La croyance musulmane
« Il y a de nombreuses voies qui permettent de faire du bien et de gagner du bien. Et certaines voies sont meilleures que d’autres. Certaines sont plus profitables et c’est pour cela qu’il convient de prioriser le plus important d’abord. Les voies sont nombreuses mais ne sont pas toutes équivalentes. Et le plus important des sujets de la religion, celui auquel il convient d’accorder le plus important des connaissances et le plus prioritaire c’est la croyance de ‘Ahlou s-Sounnah wajama^ah. C’est la croyance suivie par le Salaf et le Khalaf. Le Salaf ce sont les gens des trois premiers siècles, qui étaient sur la croyance des compagnons. Et il aura toujours la majorité qui restera sur la croyance des compagnons jusqu’au jour du jugement. Parce que Allah ta^ala a promis à Son prophète que sa communauté ne sera pas égarée. Et que la majorité ne va pas s’égarer. La majorité de ceux qui se disent musulmans sont sur la croyance des compagnons. Et ne sont pas des égarés. Mais ceux qui se sont écartés, ceux qui se sont singularisé de la croyance des compagnons se sont eux qui vont s’égarer sans aucun doute. Et ceci s’est produit. »
« Le plus éminent des bienfaits que Allah ta^ala nous a accordé c’est la croyance de ‘Ahlou s-Sounnah. La plus éminente des grâces de Allah est la croyance de ‘Ahlou Sounnah, la croyance suivie par les compagnons et ceux qui les ont suivis. Que les musulmans ont hérité, successeurs auprès des prédécesseurs, depuis quatorze siècles, et cette voie la croyance de ‘Ahlou s-Sounnah wal-jama^ah est également la croyance qu’avaient eu les califes et les sultans.
Et parmi les sultans, qui avaient eu la croyance ach^arite en rapport à l’imam ‘Abou l-Hasan Al-‘Ach^ariyy, parmi ceux qui avaient cette croyance, il y le Sultan Salahou d-din Al-Ayyoubiyy, que Allah lui fasse miséricorde. En Occident, il est connu sous le nom de Saladin, que Allah lui fasse miséricorde. Le Sultan Salahou d-din Al-Ayyoubiyy s’appelait Yousouf. C’était un savant de l’Islam, il connaissait le Qour’an par cœur, un livre de jurisprudence Chafi^ite qui s’appelle At-Tanbih, et connaissait aussi par cœur, un autre livre Al-Hamasah. Ce sultan, Salahou d-din Al-Ayyoubiyy avait accordé une grande importance et s’occupait particulièrement de la croyance ‘Ahlou s-Sounnah, la croyance ach^arite. Il accordait une grande importance à la croyance de ‘Ahlou s-Sounnah au point qu’il avait donné l’ordre au mou’adhin de réciter la croyance ‘ach^arite du haut des minarets pour que les voisins des mosquées les entendent. Et il a ordonné, l’enseignement du livre de la croyance ach^arite aux plus jeunes tout comme aux plus âgés, même ceux qui étaient dans les Koutab (madrasah), où les enfants apprennent. Ils apprenaient cette croyance, et cette croyance est celle qui figure dans le livre qui s’appelle Hada’aqou l-fousouli wa jawahirou l-^ouqoul. »
Les péchés des mécréants ne seront pas pardonné sauf par l’Islam :
« Le sens du hadith :
اللهم اغفر لقومي فإنهم لا يعلمون
(‘Allahoumma ghfir li qawmi fa’innahoum la ya^lamoun) quand il a fait cette invocation en faveur de son peuple qui n’était pas musulman. Et nous savons que nous ne demandons pas le pardon en faveur d’un non musulman. C’est une demande de pardon pour que leur mécréance soit effacée par l’Islam et non une demande de pardon pour leur mécréance. C’est comme s’il avait dit : « Ô Allah ! Fais-les rentrer en Islam », mais cela ne veut pas dire : « Ô Allah pardonne leur leurs péchés et qu’ils restent mécréants ». C’est comme s’il avait dit : « Ô Allah pardonne leur mécréance par leur entrée dans l’Islam ». Cela ne veut pas dire de leur effacer leurs péchés avant qu’ils ne deviennent musulmans.
Cette invocation veut plutôt dire « Ô Allah efface leur, leur mécréance par l’Islam ». Le mécréant d’origine, ses péchés ne seront effacés que par son entrée dans l’Islam. Le mécréant d’origine, c’est celui qui n’est pas un apostat. Le mécréant d’origine, ses péchés ne seront effacés que par l’Islam, quelques soient ses aumônes ou les services aux pauvres, aux miséreux, aux veuves. Aucun petit péché ne lui sera pardonné avant son entrée en Islam. »
« Quiconque aura démenti la loi de l’Islam, de n’importe quelle manière, Allah ne lui pardonne que par son entrée en Islam. Celui qui dément la loi de l’Islam, ce qu’il a fait est grave. Et ce qui expie la mécréance, est par l’entrée en Islam. Allah ta^ala dit dans sourate Al-‘Anfal verset 38 :
قُل لِلَّذِينَ كَفَرُواْ إِن يَنتَهُواْ يُغَفَرْ لَهُم مَّا قَدْ سَلَفَ
(qoul l-lil ladhina kafarou ‘an yantahou youghfar lahoum ma qad salafa) ce qui signifie : « Les mécréants s’ils abandonnent leur mécréance, il leur sera pardonné leurs péchés antérieurs ». Le mécréant même s’il a tué mille musulmans, s’il rentre en Islam, il lui sera pardonné grâce à son Islam. L’islam lui efface tous ses péchés antérieurs. »
« Le mécréant ne profitera d’aucune de ses œuvres dans l’au-delà. Car il a mécru en Dieu et en Son messager. Les insectes selon le jugement de Dieu sont meilleurs que le mécréant. Allah ta^ala a révélé dans le Qour’an, dans sourate Al-Anfal verset 55 :
إِنَّ شَرَّ الدَّوَابِّ عِندَ اللهِ الَّذِينَ كَفَرُواْ فَهُمْ لاَ يُؤْمِنُونَ
(‘inna ch-charra d-dawabbi ^inda l-Lahi l-ladhina kafarou fahoum la you’minoun) ce qui signifie : « Les pires des êtres vivants, selon le jugement de Dieu se sont ceux qui ont mécru et qui ne sont pas croyants ». Le mécréant qui meurt sur sa mécréance, c’est la pire des créatures de Dieu. Tout ce que Dieu a créé, les insectes et même les animaux nuisibles comme les fauves, tous ceux-là sont meilleurs selon le jugement de Dieu que celui qui n’a pas été croyant. S’ils agissent en bien dans le bas monde, les mécréants, leur rétribution sera dans le bas-monde. Ils auront la subsistance et la bonne santé. Mais dans l’au-delà, ils n’auront aucune bonne rétribution. »
La miséricorde pour le mécréant est dans ce bas monde uniquement :
« Lorsque l’on fait une invocation de miséricorde en faveur d’un mécréant cela veut dire dans le bas monde et non pas la miséricorde dans l’au-delà. Ceux qui disent à propos d’un mécréant qui est mort mécréant, « Que Dieu lui fasse miséricorde », deviennent mécréants. Dans le bas-monde le mécréant aura bénéficier des bienfaits que Dieu a voulu qu’il prenne. Ces bienfaits qu’il a pris et dont il a profité dans le bas-monde sera une source de châtiment pour lui dans l’au-delà. Car il n’a pas remercié Dieu. Le remerciement c’est l’Islam, c’est de croire en Allah et en Son Messager. Et s’il avait cru en Allah et en Son Messager que Allah a envoyé pour être suivi, pour que l’on croit en sa véracité, il aura remercié Dieu. Mais le simple fait d’agir avec bienfaisance envers les pauvres, envers les miséreux, donner des aumônes aux veuves et les orphelins, il n’aura rien de toutes ces aumônes dans l’au-delà.
Le mécréant, quoiqu’il agisse en bien avec les gens, il n’aura pas remercié Dieu. Mais le musulman, qui accomplit les devoirs et qui évite les péchés lui, il aura remercié Dieu. S’il se maintient dans ce degré, de délaissement des péchés et d’accomplissement des devoirs, alors il est appelé « Chakour », c’est à dire quelqu’un qui à persévérer dans le remerciement de Dieu. Allah ta^ala dit dans sourate Saba’ verset 13 :
وَقَلِيلٌ مِّنْ عِبَادِيَ الشَّكُورُ
(waqaliloun min ^ibadiya ch-chakour) ce qui signifie : « Très peu nombreux sont Mes esclaves qui sont chakour », c’est à dire qui persévèrent dans l’accomplissement des devoirs et le délaissement des péchés. Parmi les musulmans très peu sont chakour.
Ach-chakour c’est celui qui est arrivé au degré de la Sainteté. Le chakour, est un waliyy. Quant à celui qui fait beaucoup de bonnes actions, même s’il était musulman, on ne dit pas de lui qu’il est chakour, tant qu’il n’est pas pieux.
وَقَلِيلٌ مِّنْ عِبَادِيَ الشَّكُورُ
(waqaliloun min ^ibadiya ch-chakour) ce qui signifie : « Très peu nombreux sont Mes esclaves qui sont chakour » cette ‘ayah, désigne les saints parmi les musulmans, les waliyy. Ceux qui ont la croyance correcte et qui accomplisse assidûment les devoirs et qui délaissent beaucoup d’interdits. S’il n’arrive pas au degré de la piété, aucun d’entre eux, ne sera appelé chakour. Si des personnes accomplissent beaucoup de devoirs et délaissent beaucoup de péchés mais ne sont pas arrivées au degré de la piété, alors elles ne seront pas appelées chakour. Mais les croyants, les pieux et les non pieux, sont très nombreux. Mais ceux qui ne sont pas nombreux ce sont les chakour, mais les autres musulmans sont très nombreux. »
La mécréance et le chirk sont de différents niveaux :
« Ils ne sont pas tous d’un même niveau. Certains sont plus graves que d’autres. Il y a : une association majeure (‘Ach-chirkou l-akbar) et une association mineure (‘Ach-chirkou l-asghar). L’association majeure c’est ce qui fait sortir de la communauté. Et l’association mineure ne fait pas sortir de l’Islam. Al-koufr également est de différents niveaux. Il y a un koufr qui fait sortir de la communauté et il y a un koufr qui ne fait pas sortir de la communauté. Certains grands péchés, sont appelés koufr mineurs comme juger par d’autres loi que la loi de l’Islam est un koufr mais qui est mineur. Gouverner en appliquant d’autres lois que la loi de l’Islam est un koufr qui est mineur mais ce n’est pas un koufr majeur, ce n’est pas quelque chose qui fait sortir de l’Islam. »
La connaissance est une chose et la foi une chose :
« A propos de Ja^far ‘Ibnou Abi Talib que Allah l’agrée que lorsqu’il est revenu après une période d’absence, le Messager s’est levé pour lui et l’a embrassé entre ses yeux. Une personne peut embrasser un musulman entre ses yeux, sur ses joues, sur sa main tout cela est permis. Le Messager ses mains et ses pieds ont été embrassés, par les compagnons.
Deux juifs à Médine, étaient en train de discuter. Et l’un d’entre eux a dit : « Nous allons poser cette question à Mouhammad ». Ils lui ont réservé une question, que même parmi les juifs, peu nombreux étaient ceux qui connaissaient la réponse. Ils lui ont posé la question et il leur a donné la réponse. Ils lui ont dit : « Tu es donc Prophète ». Et le Prophète leur a dit :
ما يمنعكما أن تتبعاني
(ma yamna^oukouma ‘an tatabi^ani ?) ce qui signifie : « Qu’est-ce qui vous empêche de me suivre alors? ». Ils ont répondu en mentant : « Nous avons pour croyance qu’il n’y aura de Prophète, qu’un descendant de Dawoud ». Mais avant de partir, ils ont embrassé les mains et les pieds du Prophète, tellement ils avaient reconnu qu’il avait pour connaissance la réponse. La connaissance est une chose et la foi est autre chose. Ces deux-là ont su que notre maître Mouhammad était un Prophète, ils ont eu la connaissance mais ils n’ont pas cru, ils n’ont pas été croyants. Il n’est pas suffisant de connaître, de savoir mais il est indispensable de faire soumettre son âme à cette vérité, c’est à dire que son âme accepte cette chose et qu’elle l’ait pour croyance. Les juifs savaient que Mouhammad était un Prophète tout comme ils reconnaissaient leurs propres enfants, avec la même certitude. Mais, très peu d’entre eux sont devenus croyants. Les chrétiens, à cette époque-là, étaient plus proche de la foi. Le roi de l’Abyssinie que l’on appelle en arabe « Al–Habachah » (actuelle Ethiopie), était chrétien. Il est entré en Islam et a cru au Messager alors qu’il était dans son pays. Comment le message lui est parvenu ? Par l’intermédiaire de certains compagnons sont allés chez lui en Abyssinie et lui ont parlé du Prophète Mouhammad, et il est entré dans l’Islam.
A sa mort, il avait atteint le degré de la sainteté. C’est à l’époque du Messager de Allah qu’il est mort, et il n’avait jamais rencontré le Prophète, mais avait cru en lui. Après sa mort, on voyait de la lumière, la nuit, jaillir de sa tombe jusqu’au ciel. Il était appliqué dans l’Islam jusqu’à devenir un saint. Le Messager, le jour de sa mort, a accompli pour ‘Ashamah An-Najachiyy, la prière funéraire de l’absent. Le Messager était à Médine. Allah lui a révélé que An-Najachiyy était mort. Il a dit à ses compagnons :
قوموا نصلي على أخيكم أصحمة
(qoumou nousalli ^ala ‘akhikoum ‘ashamah) ce qui signifie : « Levez-vous, nous allons faire la prière funéraire pour votre frère ‘Ashamah. » An-Najachiyy s’appelait ‘Ashamah. An-Najachiyy est le titre donné de tous les rois d’Ethiopie. Et lui s’appelait ‘Ashamah. » Il est mort en Abyssinie et les gens de Médine ont fait la prière funéraire pour lui. »
La parole de Allah ta^ala est unique :
« ‘Ahlou s-Sounnah ont dit : وحدة كلام الله تعالى (wahdati kalami l-Lahi ta^ala) ce qui signifie : « La parole de Allah ta^ala est unique ». L’imam ‘Abou ^Aliyy As-Sakouniyy Al-‘ichbiliyy, mort en l’an sept cent dix-sept de l’hégire. Tout comme Al-Bayhaqiyy a cité cette phrase : وحدة كلام (wahdatou kalami) ce qui signifie : « La parole de Allah est unique. » Il l’a cité dans deux de ses livres. ‘Ahlou s-Sounnah ont pour croyance que Allah ta^ala a des attributs qui n’ont pas de ressemblance avec les attributs des créatures. Allah parle d’une parole qui n’est pas de lettres, ni de voix. La parole qui est de lettres et des sons, cette parole-là est créé. Allah n’a pas pour attribut quelque chose qui entre en existence. ‘Abou Hanifah, que Allah l’agrée, dans son livre Al-Fiqhou l-’Akbar a dit :
نحن نتكلم بالآلات والحروف والله يتكلم بلا ألة ولاحرف
(nahnou natakallamou bil’alati walhouroufi wal-Lahou yatakallamou bila ‘alatin wala harf) ce qui signifie : « Nous nous parlons avec des organes et des lettres mais Allah parle sans organe, ni lettre. » La parole de Allah qui n’est ni lettres, ni sons, est une parole qui est exempte de début et exempte de fin et qui ne s’interrompe pas. Il n’est pas possible que Allah parle puis se taise. La parole qui est un attribut propre à Allah n’est pas des lettres, ni un son. Les humains et les jinn dans l’au-delà, vont entendre la parole de Allah qui n’est ni des lettres ou un son. Quant à la parole qui est des lettres et un son, comme le Qour’an que nous récitons, ou comme At-Tawrat, Al-‘Injil ou Az-Zabour, ce sont des expressions de l’attribut de la Parole de Allah. Ce n’est pas l’attribut même de la parole de Allah. Allah ta^ala, nous a appris qu’Il crée les choses par Sa parole. Et tout ce que Allah a créé et tout ce qui va être créer, tout cela c’est par la parole de Allah. C’est la signification du verset 82 dans sourate Yasin :
إنما أمره إذا أراد شيئا أن يقول له كن فيكون
(‘innama ‘amrouhou ‘idha ‘arada chay’an ‘an yaqoula lahou koun fayakoun) ce qui signifie : « Ce dont Allah veut l’existence, Il le crée par Sa parole qui est de toute éternité. » Le verset n’a pas pour sens que Allah prononce la lettre « kaf » et la lettre « Noun ». Prononcer des lettres c’est la caractéristique des créatures et prétendre par ailleurs, que pour créer, quelque chose, Allah prononce « koun », veut dire qu’Il crée après avoir prononcé et ceci est impossible car Allah ne dépend pas du temps et ne change pas. Mais le sens est Qu’Il crée les choses dont Il a voulu l’existence, de Toute éternité par Sa parole qui n’est pas des lettres qui n’est pas un son. Et cela la signification de la parole du verset 82 dans sourate Yasin :
إنما أمره إذا أراد شيئا أن يقول له كن فيكون (‘innama ‘amrouhou ‘idha ‘arada chay’an ‘an yaqoula lahou koun fayakoun) ce qui signifie : « Ce dont Allah veut l’existence, Il le crée par Sa parole qui est de tout Eternité. » Quant à la parole que certains disent : « Il est exempt d’imperfection celui qui est entre le kaf et le Noun. » ce sont des paroles laides qui ne sont pas du Qour’an, ni du hadith ni des gens de Science. »
‘Ahmad Ibnou Nasr Al-Khouza^iyy que Allah l’agrée :
« Par le passé, deux cent ans, après l’émigration, à l’époque de l’état Abbasside. Les Abbassides sont de Ibnou ^Abbas et les Omeyyades de Banou Oummayyah.
Certains des gouverneurs des musulmans ont obligé les gens à dire le Qour’an est créé. Certains ont dit cette phrase et d’autres ont refusé. Ces gouverneurs, quand ils disaient que le Qour’an est créé, ils visaient les lettres du Qour’an qui sont créées. Mais la phrase : « Le Qour’an est créé », il est interdit de la dire dans l’absolu. Pourquoi ? Il faut savoir que le Qour’an est l’expression de la Parole de Allah qui est de Toute éternité. Le livre qui a été révélé au Prophète Mouhammad, sont des expressions, ce sont des lettres qui sont une expression de la Parole de Allah qui est de toute éternité. Ces lettres-là sont créées. Mais le mot « Qour’an », exprime l’attribut de la parole de Allah qui est de Toute éternité. Donc, l’attribut de la parole de Allah, nous ne disons pas qu’il est créé. Même si les lettres sont créées, comme le Qour’an est le nom de l’attribut de la parole de Allah qui est de toute éternité, nous ne disons pas que le Qour’an est créé. Allah a des attributs, comme l’ouïe, la puissance, la volonté et parmi Ses attributs il y a la Parole. L’attribut de la Parole s’appelle Qour’an, ‘Injil, Tawrat. Le nom des livres est aussi le nom de l’attribut de la parole de Dieu. Donc, on ne dit pas la phrase : « le Qour’an est créé », pour pas que les gens croient que l’attribut de la parole de Dieu serait créé. L’imam ‘Ahmad Ibnou Hanbal, a refusé de dire cette phrase « le Qour’an est créé. » A cette époque, le gouverneur de l’époque, a chargé cent cinquante personnes pour le fouetter en une seule nuit. L’Imam Ahmad a patienté pour ne pas dire cette phrase. Il y avait aussi un autre grand savant, ‘Ahmad Ibnou Nasr Al-Khouza^iyy, que Allah l’agrée, a refusé de dire que le Qour’an est créé. Sa tête a été coupée pour cela, est plantée sur une lance. Ils ont chargé un gardien pour qu’il tourne cette tête, pour pas qu’elle soit dans la direction de la qiblah, tellement il y avait de l’injustice. Mais cette tête coupée, s’est mise à réciter sourate Yasin, correctement. Allah lui a accordé un prodige, en récitant sourate Yasin, coupée du corps de ce savant. La nuit, lorsque les gardiens baissaient la garde, la tête se remettait en direction de la qiblah, alors qu’elle était enfoncée dans une lance. Puis après cela, ils l’ont enterré. Ceci s’est produit à Bagdad, il y a mille cent années. Ces gouverneurs ont nui aux gens. Ils voulaient qu’ils disent que le Qour’an est créé. Ils ont torturé un certain nombre de savants, mais les savants, certains d’entre eux ont patienté et d’autres n’ont pas patienté. Ceux qui n’ont pas patienté les ont suivis. Mais nous notre croyance est que le Qour’an qui est récité par la bouche, avec un son, cette récitation-là, est créée. C’est Allah qui l’a créé. Mais le Qour’an qui désigne l’attribut de la parole de Dieu, qui est de toute éternité, n’est pas des lettres, ni un son. Nous avons pour croyance qu’Il est de toute éternité et qu’il n’est pas créé. »
Informations utiles sur des saints
Notre dame Fatimah bint ‘Ahmad ‘ibn ^Abdi d-Da’im :
A notre époque, cette époque est devenue très pauvre en science de la religion. Il y a un siècle ou plus, il y avait des fouqaha’ parmi les hommes et les femmes. Et il y a deux cents ans, il y avait à la Mecque une chaykhah qui s’appelait Fatimah fille de ‘Ahmad fils de ^Abdou d-Da’im. Elle était originaire d’Irak. Elle a appris la science de la religion dans son pays, puis elle est partie faire le pèlerinage à la Mecque. Elle a fait le pèlerinage, elle a visité le Prophète puis elle eut l’intention d’habiter à la Mecque et de ne plus repartir. Puis, un jour elle a perdu la vue, elle est restée deux ans aveugle. Une nuit, sa servante est partie chez sa famille, elle a demandé l’autorisation et elle est partie. Puis comme c’est de son habitude, elle s’est levée la nuit pour faire ses prières surérogatoires au milieu de la nuit. Elle a glissé sur une marche, elle est tombée et s’est cassée deux côtes. Malgré cela, elle a fait la prière en supportant la douleur intense. Puis elle s’est assoupie, après avoir fait ses prières surérogatoires. Elle a vu le Messager, notre maître ‘Abou Bakr, et notre maître ^Oumar, tous les trois venant de la Ka^bah. Tous les trois venaient de la ka^bah, elle, habitait juste en face. Le Messager a mis de la salive honorée sur son écharpe et lui a dit : « Passe-toi cette écharpe sur les yeux ». Alors, elle a pris l’écharpe et l’a passé sur ses yeux. Et elle a profité pour passer, en plus, cette écharpe sur ces côtes qui étaient cassées. C’est alors qu’elle a recouvré la vue sur le champ. Et lorsque sa servante est revenue, elle a vu qu’elle avait recouvré la vue. La Chaykhah lui a raconté ce qu’il lui était arrivé. Sa nouvelle s’est propagée dans la Mecque et des régions lointaines.
Cette Fatimah, est une sainte. Beaucoup, de femmes à la Mecque, ont tiré profit d’elle, de son ascèse et de sa piété. Les saints avaient peur de tomber dans l’insincérité, ils avaient peur pour eux d’être amenés à la corruption et à l’insincérité. Les Waliyy de Allah craignent pour eux même de tomber dans la corruption.
Le chaykh ‘Ahmad Al-Badawiyy :
‘Ahmad Al-Badawiyy qui est un savant ascète originaire du Maroc, et il a résidé à la Mecque. Il récitait le Qour’an avec les sept récitations différentes. Puis il s’est installé en Égypte. Les gens de l’Égypte ont fait le tabarrouk par lui durant sa vie et après sa mort. Il est le plus connu des saints en Égypte. C’était un savant, il était tellement ascète, qu’il ne s’est pas marié. Il a dit : « J’aurais mes épouses des femmes du paradis ». S’il avait voulu se marier, les gens d’Égypte lui en auraient donné quatre en même temps, tellement ils l’aimaient.
‘Ahmad Al-Badawiyy, avait eu un grand prodige. Il y avait des Moujahidin qui avaient été fait prisonniers en Europe. De non musulmans les ont amenés en Europe. Allah tabaraka wata^ala a donné à ce chaykh une force morale, par laquelle il a amené ces prisonniers, d’Europe jusqu’en Egypte d’une manière prodigieuse. Il les a ramenés. Et cela est une faible part des prodiges que Allah lui a accordé.
LES PREUVES QUE LA COMMEMORATION DU MAWLID EST UNE BONNE INNOVATION
La louange est à Allah Qui nous a envoyé celui qui a instauré, suite à la révélation, la Sounnah, Qui nous a indiqué qu’il y a parmi les innovations ce qui est bon, et que l’honneur et l’élévation en degré soient accordés à celui qui a une belle voix et un beau visage, Abou l-Qacim, le grand-père de Al-Haçan et de Al-Houçayn.
Nous allons vous exposer les raisons pour lesquelles il est permis de commémorer la Naissance honorée du Messager, le Mawlid, et que cela comporte une grande récompense. Ainsi, nous affirmons, totalement confiants en Allah :
La signification de l’innovation dans la langue arabe.
Dans la langue arabe, une innovation (bid^ah), c’est ce qui a été instauré sans équivalent antérieur.
La signification de l’innovation selon la Loi.
Selon la Loi, une innovation, c’est une nouveauté qui n’est pas explicitement citée ni dans le Qour’an ni dans le Hadith.
PREUVE que la bonne innovation existe, à partir du Qour’an honoré.
C’est la parole de Allah ta^ala concernant l’éloge des croyants de la communauté de ^Iça ^alayhi s-
salam : [sourat Al-Hadid ‘ayah 27] qui signifie : « Nous avons créé dans les cœurs de ceux qui l’ont suivi une bienveillance, une miséricorde et un monachisme qu’ils ont innové ; Nous ne le leur avons pas or-donné ; ils ne l’ont fait que par recherche de l’agrément de Allah. »
Allah fait l’éloge des musulmans qui suivaient la Loi de Jésus, ^Iça ^alayhi s-salam parce qu’ils étaient des gens miséricordieux et qu’ils avaient de la compassion, et parce qu’ils ont innové ce monachisme (ar-rahbaniyyah) qui consiste à couper court aux désirs pourtant permis – et ce en plus de l’abandon des péchés. Ils en arrivèrent au point de ne plus se marier, de délaisser les jouissances permises telles que les plaisirs de la table et les habits luxueux et ils se sont consacrés totalement à l’au-delà. Ils ont innové quelque chose que ^Iça ^alayhi s-salam ne leur a jamais prescrite. Allah a fait leur éloge pour ce monachisme. Quant à la parole de Allah ta^ala dans la suite de la ‘ayah 27 de sourate Al-Hadid : [sourat Al-Hadid 27] il ne s’agit pas d’un blâme envers eux ni envers le monachisme innové par ces croyants véridiques mais d’un blâme envers ceux qui sont venus après eux et qui ont prétendu les imi-ter dans le réfrènement des désirs tout en adorant autre que Allah, à savoir en adorant ^Iça ^alayhi s-salam ainsi que sa mère.
PREUVE que la bonne innovation existe à partir de la Sounnah prophétique pure.
C’est la parole du Prophète : [hadith rapporté par Mouslim dans son Sahih d’après le compagnon Jarir ‘Ibnou ^Abdi l-Lah Al-Bajaliyy que Allah l’agrée] qui signifie : « Quiconque instaure dans l’Islam une bonne tradition (sounnah haçanah) en aura la récompense et une récompense chaque fois que les gens la referont après lui sans que rien ne soit diminué de leurs récompenses. Et quiconque instaure dans l’Islam une mauvaise tradition (sounnah sayyi’ah) se chargera de son péché et d’un péché chaque fois que des gens la referont après lui sans que rien ne soit diminué de leurs pé-chés. » Par conséquent, nous apprenons à partir de ce Hadith que c’est le Messager lui-même qui a enseigné à sa communauté que l’innovation est de deux sortes : une innovation d’égarement qui est la nouveauté qui contredit le Qour’an et la Sounnah, et une innovation de bonne guidée qui est la nouveauté qui est conforme au Qour’an et à la Sounnah.
Si l’on vient nous dire : (En fait, ça veut dire : « si quelqu’un a instauré une nouveauté durant la vie du Messager de Allah », pas après), la réponse à donner, c’est que « la restriction du sens d’un texte n’est confirmée qu’à partir d’une preuve. » Voilà donc la réponse à donner à ceux qui prétendent que l’instauration d’une bonne innovation est valable uniquement durant la vie du Messager et pas après sa mort. En effet, la preuve indique ici le contraire de ce qu’ils prétendent, parce que le Messager n’a pas dit « Quiconque instaure durant ma vie » mais il a dit ce qui signifie : « Quiconque instaure dans l’Islam. »
Il n’a pas dit non plus « Quiconque refait une chose que moi-même j’avais faite en la faisant revivre. » Par ailleurs, l’Islam n’était pas limité à l’époque dans laquelle a vécu le Messager de Allah . Il ne leur reste donc plus aucun argument en leur faveur.
S’ils prétendent par la suite que ce hadith a été dit en une occasion particulière lorsque des gens extrê-mement pauvres, portant des guenilles indiquant leur extrême pauvreté, vinrent et que le visage du Messager changea à leur vue. Les gens ont alors fait des aumônes jusqu’à ce qu’ils parviennent à collecter pour eux une belle quantité de biens, le visage du Messager de Allah est alors devenu encore plus radieux et il a dit qui signifie : « Quiconque instaure dans l’Islam une bonne tradition en aura la récompense et une récompense chaque fois que les gens la referont après lui. » La réponse à donner est que ce qui est à prendre en compte, c’est la généralité et la globalité du terme du hadith et non la particularité de la cause pour laquelle ce hadith a été énoncé, tout comme l’ont décrété les savants spécialistes des fondements (al-‘ousoul).
La bonne innovation dans les paroles et actes des Califes bien guidés.
Les Califes bien guidés ont innové des choses que le Messager n’a jamais faites et qu’il n’a jamais ordonné de faire, mais qui pourtant restent conformes au Qour’an et à la Sounnah. Ils furent donc des guides pour nous en cela.
Abou Bakr As-Siddiq a rassemblé le Qour’an en l’appelant Mous–haf. ^Oumar Ibnou l-Khattab, que Allah l’agrée, a réuni les gens derrière un seul imam pour faire les tarawih. Il dit en les voyant faire :
(ni^mati l-bid^atou hadhih) c’est-à-dire : « Quelle bonne innovation que celle-ci ! »
^Outhman Ibnou ^Affan a ordonné que l’on fasse un appel à la prière supplémentaire pour la prière de la joumou^ah.
L’Imam ^Aliyy, les points sur et sous les lettres du Mous–haf ont été ajouté au temps de son califat à l’initiative d’un successeur des compagnons nommé Yahya Ibnou Ya^mar.
^Oumar Ibnou ^Abdi l-^Aziz a édifié les mihrab et les minarets pour les mosquées.
Rien de tout cela n’existait à l’époque du Messager de Allah ! Ce sont des choses totalement nouvelles !
Ceux qui interdisent de commémorer le Mawlid de nos jours, vont-ils interdire toutes ces choses-là sous prétexte qu’elles n’existaient pas à l’époque du Messager de Allah ou bien vont-ils rendre arbitrai-rement certaines choses licites et certaines autres in-terdites sans aucune preuve ?!
C’est bien ce qu’ils ont fait puisqu’ils ont interdit le Mawlid mais ont autorisé la ponctuation des lettres dans les livres du Qour’an, tout comme ils ont auto-risé le tachkil des lettres, c’est-à-dire les fat-hah, les dammah, les kasrah et les tanwin.
Ils ont autorisé beaucoup de choses que le Messager de Allah n’a jamais faites comme les calendriers par exemple. Les calendriers qui indiquent les horaires des prières ne sont apparus pour la première fois qu’il y a environ trois cents ans. Or eux-mêmes y travaillent et les diffusent dans la population.
La bonne innovation dans les paroles des savants du Salaf.
L’Imam Ach-Chafi^iyy que Allah l’agrée a dit : [rapporté par Al-Bayhaqiyy avec une chaîne de transmission sûre dans le livre « Manaqibou ch-Chafi^iyy »] ce qui signi-fie : « Les nouveautés parmi les choses sont de deux sortes : l’une, c’est ce qui est innové et qui contre-dit le Livre, la Sounnah, l’Unanimité ou l’accord des compagnons. C’est l’innovation d’égarement. La deuxième, c’est ce qui est innové et fait partie des bonnes choses, qui ne comporte pas de contra-diction ni avec le Livre, ni avec la Sounnah ni avec l’Unanimité et cette nouveauté-là n’est pas blâ-mable. » Il est connu que les mouhaddith ont été unanimes à dire que Ach-Chafi^iyy est celui qui est visé par la parole du Prophète : [Hadith rapporté par At-Tirmidhiyy] qui signifie : « Viendra le savant de Qouraych qui remplira les contrées de la terre de Science. » Quant à Al-Bayhaqiyy il fait partie des sept Hafidh au sujet desquels les avis ont concordé sur leur fiabilité –leur statut de ^adl.
Le Mawlid est une manifestation de notre reconnaissance envers Allah ta^ala de nous avoir envoyé Mouhammad en ce mois, et ce n’est en rien une adoration qui serait vouée à Mouhammad.
Nous, musulmans, nous n’adorons pas Mouhammad ! Nous n’adorons rien d’autre que Allah. Mais nous glorifions Mouhammad plus que tout autre prophète, plus que les anges. De plus, nous glorifions tous les prophètes et nous n’adorons aucun d’entre eux. Nous n’adorons pas Mouhammad, nous n’adorons aucun ange, ni aucun astre, ni le soleil ni la lune. Pour nous, la soumission extrême n’est vouée uniquement qu’à Allah. Nous ne posons nos fronts au sol et nous ne glorifions que Allah. L’extrême soumission, voilà ce qu’est l’adoration. Nous ne faisons pas cela pour notre maître Mouhammad ; nous, notre adoration n’est vouée qu’à Allah. Nous, nous n’adorons pas Mouhammad mais nous considérons que Mouhammad est celui qui appelle à l’adoration de Allah. Il a guidé les gens et mérite d’être glorifié mais d’une glorification en deçà de l’adoration. Allah ta^ala fait l’éloge de ceux qui ont
cru en lui, qui l’ont glorifié, Allah ^azza waj all dit : [Sourat Al-‘A^raf / 157] ce qui signifie : « Ceux qui ont cru en lui et l’ont glorifié, qui l’ont soutenu et ont suivi la bonne guidée qui a été révélée avec lui, ceux-là sont ceux qui réussiront. »
Le Mawlid représente un rassemblement fondé sur l’obéissance à Allah. C’est un rassemblement fondé sur l’amour de Allah et l’amour du Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wasallam. Ce rassemblement comporte l’évocation de Allah, l’évocation d’une partie de la biographie du Messager de Allah, de son ascendance honorée salla l-Lahou ^alayhi wa-sallam, la mention de certains de ses traits de caractères et de ses caractéristiques physiques. Ce rassemblement est aussi l’occasion de distribuer de la nourriture par recherche de l’agrément de Allah tabaraka wata^ala. Allah ta^ala dit :
[sourat Al-‘Insan / 8] ce qui signifie : « Ils préfèrent donner leur nourriture aux pauvres, aux orphelins et aux captifs. » Après tout cela, comment quelqu’un qui prétend avoir des connaissances peut-il oser interdire de commémorer le Mawlid qui est fait par réjouissance de la naissance du Messager de Allah ?!
Le Hafidh Ibnou Hajar a trouvé, dans la Sounnah, une origine à la permission d’organiser le Mawlid.
Dans le livre Al-Hawi lil-Fatawi, d’après ce qu’a rapporté Ibnou ^Abbas, que Allah les agrée lui et son père, il a dit : lorsque le Prophète est arrivé à Médine, il a trouvé que les juifs jeûnaient le jour de ^Achoura’. Quand on les a interrogés à ce sujet, ils ont répondu : « C’est le jour durant lequel Allah a donné la victoire à Mouça et aux fils de Isra’il sur Pharaon. Et nous, nous jeûnons ce jour-là pour le glorifier. » C’est alors que Le Messager de Allah a dit : (nahnou ‘awla bi Mouça) ce qui signifie : « Nous sommes plus proches que vous de Mouça. » C’est-à-dire que nous sommes musulmans alors que vous, vous ne l’êtes plus. Le Prophète a ordonné de jeûner ce jour d’une injonction indiquant le caractère recommandé. On déduit à partir de ce Hadith qu’il est permis d’ac-complir un acte d’adoration pour remercier Allah, pour une grâce qu’Il nous a accordée en un jour par-ticulier, suite à un bienfait qui nous est parvenu ou suite à une épreuve dont nous avons été délivrés, et qu’il est permis de répéter cet acte d’adoration et de remerciement chaque année, à la date anniversaire correspondant à ce jour-là. Le remerciement de Allah a lieu par différentes sortes d’adoration comme la prosternation, le jeûne, l’aumône ou la récitation. Et quelle plus grande grâce que la grâce de l’apparition du Prophète ?!
Le Hafidh As-Souyoutiyy a trouvé, dans la Sounnah, une origine à la permission d’organiser le Mawlid.
Dans son épitre Housnou l-Maqsid fi ^Amali l-Mawlid, lorsque le Prophète a été interrogé sur la raison de son jeûne du lundi, il avait répondu ^alayhi s-salatou was-salam : ce qui signifie : « C’est en ce jour que je suis né et en ce jour que j’ai reçu la révélation. » Dans ce Hadith, il y a l’indication qu’il est recommandé de jeûner les jours durant lesquels Allah a fait grâce d’un bienfait à Ses esclaves. Et parmi les grâces les plus éminentes que Allah nous ait accordées, c’est de l’avoir fait naître, et de nous l’avoir envoyé en tant que Messager. La preuve à cela est Sa parole ta^ala : [Sourat ‘Ali ^Imran 157] qui signifie : « Allah a accordé une grâce aux croyants car Il leur a envoyé un messager, un homme issu d’entre les leurs. » Le
Hafidh As-Souyoutiyy a dit dans sa Riçalah : « L’Imam des Hafidh, ‘Abou l-Fadl Ahmad ‘Ibnou Hajar a trouvé une origine au Mawlid dans la Sounnah, Quant à moi j’en ai trouvé une autre… » Fin de citation.
Le Mawlid est une bonne sounnah, une bonne tradition, les musulmans sont les premiers à l’avoir instaurée et ils ne fêtent pas sa mort comme certains le prétendent.
Les savants mémorisateurs du hadith et spécialistes des chaînes de transmission (houffadh) ainsi que les savants spécialistes de l’histoire, des biographies et autres, ont mentionné que celui qui a innové le Mawlid, c’est le roi Al-Moudhaffar qui gouvernait ‘Irbil. Il était scrupuleux, vertueux, savant et courageux, il avait un souci particulier pour la défense de cette religion, c’était un héros. Il fut donc le premier à commémorer le Mawlid. Par la suite, les savants, les faqih, y compris les savants des autres pays qu’il ne gouvernait pas, eurent des avis en concordance avec le sien. C’est ce qu’a cité le Hafidh As-Souyoutiyy dans son livre Al-‘Awa’il et les musulmans sont restés sur cette tradition depuis huit siècles jusqu’à nos jours.
Or toute chose qui a été approuvée et appréciée par les savants de la communauté de Mouhammad et sur laquelle les avis ont concordé, est obligatoirement une bonne chose ! Et toute chose que les savants de la communauté de Mouhammad ont dépréciée est obligatoirement mauvaise.
En effet, il est bien connu que les savants de la communauté de Mouhammad ne seront jamais en con-cordance sur un égarement, en raison du Hadith rapporté par Ibnou Majah dans ses Sounan : qui signifie : « Ma communauté ne sera jamais unanime sur un égarement. »
Le Mawlid est une bonne tradition et on ne dit pas : « si cela avait été quelque chose de bien, le Messager aurait indiqué à sa communauté de le faire. »
En effet : constituer le recueil du Mous–haf, ponctuer les lettres, mettre le tachkil avec les fat-hah, les dammah, les kasrah et les tanwin, tout cela sont des actes de bien, bien que le Prophète ne les a pas indiqués explicitement et ne les a jamais faits lui-même.
Ceux qui interdisent de commémorer le Mawlid sous prétexte que si c’était quelque chose de bien, le Messager nous l’aurait indiqué, eux-mêmes utili-sent le tachkil c’est-à-dire les harakah sur les lettres du Mous–haf et ils les écrivent avec les points ! Alors de deux choses l’une : soit ils doivent dire que la ponctuation et le tachkil du Mous–haf ne sont pas des actes de bien parce que le Messager ne les a pas faits et n’a pas indiqué à sa communauté de le faire, alors qu’eux-mêmes le font, soit ils doivent dire que la ponctuation et le tachkil sur les lettres du Mous–haf sont des actes de bien, même si le Messager ne les a pas faits et ne les a pas indiqués à sa communauté, et que c’est pour cela qu’ils le font ! Dans les deux cas ils sont en contradiction avec eux-mêmes !!!
Le Mawlid est une bonne sounnah et on ne dit pas : « le Messager ne l’a pas fait, donc nous ne le faisons pas » en prétendant trouver un argument dans la parole de Allah ta^ala : [Sourat Al-Hachr / 7] ce qui signifie : « Ce que le Messager vous a ordonné de faire, faites-le ; et ce qu’Il vous a interdit de faire, ne le faites pas. »
En effet, il n’est pas correct de dire que toute chose que le Messager ne nous a pas ordonnée ni interdite est forcément quelque chose d’interdit. Le Messager ne nous a pas ordonné de ponctuer le Mous–haf et ne nous l’a pas interdit. Par conséquent, ce n’est pas interdit de le faire ! Également, le Mawlid du Prophète rentre dans le même cas. C’est le cas de tout acte conforme à la religion que le Prophète ne nous a ni ordonné ni interdit de le faire : ce n’est pas interdit de le faire, car c’est quelque chose qui est conforme à sa religion.
En résumé, tous les sujets de la religion ne nous sont pas parvenus par un texte explicite, dans le Qour’an ou dans le Hadith. S’il n’y a pas de texte explicite, il appartient aux savants de la communauté qui sont moujtahid, ceux qui ont connaissance du Hadith, d’extraire des choses conformes à sa religion.
Ceci est confirmé par sa parole : qui signifie : « Quiconque instaure dans l’Islam une bonne tradition en aura la récompense. » On dé-duit de ce Hadith que Allah tabaraka wata^ala a autorisé les musulmans à innover dans la religion ce qui ne contredit pas le Qour’an et le Hadith, et c’est ce qui s’appelle une bonne tradition (sounnah ha-çanah).
Le Mawlid est une bonne tradition et n’est pas concerné par l’interdiction comprise à partir du Hadith du Prophète: qui signifie : « Quiconque innove dans notre religion ce qui n’y est pas conforme, c’est rejeté. »
En effet, le Prophète nous a indiqué que la nouveauté qui est rejetée, c’est celle qui n’est pas conforme à la Chari^ah (ma layça minh). C’est cette nouveauté-là, celle qui est en opposition avec la Chari^ah, qui est rejetée, alors que celle qui est conforme à la Chari^ah n’est pas rejetée.
Le Messager n’a pas dit que celui qui innove dans notre religion quoi que ce soit, c’est rejeté ! Mais il a dit cette parole pour bien indiquer que la nouveauté qui est rejetée c’est celle qui n’est pas conforme à sa Loi (ma layça minh) alors que celle qui est conforme à la Loi est autorisée. C’est la nouveauté qui n’est pas conforme à la Loi qui est interdite.
Étant donné que l’organisation du Mawlid, la commémoration de la naissance du Prophète, est quelque chose de méritoire selon les preuves textuelles parvenues dans le Qour’an et la Sounnah, ce n’est pas quelque chose de rejeté.
Le Mawlid est une bonne sounnah, il ne sous-entend pas que la religion ne serait pas complétée et qu’il
serait un démenti de la parole de Allah ta^ala : [sourah Al-Ma’idah / ‘2].
En réalité, Al-Qourtoubiyy dans son Tafsir, a dit que cette ‘ayah veut dire que les règles de la religion sont accomplies. Il a dit : « La majorité (al-joum-hour) a dit : Le sens qui est visé, c’est que la majo-rité des obligations, la majorité de ce qui est licite et de ce qui est interdit, a été indiqué, bien que beau-coup d’autres ‘ayah dans le Qour’an ont été révé-lées après cette ‘ayah ! Il y a, entre autres, la ‘ayah du gain usuraire (ar-riba). Il y a aussi la ‘ayah de la kalalah et autres. Cette ‘ayah n’est donc pas la dernière ‘ayah qui a été révélée dans le Qour’an. La dernière ‘ayah qui a été révélée, c’est la parole de Allah : [sourat Al-Baqarah / 285] »
Al-Qourtoubiyy a mentionné cela dans son Tafsir d’après Ibnou ^Abbas, que Allah les agrée tous les deux.
Le Mawlid est une bonne tradition et ne sous-entend aucune accusation de trahison envers le Messager de Allah , sous prétexte qu’il n’aurait pas indiqué à sa communauté de commémorer le Mawlid, comme le prétendent ceux qui l’interdisent.
Si tout acte innové après le Messager, que le Prophète n’a pas indiqué à sa communauté tout en étant conforme au Qour’an et à la Sounnah, représentait une accusation de trahison envers le Messager, alors, selon la parole de ces gens-là, Abou Bakr, ^Oumar, ^Outhman, ^Aliyy et ^Oumar ‘Ibnou ^Abdi l-^Aziz ainsi qu’une sélection des meilleurs des savants de la communauté, auraient eux-mêmes accusé le Messager d’être un traître !
En effet, ils ont innové eux-mêmes des choses qui sont conformes au Qour’an et à la Sounnah et que le Messager n’a pas indiquées à sa communauté !
Quant à la prétendue argumentation, à partir de ce qu’ils attribuent à l’Imam Malik, qu’il aurait dit « si quelqu’un innove dans l’Islam une innovation qu’il considère bonne, il aura prétendu que Mouhammad a trahi le message », cette prétendue argumentation s’appliquerait à plus forte raison aux mauvaises in-novations, comme la croyance des assimilationnistes (tachbih) et la croyance des anthropomorphes (tajsim), et non pas au Mawlid et ce qui est de cet ordre.
On leur dit par ailleurs : vous mentionnez la parole de l’Imam Malik alors que par ailleurs, vous le déclarez implicitement mécréant ! Même si expressément et explicitement vous ne le faites pas…
En effet, lorsque le Calife Al-Mansour s’était rendu à Médine et avait interrogé l’Imam Malik : « ÔAbou ^Abdi l-Lah, est-ce que je me dirige vers la Qiblah pour faire des invocations ou bien je me dirige vers le Prophète ? », l’Imam Malik lui avait répondu : « Pourquoi détournerais-tu ton visage de Lui alors qu’il est ton intercesseur et l’intercesseur de ton père ‘Adam à Allah ; dirige-toi vers lui et demande son intercession, que Allah le fasse intercéder. »
Selon vous qui interdisez le Mawlid, tout ceci est du chirk, une forme d’association, et un égarement clair !
Vous accusez les savants de la communauté d’être associateurs (mouchrikin) et vous allez ensuite cher-cher des arguments dans leurs propos !!!
Le Mawlid est une bonne sounnah, et on ne l’empêche pas sous prétexte que cela reviendrait à ressembler aux chrétiens dans leur commémoration de la naissance de ^Iça .
Si nous faisons un acte conforme à la religion agréée par Allah qui est également pratiqué par des juifs ou des chrétiens, cela nous est licite. Mais ce qu’ils font, eux, et qui n’est pas conforme à la religion agréée par Allah, voilà ce qui est interdit.
N’est-ce pas que lorsque le Prophète était arrivé à Médine et avait vu les juifs jeûner le jour de ^Achoura’, quand ils avaient dit que c’est en ce jour que Allah a fait se noyer Pharaon et a donné la victoire à Mouça, n’est-ce pas ce que le Prophète a dit, et qu’il n’a pas dit : « ne jeûnez pas le jour de ^Achoura’ parce que les juifs jeûnent, vous allez leur ressembler » ?!
Au contraire, il a ordonné à sa communauté de le jeûner. C’est-à-dire que nous glorifions ce jour-là, tout comme les musulmans qui avaient suivi Mouça ce jour-là l’ont glorifié.
Le Mawlid est une bonne tradition et dire que la condition pour qu’il soit permis de le faire serait que le Messager de Allah l’ait lui-même commémoré, est infondé, nul et non avenu.
En effet et de la même manière, la ponctuation des lettres dans le Mous–haf est une bonne tradition. Si quelqu’un posait comme condition qu’il aurait fallu que le Messager l’ait fait lui-même pour qu’il soit permis de le faire, sa condition serait sans fondement, nulle et non avenue. Dans les deux cas, ces conditions n’auraient aucune base dans la religion agréée par Allah. Le Messager de Allah a dit : [rapporté par Al-Bazzar d’après ‘Ibnou ^Abbas que Allah les agrée tous les deux] ce qui signifie : « Toute condition qui ne figure pas dans le livre de Allah est infondée même s’il s’agit de cent conditions. »
Le Mawlid est une bonne tradition et ne rentre pas dans le cadre des innovations que le Messager de
Allaha interdites par sa parole
Le Hafidh Al-^Iraqiyy dans sa ‘Alfiyyah a dit : la meilleure manière d’expliquer un hadith, c’est par un autre hadith.
D’autre part, les savants ont dit que la meilleure explication, c’est celle qui tient compte du contexte du hadith. Or le contexte du hadith (koullou bid^ah Dalaalah) ici, est que le Messager a commencé en disant : (fa‘inna ‘ahsana l-hadithi kitabou l-Lah), cela veut dire que la meilleure des paroles, c’est la parole de Allah. Puis il a dit Ce qui veut dire que la meilleure des conduites, c’est la conduite de Mouhammad. Puis il a dit : Ce qui veut dire que les pires choses sont les nouveautés qui contredisent les meilleures des paroles et la meilleure des conduites ; et il s’agit des innovations d’égarement. Il n’y a donc dans le blâme qui est cité ici aucune allusion aux bonnes innovations. An-Nawawiyy, dans son commentaire du Sahih de Mouslim, tome 6, page 154, a dit : « La parole du Prophète ici, est un texte dont l’expression est générale mais dont le sens visé est spécifique. Il a dit que ce qui en est visé c’est : la plupart des innovations sont de l’égarement ; et le fait que ce Hadith ait une expression générale ayant une portée particulière et spécifique, n’empêche pas que le Prophète ait insisté en utilisant le mot « koull », parce que même s’il utilise « koull », la spécification figure bien dans ce Hadith. Comme cela est le cas dans la parole de Allah ta^ala dans sourate Al-‘Ahqaf, ayah 25 : [Sourat Al-‘Ahqaf 25].
Cette ‘ayah a, elle aussi, une expression générale mais son sens est spécifique puisque le vent dont il est question dans cette ‘ayah, qui détruit toute chose, Allah a fait qu’il souffle sur des mécréants du peuple de ^Ad. Le vent les a anéantis. Mais ce vent n’a pas anéanti tout ce qui existe sur terre, car Allah ta^ala nous a appris qu’il a sauvé Houd ^alayhi s-salam et les croyants qui sont avec lui. Ainsi Allah ta^ala dit : [sourah Houd / 58] ce qui signifie : « Et lorsque ce que Nous avons prédestiné est arrivé, Nous avons sauvé Houd et les croyants qui étaient avec lui par une miséricorde de Notre part. Nous les avons sauvés d’un châtiment douloureux. » Parmi les exemples de paroles ayant des termes généraux mais une portée particulière ou spécifique, il y a la parole du Messager : (koullou ^aynin zaaniyah).
Il est connu dans la Loi que ce hadith ne concerne pas les yeux des prophètes ^alayhimou s-salatou was-salam, car Allah ta^ala les a préservés de commettre les péchés des yeux, en raison de la parole de Allah : [Sourat Al-‘An^am / 86] qui signifie : « Nous leur avons tous accordé un degré et un honneur supérieur au reste des mondes. »
Il est parvenu également dans le hadith sahih rapporté par Abou Dawoud dans ses Sounan, au chapitre du Cor (sour) et de la Résurrection, que le Prophète a dit : ce qui signifie : « La terre assimile la totalité de l’être humain, exception faite de l’os à l’extrémité du coccyx… » Ici aussi le mot « koull » ne peut pas venir dans le sens de la globalité, puisque dans le hadith, le Prophète a dit : ce qui signifie : « Allah a fait que la terre n’assimile pas le corps des prophètes. » Ainsi, dans le premier hadith, la parole veut dire que la plupart des êtres humains sont assimilés par la terre, puisque le Messager a excepté dans l’autre hadith les prophètes.
La commémoration du Mawlid est une bonne tradition et n’est pas concernée par le Hadith qui signifie : « Vous allez suivre les traditions de ceux qui vous ont précédés », parce que le sens de ce hadith concerne les sujets du bas monde.
N’est-ce pas que lorsque les musulmans aujourd’hui, meublent leur maison, s’habillent et font quantité de choses dont beaucoup sont permises, sans être toutes interdites, mais dont une partie est interdite, n’est-ce pas qu’ils font comme les non musulmans ?!
Aujourd’hui, la communauté du Prophète Mouhammad a suivi ces gens-là dans beaucoup de sujets du bas monde, dont certains sont licites et d’autres interdits.
Le Mawlid est une bonne tradition et n’est pas concerné par l’exagération que le Messager de
Allah nous a interdite par sa parole
Le sens de ce Hadith est le suivant : « Ne m’accordez pas un degré supérieur à mon degré tout comme les chrétiens ont élevé ^Iça au-dessus de son degré. » Les chrétiens l’ont considéré comme étant un Dieu Créateur. Quant à l’organisation du Mawlid que les musulmans pratiquent, ce n’est pas une élévation du Prophète au-dessus de son degré mais un remerciement envers Allah pour la naissance du Messager.
La parole du Prophète (la toutrouni…) ne veut pas dire : (ne faites pas mon éloge) dans l’absolu. La vérité est de dire que ce qui est une outrance est interdit mais ce qui n’est pas une outrance n’est pas interdit. Sinon, comment le Messager aurait autorisé son oncle Al-^Abbas, que Allah l’agrée, de faire son éloge ?! Il a même fait une invocation en sa faveur pour le remercier pour son acte ! Il a été confirmé avec une chaîne de transmission fiable (haçan) dans ce qu’a rapporté Ibnou Hajar dans Al-‘Amali, que l’oncle du Messager, Al-^Abbas, que Allah l’agrée, a dit : ce qui signifie : « Ô Messager de Allah, j’ai composé des vers de poésie pour faire ton éloge. » Alors le Messager lui a dit : ce qui signifie : « Dis-les, que Dieu fasse que tu ne perdes jamais tes dents. »
Et comme l’a dit Al-^Abbas, cela a effectivement eu lieu parce qu’il avait fait l’éloge du Prophète en
lui disant : ce qui signifie :
Toi, lorsque tu naquis, a resplendit la terre
Et les horizons ont rayonnés de ta lumière.
Le Mawlid est une bonne tradition et il ne revient pas à réserver les manifestations d’amour envers le Prophète à un jour particulier.
N’est-ce pas que le Messager de Allah a dit aux juifs : ce qui signifie : « Nous sommes plus proches que vous de Mouça » et qu’il a ordonné de jeûner le jour de ^Achoura’ ?
Est-ce que le Messager aurait ainsi réservé l’amour envers Mouça ^alayhi s-salam à un jour particulier ?!
Le Mawlid est une bonne tradition et ne porte aucune atteinte aux compagnons du Prophète ni aucune prétention que nous aimerions le Prophète plus qu’ils ne l’ont aimé.
En effet, le Messager n’a jamais réuni le Qour’an en un seul recueil. C’est Abou Bakr As-Siddiq qui l’a rassemblé en un seul volume. C’est lui qui l’a appelé Al-Mous–haf. Aucun compagnon n’a renié ce que Abou Bakr a fait sous prétexte que Abou Bakr aurait aimé le Qour’an plus que le Messager de Allah . Par ailleurs les savants ont dit : c’est-à-dire : « Le privilège n’implique pas la supériorité dans le mérite. »
Si Abou Bakr As-Siddiq a eu le privilège de réunir matériellement le Qour’an alors que le Messager ne l’avait pas rassemblé en un volume unique, tel que nous le connaissons aujourd’hui, cela ne veut pas dire que Abou Bakr est meilleur que le Messager de Allah.
Si ^Oumar ‘Ibnou l-Khattab a rassemblé les gens pour la prière du tarawih pour être dirigés par un seul homme alors que Abou Bakr ne l’avait pas fait, cela ne veut pas dire que ^Oumar est meilleur que Abou Bakr.
Si ^Outhman Ibnou ^Affan a ordonné d’ajouter un appel à la prière dans la prière du vendredi alors que ^Oumar ne l’avait pas fait, cela ne veut pas dire que ^Outhman est meilleur que ^Oumar.
De la même manière, si nous organisons le Mawlid alors que les compagnons ne l’ont pas fait, cela ne veut pas dire que nous sommes meilleurs qu’eux ni que nous aimons le Prophète plus qu’eux.
Le Mawlid est une bonne tradition et la manifestation de notre joie et de notre bonheur en ce jour, en souvenir de la naissance et de l’envoi du Prophète, n’est pas une atteinte portée à notre amour envers lui, sous prétexte que cela coïnciderait avec le jour de son décès, comme le prétendent ceux qui interdisent le Mawlid !!!
Ils se basent en effet sur quelque chose qui n’a aucun fondement parce que chaque jour de la semaine à travers les époques a probablement coïncidé avec un événement ou une catastrophe qui a frappé les musulmans et les a plongés dans le chagrin.
À suivre leurs propos, les musulmans ne fêteront plus aucun mariage ni aucun ^id, car cet évènement coïncidera avec le jour de la mort du Messager, ou encore avec le jour où sa dent a été cassée, ou bien le jour où sa lèvre honorée a été blessée tout comme cela est arrivé durant la bataille de ‘Ouhoud. En résumé, ce que vous prétendez, personne, ni la raison, ni les textes, ne peut l’accepter.
N’est-ce pas que le Messager de Allah a dit : [rapporté par Mouslim dans son « Sahih »] ce qui signifie :
« Le meilleur jour dans lequel le soleil se lève c’est le vendredi, c’est en ce jour que ‘Adam a été créé, en ce jour qu’il est entré au paradis et en ce jour qu’il en est sorti. »
Ainsi, le mérite que le Messager a reconnu au vendredi et le mérite que nous reconnaissons au jour de sa naissance ne comportent aucune atteinte à notre amour envers ‘Adam bien que cela corresponde au jour même durant lequel il est sorti du paradis.
De même, lorsque nous glorifions le jour de ^Achoura’ en raison de la parole du Prophète. Cela ne porte aucune atteinte à notre amour pour le Maître des jeunes hommes du paradis, Al-Houçayn Ibnou ^Aliyy, que Allah les agrée lui et son père, bien que cela corresponde au jour où il a été tué.
De même, le fait de manifester notre joie le jour anniversaire de la naissance du Prophète ne porte aucune atteinte à notre amour envers lui, bien que son décès ait eu lieu ce même jour.
Le Mawlid est une bonne tradition et nous ne l’interdisons pas en raison de ce que certains ignorants font à son occasion.
Il est connu qu’il se passe lors du pèlerinage de nos jours, et même par le passé, des choses blâmables de la part de certains ignorants, au point que depuis longtemps, l’un des savants a dit : Tant de tumulte et si peu de vrais pèlerins !
Tout cela n’a pas causé l’interdiction du pèlerinage ni empêché les gens de l’accomplir.
Il en est de même pour le reste des actes d’adoration, en particulier pour le Mawlid. S’il arrive à l’occasion du Mawlid des choses blâmables de la part de certains ignorants, nous ne l’interdisons pas dans l’absolu, mais nous interdisons ce que font les ignorants, c’est-à-dire les choses qui contredisent la religion agréée par Allah.
D’autre part, si un mal vient à se produire dans une mosquée, est-ce qu’on va fermer la mosquée ?!
Ou bien interdire le mal que certains individus ont fait ?
CONCLUSION
La commémoration du Mawlid est un bien et une bénédiction, ceci n’est pas quelque chose qui ramène la communauté du Prophète en arrière. Ce n’est pas une régression.
Le Mawlid renouvelle au contraire l’amour du musulman envers le Prophète. C’est une occasion qui fait pénétrer en lui les sentiments de son amour pour le Prophète et qui le mène à éprouver de la nostalgie envers lui.
Ceux qui combattent le Mawlid et qui combattent les musulmans qui commémorent le Mawlid, ceux qui déclarent les musulmans égarés, grands pécheurs et en arrivent même à les déclarer mécréants pour cela, pourquoi laissent-ils faire certaines choses blâmables qui sont véritablement blâmables ?
- Comme la mécréance par la parole qui se diffuse chez beaucoup de gens du commun, lorsqu’ils insultent Allah, entre autre ?
- Ou le fait de déclarer les musulmans mécréants sans aucune raison valable selon la Loi, du simple fait qu’ils font le tawassoul par le Prophète ou les vertueux par exemple ?
- Ou le fait de déclarer les musulmans mécréants parce qu’ils font le tabarrouk par le Prophète ou par ses traces honorées ?
- Ou le fait de déclarer les musulmans mécréants parce qu’ils récitent la Fatihah ou d’autres ‘ayah du Qour’an en faveur d’un mort !
Pourquoi ne blâment-ils pas ces choses blâmables et pourquoi interdisent-ils et blâment-ils le fait de commémorer la naissance du Prophète Mouhammad ?
Les avis des musulmans concordent depuis que cette commémoration a été innovée jusqu’à nos jours : ils l’ont appréciée et recommandée, tant que cela reste une commémoration qui ne comporte pas de choses blâmables, comme de déformer le nom de Allah ou de mentir au sujet du Messager de Allah .
Tout leur stratagème, tous leurs agissements contre les musulmans qui commémorent le Mawlid, ne serait-ce pas en raison de la haine qu’ils ont dans le cœur envers le Meilleur de tous les êtres créés par Allah ?
Et la louange est à Allah, le Seigneur des mondes.
Quand tu demandes de l’aide, …
Il nous a été autorisé de rapporter dans le Jami^ de At-Tirmidhiyy que Allah lui fasse miséricorde, d’après le hadith de ^Abdou l-Lah ibnou ^Abbas que Allah l’agrée lui est son père dans lequel le Messager de Allah ﷺ a dit en s’adressant à Ibnou ^Abbas :
((إذا استَعَنْتَ فاستَعِنْ باللهِ وَ إِذَا سَأَلْتَ فَاسْأَلْ اللَّهَ))
(‘idha sa’alta fas’a li l-Lah, wa’idha sta^anta fasta^in bi l-Lah) Le sens du hadith est que en priorité si tu veux demander quelque chose à quelqu’un, demandes-là à Allah parce que Allah tabaraka wa ta^ala est le Créateur du bien et du mal, et de ce qui est bénéfique, de ce qui est préjudiciable, s’il en est ainsi, il n’échappe à personne qu’en priorité on demande à Allah et, la deuxième partie du hadith, en priorité si tu demandes de l’aide, demandes-là à Allah.
Dans le même sens que ce hadith, il y a un autre hadith que nous avons rapporté dans le sahih de Ibnou Hibban dans lequel le Prophète r a dit :
(la tousahib ‘il-la mou’mina, wala ya’koul ta^amaka ‘il-la taqiyy) le sens de ce hadith indique également que le compagnon à prendre en priorité c’est le croyant et également, en priorité, celui à qui tu donnes de ta nourriture c’est celui qui est pieux. Le Messager de Allah r ne veut pas dire dans ce hadith qu’il n’est pas permis de tenir la compagnie de quelqu’un qui n’est pas croyant et ce que vise le Prophète n’est pas non plus d’avoir la compagnie de quelqu’un qui n’est pas un croyant mais c’est plutôt pour indiquer la priorité. En priorité, la compagnie à avoir est celle du croyant. La deuxième partie du hadith également, ce que vise le Messager de Allah r c’est que en priorité celui avec qui tu partages ta nourriture c’est le musulman qui est pieux. Qui est le pieux ? Le pieux c’est celui qui s’est acquitté des devoirs à l’égard de Allah et il s’est acquitté de ses devoirs à l’égard des esclaves de Allah c’est-à-dire qu’il a accompli les devoirs qui se rapportent aux actes d’adorations corporels, comme la prière, le jeune du mois de Ramadan, comme la zakat, comme le pèlerinage et d’autres que cela. Egalement il a évité ce que Allah lui a interdit. C’est celui-là le pieux (at-taqiyy). Le Messager de Allah r dit dans ce hadith :
(wala ya’koul ta^amaka ‘il-la taqiyy) cela veut dire qu’en priorité celui à qui tu donnes de ta nourriture c’est le musulman qui est pieux, c’est-à-dire que donner ta nourriture au musulman qui est pieux vaut mieux et est prioritaire. C’est mieux que de donner de la nourriture à un musulman qui n’est pas pieux ou à un non musulman. Le sens du hadith n’est pas qu’il ne serait pas permis de donner de la nourriture à un musulman qui est grand pécheur, un désobéissant et le Messager de Allah r ne vise pas par-là qu’il ne serait pas permis de donner de la nourriture aux non musulmans. Cela est permis. Si un musulman a partagé sa nourriture avec un désobéissant qui fait partie des grands pécheurs cela est permis et ça donne des récompenses. De même, si un musulman donne à manger à un non musulman cela est permis et cela donne des récompenses.
Est-ce qu’il y a un sens qui échappe dans ce hadith pour celui qui a compris comme il se doit ce hadith. Il n’y a rien qui n’est pas clair.
Ceux qui déforment la Loi de Allah, ils mentionnent le hadith de Ibnou ^Abbas :
((إذا استَعَنْتَ فاستَعِنْ باللهِ وَ إِذَا سَأَلْتَ فَاسْأَل اللَّهَ))
(‘idha sa’alta fas’a li l-Lah, wa’idha sta^anta fasta^in bi l-Lah) Pour interdire le tawassoul par les prophètes et les saints. Mais où se trouve dans ce hadith l’interdiction du tawassoul par les prophètes et les saints ? Le messager n’a pas dit dans le hadith : « Ne demandes pas à autre que Allah », il n’a pas dit cela. Mais il a dit : « Quand tu demandes, demandes à Allah ». Il n’a pas dit non plus : « ne recherches pas de l’aide d’autre que Allah », mais il a dit : « quand tu recherches de l’aide, recherches l’aide de Allah ». Les savants en ont compris la priorité. Il y a une grande différence entre dire : « Ne demandes pas à autre que Allah » et dire : « quand tu demandes de l’aide, demandes l’aide à Allah ». Mais ces gens-là qui n’ont pas pour autres objectifs que d’essayer de déformer la Chari^ah de Allah et d’essayer de tromper les gens et d’embellir le faux et de faire croire aux gens que les choses qui sont licites seraient interdites ou qu’une forme d’association (chirk) a lieu ou une mécréance. C’est gens-là, ont déformé le hadith de ^Abdou l-Lah Ibnou ^Abbas. Telle est leur habitude. Quand ils veulent interdire le tawassoul par les prophètes et les saints ils évoquent ce hadith
Ce hadith est sahih mais eux ils ont déformé sa signification. Il n’y a pas de preuve en faveur de ce qu’ils prétendent. Il n’y a aucune espèce de preuve pour l’interdiction du tawassoul par les prophètes et les saints. Il n’y en a pas du tout. Et chaque croyant sait et à pour croyance que lorsque le croyant demande à son Seigneur cela vaut mieux que de demander à autre que Lui. Chaque croyant sait cela et il sait que de demander à Allah est mieux que de demander à une des créatures de Allah. De même, tout croyant sait que demander l’aide de Allah vaut mieux que de rechercher l’aide d’autre que Allah ta^ala. Mais ces gens-là ne cite pas le hadith dans le sens visé par le Messager de Allah r , ils le citent pour interdire ce que Allah a autorisé.
Le tawassoul par les prophètes et les saints est quelque chose qui a été autorisé par la Loi de l’Islam (Chari^ah). Allahou tabaraka wata^ala nous a autorisé de faire le tawassoul par les prophètes, par les saints, qu’ils soient vivants ou morts. Ces gens-là n’ont aucune preuve si ce n’est la duperie. Ils citent ce hadith pour faire croire aux gens que demander à autre que Allah dans le sens du tawassoul par les prophètes et les saints serait interdit. Et ils le mentionnent également dans le sens que la demande d’aide (al-isti^anah) par les saints et les prophètes serait interdite. Ils considèrent même que c’est de la mécréance, ici, si tu appelles un prophète ou un saint que tu l’appelles alors qu’il n’est pas vivant ni présent devant toi, ils le considèrent comme étant associateur, mécréant. Ils n’ont pas de preuve, si ce n’est de la duperie c’est-à-dire qu’ils font croire aux gens de ce qui veulent … (Manque passage)
Il y a un autre hadith qui lui est faible (da^if) que ces gens-là mentionnent. Pour ce qui est du hadith de ^Abou l-Lah Ibnou ^Abbas il est authentique (sahih) :
(‘idha sa’alta fas’a li l-Lah, wa’idha sta^anta fasta^in bi l-Lah) c’est-à-dire : « Quand tu demandes, demandes à Allah et quand tu recherches l’aide, recherches l’aide de Allah », rapporté par At-Tirmidhiyy dans son Jami^ qu’il a jugé authentique (sahih). Mais il y a un autre hadith qui lui est faible (da^if) auquel ils s’attachent pour l’interdire la demande du renfort (al-istighathah) et pour déclarer mécréant celui qui fait m’istighathah par le Messager de Allah ou par le reste des prophètes et des saints. Quel est ce hadith ? Ce hadith a été rapporté par l’imam ‘Ahmad dans son Mousnad avec une chaîne de transmission dans laquelle il y a un rapporteur qui est considéré da^if selon les spécialistes du hadith qui s’appelle Ibnou Lahi^ah. Dans ce hadith, ‘Abou Bakr, que Allah l’agrée aurait dit : « Venez avec moi, nous allons auprès du Messager de Allah pour faire l’istighathah par lui, c’est-à-dire demander son renfort, contre cet hypocrite ». Ils sont partis et ont dit au Messager de Allah cela et le Messager de Allah selon eux aurait dit ce qui signifie : « On ne fait pas de ‘istighathah par moi, mais on demande l’istighathah par Allah ^azza wajall ». De plus, eux s’attachent à se hadith pour déclarer mécréant celui qui fait l’istighathah par le Messager ou par un autre prophète ou un saint pour celui qui dit : « Ô messager de Allah vient à mon renfort » ou : « Ô ^Abdou l-Qadir Al-Jilaniyy vient à mon renfort » ou ce qui est de cet ordre comme expression. Comme ils n’ont pas de preuve, si ce n’est de suivre leur passion ils citent ce hadith, or ce hadith ne comporte pas de preuve de déclarer mécréant celui qui fait l’istighathah. Méfiez-vous et surtout ne les croyez pas. S’ils vous citent un hadith, soit ce hadith est faible (da^if) soit le hadith est sahih mais eux en déforment la signification. Alors méfiez-vous de ces gens-là. Surtout ne vous empressez pas pour être en accord avec eux. Ce hadith n’a pas la chaîne de transmission de l’authentique (sahih) et malgré cela ils le citent pour déclarer mécréant celui qui demande le renfort du Messager de Allah r ou celui qui dit : « Ô Messager de Allah vient à notre renfort » ou celui qui dit : « Ô Messager de Allah aide-nous » ou celui qui dit : « Ô Messager de Allah sauve-nous de cette épreuve » ou : « Ô Messager de Allah nous allons périr, sauve nous, vient à notre secours » et ce qui est de cet ordre comme expression. Ils veulent, en mentionnant ce hadith qui est faible (da^if) déclarer mécréant le musulman qui demande le renfort du Messager de Allah ou par un autre prophète ou les saints.
La demande du renfort (al-istighathah) et le tawwasoul ont le même sens. Si quelqu’un dit : « Ô Allah, je te demande par notre Prophète Mouhammad de nous délivrer de nos tourments » ou « de me régler mon affaire, de résoudre mon problème » cela s’appelle un tawassoul par le Messager. Et on l’appelle également l’istighathah par le Messager. La demande du renfort (al-istighathah) et le tawwasoul ont le même sens tout comme l’a dit le Hafidh, le Faqih, le Mouhaddith, le spécialiste de la langue, le spécialiste de la grammaire, le spécialiste de la croyance, le spécialiste des fondements Ach-Chafi^iyy Taqiyou d-Din As-Soubkiyy. C’est un imam qui fait partie des savants de la langue et de la grammaire. Tout comme c’est un mouhaddith, spécialiste du hadith, et il est Hafidh, et c’est un Faqih chafi^iyy, c’est-à-dire qu’il a atteint le degré de Moujtahid au sein de l’école chafi^ite. Et selon ce qu’on dit certains c’est un moujtahid mais il n’a pas prétendu cela, il n’a pas dit aux gens : « Je suis moujtahid, prenez mes avis ». Le moujtahid, même s’il devient moujtahid ce n’est pas une condition qu’il lance un appel pour dire aux gens de le suivre. S’il considère que les gens suivent des imam tel que Ach-Chafi^iyy, Malik, ‘Abou Hanifah et ‘Ahmad Ibnou Hanbal, que Allah les agrées, il considère que c’est suffisant.
Un autre point également auquel s’attache ces gens-là pour interdire le tawassoul par le Prophète après son décès. Ils ont une règle qui n’a aucun fondement dans la religion, ils disent : « Il n’est permis de faire le tawassoul que par celui qui est vivant et présent ». Qui leur a donné cette règle ? Ibnou Taymiyah et aucun savant musulman avant lui n’a dit cela. Avant Ibnou Taymiyah, aucun savant de l’Islam n’a dit cela. Il a dit : « Ce n’est pas permis de faire le tawassoul si ce n’est par quelqu’un de vivant et de présent ». Selon lui, si tu fais le tawwasoul par un prophète ou un saint après son décès, c’est interdit. Non seulement c’est interdit mais selon lui c’est du chirk et de la mécréance. Selon lui, si tu fais le tawassoul par le Prophète ou par un saint et que ce n’est pas dans son assemblée, c’est-à-dire ce n’est pas là où il se trouve, c’est-à-dire lui est dans une ville et toi tu es dans une autre ville ou toi tu es chez toi et lui est chez lui, si tu fais le tawassoul par lui dans ce cas-là, selon lui, tu as commis du chirk et de la mécréance. Ça c’est la règle de Ibnou Taymiyah. Certains ont repris cette règle de nos jours, qui comme nous l’avons vu n’a aucun point, aucun argument, le Messager de Allah ne l’a pas dite, il n’y a pas d’imam moujtahid, ‘Abou Hanfah, Malik ou bien ‘Ahmad Ibnou Hanbal ou bien Ach-Chafi^iyy ou d’autres personnes ne l’a dite.
Il y a une question à laquelle il faut traiter une intention particulière, certains calomnient l’imam ‘Abou Hanifah, qu’est-ce qu’ils disent ? Ils disent que ‘Abou Hanifah a dit qu’il n’est pas permis de demander à Allah ta^ala par le (haqq) de untel. Il est possible que l’imam ‘Abou Hanifah ait dit cela et il est possible qu’il n’ait pas dit cela. Si vraiment il avait dit cette phrase, ceux qui l’ont suivi ont dit que ce que ‘Abou Hanifah visait en disant cela c’est que cette parole fait croire que Allah serait redevable envers une de Ses créatures. Mais Allah n’est pas obligé de faire quoi que ce soit. Les musulmans qui accomplissent de bonnes actions, les prophètes, les saints, qui obéissent à Allah tabaraka wata^ala, s’ils réussissent à obéir à Dieu c’est parce que Dieu leur a donné la capacité de le faire, c’est Allah qui leur a enseigné. Et c’est bien Dieu Qui a créé en Ses esclaves la perception, la connaissance, c’est Allah qui nous a donné la force de parler, c’est Allah Qui nous a donné la force de marcher. Tous les bienfaits que les gens font c’est par la grâce de Dieu. Comment Allah serait-Il alors L’obligé d’une de Ses créatures. Allah n’est pas L’obligé d’un prophète ni d’un saint, Allah n’est pas obligé de donner quoi que ce soit à quiconque, mais Allah, si Il donne c’est par Sa grâce, par Ses bienfaits. La récompense que vont obtenir ceux qui sont obéissants parmi Ses esclaves, les prophètes, les saints, ces récompenses sont un bienfait de la part de Allah. Allah n’est pas obligé de leur donner ces récompense. Pourquoi ? Parce que c’est Allah qui a créé Ses esclaves, c’est Allah Qui leur a donné l’existence alors qu’ils n’existaient pas et c’est Allah Qui a créé en eux les mouvements et les immobilités qui sont à partir desquels il y a les bonnes actions. Donc, si Il leur donne quelque chose qu’Il a créé en eux, c’est par Sa grâce. C’est Allah Qui mérite la reconnaissance de Ses esclaves […]. Les prophètes, les saints, les anges, n’ont pas de mérite sur Dieu mais c’est Dieu Qui a un mérite et Qui leur a fait grâce en leur accordant les actes d’obéissances qu’ils accomplissent. Allah les a créés, Allah leur a créé leur raison, Il leur a créé leur langue, ces langues qui évoquent Dieu, ces langues grâce auxquelles ils font le tasbih de Dieu, ces langues grâce auxquelles ils glorifient Dieu, c’est Allah qui a créé en eux la capacité de prononcer et la prononciation également. L’être humain, lorsqu’il nait il n’est pas capable de parler, il ne parle pas. Qui créer dans l’être humain, après qu’arrive la période de pouvoir parler, la capacité de parler ? Par ailleurs, qui inspire à l’être humain de faire le bien ? C’est Allah tabaraka wata^ala qui inspire l’être humain pour faire ce qu’il fait. A partir de là on sait que Allah tabaraka wata^ala n’est pas obligé envers quiconque de sorte que si Il ne faisait pas ce qu’Il en était obligé Il serait injuste, Dieu est exempt de cela. Allahou ta^ala n’est pas obligé de faire quoi que ce soit pour une de Ses créatures, ni pour les prophètes, ni pour les saints. Mais c’est Allah Qui leur a fait grâce, c’est Allah Qui a du mérite sur eux, c’est Lui Qui leur a inspiré d’accomplir les bonnes actions et c’est Allah qui a donné la capacité d’accomplir les bonnes choses. Voilà ce qu’ont dit les savants qui ont suivi l’école de ‘Abou Hanifah, ceux qui ont suivi l’imam ‘Abou Hanifah ont dit que l’imam ‘Abou Hanifah a défendu que l’on dise : « Ô Allah, je te demande par le (haqq) de untel » parce que cela peut faire croire que untel aurait un droit sur Dieu et que Dieu serait son obligé. Il est connu que Allah n’est pas obligé envers quiconque de lui donner une récompense dans l’au-delà. Mais Allah c’est Lui Qui a fait grâce, c’est Lui Qui a du mérite sur Ses esclaves qui sont obéissants, qu’ils soient prophètes ou saints. Les gens de l’école de Abou Hanifah on dit : l’imam ‘Abou Hanifah a défendu de dire : « Ô Allah je te demande par le (haqq) de untel » parce que l’expression « par le (haqq) de untel » fait croire que Allah serait obligé envers quelqu’un. Une des têtes des Wahhabites à Damas il y a plus de vingt ans, nous étions dans une assemblée de débat, a dit : « Pour ce qui est du tawassoul, Abou Hanifah nous a donné la preuve suffisamment, c’est-à-dire selon lui que ‘Abou Hanifah a interdit le tawassoul. Mais où donc Abou Hanifah aurait interdit le tawassoul ? Il n’a fait que défendre cette formulation : « Ô Allah je te demande par le (haqq) de untel », c’est juste cette phrase qu’il n’a pas voulu qu’on dise. Il n’a pas dit qu’il n’est pas permis de faire le tawassoul par les prophètes et par les saints quand ils ne sont pas présents et quand ils ne sont pas vivant, Abou Hanifah n’a pas dit cela.
Et même si nous supposons que l’imam ‘Abou Hanifah aurait défendu d’utiliser cette formulation[1], nous avons une preuve d’un hadith authentique (sahih) dans lequel le Prophète r a confirmé qu’il est permis d’utiliser cette formulation : « Ô Allah je te demande par le (haqq) de untel ». Il y a un hadith qui est du degré du hasan, il a été authentifié par deux houfadh ; le Hafidh Ibnou Hajar et le Hafidh ‘Abou l-Haçan Al-Maqdisiyy. Ce hadith dans lequel le Messager de Allah ﷺ a dit :
من خرج إلي المسجد وقال اللهم إني أسألك بحق السائلين عليك وبحق ممشاي هذا فإني لم أخرج أشرا ولا بطرا ولا رياء ولا رياء ولا سمعة
(man khalaja ‘ila l-masjidi waqala ‘Allahoumma ‘inni ‘as’alouka bihaqqi s-sa’ilina ^alayk wabihaqqi mamchaya hadha fa’inni lam ‘akhrouj ’acharan wala bataran wala riya’an wala soum^ah) ce qui signifie : « Celui qui sort de chez lui pour se rendre dans la mosquée, et qu’il dit cette invocation : « Ô Allah je te demande bihaqqi -par le degré- de ceux qui ont un haut degré et qui T’invoque et bihaqqi -le degré- de ma marche. Je ne suis pas sortie par insincérité, pour avoir une réputation ou par orgueil »[2] jusqu’à la fin du hadith. Dans ce hadith il est indiqué que celui qui fait cette invocation quand il sort pour se rendre à la mosquée, il aura soixante-dix mille anges qui vont demander le pardon en sa faveur. Ce hadith, le Hafidh Ibnou Hajar a dit qu’il est haçan et le Hafidh ‘Abou l-Haçan Al-Maqdisiyy a dit aussi qu’il est haçan.
En raison de ce hadith, il n’y a pas dans la parole attribuée à Abou Hanifah le sens cru par ces égarés, ni dans le sens expliqué par les gens de l’école de ‘Abou Hanifah, il n’y a pas de preuve de l’interdiction de dire, pour celui qui fait le tawassoul : « Ô Allah je te demande par le (haqq) de Mouhammad » ou « par le (haqq) de ‘Ibrahim » ou « par le (haqq) de Abou Bakr » ou « par le (haqq) de ^Aliyy ibnou Abi Talib », il n’y a pas de preuve de l’interdiction de cette formulation. Il n’y a pas de preuve en cela. Lorsque la nouvelle est confirmée, il n’y a plus de place à la réflexion (la réponse figurant déjà dans le texte confirmé). C’est ainsi qu’ont dit les gens de la science, c’est-à-dire que dès lors qu’il nous a été confirmé un hadith du Messager de Allah r l’analogie (al-qiyas) et l’effort de déduction pour trouver un jugement (al-ijtihad) sont tous deux caduques. Il n’y a plus lieux de faire l’effort de déduction de jugement (‘ijtihad) dès lors qu’il y a un hadith du Messager de Allah. Avec l’existence de ce hadith nous disons que ce qui est rapporté de ‘Abou Hanifah ne comporte pas de preuve qu’il serait défendu d’utiliser cette expression. Ce que je vous ai citez, cet homme qui est une des têtes des Wahhabites a dit dans un des débats à Damas : « Pour ce qui est du tawassoul, la preuve de ‘Abou Hanifah nous suffit », or c’est une parole qui ne vaut absolument rien du tout.
[1] « Ô Allah je te demande par le (haqq) de untel »
[2] Rapporté par ‘Ahmad dans son Mousnad, babou Mousnad ‘abi Sa^id Al-Khoudriyy, que Allah l’agrée.
Saviez-vous que le voisin a un droit éminent ?
Dans souurat An-Niçaa’ le verset 36 Allaah nous ordonne de n’adorer que Lui et d’agir avec bienfaisance envers les parents ainsi qu’envers les proches parents, les orphelins, les pauvres et les voisins. Les voisins qui sont proches parents et les voisins qui ne sont pas proches parents.
Allaah a fait que le voisin a un droit légal sur ses voisins. Dès lors que le musulman s’acquitte de ce droit envers eux, il y aura l’amour, l’amitié, l’entraide et le pardon entre eux.
Parmi les droits du voisin, il y a le fait de ne pas lui faire de mal. Ce droit dont le voisin dispose, il le détient sur les musulmans. C’est donc un devoir pour les musulmans de ne pas nuire à leur voisin.
Al-Boukhaariyy et Mouslim ont rapporté de Abouu hourayrah que Allaah l’agrée que le messager de Allah a dit ce qui signifie : « Celui qui croit en Dieu et au jour dernier, qu’il ne fasse pas de mal à son voisin ». Celui qui fait du mal à son voisin, c’est quelqu’un dont la foi est incomplète. Il n’a pas atteint le degré de foi complète. Celui qui a été éprouvé par un voisin qui lui fait du mal, qu’il fasse preuve de patience et qu’il espère la récompense de la part de Allaah pour sa récompense. Allaah lui accorde une issue à cette difficulté qu’il a rencontrée de la part de ce voisin nuisible. Fais bien attention alors et attire l’attention de tes voisins avec douceur pour qu’ils ne fassent rien qui nuise, qui dérange les voisins.
Allaahou tabaaraka wa ta^aalaa nous a donné l’ordre de protéger le voisin et de s’acquitter du droit qu’il a sur nous. Le voisin a un droit sur toi ; pas un seul mais plusieurs droits. Al-Boukhaariyy a rapporté de ^Aa’ichah que Allah l’agrée que le prophète a dit ce qui signifie : « Jibriil n’a pas cessé de me recommander le bien envers le voisin au point que c’est comme s’il allait le considérer parmi les héritiers ». Le droit du voisin est éminent !
Parmi ce qui indique l’importance de l’éminence du droit du voisin, c’est que Dieu a fait que le péché commis avec un voisin est grave. Quand quelqu’un commet un péché avec son voisin, ce péché est considéré comme étant grave. Parmi les plus graves des situations, des nuisances à un voisin, c’est de lui nuire dans sa famille c’est-à-dire sa femme et ses enfants.
Ainsi, d’après ce qu’a rapporté Al-Boukhaariyy dans le SaHiiH d’après ^Abdou l-Laah que Allaah l’agrée, il a dit : « J’ai posé la question ou le messager de Allah a été interrogé : quel est le péché le plus grave selon le jugement de Dieu ? » Le messager a répondu ce qui signifie : « C’est que tu attribues un associé à Dieu alors qu’il t’a créé ». La mécréance est donc le plus grave des péchés. Celui qui a posé la question a alors dit : « Et ensuite, qu’est-ce qu’il y a comme péché grave ? » Il a dit ce qui signifie : « C’est que tu assassines ton enfant par crainte qu’il ne te diminue ta subsistance ». De là, les savants ont compris que tuer quelqu’un sans droit, c’est le plus grave des péchés après la mécréance. Ensuite, c’est le fait de tuer quelqu’un sans droit, y compris se tuer soit même. Celui qui a posé la question, en a posé une autre par la suite : « Et ensuite quel est le péché le plus grave ? », le messager a répondu ce qui signifie : « Que tu commettes la fornication avec l’épouse de ton voisin ». Les savants ont dit que ceci une preuve qu’après tuer quelqu’un sans droit, le péché le plus grave c’est la fornication. Le prophète a cité le cas particulier de la fornication avec le voisin pour nous montrer l’importance du droit du voisin.
C’est ainsi qu’a été révélé un verset qui confirme la parole du prophète dans souurat Al-Fourqaan le verset 68 qui signifie : « Et ceux qui n’adorent pas un autre dieu avec Allaah, ceux qui ne tuent pas ceux que Allaah a interdit de tuer et ceux qui ne commettent pas la fornication ». C’est donc dans cet ordre-là que sont les plus graves des péchés. Lorsque le Prophète a dit ce qui signifie : « Et que tu commettes la fornication avec l’épouse de ton voisin », c’est-à-dire que la fornication qui est faite avec l’épouse du voisin est plus grave que la fornication avec une autre femme. Et dans une version de ce hadith qui a été rapportée par l’Imam Ahmad, la fornication avec l’épouse du voisin est dix fois plus grave que la fornication avec une autre femme, c’est-à-dire il y a dix fois plus de péchés de forniquer avec l’épouse du voisin qu’avec une autre femme.
Parmi les situations de nuisance à un voisin, il y a le fait de l’envier. C’est la jalousie envers un voisin. Il y a aussi se moquer de lui ou le mépriser ou encore divulguer les secrets de son voisin ou de propager les informations qui le concernent. Il y a aussi mentir au sujet de son voisin pour repousser les gens de lui ou alors chercher quels sont les défauts de son voisin et se réjouir de ses écarts ou alors le déranger dans son terrain ou son logement ou ce qui est de cet ordre. Il y a aussi jeter des détritus devant sa porte ou prendre connaissance, espionner son voisin ou espionner ses femmes ou son épouse ou bien ses filles ou encore déranger son voisin avec des cris ou des sons qui sont dérangeants ou alors lui nuire c’est-à-dire nuire à ses enfants ou ce qui est de cet ordre.
Le fait de mal se comporter avec le voisin est une des habitudes de la jaahiliyyah, de la période antéislamique. Allaah a envoyé son prophète pour justement changer ces mauvaises habitudes. Ceci apparait clairement de la réponse de Ja^far Ibnou Abii Taalib que Allaah l’agrée à An-Najaachiyy quand il l’a interrogé à propos de cette nouvelle religion. Ja^far a dit en s’adressant au roi : « Ô roi, nous étions des gens qui vivions dans la jaahiliyyah dans une période antéislamique, nous adorions les statues, nous mangions des cadavres, nous commettions des choses indécentes, nous rompions les liens avec nos proches parents et nous agissions mal avec nos voisins ». Il a ajouté : « Nous étions dans une période où les plus forts avaient le dessus sur les plus faibles. Nous étions ainsi jusqu’à ce que Allaah nous a envoyé un messager qui fait partie de notre peuple. Nous connaissions parfaitement son ascendance, sa véracité, son honnêteté et sa chasteté. Il nous a invités à adorer Dieu. Il nous appelés à croire en l’unicité de Dieu, à adorer Dieu et à délaisser les pierres et les idoles que nous adorions nous ainsi que nos parents au lieu d’adorer Dieu. Il nous a ordonnés d’être véridiques lorsque nous parlons. Il nous a ordonné de nous acquitter de ce qu’il nous est confié. Il nous a ordonné d’entretenir les liens avec les proches parents. Il nous a ordonné d’agir en bien avec les voisins. Il nous a ordonné de cesser de commettre les péchés et de faire couler le sang. Il a dit : « Il nous a interdit de commettre les choses viles. Il nous a interdit de dire le faux témoignage. Il nous a interdit de consommer le bien de l’orphelin. Il nous a interdit d’accuser injustement de fornication les femmes chastes ». Il a poursuivi en disant : « Il nous a ordonné d’adorer Allaah lui seul, de ne pas lui attribuer d’associé » et il lui a dit : « Il nous a ordonné d’accomplir la prière, de s’acquitter de la zakat, d’accomplir le jeûne et il lui a énuméré les sujets de l’Islam ». Il a ajouté : « Nous avons cru en sa véracité, nous avons cru en lui et nous l’avons suivi dans ce qu’il nous a amené ». Il a conclu : « Nous avons donc ainsi adoré Allaah lui seul, nous ne lui avons pas attribué d’associé, nous avons cessé de faire ce qu’il nous a interdit et nous avons considéré licite de faire ce qu’il nous a appris comme étant licite ». Ce Hadiith a été rapporté par AHmad dans son mousnad avec une bonne chaîne de transmission.
La relation de bon voisinage, le fait que les voisins soient en de bons termes entre eux ceci est quelque chose qui fait gagner l’agrément de Allaah et qui dérange le chayTaan. A l’opposé les mauvaises relations de voisinage, c’est quelque chose que Allaah n’agrée pas, mais que le chayTaan aime.
Si les relations entre les voisins sont bonnes, si ce sont des relations basées sur l’amour et l’harmonie, alors toute la société sera heureuse. Le bon voisin va s’éclairer lui-même de son bien et il va profiter également à ses voisins. Le mauvais voisin lui verra son mauvais caractère retomber sur lui-même. La bonne relation, le fait d’être en de bon terme avec ton voisin, la relation de bon voisinage, ce n’est pas uniquement en cessant de nuire à tes voisins, mais également en supportant la nuisance de tes voisins également, en réglant les affaires de tes voisins et en les délivrant de leur tourment.
Abouu Bakr Al-La’aal a rapporté dans son livre …. Que le prophète a dit ce qui signifie : « J’habitais entre deux pires voisins, ^Ouqbah ibn Abii Mou`ayT et Abouu Lahab : ils jetaient les restes des gens devant ma porte ». C’est-à-dire que le prophète supportait leur nuisance alors qu’il était le plus courageux de toutes les créatures de Dieu dans l’absolu. Allah a accordé à son prophète la force physique équivalente de celle de quarante hommes. Malgré cela, il avait pour conduite de pardonner. Son caractère particulier était de patienter et de supporter la nuisance des autres. Le bien aimé, l’élu que Allaah l’honore et l’élève davantage en degré a dit ce qui signifie : « Il n’y a pas une chose qui soit plus lourde dans la balance des bonnes œuvres du croyant au jour du jugement que l’excellent comportement. Allaah n’agrée pas celui qui est vulgaire et celui qui est indécent » At-Tirmidhiyy a dit ce hadith est Haçan et il est SaHiiH.
Qu’est-ce que l’excellent comportement ? L’excellent comportement consiste à supporter la nuisance d’autrui, à cesser de nuire à autrui et à faire le bien autour de soi. Il est indispensable de faire une halte pour étudier notre cas, pour faire le point sur notre état, pour corriger nos états et œuvrer pour appliquer les enseignements de la loi concernant les droits des voisins, le fait de s’acquitter des obligations envers eux et d’agir avec bienfaisance envers eux.
Ô Allaah nous te demandons d’avoir un meilleur état, d’être de ceux qui sont des bons voisins et d’avoir une fin heureuse et nous te demandons ô Allah d’avoir pour comportement les comportements bons et louables et nous te demandons ô Allah de faire que nous soyons au nombre des voisins vertueux ceux-là mêmes que le messager de Allah a loué certes, tu es sur toute chose tout puissant.
La science de la croyance
La louange est à Allah le Seigneur des mondes, que Allah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad Sallal-Lahou ^alayhi wa sallam, et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.
Nous demandons à Allah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons et qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié, et qu’Il nous augmente en connaissance. Et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.
Les activités dans lesquelles il convient de consacrer le plus précieux des temps c’est la science de la religion. La meilleure des sciences c’est la science de la religion et la meilleure des sciences dans la science de la religion c’est la science de la croyance. La croyance en l’unicité de Dieu. Car c’est grâce à cette science qu’on connait Allaah.
La base de l’islam c’est de connaitre Allaah. Connaitre Allaah c’est le fondement même de l’islam. C’est le pilier le plus important. Le bonheur n’est obtenu qu’en connaissant Dieu.
Combien de gens connaissent tout le Qour’aan par cœur et occupent leur temps à faire des évocations conformément à une taariqa (une voie soufi), ils font du dhikr, le jeun, ils veillent la nuit mais ne connaissent pas leur Créateur car ils croient que Dieu est un corps assis au-dessus du trône dans le ciel. Ces gens-là ne sont pas musulmans, même s’il connait tout le Qour’aan par cœur, même si selon l’apparence il fait le jeune, il fait des prières, du dhikr, tant qu’il n’a pas connu Allaah ce n’est pas du tout un musulman.
L’imam Ach-Chaafi^yy que Allaah l’agrée a dit : « que celui qui a cru que Dieu est un corps assis sur le trône c’est un mécréant », il n’est pas musulman. Celui qui est assis est un corps, il a une limite.
Celui qui croit que Dieu est un corps que ce soit de la taille du trône, exactement avec les mêmes dimensions, ou plus que le trône ou plus petit que le trône, dans tous les cas il lui a attribué des limites. Et toute chose qui a des limites, qui a des dimensions, a besoin de qui l’a crée avec ces limites et ces dimensions.
Si Allaah avait été un corps IL aurait besoin de qui l’a créé. Il aurait eu besoin d’un Dieu qui l’a créé.
Nous ne nous sommes pas donné ces dimensions et nous ne nous sommes pas créées avec ces limites. L’être humain fait grosso modo quatre coudées de haut et une coudée de large. Ce n’est pas nous qui nous nous sommes donnés cette image et cet aspect. Nous nous sommes trouvés avec cet aspect et cette image.
Et ceci a lieu par un Etre qui nous a donné cette dimension, cette taille, cet aspect et cet Etre-là c’est Allaah.
Celui qui nous a attribué cet aspect c’est Allaah. Et Allaah il n’est pas possible selon la raison qu’il soit quelque chose de composer, de partie. Parce que la chose ne crée pas son semblable. La chose ne crée pas ce qui lui ressemble. Celui qui crée n’a pas de ressemblance avec ce qu’il crée.
Celui qui a pour croyance que Dieu est un corps avec des dimensions supérieures à celles du trône c’est un mécréant. Même celui qui croit que Dieu est un corps immense étendu à l’infini, celui-là aussi c’est un mécréant.
Toute chose qui a une étendue est forcément créée. On ne qualifie pas Allaah de petitesse ou de grandeur de dimension. Les petites dimensions ou les grandes dimensions sont relatives aux créatures.
Le Créateur est exempt de la petitesse, de la grandeur et des dimensions en générale.
Allaah existe. Son existence n’a pas été précédée de néant. Mais tout autre que Allaah existe après ne pas avoir existé.
Les endroits n’existaient pas de toute éternité. Même cet espace qu’il y a entre la terre et le ciel n’existait pas de toute éternité avant que Allaah ne le crée. L’endroit n’existait pas avant que Allaah ne le crée.
Allaah existe avant l’existence de toute chose. Allaah existe, son existence n’a pas de début, n’a pas été présidé de néant. Allaah existe avant l’existence du temps, Il existe avant l’existence de l’endroit, Il a crée le temps et l’endroit et Il n’est pas localisé dans un endroit. Il existe sans endroit.
Allaah tabaaraka wa ta^aalaa a des attributs qui sont exempts de début. Parce que l’Etre qui est de toute éternité n’a pas d’attributs qui sont entrés en existence.
Nos êtres sont entrés en existence, nos attributs également sont entrés en existence.
Notre science est entrée en existence, notre connaissance à nous augmente, diminue et elle est entrecoupée de choses que nous ignorons et que nous apprenons.
Notre parole à nous est entrée en existence. Ce sont des lettres, des voix et cette parole est entrecoupée de silence.
Ce n’est pas possible que la parole de Allaah soit comme notre parole avec des lettres, une voix et un son. Ce n’est pas possible que la parole de Allaah ait un début et ait une fin.
Toute parole de créature a un début et une fin.
Allaah il est impossible que Sa parole soit semblable à notre parole. Egalement Sa science, Sa parole, Sa volonté, Sa puissance, Sa vie, Sa vue, Son ouïe. Ses 7 attributs sont de toute éternité exempts de début et exempts de fin.
Allaah n’a pas pour attribut un attribut qui entre en existence.
Les savants sunnites de la voie majoritaire de l’islam se sont tous accordés à dire que la parole de Allaah est unique, la parole de Allaah n’est pas des parties, la parole de Allaah n’a pas de début et n’a pas de fin.
La parole de Allaah dans ce bas-monde Mouçaa l’a entendu à deux reprises. Il a entendu une parole qui n’est pas faite de lettres ni de sons. Allaah lui a donné la puissance d’entendre une parole qui n’est pas des lettres et qui n’est pas une voix.
Mais dans l’au-delà, les musulmans et les non musulmans vont entendre la parole de Allaah qui n’est pas des lettres et qui n’est pas une voix. Ils vont comprendre de la parole de Allaah sur quoi Il les interroge.
Ceci est la croyance sur laquelle se sont accordés les savants de ahlou s-sounnah.
Il y a un livre qui s’appelle ^Ouyounoul Mounaadharaat, ce livre a été composé par un des savants des musulmans d’Andalousie. C’était dans la ville de Séville et en arabe on l’appelle Ichbiiliyah. Ce savant s’appelle ‘Abou ^Aliyy As-Sakouniyy, il est d’origine arabe, d’une tribu qui s’appelle Sakoun.
C’est-à-dire il fait parties de ces arabes qui, durant les conquêtes islamiques, sont venus dans la péninsule arabique et se sont installées en Andalousie.
Ce savant a dit : « les savants de ahlou s-sounnah ont été unanimes à dire que la parole de Allaah est unique ». Qu’est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu’elle n’est pas entrecoupée. Notre parole à nous les créatures dépend du temps, elle a un début et une fin. La parole de Allaah ne dépend pas du temps, elle n’a pas de début et n’a pas de fin, c’est un attribut.
On dit de Allaah ta^aalaa qu’Il parle, on ne dit pas qu’Il prononce.
Egalement la science de Allaah est unique, la science de Allaah n’a pas de début n’a pas de fin.
Sa vue également, Il voit les choses par un attribut qui s’appelle la vue, qui est exempt de début et qui est exempt de fin, ce n’est pas une vue qui est entrecoupée.
Et Il entend les sons par une ouïe qui est exempt de début, qui est exempt de fin et qui ne s’interrompt pas. C’est cela la voie de ahlou s-sounnah, c’est cela le tawhiid.
Mais ce qui est contraire à cela c’est une assimilation de Allaah à Ses créatures.
Celui qui a pour croyance que Dieu parle puis Il se tait, puis Il parle puis Il se tait, il l’aura comparé à ses créatures, c n’est pas un musulman.
Certaines personnes comprennent les versets de manière contraire à cela. Ces gens-là vont à leur perte et ceux qui les suivent vont à leur perte.
Allaah ta^aalaa a fait que dans le Qour’aan il y a deux sortes de versets :
- Certains versets leur explication n‘est pas leur sens apparent. Celui qui explique les versets selon leur sens apparent il devient mécréant. Allaah a voulu éprouver ses esclaves. Car il ya des gens qui veulent expliquer ces versets selon leur sens apparent, ils comprennent ces versets selon leur sens apparent et ils s’égarent ; ils vont à leur perte.
- Et d’autres ne les expliquent pas selon leur sens apparent. Ils en font une interprétation qui est différente du sens apparent. Et c’est la voie de ahlou s-sounnah qui sont sur la voie des compagnons jusqu’à nos jours. Ces versets-là ils ne les expliquent pas selon leur sens apparent.
Quand à ceux qui vont à leur perte comme les wahhabites, ils expliquent ces versets selon leur sens apparent et ils vont à leur perte.
Un exemple concret pour ce que nous sommes en train de dire :
Dans le Qour’aan il y a un verset qui est : « Ar-Rahmaanou ^ala l-^archi stawaa ».
Nous, nous expliquons ce verset, nous disons que ce verset veut dire Allaah a dominé le trône. Le trône c’est la plus éminente des créatures par les dimensions, le trône est plus grand que les cieux et la terre. Allaah a dominé le trône, cela veut dire pour nous que Allaah domine toute chose.
Car le trône c’est la plus immense des créatures par les dimensions.
Mais les assimilationnistes, les wahhabites, expliquent ce verset par la position assise. Ils disent que Allaah est assis sur le trône, établit ou installé et ils sont devenus mécréants.
Pourquoi sont-ils devenus mécréants ? Car ils sont assimilés Allaah à Ses créatures.
La position assise est une caractéristique pour les êtres humains, les jinns, les anges, les animaux que ce soit les ânes, les singes et autres…
Dire que Allaah est assis n’est pas une éloge pour Dieu. C’est plutôt un blâme pour Dieu, c’est une insulte de Dieu. Mais ces gens-là ne comprennent pas.
C’est pour cela que la mauvaise compréhension est une sale épreuve, c’est une mauvaise épreuve, que Dieu nous en préserve.
Ces wahhabites ne comprennent pas. Ils croient que lorsqu’ils disent que Allaah est assis sur le trône, ils auront glorifiés Dieu, ils l’ont comparé aux rois.
Par le passé, les rois se faisaient fabriqués des lits qui étaient en or, qui étaient élevés. Quand ils vont aborder leurs sujets, ces rois du bas-monde montent sur ces trônes pour aborder leurs sujets à partir de là. Les wahhabites ont assimilés Allaah à ces rois-là. C’est comme ça qu’ils sont les wahhabites.
Et également ce verset : « ‘innamaa ‘amrouhou ‘idhaa ‘araada chay’an ‘an yaqoula lahou koun fa yakoun ».
Les wahhabites disent que chaque fois que Dieu veut créer une chose ils disent que Dieu dis : «koun koun koun ». Koun ça veut dire sois, l’impératif du verbe être.
Ils ont compris ce verset de travers et disent que Dieu dis koun koun koun chaque fois qu’Il veut créer quelque chose.
Quand la pluie tombe eux disent que Dieu dis « koun koun koun ». Regardez leur stupidité.
Quand le vent souffle ils disent que Dieu dis koun koun koun. Ça c’est de la mécréance. Ce n’est pas un musulman qui a cette croyance là. Certains prétendent avoir le Qour’aan et sont soit disant des savants, ils habitent à la Mecque et ils ont cette croyance-là. Selon eux, Il ne fait rien d’autre que de dire koun koun koun.
Allaah ne prononce pas des lettres, Sa parole n’est pas comme notre parole.
Les savants de ahlou s-sounnah ont dit que ce verset signifie que Allaah crée les créatures (ce monde) conformément à Son Jugement qui est de toute éternité.
C’est par Son Jugement qui est de toute éternité, il a jugé que les choses soient ainsi. Toute chose existe par le Jugement éternel de Allaah. Et le jugement c’est une parole c’est-à-dire c’est la parole de Allaah qui est de toute éternité. C’est par sa parole qui est de toute éternité, par Sa Puissance, par Sa science et par Sa Volonté que Allaah crée ce monde.
Les wahhabites gouvernent la Mecque et Médine depuis environ un siècle. Ils ont prit la Mecque et Médine de force il y a environ un siècle.
Auparavant c’était un chariif, un descendant du prophète qui l’a gouverné, un descendant de Houçayn le fils de ^Aliyy ‘Ibn ‘Abii Taalib. C’était les descendants du prophète Sallal-Lahou ^alayhi wa sallam qui gouvernaient la Mecque et Médine en étant sous l’autorité des sultans, sous l’autorité des califes. Les califes étaient à Bagdad et les sultans une grande partie d’entre eux étaient en Turquie.
Et également en Egypte sous l’autorité des sultans, il y a eu certains rois qui ont gouvernés.
Les turques après 900 ans depuis l’émigration du prophète c’était eux qui gouvernaient les musulmans. Ils ont été très très utiles, très bénéfiques pour les musulmans. Aujourd’hui certains pour déformer l’histoire, ils enseignent dans les pays arabes notamment que c’était la colonisation ottomane. Ce n’était pas une colonisation, c’était un pouvoir musulman ; c’était des sultans turques qui gouvernaient les musulmans. Le siège de leur pouvoir était Istanbul. L’un de ces sultans ottomans s’appelle Mouhammad al-Faatih. Allaah a honoré ce sultan. Le messager Sallal-Lahou ^alayhi wa sallam a parlé de lui. Et pourtant eux ont gouvernés 900 ans après l’émigration. Il a dit ce qui signifie : « Constantinople sera conquise, quel bon chef d’armée que le chef de l’armée qui va mener cette bataille, et quelle bonne armée que cette armée qui va mener cette bataille ». Le prophète Sallal-Lahou ^alayhi wa sallam a fait l’éloge du chef de l’armée qui était Mouhammad al-Faatih et de l’armée qui a fait cette conquête. Le messager Sallal-Lahou ^alayhi wa sallam a annoncé que le musulman allait s’emparer d’Istanbul. Constantinople était aux mains des chrétiens, c’était une très grande ville parmi les plus grandes villes de l’époque. Le messager l’a annoncé et c’est un signe de sa prophétie. Il a dit que le chef de l’armé c’est quelqu’un de bon. Et l’armée qui va la conquérir est une bonne armée.
Les compagnons du prophète après la mort du prophète Sallal-Lahou ^alayhi wa sallam sont allés vers Constantinople pour essayer de la conquérir de force mais ils n’ont pas réussi. Jusqu’à ce qu’il se soit écoulé 900 années depuis que le prophète a dit cette parole.
Ce turque Mouhammad al-Faatih l’a conquise et il a gagné. Il avait 22 ans quand il l’a conquise. Regardez aujourd’hui nos jeunes à 22 ans qu’est-ce qu’ils ont dans leur tête beaucoup d’entre eux. Lui à 22 ans a conquis une ville que des armées avant lui n’ont pas réussi à la conquérir. Ce sont des gens qui ne perdaient pas leur temps, ils œuvraient pour l’au-delà. Depuis qu’ils sont jeunes ils apprennent des sujets qui vont les sauver dans l’au-delà. Et chaque jour ils essaient de s’améliorer.
Informations Utiles :
Allaah ta^aalaa a fait que dans la communauté de notre maitre Mouhammad Sallal-Lahou ^alayhi wa sallam il ya des Saints. Et Il a fait que les savants de cette communauté ont beaucoup plus de sciences que les savants des communautés des prophètes qui les ont précédés.
Allaah a fait que dans la communauté de notre maître Mouhammad Sallal-Lahou ^alayhi wa sallam il ya des savants et des saints qui dépassent les savants et les saints des communautés antérieures. Tous les prophètes sont musulmans, il n’y a pas eu un prophète qui ne soit pas musulman. Et tous les saints sont musulmans. On ne parle pas de ceux qu’eux appellent saints. Ceux qui ne sont pas sur l’islam ne sont pas des saints. On parle de ceux qui ont suivi correctement les prophètes. Comme tous les prophètes sont musulmans, les saints qui les ont suivis sont aussi musulmans. Mais les saints et les savants de la communauté de notre maitre Mouhammad Sallal-Lahou ^alayhi wa sallam ont dépassé de loin les saints et les savants des communautés antérieures.
Allaah a fait que les saints parmi les humains qui ont les plus hauts degrés il y a d’abord ‘Abou Bakr As-Siddiq, ensuite ^Oumar Al-Faarouq, puis ^Outhmaan Dhounnourayn et ^Aliyy ‘Ibn ‘Abii Taalib. Eux c’était les plus grands des saints de toute l’humanité. Ces saints sont les meilleurs des saints, il n’y a pas de saints qui ont le même degré qu’eux. Tous les saints par leur degré viennent après ces quatre saints là.
Et Allaah a fait qu’il y a après ceux-là beaucoup de saints dans la communauté de Mouhammad. Mais parmi ceux qui étaient les plus connus, ceux qui avaient le plus de disciples, plus de gens qui les avaient suivis, il y a deux saints qui sont apparus au cinquième siècle de l’hégire, c’est-à-dire 400 années après l’émigration.
Le premier c’est Ahmad Ar-Rifaa^iyy et le deuxième c’est ^Abdoul-Qaadir Al-Jiilaaniyy. Ils étaient contemporains, ils étaient à la même époque.
Le chaykh ^Abdoul Qaadir Al-Jilaaniyy était à Bagdad et le chaykh Ahmad Ar-Rifaa^iyy était à Waasit qui est une ville en Iraq.
Le chaykh Ahmad Ar-Rifaa^iyy, ses successeurs (c’est-à-dire ceux à qui il a confié le secret) et les successeurs de ses successeurs (c’est-à-dire ceux à qui il leur a confié le secret pour cette tariiqa soufiyyah) étaient 180000. C’était quelqu’un de modeste, d’extrêmement modeste. Il avait une Zaawiyah, c’est une sorte d’édifice consacrée pour ses disciples, ses élèves où les gens venaient pour organiser la tariiqa. Ils apprenaient la science auprès de lui et ils évoquaient, ils faisaient la tariiqa régulièrement.
Chaque nuit, il y avait 20000 personnes qui passaient la nuit chez lui. Il n’y avait pas moins de 20000 personnes qui passaient la nuit chez lui et c’était lui qui s’occupait pour l’organisation de leur nourriture et de leur boisson. Certains jours, c’tétait lui-même qui prenait le balai et balayait la Zaawiyah.
Parfois il sortait de la Zaawiyah et s’il trouvait un aveugle qui ne connaissait pas son chemin, il le prenait par la main et il le conduisait là où il voulait aller. Un jour il était avec ses disciples au bord de la mer et ils avaient péchés des poissons. Ils les ont grillés et les ont mangés. Et le chaykh Ahmad leur a dit : « rassemblez le reste des poissons », ils les ont rassemblés et par la volonté de Dieu ces poissons sont redevenus vivants et sont retournés dans l’eau. Ceci est un de ses nombreux prodiges. Vous savez que les prophètes ont des miracles. Les saints, Allaah leur donne des prodiges qui sont comme des miracles des prophètes ; mais ils ne disent pas qu’ils sont prophètes, ils disent qu’ils suivent les prophètes.
La voie soufi Rifaa^iite est une voie de bien, ce n’est pas quelque chose de blâmable. C’est quelque chose que Allaah agrée. Même si le messager Sallal-Lahou ^alayhi wa sallam n’en a pas parlé ça ne veut pas dire que tout ce qui est relative à la religion qui est apparu après le messager serait quelque chose de rejeté. Tout ce qui est conforme au Qour’aan et aux hadiiths c’est quelque chose de bien même si le prophète Sallal-Lahou ^alayhi wa sallam n’en a pas parlé.
Lorsque le messager Sallal-Lahou ^alayhi wa sallam transmettait le Qour’aan aux compagnons, certains compagnons ont écrit ce que le messager leur a récité sans mettre les points ni les voyelles (Harakaat). Les compagnons pouvaient lire sans qu’il n’y avait de point ni de harakaat car c’était leur langue. Ils récitaient tout comme ils avaient entendu de la parole du prophète Sallal-Lahou ^alayhi wa sallam. Ils n’avaient pas besoin des points et des chakl.
Et 60 ans après, un musulman a mit des points et un autre avait mit le chakl (dammah, fatha, kasra, soukoun…). C’était quelque chose que le messager n’avait pas fait et que les compagnons n’avaient pas fait. C’était certains musulmans et ce n’était pas des compagnons car ils sont venus 60 ans plus tard. C’est eux qui ont mit les points et les harakaat. Et ça c’est quelque chose de bien.
Même la voie soufi le messager ne l’avait pas faite mais c’est quelque chose qui est conforme à la loi. C’est donc une bonne tradition. Tout comme les points sur le Qour’aan c’est une bonne tradition, les deux sont un bien.
Quelques Récits :
Il y avait une femme qui avait un fils unique du nom de Ahmad. Il est parti en voyage pour chercher du travail et il s’est absenté longtemps. Des années se sont écoulées et elle regardait toujours par la fenêtre en espérant que son fils revienne. Elle espérait un jour que son fils revienne.
Un jour que cette dame allait prendre son repas, elle allait manger, il y a un homme pauvre qui était venu et qui était extrêmement affamé. Il voulait de la nourriture, elle lui a donné tout ce qu’elle avait et elle est restée affamé. Elle patientait tout le reste de la journée et elle attendait toute la nuit.
Quelques jours après son fils est revenu et il avait subi beaucoup d’épreuves. Il avait été attaqué par des brigands et il a été sauvé. Une fois il était en pleine mer, son navire a failli chavirer car des pirates les avaient attaqués. S’il n’y avait pas eu les hommes d’un gouverneur qui était fort qui ont pu sauver les passagers et mettre en déroute les pirates.
Il a annoncé à sa mère parmi les choses qui étaient les plus étonnantes qui lui est arrivé ya pas si longtemps, c’est qu’il avait enfourché son âne et il a parcouru un chemin où il y avait des fauves. Soudain un lion de grande taille est apparu entre les arbres et l’a attaqué. Il a essayé de s’enfuir mais son âne a trébuché et Ahmad s’est retrouvé par terre. L’âne s’est enfuit et le lion a introduit ses griffes dans les vêtements de Ahmad mais c’était des vêtements très épais car il faisait très froid. Rien n’avait touché le corps de Ahmad des griffes du lion. Mais il était extrêmement effrayé car le lion l’a tiré jusqu’à sa tanière. Le lion s’est accroupi sur Ahmad pour le dévorer, c’est alors qu’un homme de grande taille avec des vêtements blancs et un visage tout blanc est venu, a prit le lion l’a soulevé et l’a jeté par terre. Il lui a dit : « lève-toi lion, une bouchée contre une bouchée ». Le lion est parti en courant et Ahmad a été sauvé du lion. Ahmad a essayé de rattraper cet homme qui l’a sauvé mais il ne l’a pas trouvé. Ensuite il a regardé son corps et il n’avait pas de traces de blessure.
Il a rejoint les gens de la caravane et il a annoncé aux gens de la caravane ce qui c’était passé. Mais il n’a pas compris ce que cet homme a voulu dire par sa parole : « une bouchée contre une bouchée ».
Sa mère s’est rappelée et elle lui a demandé quel jour cela s’était produit. Et elle a vu que c’était le jour où elle avait donné le repas qu’elle voulait manger elle-même au pauvre qui était affamé.
Regardez parfois le bien tu peux retrouver son résultat dans ce bas-monde avant l’au-delà et l’aumône est quelque chose de très important. Il convient que chacun d’entre nous profite même par quelque chose de négligeable. Parfois les pièces rouges que tu as à la maison tu ne sais pas quoi en faire, et même ça si tu le donnes en aumône tu en retrouveras la rétribution au jour du jugement. Donc ne perds pas l’occasion. Le prophète s’est adressé aux femmes en leur disant ce qui signifie : « faites des aumônes car j’ai vu que vous serez nombreuses dans le feu de l’enfer ».
Notre chaykh que Allaah l’agrée a dit : « essayez d’observer le croissant lunaire, c’est une obligation communautaire chaque mois ». Chaque mois lunaire est une obligation d’ordre communautaire d’essayer d’observer le croissant lunaire. Il est indispensable qu’il y ait qui essaie de voir le croissant de la lune.
Mais l’observation des horaires des cinq prières quotidiennes est encore plus importante.
Le chaykh a dit : « désigner des personnes spécialisées pour observer le croissant lunaire ».
Dans chaque pays où les horaires du lever et du coucher du soleil sont différents, il faut qu’il y ait des personnes qui essaient d’observer le croissant lunaire.
Mais si dans une ville il y a les mêmes horaires pour le lever et le coucher du soleil que dans une autre où les gens font l’observation c’est suffisant, ils peuvent s’aligner sur la ville où ils font l’observation.
Le chaykh a été interrogé : « combien de temps le croissant de la lune reste apparent le premier jour du mois ? ». Il a dit : « environ une demi heure à partir du coucher du soleil ». Mais c’est approximatif. Il a dit : « la deuxième nuit c’est presque une heure et la troisième nuit c’est presque une heure vingt minutes ». La troisième nuit, le croissant lunaire se couche à une heure et un tiers, donc une heure et vingt minutes.
Celui qui fait les calculs pour soit disant déterminer quand le croissant lunaire est apparent, on n’applique pas ses calculs, on ne les prend pas en compte ni pour le temps de la prière ni pour le jeun.
Il a été rapporté dans le hadiith qu’à la fin des temps, les gens médiocres seront élevés et les gens nobles seront rabaissés. Et c’est ce qui se passe à notre époque. Les gens qui sont forts, qui sont bons, qui ont de la jugeote seront rabaissés. Et les gens qui sont médiocres, qui sont vils seront élevés.
Le messager Sallal-Lahou ^alayhi wa sallam a comparé les gens bons à ceux qui sont forts comme le bouc qui est dans la montagne et qui est fort. Et les gens vils par ceux qui sont pervers, par ceux qui sont bas. Il les a appelé les gens qui sont bas (la bassesse).
Le chaykh a dit : « soyez comme le messager a dit » ce qui signifie : « soyez dans ce bas-monde comme si tu étais un étranger ou un simple passager ». Quelqu’un qui ne fait que traverser sa route. C’est-à-dire ne vous attachez pas à ce bas-monde, ne faites pas en sorte que ce bas-monde soit votre ultime objectif.
Le chaykh a dit : « ne faites pas en sorte que votre principal souci soit votre avenir du point de vue de l’argent, de la subsistance. Préférer plutôt ce qui n’a pas de fin, réfléchissez surtout à l’au-delà. L’avenir c’est Allaah qui le sait ».
Il se peut que la personne vienne à une journée et ne va pas la finir, elle va mourir avant. Et il se peut que la personne entame une nuit qu’elle ne va pas achever, elle va mourir avant.
Le chaykh a dit : « faites que vos ardeurs soient fortes, vous qui suivez la vérité. Que Dieu vous aide, que Dieu vous donne la victoire, que Dieu vous renforce ».
Chaa`baan
La louange est à Allaah le Seigneur des mondes, que Allaah Honore et Elève davantage le rang de notre Maître Mouhammad Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam, et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.
Nous demandons à Allaah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons et qu’Il nous fasse nous rappeler ce que nous avons oublié, et qu’Il nous augmente en connaissance. Et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allaah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.
La nuit de la mi-cha^baan est nuit qui est bénie. Et c’est une nuit qui comporte beaucoup de bénédictions. Mais le maximum que puisse faire la personne en cette nuit-là c’est de la veiller, de faire des prières surérogatoires et de jeûner la journée qui vient juste après. En raison du hadiith du messager de Allaah Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam qui signifie : « lorsque ce sera la nuit de la mi-cha^baan, alors veillez la nuit en prières surérogatoires et jeûnez le jour qui vient juste après ».
Et le maximum que la personne puisse faire en cette nuit-là c’est de la veiller en prières surérogatoires et de jeûner la journée qui vient juste après.
La preuve également vient du hadiith du messager Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam, rapporté par Mouslim et qui signifie : « la meilleure prière après la prière obligatoire c’est la prière surérogatoire pendant la nuit ».
Et également le prophète Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam nous a indiqué cela par sa parole qui signifie : « partage ta nourriture avec les gens, maintiens les relations avec tes proches parents, fais la prière la nuit pendant que les gens sont endormis, tu entreras au paradis en paix ».
Celui qui applique cela entre au paradis sans châtiment.
Le fait de faire beaucoup de dou^as, de faire beaucoup de prières surérogatoires pendant cette nuit, c’est quelque chose de requis et qui comporte beaucoup de récompenses. Et celui qui a des prières à rattraper qu’il les accomplisse.
Egalement de dire beaucoup de paroles : soubhaanal-Laah, laa ‘ilaaha ‘illa l-Laah, ‘alLaahou ‘akbar, rabbi gh-fir lii (‘istighfaar : demander le pardon à Allaah), des invocations en faveur du prophète Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam, tout cela bien sûr avec la bonne croyance et la sincérité. Ce sont deux conditions indispensables pour que la personne gagne des récompenses.
Certains disent des paroles qu’ils prétendent être un hadiith, ils prétendent que le prophète a dit : « Rajab c’est le mois de Dieu, Cha^baan est mon mois à moi et RamaDaan c’est le mois de ma communauté ». Ceci est faux, ceci est infondé et ce n’est pas un hadiith qui est authentique.
Certains disent également d’autres paroles qu’ils attribuent au prophète et ce n’est pas vrai. Ils disent : « Rajab c’est le mois de la demande du pardon, Cha^baan c’est le mois des invocations pour le prophète et RamaDaan c’est le mois du Qour’aan ». Ça aussi ce n’est pas vrai.
Attention et ça c’est une règle générale, surtout quand il s’agit de la parole du prophète Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam. Il ne s’agit pas de répéter tout ce qu’on entend, il faut vérifier l’authenticité avant de transmettre. Surtout à notre époque où les gens se mettent à parler sans sciences.
Dans le hadiith, le prophète Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam dit ce qui signifie : « il suffit à la personne comme mensonge de répéter tout ce qu’elle entend ». Et s’il n’y a pas d’intérêt à la personne de diffuser cette information, même si elle est vraie, pourquoi est-ce qu’elle va la diffuser ?
Pour ce qui est de la récitation de Sourat Yacin, il y a des récompenses à la réciter, dans n’importe quel moment.
D’ailleurs à ce titre, que grâce à la récitation du Qour’aan de certains pendant la nuit, Allaah nous évite beaucoup, beaucoup d’épreuves. Il est rapporté dans le hadiith que Allaah nous épargne énormément d’épreuves parce qu’il ya des gens qui récitent le Qour’aan pendant la nuit. Que chacun d’entre nous profite de cela pour réciter ce qu’il sait du Qour’aan, même s’il ne connait que Sourat Al-‘Ikhlaas, qu’il la répète, qu’il la récite pour avoir des récompenses, si pour chaque lettre tu as 10 bonnes actions. Et Sourat Yacin n’est pas très longue, si tu la récites correctement ça prends six à sept minutes. Et vous voyez combien il ya des récompenses dans cette Sourah.
Mais on ne dit pas que c’est une sounnah du messager de Allaah Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam dans la nuit de la mi-cha^baan. Il n’a pas été rapporté que c’est une sounnah du prophète qu’il avait faite en particulier ou qu’il est encouragé à le faire, à réciter Sourat Yacin la nuit de la mi-cha^baan, contrairement à ce que certains pensent à tort.
Pourquoi est-ce que nous citons cela ? Car Allaah a fait l’éloge de la communauté de notre maitre Mouhammad Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam, elle ordonne le bien, elle interdit le mal et elle croit en Dieu. C’est donc au titre de corriger des erreurs propagés que nous citons cela.
Celui qui récite Sourat Yacin qu’il le fasse en espérant la récompense de la part de Allaah et en espérant que Allaah lui donne la barakah dans sa santé, que Allaah lui donne de la barakah dans sa subsistance, de la barakah dans ses enfants, que Allaah le protège.
Il convient de ne pas croire que la nuit de la mi-cha^baan c’est la nuit à propos de laquelle Allaah dit dans Sourat Ad-doukhaan : « fiihaa youfraqou koullou ‘amrin hakiim ‘amran min ^indinaa ».
Certains croient que la nuit de la mi-cha^baan c’est la nuit durant laquelle les gens reçoivent ce qui leur est prédestiné pour l’année en cours. Et ce n’est pas lors de la nuit de la mi-cha^baan que les gens reçoivent et que les anges descendent du ciel avec ce qui est prédestiné aux gens pour l’année en cours. En réalité la nuit durant laquelle les anges descendent du ciel avec ce qui est prédestiné aux gens de cette année jusqu’à l’année suivante, c’est la nuit de Al-Qadr qui se trouve dans le mois de RamaDaan. C’est cette nuit-là qu’il ya cette descente avec ce que Allaah a prédestiné aux esclaves de cette nuit-là jusqu’à l’année suivante. Et ce n’est pas la nuit de la mi-cha^baan comme certains ont cru à tort.
La nuit de Al-Qadr (la nuit de la destinée ou du destin, la nuit de la grande valeur, il ya plusieurs explications), n’a lieu que pendant le mois de RamaDaan.
Qu’est-ce que ça veut dire : « fiihaa youfraqou koullou ‘amrin hakiim ».
C’est-à-dire que durant la nuit de Al-Qadr, Allaah fait connaitre aux anges qu’est-ce que les esclaves vont recevoir pendant l’année à venir, le détail. C’est-à-dire qu’est-ce qu’il va y avoir comme mort, comme naissance, comme subsistance, comme épreuve, comme tourments, comme joie,… Donc ces détails-là de l’année en cours jusqu’à l’année suivante, c’est pendant la nuit de Al-Qadr que les anges vont découvrir tout cela. Allaah leur fait connaitre ces détails. Et ce n’est pas la nuit de la mi-cha^baan mais la nuit de Al-Qadr.
Quel est le sens du verset « koulla yawmin houwa fii cha’n » ? C’est-à-dire comme l’a expliqué le messager de Allaah Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam : « IL pardonne le péché de certains, IL soulage le tourment d’autres personnes, IL élève en degrés certains et IL rabaisse en degrés d’autres ». Ça veut dire que le changement arrive à la créature. Allaah Lui ne change pas. Le changement c’est le signe de l’entrée en existence. Que celui qui récite le Qour’aan fasse attention pour ne pas expliquer par des choses qui sont contraires à la croyance des musulmans. Le changement arrive aux créatures et il n’y a pas de changement au sujet de Dieu ni au sujet de Ses attributs.
Comment avons-nous su que ce monde est créé ? C’est par le changement. Le changement c’est le signe de l’entrée en existence, c’est le signe que la chose qui change a un commencement. Ce monde change donc il a un début. Il a donc besoin de qui lui a donné le début et qui le fait changer. Et Celui qui le fait changer c’est Celui que nous appelons Allaah.
Il faut faire attention, car il ya des gens qui se réunissent la nuit de la mi-cha^baan et ils demandent à Allaah de changer Sa prédestination. Attention, la Volonté, la Prédestination de Allaah ne changent pas. On ne demande pas à Allaah de changer Sa Prédestination ou de changer Sa Volonté car Sa volonté ne change pas. Car le changement c’est le signe de celui qui a un début. Allaah ne change pas.
‘Abou Dawoud a rapporté de notre messager Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam qu’il a enseigné à l’une de ses filles une parole qui signifie : « ce que Dieu Veut est, et ce que Dieu ne Veut pas n’est pas ».
Les invocations ne changent pas la Prédestination. Mais les invocations ont une place importante dans notre adoration. Pourquoi ?
Car quand tu fais des invocations tu te rappelles que tu es pauvre et que tu as besoin de Allaah le Tout Puissant.
Parce que le musulman quand il invoque Allaah, quand il fait des invocations, il a des récompenses, Allaah lui donne beaucoup de récompenses. C’est pour cela nous devons faire des invocations et multiplier nos invocations. Peut-être que Allaah nous accorde ce que nous avons demandé. Et notre croyance c’est que Allaah ne change pas Sa Prédestination.
Nous avons appris qu’il est déconseillé de jeûner le vendredi tout seul car le vendredi est un jour de fête pour les musulmans. Il est bien de jeuner le samedi ou le dimanche, mais le vendredi tout seul on ne le jeûne pas car c’est un jour de fête pour les musulmans.
Et nous avons appris que le jeûne de la mi-cha^baan est recommandé.
Que faire ?
Certains savants ont dit ce n’est pas déconseillé de jeûner le vendredi seul quand c’est la mi-cha^baan. Ils ont dit comme il y a le caractère recommandé, c’est le caractère recommandé qui l’emporte sur le caractère déconseillé.
Et d’autres savants ont dit que pour sortir de la divergence, c’est bien de jeûner un jour avant. Comme ça on ne jeûne pas le vendredi tout seul mais on jeûne le jeudi et le vendredi. Donc vous avez deux avis sur la question.
Mise en garde
La louange est à Allaah le Seigneur des mondes, que Allaah honore et élève davantage le rang de notre Maître Mouhammad Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam, et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.
Nous demandons à Allaah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons et qu’Il nous fasse nous rappeler ce que nous avons oublié, et qu’Il nous augmente en connaissance. Et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allaah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.
Le Messager de Allaah Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « celui qui sort pour apprendre la science de la religion, il est dans la voie que Allaah agrée jusqu’à son retour ».
Que veut dire ce hadiith ?
Ce hadiith veut dire que celui qui sort pour aller apprendre la science de la religion, qu’il aille dans sa ville ou qu’il aille à l’étranger, dans les deux cas, c’est-à-dire qu’il aille à l’étranger pour apprendre la science de la religion (il part de chez lui vers un autre pays) ou qu’il sorte de chez lui en restant dans sa ville pour aller soit dans la mosquée ou ailleurs mais pour apprendre la science de la religion, il est comme celui qui va dans la voie que Allaah agrée, c’est-à-dire pour diffuser l’islam.
Et le fait d’aller pour défendre la religion, pour diffuser la religion, ceci est un des plus hauts degrés que Allaah accorde.
Le Messager Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a comparé celui qui sort de chez lui pour aller apprendre la science de la religion, à celui qui sort de chez lui pour mettre sa propre vie en péril pour la religion. C’est-à-dire il met sa propre vie en péril, soit il revient, soit il ne revient pas, mais pour diffuser l’islam. Celui qui apprend la religion c’est comme celui qui met sa propre vie en péril pour diffuser l’islam. Il met en péril sa vie, il se dit « si je suis tué ou si j’arrive à revenir sain et sauf, dans les deux cas, moi c’est pour l’islam que je sors », celui-là est semblable à celui qui va apprendre la science de la religion.
Allaah a fait pour ceux qui mettent en péril leur propre vie pour l’islam, ils auront 100 degrés au paradis. Entre un degré et un autre, c’est comme entre ciel et terre.
Donc celui qui sort pour apprendre la science de la religion, est comme l’autre qui a mit en péril sa propre vie. Regardez l’honneur et le degré de l’apprentissage de la science de la religion.
Le Messager de Allaah Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « celui qui aide quelqu’un à faire le bien c’est comme si lui-même l’a fait ». C’est pour cela que c’est très important de diffuser la science, pour inviter les gens à apprendre la science, à venir assister dans ces assemblées de science de religion, dans lesquelles on apprend ce qui nous sera bénéfique et ce qui nous sera utile dans ce bas monde et dans l’au-delà.
La science de la religion, c’est une arme. Celui qui apprend la science de la religion, il détient une arme qui sert à repousser le chaytan de toi, de repousser les chaytans parmi les humains. C’est une arme qui te permet de repousser tes mauvais penchants, les mauvais désirs. La science de la religion est une arme qui te permet de repousser loin de toi les chaytans parmi les humains. Qui sont-ils ? Ce sont ceux qui incitent les gens à commettre les péchés.
La personne qui incite les gens à désobéir à Dieu, on l’appelle un chaytan parmi les humains.
Et dans le hadiith, le Messager de Allaah Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « la personne a tôt ou tard une partie du comportement de son compagnon ». Chacun est influencé par le comportement de son compagnon, veillez, vérifier qui est votre compagnon. Ne recherchez pas le compagnon qui va être un chaytan parmi les humains, qui va t’inciter à désobéir à Allaah. Cherche plutôt le compagnon qui va t’inciter à l’obéissance à Dieu, celui qui quand tu le vois, il te rappelle les cours de religion, il te rappelle les prières, il te rappelle le jeun. Pas celui que lorsque tu le vois, il te rappelle les péchés.
Dans le Qour’aan, Allaah ta^aalaa dit ce qui signifie : «les compagnons au jour du jugement seront des ennemis les uns pour les autres, sauf les pieux ». C’est-à-dire sauf ceux qui se sont entraidés dans l’obéissance à Allaah, qui se sont rappelés l’obéissance à Allaah. Allaah nous ordonne, nous incite de nous entraider pour la bienfaisance, pour nous entraider à la piété, et de ne pas nous entraider pour les péchés et la désobéissance.
Par ailleurs, la personne, il n’est pas valable qu’elle se dise, moi c’est bon, je crois en Dieu, j’ai apprit les attributs de Dieu, j’ai appris les attributs des Prophètes, je connais le minimum obligatoire, j’ai accomplit ce que je dois faire, je reste chez moi, je ne vais pas distribuer les calendriers ou ordonner le bien et interdire le mal. Ordonner le bien et interdire le mal fait partie des obligations très importante. Il est très important d’ordonner le bien et d’interdire le mal.
Allaah a fait l’éloge de la communauté de notre maitre Mouhammad Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam par Sa parole qui signifie : « vous êtes la meilleure des communautés, vous ordonnez le bien, vous interdisez le mal et vous croyez en Dieu ».
Et la distribution des calendriers s’inscrit dans le cadre d’ordonner le bien et d’interdire le mal. C’est-à-dire qu’il n’est pas permit à la personne de délaisser d’ordonner le bien et d’interdire le mal, si elle n’a pas d’excuse pour s’abstenir. Celui qui délaisse le fait d’ordonner, le bien c’est quelqu’un qui n’a pas atteint le degré de Foi complète. Celui qui n’ordonne pas le bien, qui n’interdit pas le mal, qui n’interdit pas les péchés aux autres, c’est quelqu’un qui n’a pas atteint le degré de Foi complète.
C’est-à-dire que c’est quelqu’un qui ne dit pas aux autres :
- s’il voit quelqu’un qui ne fait pas la prière, il ne lui dit pas « fais la prière, la prière est obligatoire »,
- s’il voit quelqu’un qui ne fait pas le jeun de RamaDaan, il ne lui dit pas « jeune RamaDaan, le jeun du mois de RamaDaan est obligatoire »,
- s’il voit quelqu’un qui ne subvient pas à la charge de son épouse et de ses enfants, il ne va pas lui dire « pourquoi tu négliges cela, Allaah t’a ordonné de subvenir à la charge de ton épouse ». Mais il se tait.
Celui-là c’est un chaytan qui est muet.
En d’autres termes, si tu prends connaissance que quelqu’un va avec un de ces charlatans de notre époque, qui prétend la science, qui donne des avis sans science, et qui a des égarements, tu ne vas pas te taire ! Dans ce cas tu vas lui donner le conseil. Tu vas lui dire : « ne va pas assister dans cette mosquée », tu vas lui dire « j’ai entendu l’imam là-bas qui disait que Dieu a une main par exemple ». Tu vas le mettre en garde, tu vas lui dévoiler le cas de ce charlatan.
Parmi ce que Allaah a ordonné à Ses esclaves, il ya la mise en garde contre ceux qui nuisent aux gens dans leur religion ou dans leur bas-monde.
En d’autres termes, si vous prenez connaissances que quelqu’un est entrain de nuire aux gens dans leur religion ou dans leur bas-monde, et que vous ne mettez pas en garde contre eux, alors vous êtes dans le péché. Même si vous, en vous-même vous avez délaissé ces choses-là, mais vous avez prit connaissance que quelqu’un est entrain de nuire aux gens dans leur religion ou dans leur bas-monde et vous vous taisez, dans ce cas vous êtes dans le péché, vous êtes désobéissants. Il ya beaucoup de gens dans notre époque qui ont négligé cela, ils disent : « nous, nous faisons les devoirs et nous évitons les péchés. Les gens font ce qu’ils veulent ». Ils se disent : « moi je suis réglo, après ce que les gens font ça ne me regarde pas ». Beaucoup sont dans cette situation, si vous regardez autour de vous, beaucoup te disent que ce que les gens font, ça ne les regarde pas. Ils se taisent. Ces gens-là s’appliquent à eux ce que ‘Abou ^Aliyy Ad-Daqqaaq a dit : « celui qui se tait, qui ne dit pas la vérité, c’est un chaytan qui est muet ».
Par ailleurs, cette mise en garde ne concerne pas une partie des gens et pas d’autres. C’est-à-dire que tout le monde est concerné par l’obligation de mettre en garde et la mise en garde peut avoir lieu de tout un chacun. Ce n’est pas parce que c’est quelqu’un qui monte sur le minbar, qui a un turban et qui est promut de telle ou telle institution qu’il est au-dessus de la mise en garde.
Rappelez-vous notre maitre ^Oumar ‘Ibnou l-Khattaab que Allaah l’agrée, lui n’a pas dit de la mécréance, mais il s’est trompé, une femme l’a arrêté et lui a dit « tu t’es trompé ».
Là on ne parle pas de cas comme ce qu’a fait notre maitre ^Oumar, parce que ce qu’il a fait c’est loin de ça, ce n’est pas quelque chose qui est de la mécréance, mais juste pour vous dire sa modestie et l’importance de corriger quand il ya lieu de corriger.
Nous, nous parlons maintenant de ceux qui diffusent la mécréance aujourd’hui et qui sont habillés à l’image des Savants. Il ne s’agit pas de se taire. Pourquoi est-ce que nous distribuons les calendriers ? Justement pour ça, pour mettre en garde contre des gens qui sont égarés. Le calendrier est une arme qui dénonce les gens qui sont égarés et c’est une arme qui va repousser le chaytan, car tu vas réveiller les gens pour les inciter à venir apprendre la science de la religion. Donc c’est celui qui veut gagner le paradis, qu’il œuvre dans le cadre de cette association, qu’il œuvre dans le fait d’ordonner le bien et d’interdire le mal. Même si c’est quelqu’un qui se réclame d’une fonction, par exemple il est juge islamique ou il suit une Tariiqah ou si c’est un commerçant qui trompe les gens dans la marchandise, si quelqu’un se tait et il connait leur état qu’ils sont en train de tromper les gens, il ne met pas en garde contre eux, il commet un grand péché.
Par exemple, si c’est quelqu’un qui est connu comme étant un Savant et qui est connu chez les gens comme étant un chaykh et nous avons entendu de la mécréance de sa part, et il n’a pas voulu l’abandonner, comment mettre en garde ?
La mise en garde c’est de dire :
- n’allez pas chez untel,
- ne prenez pas la religion de lui,
- n’assistez pas à ses assemblées,
- n’allez pas dans les assemblées d’untel,
- méfiez-vous de lui car il a dit telle et telle chose qui est contraire à la religion de Dieu.
Voilà comment a lieu la mise en garde. C’est ainsi qu’on met en garde. Si tu sais dans ton quartier qu’il ya un soit disant imam et il est en train d’enseigner la croyance que Dieu est assis dans le ciel ou au-dessus du trône, tu dis aux gens :
« N’allez pas chez lui, n’assistez pas dans ses assemblées, il a dit telle et telle chose qui est contraire à la religion de Dieu ».
Si quelqu’un avait honte, il se dit : « je ne peux pas faire cela » car celui qui est dans ce cas est son frère ou son ami ou son cousin, la honte n’est pas une excuse. En priorité, tu dois craindre Dieu. L’esclave reste esclave, même s’il a 5 étages de turbans sur la tête, il reste un esclave. Mais la condition pour cette mise en garde de cette manière, c’est qu’elle n’entraine pas quelque chose de blâmable et qui est plus grave.
Un exemple, si dans notre époque, certains qui ont le pouvoir, c’est un buveur d’alcool, tu te dis si moi je vais renier cette chose qui est blâmable, il va me tuer. Dans ce cas tu n’as pas à renier avec ta langue. Dans ce cas, tu ne tombes pas dans le péché, il est permit pour toi si tu ne dis pas « arrêtes de boire l’alcool ».
Egalement, si quelqu’un dit de la mécréance et tu sais que si tu vas le reprendre, si tu vas le réprimander, si tu vas le blâmer, il va dire une mécréance encore plus, dans ce cas tu ne parles pas. Mais tu mets en garde les autres contre lui. Tu dis aux gens « n’écoutez pas de lui ». Mais le blâmer lui directement, le reprendre lui directement, tu en es déchargé, car si tu vas le faire il va commettre encore plus de mécréance. Même si lui ne va pas dire une mécréance encore plus, mais tu sais qu’il ne va pas accepter de toi, alors tu es déchargé. Mais mettre en garde d’autres contre lui, ça c’est important. C’est très important d’interdire le mal de cette manière. A notre époque, beaucoup de gens ont négligé cela. Il n’y a pas ce conseil, le fait de se donner le conseil d’ordonner le bien et d’interdire le mal. Ce chapitre ils l’ont négligé et ceci est une cause de perdition.
Il ne suffit pas que la personne accomplisse les cinq prières, le jeun, la zakat et qu’elle évité les péchés. Ce n’est pas suffisant que la personne elle-même applique, c’est-à-dire elle fait les devoirs et évite les péchés, et ne met pas en garde contre ces charlatans qui dupent les gens à propos du bas-monde et de la religion. Ils déforment les Lois de Allaah, ils prennent la position pour enseigner la religion alors qu’ils ne sont pas aptes. Ils ne maitrisent pas la science de la religion et ils égarent les gens. Il ne suffit pas que la personne elle-même connaisse et applique les devoirs et évite les péchés. Mais la personne doit autant qu’elle peut blâmer ceux qui font des choses blâmables et mettre en garde contre eux.
Par rapport aux gens qui diffusent l’égarement, qui se prétendent enseigner la religion alors qu’ils sont égarés, il ya deux choses qui sont obligatoires à leur sujet :
- la première, c’est de leur interdire de le faire à condition que tu sois capable, à condition qu’ils n’augmentent pas en égarement si tu lui parles. Si tu sais que quelqu’un est en train de diffuser l’égarement dans ton quartier, qu’est-ce que tu fais ? Tu lui parles, tu l’empêches si tu as la capacité, à condition qu’il n’augmente pas en égarement.
- La deuxième, c’est que tu mettes les gens en garde contre lui, pour que les gens ne le suivent pas dans son égarement et ne s’éloignent pas de la religion. Parce qu’ils pensaient que c’était quelqu’un qui avait de la science et ils ont prit de lui des sujets qui sont faux. Et cela va leur être préjudiciable. C’est pour cela que tu n’as pas à te taire.
Et ceci est quelque chose qui a beaucoup été négligé à cette époque. C’est pour cela que diffuser le calendrier s’inscrit dans ce cadre d’ordonner le bien et d’interdire le mal.
Certains croient que du simple fait qu’ils prennent une Tariiqah, ils s’engagent dans une voie soufi, ils deviennent des Saints même s’ils n’ont pas apprit la science de la religion. Certains, l’ignorance les a emmener à assimiler Allaah à Ses créatures, ils te disent : « moi je suis de la Tariiqah de Untel ».
Et d’autres ne prennent pas la tariiqa, ne suivent pas une voie soufi, mais ils deviennent des Saints car ils sont attachés à la voie de Allaah.
Beaucoup de Saints qui sont inconnus chez les gens, ils sont discrets et les gens ne les connaissent pas. Ils sont devenus des Saints parce qu’ils ont appliqué le minimum sans pour autant s’être engager dans une voie soufi. Ils ont simplement apprit des choses indispensables auprès des gens de la connaissance.
Ce sont des gens qui ont apprit la science de la religion auprès de quelqu’un qui a apprit la science obligatoire. Qui l’a lui-même apprise auprès de quelqu’un qui l’a précédé et ainsi de suite avec une chaine de transmission qui remonte jusqu’aux compagnons du Messager et les compagnons l’ont apprises auprès du Messager de Allaah Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam.
Il a simplement apprit le minimum indispensable auprès de quelqu’un qui connait cette science, qui est digne de confiance, puis il s’est appliqué et a œuvré. Et il n’était pas connu chez les gens pour être quelqu’un qui a de la science ou qui est un chaykh ou qui suit une Tariiqah (une voie soufi). Il a son cœur qui est emplit d’amour pour Dieu. Son cœur est pur. Il s’est attaché au repentir, il suit la voie de l’agrément de Allaah tabaarakah wa ta^aalaa.
Le Chaykh a dit il y avait quelqu’un de ces gens-là qui était discret, qui était mort. Il n’était pas connu pour être un Chaykh mais c’était quelqu’un qui se comportait très bien avec les gens. Il accomplissait les obligations que Allaah lui a ordonné de faire. Il organisait au mois de Rabii^ou l-‘Awwal un Mawlid, il commémorait la naissance du Messager de Allaah Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam par amour pour le Messager de Allaah Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam. Il le faisait à partir de l’argent licite qu’il avait gagné d’une voie licite. Et il offrait des mets délicieux aux gens à cette occasion. Cet homme lorsqu’il est mort, les gens sont partis dans son convoi funéraire, ils l’ont enterré. Et quand ils ont terminé l’enterrement, quand ils allaient partir, ils ont entendu un bruit terrible très fort. Ils pensaient que c’était une attaque aérienne. Le Chaykh a dit parce qu’il y avait à cette époque une révolte des musulmans contre le gouvernement qui était communiste dans son pays. Ils ont pensé que c’était une attaque aérienne mais après ils ont vérifié et ils se sont rendu compte que ça venait de la tombe, que ce n’était pas une attaque. La terre s’était ouverte deux mètres à peu près à côté de la tombe et le Saint est sorti. Il est sorti avec son linceul et il s’est envolé. Les gens ne savent plus où est-ce qu’il est parti.
Ce n’était pas quelqu’un qui était connu pour être un chaykh ni pour suivre une Tariiqah qaadiriyyah ou autre. Il était pieux dans ce qui concerne son comportement à l’égard de Dieu. Il a bien apprit la science obligatoire mais il n’était pas d’un niveau pour qu’il soit désigné comme étant un Savant. Parce que ce n’est pas une condition pour atteindre la sainteté que la personne soit un Savant.
Mais la condition c’est qu’il apprenne le minimum de la science tel qu’il lui permette d’avoir une croyance correcte et des actes et pratiques qui sont corrects. Qu’il puisse distinguer entre ce qui est licite et ce qui est interdit. Et qu’il ait acquis cette science par transmission orale auprès des gens de la connaissance. Non pas en lisant dans les livres. Celui qui veut apprendre la science ou devenir savant simplement en lisant dans les livres, sans recevoir par transmission auprès des gens de la connaissance, c’est quelqu’un qui s’est égaré.
C’est une mise en garde contre ce qu’ils disent être halloween.
D’après le fils de ^Oumar que Allaah l’agrée lui et son père, le Messager de Allaah Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « celui qui adopte un comportement pour ressembler à des gens, il fait partie des leurs ». Rapporté par ‘Abou Dawoud.
Que l’on sache que la commémoration de ce qu’ils appellent halloween c’est haraam, c’est interdit. Et cette commémoration c’est une des fêtes des celtes. Les celtes c’étaient des peuples qui ont vécu en Europe occidentale et environ 1500 années avant le calendrier roumain, avant l’apparition du christianisme. Et c’était des peuples qui étaient des idolâtres.
Dans plusieurs versets du Qour’aan et tels que l’ont expliqué plusieurs savants, il y a l’interdiction de fêter des fêtes des non musulmans.
‘Abou l-Qaacim fils de Al-Hussein At-Tabariyy Ach-Chaafi^yy mort en 418 de l’Hégire a dit : « il n’est pas permis aux musulmans de commémorer et d’assister aux fêtes des non musulmans car leur état est blâmable ». Ils sont dans l’erreur. Et si les gens du bien se mélangent avec les gens du mal sans les réprimander, sans les reprendre, sans le leur reprocher, c’est comme s’ils acceptaient ce qu’ils faisaient. Et nous craignions dans ce cas, que ne s’abatte sur leur groupe (le groupe des musulmans), le châtiment de Dieu et il englobe la totalité des gens. Nous demandons à Allaah qu’Il nous préserve de Son châtiment.
Il ya dans certaines références historiques, que ce jour qu’ils appellent halloween ou la fête des barbares, il est lié à un des croyances dans leur religion. Ils mettent des vêtements de déguisement pour faire peur et ils utilisaient cela pour faire peur aux sorcières en Irlande. Et maintenant les médias font de la propagande pour inciter les gens à acheter et pour avoir des objectifs économiques. Il est donc interdit de fêter cela car il y a en cela une ressemblance avec les non musulmans.
Du même ordre, il ya ce qui est interdit, le fait de fêter les anniversaires. C’est quelque chose qui revient à ressembler à des non musulmans, c’est interdit. Tout comme la félicitation à cette occasion ou se réunir pour manger et boire à cette occasion ou ce qui est de cet ordre. En priorité, il aurait mieux fallu donner cet argent comme aumône à un musulman ou à un non musulman également, il y a des récompenses pour les deux. Au lieu de payer de l’argent pour des déguisements qui font peur ou pour imiter ce que font ces non musulmans dans des choses qui ne comportent aucun intérêt ni de considération selon la Loi de l’Islam.
Quelques règles de comportement
La louange est à Allaah le Seigneur des mondes, que Allaah honore et élève davantage le rang de notre Maître Mouhammad Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam, et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.
Nous demandons à Allaah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons et qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié, et qu’Il nous augmente en connaissance. Et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allaah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.
Il a été rapporté dans le hadiith du Messager de Allaah Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam, qu’il a dit ce qui signifie : « soyez, vous esclaves de Dieu, soyez des frères. Le musulman est comme un frère pour le musulman. Il ne lui fait pas subir d’injustice, il le soutient, il ne le dément pas et il ne le méprise pas ».
Et un vertueux a donné une règle et a dit : « l’amour par le cœur entre les musulmans est un secret de la réussite ». Le fait de s’aimer les uns les autres est un secret pour la réussite.
Le Messager de Allaah Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam, d’après ce qu’a rapporté Mouslim dans son Sahiih, a dit ce qui signifie : « celui qui délivre un croyant d’un des tourments du bas monde, Allaah le délivre d’un des tourments du jour du jugement. Et celui qui réjouit le cœur d’un croyant, Allaah le réjouit dans le bas monde et dans l’au-delà. Et Allaah aide l’esclave tant que l’esclave aide son frère ».
C’est-à-dire si tu as quelqu’un qui est tourmenté, qui est chagriné et tu le délivres de son tourment. Par exemple, il est endetté et l’échéance est arrivé, et c’est une somme qui pour lui est importante mais qui pour toi n’est pas importante, toi tu le délivres de ce tourment pour l’agrément de Dieu. Allaah te délivre de ton tourment au jour du jugement. Et si tu vois un croyant et que tu lui réjouis le cœur, par exemple tu lui dis quelque chose de bien pour que son cœur soit heureux, Allaah réjouit le cœur de cette personne dans le bas monde et dans l’au-delà. Et si tu aides un croyant, par exemple il a une démarche administrative et il ne sait pas la faire tout seule, ou il reçoit du monde et tu vas pour l’aider afin qu’il honore ses invités, en tout cas tu aides le croyant tant que tu fixes dans ton cœur l’intention d’aider le croyant par recherche de l’agrément de Dieu, Allaah t’aide. Parfois dans des situations difficiles, Allaah t’accorde une issue que tu ne pensais pas du tout avoir. Tant que l’esclave aide son frère, Allaah l’aide.
Un savant qui s’appelle ‘Ibn ^Ataa’il-Laah As-Sakandariyy a dit : « c’est un bienfait que Allaah t’accorde que les gens aient besoin de toi ». Pas comme certains à notre époque qui disent « pourquoi c’est toujours moi, pourquoi on me demande toujours à moi ». Parfois il ya trois ou quatre frères et sœurs, le père ou la mère va lui dire va faire telle chose, au lieu d’être content et de dire « c’est super c’est tombé sur moi, je vais gagner des récompenses », certains disent pourquoi c’est toujours moi, pourquoi ce n’est pas lui. Si la personne réfléchit correctement, c’est un bienfait que Allaah t’accorde que les gens aient besoin de toi. Parce que si toi tu fais cette chose pour l’agrément de Dieu, pour aider un musulman, tu as des récompenses. Que dire alors si c’est ton père, ta mère, ton frère ou ta sœur. Celui qui est intelligent se dit c’est une occasion, comme celui qui était un Saint et un mendiant a sonné à sa porte. Il a dit : « bienvenue à celui qui est venu emmener mes bagages de ce bas-monde vers l’au-delà ». C’est quoi les bagages ? Ce sont les récompenses. C’est-à-dire que ce qu’il va lui donner, il va les retrouver dans l’au-delà. C’est comme cela qu’il convient que tu réfléchisses. Que tu te dises qu’il « ya quelqu’un qui a besoin de moi, très bien il faut maintenant à ce que je veille que mon intention soit correcte pour que je vienne à son aide pour l’agrément de Dieu. Pour que je puisse gagner des récompenses ». Parce que si tu le fais machinalement ou bien parce que c’est une langue de vipère en te disant que si tu ne vas pas l’aider, il va te prendre la tête pendant une semaine. Non, tu le fais pour l’agrément de Dieu, c’est à toi de veiller à ce que ton intention soit correcte. C’est un bonheur, c’est un bienfait que Dieu t’a agréé qu’il y ait des gens qui ont besoin de toi.
Celui qui agit avec les gens conformément à l’agrément de Dieu, il aura gagné énormément.
Il a été rapporté qu’en Egypte il y avait un commerçant, c’était un vendeur de dattes. Il s’appelait ^Atiyyah fils de Khalaf. C’était quelqu’un de fortuné. Il avait beaucoup d’argent puis il a été ruiné, il a perdu tous ses biens. Il ne lui restait plus qu’un vêtement qu’il portait, c’est ce qu’il lui permettait de cacher sa zone de pudeur. Il n’avait rien d’autre. Aujourd’hui, si les gens n’achètent pas tous les mois quelque chose, c’est comme s’il leur manquait quelque chose de vital.
Lui a tout perdu, il ne lui restait qu’un seul vêtement qui lui permettait de cacher sa zone de pudeur. Le jour de ^Aachouraa’, il a fait la prière de As-Soubh dans la mosquée de ^Amr ‘Ibn Al-^As, puis il s’est mis à invoquer Allaah parmi les gens qui invoquaient Allaah. Il était à l’écart des femmes, c’est alors qu’une femme l’a abordé, elle était venue avec ses enfants. Elle lui a dit : « ô toi mon maître, est-ce que tu peux me délivrer de ma pauvreté et m’accorder quelque chose, même si tu la souhaites pour toi mais tu me l’accordes à moi, pour que je puisse subvenir à la subsistance de mes enfants. Leur père est mort et il ne leur a laissé rien du tout. Moi je suis Chariifah, je suis noble (c’est-à-dire descendante du Prophète éminent Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam). Elle a dit je ne connais personne auprès de qui je peux chercher de l’aide ».
Cet homme s’est dit en lui-même qu’il ne possède rien du tout à part le vêtement qu’il porte. Puis il lui a dit : « viens avec moi je vais te donner quelque chose ». Elle est partie avec lui jusqu’à chez lui. Il l’a fait attendre devant la porte, il est rentré chez lui, il a enlevé le seul vêtement qu’il avait sur lui et il a prit un pagne qu’il a mis autour de la taille. Et il lui a donné le vêtement par l’entrebâillement de la porte. Regardez à quel point il se fie à Dieu !
Elle lui a dit : « que Allaah t’accorde des parures du paradis et que Allaah fasse que tout le reste de ta vie tu n’auras besoin de personne ». Il a été très heureux de l’invocation qu’elle lui a faite. Il a fermé la porte et il est resté chez lui à faire des évocations, à évoquer Allaah jusqu’à la nuit. Puis il s’est endormi. Et il a vu dans le rêve une des femmes du paradis. Les gens n’ont pas vu plus belle qu’elle. Elle portait à la main une pomme qui a embaumé ciel et terre. Elle lui a donné dans le rêve la pomme qu’il a cassé en deux, il en est sorti une des parures (un vêtement) du paradis qui dépasse en valeur le bas monde et ce qu’il contient. Elle lui a fait porter cette parure et elle s’est assise avec lui.
Il lui a dit : « qui es-tu ? ». Elle lui a dit : « je serai ton épouse au paradis ».
Il lui a dit : « quelle est la cause pour que je gagne cette grande récompense ? ».
Elle lui a dit : « c’est grâce à l’invocation de la pauvre femme veuve avec ses orphelins avec qui tu as agis en bien hier ».
Regardez la personne, avec un vêtement tu peux gagner le paradis. Voilà ce que tu retiens. A condition que tu sois sincère et c’est encore de plus grande valeur si tu fais preuve d’altruisme. L’altruisme c’est de préférer les bonnes choses pour les autres plutôt que pour toi. C’est le contraire de l’égoïsme. Généralement certains n’ont pas ce sens du partage. Mais le Prophète nous a enseigné que si la personne a un grand cœur et qu’elle fait preuve d’altruisme, peut-être dans le peu qu’il lui reste, Allaah fait qu’il y aura plus de baarakah que si elle avait gardé la totalité.
Parmi ce qu’il convient à la personne de faire, c’est de préserver sa langue et de veiller à l’utiliser correctement. En raison du hadiith du Messager Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam qui signifie : « celui qui croit en Dieu et au jour dernier, qu’il dise du bien ou qu’il se taise ».
Dans les livrets de ‘Ibraahiim ^alayhi s-salaam, ce qui a été révélé à notre Maitre ‘Ibraahiim, il y est mentionné que l’homme doit préserver sa langue et qu’il ne parle qu’à propos des sujets qui le concerne, que des choses qui lui sont utiles, que des choses qui lui sont profitables. Ce n’est pas la peine de jacasser pour rien. Il s’agit de dire des paroles utiles ou alors de se taire.
D’après Soufian ‘Ibn ^Abdil-Laah Ath-Thaqafii que Allaah l’agrée, il a dit : « ô Messager de Allaah, donne moi une règle à la quelle je puisse m’attacher ». Il lui a dit ce qui signifie : « dis, je crois fermement en Dieu et suis le chemin de droiture ».
Le compagnon a posé la question au Prophète : « quelle est la chose que tu crains le plus pour moi ? ». Le Messager a prit sa propre langue et a dit ce qui signifie : « c’est ça ». C’est-à-dire que c’est cette langue qui est la chose la plus dangereuse pour toi.
Cette dernière partie du hadiith beaucoup de gens ne l’appliquent pas. Donc l’âme a un penchant, qui est de parler. L’âme a un penchant et se met à parler et à parler, sans réfléchir aux conséquences de ce qu’elle est en train de dire. Attention, là nous parlons de la langue, mais c’est la même chose que si tu utilises ton téléphone ou ton clavier. Il ya des gens qui ont ce grand penchant, sans réfléchir à ce qu’ils disent.
Ils ne réfléchissent pas, ils ne se disent pas quelles seront les conséquences de mes paroles dans l’au-delà ou alors dans le bas monde. Ils ne se posent pas cette question. Sans réfléchir aux conséquences de ce qu’ils disent, les gens parlent. C’est pour cela que le Messager Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « c’est ta langue ». Préserver la langue est un sujet très important. La plus grande cause pour que l’être humain perde dans l’au-delà ce sont les péchés de la langue. Parce que les paroles sont faciles, il est très aisé de parler. Pour marcher tu as besoin d’effort, mais pour parler c’est facile. La plupart des paroles de mécréance proviennent de la langue. La plupart des animosités sont à cause de la langue. Et la plupart des disputes sont à cause de la langue. Et les plus grandes causes de rupture, d’animosités sont à cause de la langue. A cause des paroles, il ya comme des guerres entre les gens, les gens se disputent à cause des paroles. Que chacun se demande des comptes à son âme, qu’il réfléchisse à propos des conséquences des paroles qu’il dit avant de parler, car c’est comme ça qu’il sera sauvé.
Allaah ta^aalaa dit dans Sourat At-Tawbah verset 119 ce qui signifie : « ô vous qui êtes croyants, faites preuve de piété à l’égard de Allaah et soyez avec ceux qui sont véridiques ».
Il a été rapporté du Messager Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam qu’il a dit ce qui signifie : « la véracité conduit à la bienfaisance, et la bienfaisance conduit au paradis. Et lorsque l’homme dit la vérité et cherche toujours à dire la vérité, il sera inscrit selon le jugement de Allaah au nombre des gens qui sont véridiques ».
Parmi ce qui est rapporté du Prophète Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam, sa parole qui signifie : « la véracité c’est une cause de tranquillité, c’est une cause d’apaisement, c’est une cause de sérénité. Alors que le mensonge c’est une cause de doute, c’est une cause d’instabilité, c’est une cause qui fait que la personne est tout le temps gênée, ennuyée ».
Allaah ta^aalaa dit dans Sourat Al-Houjouraat verset 11 ce qui signifie : « ne vous donnez pas des surnoms les uns les autres pour vous moquer les uns des autres ». Certains se donnent des surnoms pour se moquer, pour se rabaisser. Ceci est quelque chose d’interdit.
Al-Boukhaariyy a rapporté du Prophète Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam qu’il a dit ce qui signifie : « insulter un musulman est un grand péché ».
Egalement la parole de Qadr : « c’est d’attribuer la fornication à quelqu’un, ceci est un grand péché lorsque celui à propos duquel on parle est chaste, il ne commet pas cela ».
Le Prophète Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « maudir un musulman c’est comme le tuer ». C’est-à-dire que c’est un grand péché.
Qu’est-ce que ça veut dire maudir ? C’est-à-dire demander à ce qu’il soit éloigné du bien. ‘Ibliis a été maudit, Allaah l’a éloigné du bien. Il n’aura jamais la Miséricorde de Dieu. Allaah ne lui pardonne pas sa mécréance et il ira en enfer.
Le Messager de Allaah a dit ce qui signifie : « le croyant n’est pas quelqu’un qui porte atteinte à l’honneur des gens, ce n’est pas quelqu’un qui maudit les gens, ce n’est pas quelqu’un qui dit des paroles vulgaires et laides ».
Dans le Qour’aan, dans Sourat Al-Houjouraat verset 11, nous comprenons beaucoup de choses. Parmi les choses que nous comprenons, c’est qu’il n’est pas permit de mépriser, de rabaisser un musulman. , il est interdit de dire toute parole nuisible au musulman si c’est sans droit. Tout comme il est interdit de dire une parole qui est nuisible, il est interdit de faire un acte ou un signe qui est nuisible au musulman.
Et dans le hadiith le Messager Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam, pour indiquer qu’il est interdit de manifester le fait de se réjouir du mal qui arrive aux autres, en arabe c’est « Ach-chamaata », c’est-à-dire d’être content quand il arrive quelque chose de mauvais à quelqu’un. Cela est interdit à l’égard du musulman. Il ne faut pas que tu te réjouisses du mal qui arrive au musulman. Dans le hadiith, le Messager Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « ne te réjouis pas du mal qui arrive à ton frère car il se peut que Allaah lui fasse Miséricorde et Il t’éprouve par cette même chose ». Il se peut que Allaah le délivre et toi Il va t’éprouver avec cette chose-là. Donc ne te réjouis pas du mal qui arrive aux autres, c’est ça le sens.
Parmi les règles de comportement qu’il convient d’avoir, c’est ce que le Messager de Allaah Sallal-Laahou ^alayhi wa sallam a indiqué dans le hadiith, ce qui signifie : « Allaah agrée que l’on voit sur la personne, les manifestations de la Grâce que Dieu lui a fait ». Les vêtements et le corps ce sont des choses apparentes avec lesquels la personne va se présenter aux gens. Et ce, attention, je vous le dit notamment pour celles qui sont mariées, qu’elles ne se fassent pas belles uniquement quand elles sortent. Même quand elle est chez elle, qu’elle veille à ce que son mari ne sente pas sur elle une mauvaise odeur, qu’il voit pas sur elle quelque chose de mauvais. Qu’elle se fasse belle plus pour son mari que si elle sortait à l’extérieur. Si elle sort à l’extérieur est-ce qu’elle va sortir avec quelque chose de déchirer ou tacher avec de la sauce ? Non. A plus forte raison quand elle est à la maison, elle ne va pas accueillir son mari comme ça ou elle se dit oui c’est bon on n’est pas au lit. Il ne faut pas qu’elle se néglige.
Donc justement, quand on est à l’extérieur aussi c’est très important. Surtout que les gens vont te voir avec plusieurs étiquettes, aujourd’hui tu n’y échappes pas, tu es étiqueté. On te voit comme musulman, on te voit comme de telle ou telle autre origine, donc il convient que tu honores ces étiquettes que tu veuilles ou tu ne veuilles pas sont sur toi. Sache les représenter correctement. Un des élèves du chaykh a dit : « on est comme un grand drap blanc, la moindre tâche dessus est visible ». Imagine-toi tu as un drap blanc et tu mets une petite goutte d’encre, les gens ne vont pas regarder ce drap blanc mais ils vont regarder cette goutte d’encre. C’est comme ça, c’est la nature des gens. Ils font un focus peut-être sur la seule chose que tu n’as pas soigné. Et même quand tu vas aborder quelqu’un pour la première fois ou tu étais avec ta sœur et tu lui as crié dessus, qu’est-ce qu’il va retenir celui qui est devant toi ? Il dit c’est une personne qui crie sur les gens autour d’elle. Peut-être que c’était uniquement ce jour où tu étais mal ou elle s’est mal comportée avec toi et tu n’as pas patienté. Mais les gens ne vont retenir que ça, c’est tout ! Il ne retient pas autre chose. Le premier contact est très important, généralement c’est ça que les gens gardent.
Justement, les vêtements, le corps, il convient que tu te soignes, que tu veilles à ce qu’ils soient propres. C’est de la nature des gens normaux qui apprécient la propreté et le fait d’être bien présenté, bien soigné. Le fait que tu vas aborder les gens en étant bien habillé, quand on dit bien habillé c’est même si tu vas à la friperie tu peux trouver des choses qui sont bien, mais qui soient propres, qui ne soient pas sales, qui soient agréables, que tu caches bien ta zone de pudeur, que c’est quelque chose qui attire l’attention positivement, c’est-à-dire pas d’une manière vulgaire, mais pour dire maa chaa’ Allaah c’est quelqu’un qui se présente bien, qui a du goût. Ce ne sont pas des couleurs n’importe comment, ce ne sont pas des couleurs blâmés. Ce sont des couleurs qui sont sounnah du Propète Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam. Il ya des choses qui dans certains contextes, dans certaines sociétés si tu les portes, les gens vont avoir peur. Il s’agit d’attirer les gens vers l’islam. Même par tes vêtements tu peux être une cause de répulsion ou d’attraction, au-delà de ta propre personne. On sait que ce sont des choses qui sont sounnah, qui sont recommandées. Mais peut-être que si tu les portes dans certaines villes ou certains pays ça passe, alors que dans d’autres pays, ça ne passe pas. Au contraire, tu vas faire en sorte que les gens vont s’éloigner. Il s’agit d’être intelligent, dans le sens qu’il ya des choses qui sont recommandées, des choses qui sont autorisées et des choses qui sont interdites. L’interdit tu t’en éloignes. Et quand il ya des choses qui sont recommandées, des choses qui sont de l’ordre de l’indifférent, tu regardes. Peut-être que si tu fais quelque chose de recommandée, tu vas provoquer un péché, tu ne sais pas. Alors que si tu ne fais pas cette chose recommandée et que tu te limites à cette chose qui est indifférente, tu vas au contraire entrainer quelque chose de bien.
Le Messager de Allaah Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « n’entrera pas au paradis celui qui a dans son cœur le poids d’un grain de poussière d’orgueil ». Un compagnon a répondu : « mais il arrive qu’on veut avoir de beaux vêtements, de belles sandales, est-ce que ça c’est une preuve d’orgueil ? »
Le Messager lui a répondu par sa parole qui signifie : « Allaah est Jamiil, Il aime que la personne soit bien habillée, bien vêtue proprement ».
Jamiil ici ne signifie pas beau comme certains égarés traduisent ce hadiith. Ils disent que Allah est beau. Celui qui croit que Dieu est un corps qui a des organes, il n’est pas musulman. Ce hadiith « ‘Inna l-Laaha jamiil » signifie que Allaah a des attributs de perfections, Allah est Parfait. Allaah n’a pas un corps, Il n’a pas de formes, Il n’a pas d’images. Celui qui croit que Allaah a un corps ou qui a une couleur ou qui a une main ou des organes, il n’a pas connu Allaah. Celui qui a une couleur, une main, une tête, une jambe, il a besoin de qui les lui a donné. Et Allaah Lui Il est le Créateur. Celui qui Crée les corps n’est pas un corps. Aucun corps ne peut créer un corps. Allaah n’est pas un corps, Il est le Créateur des corps. Allaah ta^aalaa dit dans le Qour’aan dans Sourat Ach-Chouraa verset 11, ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui ».
Donc le Prophète Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a expliqué au compagnon ce qui signifie : « l’orgueil c’es deux choses : batrou l-haqq wa ghamtou n-naas ».
Batrou l-haqq c’est rejeter la vérité énoncée par autrui. Il ya des gens qui sont orgueilleux, quand tu lui dis quelque chose, au fond de lui-même il sait que tu as raison mais son orgueil le rend aveugle. Il dit non ce n’est pas comme ça. Alors il sait que tu as raison. Ça c’est une forme d’orgueil. Et ça on le trouve malheureusement. Quand quelqu’un est par exemple réputé ou il est plus connu ou il est plus âgé et que quelqu’un le corrige, alors que celui qui l’a corrigé avait raison, il rejette. Ça c’est ça c’est quelque chose qui est un péché du cœur. Ça s’appelle batrou l-haqq.
Ghamtou n-naas, et c’est ça qui est le plus connu chez les gens quand on parle d’orgueil. C’est le fait de mépriser les autres, ça c’est la deuxième forme d’orgueil. Donc l’orgueil c’est deux choses : rejeter la vérité énoncée par autrui et mépriser les gens. C’est ainsi que notre Maitre Mouhammad Salla l-Laahou ^alayhi wa sallam a expliqué ce que c’est l’orgueil.
Allaah n’est pas de ceux qui ont une forme, Il est exempt de la forme, Il est exempt de tout ce qui est des caractéristiques des corps. Et si chacun est interrogé et il lui est posé la question : « est-ce que tu veux que les gens te voient avec un aspect qui soit convenable ou un aspect qui es laid ? » Chacun va répondre « je veux que les gens me voient d’un aspect qui est convenable ».
Nous demandons à Allaah qu’Il nous fasse apprendre ce qui nous est utile, qu’Il nous fasse profiter de ce que nous avons apprit et qu’Il nous augmente en connaissance.
Le voeu (an-nadhr)
La louange est à Allaah le Seigneur des mondes, que Allaah honore et élève davantage le rang de notre maître Mouhammad Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.
Nous demandons à Allaah qu’Il nous fasse apprendre ce que nous ignorons et qu’Il nous fasse nous rappeler de ce que nous avons oublié, et qu’Il nous augmente en connaissance. Et nous Lui demandons de nous préserver de l’état des gens de l’enfer. Nous demandons à Allaah qu’Il fasse que nos intentions soient sincères par recherche de Son agrément.
Le messager de Allaah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « celui qui a fait le vœu d’accomplir un acte d’obéissance à Dieu, alors qu’il respecte ce vœu, qu’il le tienne. Et celui qui a fait le vœu de désobéir à Dieu, alors qu’il ne Lui désobéisse pas». Rapporté par Al-Boukhaariyy, ‘Abouu Dawouud et autres.
Le vœu peut être conditionné, c’est-à-dire si le vœu dépend d’une désobéissance à Dieu ou c’est un vœu d’accomplir une désobéissance à Dieu, alors il n’est pas permit de l’exécuter. Si par exemple quelqu’un a dit : « je fais le vœu de manger une viande qui n’est pas égorgée », alors qu’il ne tient pas ce vœu, il n’a pas à tenir ce vœu. Parce que le vœu est pour se rapprocher de l’agrément de Dieu.
Pourquoi est-ce qu’on fait un vœu ? Pour se rapprocher de l’agrément de Dieu.
Allaah agrée qu’on respecte notre vœu. Donc si le vœu consiste à faire quelque chose que Dieu agrée, par exemple un acte d’obéissance surérogatoire comme une aumône. Une aumône qu’on fait de manière surérogatoire. Comme par exemple de faire un jeun surérogatoire, accomplir une prière surérogatoire, faire un acte surérogatoire, un pèlerinage qui n’est pas obligatoire c’est-à-dire que la personne a déjà accomplit le pèlerinage obligatoire et elle fait un pèlerinage en plus, c’est un pèlerinage qu’on appelle surérogatoire. Donc le vœu est valable en cela c’est-à-dire si quelqu’un fait un vœu de quelque chose de surérogatoire, il doit respecter ce vœu. Donc, quand on fait le vœu d’un acte d’adoration surérogatoire, alors on doit respecter ce vœu.
Celui qui fait le vœu d’un acte d’obéissance surérogatoire c’est un devoir pour lui que de le tenir. S’il n’exécute pas ce qu’il a fait le vœu de faire, il tombe dans le péché, c’est-à-dire il mérite un châtiment de la part de Dieu dans l’au-delà. Si quelqu’un a fait le vœu d’accomplir un acte d’adoration surérogatoire, il doit respecter ce vœu, il doit le tenir.
Par contre si le vœu n’était pas pour l’agrément de Dieu, si quelqu’un fait un vœu mais ce n’est pas pour Dieu, il le fait pour autre que Dieu, cela revient à attribuer un associé à Dieu et c’est une mécréance. Comme par exemple quelqu’un a fait le vœu pour l’agrément d’un Saint ou une Sainte, dans ce cas cela revient à attribuer un associé à Dieu. C’est-à-dire qu’il n’a pas fait ce vœu pour rechercher l’agrément de Dieu, mais c’était pour se rapprocher d’un Saint, cela est infondé et c’est de la mécréance.
Un exemple : quelqu’un fait le vœu pour un Saint comme notre maître al-imam Al-‘Aouzaa^i ou une Sainte comme notre dame Zaynab, la fille de ^Aliyy ‘Ibnou ‘Abii Taalib qui est la sœur de Al-Haçan et Al-Hussein, ou d’autres Saints, il fait le vœu pour un Saint non pas pour se rapprocher de l’agrément de Dieu, pour mériter la récompense de la part de Dieu, donc il fait le vœu non pas pour accomplir un acte d’aumône pour l’agrément de Dieu au nom de ce Saint ou de cette Sainte, mais il fait le vœu pour se rapprocher de ce Saint ou de cette Sainte, alors ce vœu-là est interdit et c’est une adoration pour autre que Dieu. Vous voyez la subtilité, il ya une différence.
Il se peut que quelqu’un fasse le vœu d’accomplir un acte qui est une aumône pour Dieu mais il en offre la récompense à ce Saint ou à cette Sainte, ça c’est valable. Parce que l’acte qu’il fait c’est pour l’agrément de Dieu. Une aumône pour l’agrément de Dieu.
Et l’autre qui fait un acte pour se rapprocher de ce Saint, c’était comme s’il l’adore et ça ce n’est pas bon.
Ce sont deux choses qui sont différentes.
Quand on dit se rapprocher de l’agrément de Dieu c’est-à-dire rechercher la récompense de la part de Dieu.
C’est pour cela que la personne doit apprendre même comment faire les actes d’adoration surérogatoires. La personne doit apprendre pour ne pas tomber dans des choses qui sont fausses. La science éclaire la personne, l’ignorance lui fait croire qu’elle est dans le bon chemin alors qu’elle ne l’est pas. C’est pour cela que c’est très important d’apprendre.
Toutes les créatures appartiennent à Allaah, que ce soit les Prophètes, que ce soit les Saints, et tout autre qu’eux. Tous sont des esclaves de Dieu.
Que veut-dire « tous sont des esclaves de Dieu » ? C’est-à-dire ils appartiennent à Dieu. Nous tous sommes des esclaves de Dieu, c’est-à-dire nous appartenons à Dieu.
Et aucune créature ne mérite qu’on se soumette à elle à l’extrême. Et c’est ça la signification de l’adoration. Quand nous disons nous nous adorons Dieu, qu’est-ce que ça veut dire ? C’est-à-dire que nous nous soumettons à Dieu à l’extrême. C’est ça l’adoration de Dieu.
Allaahou tabaaraka wa ta^aalaa nous a créé. Il a créé tout ce monde, Il a créé les Anges, Il a créé les Prophètes et Il a créé les Saints. Mais Seul Allaah mérite qu’on se soumette à Lui à l’extrême.
Qu’est-ce que ça veut dire se soumettre à Allaah à l’extrême ?
Ça veut dire adorer Allaah.
Quand nous disons laa ‘ilaaha illa l-Laah, en français Il n’est de Dieu que Dieu, ça veut dire Seul Dieu mérite d’être adoré.
Qu’est-ce que ça veut dire que Dieu mérite d’être adoré ?
Ça veut dire Dieu Seul mérite qu’on se soumette à Lui à l’extrême. C’est ça le sens de l’adoration.
Tout autre que Allaah ne mérite pas cela. Allaah nous Le glorifions de la glorification qui Lui convient. Et tout autre que Allaah nous ne le glorifions pas tout comme nous glorifions Allaah. Mais ceux qui méritent d’être honoré, d’être respecté, nous les respectons, nous les honorons convenablement à leur rang.
Par exemple les Prophètes méritent qu’on les honore, méritent qu’on les respecte, d’un respect, d’un honneur qui est convenable à leur rang. Les Saints aussi méritent qu’on les respecte, méritent qu’on les honore, d’un honneur et d’un respect qui convient à leur rang. Et Allaah mérite qu’on Le glorifie de la glorification qui est convenable à Lui.
Donc les Prophètes et les Saints nous les glorifions, nous recherchons la Barakah par eux, nous recherchons le Tawassoul par eux, nous faisons le Tawassoul par eux, nous recherchons les bénédictions par leur tombe, nous recherchons les bénédictions par ce qu’ils ont laissé, mais nous ne les glorifions pas comme nous glorifions Dieu.
Celui qui recherche à se rapprocher à autre que Dieu, parmi les Saints, les Saintes, en croyant que ce Saint, faire un vœu pour lui comporte le moyen de réaliser nos affaires ou de repousser les nuisances ou les épreuves, et que quelqu’un fait un vœu pour se rapprocher du Saint, il aura adoré le Saint.
Donc s’il fait le vœu de cette manière, il aura adoré autre que Dieu. Et celui qui adore autre que Dieu c’est un associateur, c’est un mécréant.
Tout comme il n’est pas permis de faire la prière pour autre que Dieu, également il n’est pas permis de faire le vœu dans l’intention de se rapprocher d’un des esclaves de Dieu. Qu’il soit un Saint ou une Sainte. Ceci n’est pas permis, beaucoup de vœux ne comportent pas de récompenses, pire encore ils comportent un péché ou de la mécréance.
Qu’est-ce que ça veut dire de la mécréance ?
C’est le fait d’adorer autre que Dieu.
Nous avons dit qu’il n’est de Dieu que Dieu, laa ‘ilaaha illa l-Laah signifie Dieu Seul mérite d’être adoré. Donc celui qui adore autre que Dieu, il aura contredit la phrase laa ‘ilaaha illa- l-Laah, il n’est de dieu que Dieu. C’est pour cela que Dieu Seul mérite d’être adoré.
Par contre si le vœu était pour l’agrément de Allaah, alors c’est un vœu qui est correct, qui est accepté et comporte une récompense. Par exemple, un musulman fait le vœu d’égorger un mouton ou de donner en aumône de la nourriture ou de l’argent, pour l’agrément de Dieu, dans l’intention que la récompense de cet acte parvienne à un Saint en particulier ou une Sainte en particulier. Ça c’est correct. Comme s’il dit par exemple : « je m’engage, je fais le vœu pour l’agrément de Dieu, d’égorger ce mouton ou de distribuer cet argent ou cette nourriture aux pauvres ou aux nécessiteux, ou bien aux orphelins, pour que la récompense de cet acte, c’est-à-dire la récompense de cette aumône, parvienne à la Sainte Zaynab ou au Saint l’imam Al-‘Awzaa^i ».
C’est-à-dire qu’il accomplit un acte d’adoration, il espère de cet acte d’adoration de la récompense et il offre cette récompense aux Saints. Il accomplit un acte d’adoration qui est un acte d’adoration surérogatoire à l’origine, comme égorger un mouton par exemple, ou distribuer de la nourriture, et il se dit j’espère que la récompense de cet acte parvienne à ce Saint ou à cette Sainte. Ici, il n’y a pas de danger et c’est quelque chose de conforme à la Loi de Dieu. Il n’y a pas de mal en cela.
Donc que celui qui veut faire le vœu fasse attention à cela. C’est-à-dire de sorte à ce que son vœu soit pour se rapprocher de l’agrément de Dieu, c’est-à-dire pour obtenir la récompense de la part de Dieu, en faisant parvenir cette récompense de ce vœu à un Saint ou à une Sainte. Donc qu’il ne fasse pas en sorte qu’il fasse le vœu pour se rapprocher du Saint ou de la Sainte ou pour se rapprocher de leur tombe.
Vous voyez, le vœu on le fait pour se rapprocher de l’agrément de Dieu, on ne le fait pas pour se rapprocher d’un Saint ou d’une Sainte. Vous avez vu la différence.
Nous avons vu également que ce n’est pas une habitude des musulmans de faire le vœu d’allumer une bougie dans la tombe d’un Saint ou dans une mosquée. Le Messager de Allaah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, d’après ce qu’a rapporté Al-Bayhaqiyy dans son livre As-Sounnan al-Koubraa, il a dit ce qui signifie : « Dieu a maudit celles qui visitent les tombes et ceux qui prennent les tombes comme mosquées et qui allument des bougies ». Alors attention, ici dans le hadiith, la première partie de la malédiction des femmes qui visitent les tombes a été abrogée.
Qu’est-ce que ça veut dire elle a été abrogé ? C’est-à-dire que le Messager plus tard a dit une parole qui a modifié la Loi. Le Prophète abroge ce qu’il veut et il légifère toujours sur ordre de Dieu.
Au début de l’islam, les gens étaient encore attachés à l’idolâtrie et à l’adoration des statuts. Après le Prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « je vous avais auparavant interdit de visiter les tombes, maintenant visitez-les ». C’est-à-dire que celui qui visite la tombe d’un Saint ou d’une Sainte, ça c’est pour profiter de la Barakah, des bénédictions, en espérant que Dieu exauce nos invocations auprès d’un être vertueux. Puisque le Saint, Dieu l’a agréé et il lui a accordé un haut degré. Nous espérons que notre invocation sera exaucée parce que dans cet endroit il ya un être vertueux.
Pour en revenir au sujet de As-Sourouj, ce qui est interdit, ce sont les bougies que les gens placent auprès des tombes des Saints et des Saintes. Alors il y a deux cas :
- Si cette bougie est placée pour éclairer les gens, parce que les gens ont besoin d’éclairage. Par exemple, quelqu’un qui veut réciter le Qour’aan, il a besoin de cet éclairage pour réciter le Qour’aan, ou pour étudier dans un livre de science correct, ou pour du dhikr, ou des wird c’est-à-dire des paroles d’évocation régulières et correctes. Si c’est dans cette intention qu’on allume cette bougie, dans ce cas c’est valable car il y a un intérêt il y a un bénéfice.
- Mais certains quel est leur objectif ? Ils allument cette bougie pour glorifier celui qui est dans cet endroit, celui qui est dans cette tombe. Et ça ce n’est pas quelque chose de valable. Donc les gens qui allument les bougies non pas pour rechercher l’agrément de Dieu en profitant aux gens, en aidant les gens à s’éclairer auprès de ce maqaam, de cette tombe pour réciter le Qour’aan ou pour quelque chose d’utile, malheureusement on voit que dans de nombreux endroits les gens allument des bougies en plein jour, sans que ce soit dans l’objectif d’éclairer les gens, quelqu’un qui récite le Qour’aan par exemple, ces gens-là se sont égarés.
Le Messager Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam justement a maudit ceux qui allument les bougies auprès des tombes ; ces gens-là sont maudits par la parole du Prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. C’est un hadiith rapporté par Al-Bayhaqiyy.
Celui qui allume une bougie ou de l’électricité, même les ampoules, pour glorifier l’endroit et non pas dans l’intention que les musulmans puissent profiter de l’éclairage, vous voyez il y a deux cas. Soit pour profiter aux gens par l’éclairage, soit pour glorifier cet endroit. Si c’est pour glorifier l’endroit ça c’est interdit.
Et pour ce qui est de la deuxième partie du hadiith qui signifie : « ce qui est maudit c’est comme le faisait les gens du livre, qui ont dirigé leur prière vers les tombes des Saints et des Prophètes ». Ils priaient en direction de la tombe, ça c’est interdit. Se prosterner pour une tombe c’est de la mécréance. On ne se prosterne pas pour une tombe.
Et on ne fait pas la prière en direction de la tombe. Si elle est devant la personne mais s’il ya un mur, il ya un obstacle, il n’y a plus d’interdiction. Parce que c’est derrière le mur. Il n’y a pas d’interdiction.
Une information utile rapportée par notre Chaykh que Allah lui fasse miséricorde, il a dit : « il est recommandé après avoir enterré la personne de dire des paroles que nous a enseigné le Prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, après avoir terminé l’enterrement ». Vous savez que les musulmans n’enterrent pas dans un cercueil. Les musulmans enterrent dans un linceul. Et vous savez qu’on ne met pas la terre directement sur le corps, mais on met un espace.
Soit on l’enterre, on creuse en profondeur puis on creuse une cavité latérale où on va placer le corps. Puis on va boucher cette cavité latérale avec des pierres puis on fait tomber la terre. Ça c’est dans le sol qui est dur.
Dans le sol qui est meuble, on creuse en profondeur, puis au fond on creuse encore un autre trou. Et on place le corps dedans et on le couvre avec des pierres ou des planches ou autres avant de remettre la terre, de sorte à ce que la terre n’arrive pas directement sur le corps.
Donc après avoir fini l’enterrement, le Messager Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam nous a enseigné de rester au niveau de la tombe et de dire des paroles.
On appelle le mort par son prénom fils du prénom de sa mère. On dit : « yaa ^abdal-Laah ‘Ibn ‘amatil-Laah » à trois reprises. Par exemple s’il s’appelle Saalih fils de Faatimah, on dit : yaa Saalih ‘Ibn Faatimah à trois reprises.
Si on ne connait pas sa mère, on l’attribue à Hawwaa’ qui est la mère de tous les humains, tout comme ‘Aadam qui est le père de tous les humains.
‘Aadam était le premier des Prophètes, il était le premier des humains. Ce que nous a enseigné notre maitre Mouhammad Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, c’est que tous les humains descendent d’un homme et d’une femme, ‘Aadam et Hawwaa’. Et cet homme ‘Aadam, en plus du fait qu’il était le père de l’humanité, il était aussi le premier des Prophètes et le premier des Messagers. La croyance des musulmans c’es que les humains ne sont pas une sélection d’une sélection d’une sélection qui est comme le racontent des gens. Ils racontent une théorie qui n’a aucun fondement. Eux-mêmes appellent ça une théorie, c’est-à-dire ce n’est pas une croyance. C’est une théorie et la théorie chez les scientifiques pour la prouver, il faut faire des expériences. Et eux ne sont pas capables de faire des expériences, personne n’a vu un singe accoucher d’un être humain. Donc ça reste une théorie et ça n’a aucune espèce d’importance et c’est complètement faux. Même s’il ya un million de personnes qui le répètent, même s’il y est dans de beaux livres, mêmes s’ils le mettent dans des documentaires, même s’ils répètent ça à longueur de journée, ça ne changera pas la vérité, ça ne changera pas la réalité.
Comment nous nous disons cela ? Parce que celui qui nous a dit cela est quelqu’un qui est un envoyé de Dieu.
Comment avons-nous su qu’il est un envoyé de Dieu ? Parce qu’il a des miracles.
Comment avons-nous su qu’il a des miracles ? Parce que de nombreuses personnes l’ont vu et qui ont transmit à d’autres personnes jusqu’à ce que l’information nous soit arrivée. Et tous ceux qui ont vu ces miracles, ils sont été incapables de le contredire ou de ramener quelque chose qui l’annule. Donc c’est vraiment un défi pour eux jusqu’à nous.
Et le Qour’aan qui est la parole de Allaah, c’est le miracle permanent de notre maitre Mouhammad Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. C’est un livre par lequel Allaah a défié les gens. Personne ne peut emmener un livre aussi parfait, aussi beau que ce livre-là. Parmi ses particularités, c’est que même les enfants de six ans, sept ans, qui ne sont pas du tout arabophone arrivent à le mémoriser. Et il comporte des nouvelles des communautés antérieures mais également des choses qui vont se produire dans le futur. A l’époque où il a été révélé au Prophète Mouhammad Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, certaines ne s’étaient pas produites mais elles se sont produites ; et d’autres ne se sont pas encore produites mais notre certitude c’est qu’elles vont se produire.
Allaah ta^aalaa a défié les gens par ce miracle, par le Qour’aan. C’est pour cela que le Qour’aan c’est le miracle permanent de notre maitre Mouhammad Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.
Et notre maitre Mouhammad est un envoyé de Dieu. Allaah l’a envoyé pour nous transmettre des choses, Allaah a fait que le message qu’Il veut envoyer aux humains passe par un homme qui est le meilleur des hommes, notre maitre Mouhammad Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam. Allaah s’Il voulait Il faisait que chacun d’entre nous reçoive la révélation. Mais Allaah n’a pas voulu cela. Il a voulu que Seul le Prophète Mouhammad reçoive la révélation et que du Prophète Mouhammad, ses compagnons transmettent. C’est pour cela que nous aimons les compagnons du Prophète.
Et le meilleur des compagnons de notre maitre Mouhammad, c’est notre maitre ‘Abouu Bakr As-Siddiiq que Allaah l’agrée.
Après notre maitre ‘Abouu Bakr As-Siddiiq c’est notre maitre ^Oumar ‘Ibn Al-Khattaab que Allaah l’agrée.
Après notre maitre ^Oumar ‘Ibn Al-Khattaab c’est notre maitre ^Outhmaan et notre maitre ^Aliyy et ainsi de suite.
Nous aimons tous les compagnons du Prophète parce que ce sont eux les héritiers du Prophète, ce sont eux qui nous ont transmit le message de l’islam.
Notre maitre Mouhammad Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam nous a dit ce qu’il en est par rapport à ‘Aadam et à Hawwaa’. C’est lui qui a dit que tous les humains descendent d’un même père et d’une même mère, qui sont ‘Aadam et Hawwaa’.
Et Dieu a créé ‘Aadam sans père ni mère. Et Dieu a créé Hawwaa’ à partir de ‘Aadam.
Et Dieu a créé ^iiçaa de Marie. C’est-à-dire c’est un enfant sans père.
Allaah nous a créé nous à partir d’un père et d’une mère. Ça veut dire que ce n’est pas la cause qui crée la conséquence. C’est Dieu qui est le Créateur des causes et c’est Lui qui est le Créateur des conséquences. Les parents sont des causes pour l’existence des enfants. Mais ce n’est pas les parents qui créent les enfants. La preuve, il ya des couples qui sont mariés, qui espèrent avoir des enfants et ils n’en ont pas. Et d’autres qui sont mariés et qui ne voulaient pas avoir d’enfants, ils en ont. Et chacun ce n’est pas lui qui choisit la couleur des yeux de ses enfants ou bien la taille ou bien le poids. C’est à la mode maintenant, ils disent : « elle a accouché d’un enfant de trois kilos, de trois kilos cinq cent, de quatre kilos,… ». C’est Dieu qui crée. Ce sont des preuves.
Chacun d’entre nous s’il s’arrête un instant et il réfléchit, il sait que tout ce monde a forcément un Créateur. Que c’est Ce Créateur qui crée toute chose, même notre respiration, chaque souffle d’air que nous prenons. Tellement c’est devenu une habitude qu’on ne se rend pas compte. Quand tu avales ta salive, arrête d’avaler ta salive, regarde ce qui arrive dans ta bouche. Si un jour ce que tu rentres dans ton ventre ne sors plus, qu’est-ce qui va t’arriver ? Si ce que tu manges ne se digère pas, qu’est-ce qui va t’arriver ? Si ton cœur arrête de battre, il n’irrigue pas ton corps avec le sang. Allaah est le Créateur de toute chose. Même quand tu dors ton corps fonctionne, ton cœur continue de battre et irrigue ton sang, ta respiration continue,… regarde les bienfaits que Dieu t’a a accordé, depuis que tu es né, depuis que tu sors de l’utérus de ta mère. Tu ne sais même pas ce qui est bien pour toi ce qui est mauvais, tu es vulnérable. Si tu tombes sur des gens qui te laissent dans le froid tu meurs. Allaah a facilité pour toi les causes, pour que les gens s’occupent de toi, ils te changent, ils te nourrissent, ils te donnent à boire, et après tu es ingrat envers Dieu. Non! Il faut être reconnaissant envers Dieu, il faut remercier Dieu pour les biens qu’IL nous a accordé.
Et comment remercier Dieu ? C’est en accomplissant les actes d’obéissance et en évitant les péchés. C’est comme ça que tu remercies Dieu.
C’est pas celui qui dit « al hamdoulilLaah al hamdoulilLaah », il est entrain de faire des péchés et ne fait pas les devoirs. Il dit « moi je dis toujours al hamdoulilLaah ». Mais ce n’est pas ça le remerciement obligatoire. Le remerciement obligatoire c’est que tu n’utilises pas les bienfaits que Dieu t’a accordé dans la désobéissance. Là on est en train de parler d’un hadiith.
Le hadiith parle de quoi ? Le hadiith parle de quand tu seras dans ta tombe, ça veut dire que tu vas mourir. Donc que chacun d’entre nous se prépare quand il va être dans sa tombe. Qu’est-ce que le Messager de Allaah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a enseigné ? Il a enseigné que quand on va enterrer quelqu’un, on l’appelle par son prénom fils du prénom de sa mère à trois reprises. Si on ne connait pas sa mère, on attribue à Hawwaa’, qui est la mère de toute l’humanité.
Et puis qu’est-ce qu’on lui dit ? On lui dit : « rappelle-toi de la croyance que tu avais quand tu as quitté le bas monde. Le témoignage qu’il n’est de Dieu que Dieu et que Mouhammad est le Messager de Dieu. Et que tu as accepté Dieu pour Seigneur, l’islam pour religion, Mouhammad pour Prophète et le Qour’aan en tant que guide ».
Qu’est-ce qui arrive quand on dit ces paroles à celui qui est enterré ?
Le Prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « c’est-à-dire que les deux Anges qui viennent interroger dans la tombe », l’un s’appelle Mounkar et l’autre s’appelle Nakiir. Tous ceux qui seront enterrés, ils reçoivent deux Anges et ils vont l’interroger. « Ils vont lui dire que disais-tu de cet homme Mouhammad ? Il va répondre en conformité avec sa croyance avant de mourir, il ne pourra pas cacher ».
Le mécréant ou l’hypocrite sa langue va le trahir tellement il va avoir peur, il va parler comme si c’est par lapsus, tellement il est hébété, étonné par peur, parce que ces deux Anges ont un aspect effrayant. Ils sont d’un bleu noir, d’une couleur foncée effrayante. L’un d’entre nous pendant la vie, peut avoir peur de certaines choses. Dans la tombe ce sera pire si c’est quelqu’un qui est mécréant ou hypocrite.
C’est qui l’hypocrite ? C’est celui qui en apparence est musulman mais dans son cœur il n’est pas musulman. Comment il n’est pas musulman ? Par exemple dans son cœur il doute est-ce que l’islam est vrai ou pas. Celui-là n’est pas musulman. Ou bien il rejette, déteste l’islam par son cœur mais il ne le montre pas.
L’hypocrite et le mécréant tous les deux quand ils vont recevoir ses deux Anges Mounkar et Nakiir, ils vont dire : « je ne sais pas, je disais ce que les gens disaient ». Et là va commencer pour eux un supplice.
Le musulman à qui on fait le Talqiin, littéralement c’est comme le fait de souffler la réponse à quelqu’un. Le verbe « laqqana » c’est-à-dire lui apprendre quoi répondre, lui souffler quoi dire.
Donc qu’est-ce qu’il a rappelé celui qui vient d’enterré ou celui qui a été au-dessus de la tombe, après avoir enterré la personne ? Il lui dit : « rappelle-toi de l’engagement que tu avais prit, de la croyance que tu avais quand tu avais quitté le bas monde. Le témoignage qu’il n’est de Dieu que Dieu et que Mouhammad est le Messager de Dieu. Et que tu as accepté Dieu pour Seigneur, l’islam pour religion, Mouhammad pour Prophète et le Qour’aan en tant que guide ».
Qu’est-ce qui se passe alors ? Les deux Anges, l’un dit à l’autre : « qu’est-ce qui nous fait rester auprès de quelqu’un qui a reçu la réponse à donner ». On vient de lui donner la réponse. Il vient de la recevoir. Les deux Anges ne l’interrogent pas. C’est pour cela que les savants ont dit : « parmi ceux qui sont excepter de l’interrogatoire dans la tombe, il ya celui qui reçoit le Talqiin ».
Quand vous enterrez vos morts et recommandez à vos proches avant de mourir, de vous faire cela. De se tenir au niveau de la tombe, dès que vous finissez l’enterrement avant de partir, vous appelez le mort par son prénom fils du prénom de sa mère à trois reprises.
Dans le hadiith il a été rapporté que :
- La première fois qu’il entend son prénom, il prend conscience.
- La deuxième fois, il s’assoit dans sa tombe
- La troisième fois, il dit : « ‘archidounii yarhamoukoumou l-Laah» ce qui signifie : « guidez-moi, que Dieu vous fasse Miséricorde ».
Ça c’est une preuve que le mort est utile pour celui qui est vivant. Il peut profiter à celui qui est vivant. La preuve c’est qu’il peut lui faire des invocations. Chacun d’entre nous va y aller. On ne peut pas faire comme si de rien n’était. Et l’intelligent c’est celui qui se prépare, ce n’est pas celui qui passe sa vie dans la distraction, il oublie. Chacun va passer cet examen-là, préparons nous. Et comment est-ce que tu vas le préparer ? En faisant les devoirs et en évitant les péchés. Pour connaitre tes devoirs et les péchés que sont-ils, il faut que tu apprennes la science de la religion.
Comment tu apprends la science ? En venant dans les assemblées de science. Ce n’est pas sur internet, ce n’est pas par la télé, ce n’est pas en restant avec les ignorants, mais c’est en venant dans les assemblées de science où on apprend avec une chaîne de transmission qui remonte jusqu’aux compagnons du Prophète et jusqu’au Prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.
C’est ça qui te permet d’être sauvé. Mais ce n’est pas en souhaitant sans faire d’efforts. Si quelqu’un est dans le froid et il souhaite être au chaud, mais il reste dans le froid, est-ce qu’il va être au chaud ? Non, il ne s’expose pas. Il ne prend pas les causes. Prends les causes : prends un manteau, reste à côté d’un feu, rentre à l’intérieur,…
Là-aussi, tu sais que maintenant tu vas passer cet examen, tu sais que tu vas répondre à ces deux Anges, prépare-toi. Et tu ne sais pas quand est-ce que va arriver ton échéance. Nous on espère que notre échéance soit bien pour qu’on multiplie les actes de bien pour avoir beaucoup de récompenses, pas comme certains ignorants disent : « j’espère que je vais vivre longtemps pour m’amuser le plus longtemps possible ». Non ce n’est pas pour s’amuser le plus longtemps possible. On espère pour gagner encore et encore plus de récompenses. Mais pour cela il faut que tu profites de chaque instant, en le remplissant par des choses qui sont utiles. Tu fais des choses utiles pour les musulmans. Par exemple si tu donnes à manger ou une sucrerie à ton frère ou à ta sœur en islam, Dieu t’évites l’amertume du jour du jugement. C’est si tu le fais pour l’agrément de Dieu. Regardez les causes du bien combien elles sont nombreuses. Même si tu donnes dans la bouche de ta sœur ou de ton frère quelque chose de sucré, Dieu t’évites l’amertume du jour du jugement, Il te facilite. Les portes du bien sont nombreuses. Pour gagner des récompenses, il y a énormément de voies.
Sauf qu’il faut que tu conserves ton islam de tout ce qui l’annule et tout ce qui le rompt. Parce qu’il ya des choses qui annulent l’islam et beaucoup de gens les ignorent. Par exemple celui qui écrit dans son devoir de SVT que l’homme descends du singe, là il est sorti de l’islam, même si lui n’y croit pas, du moment qu’il l’a écrit il est sorti de l’Islam. Qu’est-ce qu’il doit faire ? Il doit dire les deux témoignages : « il n’est de Dieu que Dieu et Mouhammad est le Messager de Dieu » pour revenir à l’islam. Donc dire une parole qui contredit l’islam, même si la personne n’y croit pas, ça fait sortir de l’islam. Ou d’autres par énervement, par colère, ils disent une parole de mécréance. Là-aussi ils sortent de l’islam. Certains ne sont pas contents de leurs femmes ou de leurs enfants, et ils se mettent à insulter l’islam ou à insulter la religion de l’islam. C’est une parole qui fait sortir de l’islam. Ou quelqu’un qui rend licite quelque chose d’interdit ou qui rend interdit quelque chose de licite. Certains répondent de leurs têtes et disent « oui, oui c’est interdit, non ce n’est pas interdit ». Alors qu’ils se retrouvent à contredire quelque chose dans la religion qui est connue d’évidence et qui est objet de l’unanimité. C’est pour cela que la personne doit faire attention, même quand elle plaisante, ou quand elle est en colère, dans toutes les situations, qu’elle ne dise pas une parole qui contredise l’islam. Certains, soit disant pour faire rigoler les autres, ils racontent une histoire pour se moquer de Dieu ou rabaisser les Anges ou rabaisser les Prophètes. Là-aussi ce sont des paroles qui font sortir de l’islam. Que la personne fasse attention à elle, qu’elle apprenne.
Notre maitre Mouhammad Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « celui pour qui Dieu veut le bien, IL lui fait apprendre la science de la religion ». Si toi tu ne connaissais pas cela et que tu viens de l’entendre, ça veut dire que Dieu a voulu du bien pour toi. Parce que si tu as quelque chose de faux, tu vas te corriger. D’autres, Allaah ne leur a pas voulu le bien ils sont privés. Ils sont dans l’erreur, ils sont peut être dans la mécréance, et Dieu ne leur a pas facilité pour apprendre, pour se protéger. C’est très important que chacun d’entre nous cherche à apprendre et assiste dans les assemblées de science. Et c’est ce que nous faisons dans les locaux de notre association. C’est-à-dire, que nous multiplions les assemblées de science sur ce minimum indispensable de la religion. Et dans la religion il n’y a pas de scoop, il n’y a pas de nouveautés, c’est la même chose depuis quinze siècles. C’est la même croyance, c’est les mêmes Lois, que nous transmettons et que nous répétons, car Allaah a dit ce qui signifie : « fais le rappel parce que le rappel est utile pour les croyants ». Le rappel est utile. Parfois tu entends la même chose cinq fois et c’est la sixième fois que tu comprends la subtilité.
Dans un hadiith le Messager de Allaah Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « le croyant ne se lasse pas d’un bien qu’il entend jusqu’à ce qu’il arrive au paradis ». Ces assemblées de science sont des assemblées où il se peut que toi tu sois venu pour accompagner quelqu’un et par la bénédiction que Allaah accorde à cette assemblée-là, Dieu te pardonne tes péchés.
Il est rapporté dans le hadiith qu’il y a des Anges qui circulent sur terre et qui cherchent ces assemblées de science. Et quand ils les trouvent, ils les entourent et ils sont tellement nombreux qu’ils arrivent jusqu’au ciel. Et Allaah ta^aalaa fait savoir à ces Anges qu’Il a pardonné aux gens qu’ils sont dans cette assemblée. Et un Ange dit : « mais Allaah celui-là ne faisait que passer ». Allaah apprend à cet Ange que même celui qui ne faisait que passer bénéficie de ce pardon. Pourquoi ? Parce qu’il y a des bénédictions dans ces assemblées.
Allaah n’habite pas le ciel, Allaah n’est pas partout, Allaah est sans endroit. Qu’est-ce que ça veut dire qu’Il est sans endroit ?
Avant la création des endroits Allaah existe. Et après la création des endroits Allaah existe et ne change pas. C’est pourquoi dans certains pays ils disent ce qui signifie : « Il est exempt d’imperfection celui qui fait changer les choses et qui ne change pas ».
Nous par la raison, comment est-ce qu’on a su que ce monde a un Créateur ?
C’est parce que ce monde change. Et tout ce qui change a obligatoirement un début. Et tout ce qui a un début nécessite celui qui lui a donné le début. Ce n’est pas lui-même qui se donne le début. Ce monde change, il a un début et a besoin de Qui lui donne ce début. Et Celui qui lui a donné le début c’est Allaah, qui Lui n’a pas de début et qui ne change pas. Voilà la preuve par la raison de l’existence de Dieu, c’est l’existence de ce monde.
Ce hadiith a été rapporté par le haafidh Al MaqdiSiyy dans le livre Al-Moukhtaara. Et le haafidh ‘Ibn Hajar a dit que sa chaîne de transmission est authentique. Et ce hadiith est une preuve qu’il est permit de faire le Talqiin, de rappeler au mort ce qu’il doit répondre.
Il n’y a pas de mal non plus quand on va pour enterrer un mort, de dire sur le chemin à haute voix « laa ‘ilaaha ‘illa l-Laah ». D’accompagner le convoi funéraire en répétant les paroles de tawhiid. Il n’y a pas de mal en cela, c’est-à-dire même si les gens du Salaf étaient silencieux quand ils accompagnaient, sauf pour faire du dhikr, mais ils ne discutaient pas des affaires du bas monde. C’est un bien d’évoquer Allaah sur le chemin quand on va enterrer un mort.
Mais c’est très mauvais ce que font à notre époque, qui, même lorsqu’ils vont accompagner un mort, ils commettent des péchés de la langue. Ils font la médisance, ils font la calomnie, etc.…
In chaa’ Allaahou ta ^aalaa que Allaah fasse que nous mourions musulmans et qu’IL fasse que nous ayons les hauts degrés. Et qu’IL fasse que nous augmentions en science. Que ce soit une occasion pour chacun d’entre nous, qu’il essaie d’abord d’apprendre le minimum indispensable, et après avoir apprit le minimum il applique et il transmet à autrui.
Notre maitre Mouhammad Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit ce qui signifie : « transmettez de moi-même un seul verset ». Maintenant tu as apprit quelque chose, diffuse la autour de toi, tu vas gagner.
Comme a dit notre maitre ^Aliyy : « la science te protège alors que l’argent c’est toi qui le protège ». L’argent généralement quand tu le dépenses il diminue. Alors que la science généralement quand tu l’enseignes, elle va augmenter dans ton cœur elle va rester graver.
Comme l’a dit notre maitre Abouu Hourayrah, il a appelé la science et l’enseignement du Prophète « l’héritage du Prophète ». C’est-à-dire que ce que le Prophète a laissé en héritage c’est la science. A nous de profiter de cet héritage pour augmenter en degré.
Wa l-Laahou ta^aalaa ‘a^lam wa ‘ahkam wa baaraka l-Laahou fiikoum.