Le miracle
Sache que le moyen de connaître le prophète, c’est le miracle. C’est une chose contraire à l’ordinaire, qui vient en accord avec les dires de celui qui dit être prophète et qui est sauf de l’opposition par une chose semblable.
Ce qui fait partie des choses étonnantes mais qui ne sort pas de l’ordinaire n’est donc pas un miracle.
De même, tout ce qui est contraire à l’ordinaire mais qui n’est pas accompagné de la prétention à la prophétie, comme les choses extraordinaires qui apparaissent par la main des saints [1], qui suivent les prophètes, ceci n’est pas un miracle mais on appelle cela prodige [2].
De même, ce à quoi peut être opposé une chose semblable, comme la magie, n’est pas un miracle. En effet, la magie peut lui être opposée une magie qui lui est équivalente.
De plus, il y a deux sortes de miracles :
Il y a le miracle qui a lieu à la demande des gens, demande faite à celui qui dit être prophète.
Il y a aussi le miracle qui a lieu sans demande des gens.
De la première sorte, il y a par exemple le miracle de la chamelle de Salih qui est sortie du rocher. Son peuple lui avait demandé cela en lui disant : si tu es vraiment un prophète envoyé à nous pour que nous croyions en toi, alors fais sortir pour nous une chamelle et son petit de ce rocher. Il a fait sortir pour eux une chamelle avec son petit. Ils furent alors stupéfaits et ils crurent en lui.
Certes, s’il était menteur dans son affirmation que Allah l’a envoyé comme messager, il n’aurait pas pu amener cette chose étonnante et extraordinaire, que personne parmi les gens ne peut y opposer de chose semblable. La preuve leur a ainsi été donnée.
Ils ne pouvaient faire autrement que se soumettre et reconnaître la véracité de cela car la raison oblige à croire celui qui vient avec une telle chose, qui ne peut lui être opposée une chose semblable de la part des opposants.
Qui donc ne se soumet pas et s’entête est considéré comme méprisant la valeur de l’argumentation rationnelle.
Quelques miracles qui se sont produits
à ceux qui ont précédé Mouhammad
Parmi les exemples de miracles qui se sont produits à ceux qui ont précédé Mouhammad r, il y a l’absence d’effet du feu gigantesque sur ‘Ibrahim r puisqu’il ne l’a pas brûlé, ni lui, ni ses habits.
Parmi ces exemples, il y a également la transformation du bâton de Mouça en un véritable serpent, puis son retour à son état initial après la reconnaissance des magiciens que Fir^awn –Pharaon– avait amenés pour le contrecarrer. Ils se sont soumis, ont cru fermement en Allah, et ont abandonné leur foi en Fir^awn. Ils ont reconnu à Mouça sa véracité en ce qu’il a apporté.
Parmi ces exemples encore, il y a ce qui est apparu pour Al-Macih ^Iça fils de Maryam comme résurrection des morts. Cela aussi ne peut lui être opposé quelque chose de semblable. Ainsi, les mécréants des fils de ‘Isra’il, eux qui s’affairaient à le démentir et s’employaient de toutes leurs forces à le calomnier, ils n’ont pas pu opposer à ce miracle quelque chose de semblable.
Il est aussi venu avec une autre chose étonnante et éminente, qui est la guérison de l’aveugle de naissance. Aucun de ses contemporains n’avait pu lui opposer une chose semblable à cela, bien que la médecine était très répandue à cette époque.
Ceci est donc une preuve de sa véracité en tout ce qu’il a porté à la connaissance des gens concernant le devoir d’adorer le Créateur Lui seul, rien d’autre que Lui et le devoir de suivre le Prophète dans les actes qu’il leur ordonne de faire.
Parmi ses miracles
1 – Quant à Mouhammad, il y a parmi ses miracles, que Allah l’élève davantage en degrés ainsi que tous ses frères prophètes, le gémissement du tronc. Le Prophète r s’appuyait contre le tronc d’un palmier dans sa mosquée avant que soit fabriqué le minbar. Lorsqu’on lui construisit le minbar, il y monta dessus r et commença son discours, debout sur le minbar. C’est alors que le tronc se mit à gémir, au point que tous ceux qui étaient dans la mosquée entendirent son gémissement. Le Messager de Allah r est alors descendu et le serra, alors il s’est tu.
2 – Il y a parmi ses miracles r, le fait que des animaux ont parlé. L’Imam Ahmad et Al-Bayhaqiyy avec une forte chaîne de transmission ont rapporté du hadith de Ya^la Ibnou Mourrah Ath-Thaqafiyy, qu’il a dit : Tandis que nous marchions avec le Prophète, un chameau affecté au transport de l’eau est passé à côté de nous. Lorsqu’il l’a vu, le chameau a blatéré et a baissé le devant de son cou. Le Prophète r s’est arrêté à son côté et a dit : ((أَيْنَ صَاحِبُ هَذَا الْبَعِيرِ ؟)) (‘ayna sahibou hadha l-ba^ir) ce qui signifie : « Où est le propriétaire de ce chameau ? » Le propriétaire est alors venu. Le Prophète lui a dit : ((بِعْنِيهُ)) (bi^nih) ce qui signifie : « Vends-le moi ! ». Il lui a dit : « Nous te le donnons Ô Messager de Allah et certes, il appartient à une famille qui n’a pas d’autre moyen de vivre que lui ». Le Prophète r lui dit :
((أَمَّا مَا ذَكَرْتَ مِنْ أَمْرِهِ فَإِنَّهُ شَكَا كَثْرَةَ الْعَمَلِ وَقِلَّةَ الْعَلَفِ فَأَحْسِنُوا إِلَيْهِ))
(‘amma ma dhakarta min ‘amrihi fa’innahou chaka kathrata l-^amali wa qillata l-^alafi fa’ahsinou ‘ilayh)
ce qui signifie : « Au sujet de ce que tu as dit à son propos, il s’est plaint du trop de travail et du peu de foin, alors traitez-le bien ».
3 – Ibnou Chahin a rapporté dans Dala‘ilou n-Noubouwwah de ^Abdou l-Lah Ibnou Ja^far qu’il a dit : Le Messager de Allah m’a porté un jour derrière lui sur sa monture. Il est alors rentré dans le jardin d’un homme des ‘ansar à médine où se trouvait un chameau. Lorsqu’il a vu le Prophète r ce chameau a gémi de tendresse et ses larmes ont coulé. Le Prophète r est allé à lui et lui a essuyé les larmes, il s’est alors calmé. Le Prophète a dit : ((مَنْ رَبُّ هَذَا الْجَمَل ؟)) (man rabbou hadha l-jamal) ce qui signifie : « Qui est le propriétaire de ce chameau ? » Un jeune des ‘ansar est alors venu et a dit : Il est à moi. Alors, il lui a dit :
((أَلاَ تَتَّقِي اللهَ فِي هَذِهِ الْبَهِيمَةِ الَّتِي مَلَّكَكَ اللهُ إِيَّاهَا فَإِنَّهُ شَكَا إِلَيَّ أَنَّكَ تُجِيعُهُ وَتُدْئِبُهُ))
(‘ala tattaqi l-Laha fi hadhihi l-bahimati l-lati mallakaka l-Lahou ‘iyyaha ! fa’innahou chaka ‘ilayya ‘annaka touji^ouhou wa toud’ibouh)
Ce qui signifie : « Ne crains-tu pas Allah en ce qui concerne cette bête dont Allah t’a fait propriétaire. Elle s’est plainte à moi du fait que tu l’affames et la fatigues ».
Ce hadith est sûr, comme l’a dit le Mouhaddith Mourtada Az–Zabidiyy dans Charhou ‘Ihya‘i ^Ouloumi d-Din.
4 – Parmi ses miracles, il y a le jaillissement de l’eau d’entre ses doigts, chose éminente qui a été observée en plusieurs occasions, en présence d’assemblées nombreuses. Ceci nous est parvenu par plusieurs voies dont l’ensemble indique la connaissance catégorique, celle qui est acquise par tawatir ma^nawiyy [1]. Ce n’est arrivé à personne d’autre que notre Prophète puisque de l’eau a jailli de ses os, de ses ligaments, de sa chair et de son sang. Ceci est plus éminent que le jaillissement de l’eau de la roche que Mouça a frappée, car le jaillissement de l’eau de la roche est une chose qui est commune, contrairement à sa sortie à partir de la chair et du sang. Ceci a été rapporté par Jabir, ‘Anas, Ibnou Mas^oud, Ibnou ^Abbas, Abou Layla Al-‘Ansariyy et Abou Rafi^.
5 – Les deux Chaykh –Al-Boukhariyy et Mouslim– ont rapporté du hadith de ‘Anas sa parole : « J’ai vu le Messager de Allah r alors que le temps de la prière de al-^asr avait débuté et il avait demandé de l’eau pour le woudou’, mais les gens n’en ont pas trouvé. C’est alors qu’il fut ramené au Messager de Allah r un récipient d’eau pour le woudou’ dans lequel il a mis la main. Il dit aux gens de faire leur woudou’ avec cette eau. J’ai vu alors l’eau jaillir d’entre ses doigts. Les gens ont donc fait leur woudou’ jusqu’au dernier d’entre eux ». Dans une version de Al-Boukhariyy, celui qui rapporte a dit à ‘Anas : « Combien étiez-vous ? ». Il lui a dit : « Trois cents ».
6 – Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapporté du hadith de Jabir aussi : « Les gens avaient eu soif le jour de Al-Houdaybiyah alors que le Messager de Allah r avait entre ses mains un petit récipient duquel il faisait son woudou’. Les gens sont alors venus à lui. Il leur a dit : (Ma lakoum ?) ce qui signifie : « Qu’avez-vous ? ». Ils lui ont dit : Ô Messager de Allah, nous n’avons pas de quoi faire le woudou’, ni de quoi boire mis à part ce que tu as entre les mains. Il a alors placé ses mains dans le récipient et l’eau s’est mise à jaillir comme les sources. Nous avons ainsi bu et fait le woudou’. On demanda : combien étiez-vous ? Il a dit : si nous avions été cent mille, cela nous aurait suffi ; nous étions quinze cents ».
Le fait est que l’eau jaillissait d’à même la chaire qui se trouve sur les doigts. C’est ce qu’a aussi dit An-Nawawiyy dans Charhou Mouslim et il est confirmé par la parole de Jabir : « J’ai vu l’eau sortir », et dans une autre version : « jaillir d’entre ses doigts ».
7 – Parmi ses miracles : la remise en place de l’œil de Qatadah après qu’il a été arraché.
Al-Bayhaqiyy, dans Ad-Dala‘il, a rapporté de Qatadah Ibnou n-Nou^man que son œil a été blessé le jour de la bataille de Badr. Le globe de son œil pendait sur sa joue. Les gens ont alors voulu le lui sectionner. Ils ont donc demandé la permission au Messager de Allah. Il leur a dit : (La) ce qui signifie : « non ». Il a demandé qu’on l’amène à lui. Il a remis le globe oculaire en place avec la paume de sa main de sorte que par la suite, Qatadah ne savait plus lequel de ses deux yeux avait été blessé. Fin de citation
A propos de ces deux miracles, un des compositeurs d’éloges a dit en poésie :
Si Mouça a donné à boire aux tribus des fils de ‘Isra‘il à partir de la pierre
Il y a dans la main une signification qui n’est pas dans la pierre
Si ^Iça a guéri l’aveugle de naissance par son invocation
Combien par leurs paumes ont rendu de visions
8 – Il y a parmi ses miracles : la nourriture qui disait soubhana l-Lah (tasbih) dans sa main. Al-Boukhariyy a rapporté du hadith de Ibnou Mas^oud qui a dit : « Nous étions en train de manger avec le Prophète r et nous entendions le tasbih de la nourriture ».
Ces trois miracles sont plus étonnants que le fait de rendre la vie aux morts, qui est un des miracles de Al-Macih ^Iça fils de Maryam.
9 – Et parmi ses miracles : Le voyage nocturne (al-‘isra‘) et l’ascension (al-mi^raj)
[1] C’est-à-dire que cette nouvelle est par tawatir mais qu’ils ne l’ont pas transmis avec exactement les mêmes termes.
[1] waliyy de Allah
[2] Le miracle s’appelle mou^jizah et le prodige s’appelle karamah
Recommandation de Abou Hanifah à son élève
Ceci est la recommandation de l’Imam Abou Hanifah, que Allah lui fasse miséricorde, à son élève Youçouf Ibnou l-Khalid As–Samtiyy Al-Basriyy. Il a fait cette recommandation lorsque son élève avait demandé à son maître Abou Hanifah la permission de rejoindre sa patrie Al-Basra.
Lorsqu’il lui avait demandé l’autorisation de le laisser partir à Al-Basra, Abou Hanifah lui avait dit : « Non, attends que je te donne la recommandation de ce dont tu auras besoin pour côtoyer les gens et agir envers eux, pour connaître la manière d’agir avec les gens de science et pour que je t’explique quel est leur degré, comment éduquer ton âme, la manière d’agir avec les différentes personnes de la communauté et aussi la manière d’agir envers les gens particuliers tout comme avec les gens du commun, et également qu’elle sera la recommandation pour que tu te contrôles et que tu vérifies ce qui concerne le commun des gens.
Abou Hanifah lui a dit : « Ainsi quand tu vas partir avec ta science tu auras avec toi un outil qui te sera utile qui t’embellira et ne sera pas un défaut pour toi. Sache que si jamais tu agis en mal avec les gens, ils deviendront des ennemis pour toi, même si ces gens-là sont des pères et des mères ; mais si tu agis en bien avec les gens qui ne sont pas des proches parents pour toi à l’origine, ils deviendront pour toi comme des pères et des mères.
L’Imam Youçouf As–Samtiyy a dit : « Patiente avec moi encore un jour. Comme ça je pourrai me libérer pour toi et je rassemblerai pour toi toute ma bonne volonté, je te ferai connaître des choses dont tu me seras reconnaissant et avec lesquelles tu pourras te comporter. Mais il n’est de réussite que par Allah. »
C’est ainsi que Abou Hanifah parla à l’Imam As–Samtiyy pour qu’il attende sa recommandation.
Puis il lui a dit : «Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim, je vais d’abord te dévoiler ce que je me suis résolu à te dire ». Il lui a dit : « Je commence par ce dont j’ai connu de toi ».[1] « C’est comme si je te voyais entrer maintenant à Al-Basra et te diriger pour donner les preuves contre ceux qui t’ont contredit. Tu as été supérieur à eux et tu as donné les arguments à partir de ta science contre eux. Puis tu t’es replié pour ne pas les côtoyer et te mêler à eux. Tu les as quitté et abandonné et eux à leur tour t’ont abandonné. Tu les as insultés, ils t’ont insulté, tu les as jugé égarés, ils t’ont jugé égaré, tu les as jugé mauvais innovateurs et ils t’ont jugé à leur tour mauvais innovateur. Ces qualificatifs t’ont atteint et nous ont atteint de sorte que tu as éprouvé le besoin de partir et de les quitter. Mais ceci n’est pas une décision fondée parce qu’il n’y a pas quelqu’un qui soit raisonnable sans qu’il ait ce avec quoi il peut contourner les difficultés jusqu’à ce que Allah Lui accorde une issue. L’Imam As–Samtyy avait dit : « Je m’étais déjà résolu à faire ce qu’il me dirait ». Puis l’Imam Abou Hanifah a poursuivi et a dit, que Allah lui fasse miséricorde et c’est à partir d’ici qu’il a commencé les recommandations :
« Lorsque tu entreras à Al-Basra et que les gens t’accueilleront, lorsqu’ils te rendront visite et auront connu ta juste valeur, accorde à chaque homme d’entre eux son juste mérite. Honore les gens qui sont d’une descendance honorée et traite avec beaucoup de respect les gens de science. Respecte les plus âgés et agis avec douceur avec les plus jeunes. Approche-toi des gens du commun et sache comment contourner les pervers. Cherche la compagnie des meilleurs et ne néglige pas le gouverneur. Ne méprise personne et ni personne qui vient à toi, ne manque pas d’établir des liens d’amitié avec eux sans dévoiler ton secret à personne. N’ai confiance en la compagnie de personne jusqu’à ce que tu l’ai éprouvé et n’utilise pas comme serviteur quelqu’un de stupide ni quelqu’un de vile. Ne dis pas des paroles telles que le sens apparent soit une source de blâme pour toi et garde-toi d’être familier avec les vilains et les vulgaires. Ne réponds à aucune invitation et n’accepte aucun cadeau. Sache comment utiliser les formules pour confirmer et échapper aux pièges et fais preuve de patience. Sois de ceux qui supportent, fais preuve d’excellence de comportement et de bonté de cœur. D’autre part, mets de beaux habits, utilise beaucoup de parfum et fais en sorte de tenir de nombreuses assemblées et que ces assemblées soient dans des temps bien connus. Consacre pour toi un moment de solitude qui puisse te permettre de réparer tes affaires personnelles. Cherche à avoir des nouvelles de ceux qui sont à ton service. Agis pour les corriger et les éduquer en utilisant pour cela la douceur. Ne sois pas de ceux qui font souvent des reproches car par la suite le reproche ne ferait plus son effet. Fais en sorte que cela ne soit pas toi-même qui les éduques parce que ceci contribuerait à ce que tu n’inspires plus le respect, en d’autres termes, si tu les éduquais d’une manière assez sévère, fais en sorte que ça ne vienne pas directement de ta part. D’un autre côté, préserve toujours le respect que tu inspires. Persévère sur tes prières et donne de ta nourriture parce qu’il n’y a pas un avare qui soit devenu maître. Ceci est un moyen par lequel tu connaîtras la réalité de l’état des gens parce que toutes les fois que tu ? ? et que tu auras connaissance qu’il y a un bien, alors augmente en désir d’obtenir ce bien. Rends visite à ceux qui te visitent et à ceux qui ne te visitent pas et agis en bien à l’égard de celui qui agit en bien avec toi tout comme avec celui qui agit en mal. Fais preuve de pardon, ordonne le bien et détourne-toi de ce qui ne te concerne pas. Délaisse tous ceux qui te font du tort. Sois de ceux qui réparent les droits. Celui d’entre tes frères qui tombe malade, rends-lui visite de toi-même et demande après lui régulièrement par l’intermédiaire de gens que tu envoies. Celui d’entre eux qui s’absente, cherche à avoir de ses nouvelles et celui qui te délaisse un temps, n’agis pas mal envers lui et recherche après lui. Maintiens les liens avec ceux qui ne les ont pas maintenus avec toi, honore celui qui vient à toi, pardonne à celui qui t’a fait du mal et à celui qui parle de toi en mal, parle de lui en bien. Si quiconque parmi eux vint à mourir, assures les droits qu’il a. Celui à qui arrive une joie, félicite-le pour cette joie et celui d’entre eux à qui arrive un malheur, présente-lui tes condoléances. Celui à qui il arrive un chagrin, sois solidaire avec lui pour endurer avec lui ce chagrin et celui qui recherche ton aide pour une de ses affaires, tiens-toi à ses côtés. Celui qui recherche ton secours, viens à son secours et celui qui cherche à ce que tu sois son allié alors sois son allié. Agis en montrant la recherche de l’amitié et de l’amour tant que tu le peux et adresse le salam même si ce sont des gens stupides. Quand tu te tiens dans une assemblée avec des gens qui n’ont pas le même avis que toi, si tu te retrouves avec eux dans une même mosquée et que les questions ce sont succédées, qu’ils y ont débattu et ont donné un avis différent du tien, ne leur montre pas de divergence. Si tu es interrogé au sujet de ces questions, réponds par ce que les gens connaissent, ensuite tu dis qu’il y a un autre avis sur cette question-là et sa preuve. C’est avec cette preuve-là, lorsqu’ils l’entendront de toi, qu’ils sauront ton degré et ta juste valeur. Et s’ils te demandent : « C’est l’avis de qui ? » dis : « C’est l’avis de certains savants ». [2] Et lorsqu’ils accepteront cela, qu’ils s’y seront habitués et qu’ils auront connu ta juste valeur, lorsqu’ils t’auront accordé un degré important, donne à chacun de ceux qui viendra à toi une sorte de science qu’ils étudieront. Ainsi, chacun d’entre eux pourra en avoir une part. Donne-leur de la science la plus glorieuse avant les détails. Tiens leur compagnie et plaisante avec eux de temps à autre. Discute avec eux parce que c’est une source de renforcement des liens qui prolonge l’assiduité à apprendre la science. Donne-leur à manger de temps à autre. Règle leurs affaires. Reconnais leur degré. Fais comme si tu n’avais pas vu leurs éventuels dérapages. Sois doux avec eux et pardonne-leur. Ne manifeste à aucun d’entre eux un ennui ou une quelconque lassitude. Sois comme si tu étais l’un d’entre-eux. Accepte d’eux ce que tu acceptes de toi-même. Agis avec les gens tout comme tu agirais avec toi-même. Aide-toi contre ton nafs en la préservant et en contrôlant ses différents états. Ne perds pas patience avec celui qui ne perd pas patience avec toi. Délaisse tout ce qui est anarchique. Ecoute de celui qui écoute de toi et ne charge pas les gens dont ils ne te chargent pas. Accepte pour eux ce qu’ils ont accepté pour eux-mêmes. Fais en sorte que tu aies toujours la bonne intention. Utilise la véracité. Délaisse l’orgueil. Garde-toi de la trahison même s’ils te trahissent. Rends ce qui t’a été confié et acquitte-toi de ce dont tu es chargé même si on ne fait pas de même avec toi. Attache-toi à la fidélité et attache-toi à la piété. Agis avec les différentes religions selon ce qu’ils agissent avec toi. [3]
Si tu t’attaches à ma recommandation que voici, j’espère pour toi qu’ainsi tu seras sauvé. Tu vivras sauf ‘in cha’a l-Lah wa ta^ala. De plus, je suis très triste de te quitter parce que t’avoir connu est quelque chose qui m’a fait beaucoup plaisir. Alors garde le contact avec moi par tes écrits. Fais-moi connaître quels sont tes besoins. Sois avec moi comme un fils parce que je suis avec toi comme un père. »
Youçouf Ibnou Khalid As–Samtiyy a dit : « Ensuite, il m’a amené des dinars, un habit et des provisions et il est sorti avec moi. Il a fait porter cela par un porteur. Il a réuni ses compagnons pour qu’ils m’accompagnent un peu sur la route. Il est monté avec eux jusqu’à ce que nous soyons parvenus au rivage de l’Euphrate. Ensuite, ils m’ont salué et je les ai salués.
Le bienfait et la grâce de Abou Hanifah, que Allah lui fasse miséricorde, par cette recommandation pour moi et son bienfait sont plus éminents que toute autre grâce qui m’ait été accordée.
Je suis arrivé à Al-Basra et j’ai appliqué ce qu’il m’a dit. Il ne fallut que peu de temps pour que tout le monde devienne des amis pour moi. J’ai pu prendre des assemblées et l’école de Abou Hanifah à Al-Basra a prévalu. Tout comme cette école a prévalu à Al-Koufah, l’école de Abou Hanifah, et au détriment de l’école de Al-Haçan Al-Basriyy et de Ibnou Sirin c’est-à-dire que l’école de Al-Haçan Al-Basriyy et de Ibnou Sirin ont disparu.
Voilà quelle fut la recommandation de Abou Hanifah à son élève.
Si nous étudiions chacune de ces expressions, nous trouverions cette expression soit dans le hadith du Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, soit dans le Livre de Allah. Et si nous réfléchissions sur les propos de Abou Hanifah, nous retrouverions tout cela dans les caractères et les recommandations de notre Chaykh. C’est comme si tu retrouvais tout ce qui a été cité en notre Chaykh.
C’est pour cela qu’il convient de prêter attention et de s’appliquer à ce qui vient d’être cité parce que ceci rapproche celui qui est proche avant de rapprocher celui qui est loin. Voilà ce qui t’évitera les dérapages et t’évitera de mal agir envers les gens.
[1] Abou Hanifah avait eu un dévoilement sur son élève et ceci fut un prodige pour notre maître Abou Hanifah.
[2] [Ca c’est selon l’école de l’Imam Abou Hanifah. Dans le passé en effet, Al-Basra n’était pas sur la voie de l’Imam Abou Hanifah, elle était sur la voie de l’école de Al-Haçan Al-Basriyy. Mais à cause de As–Samtiyy les gens ont changé et ils ont adopté l’école de Abou Hanifah.]
[3] Le Chaykh a dit : c’est-à-dire ce qui comporte un profit et qui ne comporte pas de nuisance.
Conseil pour les plus âgés et les plus jeunes
Un savant a dit :
إنّ الشباب والفراغ والجـِدَة مفسدة للمرء أيُّ مفسدة
‘inna ch-chababa wa l-faragha wa l-jidah mafsadatoun li l-mar’i ‘ayyou mafsadah
Cela veut dire que de nombreuses personnes quand elles sont jeunes sont corrompues. En effet, les désirs et les passions à cette période de la vie sont forts pour la personne. De nombreux jeunes garçons et jeunes filles ne contredisent pas les passions de leurs âmes. Ils sont ainsi entraînés à la corruption. Un des grands savants du Salaf a dit : « Ton plus grand ennemi, c’est ta propre âme qui se trouve entre tes côtes » c’est-à-dire que ton âme est un grand ennemi pour toi. Si tu ne la contredis pas, tu vas à ta perte. Allah ta^ala dit :
(إن النفس لأمارة بالسوء)
« inna n-nafsa la ‘ammaratoun bi s-sou’ » cela veut dire que la plupart des gens, leurs âmes leur ordonnent de faire le mal.
Le connaisseur, le ^arif bi l-Lah vertueux Mouhammad Ibnou l-Mounkadir a dit : « J’ai combattu les passions de mon âme quarante ans durant, jusqu’à ce qu’elle prenne le chemin de la droiture » c’est-à-dire que j’ai passé quarante ans de ma vie à contredire les passions de mon âme jusqu’à la rendre telle que je le souhaite, c’est-à-dire qu’elle m’obéit pour faire le bien.
Un grand saint a vu un autre assis en tailleur entre ciel et terre c’est-à-dire suspendu dans l’air. Il lui a dit : comment es-tu arrivé à ce haut degré ? Il lui a répondu : c’est en contredisant les passions de mon âme.
L’Imam, le Chaykh ^Abdou l-Lah Al-Harariyy que Allah lui fasse miséricorde a dit : « Celui qui ne contredit pas les passions de son âme n’augmente pas en degré » c’est-à-dire que celui qui suit les passions de son âme n’arrivera pas aux degrés élevés. C’est pour cela que la personne doit corriger son état. Par la suite, elle ne prête pas attention à autre chose.
L’Imam Ach-Chafi^iyy que Allah l’agrée a dit : « Tu ne pourras jamais satisfaire tout le monde alors corrige ton état. Corrige ce dont tu es redevable à ton Seigneur et ne prête pas attention à toute autre chose ».
L’Imam le Chaykh ^Abdou l-Lah Al-Harariyy que Allah ta^ala lui fasse miséricorde a dit : « corrige ton état à l’égard de Allah et ne prête pas attention aux gens, qu’ils te blâment, qu’ils te trouvent des défauts ou qu’ils fassent ton éloge ».
Un savant a dit : « wa ma ‘ahadoun min ‘alçouni n-naci salima wa law kana dhaka n-Nabiyya l-mou^adh–dhama », c’est-à-dire personne n’est sauvé de la langue des gens, pas même le Prophète éminent ! Le Chaykh ^Abdou l-Lah Al-Harariyy que Allah ta^ala lui fasse miséricorde a dit : « le temps libre si tu ne le remplis pas par quelque chose d’utile, il sera rempli par ce qui ne t’est pas utile » c’est-à-dire que celui qui ne remplit pas son ton libre par l’obéissance à Allah, souvent il sera amené à le remplir par ce qui ne comporte pas de bien, par les loisirs, comme s’occuper d’internet ou de la télévision d’une manière qui ne comporte pas de bien si ce n’est de gaspiller le temps et parfois en tombant dans les péchés.
Quant à «al-jidah » dans le vers de poésie « ‘inna l-faragha wa ch-chababa wa li-Uidah » cela veut dire la richesse, beaucoup de gens sont corrompus par la quantité d’argent qu’ils possèdent. Au lieu d’utiliser le bien dans l’obéissance à Allah, ils l’utilisent dans ce qui ne comporte pas de bien et ce dont les conséquences ne sont pas louables. Celui qui veut être parmi les gens qui ont les hauts degrés, ce qui l’aide à cela après le fait de contredire ses passions, c’est de tenir la compagnie des vertueux. Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
( المرء على دين خليله فلينـْظـُر أحدُكم من يُخالـِلْ)
« al-mar’ou ^ala dini khalilih, fa l-yandhour ‘ahadoukoum man youkhalil » cela veut dire que la personne est influencée par la conduite et le comportement de son compagnon, que chacun de vous pense à la compagnie de qui il tient. Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
(إذا أحب اللهُ عبدا رزقـَه خليلا إن نسي ذكـّره وإن ذكر أعانـَه)
«idha ahabba l-Lahou ^abdan razaqahou khalilan ‘in naci dhakkarah wa ‘in dhakara ‘a^anah » c’est-à-dire celui pour qui Allah veut le bien, Il lui accorde un compagnon qui s’il est dans l’insouciance, il lui rappelle l’obéissance, et s’il se rappelle l’obéissance, il l’aide à l’accomplir. Le Chaykh ^Abdou l-Lah a dit : « si tu veux être élevé en degré alors tiens la compagnie des meilleurs ».
Ce qui est le plus important et qu’il convient de s’en occuper en toute périoden c’est la science de ‘Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah car il comporte la préservation de la croyance, des souillures des mauvaises corruptions. Et la meilleure chose dans la science de ‘Ahlou s-Sounnah, c’est la science de la croyance. Ce qui est le plus important dans la science de la croyance, c’est de connaitre Allah tel qu’il est digne de Lui c’est-à-dire en ayant la croyance qu’Il est Celui Qui existe, qu’Il n’a pas de ressemblance avec quoi que ce soit de Ses créatures d’aucune manière que ce soit, qu’Il existe sans endroit et sans direction, qu’Il n’est pas quelque chose qui puisse être imaginée ou représentée dans le cœur, tout comme Allah ta^ala dit :
( ليس كمثله شئ )
« layça ka mithlihi chay’ » cette ‘ayah est la plus éminente des ‘ayah et la plus explicite des ‘ayah, pour exempter Allah l’exemption totale de la ressemblance avec Ses créatures. Ainsi l’Être de Allah, Sa réalité ne ressemble pas aux réalités et aux êtres des créatures. Les attributs de Allah n’ont pas de ressemblance avec les attributs des créatures. On n’attribue pas à Allah le corps, ni un grand ni un petit corps. Allah n’est absolument pas un corps. En effet, le corps est créé. Il occupe une partie de l’espace, mais Allah l’a créé. Il n’est pas possible qu’Il lui ressemble. Allah ta^ala dit :
( وكل شئ عنده بمقدار )
« wa koullou chay’in ^indahou bi miqdar », cette ‘ayah suit la ‘ayah « layça ka mithlihi chay’ » pour montrer l’éminence que Allah n’a pas de ressemblance aux créatures, cela veut dire que Allah a créé toute chose avec une quantité, une quantité spécifique de matière ou de corps, ainsi les corps qu’ils soient palpables c’est-à-dire qu’ils peuvent être palpés et touchés avec la main, comme le trône, comme les cieux, comme la terre, comme l’être humain, comme la pierre, tout cela ce sont des corps qui ont des volumes et des tailles spécifiques, qui ont une étendue, une superficie, qui ont un endroit, qui ont une direction. Les corps impalpables également, les corps impalpables sont ceux qu’on ne peut pas attraper à la main, comme l’âme, comme le vent, comme la lumière, comme l’obscurité, comme les jinn, comme les anges, chacun a une taille et un corps spécifique, Allah qui a créé ces corps, il n’est pas possible qu’Il leur ressemble, il n’est pas possible qu’Il soit caractérisé par les caractéristiques du corps comme la forme, comme le mouvement, comme l’immobilité, comme les changements d’humeur ou le changement. Allah ta^ala dit : « wa ‘anna ila rabbika l-mountaha », (à vérifier : celui parmi les compagnons qui récite le plus le Qour’an), qui s’appelle ‘Oubayy ‘Ibnou Ka^b a dit que le sens de cette ‘ayah est que l’imagination de l’être humain n’arrive pas à connaitre la réalité de Allah, c’est-à-dire que les réflexions des esclaves n’atteignent pas la réalité de Allah, Allah ta^ala dit : « la toudrikouhou l-‘absar wa houwa youdrikou l-‘absar » ce qui signifie : « les êtres humains n’atteignent pas la réalité de Allah alors que Allah sait tout des êtres humains ». Et le messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit : «la fikrata fi r-Rabb » rapporté par ‘abou l-Qacim Al-‘Ansariyy, c’est-à-dire on ne réfléchit pas pour connaitre la réalité de Allah. La science de ‘ahlou s-sounnah c’est la preuve de la réussite et celui qui prend cette science et qui a une envie et une ardeur pour l’acquérir, ceci est un signe de bien pour lui, le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit : « la yachba^ou mou’minoun min khayrin yasma^ouh hatta yakouna mountahahou l-jannah » rapporté par le hafidh rouzayn al-^abdariyy, cela veut dire que le croyant peut se lasser de manger et de boire, peut se lasser du sommeil et des plaisirs mais il ne se lasse pas de la science de la religion. Par ailleurs, un conseil, c’est que l’étudiant de science de religion soit modeste, et que l’enseignant de la science de la religion, afin que l’utilité et le profit soient généralisés et soient plus éminents, et que chacun de nous diminue les paroles sauf pour dire du bien, parce que de nombreuses personnes jeunes ou moins jeunes sont tombés dans la mécréance à cause de trop de parole, comme ceux qui disent « oh Allah châtie ceux qui enseignent qu’ils soient vivants ou morts », cela est de la mécréance car les Prophètes ont enseigné aux gens le bien, les vertueux également, ce sera ainsi une invocation pour le châtiment des Prophètes et des vertueux, quelle mécréance atroce que celle-là et quelle atrocité pour celui qui l’a dite et quel danger pour celui qui l’a apprécié, ce sont des paroles contraires aux paroles du Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit au sujet de celui qui enseigne: « wa ‘inna l-Laha wa mala’ikatahou hatta l-hitana fi l-bahri layouçallouna ^ala mou^allimi n-naci l-khayr », rapporté par At-Tirmidhiyy dans son jami^. Certains élèves sont tombés dans la mécréance en disant prend un zéro et ne t’en fais pas car le zéro c’est un signe que tu es un homme, ceci est une éloge pour la paresse de laquelle le messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a recherché la préservation en disant : « Allahoumma ‘inni ‘a^oudhou bika mina l-^ajzi wa l-kaçal », al-^ajz, c’est de ne pas être guidé vers ce qui est le mieux et al-kaçal c’est la faiblesse de l’ardeur dans l’obéissance à Allah, celui qui considère quelque chose qui est blâmé dans la loi de Allah comme sujet à éloge, il aura démenti la loi comme certains impudents disent : « le mensonge c’est le signe que quelqu’un est un homme », cela est un éloge pour le mensonge et également certains impudents qui disent : « tous les hommes sont traîtres ou tous les hommes sont menteurs ou tous les hommes on ne peut pas leur faire confiance » cela est un blâme qui atteint les Prophètes et celui qui blâme les Prophètes commet de la mécréance. Devient mécréant également celui qui dit : « que Dieu maudisse le genre humain ou que Dieu maudisse les femmes » car cela englobe Mariam as–siddiqah dont Allah a fait l’éloge dans le Qour’an, et d’autres vertueuses. La cause de tout cela c’est le fait de trop parler et d’ignorer les sujets de la religion. Il convient également d’enseigner la bienfaisance envers les parents, que c’est un devoir, celui qui a des parents musulmans et qui agit avec bienfaisance envers eux par recherche de l’agrément de Allah ta^ala bonheur à lui: car le messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit : « al-walidou ‘awsatou abwabi l-jannah, fa ‘in chi’ta fa hfadh-hou wa ‘in chi’ta fa dayyi^hou » rapporté par ‘ibnou hibban, le terme al-walid est valable pour désigner le père tout comme la mère, le sens du Hadith est que la satisfaction des parents fait entrer au paradis à partir de la porte du milieu du paradis, celui qui agit conformément à cela, il aura gagné ce bien, et celui qui délaisse cela il l’aura perdu, par ailleurs le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit : « rida l-Lah fi rida l-walid, wa sakhatouhou fi sakhatih », celui dont un des deux parents a ordonné quelque chose de licite et qu’il n’a pas réalisé, et que cela entraine un chagrin pour le père ou la mère, que le fils n’a pas réalisé ce qu’ils ont demandé, il aura désobéi à son seigneur, il s’il a délaissé une obéissance à ses parents en quelque chose, et que cela leur provoque un grand chagrin, ce sera un grand péché, que l’on sache que celui qui nuit à l’un de ses deux parents, même si c’est une nuisance qui est petite, il se sera chargé d’un péché, il se peut que Allah ta^ala l’éprouve dans ce bas monde à cause de cela, l’obéissance aux parents est une bénédiction dans le bas-monde et dans l’au-delà. Le messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit : « raghima ‘anf, thoumma raghima ‘anf, thoumma raghima ‘anfou man adraka walidayhi chaykhayn ‘aw ahadahouma wa lam yadkhoul bihi l-jannah » il a été dit : cela veut dire que celui qui a vécu suffisamment longtemps pour vivre à la période durant laquelle un de ses deux parents ou ses deux parents étaient âgés, et qu’il n’a pas gagné leur satisfaction en agissant avec bienfaisance, il aura laissé passé un grand bien. Il est connu de plus d’un vertueux, qui ne mangeait pas avec sa mère dans un même récipient, quand il a été interrogé à sujet il disait : « je crains que ma main ne prenne ce que l’œil de ma mère a convoité avant moi » et un vertueux a ramené à son père de l’eau pour faire du woudou’ en période de froid, il est resté debout toute la nuit en rapprochant le récipient d’une chandelle pour que l’eau ne refroidisse pas, où sont ces vertueux de l’état de nos enfants de nos jours. Un des savants a dit : « il convient que l’enfant s’adresse à ses parents comme s’il s’adressait à un roi, et le fils quand il grandit et qu’il peut être autonome, il ne convient pas qu’il demande à ses parents qu’ils soient à son service, au contraire il convient plutôt qu’il soit à son service lui-même et au service de ses parents…. Il convient de faire grandir les enfants sur ce comportement. Un grand savant a dit : « les habitudes des maîtres sont les maitresses des habitudes », « ^adatou s-sadat, sadatou l-^adat », et parmi ? ces choses recommandées que le fils vienne vers ses parents en embrassant leurs mains pour les honorer même s’il était âgé. Il est arrivé que notre Chaykh l’Imam ^abdou l-Lah Al-Harariyy une fois est venu au pèlerinage, on lui a dit ta mère est aussi au pèlerinage, il est parti lui rendre visite mais quand il est rentré il est resté debout par respect par politesse avec elle, ……. ?…. quand on lui a dit cela, elle a prêté attention, elle a dit ^abdou l-Lah assieds-toi, il s’est alors assis, et à ce moment là il avant plus que soixante ans que Allah ta^ala lui fasse miséricorde. J’ai vu un homme qui est venu voir le Chaykh ^abdou l-Lah, et avec lui son fils il voulait partir voyager en Amérique et son père ne voulait pas cela, le Chaykh ^abdou l-Lah lui a dit : « obéis à tes parents et gagne leur agrément, sois tu vas les précéder au barzakh et donc mourir avant eux soit ils vont te précéder », beaucoup d’enfants après la mort de leurs parents ils disent : « ah si seulement nous avions agi en bien avec eux durant leur vie », un homme est venu voir le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et il lui a dit : « je voudrais partir faire le jihad », le Messager lui a dit : « ‘alaka walidan », ce qui signifie « as-tu tes parents qui sont encore vivants », il a répondu « oui », il lui a dit : « rji^ ‘ilayhima fafihima l-moujahadah », le Prophète lui a dit ce qui signifie « retourne vers eux….. ? », les savants ont dit que c’était dans la situation où le jihad était une obligation d’ordre communautaire, et la suffisance était atteinte sans nécessiter que cet homme d’un âge ou qu’il aide ? et dans une autre version un homme est venu voir le prophète pour le jihad et il lui a dit : « Oh Messager de Allah, je suis venu vers toi et j’ai laissé mes parents en pleurs derrière moi », le Prophète a dit : « rji^ ‘ilayhima fa ‘ad–hik-houma kama ‘abkaytahouma », ce qui signifie « retourne vers eux et rend leur le sourire tout comme tu les as fait pleurer ». La parole « ouf » si l’enfant la dit à l’un de ses parents, c’est-à-dire, si le fils ou la fille la dit à ses parents, si ce n’est pas par plaisanterie, est un grand péché. Que dire s’il y a une parole plus grave encore ou un comportement plus grave. Il est arrivé à Bayrout qu’un homme frappait sa mère, elle disait : « que Allah te brise tes bras », puis par la suite, il était entrain de monter une vis, elle s’est cassée, alors son bras s’est cassé, on l’a emmené à l’hôpital, et il s’est avéré qu’il était atteint d’un cancer dans les os et il est mort suite à cela. Mais la plupart des gens ne tirent pas les conséquences et les moralités de pareil récit, c’est pour cela que la plupart des enfants dans notre époque sont dans le ^ouqouq envers leurs parents père et mère, nous demandons à Allah la préservation, wa l-Lahou ta^ala ‘a^lamou wa ‘ahkam.
Histoire d’un vertueux
« Un jour pendant que je marchais dans une des rues de Basora ,j’ai vu alors un groupe d’enfants jouer ensemble ,et autour d’eux un enfant qui ne jouait pas avec eux mais qui les regardait en pleurant.
Je me suis alors dit cet enfant est triste de ne pas avoir de quoi jouer avec ces autres enfants. Je me suis approché de lui et lui ai dit : « Qu’est ce qui t’arrive mon petit ? Pourquoi tu pleures ? Veux-tu que je t’achète des jouets pour jouer avec ces enfants ? »
Il a alors levé son regard vers moi et m’a répondu avec politesse et intelligence :
« Ô oncle, nous n’avons pas été créés pour jouer ! »
Je lui ai alors dit pour évaluer son intelligence : Pourquoi sommes-nous créés O mon fils ?
Il m’a répondu : « Pour apprendre la science de la religion et œuvrer conformément à cette science »
(C’est-à-dire que Allah nous a créés et nous a ordonnés de L’adorer)
Je lui ai répondu O mon fils d’où tiens-tu cela ?
Il a répondu de Sa parole ta^ala dont on comprend que Allah ne nous a pas créés pour perdre notre temps, et qu’un jour nous serons ressuscités pour le jour du Jugement.
Je lui ai alors dit O mon fils je vois en toi un enfant doué de sagesse, exhorte-moi, conseille moi !
Il s’est alors mis à citer quelques vers de poésie dons le sens est :
Je vois cette vie d’ici-bas qui se prépare à se séparer de moi, nous allons tous quitter celle-ci et celle-ci va tous nous quitter.
Puis cet enfant s’est mis à regarder le ciel les larmes coulant sur ses joues et invoquant Allah, au point de s’évanouir et de tomber, tant sa crainte était grande.
Je lui ai soulevé alors la tête et je l’ai posée sur mes genoux et j’ai essuyé la terre de son visage, et je lui ai dit :
« Qu’est ce qui t’arrive mon petit, tu n’es pas pubère tu n’a aucun péché ! De quoi as-tu peur ?!»
Il m’a répondu : « J’ai observé ma mère faire le feu avec du bois de grande taille, mais celui-ci ne prend que s’il est attisé avec le bois de petite taille et moi je crains de faire partie de ceux qui grandissent et deviennent pubères en étant habitués aux péchés ! »
Lorsque j’ai entendu cela, je me suis alors évanoui à mon tour, et lorsque je me suis réveillé l’enfant avait disparu, j’ai demandé aux enfants qui jouaient s’ils le connaissaient, ils m’ont dit :
« Tu ne l’as pas reconnu ? C’est un des enfants de Al Houçayn fils de ^Aliyy. »
Je me suis alors dit : Je ne devais pas être étonné d’apprendre d’où pouvait provenir un tel fruit, si ce n’est de cet arbre !
Qui sont les Salaf vertueux
Les Salaf vertueux sont les savants de l’Islam qui ont vécu au cours des trois premiers siècles de l’Hégire. Ce sont eux que le Messager de Allah a visés par sa parole : « Khayrou l-qourouni qarni thoumma l-Ladhina yalounahoum thoumma l-Ladhina yalounahoum » qui signifie : « Les meilleures gens sont les gens du siècle dans lequel j’ai vécu, ensuite ceux qui viendront après eux, ensuite ceux qui viendront après ces derniers ».
De même, on comprend l’éloge de ces savants, qui ont vécu dans les trois premiers siècles méritoires, à partir de la parole de Allah ta^ala : « wa s-sabiqouna l-‘awwalouna mina l-mouhajirina wa l-‘ansar wa l-ladhina t-taba^ouhoum bi ‘ihsan radiya l-Lahou ^anhoum wa radou ^anh » [sourat At-Tawbah / 100] qui signifie : « Les premiers Prédécesseurs parmi les Émigrants et les Partisans ainsi que ceux qui les ont suivis correctement sont agréés par Allah et ils sont satisfaits de Lui ».
Ceux qui suivront ce sur quoi étaient le Messager et ses Compagnons ainsi que leurs successeurs sont le groupe sauvé. Ce sont eux que le Messager a visés dans son hadith qui a été rapporté par ‘Abou Dawoud et par d’autres et qui signifie : « Les Yahoud se sont divisés en 71 groupes, les Nasara se sont divisés en 72 groupes, et ma Communauté se divisera en 73 groupes. Tous seront en Enfer sauf un seul, il s’agit de ceux qui seront sur ce sur quoi je suis ainsi que mes Compagnons ».
Dans une autre version, il est mentionné : « wa hiya l-jama^ah » c’est-à-dire qu’il s’agit de la majorité. Dans la version de Ibnou Hibban, « wa hiya s-sawadou l-‘a^dham ». Or « as-sawadou l-‘a^dham » veut dire la grande majorité, et il s’agit de Ahlou s-Sounnah wa l-jama^ah. La signification de Ahlou s-Sounnah, c’est ceux qui suivent la Chari^ah (Loi) du Messager, c’est-à-dire la Croyance et les lois qu’il a amenées. Donc, le sens de Al-jama^ah, c’est la grande majorité. En sont exclus, ceux qui se sont singularisés ceux qui attribuent le corps à Allah et déclarent sans droit les Musulmans comme étant des mécréants. Ils déclarent mécréant le musulman qui rend visite à la tombe du Prophète ou la tombe d’un saint afin de rechercher de la bénédiction – la barakah – et qui y invoque Allah tout en ayant pour Croyance que Celui Qui crée le profit et Qui crée la nuisance, en réalité, c’est Allah. Ces égarés qui se prétendent salafites et qui attribuent le corps à Allah, assimilent Allah à Ses créatures. Ils se sont singularisés par rapport à la majorité des Musulmans ; ils sont insignifiants. En effet de nos jours, le nombre des gens de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah a dépassé le milliard.
Aussi, il nous est parvenu du Prophète « ^alaykoumou bi s-sawadi l-‘a^dham ; man chadh-dha chadh-dha ‘ila n-nar» ce qui signifie : « Attachez-vous à la grande majorité, celui qui se singularise se retrouvera en Enfer ! ».
L’Imam du Salaf, Ahmad ibnou Salamah, Abou Ja^far At–Tahawiyy, qui est décédé en l’an 329 de l’Hégire a dit au début de son » Traité de Croyance » ceci : « Voici la présentation de la Croyance de Ahlou s-Sounnah wa l-jama^ah ». Au sujet de Allah, il a dit dans son » Traité de Croyance » qui a était réputé et diffusé parmi les Musulmans : « Ta^ala ya^ni l-Lah ^ani l-houdoudi wa l-ghayati wa l-‘arkani wa l-‘a^da’i wa l-‘adawat la tahwihi l-jihatou s-sittou kaça‘iri l-moubtada^at » ce qui signifie : « Il est exempt des limites, des fins, des coins, des membres et des petits organes. Il n’est pas contenu dans les six directions contrairement à la totalité des créatures ». Cela veut dire que Allah est exempt de la limite. Selon les savants, ce qui a une limite, a une localisation grande ou petite. Ainsi, le grain de poussière est limité, le Trône est limité. Tout ce qui est dans une direction ou dans un endroit est limité. Et ce qui est limité est créé. Allah n’est pas limité, car Il est le Créateur ; Il n’est pas une créature. Ainsi, Il existe sans endroit et sans direction, car Il n’est pas localisé du tout ; Il n’occupe pas d’endroit. La preuve en est que les corps que contient ce monde ont des quantités ; ils occupent des endroits.
Allah ta^ala dit dans le Qour’an : « koullou chay’in ^indahou bi miqdar » [ sourat Ar-Ra^d / 8 ] ce qui signifie : « Toutes les choses qu’Il a créées ont une quantité ».
Au sujet de Allah, At–Tahawiyy a dit : «^ani l-houdoudi wa l-ghayati », ce qui signifie : « Il est exempt des limites et des fins ». Cela veut dire que Allah n’a pas de fin, car toute chose a une fin. Et toute chose qui a une fin est forcément limitée ; elle a une quantité spécifique et occupe un endroit dans l’espace.
Quant aux coins, il s’agit des côtés. Cela fait également partie des caractéristiques des corps. Allah est exempt de cela.
En ce qui concerne les membres, il s’agit des grands organes comme la tête, la main, le pied ou les petits organes comme la langue, les dents et la glotte.
La parole de At–Tahawiyy au sujet de Allah : « la tahwihi l-jihatou s-sittou kaça‘iri l-moubtada^at » signifie : « Il n’est pas contenu par les six directions comme le sont la totalité des créatures ». Cela veut dire que Allah existe sans direction et sans endroit.
Cela est la Croyance de Ahlou s-Sounnah wa l-jama^ah, elle est déduite du Qour’an, du Hadith et de l’Unanimité des savants.
Quant aux assimilationnistes, ceux qui attribuent le corps à Allah, ils ne se satisfont pas de cela.
Dans son » Tafsir », Al-Qourtoubiyy a dit que « tarbou fi tarfi r-Rahman » signifie le plateau de la balance sur laquelle seront pesées les œuvres. En l’occurrence, on a une omission du complément du nom. C’est comme s’il a dit : « fa tarbou fi kaffati Mizan Ar-Rahman », ce qui signifie : « Il augmente l’aumône dans le plateau de la balance de Allah ». Donc, en arabe le mot « de la balance » a été omis. Et en arabe, ce mot « kaffah » veut dire aussi bien main que plateau. Celui qui croit que Allah a une main, il n’est pas musulman.
À propos de l’interprétation – ta’wil – de ces genres de hadith et ce qui leur est semblable, il a été rapporté de Malik, de Ath-Thawriyy et de Ibnou l-Moubarak ceci : « Retenez ces hadith sans comment ». C’est ce qu’ont dit At-Tirmidhiyy et d’autres. Et c’est ce qu’ont dit les savants de Ahlou s-Sounnah wa l-jama^ah. Et le sens de « sans comment », c’est exclure au sujet de Allah tout ce qui fait partie des caractéristiques des créatures comme la position assise, l’installation, les organes, les mouvements, l’immobilité, la descente, la montée. En effet, tout cela fait partie des caractéristiques des créatures. Le Créateur est exempt des caractéristiques des créatures.
L’Imam Abou Ja^far At–Tahawiyy, dans son » Traité de Croyance « , a dit : « Wa man wasafa l-Laha bi ma^nan min ma^ani l-bachar faqad kafar » ce qui signifie : « Celui qui attribue à Allah un des sens propres aux humains, il devient mécréant. ». Les sens qu’ont les humains sont leurs attributs, leurs caractéristiques, et elles sont nombreuses. Parmi elles, il y a la position assise et l’installation.
À propos des hadith qui font partie des hadith moutachabih -de ce qui n’est pas explicite- il nous est parvenu de Al-‘Awza^iyy et de Soufyan Ath-Thawriyy ceci : « Amirrouha kama ja’at bila kayf », c’est-à-dire : « Retenez ces hadith comme ils vous sont parvenus sans attribuer le comment !» Cela veut dire qu’il faut exclure au sujet de Allah tout ce qui fait partie des caractéristiques des créatures.
Il n’y a pas lieu de considérer ce que disent certains singuliers comme Ahmad Ibnou Taymiyah Al-Harraniyy et son élève Ibnou l-Qayyim qui ont contredit la Croyance des Musulmans. Ibnou Taymiyah est un assimilationniste ; il attribue le corps à Allah. Au sujet de la parole de Allah : « layça kamithlihi chay’ », il a dit : « mounazzah », c’est-à-dire « exemption ». Ensuite, à propos de la parole de Allah : « wa Houwa s-sami^ou l-Basir », il a dit : « fa chabbah », c’est-à-dire : « Il a assimilé ». Et cela fait partie des plus atroces de ses égarements.
Quant aux ‘Ach^ariyy et les Matouridiyy, qui sont ‘Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah, ils ne sont pas négationnistes comme le prétendent les Wahhabites qui attribuent à Allah le corps et qui assimilent Allah à Ses créatures.
Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy est l’Imam ^Aliyy ibnou Isma^il ibnou ‘Ishaq ibnou Salim ibnou Isma^il ibnou ^Abdi l-Lah ibnou Mouça ibnou Bilal ibnou Abi Bourdah, le fils du Compagnons du Messager de Allah Abou Mouça ^Abdou l-Lah ibnou Qays.
L’Imam, le Hafidh As-Soubkiyy dans ses « Tabaqatou ch-chafi^iyyati l-koubra » a dit au sujet de Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy ce qui suit : « C’est notre Chaykh, c’est notre modèle qui nous guide sur la voie agréée par Allah ta^ala. Le Chaykh Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy Al-Basriyy, le chaykh de la voie de Ahlou s-sounnah wa l-jama^ah, est l’imam des spécialistes de la science de Al-Kalam. C’est lui qui a accordé la réussite à la Croyance de l’Imam des Messagers. C’est lui qui défend la Religion et qui œuvre pour préserver la Croyance des Musulmans. Les traces de ses œuvres resteront jusqu’au jour du Jugement. C’est un imam ascète, pur et bienfaisant. Il a préservé la Loi de toute parole calomnieuse. Il s’est investi et il a donné la victoire à la Communauté de l’Islam qu’il a fortement soutenue.»
Abou Sahl As–Sa^loukiyy a dit : « Nous étions auprès du Chaykh Abou l-Haçan dans une assemblée à Al-Basrah et il débattait avec les Mou^tazilah. Allah a humilié ces derniers qui étaient nombreux. C’est alors que Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy est venu et les a tous vaincus. Chaque fois que l’un d’entre eux était défait, il passait à l’autre jusqu’à ce que tous, jusqu’au dernier d’entre eux, soient vaincus. Nous étions revenus le lendemain dans l’assemblée, mais aucun d’entre eux n’est revenu. »
L’Imam Abou Bakr As–Sayrafiyy a dit : « Les Mou^tazilah avaient levé haut leurs têtes jusqu’à ce que Allah a manifesté Al-‘Ach^ariyy qui les a emprisonnés dans les trous, comme dans des entonnoirs ».
Al- Oustadh Ibnou ^Abdi l-Lah ibnou Khafif a dit : « Lorsque j’étais jeune, je me suis rendu à Al-Basrah pour voir Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy dont j’avais tellement entendu. J’ai vu un chaykh avec un très bel aspect et je lui ai demandé de m’indiquer la maison de Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy. Il m’a dit : Mais qu’est-ce que tu veux de lui ? Je lui ai dit que j’aimerais le rencontrer. Alors, il m’a dit : Viens tôt demain à cet endroit ! Je suis revenu le lendemain tôt ; et quand je l’ai vu, je l’ai suivi. Il s’est rendu auprès de certains dignitaires de la ville. Et lorsque ces derniers l’ont vu, ils l’ont honoré. Il y avait un ensemble de savants et une assemblée de science de Croyance. Ils l’ont fait asseoir au milieu d’entre eux et quelqu’un d’entre eux a posé une question. Le chaykh s’est alors mis à lui répliquer et à débattre avec lui jusqu’à le faire taire. J’ai vu des choses étonnantes au sujet de sa science et de son éloquence. J’ai alors dit à quelqu’un qui était près de moi : « Qui est donc ce chaykh ? » Il m’a répondu que c’est Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy. Quand ils se sont levés, je l’ai suivi à nouveau. Il m’a dit : Ô jeune homme, comment as-tu vu Al-‘Ach^ariyy ? Je suis alors resté à son service et je lui ai dit : « Ô mon maître pourquoi tu n’as pas commencé par poser la question ? » Il a répondu : Je ne parle à aucun de ces gens dès le départ. S’ils commencent à citer des choses qui ne sont pas permises au sujet de la religion agréée par Allah, nous leur répliquons parce que Allah soubhanahou wa ta^ala nous a ordonné de répliquer à ceux qui contredisent la vérité. J’ai rapporté cette histoire de Ibnou Khafif par une autre chaîne de transmission. Les différenet sversions s’accordent sur l’éminence du chaykh et de sa place dans la Science. En effet, il n’abordait la science de Al-Kalam que lorsque c’était un devoir de le faire ; pour soutenir la Religion et pour répliquer aux négationnistes. Nos savants ont dit que le chaykh était quelqu’un qui avait une firaçah ; Allah lui dévoilait certaines choses. Ensuite, ils ont dit : “ Le chaykh était maître dans le Tasawwouf, dans la maîtrise du cœur tout comme il était un maître dans la science de Al-kalam et dans d’autres sciences.»
Le Oustadh Abou ‘Is-haq Al-‘Isfarayiniyy a dit : « J’étais à côté du Chaykh Abou l-Haçan Al-Bahiliyy comme une goutte d’eau à côté de la mer. Et j’ai entendu Al-Bahiliyy dire j’étais à côté de Al-‘Ach^ariyy comme une goutte d’eau à côté de la mer. »
En guise d’honneur pour Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy, il suffit ce qu’à rapporté Al-Hakim quant à la parole de Allah ta^ala qui signifie : « Allah fera venir des gens qu’Il agrée, et ce sera des gens qui L’ aimeront ». Le Prophète a dit : « Houm qawmou hadha » ce qui signifie : « Il s’agit des gens du peuple de celui-là » et il a désigné Abou Mouça Al-‘Ach^ariyy qui est l’ancêtre de Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy.
La théorie et la réalité scientifique : quelle place pour le clonage
Louanges à Allah Seigneur des mondes
Que Allah honore et élève davantage en degrés notre maître Mouhammad et qu’Il préserve sa communauté de ce que le Prophète craint pour elle.
Le mensonge du clonage – Définition de la réalité scientifique et de la théorie.
Un groupe de chercheurs a écrit :
Tout d’abord, il est très important de comprendre ce que nombre de personnes ignorent à notre époque ; à savoir que les sciences enseignées dans les écoles, les universités ou autres instituts se divisent en deux catégories :
1° La réalité scientifique
2° La théorie
Concernant la réalité scientifique, comme son nom l’indique, il s’agit d’une réalité confirmée et ce n’est donc pas une simple hypothèse ni une supposition.
Prenons l’exemple suivant, si quelqu’un observait un singe qui marche sur ses deux pieds, il pourrait dire qu’il s’agit d’une réalité scientifique. Cependant, s’il prétendait que l’homme descend du singe parce que l’homme marche aussi debout sur ses deux pieds, là il s’agirait du fruit de son imagination qu’il a supposé être une réalité. En effet, de sa vie il n’a jamais vu un seul singe se transformer en être humain. En d’autres termes, sa parole ne serait qu’une hypothèse, une supposition ni plus ni moins et en aucun cas une réalité scientifique.
Pour plus de précision, afin de distinguer entre la réalité scientifique et la théorie, nous disons que la définition la plus usitée de la théorie1, c’est que la théorie est un ensemble d’hypothèses. Or, les hypothèses sont des propositions avancées comme des explications des faits qui ont besoin d’être confirmées ultérieurement.
Par conséquent, la théorie n’est pas quelque chose de catégorique. Si par exemple, quelqu’un disait qu’étant donné que le singe marche sur ses deux pieds, alors l’origine de l’homme est le singe ; là s’il prétendait cela, ce ne serait pas une réalité car ce qui constitue la théorie est un ensemble d’hypothèses, de suppositions infondées.
Toutefois, le plus étonnant c’est que nombreux sont ceux qui prétendent que ces théories sont des faits accrédités par la science alors que ce qu’ils nomment « la science » reconnaît que ce ne sont que des théories invalides.
A présent, pour vous cher lecteur, l’aveu du professeur Stephen Hawking, professeur de mathématiques à l’université de Cambridge, qui appuie ce qui a été cité précédemment. Il est à remarqué qu’il fait partie des auteurs contemporains considérés comme une référence par la plupart des adeptes de cette théorie, comme le physicien le plus intelligent après Einstein. Il déclare dans son ouvrage « Microbiologie2» ce qui suit « Il est important de noter que les hypothèses de la théorie ne sont jamais absolument prouvées. »
Dans son livre intitulé « Trous Noirs Et Bébés Univers – Et Autres Essais3», il explique que de très belles théories ont été réfutées car elles n’étaient pas conformes aux observations scientifiques. Sauf qu’aucune théorie connue n’a pu être évaluée conformément aux expériences scientifiques.
Concernant la voie qu’il convient de suivre pour amender les théories, il ajoute ce qui suit : « Au départ, la théorie a toujours comme objectif d’obtenir une image mathématique élégante, puis elle engendre des suppositions vérifiables que par l’observation scientifique et même si cette dernière est conforme aux prévisions de la théorie alors cela ne la valide pas pour autant et elle demeure en phase d’observation conformément à ce modèle. Cependant, si l’observation ne correspond pas aux prévisions de la théorie, alors il convient de délaisser, d’abandonner définitivement cette théorie.
Puis, il poursuit son discours sur la démarche des chercheurs comme certains physiciens entre autres, il dit : « C’est ce qui est requis, c’est à dire ce que nous avons cité plus haut, mais les gens n’abandonnent pas la théorie pour laquelle ils ont investi beaucoup de temps et d’efforts. C’est pour cela, que s’ils constatent une contradiction entre l’expérience et la théorie, ils se mettent à douter quant à la rigueur de leur observation et de leur expérience au lieu d’abandonner la théorie. S’ils ne parviennent pas à le faire, alors ils essaient de modifier la théorie d’une manière étrange au point que cela devient une théorie étrange. »
Ses propos sont clairs, la plupart des publications présentant les théories comme des réalités scientifiques ne sont en fait pas complètement confirmées. Au contraire, bien souvent rien n’est confirmé, la théorie n’est que le fruit de l’imagination du théoricien générée par son désir. Suite à cela, il commence à manipuler les observations scientifiques de sorte à se convaincre tant lui-même que les autres que ses observations sont conformes à sa théorie. D’ailleurs, la manipulation des réalités est un fait observé chez tous ceux qui cherchent à confirmer ce qu’ils nomment la théorie de l’évolution et de la sélection, comme ce que font certains qui composent des squelettes en rassemblant différents ossements, voulant par cela corroborer leur mauvaise croyance.
Le plus surprenant, c’est que nous constatons que ces théories sont enseignées dans plusieurs écoles, dans les universités et elles sont présentées comme des réalités scientifiques reconnues. De plus, lorsque l’un de ces enseignants mentionne une de ces théories, il est rare qu’il précise qu’il ne s’agit que d’une théorie non confirmée. Au contraire, le plus souvent il en parle comme d’une réalité scientifique et nombreux sont les élèves qui grandissent dans l’inconscience, sans distinguer la réalité de l’imagination. De même, il est à déplorer qu’ils sont nombreux à défendre cette théorie corrompue comme s’ils défendaient une réalité, alors que ceux qui l’ont exposée au départ ne l’ont pas présentée comme étant une réalité.
1) Définition de la théorie : Une théorie est un ensemble de lois et une loi est un ensemble d’hypothèses et une hypothèse est une proposition avancée comme une explication des faits, cela a besoin d’être confirmé ultérieurement »
Donc les deux références :
2) Microbiology – 2ème édition Prescott, Harley and Klane 1996 p12
3) Black holes and baby universes, essais – Stephen Hawking 1993 p36
Le mensonge du clonage
Je commence par le nom de Allah Ar-Rahman, Ar-Rahim
Louanges à Allah Seigneur des mondes
Que Allah honore et élève davantage en degrés notre maître Mouhammad
Et qu’Il préserve sa communauté de ce que le Prophète craint pour elle.
Un groupe de chercheurs a écrit :
Le mensonge du clonage – L’égarement de ceux qui l’ont suivi, une réplique suffisante à ce que certains appellent le clonage humain et animal.
Allah ta ^ala dit, ce qui signifie dans Sourat Al Hajj / ‘ayah 73 : « Ô vous les gens, il vous est donné un exemple, suivez-le. Ceux que vous invoquez autres que Allah ne pourront pas créer des mouches même s’ils se réunissaient pour le faire »
Allah ta ^ala dit, ce qui signifie dans Sourat Az–Zoumar / ‘ayah 63 : « Allah est le Créateur de toute chose »
Ce que certains appellent le clonage, technique appliquée à l’humain ou à l’animal, est un sujet qui a suscité des remous médiatiques, occupant ainsi de nombreux esprits. Les avis sur cette question se sont multipliés, tout comme les paroles et les théories déclenchant une vague de contestations, non seulement des croyants et des Faqih de l’Islam mais aussi des scientifiques qui se sont joints à eux pour réfuter cette présumée technique. En réalité, le clonage n’est rien d’autre que mensonges et calomnies constituant un démenti clair du Qour’an éminent, de la religion de droiture qu’est l’Islam et des préceptes du message honoré.
Allah ta ^ala dit, dans Sourat At–Tour /’ ayah 35-36, ce qui signifie: « Ou ils croient qu’ils ont été créés à partir de rien, ou qu’ils seraient les créateurs, ou qu’ils auraient créé les cieux et la terre. Ils ne sont pas certains. »
Quels sont les propos de ceux qui suivent ces avis mensongers ? Qui est ce groupe nommé les raëliens, groupe singulier auteur de cette grosse calomnie qu’est le clonage ? Qui est le fondateur de ce groupe et qui sont ses adeptes ? Quels sont les caractéristiques, les croyances et les objectifs de ce groupe ?
Voici un résumé de la théorie mensongère du clonage.
Ceux qui prétendent possible le clonage disent qu’il s’agit d’une technique qui consiste à extraire une première cellule issue d’un corps humain ou animal, corps qu’ils affirment vouloir cloner. Or, cette cellule n’est même pas un spermatozoïde. Ensuite, ils disent prélever une deuxième cellule, un ovule d’une femme ou d’une femelle, lui retirer son noyau afin de l’implanter dans la première cellule, à laquelle ils enverront ensuite des chocs électriques. Toute cette opération se déroule en laboratoire, in vitro, à l’extérieur de l’utérus.
En d’autres termes, selon leurs dires, il s’agirait d’une cellule contenant le noyau provenant de l’homme ou de l’animal avec une enveloppe alimentaire, le cytoplasme, issue d’une autre personne ou d’un autre animal. La cellule ainsi obtenue va se diviser plusieurs fois, toujours à l’extérieur de l’utérus et les cellules résultantes de cette division seront placées dans l’utérus d’une femme ou d’une femelle afin d’y poursuivre leur développement. Selon leur prétention, le foetus serait une copie parfaite de l’humain ou de l’animal dont la cellule a été prélevée, ayant les mêmes caractéristiques héréditaires
Allah ta ^ala dit dans Sourat Al Kahf / ‘ayah 5 ce qui signifie : « C’est un gros mensonge ce qu’ils profèrent, ils ne disent que des mensonges. »
Ce qui fait que le clonage est une contre-vérité, c’est que selon eux un enfant pourrait naître sans le sperme humain, mais à partir d’une cellule déposée dans l’utérus d’une femme. Cette dernière serait enceinte d’un enfant qui ressemblerait parfaitement à l’homme à qui on a prélevé la cellule.
En définitive, il ne s’agit que d’un tissu de mensonges et des mythes qui constituent un démenti clair du Qour’an honoré, un démenti de ce que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a annoncé par révélation de la part de Allah ^azza wa jall.
Allah ta ^ala dit dans Sourat An–Najm / ‘ayah 3-4 ce qui signifie : « Il ne parle pas sous l’effet de la passion, ce n’est rien d’autre qu’une révélation qui lui est révélée »
Allah soubhanahou wa ta^ala nous a indiqué dans le Qour’an honoré que l’être humain est créé d’un maniyy-sperme de l’homme et d’un maniyy-sperme de la femme. Allah ta ^ala dit dans Sourat Al-Insan / ‘ayah 2 ce qui signifie : « Nous avons créé l’être humain » et la parole qui signifie « du maniyy de l’homme et du maniyy de la femme » et la parole qui signifie « un mélange ».
An-Naçafiyy dans son tafsir a dit : « il s’agit d’un mélange des deux eaux, celle du père et celle de la mère ». Dans cette ‘ayah explicite et claire, Allah ^azza wa jall nous a indiqué que l’eau qui sort de l’homme et l’eau qui sort de la femme, c’est à dire leur maniyy, leurs spermes, se mélangent dans l’utérus. C’est à partir de ce mélange que Allah ta ^ala a créé l’être humain.
Allah tabaraka wa ta ^ala nous enseigne dans d’autres ‘ayah explicites à partir de quoi l’être humain est créé. Allah ta ^ala dit dans Sourat At–Tariq / ‘ayah 5-6-7 ce qui signifie : « Que l’homme considère de quoi il a été créé. Il a été créé d’une eau qui sort avec effusion qui coule de as–soulb et de at-tara‘ib ». Ainsi l’être humain est créé à partir de l’eau de l’homme et de l’eau de la femme, qui sont le maniyy. Le maniyy de l’homme provient de son soulb, c’est à dire de son dos et le maniyy de la femme est issu de at-tara‘ib, c’est à dire des os de sa poitrine.
Allah ta ^ala a confirmé l’existence de deux eaux, c’est à dire le maniyy de l’homme et le maniyy de la femme et que l’être humain est créé à partir de ces deux eaux. Cette information est une réalité scientifique et elle est mentionnée dans le Qour’an honoré. Seul celui qui n’a pas observé la bonne guidée et dont le cœur a été aveuglé par Allah refusera cette vérité et la reniera.
Le Messager élu salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a indiqué comment l’enfant ressemble à sa mère ou à son père. Le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit, ce qui signifie : « Si c’est l’eau de l’homme qui prédomine sur l’eau de la femme, alors l’enfant ressemble au père et si c’est l’eau de la femme qui prédomine sur l’eau de l’homme, alors l’enfant ressemble à la mère. » et il a dit également salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ce qui signifie : « Si l’eau de l’homme précède l’eau de la femme, ils ont un garçon par la volonté de Allah et si c’est l’eau de la femme qui précède l’eau de l’homme, ils ont une fille par la volonté de Allah. » Conformément à la voie honorée et à la guidée du Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ce que certains appellent le clonage humain n’est que supercherie et mensonge et il n’est pas permis d’y croire, ni de le suivre. Mais, au contraire il est plutôt un devoir de s’en détourner et de mettre en garde contre cette théorie et d’interdire aux gens d’y croire. C’est ainsi que nous suivrons la voie du Qour’an honoré, la guidée de notre Messager, le Prophète Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Allah soubhanahou wa ta^ala dit dans Sourat Al-‘Isra’ / ‘ayah 9 ce qui signifie : « ce Qour’an guide par ce qui est droit et il annonce la bonne nouvelle aux croyants qui auront accompli des actes de bien, ils auront une grande récompense. »
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Chapitre suivant- Qui est ce groupe nommé les raëliens ? Qui est leur chef ? Quelles sont les caractéristiques et les croyances de ce mouvement ?
Ce groupe tire son nom de son fondateur Raël qui est de nationalité française. C’est un mouvement religieux singulier, qui prend naissance vers les années 1973 en France, terre à partir de laquelle sa doctrine sera propagée vers d’autres pays.
Parmi ses paroles corrompues les plus connues, c’est qu’il dit, que Dieu nous en préserve, que ce sont les extra-terrestres qui ont créé l’homme. Ils oeuvrent selon leur prétention à établir pour l’homme une vie éternelle sur Terre et ce, à partir du clonage.
Par le biais de cette soi-disant technique de clonage diffusée ça et là, ce groupe influence certaines personnes naïves afin de collecter beaucoup d’argent, via Internet et d’autres moyens de communication, dans le but de distiller parmi les gens, leur mauvaise croyance ainsi que leurs vils principes.
Le chef de ce mouvement atypique, fondé en 1973 n’est autre qu’un chanteur et un journaliste français singulier connu pour ses dérapages sexuels, ses idées et ses croyances déviées. De parmi ses égarements, il serait le dernier prophète, un frère de notre maître ^Iça ibnou Maryam, ^alayhi s-salam né de mère différente. En 1993 il a affirmé avoir vu un vaisseau spatial, puis une créature de couleur verte, aux cheveux noirs et longs l’aurait emmené sur sa planète et depuis ce jour, il défend l’existence de créatures extra-terrestres. Selon lui, ces dites créatures auraient créé le premier homme, puis l’aurait envoyé sur terre il y a plusieurs milliers d’années de cela. Il a ouvert différents centres portant le nom de la ville d’où proviennent soi-disant ces vaisseaux spatiaux.
En fin de compte, ce groupe est connu pour ses égarements et quant à ses adeptes, entre eux, ils d’adonnent à des pratiques sexuelles déviées. Le tapage médiatique qu’a entraîné le clonage était non seulement un moyen pour ce groupe de se faire connaître du public afin de propager ses égarements et ses idées corrompues, mais aussi de collecter des fonds conséquents auprès de tous les naïfs prêts à les suivre dans leur perdition.
Ce groupe diabolique n’est que le maillon d’une chaîne satanique qui nuit aux gens en diffusant des idées corrompues pour les mener à leur perte, à une grande catastrophe. D’ailleurs, d’autres groupes singuliers se sont distingués par cette pratique et poussent leurs adeptes au suicide collectif en des dates bien particulières et ce, parce qu’ils sont persuadés que c’est la fin du monde, notamment le groupe nommé « l’adorateur du chaytan »
Que Allah ta^ala nous accorde de persévérer sur la voie de la vérité, sur la croyance de droiture et qu’Il nous préserve du mal des mauvais et des égarés.
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Le mensonge du clonage et la singularité de ceux qui l’ont suivi.
La déferlante médiatique provoquée par la théorie du clonage s’est atténuée après que certains l’ont réfutée. Tous ceux qui ont suivi de près ce sujet se sont étonnés de la mort de la brebis Dolly. En effet, elle a succombé à une maladie des poumons connue et en dépit de cela, certains ont prétendu faussement qu’elle a été clonée le 5 juillet 1996 et cette information n’a été donnée que le 23 de Chbat de 1997. Alors qu’en 2003 la brebis souffrait d’une douleur à la cuisse, au genou et des signes de vieillesse étaient manifestes. Plus tard, le 14 de Chbat son décès a été annoncé alors qu’elle n’avait que six ans et demi, à remarquer qu’habituellement les chèvres ne souffrent de ce type de maladie que vers l’âge de douze ans.
Il y a eu d’autres cas de brebis soi-disant clonées comme en Australie, animal prétendu en bon état de santé ou encore une autre chèvre appelée Mathilde, qui portait des traces de brûlure après son décès et selon eux, c’est la raison pour laquelle il n’était pas possible de rechercher les causes de la mort. Les brûlures après le décès sont une preuve contre les tenants de cette théorie infondée.
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Chapitre suivant – La présumée Eva.
Néanmoins, les cas de la brebis Dolly et de la chèvre Mathilde n’ont pas définitivement clos le dossier concernant cette théorie. En effet, les gens continuaient d’en parler depuis les Etats-Unis d’Amérique jusqu’à l’état sioniste. Brigitte Boisselier, présidente de la société Clonaid et membre du mouvement raëlien, a prétendu la naissance d’une fille nommée Eva conçue par clonage. Selon eux, cette enfant pèserait trois kilos cent et serait le clone de sa mère avec trente et un ans d’écart. Cette dernière l’aurait mise au monde suite à une césarienne, quant au père il s’agirait du mari qui serait stérile. Toujours selon leur prétention, Eva serait le cinquième enfant cloné, quant aux autres ils seraient dispersés dans divers endroits du monde.
Aux Etats-Unis, dans la ville de Miami un avocat a déposé une plainte afin de requérir la mise sous tutelle juridique de la présumée Eva. Suite à cette requête, madame Boisselier a déclaré devant le tribunal de Floride, que l’enfant Eva n’était pas née aux Etats-Unis mais sur le territoire sioniste. Cette annonce a incité le juge a classé le dossier étant donné que le siège de Clonaid est établi à Las Vegas. Par ailleurs, deux mille personnes sont en attente du clonage d’un être cher, c’est sans compter tous ceux qui sont prêts à verser la somme de trente mille dollars en contrepartie d’un clonage.
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Chapitre suivant – Mensonge et supercherie
Il existe une ramification du groupe des raëliens qui poursuit le feuilleton des mensonges en défendant l’existence d’Eva sur leur territoire, sans préciser exactement où elle vit. Le porte-parole de ce mouvement a assuré que le médecin qui fait le suivi de cette enfant, connaît l’endroit où elle vit mais qu’il ne sera pas possible de l’exposer aux médias ni de lui faire subir un examen. Le ministère de la santé de cet état a nié posséder des informations sur le sujet et a certifié que cette théorie est prohibée sur son territoire.
Le docteur Zavos, directeur d’un centre médical dans l’état du Kentucky, aux Etats-Unis, a tenu à répliquer à madame Boisselier. Il a expliqué qu’elle n’était même pas médecin mais spécialiste en chimie et qu’elle possédait une société commerciale sans aucun rapport avec le domaine médical. Il a ajouté que les médecins niaient l’existence d’un quelconque enfant, fille ou garçon, conçu par clonage. Enfin, il a conclu ses propos en demandant à madame Boisselier de bien vouloir présenter cette présumée fille née au moyen de cette technique, tout en sachant qu’elle en sera incapable, puisque ses dires n’ont aucun fondement. Effectivement, ce qui l’intéresse c’est d’acquérir un quart de millions de dollars, somme requise pour chaque opération qu’elle effectuera, mais c’est aussi une somme qu’elle ne percevra pas puisqu’en réalité il n’y a jamais eu aucune opération de clonage.
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Chapitre suivant – Déviations ou délires.
Ce que l’on sait du mouvement raëlien, c’est qu’il est dirigé par un dénommé Raël, de son vrai nom Claude Vorilhon, anciennement chanteur et journaliste sportif. Sa théorie égarée a débuté le 13 Kanoun Awwal en 1973, après qu’il a stationné près du volcan, situé non loin de son bureau. Il a prétendu avoir vu ce jour-là, une lumière rouge émanant d’un vaisseau spatial, puis la porte s’est ouverte et il en est sorti une créature de couleur verte, ayant de longs cheveux et d’une hauteur n’excédant pas quatre pieds. Ensuite, il a affirmé être monté à bord du vaisseau spatial et avoir constaté que ces créatures étaient clonées. Il a dit, que Dieu nous en préserve, que c’était ces dites créatures qui avaient créé les humains sur terre par la technique du clonage.
Raël a prétendu être le dernier prophète, le frère de notre maître ^Iça ^alayhi s-salam, né de mère différente. Le nombre de ceux qui le suivent est évalué à cinquante cinq mille, répartis dans quatre vingt quatre pays, la plupart vivant en France et en Suisse. D’autres qui s’intéressent de près à ce dossier estiment qu’ils sont beaucoup moins nombreux que le chiffre cité.
Au cours d’un reportage sur ce mouvement, le journal « News of the world » a dénoncé des pratiques sexuelles déviées, pratiques permissives et singulières. Les membres de ce groupe s’adonnent à des relations sexuelles décadentes et interdites.
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Chapitre suivant – L’épouse de Raël le dévoile.
La dénonciation des égarements et des nombreuses déviations de ce groupe n’est pas uniquement l’œuvre de tous ceux qui réfutent la théorie mensongère du clonage. En effet, même son épouse Christine, qui est la personne la plus proche de lui l’a dévoilé, lui ainsi que les dérives de son groupe. Elle confie un témoignage sur ses conditions de vie difficiles dont elle souffrait et déclare ce qui suit : « Notre maison était un lieu ouvert en permanence à quiconque souhaitait y pénétrer ». Elle explique aussi qu’elle était devenue une servante, au service de tous ces visiteurs.
Elle affirme que ses disciples étaient fascinés par sa personnalité atypique. De façon régulière et cyclique, Raël disparaissait et abandonnait la maison en prétextant un rendez-vous avec les dites créatures extra-terrestres, qui l’emmenaient voyager avec elles sur leur planète.
Son épouse a assuré qu’il faisait des reportages ou qu’il publiait des récits sur ses présumées rencontres à l’attention de ses disciples, de son entourage le plus proche. Dans ses écrits, Raël prône une sexualité débridée au point qu’il légitime tout acte sexuel même avec les enfants. Sa femme le dépeint comme un homme qui a un certain attrait pour l’indécence et qu’il s’entoure volontiers de petites filles.
Après cet exposé accablant décrivant non seulement les égarements de ce groupe, ses dérives mais aussi remettant en cause la théorie mensongère du clonage, ses stupidités et ses contradictions avec la Loi ; nous lançons un appel solennel aux spécialistes afin de prohiber toute diffusion de cette théorie, quelle qu’en soit l’appellation qui lui est donnée. En effet, il est nécessaire de protéger la croyance des gens, de les empêcher de suivre le faux, de préserver aussi les jeunes générations en vue de ne pas semer en elles l’indécence et la corruption et enfin de contrecarrer un des objectifs principaux de nos ennemis.
Le mérite de ceux qui s’aiment les uns les autres par recherche de l’agrément de Allaah
Au jour du jugement, il n’y aura pas d’autre ombre que celle du Trône. Cette terre sera changée. Il ne restera ni montagne, ni crevasse ou vallée. Ceux qui s’aiment par recherche de l’agrément de Allah tabaraka wa ta^ala au jour du jugement seront à l’ombre du Trône. Allah ta^ala déplacera les humains à ce moment-là vers un lieu obscur du côté du pont. Ils seront transportés par la toute puissance de Allah tabaraka wa ta^ala. Et après que la terre aura été changée, Allah les ramènera à nouveau sur cette terre. Il n’y aura pas de ravin, de dépression sur terre. Il n’y aura pas de lieux élevés, ni arbres, ni maisons. Ce jour-là, seul l’acte de la personne pourra la couvrir. Ceux pour qui Allah a voulu le repos et la sauvegarde de la chaleur du soleil ce jour-là, seront à l’ombre du Trône et séparés des gens.
Les gens qui s’aiment dans le bas monde par recherche de l’agrément de Allah et non pour de l’argent, ni pour les désirs, ni pour la proche parenté et uniquement par recherche de l’agrément de Allah, Allah les sauvera de la chaleur du soleil. Cette chaleur que subiront les mécréants fera que leur transpiration leur arrivera jusqu’à la bouche. Leur transpiration ne les dépassera pas. Ils failliront en mourir mais ils n’en mourront pas. Il n’y a pas de mort dans l’au-delà. Quelque soit le châtiment de la personne, elle restera en vie. Elle restera dans sa douleur et il n’y aura pas de mort. Dans le bas monde, si quelqu’un est brûlé par le feu, il meurt. Si on le coupe avec du fer, il meurt. Si on tire dans sa direction une balle en plomb, il meurt. Certains musulmans désobéissants qui seront morts sans se repentir auront également un châtiment mais moindre que celui du mécréant.
Aimez-vous par recherche de l’agrément de Allah veut dire s’entraider sur le bien et pas sur le mal, pas sur le péché. Certains de ceux qui seront à l’ombre du Trône, Allah les fera s’asseoir sur des chaises en lumière. Leurs habits seront de lumière et leurs visages seront rayonnants. S’aimer par recherche de l’agrément de Allah comporte un grand bien, un bien éminent dans l’au-delà. C’est avec la pureté et non pas avec la duperie que l’on y parvient. Certains n’encouragent pas leurs frères au mal, au péché et d’autres non seulement ils ne les encouragent pas mais en plus ils les en empêchent.
Ceux qui s’aiment par recherche de l’agrément de Allah sont ceux qui auront ce haut degré dans l’au-delà. Quant à ceux qui s’aiment pour la désobéissance à Allah, pour les passions ou pour de l’argent, ils n’auront pas ce mérite. Ils auront un châtiment douloureux.
Ce jour-là, chacun fuira l’autre. Ce père, s’il était injuste avec son fils, au jour du jugement, il le fuira afin qu’il ne puisse pas répondre du droit de son fils. Et l’inverse également. Si le fils était injuste envers son père, ce fils fuira son père. Où sera la sauvegarde ? Nécessairement les droits seront rétablis. Pour le mari et la femme également, ainsi que pour le frère avec son frère.
Allah tabaraka wa ta^ala dit :
الأخِلاءُ يومَئذٍ بَعضُهُم لبَعضٍ عَدُوٌّ المُتَّقِين
ce qui signifie : « Ceux qui étaient compagnons, qui étaient amis dans le bas monde seront des ennemis les uns pour les autres au jour du jugement sauf les pieux, c’est-à-dire ceux qui se sont entraidés pour le bien ».
C’est-à-dire que ceux qui s’attachent à la Loi de Allah parfaitement ne se trompent pas les uns les autres. Mis à part ceux-là, ceux qui s’entraident dans le bas monde sur la désobéissance seront des ennemis les uns pour les autres et ce, quelque soit la force de leur amitié dans le bas monde. Chacun sera un ennemi pour l’autre car il saura là-bas, le résultat de ce qu’ils auront fait.
Allah ta^ala dit :
وَللهِ الْمَثَلُ الأَعْلَى
ce qui signifie : « Allah a les attributs qui n’ont pas de ressemblance avec les attributs d’autre que lui ».
Se remettre en cause
La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le maître des Messagers et l’Imam des pieux notre Prophète Mouhammad r, tous ses frères prophètes messagers et sa famille bons et purs.
Ô vous les gens, délaissez l’insouciance avant que ne vienne à vous la mort.
Ô vous les gens, délaissez l’insouciance avant que ne vienne la mort. Réfléchissez combien vous allez vivre et qu’est-ce que vous avez préparé pour votre tombe et pour votre au-delà ? Jusqu’à quand allez-vous rester dans l’insouciance sans vous préoccuper de l’obéissance envers votre Seigneur ? Qu’attendez-vous ? Que la mort ne vienne soudainement à vous ?!
Jusqu’à quand certains ne feront pas la prière ?
Jusqu’à quand certains ne diminueront pas les paroles ?
Jusqu’à quand certains délaisseront les assemblées de science alors qu’ils en ont besoin ?
Jusqu’à quand certains feront la médisance des musulmans ?
Jusqu’à quand une femme nuira à son mari ? Ne pense-t-elle pas à la parole du Prophète r qui signifie : « Il n’y a pas une femme qui nuit à son mari dans le bas monde sans que l’épouse de son mari parmi les hour Al-^in – les femmes du paradis – ne lui disent « Ne lui nuis pas, que Dieu te rétribue pour le mal que tu lui fais ! Il est comme un intrus chez toi et il va bientôt te quitter pour venir à nous. » »
Elle ne réfléchit donc pas au hadith qui signifie : « Toute femme qui meurt alors que son époux est satisfait d’elle, elle entrera au paradis »
Et au hadith du Prophète qui signifie : « Il n’y a pas une femme qui passe la nuit alors que son mari est en colère contre elle sans que les anges ne la maudissent jusqu’au matin ».
Le Messager éminent, que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré, a dit ce qui signifie : « La personne qui a le plus grand droit sur la femme, c’est son mari. »
Jusqu’à quand des hommes nuisent à leurs épouses sans droit alors que le Messager de Allah r a dit ce qui signifie : « Les meilleurs d’entre vous sont les meilleurs avec leurs épouses et moi je suis le meilleur d’entre vous envers mes épouses. »
Et il a dit ce qui signifie : « Je suis très exigent avec vous concernant le droit des deux plus faibles, la femme et l’orphelin ».
Ne pensent-ils pas à la tombe étroite dans laquelle ils vont descendre qui est la maison de la solitude, la maison des vers ?
Ne réfléchissent-ils pas au sujet du châtiment de l’enfer noir ténébreux ?
Jusqu’à quand lâcherez-vous les brides aux langues pour dire ce qui vous passe par la tête parmi les paroles qui ne comportent pas de bien ?
Quand appliquerez-vous le hadith qui signifie : « Attache-toi au long silence sauf pour dire du bien parce que le long silence chasse le chaytan de toi et t’aide pour ta religion. »
Jusqu’à quand profiterez-vous des félicités, des désirs, des plaisirs de nourritures, des boissons, des habits luxueux, des meubles alors que le Messager a dit ce qui signifie : « Sois ascète dans le bas monde, Allah t’agrée et sois ascète et ne recherche pas ce que les gens ont, alors les gens t’aimeront. »
Jusqu’à quand passerez-vous la nuit dans un sommeil profond ?
Jusqu’à quand ne veillerez-vous pas les nuits pour faire des prières surérogatoires, pour demander le pardon, pour faire le repentir et pour regretter ?
Jusqu’à quand ne ferez-vous pas la prière de As–Soubh dans son temps ?
Jusqu’à quand allez-vous rigoler et ne pas pleurer ? Vous parlez et vous n’évoquez pas Allah. Vous mangez, vous profitez et vous n’êtes pas ascète. Vous perdez du temps dans les loisirs, vous ne tirez pas les leçons et vous n’êtes pas exhorté !
Vous agissez en mal avec vos pères et vos mères. Vous n’êtes pas bienfaisants avec eux. Vous délaissez les assemblées de science alors que vous êtes capables d’y assister. Vous délaissez l’aide des pauvres alors que vous êtes rassasiés. Vous avez du plaisir à dépenser beaucoup d’argent pour vos désirs éphémères mais vous ne soutenez pas l’appel à la religion agréée par Allah par la parole et par l’argent. Vous retenez l’argent. Combien vous êtes insouciants !
Quand allez-vous tirer des leçons, vous repentir, pleurer, demander le pardon et veiller la nuit en prières surérogatoires ?
Quand allez-vous vous aimer par recherche de l’agrément de Allah ?
Quand allez-vous vous détourner de faire la nuisance du musulman et la médisance ? Mais comme a dit notre maître ^Aliyy : « الناس نيام فإذا ماتوا انتبهوا», « An-Nasou niyam ; fa ‘idha matou ntabahou » ce qui signifie : « Les gens sont comme endormis, c’est lorsqu’ils meurent qu’ils se réveillent ».
Attendez-vous de voir ^Azra’il venir retirer vos âmes ? Alors rappelez-vous maintenant de cela. Qu’allez-vous dire ? Qu’allez-vous faire ? Comment allez-vous agir si vous restez sur l’état sur lequel vous êtes maintenant ?
Le Messager de Allah r a dit ce qui signifie : « Celui qui est intelligent est celui qui se remet en cause et qui œuvre pour ce qui vient après la mort. L’incapable est celui qui laisse son âme suivre ses passions et qui a beaucoup d’espoir alors qu’il n’agit pas en conséquence ».
Paroles de Tawhid, croyance des musulmans
Le Mouhaddith, le Chaykh ^Abdou l-Lah Al-Harariyy, que Allah l’agrée, a dit :
Al-mahdoud – ce qui est limité –, selon les savants du tawhid, c’est ce qui a un volume, que ce volume soit petit ou grand ; la limite selon eux c’est le volume, que ce soit un petit ou un grand volume. Le grain de poussière est limité, le Trône (al-^arch) est limité. La lumière, l’obscurité et le vent, tous sont limités.
L’Imam Abou Ja^far At–Tahawiyy, né en 227 de l’Hégire et mort en 321 de l’Hégire a dit :
« Il est exempt – c’est-à-dire Allah – des limites, des fins, des côtés, des organes, des membres grands ou petits. Il n’est pas contenu par les six directions comme le sont toutes les créatures ». Et il a dit : « Celui qui attribue à Allah un des attributs des humains, certes il est devenu mécréant ».
L’Imam ^Aliyy, que Allah l’agrée, a dit : « Celui qui prétend que notre Dieu est limité, il n’a pas connu le Créateur, Celui Qui est adoré ».
Le Mouhaddith, le spécialiste de la langue, le Chaykh ^Abdou l-Lah Al-Harariyy, que Allah le protège, a dit
Attache-toi au long silence, Ô toi qui est doté de raison
Pour être sauvé dans le bas-monde et au jour du jugement
L’Imam Ar-Rifa^iyy, que Allah l’agrée, a dit : « Préservez vos croyances de l’attachement au sens apparent de ce qui n’est pas explicite parmi les expressions du Livre et de la Sounnah, car c’est une des sources de mécréance ».
Et Allah ta^ala dit : (ليس كمثله شيء) ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui« .
L’Imam Ar-Rifa^iyy a dit : « La limite de la connaissance que nous avons de Allah, c’est la certitude de Son existence ta^ala, sans comment et sans endroit ».
Le Mouhaddith, le Chaykh ^Abdou l-Lah Al-Harariyy, que Allah le protège, a dit :
Al-mahdoud – ce qui est limité –, selon les savants du tawhid, c’est ce qui a un volume, que ce volume soit petit ou grand ; la limite selon eux c’est le volume, que ce soit un petit ou un grand volume. Le grain de poussière est limité, le Trône (al-^arch) est limité. La lumière, l’obscurité et le vent, tous sont limités.
Commentaire : Allah ta^ala dit : (الحمد لله الذي خلق السموات والأرض وجعل الظلمات والنور) ce qui signifie : « La louange est à Allah Qui a créé les cieux et la terre, et Qui a créé les ténèbres et la lumière« . Allah ta^ala dans cette ‘ayah a mentionné les cieux et la terre qui font tous deux partie du monde palpable, et la lumière et les ténèbres qui tous deux font partie du monde impalpable, pour nous faire comprendre que rien du monde palpable ou du monde impalpable n’est de toute éternité. Cela signifie que Allah ta^ala n’est pas comme le monde palpable ni comme le monde impalpable. Allah ta^ala a fait que ce monde soit de deux sortes : les corps et ce qui advient aux corps. Il y a des corps palpables : c’est ce qui peut être tenu et perçu par la main, comme l’être humain, l’arbre ou le soleil, l’eau et le feu, ou bien impalpables : c’est ce qui ne peut être tenu et perçu dans la main, comme la lumière, l’obscurité, l’âme et l’air. Tous ont une limite, une quantité, un corps et un volume.
Allah ta^ala dit : (وكل شيء عنده بمقدار) ce qui signifie : « Chaque chose a une quantité« . Pour ce qui est des corps palpables, c’est une chose qui est claire, et pour ce qui est des corps impalpables, c’est parce qu’ils ont une localisation. On comprend tout cela en observant bien et en réfléchissant correctement. La lumière a en effet une localisation dans laquelle elle se trouve. La lumière du soleil s’étend jusqu’à une distance que Allah sait, sa quantité est étendue. Quant à la quantité de la lumière d’une bougie, elle est plus faible. Le ver luisant qui dans la nuit circule entre les herbes a aussi une faible luminosité. Cette lumière-là également, Allah a fait qu’elle ait une petite étendue. Quant à la plus grande des lumières, c’est la lumière du paradis. Chacune a une limite et une quantité où elle prend fin.
L’obscurité a également une localisation, une quantité là où elle se trouve, que ce soit une petite quantité ou une grande quantité. De même, le vent a une localisation où il se trouve, et ce du fait que les anges pèsent le vent et l’envoient en fonction de ce que Allah ta^ala leur apprend et leur ordonne. Ainsi le vent froid et le vent chaud, le vent destructeur que Allah envoie pour le châtiment d’un peuple et le vent qu’Il envoie comme miséricorde, chaque vent existe avec un poids déterminé. De même, l’âme a un volume et une quantité. Lorsqu’elle est à l’intérieur du corps elle est de la taille du corps de l’être humain. Et lorsqu’elle quitte ce corps palpable, elle est localisée dans l’air, sans qu’elle soit en contact avec ce corps qu’elle a quitté.
La créature a nécessairement une localisation, petite ou grande.
Le plus petit corps que Allah ait créé et que les yeux puissent voir, c’est al-haba‘ – les grains de poussière –, ce sont les particules qui apparaissent lorsqu’un rayon de soleil pénètre par une fenêtre dans une chambre, comme la poussière qui apparaît à l’œil nu. Ces petites particules, on les appelle al-haba‘ – les grains de poussière –. Il y a quelque chose de plus petit qu’elles, que les yeux ne voient pas, tant c’est petit par la taille, mais qui possède une taille qui est la plus petite taille que Allah ait créée ; il s’agit de al-jawhar, la particule élémentaire qui ne se divise pas. C’est le plus petit volume que Allah ait créé et c’est l’origine des corps et des volumes. Tous ces corps ont une limite, c’est-à-dire un volume et une quantité. Ils ont donc besoin de qui les a spécifiés par cette quantité. Il n’est donc pas valable qu’ils aient la divinité. La divinité est valable pour Celui Qui n’a pas de limite, c’est-à-dire Celui Qui n’a pas de taille, et c’est Allah ta^ala Qui est exempt d’être limité. La signification du fait d’être limité n’est pas spécifique à ce qui a une petite taille ; même ce qui a une grande taille est limité.
Quant aux ^arad – ce qui advient aux corps –, il s’agit des caractères des corps, comme le mouvement, l’immobilité, la couleur, les goûts et ce qui est de cet ordre. Il y a donc parmi les caractéristiques des corps le mouvement et l’immobilité. Certains corps sont toujours en mouvement, ce sont les étoiles, même l’étoile sur laquelle nous nous basons pour déterminer la qiblah, même cette étoile bouge, mais son mouvement est faible. Certains corps en revanche sont toujours immobiles comme les sept cieux. D’autres corps encore sont tantôt immobiles, tantôt en mouvement, comme l’être humain, les anges, les jinn et les animaux. De même, parmi les caractères des corps il y a la couleur. Il se peut qu’ils soient blancs, rouges, jaunes ou verts. Le soleil a des caractères, parmi lesquels il y a la température. Le vent a des caractères, parmi lesquels ils y a la froideur ou la chaleur, la violence ou la légèreté. Ainsi Allah ta^ala, le Créateur de ce monde et de ses diverses sortes et formes, n’a aucune ressemblance avec lui en aucune manière que ce soit. Il n’a aucune ressemblance avec le corps palpable ni avec le corps qui est impalpable et Il n’a pas pour caractéristique les caractéristiques des corps. Ainsi rien n’est tel que Lui, rien parmi ces choses n’est tel que Lui. C’est pour cela que les gens de Ahlou s-Sounnah disent Allah ta^ala existe sans endroit et sans direction. Allah ta^ala a fait que la direction du haut soit une localisation pour le Trône et pour les anges qui tournent autour, pour la Table Préservée et autres encore ; et Il a fait que la localisation des êtres humains, des animaux, des insectes et autres soit dans la direction du bas. Il est donc impossible que Celui Qui a spécifié le Trône par la direction du haut et d’autres choses par la direction du bas, ait une direction. En effet, s’Il se trouvait dans une des directions ou s’Il occupait toutes les directions, Il aurait eu des semblables et Allah ta^ala dit : (ليس كمثله شيء) ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui« . C’est sur cette croyance que sont les pays de l’Islam, en Indonésie, en Egypte, en Irak, en Turquie, au Maroc, en Algérie, en Tunisie, au Yémen, en Somalie, au pays de Ach-Cham et ailleurs. C’est cela leur enseignement.
Quant à celui qui a cru que Allah est un corps de la taille du Trône et qu’Il occupe tout le Trône ou la moitié du Trône ou qu’Il est d’une étendue plus large que celle du Trône de toutes les directions sauf par le bas, ou qu’Il est une lumière qui scintille ou un corps sans limite ou qu’Il est à l’image d’un jeune homme imberbe ou d’un vieil homme sévère, pour tout cela, il n’a pas connu Allah ta^ala, il n’adore pas Allah. Même s’il pense être musulman, Il n’est pas un adorateur de Allah. Il n’adore qu’une chose qu’il a imaginée, qu’il s’est donnée comme illusion en lui-même, mais qui n’a pas d’existence. Le malheur de cette personne est grand, car il n’est pas capable de comprendre, de concevoir Celui Qui existe et Qui n’est pas un corps. C’est pour cela qu’il utilise tous ses efforts pour faire de Allah un corps ayant les caractéristiques des corps. Comment celui-là peut-il prétendre avoir connu la parole de Allah : (ليس كمثله شيء) ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui » alors qu’il croit de telles choses. S’il avait connu et cru en la vérité, il n’aurait pas considéré que Allah est un corps, car le monde est fait de corps et de caractéristiques propres à ces corps.
S’il devait y avoir un débat entre ces mouchabbihah – assimilateurs – comme les wahhabites qui croient que Allah est un corps qui a une surface et un adorateur du soleil, le wahhabite dirait à l’adorateur du soleil : « Toi, ce soleil que tu adores ne mérite pas d’être un dieu ». Alors l’adorateur du soleil dirait au wahhabite : « Comment ne mériterait-il pas d’être adoré alors que son corps est beau, son profit éminent. Toi tu le vois, moi je le vois et tous les gens le voient et voient le profit du soleil. Comment se pourrait-il que ma religion soit fausse et que la tienne soit vraie ? Alors que toi, qui adores une chose que tu t’es illusionnée en toi-même, que tu n’as pas vue et que nous n’avons pas vue, tu prétends qu’il est un grand corps assis au-dessus du Trône ». Le wahhabite n’aura pas d’argument selon la raison. Si le wahhabite dit : « Le Qour’an témoigne que Allah est le Créateur du monde, que c’est Lui qui mérite l’adoration et que rien d’autre que Lui ne mérite d’être adoré », l’adorateur du soleil lui dira : « Moi je ne crois pas en ton Livre, donne-moi une preuve selon la raison que le soleil ne mérite pas d’être adoré, et que ce que tu adores, toi, qui est une chose que tu t’es illusionnée, mérite d’être adoré ». Alors le wahhabite se taira, il deviendra muet. Quant à nous autres les gens de Ahlou s-Sounnah, nous avons une réponse selon la raison. Nous disons à l’adorateur du soleil : « Le soleil que tu adores à un corps qui est spécifié, il a une forme spécifique, il a besoin de Qui lui a donné l’existence selon cette forme. Alors que Celui Que nous adorons Il existe, non comme ce qui existe, Il n’a de ressemblance avec rien, Il n’est pas un corps, Il n’a pas de forme ni de direction, Il n’a pas d’endroit et n’a pas de début à Son existence. Celui Qui existe et Que nous adorons, Il est Celui Qui s’appelle Allah. C’est Lui Qui mérite d’être adoré, et c’est Lui Qui a donné l’existence au soleil que toi tu adores et à ces humains et à tout autre que cela ». Le sounniyy – qui est sur la croyance de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah –, lorsqu’il donne pour argument cette preuve selon la raison sans dire « Allah ta^ala dit », casse ainsi ce mécréant adorateur du soleil. La louange est donc à Allah, Qui nous a guidés à cela, et nous n’aurions pas pu être bien guidés si ce n’est avec l’aide de Allah.
L’Imam Abou Ja^far At–Tahawiyy, né en 227 de l’Hégire et mort en 321 de l’Hégire a dit :
« Il est exempt – c’est-à-dire Allah – des limites, des fins, des côtés, des membres grands ou petits. Il n’est pas contenu par les six directions comme le sont toutes les créatures ».
Commentaire : L’Imam At–Tahawiyy, il s’agit de Ahmad Ibnou Salamah né en 227 de l’Hégire, et il est concerné par le hadith du Messager de Allah r qui signifie : « Le meilleur des siècles c’est mon siècle, ensuite ceux qui viendront après eux, ensuite ceux qui viendront après eux » [rapporté par At-Tirmidhiyy].
Dans son traité sur la croyance, une présentation de la croyance de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah que la communauté a reçue avec acceptation, génération après génération, il a mentionné, que Allah lui fasse miséricorde :
ta^ala – Il est exempt – c’est-à-dire Allah. Cela veut dire Allah est exempt.
^ani l-houdoud – des limites – c’est-à-dire des limites, à savoir que Allah est totalement exempt de la limite, à savoir de la taille et du volume qu’ils soient grands ou petits. Ainsi, il est nécessaire selon la raison que la taille soit localisé dans un endroit et une direction. Quant à Allah, Il est exempt de la taille, car Il est Celui Qui existe sans endroit. S’Il avait une taille, Il aurait des semblables et des ressemblants. Mais Allah ta^ala dit : (فلا تضربوا لله الأمثال) ce qui signifie : « N’attribuez pas à Allah des semblables« . Celui donc qui dit qu’Il a des limites que nous ignorons ou que Lui seul connaît, il est devenu mécréant.
wa l-ghayat – des fins – ce sont les extrémités.
wa l-‘arkan – des côtés – ce sont les côtés.
wa l-‘a^da‘ – des membres grands – comme la tête, les pieds.
wa l-‘adawat – ou petits – ce sont les organes de petite taille, comme la langue et la glotte.
« Il n’est pas contenu par les six directions », c’est-à-dire qu’il n’est pas possible que Allah soit localisé dans l’une des six directions ni dans toutes les directions, car Il est Celui Qui existe sans endroit ni direction. Les six directions sont le haut, le bas, la droite, la gauche, le devant, le derrière.
« comme le sont l’ensemble des créatures » c’est-à-dire que toutes les créatures sont contenues par les six directions. Mais Allah n’a aucune ressemblance avec les créatures de quelque manière que ce soit, et Il n’est pas imaginé dans le cœur. L’Imam Ahmad Ibnou Hanbal, que Allah l’agrée, a dit ce qui signifie : « Quoi que tu imagines en ton esprit, Allah en est différent« . Cela a été rapporté par Abou l-Fadl At-Tamimiyy.
Si l’on nous demande « Comment cela ? », on dit : « Parmi les créatures, il y a ce que l’on ne peut imaginer, mais nous y croyons. C’est par exemple l’absence de lumière et d’obscurité. Aucun d’entre nous ne peut s’imaginer comment était l’époque où il n’y avait ni lumière ni obscurité. Pourtant, c’est un devoir de croire qu’il s’est écoulé un temps où il n’y avait ni lumière ni obscurité, car Allah ta^ala dit : (وجعل الظلمات والنور) ce qui signifie : « Et Il a créé les ténèbres et la lumière » c’est-à-dire qu’Il a fait exister l’obscurité et la lumière après qu’elles n’existaient pas.
A plus forte raison, au sujet de Allah, Qui a dit de Lui-même : (ليس كمثله شيء) ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui« , Il n’est pas imaginé dans notre imagination et nos raisons, nos cerveaux, ne Le connaissent pas dans Sa réalité. Ainsi Allah soubhanahou wa ta^ala existe et Il n’a pas de taille ni de volume, Il existe sans endroit ni direction.
L’Imam Abou Ja^far At–Tahawiyy, que Allah lui fasse miséricorde a dit :
« Celui qui attribue à Allah un des attributs des humains, certes il est devenu mécréant ».
Commentaire : Celui qui attribue à Allah un des attributs des humains, devient mécréant. Et les attributs des humains sont nombreux. Le premier d’entre eux c’est l’entrée en existence, c’est-à-dire le fait d’exister après le néant, il y a également la mort, le changement, l’évolution d’un état à un autre, le mouvement, l’immobilité, les changements d’humeur, la descente, la montée, le déplacement, la couleur, le corps, la longueur, la grande taille, la petite taille, la localisation dans une direction et un endroit, le besoin, l’apprentissage d’une chose, l’advenue de l’oubli, l’ignorance, l’installation, la proximité, la distance, le contact, la séparation et ce qui est de cet ordre. Ainsi donc, celui qui attribue à Allah un de ces attributs, il est devenu mécréant.
L’Imam ^Aliyy, que Allah l’agrée, a dit : « Celui qui prétend que notre Dieu est limité, il n’a pas connu le Créateur, Celui Qui est adoré ».
Commentaire : Cela a été rapporté de lui par le Hafidh Abou Nou^aym dans le livre Hilyatou l-‘Awliya‘. La signification de sa parole, que Allah l’agrée, c’est que celui qui croit ou prétend que Allah est une grande taille ou une petite taille, c’est un mécréant qui n’a pas connu Allah, tout comme celui qui croit que Allah est localisé dans l’une des directions, comme le haut, car il aura fait que Allah soit limité, et ce qui est limité a besoin, il a besoin de Qui l’a limité par cette limite. Or celui qui a besoin est incapable et celui qui est incapable n’est pas dieu.
Dans les propos de notre maître ^Aliyy, que Allah l’agrée, il y a une preuve claire que Allah est exempt de la limite absolument. Celui donc qui Lui attribue la position assise, l’installation, la proximité, il n’a pas connu Allah, et celui qui n’a pas connu Allah c’est un mécréant.
Al-haba‘ – le grain de poussière – a une limite, la fourmi a une limite, l’être humain a une limite, le soleil a une limite, le ciel a une limite, le Trône a une limite ; tous nécessitent Qui leur a donné cette limite et ce volume. Ainsi donc celui qui a une limite et un volume, est créé, a besoin, est incapable. Il n’est pas valable qu’il ait la divinité. La divinité n’est valable que pour Celui Qui n’a pas de limite absolument et c’est Allah soubhanahou wa ta^ala Qui n’a pas besoin du monde, Qui n’a pas de taille et Qui n’a pas de volume.
Al-Ghazaliyy a dit ce qui signifie : « L’adoration n’est valable qu’après avoir connu Celui Qui mérite d’être adoré« .
Ainsi donc, celui qui n’a pas connu Allah, comme par exemple, s’il Lui a attribué la limite, une limite qui n’aurait pas de fin, celui-là est un mécréant et son adoration n’est pas valable, que ce soit la prière, la zakat, le jeûne, le pèlerinage ou ce qui est de cet ordre.
Le Mouhaddith, le spécialiste de la langue, le Chaykh ^Abdou l-Lah Al-Harariyy, que Allah le protège, a dit :
Attache-toi au long silence, Ô toi qui est doté de raison
Pour être sauvé dans le bas-monde et au jour du jugement
Commentaire : Ceci est tiré de la parole du Messager de Allah r à notre maître Abou Dharr, que Allah l’agrée, qui signifie : « Attache-toi au long silence, sauf pour dire du bien, car le long silence est une manière de chasser le chaytan loin de toi et c’est une aide pour toi concernant les choses de ta religion » [rapporté par Ibnou Hibban].
Ainsi celui qui est raisonnable et intelligent, c’est celui qui médite la signification de la parole de Allah ta^ala : (ما يلفظ من قول إلا لديه رقيب عتيد) qui signifie : « Pas une parole qu’il prononce sans qu’il ait auprès de lui Raqib et ^Atid« , il ne dit donc que du bien. Quant à la signification de « Ô, toi qui est doté de raison », c’est « Toi qui est raisonnable ». Ainsi, le long silence, sauf pour dire du bien est une sauvegarde dans le bas-monde et dans l’au-delà.
L’Imam Ar-Rifa^iyy, que Allah l’agrée, a dit : « Préservez vos croyances de l’attachement au sens apparent de ce qui n’est pas explicite parmi les expressions du Livre et de la Sounnah, car c’est une des sources de mécréance ».
Commentaire : Cet imam Ar-Rifa^iyy a vécu dans le sixième siècle de l’Hégire. Il était Mouhaddith – spécialiste du hadith –, Moufassir – spécialiste de l’exégèse du Qour’an –, ‘Ach^ariyy et Chafi^iyy. Il était le meilleur et le plus savant des gens de son époque. Il s’attachait énormément à l’exemption de Allah tabaraka wa ta^ala de toute imperfection. Parmi ce qu’il a dit à ce sujet, il y a l’expression citée précédemment. Il l’a mentionnée dans son livre Al-Bourhanou l-Mou’ayyad. La signification de cette expression, c’est que celui qui prend le sens qui vient communément à l’esprit de certaines ‘ayah et de certains hadith, qui donnent l’illusion que Allah serait un corps établi en direction du Trône, ou qu’Il serait en direction de la terre, qu’Il aurait des organes ou qu’Il bougerait et ce qui est de cet ordre, celui-là est un mécréant.
C’est comme celui qui explique la ‘ayah : (الرحمن على العرش استوى) qui signifie : « Le Miséricordieux ‘istawa le Trône » par la position assise, celui-là est un mécréant. Ceci constitue une insulte à l’égard de Allah, car la position assise est une caractéristique des anges, des jinn, des humains, des chiens, des porcs et des singes. La signification est seulement que Allah qahara le Trône, c’est-à-dire qu’Il domine le Trône par Sa puissance. Ceci est digne d’être attribué à Allah, car Allah dit au sujet de Lui-même :
(الله الواحد القهار) (Allahou l-Wahidou l-Qahhar) ce qui signifie : « Allah est l’Unique, Celui Qui domine toute chose« . C’est pour cela que les musulmans appellent leurs enfants ^Abdou l-Qahir – l’esclave de Celui Qui domine toute chose – ou ^Abdou l-Qahhar – l’esclave de Celui Qui domine toute chose – et aucun musulman n’a jamais appelé son fils ^Abdou l-jalis – l’esclave de celui qui est assis – ou ^Abdou l-qa^id – l’esclave de celui qui est assis –.
S’il disait que Allah est proche du Trône sans toutefois le toucher, celui-là est un mécréant également, car celui qui côtoie la chose est soit équivalent à elle, soit plus grand, soit plus petit. Or toute chose qui est concernée par la quantification et le volume est une chose créée qui a besoin de Qui l’en a spécifiée.
Quant à la prétention des mouchabbihah – les assimilateurs – comme les wahhabites, que Allah serait localisé au-dessus du Trône, là où il n’y a pas d’endroit, ceci est réfuté par ce qu’ont rapporté Al-Boukhariyy et Al-Bayhaqiyy et autres, que le Messager de Allah r a dit :
((إن الله لما قضى الخلق كتب في كتاب فهو موضوع عنده فوق العرش ان رحمتي غلبت غضبي))
ce qui signifie : « Alors que toutes les créatures ont eu une destinée, Allah a fait écrire sur un livre qui est au-dessus du Trône : Les manifestations de Ma miséricorde sont plus nombreuses que les manifestations de Ma volonté de châtier » ; dans la version de Ibnou Hibban, figure ce qui signifie : « Ce livre – la Table Préservée –, est au-dessus du Trône« .
Dans ce hadith, il y a une preuve qu’au-dessus du Trône, il y a un endroit car sans cela le Prophète r n’aurait pas dit que ce qui signifie que ce livre est au-dessus du Trône.
Quant à la signification de (^indahou), cela signifie « qui est honoré » c’est-à-dire que c’est un livre qui est honoré. En effet, la parole (^inda) vient dans la langue pour marquer l’honneur, tout comme Allah ta^ala dit au sujet des vertueux : (وانهم عندنا لمن المصطفين الأخيار) ce qui signifie : « Ils sont selon Notre jugement parmi les élus, les meilleurs« , (^indana) dans cette ‘ayah vient dans le sens du témoignage d’honneur et non dans le sens qu’ils seraient des voisins de Allah, qu’ils seraient localisés dans un endroit où Allah ta^ala serait une localisation pour Allah ta^ala. Les mouchabbihah – les assimilateurs – par leur croyance-ci ont fait que ce livre serait équivalent à Allah ta^ala et semblable à Lui. Ils ont ainsi démenti la parole de Allah : (ليس كمثله شيء) qui signifie « Rien n’est tel que Lui« .
Tout comme celui qui a expliqué la parole de Allah ta^ala :
)إن ربكم الله الذي خلق السموات والأرض في ستة أيام ثم استوى على العرش(
ce qui signifie « Votre Seigneur est Allah Qui a créé les cieux et la terre dans six jours et Il domine le Trône« , par le fait que Allah était en direction de la terre, puis qu’Il serait monté aux cieux qu’Il aurait mis en ordre et créés, puis qu’Il serait monté sur le Trône où Il se serait établi, celui-là est un mécréant. En réalité, la signification de la ‘ayah est que Allah a créé les cieux et la terre et avant leur création, Il domine le Trône. Ici (thoumma) prend le sens de (wa) c’est-à-dire « et », c’est une conjonction de subordination, et cela n’a pas le sens d’un quelconque ordre chronologique. L’Imam Abou Mansour Al-Matouridiyy, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : (ثم استوى على العرش) (thoumma stawa ^ala l-^arch) c’est-à-dire (wa qad istawa ^ala l-^arch) c’est-à-dire « Et Il domine de toute éternité le Trône« .
De même pour la parole de Allah : (فأينما تولوا فثم وجه الله) (fa’aynama touwallou fathamma wajhou l-Lah) ce qui signifie : « Où qu’ils se dirigent, il y a le wajh de Allah« , celui qui explique par l’organe ou par le fait que Allah serait dans la direction de la terre, celui-là est un mécréant. La signification de (fathamma wajhou l-Lah) c’est (qiblatou l-Lah) la direction que nous prenons pour la prière, tout comme l’a dit Moujahid, l’élève de ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abbas, que Allah les agrée.
De même, celui qui explique la parole de Allah ta^ala : (كل شيء هالك إلا وجهه) (koullou chay’in halik ‘ik-la wajhahou) ce qui signifie : « Toute chose sera anéantie sauf Son wajh » par le fait que le monde est une chose qui va être anéantie et que Allah serait une chose qui va être anéantie et qu’il ne resterait de Allah que cette partie qui est connue, c’est-à-dire le visage, celui-là aussi est un mécréant, tel le mouchabbih Bayan Ibnou Sam^an At-Tamimiyy qui l’a expliqué ainsi. Mais le (wajh) dans cette ‘ayah c’est le (moulk), c’est-à-dire la souveraineté, ou bien ce par quoi l’on recherche l’agrément de Allah, tout comme en ont fait le ta’wil – l’interprétation – Al-Boukhariyy et Soufyan Ath-Thawriyy, que Allah leur fasse miséricorde.
De même, celui qui explique la parole de Allah ta^ala : (تجري بأعيننا) (tajri bi ‘a^younina) par l’organe – les yeux –, celui-là est un mécréant. Seulement (al-^ayn) ici vient dans le sens de la protection tout comme l’ont dit les exégètes.
De même, celui qui explique la parole de Allah ta^ala : (يد الله فوق أيديهم) (yadou l-Lahi fawqa ‘aydihim) par l’organe – la main –, celui-là aussi est un mécréant. Seulement (al-yad) ici c’est dans le sens de al-^ahd – du témoignage de soutien et de bénédictions –, tout comme les gens de science l’ont mentionné – c’est-à-dire en faveur de ceux qui se sont engagés à ne pas désobéir –.
De même, celui qui explique la parole de Allah ta^ala : (وجاء ربك) (wa ja‘a rabbouka) par le fait que Allah bougerait et se déplacerait d’un endroit à un autre, celui-là est un mécréant. La signification ici est (wa ja‘at qoudratouhou), c’est-à-dire qu’une des manifestations de Sa toute-puissance est venue, tout comme l’Imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal, que Allah l’agrée, en a fait l’interprétation. Cela a été rapporté de lui par le Hafidh Al-Bayhaqiyy avec une bonne chaîne de transmission.
De même, celui qui explique la ‘ayah : (ءأمنتم من في السماء) (‘a’amintoum man fi s-sama‘i) par le fait que Allah serait localisé dans le ciel, celui-là est un mécréant. Seulement, la signification en est comme l’a dit le Chaykh des Hafidh Zaynou d-Din ^Abdou r-Rahim Al-^Iraqiyy, que Allah lui fasse miséricorde, dans ses ‘Amaliyy Al-Misriyyah, lors de l’exégèse du hadith :
((ارحموا من في الأرض يرحمكم من في السماء))
ce qui signifie : « Soyez miséricordieux envers qui est sur terre, qui est dans les cieux sera miséricordieux envers vous » ou dans une autre version :
((ارحموا أهل الأرض يرحمكم أهل السماء))
ce qui signifie : « Soyez miséricordieux envers les gens de la terre, les habitants des cieux seront miséricordieux envers vous« , c’est-à-dire les anges.
De même, celui qui explique le hadith de al-jariyah – la femme esclave noire – qui est dans Mouslim en disant que Allah serait localisé en direction du haut, celui qui dit cela est un mécréant. Ce hadith, certains savants l’ont critiqué et l’ont considéré comme perturbé, comportant des anomalies et contraire aux fondements de la croyance ; car le Messager r il lui est impossible de juger une personne musulmane du simple fait qu’elle dise (Allahou fi s-sama‘) car cette phrase est commune aux juifs et aux chrétiens. Comment se pourrait-il qu’elle soit une preuve de la foi ? Certains savants ont rapporté ce hadith et ont fait le ta’wil, ils l’ont interprété par un autre sens que celui qui vient communément à l’esprit, par le fait que le sens de la question du Prophète à l’esclave : « Quel est le degré de ta glorification de Allah ? ». La signification de sa réponse à elle est que Allah a un très grand mérite. Selon l’un ou l’autre avis, il n’y a aucune preuve en faveur des wahhabites dans ce hadith.
De même, celui qui explique le hadith du Messager de Allah r :
((ينزل ربنا تبارك وتعالى كل ليلة إلى السماء الدنيا حين يبقى ثلث الليل الآخر يقول من يدعوني فأستجيب له من يسألني فأعطيه من يستغفرني فأغفر له))
(yanzilou rabbouna tabaraka wa ta^ala koulla laylatin ‘ila s-sama‘I d-dounya hina yabqa thoulouthou l-layli l-‘aikhir yaqoulou man yad^ouni fa’astajibou lahou man yas’alouni fa’ou^tihi man yastaghfirouni fa’aghfirou lahou)
celui qui l’explique par le fait que Allah bougerait et descendrait du haut vers le ciel du bas-monde, qu’Il y resterait jusqu’à l’aube, puis qu’Il remonterait jusqu’au Trône, celui-là est un mécréant. Ce qui est surprenant de la part de ces wahhabites c’est qu’ils croient que Allah est de la taille du Trône. Puis ils disent que Allah descend jusqu’au ciel du bas-monde, alors qu’ils savent que le ciel par rapport au Trône est comme une goutte devant la mer. Ceci est une preuve de leur stupidité. De plus, leur avis nécessite que Allah ta^ala soit constamment en train de descendre et de monter pour être en phase avec toutes les nuits sur terre. En effet, la nuit diffère en fonction des pays. Ceci est une autre preuve de leur stupidité.
La signification du hadith, est simplement que les anges descendent sur ordre de Allah jusqu’au ciel du bas-monde, qu’ils y restent jusqu’au dernier tiers de la nuit, ils transmettent de la part de Allah et répètent jusqu’à la levée de l’aube : « Votre Seigneur dit : Qui demande quelque chose, Je lui donne ; qui M’invoque Je l’exauce, qui Me demande le pardon, Je lui pardonne » ensuite ils remontent à leur place. Ceci a été rapporté dans la version de An-Naça‘iyy qui est sûre :
((إن الله يمهل حتى يمضي شطر الليل الأول فيأمر مناديا فينادي …))
(‘inna l-Laha youmhilou hatta yamdiya chatrou l-Layli l-‘awwal faya’mourou mounadiyan fayounadi …)
ce qui signifie : « Allah laisse jusqu’à ce que s’écoule la première moitié de la nuit et Il ordonne à un ange qui appelle … ».
Certains de ceux qui ont rapporté des hadith de Al-Boukhariyy ont transmis le hadith avec d’autres termes :
((إن الله يُنزِلُ كل ليلة إلى السماء الدنيا …))
(‘inna l-Laha younzilou koulla laylatin ‘ila s-sama‘i d-dounya…)
ce qui signifie : « Allah fait descendre chaque nuit jusqu’au ciel du bas-monde » avec la dammah sur le ya‘, c’est-à-dire (younzilou) – Il fait descendre – Il ordonne à un ange de descendre.
Ainsi donc, celui qui assimile Allah à Ses créatures, même par une seule caractéristique de Ses créatures, celui-là est un assimilateur, un moujassim – qui attribue à Allah le corps – et celui qui attribue à Allah le corps est un mécréant, tout comme l’a dit l’Imam Ach-Chafi^iyy, que Allah l’agrée.
Allah ta^ala dit : (ليس كمثله شيء) ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui ».
Commentaire : Cette ‘ayah est la plus explicite des ‘ayah du Livre de Allah ta^ala au sujet de la totale exemption de Allah de toute ressemblance avec les créatures. Donc son sens est extrêmement large. On en tire que Allah est exempt de la taille, du fait d’être localisé dans une des directions ou dans toutes les directions. Ainsi Allah ta^ala est exempt d’être au-dessus du Trône ou en dessous, ou à droite ou à gauche et Il est ta^ala exempt des attributs de la taille tels que le mouvement, l’immobilité, le changement, l’évolution d’un état à un autre ou ce qui est de cet ordre.
L’Imam Abou Hanifah, que Allah l’agrée, a dit ce qui signifie : « Il est impossible que le Créateur ait une ressemblance avec Sa créature« . Allah ta^ala n’a pas de ressemblance avec Ses créatures de quelque manière que ce soit.
Et l’Imam Malik, que Allah l’agrée, a dit ce qui signifie : « Et le comment à Son sujet est inconcevable« . Cela a été rapporté de lui par le Hafidh Al-Bayhaqiyy avec une bonne chaîne de transmission. La signification en est, que le comment est impossible au sujet de Allah, absolument. Et le comment c’est tout ce qui fait partie des attributs des créatures, comme la position assise, l’établissement, l’installation, la proximité et ce qui est de cet ordre.
La parole de Ar-Rifa^iyy, qui signifie : « C’est une des sources de mécréance » veut dire que l’attachement au sens apparent de ce qui n’est pas explicite du Qour’an et du hadith a fait tomber de nombreuses personnes dans la mécréance, car cela les a fait tomber dans l’assimilation de Allah à Ses créatures.
L’Imam Ar-Rifa^iyy a dit : « La limite de la connaissance que nous avons de Allah, c’est la certitude de Son existence ta^ala, sans comment et sans endroit ».
Commentaire : La limite et l’aboutissement de ce à quoi peut parvenir l’être humain relativement à la connaissance qu’il a de Allah, c’est qu’il soit catégorique quant à Son existence ta^ala sans comment et sans endroit et c’est cela la limite de la connaissance des prophètes, des anges et des saints au sujet de Allah soubhanahou wa ta^ala. En effet, la connaissance de Allah ne vient pas par l’imagination, ni par la quantification ou en Le représentant par une forme car Allah n’est pas une taille, Il n’a pas de semblable, comment donc se pourrait-il qu’Il soit imaginé ?
Mais ce qui a une taille peut être imaginé mais Celui Qui n’a pas de taille ni de volume, nous sommes incapables de L’imaginer. Toutefois, avoir la connaissance de Allah, c’est de croire fermement qu’Il existe sans que nous puissions L’imaginer et sans qu’Il soit dans une des directions comme la direction du haut. Si le wahhabite disait : « ce qui existe, il est indispensable qu’il soit dans une des directions, comment dites-vous que Allah existe sans direction et sans endroit ? », on lui répondrait : « parce que s’Il était dans une direction et dans un endroit, Il aurait des semblables et s’Il avait une direction, il y aurait eu qui Le spécifierait par l’existence dans cette direction. Or, celui qui est spécifié est créé et ne peut être dieu ». C’est cela la signification de la parole de Ar-Rifa^iyy, que Allah l’agrée, et c’est une des paroles les plus précieuses dans la science de la croyance et cette parole a été citée dans le livre Al-Bourhan Al-Mou’ayyad. Ainsi l’aube est claire pour celui qui a des yeux.
Soubhana l-Lahi wa l-hamdou li l-lahi rabbi l-^alamin