Chaykhaboulaliyah's Blog


Les épreuves

Posted in Exhortation,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur juillet 22, 2016
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La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : «  Celui pour qui Allah veut du bien, Il lui fait subir des épreuves », ce hadith est sahih et a été rapporté par Al-Boukhariyy.

 

Ce hadith du Prophète veut dire que si Allah veut pour Son esclave de hauts degrés alors Il fait que des épreuves du bas monde s’abattent sur lui. Il lui fait subir un flot d’épreuves du bas monde. Il le préserve des épreuves dans la religion et Il lui multiplie les épreuves du bas monde. Parmi les épreuves du bas monde, il y a la maladie, la nuisance des gens, et ce qui est de cet ordre. Quelques soit les variétés de ces épreuves, les épreuves du bas monde sont nombreuses. Certains perdent tous leurs biens à cause par exemple de bombardements, ou à cause de pillages. Les pervers, les grands pécheurs, les non-musulmans lui enlèvent ces biens. Cela c’est une épreuve. Et celui qui a des blessures sur le corps, cela aussi c’est une épreuve. Que ces blessures aient entraîné sa mort ou pas, cela s’appelle une épreuve car il a enduré ces blessures puis il a guérit par exemple. Ce sont là des exemples d’épreuves du bas-monde. Pour ce qui est des épreuves dans la religion c’est comme celui qui est éprouvé par le fait qu’il délaisse la prière ou encore de boire de l’alcool ou de consommer du bien qui est interdit ou ce qui est de cet ordre comme péché. Ce sont là des exemples d’épreuves dans la religion. Celui pour qui Allah veut du bien, celui parmi Ses esclaves qu’Il agrée, qu’il soit humain ou jinn, Allah lui multiplie les épreuves du bas-monde. Et Il le préserve des épreuves de la religion. Il ne convient pas que la personne soit pessimiste si jamais elle commence à s’activer, à s’appliquer dans les actes d’adoration de Dieu puis qu’il lui arrive des épreuves, il ne convient pas qu’elle se relâche. La personne ne va pas dire : « Je ne trouve pas de bonheur dans l’adoration. Le fait que je m’active dans les actes d’adoration ne m’a pas profité parce que les épreuves sont devenu nombreuses depuis que je me suis consacré à l’adoration ou à l’obéissance », il ne convient pas de dire cela. C’est une duperie un tel raisonnement. Il s’est laissé entraîner par le chaytan. Le chaytan va lui dire : « Toi avant que tu te consacre aux actes d’adoration tu étais tranquille, tu étais heureux. Maintenant que tu t’es appliqué dans les actes d’obéissance, regarde ce qu’il t’arrive ! » c’est comme cela que le chaytan essaye de démotiver la personne. Cela pour le ramener à son état d’insouciance. C’était quelqu’un qui avait une volonté, qui s’était mis à s’appliquer, de faire preuve de sérieux pour agir en bien pour gagner l’Agrément de Dieu. Mais le chaytan va essayer de l’entraîner vers l’arrière. C’est là un des pièges du chaytan. Il convient au musulman du moment que sa religion est sauve, du moment où il a préservé son attachement à la religion, même si les épreuves deviennent nombreuses, il convient qu’il remercie Dieu qui l’a éprouvé. Si ces épreuves étaient des épreuves dans son argent, si c’était des épreuves dans son corps, si c’était des épreuves parce que les gens lui nuisent comme beaucoup de gens aujourd’hui qui s’acharnent sur autrui, notamment sur quelqu’un qui applique la religion et qui essaye d’éviter les péchés, le chaytan les remonte ; si il a des épreuves comme celles-ci qu’il remercie Allah. Qu’il ne se rebelle pas contre Dieu parce que même si ces épreuves sont dans le bas-monde, même si ces épreuves sont une cause de mal pour lui, même si ces épreuves lui nuisent, ces épreuves selon le Jugement de Dieu sont une cause d’élévation en degrés. Ces épreuves sont une cause pour qu’il soit encore meilleur.

 

Combien de prophètes ont été assassinés par les fils de ‘Israil alors que les prophètes sont les meilleures des créatures de Dieu. Et les prophètes ne sont pas négligeables. Ce ne sont pas des gens qui n’ont pas de valeur selon le Jugement de Dieu, au contraire ce sont des gens qui ont un très haut degrés selon le Jugement de Dieu. Malgré cela Allah les a éprouvés. Parmi les prophètes il y en a qui ont été éprouvé par le mal des gens, les gens leur ont fait du mal. Les mécréants des fils de ‘Israil ont assassiné beaucoup de prophètes. Yahya par exemple, il est le cousin du Prophète ^Iça. Leurs mères étaient des sœurs. La mère de Yahya c’est la sœur de Maryam. Yahya a subit beaucoup de nuisances jusqu’à son assassinat. Les fils de ‘Israil l’ont tué. Tuer un prophète c’est de la mécréance et insulter un prophète c’est de la mécréance. Le tuer c’est plus grave. Il y avait à son époque un roi qui avait une épouse. Cette épouse est devenue âgée. Elle a perdu sa beauté. Cette femme avait une fille qui n’était pas la fille du roi. C’est une fille qu’elle avait eu d’un autre homme et qui avait grandi auprès du roi. La femme a dit à son mari qui était roi : « Épouse ma fille ! » parce qu’elle ne voulait pas perdre la situation confortable qu’elle tirait du fait d’être femme de roi. Du fait qu’elle était devenue âgée et qu’elle ne voulait pas s’éloigner de la sphère du roi, elle a proposé au roi d’épouser sa fille. Mais ce roi lui a dit : « Je vais demander à Yahya si cela est permis pour moi ou pas d’épouser ta fille ». Lorsqu’il a posé la question au Prophète Yahya ^alayhi s-salam, Yahya lui a dit : «  C’est interdit (haram) ». C’est interdit qu’un homme épouse la fille sa femme.

 

Dans la loi du Prophète Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), il y a un petit détail qui est mentionné dans le Qour’an. Si un homme épouse une femme et cette femme a une fille, cette fille ne devient pas interdite à l’homme par ce contrat de mariage, mais c’est lorsqu’il consomme le contrat de mariage qu’elle devient interdite à jamais ; c’est-à-dire que si il épouse cette femme mais ne la touche pas puis qu’il la divorce ou qu’elle meurt, il peut épouser la fille. Mais si il consomme avec la mère, il ne peut plus épouser la fille. Ce détail est explicitement cité dans le Qour’an.

 

Puis le roi a dit à sa femme : « Mais Yahya a dit que je ne peux pas épouser ta fille ». Elle lui a dit : « Vas tuer Yahya ! Comment il s’interpose entre toi et ce que tu veux. » Il a pris la parole de cette femme et il a tué Yahya. On lui a ramené la tête de notre maître Yahya dans un sceau. Une partie du sang de la tête de Yahya est tombée sur le sol. Le sang s’est mis en ébullition. Le sang n’a pas voulu se calmer et la terre n’a pas absorbé le sang. Allah a fait qu’un roi mécréant vienne d’Iraq pour les tuer, il a tué soixante-dix mille d’entre eux, c’est ainsi que le sang de Yahya s’est apaisé. Le sang est resté en ébullition jusqu’à ce que soixante-dix mille personnes aient été tuées. Yahya est un prophète qui est honorable, qui a un haut degrés selon le jugement de Dieu. Il n’était pas négligeable selon le Jugement de Dieu. Allah a fait que ce roi mécréant ne s’attaque à notre maître Yahya et ne le tue jusqu’à ce que on ramène la tête de Yahya dans un sceau. Cela n’était pas parce que Yahya n’avait pas de valeur ou ne comptait pas, non pas du tout. Mais c’était pour que Allah élève d’avantage en degrés notre maître Yahya. Les épreuves du bas-monde sont une cause d’élévation en degrés. C’est pour cela que l’on dit au sujet de notre maître Yahya que son corps est enterré dans un endroit et que sa tête est enterrée dans un autre endroit. Ils ne sont pas dans le même endroit. Dans la ville de Saïda au Liban, il y a un maqam on dit que c’est le maqam de notre maître Yahya, ^alayhi s-salam. Les gens vont visiter cet emplacement. Mais il y a un autre emplacement, c’est-à-dire que ce n’est pas une certitude.

 

Son père également qui s’appelle Zakariyyah, il a été tué par les mécréants de Banou ‘Israil. Vous voyez comme les mécréants de Banou ‘Israil ils sont connu pour être des gens qui tuent les prophètes, qui assassinent les Prophètes. Yahya et Zakariyyah ont les a connu par leurs noms et on a su qu’ils sont des prophètes qui ont été assassinés par les mécréants des fils de ‘Israil. Par contre, il y a eu beaucoup de prophètes qui ont été assassinés par les mécréants des fils de ‘Israil mais on ne connaît pas leurs noms. Il y a eu beaucoup d’autres prophètes qui ont été tué par les mécréants des fils de ‘Israil. C’est dans le Qour’an, Allah ta^ala dit dans sourat ‘Ali ^Imran, ‘ayah 181 ce qui signifie : «  Et ils ont assassiné injustement des prophètes » c’est-à-dire que les mécréants des fils de ‘Israil ont assassiné beaucoup, beaucoup de prophètes. Et il y a beaucoup d’autres épreuves, autre que l’assassinat, que les prophètes ont supporté. Ils ont subi des maladies, des nuisances des gens, et autre. Ils ont subi beaucoup d’épreuves.

 

Notre maître Nouh ^alayhi s-salam a patienté, il invoquait Allah. Il disait à son peuple : « Entrez en Islam ! », il leur disait : «  Soyez des croyants, délaissez ces idoles que vous adorez ». Il est resté neuf cent cinquante ans a appelé les gens à l’Islam. Il disait : « Adorez Allah et délaissez ces choses qui ne méritent pas d’être adorées ». Notre maître Nouh a supporté l’injustice de son peuple qui l’insultait, qui se moquait de lui. Il a subit énormément d’épreuves de la part de son peuple.

 

Notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), que Dieu l’honore et l’élève d’avantage en degrés ainsi que ses frères prophètes, il a subit énormément d’épreuves de la part des associateurs. Il a subit beaucoup de maladies. Quand il avait une fièvre, sa température était le double de ce que les gens pouvaient avoir. Sa température et la difficulté que cela entraînait pour lui était le double de ce que les gens pouvaient endurer. Al-Boukhariyy a rapporté d’après Al-Harth Ibnou Souay d’après ^Abdou l-Lah il a dit : «  Je suis entré visité le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) et il supportait la maladie. Je lui ai dit : « Ô Messager de Dieu, tu subis une grande maladie là ! » », le Messager a dit ce qui signifie : « Oui je subis une maladie, le double de ce que vous subissez habituellement ». Le compagnon a demandé : « Est-ce que c’est parce que vous les prophètes vous obtenez le double de la récompense ? », le Messager a dit ce qui signifie : « C’est vrai nous subissons le double de vos maladies parce que elles sont le double en récompense. Mais chaque musulman qui subit une épreuve même si c’est une épine qui lui rentre dans le doigt ou plus grave encore, ce sera une cause pour que Allah lui expie de ces mauvaises actions. » Les péchés du musulman tombe de lui comme les feuilles tombent des arbres. S’il patiente face à l’épreuve, le musulman sera expié de ces péchés.

 

Beaucoup lorsqu’ils s’attachent à l’obéissance et à la piété, ils subissent un manque dans leurs ressources, dans les finances. Mais il ne convient pas à l’homme de délaisser les actes d’obéissance à cause de cela. Il n’est pas permis à la personne dans ce cas-là : « Je n’ai pas de plaisir dans les actes d’adoration. Depuis que je m’attache aux acte d’adoration il m’arrive des épreuves. » Il n’est pas permis de se rebeller contre Dieu.

 

Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) dans ce qu’a rapporté Al-Hakim et Al-Bazzar a dit ce qui signifie : «  Lorsque ‘Adam est sorti du Paradis, Allah lui a donné en tant que provision des fruits du Paradis et Allah lui a enseigné les différents métiers du bas-monde. Les fruits que vous avez dans ce bas-monde proviennent du Paradis, sauf que les fruits du bas-monde pourrissent tandis que les fruits du paradis ne pourrissent pas ». La signification du hadith est que Allah a accordé à ‘Adam des fruits du paradis en tant que provision. Et ces fruits que nous avons dans le bas-monde viennent de ces fruits qui sont venus du paradis, sauf que les fruits qui sont sortis du paradis sont des fruits qui ne pourrissent pas, qui ne sont pas altérés quand ils sont au paradis, quant au fruits du bas monde qui viennent des fruits du paradis pourrissent et changent. La signification de la parole du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) est que Allah a enseigné à ‘Adam les métiers, comment travailler le faire, l’agriculture, comment semer, comment récolter, la couture, comment extraire l’argent du sol, comment extraire l’or, comment en fabriquer des pièces de dirham et de dinar. Et ‘Adam l’a enseigné à son tour à ses enfants. Ce paradis dans lequel ‘Adam se trouvait c’est le paradis de l’éternité. Ce n’est pas comme l’ont dit certains calomniateurs qui prétendent que ‘Adam était sur un jardin sur terre, c’est un mensonge. Il y a un homme qui s’appelle ^Afif Tabara qui a sois-disant fait un exégèse de Jouzz ^amma, la dernière partie du Qour’an, et il a dit ces propos. Il a déformé la Loi de Allah. Il y a beaucoup de gens qui écrivent des livres mais ce ne sont pas des savants. Que Dieu les maudisse, ce sont des gens qui falsifient la Loi de Allah pour de l’argent.

 

Adam était un prophète, il était messager. C’est lui qui a enseigné à ses enfants l’Islam, il a enseigné à ses enfants la prière, il a enseigné à ses enfants le jeûne et autre que cela. Il a dit à ses enfants que c’était interdit à l’un de ses fils d’épouser sa sœur jumelle de la même grossesse. Hawwa’ avait des grossesses en ayant à chaque fois un garçon une fille, des jumeaux. Il était interdit à un garçon d’épouser sa sœur de même grossesse, sa jumelle. Mais il lui était permis d’épouser sa sœur qui n’était pas sa sœur jumelle, cela pour une sagesse évidente : afin que l’humanité puisse se multiplier. Et d’autres sujets encore parmi les sujets de la religion, il leur a enseigné. Si ce n’était notre père ‘Adam qui a enseigné à ses enfants la religion, qui a enseigné à ses enfants les moyens de subsistance, les humains seraient comme des animaux. ‘Adam a un très grand mérite sur la totalité des humains. Ce n’est pas comme certains groupes qui attribuent à ‘Adam le défaut, ils manquent de respect à ‘Adam. Ils considèrent ‘Adam comme étant le plus grand des criminels. Ils considèrent qu’il a commis le péché capital, ceci est un manque de respect envers le Prophète de Dieu. Le péché que ‘Adam a commis est qu’il a consommer d’un arbre un fruit qui lui était interdit ainsi qu’à son épouse, c’est tout. ‘Iblis était au paradis et il adorait Allah avec les anges. ‘Iblis était musulman auparavant. Il a envié ‘Adam. Le premier péché qui fut commit est l’envie, le fait de jalouser quelqu’un. C’est ‘Iblis qui a commis le premier ce péché, c’est-à-dire ne pas supporter que Allah accorde un bienfait à quelqu’un en se disant : « Pourquoi lui et pourquoi pas moi ? » et en oeuvrant pour retirer ce bienfait que l’autre a. ‘Iblis a commis la jalousie, il a dit :  « Pourquoi ils se prosternent pour lui et pas pour moi, je suis meilleur que lui ». Allah a ordonné aux anges et Il a ordonné aussi à ‘Iblis de se prosterner pour ‘Adam d’une prosternation de respect afin qu’ils sachent que cette créature ‘Adam et ceux qui vont venir après lui parmi les prophètes sont les meilleures des créatures. C’est par jalousie qu’il a essayé de le provoquer au péché. Il leur a suggéré de consommer de cet arbre dont le fruit avait été interdit. ‘Adam a consommé de cet arbre, lui et son épouse Hawwa’ et ils ont été sortis du Paradis. Leur sortie du paradis n’était pas une punition car ils sont sortis du paradis après que Allah a pardonné à ‘Adam. Il a demandé à Allah de lui pardonner par le degrés du Prophète Mouhammad. ‘Adam a su que Mouhammad avait un très haut degrés car il a vu écrit sur le trône : « La ‘ilaha illa l-Lah, Mouhammada r-raçoulou l-Lah », il n’est de dieu que Dieu, Mouhammad est le Messager de Dieu. ‘Adam a demandé à Allah de lui pardonner par le degrés de Mouhammad et Allah lui a pardonné ; il est sortir du paradis plus tard. Et même le fait d’avoir consommer le fruit de l’arbre ce n’était pas un grand péché, ce péché compte parmi les petits péchés. Celui qui dit que ‘Adam n’est pas un prophète est mécréant. ‘Adam est un prophète messager. Certains wahhabites ont dit qu’il n’est pas prophète et d’autres ont dit qu’il n’est pas messager. Mais comme il n’y avait pas d’autres humains que ces descendants directs, ils étaient musulmans. C’est pour cela que c’est Nouh qui a été appelé le premier des messagers car il est le premier a avoir été envoyé à des mécréants. On dit de ‘Adam qu’il est prophète et qu’il est messager. Tout messager est également prophète mais ce n’est pas tout prophète qui est messager. Il y a des prophètes qui ne sont pas des messagers mais tous les messagers ont dit qu’ils sont des prophètes.

 

Nouh ^alayhi s-salam a été appelé le premier messager dans le sens qu’il a été le premier à être envoyé à des non-musulmans, ceux qui l’ont précédés ont été envoyés à des musulmans. C’est de ce point de vu qu’il est le premier, mais dans l’absolu le premier des messagers est ‘Adam. A l’époque de ‘Adam, il n’y avait pas de mécréants parmi les humains. Tous ces enfants étaient musulmans, les enfants de ces enfants, tous étaient musulmans. Après lui, il avait un fils qui s’appelle Chith, dans la littérature occidentale il est appelé Seth, il est le fils de ‘Adam. Après le décès de ‘Adam, Allah a révélé à Chith, Chith est alors devenu prophète. Et après la mort de Chith, Allah a envoyé ‘Idris aux musulmans qui étaient à son époque. Il n’y avaient pas de non-musulmans parmi les humains à ce moment-là, tous adoraient Allah et n’adoraient nul autre que lui. Mais après la mort de ‘Idris, la mécréance s’est installée parmi les humains et s’est diffusée. Ils se sont mis à adorer cinq idoles. Allah a envoyé Nouh pour les faire revenir à l’Islam. C’est pour cela que Nouh a été surnommé le premier messager mais cela ne veut pas dire que ‘Adam n’était pas un messager. Au jour du jugement lorsque les humains seront exposés à la chaleur du soleil et ce sera une exposition très difficile, certains vont dire : « Ô mon Seigneur, soulage moi de cette exposition même en me mettant en enfer ! », à ce point-là.

 

Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) d’après Abou l-Ahwas, d’après ^Abdou l-Lah Ibnou Mas^oud a dit ce qui signifie : « Le non-musulman après l’exposition de ces œuvres au jour du jugement, il sera noyé dans sa transpiration (à cause du soleil qui va se rapprocher), il dira : «Ô Seigneur soulage moi-même ne me mettant en enfer » », rapporté par AtTabaraniyy dans son Mou^jam Al-Kabir.

 

Les gens vont demander l’intercession de ‘Adam pour qu’il les délivre de cette exposition au soleil et il leur sera dit : «  Allez voir Nouh le premier des messagers », mais cela ne signifie pas que Nouh est le premier dans l’absolu. Mais cela veut dire que c’est le premier messager à être envoyé à des non-musulmans. C’est cela la signification du hadith du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) dans lequel figure la phrase qui signifie : « Allez voir Nouh le premier des messagers ». Et le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : «  Ils vont aller voir Nouh et ils vont lui dire : « Ô toi Nouh tu es le premier des messagers aux gens sur terre » ». Du point de vu qu’il est le premier à être envoyé aux gens sur terre. Le premier dans l’absolu est ‘Adam, puis Chith, puis ‘Idris. Ceux qui disent que Nouh est le premier dans l’absolu, ils sortent de l’Islam car leur parole revient à renier la prophétie de ‘Adam, de Chith et de ‘Idris. Allah tabaraka wa ta^ala a créé ‘Adam au paradis et il a sortir une des côtes de la cage thoracique et à partir de cette côte Il a créé Hawwa’. Et Il lui a donné en tant qu’épouse. Celui qui contredit à ce sujet, il devient mécréant. C’est le Qour’an qui nous a appris cela. Dans le Qour’an, dans sourat An-Niça‘ le premier verset, Allah dit ce qui signifie : «  Il vous a créé à partir d’une seule personne et de cette personne Il a créé son épouse », la seule personne ici c’est ‘Adam et son épouse c’est Hawwa’. Tous les groupes humains c’est leur croyance. Que ce soient les juifs, que ce soient les chrétiens, que ce soient les mazdéens, que ce soient les bouddhistes, tous ce sont leur croyance que les humains sont créé de ‘Adam et Hawwa’. Et d’autres encore. Mais il y a un homme qui a contredit à ce sujet c’est Sayyid Qoutb. C’est un non-musulman. Il a un tafsir, sois-disant une explication du Qour’an qu’il a appelé Fi dhilali l-Qour’an. Il a prétendu que Hawwa’ n’a pas été créé de ‘Adam.

 

Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : «  Recommandez-vous le bien envers les femmes car la femme a été créée à partir d’une côte », rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim,

 

et dans la version de AtTabaraniyy le Messager a dit ce qui signifie : «  La femme a été créée à partir d’une côte qui est tordue ».

 

Le parti qui s’appelle le parti des frères musulmans ils suivent cet homme qui un égyptien, qui est un non-musulman, c’est quelqu’un de pervers comme son groupe. Il est mort depuis environ soixante-dix. Ce n’était pas un savant mais c’était quelqu’un qui savait parler. Il a composé un tafsir, sois-disant une explication du Qour’an dans lequel il a déformé les sens du Qour’an. Il y a cité ce qu’aucun savant musulman n’a dit depuis l’époque des compagnons jusqu’à nos jours. Pour ce parti qui s’appelle le parti des frères musulmans, pour eux, c’est un imam c’est un modèle, ils l’ont suivi. Il a eu beaucoup de gens qui l’ont suivi. Entre parenthèse lui-même il était athée, il était marxiste, il l’a lui-même reconnu. On a pas connaissance qu’il a appris la science auprès d’un quelconque savant, d’un quelconque chaykh. Il n’était que journaliste. Il a dit à son groupe : «  Ces gouverneurs qui gouvernent dans les pays musulmans, ils n’appliquent pas la Loi islamique ce sont des mécréants et ceux qui sont des administrés pour ces gouverneurs eux aussi ce sont des mécréants ». En Syrie, avant même les événements que l’on connaît aujourd’hui, ils ont tué beaucoup de personnes et en Algérie aussi ils ont tué beaucoup de personnes dans les 90. Puis il a trompé les gens, il a dupé les gens. Il a encouragé les gens à déclarer mécréants les musulmans. En disant dans sa thèse, son tafsir : « Celui qui gouverne avec une autre loi que la Loi de l’Islam, même pour une seule question, alors il n’est pas musulman. Il les a trompé en citant un verset du Qour’an et il l’a fait sortir de son contexte. Il lui a donné un sens qui est faux. Il a pris le verset 44 de sourat Al-Ma‘idah et il a déclaré mécréants tous les gouverneurs de pays musulmans ainsi que les administrés. Et son groupe l’a suivi en cela. Alors que ces gens-là maintenant, moi-même j’ai entendu l’un d’entre eux à la radio parler, lorsqu’ils ont pris le pouvoir ils n’ont pas appliqué le Qour’an comme ils le prétendaient, ils appliquent les règles qui sont coutumières de notre époque que les gens ont mise en place. Ils prétendent que celui qui ne gouverne pas selon le Qour’an même en une seule question, il est mécréant mais eux lorsqu’ils ont eu le pouvoir ils n’appliquent pas la Loi islamique, est-ce qu’ils vont se déclarer mécréants eux-mêmes ? Ce parti connu sous le nom des frères musulmans ils appliquent le Qour’an dans cinq sujets : le mariage, le divorce, la vente, l’achat et le don. Mais pour autre que cela ils n’appliquent pas le Qour’an.

 

^Abdou l-Lah Ibnou ^Abbas, celui en faveur de qui le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a fait des invocations pour que Allah lui accorde la bonne compréhension du Qour’an, il a expliqué ce verset par lequel Sayyid Qoutb a déclaré mécréants les gouverneurs des pays musulmans. Il a dit que ce verset signifie que celui qui gouverne avec une autre loi que la Loi révélée, il commet un grave péché qui ressemble à la mécréance mais ce n’est pas de la mécréance. Le péché de celui qui gouverne et qui n’applique pas la Loi de l’Islam, son péché est grave, il ressemble à de la mécréance mais ce n’est pas de la mécréance. C’est ainsi que l’exégète par excellence du Qour’an, ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abbas le cousin du Prophète, le fils de son oncle paternel, a expliqué ce verset.

 

Et Al-Bara‘ Ibnou ^Azib (que Allah l’agrée) a dit : « Ces versets ont été révélés à propos des non-musulmans, ce n’est pas des versets qui ont été révélés à propos des musulmans ». Ils ne s’agit pas des musulmans qui gouvernent par autre que la Loi de l’Islam, il s’agit des non-musulmans qui gouvernent par autre que la Loi de l’Islam. Ce sont des pervers, ce sont des grands pécheurs. Il y a trois versets à ce sujet : ce sont des pervers, ce sont des grands pécheurs, ce sont des mécréants. C’est donc une insistance sur ces gens-là qui ne sont pas déjà musulmans puis qui en plus commettent une autre mécréance puisqu’ils ont déformé la Loi de Dieu et qui gouvernent avec. Mais il ne s’agit pas des musulmans qui commettent le péché de ne pas gouverner avec la Loi de l’Islam.

 

Sayyid Qoutb a déformé le sens de ce verset. Il a dit quelque chose qu’aucun savant des musulmans n’a dite. Il a dit que même ceux qui font paître le bétail, même les agriculteurs, pour eux tous ceux-là sont des mécréants. Il les déclare mécréants parce qu’ils vivent avec ces gouverneurs et qu’ils ne se rebellent pas contre ces gouverneurs. C’est pour cela que Sayyid Qoutb a dit que toute l’humanité a apostasié. Il a dit que même ceux qui font l’appel à la prière d’au-dessus des minarets eux aussi ne sont pas des musulmans. Il a dit que il n’y a plus d’Islam.

 

Al-Bara‘ Ibnou ^Azib rapporte dans le sahih de Mouslim, il a dit le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) est passé auprès d’un des mécréants des fils de ‘Israil qui était enduit de noir et il était fouetté. Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a appelé ces mécréants des fils de ‘Israil qui étaient à Médine et leur a dit : « Vous l’avez enduit de noir et vous l’avez fouettez. Mais est-ce que c’est vraiment cela que vous avez trouvé dans votre livre ? (dans At-Tawrat le livre qui a été révélé à Mouça ^alayhi s-salam)  », ils ont dit : « Oui » cela car ce sont des menteurs. Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a appelé un de leurs savants et le Messager lui a dit : « Je te demande, je te conjure par Celui qui a révélé At-Tawrat à Mouça, est-ce que c’est cela la peine légale pour celui qui commet la fornication ? », ce savant des juifs lui a dit : « Non, si tu ne m’avais pas demandé par Allah qui a révélé la Tawrat à Mouça je ne t’aurais pas dit la vérité ». Il a dit : « La peine légale dans la Tawrat pour celui qui a commis la fornication c’est qu’il soit lapidé ». Dans la Thora, celui qui commet la fornication sa peine légale c’est qu’il soit lapidé. Il lui a dit : «  Mais c’est un péché qui est beaucoup pratiqué parmi les gens qui sont d’une classe dans la société. Quand nous attrapions un qui faisait partie de la classe élevée de la société, nous ne lui faisions rien. Et quand on attrapait un qui était faible on lui appliquait la peine, on le lapidait. Nous nous sommes dit on va s’entendre pour trouver une peine que l’on va appliquer à tout le monde ; ceux qui sont puissants dans la société et les autres. Nous nous sommes entendu pour enduire de noir, de charbon (sois-disant c’est un signe de rabaissement) et on fouettent ». Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit  ce qui signifie : « Ô Allah, je Te remercie pour m’avoir accordé d’applique ce qu’ils ont esquivé ». Et il a ordonné qu’ils appliquent la vraie peine légale qu’ils avaient reçu dans At-Tawrat. Et Allah révèle à ce sujet dans sourat Al-Ma‘idah, le verset 41.

 

Et Allah sait plus que tout autre.

 

Avant de terminer, on prend une information utile.

 

Le Chaykh (que Allah lui fasse miséricorde) a dit : «  C’est grâce à la science de la religion que la personne connaît quels sont ses devoirs envers Dieu et quels sont ses devoirs envers les esclaves de Dieu. A notre époque les écoles n’enseignent pas la science de la religion dont l’apprentissage est obligatoire. Et les parents, les pères et les mères, n’enseignent pas à leurs enfants à la maison. Ils laissent leurs enfants dans leur école, ils ne leur enseignent pas. Et les écoles n’enseignent pas. Les enfants se retrouvent sans rien. », ici ce qui est visé c’est l’enseignement qui est obligatoire pour chaque personne responsable c’est-à-dire pubère et saint d’esprit.

 

Combien de gens pensent qu’ils sont musulmans mais ils ne sont pas musulmans car ils ont pour croyance que Dieu habite le ciel. Allah il n’est pas possible de l’imaginer. Nos raisons ne sont pas capables d’imaginer Allah. Mais nous avons pour croyance que Allah existe et qu’Il n’a aucune ressemblance de quelque façon que ce soit avec Ses créatures. Nos raisons n’atteignent pas la réalité de Allah et nous n’arrivons pas à imaginer la réalité de Allah. Nos imaginations n’atteignent pas la Réalité de Allah. Certains savants du salaf ont donné une belle règle, ils ont dit : «  Quoi que tu imagines en ton esprit, Allah n’est pas ainsi ».

 

Le Chaykh a dit : « Enseignez à vos enfants », si vous n’avez pas d’enfants, enseignez à vos voisins, enseignez aux enfants des autres.

Notre chaykh allait dans la rue, et il leur enseignait.

 

Il y a des gens tu peux trouver du résultat avec eux et d’autres tu ne peux pas trouver de résultat avec eux. Parfois la même phrase si c’est toi qui l’a dit à quelqu’un il ne va pas accepter, mais si c’est une autre personne il va accepter, va ramener cette autre personne pour qu’elle lui dise cette phrase. Parfois toi tu ne peux pas, ni l’autre personne, alors tu lui fais des dou^a’ et tu cherches un autre qui accepte. Mais en tout cas, il faut enseigner.

 

Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Transmettez de moi ne serait-ce que un verset ».

 

La même chose, parfois si tu dis une chose à ton enfant il ne va pas accepter de toi mais si tu ramènes quelqu’un d’autre il va accepter. Amène lui l’autre. Ton objectif à toi c’est qu’il apprenne que cela soit de toi ou de quelqu’un d’autre, pourvu qu’il apprenne. Toi tu veux qu’il soit sauvé, comme cette femme : Deux femmes sont venu, chacune disait à propos d’un enfant « C’est le mien ! ». Alors celui qui voulait arbitrer entre elles leur a dit : «  Et bien nous allons le couper en deux, chacune va prendre une moitié ». L’une a accepté et l’autre a dit « Non, non, non je te le laisse ». Il a su que la véritable mère est celle qui a refusé car la mère veut le bien pour son enfant. Toi aussi tu veux le bien de tes enfants alors fais en sorte que s’ils n’acceptent pas de toi ils acceptent de quelqu’un d’autre et ramène leur celui qui va leur enseigner.

 

Que Allah préserve nos enfants, les enfants des musulmans et les familles des musulmans.

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La nuit de la mi Cha3ban

Posted in cours général,Exhortation,Histoire,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur juillet 22, 2016
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La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie en français : « Lorsque c’est la nuit de la mi-Cha^ban, veillez cette nuit en actes d’adoration surérogatoires et jeûnez la journée », c’est-à-dire la nuit du quinzième jour et le quinzième jour on le jeûne. Ceci n’est pas à titre d’obligation mais c’est à titre de recommandation.

Dans le Qour’an, nous comprenons que Allah nous ordonne de l’adorer et qu’Il est Celui qui exauce les invocations. Le mot « qarib » au sujet de Dieu ne veut pas dire « proche par la distance » parce que Allah est exempt de l’endroit. Il n’est pas concerné par les endroits. On ne dit pas qu’Il est proche ou loin par la distance, car la distance c’est ce qui concerne deux corps et Allah n’étant pas un corps cela n’a pas de sens de dire qu’Il est proche ou loin par la distance. Il n’est pas du tout concerné par la distance puisqu’Il est sans endroit. Ici « qarib » veut dire qu’Il exauce rapidement l’invocation de celui qui L’invoque. Il nous ordonne donc de croire en Lui et de Lui obéir. Et Il nous a ordonné de L’invoquer. C’est également ce que nous comprenons dans le hadith suivant du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qui a dit : « Ad-Dou^a’ moukh-khou l-^ibadah » c’est-à-dire : « Les invocations représentent quelque chose de très important dans l’adoration. » Il est donc très important d’invoquer Dieu c’est-à-dire de Lui demander des choses. Le sens du hadith est que les invocations occupent une place très importante dans l’adoration. L’adoration est se faire humble à l’extrême, se s’humilier à l’extrême. Ce n’est pas le simple fait d’appeler quelqu’un qui est une adoration. Si quelqu’un dit : « Ya raçoula l-lah » « Ô Messager de Dieu », cela ne veut pas dire qu’il a adoré le Prophète. De même si quelqu’un dit : «  Ya sayyidU ^Abda l-Qadir Al-Jilaniyy » ou « Ya sayyidi ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy », cela ne veut pas dire qu’il a adoré notre maître ^Abdou l-Qadir Al-Jilaniyy ou notre maître ‘Ahmad Ar-Rifa^iyy ; parce que l’adoration c’est un terme qui a été définit dans la langue et dans la Loi. Dans la langue, cela n’a pas le sens d’appeler et de même, dans la Loi cela n’a pas le sens d’appeler. La définition c’est par exemple ce qu’a dit Taqiyyou d-din As-Soubkiyy : « L’extrême limite de la crainte et de la soumission ». Seul Dieu mérite qu’on L’adore, Seul Dieu mérite que l’on se soumette à l’extrême pour Lui, Seul Dieu mérite qu’on s’humilie à l’extrême pour Lui. Les adorations ont donc une place importante dans l’adoration, et ce parce que lorsque l’esclave croyant invoque Dieu il reconnaît implicitement la divinité de Dieu en L’invoquant. Il reconnaît la Toute-Puissance de Dieu en L’invoquant, ainsi que les nombreux bienfaits de Dieu. C’est pour cela que l’invocation occupe une place importante dans l’adoration.

Que l’on sache également à propos du mérite des prières de nuit, ce que nous a appris notre Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) par sa parole : «  Afdalou ssalat bard al-faridati salatou l-layl », c’est un hadith rapporté par Mouslim qui signifie : « Les meilleures prières après les prières obligatoires, ce sont les prières surérogatoires de nuit ».

Veillez les nuits en actes d’adoration surérogatoires, ce que l’on appelle en arabe « qiyamou l-layl », c’est quelque chose qui est très recommandé dans la religion. Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a beaucoup incité à veiller les nuits en actes d’adoration surérogatoires ; que ce soit en prières, en invocations, en dhikr (évoquer Dieu), en istighfar (demande de pardon), en faisant l’invocation en faveur du Prophète, ou en récitant le Qour’an. Ceci est quelque chose qui fait rapprocher de l’Agrément de Dieu et ceci en ayant accompli les devoirs et en ayant évité les péchés évidemment. Les savants ont dit : « Eviter un seul petit péché vaut mieux qu’accomplir milles rak^ah surérogatoires ». C’est pour cela que c’est important d’accomplir les actes surérogatoires après avoir accompli les devoirs et évité les péchés, dans l’ordre de priorité. Il y a l’accomplissement des obligations et le fait d’éviter les péchés. Les actes surérogatoires ne viennent pas avant d’avoir accompli les obligations et d’avoir évité les péchés.

La mi-cha^ban est une nuit bénie et honorable. Veiller pour y accomplir des adorations comme le dhikr (l’évocation de Dieu), comme la récitation du Qour’an, c’est quelque chose qui est très recommandé et qui comporte une grande récompense.

Il a été rapporté du Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) ce qui signifie : «  Lorsque c’est la mi-cha^ban, veillez en actes surérogatoires et jeûner le jour », rapporté par Ibnou Majah.

La meilleure des choses que la personne puisse accomplir cette nuit c’est de craindre Allah cette nuit-là, tout comme il convient qu’il craigne Dieu les autres nuits. La piété c’est la meilleure des choses que l’être humain puisse obtenir dans ce bas-monde qui va à sa fin et qui ne va pas durer éternellement.

Allah ta^ala dit sourat ‘Ali ^Imran, verset 102 ce qui signifie : « Ô vous qui êtes croyants, faites preuve de piété à l’égard de Dieu et ne mourrez qu’en étant musulmans ».

La piété c’est un terme qui est facile à prononcer mais qui est lourd de sens. La piété c’est le fait d’accomplir les devoirs et d’éviter les péchés.

Parmi les devoirs, il y a croire en Dieu et en Son Prophète. Mais il est indispensable que cette croyance en Dieu soit correcte. Allahou ta^ala rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et qui voit. Celui qui a pour croyance que Dieu est un corps établit sur le trône, il n’est pas pieux, ni même musulman. Le croyant n’a pas pour croyance que Dieu est un corps qui serait établit sur le trône. Celui qui croit que Dieu est un corps qui monte et qui descend le dernier tiers de la nuit, ou qu’Il aurait une jambe qu’Il mettrait en enfer et qui remplirait l’enfer ; celui-là n’est pas musulman. Même si en apparence il paraît être musulman. Malheureusement certains jeunes dans ce pays et dans d’autres pays ont suivi cette voie, cette voie de mécréance. Ceci n’est pas la voie des musulmans, mais ceci est la croyance d’un groupe « les wahhabites » qui se prétendent salafistes et qui sont apparus il y a environ 300 ans. Eux ils n’ont pu diffuser leur croyance que grâce au pétrole. Il y a environ un siècle, dans la péninsule arabique, ils ont fondé leur royaume et ils se sont mis à commercialiser le pétrole et ils ont pu enrôler les gens dans leur croyance. Au tout début, de leur apparition tout le monde les ont repoussés car ils ont une croyance laide et stupide, que la raison saine et que les textes de l’Islam rejettent. Ils ont pour croyance que Dieu est un corps au-dessus des cieux. Alors que la croyance des musulmans c’est que Allah existe sans endroit et qu’Il n’a pas de ressemblance avec Ses créatures.

La piété à l’égard de Dieu c’est d’accomplir les devoirs et d’éviter les péchés, il convient donc à la personne perspicace, durant la nuit de la mi-cha^ban de s’empresser d’accomplir le bien tout comme il convient de le faire dans chaque moment, dans chaque nuit, chaque jour. Il convient que la personne se rappelle que la mort va venir sans aucun doute, qu’elle est inévitable et que les gens seront ressuscités après la mort puis rassembler et ils devront rendre des comptes. Le gagnant est celui qui a cru en Dieu, qui a cru en Son Messager et qui a fait preuve de piété. Et le perdant c’est celui qui aura mécru en Dieu, qui aura été injuste et qui a désobéit.

Dans sourat Al-Baqarah ‘ayah 197, Allah dit ce qui signifie : « Faites des provisions et la meilleure des provisions c’est la piété ».

A ce propos, la nuit de la mi-cha^ban, il est très important de citer certaines choses qui se sont malheureusement propagées parmi les gens du commun et ce sont des choses qui sont sans aucun fondements, qui sont fausses. Ce sont même pire des choses contraires à la religion de l’Islam. Entre autre, il y a des hadiths qui sont mensongers c’est-à-dire que ce ne sont pas des paroles du Prophète et il n’est donc pas permis d’attribuer cela au Prophète. Comme la parole de ceux qui attribuent au Prophète : «  Rajab c’est le mois de Dieu, Cha^ban c’est mon mois à moi, et Ramadan c’est le mois de ma communauté », ceci est faux. Mettez donc en garde pour que les gens ne mentent pas au sujet du Prophète. Mentir en attribuant des paroles au Prophète c’est plus grave que de mentir en attribuant des paroles à quelqu’un d’autre. Il ne faut pas jouer avec cela. Il y a une deuxième parole que les gens attribuent au Prophète comme étant un hadith alors que cette parole n’est pas un hadith, ils disent que le Prophète a dit : « Rajab est le mois de la demande de pardon et Cha^ban c’est le mois des invocations en ma faveur et Ramadan c’est le mois du Qour’an alors appliquez-vous et faites des efforts. Que Dieu vous fasse miséricorde », ceci également ce n’est pas un hadith du Prophète. Il est infondé. Les savants du hadith ont dit que ces deux sont infondés.

Concernant la récitation de sourat Ya-sin la nuit de la mi-cha^ban, cela donne des récompenses tout comme si la personne la récite dans une autre nuit. Mais que l’on sache qu’il n’a pas été rapporté du Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qu’il aurait dit que c’est recommandé en particulier de la réciter cette nuit-là. Tout comme il convient de faire attention au sujet du fait que la nuit de la mi-cha^ban ce n’est pas la nuit à propos de laquelle Dieu dit le verset 4 dans sourat Ad-Doukhan. Certains gens ont cru cela mais il n’en est pas ainsi. Ce qui est correct c’est que la nuit qui est visé dans ce verset c’est la nuit de Al-Qadr. Ce verset signifie que Allah donne aux anges à connaître qu’est-ce qu’il a été prédestiné (en terme de mort, en terme de subsistance,…) aux esclaves depuis la nuit de Al-Qadr de l’année en cours jusqu’à la nuit de Al-Qadr de l’année suivante. La nuit de Al-Qadr c’est une des nuits de Ramadan, on ne sait pas exactement c’est laquelle, chaque année elle peut être différente. Il ne convient donc pas d’avoir pour croyance que la nuit de la mi-cha^ban serait la nuit durant laquelle le Qour’an a été descendu jusqu’à Baytou l-^izzah, mais c’est plutôt la nuit de Al-Qadr. Il a été descendu en totalité. Ensuite, à partir de Baytou l-^izzah le Qour’an a été descendu au Prophète selon les occasions, selon les évènements, sur une durée de vingt-trois ans. Le Prophète a reçu la révélation à quarante ans et il est mort à soixante-trois ans. Sur vingt-trois, le Qour’an a été descendu de Baytou l-^izzah jusqu’au Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Baytou l-^izzah c’est un endroit dans le ciel du bas-monde. Le ciel du bas-monde c’est celui que nous voyons qui est bleu. Il faut cinq cent années pour arriver au ciel du bas-monde. Et le ciel c’est quelque chose qui est palpable, c’est quelque chose que l’on peut attraper avec la main. Ce n’est pas quelque chose d’impalpable comme l’air. Le ciel a des portes et dans chaque ciel il y a un ange qui en est chargé et en dessous de cet ange il y a d’autres anges. Le verset 1 de sourat Al-Qadr qui signifie : « Nous avons révélé le Qour’an la nuit de Al-Qadr » c’est-à-dire Nous avons descendu le Qour’an jusqu’au ciel du bas-monde. L’année durant laquelle le Prophète a reçu pour la première fois la révélation, tout le Qour’an a été descendu dans Baytou l-^iza’ dans le ciel du bas-monde. Puis, sur vingt-trois ans le Qour’an été descendu au Prophète. Ce verset de sourat Al-Qadr explique les versets 3 et 4 de sourat Ad-Doukhan.

Il convient également de faire attention au fait que il n’a pas été rapporté que le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a accompli un certain nombre de rak^ah durant la nuit de la mi-cha^ban. Il n’a pas dit de faire un nombre particulier de rak^ah. Cependant celui qui veut le bien, il peut accomplir durant cette nuit ce que Dieu lui a donné comme effort pour accomplir des prières surérogatoires sans se limiter à un nombre particulier ou une manière particulière de prier.

Il y a un grand savant marocain qui s’appelle Al-Ghoumariyy qui a composé un livre qui s’appelle Housnou l-bayan fi laylatou n-niSfi min cha^ban. Il a dit : « Il n’y a pas été rapporté de prières particulières durant cette nuit ni d’une manière authentique (sahih) ni d’une manière faible (da^if). Il a seulement été rapporté de hadiths mensongers à ce sujet », que la personne fasse attention. Mais que la personne s’applique autant que faire se peut.

Que l’on sache que la croyance de l’Islam est que la Volonté de Dieu est universelle c’est-à-dire elle concerne les actes et les paroles des esclaves, tous les actes et toutes les paroles des esclaves. Rien ne se produit dans ce bas-monde sans que ce soit par la Volonté de Dieu, par Sa Prédestination, par Sa Science et par Sa Création. Ceci est un des fondements de notre croyance. Si une chose a lieu c’est que Dieu a voulu qu’elle existe, c’est que Dieu a su qu’elle va exister, c’est que Dieu a prédestiné qu’elle existe, et c’est Dieu qui a fait qu’elle existe ; que cette chose soit un acte, une parole ou une croyance ou une pensée. Tout ce qui entre en existence. Et la Volonté de Dieu ne change pas parce que le changement c’est le signe de l’entrée en existence. Celui qui change a besoin de qui le fait changer. Allah n’a besoin de rien. Il ne change pas. Dans certains pays ils disent une belle parole : « soubhana l-Ladhi youghayyir wa la yataghayyar » ce qui signifie : « Il est exempt d’imperfection Celui Qui fait changer les choses et Qui ne change pas ». Nous avons su que ce monde a un début parce qu’il change. Il a forcément Qui le fait changer et Qui lui a donné le début. Dieu est Celui qui donne le début et Qui fait changer, et Lui n’a pas de début et Il ne change pas. Dieu dit ce qui signifie : « Rien absolument rien n’est tel que Lui », telle est la croyance de l’Islam. Quant à celui qui croit que Dieu change Sa Volonté, il n’est pas musulman car il n’a pas fait la différence entre le Créateur et la créature. Il a assimilé Dieu à Ses créatures et ceci est de la mécréance. Certains assimilent Dieu à Ses créatures en Lui attribuant l’endroit, et d’autres en Lui attribuant le fils et d’autres en Lui attribuant le changement de volonté. Tout cela est une assimilation de Dieu à Ses créatures et Dieu n’a pas de ressemblance avec Ses créatures. Parmi la croyance des musulmans, il y a que les volontés des créatures sont soumises à la volonté de Dieu. Dans sourat At-Takwir le verset 29, Allah ta^ala dit ce qui signifie : « Vous ne voulez que ce que Dieu le Seigneur des mondes le veut », c’est-à-dire que nos volontés sont soumises à la volonté de Dieu. Tout d’abord, ce verset nous indique que nous avons une volonté. Il y a un groupe égaré qui se dit musulman et qui dit « Non, non. Nous n’avons pas de volonté. Nous sommes comme la plume emportée par le vent. Lorsque le vent souffle à droite, elle va à gauche et lorsqu’il souffle à gauche, elle va à droite ». Ceci est rejeté par la constatation, nous le voyons que nous avons une volonté, et c’est rejeter par la raison ainsi que par le Qour’an. Nous avons une volonté qui a de particulier qu’elle est soumise à la volonté de Dieu c’est-à-dire que si nous voulons une chose et que Dieu veut cette chose, cette chose aura lieu. Si nous, nous ne voulons pas une chose et que Dieu veut cette chose, elle aura lieu. Ce que Dieu a voulu se réalise. Si nous, nous ne voulons pas une chose et que Dieu ne veut pas cette chose, elle n’aura pas lieu. Et si nous, nous ne voulons pas une chose que Dieu a voulue, elle aura lieu. Il y a quatre cas. Dans tous les cas, c’est la Volonté de Dieu qui prévaut. Nous ne sommes pas dépourvus de volonté mais nous ne sommes pas indépendants de la Volonté de Dieu. Cependant, puisque nous ne savons pas ce que Dieu a voulu ou n’a pas voulu pour nous, nous œuvrons dans l’espoir de réussir. Tout ce qui entre en existence est par la Volonté de Dieu, que ce soit un bien ou un mal, un acte d’obéissance ou un acte de désobéissance, que ce soit une mécréance ou une foi, tout est créé et tout est par la Volonté de Dieu. Et ce parce qu’il n’y a pas de créateur de quoi que ce soit, si ce n’est Dieu. Par ailleurs, la Volonté de Dieu est de toute éternité, elle n’a ni début ni fin car la Volonté de Dieu il ne lui arrive pas de changement, ni de modification. Il en est de même pour tous les attributs de Dieu. La Science de Dieu ne change pas. Il est impossible le changement à Dieu, à Son Être et à Ses Attributs. Le changement est une des caractéristiques des créatures et Dieu n’a pas de ressemblance avec Ses créatures. Il est donc interdit de croire que Dieu aurait un attribut qui change, que ce soit Sa Science ou Sa Volonté, ou qu’Il lui arriverait de vouloir une chose qu’Il ne voulait pas de toute éternité. Tout comme il est interdit d’avoir pour croyance qu’Il Lui arriverait de savoir quelque chose qu’Il ne savait pas de toute éternité. Ce sujet est très important. La Volonté de Dieu ne change pas, la Science de Dieu ne change pas. Tandis que nous, notre volonté change ainsi que notre connaissance. Nous apprenons de nouvelles choses, nous oublions des connaissances. La Science de Dieu n’augmente pas, ne diminue pas. Si Dieu changeait Il aurait une ressemblance avec Ses créatures, or Dieu n’a pas de ressemblance avec Ses créatures puisqu’Il dit dans le Qour’an : « Layça kamithlihi chay’ » ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui ».

La volonté de Dieu ne change pas suite à l’invocation de celui qui L’invoque, la volonté de Dieu ne change pas suite à l’aumône que donne quelqu’un, la volonté de Dieu ne change pas si quelqu’un fait un vœu d’accomplir quelque chose si Dieu lui accorde une chose.

Ce que Dieu veut est et ce qu’Il ne veut pas n’est pas, comme l’a rapporté Abou Dawoud d’après le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam).

Ce dont Allah a su et voulu de toute éternité l’existence, cela aura lieu immanquablement. Et ce dont Il a su qu’il n’aura pas lieu, cela n’aura jamais lieu. Ce qui confirme cela c’est la parole du Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qui signifie :

« Le vœu ne change pas la prédestination de Dieu, mais cela permet à celui qui est avare de donner ». Le vœu c’est comme par exemple qu’une femme musulmane dise : « Ô Allah je fais le vœu à Toi de jeûner un jour si Tu accordes à mon fils son diplôme ».

Dans le hadith qui a été authentifié du Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), il a dit ce qui signifie : « J’ai demandé à mon Seigneur quatre choses. Il m’en a accordé trois et il m’a privé d’une. Je lui ai demandé de faire en sorte que toute ma communauté ne devienne pas mécréante et Il me l’a accordé (c’est-à-dire que quels que soit les ennemis qui essayent de déformer comme le font les wahhabites, la communauté ne deviendra pas entièrement mécréante. Il y aura toujours des musulmans et en plus ils seront la majorité). Je lui ai demandé qu’Il ne les anéantisse pas comme ont été anéantis les communautés avant elle (comme des communautés d’autres Prophète que Dieu a exterminés), et Il me l’a accordé. Je lui ai demandé qu’il n’y ait pas un ennemi extérieur qui les anéantisse tous, et Il me l’a accordé également. Et je lui ai demandé qu’il n’y ait pas de guerre entre eux, mais cette chose Il ne me l’a pas accordé ». Cela a été rapporté par le Hafidh ^Abdi r-Rahman Ibnou Abi Hatim, d’après Abou Hourayrah (que Allah l’agrée). Et Mouslim a rapporté de Thawban ce hadith d’après le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qu’il a dit ce qui signifie (dans une autre version donc) : « J’ai demandé à mon Seigneur trois choses, Il m’a accordé deux et Il m’a privé d’une ». Et dans une version le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Et Il m’a dit : « Ô MouHammad, si Je prédestine quelque chose elle ne sera pas changée ». Ce hadith est une preuve que ce que Dieu a voulu et prédestiné n’est pas changé par la volonté, de qui que ce soit. Si Dieu changeait sa volonté suite à l’invocation de quelqu’un, Il l’aurait changé pour Son bien-aimé, le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Ceci est la croyance des gens de la vérité, la croyance du Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) et la croyance de ceux qui sont venu après lui et qui l’ont suivi correctement.

La bienfaisance envers les parents

Posted in cours général,Exhortation,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur avril 12, 2016

La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

 

Dans le Qour’an, dans sourat Louqman, le verset 14, Allah dit ce qui signifie : « Remercie Moi, ainsi que tes parents ; le devenir est à Moi » .

 

Concernant le remerciement à l’égard de Allah, comment nous remercions Allah, c’est en accomplissant les devoirs et en évitant les péchés. Et remercier les parents c’est en étant bienfaisant envers les parents. Concernant la troisième partie du verset c’est-à-dire « et le devenir est à moi » c’est que nous serons tous ressuscités pour le jour du jugement. Du point de vue du caractère méritoire, dans la Loi de l’Islam l’enfant obéit à ses parents dans les choses qui sont de l’ordre de l’indifférent et dans ce qui est déconseillé. Même dans ce qui est déconseillé, il obéit à ses parents. Mais ce n’est pas un devoir de leur obéir dans tout ce qui est indifférent.

 

L’indifférent (Al-Moubah) le faire ou ne pas le faire est équivalent, c’est-à-dire que tu ne gagnes pas une récompense et tu ne t’exposes pas à un châtiment. Comme par exemple, manger avec une cuillère. Le déconseillé (Al-Makrouh) le faire ne te charge pas d’un péché mais si tu le délaisses parce qu’il est déconseillé tu as une récompense, comme par exemple si la femme sort maquillée de chez elle pas dans l’objectif de provoquer les gens au péché, simplement parce qu’elle est contente d’elle-même et qu’elle veut se faire belle mais elle n’a pas l’objectif de provoquer les gens au péché. Elle a couvert sa zone de pudeur et elle a mis du maquillage, dans ce cas on dit qu’elle est tombée dans un déconseillé tant qu’elle ne veut pas provoquer les gens au péché.

 

Il est un devoir d’obéir aux parents dans ce qui est de l’ordre de l’indifférent lorsque s’il ne leur obéit pas dans cette chose de l’ordre de l’indifférent, cela va provoquer chez eux un très très grand chagrin. Un exemple qui illustre ce cas pour une chose de l’ordre de l’indifférent : Par exemple l’un des parents a dit à son fils ou à sa fille : « Ne pars pas en voyage » et le voyage n’est pas une nécessité ce n’est pas par exemple pour accomplir une obligation ou pour éviter un péché, si le fait que l’enfant n’écoute pas la parole de ses parents sur ce sujet va provoquer un très très grand chagrin pour ses parents alors il doit leur obéir, c’est-à-dire il ne doit pas partir en voyage. Ici le voyage est de l’ordre de l’indifférent, le faire ou ne pas le faire sont équivalents puisque nous avons dit qu’il n’y a pas de nécessité dans ce voyage. S’il part en voyage et que cela va provoquer un très profond chagrin dans le cœur de ses parents, il tombe dans le péché. Mais ce n’est pas dans tous les cas d’indifférent que c’est ainsi. Si par exemple un de ses parents lui dit «  Mange avec la cuillère » et que lui ne mange pas avec la cuillère et que cela ne va pas provoquer un grand chagrin dans le cœur de ses parents, il ne tombe pas dans le péché.

 

Il est un devoir par ailleurs, dans la Loi de l’Islam, d’un devoir qui concerne les hommes et les femmes, de prendre en charge leurs ascendants pauvres. Si leurs parents sont nécessiteux, ils sont dans le besoin, les garçons et les filles doivent les prendre en charge. Ce n’est pas quelque chose qui ne concerne que les garçons. Si la fille n’a pas d’argent, elle travaille pour prendre en charge ses parents. Dans le cas où les parent sont nécessiteux, et non pas dans le cas où ils sont à l’aise. Ceci fait partie de la bienfaisance envers les parents qui est une obligation dans l’Islam. Agir avec bienfaisance avec le père et la mère, tout comme avec le grand père et la grand-mère comporte une grande bénédiction dans la religion. Même si eux ils ont mal agit envers lui lorsqu’il était petit, il ne rend pas la même chose. Lui il le fait pour l’agrément de Dieu. La preuve que la prise en charge des parents qui sont nécessiteux, qui sont pauvres, est un devoir pour leur enfant, fille ou garçon, qui est pubère, même s’ils étaient capables de travailleur pour gagner leur vie, c’est le verset du Qour’an dans souratou l-Baqarah et qui figure dans plusieurs versets ce passage, c’est la parole de Allah :

« Wa bi l-walidayni ihçana » verset 83 de sourat Al-Baqarah, verset 36 de sourat An-Niça‘, verset 151 de souratou l-‘an^am et verset 23 de souratou l-‘isra‘ ; qui signifie : « Et agissez avec bienfaisance envers vos parents ».

 

Ce n’est pas une bienfaisance de les charger d’aller travailler. La bienfaisance recquiert de leur dire « reposez-vous » et moi, je vous prends en charge. Celui qui agit avec bienfaisance avec ses parents, il aura une fin heureuse. Si tu veux avoir une fin heureuse, agis en bien avec tes parents. Profite qu’ils soient encore en vie, avant qu’ils ne meurent. Même si quand tu étais jeune ils ont mal agi envers toi, profite d’eux et agis avec bienfaisance envers tes parents ; tu auras une fin heureuse. Gagne l’agrément de tes parents avant que tu quittes ce bas-monde. Tu ne sais pas, peut être que c’est eux qui vont partir avant toi, peut être que c’est toi qui va partir avant eux.

 

Beaucoup d’enfants regrettent énormément de ne pas avoir pu agir avec bienfaisance avec leurs parents, et leurs parents sont morts. Quand ils étaient vivants, ces enfants étaient dans l’insouciance, comme beaucoup ils disaient «  plus tard… ou l’année prochaine ou dans six mois ». Mais une fois qu’ils sont partis, ils regrettent. Ils se disent : « Comment j’ai pu agir ainsi ».

 

Quelle grande perte, quelle grande perte, quelle grande perte pour celui qui a vécu suffisamment longtemps pour que ses parents soient âgés et il ne gagne pas le paradis grâce à eux ; c’est-à-dire qu’il n’a pas profité qu’ils soient dans un âge avancé et qu’ils soient dans un grand besoin de sorte qu’il fasse preuve de bienfaisance envers eux et que cela lui serve pour gagner le paradis. Quelle grande perte pour celui-là.

 

D’après ^Abdou l-Lah, le fils de notre maître ^Oumar Ibnou l-Khattab (que Allah les agrée tous les deux) un homme de la campagne, un bédouin, l’a rencontré sur son chemin vers La Mecque ^Abdou l-Lah Ibnou ^Oumar a passé le salam à ce bédouin. ^Abdou l-Lah est descendu de l’âne qu’il montait et il a dit à ce campagnard de monter. Et ^Abdou l-Lah a donné son turban à ce bédouin. Alors quelqu’un qui était avec ^Abdou l-Lah qui s’appelle Ibnou Dinar a dit : «  Que Allah te guide vers le mieux. Ce sont des campagnards ces gens-là, même si tu leur donnes peu de choses, ils s’en satisfont. Pourquoi tu lui as donné tant de choses ? » ^Abdou l-Lah a répondu : « Le père de cet homme c’était un ami à mon père, ^Oumar Ibnou l-Khattab, et moi j’ai entendu le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) dire (ce qui signifie) : «  C’est une grande preuve de bienfaisance envers le père que d’entretenir les relations (les amis) de ton père après le décès de ton père ». Il a donc entretenu les relations avec l’ami de son père par acte de bienfaisance, bien sûr par recherche de l’agrément de Dieu. Regardez comme les portes du bien sont nombreuses.

 

Dans la langue arabe on dit : « chakara l-Lahou ^abdahou » c’est-à-dire que Allah a agréé Son esclave et on dit : « Al-^abdou chakara l-Laha » c’est-à-dire que l’esclave a remercié son Seigneur. La bonne action on ne la néglige pas. Ne néglige aucune bonne action, tu ne sais pas laquelle sera la cause pour que tu sois sauvé dans l’au-delà. Ne néglige aucune bonne action que tu fais pour l’amour de Dieu, pour l’agrément de Dieu. Lorsque tu fais le bien, fais le pour Dieu c’est-à-dire ne recherche pas l’éloge des gens. Ne recherche pas à satisfaire ta conscience. Fais le pour l’agrément de Dieu, c’est-à-dire tu te dis : «  Dieu agrée cela, alors je le fais pour Dieu » ; ou bien tu te dis : «  Je fais cette chose pour que Dieu me donne des récompenses » cela aussi c’est valable. Même la femme qui est à la maison, si elle cuisine en se disant : «  Moi je fais à manger pour pas qu’il me prenne la tête lorsqu’il rentre le soir » elle n’aura pas de récompense. Mais si elle se dit : «  Moi je cuisine pour l’agrément de Dieu pour un musulman » que ce soit pour son mari ou ses enfants, elle a des récompenses pour cela. Vous voyez que l’intention est très importante. L’intention est très importante, n’oubliez pas l’intention. Les savant ont dit : « L’intention c’est cela qui fait la différence entre ce que l’on fait par habitude et ce que l’on fait à titre d’adoration ». C’est ce qui distingue ce que l’on fait machinalement, habituellement et ce que l’on fait à titre d’acte d’adoration. C’est juste quelque chose dans le cœur, c’est cela qui fait la différence. C’est simple l’intention, ce n’est pas quelque chose de compliqué.

 

Les bonnes actions sont de différentes catégories. Certaines bonnes actions donnent plus de récompenses que d’autres. N’importe quelle bonne action, il ne convient pas au musulman de la négliger. Il se peut que Allah affranchisse un esclave de l’enfer par la cause d’une petite bonne action. Aux yeux des gens, ils considèrent que c’est négligeable ; peut-être qu’il a donné à un pauvre dix centimes. Dix centimes tu n’achètes même pas une baguette avec mais peut être que c’est cela qui va l’affranchir du feu de l’enfer et ce parce que il était sincère dans son intention, il recherchait l’agrément de Dieu et son argent était licite. Il ne convient pas à l’esclave de négliger une quelconque bonne action. Certains citent les bonnes actions qu’ils ont faites et citent des choses très très importantes mais ils négligent les choses qui peuvent paraître petites pour les gens. Par exemple il dit : « Moi j’ai fait construire une mosquée » c’est quelque chose qui nécessite beaucoup d’efforts alors il néglige ce qui est petit. Il ne convient pas d’être ainsi, il ne convient pas d’agir de la sorte. Comme cette femme qui était croyante, elle était musulmane mais elle était prostituée, elle était fornicatrice, elle commettait la fornication. Elle avait vu un chien qui était assoiffé. Elle a pris sa chaussure pour puiser dans un puits, pour lui donner à boire. Grâce à cet acte, Dieu lui a pardonné son péché alors qu’elle commettait la fornication qui est le plus grave des péchés après la mécréance et le fait de tuer quelqu’un injustement.

 

Dans l’ordre de gravité, le plus grave des péchés c’est la mécréance, après la mécréance le plus grave des péchés c’est de tuer quelqu’un injustement, après tuer quelqu’un injustement c’est la fornication. Ce n’est donc pas négligeable la fornication, c’est un très très grave péché. Aujourd’hui les gens dans les médias cela est montré comme si c’était quelque chose d’habituel, ils disent : « Regardez c’est mon copain ! » et ils font la fornication. Vous voyez ! Alors que c’est le plus grave des péchés après la mécréance et le fait de tuer quelqu’un injustement. Grâce à son acte, Allah a pardonné à cette femme qui a donné à boire à un chien, ce n’était même pas à un être humain. Le fait d’agir en bien avec les animaux, cela fait partie de notre religion.

 

Le premier hadith est dans le sahih de Mouslim. Le deuxième hadith du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) dans al-Boukhariyy signifie : «  Un homme était sur son chemin et s’est retrouvé assoiffé. Il a eu extrêmement soif. Il a trouvé un puits, il est descendu, il a bu puis il est remonté. Quand il est remonté, il a vu un chien qui était assoiffé. Tellement il était assoiffé, il mangeait de la terre. L’homme s’est dit : « Ce chien est dans un état semblable au mien avant que je n’aille boire. », il est redescendu dans le puits, il a remplit une chaussure, il l’a tenu à sa bouche pour pouvoir s’agripper et remonter et il a donné à boire à ce chien. Allah a agréé son acte et lui a pardonné ». Fin du hadith de notre Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam).

 

Par ailleurs, le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit dans un hadith rapporté par At-Tirmidhiyy, ce qui signifie : «  Lorsque l’un d’entre vous aime son frère, qu’il le lui dise », c’est-à-dire qu’il lui dise : «  Je t’aime pour l’agrément de Dieu ». Une sœur elle dit à sa sœur en Islam : « Je t’aime pour l’agrément de Dieu », et un homme dit à son frère : « Je t’aime pour l’agrément de Dieu », c’est-à-dire ce n’est pas parce que j’attends quelque chose de toi, mais plutôt parce que Dieu agrée que l’on s’aime les uns les autres. Et la preuve vient du hadith rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim et At-Tirmidhiyy qui signifie : «  Il y a sept catégories de personnes qui seront à l’ombre du trône au jour du jugement. », au jour du jugement les gens seront exposés au soleil sauf certains. Le Messager de Allah a mentionné sept catégories de personnes qui seront à l’ombre du trône et parmi eux il y a deux personnes qui se sont aimées pour l’Agrément de Dieu.

 

Il a été rapporté dans certaines versions de ce hadith que chacun des deux compagnons disaient à son compagnon  » je t’aime pour l’agrément de Dieu » puis son compagnon lui répond :  » Je t’aime aussi pour l’agrément de Dieu ». Puis ils concrétisent cette parole par des actes, ce n’est pas seulement ils se disent  » je t’aime » puis l’autre répond « je t’aime ». C’est une relation qui est pure c’est-à-dire sincère. Ils ne vont pas agir l’un avec l’autre avec la duperie, ni avec la trahison qui est le contraire du conseil. A propos de la tromperie ou de la duperie, il est rapporté du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qu’il y avait un marchand de blé et le Prophète a mis sa main honorée à l’intérieur du tas de blé et il l’a trouvé humide. Il a dit au vendeur ce qui signifie :  » Explique moi « , l’homme a dit :  » C’était exposé et la pluie est tombée  » et le Prophète a dit ce qui signifie :  » Pourquoi tu n’as pas mis au-dessus ce qui est humide, fais en sorte que ce soit visible. » Puis il lui a dit une phrase très connue. Elle signifie :  » Celui qui nous trompe n’est pas des nôtres », c’est-à-dire n’est pas un musulman qui a atteint un haut degrés. Et dans le hadith qoudsiyy, le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :  » Allah dit : Ceux qui s’aiment les uns les autres par recherche de Mon agrément auront des chaires de lumière au jour du jugement « . Et il a été rapporté également ce qui signifie :  » Les liens les plus forts de la foi c’est le fait d’aimer pour l’agrément Dieu et de détester pour l’agrément de Dieu  » par exemple tu aimes ton frère pour l’agrément de Dieu et tu détestes celui qui insulte Dieu. L’animosité va amener la médisance. L’un va faire la médisance du deuxième et le deuxième va faire la médisance du premier. Et dans l’au-delà la rétribution sera en fonction de l’acte. Et il a été rapporté du Prophète dans les Sounan de Abou Dawoud et de At-Tirmidhiyy ainsi que dans al-Bayhaqiyy et al-Boukhariyy :  » Vous n’entrerez au paradis que si vous êtes croyants (c’est-à-dire musulmans) et vous n’atteindrez le degrés de foi complète que si vous vous aimez les uns les autres pour l’agrément de Dieu ». Parmi les caractères du musulman c’est qu’il encourage son frère à faire du bien et en générale il encourage celui qu’il voit à faire du bien. Il ne le décourage pas. Si son frère veut faire une prière surérogatoire ou assister à une assemblée de science ou apprendre le Qour’an. Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie :  » La nourriture que Allah agrée le plus est celle qui est partagée par un plus grand nombre de personnes ». On tire différentes choses de ce hadith. Une première chose c’est qu’il est plus préférable de se réunir que de se séparer. Le fait d’être ensemble est préférable au fait d’être séparés. Manger en groupe vaut mieux que manger seul. Et il est bien d’honorer son invité. Quand il y a quelqu’un c’est de lui offrir de la nourriture. Ainsi c’est mieux de se réunir pour manger en groupe plutôt que chacun mange seul et le mieux c’est que tous mangent d’un même récipient car cela rappelle à la personne la modestie. Parmi les choses que la Loi de l’Islam a encouragées, il y a se faire miséricorde les uns les autres. Se faire miséricorde est quelque chose qui est important en raison du hadith du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qui signifie :  » Allah a fait qu’il y a cent parties pour la miséricorde. Il a gardé quatre-vingt-dix neufs parties et il a fait descendre une partie sur terre. Et c’est de cette partie que les créatures se font miséricorde  » c’est entre autres de cette partie que la jument éloigne son sabot pour ne pas écraser son petit et toutes les formes de miséricorde que l’on connaît se rassemblent dans cette partie. Et Dieu a réservé quatre-vingt-dix neufs partie pour l’au-delà. Il a été rapporté également que le Prophète a donné  à manger à des enfants, il a mis à manger dans leurs bouches. Et il a porté la fille de sa fille Zaynab. Et ceci est une grande preuve de sa miséricorde, que Allah l’honore et l’élève d’avantage en degrés.

D’après Abou Zayd Oussama le fils de Zayd Ibnou Haritha l’esclave affranchi par le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) son bien aimé et le fils de son bien aimé (que Allah les agrée tous les deux). Il a dit :  » Une des filles du Messager de Allah a envoyé quelqu’un dire au Prophète de venir la rejoindre parce que son fils était mort. C’était un bébé. Le Prophète était très occupé, il a envoyé quelqu’un passé le salam à  sa fille et lui dire ce qui signifie :  » Allah possède ce qu’il a repris et Allah possède ce qu’Il a donné « , ce que Allah nous donne et ce qu’il reprend tout cela appartient à Dieu. Et chacun à un terme bien défini. Il lui a dit :  » Fais preuve de patience et recherche la récompense de la part de Dieu pour ta patience » mais sa fille était tellement dans une situation difficile qu’elle a insisté pour que son père le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) vienne. Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) s’est alors levé et il est parti avec des compagnons : Sa^d Ibnou ^Oubadah, Mou^adh Ibnou Jabal, Oubayy Ibnou Ka^b, Zayd Ibnou Thabit et d’autres (que Allah les agrée). On donna l’enfant mort au Messager. Il l’a mis sur ses genoux et son corps était sans vie, on entendait comme une peau contenant un objet à l’intérieur. Le Messager a eu ses yeux inondés de larmes. Sa^d était étonné il a dit :  » Ô Messager de Allah tu as des larmes ! », le Messager lui a alors dit ce qui signifie :  » Les larmes que tu vois c’est une miséricorde que Allah a placée dans le coeur de Ses esclaves « . Et dans une autre version :  » C’est une miséricorde que Dieu place dans le coeur de qui Il veut parmi Ses esclaves et Allaah fait miséricorde a Ses esclaves qui sont miséricordieux « . Il est rapporté dans le hadith du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) ce qui signifie :  » Esclaves de Dieu soyez des frères, le musulman est comme un frère pour le musulman. Il n’est pas injuste envers lui, il ne l’humilie pas, il ne le dément pas et il ne le méprise pas » Un vertueux a dit :  » La miséricorde et la tendresse c’est un secret pour la réussite », le fait de faire preuve de tendresse c’est un secret qui donne la réussite.

 

Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam)  réglait les affaires a la maison comme le commun des gens, pas comme quelqu’un qui attend qu’il ait une armée d’esclaves a son service. C’était lui-même qui réglait ses affaires et qui se servait. Il faisait lui-même la trait de sa brebis et qui reparaît sa chaussure. C’était lui-même qui raccommodait son vêtement alors qu’il était le meilleur de tous ceux que Dieu a créé. Et ceci est une perfection dans la modestie, c’est le summum de la modestie.

 

Notre chaykh (que Allah lui fasse miséricorde) a dit :  » Celui qui dit le matin et le soir cette invocation, Allah préserve ses biens de l’incendie, de la perte et autre que cela.

Bismi l-Lahi ma cha‘al-Lah

la yasouqou l-khayra illa l-Lah,

bismi l-Lahi ma cha‘al-Lah

la yasrifoussou’a illa l-Lah,

bismi l-Lahi ma cha‘al-Lah

ma kana min ni^matin famina l-Lah,

bismi l-Lahi ma cha‘al-Lah

la hawla wa la qouwwata illa bi l-Lah.

 

 

Bid3ah et Tariqa soufi

Posted in cours général,Croyance,Exhortation,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur février 29, 2016
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La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Parmi les bienfaits que Allah a accordé à Ses esclaves c’est qu’ils aient la croyance des gens de la vérité. Les gens de vérité sont les compagnons et ceux qui les ont suivis depuis des générations et des générations depuis l’époque des compagnons jusqu’à nos jours. C’est cela le plus grand bienfait de Allah à Ses esclaves. La croyance des gens de la vérité, c’est ce que le khalaf a transmis du salaf. Le khalaf ce sont les musulmans qui sont après le quatrième siècle de l’hégire et le salaf ce sont les trois premiers siècles de l’hégire. Nous nous faison partit du khalaf. Cette croyance des gens de la vérité c’est ce que ce sont transmis le khalaf du salaf. Celui qui vit en ayant cette croyance et meurt en ayant cette croyance, il sera rassemblé avec les croyants et sera préservé du châtiment de Allah ta^ala. Les deux points de cette croyance : la croyance en Allah et en Son Messager et croire en l’Unicité de Dieu concernant Sa création des choses.

 

Pour ce qui est de la croyance en Dieu, il s’agit de croire que Allah ta^ala existe, qu’Il n’est pas comme autre que Lui. Allah n’est pas comme les corps impalpables. Il n’est pas un corps impalpable comme la lumière, l’obscurité et le vent. Et Il n’est pas un corps palpable comme l’homme, la pierre, les arbres, les étoiles, le soleil ou la lune. Et Il n’a pas les caractéristiques des corps. Il n’a pas les caractéristiques des corps palpables, ni les caractéristiques des corps impalpables. Tout cela repose sur quelque chose, à savoir que Allah est Celui qui existe et qui n’a pas de début à Son existence et tout autre que Lui est entré en existence, tout autre que Lui existe après n’avoir pas existé. Toutes les choses autres que Dieu ont été précédé de néant. Avant que Allah ne crée ce monde, il n’y a pas de lumière, il n’y a pas d’obscurité, il n’y a pas d’endroit, il n’y a pas de direction et il n’y a aucune des caractéristiques des corps. Avant que Allah ne crée le monde, il n’y a aucun caractéristiques des corps comme le mouvement, l’immobilité, comme le changement, comme la coloration, comme les changements d’humeur. Allah est Celui qui n’a pas de début à Son existence et à qui Il n’arrive aucun changement ; parce que celui qui change a nécessairement qui lui a donné l’existence et qui le fait changer. Ce monde nous le voyons, il est changeant. C’est pour cela qu’il est un devoir selon la raison et un devoir selon la loi, que ce monde ait un début, c’est-à-dire que ce monde existe après n’avoir pas existé, et ce parce qu’il change. Il n’est pas suffisant de croire que Allah n’a pas de ressemblance avec les corps palpables et avec les corps impalpables, si la personne croit que Dieu est sujet à des choses qui entrent en existence. Il est obligatoire d’exempter Allah de toutes les caractéristiques entré en existence. La vie de Allah, Son attribut est un attribut qui n’a pas de début, qui n’a pas de fin. L’attribut de la vie de Allah ne change pas. Également l’attribut de la science de Allah ne diminue et ne change pas. Il en est de même pour Ses autres attributs. Ainsi Allah entend les sons et voit ce qui est vu sans qu’Il n’ait besoin ou qu’il ne lui arrive de vue qui entre en existence ou d’ouïe entrée en existence. Allah entend avec un attribut qui s’appelle l’ouïe et cet attribut il n’a pas de début et il n’a pas de fin. Et Allah voit tout ce qui est visible par Son attribut qui est la vue, qui n’a pas de début, qui n’a pas de fin et qui n’est pas comme la vue de Ses créatures. Il en est de même pour la puissance de Allah et la volonté de Allah, ce sont des attributs qui n’ont ni début ni fin. La puissance de Allah n’est pas comme la puissance des créatures et la volonté de Allah n’est pas comme la volonté des créatures. La puissance des esclaves est entrée en existence, elle a un début, elle augmente et diminue. La volonté des esclaves est entrée en existence. Il en est de même pour l’attribut de la parole de Allah, ce n’est pas quelque chose qui arrive après n’avoir pas eu lieu. La parole de Allah ce n’est pas des choses qui se suivent les unes les autres comme notre parole à nous. Notre parole à nous ce sont des sons qui se suivent les uns les autres. Pour ce qui est de la parole de Allah ta^ala elle n’est pas un son et elle n’est pas des lettres. La parole de Allah ce n’est pas quelque chose qui entre en existence, qui advient à l’Être de Allah puis qui augmente ou qui diminue ou qui est entrecoupé de silence. Celui qui a eu cette croyance qui est correcte, on dit qu’il a connu Allah et les actes d’adoration sont valables de sa part. Les actes d’adorations seront valables de la part de cette personne, que ce soit la prière ou le jeûne ou le pèlerinage ou la zakat ou la récitation du Qour’an et ainsi de suite. Quant à celui qui n’a pas eu cette croyance correcte mais il a eu une croyance différente, les actes d’adoration ne seront pas valables de sa part, quelque soient les actes d’adoration. Après ce point-là, le plus important c’est de croire en l’Unicité de Dieu dans Ses actes. Quand on parle de l’acte de Allah c’est-à-dire le fait de donner l’existence, le fait de créer. Concernant les actes des esclaves, ce n’est pas le fait de donner l’existence ou de créer. C’est Allah qui fait entrer en existence ce qui n’existait pas. Les corps c’est Allah ta^ala qui les fait entrer du néant à l’existence et même les mouvements des corps, les immobilisations des corps, les paroles des corps c’est Allah qui les fait entrer du néant à l’existence. Lorsque l’Homme dit des paroles de son propre choix c’est lui qui a voulu parlé, c’est délibéré mais ce n’est pas l’Homme qui crée ses propres paroles, c’est Allah qui les lui crée. Il en est de même pour les réflexions que peut avoir un homme, pour les perceptions qu’il peut avoir, pour les connaissances qu’il peut avoir ; tout cela c’est Allah qui les crée pour Ses créatures. Nul ne crée quoique ce soit parmi les mouvements et les immobilités si ce n’est Allah. C’est ce deuxième point qui est le plus important des fondements de notre croyance.

 

Celui qui contredit le tanzih c’est-à-dire il a pour croyance que Dieu ressemble aux créatures, qui croit que Dieu est un corps dans la direction du trône, celui-là il n’a pas connu Dieu. Et celui qui a pour croyance que Dieu a pour attribut le mouvement et l’immobilité, c’est quelqu’un qui ignore son Seigneur, ce n’est pas un musulman. Et celui qui a pour croyance que Dieu est tout le temps immobile, celui-là aussi il n’a pas connu son Créateur car les immobilisations sont une des caractéristiques des créatures, et le mouvement c’est une des caractéristiques des créatures. Et celui qui qualifie le Créateur par le mouvement ou l’immobilité ou les deux, celui-là n’a pas connu son Créateur. Ces deux sujets sont les deux principaux sujets de la croyance.

 

Après cela, les sujets de la religion parmi eux il y a ce qui concerne la croyance et il y a ce qui concerne les adorations par le corps. Et parmi les actes, il y a ceux qui sont obligatoires, celui qui les délaisse tombe dans un péché et celui qui les accomplit il aura une immense récompense de la part de Dieu.

 

Allah ta^ala a rendu licite aux musulmans d’innover dans la religion que Dieu agrée des choses qui ne sont pas contradictoires au Qour’an et aux hadiths, on appelle cela une sounnah haçanah, une bonne innovation. Tout ce que les savants de l’Islam, les pieux, les saints, tout ce qu’ils ont innové dans la religion agréée par Allah et qui est en conformité avec le Qour’an et les hadiths cela s’appelle une sounnah haçanah, un bonne innovation, une bonne sounnah, une bonne tradition. On ne dit pas : «  Cela c’est une chose que le Messager n’a pas faite alors c’est une mauvaise tradition, une mauvaise innovation, une innovation interdite « . Non, on ne dit pas cela. Il y a des successeurs qui ont innové dans la religion, des choses que le Messager n’a pas faite. Et il en est de même pour des savants de l’Islam qui sont venu après les successeurs des compagnons. Ils ont innové des choses que le Messager n’a pas faite et qu’il n’a même pas mentionné ; c’est-à-dire des choses que le Messager n’a pas indiqué en disant «  Faite cela ! » . Et ces choses qui ont innovées par les successeurs des compagnons, que l’on appelle At-tabi^oun, ceux qui sont pieux dans la religion, ce qu’ils ont innové c’est une bonne innovation, une bonne sounnah. Il en est de même pour ceux qui sont venu après eux, qui ont innové des choses dans la religion, des choses qui ne contredisent pas le Qour’an et le hadith ; on dit que ce sont des sounnah haçanah, de bonnes innovations. Parmi les premières choses qui ont été innovées par les musulmans, il y a ce qui a eu lieu à l’époque des compagnons mais qui a été innové par des gens qui n’étaient pas des compagnons, par les successeurs (c’est-à-dire des gens qui ont vécu à l’époque des compagnons sans avoir rencontré le Prophète et qui ont appris la science auprès des compagnons, en arabe ils sont appelés les tabi^in). Cela a eu lieu du vivant des compagnons sans que ces derniers ne disent : «  C’est mauvais ce que vous faites « , pourtant le Prophète ne leur a pas dit de les faire. Ce sont des successeurs qui les ont innové à l’époque des compagnons. Il y avait le fait de mettre des points au-dessus et en-dessous des lettres du Moushaf et de mettre le chakl c’est-à-dire le fait de mettre les voyelles : la dammah, la fathah, la kasrah. Ceci a été fait à l’époque de compagnons par des gens qui n’étaient pas des compagnons, c’était par les successeurs des compagnons ; et ceci était une bonne sounnah, une bonne innovation. Les compagnons n’ont pas mit les points au-dessus et en-dessous des lettres et ils n’ont pas mis le chakl. Les compagnons ont écrit le Qour’an parce que le Prophète leur dictait, mais ils l’écrivaient sans mettre les points ni le chakl. Mais c’était un successeur des compagnons qui s’appelle Yahya Ibnou Ya^mour qui, à l’époque des compagnon, a innové cela.

 

Par ailleurs, parmi les choses que les savants du salaf ont innové et c’était des gens parmi les successeurs des compagnons, il y a la construction des minarets et des mihrab. Les minarets dans les mosquées et les mihrab là où se tient l’imam pour diriger la prière. Les mosquée à l’époque du Prophète ne comportaient pas de mihrab, c’est-à-dire cette concavité dans le mur là où se trouve l’imam pour diriger la prière. La mosquée du Messager ^alayhi s-salam et les mosquées des compagnons ne comportaient pas des concavités, ces mihrab. Celui qui a innové cela c’est le Calife bien guidé, le grand savant, celui qui est ascète, ^Oumar Ibnou ^Abd al-^Aziz (que Allah l’agrée). C’est celui qui a innové les mihrab et c’est également lui qui a innové les minarets. Avant lui les musulmans n’avaient pas de minaret pour leurs mosquées. Et par la suite, les savants pieux des musulmans ont innové d’autres choses.

 

Parmi les choses qui ont innové après cela, il y a la commémoration de la naissance du Prophète (Al-Mawlid) et AtTariqah (des voies soufies).

 

Celui qui a innové la commémoration de la naissance du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) durant le mois de Rabi^ou l-‘awwal, c’était un homme qui était pieux, qui était brave, qui était courageux, un grand savant. Il était par ailleurs le roi de Irbil qui se trouve dans l’actuelle Irak, il était donc kurde. Il était appelé le Roi Mouhaffar. Ce roi était le mari de la sœur du Soultan Salahou d-din A-‘Ayoubiyy. C’est le Sultan qui a libéré Baytou l-Maqdis et c’était lui qui a régné sur l’Egypte, le Hijaz et Ach-Cham. C’était un grand savant lui aussi, il connaissait des livres de jurisprudence chafi^ite par cœur. Il avait appris la religion. Ceux qui lui ont enseigné la religion étaient cinquante, savants hommes et savantes femmes. Il avait donc une sœur qui était l’épouse du Roi Moudhaffar d’Irbil qui a innové la commémoration de la naissance du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Les savants de l’Islam ont apprécié ce que ce roi avait fait et les musulmans ont repris cette belle tradition partout jusqu’à nos jours. Et depuis qu’il l’a innovée, il s’est écoulé plus de huit cent années.

 

Et il y a également les voies soufies, les tariqah ; la tariqah rifa^iyya et la tariqah qadiriyya et d’autres tariqah, elles ont été innovées par des savants qui étaient pieux, qui étaient ascètes. Donc la tariqah  c’est de se mettre à faire des wirds c’est-à-dire des pratiques habituelles, des actes d’adorations surérogatoires régulièrement dans des temps particuliers et de suivre le chaykh d’une tariqah  qui est un éducateur qui s’occupe d’éduquer ses mourids, ses disciples.

 

Le Chaykh ^Abd al-Qadir Al-Jilaniyy et le Chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy ce sont les deux premiers fondateurs de tariqah. Le Chaykh ^Abd al-Qadir Al-Jilaniyy il s’appelle Mouhyi d-Din Al-Jilaniyy ou bien Al-Kilaniyy ou bien Al-Jiliyy ; c’est le fondateur de la tariqah qadiriyya. Il fait partie des grands ascètes des grands soufis. Il est né à Jili qui se trouve derrière Tabarastan puis il s’est installé à Bagdad alors qu’il était encore jeune en 488 de l’Hégire. Il a pu prendre la science des savants et des spécialistes de tasawwouf et il a appris l’exhortation. Il a maîtriser le fiqh, la jurisprudence, et il a également et des transmissions du hadith du Messager. Il a appris la littérature et il était réputé. c’était quelqu’un qui vivait de son propre travail. Il a commencé à donner des cours et des avis de jurisprudence en 528 de l’Hégire et il est mort à Baghdad. Concernant le Chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy il s’appelle Ahmad fils de ^Aliyy fils de Yahya Ar-Rifa^iyy Al-Houçayniyy. Il est mort en 578 de l’Hégire. Son surnom c’est Abou l-^Abbas. C’est un imam ascète, fondateur de la tariqah rifa^iyyah. Il est né dans le village de Haçan dans la région de Wasit en Irak. Il a appris la science de la religion dans cette région de Wasit. Il est devenu un grand soufi et il y avait beaucoup de gens qui l’ont suivi et pensaient beaucoup de bien de lui. Il vivait dans le village de Oummou ^Abidah où il est mort. Sa tombe jusqu’à nos jours est la destination de voyageurs qui suivent sa tariqah. Le Chaykh ^Abd al-Qadir Al-Jilaniyy et le Chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy ce sont les deux premiers fondateurs de tariqah et par la suite d’autres savants ont fondé des tariqah qui sont toutes des voies qui permettent de se rapprocher de l’Agrément de Allah. La tariqah on l’appelle une bonne sounnah, une bonne innovation. Toute ces choses que les savants pieux de l’Islam ont innové sont appelées sounnah haçanah, elles sont toutes concernées ou rentrent toutes sous la coupe du hadith du Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qui signifie :

 » Celui qui instaure dans l’Islam une bonne tradition il en aura la récompense et une récompense à chaque fois que quelqu’un va la refaire après lui « .

 

Après ces indications, on ne prête pas attention à ceux qui contredisent à ce sujet. Ces choses qui sont une bonne tradition, ils disent que c’est une chose interdite mais ces gens-là il n’y a aucune considération à accorder à leur parole. Alors que eux même ils pratiquent des choses qui n’étaient pas à l’époque du Prophète ^alayhi s-salatou wa s-salam, des choses que les savants ont innové, et ils en renient d’autres. Alors que toutes ces innovations ont été faites conformément au Qour’an et au hadith, comme les moushaf dans lesquels il y a les points et le chakil, les voyelles. Eux, ceux qui renient les innovations, ils le font tout comme nous nous le faisons ; et les minarets et les mihrab. Eux qui renient les innovations ils les font alors que nous aussi nous les faisons. Ces gens-là ne s’attachent pas à la balance de la Loi de l’Islam, ils suivent leur passions, ce que leur âme, leurs penchants leur indiquent de faire. La chose qui leur plaît ils la font et la chose qui ne leur plaît pas ils disent que c’est une mauvaise innovation. Ils disent que c’est une innovation interdit. Ce ne sont pas des gens qui suivent leurs preuves, ce sont des gens qui suivent les penchants de leurs âmes. Pourquoi est-ce qu’ils ont bien accepté le Chakl sur les lettres du Qour’an ? Pourquoi ils ont accepté les points au-dessus et en-dessous des lettres du Qour’an ? Pourquoi ils ont accepté la construction des minarets ? Pourquoi ils ont accepté que l’on fasse des mihrab dans les mosquées et d’une autre côté ils interdisent les tariqah, ils interdisent le mawlid. Ils interdisent et ils rendent licite sans preuve. On accorde aucune considération à leur parole, elle ne vaut rien du tout même s’ils ont des tonnes de livres, même si c’est imprimé en papier glacé, même si c’est avec une reliure en or, cela ne vaut rien du tout car ils suivent leurs passions.

 

Concernant les tariqah, les voies soufies, les deux premières qui ont été fondé c’est la tariqah rifa^iyya et qadiriyya. Le Chaykh ^Abd al-Qadir Al-Jilaniyy et Chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy étaient contemporains, ils ont vécu à la même époque en Irak. Notre maître Ahmad Ar-Rifa^iyy est descendant de l’imam Al-Houçayn. fils de l’imam ^Aliyy (que Allah l’agrée). L’imam Ahmad Ar-Rifa^iyy était un faqih chafi^ite. L’imam Abou l-Qaçim Ar-Rafi^iyy qui est celui qui a résumé l’école chafi^ite, il a parlé de notre maître Ahmad Ar-Rifa^iyy en disant que c’est celui qui connaissait le plus le Qour’an et la Sounnah du Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Et il y avait un saint de l’époque de Chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy qui disait :  » Tous les soufis se sont accordé à dire que le Chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy était parmi les chouyoukh souffiyyah qui avait un plus haut degrés « . Par ailleurs, la voie de l’imam Ahmad Ar-Rifa^iyy a une particularité, elle s’est distinguée de d’autres tariqah. C’est que Allah préservé ceux qui suivent l’imam Ahmad Ar-Rifa^iyy dans sa voie soufie, Il les a préservé de deux croyances sont les plus graves des mécréances : la première c’est ceux qui disent que Allah s’incarne dans le corps des gens et la deuxième c’est ceux qui disent que Allah et ce monde c’est une seule et même chose. Et ces deux mécréances ont pénétré chez certains qadiriyyah et chez certains chadhiliyyah , et c’est même devenu majoritaire chez les chadhiliyyah, davantage que chez les qadiriyyah. Et chez certains naqshabandiyyah également et d’autres encore.

 

A notre époque, il y a des gens qui se disent suivre la tariqah chadhiliyyah et ils disent que Allah est à l’intérieur de chaque personne, homme et femme. Et il se trouve également parmi ces gens-là qui disent que Allah et ce monde c’est comme la glace et l’eau qui est contenue dans la glace. Ils disent que ce monde c’est comme la glace et que l’eau qui est dedans c’est Allah. Et ces deux mécréances sont plus laides que la mécréance des mécréants de fils de ‘Israil. Ils ont considéré que toutes choses est une partie de Dieu. Dans certains pays arabes, il y a des gens qui disent que Allah est à l’intérieur de chaque personne. Certains ont même ajouté à cela, ils ont dit : «  Toi c’est Allah et ce mur c’est Allah «. Quant aux rifa^iyyah, Allah les a préservé de cette mécréance parce que le Chaykh de cette tariqah, le Chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy mettait en garde très très fermement contre ces deux mécréances. Al-Houlouliyyah c’est la croyance de ceux qui croient que Allah s’incarne dans les choses. Et il y a ceux qui croient en l’unité de l’existence, ils prétendent que ce monde c’est Allah et que tout ce qu’il y a dans ce monde ce serait des parties de Allah. Cela est de la mécréance.

 

En effet, la croyance des musulmans est que rien n’est tel que Dieu, Il est un Être qui n’a pas de ressemblance avec Ses créatures, Il est sans comment et sans endroit, voici la croyance correcte. Allah a confirmé Son existence et l’existence de Ses créatures par Sa Parole ta^ala : «  Al-hamdouli l-Lahi Rabbi l-^alamin «, ce qui signifie : «  La louange est à Allah le Seigneur des mondes «. Il n’a pas dit : « Al-hamdouli l-Lahi houwwa l-^alamoun «, Il n’a pas dit : «  La louange est à Dieu Celui qui est Lui-même ce monde «.

 

Le chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy mettait beaucoup en garde dans certains de ses ouvrages contre ces deux mécréances. Ce chaykh, Ahmad Ar-Rifa^iyy, était quelqu’un qui accordait beaucoup d’importances aux cours ; c’est pour cela qu’il n’a pas laissé beaucoup d’ouvrages. Et c’était quelqu’un qui enseignait au début de la journée dans le fiqh, la jurisprudence, dans le hadith, dans le tafsir (l’éxégèse du Qour’an) et dans le tawhid (la croyance en l’Unicité). Et en fin de journée, c’était également toutes ces matières-là. Mais le jeudi il le réservait aux exhortations. Il restait assit sur une chaise élevé pour que les gens puissent le voir tellement il y avait beaucoup de gens dans son assemblée d’exhortation. Les princes, les savants, les soufiyy, les gens du communs, tous venaient assister à ses assemblées d’exhortation. Une fois, il était dans une assemblée, il était assis sur cette chaise d’exhortation et dans cette assemblée il y avait des mécréants des fils de ‘Israil et il y avait des sabéens et ces sabéens ce sont un groupe de mécréants. Quand ils ont entendu ces paroles, il y a eu environ huit mille personnes qui sont entré en Islam et parmi les musulmans insouciants qui commettaient des péchés quarante milles ont fait le repentir. Parmi les prodiges que Allah lui a accordé c’est que un jour dans l’année de ses élèves se réunissaient cent mille personnes ou plus et c’était lui qui leur garantissait leur nourriture et leur boisson. Tous mangeaient et buvaient. Il n’était pas un roi, ni un ministre. Et dans sa famille il n’y avait ni roi, ni ministre. Mais c’est lui par un secret que Allah lui a accordé. Il était surnommé Abou l-^alamayn, il était surnommé aussi Abou l-^Abbas, et il était surnommé aussi le Chaykh de Al-^ourayjah, Al-^ourayjah signifie la petite fille boiteuse. C’était le chaykh de la petite fille boiteuse parce qu’un jour il est partit rendre visite à des gens dans un village où il avait des élèves, des gens qui le suivaient, des disciples. Ils sont tous sortit pour l’accueillir, hommes et femmes. Il y avait parmi eux une petite fille boiteuse, bossue et chauve. Quand elle a vu le chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy et elle s’est mis à pleurer en lui demandant des invocations. Elle lui a dit : «  Tu es mon chaykh et le chaykh de ma mère «. Elle a dit : «  Je ne supporte plus les moqueries des filles du village «. Il s’est mis à pleurer pour avoir vu cette petite fille dans cet état et il a invoqué Allah en sa faveur. Sa jambe qui était plus courte s’est rallongée immédiatement, sur le champs. Son dos qui était bossu s’est redressé et ses cheveux ont poussé, sur le champs, dès qu’il a invoqué. C’est un prodige que Allah lui a accordé. Tellement les gens ont aimé ce prodige, ils l’ont surnommé le chaykh de la petite fille bossue c’est-à-dire c’est le chaykh par son invocation qui a guérit cette petite fille bossue et boiteuse. Tellement c’était quelqu’un qui s’occupait de la science de la religion et tout particulièrement de la science de la croyance, sa tariqah, sa voie a été préservé jusqu’à nos jours. Il n’y a pas quelqu’un dans sa tariqah qui prétende que Allah s’incarne dans des choses ou qu’Il est dans toutes choses. Il n’y a pas parmi ces gens qui suivent sa tariqah qu’il y ait des gens qui disent que Allah et ce monde font une seule chose. Il n’y a pas parmi ces gens qui le suivent qui disent que Allah est devenu multiple. Il n’y a pas parmi ses élèves et ses disciples qui disent ces mécréances abominables, et la louange est à Allah pour cela. Et le chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy mettait en garde contre un homme qui s’appelle Al-Hallaj qui disait : «  Je suis Allah «. Al-Hallaj est mort environ trois cent ans avant notre maître Ahmad Ar-Rifa^iyy. Le Chaykh Ahmad Ar-Rifa^iyy mettait en garde contre Al-Hallaj, il disait : « Ce n’était pas quelqu’un qui est sur la vérité. Si il était sur la vérité, il n’aurait pas dit : je suis Allah «. La parole de Al-Hallaj lorsqu’il disait « Ana l-Haqq », c’est-à-dire qu’il disait qu’il était Dieu. Notre maître Ahmad Ar-Rifa^iyy a jugé que Al-Hallaj était un égaré et c’est cela la vérité, et c’est cela ce qu’ont dit la plupart des savants soufis. Ils ont dit : «  Il n’est pas des nôtres », ce n’est pas un soufi, c’est un charlatan, c’est un menteur, c’est un mécréant. C’est pour cela que par le passé très peu ont dit du bien de Al-Hallaj et c’était des gens qui ne connaissaient pas sa réalité. Mais aujourd’hui il y a des gens qui essayent de faire passer Al-Hallaj comme si c’était la référence du tasawwouf, surtout dans la littérature occidentale, faites attention ! Mettez en garde contre Al-Hallaj, si il était sur la vérité il n’aurait pas dit qu’il était Allah. Il prétend qu’il est devenu qu’un avec Allah et cela c’est de la mécréance car Allah ne change pas. Si tu restes avec des qadiriyy tu entends qu’ils disent du bien de Al-Hallaj, si tu restes avec des chadhiliyy ils disent du bien de Al-Hallaj, si tu restes avec des naqshabandiyy aussi. Ce sont des gens qui ne connaissent pas sa réalité. Et d’autres aussi sauf les rifa^iyy ils ne disent pas du bien de Al-Hallaj parce que le chaykh de leur tariqah a su que Al-Hallaj est un égaré et il leur a dit. Et ceci est un des secrets de la rifa^iyya. Rien que le fait de se réclamer de cette tariqah comporte un secret.

 

La louange est à Allah.

 

 

Femmes, faites des aumônes

Posted in cours général,Exhortation,Hadith,Histoire,islam par chaykhaboulaliyah sur février 8, 2016

La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

 

Notre Chaykh (que Allah l’agrée) a dit : «  Il nous a été permis de rapporter avec une chaîne de transmission ininterrompue dans le sahih de Al-Boukhariyy (c’est-à-dire que notre chaykh a rapporté de quelqu’un qui a rapporté de quelqu’un et ainsi de suite jusqu’à remonter jusqu’au Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et ce avec la chaîne de transmission qui est dans le sahih de Al-Boukhariyy et d’autres ; que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam s’est adressé aux femmes un jour de fête (un jour de fête c’est-à-dire l’aïd al-fitr ou l’aïd al-adha. Mais cela ne signifie pas que l’on ne célèbre pas d’autres événements comme al-isra wa l-mi^raj) alors que Bilal était avec le Prophète, parce que les femmes sortaient les jours de fête sur ordre du Prophète pour manifester la joie, celles qui pouvaient faire la prière, celles qui n’avaient pas les menstrues, faisaient la prière de la fête en dehors de la mosquée, à l’extérieur dirigées par le Prophète, à l’air libre dans un lieu qui s’appelle Al-Mousalla qui se trouvait non loin de la mosquée du point de vu de la distance. Celles qui avaient les menstrues étaient présentes pour obtenir les bénédictions des invocations. Un jour, le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit aux femmes :

 

« Faites des aumônes parce que j’ai vu que vous allez être les plus nombreuses en enfer « , les femmes ont demandé pourquoi . Le Prophète leur a répondu en utilisant le verbe : «  Takfourna « . Elles ont dit : «  Est-ce que cela veut dire que l’on commet la mécréance , que l’on sort de l’Islam ? » et le Messager leur a dit ce qui signifie : «  Non, ce n’est pas le koufr dans le sens de la mécréance mais c’est dans le sens de l’ingratitude car vous êtes ingrate avec le bien qui vous est fait et vous maudissez souvent « . Être ingrat avec quelqu’un qui nous a fait du bien c’est un grand péché. Si l’un dit à l’autre : «  Tu ne m’a jamais rien fait de bien « , il renie tout le bien passé, par cette parole il a commis un grand péché.

 

Un des compagnons du Prophète a dit : «  Est-ce que nous allons rendre des comptes au sujet de ce que l’on disait ? », le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « Qu’est-ce qui fait entrer les gens en enfer si ce n’est la langue « . Ce seront les paroles qui seront la plus grande cause de l’entrée des gens dans l’enfer. Les paroles sont de différentes sortes : il y a les paroles déconseillées, il y a ce qui est un grand péché, il y a ce qui est un grand péché et il y a ce qui est de la mécréance. Il faut se surveiller. Certains stupides disent : «  Mais moi je ne pensais pas ce que je lui ait dit « , c’est un faux argument cela, ce n’est pas recevable. Qui va accepter si tu lui dis «  je ne pensais pas ce que j’ai dit « , à plus forte raison s’il s’agit de la religion, s’il s’agit de Dieu ou de Son Prophète.

 

Et surtout lorsqu’il s’agit de la femme lorsqu’elle dit à son mari : «  Tu ne m’as jamais rien fait de bien «, elle lui dit une parole par laquelle elle efface d’un revers tout ce qu’il a investi en faisant du bien. Le fait de renier le bien de son époux pour elle c’est un grand péché. Et cela se produit beaucoup de la part des femmes. Le Prophète a assimilé cela à de la mécréance mais dans le sens de l’ingratitude. Il a comparé le fait de renier les bienfaits du mari et le fait de maudire beaucoup à la mécréance car ce sont deux grands péchés.

 

Une fois notre Chaykh (que Allah lui fasse miséricorde) a donné le conseil une fois à une de ses élèves, il lui dit : «  Tu te comportes avec lui comme tu te comportes avec un roi « .

 

Maudire un musulman qui ne mérite pas qu’on le maudisse c’est un grand péché, c’est comme le tuer. Celui qui maudit un musulman sans raison valable c’est comme s’il l’a tué. Comme le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit dans un hadith rapporté par AtTabaraniyy qui signifie : «  Maudire un musulman c’est comme le tuer « .

 

Également le fait de renier le bienfait de l’époux, comme le fait qu’un mari agisse en bien avec son épouse puis qu’un jour ils se sont mis en colère, ils se sont disputer, et qu’elle était en colère elle lui a dit : «  Je n’ai jamais rien vu de bien de toi «  son péché est grand selon le Jugement de Dieu.

 

Les femmes commettent souvent ces deux péché : renier le bienfait du mari et maudire sans droit.

 

Même si ce n’est pas le bienfait du mari, même si la personne renie les bienfaits d’une autre personne comme un homme avec un homme c’est un grand péché. C’est un grand péché parce que cela fait du mal à celui à qui l’on renie le bienfait. Si tu dis à quelqu’un : «  Je n’ai jamais rien vu de bien de toi », cela lui porte préjudice. Son cœur va se déchirer de peine. Il se dit : «  Avec cette femme j’ai fait du bien ». Après tout le bien que j’ai fait, elle renie. Son cœur va se consumer. Par ailleurs, ce sont des paroles qui sont des mensonges. Il y a deux péchés dans ce qu’elle a dit, il y a la nuisance envers un musulman, et il y a un mensonge. Ces deux sont des péchés. C’est pour cela que le Prophète a comparé cela à de la mécréance, al-koufr. Il a dit : «  Takfourna ».

 

Faites très attention, celle qui est mariée qu’elle ne renie pas les bienfaits de son mari. Même si elle est très en colère, qu’elle ne tombe pas dans ce péché.

 

Qu’est-ce que soit l’état de haine, de colère, d’aversion, qu’est-ce que soit l’état de a relation qui s’est dégradée entre les deux, qu’elle n’en arrive pas jusqu’à l’ingratitude en reniant le bien qu’il lui a fait par le passé. Si elle prétend à un droit dans la Loi de l’Islam qu’elle se limite à demander son droit, elle ne dépasse pas ce que la Loi de l’Islam lui a garanti sinon qu’elle se taise c’est mieux. Dans l’au-delà, la personne va rendre des comptes sur les paroles qu’elle a dite et sur les actes qu’elle a faite. Les paroles sont extrêmement nombreuses. Rappelez-vous : certains vertueux ils mettent des pierres dans la bouche. Lorsqu’ils veulent parler, le temps qu’ils retirent les pierres ils ont réfléchit est-ce que cela vaut la peine ou non de le dire. Au jour du jugement, Allah dévoile ce qui est caché. Un saint disait : «  Si les péchés avaient une odeur, vous ne seriez pas resté à côté de moi quelques instants «, et lui s’était un saint. Il y a des gens dont l’apparence t’inspire de dire : «  Ma cha‘al-Lah «  mais Dieu dévoile les gens au jour du jugement. Nous demandons à Allah de ne pas nous dévoiler et qu’Il nous pardonne. Les choses que la personne cachait dans son cœur, Dieu les dévoile au jour du jugement. C’est pour cela qu’il convient aux femmes et autres que les femmes, il n’y a pas que les femmes, de s’éloigner de l’ingratitude. Si quelqu’un t’a fait un bien, tu le garde, tu ne l’oublie pas. Notre chaykh lorsque quelqu’un lui faisait un bien, même après des années il ne l’oubliait pas, il lui faisait transmettre le salam ou un cadeau ou quelque chose qui peut être très anodine pour certains. Après cela, les femmes se sont mises à donner des aumônes car elles ont entendu la parole du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Elles prenaient leur boucle d’oreille et elles mettaient dans le drap que Bilal tenait pour recueillir les aumônes, pour que le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam les utilise dans l’intérêt des musulmans. Le Messager ne prend pas l’aumône pour lui-même. Il ne prend ni l’aumône surérogatoire, ni l’aumône obligatoire qui s’appelle Az-Zakat. Il ne les prend pas pour lui. Allah fait que c’est interdit pour le Prophète de prendre de l’aumône surérogatoire et de l’aumône obligatoire.

 

Le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : «  J’ai vu que vous étiez les plus nombreuses en enfer », afin de les inciter à donner des aumônes pour qu’il les utilise dans l’intérêt des musulmans.

 

Le fait de prendre la zakat, l’aumône obligatoire, c’est interdit pour tous ceux qui sont descendants de Hachim qui est l’ancêtre du Prophète et Al-Mouttalib le qui est l’oncle maternel du grand-père du Prophète. Notre Prophète s’appelle Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam fils de ^Abdou l-Lah fils ^Abdou l-Mouttalib. ^Abdou l-Mouttalib c’est un surnom, son vrai nom est Chaybatou l-Hamd. Chaybatou l-Hamd est le fils de Hachim qui est lui-même le fils de ^Abdou Manaf. ^Abdou Manaf avait plusieurs fils, dont Hachim. C’est une obligation d’ordre communautaire de connaître l’ascendance du Prophète.

 

Notre Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam est

Mouhammad fils de ^Abdou l-Lah

(les parents du Prophète ^Abdou l-Lah et ‘Aminah étaient musulmans)

fils de ^Abdou l-Mouttalib

( Al-Mouttalib n’est pas un des Noms de Dieu)

fils de Hachim

fils de ^Abdou Manaf.

 

^Abd veut dire esclave. Il a donc été surnommé : esclave du nom de son oncle paternel  parce que Chaybatou l-Hamd lorsqu’il était petit, il était sur une monture derrière son oncle Al-Mouttalib qui était un noble chez les gens de Qouraych. Mais ce jour-là Chaybatou l-Hamd n’était pas bien habillé. Il y a quelqu’un qui lui a dit : «  Qui est derrière toi ? « Al-Mouttalib a eu honte de dire que c’était son neveu, il a dit : «  ^Abdi « . C’est pour cela que Chaybatou l-Hamd a été surnomé ^Abdou l-Mouttalib, l’esclave de Al-Mouttalib. Donc tous ceux qui sont descendants de Hachim et Al-Mouttalib, même jusqu’à nos jours, il est interdit pour eux de prendre la zakat. Lorsque l’on dit les descendants de Hachim c’est-à-dire y compris les descendants du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. En effet, le Prophète n’a pas eu de fils qui a eu des enfants mais sa fille Fatimah avec notre maître ^Aliyy, ils ont eu Al-Haçan et Al-Houçayn. Aujourd’hui tous les descendants de du Prophète sont des descendants soit de Al-Haçan soit de Al-Houçayn. Ils sont soit Haçaniyy soit Houçayniyy. Fatimah Az-Zahrah est la meilleure des femmes de cette communauté, tandis que la meilleure des femmes dans l’absolu est notre dame Maryam mère du Prophète ^Iça. Quant à ^A‘ichah, épouse du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et fillle du compagnon Abou Bakr (que Allah l’agrée) c’est la femme qui a le plus de science.

 

Les descendants de Al-Haçan et Al-Houçayn ne prennent donc pas la zakat, mais ce qui est autre que la zakat, l’aumône en générale, il leur est permis de la prendre. Cela pour les descendants. Quant au Prophète, il ne prend ni l’aumône obligatoire ni l’aumône surérogatoire.

 

Les femmes lorsqu’elles ont entendu l’ordre du Prophète, elles se sont mises à donner des aumônes, elles donnaient leur bijoux dans le drap que tenait Bilal. Ce parce que l’aumône pour est une cause pour effacer le péché, le petit et le grand péché. Alors, n’oublions pas cela. Il se peut que par une aumône de notre part, Allah éloigne de nous certaines épreuves. Allahou ta^ala fait ce qu’Il veut. Le grand péché comme de renier les bienfaits ou encore de maudire un musulman injustement. Pour être pardonné du fait d’avoir maudit un musulman, il faut faire le repentir.

 

Comment se repentir d’avoir maudit un musulman ?

 

Si quelqu’un a maudit un musulman de face, c’est-à-dire que la parole a été entendue par celui qui a été maudit, il s’excuse auprès de lui, il regrette et il met dans son coeur l’intention de ne plus jamais le refaire. Allah lui efface son péché.

 

Également la femme qui a renié les bienfaits de son mari, si elle veut se repentir pour ne pas être châtiée dans l’au-delà, ce qu’elle fait c’est qu’elle s’excuse auprès de lui car son cœur a été blessé par ce reniement. Mais certains hommes se mettent à frapper. Certains même divorcent leur épouse. Cela veut dire que sa parole à elle a engendré de nombreux maux, de nombreux péchés qui auraient pu être évité si elle n’avait pas dit une telle parole. Elle s’excuse auprès de lui, elle regrette et elle a la ferme intention de ne plus le refaire ; ainsi elle aura fait son repentir.

 

Autre cas, si un musulman en maudit un autre sans que cette parole ne parvienne à celui qui a été maudit injustement, jusqu’à la fin de sa vie, dans ce cas c’est plus facile, le repentir est plus facile dans ce cas ; car si les paroles de malédictions lui étaient parvenues cela lui aurait fait du mal mais si elles ne lui sont pas parvenues cela ne peut pas lui faire du mal, mais ces paroles sont écrites, les anges les ont écrites. Le péché de celui qui la commit est inscrit. Le péché est néanmoins plus léger que si les paroles étaient parvenues à celui qui a été maudit injustement.

 

Par ailleurs, ce n’est pas quelque chose d’impossible que Allah pardonne à un musulman qui est mort chargé de péchés dont il ne s’est pas repentit, petits ou grands. Allah pardonne à qui Il veut (parmi les musulmans). Même si la personne est morte et qu’elle a commis beaucoup de péchés sans s’en être repentie, et elle n’a pas assez de bonnes actions pour dédommager ceux à qui elle a fait du mal, ceux qu’elle a insulter ou frapper ou consommer l’argent injustement ; Allah s’Il veut Il lui pardonne. Allah pardonne à certains musulmans mais la plupart il leur sera pris de leur bonnes actions pour dédommager ceux qu’ils ont léser. Si untel a frappé un autre ou insulté un autre ou prit l’argent d’un autre de manière injuste, au jour du jugement il lui sera pris de ses bonnes actions pour compenser le mal qu’il a fait à ses autres personnes. Les injustices, le tort qu’il a fait à ces gens-là seront compensés par ses récompenses qui seront données à ceux envers qui il a été injuste.

 

Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam  a posé la question à ses compagnons, ce qui a pour sens : «  Qui est celui qui est en faillite ? « , ses compagnons lui ont dit : «  C’est celui qui n’a ni dinar ni dirham « . Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam leur a expliqué que celui qui est en faillite c’est celui qui arrive au jour du jugement en allant fait la prière, le jeûne, la zakat mais il a insulté untel, il a frappé untel, il a pris l’argent à cet autre de manière injuste ; il lui sera alors prélevé de ses bonnes actions pour compenser ceux qu’il a lésé, puis lorsqu’il ne lui restera plus de bonnes actions pour compenser, il sera pris des mauvaises actions de ces autres pour lui être imputé et il sera jeté en enfer. Celui qui fait attention à cela, il ne va pas insulté à tout va, il ne va pas frappé injustement, il ne va pas renier les bienfaits.

 

Notre Chaykh a dit : «  C’est requis que vous évitiez ces péchés et que vous mettiez en garde autre que vous contre eux «.

 

Lorsque vous voyez une femme qui se dispute avec son mari et qui tombe dans ce péché, ne l’aidez pas dans ce péché, au contraire interdisez lui de commettre ce péché. Dites-lui : «  Crains Dieu, pourquoi est-ce que tu renies son bienfait ? C’est un grand péché que tu commets là « . Celle qui se tait pour la laisser commettre son péché, elle aussi tombe dans un péché.

 

Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam ne parle pas sous l’effet des passions, c’est une révélation de la part de Allah. C’est donc une preuve que cela se produit de la part des femmes. Ce n’est pas une minorité qui tombe dans cela, c’est une majorité. La plupart des femmes tombent dans ce péché.

 

Le Prophète a indiqué ce qui a pour sens : «  Si tu restes toute ta vie à agir en bien avec l’une d’elles, puis qu’elle a relevé une défaillance chez toi, elle te dit : «  Par Dieu, je n’ai jamais vu de bien chez toi ». C’est une majorité de femme mais ce n’est pas la totalité.

La louange est à Allah le Seigneur des mondes.

L’émigration du Prophète

Posted in cours général,Exhortation,Histoire,islam par chaykhaboulaliyah sur octobre 20, 2015

La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

 

Al-Boukhariyy a rapporté dans son sahih d’après Ibnou ^Abbas (que Allah l’agrée lui et son père) qu’il a dit : Le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a recu la révélation alors qu’il avait quarante ans, il est resté ensuite treize années à La Mecque, il recevait la révélation, puis il a reçu l’ordre d’émigrer à Médine et il est resté dix ans à Médine après quoi il est décédé à l’âge de soixante trois années. Fin de citation.

 

Son émigration, ^alayhi s-salam, son voyage qu’il a fait de la Mecque à Médine, c’eatot le mois de Rabi^ou l-‘awwal de la treizième année depuis le début de la révélation. Et c’était un lundi tout comme l’a rapporté l’imam Ahmad d’après Ibnou ^Abbas. Ainsi l’imam Ahmad rapporte d’après Ibnou ^Abbas que les agrée lui et son père, qu’il a dit : le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam est né un lundi, il a reçu la révélation un lundi, il est mort un lundi, il a quitté la Mecque pour émigrer à Médine un lundi, il est arrivé à Médine un lundi et il a placé la pierre noire dans la Mecque, dans la Ka^bah, un lundi.

 

La raison de son émigration ^alayhi ssalatou wa sallam c’est que lorsque la tribu de Qouraych a constaté que tous ceux qui étaient musulmans partaient à Médine en enmenant leurs femmes et leurs enfants, ils ont eu peur que le Prophète ^alayhi ssalatou wa sallam à son tour ne parte. Ils ont su que les musulmans ont dorénavant une force et une base. Ils se sont réunis pour se concerter à son sujet dans une maison qui s’appelle Darou n-nadwa. Et Iblis était présent avec eux et il était sous l’apparence d’un vieil homme de la région du Najd. Et chacun donnait un avis et Iblis disait :  » Non ce n’est pas la meilleure chose « . Iblis a attendu jusqu’à ce que Abôu Jahl qui était celui qui avait le plus d’animosité contre le Prophète ^alayhi ssalatou wa sallam. Il a dit :  » Nous allons prendre de chaque clan (de la tribu de Qouraych) un jeune homme et nous lui donnons une épée et ils vont tous attaquer le Prophète et ils le tuent comme si c’était un seul homme qui le tue en même temps et comme cela de ^Abdou manaf (c’est le clan du Prophète) ne vont pas vouloir venger le Prophète parce que ils auront à venger tous les autres clans et donc ils accepteront le prix du sang « . Et Iblis leur a dit :  » Ah oui cela c’est un bon avis « . Ils se sont donc quittés en ayant adopté cet avis. Et notre maître Jibril ^alayhi s-salam a alors avertit le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) que son peuple avait comploté contre lui. Le Prophète n’a pas passé la nuit dans l’endroit où il dormait habituellement. Et les jeunes hommes étaient juste devant la porte de la maison du Prophète, en train de surveiller pour qu’il dorme et ils sauteront alors sur lui. C’est alors que le Prophète ^alayhi ssalatou wa sallam a dit à notre maître ^Aliyy que Allah l’agrée :

 

 » Dors à ma place et couvre toi avec ma couverture à moi et rien de mal ne t’arrivera « .

 

Le Prophète ^alayhi ssalatou wa sallam a prit une poignée de terre et il est sortie pour affronter tous ces gens-là et Allah a fait qu’ils ne le voient pas. Il récitait sourat Yasin, le début de sourat Yasin et il mettait de la terre sur leur tête, à tous. Ils étaient tous endormis et il récitait sourat Yasin jusqu’à la parole de Allah qui signifie :

 

 » Nous les avons voilé et ils ne voient pas « .

 

Et ces premières parties de sourat Yasin comportent un secret quand quelqu’un veut affronter des gens ou des ennemis, il peut réciter ceux-là et par la barakah de ce verset il est protégé. Puis il est partit. Quelqu’un. Est venu et leur a dit :  » Mais Mouhammad est parti et chacun d’entre vous a de la terre sur la tête « . Chacun a trouvé qu’il y avait bien de la terre sur la tête. Puis ils se sont mis à vérifier si le Prophète était partit. Et ils voyaient qu’il y avait quelqu’un à l’intérieur recouvert avec le drap du Prophète. Ils ont dit :  » Non, non il n’est pas partit. Il est à l’intérieur, il dort « . Ils sont restés ainsi jusqu’au matin, jusqu’à ce que ^Aliyy est sorti du lit.

 

Al-Bayhaqiyy a rapporté dans le livre dalalou n-noubouwa’ que le Messager de Allah pour commencer son émigration. Il était en compagnie de Abou Bakr, que Allah l’agrée. Et Abou Bakr tantôt il marchait devant le Prophète et tantôt il était derrière lui, et parfois il marchait à sa droite et parfois il marchait à sa gauche. Alors le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) lui a dit ce qui signifie :

 

 » Pourquoi tu fais comme cela Abou Bakr ? Ce n’est pas de ton habitude de faire comme cela « .

 

C’est alors Abou Bakr lui a dit :  » Ô Messager de Dieu, quand je me rappelle les gens qui essayent de nous tendre un piège je marche devant toi, quand je me rappelle les gens qui sont à notre poursuite je marche derrière toi et parfois je marche à ta droite, parfois je marche à ta gauche ; je crains pour toi « .

 

Et quand ils sont arrivé devant l’entrée de la grotte, Abou Bakr a dit au Prophète :  » Par Celui Qui t’a envoyé avec la religion de vérité, je ne voudrais pas que tu entres avant que je n’entre, comme cela s’il y a un animal nuisible il me nuit à moi plutôt qu’à toi « . Il est entré et il n’a rien vu. Mais il y avait une fissure dans la grotte et dans cette fissure il y avait des serpents et des vipères, c’est alors que Abou Bakr a mis son pied dedans pour qu’ils ne sortent pas et ne nuisent pas au Messager et c’est alors qu’ils étaient en train de le mordre. Et ces larmes ont alors coulé. Le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) disait à notre maître Abou Bakr, que Allah l’agrée) :  » Allah nous donnera la victoire « .

 

Al-Bayhaqiyy a rapporté dans le livre dalalou n-noubouwa’, que la nuit où notre maître Mouhammad est entré avec Abou Bakr dans la grotte, Allah a ordonné à un arbre de pousser juste devant la grotte, ce qui a caché le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Il a ordonné à une araignée de tisser sa toile sur l’entrée de la grotte et Il a ordonné à deux pigeons de se poser juste à l’entrée de la grotte.

 

Les jeunes gens de Qouraych étaient venu comme c’était le complot de Qouraych, de chaque clan il y avait un homme. Ils étaient venu avec leurs bâtons et leurs épées. Quand ils étaient tout proche, l’un d’entre eux a été voir ce qu’il y avait à l’intérieur de la grotte. Il a vu qu’il y avait deux pigeons qui étaient juste à l’entrée de la grotte. Il est revenu auprès de ses compagnons. Ils lui dit :  » Pourquoi tu n’as pas regardé ce qu’il y avait juste à l’entrée de la grotte ? « . Il a dit :  » J’ai vu qu’il y avait deux pigeons juste à l’entrée de la grotte donc j’ai su qu’il y avait personne à l’intérieur « .

 

Donc ce n’est pas parce que l’araignée a tissé sa toile à l’entrée de la grotte où le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qu’il serait interdit de tuer les araignées. Si les araignées ce sont des animaux nuisibles, il y a du poison dans l’araignée donc il est permis de la tuer.

 

L’imam Ahmad a rapporté de ^Abdou r-Razzaq, d’après ^Outhman Al-Djazariyy, d’après l’esclave de Ibnou ^Abbas que Ibnou ^Abbas lui a appris à propos de la parole de Allah dans sourat Al-‘Anfal verset numéro 30 que Qouraych s’était concerté de nuit à la Mecque. Certains ont dit :  » Au matin, sautez sur le Prophète et attachez-le, ligotez-le.  » D’autres ont dit :  » Tuez-le plutôt « . Et d’autres ont dit :  » Chassez-le de la Mecque « . Allah a fait savoir à Son Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) le complot de son peuple contre lui. ^Aliyy s’est endormi cette nuit-là dans le lit du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Et le Prophète est parti à la grotte. Et les associateurs étaient juste devant la maison du Prophète, ils voyaient ^Aliyy sous les draps et ils croyaient que c’était le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Ils sont entré de force et quand ils ont vu que c’était ^Aliyy, ils ont été déçus. Ils lui ont dit :  » Où est ton compagnon ? « . ^Aliyy a dit :  » Je ne sais pas « . Ils ont suivi la trace du Prophète. Quand ils sont arrivés au niveau de la montagne ils ont perdu la trace, parce que autant sur la terre c’est facile de suivre la trace, dans la montagne c’était moins évident. Ils ont escaladé la montagne, ils sont passé devant la grotte. Ils ont vu sur l’entrée de la grotte la toile d’araignée. Ils ont dit que si quelqu’un était rentrée à l’intérieur il n’y aurait pas eu la toile d’araignée sur la porte. Il est resté trois nuits dans la grotte. Trois nuits après le Messager, il est resté trois nuits dans la grotte que l’on appelle Ghar thawr, c’est une grotte qui est connue jusqu’à maintenant on peut la visiter. Ils sont resté trois nuits dans la grotte puis ils sont partis puis avec notre Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) et Abou Bakr, il y avait ^Ammar Ibnou foughayrah à leur service et ils ont loué les services d’un guide qui pourrait leur indiquer le chemin. Ils ont pris plutôt le chemin qui longeait la cote plutôt que de prendre le chemin habituel de la Mecque pour aller à Médine. Ils ont suivi la cote et Allah a fait que leur ennemi a été détourné, son attention à été détourné pour qu’il ne suive pas ce chemin par la cote. Mais il y avait un homme pour suivre les gens à la trace, qui s’appelle Souraqah fils de Malik fils de Jouchoun Al-Moudlijiyy. On lui a dit qu’il y avait des points noirs, des gens avaient vu des points noirs au niveau de la cote. Il a pris son cheval. Il est partit à la recherche de ce dont on l’avait informé mais en cachette par rapport à son peuple. Il voulait le tuer le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) et gagner la récompense à lui tout seul, c’est pour cela qu’il n’a pas averti son peuple. Il voulait prendre la récompense à lui seul. Comme vous le savez tuer un Prophète ou vouloir le tuer c’est une mécréance car cela revient à émettre une objection contre Dieu. Et lui cet homme était mécréant à cette époque-là. Mais il ne pouvait rien faire car Allah préserve Son Prophète.

 

Il a été très rapide jusqu’à les rattraper. Abou Bakr regardait souvent derrière pour voir s’il était proche ou pas. Alors que le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) récitait le qour’an et il ne se retournait pas. Quand il était très très proche d’eux, le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit une invocation.

 

Il a dit : Allahoumma kfinahou kayfa chi’ta wa bima chi’t.

 

C’est-à-dire : Ô Allah, préserve nous de lui comme Tu veux et par la cause que Tu veux.

 

Ici il y a kfina parce que c’est pour deux personne ou plus. Si c’est une personne elle dit kfini. Et le hou à la suite c’est pour dire que c’est un homme. Si c’est pour plusieurs houm, si c’est pour une femme ha. Si c’est pour deux personnes houma. Si tu veux réciter cette invocation pour être préservé

 

Contre un homme : Allahoumma kfinihou kayfa chi’ta wa bima chi’t.

Contre une femme : Allahoumma kfiniha kayfa chi’ta wa bima chi’t.

Contre plusieurs personnes : Allahoumma kfinihoum kayfa chi’ta wa bima chi’t.

 

C’est-à-dire que on demande à Allah de nous préserver contre cet homme par la cause que Allah veut.

 

Et il a faut une invocation contre lui, c’est alors que les pieds de son cheval ce sont enfoncé dans la terre jusqu’au ventre. C’est alors que Souraqah a compris que ce n’était pas habituel. C’est une terre qui n’est pas des sables mouvants, c’est une terre rocailleuse. Il l’a appelé pour qu’il lui donne une garantie de sécurité, c’est-à-dire il n’allait pas lui faire du mal. Il lui a donné l’engagement qu’il n’allait pas le rattraper mais il demandait au Prophète de les sauver de cette situation et qu’il n’allait pas leur montrer le chemin que le Prophète avait suivi. Le Prophète a fait une invocation en sa faveur et le cheval est ressortit. Et le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) s’est arrêté et il a attendu que Souraqah viennent et il lui a ce que son peuple voulait lui faire, c’est-à-dire que son peuple voulait le tuer. Ils ont promis une récompense, ils ont mis sa tête à prix. Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) lui a dit :

 

 » Dissimule le chemin que nous avons pris.  »

 

Les arabes tiennent leur parole, même ceux qui étaient associateurs. Du fait qu’il l’a sauvé de l’épreuve dans laquelle il s’est retrouvé, il tenait sa parole même s’il était pas encore musulman à cette époque-là. Pourquoi je dis  » encore « , c’est que l’on va voir que cet homme allait devenir musulman par la suite. Et lorsqu’il est revenu sur ses pas Souraqah a vu que les gens allaient suivre ce chemin-là. Il leur a dit :  » C’est bon j’ai vérifié cette partie-là, cherchez ailleurs « .

 

Souraqah disait, lorsqu’il relatait cet événement par la suite :  » Quand je suis parti de chez moi, j’étais de ceux qui étaient le plus motivé pour les rattraper et quand je les ait quitté j’étais le plus motivé pour que personne ne les rattrape.  »

 

Et Souraqah disait par la suite de la poésie dans laquelle il s’adressait à Abou Jahl. Il lui disait :

 

 » Ô Abou Hakam, si tu étais témoin concernant ce qui est arrivé à mon cheval quand ses pieds se sont enfoncé dans le sol, tu auras su et tu n’auras point douté que Mouhammad est un Messager et qui a des preuves. Qui peut lui tenir tête ? Alors, empêche les gens de lui nuire car je suis sûr qu’un jour ce à quoi il appelle aura le dessus et que tous les gens dans leur totalité vont souhaiter être avec lui.  »

 

Il a été dit que le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a fait écrire pour Souraqah un écrit sur des os ou sur de la peau et qui était une garantie de sécurité, c’est-à-dire à chaque fois que Souraqah quelqu’un voulait lui nuire il lui montrait ce que le Prophète lui avait fait écrire, par reconnaissance

 

Et vous savez que le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) ne savait ni lire ni écrire. Et cela c’est un miracle pour lui. Toute cette science, toutes ces connaissances, les hadiths, le qour’an, tout cela il l’a transmis un livre ancien, sans avoir rencontré des gens, sans avoir étudié auprès de gens, et cela c’est un grand miracle pour lui (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam).Et l’un d’entre nous combien de temps il passe à lire des livres et des livres, et il n’arrivera pas à un pourcentage infime des connaissances que le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) avait enseigné et des bon s caractères auxquels il avait appelé, la croyance de vérité qui consiste à reconnaître qu’il n’est de Dieu que Dieu et que Mouhammad est le Messager de Dieu.

 

Il a été rapporté donc que cet écrit, sans que ce soit lui qui l’ait écrit mais il a ordonné à quelqu’un de lui écrire. Le jour de la conquête de la Mecque, Souraqah l’avait montré au Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Et ceci est sans aucun doute un grand bienfait que le Prophète avait fait pour Souraqah.

 

Il s’est manifesté pour Souraqah un des miracles du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam), un des signes de sa prophétie ; puisque le Prophète a dit à Souraqah alors qu’il n’était pas encore musulman. Il lui a dit :  » Tu verras Souraqah, un jour tu vas porter les bracelets de Chosroes « . Chosroes qui était le roi de Perse. Et effectivement plus tard, lors du califat de notre maître ^Oumar Ibnou l-Khattab, Souraqah était devenu musulman entre temps et il est allé dans l’armée des musulmans lorsqu’elle est partie à la conquête de la Perse. Et parmi le butin qu’ils ont eu, il y avait les bracelets de Chosroès et c’était la part qui revenait à Souraqah. Le Prophète lui avait dit bien avant de mourir et cela c’est un des signes de la prophétie de notre maître Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam).

 

Par la suite, sur leur chemin ils sont passé par la tente d’une femme qui s’appelle Oummou Ma^bad. Elle avait planté sa tente dans le désert. Cette femme est surnommée Oummou Ma^bad, la mère de Ma^bad, mais elle s’appelait ^Atikah. Son prénom c’est ^Atikah, ^Atikah fille de Khalid Al-Khouza^iyy. Elle était sur leur chemin, elle était à l’intérieur de sa tente et elle proposait de l’eau et du lait aux gens et aux voyageurs. C’était sa tâche et elle gagnait sa vie ainsi. Notre Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a vu qu’elle avait une brebis. Il lui a dit :  » Qu’est-ce que c’est ? « , elle lui a dit :  » C’est une brebis mais qui est tellement faible que elle n’a pas de force pour sortir paître avec le troupeau.  » le Messager lui a dit ce qui signifie :  » Est-ce qu’elle a du lait ?  » elle a dit :  » Elle est plus faible que de donner du lait « . Le Messager a passé sa main honorée sur le dos de la brebis, puis sur les mamelles de la brebis, il a évoqué le Nom de Dieu et il a fait des invocations. Et il a pu traire suffisamment de lait pour qu’ils puissent boire jusqu’à satiété. Puis il a trait un deuxième récipient et il a laissé le récipient de lait plein chez cette femme. Et il est partit après avoir pris l’engagement d’elle qu’elle soit musulmane et la barakah est restée chez cette femme. Ceci est sans aucun doute quelque chose qui sort de l’ordinaire parce que une brebis qui est famélique elle ne va pas pouvoir donner du lait suffisamment pour plusieurs personnes. Ceci est une preuve que c’est Allah qui crée toute chose, ce n’est pas la brebis qui crée le lait. Et Allah a voulu que d’une brebis qui est très faible sorte du lait en grande quantité et ceci pour soutenir et confirmer le Prophète Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam).

 

Il y a une autre version pour ce même événement, c’est que lorsque le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) est partit de la Mecque pour faire l’émigration à Médine en compagnie de Abou Bakr et du serviteur de Abou Bakr qui était ^Ammar Ibnou Foughayrah, et leur guide ^Abdoiu l-Lah Ibnou ^Ourayqit, ils sont passé auprès de la tombe d’une femme qui s’appelle Oummou Ma^bad Al-Khouza^iyy qui était une femme qui donnait à boire et à manger. Ils lui ont dit si elle avait de la viande et des dattes pour les acheter. Ils n’ont rien trouvé chez elle. Et comme ils étaient fatigués et affamés. Ils ont vu qu’il y avait une brebis à l’intérieur de la tente. Le Messager lui a dit :  » Ô Oummou Ma^bad, est-ce que cette brebis a du lait ?  » elle lui a dit :  » C’est une brebis qui est très faible, elle n’a pas « . Il lui a demandé :  » Est-ce que tu m’autorise que je trait cette brebis ? », elle a lui a dit :  » Oui si tu peux tirer du lait « , c’est alors que le Prophète a passé sa main honorée sur les mamelles de cette brebis, il a évoqué le Nom de Allah, il a fait des invocations pour que Allah fasse qu’il y ait de la barakah dans cette brebis et elle a eu des poussée de lait et il a pu la traire. Il a demandé un recipient, il a trait, puis il a donné à Oummou Ma^bad qui a pu boire puis il a donné à ses compagnons puis c’est lui qui a bu en dernier. Puis il remplit à nouveau le récipient de lait et il l’a laissé et il a pris d’elle le pacte d’allégeance sur l’islam et ils sont partit ils l’ont laissée. Puis lorsque son mari est venu, il s’appelait Fils de Al-Jawn. Il avait un troupeau de moutons qui étaient très faibles. Quand il a vu le récipient de lait, il était très étonné. Il a dit :  » Comment tu as ce lait alors que il n’y a pas de brebis qui donne de lait dans la maison ? « , elle a dit :  » Il y a un homme béni qui est passé par là et c’est grâce à lui que nous avons ce lait « , il lui a dit :  » Décris le moi « .

 

Et là, Oummou Ma^bad Al-Khouza^iyyah a décrit le Messager (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) d’une manière très éloquente et très précise et c’est cette description qui est restée transmise de générations en générations comme étant la description du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Ce sont des mots qui sont tre précis, très jolis en arabe mais très fins.

 

Elle a dit :  » Sa beauté saute aux yeux. Son visage est extrêmement beau. Il a un très bel aspect. Il n’a pas le ventre qui est gros et qui tombe. Et il n’a pas une tête qui est petite. Sa beauté saute aux yeux, la beauté générale et la beauté de chaque partie de son visage. Ses yeux sont un iris très noir qui contraste avec le blanc de l’œil. Se cils sont longs et recourbés. Sa voix n’est pas stridente mais elle est posée. Et son cou est brillant. Sa barbe elle est très épaisse. Il a le bout de ses paupières comme s’il y avait du kouhoul dessus sans qu’il n’y en ait. Ses sourcils sont long et fins et arqués. Ses cheveux sont très noirs. Quand il est silencieux il inspire le respect et quand il parle toute sa beauté se manifeste. Il est très beau de loin et très beau de près. Ses paroles sont éloquentes. Il parle de manière concises sans que ce soit peu de mots de sorte à considérer que ce n’est pas intéressant ni beaucoup de mots de sorte à ce que cela devienne inutile. Ses paroles sont comme des perles d’un copier. Il est de taille intermédiaire, il n’est pas très petit ni très grand. Il est comme entre deux branches (c’est-à-dire que elle fait référence à ses compagnons). Il est celui des trois qui a le plus bel aspect. Il a des compagnons qui l’entourent. Lorsqu’il parle, ils écoutent ce qu’il dit. Lorsqu’il donne un ordre, ils s’empressent à l’exécuter. Il est bien entouré, toujours des gens à son service. Il n’est pas de couleur terne et il n’est pas de ceux qui disent des paroles inutiles.  »

 

Abou Ma^bad a alors dit :  » C’est sans aucun doute celui que Qouraych est en train de rechercher et j’ai voulu lui tenir compagnie. Si je pouvais le faire, je serais son compagnon « .

 

À la Mecque, ils ont entendu une voix qui leur annonçait ce qui c’était produit chez Oummou Ma^bad et comment le Prophète s’était arrêté chez elle et que il a pu extraire du lait d’une brebis qui était complètement faible.

 

‘Asma a dit :  » Quand nous avons entendu cette voix à la Mecque nous avons su quelle était la destination du Prophète et qu’il s’y dirigeait vers Médine « .

 

Lorsque le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) est arrivé à Médine, ^Outban Ibnou Malik est venu avec des gens du clan de Bani s-salim. C’était des gens de Médine. Ils ont pris la bride de la chamelle du Prophète et ils lui ont dit :  » Viens habiter chez nous, nous sommes nombreux, nous avons beaucoup de réserves, nous allons te défendre « . Mais le Prophète a dit :  » Laissez la chamelle poursuivre son chemin, Dieu lui a ordonné de marcher jusqu’à s’arrêter dans l’endroit où sera ma mosquée « . Ils ont laissé les premiers donc la famille de Banou s-salim ont laissé la chamelle et elle est passé auprès de la famille de Banou sa^idah et Abou ^Oubadah est venu en la compagnie de d’autres hommes et il a demandé la même chose au Prophète, de venir s’installer chez eux. Mais le Prophète leur a répondu la même chose qu’aux premiers. Elle a poursuivi son chemin jusqu’à arriver près de la résidence de bani l-Harif, et c’était Sa^ad Ibnou Rawif et ^Abdou l-Lah qui ont voulu faire la même chose, ils ont proposé la même chose que le Prophète s’installe chez eux mais le Prophète à répondu de la même manière. Et quand la chamelle a poursuivi son chemin jusqu’à passer auprès d’une résidence d’un des oncles paternels du Prophète et Ibnou Qays est venu et a proposé la même chose, mais le Prophète a répondu la même chose c’est-à-dire laissez la chamelle poursuivre son chemin. Quand elle est arrivé près de la résidence de Bani Malik Ibni Najar, la chamelle s’est accroupie c’est-à-dire Allah lui a ordonné de s’accroupir dans l’endroit qui allait être la mosquée du Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). À ce moment cet endroit appartenait à deux jeunes gens qui étaient orphelins de Banou Malik Ibni Najjaar qui étaient sous la tutelle d’un homme. Quand la chamelle s’est accroupit, le Prophète n’est pas descendu, il est resté. Elle est resté un peu puis elle s’est relevée, elle a marché un peu sans aller trop loin et le Prophète lui avait lâché les brides comme cela elle pouvait aller où elle voulait. Puis elle a fait demi-tour, elle s’est accroupie au même emplacement, le premier. Elle s’est relâchée et elle a posé son cou sur le sol. Le Prophète est alors descendu et c’était en plein milieu de la journée. C’est alors que Abou ‘Ayyoub, Khalid Ibnou Zayd qui fait partit de Banou Najjaar a pris les bagages du Prophète Bani Malik Ibni Najar, il a fait rentrer la chamelle chez lui et il l’a invité chez lui parce que Khalid Ibnou Zayd fait partie de oncles maternes de ^Abdou l-Lah Ibnou Mouttalib le grand père du Prophète. C’est pour cela que l’on dit l’oncle maternel. Quand les gens ont invité le Prophète chez eux, il a dit :  » Je vais là où sont mes bagages « .

 

Et il y avait des jeunes filles qui étaient très contentes que le Prophète soit dans leur grande résidence, parce que chaque clan occupait un quartier, il était dans leur quartier. Elles disaient :  » Nous sommes des filles de Bani Najjaar (Bani Najjaar la famille de Abou ‘Ayyoub Al-Ansariyy et ce sont la famille des oncles maternels de ^Abdou l-Lah Ibnou Mouttalib, le grand père du Prophète), nous sommes heureuses que Mouhammad soit notre voisin « . Elle disait cela en chantant avec des douffs. C’est alors que le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) s’est adressé à elles. Il leur a dit :  » Est-ce que vous m’aimez ? « , elles ont dit :  » Oui bien sûr, par Allah nous t’aimons  » et il répondu :  » Et moi aussi je vous aime  » il a répété cela trois fois.

 

Et Zayd Ibnou Thabit a dit :  » et le premier cadeau qui a été fait au Prophète à ce moment-là c’était un grand récipient dans lequel il y avait du beurre rance et du lait et je lui ait dit c’est ma mère qui te l’a envoyé « , et le Prophète lui a dit ce qui signifie :  » Que Allah te donne des bénédictions « . Et il a invité ses compagnons et ils ont mangé et chaque jour ramenaient de la nourriture pour l’offrir au Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam). Et il a résidé ainsi chez Abou ‘Ayyoub Al-‘Ansariyy jusqu’à ce qu’il a fait construire sa mosquée qui était large. Qui était grande, après avoir acheté le terrain des héritiers. Mou^adh Ibnou ^Afra lui a dit :  » Ils appartiennent à Sahal et Souhayl deux garçons qui sont les fils de ^Ammaar ce sont des orphelins et c’est moi qui suit en charge d’eux.  » Le Messager a proposé de l’acheter de chez eux mais ils lui ont dit :  » Nous voulons te l’offrir « , il refusé jusqu’à l’acheter pour dix dinars. Il a ordonné à Abou Bakr de leur donner cet argent. Il a ordonné que l’on coupe les arbres et les palmiers. Et il a ordonné que l’on fabrique des briques de terre pour construire les murs. Il y avait des tombes de Al-jahiliyyah là-bas, les os ont été déplacés et la terre a été aplatie et ils ont fondé la mosquée. Sa longueur en direction de la Qiblah est de cent coudées. Une coudée c’est un peu moins qu’un demi mètre. Et sur les deux côtés la même chose, c’est-à-dire qu’il était de forme carré. Et il a été dit qu’il était moins que cent coudées. Les fondations étaient environ de trois coudées en pierres. Puis ils l’ont construite avec des brique de terre cuite. Et le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) déplaçait avec eux les pierres. Et le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) disait :

 

 » Ô Allah la vie réelle dans laquelle il y a une félicité c’est la vie de l’au-delà. « , et cela c’est une invocation qui convient de dire quand on voit quelque chose qui nous plaît ou qui nous déplaît.

 

On dit : Allâhoumma la ^aycha ‘illa ^aychou l-‘akhirah.

 

Et il disait :  » Ô Allah accorde le Pardon aux Ansar (partisans) et aux mouhajiroun (émigrants) « .

 

Enfin, une information utile pour guérir des maladies difficiles, par la Volonté de Dieu.

 

Une première méthode.

Réciter la basmalah (Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim) 1000 fois.

 

Une deuxième méthode.

Réciter le verset 58 de sourat An-Najm (Layça laha min douni l-Lahi kachifah) 1000 fois.

 

Pour les deux méthodes :

On place de l’eau dans trois récipients.

Souffler après les mille fois sur l’eau des trois récipients.

Boire un peu des trois récipients.

Se laver avec le reste.

Ce verset a été expérimentée pour des maladies difficiles et il y a eu la guérison et même certains médecin n’ont pas pu croire le résultat.

Le supplice et la félicité de la tombe

Posted in cours général,Croyance,Exhortation,islam,société par chaykhaboulaliyah sur janvier 14, 2015
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La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Que Allah honore et élève d’avantage le rang de notre maître Mouhammad صلى الله عليه و سلم et qu’il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle. Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse rappeler ce que nous avons oublié, qu’Il nous augmente en connaissance et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son Agrément.

Dans sourat Ghafir, la ‘ayah 46, Allah nous apprend que ceux qui ont suivi Pharaon sur la mécréance et sur le chirk, le fait d’attribuer des associés à Allah, ces gens-là seront exposés au feu de l’enfer durant Al-Barzakh, c’est-à-dire lorsqu’ils sont dans leurs tombes. Le barzakh c’est la partie qui s’écoule entre la mort et la résurrection. Durant cette période, ceux qui ont suivi Pharaon dans la mécréance, c’est-à-dire tous les mécréants, pas seulement ceux qui étaient contemporains à Pharaon, ils seront exposés au feu sans entrer dans l’enfer, cela va les augmenter en terreur. Une fois en début de journée, et une fois à la fin de la journée. Ghoudouwwan Al-ghadat, en langue arabe, c’est une période de la journée qui s’écoule depuis l’aube jusqu’à aDDouha qui est environ vingt minutes après le lever du soleil. Et Al-^achiyy c’est la fin de la journée c’est-à-dire le temps de al-^Asr jusqu’à la fin de la journée. Ce n’est pas exactement l’après-midi. Ils seront exposés c’est-à-dire qu’ils verront leur place en enfer et seront apeurés par ce qui va les attendre, tous les jours. Depuis la mort jusqu’à la résurrection. Cela concerne ceux qui sont mécréants comme Pharaon, cela ne signifie pas ses proches parents.

Un exemple de châtiment dans la tombe, c’est la pression dans la tombe qui devient très forte au point que les cotes de la cage thoracique vont s’entrecroiser. Cela concerne les mécréants et certains musulmans grands pécheurs. Certains musulmans grands pécheurs tels que ceux qui se salissent après avoir uriné, ils salissent les vêtements ou le corps avec le reste de l’urine. C’est un grand péché. C’est une cause de supplice dans la tombe. Les gens ne pensent pas que c’est si grave que cela,et pourtant c’est grave. Dans un hadith, le Prophète (^alayhi salatou wa sallam) est passé auprès de la tombe de deux musulmans, il a dit ce qui a pour sens : « Ils sont en train de subir un châtiment pour quelque chose que les gens ne considèrent pas comme grave. Et pourtant, ce sont deux péchés qui sont graves. » L’un commettait la namimah, c’est-à-dire le colportage des paroles pour semer la discorde. Il va voir un musulman, il lui rapporte une mauvaise parole de sa voisine à son sujet, s’il s’énerve et la blâme, le colporteur se rend chez la voisine pour lui dire. Semer la zizanie entre deux musulmans, c’est un grand péché. Le deuxième, des deux qui subissaient un châtiment, il se souillait avec le reste de l’urine. Le Prophète a bien dit que cela ne paraît pas grave et pourtant c’est grave. C’est pour cela que c’est très important lorsque l’on a des enfants de leur enseigner comment faire l’istinja’ correctement pour ne pas qu’ils se salissent avec l’urine. On ne touche pas l’urine, on verse de l’eau avec la main droite et on frotte avec la main gauche. Selon certains savants, dans certains cas on peut utiliser le papier au moins en trois fois ou plus, jusqu’à ce que l’endroit soit nettoyé. Quant au musulman qui est pieux, il sera dans une félicité dans sa tombe, dans n’importe quel endroit où il est enterré, même s’il est enterré en plein milieu de mécréants. Il se peut que Allah charge des anges qui viennent le prendre d’où il est pour l’emmener là où il souhaitait être enterré. Le Prophète (^alayhi salatou wa sallam) nous a dit que il y a des anges qui ramènent la nuit des musulmans qui sont morts loin de Médine mais voulaient mourir à Médine, la ville du Prophète (^alayhi salatou wa sallam), et des gens qui étaient morts mécréants à Médine, les anges les y enlèvent et les font sortir de la ville.

Dans un autre verset, dans sourat Taha, le verset 124 Allah nous apprend que ceux qui se seront détourné de la foi, ceux qui auront rejeté l’Islam ils auront une vie difficile. Il s’agit ici de la vie dans la tombe, et non pas la vie du bas-monde. Ces deux versets sont une preuve du supplice dans la tombe : le verset 46 de sourat Ghafir et le verset 124 de sourat Taha. Ces deux versets sont une preuve que celui qui est enterré, son âme revient dans son corps et il ressent le châtiment, qu’il soit châtié pour la mécréance ou les péchés. Il va ressentir le supplice. Ces deux versets nous sont parvenus concernant le supplice dans la tombe pour le mécréant. Concernant les musulmans désobéissants, c’est-à-dire ceux qui commettaient les grands péchés et qui sont morts avant le repentir, ils seront de deux catégories :

– une catégorie à qui Allah pardonne et ils ne seront pas suppliciés dans la tombe.

– une catégorie que Allah châtie dans la tombe, puis le supplice va s’arrêter et ils auront un reste de châtiment dans l’au-delà.

Al-Boukhariyy, Mouslim, ainsi que At-Tirmidhiyy, Abou Dawoud et An-Naça‘iyy ont rapporté de Ibnou ^Abbas (que Allah l’agrée lui et son père) que le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) était passé auprès de deux tombes de musulmans et il a dit ce qui signifie : « Ils sont en train de subir un supplice et ils subissent un supplice pour quelque chose que les gens ne considèrent pas comme grave. », puis il a dit ce qui signifie : « Et pourtant, ce sont des choses qui sont graves. L’un des deux, il rapportait la parole des uns aux autres pour semer la discorde et la zizanie entre les gens, et le deuxième il se souillait avec l’urine. » Puis le Prophète (^alayhi salatou wa sallam) a demandé qu’on lui donne une tige verte de palmier, il l’a coupé en deux et il a planté une tige verte sur chacune des deux tombes. Puis il a dit ce qui signifie : « J’espère que grâce à ces tiges vertes le châtiment sera allégé pour eux. » Cela car la tige, la plante, lorsqu’elle est verte elle évoque Dieu et grâce à cette évocation ce sera une cause d’allègement pour ces musulmans. Les savants ont dit : si une tige verte qui fait le tasbih pour un musulman dans sa tombe est utile pour ce musulman, à plus forte raison si c’est un musulman qui récite le Qour’an sur la tombe, c’est utile. A fortiori, si c’est un Homme, un être vivant qui récite, qui évoque le Qour’an qui est la parole de Dieu, c’est utile. Le Prophète (^alayhi salatou wa sallam) a dit : (iqra’ou ya-sin ^ala mawtakoum) ce qui signifie : « Récitez (sourat) Ya-sin pour vos morts. »

Dans un hadith rapporté par Ad-Daraqoutniyy, d’après le compagnons Abou Hourayrah (que Allah l’agrée) le Messager de Allah (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Veillez à ne pas vous souiller avec l’urine car la plupart du supplice dans la tombe sera à cause des gens qui se souillent avec l’urine. » c’est-à-dire veillez à ne pas vous souiller, ni le corps ni les vêtements, avec l’urine. La plupart du supplice dans la tombe est à cause de cela.

Il a été authentifié dans les hadiths et les nouvelles sûres que l’âme revient au corps lorsque la personne est dans sa tombe, comme du hadith de Al-Bara‘ Ibnou ^Azib rapporté par Al-Hakim, également par Al-Bayhaqiyy ainsi que Abou ^ouwana et qui a été jugé sahih par plus d’un savant. Et le hadith de Ibnou ^Abbas qui a été attribué au Prophète (^alayhi salatou wa sallam) dans lequel le Prophète a dit ce qui signifie : « Tout musulman qui passe auprès de la tombe de son frère, qui le connaissait quand il était vivant, et lui passe le salam, il le reconnaît et il lui rend le salam. » hadith rapporté par Ibni ^Abdi l-Barr et ^Abdou l-Haqq Al-‘Ichbiliyy. Nous, nous croyons en ce qui est rapporté dans ce hadith, même si nous n’entendons pas le salam rendu par ce mort car Allah a fait que nous ne l’entendons pas. Et ce hadith en question de ce compagnon Al-Bara‘ Ibnou ^Azib est long. Il figure dans ce hadith explicitement : « et l’âme revient dans son corps. » Quant au hadith de Ibnou ^Abbas, il a été rapporté par Ibni ^Abdi l-Barr dans At-tamhid et dans l’istidhkar, jugé sahih par le Hafidh ^Abdou l-Haqq. Cela indique que l’âme retourne dans le corps de celui qui est mort, soit elle retourne dans tout le corps ce qui est le sens apparent du hadith, soit dans une partie du corps. Et c’est encore plus sûr que l’âme retourne dans le corps concernant les prophètes. Le hadith de ‘Anas d’après le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qui a dit ce qui signifie : « Tous les prophètes sont vivants dans leur tombe, ils font la prière. » C’est un hadith qui a été jugé sahih par Al-Bayhaqiyy et Ibnou Hajar Al-Asqalaniyy a été d’accord avec lui. Le retour de l’âme dans le corps est authentique, confirmé, que ce soit les gens qui sont vertueux et les gens qui sont pervers. Le fait que l’âme retour dans le corps des prophètes c’est une chose encore plus sûre. Il y a un hadith du Prophète Mouhammad (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qui nous indique que tous les prophètes sont vivants dans leur tombe, ils accomplissent la prière. Ceci est valable pour tous les prophètes. Mais, pour d’autres que les prophètes, des hommes et des femmes qui étaient vertueux durant leur vie, il arrive pour eux qu’ils aient cela, qu’ils font la prière dans leur tombe mais ce n’est pas généralisé pour la totalité d’entre eux. Comme un successeur des compagnons, on appelle en arabe At-Tabi^iyy, c’est-à-dire quelqu’un qui n’a pas rencontré le Prophète (^alayhi salatou wa sallam) mais qui a rencontré les compagnons du Prophète, ce successeur qui s’appelle Thabit A-Bounaniyy. Il a été observé faire la prière dans sa tombe après sa mort.

Ibnou Rajab dans son livre Ahwalou l-Qoubour, a dit Abou Nou^aym a rapporté avec sa chaîne de transmission d’après Mouhammad fils de ^Abdoul-Lah Al-‘Ansariyy il a dit ‘Ibrahim Ibnou SSima Al-Mouhallabiyy nous a rapporté : Ceux qui sont passé auprès des cimetières sur le chemin entre Al-Basra’ jusqu’à la Mecque, entendaient la fin de la nuit la récitation du Qour’an de Thabit Al-Bounaniyy. Il a dit : « Nous entendions la récitation depuis sa tombe. »

Avec la même chaîne de transmission, d’après Yassar Ibnou Houbaych, d’après son père, il a dit : « Par Allah, il n’est de dieu que Lui, c’est moi qui ai fait rentrer Thabit Al-Bounaniyy dans sa tombe et j’avais avec moi un homme qui s’appelle Houmayd et un troisième. Quand nous avons terminé, lorsque l’on a mis les pierres dans al-lahd [car les musulmans ne mettent pas la terre directement sur le corps, ils séparent d’abord par des pierres], une pierre qui est tombée. Alors, je suis redescendu dans la tombe pour la remettre et quand je suis redescendu je l’ai vu en train de faire la prière. J’ai demandé à celui qui était avec moi, je lui ai dit :  » Tu le vois, n’est-ce pas ? « , il m’a dis :  » Tais-toi  » » Lorsqu’ils ont terminé l’enterrement, ils avaient recouverts de terre, ils sont parti voir la fille de Thabit. Ils lui ont dit :  » Mais qu’est-ce qu’il faisait Lyon père lorsqu’il était vivant?  » Elle était intelligente, elle leur a dit :  » Pourquoi vous me posez cette question ? qu’est-ce que vous avez vu ?  » Ils lui dit :  » Nous l’avons vu, il était en train de faire la prière dans sa tombe.  » Elle leur a dit :  » Il a veillé cinquante années [non pas cinquante nuits mais bien cinquante années] en prières surérogatoires.  » En plus des cinq prières obligatoires quotidiennes. A la fin de la nuit, il disait :  » Ô Allah, si Tu accordes à quelqu’un de faire la prière dans la tombe, accordes le moi.  » Et Allah, l’a exaucé. Voilà le cas de ceux qui étaient sur la piété, Allah leur a accordé.

Il a rapporté également, toujours dans ce livre qui s’appelle Ahwalou l-Qoubour, d’après Salim le fils de ^Abdoul-Lah le fils de ^Oumar Ibnou l-Khattab c’est-à-dire que celui qui rapporte le hadith son grand père c’est notre maître ^Oumar Ibnou l-Khattab. Salim rapporte de son père ^Abdoul-Lah mentionné par le Prophète comme étant vertueux, que ce dernier a dit : « Je suis sorti un jour voyager de nuit tout seul et je suis passé auprès de tombes de gens qui ont vécu pendant la jahiliyyah. J’ai vu un homme qui sortait de la tombe et qui était tout en feu et il avait une chaîne attaché au coup, et j’avais un récipient d’eau. Quand il m’a vu, il m’a dit :  » Ô ^Abdoul-Lah, s’il te plaît donne-moi à boire, verse de l’eau sur moi.  » Wal-Lahi, je ne sais pas s’il m’a reconnu que je m’appelle ^Abdoul-Lah ou c’est l’habitude des arabes d’appeler quelqu’un ^Abdoul-Lah [esclave de Dieu] lorsqu’ils ne le connaissent pas. C’est ainsi qu’un autre est sorti juste derrière et il m’a dit :  » Ô ^Abdoul-Lah, ne lui donne pas à boire c’est un mécréant. » Ce dernier l’a tiré par la chaîne et la fait rentrer à nouveau dans la tombe. À une autre occasion, [toujours dans ce voyage de nuit] j’ai trouvé refuge près de la maison d’une vieille femme et près de sa maison, il y avait une tombe. De la tombe, j’entendais la voix de quelqu’un qui disait :  » Est-ce que c’est à cause de l’urine ou est-ce que c’est à cause de l’eau ? Est-ce que c’est à cause de l’urine ou est-ce que c’est à cause de l’eau ?  » J’ai demandé à cette vieille femme, je lui ai dit :  » De quoi s’agit-il ?! « . Elle a dit :  » C’est mon mari qui est mort et depuis, on l’entend dire cela parce que lorsqu’il était vivant il se souillait avec l’urine. Pourtant, je le reprenais à chaque fois, je lui disais : mais même le chameau quand il urine il écarte ses pattes pour ne pas se salir et toi tu te souilles avec l’urine. Un jour qu’il était assis, un homme est venu et lui a dit : s’il te plaît donne-moi à boire je vais mourir de soif. Mais il n’a pas voulu, il a répondu : Voilà il y a un sot qui est accroché, prend tout seul. Il lui a dit : Mais, je te dis je vais mourir. Il lui a répondu : Voilà le seau, et l’homme est tombé raide mort. Depuis, mon mari subit un supplice dans sa tombe. Il se pose la question : Est-ce que le supplice que j’ai c’est à cause de l’urine ou est-ce que c’est à cause de l’eau que je n’ai pas donnée à cet homme qui allait mourir de soif ?  » ^Abdoul-Lah a dit : « Lorsque je suis arrivé à Médine, j’ai rapporté au Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam de quoi j’ai été témoin. » Le Messager ne lui a pas dit c’est faux, mais il a incité à ne plus voyager seul la nuit, et de voyager plutôt en groupe.

Pour ce qui concerne la félicité dans la tombe et ce qui a été observé, c’est quelque chose qui a été vu à de nombreuses reprises. Ibnou Abi Douniya a rapporté concernant la félicité dans la tombe, dans le livre A^iqa Al-Bouka’, avec sa chaîne de transmission, d’après Soukayn fils de Maskin, un homme qui s’appelait Warad Al-^ijliyy quand il était mort, ils l’ont emmené vers sa tombe et ils ont trouvé que le bas de la tombe était remplie de plantes, de tiges vertes qui étaient très parfumées. Ce n’est pas eux qui les y ont mises, ils les ont trouvé là-bas. Alors, certains ont pris de cette plante verte, elle est restée soixante-dix jours avec une belle odeur sans devenir sèche. Elle n’a pas cassée, elle est restée verte. Comme les gens allaient tous les jours voir cette tige qui avait été prise de la tombe de Warad Al-^ijliyy, le gouverneur de la région l’a prise. Il craignait que les gens commettent des péchés et la cachée dans sa maison, puis il ne la plus retrouvée. Il ne savait plus qui l’avait prise.

Al-Boukhariyy et Mouslim ont rapporté d’après ‘Anas, d’après le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) qu’il a dit ce qui signifie : « Lorsque l’esclave est mis dans tombe et que ses compagnons s’en vont, il entend le brut de leurs pas. Quand ils sont parti, deux anges viennent à lui et vont l’interroger. Ils vont lui dire : Que disais tu de cet homme Mouhammad ? Le musulman qui est accompli il disait : je témoigne qu’il est l’esclave de Dieu et Son Messager. Alors, il lui sera dit : Regarde la place qui t’attendait en enfer, Allah te la remplacée par cette autre place au Paradis. Et il verra les deux places. Quant au mécréant ou à l’hypocrite, il dira : je ne sais pas, je disais comme les gens disaient. Il lui sera dit pour l’humilier : tu n’a rien su et tu n’as rien dit. Ils lui donneront un coup de masse de fer entre les oreilles. Il poussera un cri tellement fort que tous ceux qui sont autour vont entendre sauf les humains et les djinns.» c’est-à-dire que les animaux qui sont autour de la tombe vont entendre le cri qu’il va pousser. Il a été dit que ce coup il est tellement fort que s’il s’abattait sur une montagne, il la ferait tomber.

D’après ^Abdoul-Lah le fils de ^Ammar Ibnou l-Khattab, il a cité lorsque le Messager a parlé des deux anges qui interrogent dans la tombe, alors ^Oumar Ibnou l-Khattab (que Allah l’agrée) a dit : « Est-ce que nous allons reprendre conscience lorsque nous serons dans la tombe ? » et le Messager (^alayhi salatou wa sallam) lui a répondu ce qui signifie : « Vous serez conscients comme vous l’êtes maintenant. » alors notre maître ^Oumar Ibnou l-Khattab a dit une parole en arabe dont le sens apparent est : je mets des pierre dans ma bouche, qui signifie : je ne parle plus, il n’y a plus rien à dire. Après, la confirmation du Prophète on ne débat pas car le Prophète est un envoyé de Dieu. Dieu lui a donné des miracles qui sont une preuve de sa véracité, donc tout ce qu’il dit est vérité. Dieu l’a confirmé et Dieu ne confirme pas les paroles d’un menteur.

Les savants ont indiqué comment nous prenons connaissance d’informations certaines, comment nous pouvons savoir qu’une information est juste, qu’elle est vraie. Ils ont dit qu’il y a une première source qui te permet d’avoir des informations certaines ce sont tes sens qui sont sains : tu as entendu quelqu’un dire quelque chose c’est une information certaine, tu as vu quelque chose, tu as touché. C’est une première source de connaissances certaines, il n’y a pas de douté là-dessus. La deuxième source d’informations certaines, c’est la raison qui est bien utilisée. Par la raison, il y a deux moyens d’acquérir des informations certaines :

– le premier moyen c’est l’évidence : comme de dire la moitié d’une baguette c’est plus petit qu’une baguette.

– le deuxième moyen c’est la déduction qui nécessite deux introduction et une conclusion : comme de dire tous être vivant va mourir, je suis un être vivant donc je vais mourir.

La troisième source d’informations certaines c’est la nouvelle qui est sûre, mais ce n’est pas n’importe quelle nouvelle. Aujourd’hui sur internet ou à la télévision, même si il y a cent chaines de télévision qui rapportent quelque chose qui est infondée, cela ne te donne pas une information certaine, si cela ne vérifie pas certains critères. La nouvelle certaine, il y a celle qui est rapportée par tawaatour. Et il y a la nouvelle transmise par le Prophète.

La nouvelle rapportée par tawaatour c’est lorsque c’est une nouvelle qui se base sur une perception sensorielle. La première couche qui rapporte cette nouvelle se base sur des sens qui sont sains. Par exemple, il y a un attroupement, les gens ont vu un homme tombé, par terre. Ils ont vu, c’est un premier critère. Le deuxième critère c’est que cette première couche est d’un nombre élevé. Ce n’est pas une personne qui dit qu’elle a vu un cycliste tomber sur le périphérique. Une personne cela ne suffit pas. Mais s’ils sont vingt, trente, quarante, ils ont vu un cycliste tomber sur le périphérique par exemple. Puis ce grand nombre de personnes relaie l’information à un grand nombre de personnes. La deuxième couche est aussi d’un grand nombre. Si un seul dit qu’un grand nombre de personnes lui a dit qu’il y a un cycliste qui est tombé, ce n’est pas suffisant car il est seul à dire cela. Et enfin que toutes les couches qui suivent sont d’un nombre élevé. C’est cela une nouvelle par tawaatour. Ce n’est pas quelqu’un qui te fait un montage vidéo, puis il te dit qu’il y a un million qui l’ont vu à la télé, puis il te montre quelqu’un et tu sais pas qui est-ce. Il te dit c’est untel. Même s’il y a un million de personnes qui disent cela, ce n’est pas une information certaine. Cela reste une conjecture. La nouvelle par tawaatour elle, est basée sur des informations sensorielles, pour exclure la théorie. Si quelqu’un dit que la théorie de l’évolution, il y a un milliard de personnes qui y croient aujourd’hui, elle est rapportée par un milliard. Oui, mais à l’origine c’est une théorie. Ce n’est pas quelque chose de concret. Ce n’est pas une nouvelle certaine mais un ensemble d’hypothèses. La nouvelle par tawaatour, elle est basée sur des informations sensorielles d’un grand nombre de gens et chaque couche qui relaye l’information est d’un nombre élevé. Les savants ont dit : ce n’est pas possible qu’ils se soient tous entendus pour mentir. Et ce n’est pas une condition que ce soit des musulmans. C’est ce mode de transmission qui nous fait savoir qu’il y a un homme qui s’appelle Lénine qui a vécu et qui avait telle théorie, même si on ne l’a pas rencontré ou qu’on ne l’a pas vu. Et qu’il y avait un roi qui s’appelle Louis XVI, parce que un grand nombre de personne l’ont vu et l’ont rapporté à un grand nombre, qui l’a rapporté à un grand nombre. Ou qu’il y a un pays qui s’appelle la Nouvelle Zélande ou qu’il y a une région dans l’Amérique latine qui s’appelle la Patagonie. Même si je n’y ai pas été, je sais que ça existe. Même si je n’ai vu aucune photo, car un grand nombre l’a rapporté à un grand nombre jusqu’à ce que l’information me parvienne.

L’autre nouvelle qui est sûre c’est celle qui parvenue d’un prophète car le prophète a des miracles. Dieu confirme ce qu’il dit, ainsi tout ce qu’il dit est vrai. C’est comme si Dieu nous dit à chacun d’entre nous : Cet homme dit vrai, en tout ce qu’il dit. La preuve en est que je lui ai donné cette chose extraordinaire que personne n’arrive à contrecarrer ou à amener quelque chose de semblable. C’est cela les sources d’informations certaines.

Avant de transmettre, vérifie l’information. Ce n’est pas que dès que tu reçois un message, tu le renvois à tout ton répertoire ! Cela commence par un petit mensonge puis ça se propage.

Le Prophète (salla l-Lahou ^alayhi wa sallam) a dit ce qui signifie : « Il suffit comme mensonge à la personne de rapporter tout ce qu’elle entend. » Il faut vérifier avant de transmettre.

Que Allah nous préserve du supplice dans la tombe et qu’il nous accorde la félicité dans la tombe.

Quelques signes annonciateurs du jour du jugement (première partie)

Posted in cours général,Exhortation,islam par chaykhaboulaliyah sur mai 18, 2014
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La louange est à Allah, le Seigneur des mondes, Celui Qui est très Miséricordieux, Celui à Qui appartient toute chose.

Je témoigne qu’il n’est de dieu que Allah, Lui Seul n’a pas d’associé, et Celui Qui est tout Puissant et je témoigne que notre maître Mouhammad est Son esclave et Son Messager, celui que Allah a envoyé avec la bonne guidée.

Nous demandons à Allah qu’Il honore et élève davantage en degré notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam et

qu’ Il honore sa famille et ses compagnons.

 

Chers bien aimés honorables,

 

L’heure du jour du jugement est quelque chose de très éminent.

Le jour du jugement comporte des difficultés et des épreuves qui sont très graves.

Allah ne nous a pas donné à connaitre le moment exacte de son arrivée mais Allah soubhanah, nous a fait connaitre certains des signes qui sont annonciateurs pour nous rappeler qu’il y a aura un jour du jugement.

Un jour du jugement qui sera l’aboutissement de tous ces signes annonciateurs.

Afin que nous nous préparions, en ayant la bonne foi, la bonne croyance et en accomplissant les bonnes oeuvres.

Craignez donc Dieu en vous préparant pour ce jour, le jour du jugement, en multipliant les actes d’obéissance, avant que ne s’abattent les épreuves.

 

Notre Seigneur, Allahou tabaraka wa ta^ala nous a annoncé et nous a appris combien nous avons de bien ou de mal.

Comment nous aurons des choses que nous allons aimer et des choses que nous allons détester, des plaisirs et des choses qui dérangent puisqu’Il dit dans sourat ? ‘ayah 20 ce que nous comprenons:

 » Sachez que cette vie du bas monde est pour certains des jeux, des loisirs, d’occasions pour s’embellir, pour faire preuve de fierté et d’arrogance, pour multiplier les biens et les enfants; tout comme une pluie qui plait au non croyant, qui par la suite fait pousser des plantes, mais qui en fin de compte deviennent sèches et dans l’au-delà ce sera une source de châtiment ou un pardon de la part de Dieu et un bon agrément, cette vie du bas monde est surtout suivi par ceux qui n’oeuvrent pas pour l’au-delà »

 

Dans sourat al-‘anbiya, ‘ayah 105, Allah nous apprend que chaque personne va mourir et que chacun sera éprouvé par de mauvaises choses ou de bonnes choses, ce seront donc des épreuves, mais ce qui est sûr, c’est qu’il y aura une résurrection et un jugement.

 

Allah a crée ce monde que nous observons, dont nous rendons compte véritablement et Il a fait que ce monde a un terme défini.

Et chaque créature dans ce monde, elle aussi a une durée qu’elle ne va pas dépassé.

Tout comme dit Allah ta^ala dans sourat ar-roum ‘ayah 8 ce dont nous comprenons:

« Ne méritent-ils donc pas à propos d’eux-même et à propos de ce que Allah a crée, les cieux et la terre et ce qu’il y a entre eux, toute les choses ont un terme bien défini, mais beaucoup de gens ne croient pas au jour du jugement.

 

Et dans sourat a^raf ‘ayah 104, Allah nous apprend que chaque communauté a un terme et lorsque sera arrivé l’échéance, personne ne va dépasser cette échéance.

 

Et dans sourat ‘ali ^Imran ‘ayah 145, Allah nous apprend que chaque personne va mourir mais qu’elle ne pourra avant le terme que Allah lui a donné.

 

Lorsque la personne arrive à son terme, lorsque la créature arrive à sa fin, Allah soubhanahou wa ta^ala la fait mourir et la fait remplacer par une autre.

Lorsque cette vie arrivera à son terme, les cieux vont se fissurer, la terre sera applatie, les montagnes disparaitront et seront comme des mirages, le soleil aura sa lumière éteinte tout comme la lune et les étoiles vont tomber.

Tout ceux qui sont dans les cieux et sur terre vont mourir sauf ceux pour qui Allah a voulu qu’ils ne meurent pas.

 

Allah, après la fin de ce bas monde, fait qu’il y a aura un jour du jugement.

Dans sourat al-hajj, ‘ayah 1 et 2, nous avons des informations à propos de ce jour là puisque Allah nous ordonne de faire preuve de piété à Son égard, ce jour là est un jour éminent, ce jour là, s’il avait une femme qui allaitait son enfant, elle l’oublierait, s’il y avait eu une femme qui était enceinte, elle perdrait son enfant tellement les épreuves de ce jour sont difficiles.

Les gens vont sembler être ivres sans qu’ils ne le soient véritablement, mais c’est à cause du châtiment de Allah, ils seront comme perdu tellement les épreuves sont éminents ce jour là.

 

Allah a crée pour ce jour là, le jour du jugement un autre monde.

Ce monde là, les vertueux vont avoir une félicité pour leurs bonnes oeuvres, et ceux qui auront mal agit auront un châtiment douloureux.

Allah nous apprend dans les ‘ayah de 48 à 50 de sourat Ibrahim, que ce jour là, la terre sera changée et que les gens seront tous réssucités, les criminels, ce jour là, seront enchainés et leurs visages recouvert de feu.

 

Allah ta^ala nous apprend dans sourat ar-roum, dans la ‘ayah 14 et 15 qu’au jour du jugement, les gens seront séparés les uns des autres. Ceux qui ont été croyants et qui ont agit en bien seront dans des jardins du Paradis et ils en profiteront.

Allah nous a caché le jour du jugement, c’est-à-dire que nous ne connaissons pas sa date, mais dans sourat a^raf, ‘ayah 187, Allah ordonne à Son Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam de répondre à ceux qui l’interrogent à propos du jour du jugement, de leur dire qu’il n’en a pas de connaissance, que Seul Allah sait quand est-ce que le jour du jugement aura lieu.

 

Cependant, Allah ta^ala a fait que pour le jour du jugement, il y a des signes, qui vont l’annnoncer, qui précèdent ce jour là, qui indiquent son éminence, afin que les gens profitent de leur vie pour multiplier les actes d’obéissance, et pour qu’ils s’éloignent des péchés.

Par ailleurs, ces mêmes signes annonciateurs du jour du jugement, qui nous les fait connaitre? c’est notre maitre Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam.

L’arrivée de ces signes sont autant de miracles en faveur de notre Prophète puisqu’il annoncer des choses qui allait se produire dans le futur quand il a parlé.

Parmi ces signes, il y a ceux qu’on appelle des petits signes, et parmi eux ceux qu’on appelle des grands signes.

 

Parmi les petits signes annonciateurs du jour du jugement, il y a ce que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam a annoncé quand Gibril l’a interrogé dans ce hadith qui a été rapporté par Mouslim.

Gibril, pour enseigner aux compagnons, avait posé la question quels étaient ces signes annonciateurs du jour du jugement.

Et le Messager a dit une phrase que les savants ont expliqué comme suit:

Ils ont dit les filles vont devenir désobéissantes à leurs mères, c’est comme si la fille avait été née d’une femme qui était esclave et que elle, serait la maîtresse de sa mère car les filles, dans cette époque là vont considérer de haut leur propre mère, tellement leur coeur sera corrompu et ceci est apparu.

De nos jour, la fille est comme une maitresse pour sa mère.

 

Dans ce même hadith, le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a donné un autre petit signe, c’est que ce sera dans une période où ceux qui étaient pauvres, qui marchaient nu pied, qui étaient mal habillé, qui faisait paître du bétail devenir riches et construire des tours, chacun essayant de construire des tours plus élevés que l’autre et cela nous le voyons dans la péninsule arabique, ceux qui, il n’y a pas si longtemps étaient pauvres et qui se mettent à construire en hauteur.

 

Dans un hadith, rapporté par al-Boukhariyy et Mouslim, d’après le compagnons ‘Anas, que Allah l’agrée, le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam a annoncé que parmi les petits signes annonciateurs du jour du jugement, c’est que la science de la religion va se perdre, les gens ne vont plus s’en occuper comme auparavant.

Et par conséquent, l’ignorance va se propager, également la fornication va se propager et beaucoup de gens vont se mettre à boire de l’alcool.

 

Qu’est ce que nous comprenons de ce hadith? Nous comprenons que parmi les signes annonciateurs du jour du jugement, il y a moins de science par la mort des savants, les véritables savants, et que l’ignorance va se propager, la majorité va devenir ignorante.

Et qu’il y aura beaucoup de fornication, parce que les gens n’auront plus de pudeur et enfin que beaucoup se mettent à boire de l’alcool.

 

D’après Maymounah, que Allah l’agrée, l’épouse du Prophète, salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam, elle a dit que le Messager de Allah salla lLahou ^alayhi wa s-sallam a donné des signes annonciateurs du jour du jugement, il nous a appris que sa communauté sera dans de bonnes conditions, dans un bon état tant qu’il n’y a pas beaucoup d’enfant issue de la fornication; mais s’il va y avoir des enfants issue de la fornication, alors qu’ils s’apprêtent à avoir un châtiment de la part de Dieu.

Ce hadith rapporté par ‘Ahmad, Abou Ya^la et at-Tabaraniyy veut dire que si jamais la fornication se propage au sein de la communauté, alors Allah fait parvenir un châtiment et des épreuves dans ce bas-monde avant même l-au-delà.

 

Le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam nous a également appris que si la communauté délaisse l’interdiction de ce qui blâmable, de ce qui est mauvais et que les gens arrêtent d’interdire ce qui est mauvais, alors Allah leur fait parvenir un châtiment, et des épreuves dans ce bas-monde avant les épreuves dans l’au-delà, puisque l’Imam Ahmad ibnou Hanbal dans son mousnad, d’après notre maître Abou Bakr as-Siddiq, que Allah l’agrée, le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam nous a appris que si les gens n’interdisent pas le mal alors qu’ils sont conscient de ce mal, alors qu’ils s’apprêtent à avoir un châtiment et sans doute des épreuves s’abbatent de nos jours sur les musulmans, c’est à cause justement de leur abstinence d’interdire ce qui est blâmable.

 

Dans la ‘ayah 105, de sourat al-ma’idah, Allah nous ordonne, Il ordonne à tous les croyants d’oeuvrer dans l’obéissance à Allah, de faire ce que Allah nous a ordonné de faire et de nous abstenir de faire ce qu’Il nous a interdit de faire.

La suite de cette même ‘ayah, Allah nous apprend que si la communauté, si les musulmans s’ordonnent le bien les uns les autres, si les gens s’abstiennent de faire ce qui est interdit en s’interdisant de commettre ce qui est blâmable.

C’est-à-dire que si l’homme fait ce que Allah lui a ordonné de faire après avoir appris la science de la religion, car il s’agit d’apprendre la science qui permet de connaître ce qui est licite et ce qui est interdit, de connaitre ce qui est obligatoire et ce qui est interdit et de connaître quel est l’argent qui est licite et quel est l’argent interdit, quelles sont les paroles licites et les paroles etc, celui qui apprend le minimum de la science de la religion et qui applique cela pour lui même, Allah ta^ala lui accorde un grand bien.

 

Dans cette ‘ayah, Allah nous apprend que dès lors que la personne pratique ce qui la concerne, en terme d’obligation et qu’elle s’arrête de commettre ce qui est interdit, à partir de ce moment là, il y a des gens qui sont égarés, cela ne lui portera aucun préjudice.

Cela ne lui sera aucunement nuisible ou préjudiciable.

 

D’après Salman, que Allah l’agrée, le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam a dit que parmi les signes annonciateurs du jour du jugement c’est que le voisin nuise à son propre voisin.

Ce hadith rapporté par Abou ibnou Chaybah est une preuve de la prophétie de notre maître Mouhammad, de nos jours beaucoup de gens nuisent à leurs voisins.

 

Et dans un hadith rapporté par ? al-aslami, que Allah l’agrée, le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam nous a apprit que Allah fait mourir les vertueux les uns après les autres, de sorte que ne restera en majorité que des gens qui ont peu de vertus, des gens qui sont grand pécheurs et Allah ne leur fait pas miséricorde.

Ce hadith est semblable a cet autre dans lequel le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam nous a apprit que chaque jour qui vient sera pire que celui qui l’a précédé jusqu’à ce qu’arrive le jour du jugement c’est-à-dire que ce seront des épreuves et des dissensions qui vont se succéder les unes après les autres, mais Allah sauve Qui Il veut et Il anéantit Qui Il veut et l’Islam ne sera jamais interrompu.

 

La Loi de Mouhammad ne sera pas interrompu, la Loi de Mouhammad demeurera et restera jusqu’au jour où Dieu fait mourir tous les croyants et que seuls les non croyants seront encore en vie, c’est-à-dire que le dernier siècle de cette vie dans ce bas-monde, personne ne va dire « Allah », personne ne va dire « La ‘ilaha ‘il-la l-Lah » les gens seront noyés dans le mal.

Dieu les fera mourir par un cri que va souffler l’ange Israfil, tous périront par le bruit que va émettre l’ange Israfil, c’est cela le début du jour du jugement.

 

C’est pour cela que par le passé, tu voyais qu’il y avait plus de vertueux, par le passé, tu pouvais voir des gens qui faisaient le tahajjoud, qui se levaient la nuit pour accomplir des actes d’adoration surérogatoires.

Dieu fait mourir les vertueux les uns après les autres.

Par le passé, les gens faisaient beaucoup d’actes surérogatoires, les gens jeunaient des jeûnes surérogatoires, ils donnaient des aumônes ; mais les jours s’empirent de jour en jour, les gens deviennent de plus en plus mauvais.

 

Par le passé, les gens veillaient en acte surérogatoires, alors que de nos jours, ils veillent pour des choses inutiles.

Par le passé les gens jeunaient leur journée en jeûne surérogatoire, alors qu’aujourd’hui, tu les trouve en train de dormir ou en train de faire des transactions interdites, de la vente avec de la traîtrise, ils trahissent ceux à qui ils vendent, ou ils les dupent ou ils les trompent.

 

Les gens deviennent de plus en plus mauvais mais malgré cela, il y a toujours des gens de biens et la louange est à Dieu pour cela, il y aura toujours des gens que Dieu agrée sur la religion, des gens qui sont sur la droiture selon l’apparence.

Pour cela, que chacun d’entre nous fasse attention pour ne pas être de ceux que le Messager a décrit par le terme « ? » c’est-à-dire les restes, les choses inutiles, mais d’être plutôt de ceux qui sont les meilleurs, de ceux qui sont sur la droiture, de l’obéissance à Dieu. Même si beaucoup autour de lui vont à leur perte et qu’ils s’exposent au châtiment, car chacun sera ressuscité au jour du jugement selon son intention.

 

Dans un hadith rapporté par al-Boukhariyy, le compagnon Abou Hourayrah, que Allah l’agrée a dit que notre maître Mouhammad, salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam nous a apprit que le jour du jugement n’arrivera pas avant que la science ne diminue, et qu’il n’y ait beaucoup de tremblement de terre, et que le temps va paraitre très court et qu’il y ait beaucoup de zizanie qui va apparaitre, ainsi que des assassinats et des meurtres et l’argent sera disponible à grande échelle chez les gens.

 

Dans ce hadith, le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam a dit que le jour du jugement ne commencera pas avant certaines choses.

Il est à rappeler que le jour du jugement dure 50 000 années, et que ce jour va commencer lorsque l’ange Israfil va souffler dans le cor, qui est un instrument un son, les gens sortiront alors de leur tombes pour l’exposition des actes.

 

La parole du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam, lorsqu’il a dit que la science va diminuer, ça veut dire que les savants véritables vont mourir et qu’il y aura beaucoup d’ignorance.

Exactement tout comme a rapporté al-Boukhariyy, d’après notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam, qu’il a dit que Allah n’ôte pas la science des cœurs des gens, mais Allah sait que la science diminue par la mort des savants, au point que lorsqu’il n’y aura pas beaucoup de savants, les gens vont prendre des ignorants à leur tête et ils vont les interroger ; et ces ignorants qui se font passer pour des savants vont donner des avis, de sorte qu’ils s’égarent eux-mêmes et ils égarent ceux qui l’ont interrogé.

 

Ce hadith est une preuve que si quelqu’un pose une question de religion pour avoir un avis à celui qui n’est pas apte à donner des jugements, de sorte que celui qui n’est pas apte lui donne une réponse sans science et que celui qui a posé la question applique cette réponse, la nuisance, le tort et le préjudice va concerner les deux ; aussi bien celui qui a posé la question, que celui à qui la question a été posé et qui a répondu sans science.

 

Quand le Prophète a dit qu’il y aura beaucoup de tremblement de terre, le tremblement de terre c’est lorsque la terre tremble à tel point que les constructions, et les édifices s’écroulent.

Le Messager a dit que parmi ces signes, le temps va paraitre très court, c’est-à-dire que ce qui était habituellement long va sembler être très très court et ce sont des paroles globales que le Messager a donné dans un hadith qui a rapporté par at-Tirmidhiyy.

Dans ce hadith, le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam a dit que le jour du jugement n’arrivera pas avant que le temps ne devienne court, de sorte que l’année devient comme un mois, le mois devienne comme une semaine, la semaine devient comme un jour, le jour devient comme une heure, et l’heure comme le moment où le feu est attisé et ceci ne s’est pas encore réalisé.

 

Pour ce qui est des dissensions qui vont apparaitre, c’est également un signe annonciateur du jour du jugement, c’est que les zizanies et les discordes deviennent apparentes, elles vont se multiplier.

 

Pour ce qui est du hadith, il y a une explication du terme qu’à utilisé le Prophète, le Prophète a utilisé le terme « al- ? » c’est-à-dire que les assassinats se multiplieront, les gens vont s’entretuer.

 

Pour ce qui est de la parole du Prophète dont on comprend, c’est que l’argent sera disponible à large échelle, c’est que lorsque le nombre de tués va augmenter, il y aura plus beaucoup d’hommes, et les gens ne vont plus chercher à avoir des biens, et ils n’auront pas beaucoup d’espoir de vivre.

 

Tout ce qui est des préliminaires, de ce que le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam a annoncé, la plupart de ces choses sont apparut, entre autres beaucoup d’ignorance, peu de savants, et également le grand nombre de marché, c’est-à-dire les points de vente.

Aujourd’hui, tout cela est apparu.

Par le passé, lorsque quelqu’un voulait vendre ou acheter, il devait parcourir de longue distances, alors qu’aujourd’hui, les points de vente et les marchés sont devenus très proches les uns des autres.

 

Parmi les petites signes que le Messager nous a annoncé, c’est la disparition des montagnes dans leur totalité, des montagnes qui disparaissent de leur base, tout comme cela est apparut dans le hadith, c’est-à-dire de nombreuses montagnes.

Est-ce que c’est par l’action des gens ou pas ? Cela n’a pas été précisé dans le hadith.

Ce que font les gens aujourd’hui, ils détruisent une montagne pour construire un chemin ou élargir un chemin, c’est ce qui se produit aujourd’hui, mais la disparition des montagnes dans sa totalité, cela ne s’est pas encore produit.

 

Parmi les petits signes, il y a également la multiplication des maladies que les gens ne connaissaient pas auparavant. Il y aussi le grand nombre de charlatan, et les orateurs qui diffusent le mal, tout cela s’est produit.

 

Parmi les signes qui ne sont pas encore apparut, il y a ce qu’à rapporté al-Boukhariyy et Mouslim, d’après Abou Hourayrah, que le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa s-sallam, lui qui est véridique et qui ne ment pas ; dans sa parole qu’il a dite mentionnant que le jour du jugement n’arrivera pas avant que l’Euphrate ne laisse paraître une montagne en or, et pour 100 personnes qui vont s’entretuer pour avoir cet or, 99 vont mourir, chacun d’entre eux dira « peut-être que c’est moi qui sera sauvé ».

Alors, comment est-ce que ce fleuve l’Euphrate, dans lequel il y a beaucoup d’eau aujourd’hui va faire paraitre cette montagne en or ? An-Nawawiyy a dit c’est-à-dire que son eau va disparaitre et qu’une montagne en or va apparaitre.

Aujourd’hui, cette montagne en or est recouverte de terre, c’est une montagne en or qui n’est pas connu aujourd’hui.

Et si le cours de ce fleuve de l’Euphrate se déplace, cette montagne en or va apparaitre.

Et Allah sait plus que tout autre comment cette eau va disparaitre.

Alors pourquoi ça a été appelé montagne d’or, c’est pour indiquer qu’il y aura beaucoup d’or.

 

Et parmi les signes qui sont des petits signes également qui ne sont pas encore apparu, c’est l’apparition d’un homme qui s’appelle al-Mahdiyy ^alayhi s-salam, et son apparition est authentifié par le hadith sahih rapporté par ibnou Hibban.

Dans le hadith, le Messager salla l-Lahou ^alayhi wa sallam nous apprend que le jour du jugement n’arrivera pas avant qu’il y ait un homme de la famille du Prophète, qui portera le même nom que le Prophète, et dont le père aura le même nom que le père du Prophète et il va gouverner la terre en rétablissant la justice.

 

Al-Mahdiyy, s’appelle Mouhammad fils de ^Abdou l-Lah, il est soit Haçaniyy, c’est-à-dire descendant de notre maître al-Haçan, soit Houçayni, c’est-à-dire descendant de al-Houçayn, qui sont tous deux, les enfants de Fatimah, la fille du Prophète, que Allah l’agrée.

 

Il a été rapporté dans les paroles des compagnons, qu’au tout début de la sortie de al-Mahdiyy, il y aura un ange qui va l’accompagner qui va dire « Voici al-Mahdiyy, le Calife que Dieu a voulu pour vous, alors suivez-le ».

Il a été rapporté également que notre maître al-Mahdiyy, au tout début, il sortira de Médine et il sera accompagné de 1000 anges qui vont le soutenir, il ira ensuite à la Mecque, et à la Mecque, il sera attendu par 300 saints qui seront les tout premiers à lui faire un pacte d’allégeance.

 

A l’époque de al-Mahdiyy, au début, il y aura une famine, tout comme cela a été rapporté dans le hadith.

Conseils RamaDaan

Posted in cours général,Exhortation par chaykhaboulaliyah sur juillet 28, 2013

La louange est à Allaah le Seigneur des mondes, que Allaah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad salla l-Laahou ^alayhi wa sallam, et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.

Nous demandons à Allaah, qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons, qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié et qu’Il nous augmente en connaissance. Et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allaah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.

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Conseil du 31 Août 2011.

Le mois de RamaDaan, c’est le mois du Qour’aan. C’est le mois des rencontres avec la famille et les frères. Le mois de RamaDaan, c’est un mois de jeûne par ceux qui patientent et un mois de veillée surérogatoire pour ceux qui remercient. C’est une pureté pour ceux qui évoquent Allaah. Une sérénité pour ceux qui font al-i^tikaaf, c’est-à-dire qui restent à l’intérieur de la mosquée. RamaDaan, quand il va partir, après avoir éclairé nos journées, chacun d’entre nous ne sait pas si l’année d’après il sera vivant ou pas ; s’il va voir ce nouveau mois béni ou s’il va mourir avant. Bonheur à celui qui a obéit à son Seigneur durant ce mois, qui a profité de son temps pour accomplir des actes d’obéissance et obtenir des récompenses pour le Jour du Jugement. Le Messager de Allaah salla l-Laahou ^alayhi wa sallam, le véridique, celui dont la véracité duquel nous croyons, a dit vrai quand il a dit, c’est-à-dire, que le jeûneur a deux joies qu’il va avoir: quand il va rompre le jeûne, il a une joie, il est heureux parce qu’’il a rompu son jeûne et il sera heureux au Jour du Jugement quand il viendra avec la récompense du jeûne qu’’il a accompli.

Chers frères et sœurs dans l’agrément de Allaah, quand RamaDaan va partir, le bien ne part pas et s’il y a des gens qui font leur adieu  à RamaDaan et reviennent aux péchés qu’il leur a été interdit d’accomplir, ces gens-là n’auront pas profité de la totalité des faveurs du jeûne. Qu’il est beau que l’esclave suive l’obéissance et qu’il fasse suivre une obéissance par une autre obéissance, qu’il fasse suivre un acte de bienfaisance par un autre acte de bienfaisance, qu’il fasse suivre du bien par des biens et qu’il est laid que l’esclave fasse suivre l’’acte d’obéissance par la désobéissance et la bienfaisance par la perversité et la désobéissance. Celui qui a accompli des prières obligatoires durant le mois de RamaDaan, il est laid de sa part de délaisser la prière après le mois de RamaDaan. Et celui qui accompli les actes surérogatoires en faisant des veillées la nuit, qu’il est beau qu’il continue à veiller la nuit pour faire des prières surérogatoires en dehors de RamaDaan, pour qu’il fasse le tahajjoud et qu’il se consacre à l’adoration de Allaah. Celui qui a pu vaincre son âme et qui a pu étouffer sa colère et qui a multiplié les actes de bon comportement, il convient après le mois de RamaDaan qu’il persévère sur ces caractères. Celui qui a été généreux avec les pauvres, qu’il ne fasse pas preuve d’avarice après le mois de RamaDaan. Celui qui a empêché son regard de commettre l’interdit durant le mois de RamaDaan, qu’il fasse preuve de piété à l’égard de Allaah et qu’il ne lâche pas les brides à son regard après le mois de RamaDaan. Et toi qui a gardé ta langue pour qu’elle ne dise pas l’interdit pendant le mois de RamaDaan, évite le mensonge, évite la médisance et toutes les paroles nuisibles après le mois de RamaDaan. Les meilleurs des œuvres, ce sont celles sur lesquelles la personne persévère.

 

Peu d’actes sur lesquels tu persévères vaut mieux que beaucoup qui sont interrompus. Allaah ta^aalaa, on L’adore et on Lui obéit durant le mois de RamaDaan et durant toute l’année et dans chaque situation. Crains Allaah après le mois de RamaDaan, persévère sur les bonnes paroles, sur l’évocation de Allaah et sur le long silence sauf pour dire du bien. Et toi qui a persévéré pour assister dans les assemblées de science qui sont les jardins de bien et les assemblées d’évocations, ne délaisse pas cela après le mois de RamaDaan. Persévère dans l’assistance des assemblées de science utile et emmènes avec toi ceux que tu aimes et ceux que tu peux emmener vers ces assemblées. Qu’il est beau que tu sois quelqu’un qui appelle à la bonne guidée, que tu sois une cause pour la bonne guidée, une clef pour le bien et une fermeture devant le mal. Veille à faire cela, il y a en cela des bienfaits et des bénédictions qui te seront cachés, pour ce qui vient après la mort. Le musulman persévère dans l’obéissance tant qu’’il est vivant et Allaah nous a ordonné de Lui obéir, de persévérer sur la religion qu’Il agrée et sur la foi jusqu’à la mort. Dieu dit, c’est-à-dire, persévère dans l’adoration de ton Seigneur jusqu’à ce que vienne à toi la mort. L’homme a été créé pour qu’il connaisse son Seigneur et qu’il L’adore. Et la connaissance de Allaah ta^aalaa a lieu par la connaissance de Ses attributs et en ayant foi en Ses attributs ; c’est-à-dire croire que Allaah est unique, qu’Il n’a pas d’associé, qu’Il n’a pas de semblable, qu’Il n’a pas de ressemblant et qu’Il est le Créateur du monde et de ce qu’il comporte dans les cieux sur terre et entre les deux et ce qu’il y a sur eux. Allaah ta^aalaa n’a besoin de rien, il n’y a pas d’obéissance de ceux qui Lui obéissent qui va Lui profiter de quoi que ce soit et il n’y a pas de désobéissance de la part des désobéissants qui va Lui nuire en quoi que ce soit. C’est l’esclave qui est pauvre, c’est l’esclave qui a besoin de Allaah et Allaah est Celui Qui n’a besoin de personne, Il n’a pas besoin de ce monde, Il n’a pas besoin des humains, ni des prophètes, ni des anges. Il n’a pas besoin du ciel, ni du paradis, ni du trône et tout a besoin de Allaah. Allaah ta^aalaa n’a besoin de rien. L’homme n’a pas été créé pour qu’il se fasse une religion lui-même. Il a été créé pour adorer son Seigneur conformément à la religion que Allaah a agréée pour nous, conformément à la Loi que nous a amenée notre Prophète salla l-Laahou ^alayhi wa sallam. Allaah ta^aalaa dit ce qui signifie : « Et Je n’ai créé les jinns et les humains que pour leur ordonner de M’adorer ».
Toi qui recherche l’au-delà, s’occuper de faire ce qui te fait gagner l’agrément de Allaah, le Seigneur des mondes, c’est ce qui est le plus profitable, c’est le commerce gagnant, tu ne seras jamais déçu. Rappelle-toi que celui qui a cherché à satisfaire les gens en encourant le châtiment de Allaah, Allaah le punit. Alors, méfies-toi de ce que font certains qui délaissent les prières obligatoires après le mois de RamaDaan et qui dérivent vers les péchés qui nuisent au corps, qui nuisent à l’individu et nuisent à la société. Qu’il est beau que la personne œuvre de manière ferme et en persévérant pour s’empresser d’accomplir les actes d’obéissance pour Allaah ta^aalaa et pour gagner l’au-delà et pour se détourner du bas-monde et de ce qui préoccupe les gens comme construction du bas-monde et profitent des bienfaits et des plaisirs du bas-monde et qui se sont mépris par ces embellissements. Allaah ta^aalaa dit ce qui signifie:  » La vie du bas monde entraîne ceux qui se trompent ». Et je vous rappelle mes frères de veiller à rendre visite à vos proches parents même si eux ne vous rendent pas visite. Ceci est quelque chose que Allaah ta^aalaa a ordonné de faire et le Messager honorable a incité à le faire. Je vous rappelle également d’une sounnah qui est parvenue du Prophète ^alayhi ssalaatou wa s-salaam qui est de jeûner 6 jours de Chawwaal après le mois de RamaDaan. En effet, dans le SaHiiH de Mouslim, d’après le Prophète salla l-Laahou ^alayhi wa sallam qu’il a dit ce qui signifie:  » Celui qui jeûne le mois de RamaDaan et qui le fait suivre par le jeûne de 6 jours de Chawwaal est comme celui qui a jeûné toute la vie ».
La sounnah est réalisée en jeûnant les 6 jours que ce soit à la suite les uns des autres ou bien qu’ils ne soient pas à la suite les uns des autres. Enfin, durant la fête de Al-FiTr bénie, nous demandons à Allaah ta^aalaa qu’Il fasse que ce soit une fête de bien pour nous, pour notre pays, pour les pays arabes, pour la communauté musulmane, avec du bien, des bénédictions, une victoire, la gloire, la sécurité et la paix. Nous demandons à Allaah ta^aalaa qu’Il éloigne de nous les discordes, les zizanies, les maux et les ruses. Et nous demandons à Allaah qu’Il nous fasse miséricorde par Sa large miséricorde, qu’Il agrée de notre part les bonnes œuvres.

 

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conseil du 2 juillet 2011.

Parmi les manières de l’apprentissage, c’est de répéter souvent. Et les gens se distinguent: il y a parmi les gens ceux qui gardent en mémoire ce qu’ils mémorisent, même s’ils ne répètent pas souvent, et il y a ceux qui ne mémorisent qu’après avoir répété souvent. Il ne convient pas de multiplier les matières et les récitations pour les enfants d’une manière telle que les leçons deviennent nombreuses pour eux, cela entraîne chez eux une fatigue et une mémorisation de la fin des cours et l’oubli des premiers et ce, parce que l’enseignant est trop rapide ou parce qu’il y a beaucoup de cours; surtout dans notre époque, notre époque durant laquelle les mémoires de la plupart des gens sont devenues faibles. Ce qui est requis, c’est de diminuer les matières, multiplier les séances de répétition en mémorisant, c’est cela qui est utile. Ne prêtez pas attention à d’autres et à leur manière d’enseigner. Beaucoup de savants et de mouHaddith répétaient le même cours plusieurs fois. ‘Ibnou Al-Jawziyy a rapporté qu’il y avait un faqiih qui a répété le cours chez lui plusieurs fois. C’est alors qu’une vieille femme lui a dit :  » Tellement tu l’as répété, je l’ai appris ton cours ». Et il lui a dit: « Récites donc pour voir ». Et elle lui a récité. Quelques jours plus tard, il lui a demandé de répéter ce même cours, elle lui a dit: « Je l’ai oublié ». Il lui a dit: « Eh bien moi, je répète après l’avoir appris pour ne pas qu’il m’arrive ce qui t’est arrivé « . Il convient à l’enseignant de ne pas trop prolonger le cours, de manière qui va lasser l’étudiant, ni de trop le raccourcir, de manière à ce qu’il soit incomplet ou perturbé. Il prend en considération en cela l’intérêt de l’étudiant, il convient donc de s’appliquer pour bien faire comprendre et de veiller à enseigner et à expliquer en fournissant tout son effort et en rapprochant le sens pour l’étudiant,  sans trop de répétition que sa mémoire ne supporte pas, ni trop de détails qu’il ne va pas pouvoir assimiler et mémoriser. Il explique les différentes questions en les illustrant par des exemples et il ordonne à l’étudiant de les répéter (les explications) pour que les explications restent gravées dans son cœur. Il ne charge pas l’étudiant de ce dont il ne peut supporter la compréhension ou si c’est quelque chose qui est difficile pour son âge, il ne le charge pas de livres que sa compréhension n’arrive pas à assimiler. Il convient au musulman de faire preuve de modestie avec l’étudiant et avec toute personne qui demande à être guidée. Il convient aussi d’agir avec l’étudiant avec un visage détendu et souriant, avec une intention sincère et je vous rappelle la parole des mouHaddith : celui qui demande la science en sa totalité, il va la rater dans sa totalité. Et je recommande aux enseignants et à tous ceux qui supervisent les enseignants, de faire preuve de miséricorde entre eux, de faire preuve d’humilité et de modestie, d’excellence de comportement, d’écouter le conseil de ceux qui sont moins qu’eux ou, au-dessus d’eux et diminuer les paroles sauf pour dire du bien. Et je leur recommande les bons caractères et la concordance, le taTaawou^ car ce que vous faites est un travail éminent, alors faites preuve de sincérité et que votre travail soit éloigné de toute mauvaise innovation. Je vous recommande la parole du Messager de Allaah salla l-Laahou ^alayhi wa sallam, ce qui signifie : « Allaah accorde pour ce qui est fait avec douceur ce qu’Il n’accorde pas (plus de résultats) pour ce qui est accompli avec dureté ». Ceci est mon conseil pour vous et je demande à Allaah pour qu’Il nous accorde la réussite à accomplir ce qui fait gagner Son agrément.

 

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conseil du 2 Juin 2011.

Le Messager de Allaah salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a dit, rapporté par Al-Boukhaariyy dans son Sahiih, ce qui signifie: « Il y a dans le corps un bout de chair qui, lorsqu’il est sain, tout le corps est sain et lorsqu’il est corrompu, tout le corps est corrompu : il s’agit du cœur ».

La foi est une lumière dans le cœur qui augmente en intensité grâce aux actes d’obéissance, ce qui fait que la crainte de Dieu et l’humilité augmentent dans le cœur et ce qui renforce la certitude et augmente le tawakkoul. Lorsque l’homme commet des péchés, il y a dans le cœur comme un point noir qui fait que le cœur devienne dur et ainsi de suite quand il va commettre plus de péchés, jusqu’à ce que tout le cœur devienne noir. Tellement le cœur devient dur, il se peut que la personne tombe dans la mécréance et qu’elle devienne au nombre des gens égarés, c’est-à-dire ceux qui ont le cœur complètement noir. Le premier pas que tu fais dans le chemin de l’agrément de Allaah ta^aalaa, c’est le repentir, c’est que tu fasses le repentir à Allaah ta^aalaa de tous les péchés et que tu t’empresses à combler les défaillances, que ce soit le délaissement de la prière et que tu t’acquittes des droits d’autrui.

Lorsque quelqu’un est noyé dans les péchés et qu’il fait le repentir, il devient semblable à celui qui n’a pas commis de péchés. Ensuite, il s’occupe de son cœur et il le répare pour qu’il ne soit pas atteint à nouveau d’une des maladies comme l’infatuation. En effet, le cœur est comme un roi par rapport aux organes. Lorsque le cœur est bon, les actes de ses organes sont bons. Et lorsque le cœur est corrompu, les actes de ses organes sont corrompus. Pour que tu ne sois pas atteint d’une des maladies du cœur, alors veille à ne pas entrer par ces deux portes : les yeux et les oreilles. Ce qui va troubler ton cœur et qui deviendra difficile pour toi à enlever, de sorte qu’il laisse des traces dans ton cœur. L’œil voit des choses qui peuvent entrer dans le cœur et le cœur peut changer à cause de ces choses-là. Le cœur est appelé « qalb » parce qu’il change « yataqallab ». Il change plus rapidement que l’eau quand elle boue dans un chaudron au-dessus du feu.

Je vous recommande chers bien-aimés ce que nous a recommandé notre bien-aimé, l’Imaam, le mouHaddith, notre Chaykh que Allaah l’agrée et lui donne satisfaction : je vous recommande de préserver votre langue, il a dit : la plupart des gens n’ont pas entendu ce Hadiith, ce qui signifie : celui qui se tait, il est sauvé. Et le Hadiith qui signifie la plupart des péchés des fils de ‘Aadam proviennent de sa langue.

Ils n’ont pas entendu que le Messager de Allaah, salla l-Laahou ^alayhi wa sallam, gardait longtemps le silence et il était souvent chagriné. Nous, il nous faut prendre le Messager de Allaah pour exemple, il était tout le temps chagriné c’est-à-dire qu’il ressentait le chagrin dans son cœur parce qu’il savait beaucoup de choses des sujets de l’au-delà, des choses graves de l’au-delà, c’est pour cela, il disait ce qui signifie : « Si vous saviez ce que je sais, vous auriez peu ri, et vous auriez beaucoup pleuré ». Cela veut dire que vous n’auriez pas été souvent heureux et vous seriez souvent triste, si vous saviez ce que moi je sais comme sujet de la tombe et de l’au delà, celui qui veut être sauvé qu’il diminue les paroles. Mais celui qui multiplie les paroles, nécessairement il va se produire de lui soit un péché, soit des paroles qui représentent une perte de temps. Alors que la plupart des gens aujourd’hui tombent dans le péché et beaucoup tombent dans la mécréance à cause du trop de paroles.

Dans le SaHiiH de Mouslim, Jaabir ‘Ibnou Thamourah que Allaah l’agrée, a dit : le Messager de Allaah salla l-Laahou ^alayhi wa sallam gardait longtemps le long silence, il souriait et riait peu et quand il était heureux, c’était juste un sourire. Le musulman, pour la bonne vie en commun avec ses amis, avec les gens étrangers, nécessairement il va rire de temps à autre pour introduire la joie à ceux à qui il s’adresse, mais qu’il fasse preuve de précaution, le Messager lui arrivait aussi de rire au point de voir ses molaires.

Je vous recommande également chers bien-aimés de faire preuve d’ardeur et de persévérance dans l’apprentissage de la science et de décider fermement par le cœur de transmettre la science et d’appeler à la religion agréée par Allaah, ordonner le bien, interdire le mal car la science de la religion : c’est la vie de l’Islam. Gare à vous de reculer, de faire preuve de paresse, faîtes en sorte que l’au-delà soit devant vos yeux et que le bas-monde soit derrière votre dos. Que Allaah vous accorde la réussite, qu’Il vous aide, qu’Il vous augmente en connaissance dans la religion.

 

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Voici un bouquet de conseils du 2 mai 2011

Le Messager de Allaah salla l-Laahou ^alayhi Wa sallam rapporte de son Seigneur ce qui signifie : « Mon agrément est mérité pour ceux qui s’aiment les uns les autres par recherche de Mon agrément et Mon agrément est mérité pour ceux qui se donnent le conseil les uns aux autres par recherche de Mon agrément et Mon agrément est mérité pour ceux qui se rendent visite, qui entretiennent les relations par recherche de Mon agrément et Mon agrément est mérité pour ceux qui s’offrent des choses les uns aux autres par recherche de Mon agrément ».

Soyez esclaves de Allaah, soyez des frères, donnez-vous le conseil les uns aux autres tout comme l’a ordonné le Messager de Allaah salla l-Laahou ^alayhi wa sallam. Contrôlez-vous les uns les autres. Si il s’écoule un certain temps et que vous n’aviez pas vu l’un d’entre vous, votre frère, qu’il demande après son frère ou qu’il aille lui rendre visite car ainsi l’amour se renforce et l’appel à la religion devient plus fort.

Je vous recommande chers bien-aimés d’œuvrer conformément à la parole du Prophète salla l-Laahou ^alayhi wa sallam ce qui signifie: « Ne vous détestez pas les uns les autres, ne vous enviez pas les uns les autres, ne vous tournez pas le dos les uns aux autres et soyez, vous esclaves de Allaah, des frères ». Et Allaah dit ce qui signifie:  » Certes les croyants sont des frères ». Parmi les plus éminentes des choses que la personne acquière dans cette vie du bas-monde et qui est parmi les plus profitables pour l’au-delà, c’est que le musulman aime son frère musulman. L’amour qui comporte l’entraide pour accomplir ce que Allaah agrée. Ce qui est visé par l’amour, ce n’est pas les passions ; c’est cet amour qui comporte l’entraide pour accomplir ce que Allaah agrée, qui fait que celui qui l’a sera à l’ombre du trône au jour du Jugement. Ce jour-là dans lequel il n’y a pas de maison, il n’y a pas de montagne, il n’y a pas d’arbre, il n’y a pas de cavernes. Mais le croyant ce jour-là, ce sera ses bonnes œuvres qui vont l’abriter. Et parmi les bonnes œuvres qui vont abriter la personne et qui vont la protéger de la chaleur du soleil le jour du Jugement, c’est l’amour par recherche de l’agrément de Allaah, que le musulman aime son frère dans ce qui fait gagner l’agrément de Allaah tabaaraka wa ta^aalaa, c’est cet amour qui fait que celui qui l’a, sera dans l’au-delà à l’ombre du trône, il ne sera pas atteint par la chaleur du soleil au jour du Jugement. La chaleur du soleil au jour du Jugement est beaucoup plus intense que ce qu’elle n’est dans le bas-monde. Nous demandons à Allaah qu’Il nous préserve de la chaleur du soleil ce jour-là, ce jour éminent et qu’Il fasse que nous soyons de ceux qui s’aiment les uns les autres, qui se donnent le conseil les uns les autres, ô Allaah, Toi le plus miséricordieux des miséricordieux.

Parmi les manifestations de l’amour par recherche de l’agrément de Allaah, c’est que le musulman aide son frère par ce que le Allaah agrée. Il ne le trompe pas, l’un ne trompe pas l’autre, c’est-à-dire il ne va pas lui embellir le péché, il ne va pas le duper pendant ses transactions mais il va lui donner le conseil. Il aime pour son frère ce qu’il aime pour lui-même comme bien et le mal qu’il déteste pour lui-même, qui est un mal dans la Loi de Allaah, il déteste ce mal pour son frère : c’est cela qui est un accomplissement pour le musulman. Le musulman ne sera un croyant accompli, c’est-à-dire dans les degrés élevés, sauf si il a ce caractère, c’est-à-dire s’il aime pour son frère le bien qu’il aime pour lui-même.

Et nous insistons beaucoup pour que chacun d’entre vous fasse preuve d’efforts, en indiquant la vérité et en l’enseignant. Enseigner une seule question de la religion vaut mieux selon le jugement de Allaah que de donner en aumône une montagne d’or car l’argent est utile dans le bas-monde alors que la science de la religion comporte une guidée pour les gens vers le Paradis, car le chemin du Paradis, c’est la connaissance de Allaah et la foi en Son Messager. Celui qui a connu Allaah comme il se doit, qui a cru en Lui, qui a cru au Son Messager, nécessairement il entrera au Paradis. Quant à ceux qui disent :  » laa ‘ilaaha ‘il-la l-Laah  » mais sans connaître Allaah, cela ne leur sera pas utile. Que Allaah nous accorde la réussite et vous accorde les bénédictions en vous et autour de vous.

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conseil du 29 avril 2011:

Allaah ta^aalaa dit ce qui signifie:  » Le mois de RamaDaan dans lequel le Qour’aan a été descendu comme guidée pour les gens et des indications de bonne guidée et de distinction entre le vrai et le faux.  »

Et notre guide, et notre bien-aimé, le Messager de Allaah salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie: « Celui qui fait le jeûne du mois du RamaDaan par acte de foi et par recherche de l’agrément de Allaah, il lui sera pardonné ses péchés antérieurs  »

Donc, voici que l’année a tourné, les jours et les années se sont succédés et le mois béni, le meilleur des mois, le mois de RamaDaan béni est revenu et quel bon mois éminent, Allaah en a fait le meilleur des mois et le plus beau d’entre eux.

Le croissant de RamaDaan, le mois du bien, est apparu ; et il est venu avec la joie qui l’accompagne. Le mois de RamaDaan béni, c’est un mois de bienfaisance et de lumière. Qu’il est éminent ! Et combien ses jours et  ses nuits sont d’un grand mérite. A cette occasion « Je m’adresse à vous avec des mots d’amour et de félicitation pour l’arrivée de ce mois béni qui est une station pour multiplier les actes d’obéissance et pour compenser ce qui a été raté et pour prendre des provisions pour le jour du Jugement ».

Le mois de RamaDaan béni est une occasion pour la méditation, pour se rendre des comptes et pour prendre des provisions, des provisions utiles, qui seront utiles pour le croyant dans la suite de sa vie et pour son au-delà. C’est le mois dans lequel ceux qui font le repentir deviennent nombreux, ceux qui se consacrent à l’obéissance de Allaah. Bonheur à ceux qui font le repentir ! Le jeûne fait parti des meilleurs actes d’adorations. Félicitation à celui qui s’est acquitté de cette adoration comme Allaah l’agrée et le poète a dit vrai quand il a dit :

 » Qu’Il est exempt d’imperfection ! A Lui la Gloire, Celui Qui a purifié le jeûneur de péchés passés qui sont comme des mers et qui a élu parmi eux ceux qui font al-‘i^tikaaf, c’est-à-dire qui se consacrent à l’adoration de nuit et avec le jeûne pendant la journée « .

 L’autre poète a dit vrai quand il a dit:

 » Allaah a des esclaves qui sont intelligents, qui on divorcé le bas-monde et qui ont craint les dissensions. Ils ont bien observé le bas-monde et quand ils ont su que ce bas-monde n’est pas une partie pour quelqu’un de vivant, alors ils l’ont considéré comme un océan et ils ont pris le meilleur des œuvres comme des bateaux pour le traverser ».

Alors appliquons-nous durant le mois de RamaDaan pour divorcer le bas-monde, pour le faire sortir de nos cœurs et pour occuper les cœurs par l’obéissance de Allaah, par l’amour du Paradis, par les œuvres pour le Paradis et par tout ce qui rapproche du Paradis parmi les paroles et les actes. Allaah soubHaanahou wa ta^aalaa dit ce qui signifie :  » Celui qui recherche l’au-delà, qui a œuvré pour l’au delà, tout en étant croyant, ceux-là, leurs œuvres seront bien rétribuées « .

Chers frères et sœurs, dans notre époque présente, c’est une époque de catastrophes et d’épreuves. C’est une époque d’ignorance, de peu de science, de diffusion de la corruption. C’est une époque de dissension et de zizanie. Alors ayons don de la personne du Messager de Allaah salla l-Laahou ^alayhi wa sallam un excellent exemple. En effet, le Prophète salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a patienté, il a obtenu et il a gagné. Il n’a pas prêté attention à la ruse des ennemis. Les compagnons également honorables ont persévéré, ils étaient attachés et ils patientaient et ils faisaient le jihaad. Ce qui est requis de nous, c’est de prendre exemple sur le Messager honorable salla l-Laahou ^alayhi wa sallam et ses compagnons honorés. Soyons de ceux qui s’attachent à la religion agréée par Allaah. Celui qui s’attache à la religion agréée par Allaah, Allaah lui donne la victoire. Persévérons sur la vérité. Ne soyons pas dupés par le grand nombre d’égarés, de gens qui vont à leur perte. Persévérons sur la voie de la science et des œuvres qui est la voie des saints et des vertueux, parmi lesquels, le saint, le vertueux, qui a dit:  » Je vous recommande de vous attacher et d’œuvrer conformément au Livre de Allaah ta^aalaa et à la tradition de Son Prophète salla l-Laahou ^alayhi wa sallam. Je vous recommande également de vous aimer les uns les autres par recherche de l’agrément de Allaah, de vous donner le conseil les uns aux autres par recherche de l’agrément de Allaah. Soyez des aides les uns pour les autres, ne soyez pas dispersés. Ne soyez pas haineux, ne soyez pas des adversaires les uns pour les autres. Gare à vous de la répulsion ! Gare à vous de la préférence de l’argent au détriment de l’au-delà ! Les ennemis de la religion sont à l’afflux. Et ils s’appliquent pour essayer de détruire la religion. Soyez tout comme l’a dit le Messager de Allaah salla l-Laahou ^alayhi wa sallam :  » Le croyant pour le croyant est comme un mur, ils se soutiennent les uns les autres « . Ceci est ma recommandation que je vous ai précédemment citée. Et je vais vous la répéter tout le temps car c’est un éclat de lumière, c’est une parole de vérité qu’il convient d’appliquer dans cette époque difficile. C’est cette voie sur laquelle nous avons été éduqués, auprès de ce connaisseur d’Allaah, qui a passé sa vie à diffuser la science, la vérité et la bonne parole.

Chers frères et soeurs, il convient, alors que nous sommes dans ce mois de RamaDaan, de vous recommander la science de la religion. C’est ce qui indique la félicité éternelle, celle qui n’a pas de fin. C’est ce qui indique la réussite dans le bas-monde et dans l’au-delà.

Je vous recommande d’assister aux assemblées de science, pour recevoir la science auprès des gens de science et des gens dignes de confiance, des gens honnêtes. La science, c’est le chemin qui mène à l’agrément de Allaah. C’est le chemin qui fait parvenir à la piété. Et il n’y a pas de piété sans œuvre. Et il n’y a pas d’œuvre sans science. Et il n’y a pas de science sans apprentissage. L’âge est court et le bas-monde va à sa fin. L’au-delà, c’est la résidence du séjour éternel. Ne faites pas en sorte que le bas-monde vous détourne de l’obéissance de Allaah, qu’il vous détourne de remercier Allaah pour ces bienfaits, qu’il vous détourne de prendre des provisions en science de la religion. Ô Allaah, je Te demande de nous accorder la réussite à accomplir les obligations du jeûne d’une manière correcte est agréée, de nous faire miséricorde par Ta large Miséricorde et de nous accorder le pardon et de nous accorder une fin heureuse, de faire de nous des gens de la piété, des gens qui se fient à Allaah et qui Lui obéissent. Nous demandons à Allaah qu’Il nous délivre de ce qui nous tourmente, qu’Il enlève les épreuves de nos familles et de nos frères et qu’Il donne la victoire à la communauté contre ces ennemis usurpateurs, injustes et cupides qui visent ces bienfaits. Ô Allaah, accorde-nous de voir le bien-aimé élu salla l-Laahou ^alayhi wa sallam et accorde-nous de boire de sa main honorée une gorgée après laquelle nous n’aurons plus jamais soif. Ô Allah, Tu es notre Dieu, Tu es sur toute chose Tout-Puissant, et la louange est à Allaah le Seigneur des mondes. Je demande à Allaah qu’Il nous accorde la réussite pour faire ce qu’Il agrée.

Wa l-Laahou ta^aalaa ‘a^lam wa ‘aHkam, baaraka l-Laahou fiikoum.

Laa ‘ilaaha ‘il-la l-Laah, laa ‘ilaaha ‘il-la l-Laah, laa ‘ilaaha ‘il-la l-Laah.

Allaahoumma salli ^alaa Sayyidinaa MouHammad, wa ^alaa ‘aalihi wa saHbihi wa sallim, Allaahoumma salli ^alaa Sayyidinaa MouHammad, wa ^alaa ‘aalihi wa saHbihi wa sallim, Allaahoumma salli ^alaa Sayyidinaa MouHammad, wa ^alaa ‘aalihi wa saHbihi wa sallim.

Rabbi ghfir lii wa lil-mou’miniina wa l-mou’minaat, Rabbi ghfir lii wa lil-mou’miniina wa l-mou’minaat, Rabbi ghfir lii wa lil-mou’miniina wa l-mou’minaat.

Baaraka l-Laahou fiikoum

L’éminence des droits des parents

Posted in cours général,Exhortation,islam,jurisprudence par chaykhaboulaliyah sur décembre 30, 2012

La louange est à Allah, le Seigneur des mondes. A Lui reviennent les bienfaits, les grâces et les bons éloges. Que l’honneur et l’élévation en degré soient accordés à notre maître Mouhammad, le plus honorable des messagers, et celui que Allah, le Seigneur des mondes, agrée le plus.

Al-Hakim a rapporté du Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, un hadith sahih : (‘a^dhamou n-nasi haqqan ^ala l-mar’ati zawjouha wa ‘a^dhamou n-nasi haqqan ^ala r-rajouli ‘oummouh) ce qui signifie : « La personne qui a le plus grand droit sur la femme, c’est son mari. La personne qui a le plus grand droit sur l’homme, c’est sa mère ». La signification de ce hadith, c’est que celui qui a le plus de droits sur l’homme et la femme, autre que son mari, c’est la mère. Quant à la femme qui est mariée, la personne qui a le plus grand droit sur elle, c’est son mari. Si les parents demandent à la femme mariée quelque chose et que son mari demande autre chose, c’est l’obéissance au mari qui est prioritaire. Le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit : (‘ayyouma mra’atin matat wa zawjouha radin  ^anha dakhalati l-jannah) ce qui signifie : « Toute femme qui meurt alors que son mari est satisfait d’elle entrera au paradis ».

Et a été authentifié le hadith : (‘ayyouma mra’atin batat wa zawjouha ghadiboun ^alayha la^anat-ha l-mala’ikatou hatta tousbih) ce qui signifie : « Toute femme qui passe la nuit alors que son mari est en colère contre elle, les anges la maudissent jusqu’au matin », c’est-à-dire que si l’homme demande à sa femme de jouir d’elle, de la jouissance légale, autorisée dans la Loi, et qu’elle n’avait pas d’excuse pour s’abstenir, ni d’excuse légale comme les menstrues, ni une excuse corporelle comme la maladie, elle n’a pas à s’abstenir de lui obéir en cela. Et si elle s’abstient sans excuse, son péché est grand.

Le hadith a été authentifié : (Khayroukoum khayroukoum li’ahlih wa ‘ana khayroukoum li’ahlih) ce qui signifie : « Font partie des meilleurs ceux qui agissent le mieux envers leurs femmes ». Et le Messager est le meilleur des gens. Sa conduite est la meilleure des conduites avec ses épouses. Ainsi, il réparait lui-même ses sandales. Il raccommodait lui-même ses vêtements. Il faisait la traite de sa brebis de sa main. Il est rapporté qu’il aidait aux tâches ménagères chez lui. Et ceci est une preuve de sa grande modestie. Il n’attendait pas que sa femme soit à son service. Mais il est prioritaire pour le faire. Et ceci rentre dans le cadre de l’excellence de comportement à laquelle a incité fortement le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Il a dit, ^alayhi ssalatou wa s-sala: (‘inna l-mou’mina la youdrika bi housni houlouqihi dalajta ssa’in miqa’in) c’est-à-dire, que celui qui patiente face à la nuisance des gens, qui ne leur nuit pas, qui agit en bien envers eux est semblable à celui qui veille toute la nuit pour faire la prière et qui jeûne toute l’année, mis à part les cinq jours pendant lesquels on ne jeûne pas. Le croyant, grâce à la piété envers Allah, avec son excellence de comportement et la multiplication des évocations de Allah, peut parvenir à la sainteté.

Quand aux parents, leur droit est éminent sur leurs enfants, et plus particulièrement la mère. Celui qui était bienfaisant envers ses parents, aura une fin heureuse. Gagnez l’agrément des parents en ce qui ne comporte pas de désobéissance, comporte une grande bénédiction dans le bas monde et dans l’au-delà. Il se peut que la personne reçoive une large subsistance grâce à sa bienfaisance envers ses parents. Ce n’est pas poli que l’enfant, lorsqu’il atteint la puberté, demande à sa mère d’être à son service. La parfaite conduite est que ce soit lui qui soit à son service, même si elle ne le lui demande pas. Il est de l’habitude de certains jeunes de nos jours, garçons et filles, de demander à leurs mères de leur préparer le repas, ou de leur laver leurs vêtements, ou ce qui est du même ordre, choses qu’ils peuvent faire d’eux-mêmes. Et ceci est considéré comme une impolitesse. L’état de ces gens-là est très éloigné de l’état des esclaves accomplis.

Le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit : (Raghima’anf thoumma raghima’anfthoumma raghima’anf man ‘adraka ‘abawayh ‘aw’ahadahouma chaykhan walam yadkhoul bihi l-jannah) c’est-à-dire celui qui a vécu et qui a vu ses parents âgés ou l’un des deux, et qui n’a pas réussi à gagner leur agrément en étant à leur service ou ce qui est du même ordre, il aura manqué une récompense éminente ». L’état du bas monde est que chacun va mourir. Soit ses parents le quittent avant lui, soit il les quitte avant eux. S’il n’agit pas avec bienfaisance envers eux deux maintenant, quand est-ce qu’il pourra le faire ? Après la séparation ?

Le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, a dit : (Al-walidou ‘awsatou ‘abwabi l-jannah) c’est-à-dire que celui qui ne gagnait pas l’agrément de ses parents, qui n’agissait pas avec bienfaisance envers eux, il aura raté une grande récompense, à savoir que l’agrément des parents musulmans fait parvenir au paradis à partir de la porte du milieu.

Il est arrivé que l’un des soufiyy saints, qui est Bilal Al-Khawwas marchait dans l’endroit où les fils de ‘Israil s’étaient perdus. Il a dit : « C’est alors que je me suis rendu compte qu’un homme marchait à mon niveau. Je lui ai demandé : « Que penses-tu de ‘Ach-Chafi^iyy ? ». Il a dit : « Il fait partie des ‘Awtad, qui est un haut degré dans la sainteté ». Je lui ai dit : « Qu’est-ce que tu dis de Malik ? ». Il a dit : « C’est l’Imam des Imams ». Je lui ai dit : « Que dis-tu de ‘Ahmad ? ». Il m’a dit : « C’est un véridique ». Je lui ai dit : « Que penses-tu de Bichr Al-Hafiyy ? ». Il a dit : « Il n’y aura pas après lui quelqu’un qui soit comme lui ». Je lui ai dit : « Je te demande par Allah qui es-tu ? ». Il a dit : « Je suis Al-Khadir ». Je lui ai dit : « Grâce à quoi ai-je pu te voir ? ». Il a dit : « Grâce à ta bienfaisance envers ta mère ». Allah a honoré Bilal Al-Khawwas car il était vertueux et bienfaisant envers sa mère. Et Allah lui a permis de rencontrer Al-Khadir ^alayhi s-salam. Et seuls les vertueux le voient à l’état d’éveil.

 

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