Chaykhaboulaliyah's Blog


La science indispensable de la religion

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur décembre 31, 2018

La louange est à Allaah c’est Lui qui accorde les grâces et les bienfaits, que Allaah honore et élève davantage le rang de notre Maître Mouhammad ainsi que de ses proches musulmans et qu’il apaise ses craintes quant au sort de sa communauté.

Allaah dit ce qui signifie : « Ô vous les gens qui êtes croyants, préservez-vous ainsi que vos familles d’un feu dont le combustible est fait d’hommes et de pierres. » Ce verset donne l’ordre aux croyants de se préserver eux-même ainsi que leurs familles du feu de l’enfer. Ce verset a été expliqué par ^Aliyy ainsi que le compagnon ^ATa ibnou abi rabah.

Quant à ^Aliyy, il a dit : « Apprenez vous-même et enseignez à vos familles le bien. » rapporté par Al Hakim dans Al Moustadrak, il l’a jugé sahih, Adh-dhahabiyy a été en accord avec lui. Et le compagnon ^ATa ibnou abi rabah a expliqué :

C’est que tu apprennes comment prier, jeûner, accomplir le pélérinage, comment vendre et acheter, comment te marier et comment divorcer (rapporté par Al Khatib Al baghdadiyy dans Al Faqih Al MoutafaqiH).

Le sens qui est compris de l’explication de notre maitre ^Aliyy et de ^aTa ibnou abi rabah que lorsqu’un croyant apprend et enseigne la science de la religion à sa famille, il se sera préservé ainsi que sa famille du feu de l’enfer, qui est un feu dont le combustible sera fait d’hommes et de pierres.

Il y a donc dans ce verset une menace de châtiment pour celui qui néglige l’apprentissage des sujets de la science de la religion qui lui sont indispensables, chose qui est une obligation pour toute personne pubère et saine d’esprit.

C’est donc une obligation pour chacun de connaître ce qui lui permet d’avoir une croyance correcte, d’accomplir les actes du cœur correctement, ainsi que les actes d’obéissance qu’il accomplit par ses organes, comme la prière, le jeûne, le pèlerinage et la zakat mais également la connaissance de ce qui est licite et ce qui est interdit comme vente et comme achat, la connaissance de ce qui est licite comme mariage ainsi que ce qui est interdit, ce qui est valable comme divorce et ce qui ne l’est pas.

Celui qui entreprend ces choses-là en tournant le dos à l’apprentissage de la science, alors qu’il y a des gens qui enseignent ces sujets, il se sera exposé au feu de Allaah, et c’est un feu intense.

Celui qui ne trouve pas là où il réside quelqu’un qui connaisse ces sujets indispensables, et qui a eu connaissance qu’il y a dans telle région une personne qui connaît les sujets de la religion, alors il ne lui est pas permis de rester sur place et de se satisfaire de son ignorance des sujets de la religion, il doit au contraire voyager. A ce sujet, il convient de citer ce que Ahmad ibnou Raslan a dit de son poème (connu sous le nom de Az-Zoubad), ce qui signifie : « Celui qui ne connaît pas les sujets alors qu’il interroge, celui qui ne trouve pas d’enseignant, alors qu’il voyage. »

Si l’on considère les connaissances dans le domaine des sciences du bas monde, les gens partent en voyage pour les acquérir, ils engagent des fortunes pour apprendre ces sujets-là, alors que l’objectif de ces sciences du bas monde c’est de s’assurer une vie confortable dans ce bas monde qui va à sa fin.

Il se peut que quelqu’un fournisse des années durant beaucoup d’efforts pour acquérir ces sciences, puis son terme arrive avant même de vivre suffisamment longtemps, une vie où il espérait profiter dans un certain confort et du bien-être, la mort le surprend.

Combien de gens sont revenus de leurs études à l’étranger et la mort les a surpris.

Alors que la science de la religion, son résultat est une félicité éternelle, pour être sauvé du feu de l’enfer.

Allaah dit dans sourat Ali ^Imran ce qui signifie : « Celui qui aura été écarté du feu de l’enfer, et aura été fait entré au Paradis aura certes gagné. » Celui qui échappe à ce feu, et entre au Paradis sans châtiment, c’est celui-là même la personne qui a gagné, qui a réussi.

Quant aux sciences du bas monde, desquels les gens tirent leur fierté, ils fournissent des efforts et se fatiguent pour les acquérir durant plusieurs années. Leur objectif étant d’obtenir par cela un confort de vie dans le bas monde. Or le bas monde dans lequel ils vivent est éphémère et va à sa fin.

Celui-là meurt à une échéance et cet autre meurt avec un terme plus court ou plus long. Quant à l’au-delà, c’est la résidence dans laquelle la vie sera éternelle.

Celui qui aura pris de ce bas monde des provisions, c’est à dire qui aura appris de la science de la religion, une part dont on ne peut se passer et qui aura œuvré ensuite avec cette science, il fera parti de ceux qui réussissent, ceux pour lesquels il n’y a pas de crainte et qui ne seront pas chagrinés, ni dans leur tombe ni dans leur au-delà.

Ce sera une paix sans crainte, un repos sans fatigue, une vie sans mort, une bonne santé sans maladie,  ils vivront une vie éternelle après laquelle il n’y aura plus de mort. Une vie dans laquelle il n’y aura pas de maladie, pas de pauvreté, ni aucune difficulté.

Quant à celui qui se fatigue en essayant d’accomplir les actes d’adoration de Allaah ta^ala, mais qui tourne le dos à l’apprentissage de la science de la religion, il est semblable à quelqu’un qui ramasse du bois pendant la nuit, c’est à dire quelqu’un qui collecte du bois pour le ramener chez lui pendant une nuit obscure. Il ramasse sans vérifier, est ce qu’il y a avec le bois qu’il a ramassé quelque chose qui peut lui nuire, comme un serpent ou scorpion, ou d’autres animaux nuisibles de la terre. Il est donc à l’exemple de quelqu’un qui ramasse du bois la nuit.

Le Messager, que Allaah l’honore et élève davantage son rang ainsi que celui de ses proches musulmans et qu’il apaise ses craintes quant au sort de sa communauté, nous a mis en garde contre le fait de se baser sur l’image des œuvres sans veiller à les accomplir correctement.

Le Prophète a dit ce qui signifie : « Combien de ceux qui veillent la nuit pour faire des actes d’adorations surérogatoires n’obtiennent de leur veillée que le manque de sommeil et combien de ceux qui jeûnent n’obtiennent de leur jeûne que la faim et la soif. » rapporté par al Bayhaqiyy dans As-Sounnan al Koubraa.

Le Messager s’est limité à mentionner ces deux sujets dans le hadith, mais il les a cité à titre d’exemple. Ainsi combien de ceux qui partent pour le pèlerinage n’obtiennent que la fatigue et la dépense d’argent et combien de ceux qui essayent de s’acquitter de la zakat, leur zakat n’est pas accepté, car ils n’ont pas appris les lois de la religion relatives à la zakat, et Allaah sait mieux que quiconque.

Le consensus des compagnons

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur décembre 31, 2018

La Louange est à Allaah c’est Lui qui accorde les grâces et les bienfaits, que Allaah honore et élève davantage le rang de notre Maître Mouhammad ainsi que de ses proches musulmans et qu’il apaise ses craintes quant au sort de sa communauté.

Allaah nous a donné les preuves rationnelles qu’Il n’a aucune ressemblance avec la création d’aucune manière que ce soit. Il nous a donné les preuves rationnelles qu’il est impossible que Allaah soit assis. Et Il a révélé un verset explicite dans le Qour’an honoré qui l’indique, un verset qui indique que Allaah est exempt de la position assise, et de toutes autres caractéristiques des êtres humains et même qu’Il est exempt de toutes les caractéristiques des créatures.

Et il s’agit de la parole de Allaah ta^ala dans sourat Ach-Choura ce qui signifie : « Absolument rien ne lui est semblable et Il est Celui Qui entend et Qui voit. ». Cette phrase, même si elle ne comporte pas beaucoup de termes, le sens qu’elle comporte est très vaste, elle exempte Allaah tabaraka wa ta^ala de toutes les caractéristiques des humains.

Les caractéristiques des êtres humains, nous les connaissons en nous observant.  La position assise est l’une de nos caractéristiques, le déplacement du haut vers le bas, ou de bas en haut, fait partie aussi de nos caractéristiques. Egalement le fait d’occuper un espace d’avoir un endroit, ceci fait partie de nos caractéristiques, le changement également en fait partie, le fait d’évoluer ou de subir fait aussi partie de nos caractéristiques, avoir des changements d’humeur fait également partie de nos caractéristiques. Et Allaah tabaraka wa ta^ala est exempt de toutes ces caractéristiques.

Celui qui prétend qu’il suit les gens du salaf, puis qui interprète le verset dans sourat Taha : Ar- Rahmanou ^ala l ^archi stawa, dans le sens de l’attribution de la position assise à Allaah, il les aura calomnié, et aura menti d’un mensonge manifeste, car personne parmi les gens du salaf n’a prétendu que l’istiwaa’ dans ce verset signifirait «  s’asseoir ».

Cette explication n’est confirmé d’aucun des compagnons du Messager de Allaah qui soit connu pour avoir fait l’exégèse du Qour’an. Il n’y a aucune parole dans ce sens-là qui soit rapporté de l’un d’entre eux d’une manière authentique. Mais le fait que certains menteurs soient venus après les compagnons et aient attribué à certains compagnons qu’ils auraient interprété ce verset, le verset de l’istiwaa’ ^ala l ^arch par l’établissement ou le fait d’occuper la totalité du Trône, cela n’est parvenu de personne qui soit digne de confiance dont la transmission est fiable. Ceci est au contraire parvenu par une voie qui est appelée chez les savants du hadith « la chaîne du mensonge » (As-Souddiyy d’après Al Kalbiyy d’après Abou Salih (qui attribue à Ibnou ^Abbas)). Cette chaine appelée la chaine du mensonge a calomnié ibnou ^abbas, que Allaah l’agrée lui et son père et a prétendu que ibnou ^abbas aurait dit au sujet du verset Ar- Rahmanou ^ala l ^archi stawa c’est à dire istaqarra, s’établir. Ceci est une calomnie proférée envers Ibnou ^abbas.

Il n’est pas authentifié par une chaîne de transmission authentique donc qu’un des compagnons aurait expliqué l’istiwa de Allaah concernant le Trône, par la position assise ou par l’établissement. Les compagnons du fait qu’ils comprennaient parfaitement la langue arabe, comprennaient de la parole de Allaah tabaraka wa ta^ala, Ar- Rahmanou ^ala l ^archi stawa un sens qui est digne à propos de Allaah, tel que par exemple l’éminence du degré. (^oulouwou al qadr). L’éminence en degré est l’un des attributs de Allaah. Allaah nous a appris que l’un des attributs est bien celui-là. Dans Sourat Al Baqarah, Allaah dit « wa houwa l^Aliyyou Al ^Adhim ». Al ^Aliyy c’est un nom de Allaah qui signifie qu’Il est éminent en degré, que son degré est éminent. Cela ne signifie pas qu’Il soit établi sur le Trône, le Trône faisant parti du monde célèste, ni sur le Koursiyy qui est un grand corps situé en dessous du Trône. Tout cela n’est pas digne de Allaah, car l’établissement et la position assise font partis des attributs des humains. Aucun caractéristique des humains n’est digne de Allaah.

Plus encore, l’un des savants du salaf, l’imam Abou Ja^far At-Tahawiyy (il a vécu au 3ème siècle de l’Hégire et une partie du 4ème siècle de l’Hégire, après quoi, il est mort), cet imam qui fait donc parti du salaf a composé un traité de Croyance qui est réputé et que les savants se sont transmis les uns aux autres depuis son époque jusqu’à nos jours, il a dit que Allaah l’agrée  « Celui qui qualifie Allaah par une des significations des humains a certes commis de la mécréance. » Le Chaykh a dit : cette phrase mémorisez la et faites là mémoriser par vos familles. Celui qui qualifie Allaah par une des significations des humains a certes commis de la mécréance. Les significations des humains sont nombreuses. Chacun d’entre nous connaît quelles sont les significations des humains, c’est à dire les caractéristiques des humains. Nous tous les connaissons. La position assise fait partie de nos caractéristiques. Il n’est valable dans la langue arabe d’attribuer al joulous la position assise à un être que s’il a deux moitié, une moitié supérieure et une moitié inférieure. L’être humain est ainsi, c’est pour cela que l’on qualifie l’être humain par al joulous, la position assise. Le chien est également qualifié par la position assise. Beaucoup d’animaux on leur attribue la position assise al joulouss car ils ont une moitié supérieure et une moitié inférieure. Dans la langue arabe, al joulous est une expression qui indique la rencontre du postérieur d’une personne avec le sol, un siège ou ce qui est de cet ordre. Telle est donc la signification de la position assise.

Comment oserait-on qualifier le Créateur de ce monde par cela, Celui qui a crée l’être humain et ses caractéristiques, Celui qui a crée toutes les choses et leurs caractéristiques, comment le qualifierait-on par la position assise qui est le contact de deux corps, l’un des deux ayant deux moitiés, supérieure et inférieure. Ces gens-là, comment prétendent-ils avoir connu Allaah ta^ala ? Ils interprètent le verset Ar- Rahmanou ^ala l ^archi stawa en attribuant la position assise à Allaah et ils prétendent avoir connu Allaah et avoir cru en Lui, mais ils en sont très loin. Ce ne sont là que des mensonges. De plus, ces mêmes gens déforment des versets du Qour’an qui ont été rapporté pour décrire l’état des associateurs qui vivaient à l’époque où le Qour’an a été révélé au Messager de Allaah. Parmi les paroles que disaient les associateurs il y a ce que Allaah nous a appris dans sourat Az-Zoumar (ayah 3) c’est à dire que les associateurs qui vivaient à l’époque du Messager, ceux qui étaient des ennemis déclarés du Messager, qui le démentaient, lui nuisaient, se moquaient de lui, ils disaient à propos des idoles : « Ces idoles que Mouhammad nous interdit d’adorer, nous ne les adorons que pour qu’elles nous rapprochent de Allaah. » Ainsi, ils ont eux-mêmes reconnu qu’ils adoraient ces idoles. Et qu’est ce que l’adoration, c’est l’extrême limite de la crainte et de la soumission. Ils vénéraient ces idoles comme l’on vénère (glorifier) Allaah tabaraka wa ta^ala. Ils se soumettaient à elles d’une extrême soumission, telle était leur adoration de ces idoles.

Ces falsificateurs de la religion agréée par Allaah considèrent que la communauté du Prophète Mouhammad ceux-là même qui sont croyants en Allaah et en Son Messager, qui ont pour croyance que nul ne mérite qu’on se soumette à Lui à l’extrême si ce n’est Allaah tabaraka wa ^ala, ces croyants qui ne glorifient de l’extreme glorification nul autre que Allaah, à propos de  ces croyants là, ils disent « vous, vous êtes ces idolâtres. ». Ils disent que les croyants sont comme les adorateurs des idoles, qui pour s’attacher et persister dans leur adoration des idoles qu’ils adoraient, disaient : « nous ne les adorons que pour qu’elles nous rapprochent de Allaah. » (sens du verset).  Ils disent « Vous, vous êtes comme cela. » (C’est à dire qu’ils déclarent mécréants la communauté du Prophète).

Ils disent lorsqu’un d’entre vous va visiter la tombe du Messager, ou la tombe d’un autre prophète, quel qu’il soit, ou la tombe d’un saint, quel qu’il soit, pour le tabarrouk (c’est à dire la recherche de bénédiction, c’est à dire l’augmentation du bien), il a attribué un associé à Dieu, et il est semblable à ces gens-là.  Alors que le tabarrouk par le Messager et par ses traces c’était l’une des pratiques des compagnons, au point même que lorsque le Messager a accompli le pélerinage de l’adieu et la ^oumrah de al ji^ranah, il s’est rasé la tête avec une lame, puis a distribué ses cheveux à ses compagnons, rapporté par Al Boukhariyy dans son Sahih, le chapitre de L’eau avec laquelle on peut se laver les cheveux. Et il n’a distribué ses cheveux que pour que ses compagnons fassent le tabarrouk avec. Ils faisaient donc le tabarrouk avec ses cheveux durant sa vie et après sa mort, au point même de plonger ces cheveux dans de l’eau pour en donner à boire aux malades, par recherche de bénédictions, tabarrouk, par cette trace du Messager de Allaah. Ces faits sont relatés dans Al Boukhariyy et d’autres.

Certains compagnons avaient pris un cheveu, d’autres en avaient pris deux. Khalid ibnou l Walid (compagnon, chef de guerre stratège), avait une qalansouwah, ce qui couvre la tête et dans son pli intérieur, il avait placé des cheveux qui provenaient de l’avant de la tête du Messager de Allaah, lorsqu’il s’était rasé la tête à l’occasion de la ^oumrah de al Ji^ranah. Al Ji^ranah est un endroit qui se trouve après la Mecque, en direction de At-Ta’if. Il ne s’agit donc pas du rasage de sa tête lors du pèlerinage, non. C’est lorsque le Messager s’était rasé la tête à l’occasion de la ^Oumrah. C’est là que Khalid ibnou l walid avait pris des cheveux de l’avant de la tête du Messager. Il avait placé ses cheveux dans sa qalansouwah.  Or, une fois, alors qu’il était dans d’une bataille lors d’une conquête, il avait perdu cette qalansouwah. Il s’était mis à la chercher avec insistance jusqu’à ce qu’il l’a retrouvé. On l’avait interrogé pourquoi recherches-tu cette qalansouwah avec tant d’ardeur ? Il avait répondu : « J’y ai placé des cheveux provenant de l’avant de la tête du Messager de Allaah, et je n’ai jamais assisté à une bataille sans que la victoire me soit accordée grâce à cela, et il rajouta, à chaque fois que je me trouvais sur le champ de bataille, j’avais le dessus sur les mécréants, par les bénédictions de ses cheveux, les cheveux du Prophète, rapporté par Al Bayhaqiyy dans Dala’ilou An-Noubouwwah, chapitre l’arrivée de Dammam fils de tha^labah auprès du Messager de Allaah, et par al Hakim dans al Moustadrak, chapitre « les mentions des faits remarquables de Khalid ibnou lWalid ». Et ce récit est authentique, comme cela a été mentionné par le Chaykh Habibou r-Rahman Al ^Adhamiyy, dans ses commentaires Al Matalibou al ^aliyah.

Il est bien connu des compagnons qu’ils faisaient le tabarrouk par les traces du Prophète, de son vivant et après sa mort. De même après la mort du Prophète, une grande famine avait sévi, à l’époque de ^Oumar ibnou l Khattab, que Allaah l’agrée. 9 mois durant, la pluie n’était pas tombée, et il y a eu une famine. L’un des compagnons du Messager, Bilal Ibnou l-Harith Al-Mouzaniyy s’est rendu auprès de la tombe du Messager, et a dit « Ô Messager de Allaah, demande la pluie pour ta communauté car ils vont périr. Cette pratique est appelée ‘istighathah (appel au secours) et aussi un tawassoul (supplication de Dieu en mentionnant un être de vertu). Cet homme a fait un rêve, il a vu dans le rêve que le Prophète qui lui a parlé et qui lui a dit : « passe le salaam à ^Oumar et dit lui que vous allez recevoir la pluie. ». Cet homme est parti voir ^Oumar et lui a raconté le rêve qu’il avait fait et lui a raconté comment avant le rêve il était parti auprès de la tombe du Messager et avait fait le tawassoul par le Prophète. Rapporté par Al Bayhaqiyy dans son Dala’ilou An-Noubouwwah, chapitre « Ce qui est parvenu à propos de la vision du Prophète dans le rêve. ». Allaah leur a par la suite accordé une pluie tellement abondante que cette année, fut appelée l’année de l’abondance (^amou l-fatq), il y avait tellement de paturage que le bétail s’était engraissé, le gras débordait. C’est pour cela que cette année a été appelée l’année de l’abondance. Cet acte, ce tawassoul par le Prophète ainsi que l’istighathah par le Prophète qu’a fait ce compagnon, personne ne l’a critiqué. ^Oumar Ibnou l Khattab que Allaah l’agrée ne l’a pas blâmé pour ce qu’il avait fait. ^Oumar n’a pas dit à ce compagnon « comment es-tu parti demandé au Messager de Allaah ? Comment appelles-tu au secours et fais-tu le tawassoul par le Messager de Allaah alors qu’il est mort ? ». ^Oumar ne lui a pas dit cela, et personne d’autre ne le lui a dit. Aucun de ceux qui ont pris connaissance de cet événement ne l’ont blâmé et ne lui ont reproché de l’avoir fait. Telle était la pratique du salaf. Et bien d’autres événements qui sont également un tawassoul par le Prophète ont eu lieu de la part des compagnons. Malgré tout cela, ces gens qui sont singularisés tant leur cœur sont corrompus, ils déclarent mécréants les musulmans qui font le tabarrouk par les prophètes et par les saints. Ces versets qui ont été révélés au sujet des associateurs qui adoraient les idoles, ces égarés ont prétendu qu’ils concernaient les musulmans, qui recherchent les bénédictions, en faisaient le tawassoul par les prophètes et les saints. Et Allaah sait plus que tout autre.

 

Persévérer sur la croyance des sunnites !

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La Louange est à Allaah le Seigneur des mondes. C’est Lui qui accorde les grâces et les bienfaits, et Il mérite les bons éloges. Que l’élévation en degré soit accordée au Prophète Mouhammad de la part de Allaah, celui qui accorde les bienfaits à Ses esclaves et dont léa bienfaisance englobe l’ensemble de Sa créationn Celui Qui est très miséricordieux envers les croyants. Que soient excaucées les invocations des anges des plus hauts degrés en faveur de notre Prophète Mouhammad, le plus plus honorable des messagers. Que l’honneur soit accordé à ses proches musulmans, bons et purs.

 

Le Chaykh a dit nous avons rapporté avec une chaine de tranmission ininterrompue, dans le Jami^ de At‐Tirmidhiyy, dans le Sahih de Ibnou Hibban, et dans d’autres recueils de hadith, par la voie de Soulayman Ibnou Yaçar, par la voie de ^Abdou l‐Lah Ibnou ^Oumar et par la voie de ^Amr Ibnou Dinar.

Ils ont tous dit : ^Oumar ibnou l khattab, que Allaah l’agrée, nous a tenu un discours debout à al jaabiyyah (région qui se situe dans le pays du Cham), et il a dit : Le Messager de Allaah nous a tenu un discours debout il a alors dit ce qui signifie : « Je vous recommande de suivre mes compagnons, puis ceux qui vont leur succéder, puis ceux qui vont leur succéder. Certes, pas un homme ne se retrouve seule en présence d’une femme sans que le sheytan ne soit le 3ème. Attachez-vous à la majorité et gardez-vous de la dispersion car le sheytan est avec la personne isolée, et il est plus loin de deux personnes ensembles. Celui qui recherche les délices du Paradis, qu’il s’attache à la majorité. Celui qui est heureux quand il fait une bonne action et qui est malheureux quand il fait une mauvaise action, le voilà le véritable croyant. » At Tirmidhiyy a dit que c’est un hadith haçan, sahih. Dans ce hadith, il est mis en évidence plusieurs sujets importants. Le premier porte sur l’importance de suivre les compagnons, car ce sont eux qui ont porté la religion à ceux qui sont venus après eux. Sans eux, nous n’aurions pas connu la religion agréée par Allaah. Ce sont eux qui nous ont transmis le Qour’an, et ce sont eux qui ont été témoins de la révélation et de la descente du Qour’an. Le 2ème sujet porte sur l’interdiction de la khalwah d’un homme avec une femme ajnabiyyah,  c’est à dire l’interdiction pour un homme et une femme de se retrouver seuls dans un endroit alors que l’homme n’est pas un mahram pour la femme, et sans qu’ils ne soient vus par une tierce personne. Le Messager de Allaah en a indiqué la cause en disant : « le sheytan sera avec eux pour les faire tomber dans le péché », parce que la cause plus fréquente de la fornication c’est la khalwah. Quand un homme se retrouve seul à seul en présence d’une femme le sheytan devient plus fort pour l’entraîner à commettre la fornication, c’est à dire que cest plus facile pour le sheytan d’entrainer les gens dans la fornication quand il y a une khalwah, (que quand il y a une tierce personne). Et le Prophète a dit dans son hadith ce qui signifie : « Attachez-vous à la majorité et gardez-vous de la dispersion car le sheytan est avec la personne isolée, et il est plus loin de deux personnes ensemble. » Il s’agit là d’un ordre que le Messager donne à sa communauté. L’ordre de s’attacher à la croyance de Ahlou s-sounnah wal jamaa^aH. Cette croyance, le Messager de Allaah l’a enseigné à ses compagnons, qui à leur tour l’ont enseigné à ceux qui les ont suivi.

Puis ceux-là à leur tour l’ont enseigné à ceux qui les ont suivi jusqu’à ce qu’elle parvienne à cette époque dans laquelle nous vivons. Cette croyance qu’avaient les compagnons est restée au sein de la majorité de la communauté du Prophète Mouhammad. La majorité de la communauté de Mouhammad depuis le début jusqu’à la période actuelle a cette croyance, la croyance des compagnons. Le Messager a recommandé à sa communauté de ne pas dévier de cette croyance. La majorité des musulmans de la communauté du Prophète Mouhammad, c’est à dire le plus grand nombre d’entre eux ont cette croyance que le Messager a recommandé de suivre et de ne pas s’en écarter. Aujourd’hui si quelqu’un se déplace dans les pays musulmans d’est en ouest, du nord au sud, il verra que les savants des musulmans ont tous cette même croyance. Le Chaykh dit prenez par exemple l’Indonésie avec ses 170 millions d’habitants, tous leurs savants ont la croyance Ahlou s-sounnah, la croyance Ach^arite, la croyance des compagnons.

Elle a été appelée la croyance Ach^arite parce que c’est Abou lhaçan Al Ach^ariyy qui a rédigé cette croyance, en lui apposant les preuves à partir du Qour’an et du hadith, et les preuves selon la raison. En effet, beaucoup de gens à son époque s’étaient écartés de cette croyance, c’est pourquoi cet imam éminent que Allaah l’agrée s’est engagé à lutter et à défendre la croyance de Ahlou s-sounnah en indiquant leurs preuves à partir des textes rapportés et la raison. C’est ainsi que cette croyance qui est la croyance des compagnons et ceux qui les ont suivi jusqu’à l ‘époque de Abou lhaçan Al Ach ^ariyy a été appelé la croyance Ach^arite. L’imam Abou lhaçan Al Ach^ariyy n’est pas venu avec un fondement dans la croyance qui serait en contradiction avec la croyance des compagnons, non, il n’a fait que détailler les preuves, en les explicitant et ce pour étouffer l’égarement des groupes mou^tazilah, des khawariyy, des mouchabbihah, et des dahriyyah (ils nient l’existence de Dieu, et disent que les corps existent de toute éternité). Il a prouvé l’infondé des faux arguments par lesquels certains ont essayé d’induire les gens en erreur, et il a indiqué que leurs prétendus arguments ne sont en rien de véritables arguments. Allaah lui a accordé une force dans l’expression et une capacité de raisonnement qui lui a permis de faire taire ces gens qui se sont singularisés qu’ils soient mou^tazilah, des mouchabbihah, khawariyy ou autres. Aujourd’hui, c’est cette croyance qui est celle de centaines de millions de musulmans. Les savants d’Indonésie, d’Egypte, de la totalité du Cham, du Yémen, de l’Irak, de la Turquie, de l’Afghanistan, de l’Inde, du Sind (capitale Karachi), de l’Afrique, de l’Abyssinie, de la Somalie, du sud de l’Afrique, tous ont cette croyance qui est appelée aujourd’hui la croyance Ach^arite. (Ce que vise notre Chaykh, que Allaah lui fasse misériorde c’est également ce qui englobe la croyance matouridite, car il n’ ya pas de divergence concernant les sujets fondamentaux, entre les ach^arites et les matouridites. Les gens de Ahlou s-Sounnah ne sont que ces deux groupes là.)

Et ceci est la croyance des compagnons, des successeurs des compagnons, des successeurs des successeurs des compagnons, jusqu’à nos jours, juqu’à l’époque de notre maître Al Ach^ariyy, et elle a perduré au-delà, elle a continué à être suivi par la majorité de la communauté du Prophète Mouhammad jusqu’à nos jours. Cette croyance c’est de confirmer l’existence de Allaah ta^ala Lui dont l’existence n’a pas été précédé d’un néant et que tout autre que Allaah était inexistant puis est devenu existant. Le genre de ce monde et la composition de ce monde, tout cela est entré en existence, rien n’est eternel exempt de début avec Allaah. Seul Allaah existe de toute éternité, de toute éternité il n’y a ni lumière, ni obscurité, ni endroit, ni temps, car le temps c’est un rapport entre une chose entrée en existence et une autre chose entrée en existence. Et l’existence de Allaah tabaraka wa ta^ala n’est pas précédée d’une inexistence. Tandis que tout autre que Lui était inexistant. Et le temps et l’endroit existent après ne pas avoir existé. Le temps et l’endroit n’étaient pas de toute éternité, il en est de même pour la lumière, l’obscurité et l’air. Ceci fait partie de l’ensemble de la croyance Ahlou s-sounnah Wal Jama^ah, les sunnites. Et le deuxième point est que Allaah tabaraka wa ta^ala n’a absolument aucune ressemblance avec quoique ce soit car s’Il avait une ressemblance avec quoique ce soit de ce monde, Il ne serait pas Créateur de ce monde. Et tout ce qui change d’un état à un autre a une existence ayant un début, et cela est justement la preuve que le monde dans sa totalité est entré en existence.

Ibrahim ^alayhi s- salam a montré l’infondé de la croyance des gens de sa ville, et était en ce temps à Babel, où il est né. Sa famille et les autres étaient tous mécréants excepté son neveu et exceptée Sarah l’épouse d’Ibrahim, qui étaient tous deux musulmans alors que les autres étaient mécréants. Tous les autres humains étaient mécréants, ils adoraient les astres, la lune, et le soleil. Lorsque Ibrahim a montré l’infondé de la croyance de ces gens, il leur a dit : « Ô vous les gens, vous adorez quelque chose qui change, qui passe d’un état à un autre, le soleil passe d’un état à un autre, la lune également, et les astres aussi. Comment serait-il valable que ces choses soit adorées, car il n’est pas valable rationnellement que ce soit les choses qui se créent elles-mêmes et il n’est pas valable qu’elles changent d’elles-mêmes d’un état à un autre. » Ibrahim a indiqué que celui qui a la divinité ne change pas d’un état à un autre, car il aurait besoin de qui le fait changer.

La croyance correcte est également l’exemption de Allaah de l’endroit, de la direction, du changement, et de toute caractéristique telle que le mouvement, la mobilité, et tout autre que cela. Les gens de Ahlou s-sounnah considèrent que dans le Qour’an il y a 2 catégories de versets : une partie du Qour’an qui est à expliquer selon le sens apparent, et une autre partie du Qour’an qui n’est pas à expliquer selon le sens apparent, mais un sens qui convient à Allaah ta^ala. L’imam Ahmad n’a pas expliqué les paroles de Allaah ta^ala (wa jaa’a Rabbouka)  par le déplacement et la venue d’un endroit à un autre.

Il a expliqué plutôt la parole de Allaah dans sourat al fajr comme l’a rapporté al Bayhaqiyy, par « ce sont des manifestations de la puissance de ton Seigneur qui viendront au jour du jugement » lorsque les anges vont tirer des flammes de l’enfer jusqu’à l’endroit où les gens seront rassemblés, de sorte à ce qu’ils puissent les voir, sans que ces flammes se séparent de l’enfer.

 

L’incitation à apprendre la science de la religion !

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur décembre 31, 2018

La Louange est à Allaah le Seigneur des Mondes, c’est Lui qui accorde les grâces et les bienfaits, et Il mérite les bons éloges. Que l’élévation en degré de la part de Allaah, Celui qui accorde Ses bienfaits à Ses esclaves, et dont la bienfaisance englobe l’ensemble de Sa création, Celui Qui est très Miséricordieux envers les croyants, et que les invocations des anges les plus hauts degrés, soit exaucés en faveur de notre Maître Mouhammad, le plus honorable des messagers, ainsi que de ses proches musulmans bons et purs.

Après cette introduction, sachez que Allaah a incité Ses esclaves à acquérir la science.

Allaah ta^ala a révélé dans le Qour’an honoré dans sourat Taha, ce qui signifie : « Dit : Seigneur, augmente moi en connaissance. » car la science est la meilleure des œuvres.

Connaître les sujets de sa religion, ceci est la meilleure des sciences. Connaître Allaah et connaître Son Messager, connaître les sujets de sa religion ceci est la meilleure des sciences, c’est la base même de la religion. L’islam ne se réalise qu’avec cela, c’est à dire avec cette connaissance. Celui qui a connu Allaah et Son Messager, comme il se doit, c’est un musulman, un croyant, on dit de lui qu’il est un musulman, et on dit de lui qu’il est un croyant puis s’il meurt sur cela, nécessairement, il entrera au Paradis. Connaître Allaah ta^ala, c’est avoir pour croyance que Allaah existe sans lui attribuer une quelconque ressemblance avec l’une de Ses créatures. Et notre Seigneur tabaraka wa ta^ala existe et Il n’a aucune ressemblance avec les créatures, d’aucune manière que ce soit. Tout ce que nous voyons est un corps, soit un grand corps, soit un petit corps, soit un corps de taille intermédiaire entre la petite taille et la grande taille. L’homme est un corps ayant un volume (le mot volume est utilisé ici dans le sens de la caractéristique du corps et qui est la mesure de la portion de l’espace occupé par ce corps), le grain de moutarde a également un volume, les montagnes ont un volume, le soleil a un volume, la lune également, les étoiles ont chacune un volume particulier. Chaque étoile a un volume, et les cieux ont un volume, le Trône a un volume, et c’est le plus grand des corps. Allaah ta^ala n’a pas créé un corps qui soit plus grand que le Trône. Si Allaah l’avait voulu, Il aurait créé un corps plus grand que le Trône, mais Allaah n’a pas voulu crée un corps plus grand que le Trône.  Quant à Allaah ta^ala, Il n’est pas ainsi, Il n’est pas un corps ayant un petit volume, ni un corps ayant un grand volume, ni un corps ayant un volume de taille intermédiaire entre celle d’un petit corps et celle d’un grand corps. Par ailleurs, un corps est soit palpable, soit impalpable. Le corps palpable est ce qui peut être palpé/attrapé avec la main, et le corps impalpable est ce qui ne peut pas être palpé ou attrapé avec la main, comme par exemple la lumière, l’obscurité et le vent. Allaah ta^ala n’a pas de ressemblance avec les corps palpables, ni avec les corps impalpables. Les corps palpables et les corps impalpables n’existaient pas avant que Allaah ne les crée. Tandis que Allaah tabaraka wa ta^ala existe sans avoir de début à son existence. De toute éternité, il n’y que Allaah, seul Allaah existe de toute éternité. Allaah existe avant le temps, avant l’endroit, avant les six directions, celle du haut, du bas, de devant, de derrière, de droite et de gauche, avant la lumière et l’obscurité, Allaah existe de toute éternité sans endroit. Avant que Allaah ta^ala ne crée l’endroit, l’endroit n’existait pas, les six directions également n’existaient pas avant que Allaah ne les crée. C’est pour cela que Allaah existe sans endroit, ni direction, car Allaah ne change pas. Allaah n’est pas situé sur le Trône qui est dans la direction du haut, la direction du dessus, il n’est pas situé non plus dans la 7ème terre qui est dans la direction du bas, Allaah n’est pas situé là-bas. Le Trône, c’est la Ka^bah des anges, il y a des anges dont seul Allaah sait le nombre. Ils sont tous autour du Trône. Ils tournent autour du Trône, tout comme les croyants parmi les humains et jinn tournent autour de la Ka^bah, qui se trouve à la Mecque, celle qui est la qiblah des musulmans. De même, ces anges qui sont dans la direction du haut, au niveau du Trône, c’est le Trône qui est leur qiblah. Allaah ta^ala n’habite pas le Trône, ni la Ka^bah. Celui qui dit que Allaah est situé dans la direction du haut, c’est à dire au-dessus du Trône, c’est à dire qu’Il y habiterait, qu’Il serait assis dessus, c’est un ignorant, un mécréant qui n’a pas connu Allaah. Il n’est donc pas permis d’avoir pour croyance ou d’imaginer que Allaah habiterait le Trône, tout comme le prétendent les wahabites. Par ailleurs, Allaah ta^ala n’a pas de ressemblance avec les créatures, d’aucune manière que ce soit. Les créatures sont soit en mouvement, soit immobiles, soit en mouvement pendant un certain temps, et immobiles pendant un certain temps, Allaah ta^ala n’est pas ainsi, Il n’est pas concevable que Allaah soit en mouvement, et Il n’est pas concevable que Allaah soit immobile. Cette croyance c’est la vérité et ce qui l’a contredit c’est de l’égarement. Il y a dans le Qour’an un verset qui est « Layça kamithlihi chay’ » ce qui signifie : « Absolument rien ne Lui est semblable ». Il signifie que Allaah n’a point de ressemblance avec quoique ce soit. Celui qui aura appris la science de Ahlou s-Sounnah, celui qui a appris cette science, et qui appris ce qui est licite et ce qui est interdit, et  a œuvré conformément à cela, qui a été dans cet état depuis sa jeunesse, Allaah tabaraka wa ta^ala l’honore dans l’au-delà, Il le protège de la forte chaleur du soleil. Le soleil au Jour du Jugement sera intense. De nos jours, le soleil est très loin des gens. Au Jour de Jugement, il se rapprochera de la tête des gens, de la distance d’un mil, c’est à dire d’une distance d’environ une demi-heure de marche. Ce jeune homme musulman qui a grandi dans l’obéissance à Allaah, Allaah le protège de la chaleur du soleil ce Jour-là, il sera à l’ombre du Trône, il ne sera touché ni de fatigue, ni de difficulté, alors que les autres gens, endureront la chaleur du soleil. Quant au mécréant, sa transpiration sortira de son corps et coulera autour de son corps. La transpiration des mécréants les couvrira depuis les pieds jusqu’à la bouche. Et la transpiration de chaque personne ne la dépassera pas pour toucher les autres personnes. Allaah ta^ala protège le jeune homme qui a grandi dans l’obéissance à Allaah, sur la croyance de Ahlou s-sounnah, Allaah le protège de la chaleur de ce Jour-là. Tellement le mécréant souffrira de la chaleur du soleil, s’il y avait une mort dans l’au-delà, il en mourrait, mais il ne mourra pas. Louez, remerciez Allaah ta^ala pour vous avoir facilité quelqu’un qui vous enseigne la croyance de Ahlou s-sounnah dans cette époque où l’on trouve dans ce pays des gens qui enseignent le contraire de cette croyance. Dans certaines écoles qui prétendent être des écoles islamiques, ils enseignent le contraire de la croyance des musulmans. Dans certaines de ces écoles, ils leur représentent Allaah comme s’Il était un corps en train de chanter sur un arbre qui se balancerait sur une branche, voilà ce qui leur enseignent. Celui qui grandit sur une telle croyance, et qui meurt sur cette croyance, au Jour du Jugement, il sera rassemblé avec les mécréants et non pas avec les musulmans, ensuite il sera emmené comme les autres mécréants, au feu de l’enfer, car il n’a pas connu Allaah. Ceux qui grandissent dans de telles écoles, ils en sortent sans connaître Allaah, excéptés ceux à qui Allaah a fait miséricorde. Ils en sortent ignorants au sujet de Allaah, ils ne connaissent pas leur Créateur. Ils imaginent que leur Créateur est un corps, ayant la forme d’un homme qui se déplacerait dans les arbres. Et dans leur enseignement, il y a d’autres mécréances qui s’ajoutent à tout cela, ils disent que Allaah c’est ce jardinier qui est assis à l’ombre de l’arbre, c’est ce policier dans les rues de Beyrouth, ces gens seront rassemblés au Jour du Jugement avec les mécréants et non pas avec les musulmans. Vous, Allaah ta^ala vous a sauvé, Il vous a facilité quelqu’un qui vous enseigne que Allaah ta^ala n’a absolument aucune ressemblance avec quoique ce soit, alors louez Allaah ta^ala. Et Allaah sait plus que tout autre.

Les waliyy (saints) de Dieu

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur décembre 31, 2018

La Louange est à Allaah le Seigneur des Mondes. Que Allaah honore notre Maitre Mouhammad et ses proches parents musulmans  et ses compagnons.

Allaah dit dans Sourat Younous, verset 62, ce qui signifie : « Certes les waliyy, les saints de Allaah ne seront pas atteints par la peur ni par le chagrin dans l’au-delà. »

Al Boukhariyy a rapporté du hadith de Abou Hourayrah que Allaah l’agrée, que le Messager de Allaah a dit ce qui signifie : « Allaah ta^ala dit (ce qui signifie) : J’ai préparé pour mes esclaves vertueux une récompense qu’aucun œil n’a jamais vu, aucune oreille n’a jamais entendu, et qui n’a même pas effleuré le cœur d’un être humain. ». Allaah nous apprend dans Son Livre Clair, que les waliyy ne seront pas atteints par la peur c’est à dire qu’ils n’auront aucun châtiment dans le futur ni dans leur tombe, ni dans leur au-delà. Ils n’auront aucune difficulté à surmonter, ils ne seront pas attristés par ce qui se sera passé après avoir quitté le bas monde, ils seront donc en sécurité, ils auront la bonne nouvelle dans le bas monde et l’au-delà. Les savants ont expliqué quelle était cette bonne nouvelle dans le bas monde, c’est qu’avant de mourir, ils recevront des anges qui vont leur annoncer que Allaah leur a fait miséricorde et les a agréée, et ce sera une source de plaisir pour eux. Ces anges de la miséricorde vont venir auprès des saints de Allaah au moment de leur mort afin que la crainte de la mort se dissipe et disparaisse. En effet, un waliyy de par sa nature même, craint la mort, et ne penche pas vers elle, car la nature du waliyy est d’avoir un penchant pour la vie d’ici-bas, et une crainte de la mort, jusqu’à ce que les anges de la miséricorde descendent vers lui et lui annoncent la bonne nouvelle. À ce moment-là, toute crainte de la mort qu’il avait en lui sera dissipée.

Il y a parmi les saints ceux vers qui, au moment de leur mort, descendront 500 anges de la miséricorde, qui ont tous un bel aspect, comme si leurs visages rayonnants étaient des soleils. Ces anges de la miséricorde viennent auprès du saint avant l’arrivée de ^Azra’il, puis lorsque ^Azra’il vient à son tour, il annonce à ce saint la bonne nouvelle. Il y a certains saints qui voient ces anges et qui voient aussi beaucoup de prophètes et de saints. Certains autres voient le Messager de Allaah qui leur sourit et leur annonce la bonne nouvelle du Paradis. La vision du saint quand il voit le Messager à ce moment-là admet deux possibilités : (on traduit le terme ‘awliyaa, le pluriel de waliyy par les saints, c’est à dire ceux qui sont dévoués à Allaah et agrées par Lui) la première c’est que le Messager de Allaah vienne auprès de ce saint,  (notre Chaykh que Allaah lui fasse miséricorde, a par la suite délaissé cet avis, et il était catégorique à dire que le Messager ne quitte pas sa tombe).

La deuxième c’est que Allaah fasse voir au saint de ses propres yeux le Messager de Allaah, qui se trouve dans sa tombe honorée, il le voit malgré la grande distance, il le voit comme s’il était devant lui, car Allaah accorde des choses extraordinaires à qui Il veut.

Parmi les saints, certains voient les anges de la miséricorde, alors qu’ils sont en bonne santé. Il a été rapporté de nombreux saints, ceux qui témoignent de cela. Il y avait un saint qui était connu pour ses prodiges. Il parlait de lui-même, il disait que chaque année il y avait deux anges qui venaient lui rendre visite. Puis il a dit l’année où il est décédé, que 4 anges lui avaient rendu visite cette année-là et qu’il s’était dit « il se peut que mon terme soit devenu imminent », il est décédé la même année. Ce qui témoingne en faveur de cette histoire c’est ce qui a été authentifié dans le hadith dans lequel le Messager de Allaah avait annoncé à sa fille Fatimah que Allaah l’agrée, lors de la maladie qui a précédé son décès, en lui parlant à voix basse, que Jibril venait réviser avec lui le Qour’an chaque année une fois et que cette année là il l’avait révisé avec lui deux fois, et qu’il pensait que c’était en raison de l’imminence de son terme. La révélation du Qour’an a justement pris fin cette année-là, dans laquelle Jibril avait révisé deux fois le Qour’an avec notre Prophète cette année-là. Tel est l’état des saints qui ont réussi à obtenir l’agrément et les hauts degrés, parce qu’ils ont suivi le Messager de la manière complète. S’ils n’avaient pas suivi le Messager de la manière la plus complète, ils n’auraient pas eu ce haut mérite. Quant à l’annonce du bien dont ils bénéficieront après leur mort il y a entre autre les deux anges honorables Mounkar et Nakir viennent interroger les esclaves vertueux, les waliyy de Allaah, ils posent leur question, et Allaah ta^ala raffermit le saint pour qu’ils puissent répondre avec facilité, sans avoir peur. Bien qu’il soit confirmé dans le hadith que les anges Mounkar et Nakir sont de couleur noir bleu, les saints ne seront pas apeurés, ils ne ressentiront aucune crainte devant l’aspect de ces deux anges. Puis les deux anges annonceront la bonne nouvelle à ce waliyy de Allaah en lui disant « Endors-toi comme un nouveau marié qui ne sera réveillé par l’être le plus cher de sa famille » et il dormira. Par ailleurs, l’âme du waliyy ne quitte pas son corps immédiatement après l’interrogatoire mais elle reste avec le corps et il ne subit ni tristesse, ni solitude, ni aucune peur de l’obscurité. Il a été authentifié dans le hadith du Messager de Allaah que Allaah tabaraka wa ta^ala élargit la tombe du croyant accompli, d’une étendue de 70 coudées sur 70 coudées et que sa tombe sera emplie de verdure et de lumière. Sa tombe sera illuminée comme une nuit de pleine nuit. Et Allaah est sans aucun doute sur toute chose Tout Puissant. Prenez par exemple la nuit du Qadr. Il se peut qu’un membre de la famille la voit, et qu’il réveille d’autres personnes et qui ne voient pas cette lumière tandis que lui il l’a voit, il verra donc une lumière immense. Il en est dans la tombe, Allaah éclaire la tombe pour les saints et si quelqu’un ouvre leurs tombes, il se peut que Allaah voile la vue de celui qui a ouvert la tombe et qui ne voit pas cette lumière que Allaah a créé dans la tombe du saint. Il ne verra non plus la verdure qui emplit sa tombe. Allaah ta âla rend étroit ce qui est étendu aux yeux de qui il veut parmi Ses esclaves. Et Il fait que ce qui est de faible quantité apparaisse en grande quantité aux yeux de qui Il veut parmi Ses esclaves, et Il fait que ce qui est grande quantité apparaisse en faible quantité aux yeux de qui Il veut parmi Ses esclaves, tout comme cela s’est produit pour les compagnons du Messager de Allaah à l’occasion de l’une de leurs conquêtes.

Le nombre des mécréants était le triple du nombre des compagnons du Messager de Allaah qui étaient venus pour le combat. Allaah a fait que leur faible nombre apparaisse élevé aux yeux des mécréants, et que le nombre des mécréants qui était élevé apparaisse comme faible aux yeux des croyants. Et rien ne rend Allaah impuissant. Il est donc un devoir de croire dans tout ce qui a été authentifié comme provenant de la part du Messager de Allaah, même si ce n’est pas habituel car certes la raison saine l’accepte. Pourtant il arrive que certains esclaves vertueux de Allaah qui sont des saints, Allaah leur montre l’état de la tombe d’un autre saint. Allaah leur montre l’étendue de cette tombe 70 coudées sur 70 coudées, Il leur montre combien elle est emplie de lumière, et d’autres caractéristiques qui nous sont parvenues dans le hadith sans que la tombe soit ouverte, alors qu’il y a une couche de terre entre eux et la tombe. Allaah fait que cette couche épaisse qui se trouve entre celui qui est à la surface et là où est mis le corps, toute cette terre devient transparente comme du verre. Ce que Allaah veut est, et ce Allaah ne veut pas n’est pas, personne ne peut empêcher la réalisation de la volonté de Allaah. Il est parvenu dans le Jami^ de At-Tirmidhiyy d’après ^Abdoul-Lah ibnou ^Abbas que Allaah l’agrée lui et son père qu’un homme avait monté sa tente sur une tombe et il entendant venant de la tombe la récitation de sourat Al Mulk jusqu’à la fin de cette sourate. Il est parti en parler au Messager de Allaah et lui a appris ce qui s’est produit. Le Messager pour confirmer la véracité de sa parole, lui a dit ce qui signifie « C’est celle qui protège, celle qui sauve. » Ceci s’est produit pour un compagnon à l’époque du Messager.

Semblable à cela s’est produit également après l’époque des compagnons. En effet, il est parvenu par tawatour qu’un savant de Somalie qui était un waliyy de Allaah un faqih, un savant ascète, qui craignait Dieu et se consacrait à l’adoration de Allaah. Il s’appelait Mouhammad Idriis, à sa mort il avait un étudiant qui était vertueux, qui était au nombre des pieux, il était en train d’étudier auprès du chaykh dans un livre, comme il n’avait pas terminé l’étude du livre, ce chaykh est mort, et l’étudiant était profondément attristé. L’étudiant a vu le chaykh dans le rêve qui lui a dit « viens près de la tombe et ramène le livre avec toi. ». A son réveil, il a amené le livre qu’il avait étudié et qu’il n’avait pas fini, il s’est assis devant la tombe du chaykh et le chaykh à son habitude lui a expliqué le livre, jusqu’à terminer l’étude de tout le livre. Après cela, il a emmené un autre livre, et il est parti dans la tombe du chaykh et s’est assis face à lui, il s’est mis à lire mais il n’a pas entendu la voix de son chaykh lui donner des explications. Parce que c’était là un secret, par la grâce de Allaah et ses bienfaits. Mais les secrets ne se poursuivent pas généralement, et les secrets qui sont de cet ordre ne durent pas mais s’arrêtent. Si tel est l’état des waliyy de Allaah, il convient de connaître les conditions de la sainteté pour que si quelqu’un veut suivre leur voie, et arriver à ce à quoi il sont arrivés, il saura comment prendre exemple sur leurs actes, sur leurs paroles, et sur leurs croyances qui sont conformes au Qour’an et au hadith. Le waliyy est donc le croyant qui a cru en Allaah et en Son Messager, qui a appris une part de la science de la religion, une part qui est obligatoire et qui est indispensable, même par transmission orale en assistant à des assemblées de gens de science, il a obtenu une part qui est indispensable pour la validité de la croyance, pour assurer la validité des actes tels que la prière et le jeûne. Il a connu également les péchés du cœur comme l’insincérité, l’infatuation, l’envie et l’orgueil. Il a connu les péchés de l’oreille, comme le fait d’écouter la médisance ou la namiimah délibérément, il a connu les péchés des mains comme frapper un croyant injustement, et il a également connu les péchés de la langue, comme le fait d’insulter, de faire la médisance ou la mécréance par la parole. Il a connu les péchés du pied comme le fait de marcher pour commettre un péché. Il a connu les péchés du sexe comme la fornication. Il a connu les péchés du ventre comme le fait de manger des choses interdites, et autre que cela qui lui est un devoir d’apprendre. Ensuite, il a appliqué cela à lui-même, en délaissant les péchés, qu’ils soient apparents ou cachés. Et il s’est embelli par l’application des obligations, et la meilleure des obligations est la croyance en Allaah et en Son Messager, puis vient la prière. Ensuite, il a multiplié les actes surérogatoires, mais ce n’est pas une condition pour la sainteté que d’accomplir toutes les sortes des actes surérogatoires, mais s’il persévère sur un ou deux sortes d’actes surérogatoires cela lui suffit pour la confirmation de la sainteté.  Parmi les actes surérogatoires qu’il est de l’habitude des saints de multiplier, il y a les prières surérogatoires pendant la nuit. Il y a également le grand nombre de paroles d’évocation par la langue, et la parole Laa ilaHa illa l-Laah étant la meilleure. Il y a aussi le tasbih qui vient juste après la parole Laa ilaHa illa l-Laah dans l’ordre de mérite. Abou Hourayrah que Allaah l’agrée, l’un des compagnons qui avait beaucoup de sciences, et qui rapportait beaucoup de hadith du Messager de Allaah, il avait un wird, (une pratique habituelle), qu’il faisait tous les jours, c’est qu’il disait 12000 fois Soubhana l-Laah quotidiennement. Ceci est la condition pour la sainteté. De plus, le saint ne pratique pas ce que font les sorciers, les gens que l’on appelle des ^aza’im (ce sont ceux qui disent des paroles incompréhensibles pour que la sorcellerie ait lieu par ces paroles), ni ceux qui ne pratiquent darbou al mandal (ce sont ceux qui appellent les jinn, l’image du jinn leur paraît dans un miroir), ni ceux qui prétendent lire les lignes de la main, quiconque fait cela, est un grand pêcheur, ce n’est pas un saint. Quant aux waliyy, Allaah leur a éclairé le cœur. Allaah leur a accordé une persévérance sur leur piété. Ce n’est pas de leur habitude non plus que de pratiquer l’écriture de talismans (il s’agit de termes incompréhensibles) qui peuvent être en réalité des noms et des symboles désignant les grands démons qu’ils glorifient. Si ces talismans sont écrits et pliés de la manière qu’ils requièrent, alors par la Toute Puissance de Allaah, se réalisent parfois ce pour quoi ce talisman a été écrit. Ce ne sont pas des waliyy de Allaah ceux qui oeuvrent par le biais de la compagnie des jinn, selon des conditions mauvaises et qui sont requises par les jinn. Tout en sachant qu’il est possible que certains waliyy aient des compagnons parmi les jinn croyants qui cherchent la compagnie de ces humains vertueux, pour profiter de leur compagnie dans la religion. Il n’y a pas de contradiction entre le fait qu’il soit un saint parmi les humains, et le fait qu’un jinn vienne de temps en temps auprès de lui pour profiter de lui dans la religion. Mais ce qui contredit la loi c’est la pratique de ceux-là qui disent « Nous, nous avons fraternisé avec ces esprits ». Puis de l’habitude de ceux qu’ils appellent esprit ou rouhaniyy c’est qu’ils pénètrent dans le corps de l’homme et de la femme et qu’ils se mettent à parler par sa langue. Ceux-là ne sont pas des waliyy de Allaah, et le jinn qui est avec eux est un grand pécheur qui accompagne un grand pécheur. Par ailleurs, ceux-là n’ont pas la capacité de ramener l’âme d’un humain qui était mort, même si c’était un mécréant. Le waliyy de Allaah ne demande pas à un jinn de se mettre dans son propre corps, et de se mettre à parler avec sa bouche même si c’est pour réciter le Qour’an. Et même si ce jinn prétend qu’il est l’âme du chaykh Ar-Rifa^iyy ou du Chaykh al Jaylaaniyy, il s’agit là en réalité d’un jinn pervers. Et celui dans le corps duquel un jinn entre avec son accord, est quelqu’un de méchant, il est loin de la sainteté, de la distance qui sépare le ciel de terre, car cela est interdit, c’est quelque chose que Allaah a interdit (cela est nuisible). Par ailleurs, il y a des jinn qui sont des saints tout comme il y a des humains qui sont des saints. Celui qui est éprouvé par l’attaque des jinn, s’il se protège par des versets révélés par Allaah ta^ala, cela le protège de la nuisance des jinn. Le Messager récitait des paroles d’évocations de Dieu et lorsque les deux sourates du Qour’an, Al Mou^awidhatayn, sont descendues, il les récitait pour la protection, c’est pour cela que le Messager a instauré pour sa communauté la récitation des deux dernières sourates du Qour’an avec la récitation de Al ikhlas, avec une prononciation correcte des lettres, trois fois le matin, et trois fois le soir. Le matin, c’est à dire depuis l’aube, jusqu’à environ 2h après le lever du soleil et le soir, depuis le coucher du soleil, jusqu’à 3h après environ. Celui qui les récite régulièrement, il se sera protégé contre la nuisance des humains et jinn. Le Messager de Allaah a également enseigné ce qui permet de repousser la nuisance de la mauvaise suggestion, waswas. En soufflant trois fois du côté gauche lorsqu’il sent ces mauvaises suggestions, et de demander la protection à Allaah en disant ce qui signifie : Ô Allaah, je te demande de me protéger du mal du sheytan et de sa calamité. Et la personne ne continue pas à réfléchir à ses mauvaises suggestions. Il détourne sa réflexion à autre chose. En effet, le shaytan aime perturber le croyant, il aime le déranger, il ouvre la porte des mauvaises suggestions, pour qu’il devienne triste  et qu’il détourne son attention des bonnes choses. Il y a quelque chose qui est plus facile que la récitation des 3 Mou3awidhat, 3 fois, chaque jour, il y a 7 fois (« HasbiyalLaahou laa ‘ilaaha illaa houwa, 3alayhi tawakkaltou wahouwa Rabbou l 3archi l 3aDHiim ») après l’aube et après le coucher. « Allaah me suffit, il n’est de dieu que Lui, je me fie totalement à Lui, et Il est le Seigneur du Trône Eminent ».

Celui qui persévère à dire cela, Allaah le protège de nombreuses choses qui mènent à la perte comme d’être atteint par le mauvais œil et la sorcellerie. Le Messager de Allaah demandait à Dieu la protection en récitant les deux, alors qu’il est la plus pure de la création de Allaah, comment alors d’autres que lui n’aurait pas besoin de se préserver ? Il n’a pas dit Je suis le prophète de Dieu, la révélation me parvient matin et soir, les anges me soutiennent, je ne vais donc pas profiter de la préservation. Celui qui s’habitue à réciter les paroles de protection quand il est en bonne santé, cela le protègera encore plus lors de la nuisance des jinn et des humains. Et si Allaah n’avait pas accordé une grâce particulière et une protection pour ses esclaves croyants, hommes et femmes, les démons seraient encore plus terribles qu’ils ne le sont maintenant. S’il n’y avait eu la protection de Allaah, ils nous auraient arraché de terre. Les croyants sont des ennemis pour les demons, les démons n’ont pas délaissés les tentatives pour nuire au Messager de Allaah. Une fois iblis était sur une montagne, face à la porte de la Ka^bah et notre maître était en prosternation dans la Ka^bah. Iblis a juré qu’il piètinerait le Prophète Muhammad. C’est alors que jibril lui a donné un coup qui l’a fait volé jusqu’en Irak. Une fois, une armée de démons étaient venus et il y avait parmi eux quelqu’un qui avait une flamme de feu et voulait la jeter sur le Messager de Allaah. Allaah a donné au Messager la force et la capacité d’attraper l’un d’entre eux, il l’a étranglé jusqu’à ce qu’il fut en débacle, et qu’il fuit. Une autre fois, Iblis est venu associateurs, dans la péninsule arabique.

Iblis s’est introduit avec eux dans leur complot et a fait pencher l’avis d’assassiner le Prophète. Mais Allaah a repoussé leur ruse et leur stratagème et révélé à son prophète ce qu’ils étaient en train de comploter. Le Messager a quitté sa maison avant l’aube, il est parti de cet endroit, et lorsque les associateurs sont venus, ils n’ont trouvé que ^Aliyy ibnou abi Talib. Allaah a soutenu son prophète en révélant leur complot.

 

Les anges nous protègent !

 

Les waliyy (saints) de Dieu

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La Louange est à Allaah le Seigneur des Mondes. Que Allaah honore notre Maitre Mouhammad et ses proches parents musulmans  et ses compagnons.

Allaah dit dans Sourat Younous, verset 62, ce qui signifie : « Certes les waliyy, les saints de Allaah ne seront pas atteints par la peur ni par le chagrin dans l’au-delà. »

Al Boukhariyy a rapporté du hadith de Abou Hourayrah que Allaah l’agrée, que le Messager de Allaah a dit ce qui signifie : « Allaah ta^ala dit (ce qui signifie) : J’ai préparé pour mes esclaves vertueux une récompense qu’aucun œil n’a jamais vu, aucune oreille n’a jamais entendu, et qui n’a même pas effleuré le cœur d’un être humain. ». Allaah nous apprend dans Son Livre Clair, que les waliyy ne seront pas atteints par la peur c’est à dire qu’ils n’auront aucun châtiment dans le futur ni dans leur tombe, ni dans leur au-delà. Ils n’auront aucune difficulté à surmonter, ils ne seront pas attristés par ce qui se sera passé après avoir quitté le bas monde, ils seront donc en sécurité, ils auront la bonne nouvelle dans le bas monde et l’au-delà. Les savants ont expliqué quelle était cette bonne nouvelle dans le bas monde, c’est qu’avant de mourir, ils recevront des anges qui vont leur annoncer que Allaah leur a fait miséricorde et les a agréée, et ce sera une source de plaisir pour eux. Ces anges de la miséricorde vont venir auprès des saints de Allaah au moment de leur mort afin que la crainte de la mort se dissipe et disparaisse. En effet, un waliyy de par sa nature même, craint la mort, et ne penche pas vers elle, car la nature du waliyy est d’avoir un penchant pour la vie d’ici-bas, et une crainte de la mort, jusqu’à ce que les anges de la miséricorde descendent vers lui et lui annoncent la bonne nouvelle. À ce moment-là, toute crainte de la mort qu’il avait en lui sera dissipée.

Il y a parmi les saints ceux vers qui, au moment de leur mort, descendront 500 anges de la miséricorde, qui ont tous un bel aspect, comme si leurs visages rayonnants étaient des soleils. Ces anges de la miséricorde viennent auprès du saint avant l’arrivée de ^Azra’il, puis lorsque ^Azra’il vient à son tour, il annonce à ce saint la bonne nouvelle. Il y a certains saints qui voient ces anges et qui voient aussi beaucoup de prophètes et de saints. Certains autres voient le Messager de Allaah qui leur sourit et leur annonce la bonne nouvelle du Paradis. La vision du saint quand il voit le Messager à ce moment-là admet deux possibilités : (on traduit le terme ‘awliyaa, le pluriel de waliyy par les saints, c’est à dire ceux qui sont dévoués à Allaah et agrées par Lui) la première c’est que le Messager de Allaah vienne auprès de ce saint,  (notre Chaykh que Allaah lui fasse miséricorde, a par la suite délaissé cet avis, et il était catégorique à dire que le Messager ne quitte pas sa tombe).

La deuxième c’est que Allaah fasse voir au saint de ses propres yeux le Messager de Allaah, qui se trouve dans sa tombe honorée, il le voit malgré la grande distance, il le voit comme s’il était devant lui, car Allaah accorde des choses extraordinaires à qui Il veut.

Parmi les saints, certains voient les anges de la miséricorde, alors qu’ils sont en bonne santé. Il a été rapporté de nombreux saints, ceux qui témoignent de cela. Il y avait un saint qui était connu pour ses prodiges. Il parlait de lui-même, il disait que chaque année il y avait deux anges qui venaient lui rendre visite. Puis il a dit l’année où il est décédé, que 4 anges lui avaient rendu visite cette année-là et qu’il s’était dit « il se peut que mon terme soit devenu imminent », il est décédé la même année. Ce qui témoingne en faveur de cette histoire c’est ce qui a été authentifié dans le hadith dans lequel le Messager de Allaah avait annoncé à sa fille Fatimah que Allaah l’agrée, lors de la maladie qui a précédé son décès, en lui parlant à voix basse, que Jibril venait réviser avec lui le Qour’an chaque année une fois et que cette année là il l’avait révisé avec lui deux fois, et qu’il pensait que c’était en raison de l’imminence de son terme. La révélation du Qour’an a justement pris fin cette année-là, dans laquelle Jibril avait révisé deux fois le Qour’an avec notre Prophète cette année-là. Tel est l’état des saints qui ont réussi à obtenir l’agrément et les hauts degrés, parce qu’ils ont suivi le Messager de la manière complète. S’ils n’avaient pas suivi le Messager de la manière la plus complète, ils n’auraient pas eu ce haut mérite. Quant à l’annonce du bien dont ils bénéficieront après leur mort il y a entre autre les deux anges honorables Mounkar et Nakir viennent interroger les esclaves vertueux, les waliyy de Allaah, ils posent leur question, et Allaah ta^ala raffermit le saint pour qu’ils puissent répondre avec facilité, sans avoir peur. Bien qu’il soit confirmé dans le hadith que les anges Mounkar et Nakir sont de couleur noir bleu, les saints ne seront pas apeurés, ils ne ressentiront aucune crainte devant l’aspect de ces deux anges. Puis les deux anges annonceront la bonne nouvelle à ce waliyy de Allaah en lui disant « Endors-toi comme un nouveau marié qui ne sera réveillé par l’être le plus cher de sa famille » et il dormira. Par ailleurs, l’âme du waliyy ne quitte pas son corps immédiatement après l’interrogatoire mais elle reste avec le corps et il ne subit ni tristesse, ni solitude, ni aucune peur de l’obscurité. Il a été authentifié dans le hadith du Messager de Allaah que Allaah tabaraka wa ta^ala élargit la tombe du croyant accompli, d’une étendue de 70 coudées sur 70 coudées et que sa tombe sera emplie de verdure et de lumière. Sa tombe sera illuminée comme une nuit de pleine nuit. Et Allaah est sans aucun doute sur toute chose Tout Puissant. Prenez par exemple la nuit du Qadr. Il se peut qu’un membre de la famille la voit, et qu’il réveille d’autres personnes et qui ne voient pas cette lumière tandis que lui il l’a voit, il verra donc une lumière immense. Il en est dans la tombe, Allaah éclaire la tombe pour les saints et si quelqu’un ouvre leurs tombes, il se peut que Allaah voile la vue de celui qui a ouvert la tombe et qui ne voit pas cette lumière que Allaah a créé dans la tombe du saint. Il ne verra non plus la verdure qui emplit sa tombe. Allaah ta âla rend étroit ce qui est étendu aux yeux de qui il veut parmi Ses esclaves. Et Il fait que ce qui est de faible quantité apparaisse en grande quantité aux yeux de qui Il veut parmi Ses esclaves, et Il fait que ce qui est grande quantité apparaisse en faible quantité aux yeux de qui Il veut parmi Ses esclaves, tout comme cela s’est produit pour les compagnons du Messager de Allaah à l’occasion de l’une de leurs conquêtes.

Le nombre des mécréants était le triple du nombre des compagnons du Messager de Allaah qui étaient venus pour le combat. Allaah a fait que leur faible nombre apparaisse élevé aux yeux des mécréants, et que le nombre des mécréants qui était élevé apparaisse comme faible aux yeux des croyants. Et rien ne rend Allaah impuissant. Il est donc un devoir de croire dans tout ce qui a été authentifié comme provenant de la part du Messager de Allaah, même si ce n’est pas habituel car certes la raison saine l’accepte. Pourtant il arrive que certains esclaves vertueux de Allaah qui sont des saints, Allaah leur montre l’état de la tombe d’un autre saint. Allaah leur montre l’étendue de cette tombe 70 coudées sur 70 coudées, Il leur montre combien elle est emplie de lumière, et d’autres caractéristiques qui nous sont parvenues dans le hadith sans que la tombe soit ouverte, alors qu’il y a une couche de terre entre eux et la tombe. Allaah fait que cette couche épaisse qui se trouve entre celui qui est à la surface et là où est mis le corps, toute cette terre devient transparente comme du verre. Ce que Allaah veut est, et ce Allaah ne veut pas n’est pas, personne ne peut empêcher la réalisation de la volonté de Allaah. Il est parvenu dans le Jami^ de At-Tirmidhiyy d’après ^Abdoul-Lah ibnou ^Abbas que Allaah l’agrée lui et son père qu’un homme avait monté sa tente sur une tombe et il entendant venant de la tombe la récitation de sourat Al Mulk jusqu’à la fin de cette sourate. Il est parti en parler au Messager de Allaah et lui a appris ce qui s’est produit. Le Messager pour confirmer la véracité de sa parole, lui a dit ce qui signifie « C’est celle qui protège, celle qui sauve. » Ceci s’est produit pour un compagnon à l’époque du Messager.

Semblable à cela s’est produit également après l’époque des compagnons. En effet, il est parvenu par tawatour qu’un savant de Somalie qui était un waliyy de Allaah un faqih, un savant ascète, qui craignait Dieu et se consacrait à l’adoration de Allaah. Il s’appelait Mouhammad Idriis, à sa mort il avait un étudiant qui était vertueux, qui était au nombre des pieux, il était en train d’étudier auprès du chaykh dans un livre, comme il n’avait pas terminé l’étude du livre, ce chaykh est mort, et l’étudiant était profondément attristé. L’étudiant a vu le chaykh dans le rêve qui lui a dit « viens près de la tombe et ramène le livre avec toi. ». A son réveil, il a amené le livre qu’il avait étudié et qu’il n’avait pas fini, il s’est assis devant la tombe du chaykh et le chaykh à son habitude lui a expliqué le livre, jusqu’à terminer l’étude de tout le livre. Après cela, il a emmené un autre livre, et il est parti dans la tombe du chaykh et s’est assis face à lui, il s’est mis à lire mais il n’a pas entendu la voix de son chaykh lui donner des explications. Parce que c’était là un secret, par la grâce de Allaah et ses bienfaits. Mais les secrets ne se poursuivent pas généralement, et les secrets qui sont de cet ordre ne durent pas mais s’arrêtent. Si tel est l’état des waliyy de Allaah, il convient de connaître les conditions de la sainteté pour que si quelqu’un veut suivre leur voie, et arriver à ce à quoi il sont arrivés, il saura comment prendre exemple sur leurs actes, sur leurs paroles, et sur leurs croyances qui sont conformes au Qour’an et au hadith. Le waliyy est donc le croyant qui a cru en Allaah et en Son Messager, qui a appris une part de la science de la religion, une part qui est obligatoire et qui est indispensable, même par transmission orale en assistant à des assemblées de gens de science, il a obtenu une part qui est indispensable pour la validité de la croyance, pour assurer la validité des actes tels que la prière et le jeûne. Il a connu également les péchés du cœur comme l’insincérité, l’infatuation, l’envie et l’orgueil. Il a connu les péchés de l’oreille, comme le fait d’écouter la médisance ou la namiimah délibérément, il a connu les péchés des mains comme frapper un croyant injustement, et il a également connu les péchés de la langue, comme le fait d’insulter, de faire la médisance ou la mécréance par la parole. Il a connu les péchés du pied comme le fait de marcher pour commettre un péché. Il a connu les péchés du sexe comme la fornication. Il a connu les péchés du ventre comme le fait de manger des choses interdites, et autre que cela qui lui est un devoir d’apprendre. Ensuite, il a appliqué cela à lui-même, en délaissant les péchés, qu’ils soient apparents ou cachés. Et il s’est embelli par l’application des obligations, et la meilleure des obligations est la croyance en Allaah et en Son Messager, puis vient la prière. Ensuite, il a multiplié les actes surérogatoires, mais ce n’est pas une condition pour la sainteté que d’accomplir toutes les sortes des actes surérogatoires, mais s’il persévère sur un ou deux sortes d’actes surérogatoires cela lui suffit pour la confirmation de la sainteté.  Parmi les actes surérogatoires qu’il est de l’habitude des saints de multiplier, il y a les prières surérogatoires pendant la nuit. Il y a également le grand nombre de paroles d’évocation par la langue, et la parole Laa ilaHa illa l-Laah étant la meilleure. Il y a aussi le tasbih qui vient juste après la parole Laa ilaHa illa l-Laah dans l’ordre de mérite. Abou Hourayrah que Allaah l’agrée, l’un des compagnons qui avait beaucoup de sciences, et qui rapportait beaucoup de hadith du Messager de Allaah, il avait un wird, (une pratique habituelle), qu’il faisait tous les jours, c’est qu’il disait 12000 fois Soubhana l-Laah quotidiennement. Ceci est la condition pour la sainteté. De plus, le saint ne pratique pas ce que font les sorciers, les gens que l’on appelle des ^aza’im (ce sont ceux qui disent des paroles incompréhensibles pour que la sorcellerie ait lieu par ces paroles), ni ceux qui ne pratiquent darbou al mandal (ce sont ceux qui appellent les jinn, l’image du jinn leur paraît dans un miroir), ni ceux qui prétendent lire les lignes de la main, quiconque fait cela, est un grand pêcheur, ce n’est pas un saint. Quant aux waliyy, Allaah leur a éclairé le cœur. Allaah leur a accordé une persévérance sur leur piété. Ce n’est pas de leur habitude non plus que de pratiquer l’écriture de talismans (il s’agit de termes incompréhensibles) qui peuvent être en réalité des noms et des symboles désignant les grands démons qu’ils glorifient. Si ces talismans sont écrits et pliés de la manière qu’ils requièrent, alors par la Toute Puissance de Allaah, se réalisent parfois ce pour quoi ce talisman a été écrit. Ce ne sont pas des waliyy de Allaah ceux qui oeuvrent par le biais de la compagnie des jinn, selon des conditions mauvaises et qui sont requises par les jinn. Tout en sachant qu’il est possible que certains waliyy aient des compagnons parmi les jinn croyants qui cherchent la compagnie de ces humains vertueux, pour profiter de leur compagnie dans la religion. Il n’y a pas de contradiction entre le fait qu’il soit un saint parmi les humains, et le fait qu’un jinn vienne de temps en temps auprès de lui pour profiter de lui dans la religion. Mais ce qui contredit la loi c’est la pratique de ceux-là qui disent « Nous, nous avons fraternisé avec ces esprits ». Puis de l’habitude de ceux qu’ils appellent esprit ou rouhaniyy c’est qu’ils pénètrent dans le corps de l’homme et de la femme et qu’ils se mettent à parler par sa langue. Ceux-là ne sont pas des waliyy de Allaah, et le jinn qui est avec eux est un grand pécheur qui accompagne un grand pécheur. Par ailleurs, ceux-là n’ont pas la capacité de ramener l’âme d’un humain qui était mort, même si c’était un mécréant. Le waliyy de Allaah ne demande pas à un jinn de se mettre dans son propre corps, et de se mettre à parler avec sa bouche même si c’est pour réciter le Qour’an. Et même si ce jinn prétend qu’il est l’âme du chaykh Ar-Rifa^iyy ou du Chaykh al Jaylaaniyy, il s’agit là en réalité d’un jinn pervers. Et celui dans le corps duquel un jinn entre avec son accord, est quelqu’un de méchant, il est loin de la sainteté, de la distance qui sépare le ciel de terre, car cela est interdit, c’est quelque chose que Allaah a interdit (cela est nuisible). Par ailleurs, il y a des jinn qui sont des saints tout comme il y a des humains qui sont des saints. Celui qui est éprouvé par l’attaque des jinn, s’il se protège par des versets révélés par Allaah ta^ala, cela le protège de la nuisance des jinn. Le Messager récitait des paroles d’évocations de Dieu et lorsque les deux sourates du Qour’an, Al Mou^awidhatayn, sont descendues, il les récitait pour la protection, c’est pour cela que le Messager a instauré pour sa communauté la récitation des deux dernières sourates du Qour’an avec la récitation de Al ikhlas, avec une prononciation correcte des lettres, trois fois le matin, et trois fois le soir. Le matin, c’est à dire depuis l’aube, jusqu’à environ 2h après le lever du soleil et le soir, depuis le coucher du soleil, jusqu’à 3h après environ. Celui qui les récite régulièrement, il se sera protégé contre la nuisance des humains et jinn. Le Messager de Allaah a également enseigné ce qui permet de repousser la nuisance de la mauvaise suggestion, waswas. En soufflant trois fois du côté gauche lorsqu’il sent ces mauvaises suggestions, et de demander la protection à Allaah en disant ce qui signifie : Ô Allaah, je te demande de me protéger du mal du sheytan et de sa calamité. Et la personne ne continue pas à réfléchir à ses mauvaises suggestions. Il détourne sa réflexion à autre chose. En effet, le shaytan aime perturber le croyant, il aime le déranger, il ouvre la porte des mauvaises suggestions, pour qu’il devienne triste  et qu’il détourne son attention des bonnes choses. Il y a quelque chose qui est plus facile que la récitation des 3 Mou3awidhat, 3 fois, chaque jour, il y a 7 fois (« HasbiyalLaahou laa ‘ilaaha illaa houwa, 3alayhi tawakkaltou wahouwa Rabbou l 3archi l 3aDHiim ») après l’aube et après le coucher. « Allaah me suffit, il n’est de dieu que Lui, je me fie totalement à Lui, et Il est le Seigneur du Trône Eminent ».

Celui qui persévère à dire cela, Allaah le protège de nombreuses choses qui mènent à la perte comme d’être atteint par le mauvais œil et la sorcellerie. Le Messager de Allaah demandait à Dieu la protection en récitant les deux, alors qu’il est la plus pure de la création de Allaah, comment alors d’autres que lui n’aurait pas besoin de se préserver ? Il n’a pas dit Je suis le prophète de Dieu, la révélation me parvient matin et soir, les anges me soutiennent, je ne vais donc pas profiter de la préservation. Celui qui s’habitue à réciter les paroles de protection quand il est en bonne santé, cela le protègera encore plus lors de la nuisance des jinn et des humains. Et si Allaah n’avait pas accordé une grâce particulière et une protection pour ses esclaves croyants, hommes et femmes, les démons seraient encore plus terribles qu’ils ne le sont maintenant. S’il n’y avait eu la protection de Allaah, ils nous auraient arraché de terre. Les croyants sont des ennemis pour les demons, les démons n’ont pas délaissés les tentatives pour nuire au Messager de Allaah. Une fois iblis était sur une montagne, face à la porte de la Ka^bah et notre maître était en prosternation dans la Ka^bah. Iblis a juré qu’il piètinerait le Prophète Muhammad. C’est alors que jibril lui a donné un coup qui l’a fait volé jusqu’en Irak. Une fois, une armée de démons étaient venus et il y avait parmi eux quelqu’un qui avait une flamme de feu et voulait la jeter sur le Messager de Allaah. Allaah a donné au Messager la force et la capacité d’attraper l’un d’entre eux, il l’a étranglé jusqu’à ce qu’il fut en débacle, et qu’il fuit. Une autre fois, Iblis est venu associateurs, dans la péninsule arabique.

Iblis s’est introduit avec eux dans leur complot et a fait pencher l’avis d’assassiner le Prophète. Mais Allaah a repoussé leur ruse et leur stratagème et révélé à son prophète ce qu’ils étaient en train de comploter. Le Messager a quitté sa maison avant l’aube, il est parti de cet endroit, et lorsque les associateurs sont venus, ils n’ont trouvé que ^Aliyy ibnou abi Talib. Allaah a soutenu son prophète en révélant leur complot.

 

Les anges nous protègent !

 

L’Islam a débuté étranger

Posted in Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur décembre 31, 2018

La Louange est à Allaah le Seigneur des Mondes, c’est Lui qui accorde les grâces et les bienfaits, et Il mérite les bons éloges. Que l’élévation en degré de la part de Allaah, Celui qui accorde Ses bienfaits à Ses esclaves, et dont la bienfaisance englobe l’ensemble de Sa création, Celui Qui est très Miséricordieux envers les croyants, et que les invocations des anges les plus hauts degrés, soit exaucés en faveur de notre Maître Mouhammad, le plus honorable des messagers, ainsi que de ses proches musulmans bons et purs.

Nous avons rapporté dans le Sahih de Mouslim avec une chaine de transmission ininterrompu que le Messager de Allaah a dit ce qui signifie Cette religion a commencé étrangère, et finira étrangère comme elle a commencé, alors bonheur aux étrangers (ce sont ceux qui auront réparer ce qui auront corrompus de ma sounnah)

Le sens est que les musulmans étaient opprimés à la Mecque. Ils subissaient des nuisances de toute sorte, au point qu’ils avaient contraint sous la menace de mort à faire prononcer une parole de mécréance à un compagnon.

Allaah a fait descendre Sa parole du verset 106 de sourat An-Nahl

Le messager a posé la question à celui qui avait prononcé cette parole de mécréance puis avait posé la question sur son jugement. Comment était ton cœur quand tu as dit ce que tu as dit ? Est-ce que ton cœur était empli et apaisé par la foi ? Le compagnon a répondu Oui.

Ce verset comporte une preuve concernant ceux qui sont contraints par la menace de mort :

Car celui qui est contraint en étant menacé de mort, si dans son cœur, il se satisfaisait de la mécréance, alors il mérite le châtiment de Dieu. Mais si au moment de prononcer, il n’a pas ouvert son cœur à la mécréance, cela ne sera pas inscrit contre lui… En effet, celui qui se réjouit et se satisfait de la mécréance, celui-là a changé sa croyance, car auparavant son cœur était apaisé par la foi, puis il a changé la croyance de son cœur.

Quant à celui dont le cœur est resté ferme sur la foi, son cœur n’a pas changé, son cœur n’est pas ouvert à la mécréance, il ne sort pas de l’Islam.

Et cette éloquence que l’on trouve dans ce verset, n’est pas dans la capacité des humains.

Telle est donc l’explication de ce verset (106) de sourat an-nahl.

L’intention est donc à prendre en considération pour celui qui est sous la contrainte de mort.

C’est pour cela que les savants ont classé la mécréance en 3 catégories : une catégorie par la parole, même si elle n’est pas accompagnée par une intention, une autre catégorie c’est par le geste, qu’elle soit accompagnée par une intention ou pas, comme le fait de jeter le Mous’haf dans les ordures. Enfin, une catégorie par la croyance comme d’avoir pour croyance que Allaah ta^ala aurait une ressemblance avec ses créatures, ou de douter de l’existence de Allaah ou de croire qu’il serait au-dessus des cieux ou partout !

Celui à qui une mécréance a traversé l’esprit involontairement, mais qui n’y a pas cru par son cœur alors il ne sort pas de l’Islam.

La mécréance par la parole peut être indépendante de l’intention et la croyance. Il en est de même pour la mécréance par les gestes : elle peut être indépendante de l’intention et la croyance. Il en est de même pour la mécréance par la croyance, elle est effective par elle seule, sans qu’elle ne soit accompagnée d’une parole ou d’un acte.

 

Il y a un homme dans ce pays qui a renié la classification de la mécréance, celui-là c’est comme s’il avait clamé haut et fort son ignorance. Ne vous laissez pas méprendre, ne vous laissez pas tromper qu’un homme soit éloquent. Ce qui compte ce n’est pas le fait de trop parler, ce qui compte c’est plus d’être conforme à la vérité, tout comme l’a dit le Messager de Allaah ce qui signifie : « L’éloquence conforme à la religion ne consiste pas à trop parler ou à bien parler, mais c’est le fait de dire la vérité. »

Ne vous laissez pas tromper par l’éloquence car elle est de deux sortes : il y a l’éloquence dont le but est d’expliquer les sujets et de diffuser la vérité. Elle est louable. Il y a une deuxième qui consiste à embellir les propos, pour fait croire que c’est la vérité, alors que ce n’est pas la vérité. Le Prophète avait dit ce qui signifie : « Il y a des paroles éloquentes mais trompeuses ».

Revenons à l’explication du hadith que l’Islam a débuté étranger, le fait de dire que l’islam était étranger… signifie que les musulmans étaient opprimés, au début de la mission du Prophète, et ils ont été opprimés jusqu’à l’émigration du Messager par autorisation de Allaah.

 

Quant aux compagnons, les épreuves qu’ils avaient subies étaient terribles. La mère de ^Ammaar ibn Yaacir (Soumayyah) a ainsi été torturée jusqu’à la mort.

Yaacir qui était le père de 3ammar subit lui aussi une grande nuisance de la part des mécréants et ils l’ont tué.

Une partie d’entre les premiers compagnons subissait la nuisance physiquement, et une partie la subissait par les paroles. Par la suite, après l’émigration, les musulmans sont devenus plus forts.

 

Quant à sa parole « bonheur aux étrangers », c’est-à-dire ce seront ceux qui répareront ce qui sera corrompu de ma sounnah, après ma mort.

 

La piété et le ijtihad

Posted in cours général,islam par chaykhaboulaliyah sur août 28, 2018

Allah soubhanah wata^ala dit dans Son livre dans sourate Al-Baqarah, verset 282 :

وَاتَّقُواْ اللهَ وَيُعَلِّمُكُمُ اللهُ

(wat-taqou l-Lah wawou^allimoukoumou l-Lah)

 

Certains comprennent de ce verset un autre sens que le sens qui est visé. Il est donc obligatoire, de bien comprendre le sens qui est visé, pour ne pas comprendre le sens qui n’est pas visé selon les gens de la connaissance. Le sens véritable de ce verset : c’est l’ordre de la part de Allah aux esclaves de faire preuve de piété à l’égard de Allah.

 

La piété ce n’est pas le fait simple d’accomplir l’image de la prière, l’image du jeûne, l’image de la zakat, l’image du pèlerinage ou d’aller souvent à la mosquée, ou de beaucoup réciter le Qour’an. La piété c’est quelque chose de très éminent, est qui est difficile pour les âmes faibles. La piété (At-Taqwa), même si c’est une parole qui est concise, légère à la prononciation, mais elle est lourde de sens. Car la piété englobe l’accomplissement de ce que Allah a ordonné à Ses esclaves de faire et éviter tout ce qu’Il leur a interdit de faire. Ce que Allah a ordonné à Ses esclaves, il y a parmi cela, ce qui concerne le cœur, les actes pour le cœur. Il a parmi ce que Allah a ordonné à Ses esclaves, ce qui a parmi les actes pour le corps. Et il y a, ce qui est des connaissances, et il y a ce qui est des pratiques. La piété, ce n’est pas le simple fait d’accomplir l’image des actes. Que cela soit la prière ou le jeûne ou de rester tout le temps à la mosquée, ou de faire le pèlerinage, ou de multiplier les aumônes. La piété est basée sur deux choses importantes. La première est que l’esclave accomplisse ce que Allah lui a ordonné de faire, comme actes du cœur et actes du corps. Pour ce qui est des actes du cœur, il s’agit de connaître Allah tabaraka wata^ala et de connaître Son Messager. Une croyance qui est catégorique, qui ne comporte aucun doute et aucune hésitation. Et il a aussi, après cela la connaissance des fondements de la croyance, comme la croyance aux anges, comme la croyance aux messagers, comme la croyance au jour dernier, que sans aucun doute les gens seront rassemblés par leurs corps et leurs âmes, après la création à nouveau des corps qui ont été assimilés par la terre. Il ne s’agit pas uniquement de la résurrection des âmes. Il n’est pas suffisant de croire en la résurrection des âmes seulement. Il est indispensable de croire que la résurrection aura lieu par le corps et l’âme. Le corps sera créé à nouveau après son anéantissement.

 

Allah tabaraka wata^ala qui a créé les corps la première fois, est Tout puissant pour les créer à nouveau après leur anéantissement. Pour ce qui est de l’âme, depuis qu’elle s’est détachée du corps, après la mort existe et ne s’anéantit pas. Allah a créé l’âme pour qu’elle demeure sans être anéantie. L’anéantissement qui arrive à l’être humain, c’est la séparation entre l’âme et le corps. Ceci va arriver inéluctablement à chaque être humain, aux prophètes, aux martyrs et d’autres. Après la sortie de l’âme, l’âme ne va pas s’anéantir, elle va demeurer. Allah ta^ala a créé l’âme pour qu’elle reste. Les corps sont de deux catégories. Il y a des corps que Allah a créés et ils seront anéantis. Ils seront assimilés par la terre et vont disparaître. Et il y a des corps que Allah a créés et qui vont rester comme les corps des prophètes, et des martyrs qui sont morts dans le combat. Et également, autres que les prophètes et les martyrs, ceux pour qui Allah a voulu cela, comme certains saints et des créatures particulières pour qui Dieu a voulu cela.

 

La base des sujets obligatoires sur le plan de la connaissance, c’est-à-dire, ce qui est indispensable pour la validité de l’Islam et de la foi, c’est de connaître Allah et de connaître Son Messager. C’est cela la base de la religion sans laquelle la personne n’est pas croyante et n’est pas musulmane. Celui qui a réalisé cette connaissance, et qui a adhéré de manière catégorique, c’est-à-dire sans hésitation, sans aucun doute, c’est un musulman, c’est un croyant. Mais il ne sera un musulman accompli, que s’il fait tous les devoirs, tout ce que Allah a ordonné de faire. Et qu’il évite tout ce que Allah a interdit de faire. Les savants ont donné une règle : (Al-^ilmou awwalan thoumma l-^amal), « la connaissance d’abord ensuite les œuvres ». La connaissance dans ce contexte, cela concerne le fait de connaître Allah et de connaître Son Messager. C’est pour cela que les savants ont dit : « la science avant les œuvres. » Car les œuvres ne sont correctes que par la science, sans la science les actes et les pratiques, ne peuvent pas être correctes. Allah tabaraka wata^ala dit, dans sourate Mouhammad, verset 19 :

 

فَاعْلَمْ أَنَّهُ لا إِلَهَ إِلاَّ اللهُ وَاسْتَغْفِرْ لِذَنبِكَ وَلِلْمُؤْمِنِينَ وَالْمُؤْمِنَاتِ

(fa^lam ‘annahou la ‘ilaha ‘il-la l-Lahou wastaghfir lidhanbika walilmou’minina wal-mou’minat) ce qui signifie : « Sache qu’il n’est de Dieu que Dieu et demande le pardon pour ton péché et en faveur des croyants. »

 

Dans ce verset, Allah a fait que la connaissance a été cité en premier. La connaissance ici englobe la connaissance des fondements de la croyance et le fondement de la croyance, c’est de connaître Allah soubhanah wata^ala. Et lié à cela, la connaissance de Son Messager. Parmi les obligations que Allah a ordonné à ses esclaves de faire, il y a l’apprentissage de cette science qui est la science des fondements de la religion. Également, la science des lois, la science des jugements comme la connaissance des lois de la prière pour pouvoir l’accomplir de manière de correcte, conformément à ce que Dieu a ordonné et le reste des œuvres dont le musulman ne peut se passer du fait que ce soient des obligations d’ordre personnelle pour toute personne responsable. Celui qui a appris les fondements de la croyance, qui a appris la science indispensable de la religion, qui se rapporte aux œuvres pratiques et aux actes d’adoration pratiques, comme la prière, quels sont ses devoirs, quelles sont ses causes d’annulation et qui a appris les jugements du jeûne, quelles sont les obligations du jeûne, quelles sont les causes d’annulation du jeûne. Celui-là, aura accompli une partie de ce que Allah lui a ordonné de faire.

 

Dans sourate Al-Baqarah, verset 282 :

 

وَاتَّقُواْ اللهَ وَيُعَلِّمُكُمُ اللهُ

(wat-taqou l-Lah wawou^allimoukoumou l-Lah)

 

Cela veut dire : Accomplissez ce que Je vous ai ordonné de faire. Que ce soit les connaissances ou les œuvres, accomplissez cela et, évitez ce que Je vous ai interdit de faire, que ce soit des actes du cœur ou des actes du corps.

 

Celui qui agit ainsi, Allah tabaraka wata^ala l’honorera par des connaissances que l’on appelle (al-^ilm l-ladounniyy), la science qui est accordée par Allah. Lorsque l’esclave croyant apprend ce que Allah lui a ordonné d’apprendre comme science indispensable et qu’il œuvre, et qu’il est sincère. Il agit ainsi uniquement pour gagner l’agrément de Dieu. S’il arrive à ce niveau, alors il sera apte à recevoir, cette science ladounniyy. C’est une science qui déborde, qui arrive directement dans le cœur de l’esclave croyant qui est pieux, c’est-à-dire sans qu’il n’apprenne par transmission. Mais s’il n’arrive pas au degré de la piété, c’est-à-dire s’il n’accomplit pas tout ce que Allah a ordonné de faire, y compris l’apprentissage de la science de la religion qui fait partie des obligations, s’il n’est pas ainsi, l’esclave n’aura aucune part dans cette science ladounniyy.

 

Beaucoup de gens vivent dans l’erreur, et se gourent. Ils n’apprennent pas le minimum indispensable de la science de la religion mais ils accomplissent l’image de la prière, l’image du jeûne, l’image de la zakat, l’image du pèlerinage. Ils vont souvent dans les mosquées et multiplient les aumônes et ils pensent à tort, malgré leur ignorance de ce qui est indispensable de la science de la religion, ils pensent à tort qu’ils sont devenus aptes pour avoir cette science ladounniyy sans apprentissage. Ils disent mais nous nous faisons tout le temps la prière, nous faisons tout le jeûne, nous donnons tout le temps la zakat, nous donnons beaucoup d’aumônes, nous faisons beaucoup de récitation du Qour’an, d’évocations. Ils peuvent dire nous suivons telle tariqah, donc, nous sommes aptes à avoir cette science ladounniyy, et ils vont se croire aptes à avoir du kachaf, le dévoilement, des secrets qui sont cachés. Car à certains waliyy Allah leur dévoilent certaines choses cachées. Eux croient qu’ils sont arrivés à ce degré sans être passé par l’apprentissage du minimum de la science de la religion. Ces gens-là se gourent, et cette erreur va les mener à un grand danger.

 

Ces gens-là, pensaient que la piété était seulement d’accomplir l’image des œuvres, de la prière, du jeûne, de la zakat, de multiplier les aumônes et d’aller souvent à la mosquée. Ils pensent que c’est cela la piété. Mais ils se trompent. Ce n’est pas cela le critère qui indique la piété. C’est pour cela que beaucoup de personnes, qui se réclament de certaines voies soufiyy, de certaines tariqah, pensent qu’ils sont devenus aptes à cela. Ils se basent sur leurs illusions, sur leurs idées passagères. Alors que les saints, les saints véritables, accomplis, ceux qui ont suivis ce chemin, c’est-à-dire d’accomplir tous les devoirs et d’éviter tous les interdits, et parmi les devoirs, l’apprentissage du minimum indispensable de la science de la religion, dont aucune personne responsable ne peut se passer. Malgré, cela les saints ne se basent pas sur leurs idées passagères, mais même s’ils ont quelque chose qui vient à eux, ils se basent sur les critères de la religion, du livre de la Sounnah, c’est-à-dire le Qour’an. Ils évaluent ce qui leur vient à l’esprit par le Qour’an et les hadith, c’est à dire que si ce qui leur a traversé l’esprit est conforme au Qour’an et au hadith, alors ils sont contents et si cela est contraire alors ils le rejettent.

 

L’imam Al-Jounayd ‘Abou l-Qasim Al-Baghdadiyy, le soufiyy, il a été rapporté de lui qu’il a dit : « Il se peut que j’aie une pensée, (c’est à dire, parmi les pensées qui arrivent aux Saints), mais je ne l’accepte qu’après l’avoir confronté au hadith et au Qour’an. » Si cette pensée est conforme au Qour’an et au hadith, je le prends en considération, sinon je ne la prends pas en considération. Et les savants des fondements de la croyance ont dit l’intuition du Saint n’est pas une preuve. La preuve reste toujours le Qour’an et le hadith. Donc quand le moujtahid prend connaissance d’une question à laquelle il est confronté ou quelqu’un d’autre y est confronté et qui n’a pas fait l’objet d’un texte, alors il a l’aptitude de lui extraire le jugement à partir du Qour’an et du hadith, en fonction de sa capacité, de son effort et de sa compréhension que Allah lui a accordé. Et celui qui n’est pas moujathid, n’a pas à déduire des jugements de lui-même. Il n’a pas la légitimité, il n’a pas l’aptitude ni la légitimité d’essayé de déduire un jugement pour des évènements que cela soit des événements auxquels il est lui-même confronté ou d’autres que lui sont confronté et qui sont venus lui poser des questions. Il n’a pas à donner des fatwah, ni pour lui-même, ni pour autrui, c’est interdit. Car le Messager de Allah, nous a indiqué que parmi ceux qui entendent le Qour’an, ou le hadith, il y deux catégories de gens.

 

Il y a des gens qui peuvent simplement rapporter les termes qui ont entendus. Leur part est de transmettre les termes, c’est le cas de la plupart des musulmans. Et, il y a une autre catégorie qui a une part plus grande, c’est que Allah leur a donné une capacité intellectuelle très forte, de sorte à ce qu’ils soient capables d’extraire des jugements pour des questions à partir du Qour’an et du hadith. Des questions qui n’ont pas fait l’objet d’un texte, mais il y a allusion à ses questions par une indication dans le Qour’an ou dans le hadith.

Il n’est pas permis de se baser sur des pensées, de sortes à ce que ces pensées, soient des preuves légales mais la référence pour ce qui est des jugements c’est de se référer aux moujtahid. Pour celui qui n’est pas moujtahid, il se réfère à celui qui est moujtahid.

Les priorités envers les parents

Posted in cours général,Exhortation,islam,jurisprudence,parents par chaykhaboulaliyah sur août 28, 2018

Parmi les manifestations de bienfaisance envers les parents car il est un devoir dans l’Islam d’agir avec bienfaisance avec les parents, il y a le maintien des relations de son père après le décès de son père. C’est-à-dire avec ses amis, il va leur rendre visite après la mort de son père, ou en agissant en bien avec eux. Et aussi, pour la mère, avec les amies de sa mère, ceux avec qui elle affectionnait avant de mourir, en agissant avec bienfaisance et en leur rendant visite. Notre Prophète Mouhammad, salla l-Lahou ^alayhi wasallam a dit :

إن من أبر البر أن يبر الرجل أهل ود أبيه بعد أن يولي

 

ce qui signifie : « Parmi les plus grandes manifestations de bienfaisance envers ses parents, c’est que l’homme entretienne les relations avec les relations de son père après le décès de son père. »

Et parmi la bienfaisance avec les parents, c’est de leur rendre visite après leur mort auprès de leur tombe. De leur faire des invocations auprès de leur tombe. Alors celui qui veut être bienfaisant envers ses parents, qu’ils leur obéissent dans toutes les choses indifférentes ou sinon la majorité. « Quand est-ce qu’il est un devoir d’obéir dans ce qui est de l’ordre de l’indifférent à ses parents ? C’est lorsque la désobéissance entraîne un grand chagrin dans le cœur de ses parents. S’il ne leur obéit pas, cela leur brise le cœur qu’il ne leur obéisse pas. Mais si cela n’arrive pas jusqu’à ce point-là, au point d’être chagriné alors ce n’est pas un devoir d’obéir dans des choses indifférentes. Les savants ont donné un exemple, si le fils allait voyager et que l’un des deux parents, le père ou la mère, lui dit : non ne part pas en voyage. Et que ce voyage, ne comporte pas de nécessité. Dans ce cas, il devra abandonner son voyage, si ses parents se retrouvaient profondément chagrinés s’il partait. Il doit leur obéir dans ce cas. Un autre cas : si le père ou la mère ne voulait pas que son fils ou sa fille, ne sorte pas de la maison sans autorisation, et que s’il sortait sans autorisation cela les affecterait profondément, cela les chagrinerait profondément et que cela peut entraîner une déprime, dans ce cas, il ne leur est pas permis de sortir sans leur autorisation. Sortir dans ce cas-là, compte même parmi les grands péchés. La gravité de la désobéissance est fonction de la nuisance relative et proportionnelle à la nuisance, au tort chez les parents.

 

Et si le père ou la mère a demandé à leur fils, quelque chose d’indifférent, comme faire la vaisselle, ou de ranger la chambre, ou chauffer le repas ou préparer le thé ou ce qui est de cet ordre. Et que s’ils ne le font pas et que cela va entrainer un grand chagrin ou un grand tort dans le cœur du du père ou de la mère, alors il tombe dans le péché. Il a désobéi à Dieu en s’abstenant de faire cela.

Allah ta^ala dit dans sourate Al-‘Isra verset 23-24 :

 

وَقَضَى رَبُّكَ أَلاَّ تَعْبُدُواْ إِلاَّ إِيَّاهُ وَبِالْوَالِدَيْنِ إِحْسَانًا إِمَّا يَبْلُغَنَّ عِندَكَ الْكِبَرَ أَحَدُهُمَا أَوْ كِلاَهُمَا فَلاَ تَقُل لَّهُمَآ

أُفٍّ وَلاَ تَنْهَرْهُمَا وَقُل لَّهُمَا قَوْلاً كَرِيمًا {23} وَاخْفِضْ لَهُمَا جَنَاحَ الذُّلِّ مِنَ الرَّحْمَةِ وَقُل رَّبِّ ارْحَمْهُمَا كَمَا رَبَّيَانِي صَغِيرًا

 (waqada  rabbouka ‘al-la ta^boudou il-la iyyahou wabil-l walidayni ‘ihsana ‘imma yabloughanna ^indaka-l-kibara ‘ahadouhouma ‘aw kilahouma fala taqoul lahouma ‘ouffin wala tanharhouma  waqoul lahouma qawlan kariyman wakhfid  lahouma janaha dh-dhoulli mina r-Rahmati waqoul Rabbi r-hamhouma kama rabbayaniyy  saghira)

 

            Allah a ordonné à Ses esclaves quelque chose de catégorique, à savoir de ne l’adorer que Lui. Et Il nous a ordonné la bienfaisance envers les parents.

Et Ibnou ^Abas a dit : « Quand tu es en présence de tes parents, ne secoue pas tes vêtements, de crainte que la poussière ne les atteigne. »

 

Allah a même interdit dans le Qour’an de dire à ses parents, « ouf », c’est à dire celui qui souffle. C’est une onomatopée qui indique une exaspération. Si cela est interdit, que dire de ce qui est plus grave, de hausser la voix, de taper ou de claquer la porte.

 

Allah ordonne dans, sourate Al ‘Isra, verset 23-24,

« De ne l’adorer que Lui et a ordonné la bienfaisance envers les parents et Il a interdit de leur dire « ouf », et Il a interdit de les réprimander », c’est-à-dire de leur interdire de faire quelque chose qui ne te plait pas alors qu’eux aiment faire cette chose-là. Nous n’avons pas à leur dire : « non, tu ne peux pas faire telle chose » alors qu’ils aiment la faire et que ce n’est pas interdit, même si cela ne nous plaît pas.

 

            « Et parle leur avec des paroles douces », c’est-à-dire parle-leur avec des paroles douces, avec des belles paroles quand tu t’adresses à tes parents, c’est-à-dire recherche, utilise le bon comportement avec tes parents.

 

            « Sois humble avec tes parents », tellement tu as de la miséricorde pour eux. Tellement tu as de la tendresse pour eux, quand ils vont devenir âgés et qu’ils vont avoir besoin de toi le jour où, ils seront dans une faiblesse physique. Sois humble et sois modeste avec eux. Ne sois pas rude, sois doux avec eux. Ne parle pas avec dureté.

 

            « Dis : Ô Seigneur, fait leur miséricorde tout comme ils m’ont élevé quand j’étais petit. » Beaucoup, se rendent compte de la valeur de leurs parents, quand ils ont des enfants.  Aussi, quand nous nous adressons à nos parents, nous ne les appelons pas par leur prénom, on les appelle par père ou mère. Les appeler par leur prénom est une mauvaise manière, un manque de respect. Et même si c’est quelqu’un qui est plus âgé que toi, tu utilises un titre pour l’appeler d’une manière convenable. Nous ne les appelons pas par leur prénom, comme c’est l’usage dans certains pays, qui n’ont pas cet enseignement des règles de comportement de notre belle religion.

 

Al-Hakim, ainsi que At-Tabaraniyy et Al-Bayhaqiyy, dans ses Chou^ab ont tous rapporté du Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wasallam, qu’il a dit :

رضا الله في رضا الوالدين وسخط الله في سخط الوالدين

ce qui signifie : « Tu gagnes l’agrément de Dieu quand tes parents t’agrée, quand ils sont satisfaits de toi. Et tu encoures le châtiment de Dieu, si tes parents sont insatisfaits de toi. »

 

D’après Bahz Ibni Hakim, d’après son père, et d’après son grand-père, que Allah les agrée, il a dit : j’ai demandé : « Au Messager de Dieu : Quelle est la personne qui mérite le plus que je sois bienfaisante avec elle ? Et le Messager de Allah a répondu : ta mère. Et le compagnon a dit, ensuite qui ? Le Prophète a répondu, une deuxième fois : ta mère. Le compagnon a répondu : ensuite qui en troisième position ? Le Prophète a répondu :  ta mère.  Et il lui a dit ensuite qui ? Il lui a dit : ton père. En quatrième position. Puis de proche en proche. » Ce hadith a été rapporté par Abou Dawoud et At-Tirmidhiyy, et a été jugé haçan.

 

On comprend de ce hadith la priorité de la mère sur le père concernant la bienfaisance. Si la mère demande à sa fille ou à son fils quelque chose, et que le père demande autre chose, un ordre différent, de sorte que s’il obéissait à l’un des deux, l’autre serait en colère. Alors il priorise la mère, dans ce cas. Voilà la règle de la religion. Voilà ce que le Prophète nous a enseigné.

Conseils divers

Posted in cours général,Uncategorized par chaykhaboulaliyah sur Mai 31, 2018

Al ‘Islam

 

 

            « Al-Boukhariyy et Mouslim ont tous deux rapporté que lorsque le Messager de Allah, a reçu la révélation du verset :

وَأَنذِرْ عَشِيرَتَكَ الأَقْرَبِينَ

(wa’andhir ^achirataka l-‘aqrabin) qui signifie : « Avertie ton clan les plus proches », sourate A ch-Chou^ara’/ 214. Le Messager de Allah a appelé les gens de sa tribu et a escaladé le mont de AsSafa et les gens se sont réunis, soient ils étaient venus eux-mêmes, soient ils envoyaient quelqu’un qui les représentaient pour voir ce que le Prophète voulait leur dire. Et le Messager de Allah s’est adressé à eux, il leur dit :

يَا بَنِي عَبْدِ الْمُطَّلِبِ ، يَا بَنِي فِهْرٍ ، يَا بَنِي عَبْدِ لؤي، يَا بَنِي فلان، لَوْ أني أَخْبَرْتُكُمْ أَنَّ خَيْلا  بِسَفْحِ الْجَبَلِ تُرِيدُ أَنْ تُغِيرَ عَلَيْكُمْ صَدَّقْتُمُونِي ؟

 

ce qui signifie, « Ô vous les descendants de ^Abdoul-Mouttalib, ô vous les descendants de Fihr, ô vous les descendants de Lou’ay, ô vous les descendants de untel, si je vous annonçais que de l’autre côté de la montagne, il y a des cavaliers qui viennent pour vous attaquer, est-ce que vous allez me croire ? Ils lui ont dit : « Oui. » Il leur a dit alors :

فَإنِّي نَذِيرٌ لَكُمْ بَيْنَ يَدَيْ عَذَابٍ شَدِيدٍ

 

ce qui signifie : « Alors, je vous avertis d’un châtiment terrible. » C’est alors que ‘Abou Lahab, lui a dit : « Est-ce pour cela que tu ne nous réunis rien que pour nous dire cela ? Tabban laka ! Qui veut dire tu vas à ta perte. » Il a insulté le Messager, alors que personne d’autre n’avait insulté le Prophète, de tout ceux qu’il a rassemblé. C’est alors que Allah a révélé ce verset :

 

تَبَّتْ يَدَا أَبِي لَهَبٍ وَتَبَّ

qui signifie : « Malheur à Abou Lahab. » sourate Al Masad. »

 

« La grâce de l’Islam, le bienfait de l’Islam, c’est le lien le plus fort entre les croyants, il n’y a pas un lien semblable au lien de l’Islam. C’est à partir de là, que nous devons nous aimer les uns les autres, nous devons entretenir les liens avec les uns les autres, nous devons nous rendre visite les uns les autres et nous devons nous donner le conseil les uns aux autres. »

 

« Le bienfait le plus éminent que Allah a accordé aux humains c’est l’Islam. Celui pour qui Allah veut un bien, il lui accorde la réussite pour l’Islam. Et celui pour qui Allah veut le mal, il ne lui accorde pas la réussite pour être musulman. »

 

            « Les gens de la vérité sont devenus comme des étrangers, car l’Islam lorsqu’il a commencé il était étranger et il va redevenir étranger tout comme il a débuté. Tout comme c’est le cas, à notre époque, à notre époque c’est l’époque où l’Islam est redevenu étranger. »

 

            « L’Islam c’est le meilleur bienfait que l’être humain reçoit dans cette vie du bas-monde. »

 

            « Si quelqu’un ne perd pas son capital, c’est comme s’il n’a pas perdu. Et le capital du musulman, c’est la croyance. La croyance de ‘Ahlou s-Sounnah, et cette croyance, et la grâce est à Dieu, elle existe parmi nous. La majorité de ceux qui se disent musulmans ont cette croyance, même si dans les pratiques il y a un relâchement. Nous remercions Allah pour le fait qu’il y ait cette croyance parmi nous. »

 

            « Le plus éminent à des bienfaits que Allah accorde à l’être humain dans cette vie du bas-monde, c’est que Allah lui accorde la foi et le fait mourir croyant. »

 

            « La foi, Allah ta^ala, a fait que cela soit une lumière, une lumière qu’Il a placé dans les cœurs de ceux qu’Il veut parmi Ses esclaves, parmi les humains et les Jinn. Pour ce qui est des anges, les anges sont tous des croyants. »

 

            « La foi c’est le chemin pour être sauvé. »

 

            « Allah a éclairé les cœurs des croyants par la foi, c’est cela la lumière que Allah a créée dans les cœurs des gens. » [1]

 

            « La foi c’est comme une lumière que Allah ta^ala accorde, car c’est ce qui sauve de l’obscurité de la mécréance. »

 

            « Celui qui a reçu des biens du bas-monde, mais il a été privé de foi, c’est comme s’il n’a rien reçu. Et celui qui a eu la foi mais il n’a pas eu le bas-monde, celui-là, c’est comme s’il n’a été privé de rien du tout. »

 

            « Le sujet le plus important, qu’il a à conserver, c’est de persévérer sur l’Islam. Celui qui a cru en Dieu et en Son Messager et qui a persévéré sur l’Islam, c’est-à-dire il a évité la mécréance, quelques soient les péchés, qu’il commet, tant qu’il évite la mécréance par la parole, la mécréance par les actes, la mécréance par la croyance jusqu’à mourir sur cet état. Alors, celui-là, soit Allah le préserve dans sa tombe de tout chagrin et dans l’au-delà de tout châtiment et Il le fait entrer au paradis. Ou alors Il le châtie à cause de ses péchés dont il ne s’est pas repenti avant de mourir puis Il le fait sortir du châtiment pour le faire entrer au paradis. Et après qu’il soit entre au paradis, il ne verra aucun chagrin aucune tristesse tout comme ceux qui sont entrés au paradis, sans châtiment au préalable. Mais le malheur, tout le malheur, c’est pour celui qui meurt mécréant. »

 

            « La base de la religion, les fondements de la religion, c’est l’intention qui est correcte, avec la croyance de ‘Ahlou s-Sounnah. Quant à celui qui n’a pas appris les croyances de ‘Ahlou s-Sounnah, il n’aura aucune récompense dans l’au-delà. »

 

            « Dans cette époque, s’est beaucoup manifesté ce que le Messager, a annoncé à propos de l’étrangeté de l’Islam. Car le Messager, a dit :

إن الإسلام بدأ غريباً وسيعود غريباً كما بدأ فطوبى للغرباء

ce qui signifie : « L’islam a débuté étrange, et il va redevenir étranger tout comme il a commencé. Bonheur aux étrangers ! » Les compagnons ont alors dit : « Qui sont donc ces étrangers pour qui tu as a fait des invocations de bien ? » Il a dit :

 

الَّذِينَ يُصْلِحُونَ إِذَا فَسَدَ النَّاسُ بعدي من سنتي

 

ce qui signifie : « Ce seront ceux qui vont rectifier, corriger ce que des gens auront corrompu dans ma loi. »

De nos jours, il y a beaucoup de gens qui ne sont pas conformes, beaucoup de gens ont dévié de la Sounnah du Messager, c’est à dire de la loi du Messager, de la croyance et les jugements. Bonheur à celui qui fait partie de ceux qui appelle à la tradition du Messager de Allah, à sa Sounnah aussi bien sa croyance que ses pratiques. La louange est à Allah qui nous inspiré à nous attacher à la tradition du Messager et à nous appeler à cette tradition, c’est à dire la croyance et les jugements. Nous demandons à Allah ta^ala, qu’Il nous renforce, qu’Il nous soutienne et qu’Il nous fasse persévérer sur cela.

            Tous ceux qui aident dans ce travail, soit par son effort à lui-même, soit par sa contribution personnelle ou en motivant d’autres alors il aura, selon le jugement de Allah, une récompense imminente.

Celui qui œuvre directement dans cela, et celui qui aide celui qui œuvre dans cela, s’associe tous deux pour gagner des récompenses. Profitez de cette occasion, celui qui la réalise, il aura la récompense comme celle d’un martyr. Tout comme cela est parvenu dans un autre hadith. Le Messager a dit :

المتمسك بسنتي عند فساد أمتي فله أجرشهيد

(al-moutamassikou bisounnati ^inda fasadi ‘oummati falahou ‘ajrou chahid )ce qui signifie : « Celui qui s’attache à ma Sounnah (c’est à dire ma croyance et mes lois), lorsque la corruption va se propager au sein de ma communauté, il aura la récompense d’un martyr. » De nos jours, la plupart des membres de la communauté se sont relâchés. Honneur à celui qui s’attache à le Sounnah du Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam et qui fait face à ceux qui ne s’y conforment pas.

 

            « Les plus importants des sujets dans la religion agrée par Allah, et la plus bénéfique des choses pour l’au-delà, c’est la foi. La persévérance sur la foi en évitant la mécréance. C’est ainsi qu’a lieu la persévérance sur la foi. Celui qui évite donc la mécréance par la parole, la mécréance par les actes, la mécréance par la croyance, jusqu’à mourir dans cet état alors celui-là le paradis lui est garanti. Par la grâce de Dieu et par la miséricorde de Dieu, il est indispensable qu’il rentre au paradis.

 

« Celui qui perd la croyance, il aura tout perdu. La croyance correcte c’est le capital de tout musulman. »

 

            « La croyance a été perdue par de nombreuses personnes qui prétendent l’Islam. Ils ne connaissent pas leur Créateur. Ils n’apprennent pas auprès des gens qui ont de la connaissance. Leurs pères et leurs mères ont négligé de leur enseigner. Et il se peut qu’ils soient comme eux des ignorants. »

 

            « La grâce la plus éminente que Allah accorde à Ses esclaves c’est l’Islam. Ceux à qui Allah accorde cette grâce, d’être sur la croyance de ‘Ahlou s-Sounnah wal-Jama^ah, ceux qui avaient la croyance des compagnons du Messager de Allah. Alors ceux-là, Allah ta^ala leur a voulu du bien. Quant à celui qui n’a pas la croyance de Ahlou s-Sounnah, c’est-à-dire la croyance des compagnons du Messager de Allah, et ceux qui les ont suivis jusqu’à notre époque, alors celui qui n’a pas eu cette croyance-là, il fait partie des perdants. »

 

             Que celui à qui Allah a accordé la réussite pour avoir la croyance de Ahlou s-Sounnah qu’il remercie Dieu. Aussi bien concernant les bases de la croyance, c’est-à-dire les fondements de la croyance et également les fondements des lois.

            Nous nous suivons ceux qui nous ont précédés. Les compagnons et ceux qui les ont suivis jusqu’à notre époque. Nous suivons la voie de ‘Ahlou s-Sounnah, celle qui a été suivie par les compagnons et leurs successeurs, et les successeurs des successeurs, et les successeurs des successeurs, ceux qui ont vécu dans les trois premiers siècles de l’hégire et ceux qui sont venus après. »

 

            « La religion c’est une loi, ce sont des règles célestes que Allah a défini pour Ses créatures afin qu’elles les suivent.  Ce n’est pas un héritage consacré ou dédié à un groupe de gens uniquement. Certains l’ont considéré comme si c’était un héritage propre à eux, qu’ils ont hérité de leurs ancêtres. »

 

 

La religion céleste c’est l’Islam uniquement

 

            « La religion céleste c’est l’Islam. Et l’Islam, c’est la religion de la totalité des prophètes. Allah n’a pas agréé une autre religion pour Ses créatures, si ce n’est l’Islam. On peut dire les lois célestes. Adam avait une loi où il était permis qu’un frère épouse sa sœur, s’ils n’étaient pas jumeaux. Ensuite Allah a interdit cela dans les lois des prophètes qui sont venus après lui. Ceci est un exemple de différences dans les lois. Également, ^Isa, ^alayhi s-salam, quand il est venu, il eut la loi qui rend licite certaines choses qui étaient interdite dans le loi de Moïse. C’est cela le sens de la différence des lois célestes, c’est-à-dire la différence dans les jugements. Il n’est pas permis de dire : les religions célestes. Parce que dire cela, fait comprendre que Allah aurait accepté pour Ses créatures une autre religion que l’Islam. Adam était musulman par exemple, et il a enseigné à ses enfants l’Islam. Puis le prophète qui est venu après Adam, lui aussi était sur l’Islam. Et également, ^Iça, Mouça, et Mouhammad, tous étaient sur l’Islam[2]. Tous les prophètes, ont enseigné aux gens l’Islam. Celui qui a eu pour croyance, qu’il y avait une religion autre que l’Islam, que Dieu a agréé à Ses créatures par le passé, alors c’est un mécréant.

Quant à celui qui comprend par le terme « les religions », c’est-à-dire les lois, c’est-à-dire les jugements, et il a dit : « les religions célestes », dans le sens que ce sont les lois qui ont été descendues aux différents Prophètes, tout en ayant pour croyance que la religion que Allah a donné l’ordre de suivre, c’est uniquement l’Islam avec la variété des lois pratiques dans ce deuxième cas, il ne devient pas mécréant. »

 

La voie de Ahlou s-Sounnah wal-Jama^ah

 

« Parmi les sujets les plus éminents de l’Islam c’est de connaître la croyance de ‘Ahlou s-Sounnah conformément à ses principes de bases. Croyance et principes qu’ont suivis les savants de l’Islam depuis l’époque du Messager, jusqu’à nos jours. Un conseil qui est très précieux, que l’on donne aux jeunes des musulmans : « Profitez de l’occasion d’être vivant pour apprendre cette croyance qui comporte la sauvegarde dans l’au-delà pour celui qui l’a. » C’est la croyance des gens de la vérité. Connaître Allah comme il se doit. Et de croire en Son Messager, salla l-Lahou ^alayhi wasallam notre Maître Mouhammad. Et de faire suivre cela par la connaissance de ce qui rompt l’Islam. Et qui fait sortir la personne vers la mécréance. Et ce, en évitant les mécréances que les savants de ‘Ahlou s-Sounnah ont indiqué dans leurs ouvrages et dans leurs écrits. Quelle grande réussite pour le jeune qui aura achevé et réalisé cela. Le Messager de Allah a dit :

سبعة يظلهم الله يوم القيامة في ظل العرش يوم لا ظل إلا ظله

ce qui signifie : « Il y a sept catégories de personnes au jour du jugement qui seront à l’ombre du Trône, le jour où il n’y aura pas d’autre ombre que celle du Trône. Et il a compté parmi eux, le jeune homme qui grandit dans l’obéissance à Son Seigneur. » Aujourd’hui beaucoup de gens sont dans l’insouciance de cela. Ils ont préféré les sciences du bas-monde au dépend de l’apprentissage de la bonne croyance. L’au-delà est une résidence qui n’a pas de fin. Celui qui aura appris cette croyance sur laquelle ont été les musulmans, il aura été sauvé des croyances égarées. Il y a environ deux cents cinquante ans un groupe est apparu et il a assimilé Allah à Ses créatures. C’est un groupe qui a pour croyance que Dieu est un corps qui est localisé dans la direction du haut. Et ce groupe considère que Allah est un corps qui a des membres, qui a une quantité de la taille du trône ou plus petit ou plus grand. Ces gens-là, ont contredit le Qour’an. Le Qour’an nous dit que Allah rien n’est tel que Lui. Il n’a pas de ressemblance avec ce monde d’aucune manière que ce soit. Allah n’est pas un corps de grande taille et n’est pas un corps de petite taille. Il n’est pas situé dans une direction ou dans un endroit. Parce que Allah ta^ala n’est pas un corps. Ce qui se trouve dans une direction ou dans un endroit est un corps, qu’il soit grand ou petit. Et les gens de la vérité ont tous été d’accord sur le fait que Allah, existe sans endroit. Ce groupe égaré, sa croyance est comme la croyance des non-musulmans. Les mécréants, ont pour croyance que Allah existe dans un endroit. Et ceux-là, ont été d’accord avec eux. Et, ils ne se rendent pas compte qu’ils sont sortis de l’Islam. Et il y a un autre groupe qui est apparu il y a environ soixante-dix ans. Qui déclare mécréants les musulmans, et s’autorise de les tuer. Il s’agit du groupe de Sayyid Qoutoub, celui-là qui déclare mécréant les gouverneurs musulmans parce qu’ils appliquent autre que le Qour’an, bien qu’ils jugent dans plusieurs chapitres conformément à la loi de l’Islam, dans la science de l’héritage, dans le mariage, dans le divorce, dans le don et ce qui est recommandé. Ils déclarent mécréants les administrés par ce sultan et ils s’autorisent de le tuer. Et il y a un troisième groupe qui est apparu, qui dit que c’est l’homme qui créé ses actes, qui créé ses mouvements, ses immobilités, sa prononciation, son regard, sa réflexion. Or, le Qour’an nous apprend que : « Allah est le Créateur de toute chose », c’est-à-dire le Créateur des corps, Il est le Créateur des mouvements, Il est le Créateur des œuvres. Ces deux groupes, les gens les connaissent sous le nom « le groupe musulman ». Ils se sont eux-mêmes donné ce nom-là. Ils visent par cela que se sont eux les musulmans et nul autre qu’eux. Et le troisième groupe qui s’appelle « hizbou tahri», prétendent que celui qui meurt sans avoir fait un pacte d’allégeance, une promesse d’obéissance à un calife, il meurt comme ceux qu’ont adoré les idoles. Et ce groupe également, est apparu il y a environ soixante ans, ils sont apparus en Palestine. Et le groupe d’avant, le parti dit « des frères musulmans » sont apparus en Égypte. Méfiez-vous de ces trois groupes afin que vous préserviez votre religion. Et ceux qui œuvrent pour diffuser cette mise en garde et pour diffuser la science correcte, on espère pour eux qu’ils obtiennent le degré du martyr. Même s’ils meurent dans leur lit. Le Messager, salla l-Lahou ^alayhi wasallam a dit :

 

المتمسك بسنتي عند فساد أمتي فله أجر شهيد

 

(al-moutamassikou bisounnati ^inda fasadi ‘oummati falahou ‘ajrou chahid) ce qui signifie : « Celui qui s’attache à ma Sounnah (c’est à dire ma croyance et mes lois), lorsque la corruption va apparaître au sein de ma communauté, il aura la récompense d’un martyr. » Quel bonheur pour celui qui aura appris, qui aura appelé les gens à cela et qui s’est appliqué. Il s’est réalisé ce que le Messager, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam avait dit, à savoir que notre époque, il y a beaucoup qui déforment la Sounnah du Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wasallam c’est-à-dire sa croyance et ses lois. Ils n’ont pas conservé cela, ils se sont attachés à leurs avis personnels.  Ils appellent les gens à cela. Méfiez-vous, méfiez-vous d’eux. Et ceux qui empêchent leurs enfants et leurs épouses d’aller dans cela pour apprendre la science de la croyance, ils ont été privé de beaucoup de bien et ils auront un grand péché. Parce que la croyance de ‘Ahlou s-Sounnah, c’est le fondement même de l’Islam. Celui qu’il l’aura manqué, il aura accusé une grande perte. Quiconque aura connu la valeur de l’au-delà, n’acceptera pas cela pour lui-même. Et le Messager quand il a dit (Sounnati), il vise par-là la croyance et les jugements, ce n’est pas les s-Sounnah, c’est-à-dire les actes surérogatoires, même si les actes surérogatoires sont très importants dans la religion.

 

« Les savants, les anciens, les saints ont dit « Quoique tu imagines en ton esprit Allah n’est pas ainsi ! » Si tu l’auras imaginé comme étant un corps de grande taille, sache qu’il n’est pas ainsi. Et si tu l’imagine, comme un corps de petite taille, sache qu’il n’est pas ainsi. Et s’il tu l’imagine comme étant un corps impalpable, il n’est pas ainsi. Et si tu l’imagine comme un corps palpable, il n’est pas ainsi non plus. L’imam Dhou n-Noun Al-Misriyy qui est le chaykh des soufi parmi les sages des soufi, a dit cette phrase. L’imam ‘Ahmad, qui est celui qui a l’école de Jurisprudence qui est connue, a dit cette phrase également. Et tous les savants, tous ont dit la même chose. »

[1] Tout comme dans le Qour’an Allah ta^ala dit : يَهْدِي اللهُ لِنُورِهِ مَن يَشَاء  ce qui signifie : « Allah guide vers la lumière qu’Il crée (c’est à dire la lumière de la foi) qui Il veut », sourate An-Nour / 35.

 

[2] Tous les prophètes étaient sur l’Islam. Ceux qui les ont suivis, qui ont témoigné de l’nicité de Dieu et qui ont témoigné du message de ces messagers, eux-aussi étaient sur l’Islam.

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