’ai trouvé personne qui l’ait accusée de mensonge ou qui prétende qu’il a entendu qu’elle mange ou qu’elle boit ou qu’elle va aux toilettes ». Fin de citation.

Cette histoire montre qu’il n’y a pas de lien obligatoire selon la raison entre l’absence de nourriture et la maladie, la perte de la santé et la dégradation physique. De même pour toutes les causes ordinaires, il est valable selon la raison que leurs conséquences ne se produisent pas, que les choses sont selon la volonté de Allah ta^ala et que les martyrs ont une vie dans le temps qui sépare la mort de la résurrection. Il est donc exempt d’imperfection Celui Qui est tout-puissant sur toute chose.


[1]              C’est-à-dire Al-Hakim l’auteur de Al-Moustadrak à propos de l’histoire de Nayçabour.

[2]       Comme « ayah » c’est-à-dire comme signes qui indiquent la véracité de l’Islam et « les leçons de morale » c’est-à-dire dont on prend la force de la croyance en l’Islam.

[3]          Tels les nœuds d’une corde.

[4]             [sourat Ali ^Imran / 169]

Commentaires fermés sur La démonstration que les causes ordinaires n’ont pas d’effet en réalité, et que Celui Qui crée l’effet en réalité, c’est Allaah
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