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Biographie : Al-3Abbaas Ibnou 3AbdilMouTTalib

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 6, 2010
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Al-^Abbas fils de ^Abdou l’Mouttalib, l’oncle paternel du Messager de Allah

– salla l-Lahou ^alayhi wa sallam

Sa biographie.

Il est Abou l-Fadl, son surnom est Abou l-Fadl, il s’appelle Al-^Abbas fils de ^Abdou l Mouttalib fils de Hachim, l’un des oncles paternels du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam- qui sont entrés en Islam. C’était, parmi les gens, un de ceux qui donnaient le plus de soutien et de réconfort au Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam-

Al-^Abbas, que Allah l’agrée, est né trois ans avant l’année de l’éléphant. Il est ainsi plus âgé que le Prophète de trois ans.  Sa mère s’appelle Nouthaylah fille de Janab fils de Koulayb fils de Malik. As-Safadiyy a dit dans Al-Wafiyy fi l-Wafiyat qu’elle était la première femme arabe à avoir couvert la Ka^bah avec de la soie et du brocard et différentes sortes de tissu.

En effet, Al-^Abbas, que Allah l’agrée, s’est perdu alors qu’il était enfant. Sa mère a fait le vœu de couvrir la Ka^bah si elle le retrouvait. Et quand elle l’a retrouvé, elle a tenu son vœu.

A- ^Abbas, que Allah l’agrée, était un leader dans la jahiliyyah parmi les gens de Qouraych.

Il lui a été accordé la fonction de veiller sur al ^imarah de la Ka^bah et de ramener l’eau pour les pèlerins durant la jahiliyyah. Al-^imarah c’est de ne laisser personne insulter quelqu’un d’autre durant Al-Haram. En effet, Qouraych s’était rassemblé et s’était mis d’accord sur cela. Et il l’avait chargé de cette tâche et il l’avait chargé de l’accomplir. Al-^Abbas, que Allah l’agrée, était de taille moyenne parmi les plus beaux hommes, et qui avait le plus bel aspect. C’était celui qui avait la voix qui portait le plus. C’est lui que le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam- a ordonné d’appeler le jour de Hounayn :

« Ô vous les gens de l’arbre (c’est-à-dire vous qui vous êtes engagés à obéir au Prophète quand vous avez fait ce pacte sous l’arbre. C’était lorsque la bataille battait son plein. C’était pour encourager les compagnons du Prophète.)

Al-‘Asma^iyy avait dit : Al-^Abbas faisait paître son troupeau à une distance de 20 milles.

Et lorsque Al-^Abbas voulait quelque chose de son berger, il criait à haute voix et son berger entendait ce que Al-^Abbas voulait lui dire. Al-^Abbas, que Allah l’agrée, était quelqu’un de décidé. Il avait de bons avis et faisait preuve de  sagesse.  Il lui a été dit : « Qui, de toi ou du Prophète, est le plus grand ?  »

Il a dit : « Il est plus grand que moi mais je suis né avant lui. »

Il protégeait son voisin, et il soutenait dans les difficultés. Le jour de sa mort, il a affranchi soixante-dix de ses esclaves.

Parmi ses faits remarquables.

Les spécialistes des conduites comme AdhDhahabiyy, Ibnou Sadr, Ibnou l-Jawziy citent qu’il était entré en Islam avant l’ Emigration,  mais qu’il dissimulait son Islam, pour éviter la nuisance des mécréants de Qouraych. Et le jour de Badr, il était venu à la bataille en compagnie des associateurs malgré lui. Dans As-Siyah de Adh-Dhahabiy, d’après ^Oumarah fils de Yasar As-Salamiyy d’après son père, d’après son grand-père, qu’il a dit :

« J’ai observé Al-^Abbas, le jour de Badr. Il était debout comme une statue. Et ses yeux étaient inondés de larmes. Je lui ai dit : « Est-ce que tu combats le fils de ton frère auprès de son ennemi ? » Il a répondu qu’il ne l’a pas fait. Il a dit : « Est-ce qu’il a été tué ?(c’est-à-dire .au sujet du Prophète) »  J’ai répondu : « Allah le protège et lui donne du renfort. »

Il m’a dit :   « Qu’est- ce- que tu veux de moi ? »

Je lui ai dit : « Te faire prisonnier. Le Messager de Allah – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam- a interdit que l’on te tue. »

Il a répondu : « Ce n’est pas la première fois qu’il agit en bien envers ses proches parents. »

Et je l’ai fait prisonnier. Puis je l’ai amené au Messager de Allah – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam-. Le Prophète a demandé à Al- ^Abbas de donner une rançon pour qu’il soit libéré lui et le fils de son frère ^Aqil Ibnou Abi Talib et Naoufel et ^Outbah Ibnou ^Amr ibnou Jahdam.

Alors Al-^Abbas a dit : « Ô Messager de Allah, j’étais musulman mais les gens m’ont amené malgré moi ».

Le Prophète a dit ce qui signifie : « Allah sait plus que tout autre si tu étais musulman.

S’il en est tel que tu le dis véritablement Allah te rétribuera pour cela. Mais selon ton apparence tu étais contre nous. Alors donne une rançon. »

Le Messager de Allah – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam- avait auparavant pris de lui 20 onces d’or parmi le butin.

Al-^Abbas, que Allah l’agrée, lui a dit : « Ô Messager de Allah compte ces vingt-là à titre de rançon. »

Alors le Messager lui  a dit ce qui signifie : «  Non. Ceci est quelque chose que Allah nous a accordé de toi. »

Al ^Abbas lui a dit : « Je n’ai pas d’argent. »

Le Messager lui a dit, ce qui signifie : « Et où est donc cet argent que tu as mis à la Mecque lorsque tu es sorti voir Oummou l-Fadl fille de Al Harith et que vous n’aviez personne d’autre avec vous et que tu lui avais dit : »S’il m’arrive quelque chose pendant mon voyage, Al Fadl aura telle part et ^Abdou l-Lah aura telle part ».

Alors Al-^Abbas lui a dit : «  Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité,  personne d’autre qu’elle et moi n’avait connaissance de cela et je sais que tu es le Messager de Allah. »

Et Al-^Abbas que Allah l’agrée a dit : « Là a été révélée la ‘ayah 70 de sourat Al-Anfal qui signifie : « Ô Prophète, dis aux prisonniers qui sont chez vous que si Allah sait que dans leur cœur il y a du bien, Il vous accordera du bien mieux que ce qui vous a été pris et Allah vous pardonnera. » Al-^Abbas ajoute : Allah m’a accordé à la place des vingt onces, vingt esclaves dans l’Islam et chacun avait de l’argent avec lequel il faisait du commerce. Et j’espère en plus de cela le pardon de la part de Allah ta^ala. »

Al-^Abbas que Allah l’agrée était l’un de ceux qui étaient présents lors du pacte d’allégeance de Al-^Aqabah.

C’était un pacte auquel avaient assisté 70 hommes de la tribu de Al-Aws et de la tribu de Al A-Khazraj. Le Prophète – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam- les avait précédés en bas de Al-^Aqabah sous un arbre. En compagnie de son oncle A- ^Abbas, que Allah l’agrée.

Le Prophète a pris d’eux l’engagement d’obéissance. Et Al-^Abbas avait à nouveau pris la main du Prophète pour lui confirmer son engagement une nouvelle fois.

Sa place auprès du Prophète – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam-.

Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam- aimait beaucoup son oncle Al-^Abbas, que Allah l’agrée. Il le respectait, il l’honorait,. Quand son oncle jurait pour qu’une chose soit faite, le Prophète la faisait et il prenait en compte son avis. Il était heureux pour les joies de son oncle et il était triste quant il lui arrivait un mal.

D’après le fils de Al-^Abbas, que Allah les agrée lui et son père, le Messager de Allah – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam- avait passé le début de la nuit en veillée  alors que les prisonniers de la bataille de Badr étaient ligotés. Et parmi eux il y avait Al-^Abbas que Allah l’agrée.

Il a été dit : « Ô Messager de Allah, pourquoi donc ne dors-tu pas ? »

Il a dit salla l-Lahou ^alayhi wa sallam- ce qui signifie : « J’entends les gémissements de mon oncle ligoté ». Alors un homme s’est levé et a relâché un peu les liens de Al-^Abbas.

Le Messager de Allah – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam- a dit ce qui signifie : « Pourquoi je n’entends plus les gémissements de Al ^Abbas? »

Alors l’homme de son peuple lui a dit : « J’ai relâché un peu ses liens. »

Alors le Prophète a dit ce qui signifie : «  Alors tu fais la même chose avec tous les prisonniers. ». Plusieurs hadith ont été rapporté du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam-au sujet de son oncle paternel Al-^Abbas, que Allah l’agrée, quand il a fait des invocations en sa faveur et en la faveur de ses enfants. Un homme des Ansar avait insulté un ancêtre de Al-^Abbas, un homme de la jahiliyyah. Cela était parvenu aux oreilles du Messager de Allah – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam- il est monté sur le minbar et il a dit ce qui signifie : « Ô vous les gens ! Qui sont les gens sur terre qui sont les plus honorables selon le jugement de Allah ? » Ils lui ont dit : « C’est toi. » Il leur a répondu ce qui signifie : «  Al-^Abbas fait partie de ma tribu et moi je fais partie de sa tribu et n’insultez pas nos morts parce que vous nuisez ainsi à nos vivants. »

Et dans le Jami^ de At-Tirmidhiyy le Messager de Allah – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam- a dit ce qui signifie : «  Pourquoi est-ce qu’il y a des gens qui me nuisent en nuisant à Al-^Abbas? Car l’oncle de l’homme est comme son père. Celui qui nuit à Al-^Abbas, il m’aura nui. »

Et d’après Sa^id Ibnou’ l Moussayib d’après Sa^d, il a dit : «  Nous étions auprès du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam- dans une région qui s’appelle Nakhirou l-khayl, Al-^Abbas est venu, alors le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam- a dit ce qui signifie : « Voici Al-^Abbas l’oncle de votre Prophète. Celui des gens de Qouraych qui est le plus généreux, et celui qui maintient le plus les liens avec les proches. »

AdhDhahabiyy a rapporté d’après Az-Zoubayr Ibnou Bakar, avec une chaîne de transmission d’après ^Abdou l-Lah fils de ^Oumar, il a dit : «  ^Oumar, que Allah l’agrée, a invoqué Allah pour que leur soit accordé la pluie – Al Istisqah – l’année de Ar-ramadah, en faisant le tawassoul par Al-^Abbas, il a dit : « Ô Allah, voici l’oncle de Ton Prophète,  nous nous adressons à Toi par lui, alors accorde nous la pluie. » Ils n’ont pas laissé leur place avant que Allah ne leur fasse parvenir la pluie.

^Oumar a donné un discours, il a dit : « Le Messager de Allah – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam- considérait Al-^Abbas tout comme un fils a de la considération pour son père.

Il le glorifiait, il l’honorait, il respectait ce qu’il disait, alors ô vous les gens, prenez exemple sur le Messager de Allah – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam- dans son comportement avec son oncle Al-^Abbas. Et considérez- le comme cause pour que Allah vous soulage de ce qui vous est parvenu. »

Et d’après ^A’icha, que Allah l’agrée, elle a dit : « Je n’ai pas vu le Messager de Allah honorer quelqu’un comme il honorait Al-^Abbas. »

Les compagnons honoraient Al-^Abbas, que Allah l’agrée, et ils le respectaient.

Dans le livre Al-Adabou l Moufrad de Al Boukhariyy, il est rapporté d’après ^Aliyy Ibnou Abi Talib qu’il embrassait la main de son oncle Al-^Abbas et il disait : « Ô mon oncle soit satisfait de moi. »

Hassan Ibnou Thabit a composé des vers de poésie, pour faire l’éloge de Al-^Abbas, que Allah l’agrée, après qu’on ait fait l’invocation de Al Istiqrah, l’année de Al-Ramadah, les gens avaient reçu la pluie.

Son éloge du Prophète – salla lLahou ^alayhi wa sallam-

As-Safadiy a rapporté dans Al Wafiyy bi l waffayat ainsi que Adh-Dhahabiyy dans ses Siyar

des vers de poésie de Al-^Abbas, que Allah l’agrée, qu’il avait composés pour faire l’éloge du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam-. Dans une version, Al-^Abbas avait dit au Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam- après qu’il ait quitté la région de Tabouk : « Ô Messager de Allah, je voudrai faire(composer) des paroles pour faire ton éloge ».

Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam- lui a dit ce qui signifie : « Dis : Que Allah fasse que ta bouche soit toujours garnie de dents. » Il lui a dit des vers de poésie que AdhDhahabiyy a également cités dans As Siyar, Ibnou l-Athir dans An-Nihayah et d’autres qu’eux et beaucoup de spécialistes des conduites, littéraires, des poètes en ont expliqué les paroles.

Ces vers de poésie signifient : « Ô toi le Messager de Allah, tu étais bon avant même de venir sur terre lorsque tu étais dans les entrailles de Adam –alayhi s-salam- lorsque lui et Hawwah avaient pris des feuilles du paradis pour se couvrir. Et lorsque Adam est descendu sur terre, tu étais dans ses entrailles et tu n’étais pas encore humain, ni même un bout de chair dans l’utérus d’une femme, et notre maître le Messager de Allah – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam- tu étais ensuite dans les entrailles de notre maître Nouh –alayhi s-salam- lorsqu’il est monté sur son arche et que les idoles que les mécréants adoraient avaient coulé.

Et que toi Messager de Allah, tu te déplaçais des entrailles d’un homme à l’utérus d’une femme et les siècles se suivent, c’est à dire que tu as une ascendance honorable. »

Le décès de Al-^Abbas.

Son décès, que Allah l’agrée, a eu lieu à Médine l’illuminée en l’an trente-deux de l’Hégire. Le clan de Hachim a envoyé quelqu’un qui apprenait la nouvelle de son décès aux gens de Médine. Les gens se sont rassemblés au niveau de sa maison, mais personne ne pouvait se rapprocher de son lit, tellement il y avait de gens. Puis les gens se bousculaient au niveau de sa tombe, et le clan de Hachim ne pouvait pas se rapprocher de sa tombe. Alors ^Outhman Ibnou ^Affan, que Allah l’agrée,  a envoyé la police pour laisser le passage afin que le clan de Hachim puisse parvenir jusqu’à sa tombe. ^Aliyy que Allah l’agrée lui a fait le lavage funéraire ainsi que ses fils : ^Abdou l-Lah, Houçam et ^Oubaydou l-Lah.

^Outhman Ibnou ^Affan que Allah l’agrée, a dirigé la prière funéraire en sa faveur, il a été enterré à Al Baqi^ que Allah l’agrée et lui fasse miséricorde.

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Biographies : 3AbdoulLaah Ibnou 3Abbaas

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 6, 2010
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^Abdou lLah Ibnou ^Abbas

Le savant de la communauté – Celui qui explique Al Qour’an

Sa biographie : Le compagnon glorieux, L’imam illustre, le maître éminent, le savant de la communauté de Mouhammad, le savant qui œuvre, celui qui explique les sens du Qour’an, L’Imam des Moufassir, le modèle, celui qui a des forts arguments, le fils de  l’oncle paternel du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam– et cela lui suffit comme honneur et comme gloire.

Il est donc Abou l ^Abbas ^Abdou lLah fils de Al ^Abbas fils de ^Abdou l Mouttalib chayba fils de Hachim fils de ^Abdou Manaf, Al Qouraychiy, Al Hachimiyy, Al Makkiy que Allah l’agrée et lui donne satisfaction.

Il est né à Achirab, c.a.d le chirab de Abou Talib, où le Messager de Allah et Banou Hachim

Se sont regroupés lorsque les tribus de Qouraych se sont regroupées contre le clan de Hachim.

Sa naissance avait eu lieu trois ans avant l’émigration honorée et le Prophète – ^alayhi salat wa salam – est mort quand il avait treize ans.

Mais il avait obtenu beaucoup de science, beaucoup de biens et beaucoup de connaissances.

Il naquit savant, fort avec des arguments comme un lion, qui a eu la gloire, la science et la droiture.

Sa description :

Le grand Imam, notre maître ^Abdou lLah Ibnou ^Abbas que Allah l’agrée lui et son père, avait rassemblé beaucoup de mérites par le comportement et l’apparence. C’était un imam glorieux, éminent, grand, respectable, plein de raison, très intelligent.

Notre maître ^Oumar lui avait donné ce surnom réputé, il avait dit de lui : « Un jeune homme qui vaut beaucoup d’adultes. »

Quand il a constaté de lui sa maturité sa grande science et son haut degré. Et en plus de cela Allah lui a accordé une beauté et un bel aspect. Il était très beau, avec un beau visage blanc, avec une belle bouche d’une grande taille. L’émir des croyants, notre maître ^Oumar que Allah l’agrée a dit à son sujet une fois : «  Tu es certes le plus beau de nos jeunes hommes par le visage et le plus beau par la raison et celui d’entre eux qui a le plus de connaissances au sujet du Livre de Allah ^azza wa jall.

Sa science et sa compréhension :

Abdou lLah Ibnou ^ Abbas que Allah l’agrée lui et son père avait atteint un haut degré dans la science et dans la compréhension. Au point qu’il a rassemblé, alors qu’il était encore jeune,  la sagesse des personnes agées émérites, leur maturité et ce qui a amené le calife Al Farouq ^Oumar que Allah l’agrée a lui demandé conseil dans les différents sujets. Il l’appelait alors qu’il était encore jeune pour les questions difficiles. Et alors qu’il y avait autour de lui les gens de Badr, les plus grands des émigrants et des partisans des compagnons du Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam– et ce n’est que là que le résultat de l’invocation du Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam– pour que lui soit accordé la sagesse. En effet Al Boukhariyy, At Tirmidhiyy, Ibnou Majah et d’autres ont rapporté de Ibnou ^ Abbas qu’il avait dit : « Le Prophète – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam– a passé sa main sur ma tête et il a fait une invocation pour que j’ai la sagesse. » Et dans un autre hadith rapporté par Al Hakim, le Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam– a fait une invocation pour Ibnou ^Abbas , il a dit ce qui signifie : « Ô Allah, apprends lui l’interprétation du Qour’an

Et dans une autre version encore, le Prophète – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam– a fait une invocation qui signifie : « Ô Allah apprends-lui la science des loi dans la religion et enseigne lui le ta’wil. » Et ainsi, l’invocation du Messager s’est réalisée dans Ibnou ^Abbas. Au point qu’il en est devenu un étendard et quel étendard, qui a élevé haut le niveau de la science.

Ses connaissances et sa sagesse étaient grands. Depuis son jeune âge il recherchait les sciences et il la cueillait où il la trouvait. C’est pour cela qu’il venait et qu’il demandait la permission de passer la nuit dans la maison de sa tante maternelle, Maymouna, l’épouse du Prophète – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam– pour observer ce que le Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam– faisait pendant la nuit. Il apprenait de lui et il le prenait pour modèle. Et il multipliait ses questions aux compagnons du Prophète – ^alayhi salat wa salam

Et quand j’apprenais qu’un homme avait un hadith, et que j’allai le voir et je le trouvai faisant la sieste je mettais ma cape sous ma tête et je dormais au niveau de sa porte et le vent soufflait sur moi le sable jusqu’à ce que l’homme se réveille de sa sieste, et qu’il sorte et qu’il me voit et qu’il me dise : « Ô toi le fils de l’oncle paternel du Messager de Allah, qu’est ce qui t’a amené ? Tu aurais pu m’envoyer quelqu’un et c’était moi qui serait venu te voir. »

Il lui disait : »Non, toi tu mérites plus que je vienne à toi. Il lui demandait le hadith et il l’apprenait de lui. En persévérant avec cette grande ardeur pour l’apprentissage de la science, il a obtenu ce qui était une provision pour lui dans sa religion et dans son bas-monde. Puisqu’il a rapporté le hadith du Messager, Mouhammadsalla lLahou ^alayhi wa sallam

Avec une bonne maitrise, et il l’a rapporté également de Al Farouq – ^Oumar et de ^Outhman et de ^Aliyy et de Mourad et de ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Awf et de Abou Dhar et de ^Oubayb ibnou Ka^b ainsi que de son père, Al ^Abbas, ainsi que de beaucoup de ses compagnons. Beaucoup de successeurs et des maîtres des successeurs parmi les plus honorable ont rapporté de lui comme Sa^id Ibnou Joubayr, Mouja’ id, Ach Charbiyy, Al Haçan, Ibnou Sirin et beaucoup d’autres qui ont profité de lui et de ce que Ibnou ^Abbas a profité de la bonne guidée du Messager honorable et de ses honorables compagnons.

Ainsi Ibnou ^Abbas a obtenu grâce aux bénédictions de l’invocation du Prophète – salla lLahou ^alayhi wa sallam– ce qui lui a accordé ce grand rôle dans la science.

Ainsi il prenait le cœur des hommes quand il rapportait le hadith, et il écoutait attentivement quand on lui rapportait le hadith. Il avait une connaissance qui éclairait les cœurs pour l’interprétation du Qour’an, dans les sciences de la jurisprudence et également dans le hadith, l’histoire, la langue arabe, la littérature jusqu’à devenir la destination de ceux qui recherchent, de ceux qui apprennent, les gens viennent le voir par groupe, les uns à la suite des autres pour apprendre le hadith, pour apprendre la jurisprudence et voici ce qui a été rapporté de l’un de ses compagnons. Un jour il a donné le hadith, il a dit : »J’ai vu de Ibnou ^Abbas dans une assemblée si tout les gens de Qouraych tiraient leur fierté de Ibnou ^Abbas ils obtiendraient ce qu’ils voudraient. Il a dit : « J’ai vu les gens se rassemblés devant sa porte au point que la route ne les contenait plus. Personne ne pouvait venir ni partir. Alors je suis rentré pour le lui annoncer, qu’ils étaient devant sa porte, il a dit : « Prépare moi l’eau pour le woudou », il a fait le woudou, il s’est assis et il a dit : »Sors et appelle celui qui veut demander au sujet du Qour’an et de son ta’wil. » Je suis sorti et je leur ai donné la permission. Ils sont rentrés jusqu’à remplir la maison. Ils n’ont pas posé une seule question, sans qu’il leur ai répondu et qu’il leur ai appris plus que ce qu’ils avaient demandé. Puis il leur a dit : »Vos frères maintenant. » Ils sont sortis pour laisser  la place à d’autres. Puis il m’a dit : « sors et appelle ceux qui veulent demander au sujet de ce qui est licite et de ce qui est interdit et la jurisprudence, et ce qui est de la sorte, qu’ils entrent. » Il a dit : « Je suis sorti et je leur ai donné la permission. » Ils sont rentrés jusqu’à remplir la maison. Ils n’ont pas posé une seule question, sans qu’il leur ai répondu et qu’il leur ai ajouté en plus de ce qu’ils avaient demandé. Puis il leur a dit : »Vos frères après vous. » Ils sont sortis. Puis il m’a dit : »Sors et appelle ceux qui veulent demander sur la science de l’héritage et ce qui est de cet ordre. Qu’ils entrent » « Je suis sorti et je leur ai donné la permission. » Ils sont rentrés jusqu’à remplir la maison. Ils n’ont pas posé une seule question sur un sujet , sans qu’il leur ait répondu et qu’il leur ait appris plus que ce qu’ils avaient demandé. Puis il leur a dit : »Vos frères maintenant. » Puis il m’a dit : « Sors et appelle, ceux qui ont des questions sur la langue arabe, sur la poésie et sur ce qui est étrange dans les paroles. Qu’ils entrent »Il a dit : »ils sont rentrés jusqu’à remplir la maison. Ils n’ont pas posé la question sur une chose sans qu’il leur ai ajouté en plus de ce qu’ils avaient demandé » Celui qui rapporte a dit : «  Si tout Qouraych tirait leur fierté de cela, cela leur aurait été suffisant. Je n’ai pas vu cela accordé à quelqu’un d’autre que lui. «  Cela a été rapporté par Ibnou l Jawziyy dans Siffatou l Safwah et d’autres que lui.

Une partie de ce qui est rapporté de lui.

L’imam Al ^Abbas que Allah l’agrée lui et son père en plus de ce qui a été cité avait un haut

Degré dans le comportement, l’attachement à la religion, la générosité, il était extrêmement généreux en donnant de l’argent et des cadeaux aux gens. Tout comme il était généreux avec la science et la connaissance. Un jour qu’il était chargé par l’imam ^Aliyy Ibnou Abi Talib de Al Basrah, le glorieux compagnon Abou Ayyoub Al Ansariyy que Allah l’agrée vint à lui et Ibnou ^Abbas lui a dit : »Je voudrai te rétribuer pour avoir inviter le Messager – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam– «  En effet Abou Ayyoub avait accueilli le Messager chez lui après son émigration. Ibnou ^Abbas lui donnait et l’honorait jusqu’à ce qu’il ait sa maison et ce qu’elle contient et il est sorti en la laissant à Abou Ayyoub que Allah l’agrée.

C’était quelqu’un qui s’adonnait aux actes d’adoration, qui était ascète, qui craignait Allah ^azza wa jall, qui pleurait beaucoup lorsqu’il faisait la prière ou qu’il récitait le Qour’an.

Il veillait la nuit en adoration et il jeûnait le jour. Certains de ceux qui étaient de sa compagnie rapportent de lui, il a dit : « J’ai été le compagnon de Ibnou ^Abbas de la Mecque jusqu’à Médine. Il accomplissait deux rak ^ah lorsqu’il faisait halte et en plus il se levait la moitié de  la nuit , et il récitait le Qour’an lettre après lettre. Et il pleurait beaucoup quand il récitait. Et d’après Abou Ghaja, il disait : « et j’ai vu Ibnou ^Abbas et j’ai vu le bas de ses paupières, les paupières d’en dessous ses yeux qui était comme un lacet d’un soulier usé tellement il pleurait. » rapporté par Adh Dhahabiyy dans As Siyar. Ici quelque chose d’important à noter au sujet de ^Abdou lLah Ibnou ^Abbas que Allah l’agrée lui et son père.

A savoir son grand courage et sa grande bravoure dans la guerre. En effet quand il y avait eu la bataille entre ^Aliyy que Allah l’agrée et Mou^awiyyah, il avait eu des positions qui indiquent sa grande intelligence et son grand courage et sa stratégie militaire. En effet que Allah l’agrée durant toute la période du différent il avait eu avec Mou^awiyyah, lorsque celui ci était contre ^AliyyIbnou ^Abbas était au côté de l’imam équitable ^Aliyy que Allah l’honore. Il était un de ses bras droits qui était à ses ordres, qui éxécutait ce qu’il lui demandait. Et avec tout cela il était un héros qui maîtrisait la guerre et qui n’était pas perturbé pour faire face au faux. Et il a marché sur cette voie durant des années. Et il a reçu la nouvelle de l’assassinat de Al Houçayn que Allah l’agrée et il était extrêmement triste pour cela, il est resté chez lui pour vaquer à ses occupations , ordonnant le bien et interdisant le mal et multipliant les actes d’obéissance.

Son décès :

Ibnou ^Abbas a vécu une longue période en prodiguant la science et la sagesse, en diffusant la science entre les gens. Son parfum embaumait dans les différents pays, jusqu’à ce que la mort vienne à lui en l’an 68 de l’Hégire. Il avait soixante et onze ans, son décès avait eu lieu à At Ta ‘if. Quand ils sont sortis pour emmener son corps, un oiseau éminent blanc, est venu jusqu’ à entrer dans son linceul puis les gens ne l’ont plus vu. Les gens pensaient que c’était l’image de sa science. Dans As Siyat d’après Salim al Aftaws d’après Sa^id il a dit Ibnou ^Abbas est mort à At Ta’if. Il a dit : « un oiseau qu’on avait pas vu était venu avec son apparence et était rentré dans son linceul. On ne l’avait pas vu sortir. Quand il a été enterré cette ayah a été récité au niveau de la tombe sans savoir qui l’avait récité.

« Ya ayyatou’an nafsou ma…. ‘innatou l jiri…… » Sourat Al Fajr (‘ayah 27 jusqu’à 30)

ce qui signifie : »Ô toi âme sereine retourne au jugement de ton Seigneur satisfaite et agréée,

retourne dans mes esclaves et entre au paradis. »

Que Allah t’agrée Ibnou ^Abbas et que Allah nous profite par toi et nous rassemble avec toi dans les jardins du paradis.

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Biographies : l’Imam Al-Boukhariyy

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 6, 2010
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L’Imam Al-Boukhariyy

L’Imam Al-Boukhariyy, le Chaykh des Mouhaddith

et l’Imam de ceux qui ont rassemblé le hadith

Sa biographie

Il s’agit de ‘Abou ^Abdi l-Lah Mouhammad fils de ‘Isma^il fils de ‘Ibrahim fils de Bardisbah Al-Jou^fiyy Al-Boukhariyy. Il est né dans la ville de Boukhara, le vendredi après la prière, treize nuits écoulées du mois de chawwal de l’année 194 de l’hégire. Il a grandi orphelin élevé par sa mère. Il a perdu la vue lorsqu’il était petit mais sa mère a vu le KhalilIbrahim ^alayhi s-salam dans le rêve qui lui a dit : « Allah a rendu la vue à ton fils en raison de tes nombreuses larmes ».

Al-Boukhariyy a aimé la science depuis son plus jeune âge. Il a ainsi mémorisé les compositions de hadith de Ibnou l-Moubarak en étant enfant. Il a lu les livres réputés alors qu’il avait seize ans, tant qu’il a été dit qu’il mémorisait en étant jeune soixante-dix mille hadith par cœur. Ce qui l’a aidé à cela, c’est qu’il connaissait les biographies de ceux qui rapportent le hadith et il recherchait leur état également, il le connaissait. Il connaissait les Chaykh de ceux de qui il tient le hadith ainsi que leurs élèves et leurs différentes chaînes de transmission.

Avant qu’il ne quitte son pays, il a pu recevoir par transmission tout ce qui y est rapporté comme hadith. Il les a entendu de Mouhammad ‘Ibnou Salam Al-Baykandiyy et ‘Abdou l-Lah ‘Ibnou Mouhammad Al-Mouçannadiyy et ‘Ibrahim ‘Ibnou l-‘Ach^af, de Mouhammad ‘Ibnou Youçouf Al-Baykandiyy et d’autres encore.

Ensuite, il est parti à La Mecque avec sa mère et son frère en recherchant à recevoir la transmission et à entendre les hadith rapportés.

Il est resté dans le Hijaz pendant six ans durant lesquels il recevait par transmission le hadith. Il s’est déplacé dans les différents pays, il est parti à Ach-Cham, il est parti en Egypte, il est parti à Al-Jazirah à deux reprises, à Al-Basrah à quatre reprises, à Al-Koufah et Baghdad à plusieurs reprises. Il a ainsi reçu le hadith de la part des mouhaddith de chaque pays où il s’était rendu, tant que les hommes de qui il rapporte le hadith ont atteint le nombre de mille quatre-vingts et ils étaient tous des mouhaddith.

Parmi les faits importants qui ont été rapportés à son sujet

L’Imam At-Taj As-Soubkiyy a rapporté dans son livre AtTabaqat lorsqu’il a mentionné la biographie de l’Imam des mouhaddith ‘Abou ^Abdi l-Lah Boukhariyy, il a rapporté d’après ‘Ibnou ^Adiyy qu’il a dit : « J’ai entendu plusieurs Chaykh rapporter que Al-Boukhariyy était venu s’installer à Baghdad. C’est alors que les gens qui rapportent le hadith se sont réunis et ils ont pris cent hadith qu’ils ont inversé, c’est-à-dire qu’ils ont pris le corps du hadith et la chaîne de transmission et ils les ont mélangés, de sorte qu’ils ont mis le texte de ce hadith avec la chaîne de transmission de cet autre hadith, et la chaîne de transmission de ce hadith pour le texte de cet autre hadith. Ils ont donné à chacun dix hadith qu’ils ont ainsi mélangés pour les mentionner à Al-Boukhariyy dans une assemblée. Les gens se sont alors réunis. L’un d’entre eux s’est levé et il a interrogé au sujet de ces hadith, d’un des dix qu’il a mélangés. Al-Boukhariyy a dit : « Je ne le connais pas ». Il l’a interrogé au sujet d’un autre hadith, Al-Boukhariyy a dit : « Je ne le connais pas », jusqu’à ce que le premier homme ait terminé avec les dix hadith. C’est alors que les spécialistes de jurisprudence se regardaient les uns les autres, c’est-à-dire qu’il s’interrogeait sur Al-Boukhariyy. Un deuxième homme s’est levé et a fait comme le premier. Et Al-Boukhariyy disait à chaque fois : « Je ne le connais pas ». Lorsque les dix hommes avaient fini, Al-Boukhariyy s’est retourné vers le premier d’entre eux et  lui a dit :  « Pour ce qui est de ton premier hadith sa chaîne de transmission c’est celle-là. Pour le deuxième hadith la chaîne de transmission c’est celle-là, et le troisième et ainsi de suite » jusqu’à lui donner les chaînes de transmission des dix hadith que le premier a donné. Il a rendu ainsi à chaque texte de hadith sa bonne chaîne de transmission. Ensuite, il a fait la même chose avec le deuxième, la même chose avec les autres jusqu’à avoir terminer avec les dix hommes. C’est alors que les gens lui ont reconnu sa capacité de mémorisation (de Hafidh).

Al-Boukhariyy depuis son plus jeune âge avait une très forte capacité de mémorisation de sorte qu’il apprenait par cœur les hadith avec leurs chaînes de transmission du fait même qu’il les entendait. Il a mémorisé des compositions de hadith de Ibnou l-Moubarak. Il a aussi reçu par transmission les livres réputés de l’époque alors qu’il avait seize ans et cette capacité de mémorisation étonnante est connue de lui depuis son plus jeune âge.

Parmi ce que As-Soubkiyy rapporte dans ses Tabaqat de Al-Boukhariyy qu’il a dit : « J’ai été inspiré la mémorisation du hadith dans le Kouttab –c’est-à-dire l’école où les enfants apprenaient le Qour’an et le hadith– alors que j’avais dix ans ou moins, et lorsque j’ai quitté le Kouttab après dix ans, j’allais écouter auprès de Ad-Dakhiliyy et d’autres.

Un jour tandis qu’il récitait le hadith aux gens, il a dit : « Soufyan a rapporté d’après ‘Abou Zoubayr d’après ‘Ibrahim ». C’est alors que je lui ai dit : « Mais ‘Abou Zoubayr n’a pas du tout rapporté de ‘Ibrahim ». Il m’a alors dit de me taire. Je lui ai dit : « Vérifie si tu veux sur ta copie d’origine ». Il est rentré puis il est ressorti et il m’a dit : « C’est comme tu as dit mon garçon». Il s’agit de AzZoubayr Ibnou ^Adiyy qui a rapporté de ‘Ibrahim. Il m’a alors pris le crayon de la main et il a corrigé, et il m’a dit : « Tu as dit vrai ». Lorsque Al-Boukhariyy a été interrogé sur son âge à ce moment-là, il a répondu : « J’avais onze ans ».

Parmi ce qui est rapporté de Mouhammad ‘Ibnou ‘Abi Hatim Al-Warraq de Al-Boukhariyy qu’il a dit : « J’ai entendu Hamid ‘Ibnou ‘Isma^il et un autre dire : « Al-Boukhariyy venait avec nous pour entendre le hadith alors qu’il était encore jeune garçon. Mais il n’écrivait rien du tout. Un bon moment s’était écoulé et il faisait ainsi. Nous lui disions alors, pourquoi tu n’écris pas ? et il nous a dit vous avez beaucoup insisté pour que j’écrive. Lisez moi donc ce que vous deux avez écrit. Nous avions alors sorti ce que nous avions écrit et c’était plus que quinze mille hadith. Il les a tous récité par cœur, tant que nous corrigions nos versions sur ce qu’il avait appris par cœur ».

Les Chaykh de Al-Boukhariyy

Comme le nombre de ses Chaykh était important et beaucoup plus grand encore que d’être limité dans cette étude, nous allons mentionner les plus réputés d’entre eux. Ainsi, il a entendu de Makkiyy fils de ‘Ibrahim Al-Balkhiyy et de ^Abdan fil de ^Outhman Al-Marwaziyy et de ^Oubaydi l-Lah fils de Mouça Al-^Absiyy et de ‘Abi ^Asim Ach-Chaybaniyy et de Mouhammab ‘Ibnou ^Abdi l-Lah Al-‘Ansariyy, de Mouhammad ‘Ibnou Youçouf Al-Faryabiyy et de ‘Abou Nou^aym Al-Fadl fils de Daki, de ‘Abou Ghassad Al-Hindiyy et de Soulayman fils de Harb Al-Wachijiyy et de ‘Abou Salamah At-Taboudhakiyy et de ^Affan fils de Mouslim, de ^Aram fils de Al-Fadl, de ‘Abou l-Walid AtTayaliciyy, de ‘Abou Ma^mar Al-Minqariyy, de ^Abdou l-Lah fils de Maslamah Al-Qa^indiyy, de ‘Abou Bakr Al-Hamidiyy, de ^Abdou l-Lah fils de Youçouf At-Taniciyy, de ‘Abou l-Yaman Al-Himsiyy, de ‘Ahmad ‘Ibnou Hanbal, de ‘Isma^il fils de ‘Abou ‘Ouways Al-Madiniyy, de Yahya fils de Ma^in et de beaucoup d’autres encore.

Les paroles des savants au sujet de Al-Boukhariyy

Il a été rapporté que l’Imam Al-Boukhariyy s’était vu dans le rêve debout en présence du Messager de Allah et il tenait quelque chose à la main avec laquelle il éloignait quelque chose du Messager de Allah. Lorsqu’il a posé la question sur l’interprétation de ce rêve, certains de ceux qui interprètent les rêves ont dit : « Tu vas repousser le mensonge du Messager de Allah ».

Il a été rapporté dans Tah-dhibou l-‘Asma’i wa l-Loughat d’après Hachid fils de ‘Isma^il qu’il a dit : « J’ai vu ‘Is-haq fils de Rahawayh assis sur une couche et avec lui Mouhammad fils de ‘Isma^il Al-Boukhariyy. C’est alors que Mouhammad l’a corrigé dans quelque chose et ‘Is-haq fils de Rahawayh a repris les paroles de Al-Boukhariyy. Alors, ‘Is-haq a dit aux gens : « Ô vous les gens, vous qui maîtrisez le hadith, prenez de ce jeune homme. S’il avait vécu dans l’époque de Al-Haçan Al-Basriyy, les gens auraient besoin de lui en raison de sa connaissance du hadith et de sa compréhension du hadith ».

Il a été rapporté dans Al-Bidayah wa n-Nihayah d’après Ibnou Khouzaymah qu’il a dit :  « Je n’ai pas vu sur terre, qui ait plus de connaissance du hadith du Messager de Allah, ni qui le mémorise mieux que Al-Boukhariyy » et ‘Is-haq ‘Ibnou Zayrak a dit à son sujet : « J’ai entendu en l’an deux cent quarante sept Mouhammad ‘Ibnou ‘Idris Ar-Raziyy ‘Abou Hatim dire : « viendra vous voir un homme des gens de Khouraçan et il n’est pas sorti de Khouraçan qui mémorise plus le hadith que lui et il n’est pas venu en Irak qui ait plus de science de hadith que lui ». Est venu alors chez nous Mouhammad ‘Ibnou ‘Isma^il après quelques mois, c’est-à-dire Al-Boukhariyy.

Parmi ce que l’Imam le Moujtahid ‘Ahmad ‘Ibnou Hanbal que Allah l’agrée a dit pour faire son éloge et indiquer son haut degré. Il a dit que le degré de Hafidh a été atteint par quatre des gens de Khouraçan, ‘Abou Zou^rah Ar-Raziyy, Mouhammad ‘Ibnou ‘Isma^il Al-Boukhariyy, ^Abdou l-Lah ‘Ibnou ^Abdi r-Rahman As-Samarqandiyy et Al-Houçayn ‘Ibnou Chouja^ Al-Balkhiyy. Et il a rapporté dans Tabaqat As-Soubkiyy d’après Mouhammad ‘Ibnou ‘Abi Hatim al-warraq de Al-Boukhariyy qu’il a dit : « Je l’ai entendu dire des compagnons de ^Amr ‘Ibnou ^Aliyy : ils m’ont mentionné un jour un hadith. Je leur ai dit alors : je ne le connais pas. Ils étaient alors heureux et ils sont partis voir ^Amr ‘Ibnou ^Aliyy pour lui dire nous avons mentionné à Mouhammad fils de ‘Isma^il un hadith qu’il n’a pas du tout connu. C’est alors que ^Amr leur a dit :  Un hadith que Mouhammad fils de ‘Isma^il ne connaît pas, n’est pas un hadith ». Il a également été rapporté dans Tabaqat As-Soubkiyy d’après ‘Ahmad ‘Ibnou Hamdoun qu’il a dit : « Mouslim ‘Ibnou l-Hajjaj était parti voir Al-Boukhariyy et il l’a embrassé entre les yeux et lui a dit : J’embrasserai même tes pieds Ô toi qui est les maître de ceux qui maîtrisent le hadith et toi qui est celui qui connaît la valeur et le degré de fiabilité des hadith ».

Hachid ‘Ibnou ‘Isma^il a dit : « J’étais à Al-Basrah et j’ai entendu l’arrivée de Mouhammad ‘Ibnou ‘Isma^il. Lorsqu’il était arrivé, Mouhammad ‘Ibnou Yasar a dit : Aujourd’hui est rentré chez nous le maître des spécialistes de jurisprudence ».

Il a été rapporté de ’Abou Sahl Ach-Chafi^iyy qu’il a dit : « Je suis entré à Al-Basrah, à Ach-Cham, à Al-Hijaz, à Al-Koufah, et je voyais leurs savants et chaque fois que Mouhammad ‘Ibnou ‘Isma^il était mentionné ils lui reconnaissaient un degré supérieur au leur ». Il est rapporté de ^Abdou l-Lah le fils de l’Imam ‘Ahmad ‘Ibnou Hanbal qu’il a dit : « J’ai dit à mon père : Père, qui sont donc les Hafidh. Il m’a dit : Ô mon fils, ce sont des jeunes qui venaient chez nous, des gens de Khouraçan et ils se sont dispersés maintenant ». Et je lui ai dit : « Qui sont-ils donc père ? ». Il m’a dit : « Mouhammad ‘Ibnou ‘Isma^il, c’est-à-dire Al-Boukhariyy ». C’est-à-dire qu’il n’a mentionné d’entre eux que Al-Boukhariyy. Parmi ce que ‘Ibrahim Al-Khawwas a dit au sujet de Al-Boukhariyy : « J’ai vu ‘Abou Zour^ah comme un enfant assis devant Al-Boukhariyy, Mouhammad ‘Ibnou ‘Isma^il pour l’interroger sur le hadith ».

Ses ouvrages

Al-Boukhariyy faisait partie des savants qui avaient les plus hauts degrés, qui avaient laissé de nombreux ouvrages éminents et fort utiles. Que Allah l’agrée, il était parmi les gens qui avaient les meilleurs capacités à composer, parmi les plus adroit d’entre eux. Ses ouvrages ont été nombreux. Nous citons les plus réputés d’entre eux : Al-Jami^ AsSahih qui est le livre réputé par le nom de Sahih Al-Boukhariyy, Al-‘Adabou l-Moufrad qui fait partie de ses composition les plus éminentes, les noms des compagnons, Asma’ou sSahabah, At-Tarikh qui est un livre dans lequel il a rassemblé ceux qui sont dignes de confiance et ceux qui sont faibles parmi ceux qui rapportent le hadith et il est en trois volumes, un grand, un moyen et un petit. Il a At-Tafsirou l-Kabir –la grande éxégèse–, Al-Jami^ou l-Kabir, Khalqou ‘Af^ali l-^Ibad –la création des actes des esclaves–, Khayrou l-Kalam fi l-qira’ati Khalfa l-‘Imam –les meilleures paroles au sujet de la récitation derrière l’imam–, Kitabou ddou^afa’i wa l-matroukin –le livre de ceux qui sont faibles et de ceux qui sont délaissés–, Kitabou l-^Ilali fi l-hadith, Kitabou l-Fawa’id, Al-Qira’atou Khalfa l-‘Imam, Qada’i wa sSahabah wa t-Tabi^in, Kitaboun fi l-Mabsouti fi l-hadith, Al-Mousannad Al-Kabir, Kitabou l-Wihdan, c’est un livre dans lequel il a rassemblé tout ceux qui n’ont qu’un seul hadith parmi les compagnons.

Son décès

Il est mort que Allah lui fasse miséricorde le samedi, la nuit de la fête de Al-Fitr de l’année deux cent cinquante six de l’Hégire. Il avait alors soixante deux ans moins treize jours. Il a été enterré le jour de la fête de Al-Fitr après la prière de AdhDhouhr dans un village qui s’appelle Khartank qui est un village de Samarqand. Ibnou ^Oudayy a rapporté d’après ^Abdou l-Qouddous fils de ^Abdou l-Jabbar As-Samarqandiyy qu’il a dit : « L’Imam Al-Boukhariyy était venu à Khartank alors qu’il avait des proches parents chez qui il était hébergé. Je les entendu dire une nuit alors qu’il avait fini la prière de la nuit dans ses invocations : Ô Allah, je ne supporte plus la vie sur terre alors fais-moi mourir. Le mois ne s’est pas écoulé avant que Allah ta^ala le fasse mourir. Que Allah fasse miséricorde à l’Imam Al-Boukhariyy et qu’Il le rétribue pour nous du meilleur bien.

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Biographies : L’Imam Abou Mansour Al-Matouridiyy

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 6, 2010
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L’imam Al-Matouridiyy

Sa biographie

Il est surnommé Abou Mansour, il s’appelle Mouhammad fils de Mouhammad, fils de Mahmoud Al-Matouridiyy As-Samarqandiyy et Al-Matouridiyy est relatif à Matourid qui est une région de Samarqand qui se trouve derrière le grand fleuve.

L’imam Al-Matouridiyy et l’imam Abou l-Hacan Al-‘Ach^ariyy étaient les deux illustres imams qui ont rédigé la croyance de ‘Ahlou s-Sounnah wa-l Jama^ah et l’ont confirmé avec les preuves à partir de ce qui a été transmis et des preuves selon la raison. L’imam Al-Matouridiyy a été surnommé « ‘Imam  Al-Houda », l’imam de la bonne guidée, ainsi que « ‘Imam Al-Moutakalimin », imam des spécialistes de la science de al-Kalam c’est-à-dire la science de la croyance. Ainsi que d’autres surnoms qui indiquent sa grande place chez les musulmans de son époque et les historiens de cette époque. Malgré sa grande réputation et la réputation du groupe des Matouridiyy qui se rapporte à lui, les historiens qui ont écrit à ce sujet étaient peu nombreux.

Les références n’ont pas cité l’année de sa naissance avec précision mais il est possible de dire qu’il est né de l’époque de Moutawakil, le calife abbasside, et sa naissance a précédé celle de l’imam Abou l-Haçan Al-Ach^ariyy d’une vingtaine d’années.

Il est né dans une famille qui s’est occupée particulièrement des sciences de la religion. Il a grandi et il a appris les sciences de la religion depuis son plus jeune âge. Il n’a pas reculé un seul moment dans la da^wah, dans l’appel à la voie de ‘Ahlou s-Sounnah et à défendre cette voie et à s’y attacher. Son ardeur n’a pas baissé pour s’occuper de la science de al-Kalam, pour composer dans cette science et donner les arguments et les preuves

Ses chaykhs

Les références n’ont cité qu’un faible nombre de ses chaykhs auprès desquels il a reçu ses sciences sauf que la totalité d’entre eux, leur chaîne de transmission dans la science remonte à l’illustre imam Abou Hanifah An-Na^man . L’auteur de «  Al-Jawahir Al-Moudi’ah » a cité que Al-Matouridiyy a appris auprès de Abou Nasr Ahmad fils de Al-^Abbassiyy fils de Al-Houçayn Al- ^Iyadiyy, il a appris la jurisprudence auprès de Abou Bakr Ahmad Al-Jawzjaniyy et Nasir Ibnou Yahya Al-Balkhiyy et Mouhammad Ibnou Mouqatil Ar-Raziyy.

Quant à Abou Nasr Al-^Iyadiyy et Abou Bakr Al-Jawzjaniyy ils ont tous deux appris auprès de l’imam Abou Soulayman Mouça fils de Soulayman Al-Jawzjaniyy et ce dernier a appris auprès des deux compagnons de Abou Hanifah : Abou Youçouf Al-Qadi et Mouhammad Ibnou l-Haçan Ach-Chaybaniyy qui ont tous deux appris auprès de Abou Hanifah. Quant à Nasir Al-Balkhiyy et Mouhammad Ibnou Mouqatil Ar-Raziyy ils ont tous deux appris des deux imams Abou Mouti^ Al-Hakam Ibnou ^Abdou l-Lah Al-Balkhiyy et Abou Mouqatil Hafs Ibnou Salam As-Samarqandiyy qui ont tous deux appris auprès de l’imam Abou Hanifah également.

Pour ce qui est de ses sciences, elles tournent autour du ta’wil du Qour’an honoré, c’est-à-dire son explication et ’Ousoulou l-fiqt c’est-à-dire les fondements de la jurisprudence ainsi que ^Ilmou l-Kalam c’est-à-dire la science de la croyance et ce qui s’y  rapporte. Il a également appris les sciences selon la raison tout comme il a appris les sciences selon les textes transmis, une étude appliquée et profonde. Il a bien pris ce qui est précis de ces sciences jusqu’à devenir un imam illustre dans la jurisprudence, dans le ta’wil et la science de Al-Kalam.

Après avoir obtenu une grande part de culture et de science il est parti pour enseigner aux gens, il a ainsi composé et il a ainsi  passé sa vie pour protéger l’Islam et donner la victoire à Ahlou s-Sounnah wa-l Jama^ah tant que les savants l’ont décrit comme étant un imam illustre qui défend la religion, qui renforce les croyances de Ahlou s-Sounnah. Il a ainsi pu avoir le dessus sur les mou^tazilah, sur les mauvais innovateurs en débattant avec eux il a pu avoir le dessus lorsqu’il a débattu avec eux jusqu’à les faire taire.

Ses ouvrages

L’imam Abou Mansour Al-Matouridiyy a eu de nombreux ouvrages il y a parmi lesquels ceux qui sont dans la science de Al-Kalam et la croyance, il y a ceux qui sont dans les fondements de la jurisprudence il y a ce qui est dans le ta’wil du Qour’an.

Pour ce qui est de la science de Al-Kalam il a eu de nombreux ouvrages parmi lesquels le livre « At-Tawhid », le livre « Al-Maqalat », le livre «  Ar-Raddou ^ala l-Qaramitah », le livre «  Bayan wahmi l-mou^tazilah », le livre «  Raddou l-‘Ousoul Al-Khamçah Al-‘Abi Mouhammad Al-Bahiliyy », le livre « ‘Awa’il l-‘Adilah lil- Ka^biyy », le livre « Raddou Kitab wa ^Id Al-Fouçad li l-Ka^biyy », le livre « Raddou Tahdhib Al-Jadl lil Ka^biyy » et d’autres livres .

Pour ce qui est des fondements de la jurisprudence des livres ont été composés pour indiquer les différents savants des écoles et le livre « Kachfou AdhDhounoun »ont mentionnés deux livres dans les fondements de la jurisprudence qui sont le livre « Al-Jadl »  et le livre             «  Ma’akhdou Ach- Chara‘if fi ‘Ousoul l-fiqh » qui sont attribués à l’imam Al-Matouridiyy. Il est parvenu dans «  Bada’i^ou AsSana’i^ » dans la déduction des temps des cinq prières à partir de la parole de Allah dans sourat Ar-Roum / ayah 17, 18 :

(( فسبحان الله  حين تمسون و حين تصبحون و له الحمد في السماوات و الأرض وعشيا وحين تظهرون  ))

Le Chaykh Abou Mansour Al-Matouridiyy As-Samarqandiyy dit qu’ils ont compris de cette ayah l’obligation des cinq prières et si leur compréhension était semblable à la compréhension des gens de notre époque ils n’en auraient compris que le tasbih qui est cité dans cette ayah ((فسبحاب الله   )) donc les gens auraient compris seulement le tasbih et non pas l’obligation des cinq prières et Al-Matouridiyy ils ont dit qu’ils en ont compris l’obligation des cinq prières.

Pour ce qui est des ouvrages de l’imam Al-Matouridiyy dans la science du ta’wil du Qour’an, l’exégèse du Qour’an il y a entre autre « Ta’wilat Ahlou s-Sounnah » mais l’auteur de

«  Kachfou AdhDhounoun » a cité ce livre avec ce titre. Cependant le manuscrit, l’exemplaire qui se trouve à « Kawbrilliyy » a été intitulé « Ta’wilat Al- Matouridiyy fi At-Tafsir » et les spécialistes des biographies des savants, attabaqat, l’ont mentionné par le titre « Ta’wilat Al-Qour’an » et ce nom c’est le même nom que l’on trouve dans les autres exemplaires qui se trouvent en Turquie, en Inde, en Allemagne, à Médine, à Damas dans le musée britannique et à Tachqand. Peut-être ce livre au départ portait les deux noms mais par la suite les historiens se sont limités à un seul nom.

L’imam ^Abdoul-Qadir Al-Qourchiyy qui est mort en l’an 750 de l’hégire a dit au sujet de ce livre de l’imam Al-Matouridiyy : c’est un livre qu’aucun autre livre n’est équivalent et aucun autre livre qui l’a précédé ne se rapproche de son niveau dans cette science. » (C’est-à-dire la science du ta’wil)

Il est parvenu dans l’exemplaire de la bibliothèque de « Khadabakhch » dans la première page la chaîne de transmission du livre « Ta’wilat Al-Qour’an » qui remonte jusqu’à Al-Matouridiyy et il est parvenu ce qui suit, l’introduction de la part de l’auteur de ce livre et l’introduction du tafsir et du ta’wil , il est parvenu dans l’introduction de ce livre également ce qui suit : «  le chaykh, l’imam, l’ascète, le porte-drapeau de la science de la religion, le président de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah. Abou Bakr Mouhammad fils de Ahmad As-Samarqandiyy, que Allah ta^ala lui fasse miséricorde a dit : le livre « At-Ta’wilat » attribué au chaykh, l’imam Abou Mansour Al-Matouridiyy, que Allah lui fasse miséricorde, est un livre qui a un haut degré qui donne beaucoup de profits pour indiquer la voie de Ahlou s-Sounnah wa-l Jama^ah dans les fondements du tawhid et dans la voie de Abou Hanifah et de ses compagnons, que Allah leur fasse miséricorde, dans les fondements de la jurisprudence et sa ramification conformément au Qour’an » fin de citation.

L’auteur du livre « Kachfou AdhDhounoun » a cité le livre « Ta’wilat Al-Qour’an » sous le titre « Ta’wilat Al-Matouridiyyah fi Bayani ‘Ousouli Ahli As-Sounnatih wa ‘Ousouli At-Tawhid » il a déclaré explicitement qu’il est en huit volumes et que le Chaykh ^Ala’ou d-Din Mouhammad fils de Ahmad c’est lui qui l’a rassemblé ;

Il est parvenu dans « Ta’wilat Al-Qour’an » pour l’exégèse de la parole de Allah dans sourat Al-^Araf/ ayah 143 : ((  قال ربّ أرني أنظر إليك قال لن تراني )) sa parole : la vision du Seigneur est sûre pour nous dans l’au delà, c’est une réalité sans qu’il y ait d’assimilation avec Ses créatures, sans qu’il y ait de comment. » Fin de citation. Donc la voie des Matouridiyyah c’et la voie des Ach^ariyyah concernant la vision de Allah dans l’au-delà ce n’est pas la voie des mou^tazilah qui eux renient la vision de Allah dans l’au-delà, les mou^tazilah ils ont beaucoup d’égarements, parmi leurs égarements ils ont nié la destinée, ils ont prétendu que l’homme créé ses actes et ils ont nié aussi que Allah sera vu par les croyants dans l’au-delà lorsqu’ils seront au Paradis. Allah sera vu par les croyants sans que Allah soit dans un endroit, sans qu’il soit dans une direction pas comme sont vues les créatures.

Parmi les ouvrages de l’imam Abou Mansour Al-Matouridiyy il y a le livre «  le commentaire de Fiqhou l-‘Akbar » qui est un livre dont le contenu est connu à partir de son titre. En effet ce livre a repris le livre  « Al- Fiqhou l-‘Akbar » de l’imam Abou Hanifah en en faisant un commentaire, l’explication et l’interprétation, comme on a dit l’imam Al-Matouridiyy est sur la voie de l’imam  Abou Hanifah.

Son décès

L’auteur du livre «  Kachfou AdhDhounoun » a cité que l’imam Al-Matouridiyy est décédé en l’an 332 de l’hégire sauf qu’il est revenu par la suite dans d’autres occasions et il était en accord avec la majorité des historiens que le décès de Al-Matouridiyy était en l’an 333 de l’hégire et ^Abdou l-Lah Al-Qourchiyy dans son livre  « Al-Fawa’id Al-Bahiyyah » a dit qu’il était mort en l’an 333 de l’Hégire et que sa tombe se trouve à Samarqand.

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Biographies : l’Imam Abou l-Haçan Al-‘Achaariyy

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L’Imam de la vérité et de la bonne guidée

‘Abou l-Haçan ^Aliyy Ibnou ‘Isma^il Al-‘Ach^ariyy

Sa biographie

Il s’agit de ‘Abou l-Haçan ^Aliyy fils de ‘Isma^il fils de ‘Abou Bichr ‘Is-haq fils de Salam fils de ‘Isma^il fils de ^Abdou l-Lah fils de Mouça fils du gouverneur de Al-Basrah, Bilal fils de ‘Abou Bourdah fils du compagnon du Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, ‘Abou Mouça ^Abdou l-Lah fils de Qays Al-‘Ach^ariyy, le yéménite, de Basrah. C’est au sujet de son peuple qu’a été révélé la parole de Allah qui signifie : « Ô vous qui avez cru, celui d’entre vous qui apostasie sa religion, alors certainement Allah fait qu’il y aura un peuple qu’Il agrée et qui L’aime, qui sont humbles vis-à-vis des croyants et glorieux vis-à-vis des non musulmans ; ils font le Jihad dans la voie agréée par Allah et ils ne craignent pas pour cela le blâme de quiconque ». Ceci est un mérite que Allah accorde à qui Il veut et Allah est Celui Qui sait toutes choses.

Après la révélation de cette ‘ayah, le Prophète montre ‘Abou Mouça Al-‘Ach^ariyy en disant ce qui signifie : « C’est le peuple de celui-là » et il a montré de sa main  ‘Abou Mouça Al-‘Ach^ariyy.

Lorsque cette ‘ayah a été révélée, après cela des mérites des ‘Ach^ariyy et des tribus originaires du Yémen se sont manifestés. Ils ont eu un bon effet et beaucoup de belles conséquences sur l’Islam.

En effet, AlBoukhariyy a rapporté dans son Sahih du hadith de ‘Abou Hourayrah, radiya l-Lahou ^anhou, que Allah l’agrée, que le Prophète a dit ce qui signifie : « ….. les gens du Yémen. Ils ont des cœurs tendres et doux. La foi est du Yémen et la sagesse est du Yémen ». En d’autres termes, c’est un éloge que le Prophète a fait pour les gens du Yémen et il s’agit justement de cette tribu des ‘Ach^ariyy.

Tout comme Al-Boukhariyy a rapporté dans son Sahih d’après ^Imran Ibnou l-Housayn, que les gens de Bani Tamim étaient venus voir le Prophète et il leur a dit ce qui signifie : « Je vais vous annoncer une bonne nouvelle Ô Bani Tamim ». Ils lui ont alors dit : (Tu nous as déjà annoncé des bonnes nouvelles. Donne nous maintenant). La couleur de son visage a changé. C’est alors que des gens du Yémen étaient venus et le Prophète leur a dit ce qui signifie : « Ô vous les gens du Yémen, je vous annonce la bonne nouvelle parce que Banou Tamim n’ont pas voulu l’accepter ». Ils lui ont dit : « Nous l’acceptons Ô Messager de Allah. Nous sommes venus auprès de toi pour nous instruire dans la religion et pour t’interroger sur le début de ce monde : Comment a-t-il eu lieu ? » et le Prophète a dit ce qui signifie : « Allah est de toute éternité et rien d’autres que Lui n’est de toute éternité », c’est-à-dire que les endroits sont créés, ils ont un début alors que Allah existe de toute éternité avant les endroits, sans endroit.

Il y a ici une preuve que Allah existe de toute éternité avant la création des endroits et du temps. Avant la création, Allah existe alors qu’il n’y avait pas d’endroits et Il est maintenant tel qu’Il est de toute éternité. Il n’est pas une quantité ni petite ni grande.

L’Imam ‘Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy est né en l’an 260 de l’Hégire à Al-Basrah qui se trouve en Iraq et certains ont dit en l’an 270. Il est mort en l’an 333 de l’Hégire et d’autres ont dit en 324 et d’autres en 330 à Baghdad.

Son ancêtre ‘Abou Mouça fait partie de ceux de qui on prend les avis de jurisprudence, les Fatwa, parmi les compagnons du Messager de Allah. Il fait partie de ceux qui ont les plus belles voix lors de la récitation du Qour’an et il est attribué dans son ascendance à Al-Jamahir fils de Al-‘Ach^ar et Al-‘Ach^ar fait partie des descendants de Saba’ ceux qui étaient du Yémen.

‘Abou Mouça Al-‘Ach^ariyy a fait l’émigration avec ses deux frères parmi une cinquantaine de son peuple jusqu’à la terre de Habachah –l’Abyssinie, la nouvelle Ethiopie–. Il y a vécu avec Ja^far Ibnou ‘Abi Talib, que Allah l’agrée, pour ensuite rejoindre tous ensemble le Messager de Allah lorsqu’il a fait la conquête de Khaybar.

Il a eu comme enfants et petits enfants qui étaient connus pour leur bonnes connaissances, le fait qu’ils rapportent la parole du Prophète et leurs noms sont marqués dans l’histoire jusqu’à  ce que le tour revienne à notre Chaykh ‘Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy, que Allah l’agrée.

‘Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy était sunnite d’une famille sunnite mais il a étudié al-‘i^tizal, la voie des mou^tazilah, auprès de ‘Abou ^Aliyy Al-Jabba’iyy et il a suivi dans cette voie jusqu’à devenir un Imam pour les mou^tazilah ensuite il a fait le repentir. Il s’est assis un jour sur la grande chaise dans la mosquée Al-Jami^ à Bassorah un vendredi et il a dit à très haute voix : « Celui qui m’a connu, il m’aura connu mais celui qui ne me connaît pas, je me présente à lui : Je suis Untel fils de Untel, je disais que le Qour’an est créé et que Allah ne sera pas vu et que les actes de mal, c’est moi qui les crée. Je fais le repentir et j’ai abandonné tout cela. J’ai pour croyance maintenant la bonne croyance pour répliquer aux mou^tazilah, pour dévoiler leurs graves erreurs et leurs défauts ».

Le Faqih, spécialiste de jurisprudence, ‘Abou Bakr AsSayrafiyy a dit les mou^tazilah avaient levé haut la tête jusqu’à ce que Al-‘Ach^ariyy prenne la défense des sunnites et les a emprisonnés dans les plus petits recours, c’est-à-dire qu’ils sont devenus très petits lorsque Al-‘Ach^ariyy a défendu la voie de ‘Ahlou s-Sounnah.

Les éloges des savants en faveur de ‘Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy

As-Soubkiyy a rapporté dans Tabaqatou ch-Chafi^iyyati l-Koubra : « Sache que ‘Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy n’a pas innové une nouvelle voie mais il a raffermi et résumé la voie du Salaf et il défendu ce sur quoi étaient les compagnons du Messager de Allah. Donc se réclamer de lui est dû au fait qu’il a délimité la voie du Salaf et qu’il s’y est attaché, qu’il a amené les preuves et arguments sur cette voie. Celui qui le suit en cela dans cette argumentation est appelé Achaarite ». fin de citation

L’historien ‘Abou Mouhammad ^Abdou l-Qadir Al-Qouraychiyy Al-Hanafiyy, dans son livre Al-Jawahir Al-Moudiyyah qui est Tabaqatou l-Hanafiyyah (L’étoile éclairée au sujet des savants Hanafite), a dit de ‘Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy : « Celui qui s’est attaché au fondement, le grand ‘Imam ». C’est ainsi qu’il a désigné Al-‘Ach^ariyy.

Le Chaykh ^Abdou r-Rahim Al-‘Asnawiyy a fait également son éloge et il a dit : « C’est celui qui a défendu le parti de ‘Ahlou s-Sounnah, celui qui a vaincu les mou^tazilah et autres mauvais innovateurs grâce à sa langue et à son écriture, c’est l’auteur de nombreux ouvrages et sa réputation nous évite de trop parler de lui, tellement il est connu, ce n’est pas la peine de parler de lui ».

‘Abou Bakr Ibnou Qadi Chouhbah fait son éloge également dans Tabaqatou ch-Chafi^iyyah en disant : « le Chaykh ‘Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy Al-Basriyy, l’Imam des spécialistes de ^Ilmou l-Kalam, celui qui a défendu la Sounnah du Maître des Messagers et celui qui a défendu la religion ».

Quant à Al-Yafi^iyy, il a dit dans Mir’atou l-Jinan : « Le Chaykh, l’Imam, celui qui a donné la victoire à la Sounnah et a conseillé la communauté, l’Imam des Imams véritables, celui qui a dévoilé les fausses argumentations des mauvais innovateurs, celui qui a levé haut la bannière de la vérité, qui a la lumière éclatante et les arguments catégoriques après lesquels il n’y a plus rien à dire.

‘Abou l-Fat-h Ach-Chahrastaniyy dans son livre Al-Milalou wa n-Nihal a dit : « Les ‘Ach^arites sont ceux suivent ‘Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy fils de ‘Isma^il Al-‘Ach^ariyy qui lui-même est descendant de ‘Abou Mouça Al-‘Ach^ariyy, que Allah les agrée tous deux. Parmi les choses, les coïncidences étonnantes que j’ai entendues, c’est que ‘Abou Mouça Al-‘Ach^ariyy, que Allah l’agrée, disait exactement ce que ‘Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy dit plus tard dans son école c’est-à-dire que les compagnons disaient la même chose que l’Imam des sunnites ».

Le ‘Oustadh ‘Abou l-Qacim Al-Qouchayriyy, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : « Que les spécialistes du hadith se sont accordés à dire que ‘Abou l-Haçan ^Aliyy fils de ‘Isma^il Al-‘Ach^ariyy était un des Imams des spécialistes du hadith. Son Madh-hab est le Madh-hab des spécialistes du hadith. Il a parlé des fondement de la religion selon la voie de ‘Ahlou s-Sounnah. Il a répliqué aux opposants parmi les égarés et les mauvais innovateurs. Il était une épée tendue sur les mou^tazilah et les mauvais innovateurs qui se sont égarés de la voie de ‘Ahlou s-Sounnah et qui sont sortis de la communauté. Celui qui lui porte atteinte ou qui le maudit ou l’insulte, il aura parlé en mal de tout ‘Ahlou s-Sounnah ». fin de citation.

Le Hafidh ‘Abou Bakr Al-Baghdadiyy a également donné sa biographie dans Tarikhou Baghdad en disant que ‘Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy, le spécialiste de la croyance, l’auteur de plusieurs ouvrages pour répliquer aux irréligieux et d’autres comme les mou^tazilah, les jahmiyyah, les khawarij et le restant des groupes des mauvais innovateurs ». fin de citation.

L’historien Ibnou l-^Imad Al-Hanbaliyy l’a décrit comme étant l’Imam l’illustre savant, l’océan de connaissance, le spécialiste de la croyance, et a dit : « L’auteur de nombreux ouvrages parmi ce qui a entraîné la réjouissance des visages chez ‘Ahlou s-Sounnah et qui a noirci les bannières des mou^tazilah et des jahmiyyah. Il a ainsi montré la voie de la vérité claire et il a réjoui les cœurs des gens de la foi et de la connaissance. Il y a justement son débat avec son ancien Chaykh Al-Jabba’iyy grâce auquel il a cassé le dos de tout mauvais innovateur ». fin de citation.

Chamsou d-Din Ibnou Khillikan dans Al-‘A^yan c’est-à-dire les illustres, l’a mentionné et l’a décrit en disant : « Le spécialiste des fondements, celui qui a défendu la voie de ‘Ahlou s-Sounnah et c’est de lui que se réclame le groupe des ‘Ach^ariyy et sa réputation nous passe de trop parler pour le présenter ». fin de citation.

Le Qadi Al-Qoudat ‘Abou ^Abdi l-Lah Ad-Damghaniyy le Hanafite a répondu à une question qui lui a été posée à Baghdad : « ……qui était de dire du maître des Imam illustres…, que dire au sujet des gens qui se sont rassemblés pour maudire le groupe des ‘Ach^arites et les  déclarer mécréants ? Comment leur répondre ? », Le Qadi a répondu : « Ils ont fait une mauvaise innovation et ils ont commis ce qu’il n’est pas permis de faire. Celui qui est investi d’une responsabilité doit renier cela et agir de sorte à ce que pareil acte ne soit plus commis ni pour eux ni pour leurs semblables ».

Après lui, le Chaykh ‘Abou ‘Is-haq Ach-Chiraziyy, que Allah lui fasse miséricorde, a écrit un commentaire sur cette réponse, en disant : « Les ‘Ach^ariyy sont les gens de ‘Ahlou s-Sounnah, ceux qui défendent la loi, ils répliquent aux mauvais innovateurs, que ce soit les qadariyyah ou d’autres. Celui qui leur porte atteinte, il aura porté atteinte à tout ‘Ahlou s-Sounnah et si cela est dénoncé auprès d’un responsable des musulmans, c’est un devoir pour lui de les corriger pour qu’ils arrêtent cela ».

Il a signé sur cette réponse et également d’autres ont signé et il a indiqué leur accord à cette réponse. Il y a parmi eux le Chaykh ‘Abou Bakr Mouhammad Ibnou ‘Ahmad ‘Ach-Chachiyy, l’élève de Chaykh ‘Abou ‘Is-haq.

Le Chaykh, l’illustre savant Diya’ou d-Din ‘Abou l-^Abbas ‘Ahmad Ibnou Mouhammad Ibni ^Oumar Ibni Youçouf Ibni ^Oumar Al-Qourtoubiyy a composé un épître qu’il a appelé Zajrou l-Mouftari ^ala ‘Abi l-Haçani l-‘Ach^ariyy, « empêcher le calomniateur qui calomnie ‘Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy », dans lequel il a répliqué à certains mauvais innovateurs qui ont dit du mal de l’Imam Al-‘Ach^ariyy. Lorsque le Chaykh Taqiyyou d-Din Ibnou Daqiq Al-^Id en a pris connaissance, il a dit du bien de cet écrit.

Le Chaykh ^Izzou d-Din Ibnou ^Abdi s-Salam a dit la croyance de Al-‘Ach^ariyy, que Allah lui fasse miséricorde, englobe ce qu’ont indiqué les quatre-vingt dix-neuf Noms de Allah et il dit que Allah l’agrée à la fin de son traité de croyance : « Ceci est une partie de la croyance de Al-‘Ach^ariyy, que Allah lui fasse miséricorde, et la croyance du Salaf, celle des gens de la Tariqah, des voies Soufiyy, et celle des gens de Al-Haqiqah, ceux qui étudient les lois ».

Tajou d-Din ^Abdou l-Wahhab As-Soubkiyy a dit également : « Les Hanafiyy, les Chafi^iyy, les Malikiyy et ceux qui ne se sont pas égarés parmi les Hanbaliyy ont la même croyance et c’est la croyance de ‘Ahlou s-Sounnati wa l-Jama^ah. Ils suivent la voie du Chaykh de la Sounnah, ‘Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy, que Allah lui fasse miséricorde ».

Ensuite, il dit : « En général la croyance de Al-‘Ach^ariyy, c’est ce qui est contenu dans le traité de croyance de ‘Abou Ja^far AtTahawiyy que les savants des différentes écoles ont approuvé et ont accepté pour croyance ».

Le Chaykh Mouhammad ^Arabiyy ….., le Chaykh des Malikiyy dans la Mosquée Al-Haram à Makkah, a dit : « Les meilleurs des Mouhaddith après ‘Abou l-Haçan jusqu’à notre époque sont des ‘Ach^ariyy et les livres des Tarikh, des histoires, des biographies des savants sont claires pour indiquer cela ».

Le ‘Oustadh, l’Imam Al-‘Isfarayiniyy, le spécialiste de jurisprudence, spécialiste de croyance a dit : « J’étais à côté du Chaykh Al-Bahiliyy comme une goutte dans la mer, et j’ai entendu le Chaykh ‘Abou l-Haçan Al-Bahiliyy dire : j’étais à côté du Chaykh ‘Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy comme une goutte dans la mer ».

Al-Bayhaqiyy a dit : « Jusqu’à ce que le tour vienne à notre Chaykh ‘Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy, que Allah lui fasse miséricorde. Il n’a pas innové dans la religion agréée par Allah quoi que se soit. Il n’a pas amené de mauvaises innovations mais a repris les paroles des compagnons, des successeurs et ceux qui les ont suivis parmi les Imams dans les fondements de la religion et les a approuvées en ajoutant plus de commentaires, plus d’explications. Et ce qu’il a dit au sujet des fondements et ce qu’il a amené dans les lois est correct par la raison contrairement à ce qu’ont prétendu les gens qui suivent leurs passions. Ainsi dans ses explications, il y a eu un renfort pour appuyer ‘Ahlou s-Sounnati wa l-Jama^ah de la part des Imams comme ‘Abou Hanifah, comme Soufyan Ath-Thawriyy parmi les gens de Al-Koufah, comme Al-‘Awza^iyy et d’autres parmi les gens de Ach-Cham, comme Malik, comme Ach-Chafi^iyy, des gens de deux Haram c’est-à-dire La Mecque et Médine, ‘Ahmad Ibnou Hanbal et d’autres parmi les spécialistes du Hadith comme Al-Boukhariyy et Mouslim, les Imams des spécialistes du Hadith et les Hafidh des Sounnan sur lesquels est basée la Loi agréée par Allah, que Allah les agrée tous ».

Le Qadi ‘Abou Bakr Al-Baqillaniyy a dit : « Je suis dans mes meilleurs états lorsque je comprends la parole de ‘Abou l-Haçan ».

Et Tajou d-Din As-Soubkiyy a dit : « Si nous devions passer en revue les fait remarquables de la vie du Chaykh Al-‘Ach^ariyy, les feuilles ne pourraient pas tout contenir et l’encre finirait avant de pouvoir tout écrire. Celui qui veut connaître son degré et qu’il remplisse son cœur de son amour, qu’il prenne le livre Kadhibou l-Mouftari c’est-à-dire « la dénonciation des mensonges des calomniateurs en ce qu’ils ont attribué à l’Imam ‘Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy » qui a été composé par le Hafidh Ibnou ^akir Ad-Dimachqiyy. C’est un des plus illustres des livres qui comportent le plus de profits et les meilleurs ».

Ibnou ‘Abou l-Hajaj Al-‘Andalouçiyy a dit dans son …… : « Si le Hafidh ibnou ^Açakir n’avait pour mérite sur Al-‘Ach^ariyy que ce livre, cela aurait suffit ». Il a commencé sa biographie en disant : « Notre Chaykh, notre modèle, le Chaykh de la voie de ‘Ahli s-Sounnati wa l-Jama^ah, celui des spécialistes de la croyance, celui qui donne la victoire à la Sounnah du Maître des Messagers, celui qui défend la religion, celui qui œuvre pour défendre la croyance des musulmans d’une manière dont les traces restent jusqu’à nos jours, jusqu’au jour où les gens se livreront pour le jugement du Seigneur des mondes, l’Imam, le pieux, le bienfaisant, celui qui a défendu la loi contre les paroles calomniées et qui a défendu la communauté de l’Islam, il l’a appuyée d’une manière très importante et il a demeuré en oeuvrant, en relevant (ses trousses) jusqu’à purifier les cœurs de toutes confusions tout comme un …. Est purifié des souillures. Il a attisé les lumières de la certitude pour ne pas tomber dans ce qui entraîne le doute. Il n’a pas laissé une mauvaise parole d’un mauvais innovateur, il a enlevé le faux et la vérité a repoussé les méandres du faux ».

Certains ont prétendu que le Chaykh Al-‘Ach^ariyy était Malikite mais cela n’est pas vrai, il était Chafi^iyy, il a pris la jurisprudence auprès de ‘Abou ‘Ishaq Al-Marwaziyy.

Le ‘Oustadh ‘Abou Bakr ibnou Fourak a dit dans Tabaqatou l-Moutakallamin et le ‘Oustadh ‘Abou ‘Ishaq Al-‘Isfarayiniyy dans ce qu’a rapporté de lui le ChaykhAbou Mouhammad AlJouwayniyy, a également mentionné cela dans Charhou r-Riçalah.

Quant au Chaykh des ‘Ach^ariyy parmi les Malikite, c’est l’Imam, le Qadi ‘Abou Bakr Al-Baqilaniyy, il a suivi la voie de ‘Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy dans la croyance mais dans la jurisprudence, il était Malikiyy et ‘Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy était Chafi^iyy.

Le fait qu’il évite les gens des mauvaises innovations est la validité de sa croyance

L’Imam ‘Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy a consulté les livres des mou^tazilah et des jahmiyyah et il a vu qu’ils sont tombés dans le négationnisme, ils ont annulés des textes et ont dit, que Allah nous préserve de leur mécréance, d’après eux Allah n’a pas de science, ni de puissance, ni d’ouie, ni de vue, ni de vie, ni d’exemption de fin, ni de volonté. Les hachwiyyah et les moujassimah ont dit, que Allah nous préserve de leur mécréance, d’après eux Allah a une science comme les sciences, une puissance comme les puissances, une ouïe comme les ouïes, une vue comme les vues. ‘Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy a pris la voie qui est entre les deux, il a dit : « Certes, Allah Soubhanahou wa ta^ala, Celui Qui est absolument exempt d’imperfection, a une science pas comme les sciences, une puissance pas comme les puissances, une ouïe pas comme les ouïes, une vue pas comme les vues ».

Pour ce qui est de Jahm ibnou Safwan, il a dit que l’esclave n’a pas la capacité de faire quoi que ce soit, ni d’acquérir quoi que ce soit. Les mou^tazilah ont dit, que Allah nous préserve de leur mécréance, d’après eux l’esclave est capable de créer et d’acquérir en même temps.

L’Imam ‘Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy a dit la voie entre les deux : « L’esclave n’a pas la capacité de créer mais a capacité d’acquérir (l’acte) ». Il a nié pour l’esclave de Allah la capacité de faire entrer en existence et a confirmé pour celui-ci la capacité de l’acquisition de l’acte (Al-Kasb).

Les hachwiyyah, les mouchabbihah, les assimilationnistes, ont dit, que Allah nous préserve de leur mécréance, d’après eux Allah sera vu avec un comment, une limite comme tout ce qui est vu. Les mou^tazilah, les jahmiyyah et les najariyyah ont dit, que Allah nous préserve de leur mécréance, d’après eux Allah ne sera pas vu.

‘Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy a pris la voie entre les deux et a dit : « Allah sera vu sans qu’Il s’incarne, sans qu’Il est une limite ni un comment et n’est pas de ceux qui ont une limite ni le comment, (ainsi nous Le verrons pas comme sont vus les créatures et sans comment) ».

Les najariyyah ont dit, que Allah nous en préserve, d’après eux Allah est partout sans qu’Il s’incarne et sans direction. Les hachwiyyah, les moujassimah, les assimilationnistes, ont dit, que Allah nous préserve de leur mécréance, d’après eux Allah est au dessus du Trône et que le Trône est un endroit pour Lui et qu’Il est assis dessus.

‘Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy a pris la voie entre les deux et a dit : « Allah est de toute éternité et il n’y a pas d’endroit de toute éternité, Il a créé l’endroit, Al-Kourçiyy, le piédestal et n’a pas besoin de l’endroit et après la création de l’endroit, Il est comme Il est de toute éternité avant de les créer (c’est-à-dire sans endroit) ».

Les mourji’ah ont dit, que Allah nous préserve de leur mécréance, d’après eux celui qui est sincère envers Allah une fois dans sa foi, dans sa vie, il ne sort pas de l’Islam par une apostasie (Ar-Riddah) (ni par une mécréance) et il ne lui sera inscrit aucun grand péché. Les mou^tazilah ont dit, que Allah nous préserve de leur mécréance, d’après eux celui qui commet le grand péché même s’il a la foi, même s’il est dans l’obéissance pendant cent ans, il ne sortira jamais de l’enfer.

‘Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy a pris la voie entre les deux et a dit : « Le croyant, celui qui croit en l’unicité de Allah ta^ala, mais qui est grand pécheur, c’est selon la volonté de Allah ta^ala. S’Il veut, Il lui pardonne et le fait entrer au paradis, s’Il veut, Il le châtie pour ses grands péchés puis le fait entrer au Paradis ».

Quant à ce que prétendent les moujassimah, ceux qui attribuent le corps à Allah, que l’Imam Al-‘Ach^ariyy avait repris dans son livre « Al-‘Ibanah » ce qui est conforme à l’attribution du corps à Allah et qu’Il serait incarné dans le ciel, ceci est réfuté par le fait que la copie sur laquelle il se base pour attribuer cela à l’Imam comporte des paroles qui lui sont calomnieusement attribuées et ils ne sont pas capable d’amener une seule copie qui soit digne de confiance mais ce qu’ils ont c’est une copie que eux-mêmes, les moujassimah, ce qui attribuent à Allah le corps, ont écrit.

Est ce qu’il est sensé de croire que pareils expressions proviennent de ‘Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy à savoir lorsqu’ils disent que les musulmans se sont accordés dans leur innovation de dire « Ô toi, qui habite le ciel ?! »,  ceci est une calomnie claire, il suffit de dire pour répondre qu’aucun ‘Ach^ariyy ni ceux qui les ont suivis parmi les gens de l’Islam dans les époques passés et présentes ne disent cela. Donc si c’était tel qu’ils le disent, pourquoi les ‘Ach^ariyy ne disent pas cela.

Ces efforts, son application dans l’adoration et son ascèse dans le monde

Le Chaykh ‘Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy était extrêmement étonnant dans son intelligence et sa grande capacité de compréhension et son approfondissement dans la science.

Durant près de vingt ans, il accomplissait la prière de AsSoubh avec le Woudou de la prière de Al-^Icha et ne disait rien de ces efforts d’acte d’adoration, il avait beaucoup de pudeur au sujet du bas-monde et était très actif au sujet de l’au-delà.

Il se nourrissait de fruits d’un morceau de terre que son ancêtre Bilal ibnou ‘Abi Bourdah ibni ‘Abi Mouça Al-‘Ach^ariyy avait dédié pour ses descendants (en effet, on peut faire en sorte qu’un bien soit dédié pour une mosquée ou on peut bloquer un bien pour ses descendants).

Ce qu’il dépensait durant l’année, était dix-sept Dirham, chaque mois un Dirham et quelques …..

Ses ouvrages

L’Imam Al-‘Ach^ariyy, que Allah lui fasse miséricorde, a dit dans son livre « Al-^Oumadou fi r-rou’yah » (le nom de la plupart de ses livres), ………..il y a un ouvrage dans lequel il a mentionné la plupart de ses écrits…………. Parmi ses livres, il y a Al-‘Ibanah, ….. contre les naturalistes, ceux qui prétendent que le monde n’a pas de début ou les assimilateurs, il a répliqué aux brahmah, aux mécréant des fils de ‘Israil, aux mazdéens et c’est un livre qui comporte douze chapitres.

Il y a aussi le livre ….. ……. ……  ….. « Al-Moukhtasarou fi t-Tawhidi wa l-Qadar », ………….. « Tafsirou l-Qour’an », ……………. et beaucoup d’autres, ce sont des livres de réplique ou de réponse, de détails.

Ainsi Al-‘Ach^ariyy, que Allah lui fasse miséricorde, avait écrit beaucoup d’ouvrages, certains ont dit ses ouvrages ont atteint plus de trois cents et celui qui veut qu’il consulte les références.

En effet, ‘Isma^il Bacha dans son livre « ….. l-^arifin », le premier tome, en a beaucoup mentionné.

Le livre Al-‘Ibanah est composé par ‘Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy mais malheureusement la plupart de ces copies sont fausses. Toutes les copies que les anciens moujassimah se sont transmises et d’autres, ne sont pas corrects car elles n’ont pas été vérifiées par quelqu’un digne de confiance tout comme une copie peut être validée par un digne de confiance puis un autre et ainsi de suite jusqu’à l’origine de l’auteur qui l’a écrit de sa propre main ou qu’un digne de confiance l’a écrit suite à la dictée de l’auteur et qu’il a par la suite relu à l’auteur.

Ibnou ^Açakir n’a pas mentionné tout le livre « Al-‘Ibanah » mais il a mentionné quelque extrait qui ne comporte pas de paroles explicites pour attribuer le corps à Allah ou à L’assimiler à Ses créatures.

Par contre certaines versions qui sont imprimées de ce livre « Al-‘Ibanah », il y a des passages tels que pour tous les musulmans, ils ne leur échappent pas que ce sont des passages qui leur sont attribués calomnieusement, même un débutant dans la science de la religion, cela ne lui échappe pas. Et parmi, ces fausses copies, il y a ce que les hachwiyy ont ajouté comme paroles qu’aucun musulman ne dit, que dire de l’Imam Al-‘Ach^ariyy.

Et parmi ce qui indique qu’il est innocent de tout cela, il y a ce qu’a rapporté de lui le Chaykh ibnou Fourak, que Allah lui fasse miséricorde, qu’il a ainsi rassemblé dans un ouvrage, et parmi ces paroles, il y a ce qui indique que ce que contient « Al-‘Ibanah » comme attribution du corps à Allah, ce sont des calomnies attribués à ‘Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy, que Allah lui fasse miséricorde.

Par ailleurs, « Al-‘Ibanah » n’est pas le seul ouvrage de ‘Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy et n’est le dernier de ses compositions.

La voie de l’un des Imam est connu par ce que ses compagnons digne de confiance lui attribuent et la question de l’exemption de Allah de la localisation sur le Trône (Al-^Arch), dans le ciel ou ailleurs parmi les endroits est connu comme étant la voie de Al-‘Ach^ariyy par Tawatour d’une manière catégorique donc il n’y a rien à dire sur cela. Même si un wahabite ou un assimilateur t’amène le livre « Al-‘Ibanah » dans lequel il y a calomnieusement l’attribution du corps à Allah ta^ala et te dit que c’est le livre de Al-‘Ach^ariyy, tu dis que les ‘Ach^ariyy, ce sont ceux qui connaissent le mieux leurs Imam et par Tawatour, de manière catégorique, ils ont tous rapporté que la croyance de Al-‘Ach^ariyy est que Allah existe sans endroit.

Parmi les plus réputés de ses compagnons

Le mérite de celui qui suit indique le mérite de celui qui est suivi.

Parmi ses compagnons qui ont pris de lui et qui ont vécu de son époque et qui repris ses paroles ou qui ont pris la science de lui et qui sont parmi les plus hauts Imam et les plus réputés des gens, il y a ceux que l’historien de Ach-Cham a mentionné, qui est le Hafidh de Ach-Cham, ‘Abou l-Qaçim ^Aliyy ibnou l-Haçan ibni … l-Lah ibni ^Açakir dans son livre qu’il a composé pour défendre le Chaykh ‘Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy en citant des faits remarquables et l’éloge des Imam.

Ainsi le Qadi des Qadi, le Chaykh Tajou d-Din le fils de l’Imam Qadi des Qadi Taqiyyou d-Din As-Soubkiyy a composé un chapitre spécial pour citer les plus grands savants qui se réclament de Chaykh ‘Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy et ce lorsqu’il a fait sa biographie dans son livre Tabaqatou ch-Chafi^iyyah ou il a mentionné également :

  • ‘Abou Mouhammad AtTabariyy, les gens de Jourjan le connaissent sous le nom Al-M…janiqiyy, il a été chargé de la fonction de Qadi, juge dans la région de Jourjan, était très éloquent et débattait pour défendre la voie de Ach-Chafi^iyy dans la jurisprudence, et la voie de Al-‘Ach^ariyy dans la croyance.
  • ‘Abou Bakr …… Ach-Chachiyy, l’Imam de son époque dans la région de ce qui derrière le fleuve, c’était l’Imam des Chafi^iyy et celui qui connaissait le plus les fondements et celui qui voyageait le plus pour apprendre le Hadith.
  • ‘Abou Sahl AsSa^loukiyy An-Nayçabouriyy, qui est un spécialiste de jurisprudence, spécialiste de littérature, de langue, de grammaire, poète, spécialiste de la science de la croyance, Moufassir, spécialiste de l’exégèse du Qour’an.
  • ‘Abou Zayd Al-Marwaziyy qui est l’un des Imam des musulmans parmi ceux qui ont le plus retenu la voie de Ach-Chafi^iyy et celui qui a la meilleure réflexion pour déduire les lois et celui qui est le plus ascète dans le bas-monde (parmi les gens de son époque).
  • ‘Abou ^Abdou l-Lah ibnou Khafif Ach-Chiraziyy qui était un Chaykh dans la science des lois et qui s’attache à Chari^ah, la loi de l’Islam.
  • ‘Abou Bakr Al-Jourjaniyy Al-‘Isma^iliyy qui était bienfaisant envers ses parents et les invocations et bénédictions de ses parents ont eu un effet sur lui.
  • ‘Abou l-Haçan ^Abdou l-^Aziz ibnou Mouhammad ibni ‘Ishaq AtTabariyy qui était parmi les plus illustres des compagnons de ‘Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy et est parti à AchCham et y a diffusé l’école de Al-‘Ach^ariyy là-bas.
  • ‘Abou l-Haçan ^Aliyy ibnou Mouhammad ibni Mahdiyy AtTabariyy ; ‘Abou ^Abdou l-Lah Al-‘Asbahaniyy ; connu également sous le nom Ach-Chafi^iyy ; ‘Abou Mouhammad Al-Q….. AzZouhriyy ; ‘Abou Bakr Al-Boukhariyy, connu sous le nom de Al-…daniyy ;‘Abou Mansour An-Nayçabouriyy ; ‘Abou Houçayn ibnou Sam^oun Al-Baghdadiyy ; ‘Abou ^Abdou r-Rahman Ach-Chouroutiyy ; ‘Abou ^Aliyy Al-Faqih …… ; ‘Abou Bakr Al-Bayhaqiyy ; Ibnou ^Açakir Ad-Dimachqiyy ; ‘Abou l-Fadil Al-^Asqalaniyy ; ‘Abou l-Haçan Al-Bahiliyy ; ‘Abou ‘Ishaq Al-‘Isfarayiniyy ; le Hafidh ‘Abou Nou^aym ; l’Imam ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy ; le Qadi ^Iyad ; l’Imam An-Nawawiyy ; l’Imam Fakhrou d-Din Ar-Razi ; Ibnou Daqiq Al-^Id ; le Hafidh Mourtada AzZabidiyy ; le Chaykh Zakariya Al-‘Insariyy ; le Moufti de l’Egypte le célèbre Chaykh Mouhammad ^Illaych Al-Malikiyy ; le Chaykh de la Mosquée Al-‘Azhar ^Abdou l-Lah Ach-Charqawiyy et d’autres parmi les Imam de la religion qui sont très nombreux et seul Allah Souhanahou sait le nombre.

l’Imam ‘Abou Nasr Al-Qouchayriyy a dit de la poésie qui signifie :« Il y a deux choses, celui qui me blâme pour ces deux choses avec certitude, il est innocent de moi et je suis innocent de lui, mon amour de ‘Abou Bakr, l’Imam de bonne guidée et ma croyance en la voie ‘Ach^ariyy ».

Certains gens de science ont dit en poésie ce qui signifie : « Les ‘Ach^ariyy sont des gens qui ont eu la réussite pour atteindre la vérité, ils n’ont pas quitté la croyance, la Sounnah ni le Dhikr ».

Et l’Imam Al-Jazriyy Al-‘Iskandaraniyy a également dit en poésie ce qui signifie : « Prends ce que tu veux ou laisses, sont très nombreux les paroles des mauvais innovateurs. Certes le Prophète nous a légiféré une religion de droiture. Allah a donné la victoire à notre Chaykh et par lui, Il a profité aux gens. Al-‘Ach^ariyy, c’est notre Imam, le Chaykh de la religion et de l’ascèse ».

Et certains qui ont fait son éloge, ont dit en poésie ce qui signifie : « Dis à l’opposant, …, arrêtes ta langue de dire mauvaises innovations et laisses le fanatisme de côté et les insultes des savants, abandonnes, et saches que Al-‘Ach^ariyy est l’ennemi des mauvais innovateurs, c’est lui qui a excellé pour défendre la tradition du Messager et ce qu’il nous a donné comme lois. C’est un savant pieu, qui a rassemblé l’attachement à la religion et à l’ascèse. Que son Seigneur lui fasse miséricorde, tant qu’une étoile se couche ou se lève ».

Ce qu’a mentionné les savants de la vérité des contemporains de l’Imam Al-‘Ach^ariyy et ceux qui sont venus après eux pour faire l’éloge de sa voie et la validité de sa croyance indique sans aucun doute que l’Imam ‘Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy est l’Imam de ‘Ahli s-Sounnati wa l-Jama^ah.

Et ce que les moujassimah, les mouchabbihah et ceux qui renient le Tawassoul et ce qu’ils prétendent à son sujet ne sont que des calomnies par lesquels ils recherchent à diffuser leurs mauvaises croyances dans l’assimilationnisme et l’attribution du corps à Allah.

Celui qui veut davantage prendre connaissance sur la conduite de notre Imam Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy, que Allah lui fasse miséricorde, nous l’orientons vers ce qu’a composé l’Imam Tajou d-Din As-Soubkiyy dans Tabaqatou ch-Chafi^iyyah pour rechercher à avoir plus d’informations au sujet de Al-‘Ach^ariyy, on vise par cela, (également) le livre Tabyinou kadhibou l-mouftari fima ….. ‘ila l-‘Imami ‘Abi l-Haçani l-‘Ach^ariyy.

Son décès

Il y a eu divergences, certains ont dit en l’an 333, d’autres 324 et d’autres 330 de l’Hégire, il est mort que Allah lui fasse miséricorde, à Baghdad et a est enterré entre Al-Kirakh et la porte de Al-Basrah.

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Biographies : Al-Houçayn Ibnou ^Aliyy

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 6, 2010
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Al-Houçayn Ibnou ^Aliyy

La louange est à Allah Qui a  envoyé Son messager avec la guidée et la religion de vérité.

Allah ta^ala a honoré la famille du prophète éminent en leur accordant un haut degré et une parenté pure digne de fierté. Et Il a fait qu’il y ait parmi eux des imams honorables et des savants…

Sa naissance

C’est en l’an quatre de l’Hégire honorée, sur la terre de Yathrib, illuminée par la venue du Messager r, qu’est né le petit fils du Messager. La naissance de Al-Houçayn est survenue une année et dix mois après la naissance de son frère Al-Haçan. Ainsi il est l’Imam éminent Abou ^Abdi l-Lah Al-Houçayn fils de ^Aliyy fils de Abou Talib fils de ^Abdou l-Mouttalib fils de Hachim fils de ^Abdou Manaf  Al-Qourachiyy, Al-Hachimiyy.

AtTabaraniyy a rapporté avec une chaîne de transmission de Salim de Abou l-Ja^d qu’il a dit : ^Aliyy, que Allah l’agrée a dit : « J’étais un homme qui aimais la guerre. Lorsque Al-Haçan est né, j’ai voulu l’appeler Harb –guerre en arabe– et le Messager de Allah l’a appelé Al-Haçan. Lorsque Al-Houçayn est né, j’ai voulu l’appeler Harb et le Messager de Allah l’a appelé Al-Houçayn. »

Et il a été dit que les prénoms Al-Haçan et Al-Houçayn n’étaient pas connus avant l’envoi du Prophète jusqu’à ce que le Messager de Allah appelle ses petits fils ainsi. Cela a été cité par Ibnou l-‘Ahir dans « ‘Ouçoudou l-Ghabah » et par d’autres que lui.

Une petite description

L’Imam Al-Houçayn, que Allah l’agrée était un homme beau, éloquent, savant, raisonnable, sage, réservé et généreux. Il faisait beaucoup d’actes de bien. Il était attaché à la religion et avait un haut degré. Il ressemblait physiquement à son grand-père le Messager de Allah. En effet, il est rapporté de ^Aliyy, que Allah l’agrée, qu’il a dit : Al-Houçayn ressemble à son grand-père de sa poitrine à ses pieds.

Il est rapporté de ^Oubaydou l-Lah fils de Yazid qu’il a dit : « J’ai vu Al-Houçayn fils de ^Aliyy. Ses cheveux et sa barbe étaient noirs mis à part quelques poils sur l’avant de la barbe. » Il est également rapporté qu’il se teignait les cheveux avec al-wasmah qui est une plante utilisée à cet effet, et qu’il avait des cheveux longs qui arrivaient parfois jusqu’aux épaules.

Une partie de faits remarquables et de ses mérites éminents

Notre maître Al-Houçayn, que Allah l’agrée, était un imam éminent, un maître glorieux. Il était une des épées de la vérité, une montagne qui marchait sur deux pieds. Il avait une origine honorable, une ascendance Charif et un haut degré. Il a appris et il a entendu le hadith de son grand-père le Messager  r et il a transmis de lui, ainsi que de ses parents et de Al-Farouq ^Oumar et d’autres encore. Parmi ceux qui ont rapporté de lui le hadith, il y a ses parents ^Aliyy et Fatimah,  le fils de son frère Zayd fils de Al-Haçan, et sa propre fille Sakinah, ainsi que Ach-Cha^biyy , le poète Al-Farazdaq et d’autres. Il était un savant respecté, un maître éminent que les gens et les grands compagnons glorifiaient  comme Abou Bakr, ^Oumar, ^Outhman et d’autres dignitaires parmi les gens. Son haut degré était reconnu de tous. De nombreuses paroles sont parvenues au sujet de son mérite et de son grand honneur. Il faisait partie de l’élite des gens. Il s’adonnait beaucoup aux actes d’adoration. Il était ascète. Il était émérite. Il multipliait les prières, le jeûne et le pèlerinage. Il a même été dit qu’il a effectué vingt-cinq pèlerinages à pieds. Il était honorable. Il donnait beaucoup d’aumônes, faisait miséricorde aux pauvres et aidait les plus démunis.

L’invocation de son grand-père le Messager honorable r a été exaucée en sa faveur : Il les avait en effet rassemblés un jour, lui, Al-Haçan et Fatimah et il a dit, ce qui signifie : « Ô Allah ce sont les gens de ma famille et mes plus proches. Ô Allah éloigne d’eux ar-rijs –lasouillure– et purifie-les ! »

Un homme que le messager de Allah r  a aimé a forcément ces caractères et cette excellence de comportement ! Comment n’en serait-il pas ainsi alors qu’il est le bien-aimé, le frère du bien-aimé, tout comme cela a été indiqué par les nouvelles, et comme en ont témoigné les paroles explicites rapportées. Ainsi, dans le Jami^ de l’Imam At-Tirmidhiyy, il est rapporté que le Prophète a fait une invocation pour Al-Haçan et Al-Houçayn. Il a dit ce qui signifie : « Ô Allah, je les aime tous les deux, alors aime-les tous les deux ! »

L’Imam ‘Ahmad dans Al-Mousnad, AtTabaraniyy et d’autres rapportent de Abou Sa^id une parole du Prophète r qui signifie : « Al-Haçan et Al-Houçayn sont les maîtres des jeunes gens du paradis. » Et, d’après le fils de ^Oumar, que Allah les agrée, le Messager de Allah r  a dit, ce qui signifie : «Ils sont mes deux rayhanah du bas monde »(rapporté par Al-Boukhariyy). At-Tirmidhiyy rapporte dans les Sounan la parole qui signifie : « Al-Haçan et Al-Houçayn sont mes deux rayhanah du bas monde. » Un homme qui a ce haut degré pour le Messager de Allah r  est certainement un homme qui a un haut degré de vertu que les gens aiment et respectent Notre maître ^Oumar, que Allah l’agrée, a affecté à Al-Houçayn un don régulier tout comme il a fait pour l’Imam ^Aliyy, à savoir 5000.  Et il l’honorait et le respectait.

Adh-Dhahabiyy a rapporté dans « As-Siyar» d’après Hammad, d’après  Ma^mar d’après Az-Zouhriyy que ^Oumar a donné des vêtements aux fils des compagnons mais qu’il n’avait rien qui soit digne de Al-Haçan et Al-Houçayn. Il a alors fait venir du Yémen des vêtements pour eux. Et il a dit : « Maintenant, je trouve que cela est digne d’eux. Je suis apaisé. »

Dans une autre nouvelle, il est rapporté qu’Abou l-Mahzam a dit : « Nous étions dans un convoi funéraire lorsque Abou Hourayrah vint enlever le sable qui collait aux pieds de Al-Houcayn avec son propre vêtement. » Et il est connu que Abou Hourayrah respectait les deux Haçan, Al-Haçan et Al-Houçayn. Il les aimait par amour pour le Messager de Allah r. Il a rapporté un jour : « Al-Houcayn était auprès du Prophète r qui l’aimait beaucoup. Il lui dit ce qui signifie : «  Va chez ta mère. » Je lui dis : « vais-je l’accompagner ? » Le Messager  répondit non. C’est alors qu’un rayon lumineux apparut et Al-Houçayn marcha sur les traces de ce rayon jusqu’à arriver auprès de sa mère. » (rapporté par AtTabaraniyy).

Dans un hadith rapporté par Al-Hakim, le Messager de Allah r a dit ce qui signifie : « Que celui qui m’aime  aime Houçayn. »

Sa mort martyr

Adh-Dhahabiyy dans As-Siyar et d’autres que lui ont rapporté de ^Amarah Ibnou Zadhan qu’il a dit : Thabith nous a rapporté de Anas que « L’ange chargé de la pluie demanda l’autorisation au Prophète de lui rendre visite. Le Prophète  r dit, ce qui signifie : « Ô ‘Oummou Salmah ferme la porte pour que personne ne vienne. » C’est alors que Al-Houçayn qui était encore enfant ouvra la porte et se mit sur les genoux du Prophète r. Le Messager de Allah r l’embrassa. L’ange lui dit : « Est-ce que tu l’aimes ? » Le Prophète répondit ce qui signifie : « Oui ». L’ange lui dit : «  C’est ta communauté qui le tuera. Si tu veux je te montre l’endroit où il sera tué. » Le Prophète lui dit ce qui signifie « oui ». Et l’ange ramena une poignée de terre rougeâtre. » Thabith a dit : « Nous disions que c’est la couleur de la terre de Karbala. »

Voici le résumé parvenu au sujet de la mort martyre de l’Imam Al-Houçayn, que Allah l’agrée. Lorsque les gens de Al-Koufah, une ville en Irak, apprirent les nouvelles de la mort de Mou^awiyah et de la prise du califat par Yazid, ils envoyèrent un écrit à Al-Houçayn qui se trouvait à Médine. Ils l’invitèrent à venir afin de lui prêter allégeance. Il leur retourna une réponse avec la personne qu’ils avaient envoyée et fit  accompagner ce messager par son cousin paternel, Mouslim Ibnou ^Aqil. Lorsque son cousin arriva à Al-Koufah, il se réunit avec certains de ses partisans et prit d’eux l’engagement d’obéissance et d’allégeance à Al-Houçayn. Ils s’engagèrent à le soutenir et à le protéger. Lorsque Al-Houçayn voulut marcher vers l’Irak, les personnes dont l’avis était digne de considération tels que Ibnou l-^Abbas et Ibnou ^Oumar le lui déconseillèrent. Mais il ne suivitpas leur conseil. Yazid apprit la nouvelle du voyage de Al-Houçayn. Il nomma ^Oubaydou l-Lah Ibnou Ziyad gouverneur sur l’Irak et il lui ordonna de combattre et de tuer l’Imam Al-Houcayn. Ibnou Ziyad arriva à Al-Koufah avant Al-Houçayn. Il put ainsi attraper et tuer Mouslim Ibnou ^Aqil le cousin de l’Imam Al-Houçayn. Puis il envoya une armée dirigée par ^Oumar fils de Sa^d Ibnou Abi Waqqas à la rencontre de Al-Houçayn. Ce dernier était arrivé avec ses compagnons dans une région appelée Karbala et y avait fait une halte. Mais il ne trouva personne de ceux qui lui avaient écrit et promis de le soutenir. Lorsqu’il rencontra ^Oumar Ibnou Sa^d, l’Imam Al-Houçayn lui dit : « Je vous fais trois propositions. Soit vous m’envoyez au combat. Soit je rencontre Yazid soit je reviens d’où je suis venu. » ^Oumar Ibnou Sa^d accepta la proposition de Al-Houçayn. Mais Ibnou Ziyad qui avait envoyé ^Oumar Ibnou Sa^d qui avait refusé ! Il dit : «  Je n’accepterai que s’il fait un pacte d’allégeance pour Yazid. » Mais Al-Houçayn lui dit : « Cela n’aura jamais lieu ; Al-Houçayn n’allait pas s’engager pour le fils de Mou^awiyah qui avait refusé de s’engager par pacte d’allégeance pour l’Imam ^Aliyy le quatrième calife. ». Au matin du dixième jour de Mouharram, le jour de ^Achoura, Al-Houçayn se prépara pour le combat. Il avait avec lui trente-deux cavaliers et quarante hommes à pied. Quant à ^Oumar Ibnou Sa^d, il s’apprêta avec quatre mille combattants. Le combat s’engagea. Al-Houçayn, que Allah l’agrée, se défendit par sa droite et par sa gauche jusqu’à ce que Zar^ah Ibnou Charik lui donne un coup sur sa main gauche et qu’un autre lui donne un coup sur l’épaule. Sinan Ibnou ‘Anas lui planta une lance qui le fit tomber à terre. Chamr Ibnou l-Jawchan lui trancha la tête et la prit. On avait trouvé sur lui trente-trois coups de lames et trente-quatre autres coups.

Il avait le jour de sa mort cinquante six ans et cinq mois. Il a été dit qu’il avait cinquante-huit ans. Son martyre a eu lieu un vendredi, le 10 de Mouharram de l’an 61 de l’Hégire honorée.

Son enterrement

Il a été dit que lorsque Al-Houçayn u fut tué, on ramena sa tête à Yazid . Il porta le bâton sur lequel il s’appuyait à la bouche de Al-Houçayn et lui entrouvrit  les lèvres jusqu’à voir les dents. Abou Barzah Al-‘Aslamiyy lui dit : « Tu mets ton bâton dans la bouche de Al-Houçayn ?! Par Allah, il n’est de dieu que Lui, j’ai vu les lèvres du messager de Allah r sur ces deux lèvres pour les embrasser. » Il lui parla durement et sèchement puis il quitta l’assemblée.

Le corps honoré fut enterré à Karbala et il y a divergence sur le lieu d’enterrement de sa tête. Il a été dit qu’elle fut enterrée à Damas puis déplacée en Egypte. C’est l’avis de la plupart des historiens.

Un événement étrange

Parmi les choses survenues après la mort de Al-Houçayn u, il y a ce qui est rapporté de Abou Janab Al-Kalbiyy, il a dit : « je suis allé à Karbala et j’ai vu un homme honorable parmi les arabes. Je lui dîs : « il m’est parvenu que vous entendiez des lamentations des Jinn pour la mort de Al-Houçayn. » Il répondit : «  Tu ne trouveras aucun homme libre ni aucun esclave sans qu’il te dise qu’il a entendu cela. » Je lui dîs : « Et toi qu’as-tu entendu ? » Il dit : « Moi j’ai entendu les Jinn dire (poésie en arabe) :

Le Messager a passé sa main sur le front de Al-Houçayn

et grâce à cela il a eu un éclat sur les joues

Ses parents sont des dignitaires de Qouraych

et son grand-père est le meilleur des grands-pères. »

Ce qui arrive aux injustes :

Ad-Dhahabiyy a rapporté dans As-Siyar d’après As-Souddiyy qu’il a dit : Je suis allé à Karbala pour faire du commerce. Un vieil homme nous prépara un repas et nous dînâmes chez lui. Nous évoquâmes la fin de Al-Houçayn. Je dis : « Il n’y a pas une seule personne qui ait participé à son assassinat sans qu’elle ait eu une mauvaise mort. » Il me répondit « combien vous êtes menteurs ! Moi, je fais partie de ceux qui ont participé à son assassinat ! » Nous n’avions pas quitté l’assemblée que cet homme s’était rapproché de la lanterne, il voulait baisser l’intensité du feu en éteignant une partie du feu de la mèche avec son doigt .  C’est alors que le feu prit dans ses doigts. Il voulut l’éteindre en soufflant. Le feu prit dans sa barbe. Puis le feu prit dans tout le corps et il tomba mort dans l’eau.

Que Allah fasse miséricorde à notre maître Al-Houçayn et qu’Il nous rassemble avec lui et Son Messager honorable dans les jardins du paradis.

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Biographies : 3Aliyy Ibnou Abii Taalib

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 4, 2010
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^Aliyy le fils de ‘Abou Talib

Le quatrième Calife bien guidé

Sa biographie

Il est notre maître le père de Al-Haçan, Abou l-Haçan, ^Aliyy fils de Abou Talib, fils de ^Abdou

l-Mouttalib fils de Hachim, fils de ^Abdou Manaf. Il est le fils de l’oncle paternel du Messager de Allah et le gendre du Prophète. Il est le père de Al-Haçan et Al-Houçayn, les deux maîtres des jeunes gens du Paradis. Il était le premier des enfants à être entré en Islam. C’était un des illustres de cette religion. Il était l’un des conquérants et des courageux des plus reconnus. Il était un modèle pour les ascètes et faisait partie des plus réputés des orateurs, des éloquents et des savants qui œuvrent conformément à leur science. Sa mère est Fatimah fille de ‘Açad, fils de Hachim. Il est né dix ans avant l’avènement de la mission de notre maître Mouhammad. Il avait grandi dans la maison du Prophète Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Et il était surnommé Haydarah. Il était dit que c’était sa mère qui lui avait donné ce surnom.

Pour ce qui est de son appellation Abou Tourab, c’est le Messager de Allah qui le lui avait donné. Cette appellation a une histoire. Un jour, le Messager était entré chez Fatimah, sa fille qui était l’épouse de ^Aliyy, et  l’avait interrogée au sujet de ^Aliyy. Il lui avait dit :

« أين ابن عمِك »

(‘Ayna bnou ^ammik)

ce qui signifie: « Où est le fils de ton oncle paternel ? ». Elle répondit : « Il est là-bas, allongé dans la mosquée ». C’est alors que le Messager de Allah partit le voir. Il le trouva allongé mais sa cape avait glissé de son dos. Le Prophète se mit à enlever le sable (tourab) qui était collé à son dos en lui disant :

« اجلس أبا تراب »

(‘Ijlis ‘aba tourab)

ce qui signifie : « Assieds-toi Abou Tourab ». Par Allah, il n’y avait pas autre que le Messager de Allah qui lui avait donné cette appellation et il n’y avait pas un surnom que ^Aliyy aimait plus que ce surnom.

Il y a pour cette appellation une autre histoire car le Prophète lui avait donné ce surnom Abou Tourab à une autre occasion. En effet, une grande épreuve s’était abattue sur Qouraych. Abou Talib qui était le père de ^Aliyy avait beaucoup d’enfants et peu d’argent. C’est alors que le Messager  avait pris ^Aliyy chez lui avant même qu’il ne commence à recevoir la révélation. Al-^Abbas le frère de Abou Talib et l’oncle du Prophète avaient pris en charge Ja^far pour alléger la charge à Abou Talib.

Sa description

Il était, que Allah l’agrée, un homme de taille moyenne,  à la peau couleur du blé. Il avait une barbe large de couleur blanche qu’il ne teignait pas. Il l’avait teinte une fois avec du henné puis avait abandonné. Il était chauve, avait un ventre assez gros,  de larges épaules et de grands et fins biceps. Il avait un beau visage, des mollets musclés et fins à leurs extrémités. Il avait de grands yeux de couleur très noire contrastant avec le blanc et sur lesquels avait été vu une fois, du kouhl. Il avait des paumes grasses, beaucoup de poils et on voyait ses dents quand il riait. Il était parmi les plus courageux des compagnons. Il était de ceux qui avaient le plus de connaissance pour émettre des jugements et de ceux qui étaient les plus ascètes dans le bas monde. Il ne s’était jamais prosterné pour une idole. Lorsqu’il marchait, il était ferme et décidé. Il n’avait jamais mené un combat avec quelqu’un sans qu’il n’ait eu le dessus. Il était courageux et toujours victorieux de ceux qu’il rencontrait.

Il a été rapporté que Mou^awiyyah avait dit à Dirar AsSouda‘iyy : « Décris-moi ^Aliyy ». Il lui avait répondu : « Evite-moi cela ». Mais il lui avait dit : « Non, je veux que tu me le décrives ». Il dit : « S’il est nécessaire que je le décrive, par Allah, il était très fort, il parlait peu mais bien, il était juste lorsqu’il émettait des jugements, la science jaillissait de ses côtés et la sagesse sortait de sa bouche. Il évitait le bas monde et sa beauté et il trouvait le plaisir dans la nuit et sa solitude. Il était beau et très éloquent, il méditait beaucoup. Il était parmi nous comme l’un d’entre nous. Il nous répondait lorsque nous l’interrogions et il était tellement proche de nous que nous ne lui parlions presque pas avec égard. Il avait beaucoup de respect pour les gens de la science. Il rapprochait de lui les miséreux. Le plus fort n’avait pas espoir que ^Aliyy dise quelque chose de faux pour l’aider et le plus faible ne perdait pas espoir que ^Aliyy lui donne justice. Je témoigne qu’une fois, alors que la nuit était tombée et que les étoiles étaient nombreuses dans le ciel. Je l’avais vu ayant pris sa barbe dans sa main en train de gémir comme le malade. Il pleurait comme celui qui était chagriné et disait : « Ô toi bas monde, va entraîner quelqu’un d’autre que moi ! Est-ce que tu veux me provoquer ou quoi ?! Je t’ai divorcée par trois fois (NDLR : le bas monde est un mot féminin en arabe) et il n’y a pas de reprise. L’âge dans le bas monde est court et malheur, malheur à celui qui n’a pas beaucoup de provisions pour le long voyage et la solitude du chemin ». ». C’est alors que Mou^awiyyah se mit à pleurer : « Que Allah fasse miséricorde à Abou l-Haçan, il était par Allah comme tu l’as décrit. Quel est ton chagrin pour lui, Ô Dirar (maintenant qu’il est mort) ». Il lui répondit : « J’ai le chagrin de la femme à qui l’on a égorgé son fils sur ses genoux ».

Ses habits

Khalid Ibnou ‘Oummayyah a dit : « J’ai vu ^Aliyy qui avait son pagne qui se rapprochait de ses genoux ». Et ^Abdou l-Lah Ibnou Abi l-Houdhayl a dit : « J’ai vu ^Aliyy avec un qamis, s’il tirait le bras de la chemise il arrivait jusqu’à l’ongle et s’il le relevait il arrivait à mi-bras. Il mettait un pagne (‘izar) qui était élevé (c’est-à-dire il ne descendait pas bas) et on lui a fait la remarque. Il a dit : « Ceci aide à augmenter le khouchou^ dans le cœur, pour que ce soit un modèle pour le croyant (C’est-à-dire que ça aide pour la modestie plutôt que d’avoir quelque chose de long qui descend plus bas) ». Il a été vu une autre fois avec un pagne à mi-mollets et une cape qui était proche du pagne. Il avait un bâton avec lequel il marchait dans les marchés. Il ordonnait aux gens de faire preuve de piété à l’égard de Allah et de vendre correctement. Il leur disait : « Soyez larges lorsque vous mesurez ou pesez pour les gens ». Il mettait un bandeau de couleur noire sur sa tête et portait le turban noir. Avant lui, notre bien-aimé Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, le jour de la conquête de la Mecque, avait mis un turban de couleur noire et avait laissé pendre une partie de son extrémité.

Notre maître ^Aliyy mettait à sa main gauche une bague sur laquelle était inscrit : « محمد رسول الله » ce qui signifie : « Mouhammad le Messager de Allah » et : « لله الملك » ce qui signifie : « à Allah appartient la souveraineté ».

Son ascèse

^Ammar Ibnou Yacir, que Allah l’agrée, a rapporté :  Le Messager de Allah a dit à ^Aliyy :

إن الله قد زيّنك بزينة لم يزين العباد بزينة أحبَّ منها، هي زينة الأبرار عند الله ، الزهد في الدنيا. فجعلك لا ترزأ »

«  من الدنيا «  أي لا يصيب من  الدنيا «  و لا ترزأ الدنيا منك شيئًا ، ووصب لك المساكين «  أي أ دام  لك المساكين

فجعلك ترضى بهم أتباعًا ويرضون بك إمامًا

(‘inna l-Laha qad zayyanaka bizinatin lam youzayyini l-^ibada  bizinatin ‘ahabba minha, hiya zinatou l-‘abrar ^inda l-Lah, azzouhdou fi d-dounya. faja^alaka la tarza’ou mina d-dounya ‘ay la yousibou mina d-dounya wa la tarza’ou d-dounya minka chay’a, wa wasaba laka l-maçakin « ay ‘adama laka l- maçakin » faja^alaka tarda bihim ‘atba^an wa yardawna bika ‘imaman)

ce qui signifie: « Allah t’a embelli par une parure. Il n’a pas accordé meilleure qu’elle aux autres esclaves. C‘est la parure des ‘abrar  selon le jugement de Allah (des bienfaisants et des pieux). Il s’agit de azzouhd dans le monde (c’est-à-dire de ne pas être attaché au bas monde), l’ascèse et Il a fait que tu n’obtiennes pas du bas monde et  que le bas monde ne prenne rien de toi. Il a fait que les pauvres t’aiment et te suivent, que tu soit satisfait d’eux lorsqu’ils te suivent, et qu’eux soient satisfaits de toi en tant qu’imam ».

Un jour Ibnou t-Tayyah est venu à lui et lui a dit : « Emir des croyants, le Trésor des Musulmans s’est rempli d’or et d’argent ». Alors ^Aliyy a dit : « Allahou ‘akbar » et il s’est relevé en s’appuyant sur Ibnou t-Tayyah jusqu’à arriver au Trésor des Musulmans Baytou l-mal en disant : « Ô, toi la jaune et toi la blanche, allez entraîner quelqu’un d’autre que moi » (NDLR : La jaune et la blanche c’est l’or et l’argent) et il a distribué tout ce qu’il y avait jusqu’à ce qu’il ne reste ni dinar ni dirham (dinar ce sont les pièces d’or et dirham ce sont les pièces d’argent). Puis il a ordonné qu’on nettoie le Trésor des musulmans (C’est une construction) et il accomplit dedans deux rak^ah.

Il a été rapporté qu’une fois, il était rentré dans le Trésor des Musulmans (Baytou l-mal) et y avait vu quelques richesses. Il avait alors dit : « Je ne veux pas voir ça ici, alors que des gens ont besoin ». Il ordonna que ces richesses soient partagées et elles le furent. Il ordonna qu’on balaie le Trésor des Musulmans et il s’y endormit.

Un jour, ^Aliyy, que Allah l’agrée, est monté sur le minbar et a dit : « Qui veut acheter de moi mon épée que voici ? Si j’avais eu le prix d’un pagne je ne l’aurai pas vendu ». C’est alors qu’un homme s’est levé et lui a dit : « Moi je te prêtes l’argent d’un pagne ».

Une autre fois,  il a acheté des dattes pour un dirham et les a emmenées dans un drap. On lui a dit : « Emir des croyants, ne veux-tu pas que nous le portions pour toi ? ». Alors il a répondu : « C’est le chef de la famille qui est prioritaire pour le porter ». Des gens l’ont blâmé une fois pour ses vêtements et il a dit : « Qu’avez-vous avec mes vêtements ? C’est mieux ainsi afin de ne pas tomber dans l’orgueil et que les musulmans prennent exemple sur cela ».

Ses prodiges

D’après Al-‘Asbagh, il a dit : « Nous étions avec ^Aliyy près d’un endroit où Al-Houçayn allait être enterré plus tard ». (NDLR : c’est-à-dire que ce fait est relaté bien avant l’assassinat de Al-Houçayn) et ^Aliyy dit : « Voici l’endroit où ils vont se tenir, voici l’endroit où ils mettront leurs bagages et voici l’endroit où leur sang va couler. Ce sont des jeunes hommes de la famille de Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam » (c’est-à-dire que Allah a dévoilé à notre maître ^Aliyy ce qui allait arriver).

D’après ^Aliyy Ibnou Zadhan : « Une fois, ^Aliyy a dit des paroles et un homme l’a démenti en disant :  « Ce n’est pas vrai ce que tu dis ». C’est alors que ^Aliyy lui a dit : « Je fais une invocation contre toi si je suis véridique » et l’homme lui a répondu : « Oui ». Alors il a fait une invocation contre lui. L’assemblée ne s’est pas terminée que cet homme a perdu sa vue, devenant aveugle.

Abou Dharr, que Allah l’agrée, a rapporté : « Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam m’a envoyé appeler ^Aliyy. Je suis parti dans sa maison, je l’ai appelé mais il ne m’a pas répondu. Je suis revenu et j’en ai parlé au Messager de Allah qui m’a alors dit :

« عد إليه ادعه »

(^oud ‘ilayhi d^ouh)

ce qui signifie : « Retourne-s-y et appelle-le ». Je suis reparti pour l’appeler et j’ai entendu le bruit d’un moulin (Ce qu’on utilise comme une pierre qui tourne pour moudre le grain). C’est alors que j’ai regardé et j’ai vu le moulin moudre tout seul sans que personne ne le fasse tourner. Je l’ai appelé. Il sortit heureux et je lui ai dit que le Messager de Allah l’appelait. Il est alors venu. Je restais ensuite pour voir le Messager de Allah qui me dit :

« يا أبا ذر ما شأنك »

(ya ‘aba dharr ma cha’nouk)

ce qui signifie : « Qu’est-ce que tu as ? ». Je lui dis : « Ô Messager de  Allah, j’ai vu quelque chose de très étonnant. J’ai vu le moulin moudre dans la maison de ^Aliyy et personne ne le faisait tourner ». (NDLR : C’est un des prodiges de notre maître ^Aliyy).

Une fois, deux hommes qui s’étaient disputés étaient venus voir ^Aliyy pour qu’il arbitre entre eux. Alors qu’il s’était assis au bas d’un mur, un homme qui passait lui dit : « Ô Emir des croyants, ces jours-ci, les murs tombent dans Médine, fais attention ».  Alors ^Aliyy lui répondit  : « Poursuis ton chemin. Allah me suffit ». Il a prononcé la sentence entre les deux hommes, s’est levé et le mur est tombé juste après !

Il a été rapporté du Prophète, qu’il a dit :

« أقضى أمتي علي »

(‘aqda ‘oummati ^Aliyy)

ce qui signifie « Celui qui est le plus fiable dans ses jugements entre les gens dans ma communauté, c’est ^Aliyy ». Et d’après ^Oumar Ibnou l-Khattab, il a dit : « Celui qui est le plus fort d’entre nous pour juger entre les gens c’est ^Aliyy Ibnou Abi Talib ». Ibnou Mas^oud, que Allah l’agrée, a dit : « Nous discutions entre nous et nous disions que  celui qui était le plus fort des gens de Médine pour juger entre les gens était ^Aliyy Ibnou Abi Talib ».

Une preuve de sa force et de son extrême intelligence pour juger est ce qui suit : Lorsque le Messager de Allah l’avait envoyé au Yémen, il apprit que quatre hommes étaient tombés dans un piège dans lequel avait été attrapé un lion. Le premier tombé entraîna dans sa chute un second qui en entraîna un troisième qui lui même fit tomber un quatrième. Le lion les blessa et ils moururent de leurs blessures. C’est alors que leurs héritiers se disputèrent jusqu’à faillir s’entre-tuer. ^Aliyy leur dit alors : « Moi, je prononce la sentence pour vous départager. Si vous êtes d’accord, ce sera votre sentence. Sinon je vous empêche de vous voir les uns les autres jusqu’à ce que vous rencontriez le Messager de Allah pour qu’il juge entre vous. Vous prenez des tribus qui ont creusé le piège : un quart du prix du sang, un tiers du prix du sang, la moitié du prix du sang et tout le prix du sang. (NDLR : Le prix du sang est de cent chameaux) Le premier tombé aura le quart du prix du sang car il a entraîné avec lui les trois autres, le deuxième aura le tiers car il en a entraîné deux autres, le troisième aura la moitié car il en a entraîné un et le dernier aura un prix du sang complet ». Les gens ont refusé d’accepter cette sentence. Ils sont alors allés voir le Messager de Allah et l’ont rencontré près du maqam de ‘Ibrahim. Ils lui ont raconté leur histoire et le Prophète a dit ce qui signifie : « Moi je vous donne un jugement ». C’est alors qu’un homme lui a dit : « Il y a ^Aliyy qui nous a déjà donné une sentence ». Lorsqu’ils lui ont dit ce que ^Aliyy avait dit, le Messager confirma cette sentence. Ceci témoigne de sa grande intelligence.

Il a été également rapporté de notre maître ^Aliyy, que Allah l’agrée, qu’il avait émis un jugement entre deux personnes qui étaient en train de manger ensemble. L’un avait cinq morceaux de pain avec lui et l’autre en avait trois. Un troisième venu leur avait demandé la permission de manger avec eux, et de partager leur repas. Ils l’y autorisèrent.  Ils mangèrent tous de façon équivalente. Le troisième arrivé leur donna huit dirham et leur dit : « ça, c’est en contre-partie de ce que j’ai mangé de votre nourriture ». Les deux hommes se disputèrent pour partager ces huit dirham. Celui qui avait cinq morceaux de pains dit : « Moi, je prends cinq dirham et toi je t’en donne trois ». Mais celui qui avait ramené trois morceaux de pain  répondit : « Non, on les partage à parts égales : quatre – quatre ». Ne se mettant pas d’accord, il partirent  voir ^Aliyy, que  Allah l’agrée. C’est alors que ^Aliyy dit à celui qui avait trois morceaux de pain : « Accepte la proposition de ton ami ». (C’est-à-dire prend trois dirham et laisse ton ami prendre cinq) Mais celui qui avait trois morceaux de pain refusa et dit : « Moi, je ne veux que la vérité même si elle est amère ». Alors ^Aliyy lui dit : « Pour la vérité qui t’est amère, tu n’as droit qu’à un seul dirham et lui, il en prend sept. » Il lui dit : « Et comment cela Emir des croyants ? » Il lui répondit : « Parce que huit dirham, c’est vingt-quatre tiers et les cinq morceaux de pains représentent quinze tiers. Et les trois morceaux de pain représentent neuf tiers. Vous avez mangé à parts égales. Toi tu as mangé huit tiers, et de tes neuf tiers d’origine, il te reste un tiers. Quant à ton ami, il a mangé huit tiers et il lui reste de ce qu’il a ramené sept tiers. Le troisième a pris huit tiers c’est-à-dire un tiers de chez toi et sept tiers de ton ami. Tu auras donc une part sur huit de ce qu’il a donné des huit dirham et lui aura sept parts sur huit des huit dirham. Tu auras donc un dirham et ton ami aura huit dirham. Alors l’homme dit : « Maintenant, j’accepte. »

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Biographies : Outhman Ibnou 3Affaan

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 4, 2010
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^Outhman Ibnou ^Affan

Le troisième Calife bien guidé

Sa biographie

Il est Abou ^Abdi l-Lah, fils de ‘Abi l-^As, fils de ‘Oumayyah, fils de ^Abdou Chams, fils de ^Abdou Manaf, fils de Qousayy le Qourachite et sa mère est ‘Arwa, fille de Kourayz, fils de Rabi^ah, fils de Habib, fils de ^Abdou Chams, fils de ^Abdou Manaf.

Il est né dans la ville de AtTa‘if six ans après l’année de l’éléphant et il est entré en Islam sur les mains de Abou Bakr AsSiddiq, que Allah les agrée tous les deux. Il avait alors trente-neuf ans et cela s’était produit avant que le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ne s’installe dans Darou l-‘Arqam.

Ainsi notre maître ^Outhman, que Allah l’agrée, fait partie des premiers à être entré en Islam, ceux-là que Allah a évoqué par Sa parole dans le Qour’an :

﴾ والسابقون الأولون من المهاجرين والأنصار والذين اتبعوهم بإحسان رضي الله عنهم ورضوا عنه ﴿

سورة التوبة /  آية – 100

(wa s-sabiqouna l-‘awwalouna mina l-mouhajirina wa l-‘ansar wa l-ladhina t-taba^ouhoum bi ‘ihsan radiya

l-Lahou ^anhoum wa radou ^anh)

[sourat At-Tawbah/100].

Ce qui signifie: « Et les premiers prédécesseurs parmi les Emigrants et les Partisans et ceux qui les ont suivis avec rectitude, Allah les agrée et ils ont accepté l’Islam pour religion ».

Il fait partie des dix à qui le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a annoncé la bonne nouvelle qu’ils seront au paradis dans un seul hadith en une seule fois. Un hadith rapporté par l’Imam ‘Ahmad dans son Mousnad :

أبو بكر في الجنة وعمر في الجنة وعلي في الجنة وعثمان في الجنة وطلحة في الجنة والزبير في الجنة و »

عبد الرحمن بن عوف في الجنة و سعد بن أبي وقاص في الجنة  وسعيد بن زيد في الجنة

« وأبو عبيدة بن الجراح في الجنة

(Abou Bakr fi l-jannah wa ^Oumar fi l-jannah wa ^Aliyy  fi l-jannah wa ^Outhman  fi l-jannah wa Talhah  fi l-jannah wa zZoubayr  fi l-jannah wa ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Awf  fi l-jannah  wa Sa^d  bnou Abi Waqqas fi l-jannah wa Sa^id bnou Zayd  fi l-jannah wa Abou ^Oubaydah bnou l-Jarrah fi l-jannah)

Ce qui signifie: « Abou Bakr sera au paradis, ^Oumar sera au paradis, ^Aliyy sera au paradis, ^Outhman sera au paradis, Talhah sera au paradis, AzZoubayr sera au paradis, ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Awf sera au paradis, Sa^d Ibnou Abi Waqqas sera au paradis, Sa^id Ibnou Zayd sera au paradis et Abou ^Oubaydah Ibnou l-Jarrah sera au paradis ».

^Outhman, que Allah l’agrée, était le premier à avoir accompli l’Emigration en compagnie de sa femme et de sa famille. Il a accomplit les deux Emigrations, la première pour Al-Habachah (l’Abyssinie) et la deuxième Emigration pour Médine l’Illuminée. Il était le premier à avoir mis de l’encens dans la mosquée et le premier à avoir ajouté un deuxième appel à la prière le vendredi. Il était le premier à avoir donné un salaire à ceux qui appellent à la prière, il était le premier à avoir délégué aux gens de donner leur zakat, il était le premier à être investi du califat durant la vie de sa mère et il était le premier à avoir instauré un responsable de la police.

Il a été auprès du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, lors de toutes les grandes conquêtes mis à part la conquête de Badr, car son épouse Rouqayyah était malade ce jour-là. Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, lui a ordonné de rester à ses côtés pour la veiller mais le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, l’a quand même compté au nombre des combattants de Badr et lui a donné sa part du butin.

La mention de ses épouses et de ses enfants

Avant la descente de la révélation sur le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, ^Outhman, que Allah l’agrée, a épousé la fille du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, Rouqayyah. Elle a accompli l’Emigration avec lui jusqu’à l’Abyssinie (Al-Habachah) et elle est morte en étant son épouse durant les nuits de Badr.  C’est Rouqayyah qui lui a donné pour fils ^Abdou l-Lah et c’est pour cela qu’il a été surnommé Abou ^Abdi l-Lah, le père de ^Abdou l-Lah, alors qu’auparavant il était surnommé Abou ^Amr, le père de ^Amr. Puis le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, lui a donné en mariage son autre fille ‘Oummou Kalthoum et elle est restée son épouse jusqu’à sa mort en l’en 9 de l’Hégire et c’est ainsi que ^Outhman a été surnommé  «Dhou n-Nourayn » : celui qui a les deux lumières, car il a épousé deux des filles du Messager de Allah.

Il a épousé, que Allah l’agrée, Fakhitah, la fille de Ghazwan qui lui a donné le petit ^Abdou l-Lah, puisqu’il a eu un autre ^Abdou l-Lah de sa première femme. Il a épousé par la suite ‘Oummou ^Amrou, la fille de Joundoub Ad-Dawsiyyah qui lui a donné pour fils ^Amr, KhalidAban, ^Oumar et Maryam. Il a épousé également Fatimah la fille de Al-Walid fils de Al-Moughirah qui lui a donné Al-Walid, Sa^id et ‘Oummou Sa^id. Il a épousé  ‘Oummou l-Banin la fille de ^Ouyaynah Al-Ghazariyyah qui lui a donné ^Abdou l-Malik.  Il a épousé Ramlah la fille de Chaybah qui lui a donné pour filles ^A‘ichah, ‘Oummou ‘Aban et ‘Oummou ^Amr.  Il a épousé également Na‘ilah la fille de Al-Farafisah Al-Kalbiyyah qui lui a donné pour fille Maryam et il a été dit qu’elle lui a donné ^Anbasah et une autre sœur à elle qui s’appelle ‘Oummou l-Banin.

La mention de sa description physique

Il était, que Allah l’agrée, de taille moyenne, il n’était ni grand ni petit, il avait un beau visage de couleur blanche teintée de rouge et une peau fine. Ses articulations étaient grandes, il avait les épaules larges et il avait beaucoup de cheveux sur la tête et une grande barbe.

Parmi ce qui a été rapporté au sujet de son mérite

Beaucoup de spécialistes des biographies et des conduites des prédécesseurs ont composé des chapitres qui contiennent des faits remarquables de la vie de ^Outhman, que Allah l’agrée, tant que At-Tirmidhiyy, que Allah l’agrée, a composé un livre propre à cela qu’il a appelé « Manaqibou ^Outhman ».

Il y a parmi cela ce qu’a rapporté Mouslim dans les mérites de ^Outhman que ‘Ahmad dans son Mousnad d’après ^A‘ichah, que Allah l’agrée, qu’elle a dit : Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam était assis avec sa cuisse qui était dévoilée. C’est alors que Abou Bakr a demandé la permission d’entrer, il lui a permis et il a gardé sa position. Ensuite ce fut ^Oumar et le Prophète a gardé encore sa position. Lorsque ^Outhman a demandé la permission d’entrer il a rabaissé son pagne pour couvrir sa cuisse. Lorsque les gens furent partis, ^A‘ichah a dit : « Ô Messager de Allah, Abou Bakr a demandé la permission ainsi que ^Oumar, tu leur as permis d’entrer et tu as gardé ta même position. Lorsque ^Outhman a demandé la permission d’entrer, tu as rabaissé ton vêtement. Il a dit :

« يا عائشة ألا أستحيي من رجل، و اللهِ إن الملائكة لتستحيي منه »

(Ya ^A‘ichah ‘ala ‘astahyi min rajoulin wa l-Lahi ‘inna l-mala‘ikata latastahyi minh)

ce qui signifie: « Ô ^A‘ichah comment n’éprouverai-je pas de la pudeur d’un homme devant qui les anges éprouvent de la pudeur ».

Ibnou l-Jawziyy a rapporté de Abou Mouça Al-‘Ach^ariyy, que Allah l’agrée, qu’il était en compagnie du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, dans l’une des propriétés des gens de Médine. C’est alors qu’un homme est venu et a demandé la permission qu’on lui ouvre. Le Prophète a dit à Abou Mouça :

« افتح له وبشره بالجنة »

(‘Iftah lahou wa bach-chirhou biljannah)

ce qui signifie: « Ouvre-lui et annonce-lui la bonne nouvelle qu’il sera au paradis ». J’ai ouvert (NDLR : Il s’agit de Abou Mouça l-‘Ach^ariyy) et j’ai trouvé Abou Bakr et je lui ai annoncé la bonne nouvelle du paradis. Ensuite quelqu’un d’autre a demandé à ce qu’on lui ouvre, le Prophète lui a dit :

« افتح له و بشره بالجنة »

(‘Iftah lahou wa bach-chirhou biljannah)

ce qui signifie: « Ouvre et annonce lui-la bonne nouvelle qu’il sera au paradis ». Ce fut ^Oumar, je (NDLR : c’est Abou Mouça l-‘Ach^ariyy) lui ai ouvert et je lui ai annoncé la bonne nouvelle. Ensuite ce fut un autre homme qui a demandé à ce qu’on lui ouvre et le Prophète était allongé, c’est alors qu’il s’est assis et il a dit :

« افتح له و بشره بالجنة على بلوى تصيبه »

(‘Iftah lahou wa bach-chirhou biljannah  ^ala balwa tousibouh)

ce qui signifie: « Ouvre-lui et annonce-lui la bonne nouvelle du paradis et qu’il aura une épreuve ».  Ce fut ^Outhman, je (NDLR : c’est Abou Mouça l-‘Ach^ariyy) lui ai ouvert je lui ai annoncé la bonne nouvelle du paradis et je lui ai rapporté ce que le Prophète m’avait dit. C’est alors que ^Outhman a dit : C’est l’aide de Allah que je recherche. Il s’agit de  l’épreuve suite à laquelle il a été assassiné lorsque des gens qui avaient semé la discorde avaient assiégé sa maison à Médine.

Al-Boukhariyy a rapporté dans le chapitre consacré au mérite des compagnons ainsi que Mouslim, At-Tirmidhiyy, Abou Dawoud, An-Naça‘iyy, Ibnou Majah et ‘Ahmad Ibnou Hanbal que la montagne de ‘Ouhoud a tremblé alors qu’il y avait dessus le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, en compagnie de Abou Bakr, ^Oumar et ^Outhman, que Allah les agrée tous. C’est alors que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

« اسكن أُحد، فما عليك إلا نبي وصدّيق وشهيدان »

(‘Ouskoun ‘ouhoud fama ^alayka ‘illa nabiyyoun wa siddiqoun wa chahidan)

ce qui signifie: « Apaise-toi ‘Ouhoud, il y a sur toi un prophète, un siddiq et deux martyrs ». (NDLR : Le siddiq est Abou Bakr et les deux martyrs sont  ^Oumar et ^Outhman et ceci est sans aucun doute un des signes de la prophétie de notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, c’est-à-dire que Allah a fait savoir au Prophète que ^Oumar et ^Outhman allaient mourir tués).

Dans le livre At-Tarikh d’Ibnou ^Açakir d’après Abou Sa^id Al-Khoudriyy, que Allah l’agrée, il a dit : j’ai vu le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, depuis le début de la nuit jusqu’à ce que l’aube se soit levée il avait ses mains levées et il faisait des invocations pour ^Outhman en disant :

« اللهم عثمان رضيت عنه فارض عنه »

(Al-lahoumma ^Outhman raditou ^anhou farda ^anh)

ce qui signifie: « Ô Allah je suis satisfait de ^Outhman alors agrée-le ». Et le fait que  le Prophète fasse des invocations pour lui durant toute une nuit est sans aucun doute un caractère et un mérite de notre maître ^Outhman.

Le Hafidh Abou Nou^aym Al-‘Asfahaniyy dans son livre « Hilyatou l-‘Awaliya » d’après Abou Hourayrah, que Allah l’agrée, a dit : ^Outhman Ibnou ^Affan a gagné le paradis deux fois auprès du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, la première lorsqu’il a creusé le puit de Roumah et la deuxième lorsqu’il a préparé l’armée de la difficulté, Jaychou l-^Ousrah.

Bi’rou Roumah était un puits dont l’eau était vendue aux musulmans mais ^Outhman, que Allah l’agrée, a acheté le puits et l’a creusé davantage. Il en a fait un bien duquel tous les musulmans pouvaient prendre sans contrepartie et c’est un puits qui est jusqu’à aujourd’hui connu à Médine l’Illuminée. En ce qui concerne le détail de la préparation de l’armée de la difficulté, Jaychou l-^Ousrah, d’après ce qu’a rapporté At-Tirmidhiyy, ^Abdou r-Rahman Ibnou Khabbab As-Soulamiyy, a dit : Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a donné un discours et il a incité les gens à contribuer à préparer l’armée de la difficulté. C’est alors que ^Outhman a dit : Je me charge de cent chameaux avec tous leurs bagages et ce qu’il leur faut. Puis le Prophète a encore incité les gens à donner et ^Outhman a dit : Je me charge de cent autres chameaux avec toutes leurs charges. As-Soulamiyy a dit : J’ai vu le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam dire en bougeant sa main et en disant :

« ما على عثمان ما عمل بعد هذا »

(Ma ^ala ^Outhman ma ^amila ba^da hadha)

ce qui signifie : « Ce qu’a fait ^Outhman maintenant le décharge de ce qu’il pourrait  faire par la suite ».

Et l’auteur a dit dans la version de Al-Hakim An-Nayçabouriyy, que Allah ta^ala lui fasse miséricorde, d’après ^Abdou r-Rahman Ibnou Soumrah que ^Outhman était venu au Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam avec mille dinars et lorsqu’il a préparé l’armée de la difficulté il les a mis près du Prophète et le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, les prenait par sa main et disait :

« ما ضرّ عثمان ما عمل بعد اليوم »

(ma darra ^Outhman ma ^amila ba^da l-yawm)

ce qui signifie : « Rien de ce que ^Outhman pourrait faire par la suite ne risque de lui nuire après ce qu’il a fait aujourd’hui ». Et il a répété cela deux fois.

L’auteur de Hilyatou l-‘Awaliya a rapporté de Ach-Cha^biyy d’après Masrouq d’après ^Abdou lLah Ibnou Mas^oud qu’il a dit : le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a vu ^Outhman Ibnou ^Affan le jour de la préparation de l’armée de la difficulté, il faisait des allers-retours. Le Prophète a dit :

«اللهم اغفر لعثمان ما أقبل وما أدبر، و ما أخفى و ما أعلن، و ما أسرّ و ما أجهر »

(Al-lahoumma ghfir li^Outhman ma ‘aqbala wa ‘adbara wa ma ‘akhfa wa ma ‘a^lan wa ma ‘asarra wa ma ‘ajhar)

ce qui signifie : « Ô Allah accorde le pardon à ^Outhman pour ce qu’il a fait  et ce qu’il risque de faire, ce qu’il a fait au grand jour et ce qu’il a fait en cachette ».

Et tout comme AtTabaraniyy a rapporté du fils de ^Oumar qu’il a dit : le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

« عثمان أحيا أمتي و أكرمها »

(^Outhman ‘ahya ‘oummati wa ‘akramaha)

ce qui signifie: « ^Outhman a redonné vie à ma communauté et l’a honorée ».

^Outhman a rassemblé le Qour’an honoré

Al-Boukhariyy a mentionné dans son Sahih le début de l’affaire du rassemblement du Qour’an dans un même livre. Il est dit que  Abou Bakr AsSiddiq, que Allah l’agrée, a demandé à ce que Zayd Ibnou Thabit, qui fait partie de ceux qui ont retranscrit la révélation au Prophète, vienne à lui. Zayd est donc  venu à lui et ^Oumar Ibnou l-Khattab, que Allah l’agrée, était auprès de Abou Bakr à ce moment-là. AsSiddiq, que Allah l’agrée, a dit à Zayd : « ^Oumar est venu à moi et il m’a dit qu’il y a beaucoup de ceux qui mémorisent le Qour’an qui ont été tués aujourd’hui, le jour de Al-Yamamah et je crains que beaucoup parmi ceux qui connaissent le Qour’an par cœur meurent  et je pense qu’il faudrait que tu ordonnes de rassembler le Qour’an. »

C’est alors que Zayd, qui était donc en présence de Abou Bakr auprès de ^Oumar, a dit à ^Oumar, que Allah l’agrée : « Comment veux-tu que nous fassions quelque chose que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam n’a pas faite ?! » Alors ^Oumar que Allah l’agrée lui a répondu : « Ceci, par Allah, est quelque chose de bien ».

.

Zayd a dit : « ^Oumar à chaque fois me répétait la même chose jusqu’à ce que Allah éclaire mon cœur pour cela, et qu’il accepte cela. J’ai pensé la même chose que ce qu’a pensé ^Oumar à ce sujet. »

Zayd Ibnou Thabit, que Allah l’agrée, a cherché à rassembler le Qour’an et il le rassemblait des différents endroits où il était retranscrit : entre autres sur des petites pierres fines et aussi à partir des poitrines des gens. Ce qu’il a retranscrit s’est retrouvé sur plusieurs feuillets et ces feuillets ont été déposés et rassemblés chez Abou Bakr, que Allah l’agrée, jusqu’à sa mort. Puis ces feuillets sont restés chez ^Oumar jusqu’à sa mort et ensuite chez Hafsah, la fille de ^Oumar, que Allah les agrée tous les deux.

Lorsque ^Outhman, que Allah l’agrée, a reçu le pacte d’allégeance de Calife, il a demandé le conseil auprès des compagnons et leur avis était qu’il rassemble tout le Qour’an dans un seul livre. C’est alors que ^Outhman, que Allah l’agrée, a réuni un certain nombre de compagnons. Abou Dawoud a dit : « Ils étaient douze hommes de Qouraych et des Partisans de Médine (Al-‘Ansar). Il y avait également parmi eux ceux qui avait retranscrit la révélation. Il a demandé aussi à ce qu’on ramène de chez Hafsah, la fille de ^Oumar, que Allah l’agrée, les feuillets que Zayd Ibnou Thabit avait rassemblés et il les a retranscrits dans un seul livre ».

Dans le livre « Fat-hou l-Bari » d’Ibnou Hajar Al-^Asqalaniyy, il a dit : « ^Outhman, que Allah l’agrée a dit : « Qui parmi les gens écrit le mieux? » Ils lui ont répondu : « Zayd Ibnou Thabit » Et il leur a demandé : « Qui est celui qui prononce le mieux ? » Ils lui ont dit : « Sa^id Ibnou l-^As ». Il a dit : « Alors, que ce soit Sa^id qui dicte et Zayd qui écrive ». »

Lorsqu’ils eurent fini de transcrire le Moushaf en un seul livre, il a ordonné à ce qu’on en fasse plusieurs copies qu’il a envoyées aux différentes régions. Il y a eu divergence sur le nombre de copies : Certains ont dit que c’était quatre copies. D’autres ont dit cinq. Il a également été dit six et sept. Puis il a rassemblé toute autre que ces copies-là du Qour’an et il les a brûlées. Il a ordonné aux différentes régions d’utiliser ces copies du Moushaf.

^Outhman, que Allah l’agrée, a rassemblé le Qour’an lorsqu’il y a eu beaucoup de divergences sur la manière de réciter, selon les différences des langages des arabes. Les gens avaient eu des divergences les uns avec les autres et certains avaient accusé d’autres d’erreurs ; comme il a craint que la chose ne s’amplifie, il a rassemblé tout le Qour’an selon le langage de Qouraych –c’est-à-dire la manière de réciter de Qouraych– mais cela ne veut pas dire qu’il a empêché que l’on récite le Qour’an avec les autres prononciations des arabes et ce, car il est rapporté dans le Sahih de Al-Boukhariyy que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

« إن هذا القرءان أنزل على سبعة أحرف فاقرءوا ما تيسر منه »

(‘inna hadha l-Qour’an ‘ounzila ^ala sab^ati ‘ahroufin faqra’ou ma tayassara minh)

Ce qui signifie : « Ce Qour’an a été révélé avec sept récitations alors récitez ce que vous pouvez du Qour’an ». Et ces manières de réciter sont aujourd’hui transmises : Il y a sept récitations qui ont une forte chaîne de transmission et sept autres qui ont une moins forte chaîne de transmission. Ici, il s’agit de l’écriture :  il l’a écrit selon la récitation des gens de Qouraych.

L’éloge des gens à son sujet

L’Imam ^Aliyy Ibnou Abi Talib, que Allah l’agrée, a dit: « ^Outhman était de ceux qui ont accompli les bonnes œuvres, qui ont fait preuve de piété, qui ont été croyants et qui ont agit en bien et Allah aime ceux qui agissent en bien. » Cela a été rapporté par Al-‘Asfahaniyy dans Hilyatou l-‘Awliya.

L’Imam ‘Ahmad, que Allah l’agrée, a dit d’après Rouhaymah la grand-mère de AzZoubayr Ibnou ^Abdi l-Lah qu’elle a dit : « ^Outhman jeûnait toute la vie et il veillait toutes les nuits sauf une toute première partie de la nuit où il faisait un petit somme. »

Ibnou Sirin, que Allah lui fasse miséricorde, a dit : « L’épouse de ^Outhman Ibnou ^Affan, que Allah l’agrée, a dit lorsqu’ils l’avaient assiégé et voulaient le tuer : « Que vous le tuiez ou que vous le laissiez, il veillait toute la nuit et il récitait tout le Qour’an en une seule rak^ah« . », rapporté par Ibnou l-Jawziyy.

Ibnou ^Açakir a rapporté de ^Abdou r-Rahman Ibnou Mahdiyy qu’il a dit : « ^Outhman a deux caractères que Abou Bakr et ^Oumar, que Allah les agrée, n’avaient pas : il patientait jusqu’à être tué injustement et il a rassemblé les gens pour avoir un seul Moushaf, un seul livre du Qour’an ».

L’auteur a dit au sujet de la biographie de notre maître ^Outhman Ibnou ^Affan, que Allah l’agrée, le troisième Calife

En plus de ce que notre maître ^Outhman, que Allah l’agrée, a rassemblé comme  bons caractères  il y avait l’indulgence, la science, la générosité, la pudeur, la pureté, l’ascèse et il était parmi les gens celui qui était le plus modeste.

Ibnou S^ad a rapporté d’après ^Abdou l-Lah Ar-Roumiyy qu’il a dit: « ^Outhman apportait de nuit l’eau du woudou lui-même. Il lui a été dit : Si tu l’avais ordonné à certains serviteurs, ils te l’auraient ramené et t’auraient épargné de le faire toi-même. Il  a répondu : non, la nuit est pour eux, ils se reposent. »

Et l’Imam ‘Ahmad a rapporté d’après Al-Haçan que Allah l’agrée, qu’il a été interrogé au sujet de ceux qui faisaient la sieste dans la mosquée (c’est-à-dire ils dormaient ou ils s’allongeaient simplement dans la mosquée au milieu de la journée). Il a répondu : « Il m’est arrivé de voir ^Outhman Ibnou ^Affan faire la sieste dans la mosquée alors qu’il était ce jour-là Calife et les pierres avaient laissé des traces sur ses côtés et on disait : voici l’Emir des croyants, voici l’Emir des croyants. »

Et  d’après Charhabil Ibnou Mouslim, il a dit : « ^Outhman, que Allah l’agrée, donnait aux gens à manger la nourriture qui lui était destinée en tant qu’Emir des croyants et il rentrait chez lui pour manger du vinaigre et de l’huile » (NDLR : Tout ceci est une preuve de sa grande modestie et de sa grande ascèse, que Allah l’agrée).

La mention de son califat

Trois nuits après l’enterrement de ^Oumar Ibnou l-Khattab, que Allah l’agrée, notre maître ^Outhman Ibnou ^Affan, que Allah l’agrée, a reçu l’engagement et le pacte d’obéissance en tant que Calife, c’était une nuit d’un lundi  du mois de Dhou l-Hijjah de l’an 23 de l’Hégire. Il a ainsi été Calife à partir du mois de Mouharram de la vingt-quatrième année de l’Hégire et il a vécu douze ans en tant que Calife. Il utilisait le même sceau (c’est-à-dire la même signature) que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam tout comme Abou Bakr et ^Oumar que Allah les agrée.

Durant son califat, que Allah l’agrée, les musulmans ont mené des conquêtes. Ils ont conquis beaucoup de pays et le pays de l’Islam s’est ainsi étendu. Parmi ces pays qui avaient été conquis, il y avait l’île de Chypre, KarmanSijistan, Kaboul et d’autres pays  d’Afrique.

Le récit de son martyr et ce qui lui était arrivé

Les conquêtes se sont multipliées pour  la communauté islamique et  la souveraineté s’est étendue à différents pays :  les arabes se sont alors mélangés avec beaucoup d’autres nations et communautés de langues différentes. C’est à ce moment-là que les gens ont beaucoup porté atteinte au Calife et les rumeurs ont augmenté à Médine l’Illuminée. Les dirigeants de la discorde ont alors écrit à leurs différents groupes dans plusieurs  pays pour leur dire de  tous se rendre à Médine (NDLR : Pdans l’objectif de  semer la corruption et trahir le Calife). C’est alors qu’ils ont assiégé sa maison pendant plusieurs jours et notre maître ^Outhman, que Allah l’agrée, disait:  » Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam m’a promis quelque chose et je patiente. » Rapporté par At-Tirmidhiyy dans Manaqib ^Outhman.

D’après ^A‘ichah , que Allah l’agrée, le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

« يا عثمان إنه لعل الله يُقَمّصُكَ قميصًا، فإن أرادك المنافقون على خلعه فلا تخلعه حتى تلقاني »

(ya ^Outhman innahou la^alla l-Laha youqammisouka qamisan fa’in ‘aradaka l-mounafiqoun ^ala khal^ihi fala takhla^h hatta talqani)

Ce qui signifie : « Ô ^Outhman il se peut que Allah te donne un habit –c’est-à-dire il vise par là le califat– Et si les hypocrites veulent que tu l’enlèves, ne l’enlève pas jusqu’à ce que tu viennes à ma rencontre ». Rapporté par Al-Hakim et At-Tirmidhiyy.

C’était ce que voulaient ces semeurs de trouble, ils souhaitaient que ^Outhman abandonne sa responsabilité de Calife et le Prophète lui a recommandé de ne pas le laisser. Ils avaient même diffusé que ^Outhman était de faible personnalité et qu’il n’arrivait pas à régler les affaires. Ces gens  semaient ainsi la discorde, alors que ^Outhman avait un très haut degré. CIl était le troisième après Abou Bakr et ^Oumar dans cette communauté.

Lorsqu’il est parvenu à notre maître ^Aliyy, que Allah l’agrée, que les semeurs de discorde avaient assiégé ^Outhman et qu’ils l’avaient même empêché d’obtenir de l’eau et  voulaient l’assassiner, ^Aliyy a envoyé trois grands récipients remplis d’eau.  Il a également dit à ses deux fils Al-Haçan et Al-Houçayn : « allez tous les deux avec vos épées pour rester devant la porte de ^Outhman et  ne laissez personne parvenir jusqu’à lui ». AzZoubayr et Talhah ont à leur  tour envoyé leurs fils. Plusieurs compagnons firent de même afin d’empêcher les gens d’entrer pour tuer ^Outhman, que Allah l’agrée. (NDLR : Ceci est encore une preuve que les grands compagnons comme notre maître ^Aliyy étaient du rang de ^Outhman et ce n’est pas comme certains qui prétendent que ^Aliyy n’était pas d’accord pour le califat de Abou Bakr, ^Oumar ou de ^Outhman. Au contraire il s’est rallié totalement aux Califes Abou Bakr, ^Oumar et ^Outhman et la preuve c’est qu’il avait envoyé ses deux fils pour défendre ^Outhman.)

Mais  des hommes parmi ceux qui voulaient du mal à notre maître ^Outhman, ont  escaladé par le côté  la maison des ‘Ansar -des Partisans- jusqu’à ce qu’ils arrivent dans la maison de ^Outhman et ils sont entrés tandis qu’il récitait le Qour’an et qu’il faisait le jeûne. L’un d’entre eux lui a alors donné un coup d’épée mais Na‘ilah sa femme s’est interposée et les doigts de sa main ont été coupés.

Il n’y avait, hormis ^Outhman, que Allah l’agrée, personne d’autre avec elle à ce moment-là dans la maison. Il a ainsi été tué et il est mort martyr, que Allah ta^ala l’agrée, le vendredi, dix-huit nuits du mois de Dhou l-Hijjah de l’an 35 de l’Hégire : Il avait alors quatre-vingt-dix ans et il a été dit plus que cela. Il a également été dit moins que cela. Il a été enterré la nuit du samedi entre al-maghrib et al-^ichadans le cimetière de Al-Baqi^ à Médine l’Illuminée.  AzZoubayr a dirigé la prière funéraire en sa faveur.

Notre maître ^Outhman, que Allah l’agrée, a dit avant son assassinat : « J’ai vu hier le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam dans le rêve et il y avait avec lui Abou Bakr et ^Oumar. Ils m’ont dit : patiente, tu viendras à côté de nous à l’heure de manger la nuit prochaine. » C’était l’interprétation qu’il allait mourir la nuit suivante.

Ibnou l-‘Athir a rapporté dans son livre « Al-Kamil fi t-Tarikh » des vers de poésie de Hassan Ibnou Thabit Al-‘Ansariyy au sujet de ceux  qui étaient venus d’Egypte à Médine et ils s’étaient réunis pour tuer notre maître ^Outhman. Il a dit des vers de poésie afin  de  les blâmer car ils avaient délaissé la conquête des  ennemis pour  venir conquérir les compagnons du Prophète et  tuer ^Outhman Ibnou ^Affan alors qu’il habitait à Médine et qu’il était auprès du Prophète !

C’est là une faible partie de la grande biographie, de l’océan des mérites de notre maître ^Outhman Ibnou ^Affan, que Allah ta^ala l’agrée, et que Allah le rétribue pour l’Islam et pour les musulmans en bien. Nous demandons à Allah qu’Il nous profite par ses bénédictions et qu’Il nous rassemble avec son groupe et qu’Il nous fasse mourir sur sa croyance et son amour.

Certes Allah soubhanahou est tout-puissant et Il est miséricordieux pour Ses esclaves.

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Biographies : Oumar Ibnou l Khattab

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 4, 2010
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^Oumar Ibnou l-Khattab

Le deuxième Calife bien guidé

Sa biographie

Il est ‘Abou Hafs, ^Oumar fils de Al-Kattab, fils de Noufayl, fils de ^Abdou l-^Ouzza, fils de Riyah, fils de ^Abdou l-Lah, fils de Qourt, fils de Rizah, fils de ^Adiyy fils de Ka^b, fils de Lou’ay. Il est le Calife bien guidé, surnommé [par le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam] Al-Farouq, soit celui qui discerne entre le vrai et le faux, celui qui a été équitable lors de son Califat. Il est, parmi les Emigrants, l’une des premières personnes à être entrée en Islam. Il fait partie des dix [Compagnons] à qui le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a annoncé la bonne nouvelle qu’ils seront des gens du Paradis. Il était l’un des gendres du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, l’un des grands savants parmi les Compagnons, de ceux qui ne craignaient pour l’amour de Allah le blâme de quiconque. A ce sujet, le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam disait pour évoquer le mérite de ^Oumar Al-Farouq :

« إن الله جعل الحق على لسان عمر و قلبه »

(‘Inna l-Laha ja^alaal-haqqa ^ala liçani ^Oumara wa qalbih)

ce qui signifie : « Allah a fait que la vérité sorte de la bouche de ^Oumar et qu’elle soit dans son cœur ».

Notre maître ^Oumar, que Allah l’agrée, était d’une blancheur éclatante avec de légères rougeurs. Il était grand de taille, chauve, ses cheveux étaient simplement des deux côtés de la tête, mais le dessus était dégarni. Wahb fils de Mounabbih, a dit que la description de ^Oumar avait été mentionnée dans At-Tawrah (la Torah) comme étant « dur comme fer, un prince fort ».

Il entra en Islam alors qu’il avait 26 ans. Ce fut après l’entrée en Islam de quarante hommes et dix femmes. Cependant, d’autres ont dit qu’il était entré en Islam après quarante cinq hommes et onze femmes.

Le récit de l’Islam de notre maître ^Oumar

Ibnou l-Jawziyy a cité dans le livre « Sifatou sSaffwah », le récit de l’entrée en Islam de notre maître ^Oumar. D’après ‘Anas fils de Malik, que Allah l’agrée, ^Oumar, armé de son épée, sortit un jour et rencontra un homme de la tribu de Bani Zouhrah qui lui dit :

– « Où vas-tu donc ^Oumar ? ».

– « Je veux tuer Mouhammad », dit-il.

– « Ne crains-tu pas la vengeance de la tribu de Bani Hachim et celle de Bani Zouhrah en l’assassinant ? ».

– « Je vois que tu as changé ta religion », reprit-il.

– « Veux-tu que je t’apprenne ce qui est plus surprenant encore ?! Ta sœur et ton beau frère ont également délaissé ta religion (c’est-à-dire qu’ils sont entrés en Islam) ».

^Oumar se précipita alors chez eux et les trouva en train de réciter Sourat « Taha » ; il leur dit : « Vous avez apparemment abandonné votre religion ». Et son beau frère lui répliqua : « Vois-tu, Ô ^Oumar ! Et si la vérité se trouvait dans une autre religion que la tienne ? ». C’est alors que ^Oumar sauta sur lui pour le frapper violemment ; sa sœur accourut afin de protéger son mari, mais de sa main, ^Oumar la frappa également : son visage devint ensanglanté. Elle dit : « Vois-tu, Ô ^Oumar ! Et si la vérité se trouvait dans une autre religion que ta religion  ?! Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah et je témoigne que Mouhammad est le Messager de Allah ». ^Oumar a perdu ainsi tout espoir en ce qui concerne sa sœur et son beau frère ; il leur dit alors : « Donnez- moi donc cet écrit que vous avez entre les mains afin que je le lise » et il récita ainsi la Sourat « Taha » jusqu’à arriver à la parole de Allah :

إنني أنا الله لا إله إلا أنا فاعبدني وأقم الصلاة لذكري ﴿

سورة طه /  آية – 14

(‘innani ‘ana l-Lahou la ‘ilaha illa ‘ana fa^boudni wa ‘aqimi ssalata lidhikri)

[sourat Taha /14]

ce qui signifie : « Certes Allah c’est Moi, il n’y a point de dieu sinon Moi. Adore-Moi et accomplis la prière pour M’évoquer ». C’est ainsi que son cœur s’ouvrit pour l’Islam. Il dit ensuite : « Dites-moi où se trouve Mouhammad » et il partit à Darou l-‘Arqam où, à la porte, se trouvaient Hamzah, Talhah ainsi que d’autres Compagnons du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Lorsque le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam apprit l’arrivée de ^Oumar, il sortit, et prit ^Oumar par ses habits et la gaine de son épée et le secoua de ses mains ; ^Oumar ne put se contenir et se retrouva à genoux. Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam lui dit ce qui signifie : « N’est-il donc pas venu le temps pour toi, Ô ^Oumar, de délaisser ta fausse religion ! » et ce dernier reprit : « Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah, Lui seul Il n’a pas d’associé, et je témoigne que Mouhammad est Son esclave et Son Messager ». C’est alors que les gens se trouvant dans Darou l-‘Arqam dirent la parole Allahou ‘Akbar tellement fort que ceux qui se trouvaient dans la Mosquée Al-Haram l’entendirent. L’entrée en Islam de notre maitre ^Oumar eut lieu en l’an 6 après le début de la Révélation, et certains ont dit en l’an 5.

Les mérites de notre maître ^Oumar

L’équité de ^Oumar et sa gestion des affaires musulmanes étaient choses réputées chez lui, aussi bien avant qu’il ne reçoive le pacte d’obéissance lors de son califat comme après. Les récits au sujet de son équité sont encore plus nombreux pour être rassemblés dans un seul livre !

Parmi les récits sur sa préoccupation des Musulmans, il y a ce qui suit : Il y avait des commerçants qui firent une halte dans la salle de prière et ^Oumar, que Allah l’agrée, demanda à ^Abdou r-Rahman fils de ^Awf : « Que dis-tu de veiller sur eux cette nuit de crainte que des voleurs ne les attaquent ? ». Ils ont ainsi veillé tous les deux pour surveiller leur marchandise. C’est alors que ^Oumar entendit des pleurs d’enfant, il se dirigea vers la mère et lui dit : « Crains Allah, agis en bien envers ton enfant ! ». Il reprit sa place et entendit à nouveau les pleurs du petit nourrisson. Il retourna voir la mère et lui dit la même chose que la première fois. A la fin de la nuit, il entendit encore les pleurs de l’enfant et questionna la mère :

– « Pourquoi ton fils ne dort pas la nuit ? ».

– « Ô esclave de Allah, je voulais le sevrer mais il refuse », dit-elle.

– « Et pourquoi donc veux-tu le sevrer ? ».

– « Car ^Oumar n’accorde une aide, que pour les enfants qui sont sevrés, il ne donne pas pour ceux qui n’ont pas été sevrés ».

– « Et quel âge a-t-il donc ? », reprit ^Oumar.

– Tant de mois.

Alors ^Oumar lui a dit :

– « Non, ne t’empresse pas pour le sevrer ».

Il accomplit ensuite la prière de l’aube en ayant les larmes aux yeux ; il était gagné par les pleurs. Lorsqu’il prononça le salam, il dit : « Malheur à toi ^Oumar, combien d’enfants musulmans as-tu tué ? ». Puis il ordonna d’appeler parmi les gens et de propager : « Ne vous empressez pas de sevrer vos enfants, nous donnerons une aide pour chaque nouveau-né en Islam. » et il a écrit que cet ordre soit diffusé dans les différentes contrées. Ceci est une preuve de la miséricorde de notre maître ^Oumar envers la Communauté de notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

Parmi les récits sur la miséricorde et la compassion de notre maître ^Oumar en faveur des musulmans : un des jours de Ar-Ramadah, l’année de la grande sécheresse à Médine, il fut égorgé une jeune chamelle afin que sa viande soit distribuée aux gens, et la meilleure partie fut réservée pour ^Oumar sans qu’il ne le sache. Lorsque, après l’avoir cuisinée, on la lui a ramenée, il dit :

– « D’où provient cela ? »

– « Ô émir des croyants ! Cela provient de la chamelle que nous avons égorgée aujourd’hui », lui répondit-on.

– « Quel mauvais gouverneur je fais si, de la chamelle, je mange la meilleure partie alors que je donne aux gens ce qui est moins bon ».

Puis, il a ordonné à ce qu’on lui ramène du pain et de l’huile afin d’en faire sa nourriture : il trempait les bouts de pain dans l’huile. Ensuite, il dit à Yarfason serviteur : « Yarfaprends ce grand récipient (dans lequel se trouvait la bonne viande) et envoie-le à telle famille à Bathmagh, (qui est un endroit à Médine), je ne les ai pas visités depuis trois jours et je crois qu’ils sont dans le besoin ; donne-le leur afin qu’ils en mangent ».

Pour ce qui est de son ascétisme, le fait qu’il n’avait pas le cœur attaché au bas monde, que Allah l’agrée, il y a beaucoup de récits rapportés. Comme ce qu’a rapporté Ibnou l-Jawziyy dans  « Sifatou sSafwah » : un jour notre maître ^Oumar, que Allah l’agrée, donna un discours aux gens, alors qu’il était calife. Il portait un pagne et sur ce pagne il y avait douze rouq^ah, pièces de retouche (c’est ce qu’on fixe sur un trou à un vêtement) et ‘Anas a dit que sur le vêtement qu’il portait aux épaules, il y en avait trois.

Il s’adonnait beaucoup aux actes d’adoration et il craignait beaucoup Allah.

D’après ^Abdou l-Lah, le fils de ^Oumar, que Allah les agrée tous les deux, son père disait : « Je crains, si un bélier meurt sur les rives du l’Euphrate, que Allah ne demande des comptes à ^Oumar », c’est-à-dire que par sa grande rigueur, il craignait qu’il arrive une chose sur laquelle il en aurait à rendre des comptes. Son grand souci était de gérer au mieux les affaires des Musulmans.

Il dit également : « ^Oumar est décédé en jeûnant les jours les uns à la suite des autres » c’est-à-dire qu’à la fin de sa vie, il jeûnait tous les jours, que Allah l’agrée.

D’après Sa^id fils de Al-Mousayyib il a dit : « ^Oumar aimait la prière en pleine nuit ».

Parmi les mérites de notre maître ^Oumar : il était présent lors de la bataille de Badr et également lors de toutes les autres batailles avec le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Il fait partie des Compagnons qui ont persévéré et ont été au côté du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam lors de la bataille de ‘Ouhoud.

Que Allah l’agrée,  parmi ses mérites : il était le premier à avoir ordonné à utiliser la datation par les mois lunaires à partir de l’année de l’Émigration du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. C’est lui qui a donc instauré le calendrier de l’Hégire. Il était le premier à avoir rassemblé les gens pour accomplir la prière de At-Tarawih derrière un seul imam, alors qu’auparavant chacun l’accomplissait seul. Il était également le premier à avoir veillé aux affaires des Musulmans pendant la nuit, c’est-à-dire à faire des inspections de nuit pour veiller sur les Musulmans. Il veillait à ce que les gens douteux ne leur nuisent pas. Il fut aussi le premier à avoir utilisé un bâton pour corriger les gens et le premier à avoir composé des répertoires pour l’état des Musulmans, dans lesquels étaient inscrites les affaires des gens. Il fut donc le premier à avoir utilisé des registres et également le premier à être surnommé l’Emir des Croyants.

L’éloge du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam en faveur de notre maitre ^Oumar

Il y a de nombreux hadith qui ont été rapportés faisant l’éloge de notre maître Al-Farouq, que Allah l’agrée, et montrant ses mérites et ses caractères louables. Parmi ces hadith, il y  a des hadith dans lesquels le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a indiqué sa sincérité dans son adoration pour Allah ta^ala, sa rigueur et sa force pour défendre la religion agréée par Allah, pour défendre la Communauté Islamique et pour faire régner la justice entre les Musulmans. Parmi cela, il y a ce qu’a rapporté Al-Boukhariyy et Mouslim que le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ^Oumar, que Allah l’agrée :

« والذي نفسي بيده ما لقيك الشيطان سالكًا فجًا إلا سلك فجًا غير فَجّك »

( wa l-la-dhi nafsi biyadihi ma laqiyaka ch-chaytanou salikan fajjan ‘illa salaka fajjan ghayra fajjik ).

« Par Celui Qui détient mon âme par Sa toute-puissance, le chaytan ne te rencontre pas un jour sur un chemin sans qu’il prenne un autre que le tien ! ». Et At-Tirmidhiyy ainsi que Ibnou Majah et Al-Hakim ont rapporté que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

«أشد أمتي في أمر الله عمر »

( ‘achaddou ‘oummati fi ‘amri l-Lah ^Oumar )

Ce qui signifie : « ^Oumar fait partie de ceux qui, dans ma Communauté, ont le plus de rigueur au sujet de la Religion ».

Parmi les paroles qui ont été rapportées de lui que Allah l’agrée

Il a été rapporté de notre maître Al-Farouq que Allah l’agrée de nombreuses exhortations et des sagesses éminentes. Parmi cela sa parole que Allah l’agrée : « Rendez-vous des comptes avant d’avoir à en rendre. Et pesez vos actes avant qu’ils ne vous soient pesés. Votre jugement dans l’au-delà sera plus facile si vous vous rendez des comptes dans cette vie-là. Et embellissez-vous pour le jour de la grande exposition.

يومئذ تعرضون لا تخفى منكم خافية ﴿

سورة الحاقة /  آية – 18

(Yawma‘idhin tou^radouna la takhfa minkoum khafiyah).

[sourat Al-Haqqah / 18]

ce qui signifie : « Ce jour-là vous serez exposés, rien de vous ne sera caché ».

Et dans ces propos, il y a une forte incitation à ce que l’esclave se demande des comptes à lui-même, et qu’il réfrène les passions de son âme. Qu’il l’empêche de suivre ses passions afin d’être sauvé dans son bas monde et dans son au-delà.

Parmi les paroles de Al-Farouq, que Allah l’agrée, également sa parole rapportée par Ibnou l-Jawziyy dans Manaqibou ^Oumar d’après Al-‘Ahnaf Ibnou Qays, il a dit : « Ô Ahnaf celui qui rit beaucoup, il n’inspire plus beaucoup le respect, et celui qui se réjouit, on se moquera de lui, et celui qui répète une chose, il sera connu par cette chose, et celui qui parle beaucoup, il risque beaucoup de dire des mauvaises paroles, et celui qui dit beaucoup de mauvaises paroles, il aura peu de pudeur, et celui qui aura peu de pudeur, il aura peu de scrupule, et celui qui a peu de scrupule, son cœur meurt. Voici ^Oumar que Allah l’agrée qui conseille de manière très pertinente et oriente vers ce qu’il convient d’avoir comme comportement. C’est-à-dire le fait d’être sérieux, de ne pas trop rire sans raison, de ne pas plaisanter beaucoup pour que le respect inspiré par la personne ne soit pas diminué. De la sorte, les gens profitent davantage de lui, et ses propos auront de l’effet sur eux quand il les guide et les oriente. En effet, le fait de beaucoup parler sans nécessité, sans intérêt, sans profit, ne comporte pas de bien. C’est pour cela qu’il convient que la personne raisonnable se surveille dans ce qu’elle dit et ce qu’elle fait.

Dans Manaqibou ^Oumar toujours de Ibnou l-Jawziyy, il est mentionné que ^Oumar a dit : « Ne pense pas du mal d’une parole qui est sortie de la bouche d’un musulman alors que tu peux lui trouver une explication en bien ».  Tant que nous savons du bien sur la personne, nous en pensons du bien. Et Allah sait ce qu’il y a dans le for intérieur de chacun et ce que cachent les cœurs. Quant à nous, nous avons reçu l’ordre de penser du bien car Allah ^azza wa jall dit :

يا أيها الذين ءامنوا اجتنبوا كثيرا من الظن إن بعض الظن إثم ﴿

سورة الحجرات /  آية – 12

(Ya ‘ayyouha l-ladhina ‘amanou ‘ijtanibou kathiran mina dhdhanni ‘inna ba^da dhdhanni ‘ithm).

[sourat Al-Houjourat / 12]

ce qui signifie : « Ô vous qui avez cru, évitez beaucoup le fait de penser du mal car dans certains cas c’est un péché ».

Dans ces propos également, il a dit : « Trois choses grâce auxquelles tu gagnes l’amour de ton frère : tu lui passes le salam lorsque tu le rencontres, tu lui laisses la place dans l’assemblée et tu l’appelles par l’appellation qu’il aime le plus ».

Cela a été cité par Ibnou l-Jawziyy dans Manaqibou ^Oumar avec d’autres termes. On comprend de ce conseil l’incitation de réunir ces trois caractéristiques car cela renforce les liens et l’unité, pour que la société soit fondée sur des bases saines et fortes.

Parmi ses sagesses étonnantes, il y a ce qu’a rapporté Al-‘Ahnaf Ibnou Qays : « Apprenez avant d’assurer les responsabilités », c’est-à-dire apprenez le fiqh et la science avant de rechercher le pouvoir, avant de devenir des maîtres pour les gens.

Et que l’on sache qu’il a été rapporté de ^Oumar également des paroles utiles dans la médecine, parmi lesquelles sa parole : « Gardez-vous de trop manger, car cela entraîne la paresse et réfrène d’accomplir la prière et cela nuit au corps. Recherchez ce qui est utile dans votre nourriture car vous éloignera du fait  d’être gourmand, et c’est meilleur pour le corps et cela aide pour accomplir les actes d’adoration. Et la personne n’ira à sa perte que lorsqu’elle préfèrera ses désirs au détriment de sa religion ».

Et il a dit : « Gardez-vous de trop manger de viande car la viande peut avoir une addiction comme l’addiction au vin ». Et ^Oumar que Allah l’agrée a préféré ne pas trop manger de viande car cela comporte un signe de superflu.

Son décès

Son décès, que Allah l’agrée, a eu lieu la matinée du 27 de Dhou l-Hijjah de l’an 23 de l’Hégire. Alors qu’il dirigeait les gens dans la prière de asSoubh, l’un des esclaves de Al Moughirah qui était surnommé Abou Lou’lou’ah (qui était mazdéen) était venu, et il l’a poignardé plusieurs fois avec un couteau en forme de Y, puis il s’enfuit en poignardant chaque personne qu’il croisait de droite et de gauche. Et lorsqu’il a vu qu’il ne pouvait pas s’échapper, il s’est poignardé et en est mort.

Avant que son âme sorte Al-Farouq que Allah l’agrée a demandé à son fils ^Abdou l-Lah qu’il fasse le compte de ses dettes et qu’il les rembourse à ses créanciers. Puis il lui dit : « Va voir ^A’ichah, que Allah l’agrée, et dis-lui que ^Oumar Ibnou l-Khattab demande l’autorisation d’être enterré avec ses deux compagnons. »

^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar est parti et lui a demandé l’autorisation, elle lui a répondu : « Je voulais me préserver cette place pour moi mais aujourd’hui je vais le préférer au détriment de moi-même ».

Et il fut enterré auprès du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et d’Abou Bakr AsSiddiq que Allah l’agrée.

Les faits remarquables de l’émir des croyants ^Oumar Ibnou l-Khattab que Allah l’agrée, ont atteint un haut niveau, de sorte que les savants, les historiens et les biographes citent des chapitres et des chapitres pour énumérer ses faits remarquables. Il y a parmi eux ceux qui ont composé des livres spécifiques pour énumérer les faits remarquables de sa vie comme Ibnou l-Jawziyy qui a énuméré ses mérites et ses caractères dans un très grand livre. Il y a aussi As-Souyoutiyy qui a composé un livre à lui qu’il a appelé Al-Ghourar fi fada’ili ^Oumar et beaucoup d’autres encore.

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Biographies : Abou Bakr As-Siddiiq

Posted in islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 4, 2010
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Abou Bakr AsSiddiq le premier des califes vertueux

Sa biographie

Il est Abou Bakr AsSiddiq il s’appelle ^Abdou l-Lah Ibnou Abi Qouhafah ^Outhman Ibnou ^amir Al-Qourachiyy, il a été dit que dans la jahiliyyah il s’appelait ^Abdou l-Ka^bah et que le Messager – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam – l’a appelé ^Abdou l-Lah. Son ascendance rejoint celle du Messager de Allah en la personne de Mourrah fils de Ka^b. Sa mère s’appelle ‘Oummou l-Khayr Salma et certains ont dit Layla fille de Sakhr fils de ^Amir et elle est la cousine paternelle de Abou Qouhafah.

Il est né trois ans environ après l’année dite de l’éléphant, il était de teint blanc, il avait un corps très mince, ses favoris n’étaient pas fournis, avait très peu de chaire sur le visage et son front était large. Il est rapporté par ‘Anas que Abou Bakr se teignait avec du henné et du katm (sorte de plante utilisée comme le henné pour la teinture).

Il faisait partie des dignitaires de Qouraych et de leurs savants. Il était indulgent, il inspirait le respect. Il était téméraire, il était courageux, patient, généreux et miséricordieux. Il est le plus généreux des compagnons et fut le premier homme à entrer en Islam ; il avait alors trente-sept ans. Il a vécu vingt-six ans dans l’Islam. Il lui a été fait un pacte d’allégeance, il fut désigné calife le jour du décès du Prophète – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam – en l’an onze de l’hégire et les compagnons ont tous été unanimes sur son califat.

Ibnou l-Jawziyy a rapporté dans le livre Sifatou sSafwah qu’il a été appelé ^atiq, surnom au sujet duquel il y eut trois avis. Le premier rapporté de ^A’ichah qui a été interrogé au sujet de ce surnom ^atiq de Abou Bakr. Elle a dit : Le Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam – l’a regardé un jour et a dit :

« هذا عتيق الله من النار »

( Hadha ^atiqou l-Lahi mina n-nar ).

Ce qui signifie : « Il est l’affranchi de Allah du feu de l’enfer ». Le deuxième serait que c’est un nom que sa mère lui avait donné, c’est ce qu’avait dit Mouça Ibnou Talhah. Et le troisième avis c’est qu’il fut appelé ainsi en raison de la beauté de son visage. Et c’est l’avis de Al-Layth Ibnou Sa^d.

Et le Prophète – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam – l’a surnommé Siddiq. Il a dit :

« يكون بعدي إثنا عشر خليفة أبو بكر الصديق لا يلبث إلا قليلا »

( Yakounou ba^di ‘ithna ^achara khalifah Abou Bakr AsSiddiq la yalbathou illa kalilan ).

Ce qui signifie : « Viendra après moi douze califes, Abou Bakr AsSiddiq ne restera que peu ». Et ^Aliyy Ibnou Abi Talib jurait par Allah que Allah a fait descendre le surnom de Abou Bakr à du ciel. Fin de citation.

Al-Hakim a rapporté dans Al-Moustadrak, notre dame ^Aichah a dit : « Les idolâtres sont venus voir Abou Bakr et lui ont dit : « Ton compagnon prétend qu’il a effectué un voyage durant la nuit jusqu’à Baytou l-Maqdis ». Il leur a dit : « Il a véritablement dit cela ? ». Ils lui ont dit : « Oui ». Il a dit : « Alors il dit vrai. Moi je le crois en d’autres sujets que cela. Je le crois en ce qui lui est révélé matin et soir ». Et c’est à partir de là qu’il fut surnommé AsSiddiq. Rapporté par As-Souyoutiyy dans Tarikhou l-khoulafa.

L’histoire de son entrée en Islam

Ibnou l-Jawziyy a rapporté dans son livre Sifatou sSafwah que le premier qui est entré en Islam fut Abou Bakr » et Ibnou ^Abbas dit : « Le premier à avoir fait la prière était Abou Bakr que Allah lui fasse miséricorde ».

Il est parvenu au sujet de son Islam, que Allah l’agrée qu’il vit un jour dans le rêve, alors qu’il était au pays de Ach-Cham, que le soleil et la lune étaient tombés sur ses genoux. Qu’il les avait pris par sa main et qu’il les avait serrés contre sa poitrine, et qu’il les a recouverts de sa cape. Puis il se réveilla de son sommeil. Il partit voir un rahib pour qu’il lui explique la vision qu’il a eu dans le rêve, et le rahib lui a dit : « D’où viens-tu ? ». Il lui répondit : « De la Mecque ». Il lui dit : « Qu’est-ce que tu fais ? ». Il lui répondit : « Du commerce ». Alors le rahib lui dit : «apparaîtra dans ton époque un homme appelé Mouhammad Al-‘Amin, tu vas le suivre et il est de la tribu de Banou Hachim, il est le Prophète des derniers temps et toi tu rentreras dans sa religion et tu seras son ministre et son calife après lui. J’ai trouvé sa description dans At-Tawrat et dans AzZabour. Quand notre maître Abou Bakr que Allah l’agrée entendit la description du Prophète – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam – son cœur s’attendrit et il se languit de le voir.

Peu de temps après Abou Bakr, que Allah l’agrée, rencontra le Messager – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam – et entra en Islam. Il fut ainsi le premier à entrer en Islam parmi les hommes.

Ses faits remarquables et ses mérites

D’après Asma‘ Bintou Abi Bakr que Allah l’agrée, on appela Abou Bakr et  on lui dit : « Accours ! Rejoins ton compagnon ». Il sortit alors de chez nous et entra à la mosquée en disant : « Malheur à vous, vous voulez tué un homme parce qu’il dit Mon Seigneur c’est Allah alors qu’il vous a amené les preuves de la part de votre Dieu !! ». Il a dit : « C’est alors qu’ils se sont détournés du Messager de Allah et qu’ils se sont tournés vers Abou Bakr ». Abou Bakr est alors revenu vers nous et il a dit : « Tabarakta ya dha l-jalali wa l-ikram ». Et ceci a été rapporté par Ibnou-l Jawziyy dans Sifatou sSafwah.

Les gens de science et de l’histoire et des conduites ont dit que notre maître Abou Bakr que Allah l’agrée était présent auprès du Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam – lors de la bataille de Badr et de toute les batailles. Il est resté ferme auprès du Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam – lors de la bataille de ‘Ouhoud. Le Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam – lui a confié sa bannière, sa grande bannière le jour de Tabouk. Et quand il est rentré en Islam il possédait quarante mille dirham. Grâce à cet argent, il affranchissait les esclaves musulmans et il renforçait les musulmans. Il n’avait jamais bu du vin , ni dans la jahiliyyah ni dans l’Islam. Et il était le premier à avoir rassemblé le Qour’an.

Mouhammad Ibnou Ishaq a dit que sur ses mains cinq parmi les dix, qui avaient reçus l’annonce de bonne nouvelle qu’ils seraient au paradis, sont entrés en Islam il s’agit de : ^Outhman Ibnou ^Affan, Talhah Ibnou ^Oubaydi l-Lah, AzZoubayr Ibnou l-^awwam, Sa^d Ibnou Abi Waqqas, ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Awf que Allah les agrées.

Abou Bakr que Allah l’agrée était un homme qui pleurait facilement. Il ne retenait pas ses larmes quand il récitait le Qour’an et il était le meilleur des compagnons et le plus intelligent d’entre eux.

Parmi ses mérites que Allah l’agrée, il y a ce dont a témoigné ^Oumar Ibnou l-Khattab qui a rapporté : « Le Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam –  nous avait ordonné un jour de donner des aumônes et cela avait coïncidé avec de l’argent que je possédais. Je me suis dit aujourd’hui je vais faire mieux que Abou Bakr si jamais je peux faire mieux que lui un jour. J’ai ramené la moitié de mes biens,  le Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam – m’a dit : « Ma abqayta li ahlik ? ». Ce qui signifie : « Qu’as tu laissé pour ta famille ? ». Je lui ai répondu : « La même chose ». Abou Bakr a ramené tout ce qu’il possédait. Le Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam – lui a dit : « Ma abqayta li ahlik ? ». Ce qui signifie : « Qu’as tu laissé pour ta famille ? ». Il a répondu :  « Je me fie à Allah » (« Je leur ai laissé Allah et Son messager »). J’ai dit je ne pourrai plus jamais faire mieux que lui ». Rapporté par At-Tirmidhiyy.

D’après Abou Hourayrah que Allah l’agrée, Le Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam –  a dit :

« ما نفعني مال قط ما نفعني مال أبي بكر »

( Ma nafa^ani maloun qatoun ma nafa^ani malou Abi Bakr ).

Ce qui signifie : « Il n’y a pas un bien qui m’a autant profité que le bien de Abou Bakr ». C’est alors qu’ Abou Bakr s’est mis à pleurer et il a dit : « Mais moi et mon argent nous sommes tout à toi Ô Messager de Allah ».

Et ‘Anas a dit lorsque ce fut la nuit de la grotte lors de l’émigration, Abou Bakr a dit : « Ô Messager de Allah laisse-moi entrer avant toi, s’il y a une vipère ou quelque chose elle m’atteindra avant toi ». Le Prophète lui a dit ce qui signifie : « Entre ». Abou Bakr entra et tâtonna avec ses mains et chaque fois qu’il trouvait un trou il le bouchait à l’aide d’une partie de son vêtement. Lorsqu’il eut utilisé toute sa cape, il a dit : il est resté un trou. Il mit alors son talon dessus pour le boucher puis il a fait entrer le Messager de Allah. Au matin le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallama dit : « Fa’ayna thawbouka ya Aba Bakr ». Ce qui signifie : « Ou est donc ta cape Ô Abou Bakr ? ». et il lui apprit ce qu’il avait fait alors le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallamleva les mains en disant ce qui signifie: « Ô Allah fais que Abou Bakr ait un haut degré avec moi au jour du jugement ». et Allah lui a révélé qu’Il l’a exaucé.

Rapporté par Abou Nou^aym dans Al-Hilyah – Tome 1 page 33.

Et d’après AzZouhriyy, il a dit : « Le Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam – a dit à Hassan Ibnou Thabit qui était un poète qui faisait de l’éloge : « ‘Aqoulta fi Abi Bakr chay’an ? ». Ce qui signifie : « As tu dis des vers d’éloge au sujet de Abou Bakr ? ». Haçan lui a dit : « Oui ». Le Prophète lui a dit : « Qoul wa ‘ana ‘asma^ ». Ce qui signifie : « Dis et moi je t’écoute ». Et Hassan a dit les deux vers de poésie qui signifient : « Il était le second de deux personnes dans la grotte alors que l’ennemi essayait de les rattraper et l’intensité de l’amour qu’il avait pour le Messager de Allah était telle, que les gens ont su que c’est un amour qu’aucune autre personne ne pouvait lui prodiguer ».

Alors le Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam – a souri au point que l’on voyait ses molaires. Puis il a dit : « Sadaqta ya Hassan houwa kama qoult ». Ce qui signifie : « Tu dis vrai ô Hassan il est véritablement comme tu l’a décris ». Rapporté par Ibnou l-Jawziyy dans Sifatou sSafwah.

La piété de Abou Bakr, que Allah l’agrée

Ibnou l-Jawziyy a rapporté dans son livre « Sifatou sSafwah », d’après Zayd bni ‘Arqam, que Abou Bakr AsSiddiq avait un esclave. Un soir, cet esclave lui ramena de la nourriture et en prit une bouchée quand l’esclave lui demanda : « Pourquoi ne m’interroge tu pas sur la provenance et l’origine de ce que je te ramène alors que c’est ce que tu fais chaque nuit habituellement ? ». Abou Bakr lui répondit : « C’est la faim qui m’a amené à agir ainsi, d’où provient cette nourriture ? ». Il lui dit : « Je suis passé auprès de gens de la jahiliyyah, je leur ai fais une rouqyah et ils m’avaient promis de me donner quelque chose en contrepartie.  Et aujourd’hui je suis passé auprès d’eux, ils étaient en train de fêter un mariage et m’ont donné de leur nourriture. Abou Bakr dit : « Malheur à toi, tu risques de me mener à ma perte ». Il introduisit sa main dans sa bouche et provoqua le vomissement mais la bouchée qu’il avait avalée ne sortit pas. On lui dit : « Elle ne sortira que si tu bois de l’eau ». Il demanda alors qu’on lui apporte un verre d’eau et se mis à boire et à vomir jusqu’à faire sortir cette bouchée. On lui dit : « Que Allah te fasse miséricorde, tout cela à cause de cette bouchée ». Il dit : « Si elle ne sortait qu’avec mon âme, je l’aurais  faite sortir car j’ai entendu le Messager de Allah – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam – dire :

« كل جسد نبت من سحت فالنّار أولى به »

( Koullou jasadin nabata min souhtin fan-narou awla bih ).

Ce qui signifie : « Tout corps qui prend chair à partir de ce qui est interdit, le feu en est prioritaire ». Et j’ai eu peur qu’une partie de mon corps ne pousse par la cause de cette bouchée». Et ceci est une preuve de sa grande piété, que Allah l’agrée.

Sa prise en charge du califat

Abou Bakr, que Allah l’agrée, reçut un pacte d’allégeance dans la maison de Bani Sa^idah le jour du décès du Messager de Allah. C’est-à-dire qu’il fut désigné comme calife. C’était le lundi douze nuits passées du mois de rabi^ou l-‘awwal de la onzième année après l’Emigration du Messager de Allah. En effet, lui, ^Oumar et certains compagnons partirent pour se concerter au sujet du califat. ^Oumar dit à Abou Bakr : « Tends-moi ta main ». Il lui tendit la main et ^Oumar la lui serra, indiquant par là un pacte d’allégeance. Par la suite ce fut les Mouhajiroun– ceux qui firent l’Emigration – puis les ‘Ansar – ceux qui accueillirent les Partisans, qui accueillirent les Emigrants à Médine- qui firent de même. En effet, ils lui firent aussi allégeance et désignèrent Abou Bakr en tant que calife. Le lendemain eut lieu le pacte d’allégeance général, c’est-à-dire devant tous les gens. Contrairement à ce que certains prétendent, certains égarés,  Abou Bakr, n’a pas pris injustement le califat, il s’agissait d’un pacte fait par les plus grands compagnons comme ^Oumar et ceux qui sont comme lui parmi ceux qui ont émigré (également), les Partisans. Ce sont eux qui le désignèrent calife, c’est-à-dire des personnes à même de le faire, ayant un haut degré. C’est par la suite que les autres personnes le suivirent, ceux qui donnèrent l’exemple et firent, eux aussi, pacte d’allégeance au calife. Abou Bakr était connu comme étant le meilleur de cette communauté après le Prophète.

Hicham Ibnou ^Ourwah a rapporté de son père qu’il a dit : « Lorsque Abou Bakr a été désigné pour calife, il donna un discours, loua Allah par ce qui est digne de Lui et fit Son éloge par ce qui est digne de Lui puis il dit : « Ô, vous les gens j’ai été chargé de vous, de votre responsabilité mais je ne suis pas le meilleur d’entre vous mais Allah nous a fait descendre le Qour’an et le Prophète – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam – nous a instauré les lois et nous avons ainsi eu la connaissance. Sachez que la plus intelligente des intelligences est la piété et que la plus stupide des stupidités est la perversité. De même, le plus fort d’entre vous pour moi est celui qui a été considéré par les autres comme faible jusqu’à ce que je lui rétablisse son droit, et le plus faible d’entre vous pour moi, est celui qui est considéré comme fort jusqu’à ce que je prenne de lui le droit qu’il a usurpé. Ô vous les gens je suis quelqu’un qui suit et je ne suis pas un [mauvais] innovateur. Si j’agis en bien aidez-moi et si je n’agis pas en bien alors corrigez-moi ». Fin de citation.

Comment il désigna  ^Oumar Ibnou l-Khattab comme successeur, que Allah les agrée tous les deux

Ibnou Sa^d ainsi que Al-Hakim ont rapporté de Ibnou Mas^oud – le compagnon- qu’il a dit : « Les gens les plus inspirés au sujet des autres sont au nombre de trois : Abou Bakr lorsqu’il désigna pour successeur ^Oumar, l‘épouse de Mouça lorsqu’elle dit à son père  : « Loue les services de Mouça » et  Al-^Aziz, le dignitaire d’Egypte lorsqu’il  fut inspiré au sujet de Youçouf et qu’il dit à son épouse : « Agis en bien envers lui ». C’est-à-dire que Abou Bakr était  bien inspiré en désignant ^Oumar comme successeur.

Il a été rapporté de Abou Bakr que lorsqu’il sentit la mort proche, il appela ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Awf et lui dit : « Parle-moi de ^Oumar Ibnou l-Khattab ». C’est alors que ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Awf lui dit : « Tu ne m’as jamais interrogé au sujet de quelque chose sans que tu aies plus de connaissance que moi à ce sujet». Alors Abou Bakr lui dit : « Même ». ^Abdou r-Rahman Ibnou ^Awf dit: « Il est par Allah encore meilleur que ce que tu peux penser de lui ». Puis il appella ^Outhman Ibnou ^Affan et lui dit : « Parle-moi de ^Oumar ». C’est alors que ^Outhman lui dit : « Tu es celui qui le connaît plus que nous ». Il lui dit : « Malgré cela parle-moi de lui ». Alors ^Outhman lui dit: « Par Allah, ce que je sais de lui, c’est que son fort intérieur est meilleur que son apparence et qu’il n’y a pas semblable à lui parmi nous». Et il demanda également l’avis de Sa^id Ibnou Zayd et de ‘Ouçayd Ibnou l-Khoudayr et d’autres qu’eux parmi les Mouhajirin et les ‘Ansar ceux qui ont fait l’Emigration et les Partisans. Donc une concertation avec les compagnons ayant les plus hauts degrés eut lieu avant que Abou Bakr le désigne et ils furent unanimes à reconnaître le haut degré de ^Oumar que Allah l’agréé.

Ibnou ^Açakir a rapporté de Yasir Ibnou Hamzah qu’il a dit : « Lorsque Abou Bakr sentit la mort proche il s’adressa aux gens à partir d’une petite ouverture et leur dit : « Ô gens j’ai pris un engagement envers moi-même pour désigner quelqu’un, l’accepterez-vous ? » Alors les gens ont dit : « Nous l’accepterons, ô toi qui est le calife désigné par le Messager de Allah ». C’est alors que ^Aliyy s’est levé et dit : « Nous n’accepterons que si c’est ^Oumar ». Alors Abou Bakr lui a dit : « C’est  ^Oumar ». Cela fut rapporté par As-Souyoutiyy dans son livre « Tarikh l-Khoulafa». Certains disent qu’il y avait une rivalité entre ^Aliyy et ^Oumar mais ceci est faux, au contraire, c’était ^Aliyy qui avait suggéré à Abou Bakr que ce soit ^Oumar, que Allah l’agrée.

Son décès

Il tomba malade, que Allah l’agrée, et décéda en l’an 13 de l’hégire à l’âge de soixante-trois ans. Son califat dura deux ans, trois mois et treize jours. Il fut enterré dans la maison de ^A’ichah sa tête au niveau des épaules du Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam – , après qu’il ait recommandé cela. Médine a tremblé en pleurs et les gens étaient sous le choc suite à sa mort.

A sa mort, ^Aliyy Ibnou Abi Talib vint en pleurant, rapidement, jusqu’à arriver au niveau de la porte et il s’adressa à lui et lui dit : « Que Allah te fasse miséricorde Abou Bakr, tu étais par Allah le premier des gens à entrer en Islam, tu as cru en la véracité du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam – , alors que les gens l’avaient accusé de mensonge, tu as été généreux et tu l’as aidé avec ton argent lorsque gens ont fait preuve d’avarice, tu étais avec lui alors que les gens s’étaient désisté et Allah t’a appelé  dans Son livre Siddiq par Sa parole :

« و الذي جاء بالصدق وصدّق به »

سورة الزمر /  آية – 33

( Wa l-ladhi ja’a bissidqi wa saddaqa bihi )

Sourat AzZoumar/‘ayah 33.

Les spécialistes des biographies ont dit : « Abou Bakr décéda la nuit du mardi entre le temps de al-maghrib le temps de al-^icha’ huit nuits avant la fin de de Joumada al-‘akhirahde l’an 13 de l’hégire alors qu’il avait soixante-trois ans. Il avait recommandé que son épouse qui le lave et qu’il soit enterré aux côtés du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam – . ^Oumar dirigea la prière funéraire en sa faveur entre la tombe et le minbar et ceux qui descendirent dans sa tombe furent son fils ^Abdou r-Rahman ainsi que ^Oumar, ^Outhman et Talhah Ibnou ^Oubaydi l-Lah.

AsSiddiq mourut et laissa comme descendance ^Abdou l-Lah, ‘Asma’ dhatou n-Nitaqayn, ^Abdou r-Rahman, ^A’ichah, Mouhammad et ‘Oummou Koulthoum.

Nous demandons à Allah ’Il nous rassemble avec le groupe des véridiques, qu’Il nous fasse persévérer à les suivre et qu’Il nous fasse mourir sur leur amour.

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