40 Hadith an Nawawiyy : Hadith 2
D’après ^Oumar, que Allah l’agrée, il a dit : Tandis que nous étions assis auprès du Messager de Allah, un jour un homme est apparu portant des habits d’une extrême blancheur et des cheveux extrêmement noirs, on ne distinguait sur lui aucune trace de voyage, aucun de nous ne le connaissait. Il prit place auprès du Prophète, il a accolé ses genoux aux genoux du Prophète, il a posé ses mains sur les cuisses du Prophète et a dit :
« يَا مُحَمَّدُ أَخْبِرْنِي عَنِ الإسْلامِ »
Ô Mouhammad parle-moi de l’Islam. Le Messager de Allah a dit :
((الإسْلامُ أَنْ تَشْهَدَ أَنْ لا إِلَهَ إِلا اللَّهُ وَأَنَّ مُحَمَّداً رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَتُقِيمَ الصَّلاةَ وَتُؤْتِيَ الزَّكَاةَ وَتَصُومَ رَمَضَانَ وَتَحُجَّ الْبَيْتَ إِنِ اسْتَطَعْتَ إِلَيْهِ سَبِيلاً ))
ce qui signifie : « L’Islam, c’est que tu témoignes qu’il n’est de dieu que Allah et que Mouhammad est le Messager de Allah, que tu accomplisses la prière, que tu t’acquittes de la zakat, que tu jeûnes Ramadan et que tu accomplisses le pèlerinage à la Maison sacrée si tu en es capable« . Il a dit :
« صَدَقْتَ »
« Tu as dit vrai« . Nous nous sommes alors étonnés à son sujet, il l’interroge puis il atteste de sa véracité. Il a dit :
« فَأَخْبِرْنِي عَنِ الإيمَانِ »
Parle-moi de la foi (al-‘iman). Le Prophète a dit :
((أَنْ تُؤْمِنَ بِاللَّهِ وَمَلائِكَتِهِ وَكُتُبِهِ وَرُسُلِهِ وَالْيَوْمِ الآخِرِ وَتُؤْمِنَ بِالْقَدَرِ خَيْرِهِ وَشَرِّهِ ))
ce qui signifie : « C’est que tu crois en Allah, en Ses anges, en Ses Livres, en Ses messagers, au jour dernier, et que tu crois en la destinée qu’elle soit du bien ou du mal« . Il lui a dit
« صَدَقْتَ »
« Tu as dit vrai« . Il lui a dit :
« فَأَخْبِرْنِي عَنِ الإحْسَانِ »
Parle-moi de al-‘ihsan. Le Prophète lui a dit :
((أَنْ تَعْبُدَ اللَّهَ كَأَنَّكَ تَرَاهُ فَإِنْ لَمْ تَكُنْ تَرَاهُ فَإِنَّهُ يَرَاكَ ))
ce qui signifie : « C’est que tu adores Allah comme si tu le voyais car si tu ne le vois pas, Lui Il te voit« . Il lui a dit :
« فَأَخْبِرْنِي عَنِ السَّاعَةِ »
Parle-moi de l’Heure annonçant le jour du jugement, le Prophète a dit :
((مَا الْمَسْئُولُ عَنْهَا بِأَعْلَمَ مِنَ السَّائِلِ ))
ce qui signifie : « Celui qui a été interrogé n’en a pas plus de connaissance que celui qui interroge« . Il lui a dit :
« فَأَخْبِرْنِي عَنْ أَمَارَتِهَا »
Parle-moi de ses signes annonciateurs. Le Prophète a dit :
((أَنْ تَلِدَ الأمَةُ رَبَّتَهَا وَأَنْ تَرَى الْحُفَاةَ الْعُرَاةَ الْعَالَةَ رِعَاءَ الشَّاءِ يَتَطَاوَلُونَ فِي الْبُنْيَانِ ))
ce qui signifie : « Que la femme esclave donne naissance à sa maîtresse, que tu voies les gens qui étaient nu-pieds, mal habillés, pauvres qui étaient hébergés construire des bâtiments en hauteur« . Puis il s’en est allé. Je suis resté longtemps, puis le Prophète a dit :
((يَا عُمَرُ أَتَدْرِي مَنِ السَّائِلُ ))
ce qui signifie : « Ô ^Oumar, sais-tu qui a posé ces questions ?« , je lui ai dit :
« اللَّهُ وَرَسُولُهُ أَعْلَمُ »
« Allah ta^ala sait plus que tout autre et Son prophète sait« . Il m’a dit :
((فَإِنَّهُ جِبْرِيلُ أَتَاكُمْ يُعَلِّمُكُمْ دِينَكُمْ ))
ce qui signifie : « Il s’agit de Jibril, il est venu vous enseigner votre religion«
[Rapporté par Mouslim].
Commentaire du hadîth
Ce hadîth éminent a englobé tous les actes réguliers apparents et intérieurs, les sciences de la Loi de l’Islam se réfèrent à ce hadîth dérivent de ce hadîth en raison de ce qu’il comporte comme informations générales englobant la science de la sounnah. Ce hadîth constitue une référence pour la sounnah comme la Fâtihah est une référence pour le Qour’ân en raison de ce que la Fâtihah englobe comme sens du Qour’ân.
Il y a dans ce hadîth une indication quant au fait de soigner ses vêtements et son aspect, ainsi que de veiller à son hygiène lorsqu’on rend visite aux savants, aux gens de mérite et aux rois, car certes Jibrîl était venu pour enseigner aux gens par son comportement et par sa parole.
Sa parole « lâ yourâ ˆalayhi ‘atharou s-safar » ce qui est célèbre c’est avec la dammah sur le yâ’ qui est à la voie passif dont le sujet n’est pas cité, et il y a certains qui rapporte une version à la première personne du pluriel (lâ narâ) et les deux sont corrects.
Sa parole « wawadaˆa kaffayhi ˆalâ fakhidhayh, waqâla : yâ Mouhammad » c’est la version la plus célèbre et la plus authentique, et An-Naçâ’iyy l’a rapporté dans le même sens, il a dit « fawadaˆa yadayhi ˆalâ roukbatayyi n-nabiyy » alors cela lève l’ambiguïté qu’il y a dans les termes du livre de Mouslim [car le pronom rattaché aux genoux peut se rapporter au Prophète ou à Jibrîl lui-même, alors la version de An-Naçâ’iyy à lever cette ambivalence][1].
En outre, on déduit de ce hadîth que l’Islam et la foi sont deux réalités différentes, selon la langue et selon la Loi, et c’est cela la règle d’origine concernant les noms qui sont différents, mais il arrive par extension que la Loi emploie l’un des deux termes pour désigner l’autre par figure de style.
Sa parole qui signifie « Nous nous sommes alors étonnés à son sujet, il l’interroge puis il atteste de sa véracité » et ils étaient surpris de cela car ce que le Prophète a amené comme information sont des informations que l’on ne peut connaitre que par son intermédiaire, et celui-là qui pose la question n’est pas connu pour avoir rencontré le Prophète ni d’avoir entendu de lui ces informations, par ailleurs celui qui a posé la question l’a posé de la manière de celui qui est sûr de lui-même connaissant la réponse, alors ils se sont étonné de cela.
Sa parole qui signifie : « Que tu crois en Dieu, en Ses anges[2] et en Ses livres » et la foi en Dieu c’est d’avoir pour conviction que Allâh qui est exempt de tous défauts existe, qu’Il a les attributs de perfection, qu’Il est exempt de tous caractères d’imperfection, et qu’Il est unique, qu’Il n’a besoin de rien et que tout autre a besoin de Lui, qu’Il est Le Créateur de toutes les créatures, Il fait changer ce qu’Il veut comme Il le veut et Il fait dans ce qui Lui appartient ce qu’Il veut[3].
Quant à la foi aux anges c’est de confirmer qu’ils sont des esclaves honorés, qu’ils ne désobéissent pas et qu’ils font ce qui leur est ordonné[4].
Et la foi aux messagers de Dieu c’est de croire qu’ils sont véridique en ce qu’ils ont informé de la part de Dieu, et Il leur a accordé des miracles[5]. Et qu’ils transmettent de la part de Dieu le message et qu’ils ont exposé aux personnes responsables ce que Allâh leur a ordonné, qu’il est un devoir de les respecter et de ne pas faire de différence entre aucun d’entre eux (dans le sens qu’ils sont tous envoyés par Dieu).
La foi au jour dernier, c’est de croire au jour du jugement et ce qu’il englobe comme résurrection après la mort, le rassemblement, l’exposition des actes, la balance, le pont, le paradis et l’enfer et qu’ils sont des demeures de récompenses et de rétributions pour ceux qui ont agit en bien et pour ce qui ont agit en mal, et d’autre sujets de parmi ce qui est authentifié.
La foi en la prédestination c’est de croire en la véracité de ce qui a précédé, et le résumé de cela est ce qui est indiqué par Sa parole taˆâlâ :
{وَاللَّهُ خَلَقَكُمْ وَمَا تَعْمَلُونَ (96)}
[Sourate Aṣ-Ṣāffāt 96]
{إِنَّا كُلَّ شَيْءٍ خَلَقْنَاهُ بِقَدَرٍ (49)}
[Sourate Al-Qamar 49], et d’autres versets tels que cela. Il y a aussi la parole du Prophète adressée à Ibnou ˆAbbâs :
واعلَم أنَّ الأمَّةَ لو اجتَمعت علَى أن ينفَعوكَ بشَيءٍ لم يَنفعوكَ إلَّا بشيءٍ قد كتبَهُ اللَّهُ لَكَ ، وإن اجتَمَعوا على أن يضرُّوكَ بشَيءٍ لم يَضرُّوكَ إلَّا بشيءٍ قد كتبَهُ اللَّهُ عليكَ ، رُفِعَتِ الأقلامُ وجفَّتِ الصُّحفُ
Qui signifie : « Sache que si la communauté se réunissait pour te faire profiter par quelque chose, ils ne te profiteraient que par une chose que Allâh t’a prédestiné, et s’ils se réunissaient pour te nuire par une chose ils ne te nuiraient que par une chose que Allâh t’a prédestiné, les qalam sont levés et les feuilles ont séchées »[6].
La voie qui a été suivi par les prédécesseurs et les imams qui ont suivis est que, celui qui croit fermement à ces sujets sans aucun doute, sans hésitation, est un croyant véritablement, que cela soit par des preuves catégoriques ou par une croyance catégorique.
Et sa parole au sujet de al-‘ihsân :
أن تعبدَ الله كأنك تراه
Qui signifie : « Que tu adores Dieu comme si tu le voyais[7] » jusqu’à la fin, cela revient à la bonne maitrise des actes d’adoration, et de respecter les droits de Dieu, de se surveiller et d’avoir présent dans son cœur l’éminence de Dieu lorsque les actes d’adorations sont accomplit[8].
Quant à sa parole : « Alors informe-moi au sujet de ses signes »[9], et « al-’amah » ici c’est la femme esclave qui peut enfanter de son maître, « rabbatahâ » c’est la maîtresse, et il est rapporté dans une version « baˆlouha », en effet il est rapporté d’un campagnard qu’il a été interrogé sur sa chamelle, il a dit : je suis baˆlouhâ, et on appelle le mari baˆl, mais ici dans le hadîth c’est « rabbatahâ » au féminin, et il y a eu divergence sur l’explication de sa parole :
أَنْ تَلِدَ الأمَةُ رَبَّتَهَا
Il a été dit que le sens est que les musulmans vont s’emparer des pays de mécréance, il y aura donc beaucoup d’esclave et la femme esclave donnera beaucoup d’enfants à son maître, ses enfants auront le statut de son maître en raison de l’honneur du père, par conséquent parmi les condition de l’heure que les musulmans s’emparent des associateurs, qu’il y ait beaucoup de conquête et d’esclave, et il a été dit que les états vont se corrompre au point que les maîtres vont vendre les mères de leurs enfants, qu’elles vont changer de mains en mains jusqu’à que son propre enfant l’achète un jour sans s’en rendre compte, et donc selon cette explication parmi les conditions de l’heure que l’ignorance va prévaloir au point que les gens vont ignorer qu’il est interdit de vendre la mère de ses enfants. Et il a été dit que cela veut dire que le grand tort aux parent va se multiplier de la part des enfants, de sorte l’enfant va se comporter avec sa mère comme le maître se comporte envers sa femme esclave, en l’humiliant et en l’insultant.
« Al-ˆâlah » ce sont les pauvres.
En outre, il y a dans le hadîth le caractère déconseillé lorsqu’il n’y a pas de besoin de construire en hauteur, il est certes rapporté du Prophète qu’il a dit :
يُؤجَرُ ابنُ آدمَ في كل شئٍ إلا ما وَضَعَه في هذا التراب
Ce qui signifie : « Le fils de ‘Âdam recevra des récompenses pour chaque chose hormis ce qu’il place dans cette terre »[10] puis le Messager de Dieu est mort sans avoir posé une pierre sur une pierre, c’est-à-dire sans avoir construit, sans avoir élevé en hauteur ni chercher le confort en cela.
Sa parole « riˆâ’a ch-châ’ », ceux qui font paître les troupeaux, car en général ils sont les plus démunis des gens de la campagne, cela veut dire que malgré leur faiblesse et leur éloignement des causes de subsistance, contrairement à ceux qui possèdent des chameaux qui en général ne sont pas pauvres.
Et sa parole « walabithtou maliyyâ », je suis resté un temps, et il a été rapporté à la voie passive c’est-à-dire que le Prophète est resté un temps, et les deux versions sont correctes, et sa parole « maliyyâ » c’est-à-dire une longue période, et certains ont dit trois jours, c’est parvenu ainsi pour expliquer dans une version rapporté par Aboû Dâwoûd et autre.
Sa parole « ‘Atâkoum youˆallimoukoum dînakoum », il est venu à vous vous enseigner votre religion, c’est-à-dire les règles de votre religion ou les sujets fondamentaux de votre religion, le chaykh Mouhyi d-Dîn [An-Nawawiyy] a dit cela concernant ce hadîth dans son commentaire du Sahîh de Mouslim.
Le plus important dans ce hadîth est l’explication de l’Islam, de la foi et de al-‘ihsân, l’obligation de la foi en confirmant la toute puissance de Dieu, et il a mentionné[11] pour l’explication de l’Islam et de la foi beaucoup de paroles de savants, parmi lesquelles ce qu’il a rapporté de l’imam Aboû l-Houçayn connu sous le nom de Ibnou Battâl le malikite, qui a dit que la voie des sunnites, qu’ils fassent partie du Salaf ou du Khalaf, que la foi ce sont des paroles et des actes, qui augmente et qui diminue, pour preuve la parole de Dieu :
{ لِيَزْدَادُوا إِيمَانًا مَعَ إِيمَانِهِمْ ۗ }
[Sourate Al-Fatḥ 4]
Qui signifie : « Pour que leur foi augmente » et ce qui est de cet ordre parmi les versets. Certains savants ont dit que la croyance cela n’augmente pas et ne diminue pas, et la foi légale (les actes et paroles) elle augmente et diminue, ses profits augmentent et il s’agit des actes, et elle diminue. Ils ont dit qu’il y a en cela une conciliation entre ce qui apparait des textes dans lesquelles sont parvenus l’augmentation de la foi avec son statut d’origine dans la langue, ce qui ont dit cela ont dit que ce qui est le plus plausible, et Dieu sait plus que tout autre, c’est que la croyance, sa certitude augmente par la réflexion sur les preuves, c’est pour cela que la foi des siddîq est plus forte que la foi d’autre qu’eux, de sorte qu’ils ne sont pas atteint par les tentatives de mise en doute par des arguties, leur foi ne vacille pas suite à un évènement, leur cœur demeure ferme et éclairé par la foi quelque soit leurs états, quant à autre qu’eux comme ceux qui vienne d’entrer en Islam ou ceux qui leur sont semblables ne sont pas comme ça et on ne peut pas le renier, il n’y a pas de doute sur la certitude de la foi de Aboû Bakr As-Siddîq, que Dieu l’agrée, que c’est une foi qui n’est pas équivalent à la foi de n’importe qui d’autre, c’est pour cela que Al-Boukhâriyy a dit dans son Sahîh que Aboû Moulaykatah a dit : j’ai rencontré trente hommes de parmi les compagnons du Messager de Dieu, chacun d’entre craignait pour lui-même l’hypocrisie, aucun d’entre eux ne disait qu’il avait la foi de Jibrîl et de Mîkâ’îl. Quant au fait d’employer le terme de al-îmân pour des actes, ceci fait l’objet de l’accord des gens de la vérité, les preuves sont nombreuses à ce sujet, Allâh taˆâlâ dit :
{ وَمَا كَانَ اللَّهُ لِيُضِيعَ إِيمَانَكُمْ ۚ }
[Sourate Al-Baqarah 143]
Qui vient dans le sens de vos prières, et il est rapporté du chaykh Aboû ˆAmr Ibnou Salâh concernant sa parole qui signifie : « L’Islam c’est que tu témoigne qu’il n’est de Dieu que Dieu et que Mouhammad est le Messager de Dieu, que tu accomplisse la prière » jusqu’à la fin, et il a expliqué la foi par sa parole : « C’est que tu crois en Dieu, en Ses anges » jusqu’à la fin, il a dit, que Dieu lui fasse miséricorde : il y a là l’indication de la base de la foi, il s’agit de la croyance qui est dans le cœur, et l’explication de la base de l’Islam qui est la soumission apparente, et le jugement de l’Islam par l’apparence est confirmé dans les deux témoignages, cependant il a ajouté la prière la zakât, le jeûne et le pèlerinage parce que ce sont les rites les plus apparent dans la représentation de l’Islam, en les accomplissant sa soumission est valide.
De plus, le nom de al-îmân englobe ce par quoi a été expliqué l’Islam dans ce hadîth, et l’ensemble des actes d’adoration du fait qu’ils sont les fruits de la croyance cachée qui est la base de la foi, c’est pour cela que ne rentre pas dans la définition du croyant (mou’min) dit dans l’absolu celui qui commet les grands péchés, ou qui délaisse les obligations, car un nom cité dans l’absolu désigne la forme complète de ce qui est désigné par ce nom et on ne l’utilise pas pour ce qui en est incomplet, sauf s’il y a une précision, et il est valable dans l’absolu ce qu’a dit le Prophète :
Dans le sens : « Le fornicateur n’est pas croyant lorsqu’il accomplit la fornication, et le voleur n’est pas croyant lorsqu’il vole »[12].
Et le nom al-‘islâm englobe également ce qui est la base de al-‘îmân qui est la croyance par le cœur, et il englobe la base des actes d’adorations car tout cela est soumission, il a dit : et cela vient de ce que nous avons mentionné que la foi et l’Islam se rejoignent et se différencient, et si tous les croyant sont des musulmans, ce n’est pas tous musulmans[13] qui sont croyants …[14]
[1] Jibrîl est apparu au Messager une fois sous sa véritable apparence, il remplissait ce qu’il y a entre le ciel et la terre, il avait six-cent ailes, et une fois il est apparu sous une apparence humaine sans l’organe génital masculin. Les anges, parfois ils viennent sous l’apparence d’oiseau et parfois sous l’apparence d’humain avec un bel aspect et portant de beaux vêtements, comme cet ange qui est apparu au compagnon honorable Al-‘Irbâd ibnou Sâriyah lorsqu’il était devenu âgé et qu’il avait commencer à sentir la faiblesse dans son corps et qu’il avait craint de lui-même une corruption, dans le sens qu’il a craint qu’il manque à des obligations, ou qu’il provienne de lui quelque chose qui ne soit pas digne de la totale soumission à Dieu, alors il s’est mis à invoquer ô Allâh mon corps est devenu faible, mes os sont devenus fragiles, alors fais moi mourir sans que je ne tombe dans le désobéissance, il s’est mis donc à espérer la mort dans un bon état avant d’être sujet à la corruption. C’est alors que lui est apparu un très beau jeune homme qui portait des habits verts sur du vert qui lui dit : ne dis pas cela, alors le compagnon lui demanda : que dis-je ô mon neveu ? il lui répondit : « Allâhoumma hassini l-ˆamal wa ballighi l-‘ajal » alors le compagnon lui demanda : et qui es-tu ô mon neveu ? il pensait qu’il était un humain, et il lui répondit : je suis Ratâ’îl celui qui ôte la tristesse du cœur des vertueux. Ceci est arrivé dans la mosquée des Omeyyades à Damas. L’apparence d’origine des anges c’est qu’ils sont pourvus d’ailes impalpables, non pas comme les oiseaux, les oiseaux leurs corps sont palpables tandis que les anges dans leur aspect d’origine ils sont plus impalpable que le vent. Les anges peuvent prendre des formes avec un corps palpable ou impalpable. Les jinn ont été crée impalpable plus impalpable que l’air, cependant il prenne parfois forme humaine, ou d’un serpent, ou d’un oiseau, un chat ou un chien, et les mécréants parmi eux aiment prendre l’apparence d’un chien noir. Les jinn sont également capable de prendre l’aspect d’un saint.
[2] Les anges sont des corps de lumière dans leur création d’origine, et Allâh leur a donné la capacité de se métamorphoser en homme mais sans l’organe génital masculin, c’est-à-dire sans les orifices de sortie de l’urine et des selles, c’est seulement par l’aspect extérieur. Ils ont des corps impalpables, leur âme est plus impalpable que leur corps, ils une raison, ils ont une âme et ont une volonté, ils ne sont pas comme les feuilles poussées par le vent et qui n’ont pas de volonté, mais les anges ont une volonté et un choix, cependant ils ne choisissent que l’obéissance par la volonté de Dieu.
[3] La foi en Dieu, c’est-à-dire de Le connaitre selon ce qui est digne de Lui, et il est un devoir de l’exempter de toute ressemblance avec les créatures, en effet les créatures sont de deux sortes : les corps impalpables et les corps palpables = = et les caractéristiques des corps. Les caractéristiques des corps c’est ce qui caractérise les corps palpables et impalpables, est compris dans cela le temps, l’endroit et l’espace. Donc, celui qui a cru au sujet de Dieu serait un corps impalpable ou un corps palpable il n’aura pas connu Allâh, et celui qui a eu pour croyance que Dieu aurait une des caractéristiques des corps il n’aura pas connu Allâh. Le corps impalpable c’est ce qui ne peut être palper avec la main (palper ici c’est de toucher en appuyant légèrement) comme la lumière, l’obscurité et l’âme. Quant au corps palpable c’est ce qui peut être palper par la main. Et concernant les caractéristiques c’est ce qui est une caractéristique pour ces deux corps : les corps palpable et les corps impalpable, et les caractéristiques des corps sont nombreux, les couleurs, les mouvements et les immobilités sont parmi les caractéristiques, la chaleur et la froideur sont parmi les caractéristiques, l’humidité et la sécheresse sont parmi les caractéristiques, l’odeur et le gout font parties des caractéristiques, les odeurs font partie des caractéristiques des corps et autre que cela, il s’agit d’une quarantaine de caractéristiques. Toutes ces caractéristiques sont des créatures de Dieu et le Créateur n’en n’est pas caractérisé. Il est un devoir de croire que Allâh n’est pas du tout concerné par la quantité, celui qui a cru que Dieu serait étendu à l’infini est mécréant, ou celui qui a cru que Dieu serait de la taille du ciel, ou celui qui a cru que Dieu serait de la taille du trône, ou plus petit, tous ceux-là notre maître ˆAliyy les a déclaré mécréants, car il a dit que Dieu l’agrée :
من زعم أن إلهنا محدود فقد جهل الخالق المعبود
Ce qui a pour sens : « Celui qui prétend que notre Dieu est limité alors il n’a pas connu le Créateur Celui qui est adoré », ainsi lorsque les savants des fondements disent que Allâh n’a pas de limite, c’est-à-dire qu’Il n’a pas de quantité dans l’absolu, Il n’a pas une petite quantité, ni une grande quantité, ni une quantité intermédiaire, car ce qui a une limite a besoin de qui lui a donné sa limite, de qui lui a accordé cette quantité et cette limite qu’il a, et celui qui a besoin d’autrui n’est pas un dieu, le hâfidh Az-Zabîdiyy a dit : celui qui a prétendu que Allâh aurait une quantité et une taille est mécréant, et cela – c’est-à-dire que Allâh n’est pas un corps impalpable ni un corps palpable, Il n’est pas une caractéristique de corps et Il n’est pas sujet aux caractéristiques des corps, tout cela est tiré du Qour’ân et confirmé par la raison. Pour ce qui est du Qour’ân, c’est tel que Sa parole taˆâlâ :
{ لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ ۖ }
[Sourate Ach-Choūrā 11]. A partir de cela, les gens de la vérité qu’ils fussent parmi les savants du hadîth ou les savants des fondements ou de la jurisprudence ont dit : les versets qui pourrait donner l’illusion que Dieu serait un corps, ou qu’Il serait sujet au caractéristiques des corps, c’est-à-dire qu’Il en serait caractérisé, il n’est pas permis de donner à ces versets leur sens apparent, on les récite tout comme il sont parvenu, comme il ont été révélés, cependant nous n’avons pas pour croyance qu’ils sont selon leurs sens apparents. Quant aux hadîth prophétique, ce dont le sens apparent laisse suggérer les contraire de ce verset par son sens apparent, alors s’ils sont parvenus par une chaîne de transmission authentique selon les spécialiste du hadîth, alors on rapporte ce hadîth mais on ne l’explique pas selon son sens apparent. Les savants des fondements et du hadîth ont dit : tout hadîth qui donne l’illusion d’avoir un sens qui est faux et qui n’admet pas une interprétation [parce que dans la langue ce n’a qu’un sens, un sens qui est faux] alors ce hadîth est infondé. Quant aux mouhaddith, a cité cette règle le grand hafîdh, l’orateur Al-Baghdâdiyy dans son livre « Al-Faqîhou wal-Moutafaqqih » et ailleurs, il a dit : « La Loi ne vient pas avec quelque chose que la raison n’accepte » c’est-à-dire qu’elle ne vient qu’avec ce que la raison accepte, or la raison n’accepte pas que Dieu serait localisé dans le ciel, car celui qui est localisé dans une direction et un endroit est un corps, soit c’est un corps de petite taille soit un corps de grande taille, or la raison n’accepte pas que le Créateur des corps soit Lui-même un corps. Est-ce que l’humain crée un humain comme lui, ou un animal, ou un oiseau, ou une lumière, ou une obscurité, que ce soit un corps palpable ou corps impalpable ? la raison ne l’accepte pas. Donc, tout hadîth dont son sens apparent pourrait laisser croire que Dieu serait un corps, ou qu’Il serait attribué par une chose de parmi les caractéristiques des corps c’est rejeté, ainsi, la croyance que Dieu serait un corps, ou qu’Il aurait un volume ou une taille, ou qu’Il serait assis, ou au-dessus du trône, ou qu’Il aurait une quantité, ou une localisation dans une direction, ou qu’Il serait dans un endroit ou dans tous les endroits, tout cela est de la mécréance qui fait sortir de l’Islam, de même celui qui le fait ressembler par quoi que ce soit de parmi Ses créatures, même par une seule des caractéristiques des créatures.
En outre, Ach-Châfiˆiyy a dit, que Dieu l’agrée :
من قال أو اعتقد أنَّ الله جالسٌ على العرش فهو كافر
Ce qui signifie : « Celui qui dit ou croit que Dieu serait assis sur le trône est un mécréant », rapporté par Ibnou l-Mouˆallim Al-Qourachiyy dans son livre « Najmou l-Mouhtadiyy waRajmou l-Mouˆtadiyy » page 551.
Et il a dit, que Dieu l’agrée :
المجسّم كافر
Ce qui signifie : « Les corporalistes sont des mécréants » rapporté par le hâfidh As-Souyoûtiyy dans son livre « Al-‘Achbâhou wan-Nadhâ’ir » en page 488.
Et l’imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal a dit, que Dieu l’agrée :
من قال إن الله جسم لا كالأجسام كفر
Ce qui signifie : « Celui qui dit que Dieu est un corps pas comme les corps est mécréant » rapporté par le hâfidh Badrou d-Dîn Az-Zarkachiyy dans son livre « Tachnîfou l-Maçâmiˆ » quatrième volume page 648.
Et l’imam Mouhammad Ibnou Badrou d-Dîn Ibnou Balbân Ad-Dimachqiyy le hanbalite, mort en 1083 de l’hégire dans son livre « Moukhtasarou l-‘Ifâdât » page 489 a dit : donc celui qui a cru ou qui a dit que Dieu par Son Être est dans tous les endroit ou dans un endroit alors il est mécréant.
Aboû Hanîfah a dit dans sa Wasiyyah : celui qui a dit qu’un attribut de Dieu est entré en existence, ou qui a douté, ou qui ne prend pas position est mécréant. =
= De plus, le savant hanafite le Chaykh ˆAbdou l-Ghaniyy An-Nâboulçiyy dans son livre « ‘Asrârou ch-Charîˆah » a dit que celui qui croit que Dieu est une lumière qui emplit les cieux et la terre, ou qu’Il est un corps assis au-dessus du trône est certes mécréant, et même s’il prétend être musulman, fin de citation. En raison de ce que cela contredit les preuves rationnelles catégoriques. De plus, le Qour’ân honoré nous a guidé dans plus d’un passage à prendre en considération la raison, ainsi parmi ceux-là il se trouve la parole de Dieu :
{ فَاعْتَبِرُوا يَا أُولِي الْأَبْصَارِ }
[Sourate Al-Ḥashr 2], ce qui signifie : « Observez bien ô vous qui êtes doté de raison », et Sa parole :
{أَوَلَمْ يَنْظُرُوا فِي مَلَكُوتِ السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضِ وَمَا خَلَقَ اللَّهُ مِنْ شَيْءٍ }
[Sourate Al-A`rāf 185], ce qui signifie : « N’ont-ils pas observez la souveraineté de Dieu dans les cieux et dans la terre, et ce que Dieu a créé comme chose ». Cela veut dire que ces mécréants ne méditent pas sur le monde céleste ni sur le monde terrestre, si sur ce que Dieu a créé autre que ces deux, tout cela indique l’existence de Dieu, tout cela indique Sa divinité et l’absence de toute ressemblance avec autre que Lui. La louange est à Allâh, Dieu a guidé les sunnites a bien comprendre la preuve textuelle : le Qour’ân et le hadîth, et la preuve rationnelle, et les sunnites ont rassemblé entre les deux preuves, la preuve rationnelle et la preuve textuelle, et la louange et à Dieu.
[4] Allâh taˆâlâ dit :
{اللَّهُ يَصْطَفِي مِنَ الْمَلَائِكَةِ رُسُلًا وَمِنَ النَّاسِ ۚ }
[Sourate Al-Ḥajj 75], ce qui signifie : « Dieu choisit parmi les anges des messagers et de parmi les humains » c’est-à-dire que Dieu a élu d’entre les anges un groupe à qui Il a accordé un degré supérieur sur les autres, les meilleurs et les plus spécifiques sont Jibrîl, Mîkâ’îl, Isrâfîl, ˆAzrâ’îl, Ridwân l’ange gardien du paradis, Mâlik l’ange gardien de l’enfer, les anges portant le trône, et le meilleur de tous les anges particuliers et leur président est Jibrîl. Les anges, leur apparence d’origine n’est pas comme celles des humains, mais ils sont des créatures particulières, ils sont des créatures de lumière, il ne sont ni mâle ni femelle, les anges ne mangent pas et ne boivent pas, ils ne dorment pas, ils ne défèquent pas ni n’urinent, ils ne désobéissent pas en ce qui leur a été ordonné et ils font ce qui leur a été ordonné, et chaque ange a deux ailes, ou quatre, ou six ou plus que cela, Allâh taˆâlâ dit :
{ الْحَمْدُ لِلَّهِ فَاطِرِ السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضِ جَاعِلِ الْمَلَائِكَةِ رُسُلًا أُولِي أَجْنِحَةٍ مَثْنَىٰ وَثُلَاثَ وَرُبَاعَ ۚ يَزِيدُ فِي الْخَلْقِ مَا يَشَاءُ ۚ إِنَّ اللَّهَ عَلَىٰ كُلِّ شَيْءٍ قَدِيرٌ }
[Sourate Fāṭir 1]
Ce qui signifie : « La louange est à Allâh le Créateur des cieux et de la terre qui a fait de certains anges des messagers, ils ont des paires d’ailes, deux, trois ou quatre. Il ajoute dans Sa création ce qu’Il veut, certes Allâh est sur toutes choses tout puissant ».
Notre maitre Jibrîl a six-cent ailes, et il se trouve des anges qui ont plus que Jibrîl, mais du pont de vue du mérite il est celui qui a le plus au degré selon Dieu. Une fois, le Messager était à La Mecque, il était dans un endroit qu’on appelle ‘Ajyâd, alors Jibrîl lui dit : demande à ton Seigneur de me voir sous ma véritable apparence. Il a demandé et il lui est apparu à partir du levant et à caché ce qui est du levant au couchant, le Messager de Dieu s’est alors évanoui, Jibrîl a repris une apparence humaine, apirs le Messager avec lui et l’a serré contre lui, ensuite le Messager de Dieu a dit :
يَا جِبْرِيلُ مَا ظَنَنْتُ أَنَّ اللَّهَ تعالى خَلَقَ أَحَدًا عَلَى مثل هذه الصورة
Ce qui signifie : « Ô Jibrîl, je n’ai pas pensé que Allâh taˆâlâ a crée une créature avec un tel aspect », et Jibrîl a dit : certes Dieu m’a crée avec six-cent ailes mais je n’en ai ouverte que deux, et Allâh a créé Isrâfîl avec six-cent ailes sauf qu’une seule de ses ailes est de la même taille que l’ensemble de mes ailes.
[5] Sache que la voie pour reconnaitre le prophète c’est le miracle (mouˆjizah). Et le sens du miracle c’est que c’est un signe qui témoigne que cette personne qui dit de lui-même qu’il est un prophète de Dieu qu’il est bien un prophète de Dieu et qu’il est véridique. Et le miracle est une chose d’extraordinaire qui vient en conformité avec ce que dit celui qui prétend la prophétie, il ne peut être contredit par une chose semblable, c’est-à-dire que les incrédules ne sont pas capable de faire quelque chose de semblable.
Utilité importante : le miracle, il n’est pas une condition qu’il ait lieu suite à un défi, cependant il est une condition qu’il soit valide à constituer un défi.
Les chose qui sont étonnantes mais qui ne sorte pas de l’ordinaire ce ne sont pas des miracles. De même, ce qui est extraordinaire mais qui ne s’accompagne pas d’une prétention à la prophétie, comme les choses extraordinaire qui arrive aux saints qui suivent les prophètes, il ne s’agit pas de miracle mais on les nomme prodige (karâmah). Celui qui suit le prophète véritablement, d’une manière complète, il accomplit les devoirs, il évite les interdits et il multiplie les actes surérogatoires, alors la chose extraordinaire qui peut apparaitre entre ses mains on dit de cela un prodige, et on ne dit pas un miracle car le saint ne prétend qu’il est un prophète, sinon il n’aurait pas eu de prodige, et tous prodige qui arrive aux mains de ce saint c’est un miracle pour le prophète qui est suivi. =
= Et de même, ne constitue pas un miracle ce qui peut être opposé par quelque chose de semblable comme la sorcellerie, en effet il peut lui être opposé quelque chose de semblable. La sorcellerie ne s’appelle pas miracle car la sorcellerie, un autre sorcier peut faire la même chose, quant au miracle les opposant ne peuvent pas amener quoi que ce soit de semblable.
[6] Rapporté par At-Tirmidhiyy.
[7] Il est un devoir de croire que Allâh taˆâlâ n’est pas vu dans le bas-monde, cependant le Messager L’a vu dans la nuit de l’ascension par son cœur, et il ne l’a pas vu par ses yeux comme l’a dit Ibnou ˆAbbâs dans ce qu’a rapporté Mouslim « Mouhammad a vu son Seigneur par son cœur à deux reprise », et il est un devoir de croire que Allâh sera vu par les croyants dans l’au-delà alors qu’ils seront au paradis, ils le verront sont comment, ni assimilation et sans direction, c’est-à-dire qu’Il est taˆâlâ sans direction ni endroit, ce sont eux qui seront dans leur endroit au paradis Le voyant d’une vision dans laquelle ils n’auront aucun doute, ils ne se demanderont pas si ce qu’ils voient c’est Dieu ou autre, tout comme celui qui voit la lune une nuit de pleine lune sans nuages, il ne doute pas que ce qu’il a vu est bien la lune, en cela il y a la parole du Messager :
إنَّكُمْ سَتَرَوْنَ رَبَّكُمْ يَومَ القِيَامَةِ كما تَرَوْنَ القَمر ليلة البدر، لا تُضَامُونَ في رُؤْيَتِهِ
Qui signifie : « Certes vous verrez votre Seigneur au jour dernier comme vous voyez la lune une nuit de pleine lune, vous ne vous bousculerez pas pour Le voir » rapporté par Mouslim (ils ne se bousculeront pas pour Le voir, et cela est une preuve qu’Il est sans endroit, car les gens s’ils veulent voir celui qui est dans un endroit particulier, alors ils vont se bousculer pour le voir, ceux qui sont proches le verront et ceux qui sont loin ne le verront pas, ils vont de bousculer. Il y a aussi dans ce hadîth la preuve que Allâh est sans endroit). Le Messager a comparé notre vision de Dieu par le fait qu’elle ne comporte aucun doute à la vision de la lune une nuit de pleine lune, il n’a donc pas comparé Dieu avec la lune comme le prétendent certains grands ignorants, si on leur cite ce hadîth ils s’imaginent que Dieu ressemble à la lune et ceci est de la mécréance, cela fait sortir de l’Islam, quant à la preuve de la vision des croyants de leur Seigneur dans l’au-delà est Sa parole taˆâlâ :
{وُجُوهٌ يَوْمَئِذٍ نَاضِرَةٌ (22) إِلَىٰ رَبِّهَا نَاظِرَةٌ (23)}
[Sourate Al-Qiyāmah 22 – 23] qui signifie : « Des visages en ce jour resplendissants ; voyant leur Seigneur », et il a dit :
واعلموا أنَّكُم لن ترَوا ربَّكُم حتَّى تموتوا
Ce qui signifie : « Sachez que vous ne verrez pas votre Seigneur jusqu’à ce que vous mourriez » rapporté par Al-Bayhaqiyy et autre que lui. Ainsi, Dieu sera vu dans l’au-delà sans direction, les croyants le verront sans un aspect, sans faire face, sans une distance, sans qu’Il ne soit dans la direction du haut, ni la direction du bas, ni devant, ni derrière, ni à droite, ni à gauche, car certes pas une chose n’est tel que Lui.
[8] Le degré de al-‘ihsân est le plus haut des degrés dans la religion, puis dans ce degré même il comprend des degrés inférieurs et supérieurs, et le plus haut des degrés fût atteint par Aboû Bakr, on ne trouve pas après les prophètes quelqu’un parmi les humains qui ait un degré supérieur à celui de Aboû Bakr dans son ascèse, dans sa modestie, dans sa crainte envers Dieu, dans sa présence dans le cœur, dans son courage et son audace à dire la vérité, il est le musulman ayant le plus haut des degrés de al-ihsân après les prophètes, et en dessous de lui il y a des degrés, et tous ceux qui sont arrivés à ce degré ont toujours le cœur présent, c’est-à-dire qu’ils ont présent dans leur cœur la crainte de Dieu et Sa glorification comme s’ils Le voyaient, et malgré le fait qu’ils ne Le voient pas ils le craignent comme s’ils Le voyaient, voici le degré de al-ihsân, et lorsque la personne atteint le degré de al-ihsân l’adoration devient un plaisir pour lui, c’est pour cela que certains saints lorsqu’ils commencent la prière ils la prolongent. Notre maître ˆOuthmân terminait le Qour’ân en une seule rakˆah pour ce qu’ils trouvait comme grand plaisir, joie et bonheur, ceux-là sont les gens du degré de al-ihsân. Un des saints aimait tellement la prière il est sorti de chez lui vers un endroit comme une forêt comportant des arbres et il s’est mis a prier là-bas pour faire beaucoup de prière. Alors qu’il était ainsi dans la prière, il était pris par son amour pour Dieu, alors il est resté debout deux mois sans manger, sans boire, sans bouger, comme s’il était un morceau de bois, des gens lui ont ramené de la nourriture et du miel, ils disent : peut-être va-t-il se reposer dans la nuit et manger, alors que lui ne prêtait pas attention à eux et ne remarquait même pas leur présence, quand ils revenaient le lendemain ils retrouvaient la nourriture telle quelle, et après deux mois il a quitter cette région, tellement il trouvait du plaisir et de la joie, il est entré dans la prière et il s’est absenté.
Une personne s’est dit : je vais rester à le surveiller chaque nuit, peut-être se repose-t-il dans la nuit, , il a dit : je suis resté toute la nuit auprès de lui à l’observer et je n’ai pas vu qu’il bougeait, ce saint, après qu’il ait eu cette absence, il est parti vers un autre endroit, il y a vécu et les gens ont profité de lui. Il s’est plongé dans un océan d’amour pour Dieu, il a oublié sa propre personne et il a oublié le temps, il ne ressent même pas le besoin de manger ou de boire durant ce temps. Ce saint, durant la période dans laquelle il n’était pas conscient il n’a pas a rattraper.
[9] De parmi ses signes : la disparition totale des montagnes à partir de leur base, la multiplication des tremblement de terre, la multiplication de maladies inconnues auparavant, la multiplication des charlatans et des orateurs de mal, et tout cela s’est produit. Parmi cela aussi la prétention de certaines personnes à la prophétie et ceci a eu lieu également, de même le changement des saisons, l’été devient comme l’hiver et l’hiver devient comme l’été, aussi la diminution de la science religieuse et la multiplication de l’ignorance, c’est-à-dire l’ignorance de la science religieuse, et cela a eu lieu, la multiplication du meurtre et de l’injustice, le temps qui passe plus vite, la multiplication des marchés, l’attaque des différentes communautés sur la communauté de Mouhammad comme s’ils attaquaient un plat de nourriture qu’ils entourent de toutes parts, et tout cela à eu lieu.
Et de parmi les petits signes il y a l’apparition de du Mahdiyy.
[10] Rapporté par Al-Boukhâriyy et autre.
[11] C’est-à-dire An-Nawawiyy.
[12] An-Nawawiyy a dit dans le commentaire de Mouslim, chapitre de la diminution de la foi par les péchés : sa parole :
Qui signifie : « Le fornicateur n’est pas croyant lorsqu’il accomplit la fornication, et le voleur n’est pas croyant lorsqu’il vole, et le buveur d’alcool n’est pas croyant lorsqu’il boit » avec ses différentes versions, ceci est un hadîth sur lequel les savants ont divergés quant à sa signification, l’avis correct est ce qu’on dit les authentificateurs, que le croyant qui commet ces péchés sa foi n’est pas complète, ceci est parmi les termes généraux qui renient ce qui n’est pas complet, il veut par cela la négation de sa complétude dans la foi, comme lorsqu’on dit : il n’y a de science que celle qui profite, ou : il n’y a pas de biens si ce n’est les chameaux, ou : il n’y pas de vie en dehors de la vie de l’au-delà, et nous avons expliqué de cette manière en raison du hadîth de Aboû Dharr et autre :
Qui signifie : « Celui qui a dit qu’il n’est de Dieu que Dieu il entrera au paradis, et même s’il a forniqué et même s’il a volé » …
[13] Il vise par cela la soumission apparente, c’est-à-dire que ce n’est pas toute personne qui montre l’islam qui est croyant.
[14] Al-îmân dans la langue c’est l’acceptation, dans la Loi c’est une acceptation particulière, et il s’agit d’accepter ce par quoi est venu le Messager de Dieu. Quant à al-islâm dans la langue c’est la soumission, et dans la Loi c’est une soumission particulière, c’est de se soumettre à ce par quoi est venu le Prophète en prononçant les deux témoignages.
Al-Qourtoubiyy a dit : « le sens de : {وَلَٰكِنْ قُولُوا أَسْلَمْنَا}
{قَالَتِ الْأَعْرَابُ آمَنَّا ۖ قُلْ لَمْ تُؤْمِنُوا وَلَٰكِنْ قُولُوا أَسْلَمْنَا وَلَمَّا يَدْخُلِ الْإِيمَانُ فِي قُلُوبِكُمْ ۖ }
[Sourate Al-Ḥujurāt 14] c’est-à-dire : nous nous sommes soumis par crainte de la mort et de la captivité et ceci est la caractéristique des hypocrites ». Il n’y a pas dance ce verset que ces bédouin seraient des musulman (mouslim) véritablement sans être des croyants.
Celui qui croit en Dieu et en Son Messager , qui accomplit les obligations, qui évite les interdits, celui-là est muslman croyant et sa foi est complète, quant à celui qui délaisse certaines obligations comme les cinq prières, ou qu’il commette certains péchés comme de profiter du gain usuraire ou boire de l’alcool, celui-là est un musulman croyant et sa foi est incomplète. L’imam Aboû Hanîfah a dit :
« Al-‘Islâm et al-‘îmân vont de pair, ils sont tous deux comme le recto et le verso ».
L’excellence du comportement et le long silence
La louange est à Allah le seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang notre maître Mouhammad et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Nous demandons à Allah de nous préserver de l’état des gens de l’enfer, nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.
Notre Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit
« خصلتان ما إن تجمّل الخلائق بمثلهما، حسن الخلق و طول الصّمت »
(Khislatani ma ‘in tajammala l-khala‘iqou bimithlihima, housnou l-khoulouqi wa toulou ssamti)
ce qui signifie : « il y a deux caractéristiques qui sont des qualités lorsque les gens les ont ». Quelles sont ces deux caractéristiques ? Il y a housnou l-khoulouq, l’excellence de comportement et le long silence, toulou s–samt.
Ce hadith a été rapporté par ^Abdou l-Lah Ibnou Mouhammad Abou Bakr Ibnou Abi D-Dounia Al-Qourachiyy dans son livre As–samt. Le sens de ce hadith honoré c’est que ces deux caractéristiques, ces deux caractères comportent un grand bien pour les gens. Il s’agit de l’excellence de comportement et le long silence.
Le premier caractère auquel le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a incité c’est l’excellence de comportement. L’excellence de comportement c’est le titre donné à trois choses. L’excellence de comportement ce sont trois choses qui sont les bases et les piliers de ce point de caractère. L’excellence de comportement il s’agit de trois choses : La première de ces trois choses est de cesser de nuire aux gens. La première des trois choses est d’arrêter de faire du mal aux autres, cesser de nuire aux gens. La deuxième c’est supporter la nuisance d’autrui. Quand les gens te font du mal tu supportes, tu patientes et la troisième c’est de faire du bien pour celui qui est reconnaissant tout comme celui qui n’est pas reconnaissant. On fait le bien pour l’agrément de Dieu. On ne fait pas le bien pour plaire aux autres. Donc quand quelqu’un il fait le bien pour gagner des récompenses de la part de Dieu même si les gens ne sont pas reconnaissants, peu lui importe, ça ne le dérange pas, il ne va pas changer d’attitude parce que les gens ne sont pas reconnaissants. Même si les gens lui font du mal, lui il continue à faire le bien. Il fait le bien à celui qui est reconnaissant tout comme avec celui qui n’est pas reconnaissant. Ce sont là les trois choses qui sont les piliers de l’excellence de comportement.
Celui qui obtient l’excellence de comportement, celui qui réussi à avoir l’excellence de comportement, il aura obtenu un haut degré. Son degré est élevé selon le jugement de Dieu. Selon le jugement de Dieu, son degré est élevé. Pourquoi donc ? Parce que s’il a obtenu ce degré d’excellence de comportement, c’est qu’il a combattu fortement les passions de son âme. Pour obtenir ce degré d’excellence de comportement, il a combattu fortement les passions de son âme. Il se peut que grâce à l’excellence de comportement, il atteigne le degré de celui qui se lève la nuit fréquemment, régulièrement pour faire des actes d’adoration, des prières surérogatoires qu’on appelle al Qa‘im et le degré de celui qui jeûne souvent des jeûnes surérogatoires. Car celui qui se lève régulièrement la nuit pour faire des prières surérogatoires et qui fait des jeûnes surérogatoires, celui là il a un haut degré. Grâce à l’excellence de comportement il se peut qu’il atteigne le degré de celui qui se lève tout le temps la nuit pour faire des prières surérogatoires et qui jeûne le jour pour faire des jeûnes surérogatoires.
Le Messager éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit
« إن المؤمن ليدرك بحس خلقه درجة القائم الصائم »
(‘Inna l-mou’mina layoudrikou bi housni khoulouqihi darajata l-qa‘imi ssa‘imi)
ce qui signifie : « Il arrive que le croyant atteigne par son excellence de comportement le degré de celui qui fait toujours des jeûnes surérogatoires et qui se lève régulièrement la nuit pour faire des prières surérogatoires » Hadith rapporté par Abou Dawoud.
Le Prophète ^alayhi s–salatou wa s-salam a dit
« أكمل المؤمنين إيمانا أحسَنهم خلقا وخياركم خياركم لنسائهم خلقا »
(‘akmalou l-mou’minina ‘imanan ‘ahsanouhoum khoulouqan, wa khiyaroukoum khiyaroukoum linisa‘ihim khoulouqan)
ce qui signifie « Ceux d’entre vous qui ont un degré de foi le plus complet ce sont ceux qui ont les meilleurs comportements et les meilleurs d’entre vous sont ceux qui ont le meilleur comportement envers leurs épouses » [Rapporté par At-Tirmidhiyy].
Et le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit
« ما من شيء أثقل في ميزان المؤمن يوم القيامة من حسن الخلق، و إن الله يبغض الفاحش الَبَذيّ »
(Ma min chay’in ‘athqal fi mizani l-mou’mini yawma l-qiyamati min housni l-khoulouqi, wa ‘inna
l-Laha youbghidou l-fahicha l-badhiyy)
ce qui signifie : « Il n’y a pas quelque chose qui pèse plus lourd au jour du jugement dans la balance du croyant que l’excellent comportement ». C’est-à-dire que l’excellent comportement est quelque chose qui pèse lourd dans la balance du croyant au jour du jugement.
« و إن الله يبغض الفاحش الَبَذيّ »
(wa ‘inna l-Laha youbghidou l-fahicha l-badhiyy)
« Et certes Allah n’agrée pas celui qui est vulgaire dans ces propos », celui qui dit des paroles vulgaires, celui qui utilise des mots qui sont laids, qui sont mauvais, des paroles laides et vulgaires ce genre de personne Allah ne les agrée pas.
Celui qui a l’excellence de comportement il oblige son âme à faire le bien avec les gens. Il oblige son âme à agir en bien avec les gens. C’est-à-dire qu’il oblige son âme à dire et à agir en bien. Il se force à dire du bien et à agir en bien. Et il ne nuit pas aux gens, il supporte leurs nuisances. Il ne leur nuit pas et il supporte leurs nuisances.
Agir en bien, faire le bien avec les gens, c’est que tu prodigues le bien autour de toi sans requérir en contrepartie que les gens agissent en bien avec toi. Quand tu vas faire le bien tu ne cherches pas que ce soit en contrepartie d’un bien que les gens vont faire avec toi par la suite. Au contraire tu dois contraindre ton âme, tu dois l’astreindre à agir en bien envers les gens, qu’ils agissent en bien avec toi ou pas. C’est-à-dire tu ne requiers pas comme condition pour agir en bien que les gens agissent en bien. Même si eux n’agissent pas en bien avec toi, tu ne cherches pas la contrepartie. Toi lorsque tu fais le bien tu le fais pour l’agrément de Dieu. Donc il s’agit de contraindre son âme, de forcer son âme, de forcer son nafs à agir en bien même avec celui qui n’agit pas en bien avec toi. Même avec celui qui risque d’agir en mal avec toi. L’âme ici n’apprécie pas, parce que l’âme elle veut toujours être dans une bonne condition. Elle veut avoir la supériorité. Et ici c’est ça l’excellence de comportement, c’est que tu forces ton âme à faire le bien sans attendre de contrepartie même avec celui qui peut agir en mal avec toi.
L’excellence de comportement c’est un des caractères des prophètes que Dieu les honore et les élève davantage en degré. Tous les prophètes que Dieu les honore et les élève davantage en degré agissaient en bien avec ceux qui répondaient à leur appel à l’Islam et avec ceux qui ne répondaient pas à leur appel à l’Islam. Ainsi ils aimaient le bien que Allah aime pour les gens. Dans l’appel à l’Islam ils faisaient preuve de patience et ils supportaient la nuisance de la part de ceux qui ne répondaient pas à leur appel. Au contraire, même avec ceux qui leurs nuisaient, ils faisaient preuve de patience. Les prophètes appelaient leur peuple à l’adoration de Allah tabaraka wa ta^ala.
Et leur peuple répondait avec la nuisance et les insultes. Donc leur peuple répondait avec la nuisance et les insultes sauf ceux pour qui Allah a voulu le bien pour eux. Sauf ceux à qui Allah a fait miséricorde puisqu’ils ont répondu à l’appel de ces prophètes et ils sont entrés en Islam.
Le croyant qui veut donc être élevé en degré, qui veut s’élever en degré selon le jugement de Dieu, il doit améliorer son comportement. Il doit faire en sorte que son comportement soit un comportement d’excellence c’est-à-dire il patiente face à la nuisance des gens tout en agissant en bien avec eux. C’est-à-dire que dans sa conduite il est comme un arbre fruitier. L’arbre fruitier quand il est frappé avec un bâton, ses fruits tombent, et quand on cueille le fruit sans frapper ses branches, ses fruits on les obtient aussi. Il convient que le croyant soit comme un arbre fruitier, il donne ses fruits qu’on le secoue ou qu’on ne le secoue pas. Il donne toujours des fruits. C’est comme ça qu’il convient qu’il soit.
Un poète a dit :
بنيّ كن بين البشر كالنخل محمود الأثر
إذا رموه بحجر ردّ عليهم بثمر
(Bounayy, koun bayna l-bachari kannakhli, mahmouda l-‘athar ; Idha ramawhou bihajarin radda ^alayhim bithamar)
« Mon fils, sois parmi les humains, comme les palmiers, ces arbres dont on fait l’éloge : quand on lui lance des pierres [le palmier] il répond avec des fruits. »
Quand tu lances des pierres au palmier, il te fait tomber des dattes. Donc c’est ainsi qu’il convient que tu sois, c’est-à-dire tu agis avec excellence de comportement.
Et notre Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam est un excellent exemple, un excellent modèle pour nous. Allah a fait son éloge dans le Qour’an par Sa parole
{ وإنك لعلى خلق عظيم }
(Wa ‘innaka la^ala khoulouqin ^adhim)
qui signifie : « Tu as certes un excellent comportement, un comportement éminent »
Ainsi parmi les caractéristiques du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qui sont des traits de son comportement avec son peuple c’est qu’il pardonnait à celui qui était injuste avec lui. Premier trait de caractère, avec son peuple il pardonnait à celui qui était injuste avec lui et il donnait à celui qui le privait. Donc si quelqu’un ne lui donnait pas, lui il lui donne. Et il entretenait les liens avec celui qui les rompait avec lui. Si quelqu’un rompait les liens, lui il ne les rompait pas, il les entretenait. Et il agissait en bien avec celui qui agissait en mal avec lui.
Le deuxième caractère que le Prophète a mentionné dans le hadith, deux caractéristiques qui sont des qualités si les gens s’en embellissent ce sont l’excellence de comportement et le long silence.
La deuxième caractéristique que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a fortement recommandé dans le hadith honoré c’est le long silence, c’est-à-dire de ne pas trop parler sauf pour dire du bien.
Le long silence, quand on dit être longtemps silencieux c’est-à-dire silencieux et s’abstenir de dire autre que l’évocation de Dieu, autre que les autres bonnes récompenses. Parce que les évocations de Dieu et les autres récompenses c’est bien, les autres paroles qui ramènent des récompenses c’est bien de les dire. Là on parle du long silence pour autre que cela. Le long silence, c’est un caractère qui est recommandé, que Dieu agrée. La personne qui est sensée, la personne qui est raisonnable devrait être le plus longtemps possible silencieuse, et de ne parler que pour dire du bien.
Donc la personne sensée devrait être le plus longtemps possible silencieuse et ne parler que pour dire du bien.
Il convient à la personne d’être silencieuse sauf pour du bien, pour ce qui lui est utile pour sa subsistance ou pour ce qui lui est utile pour son au-delà comme les évocations de Allah, comme la récitation du Qour’an, comme les autres bonnes actions.
La personne aura ainsi des comptes à rendre sur ce qu’elle dit. Elle ne dit pas des paroles qui sont une médisance, elle parle de quelqu’un dans son absence, elle dit « non ce n’est pas bien ce qu’il fait » dans le sens que c’est un défaut qu’il a en lui et qu’il n’aime pas qu’on le dévoile. Il ne fait pas la médisance, il ne va pas dire une parole qui va blesser le musulman, comme certaines femmes après des années de vie avec leur mari, il a fait quelque chose et elle lui dit « je n’ai jamais rien vu de bien de ta part ». Ça c’est haram, il se peut que cette fois ci il a fait une erreur, mais ne dit pas jamais. Si elle lui dit jamais ça lui blesse le cœur. Même si lui dit à sa femme quelque chose qui lui blesse c’est interdit pour lui mais ça c’est quelque chose qui arrive souvent de la part des femmes, le Prophète a dit que beaucoup de femmes maudissent beaucoup et renient le bienfait du mari. La personne est au courant maintenant, il s’agit de gérer, parfois c’est sur un coup de colère ou quand elle est prise par la discussion et elle lâche la bombe. Il ne faut pas lâcher la bombe, il faut se contenir, c’est pour ça il vaut mieux se taire. Il vaut mieux se taire, si tu sais que tu es en colère alors tais-toi. Imagines que tu vas brûler si tu parles, imagine que tu vas recevoir un coup sur la tête si tu parles. Est-ce que tu vas parler ou est ce que tu vas t’abstenir ? Donc quand tu es en colère la solution est que tu te taises. Tu dis quand je ne serais plus en colère je gérerai la situation, là je ne suis pas en état de la gérer. Maintenant c’est comme si la pile est à plat, elle est vide. Je recharge la batterie et après on verra.
En effet le Prophète élu salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :
« إن بكلّ تسبيحة صدقة و بكل تكبيرة صدقة و كلّ تحميدة صدقة وكلّ تهليلة صدقة و أمر بالمعروف صدقة ونهي عن منكر صدقة »
(‘Inna bikoulli tasbihatin sadaqah wa bikoulli takbiratin sadaqah wa koulli tahmidatin sadaqah wa koulli tahlilatin sadaqah wa ‘amrin bil-ma^rouf sadaqah wa nahyin ^an mounkarin sadaqah)
Ce qui signifie : « pour chaque parole « soubhana l-Lah », tu as une bonne action, comme si tu faisais une aumône. Pour chaque parole « Allahou ‘Akbar » c’est comme si tu faisais une aumône, pour chaque parole « al hamdouli l-Lah » c’est comme si tu faisais une aumône, pour chaque parole « La ‘ilaha ‘illa l-Lah » c’est comme si tu donnais une aumône. Chaque fois que tu ordonnes le bien c’est comme si tu donnais une aumône, et chaque fois que tu interdis le mal c’est comme si tu faisais une aumône ». C’est-à-dire ce sont là des occasions pour parler mais ici c’est parler en bien. Quand on a vu tout à l’heure qu’il vaut mieux ne pas parler c’est-à-dire quand il y a des choses inutiles. Quand il s’agit de gagner des récompenses, on parle. C’est pour cela que quand tu vois quelqu’un qui ne fait pas la prière, tu lui dis de faire la prière. Si quelqu’un n’assiste pas à une assemblée de science de religion, tu lui dis « assiste à l’assemblée de science de la religion », si tu as vu quelqu’un qui a commis un péché, tu lui dis « arrête de commettre ce péché ».
Il est rapporté également du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qu’il a dit
« لا تكثروا الكلام بغير ذكر الله فإن كثرة الكلام بغير ذكر الله قسوة القلب «
(La toukthirou l-kalam bighayri dhikri l-Lah fa’inna kathrata l-kalam bighayri dhikri l-Lah qaswatoun lil-qalb)
ce qui signifie : « Ne parlez pas beaucoup pour dire autre que l’évocation de Allah parce que trop parler avec autre que l’évocation de Allah entraine la dureté du cœur », la personne son cœur devient dur. Qu’est ce que ça veut dire son cœur devient dur ? Même si elle entend des paroles d’exhortations, de rappels, ça ne lui attire pas l’attention, ça n’a pas d’effet sur elle parce que son cœur il est dur. Pourquoi ? Parce qu’elle bavarde, elle parle, elle parle… C’est pour cela ce n’est pas quelque chose de bien de trop parler. Dès qu’ils sont jeunes, dès qu’ils sont enfants c’est bien de les habituer à ne pas trop parler. C’est une bonne caractéristique que de garder longtemps le silence.
Allah a fait grâce à ses esclaves de nombreux bienfaits. Des bienfaits innombrables, et parmi ces bienfaits que Allah nous a accordés, il y a la langue. La langue c’est un bienfait que Allah nous a accordé. Regardez ceux qui n’ont pas de langue, ceux qui sont muets, c’est une grande épreuve. Al- Hamdouli l-Lah Allah a fait grâce à l’esclave de nombreux bienfaits dont seul Lui sait le nombre. Et parmi ces nombreux bienfaits il y a la langue.
Allah a fait que cette langue soit un organe que Allah a accordé à l’être humain pour régler ses affaires et ses besoins du bas monde et ses besoins de la religion. Pour qu’il puisse régler ses affaires et arriver à ses objectifs du bas monde et de la religion.
Et Allah nous a accordé cette langue importante pour pouvoir régler nos affaires et parvenir à nos fins concernant les sujets de la religion et concernant les sujet de l’au-delà, c’est-à-dire pour qu’on puisse l’utiliser dans ce qui est profitable et pas pour ce qui est préjudiciable. Nous ne devons pas utiliser la langue pour des choses qui vont nous nuire dans l’au-delà. Celui qui utilise cette langue dans ce qui lui est utile et pas dans ce qui lui est préjudiciable alors il n’y a pas de danger pour lui.
S’il utilise sa langue pour le bien, il ne va pas être châtié dans l’au-delà pour l’utilisation de sa langue. Quant à celui qui utilise sa langue pour le mal, celui là il n’aura pas remercié Dieu, il aura désobéi à Dieu, il mérite d’être châtié.
Et notre Messager éminent salla l-Lahou ^alayhi wa sallam que Dieu l’honore et l’élève davantage en degré a dit
« من كان يؤمن بالله و اليوم الآخر فليقل خيرا أو ليصمت »
(Man kana you’minou bi l-Lahi wa l-yawmi l-‘akhir, falyaqoul khayran ‘aw li yasmout)
ce qui signifie en français : « Celui qui croit en Dieu et au jour dernier qu’il dise du bien ou alors qu’il se taise ». C’est-à-dire avant de parler, évalue ce que tu vas dire. Est-ce que ce que tu vas dire est quelque chose de bien ou pas ? Est-ce que c’est quelque chose qui va amener un bien ou pas ? Est-ce que tu vas ordonner le bien, interdire le mal ou est ce que ce sont des paroles inutiles ? Ou pire encore, est ce que ce sont des paroles interdites qui vont nuire à quelqu’un ? Tu réfléchis. Avant de parler tu ne t’empresses pas de parler. Réfléchis d’abord si c’est utile tu le dis sinon tu te tais, c’est mieux. Il vaut mieux te taire.
Celui qui ne s’habitue pas à être silencieux, il va s’habituer à trop parler, il peut être entrainé à des situations périlleuses, dangereuses qui vont le faire glisser jusqu’à aller en enfer.
Il a été authentifié du compagnon honorable ^Abdou l-Lah ibnou Mas^oud que Allah l’agrée, qui s’était adressé à sa langue un jour et il a dit :
يا لسان قل خيرا تغنم واسكت عن شرّ تسلم من قبل أن تندم
(Ya lisan, qoul khayran taghnam wa skout ^an charrin taslam min qabli ‘an tandam)
« Ô ma langue, dis du bien, tu gagneras et abstiens toi de dire du mal, tu seras sauvé avant de le regretter car j’ai entendu le Messager de Dieu salla l-Lahou ^alayhi wa sallam dire
« أكثر خطايا ابن ءادم من لسانه »
(‘akhtharou khataya bni ‘adam min lisanihi )
Ce qui signifie en français : « la plupart des péchés de l’être humain provienne de sa langue ». [Rapporté par At–Tabaraniyy]
Et parmi les erreurs qui peuvent être commise par la langue, il y a la mécréance et les grands péchés. Si la personne utilise sa langue dans quelque chose qui fait mériter le châtiment de Dieu à cause de paroles interdites sans faire attention, il se peut que cette personne dans l’au-delà, à cause de ces paroles interdites arrive jusqu’au fond de l’enfer fond de l’enfer. Si la personne dit des paroles que Dieu a interdites sans faire attention, il se peut que dans l’au-delà il arrive au fond de l’enfer à cause de paroles qui seraient de la mécréance. Parce que la mécréance est le plus grave des péchés selon le jugement de Dieu. Il se peut que quelqu’un croit qu’il est musulman parce qu’il est né au pays, ou il dit « toute ma famille sont musulmans » ou il dit « mon père c’est un imam » Même si ton père était un imam, n’est ce pas que notre Maitre Nouh il avait quatre fils, trois étaient musulmans et le quatrième est mort mécréant. Son père était un Prophète et il est mort mécréant. Donc ce n’est pas parce que ton père ou ton voisin ou ton fils ou tu habites à la Mecque… Tu dois faire attention à ce que tu dis. Il y a des paroles qui font sortir de l’Islam. Celui qui rend interdit quelque chose de licite, celui qui rend licite quelque chose d’interdit, celui qui dit « ça ne fait rien, chacun est libre de croire ce qu’il veut », « il est libre de dire ce qu’il veut », s’il est libre, si on lui insultait sa mère ou sa sœur, alors regarde comment il réagit. Mais quand on insulte le Prophète ou insulte Dieu, tu dis c’est libre. Non ce n’est pas libre.
Donc il y a des paroles qui font sortir de l’Islam, que la personne fasse attention pour ne pas se retrouver dans l’au-delà au fond de l’enfer. Et qu’elle rappelle cela aux gens au titre d’ordonner le bien et d’interdire le mal. Ordonner le bien et interdire le mal c’est un grand devoir pour les musulmans. Beaucoup de gens l’ont délaissé de nos jours, certains disent : « moi je suis tranquille je fais mes cinq prières, je jeûne le mois de Ramadan, je ne fais pas de mal aux gens, ca va ! » Oui mais parmi les devoirs il y a ordonné le bien et interdire le mal. Que tu ailles vers les gens que tu leur rappelle les attributs de Dieu, les attributs des Prophètes. Tu leur enseignes qu’il y a des paroles qui font sortir de l’islam ? Chacun il enseigne, il enseigne, il enseigne…multiplier les assemblées de science de la religion, parce que chaytan n’aime pas les assemblées de science de la religion, il essaie de faire tout son possible pour arrêter les assemblées. Il déteste notre Prophète et il délaisse les assemblées de science. Donc il faut multiplier, il faut diffuser la science.
Et comme a dit notre Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam à notre maitre ^Aliyy ce qui signifie : « Que tu sois la cause de la bonne guidée d’une seule personne cela vaut mieux pour toi que les biens les plus précieux de ce bas monde ». Même une seule personne. Tu vas avec une personne dans un trajet, transport en commun, tu lui dis « moi je te veux le bien je te dis quelques paroles » et tu lui fais un petit rappel. C’est facile, ce n’est pas difficile. Pourquoi il y a des gens pour dire du mal ils n’ont pas froid aux yeux ? Et toi tu as la clé du paradis, tu as la science, tu as la bonne croyance et tu vas éprouver de la pudeur qui n’est pas adapté ici.
Il y a une pudeur qui est louable et une pudeur qui n’est pas louable. Pour ordonner le bien et interdire le mal il ne s’agit pas d’avoir honte, celui qui a honte c’est celui qui commet un péché. Pas celui qui est sur la vérité.
Et le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam qu’il a dit :
« إن العبد ليتكلّم بالكلمة لايرى بها بأسا يهوي بها في النار سبعين خريفا »
(Inna l-^abda layatakallamou bilkalimati, la yara biha ba’sa, yahwi biha fi n-nari sab^ina kharifa)
ce qui signifie : « Certes il arrive à l’esclave de dire une parole dans laquelle il ne voit pas de mal mais à cause de laquelle il chutera en enfer d’une distance de soixante dix automnes. ». Il dit une parole, dans cette parole il pense qu’il n’y a pas de mal mais à cause de cette parole il va chuter en enfer, il va arriver à un endroit qui est réservé aux mécréants. C’est-à-dire que même le musulman entre en enfer, il n’arrive pas au fond de l’enfer. Donc c’est pour cela que c’est important. Il s’agit de se préserver. L’Islam est très précieux. C’est facile d’entrer en Islam, c’est une parole, une phrase mais aussi c’est facile d’en sortir. Donc il faut faire attention de ne pas sortir de l’islam. Ce n’est pas parce que quelqu’un est musulman depuis vingt générations qu’il se dit « moi je suis préservé ». Le commun des musulmans n’est pas préservé. Les Prophètes sont préservés, les saints, Allah les protège. Mais le commun des musulmans ne sont pas préservés de la mécréance.
Celui qui lâche les brides à sa langue, pour dire ce qui fait mériter le châtiment de Dieu, il se peut qu’il glisse à cause d’une seule plaisanterie, une seule blague dans laquelle il y a de la mécréance, sans y voir un quelconque mal mais il mérite à cause de cela la descente jusqu’au fond de l’enfer au jour du jugement. Et combien sont nombreux les gens qui sont ainsi. Il faut faire attention pour ne pas dire de paroles qui font sortir de l’islam. Il faut faire attention pour ne pas dire des mots qui font sortir de l’islam. Certains ils plaisantent, soit disant pour faire rire les gens. Ils racontent une des paroles qui sont contraire à la religion. Et d’autres ils apprécient, ils se mettent à rire, et après ils disent « elle me plait celle là je vais la répéter celle là ».
Et parmi les choses contre lesquelles il faut se préserver et préserver sa langue et qui se produisent souvent de la part des gens c’est la médisance. Qu’est ce que la médisance ? C’est citer ton frère en Islam, ou ta sœur, par quelque chose qui est en lui, ou en elle, qu’il ou elle déteste et en son absence. Quatre choses : que tu cites ton frère ou ta sœur en Islam, par quelque chose qui est en lui, ou en elle, qu’il ou elle déteste et en son absence, ça c’est interdit. Tu dis par exemple, « untel ses enfants ne sont pas polis », ou bien « unetelle elle ne sait pas s’habiller », même si c’est vrai, ou « untel il a tel métier » pour le blâmer, c’est quelque chose qu’il déteste, on ne parle pas de quelque chose que tu cites en bien ce n’est pas interdit mais si tu le cites en mal.
Le Prophète ^alayhi s–salatou wa sallam nous a donné une règle qui est très facile à retenir :
« لا يؤمن أحدكم حتى يحبّ لأخيه ما يحب لنفسه «
(La you’minou ‘ahadoukoum hatta youhibba li-‘akhihi ma youhibou linafsihi)
« L’un de vous n’atteindra un degré de foi complète que s’il aime pour son frère ce qu’il aime pour lui-même ». Quand tu vas parler sur quelqu’un, met toi à sa place, dis toi « si c’était moi, est ce que j’aimerai qu’on parle de moi comme ça ? » Comme ça ça va t’aider à te surveiller. Donc mets-toi à la place de l’autre. Ça c’est un hadith qui signifie en français « l’un de vous n’atteindra un degré de foi complète que s’il aime pour son frère ce qu’il aime pour lui-même ». Ce que tu aimes pour toi, alors aime le pour ton frère.
Les plus graves des paroles sont les paroles de mécréance.
Qu’il est beau de conclure nos propos par un hadith du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam
« من صمت نجا «
(Man samata naja)
Qui signifie : « Celui qui se tait il est sauvé »
Et la parole du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam
« أكثر خطايا ابن ءادم من لسانه »
(‘akhtharou khataya bni ‘adam min lisanihi)
Qui signifie : « La plupart des péchés du fils de ‘Adam proviennent de sa langue ».
Un grand savant a dit : « Celui qui veut être sauvé qu’il diminue ses propos, qu’il ne parle pas beaucoup. Quand à celui qui parle beaucoup nécessairement il va tomber, soit dans le péché soit il va dire des paroles qui sont une perte de temps, il va perdre son temps, soit un péché soit une perte de temps. Si lui il fait attention à ce qu’il dit il va tomber dans ce qui est une perte de temps, mais la plupart des gens tombent dans les péchés et beaucoup tombent dans la mécréance, parce qu’ils parlent beaucoup.
Nous demandons à Allah d’être sauvés dans le bas monde et dans l’au-delà et de nous préserver nos langues de tout ce qui mène à la perte de sorte que nous ne les utilisions qu’en ce qu’Il agrée comme actes d’obéissances et comme actes de bien. Et notre dernière invocation est Al Hamdouli l-Lahi Rabbi l-^alamin
La piété
Allah ta^ala dit dans une ‘ayah honorée de sourat Al-Houjourat ce qui signifie que le mérite selon le jugement de Allah est selon et conformément à la piété. At-Taqwa, la piété c’est de s’attacher à l’obéissance à Allah en accomplissant les devoirs et en évitant les interdits, ainsi celui qui est plus pieux c’est celui là qui est plus honorable selon le jugement de Allah. Notre maître Mouhammad est le plus honorable des créatures de Allah selon Son jugement car il est celui qui fait plus preuve de piété. La piété qui est le fait de s’attacher à l’obéissance de Allah en accomplissant les devoirs et en évitant les interdits elle a pour source et pour origine le cœur.
La piété prend donc source dans le coeur et elle se diffuse sur les organes. Parce que le corps par rapport au cœur est comme les sujets par rapport à leur souverain. Tout comme le roi ou le gouverneur gère les affaires des gouvernés également le cœur gère les affaires du corps; c’est ainsi que c’est le cœur qui gère l’ouïe, c’est le coeur qui gère les mains et même la langue qui exprime ce qu’il y a dans le coeur et même le sexe : si le cœur l’envoie vers l’interdit il y va et s’il l’empêche il s’en empêche. Donc le cœur pour le corps et comme un roi pour ses gouvernés c’est donc le cœur qui gère les organes : l’ouïe, la vue, les pieds, le ventre. Si le ventre il lui est rendu possible tout ce qu’il désire il va consommer, que cela provienne du licite ou de l’interdit, où que le dirige le cœur le ventre se dirige, le cœur est comme un souverain sur le ventre. Il est comme un émir pour les organes si le cœur est sain, si le cœur est droit, les organes sont sains, les organes sont droits. C’est pour cela que le Messager de Allah est le plus pieux et des créatures de Allah, celui qui Le craint le plus. Comme le cœur du Messager de Allah comporte une humilité à l’égard de Allah, un amour pour Allah, une glorification de Allah qui n’est pas contenue dans le cœur d’un autre être humain ni même d’un ange ayant un haut degré c’est pour cela que le Messager de Allah est le meilleur de toutes les créatures de Allah.
Le mérite ne revient pas à celui qui a un âge avancé qu’il a passé dans l’adoration mais le mérite revient à ce que contient le cœur comme humilité et soumission pour Allah. C’est selon ce que le coeur contient comme soumission pour Allah ta^ala que l’homme a plus de mérite et est plus proche de l’agrément de Allah les prophètes qui ont le haut degré qui s’appelle ‘Oulou l- ^Azm sont cinq : Mouhammad, ‘Ibrahim, Mouça, ^Iça et Nouh. Le meilleur de ces cinq c’est notre maître Mouhammad, bien que notre maître Mouhammad n’a pas vécu autant que les autres. si le mérite revenait à celui qui vit le plus alors notre maître Nouh aurait été meilleur que notre maître Mouhammad ; il n’aurait pas été seulement meilleur que notre maître Mouhammad mais meilleur aussi que ‘Ibrahim, Mouça, ^Iça ^alayhimou s-salam. Mais en réalité c’est notre maître Mouhammad qui a vécu soixante-trois ans lui il est meilleur que notre maître Nouh qui a passé neuf cent cinquante années à appeler son peuple à l’Islam. Ainsi notre maître Nouh qui a vécu parmi son peuple à les appelé à l’Islam, à l’adoration de Allah neuf cent cinquante ans, mille ans moins cinquante années, il les a passé à les appeler à l’Islam lui il n’est pas meilleur que notre maître Mouhammad notre maître Nouh a donc passer mille moins cinquante années à appeler son peuple à les appeler à l’Islam et après ces neuf cent cinquante années il a vécu selon un avis soixante années et selon un autre avis environ trois cent années mais Allah tabaraka wa ta^ala a fait que notre maître Mouhammad a plus de crainte, d’humilité à l’égard de Allah et d’amour pour Allah qu’aucun autre prophète ; ainsi notre maître Mouhammad est le meilleur de toutes les créatures de Allah il est meilleur que les prophètes il est meilleur que les anges.
Il est parvenu dans le hadith sûr que Jibril ^alayhi s-salam est venu au Messager de Allah alors qu’il était endormi dans la Mecque il était dans la maison de ‘Oummou ^Aliyy la sœur de ^Aliyy le fils de Abou Talib et avec notre prophète il y avait deux de ses proches parents l’un des deux était son oncle paternel Hamza et le deuxième était Ja^far le fils de son oncle paternel. Jibril l’a pris jusqu’à la mosquée Al-Haram dans ce hadith Jibril a pris le Messager à la mosquée Al-Haram et l’a fait monter sur Al-Bouraq, Al-Bouraq qui est un animal du paradis, et cet animal a eu un mouvement de joie parce que le Messager de Allah allait monter sur son dos. Lorsque le Prophète est monté sur le dos de Al-Bouraq, Al-Bouraq a eu un mouvement de joie et Jibril a dit à Al-Bouraq à cet animal : soit ferme il n’y a pas quelqu’un qui a plus d’honneur selon le jugement de Allah qui est monté sur ton dos plus que le Messager de Allah Mouhammad. Ceci est une preuve du hadith que le Messager de Allah est la plus honorable des créatures selon le jugement de Allah même Jibril ^alayhi s-salam qui est l’ange chargé de la révélation et qui est l’envoyé de Allah pour les anges et qui a été créé bien longtemps avant ‘Adam et qui a vécu et qui vit encore jusqu’à la fin ce de bas monde, malgré tout cela il ne s’est pas considéré meilleur que le Messager de Allah Mouhammad, il a plutôt dit au sujet du messager de Allah qu’il est le meilleur de toutes les créatures de Allah et tout ce mérite c’est justement en raison de ce que son cœur contient comme amour et comme soumission pour Allah. Tout cela nous augmente en compréhension au sujet de la ‘ayah.
Et il est parvenu dans les hadith sûrs ce qui indique et qui augmente le sens de cette ‘ayah en clarté. Il est ainsi parvenu qu’il nous a été apporté dans le Sahih de Ibnou Hibban, le hadith de Jabir Ibnou ^Abdi l-Lah Al-‘Ansariyy qu’il a dit : le Messager de Allah a dit ce qui signifie : ((Ceux qui sont le plus proche de moi ce sont les pieux quels qu’ils soient et où qu’ils soient)). Le Messager nous indique ici que les meilleurs des gens et les plus proches ce sont les pieux c’est une proximité pas physique mais dans le sens. Les pieux ce sont ceux qui font preuve de piété à l’égard de Allah qui accomplissent les devoirs et qui évitent les interdictions quelque soit leur origine et où qu’ils habitent c’est-à-dire même si son corps est très loin par la distance. Ainsi le pieux est proche du Prophète en vérité même si par la distance il est éloigné de lui. Il est également parvenu du Prophète ce qui signifie : ((Fais preuve de piété à l’égard de Allah où que tu sois)). Cela veut dire que l’homme doit faire preuve de piété à l’égard de Allah où qu’il soit. Comment cela a t-il lieu ? C’est lorsque l’esclave accomplit ce que Allah lui a rendu obligatoire d’accomplir comme actes d’adoration celui qui est ainsi il est dans le bien, l’agrément de Allah. Ce qui est à prendre en considération ce n’est pas le fait d’être de la lignée du Messager de Allah. Abou Talib n’était-il pas un proche parent du Messager de Allah ?! N’est-ce pas qu’il a protégé le Prophète, qu’il l’a défendu, qu’il s’est chargé de lui pendant une certaine période ?! Malgré cela le Messager de Allah a dit de lui qu’il sera en enfer. Ce qui est à prendre en considération ce n’est pas la proche parenté avec le Messager de Allah mais ce qui a de la considération c’est la proximité en vérité et donc ce n’est pas la proximité physique ou par la proche parenté et donc c’est de faire preuve de piété et d’être croyant sans prêter attention au fait qu’il soit à l’extrême Orient ou à l’extrême Occident. Cette ‘ayah et ces hadith indiquent que le mérite selon le jugement de Allah est conformément à l’attachement à l’obéissance à Allah mais bien sûr si la piété et l’honneur de l’ascendance avec le Prophète sont réunies en une même personne ceci est un ensemble de bienfaits de la part de Allah tabaraka wa ta^ala.
Allah tabaraka wa ta^ala dit ce qui signifie : (( Mouhammad le Messager de Allah et ceux qui sont avec lui sont rudes à l’égard des mécréants et miséricordieux entre eux tu les vois en inclination en prosternation ils recherchent un bienfait de la part de Allah et un agrément leur signe est sur leurs visages suite à leurs prosternations ils ont été cités dans At-Tawrat et dans Al-‘Injil )) donc la parole de Allah qui signifie (( et ceux qui sont avec lui )) englobe tous ceux qui sont avec cette description que Allah a cité dans cette ‘ayah. Dans cette ‘ayah il y a la caractéristique de ceux qui sont avec le Messager de Allah donc cette description englobe tous ceux qui sont avec cette caractéristique là et ceux qui sont avec le Messager de Allah à savoir que la personne fait preuve de miséricorde envers les croyants et est rude avec les mécréants et qu’il veille à persévérer sur l’accomplissement de la prière et qu’il ait une intention sincère c’est-à-dire que son intention par cela c’est de rechercher l’agrément de Allah tabaraka wa ta^ala parce qu’il recherche et il espère l’agrément de Allah tabaraka wa ta^ala et Allah les a décrits par le fait que leur signe est sur leur visage. Cela ne veut pas dire que sur leur front ils ont une plaque noire suite à leur prosternation non, ce n’est pas le sens. Mais c’est parce qu’ils persévèrent sur l’accomplissement des cinq prières, qu’ils les accomplissent parfaitement, complètement avec leur inclination, leur prosternation alors sur leurs visages il y a un signe pour les pieux. Ainsi le croyant qui a dans son cœur la beauté de la foi. Lorsqu’il voit ces pieux, il se manifeste pour lui à partir de leur visage que ce sont des gens de la piété. C’est ainsi que lorsqu’il les voit, il évoque Allah tabaraka wa ta^ala. C’est au sujet de gens pareils à cela qu’il est parvenu dans le ‘athar (faits et paroles des prédécesseurs) : ((Font partie des meilleurs des esclaves de Allah ceux qui lorsqu’ils sont vus on évoque Allah)). Et par ailleurs Allah nous a appris dans cette ‘ayah que cette description a été citée dans At-Tawrat d’origine et dans Al-‘Injil d’origine. Dans At-Tawrat d’origine il y est cité que ceux qui suivront Mouhammad ils auront ces caractéristiques-là, les caractéristiques qui ont été citées dans la ‘ayah. Et le Messager de Allah était un modèle pour mettre en pratique ces caractéristiques-là. En l’occurrence, il était miséricordieux envers les croyants, il aimait les miséreux et il les faisait rapprocher de lui et il avait recommandé cela au compagnon Abou Dharr Al-Ghifariyy. Abou Dharr, que Allah l’agrée, a dit : mon bien-aimé (le Prophète Mouhammad) m’a recommandé des caractères de bien. Il m’a recommandé d’aimer les miséreux et de me rapprocher d’eux. Donc ces caractéristiques qui ont été citées dans cette ‘ayah le Messager de Allah était un modèle pour les mettre en pratique, il les avait en lui et il avait recommandé de les mettre en pratique tout comme il l’a dit au compagnon Abou Dharr Al-Ghifariyy c’est pour cela qu’il a dit : et il m’a recommandé d’aimer les miséreux et de me rapprocher d’eux.
Parmi les caractéristiques du Messager de Allah tellement il était miséricordieux et il était tendre pour les croyants c’est que lorsqu’il ne voyait pas l’un de ses compagnons pendant un certain temps il demandait après lui et tant que lorsqu’il lui a été dit qu’un homme étranger qui était croyant et pauvre lorsque le Messager a demandé après lui et qu’on lui a dit qu’il était mort le Messager est parti jusqu’à sa tombe et a fait la prière funéraire pour lui. C’était un homme étranger et le Messager ne le connaissait pas avant sauf qu’il est passé auprès du Prophète et il lui a passé le salam et lorsqu’il a demandé après lui et qu’on lui a appris qu’il était mort il a demandé à ce qu’on lui indique sa tombe où est-ce qu’il a été enterré. On la lui a indiquée il est parti et il a accompli la prière funéraire pour lui. Jusqu’à ce point là il aimait les miséreux et il s’occupait d’eux et ce n’était là qu’un homme qui était miséreux qui était croyant, qui était musulman et qui était de plus étranger. Et Abou Dharr a ajouté pour citer ce que lui a recommandé le Prophète : et il m’a recommandé de considérer ceux qui ont moins que moi et de ne pas considérer ceux qui ont plus que moi. C’est-à-dire à ne pas chercher à faire comme ceux qui ont plus que lui dans les choses du bas monde ; c’est-à-dire qu’il ne regarde pas ce qu’ont les riches mais plutôt ce qu’ont les pauvres parce que s’il regardait les riches il va trouver faible et il va négliger le bienfait que Allah lui a accordé parce que s’il regardait les riches il va trouver négligeables les bienfaits que Allah lui a accordé et il va avoir de la cupidité pour chercher à avoir plus et il ne va pas remercier Allah après cela car toute sa réflexion a été déviée par l’argent des riches, parce que son plus grand souci va devenir comment pouvoir obtenir pour avoir comme les riches. À cause de cela il va plonger et se noyer dans les choses du bas monde jusqu’à en arriver à rassembler l’argent à partir de ce qui est interdit sans prêter aucune considération à cela parce que son souci est de rassembler l’argent. Par contre s’il considérait celui qui a moins que lui, ceux qui sont plus pauvres il va redoubler en remerciement à Allah ta^ala. C’est pour cela que le Messager de Allah a recommandé au compagnon Abou Dharr de considérer ceux qui ont moins que lui et de ne pas considérer ceux qui ont plus que lui et lorsqu’il va considérer ceux qui ont moins que lui et il va redoubler en remerciement à Allah et cela va l’aider à agir avec bienfaisance en donnant ce qu’il peut, en donnant à ceux qui sont dans un besoin supérieur au sien.
Il est en effet parvenu dans le hadith sahih que le Messager de Allah a dit ce qui signifie : (( Un dirham a fait plus que cent mille dirham)). On lui a posé la question : et comment cela, Ô Messager de Allah ? Il a dit ce qui signifie : un homme qui a deux dirham il n’a rien d’autre et il donne en aumône un des deux. Et un autre qui a donne en aumône cent mille dirham de toute sa fortune. Or, comme cet homme il ne possède rien d’autre que deux dirham il a donné un des deux par recherche de l’agrément de Allah donc celui là qui a donné en aumône la moitié de ce qu’il possède il aura plus les récompenses que le riche qui a donné cent mille dirham qui représentent une petite partie de sa fortune parce que les cent mille par rapport à sa grande fortune représente quelque chose de négligeable. C’est pour cela que le Messager de Allah a dit ce qui signifie : ((Un dirham donne plus que cent mille dirham)). C’est pour cela que l’homme ne regarde pas et ne prenne pas pour exemple ceux qui ont plus que lui dans les choses de ce bas monde mais plutôt ceux qui ont moins que lui. Mais celui qui considère, comme l’a recommandé le Messager de Allah, celui qui considère celui qui a moins que lui dans les choses du bas monde cela l’aidera plus à remercier Allah. Abou Dharr a dit : et mon bien aimé m’a recommandé de maintenir et de conserver et d’entretenir les liens avec mes proches parents même si de leur côté ils les rompent. Cela veut dire que le Messager lui a recommandé également d’entretenir les liens de parenté avec ses proches parents aussi bien ses proches qui maintiennent les liens avec lui que ses proches qui rompent les liens avec lui. Ici il s’agit du proche parent, c’est-à-dire celui qui est un proche parent pour toi que ce soit du côte de ton père ou du côté de ta mère tous ceux-là il est un devoir de maintenir et d’entretenir les liens avec eux. Le Messager de Allah lui a recommandé d’entretenir les liens avec ses proches parents même si ce sont des parents qui ont rompu les liens avec lui, le Messager lui a recommandé d’entretenir les liens avec ses proches parents même si ce proche parent ne lui est pas reconnaissant. Même si ce proche parent agit en mal avec lui le Messager nous a recommandé d’entretenir les liens avec lui et d’agir en bien avec lui car il y a certaines personnes qui n’entretiennent les liens qu’avec ceux qui les entretiennent avec eux, certains n’agissent en bien qu’avec ceux qui agissent en bien avec eux, certains n’agissent en bien et ne font des choses de bien qu’avec ceux qui leur sont reconnaissants. C’est pour cela que le Messager de Allah lui a recommandé d’entretenir les liens avec les proches parents même avec ceux qui les rompent. En effet celui qui agit en bien avec son proche parent qui agit en bien avec lui aura un récompense inférieure à celui qui agit en bien avec celui qui n’agit pas en bien avec lui car le deuxième en agissant ainsi, en faisant le bien avec celui qui ne fait pas de bien avec lui, son acte revient à casser son nafs son acte l’amène à casser ses passions, les passions de son âme pour obéir à Allah ta^ala et Allah aime cela. Ainsi celui qui contredit les passions de son âme et qui agit en bien avec son proche parent qui rompt les liens de son côté avec lui celui là aura un grande récompense c’est pour cela qu’on ne prête aucune attention à ceux qui disent : moi je ne rends visite qu’a ceux qui me rendent visite. Et Abou Dharr a dit ce qui signifie : et mon bien aimé, c’est-à-dire le Messager de Allah, m’a recommandé de dire la vérité même si elle est amère. Cela veut dire que le croyant il convient qu’il dise la vérité aussi bien auprès de celui qui aime cette vérité qu’en présence de celui qui n’aime pas cette vérité. Et donc ce qu’a recommandé là le Messager de Allah c’est cela la vérité. Ces caractères et ces règles qu’a recommandés le Messager de Allah sont tous des caractères de bien.
Il lui a non seulement donné toutes les recommandations que nous avons vu mais il lui a recommandé également de beaucoup dire la parole la hawla wa la qouwwata ‘ila bi l-Lah
Cette phrase il a été rapporté au sujet de sa récompense que le Messager de Allah a dit qu’elle comporte un immense profit. Pour ce qui est de sa récompense, la récompense de cette phrase il est parvenu dans le hadith sûr que cette phrase représente un trésor sous le Trône, cette phrase constitue un grand trésor sous le Trône c’est-à-dire que cette phrase est comme une provision, une grande provision de récompenses que Allah ta^ala a réservé au croyant qui dit cette phrase. Allah tabaraka wa ta^ala fait que cette récompense de cette phrase est une provision dans l’au-delà. Allah la lui réserve dans l’au-delà, cette récompense lui sera conservée sous le Trône. Pour ce qui est de son utilité et son profit, cette phrase lève et enlève le tourment. Si quelqu’un est éprouvé, qu’il est tourmenté, parmi les meilleures des choses parmi lesquelles il s’occupe c’est de dire cette phrase et cette phrase également est utile pour celui qui est éprouvé par les mauvaises suggestions al-waswas jusqu’à avoir en lui même une grande gêne, jusqu’à faillir être atteint de folie, cette phrase lui profite par la volonté de Allah. Cette phrase lui profitera par la volonté de Allah s’il persévère et s’il veille à la dire régulièrement s’il persévère et s’il veille à la dire régulièrement, nécessairement il aura la délivrance nécessairement il aura la délivrance et sa difficulté se transformera en aisance parce que Allah tabaraka wa ta^ala a accordé à cette phrase un grand secret et un immense profit. Donc la délivrance du tourment est un des profits de cette phrase ceci est un des profits des dizaines de bénéfices de cette phrase honorée. Quant à sa signification les sens de cette phrase c’est du tawhid le sens de cette phrase c’est qu’il n’y a personne qui puisse accomplir un acte de bien ou d’obéissance si ce n’est par Allah tabaraka wa ta^ala. Personne ne peut accomplir le bien ou l’obéissance sauf par l’aide de Allah tabaraka wa ta^ala et personne ne peut se préserver du mal si ce n’est par la préservation de Allah tabaraka wa ta^ala quelque soit l’être humain qui a de l’ardeur pour faire le bien cette ardeur est une grâce et un bienfait de la part de Allah. Qu’il remercie Allah celui pour qui Allah lui a facilité de faire le bien, qu’il ne soit pas épris et imbu de soi-même mais qu’il ait présent à l’esprit que c’est Allah Qui lui a donne la capacité d’accomplir ces bonnes actions et ces actes d’obéissance. Si l’esclave a bien observé cela, a bien eu présent dans son cœur que ce bien qu’il accomplit c’est par la grâce de Allah, c’est Allah Qui lui en a donné la capacité alors il s’éloignera de l’insincérité, s’il a présent cela dans son coeur et qu’il a bien observé cela il s’éloignera de l’insincérité et il sera proche de l’état de ceux qui sont sincères car celui qui fait une bonne action avec une intention sincère par recherche de l’agrément de Allah tabaraka wa ta^ala, qui ne comporte donc pas d’insincérité Allah lui donne de la récompense. Le peu selon le jugement de Allah, Allah le lui rétribue par beaucoup tout comme celui qui a donné en aumône un dirham qui représente la moitié de ce qu’il possède parce que s’il n’avait pas eu la ferme certitude et sa grande sincérité à l’égard de Allah, il n’aurait pas donné un dirham, s’il n’avait pas eu la certitude et la foi et la sincérité il n’aurait pas donné la moitié de ce qu’il possède. Allah tabaraka wa ta^ala a fait que la récompense de celui qui a donné un dirham est plus grande que la récompense que celui qui a donné cent mille dirham le peu selon le jugement de Allah Il le rétribue par beaucoup c’est pour cela qu‘il est nécessaire d’être sincère et d’avoir la bonne intention. C’est pour cela que le Messager de Allah a accordé beaucoup d’importance à l’intention, c’est pour cela qu’il a dit dans le hadith ce qui signifie : (( Et chaque personne aura ce pour quoi elle a fait l’intention)) c’est pour cela, le peu d’actes dans lequel il y a la sincérité par recherche de l’agrément de Allah vaut mieux que beaucoup d’actes qui ne comportent pas de sincérité. C’est pour cela qu’il convient que chacun d’entre nous agisse et mettent en œuvre ces belles paroles de notre Prophète.
Et Dieu sait plus que tout autre.
La démonstration que les causes ordinaires n’ont pas d’effet en réalité, et que Celui Qui crée l’effet en réalité, c’est Allaah
Al-Hakim dans son Tarikh [1] a dit : J’ai entendu Abou Zakariyya Yahya Ibnou Mouhammad Al-‘Anbariyy dire : J’ai entendu Abou ^Iça Ibnou Mouhammad Ibnou ^Iça At–Tahmaniyy Al-Marwarroudhiyy dire : « Certes, Allah tabaraka wa ta^ala fait manifeste ce qu’Il veut s’Il veut comme ‘ayah [2] et leçons de morale au sein de Ses créatures. Il ajoute ainsi à l’Islam honneur et force et Il appuie ce qu’Il a révélé de guidée et de preuves claires. Il fait apparaître les preuves de la véracité de la prophétie et Il éclaire la signification du message. Il renforce les liens de l’Islam [3] et confirme les réalités de la foi à Ses saints, par une grâce de Sa part accordée, en leur accordant un surcroît de preuves en leur faveur et contre celui qui s’est entêté à ne pas Lui obéir et a délaissé la religion qu’Il agrée. Certes, celui qui ira à sa perte le sera après avoir eu les preuves et celui qui sera sauvé le sera après avoir eu les preuves. A Lui les louanges, il n’est de dieu que Lui, Celui Qui a les arguments majeurs, al-^izzou l-qahir –la gloire dominatrice– et at–tawlou l-bahir –Le fort mérite –. Que Allah honore et élève davantage le degré de notre maître Mouhammad, le prophète de la miséricorde et le messager de la bonne voie ; à sa famille pure la préservation de ce qu’il craint pour elle et la miséricorde de Allah et Ses bénédictions.
Certes, voilà ce dont nous avons été témoin oculaire, ce que nous avons vu à notre époque et dont nous nous sommes assurés. Ceci a fait accroître notre certitude dans notre religion et notre foi en ce avec quoi est venu notre Prophète r et à quoi il a appelé comme vérité et y a incité concernant le jihad et le mérite des martyrs et ce qu’il a porté à notre connaissance de la part de Allah ^azza wa jall à leur propos. Allah jalla thana‘ouh dit :
{وَلاَ تَحْسَبَنَّ الَّذِينَ قُتِلُوا ِفي سَبِيلِ اللهِ أَمْوَاتاً بَلْ أَحْيَاءٌ عِنْدَ رَبِّهِمْ يُرْزَقُونَ فَرِحِينَ} [4]
(wa la tahçabanna l-ladhina qoutilou fi sabili l-Lahi ‘amwatan bal ‘ahya’oun ^inda rabbihim yourzaqoun)
ce qui signifie : « Ne crois pas que ceux qui ont été tués dans la voie que Allah agrée sont actuellement morts. Ils sont vivants : leurs âmes sont en un lieu honoré par Allah, ils sont pourvus de biens et sont heureux ». J’ai traversé en l’an deux cent trente huit une des villes de Khouwarizm qui s’appelle Hazarasb, elle se trouve à l’ouest de la rivière de Jayhoun. Elle est à une distance d’une demi-journée de la grande ville. On m’a informé qu’il s’y trouvait une femme, veuve d’un martyr, qui a vu dans le rêve qu’elle avait comme été nourrie de quelque chose. Depuis, elle ne mangeait plus rien et ne buvait plus rien depuis le règne de Abou l-^Abbas Ibnou Tahir le gouverneur de Khouraçan qui était mort depuis huit ans, que Allah l’agrée. Ensuite, je suis passé par cette ville en l’an deux cent quarante deux, je l’ai vue à cette occasion et elle m’a raconté son histoire mais je ne me suis pas informé davantage en raison de mon jeune âge. Par la suite, je suis retourné à Khouwarizm à la fin de l’an deux cent cinquante deux et je l’ai vue encore vivante. J’ai aussi constaté que son histoire s’était répandue et était très connue. Cette ville est sur le chemin des caravanes et nombreux étaient ceux qui y descendaient. Lorsqu’ils entendaient son histoire, ils voulaient la voir. Pas un homme, une femme ou un enfant qu’ils interrogeaient à son sujet qui ne la connût et ne la leur montrât. Lorsque je suis parvenu dans cette région, j’ai demandé à la voir. J’ai su qu’elle s’était absentée, à plusieurs farsakh de là. J’ai suivi sa trace de village en village et je l’ai rejointe entre deux villages, marchant d’un bon pas. C’était une femme d’âge moyen, de grande taille, en bonne santé, les joues colorées, intelligente. Elle m’a accompagné à pied alors que j’étais sur ma monture. Je lui ai proposé une monture mais elle ne l’a pas montée et elle a marché avec moi vigoureusement.
Auparavant, certains commerçants et autres grands agriculteurs avaient assisté à mes assemblées. Parmi eux, il y avait un faqih nommé Mouhammad Ibnou Hamdawayh Al-Harithiyy, et Mouça Ibnou Haroun Al-Bazzar à Makkah a écrit à son propos : « Un homme mûr, persévérant dans l’accomplissement des adorations et rapportant le hadith ». Il y avait aussi un jeune homme de bien appelé ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abdi r-Rahman qui jugeait entre les plaignants de sa région. Je les avais interrogés sur cette femme. Ils ont fait son éloge et ont dit du bien d’elle. Ils ont dit que son cas est clair pour eux, il n’y a pas de divergence parmi eux à son sujet. Celui qui s’appelle ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abdi r-Rahman a dit : « J’entends son histoire depuis mon jeune âge. J’ai grandi et les gens se transmettaient son histoire. Je me suis dégagé de mes préoccupations et j’ai entrepris des recherches à son sujet. Je n’ai vu d’elle que du bien. Je n’ai pas trouvé de mensonge dans ce qu’elle disait, ni de ruse pour frauder ». Il a aussi cité que des gens parmi ceux que le Sultan avait délégués dans les alentours de Khouwarizm l’avaient tenue enfermée par le passé un, deux mois et plus dans une maison. Ils fermaient les issues et chargeaient quelqu’un de la surveiller. Ils ne la voyaient ni manger, ni boire et ne trouvaient avec elle ni traces d’urine, ni de selles. Ils agissaient alors en bien avec elle, lui donnaient des vêtements et la relâchaient. Lorsque tous les gens du pays l’ont crue, je lui ai demandé de me raconter son histoire. Je lui ai demandé son nom et toute son affaire.
Elle a dit que son nom est Rahmah Bintou ‘Ibrahim. Elle avait un époux menuisier et pauvre. Sa subsistance lui provenait du travail de ses mains au jour le jour. Il n’avait pas plus que ce qui suffisait pour la subsistance de sa famille. Elle lui avait donné plusieurs enfants. Al-‘Aqta^, le roi des mécréants était venu un jour jusqu’au village. Il avait traversé la rivière pour attaquer le village lorsqu’elle était gelée avec environ trois mille cavaliers. Les gens de Khouwarizm l’appellent Kasra. Abou l-^Abbas a dit : cet homme, Al-‘Aqta^, était un mécréant, aux grandes injustices, il avait beaucoup d’animosité envers les musulmans. Il avait fait beaucoup de mal aux habitants des frontières avec les mécréants. Il avait harcelé les gens de Khouwarizm par les captures, les tueries et les attaques. Les gouverneurs de Khouraçan le traitaient avec une certaine délicatesse, ainsi que ses semblables, les autres chefs parmi les non-arabes, pour qu’ils cessent leurs attaques envers les sujets et de faire couler le sang des musulmans. Ainsi, ils envoyaient à chacun d’eux des biens et des présents nombreux et nombre de beaux vêtements. Mais ce mécréant, une année, s’est mal conduit avec le Sultan. Je n’en connais pas la raison, était-ce parce qu’il avait trouvé que les cadeaux tardaient à venir ou parce qu’il avait trouvé que ce qu’on lui avait offert avait moins de valeur que ce qui avait été offert à des rois parmi ses semblables. Il est alors venu avec ses soldats et a barré les routes. Il a fait du mal, il a semé la discorde, tué et il a mutilé les cadavres. Les armées de Khouwarizm n’ont pas pu le contenir. La nouvelle de ses agissements parvint à Abou l-^Abbas ^Abdou l-Lah Ibnou Tahir, que Allah lui fasse miséricorde. Il a chargé pour cela quatre chefs d’armées : Tahir Ibnou ‘Ibrahim Ibnou Malik, Ya^qoub Ibnou Mansour Ibnou Talhah, Mikal Mawla Tahir et Haroun Al-^Arid.
Il a aussi fourni le pays en soldats et en armes qu’il a placés aux quatre coins du pays, chacun dans un quart. Ils ont réussi à protéger les femmes et les enfants par la volonté de Allah ta^ala. Cependant, la rivière de Jayhoun qui est la rivière en amont du fleuve Balkh a gelé lorsque le froid s’est accru. Cette rivière est très grande et sa crue est dévastatrice et très étendue. Lorsqu’elle s’élargit, sa largeur atteint environ un farsakh et lorsqu’elle gèle, elle devient ferme. On ne peut atteindre l’eau que si on creuse, comme sont creusés les puits dans la roche. J’ai vu l’épaisseur de la glace atteindre dix empans. On m’a informé que dans le passé, elle dépassait vingt empans. Et lorsqu’elle gèle, la glace sert de pont pour les gens du pays. Ainsi, les soldats, les chariots et les caravanes peuvent circuler dessus. La liaison se fait entre les deux berges. Cette situation peut durer cent vingt jours et si une année, le froid est moins rude, cela dure de soixante-dix jours à trois mois.
La femme a dit : le mécréant traversa avec ses cavaliers jusqu’aux portes de la forteresse. Les gens s’étaient barricadés et avaient rassemblé leurs biens. Ils emmenèrent les musulmans et leur firent du mal. Les gens de la région furent pris à l’intérieur et voulurent sortir. Le chargé du gouverneur les empêcha de sortir tant que les renforts du Sultan n’étaient pas encore parvenus jusqu’à eux et que les volontaires n’étaient pas arrivés. Un groupe de jeunes gens et des moins âgés s’avancèrent et se rapprochèrent des remparts avec ce qu’ils avaient pu prendre d’armes. Lorsqu’ils se retrouvèrent à l’extérieur, les mécréants les attaquèrent et les musulmans se regroupèrent dans un petit bois. Ils s’y protégèrent et prirent une barricade derrière laquelle ils combattirent. Ils se retrouvèrent ainsi isolés de la forteresse et les renforts étaient encore loins. Ils combattirent de toutes leurs forces et ne lâchèrent pas jusqu’à ce que cordes et arcs fussent cassés. Ils furent aussi atteints de fatigue, de faim et de soif. La plupart d’entre eux furent tués et le restant atteints de graves blessures. A la tombée de la nuit, les deux groupes se séparèrent.
La femme a dit : Les feux avaient été allumés en signal du haut des tours dès que le mécréant avait traversé. La nouvelle était alors arrivée à Al-Jourjaniyyah qui est une ville immense à l’extrémité de Khouwarizm. Mikal Mawla Tahir y campait avec son armée. Il avait alors accouru en renfort par égard à l’émir Abou l-^Abbas ^Abdou l-Lah Ibnou Tahir, que Allah lui fasse miséricorde. Il avait parcouru jusqu’à Hazarasb, en un jour et une nuit, quarante farsakh des farsakh de Khouwarizm qui valent beaucoup plus que les farsakh de Khouraçan. Les mécréants s’apprêtaient à en finir avec les gens du bois. C’est alors qu’ils ont vu s’élever les drapeaux noirs et ont entendu le bruit des tambours. Ils ont alors fuit et laissé ces gens-là. Mikal est alors arrivé au lieu de la bataille, il enterra les morts et transporta les blessés.
La femme a dit : cette après-midi là, on amena à la forteresse environ quatre cents morts. Il n’y eut pas une maison à laquelle on ne portât un tué. La catastrophe était générale et toute la région était en pleurs. Elle a dit : mon époux fut déposé chez moi, tué. J’ai pleuré et ressenti une extrême tristesse telle que ressent la jeune femme pour la perte de son mari, le père de ses enfants, et nous avions des enfants. Elle a dit : les femmes de mes proches et des voisines se sont réunies pour m’aider à supporter ma tristesse. Les enfants étaient venus et ils étaient jeunes, ils ne réalisaient pas ce qui était arrivé. Ils demandaient du pain et je n’en avais pas. Je me suis sentie gênée. C’est alors que j’ai entendu l’appel à la prière du maghrib. Je me suis alors levée pour la prière et j’ai accompli ce que mon Seigneur m’ordonne. Je me suis prosternée et j’ai invoqué et j’ai supplié Allah ta^ala et je lui ai demandé qu’Il m’accorde la patience et qu’Il subvienne aux besoins de mes enfants orphelins. Le sommeil m’a prise dans ma prosternation et je me suis vue comme si j’étais sur une terre très belle, rocheuse et je cherchais mon mari. Un homme m’a alors appelée : où vas-tu femme libre ? Je lui ai répondu : je cherche mon mari. Il m’a dit : prends à droite. J’eus alors devant moi une terre étendue, bien arrosée, verdoyante. Je vis des palais et des édifices que je ne pourrais décrire. Je n’ai jamais rien vu de semblable. Il y avait aussi des rivières qui coulaient sur la surface du sol, sans lit profond ni berges. Je suis arrivée auprès de gens assis en ronds, habillés de vêtements verts, la lumière rayonnant d’eux. Ils étaient ceux qui avaient été tués dans la bataille, en train de manger autour de plats servis à portée de mains. Je me suis mise à marcher parmi eux, à les dévisager pour trouver mon mari. C’est lui qui m’aperçut. Il m’a appelée : Rahmah ! J’ai suivi la provenance de la voix et je l’ai trouvé dans le même état que les autres martyrs que j’avais vus : son visage était comme la lune, une nuit de pleine lune. Il mangeait avec des compagnons à lui qui s’étaient faits tués ce jour-là avec lui. Il a dit à ses compagnons : cette pauvre femme est affamée depuis ce jour, est-ce que vous permettez que je lui donne quelque chose à manger ? Ils l’ont autorisé. Il m’a donné un morceau de pain. Elle a dit : et je savais à cet instant que c’était du pain mais je ne savais pas comment il avait été préparé. Il était plus blanc que la neige et le lait et plus sucré que le miel et le sucre et plus tendre que le beurre et le beurre de conserve fondu (saman). Je l’ai mangé. Lorsqu’il parvint dans mon estomac, il m’a dit : va, Allah te suffit [par ce morceau de pain] ta nourriture et ta boisson tant que tu seras encore vivante dans le bas-monde. Je me suis alors réveillée de mon sommeil, rassasiée, sans soif, je n’avais pas besoin de nourriture ni de boisson. Je ne les ai plus goûtés depuis ce jour-là et jusqu’à aujourd’hui et pas une seule chose que les gens consomment.
Abou l-^Abbas a dit : et elle venait à nous alors que nous mangions, elle se mettait de côté et se bouchait le nez en disant que l’odeur de la nourriture la gênait. Je lui ai demandé : est-ce que tu manges quelque chose ou tu bois autre chose que de l’eau ? Elle a dit : non. Je lui ai demandé : est-ce qu’il sort de toi des gaz ou autre, comme il en sort des gens ? Elle a dit : rien ne sort depuis cette époque. Je lui dit alors : et les menstrues ? Je pense qu’elle a dit : elles se sont arrêtées avec l’arrêt de la nourriture. Je lui ai dit : n’éprouves-tu pas le besoin qu’ont les femmes pour les hommes ? Elle a dit : n’as-tu pas honte de me poser pareille question ? Je lui dit alors : peut-être parlerai-je aux gens de toi, il est indispensable que je demande. Elle a dit : je n’ai pas de besoin. Je lui ai dit : est-ce que tu dors ? Elle a dit : oui, du meilleur des sommeils. Je lui ai dit : que vois-tu dans ton sommeil ? Elle a dit : comme ce que vous voyez. Je lui ai dit : éprouves-tu de la gêne à cause de la perte de la nourriture ? Elle a dit : je n’ai pas ressenti de faim depuis que j’ai mangé de cette nourriture. Elle acceptait l’aumône. Je lui ai dit : que fais-tu avec ? Elle a dit : je m’habille et j’habille mes enfants. Je lui ai dit : ressens-tu le froid, es-tu affectée par la chaleur ? Elle a dit : oui. Je lui ai dit : éprouves-tu de la fatigue lorsque tu marches ? Elle a dit : oui, ne suis-je pas un être humain ?! Je lui ai dit : fais-tu le woudou’ pour la prière ? Elle a dit : oui. Je lui ai dit : pourquoi ? Elle a dit : les savants me l’ont ordonné. Je me suis dit : ils lui ont donné l’avis de jurisprudence d’après le hadith : ((لاَ وُضُوءَ إِلاَّ مِنْ حَدَثٍ أَوْ نَوْمٍ)) (la woudou‘a ‘il-la min hadathin ‘aw nawm) ce qui signifie : « Pas de woudou’ qu’à la suite d’un hadath ou d’un sommeil ». Elle m’a dit que son ventre collait à son dos. J’ai alors demandé à une de nos femmes qui a ainsi regardé –c’est-à-dire à autre que la zone de pudeur–. Elle a trouvé que son ventre était comme elle l’avait décrit. Elle avait pris un sac, l’avait bourré de coton et le tenait sur son ventre pour que son dos ne se casse pas lorsqu’elle marchait. Ensuite, j’allais et venais à Hazarasb tous les deux ou trois ans et je la trouvais. Je lui posais à nouveau les mêmes questions. Elle n’ajoutait rien ni ne diminuait. J’ai parlé d’elle à ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abdi r-Rahman le Faqih. Il a dit : j’ai entendu ces paroles depuis mon jeune âge. Je n’ai trouvé personne qui l’ait accusée de mensonge ou qui prétende qu’il a entendu qu’elle mange ou qu’elle boit ou qu’elle va aux toilettes ». Fin de citation.
Cette histoire montre qu’il n’y a pas de lien obligatoire selon la raison entre l’absence de nourriture et la maladie, la perte de la santé et la dégradation physique. De même pour toutes les causes ordinaires, il est valable selon la raison que leurs conséquences ne se produisent pas, que les choses sont selon la volonté de Allah ta^ala et que les martyrs ont une vie dans le temps qui sépare la mort de la résurrection. Il est donc exempt d’imperfection Celui Qui est tout-puissant sur toute chose.
[1] C’est-à-dire Al-Hakim l’auteur de Al-Moustadrak à propos de l’histoire de Nayçabour.
[2] Comme « ‘ayah » c’est-à-dire comme signes qui indiquent la véracité de l’Islam et « les leçons de morale » c’est-à-dire dont on prend la force de la croyance en l’Islam.
[3] Tels les nœuds d’une corde.
[4] [sourat ‘Ali ^Imran / 169]
La piété
Allah ta^ala dit dans une ‘ayah honorée de sourat Al-Houjourat ce qui signifie que le mérite selon le jugement de Allah est selon et conformément à la piété. At-Taqwa, la piété c’est de s’attacher à l’obéissance à Allah en accomplissant les devoirs et en abandonnant les interdits. Ainsi, celui qui est plus pieux c’est celui là qui est plus honorable selon le jugement de Allah. Notre maître Mouhammad est le plus honorable des créatures de Allah selon Son jugement car il est celui qui fait plus preuve de piété. La piété qui est le fait de s’attacher à l’obéissance de Allah en accomplissant les devoirs et en évitant les interdits elle a pour source et pour origine le cœur.
La piété prend donc source dans le coeur et elle se diffuse sur les organes. Parce que le corps par rapport au cœur est comme les sujets par rapport à leur souverain. Tout comme le roi ou le gouverneur gère les affaires des gouvernés également le cœur gère les affaires du corps; c’est ainsi que c’est le cœur qui gère l’ouïe, c’est le coeur qui gère les mains et même la langue qui exprime ce qu’il y a dans le coeur et même le sexe : si le cœur l’envoie vers l’interdit il y va et s’il l’empêche il s’en empêche. Donc le cœur pour le corps et comme un roi pour ses gouvernés c’est donc le cœur qui gère les organes : l’ouïe, la vue, les pieds, le ventre. Si le ventre il lui est rendu possible tout ce qu’il désire il va consommer, que cela provienne du licite ou de l’interdit, où que le dirige le cœur le ventre se dirige, le cœur est comme un souverain sur le ventre. Il est comme un émir pour les organes si le cœur est sain, si le cœur est droit, les organes sont sains, les organes sont droits. C’est pour cela que le Messager de Allah est le plus pieux et des créatures de Allah, celui qui Le craint le plus. Comme le cœur du Messager de Allah comporte une humilité à l’égard de Allah, un amour pour Allah, une glorification de Allah qui n’est pas contenue dans le cœur d’un autre être humain ni même d’un ange ayant un haut degré c’est pour cela que le Messager de Allah est le meilleur de toutes les créatures de Allah.
Le mérite ne revient pas à celui qui a un âge avancé qu’il a passé dans l’adoration mais le mérite revient à ce que contient le cœur comme humilité et soumission pour Allah. C’est selon ce que le coeur contient comme soumission pour Allah ta^ala que l’homme a plus de mérite et est plus proche de l’agrément de Allah les prophètes qui ont le haut degré qui s’appelle ‘Oulou l- ^Azm sont cinq : Mouhammad, ‘Ibrahim, Mouça, ^Iça et Nouh. Le meilleur de ces cinq c’est notre maître Mouhammad, bien que notre maître Mouhammad n’a pas vécu autant que les autres. si le mérite revenait à celui qui vit le plus alors notre maître Nouh aurait été meilleur que notre maître Mouhammad ; il n’aurait pas été seulement meilleur que notre maître Mouhammad mais meilleur aussi que ‘Ibrahim, Mouça, ^Iça ^alayhimou s-salam. Mais en réalité c’est notre maître Mouhammad qui a vécu soixante-trois ans lui il est meilleur que notre maître Nouh qui a passé neuf cent cinquante années à appeler son peuple à l’Islam. Ainsi notre maître Nouh qui a vécu parmi son peuple à les appelé à l’Islam, à l’adoration de Allah neuf cent cinquante ans, mille ans moins cinquante années, il les a passé à les appeler à l’Islam lui il n’est pas meilleur que notre maître Mouhammad notre maître Nouh a donc passer mille moins cinquante années à appeler son peuple à les appeler à l’Islam et après ces neuf cent cinquante années il a vécu selon un avis soixante années et selon un autre avis environ trois cent années mais Allah tabaraka wa ta^ala a fait que notre maître Mouhammad a plus de crainte, d’humilité à l’égard de Allah et d’amour pour Allah qu’aucun autre prophète ; ainsi notre maître Mouhammad est le meilleur de toutes les créatures de Allah il est meilleur que les prophètes il est meilleur que les anges.
Il est parvenu dans le hadith sûr que Jibril ^alayhi s-salam est venu au Messager de Allah alors qu’il était endormi dans la Mecque il était dans la maison de ‘Oummou ^Aliyy la sœur de ^Aliyy le fils de Abou Talib et avec notre prophète il y avait deux de ses proches parents l’un des deux était son oncle paternel Hamza et le deuxième était Ja^far le fils de son oncle paternel. Jibril l’a pris jusqu’à la mosquée Al-Haram dans ce hadith Jibril a pris le Messager à la mosquée Al-Haram et l’a fait monter sur Al-Bouraq, Al-Bouraq qui est un animal du paradis, et cet animal a eu un mouvement de joie parce que le Messager de Allah allait monter sur son dos. Lorsque le Prophète est monté sur le dos de Al-Bouraq, Al-Bouraq a eu un mouvement de joie et Jibril a dit à Al-Bouraq à cet animal : soit ferme il n’y a pas quelqu’un qui a plus d’honneur selon le jugement de Allah qui est monté sur ton dos plus que le Messager de Allah Mouhammad. Ceci est une preuve du hadith que le Messager de Allah est la plus honorable des créatures selon le jugement de Allah même Jibril ^alayhi s-salam qui est l’ange chargé de la révélation et qui est l’envoyé de Allah pour les anges et qui a été créé bien longtemps avant ‘Adam et qui a vécu et qui vit encore jusqu’à la fin ce de bas monde, malgré tout cela il ne s’est pas considéré meilleur que le Messager de Allah Mouhammad, il a plutôt dit au sujet du messager de Allah qu’il est le meilleur de toutes les créatures de Allah et tout ce mérite c’est justement en raison de ce que son cœur contient comme amour et comme soumission pour Allah. Tout cela nous augmente en compréhension au sujet de la ‘ayah.
Et il est parvenu dans les hadith sûrs ce qui indique et qui augmente le sens de cette ‘ayah en clarté. Il est ainsi parvenu qu’il nous a été apporté dans le Sahih de Ibnou Hibban, le hadith de Jabir Ibnou ^Abdi l-Lah Al-‘Ansariyy qu’il a dit : le Messager de Allah a dit ce qui signifie : ((Ceux qui sont le plus proche de moi ce sont les pieux quels qu’ils soient et où qu’ils soient)). Le Messager nous indique ici que les meilleurs des gens et les plus proches ce sont les pieux c’est une proximité pas physique mais dans le sens. Les pieux ce sont ceux qui font preuve de piété à l’égard de Allah qui accomplissent les devoirs et qui évitent les interdictions quelque soit leur origine et où qu’ils habitent c’est-à-dire même si son corps est très loin par la distance. Ainsi le pieux est proche du Prophète en vérité même si par la distance il est éloigné de lui. Il est également parvenu du Prophète ce qui signifie : ((Fais preuve de piété à l’égard de Allah où que tu sois)). Cela veut dire que l’homme doit faire preuve de piété à l’égard de Allah où qu’il soit. Comment cela a t-il lieu ? C’est lorsque l’esclave accomplit ce que Allah lui a rendu obligatoire d’accomplir comme actes d’adoration celui qui est ainsi il est dans le bien, l’agrément de Allah. Ce qui est à prendre en considération ce n’est pas le fait d’être de la lignée du Messager de Allah. Abou Talib n’était-il pas un proche parent du Messager de Allah ?! N’est-ce pas qu’il a protégé le Prophète, qu’il l’a défendu, qu’il s’est chargé de lui pendant une certaine période ?! Malgré cela le Messager de Allah a dit de lui qu’il sera en enfer. Ce qui est à prendre en considération ce n’est pas la proche parenté avec le Messager de Allah mais ce qui a de la considération c’est la proximité en vérité et donc ce n’est pas la proximité physique ou par la proche parenté et donc c’est de faire preuve de piété et d’être croyant sans prêter attention au fait qu’il soit à l’extrême Orient ou à l’extrême Occident. Cette ‘ayah et ces hadith indiquent que le mérite selon le jugement de Allah est conformément à l’attachement à l’obéissance à Allah mais bien sûr si la piété et l’honneur de l’ascendance avec le Prophète sont réunies en une même personne ceci est un ensemble de bienfaits de la part de Allah tabaraka wa ta^ala.
Allah tabaraka wa ta^ala dit ce qui signifie : (( Mouhammad le Messager de Allah et ceux qui sont avec lui sont rudes à l’égard des mécréants et miséricordieux entre eux tu les vois en inclination en prosternation ils recherchent un bienfait de la part de Allah et un agrément leur signe est sur leurs visages suite à leurs prosternations ils ont été cités dans At-Tawrat et dans Al-‘Injil )) donc la parole de Allah qui signifie (( et ceux qui sont avec lui )) englobe tous ceux qui sont avec cette description que Allah a cité dans cette ‘ayah. Dans cette ‘ayah il y a la caractéristique de ceux qui sont avec le Messager de Allah donc cette description englobe tous ceux qui sont avec cette caractéristique là et ceux qui sont avec le Messager de Allah à savoir que la personne fait preuve de miséricorde envers les croyants et est rude avec les mécréants et qu’il veille à persévérer sur l’accomplissement de la prière et qu’il ait une intention sincère c’est-à-dire que son intention par cela c’est de rechercher l’agrément de Allah tabaraka wa ta^ala parce qu’il recherche et il espère l’agrément de Allah tabaraka wa ta^ala et Allah les a décrits par le fait que leur signe est sur leur visage. Cela ne veut pas dire que sur leur front ils ont une plaque noire suite à leur prosternation non, ce n’est pas le sens. Mais c’est parce qu’ils persévèrent sur l’accomplissement des cinq prières, qu’ils les accomplissent parfaitement, complètement avec leur inclination, leur prosternation alors sur leurs visages il y a un signe pour les pieux. Ainsi le croyant qui a dans son cœur la beauté de la foi. Lorsqu’il voit ces pieux, il se manifeste pour lui à partir de leur visage que ce sont des gens de la piété. C’est ainsi que lorsqu’il les voit, il évoque Allah tabaraka wa ta^ala. C’est au sujet de gens pareils à cela qu’il est parvenu dans le ‘athar (faits et paroles des prédécesseurs) : ((Font partie des meilleurs des esclaves de Allah ceux qui lorsqu’ils sont vus on évoque Allah)). Et par ailleurs Allah nous a appris dans cette ‘ayah que cette description a été citée dans At-Tawrat d’origine et dans Al-‘Injil d’origine. Dans At-Tawrat d’origine il y est cité que ceux qui suivront Mouhammad ils auront ces caractéristiques-là, les caractéristiques qui ont été citées dans la ‘ayah. Et le Messager de Allah était un modèle pour mettre en pratique ces caractéristiques-là. En l’occurrence, il était miséricordieux envers les croyants, il aimait les miséreux et il les faisait rapprocher de lui et il avait recommandé cela au compagnon Abou Dharr Al-Ghifariyy. Abou Dharr, que Allah l’agrée, a dit : mon bien-aimé (le Prophète Mouhammad) m’a recommandé des caractères de bien. Il m’a recommandé d’aimer les miséreux et de me rapprocher d’eux. Donc ces caractéristiques qui ont été citées dans cette ‘ayah le Messager de Allah était un modèle pour les mettre en pratique, il les avait en lui et il avait recommandé de les mettre en pratique tout comme il l’a dit au compagnon Abou Dharr Al-Ghifariyy c’est pour cela qu’il a dit : et il m’a recommandé d’aimer les miséreux et de me rapprocher d’eux.
Parmi les caractéristiques du Messager de Allah tellement il était miséricordieux et il était tendre pour les croyants c’est que lorsqu’il ne voyait pas l’un de ses compagnons pendant un certain temps il demandait après lui et tant que lorsqu’il lui a été dit qu’un homme étranger qui était croyant et pauvre lorsque le Messager a demandé après lui et qu’on lui a dit qu’il était mort le Messager est parti jusqu’à sa tombe et a fait la prière funéraire pour lui. C’était un homme étranger et le Messager ne le connaissait pas avant sauf qu’il est passé auprès du Prophète et il lui a passé le salam et lorsqu’il a demandé après lui et qu’on lui a appris qu’il était mort il a demandé à ce qu’on lui indique sa tombe où est-ce qu’il a été enterré. On la lui a indiquée il est parti et il a accompli la prière funéraire pour lui. Jusqu’à ce point là il aimait les miséreux et il s’occupait d’eux et ce n’était là qu’un homme qui était miséreux qui était croyant, qui était musulman et qui était de plus étranger. Et Abou Dharr a ajouté pour citer ce que lui a recommandé le Prophète : et il m’a recommandé de considérer ceux qui ont moins que moi et de ne pas considérer ceux qui ont plus que moi. C’est-à-dire à ne pas chercher à faire comme ceux qui ont plus que lui dans les choses du bas monde ; c’est-à-dire qu’il ne regarde pas ce qu’ont les riches mais plutôt ce qu’ont les pauvres parce que s’il regardait les riches il va trouver faible et il va négliger le bienfait que Allah lui a accordé parce que s’il regardait les riches il va trouver négligeables les bienfaits que Allah lui a accordé et il va avoir de la cupidité pour chercher à avoir plus et il ne va pas remercier Allah après cela car toute sa réflexion a été déviée par l’argent des riches, parce que son plus grand souci va devenir comment pouvoir obtenir pour avoir comme les riches. À cause de cela il va plonger et se noyer dans les choses du bas monde jusqu’à en arriver à rassembler l’argent à partir de ce qui est interdit sans prêter aucune considération à cela parce que son souci est de rassembler l’argent. Par contre s’il considérait celui qui a moins que lui, ceux qui sont plus pauvres il va redoubler en remerciement à Allah ta^ala. C’est pour cela que le Messager de Allah a recommandé au compagnon Abou Dharr de considérer ceux qui ont moins que lui et de ne pas considérer ceux qui ont plus que lui et lorsqu’il va considérer ceux qui ont moins que lui et il va redoubler en remerciement à Allah et cela va l’aider à agir avec bienfaisance en donnant ce qu’il peut, en donnant à ceux qui sont dans un besoin supérieur au sien.
Il est en effet parvenu dans le hadith sahih que le Messager de Allah a dit ce qui signifie : (( Un dirham a fait plus que cent mille dirham)). On lui a posé la question : et comment cela, Ô Messager de Allah ? Il a dit ce qui signifie : un homme qui a deux dirham il n’a rien d’autre et il donne en aumône un des deux. Et un autre qui a donne en aumône cent mille dirham de toute sa fortune. Or, comme cet homme il ne possède rien d’autre que deux dirham il a donné un des deux par recherche de l’agrément de Allah donc celui là qui a donné en aumône la moitié de ce qu’il possède il aura plus les récompenses que le riche qui a donné cent mille dirham qui représentent une petite partie de sa fortune parce que les cent mille par rapport à sa grande fortune représente quelque chose de négligeable. C’est pour cela que le Messager de Allah a dit ce qui signifie : ((Un dirham donne plus que cent mille dirham)). C’est pour cela que l’homme ne regarde pas et ne prenne pas pour exemple ceux qui ont plus que lui dans les choses de ce bas monde mais plutôt ceux qui ont moins que lui. Mais celui qui considère, comme l’a recommandé le Messager de Allah, celui qui considère celui qui a moins que lui dans les choses du bas monde cela l’aidera plus à remercier Allah. Abou Dharr a dit : et mon bien aimé m’a recommandé de maintenir et de conserver et d’entretenir les liens avec mes proches parents même si de leur côté ils les rompent. Cela veut dire que le Messager lui a recommandé également d’entretenir les liens de parenté avec ses proches parents aussi bien ses proches qui maintiennent les liens avec lui que ses proches qui rompent les liens avec lui. Ici il s’agit du proche parent, c’est-à-dire celui qui est un proche parent pour toi que ce soit du côte de ton père ou du côté de ta mère tous ceux-là il est un devoir de maintenir et d’entretenir les liens avec eux. Le Messager de Allah lui a recommandé d’entretenir les liens avec ses proches parents même si ce sont des parents qui ont rompu les liens avec lui, le Messager lui a recommandé d’entretenir les liens avec ses proches parents même si ce proche parent ne lui est pas reconnaissant. Même si ce proche parent agit en mal avec lui le Messager nous a recommandé d’entretenir les liens avec lui et d’agir en bien avec lui car il y a certaines personnes qui n’entretiennent les liens qu’avec ceux qui les entretiennent avec eux, certains n’agissent en bien qu’avec ceux qui agissent en bien avec eux, certains n’agissent en bien et ne font des choses de bien qu’avec ceux qui leur sont reconnaissants. C’est pour cela que le Messager de Allah lui a recommandé d’entretenir les liens avec les proches parents même avec ceux qui les rompent. En effet celui qui agit en bien avec son proche parent qui agit en bien avec lui aura un récompense inférieure à celui qui agit en bien avec celui qui n’agit pas en bien avec lui car le deuxième en agissant ainsi, en faisant le bien avec celui qui ne fait pas de bien avec lui, son acte revient à casser son nafs son acte l’amène à casser ses passions, les passions de son âme pour obéir à Allah ta^ala et Allah aime cela. Ainsi celui qui contredit les passions de son âme et qui agit en bien avec son proche parent qui rompt les liens de son côté avec lui celui là aura un grande récompense c’est pour cela qu’on ne prête aucune attention à ceux qui disent : moi je ne rends visite qu’a ceux qui me rendent visite. Et Abou Dharr a dit ce qui signifie : et mon bien aimé, c’est-à-dire le Messager de Allah, m’a recommandé de dire la vérité même si elle est amère. Cela veut dire que le croyant il convient qu’il dise la vérité aussi bien auprès de celui qui aime cette vérité qu’en présence de celui qui n’aime pas cette vérité. Et donc ce qu’a recommandé là le Messager de Allah c’est cela la vérité. Ces caractères et ces règles qu’a recommandés le Messager de Allah sont tous des caractères de bien.
Il lui a non seulement donné toutes les recommandations que nous avons vu mais il lui a recommandé également de beaucoup dire la parole la hawla wa la qouwwata ‘ila bi l-Lah
Cette phrase il a été rapporté au sujet de sa récompense que le Messager de Allah a dit qu’elle comporte un immense profit. Pour ce qui est de sa récompense, la récompense de cette phrase il est parvenu dans le hadith sûr que cette phrase représente un trésor sous le Trône, cette phrase constitue un grand trésor sous le Trône c’est-à-dire que cette phrase est comme une provision, une grande provision de récompenses que Allah ta^ala a réservé au croyant qui dit cette phrase. Allah tabaraka wa ta^ala fait que cette récompense de cette phrase est une provision dans l’au-delà. Allah la lui réserve dans l’au-delà, cette récompense lui sera conservée sous le Trône. Pour ce qui est de son utilité et son profit, cette phrase lève et enlève le tourment. Si quelqu’un est éprouvé, qu’il est tourmenté, parmi les meilleures des choses parmi lesquelles il s’occupe c’est de dire cette phrase et cette phrase également est utile pour celui qui est éprouvé par les mauvaises suggestions al-waswas jusqu’à avoir en lui même une grande gêne, jusqu’à faillir être atteint de folie, cette phrase lui profite par la volonté de Allah. Cette phrase lui profitera par la volonté de Allah s’il persévère et s’il veille à la dire régulièrement s’il persévère et s’il veille à la dire régulièrement, nécessairement il aura la délivrance nécessairement il aura la délivrance et sa difficulté se transformera en aisance parce que Allah tabaraka wa ta^ala a accordé à cette phrase un grand secret et un immense profit. Donc la délivrance du tourment est un des profits de cette phrase ceci est un des profits des dizaines de bénéfices de cette phrase honorée. Quant à sa signification les sens de cette phrase c’est du tawhid le sens de cette phrase c’est qu’il n’y a personne qui puisse accomplir un acte de bien ou d’obéissance si ce n’est par Allah tabaraka wa ta^ala. Personne ne peut accomplir le bien ou l’obéissance sauf par l’aide de Allah tabaraka wa ta^ala et personne ne peut se préserver du mal si ce n’est par la préservation de Allah tabaraka wa ta^ala quelque soit l’être humain qui a de l’ardeur pour faire le bien cette ardeur est une grâce et un bienfait de la part de Allah. Qu’il remercie Allah celui pour qui Allah lui a facilité de faire le bien, qu’il ne soit pas épris et imbu de soi-même mais qu’il ait présent à l’esprit que c’est Allah Qui lui a donne la capacité d’accomplir ces bonnes actions et ces actes d’obéissance. Si l’esclave a bien observé cela, a bien eu présent dans son cœur que ce bien qu’il accomplit c’est par la grâce de Allah, c’est Allah Qui lui en a donné la capacité alors il s’éloignera de l’insincérité, s’il a présent cela dans son coeur et qu’il a bien observé cela il s’éloignera de l’insincérité et il sera proche de l’état de ceux qui sont sincères car celui qui fait une bonne action avec une intention sincère par recherche de l’agrément de Allah tabaraka wa ta^ala, qui ne comporte donc pas d’insincérité Allah lui donne de la récompense. Le peu selon le jugement de Allah, Allah le lui rétribue par beaucoup tout comme celui qui a donné en aumône un dirham qui représente la moitié de ce qu’il possède parce que s’il n’avait pas eu la ferme certitude et sa grande sincérité à l’égard de Allah, il n’aurait pas donné un dirham, s’il n’avait pas eu la certitude et la foi et la sincérité il n’aurait pas donné la moitié de ce qu’il possède. Allah tabaraka wa ta^ala a fait que la récompense de celui qui a donné un dirham est plus grande que la récompense que celui qui a donné cent mille dirham le peu selon le jugement de Allah Il le rétribue par beaucoup c’est pour cela qu‘il est nécessaire d’être sincère et d’avoir la bonne intention. C’est pour cela que le Messager de Allah a accordé beaucoup d’importance à l’intention, c’est pour cela qu’il a dit dans le hadith ce qui signifie : (( Et chaque personne aura ce pour quoi elle a fait l’intention)) c’est pour cela, le peu d’actes dans lequel il y a la sincérité par recherche de l’agrément de Allah vaut mieux que beaucoup d’actes qui ne comportent pas de sincérité. C’est pour cela qu’il convient que chacun d’entre nous agisse et mettent en œuvre ces belles paroles de notre Prophète.
Et Dieu sait plus que tout autre.